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Full text of "Encyclopédie méthodique : Botanique : Supplément"

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NATURAL 
HISTORY 


Digitized by the Internet Archive 
in 2011 with funding from 
University of Illinois Urbana-Champaign 


http://www.archive.org/details/encyclopdiemsup0Oilama 


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ENCYCLOPÉDIE 
MÉTHODIQUE, 


PAR ORDRE DE MATIFERES:; 


PAR UNE SOCIÉTÉ DE GENS DE LETTRES, 
DES SAV ANS ET, DPARTISTES; 


Précédée d'un Vocabulaire univerfel, fervant de Table pour tour 
l’Ouvrage, ornée des Portraits de MM. DiperorT & D'ALEMBERT, 
premiers Éditeurs de l'Encyclopédie. 


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ENCYCLOPÉDIE 
MÉTHODIQUE. 


BOTANIQUE, 


Par M LAMARCK, de l’Institut de France; 


ConNTINUÉE par J. L. M. POIRET, Professeur d'Histoire naturelle , de 


plusieurs Sociétés savantes et littéraires. 


SUPPLÉMENT, TOME LI. 


M PAR IS; 


Chez H. AGasse, Imprimeur-Libraire, rue des Poitevins, n°. 6. 


M. DCCCX. 


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AVERTISSEMENT. 


Pour se faire une idée du grand nombre de plantes découvertes depuis 
l’époque de la publication des premiers volumes de cet ouvrage par M. de 
Lamarck , il suffit de jeter un coup-d’œil sur les Species Plantarum les 
plus récens. Lorsque le premier volume a paru , il n’existoit que le 
Species de Linné en deux volumes in-8°., porté ensuite à quatre par 
Reichard , et récemment à neuf par Willdenow , qui n’a encore rien 
donné sur la classe , aujourd’hui très-étendue , de la cryptogamie. Vahl, 
peu avant sa mort prématurée , avoit entrepris un Species bien autre- 
ment volumineux. Les deux volumes qu’il a publiés ne renferment 


guère que trois cents pages du premier volume de Willdenow. 


Ce seul exposé suffit pour faire concevoir la nécessité d’un Supplé- 
ment pour cette partie intéressante de l'Encyclopédie, surtout pour les 
deux et trois premiers volumes. Le premier est aujourd’hui tellement 
au dessous de l’état actuel de la science , qu’il se trouve plus que doublé 
par les additions. Il convient néanmoins de rassurer contre l’appré- 
hension d’un Supplément trop considérable , et l’on doit faire attention 
que les quatre ou cinq derniers volumes , publiés depuis quelques années 
sans interruption , n’exigeront que peu d’augmentation , contenant 
déjà , outre les plantes décrites par les botanistes les plus modernes, 
beaucoup d’espèces inédites, que possèdent dans leur riche collection 
MM. de Lamarck , Jussieu , Desfontaines , etc., à l’amitié desquels 

Botanique. Supplément. Tome I. a 


i} AVERTISSEMENT, 

j'en dois la communication, ainsi qu’à plusieurs savans botanistes et 
voyageurs. Pour resserrer ce travail le plus possible, je ne donnerai. 
que la synonymie rigoureusement nécessaire , et je supprimerai, pour 
les genres nombreux en espèces, beaucoup d’observations, en ren- 
voyant aux auteurs qui en ont traité spécialement dans de savantes 


monographies. 


Outre les avantages que présente ce Supplément par le tableau de toutes 
nos richesses végétales, j’y ai ajouté tout ce que la p/ysiologie végétale 
présente aujourd’hui de plus intéressant , d’après les belles observations 
de MM. Mibel, Corréa ; Richard, Decandolle ; etc. Jai tâché aussi 
dabréger les recherches pour trouver une plante sous les différens noms 
qu’elle a reçus. En conséquence, les noms vulgaires , triviaux, ceux de 
pays, etc. que M. de Lamarck avoit réservés pour la fin de l’ouvrage ; 
dans une table particulière , seront insérés dans le corps même de ce 
Supplément , ainsi que tous les noms latins des genres conservés ou 
non, renvoyant, pour les uns et les autres, au nom français sous 
lequel ils sont décrits : d’où il suit qu'avant de consulter un genre, 
mème dans le corps de l’ouvrage , il faudra toujours le chercher dans 
ce Supplément sous le nom qu’il porte en latin. On saura par ce moyen 
s’il a été conservé on supprimé, le nom qu’il porte en français ; ou 
bien , en cas de suppression , le genre auquel: il aura été réuni. J'ai ew 
soin également d’annoncer à chaque genre les espèces transportées dans 
un autre, et les raisons de ce changement. Aux espèces déjà décrites 
j'ai ajouté la synonymie des auteurs modernes, surtout de ceux qui 
ont réuni à leurs descriptions de bonnes figures ou des. observations, 
particulières. Les erreurs, les doubles emplois ont. été rectifiés le plus 
possible ; quoique je n’ose me flatter de pouvoir toujours les éviter dans 
un travail d’une aussi vaste étendue. Enfin , l'ouvrage sera terminé par 


des tables analytiques , qui offriront les genres sous leurs noms latins 


AVERTISSEMENT, ÿj 
et français, placés d’après l’ordre des familles naturelles et le système 


sexuel de Linné. 


La partie du travail de M. de Lamarck dans cet ouvrage , quoique 
la moins étendue, n’en a pas été la moins pénible. Il a fallu toute la 
sagacité et les connoissances de ce célèbre et infatigable naturaliste 
pour y mettre cette exactitude qu’il eût été trop heureux pour moi de 
pouvoir imiter. À l’époque où M. de Lamarck à commencé ce travail , 
il n’avoit pas les mêmes secours que nous avons aujourd’hui. Un grand 
nombre d’herbiers qu’il a visités, ne contenoient que des plantes sans 
noms, placées confusément , ou bien des individus tronqués, mal choisis. 
11 lui à fallu mettre en ordre tous ces végétaux exotiques, les rappro- 
cher par familles , en déterminer les genres et les espèces , travail qw’il 
a si heureusement exécuté , que presque toutes ces espèces , vérifiées 
depuis sur des figures ou sur des individus plus complets, ont confirmé 
ses observations. Il a fait connoître le premier beaucoup de plantes des 
deux Indes et du Cap de Bonne-Espérance, recueillies par Commerson , 
Sonnerat , etc., et trop souvent ces mêmes plantes ont été présentées 
sans synonymie et sous d’autres noms par des auteurs plus modernes, 
qui étoient à portée de consulter l’ouvrage de M. de Lamarck , et même 
les plantes qui avoient servi de type à ses descriptions. Si donc l’on 
calcule le nombre de plantes connues à l’époque de la publication des 
premiers volumes de cet ouvrage, on reconnoîtra sans peine qu’alors 
M. de Lamarck avoit déjà beaucoup étendu nos connoissances en bota- 
nique , et éclairé notre jugement par d’excellentes observations sur les 
réformes à établir dans un grand nombre de genres et d’espèces, J’ai 
tâché de suivre d’aussi près qu’il m’a été possible cette marche tracée 
par le génie ; mais, plus réservé pour les réformes , je me suis borné 
souvent à des observations moins décidées, plus convenables à mes 


forces. Quoi qu’il en soit , j'ose croire que ce travail ne sera pas sans 


i} AVERTISSEMENT. 

j'en dois la communication, ainsi qu’à plusieurs savans botanistes et 
voyageurs. Pour resserrer ce travail le plus possible, je ne donnerai. 
que la synonymie rigoureusement nécessaire , et je supprimerai, pour 
les genres nombreux en espèces, beaucoup d’observations, en ren- 
voyant aux auteurs qui en ont traité spécialement dans de savantes 


monogra phies. 


Outre les avantages que présente ce Supplément par le tableau de toutes 
nos richesses végétales. j’y ai ajouté tout ce que la plysiologie végétale 
présente aujourd’hui de plus intéressant , d’après les belles observations 
de MM. Mirbel , Corréa ; Richard, Decandolle ; etc. J’ai tâché aussi 
Œabréger les recherches pour trouver une plante sous les différens noms 
qu’elle a reçus. En conséquence, les noms vulgaires, triviaux, ceux de 
pays, etc. que M. de Lamarck avoit réservés pour la fin de l'ouvrage ;, 
dans une table particulière , seront insérés dans le corps même de ce 
Supplément , ainsi que tous les noms latins des genres conservés .ou 
non, renvoyant., pour les uns et les autres, au nom français sous 
lequel ils sont décrits : d’où il suit qu'avant de consulter un genre, 
mème dans le corps de l’ouvrage , il faudra toujours le chercher dans 
ce Supplément sous le nom qu’il porte en latin. On saura par ce moyen 
s’il a été conservé on supprimé, le nom qu’il porte en français ; ou 
bien , en cas de suppression , le genre auquel: il aura été réuni. J'ai eu: 
soin également d’annoncer à chaque genre les espèces transportées dans 
un autre , et les raisons de ce changement. Aux espèces déjà décrites , 
j'ai ajouté la synonymie des: auteurs modernes, surtout de ceux qui 
ont réuni à leurs descriptions de bonnes figures ou. des. observations 
particulières. Les erreurs, les doubles emplois: ont. été rectifiés le plus 
possible , quoique je n’ose me flatter de pouvoir toujours les éviter dans 
un travail d’une aussi vaste étendue. Enfin , l’ouvrage sera terminé par 


des tables analytiques , qui offriront les genres sous leurs noms latins 


AVERTISSEMENT. ÿj 
et français, placés d’après l’ordre des familles naturelles et le système 


sexuel de Linné. 


La partie du travail de M. de Lamarck dans cet ouvrage , quoique 
la moins étendue, n’en a pas été la moins pénible. 11 a fallu toute la 
sagacité et les connoissances de ce célèbre et infatigable naturaliste 
pour y mettre cette exactitude qu’il eût été trop heureux pour moi de 
pouvoir imiter. À l’époque où M. de Lamarck a commencé ce travail , 
il n’avoit pas les mêmes secours que nous avons aujourd’hui. Un grand 
nombre d’herbiers qu’il a visités, ne contenoient que des plantes sans 
noms, placées confusément , ou bien des individus tronqués, mal choisis. 
11 lui a fallu mettre en ordre tous ces végétaux exotiques, les rappro- 
cher par familles , en déterminer les genres et les espèces , travail qw’il 
a si heureusement exécuté , que presque toutes ces espèces, vérilices 
depuis sur des figures ou sur des individus plus complets , ont confirmé 
ses observations. Il a fait connoître le premier beaucoup de plantes des 
deux Indes et du Cap de Bonne-Espérance, recueillies par Commerson , 
Sonnerat , etc., et trop souvent ces mèmes plantes ont été présentées 
sans synonymie et sous d’autres noms par des auteurs plus modernes, 
qui étoient à portée de consulter l’ouvrage de M. de Lamarck , et même 
les plantes qui avoient servi de type à ses descriptions. Si donc l’on 
calcule le nombre de plantes connues à l’époque de la publication des 
premiers volumes de cet ouvrage, on reconnoîtra sans peine qu’alors 
M. de Lamarck avoit déjà beaucoup étendu nos connoissances en bota- 
nique , et éclairé notre jugement par d’excellentes observations sur les 
réformes à établir dans un grand nombre de genres et d’espèces. J’ai 
tâché de suivre d’aussi près qu’il m’a été possible cette marche tracée 
par le génie ; mais, plus réservé pour les réformes , je me suis borné 
souvent à des observations moins décidées, plus convenables à mes 


forces. Quoi qu’il en soit , j'ose croire que ce travail ne sera pas sans 


iv AVERTISSEMENT. 

utilité pour la science , et qu’outre le grand nombre d’espèces nouvelles 
qu’il contient, on trouvera, sur celles qui sont connues, des recherches 
intéressantes, et des observations critiques sur ce qui appartient à la 


philosophie de la science. 


Je devois publier à la tête de ce volume un discours préliminaire sur 
l'ÉTAT ACTUEL DE LA BOTANIQUE ; mais des circonstances particulières nous 
obligent de renvoyer ce discours à la fin de ce volume. Nous prévenons en 
conséquence de ne point faire relier cette première partie, afin de pouvoir 


placer convenablement le discours préliminaire. 


DISCOURS 


DISCOURS PRÉLIMINAIRE 


Sur l’état actuel de la Botanique, sur les causes qui ont contribué à ses 


progrès , et sur ceiles qui peuvent les retarder ou les accélérer. 


Despvrs que l'étude des plantes a cessé 
d’ètre celle des herbes médicinales, et que 
le charlatanisme a perdu cet empire qu'il 
usurpoit dans la plus aimable des sciences, la 
botanique a fait, en peu d'années, plus de 
progrès qu'elle n’en avoit fait pendant plu- 
sieurs siècles. T'ournefort avoit ouvert la car- 
rière : Linné l’a parcourue à pas de géant: il 
a tracé de nouvelles routes ; il en a rendu 
l'accès agréable, facile, les a routes éclai- 
rées du feu de son génie, et n'a cessé, pen- 
dant toute sa vie, de travailler à la construc- 
tion de ce vaste édifice, élevé aux progrès 
des sciences naturelles, le composant de tout 
ce que l'Univers produit de plus brillant dans 
ses trois règnes, Saisissant l’ensemble de certe 
science, écartant les obstacles qui en arrè- 
roient les progrès, 1l osa, jeune encore, en 
center la réforme, et presqu'en devenir le 
créateur. Chacun connoît ses nombreux ou- 
vrages, qu'on ne peut comparer, pour l'in- 
vention , le génie et la précision, qu'a ceux 
da célèbre Aristote. Après avoir posé les ba- 
ses de la science dans son Fundamentum bota- 
nices et son Philosophia botanica , il véduisit 
ses principes en pratique, en publiant un Spe- 
cies Plantarum. Peu auparavant il avoir fait 
paroïtre un Genera , dans lequel chaque genre 
étoit caractérisé par toutes les parties de la 
fructification ; mais il reconnut ensuite qu’il 
devoit extraire de ces caractères généraux 
ceux qui distinguoient plus particuliérement 
un genre d’un autre ; il créa des classes pour 
les plantes, sous le nom de sysrème sexuel , 
production qui annonce autant de profondeur 
dans les idées, que de chaleur et de brillant 
dans l'imagination, Quel que soit le sort de 
ce dernier travail , qui a, comme toutes les 
méthodes arufcielles, ses avantages er ses 
inconvéniens, la réforme établie par Linné 
dans la nomenclature des espèces, chacune 


Botanique. Supplément. Tome I. 


d'elles, réduite à deux noms, sera toujours 
une des bases immuables de la science ; elle 
a soumis, entrainé tous les esprits, et noïs 
ne craignons pas de dire que c’est à cette idée 
lumineuse que la science doit une partie de 
ses progrès ; idée qui a été égilemenc intro- 
duite depuis dans les autres sciences, dans la 
chimiz, la minéralogie, la médecine, l’ana- 
romie, etc. 

Linné avoit construit un cadre qu'il ne 
s'agissoit plus que de remplir. C’est alors 
qu'on vit naître certe noble émulation qui 
transporta dans les différentes parties du 
Monde, les nombreux élèves du professeur 
suédois. Une immense quantité de plantes 
jusqu'alors inconnues furent le fruit de leurs 
infatigables recherches. Plus les découvertes 
se multiplioient, plus l'étude de la botanique 
éroit cultivée, On vit partout les naturalistes 
les plus distingués s’arracher aux douceurs de 
la vie domestique, abandonner leur patrie 
pour satisfaire, dans des climats lointains, 
une passion impérieuse qui leur faisoit oublier 
les farigues er les dangers de cette pénible 
carr'ère. Beaucoup d’entr'eux devinrent les 
victimes de leur zèle, sans qu'il füc ralenti 
dans ceux qui leur survécurenr. Ce fut alors 
que la science s’avança rapidement vers la 
perfection, En peu de tems, les genres éta- 
blis par Linné furent plus que doublés, les 
espèces mulripliées presqu’à l'infini. Alors 
on vit paroître des Flores de tous les pays, 
des catalogues très-érendus d'espèces nouvel- 
les, des monographies intéressantes, La piu- 
part de ces ouvrages furent accompagnés de 
bonnes figures : l'on y joignit, ce que l’on 
avoit trop négligé auparavant, des détails 
porn sut les parties les plus essentielles 
de la frucrification. Le nombre des genres et 
des espèces s’accrur tellement, qu'il fut im- 
possible à l'esprit le plus actif d’en suivre la 

b 


DISCOURSTE 


: LA LAN eER 
progression, er de saisir dans tous ses détails 


v] 


l'ensemble de certe vaste science. 

Au milieu de cette accumulation de ri- 
chesses, de bons esprits conçurent que, pour 
en jouir avec plus d'avantage, 1l falloir se di- 
viser le travail, er que, vouloir l'embrasser 
dans toutes ses parties, c'étoit renoncer à des 
détails, minutieux en apparence, mais néces- 
saires pour la perfection de la science. Cerre 
idée, une des plis heureuses peut-être quiatent 
été produites, donna une marche nouvelle à 
l'étude des plantes. Au lieu de se perdie dans 
limmensiré d’un travail général, les bota- 
nistes crurent qu'il seroit bien plus utile de 
Je partager. En conséquence, les uns s’atta- 
chèrent particuliérement à l'étude d'une ta- 
mille; les autres, À la monographie des gen- 
res nombreux en espèces. Plusieurs de ces 
genres avoient été très-négligés ou s’étoient 
accrus d’une manière monstrueuse, en y rap- 
portant beaucoup d'espèces nouvelles qui n'y 
convenoient que crès-imparfaitement. Il fal- 
loit donc une révision scrupuleuse ; elle fut 
exécutée pour plusieurs genres. Le succès de 
ce travail encouragea les recherches, et l'on 
vit avec surprise de grandes familles, à peine 
connues, soctir du chaos dans lequel elles 
éroient ensevelies, que Linné lui-mème n'a- 
voit pu qu'indiquer, entrainé ailleurs par 
lFimmensité de son travail. 

Ce fut particuliérement dans l'étude des 
plantes cryptosames, que l'on reconnut les 
avantages de ce nouveau plan. Ces plantes 
étoient restées méconnues ou négligées à 
cause de leur periresse et de leur obscurité : 
néanmoins la plupart d'entr'elles, placées sur 
les limites du règne animal et végétal, de- 
voient être d’un grand intérêt aux yeux de 
l'observateur. On ne tarda pas à s’en apper- 
cevoir, et l’on reconnut que la Narure n'é- 
toit pas moins admirable dans les productions 
qui échappent presqu'à nos sens, que dans 
celles qui nous frappent par leur grandeur, 
leur élégance et leur beauté. 

Micheli s'éroit occupé avec succès d’un 
grand travail sur la famille des champignons. 
Depuis lui, Schæffer, Bolton , Gledirsch et 


plusieurs autres s’érotent livrés au mêime tra- 


mm om qe 


RÉLIMINAIRE, 


vail, Bullisrd, devenu en quelque sorte ha- - 
bitant des bois, le continria avec une grande 
activité. Après lui, MM. Paulec, Todde, 
Hoffman, Batsch, Decandolle, Palisor de 
Beauvois, et surtout Persoon, étendirent de 
plus en plus des recherches auxquelles Bul- 
lard avoir été arraché par une moït préma- 
turée, Des plantes parasites, qui ne se pré- 
sentent sur les feuilles et les tiges des autres 
végétanx que comme des taches, des piqüres, 
des points presqu'imperceptibles , virenr 
prendre une place provisoire dans cette grande 
famille, ec offirent aux observateurs des phé- 
nomènes particuliers ; elles furent distribuées, 
comme les autres, en genres et en espèces. 

Les mousses ne formoient que trois grands 
genres dans les ouvrages de Linné, er quel- 
ques autres moins nombreux en espèces, Ces 
plantes avoient été l’objet du travail de Dil- 
len, de Micheli, de Necker, de Weiss, de 
Weber. Soumises à l’examen d'Hedwig, elles 
prirent un caractère touc différent, quoique 
le voile qui cache leur frucuification soit en- 
core bien peu transparent, Aux travaux dé 
cet infatigable observareur succédèrent ceux 
de MM. Bridel er Palisor de Beauvois. Ce 
dernier surtout a présenté sur les mousses 
beaucoup d'observations neuves, et une dis- 
trbution paruculière qui doit en renare l’é- 
tude plus facile. 

Nous avions sur les fougères des maté- 
riaux très-étendus , un excellenr ouvrage de 
Plumier sur celles de l'A mérique , accompa- 
gné de belles gravures; mais 1] nous manquoit 

e bonnes divisions : c'éroit un travail pres- 
que neuf, dont M. Swartz s’est empaté. Nous 
Jui devons une monographie intéressante sur 
cette famille, dans laquelle 1l a établi beau- 
coup de genres nouveaux, d’après des carac- 
tères de fructification qui avoient échappé 
aux premiers observateurs. M. Smith avoir 
déjà introduit des réformes très-uules dans 
cette fannille, 

Il en fur de mème des /ichens , d’abord, 
réunis par Linné en un seul genre ; ils de- 
vinrent depuis Le type d'une nouvelle famille, 
sur laquelle Acharius nous a donné ün ouvrage 
crès-érendu. Hoffman, Dickson et beaucoup 


DISCOURS PRÉLIMINAIRE. 


d’autres ont également contribué à la perfec- 
tion de ce travail, 

L’érude des plantes marines, si difficiles à 
suivre dans les eaux de l'Océan, paroissoient 
devoir échapper aux observations : cependant 
Ollis, Gmelin, Turner, Draparnaud, Stack- 
house , erc. ont été les chercher jusques dans 
leurs retraites, et nous en ont donné de bon- 
nes descriptions avec figures. MM. Palisot de 
Beauvois et Decandolle nous ont fourni des 
généralités sur cette nouvelle famille. M. La- 
mouroux a préparé un travail complet, dont il 
a déjà fair connoître la disposition et les prin- 
cipaux genres dans des Mémoires particuliers 
et par la livraison d’un premier fascicule. Ces 
essais nous annoncent tout Ce que nous pou- 
vonsæspérer de cet habile et actif observateur. 

Au milieu de ces grands travaux, une des 
familles les plus importantes, celle des gra- 
minées, paroissoit presqu'oubliée, À la vé- 
rité, on avoir isolément rectifié plusieurs 
genres : Kæœler, Host et plusieurs autres y ont 
fair des changemens avantageux ; mais il fal- 
loit une réforme générale, des divisions plus 
naturelles, un nouvel examen des parties de 
la frucufication, enfin une monographie com- 
plète. M. Palisot de Beauvois vient d’entre- 
prendre ce travail important. Le Mémoire 
qu'il a présenté à ce sujet à l'Insuitur, et fes 
notes qu'il a bien voulu nous communiquer, 
annoncent que nous ne tarderons pas à jouir 
de ses savantes recherches. 

Ainsi le zèle actif des botanistes les plus 
distingués étendoit de plus en plus les limites 
d'une science qui n'en connoït pas d’autres 
que celles de l'Univers. Les voyages nous 
procuroient des Flores de tous les pays, qu'il 
faut bien distinguer de ces nombreux caralo- 
gues auxquels on a donné également le nom 
de Flores, et qui ne sont, la plupart, que la 
répétition d'un certain nombre d'espèces con- 
nues, qu'on sait se trouver dans le pays où on 
les indique. Quelques-uns, à la vérité, con- 
tiennent des observations particulières et des 
espèces neuves ou peu connues ; ils méritent, 
à ce vitre, d'étre distingués, et l'on ne regar- 
dera jamais comme des ouvrages sans utilité 
les Plantes de la Suisse, par Haller; celles 


vi] 
d'Allemaone, par Hoffiman, Roth, etc; 

elles d'Autriche, par Jacquin; de Berlin, 
par Willdenow; d'Angleterre, par Smith, 
Cuürus, Hudson, etc.; la Flore française de 
MM. de Lamarck et Decandolle; les Plantes 
des environs de Paris, par Tournefort et Vail- 
lant, etc.; mais les Flores qui ont particu- 
liérement étendu l'empire de la science, et 
qu'on peut regarder comme des modèles dans 
ce genre de travail, sont la Flore du mont 
Atlas de M. Desfontaines; les Plantes de la 
Nouvelle-Hollande et de Syrie de M. de La- 
billardière ; celles de la Guiane d’'Aubler; de 
la Sibérie, par Gmelin et Pallas ; la Flore du 
Pérou de Ruiz et Pavon ; d'Oware er de Benin 
de M. Palisot de Beauvois ; la Flore danoise; 
celle de la Suède, de la Laponie, par Linné; 
les Plantes équinoxiales de MM, Humboldt 
et Bonpland ; celles de l'Amérique septen- 
crionale, par Michaud; Les arbres des mêmes 
contrées, par Michaud fils; les plantes des îles 
d'Afrique, par M. du Perit-T'houars ; du Ja- 
pon, par Thunberg; de la Cochinchine, par 
Loureiro, etc. D'autres ont figuré et décrit les 
plantes cultivées dans des jardins, tant pu- 
blics que particuliers. Ainsi Linné, qui a 
donné l'exemple de ces différens travaux, a 
publié les plantes du Jardin de Clifforr, da 


celui d'Upsal ; Dillen , l'Hortus elthamensis : 


| Aiton, l'Hortus kewensis ; Ventenat, les plan- 


ces du Jardin de la Malmaison et de celui ds 
Cels; Andrew, Curtis, la plupart des plantes 
cultivées en Angleterre; Jacquin, celles de 
Schoenbrun; nous avons les plantes grasses, 
par M. Decandolle; les liliacées par le même, 
dessinées par M. Redouté, toures décrites et 
figurées d'après des individus cultivés. Ces ou: 
vrages et beaucoup d’autres ne laissent pres- 
que rien à desirer, soit pour lexécution et 
l'exactitude des figures, soit pour la fidélité 
des descriptions. 

Nous possédons encore, sous le nom de 
Fascicule, de Choix , d'Annales , de Disser- 
rations , de Catalogue , etc. un grand nom- 
bre d'excellens ouvrages, source féconde de 
richesses et d'observations, telles que les 
Icones Plantarum rariorum de Cavanilies; ses 
Dissertations sur Les malyacées ; les Observa- 


bij 


vi] 
tions botaniques de Thunberg et de Jacquin ; 
lès Plantes du Corol!aire dei Tournefort, pat 
M. Desfontaines ; les Annales de Botanique 
de Roemer et Usteri; le Choix des Plantes 
de Ventenar; le Reliquie Kæmpferianæ de 
Bancks ; divers Fascicules de Lheritier; les 
Observations botaniques de Retz; le Symbole 
et Les Églogues de Vah}; les mao de 
Gouan; les Plantes rares ou peu connues de la 
D 2 figurées par Decandolle, erc.; mais 
un des ouvrages le plus marquant, le plus 
utile, le mieux conçu est celui de M. de 
mate sous le vitre d'Ilustretions des 
Genres , contenant neuf centuries de gravu- 
res, qui font partie des planches de l’En- 
cyclopédie pair ordre de matières. Tous les 
genres connus à l'époque de sa publicati ion 
y sont figurés avec des détails très-érendus 
sur les caractères particuliers à chaque genre, 
avec une ou plusieurs espèces souvent nou- 
vellis où peu connues, destinées à servir 
d'exemple, 

aude qu ‘un grand nombre de naturalis- 
tes s'occupoient , par ds analyses scrupuleu- 
ses, par l'exactitude des descriptions et des 
figures, à faire conncître les plantes qu'ils 
avoient découvertes, tant dans leurs excur- 
sions que dans les voyages de long cours, 
d'autres, concentrés dans leur cabinet, con- 
sacroient tous leurs momens à des recherches 
non moins intéressantes sur l'anatomie et la 
physiologie des végétaux, ainsi que sur le meil- 
leur mode de classification, Ces savans senti- 
rent très bien que l'examen des parties exté- 
rieures des plantes étoit insuffisant pour Bxer 
les principes fondamentaux de la science ; 
qu'ils resteroient toujours douteux tant que 
Les caractères établis sur certe partie ne se- 
roient pas confirmés pat la connoissance des 
organes intérieurs, surtout des plus essentiels, 
de ceux qui, par leur forme, leur nature, leur 
position, etc. établissoient la différence d’une 
plante à une autre, Il importoit de connoitre 
l'influence que ces organes avoient sur les au- 
tres parties de la plante, er les causes qui en 
formoient la différence. 

On avoit déjà, sur l'anatomie des plantes, 
sur leur accroissement et leur développement, 


te qe 


DISCOURS PRÉLIMINAIRE. 


des idées générales, fruit des observations de 
Grew , Malpigbi, Dubamell etc, Ces obser- 
vations furent depuis Modii eee ét cnêRess 
plus développées, recrifiées ou confirmées 
par plusieurs autres savans, comme je le dirai 
plus bas. 

On retrouvoir dans les Ce végétaux 
ligneux, dans ES plantes herbases ne mé- 
mes principes, le même mode nie 
ment; mais on avoit observé dans les uns 
des particularités qui n’existoient pas dans les 
autres. On voulut connoitre la cause de cette 
différence : on la trouva dans les semences, 
On remarqua avec éronnement, que les unes 
n'avoient ve seul cotylédon, et que les 
autres de :s plus nombreuses) en avoient deux. 
Certe découverte fournit deux grandes coupes 
patur-Îles, er les plantés qui appartenoient à 
l’une ou à l’autre oftirent dans toutes leurs 
parties, tant externes qu’internes , des diffé- 
rences constantes très - remarquables, Cctre 
intéressante théorie a été étendue et confr- 
mée par M. Désfontaines dans une suire de 
belles observations, d'autant plus lumineu- 
ses, qu'elles n’ont pas besoin, pour être vé- 
Ron du secours du microscope , avec le- 
quel crop souvent chacun ne voit que ce qu'il 
veut voir, C'étoir sur de semblables observa- 
tions que le célèbre Bernard de Jussieu avoit 
jeté les fondemens d’une méthode naturelle, 
que M. Laurent de Jussieu son neveu a si 
savamment développée, er qu’il s'attache 
tous les jours à perfecrionner. Les mérhodes 
arcificielles, dont on reconnoissoit l'utilité, 
reburoient néanmoins tous les bons esprits, 
qui ne pouvoient se déterminer à rapprocher 
dés plantes qui n ’avoient de TAPROEE entre 
elles que dans le nombre de leurs éramines, 
de leurs styles où dans la forme de leur co- 
rolle, et qui d'ailleurs se trouvoient, par ces 
divisions arbitraires, très-éloignées de celles 
desquelles elles se rapprochotent le plus par 
une foule d’autres caractères. Dès-lors il fut 
prouvé que la perfection de la science dépen- 
doit de celle de la méthode naturelle. Les 
plantes furent donc réunies par fanulles, et les 
familles placées à la suite les unes des aurres, 
selon leurs rapports plus où moins étendus. 


DISCOURS PRÉLIMINAIRE. iX 


Ce dernier travail laisse encore sans doute 
beaucoup à desirer. Un grand nombre de fa- 
milles ne forme que des groupes isolés : d’au- 
tres sont composées de genres qui n'atten- 
dent, I ppgE en sortir, que de nouvelles ob- 
ons : d’autres se n’ont pas encore 
recu de place bien déterminée. On conçoit 
que la fin de ce travail ne peut étre que le 
fruit d’un très-grand nombre de recherches, 
d'observations dirigées vers le mème bur. 

Tel étroit à peu près l'état de la science 
lorsque Gærtner publia son bel ouvrage sur 
les fruits et les semences. Dans l'examen dé- 
taillé qu'il en donne, il fait connoïtre plu- 
sieurs parties négligées ou méconnues par 
Linné; parties d'autant plus essentielles, 
qu'elles tiennent aux organes les plus impor- 
tans des plantes, aux semences, à l'embryon; 
qu'elles fournissent un plus grand nombre de 
caractères principaux et de points de compa- 
raison ; en un mot, plus de degrés d’afinité 
ou de différence entre les familles, les gen- 
res, entre une plante €t une autre plante : 
d'où il est résulté qu’à la description de cha- 
que genre établi par Linné sur les considé- 
rations du calice, de la corolle, des éramines, 
du pistil et du péricarpe., on peur aujourd hui 
ajouter d’autres considérations, tirées de la 
forme des semences, de leurs tégumens, de 
leur périsperme, de! Ét embryon: la nature, 
la position de ce dernier, la forme des coty- 
lé ons. er plusieurs autres caractères, rendent 
ces détails complets. M. de Jussieu a fait sen- 
tir, dans son Genera Plantarum , combien, 
d’un autre côté, il étoit intéressant, dans une 
foule de circonstances, de bien observer la 
position des étamines, de n'a été indiquée 
par Linné que pour quelques-unes de ses clas- 
ses, l'icosandrie, la polyandrie, la gynandrie, 
D'autres savans poursuivent avec activité ce 
beau travail, M. Gærtner fils continue celui 
de son père. M. Corréa a publié sut cet PR 
jet plusieurs Mémoires qui en font desire 
la continuation. M. du Pedte Thouars a cru 
trouver, dans une suire d'observations qui lai 
sont propres, sur le développement des bour- 
geons, etc. des faits contradictoires avec des 
principes qu'on croyoit suflsamment établis, 


qu'il soumet à un nouvel examen, et qui mé- 
ritent, de la part des physiologistes, une at 
DORE roure particulière, M. Richard s’oc- 
cupe, depuis un grand nembre d'années, de 
l’analyse complète de toutes les parties des 
semences. Ses nombreuses et intéressantes 
recherches ajouteront sans doute un grand 
degré de perfection à une science uniquement 
fondée sur l'observation. D'un autre côté, 
M. Mibel a déjà répandu une grande lu- 
mière sur les organes des végétaux , sur leur 
développement er leurs AT respecti- 
ves. Fl est parvenu, après une suite d'obser- 
vations , à établir ce principe comme base de 
toute sa ÉéoueS ; savoir : que la masse entière 
d’une plante est un tissu cellulaire, dont les 
loges diffèrent par leurs formes et leurs di- 
mensions, Tes savans étrangers, tels que 
MM. Hedwig, Link , Rudoiphi, Sprengel, 
Biiderdyk et autres, ont publié de très-bon- 
nes observations sur le même objet. 

Ces travaux , ainsi que l'établissement des 
familles naturelles, dérermineront enfin les 
véritables principes sur lesquels il convient 
d'appuyer l'étude des plantes ; ils nous guide- 
ronc encore dans l’étabiissement des genres 
et des espèces; mais après avoir présenté ra- 
pidement l'état actuel de la science, je dois 
dire aussi les abus qui s’y sont introduits, er 
qui peuvent en retarder la marche. Mon buc 
n'est point ici de m'ériger en critique, mais 
d'écarter tout ce qui peut multipher ou pro- 
pager l'erreur, ajouter aux difhicultés, et par- 
semer d'épines la route qui conduit à étude 
des plantes. Qu'il me soit permis de rappeler 
d’abord quelques- unes des observations que 
j'ai dejà présentées à la rète du cinquième 
volume de cet ouvrage (pages 4 et suiv.}, 
sur l'établissement des genres et des espèces , 
et auxquelles ; je renvoie le lecteur. 

Ainsi la science marchoir à grands pas vers 
la perfection lorsqu'elle fut arrêtée dans sa 
marche rapide par une nuée de romencla- 
teurs ; les uns de bonne foi et fort instruits, 
les autres très-ignorans sur le véritable but de 
la science, quoiqu'ils s’'annonçassent pour en 
être les Roth c bel ; ils firent de La nomen- 
clature le principal objet de leur travail. Pleins 


x DISCOURS PRÉLIMINAIRE. 


de confiance dans leurs idées, ils crurent pou- 
voir arbitrairement changer le nom des plan- 
tes dès qu il ne leur convenoit pas, les uns sans 
pouvoir en donner aucune raison, les autres 
d’ après des principes qu'ils s TE formés à 
eux-mêmes, et souvent sur les prétextes les 
plus légers. Or, en fait de principes, comme 
chacun a les siens, chacun aussi a cru avoir le 
même droir, ec ne pas l'exercer c’eût été, aux 
yeux de loue propre, ac dopter l'opinion 
des autres, tandis qu'il est si doux d'avoir la 
sienne. Oatla a respecté assez long-rems les 
noms donnés par Linné, quoique cette ré- 
serve n'ait pas Été générale ; mais ceux em- 
ployés par les botanistes qui ont écrit après 
lui par les naturalistes voyageurs, en un mot 
par tous ceux qui ont fait . découverte de 
nouvelles espèces, ont la p! apart été rejetés. 
En ne pouvant pas ôter à son auteur l’hon- 
neur de la découverte d’une nouvelle plante, 
du moins 1l semble qu'on l'affoiblisse par le 
changement de nom : misérable subrilité de 
l'amour-propre, qui réussir assez bien dans 
des ouvrages généraux, plus connus, plus 
usuels que “les ouvrages partiels dont ils se 
composent ! C'est ainsi que presque tous les 
noms, tant génériques que spécifiques, don- 
nés par Aubler aux plantes de la Guiane, ont 
été supprimés par Schreber et autres, sans 
autre motif plausible que celui, sans doute, 
d’être cités de préférence, C'est ainsi que tous 
les ; jours , dès qu'un auteur fait connoître une 
espèce nouvelle, le premier qui écrit après 
lui, s'emparant “de l'espèce, lui donne un 
antre nom ; mais bientôc le réformateur est 
réformé à son tour. Je : pourrois en citer mille 
exemples ; mais il sufht, pour s'en convain- 
cre, de jeter les yeux sur la synonymie placée 
dns cet ouvrage à la tête de chaque espèce. 
Je ne conçois pas comment des auteurs, 
infiniment estimables d'ailleurs, ont pu se 
laisser entraîner par cet abus si nuisible à la 
science, et donner l'exemple d'une innova- 
tion qui fait presque le seul mérite d'une 
foule de compilateurs, dont les travaux, en 
réunissant en un seul corps les découvertes 
éparses dans des feuilles périodiques er au- 
ires, serviroient infiniment à faire connoitre 


les progrès de la science s'ils n’y jetoient, au 
{ contraire, le plus grand désordre par leurs 
prérendues réformes. J'en demande pardon 
à plusieurs hommes célèbres ; mais je ne peux 
m'empècher de m'élever contre un pareil 
abus , qui finira par écraser la science sous les 
mots. En effec, qu'arrive-t-il lorsque l’on 
change le nom d'une plante ? Il faut de toute 
nécessité rappeler le premier, autrement on 
introduiroit comme nouvelle, dans le cara- 
logue des espèces, une plante déjà connue, 
Bientôt au premier réformateur en succède 
un autre, et dès-lors voilà une plante signa- 
lée sous trois, quatre, cinq noms et plus : 
j'en connois qui en ont jusqu’à huit ou dix. 
N'est-ce pas surcharger péniblement la mé- 
moire d'une nomenclature farigante, sans 
rien ajouter à nos connoissances ? Le moyen 
de se reconnoïtre au milieu de cetre érernelle 
et rebutante synonymie ! Lequel de ces noms 
adopter ? Chacun en cela se conduit arbitrai- 
rement, et l’on ne peut guère faire autre- 
ment, à moins de revenir au premier nom 
établi; mais toujours faudra-t-1l connoître 
ceux qui y ont été ajoutés quand on voudra 
consulter les ouvrages postérieurs. 

À ce premier inconvénient, comme sil 
n'étoit pas suflisant , on en a ajouté un autre 
qui achève la one Souvent on supprime 
le nom donné à une plante, et ensuite on le 
reprend pour le donner à une autre. Des êtres 
coalisés pour dégoûrer de l'étude rous les gens 
raisonnables, ne. pourroient pas sy prendre 
plus Soremene pour réussir COPIER 
En effet, si je cite, par exemple, le dom- 
beya on ne manquera pas de me demander 
si je veux parler du dombeya de Lamarck, qui 
est l’araucaria Juss.; du dombeya de Cava- 
nilles, qui se rapporte à quelques espèces de 
pentapetes de Linné; du dombeyade Lhéritier, 
qui est le rurretia de Dombey, etc. Cerre ex- 
plication suffit pour celui qui ne cherche que 
le nom d’une plante; mais s’il s'agir de donner 
on travail sur les genres, il Eur que l’auteur 
se décide pour adopter un de ces dombeya, à 
moins qu'il ne préfère les rejeter tous, comm: 
il arrive pour trancher la difficulté , et établir 
de nouveaux noms plutôt pour s1 commodité 


DISCOURS PRÉLIMINAIRE. Fe 


qe pour celle du lecteur, ainsi que l'a fait 
Salisbury en donnant le nom de co/umnea au 
dombeya Lam. Dans le cas où un auteur se 
détermine à conserver un dombeya , lequel 
va-t-il prendre ? Le voilà jeté dans une dis- 
cussion absolument étrangère à la science , € 
chacun aura encore une opinion diflérente : 
l’on voudra conserver le nom de Lhérnrier, 
comme le premier auteur; mais l£ genre pour 
lequel il l’emploie, avoir déjà éré nommé 
tourretia dans les manuscrits de Dombey, 
connu par plusieurs boranistes, et Lhéricier ; 
qui possédoit ces manuscrits, 1e POUVOIL pas 
l'ignorer. D'ailleurs, Fongeroux de Bandaroi 
lavoit publié dans les Memoires de l’Acadé- 
mie des sciences, 1384. Pourquoi priver le 
savant M. de la Fourretre d'un hommage qui 
lui éroit rendu par son ami? Un autre trou- 
vera plus raisonnable d'adopter le dombeya 
de Lamarck, comme s'appliquant à un genre 
sans nom, et que Molina, qui avoit décou- 
vert la plante, avoit confondue très-mal- 
à-propos avec les pins; mais alors il faut 
supprimer le nom araucaria , employé par 
Jussieu, qui admertoit les dombeya de Cava- 
nilles, etc. On peut dire la méme close de 
l'aubleria ec de beaucoup d'autres genres. Je 
n'étendrai pas plus loin cette dissertation, 
qui, comme l’on voir , entraîne dans des lon- 
gueurs, dans des incertitudes, et amène pres- 
qu'aurant d'opinions différentes qu'il y a d'au- 
teurs, [| me sufht d’en faire sentir les incon- 
véniens , et de prévenir que la même discus- 
sion se représentera pour quelques centaines 
de genres. 

J'avoue que, lorsqu'un nom a été employé 
pour un genre mal établi ou déjà connu sous 
une autre dénomination, ce nom, saus em- 
ploi, redevient libre. Pourquoi, dirat-on, 
ne s'en serviroit-on pas de nouveau, surtout 
si ce nom est celui d’un savant distingué, au- 
quel on veut rendre hommage? Faut-il qu'il 
en soit privé , parce que son nom aura été 
déjà gauchement employé? J'avoue que cer 
hommage, si simple, si pur quand il n'est 
pas profané par l'adulation, souvent la seule 
récompense des longs et pénibles travaux, 
ne doir pas être refusé au savant modeste, 


dont toute une nation jouit des bienfaits 
sans en connoître l’auteur; mais du moins 
ces noms ne doivent pas être hasardés pour 
des genres douteux ou qui portent déji un 
autre nom, Quant aux noms indifférens, ils 
ne devroient jamais être rappelés lorsqu'ils 
ont été adoptés pour des genres que l’on croit 
devoir supprimer, encore moins les repren- 
dre successivement pour cinq où six genres. 
J'en ai fait voir l'inconvénient dans l’exem- 


” ple que j'ai cité pour le dombeya. 


Une des principales causes du changement 
des noms, quand il est raisonné , est de les 
avoir rendus significatifs. Quand ils sont éra- 
blis sur un faux caractère, comme il est arrivé 
quelquefois , ils doivent être nécessairement 
supprimés, et c'est presque le seul cas. Quand 


les caractères qu'ils expriment, sont com- 


mans à plusieurs autres genres, on doit les 
conserver dès qu'ils sont établis ; maisil faut, 
le plus possible, éviter de les employer pri- 
mitivement, à moins qu'on ne soit bien 
assuré que le caractère qu'ils annoncent, ne 
convient et ne conviendra à aucune autre 
plante : chose 1mpossible, rant que l’on ne 
connoîtra pas toutes les plantes qui existene 
à la surface du Globe, 

L'établissement des noms est d’une si 
grande importance pour faciliter l'étude d’une 
science, et nous mettre à portée de commu- 
niquer nos observations et nos idées avec 
clarté et précision, qu'il mérite une attention 
toute particulière, et ne doit pas étre livré à 
l'arbitraire, Nous venons de voir combien le 


_ changement , ans la nomination des plan- 


res, jette de désordre et d'embarras dans l'é- 
tude de la botanique. Eette innovation s'est 
introduite avec la même fureur dans les ter- 
mes destinés à faire coinoître les différentes 
parties ou les organes des plantes : il est de 
ces parties qui n'étoient point connues des 
Anciens ; d’autres que l’on découvre tous les 
jours ; d’autres enfin, qui portotent des noms 


. obscurs, douteux ou d'une signification er- 


ronée, I est évident qu'il falloir changer ces 
dermiers, et en créer pour les parties nouvel- 
lement découvertes. Rien de mieux si on s’en 
étroit tenu là; mais quand une fois l'amour 


xi 
de la réforme devient dominant, quand on y 
attache sans restriction une trop grande im- 
portance , dès-lors, s'emparant de ces esprits 
légers, peu judicieux ; il les emporte au- -delà 
des bornes : c'est ce qui est arrivé pour la bo- 
tanique. Les novateurs ont fait ici ce qu'ils 
avoient déjà fait pour le nom des plantes; ils 
ont donné aux parties des plantes, des noms 
différens de ceux qu’elles portoient depuis 
long-tems, et leur travail s'est borné, ou à 
des distinctions subtiles, ou à substituer un 
nom à un autre, sans présenter une idée 
neuve. Par exemple, Linné avoit donné à la 
queue où au support des feuilles le nom de 
pétiole ; à celui des fleurs, le nom de pédon- 
cule, et de pédicelle aux pédoncules partiels, 
nom qui a été évalement employé pour les 
supports des folioles. On a encore dit qu un 
fruit, un ovaire étroit pédicellé quand 1 il étoit 
supporté dans le calice par un pédicelle parti- 
culier. Il me paroît que cette expression étoit 
suffisamment entendue; mais on a cru, vu 
sa situation dans le calice et son caractère 
particulier, devoir lui donner le nom scien- 
tifique de chécaphore , dont on distingue deux 
espèces : la première, lorsqu'il est produit par 
le rétrécissement de la partie inférieure du 
pistil, porte le nom de basigyne , comme 
dans le lychnis et l'euphorbe ; la seconde, 
lorsqu' il n’est qu'un prolongement du pédon. 
cule, portant plusieurs ovaires, se nomme 
polyphore ; comime dans les reno: Het c’est 
un polyshore succulent, qui, dit-on, forme 
le fruit de la fraise. On l’avoit regardé « comme 
un réceptacle, et il me semble qu’alors on 
sentendoit ua peu mieux, avec moins de 
subrilité. 

Mon objet n'étant pas et ne pouvant être 
de parcourir ainsi la liste des noms nouveaux 
de ou à des parties déjà connues, ou à 
des oder Peu importantes de ces mé- 
mes parties, qui pouvoient être exprimées 
aussi bien par une épichète, sans changement 
de nom, je me bornerai à faire remarquer 
qu'outre l'obscurité er l'embarras que cerre 
nomenclature, souvent barbare, jette dans 
l'étude, elle la rend trop minurieuse, et subs- 
grue souvent des idées systémariques à la 


DISCOURS PRÉLIMINAIRE. 


place de celles que nous donneroit la seule 
inspection des plantes lorsque notre esprit 
n'est occupé par aucun préjugé; car il est à 
remarquer que ces noms assignés à chaque 
partie des plantes sont la plupart établis d’a- 
près les systèmes et les opinions que chacun 
s’est formés, er qu'ils y tiennent par leur sens 
et leur étymologie ; de sorte qu'ils ne peuvent 
être adoprés pat ceux qui ont une opinion dif- 
férente, à qui par conséquent il faut des noms 
done 

Les noms nouveaux ne doivent être éta- 
blis que pour des organes nouvellement dé- 
couverts , Qui ont des fonctions particulières 
bien ces bien vérifiées ; mais si ces 
organes ne Sone que des modifications d’un 
autre déjà connu , il sera toujours suffisant de 
l’exprimer par me épithère, et non par un 
nom particulier. Combien, d’: après ce prin- 
cipe , n'aurois-je point à dire, si je portois 
une sévère critique sur tous ces noms nou- 
veaux, Imaginés depuis un certain nombre 
d'années pour des organes connus depuis des 
siècles ! Quel dédale lorsqu'il s’agit de péné- 
trer dans cette obscure nomenclature, d’assi- 
gner le sens convenable à chaque expression, 
et surtout d’en faire une application g générale 
à tous les êtres de la végétation ! 

Jai dit plus haut que les nombreux onvra- 
ges publiés depuis un certain nombre d’an- 
nées sur les différentes parties de la botanique, 
en avoient considérablement étendu le do- 
maine ; je dois dire aussi qu'on auroit pu ren- 
dre ces ouvrages bien plus utiles s'ils eussent 
été mieux combinés, si tous avoient été tra- 
vaillés sur un plan uniforme, tendant au 
même but, et surtout rendus d’une acquisition 
plus Cale en écartant ce luxe de gravures et 
de typographie qui les porte à un prix auquel 
ne peut atteindre la fortune ordinairement 
assez médiocre de ceux qui cultivenr les scien- 
ces, Quelle somme effrayante ne faudroit-il 
pas réunir pour acquérir les plus importans de 
ces ouvrages , tels que les différens Fascicules 
de ue les beaux er nombreux ouvrages 
de Jacquin, le Jardin de la Malmaison , les 
Liliacées de Redoute , les Plantes grasses de De- 
candolle ; la Flore danoise , les Icones rariores 


de 


DISCOURS PRÉLIMINAIRE. 


de Cavanilles, la Flore du Pérou, celle de Por- | 
tugal , qui commence à paroïtre , etc. etc. , 
ouvrages néanmoins dont ne peuvent se passer | 
ceux qui se livrent à l'étude complète des : 
végétaux! Du moins ces ouvrages ne renfer- 
ment, la plupart, que des plantes nouvelles, 
rares ou peu connues; mais employer le burin ; 
des artistes er la presse des imprimeurs pour ; 
ne donner que ce qui est déjà connu , c’est } 
une superfétation qui, si elle ne nuit pas aux | 
progrès de la science, ne lui est d’ailleurs ! 
d'aucune utilité : c'est une perte réelle en | 
cuivre, en papier, en argent, qui pouvoient 
_être employés plus fructueusement pour le | 
progrès des sciences. De pareils ouvrages ne ! 
sont ordinairement que des spéculations mer- 
cantiles, dans lesquelles tour est calculé pour 
le profit, rien pour la science, On dupe le 
public pour un instant, qui ne tarde pas à 
revenir de son erreur, et à faire le sacrifice 
de ses avances pour les premières livraisons, 
dont il ne prévoit pas la fin. 
C'est bien pire encore lorsqu'empruntant 
Je nom d’un homme qui a eu en son tems de 
la célébrité, on donne, sous ce nom et sous 
le titre de nouvelle édition, un ouyrage qui 
n'est point le sien, et dont on se borne tout 
au plus à citer quelques passages : telle est en 
particulier la nouvelle édition des Arbres et 
Arbustes de Duhamel, qui n'en porte que 
le titre, ouvrage sans plan déterminé, pas 
même celui de Duhamel , l’ordre alpha- ! 
bétique, dans lequel on trouve un grand | 
nombre de gravures parfaitement inutiles. 
Quel homme, en effet, aura besoin de re- 
courir aux belles images de l'éditeur Mi- 
chel pour apprendre à distinguer un chêne, 
un hètre, un noisetier, un lilas, ainsi que 
les noyers, les pommiers, enfin les ceri- 
siers , dont on nous a gratifiés , pour notre 
argent, de dix-sept planches, dans la crainte 
que nous ne confondions le bigarreau avec ! 
la cerise, la guigne avec la montmorency ? | 
Les mémes précautions ont été prises pour 
l'olivier d'Europe, dont les variétés ont pro- | 
duit huit planches ; pour le figuier domesti- 
que, qu'on a cependant borné à sept plan- 
ches, comme si le palais ne valoit pas beau- 


Botanique. Supplément, Tome I. 


: ral, lui faire d'autre reproche que 


| tion : 


xij 


coup mieux que les plus belles gravures pour 


: distinguer toutes ces variétés. Rosier l’a bien 


fait, dira-t-on : raison de plus pour ne le pas 
faire. Quant au texte, on ne peut, en géné- 
de porter 
un faux titre; il n’est point de Duhamel, mais 
bien des savans qui ont coopéré à cette édi- 
on y trouve de très-bonnes observa- 
tions. Sans doute il eût été conçu avec plus 
d'ordre et de sagesse si l’édireur n’eür pas 
voulu trop souvent diriger la plume des gens 
instruits qui ont eu la foiblesse d'employer 
Jeurs connoissances à la rédaction de cet ou- 
vrage interminable, Duhamel avoit donné le 
modèle d’un bon ouvrage. Qui pouvoit mieux 
l'exécurer que M. Desfontaines, qui, en deux 
volumes in 8°, d'un prix très-médiocre, a su 
renfermer tout ce qu'il nous importe le plus 
de connoître sur les arbres et arbrisseaux qui 
peuvent être cultivés en pleine terre sur le sol 
de la France. 

En rendant compte des progrès qu'a faits 
la botanique depuis un certain nombre d’an- 
nées, je n'ai pas cru devoir me taire sur les 
abus qui se sont introduits dans plusieurs 
ouvrages publiés sur cette partie de l’histoire 
naturelle, sur le charlatanisme de quelques 
spéculations mercantiles, auxquelles les sa- 
vans devroient refuser leur plume, sur l’in- 
troduction d’une nomenclature atbitraire et 
sur ce luxe typographique, qui rend la science 
inaccessible à tous ceux que la fortune n’a 
point favorisés de ses dons. 

Il ne sufüc donc pas d'écrire, et même de 
bien écrire sur une science, surtout en his- 
toire naturelle : il faut encore que les ouvra- 
ges soient tellement combinés, qu'ils puissent 
être utiles à un plus grand nombre de per- 
sonnes; qu'ils soient d'une acquisition peu 
dispendieuse, d'un format commode; qu'ils 
contiennent plutôt des additions faites à la 
science, que des répétitions de ce qui est déjà 
connu. Au reste, il est essentiel de distinguer 
deux sortes d'ouvrages : les uns classiques, les 


autres d’érudition et de détail. Les premiers 


composent le tableau méthodique, soit des 
genres, soit des espèces , ainsi que les Flores 


! particulières à chaque contrée, etc. Ces sortes 


€ 


XLV 
d'ouvrages ne doivent présenter les plantes 
qu'avec une phrase spécifique, une synony- 
mie choisie , une très-courte description lors- 
qu’elle est nécessaire, quelques observations 
particulières, peu ou point de gravures, mais 
l'indication de celles qui existent dans d'au- 
tres ouvrages : ce sont des espèces de caralo- 
gues raisonnés, l'inventaire de nos richesses, 
alimentés par les nouvelles découvertes, ét 
qu'il faut refaire au bout de quelques années, 

Il n’en est pas ainsi des grands ouvrages 
publiés avec figures, et qui présentent ou 
doivent présenter tout ce qu'il est intéressant 
de connoître sur chaque espèce de plantes, 
des descriptions plus étendues, des disserra- 
tions historiques , littéraires ou critiques sur 
leurs caractères, sur leurs rapports avec d'au- 
tres plantes, sur l'époque de leur découverte, 
sur leur culture, leur germination, leuts pro- 
priétés économiques ou médicales, leur na- 
turalisation, etc. : telle est en particulier l'His- 
roire des Plantes de J. Bauhin, ouvrage uni- 
que, étonnant par son érudition, souvent un 
peu crop diffus, qu'on n'a pas encore imité, 
qui cependant pourroit servir de modèle, 
avec les corrections convenables, et en éla- 
guant toutes ces longues recettes de méde- 
cine, sur lesquelles on ne peut être trop 
réservé. 

De ces observations je conclus que les ou- 
vrages classiques sont aujourd'hui à peu près 
ce qu'ils doivent être ; qu'ils doivent acquérir 
tous les jours plus de perfection par les ob- 
servations particulières qui en rectifient les 
erreurs, les doubles emplois presqu'inévita- 
bles dans ces sortes d'ouvrages, faute d’avoir 
sous les yeux routes les plantes qui s’y trou- 
vent mentionnées : cependant un ouvrage 
essentiel qui nous manque, et ue plus que 
tout autre, nous feroit apprécier les caractères 
génériques, c'est un Species distribué d’après 
Ja mérhode naturelle, Puissions-nous l’obte- 
nir un jour du célèbre professeur qui a tant 
contribué à la perfection de cetre méthode! 

Quant aux grands ouvrages ennichis de 
figures et publiés avec luxe, 1l faut qu'ils res- 
tent tels qu'ils sont, avec leurs erreurs , leurs 


défauts, souvent sans étre terminés. En sup- | 


DISCOURS PRÉLIMINAIRE. 


posant même qu'ils le soient, et qu'ils aient 
route la perfection dont ils sont susceptibles, 
ils n'en sont pas moins des ouvrages isolés , 
sans ensemble, faure d’avoir été faits sur un 
plan uniforme, souvént répérant ce que d’au- 
tres ont déjà dit, ou donnant la figure de 
plantes qui ont été déjà plusieurs fois repré- 
sentées, Cette opération est même quelque- 
fois nécessaire, surtout lorsque l'on veut com- 
plérerun travail sur un genre, sur une famille, 
sur la Flore d’un pays, erc. : tels sont les li- 
liacées, les astragales , les geranium , les mal- 
vacées, les plantes grasses, etc. On reconnoît 
évidemment que les auteurs de ces beaux ou- 
vraves auroient en partie manqué leur but 
s'ils eussent renvoyé le lecteur aux gravures 
déjà faires, et qu'ils se fussent bornés à figu- 
rer les plantes qui ne l’avoient pas encore été. 
Il n’en est pas moins vrai que, sous bien des 
rapports, c'est mulriplier à grands frais la 
répétition des mêmes plantes, randis que, 
d’un autre côté, ces ouvrages, au bout de 
quelques années, susceptibles de beaucoup 
d’augmentations , restent alors bien au des- 
sous de la science , et qu'ils laissent beaucoup 
à desirer. 

En réfléchissant sur ce genre de travail, 
j'ai reconnu qu'il eût été facile d'éviter rous 
ces inconvéniens, de rendre ces sortes de tra- 
vaux d'une utilité plus générale er d’une facile 
acquisicion, avec les moyens de les perfec- 
tionner à volonté ; qu'il ne falloit pour cela 
que rattacher tous ces ouvrages à un plan gé- 
néral, et que s'ils eussent été, dès le prin- 
cipe, dirigés de la manière dont je vais l’in- 
diquer, et à laquelle il est encore facile de 
revenir, il ne s'agiroit plus aujourd'hui que 
d'ajouter à ce qui à été fait. 

Tant qu'on se livrera à la passion de pu- 
blier sur la botanique des ouvrages de luxe, 
ils seront presque toujours ruineux pour les 
éditeurs, par les avances effrayantes qu'ils 
exigent, nuls pour un grand nombre de sa- 
vans, qui ne peuvent y mettre le haut prix 
auquel ils sont portés. On évitera ces deux 
inconvéniens par une combinaison très-siim- 

le, et bien plus utile pour la science, 

1°, Il faut renoncer à donner aucun ou- 


DISCOURS PRÉLIMINAIRE. 


vrage de luxe, à moins qu'il ne soit destiné 
pour les artistes ou les amateurs de belles 
gravures. Des dessins faits au simple trait, 
mais qui représenteroient chaque plante avec 
une fidélité scrupuleuse, accompagnés de dé- 
tails sur les parties de la fructification, seroient 
sufhisans : ajourons un format commode , qui 
ne soit ni trop grand pour éviter la trop fort 
consommation de papier, ni trop petit, de 
manière à gêner le développement des plan- 
tes un peu grandes, L'in-4°. paroït devoir 
Fe cet objer. 
°. Chaque planche ne doit offrir qu’une 
ue plence avec sa description sur un feuillet 
séparé. Si cependant, pour épargner la dé- 
peuse, l'on jugeoit à propos de placer plu- 
sieurs plantes sur la même planche, il fau- 
droit alors les choisir tellement rapprochées, 
qu'elles ne puissent être éloignées les unes 
des autres, quel que soit le système ou la mé- 
thode que l’on adopte. D'ailleurs, comme 
l'agrément du coup-d'æil doit ètre So à 
P utilité générale, la planche qui offriroit plu- 
sieurs plantes pourroit être disposée de ma- 
nière que chacune de ces plantes air son cadre 
à à part, à peu près comme celles de Barrélier; 
ce qui procureroit la facilité de les séparer à 
ceux qui croiroient devoir les faire passer dans 
une autre division. 
Chaque planche avec sa description 

{c'est ici le point le plus essentiel, duquel 
dépend tout le succès er l'avantage de certe 
entreprise), chaque planche se vendroit iso- 
lément ; au prix le-plus bas possible, 

4°. Pour mettre dans cet ouvrage un ordre 
convenable, et tel que les acquéreurs puissent 
jouir dès les premières livraisons, on ne s’oc- 
cuperoit d'abord qu'à donner les genres, choi- 
sissant pour chacun d'eux l'espèce qui en of- 
froit tous les caractères sans aucune excep- 
tion. Par ce moyen on posséderoit un Genera 
complet, er autant d'espèces qu'il existe de 
genres. C'est le plan que M. de Lamarck a si 
heureusement exécuté dans ses {/lustrations 
des Enr 

s°. Les livraisons successives des genres 
seroient dirigées de manière à contenir de 
petits groupes isolés, et combinés de telle 


| 


XV 
sorte qu'ils formeroient autant d'ouvrages 
partiels, qui viendroient se rattacher à l'ou- 
vrage général. Ainsi, par exemple, si l’on 
prend d’abord le système sexuel de Linné, ec 
qu'on donne la gravure d’un genre pris dues 
chaque classe, on aura environ vingt-cinq 
gravures. Con on peut choisir parmi les 
genres, on aura soin de le faire de manière à 
ce qu ile répondent à autant de familles dif- 
férentes dans l’ordre naturel ; et lorsque l'on 
viendra à ce dernier, on aura hi vingt-cinq 
gravures d'avance, E4 l’on se propose de sui- 
vre ce travail pour les genres des plantes des 
environs de Paris, ayant eu soin que chacun 
des genres gravés réponde à à un de ceux qui 
se trouvent dans la Flore de Paris, on se 
trouvera déjà en avance de cent genres; er 
en ajoutant ceux qui manquent, on pourra 
dès-lors offiir trois ouvrages particuliers ; sa- 
voir : vingt-cinq gravures pour l'intelligence 
du système sexuel ; cent pour celle de la mé- 
thode naturelle, et environ quatre cents pour 
la Flore de Panic Ceiui qui posséderoit cette 
dernière collection, jouiroit en même tems 
de l'avantage des deux autres. On conçoir, 
sans que j'en dise davantage, comment on 
pourroit parvenir, par suite dE cette combi- 
naison, à donner successivement tous les gen- 
res connus, 

Parvenu à fournir la totalité des genres, 
travail, comme je l'ai déjà dit, exécuté en 
entier par M. de Lamarck pour l’'Encyclo- 
pédie > ON passera aux espèces , ét l'on suivra 
le même ordre que celui qui vient d'être ex- 
posé pour les genres. Les groupes seroient 
encore plus EEE à isoler par le moyen des 
monographies, auxquelles on ajouteroir, sans 
aucun embarras, routes les espèces nouvelles 
à mesure qu’on en feroit la découverte, 

Les avantages, ainsi que le succès de ce 
grand travail, se trouvent donc me pat 
ces deux bre essentielles : 1°. par la 
vente isolée oùu pat BIODRSS des gravures avec 
leur description ; 2°. par l'ordre des livrai- 
sons, qui uno autant d'ouvrages sé- 
parés et complets, plus où moins érendus. 
mais qui, dirigées vers le même bur, nr 
droient toutes au complément d’un ouvrage 
ci 


Xviij 
git-il? De vendre isolément chaque gravure; 
de mettre un tel ordre dans leur publication, 
que vingt-cinq, cinquante, Cent gravures, etc. 
offrent autant de groupes ou d'ouvrages sépa- 
rés, étant d’ailleurs dirigés de manière à for- 
mer, avec le rems, un ouvrage général, qu'il 
ne faut pas comparer à ces entreprises qui 
restent presque sans succès si elles ne sont 
point achevées, er qui laissent dans lincer- 
tirude de leur continuation l'acquéreur des 
premières livraisons. 

J'ose avancer, en attendant, que les [lus- 
rations des Genres publiées par M. de La- 


DISCOURS PRÉLIMINAIRE. 


marck, et le complément de ce Dicrion- 
naire, seront long-tems le recueil le plus utile 
pour tous ceux qui voudront se livrer à l'étade 
générale des plantes, et qu'il n'existe jusqu'a- 
lors aucun ouvrage qui puisse lui être com- 
paré. Sans doute il n’est pas sans défauts ; 
mais j'ose croire que tout savant impartial , 
en les faisant connoître , saura, d’un autre 
côté, apprécier les peines er les recherches 
incalculables qu'il en a coûté pour conduire 
cet ouvrage à sa fin, Si j'aierré, c'est souvent 
d’après d’autres, n'étant pas toujours dans la 
possibilité de vérifier leurs observations, 


ES 


SUPPLEMENT,. 


SUPPLÉMENT 


SASUAC BA 


A BALON. 4balum. (Adanf. Fam. des PI. vol. 2. 
pag. 47.) C’eft le même genre que l’Ae/onias Linn. 
( Voyez H£ELONIAS, vol. 4.) 


ABAMA. ( Adanf. Fam. des PI.) M. Adanfon 
avoit fait, avec raifon, un genre particulier, fous le 
nom d'abama , de l'anchericum offifragum Linn. Des 
auteurs plus modernes, en convenant de la nécef- 
“fité de cette réforme , y ont fubftitué le nom de 

-rarthecium , adopté dans cet ouvrage pour l’anthe- 
ricum calyculatum ; ‘autre genre qui ne devoit pas 
‘être confondu avec les anthericum Linn. 


M. Decandolle, dans la Flore françaife , a em- 


ployé le nom d’abama au lieu de celui de narthe- 
cium pour l’anthericum offifragum , donc il juftifie 
l'emploi. « Le nom d’abama , dit-il, donné à ce 
genre par M. Adanfon, doit être préféré à celui 
de narthecium , 1°. parce que le narchecium des au- 
teurs modernes n'eft point celui de Théophrafte, 
lequel eft ua ombellifère ; 2°. parce que ce noma 
été appliqué tantôt à ce genre, tantôt à celui de 
la tofieldie (narthecium calyculatum, vol. 4. pag. 
431.) , fouvent à l’un & à l’autre à la fois. » 


Le caractere de l’abama eft d’avoir : 


; Un calice perfiftant , a fx divifions égales ;. fx 
étamines ; les filamens lanugineux ; un ovaïre pyra- 
midal , farmonté d'un flyle court & de crois fhigmates ; 
une capfule à trois loges, à srois valves fesarées par 
des cloïfons ; des femences nombreufes , attachées au 
fond de la capfule , ovales-oblongues , recouvertes 
d'une membrane qui fe prolonge , à l'une & l'autre ex- 
trémité , en un appendice filiforme, trois fois plus 
Wong que "la graine : l'embryon eff droic, placé à La 
Bafe d'un périfperme corné, dans l'üxe même de la 
graine. 


Obfervations., Ce genre a les étamines barbuss 
.comme les anthericum. la fleur blanche comme les 
phalangères ; & les feuilles en glaive comme la 
tofieldie (na:thecium Diét.). Il diffère des anthé- 
rics par fon-ovaire pyramidal , fon embryon droit, 
fon périgone (calice.)-& fes éramines perfiflantes ; 
,des-phalargères, parles éramines velues & per- 
fiftantes,, fon: jovaire pyramidal 3. dés vofi:ldies 
.Cnarthèces) , par fes étamines velues, par l’ab- 
fence d’un petir involucre, & par les cloifons que 
portent les valves de la capfule. 11 fe diftingue de 
tous ces genres par les appendices dé fes graines. 
(Decand.) ; E 
L Botunique. Supplément. Tome 1. 


EsrÈce. 


ABAMA des marais. Abama offifraga. 


Abama foliis enfiformibus ; floribus laxè fpicatis, 
fubfeffilièus. Decand. Flor. franç. vol. 3. pag. 171. 
n°. 1852. 


Narchecium anthericoides. Hope, Plant. rar. cent. 
2.— Mosrh., Eph. Nov. Cur. Nat. 1742. p. 389. 
tab. 5. 


Anthericum offifragum. Linn. 
(Voyez ANTHERIC des marais , n°. 6.) 


ABANDION. Abandium. ( Adanf. Fam, des P1. 
vol. 2. pag. $4. ) ( Woyez BULBOCODE.) 


ABAPUS. ( Adanf. Fam. des PI. vol. 2. pag. 57.) 
(Voyez GETHYLIDE.) Le nom de gerhyllis Linn. 
appartenant au poireau, d'après Théophrafte, 
M. Adanfon y a fubftitué celui d’abapus. 


ABATIA. MM. Ruiz & Pavon, dans la Flore 
du Pérou, ont établi ce genre pour des arbriffeaux 
de ce pays , dontr'les feuilles font fimples , entiè- 
res , & les fleurs difpofées en grappes prefque ter- 
minales. Ils lui afignent pour caraétère-effentiel : 


Un calice coloré, à Guatre diviffons ; une corolle 
nulle , rer:placée par plufieurs fi'amens qui en tiennienc 
lieu , & qui font inférés fous l'ovaire ; des étamines 
nombreufes ; un feul ffyle; un fligmate fimple ; une 
capfule & une loge, à deux valves; un récepru- 
cle-linéaire & central, décurrent Jur chaque valve À 


Jupportant des femences nombreufes ,ffriées. 


On diftingue deux efpèces d’abatia, fur lefquslles 
nous n'avons encore qué très-peu de détails. 


1. ABATIA à feuilléstridées. A/atia rugofir. 


Abatia foliis o!longo-lanceolatis , rugoffs ; race- 
mis termiralibus. Sy. veget. Flor. per. pag. 136. 

Arbriffeau de quinze à (dix-huit pi:ds de haut, 
qui croit fur les collines froides ,-au Pirou. Ses 
feuilles font fimples , oblongues , lancéolées,, ri- 
dées; fes fleurs dipoféesen grappes terminales, B 


2. ABATIA à petites fleurs. Aôaria parviflora. 


Abatiafoliis lunceolato-oblongis. ‘aruris , Planis ; 
racemis ex dichotomi, Syit, veger, Flor. per. 1. c. 
A 


2 A BE 


Ses tiges font hautes de dix à douz® pieds, ra- 
meufes , garnies de feuilles lancéolées, oblon- 
gues, planes, liffes , entières à leurs bords, aiguës 
à leur fommet. Les fleurs font difpofées en crap- 
pes, fituées dans l’aiffelle des rameaux fapérieurs. 
Cet arbriffeau croît au Pérou. Ses feuilles, ainfi 
que cell2s de l’efpèce précédente , fourniffent une 
couleur noire. D 


ABERÈME. Aberemoa. Aubl. Cette plante doit 
être réunie aux uvaria. ( Voyez CANANG, Suppl. 
& non le mor JErecoux que M, de Lamarck n'a 
pas employé.) 


ABIES. ( Voyez SAPIN.) 

ABLANIA. ( Voyez ABLANIER. ) 

ABLANIER. Ablania. Aubl. & Lam. Ill. tab. 
479. C’eft le srichocarpus laurifolia. Schreb. Gen. 
& Willd. Spec. Plant. vol. 2. pag. 1224. 

ABOLA. Adanf, C'eft le genre cinna. Linn. 


ABRASIN. ( Dryandra cordata. Thunb. Flor. 
jap. tab. 27.) (Voyez DRIANDRE.) 


ABROMA. ( Voyez AMBROME. ) 

ABRONIA. Juff. (Voyez TRICRATE. } 
ABROTANUM. Tourn. ( Voyez ARMOISE.) 
ABSINTHE. (Voyez ARMOISE.) 


ABSINTHE bâtarde , nom que porte, à Saint- 
Domingue , le parthenium hyflerophorus Linn. 
( Voyez PARTHÈNE.) 


ABSINTHE de montagne. La plante ainfi nom- 
mée à Saint-Domingue paroît être une efpèce 
d’ambroifie , fuivant le médecin Defportes, qui 
J'indique comme un bon réfolutif dans les tumeurs, 
les fluxions & les rhumartifmes. C’eft peut-être la 
même plante que la précédente. (J4f.) 


ABULFALI. Genre d’Adanfon. C'eft le 
thymbra fpicata Linn. 


ABUMON. Adanf. C'’eft le crinum africanum 
Linn. , l’agapanthus de Lhérit., vulgairement la tu- 
béreufe bleue. 


ABUTA. Aubl. (Voyez MEAISPERME abuta, 
n°. 19.) 


ABUTILON. Sida. Ce genre , confidérable- 


ment augmenté furtout par Cavanilles, a été di- | 


ABU 


vifé, par ce même favant, en trois autres , d’a- 
près la confidération du fruit, réfervant pour les 
fida ceux qui font compofés de plufieurs caplules 
monofpermes ou polyfpermes , difpofées orbicu- 
lairement, renvoyant au genre aroda ceux qui 
noffrent qu'une feule caplule à plufieurs loges 
monofpermes , & au genre palava ceux à plufieurs 
capfules monofpermes , qui ne s’ouvrent point & 
qui font agglomérées ou comme amoncelées dans 
le calice perfiftant, Il faut donc retrancher des fida, ‘ 
le fida criffata Lino. (abutilon du Mexique, n°. 31), 
& le placer parmi les anoda. Cavanilles a encore 
réuni aux ffda le genre napéa, qui n'en diffère que 
par fes Reurs fouvent dioiques. 


Offervations. Les ffda ont des feuilles alternes, 
pétiolées, accompagnées de deux ftipules à la 
bafe des pétioles. La diverfité de leurs formes a 
fourni le caractère de plufieuis foudivifions adop- 
tées par Willdenow. Elles font: 1°. les unes étroi- 
tes, lancéolées , oblongues ou ovales ; 2°. les au- 
tres rétrécies en coin à leur bafe ; 3°. d'autres 
en cœur, très-entières ; 4°. d’autres en cœur, 
dentées ; les pédoncules unifiores (c’eft le plus 
grand nombre) ; 5°. mêmes feuilles, les pédon- 
cules fupportantplufieurs fleurs prefqu'en grappes ; 
6°. enfin, des feuilles en cœur, à trois pointes ou 
anguleufes à leur bafe. Ces divifions, dans ce 
genre devenu très-nombreux, donnent plus de 
facilité pour diftinguer les efpèces, quoique les 
coupes foient’très-imégales. M. de Lamarck a étab'i 
deux foudivifions, d’après le nombre des capfules, 
renfermant dans la première , les efpèces dont les 
fruits font compofés de cinq capfules & plus, & 
dans la feconde celles dont les fruits ont dix cap- 
fules & plus. 


Cavanilles ayant eu un bien plus grand nombre 
d’efpèces à décrire, a multiplié fes foudivifions, 
dont les principales font également appuyées fur 
la confidération du fruit. Il partage Abd ce 
genre en deux grandes coupes, d’après le nombre 
des femences dans chaque capfule : il diftingue en 
conféquence , 1°. les capfules à une feule femence; 
2°. celles à trois femences. Chaque coupe eft de 
nouveau divifée d'apres le nombre des capfules; 
1°. de cinq à fept caplules ; 2°. de feprà dix; 3°. de 
dix à trente. Confidérant enfuite les feuilles dans 
les proportions de leur grandeur, il diftingue , 
1°. celles dont la longueur eft épale à la largeur 
ou un peu plus grande , mais jamais double ; 2°. 
celles dont la longueur eft Le double & plus de la 
largeur. Quoique ces coupes foient plus artifi- 
cielles que naturelles, cependant Cavarilles , d’a- 
près l’examen d'un très-grand nombre d’efpèces, 
a effayé d'établir quelques principes généraux, 
dont il a vu peu d’exceptions; c’eft ainfi que , dans 
les efpèces dont les fruits ne contiennent pas au- 
delà de dix capfules monofpermes , il à remarqué 
que Ja corolle avoit fes pétales échancrés en deux 
lobes inégaux, l’un plus alongé & fouvent aigu, 


ABU 


Vautre plus large & plus court; mais lorfque les 
fruits ont plus de dix capfules monofpermes, ou 
lorlque les capfules contiennent plufieurs femen- 
ces , alors les pétales font entiers , crénelés ou à 
peine échancrés. Les capfules varient quant au 
nombre des femences; elles en contiennent deux 
à trois, quelquefois deux par avortement dans cel- 
les qui doivent en avoir trois. Le nombre des cap- 
fules eft prefque toujours impair dans les fruits, 
Jamais au deflous de cinq. Les capfules monofper- 
mes vont jufqu’à dix, très-rarement à trente ; cel- 
les à plufeurs femences vont de cinq à trente & 
plus. Les fruits à capfules monofpermes font ren- 
fermés dans le calice, & plus courts que lui. C’eft 
le contraire pour les capfules polyfpermes. Ces 
principes n'offrent jufqu'alors que très-peu d’ex- 
ceptions. 


Il eft à remarquer que le pédoncule des fleurs eft 
muni vers fon fommet , un peu au deffous du calice, 
d’un anneau aflez faillant dans quelques efpèces, 
femblable à une articulation ; remplacé , dans d’au- 
tres , par une ligne circulaire , d’où vient l’expref- 
fion de pédoncule articulé où annulaire, employée 
par Cavanilles, C’eft, dans les deux cas, une véri- 
table articulation; c’eft le point où les fruits , & 
même les fleurs, fe dérachent du pédoncule. 


Le nombre des ftyles eft égal à celui des cap- 
fules ; mais ces ftyles, rarement libres, font plus 
ordinairement adhérens en tube autour de l'ovaire, 
à leur partie inférieure. Les filamens des étamines 
font réunis en un feul corps tubulé , adhérent par 
fa bafe avec la corolle. Ce tube porte, à fon fom- 
met, des anthères prefque globuleufes. 


Les efpèces nombreufes qui doivent être ajou- 
tées à ce genre, m'ont déterminé à les préfenter 
dans l'ordre adopté par Cavanilles , & à reprendre 
celles dé;à citées dans cer ouvrage, mz bornant 
à les indiquer feulement par leur numéro , à moins 
qu'il ne faille y Joindre quelques nouvelles obfer- 
vations. J'ai négligé les toudivifions établies d'a- 
pres les formes ou les proportions de grandeur & 
de largeur des feuilles , comme offrant trop de va- 
riétés & d'incertitude. 


Si l’on en excepte une feule efpèce, le fa abu- 
tilon qui croic en Europe , toutes les autres font 
exotiques, originaires de l'Amérique ou des Indes 
orientales, queiques-unes d'Afrique, mais elles 
offrent l'avantage de pouvoir s’acclimater facile- 
ment parmi nous & d'exiger peu de foins. Il leur 
faut une borne terre & une expofirion au foleil. 
Leurs f-urs font belles, d’un jaune plus ou moins 
foncé, rarement blanches : deux ou trois efpèces 
les ont violettes où purpurines. Les abutilons font 
agréables par leur port, par la beauté de leurs 
feuiiles douces au toucher & coroneufes. Le nom 
de /ida eft celui d’une ville en Béotie. 


# 


Quelques efpèces de fida ontété féparées de ce 


ABU 3 


genre, & réunies, par Cavanilles, en un genre par- 
ticulier. ( Voyez ANODE. ( Anoda. ) ) 


ESPÈCES. 
$. 1°". Capfules à une feule femence. 
* Cinq capfules. 


1. ABUTILON nain. Sida pufilla. Cavan. 


Sida foliis fubrotundo-ellipticis, dentatis , glabris; 
peduneulis petiolo longioribus , folitariis ; capfulis 
muticis, caule proftrato. Willd. Spec. Plant. vol. 3. 
pag. 7359- 

Sida pufilla , caule fruricofo , reclinato , minimo ; 
foliis ellipticis, dentatis, glabris. Cavan. Diflert. 
botan. 1. pag. G. tab. 1. fig. 4, & Differt. 5. tab. 
127. fig. 1. 


g. Eadem , foliis minoribus , acutis. 


Petite plante, haute d'environ trois pouces , 
dont les tiges font ligneufes, cylindriques, cou- 
vertes de petits poils ouverts en écoile , chargées 
de feuilles alternes, petites, arrondies, prefque 
elliptiques, glabres à leurs deux faces , dentées en 
fcie à leur contour, accompagnées , à la bafe des 
pétioles, de deux petites flipules droites, fubu- 
lées , capillaires. Les fleurs font axillaires, foli- 
taires , foutenues par des pédoncules droits, fim- 
ples, plus longs que les périoles. Les calices font 
aigus à leur bafe, divifés, jufque vers leur milieu, 
en cinq découpures lancéolées. La corolle eit 
jaune ; le fruit renfermé dans le calice, compofé 
de cinq capfules fans arête à leur fommet. La va- 
riété 8 a les feuilles plus petites , aiguës , fembla- 
bles à celles du melochia fupina Linn., furtout à 
la figure de Plukenet, Almag. 132. fig. 4. 


Cette plante croît dans les Indes orientales, 
à l’île Mahé, où elle a été recueillie par Com- 
merfon. P (VW. fin herb. Ju.) 


2. ABUTILON plumeux. Sida plumofa. Cavan. 


Sida foliis ovatis, dentatis , retuffs ; floribus termi- 
nalibus , glomeratis ; foliolis longis , linearibus , longe 
ciliatis , cancellatis, Cavan. Difert. bor. 1. pag. 7. 
tab. 12. fig. 4. 


Malachra ( plumofa) , capitulis pedunculatis , po- 
lyphyllis, multifloris; foliis indivifis , ellipricis , den- 
tatis, Willd. Spec. Plant. vol. 3. pag. 770. n°. 6. 


Malachra plumofa. Defrouff. Encyclop. vol. 3. 
pag. 686. n°. 6. 


De la même racine s'élèvent plufieurs tiges ra- 
meufes, hautes d’un demi-pied, munies de poils 
couchés. Les feuilles font alrernes, pétiolées , 
ovales, entières , dentées vers leur fommet, ob- 
tufes , légérement velues , accompagnées, à la 
bafe des pétioles, de deux ftipules capillaires, 

À 2 


4 À BU 


très-aigués. Les fl:urs font médiocrement pétio- ! 


lées , asgglomérées à l'extrémiré des tiges & des 
rameaux , entourées d’unz forte d'involucre de 
folioles inégales, les unes femblables aux feuilles, 
d'autres beaucoup plus étroites, quelques-unes 
prefque filiformes, ciliées, plumeufes. Le calice 
eft divifé , jufque vers fa moitié , en cinq décou- 
pures Jancéolées, ciliées. La corolle eft jaune; le 
fruit renfermé dans le calice, compofé de capfules 
arrondies & fans arête à leur fommet. 


Cette plante croît au Bréfil, où elle a été re- 
cu: illie par Commerfon. ( Defcripr ex Cavan.) Les 
folioles qui accompagnent les fleurs ne forment 
pas un véritable involucre , tel que celui des ma/a- 
chra ; & cette plante ayant d’ailleurs tous les au- 
tres caractères des ffda, il me femble qu’on doit 
la conferver dans ce genre. 


3. ABUTILON à feuilles de véronique. Sida ve- 
ronicafolia. Lam. 


Sida caule hirto; foliis corditis , acutis , inaqua- 
liter dertatis ; pedunculis longiffimis , fuberedis , pi- 
lofis. Cavan. Diflert. bot. 1. pag. 7. tab. 1. fig. 3, 
& Differt. $. pag. 274. tab. 127. fig. 3. — Lam. 
Dict. vol. 1. n°, 11. 


Sida humilis, var. y. Will. Spec. Plant. vol. 3. 
pag. 744. n°: 31. 

Ses fruits font renfermés dans le caïice, com- 
pofés de cinq capfules terminées chacune’ par 
deux pointes aiguës; ce qui diftingue particulié- 
rement cette efpece du ffda humilis. Le calice eit 
rétréci, aigu à fa bafe, divifé, juiqu’à fa moitié, 
en cinq déceupures lancéolée:. La corolle eft b'an 
chaire; Les caplules, au nombre de cinq, termi- 
nées par deux pointes. 


4. ABUTILON à tige baffe. Sida humilis. Cavan. 


Sa caule frithameo, feabro ; folirs cordatis , cre- 
natis, orbiculatis , villofes. Cavan. Diffeit. bot. $. 
pag. 177. tab. 134. fig. 2. 


Sida (humilis) , foliis fabroturido-cordatis , fupra 
pilofis, ferratis ; pedunculis fubfil'tariis, petiolo lon- 
giorious ; capfulis muticis. Willd. Spec. Plant. vol. 
3. pag 744. N°. 31e 

S:s tiges font droites, à peine hautes de fix 
pouces, brunes, rudes au toucher, tres-rameules 
a leur baf= ; I£s rameaux étalés horizontalement , 
garuis de feuilles alternes , p:tites, en cœur, 
pr-fque de la longueur des petioles, un peu or- 
biculaires , acuminées à leur fommet, velues, 
crénelées à leur contour ; les ftipules étalées, fu- 
bulées. 


Les fleurs font folitaires, axillaires, foutenues 
fur des pédoncules droits , plus longs que Îles 
feuilles. Le calice eft pentagone ;rà:cinq décou- 
pures: La corolie eft jaune , étalée, un peu plus 


A BU 


grande que le calice; les pétales en cœur ren- 
verfé ; le tube des étamines court, terminé par 
des filamens très-courts , foutenant àes anthères 


: RARE L : sg 
| fort petites, jaunâtres , en forme de rein. L G6- 


vaire eft à cinq côtes, furmonté de cinq ftyles ; 
les ffigmates rougeâtres, globuleux. Le fruit, ren- 
fermé dans le calice , eft compofé de cinq caplules 
obtufes , à une feule femence. 


Cette plante croît dans les Indes orientales. © 


$. ABUTILON uniloculaire. Sida unilocularis. 
Lhérit. 

Sida foliis rotundato-cordatis , dentatis ; rugofis ; 
feminibus femiarillatis. Lhérit. Stirp. Nov. 1. pag. 
117 bis, tab. 56 bis. 

Sida humilis, var. æ. Willd. Spec. Plant. vol. 3. 
pag. 744. n°. 31. 

Sida (pilofa), foliis fubrotundis , cordutis , fer- 
ratis , fuprà pilofis ; feminibus ecornibus. Retz. Obf. 
bot. I. pag. 23. 


Ses tiges font hautes de deux pieds, rudes, 
pileufes , à rameaux étalés, garnis de feuilles al- 
ternes, ovales , arrondies, en cœur , acuminées, 
ridées, velues , dentées en fcie, à nervures fail- 
lantes, rougeatres ; accompagnées de ffipules ve- 
lues, fubulées , éralées. Les fleurs font folitatres, 
axillaires, quelquefois deux , portées fur des pé- 
doncules filiformes , de la longueur des pétioles. 
La corolle eff jaune , un peu plus grande que le 
calice ; les pétales échancrés obliquement à leur 
fommet ; le caïice campanulé, à cinq découpures 
velues, lancéolées , aiguës. L'ovaire eft arrondi, 
pentagone , furmonté d'un ftyle filiforme , à cinq 
divifions étalées ; les fligmates rougeätres , en 
rète, Le fruit eft compofé de cinq capfules mem- 
braneufes, monofpermes , lefquelles, confidérées 
comme cinq arilles par Lhéritier, femblent alors 
conftituer ua fruit capfulaire, à une feule loge. 


Cette plante a été recueillie par Commerfon 
dans les Indes orientales, à l'ile Maurice. -O 


Cf.) 
6. ABUTILON rampañt. Sida repens. Cavan. 


Sida caute fil'formi, lorgo, proftrato ; foliis cor- 
datis , creratis, utrinque hifpidis ÿ pedunculis uniflo- 
ris, Cavan. Differt. bor. 1. pag. 7. tab. 1. fig. 2. ? 


Sida repens , foliis fubrotundo-cordatis ; dentatis, 
utrisque hifpidis ; pedunculis folisariis, petiolo lon- 
gioribus ; caule filiformi , projtrato, Wiilden Spec. 
Plant. vol. 3. pag. 745. n°. 52. 


Cette plante a fes tiges couchées, mais point 
radicantes , rameufes , cylinüriques, alongées , 
prefque filiformes, hériflées de poiis cendrés, 
garnies de feuilles longuement pétiolées, ovales, 
un peu arrondiss, munies de poils à leurs deux 


ABU 


faces, échancrées en cœur à leur bafe, dentées 
à leur contour , aiguës , un peu rudes ; les ftipules 
fubulées , étalées. 


Les fleurs font folitaires , fituées dans l’aifl Île 
des feuilles , foutenues par des pédoncules fim- 
ples, droits, filiformes , annulaires, plus lones 
que les pétioles , terminés par une feule fleur. Le 
calice eft ovale, pentagons, à cinq découpures 
ciliées à leurs bords ; la coroile jaune; l#s pétales 
inarqués à leur bafe de quelques lignes purpurines. 
Le fruit eft renfermé dans le calice , compolé de 
cinq capfules monofpermes, terminées par deux 
pointes. Cetre efpèce varie dans les découpures 
du calice, qui quelquefois ne font point ciliées, 
& dans fes capfules dépourvues de pointes. 


Cette plante croic au Pérou , & furtout aux en- 
virons de Lima, dans les lieux ombragés. Eile a 
été recueillie par MM. Jof. de Juffieu & Dombey. 
CDeféripe. ex Cavan.) 


- 7. ABUTILON à feuilles de lierre. Szda hedere- 
folia. Cavan. 


Sida caule nodofo , radicante ; foliis cordatis , oë- 
tusè crenatis , fubhirfutis ; capjulis corniculis erechis, 
longis , hamatis. Cavan. Diflert. bot. 1. pag. 8. 
n°.is. tab. 9. fig. 3. 

Sida héderafolia, foliis fubrotundo-cordatis , ob- 
tuffs, repandis ; pedunculis petioto longioribus ; cap- 
fulis biariftatis ; caule proftrato, repente. Wiilden. 
Spec. Plant. vol. 3. pag. 758. n°. 73. 


 Malva hedera terreffris folio & facie, capfulis bi- 
furcatis. Plum. Spec. 2, & Icon. 169. fig. 3. 


Ses tiges font grêles, rampantes, noueufes, 
alongées , très-glabres , pouffant de petites raci- 
nes à chaque nœud, divifées en rameaux alternes, 
garnis de feuilles longuement périoiées, un peu 
arrondies , échancrées en cœur, légérement pi- 
leufes , obtufes à leur fommer, firuées ou à cré- 
nelures lâches à leur contour ; les nervures fines, 
diftantes , prefque fimples , un peu rameufes vers 
leur fommiet. 


Les fleurs font folitaires , fituées dans l’aiflelle 
des feuilles , fupportées par de longs pédoncuies 
fimples , uniflores, fouvent plus longs que les pé- 
tioies. Le calice eft glabre, divifé en cinq décou- 
pures ovales, lancéolées , aiguës ; la coroile jaune, 
ua peu plus longue que le calice ; les pétales irré- 
guliérement échancrés au fommer. Le fruit , beau- 
coup plus petit que le calice ,eft acuminé ,compofé 
de cinq capfuies à deux fiilons , terminées par deux 
poinres droites, alongées, munies de quelques 
poils en crocher. 


Cette plante croic à l’ile de Saint-Domingue, 
où elle a été recueillie par Plumier. ( Defcripe. ex 
Cavan.) 


AUBEU 


8. ABUTILON à tige radicante. Sida radicans. 
Cavan. 


5 


Sida caule rerente, furculis radicantibus ; foliis 
cordato-acutis, pilofis , dentatis ; dentibus in fitarm 
ON à Be o p 

terminatis. Cavan. Differt. bot. 1. pag. &. n°. 6. 


Sida radicans, foliis fabretundo atis , acutis, 
lis fotitariis , petiolo longio- 
c. Piant. voi. 3. 


-COrg 


ciliato-dentatis ; peduncu 
ribus ; capfulis muticis. W 
pag. 755$. n°. 62. 


Neli-vaga. Rheed, Hort. Malab. vol. 10. pag. 


37. tab:.67. 


Cette plante pouffe des tiges rampantes , alon- 
gées, hériffées de poils blanchätres ;'eiles pro- 
duifent des rejetons nombreux, cylindiiques , éta- 
lés , munis de petites racines flbreufes. Les feutiles 
font périolées, alternes , en cœur, un.peu arron- 
dies, molies, piieufes , aiguës à leur fommet, 
dentées à leur contour; les dentelures grandes, 
terminées chacune par un poil foyeux. , 


Les flzurs fonr petites, folitaires, fituées dans 
l’aiffelle des feuilles, foutenues par des pédon- 
cuies finples, unifiores, plus longs que les pétto- 
les. Le calice ett divif£ en cinq d'coupures ovales, 
très-aiguêës. La coroile eft traverfée de veines blan- 
chatres; les étamines placées à l'extrémité d'un 
tube alongé ; les anthères d’un jaune de fafran. 
L’ovaire eft arrondi : il lui faccède un fruit com- 
pofé de cinq captules placées circuiairement , mo< 
nofpermes , dépourvues de pointes à leur fommet. 


Cette plante croit dans les Indes orientales. 
(Defcripe. ex Rheed. ) 


9. ABUTILON à feuilles de mürier. Sida mori- 
folia. Cavan. 


Sida foliis fubrotundo-acutis, cordatis, lato-cre- 
natis ; crenulis acuminatis; pedunculis annulatis, 
petiolo paulo majoribus ; calicibus pilofis. Cavan. 
Diflert. bot. 1. pag. 9. tab. 1. fig. 1. 


Althaa morifolia Indie occidentalis, ad foliorum 
Jinus capitulis ffrgularibus , parvis. Pluken. Almag. 
pag. 25, & Phytogr. tab. 132. fig. ÿ 1.2 

Sida humilis, var. 8. Willd. Spec. Plant. vol. 3. 
Pa8- 744. n°. 31. 

Ses tiges font droites, grêles, hautes d'environ 
deux pieds, rameufes, cylindriques, prefque gla- 
bres; les rameaux garnis de feuilles alternes , pé- 
tiolées , aflez grandes, ovales, en cœur, un peu 
arrondies, aigrës à leur fommet, J2gérement pi- 
leufes à leurs deux fices, crénelées à leurs bords; 
les crénelures élargies , très-aiguës ; les pétioles 
un peu plus courts que les feuilles, accompagnés 
à leur bafe de deux ftipules étalées , courtes, fé- 
tacées. 


Les fleurs font (olitaires, firuées dans l'ziffelle 


G ABU 


des feuilles, foutenues par des pédoncules fim- 
ples, droits, légérement pileux , un peu plus longs 
que les pétioles. Le calice eft ovale , hériffé de 
poils, divifé en cinq découpures ovales , aiguës. 
La corolie eft jaune , un peu plus grande que le 
calice ; le fruir globuleux , renfermé dans le ca- 
lice , coimnpofé de cinq capfules terminées par deux 
pointes courtes. 


Cette plante croît à l'Ile-de-France , où Com- 
merfon l’a obfervée. ( Defcripr. ex Cavan.) 


10. ABUTILON de l'ile Bourbon. Sida borbo- 
nica. 


Sida caule ereëo, ramofo , hirto ; foliis cordatis , 
fubrotundo-acutis , denturis ; floribus folitariis , axil- 
laribus ; pedunculis petivlo pauld longioribus. Cavan. 
Differt. bot. 1. pag. 9. tab. 10. fig. 2. 


Sida borbonica, foliis fbrotundo cordatis , acutis , 
dentatis ; pedunculis folitariis , petiolo longioribus ; 
capfulis biarifatis , ariflis calice longioribus. Willd. 
Spec. Plant. vol. 3. pag. 754. n°. 6o. 


Cette plante a fes tiges hérifées, droites, ra- 
meules , hautes d'environ deux pieds; les rameaux 
garnis de feuilles alrernes, pétiolées, ovales, un 
peu arrondies , échancrées en cœur à leur bafe, 
prefque glabres , déntées à leur contour , acumi- 
nées à leur fommet, foutenues par des pétioles 
hifpides , plus courts que les feuilles. 


Les fleurs font axillaires, folitaires , fupportées 
par des pédonculss fimples, prefque filiformes, 
hériflés , plus longs que les pétioles. Le calice eft 
ovale, divifé , jufqu’à fa moitié, en cinq décou- 

ures terminées en dents aiguës ; la corolle jaune ; 
es pétales rétrécis à leur fommet, obliquement 
échancrés ; les échancrures inégales. L’ovaire eft 
globuleux ; le tube des étamines fupportant à fon 
fommet des anthères perires , fefliles. Le fruit eft 
renfermé dans le calice ; il eft compofé de cinq 
capfules à doubles pointes, plus longues que le 
calice. 


Cette plante a été recueillie à l'ile Bourbon par 
Commerfon. { Defcript. ex Cavan.) 


11. ABUTILON à grand calice. Sida calicina. 
Cavan. 


Sida folits cordatis , crenatis ; calice magro , quin- 
guepartito ; corollis magnis , patentibus. Cavan. Diff. 
bot. 1. pag. 9. tab. 8. fig. 2. 


Sida calicina, foliis fubrotundo-cordatis , acumi- 
natis , repando-dentatis ; pedunculis folitariis , petiolo 
longioribus ; capfulis muticis, pyriformibus, Willd. 
Spec. Plant. vol. 3. pag. 747. n°. 39. 

Son port & fes tiges font les mêmes que dans le 


fida borbonica ; mais fes feuilles ont de larges cré- 
nelures obtufes , inégales ; elles fonc ovales , en 


ABU 


cœur à leur bafe , acuminées à leur fommet, fou- 
tenues par des pétioles plus courts que les feuil- 
les , accompagnés de deux ftipules féracées, ar- 
quées , redreflées. 


Les fleurs font axillaires, folitaires , fupportées 
par des pédoncules fimples, droits, géniculés , 
prefqu'une fois plus longs que les pétioles. Le ca- 
lice eft grand , divifé profondément en cinq dé- 
coupures oblongues , lancéolées , aiguës. La co- 
rolle eft grande, étalée, de couleur jaune : il lui 
fuccède un fruit renfermé dans le calice, compofé 
de cinq capfules monofpermes , en forme de poire, 
fans pointes. 


Cette plante croît à l'ile Bourbon, où elle a 
été découverte par Commerfon. ( Deftript. ex 
Cavan.) 


12. ABUTILON pileux. Sida pilofa. Cavan. 


Sida caule pilofo , ramofo ; foliis crenatis , infe- 
rioribus cordatis , fubroturdis , parvis , reliquis cor- 
dato-ovatis ; pedunculis longis, geniculatis, pilofis. 


Cavan. Differt. bot. 1. pag. 9. tab. 1. fig. 8. 


Sida pilofz , foliis ovatc-cordatis , obtuffs , denta- 
tis; pedunculis folitariis , petiolo longiorious ; cap- 
fus biroffratis , calice brevioribus. Willden. Spec. 
Plant. vol. 3. pag. 756. n°. 65. 


8. Eadem , caulibus pedunculifque glabris. 


Cette plante eft hériffée , fur toutes fes parties, 
de poils nombreux. Ses tizes font grêles, droites, 
rameufes , hautes d’environ deux pieds ; les ra- 
meaux alternes , pgarnis de feuilles pétiolées , cré- 
relées à leur contour , un peu molles , velues ; les 
inférieures plus petites , arrondies , en cœur ; les 
autres cvales, plus grandes , échancrées en cœur 
à leur bafe; les ftipules petites, étalées, fubu- 
lées. 


Les fleurs font folitaires, axilläires , placées fur 
le côté des rameaux, foutenues par des pédoncules 
plus longs que les pétioles , hériffés, uniflores. Le 
calice eft petit, globuleux, à cinq faces, à cinq 
découpures aiguës à leur fommet. Le fruit, ren- 
fermé dans le calice, eft compofé de cinq cap- 
fules terminées par deux pointes. 


Cette plante a été obfervée à Saint-Domingue 
par M. Defportes : quelquefois elle eft prefque 
entiérement glabre. ( Defcript. ex Cavan. ) 


13. ABUTILON à tiges nombreufes. Sida mulri- 
caulis. Cavan. 


Sida caulibus tenuibus , tomento-canefcentibus ; fo- 
liès fubrotundo-cordatis , denzatis , pulverulentis , vil- 
lofis. Cavan. Differt. botan. 1. pag. 10. tab. 1. 
fig. 6. 


Sida multicaulis, foliis fubrotundo-cordutis , acu- 
tis, dentatis ; pedunculis folitariis, peciolo duplo 


ABU 


longioribus ; capfulis muticis. Wild, Spec. Plant. 
vol. 3. pag. 755. n°. G4. 


Il s'élève de la même racine plufieurs tiges gré- 
les, rameufes, hautes de deux pieds, blanchatres 
& tomenteufes, garnies de feuilles alternes, ova- 
les, arrondies, échancrées en cœur à leur bafe , 
aiguës à leur fommer, dentées en fcie, velues & 
prefque tomenteufes , pulvérulentes à leurs deux 
faces ; les périoles velus, accompagnés à leur bafe 
de deux flipules très-étalées , courtes, prefque 
capillaires. 


Les fleurs {ont latérales, placées, le long des 
rameaux , dans l’aifleile des feuilles, foutenues 
par des pédoncules fimples , beaucoup pius longs 
que les pétioles, pileux, géniculés, refléchis à 
leurs articulations. Le calice eft petit, à cinq fa- 
ces ; la corolle jaune , un peu plus longue que le 
calice. Le fruit eft beaucoup plus petit que le ca- 
lice qui le renferme, compofé de cinq capfules 


petites , obtufes, dépourvues de pointes à leur 
femmet. 


Cette plante croît fur les côtes du Malabar. 
(CV. J[. in herb. Ju.) 


14. ABUTILON de Java. Sida javenfis. Cavan. 


Sida caule reclinate , fubglabro; foliis cordatis, 


acutis, [ublobaro-crenatis. Cavan. Diét. boc. 1. pag: 
10, tab. 1. fig. s. 


Sidajavenfis , foliis fubrotundo-cordatis , dentatis , 
tricufpidatis ; pedanculis folitariis, axillaribus , pe- 
tiolo longioribus ; capfulis bicufpidatis, caule recli- 
&ato. Willd. Spec. Plant. vol. 3. pag. 763. n°. 88. 


Ses racines produifent plufieurs tiges foibles, 
inclinées, prefque glabres, rameufes, longues 
d'un pied , garnies de feuiiles diftantes , pétiolées, 
ovales ,en cœur , prefqu’2uffi longues que larges, 
acuminées , crénelées à leurs bords , quelquefois 
à deux ou trois iobes aigus, peu prononcés; gla- 
bres ou à peine pileufes; les pétioles un peu plus 
courts que les feuilles, munis, à leur bafe, de 
deux ftipules fort petites , capillaires , arquées , 
redreffées. 


Les fleurs font folitaires , axillaires ; les pédon- 
cules plus longs que les périoles , uriflores, gé- 
_niculés. Le caïce eft ovale, divifé en cinq dé- 
coupures lanceolées , aiguës à leur (ommet ; la 
coralle jaune; le fruit légérement globuleux , ren- 
fermé dans le calice , compofé de cizq caplules 
terminées par deux pointes. 


Cette plante croît à l’ile de Java, où cilea été 
découverte par Commerfon. ( Defcrip..ex Cav.) 


15. ABUTILON pyramidal. Sida pyremidata. 
Cavan. 


Sida foliis cordatis , fubrotundis , magnis , den- : 


ABU 7 


tatis ; panicul terminali , flofculis numwerofis. Cav. 
Differt. bot. 1. pag. 11. tab. 1. fig. 10, & Diflert. 
G. pag. 349. tab. 194. fig. 1. 


Sida pyramidata , foliis fubrotundo-cordatis, ac 
minatis ,ferratis ; pedunculis corymbofis, fubpanicula- 
tis ; capfulis biar ffatis. Wild. Spec. Plant. vol. 3. 
pag. 759. n°. 77. 

Albutilon palufire, fpicé forum pyramidatä ; flore 
parvo , exalbido. Deip, Herb. 


Ses tiges font droites, cylindriques, hautes de 
deux pieds; les rameaux alternes , garnis de feuil- 
les petiolées , ovales, échancrées en cœur, un 
peu arrondies, aflez grandes , dentées à leur con- 
tour, acuminées ; les pétioles prefqu'auffi longs 
que les feuilles, excepté les fupérieures ; munis 
de deux flipules courtes , droites, fubulées. 


Les fleurs font petites , fituées à l'extrémité 
des rameaux ; les inférieures axillaires ; les fupé- 
rieures nues , formant par leur enfemble une pa- 

-nicule terminale , feuillée; chaque fleur foutenue 
par un pédoncule court, filiforme , accompagne , 
à fa bafe , d'une petite braétée fubulée. Le calice 
cit globuleux, à cinq faces, fort petit ; la corolle 
jaunâire , étalée , à peine plus longue que le ca- 
lice. Le fruit eft renfermé dans le calice, com- 
pofé de cinq capfules terminées par deux pointes. 


Cette plante croit à l'ile de Saint-Domingue. 
(CV. f. in herb. Desfont. ) 


16. ABUTILON bivalve. Sida bivalyvis, Cavan, 


Sida foliis cordatis, orbiculato-acuminatis , to- 
mentofis ; floribus fubfefilibus ; fructu pentagono , de- 
preflo , glabro , patenti. Cavan. Differt. bot. 1.pag. 
13 tab: T1. fige 3e 


Sida bivalwis , foliis ovato-cordatis , acuminatis , 
crenatis , tomentofis ÿ pedunculis folitariis, petiolo 
brevioribus ; calicibus ariflato-acuminatis ; capfulis 
coharentibus , bidentatis. Wiild. Spec. Piant. vol. 3. 
pag. 745: n°. 33. 


Cetre plante eft chargée , fur toutes fes parties , 
d’un duvet tomenteux. Sestiges font cylindriques, 
hautes d’environ deux pieds, garnies de feuilles 
alternes, pétiolées , ovales, acuminées , arron- 
dies & échancrées en cœur à leur bafe , créne- 
lées à leur contour , tomenteufes, un peu blan- 
chatres; les pétioles infenfiblement plus courts 
aux feuilles fupérieures, accompagnés de deux 
füpules étalées , velues , fübulées. 


Les fleurs font folitaires , axillaires , fupportées 
par des pédoncules fimples , très-courts , bien 
moins longs que les pétioles. Le calice eft divifé 
affez profondément en cinq découpures alongées, 
très-aigués , acuminées , pre{qu'ariftées, très-ou- 
vertes à la maturité des fruits ; la corolle jaune, 
étalée, à peine de la longueur du calice; les pé- 


8 À BU 


tales entiers, obtus. Le fruit eft renfermé dans le 
calice, à cinq angles , compofé de cinq capfules 
tellement adhérentes qu’on pourroit, au premier 
afpeët, les confidérer comme ne formant qu’une 
feule capfule à cinq loges monofpermes; chaque 
capfule s'ouvre en deux valves obtufes, à peine 
bidentées. 


Cette plante croît à l’île de Saint - Dimingue. 
CV. fin herb. Juff. ) 


17. ABUTILON verticillé. Sida verticillata, 
Cavan. 


Sida caule pilofo; foliis cordatis , acuminatis, 
crenatis ; floribus fubverticillatis , feffilibus, Cavan. 
Differt. bot. 1. pag. 13. tab. 1. fig. 12. 


Sida verticillata, foliis ovato-cordatis, acumina- 
tis, dentatis; floribus fubfeffilibus , aggregatis , ver- 
cisillatis ; capfulis fubmuticis. Wild. Spec. Plant. 
vol. 3. pag. 758. n°. 74. 


Cette efpèce a fes tiges pileufes, droites, cy- 
lindriques , garnies de feuilles alternes , diftantes, 
ovales, échancrées en cœur, acuminées, dentées 
à leurs bords; les pétioles deux fois plus courts 
que les feuilles ; les flipules très-couttes, capillai- 
res , étalées. Les fleurs font prefque feffiles , axil- 
laires, ramailées par paquets prefqu'en verticilles. 
Le calice fe divife en cinq découpures pileufes, 
aiguës. Les fruits font compofés de cinq capfules 
prefque mutiques , monofpermes. 


Cette plante croit au Bréfil, fur les bords du 
Rio-Janeiro , où elle a été découverte par Com- 
merfon. ( W. f.in herb. Juff.) 


18. ABUTILON odorant. Sida fragrans. Lhérit. 


Sida foliis imbricato-cordatis , rotundatis , ligula- 
to-acuminatis , dentatis ; pedunculis folitariis | pe- 
tiolo brevioribus. Lhérit. Surp. Nov. vol. 1. pag. 
111. tab. ÿ3. 


Sida (fragrans ), fois fubrotundo-cordatis ; acu- 
minatis , crenatis, hirfuto-vifcoffs ; pedunculis foli- 
tariis, petiolo brevioribus ; capfulis bifecofis. Wiilld. 
Spec. Plant. vol. 3. pag. 743. n°. 28. 


Cette plante eft odorante, velue, légérement 


vifqueufe. Ses tiges font droites, cylindriques, 
velues , rameufes , prefque ligneufes; fes rameaux 
alternes , verdâtres , vifqueux, garnis de feuilles 
pétiolées , alternes , prefqu'imbriquées , ovales, 
en cœur, prefque rondes, dentées, acuminées, 
molles , velues , d’un verr-gai, très-étalées , fou- 
vent pendantes, ampies, de la même longueur 
que les périoies ; les ftipules fubulées , arquées, 
veluss. 


Les fleurs font axillaires, folitaires , foutenues 
par des pédonculés droits , filiformes, velus , ar- 


ticules dans lèur mieu. Le calice fe divife en cinq 


ABU 


découpures oblongues, acuminées, velues, éta- 
l£es , longues de fix lignes. La corolle eft jaune, 
un pen campanulée ; les pétales un peu arrondis, 
cunéiformes & velus à leur bafe, une fois plus 
longs que le calice ; les anthères réniformes, pé- 
dicellées ; l'ovaire pentagone, velu; le ftyle plus 
long que les étamines, à cinq découpures ; les 
fligmates en tête. Le fruit confifte en cinq capfu- 
les veluss , monofpermes | À deux pointes féra- 
cées ; les femences folitaires, arrondies, un peu 
pubefcentes, 


Cette plante croit à la Nouvelle-Efpagne. B 
(Defcript. ex Lhérie.) 


19. ABUTILON élégant. Sida arouta. Swartz. 


Sida foliis cordatis, ferratis, apice attenuatis ; 
caule virgato; pedunculis axillaribus, filiformibus , 
unifloris. Swartz , Prodr. pag. 1o1, & Flor. Ind. 
occid. vol. 2. pag. 120$. — Willd. Spec. Plant. 
vol: 3. pag. 759. n°. 63. 

Sida (glabra), fois cordatis, (erratis , acumi- 
natis , glabris ; caule ramofo; pedunculis axilluribus , 


unifioris. Mill. Dict. n°. 14. 


Malvavinda aburilifolio , acuminato; floribus par- 
vis , luteis , ex alis foliorum ; femine bidente. Houft. 


Arbuite dont les tiges font ligneufes, un peu 
grimpantes, foibles , cylindriques , rameufes ; les 
rameaux étalés, très-longs , effilés, glabres, cy- 
lindriques , garnis de feuilles alternes, oval:s, en 
cœur , longuement rétrécies à leur fommer , iné- 
galement dentées en fcie à leurs bords, glabres à 
leurs deux faces; les pétioles filiformes, de la 
longueur des feuilles; les flipules fubulées , ap- 
pliquées contre les tiges. 


Les fleurs font folitaires, axillaires, foutenues 
par des pédoncules fimples, filiformes , plus courts 

ue les feuilles. Le calice eft pentagone , à ci:q 
décodoures droites, membraneufes , ovales, ai- 
guës, perfiftantes ; la corolle jaune; les pétales 
ovales, un peu finués à leurs bords ; les étamines 
monadelphiques ; cinq flyles étalés, autant de 
fligmates obtus. Les caplules font glabres, au 
nombre -de cing, monofpermes, terminées. par 
deux pointes. 


Cette plante éroïît dans les contrées méridio- 
pales de la Jamaique , aux lieux arides, parmilès 
brouflailles. B (Defcript. ex Swartz.) | 


20. ABUTILON ds buiflons. S’da dumofa. 
Swartz. ss 
Sida foliis cordatis, ovatis , acuminatis , ferra- 
tis sutrinque glabris ; floribus paniculatis. SWartz , 
Prodr. pag. 101, & Flor. Ind. occid. vol. 2. pag. 
1209. — Willden. Spec. Plant. vel. 3. pag. 760. 
n$; 1798 
Ses 


ABU 


£es tiges font droites, ligneufes, lifles, cylin- 
driques , rameufes; les rameaux alernes, étalés , 
alongés ; les feuilles pétiolées, ovales, en cœur, 
largement acuminées, veinées, nerveufes, den- 
tées en fcie à leurs bords, glabres à leurs deux 
faces , longues d'environ deux pouces ; les pétio- 
les cylindriques, pubefcens, de la longueur des 
feuilles, accompagnés , à leur bafe , de deux {ti- 
pules fubulées. 


Les fleurs font nombreufes, ramaflées, médio- 
crement pedicellées, réunies en une panicule ter- 
minale , droite , rameufe; les ramifications alter- 
nes, cylindriques , étaiées. Le calice eft pubefcent, 
pentagone à fa bafe , à cinq découpures étalées , 
ovales , aiguës ; la corolle d’un jaune pâle ; les 
pétales ovales ,obliques , onguiculés à leur bafe ; 
cinq à fix fyles ; les ftigmares obrus. Les caplules 
font au nombre de cinq, quelquefois fix , mono- 
fpermes, hériffées de petits poils blanchätres , ter- 
minées par une pointe fubulée. 


Cette plante croît dans les contrées méridic- 
nales de l'Amérique. B (Defcripr. ex Vahl.) 


21. ABUTILON jaunûtre. Sida flavefcens. Cavan. 


Sida foliis ovato- cordatis , obtufis , inaqualiter 
dentatis ; pedunculis geminatis , f[ubbifloris, petiolo 
brevioribus ; capfulis aeutis. Willden. Spec. Plant. 
vol. 3. pag. 755. n°. 61. 


æ. Sida (proftrata) , caule proffrato , foliis cor- 
datis , latis , crenatis , tomentofis , faveftentibus ; 
fioribus flavis, geminis ; capfuiis muticis. Cavan. 


Differt. bot. 1. pag. 13. tab. 13. fig. 3. 


8. Sida (flavefcens), foliis cordatis , oblongis , 
crenatis , tomentofis , favefcentibus ; floribus rubef- 
centibus, geminis. Cavan. Differt. bot. 1. pag. 14. 
tab. 13. fig. 2. 


Il eft très-probable que ces deux plantes ne 
font que variété l’une de l’autre. La première a 
fes tiges couchées, dures, prefque ligneufes, cy- 
lindriques ,légérement pubefcentes, lonaues d'en- 
viron un pied, garnies de feuilles alternes , mé- 
diocrement pétiolées, ovales, en cœur, obtufes, 
crénelées à leur fommet, tomenteufes à leurs deux 
faces, un peu jaurâtres, nerveufes, réticulées , 
munies , à la bafe de leur pétiole, de deux ftipules 
droites , fubulées. Les fleurs naifent folitaires ou 
deux à deux dans l’aiffelle des feuilles, fur des pé- 
doncules courts, épais, géniculés, cylindriques , 
velus, fimples, de la longueur des pétioles. Le 
calice eft velu , globuleux, à cinq fices, un peu 
enflé, divifé en cinq découpurés profondes, ova- 
les, veinées. La corolle eft jaune , un peu plus 
longue que le calice. Le fruit contient cinq cap- 
fules un peu arrondies, aiguës à leur fommet, 
renfermées dans le calice. 


La variété p diffère de la précédente par fes 
Botanique. Supplément. Tome I, 


ABU 9 


tiges droites ou redreffées. Les feuilles font plus 
alongées , échancrées en cœur à leur bafe, ova- 
les-oblongues, crénelées, tomenteufes., jaunâ- 
tres; les fleurs font un peu rougeâtres, & les cap- 
fules font quelquefois au nombre de fix. 


Cette plante a été recueillie, ainfi que fa va- 
riété, par Commerfon , fur les rochers , à Monte- 
Video. h €V. f. in herb. Desfont.) 


22. ABUTILON à feuilles de lin. Sida linifolia. 


Sida foliis linearibus , hirfutis , integerrimis ; flo- 
ribus corymbofo-fpicatis , fpicis terminalibus. Cavan. 
Differc. bot. 1. pag. 14. tab. 2. fig. 1. 


Sida linifolia, foliis linearibus , integerrimis ; ra- 
cemis terminalibus , capfulis fubmuticis. Wild. Spec. 
Plant. vol. 3. pag. 734. n°. 1. 


Malva hirfuta, gramineo folio. Barrer. France 
équin. pag. 72. — Aubl. Guian. vol. 2. pag. 704. 


Malva linariafolio , flore albo. Jof. de Juff. 
Herb. 


g. Eadem , caule fimplict , gracili ; racemo termi- 
nalr. 

Ses tiges font ligneufes , hautes de deux pieds, 
rameufes , cylindriques , velues, garnies de feuil- 
les alternes , très-peu pétiolées , linéaires , fort 
étroites , longues de trois pouces &z pius , entières 
à leurs bords , pileufes à leurs deux fices , aiguës 
à leur fommet , à nervures peu faillantes; les pé- 
tioles velus , accompagnés de deux itipules droi- 
tes, fubulées. 


Les fleurs font difpolées , à l'extrémité des ra- 
meaux, en une grappe ou une forte d’épi droit, 
pubefcent; les pédoncules & pédicelles géniculés , 
uniflotes, munis à leur bafe de petites braétées 
très-courtes. Le calice eft anguleux, couvert de 
poils blanchatres, anguleux, à cing découpures 
lancéolées ; la corolle blanche ; le fruit renfermé 
dans le calice, à cinq capfules à peine aiguës. Dans 
la variété 8, les tiges font fimples , hautes de trois 
pisds & plus, giêles , terminées par une grappe 
de flsurs. 


Cette plante croit à Cayenne & au Pérou. D 
(VS. in herb. Desfont.) 


23. ABUTILON à feuilles étroites. Sida angufii- 
folia. Lam. 

Sida foliis anguffis , oblongis , ferraris ; axillis 
Jubfpinofis , trium fpinularum mediä majore. Cavan. 
Differt. bot. 1. pag. 14. tab. 2. fig. 2, & Diff. 2. 
pag. 48. 

Sida anguflifolia, foliis linearibu:, dentatis , [u3- 
is glaucis , Jubtomentofis , nudis, fubcrifpinofis. 
Lhérit.Stirp. Nov. vol. 1. pag. 89. cab. ÿ2. 


Sida anguffifulia , foliis lineari-lanceolatis ; den- 
B 


ABU 


taiis ; pedunculis fubfolitariis , axillaribus; capfulis 
bicrfpidatis. Wild. Spec. Piant. vol. 3. pag. 734. 
Hoor2: 


10 


. Sida anguflifolia, foliis angufhs, oblorgis, ferre- 
Lis ; axillis jubf} inofis , trium fpinularum mea:à ma- 
jo'e. Murr. Syit. veg. edit. 14. pag. 621. 


Sida (ulmifolia}, fois inferioribus cordato lan- 
ceolatis , fu;erioribus linearibus, omnibus ferratis ; 
capfulis bicufpidatis. £ Retz. Obf. bot. 3. pag. 37. 


Sida anguftifolia. Lam. Diét. vol. 1. n°. 1. 


Ses feuilles font molles, douces au toucher ; 
elles varient dans leur longueur, & font d'autant 
plus étroites, qu’elles fe rapprochent davantage 
du fommet des rameaux. Les fleurs contiennent 
feize étamines. Les anthères font petites, arron- 
dies , foutenues par des fiiamens courts, fiiués à 
l'extrémité du tube. L'ovaire eft orbiculaire , à 
cinq fillons ; cinq ftyles à peine connivens à leur 
bafe , de couleur purpurine , autant de ftigmates 
g'obuleux. Le fruit, renfermé dans le calice , eft 
conipofé de cinq capfules, terminées chacune par 
deux pointes prefqu'épineufes; les femences un 
peu triangulaires , noisaties. ( Voyez Diét. n°. à 


24. ABUTILON à feuilles aiguës. Sida acuta. 
Cavan. 


Sida foliis anguffè lanceolatis , dentatis, inferne 
integris; floribus fabfcffilibus , folitariis. 


bot. 1: pag. 15. tab. 2. fig. 3. 


avan. Diff. 


Sida acuta, foliis lineart-lanceolatis, dentatis ; 
pedunculis folitariis, axillaribus ; capfulis bicufpida- 
tis, flipulrs lanceolaris. Willé. Spec. Plant. vol. 2. 

se nn 
PaB: 755 05e 3 

Sidu fotiis lanceolotis, ferratis ; flipulis feraceis ; 

floribus axillaribus, folitariis. Burn. Ind. 147. 


Althaa coromandeliana , anguffis, prelongis foliis; 


femine bicorni. Piukènet, Manif. 10. tab. 334. 
fig. 2. [ 


Silagurium longifolium. Rumph. Amb. 6. pag. 
43. tab. 18. fig. 2. 


Tfjeru-parua. Rheed. Malab. vol. 10. pag. 105. 
tab. ÿ3. 


. Très-rapprochée de l’efpèce précédente, celle- 
ci en différe cependant par fes tiges, qui s'élèvent 
à la hauteur de quatre & fix pieds. Les racines font 
très-longues, difficiles à arracher; les feuilles à 
peine pétiolées, plus aiguës; aucune apparence 
d'épines dans les arffelles. Les flipules font lancéo- 
les & non fétacées, plus longues que les pé- 
tioles. 


eo TT 


Cette plante croît dans les Indes orientales , à 
Javä, dans l'ile d'Amboine. 5 (F./f}) 


25: ABUTILON blanc. Sida alba, Linn. 


À: B Ü 


Sida foliis cordatis , fubrotundis ; féipulis feraceis, 
axillis fubtrifpinofis. Lin. Spec. Plant. vol. 2. pag. 
960. Non Cavan. 


Sida foliis oblongo-cordatis, rotundato- obtufss , 
dentatis ; pedunculis petiolo equalious , capfulis bi- 
cornibus. Willd. Spec. Plant. vol. 3. pag. 757. 
DAS 


Aithaa roftrata , coromandelienfis, pimpinelle ma- 
joris folio fubrotundo , femine bicerni. Pluk. Aimag. 
pag. 26. tab. 0. fig. 3. 


Sida alba, Lam. Di&. 1. n°. 3. 


La plante que M. Cavanilles a nommée fida alba, 
ne doit pas être confondue avec celle-ci. On la 
trouvera mentionnée fous le nom d’Aéurilon des 
Canaries. ( Voyez pour celle-ci l'ABUTILON BLANC, 
Diétnre 7) 


26. ABUTILON épineux. Sida fpinofu. Linn. 


Sida foliis ovato-cordatis, ferratis; flipulis fera- 
ceis , axillis futfpinofis. Linn. Spec. Plant. vol. 2 
pag. 961. — Cavan. Differt. bot. 1. pag. 11. tab. 1. 
fig. 9.— Swartz, Obf. 257. — Vahl, Symbol. 2. 
pag. 78. 


Sidi fpinofa, foliis ovato - lanceolatis | obfolerè 
cordatis , dentatis ; pedunculis fubfolitariis, axiliart- 
bus ; axillis fuofpinofis ; ffipulis fetaceis , pedunculo 
longioribus ; capfulis biroffrazis. Willd. Spec. Plant. 
vol. 3. pag. 336. n°. 6. 

Sida (fpinofa), caule patulo ; axillis [ubfpirofis ; 
foliis longiufeulè peticlatis, cordato-ovalibus vel 0b- 
dongis ; froribus pufillis, breviufiule pedicellaus. 
Mich. Flor. boreal. Aimer. vol. 2. pag. 43. 


Sida foliis cordato-ovatis, ferratis ; capfulis quinis, 
bicufpidatis. Hort. Cliff. 340. 


Stewartia ( corchoroides), foliis ovatis, ferra- 
tis, fubsïs villofis. Forskh. Flor. ægypt. - arab. 
pag. 126. 


Malva ereita, minor, carpinifolio ; flore luteo ; 
Jeminibus fixgalis, fimplici aculeo longiori donatis. 


Sloan, Catal. 96. Hilt. 1. pag. 218. 


Alcea carpinifolia , americana, fratefcens, flofculis 
luteis , femine auplici roffro. Commel. Hort. 1. 
pag. 3. tab. 2. 


Althaa virginiana , bidens , pimpinelle mayoris 
acutiore folio ; fofiulis minimis , luteis, Piuk. Alm. 


pag. 25. tab. 9. fig. GC. 
Sida fpinofa. Lam. Dit. vol. 1. n°. 2. 


Ses fleurs font jaunes; les pétales étalés, à deux 
lobes peu profonds à leur fommet, inégaux ; l'un 
des deux plus long, plus aigu; les anthères arron- 
dies , placées à l'extrémité du tube des filamensÿ 
l'ovaire orbiculaire , à cina fillons; le ftyle fimple, 
à cinq découpures ; les ftigmates en tête ; les fruits 


ABU 


renfermés dans le calice, contenant cinq capfules 
à deux pointes. ( Voyez les autres détails à l'article 


| 


ABUTILON épineux , n°. 2.) On cultive cette ; 


plante au Jardin des Plantes de Paris. 


27. ABUTILON ligneux. Sida frutefcens. Cavan. 


Sida foliis ovato-oblongis , ferratis , fubiàs albi- 
cantibus ; pedunculis ereétis, unifloris , folio duplo 
Dern Cavan. Differt. bot. 1. pag. 11. tab. 10. 

g- 1. 


Sida frurefcens, foliis ovato-oblongis, ferratis ; 
pedunculis unifloris , axillaribus ; capfulis birofiratis. 


Wild. Spec. Plant. vol. 3. pag. 736. n°. 7. 


Ses tiges font droites, ligneufes, cylindriques , 
rameufes, hautes de quatre pieds, un peu com- 
primées & légérement pubefcentes à leur partie 
fupérieure, d’un brun-foncé , gunics de feuilles 
alternes, médiocrement pétiolées , ovales-oblon- 
gues , nombreufes, rétrécies à leur bafe , à peine 
aiguës à leur fommet, légérement pubefcentes , 
prefque glabres , dentées en fcie, accompagnées 
à leur bafe de flipules droites , capillaires. 


Les fleurs font axillaires, folitaires, foutenues 
par des pédoncules fimples, géniculés, une fois 
plus longs que les pétioles. Le calice eft ansguleux, 
de forme pyramidale , à cinq découpures planes, 
aiguës ; la corclle jaune, peu ouverte; les pétales 
échancrés au fommer en deux lobes inégaux ; un 
ovaire globuleux , furmonté de cinq ftyles & d’au- 
tant de ftigmates en tête. Le fruit eit contenu 
dans le calice , compofé de cinq capfules à deux 
pointes. 


Certe plante croît dans l’Amérique méridio- 
nale. On la cultive au Jardin des Plantes de Paris. 


P (7. v.) 


28. ABUTILON bicolor. Sida bicolor. Cavan. 


Sida caule fruticofo, ereëto ; ramis patulis ; foliis 
lanceolatis, valdè acurminatis, ferratis ; floribus axil- 
laribus , folitariis. Cavan. Icon. Rar. vol. 4. pag. 6. 
tab. 311. 


Ses tiges font cylindriques, hautes de deux 
pieds, d’un vert tirant fur le violet, divifées en 
rameaux étalés, sarnis de feuilles alternes , pétio- 
lées , lancéolées , très - acuminées, dentées en 
fcie, entieres à leur bafe, les fupérieures longues 
de deux à rrois pouces ; les pétioles beaucoup plus 
courts que les feuilles, accompagnés de deux 
flipules iubulées , caduques. 


Les fleurs font folitaires , axillaires , foutenues 
par des pédoncules droits , longs d’un pouce. Le 
calice elt divifé en cinq découpures colorées, ai- 
gués ; la corolle rougeâtre en dehors, d’un jaune- 
foncé en dedans; les pétales éralés, rétrécis à leur 
bafe , un peu échancrés inégalemenr à leur fom- 
met ; les anthères ovales, pédicellées ; l’ovaire 


A BU 11 


globuleux, à cinq faces peu marquées; cinq ftyles 
réfléchis, plus longs que les étamines; les ftigma- 
tes globuleux. Le fruit eft renfermé dans le ca- 
lice, compofé de cinq capfules monofpermes, 
mutiques ; les femences réniformes. 


Cette plante croit à la Nouvelle-Efpagne ; elle 
fleurit au mois d’oétobre dans le Jardin de Ma- 
drid. % ( Defcript. ex Cavan.) 


29. ABUTILON échancré. Sida emarginara. 
Will. 


Sida foliis ovato-lanceolatis , cordatis, dentatis , 
apice truncatis , reruffs ; pedunculis petiolo duplo bre- 
vioribus , capfulis Siroffratis. Willd. Spec. Plant. 
VOLS pag fn, 70. 


Sida (truncara), foliis cordato-oblongis, retufis , 
ferratis; ffipulis feraceis, nodis fubtrifpinofis. Lherit. 
Scirp. Nov. 1. pag. 107. tab. fi. 


Cette plante s'élève à la hauteur de deux pieds, 
fur une tige droite, cylindrique , un peuligneufe, 
divifée en rameaux trés-etalés, fouvent munis de 
trois petites épines à leurs nœuds. Les feuilles 
font ovales- oblongues, en cœur, tronquées à 
leur fommet, un peu ridées, dentées à leur con- 
tour , vertes , glabres à leur face fupérieure, un 
peu pubefcentes en deffous, longues de trois 
pouces & plus, foutenues par des pétioles pref- 
que de moitié plus courts que les feuilles; les {Hi- 
pules droites, fubulées. 


Les fleurs font foliraires , axillaires ; les pédon- 
cules filiformes, articulés à leur fommet, pius 
courts que les pétioles; le calice pubefcenr, cam- 
panulé , à cinq découpures étalées, lancéoïées ; 
aiguës ; la coroile jaune , un peu plus longue que 
le calice ; les pétales oblongs, triangulaires , tron- 
qués obliquement à leur fommet, à échincrure 
inégale, un peu pubefcens ; les anthères rénifor- 
mes, pédicellées ; l'ovaire velu, pentagsne ; un 
ftyle à cinq découpures réfléchies; les fligmates 
jaurâtres, en tête. Le fruit eft compofé de ciriq 
capfules monofpermes, renfermées dans le calice, 
brunes, velues, à deux cornes. 


Cette plante croit à la Nouvelle-Efpagne. ze 


30. ABUTILON couché. Sida jupina. Ehérit. 


Sida foliis fubrotundo cordatis , obtufiufeulis, cre- 
natis ; pédunculis folitariis , petiolo loïgioribus ; cap- 
fuis brariftatis , caule proc mbente. Willden. Spec. 
Plant. vol. 3. pag. 7ÿ6. n°. 67. 


Sida (fupina), folis cordato-ovatis, crenatis ; 
caulibus filiformibus , profiratis. Lh£rit. Sürp. Nov. 
I. pag. 109. tab, fi. 

Sida (procumbens ), foliis cordatis, ovato-fubro- 
tundis, ferratis ; villofis ; caulibus procumbentibus, 


B2 


12 À BU 


Swartz, Prodr. pag. 102, & Flor. Ind. occid. vol. 
2. pag. 1211. 


Sida (ovata ), caule proffrato , ramofo; folis 
ovatis , cordatis , crenatis ÿ floribus axillaribus , foli- 
tariis, pedunculatis. Cavan. Differt. 6. pag. 350. 
tab. 196. fig 2. 


Cette plante a le port d’une véronique. Ses ti- 
ges font couchées, cylindriques , très-rameufes , 
un peu ligneufes à leur bafe ; les rameaux étalés, 
alongés , prefque filiformes , un peu hériflés vers 
leur fommer; les feuilles petites , alternes, dif- 
tantes , ovales , un peu arrondies, en cœur , pref- 
qu'obtufes, pubefcentes, blanchâtres en deflous ; 
les pétioles pubefcens, plus longs que les feuilles ; 
les ftipules fubulées , étalées. 


Les fleurs font axillaires, folitaires ; les pédon- 
cules filiformes, un peu pubefcens , plus courts 
que les feuilles; le calice campanulé , blanchätre, 
à cinq angles, à cinq découpures ovales-lancéo- 
lées , aiguës ; la corolle d'un jaune-pale , à peine 
plus longue que le calice; les pétales en cœur, 
finués, un peu échancrés ; les anthères rénifor- 
mes ; l'ovaire pentagone ; cinq ftyles adhérens par 
leur bafe. Le fruit eft compoié de cinq capfules 
monofpermes , terminées par deux cornes diver- 
gentes , plus longues que le calice. 


Cette plante croît à la Nouvelle-Efpagne. + 
CF. S) 


31. ABuTILOR à feuilles d'orme. Sida ulmifolia. 
Cavan. 


Sida foliis cordato-oblongis, longè acuminatis , 
crenatis ; capfularum roffris elongatis, hamatis. Ca. 


Differt. botan. 1. pag. 15. tab. 2. fig. 4. 


Sidi ulmifolia , foliis ovato-cordatis , acuminatis 
crenatis ; pedunculis folivariis , petiolo fubaqualibus ; 
cap{ulis rofratis, Wild. Spec. Piant. vol. 3. pag. 
745: n°. 34. 

Ses tiges font droites, cylindriques , rameufes, 
hautes de deux pieds, garnies de feuilles pétio- 
ées, ovales , échancrées en cœur à leur bafe, ré- 
trécies à leur fommet en une longue pointe , cré- 
nelées à leur contour, glabres à leurs deux faces, 
une fois plus longues que leur pétiole, accompa- 
gnées à leur bafe de deux flipules droites , fubu- 
lées. 

Les fleurs font axillaires, folitaires , foutenues 
par des pédoncules fimples, géniculés , à peine 
plus longs que les pétioles. Le calice eft ovale, à 
cinq faces, à cinq découpures ; il renferme un 
fruit à cinq capfules, qui fe terminent chacune 
par une pointe alongée , courbée en hameçon. 


Cette efpèce croit à l'ile de Saint-Domingue. 
(Defeript. ex Cavan. } 


32. ABUTILON piquant, Sida urens, Linn. 


RÉ ER EEE TE EE LL ND 


A BU 


Sida foliis cordatis, acuminatis , ferratis , hifpi- 
dis ; pedunculis multifloris , axillaribus & ceriminali- 
bus. Cavan. Differt. bot. 1. pag. 15. tab. 2. fig. 7e 


Sida urens , foliis cordatis, ferratis, hifbidis ; pe- 
dunculis multifioris, glomeratis. Linn. Spec. Plant. 
vol. 2. pag 963.— Amœn. acad. vol. $. pag. 402. 
n°. 66. — Murr. Comment. Goëtt. vol. 3. pag. 
75: tab. 5. — Swartz, Obferv. boran. 261. 


Sida urens, foliis ovato- cordatis, acuminatis , 
dentatis; pedunculis axillaribus , multifloris , glome- 
ratis ; capfulis muticis. Willd. Spec. Plant. vol. 3. 
P28- 759. n°. 75. 

Sida uriicata, foliis cordatis, ferratis ; floribus 
capitatis , pedunculis communibus alaribus. Brown, 


Jam. pag. 280. 


Althea fpicata, beronice folio villofo ; fpicä bre- 
viore & laxa. Sloan, Catal. pag. 97. Hi. 2. 
pag. 44. 

Non fida urens Lam., que eff pavonia urens. 
Cavan. 


La defcription que M. de Lamarck a donnée du 
fida urens ( ABUTILON à poils piquans , n°. 17), 
ne doit point fe rapporter à cette efpèce de Linné, 
mais au pavoria urens Cavan. ( Voyez PAVON pi- 
quant, vol. $, n°. 8.) Celle dont il s’agit ici a 
des tig?s droites, cylindriques, hautes de deux 
pieds ; des feuill:s entières & non anguleufes, 
longuement pétiolées, ovales, acuminées, den- 
tées à leur contour, couvertes de poils raides, 
de même que les tiges , les périoles , les pédon- 
cules & les calices ; les fipules éralées , féracées. 


Les fleurs font difpofées , dans l’aiflelle des feuil- 
les , en grappes courtes, peu garnies; une fleur 
folitaire , pédonculée à la bafe de chaque grappe. 
Le calice eft pentagone, divifé en cinq découpures 
pileufes , terminées par une pointe courte Le fruit 
eft renfermé dans le calice, compofé de cinq cap- 
fules à peine aiguës. 


Cette plante croît à la Jamaïque, 


33. ABUTILON glutineux. Sida glurinofez. Cav. 


Sida caule tomentofo , glutino/o ; foliis magnis, 
cordatis , oblongis, acuminotis, fubids 1omentofs, 
Juperioribus parvis ; pedunculis capillaribus , lorgif- 
fimis. Cavan. Differt. botan. 1. pag. 16. tab. 2. 
fig. 8. 


Sida glutinofa , foliis fubrotundo-cordatis , acumre 
natis, aentautis ; pedunculis geminatis, [ubbifloris, 
petiolo longioribus ; capfulis biariftatis , ariflis calice 

se : FRS ET É 
longioribus. Wild. Spec. Plant. vol. 3. pag. 753. 
DÉS. 

Sida (racemofa) » foliis crenatis ; villofis ; car- 

datis ; racemis axilleribus, multiforis. Bunn. Flo. 


Ind, ? 


ABU 


Ses tiges font droites, cylindriques, couvertes 
d'un duvet glutineux, hautes de deux pieds & 
plus ; les rameaux nombreux , paniculés, garnis de 
feuilles alternes, diftantes , longuement petiolees, 
aflez grandes, ovales, en cœur, acuminées à leur 
fommet, dentées en fcie à leurs bords, tomen- 
teufes à leur face inférieure; les feuilles ftupérieu- 
res beaucoup plus étroites & plus petites ; les pé- 
tioies cylindriques, munis à leur bafe de deux 
ftipules petites , féracées , éralées. 


Les pédoncules font ordinairement, comme 
dans le fida urers , au nombre de deux dans cha- 
que aiffellé, capillaires, droits, alongés, géni- 
culss , fimples & umflores; quelquefois l'un des 
deux porte deux ou à peine trois fleurs pédicel- 
Ices. Le calice eft globuleux , légérement angu- 
jeux, divifé en cinq découpures très-aiguës à leur 
fommet. Le fruic eft renfermé dans le calice ; il 
eft compofé de cinq capfules ; chacune d’elles fur- 
montée de deux pointes alongées. 


_ Cetre plante croît, à Saint-Domingue. Com- 
merfon l’a épalsment obfervée à l'Ile-de-France. 


CHE) 


34. ABUTILON paniculé. Sida paniculata. 


Sida foliis cordato-oblongis , acuminatis, ferratis, 
Jubtès tomentofis ÿ pedunculis capillaribus , longifi- 
mis. Linn. Spec. Plant. vol. 2. pag. 962.— Amœn. 
academ. vol. ÿ. pag. 401. — Lhérir. Stirp. 1. 
pag. 412. — Cavan. Diff. bot. 1. pag. 16. tab. 12. 
fig. $. 

Sida paniculata, folits cordato-ovatis , acumina- 
zis , ferracis , hirfutiufèulis ; floribus paniculatrs ; 
pedunculis longiffimis | capillaribus. Swartz , Obf. 
bot. pag. 259. 


Sida paniculata, foliis ovato-cordatis , dentatis ; 
racemis paniculatis , capfulis biroffratis. Var. @. 
Willd. Spec. Plant. vol. 3. pag. 760. n°. 78. 


Sida foliis cordato-acuminatis ; pedunculis longis , 
tenuiffimis , capillaribus | alaribus ; inferioribus ffm- 
plicibus , fuperioribus ramofis. Brown, Jam. p. 280. 


Sida paniculata. Lam. Dict. vol. 1. n°. 13. De- 
leatur Plukenetii fynonymon. 


S2s tiges font grêles, fimples, pubefcentes , 
hautes de deux pieds, légérement rameufes & pa- 
niculées à leur fommet, garnies de feuilles ova- 
les, en cœur, pubefcentes en deffous, acuminées 
à leur fommet, dentées en fcie à leur contour, 
veinées & à trois ou cinq nervures faillantes ; les 
pétioles légérement tomenteux ; les ftipul:s fubu- 
léss , plus longues que les pétioles. 


Les fleurs font axillaires , & forment par leur 


enfemble une panicule grêle , slongée. Les pédon-; 


cules fortent ordinairement au nombre de deux 


de chaque aïfflle , lun prefque fimple , unilore ; 


i 
1 


ABU 13 


l’autre rameux , plus alongé, garni de quâtre à fx 
fleurs & plus, pédicellées. Ces pédoncules ;. tant 
communs que partiels, font longs, étales, capil- 
laires , prefque glabres , accompagnés à leur bafe 
de tres-petites bractées courtes, aiguës. Le calice 
eft ovale, prefque globuleux, à cirq divifions 
ovales, aiguës ; ia corolle jaune, petite ; lie ren- 
ferme cinq flyies , auxquels fuccèdent des fruits 
g'obuleux, de la grandeur du calice, contenant 
cinq capfules à deux petites pointes à peine fen- 


fibles. 
Cette plante croît à la Jamaique & au Pérou. 


(Hu) 


35. ABUTILON à pédoncules capillaires. Sida 
capillaris. Cavan. 


Sida foliis cordato-oblongis , tomentoffs ; peduncu- 
lis longiffimis, capillaribus ; corollis minimis ; ma- 
culatis, fubreflexis. Cavan. Differt. bot. I. pag. 10. 
tab. 1. fig. 7, & Diflert. $. pag. 274. 

Sida (atvo-fanguinea), foliis cordatis, acutis, 
ferratis , utrinque villofis ; pedunculis unifloris , foli- 
tariis, capillaribus ; caule fruticojo. Jacq. Colleët. 
vol. 1. pag. 49, & Icon. Rar. vol. 1. tab. 136. 


Sida paniculata , var. 8. Willd. Spec. Plant. vol. 
3. pag. 760. n°, 78. 


Quoique cette plante réunie une partie des 
caraétères du ffda paniculata, elle en diffère par 
fon port, par fes fleurs folitaires & non panicu- 
lées, par fa corolle , &c. Ses tiges font droites , 
ligneufes , tomenteufes , hautes d'environ deux 
pieds & plus , garnies de feuilles ovales, en cœur, 
velues à leurs deux faces, aiguës à leur fommer, 
dentées en fcis à lzur contour, aflez grandes; les 
fupérieures plus & bien moins pétiolées; les fi- 
pules droites , fétacées. 


Les fleurs font folitaires, fituées dans l'aiffelle 
des feuilles, portées fur de longs pédoncules fim- 
ples, capillaires, alongés , géniculés. Le calice eit 
petit, globuleux ; la corolle fort petite , réfléchie 
en dehors, divifée en cinq pétales d’un jaune- 
foncé, tachetés de noir à leur bafe ; le tube des 
étamines grêle , alongé, velu à fa partie fupé- 
rieure ; les ityles rougeâtres , au nombre de cinq; 
les ftigmares velus, en forme de tête. Le fruit, 
plus court que le calice, eft compofé de cinq cap- 
fules, à deux pointes chacune. 


Cette plante croit au Bréfil & au Pérou. P 


CF. f.) 
36. ABUTILON vifqueux. Sida vifcofa. Linn. 


Sida foliis cordatis , crenati$, tormentofis ; floribus 


a ; carfulis feptemlocularibus , roturdis , 


deprefis. Linn..Spec. Plant. vol, 2. pag. 963. — 
Amoœn. acad. vol. $. pag. 401.—Swartz, Oblerv. 
bot. pag. 239. — Cavan. Differt. bot, 1. pag. 17. 


14 ABU 


Sida (vifcofa), foliis ovato-cordatis ; acumina- 
tis, tenuiffimè ferratis , tomentofo-vifcofis , pilojis ; 
pedunculis fusfolitariis, petiolo longiorious ; capfulis 
muticis. Williden. Spec. Plant. vol. 3. pag. 746. 
nA37 - 

Sida vif.ofa feu villofa, foliis cordatis , acurmi- 
natis ; petiolis longis ; pedunculis tenuibus, folitariis. 
Brown , Jam. pag. 280. 


Althaa populifolio, villofo, leviter ferrato.Sloan, 
Jam. 98. Hilt. 1. pag. 222. tab. 139. fig. 4. 


Sida vifcofa. Lam. Diét. vol. 1. n°. 10. Non 
Lhérie. 


C’eft un arbriffeau dont les tiges s’élèvent à la 
hauteur de trois à quatre pieds, divifées en ra- 
meaux étalés. Les fleurs font jaunes. Les fruits 
renferment fept capfulés comprimées latéralemenr, 
cbiufes à leur fommer. M. Poireau l'a recueillie 
à Saint-Domingue. h (Ÿ./f.) Toute la plante eft 
vilqueufe, & répand une odeur forte. 


37. ABUTILON de la Jamaique. Sida jamaïcen- 
fs. Linn. 


Sida foliis ovaus, ferratis, tomentofis ; floribus 
axillaribus , fubpedunculatis ; feminibus quinis, bi- 
cornibus. Linn. Spec. Plant. vol. 2. pag. 962. — 
Arœn. acad. vol. $. pag. 401. — Swartz, Obf. 
bot. pag. 255.— Cavan. Diflert. bot. 1. pag. 17. 
tab, 2. fig. $. — Willd. Spec. Plant. vol. 3. pag. 
737. n°. 9, = Lam. Dict. vol. 1. 


Sida humilior, foliis ovatis , ferratis, diflichè 
fitiss petiolis & pedunculis brevibus ; ramulis flori- 
feris foliclatis , alaribus. Brown, Jam. 280. 


Abutilon à feuilles d’orme. Lam. n°. 9. 


Ses tiges font hautes de deux pieds; fes feuilles 
ovales , aiguës; les ftipul:s droites, lancéolées ; 
les fleurs axillaires, prefque fefiles ; le calice glo- 
buleux ; les fruits renfermés dans le calice , com- 
pofés de cinq caplules terminées par deux pointes 
aiguës. 


38. ABUTILON à fleurs agglomérées. Sida glo- 
merata. Cavan. 


Sida foliis ovato-lanceolatis, dentatis, fubfeffili- 
bus; floribus conglomeratis, [effilibus. Cavan. Diflert. 
bot. pag. 18. tab. 2. fig. 6. 


Sida glomerata , foliis ovato-lanceolatis , ferratis; 
floribus fubquinis, axillaribus , fubfefilibus ; capfulrs 
bicornibus. Willd. Spec. Plant. vol. 3. pag. 738. 


o 


No LT: 
g. Eadem, foliis majortbus, capfulis muticis. 
Cette efpèce s’élève à la hauteur d'environ un 
pied , fur une tige droite, fimjle, tomenteule. 
Les feuilles font ovales-iancéolées , à peine pétio- 
lées, dentées en fcie, tomenteufes ; les ftipules 


A BU 


droites , lincéolées. Les fleurs font feffiles ou pref- 
que fefhles , réunies au nombre de cinq à fix par 
paquets dans l’aifleile des feuilles. Le calice ef ci- 
lié; la corolle jaune; le fruit compofé de cinq 
capfules à deux pointes. La variété g a les feuilles 
plus grandes , & les capfules prefqu'obtufes. 


Le lieu natal de cette plante n’eft pas connu. 
(VS. in herb. Juff.) 


39. ABUTILON à coiffe. Sida calyptrata. Cavan. 


Sida caule herbaceo, glabro ; foliis cordatis , ova- 
to-lanceolatis | oblongis, dentatis ; floribus folitartis, 
feminious calyptratis. Cavan. Difiert. 2. pag. 57. 
n°.93, & Differt. $. pag. 276. tab. 133. fig. 1. 


Sida (nutans), foliis cordatis, acutis, dentatis ; 
capfulis depreffis , multilocularibus ; loculamentis in- 
trorshm appendicularis. Lhérit. Surp. Nov. 1. pag. 
119. tab. $7 bis. 


Sida nutans, foliis oblongo-cordatis , acutis , den- 
tatis ; pedunculis fubgeminatis, petiolo longioribus ; 
floriferis nutantibus , capfutis obeuffs. Wiild. Spec: 
Plant. vol. 3. pag. 754. n°. $9. 


Ses tiges fonr droites, glabres, herbacées, cy- 
lindriques , hautes de plus de trois pieds, divifées 
en rameaux redreffss; ]:s feuilles diflantes, pétio- 
l£es, ovales-lincéolées , en forme de cœur, ob- 
longues, acuminées à leur fommet, dentéesen fcie 
à leur contour; les pétioles plus courts que les 
feuilies , accompagnés à leur bafe de deux {tipules 
droites, capillaires. 


Les fleurs font axillaires, folitaires , foutenues 
par des pédoncules fimples, quelquefois géminés, 
rrès-longs, redreffés, capiliaires, géniculés , uni- 
flores , inciinés au moment de la floraifon. Le ca- 
lice elt globuleux, à cinq découpures éiargies , 
aiguës; la corol'e d’un jaune de foufre-foncé , éta- 
lée , une fois plus longue qu: le calice ; les pétales 
inégaiement échancrés ; les étamines fituées à l’ex- 
trémité du tube des filamens ; les anthères arron- 
dies. Le ftyle eft globuleux, fillonné, furmonté 
de dix fligmates, Le fruit eft prefque rond, com- 
primé, à dix cannelures , un peu plus long que le 
calice , compofé de dix caplules obtufes, mono- 
fpermes ; les femences prefqu'ovales, compri- 
mées , placées au fond des capfules , recouvertes 
d’une forre de coiffe arquée , lancéolée , munie de 
chaque côté de dents faillantes, s’etalant lorfque 
les capfules s’ouv ent. Ce caraétère fe retrouve 
dans le fifa occidentulis. \ 


Cette plante croit aux environs de Lima, dans’ 
les lieux fabloneux , où elle a été découverte par 
Dombey. © ? (Difcriprex Cavan. ) 


40. ABUTILON à feuilles d’aulne. Sida alnifolia, 
Linn. | 


Sida foliis ferratis, fubvillofis ; inferioribus rotun- 


ABU 


datis, cordatis; mediis ellipticis , fiperioribus Lane 
ceolatis, Cavan. Diflert. boran. 1. pag. 12. tab. 1. 
fig. 13. — Diilen. &c. 


Sida alnifo!ia, foliis orbiculatis ferratis , plicatis. 
Linn. Spec. Plant. vol. 2. n°.4. 


Sida alnifolia, foliis fubrosindo-obovatis , denta- 
tis, bafi integerrimis ; pedunculis plurious , axillari- 
bus, folio brevioribus ; ce fulis bicornibus. Willden. 
Spec. Plant. vol. 3. pag. 741. n°. 214: 


Sida alnifolia. Lam. Dit. n°. 5. 


Ses feuiiles inférieures font arrondies , en cœur; 
cellés du milieu elliptiques, les fupérieures lan- 
céolées ; les ftipules droites . fubulées, légérement 
ciliées ; les fleurs femblables à celles de l'ibuulon 
épineux. Le fruit eft renfermé dans le calice , coi- 
pofé de cinq à fept capfules terminées par deux 
pointes. ( Voyez ABUTILON à feuilles d'aulne, 
Nate) 


X * Capfules au nombre de fept à dix. 


41. ABUTILON à feuilles de charme. Sida car- 
pinifolia. Lirn. 


Sida fruticofa, foliis bifuriis , ovato-lanceolatis , 
ferratis; ferreturis arétatis , umbeliis axillaribus. 
Lion. f. Suppl. pag. 307.— Jacq. Icon. Rar. voi. 1. 
tab. 135, & Coileét. vol. 1. pag. 38. — Cavan. 
Differc. bot. ç. pag. 274. tab. 134. fig. 1, & Dif- 
fert. 1. pag. 21. 


Sida carpinifolia , foliis ovato-oblongis , fubdupli- 
cato-ferratis ; pedunculis axillaribus, fubquadrifioris ; 
capfulis biroftraris. Willd. Spec. Plant. vol. 3. pag. 
727-1028; 

Sida (planicaulis) , fois ovato - lanceolatis, 
ferratis; caule compreffo , floribus fubfefilibus. Ca- 
van. Diflert. bot. 1. pag. 24. tab. 5. fig. 11. (Ju- 
nior planta.) 


Sida jamaicenfis , Var. p, carpinifolia. Lam. Di&. 
vol. 1. pag. 4. n°. 9. 


Cette piante paroît tenir le milieu entre le fide 
jamaicenfis Ë lE faa glomerata ; elle eft bien dif- 
tinête de ces deux efpèces par fon port & par fes 
capfules plus nombreufes. Ses tiges font droites, 
ligneufes , hautes d'un à deux pieds & plus ; fes 
rameaux étalés, diffus, comprimés, légérement 
pileux, fur deux rangs oppolés , grrnis de feuiiles 
médiocrement pétiolées placées fur deux rangs, 
ovales , lancéolées , glabres à leurs deux faces, fi- 
nement & un peu inégalement dentées en fcie, 
veinées ; chaque dentelure terminée par un petit 
poil roide ; les fipules droites, fubulées, conri- 
ventes, plus longues que les pétioles. 


Les fleurs, rarement folitaires , font difpofées 
trois à cinq enfemble , dans l’aiffelle des feuilles , 
en forme de petites ombelles pileufes, de la lon- 
gueur des pétioles. Leur calice eft glabre, la co- 


XBU 


rollé jaune. Le fruit eft renfermé dans le calice , 
compolé de huit capfules felon Linné : j'en ai 
compté jufqu’à neuf , toutes terminées par deux 


12 


pointes un peu divergentes. Le ffda planicaulis de 
Cavanilles eft la même plante , mais plus Jeune. 


Cette plante croit à l'ile de Madère, à Saint- 
Domingue. Ph (F./f.) 


42. ABUTILON à feuilles émouflées. Sidu rerufu. 
Linn, 


Sida foliis cuneiformibus , resufis , ferratis, fubrs 
romentofrs. Linn: Spec. vol. 2. n°.6: —, Cav. Diff. 
bot. 1. pag. 18. tab. 3. fig. 4, & Differt. $. p. 274: 
tab. 131. fig. 2. e 


Sida retufa , foliis oboyatis , apice, dentatis , retu- 
fs , Jubrès tomentofis ÿ peaurculis folitariis ;"folio 
longioribus ; capfulrs muricis. Willd. Spec. Plant. 
vol. 3. pag. 740. n°. 20. — Rhumph. & Pluken, 


Sida rerufa: Lam. Di&, vol. 1. n°. 6. 


Ses feuilles fonr accompagnées , à leur bafe , de 
deux petites ftipules droites, fubulées. Le calice 
eftanguleux; il renferme un fruit compofé de neuf 
capfules dépourvues de pointes. (Ÿoyez ABUTI- 
LON à feuilles émouflées. ) 


43. ABUTILON à fleurs nombreufes. Sida mul- 
tifiora. Cavan. 


Sida foliis ovatis , dentatis , tomentofis; floribus 
numerofis | pedunculis petivlo longioribus, Cavan. 
Differt. bot. 1. pag. 18. tab. 3. fig. 3. 


Sida mulriflora > foliis ovato-cardatis, obtufruf- 
cuis, dentaus, tomentoffs ; pedunculis foti tariis', pe= 
tiolo longioribus ; capfilis birofiratis. Willd, Spec. 

; _ CAB 
Piant. vol. 3. pag. 746. n°. 35: 


Ses tiges font cylindriques & tomenteufes ; fes 
feuilles légérement pétiolées, ovales, un pen en 
cœur, médiocrement obtufes, dentées en fcie, 
tomenteufes, accompagnées de ftipules droites, 
fubulées, velues. Les fleurs font folitaires , axil- 
laires, nombreufes , fituées vers l'extrémité des 
rameaux , rapprochées & fupportées par des pé- 
doncules velus, uniflores, un peu plus longs que 
les pétioles. Le calice eft un peu globuleux, an- 
guleux ; à cinq découpures lancéolées; la corolle 
june ; le fruit renfermé dans le calice, compoté 
de neuf cepfules à deux pointes alongées. Ces 
pointes forment, par leur rapprochement, un 
faifceau remarquable. — 


Certe efpèce croît au Bréfil, où elle a été re- 
cueillie par Commerfon. ( W. f. in herb. Juff.) 

44. ABUTILON à feuilles en cœur. Sida corci- 
folia. Linn. 


Sida foliis cordatis , fubangulatis, ferrasis | villo- 
. Jis. Livn. Spec. Plant. vol. 2. pag. 61. — Cavan. 


qe états ere th 


16 ABU 


Differt. bot. 1. pag. 19. tab. 3. fig. 2. — Dillen. 
& Pluken. 


Sida cordifolia, foliis ovatis, cordatis , dentatis, 
fubangulatis , obrufiufeulis ; pedanculis folitariis , pe- 
tiolo paulÔ brevioribus ; capfulis biroffratis. Willd. 
Spec. Plant. vol. 3. pag. 758. n°. 72. 


Sida cordifolia. Lam. Diét. n°. 16. 


Ses feuilles font quelquefois médiocrement an- 
guleutes , plus fouvent fimples, dentées en fcie; 
les ftipules droites ; pileufes, féracées ; les pédon- 
cules axillaires , redreffés, géniculés; le calice à 
cinq faces , à dix flries ; les pétales médiocrement 
étalés , à deux lobes courts, inégaux. Le fruit, 
renfermé dans le calice , eft compofé de dix cap- 
fules à deux pointes, rapprochées en faifceau. 
(Voyez ABUTILON à feuilles en cœur, n°. 16.) 


45. ABUTILON h:rbacé. Sida herbacea. Cavan. 
Sida caule ereto ; pilofo , ramofo ; foliis fubcorda- 


tis, crenato-dentatis ; pedunculis petiolo pauld bre- 
viortbus ; capfulis novem ; birofiratis. Cavan. Diff. 


bot. 1. pag. 19. tab. 13. fig. 1. 


Sida herbacea , foliis oblongis, acutis, dentatis, 
Bafi cordatis ; pedunculis folitariis , petiolo pauld bre- 
vioribus ; capfulis biariftatis. WVilld. Spec. Plant. 
vol. 3. pag. 757. n°. Go. 

Cette efpèce efl route couverte de poils mous. 
Ses tiges font pileufes, cylindriques, rameufes; fes 
feuilles longuement pétiolées , ovales-oblongues , 
échancrées en cœur à leur bafe, un peu aiguës, 
crénelées & dentées à leur contour, pileufes ; les 
füpules droites, capillaires ; les fleurs folitaires, 
axillaires, fupportées par des pédoncules un peu 
plus courts que les pétioles. Le calice eft à cinq 
angles, divifé jufqu'à fa moitié en cinq découpu- 
res ; la corolle jaune ; le fruit globuleux , renfermé 
dans le calice , compofé de neuf capfules à deux 
pointes, 


Cette plante croit dans les Indes orientales. 
(V. [in herb. Lam.) 


46. ABUTILON à poils luifans. Sida micans. 
Cavan. 

Sida foliis fubcordatis , ovato-lanceolatis , denta- 
115 ,tomento mollifimo micantibus ; calicibus globo- 


Jis , decem angulutis. Cavan. Differt. bot. 1. pag. 
19. tab. 3. fig. 1. 


Sida micans, foliis ovatis , obeufis, ferratis , to- 
mentofis, nitidis ; pedunculis folitariis , petiolo multo 
longioribus ; capfulis bicornibus. Willd. Spec. Plant. 
vol. 3. pag. 739. n°. 16. 

Ses tiges font droites , rameufes , tomenteufes, 
haures de deux pieds & plus; fes feuilles ovales- 
Jancéolées , légérement échancrées en cœur à leur 
bafe, denrées à leur contour, obtufes , un peu ri- 


ABU 


dées , couvertes de poils romenteux & luifans; 
les pétioles une fois plus courts que les feuilles, 
munis à leur bafe de deux ftipules fubulées , ar- 
quées , redreflées. 


Les fleurs font folitaires , axillaires, foutenues 
par des pédoncules fimples, géniculés, velus, un 
peu plus longs que les pétioles. Le calice eft glo- 

uleux , à dix angles , tomenteux , divifé, jufque 
vers fa moitié, en cinq découpures à peine ai- 
guës ; la corolle jaune, ouverte. Le fruit , ren- 
fermé dans le calice , eft compofé de neuf capfules 
terminées par deux pointes. 


Cette plante croît naturellement à l’île de Saint- 
Domingue. ( W. f. in herb. Ju.) 


47. ABUTILON tacheté. Sida maculata. Cavan. 


Sida foliis ovatis, ferratis, tomentofis; floribus 
Jpicatis, terminalibus ; corollis maculatis. Cavan. 


Differt. bot. 1. pag. 20. tab. 3. fig. 7. 


Sida maculata , foliis ovatis, obrufis, ferratis , to- 
mentofis ; pedunculis axillaribus , apice caulis race- 
mofis, capfulis bicornibus, Wild. Spec. Plant. vol. 
3-Pag- 738.1n°. 12. 


Cette plante a des tiges dures, ligneufes, to- 
menteufes, garnies de feuilles a ternes, pétiolées; 
es inférieures orbiculaires; les fupérieures ova- 
les, obrufes, prefque tronaquées à leur fommet, 
avec une pointe dans fon milieu, tomenteufes, 
dentées en fcie à leur eontour ; les pétioles bien 
lus courts que les feuilles, accompagnés à leur 
ÊÉ de deux ftipules droites , fubulées , tomen- 
teufes. 


x 


Ses fleurs font folitaires , axi!laires, difpofées, à 
l'extrémité des rameaux , en forme d’un épilâche, 
foutenues par des pédoncules géniculés, à peine 
plus longs que les pétioles. Le ealice eft velu, à 
cinq faces, à cinq découpures aiguës ; la corolle 
grande , étalée, jaunatre, marquée , dans fon cen- 
tre, de cinq taches rougsdtres, Le fruit eft ren- 
fermé dans le calice ; il eft compofé de neuf cap- 
fules à deux pointes. 


Cette plante croit à l’île de Saint-Domingue. 


(VW. f. in herb. Juff. ) 


48 ABUTILON à feuilles rondes. Sida rotundi= 
folia. Lam. 


Sida foliis fubcordatis, fuërotundis, crenatis , to- 
mentofis ; capfularum roftris fafciculatis , hircis. Ca- 
van. Difflert. bot. 1. pag. 20. tab. 3. fig. 6. 


Sida rotundifolia, fois fabrotundo-ovatis » COr- 
datis , obtufis , dentatis ; pedunculis folitariis , petiolo 
mulrà longioribus ; capfulis biariflatis, ariftis calice 
ere Willd. Spec. Plant. vol. 3. pag. 756. 
nn. . 


Sida rotundifolia. Lam. Di&t. 1. n°. 15. 
Les 


ABU 


Les feuilles font accompagnées, à leurbafe , de 
flipules droites , fubulées ; les fleurs folitaires, 
axillaires ; les pédoncules droits, gétitculés, plus 
lonzs que les périoles. Le calice eft fphérique , 
ftrié , contenant le fruit compoté de neuf caplules 


à deux pointes. ( Voyez ABUTILON à feuilles ron- 
des n°: 15.) 


49. ABUTILON à trois lobes. Sida triloba. 
Cavan. 


Sida foliis inferioribus cordato-crenatis ; fuperio- 
ribus dentatis , trilobatis ; medio lanceolato. Cavan. 
Diflert. bot. 1. pag. 11. tab. 1. fig. 11, & Diff. s. 
pag. 274. tab. 131. fig. 1. 


Sida criloba, fruétibus fuboëtocarfilaribus ; foliis 
cordatis ; erilobatis. Jacq. Hort. Schoenb. vol, 2. 
pag. 9. tab. 142. 


Sida triloba, foliis trilobis , crenatis , Lateralibus 
rotundatis, intermedio acuto. Thunb. Prodr. pag. 
117. 


Sida triloba, foliis cordatis, dentatis, trilobis ; 
lobo intermedio acuto, longiore ; pedunculis axilla- 
ribus, folicariis ; capfulis muticis. Willden. Spec. 
Plant. vol. 3. pag. 764. n°. 92. 


Ses tiges font droites , rameufes , cylindriques , 
médiocrement velues, hautes d'environ deux 
pieds; les rameaux grêles, élancés ; les feuilles 
longuement pétiolées , un peu velues, vertes à 
leurs deux faces ; les inférieures ovales-arrondies , 
entières , échancrées en cœur, crénelées à leur 
contour; les fupérieures divifées plus ou moins 
profondément en trois lobes , quelquefois cing ; 
dentées ; celui du milieu lancéolé , à peine aigu ; 
les pétioles velus , accompagnés à leur bafe de 

etites flipules droites, étalées, ciliées, lancéo- 
ées. 


Les fleurs font folitaires , axillaires , foutenues 
par des pédoncules fimples, droits, très-longs, 
géniculés , inclinés à leurs articulations, pileux, 
filiformes. Le calice eft glabre, anguleux, pyra- 
midal , s’ouvrant en cinq découpures ovales, un 
peu aiguës; la corolle blanche , à peine plus lon- 
gue que le calice; les pétales entiers , arrondis , 
rétrécis en onglet à leur bafe ; les étamines nom- 
breufes, portées fur des filamens capillaires, au 
fommet d’un tube court. Le fruit eft compofé de 
huit capfules au plus , renfermées dans le calice , 
obtufes à leur fommet. 


Cette plante croit au Cap de Bonne-Ffpérance. 
On la cultive au Jardin des Plantes de Paris. D 
(7. v.) 


So. ABUTILON à feuilles ternées. Sida rernata. 
Thunb. 


Sida foliis ternatis; foliolis lanceolatis | remorè 
ferratis. Thunb. Prodr. pag. 118. — Linn. Suppl. 
Botanique, Supplément. Tome I, 


ABU 


pag. 307. — Willd. Spec. Plant. vol. 3. pag. 765. 
n°. 93.— Lam. Diét. 1. n°. 32. 


17 


J'aurois été porté à croire que cette fingulière 
efpèce À feuilles ternées n'étoit qu'une variété de 
la précédente, dont les lobes des feuilles fupé- 
rieures font quelquefois rétrécis prefquen pe- 
tiole à leur bafe, & paroiffent alors offrir trois fo- 
lioles , fi Thunberg ne l’eût point mentionnée, 
dans le catalogue de fes plantes du Cap de Bonne- 
Efpérance , comme une efpèce diftinéte de la pré- 
cédente. 


51. ABUTILON à feuilles de ricin. Sida ricinoi« 
des. Lhérit. 


Sida foliis quinguelobis , ferratis , acuminalis ÿ 
arillis biarifatis. Lhérit. Stirp. Nov. vol. 1. pag- 
11$. tab. $5. 


Sida ricinoides , folirs fubpeltatis, quinquelobis ; 
lobis ovatis , acutis , dentatis , indivifis ; pedunculis 
fubunifloris , capfulis biarifatis. Willd. Spec. Plant. 
vol. 3. pag. 765. n°. 95. 


Sida (palmata } , foliis palmatis , maenis , quin- 
qguangulatis, ferratis ; ftipulis nullis , floribus fubum= 
bellatis. Cavan. Diflert. bot. 1. pag. 20. tab. $: 
fee 


Cette efpèce eft remarquable par fes grandes 
feuilles parfaitement femblabies à celles du ricin, 
à cinq lobes entiers & non finués comme dans l’ef- 
pèce fuivante. Ses tiges font droites, rameufes , 
hautes d'environ trois pieds, pileufes , rouffeä- 
tres; les feuilles longuement pétiolées , amples, 
en cœur à leur bafe, divifées, à leur contour , en 
cinq lobes inégaux , ovales, acuminés , légére- 
ment velus , d'un vert-pai, plus pales en deffous, 
à nervures faillantes; les pétioles veius , cylindri- 
ques, dépourvus de ftipules. 


Les fleurs font axillaires, folitaires aux feuilles 
inférieures ; dans les feuilles fupérieures, une fleur 
folitaire & une autre à pédoncule rameux & mul 
üflore, foliacé. Ces pédoncules font filiformes, 
velus, articulés , plus courts que les feuilles, Le ca- 
lice eft velu ,glanduleux, à cinq découpures ouver- 
ces, lancéolées, aiguës. La cerolle eft d'un pourpre- 
clair , à peine plus longue que le calice ; les pé- 
tales velus, tronqués obliquement à leur fommet; 
les’ anthères portées fur des filimens courts au 
fommet du tube; l'ovaire conique, à huit faces; 
le flyle à huir divifions capillaires, réfléchies à leur 
fommer; les fligmates petits, en tête. Le fruit, 
renfermé dans le calice, eft compofé de huit cap- 
fules anguleufes , terminées par deux pointes 
roides. 


Cette plante a été découverte au Pérou par 
Dombey. On la cultive au Jardin des Plantes de 
Paris. © (7. f.) 

C 


18 ABOU 


$2. ABUTILON à feuilles de jatropha. Sida ja- 
trophoides. Lhérit. 


Sida foliis palmais , pelratis; laciniis lanceolu- 
tis , runcinato-lobauis. Lhérit. Stirp. Nov. vol. r. 
pag. 117. tab. 56. — Lam, Iliuftr. Gen. tab. 578. 
Gg. 1. 


Sida jatrophoides, folits fubpeltatis , feptemloso 
palmatis; lobis lanceolatis | acuminatis, pinnuifi- 
dis, dentatis ; pedunculis multifioris , capfulis fub- 
biariflatis. Wiilden. Spec. Plant. vol. 3. pag. 765. 
n°. 96. 

Sida (palmata}, foliis palrnatis, peltatis ; laci- 
nus lanceolaris , ferratis , incifis. Jacq. Icon. Rar. 


vol. 3.tab. 547, & Colleét. 2. pag. 336. 


Sida palmata. Cavan. Differt. $. pag. 274. tab. 
1314 fig. 3: 


Cette plante , parfaitement diffinguée de la 
précédente par les lobes de fes feuilles étroits, 
profonds, finués , ondulés à leur contour , pour- 
roit bien cependant n'être qu'une variété de la 
même efpèce, d'autant plus que les parties de la 
fruétification n'offrent que de très-légères diffé- 
rences. Les tiges font droites , rameufes , hautes 
de deux pieds , glabres ou légérement velues; les 
feuilles grandes, palmées , un peu velues en def- 
fous, orbiculaires , prefque peltées ; les découpu- 
res fouvent au nombre de fept, lancéolées, ai- 
guës, dentées en fcie , à échancrures arrondies, 
irrégulières ; les pétioles de la longueur des feuil- 
les, velus, avec des taches violettes , dépour- 
vus de flipules. 


Les fleurs offrent une forte de panicule termi- 
nale , rameufe, très-lache ; chaque rameau accom- 
pagné d’une petite feuille pétiolée ; ies pédon- 
cules droits, de couleur pu‘purine , velus; fou- 
vent un pédoncule fimple , uniflore, & un fe- 
cond dans la même aïflelle, chargé de plufieurs 
fleurs. Le calice eñt velu , à cinq découpures lan- 
céolées, aiguës ; la corolle à peine plus longue 
que le calice ; les pétales entiers ou médiocrement 
échancrés. Le fruit , renfermé dans le calice, ef 
compofé de huit capfules monoïpermes, à deux 
pointes qu’elles perdent fouvent par la culture. 


Cette plante croît au Pérou. On la cultive au 
Jardin des Plantes de Paris. Elle a été découverte 
par Dombey. © (F. v.) 


$3: ABUTILON dss Indes orientales. Sida orien- 
talis. Cavan. 


Sida foliis ovato-acutis, aut rhombeis , infernè 
integris , fapra inequaliter ferratis ; féipulis oblongis , 
linearibus ; capfulis muticis. Cavan. Differt. bot. 1. 
pag. 21. tab. 12. fig. 1. 


Sida orientalis, foliis ovatis , acumiratis , den- 
tasis , glalris ; pedunculis urifloris | axilluribus ÿ À 


A BU 


capfulis muticis. Willd. Spec. Plant. vol. 3. pag. 
737 0e LO. 


Ses tiges fe divifent en rameaux alternes, cy-. 
lindriques, garnis de feuilles médiocrement pé- 
tiolées, ovales-lancéolées , glabres à leurs deux 
faces , inégalemenc dentées , quelques-unes de 
forme prelque rhomboïdale, entières à leur partie 
inférieure ; les unes obtufes ; d’autres aiguës à leur 
fowmet , accompagnées de flipules ob'oneuess, 
linéaires , au moins aufli longues que les pétioles. 
Les fleuis font foliraires , axillaires , foutenues par 
des pédoncules prefque de Ja longueur des pétio- 
les. La coroile eft jaune ; le calice anguleux , à cinq 
découpures, marqué de dix ftries à fa bafe 5 ïl 
prend la forme d’un godet à la imaturité des fruits 
qu’il renferme. Ceux-ci font compofés de neuf à 
dix capfules obtufes. 


Catte plante a été recueillie par M. Sonnerat 
dans les Indes orientales. ( W. fin herb. Lam. ) 


$4. ABUTILON diftiqué. Sida difficha. Cavan. 


Sida foliis diflichè alternis , ovato- lanceolatis ; 
foribus axillaribus , folitariis. Cavan. Icon. Rar. 
vol. $. pag. 12. tab. 432. 


Cette efpèce a des riges hautes de deux pieds, 
cylindriques , divifées en rameaux alternes , lé- 
gérement tomenteux , garnis de feuiiies alcernes , 
fur deux rangs , ovales-lancéolées , échancrées en 
cœur, dentées à leur contour , un peu tomenteu- 
fes à leurs deux faces; les périoles plus courts 
que les feuilles, accompagnés à leur bate de deux 
{tipules courtes, fubulées , caduques. 


Les fleurs font axillaires, folitaires, foutenues par 
des pédoncules droits, articulés, longs d’un pouce 
& plus. Le calice eft divifé en cinqdécoupures ova- 
les, aiguës; la corolie très-ouverte , d’un jaune- 
foncé , traverfée par des veines plus vives; les pé- 
tales ovales, rétrécis à leur bafe ; les anthères 
arrondies, jaunatres, ainfi que le tube; l'ovaire glo- 
buleux , comprimé ; le flyle à douze ou treize dé- 
coupures capillaires ; les fligmates globuleux. Le 
fruit eft un peu plus court que le calice, globu- 
leux, comprimé , compofé de douze ou treize 
capfules monofpermes , ovales, aiguës , à une 
loge, à deux valves; les femences noirârres, glo- 
buleufes , recouvertes par une foliole ovale, 
crépue. 


Cette plante croît à la Nouvelle-Efpagne. (Def- 
cript. ex Cavan.) 


55. ABUTILON cilié. Sida ciliaris. Linn. 


Sida foliis ovalibus , retufis, ferratis ; flipulis li- 
nearibus , ciliatis ; feminibus muricatis, Linn. Spec. 
Plant. vol. 2. pag. 961. — Amoœn. acad. vol. $. 
pag. 401.—Cavan. Differt. bor. 1. pag. 21. tab. 3. 
Bg. 9 , & Diflert. $. pag. 275. tab. 17. fig. 2. — 
Swartz , Obferv. pag. 257. 


A BU 


, Ë a : , 
Sida ciliaris, foliis lanceolatis , trunçatis, baf 


fabcuneatis ; flipulis linearibus , ciliatis, flore Lon- | 
gioribus ; floribus folitariis, fubfefilibus ÿ capfulis 
muticis , muricatis, Willd. Spec. Piant. vol. 3. pag. 
ATEN I22e 


Malva minor, fupina, betonicefolio , flore cocci- 
neo , feminibus afperis. Sloan , Jam. 96. Hift. 1. 
pag: 217. tab. 137. fig. 2. 


Sida ciliaris. Lam. Diét. vol. 1. n°. 7. 


Ses feuilles font petites, ovales, obtufes ; les 
fleurs d’un jaune un peu rougeâtre., Le fruit eft 
renfermé dans le calice, compoñé de cinq à fept, 
quelquefois huit capfules, d’après Linné; com- 
primées, hériffées, fans pointe bien fenfible à 
leur fommer. ( Woyez ABUTILON cilié, n°.7.) 


56. ABUTILON à petites feuilles. Sida mycro- 
phylla. Cavan. 


Sida caule ereëto, duro , ramofiffimo ; foliis ovatis, 
dentatis, parvis ; floribus axilaribus , pluribus in 
cauls & ramorum apicibus. Cavan. Diflert. bor. 1. 
pag. 22. tab. 12. fig. 2. 


Sida microphylla , foliis ellipricis, dentatis ; pe- 
dixculis folitarits , petiolo longiortbus ; capfulis bi- 
cornibus. Wiliden. Spec. Plant. vol. 3. pag. 739. 
noel È 


Ses riges font dures, prefque ligneufes, hautes 
d: deux pieds & plus, rameules, garnies de feuil- 
Jes alternes, médiocrement péticiées , petites, 
ovales, prefqu'elliptiques ; dentées à leurs bords, 
obtufes à leur fommer , glabres, accompagnées, 
à la bafe des pétioles , de deux ftipules tort pe- 
rites , droites , fétacees. 


Les fleurs font nombreufes, axillaires , pédon- 
culées , fituées à l'extrémité des rameaux & des 
uges ; les pédoncules géniculés, un peu plus 
longs que les pétioles. Le calice eft à cinq faces, 
divifé , jufque vers fa moîtié , en cinq découpures 
trés-aigués à leur fomiiet; la corolle jaune. Le 
fruit elt rentermé dans lee *e, compofé de fepr 
capfules terminées par deux  intes. 


Cette plante croît dans les Indes orientales, 
où elle a éré recueillie par M. Sonnerat. # ( .f. 
in herb. Lam. ) 


$7. ABUTILON hériflonné. Sida muricata. Cav. 


Sida foliis lanceolatis, ferratis ; floribus fubcapi- 
zatis , capfuits muricatis. Cavan. Icon. Rar. vol. G. 
pag. 78. tab. s97. fig. 2. 


Très-remarquable par fes perites feuilles & par 
fes capfules hzriffées , cette plante a des tiges droi- | 
tes , hautes d’un pied , divifées en rameaux alter- ! 
nes , velus, garnis de feuilles petites, alrernes , | 
lancéolées, larges d’une ligne , longues de quatre à 


ABU 19 


cinq, vertes & glabres à leur face fupérieure , 
couvertes en deflous de poils blanchâtres, siguës 
& denrées en fcie vers leur fommet; Les pétioles 
de la longueur des feuilles ; les ftipules foyeufes , 
velues , un peu plus courtes que les p:tioles. 


Les fleuts font axillaires , folitaires ; Prefque ra- 
maflées en tête à l'extrémité des rameaux , foute- 
nues par des pédoncules pileux , filiformes. Le ca- 
lice eft globuleux , à cing angles, à cinq décou- 
pures lancéolées , velues; la corolle d’un jaune- 
foncé , une fois plus longue que le calice, à cinq 
pétales ovales, oblongs , obtus , rétrécis à leur 
bafe ; le tube des étamines ventru , plus court que 
la corolle ; l'ovaire globuleux; le ftyle fimple , à 
fept divifions ; les Rigmates épais. Le fruit eft pe- 
tit, globuleux , plus peric qu'un grain de poivre , 
compolé de fept capfules monofpermes , hériflées 
de petites pointes placées dans des foflettes, ter- 


minées par des pointes ; les femences brunes , 


ovales, comprimées, munies d'une petite pointe 
latérale. 


Cette plante croît à la Nouvelle-F fpagne, pro- 
che Chalma. Elle y fleurir au mois d'août. ( Def- 


cript. ex Cavan. ) 


58. ABUTILON des Canaries. 
Willd. 


Sida foliis lanceolatis , fublirearibus , dentatis, 
fubelabris ; pedunculis folirariis | axillaribus , longi- 
tudine foliorum ; capfulis biroffratis. Willd. Spec. 
Plant. vol. 3. pag. 735. n°. 4. 

Sida (alba), fodiis oVato-oblongis , angufiis , fer- 
ratis, glabris; pedunculis longiffimis, eredis ; Jg- 
matibus purpureis, axillis inermibus. Cavan. Diff, 


bot. 1. pag. 22. tab. 3. fig 8, & Differr. 2. p.48. 
Vulgairement thé des Canaries. 


Sida canarienfis. 


.C’eft unpetitarbufte à tige droite, cylindrique , 
glabre , rameufe ; les rameaux alternes , un peu 
comprimés vers leur fommet , de couleur cen- 
drée , garnis de feuilles alternes, prefque fefiles , 
ovales , oblongues , un peu obtufes; les fupérieu- 
res plus étroites , linéatres , lancéolées, aiguës, 
dentées en fcie à leur contour, vertes, glabres 
en deffus , blanchätres, douces & un peu pubef- 
centes en deffous , longues d’un pouce & plus, 

étrécies en un pétiole court à leur bafe, munies 
de deux petites braétées droites , fétacées. 


Les fleurs font folitaires , axillaires , portées 
fur des pédoncules fimples , filiformes, géniculés, 
plus longs que les feuilles. Le calice eft glabre, 
verdatre, anguleux, divilé profondément en cinq 
découpures planes”, un peu élargies, prefque rhom- 
boilales, aiguës. La corolle eft blanchâtre, un 
peu plus longue que le calice ; l'ovaire globufeux, 
marqué de neuf à dix fillons ; autant de flyles ; les 
fgmates de couleur purpurine ; le fruit plus court 
que le calice, compufé de neuf ou dix capfules 

C 2 


ABU 


brunes, comprimées, anguleufes à leur bord in- ° 
terne , monofpermes, terminces par deux pointes. 


20 


Cette plante croît aux îles Canaries. Elle m'a 
été communiquée par M. Ledru. Dh (Y./f.) 


Quelques habitans des iles Canaries fubflituent 
fes feuilles au thé, qu'ils appellent en effet de ce 
nom. Elles font fudorifiques, d’une faveur un peu 
amère, aflez agréable. On enlève ces feuilles des 
tiges avec précaution, & on les met fécher dans 
un lieu fec, à l'abri du foleil; & pour juger fi 
elles ont perdu toute leur humidité, on les cou- 
vre d'un papier, & l’on paffe deffus des lames de 
fer chaud. Dès que le papier ne prend plus d’hu- 
midiré , ces feuilles font renfermées dans des va- 
fes bien nétoyés, fans odeur , pour s’en fervir 
au befoin. 


59. ABUTILON à longues ftipules. Sida fipulata. 
Cavan. 


Sida foliis lanceolatis, dentatis, acutis , pilofis ; 
fpulis longis, linearibus , ciliatis , flore longioribus. | 


® Cavan. Differt. bot. 1. pag. 22. tab. 3. fig. 10. 


Sida (lanceolata), foliis lanceolatis, ferratis ; 
féipulis linearibus, acutis, nervofis. Retz. Obferv. 
4. pag. 28. 

Sida lanceolata , foliis oblongo-lanceolatis , den- 
tatis, glabriufculis; pedunculis axillaribus ; folita- 
riis ; capfulis birofiratis ; ffipulis linearibus , nervo- 
fs; pedunculo longioribus. Willden. Spec. Plant. 
vol. 3. pag. 736. n°. ç. 


Cette plante eft haute d'environ un pied. Ses 
tiges, ordinairement coudées à leur partie infé- 
rieure, font droites, cylindriques , dures, ra- 
meufes, prefque glabres ou légérernent romen- 
teufes , garnies de feuilles alternes , lancéolées , 
médiocrement pétialées , oblongues , aiguës à 
leur fommet , rétrécies à leur bafe, denrées en 
fcie , prefque glabres ou un peu pileufes , longues 
de deux pouces & plus , accompagnées de deux 
ftipules linéaires , ciliées , nerveufes, plus longues ; 
que les pédoncules ; fouvent l’une des deux eft 
filiforme. 


Les fleurs font folitaires, axillaires , foutenues 
par des pédoncules courts, fimples, à peine plus 
Jongs que les pétioles, géniculés vers leur milieu. 
Le calice eft globuleux, à cinq découpures ovales, 
aiguës ; la corolle jaune ; le fruit renfermé dans le 
calice, compofé de cinq à fept capfules terminées 
par deux pointes. 


Cette plante croit à l'Ile-de-France & dans les 
Indes orientales. Elle m’a été: communiquée par 


M. Dupuis. 4x? (V.f.) 


60. ABUTILON thomboidal. Sida rhombifolia. 
Linn. 


4 


Sida foliis lanccolatis, rhomboïdibus ; ferratis ; 


ABU 


axillis fubfpinofis. Linn. Spec. Plant. vol. 2. pag. 
961. — Cavan. Differt. boc. 1. pag. 23. cab. 3. 
fig. 12 , & Differt. 2. p. 48. — Swartz, Obf. 257. 


Sida rhombifolia , foliis oblongato-lanceolaiis , 
dentatis , bafi cuneiformibus , integerrimis ; peduncu- 
lis petiolis multo longioribus; capfulis bicornious, 


Willd. Spec. Plant. vol. 3. pag. 749. n°. 18. 


Sida (rhombifolia), foliis lanceolatc-rhomboi- 
deis , ferratis | breviter petiolatis ; fHpulis capillari- 
fetaceis | axillis fubfpinofis , floribus longè peduncu- 
Latis. Michaux , Flor. boreal. Amer. vol. 2. p. 43. 


Malva minor, ereëla, betonicafolio ; flore luteo ; 
femine duplici , rofiro pradira. Sloan , Catal. 96. 
Hift. 1. pag. 217. 

Sida rhombifolia. Lam. Di&. 1. n°. 4. 


Ses feuilles font ovales-lancéolées , entières & 
rétrécies prefqu’en coin à leur partie inférieure , 
dentées à leur partie fupérieure ; elles deviennent 
fouvent , à la feconde année de culture, ovales- 
oblongues, point rhomboidales. Les ftipules font 
droites, fubulées; les fruits compofés de neufcap- 
fules terminées par deux pointes, ( Voyez ABUTI- 
LON à feuilles en rhombes, n°. 4.) 


Gi. ABuTILON blanchâtre. Sida canefcens. Cav. 


Sida caule humili , fraticofo ; foliis rhomboïdibus , 
fabràs villofiffimis , fubfefilibus ; flipulis feraceis , 
nigris , erectis. Cavan. Biffert. botan. 1. pag. 23. 
tab. 8. fig. 3. 


Sida canefcens , foliis rhombeo-ovatis, apice den- 
tatis , fubiùs tomentofis ; pedunculis folio longiori- 


bus. Wild. Spec. Plant. vol. 3. pag. 740. n°. 19. 


Certe plante s'élève peu. Ses tiges font à peine 
longues d’un pied, lign-ufes , très-rameufes , pour- 
vuss de longues racines perpendiculaires , crès-du- 
res ; les rameaux pendans, garnis de feuilles al- 
ternes , à peine pétiolées, petites, rhomboidales, 
dentées vers leur fommet, glabres en deflus, blan- 
châtres & romenteufes en deffous ; les ftipules 
droites, fétacées , noirâtres. Les fleurs font axil- 
laires, folitaires ; les pédoncules géniculés , plus 
longs que les feuilles. Les autres parties n’ont point 
été obfervées. 


Cette plante croît au Sénégal , où elle a été 
recueillie par M. Adanfon. B ( Defeript. ex Cav.) 


62. ABUTILON du Cap. Sida caperfis. Cavan. 


Sida caule ramofiffimo ; foliis ovato-lanceolatis , 
quandoque fubrotundo-ovatis , dentatis ; féipulis cilia- 
zis, capfulis muticis. Cavan. Differt. bot. 1. p. 23. 
tab. 12. fig. 3, & Differr. 2. pag. 40. 


Sida capenfis , foliis ovato-lanceolatis, dentatis 
pedunculis folitariis ; fipulis linearibus , ciliatis, pe- 
tiolo longioribus ; capfulis muticis. Willd. Spec. 
Plant. vol. 3. pag. 739. n°. 14. 


ABU 


Althea maderafpatana , melochis anguflis foliis, 
fruébu ex alis foliorum pediculo curto. Pluken. Alm. 


pag. 25. tab. 240. fig. s. 


Ses tiges font droites , rudes, très-dures , très- 
rameufes, hautes de deux pieds & plus; les ra- 
meaux élancés , redreflés , garnis de feuilles pref- 
que fefiles, ovales lancéolées , quelquefois un 
peu arrondies, dentées en fcie à leurs bords ; les 
ftipules droites, linéaires , élargies , ciliées , plus 
longues que les pédoncules. Les fleurs font axil- 
laires, folitaires , médiocrement pédonculées ; le 
calice à cinq faces pyramidales , à cinq découpu- 
res aiguës; la corolle jaune ; le fruit prefque glo- 
buleux , renfermé dans le calice, compoié d’en- 
viron neuf ou dix capfules obtufes. 


Cette plante croît au Cap de Bonne-Efpérance. 
Elle y a été recueillie par M. Sonnerat. (Defcript, 
ex Cavan.) 


63. ABUTILON fubéreux. Sida fuberofa. Lhérit. 


Sida foliis ovalibus , fubincifo - dentatis ; cortice 


fuserofo. Lhérit. Stirp. Nov. 1. pag. 113. tab. ÿ4. 


Sida (fuberofa), foliis ovatis, dentatis, hirfu- 
tis; pedunculis axillaribus, unifloris , petiolo dupld 
longioribus ; capfulis bicornibus | caule bafs fuberofo. 
Willd. Spec. Plant. vol. 3. pag. 738. n°. 13. 


Arbriffeau dont les tig:s font droites, rameu- 
fes , velues, hautes d’un à deux pieds, revêtues , 
principalement à leur bafe , d’une écorce fendue 
& prefque fubéreufe. Les feuilles font ovales, 
prefqu'en cœur , dentées, prefqu'incifées , ner- 
veufes, pliflées dans leur jeuneffe, pales, velues, 
un peu pendantes, longues de deux pouces, fur 
un pouce & demi & plus de large; les pétioles 
velus, une fois plus courts que les feuilles ; les 
ftipules droites, fubulées, hérifflées, très-cadu- 
ques. 


Les fleurs font folitaires , axillaires , fupportées 
par des pédoncules droits, articulés , plus longs 
que les pétioles. Le calice eft velu, à cinq décou- 
pures ovales, acuminées ; la corolle jaunätre:, pur- 
purine vers fa bafe ; les pétales cunéiformes , à 
deux lobes inégaux , obliques , légérement finués ; 
le tube des étamines velu, terminé par des fila- 
mens courts , capillaires, fupportant des anthères 
réniformes , à une loge. L’ovaire eft conique, fur- 
monté de neuf flyles connivens à leur bale, jau- 
nâtres à leur foinmet; les ftigmates en tête, de 
couleur purpurine. Le fruit eft compofé de neuf 
capfules monofpermes, ridées & en bofle exté- 
rieurement , terminées par deux pointes ; les fe- 
mences brunes, folitaires. 


Cette plante croit à la Nouvelle-Efpagne. F 
(Defcripe. ex Lhérir. ) 


G4. ABUTILON ailé, Sida pinnuta. Cavan. 


A BU 21 


Sida fubacaulis, foliis imbricatis, pinnatis, in- 
fernè tomentofis. Cavan. Icon. Rar. vol. f. pag. 13. 
tab. 422. fig. 1. 


Ses racines font épaiffes & rameufes ; fes tiges 
prefque nulles ; les feuilles nombreufes , imbri- 
quées , à peine longues de fix lignes, tomenteufes 
& blanchâtres en deffous , ailées, compofées d’en- 
viron fept folioles linéaires , décurrentes fur un 
pétiole plane , élargi à (a bafe ; les deux folioles 
inférieures imitant deux ftipules fubulées. 


Les fleurs font folitaires, fefiles , axillaires ; 
leur calice ovale, velu , à cinq découpures aiguës; 
la corolle jaunâtre , à cinq pétales ovales , oblones, 
obtus ; les anthères rougeatres, prefque fefliles , 
placées à l'extrémité d’un tube ventru à fa bafe. 
L'ovaire eft globuleux, comprimé, à onze ou tre'ze 
fillons ; le fyle fimple, divifé en autant de parties ; 
les ftigmates épais. Le fruit eft globuleux , com- 
pofé de onze à treize caplules monofpermes ; les 
femences réniformes. 


Cette plante croît au Pérou , au pied du mont 
Chimboraco. % ( Defcripr, ex Cavan.) 


65. ABUTILON fans tige. Sida acaulis. Cavan. 


Sida foliis minutis , pirnatis ; pinnulis quinque 
trifidis , tomentofis. Cavan. Icon. Rar. vol. $. pag. 
13. tab. 442. fig. 2. 


Ses racines reflemblent à celles de l’efpèce pré- 
cédente. Ses feuilles font toutes radicales, tomen- 
teufes, fort pecires , ailées, compofées de cinq 
folioles trifides, obtufes ; les ftipuies, les périoles 
& les fleurs comme dans l’efpèce précédente. Le 
calice eft tomenreux , à cinq découpures ; la co- 
rolle jaune , une fois plus longue que le calice; 
les pétales oblongs, obtus, rétrécis en onglet à 
leur bafe. L’ovaire eft giobuleux ; le ftyle fimple ; 
fept fligmates épais & rougeatres. Le fruit eft 
compofé de fept capfules fort perites, muriques, 
monofpermes. 


_ Gerte plante croit au Pérou. % ( Deftript. ex 
Cavan.) 


66. ABUTILON à feuilles linéaires. Sida linearis. 
Cavan. 


Sida foliis linearibus , ferratis ; petiolis baff fpino- 
fs, floribus folitariis. Cavan. Icon. Rar. vol. 4. 
pag. 6. tab. 312. fig. 1. 


Sous-arbriffeau dont les tiges, droites, peu ra- 
meufes, s'élèvent à la hauteur d’un pied & demi, 
garnies de feuilles glabres, alternes, linéaires , 
elliptiques, dentées en fcie à leur contour, plu- 
fieurs fois plus longues que les pétioles; ceux-ci 
munis à leur bafe d'une petite épine recouibée ; 
les fipules lancéolées , légérement pileufes. 


Les fleurs font axillaires, folitaires , plus courtes 


ABU 


22 


que leur pédoncule. Leur calice eft turbiné, pen- | 


tagone , à cinq derts; la corolle jaune, plus grande 
que le calice, à peine ouverte; l'ovaire globu- 
leux, comprimé , à dix fillons; dix ftyles furmon- 
tés de fligmares globuleux. Le fruit eft compoté 
de dix capfules renfermées dans le calice, muti- 
ques , monofpermes. 


Cette plante croit à la Nouvelle-Efpagne ; elle 
fleurit au mois d’oétobre dans le Jardin de Ma- 
did. % (Deferipr. ex Cavan.) 


67. ABUTILON fétide. Sida fetida. Cavan. 


Sida folis fubrotundo-cordatis , acutiufeulis , den- 
tabis , tomentofis ÿ pedunculis folitariis , petiolo bre- 
viorious j capfulis muticis, Willd. Spec. Plant. vol. 
3- pag. 747. n°. 38. 

Sida fetida, caule ere&o , atropurpureo ; folirs 
ovatis , cordatis, ferratis, fecidis. Cavan. Differt. 
bot. G. pag. 349. 

Sida ( vifcofa) , foliis cordatis, dentatis ; capfulis 
Jeptemlocularibus , caule vifeido. Lhérit. Stirp. Nov. 
pag. 111 bis. tab. $3 bis. 


Sida fruticulofa, vifcofa & villofa , foliis cordato- 
acuminatis , fuperioribus leniter & acute crenacis ; pe- 
tiolis Loris ; pedurculis tezuibus , fol'tariis ad alas. 
Brown, Jam. pag. 280. 


Alcea populifolio , villofo , leviter ferrato. Sloan, 
Hift. 222. tab. 139. fig. 4. 


Toute la plante eft vifqueufe , d’une odeur forte 
& défagréable. Ses tiges font ligneufes, hautes 
d'un demi-pied , cyliniriques , médiocrement ra- 
meules ; les rameaux alternes , étalés , garnis de 
feuilles longuement pétiolées, oval:s, en cœur, 
acuminées, prefque peltées, denrées a leurs bords, 
tomenteufes , traverfées par dés nervures purpu- 
rines, pendantes , longues de deux pouces & plus; 
les ft} ules fubuiees, caduques. 


Les fleurs font axillaires , folitaires, foutenues 
par des pédoncules filiformes , velus , plus courts 
que les feuilles , articulés à leur fommet. Leur ca- 
lc : eft velu, glutineux, à cinq decoupures éta- 
lées, lancéolées, aiguës; la corolle petite , un peu 
plus longue que le calice; les pétales arrondis, un 
peu pubefcens en deflous ; les anthères rénifor- 
mes, pédiceilées ; l'ovaire un peu arrondi ; fet 
à neuf ftyles capiilaires, réfléchis , de la longueur 
des étamines ; les ftigmates en tête. Le fruir eft 
compofé de fept à neuf capfules monofpermes, 
pubefcentes , obtufes, comprimées, 


Cette plante croit à la Martinique & à la Ja- 
miique. Dh (F.f.) 

68. ABUTILON à feuilles de guimauve, Sida 
altheafolia. Lhérit. 


Sida foliis cordato-ovaiis, dentatis ; utrinquè 10- 


ABU 


mentofis ; floribus paniculato-confertis. Lhérit. Stirp. 
Nov. 1. pag. 112 bis. 


Sida al heafolia, foliis cordatis, Jubangulatis , 
obtufis ; ferrato crenatis , utrinquè tormentofis ; roffris 
feminum calice brevioribus. Swartz, Prodr. pag. 101, 
& Flor. Ind. occid. vol. 2. pag. 1207. — Willd. 
Spec. Plant. vol. 3. pag. 753. n°. $6. 


Alhea flore luteo. Sloan , Jam. Hift. 1. pag. 218. 
tab. 136. fig. 2. 


Cette plante eft très-malle, blanchâtre , tomen- 
teufe fur toutes fes parties. Ses tiges font un peu 
ligneufes , droites, hautes d’un à deux pieds ; fes 
feuilles alternes , prefque verticillées, ovales , en 
cœur, obtufément anguleufes , dentées, aiguës , 
un peu épaifles ; les périoles étalés, cylindriques, 
plus courts que les feuilles ; les flipules courtes, 
linéaires , fubulées. 


Les fleurs font axillaires , très-rapprochées, 
formant par leur enfemble une forte de panicule 
à l'extrémité des rameaux ; les pédoncules réunis 
deux ou trois , fouvent folitaires, à une ou à plu- 
fieurs fleurs. Les calices font légérement angu- 
leux , à cinq découpures droites, courtes, élar- 
gies , aiguës ; la corolle jaune ; les pétales arron- 
dis, échancrés , un peu ondulés; dix à douze ftyles 
plus longs que les filamens ; les ftigmates bruns, 
en tête. Le fruit eft compoté de dix à douze cap- 
fules monofpermes , à deux pointes courtes. 


Cette plante croit à la Jamaique, dans les cam- 
pagnes arides. D 


XX * Trente carfules environ. 


69. ABUTILON à épi. Sida fpicata. Cavan, 


Sida foliis fiscordatis, acuminatis 3; Pedunculis 
petiolo parvo vix longioribus ; carfalis pendulis, ob- 
tufis ; floribus fpicatis. Cavan. Dillere. bot. 1. pag. 
24. tab. 8 fig. 1. 


Sida fpicata » foliis ovatis, cordatis , acutis, den- 
tatis ÿ racemo terminali, rudo ; capfulis muticis , ca- 
pitatis , calice majoribus. W il. Spec. Plant. vol. 3. 
pag. 761. n°. 81. 


Abutilon veficarium , flore lureo, majus. Plum. 
Hifi. MAT. tab. 4. pag. 14, & apud Burm. Amer. 
tab. 2. fig. 1. 


Aibriffeau dont les raneaux font très-longs , 
épais , nombreux, redreflés, garnis de feuilles 
ovales , un peu aiongées, légérement échancrées 
en cœur à leur bafe, a'guëés à leur fommet , den- 
tées, d’un vert-blanchätre, légérement velues ; 
les d'ntelures courtes , diftantes ; les ftipules in- 
connues. 


Les fleurs font alternes , fituées à l'extrémité 
des rameaux , en une forte d'épi fimple ; les infé- 
‘ reures axillaires , les autres nues, foutenues par 


ABU 


des pédoncules géniculés , plus lengs que les pé- 
tioles. Le calice eit glabre, à cinq découpures 
ovales, aiguës ; la corolle jaune, étalée, aflez 
grande ; les pétales élargis à leur partie fupéricure 
& crénelés. Le fruit eft gtobuleux, blanchätre, 
beaucoup plus grand que le calice, compofe d'un 
grand nombre de caplules comprimées, mono- 
fpermes ; les femences noirâtres, arrondies , ai- 
guës à un de leurs bords. - 


Cette plante croit à l’île de Saint-Domingue, 
où elle a éré découverte par le Père Plumier. D 
(Defrripr. ex Cavan. ) 


70. ABUTILON d'occident. Sida occidentalis. 
Lino. 


Sida foliis cordatis, fublobatis ; ffipulis patenti- 
bus ; pedunculis periolo brevioribus ; capfulis multo- 
locularibus, pendulis, obtufis. Linn. Spec. Plant. 
vol. 2. pag. 964. — Amœæn. acad. vol. 4. pag. 
325. — Cavan. Differt. boc. 1. pag. 24. tab. 4. 
fig. 3. 


Sida occidentalis, foliis oblongo-cordatis , denta- 
#1 , fublobatis ; pedunculis folitariis , petiolo brevio- 
ribus ; capfulis obtufis, globofis , nutantibus. Wilid. 
Syec. Plani. vol. 3. pag. 749. n°. 45. 


Sida occidentelis. Lam. Di@. 1. n°. 23. 


Les tiges font cylindriques , tomenteufes à leur 
partie fupérieure , rameufes ; les feuilles inférieu- 
res aflez grandes, un peu anguleufes; les fupé- 
rieures diffantes, plus petires , bien moins pétio- 
lées, point anguleufes , médiocrement denrées ; 
les flipules feracées, courbées, redreffées ; les 
pédoncules fouvent plus iongs que les pétioles, 
principalement aux feuilles fupérieures. Les cap- 
fules font membraneufes , tres-minces , tranfpa- 
rentes , comprimées, un peu véficuleufes, mo- 
nofpermes ; les femences placées fous une forte 
de plumuie arquée. ( Voyez ABUTILON d’occi- 
dent, n°.23.) 


71. ABUTILON à feuilles découpées, Sida mul- 
tifida. Cavan. 


Sidu foliis multifidis, caule proftrato , floribus [e- 
cundis versès terram , feminibus alatis. Cav. Differt. 


bot. 1. pag. 25. tab. 4. fig. 2. 


Sida (pterofperma), foliis tripartito-pinnatifidis, 
lobis fisubwsque obtufis , arillis membranaceo-appen- 
diculatis. Lhérit. Stirp. Nov. 1. pag. 119. tab, 57. 


Sida pterofperma , foliis tripartitis, laciniis linea- 
ribus , reparao finuatis ; flortbus fubracemoffs , cap- 
fu'is alais. Willd. Spec. Plant. vol. 3. pag. 765. 
n°, 94. 


Cztte plante a des racines fibreufes qui produi- 
feat une tige couch<e, aichotome, très-rameule, 


ABU 23 


garnie de feuilles longuement pétiolées, profon- 
dément partagées en trois ou quelquefois cinq dé- 
coupures étroites , linéaires , Inégalement finuées 
à leurs bords, obrufes à leur fommet, glabres tant 
en deffus qu'en deffous , accompagnées de ftipules 
petites, lancéolées. j 


Les fleurs font les unes folitaires, axillaires ; les 
autres alternes , terminales, fans feuilles , en forme 
de grappe, toutes tournées vers la terre, fuppor- 
tées par des pédoncules génicules, à peine auti 
longs que les pétioles. Le calice eft gtobuleux, à 
de:ni divifé en cinq découpures ciliées, denticu- 
lées ; la corollé blanche , étalée. Le fruit eft orbi- 
culaire, comprimé, plus grand que le calice, 
compofé de vingt-huit capfules ailées , mona- 
fpermes. 


Cette plante croît aux environs de Lima, dans 
les plaines fabloneufes , où elle a été découverte 
par Dombey. © (F./f.) 


72. ABUTILON fans ftipules. Sida exfflipularis. 
Cavan. 


Sida foliis cordatis , acutis , fuhtomentofs , exffi- 
pulatis ; pedunculrs axillaribus , folitariis , uniforis, 
petiolo brevioribus. Cavan. Diflert. bot. 2. pag. 56. 
tab. 14. fig. 2. 


Sida exflipularis, Cavan. Differt. bot. 1. pag. 31. 
tab. 7. fig. 3. Déleatur defcriptio. 


Sida exfhipularis , foliis ovato-cordatis , acumina- 
tis 3 pedunculis folitariis, petiolo brevioribus ; cap- 
fulis muticis, culice breviortbus. Willd. Soec. Plant. 
vol. 3. pag. 754: n°. 58. 


Cette plante a des tiges hautes, cylindriques, 
tomenteufes , droites , divifées en rameaux alter- 
nes, élancés, garnis de feuilles longuement pé- 
riolees , ovaiës, en cœur, tomentcuies à leurs 
deux faces, crénelées ou légérement finuées à 
leurs bords, blanchâtres en defious , très-aiguës 
à leur fommet , affez grandes ; les pétioles pileux, 
cylindriques , au moins aufh longs que les feuiiles, 
dépourvus de ftipul.s. 


Les fleurs font folitaires , axillaires , foutenues 
par des pédoncules droits, très fimples , génicu- 
ls, deux ou trois fois plus courts que les périoles. 
Le calice eft pentragone , obtus a fa partie infé- 
rieure , divife, à {a partie fupérieure, en cinq 
découpures étalées, lancéolées, aiguës, la corolle 
jaune , point tachetée, très-grande , ouverte, lon- 
gue d’un pouce & demi; les pétales entiers , iné- 
galement arrondis à leur fommet; le tuba des 
filamens élargi à fa bafe, terminé par des étamines 
nombreufes. L'ovaire ett globuleux ; le ftyle à plu- 
fieurs divifions. Le fruit eft romenteux , prefque 
cylindrique, un peu plus grand que le calice, 

! compofe d'environ trente capfules monofperines, 
{ rronquées à leur fommer. 


24Â AJ BU 


Cette plante à été recueillie par Commerfon à 
l'ile Bourbon. PB (Defcripe. ex Cavan. ) 


73. ABUTILON des bois, Sida filvatica. Cavan. 


Sida caule arboreftente ; foliis tomentofis , corda- 
sis | longiffimé acurrinatis ; pedunculis binis, axilla- 
ribus ,unifloris ; capfulis monofpermis. Cav. Diflert. 
bot. 2. pag. 56, & Differt. $. pag. 276. tab. 133. 
fig. 2. — Lam. Illuftr. Gen. tab. 578. fig. 2. 


Sida fflvatica , foliis ovato-cordatis , acuminatis , 
crenatis ; pedunculis peminatis , petiolo multd longio- 
ribus ; capfulis muticis , capitatis. Wilid. Spec. Plant. 
vol. 3. pag. 748. n°. 42. 


Arbriffeau qui s'élève fur une tige droite, haute 
de dix pieds, très-rameufe ; les rameaux pubef- 
cens, garnis de feuilles alternes, pétiolées , fort 
amples, ovales, échancrées en cœur, dentées en 
fcie à leur contour , tomenteufes à leurs deux fa- 
ces , longuement acuminées ; les inférieures plus 
larges , les fupérieures plus étroites, prefque lan- 
céolées ; les pétioles velus, fort longs , beaucoup 
plus courts aux feuilles fupérieures, accompagnés 
de ftipules droites, lancéolées. 


Les fleurs font réunies deux à deux dans l’aif- 
felle des feuill:s fupérieures, foutenues par des 
pédoncules droits, uniflores, génicules, plus longs 
que les pétioles. Le calice eft oblong , à cinq an- 
gles, divifé en cinq découpures larges, acuminées 
à leur fommet ; la corolle d’un jaune de foufre , 
ample , au moins une fois plus longue que le ca- 
lice ; les anthères réniformes, fituées à l’extré- 
mité du tube des filamens ; l'ovaire globuleux, 
tomenteux; les flyles nombreux , plus longs que 
le tube; les fligmares globuleux. Le fruit, ren-. 
fermé dans le calice , eft romenteux, globuleux, 
ombiliqué , compolé de trente à trente-fix cap- 
fules monofpermes , mutiques , comprimées ; les 
femences aiguë; à leur bafe. 


Cette plante croît dans les forêts , fur le bord 
du fleuve Maragnon, au Pérou, où elle a été dé- 
couverte par Domb:y. B (Defcript. ex Cavan.) 


6. II. Capfules à trois femences. 
* Cinq capfules. 


74. ABUTILON triangulaire. Sida triquetra. 
Linn. 


Sida foliis cordatis, fubtomentofis ; ramis trique- 
cris. Linn. Spec. Plant. vol. 2. pag. 962. — Jacq. 
Hort. tab. 118. — Cavan. Differt. bot. 1. pag. 26. 
tab. ç. fig. 1. — GCærtn. de Fruët. & Sem. vol. 2. 
pag. 249. tab. 134 fig. 5. 

Sida triquetra , foliis cordatis | acuminatis, ferru- 
latis; pedunculis folitariis ; capfulis muticis, trun- 
catis; ramis triquetris. Willd. Spec. Plant, vol. 3. | 
pag: 748. n°. 27. 


ABU 


Sida triquetra. Lam. Di&@. 1. n°. 8. 


Il eft facile de reconnoître cette efpèce à fes 
tiges triangulaires , cannelées fur leurs trois faces ; 
les flipules courtes, droites, étalées. La corolle 
eft jaune, fouvent purpurine à {a bafe ; les décou- 
pures du calice étalées, aiguës ; l'ovaire prifma- 
tique, à cinq faces , furmonté de cinq ftyles un 
peu connivens à leur bafe : il leur fuccèce un 
fruit beaucoup plus grand que le calice, penta- 
gone, compolé de cinq capfules glabres, muti- 
ques , à trois femences, ( Voyez ABUTILON trian- 
gulaire, n°. 8.) 


7$: ABUTILON à feuilles de fcammonée. Sida 
periplocifolia. Linn, 


Sida foliis cordato-lanceolatis, acuminatis , inte- 
gerrimis , fubtùs albis ; caule paniculato. Lino. Spec. 
Plant. voi. 2. pag. 962. — Cavan. Differt. bot. 1. 
pag. 26. tab. $. fig. 2. — Swartz, Obf. pag. 260. 


Sida ereëta, gläbra, foliis cordatis, acuminatis , 
integris, fubiùs incanis ; pedunculis longifimis , te- 
nuiffimis. Brown , Jam. pag. 280. 


Sida periplocifolia, foliis cordato - lanceolatis , 
acuminatis ; integerrimis , [ubtüs tomentofis ; pedun- 
culis fubdivifis, petiolo longioribus ; capfulis ariffatis. 
Wilid. Spec. Plant. vol. 3. pag. 741. n°. 23. 


Althea fcammonia folio, flofeulis albis, eylanica. 
Herm. Prodr. 309. 


Alcaa orientalis, feammonie folio major, foribus 


albis. Pluken. Almag. pag. 17. tab. 74. fig. 7. 
Sida periplocifolia, Lam. Diét. 1. n°. 14. 


Les feuilles font accompagnées à leur bafe de 
deux ftipules droites, petites , fubulées. La co- 
rolle eft jaune , point tachetée ; le calice petit, 
globuleux , ainfi que l'ovaire , furmonté de cinq 
fiyles ; les fligmates recourbés, Le fruit eft fort 
petit, mais plus grand que Je calice ; il eft com- 
pofé de cinq capfules noirâtres, aiguës & luifan- 
tes , étalées en étoile, à trois femences, quelques 
fois deux. ( Voyez ABUTILON à feuilles de fcam- 
monée , n°. 14.) 


76. ABUTILON étoilé. Sida flellata. Cavan. 


Sida foliis fubrotundo-cordatis | acutis, inteperri= 
mis. Cavan. Differt. bot, 1. pag. 27. tab. ç. fig. 4, 
& Differt. 6. pag. 349. 

Sida periplocifolia, var. 8. Linn. Spec. Plant. 
vol. 2: pag. 963. 

Sida (nudiflora), fois cordatis, rotundatis , 


crenulatis; paniculà apkylla. Lhérit. Stirp. Nov. 
vol. 1. pag. 123. tab. ç9 bis. 


Sida nudiflora, foliis fubrotundo-cordatis , acumi- 
natis, fubintegerrimis , fubtds tomentofis ; paniculä 
terminali, 


AB U 


Abutilon caule kirfuto ; flore minore, gilyo. Plum. 


Hift. MAT. tab. 4. pag. 12. 


Abutilon armplifimo folio, caule villofo. Plum. 
apud Burm. Amer. Spec. 2. Icon. 5. 


Cette plante, réunie par Linné à la précédente 
comme variété, en diffère par fon port, par la 
forme de fes feuilies , par fes c:plules dépourvues 
de pointes. Ses tiges font ligneufes , cylindriques, 
tomenteufes, hautes d'environ quatre pieds; elles 
fe divifenc en rameaux élancés, paniculés, nom- 
breux, garnis de feuilles alcernes, longuement 
pétiolées, molles, blanchâtres , principalement 
en deffous, très-douces au coucher, pubefcentes 
à leur face inférieure , ovales-arrondies, échan- 
crées en cœur à leur bafe, acuminées à leur fom- 
met, légérement denrées ou crénelées à leur con- 
tour ; quelques-unes des fupérièures à trois lobes 
ou à trois pointes; les ftipules droites, linéaires , 
aiguës. 


Les fleurs forment, à l'extrémité des rameaux, 
une longue panicule trés-lache ,tomenteufe ; fou- 
tenues par des pédoncules velus, géniculés. Le 
calice eft divifé en cinq dicoupures un peu aiguës; 
la corolls d’un jaune- pâle ; les pétales étalés en 
étoile , affez grands, un peu arrondis, très-en- 
tiers ; l'ovaire globuleux , furmonté de cinq ftyles 
alongés ; les figmates en tête. Le fruic eft prelque 
rond, plus grand que le calice , de forme penta- 
gone , & ouvert en étoile à fon fommet; compofé 
de cinq à fepr caplules obrufes, à trois femences 
Rüiratres. 

Cette plante croit dans les prés fecs, à Sanr- 
Domingve. On la cultive au Jardin des Plantes de 
Paris. D (7. v.) 


77. ABUTILON à haute tige. Sida excelfior. 
Cavan. 


Sida foliis cordato-acuminatis, integris, fupernè 
rubefcentibus, glabris, Juris villofis, lireftentibus ; 
foribus paniculutis, Cavan. Differt. bot. 1. pag. 27. 


v 

… Sida excelfior, foliis cordatis , ovatis, acumia- 
tis , inreperrimis, fuocès tomentofis ; racemis panicu- 
latts , capfuiis bidentaris. W il. Spec. Plant. voi. 3. 


tab: s. fig. 3. 


- = o n 
Pag. 742. n°. 24. 


 Abutilon, arëor excelfa, til'afolio & ligno levif- 
bois de radeau. Jof. Juif. Herb. peruv. 


7 C'eft us grand arbre dont le bois eft léger, le 

tronc droit, les feuilles alternes, médiocrement 

pétiolées, ovales, en cœur, très-entières , acu- 

minées à leur foinmet ; glabres & un peu rougeà- 

tres à leur face fupéricure, veluzs & jausacres en ! 
botanique, Supplément. Tome 1. 


rerminali , racemofä; capfulis muticis. Willi. Spec. 
Plant. vol. 3. pag. 743. n°, 26. 


Go , vulgo , apud Hifpanos , palo de balfas ; gullice | 
ë b £ > 


La " 
B U 09 
déffous , à trois ou cinq nervures faillantes , lon- 
gitudinales , avec quelques veinules latérales ; L2s 


{tipules Fort peuites. 


À 


Les fl:urs font difpofées , à l’extréimité des ra- 
meaux , en une panicule ételée ; les ramifications 
alternes ; chaque flaur pédonculée ; les nédoncules 
géniculés, accompagnés à leur bafe d’une petite 
breëtée. Le calice eft fort petit, divife en cina 
decousures ovales-aiguës. Le fruit, beaucoup plus 
grand que le calice perfiftant à fa bafe, eft com- 
polé de cinq capfules ouvertes en étoile , termi- 
nées par deux dents, renfermant trois femences. 


Cette plante croît dans les contrées les plus 
chaudes du Pérou , où elle a été découverte par 
M. Jof ph de Jufieu. b (PV. f. in hers. Juff. ) 


73. ABUTILON à feuilles d’hernandia. Sida here 
nandiordes. Lhérit. 


… . . . . 

Sida folifs cordetis, fubpeltatis , asuminatis, 
fubirtegris ; redanculis fruëtiferis produëioribus. Lhé- 
rit. Stirp. Nov. 1. pig. 121. tab. 58. 


Sida herrandioides | foliis fulpeltatis, cordatis, 
ovatis, acuminatis, fabintegerrimis , rubeftentibus ; 
pedunculis unifloris, capfslrs muricis. Wilid. Spec. 
Plant. vol. 3. pag.,740. n°. 2f. 


Ses racines font fibreufes, rameufss : if s’en 
élève une tige droite, cylindrique, v:rdâtre , hé- 
riffée de poiis en étoile, d’abord fimple, puis ra- 
meufe, haute d’un pied & demi; fes rameaux gar- 
nis de feuilles longuement péticlées, prefque pel- 
tées:, ovales, en cœur, amples, pre fqu'entières, 
pubefcenres, acurinéts ; à peiñe denticulées, 
pendantes; l£s pétioles de la longueur des feuilles ; 
les ipules velues , fubulées, horizontales , re- 
äreffées à leur fommet. 


Les fleurs font rapprochées À l'extrémité de 
rameaux , axillaires , folitaires; les pédoncules 
droits, velus ,alongés , articulés, munis aquelque- 
fois d’une ou de deux bratées avec ua bouron de 
fleurs qui avorie. Le calice, hémiiphérique à fa 
bife, fe divifé en cinq découpures lancéolses 3 
aiguës. La corolle cft jaure; les pétales un peu 
arrondis, un peu échancrés à leur fommet, plus 
longs que le calice ; les filamens libres, cayillai- 
res , feulèment réusis à leur parti: inférieure; les 
entières réniformes, à une loge; l'ovaire à quatre 
ou cinq côtés; trois ou cinq ilyles jaunâtres, à 
peine conrivens à leur baf; les fismares capités, 
puoefcens. Le fruit eft compofé de cinq caplules 
au plus, plus longues que le calice, ovales, ai- 
guës, renfermant chacune trois femences brunes, 
arrondies. 


Cette plante croit à la Nouvelle-Efpagne, (Def 
cript. ex Lherir. ) 


79. ABUTILON à feuilles moiles. Sida mo/lis. 
Orteg. 
D 


06 A BU 


Sida foliis cordato-orbiculatis , duplicato crenatis; 
pedunculis uni feu bifloris, long'Jimis ; peralis creña= 


tis, Orteg. Decal. pag. 65. 


Ses tiges font épaifles , cylindriques , droites, 
hautes au moins de quatre pieds, trèc-pileufes , 
ainfi que les rameaux ; les pétioles & les pédon- 
culs garnis de feuilles alrernes, pétiolées , fort 
amples, molks, verces, un peu rudes én deffus, 
pub: fcentes & blanchâtres en deflous, un peu ar- 
rondies, échincrées en cœur, doublemen: cré- 
nelées , aiguës ou acuminées à leur fomimet ; les 
Fétioles prefque de la longueur des fuiiles, mu- 
nis à leur bafe de deux fuüpules droites, lancéo- 
lées, aiguës. 


Les fleurs font axillaires, folitaires ; les pédon- 
cules alongés, fimples, uniflores, rarement biflo- 
res. Le calice eft cotoneux, blanchätre , pieux, à 
cinq découpures ovales, aiguës ; la corolle jaune , 
prefqu'une fois plus longue que le calice ; les pé- 
ta'es arrondis, légérement crénelés. Le fruit eft 
compofé de cinq à fix capfules brunes, pubefcen- 
tes, redreflées, à deux pointes courtes, reufer- 
mant trois femences prefque globuleufes. 


Cette planté croit au Pérou. On la cultive au 
Jardin des Plantes de Paris. (+) 


* *X Six capfules. 


£0. ARUTILON rameux. Sida ramofa. Cavan. 


Sida foliis cordatis, acutis , iraqualiter & pro- 
funde dentatis; floribus ramofis ; capfulis fix, bi- 
roffratis. Cavan. Diflert. botan. 1, pag. 28, tab, 6. 
fig. 1. 


Sida ramofa , foliis ovaro-cordatis | inegualiter 
dentatis ; racemis axillaribus , capfulis biariftatis. 
Wilid. Spec. Plant. vol. 3. pag. 760. n°. Sc. 


Toute la plante eft couverte de poils mous, 
doux au toucher. Ses tiges font droires, cylindri- 
ques, rameufes; fes feuilles pétiolées , alternes, 
ovales, en cœur, prefque glabres , i égal:ment 
& protondément dentées en fcis+à leur contour, 
aiguës à leur fommet; les ftipules droites, li- 
néaires. 


Les fleurs font difpolé:s en grappes fimples, 
axillaires ; l2s pédoncules alternes , uniflores, gé- 
piculés, munis à leur bafe d’une petite bractée 
aff2z femblab'e aux ftipules. Le calice fe divife en 
cinq découpures acuminées. Le fruit, plus grand 
que le calice, contient fix capfules à deux pointes, 
à trois {mences. 


Cette plante à été recueillie au Sénégal par 
M. Adanfon, ( W. f. in kerb. Juff. ) 


XX * Carfules de fept à onze. 


81. ABUTILON ligneux. Sida ligrofa. Cavan. 


A BU 


Sida foliis cordatis , crenatis , tomentofis, erbicue 
lato-acuminatis , acumine producio ; capfulis feptem 
ad oëko, duriffimis. Cavan. Diflert. bot. 1..p:g. 28. 
tab. 6. fi. 7. 


Sida lignofa , foliis fabroturdo cordetis , acurrira- 
. né . . .. 
tiS, crenanis , tormentofis ; pedunsulis folitariis, pe- 
tiolo dongivribus ; capfulis muticis. Wikden. SpEc. 
Plant, vol, 3. pag. 744. n°. 20. 


Ses riges font lisncufes, très-dures , rimiéufes ; 
les rameaux garris de feuilles alrernes, ovales, un 
peu arrondies, échancrées en cœur, crénelées à 
sur contour, toment:afes, longnement acami< 
nées , foutenuss par des pétioles deux fois plus 
longs que Ls feuilles, munis à leur bâfe de deux 
ftipules courtes, élargies. 


Les flzurs font folitaires, firuées dans l’aiffeile 
des feuilles, portées fur des pédoncules funples , 
droits, géricu'és , plus longs que les pétioles. Le 
calice eft fort grand , à cinq angles pliffés,, à cinq 
découpures larges, acuminées en une pointe très- 
aiguë. La corolle eft jaune ; les pétales entiers , 
arrondis , très-ouverts. Le fruit eft conique , tron- 
qué à fon fommet, un peu plus grand que le ca- 
lice, compofé de fer à huir capfules obtufss, 
très-dures , à trois femsnces. 


>A} 


_ Cette plante croît à l'ile de Saint-Domingue. B 


(PV. fin herb. Juff.) 


82. ABUTILON à ombelles. Sida umbellara. 
Linn. 


Sida foliis cordatis, fubangulatis, fubtomentofis ; 
foribus umbellatis ; capfulis birajtraris , trifperm s. 
Linn. Spec, Plant. vol. 2. pag. 962. — Amon. 
acad. vol. $. pag. 401. — Jacq. Hort. tab. 66. — 
Cavan. Differr. 1. pag. 28. tab. G. fig. 3, & Diflert. 
$- pag. 276. tab. 129. fig. 2. 


Sida umbellata , foliis fubrotundo-cordatis , den- 
tatis, fubangulatis, acutis ; pedunculis fibquadri- 
fioris , umbeilatis, axillaribus ; capfulis biariffaris. 
Willd. Spec. Piant. vol. 3. pag. 7ÿ9. n°. 76 


Sida umbellata, Lam. Di&. 1. n°. 12. 


L’'ovaire eft arrondi, furmonté d'environ neuf 
fiyles ; les figmates globuleux : il leur fuccède un 
fruit fort petit, renfermé dans le calice, conte- 
nant fix à onze capfules à deux pointes, à trois 
fémences. ( Voyez ABUTILON à ombelles. ) 


83. ABUTILON à petites femences. Sida micre- 
Joerma. Cavan. 

Sida caule flexuofo , ramofo ; fol'is cordatis, orbi- 
culato-acutis | quinque nervis ; fruëlu vix culice ma- 
jort, feminibus minimis. Cavan. Differt. botan. r. 
pag. 29. tab. 13. fig. 4. 

Sida microfperma, foliis fubroturdo-coréatis, acw 
tis, fubcrenatis ; pedunculis fubfolitariis, petielo &res 


A B VU 


vioribus ; capfulis biroftrais. Willd. Spec. Plant. 
vol. 3. pag. 746. n°. 56. 


Ses tiges fort flexueufes , rameufes, cylindri- 
ques, hautes de deux pieds; les feuilles longue- 
ment périolées, un peu arrondies , échancrées en 
cœur , obfcurément crénelées à leur contour, at- 
guës à leur fommet, munies de cinq nervures ; les 
iipules courtes, capillaires ; le calice plobuleux, 
à cinq angles; la corolle jaune. Le fruit eft fphé- 
rique , à peine plus grand que le calice, compofé 
d'environ treize capfules , munies, lorfqu'eiles 
s'ouvrent , de deux pointes ciliées ; les femences 
font fort petites. 


Le lieu natal de cette plante n’eft pas connu. 
(VW. f. in herb. Jaff.) 


84. ABUTILON de Sonnerat. Sida fonneratia. 
Cavan. 


Sida foliis cordatis , crenatis, acutis , tomentofis ; 
pedunculis crafis » geniculatis , ereëtis, folio dupld 
longioribus ; fruëfu pilis flellatis ornato. Cav. Diilert. 
bot. 1. pag. 29. tab. GC. fig. 4. 


Sida fonneratiana, foliis fubrotundo-cordatis, acu- 
minatis , dentatis; pedunculis folitariis , folio longio- 
ribus ; capfulis truncatis | obtufis, calice majoribus. 


Willd.. Spec. Plant. vol. :3. pag. 753. n°. 54. 


Alcee affinis indica, abutilon di&fa , fore flavo ; 
folis mollivus , profundaè venofis ; filiculis lanugino- 
fis , anoda zeylanenfium. Pluken. Almag. pag. 17. 
Phytogr. Gb. 126. fig. 5.? 


Cette efpèce a des rapports avec le ffda ofiutica; 
elle en diffère par le nombre de fes capfu!es. Ses 
tiges font rougeârres , velues, rameufes ; fes feuil- 
les longuement pétiolées, ovales, en cœur, un 

eu arrondies , tomenteufes , crénelées à leurs 
Bad , acuminées à leur fommet, aff: z petites , 
quelquefois un peu lobées, munies de flipules pe- 
utes , fubulées , rabattues. 


Les fleurs font folitaires , axillaires , fapportées 
par de longs pédoncules velus, géniculés. Le ca- 
lice eft ovale , oblong ; fes découpures lancéolées; 
la coroile jaune ; les pétales échancrés. Le fruit 
eft couvert de poils ouverts en étoile , beaucoup 
plus grand que le calice, compofé de nenf cap- 
fules obtufes , tronquées , À trois femences. 


Cette plante a été recueilli par Sonnerat au 
Cap de Bonne-Efpérance. ( Defcripe. ex Cavan. ) 


85. ABUTILON à fleurs terminales. Sida termi- 
nalis. Cavan. 


Sida foliis cordatis , fublobato-crenatis , tomento- 
fs ; Jcapo longifimo , fpicä terminato. Cav. Difert. 
bot. 1. pag. 29. tab. G. fig. 6. 


Sida terminalis , foliis ovato-lanceolat's , cordatis, 
dentatis ; racemo terminali elongato , braëleato j cap- 


ABU 


fülis muticis, capitatis , calice majoribus, Willden. 
Spec. Piant. vol. 3. pag. 761. n°. 82. 


57 


Fruticulus pedurcalis terminalibus elorgatis, mul- 
tifloris ; floribus luteis, extès purpuraftentibus ; fotiis 
tomentofis | cordatis, crenatis. Commerf. Herb. 


.… Certe belle plante à des tiges ligneuf£s, hautes 
à peine d’un pied , rameufes , extrêmement romen- 
teufes ; leur partie fupérieure fe terminant en un 
long pédoncule nu ou avec une feule feuille, fou- 
tenant des fleurs en grappe. Les feuilles font al- 
ternes , longuement pétiolées, ovalès-lancéolées, 
échancrées en cœur , crénelées ou denrées à leur 
contour , quelquefois un peu lobées, à peine ai- 
guës , couvertes, à leurs deux faces, d'un duvec 
mou ; les ftipules courtes, fubulées, romen- 
tules. 


Les fleurs font difpofées, à l'extrémité des tiges 
& des rameaux , en une grappe fimple , en forme 
d’épi droit, nu ou muni d'une feuls feuille ; les 
pédoncules partiels garnis à lsur bafe d’une petite 
bractée. Le calice fe divife en cinq découpures 
ovales, peu profondes, La corolle eft jaune, pur- 
purine en dehors, beaucoup plus iongue que le 
calice. Le fruit, faillanc hors du calice, eft com- 
polé d'environ neuf caplules obrufes, recouver- 
tes d’un duvet blanchâtre , épais, renfermant trois 
femences. 


Cette plante a été recueillie par Commerfon à 
Monte-Video, fur les rochers. B ( Defcripr, ex 
Cavan.) 


86. ABUTILON à trois pointes. Sida cricufpidata. 
Cavan. 


Sida fcliis cordatis, fibrotundo-tricufpidatis , den- 
tatis , tormento-canefcentibus ; calicum laviniis 1n- 
trorsèm carinatis. Cavan. Différc. bot. 1. pag. 30. 
tab. 6. fig. $. 


Sida (crafifolia) , foliis cordatis , pedaro-nervs- 
bus , utrinquè tomentoffs j pedunculis periolo aquali- 
bus , capfulis calice quinquangulo vix majoribus. 


Lhérit. Stirp. Nov. 1. pag. 125$. tab. 60. 


Sida craffifolia , foliis ovato-cordatis, dentatis , 
fubrricufpidatis ; pedunculis folitariis | axillaribus , 
petiolorum longitudine ; carfulis biarifhatis. Willd. 
Spec. Plant. vol. 3. pag. 761. n°. 84. 


Arbriffeau tomenteux fur toutes fes parties , & 
d’une odeur forre. Ses riges font droites, cen- 
drécs , cylindriques , rameufes ; les rameaux éta- 
lés , un peu anguleux, garnis de feuilles longue- 
ment pétiolées, ovales, en cœur, acuminées à 
leur fommet , mollss, dentées à leur contour, 
fouvent à trois lobes courts , aigus; un peu épaif- 
fes, tomenteufes & blanchâtres , rabattues, à 
peine plus longues que les péticles ; Les flpules 
petites, prefque linéaires. : 

2 


8 A BU 


0 


Les Aeurs font axillaires, 
par des pédoncules tomenteux, de la longueur 
des pétioles, cylindriques, articui si vers leur 
fommet. Le calice eft à cinq angles, à cinq décou- 
pures ovales, fubulées, acuminées, étalées, ré- 
fléchies à leurs bords; la coroile d un jaune de 
jouire ; les pétales de ja loneu-ur du calice, élar- 
gis $ Ébenen ent échancrés à l-ur fommer, L’ovaire 
elt nes , toruleux, pubefcernt, furmonté d’un 
fiyle f'iforme, à demi divifé en neuf ou dix divi- 
fions capillaires. Le fruit a la fornre d’une poire; 
il renferme ne ou dix capfules comprimées, à 
deux pointes, à trois femiences. 


a 


croit 


ra 
ve 


Cette plar 
CFf) 


la Nouvelle-Efpigne. D 


XX%X%X Plus de dix capfules. 


87. ABUTILON crêpu. Sida crifpa. Linn. 


Sida foliis cordauis, crenatis , fcabriufeulis ; cap 
Judis cernuis , inffatis, repandis, crenulatis. Cavan. 


Differt. bot. 6. pag. 275. tab. 135. fig. 2. 


Sida crifpa, foliis cordatis, fublobatis , crenaris, 
tomentofis ; carfulis cernuis , infatis, multiloculari- 
bus, crenatis, repandis. Linn. Spec. Plant. vol. 2. 
pag. 964. — Cav. Differt. bot. 1. pag. 50. tab. 7. 
16. 1. 


inati 


Sida crifpa , foliis oblongo-cordaris, acuminatis 
crenatis, fummis féffilibus ; jedunculis folitariis, pe 
Lolo lorgioribus » frutfiferis , deflexis ; capfilis infla- 
tis, muticis, undulato-crifpis. Willd. Spec. Piant. 
vol. 3. pag. 747. n°. 40. 

Aburilon veficarium, crifpum , floribus melinis, 
parvis. Diilen. Hort. Eltham. pag. 6. tab. 5. 
fig. $. 

Abuiilon americanurm , fruëf fubroturdo , pendulo, 
& carfulis veficariis crifpis confato. Mart. Cent. 29. 
tab. 29. 


3 


Abutilon aliud veficarium. Plum. Icon. 15. tab. 
25. 

Sida crifpa. Lam. Diét. 1. n°. 24. 

Sida amplexicaulis. Lam. Diét. 1. n°. 25. 


Les feufiles fupérieures, portées fur des pé- 
tiolés très-courrs, & qui les fair paroître amplexi- 
caules, ont occafionné l'établiff ment de deux 
efpèces par M. de Lamaick, qui n'en forment 
qu'une feuie, ainfi quo l'a obfervé M. Cavanilles. 
Lis fruits font compofés de douze caplules fans 
pointe faillante, contenant chacune trois f-men- 
ces glabres, noiratres g°1 forme de rein. ( Voyez 
RC ILON crépu , n°. 24, À ABUTILON ain- 
plexicaule , n°. 2$, qu ‘il faut réunir.) 


88. ABUTILON d’Âfie. Sida afiatica. Linn. 


Sida foliis cordatis, dentat's ; peduncilis unifloris, 


foliraires, funportées : 


À B Ù 


petiolo loncioribus ; fruëlu lanuginofo, calice pau'd 
rage Cavan. Diflert. bor 1. pag. 31, ab: 7. fig. 
, à Differt. 2. pag. 40 8 Die IT. fe pag- 275. 


Ab, 120-0hPuTe 


Side afratisa Done cordatis, dentatis , ind@ivifis ; 
fitpulis reflexis , pedurculis pettolo lorgi ob j Cap- 
filis multilocularihus, kirfiuis, calice Brevioribus (ro- 
LiÈS Le ce maj RER). {i np. Spec. Pline. vol: 2. 
pag. 964, & Amoœn. acad, vel. 4. pag. 324: 


Sida affatica, foliis cordatis , ecutis, rugofis sTe- 
dunculis petioto loïgioribus , capfilis Gutiee vix bre- 
vioribus. Lhérit, Sürp. Nov. 1. pag. 150. 


Sida afjacica, fois oblong -cordatis | déntatis ; 
Pedurculis fositariis, petiolo lonyioribus ; carfuës 
acutis, truncatis , calici ue ilibus, Wild. Spec. 


Pianr. vol.. 3. pag. 751. n° 


Abut:lon indicum ; flore ni minore. Flor, zeyl. 
20. 


Sida of. tica. Lam. Di. 1. n°, 26. 


Les feuilles font un peu plus longues que larges; 
les ftipules lancéolées >. réfléch'es; les pédoncules 
g<niculés, accompagrés très-fouve nt d’une brac- 
tée en forme de petire écaille. Les fruits font 
tronqués , tres-velus, un peu plus longs que le 
calice , conpofés d'environ vingt capfules obiu- 
fes, à trois femences. ( Voyez ABUTILON.d’Afie.) 


89. ABuTiLoN de l'ile Maurice. Sida mauri- 
tiana. 


Sida fo'iis cordatis , rotundatis, l’gu/ato-acumi- 
natis ; pedunculis petiolo lengioribus, cacfulis calice 
majoribus. Lhérit. Suirp. Nov. 1. pag. 129. tab. 62. 


Sida (mauritiana }, jones cordutis , acutis , holo- 
Jériceis ; pedunculis petiolo lonsioribus ; capfilis ml 
e‘locul PRÉC pe > carle FRE o Jaca. Icon. 
Rar. vol. 1. tab: 137,:& Mifcelli 2/pag. 3522 


Sida (mauritis ne foiiis ne 
acuminalis ; dentatis, fôiès tormentofrs ; pedunculis 
felitar ils, F retio'o dong'oribus ; . carful s  biroffratis , 
ITURCATIS , frs ce longrorikus. Wiild. Spec. Plant. 
vol: 3. pag 749. n°. 44. 


Sida (nlarifora), folis cordatis, fubroturdo- 
acuminats, dentatrs, tormentofis ; capfularum rofris 
initio folirartis, pofiea binis, longis , villofis. Ca- 
van Differt. bot. 1. pag! 32. tab. 7. fig. 4, & 
Difrnts $Fpage2ys, tab. 15e 


Sida planiflora. Lam. Diét. 1. n°. 29. 


Les fenilles fant a-compagrées , à leur bafe, de 
deux flisules lancéolées, redreffées. Les flzurs font 
foitsires, millairess les pédoticules géniculéss 
l'ovaire al buleux , velu ; les flyies nembreux;.les 
Ribmiates en tête. Le fruit ef hémifphérique Rte 

rand que le calice > COTPOé d'environ vingt- RAS 
cap{u! es furmontées d'une pointe longue, fubulée, 


velue, qui enfuite fe divife en deux ; les femences 
au nombre de. crois. (Voyez ABUTILON à fleurs 
planes, n°, 29.) 


2. ABUTILON à feuilles de peuplier. Sida po- 
pulifolia. Cavan. 


Sida foliis cordatis , crenatis , fufcis , fubrotundo- 
acurrs ÿ ffipulis fpiralibus , parulis ; caule atro-rub.[- 
cente. Cavan. Differt. Lot. 1. p. 32. tab. 7. fig. 9, 
& Differt. $.pag. 275$. tab. 128. fi2. 2. 

Sida (eteros michos) , foliis corda’o-roturdis , 
‘acuminatis , dentatis , fubpeltatis ; capfalarum villo- 
farum  rofiris brevibus. Cavan. Difiérr. bot. 2. 
pag- 55. 

Sida (populifolia ), fofiis fubrotundo cerdatis, 


acuminatis, .insqualiterwrepando-dentatis ; peaunculis 


folitariis , peitolo longioribus ; capfulis acut:s , trun-. 
catis , calice longioribus. Wiilden. Spec. Plant. ! 


_ 6e 
Vol. 3. pag. 7$1. n°. fo. 

Sida (beloere}), foliis rotundatis , cordatis , acu- 
mminatis, crénatis, mollibus ; pedunculis petiolo lon- 
gioribus, capfulis calice majoritus. Eh£rit: Stirp. 
Nov. 1. pag. 130. 


-! Beloere malabaricus, fruta garguntilha Lufitanis.\ 


“Rbsed ; Horr. Malab. vol. 6. pag. 77. tb: 45. 
Sida populifolia. Lam. Di&. vol. 1. n°. 28. 


Un caractère qui rend cette efpèce très-remar- 
quible, elt d’avoir-des fiipules écalées) linéaires, 
qui finiffent par fe rouler en fpirale. Ses fruits fonc 
velus; ils contiennent de onze à dix-neuf capfules 
furmont£es d’une pointé courte , qui. fe divifé en 

deux à l’époque de l'émillion des femences, au 
‘hombre de’ trois. (Woyez ABUriLON à feuilles de 
peuplier.) 4 2 

91. ABUTILON hériflé. Sida hirta. Lam. 


Sida'ceule hirto , foliis corditis, fubrotur.dis, den- 
tatis ; ffipulis’ horizontalibks. cornuum irffar contra 
petiolum dires ; floribus folisartis , meculztis. Cav. 
Differt.bot. 1. pag. 53.tab. 7. fig.s,. & Differr. 5. 
pag. 276. tab. 129..fi8. 1. 

* Sida hirta, foliis fusrotundo-cordatis , acumaenatis, 
dentetis ; pedunculis folitariis , petiolo longioribus ; 
cacfulis eruncatis , acutis, calice brevioribus. Willd. 
- ; o 

Spec. Plant. vol! 3."pag: 751 n°. fr. 

Sida (pilofa ), foliis orbiculatis , cordutis , acu- 
minatis ; pedunculis petrolo breviorisus ; capfulis ca- 
dici squalibus ; pilofifimis. Lhérit. Suirp. Nov. 1. 
pag. 130. 

Abati‘on h'rfatum. Rumph. Herb, Amb. vol, 4. 
pag: 29. tab. 10. 


S'da hirta. Lam, Di. vol, 1.:n°. 27. 


Outre fes tiges , fes périoles & fes pédoncules 


PR 


ABU 


bériffés de poils fins', horizontaux , cette efpèce 
a de plus Æs (tipules ouvertes horizontalement, & 
appliquées, comme deux cornes, contie la tige ; 
caraétères qui la font aifément diftinguer. Ses fruirs 
font compolés de quinze à dix-fent capfules tron- 
ques à leur fommet, à peine plus longues que le 
caïice , très-velues , renfermant trois femences. 
( Voyez ABUTILON hériflé , n°. 27.) 


a 


(te) 


92. ABUTILON pubefcent. Sida pubefcens. Cav. 


Sida foliis cordatis , fublobatis, valdë romentofis ; 
pedunculis ereélis; kirfutifimis, urifloris ; fruäu 1o- 
mentofo., corico-truncato. Cavan. Differt. bot. 1. 
pag. 33. n°. 71. 

Sida pubeftens , foliis fubrorundo-cordatis , acumi- 
natis , argulato-dentatis ; pedunculis folicariis, pe- 
tiolo longioriôus ; capfulis bidentatis ; trunzatis , ca- 
lice majortbus. Wild. Spec. Pjant. vol. 3: pag. 753. 
RE l 

Cette plante eft couverte de poils nombreux, 
blanchatres. Ses tiges font dures , prefque ligeu- 
fes, ramcufes ; Σs ramfaux garnis de feuilles at- 
teinés, longuement péticl£es , un peu arrondies , 
prefque lobées, échincrées en cœur , acuminées 
à leur fommer , denses , légérement anguleufes à 
leur fommet , tomenteufes à leurs deux faces, 
nerveuf=s en deflous ; les pétioles de la longueur 
des feuilles ; munis à leur bafe ds deux ftpules 
trés-velues , un peu arquées, redreflées. 

Les fleurs font folitatres, fituées dans l’aifleile 
des feuilles, foutenues par des pédoncules géni- 
culs, plus longs que ‘Îcs pétio:es. ‘Le calice et 
velu , à cinq angles comprimés , à cinq découpu- 
res lancéolées, aiguës à ur fommet ;'la corolle 


‘blanchatre ; les pétales 1rés étalés, Le fruit eft up 


peu plus grand que le‘calice , conique, tronqué , 
compofé de quinze capfulés à deux potures cout- 
ts, à trois fémences.” + 


Cette plante croît à l'ile de Saint Domingue, 
(PS. in herb. Juff.) 


93: ABUTILON de l'Inde. Sida indie. Linn. 


Sidi foliis cordatis , fublobaris ; fHpulisreflexis , pe- 
dur:culis periolo lonsioribus;cupfulis maltiocu/aribus, 
feab'is: calice longioribrs. ina. Spec. Plant, vol.!2. 
pag. 964.l— Anœn::aced voi. 4 pag.- 324, — 
Cavan. Diff te bat. 1 pag. 33-tab. 7. fg. ro: — 
Vahl. Symb. 2. pag. 79. 


Sida indica, fotiis ohlongo-cordaris’, obtufufeutis, 
inagualiter dentatis ; pedunculis periolo lonsioribus ; 
capfulis maticis, glolofc-aÿgregatis, fcabris , calice 
longioribus. Willd. Spec. Plant. vof. 3. pag: 752. 
TUE 


Sidi cordifolia. Forskh. Flor, æzypt.-arab. pag. 
124. : 


Althaa Theophrafii fimilis. C. Bauh. Pin. 316. 


an. ? A BU 

Abutiler iadicum: J. Bauh. Hif, 2. pag. 959. 
Icon. — Camer. Hort, 3. tab. 1. — Tourn. Inft. 
FR. Herb. 99. — Morif. Oxon. Hift. 2. pag. 531. 
$. s: tab. 19. fig. 4. 

Sida indica. Lam. Diét. 1. n°. 30. 


Ses ftipules font lancéolées , très-ouvertes , ré- 
fléch'es; fes pédoncules géniculés, plus longs que 
es feuiiles ; l'ovaire tomenteux , cannelé , glo- 
buleux, furmonté de treize à quinze ftyles; les 
fligmates fphériques ; les fruits compofés de treize 
à quinze Cap'ules tronquées, à crois femences. 
( Voyez ABUTILON d'Inde , n°. 30.) 


94. ABUTILON velouté. Sida molliffima. Cavan. 


Sida caule ereëlo , toménio/o ; foliis cordatis , or- 
bichlato-acuminatis, dentatis , molliffimis; flortbus 
folitariis ; calice fruëtifero , decagono , magno. Ca- 


van. Differe. bor. 2. pag. 49. tab. 14. fig. 1. 


Sida mollifima, fodiis fubrotundo-cordatis , acu- 
minatis , dentatis ; pedunculis fubbifloris , petiolo bre- 
vioribus , foliiariis ; capjulis bidentatis , truncatis, 
salici aqualibus. 


Sida (ciftiflora), foliis cordaris ,; acuminatis ; 
pedunculis fubbifloris, petiolo brevioribus ; calicibus 
guinquangulis , corollis capfulifque calici fubequati- 
eus. Lhéit, Stirp. Nov. 1. pag. 127. tab. 61, 


Ses tiges font tomenteufes , cylindriques , très- 
rameufes , hautes de quatre à cinq pieds; elles 
parviennent , dans leur pays natal , à la hauteur de 
dix pisds. Ses feuilles font fort amples , très-lon- 
guement pétiolées, un peu arrondies , échancrées 
en cœur, acuminées ; dentées à leur contour, 
très-moiles & fort minces, pubefcentes ; les deux 
Jobes de Ja baf£ très-rapprochées ; les flipu'es droi- 
tes, alongées , capillaires , velues , trés-caduques. 


Les fleurs font folitaires , axillaires , foutenues 
par des pédoneules droits, géniculés , plus courts 
que les pétioles, longs d’un pouce & plus. Le ca- 
lice eft à cinq angles faillans à leurs bords, com- 
primés , à cinq faces, carénés dans leur mileu. 
Lorfque le calice enveloppe le fruit, il offre dix 
côtés à fa bafe, & les anples deviénnent obtus, 
alrernativement plus courts. La corolle eft d’un 
jaune de foufre, très-ouverte; les pétales en cœur 
renverfé, à peine plus longs que le calice ; l’ovaire 
globuleux , cannelé ; onze ftyles , aueant de flig- 
mates en tête. Le fruit eft un peu plus grand que 
le calice ,ovale , tronqué , rétréci & ombiliqué à 
fon fommet; il renferme ouùze capfules velues , à 
deux dents courtes lorfqu’elles iaiflenr fortir les 
trois fernences. 


Cette plante croît dans les forêts , au Pérou, 
le long du fleuve Maragnon; elle a été découverte 
par Dombey. On la cultive au Jaréin des Piantes 
de Paris. Ph (77 v.) 


ABU 


9$. ABUTILON ordinaire. Side abutilon. Linns 


Sida foliis fukrotundo-cordatis , indivifis ; pedun- 
culis folio brevioribus , capfilis mulrilocxlaribus, cor- 
uiculs bifidis. Linn. Spec. Plant. vol. 2. pag. 963. 
— Cavan. Difiert. bot. 1. pag. 34, & Differt. 2. 
Pa8: 49: 

Sida abutilon, foliis fubrotundo.cordatis, acumi- 
natis, dentatis , tomentofis; pedunculis folitariis, 
petiolo brevioribus ; capfulis biariflatis , truncatis. 


Willden. Spec. Plant. vol. 3. pag. 750. n°. 47. 


bztilon Avicenne. Gærtn. de Fruct. & Sem. vol. 
2.pagi/2$1. tab, 135. ABS 


Abutilon foliis tomentofis , cordatis , petiolatis; fi- 
liquis bicornibus.. Haller ,.-Helv. n°..1075. 


Althea Theophraffi, flore luteo. C. Bauh. Pin. 
216. 


Alhaa altera, five abutilon. Camer. Epitom. 
668. Icon. 


Abutilon Theophraffi, flore luteo , quibufdam abu- 
tilon. J. Bauh. Hift. 2. pag. 958. Icon. 


Sida abutilon. Lam. Di. 1. n°. 21. 


Ses capfules font au nombre de quinze , noirä- 
tres, velues, tronquées, furmontées de deux 
poirités. Elles contiennent chacune trois femences. 
(Voyez ABUTILON ordinaire , n°. 21.) 


96. ABUTILON à feuilles obtufes. Sida obcufa. 
Cavan. 


Sida foliis fabrotundo-cordatis , fublobatis ; pedun 
culis umoellatis, capfulis multiloculiribus. Wogel. 
Cent. Plant. tab. 89. — Cavan. Differt. bot. 1. 
pag. 34. tab. 0. fig. 2. x 


Sida obtufa , foliis cordatis, ovatis , obtufis , den- 
taris , tricufpidatis ; peduncults periolo longioribus , 
Jubquadrifloris | umbellaris ; capfulis acutis. WiM. 
Spec. Planr. vol. 3. pag. 762. n°. 86. 


Ses tiges font droites , anguleufes , rameufes ; 
les feuilles pétiolées , prefque rondes , en cœur, 
à trois pointes ou à trois lobes peu marqués, den- 
tées à leurs bords, obtufes, veinées , légérsment 
velues ; les pétioles peadans , anguleux , une fois 
plus courts que les feuilles ; les ftipules grandes, 
latérales , linérires-lancéolées , ouvertes, acumi- 
nées. 


Les fleurs font difpofées en une forte d’ombelle, 
à l'extrémité d’un pedoncule commun, foiiraire , 
latéral , plus long que le pétiole; les pédicelles 
environ au nombre de cinq, courts , uniflores. Le 
calice eft anguleux , divité , jufqu’à fa moitié, en 
cinq découpurss ; la corolle d’un jaune de foufre; 
les pétales éralés,, airondis, largement & inega- 
lement échancrés; l'ovaire orbiculaire ; les ftig- 
matcs en tête. Le fruit eft beaucoup plus grand 


À BU 


que le calice , hériffé , un peu arrondi, compofé 
de huit capfufes comprimées , à trois angles ; acu+ 
minées ; leur pointe recourbée ; elles contiennent 
ttois femences. 


Le lieu natal de cette plante n’eft pas connu. 
€ Defeript. ex Cavan.) 


97. ABUTILON à pétales recourbés. Sida reflexa. 
Lam. 


Sida foliis fubrorundo-cordatis, acutis, tomento- 
Ji, obfoleiè crenavis ; corollis magnis , rrfletis , coc- 
Cineis. Cavan, Différt. bor. 1. pag. 36. tab. 7. 
fig.» & Differt. 2. pag. ç4 , atque Différt. 6. 
pag. 549, tab. 195. fi2. 1. 

Sida reficxa , foliis fubrotundo-cordatis, acumina- 
tis, crenatis , tomentofis ; pedunculis folitariis , pe- 
tiolo longioribus : petalis cuneiformions, apice den- 
tatis , reflexis. Wild. Spec. Plant. vol. 3. pàg. 744. 
n20: 


Sida (retrorfa), foliis cordatis , crenatis ; peta- 
lis refapinatis. Lhérit. Stirp. Nov. 1. pag. 133. 
tab: 64: 


Sida reflexa. Lam. Dit. 1. n°. 20. 


Dans cette efpèce fi remarquable par fa corolle 
retournée & tout-à- fait rabattue fur le pédoncule, 
l'ovaire eft vale , filloné , furmonté de douze 
ftyles; le fruit eft compofé de douze capfules à 
trois femences. ( Voyez ABUTILON à pétalés ré- 
courbés , n°. 20.) 


98. ABUTILON d'Amérique, Sida americana. 
Linn. 

Sida foliis cordatis, oblongis , indivifis; capfulis 
mulrilocularibus , longitudine calicis ; loculis lanceo- 
latis. Linn. Spec. Plant. vol. 2. pag. 963. — Willd, 
Spec. Plant, vol. 3. pag. 749. n°. 46.— Cavan, 
Differt. bot. 1. pag. 37. n°, 81. 


Sida americana. Lam. Diét. 1. n°. 22, 


Les capfules, au nombre de douze , contiennent 
chacune trois femences noirâtres. ( Woye; ABu- 
TILON d'Amérique. ) 


9. ABUTILON véficuleux. Sida veficaria. 
99 L 


Sida foliis cordatis , dertatis, fuberilobis; fruëtu 
inflato , cüpfulis decem pentafpermis. Cavan. Differt. 
bot. 2. pag. $5. tab. 14. fig. 3. 


Sida veficaria , foliis ovato-cordatis , dentatis, 
fübtricufpidatis ; pedunculis folitariis ; axillaribus , 
- petiolo longioricus ; capfulis truncatis , maticis , acu- 
tiufeulis. Willden. Spec. Plañt. vol. 3. päg. 761. 
De 83. 

Cette efpèce a des tiges droites, prefque gla- 
bres, un peu purpurines, hautes de trois pieds, 
divifées en rameaux alternes, garnis de feuilles 


te, om À 


ABU 51 


fort grandes, pétiolées, ovales , échanctées en 
cœur, prefqu’a trois lobes ou à trois pointes , 
acuminées à leut fommet, glabres, très-molies, 
un peu blanchâtres en deflous ; les pétioles plus 
longs que les feuiiles , accompagnés de deux fl- 
pules étroites, linéaires', d'abord étalées, puis 
rabattues. 


Les fleuts font axillaires, folitaires, inclinéés 
avant leur épanouiffcment, puis rédréffées ; fou- 
renues fur de longs pédonéulés droits, génitulés, 
plus longs que l<s pétioles. Le calice eft ovale, 
acuminé , pentagone, profondément divifé en 
cinq découpurés ovales, aigues, relevées en ca- 
rène. La corolle eft grande, très-ouverte, d’ünñ 
jaune de foufre ; les pétales en cœur renvetlé, 
élargis, un peu échancrés à Icur fommet, rétrécis 
à leur bafe ; les anthères fupportées par des filas 
mens courts , à l’extrémité du tube ; l'ovaire glo- 
Lbuleux, fitloné , futmoncé de dix flyles plus longs 
que les éramines , terminés par des ftigmares 810- 
buleux. Le fruit eft prefque fphérique, renflé, 
ombiliqué À fon fsminet ; 1l parvient à la grofléur 
d’une cérife , dé forme ovale, plus grand qué le 
calice , fotmé de dix capfules tronquéés avec nne 
pétite pointe. Les femencés font au nombre dé 
cinq. 


Cette plante croit au Mexique. D (Déféripe. ex 
Cavar.) 


ICO. ABUTILON à grandes fleurs. S'da grandi- 
fora. CN.) 


Sida (arbotéa), foliis orhbicularo-cohdaris | cre: 
natis, tomenñtoffs ; péduhculis gentitis, petiolo Îon< 
gioribus; capfulis rruticis , truncaris ; caule arbüréo. 


Willd. Spéc. Plant. vol. 3. pag. 748. 1°. 43. 


Sida (arborea), foliis cordatis, peleatis ; cre- 
natis ; foribus campanulatis , caule arborco. Lhérits 


Stüirp. Nov. +: pag. 131. tab. 63. 


Sida arborea, foliis cordatis , ovatis , acumina- 
tis , crenatis, quinguenerviis , mollifime rontentoffs ; 
peaunculis axillaribus , anifloris. Linn, f. Suppl 
pag. 307: 

Sida arborea. Cavan. Differt. bot. 1. pag. 36, — 
Lam. Dit. 1. n°. 18. 


Sida (peruviana), foliis fubrotundo-cordatis , 
acuminatis , crenalis, tomentofis ; fcaunculis axilla- 
ribus , unifloris , longis ; floribus maximis ; ffipulis 
lanceolatis, ciliatis, patulrs. Cavan. Difleit. bot. 1. 
pèé-36. tab, 7. fig. 8: 


Sida peruviana. I am, Diét. 1. n°. ro. 


I eft hors de doute que lé fé peraviana eût là 
même plante que le ffda ardorea de Linhé fils. 
Quelques différences dans le port, oceäffonnéss 
par la culture , Qu-lques erreurs fur 18 nombre de 
capfaies les avoient fiit prendre pour detix plantes 


ei] 


2 . ABT 


différentes, mais très-ranprochées. C'eft un très- 
bet arbufte , remarquable par la grandeur ce {es 
fleurs, par la belle forme & la large ur de fes feuil- 
les accompagnées de ftipules fubulées. Le caïice 
ett grand , à cinq larges découpures acuminees j 
l'ovaire globuieux & ‘velu; le fruit gros , pubef- 
cent, velouté, compofé de treize à quinze cap- 
fules nuque tronquéess à leur fommier ; conte- 
nant plufisurs {emences en nombre indétermiñé, 
d trois à fix. (Voyez ABUTILON du Pérou, 
9.19.) 


101. ABUTILON à feuilles, de vigne. Sida viui- 
folia. 
Sida caule fruticofo ; foliis cordatis , lobetis ; lobis 


acuminatis, ferratis. Cavan. Icon. Rar. vol. ÿ. pag. 
12. tab. 420. 


Arbufte haut de quatre à cinq pieds, à rameaux 
alternes , tomenteux , garnis de feuilles amples, 
échancrées en cœur, divilées en cinq grands lo- 
bes ; lës deux inférieurs COUrtS 5 les trois fupe- 
rieurs longuement acuminés , dentés en fcie à 
leurs bords; le deffus des feuiiles ridé ; couvert 
de quelques petites écailles arrondies; le defious 
tomenteux, bianchärre, à cinq nervures rameuies, 
faillantes ; ls füipules lancéolées , caduques. 


Les fleurs font grandes, prefque difpofées en 
ombelle à l'extrémité des tiges ; le pédoncule com- 
mun axillaire, foliraire, de la longueur des pé- 
tioles ; les pédicelles longs de deux pouces, arti- 
culés dans leur milieu. Le calice eft romenreux, di- 
vifé en cinq découpures ovales, sigués; la corolie 
d'un rofe-clair; les pétaies ovales-oblongs, un pu 
échancrés à leur fonunet, ciliés , rétrécis à leur 
baie ; ; le tube des étamines*court, ventru ,divifé, 
à fon fommet , en trenie Alapiens capiilaires, Jau- 
nâtres, plus courts que la corolle, terminés par 
des anthères arrondies ; l'ovaire elobuleux , trié, 
rtomenteux ; le fyle imp le, à neuf découpures 

oblongues , laineules ; les figmates rougeatres, 
Énaaie , obius. Le fruit eft uonqué, plus grand 
que le calice, compofé de neuf capiules tomen- 
teufes , à diux longues aiêtes fubu ées; fix femen- 
6es réniformes dans chaque capfule. 


Cette plante croît au Chili, où élle fleurit au 
mois de mars. b (Dejcripr. ex Cavan.) 


102. ABUTILON glauque. Sida glauca. Cayan. 


Sida caule flriuto, ramofo ; féliis cordatis , orbi- 
culatis , dentatis, nuojrs ,'glaucis. Cavan. icon. 
Rar. vol. 1. pas. 8 . n°, 10. tab. 11. 


Ses tiges font hautes de deux pieds & plus , cy- 
hrdriques a luc pardié inf. rieure ; profon dément 
canunclees vers le eur fomimet, rameuies, tumenteu- 
{es ; les teuilles alternes, for iguerment pétiolées , 
eu. cœur, prefqn'orbicuisires, dentées ; aiguës, 
rues typiques en delius, ‘romenteutes & ar- 


ABU 


gentées en defous , accompagnées de ftipules ca- 
duques , linéaires, aiguës. 


Les fleurs font folitaires , axillaires ; foutenues 
par des pédoncules droits , articulés, plus pours 
que les pétiolks , accompagnés de deux écaille 
alternes. Leur cie eft globuleux , à cinq dede 
pures; la corelle d’un jaune de foutre; les pétales 
plus longs que le calice, obliquement échancrés ; 
le tube des étamines court , conique , divifé en 
plufgus filamens ; l'ovair: ovale, tronqué, to 
m-nteux; les flyies nombreux; les itigmates en 
térenlre fruit, à peine plus grand que le calice, elt 
tomenteux, ovase, tronqué, compolé de vingt à 
trente capfules mutiques , à deux valves, renfer- 


mant d’une à trois femences noiratres, rénifor- 
mes. 


Cêtte plante croît au Sénégal. 2% ( Defenipe. ex 
Cavan.) 


103. ABUTILON efflé. Sida virgsra. Cavan. 


Sida foliis cordutis , ovato-acurrinatis, ferrat: 5, 
à petioli apice pendulis ; petalis orbiculatis ,, calice: 
brevioribus. Cavan. Icon. Rar. vol. 1. pag. $ÿ3. 
tab: 73. 


Cétte plante a des tiges droites, grêles, rameu- 
fes ; un peuirud=s, hautes d fénvisou quatre pieds, 
garnies de feuilles alrernes, ovales, en cœur, acü- 
minées , dentées en fcie, pe adantes du fommét des 
pétioles, rudes à leurs deux faces ; les pétioles' 
plus courts que les feuilles, muanis'de braëtée: 
étroites, prefque linéaires , redreffées. 


Les fleurs font foliraires, axillaires ; les pédon- 
cules fimples , articulés, plus longs que les pétio- 
les, hé riffés, uniflores. Le calice eft à peine pen- 
tagone ; à cinq découpures aiguë. ; la coro'le un 
peu plus courte que le calice, de couleur j jaune; 
les pétales orbiculaires ,très-entiers; le tube court, 
terminé par un grand nombre de filamens foute- 
nant des anthèie: ovales ; IE ovaire ovale , Cannële ; 
environ fept ftyles connivens à leur bafe ; les ftig- 
mates globuleux. Le fruit eft à peiie plus Jons que 
le calice , plobuleux à Rabat, compofé d'environ 
fept capfules oblonguës, cornues à ur fommet, 
Dre nne trois femences noirâtres , réniformes. 


Cette plante croit au Pérou, & E cultive dans 
le j1rdin botanique de Madrid. 2% ( Deftript. ex 
Cavan.) , 


1C4. ABUTILON géant. Side pigantea. Jacq. 


Sida foliis fusrotur do cordatis | c'enatis | ac.:m:= 
nato-tricufpidtis; floribus paniculetis , corollis re- 
flexis. Willd. Spec.Plant. vol. 3. pag. 762. n°. 87. 

Sida AE gantca, foliis furorundo- cordatis, acumi- 
natis , indivifis , vel fxperne trilobis ; calice baft #1h- 
bofo, retalis reflexis. Jaca. Hort. Schoeub. vol. 2. 
pag. 8. tab, 141. 


C'eft 


ABU 


C’eft un arbre qui s’élève à la hauteur de vingt 
pieds fur un tronc droit, cylindrique, épais. Les 
rameaux font effilés, comenteux, blanchatres , 
garnis de feuilles alrernes, en cœur, un peu ar- 
rondies , très-amples , molles, crénelées & den- 
tées en fcie, tomenteufes à leurs deux faces, ri- 
dées en deffous , terminées quelquefois par trois 
angles acuminés , quelquefois entières; les pé- 
tioles hifpides, plus longs que les feuilles; les fti- 
pules droites , petites , lancéolées , linéaires , 
aiguës. 


Les fleurs font folitaires, axillaires; les pédon- 
cules courts, épais , tomenteux ; Le calice à cinq 
divifions profondes , ovales, aiguës, renfoncées 
à leur bafe ; la coroile jaune; les pétales arrondis, 
très-obtus, ftriés, de l1 longueur du calice; les 
anthères d’un jaune-pâle ; le ftyle filiforme , à dix 
découpures conniventes à leur bafe ; les ftigmates 
obtus , verdâtres. Les capfules font au nombre de 
dix ou douze , brunes, velues, acuininées, dif- 
pofées en rond, planes en deffus , contenant plu- 
fieurs femences comprimées, brunes, réniformes. 


Cette plante croit dans l'Amérique méridionale, 
aux environs de Caracas. F ( Defcrire. ex Jacq.) 


$. III. Le nombre des capfules & des Jèmences 


incertain. 


10$. ABUTILON de Perfe. Sida perfica. Burm. 


Sida foliis inferioribus petiolatis , cordatis , acu- 
minatis; fupertoribus feffilibus , lanceolutis, dentatis; 
pedunculis folitariis , unifloris. Burm.Flor. Ind. pag. 
148. tab. 47. fig. 1. — Cavan. Differt. botan. 1. 
pig. 35. tab. 4. fig. 1.— Willd. Spec. Plant. vol. 3. 
pag. 748. n°. 41. 

Ses tiges fe divifent en rameaux glabres, roi- 
des , cylindriques , garnis de feuilles alternes , les 
inférieures fort grandes, pétiolées, élargies, ova- 
les, en cœur, acuminées à leur fommet , glabres 
à leurs deux faces, luifantes, profondément der.- 
tées à leurs bords; les fupérieures prefque fefiles, 
étroites , lancéolées , romenteufes, profondément 
denticulées , prefque pinnatifides à leur bafe , en- 
tières & aiguës vers leur fommet; les ftipules fé- 
tacées. 


Les fleurs font folitaires, fituées dans l'aiffelle 
des feuilles , longuement pétiolées, placées vers 
le fommet des rameaux ; les fleurs terminales pé- 
minées. Leur calice eft pileux ; la corolle jaune ; 
les pétal:s orbiculaires, crénelés , un peu plus 
longs que le calice. Le fruit eft renfermé dans le 
calice ; il contient plufieurs capfules mutiques. 


Cette plante croît dans la Perfe. ( Defcripe. ex 
Cavun. ) 


106. ABUTILON à feuilles tronquées. Sida trun- 
cata. Cavan. 
Botanique. Supplément, Tome 1. 


AJ BU 35 

Sida foliis fubovatis, dentatis, rugofo-tomentofis , 
apice truncatis. Cavan. Differt. botan. 1. pag. 35. 
tab. 6. fig. 7. 


Sida truncata, foliis fubrotundis , cordatis , apice 
truncato-obtufis, dentatis ; pedunculis. folitartis, pe- 
ciolo longioribus ; capfulis muticis. Willden. Spec. 
Plant. vol. 3. pag. 756. n°. 68. 


. Cette plante a des tiges hautes de deux pieds, 
rameufes , tomenteufes , garnies de feuilles alter- 
nes, petites , pétiolées, un peu arrondies, échan- 
crées en cœur, ridées, tomenteufes, dentées à 
leur contour , obtufes & prefque tronquées à leur 
fommet ; les ftipules droites, velues , fubulées. 
Les fleurs font folitaires , axillaires ; le calice pref 
que rond , pentagone ; la corolle d’un jaune de 
foufre ; les pétales arrondis , plus longs que le ca- 
lice ; l'ovaire ovale , à neuf cannelures; neufftyles 
rougeatres ; neuf capfules obtufes. 


Cette plante croit à l’île de Saint-Domingue. © 
(Daefcripr. ex Cavan. ) 


107. ABUTILON biflore. Sida bif'ora. Cavan. 


Sida foliis cordatis , magnis , crenatis , tomento- 
JEs jÿ acumine produëto ; inferioribus oblongis , tricuf- 
pidatis ; floribus geminis , axillaribus. Cav. Diflert. 
bot. 1. pag. 37. tab. 0. fig. 1. 


Sida biflora , foliis ovato-cordctis , acuminatis , 
dentatis , tricufpidatis ; pedunculis geminatis, axil- 
laribus, petiolo aqualibus. Wild. Spec. Plant. vol. 
3. pag. 762. n°. 35. 


Ses tiges font ligneufes, cylindriques, tomen- 
teufes , divifées en rameaux alternes , garnis de 
feuilles longuement pétiolées, grandes , ovales , 
échancrées en cœur, à trois pointes, crénelées, 
tomenteufes, longuement acuminées ; les infé- 
rieures plus alongées ; les ftipules lancéolées , éta- 
lées , redreflées. Les fleurs font géminées , axil- 
laires, foutenues par des pédoncules uniflores , 
géniculés , de la longueur des pétioles. Le calice 
eft grand , ovale , à cinq découpures lancéolées ; 
la corolle ample, de couleur jaune ; les pétales 
ouverts, échancrés; les étamines nombreufes, 
fituées à l'extrémité d’un tube prefqu'aufi long 
que la corolle ; les flyles nombreux. 


_ Le lieu natal de cette plante n’eft pas connu. 
( Defcripr. Cavan. ex herb. Juff. ) 


108. ABUTILON du Bréfil. Sida brafilienfis, 
‘Cavan. 


Sida caule tomentofo ; foliis fubcordatis | ovato- 
acutis , crenatis ; crenulis acuminatis ; floribus nume- 
rofis , parvis , breviter pedunculatis. Cavan. Difiert. 
bot. 1. pag. 37. n°. 82, & Differt. 2. pag 54. 
tab. 34. fig. I. 


Cette plante paroït avoir beaucoup dé rapport, 
JE 


3.{ ABU 


avec le fida faberofr de Lhéritier ; mais la fructifi - 
cation n'étant pas connue , il eft difficile d’aflurer 
fon identité. 


Ses tiges font tomenteufes , cylindriques, ra- 
meufes ; fes feuiiles longuement pétiolées, ovales- 
aiguës, un peu en cœur, tomenteufes, créne- 
es à leur contour ; les crénelures aiguës ; les fti- 
pulés droites , fubulées , plus longues que les 
fleurs : celles-ci fent nombreufes , axillaires, pe- 
rites, toutes pédicellées ; les pédicelles courts , 
tomenteux , médiocrement géniculés ; le calice 
tomenteux , pentagole , acuminé. 


Cette plante à été recueill‘e au Bréfil par Com- 
merfon, ( Defcripe. ex Cavan. kerb. Thouin.) 


1C9. ABUTILON à feuilles d’alcée. Sida alcaoi- 
des. Mich. 


Sida ereila, herbacea , foliis inferioribus triangu- 
Æto-cordaris , incifis; fupenioribus palmato-mulrifais; 
corymbo terminali , calicibus hifpidis. Mich. Flor. 
boreal. Amer. vol. 2. pag. 44. 


Cette plante a prefque le port du malva alcea. 
Ses tiges font droites, hsrbacées, garnies de feuil- 
les alt: rnes , pétiolées ; les inférieures triangulai- 
res , échincrées en cœur à leur bafe , incifées à 
leur contour; les fupérieures palmées , à plufieurs 
divifions. Les fleurs font difpofées en une forte de 
corymbe terminal. Le calice ett hifpide. 

Cette plante croît dans l'Amérique feptentrio- 
pale, au Kentucky & à Tennaflée, où elle a été 
découverte par Michaux. ( Deferipr. ex Mick.) 


110. ABUTILON phyllanthe. Sida phyllanthos. 
Cavan. 


Sida foliis craffis , tomentofis , imbricatis, dupli- 
cato-trifidis ; petiolis floriferis. Cavan. Differt. bot. 
$. pag. 276. tab. 127. fig. 4. 


Sida (phyllanthus), acaulis, foliis rernatis ; | 
foliolis feffilibus , cripartitis ; cuneiformibus, integer- | 
rimis, indivifis, obtufis ; flore folitario ; periolo ala- | 


to inferto. Wild. Spec. Piant. vol. 3. pag. 767. 
n°. 99. 


Cette fingu'ière efpèce a des racines fufiformes, | 
un peu fibreufes ; elles produifent des tiges cour- | 
tes, rameufes, couchées , raboteufes par l’im-! 


preffion des feuilles tombées , radicantes , garnies 
de feuilles imbriquées & nombreufes , particulié- 
rement vers le fommet des rameaux, pétiolées, 
deux fois trifides ; les découpures très-profondes, 
Jancéolées, ovales , charnues , tomenteufes, blan- 
châtres en deflus, rouffeftres en deffous , munies 
de flipules de la longueur des pétioles, inférées 
fur ces mêmes pétioles, terminées par un appen- 
dice obtus. 


Les fleurs font folitaires , {ffiles, placées fur 


ABU 


iles pétioles, vers l2 fommet, entre les ftipules. 
| Le calice eft ovale, à cinq découpures aiguës ; la: 
:corolle un peu bleuâtre, beaucoup plus grande 
que les feuilles ; les pétales échancrés, un peu 


copnivens , velus à leur bafe, Le tube des étami- 
nes s'élève en une colonne. Un peu au deflus de 
fon fommet {ont placés des filamens très-courts , 
ramaflés en globe, fourenant des anthères réni- 
formes. L'ovaire eft conique , entouré de poils re- 
dreffés ; le ftyl: fimple , à douze divifions vers fon 
fommet ; les ftigmates oblongs , un peu épais. Le 
fruit, peu connu , paroît être compolé de douze 
capiules. 


Cette plante a été découverte au Pérou pat 
M. Jof. de Juffieu. (7. f: in herb. Juf.) 


111. ABUTILON à feuilles crêpues. Sida crifpi- 
folia. Cavan. 


Sida caule fruticofo ; foliis cordatis , incifo-loba- 
tis , inferne tormentofis , fupernè punéfato - fiellatis ; 
marginibus crifpis. Cav. Icon. Rar. vol. $. pag. 11. 
tab. 419. 


Ses tiges font ligneufes , hautes d’un demi-pied, 
divifées en rameaux alternes , garnies de feuilles 
pétiolées , alrernes, ovales, un peu lancéoiées , 
échancrées en cœur , tomenteufes & roufeâtres 
à leur face inférieure , crêpues, incifées & lobées 
à leur contour , vertes en deflus, hériflées de 
points nombreux , dans lefquels on diftingue des 
poils courts , ouverts en étoile ; les pétioles plus 
courts que les feuilles; les flipules courtes, to- 
menteufes. 


Les fleurs font axillaires , terminales, foutenues 
pat des pédoncules fimples, uniflores, velus, beau- 
coup plus longs que les feuilles. Le calice eft 
grand , tomenteux , plus court que la corolle , à 
cinq découpures lancéolées ; les dents crépues; 
la corolle bleuâtre , rouge en fe defféchant; les 
pétales arrondis , échancrés , rétrécis en onglet & 
connivens à leur bafe avec le tube des étamines : 
celui-ci eft brun, fupportant à fon fommet une 
vingtaine de filamens capillaires , terminés par des 
anthères arrondies. L’ovaire eft globuleux , ftrié; 
le ftyle fimple , plus court que les étamines ; en- 
viron fept ftigmares noirâtres , planes , linéaires, 
un peu épais; le fruit compofé d'autant de cap- 
fales mutiques. Le nomire des femences n’eft pas 
connu. 


Cette plante croit dans l'Amérique mérilio- 
nale. B 


112. ABUTILON hétérophylle. Sida herero- 
phylla. 


Sida caule herbaceo, foliis radicalibus oveto-finua- 
tis ; caulinis triparcitis; lobis inciffs, dentatis ; me- 
dio longiore, Cavan. Icon. Rar. vol. $. pag. 12. 
tab. 421. 


A BU 


Ses racines font fufiformes , garnies de quel- 
ques fibres ; elles produifent des tiges herbacées , 
cylindriques , longues d’un pied , légérement to- 
menteufes , ainfi que toute la plante. Les feuilles 
radicales font nombreufes , prefqu'ovales, finuées, 
muies de quelques dents , longuement pétiolées ; 
les feuilles caulinaires profondément divifées en 
trois lobes dentés, incifés, aigus; celui du milieu 
plus alongé ; les pétioles courts ; Les {tipules ova- 
les, aiguës. 


Les fleurs font folitaires , axillaires , fupportées 
par des pédoncules fimples, beaucoup plus longs 
que les feuilles. Le calice eft ovale, tomenteux , 
à cinq découpures ovales , aiguës; la corolle d'un 
bleu-clair , trois fois plus grande que le calice ; 
les pétales veinés ; le tube des étamines court ; 
les anthères réniformes , pédicellées. L'ovaire eft 
globuleux , comprimé, flrié; le fty'e fimple, 
court, violet, divifé.en treize découpures capi:- 
laires; les fligmates obtus. Le fruit n'eft pas 
connu. 


Cette plante croît au Chili; elle fzurit au mois 
de mars. © ? ( Deftripe. ex Cavan.) 


113. ABUTILON à feuilles tridenté<s. Sida tri-| 
dentata. Cavan. | 


Sida caule breviffimo , filiformi ; foliis ovatis | 
apice trideutatis ; foribus axillaribus, folirariis. Cav., 


Icon. Rar. vol. 4. pag. 6. tab. 312. fig. 2. 


Ses tiges font à peine hautes de trois pouces ,: 
tomenteufes , divifées en rameaux alternes, garnis! 
de feuilles pétiolées , alternes , ovales, tronquées , ! 
& divifées à leur fommet en trois dents aiguës, 
légérement romenteufes à leur face inférieure, 
longues de deux ou trois lignes; les pétioles de la 
longueur des feuilles ; les ftipules droites , linéai- 
res, de la longueur des pétioles. Les fleurs-font 
folitaires, axillaires ; la corolle jaune ; l'ovaire 
furmonté de cinq fiyles. Les fruits n’ont point été 
obfervés. 


Cette plante croît à lile de Saint-Domingue. 
( Defcript. ex Cavan. Comm. Dupuis.) 


* Efpeces moins connues. 


* Sida ( gracilis) , caule fruticofo , fragili ; foliis 
oblongo-cordaiis, fursùm anguffatis , reflexis ; ramulis 
fafciculiforis. Richard , Aét. Soc. Parif. pag. 111. 
— Perf. Synopf. Plant. vol. 2. pag. 243. n°. 33..Æ 


Caïennä. D 


* Sida (patula), herbacea , patula, flexuofa ; 
foliis brevi-petiolatis , ovatis, fubcrenatis , mollifime 
comentofis ; floribus axillaribus , Sffibus. Perf. Sy- 
nopf. Plant, vol. 2. pag. 243. n°, 16. (Flores 
albi.) 


à € 4 35 


Sida mollis. Richard, A@. Soc. Parif. Ex An- 
tillis, O ? 


ABUTUA. ( Loureir. Flor. cochin.) Genre de 
plantes de la Cochinchine, décrit par Loureiro. Il 
y rapporte des arbriffeaux à tige grimpante , à 
feuilles oppofées & à fleurs en chatons mâles ou 
femelles , portés fur des pieds différens. Ces cha- 
tons font noueux par intervalles , & garnis à cha- 
que nœud d’une gaine membraneufe , renfermant, 
dans les mates, beaucoup d'’étamines; dans les 
femelles, plufieurs ovaires , terminés par des ftig- 
mates à plufeurs divifions, devenant autant de 
baies fèches, à une feule femence. 


Ce genre a beaucoup d'affinité avec le gretum 
Lin, & le choa d'Aubler, & devra peut-être fe 
réunir avec eux en un feul genre ; il offre dans là 
difpofition des couches concentriques de fes tiges 
& du tiflu cellulaire interpoté , qu£lque rapport 
avec le pareira-brava du Bréfil. (J4f.) 


ACACALIS. Arbriffeau d'Égypte, cité par 
Diofcoride & fes commentateurs, iur lequel on 
n'a que des renfeiznzmens très-vagues. Belon le 
regarde comme la mêine plante que le kermefer du 
Levant , employé à Conftantinople pour les mala- 
dies dés yeux ; mais il ne donne de l'une ni de 
l’autre aucune defcription qui puiffe les faire re= 
connoitre. (Juff.) 


ACACIA (Faux). Robinia pfeudc-acacia. Linn. 
( Voyez ROBINIER , n°. 1.) 


ACACIA-ROSE. Robinia hifpida. Lion. (Voyez 
ROBINIER, n°. 4:) 

ACACIA. Willd. (Voyez Acacis, n°. 104 & 
fuivans, ) 


ACACIE. Mimofz. Si le petit nombre d’efpèces 
d'acacies cultivées dans nos jardins ou languiflan- 
tes dans nos ferres, les unes fans fleurs, d’autres 
fans fruits , ont néanmoins aflez d'agrémens dans 
leur port, dans la délicateffe & l'élégance de leur 
feuillage, quelques-unes dans l’odeur fuave de 
leurs.fleurs pour être confidérées comme un des 
plus beaux ornemens de ces jardins faétices, créés 
par l'induftrie humaine au milieu de la plus trifts 
des faifons , combien elles doivent exciter l’ad- 
miration du voyageur qui les contemple entre les 
tropiques , en. Amérique ou dans les Indes, où 
elles fe montrent avec le luxe de la plus brillante 
végétation ! Les efpèces en font fi nombreufes , 
qu'on en compte aujourd'hui plus de deux cents. 
Linné,en avoit à peine mentionné une cinquan- 
taine, C’eft un des genres le plus beau par fes for- 


mes élégantes & variées, le plus curisux par les 


phénomènes finguliers qu’il préfente, le plus in- 
téreffant par les réfines,& les goinmes que four- 
Eez 


36 A C A 


ACA 


niffent au commerce plafi-urs de fes efpèces; par { 6.1*° IxGA. Will. Dans Les fleurs hermaphrodites, 


Ja pulpe fucculente , fucrée & mufqu‘e contenue 
dans les goufles de quelques autres ; par les bois 
de conftruétion, qu'elles produifent en abor- 
dance. 


La différence qui exifte entre les fl:urs d’un 
grand nombre d’efpèces dans la forme de leur co- 
rolle, dans le nombre des étamines , dans le carac- 
tère des fruits & des femences: avoient déjà fait 
fentir la nécefité de partager les mimofa en plu- 
fieurs genres. Cette réforme eft devenue plus né- 
ceffaire encore par la découverte des nouvelles 
efpèces, & Willdenow l’a exécutée dans le Spe- 
cies Plantarum qu'il publie. J'ai cru devoir adopter 
fes divificns ; mais comme il y auroit, dans un 
. Ouvrage de la nature de celui-ci, quelqu'incon- 
vénient à féparer des genres fi rapprochés, j'ai 
préfenté de fuite toutes ces belles efpèces avec 
les coupes convenables, rejetant à la fin toutes 


celles dont la fruétification ne m'étoit point fuff- 


famment connue. 


La dénomination de mimofa n'étoit appliquée , 
dans l'origine, qu’à quelques efpèces de ce genre. 
Tournefort en avoit établi. deux; favoir : les mi- 
mofa & les acacia ; le premier caractérifé par la 
forme articulée de fes gouffes ; le fecond, pir ces 
mêmes gouffes non articulées. Linné n'en avoit 
fait qu’un feul genre , fous lé nom de mimofa. Ce 
mot , dérivé du mot latin #imus , exprime la fin- 
gulière propriété qu'ont plufeurs efpèces d’exé- 
curer des mouvemens en quelque forte fpontanés, 
& de changer de figure lorfqu'on en approche la 
main. Le mot acecia a été dans tous les tems, 
parmi les Grecs , le nom vulgaire de l'efpèce qui 
produit la gomme arabique. C+ motfignifie arbre 


fans malice, parce que la piqüre de fes epines n’eft! 


fuivie d'aucun accident facheux. 


Le bel arbre que l’on nomme vuleairement, 
parmi nous , acacia , N'appartient point du-tout à 
ce genre. Tournefort, en l'appelant pfeudo-zcacia, 
a donné lieu à cette fauffle dénomination. C'eft 
le robinia pfeudc-acacia de Linné. (Voyez Rogi- 
NIER.) 


Je terminerai ces obfervations en failant réemar- 
quer avec Willdenow , que, parmi les genres ou 
les divifions fuivantes, toutes les efpèces de mi- 
mofa & de fchrankia ; quelques-unes parmi les def 
muanthus, {ont plus où moins douées d’irritabilité 
dans leurs pétioles & leurs feuilles , tandis que les 
acacia & les inga en font privés ; que la plupart 
des goufles , dans les zaga , contiennent une pulpe 

«douce, agréable au goût, un peu fucrée ; que, 
dans le plus grand nombre des efpèces de ces dif- 
férens genres, les feuilles font très-caduques , les 
pétioles fouvent glanduleux , articulés , ainfi que 
les pédoncules. Il n’exifte que très-peu d’efpèces 


«calice à cing dents; corolle tubuleufe ; a cing dents; 
étamines nombreufes ,'monadelphes ; gouffe à une 
fèule loge ; femences pulpeufes ou arillées ; point de 
Pifiil dans les fleurs mâles. 


* Feuilles deux fois géminées. 


1. ACACIE à petites feuilles. Mimofa micro- 
phylla. 


Mimofa (inga microphylla) , fpénis fhpularibus, 
reéfis ; folits bigeminis, cortuceis ; foliolis fubdimi- 
d'ato-ellipricis , obtufis , retufis ; glandulä in dichoto- 
mia petioli glabri ; floribus fafciculatis., paniculatis , 
axillaribus. Wilid. Spec. Plant. vol. 4. pag, 1024. 


BALU. 


Taga microphylla. Humb. & Bonpl. 


S2s tiges fe divifent en rameaux flexueux d’un 
brun-ceniré , garnis de deux épines droites, épai{- 
fes , fubulées”, prefque de la longueur des pétio- 
les. Les feuilles font alrernes, pétioiées, leux fois 
géminé:s, roides, glabres, luifantes ; les Folioles 
elliptiques , entières, obtufes à leur fommzt, vei- 
nées , réticulées en deflus, glabres , un peu coria- 
ces , longues de quatre lignes & plus ; chique paire 
de feuilles foutenue par un pédicelle court, gla- 
bre, muni, dans fa bifurcation , d’une petite 
glande. 


Les fleurs font difpofées ; dans l’aiflelle des 
feuilles , en une panicule longue de deux pouces, 
à ramifications prefque fimples, alternes , foute- 
nant des fleurs fafciculées. 


Cette plante a été découverte par MM. Hum- 
bolde & Bonpland, en Amérique, dans la province 
de Gumana. D! .. i ) 


2. ACACIE piquante. Mimofa pungens. 


M'imofa (inga pungens), fpinis ffipularibus , 
breviffimis , reétis ; foliis bigeminis ; foliolis faba!i- 
midiato-oblongis , obtufis, retufis ; glandulé in di- 
chotomia periols hirti ; paniculà fimplici, elongaté , 
terminal; floribus capitatis, legumine redo. Willd. 
Spec. Plant. vol. 3. pag. 100$. n°. 2. 


Ing1 pungens. Humb. & Bonpl. 


Ses rameaux font cylindriques, de couleur cer- 
drée , armés d’épines d£ux à deux, très-courtes, 
en forme de flipules, droites, fubuléss. Les feuil- 
les font périolées, deux fois géminées; les folioles 
longues d'un pouce & moins, glabres, oblongues, 


| entières, un peu coriaces, d’un vert-sâle, obtu- 


| 


herbacées : ce font de très-grands arbres , des ar- : 


briffeaux ou dss arbuftes. 


fes, veinées, réticulées à leur face fupérieure ; 
les périoles longs d’un pouce, hériffés , munis, 
_dans leur bifurcation, d’une petite glande. 


Les fleurs font difpofées , à l'extrémité des ra- 


| meaux, en une grappe fimple, paniculée , com- 


h 4 


ACA 


pofée.de paquets de fleurs ramaffées en têtes pé-, 
dicellées. Le fruit eft une goufle droite, pubef-! 
cente avant f1 maturité. { 


Cetre plante croît dans l'Amérique méridio- 
nale. D (Deféript ex Wülld.) 


3. ACACIE douce. Mimofa dulcis. Roxb. 


Mimofa-(inga dulcis), finis flipularibus , bre- 
viffimis, reélis ; foliis bigeminis; foliolis fubdimi- 
aiaio oïlongis, obtuffs, fabretafo-macronatis ; glan- 
duli in dichotomia pedunculi hirii & inter foliola ; 
panicula fimplici, elongatä , terminali ; floribus ca- 
pitatis , leoumine torto. Wild. Soec. Piant. vol. 4. 
pag. 100$. n°. 3. 

Mimofa  dulcis. Roxb. Coromand. 1. pag. 67. 
tab. 99. 


Cette plante reffemble beaucoup à l’efpèce 
précédente ; elle en diffère par fes folioles plus 
‘grandes , plus longuement lancéolées; par fes pé- 
“tioles plus courts, pourvus de trois glandes; en- 
‘fin, par fes goufles tortiliées. 


Ses rameaux font cylindriques, bruns , piquetés 
de blanc , armés de deux épines très-courtes, fti- 
pulaires, droites, fubulées. Les feuilles font pé- 
-tiolées , deux fois géminées ; les folioles longues 
-d’un pouce & plus, oblongues, lancéolées, co- 
riaces, glabres à leurs deux faces, obtufes à leur 
fommet, un peu mucronées; les pétioles hériffés, 
longs d'un demi-pouce , pourvus d'une glande 
dans leur bifurcation, & de deux autres à la bafe 
des folioles. Les fleurs font difpofees en une grappe 

‘paniculée , longue de cinq à fix pouces, réuniflant 
des fleurs en tête. Le fruit eft une gouffe rou- 
geâtre. 

Cette) plante croît dans: lesiles Philippines & 
au Coromandel. F (Deferipe. ex Willd:) 


4. AcACIE lancéolée. Mimofu lanceolata. 


Mimofa (inga lanceolata}), foinis fhipularibus , 
redis ; folris bigeminis, coriacers ; foliis fubdimi- 
_diato-lanceolaiis ,-obtufis , bafi glandulofis.; glandulé 
2a dichotomiä, peticli glabri; racemis paniculatis ,| 
terminalibus ; legumine torto. Willd. Spéc. Plant. 
vol. 4. pag. 100$. n°. 4. ; 


Irga lanceolata. Humb. & Bonpl. 


Grand &. bel arbre, qui s'élève à la hauteur de 
quarante ou cinquante pieds. Ses rameaux font gla- 
bres , flexueux, cylindriques, de couleur brune, 

iquetés de blanc, armés d’épines droites , fubu- 
ées, ftipulaires , très-fortes. Les feuilles font pé- 
tiolées ; deux fois géminées , coriaces , luifantes; 
les folioles lancéolées, obtufes , longues d'un poute 
-& demi, veinées, réticulées en deflus, calleufes 
&.glanduleufes à leur bafe ; les pétioles glabres, 
Jongs d’un pouce, munis d’une glande dans leur 


À CA 32 


bifurcation. Les fleurs font alternes, réunies en 
grappes paniculées , terminales, Lés gouffes font 
rortiilees. 


Cette plante croît dans l'Amérique méridio- 
nale. > (Defeript. ex Wild.) 


$. ACAGCIE ongle de chat. Mimofa unguis catr. 
Linn, 


Mimofa (inga unguis cati), fpinis flipularibus , 
rectis ; foliis bigeminis ; foliolis fabrotundo-ellipticis, 
Jubd'midiatis, emarginatis ; glandulà in dichotomiä 
periolr glabri & inter foliola ; floribus cupitatis, ra- 
cemo terminali , legumine rorco. Willd. Spec. Plant. 
vol. 4. pag. 1006. n°. 5. 


Mfimo/a unguis cati, fpinofa , foliis bigeminis , 
obtufis. Linn. Spec. Plant. vol. 2. pag. 490. 


Mimof1 fpirofa , foliis bigeminis | obtufis ; acu- 
leis redtis. Vahl, Symb. 2. pag. ro2. 


(Voyez AcactE ongle de chat, Lam. n°. 209.) 
Le fynonyme de Pluknet, tab. 1. fig. 6, que M. de 
Lamarck rapporte à cette efpèce , paroït y con- 
venir beaucoup mieux qu'au mimofa microphylla 
de Willdenow. 


6. ACACIE mielleufe. Mimofa mellifera. 
Mimofa (inga mellifera), fpinis flipularibus , 


recurvis ; foliis bigeminis ; foliclis fibdimidiato-ob- 
ovatis ; legumine enfiformi , redo. Willden. Spec. 
Plant. vol. 4. pag. 1006. n°. 6. 


Mimofa (mellifera) , fpinofa, foliis bigeminis , 
obtufis ; aculeis recurvis: Vahl, Symb. 2. p. 103. 


Mimofa unguis cati. Forskh. Flor. ægypt.-arab. 
pag. 176. 

Cette efpèce reffemble parfaitement à la précé- 
dente par la forme de fes feuilles, mais ell2s fonc 
beaucoup plus petites : on n’y trouve aucune 
glnde, ni fur les pétioles, ni entre les feuillzs. Ses 
gouffes font comprimées , alongéss , aiguës, en 
forme d'épée. 

Cette plante croit dans l’Arabie-Heureufe. B 


7. ACACIE à bois rouge. Mimofa bigemina.Linn. 

Mimofa (inga bigemina ), 2nermis, foliis bige- 
minis, membranaceis ; foliolis oblongo-lanceolatis , 
acuminatis ; glandulà in dichotomià petioli glabri, & 
inter foliola; racemis paniculotis , terminalibus ; le- 
gumine torto. Willi. Spec. Plant. vol. 3. p. 1co7. 
De 

Mimofa (bigemina) , inermis, foliis bigeminis, 
acuminatis. Linn. Spec. Plant. vol. 2.pag. 1499. 

Mimofa inermis, foliis conjvgatis , partialibus 
fubbijügis , lanceolato-ellirticis, aqualibus, omnibus 
oppofitis. Vahl , Symb. 2. pag. 10;. 


358 A CA 


Mimofa bigemina. Lam. Diét.1.n°.4. 


Ses feuilles font munies, entre les folioles & 
dans là bifurcation des foliolss, d’une glande fort 
petite. ( Voyez ACACIE à bois rouge , n°. 4.) 


8. AcaAcCiE à feuilles de troêne. Mimofa liguf= 
crina. Jicq. 


Mimofa (inga liguftrina), fpinis ffipularibus , 
brevibus, rectisz foli:s bigeminis; fuliolis fubdimi- 
diato-oblongis , utrinquè obtufis ; glandulä in dicho- 
tomiä petioli puñefcentis, & inter foliola; racemis 
axil'aribus ; legumine teretiufeulo, recto, Willden. 
Spec. I linc. vol. 4. pag. 1007. n°. 8. 


Mimofa liouftrina. Jacq. Fragm. bot. pag. 29. 
n°. 99. tab. 32:fige. 
Atbufte quis’élève à la hauteur de quinzepieds, 


dont 12s rameaux font cylindriques, de couleur 
cendrée , armés, feul:ment fur les vieux rameaux , 


de deux épines courtes, fubulées. Les feuilles. 
font deux fois géminées, périolées; les folioles ! 
oblougues, glabres à lzurs deux faces, obtufes à! 


leurs deux extrémités, veinées, réticulées , lon- 


gues de deux pouces & plus; les pétiol:s pubef : 
cens, longs d’un pouce & demi, munis, dans leur : 
bifurcation & dans celle des pédicelles ; d’une pe- 


tite glande. 


Les fleurs font difpofées , dans l'aiffelle des 
feuilles, en grappes alternes , fimples ou quelque- 


fois compofées; elles produifent des goufles alon- 


gées, un peu cylindriques, droires, nousufes ; 


les valves rorfes après l’émiflion des femences. 
Celles-ci font arrondies , comprimées , noirâtres , 
luifantes , à moitié recouvertes par une pulpe 
fongueufe. 


Cette plante croit dans l'Amérique méridionale, 
à Caracas , aux lieux fabloneux. B (Defeript. ex 
Willa.) 


9. ACACIE à feuilles de courbaril. Mirmofa hy- 


mencafolia. 
Mimofa (inga hymeneæfolia), fpicis flipulari- 


bus, minutiffimis , reétis ; foliis bigeminis; fotiolis 
fübdimidiato-oblongis , acuminatis, obtufis ; glandutä 
‘in dichotomiä petioli glabri & foliorum axillis; ra- 
cemis pariculatis , terminalibus. Willd. Spec. Plant. 
vol.'4: pag. 1008. n°. 9. 


Inga hymeneefolia. Humboldt & Bonpl. 


Ses rameaux font cylindriques , de couleur cen- 
drée , armés de deux épines droites, très-fines, à 
peine fenfibles ; les feuilles pétiolées , deux fois 
pgéminées; les folioles coriaces, alfez femblables 
à celles du courbaril, ovales-oblongues , glabres, 
juifantes, longues de trois ou quatre pouces , acu- 
iminées ; leur pointe obtufe ; leur pétiole glabre , 
muni d'une glande dans chaque bifurcation. Les 


” 
A CA 


eurs font grandes, alternes , difpofées en une 
panicule terminale. 


Cette plante a été découverte dans la Nouvelle- 
Andaloufie par MM. Humboldt & Bonpland. D 
(Defeript. ex Willa.) 


10. ACACIE fétide. Mimofa ferida. Jacq. 


Mimofa (inga fetida}), inermts, foliis bigemi- 
nis quadrigeminifve; folrolis fubdimidiato-oblongis , 
ecutiufeulis, fubrès glaucis; fpinis geminis, extra- 
foliaceis. Willd. Spec. Plant. vol. 4. pag. 1098. 
HPNTO: 


Mimofa (fetida) , érermis , foliis bigeminis qua- 
drigeminifque , fpicis fuhgemellis. Jacquin , Hort. 
Schoenb. vol. 3. pag. 73. tab. 390. 


Cette plante exhale, de toutes fes parties, une 
odeur forte & défagréable. Ses rameaux font gla- 
bres , cylindriques, flriés. dépourvus d’épines, 
très-lifiles , d’un blanc-cendré, garnis de feuillesal- 
ternes , deux, quelquefois quatre fois géminées, 
compofées de folioles ovales, longues d'unpouce 
& plus, larges de fix lignes , vertes en deffus, glau- 
ques en deffous , glabres à leurs deux faces, ob- 
tufes à leurs deux extrémités, inégalement parta- 
gées par la nervure du milieu; les pétioles géni- 
culés, munis, à leur fommet , d’une ou de deux 
petites épines crochues. Les fleurs font difpofées 
en épis latéraux , fituées hors de l’aiffelle des 
feuilles , de couleur verdâtre ; deux ou trois épis 
réunis fur un pédoncule commun. 


Cette plante croit dans les Indes orientales. 
Elle eft cultivée au Jardin dés Plantes de Paris. b 


CP. f) 


11. ÂACACIE à feuilles de faponaire. Mimofa fa- 
ponaria. Lour. 


Mimofa (inga faponaria)., inermis , foliis bige- 
minis pinnatifve , foliolis fubdimidiaro-ovatis , pa- 
niculà terminali , floribus capitatis. Willd. Spec. 
Plant. vol. 4. pag. 1008. n°. 11. 


Mimofa (faponaria), inermis , foliis bigemina- 
tis pinnatifque , paniculd terminali. Lour. Fior. co- 
chinc. vol. 2. pag. 802. 


Cortex faponarius. Rumph. Herb. Amb. vol. 4. 
pag. 131.tab. 66. “ 


Arbriffzau dont les tiges fe divifenten rameaux 
étalés, dépourvus d’épines, garnis de feuilles al- 
ternes , pétiolées, deux fois géminées ou ailées , 
compofées de folioles pédicellées, ovales, entiè- : 
res , acuminées à leur fommet ; partagées un peu 
inégalement par la nervure du milieu. Les fleurs 
font difpofées en une panicule terminale , ramaf- 
fées en têtes. Son écorce fournit un très-bon fa- 
von ; elle fe vend fur les places publiques. Battue 
dans l’eau, elle v forme nne écume : on s’en fert 


A C À 
pour nétoyer le linge, fe laver les cheveux & le 
corps. 


Cette plante croît dans l:s forêts de la Cochin- 
chine. P ( Defcripr.ex Wild.) 


* * Feuilles trois fois géminées. 


12. ACACIE trigéminée. Mimofa tergemina. 
Lion. 


Mimofa (inga tergemina) , itermis , foliis ter- 
géminis ; foliolis fubdimidiato-oblongis , obtufis , fuë- 
tàs glaucis ; petiolis eglandulofis ; fafciculis forum 
axillaribus , folitariis , pedunculatis ; leoumine reëto. 


Willd. Spec. Plant. vol. 4. pag. 1009. n°. 12. 


Mimofa tergemina, inermis , foliis tergeminis. 
Linn. Spec. Plant. vol. 2. pag. 1499. — Jacquin, 
Amer. pag. 265$. tab. 177. fig. 81. 


Mimofa purpurea , var. 8. Lam. Dict. n°. ÿ. 


Il n’y a point de glandes dans la bifurcation des 
folioles. Les pédoncules font folitaires , axillaires , 
fupportant, à leur fommet, un paquet de fix à 
huit feuilles fefliles | auxquelles fuccèdent des 
gouffes droites. (Voyez ACACIE à fleurs pour- 
pres ,n°. 5.) 


13. AcAGIE des Caripes. Mimofa caripenfs. 


Mimofa (inga caripenfis }, inermis, foliis ter- 
geminis ; foliolis fubdimidiato-ohlongis , utrinquë an- 
guffatis , obtufis , retufis ; petiolis eglandulofis ; faf- 
ciculis florum axillartbus , folitariis , pedunculatis. 


Willd. Spec. Plant. vol. 4. pag. 1009. n°. 13. 
Inga caripenfis. Humb. & Bonpl. 


Cet arbrifleau a de très-grands rapports avec 
l’efpèce précédente ; mais fes folioles font plus 
grandes , aiguës à leurs deux extrémites, réticu- 
lées , veinées , point glauques en deflous. Ses ra- 
meaux font cendrés, ponctués , verruqueux; fes 
feuiiles périolées, trois fois géminées , longues 
d'in pouce & plus, oblongues , obtufes , glabres 
à leurs deux faces ; les pétioles de la longueur de 
la feuille, dépourvus de glandes. Les pédoncules 
font lolitaires, axillaires , fupporgant un paquet de 
dix à douze fleurs feffiles. 


Cette plante creîc dans la Nouvells-Andalou- 
fie, D (Defcrije. ex Wild. ) 


14. ACACIE à feuilles échancrées. Mimrfa emar- 
g'uata. 


Mimofa (inga emarginata ), inermis , foliis ter- 
geminis ; foliolis fuodimidiato-obovatis | obtufis, 
emarginatis , bafi femicordatis , rigidis, intermediis 
majoribus ; petiolis eglandulofis ; fafciculis florum 
axillaribus , aggregatis , pedunculauis. WVilld. Spec. 
Plant. vol. 4. pag. 1009. n°, 14. 


À C À 


Inga emarginata. Humb. & Bonpl. 


39 


Ses rameaux font cylindriques , de couleur cen- 
drée; fes feuilles pétioiées , trois fois gémi nées ; 
les pétioles dépourvus de glandes; les folioles 
roides , en ovale renverfé , très-obtufes à leur 
femmert , arrondies , échancr<es , à demi en cœur 
à leur bafe, inégales; [:s deux extérieures lon- 
gues d'un pouce & plus ; les quatre intérieures 
longues d'environ deux pouces. Les fleurs font 
axillaires , fefli'es , réunies au nombre de trois ou 
cinq en un feul paquet, fur un pédoncule com- 
mun. 


Cette plante croit dans l'Amérique méridio- 
nale. h ( Deferipe. ex Wild.) 


1j. ACACIE coriace. Mimo/a coriacea. 


Mimofa (inga coriacea ) , inermis , foliis terge- 
minis ; foliolis fubdimidiatis | oblongo-larceolatis, 
acutiufculis, intermediis majoribus ; petiolis eglan- 
dulofis ; fafciculis florum fubgeminis , axillaribus, 
pedunculatis. Willd. Spec. Plant. vol. 4. p. 1010. 
HÉON 


Inga coriacea. Humb. & Bonpl, 


Ses riges fe divifent en rameaux bruns & cylin- 
driques, garnis de feuilles alternes , trois fois gé- 
minées ; les pétioles dépourvus de glandes ; les 
folioles roides , oblongues, lancéolées , coriaces; 
les quatre intermédiaires longues d’un pouce & 
demi ; les deux extérieures plus courtes , à peine 
d’un pouce de long. Les pédoncules font réunis 
deux ou trois dans l'aiflelle des feuilles ; is fou- 
tiennent environ douze fleurs fefliles , fafciculées. 
1 leur fuccède une gouffe plane, droite , linéaire , 
longue de trois pouces. 


Cette plante croît dans l'Amérique méridio- 
nale. Ph ( Defcripr. ex Will.) 


16. ACACIE à longues feuilles. Mimofa Llongi- 
folia. 


Mimofa (inga longifolia) , folis tergeminis ; 
foliolis aquilateris , oblongo-lanceclatis , acuminatis , 
bafi attenuatis ; glandulä inter foliola terminalia. 


Willden. Spec. Plant. vol. 4. pag. roro. n°, 16. 
Inga longifo!ia, Humb. & Bonpl. 


Les efpèces que nous avons décrites jufqu’à 
préfent avoient toutes leurs folioles également 
partagées par leur principale nervure , & par con- 
féquent leurs côtés inégaux. Il n’en eft pas de 
même de celle-ci. 


Ses rameaux font cylindriques, d’un brun-cen- 
dré; les feuilles périolées, trois fois géminées; 
| les folioles à côtés prefqu'égaux, oblongues, 
! Jancéolées, acuminées à leur fommet, rétrécies 
à leur bafe , un peu coriaces, luifantes à leur face 
fupérieure ; les quatre folioles intermédiaires lon- 


mo 


40 A CA 


‘ gues de quatre à cinq pouces ; le périole commun 
muni, à fon fommet entre les deux folioles ter- 
minalss , d’une petite glande fefile. Les fleurs & 
les fruits n’ont point été obfervés. 


Cette plante croit dans l'Amérique méridio- 
nale. D (Defcripe. ex Will.) 


*X%X Feuilles ailes, périole commun , membraneux 
où nu. 


À. Périole aïl£ ou membraneux. 


17. ACACIE à fruits fucrés. Mimofa inga. Linn. 


Mimofi (inga vera), inermis, foliis pinnatis, 
Jubquinquejugis ; foliolis ovato-oblongis , acuminatis , 
glabris ; gandulà inter omnia paria ; petiolo alato ; 
corcllis villofis ; leguminibus fulcatis, pubefcentibus. 
Waiild.. Spec. Plant. vol. 4. pag. 1010. n°. 17 


Mimofa (inga), inermis, foliis pinnatis , quin- 
guejugis ; pettolo mmarginato, articulato, Linn. Spec. 
Plant. vol. 2. pag. 1298. 


Arbor filiquofa , brafilienfis , foliis pinnatis, coffà 
medid membranulis extantibus. Sloan, Jam. 153. 
Hift: 2. pag. 58. tab. 185. fig. 1. — Kai, Hift. 
1762. — Mer. Sur: tab. fr. 


Mimofa inga. Lam. Diét. 1. n°. 1. 


On difingue, entre chaque paire de folioles, 
une glande affez groffe, fefile , en coupe. Le ca- 
lice eft tubuleux, à cinq dents droites, pileux ; la 
corolle velue , tubuleufe , à cinq dents ; les goul- 
fes PAS IEENRES, (Voyez ACACIE à fruits fucrés, 
tisse 


18. ACACIE bâtarde. Mimofa fpuria. 


Mimofa (inga fpuria), inermis , foliis pinnatis, 
fubquinquejugis ; foliolis oblongis, acuminatis, fub- 
tàs tenuifimè pubefcentibus ; glandulà inter omnia 
Parta ÿ petiolo alato; corollis villofis ; leguminibus 
Julcatis, pubefcentibus. Willd. Spec. Planr. vol. 4. 
pag. 1011.n°. 18. 


Taga fpuria. Humb. & Bonpl. 


Cette efpèce reffemble beaucoup au mimofi 
Jpuria par fon port, par fes gouffes ; elle en dif- 
fère par fes folioles plus nombreufes , plus étroi- 
tes , revêtues en deffous d’un léger duvet. Les 
fleurs font plus petires. 


C'eft un arbre fort élevé, dont les rameaux 
font garnis de feuilles alrernes, pétiolées , ailées, 
fans impaire , compofées de cinq ou fix paires de 
folioles; les fupérieures plus grandes, longues de 
trois pouces ; les inférieures de deux, oblongues, 
acuminées , veinées, luifantes en deflus, légére- 
ment pubefcentes en deffous. Les fleurs font dif- 
pofées en épis axillaires & terminaux. 


| 


| 


À CA 


Cette plante croît au Bréfil, dans l1 Nouvelle- 
Andaloufie. D ( Deferipe. ex Wild.) 3 


19. ACACIE de Cayenne. Mimofa ingoides. 
Rich. 


Mimofa ( ina ingoides ) , snermis , foliis pinna- 
tis , quadrijugis ; foliolis oblongis , acuminatis , fub- 
cs tomentofis ; glandülä inter omnia paria , petiolo 
alato , corollis villofis. Willd. Spec. Plant. vol. 4. 
Pag.*1012.,n°219: 


Mimofa (ingoides) , habiru inge, foliolis fub- 
ts tomentofis, ovatis ;j acuümine abrupto , tenut, 


acuto. Rich. AËt. Soc. Hift. Nat. Parif. 1. p. 113. 


Elle diffère de la précédente par fes feuilles à 
quatre paires de folioles plus larges, tomenteufes 
en detlous; les feuilles fupérieures, plus grandes, 
longues de quatre pouces; les: inférieures lon- 
gues de deux pouces, alongées, glabres & luifantes 
en deffus , avec la nervure du milieu velue ; tomen- 
teufes à leur face inférieure, terminées par une 
pointe courte & obtufe; le periole commun, ailé, 
articulé ; une glande fefhle , en coupe, fituée entre 
chaque paire de folioles. Les Reurs font difpofées 
en grappes terminales. Les jeunes rameaux , ainfi 
que les pédoncules , ls calices & la corolle , fonc 
tomenteux. 


Cette plante croît à Cayenne. 


20. ACACIE à feuilles de favonier. Mimofa fa- 
pindoides. 


Mimofa (inga fapindoides ) , inermis , foliis pin= 
natis , fubquadrijugis ; foliolis oblongis , acuminatis, 
faprà nitidis , fubràs feabriufculis ; glanaul& inter 
omnia paria ; petiolo aiato , corollis glabris. Willd, 
Spec. Piant. voi. 4. pag. 1012. n°. 20. 


Arbre très-haut , dont les rameaux font hé- 
riflés , les feuilles aïlées , à trois, quatre ou cinq 
paires de folioles oblongues, acuminées , glabres 
& Juifantes en deffus, plus pâles en deflous, 
épailles , un peu rudes ; les fupérieures plus gran- 

es, longues de quatre pouces; les inférieures 
infenfiblement plus petites; le pétiole nu à fa par- 
tie inférieure , couvert de quelques poils rares, 
linéaire , aïié entre les folioles ; une glande fefile, 
en godet entre chaque paire de foïoles. Les 
fleurs font difpofées en épis folitaires , axtllaires , 
courts, oblongs , pédonculés ; les corolles blan- 
ches & glabres; les goufles glabres, linéaires, 
longues d’un pied. 


Cette plante croit dans l'Amérique méridio- 
nale , aux environs de Caracas. Ph ( Difcript ex 
Wild.) 


21. ACACIE de Sinémari. Mimo/a finemarienfis. 


Mimofa (inga anguftifolia) , ênermis , foliis pin- 
natis, quadri-novemug's ; foliolis lanceolatis, acu- 
minalis , 


A CA 


minatis, utrinqu? nitidis ; glandu/à inter omnia raria; 
petiolo alato ; leguminibus linearibus , planis, gla- 
bis. Willden. Spec. Plant. vol. 4. pag. 1012. 
none 


Mimofa (finemarienfis), foliis pianatis, tri- 
Jugis; floribus racemofis, leguminibus, longifirnis. 
Perf. Synopf. Plant. vol. 2. pag. 262. n°. 21. — 
Aubl. Guian. vol. 2. pag. 945. 


Tnga filiquis longiffimis , vulgà pacai. Feuillée, 
Peruv. voi. 2. pag. 27. tab. 19. 


Ses feuilles font compofées de quatre à neuf 
paires de folioles prefqu'égales , longues de trois 
ou quatre pouces , lancéolses, lnifantes, très-gla- 
bres à leurs deux faces, terminées par une lon- 
gue poiate obrufe ; leur pétiole ailé, articulé 
entre les folioles, munies, dans leurs aiflelles , 
d’une glande feflile & comprimée. Ses gouffes font 
planes, fefiles. 


La figure de Feuillée ne diffère de cette plante 
que par les folioles plus petites. Si elle eft la même 
que celle qui vient d’être mentionnée, ce feroit 
un arbre haut d'environ vingt-cinq à trente pieds, 
ayant le tronc de la groffeur d’un homme; les flzurs 
difpofées en épis axillaires , fefiles fur le pédon- 
cule commun. Ses gouffes font pleines d’une pulpe 
blanchätre & fucrée. 


Cette plante croît dans l'Amérique méridio- 
pale , aux environs de Caracas. P 


22. AcaActE blanche. Mimofu alba. Swartz. 


Mimofa (inga alba), itermis, foliis trijugis ; fo- 
l'olis oblongis , acuminatis ;aqualibus , glabris , glan- 
dulä inter omnia paria ; petiolo alato , fpicis ovatis. 


Willd. Spec. Plant. vol. 4. pag. 1013. n°. 22. 


Mimofa (alba), inermis, foliis pinnatis, tri- 
Jugis ; pinnis aqualibus, ovatis , acuminatis ; petiolo 
Jfubmarginato , Jpicis ovatis , floribus monadelphis. 
Swartz, Prodr. pag. 85, & Fior. Iad. occid. vol: 2. 
pag- 976. 

Arbufte dont les rameaux font liffes, anguleux, 
les plus jeunes flexueux ; les feuilles alternes , ai- 
lées, compofées de trois, rarement quatre paires 
de folioles prefque fefliles, oblongues, acumi- 
nées, obliques , entières, affez grandes, glabres 
à leurs deux faces, veinées , nerveufes ; les pétio- 
les anguleux, épaifis à leur bafe, dilarés à l'in- 
fertion des falioles ; une glande arrondie , aflez 
EE: creufe , fituée entre chaque paire de fo- 
lioles. 


Les fleurs font axillaires, géminées , réunies par 
fafcicules fur un pédoncule commun , divifé en 
lufievrs pédicelles formant un épi ovale. Le ca- 
Eee ef Sort petit, à cinq dents ; la corolle verda- 
tre, tubilée ; le limbe élargi, à cinq découpures 
droires ; l8s filamens réunis en tube, deux ou trois 
Botanique. Supplément. Tome 1. 


A C À 41 


fois plus lonss que la coroli: ; les anthères arron- 
dies ; un ftyle fimple. Le fruit n'a point été ob- 
fervé, 

b (Däéfiripe. 


Cette plante croît à Cayenne. ex 


Swartz. ) 


23. ACACIE à feuilles de caffe. 
folia. 

Mimofa (ina quafiæfolia), irermis, fodiis pin- 
natis , bijugis ; foliulis ovato-oblonsis, acuminalis , 
usrinquè nitidis , fuperioribus majoribus ; glandulà rn- 
ter omnia paria ; petiolo alato , fpicis axillaribus , 
corollis villofis. Willden. Spec. Plant. vel. 4. pag. 
1013. n°. 23. 


Mimofa quiffi:- 


Ses rameaux font glabres, garnis de feuiiles a!- 
les, compolées de deux paires de folioles ovales, 
oblongues , acnminées, luifantes, glabres à leurs 
deux faces ; les fupérieures longues de trois pouces 
& plus; les inférieures d’un pouce & demi, ayant 
dans leurs aiffelles une glande fefile , en podet; 
1: pétiole ailé entre ls folioles jufqu’à la bal, 
linéaire, prefque cunéiforme. Les fleurs fonc dil- 
pofées en épis axillaires, folicaires, pédonculés ; 
le pédoncule commun couvert de poils rares ; la 
corolle roide , velue. 


Cette plante croît au Préfil, dans la province 
de Para. D (Defcripe. ex Willd.) 


24. ACACIE luifante. Mimofu nitida, 


Mimofa (inga nitida), inermis , foliis pinnatis , 
bijugis ; foliolis oblongo-lanceolatis , utrinquè nitidis, 
füperioribus majoribus; glandula inter omniu parta, 
petiolo alato, fpicis axillaribus, corollis villofis. 


Willd. Spec. Plant. vol. 4. pag. 1014. n°. 24. 


Cette efpèce diffère de la précédente par fes 
folioles beaucoup plus alongées ; par fes épis ob- 
longs & non ovales , longuement pédonculés. 


Les branches font cylindriques, ponétuées de 
blanc ; les jeunes rameaux hériffés, garnis de 
feuilles compofées de deux paires de folioles ob- 
longues, lancéolées; les plus jeunes mucronées 
comme dans l’efpèce précédente, luifintes à leurs 
deux faces, munies en deffus de poils rares , beau- 
coup plus abondans fur les nervures ; les fupérieu- 
res longues de quatre ou cinq pouces, les infé- 
rieures de deux pouces. Les fleurs font difpofées 
en épis axillaires, folitaires , longuement pédon- 
culés ; la corolle très-roide & velue. 


Cette plante croit au Bréfil, dans la province 
de Para. D (Defcripe. ex Willa.) 
25. ACACIE faftueufe. Mimofa fuftiofa. Jacq. 


Mimofa (inga faltuofa) , inermis , foliis pinna- 
tis , quadrijugis ; foliolis ovato- oblongis , acutis, 


fuprà glabris, fabiès ferrugineo- hirfutis ; glanduld 
EF 


42 A: C'A 


pedicellaté , inter omnia paria ; petiolo a/ate, corol- 
lis villofis. Wild, Spec. Plant. vol, 4. pag. 1014. 


ne 


Mimofa fofluofa. Jacq. Fragm. botan. pag. 15. 
tab, 10. 


Ses branches font éralées ; fes rameaux velus, 
couleur de rouiile ; fes feuilles ailées , compolée: 
de quatre ou cinq paires de folioles ovales-cblor- 
gues , luifanres en deffus, chargées , principale- 
ment fur les nrvures , de poils épars , couchés ; 
heriflées en deflous de poils nombreux , couleur 
de rouille ; les folioles fupérieures longues de 
quatre pouces ; ls inférieures de deux pouces où 
deux pouces & demi; le périole aîlé, glabre e: 
deffus ; une # quelquefois deux glandes pédicel- 
lées entre les folicles. 


Les fleurs font difpofées en épis dans laiffelle 
des feuilies , portées fur un pédoncule commun 
extrêmement velu. La coroll: eft egalement ve- 
lue & roide : il lui fuccède une goufle linéaire, 
élargie , comprimée , tortueufe. 


Cette plante croit dans l'Amérique méridio- 
nale , aux environs de Caracas. PB ù 


26. AcACIE velcutée. Mimofa velutina. 


Mimofz (inga velutna), inermis, foliis pinna- 
tis , quadrijugis ; foliolis ovatis, acutis, utrinqué 
moiliter pusejcentibus , fuprà nitidis ; glandula iner 
omnia pariaÿ petiolo alaio , corollis villofis. Wilid. 
Spec. Plant. vol. 4. pag. 1014. n°. 26. 


Ses tig:s fe divifent en rameaux obtufément an 
guleux, couverts d'un duvet épais, ferrugineux 
garnis de feuilles ailées , compolées de quatre pai- 
res de folioles larges, ovales , aiguës , chargées à 
leurs deux faces , particuliérement en deffous , de 

oils mous, ferrugineux; luifantes en deflus, 
es de cinq à fix pouces, larges, à leurbafe, d 
trois où quatre POUCES ; une glande en godet entre 
les folioles ; trois dans les aifelles de la dernière 
paire; les pétioles ails. Les f urs font difpofées 
en épis folitaires, axillaires, fortenues par ur 
pédoncule commun, tres velu , ferrugineux ; l: 
gorolle roide & velue. 


Ceite pliante croît au Bréfil, dans la province 
de Para. B (Diféript. ex Wilid.) 


27. ACACIE à grandes feuilles. Mimofa macro- 
phylla. 

Mimofa (inga macrophylla), foliis pirnatis, 
bijugis ; foliolis ovutis , acutis, glabris, fupra niti 
dis ; glandulä inter omnia paria ; petiodo alato , co- 
roliis villofis. Wild. Spec. Plant. vol. 4. pag. 1015. 

© 
n°427. 
Tnga macrophylla. Humb. & Bonpl. 


Ses rameaux font quadrangulaires ; [es feuilles 


À C A 


compolées de deux paires de folioles glabres , 
ovales , aiguës, touffuss , luifantes en deflus, plus 
pai-s en deffous ; les fupérieures longues de fix 
pouces & plus, & de quatre pouces de large ; les 
inférieures longues de quatre à cinq pouces & de 
trois de large, garnies fur leurs nervures, à leurs 
leux faces, de poils épars, blanchatres ; une 
3lande fefile, en goder entre chaque paire de fo- 
lioles ; le periole ailé ; les épis folicaires , pédon- 
culés , axillaires ; la corolle roide, velue. 


Cette plante croît dans l’Amérique méridio= 
nale. Ph (Defeript. ex Wild.) 


28. AcACIE à feuilles de hêtre. Mirmofa fagifolia. 
Lion. 


Mimofa (inga marginata) , inermis , foliis pin- 
natis , bijugis ; foliolis ohlongo lanceolatrs | acumi- 
natis, glabris ; glandulä inter omniu parta ; petiola 
apice marginato ; fpicis axillaribus , fubquaternis ; 
-orolks glabris. Willden. Spec. Plant. vol. 4. pag. 
1015. n°. 28. 


Mimofa (fagifolia), inermis, foliis pinnatis , bi- 
jugis ; petiolo marginato. Linn. Spec. Plant. vol. 2, 
pag. ‘1498. 

Mimofa fagifolia. Lam. Di. 1. n°. 2. 


Il exifte entre chaque paire de folioles une 
glande fefile , en godet. Les fleurs répandent une 
odeur très-fuave, (Voyez AcACIE à feuilles de 
hêtre.) 


B, Périole nu. 


29. ACACIE à fruits noueux. Mimnofa nodofa. 
Linn. 


Mimofa (inga nodofa), iermis , foliis pinna- 
tis ; bijugis ; foliolis ovato-oblongis , inaquilateris , 
slabris ; glandula inter infima minora ; petiolo di- 
neari, Wiliden. Spec. Plant. voi. 4. pag. 1016. 
+, 0 
ñ . 29. 

… Mimofa (nodofa ), inermis, foliis pinnatis , bi- 
jug's jÿ pinnis lafertoribus , minoribus ; peticlo li- 
neari. Linn. Spec. Plant. vol. 2. pag. 1408. 


Mimofa nodofa. Lam. Diét. 1. n°. 3. 


Les feuilles font ailées, compofées de deux 
paires de fol:oles ovales ob'ongues; les inférieu- 
res munies , dans leur ailelle, d’une petite glande, 
( Voyez ACACIE à fruits noueux, n°. 3.) 


30. ACACIE à corolle foyeufe. Mimofa fericea. 


Mimofa (inga punétata) , inermis , foliis pinna- 
tis , bi-crijugifve ; foliolis oblongis, acuminatis | ni- 
sidis ÿ glandil& inter omnia paria ; peiolo tereti,, 
fhigofo , nudo ; fpicis paniculatis ; axillaribus ; co- 
rois fericeo-villofis. Willden. Spec, Piant. vol. 4. 
pag. 1016. n°, 30, 


A, CA 


.- Mimofa: (facifolia), ééermis, foliis bijigis tri 
jugifve. Ricq: Amer. pag: 264. tab: 164. ( Exclufs 
Jynonymis. ) 


Ses rameaux font glabres, obfcurément angu- 
Jeux, ponétués de blanc ; les feuilles compofées 
de deux ou trois paires de folioles coriaces, ob- 
longues , acuminées, luifantes & d’un vert foncé 
endeffus, plus pales-en deffous, couvertes , prin- 
Cipalement fur leurs nervures, de poils épars &e 
couchés ; 1:s folioles fupérieures longues de qua- 
tre pouces ; les inférieures de deux pouces ou 
deux pouces & demi; un glande fefile & com- 
primée entre les aifflles ; les pétioles nus, cylin- 
driques, pileux. 


Les flzurs font difpofées, dans l’aiffelle des 
feuilles, en grappes oblongues , pédonculées, ra- 
rement folitaires, plus fouvent au nombre de trois 
Ou quatre fur un pédoncule commun, formant 
alors une forte de panicule terminale, La corolle 
eft couverte de poils foyeux. 


. Certe plante croire dans les forêts de Ja Marti- 
nigue & aux environs de Caracas. P ( Defcripr. 
ex Wild. ) 


31. ACACIE brillante. Mimofz fplendens. 
Mimofi (inga fplendens), foliis pinnatis, bi- 


Jagis ; foliolis oblongis , acuminatis , nitidis ; glan- 
dulé inter omnia paria ; petiolo femiterett , glubro, 
nudo ; fpicis axilluribus , germinatis ; corollis fericeo- 
villofis. Willd. Spec. Plant. vol. 4. pag: 1017. 
NL: 


Quoique cette efpèce ait le même port que la 
précédente , elle s’en diftingue par des caractères 
qui lui font propres , & par la grandeur de toutes 
fes parties. 


Ses rameaux font glabres , cylindriques , ver- 
ruqueux ; fes feuilles ailées , compofees de deux 
paires de folioles oblongues, acuminées , glabres 
à leurs deux faces, luifantes & d’un vert-foncé 
en deffus , plus pales en deflous ; les fupérieures 
Jongues de fix pouces ; les inférieures de quatre 
pouces, pourvues , entre leurs aiflelles, d’une 
glande feffile , en godet ; le périole glabre , à demi 
cylindrique , nu, verruqueux ; deux épis, quel- 
quefois plus, axillaires, pédonculés. La corolle 
eft couverte de poils foyeux. 


Cette plante croît au Bréfil, dans li province 
de Para. b (Deferipe. ex Wild.) 


32. ACACIE éclatante. Mimofa corufcans. 


Mimofa (inga corufcans) , inermis, foliis pin- 
natis, trijugis ; foliolis oblongis , utrinquè attenua- 
tis , nitidis ; glandulä inter omnia paria ; petiolo te- 
reti, glabro, nudo; fpicis axillaribus, geminatis ; 
corollis glabris. Williden. Spec. Plant: vol. 4. pag. 
1017. N°. 32. 


AC A 45 
Inga corufcens, Humb. & Bonpl, 


Ses rameaux font glabres, cylindriques, mé- 
diocrement verruqueux ; fes feuilles compofés 
de trois paires de folioles ob'ongues, acuminées, 
rétréci:s à leur bafe, luifantes , d'un vert-foncé, 
plus pales en deffous, glabres à leurs deux faces; 
les fupérieures longues de quatre pouces, les ir= 
férieures de deux ; des glandes fefiles, en godet, 
comprimées entre chaque paire de folioles ;: 13 
pétiole commun, ru , glabre, cylindrique. Les 
fleurs font difpofées en épis axillairss, péminés, 
longs de deux pouces & plus ; les corollss gla- 
bres. 


Cette plante croît dans l'Amérique méiidi 
nale. h (Defcripe. ex Wild. ) 


33. ACACIE élégante. Mimofa fpetabilis. Vah!, 
Mimofa (inga fpeétabilis) , inermis, foliis pin- 


natis , byugis ; foliolis ovatis, acutis, plabris, niti- 
dis 3 bafs inaqualious ; glanduläà inter omnia paria $ 
petiolo ee , nudo; fpicis terminalibus, 
corollis vitlofis. Willden. Spec. Plant. vol. 2. pag. 

e 2 
101 n° 35°. 


Mimofa ( fpeétabilis) , inermis , foliis pinnatis, 


"bijugis ;j pinnis interioribus minoribus., petiolo li- 


near, fpicis terminalibus. Vahl, AËt. Soc. Hift. 
Nat. Hafn. 2. pag. 219. tab. 10. 


Ses rameaux font légérement fl-xueux, glabres, 
anguleux par trois lignes faillantes, décurrentes, 
partant de Ja bafe des pétioles ; revêtus d’unz 
écorce grifâtre , ferrugineufe, ponétuée. Les 
feuilles font alternes , pétiolées , d'ftantes, com- 
pofées de deux paires de folioles oppofses, pref- 
que fefliles, ovales , élargies, membraneufes, 


: glabres, acuminées, tres-entières, luifantes ; les 


fupérieures longues de fept pouces ; les inférieu- 
res une fois plus petites. Les fl.urs font difpofées 
en épis terminaux ; les corolles velues. 


Cetre plante croit dans les contrées les plus 
chaudes de Amérique. On la cultive à lilz de 
Sainte-Marthe. P , 


34. ACACIE à feuilles de laurier. Mimofa laua 
rira. SWartz. 


Mimofa (inga laurina), foliis pinnatis , bijupis ; 
foliolis obovato-oblongis , acuminatis , nicidis, gles 
bris ÿ glandulä inter omnia paria.; petiolo femitereri, 
glabro ; fpicis axillaribus , fubfolcariis ; corollis gla- 
bris. Willden. Spec. Plant. vol. 4. pag. 1018 
n°. 34. 

Mimofa (laurina) , inermis , foliis pinnatis, bi» 
jugis; pinnis ovatis , nitidis , fubaqualibus ; petiolo 
lineari-angulato ; fpicis axillaribus , folitariis ; flori- 
bus monadelphis. Swartz , Prodr. pag. 8j, & Flor. 
Ind, occid. vol. 2. pag: 978: : 

2 


44 AVCYA 


Ses tiges font pourvues de rameaux cylindri- | 
ques, de couleur cendrée, garnis de feuilles ai- 
lées, compofées de deux paires de folioles ovales ; 
oblongues , acuminées , glabres à leurs deux fa- 
ces, luifantes; [es fupérieures longues d'environ 
quatre pouces; les inférieures de deux pouces & 
plus, portant dans leurs aiffelles deux glandes fef- 
files, en godet; le pétiole commun, glabre à 
demi cylindrique. Les fleurs ‘ont difpofées en épis 
folitaires , rarement géminés ; axillaires , longs de 
deux pouces. Les corolles font glabres. 


Cette plante croît dans l'ile de Saint-Chriftophe. 
D (Déféripr. ex Wild.) 


.35: ACACIE à feuilles de noyer. Mimofa juglan- 
d'folia. 

.Mimofa (inga juglandifolia), inermis , foliis 
pinnatis , tri-quadrijugifve ; foliolis oblongis , acu- 
minatis, bof attenuatis, glabris ; petiolo tereiuf- 
culo ; pubefcente, nudo , eglandulofo ; fpinis tribus 
axillarious , corollis villofis. Willden. Spec. Plant. 
vol. 4. pag. 1018. n°. 35. 


Cette plante à des rameaux cylindriques, légé- 
rement pubefcens, couleur de rouille , garnis de 
feuilles ailées , compofées de trois ou quatre pai- 
res de foliol.s oblongues, acuminées , rétrécies 
à leur bafe, glabres en d'ffus, pubefcentes en 
deffous, {ur leurs nervures ; les fupérieures longues 
de cinq pouces ; les inférieures de trois, dépour- 
vues de glandes; le pétiole commun, nu, ferru- 
gineux , pubefcent. 


Les fleurs font fituées dans les aiffelles des feuil- 
les, vers l'extrémité des rameaux, difpofées en 
deux ou trois épis pédonculés. La corolle eft ve- 
lue : il lui fuccède une gouffe plane, linéaire, lon- 
gue d'environ fept pouces. 


Cette plante croît dans l’Amérique méridio- 
pale, aux environs de Caracas. R ( Deféripr. ex 
Wila ) 


36. ACACIE à feuilles de frêne. Mimofa fraxi- 
anea. 


Mimofa (inga fraxinea ), inermis, foliis pinna- 
tis , quinquejugis ; foliolis ollcngis, acuminatis , 
atrinque nitidis ; glandulä inter omnia paria ; petiolo 
femitereti, pubefcente ; foicis paniculatis , corollis 
ee Willd. Spec. Plant. vol. 4. pag. 1019. 
n°. 36. 


Ses tiges fe divifent en rameaux verruqueux , 
ponétués, d’un brun-cendré, garnis de feuillss 
ailées, compofées de cinq paires de folioles ob- 
longues , acuminées, un peu rétrécies à leur 
bafe , luifantes, glabres à leurs deux faces; la 
côte du milieu & les principales nervures légére- 
ment p:befcent2s, vues à la loupe; des glandes 
fefliles & en godet entre les aiffilles des folioles ; | 


À C'A 


les fupérieures longues de trois pouces ; les infé- 
rieures d’un pouce & demi; le pétiole commun 
pubefcent , à demi cylindrique. 


Les fleurs font difpofées, vers l'extrémité des 
rameaux & dans l’aiffelle des feuilles fupérieures, 
en épis pédonculés , oblongs , ramifiés, en forme 
de panicule , longs d’un demi-pouce. Les calices , 
ainfi que les pédoncules , font pubefcens ; la co- 
rolie parfaitement glabre. 


Cette plante croît au Bréfil, dans la province 
de Para. Ph (Defcripe. ex Willa.) 


37. ACACIE inégale. Mimofa inequalis. 


Mimofa (inga inæqualis) , 2rermis, foliis pin- 
natis , quadrijugis ; foliolis oblongo-lanceolatis, gla- 
bris , fupra nitidis ; fuperiortsus bafi inaqualibus ; 
glandulä inter paria bina fuperiora ; pe‘iolo femite- 
reti, glabro, nudo ; corollis glabris. Willd. Spec. 
Plant. vol. 4. pag. 1019. n°. 37. 


Inga inequalis. Humb. & Bonpl. 


es feuilles font ailées, compofées de quatre 
paires de folioles oblongues , lancéolées, obtu- 
fes, glabres , luifantes & d’un vert-foncé en def- 
fus, plus pâies en deffous ; les deux paires fupé- 
rieures longues de quatre pouces fur un pouce & 
demi de large , très-rétrécies au côté fupérieur de 
leur bafe, arrondies à l’intérieur; les deux paires 
de folioles inférieures longues de deux ou trois 
pouces , un peu tétrécies aux deux côtés de leur 
bafe ; aes glandes fefiles, urcéolées feulement en- 
tre les deux paires de folioles fupérieures ; le pé- 
tiole commun glabre, à demi cylindrique ; les 
épis courts, un peu alongés , pédonculés ; le ca- 
lice & la corolle glabres. 


Cette plante croît en Amérique, fur les bords 
de l'Orénoque. PB (Defcripr. ex Willa.) 


38. ACACIE de Para. Mimo/fa Para. 
Mimofa (inga heterophylla) , inermis, foliis 


pinnatis , bijugis geminatifve; foliolis oblongis , acu- 
minatis, utrinque nitidis ; glardulä inter omnia pa- 
ria pedicellatä ; pedunculo tereti, glabro , nudo ; flo- 
ribus umbellato-racemofis , corollis glabris, Wild. 
Spec. Plant. vol. 4. pag. 1020. n°. 38. 


Ses rameaux font bruns, cylindriques, ponc- 
tués, verruqueux ; lés feuilles ailées, compofées 
de deux paires de folioles, une feule paire aux 
feuilles fupérieures ; les folioles oblongues, for- 
tement acuminées, glabres à leurs deux faces, 
luifantes, longues d’un pouce ou d’un pouce & 
demi , portant toutes, entre leurs aiffelles ,.des 
glandes pédicellées, en godet; le pédoncule com- 
mun cylindrique à fa partie inférieure, à demi 
cylindrique vers fon fommet, fouténant des fl:urs 
en grappes ombellées, pédonculées. Le calice & 
Ja corolie font glabres. 


A CA 


Cette plante croit au Bréfil, dans la province 
de Para. D (Defcripe. ex Willd. ) 


ST AcaActE à baguettes. Mimofa virgultofa. 


ahl. 


Mimofa inermis , foliis pinnatis , tri feu quinque- 
jugis; foliolis ovatis, nitidis ; floribus umbellatis , 
rarmis pubefcentibus. (N.) 


Mimofa virgult6ja. Vahl, Egl. Decad. 2. tab. 20. 


Ses rameaux font cylindriques, gréles, alongés, 
pubefcens , divifés en un grand nombre d’autres, 
alternes, très-courts, fans épines, garnis de feuil- 
les ailées, compofées de trois à cinq paires de 
folioles ovales , coriaces , luifantes, fefliles , gla- 
bres à leurs deux faces , longues de cinq à fix li- 
gnes, fur à peine trois lignes de large; les pétioles 
articulés , comprimés, prefqu'ailés. 


Les fleurs font difpofées en ombelles fimples , 
axillaires , fituées vers l’extrémité d-s jeunes ra- 
meaux , à peine plus longues que les feuilles. Les 
pédoncules font courts, filiformes; les calices 
très-petits, à cinq dents peu fenfibles ; la corolle 
tubulée , au moins quatre fois plus longue que le 
calice ; le limbe partagé en cinq dents droites, 
aiguës ; les filamens nombreux , réunis en un tube 
grèle , faillant hors de la corolle , terminé à fon 
fommet par une houpe de filets capillaires ; les 
ns fort petites. Je ne connois point le 

ruit. 


Cerre plante croît à l’île de Cayenne. B (F. f. 


in herb. Desfont.) 
# * X X Feuilles conjuguées-ailées. 


‘ 40. ACACIE à goufles en fpirale. Mimofu co- 
chleata. 


- Mimofa (inga cochleara), inermis, foliis con- 
Jugato-pinnauis ; pinnis partialibus trijugis ; foliolis 
ellipticis | acuminatis | nitidis ; glanduli obfcurd 
2nter omnia paria ; florious umbellatis , legumine co- 
chlearo. Wild. Spec. Plant. vol. 4. pag. 1020. 
n°. 39. 

‘ Ses tiges fe divifent en rameaux cylindriques, 
d'un brun-cendré, garnis de feuilles conjugu£es 
ailées ; les pinnules partielles compofées de trois 
paires de folioles oblongues, elliptiques , acumi- 
nées , aiguës, longues d’un pouce ou d'un pouce 
& demi, luifantes, d’un vert-foncé en deflus , un 
peu jaunâtres en deflous, glabres à leurs deux 
faces ; le pétiole commun cylindrique ; les par- 
tiels à démi cylindriques, tous giabres, munis, 
entre les folio'es & au fommet des divifions, d'un 
point orbiculaire , glanduleux. 


Les fleurs font difpofées en une ombelle foli- 
taire, quelquefois deux, pédonculées ; le calice 
& la corolle glabres. Le fruit confifle en une 


ACA 45 


goufle roul'e en coquille de limaçon , finuée à fon 
bord extérieur. 


Cette plante croit au Bréfil, dans Ja province 
de Para. D ( Déféripe. ex Willa.) 


41. ACACIE à feuilles larges. Mimofa larifolia. 
Linn. 


Mimofa (inga latifolia) , irermis, foliis conju- 
gato-pinnatis ; pinnis partialibus pentap yllis ; fo- 
liolis ovato-oblonpis , terminalibus oppofitis , late= 
ralibus alternis ; floribus umbellatis , Lateralibus. 
Wiild. Spec. Plant. vol. 4. pag. 1021. n°. 40. 


Mimofa latifolia. Lam. Diét. 4. n°. 6. 


Mimofa (latifolia) , inermis , foliis conjugatis; 
pinnis verminalibus oppofitis , lateralibus alternis. 
Linn. Spec. Plant. vol. 2. pag. 1499. 


Les deux folioles terminales font les feules qui 
foient oppolées dans chaque pinnule ; le pério!e 
n’a point de glaudes apparentes; le calice & la 
corolle font glabres. ( Voyez AcaciE à feuilles 
larges , n°. G.) 


42. ACACIE à tige fleurie. Mimofu cauliflora. 


Mimofa (inga cauliflora) , inermis, folits con- 
jugato-pinnatis ; pinnis trijugis ; foliolis oblongis » 
inaqualibus, terminalibus, bafi inaqualibus ; glar- 
dulà inter omnia paria ; floribus umbellatis , laterali- 
bus. Willden. Spec. Plant. vol. 4. pag. 1021. 
nraate 


Cette efpèce reffemble beaucoup à la précé- 
dente, mais toutes fes folioles font oppofées , & 
fes fleurs font beaucoup plus petites. 


Ses rameaux font cylindriques , de couleur cer- 
drée ; fes feuilles conjuguées , ailées ; ies pinnules 
partielles, compofées de trois paires de folioles 
oblongues , acuminées ; les deux terminales lon- 
aues de trois pouces , rétrécies à leur bafe , au côté 
intérieur ; les autres longues d'environ deux pou- 
ces & demi, luifantes, d'un vert-foncé en deffus, 
plus pâles en deffous ; les pétioles à demi cylir- 
driques ; une glande comprimée à la divifion du 
pétiole & entre les aiflelies des folioles. Les flurs 
font difpofées en ombelles latérales, médiocre- 
ment pédonculées , placées 2 long des 1ameaux. 
Le calice & la corolle font glabres. 


Cetre ‘plante croît au Bréfil , dans la province 
de Para. Bb ( Defcripr. ex Willa.) 


43. ACACIE à fleurs pourpres. Mimofu pur- 
purea. 


Mimofa (inga purpurea), inermis, foliis con- 
jugato-pinnatis ; pinnis quadrijugis ; foliolis oblongis, 
obtuffs , bafi inequalibus; petiolis celandulofis , capi- 
ratis , pedunculatis, Willd. Spec, Plant. vol. 4. page 
1021, n°. 42. 


45 ACA 


Mimofa (suryurea ); inermis, foliis conjagatis, 
pinuatis ; pinnis intimis minoribus,. Linn, Spec: 
Plant. vol. 2. pag. 1500. 

Mimofa purpurea.. Lam. Dit. 1. n°. 5. 

Les Dé 
vus de 8 
pres.) 

44. ACACIE à feuilles obtufes. Mimofz ob:1f- 


folras 

Mimofa (inga obtufifolia) , inermis , foliis con- 
Jugato-pinnétis ÿ pinnis quadri Jeu fexjugrs ; fodiolis 
ODlongis ; Obtufis | mucronatis., baff rraquiliteris ; 
capitulis pedunculatis. Willd. Ssec. Plant. vol. 4. 
pig: 1022./n°. 43. 


tioles font , dans cette efpèce , dépour- 
landes. ( Voyez ACACIE à fleurs pour- 


S2s rameaux font cylindriques , de coul:ur cen- 
drée ; fes feuilles conuguées , ailées, mediocre- 
ment petiolées ; les pinnules compofées de quatre 
à fix paires de foliole, longues de trois lines , ob- 
longües-arrondies, obtufes, un peu mucronées., 
rétrécies au côté intérieur de leur bafe; côté 
extérieur arrondi, preiqu'en cœur. Les felroles 
font glabres à leurs deux faces, luifantes , légére- 
ment ciliées à leurs bords, veinées., réticulées ; 
les petioles velus; ls fleurs réunies en une petite 
tête courte ,axillire , pédonculée. 


Cette plante croit dans l'Amérique méridio- 
nale , aux environs de Cumana. FR (Déferivr. ex 
Willé ) 


45. ACACIE fafcicul£e. Mimofa fifciculata. 


Mimofa (inga fafciculata), irermis , foliis con- 
jugaio-pinnatis; pinnis oûto-decemjagifve ;. foliolis 
cultratis ; binerviis ; capitulis pedunculacrs, Wild. 
Spec. Plant. vol. 4. pag. 1022. n°. 44, 


Cette efpèce, allez femblable à la précédente 
par fon port & par plufizurs autres caractères, s'en 
diflingue par le grand nombre de fes folioles & 
par leur forme arquée. 


Ses rameaux font cylindriques , de couleur 
endrée; les feuilles fafciculées, conjuguées, ai- 
l£es, compofées de huit à dix paires de folioles 
oblangues, courbées en arc, obtufes, racour- 
cies & arrondies au côté intérieur de leur bafe ; 
en cœur & prolongées au côté extérieur , réticu- 
lées, à deux nervures, luifantes , glaibres à leurs 
deux faces , légérement ciliées à leurs bords ; les 
pétioles velus ; les fleurs: réunies en têtes foli- 
taires , axillaires, pédonculées ; elles produifent 
ds 2 ouffes ue , linéaires , aig és, rétrécies. à 
leur bafe , glabres, un peu épaifles à leurs bords: 
Cette plaire croit au Bréfil, dans la province 
dé Para. D ( Deféripr. ex Will.) 


46. ACACIE de plufieurs couleurs. Mimofa dif- 
color, 


Mivrofa (insa difcolor }, irermis, fefitsscanit- 
gato-pinraiis ; pinnis quindeciru feu ofodacimjugis 
\foliolis tinearibus, fabaimidiaro-cordaris , fuotùs fer“ 
rugineis ÿ capitults paucifloris , pedunculusis, Waki. 
Spec. Planr, vol. 4. pag. 1023. n°. 45. 


Inga diféclor, Humb. & Bonpl. 


SEs rämeaux font noirâtres, ferrugineux, ponc- 
tués de blanc ; fes feuilzs conjuguées , ailées ; es 
pinaules coMpolées de quinze à dix-huie paires 
de folioles longuss d’un demi-pouce, linéaires, 
tn peu aiguës, arrondies , prefqu'en cœur au côté 
irt-rieur de leur bafe , rétrécies au côté extérieur, 
luifantes, d’un vert-foncé en deflus , plus pâles en 
deflous , un peu ferrugineufes, légérement pu- 
betcentes , quelquefois un peu glabres ; les pétio= 
les v:lus , accompagnés de deux ftipules très- 
courtes ; fubulées , perfiftantes , en forme de deux 
aiguillons, mais très fragiles. Les fleurs font axil-" 
latres, réunies en perites rêtes folitaires , pédon- 
culées, peu parnies; les calices velus. La corolle: 
eft g ande, pubefcente , longue d’un pouce. 


Cetre plante croît dans l'Amérique méridio- 
pale, fur l:s bords du fleuve Atabapo. B (Def- 
cript. ex Willd. ) 


7. ACACIE à feuilles molles. M'mofz mollif- 


fima. 


Mimofa (inga moliffima), inermis, foliis con 
jugatc-pinratis ; pinnis quadrijugis , fubdimidiato-core 
datis ,.utrinquè molliffimèe villofis, obtiffs ; capirulis 
pedunculatis. Willd. Spec. Plant. vol. 4. pag. 1023. 


n°. 46. 


Liga mollifima. Humb. & Bonpl: 


SEs tiges fe divifent en rameaux bruns, cylin- 
driques ; les plus jeunes pubeïcens ; les feuilles 


! conjuguées, ailées ; les pinnules compofées de qua- 


tre paires de folioles alongées , obrufes, d’envi- 
ron un pouce de long, arrondies, molies, velues, 
prefqu'en cœur au côté extérieur de leur bafe, 
rétrècies au côté intérieur, couvertes, à leurs: 
deux faces, de poils cours, très-abondans, un peu 
jaunâtres ; les pétioles velus; les leurs difpofées: 
en petites têres folitaires, axillaires, pédonculées. 
Elles produifent des gouwfles longues de trois pou- 
ces, planes, velues , linéaires, épaifles à leurs 
bords, aiguës à leur fommet, rétrécies à leur 


; bafe. 


Cette plante croît dans l'Amérique méridio- 


inale. D (Defcript. ex Willa. ) 


48. AcAcIE à cercles. Mimofa circinalis. Linn. 


Mimofa (inga circinalis), fpénis flipularibus , 
foliis conjugato-pinnatis , pinnis trijugis ; foliolis 
ovatis, acutis, glabris; capitulis pedunculatis , ter- 
minalibus ; legaminibus: fpiraliter torcis, Wiilden. 
Spec.. Plant. vol: 4 pag: 10135. n°. 47: 


A CA 


Mimofa ( circinalis), aculeata, foliis conjugatis , 
pinnatis”; pinnis aqualibus, fhipulis f-inofis. Lion. 
Spec. Plant. vol, 2. pag. 1499. 


Mimofa circinalis. Lam, Diét, 1. n°. 30. 


Certe efpèce , fi rapprochée de l’acacie ongle 
de chat par fes épines ftipulaires & par fes gouf- 
fes alongées , ioulées en fpirales, en diffère ef- 
fentiellement par le caraëtère de fes feuilles. 
( Voyez AcAC1E à cercles, n°. 30.) 


XX %X X X Feuilles deux fois ailées, 


49. ACACIE cotoneufe. Mimo/fa pubifera. 


Mimofa (inga cinerea), inermis , foliis bipin- 
natis ÿ partialibus quinquejugts , propriis fubfexjug's ; 
foliis ohlongis, obtufis , bafi inxqualibus , fubràs inca- 
715, tomentofrs. Willd, Spec. Piant. vol. 4. p. 1024. 
n°. 48. 

Tnga cinerea. Humb. & Bonpl. 


Ses tiges fe divifent en rameaux cylindriques, 
pubeicens; fes feuilles fonr deux fois ailées, à 
cinq paires de pinnules ; les pinnules fupérieures 
compofées de fept paires de folioles; ies inte- 
rieures de quatre ; les folioles longiies d’un demt- 
pouce à un pouce, ovales , oblongues , obtufes, 
mucronées , dilatees au côte fuperieur de leur 
baie, rétrécies au côté inférieur, glabres & lui- 
fantes en deffus, bianchätres & tomenteufes en 
deffous; les fleurs dilpofées en petites têtes pé- 
donculees. 


Cette plante croit dans l'Amérique méridio- 
nale , aux environs de Caracas. FD ( Deferipr. ex 
-Willa. ) 


$0. AcACIE faman. Mimofa famar. Jacq. 


Mimofa (inga faman) , inermis , fuliis bipinna- 
tis , partialibus fexjigis , propriis fubjexjugis ; folio 
dis ovato-oblongis , obtafis ; terminalihus inaquila 
teris, fubtès peciolfque pubefcentibus. Wild. Spec. 
Plant. vol. 4. pag. 1024. n°. 49. 


Mimofa faman. Jacq. Fragm. bot. p. 5. tab. 0. 


C'’eft un dis arbres l2s plus forts & les plus éle- 
vés de ce genre. Ses feuilles font deux fois ailées. 
compofées de fix paires de pinnules; les pinnules 
fupérieures compotées de fept à huit pa’ïies de fo- 
lioles ; les inférieures de deux ou treis. Les folic- 
ls font ovale‘, oblongues , obtufes, touffu-s 
glabres & d'un verre gai en deffus , pubefcentes ei 
deffous ; les folioles fupérieures longues de trois 
pouces; les intérieures d’un demi pouce ; les ter- 
minales à côt s in£gaux ; les pétiolcs pubefcens; 
une glande comprimée & en godet entre toutes 
les paires de folioles & les pétioles communs. Les 
fleurs font réunies en une petite têre globuleu'e 
axillaire , pédonculée , contenant quatre à fix 
fleurs; elk s pro duifent une goufle plane , linéaire, 


ACA 


longue de fept à huit pouces, canalicu!ée à fs 
deux futures. 


Cette plante croît dans l'Amérique méridio- 
nale , à Caracas. > (Defcript. ex Wild.) 


sr. AcACIE à feuilles de fougère. Mimofa fi- 
licina. 


Mimofa (inga filicina), inermis , folis bipin- 
natis, particlibus decemjugis ; proprits multijugis ÿ 
foliolis linearibus ; fpica lengè pedunculatä , rutante, 


Wailid. Siec. Plant. vol. 4. pag. 1025. n°. So. 


Ses rameaux font cylindriques, de couleur 
brune ; fes feuilles deux fois aiiées, à dix paires 
de pinnules ; ces dervières compofées d’un grand 
nombre de folioles linéaires, obtufes, uu peu 
mucronées , longues d'environ fix lignes , luifan 
res & d’un vert-foncé en diffus , pâles , ün peu 
couleur de rouille en d:flous, trenauées au côté 
intérieur d2 leur bafe, arrondies au çôt£ exté- 
rieur ; les péuoles ferrugineux , pubefcens ; le pé- 
tole commun cylindrique ; les partiels canaliculss, 
Les fl urs frnt difpoféés en un épi pédoncule, 
pendant, long d’un pouce & demi; lé pédoncule 
cemmun comprimé , pubefcenr, ferrugineux , 
long de huit pouces. 


. 
Cette plarte croît au Bréfil, dans la province 


de Para. D (Deferipe. ex Wilid.) 


s2. ACACIE pendaute. Mimofu pendula. 


Mimofa (inga perdula}, irermis , foliis bipin- 
nat's , partialibus vigentij:gs, propriis multijugrs ÿ 
fidiolis cinearibus ; fpicis globojis | onge peauncula- 
ais, pendulis. Willd. Spec. Fiant. vol. 4. p. 102$. 
n°. ÿi. 


Ses tiges fe divifent en rameaux cylindriques, 
verruqueux ; les fuilles-font deux fois atécs, 
compofées de vingt paires de pinnul s, «hiigees 
le folioles très-nombreufes , linéair:s, aizués, 
ciliées principalement vers leur bafe ; les périolss 
communs à demi cylindriques, pubeicens en d2f 
us; les partisls pubefcens ; une glande aflez 
grande , cotprimee , fituée au d-ffus de la bafe 
du peuick. 

Les fleurs font difpofées en épis elchuleux, 
ones d’un pouce & plus, rétr=cis à leur partie 
inférieure , pédoncules ; le p#donculs commun 
comprimé , long d’un pied; ‘uitre pédoncul:s 
partiels, pendans, longs d’un demi-pied , termi- 
nes par un feul ép1. 


Cette plante croît au Br'fil, dans la province 
de! Para. D (Defcripr. ex Wilid.) 

53. AcACIE à deux globes. Mimofu biglobofa, 
Jacq. 

Mimofa (inga biglobofa), inermis , foliis bi- 


48 A GC A 
pirnatis ; fric didymo-biglobofà, pendulä. Wild. 
Soec: Plaur, vol. 4 pag. 102$. n°. 52. 


Mimofa (biglobofa), fcicis biglobofs, 
mis. Jacq. Amer. pag. 267, tab. 179. fig. 87. 


denfif:- 


Ses branches fort dépourvues d’épines ; fes 
feuilles deux fois ailées. Ses fleurs font difpofées 
en épis pendans , de Ja groffeur d’une poire , Étran- 
glés dans ur milieu , ayant l’apparence de deux 
épis globuleux placés l’un fur l’autre. 


Cette plante croit à la Martinique. D 


$4. ACACIE peélinée. Mimofa petinata. 


Mirmo/fa (inga peétinata) , inermis , fotiis bipin- 
natis, partial'hus fedecimjugis , propriis multijugis , 
linearibus , fubrhs fufco-pubefcentibus, Willd. Spec. 
Plant. vol. 4. pag. 1026. n°. 53. 


Tnga peëtinata. Humb. & Bonpl. 


Ses feuilles font deux fois ailées, à feize pin- 
nules, compofées de foixante paires de folioles 
linéaires , obtufes, mucronéess , luifantes & d’un 
vert-foncé en deffus, ciliées à leurs bords, pu- 
befcentes & de couleur de rouille en deffous, 
ainfi que les pétioles ; ceux-ci font cylindriques , 
Jongs d’un pieds les périoles partiels longs de trois 
pouces & plus. Les fleurs n’ont point écé ob- 
fervées. 


Cette plante croit dans l'Amérique méridio- 
nale , fur les bords du fleuve Cafiquiare. ( Def- 
cripr. ex Willa.) 


55. ACACIE à fruits ronds. Mimofa cyclocarpa. 
Jacq. 


Mimofa (inga cyclocarpa), inermis, folits bi- 
pinnatis , partialious fubnovemjugis , propriis trigin- 
tijugis, exterioribus majoribus ; fpicis globofis, pe- 
dunculatis, axillaribus ÿ leguminibus  cochleatis. 


Willd. Spec. Plant. vol. 4. pag. 1026. n°. 54. 


Mimofa cyclocarpa. Jacq. Fragm. bot. pag. 30. 
tab. 34. fig. 1. 


C’eft un très-grand arbre revêtu d’une écorce 
crevaflée, dont les branches & les rameaux font 
très-étalés, garnis de feuilles deux fois ailées ; les 
pinnules au nombre de quatre à neuf paires, com- 
pofées de vingtà trente paires de folioles ; les ex- 
térieures plus grandes, acuminées , tronquées à 
Jeur bafe; le pétiole commun plus épais vers fa 
bafe, portant vers fon milieu une glande com- 
primée. 


Les fleurs font difpofées en épis axillaires , pé- 
donculés , en têt=, au nombre de deux à quatre; 
les pédoncules étalés , filiformes, longs de trois 
pouces. La corolle eft blanche, monopétale , à 
cinq découpures; toutes lès Heurs monadélphi- 
ques & polyandriques, Les fruits fonr des gouiles 


AC À 


planes, oibiculaires, arrondies, noueufes & fie 
puées fur leur bord extérisur, à l'endroic des fe 
mences. Ceiles-ci font enveloppses d'une puipe 
graffe, vifqueufe , favoneufe, Les naturels s’en 
{ervent comine de fivon. 


etre plante croît dans l'Amérique méridio- 
nale , aux environs de Caracas. Ph (Bredemeyer in 
Wiita.) 


56. AcAGCIE chevelue. Mimofa comofu. Sw. 


Mimofa (inga comofa), inermis, foliis bipin- 
natis, partialibus trijagis, propriis Jubdecemjugis ; 
floribus panicularo-corymbofis , leguminibus acinaci- 
formibus. Wilid. Spec. Plant. vol. 4. pag. 1026. 
nee 

Mirofa (comofà) , inermis , arborea , foliis bi- 
pinnatis, trijugis ; pinnis novem feu decerjugis , ovar 
libus , bafi retufis j floribus paniculatis , monadelphis. 
Swartz, Proûr. p.85, & Flor. Ind. occid. vol. 2. 
pag. 980. 


Mirofa fruticcfa, ereéla , inermis , cortice cine- 
reo ÿ florisus luxe conglobatis ; Jpicis plurimis , co= 
mofis , terminalibus ; foliolis minimis , bipinnatis. 
Brown , Jam. pag. 253. 


Arbtiffeau d’un beau port, haut de quinze à 
vingt picds, dont les tiges font foibles, très-ra- 
meufes à leur fommet , revêtues d’une écorce 
blanchâtre , un peu rude ; les rameaux glabres, 
effilés; les feuilles deux fois ailées, compofées 
de deux, plus ordinairement de trois paires de 
pinnules ; neuf ou dix paires de folioles ovales, 
un peu roides , très-glabres , obtufes à leur fom- 
met , émoullées à leur bafe , veinées, luifantes 
en deffus , arrondies à un de leurs bords ; les pé- 
tioles glabres; les pédicelles cylindriques, percés 
à leur bafe par une cavité hériffée à fon ouver- 
ture, & tenant lieu de glande. 


Les fleurs font difpofées en une panicule ouplu- 
tôten un corymbe terminal , à rameaux nombreux, 
cylindriques , ramifiés. Le calice eft divifé en trois 
ou cinq petites dents verdatres, obrufes ; la co- 
rolle eft oblongue , blanchatre , petite, à trois ou 
cinq dents ; vingt à quarante filamens blanchâtres , 
capillaires , réunis en tube à leur bafe, termines 
par des anthères arrondies ; l'ovaire oblong ; le 
ftyle capillaire, de ja longueur des étamines; le 
ftigmate fimple. Le fruic eft une goufle en forme 
de fabre, comprimée, glabre, longue de deux 
pouces, contenant fix à huit femences arrondies, 
comprimées. 


Cette plante croît dans les contrées feptentrio- 
nales de la Jamaique, fur les rochers des monta- 
gnes. D (Defcripr. ex Swariz.) 


$7- ACACIE niopo. Mimofa niopo, 


Mimofa (inga niopo), inermis, foltis bipinnatis, 
partialibus 


À C A 


partialibus trigintijugis, proprits feptuagintajugis ÿ 
glandulä petiolari , leguminibus finuatis. Willd. Spec. 
Plant. vol. 4. pag. 1027. n°. $6. 


Inga niopo. Humb. & Bonpl. 


Cette plante, que les naturels du pays nom- 
ment ziopo , & qu'ils emploient fouvent en place 
du tabac, eft un arbre dont les rameaux font ver- 
ruqueux , ponétués; les feuilles deux fois ailees; 
trente à quarante paires de pinnules, compo- 
fées chacune de foixante à quatre-vingts paires 
de folioles linéaires, ciliées, acuminées ; les pé- 
tioles pubefcens ; le commun , long d’un demi- 
pied & plus; les partiels pubefcens, longs d’en- 
viron un pouce & dei, portant à leur bafe une 
glande urcéolée. Les goufñles font l'néaires, acumi- 
nées, finuées, longues de trois à quatre pouces. 


Cette plante croît dans l'Amérique méridio- 
nale, proche Atures. D (Defcript. ex Wilid.) 


$8. ACACIE (affa. Mimofi faffu. Bruce. 


Mimofa (inga (affa), inermis, foliis bipinnatis, 
partialibus tri feu quadrijugis ; propriis duoiecimju- 
is, o’longo-ovatis ; floribus umbellatc-aniculuiis. 


Willd, Spec. Plant. vol. 4. pag. 1927. n°. 57. 


Saffa. Bruce, Itin. pag. 27. Icon. & Edit. germ. 
vol. $. pag. 39. tab. 4 & 5. ; 

Ses riges font dépourvues d’épines, divifées en 
rameaux alternes, garnis de feuilles pétiolées, al- 
ternes, deux fois ailées, compofees de trois ou 
quatre paires de pinnules , foutenane chacune 
douze paires de folioles ovales, oblongues. Les 
Sin font difpolées en panicules prefqu'ombel- 
ées, 


Cette plante croit dans l’Abifinie. F 


$9. AcACIE ombellée. Mimofa umbellata. Vah]. 


Mimof: (inga umbellita), fpinofa, foliis con- 
jugato-pinnatis bipinnarifque; partialibus bijugis , 
propriis fubdecemjugis ; umbellis pedunculatis , axi!- 
laribus ; leguminibus fpiralibus. Wild. Spec. Plant. 
vol. 4. pag. 1027. n°. 58. 


Mimofs (umbellata), fpinofa, foliis conjugatis 
bipinuatifque, bijugis; floribus umbellaiis, legumi- 


nibus fpiralibus. Vahl, Symb. 2. pag. 103. 


Ses tiges fe divifent en rameaux glabres, cylin- 
 driques, ponétufs;les plusjeunes dilians, flexueux, 
rides , tub:rculeux , armes d’épines droites, ftipu- 
laires , obrules, très-ouvertss. Les feuilles font 
uns & deux fois aïlées, à deux paires de pinnules, 
compo'ées d'environ dix paires de foliolss gla- 
bres, oblongues, mucronées, obliques à un des 
cotes de leur bafe ; une petite glande entre choque 
paire de folioles. 


Les fleurs font réunies , dans les aïffelles des 
Botanique. Supplément. Tome I. 


ACA 45 


feuilles, au nombre de douze à feize , en forme 
d'ombelles fimples, plus courtes que les feuilles, 
longues d’un pouce & demi. Le calice eft campa- 
nulé , à cinq dents; la corolle monopétale, une 
fois plus longue que le calice ; les filamens nom- 
breux, très-longs , monadelphes; les goufles rou- 
lées en fpirale, pubefcentes dans leur jeuneffe. 


Cette plante croît à l'ile de Ceilan. B (Defrripe. 
ex Vahl.) 


$. II. MimosA. Willd. Fleurs hermaphrodites ; ca- 
lice à cing dents ; corolle nulle ou à cinq dents ; 
huit étamines ; un flyle ; gouffe divifée par articu- 
lations monofpermes ; point de ftyle dans Les fleurs 
males. 


* Feuilles conjuguées , aïlées. 


60. AcAcCIE à feuilles de piftachitr. Mimofa pif- 
tactafolia. Wild. 


Mimofa inermis , foliis conjugato-pinnatis ; pinnis 
trijugis ; fodiolis ellpticis, obtufis ; glandulà inter 
; : , <. 
par terminale. Willd, Spec. Plant. voi. 4. pag. 1028. 
o 
n .l. 


Cet arbre eft fans épines : fes feuilles font al- 
ternes , conjuguées, ailées ; les pinnules compo- 
fées de trois paires de folioles elliptiques, obtu- 
fes , longues d’un pouce , à côtés inégaux, vei- 
nées, marquées de trois ou quatre nervures , lui- 
fantes, d’un vert foncé en d£ffus, plus pales en 
dsffous , glabres à leurs deux faces; les pétioles 
glabres, canaliculés, traverfés par deux lignes pu- 
befcentes ; une glandule comprimée , urcéoiée 
entre les deux folioles terminales. Le fruit con- 
fift: en une gouffe linéaire , finuée, longue de fix 
à fept pouces, contenant , dans chaque articula- 
tion , une femence blanche & offeufe. 


Cette plante croît dans l'Amérique méridio- 
male , aux environs de Caracas. h ( Defcnipe, ex 
Wilid.) 


61. ACACIE vive. Mimofa viva. Linn. 


Mimofa inermis , herbacca , foliis conjugato-pin- 
natis, pinnis quadriqugis, foliolis fubrotundis , lo- 
mento uniarticulato. Willden. Spec. Plant. vol. 4. 
pag. 1028. n°, 2. 

. Mimofa viva , inermis, foliis conjugatis , pinra- 
cis ; partialibus quadrijugis, fubrotundis ; caule iner- 
mi, herbaceo. Linn. Spec. Plant. vol. 4. p:g. 1 $00 

Mimofz minima, herbacea, vix tripollicaris ÿ cap- 
Julis monofpermis , hirfacis. Brown, Jam. pag. 154. 

Mimofa viva. Lam. Diét. 1. n°. 27. 

Cette plante eft remarquable par fa peritefle & 
par {es gouiles monofpermes , à une feule articu 
jation , heriflées de poils. (Woyez AcACGIE vive , 
n°27) 


6 


5o A CA 
62. AcaciE chifte. Mimofu cafla. Linn. 


Mimofa caule petiolifque aculeatis ; fodiis conju- 
gato-pinnatis ; pirnis quadrijugis ÿ foliolis oblongis , 
inaqui'ateris , fabaqualibus. WVilläen. Spec. Plant. 
vol. 4. pag. 1029. n°. 3. 


Mimofu cafta , aculeata , foliis conjugatis, pinna- 
tis ; partialious trijugis , fubaqualious. Lino. Spec. 
Planc. vol. 2. pag. 1 co. 


Mimofa foliis conjugatis ; foliolis pianatis ; pinnis 


fenis, fubaqualibus, Hort. Upfal. 145. 


Mimofa foliato fenne, fpinofa. Boerh. Lugd. 
Bac. 2. pag. $5. — Burm. Flor. Ind. pag. 222. 


Mimofa cafla. Lam. Di. n°. 34. 


Les deux folioles terminales font plus petites 
que les autres. ( Voyez ACACIE chafte, n°. 34.) 


63. Acacie foible. Mimofa debilis. Wild. 


Mimofa caule fimplici, aculeato; foliis conj:garo- 
pinnatis ; pinnis bijugis ; foliolis osovatis, f[:brs 
pubeftentibus , intimis minimis. Wild. Spec. Plant. 
vol. 4. pag. 1029. n°. 4. 


Mimofa debilis. Humb. & Bonpl. 


Ses tiges font fimples, cyindriques, hautes d’un 
izd & demi où deux pieds, armées d’aiguillons 
épars, fubulés, en crochets, glabres principalement 
à la partie inférieure , un peu hériifées au point 
d’infertion des pétioles, garnies de feuilles longue- 
ment pétiolées, conjuguées , ailées, à deux paires 
de pinnules, compofées de folioles longues d’un 
pouce, en ovale renverfé, mucronées, inégales à 
leur bafe, couvertes de quelques poils rares, cou- 
chés , plus abondans £n deffous ; L£ pétiole co:n- 
mun prefque glibre ; les partiels pieux 3 les fi- 
pules linéaires, fubulées, ciliézs. Les fleurs font 
réunies en une tête elliptique, longuement jé- 
donculée , axiilaire , folitaire , de la groffeur d’un 
pois. 


Cette plante croît dans FAmérigie méridio- 
nale, proche Caripe. © ( Deferipe. ex Willa.) 


64. Acacie blanchâtre. Mimofa albida. Wild. 


Mimofa aculeata , foliis corjugato-pinnatis ; pinnis 
bijuzis ; foliolis inaquilateris , acutis, cano-pubefcen- 
tibus, intimis minimis,. Willd. Spec. Plant. vol. 4. 
pag: 1030. n°. $. 


Mimof: albida. Humb. & Bonpl. 


Arbsifeau dont les rameaux font diffus, étalés, 
cylindriques, armés d'’aiguillons ; les plus jeunes 
pubefcens ; les aigusllons épars, fubulés, un peu 
recoutbés; les feuilles conjugées, ailées, à deux 
paires de pinnules, compoñfées de folioles alon- 
gées, aiguës, longues d'environ un pouce au 


AC :A 


châtres, couch£s, très-courts, entre-mêlés avre 
les ftries ; la foliole interne de chaque pinnule tres 
petite ; les périoles pubefcens, la plupart armés , 
vers leur bafe, d’un aiguillan folitaire ; les fupu- 
les linéaires , fübulées, pubefcentes ; caduques. 
Les fleurs fonc cifpofées en tè e, pédonculées, 
folitaires où géminées dans l'aiffelle des feuilies 
fupérieuress. 


Cette plante croît dans l'Amérique méridio- 
nale. B ( Defcripr. ex Wilid.) 


65. Acacie fenfitive. Mimofa fenfiriva. Lin, 


Mimofa cau'e perivlifqse aculeatis ; folris cOnIE= 
garo-pinnat's ; foliolis fubdimidiato-ovutis, acutis , 
fébrès pilofis , intimis minimis. Will. Spec. Plant. 
vol. 4. pag. 1030. n°. 6. 


Mimofa feifitva. Linn. Spec. Plant. vol. 2. 
pag. 1501. 

Miracfa fpinofa, prima, feu brafiliana , latifolia ; 
filiquis radiaris. Breyn. Centur, pag. 31. tab. 16, 
— Trew. Ehret. tab. 95. 


Mimofa fenfitiva. Lam. Di&. 1. n°. 35. 


Ses folioles font glabres en deffus, pubefcen- 
tes, un peu bianchatres en deflous , principale- 
ment dans leur Jeunetle ; les fleurs réunies en té- 
tes globuleufes à l'extrémité d’un long pédoncule 
axillaire. ( Voyez ACACIE fenfitive , n°. 35.) 


66. ACACIE à feuilles rudes. Mimofa ftrigofa. 
Willd. 


Mimofa aculeata, foliis conjugato-pinnatis ; pin- 
nis bijugis ; foltolis fusdimidiutis | ovato-oblonpgis , 
acutis , utrinque fhigofis, intimis minimis; ramis 

aies } 
petiodifque tomentofis. Willd. Spec. Plant. vol. 4. 
pag. 1030. n°. 7. 


S:s rameaux font charcés d’un duvet épais, 
couleur de rouille , armes d’aiguillons rares, très- 
courts. Les feuilles font conjuguées , aïlées, à 
deux paires de pinnul:s compofées de folioles 
ovales-cblongues , aiguës , à côtés inézaux , lon= 
gues d un pouce & demi ,-couvertes , en deffus , 
de poils couchés # nombreux, plus épais en def- 
fous; la foliole intérieure de chaque pinnule très- 
petite ; les pécioles romenteux, fans épines. Les 
fleurs fost difnofées en têtes pédenculées, pref- 
que gérriuces, fituées dans Paificlie des feuilles 
fupérieures. 

Cette plante croît dins l’Amérique méridio- 
nale. B (Decript. ex Wild.) 


67. AcaciE de Willdenow, Mimofa Willdeno= 
wii. Wild. 


Mimofa (Moribunda) , caule petiolifque aculea= 
ais ; foliis conjugaro-prrnatis ; folio!:s jubdim:diatae 


plus, à côtés inégaux, couvertes de poils blan- f ovaris, fubrds férigofo-furus ; intimis minimis ; pa- 


À C À 


nicul& racemofi , terminali. Willden. Spec. Plant. 
vol. 4. pag. 1031. n°. 8 


Cette plante a des rameaux pubefcens, cylin- 
driques, armés d’aiguillons nombreux, recourbés. 
Ses feuilles font conjuguées, ailées, à deux paires 
de pinnules compofées de folioles ovales, aiguës, 
longues d’un pouce, glabres, d’un vert-foncé en 
deffus, couvertes en deffous de poils rudes & 
nombreux; la foliole intérieure de chaque pinnule 
fort petite ; les pétioles pubefcens, munis , à leur 
partie inférieure, de quelques aiguillons; ceux 
des feuilles fupérieures nus. Les fleurs font difpo- 
fées en têtes pédonculées , prefqu’en grappes, for- 
mant , par leur enfemble, une forte de panicule à 
l'extrémité des rameaux & des tiges. 


Cette plante croit dans l'Amérique méridio- 
nale, aux environs de Caracas. h ( Deftripr. ex 
Wild.) 


68. AcaActe pudique (fenfitivs commune ). 
Mimofa pudica. Linn. 


Mimofa aculeata, foliis fubdigitato-pinnatis ; pin- 
nis quaternis , multijugis ; caule , petiolis pedunculrf- 
que pilofo-hifpidis. Willden. Spec. Plant. vol. 4. 
pag. 1031. n°. 9. 

Mimofa pudica, aculeata, foliis fubdigitato-pin- 
natis, caule hifpido. Linn. Spec. Plant. vol. 2. pag. 
1501. 


Mimofa fpinofa, tertia, filiquis parvis, echinatis. 
Breyn. Centur. 40. tab. 18. 


Æfchynomene fpino[a , flore globofo-alhido ; filicu- 
lis articulatis , echinatis. Commel. Hort. 1. pag. ÿ7. 


tab. 29. 
Mimofa pudica. Lam. Di@. 1. n°. 36. 


Cette plante eft très-remarquable par le mou- 
vement d'irritabilité qu’elle éprouve lorfqu’on la 
touche ou qu'on en approche feulement la main ; 
elle n’eft pas la feule ; ainfi qu’il a été dit. ( Voyez 
ACACIE pudique, n°. 36.) 


69. ACACIE pudibonde. Mimofa pudibunda. 
Wild. 


Mimofu aculeata, foliis fubdigitato-pinnatis ; pin- 
nis quaternis , multijugis ; caule plabro. Wiild. Spec. 
Plant, vol. 4. pag. 1032. n°. 10. 


Ses tiges font dures, glabres , couchées, lon- 
gues de deux pieds & plus , garnies d’aipuillons 
lanñcéolés, courbés en crochets, prefque géminés. 
Les f-uilles fupérieures font conjuguées , aïlées; 
les inférieures prefque digitées, ailées, à quatre 
paires de pinnules compofées de folioles nom- 
breufes , linéaires , aiguës, couvertes de poils 
épars , foyeux & couchés ; les pétioles nus, pi- 
Jeux. Les fleurs font difpolées en têtes fouvent 
géminées , elliptiques, axillaires, pédonculées. 


A CA GE 


Cette plante croît au Bréfil. B (Defcripe. ex 
Willd.) 


70. ACACIE à quatre étamines. Mémo/fa tetran- 
dra. Willd. 


Mimofa aculeata, foliis fubdigitato-pinnatis ; pin 
nis quaternis, multijugis ; ramis pubefcentibus. Wild. 
Spec. Plant. vol. 4. pag. 1032. n°. 11. 


Mimofa tetrandra. Humb. & Bonpl. 


Cette efpèce a des tiges ligneufes, cylindri- 
ques, pubefcentes vers leur fommet , armées d’ai- 
guillons rares, géminés, ftipulaires dans les entre- 
nœuds, vers l'extrémité des tiges. Les feuilles 
font prefque digirées, ailées, à quatre paires de 
pinnules , compofé:s de folioles nombreufes , li- 
néaires , aiguës, prefque glabres, ciliées à leurs 
bords par des poils foyeux très-abondans ; les pé- 
tioles velus. 


Les fleurs font difpofées, dans l’aiffelle des 
feuilles , en têtes obiongues, pédonculées , pret- 
que géminées; les étamines au nombre de quatre. 
Le fruit confifte en une gouffe glabre , compofée 
de quatre articulations, entourée de filets foyeux. 
Les jeunes feuilles , ainfi que les têtes de fleurs, 
font d'un blanc-foyeux avant leur développe- 
ment. 


Cette plante croît dans l'Amérique méridio- 
nale. h (Défcript. ex Willd.) 


71. ACACIE à plufieurs digitations. Mimofa po- 
lydaëyla. Willd. 


Mimofa aculeuta, foliis fubdrgigato-pinnatis ; pin- 
anis oétonis , multijugis. Willd. Spec. Plant. vol. 4. 
pag. 1033. n°, 12. 


Mimofa pol; dattyla, Humb. & Bonpl. 


Ses rameaux font hériffés , cylindriques , armés 
d'’aiguillons en crochets ; les feuilles prefque di- 
gitées, ailées, à huit paires de pinnules comyo- 
fées de folioles glabres, linéaires , aizuës , foyeu- 
fes & ciliées à leurs bords ; les pétioles hifpides, 
dépourvus d’épines. Les fleurs font difpofées, 
dans l'aifleile des feuilles , én têtes géminces, el- 
liptiques , pédonculées. 


Cette plante croit dans l’Atmérique méridio- 
nale, fur les bords du Fleuve-Noir, proche San- 
Carlos. Bb (Defcript. ex Willd.) 


72. ACACIE tomenteufe. Mimofa romentofa. 
Wiild. 

Mimofa inermis, folits fubdigitato-pinnatis ; pinnis 
quaternis, multijugis ; fliolis tomentofis. Willden. 
Spec. Plant. vol, 4. pag. 1033. n°. 13. 

Mimofa tomentofa. Humb. & Bonpl. 


Ses vises fe divifent en rameaux cylindriques , 
G 2 


_ 


52 AC 'A 


fans épines , couverts de poils très-nombreux , 
garnis de feuilles prefque digirées , ailéss, à qua- 
tre paires de pinnuks compofes de plufeurs 
folio'es longues d’un demi pouce, linéaires, ob- 
tufes , chargées, à leurs deux faces, de poils 
abondans & blanchâtres, ainfi que les pétioles. 
Les fleurs font difpofées en têtes globuleufes , 
pédonculées , axillaires , ficuées à l'extrémité des 
rameaux. i 


méridio- 
Willd.) 


Cette plante croît dans l’Amérique 
nale, proche Maypure. B (Defiripe. ex 


*X * Feuilles deux fois ailées. 
73. ACACIE à crochets. Mimofa hamata. Willd. 


Mimofa aculeata, foliis bipinnatis , partialibus 
quadrijugis, propriis feprem feu céojugis ; pedunculis 
aculeais , folio longioribus. Willden. Spec. Plant. 
vol. 4. pag. 1033. n°, 14. 


Arbre ou arbufle dont les tiges font munies de 
rameaux prefqu'anguleux , pubefcens , armés d’é- 
re très-fortes, abondantes, comprimées, cour- 

£es en crochet. Les feuilies font deux fois silées, 
à quatres paires de pinnules compofées de fept à 
huit paires de folioles oblongues , mucronées , 
pubefcentes , partagées inégalement par la princi- 
pale nervure; les pétioles pubefcens , épineux. 


Les fleurs font difpofées , dans l’aiffelle des 
feuilles , en têtes globuleufes, pédonculées ; les 
pédorcules pubefcens, plus longs que les feuilles, 
armés d’un ou de deux aiguillons. Les fruits confii- 
tent en une gouffe longue de deux pouces, à cinq 
articulations , finuées , légérement pubefcentes; 
les articulations entourées d’un fier épineux. 


Cette plante croît dans les Indes orientales. B 
( Deferipe. ex Willd ) 


74. ACACIE à larges épines. Mimofa latifpinofa. 
Lam. 


Mimofa aculeata, foliis bipinnatis, partialibus 
decem feu quindecimqugis | propriis decemjugis ; acu- 
leis oppoficis , ovat's, compreffis , inter fingula par- 
tialia. Willden. Spec. Plant. vol. 4. pag. 1034. 
no Te 


Mimofa latifpinofa. Lam. Di&. 1. n°. 56. 


Cette efpèce eff facile à diflinguer par fes épi- 
nes larges , comprimées, jaunâtres, triangulaires , 
placées entre chaque pinnule. (Voyez ACACIE à 
larges épines. ) 


75. ACACIE à plufieurs épines. Mimofa polya- 
cantha. Will. 


Mimofa aculeata, foliis bipinnatis | pariialibus 
decemjugis , proprits multijugis ; aculeis petioli com- 
munis oppofitis , triangularibus ; lomentis villofis. 


Willd. Spec. Plant. vol. 4. pag. 1034. n°. 16. 


om oo 
EEE ere 


À, C A 


Ergett el krone. Bruce, Lun, $. pag. 35. Icon. & 
Edit. germ. $. pag. 46. tab. 7. 


Ses rameaux font cylindriques , garnis de feuil'es 
deux fois ailées ; les pinnules au nombre de dix à 
douze paires, compolées de folioles nombreufes A 
linéaires, obtufes ; le pétiole commun armé , entre 
chaque paire de pinnules , d aiguillons oppofes, 
uiangulaires , aigus; ceux des tiges font comipri- 
més, épars, recourbés. Les fleurs font difpofées 
en épis globuleux , axillaires, folitaires, p£don- 
culés, de la groffeur d’une cerife : il leur fuccède 
des gouffes linéaires, flexueufes , veluës , longues 
de trois pouces. 


Certe plante a été obfervée par Bruce dans 
l'Abiffinie. R (Defcripe. ex Wild.) 


76. ACACIE à demi épineufe. Mimofa femifpi- 
ñofa. 

Mimofa aculeata , foliis bipinnatis ; articulis cau- 
linis , furernè acüleatis. Linn. Spec. Plant. vol. 2. 
pag. 1508. — Wild. Spec. Plant. vol. 4. p. 1034. 
Del 


Mimofa aculeis , ad fummitatem internodiorum con- 
fertis ; foliis duplicato-pinnatis. Hort. Cliff. 208. 


Cette efpèce n’eft encore que très-imparfaite- 
ment connue , néanmoins on peut la diftinguer à 
la difpofition des aiguillons placés fur les rameaux, 
à l'extrémité de chaque articulation. Ses feuilles 
font deux fois ailées. 


Cette plante croit dans l'Amérique. 


77. ACACIE pareffeufe., Mimofz pigra. Linn. 


Timofa aculeata , levis , folits bipinnatis , opro- 
fit aculeatis ; fpinâ ereëlà inter fingula partialra. 
Linn. Spec. Plant. vol. 2. pag. 1507. — Amoœæn. 
acad. vol. 4. pag. 274. — Swartz , Obferv. pag. 
392. — Wilden. Spec. Plant. vol. 4. pag. 1035. 
ns N8. Varsupe 


Æfchynomene foliis acacie latiorikus ; frondibus 
long'ffimos acuteos habentibus. Breyn , Centur. pag. 
44. tab. 20. 


Mimo/{a pigra. Lam. Diét. 1. n°. ç4. 


8. Mimofu (afperata ), aculeata , hirta , foliis 
bipinnatis, oppofstè aculeatis ; fpiné ereété inter fin- 
gula partialta. Lion. Spec. Plant. vol, 2. p. 1ÿ07. 
— Banks , Reliq. — Houit. tab. 20. 


Mimofa (:fperata ) , aculsata , folits bipinnatis, 
partialious oébo-duodecimjugifve , propriis multijugis; 
aculeis orpofitis , uncinatis , inter fingula partialia ; 
partialium bafi fpinä reétä. Wiliden. Spec. Plant. 
vol. 4. pag. 103$. n°. 18. Var. «. 

Mimofa afperata. Lam. Di. 1. n°. $4. Var. 8. 


Cette efpèce varie dans fes tiges & fes rameaux 


A CA 


qui tantôt fonr, outre les aiguillons principaux, 
couverts de petites épinules femblables à des 
poils courts , tantôt elles en font dépourvues, 
comuie dans la variété æ. (Voyez ACACIE parel- 
feufe , n°. 54.) 


78. ACACIE endormie. Mimofa dormiens. 
Wiild. 

Mimofa aculeata, foliis éipinnatis , partialibus [ex 
Jeu Jepcemjugis, propriis multijugis ; aculers oppoji- 
tis, rectis, inter ffngula partialia | particliumque def 
friné reitä. Wild. Spec. Plant vol. 4. pag. 1035. 
n°. 19. 

Mimofa dormiens. Humb. & Bonpl. 

On diftingue certe efpèce du mimofa afperata 
par le nombre de fes pinnules & par fes aipuii- 


lons droits, fort menus , fubules : elle lui ref- 
femble d’ailleurs beaucoup. 


Ses tiges font pubefcentes , cylindriques, par- 
femées d’aiguillons droits, menus, épars, fubuiés. 
Les feuill:s font deux fois ailees, à fix ou fept 
paires de pinnules compofées de plufieurs folio- 
les linéaires ,un peu obtufes, glabres en deffus, 
pubefcentes en deflous; le pétiole commun pi- 
leux , chargé d’aiguillons oppofés , droits, fubu- 
lés ; deux très-longs à la bate des pinnules , deux 
autres plus courts entre chaque pinnule. Les fleurs 
font réunies en une tête de la groffeur d’un 
pois , foutenue par un pédoncule pileux, foli- 
taire , axi.laire. 


Cette plante croit dans l'Amérique méridio- 
pale , aux iieux fabloneux , fur les bords du fleuve 
Apure. % (Diftripe. ex Wild. ) 


79. ACACIE afloupie. Mimofi fomnians. Willd. 


Mimofa aculeata , folits bipinnatis , partialibus 
quadri feu quinquejugis , propriis multijugis ; aculeis 
caulis petiolorumque fparfis , uncinatis, Wilid. Spec. 
Piant. vol. 4. pag. 1036. n°. 20. 


Mimofa fomnians, Humb. & Bonpl. 


Ses tiges font cylindriques, glabres à leur par- 
tie inférieure , armées d’aiguillons épars, recour- 
bés ; parfemées de poils foyeux à leur partie fupé- 
rieure , garnies de feuilles deux fois ailées, à 
quatre ou cinq paires de pinnules , compofées de 
plufi-urs paires de folioles Hnéaires , aigués , 
prefque glabres, un peu rudes à leurs bords, par- 
ticuliérement vers leur fommet; le périole com- 
mun prefque glabre ou parfemé de poils rares & 
de quelques aiguillons épars , crochus, placés en 
de flous ; les pédicelles des folioles hifpides. Les 
têces de fleurs font folitaires , axillaires , longue- 
ment pédonculées ; les pédoncules glabres. 


Cette plante croit dans les contrées les plus 
chaudes de l Amérique. R (Deferipe, ex Wilid. ) 


À C; à 55 


So. Aca cie agitée. Mimofu palritans. Wild. 


Mimofa aculeara ,-fotiis bipinnatis, partialibus 
quinqu- feu fexjugis , propriis muliijugis petiolis fub- 
aculeatis. Willden. Spec, Plant. voi. 4. pag. 1036. 
nés 2e 


Mirofa palpitans. Humb. & Bonpl. 


Ses tiges font ligneufes, divifées en‘rameaux 
efles, glabres , anguleux, arinés d’aiguillons cro- 
chus. Les feuilles fort déux fois ailées, à cinq ou 
fix , quelquefois fept paires de pinnulés compo- 
fees d'un grand rombre de folioles linéaires , gla- 
bres, fort petites , aiguës ; le pétiole commun 
hériffé , à fa bafe, de poils foyeux , épars , & dans 
fon milieu d’un feul aiguillon ; les pétioles par- 
tiels ‘hilpides. 


Les fleurs font fituées dans l’aiff:lle des feuilles, 
difpofées en têtes folitaires où géminées , pédor- 
culées; les pédoncules erès-glabres : eilés produi- 
fenr des goufl:s longues d’un pouce & demi, li- 
néaires , compofées de huit à douze articulations 
glabres ou parfemées de quelques poils rares , en- 
vironnées d'un filet fcabre , foyeux. 


Cette plante croît dans l'Amérique méridio- 
nale. Ph (Defcripr. ex Willd. ) 


81. ACACIE baffle. Mimofa humilis. Willd. 


Mirmofa aculeata , foliis bipinnatis , partialibus tri 
quadriqugifve , Propriis novem feu tridecimjugis ; acu- 
deis rectis , fubulatis, petiolorum oppofitis ; lomentis 

È > = S P? ass PP G 2 
ovatis , biarticulatis,. Wild. Spec. Plant. vol. 4. 
pag. 1037. n°. 22. 


Mimofa humilis. Humb. & Bonpl. 


Ses tiges font ligneufes à leur ba(e; les rameaux 
afcendans, à peine longs d'un pied , cylindriques, 
rudes , pubefcens, hériflés d’aïguillons menus, 
droits , fubulés, très-fouvent oppofés ; les feuilies 
deux fois aîlées ,, à trois ou quatre paires de pin- 
nules , compofées de neuf à treize paires de fo- 
lioles linéaires, obtufes, à trois nervures, glabres 
en deffus , munies en deflous de pois rares, me- 
nus , légérement ciliées à leurs bords ; le pétiole 
commun rude , pubefcent , armé d'aiguillons 
droits , fubulés, cppofés ; les pédicelles fans ai- 
guillens, rudes, pubefcens. 


Les fleurs font difpofées, dans l’aïffelle des 
feuilles , en têtes globuleuies, pédonculées, pé- 
minées , l'une plus courte, l'autre une fois plus 
longue; les pédoncules’ rudes & pubefcens ; les 
goufles un peu arrondies, prefqu'ovales, à deux 
articulations , parfemées de poils foyeux. 


Cette plante croit dans l'Amérique méridio- 
nale, proche Indos Chaymas, B ( Défcrips. ex 
Wild. ) 


2, ACACIE hifpide, Mimofa hifpida, Willd. 


54 ACA 


Mimofa aculeata , foliis bipinnatis , partialius 
decemjugis, propriis multij.gis , trinerviis; petiolis 
inermibus , hifpidis. Wien. Spec, Plant. vol. 4. 
pag. 1037. 0°. 23. à 

Cette efpèce a des rapports avec le mimofa 
pigra ; elle s’en diftingue par fes articulations plus 
nombreufes, par fes pétioles fans épines , & par 
plufieurs autres caraétères. 


Ses rameaux font cylindriques, rudes, pubef- 
cens , chargés d’aigu:llons épars, crochus , rares, 
folitaires. Les feuil es font deux fois ailées, à dix 
ou onze paires de pinnules compofées d'un grand 
nombre de folioles linéaires, à trois nervures, 
couvertes de poils épars, couchés, fort petits ; 
ciliées à lsurs bords ; le pétiole commun hifpide. 
Les fleurs font difpofées en têtes folitaires, axil- 
lires , pédonculées ; les pédoncules hifpides. Les 
goufles font longues d’un pouce ou d'un pouce 
& demi, planes , linéaires, rétrécies à leurs deux 
extrémités, couvertes de poils rudes. 


C:tte plante croît dans l’Amérique méridio- 
nale, aux environs de Caracas. BD (Deferipr. ex 
Willa.) 


83. AcactIe à fourure. Mimofa peltita. Willd. 


Mimofa aculeata , hifpida, foliis bipinnatis ; par- 
tialibus duodecimjugis, propriis mulrjugis ; aculeo 
reélo , fubulato , bai partialium. Wi:ld. Spec, Plant. 
vol. 4. pag. 1038. n°. 24. 


Mimofa peltira. Humb. & Bonpl. 


Ses rameaux font un peu arrondis , pileux, ar- 
més d’aiguillons crochus, épars, comprimés; les 
feuilles deux fois ailéss, longues de trois pouces 
& plus, à douze paires de pinnules compofées 
d’un grand nombre de folioles linéaires, aiguës, 
à trois nervures, pileufes & ciliées ; le périole 
commun très-hfpide, muni d’aiguilions ; celui 
de la bafe des pinnules droit, long, fubulé , ac- 
comoagné fouvent d'un autre plus écarté, qui 
manque quelquefois. 


Les fleurs font difpofées, dans l’aiffelle des 
feuill:s, en une tète pédonculée , foliraire, de 
la greffeur de la cerife fauvage : elles produifent 
des gouffes linéaires , aiguës, compofées de vingt- 
une à vingt-deux articulations couvertes de poils 
roides , touffus , d’un jaune-clair, tellement qu'ils 
reflemblent à une fourure. 


Cette plante croît dins PAmnérique méridio- 
pale , dans la province de Cumana, fur le bord 
des rivières. D { Deferipe. ex Wild.) 


84. AcACIE blanchâtre. Mimofa canefcens. 
Wild. 


Mimofa aculeata , foliis bipinnat's , partialibus | 


céto fes decemj:gis, propriis multijugis , ffrigofu-ca- 


À CA 


nis ; petiolis aculeatis. Willd. Spec. Plant. vol. 4. 
pag. 1038. n°. 25. 


Elle reffemble beaucoup au mimofa hifpidz, dont 
i! elt facile de la diftinguer par les caraëtères fui- 
vans. Ses tiges font cylindriques, couvertes de 
poils courts , roides, épais , couchés ; armées 
d'aiguillons épars & crochus. Les feuilles font 
deux fois ailées, compofées de huit à dix paires 
de pinnules , garnies d'un très: grand nombre de 
folioles linéaires , aiguës, chargées , à leurs deux 
faces , de poils abondans & blanchâtres, plus roi- 
des , plis nombreux , & couchés fur la côte infé- 
rieure du milieu ; l: pétiole commun pubefcent & 
pileux , avec quelques aïguillons épars. Les fleurs 
font axillaires, folitaires , pédonculées ; les pé- 
doñcules pileux , pubefcens. 


Cette plante croît dans la Guinée. h ( Defcripr. 


85. ACACIE à tige de ronce. Mimofa rubicaulis. 
Lam. 


Mimofa aculeata | foliis bipinnatis , partialibus 
quinquejugis , proprits fubduodecimjugis , paniculà 
terminali, Willd. Spec. Plant. vol. 4. pag. 1038. 
nr 20: 

Mimofa oflandra. Roxb. 

Mimofe fpinifiliqua. Klein , in Lit. 

Mimofa rubicaulis. Lam. Diét. 1. n°. 48. 


Dans les jeunes pouffes, la bafe des pétioles eft 
munie d’une glande oblongue , qui difparoît dans 
les plantes plus âgées. (Foyez ACACIE à tige de 
ronce , n°. 26.) 


86. AcACIE mignone. Mimofa concinna. Willd. 


Mimofa aculeata, foliis bipinnatis, partialibus 
féxjugis , propriis mudtijugis , cultratis ; plandulé 
petiolari, depreffà ; paniculà terminali. Wild. Spec. 
Plant. vol. 4. pag. 1039. n°. 27. 


Mimofa faponaria. Roxb. 


Ses rameaux font cylindriques, ponétués, ver- 
ruqueux , armés d’aîguillons nombreux, crochus ; 
les jeunes branches anguleufes. Les feuilles font 
longues de trois à quatre pouces, deux fois ai- 
lées , compofées de cinq à fix paires de pinnules , 
garnies de folioles nombreufes, linéaires , obru- 
fes, à côtés inégaux , en tranchant de couteau, 
tronquées au côté extérieur de leur bafe, amin- 
cies à l'intérieur, glabres à leurs deux faces, ci- 
liées à leurs bords; le pétiol: commun armé d’ai- 
guillon, muni, au deflus de fa bafe , d’une glande 
comprimée ; les partiels pubefcens , à demi cylin- 
diques. Les fleurs font réunies en têtes globuleu- 
fes, pédonculées , formant par leur enfemble une 
panicule terminale. Les fruits n'ont point été ob- 
feivés. 


ACA 


Cette plante croît dans les Indes orientales. F 
( Defcript. ex Wild.) 


87. Acacie finuée. Mimofa finuata. Lour. 


Mimofa aculeata , foliis bipinnatis x malrjugis ÿ 
capitulis axtlluribus , folitariis; legurminibus finuatis , 
caule fcandente. Lou. Flor. cochin. vol. 2. p. 802. 
— Wilid. Spec. Plant. vol. 4. pag. 1039. n°. 28. 


Ses tiges font grimpantes, ligneufes, ramen- 
fes, alongées , armées d’atguillons ; les feuilles 
deux fois ailées , compofées de pinnules nombreu- 
fes, linéaires, fort petites. Les fleuis font axil- 
laires, réunies en petites tês globuleufes, fur 
des pédoncules alongés & folitaires. Le caice, 
tant dans les fleurs hermaphrodites que dans les 
fleurs males ,-eft divifé en quatre découpures 
arrondies : il n’y a point de co:ole. Les goufles 
font droites , alongées, comprimées , finuées, 
contenant des femences planes & oblongues. 


Cette plante croît dans les grandes forêts, à la 
Cochinchine, B (Defcripe. ex Lour. ) 


88. AcACIE à petires têtes. Mimofa microce- 
phala. Wilid. 


Mimofa inermis , foliis bipinnatis, partialibus fe- 
decimjugis, propris mulrijugrs; racemis folitariis, ter 
minalious ÿ capreulis aliernis, geminatis. Wiiléen. 
Spec. Plant, vol. 4. pag. 1040. n°. 29. 


Mimofà microcephala, Humb. & Bonpl. 


Cette plante offre, par fon feuillage, l’afpeët du 
mimofa cinerea. Ses rameaux font rudes , cylindri- 
ques , puvefcens , dépourvus d'épines , garnis 
de feuilles deux fois ailées, compofées de feize 
paires de pinnules ; les folioles nombreufes , li- 
néaires, fans nervures fenfibles , legérement ci- 
liées à leurs bords; le pétiole commun rude, 
pubefcent ; les paruels couverts de longs poils 
rudes. 


Les fleurs font difpofées , à l'extrémité des ti- 
ges & des rameaux, en grappes filiformes, lon- 
guess de trois à cinq pouces , garnies , à leur par- 
tie nférieure , de feuilles deux fois ailées, à trois 
ou huit paires de pinnules; les rêtes de fleurs de 
la groffleur d’un grain de moutarde, placées fur de 
p'tites grappes courtes, partielles, deux à deux 
& aiternes ; les pédoncules velus , à peu près auf 
longs que les rêtes. Les gouffes font lonsues d’un 
pouce , linéaires , à cinq ou fept articulations ru- 
des , acuminées, finuées à leurs deux bords. 


Cette plante croît dans l’Américue méridio- 
nale, fur les bords de l'Orénoque. B (Defcript. 
ex Willd.) 


89. AcAcIE à deux épis. Mimofa diffachya. 
Cavan. 


— 


ACA 55 


Mimofa inermis , foliis birinnatis, partielibus 
propriijque quudrijugis ÿ fpicis Lerminatis , cylindru= 
ceis ,axillaribus. Willd. Spec. Plant. vol. 4. pag, 
1040. n°.30. 


Mimofa diflachya, caule fruticofo, inermi , ful- 
caro ; foliis oipinnatis; foliolis ouuris ; florum fpicis 
axilurious, £eminis. Cavan. Icon. Rar. vol. 3. 
pag. 45. tab. 295. 


Ses tiges font ligneufes, dépourvues d’évines, 
cannelées, rameufes , parnies de feuilles alternes, 
petiolées , deux fois arlées , compofées de quatre 
paires de pinnules; chaque piniat contenant trois 
ou quatre paires de folioles elliptiques , en ovale- 
renverié , couvertes , à leurs deux faces, de poils 
couchés. Les fleurs font difpofées, dans l’aiflelle 
des feuilles, en épis géminés, cylindriques, pé- 
donculés, longs d'un pouce. Les truits n'ont poing 
été ob'erves. 


Cerr: plante croît dans la Nouvelle-Efpagne. 
B (Defenipt. ex Cuvan.) 


» 


90. ACACIE à épis nombreux, Mimofa polyffa- 


chia. Linn. 


Mimofa inermis , foliis bipinnatis , cirrho rermi- 
natis, partialiôus triquadrtjugifve, proprits Jexjugiss 
Jpicis cylindraceis , elongatis , terminalibus. Willd, 
Spéc. Plant. vol. 4. pag. 1040. n°. 31. 


Mimofa polyflachia, inermis , foliis bipinnaris , 
partialious pinnifque fexjugis, oblongis, Linn. Syft. 
veget. pag. 769. — Jacq. Amer. p18. 265. tab, 
183. fig..93. 


8. Mimofa (entada), inermis, foliis bipinnatis, 
cirrho terminatis , païtialibus bijugis, propriis qua- 
dri feu quinguejugis , emarginatis ; fpicis cylindracec- 
fiformibus , terminalibus. Wiilden. Spec. Plant. 
vol. 4. pag. 1041, n°. 32. 


Mimofa (entada) , inermis , foliis Éipinnaris, 
cirrho rerminatis, partialibus quinquejug:s. Linn. 
Spec. Plant. vol. 2. pag. 1$02.— Flor. zeyl. 219. 
— Lam. Did. r. Var.g. 


M:mofa polyfachia. Lam. Dit. 1. n°, 7. 


Ces deux plantes font très-rapprochées, & pa- 
roiflent bien Ji à la même efpèce. La 
plante 8 diffère de la première par fes folioles el- 
liptiques , échancrées , réunies eu trois ou cinq 
paires de pinrules. Les épis font plus étroits, cy= 
lindriques, fiformes. ( Voyez ACACIE à épis 
nombreux , n°. 7.) j 


S. III. ScHrANxIA. Willd. Fleurs hermaphrodi- 
tes ; calice à cinq dents j corolle à cinq découpures ; 
huit a dix étamines; un fhyle ; gouffle à quatre 
valves ; point de piffil dans les fleurs mâles. 


O1. ACACIE à quatre valves. fimofa quadri- 
valvis, Linn. 


56 ACTA 


Mimofa (fchrark'a aculsata), foliis hipinnatis, 
partialiôus LT UGIS , propriès alt:} ; 

acutis , caule tetyagono. Wild. Spec. Plant. vol. 4. 
pag. 1041.n°. 1. 


Mimofa ( quadrivalvis) , aculeata , foliis bipin- 
natis, coul: quadrangulo , aculeis recurvis, legumini- 
bus quadrivalvibus. Linn. Spec. Plant. vol. 2. pag. 
1508. — Loœf. Itin. 266. n°, 146. — Banks, Re- 
Big. — Houft! tab. 25. 


26 + lsouymntou 
gis j tegu 72HILIDLUS 


Mimofa undiquè aculeata, caule angulato £ foliis 
duplicato-pinnatis , partialibus utrènquè terurs. KOY. 


Lugd. Bat. 471.7 
Mimofa quadrivalvis. Lam. Dit. 1. n°. 52. 


Ses racines font tubéreufes, ainfi que dans les 
deux efpèces fuivantes; les tiges herbacé=s; les 
feuilles deux fois ailées; le pétiole commun armé 
d’aiguillons ; les partiels pileux, n'ayant d’aiguil- 
Jons que vers leur bafe; les pédoncules, ainfi que 
les fruits, munis de quelques petits aiguilions. 
( Voyez ACACIE quadrivalve, n°. $2.) 


92. ACACIE à gouffes tétragones. Mimofa te- 
tragona. , 


Mimofa (fchrankia hamata) , aculeata, foliis 
bipinnatis, partialious quadrijugis , propriis multi- 
jugis ; leguminibus roffrato ucuminatis , caule pen- 
zagono, Willden. Spec. Plant. vol. 4. pag. 1042. 
n°12. 


Schrankia hamata. Humb. & Bonpl. 


Cette efpèce reffemble beaucoup à la précé- 
dente ; elle s’en diftingue par le nombre de fes 
pinnules , par là forme de fes folioles , par fes 
têtes de fleurs bien moins pédonculées , & par 
fes goufles armées d’aiguillons nombreux , & ter- 
minées par un bec acuminé. 


es tiges font herbacées , pentagones , munies 
d’aiguillons nombreux, comprimés , crochus ; les 
feuilles deux fois ailées , compofées de quatre 
paires de pinnules, chargées de folioles nombtreu- 
fes , linéaires , aiguës , rétrécies au côté intérieur 
de leur bafe, tronquées à angle aigu à l'extérieur, 
veinées en deffus, à nervures un peu faillantes en 
deffous ; le pétiole commun à aiguillons nom- 
breux ; les partiels glabres, armés qu-lquefois d'un 
ou de deux atguiilons vers leur bafe. Les fleurs 
font difpofées en têtes globuleufes, axillaires, 
très-médiocrement pédonculées ; 125 pédoncul:s 
munis d’aiguillons; les souffes tétragones, à qua- 
tre valves; trois rangs d’aiguillons très-rapprochés 
fur chaque valve. 


Cette plante croît dans l'Amérique méridio- 
nale.  ( Defcripe. ex Wilid. ) 


ere rem e  pntrtire étre 


A CA 


93. AcACIE féroce. Mimofa horridula. Mich. 


Mimofa ( fchrankia uncinata) , acuecta , foliis 
bipiniatis, partialious fexjugis ; propriis multijzgis; 
legumiribus acuminatis, caule pertagono. Wailden. 
Spec. Plant. vol. 4. pag. 1043. n°. 3. 


Mimofa (horridula), cau/e he-baceo , diffufo feu 
Procumbente petiolifque uncinutim aculeatis ; foliis 
mult'jugo-ipianatis; pedurcutis geminis, monocepha- 
lis ; legumiutous aerfifimè aculeato-echinatis | qua- 
drivalvibus. Mich. Flor. boreal. Amer. vol. 2. 
pag: 254. 


Mimofza (horridula), periolis inter pinnarum 
paria glandulofis , pinnis multijugis, caule tereri 
Jtrtato; leguminibus aculeat'finis , quadrivalvibus. 


Vent. Choix des Plant. pag. 28. tab. 28. 


_Mimofa (intfin), aculeuta , folris bipinnatis, 
pinnis incurvis , caule angulato , floribus rubro-pur- 
pureis. Walter. Flor. carol. pag. 252. 


Cette plante eft remarquable par les aiguillons 
nombreux & crochus qui recouvrent entiérement 
les gouffes , ainfique les pédoncules. S2s tiges font 
herbacées, cannelées, prefque pentagones , ar- 
mées d’aiguillons nombreux , comprimés, iné- 
gaux, d’un Jjaune-pâle , crochus ; les feuilles deux 
fois ailées, compofées de fix paires de pinnules 
oppofees ; fur chaque pinnule dix à douze paires 
de folioles linéaires, obtufes, prefque fefiles , 
fort petites , tronquées fur un des côtés de leur 
bafe , furmontées d’une glande peu apparente , 
traverfées inégalement par la nervure du milieu; 
le pétiole commun tétragone , articulé à fa bafe, 
glabre, parfemé de petits aiguillons crochus, 
muni, entre chaque paire de folioles inférieures, 
d'une glande faillante ; des ftipules capillaires, de 
couleur purpurine. 


Les fleurs font fort petites, axillaires , folitai- 
res, reunies en une tête globuleufe; des bractées 
très-courts , lineaires, d'un pourpre-fonce à la 
bafe de chaque fleur, très-caduques ; les pé- 
doncules g'abres, tétragones, plus courts que les 
feuilles. Le calice eft glabre , fort petit, d’un 
vert-blanciaire, à cinq dents d’un beau pourpre; 
cinq petaies de même couleur, lanceolées , ai- 
gués ; dix étamines; un ftyle latéral; un ftigmate 
obtus. Les goulies font alongées, étroites, un 
peu cylindriques, creufées de quatre fillons , hé- 
riflées d’aiguiiions crochus , à une feule loge , à 
quatre valves oppofées aeux à deux, inégales, 
renfermant des femences nombreufes , difpofees 
fur un &ul rang, noiratres , comprimees , de forme 
prefque carrée. 


Cette plante croît dans l’ Amérique feptentrio- 
nale , depuis la Virginie jufque dans la Floride. + 
CPS) 

$. IV. 


À G' À 


$S.IV. Desmaxtaus. Wüild. Fleurs hermaphro- 
dites ; calice à cing dents ; corolle à cinq divifions 
ou cinq pécales ; dix étamines ; un ffyle ; une gouffe 
à deux valves ; fleurs fériles ; calice à cinq dents ; 
corolle quelquefois nulle; dix étamines ffériles , 
lancéolées , dilatées. 


* Tiges dépourvues d'épines. 


94. ACACIE des marais. Mimofa lacuftris. 

Mimofa ( defmanthus lacuftris ), inermis, fo- 
lits bipinnatis , partialibus trijugis, propriis multi- 

- jugis ; Jpicis ovatis ; pedunculis braëteatis ; caule re- 

pente, terer. Willd. Spec. Plant. vol. 4. pag. 1044. 
Notre 

Mimofa lacuftris. Humb. & Bonpl. 

An mimofa aquatica ? Hort. Parif. 


Ses tiges font herbacées , rampantes , cylindri- 
ques , dépourvues d'épines, garnies de feuilles 


alternes , pétiolées, deux fois ailées, compofées- 


de trois paires de pinnules longues d’un pouce & 
demi, & de folioles nombreufes, linéaires , ob- 
tufes à leurs denx extrémités. Les fleurs fonc dif- 
po'ées en un épi ovale , longusment pédonculé, 
foutenant des fleurs mâles à fa bafe ; le pédoncule 
plus long que les feuilles , accompagné de deux 
ou trois braétées ovales, lancéolées, caduques. 
Les gouffes font oblongues , acuminées , conte- 
nant de quatre à fix femences. 


Cette plante croît dans l'Amérique méridio- 
nale , aux lieux marécageux. % ( Defcript. ex 
Willa,) 


9$- ACACIE nageante. Mimofa natans. 


Mimofa ( defmanthus natans) , inermis, foliis 
bipinnatis , partialibus trijugis, propriis tredecim- 
jugis ; fpicis oblongis, interruptis ; pedunculo nudo ; 
caule tereti, radicante. Willd. Spec. Plant. vol. 4. 
pag. 1044. n°. 2. 

Mimofa (natans}), foliis bipinnatis, bi feu tri- 
- jugis ; foliolis tredecimjugis ; capitulis oblongis ; caule 
flexuofo , infernè radicante. Vahl , Symboi. vol. 3. 
pag. 102. — Roxb. Corom. 2.pag. 11. tab. 119. 


- Neptunia (oleracea), foliis bipinnatis ; fpicis 
Brevibus , lateralibus. Loureir. Flor. cochin. vol. 2. 
pag. 804. 

© Niri-todda-vaddi, Rheed. Hort. Malab. vol. 9. 
pag. 35. tab. 20. 


Elle a de grands rapports avec l’efpèce précé- 
dente. Ses tiges font flexueufes, cylindriques , flot- 
tantes au deflus des eaux, radicantes à leur partie 
inférieure , fouvent calleufes & renflées , garnies 
de feuilles deux fois ailées, compofées de deux 
ou trois paires de pinnules, longues d’un demi- 
pouce , garnies chacune de dix à treize paires de 

Botanique. Supplément. Tome I. 


AL €, 2 57 


folioles linéaires , obtufes à leurs deux extrémi- 
tés. Les fleurs font difpofées en un épi oblong , 
interrompu , longuement pédonculé ; les fleurs 
mâles placées à la bafe ; les pédoncules nus, une 
fois plus longs que les feuilles ; les gouffes oblon- 
gues , acuminées, contenant fix à huit femences. 


Cette plante croît dans les Indes orientales 8e 
à la Cochinchine. © ( Defcripe. ex Willd.) 


96. ACACIE à tige triangulaire. Mimofa tri- 
quetra. Vahl. 


Mimofa (defmanthus triquetrus) , itermis , fo- 
liis bipinnatis , partialibus bi-trijugifve, propriis duo- 
decimjugis ; fpicis globofis ; pedunculo braëteato ; caule 
proffrato , fupernë triquetro. Willden. Spec. Plant. 
voi. 4. pag. 104$. n°. 3. 

Mimofa (triquetra) , inermis , procuméens , fo- 
liïs bijugis ; capitulis fubrotundis ; caulibus infernè 
compreffis, fupernè triquetris. Vahl, Symbol. 3. 
pag. 102. 


Mimofa (natans), inermis , procumbens , foliie 
bijugis ; capitulis fubrotundis ; floribus decandris , ra- 
dicalibus flerilibus , majoribus. Linn. f. Suppl: pag. 
439« 

Mimofa orientalis , non fpinofa , rarioribus ramis; 
foribus fpicatis. Pluken. Almag. pag. 252, & Phy- 
togr. tab. 307. fig. 4. 


Mimofa profirata. Lam. Diét. n°. 10. var. £. 


La différence qui exifte entre cette efpèce & 
les deux précédentes eft fi foible, qu’elle laifle 
lieu de foupçonner qu'elles appartiennent à la 
même plante. Dans celle-ci les flzurs font ramaf- 
fées davantage en tête ou en un épi court, un peu 
globuleux, point interrompu. Ses racines font li- 
gneufes, fes tiges nombreufes, couchées, com- 
primées à leur partie inférieure, titangulaires & 
ftriées vers leur fommet , longues de quatre à dix 
pouces. Les feuilles font dzux fois ailées , compo- 
fées de deux, quelquefois de trois paires de pin- 
nules, garnies de dix à douze paires de folioles 
linéaires, obtufes , ciliées à leurs bords ; les pé- 
doncules à peu près aufi longs que les feuilles , 
munis de deux petites braétées caduques. Les 
gouffes font oblorgues, obtufes , à cinq ou fix 
femences. 


Cette plante croît dans les Indes orientales. % 


97. ACACIE à fleurs pleines. Mimofa plena, 
Linn. 

Mimofa (defmanthus plenus ), inermis, foliis 
bipinnatis, partialibus tri-quadrijug'fve, proprits 
duodecimjugis ; fpicis ovatis ; pedunculo  braëleato ; 
caule proftrato , compreffo. Wild. Spec. Plant. vol. 
4: pag. 104$. n°. 4. 

Mimofa ( plena), énermis, foliis bipinnatis; fpicis 

H 


DE À C À 
pentandris , inferioribus plenis. Linn. Spec. Plant. 


vol. 2. pag. 1502. — Hort. Upfal. 145: n°. 3. — 
Banks, Reliq. Hoult. tab. 23. 


Mimofa plena. Lam. Dict. 1. n°. 9. 


Cette efpèce , ainfi que les deux précédentes, 
eft douée de beaucoup d’irritabilité. (Joy. AcaA- 
C1E à fleurs pleines, n°. 9.) 


98. AcACIE déprimée. Mimofa depreffa. 
Mimofa ( defimanthus depreffus), #rermis, foliis 


bipinnatis, partialibus bijugis ; propriis duodecim- 
jugis ; fpicis paucifloris , capitatis , decandris ; legu- 
minibus linearibus ; caule proffrato. Willden. Spec. 
Piant. vol. 4. pag. 1046. n°. 5. 


Défmanthus deprefflus. Humb. & Bonpl. 


Elle fe rapproche encore des précédentes par la 
forme de fes épis & par la figure de fes gouffes ; 
élle en diffère par plufieurs des caractères fui- 
vans. 


Ses racines font ligneufes; elles produifent plu- 
fieurs tiges longues de fept à douze pouces, gla- 
bres, étalées , rameufes dès leur bafe, cylindri- 
ques à leur partie inférieure , prefque tétragones 
vers leur fommet, garnies de feuiles deux fois 
ailées , à deux paires de pinnules , compafé:s de 
huit à douz: paires de folioles linéaires ; obtufes 
Les fleurs font difpofées en épis globuieux, peu 
garnis , pédoncuülés ; les fleurs males piacées à la 
bafe de l’épi. Le pédoncule ett nu, de la longueur 
des feuilles où.un peu plus long. Le fruit coniiite 
enupe gouffe longue d’un pouce & demi , linéaire, 
acuminée, à plufieurs femences. 


Cette plante croit dans l'Amérique mé£ridio- 
pale. % ( Deféripe. ex Willd.) 


99. ACACIE à baguettes. Mimofa virgata. Lion. 


Mimofa (defmanthus virgatus) , nermis, foliis 
bipinnatis , partialibus guaurijug!s ; propriis dude- 
cimjigis ; fpicis paucifloris, capitatis, decanuris ; 
leguminibus linraribus ; caule ereto, angulato. Willd. 
Spec. Plant. vol.4. pag. 1047. n°.7, 

Mimofa (virgara) ; inermis , foliis bipinnatis ; 
fpicis decandris , inferioribus caffratis, mafculis ; 
caule ereélo , angulato. Länn. Spec. Plant. vol, 2. 
pag. 1502. — Jacq. Hore. tab. 80. 

Mimofa americana , pigra, filiquis lonsis , an- 
gufhs , allium olentibus. Piuken. Almag. pag. $52. 
tab. 307. fig. 5. 

Mimofi angiflifiliqua. Lam. Dit. 1. n°. 11. 

Mimofa fpuria pernambucaua , feu mimofa italica. 
Zann. Hit, F5. 


Ses étamines font.au nombre de dix; fes goufles 


Loris ; foliis bipin 


AG À 


très-étroites, fes tiges droites , fes rameaux effilés. 
(Voyez ACACIE à filiques étroites, n°. 11.) 


100. ACACIE pernambuc. Mimofa pernambucana. 
Linn. 


Mimofa (definanthus diffufus), inermis, foliis 
bipinnatis , partialibus quadri-quinquejugifve, propriis 
duodecimjugis ; fpicis paucifloris , capitatis ; pentan- 
dris ; leguminibus lineartbus , caule proffrato, Wiild. 
Spec. Plant. vol. 4. pag. 1046. n°. 6. 


Mimofa (pernimbucana), inermis , fulis bi- 
pinnatis ; fpicis cernuis, pentandris , inferioribus caf= 
tratis ; caule decumbente, Linn. Spec. Plane. vol. 2. 
pag: 1503. 

Cette plante paroît devoir être réellement dif- 
tinéte de la précédente par fes tiges couchées ou 
renverfées , par fes fleurs à cinq étamines , par fes 
feuilles , pius fouvent compofées de cinq que de 
quatre pinnules ; elle lui refemble d’ailleurs par 
fes autres parties. Elle croit en Amérique, dans 
la Nouvelle-Andaloufie, 


101. ACACIE ponctuée, Mimofa punétata. Linn: 


Mimof: (defmanchus punétatus), inermis, foliis 
bipinnaris, partialibus quudri-quinguejupifve , pro- 
priis multijugis ; fpicis ovatis ; pedunculo bafi brac- 
teato ; legumine oblongo , ebrufo. Willd. Spec. Plant, 
vol. 4. pag. 1047. n°. 8. 


Mimofa (punétata), inermis , foliis bipinnatis ; 
foicis ercétis ; floribus decandris , inferioribus caftra- 
tis. Linp. Spec. Plint. vol. 2. pag. 1 $o2. 

Mimofa frutefcens, inermis , filiquis compreffis , 
faicacis , umbellitis ;ÿ pedunculo longifimo. Browns 


: Janus pag. 255. 


M'mefx punéfata. Lam. Dit. 1. n°. 12. 


Cerre efpèce fe rapproche beaucoup, par fon 


: port ; du mimoju plena.S-s gaufles font oblongues;; 
!obtufes. ( Foyez ACACIE ponctuée, n°. 12.) 


*% Tiges armées d’épines. 


102. ACACIE cendié?. Mimofa cinerea. Linn. 


Mimofa (de'manthus cinérius), fpinis folita- 
innetis ÿ partialibus fubrovemjugis , 
proprits mulrijugis ; fpicis cylindraceis , baff attenua= 
zis , cernuis ÿ legurminibus liseartous, falcaus. Wild. 
Spec. Plant. vol. 4, pag. 1048. n°. 9. 

Mimofa (cinerea), foicis folituriis , foliis bipin=' 
natis,. fioribus forcurrs. finn. Spec. Piant. val. 2, 
pag. 1505. — Roxb. Corom. 2. pag. 39. tab. 174 

Mimofx cinèrea. Lam. Dict. 1.n°,.33. 

Le fruit confifte en une goufle plane, linénre ,’ 
courbee en fiuciile, longue d'environ deux pou-? 
ces, (Voyez ACACIE Cendrée , n°, 35.) Î 


A' ÇA 


103. ACACIE divergente. Mimofa divergens. 
Mimofa (defmanthus divergens ), fpinis folita- 


riis ÿ foliis bipinnatis , partialibus oëtojugis, propriis 
mulcijugis ; fpicts cylindricis, geminatis, pendulis ; 
deguminibus contortis. Willden. Spec. Plant. vol. 4. 
pag. F048. n°. 10. 


Mimofa divaricata. Hortulanor. 


Ergett-dimmo. Bruce, Itin. $. pag. 34. Icon. & 
edit. germ. vol. $. pag. 45. tab. G. 


Atbriffeau qui s'élève à la hauteur de fix à fept 
pieds , très-rameux. Les rameaux font étalés, dif- 
fus , cannelés , parfemés de verrues blanchatres, 
garnis de feuilles alrernes, pétiolées, deux fois 
ailées , compofées de fix à neuf, plus ordinaire- 
ment huit paires de pinnules , chargées d’un grand 
nombre de folioles linéaires, anguleufes à leur 
bafe, ciliées à leur contour. Les épines font droi- 
tes , roides , fubulées, folitaires , quelquefois gé- 
minées. Les fleurs font difpofées en épis géminés, 
pendans , axillaires, cylindriques : il leur fuccède 
des gouffes linéaires, contournées. 


On foupçonne cette plante originaire de PAbif- 
finie. D (Deftripe. ex Willa.) 


6. V. AcacrA. Willd. Fleurs hermaphrodites ; ca- 
lice à cing dents ; corolle à cinq découpures ou à 
cinq pétales ; étamines de quatre à cent ; un ffyle ; 
une gouff2 bivalve ; point de flÿle dans les fleurs 

- mâles. 


* Feuilles fimples. 


104. ACACIE verticillée. Mimofa verticillata, 
Aiïton. 


Mimofa (acacia verticiilata ) , irermis , foliis i- 
neari-fubulatis, mucronatis , rigidis , pungentibus , 
verticillatis ; fpicis cylindraceis , folitariis. Wild. 
Spec. Plant. vol. 4. pag. 1049. n°. 1. 


Mimofa ( verticillata ), fo/iis verticillatis, linea- 
ribus , pungentibus. Air. Hort. Kew. vol, 3. p.438. 
— Lhérit. Sert. Angl. pag. 30. — Curtis, Magaz. 
tab. 110. 


Ses tiges fe divifent en rameaux fouples, grêles, 
parfemés de quelques poils rares dans leur Jeu- 
pefle , dépourvus d’épines, garnis de feuilles roi- 
des, très-étroites , fefiles , piquantes , linéaires- 
fubulées, mucronées à leur fommet, longues de 
quatre ou cinq lignes, réunies de trois à fix, en 
forme de verticille. Les fleurs font difpofées , vers 
lextrémité des rameaux , en épis axillaires, foli- 
taires , alternes, rarement oppofés , épais, cylin- 
driques, obtus , pédonculés , d’un jaune de fou- 
fre , longs d'environ un demi-pouce. 


Cette plante croît dans la Nouvelle-Hollande. 
On la cultive dans les jardins botaniques de l’Eu- 


tope. h (7...) 


A C A 


105. Acacte à feuilles de genéviier. Mimofz 
Juniperina. Ait. 


£a 
99) 


Mimofi (acacta juniperina }, foliis l'neari-fubu- 
latis , mucronatis , rigidis, pungentibus, alternis , 
confertis ; fpicis globofis, folitariis. Willden. Spec. 
Plant. vol, 4. pag. 1049. n°. 2. 


Mimofa (ulicifolia), érermis , foliis fparfis, li- 
nearibus , mucronatis , ffipulatis ; floribus. capitatis. 


Wendl. Colleét. Plant. pag. 25. tab. G. 


Quoique très - rapprochée de l’efpèce précé- 
dente, celle-ci en diffère par la difpofition de fes 
feuilles & par la forme de fes épis. Ses tiges fe 
divifent en rameaux cylindriques, pubefcens, gar- 
nis de feuilles feMiles, alternes , point verticil- 
lées , nombreufes, rapprochées , linéaires , très- 
étroites, roides, piquantes, mucronées à leur 
fommet. Les fleurs font difpofées en épis globu- 
leux, de la groffeur d’un pois, alternes, axil- 
laires, longuement pédonculées : il leur fuccède 
une goufle plane , lancéolée, contenant deux fe- 
mences. 


Cette plante croît à la Nouvelle-Hollande. 


CF. J.) 
106. AcacIE à feuilles d’if. Mimofa raxifolia. 


Mimofa (acacia taxifolia) , inermis, foliis lan- 
ceolaris , verticillatis, ternis ; fpicis fubovatis , foli- 
tariis. Willden. Spec. Plant. vol. 4. pag. 1050. 


OS 
n+:23> 


Mimofa (ftellata) , énermis, foliis flellatis , ter- 
nis ; capitulis ovatis. Loureir. Flor. cochin. vol. 2. 
pag. 800. 


Atbr'ffeau dont les tiges s'élèvent à la hauteur 
de huit à dix pieds, divilées en rameaux afcen- 
dans , dépourvus d’épines, garnis de feuilles fim- 

les , fefiles, lancéolées , très-entières , glabres à 
RUE deux faces, rapprochées trois par trois en 
verticille. Les fleurs font polygames , terminales, 
de couleur pale, réunies en tête prefqu’ovale ; le 
calice & la corolle à quatre divifions ; les étamines 
au nombre de quatre. Les gouffes font courtes. 


Cette plante croit fur les montagnes de la Co- 
chinchine. > (Deftripr. ex Loureir.) 


107. ACACIE odorante. Mimofa fuaveolens, 
Smith. 


Mimofa (acacia fuaveolens), inermis , foliis li- 
nearibus , baff attenuatis , mucronatis ; fpicis globofis, 
pedunculatis , racemofis j ramis triquetris. Willden: 
Spec. Plant. vol. 4. pag-1050. n°. 4. 


Mimofa (fuaveolens) , foliis linearibus , acumi- 
natis , reélis | "argine cartilagineis | primordialibus 
pinnatis ; ramis triquetris. Smith , Aét. Soc. Linn. 
Lond. vol. 1. pag. 253. — Labillard. Nov. Holl. 
vol. 2. pag. 87. tab. 236. 

H 2 


60 ÀA CA 

Mimofa (obliqua), inermis, petiolis plunis, 
lineari-lanceolatis , obliquis , nudis , foliiformibus ; 
fpicis axillaribus, globofis. Lam. Journ. Hift. Nat. 
vol. r. pag. 89. tab. s. 


Ses tiges fe divifent en rameaux glabres, al- 
ternes, à trois faces , garnis de feuilles linéaires, 
fetiles , rétrécies à ieur bafe, mucronées à leur 
fommer, longues d’un pouce & demi ou deux 
pouces , terminées par une pointe courte, glabres 
à leurs deux faces, traverfées par une feule ner- 
vure, entières , épaifles à leurs bords; les pre- 
mières feuilles deux fois ailées, à l’extrémité d’un 
pétiole plan:. Les fleurs font difpofées en épis 
globuleux , fituées dans l’aiflelle des feuilles , pé- 
donculées, formant, par leur enfemble, une pe- 
tite grappe courte. Le calice eft divifé en quatre 
ou plus fouvent cinq découpures acuminées, ci- 
liées à leur fommet. La corolle eft compofée de 
cinq pétales ovales, oblongs; cinquante à foixante 
étamines. Les goufles font ovales , rhomboïdales 
ou oblongues , camprinmées, à deux loges, à deux 
valves , contenant environ fix femences brunes, 
oblongues. 


Cette plante croît dans la Nouvelle-Hollande. 


BF.) 


108. ACACIE à fleurs nombreufes. Mimof: flo- 
ribunda. Vent. 


Mimofa (acacia floribunda), énermis , foliis Li- 
rearious, utrinquè attenuatis , mUCrOnQIIS , arCuatis, 
friatis ; florius interruptè fpicatis ; ramis tereti- 
bus. Willden. Spec. Plant. vol. 4. pag. 1051. 
n°,.$. 

Mimofa (floribunda), foliis fparfis , lanceolato- 
linearibus , fubfelcatis ; fpicis axillaribus , longitudine 
Jfoliorum ; petalis reflexis. Vent. Choix de Plantes, 
pag. 13. tab. 13. 


Arbrifleau d’un port élégant, qui s'élève à la 
hauteur de huit à dix pieds, & fe divife en ra- 
meaux alternes , flexibles, d’un brun-rougeätre , 
garnis de feuilles fimples , éparfes , f-files, arti- 
culées fur un tubercule faillant & perfiltant après 
la chute des feuilles ; linéaires, lancéolees , un peu 
courbées en faucille , ftriées, aiguës à leurs deux 
extrémités, longues de deux ou trois pouces & 
plus , larges de deux à trois lignes , glabres à leurs 
deux faces , d’un vert-zai , blanchätres & cartila- 
gineufes fur leurs bords ; les fupérieures infenf- 
blement plus courtes. 


Les fleurs font difpofées en épis nombreux , 
axillaires , grêles, de la longueur des feuilles ; 
fefiles fur l'axe commun, rapprochées deux à 
deux, prefqu'oppofées , hermaphrodites , quel- 
quefois males, d’un jaune de foufre , répandant 
une légère odeur de jafmin, munies de bractées 
@vales , obtufes , membraneufes , caduques ; COu- 
leur de rouille. Le calice eft campanulé, à quatre 


A CA 


ou cinq dents ; la corolle compofée de quatre ou 
cinq pétales ovales, aigus, réfléchis ; les étamines 
nombreufes ; les anthères droites , à deux lobes; 
un ftyle latéral, capillaire , plus long que les éta- 
mines; le ftigmate fimple. Les fruits n'ont point 
été obfervés. 


Cette plante croit à Botany-Bay, dans la Nou- : 


velle-Hollande. On la cultive au Jardin des Plantes 
de Paris. h (F7. v.) 


109. ACACIE à feuilles de lin. Mimofu linifolia. 
Vent. 


Mimofa (acacia linifolia) , inermis, foliis li- 
nearibus | buff attenuatis , ffriétis , mucronatis ; fpicis 
globofis, pedunculatis ; racemofis ; racemis folia fub- 
squantibus. Willd. Spec. Plant. vol. 4. pag. 10$1. 
n16: 


Mimofa (linifolia), foliis lineari-lanceolatis, 
frarfis ; racemis axillaribus, paniculatis longitudine 
foliorum. Vent. Hort. Celf. pag. 2. tab. 2. 


Mimofa pinifolia. Hortulanor. 


Arbriffeau à tige grêle, divifée en un grand 
nombre de rameaux glabres, d’un pourpre-foncé , 
foupies, étalés , anguieux à leur partie fupérieure, 
garnis de feuilles éparfes , fefiles , linéaires, re- 
tréciss à leurs deux extrémités, un peu ciliées à 
leur bafe , terminées par une petite pointe , mu- 
nies de flipules glabres, d’un vert-foncé ; la bafe 
des feuilles renfiée, fe prolongeant fur les ra- 
meaux. Les premières feuilles, dans les jeunes in- 
dividus , deviennent de vrais pétioles qui fe di- 
vifent , à leur fommet, en deux côtes, chargées 
chacune de huit folioles impaires fur deux rangs 
oppoles. 


Les fleurs font axillaires , pédicellées, réunies, 
fur un pedoncule commun, en une petite grappe 
de la longueur des feuilles , formant, par leur en- 
femble, une panicule ferrée, feuillée, alongée : 
ces fleurs font de la groffeur d’un grain de millet, 
rapprochées , au nombre de fept à huic, en têtes 
de la forme d’un pois, d’un jaune de foufre, très- 
odorantes , accompagnées de bractées ovales , ai- 
guës , ciliées à leurs bords. Le calice ef très- 
court, à ciny divifions ; [1 corolle compofée de 
cinq pétales droits, oblongs , concaves, aigus; les 
étamines nombreufes ; un ftyle capillaire, latéral; 
un fligmate fimple. Les fruits n'ont point encore 
été obfervés. 


Cette plante croît dans la Nouvelle-Hollande à 
à Botany-Bay. On la cultive au Jardin des Plantes 
de Paris. B (W. v.) 


110. ACACIE à feuilles de fapin. Mimofa abie- 
{1na, 

Mimofa (acacia abietina ), inermis , foliis linea- 
ribus, baff attenuatis, firiéis | mucronatis ; Jpicis 


A Ci À 


globofis , pedunculatis , racemofis ; racemis folio lon- 
giorrbus, Wiliden. Spec. Plant. vol. 4. pag. 10$1. 
nat7e 


Mimofa linearis. Hortulanor. 


Elle reflemble beaucoup à l’efpèce précédente; 
mais fes grappes de flzurs font plus épaifles , plus 
longues que les feuilles ; les têtes plus grofles , les 
feuilles plus courtes. Peut-être les fruits offri- 
roient-ils auf quelques différences s'ils éroisnt 
connus. Les rameaux font anguleux ; les feuilles 
linéaires, rétrécies à leur bafe, obtufes & mu- 
cronées à leur fommet, à peine longues d'un 
pouce. Les fleurs font difpofées en grappes rap- 

rochéess, axillaires , compofées de têtes pédicel- 
ées , de la groffeur d’une femence de coriandre. 


Cette plante croît dans la Nouvelle-Hollande. 
D (Deferipr. ex Wilid.) 


III. ACACIE à rameaux roides. Mimofa ffridla. 
Andr. 


Mimofa (acacia ftriêta) , inermis , foliis lineari- 
lanceolatis , baff attenuaris , obtufis ; fpicis globofis , 
axillaribus , pedunculatis, geminatis. Willd. Spec. 
Plant. vol. 4. pag. 10$2. n°. 8. 


Mimofa (friéta), fois fimplicibus , utrinqut 
venofis , linearibus , obtuffs ; ramis ffriétiffimis ; ca- 
piculis geminatis , oppofitis , ex alis foliorum, Anär. 


Botan. Repof. pag. 53. tab. 53. 


Ses rameaux font glabres, roides, alternes, an- 
guleux , garnis de feuilles alternes , linéaires , lan- 
céolées, rétrécies à leur bafe en pétiole, arron- 
dies & obrufes à leur fommet, glabres , veinées à 
leurs deux faces, longues d'environ deux pouces. 
Les fleurs fonc fituées dans l’aiflelle des feuilles, 
réunies en épis globuleux, géminés, pédonculés, 
de la groileur d’un pois. 


Cette plante croit dans la Nouvelle-Hollande. 
D (Deferipr. ex Willd.) 


112. ACACIE à Jongs épis. Mimofa macroffa- 
chya. 


Mimofa (acacia longifolia), inermis , foliis di- 
neari - lanceolatis , utrinquè anguffatis , trinerviis , 
ffriatis ; fpicis axil'aribus , geminatis , cylindraceïs. 


Willd. Spec. Piant. vol. 4. pag. 1052. n°. 9. 
Mimofa (longifolia), folis integris , longiffimis , 


utrinquè glabris , obtuffs ; capitulis geminatis, race- 
mofis , longiffimis , oprofitis , lateis , fubcernuis. An- 


drew. Botan Depof. pag. 207. tab. 207. 


Ses tiges font droites, fes rameaux glabres, 
cylindriques , anguleux dans leur jeuneffe, garnis 
de feuilles alternes, linéaires, lancéolées, longues 
de deux pouces & plus, médiocrement rétrécies 
à leurs deux extrémités, principalement à leur 
bafe , un peu obrufes à leur fommet, glabres à 


À CA 6 


leurs deux faces, ftriées , marquées de trois ner- 
vures légtrement mucronées. Les fleurs font jau- 
nes, fefiles , oppolées , un peu inclinées , difpo- 
fées en épis axillaires , géminées , à peine pédon- 
culées , longues à peine d’un pouce & demi. 


Cette plante croît dans la Nouvelle-Hollande. 
On la cultive au Jardin des Plantes de Paris. P 


CP. 1) 


113. ACACIE glauque. Mimofa glauceftens. 


Mimofa (acacia glaucefcens ), inermis, foliis 
lanceolatis , fubfalcatis , bafi attenuatis , obeufis , [ub- 
binerviis , glaucefcentibus ; fpicis axillaribus. Wild. 
Spec. Plant. vol. 4. pag. 1052. n°. 10. 


Mimofa (binervia), inermis, foliis oblongis, 
Jubenfiformibus , binervofis , glardulofis, glabris, 
ereétis ; inferioribus primis pinnatis ; floribus axil- 


laribus , fpicatis , luteis. Vend]. Obferv. 56. 


Ses tiges font rameufes, dépourvues d’épines , 
garnies de feuilles alternes, lancéolées, vblon- 
gues , un peu courbées en faucille, rétrécies à 
leur bafe , glabres à leurs deux faces, glanduleu- 
fes, de couleur prefque glauque , ftriées , obtufes 
à leur fommet. Les deux inférieures, converties 
en pétiole, produifent des folioles ailées. Les 
fleurs font Jaunes , difpofées en épis axillaires. 


Cette plante croit à la Nouvelle-Hol'ande. h 


114. ACACIE en faucille. Mimofa falcata. 


Mimofa (acacia falcata) , inermis, foliis oblon- 
gis , falcaris , baff attenuatis, acutis , venofis ; ramis 
ancipitibus. Willd. Spec. Plant. vol. 4. pag. 1853. 


ns Ile 


Mimofa ( obliqua ) , inermis, foliis obliquis , en- 
fiformibus , glandulofis, glabris, patulis, inferio- 
ribus primis pinnatis ; floribus axillaribus. Vendl. 


Obferv. 57. 


Ses rameaux font glabres , alternes, dépourvus 
d’épines , garnis de feuilles oblongues, obliques, 
courbées en faucille, glanduleufes , longues au 
moins de trois pouces ,étalées, glabres à leurs deux 
faces, fortement rétrécies à leur bafe, aiguës à leur 
fommer., veinées des deux côtés, traverfées inéga- 
lement par la nervure du milieu. Les deux feuilles 
inférieures , converties en pétiole , produifent 
plufieurs paires de folioles ailées. Les fleurs font 
axillaires. 


Cette plante croit dans la Nouvelle - Hol- 
lande. b 

11$. ACACIE à feuilles fimples. Mimofa fimplici- 
folia. Linn. 


Mimofa (acacia laurifolin), £nermis , foliis ova- 
tis, acutis , multinerviis ; fpicis globofis , peduncu- 


65 À C A 


Luisz Tesusairis falcaris. Willden. Spec. Plant, 
vol.:4 pas 10$3: 1°: 12, 


Minof: (fimplicifoiii), fzermis , arborea, foliis 
ovatis , integerrimis , nervojfs, obtuffs ; fpicis glo- 
bofis , pedunculatis. Linn. f. Suppi. pag. 456. 


Mimofa mangium. Forfter, Prodi. n°. 395. (Ex- 
clufo fya07ymv0 Raumphii.) 


B. Alimofa (acacia mangium) , 2nermis , foliis 
ovétis, acuris , vhlique venofis ; leguminibus falcatis , 
ramis criquetris, Wild. Spec. Plant. vol. 4. p. 1053. 
nos 13. 


Mangiun montanum. Rumph. Amboin. vol. 3. 
pag. 123. tab. 81. 


C’eft un arbuft: fort élégant, dont les tiges font 
dépourvues d’épines , revêtues d'une écorce gla- 
bre , de couleur cendrée , les rameaux à peine ar- 
guleux ; garuies de feuilies affez grandes , ovales 
ou oblongues, planes, très-entières , glabres à 
leurs deux faces , aiguës à leur fommet, médio- 
crement pétiolées, fans côte dans leur miiu, 
munies d'un grand nombre de neivures faillantes, 
longitudinales 3 point de flipules. Les fisurs font 
difpofées en épis plobuleux, axillaires, fort pe- 
tits , légérement pédoncul:s : il leur tuccède une 
goutle comprime, courbée en dedans , toru- 
leufe, de la | ngueur des feuilles. 


La plante 5, fielle n’eft point une efpèce diffé- 
rente , en efl au moins une variété très-remarqua- 
ble , ayant d:s rameaux à trois angles, des feutiles 
divifées inégalement par une côte longitudinale , 
munis feulement de trois nervures d’un feui côté. 


Cette plante croît dans les îles des Amis, à la 
Nouvelle-Calédonie , & la variété 8 aux Moluques. 


Bb (#.[) 


116. ACACIE à feuilles de myrte. Mimofa myr- 
zifolia. Smith. 


Mimofa (acacia myrtifolia) , inermis , foliis oë- 
longis , acuminatis , venofis ; fpicis globofis , pedun- 
culatis , racemofis. Wild. Spec. Plant. vol. 4. pag. 
1054. n°. 14. 


Mimofa (myrtifolia}, inermis , foliis fimplici- 
bus , elliptico lanceolatis , obliquis , margine cartilu- 
gineis, integerrimis ; capitulis axillaribus, racemo- 
Jis ÿ leguminibus margine incraffatis. Smith, Nov. 


Hol!. pag. 1. tab. 15. 


Mimofa foliis ovato-lanceolatis, obliquis , undu- 
latis , acuminatis , margine cartilagineis ; primordia- 
libus pinnatis, Smith, Aët. Soc. Linn. Lond. vol. 1. 
pag. 252. 


Ses tiges font dépourvues d’épines; fes rameaux 
glabres, à deux angies oppolés ; fes feuilles pref- 
que feffiies , oblongues , d'environ un pouce & 
demi de longueur, rétrécies à leurs deux extré- 


À C A 


mirés, en forme de pique , acuminées à leur fom- 
met, entières , cartilagineufes à leurs bords, vei- 
nées , glabres à leurs deux fices, partagées iné- 
galement par la cote du milieu. Les fleurs font 
difpofées en épis globuleux, pédonculés, de la 
grofieur d'un grain de poivre, réunis en grappes 
axillaires, de la longueur des feuilles. 


Cette plante croit dans la Nouvelle-Hollande. 
D (Ddfcripr. ex Wild.) 


117. ACACIE en coquille. Mimofa cochlearis. 
Eabiliard. 


Mimofa foliis lanceolatis , mucronatis , nervofis ; 
capitulis vi foliorum longitudine , pedunculatis ; ca- 
licinis foliolis cochleariformibus. Labill. Nov. Holl. 
vol. 2. pag. 85. tab. 234. 


Arbrilleau très-rameux, haut de quatre à fix 
pieds ; les rameaux cylindriques ; les plus jeunes 
comprimés, prefque triangulaires, légérement pi- 
leux, garnis de feuilles fimples, lancéolées, à 
trois ou quatre nervures, fefhles, alrernes, un peu 
pileufes , mucronées par une pointe roide & rouf- 
featre; les ftipules fubulées , caduques. 


Les fleurs font difpofées en têtes folitaires, pé- 
donculées , axillaires , un peu plus courtes que les 
feuilles ; chaque fleur accompagnée d’une écaille 
ovale, caduque. Le calice eft divifé en cinq fo- 
lioles elliptiques , dilatées, concaves à leur fom- 
met, ciliées à l:urs bords; la corolle tubulée , à 
peine plus longue que le calice, à cinq décou- 
pures ovales, courbées en dedans ; les étamines 
nombreufes ; les anthères prefqu’orbiculaires , à 
deux loges. Le fruit eft une gouffe linéaire , ob- 
longue, aflez droite , acuminée à fes deux extré- 
mités , à une loge , à deux valves, contenant en- 
viron huit femences elliptiques, comprimées, 
roufleitres. 


Cette plante croît dans la terre de Van-Leuwin, 
où elle a été découverte par M. de Labillardière. 
B (Deferipr. ex Labill.) 


118. ACAGIE hifpide. Mimofa hifpidula. Smith. 


Mimofa (acacia hifpidula), irermis , foliis fef- 
filibus , oblongis , cufpidatis, denticulatis , feabris ; 
fPicis glolofis, folitariis , axillaribus. Willd. Spec. 
Plant. vol. 4. pag. 10ÿ4. n°. 15. 


Mimofa (hifpidula) , foliis fimplicibus , ellipri- 
cis , obliquis , utrinquè margineque fcabris ; ramulis 
hifpido - pubefcentibus , capitulis folitariis. Smith, 
Nov. Holl. pag. $3. tab. 16. 


Ses rameaux font cylindriques, hériffés de poils 
courts, garnis de feuilles alcernes , fefiles, oblon- 
gues, prefqu’en fer de pique, longues d’un demi- 
pouce & plus, denticulées à leurs bords, parta- 
gées inégalement par la côte du milieu , rudes & 
légérement hifpides à leurs deux faces. Les flcurs 


A C'A 


font difpofées , dans l'aiffelle des feuilles, en épis 
folitaires , globuleux , pédonculés , de la groficur 
d'un pois : il leur fuccède des gouffes oblongues , 
lancéolées , longues d’un demi-pouce , épaiifes à 
leurs bords , renfermant deux femences. 


Cette plante croît dans la Nouvelle-Hollande. 
D (Defcrirt. ex Willd.) 


119. ACACIE hétérophylle. Mimofa heterophylla. 
Lam. 


Mimofa (acacia heterophylla}), foZiis fimplici- 
bus brpinnu:ifque, fimplicibus linearibus , falcatis , 
obtufis , mucronatis , trine»viis , ffriatis ; fpicis glo- 
bofis , pedunculatis, axilluribus. Willd. Spec. Piant. 
vol. 4. pag. 1054. n°. 16. 


. Mimofa (heterophylla), inermis, foliis bipin- 
natis , pubefcentibus ; petiolis omnibus planis , ramu- 
lorum fertilium falcatis, nudis ; fpicis globofrs. Lam, 
Journ. d'Hift. Nar. vol. 1. pag. 291. tab. 15. 


Mimofa heterephylla. Lam. Diét. 1. n°. 28. 


Cette efpéce, très-diftinéte du mimofa fimplici- 
fo'ia , avec lequel elle a néanmoins de très-grands 
rapports, a fes têtes de fleurs pédoncul:es, cif- 
pofées en grappes axillaires très-courtes. Les pé- 
doncules font munis, à leur bafe, de quelques 
b'aétées ovales , corcaves, aiguës, Les goufles 
font giabres, arquées , comprimées , lonzues de 
plus de deux pouces, fur environ trois lignes & 
demie de largeur. ( Voyez AcACGIE hétérophylle, 
n°. 28.) 


120. ACACIE cfier. Mimofa fuligna. Labill. 


Mimofa foliis linearibus , enerviis , longiffimis ; 
capitulis prdunculatis, valide folio brevioribus, Labill. 


Nov. Holl. vol. 2. pag. 86. tab. 235. 


Arbriffeau qui s’élève à Ja hauteur de huit à 
dix pieds, & fe divife en branches cylindriques 
légérement flexuzufes & en rameaux triangulaires, 
garnis de feuilles linéaires , acuminées à leurs deux 
extrémités, un peu arquées, fans nervures f-nfi- 
bles , longues de trois à quatre pouces & plus, 
glabres à leurs deux faces, ainfi que toutes les au- 
tres parties d2 la plante. 


Les fleurs font axiilaires, folitaires , réunies en 
tête à l'extrémité d’un pédoncule ftrié , plus court 
que les feuilles; les hermaphrodires mélangées 
avec les mâles, munies à l:ur bafe d'une écailles 
ovale , aiguë , caduque. Leur calice eft anguleux, 
à cinq dents; la covolle à peine plus longue que 
le calice, à cinq découpures ovales, oblongues ; 
les filamens très-nombreux; les anthères à deux 
loges. Le fruit confiite en une gouffe linéaire, 
alonzée, comprimée , étroite , finuée à fes deux 
bords , aiguës à fes deux extrémités , à une feule 
loge , à deux valves, renfermant environ dix fe- 
meuces comprimées:, elliptiques. 


ACTA 65 


Cette plante eroît au cap Van-Diémen, dans la 
Nouvelle-Holiinde, D (72 f) 


121. ACACIE fophora. Mimofa fophora. Labill. 


Mirmofe foliis obovato-o5longis , nervofis , prèmor- 
dialibus , pinnatis ; fpicis geminis , Jeffiliôus ÿ corollà 
tetrapetala, legumintbus Jabtorulofrs, Labillard. Nov. 
Hoil. vol. 2. pag. 87. tab. 237. 


Ses fleurs en épis, & non en tère, le diftinguent 
du rumofa hetercchylla Lam., & fes fleurs, ainfi 
que f-s fruits, du r2imofa longifolia Andr. 


C'’eft un arbre qui parvient à la hauteur de vingt- 
cinq ou trente pieds, fur un tronc d'environ un 
pied de diamètre. Ses rameaux font diffus, cylin- 
driques , très-nombreux , garnis de feuilles ovales- 
oblonguss , lancéolées , à deux ou cinq nervures, 
marquées de points nombreux, vertes où un peu 
brunes, rudes à leurs deux faces, à peine pétio- 
lées ; les premières deux fois ailées fur un pétiole 
commun, linéaire, un peu cylindrique ou foliacé, 
dilaté à fes deux bords. 


Les flzurs font difpofées en épis feffiles , axil- 
laires, fouvent géminés, courts, épais ; chaque 
fleur accompagnée d'une écaille ciliée , preique 
orbiculaire. Les calices font partagés en quatré 
découpures , de moitié plus courts qu= la corolle; 
quatre pétales ovales; environ trente filamens 
un peu plus longs que la coroile ; l'ovaire globu- 
leux , un peu pileux. Les goufles font flexueufes, 
un peu cylindriques, prefque roruleufes , acumi- 
nées à leurs deux extrémités , une fois plus lon- 
gues que les feuilles , à une feule loge, à deux val- 
ves, contenant environ huit femences, 


Cette plante croîc dans la Nouvelle-Hollande , 
au cap Van-Diémen. D (./f.) 


*% Feuilles conjuguées , ailées. 


122. ACACIE xylocarpe. Mimofa xylocarpa. 
Roxb. 


Mimofa ( acacia xylocarpa }, inermis , foliis 
conjugato-pinnatis ; pinnis quudrijagis ; fol:clis ova- 
to-oblongis, acutis ; fpicis globojis , pedunculatis , 
geminatis, Wild. Spec. Plant. vol. 4. pag. 10$5. 
N°17 


Mimofa xylocarpa. Roxb. Corom. r. pag. 68. 
tab. 100. 


Ses tiges font dépourvues d'épines ; f:s rameaux 
alternes, garnis de feuilles conjugées , ailées ; les 
pinnules compofées de quatre paires de folioles 
ovaies, oblongues, glabres à leurs deux faces, 
aiguës à leur fommer ; les fupérieures longues de 
cinq pouces ; les inférieures de deux. Les fleurs 
font difpofées en épis pédonculés , axillaires , glo- 
buleux , géminés, de la groff-ur d'une cerife; les 
pédoncuies Jengs de deux pouces & plus; les 


64 ACA 


goufles ovales-oblongues , dures, prefque li- 
gneufes, en forme de fabre, longues de trois à 
quatre pouces, contenant plufieurs femences, 


Cette plante croît dans les Indes orientales, fur 
les montagnes. D ( Defcripe. ex Wilid.) 


123. AcACIE à tire-bouchon. Mimo/a ffrombu- 
Efere, Lam. 


iasrofa 


ricus ; fol 


(acacia ftrombulifera ) , fpinis fipula- 
s conjugaco-pinnatis ; pinnis quadri feu 
féxjugis ; Legurnine terctt, fpiraliter contorto. Wilid. 
Spec. Plant. vol. 4. pag. 10$f. n°. 18 


Mimofa flrombulifera. Lam. 


Dita: O0 
[ np si. 


L/ia3. 


Cette efpèce eft remarquable par f:s gouffes 
3 l 


alongé:s , roulées en une fpiral: feiré-, cyiin- 
drique , ayant la forre d’un tire-bouchon. ( Voyez 
ACACIE tire-bouchon, n°. 31.) 


123. ACACIE gommier. Mimofu gurmmifera. 


Mimofa (acacin gummifera ), fpinis fFulari- 
bus; foliis conjugato-pinnatis ; pinnis fexjugis ; fo- 
liolis linearibus , obtufis; fpicis oilongis, axillaribus ; 
legumine fubmoniliformi, tomentofo. Willd. Spec. 
Plant. vol. 4. pag. 1056. n°. 19. 


Mimofa gummifer. Brouflon. in litt. 


Cette plante, très-rapprochée du mimofa ara- 
bica par fes gouffes , en diffère eff=ntiellement par 
fes flzurs. On le diftingue du mimofa reticulata par 
{es goufles. 


Ses rameaux font cylindriques, pâles, ponétués 
de blanc, glabres & rougeâtres dans leur jeunefle, 
garnis de feuilles conjuguées , ailées ; les pinnules 
compofées de fix paires de folioles linéaires , ob- 
tufes , glabres à leurs deux faces ; les périoles gla- 
bres ; les partiels longs d’un demi pouce, le com- 
mun de deux lignes , accompagnés d'épines ftipu- 
laires , géminées , fortes, fubulées, longues d’un 
demi-pouce. Les fleurs font difpotées en épis ob- 
longs , axil'aires, pédonculés : il leur fuccède des 
gouffes planes, linéaires , tomenteufes , prefqu'en 
forme de collier , longues de quatre pouces. 


Cette plante a été découverte par M. Brouffonet 
dans l'Afrique feptentrionale, proche Mogador. 
D (Defiript. ex Willd.) 


125. ACACIE réticulée. Mimofa reticulata. Linn. 


Mimofa (acacia reticulata), fpinis flipularibus ; 
foliis conjugato-pinnatis ; pinnis fex feu novemjugis; 
foliolis lineari-oblongis , obtuffs , diflantibus ; petio- 
lis glandulà & mucrone terminatis ; fpicis globofis, 
pedunculatis, folitariis. Willd. Spec. Plant. vol. 4. 
pag. 1058, n°, 20. 


Mimofa (reticulata), fpinis fHpularibus ; foliis 


corjugatis , foliolis fexjugis ; petiolis glandulà acu- 
deoqgue terminatis. Linn. Mantiff. pag. 29. 
Mimofa reticulata. Lam. Diét. n°. 32. 


Cette efpèce diffère de la précédente par la 
forme de fes goufles & par la grandeur de fes 
femences. ( Voyez ACACIE réticulée.) 


126. ACACIE cinéraire. Mimofa cineraria. Linn. 


Mimofa (acacia cineraria) , aculeata , foliis con- 
Jug2t0-pinnatis ; pinnis aqualibus , aculeis incurvis. 
Wailld. Spec. Plant. vol. 4. pag. 10$7. n°. 21. 

Mimofa cineraria, Linn. Spec. Plant. vol. 2. 
pag. 1$00. 

Mimofa maderafpatana , fpinofa, intffe accedens; 


| cortice cinereo , ramis communi pediculo binis. Pluk. 


: Almag. pag. 4. tab. 2. fig. 1. 


Ses tiges font de couleur cendrée , armées d’épi- 
nes courtes, éparles , recourbées, garnies de feuil- 
les conjuguées, ailées; les pinnules compofées de 
pluficurs paires de folioles oppolées , prefque fef- 
files, linéaires , obtufes à leurs deux extrémités , 
terminées , à leur fommet, par une petite pointe 
particulière. Les fleurs & les fruits ne font point 
connus. 


Cette plante croît dans les Indes orientales. 
(Defcript. ex fig. Pluken.) 


127. ACACIE à grandes gouffes. Mimofa ftan- 
dens. Linn. 


Mimofa (acacia fcandens), inermis , foliis con- 
jJugato-pinnatis, cirrho terminatis; pinnis quadrijugis, 
foicis filiformibus , corollis pentapetalis , caule jtan- 
dente. Willden. Spec. Plant. vol. 4. pag. 10ÿ7. 
ns 22% 


Mimofa (fcandens ), inermis, foliis conjugatis, 
cirrho terminatis ; foliolis bijugis. Linn. Spec. Plant. 
vol. 2. pag. 1501. — Swartz, Obferv. pag. 389. 


Gigalobium fcandens , claviculatum. Brown, Jam. 
pag. 362. 


Lens phafcoloides. Burm. Zeyl. pag. 139. 


Phafeolus maximus , perennis , folio decompofto ; 
lobo maximo , contorto. Sloan. Jam. pag. 68. 

Arbor filiquofa, juglandis folio, brafiliana , lobo 
longifimo , acacie Jiiique inflar diffinéo. C. Bauh. 
Pin. 404. 

Suba marina. Rumph. Amboin. vol. $. pag. 9. 
tab. 4. 

Pufuetha. Flor. zeyl. 644. — Burm. Ind. 222, 

Mimofa feandens. Lam. Diét. 1. n°. 8. 


. C'eft une des efpèces les plus remarquables de 
ce genre par la longueur de fes goufles, qui ont 
de 


A CA 


de fix à huit pieds de long, contenant des fe- 
mences larg-s de deux pouces. ( Voyez ACACIE 
à grandes goufles, n°. 8.) 


128. AcaAcie de Cumana. Mimo/fa cumana. 


. Mimofa (acacia cumana), inermis, foliis con- 
Jugato-pinnatis, pinnis undecimjugis, fpicis filifor- 
mibus , corollis pentapetalis , caule ereéto. Willden. 


Spec. Plant. vol. 4. pag. 1058. n°. 23. 
Acacia cumanenfis. Humb. & Bonpl. 


. Quoique certe plante ait le port du mimofa pal- 
lida & levigata , on l'en diftingue aifément par le 
nombre de fes pinnules & la forme de fes glandes. 


Ses tiges s'élèvent à la hauteur de vingt pieds. 
Ses rameaux font glabres, cylindriques, diffus ; 
fes feuilles conjuguées , ailées, longuement pé- 
tiolées ; les pinnules compofées d'onze paires de 
folioles glabres, linéaires, obtufes à leurs deux 
extrémités ; les périoles glabres, portant , entre 
chaque pinnule, une glande oblongue, fefile , 
obtufe. Les fleurs font oppofées, à cinq pétales, 
à dix étamines, difpofées en épis axillaires, fili- 
formes, longs de trois pouces. 


Cette plante croît dans l'Amérique méridio- 
nale , dans la province de Cumana. PR (Deferipr.ex 
Willd. ) 


X%X * Feuilles deux fois ailées ; tiges fans épines ; 
épis filiformes. 


129. ACACIE à fleurs nues. Mimofa nudiflora. 
Rich. 


Mimofa (acacia nudiflora), inermis, foliis bi- 
pinnatis , partialibus quadri feu fexjugis, propriis duo- 
decimjugis , ellipticis, obtufis ; fpicis axillaribus la- 
teralibufve, fliformibus. Willd. Spec. Plant, vol. 4. 
pag. 10$ÿ8. n°. 24. 


Mimofa nudiflora. Richard , in litt. 


Cet arbre a des rameaux cylindriques , couverts 
de cicatrices par l’attache des feuilles ; les plus 
jeunes pubefcens ; les feuilles alternes, deux fois 
ailées , compofées de quatre ou fix paires de 
pinnules ; chaque pinnule d'environ douze paires 
de folioles elliptiques , longues de quatre lignes , 
arrondies, obtufes à leur fommet, un peu échan- 
crées, glabres à leurs deux faces , luifantes &c 
d’un vert-foncé en deffas , plus pâles en deffous , 
les plus jeunes tomenteufes fur la côte du milieu ; 
les pétioles pubefcens ; une glande plane, com- 
primée entre chaque paire de pinnules & de fo- 
lioles. Les fleurs font difpofées en épis axillaires , 
filiformes , pédonculés, longs de trois pouces : ces 
fleurs font oppofées fur chaque épi, diflantes , à 
cinq pétales : il leur fuccède des gouffes planes. 


Cette plante croît dans les iles danoifes de 
l'Amérique. D 
Botanique. Supplément. Tome I. 


A CA 65 
130. ACACIE graveleufe. Mimofa muricata. 
Linn. 


Mimofa (acacia muricata) , inermis, foliis bi- 
pinnatis ; partialibus quinquejugis ; Propriis multi- 
jugis , retuffs ; fpicis cylindraceo-fubulauis , termina- 
libus aggregatis ; ramis verrucofis. Willden. Spec. 
Plant. vol. 4. pag. 1058. n°. 25. 


Mimofa (muricata), foliis bipinnatis, partiali- 
bus quinquejugis, propriis multijugis , obtufis ; caule 
muricato. Linn. Spec. Plant. vol. 2. pag. 1504. 


Mimofa muricata. Lam. Diét. n°. 20. 


Les fleurs font difpofées en épis terminaux, cy- 
lindriques, fubulés, agrégés , fupportés par de 
longs pédoncules rameux. ( Voyez ACACIE gra- 
veleufe , n°. 20.) 


131. ACACIE pâle. Mimofa pallida. 


Mimofa (acacia pallida) , inermis , foliis bipin- 
natis , partialibus bijugis , propriis duodecimjugis , 
linearibus, obtufis , pubeftentibus ; fpicis filiformibus, 
foliis multoties longioribus. Willden. Spec. Plant. 
vol. 4. pag. 1059. n°. 26. 


Acacia pallida. Humb. & Bonpl. 


Ses rameaux font étalés, cylindriques, couverts 
de cicatrices ; les feuilles deux fois ailes ; deux 
paires de pinnules, compofées de douze, quel- 
quefois dix paires de folioles linéaires, obtufes à 
leurs deux extrémités , parfemées en deffus d’un 
léger duvet , plus abondant en deffous, ciliées à 
leurs bords ; une glande fefile, urcéolée , entre 
chaque paire de pinnules; les pétioles pileux. Les 
fleurs font oppofées , à cinq pétales , difpofées en 
épis filiformes , folitaires , axillaires, longs de trois 
à quatre pouces, trois fois plus longs que les 
feuilles. 


Cette plante croît dans l’Amérique méridio- 
nale. Bb ( Defcripr. ex Willd.) 


132. ACACIE lifle. Mimofa levigata. 


Mimofa (acacia levigata), inermis, foliis bi- 
pinnatis , partialibus bijugis , propriis undecimjugis ; 
obtufis , glabris ; fpicis filiformibus, folits longio- 
ribus. Willden. Spec. Plant. vol. 4. pag. 1059. 
n°. 27. 

Acacia levigata. Humb. & Bonpl. 


Cette efpèce diffère de la précédente par fes 
folioles parfaitement glabres , un peu plus grandes ; 
par fes pétioles prefque glabres , par les glandes 
convexes & non urcéolées. 


Ses rameaux font cylindriques, diffus, couverts 
de cicatrices; fes feuilles deux fois aïlées ; deux 
paires de pinnules compofées d'environ neuf, plus 
fouvent onze paires de folioles glabres, linéaires, 
obtufes à leurs deux extrémités ne pétioles 


66 AC A 


prefque glabres ou parfemés de quelques poils 
rares. Les flcurs font oppofées, à cinq pétales, 
difpolées en épis axillaires, folitaires, filiformes. 


Cette plante croit dans l’Améiique méridio- 
nale. B (Defcript. ex Willd.) 


133. ACACIE à bec. Mimofu roftrata. 


Mimofa (acacia roftrata), foliis bipinnatis, par- 
tialibus fexjugis , propriis multijugis ; glandulä petio- 
lari , fpicis axillaribus. Willd. Spec. Plant. vol. 4. 
pag. 1060. n°, 28. 


Acacia roffrata. Humb. & Bonpl. 


Ses rameaux font glabres , médiocrement cylin- 
driques ; fes feuilles deux fois ailées , à fix paires 
de pinnules, compofées d’un grand nombre de 
folioles linéaires , rétrécies & un peu aiguës à leur 
fommer , anguleufes , tronquées à leur bafe , gla- 
bres à leurs deux faces, inégalement partagées 
par la nervure du milieu ; les pétioles , tant com- 
muns que partiels, pileux ; une glande urcéolée 
au deflus de la bafe du pétiole commun. Les fruits 
font difpofés en épi, & confiftent en goufles li- 
néaires , longues de deux pouces, planes , un peu 
fiouées , un peu rudes , obtufes à leur fommet, 
RIRES par une longue pointe élargie , en forme 

e bec. 


Cette plante croit dans l'Améiique méridio- 
nale. D (Dejcript. ex Wilid. ) 


134. ACACIE à feuilles étroites. Mimofa anguf- 
tifolia. Lam. 


Mimofa inermis, foliis bipinnatis , partialibus 
quatuor feu quinquejugis , propriis triginta ad quadru- 
gintajugis , minis 3 oblongis ; fpicis racemofis ; 
leguminibus polyfrermis. (N.) 


Mimofi anguftifolia, Lam. Dicb, 1 n°419, 


Son bois s'emploie à Saint-Domingue aux ou- 
vrages de charpente : on s’en fert communément 
pour faire les poteaux qui foutiennent les édi- 
fices. ( Voyez AcACIE à feuilles étroites, Diét. 
no 102) 


135. ACACIE à feuilles rhomboidales. Mimofu 
rhombifolia, Perf. 


Mimofa inermis , fo'tis bipinnatis ; foliolis majuf- 
culis, rhomboideis : floribus fpicatis. Perf, Synopf. 
Plant. vol. 2. pag. 263. n°. 62. 


Ses tiges font dépourvues d’épines, garnies de 
feuilles aliernes , pétiolées, deux fois ailées, com- 
pofées de folioles affez grandes , de forme rhom- 
boidale. Les fleurs font difpofées en épis axillai- 
res , pédonculés. 


Cette plante croît dans l'ile de la Trinité. 
(Ex herb. Juff.) 


ACUA 
136. ACACIE des fables. Mimofa arenofa. 


Mimofa (acacia arenofa), inermis , foliis bipin- 
natis , partialibus fexjugis , propriis fexdecimjugis , 
linearibus , acutis ; fpicis geminatis , filiformibus. 


Willd. Spec. Plant. vol. 4. pag. 1060. n°. 29. 


Aibriffeau qui s'élève à la hauteur de dix à 
douze pieds, dont les rameaux font anguleux , 
pubefcens ; les feuilles deux fois ailées, à fix ou 
fept paires de pinnules, compofées de feize ou 
vingt-quatre paires de folioles linéaires , aiguës , 
ciliées à leurs bords ; les pétioles blanchatres & 
pubefcens ; des glandes aiguës entre les pinnules. 
Les fleurs font difpofées en épis géminés, axillaires, 
filiformes , de la longueur des feuiiles où un peu 
plus longues , d'environ trois ou quatre pouces 
de longueur : ces fleurs font blanches, odorantes, 
oppofées ; le calice à quatre ou cinq dents; la co- 
rolle à quatre ou cinq découpures ; les étamines, 
au nombre de huit à dix, trois fois plus longues 
que la corolle. 


Cette plante croît dans l’Amérique méridio- 
nale , aux environs de Caracas, fur les rives fa- 
bloneufes des fleuves. R (Defcripe. ex Willd.) 


137. ACACIE à grands lobes. Mimofa macro- 
loba. 


Mimofa (acacia macroloba), inermis , foliis bi- 
pinnatis \ partialibus fexdecimjugis , propriis multi- 
jugis , linearibus , falcatis , acuminatis , baff angula- 
tis; fpicis filiformibus, folitariis, axillaribus. Willd. 
Spec. Plant. vol. 4. pag. 10. n°. 30. 


C’eft un arbre très-élevé, dont les rameaux font 
cylindriques , de la groffeur d’une plume de cy- 
gne ; les feuilles deux fois ailées, longues d’un 
demi-pied , compofées d’environ feize paires de 
pinsules ; les folioles nombreufes, linéaires, cour- 
bées en faucille , acuminées à leur fommet , arron- 
dies & rétrécies à un des côtés de leur bafe , an- 
guleufes & haftées à l’autre; les pétioles glabres, 
cylindriques, canaliculés en deflus, marqués de 
deux lignes chargées de poils courts, d’un jaune- 
pâle. Les fleurs font fefiles, ferrées, à cinq pé- 
tales , difpofées en épis axiilaires, folitaires ,longs 
d'environ cinq pouces ; les goufles longues d’un 
pied ou d’un pied & demi, larges de deux pouces, 
linéaires, ligneufes, contenant des femences pla- 
nes, ovales, larges d’un pouce & demi. 


Cette plante croit au Bréfil, dans la province 
de Para. D (Defcript. ex Will. ) 


138. ACACIE à fleurs entaflées. Mimofa pul- 
cherrima. 


Mimofa (acacia pulcherrima), inermis, foliis 
bipinnatis , partialibus tredecimjugis , propriis mul- 
tijugis , obtufis , fubràs pubefcentibus ; glandulä pe- 
tiolari convexà ; fpicis axillaribus ; geminauis, filis 


A C A 
formibus. Willd. Spec. Plant. vol. 4. pag. 1061. 
p®. 31. 


Arbre fort grand , chargé de rameaux cannelés, 
anguleux , ponétués, garnis de feuilles deux fois 
ailées, longues d'environ cinq pouces , compotées 
ce treize paires de pinnules; les folioles nombreu- 
fes, oblongues, linéaires, obtufes, petites, ar- 
rondies à leur bafe, luifantes, d’un vert-foncé en 
deflus , plus pâles en deffous , glabres à leur con- 
tour ; chargées, à leur face inférieure , de poils 
courts , nornbreux , couchés ; le pétiole commun 
à demi cylindrique, prefque glabre ; les partiels 
hériffés ; une glande convexe , grande, placée au 
deflus de la bafe du pétiole commun. Les fleurs 
font très-nombreufes, ferrées , difpofées en épis 
axillaires , géminés, pédonculés , longs de deux 
pouces, Le calice eft pileux; la corolle divifée en 
cinq découpures pileufes. 


Cette plante croît au Biéfil, dans la province 
de Para. h (Defcripe. ex Willd.) 


139. ACACIE de la Guiane. Mimofa guianenfis. 
Aubl. 


Mimofa (acacia guianenfis), inermis , foliis bi- 
pinnatis , partialibus propriifque decemjugis , ellip- 
ticis , obtufis ; glandul@ petioiari coxvexà ; fpicis fili- 
formibus, folitariis, axillaribus, Wiliden. Spec. 
Plant. vol. 4. pag. 1061. n°, 32. 


Mimofa (suianenfs), arboreftens , inermis , flo- 
ribus fpicatis, albis ; legumine compreffo. Aubler, 
Guian. vol. 2. pag. 938. tab. 357.— Lam. Dit, 1. 
né 26: / 


Les pétioles communs portent, un peu au def- 
fus de leur bafe , une glande convexe. ( Voyez 
ACACIE de la Guiane, n°. 26.) 


140. ACACIE à épis de tamarix. Msnofa tama- 
rifcina. Lam. 


_ Mimofa (acacia tamarifcina), inermis, foliis 
bipinuatis , partialibus vigintijugis , propriis mulri- 
jugis » imbricatis ; glanduli inter infimum & fuperiora 
partialia; fpicis filiformibus , terminalibus , panicu- 
las. Wiliden. Spec. Plant. vol. 4. pag. 1062. 
n°. 33. 

Mimofa tamarifcina. Lam. Diét. 1. n°. 24. 


Les pétioles partiels font pubefcens ; les glan- 
des urcéolées , fituées entre les pinnules inférieu- 
res & les dix paires fapérieures. (Voyez AcACIE 
à épis de tamarix , n°. 24.) J'ai vu dans l’herbier 
de M. Desfontaines , un individu de cette plante 
muni de quelques gouffles comprimées , longues 
d’un pouce & demi, glabres , munies , à chacune 
de leurs futures, d'une aïle membraneufe. Dans 
l'efpèce fuivanre cette aile n'exifte que fur une 
feule future. Les graines font nombreufes , com- 
primées , brunes, liffes, lenticulaires. 


A. CA 67 


141. ACACIE à fruit ailé. Mimofa pterocarra. 
Lam. 


Mimofa inermis, foliis bipinnatis, partialibus 
VIRINLIjugis & ultra , propriis quinquagintajugis es 
guminibus fuocompreffis , anticè alatis. NA) 


Mimofa pterocarpa. Lam. Di@. 1. n°, 230 


L'examen des fleurs dans cette efpèce, qui n’ont 
point été obfervées, celui des fruits daus la pré- 
cédente , pourroient nous faire connoître fi ces 
deux pins t'ès-rapprochées font véritablement 
diflinètes ou variétés l’une ds Pautre. ( Voyez 
ACACIE à fruit ailé, n°. 23.) Ses fruits diffèrent 
de ceux de la précédente, en ce qu'ils n'ont 
qu'une feule future membraneufe. 


142. ACACIE d'Houfton. 
Lhérit. 


Mimofa (acacia Houftoni}), inermis, foliis bi- 
pinnatis , partialibus fufexjigis, propriis multijugis; 
petiolis tomentofis; fpicäterminali, interrupcä. Willd. 
Spec. Plant. vol. 4. pag. 1062. n°. 34. 


Mimofa Houftoni. 


Mimofa (Houftoni), inermis , foliis bipinnatis , 
abruptis, fubfexjugis ; pinnulis multijugis ; foliolis 
Jubconfluentibus ; racemo compofito , terminali, Lhér. 


Sert. Angl. 30. — B:nks , Reliq. Houf. tab. 26. 


Gleditfia (inermis), caule inermi. Linn. Spec. 
Plant. vol. 2. pag. 1509. (Ex:£. fynon. Duhamel.) 


Acacia americana , non fpinofa 3 flore purpureo ; 
flaminibus longifimis ; filiquis planis, villofis; pinnis 
foliorum tenuiffinis. Mill. Icon. 4: tab. $. 


Cette plante , décrite d’abord par Linné fous le 
nom de gleditfia inermis, eft un véritable mimofa 
qui fe rapproche du mimofa grandiflora. Ses tiges 
n'ont point d'épines ; fes feuilles font deux fois 
ailées , compolées d’environ fix paires de pinnules, 
fupportant un grand nombre de folioles très-rap- 
prochées, pileufes en deflous; les pétioles tomen- 
teux. Les fleurs font femblables à celles du mimofa 
grandiflora , mais plus petites, difpofées en épi 
terminal, interrompu. La corolle eft perfiftante, 
un peu velue. Les gouffes font planes, acumi- 
nées , roufleâtres , tomenteufes; les femences ob- 
longues , comprimées. 


Cette plante croît à la Vera-Cruz. 5 


*X% Feuilles deux fois aïlées ; tiges fans épines ; 
épis globuleux. 


143. ACACIE trichode. Mimofa trichodes. Jacq. 


Mimofa (acacia trichodes) , inermis , foliis bi- 
pinnatis , partialibus bi-trijrgifve, proprits cri-quin- 
quejugifve ; ovatis , acutis ; fpicis geminis , globofis, 
pedunculatis, axillaribus ; antheris hirfæis, Will. 
Spec. Plant. vol. 4. pag. 1063. n°, 35. 


Mimofa (trichodes), inermis ; LES bipinnatis ; 


68 AC À 


partialibus fubtrifidis, propriis à bijugis ad quinque- 
Jugis ; pinnulis ovatis ; capitulis globofis, axillari- 
bus ; floribus moroicis. Jacq. Hort, Schoenb. vol. 3. 
pag. 76. tab. 394. 


Ses tiges fe divifent en rameaux cylindriques, 
verruqueux, garnis de fcuilles alrernes, deux fois 
ailées, à deux ou trois paires de pinnules , com- 
pofécs de deux, trois, quatre ou cinq paires de 
folioles ovales, aiguës, veinées, glabres à leurs 
deux faces ; les fupérieures plus grandes ; les pé- 
tioles glabres ; une glande droite , obloneue , pla- 
cée entre les pinnules inférieures. Les fleurs font 
difpofées en épis axillaires, globuleux, géminés , 
pédonculés ; ils produifent des gouffes longues de 
trois ou quatre pouces , planes , glabres , luifantes, 
rétrécies à leurs deux extrémités. , 


Cette plante croît dans l'Amérique méridio- 
nale , aux environs de Caracas. B ( Deférive. ex 
Willa.) 


144. ACACIE élevée. Mimofa procera. Roxb. 


Mimofa (acacia procera ), inermis, foliis bipin- 
natis , partialibus quadrijugis , propriis quinque feu 
oétojigis ; fpicis globofis , terminalibus , paniculatis. 
Wilid. Spec. Plant. vol. 4. pag. 1c63. n°. 36. 


Mimofa procera. Roxb. Coromand. vol. 2. pag. 
12, /tab. 121. 


Ses tiges font fort élevées, garnies de rameaux 
cylindriques, de feuilles amples, deux fois ailées, 
à quatre paires de pinnules ; les inférieures com- 
pofées de cinq, les fupérieures de huit paires de 
folioles ovales, un peu aiguës, divifées inégale- 
ment par la nervure du milieu ; le pétiole com- 
mun muni à fa bafe d’une grofle glande compri- 
mée. Les fleurs font difpofées en épis globuleux, 
pédonculés , fitués à l'extrémité des rameaux , & 
formant une ample panicule. Les gouffes font pla- 
nes , rétrécies à leurs deux extrémités , glabres, 
longues de fix à fept pouces. 


Cette plante croit dans les Indes orientales. 5 
€ Defcript. ex Willd.) 


14$. ACACIE mufquée. Mimofa odorariffima. 
Linn. ” 


Mimofa (acacia odoratiffima}), inermis, foliis 
bipinnatis , partialibus quudrijugis , propriis decem 
duodecimjugifve , infimis minutiffimis ; fpicis globo- 
PS, terminalibus , paniculatis. Willd. Spec. Plant. 
vol. 4. pag. 1064. n°. 37. 

Mimofa (odoratiflima), inermis, foliis bipin- 
matis , quadrijugis , multijugis ; foliolis oblongis , 
obtufis ; paniculis virgatis, fpiculis globofis. Linn. f. 
Suppl. pag. 437. — Vahl, Symb. 3. pag. 102. — 
Roxb. Corom. 2. pag. 12. tab. 120. 


Acacia non fpinofa , fesban agyptiace foliis fubiùs 
glaucis, &c. Piuken. Almag. 3. tab. 351. fig. 4. ? 


A.C À 


Mimofa odoratifima. Lam. Diét. 1. n°. 25. 


Les pinnules font compofées de dix à douze 
paires de folioles; les inférieures très-petires; les 
pétioles munis, à leur bafe & vers leur fommet, 
d'une glande comprimée. ( Voyez ACACIE odo- 
tante n°. 25.) 


146. ACACIE à têtes blanches. Mimofu leucoce- 
phala. Lam. 


Mimofa inermis, foliis bipinnatis, partialibus 
quatuor feu fexjugis , proprits duodecim feu tredecim- 
Jugts , linearibus ; fubacutis 5 capitulis axillartous , 
geminis ; fubternis ; leguminibus oblongis , planis. 


CN.) 


Mimofa (l:ucocephala), inermis, foliis bipin- 
natis, petiolis eglandulofis ; foliolis acutis , linea- 
ribus , diffartibus ; capitulis ax'llaribus , fubternis. 


Perf. Synopf. Plant. vo!. 2. pag. 264. n°. 76. 
Mimofa leucocephala. Lam. Diét, 1. n°. 17. 


Arbriffzau très-élégant, dont les fleurs , réunies 
en têtes globuleufes , font d’un blanc un peu jau- 
nâtre ; les anthères d’un jaune-pale. ( Voyez Aca- 
cie à tête blanche , n°. 17.) 


147. ACACIE à fruits bordés. Mimofa marpinata. 
Lan. 


Mimofa fubinermis, foliis bipinnatis”, partialibus 
quiquejugis , propriis qguindecimjugis , obliquis , gla- 
bris ÿ glandulà inter paria foliorum ; leguminibus 
compreffis , marginatis. (N.) 


Mimofa (marginata) , inermis, foliis duplicato- 
pianatis, glaëris ; glandulis ad frgulum par foliorum; 
pinnulis obliquis , diflantibus ; leguminibus margine 
reflexis. Perf. Synopf. Plant. vol. 2. pag. 264. 
h9. 75e 

Efpèce remarquable par fes gouffes d’un jaune- 
rougeâtre , imunies d’un rebord faillant. (Voyez 
AC CIE à fruits bordés, n°. 16.) 


148. ACACIE à feuilles de lycopode. Mimcfe 
lycopodioides. 
Mimofa inermis, foliis bipinnatis, partialibus 


trijugis , propriis Jubrrigintajugis ; foliolis imbricatis ÿ 


fipulis fpinaformibus ÿ fpicis ovato-capitatis 3 Jub- 


geminis. (N.) 


Mimofa inermis , foliis bipinnatis ; foliolis imbri- 
catis, fubpubefcentibus ; fhipalis d'flincis , lanceola- 
us ; floribus capitatis, longè peaunculatis. Perf. 


Synopf. Plant. vol. 2. pag. 263. n°. 53. 
Acacia lycopodioides, Desfont. Catal. Hort. Par. 
pag. 182. 


Ses tiges & fes rameaux font dépourvus d'épi- 
nes, garnis de feuilles alternes , deux fois ailées, 
compofées de trois paires de pinnules , foutenant 


À. C À 


chacune environ trente paires de folioles imbri- 
quées , très-ferrées, légérement pubefcentes, 
ayant l’afpeéët des feuilles d'un lycopode ; accom- 
pagnées, à la b:fe des pétioles , de ftipules mol- 
les, mais femblables à deux petites épines fubu- 
lées. Les fleurs font difpofées en épis ovales, glo- 
buleux , axillaires , longuement pédonculés , fou- 
vent géminés, furtout dans les aiffeiles des feuilles 
fupérieures. 

Cette plante eft cultivée au Jardin des Plantes 
de Paris. Son lieu natal n'eft pas connu. RP 


CF. f) 
149. ACAGIE en arbre. Mimofa arborea. Swartz. 


Mimofa (acacia arborea), enermis , foliis bipin- 
natis , partialibus feptemjugis, propriis feptemdecim- 
Jugis, dimidiatis , acutis ; fpicis globofis , peduncu- 
latis , axillaribus ; leguminibus arcuatis , contortis. 


Willd. Spec. Plant. vol. 4. pag. 1064. n°. 38. 


Mimofa (arborea) , inermis , foliis bipinnatis ; 
pinnis dimidiatis , acutis ; caule arboreo. Linn. Spec. 
Plant. vol. 2. pag. 1503. — Swartz, Obferv. 
pag. 390. 

Mimofa arborea , cortice cinereo ; fiicä globofä ; 
filiqué internè rubente ; féminibus fphericis , atroni- 
tentibus. Brown, Jam. 252. 


Acacia non fpinofa , jamaicenfis, foliis latä baf 
in meta formam fefligiatis. Pluken. Almag. pag. 6. 
tab. 251. fig. 2. 


Acacia arborea , maxima , non fpinefa, pinnis ma- 
jortbus ; flore albo ; filiqué contortä, coccineä , ventri- 
cofä, elegantifimä. Sloan, Jam. 157. Hit. 2. pag. 
$4. tab. 182. fig. 1. 2. 


Mimofa filicifolia. Lam. Di. 1. n°. 21. 


Ses fleurs axillaires, latérales, fes goufles ar- 
quées , contournées , renflées aux articulations , 
diftinguent cette efpèce de la fuivante. ( Voyez 
ACACIE à feuilles de fougère.) 


150. ACACIE julibrifin. Mimofa julibrifin. 
Scopol. 

Mimofa (acacia julibriMfin) , ênermis , foliis bi- 
pinnatis , partialibus undecimyqugis, propriis multi- 
Jugis , dimidiatis , acutis ; fpicis fubglobofis , termi- 
nalibus , aggregatis ; leguminibus planis |, membrana- 
ceis , glabris. Willd. Spec. Plant. vol, 4. p. 1065. 
n°. 39. 

Mimofi (julibrifin}), arboreftens, foliis hipin- 
natis ; pinnis cultriformibus , acuminatis ; floribus 
cmanibus perfeëtis. Scopol. Del. F1. & Faun. Infub. 
I. pag. 18. tab. 8. — Aiton , Hort. Kew. vol. ;. 
pag. 440. 

Mimofa arborea. Lam. Diét. 1. n°, 13. 


Ses gouffes font plates , lancéolées, finuées à 


ACA 6g 


leurs deux bords, mais point contournées comme 
celles de l’efpèce précédente. (Voyez Acacis en 
arbre, Diét. n°. 13.) 


ISI. ACACIE nemu. Mimofa nemu. 


Mimofa (acacia nemu) , irermis , foliis bipinra- 
tis , partialibus fubnovemjugis , propriis multijugis , 
dimidiatis ; acutis ; foicts fubglobofrs , terminalibus, 
aggregatis ; leguminibus linearibus , pubefcentibus. 
Wild. Spec. Plant. vol. 4. pag. 1065. n°. 40. 


Mimofa arborea. Thunb. Flor. jap. pag. 229. — 
Banks , Kœmpf. Ic. tab. 19. 


Mimofa fpeciofa. Thunb. A@. Soc. Linn. Lond, 
vol. 2. pag. 336. 


Cetre efpèce diffère d°s deux précédentes par 
fes gouffes linéaires , pubefcentes, acuminées, 
‘ongues d’un pouce & demi. Ses feuilles, deux 
fois aïlées, font compol£es d’environ neuf paires 
de pinnules, chargées d’un grand nombre de fo- 
lioles aiguës , inégalement partagées par [a ner- 
vure du milieu. Les épis font en têtes globuleu- 
fes , agrégées , terminales ; la bafe des pétioles 
munie d’une glande, 


Cette plante croit au Japon. 


1$2. ACACIE noiratre, Mimofa nigricans. Labill, 


Mimofa inermis , folits bipinnatis, partialibus tri 
ad oéfojugis , extimis fub bafi glandulofis ; capitulis 
folicarits ad ternis. Labill. Nov. Holl. vol. 2. pag. 
88. tab. 238. 


Cette plante eft un arbufle haut de quatre à fix 
pieds, divifé en rameaux cylindriques , légérement 
ftriés , un peu pileux , garnis de feutlles deux fois 
ailées, noirâtres, à deux paires de pinnules, com- 
pofées de trois à huit paires de folioles fefliles , 
elliptiques, glabres à leurs deux faces, obtufes à 
leurs deux extrémités ; le pétiole commun com- 
primé, muni , vers fon fommet, d’une , rarement 
de deux glandes concaves, un peu orbiculaires ; 
les ftipules fubuléss. 


Les fleurs font ramaffées en têtes axillaires , fo- 
litatres ou ternées, pédonculées, de moitié plus 
courtes que les feuilles , accompagnées d’une pe- 
tite écaille ovaie, caduque. Le calice eft à cinq 
découpures ovales-oblongues, un peu émouffées 
à leur fommer; la corolle à cinq divifions réflé- 
chies; les étamines au nombre de cent cinquante, 
un peu plus longues que la corolle ; l'ovaire gla- 
bre, ovale-cblong. Le fruit eft une gouffe oblon- 
gue, comprimée , d’un roux-clair à fes deux bords, 
à une loge , à deux valves , contenant environ dix 
femences ellipriques , rouffeitres. 


Cette plante croît dans Ja Nouvelle-Hollande , 
dans la terre Van-Leuwin. B (F.f} 


1$3. ACACIE parée. Mimo/a fpeciofa. Jacq. 


Fo A CA 

Mimofa ( acacia fpeciofa ), inermis , foliis 
bipinnatis , partialibus gtadri-quinquejugifve , pro- 
Pris feptem feu undecimjugis, fubdimidiatis, obtufis, 
glabris; fpicis fubcapitatis, axillaribus » Agpregatis. 
Wiliden. Spec. Plant. vol. 4: pag. 1066. n°. 4l. 


Mimofa ( fpeciofa ), inermir, foliis bipinnatis, 
fubquadrijugis ; pirnis fubnovemjugis ; foliolis oblon- 
&'S, glabris ; glandula fipra coffa bafin. Jacq. Icon. 
Rar. vol. 1. tab. 198 , & Colleét. vol. 1. pag. 47. 
— Ait. Hort. Kew. vol. 3. pag. 440. 


Ses rameaux font alternes , fans épines, garnis 
de feuilies pétiolées , alternes , deux fois aïées s 
à quatre où cinq paires de pinnules, compofées 
chacune de fept à onze paires de folioles, un 
peu imégalement partagées par la nervure du mi- 
lieu , glabres à leurs deux faces, oblongues , ob- 
tufes à leur fommet, munies d’une glande un peu 
au deflus de la bafe des pétioles partiels. Les 
fleurs font difpofées en épis pédonculés, un peu 
globuleux', axillaires , agrégés. 


Cette plante croît dans les Indes orientales. b 


1$4. ACACIE de Malabar. Mimofa lebbeck. 
Linn. 


Mimofa ( acacia lebbeck), inermis , foliis bi- 
Pinnatis, partialilus quadri) «is, propriis multijugis , 
Oblongis , fubdimidiatis , obtufrs ; fpicis fubglobofs , 
terminalibus, aggregatis. Willd. Spec, Plant. vol. 4: 
pag. 1066. n°, 42 

Mimoja (lebbeck) , inermis, folits bipinnatis . 
qguadrijugis ÿ pinnis ovali-oblongis ; floribus mona- 
delphis ; fafciculatis ; caule arboreo. Linn. Spec. 
Plant. vol. 2. pag. 1503. 


 Mimofa foliis pinnatis , foliolis oblongo-ellipticis, 
periolis obclavatis. Haffelq. A&. Upf. 17j0. pag. 9, 
& Itin. pag. 473. 

Mimofa foliolis pollicaribus, guinque vel oëlo- 
Jugis ÿ rachibus partialibus. bijugis. Forsk. Flor. 
ægypt.-arab. pag. 177. 

Mimofa lebkeck. Lam. Di&. 1. n°. 14: 


Cette efpèce fe diftingue par fes gouffes plates, 
quelquefois longues d’un pied , tres glabres, d’un 
jaune-clair. ( Voyez AcACIE de Malabar. ) 


155. ACACIE à odeur de fureau. Mimofa vaga. 
Linn. 

Mimofa (acacia vaga), inermis, foliis bipinnatis, 
partialibus trijugis, propriis externis, trijugis, infimis 
géminatis ; fpicis fubglobofis, peduncularis, gemina- 
tis ternifve, axéllaribus. Willden. Spec. Plant. 
vol. 4. pag. 1066. n°. 43. 

Mimofa ( vaga ), ivermis | foliis bipinnatis ; 
pinnis exterioribus majoribus, incurvatis , pubefcen- 
éibus. Linn. Hort. Cliffort. 200. 


À CA. 


Arbor filiquof , brofiliana , filiqua tortuofa , 


fruteféens ; fraxinella foliis. Breyn. Centur. 1. 


tab. 1$.? 
Mimofa vaga. Lam. Di&. 1. n°. 19. 


Ses fleurs font difpof$es en épis prefque globu- 
leux, axillaires, pédonculés, réunis ordinaire- 
ment deux ou trois enfemble. ( Voyez ACACIE à 
odeur de fureau , n°. 19. ) 


1$6. AcACI£ à gouffes larges. Mimofa latifili- 
qua. Linn. 


Mimofa ( acacia latifiliqua } , inermis, foliis bi- 
pinnatis , partialibus quinquejugis | propriis decem- 
Jugis ,.ellipricis ; obeufis ; fpicis globofis | pedunculatis , 
terminalibus, braëleatis ; leguminibus oblongis , utrin- 
que acutis. Willd, Spec. Plant. vol. 4. pag. 1067. 

© 
n°. 44. 

Mimofa ( latifiliqua ) , £rermis , foliis bipinnatis , 

partialibus quinquejugis ; ramis flexuofis , gemmis 


globofis. Linn. Spec. Plant. vol. 2. pag. 1 504. 
Mimofa latifiliqua. Lam. Di@. 1. n°: 15. 


Ses rameaux font flexueux ; les pétioles garnis, 
entre les pinnules inférieures , d’une glande peu 
fenfible. Les fleurs blanches, en tête , axillaires. 
( Voyez AcaAciE à gouffes larges, n°. 15.) 


157. ACACIE Jupunba. Mimofa jupunba. 


Mimofa ( acacia jupunba ), mimofa inermis , 
foliis bipinnatis , partialibus quadri-quinquejugifve , 
propriis fuloëtojugis , ovatis , ob:ufis, fubrùs cano- 
pubefcentibus ; floribus fubcapitatis. Willden. Spec. 
Plant. vol. 4. pag. 1067. n°. 45. 


Ses rameaux font cylindriques, garnis de feuilles 
deux fois ailées , à quatré ou cinq paires de pin- 
nules , compofées de fix ou huit paires de folioles 
longues d’un demi-pouce , ovales, obtufes , lui- 
fantes & d’un vert-foncé en deflus, blanchätres 
& pubefcentes en deflous. Les flurs font difpofées 
en épis axillaires, prefqu’en tête, réunies en om- 

cle, 

Cette plante croit au Bréfil, dans la province 
de Para. D (Defcripe. ex Wilid.) 


158. Acacte velue. Mimofa villofa. Swartz. 


Mimofa ( acacia villofa ), inermis , foliis bipin- 
natis ; partialibus quinque feu Jexjugis , propriis [ub- 
duodecimjugis | ovatis , villofis ; fpicis globoffs | pa- 
niculatis , terminalibus. Willden. Spec. Plant. vol. 
4. pag. 1067. n°. 46. 

Mimofa ( villofa), inermis, foliis bipinnatis , 
Jubquinquejugis ; pinnis ovatis, periolis villofis , ra- 
cermis terminalibus, floribus globofis , caule fruticofo. 
Swart. Flor. Ind. occid. vol. 2. pag. 982. 


Arbrifleau rameux , dépourvu d’épines, hant 


Æ'C À 


d'environ fix pieds; les rameaux velus, cylin- 
driques ; les feuilles deux fois ailées, à cinq ou 
fix paires de pinnules , compofées d'environ douze 
paires de folioles ovales, velues, petites, en- 
tières ; les intérieures plus petites ; les pétioles 
velus, cylindriques, couleur de rouille , longs de 
deux pouces; une petite ecaille ovale , au lieu de 
glande , au deflus de la bafe des pinnules. 


Les fleurs font difpofées en grappes droites , 
terminales , compolfées d’épis pédonculés , pref- 
que verticillés , ovales, charges de petites fleurs 
blanches, fafciculées , pédicellées. Leur calice 
eft fort petit , à cinq dents; la corolle trois fois 
plus grande que le calice ; les flamens nombreux, 
capillaires ; le ftyle fimple; une goufle courte, 
plane, hériffee de poils. 


Cette plante croit dans les contrées méridiona- 
les de la Jamaique, fur les hauteurs. h ( Defcripr. 
ex Swart. ) 


1$9. ACACIE pubefcente. Mimofa pubefcens. 
Vent. 


Mimofa inermis , fubhirfuta, foliis bipinnatis ; 
Pinnis foliolifque decem feu duodecimqugis ; petiolo 
eglandulofo ; floribus capitatis | racemofis. Vent. 
Hort. Malm. pag. 21. tab. 21. 


Mimofa pubigera. Catal. Hort. Parif, 


Arbriffeau fort élégant par la délicateffe de fon 
feuillage & par les fleurs dont il eft chargé à la fin 
de l'hiver, dans les ferres d’orangerie. Ses tiges 
font hautes de quatre à cinq pieds; fes rameaux 
pubefcens, dépourvus d’épines, garnis de feuilles 
longues de trois pouces , deux fois ailées, com- 
pofees de dix à douze paires de folioles, fouvent 
beaucoup plus, tmès-rapprochées , fort petites , 
longues d’une ligne , larges à peine d’une demi- 
ligne, légérément pubefcentes ; le pétiole com- 
mun privé de glandes. Les leurs font difpofées en 
épis nombreux, petits , globuleux, de couleur 
Jaune ; les inférieurs axillaires ; les fupérieurs nus , 
formant par leur enfemble une forte de panicule 
terminale. 


Certe plante croît à la Nouvelie-Hollande ; 
elle eft cultivée au Jardin des Plantes de Paris. B 
(Fu) 


160. ACACIE à grappes en tête. Mimofa borry- 
cephala. Vent. 


Mimofa ( acacia difcolor ), inermis , foliis bi- 
pinnatis , partialibus quinquejugis , propriis f[ubde- 
cemjugis , fubtùs drfcoloribus ; fpicis globofis , pedun- 
culatis ; racemofis terminalibus & axillaribus. Wilid. 


Spec, Plant. vol. 4. pag. 1068. n°. 47. 


Mirnofa ( bothrycepala ), petiolo baff glandu- | 


dofo ; pinnis quinquejugis ; foliolis novem feu trede- 


À G A 71 


cimjugis ÿ floribus capitatis , capitulis racemofis. 


Vent. Hort. Celf. pag. 1. tab. 1. 


Mimofa ( difcolor ) , inermis , foliis bipinnatis, 
fexjugis , bicoloribus ; pinnis acutis , aqualibus; fpicis 
axillaribus ; capitulis globofis ; filiquis lariffimis ; 
planis. Andrew. Repof.Botan. pag. 235. tab. 235. 
Médiocris. 


Ses tiges font cylindriques , rameufes, de cou- 
leur cendrée; les rameaux pubefcens & légérei 
ment anguleux à leur partie fupérieure, garnis de 
feuilles deux fois ailées, à cinq paires de pin- 
nules, compofées de neuf à treize paires de fo- 
liol:s ovales-oblongues , aiguës , légérement ci- 
liées à leurs: bords, tronquées à un des côtés de 
leur bafe , un peu charnues , de couleur purpu- 
rine dans leur contour , glabres à leurs deux faces; 
le pétiole commun légérement anguleux, un peu 
pileux , muni d’une glande concave, accompagné 
de ftipules ovales, caduques , pubefcentes. 


Les fleurs font très-odorantes , réunies en têtes 
fphériques, d’un jaure de foufre, pédicellées , 
formant , fur un pédoncule commun, des grappes 
axillaires , fimples , prefque droites, plus longues 
que les feuilles ; plufieurs braétées ovales, ciliées, 
membraneufes, dont cinq font réunies fous les 
têtes de fleurs en forme d’involucre. Le calice eft 
très-court , à cinq divifions ; la corolle jaune, à 
cinq pétales ; les étamines nombreufes ; les filas 
mens monadelphes à leur bafe. Les gouffes font 
très-plates, linéaires, oblongues, obrufes à leurs 
deux extrémités , glabres, de couleur brune, 
longues de deux pouces & plus, larges de fix 
lignes, contenant plufieurs femences petites , 
ovales , très-comprimées. 


Cette plante croît dans la Nouvelle-Hollande ; 
elle eft cultivée, depuis plufeurs années, dans 
quelques jardins de l'Europe. B (F./.) 


161. ACACIE de Caracas. Mimofa caracafana. 
Jacq. 


Mimofa ( acacia caracafane ), inermis | foliis 
bipinnatis , partialious quinquejugis | propriis mulri- 
jugis , linearibus , acutiufculis ; [picis globofs , axil- 
laribus , fubternis rerminalibufque ; calicibus margine 


glandulofrs. Willd. Spec. Plant. vol. 4. pag. 1068. 
n°.48. 


Mimofa ( caracafana ) , inermis, foliis bipin- 
natis , partialibus fubquinquejugis | propriis muli- 
jugis ÿ caule glabro , calicibus ad oras glandulofis. 
Jacq. Icon. Rar. vol. 3. tab. 632 , & Colleét. v. 4: 
pag. 142. 


Cette efpèce eft remarquable par fes calices 
denticulés & glanduleux à leurs bords. Ses tiges 
font glabres; fes rameaux cylindriques ; fes feuilles 
alternes, deux fois ailées, à cinq paires de pin- 
pules, cempofées de dix-’ept à vingt-deux paires 


72 A CA 


de folioles linéaires , un peu obtufes , ciliéss à 
leurs bords, couvertes en deflous de poils cou- 
chés; les pétioles pubefcens. 


Les fleurs font difpofées en épis globuleux , 
axillaires ; r‘unis au nombre de trois ou quatre, 
longuement pédonculés. Les étamines font très- 
longues , purpurines. 


Cette plante cicit dans l'Amérique méridio- 
nale , aux environs de Caracas. D (Defcript, ex 
Wii.) 


161. ACACIE de Porto-Ricco. Mimofa portori- 
cenfis. Jacq. 


Mimofa ( acacia portoricenfis) , inermis, foliis 
bipinnatis, partialibus quinquejugis | propriis multi- 
Jugis, linearibus , acutis ; fpicis globofis , axillaribus, 
Jubternis ; ca!icibus margine ciliatis. Willd. Spec. 
Plant. vol. 4. pag. 1069. n°. 49. 


Mimofi ( portoricenfis ), inermis, foliis bipin- 
natis, partialibus Jubquinquejugis , Propriis mulri- 
jugis ; caule glabro  calicibus ad oras ciliatis. Jacq. 
Icon. Rar. vol. 3. tab. 633, & Colleét. vol 4. 
pag: 143. 


Cette plante a de très-grands rapports avec la 
pers elle en diffère par fes rameaux canne- 
és, par f:s folioles un peu plus grandes , beau- 
coup plus pubefcentes & niême prefque tomen- 
teufes en deflous , blanchâtres & pubefcentes à 
leurs deux fices dans leur jeunefle. Les calices 
font ciliés à leurs bords ; les filamens blancs & 
non de couleur purpurine. 


‘ Cette plante croît à Porto-Ricco, auxlieux mon- 
tueux. b (F7. f.) 


163. ACACIE quadrangulaire. 
gularis. 


Mimofa quadran- 


Mimofa ( acacia tetragona }, inermis » foliis bi- 
pinnatis , partialibus quinquejugis, propriis multi- 
Jugis , linearibus , acutis ; Jpicis globofs, axillaribus, 
Jubternis; ramis tetragonis: Wild. Spec. Plant. v. 4. 
pag. 1069. n°. ço. 


Cette acacie diffère de l’acacie de Porto-Ricco 
par fes rameaux quadrangulaires & par {es folioles 
parfaitement glabres à leurs deux faces. Ses tiges 
font droites , hautes d'environ huit pieds, glabres, 
rameufes. Les feuilles font deux fois ailées, à cinq 
ou fix paires de pinnules, compofées d'environ 
feize à vingt-neuf paires de folioles linéaires , ai- 
gués; les extérieures plus grandes. 


Les fleurs font difpofées en épis axillaires , glo- 
buleux, pédonculés, ordinairement réunis trois 
en‘embie. Les filamens font blancs & très-longs ; 
les goufles longues de quatre pouces , prefque 
linéaires, obtufes, rétrécies à leur bafe , épaiffes 
à leurs bords, 


À C À 


Cette plante croi: en Amérique , dans la pro- 
vince de Caracas, fur les bords fablonneux du 
fleuve Guairito. B ( Déféripr. ex Willd.) 


164. ACACIE à rameaux lâches. Mimofa laxa. 


Mimofa ( acacia laxa ) , inermis , foliis bipinna- 
tis, partialibus quadrijugis , proprits multijugis , 
fubiès glaucis ; fpicis globcfis, pedunculatis , axil- 
laribus ; ramis teretibus, divaricatis. Willd. Spec. 
Plant. vol. 4. pag. 1069. n°. 1. 


Arbriffeau d’environ quinze pieds de haut , di- 
vifé en rameaux alternes, cylindriques, diffus, 
écartés, de couleur cendrée, garnis de feuilles 
deux fois ailées, à quatre paires de pinnules , 
chacune d’elles compofées de douze à vingt-qua- 
tre paires de folioles linéaires, oblongues, un peu 
obtufes , inégalement partagées par la principale 
nervure , rétrécies au côté extérieur de leur bafe, 
arrondies à l’intérieur , d'un vert-foncé en deflus, 
glhiuques en deffous, glabres à leurs deux faces ; 
les pétiol:s couverts de poils couleur de rouille, 
Les fleurs font difpofées en épis globuleux, 
pédonculés, axillaires ; les filamens de couleur 
purpurine. Les fruits confiftene en une gouffe 
comprimée, longue de quatre pouces, rétrécie 
à fa bafe. 


Cette plante croît en Amérique , aux environs 
de Caracas. R ( Defcripr. ex Wild.) 


16$. ACACIE diffufe. Mimofa divaricata. 
Jacq. 


Mimofa ( acacia divaricata ) , inermis, foliis 
bipinnatis , partialibus [tx feu nOvemyJugis , propriis 
multijugis ; glabris ; fhpulis feniovatis , falcatis ; 
glandulà petiolari ; fpicis globofis | pedunculatis , 
axillaribus. Willd. Spec. Plant. vol. 4. pag. 1070. 
He 2e 


Mimofa ( divaricata }, inermis , foliis bipinna- 
tis , partialibus [ex vel novemjugis | propriis quadra- 
gintajugis j fHpulis dimidiato-triangularibus ; fpicis 
globofis ; floribus monadelphis, Polyandris. Jaca. 
Hort. Schoenb. vol. 3. pag. 76. tab. 395. 


Ses tiges fe divifent en rameaux diffus, cylin- 
driques , ponétués , garnis de feuilles alternes, 
deux fois ailées, compofées de fix à neuf paires 
de pinnules , chacune d'elles fupportant environ 
quarante paires de folioles linéaires, obtufes, 
glabres à leurs deux faces ; une glande convexe , 
fefile , placée fous la paire inférieure de pinnule, 
fur le pétiole commun ; de grandes ftipules à demi- 
ovales, prefqu’en faucille, affez femblables à celles 
de l’acacia latifiliqua. Les fleurs font difpofées en 
épis globuleux , axillaires , pédonculés , fouvent 
ternés , quelquefois prefqu’en grappes. Ces fleurs 
ont un grand nombre de filamens connivens à leur 
partie inférieure. 


Cette plante croît dans les Indes occidentales. b 
166. ACACIE 


A C À 


166, ACACIE à panaches. Mimofa lophantha. 
Vent. 


Mimofa ( acacia lophantha ), inermis, foliis 
bipinnatis , partialibus novem feu duodecimjugis, pro- 
priis fubvigintijugis , lanceolatis ; aveniis ; glandulä 
petiolari , & inter binas terminales partialium ; 
fhicis oblongis , pedunculatis , axillaribus , gemi- 
nis. Willden. Spec. Plant. vol. 4. pag. 1070: 
n°. 53. 

Mimofa ( diffachya & lophantha ), periolis 
bafi interque duas fupremas pinnulas glandulofis ; ra- 
cemis gerninis , axillaribus ; leguminibus articulatis, 
planis. Vent. Hort. Celf. pag. 20. tab. 20. 


Ses tiges font droites , cylindriques ; fes rameaux 
cannelés , prefque lifles , dilatés & comme arti- 
culés à leur bafe, garnis de feuilles deux fois 
ailées , à fept, neuf, quelquefois douze paires de 
pinnules , compofées de quinze, dix-huit & même 
vingt-quatre paires de folioles fefiles, oblongues, 
lancéolées, aiguës , d’un vert-foncé en deflus , 
plus pâles en deffous ; tronquées à un des côtés 
de leur bafe , partagées inégalement par la ner- 
vure du milieu, glabres à leurs deux faces. Les 
pétioles pubefcens ; deux ftipules droites, lan- 
céolées , aiguës ; une glande oblongue & concave 
à la bafe du pétiole commun & entre chacune 
des deux dernières paires de pinnules. 


Les fleurs font pédicellées, difpofées en grappes 
axillaires , géminées, très-rouffues, longues d’en- 
viron un pouce & demi, pédonculées ; chaque 
fleur un peu odorante, munie d’une braëtée ovale, 
aiguë , pubefcente ; le calice à peine pileux , à 
cinq dents; cinq pétales droits , aigus, un peu 
pilcux en dehors ; les étamines nombreufes , 
r:unies à leur bate. Les goufles font planes , 
oblongues, finuées , rétrécies en pédicule à leur 
bafe , obtufes, mucronées à leur fommet, ren- 
fées (ur leurs bords , à une feule loge, à deux 
valves, d'un brun marron , contenant environ 
cinq femences arrondies , légérement compri- 
mées. 


Cette plante croît dans la Nouvelle Hollande, 
où elle a éré découverte par M. Lahaye. D 
(V.v.) é 

167. AcAcIE des Illinois. Mimofa illinoenfis. 
Mich. 


- Mimofa ( acacia brachyloba ) , inermis , foliis 
bipinnatis , partialibus oétojugis , propriis multijugis; 
glandulä inter par infimum partialium ; Jpicis globc- 
fs , folivariis , pedunculatis, axillaribus ; legumini- 
bus lanceolatis, reétis. Wiliden. Spec. Plant. vol. 4. 
pag- 1071. n°. 54. 

Mimofa ( illinoenfis ) , inermis , pumila ; caule 
herbaceo , gracili , divaricato ; folirs bipinnatis ; 
pinnis quinque-oétojugis ; capitulis folitariis ; breviter 

Botanique. Supp'ément. Tome 1. 


À C À 79 


pedunculacis , leguminibus paucioribus. Michaux , 
Flor. boreal. Amer. vol. 2. pag. 254. 


Mimofa brachyloba. Mühlenb. in litt. 


Ses tiges font droites, herbacées , glabres , 
cannelées , peu élevées , grêles, éralées, garnies 
de feuilles deux fois ailées, à cinq ou huit paires 
de pinnules , compofées de feize à vingt-quatre 
paires de folioles linéaires , aiguës , un peu ciliées 
à leur bafe; le pétiole commun canaliculé en 
deffus & un peu pileux ; les autres glabres , por- 
tant une glande fefile , comprimée , placée entre 
la paire de pinnules inférieures. Les fleurs font 
difpofées en épis globuleux , axillaires , de la 
groffeur d'un pois, folitaires, médiocrement Fé- 
donculés. Les goufles font rares, droites , lan- 
céolées , longues d’environ fix lignes. 


Cette plante croit dans les prés , au pays des 
Iilinois. + 


168. ACACIE glanduleufe. Mimofa glandulofa. 
Mich. 


Mimofa ( acacia glandulofa) , £mermis , folirs 
bipinnatis, partialibus duodecimjugis, propriis mul- 
cijugis ; glandulà inter omnta paria partialium; fpicis 
globofis , pedunculatis, folitariis , axillaribus ; legu- 
minibus falcatis. Willden. Spec. Plant. vol. 4. 
pag. 1071. n°. S$. 

Mimofa ( glandulofa ) , inermis , caule herbaceo; 
foliis multijgugo-bipinnatis ; pedunculis folitariis , 
monocephalis ; leguminibus congeflis, planis, ar- 
cuato-falcatis. Mich. Flor. boreal. Amer. vol. 2. 
pag. 254. 

Mimofa ( glandulofa ), periolis inter pinnarum 
paria glandulofis ; floribus capitatis, pentandris ; 
leguminibus falcatis. Vent. Choix de Plant. p. 27. 
tab. 27. 


Cette efpèce , remarquable par la fineffe & le 
noinbre de fes folioles, ainfi que par fes gouff-s 
courtes, rapprochées en tête , courbées en fau- 
cille, a des tiges herbacées , glabres , cannelées, 
anguleufes, hautes d’environ quatre pieds, peu 
rameufes , garnies de feuilles deux fois ailées, à 
douze ou vingt paires de pinnules, compofées de 
feize à vingt paires & plus de folioles linéaires , 
aiguës, planes, purpurines fur leurs bords, 
tronquées à un des côtés de jeur bafe, inégale: 
ment partagées par la nervure du milieu, munies 
de ftipules peu apparentes; les pétioles glibres, 
pourvus entre chaque paire de pinnul: d'une 
glande fefile , en godec, d'un pourpre vif. 


Les fleurs font très-petites , réunies en une tête 
ovale, arrondie, axillaire, folitaire , pédoncu'ée, 
munie de bractées. Le calice eft glabre, tubuli, 
à cinq dents; cinq pétales vérdâtres, concaves, 
ovales, aigus; cinq étamines faillantes, d’un 


pourpre-clair; les étamines mobiles, ovales, à 


74 A CA 


quatre fillors, s'ouvrant latéralement. Les gouffes 
font nombreufes , rapprechées en tête, planes, 
longues d’un pouce, glabres, arquées, pointues 
à leur fonm:t, d'un brun-foncé, contenant de 
trois à fix femences glabres, ovales, compri- 
mées. 


Cette plinte croît dans l'Amérique fepren- 
trionale , fur les borcs du fleuve Tennafice. % 


GT 


169. AcACIE décurrente. Mimofu decurrens. 
Dorn. 


Mimofz ( acacia decurrens ), inermis , foliis 
bipinnaus , partialihus undecimjugis, propriis mulei- 
Jugis ÿ petiolis partialibus marginatis ; glandulà inter 
omnia pa'tialia; fpicis globo/fis , peduncularis , axil- 


laribus. Wild. Spec. Plant. vol. 4.p. 1C72.n°, 56. 
Mimofa decurrens. Donn. Catal. 14. 


Ses rameaux font glabres , cannclés , 2nguleux; 
fes feuilles deux fois aiiées, à neuf ou onze paires 
de pinnules, compofées de vingt-cinq à trente 
paires de felioles glabres , linéaires , obtufes ; le 
peticle con mun glibre , à demi cylindrique ; ies 
partiels glabres, bordés par une membrane fo- 
liacée ; une glande obiongue, feffile entre chaque 
paire de pinnules. Les fleurs font difpoiees en 
épis axillaires, globuleux, foliraires, pédonculés, 
quelquefois trois têtes réunies fur un pédoncule 
commun. 


Cette plante croît dans la Nouvelle-Hcllande. 
D (Diféripr. ex Wilid.) 


170, ACACIE à feuilles de préride. Mimo/fa 


Fteric:na. 

Mirofa ( acacia filicina } , inermis , fokis bipin- 
natis , partialibus fubfexjugis | propriis mu/tijugis ; 
Fetiolo communi hirfuto ; fpicis glubofis, peauncu- 
dass, terminalibus , pariculatis. Wild. Spec. Plani. 
vol. 4. pag. 1072. n°. 57. 

Mimofa ( filicioides ) | inermis, foliis bipinna- 
tis , partialibus fexjugis, proprits numercfifimis , 
minimis, ciliatis , eglandulofs. Cavan. Icon. Rar. 
vol. 1. pag. $5. tab. 78. 


Ses tiges fe divifent en rameaux anguleux , 
velus , garnis de feuilles doutl:ment aïlées, à 
fix ou fept paires de p'nnnles, compofées d’en- 
viron cinquante paires de fclicles linaires, un 
peu obtufes , cilées à leurs bords ; les pétioles 
communs hériflés de poils éralés. Les fleurs font 
difpofées en épis globuleux, terminaux , pariculés; 
les goufles font linéaires, planes , longues d’un 
pouce & demi ou deux pouces, pileufes, jlas 
épaiffes à Leurs bords. 


Cette plante croit au Mexique. B -(D:féripe. ex 
Wild.) 


A. C A 


171. ACACIE à feuilles menues. Mimofa j'ar- 
vifolia. 


Mimofa (acacia microphylla ), ixermis , foliis 
bipinnatis , partiulibus viginti quinquejugis., propriis 
multijugis, linecribus, tenuiffimis ; glandutà petiole- 
ri ; fpicis globofis, pedunculatis , geminaiis ; axile 
es Willden. Spec. Plant. vol. 2. pag. 1073: 
Le DE Le 


C'eft un arbre haut de trente pieds , dont les 
rameaux font roides, cylindriques; les plus jeunes 
pubefcens, garnis de feuilles deux fois ailées , à 
vingt ou vingt-cinq paires de pinnul:s, compr- 
fées de folioles très-caduques, au nombré de cir- 
quante ou foixante paires , très-petites, linéaires, 
ateués, ciiées à leurs bords ; les pétioles pubef- 
cens; une groffe glande urcéolée à la bafe du pé- 
ticle commun. Les fleurs font difpofées en éjis 
glebuleux , pédonculés , axillaires, géminés , au 
moins de la grofleur d’un pois. Les goufles fort 
linéaires , longues de reuf pouces , revêtues d’une 
écorce brune en dehors, rougeitre en dedars; 
luifantes , contensnt des femences planes , noird: 
tres, luifantes, obiculaires. 


Cerre plarte croit en Amérique, dans la" pro- 
vince de Caracas, fur les collines pierreufes. 5 
(Defeript. ex Willd.) 


172. ACACIE voyageufe. Mimofa peregrina. 
Linn. 


Mimofa (acacia peregrina), inermis , foliis bi- 
pinnatis. partialibus fedecimjugis, propriis quadrä- 
gintajugis ; glandulä petiolari ; fpicis globofis | redur- 
culetis, axillaribus , ternis, Wiilden. Spec. Plant. 
vol. 4. pag. 1073. n°. ç9. 

Mimofa (peregrina}, inermis, foliis bipinratis , 
partialibus fedecimjugis , propriis quadragintaugis ; 
glanaulà bafeos perivlari. Linn. Spec. Plant. vol. 2. 
pag. 1504. 


Mimofa inermis, foliis duplicoto pinnatis ; glan- 
dulä ad bai: petiolorum ; filiquis oveto-oblongis 
planis. Hort. (aff. 209. 


Ses tiges fe divifent en rameaux cylindricuse, 
parfemes de points blancs, garn's de feuilles deux 
fois ailées, à feize pinnules, compolées de qua- 
rante à cinquante paires de fulioles linéaires , lan- 
céolées , legerement ciliées à leur contour; les 
périoles pub: {cents ; une glande comprimée , fe 
file, firuée au deflus de la bafe du pétiole coma 
mun,. Les fleurs font difiofées en épis axillai.es , 
fouvent ternes, globuleux, pédonculés, de la 
grofleur d'un pois. 


Cette plante croit dans l'Amérique méridio- 
nale. B 


173. ACACIE paniculée. Mimofa paniculata. 


À C À 


Mimofa (acacia paniculata ), inermis, folris 
bipinnatis , partialibus vigintijugis , propriis quadra- 
gintajugis ; glandulé petiolar: ; fpicis globofis pedun- 
culatis , paniculatis ; paniculis axillaribus. Willden, 


Spec. Flant. vol. 4. pag. 1074:n°. Go. 


Cette efpèce, fi rapprochée du mimofa reregrina 
par la longueur & la forme de fes folioles, en dif- 
fère effentiellement par la difpofition de fes fleurs. 
Ses rameaux font cylindriques , ft.iés, pubefcens; 
fes feuilles deux fois ailées , à vingt ou vingt-cinq 
paires de pinnules, compofées de quarante à cin- 
quante paires de folioles linéaires, ciliées ; les pé- 
tioles pubefcens ; le pétiole commun long de trois 
à quatre pouces; les partiels à peine longs d'un 
demi-pouce; une glande plane, comprimée , fef- 
file , alongée , placée entre la paire inférieure des 
pinnules. Les fleurs font difpofées en épis globu- 
leux , de la groffeur d’un grain de poivre , pédon- 
culés , réunis en une panicule terminale , axillaire, 
Jongue de deux pouces & plus. 


Cette plante croît au Bréfil , dans la province 
de Para. b (Deferipe. ex Willd.) 


174 ACACIE à grandes fleurs. Mimofa grandi- 
fora. Lhérit. 


Mimofa (acacia grandiflora) , inermis , foliis 
Pipinnatis , partialibus feéptemdecimjugis , propriis 
quadragintojugis ; fpicis fubcapitatis, pedunculatis , 
racemo/is , terminaliôus, Wild. Spec. Plant. vol. 4. 
pag. 1074. n°. 61. 


Mimofa (grandiflora), inermis, foliis abrupte 
Pinnatis, mulrijugis ; pinnulis multijugis; foliolis 
diffinéiffimis ; racemo compofito , termina!i. Lhérit. 
Sertor. Angl. 30. — Aiton, Hort. K:w. vol. 3. 
pig. 441. 

Acacia non fpinofa India orientalis , folits perexi- 
g-is; virgulis lanugine ferrugineä villofis. Pluken. 
Aumalth. pag. 3. 


On diflingue aifément cette efpèce à la grandeur 
de fes corolles, longues de plus d’un demi-pouce. 
Ses rameaux font cylindriques , ftriés, pubefcens, 
garnis de feuilles deux fois ailées, à dix-fept ou 
dix-huit paires de pinnules , compofées de trente 
ou quarante paires de folioles linéaires, un peu 
obtufes, petites, ciliées à leur contour. Les pé- 
tioles font pubefcens , dépourvus de glandes ; les 
fleurs difpofées en une grappe rameufe , terminale. 
Les ramifications fupportent à leur fommet quatre 
à cinq fleurs feffiles , prefqu’en tête. Les étamines 
font de couleur purpurine , longues d’environ un 
pouce & demi. 


Cette plante croît dans les Indes orientales. F 


175. AcACIE amère. Mimofa amara. Roxb. 


Mimofa (acacia amara) , inermis , foliis bipin- 
netis , partialibus decer-jugis', propriis multijugis j 


Æ C À 


79 


: fpicis globofis ; pedunculis axillaribus ; aggregatis. 


Willd. Spec. Piant. vol. 4. pag. 1074. n°. 62. 


Mimofa amara. Roxb. Coromand, 2. pag. 13. 
tab. 122. 


Ses rameaux font cylindriques , pubefcens , de 
couleur cendrée ; les feuilles deux fois aies, 
compofées de neuf à dix paires de pinnules, & 
celles-ci de vingt à vingt-huit paires de folioles 
linéaires , pubefcentes , un peu obtufes ; les pé- 
tioles également pubefcens , dépourvus de glan- 
des. Les fleurs font difpofées en épis globuleux, 
pédonculis, de la groffeur d’une cerife, réunis 
au-nombre de deux, quatre, cinq ou fix dans 
l'aiffzile des feuillzs. Les gouffes font planes, li- 
néaires , aiguës , longues d'environ un demi-pied, 
renfermant huit femences. 


Cette plante croît dans les Indes orientales. F 
( Defcripr. ex Wilid.) 


176. AcAcIA glauque. Mimofa glauca. Linn. 


Mimofa (acacia glauca), inermis , foliis bipin- 
natis, partialious quinque feu fexjugis , propriis oéto- 
decimjugis, diflintious ; fpicis globofis , petunculatis, 
geminis , axillaribus. Willd. Spec. Plant. vol. 4. 
pag: 1075. n°. 63. 

Mimofa (glauca ), inermis, foliis bipinnatis, 
partialibus fexjugisÿ pinnis plurimis , glandula inter 
infima. Linn. Spec. Plant. vol. 2. pag. 1504. 


Mimofa arborcfcens , non fpinofa, pinnis acacie 
latioribus , inferne glaucis ; flore albo. Breyn. Cent. 
Lipage 73: 

Acacia non frinofa, flore albo ; feliorum pirnis 
latiufculis , glabris ; filiquis longis , planis. Millet , 
Di&. tab. 4. — Trew. Ehret. tab. 36. 


Acacia buxifoliis rotundioribks ; floribus alois ; 
fliqué laté , compreffä. Catesb. Carol. vol. 2. pag. 
42. tab. 42. 


Mimofa glauca. Lam. Diét. n°. 22. 


Cette efpèce fe diftingue par fes fleurs blan- 
ches, à dix étamines , fans corolle. Ses épis fonc 
gros & globuleux; fes goufes aplaties, rortueu- 
fes. (Voyez AcACIE glauque, n°. 22.) 


177. ACACIE à deux têtes. Mimofa biceps. 


Mimofa (acacia biceps), inermis, foliis bipir= 
natis, partialibus quadri feu quing:ejugis , propriis 
fedecimjugis , lanceolatis , diffantibus ; glandulä pe- 
tiolari ; fpicis globofis , axillaribus ; geminis ; pedun- 
culatis. Willden. Spec. Plant. vol. 4. pag. 107ÿ: 
n°. 64. 

Cette plante fe rapproche beaucoup de la pré- 
cédente ; elle s'en diftingue principa'ement par 
une glande urcéolée , placée fur le périole com- 
mun entre la-paire inférieure ue pinnukesi Ses 

2 


76 A C A 


rameaux font cylindriques & pubefcens; fes feuil- 
les deux fois ailees , compofées de quatre ou cinq 
paires de pinnules, chacune garnie de douze à 
feize paires de folioles diftantes , lancéolées , ai- 
guës, ciliées à leurs bords; les pétioles pubefcens. 
Les fleurs font difpofées en épis glohuleux , ge- 
minés , de la grofeur d’une cerife; axillaires, 
pédonculées : il leur fuccède des goufles de quatre 
à cinq pouces de long, linéaires, épaifliss à leurs 
bords , renfermant plufieurs femences. 


Cette plante croît au Bréfil, dans la province 
de Parä. h (Deftripr. ex Willa.) 


173. ACACIE feuillue. Mimofa frondofa. Klein. 


Mimofa (acacia frondofa), foliis bipinnatis, 
partialibus fexjugis , propriis quatuordecimjugis , lan- 
ceolatis , diffantibus ; glandulä petiolari ; fpicis glo- 
bofis , axillaribus , folitariis , pedunculatis. Willden. 
Spec. Plant. vol. 4. pag. 1076. n°. 65. 


Mimofa frondofa. Klein. in litt. 


Peu différente de la précédente, fes épis font 
foliraires & non géminés ; fes folioles moins nom- 
breufes ; fes rameaux cylindriques, pubefcens; fes 
feuilles deux tois ailées , à fix paires de pinnules , 
compolées de quatorze paires de foliotes diflantes, 
lancéolées, aiguës , légérement pubefcentes en 
deffous , ciliées à sur contour ; les pétiolés pu- 
befcens ; une gland: urcéolée fur le pétiele com- 
mun, entre la paire inférieure des folioles. Les 
épis font axillaires, globuleux , de la groffeur 
d'une cerife ; les goufles linéaires, longues de 
trois à quatre pouces, planes, polyfpermes , un 
peu finuées à leur bord extérieur. 


Cette plante croit dans les Indes orientales. 
D (Déferipe. ex Wilid. ) 


XXX%X Feuilles deux fois ailées ; tiges munies d’épines 
ou d’aiguillons ; épis alongés. 


179. ACACIE à chatons. Mimofa juliflora. Sw. 


Mimofa (acacia juliflora), fpenis flipularibus , 
geminis ; folus bipinnatis ; partialibus bijugis, pro- 
priis vigintipugis; fpicis axillaribus, geminis ternifve, 
cylindraceis , pendulis. Wild. Spec. Plant. vol. 4. 
pag. 1076. n°. 66. 


Mimofa (piliflora), fpinis flpularibus , geminis; 
foliis bijugis, glandul& interfhinétis; fpicis, pendulis, 
fubeylindricrs; leguminibus comprelfis.Swartz, Proûr. 
pag. 85, & Flor. Ind. occid. vol. 2. pag. 986. 

Mimofa diffufa, fpicä oblongé ; filiquis longiori- 
bus, compreffis. Brown, Jam. 251. 


Arbre d'environ trente pieds, & qui n’eft quel- 
quefois qu'un fimple arbriffleau de cinq à fix pieds 
de haut , dont l'écorce eft ridée, de couleur cen- 
érée ; les rameaux très-longs, glabres , verdätres, 


A. C À 


armés d’épines fouvent géminées , fortes , redref- 
fées , longues de quatre à cinq lignes; les feuilles 
dtux fois aiiées , à deux paires de pinnules , com- 
polées d'environ vingt paires de foliles glabres, 
oblongues étroites, obtufes; les pétioles glabres, 
cylindriques, un peu anguleux ; une glande com- 
primée , un peu arrondie, folitaire à la bafe des 
pinnules. 


Les fleurs font difpofées en épis prefque cylin- 
driques , longs de deux ou trois pouces , réunis 
deux ou trois dans les aiffelles des feuilles; es 
pédoncules cylindriques, longs d’un demi-pouce, 
foutenant des fleurs nombreufes , fefhles, jaunes, 
rapprochées. Le calice eft fort petit, à cinq dents; 
la corolle une fois plus longue que le calice, à 
cinq découpures, velue en dedans ; huit à dix fila- 
mens libres, plus longs que la corolle ; l'ovaire 
oblong & velu; le ftigmate fubulé. Les gouffes 
font pédicellées , longues de quatre à cinq pou- 
ces , glabres, comprimées , fouvent tortueufes, 
contenant plufisurs (emences brunes , oblongues, 
féparées par des cloifons charnues. 


Cette plante croit dans les contrées méridio- 
nales de la Jamaique, dans les campagnes arides. 
D (Defcripr. ex Swartz.) Les feuilles & même les 
gouiles, malgré leur faveur douce, paffent pour 
étre très-nuifibles & mêne mortelles aux beftiaux 
lorfqu'on ne les y a pas accoutumés peu à peu. 


180. ACAcIE des voleurs. Mimofa latronum. 
Linn. f. 


Mirofa (acacia latronum), Jpinis flipularibus , 
geminis , connatis ; foliis bipinnatis , partialibus qua- 
drijugis, propriis multijugis ; fpicis fubgeminatis , 
elongatis, axillaribus. Willd. Spec. Plant. vol. 4. 
pag. 1077. n°. 67. 


Mimofa (latronum), fpicis flipularibus | conna- 
Lis , divaricatrs , teretibus , fubulatis ; folirs bipin- 
natis ; foliolis quadrjupis; fpicis elongatis , pedun- 
culatis, axillaribus, fubgeminatis. Linn. f. Suppl. 
pag. 438. 


Mimofa latronum. Lam. Diét. 1. n°. 41. 


Les épines dures, très - longues, nombreufes 
dont cet a:brifl-au eft hériflé, le rendent très- 
propre à faire des haies de défenfe pour écarter 
des pofleihons les déprédateurs & les animaux. 
(Voyez AcaAciE des voleurs, n°. 41.) 


eur ACACIE du Sénégal. Mimofa fenegal. 
Inn. 


Mimofa (acacia fenepal), fpinis fipularibus ter- 
nis, intermedia reflexa ; foliis bipinnatis, partialibus 
guinque feu fexjugis , propriis multijugis ; fpicis axil- 

| laribus , cylindraceis. Willden. Spec. Plant. vol, 4. 
pag. 1077. n°. 68. 


Mimofa (fenegal), fpinis ternis , intermedia 


ACA 


reflexa ; foliis bipinnatis , floribus fpicatis, Lion. 
Spec. Plant. vol. 2. pag. 1506.— Blackw. tab. 345. 


Acacia. C. Bauh. Pin. 392. — Alp. Ægypt. 9. 
tab. 15. — Forskh. Ægypt. pag. 176. n°. 81. 


Mimola fenegalenfis. Lam. Di. 1. n°. 45. 


Cet arbre , qui croît au Sénégal, fe trouve auf 
en Egypte, où Profper Alpin & For:khail l'avoient 
autrefois obfervé. J'en ai vu des échantillons rap- 
portés du même pays par M. Delifle. (Voyez Aca- 
cie du Sénégal, Diét. n°. 45.) 


182. ACACIE afak. Mimofa afak. Vahl. 


Mimofa (acacia afak), fpinis fHpularibus, ternis, 
reëlis ; foliis bipinnatis , partialibus trijugis ; proprits 
guinquequgis ; glandulä inter par infimum partialium. 


Wiild. Spec. Plant. vol. 4. pag. 1077. n°. 69. 


= Mimofa afak. Vakl, Symbol. 2. pag. 104. — 
Forskh. Flor. æ2ypt.-arab. pag. 176. 


On ne connoît ni les fleurs ni les fruits de cet 
arbufte. Ses tiges font armées de trois, quelque- 
fois deux épines droites, très-ouvertes ; les feuil- 
les alternes, deux fois ailées, compofées de trois 
paires de pinnules , & celles-ci de cinq paires de 
folioles linéaires, obtufes, longues de trois li- 
gnes; une glande fituée entre la dernière paire de 
pinnules. 


Cette plante croit dans l’Arabie-Heureufe. P 


“183. ACACIE caffre. Mimofa caffra. Thunb. 


Mimofa (acacia caffra ), aculeis geminis, ffipu- 
laribus , incurvis ; foliis bipinnatis , partialibus duc- 
decimjugis , propriis multijugis ; glandulà perïolari ; 
fpicis cylindraceis , axillarious. Wild. Spec. Plant. 
vol. 4. pag. 1078. n°. 70. 


: Mimofa (caffra), aculeis binis, oppofitis; foliis 
bipinnatis ; pinnulis lanceolatis , glabris ; fpicis elon- 


gatis. Thunb. Prodr. pag 92. 


.Ses rameaux font cylindriques, flriés ; fes feuil- 
1:s deux fois aïlées, compofées de fept-à douze 
paires de pinnules, chacune d'elles contenant vingt 
ou trente paires de folioles glabres, linéaires, 
obtufes ; les pétioles prefque glabres ; une glande 
comprimée , fituée un peu au deffus d= la bafe du 
pétiole commun. Les fleurs fout difpofées en épis 
axil'aires , pédonculés , cylindriques , longs d'en- 
viron deux pouces ; ils produifent des gouffes pla- 
nes , linéaires-lancéolées , longues de deux pouces. 


Cette plante croît au Cap de Bonne-Efpé- 
rance. ph 
184. AcAcrE étoilée. Mimofa flellata. Vabl. 


Mimofa (acacia ftellata), fpicis geminis, flipu- 
laribus ; foliis bipinnatis, partialibis decemjugis , 
proprits tredecimjugis ; periolis fubtüs aculeis ternis , 


À C A À 


binis:, recurvis, ad fingula paria ; floribus racemoffs, 
Willd. Spec. Planc. vol. 4. pag. 1078. n°, 71. 


_Mimofa (fellata ) , fpinis ffipularibus ; feliis 
bipinnatis ; petiolis fubrüs aculeis recurvis ; fioribus 
racemofis, Vahl , Symbol. vol. 1. pag. 81. 


Mimofa (ftellata), foliis geminis, pénnatis, no- 
vempjugis ; fpinis fhellatis, ternts, duabus apice recar- 
vis. Forskh. Flor. ægypt.-arab. pag. 177. n°. 87. 


Ses rameaux font alrernes , armés, à la bafe des 
feuilles, de deux épines flipulaires, recourbées ; 
les feuilles périolées , deux fois ailées, compofées 
de dix paires de pinnules. Chaque pinnule fup- 
porte treize paires de folioles ; entre les épines , 
les pétioles font munis en deffous, à chaque paire 
de pinnules, de trois aiguiilons, dont deux re- 
courbés, ouverts en étoile. Les fleurs font difpo- 
fées en grappes ax'llaires. 


Cette plante croit dans l'Arabis-Heureufe , füz 
la montagne de Kurma. P 


18ÿ. ACACIE chundra. Mimofa chundra. Roxb. 


Mimofa (acacia chundra), aculeis fhpularibus, 
geminis , uncinatis ; foliis bipinnatis , partialibus 
novem feu tredecimjugis , propriis muluijugis ÿ glan- 
dulä periolari, & zvter trèa terminalium exteriorumÿ 
fpicis cylindraceis. Wilden. Spec. Plant. vol. 4. 
pag. 1078. n°. 72. 


Mimo/fa chundra. Roxb. 


Ses tiges fe divifent en rameaux cvlindriques , 
armés d'aiguilons ftipulaires, géminés, crochus. 
Les feuilles font deux fois ailées , à neuf ou treize 
paires de pinnules, compefées de vingt-neuf ou 
trente-trois paires de folioles glabres , linéaires, 
obtufes ; les pétioles glabres ; une glande compri- 
mée , fituée au deffus de la bafe du petiole com- 
mun, & entre les trois paires terminales des pin- 
nules. Les fleurs font difpofées en épis droits, 
cylindriques , géminés , axillaires, longs d'un 
pouce & demi. 


Cette plante croit dans les Indes orientales. & 
( Defcripr. ex Willa.) 


186. ACACIE du cachou. Mimofa catechu, 
Linn. f. 


Mimofa (acacia catechu }, aculeis geminis ; fli- 
pularibus , uncinatis ; foliis bipinnatis , partial:bus 
decempugis , propriis multijugis , pubefccniibus ; glan- 
dulä petiolari, & inter duo terminali-partialium ; 
fpicis cylindracers ; geminis ternifve , axillaribus. 
Willd. Spec. Plant. vol. 4. pag. 1079. n°. 73. 

Mimofa ( catechu }, fpinis fhipularibus ; foliis 
bipinnatis, mulrijugis ; glandulis partialiim fingulis; 
fpicis axillaribus peminis [eu ternis, pedunculais. 
Linn. f. sprl pag. 439. — Roxb. Coromard. 2. 
pag. 40. tab. 175. 


ré) À C A 


Catéchu, Kerr. Medical. Obferv. $. pag. 151. 
tab. 4. 


Mimofa catechu. Lam. Di. 1. n°. 45. 


Ses pétioles font légéremenr pubefcens, munis, 
au diffus de leur bafe & entre les deux dernières 
paires términalis de pinnules , d’une glande com- 
primée. Les goufles contiennent environ cinq à 
fix femences. (Voyez AcACIE cachou, n°. 45.) 


187. AcaAcié très-épineufe. Mimofa fpinofif- 
f 4 « 


Mimofi (acacia polyacantha), aculeis geminis, 
fipulurisus , dilatatis ; foliis bipinnatis , partialibus 
decemj gs, proprits multijugis, ciliatis ; glandulä in 
apice & bff jetioli communis, fubrès aculeati ; fpicis 
cylindruce!s, geminis, axillaribus. Wiliden. Spec. 
Plans. vol. 4. pag. 1079. n°. 74. 


Ses tiges fe divifznt en rameaux cylindriques, 
munis de deux aizuillons ovales, comprimés, fti- 
pulaires , garnis de feuilles deux fois ailées, com- 
pof£es de neuf à dix paires de pinnules, foutenant 
chicune trente à quarant: paires de folioles li- 
néaires , obtufes, cili£es à leurs bords, Le périole 
commun Eft srmé en deflous d’aiguillons recour- 
bés , folituires entr: chaque paire de pinnules ; les 
pétioles partiels pubefcens, privés d’aiguillons ; 
une gline comprinée zu deffus de h bafe & su 
fommer du pétiole commun. Les fleurs font dif- 
pofées en épis axillaires & cylindriques , pédon- 
culés , longs de trois à quatre pouces. 


Cette plante croît dans les Indes orientales. 
(Defcripr. ex Willa.) 


188. ACACIE porte-corne. Mimofa cornigera. 
Lion. 


Mimofa (acacia cornigera ), fpinis fl'pularibus, 
connatis, compreffis ; foliis bipinnatis , partialibus 
Jexjagis , proprits wvigintijapis , glabris ; glandulà 
petiolari ; fpicis axillaribus , cylindraceis, Wiilden. 
Spec. Plant. vol. 4. pag. 1089. n°. 75. 

Mimo/fa (cornigera), fpinis flipularibus , gemi- 
nis , connatis ; foliis bipinnatis, Linn. Hort. Cliff. 
pag. 208. 

Mimofà cornigera. Lam. Dit. 1. n°. 37. 

Cette efpèce eft remarquable par deux longues 
épines cornées , épaiffes , adhérentes par leur bafe, 


refiemtlant à deux cornes de bœuf. ( Voyez AcA- 
CiE porte-corne , n°. 37. ) 


Y XX XX Feuilles deux fois ailées ; rameaux armés 
d'épines où d’aiguillons ; épis globuleux. 


A. Aiguillons oppofés. 


189. ACACIE à groffes épines. Mimofa macro- 
çantha. 


NCA 
Mimofa (acacia macrocantha ), fpinis flipulari- 
bus , geminis, lanceslatis , compreffis, folia fubaquan- 
cibus ; foliis bipinnatis | partialibus duodecimqugis , 
propriis multi} rgis ; glandulä in apice & bai petioli 
communis ; fpicis globofis, pedunculatis, Willden. 
Spéc. Plant. vol. 4. pag. 1080. n°. 76. 


Acacia macrocantha. Humb. & Bonpl. 


Les rameaux font ftriés, médiocrement cylin- 
driques ; les feuilles deux fois ailées, compofées 
d2 douze à treize paires de pinnules, foutenant 
environ trente paires de folioles linéaires, obtu- 
fes, ciliées à leur contour; les pétioles. pubef- 
cens, munis , au deflus de leur bafe & vers leur 
fommet , d’une glande comprimée. Les épines font 
fipulaires, prefque de la longueur des feuilles, 
piquantes , comprimées , lancéolées , acuminées , 
ouvertes en angle droit , longues de deux pouces 
& plis. Les fliurs font difpofées en épis globu- 
lux, axillaires, géminées , longuement pédoncu-. 
lées , de la groffeur d’un grain de poivre, formant 
prefqu’une grappe à l'extrémité des rameaux. 


Cette plante croit dans l'Amérique méridio- 
nale. D 


190. ACACIE à épines concaves. Mimo/fa co- 
chliacantha. 


Mimofa (acacia cochliacantha ), fpinis flipula- 
ribus , geminis , connatis, ovato-lanceolatis , conea- 
vis; foliis bipinnatis, partialibus decemjigis, proprits 
vigintijugis ; glandulä in apice & bafi petioli com- 
munis ; fpicis globofis, pedunculuiis. Willd. Spec. 
Plant. vol. 4. pag. 1085. n°. 77. 


Acacia cochliacantha. Humb. & Bonpl. 


Ses tiges fe divifent en rameaux cylindriques, 
friés , lépérement pubefcens , armés d’épines gé- 
minées , ftipulaires , adhérentes par leur bafe, 
blanches , ovales , lancéolées, acuminées, lon- 
gues d’un pouce , convexes d'un côté, concaves 
de l’autre , en forme de coquille. Les feuilles font 
deux fois ailées , à dix ou treize paires de pinnu- 
les, compofées chacune de vingt ou vingt-trois 
paires de folioles linéaires , obtufes, ciliées à leurs 
bords; les pétioles pubefcens , fupportant, à leur : 
fommer & entre la paire inférieure des pinnules , 
une glande comprimée. Les fleurs font difpofées 
en épis globuleux, pédonculés, de la groffeur 
d'un grain de poivre , formant prefqu'une grappe 
à l'extrémité des rameaux. 


Cette plante croît dans l'Amérique méridio- 
nale. h ( Deferipe. ex Willd.) 


191. ACACIE à épines d'ivoire. Mimofa eburnea. 
Linn. f. 


Mimofa (acacia eburnea), fpinis flipularibus , 
germinis , connatis ; foliis bipinnatis., partialibus qua- 


drijugis ; propriis ferjugis; foicis globofis, axillaribus, 


A CA 
D. ; tee Wiild. Spec. Plant. vol. 4. 
pag. 1061. n°. 79. 


Mimofa (eburnea), fpinis ffipularibus , conra- 
tis, divaricatis , terecihvs, fuhulatis; foliis bipin- 
natis; fol'olis fexjugis ; fpicts globofis , pedunculuris , 
axillaribus , plurious. Linn. f. Suppl. pag. 447. 


Mimofa eburnea. Lam. Diét. 1. n°. 49. 


Les épines dont les vieilles branches font char- 
gées, rendent cette plante très-recennottlable ; 
elles ont la blincheur , le poli, léclit de l'ivoire. 
( Voyez ACACIE à épines d'ivoire, n°. 40 ) 


192. ACACLE à longues épires, Mimofa horrida. 
Lino. 


Mimofa ( acacia horrida ) , fpiris ffipularibus 
geminis, folia fubag-antibus ; foliolis bipinnaris 
bi-crijugifve , partialibus fubdecemjugis , glandulà 
in bafi & apice petioli ; fpicis globofis , peduncularis. 
Wilid. Spec. Plant. vol. 4. pag. 1082. n°. 79. 


Mimofa ( horrida }, fpinis fhipularibus , longi- 
tudine foliorum; foliis bipinnatis, partialibus fex- 
jugis , ramis lavibus, Linn. Spec. Plant. vel. 2. 
pag. 1505. — Walh, Syn:b. 1. pag. 81. 


Mimofa ( leucacanthæ ) , foinis ffipularibus 
diflinéfis, divaricatis , fubulatis , teretibus ; folris 
bipinnatis | fubrrijugis ÿ partialibus è quadrijugis 
ad decemjugis ; coffâ biglandulofä ; floribus polyan- 
dris , monoicis. Ja q. Hort. Schoenb. v. 3. p. 75. 
tab. 393. 


se orfora. Forsk. Flor.ægypt.-arab. p. 177. 
n°. 86. 


Acacia maderafpatana , foliis parvis ; aculeis è 
regione binis, pragranaibus horrida ; cortice cine- 


reo. Pluken. Almag. pag. 3. tab. 121. fi3. 4. 
Mimofa horrida. Lam. Di&. 1. n°.38. 


Les épines ne font point, comme celles de 
lefpèce précédente, adhérentes entr'elles par 
leur baf. ( Woyez ACACIE à longues épines, 
n°. 38. ) Forskhali fair mention d'une foit: de 
maladie vermineufe qui produit des convu'fins 
comme dans l’épilepfie. Les Arabes qui en font 
arraqués , fe guériflent par les fumigations de la 
réfine & du bois de cette plante. Eiles produi- 
fent d’abord une fucur fétite : il fort enfuite de 
deffaas la peau du cou du malade, de petites puf- 
tules qui feniblent être des têtes de renia, On les 
brûle avec un fer rouge ; le ver meurt & le ma- 
Ride guérir. Ces mêmes habiçans prétendent que 
les feuilles de ce mimofa, jeté:s dans le lait 
nouvellement trait du chameau , l'emsêche, pen- 
dant plufeurs jours, de s’aigrir & de tourner. 


193. ACACIE flexueufe. Mimofu flexuofa. 
Mimofa (acacia fexuofa ), finis flipularibus , 


A CA 79 


* geminis ; connatis ; folis bipinnetis , partialibus 


Jedecimqugis , proprits multijugis ; plandula retro- 
lar: & inter bina pariaterminaliu partralium ; fl icts 
globojrs, pedunculatis , fibquaternis , ‘axillribus, 


Wild. Spec. Piant. vol. 4. pag. 1082. n°,.80. 
Acacia flexucfa. Humboldt & Bonpl. 


Ses rameaux font cylintriques & flexueux ; fes 
feuilles d.ux fois ailées, compofees de fire 
paires de pinnules, fonrenant chacune environ 
vingt-cinq prires de folioles linéaires, obtufes, 
lépérement ciliées ; le périole commun long de 
quitre pouces, canaliculé en deffus, glabre ou 
un peu pileux ; les pétioks partiels longs d'rn 
pouce ; une glande comprimée , un peu au deffis 
de la bafe du périole commun , & entre les der- 
nières paires de pinnules; des épines géminées , 
axillaires , fubulées , brunes, luifantes , longues 
d’un pouce. Les feurs font difpofées en épis glo- 
buleux , axillatres, pétonculés, de la groffeur 
d’un pois, réunis trois , quatre , cinq ou fix dans 
la même aiffelle, 


Cette plante croit dans l'Amérique méridionale, 
à Cumana. BD ( Deférige. ex Will.) 


194. ACACIE grifâtre. Mimofa leucophes. 
Roxb. 


Mimofa ( acacia leucophæ1), fpinis fhpulas 
ribus , geminis , connatis ; foliis bipinnatis,, pat 
tialibus fex feu decemjugis, propriis muliijugis; glar- 
d«lä inter bina parta partialium ; fpiers plobcis , 
pecunculatis, paniculæis, Wild. Spec..Plant..v. 4. 
pag. 1083. n°. 81. 


Mimofa leucophaa. Roxb, Cerom. 2. pag. 27. 
t:b. 150. 


Ses tiges fe divifent en rameaux cylindriques , 
de couleur cendrée, armés d’épines g<minées,, 
fipulaires, brunes, longues d’un pouce , quel- 
quefois beaucoup plus petites. Les feuilles font 
deux fois ailées, compotées de fix à dix paires de 
pinnulkes, fourenant chacune vingt paires de 
folioles linéaires , un peu obeufes, cihées à leurs 
bords. Les pétioles légérement pileux ; une glance 
comprimée entre les pinnules &rminel.s. Les f:urs 
font difpofées en épis g'obuleux, de la groffeur 
d’un grain de poivre, médiocrement pédonculés, 
formant une panicule terminale. Les goufles fonr 
planes > linéaires, un peu arquées , longues de 
quatre à cinq pouces. 


Cette plante croît dans les Indes orientiles. 


195. ACACIE tortueufe. Mimo/a tortucf1. 


Mimofa ( acacia tertuofa }, fpinis flipularibus ; 
fois bipinnatis , partialibus bi feu tripugis , propriis 
fedecimjugis ; glandulâ petiolari ; fpicrs capitatis , 
fotitarirs, exillaribus. W dlden. Spec. Plant. vol. 4. 
pag. 1083. n°. B2. 


80 A C À 


Mimofi ( tortuola) ; fginis fipularibus ; foliis 
bipinnatis, quadrijugis ; glandulà inter infime, 
Primis fedecimjugis , fpicis globofis. Linn. Spec. Plant, 
vol. 2. pag. 1505. — Swartz, Obferv. 391. 


Mimofa tortuofa. Lam. Dit. 1. n°. 39. 


Ses épines font très-fortes, conniventes à leur 
bafe , blanches, cylindriques , épaiffes, fubulées, 
longues d’un à deux pouces ; les goufes pubef- 
centes, longues de quatre à cinq pouces, étroites, 
renflées, un peu torfes, polyipermes. ( Voyez 
ACACIE tortueufe, n°. 39. ) 


LA ACACIE de Farnèfe. Mimofa farnefiana. 
Linn. 


Mimofa ( acacia farneffana ), finis flipularibus 
fetaceis ; diffinétis ; foliis bipinnatis , partialibus 
qguinque feu oëtojugis , propriis multijugis ; fpicis 
globofis , fuififilibus. Willd. Spec, Plant. vol. 4. 
pag. 1083. n°. 83. 


Mimofs ( farnefiana ) , fpinis flipularibus , dif- 
tinélis ; folis birinnatis, partialivus oëojagis ; fpicis 


globcfis , ffibus. Linn. Hort. Upf. 146. 
Acacia agyptiaca. Barrel. Icon. Rar. tab. 1138. 
Mimofz farnefiina. Lam. Diét. r. n°. 42. 


Les pétioles fupportent une glande placée un 
pu au deffous des folioles. Ses fëurs répandent 
une odeur fuave. Places entre les vêremens de 
laine , elles en écartent les teignes. Elles entrent 
dans la compofirion des parfums. (Voyez ACACIE 
de Farnèfe. Lam. Diét, 1. n°. 42.) 


197. ACACIE des Indes. Mimofz indica. Hort. 
Parif. 


Mimofa fpinis flipularibus , fubulatis | diflinétis ; 
foliis bipinnatis , partralibus fubtredecimjugis , pro- 
pris muliijugis ; foliolis minutiffimis, linearibus , ob- 


tufis. (N.) 


Cette efpèce fe rapproche beaucoup, par fon 
port, de la précédente ; mais fa fruétification 
n'eft pas encore connue. Les folioles font beau- 
coup plus fines, plus nombreufes , au moins une 
fois plus petites. Ses tiges font divifées en ra- 


meaux glabres, rougtatres, cylindriques , munis 


de deux épines courtes , fubulées, rougeatres , 
très-fines. Les feu Îles fonc deux fois ailées, com- 
polées de douze à treiz: paires de pinnules , fou- 
tenant un très-grand nombre de foliolss linéaires, 
obtufes à leurs deux extrémités, glabres à leurs 
deux faces ; les pétioles légérement pubefcens. 


Cette plante croît dans les Indes orientales , 
& fe cultive depuis long-tems au Jardin des Plantes 
de Paris, Bb (V.v.) 


198. ACACIE des Antilles. Mimofa Antillarum. 
Lam. 


A C A 


Mimofz (acacia parvifolia }, fpinis féépularibus, 
Jolitariis ; foliis bipinnatis , pariialibus fubnovemi- 
Jugis , propriis multijugis ; glandula petiolari ; fpicis 
globofs , folitariis , axillarbus. Willd. Spec. Plant. 
vol. 4. pag. 1086. n°. 89. 


Mimofa ( parvifolia), fpinis ffipularibus , foli- 
tariis, brevibus ÿ foliis bipinnatis , fubnovemjugis ; 
Jicis globofis , axillaribus , folitariis ; floribus mo- 
nadelphis. Swartz, Flor. Ind. occident. vol. 2. 
pag. 984. 

Mimofa ( mangenfis ), fpinis flipularibus | dif- 
tindis ; foliis bipinnatis, partialibus quinquejugetis , 
propris fédecimjugatis ; glandulä fupra bain folir. 
Swartz, Prodr. 85.— Jacq. Amer. 267. ? 


Arbufte dont les branches & les rameaux font 
ouverts horizontalsment, roides , cylindriques, 
flexueux , revêtus d'une écorce blanchätre & 
cendrée , armés, à leur point d’infertion, d’épines 
folitaires, prefqu’axillaires , fortes , longues de 
quatre à cinq lignes; les feuilles font deux fois 
ailées | compofées d’environ neuf paires de pin- 
nules , foutenant chacun: vingt à trente paires de 
folioles petites, ovales, obtufes, pubefcentes, à 
peine longuss de trois lignes ; les pétioles pabef- 
cens, accompagnés de deux ftioules lancéolées , 
membraneufes , obtufes , caduques, longues de 
fix lignes ; une glande folitaire , concave au mi- 
lieu du pétiole, entre les pinnules. 


Les fleurs font difpofées en épis globuleux, 
axillaires, folitaires , pédonculés. Leur calice eft 
court , à cinq dents ; la corolle Jaunätre ou d’un 
vert blanchatre, tubulée, trois fois plus longue 
que le calice; environ vingt filamens monadel- 
phes, pales, capillaires; le flyle de la longueur 
des étamines. 


Cette plante croît aux Antilles, fur les rives 
fablonneufes. BR ( Defcript. ex Swart. ) 


199. ACACIE onguiculée. Mimofa uncinella. 


Mimofa fpinis fubfolitariis , flipularibus ; foliis 
bipinnatis , partialibus faboëtojugis , propriis f.6duo- 
decimjugis ÿ glandulä petiolari ; fpicis globofis | fo- 
litariis, axillaribus ; leguminibus comprefis, falcatis, 
faféiculatis , futurd exteriore aculeatis. (N.) 


Ses rameaux font glabres, cylindriques, gri- 
fâtres , armés, à l'infertion des pinnules, d’épines 
courtes, crochnes , élargies à leur bafe; garnis 
de feuilles deux fois ailées , compofées d’environ 
huit paires de pinnules, foutenant chacune de 
huit à douze paires de folioles fort petites, li- 
néaires , obtufes à leurs deux extrémités, légé- 
rement pubefcentes ; les pértioles munis d’une 
glande à leur bafe. 


Les fleurs font difpofées en épis axillaires, pé- 
donculés, globuleux , au moins de moitié plus 
courts que les feuilles ; les pédoncules , ainfi qe 

les 


A CA 


les calices, blanchâtres, pubefcens ; les éta- 
mines faillances ; les anthères petites, jaunâtres. 
Les fruits confiftent en plufieurs goufles fafcicu- 
lées, minces, très-plates, étroites, glabres , 
courbes en faucille , armées, à leur future exté- 
rieure, d'aiguillons comprimés, inégaux, crochus, 
Élargis à leur bafe, très-aigus, longs de deux ou 
trois lignes. 


Cette plante eft cultivée au Jardin des Plantes 
de Paris. (VW. f. in herb. Desf.) 


200. AGACIE pédonculée. Mimofa pedunculata. 


Mimofa ( acacia pedunculata ), fpinis fipulari- 
bus , geminis ; foliis bipinnatis, partialibus quinque- 
jugis, proprits fedecimjugis ; glandulà petiolari ; 
fpicis globofis , fubgeminis , pedunculatis ; pedunculis 
folia fubaquantibus. Willden. Spec. Plant. vol. 4. 
pag: 1084. n°. 84. 


Cette plante a le port de l’acacie de Farrèfe ; 
mais on l'en diitingue aifément par fes épis lon- 
guement pédonculés. Ses rameaux font glabres, 
cylindriques ; de couleur brune ; fes feuilles deux 
fois ailées, compofées de quatre ou cinq paires 
de pinnules, foutenant feize paires de folioles 
glabres, linéaires, obrufes. Les pétioles font pu- 
befcens , accompagnés à leur bafe de deux épines 
droites, fubulées ; une petite glande placée entre 
la paire de pinnules inférieures. Les fleurs font 
difpo'ées en épis globuleux, quelquefois gémi- 
nés, de la grofleur d’un pois , foutenus par de 
longs pédoncules pubefcens vers leur bafe, glabres 
à leur partie fupérieure , prefque de la même lon- 
gueur que les feuilles. 


Cette plante croît dans les Indes, à l’île de Java. 
D (Diferipe. ex Willd.) 


201. ACACIE à points blancs. Mimofa ato- 
maria. 


Mimofa ( acacia punétata}) , finis flipularibus , 
geminauis ; foliis bipinnatis, partialibus oéto feu duo- 
decimjugis; propriis multijugis , ciliatis ; glandulä 
petiolari ; fpicis globofis , pedunculatis, fubgeminatis, 
axillaribus ; pedunculis tomentofis. Willden. Spec. 
Plant. vol. 4. pag. 1084. n°. 85. 


Acacia punétata. Humb. & Bonpl. 


Ses épis pédonculés, les pétioles & les pédon- 
cules tomenteux, les jeunes feuilles blanches & 
coronneufes, diflinguent cette efpèce du mimofa 
farnefiana. Ses rameaux font bruns, cylindriques , 
parfemés de points blancs, munis à la bafe des 
pétioles de deux épines fubulées. Les feuilles font 
deux fois ailées, compofées de huit ou douze 
paires de pinnules , foutenant chacune vingt-cinq 
ou trente paires de folioles linéaires, obtufes, 
ciliées à leurs bords ; une glande fort groffe , ur- 

Botanique, Supplément, Tome I. 


A C A 81 


céolée, fituée à la bafe du pétiole commun. Les 
fleurs fonc difpofées en épis globuleux , pédon- 
culés , fouvent géminés , de la grofieur d’un petit 
pois. 


Cette plante croît dans l'Amérique méridio- 
nale. B (Defcripr. ex Wild.) 


202. ACACIE arabique. Mimofa arabica. Lam. 


Mimofa ( acacia arabica ) , fpinis flipularibus , 
geminis ; foliis bipinnatis > purtialibus quinquejugis, 
proprits multijupis ; fpicis globofis, fubternis , axit- 
laribus , pedunculatis ; leguminibus moniliformibus, 


tomentofis. Willden. Spec. Plant. vol. 4. pag. 1C85. 
n°. 56. 


Acacia altera, vera, feu fpina maycatenfis vel 
arabica ; folits anpufliortbus ; flore albo ; filiguä 
longä, villofä, plurimis iffhmis donatä. Pluk. Alm. 
pag. 3. tab. 2$1. fig. 1. 


Mimofa arabica. Lam. Diét. 1. n°. 44. 


Cette efpèce ne doit pas être confondue avec 
l'acacie d'Égypte, dont elle diffère par fon port, 
parlenombrede fes pinnules & de fes folioles, &c. 
( Voyez AcACIE arabique , n°. 44.) 


203. ACACIE d'Égypte. Mimofa nilorica. Linn. 


Mimofa ( acacia vera} , fpinis ffipularibus , ge- 
minis, patentibus; foliis bipinnatis , partialibus bi- 
jugis ( quinque feu fexjugis ) , propriis oëfodecem- 
jugis ; elandul& irter firgula partialium paria ; 
fricis fubgeminis ( fubfafciculatis ), pedunculatis , 
axillaribus. Willden. Spec. Plant. vol. 4. p. 1085. 
n°. 87. 

Mirmofa ( nilotica }, fpinis ffipularibus , patenti- 
bus ; foliis bipinnatis, partialibus extimis, glandula 
interfhinétis; fpicis globoffs, pedunculatis. Linn. Spec. 
Plant. vol. 2. pag. 1506.— Haf:lq. Itin. 475. — 
Blackw. tab. 377. 


Acacia vera. J. Bauh. Hiff. 1. pag. 420. Ic. Bona. 
— Tournef. Inft. R. Herb. 605. — Vasl. Ægypr. 
tab. 8. 


Acacia foliis fcorpioidis leguminofe. C. Bauh. 
Pin. 392.— Pluken. Alm. 3. tab. 123. fig. 1.? 


Mimofa nilorica. Lam. Diét. 1, n°. 43. 


Cet arbre parvient à trente pieds de haut: fes 
feuilles font compofées de deux, mais bien plus 
fouvent de cinq à fix paires de pinnules. Les épis 
de fleurs fe trouvent affez fouvent réunis au nom- 
bre de trois, quatre & plus dans chaque aif- 
felle. ( Voyez ACACIE d'Égypte, n°. 43.) 


204. ACACIE luftrée. Mimofa nitida, Vahl. 
Mimofa (acacia nitida ), fpinis flipuluribns , pee 
L 


82 A C A 


minis ; foliis bipinnatis , partialibus bijugis, proprits 
Jubquinquejugis ; glandulä inter fingula paria partia- 
lium ; fpicis globofis , pedunculatis , geminis. Willd. 
Spec. Plant. vol. 4. pag. 1086. n°. 88. 


Mimofa ( nitida ), fpinofa , foliis bipinnatis, bi- 
jugis ; glandulä inter fingula ; foliolis quinquejugis ; 
Jpicis globofis ; pedunculatis. Vahl, Symb. 2, 
pag. 103. 


Ses tiges fe divifent en rameaux alternes , armés 
de deux épines à là bafe des pétioles, garnis de 
feuilles deux fois ailées, compofées de deux 
paires de pinnules, foutenänt chacune environ 
cinq paires de folioles oblongues , d'un vert-gai, 
Juifantes à leur face fupérieure , plus étroites à 
leur côté intérieur ; le pétiole muni d’une glande 
entre chaque paire de pinnules. Les fleurs font dif- 
pofées en épis axillaires, géminés, globuleux , 
pédonculés. 


Cette plante croit dans les Indes orientales. F 


205. ACACIÉ à goufles obtufes. Mimofa ob- 
tufa. 


Mimofa ( acacia obiufa }), fpinis flipularibus, 
geminis; foliis bipinnatis , partialibus fedecimjugis , 
propriis multijugis ; glandulà in petioli bafi & inter 
bina paria partialium terminalium ; legumine lineari- 
éreuatô, obtufo, Willd. Spec. Plant. vol. 4. p. 1687. 
n°. go. 

Acacia obtufa, Humb. & Bonpl. 

Ses rameaux font bruns , cylindriqués ; fes 
feuilles deux fois ailées, compofées de douze à 
dix-fept paires de pinnules, foutenant trenté 
paires dé folioles glabrés , linéaires, un peu 
obtufes ; les pétioles hériffés de poiis en deflus ; 
le pétiolé commun long de trois pouces & plus, 
Es partiels de fix à huit lignes; une glande firuée 
en deffus & à la bafe du pétiolé commun; ainfi 
qu'efitre les deux dernières paires de pinnules. 
Les goufles font planes, linéaires, longues de 
quatre pouces , un peu arquées ; obrufes & arron- 
dies à leur fommer. 


Cette plante croît dans l'Amérique métidio- 
nale; le long du fleuve de l'Orénoque.P (Defripe. 
ex Wilid,) 


206. AcaAcie de Klein. Mimofa Kleinir. 


Mimofa (acacia tomentofà), fpinis ffpularibus, 
geminis ÿ foliis bipinnatis ; parttalibus decemjugis , 
propriis vingintijugis , fubtus tomentofis ; glanaulä 
petiolari, & inter bina parta extrema partinlium; fpi- 
cis globofis ; pedunculis axiilaribus ; aggregatis. Wild. 


Spec. Plant. vol. 4 pig:-1087. n°, 91. 


es tiges fe divifent en rameaux cylindriques , 
tomenteux , armés, à la bafe des pétiolss, de deux 
épinés fubulées ; garnis de feuilles deux fois ailées , 


AC A 


à dix paires de pinnules, compofées de vingt où 
vingt-cinq paires de folioles linéaires , pâles , ob- 
tufes , couvertes en deffous de poils blanchâtres 
& nombreux ; le pétiole tomenteux, canaliculé ; 
des glandes très-comprimées , une fituée à la bafe 
du pétiole commun, deux autres entre les derniè- 
res paires de pinnules. Les fleurs font difpofées en 
épis globuleux, de la groffeur d’un pois, pédon- 
culés , réunis deux , trois ou quatre dans l’aiffelle 
des feuilles ; les pédoncules tomenteux, munis de 
as petites braétées fouvent prefque verticil- 
ées. 


Cette plante croît dans les Indes orientales. F 
(Defcripr. ex Wild.) 


B. Aiguillons épars ; épis filiformes ou globuleux. 


207. ACACIE à fleurs menues. Mimofa tenui- 
ora. 


Mimofa ( acacia tenuiflora ), aculeata , foliis bi- 
pinnatis , partialibus quinquejugis ; propris mulri- 
jugis, ciliais ; fpicis filiformibus , foliorum longitu- 
dine. Willden. Spec. Plant. vol. 4. pag. 1088. 
n°. 92. 


Ses rameaux font cylindriques , armés d’aiguil- 
lons épars , noirâtres, recourbés; les feuilles deux 
fois ailées, compofées de quatre à cinq paires dé 
pinnulés , foutenant chacune dix à vingt-une pai+ 
res de folioles linéaires, obtufes, ciliées à leut 
contour ; les pétioles pubefcens & munis de quél- 
ques aiguillons. Les fleurs font difpofées en un 
Éni grêle , filiforme, de la longueur des feuilles ; 
les gouffes longues d’un pouce , mincés, membra- 
neufes , prefque lancéo!éés , contenant de trois à 
cinq femences. 


Cette plante croît dans l’Amérique méridio- 
nale, aux environs de Caracas. h ( Defcripe. ex 
Willd.) 


208. Acacte d'Étienne. Mimofa flephaniana. 
Marsh. 


Mimofa (acacia ftephaniana), aculeata, foliis 
bicinnatis ; partialibus quinquejugis ; propriis decem- 
jugis , fubtès pubefcentibus ; fpicis filiformibus, fulro 
lorgioribus. Wilid. Spec. Plant. vol. 4. pag. 1088. 
nP193L 

Mimofa (ftéphaniana), aculeata , foliis bipin- 
natis, pubefcentibus ; foliolis ovali-oblongis , baf 
inaqualibus ; fpicis fimplicibus , elongatis ; ffami- 
nibus vix corollà longioribus. Marsh. ab Biberft. 
Cafp. 120. 


Senna perfica ; fpinofa, foliis exipuis. Buxb. Cen< 
tür. 3. pag. 36. tab. 48. Mula. 


Siliqua nabathana , ex Perfié allata. Breyn. Cen- 
tur. pag. 55. tab. 56. fig. 4. Légumen optimum. 


Ses rameaux font ftriés, cylindriques ; munis 


A C À 


d'aiguillons épars , comprimés, uh peu ctochus; 
garnis de feuilles deux fois ailées, compofées de 
quatre à cinq paires de pinnules, foutenant cha- 
cune dix à douze paires de folioles oblongues, 
ovales, partagées inégalement par la nervure du 

- milieu , rétrécies à leur bafe interne , en coin ex- 
térieurement , pubefcentes en deffous ; les pétio- 
les pubefcens , armés d’un ou de deux aiguillons. 
Les fleurs font difpofées en un épi très-grêle , 
axillaire , folitaire, pédonculé, long de deux pou- 
ces & plus. 


Cetre plante croît dans les contrées feptentrio- 
nales de la Perfe. 


209. ACACIE caduque, Mimofa caduca. 


Mimo/a (acacia caduca) , aculeata , foliis bipin- 
natis , partialious quadrijugis ; propriis decemjugis , 
oblongis, obtufis, fubrès hirfuris ; fpicis ovatis , pe- 
dunculatis. Willd. Spec. Plant. vol. 4. pag. 1089. 
n°. 94. 


Acacia caduca. Humb. & Bonpl. 


Quoïque dans le plus grand nombre des efpèces 
de mimofa les feuilles foient très-faciles à fe déta- 
cher, dans celles-ci elles le font beaucoup plus. 
Ses rameaux font bruns, ftriés, blanchatres dans 
leur jeunelfe ; les feuilles deux fois aîlées, à qua- 
tre paires de pinnules , compofées de dix paires 
de folioles ovales-oblongues, obtufes, fans ner- 
vures fenfibles , partagées inégalement, luifantes 
& d'un verc-foncé en deflis, couvertes en def- 
fous de poils abondans & blanchätres ; les périoles 
pubefcens ; les aiguillons crochus , épars fur les ti- 
ges & les rameaux. Les fleurs font difpofées en 
épis axillaires , folitaires ou géminés , ovales , pé- 
donculés , longs de quatre lignes. 


Cette plante croit dans l'Amérique méridio- 
nale. Bh (Deferipr. ex Willd.) 


210. ACACIE à goufles épineufes. Mimofa acan- 
tholoba. 


Mimofa ( acacia acantholoba) , aculeata, foliis 
bipinnaïis , partialibus trijugis ; proprits decemjugis , 
Jubiès pubefcentibus; fpicis globofis, fubfefilibus , 
racemofs ; leguminibus margine aculeatis. Willden. 


Spec. Plant. vol. 4. pag. 1089. n°. 95. 
Acacia acantholoba. Humb. & Bonpl. 


Ses rameaux font cylindriques ; fes feuilles deux 
fois ailées , à trois paires de pinnules , compofées 
de dix ou onze paires de folioles linéaires , obtu- 
fes , glabres à leur face fupérieure, couvertes en 
deffous de poils couchés ; les pétioles pubefcens; 
Jes aiguillons épars, comprimés, crochus. Les 
fleurs font difpofées en épis petits, globuleux , 
prefque fefiles , rapprochés en une grappe termi- 
nale ; les goufles planes , oblongues , membraneu- 


À © A 83 


fes, glabres, longues d'un pouce & demi, armées 
d’aiguillons à leurs bords. 


Cette plante croît dans l'Amérique méridie- 
nale. D (Defcripe. ex Wild.) 


211. ACACIE ftriée. Mimofa firiata. 


Mimofa (acacia friata), aculeata, foliis bipin- 
natis , partialibus novernjugis , propriis JedectmJugis; 


fpicis globofis , pedunculatis , paniculatis , terminali- 


bus ; ramis friaris. Will. Spec, Plant. vol. 4. pag: 
1089. n°. 96. 


Acacia ffriata. Humb. & Bonpl. 


Ses tiges fe divifent en rameaux alrernes , can- 
nelés, firiés , légérement pubefcens , armés d'ai- 
guillons épars , droits , aigus , comprimés, garni$ 
de feuilles deux fois ailées, à neuf paires de pin 
nules , compofées de treize à feize paires de fo- 
lioles linéaires , obtufes, glabrés en deflus , piieufes 
en deffous , fans nervures fenfbles ; les pétioles 
pubefcens ; les fleurs difpofées en épis globuleux, 
pédonculés, de la groffeur d’un grain de poivre, 
rapprochés en une panicule terminale. Les gouffes 
font linéaires , courbées en faucille , obtufes à teur 
fommet, rétrécies à leur bafe , longues d'un pouce 
& deni , légérement pileufes. 


Cette plante croît dans l'Amérique méridto- 
nale, b ( Defcripr. ex Willd.) 


212. ACACIE bleuâtre. Mimofa cafia. Lino. 


Mimofa (acacia cæfia), aculeata , foliis bipinna- 
tis, partialibus feptemjugis , propriis fedecimjupis; 
glandulé petiolari ; fpicis elobofis , pedunculatis , pa- 
niculatis , terminalibus. Willd. Spec. Plant. vol. 4. 
pag. 1090. n°. 97. 


Mimofa ( cæfa), aculeata , foliis bipinnatis ; pin= 
nis ovali-oblongis ,- obliquè acuminatis. Linn. Spec. 
Plant. vol. 2. pag. 1507. 


Mimofa cefia. Lam. Di. 1. n°. $o. 


Les pétioles communs fe terminent par une pe- 
tite pointe épineufe ; ils fupportent , au d<ffus de 
leur bafe , une glande oblongue , remplie d’une 
liqueur mielleufe. (Foy. AcAciEbieuâtre, n°. fo.) 


213. ACACIE à feuilles en sile. Mimofa pennata. 
Linn. 


Mimofa (acacia pennata), aculeata, foliis bi- 
pinnatis, partialibus propriifque muleijugis ; glan- 
duid petiolari ; periolis communibus baf peduxculif- 
que aculeatis; fpicis capitatis , pedunculatis ; pani- 
culà terminali, divaricatä. Willden. Spec. Plant. 
vol. 4. pag. 1090. n°. 98. 


Mimofa (pennata), aculeata , foliis bipinnatis , 
numerofiffimis, lineari-acerofis; paniculà aculeatä , 
capitulis globafis, Linn. Spec. Plant. vol. 2. pag. 
1507. 

L 2 


84 ACA 
Mimofa pennata. Lam. Diét. 1. n°. ft. 


Ses pinnules, tant par leur fineffe que par leur 
Forme, ont quelque reflemblance avec les barbes 
d’une plume. ( Voyez ACACIE à feuilles en aile, 
Nestes) 


214. ACACIE à feuilles mignones. Mimofa tenui- 
folia. Linn. 


Mimofa (acacia tenuifolia ), aculeata , foliis bi- 
pinnatis, partialibus vigintijugis , pinnis multijugis. 
Spec. Plant. vol. 4. pag. 1091. n°. 100. 


Mimofa tenuifolia. Linn. Syft. veget. pag. 77. — 
Lam. Dict. 1. n°. 53. , 


Certe plante, confondue d’abord avec le mi- 
mofa pennata , en eft très-diftinéte. ( Voyez AcA- 
CIE à feuilles menues , n°. 53.) 


Late ACACIE à deux nervures. Mimofa intfia. 
Inn. 


Mimofa (acacia intfia), aculeata , foliis bipin- 
natis, partialibus fexjugis ; propriis fubduodecimju- 
gis, incurvis ; petiolis aculeatis ; aculeis ffipulà bre- 
vioribus ; fpicis globofis , pedunculatis. Willd. Spec. 
Plant. vol. 4. pag. 1091. n°. 99. 


Mimofa (intfia), aculeata, foliis bipinnatis , pin- 
nis incurvis , caule angulato, ffipulis aculeo longio- 
ribus. Linn. Spec. Plant. vol. 2. pag. 1502. 


Mimo/a intfia. Lam. Di&. 1. n°. 47. 


Cette efpèce eft remarquable par deux nervures 
Jongitudinales qui partent de la bafe de chaque 
foliole. ( Voyez AcAcIE binerveufe , n°. 47.) 


216. ACACIE à feuilles de caroubier. Mimofa 
ceratonia. Linn. 


Mimofi (acacia ceratoni1}), aculeata, foliis bi- 
pinnatis, partialibus quinguejugis ; propris trijugis, 
obovatis , trinerviis; fpicis globofis, pedunculatis , 
paniculatis, terminalibus. Wild. Spec. Plant. vol. 4. 
pag. 1091. n°. 101. 


Mimofa (ceratonia) , aculeata, foliis bipinnatis 

: 3 P » 
quinquejugis ; partialibus trijugis, pinnis trinerviis. 
Lino. Spec. Plant. vol. 2. pag. 1508. 


Mimofa ceratonia. Lam. Dit. 1. n°. $7. 


Outre les aiguillons nombreux, fitués fur les ra- 
meaux & les pétioles communs & partiels, on en 
remarque auf quelques-uns {ur les pédoncules. 
( Voyez ACACIE à feuilles de caroubier, n°. 57.) 


217. ACACIE à feuilles de tamarin. Mimofa 1a- 
marindifolia. Linn. 


Mimofa ( acacia tamarindifolia), aculeata , foliis 
bipinnatis, partialibus quinquejugis , propriis quinde- 
cimjugis ; glandulä petiolart ; jhipulis braëteifque cor- 


© © — 2 


A C A 


datis ; fpicis globofis, pedunculatis , paniculatis. 
Willd. Spec. Plant. vol. 4. pag. 1092. n°. 102. 


Mimofa (tamarindifolia) , aculeata , foliis bipin- 
natis , quinquejugis ; partialibus decemjugis , petiolis 
communibus inermibus. Linn. Spec. Plant. vol. 2. 
pag. 1509. — Jacq. Hort. Schoenb. vol. 3. p. 77. 
tab. 396. 


Mimofa tamarindifolia. Lam. Diét. 1. n°. 58. 


Le pétiole commun eft fouvent dépourvu d’ai- 
guillons ou n’en a que deux ou trois diftans , fort 
petits. (Woyez Acacie à feuilles de tamarin, 
DAS) 


* Efpèces moins connues , ou dont la fruéfification 
; 
n'a pas été obfervée. 


218. ACACIE à feuilles de lentifque. Mimofa 
lentifcifolia. Hort. Parif. 


Mimofa fpinofa, foliis bipinnatis, partialibus 
fufexjugis, propriis fubdecemjugis ; foliolis fubcoria- 
ceis , lucidis , ovatis , mucronatis. (N.) 


Mimofa (lentifcifolia) , fois bipinnatis; foliolis 
majufculis , fubcoriaceis , obrufis , ovatis, lucidis, 


Perf. Synopf. Plant. vol. 2. pag. 263. n°. G4. 


Mimofa lentifcifolia. Desf. Catal. Hort. Parif. 
p. 181. 


Atbriffeau dont les rameaux font courts, diffus, 
prefqu'en buiflon, difformes , g'abres , noueux , 
un peu cendrés , munis de petites épines oppofées, 
fubulées, garnis de feuilles deux fois ailées , 
compofées d'environ fix paires de pinnules, foute- 
nant chacune au moins dix paires de folioles op- 
pofées, prefque fefiles, ovales , lutfantes, un 
peu coriaces, glabres à leurs deux faces, obtufes 
à leurs deux extrémités, mucronées à leur fom- 
met, longues de quatre à fix lignes , fur deux ou 
trois de largeur ; le pétiole commun glabre , ca- 
naliculé en deffus. La fruétification n’a pas encore 
été obfervée. 

Cette plante croît au Mexique : on la cultive 
au Jardin des Plantes de Paris. D ( 7. v.) 


219. ACACIE à épines de rofier. Mimofa rhoda- 
cantha. Hort. Parif. 


Mimofa aculeata , foliis bipinnatis , partialibus 
Jubfixjugis ; propriis viginti-fexjugis , linearibus , 
obtufis jÿ petiolis fpinofis glandulofifque ; acudeis 
duobus majoribus oppofitis , minoribus fparfis. (N.) 

Mimofa ( rhodacantha ) , fruteftens, aculeata ; 
foliis bipinnatis ; pinnulis linearibus , confertis, 
obtufis , ciliatis ; aculeïs duobus majoribus oppofiis, 
reétis, minoribus fparfis. Perf. Synopf. Plant. vol. 2. 
pag. 266.n°. 112. 


Mimofa rhodacantha, Desf. Hort, Parif. 181. 


A CA 


Ses rameaux font glabres , cylindriques, garnis 
d’aiguillons de deux efpèces , les uns plus grands, 
épais, courts, oppofés, droits, aigus; d’autres 
épars tant fur les jeunes rameaux que fur les pé- 
tioles , beaucoup plus petits, crochus , tous ac- 
quérant en vielliffant une couleur de rofe. Les 
feuilles font alternes, deux fois ailées, compo- 
fées d'environ fix paires de pinnules oppofées, 
diflantes, foutenant au moins vingt-fix paires de 
folioles petites, linéaires , très-rapprochées, ob- 
tufes, prefque glabres ; le pétiole commun armé 
d’aiguillons épars, petits, & de quelques glandes 
à fa partie inférieure. 


Cette plante eft cultivée au Jardin des Plantes 


de Paris. On ne connoit point fon lieu natal. 
CPAS) 


220. ACACIE farmenteufe. Mimofa farmentofa. 
Hort. Parif. 


Mimofa aculeata, foliis bipinnatis, partialibus 
guinquejugis ÿ proprits quindecim ad vigintiqupis , li- 
neari-oblongis | obtufis, glabris ; ramis furmentofis , 


aculeis fparfis. (N.) 


Mimofa ( farmentofa ) , aculeata , foliis bipinna- 
tis ; foliis confertis , ovatis , glaberrimis ; ramis 
Jarmentofis , aculeis fparfis. Perf. Synopf. Plant. 
vol. 2. pag. 266. n°. 113. 


Mimofa farmentofa. Desf. Hort. Parif. 181. 


Ses tiges fe divifent en longs rameaux effilés , 
grimpans , glabres, ftriés, légérement anguleux, 
armés d’aiguillons épars , crochus, fort courts ; 
garnis de feuilles deux fois aïlées, à cinq paires 
de pinnules étalées , oppofées, compolées de 
quinze à vingt paires de folioles linéaires-oblon- 
gues, obtufes à leurs deux extrémités, glabres , 
fans nervures fenfibles, d’un vert-gai, inégales 

«à leur bafe , longues de trois à quatre lignes , à 
peine larges d’une ligne ; le pétiole commun 
prefque filiforme, très-glabre , muni de quelques 
aiguillons rares, & d’une petite glande au deffus 
de fa bafe & entre les pinnules inférieures. 


Cette plante eft cultivée au Jardin des Plantes 


de Paris. On ne connoit point fon lieu natal. 
(W. v.) 


221. ACACIE à trois nervures. Mimofa trinervis, 
Hort. Parif. 


Mimofa aculeata , foliis bipinnaris ; foliolis dif- 
tantibus , trinerviis | venofis, mucronulatis, Perf. 


Synopf. Piant. vol. 2. pag. 266. n°. 114. 
Mimofa trinervis. Desf. Hort. Parif. 181. 


Cette efpèce fe difingue par fes folioles un 
peu plus grandes que celles de l’éfpèce précé- 
dente, marquées de trois nervures longitudinales 
qui partent de la baie, Ses rameaux font armés 


À Ç À 85 


d’aiguillons épars, crochus. Les feuilles font deux 
fois ailées , à folioles nombreufes , linéaires , 
glabres à leurs deux faces , un peu mucronées à 
leur fommet. 


Cette plante, dont on ignore le lieu natal , eft 
cultivée au Jardin des Plantes de Paris. 


222. ACACIE de Maroc. Mimofa mauroceana. 
Hort. Parif. 


Mimofa fpinofa , foliis bipinnatis, partialibus 
quadrijugis , propriis fubvigintijugis ; foliolis mini- 
mis , fubimbricatis ; fpinis axillaribus , fubulatis , 


reétis. (N.) 
Mimofa mauroceana. Desf. Hort. Parif. 181. 


Ses rameaux font glabres, ftriés, d’un brun- 
clair, armés d’épines axil'aires, gréles , fubulées , 
très-droites , longues à peine de trois lignes ; 
garnis de feuilles deux fois ailées, longues d'un 
pouce , compofées de quatre paires de pinnules, 
foutenant chacune environ vingt paires de folioles 
fort petites, très-rapprochées , obtufes , prefque 
glabres ; les pétioles légérement pubefcens, point 
épineux. 


Cette plante croît dans le royaume de Maroc : 
on la cultive au Jardin des Plantes de Paris. P 
(F.v.) 


223. ACACIE de Guayaquil. Mimofa guayaqui- 
lerfis. Hort. Parif. 


Mimofa fpinofa , foliis bipinnatis , partialibus 
bijugis , propriis tri feu quinquejugis ; foliolis ovatis , 
obtufis ; inferioribus minoribus ; fpinis oppoftris. 
(N). 

Mimofa guayaquilenfis. Desf. Hort. Parif. 181. 


Cette plante a dans fes feuilles l’afpelt du mi- 
mofa fatida. Ses rameaux font très-droits , cylin- 
driques , piquetés de points blanchatres, nom- 
breux , armés de deux épines courtes, oppolées, 
ftipulaires ; garnis de feuilles deux fois ailées, à 
deux paires de pinnules , compolées de trois ou 
cinq paires de folioles inégales , affez grandes, 
ovales , glabres à leurs deux faces, d'un vert 
glauque , entières; les fupérisures longues de huit 
lignes , larges de quatre ; les inférieures beaucoup 
plus petites; Îles pétioles très-glabres , articulés. 


Cette plante croît au Pérou , dans les environs 
de Guayaquil : on la cultive au Jardin des Plantes 
de Paris. h ( V. v.) 


* Efpèces moins connues. 


* Mimofa ( pilofiufcula ), folis fimpliciter pinna- 
ris ; foliis bijugis, utrinque pilis adfperfis obovatis , 
amplilfimis , coriaceïs ; capitulis peduncularis. Rich. 
in At. Soc. Nat. Parif. pag. 113. — Perf. Synopf, 
Plant. vol. 2. pag. 261. n°. 16.(E Cayenna. ) 


86 AC A 


. * Mimofa (rubisginofa ), foliis fimpliciter pir= 
natis; foliis fubquinquejugis, oblongo-ovatis ; pu- 
bhefcentibus , acuminatis ; petiolo nudo ÿ ramis rubigi- 
ofis ; punis prominentibus , fcabris ; florcbus fub- 
fpicatis. Rich. in Aët. Soc. Nat. Paril. pag. 113: 
— Perf. Synopf. vol. 2. pag. 261. n°. 18. ( E 
Cayenna. ) 


* Mimofa ( coriacea ), folis bijugis, ovaris , 
coriaceis ; floribus umbellatis , pedunculatis. Perf. 
Synopf. Plant. vol. 2. pag. 262. n°. 31. ( E 
Cayennä, ) 


. * Mimofa ( guadelupenfis ), foliis bijugis ; fo- 
liolis, ovalibus, obliquis , fubcoriaceis ; capitulis 
corymbofis. Perf. Synopf. 2. pag. 262. n°. 32.(E 
Guadelupé.) 


* Mimofa ( furcata ) , aculeata, foliis conjuga- 
zis , divergentibus ; pinnulis linearibus. Perf. Sy- 
nopf. 2. pag. 263. n°. 43.— Desf. Hort. Parif. 80. 
(Ex Africa.) 


* Mimofa ( coronillæfolia ) , aculeata , foliis 
conjugatis, pinnatis ; foliolis diffantibus , glaucis , 
fuboppofiris;-caule aculeato. Perf, Synopf. 2. p. 263. 
n°. 44. — Desf. Hort. Parif. 80. 


* Mimofa ( ftrigofa ) , foliis conjugatis , biju- 
gis, obliquis , fuoiès pilofis ; flortbus capitatis ; le- 
guminibus compreffis , ffrigofis. Perf. Synopf. Flant, 
vol. 2. pag. 263. n°. 48. ( E Peruvid. ) 


* Mimofa ( aggregata ), foliis bipinnatis ; fo- 
liolis diffantibus , infernè petiolifque pilofis ; pedun- 
culis pluribus in axillis aggregatis. Perf. Synopf. 2. 
pag. 263. n°. 63. ( Ex India. ) 


* Mimofa ( nutans }), fpinofa, foliis bipinnatis, 
fpinofis ; floribus fpicatis ; decandris , inferioribus 
caffratis , petalofis. Perf. Synopf. 2. pag. 266. 
n°. 115.( E Senegal.) 


* Mimofa (aculeaticarpa ), pilofa , aculeis ge- 
minis folitariifque, aduncis ; foliis bipinnatis ; le- 
guminibus falcatis , fparfè aculeatis. Orreg. Decad. 
pag. 134. ( E rové Hifpaniä. ) 


*X Mimofa ( femifpinofa ), aculeara , foliis bi- 
pinnatis ; articulis caulinis , fuperne aculeatis, Perf, 


Synopf. 2. pag. 267. n°. 122. ( Ex Americd. ) 


ACÆNA ou ACENA. Ce genre, établi par 
Linné, admis par les auteurs de la Flore du Pérou 
avec quelques corrections , eft évidemment le 
même que l’anciffrum de Forfter & de Linné fils. 
Tous deux offrent des fleurs complètes, à moins 
que | on ne confidère la partie que lon à nommée 
pétales comme quatre divifions internes & alrernes 
du calice ; mais même, dans ce cas, il n'y auroit 
encore d’autres différences entre ces deux genres 
que celles occafionnées par l'âge, qui fait paroitre 
l'ovaire prefque fupérieur dans les jeunes fleurs, 
& inférieur à la maturité des fruits lorfque le 


ACA 


tubs du calice agrandi les recouvre en totalité y 
mais dans les deux cas, l'ovaire eft réellement ad- 
hérent avec le calice; ce qui fair évanouir la dif- 
unétion établie entre les acana & les anciftrum. 
Quant aux étamines , elles varient de deux à qua- 
tre, & quelquefois cinq. Nous conferverons le 
nom d'ancijtre, déjà emp'oyé dans cet ouvrage. 
M. Vabhl a cru devoir rappeler le premier, comme 


? plus anciennement connu. (Voyez ANCISTRE.) 


ACAJOU à pommes. Cafuvium pomiferum. Il. 
tab, 322. 


Acejuba occidentalis. Gærtn. vol. 1. pag. 192. 
tab. 40. fig. 2. 


Acajaiba. Marcgr. Braf. pag. 95. 
Acajou. Pif. Brafil. 58. — Tournef. tab. 435. 


Anacardium. Blackw. tab. 369. — Jacq. Amer. 
124. tab. 181. fig. 35. 


ACALYPHA, (Voyez RICINELLE.) 


ACAMETL. Nom mexicain d'une des efpèces 
ou variétés du met/, qui fe rapporte au genre 
agave, & qui fournit une liqueur vineufe très- 
utile au Mexique. ( Juf.) 


ACAPATII. Nom mexicain de l’iva fruteftens 
Linn., connu aufli fous celui de quinquina -du 
Mexique. 


ACANTHE. Acanthus. Ce genre , de la famille 
du même nom , renfermoit plufieurs efpèces qui 
n'offroient qu'imparfaitement le caraétère effen- 
tiel affigné à ce genre par Linné. M. de Juffieu en 
a fait trois genres particuliers, dont nous allons 
expofer les caraétères &diftribuer les efpèces con- 
venablement à ce nouvel ordre. 


ACANTHUS. Calice à deux lèvres , à quatre 
divifions ; les deux divifions latérales intérieures , 
plus courtes ; les deux extérieures plus longues, 
trois braétées oblongues , aiguës ; celle du milieu 
armée de dents épineufes ; une corolle labiée ; le 
tube court, garni de poils ; point de lèvre fupé- 
rieure ; une lèvre inférieure très-grande , à trois 
lobes ; quatre étamines didynames ; les anthères 
droites, conniventes, oblongues, velues antérieu- 
rement ; un ftigmate bifide ; une capfule ovale, à 
deux loges , chacune contenant une ou deux fe- 
mences. : 


ESPÈCES. 


1. ACANTHE brancurfine. Æcanthus mollis. 
Linn. : 


Acanthus foliis finuatis, inermibus. Linn. Spec. 
Plant. vol. 2. pag. 891. — Lam. Illuftr. tab. fso. 


— Ludwig. Et. 126. — Sabbart. Hoït. Rom, vel. 


A CA 


3. tab. 13.— Regn. Bot. Ic. — Gærtn. de Fruét. 
& Sem. vol. 1. pag. 253. tab. ç4. fig. 1. — Poir. 
Voyag. en Barb. vol. 2. pag. 196. — Desf. Flor. 
atlant. vol. 2. pag. 62. 


Acanthus fativus feu mollis Virgilii. C. Baub. 
Pin. 383. 


Carduus acanthus feu branca urf. J. Bauh. Hift. 3. 
pag. 75. Ic. — Blackw. tab. 80. 


Acanthus fativus. Tournef. Inft. R. Herb. 176. 
— Dodon. Pempt. 719. Ic. — Lobel. Ic. pag. 2. 
— Tabern. lc. 785. — Dalech. Hift. 2. pag. 1443. 
Ic. — Parkins, Theat. pag. 992. Ic. — Gerard, 
Hift. 1147. Ic. 


Acanthus. Camer. Epirom. 452. Ic. — Matth. 
Comm. pag. 499. Ic. 


Acanthus levis. Hort. Eyft. Æfliv. 11. pag. 2. 
fig. 3. 

Acanthus mollis. Rivin. 1. tab. 87. 

Acanthus vera. Fufch, Hift. pag. 52. Ic. 


B. Acanthus ( nigra ), foliis finuatis , inermibus , 
glabris , lucidè virens. Miller , Diét. n°. 2. 


Cette belle plante eft célèbre dans l’hiftoire des 
beaux-arts. Vitruve raconte que la nourrice d’une 
jeune fille morte à Corinthe, ayant porté les joyaux 
dé cetté enfant près de fa toinbé, pofa le panier fur 
un piëd d’acanthe qui n’étoit pas forti de terre ; de 
forte que fes belles feuilles fé développant autour 
du panier , & érant forcées de fe courber fous la 
faillis de la tuile qui l2 couvroir, cffrirent au 
fculpteur Callimachus le modèle du chapicsau dont 
il fic le couronnement des colonnes élégantes de 
l’ordre nommé Corinthien. Les feuiiles d’acanthe 
fervent de modèle à divers autres ornemens. Vir- 
gile en fait, dans l'Enéide ; la broderie de Ja robe 


d'Hélène, (Voyez ACANTHE brancurfine, ! 


DS) 


2. ACANTHE épineufe. Acanthus fpinofus. Linn. 


Acanthus foliis pirnatis , fpinofis. Tinn. Spec. | 


Plant. vol: 2. pag. 891. — Sabbat. Hort. Rom. 
vol. 3. tab. 14. — Miller, Diét. n°. 4. 

On la diftingue de la précédente par les pointes 
épineufes qui terminent les angles faillans de fes 
feuilles. ( Voyez ACANTHE épineufe, n°. 2.) 


3. ACANTHE à feuilles de chardon. Acanchus 
carduifolius. Linn. Suppl. 


Acanthus fotiis denraro-finuatis , Jpinofis } fpica 
forum radicali. Linn. f. Suppl. pag. 204. 


La forme des feuilles , les tiges courtes , pref: 
que nulles , les calices non épineux , caraétérifent 
certe efpèce. (Voyez ACANTHE à feuilles de Char- 
don, n°.7.) 


A C'A 87 


4. ACANTHE très-épineule. Acanthus fpinofiffi- 
mus. Hort. Parif. 


Acanthus foliis laciniato-pinnatifidis, bullatis , 
fpinofifimis. Perf. Synopf. Plant. vol. 2. pag. 179. 


Acanthus fpirofifimus. Desf. Catal. Hort. Parif, 
pag. SI. 

Cette efpèce eft très-rapprochée de l'acanrhus 
fpinofus. Outre fes épines bien plus nombreufes, 
d’un blanc-jaunâtre, elle a en outre fes feuilles 
plus profondément laciniées , prefqu’ailées, creu- 
{fées & renflées en forme de bulles. Les tiges font 
glabres, cylindriques , herbacées , d’un brun-rou- 
geatre ; fes feuilles très-amples ; les pinnules dif- 
tantes , à peine décurrentes, lancéolées , laciniées 
irréguliérement ; chaque angle & chaque dent ter- 
minée par une épine roide , alongée. 


Les fleurs font difpofées en un épi droit, ter- 
minal , alongé, ferré; chaque fleur fefile, affez 
grande , d’un blanc-jaunâtre , accompagnée d’une 
bractée ovale , un peu concave , à trois nervures, 
armée de fortes épines à fes bords; deux autres 
bractéés étroites, latérales , fubulées , velues; le 
calice divifé en deux lèvres glabres, entières , 
inégales ; la corolle à une feule lèvre, divifée à 
{on foinmet en trois lobes courts, arrondis, égaux; 
les anthèrés droites, purpurines , ainfi que le ftyle, 
très-velues antérieurement. 


Cette plante eft culrivée au Jardin des Plantes 
de Pais. Son lieu natal n'eit pas connu. % 
CFE) 


$. ACANTHE en arbre. Acañchus arboreus, 


Acanthus foliis ffnuato-dentatis, fpinofs , glabris; 
caule fruticofo. Vahl, Symb. 1. pag. 47. 


Acanthus caule arboreo; folits finuaro-dentatiss 
fpincfis. Forskh. Flor. ægypt.-arab. pag. 115. 


C'eft un très-bel arbrifleau , prefqu'un atbte;,, 
qui s'élève à la hauteur de fix à huit pieds, fur 
une tige droite, cylindrique. Les feuilles font op- 
pofées , linéaires-lincéolées, finuées , ondulées, 
glèbres à leurs deux faces, un peu pubefcentes en 
deffous fur leurs nervures ; longues de fept à huit 
pouces , gârnies à leur contour ée dents très-épi- 
neutes. Les fleuts fonc rouges, oppofées, fefles, 
difpofées en épis à l'extrémité des tiges, munies 
de braétées lancéolées , garnies à Kkurs berds de 
cils épineux , filiformes , longs d'un demi-pouce; 
la corolie une fois plus longue que le calice ; fa 
lèvre divifée en cinq tobes inégaux ; la capiule 
ovaie ;, acuminée , de la groffeur d’une noifetre, 
contenant deux femences. 

Cette plänee croit dans l'Arabie Heureufe ; où 
elle a été découverte pat Forskhal. D 


6. ACTANTHE à feuilles lañncéolées. Acanrhus 
Diofcoridis, Linh. 


88 A CA 


Acanthus foliis lanceolatis, integerrimis , margine 


fpinofis. Linn. Spec. Plant. vol. 2. pag. 891. — 
Gronov. Orient. 192. — Mill. Diét. n°. 3. (Woyez 
ACANTHE, n°. 3.) 


* DILIVARIA. 


Calice à quatre divifions | environné de trois brac- 
res prefqu'imbriquées & arrondies , ain/ff que les divi- 
fions culicinales ; corolle labïée ; tube court, refferré, 
fermé par des écailles ; quelques dents à la place de la 
lèvre fipérieure ; lsvre inférieure très ample, à trois 
lobes peu f'nfibles ; un ffigmate fimple. 


7. ACANTHE à feuilles de houx. Acanthus ilici- 
felius. Linn. 


Acanthus (dilivariailicifolia. J.), fodiis repandis, 
dentato - fpinofis ; caule fruticofo , aculeato, Linn. 
Spec. Plant. vol. 2. pag. 892. — Miller, Dit. 
TES Ve 

Acanthus malabaricus , agrifolii folio. Petiv. Sicc. 
10, & Gazoph. tab. 94. fig. 15. 


Carduus aquaticus feu Indorum dilivaria. Comimel. 
Luz. 6. n°..16. 


Cette plante offre dans fes fleurs des caraétères 
qui la diftinguent des acanthes. ( Woyez AcAN- 
THE, n°. 4.) 


8. ACANTHE fans bractée. Acanthus ebraëfeatus. 
Vahl. 


Acanthus (dilivaria ebraéteata. J.), folirs lan- 
ceolatc-ellipticis , dentatis ;. fpicâ terminali ; caule 
fruticofo, inermi; calicibus tetraphyllis. Vah! , Symb. 
2. pag. 75. tab. 40. 

Acanthus ilicifolius. Loureïr. Flor. cochin. pag. 
458. 


Aquifolium indicum. Rumph. Amb. v. 6. p. 163. 
tab. 71. fig. 1. 


Cette efpèce diffère de l’acanthus ilicifolius par 
fes tiges fans épines , par fes feuilles plus alongées , 
rétrécies à leur fommet ; par les fleurs beaucoup 
plus petites. 


Sss tiges font ligneufes, glabres , cylindriques, 
articulées , rameufes à leur bafe , hautes de quatre 
à cinq pieds, dépourvues d’aiguillons , garnies de 
feuiiles oppofées , à peine pétiolées , lancéolées, 
elliptiques , glabres, prefque luifantes , légére- 
ment finuées & dentées à leur contour ; les den- 
telures courtes, droites , épineufes dans les vieilles 
feuilles. Les fleurs font difpofées, à l'extrémité 
des tiges & des rameaux , en un épi alongé, très- 
fimple. Le calice eft divifé en quatre folioles, les 
deux extérieures arrondies , plus grandes, con- 
caves; la corolle blanche; la lèvre oblongue, 
pileufe dans fon milieu , très-entière ; les étami- 
nes purpurines , lanugineufes. Les capfuies font 


ACA 


oblonaues, luifantes, terminées par deux poirites, 
à deux loges, longues d’un pouce , contenant 
dans chaque loge deux femences dures , offenfes. 
Les br:@ées font prefque nulles, très-caduques ; 
elles confiftent en une petite foliole courte , non 
épincufe. 


Cette plante croît à la Cochinchine & dans les 
Indes orientales. h (W. f. ir herb. Desfont.) 


9. ACANTHE à longues feuilles. Acanthus lon- 
g'folius. 

Acanthus ( dilivaria longifolia ), fois petiola- 
tis , lanceolato-oblongis , integerrimis, f[ubfpinofis ; 
Jpicä laxä terminal. (N.) 


Ses tiges font droites, glabres, très-liffes, dé- 
pourvuess d’épines , cyliniriques à leur partie in- 
férieure, un peu comprimé£s vers leur fommec , 
tout-à-fait plates & mème prefque membraneufes 
à la partie fupérieure qui {upporte les fleurs. Les 
feuilles font oppofées, pétiolées, coriaces , très- 
entières, oblongues, lancéolces, fans épines 
dans leur Jeuneffe , là plupart acquérant en vieïl- 
litfant quelques angles peu fenfibles vers leur fom- 
met, terminés chacun par üne p:tité épine 
courte, ainfi que le fommet. Ces feuilles ont leurs 
deux faces parfaitement glabres , l’inférieure lui- 
fante ; veinées , réticuléss , longues de fix à huit 
pouces, fur deux pouces & plus d: large ; la côte 
du milieu très-faillante en deffous, canaliculée 
en deflus ; les nervures latérales confluentes vers 
le bord des feuilles; les pécioles ftriés, longs de 
fix lignes. 


Les fleurs font fefiles, difpofées en un épi ter- 
mioal un peu lâche. Leur calice eft très-glabre , 
compolé de folioles prefque fcarieufts, concaves, 
obtufes, imbriquées, fans épines. La corolle m'a 
paru purpurine , à une feule lèvre prefqu’entière , 
rabattue fur les côtés ; les filamens des étamines 
fubulés ; les anthères droites, oblongues , pur- 
purines, garnies en avant, dans toute leur lon- 
gueur , d'une touffe de poils blancs & ferrés ; le 
ityle filiforme. 


Cette plante a été recueillie aux Indes orientales 
par M. de Labillardière. (W.f. in herb. Desfont.) 


** BLEPHARIS. 


Calice double; l'intérieur à quatre découpures, dont 
deux plus grandes ; l'extérieur à quatre folioles ci- 
liées ; trois braëtées plus courtes & ciliées ; une corolle 
labiée ; le tube refferré & fermé par des écailles ; La 
lèvre fupérieure très-courte | denticulée ; l'inférieure 
très-grande , prefqu'à crois lobes ; le ffigmate fimple ; 
une capfule ovale, à deux loges ; une ou deux fe- 
mences dans chaque loge. 


10. ACANTHE du Cap. Acanthus capenfis. Linn. 
f. Suppl. 


Acanthus 


À «6 À 


… Acanthus (blepharis capenfis. J.), fodiis oblon- 
gs, dentaris, fpinofñs; caule frucicofo , ereëto ; 
braiteis [pin femplici cerminatis. Linn. Supplém. 
Pag. 295. 

” Blepharis ( capenfis ) , foliis lanceolatis | denta- 
20-fpinoffs ; fpinis axillaribus , ramofis. Perf. Synopf. 
Plant. vol. 2. pag. 180. n°. 1. ( Voyez ACANTHE 
du Cap, n°. 8.) 


TI. ACANTHE fourchue. Acanthus furcatus, 
Lion. Suppl. 


Acanthus ( blepharis furcata ), foliis oblongis, 
dentato-fpinofis ; caule fruticofo ; braéteis fpinä tri- 
plici terminatis. Linn. Suppl. pag. 295. ( Voyez 
ACANTHE fourchue, pag. 24.) 


12. ACANTHE couchée. Acanthus procumbens. 
Linn. Suppl. 


Acañthus (blepharis procumbens. J.), foliis 
oblongis, ferrato-ciliatis; eaule procumbente, fruticofo. 
Linn. f. Suppl. pag. 295. ( Voyez ACANTHE cou- 
chée, pag. 24.) E 


« 13. ACANTHE à feuilles entières. Acanthus in- 
cegrifolius. Linn. Suppl. 


Acanthus ( blepharis faturaiæfolia. J. ), foliis 
oblongis , integris ; caule herbaceo , procumbente. 


Linn. f. Suppl. pag. 294. Acanthus inteprifolius. 


Blepharis (faturaiæfolia ), folits verticillatis , 
éntegerrimis , linearibus , inermibus. Perf. Synopf. 
Plant. vol. 2. pag. 180. n°. $. 


Ses feuilles font prefque verticillées, linéaires, 
oint épineufes, très-entières. ( Voyez ACANTHE 
a feuilles entières , pag. 24.) 


14. ACANTHE à feuilles de calament. Acan- 
thus calaminthafolius. Juif. 


Acanthus (blepharis calaminthæfolia. J.), fo/iis 
ovaiis , integerrimis , fpinofis ; floribus axillaribus , 
caule fruicofo. Perf. Synopf. Plant. vol. 2. p. 180. 
n°24: 

Ses tiges font droites, ligneufes, cylindriques , 
garnies de feuilles oppofées , ovales, rrès-en- 
tières, affez femblables à celles du calament , 
épineufes à leurs bords. Les fleurs font placées 
dans l’aiflelle des feuilles. 


Le lieu natal de cette plante n’eft pas connu. 
( Herb. Ju]. ) 


15. ACANTHE de Madras. Acanthus maderaf- 
patenffs. Linn. 


Acanthus (blepharis boerhaviæfolia. J. ), foliis 
quaternis , floribus axillaribus , calicibus ciliatis. 
Linn.Syft. veget. pag. 485. 

Botanique. Supplément. Tome I. 


A CA 8) 


r . Blepharis ( boerhaviæfolia ), foliis quaternis ; 
| duobus minoribus ovatis , fubdentato-finuutis ; calice 
barbato. Perf. Synopf. Plant. vol. 2. pag. 180. 
o 
n4216. 


Acanthus ciliaris. Burm. Flor. Ind. pag. 130. 
tab. 42. fig. 2. 


Adhatoda mederafpatenfis, calice barbato , foliis 
Jubrus villofis. Petiv. Muf. pag. 23. 


Ses feuilles font médiocrement pétiolées, pref- 
que verticillées quatre par quatre, deux plus pe- 
uites que les autres , ovales , finuées, légérement 
dentées ; les calices barbus. (Voyez ACANTHE de 
Madras, n°. $.) 


16. ACANTHE à fleurs agglomérées. Acanthus 
glomeratus. Lam. 


Acanthus ( blepharis glomerata. J.) , foliis qua- 
ternis , anguffis , dentato fpinofis ; floribus axilla- 
ribus , glomeratis ; caule fruticofo. ( Voyez AcAN- 
THE à pelotons de fleurs , n°. 6.) 


17. ACANTHE comeéftible. Acanthus edulis, 
Forskh. 


Acanthus (blepharis edulis. J.), foliis quaternis, 
lineart-lanceolatis | dentato-fpinofis ; caule fruticofo. 


Vabhl , Symb. r. pag. 48. 


Acanthus ( edulis) , foliis lanceolatis , fubdenta- 
tis ; fpicis braëteifque fpinofis. Forskh. Flor. æpypti- 
arab. pag. 114. 


Ruellia ( ciliaris ) , foliis dentatis, ciliatis ; flo- 
ribus oppofitis. Linn. Mantifl. pag. 80. 


Ruellia ( perfica ), foliis lanceolatis , dentatis, 
foinulofis ; floribus oppofitis. Burm. For. Ind. pag. 
135. tab. 42. fig. 1. 


Ses tiges font droites, ligneufes , ramifiées , 
garnies de feuilles réunies en verticilles , quatre 
par quatre, inégales , glabres , lancéolées, pre 
que linéaires, médiocrement dentées, épineufes 
à leurs bords, obtufes à ieur fommet, 


Les fleurs font oppofées, difpofées en un épi 
terminal , long d'environ deux pouces, muni de 
bractées imbriquées , ‘rapprochées , difpofées fur 
quatre rangs; ovales - lancéolées , très-épineufes 
a leurs bords. La corolle eft d’un bleu pâle , de 
la longueur des braétées. Le calice a trois folioles; 
les deux latérales fubulées , très-entières; la troi- 
fième ovale , velue, nerveufe, enveloppant 
Povaire , fe rétréciflant à fon fommet ea une forte 
d’écaille oblongue, tridentée. La capfule eft gla- 
bre, ovale, comprimée , à deux loges; une dent 
élaftique à chaque loge , contenant une femence 
oblongue , couverte de poils roides. 


Cette plante croit dans la Perfe & dans l'Arabie 
heureufe. h Ses feuilles , au PAPPQEE < de Forskhal, 


go AG À 


fe mangent crues; elles font favoureufes, affez 
agréables. 


18. ACANTHE à feuilles de mollugine. Acan- 
thus molluginifolius. Juff. 


Acanthus ( blepharis molluginifolia ) , foliie qua- 
sernis , aqualibus, ovatis, parvis ; caule procum- 
bente , firigofo ; floribus axillaribus , folitariis. Perf. 
Synopf. Plant. vol. 2. pag. 180. n°. 8. 


Acanthus (repens), caule repente , hifpido ; fo- 
liis quaternis , linearibus , integris , fubciliatis ; flo- 
ribus axillaribus , folitariis. Vahl , Symb. 2. p. 76. 


8. Idem, foliis lanceolatis ; integerrimis. 


Cette efpèce a beaucoup de rapport avec l'a- 
canthe à feuilles entières : elle en diffère par fes 
tiges tout-à-fait rampantes; elles font glabres, 
roides, herbacées, ligneufes à leur bafe, diffufes, 
rameufes, cylindriques , garnies de feuilles au 
nombre de quatre à chaque nœud, affez petites, 
un peu inégales, ovales, entières, légérement 
ciliées à leur contour, glabres à leurs deux faces. 
Dans la variété 8 , ces feuilles font étroites, plus 
alongées , Jancéolées , très-entières. Les fleurs 
font folitaires, fituées dans l’aiflelle des feuilles 
fupérieures. 


Cette plante croit dans les Indes orientales. > 


19, ACANTHE à feuilles de linéaire. Acanthus 
linarisfolius. Jufi. 


Acanthus (blepharis linariæfolia. J.), foliis li- 
nearibus, longiffimis , fubdentatis ; caule elongato , 
dichotomo; floribus inter dichotomiam. Perf. Synopf. 
Plant. vol. 2. pag. 180. n°. 9. 


Cette plante a des tiges droites , alonaées, di- 
vifées par dichotomiss, garnies de feuilles linéai- 
res, uës-longues, legérement dentées. Les fleurs 
font fituées dans la bifurcation des tiges. Elle croit 
au Sénégal. ( Herb. Ja. ) 


Ofervations. On doit avoir reconnu , d’après 
les caraétères de ces trois genres, qu'ils ont en- 
tr'eux les plus grands rapports; qu'ils ne diffèrent 
effentiellement que dans leur calice partagé en 
deux lèvres, & à quatre divifions inégales dans 
Jes acanthes ; à quatre divifions profonies & iin- 
brigquées dans les dilivaria. Ce calice eft double 
dans les &/epharis ; l'intérieur & l’extérieur à qua- 
tre divifions. On remarque dans chacun de ces 
genres trois braétées inégales qui enveloppent le 
calice. La corolle eft la même pour tous trois. Son 
orifice eft garni de poils dans les acanthes, fermé 
par des écailles dans les dilivaria & les blepharis , 
qui ont de plus le ftigmate fimple, divifé en-deux 
lobes dans les acanthes. Les étamines & les cap- 
fules ont le même caraétère dans les trois genres. 
Les deux premiers fe reffemblent affez dans le port 

es efpèces , ayant les feuilles amples, pinnatifi- 


A CA 


des, plus rarement entières, finuées, mais gar- 
nies d'épines à leur contour , à l'extrémité de leurs 
angles; les fleurs difpofées en un épi terminal ou 
axillaire , fimple, alongé. Dans les b/epharis les 
feuilles font plus ordinairément fimples & verti- 
cillées, quatre par quatre; les fleurs folitaires, 
axillaires ou terminales ; leurs braétées plutôt ci- 
liées qu’épineufes. Si l’on réunifloit les deux pre- 
miers genres, on ne pourroit guère fe difpenfer 
d’en féparer ce dernier. 


ACANTHES (les), famille de plantes, ainfi 
nommée parce qu’elle eft compofée de plufeurs 
genres qui ont des rapports avec celui de l’acan- 
the qui s’y trouve compris. 


Les plantes renfermées dans cette famille font 
des herbes dont les feuilles font ordinairement op- 
pofées, ainfi que les fleurs. Leur calice fe divife 
en plufieurs découpures ; il eft perfiftant & fou- 
vent environné de braétées ; la corolle très-ordi- 
nairement irrégulière ; les éramines, au nombre de 
deux ou de quatre, didynames ; le ftyle fimple, fo- 
liraire ; le ftigmate à deux lobes , quelquefois fim- 
ple. Le fruit confifte en une capfule libre, à deux 
loges, s’ouvrant avec élafticité en deux valves, 
donc chacune emporte avec elle la moitié de la 
cloifon , implantée dans le milieu de chaque 
valve , qu’elle fépare ainfi en deux demi-loges. 
Des bords de cette demi-cioifon fortent des ap- 
pendices en forme de crochets, auxquels font 
attachées des femences fans périfperme. Leur ra- 
dicule eft inférieure , & leurs cotylédons fo- 
liacés. 


Cette famille a de très-grands rapports avec 
celle des pédiculaires ; elle en diffère par la flruc- 
ture de leurs fruits , par les valves qui fe divifent 
en deux parties avec élafticité, & en ce que les 
plantes qui la compofent, font aflez généralement 
plus grandes & plus ligneufes. 


Les principaux genres contenus dans cette fa- 
milie font les fuivans : 


I. Quatre étamines didynames. 


Les acanthes........ SL te Acanthus. 
Les-dilivarias 2.0 Re sacs Di MArIA: 
Les blepharis .. ... such seal LI /PPIEUTESS 
Les thunbergia:.,.::.1.. ..... Thunbergia. 
LCes'barreMéress..…..L.ts DO EATE Barlcria, 
Les ruelhes#1.%. ER R Ruellia. 


II. Deux étamines. 


Les carmantines.........,..,..Jufficia. 
Les dianthères..... soso cette Dianthera 


ACANTHUS. ( Voyez ACANTHE.) 
ACARNA, Willd. (Voyez QUENOUILLETTE:) 


Al'C'EH 
ACÉNA. ( Voyez AcÆNA. Surpl.) 


ACER. (Voyez ÉRABLE.) 


ACERAS. M. Perfoon en a fait une divifion du 
genre fatyrium. 1l y rapporte plufieurs efpèces 
d'ophrys de Linné , celles qui n'ont point d’épe- 
ron diftin. (Woyez OPHRYS & SATYRIUM. 
Suppl.) 


ACHANIA, Sw. Ait. ( Voyez MAURISQUE.) 


ACHAOVAN. Profper Alpin, dans fes Plantes 
d'Égypte , cite, fous ce nom, une herbe qui a le 
port & les fleurs de la camomille , que l’on em- 
ploie dans les obftruétions & la jauniffe. Bauhin 
en fait une matricaire. Il n’en eft point fair men- 
tion dans Forskhal. 


ACHAOVAN-ABIAT. Autre plante citée par 
.Profper Alpin , qui croît aux environs du Caire. 
Sa figure & fa defcriprion font croire que c’eft la 
cinéraire maritime, & Bauhin adopte certe opi- 
nion, Elle eft indiquée comn:e bonne dans les 
obftruétions & les maladies des femmes. (Juf.) 


ACHARIE. Acharia. Genre de plantes à fleurs 
incomplètes, monoiques , établi par Thunberg , 
& dont le caractère effentiel elt d’avoir : 


Un calice à deux folioles ; une corolle monopétale, 
velue, à trois découpures ; dans Les fleurs males , trois 
étamines inférées fous Les lobes de la corclle; dans les 
fleurs femelles | un ovaire libre ; un ffyle ; trois fHg- 
mates ; une capfule à une feule loge, s'ouvrant en 
crois valves ; une feule femence globuleufe. 


Obfervations. I] eft probable, dit M. de Juffieu , 
que la corolle de Thunberg n’eft qu'un calice ac- 
compagné de deux bractées: la firuation des éta- 
mines femble le prouver. Il faudroit voir la plante 
pour la rapporter avec certitude à fa famille na- 
turelle. Elle rentrera peut-être dans celle des or- 
ties; mais dans cette fuppofition, l’exiftence de 
la capfule feroit un obftacle à certe réunion, à 
moins que cette capfule ne foit autre chofe que le 
calice fubfiftant. 


EsrèÈceE. 


ACHARIE à trois lobes. Acharia tragodes. Thunb. 


Acharia foliis alternis, trilobis ; pedunculis axil- 


laribus , unifloris. (N.) Lam. Ill. cab. 755. 


Acharia tragodes. Thunb. Prodr. pag. 14. Icon. 
— Willd. Spec. Plant. vol. 4. pag. 327. 


Plante herbacée , donc les tiges font touffues, 
très-rameufes , étalées , longues d'un pied, grêles, 
velues , cylindriques, garnies de feuilles a'ternes , 
pétiolées, divifées la plupart en trois lobes irréau- 
liers , finuées ou dentées; les dentelures obrules, 


A CH 91 


plus ou moins profondes, couvertes d’un léger 
duvet. Les pédoncules font folitaires , axillaires, 
beaucoup plus courts que les pétioles, à une feule 
fleur pendante. Les fleurs fupérieures font mâles, 
à crois étunines beaucoup plus courtes que la co- 
roile ; les fleurs inférieures femelles : l'ovaire eft 
libre, petit, ovale, légérement pubefcent : il lui 
fuccède une capfule ovale , à trois valves , à une 
feule loge, renfermant une feule femence globu- 
leufe, inégale à fa furface. 


Cette plante croît au Cap de Bonne-Efpé- 
rance. % 


ACHE. ( Voyez PERSIL, n°. 2.) 
ACHE d'eau. ( Voyez BERLE.) 


ACHE de montagne. (Voy. ANGÉLIQUE , n°. 8.) 
(Ligfticum lavifficum. ) 


ACHILLEA. ( Voyez ACHILLÉE.) 


ACHILLEE. Achillea. Ce genre, de la famille 
des corymbifères, a des rapports avec les anthe- 
mis ; ils'en diftingue par fon caraétère eflentiel , 
qui confifte en 


Un calice ovale , imbriqué ; cinq à dix demi-fleu- 
rons femelles & fertiles, à la circonférence ;ÿ des fe- 
mences nues, placées fur un réceptacle garni de pail- 
lettes. 


Le plus grand nombre des efpèces qui compo- 
fent ce genre font remarquables par des fleurs pe- 
tites, dont les demi-fleurons du centre font courts, 
de couleur jaune eu blanche , quelquefois purpu- 
rine , difpofées en corymb2s rouffus, étalés , affez 
fouvent planes en deflus , d’un afpeét agréable. 
Les achilléés forment un genre très-naturel, à 
feuilles alrernes, ailées, plus ou moins finement 
découpées, qu-lques - unes fimples & dentées 
( c’éroient les prarmica de Tournefort). Il y a plu- 
fisurs efpèces qui varient, foit par la culture, 
foit même dans la nature , & dont la détermina- 
tion offre des difficultés , & ant occafionné quel- 
que confufion dans les auteurs. L'achillea mil'e- 
folium & quelques efpèces qui s’en rapprochent, 
en font un exemple. Prefque toutes ces plantes 
font originaires de l’Europe, du Levant, desiles 
de l’Archipel ; la plupart £- trouvent fur les hautes 
montagnes. On en connoît à peine de l’Amerique. 
Elles font prefque routes herbacées, vivaces, plus 
ou moins odorantes dans toutes leurs parties. 


ESPÈCES. 
X* Les demi-fleurons jaunes, 
1. ACHILLÉE vifqueufe, Achillea ageratum, 


Lion. 
M 2 


#°G 


_Achillea foliis lanceolatis, obtufis , acute ferratis. 
Linn. Spec. Plant. vol. 2. pag. 1264. — Blackw. 
tab. 300, 


02 


«. Achillea ageratum , foliis pubefcentibus. 
8. Achillea ageratum , foliis glabris , longioribus. 


. Achillea ageratum , foliis oblongis , obrufis , ferra- 
ti, in petiolum attenuatis , fafciculatis, glabris ; 
corymbo compofito , fubarétato. Willd. Spec, Plant. 
vol. 3. pag. 2193. n°. $. 

Ageratum foliis ferratis. C. Bauh. Pin. 221. 


ÆAgeratum plerifque, herbä julià quibufdam. J. Bauh. 
Hift. 3. pag. 142. Ic. 


Ageratum feptentrionalium & anglicum. Lobel. Ic. 
tab. 489. 


Baifamita minor. Dodon. Pempt. 295. — Morif. 
Oxon. Hift. 3. pag. 38. $. 6..tab. 1. Hg. 2. 3. 


Y. Ageratum ; qua agerato mefue cognata | proce- 
riorÿ coryrnbis ex luteo-albicantibus. Linn. Hort. 


Cüffort. pag. 413. 


Cette plante, recueillie dans fon fol natal, a 
fes tiges droires, fes rameaux roides , prefque faf- 
ciculés , légérement pubefcens à leur partie fupé- 
rieëre ; les feuilles courtes, blanchâtres , un peu 
pubefcentes : il en eft de même des pédoncules & 
des calices. Dans la plante cultivée, les rameaux 
font fouvent plus étalés, moins roides; les feuilles 
plus grandes, glabres, vertes; les fleurs elabres, 
moins ferrées. ( Voyez ACHILLEE, n°. 2.) 


2. ACHILLÉE en faucille. Achillea filcata. Linn. 


Achillea foliis linearibus , dentatis , obtufis, pla- 
nis ; denticulis crenatis. Linn. Spec. Planr. vol. 2. 
pa8. 2194. — Rerz. Obferv. 2. pag. 25. — Lam. 
Lluftr. ab. 683. fig. 3. 


Achillea fa'cota, foliis Finnatis , teretiufeulis, pi- 
Lofis ; pinnis tripartitis , derratis , tranfverfis , ar&è 
imbricatis ; corÿymbis fimplicibus. Willd. 5pec. Plant. 
vol. 3. pag. 2198. n°. 16. 


Ptarmica orientalis , fantolina folio ; flore majore. | 


Tournef. Coroll. pag. 37. 


Ses feuilles inférieures font fafciculées ; les fu- 
périeures alternes, très-étroires, finement ailées; 
les vinnules courtes, à trois divifiors profondes, 
son ES K pikeufes. (Voyez ACHILLÉE, 
tire 2 


3. ACHILLÉE à feuilles cylindriques. Achillea 
teret fol a. Wild. 


; Ac'i lea folriis pinnatis , teretibus, cano-pubeften- 
Sibus ; jinais tranfverfis , trumcatis , dentatis, densè 
iméricatis; corymto fimplic, Willa. Spec. Plant. 
vol: 3:pag 2199, n°. Lÿe 


ot 


ACH 


Cette efpèce diffère de la précédente par la 
forme de fes feuilles non pileufes, par le jaune 
plus clair de fes fleurs. Ses racines font lignsufes, 
ramifiéss , de la groffeur d’une plume de cygne; 
elles produifent plufieurs tiges tres fimples, hau- 
tes d’un pied, blanchâtres & pubefcentes. Les: 
feuilles font fafciculées , longues d'un demi-pouce 
& plus, étroites, prefque cylindrignes, cou- 
vertes d’un duvet blanchärre , ailées, à pinnules. 
courtes, tronquées à leur fommet, munies de pe- 
tites dents aiguës & ferrées. Les fleurs font dif- 
pofées en un corymbe fimple, rermiral, de la gran- 
deur de celles de la mille-feuille. 


Gette plante croît dans la Galatie. % ( Defcripr. 
ex Willd.) Flle fe rapproche beaucoup de l'efpèce 
fuivante ; elle en diffère par fes demi-fleurons plus 
petits. 


4. ACHILLÉE imbriquée. Achillea imbricata. 
Vent. 


Achillea foliis teretibus, fexfariam tuberculatis ; 
pedunculis elongais , unifloris. Vent. Hort. Celf. 


pag. 54. tab. ÿ4. ‘ 


Cette plante paroït tenir le milieu entre les 
anthemis & les achillea ; elle fe rapproche, par fes 
feuilles, de l’achillea fantolina , dont elle âïiffère: 
par fa tige moins rameufe, par fes pédoncules à 
une fleur, par fes demi-fleurons plus nombreux ; 
enfin, par la forme même de fes feuilles. Ses tiges, 
font droites , prefque ligneufes , cylindriques , 
pubefcentes , blanchättes, hautes d’un pied ; fes 
feuilles alceérnes, prefque fimples, cylindriques, 
hériffses à leurs bords de tub::rcules difpofées fur 
fix rangs, couvertes d’un duvet cotoneux. Les 
tubercules font de véritables folioles imbriquées, 
divifées chacune en trois petits lobes ovales , ob- 
tus , munis fur leurs bords de cils carrilagineux. 


Les tiges & les rameaux fe terminent par des 
pédoncules fimples , très-alongés, droits, cylin- 
diiques , pubefcens , foutenant une fleur aflez 
grande , radiée, d’un jaune-doré, accompagrée 
de deux ou trois braétées membraneufes , ovales 
concaves, aiguës; les écailles calicinales glabres,, 
luifantes , ovalss, obrufes ; les intérieures plus 
| alongées , relevées en dehors d'une nervure fail- 
 lante ; les démi-fleurons , au nombre de quatorze, 
: femelles & fertiles, ovales, obtus, à trois dents 
. peu apparentes ; les femences enveloppées dans 


| une paillette de couleur brune, concave, oblon- 


gue , aiguë. 


| Cette plante a été découverte dans la Perfe par. 
MM. Bruguière & Olivier. h (F. f.) 


s- ACHILLÉE fantoline. Achillea fantolina. 
Lian. 


| Achillea foliis fetaceis ; dentatis ; denciculis fub- 


AGH 


integris , fubulatis , reflexis. Linn. Spec. Plant. vol. 
2. pag. 1264. 


Achillea fantolina , foliis pinnatis , fubtomentofis ; 
pinnis triparticis, cranfverfis, diffantious ; lacinirs 
tridentaiis , caule ramofo. Wiild. Spec. Plant. vol. 3. 
pag. 2199. n°. 18. 


Dans cette efpèce , qui fe rapproche beaucoup 
de l'achillea tererifolia, les feuilles ont leurs pin- 
nules diftantes, fort petites, point imbriqué:s, 
à trois découpures fouvent tridentées. (Woy:7 
ACHILLÉE , n°. 1.) 


6. ACHILLÉE à feuilles menues. Achillea tenui- 
folia. Lam. 


Achillea foliis linearibus, dentato-pinnatis , fub- 
albidis ; corymbis fimplicibus ; floribus minimis ; caule 
ramofo , paniculuto. (N.) 


Achillea (renuifolia), fodiis pinnatis, fubrere- 
tibus , tomentofis ; pinnis tripartitis, obtufis , inte- 
gerrimis, tranfverfis, imbricatis. ? Willden. Spec. 
Plant. vol. 3. pag. 2199. n°. 17. 


La plante mentionnée par Willdenow paroît 
offrir quelques différences, qui font douter qu’eile 
foirt la même que celle citée ici par M. de La- 
marck. Les feuilles font tomenteules , principale 
ment les inférieures ; les pinnules à trois divifions 
profondes , obtufes , très-entières. Les demi-fleu- 
rons font courts & jaunes dans les deux plantes; 
les “a difpofées de même. (Voyez ACHILLÉE, 
n°. 11. 


7. ACHILLÉE en corne de cerf. Achi/lea corono- 
pifolia. Willd. 


Achillea foliis pubefcentibus, pinnatifidis ; laciniis 
lanceolatis, ferratis ; corymbo compofito. Willden. 


Spec. Plant. vol. 3. pag. 2195. n°. 8. 


Achillea foliis pinnatifidis , dentatis , glabris. 
Willd. Ach. pag. 18. n°.9: tab. 1. fig: 2. 


Ses tiges font droites, hautes d’un pied & 
demi, firiées, rameufes, pubefcentes, un peu 
anguleufes , garnies de feuilles fefiles, lancéoléss, 
pinnatifides , glabres à l’œil nu , mais pubefcentes 
vues à la loupe ; les découpures lancéolées , den- 
tées en fcie; les feuilles radicales pr:fque deux 
fois pinnatifides. Les fl-urs font difpofées en un 
corymbe rameux; les demi-fleurons de couleur 
jaune , de la grandeur de ceux de la mille-feuille. 


Cette plante croît dans le Levant. % ( Defcripr. 
ex W'illd. ) 


8. Acuirsée gerberi. Achillea gerberi. Willd. 

Achillea foiris caulinis pinnatifidis ; laciniis inte- 
gerrimis , radicalious pinnatifitis ; laciniis trifidis , 
corollis radii vix calice majoribus. Willden. Spec. 
Plant. vol. 3. pag. 2196. n°. 10. 


ACH 03 


Achillea foliis linearibus , pinnatifidis, pubefcen+ 
tibus , petiolatis ; foliis incifis , calicibus oblongis. 


Gimel. Sibir. vol. 2. pag. 198. tab. 83. fig. 2. 


Certe efpèce a fes tiges hautes de trois ou qua- 
tre pouces, rameufes , afcendantes , diffufes , lé- 
gérement pubefcentes ; les feuilles radicales & 
inférieures linéaires , pinnatifides ; les découpures 
petites, cblongues, trifides; les feuilles cauli- 
paires linéaires, pinnatifides ; les découpures très- 
courtes, oblongues, très-cnrières. Les eurs font 
très-ferrées , difpofées en corymbes finples, pref- 
qu’en ombelle , peu garnis ; les demi fleurons en- 
viron au nombre de dix, fort petits, à peine plus 
longs que le calice. 


Cette plante croît dans la Sibérie. % ( Defcripr. 
ex Will. ) 


9. ACHILLÉE pileufe. Achillea pilofz. Willd. 


Achillea foliis pinnatifiais, fubiès pilofis ; laciniis 
lanceolatis , infirmis bipartitis ; corymbo compofito. 
Willd. Spec. Plant. vol. 3. pag. 2196. n°. 11. 


Achillea foliis pinnatis, fubrs piloffs ; pirnis in- 


tegris bifidifque. Wilid. Ach. pag. 31. n°. 19. 


Ses tiges font droites, pub:fcentes, hautes d’un 
demi-pied ; fes feuilles alteines, diftantes, linéai- 
res, à peine longues d’un pouce, pubefcentes , 
pinnatifides , pileufes en deffous; leurs décotipures 
lancéolées, un peu aiguës; les feuilles fupéricures 
entières , les inférieures partagées en déux. Les 
fleurs font normbreufes, difpofées en un corymbe 
rameux. à 


Le lieu natal de cette plante n’eft pas connu. 
(Deferipr. ex Willa.) 


10. ACHIILÉE à feuilles de camomille. Achil/ea 
anthemoides. Wild. 


Achillea foliis pinnatis , pubefcentibus ; pinnis 
linearibus , integerrimis , obtufis ; inferioribus lon- 
gioribus , cymis fimplicibus. Willden. Spec. Plant. 
vol. 3. pag. 2200. n°. 19. 


Achillea fantolina. Hortulan. 


Ses tiges font hautes de fix à huit pouces, pu- 
befcentes , rameufes, afcendantes , garnies de 
feuilles altsrnes , pubefcentes, pileufes, ailées, 
compofées de pinnules linéaires, inferfiblemenc 
plus longues du fommet à la bafe ; obtufes, très- 
entières, quelquefcis munies, à leur bord fupé- 
rieur , d’une dent courte , obtufe. Les fl:urs font 
terminales , difpofées en un corymbe fimple ; les 


 demi-flurons Courts. 


Le lieu nata! de cette plante n'eft pas connu. On 
la cultive dans quelques jardins d: l'Europ:. % 


11. ACHILLÉE d'Égypte. Achillea agypriaca. 
Linn, 


04 À C H 


Achillea foliis pinnatis, tomentofis ; pinnis [.6- 
rotundis , obtusè dentatis ; corymbo compofito. Wilid. 
Spec. Plant. vol. 3. pag. 2203. n°. 24. 


Achillea fois pinnatis ; foliolis obtusè lanceo- 
latis , ferrato-dentatis. Linn. Hort. Cüiff. 413. — 
Gmel. Itin.? pag. 178. 


Abfinthium fantonicum , agyptiacum. C. Bauh. 
Pin. 136. 


Abfinthium agyptiacum. Dodon. Pempt. pag. 25. 
Icon. ( Voyez ACHILLEE d'Égypte, n°. 8.) 


12. ACHILLÉE bipinnée. Achillea bipinnata. 
Lion, 


Ténacetum (myriophyllum), foliis bipinnatis , 
tomentofis; pinnulis ciulinorum dentatis, radicalium 
integerrimis. Wild. Spec. Plant. vol. 3. pag. 1814. 
n%.17: 


Prarmica orientalis ; incana, foliis pinnatis , femi- 


flofealis , vix confpicuis. Tournef. Cor. 38 


Ses tiges font droites, ftriées, un peu pubef- 
centes, légérement anguleufes ; les feuilles pla- 
nes , alongées, deux fois ailées , blanchâtres, pu- 
b: fentes ; les folioles petites, ovales, prefque 
arrondies , obtufes, entières ; les fleurs difpofées 
en un corymbe terminal , m<diocrement ramifié ; 
les calices oval£s , à peine pubefcens ; les écailles 
ovales , concaves , jaunâtres; les d2mi-fleurons 
jaunes , d’une grandeur médiocre. ( Voyez AcuiL- 
LÉE, N°7) 


13. ACHILLÉE auriculée. Achillea auriculata. 
Wild. 

Achillea foliis pinnatis , tomentofis ; pinnis oblon- 
gis, bafi fursbmm aur'culutis, obtust dentatis, extimis 
confluentibus ; corymbo compo/fto, coarëlato ; radio 
calice breviore. Wild. Spec. Plant. vol. 3. pag. 2203. 
n°25. 


Ses tiges font droites , hautes d’un pied , cylin- 
driques, romenteufes, garnies de feuilles aiter- 
nes ; les inférizures pétiolées , tomenteufes, lon- 
gues de deux ou trois pouces, ailées , compofées 
de pinnules longues de fix lgnes, oblongues, 
auriculées un peu au deffus de leur bafe , à den- 
telures obtufes; celles de l’extrémité confluentes ; 
les feuil'es fupérieures fefiles, longues d’un pouce, 
pinnatfides ; les lobes alongés, prefqu’entiers. 
Les fleurs font nombreufes, difpofées en corym- 
bes rameux & ferrés; les demi-fleurons à peine 
plus longs que le calice. 


Cette plante croit dans le Levant. x ( Deftripe, 
ex Willa.) 

14. ACHILLÉE paucifire. Achil/ea pauciflora. 
Lan. 


Achillea (pauciflora), foliis bipinnatis , tomen- 


À! C'H 


toffs; pinnis linearibus , integerrimis, obtufis ; co- 
rymbo fubquadrifloro. Wild. Spec. Plant. vol. 3. 
pag. 2204. n°. 27. 


La plante que Willdenow rapporte à celle de 
M. de Lamarck, offre quelques différences. Ses 
tiges font médiocrement ligneufes à leur bafe; les 
rameaux très fimples, longs de quatre à fix pouces, 
romenteux ; les feuilles comenteufes & foyeufes, 
à pinnules linéaires , obtufes ; les fleurs difpofées 
en un corymbe d'environ quatre fleurs affez 
grandes. Les calices fonc tomenteux , hémifphé- 
riques. 


Cette plante croit dans le Levant & en Efpa- 
gne ; elle varie dans fa grandeur. (Voyez ACHIL- 
LEP, n°0.) 


1$. ACHILLÉE à fleurs d’or. Achillea aurea. 
Lam. 


Achillea foliis bipinnatis , tomentofis; pinnis li- 
neari-lanceolatis , dentatis ; corymbo fimplici , pedun- 
culis elongaris. Wiild.Spec. Plant. vol. 3. pag. 230$. 
n°, 28. ( Voyez ACHILLEE, n°. 10.) 


16. ACHILLÉE eupatoire. Achillea eupatorium. 
Willd. 


Achillea foliis bipinnatifidis , cano-pubefcentibus ; 
laciniis lineari-lanceolatis, ferratis; corymbo com- 
pofito , globofo ; floribus flofculofis. Willden. Spec. 
Plant. vol. 3. pag. 220$. n°. 29. 


Achillea villofa, foliis pinnatis; pinnulis plano- 
patentibus, incifo-ferratis, bafi latiore, decurrentibus; 
corymbis convexis , ampliffimis ; floribus radio deffi- 
tutis. Marfchall. ad Bierberftein Cafp. pag. 119. 
n°. 38. (Excluf. fynon. Tournef. ) 


Prarmica ortentalis ; foliis tanaceti incanis ; flere 
aureo. Buxbaum. Centur. 2. pag. 25. tab. 19. Non 
Tournef. 


Cette efpèce paroît fe rapprocher beaucoup de 
la précédente ; mais fes fleurs font privées de 
demi-fleurons, foit qu'ils avortent ou qu'ils fe 
convertiffent en fleurons. Les feuilles reffemblent. 
à celles de la sanaifie ; elles font blanchâtres & 
pubefcentes. Les corymbes font amples, rainifiés, 
ramaflés en têtes globuleufes. 


Cette plante croît fur les bords de Ja mer Caf- 
pienne , dans les fois pierreux & fablonneux. 


17. ACHILLÉE à fleurs ferrées. Achillea coare- 
lata. 


Achillea (compaéta), foliis bipinnatifidis, fetaceo- 
villofis ; laciniis lanceolatis ; integerrimis ; corymbo 
compofito , coarétato ; floribus flofculofis. Willden. 


Spec. Plant. vol. 3. pag. 2206. n°. 30. — Non 
achillea compaéta. Lam. 


Cette achillée a , comme la précédente, les 


À..C H 


fleurs uniquement compofées de fleurons. Ses 
tiges font herhacées, un peu ligneufes à leur bafe ; 
les rameaux pubefcens ; les feuilles deux fois 
ailées , lancéolées , longues de deux ou trois 
pouces ; couvertes de poils foyeux ; les pinnules 
pinnatifides, longues d'un demi-pouce ; les dé- 
coupures étroites , lancéolées , droites, très- 
entières, munies quelquefois d'une dent à leurs 
bords. Les corymbes {ont touffus , rameux, com- 
polés de beaucoup de fleurs jaunes. 


Le lieu natal de cette plante n’eft pas connu. # 


18. ACHILLÉE pubefcente. Achillea pubefcens. 
Linn. 


Achillea foliis pinnatis ; foliolis lanceolatis, inci- 
Rs, ferratis , fubtùs lanigeris. Linn. Spec. Plant. 
vol. 2. pag. 1264. 


Achillea pubefcens, foliis bipinnatifidis , pubefcen- 
tibus ; laciniis lineari-lanccolatis, inaqualibus , acu- 
tiufeulis ; corymbo compofito. Willden. Spec. Plant. 
vol. 3. pag. 2206. n°. 31. ( Voyez ACHILLEE, 
HÉonfo) 


19. ACHILLÉE à petites fleurs. Achillea micran- 
tha. Willd. 


Achillea foliis bipinnatifidis, pubefcentibus; laciniis 
lanceolatis , integerrimis ; corymbo compofito. Wiild. 
Spec. Plant. vol. 3. pag. 2209. n°. 37. 


Achillea foliis pinnatis , pubefcentibus ; pinnis la- 
ciniatis , radio minimo. Willd. Achill. pag. 33. 
n°. 22. ( Excluf. fynonym. & defcripr. ) 


Millefolium orientale ; erelum , luteum. Tournef, 
Coroll. pag. 37. 


Ses tiges font garnies de feuill:s alrernes , deux 
fois ailées, longues d'un pouce ou d’un pouce & 
demi, pubefcentes , compofées de pinnules à trois 
découpures lancéolées, très-entières. Les fleurs 
font d'un jaune-foncé ; elles forment un corymbe 
lâche , ramifié. Le calice eft oblong; les demi- 
flurons font petits. 


Cette plante croit dans la Cappadoce. 4 ( D:f- 
cripe. ex Willd.) 


20. ACHILLEÉE cotonneufe. Achillea tomentofa. 
Linn. 


Adchitléa foliis pinnatis, hirfutis; pinnis lineari- 
bus , dentatis.Linn: Spec. Plant. vol. 2. pag. 1264. 
— Gmel. Itin. vol: 1. pag. 137. tab. 25. fig. 2. 


Achillea tomentofa, foliis bipinnatifidis , villoffs ; 
pinnis confertifffmis ;, laciniis lineari-lanceolaris , in- 
tegerrimis ; corymo compofiro. Willd. Spec. Plant. 
vol.'3. pag. 2209. n°. 38. 

Achillea foliis .hirfutis, pinnatis; pirnis aqiali- 
bus; pinnatis ;ÿ pinnulis inteeris © trifidis ; floribus 
latéis | umbellaus, Haller, Helv: n°. 106, 


LENS 05 
Stratiotes millefolia , flavo flore. Cluf. Hift. 1, 
pag. 330. fig. 2. 
8. Eadem , pygmaa , caule humili, fimplici. 


Cette plante varie dans fa grandeur. Quelque- 
fois fes tiges acquiérent jufqu’à un pied de haut: 
on en trouve aux environs de Grenoble, fur les 
bords de la Drac, une variété dont les tiges font 
très-fimples , hautes à peine d’un ou de deux 
pouces. Les feuilles font beaucoup plus tomen- 
teufes. Cette dernière plante m’a été communi- 
quée par M. de Foucault. ( Voyez ACHILLEE, 
n°. 4.) 

SA 


21. ACHILLÉE à 
cylindrica. 


Achillea ( ochroleuca }, foliis fubbipinnatifidis , 
pinnis bafeos indivifis , laciniis lineari-lanceolatis , 
corymbo compofito , calicibus cylindraceis. Wiilden. 
Spec. Plant. vol. 3. pag. 2210. n°. 39. 


calice cylindrique. Achillea 


Achillea ochroleuca , caulibus tomentofis , floriferis 
fferilibufque ; foliis pinnatifido - pinnatis ; pinnis 
Jubincifis , bafin versks plerumque nullis ; corollis 


ochroleucis. Ehrh. Beitr. vol. 7. pag. 166. 


Ses tiges font tomenteufes; fes feuilles pubef- 
centes , ailées, prefque toutes pétiolées, excepté 
celles du haut, qui font fefiles. Les pinnules pin- 
natifdes, les inférieures entières; les découpures 
linéaires, lancéolées, très-entières. Lesfleuis font 
d’un jaune-foncé , difpofées en un corymbe ter- 
minal & ramifié. Leur calice eft cylindrique. 


Le lieu natal de cette plante n'eft pas connu. 
On la cultive daris quelques jardins de l’Europe. x 
(Defcripr. ex Wilid.) 

22. ACHILLÉE à feuilles d'auronne. Achillea 
abrotanifoiia. Linn. 


Achillea foliis pinnatis , furrà decompofitis ; laci- 
nits linearibus , diflantibus. Linn. Spec. Plant. vol. 
2. pag. 126$. — Miller. Dit. n°. 5. 


Achillea abrotanifolia , foliis bipinnacis , pubef- 
centibus ; pinnulis tenuiffimis, Llinearibus, integer- 
rimis, diffantibus ; corymbis compofitis , faffigiatis. 
Wild. Spec. Piant. vol. 3. pag. 2213. n%. 45, & 
Achill. pag. 46. n°. 30. 


Ses calices font prefque elobuleux ; les demi- 
fleurons.de la circonférence un peu arrondis , au 
nombre de cinq ou fix, divifés en trois dents à 
leur fommet. ( Voyez ACHILLEE, n°. 6. ) 


23. ACHILLE à feuilles de filipendule. ‘Achillea 
filipendulina. Lam. 


Achillea foliis pinnatis , fubglabris ; pinnulis den- 
tatis , diflantibus. ; ‘corymbis brevibus , compaët:s ; 
radio minimo. (N.) 17. Le 


FUTOY 1 Ÿ 


Tanacetum:( angulatum ) , lfolis: pinnatifidiss 


96 AC H 


laciatis lancecluris, ferretis ; corymbo coarëläto , 
calicibus angulatis. Willd. Spec, Plant. vol. 3. pag. 
1811. n°. à. 


Certe plante, d’après Willdenow, doit être pla- 
cée parmi les renacetum. ( Voy. ACHILLEE, n°. 12.) 


24. ACHILLÉE couchée. Achillea decumbens. 
Lam. 


Achillea foliis pinnatis ; pinnis brevibus , obtufis , 
-mucronatis , fubrrifidis ; corymbis laxis : radio brevi, 
tridentato ; caulibus proffratis. (N.) ( Voyez ACHIL- 
LEE NE 02..) 


*X Les demi-fleurons blancs ou rofes. 


2$. ACHILLÉE à feuilles d’eftragon. Achillea 
dracunculoides. Hoït. Parif. 


Achillea foliis integris Jeu fubferratis ; linearibus , 
glabris, acutis ; fzbfeffilibus ; corymbo laxo ; radio 
niveo ; maximo. (N.) 


Achillea ( leucanthemum }, foliis integerrimis , 
lineartbus; caule ramofifimo; ramis virgatis , foliofis ; 
Jflofculis radii multis, calice majoribus. Perf. Synopf. 
Plant. vol. 2. pag. 467. n°. 1. 


Cette plante à des tiges droites , glabres , cy- 
lindriques, un peu anguleufes, divifées en ra- 
mesux nombreux, efil£s, garnis de feuilles très- 
fimples, éparfes, linéaires, étroites , entières 
ou finement denticulées, glabres à leurs deux 
faces , aiguës à leur fommet, la plupart rétrécies 
à leur bafe en pétioles courts. Les fleurs font d’un 
blanc de neige, difpo‘ées en un corymbe lâche, 
terminal ; les pédoncules prefque fimples, glabres, 
filiformes; les calices glabres, ovales , d’un jaune- 
pâle ; les écailles brunes à leurs bords ; les demi- 
fleurons remarquables par leur grandeur , un peu 


crénelés à leur fommet , -obtus, prefque tron- 


qués. 


Cette plante croît fur le mont Caucafe. On la 
cultive au Jardin des Plantes de Paris. ( F7 w.) 

26. ACHILLÉE lingulée. Achillea lingulata. 
Waldft. 


Achillea foliis oblongo-linearibus , obtuffs, dupli- 
cato ferrulatis , pubefcentibus , ciliatis ; caule villofo. 
Willden. Spec. Plant. vol. 3. pag. 2190. n°. 1. 


Achillea foliis lingularis, hirfutis , inaqualiter 
ferratis ; radicalibus petiolatis ; floribus corymbofis. 
Waldft. & Kitaib. Plant. rar. Hung. vol. 1. p. 2. 
tabs 224 


Ses tiges font droites , velues , garnies de feuilles 
fimples , altérnes, oblongues , linéaires, en forme 
‘de languetre , pub=fcentes, ciliées à leurs bords, 
obtufes à leur fommet, munies à leur contour 


d'un double rang de denielures inégales , en fcie ; 


À C A 


As feuilles radicales périolées. Les fleurs. font 
blanches, plus grandes que celles de l'ackil/ea 
ptarmica ; difpofées en un corymbe prefqu'om- 
beillé & terminal. 


Cette plants croit en Hongrie , fur les hautes 
montagnes. % 


27. ACHILLLE à feuilles en coin. Achillea cu- 
neifolia. Lam. 


Achillezæ ( herba rota ), foliis linearibus, bafr 
attenuatis, ferratis cauleque glabris Willd. Spec. 
Plant. vol. 3. pag. 2191.n°. 2. 

Achillea foliis integris , bafË aentatis , apice obtu- 
is ; caule declinato. Viliars, Plant. du Dauph. vol. 
3. PAB. 255. 

Prirmica alpibus altera, floribus minus compac- 


sis, Tournef. Inft. R. Herb. 497. 


Herba rota. J. Bauh. Hift. 3. pag. 144. ( Voyez 
ACHILLÉE, n°.21.) 


28. ACHILLÉE fternutatoire. Achillea ptarmica. 
Lins. 


Achillea foliis lanceolatis, acuminatis | argutè 
ferratis. Linn. Spec. Plint. vol. 2. pag. 1266. — 
Œder. Flor. dan. tab. 643. — Ludw. Eit. rab. 118. 
— Blackwell, teb. 276. — Lam. liluitr. tab. 683. 
fig. 


Achillea foliis linearibus , acurminatis , aqualiter 
argutè ferratis , glabris. Wild. Spec. Plant. vol. 3. 
pag. 2191. n°. 3. 

Dracunculus pratenfis, ferrato folio. C. Bauh. Pin. 
98. — Morif. Oxon. Hift. 3. $. G. tab. 12. fig. 1. 
— Petiv. Herb. tab. 19. fig. 3. 


8. Prarmica vulgaris , flore pleno. Cluf. Hift. 2. 
pag. 12. fig. 2. — Kriph. Centur. 5. n°. 2. 


Achillea muitiplex. Ren. Flor. orn. 78. 


7. Achillea pubeftens , caule fublignofo. Decand. 
Flor. franç. vol. 4. pag. 211. 


Achillea pyrenaica. Sibthorp, MA. in herb. Lhér. 


à. Achillea linearis , foliis linearibus. Decand. 
Ve: 


Parmi les variétés de cette plante on diftingue 
celle à fleurs doubles , cultivée dans les jardins 
fous le nom de bouton d’arsent. Tous fes fleurons 
font fériles & fe convertiflent en demi fleurons. 
Elle a été trouvée fauvage aux environs de Bar- 
rège , par M. Ramond. La variété y, originaire 
des Pyrénées, a fes tiges prefque ligneufes & fes 
feuilles pubefcentes , trois fois plus courtes, maïs 
de même largeur que dans la plante ordinaire. On 
obferve fur leur face inférieure , des glandes vifi- 
bles à l'œil nu. Les fleurs font peu nombreufes. 
M. Decandolle Ja foupçonne une «efpèce diftinéte. 

La 


ACH 


La variété à a fs feuilles plus étroites, glabres 
& linéaires. (Joyez ACHILLÉE , n°. 19.) 


29. AcuiLLéE élégant. Achillea fpeciofa. Henck. 


Achillea caule tetragono , pubefcente ; foliis lan- 
ceolatis , argurè ferratis , baff grofse dentatis, utrinquè 


puvefcentibus. Henck. Adumb. Plant. pag. 1. 


Cette efpèce fe rapproche de l'achillea ptar- 
mica ; elle en diffère par fes tiges tétragones & 
pores s par fes feuilles prefqu'amplexicau- 
es , pubefcentes à leurs deux faces à groffes den- 
telures à leur bafe. Ses racines font füñiformes ; fes 
tiges rameufes, hautes de trois pieds ; les feuiiles 
fefiles, alrernes , lancéolées, d:ntées en fcie, 
aiguës ; les dentelures arquées , rudes , membra- 
neufes, aiguës. Les fleurs font aifpofées en co- 
rymbes axillaires, terminaux, inégaux , peu par- 
nis; les ramifications dichotomes ; les fieurons 
du difque jaunes, nombreux ; les demi-fleurons 
blancs , rabattus. Le calice ef grand, hémifphéri- 
que , compofe d’écaillies oblongues , imbriquées ; 
les extérieures à côtes faillantes , membraneufes 
à leurs bords. Le récepracle eft garni de paillertes 
lancéolées , membraneufes, de la longueur des 
flsurons ; les femences nues, ovales , tronquées. 


Son lieu natal n’eft point connu ; elle eft culti- 
vée dans quelques jardins botaniques. # 


30. ACHILLÉE à crêtes. Achillea criffata. Retz. 


. Achillea foliis linearibus, planis , acuminatis , 
dentatis ; dentibus emarginatis, tranfverfis, crliato- 
ferratis ; caule ramofo , affufo , fuperne pubefcente. 
Willd. Spec. Plant. vol. 3. pag. 2192. n°. 4. 


Ptarmica crifhata, foliis linearibus , ferratis ; fer- 
raturis tranfverfis , crifhatis ; caule ramofo , debili. 


Retz. Obferv. bot. pars 2. pag. 25. 


Prarmica linariafolio, anguftifimo , cum maroine 


particulariter dentato , & velutt fquamofo ; floribus 


albis. Mich. Hort. Flor. 77. n°. 5. 


Ses tiges font très-rameufes, glabres à leur 
-partie inférieure, blanchätres & pubefcentes vers 
léur fommet, obtufément anguleufes; les rameaux 
foibles, fimples, étalés, rabattus, pubefcens, gar- 
nis de feuilles étroites , linéaires, acuminées à 
leur fommer, dentées en fcie ; les dentelures tranf- 
verfes , un peu arrondies, échancrées ou trifidies ; 
ces (econdes dentelures ciliées, ferrées contre les 
feuilles. Les fleurs font blanches , difpofées en co- 
rymbes lâches , fimples, rerminaux ; les calices 
prefque globuleux. 


Cette plante croît en Italie. # (Defeript. ex 
Willa.) 
31. ACHILLÉE des Alpes. Achillea alpina. Linn. 


Achillea foliis lanceolaris , dentato-ferratis ; den- 
Boranique. Supplément, Tome I. 


AC: G7 


ticulis tenuiffime ferratis. Linn. Spec. Plant. vol. 2. 
pag. 1266. — Miller, Diét. n°. 14. 


Achillea (alpina), foliis linearibus , pellinato- 
pinnatifidis , glabris ; laciniis fubferratis , corymbo 
compofito. Willd. Spec. Plant. vol. 3. pag. 2193. 
n°. 6. 


Achillea (criftata), foliis pellinato-pinnatifilis , 
argutè ferratis, glabris. Willden. Achill. pag. 17. 
n°, 8. (Excluf. fynon. Retz.) 


Achillea foliis femipinnatis, pinnulis minutiffimè 


ferratis. Gimnel. Sibir. vol. 2. pag. 196. — Halier, 


Héiv. n°. 116. 


Achillea elatior, foliis pinnatis, pinrulis minu- 
tifimè ferratis. Vaïil. A6t. Parif. 1720. n°. 10. 


Ptarmica alpina , millefolit folio. Boccon. Muf. 
pag. 144. tab. 101. 


8. Achillea (alpina}, foliis integris , lanceolatis, 
breviffimè periolatis, ferratis; ferraturis ferrulatis. 


Willd. Achill. pag. 12. n°. 4. 


Cette plante varie dans fon port & dans fes 
feuilles : celles-ci ont fouvent leurs dentelures un 
peu denticulées en fci:. Les flzurs font que'quefois 
rougeatres. (Voyez ACHILLEE, n°. 17.) 


32. ACHILLÉE à fleurs jaunes & blanch:s. Achil- 
lea ochroleuca. Waldft. 


Achillea (peétinata), foliis petfinato-pinna’ifi- 
dis ÿ laciniis lineari-fubul ris, integerrimis ; co- 
rymbo compofito , coarétato ; caule pubeftente. Wi14, 
Spec. Plant. vol. 3. pag. 2197. n°.13. Non Lam. 


Achillea (ochroleuca), cano-tomerrofa , foliis 
linearibus , pinnato-peëtinatis ; foliolis Ereviffim:s, 
integerrimis j corymbis florum denfifimis. Walsit, & 
Kitaïb. Plant. rar. Hungar. vol. 1. pag. 33. tab. 34. 
( Excluf. fynon. Erhart.) 


Achillea ( chamæmelifolia ), foliis peinato- 
pinnatifidis jÿ daciniis linearibus | intégerrimis ; co= 
rymbo compolito , fuÿnudo , coarétaro. ? D:ca d. 
Synopf. pag. 292, & Flor. franç vol. 3. pag. 212. 
— Pourr. Aét. tolof. vol. 3. pag. 305. 


Cette plante, dans fon lieu natal, eft couverte 
fur toutes fes partis d’un duvet bla châtre, to- 
menteux; elle devient pr. fque glabre lorfqu’elle 
eft cultivée, excepte dans fa j'uneffe. Les feui'ies 
caulinaires inférieures font pétiolees ; les fupéricu- 
res prefque féfhiles, peétinées, prefque pinnat fs, 
linéaires ; les découpures courtes, nomhreufes, 
linéaires , fubulées , r'ès-entières. =es fleurs font 
difpofées en un corymbe ferre & rameux, l:s 
demi-fleurons de la grandeur de ceux de | achillea 
nobilis. 


Cette plante croit en Hongrie , aux lieux fablon- 
neux, 
N 


98 ACH | ACH 


33. ACHILLÉE à feuilles en fcie. Achillea ferrata. 
Wild. 


Achillea foliis tomentofis, lineari - lanceolatis , 
pinnatifidis ; laciniis baff profundioribus, Willien. 
Spec. Plart. vol. 3. pag. 2194. n°. 7 

Achillèa foliis lineari-lanceolatis | feffilibus , to- 
mentofis , profundè ferratis, bafs laciniatis. Retz. 


Obferv. bot. 2. pag. 2j. 


Prarnica humilis , foliis laciniatis, abfinthit amu- 
lis. Tournef. luit. R. Herb. 496. 


Ses fl=urs font difpofées en un corymbe fimple, 
prefqu’en ombelle : les feuilles luifantes; les ra- 
dicales pétiolées. On y diftingue quelques variétés. 
{ Voyez ACHILLÉE corne de cerf, n°. 27.) 


35. ACHILLEE, argentée. Achillea argentea. 


Lam. 
Prarmica alpina, incanis, ferratis foliis. Herm. 


Lugd.-Bar. 694. 


Achiilea foliis fericeo-argenteis , apice pinnatis ; 
pinnulis linearibus , fubintegris ; caule fubfimplici , 
fuëvillofo. (N.) 

Tanacetum (argenteum) , foliis pirn atis , feri- 
ceo-tomentofis ; pinnis lanceolat rs: apice fubdentaris ; 
Lomme ea Willden. Spec. Plänt. vol. 3. 
pag. 1810. n°. 7, & Achiil. pag. $1. tab. 2. fig. 4. 


Dracunculus alpinus , agerati foliis ferratis. Rai, 


Hit. 1. pag. 344. 
Achillea ferrata. ? Lam. Diét. 1. pag. 28. n°. 20. 


S:s tiges font chargées de feuilles fefiles, li- 
néaires, lancéol£es , romenteufes & blirchatres à 
leurs deux faces, pinnatifides; les feuilles cauli- 
naires profondément dentées ou médiocrement 
pionat: files ; les déconpures oblongues , aiguës, 
très-entières ; les inférieures plus profondes. Les 
Jeunes feuilles & les fupérieures ne font que den- 
téss en fcie. Les fleurs font blanches, difpofées en 
un corymbe fimple , terminal. 


Willdenow « croit que certe efpèce eft mal ran- 
gée parmi les achillea ; il la rapporte aux tanace- 
tum. ( Voyez ACHILLÉE , n°. 28.) 


36. ACHILLÉE impatiente. Achillea impatiens. 
Linn. 


Achillea foliis pinnatis ; pinnis diffañtibus, li- 
neari-lanceolatis ; baff fursèm acutis. Linn. Spec. 


Cette plante croit dans la Suiffe. x Fe me | 
{ Plant. vol. 2. pag. 1266. 


paroit être la même que l’ACHILLEE n°. 20. 


Achillea foliis peétinato-pinnatifidis , glabris ; le. 
ciniis linearibus aocutis , inferioribus bipartitis ; co- 
rymbo fimplici. Wild. Spec. Plant. vol. 3. pag. 


| 
2196. n°, 12. ( Voyez ACHILLEE de Sibérie, 


34. ACHILLÉE à feuilles planes. Achillea cla- 
venne. Lino. 


Ac! illea foliis lacinietis , planis , obtufis , tomen- 
tofs. Linn Spec. Plant. vol. 2. pag. 1266.— Jacq. 
Vindeb. 157, & Flor. auftr. tab. 76. 


n°. 16.) 


. ACRILLÉE flofculeufe. Achillea floftulofa. 
He. Parif. 


Achillea foliis lanceolatis » inferioribus pinnati - 
fidis, glabris ; lacinits ferratis ;ÿ fummis ferratis, 
Jublinearibus. Perf. Synopf. Plant. vol. 2. pag. 467. 


Achillea clavenna, foliis romentofis , pinnatifidis ; 
laciniis l'nearibus , obtuffs , fxmmis apice fubdentaris ; 
corymbo fimplici. Will. Spec. Plant. vol. 3. pag. 
2/95 INR 


æ. Achillez foliis obovatis, incifis , tomentofis. 


Wild. Achill. pag. 13. n°. 5. 


Achillea folirs tomentofis , longè petiolatis , pal- 
matis. Haller, Helv. n°. 114. 


Cette efpèce eft remarquable par fes fleurs 
blanches, uniquement compofées de: fleurons. Ses - 
feuilles font g'abres, lancéolées ; les inférieures 
pinnatifides , à découpures dentées en fcie à leurs 
bords; les feuilles fupérteures, prefque linéaires, 
finement dentées en fcie; les fl:uts difpofées en 
un corymbe r2meux, touffu; les calices ovales, 
épais , blanchätres, à peine pubefcens. 


Abfiathium alpinum ; umbelliferum , lacifolium. 
C. Bauh. Pin. 139. — Cluf. Hift. 1. pag. 340. Ic. 
& Pann. pag. $$$. tab. $53. 


Abf etre albis floribus , capitulis fquamofis. 


Bauh. Hift. 3. pag. 143. le. Cette phinte eft cultivée au Jardin des Plantes 


de Paris. On ignore fon lieu natal. x ( F. f.) 
Diable alpinus , argerteus , foliis abfinthii 


latioribus. Morif. Oxon. Häft. 3. pag. 40. $. 6. 
tab. 10. fig. $. 


B. Achillea ( capitata), fobiis profin& pinnati- 
fais, tomentofés ; pinnis dentatis , xmbellato-capi- 
tatis. Willd. Achill. pag. 15. 0°. 7, tab. 1. fig. 1. 


Achillea humilis, incana, coronopifoba , fer can- 
dido. Vaill. Aët. 1720. n°. 14. 


38. ACHILLEE fcarieufe. Achillea fquarrofa. Ait. 


Achillea foliis lanceolato-linearibus , pinnatifidis ; 
pinnis ovato- cuneïformrëus , incifo acurminatis , ver= 
La ous ; caule villofiufculo. Air. Hort. Kew.vol. 3. 
pag. 242. 


Achillea Jauarrofa , foliïs pinnatifidis , laciniis 0b- 
longa-cureatis | iragualiter dentatis | verticaliter 


AC EH 


fexis ; corymbis fimplicibus. Wi.lden. Spec. Plant. 
vol. 3. pag. 2197. n°. 14. 


Ses tiges font afc-ndantes, hautes d’un pied , 
cylindriques , pubefcentes, ftrises , garnies de 
feuilles linéaires lancéolées, pinnatifides, prefque 
glabres , longues d’un pouce & demi; les décou- 
pures petites, oblongues, prefqu’en coin, trifides 
ou inégal=ment dentées, ouvertes verticalement. 
Les fleurs fort blanches , dela grandeur de celles de 
Ja mille-feuiile, difpofées en un corymbe fimple à 
l'extrémité des tiges & des rameaux. 


Le liéu natal de cette plante n’eft pas connu. 


39. ACHILLÉE à écailles noires. Achillea atrata. 
Lin». 


Achillea foliis pinnatis, peétinatis | integriufculis; 
pedunculis villofis. Linn. Spec. Plant. vol. 2. pag. 
1267. — Jacq. Vind. 157, & Flor. auftr. tab. 77. 


Achillea atrata, foliis peétinato pinnatis , glabris; 
pinnis linearibus , acuminatis , fubrripartitis ; cymä 
Jimplici, peaunculis pubefcentibus , caule fimpliciffi- 
mo. Willd. Spec. Plant. vol. 3.pag. 2200. n°. 20. 


Achillea foliis glabris, pinnatis ; pinnis fimplici- 
bus & mulrifidis. Haïller, Helv. n°. 111. 


Chamaerrelum alpinum, faxatile, perenne; flore 


albo , fingulari ; calice nigricante. Till. Pif. tab. 19. 


Matricaria alpina, chamomillafoliis. C. Bauh. 
Pin. 134. — Scheuz. Itin. 4. pag. 338. 


Les fleurs font groffes , prefque globuleufes; les 
calices hémifphériques ; les demi-fleurons affez 
_grands, un peu denticulés à leur fommet. ( Voyez 
ACHILLEE a feuilles de camomille, n°. 25.) 


40. ACHILLÉE mufquée. Achillea mofcata. Jacq. 


Achillea foliis pinnatis , pinnulis fimplicibus , flo- 
ribus umbellatis. Jacq. Flor. auftr. vol. $. Append. 
tab. 33.— Allion. Flor. pedem. n°. 662. — Murr. 
Syft. veget. pag. 778. 

Achillea mofcata , foliis peélinato-pinnatis , gla- 
bris; pinnis lineeribus, obtufufculis ; integerrimis , 
.punélatis. Wild. Spec. Plant. vol. 3. pag. 2201. 
n°. 21, & Achill. pag. 28. n°. 17. 

Achillea (livia) , foliis linearibus ; pinnatis, 
punétatis ; floribus corymbofis. Scopol. del. Flor. & 
Faun. Infub. n°. 3. tab. 3. 


Achillea Genipi. Murr. Appar. Med. 1. p. 68. 
Achillea foliis pinnatis ; pinnis fimplicibus, gla- 
bris , punétatis. Hailer , Hélv. n°. 112. 


Tañacetum alpinum , odoratum. Scheuz. Itin, 2. 
pag- 142 , & 6. pag. 142. 
Dracunculus alpinus , argenteus , alatis foliis. 


Morif. Oxon. Hult. 3. p. 111. $. 6. tab. 10. fig. 7. 


A C H 
Iva moftara. Gefn. Epift. 66. 


Cette plante répandune odeur pénétrante , affer 
agréable. Ses racines font brunes , prefque li- 
gneufes; elles produifent plufieurs tiges droites ou 
afcendantes , glabres ou légérement pubefcentes ; 
longues de huit à dix lignes, garnies de feuilles 
prefque fefiles, glabres ou à peine pubefcentes , 
pinnatifides ; les pinnules linéaires , oppolées, en- 
tières, diftantes, régulières , à peine aiguës; quel- 
quefois munies d’une perice dent vers leur bafe, 
au nombre de cinq à fix fur chaque côté. Les fleurs 
font peu nombreufes, difpofées fur un petit co- 
rymbe fimple, terminal , un peu ferré; les écailles 
calicinales un peu jaunâtres, brunes à leur con- 
tour ; les demi-flsurons elliptiques , dentés à leur 
fommet. 


Cette plante croît dans les Alpes, en Suife, en 
Iulie, &c. x (W./[.) 


S9 


41. ACHILLÉE naine. Achillea nana. Linn. 


Achillea foliis pinnatis, dentatis, hirfutiffiris ; 
floribus glomerato-umbellatis. Linn. Spec. Plant. 
vol. 2. p. 1267. — Allion. Flor. pedem. n°. 663. 
tab. 9. fig. 3. — Mill. Dict. n°. 2. 


Achillea nana, foliis pinnauis, villofis ; pinnis 
linearibus , integerrimis , foliorum inferiorum denta- 


ris. Wild, Achill. pag. 29. n°.18. 


Achillea nana, foliis pinnatis , villofis ; pinnis 
dentotis, linearibus ; radicalibus bipinnatis , caule fim- 
plicifimo. Wild. Spec. Plant. vol. 3. pag. 2204. 


ne 225 


Achiilea foliis tomentofis, pinnatis ; pinnis fimpli- 
cibus & incifis. Hall. Helv. 2. n°. 113. 


Millefolium alpinum , incanum, flore fpeciofo. 
J. Bauh. Hiüft. 3. pag. 138. — Tourn. Init. K. 
Herb. 496. — Rai, Hift. 347. 


Millefolium alpinum , tomentofum , odoratum , 
nanum. Boccon. Muf. 2. pag. 166. tab. 120. 


Achillea lanata. Lam. Flor. franç. vol. 2. pag. 
640. 


Cette plante reffemble beaucoup , par fon port, 
à l’achil'ea tomentofa , var. p; mais f.s demi-fl-u- 
rons font blancs ; les flzurons jaunes, féparés par 
des écailles brunâtres à leur fommet. (Voyez 
ACHILLEE laineufe , n°. 22.) 


42. ACHILLÉE de Crète. Achillea cretica. Linn. 


Achillea foliis linearibus ; pinnis fusrotundis ; re- 
crorfüm imbricatis j. caule tomeutofo. Linn. Spec- 
Plant. vol. 2. pag. 1268. : 


Achillea cretica, foliis pinnatis , pubefcentibus ÿ 
pinnis fubrotunais , quadrifidis , concavis , patulis ; 
caule apice ramofo. Wil'd. Spec. Plant. vol. 2. pag. 
2202. n°. 23 , & Achill. pag. 26: ee 16. 

2 


AC UE 
Millefolium incanum, creticum , foliis flichados 


ferratis. Morif, Oxon. Hift. 3. pag. 39. $. 6. tab. 
LI Be ir20 


1CO 


Millefolium incanum , creticum. C. Bauh. Pin. 
130, & Prodr. 72. 


Millefolium creticum. J. Bauh. Hit. 3. pag. 139. 


Millefolium creticum , ffratiotes millefolia cretica. 


Prof». Alp. Exot. pag. 84. tab. 83. 


Abrotanum femina , incanum , albo achilles flore, 
sreticum. Boccon. Muf, 2. tab. 34. 


Ses tiges font afcendentes , tomenteufes, cy- 
lindriques & rameufes à leur partie fupérieure ; 
les feuilles longues d’un pouce & plus , étroites, 
pubefcentes , tomenteufes fur leurs principales 
nervures ; les corymbes fimples & terminaux. 
( Voyez ACHILLÉE, n°. 29.) 


43. ACHILLEE à grandes feuilles. Achille ma- 
crophylla. Linn. 


Achillea foliis pinnatis , planis , incifo-ferratis ; 
extimis majoribus, coadunaiis. Linn. Spec. Piant. 


vol. 2. pag. 1265. — Mill, Diét. n°. rr. 


Achillea macrophylla, foliis pinnatis, glabris ; 
pinnis lanceolatis | incifo- ferratis , extimis corfluen- 
tibus ; corymio compofito. Willden. Spec. Plant. 
vol. 3. pag. 2204. n°. 26, & Achill. pag. 20. 
NOT. 


Achillea foliis pinnatis , planis, incifo-férratis ; 
extremis confluentibus. Hall. Hélv. n°. 115. 


Jracunculus alpinus , foliis ftaliofk. C. Bauh. 
Pin.98 , & Prodr=39. 

lirllefolium tanaccrifo'iis, flore albo. Mor:f. 
Oxon. Hit. 3. pag 38 $. G. tab. 11. fig. 3. ( Voy. 
ACHILLEE, N°. 14.) 


44. ACEILLÉE à feuilles de bacille. Achillea 
erithmifolia. Waldft. 


Achillea foliis pubifcentibus , caulinis bipinnatif- 
dis ; lacintis lincaribus , obrufis ; radicalibus bipin- 
natis , pinnulis tripartitis , corymbis compofitis. 


Willd. Spec. Plant. vok 3. pag. 2207. n°. 32. 


Achillea erithmifolia, foliis triplicato-pinnaris , 
pinnulis linearibus fquamif jue calicis obrufis , corym- 
bo faflgiaro. Waldft. & Kiuaib. Plant. rar. Hung. 
vol. 1. pag. C8. tab. 6G. 

Cette plante eft couverte, fur toutes fes parties, | 
d'un duvet blan:hâtre , & de peti.s poils couchés. 
Ses feuilles radiciles font deux fois ailées; leurs 
pinnules linéaires , à trois découpures obtufes ; 1:s 
feuilles caulinaires deux fois rinnatifides, à dé- 
coupures linéaires , obtufes. Les flurs font dif- 
pofées en un corymbe faftigié ; les écailles du ca- 
lice obtufes , l:s demi-fleurons blancs, femblables 
à ceux de la mille-feuille. 


AC EH 


Cette plante croît dans les terrains fablonneux, 
fur les montagnes , en Hongrie. x; (F.f) 


45. ACHILLÉE à feuilles de tanaifie. Achillea 
tanacetifolia. Ajlion. 


Achillea foliis bipinnatis ; laciatis lanceolatis , 
ferratis ; corymbo compofito , patulo. Willden. Spec. 
Plane. vol. 3. pag. 22C7. n°.33 , & Achill. pag. 
38. n°. 26. — A lion. Pedem. n°. 666. 


Achillea foliis pinnatis ; pinnis femipinnatis , in-= 
cifis & inregris. Hall. Helv. n°. 108. 


Millefolium purpureum , majus. C. Bauh. Prodr. 
76. — Morif. Oxon. Hif. 3. pag. 39. $. 6. tab. 11. 
fig. 14. ( Voyez ACHILLÉE , n°. 15.) 


46. ACHILLÉE compaëte. Achillea compaëu. 
Lam. 


Achillea (diftans), foliis bipinnatifidis; laciniis 
lanceolatis, incifo ferratis; rachi alatä, incifo ferratä; 
corymbis fafligtatis , compofttis. Wild. Spec. Plant. 
vol. 3. pag. 2207. n°. 34. 


Achillea diffans. Waldft. & Kitaib. Plant. rar. 
Hung. 


Achillea magna. Allion. Flor. pedem. n°. 668. 
tab. 53. fig. 1. (Non Linn.) — Willd. Achill. 


pag. 22. n°. 12. 


Les feuilles font un peu velues, principalement 
fur leur nervure. La principale nervure eft bordée 
par un appendice foliace, étroit & entier; les 
découpures nombreufes , très-rapprochées les 
un s des autres. Les calices font ovoides, pubef- 
cens; les demi-fleurons prefqu’en forme de cœur 
renverfé, terminés par deux dents arrondies, 8 
fouvent une troifième plus petite. ( Voyez ACHIiL- 
LÉE. n°10.) 


47. ACHILLÉE mille-feuille. Achil/ea millefolium. 
Linn. 

Achillea foliis bivinnatis, nudis ; laciniis lineari- 
bus, dentatis; caulibus fupernè fulcatis. Linn. Spec. 
Plant. vol. 2. pag. 1267. — Ludw. FEctr. tab. 67. 
— Œder. Flor. dan. tab. 757. — Lam. Iluftr. tab. 
68. fig. 1. 


Achillea milefolium , foliis bipinnatis, glabriuf- 
culis ; pinnarum lacinïis linearibus , dentaris. Wild. 
Spec. Plant. vol. 3. pag. 2103. n°. 36, & Achill. 
pag. 39. n°. 27. 

Achillea foliis pinnatis ; pinnis femipinnatis , in- 
cifis & integris. Haller , Helv. n°. 108. 


8. Achillea tanacetifolio , flore purpureo. Vaillant, 
AËt. Parif. ç93. — Kniph, Centur. n°. 1. 


Millefolium alpinum. Cluf. Pann. pag. 562. 
y. Achillea (magna), foliis bipinnatis, fubpilo- 


A CH 


fs ; laciniis linearibus , dentatis ; auriculis decuffarrs. 
Linn. Spec. Plant. vol. 2. pag. 1267. 


Achillea magna, foliis triplicato-pinnatifidis ; la- 
ceniis lanceolatis , acutis ; corymbrs compofitis , fuf- 
tigiatis. Willden, Spec. Plant. vol. 3. pag. 2208. 
CITE 

La variété y paroïît conflituer une efpèce dif- 
férente de la mille-feuille , en étant diftinguée non- 
feulement par fa grandeur du double, mais en- 
core par fes feuilles trois fois pinnatifides, par fes 
découpures très-étroites , par fes feuilles radicales 
très-longues. Les corymbes font touffus, très- 
épais. (Voyez ACHILLÉE , n°. 26.) 


48. ACHILLÉE à petites feuilles, Achi/léa micro- 
phylla. Wild. 


Achillea foliis bipinnatifidis , internodio brevio- 
ribus; lacintis brevioribus, integerrimis ; corymbo 
compofito , fafligiaro. Willd. Spec. Plant. vol. 3. 
pag. 2210. n°. 40. 


Millefolium minimum , crifpum , flore albo , hif- 
Panicum. Barrel. Icon. Rar. tab. 1114. 


Achillea peétinata. ? Lam. Diétion. 1. pag. 28. 
n°24 


Ses tiges font droites , fimples, pubefcentes, 
hautes de fix à douze pouces, garnies de feuilles 
deux fois pinnatifides ; celles des riges plus cour- 
tes que les entre nœuds, pubefcentes, longues 
d'environ quatre lignes ; les découpures linéaires, 
très-entières ; les pinnules de la bafe plus courtes. 
Les fleurs font blanches , de la grandeur de celles 
de l’achillea nobilis | difpofées en corymbes rami- 
fiés , en faîte; les calices oblongs. 


Cette plante croit en Efpagne. % ( Deftripe. ex 
Willd ) 


49. ACHILLÉE rofe. Achillea rofea. Hort. Parif. 
Achillea (afplenifolia), foliis radicalibus , bi- 


pinnatifidis ; caulinis incifis ; laciniis ovatis, ferrato- 
mucronatis , obtufis ; floribus rofeis. Vent. Hort. 
Celf. pag. 95. tab. 95. 


Cette efpèce fe diftingue aïfément de l’achillea 
milefolium, var. 8, à fleurs purpurines, par fes 
tiges droites, plus élevées, & furtour par fes 
feuilles , dont les lobes font ovales & obtus. Ses 
tiges font nombreufes , roides , cylindriques, 
prefque fimples , légérement pubefcentes ; les 
feuilles oblongues , étroites, à peine pileufes ; 
celles de la racine deux fois ailées ; les caulinaires 
alternes, un peu diflantes, fefiles , incifées & 
laciniées ; les lobes peu profonds, ovales, obrus, 
dentés. Les fleurs font difpofées en corymbes ra- 
mifiés, terminaux ; les calices glabres, ovales; 
les demi-fleurons d’un rofe-tendre , en ovale ren- 
verfé, divifés en trois dents à leur fommet; les 
femences glabres , de couleur brune; le réceptacle 


AC H 101 


conique ; garni de paillettes oblongues , conca- 
ves, frangées à leur fommet, plus longues que 
les femences. 


Cette plante a été découverte par M. Bofc dans 
l Amérique feptentrionale. On la cultive au Jardin 
des Plantes de Paris. x (F7. v.) 


50. ACHILLEE à feuilles de livêche. Ackillea 
liguffica. Allion. 


Achillea foliis bipinnatifidis ; laciniis linearibus,, 
argute ferratis ; rachi alatä, intecerrimä ; corymbo 
compofito , fafhgtato. Wiliden. Spec. Plant. vol. 3. 
pag. 2210. n°, 41, & Achill. pag. 19. n°. 10. 


Achillea liguflica , foliis pinnatis ; pinnis acute 
pinnato-dentatis , planis , glabris. Allion. Mifcell, 
Taur. $. pag. 69, & Flor. pedem. n°. 660. tab. 53. 
fig. 2. 


Ses tiges font droites , rameufes, cylindriques, 
friées, prefque glabres , hautes de tro!s on quatre 
pieds, divifées vers leur fommer en cinq à fix ra- 
meaux alrernes. Les feuilles font nombreufes, fef- 
files, deux fois ninnatifides; leurs découpures li- 
néaires , aiguës , dentées en fcie, glabres à leurs 
deux faces ; la nervure du milieu bordée, dans toute 
fa longueur , d’un appendice foliacé, entier ou à 
peine denté. 

Les fleurs font blanches, affez nombreufes, dif- 
pofées en petits corymbes rameux, formant, par 
leur réunion , une forte d'ombeile compofée, EC 
tigiée. Leur calice eft un peu ovale , d'un blanc- 
pâle, pubefcent ; les demi-fleurons terminés par 
un limbe ovale, obtus, ou légérement échancrés, 
femblables à ceux de l’achillea nobilis. 


Certe plante croît en Italie, dans le Piémont, 
fur les collines, au deflus du bourg de Cairo. # 


(PS) 
sr. ACHILLÉE noble. Achillia nobilis, Linn. 


Achillea foliis bipinnatis; inferioribus nudis , 
planis ; fuperioribus obtufis , tomentofis ; corymbis 
convexis, confertiffimis. Linn. Spec. Plant. vol. 2. 
pag. 1262. — Retz. Obferv. 1. pag. 26, 

Achillea nobilis, foliis caulinis bipinnatifidis ; 
laciniis linearibus, fubdentaiis ; rachi alatä, den- 
tatä; radicalibus criplicato - pinnatifidis ; corymbo 
compofito , fafHigiato. Willden. Spec. Plant. vol. 3. 
pag. 2211. n°. 42, & Achill. pag. 36. n°. 25. 

Achillea millefolia , odorata. J. Bauh. Hift. 3. 
pag. 140. 

Millefolium nobile, & ftratiotes vera tragi. Morif. 
Oxon. Hift. 3. pag. 38. $. 6. tab. 11. fig. 4. 


Miliefolium nobile. Tragus , Hift. pag. 476. 


Tanacetum minus, album, odore camphore. C. 


Bauh. Pin. 132. 


ACH 


Quelques auteurs ont regardé cette plante 
conime une fimole variété de l’achillea odorata,, 
obtenue par la culture. Ses tiges font beaucoup plus 
hautes, droites, cylindriques, pub: fcenres, point 
fillonées , garnies de feutiles deux fois ailées, pu- 
befcentes , prefque tomenreufes ; les Jécoupures 
diftantes , étroites , linéaires, obtufes , à peine 
dentées; lanervure du milieu bordée de dentelures 
éparfes ; les feuilles fupérieures fimplement pinna- 
tifiles; les radicales plus amples , prefque trois fois 
pinnatifiles. Les flurs font terminales , difpofées 
en un corymbe rameux & faitigié. Leur calice eft 
glibre , ovale, «’un blanc-päle ; les fleurons jau- 
nâtres ; les demi-fleurons peu nombreux, courts, 
échancrés au fommet, réfléchis en dehors, & alors 
à peine fenfibles. 


102 


Cette plante eft odorante; elle croît en Suiffe , 
en Allemagne, dans les départemens méridionaux 
de la France. 4 (W. v.) 


$2. ACHILLÉE odorante. Achillea odorata. 
Lion. 


Achillea foliis bipinnatis , ovalibus, nud'à{culis ; 
corymbis fajfigiatis, confertis, Linn. Spec. F ant. 
vol. 2. pag. 1268. 


Achllea odorata, foliis bipinnatis, fubtùs pilo- 
fis ÿ pinnis L'aearibus , invegerrimis ; corymbo fim- 
plici. Wilden. Spec. Plant. vol. 3. pag. 2212. 
nf. 43e 

Achil'ea odorata , fo'iis bipinnatis , hirfutis ; pir- 
nulis integerrimis , linearibus , acuminatis ; calicibus 
pubentibus , corymbis fafligiatis, Wult. in Jacq. 
Colieét. 1. pag. 259. tab. 21. 


Achillea odorata , var. 8. Willd. Achill. pag. 142. 
n°. 28. 


Achillea pinnis aqualibus , confertis , tomentofis ; 
pinnulis capillariter divifis. Haller , Helv. edit. 1. 
pag. 716. — Siuvag. Monfp. 167. 


Ses tiges font médiocrement flriées à leur par- 
.tie fupérieure, hautes de fix à fepr pouces; les 
feuilles pileufes en defous, deux fois ailees ; les 
découpures linéaires , aiguës, très-entières ; les 
fleurs cerminales, difpofées en un corymbe fimple; 
les demi fleurons de la grandeur de ceux de la 
mille-feuille. {oy. ACHILLEE odorante, n°. 23.) 


Cette plante croît en Suiffe ,en France , dans les 
Alpes. # (W./.) 


53. ACHILLÉE fétacée. Achillea fetacea. Waldft. 


Achillea foliis bipinnatis ; foliolis lineari-frtaceis, 
«mucronatis , confertiffimis, pilofis ; corymbis compo- 
fitis, fofligiatis, Wild. Spec. Plant. vol. 3. pag. 
2212. 0°, 44. 


Achillea fetacea, foliis pilofis, multipartito-pin- 
natis ; laciniis fe:aceis , petiolum undiquè tegentibus ; 


AC 
corymbis denfis, fafligiatis. Wal ift. & Kitaïb. Plant. 


| rar. Hung. 1. pag. 82. tab. 80. 


Achillea odorata, var. «. Willd. Achill. pag. 42. 
n°, 28.— Leffler. Halenf. n°.838.— Hoffn. Germ. 
304. — Roth, Germ. vol. 1. pag. 369 , & vol. 2. 
pag. 358. 


Ses tiges font droites, cylindriques, pileufes, 
ftriées , garnies de feuilles deux fois ailées, planes, 
alongées, munies de poils fins plus ou moins nom- 
breux ; les pinnules écroites, linéaires; les décou- 
pures courtes , aiguës , terininées par une petite 
pointe fpinuliforme. Les fleurs font réunies, au 
fommet des tiges, en un corymbe rameux, touffu; 
les pédoncuies pubefcens , blanchâtres; les calices 
ovales, prefque cylindriques , pileux ; les demi- 
flsurons courts, ovales, elargis , entiers ou légé- 
rement échancrées à leur fommet. 


Cette plante croît dans les terrains fecs, en 
Suiffe , dans la Hongrie. x ( W. fin herb. Desfont.) 


f4. ACHILLÉE capillaire. Achillea capillaris. 


Achillea foliis bipinnatis , pilofis ; pinnulis com- 
pofitis, capillaribus, minimis, apice mucronatis ; cc- 


rymbis compofitis. (N.) 


Cette efpèce eft remarquable par les divifions de 
fes pinnules extrêmement fines. Ses racines font 
rampantes ; elles produifent plufisurs tiges foibles, 
afcendantes , rameufes, longues d'environ un 
pied, cylindriques, à peine ftriées, couvertes de 
poils fins & foyeux ; garnies de feuilles alternes, 
au moins deux fois ailées, étroites , alongées; les 
radicales pétiolées; les cauiinaires fefliles , pileu- 
fes; les pinnules courtes, capillaires, finement 
divifées en découpures très-courtes, mucronées à 
leur fommet. Ses fleurs font difpofées en corymbes 
compolés , prefque faltigiés ; les calices & les demi- 
fleurons aflez femblables à ceux de la mille-feuille. 


Cette plante a été recueillie en France, aux en- 
virons de la Rochelle, dans les forêts, aux lieux 
fablonneux. % (W. f. in herb. Desfont.) 


ACHIMÈNES. Perf. ( Voyez COLOMXNÉE , 
n°2825) 


ACHIT. Cifus. Ce genre a de grands rapports 
avec les vignes, & renferme plufieurs efpèces 
intermédiaires entre ces deux genres. (Woyez l’'ar- 
ticle VIGNE.) Le caractère eflentiel de ce genre 
eft d'avoir : 


Un calice à quatre ou cing dents ; quatre , quelquefois 
cing pétales libres, point aahérens à leur fommet , éta- 
lés , caducs ; quatre ou cinq étamines ; l'ovaire entouré 
d'un difque ; une baie à deux loges , a une ou plufieurs 
femences. 


Oëfervations. Ce genre comprend des arbrif- 
feaux, rarement des herbes, à tiges grimpantes , 


AUCH 


farmenteufes, munies de vrilles oppofées aux feuil- 
les : celles-ci font ou fimples, ou compolées de 
trois, de cinq ou fept folioles , quelquefois ceux 
fois ailées. Les fleurs offrent, dans la elupart des 
efpèces, un caractère remarquable dans leur difpo- 
firion. Les pédoncules font oppolés aux feuilles ; 
ils {e divifénr en ramifcations éralées, une ou piu- 
fieurs fois bifurquées ; chaque rameau terminé pa 
une petie ombeile ou une {orte de corymbe. Les 
fruits font petits, médiocrement fucculens. 


Le genre ampelosfis 4e Michaux , que nous réu- 
niffons à celui-ci, tient le milieu entre lesezffus & les 
vais : il fe diftingue des wiris par fes pétales libres 
à leur fommer , ouverts & réfléchis; il difere des 
ciflus par le nombre des parties de la fleur , ayant 
cinq pétales, cinq étamines , &c. 


ESPÈCES. 


* Feuilles fnples. 


1. ÂCHIT à tiges comprimées. C:fus comprefi- 
caulis. Ruiz & Pav. 


Ciffus foliis cordatis, acute ferratis ; foribus um- 
bellatis , pedunculis dichotomis. Ruiz & Pav. Flor. 
peruv. vol. 1. pag. 64. tab. 100. 


Ses tiges font tétragones, grimpantes , com- 
primées, articulées, rameufes, pubefcentes, fou- 
vent couchées & radicantes; les feuilles alrernes,, 
pétiolées , ovales, en cœur, pubefcéntes, un peu 
luifanres en deffus, veinées, finement dentées en 
fcie , obrufes , quelquefois acuminées , entières , 
quelques-unes divifées prefqu'en trois lobes ; les 
pétioles cylindriques & contournés , accompagnés 
de deux ftipules oppofees, caduques, en forme 
de croiffant. Les vriiles font finples, oppofées aux 
feuilles , filiformes , munies, vers leur milieu, de 
deux petites écailles linéaires , oppofées. 


Les fleurs font placées fur des pédoncules foli- 
taires , oppofées aux feuilles, plus longues que 
les pétioles ; ils fe développent en une ombelle à 
quatre ou fept rayons, accompagnés d'autant de 
braétées ovales ; les pédoncules partiels dicho- 
tomes , inégaux. La corolle eft jaune, compofée 
de quatre pétales concaves à leur fommet , ca- 
ducs. Le fruit confifte en une baie arrondie ou un 
peu ovale , trigone, d’un pourpre-noñâtre, à deux 
femences. 


Cette plante croît au Pérou; elle fleurit depuis 
Je mois de juin jufqu’en cétobre. ( Defcripe. ex 
Ruiz & Pay.) 


2. ACHIT ampélopfe. Cifus-ampelopfis. Perf. 


Giffus foliis cordatis , dentatis ; racemis duplicato- 
Bifidis , floribus pentandris. Perf. Synopf. Plant. 
vol. 1. pag. 142. n°. 2. 


Ampelopfis ( cordata}) , ramis glabris ; foliis fiuu 


ACC H 105: 


lato & parüm profundo , cordatis ; interdüm fupernè 
Jubtrilobo-angutatis | dentatis ; nervis fubiks pube- 
ralis | racemis duplicato-bifidrs, Mich. Flor. boreal, 
Amer. vol: 1. pag. 1 59. 


Cette plante a des tiges glabrés , rameufes, gar- 
nies de feuilles alternes, pétiolées, ovales, en 
cœur , l'echancrure large, peu profonde ; dentées 
à leur contour , glabres à leurs deux faces, un peu 
pubelcentes en deffous fur leurs nervures; les 
feuilles fupérieures anguleufes , prefqu'à treis lo- 
bes dentés. Les fleurs font difpofées en grappes 
deux fois bifides, Les étamines font au nombre de 
cinq. 


Cette plante croit dans l'Amérique feprentrio- 
nale, fur les bords du fl:uve Savannah, dans le 
pays des Illinois. D 


3. ACHIT à feuilles de vigne. Ciffus vitiginea. 
Lino. 


Cas foliis cordatis, repando- dentatis ; fubiès vil- 
lofis. Lam. Illuftr. vol. 1. pag. 350. n°. 1612. 


Ciffus vitiginea , foliis cordato-fubrotundis , loba- 
tis fubin divififque , villofis , dentatis. Vahl, Symb. 3. 
pag. 18. 

Ciffis vitiginea , foliis cordatis, fubquinquelobis , 
tomeñtofis. Linn. Spec. Plant. vol. 1. pag. 170. 
(Voyez ACHIT, n°. 1.) 


4. ACHIT tomenteux. Cifus tomentofa. Lam. 


Ciffus foliis fubpentagonis , obtust dentatis ; fubis 
tomento-ferrugineis. Lam. Illuftr. Gener. vol. 1. 
pag. 330. n°. 1613. 


Cette efpèce , dont je ne eonnois ni les fleurs 
ni les fruits, eft remarquable par fes feuilles fim- 
ples, élargies , épaïlles, coriaces , de quatre pou- 
ces de largeur fur environ deux pouces de lon- 
gueur , glabres , d’un vert-foncé en deflus, cou- 
vertes en deffous d’un duvet brun, prefque noir, 
prefqu’à cinq angles peu marqués, divifés à leur 
contour en larges dents très-obtufes ; les pétioles 
comprimés , un peu pubefcens, arriculés ; de la 
longueur des feuilles. 


Cette plante a été obfervée par Commerfon à 
l'île Bourbon. B (#7. f. in herb. Eam.} 


$. AcHIT à feuilles finuées. Cifus repanda. 
Vahl. 


Ciffus foliis cordatis , integris fublobatifve , repan= 
dis , utrinquè glabris. Vahl, Symb. 3. pag. 18. 


Ses rameaux font flexueux ; cylindriques, arti-’ 
culés, couverts d'un duvet tomenteux qu'ils 
perdent en vieilliffant ; les feuilles pétiolées, plus 
larges que longues , fermes , en ‘cœur , larges de 
deux ou trois pouces, entières où légéremenc. 
lobées ou finuées, nesveufes, veinées, un per 


AFC-H 


velues dans leur jeuneffe , glabres à leurs deux 
faces dans leur entier développement; les lobes 
obtus , terminés fouvent par une petite pointe ; 
accompagnés à leur bafe de ftipules oppofées, 
ovales, membraneufes , aiguës, tres-caduques , 
longu:s de fix lignes. 


# 
104 


Les fleurs font axillaires, portées fur des pédon- 
cul:s communs oppofés, divifés en rayons ra- 
meux , trois fois bifurqués , terminés par des pé- 
diceil:s en ombeille; des écailles velues & très- 
courtes , fituées à la bafe des pédicelles. Le fruit 
eft une baie en forme de poire, de la groffeur 
d'un pois , terminée par le fiyle perfftant. 


Cette plante croît dans les Indes orientales. PB 
(Defcript. ex Wahl.) 


6. AcH1T anguleux. Cifus argulata. Lam. 


Ciffis foliis fubpentagonis , angulato-lobatis, cre- 
nulatis, fuhtès tomentofis. Lam. illuitr. Gen. vol. r. 
pag. 331. n°. 1614. 


Cette efpèce a des tiges rameufes, herbacées; 
les rameaux alongés, comprimés, ftriés, légére- 
ment pubefcens , garnis de feuilles alternes , mé- 
diocrement pétiolées , ovales, élargies, à peine 
échancrées, un peu coriaces, prefque glabres en 
defflus , cotoneufes & cendrées en deffous , quel- 
qu£s-unes entières, d'autres à trois, prefqu'à cinq 
Jobes courts, obtus, à peine aïgus, erénelés à 
leur contour. Les fleurs font oppofeces aux feuilles; 
le pédoncule commun plane, ftrié, velu, plus 
long que les feuilles, divifé à fon fommet en une 
ombelle compotée , touffue ; les pédicelles munis 
à leur bafe de petites bratées. Les fruits font 
d'un pourpre - noirâtre , petits, en forme de 
poire. 


Cette plante a été rapportée par M. Sonnerat 
des Indes orientales. ( W. f. in herb. Lam.) 


7. ACHIT à feuilles rondes. Cifus rotundifolia. 
Wahi. 


Cifas foliis cordato-fubrotundis , dentatis , plabris. 
Lam. Ill. vol. 1. pag. 331. n°. 161$. — Vahl, 
Symb. 3. pag. 19. 


Salanthus (rotundifolius } , folits cordato-orbicu- 
latis, ferratis, Forskh. Flor. ægypt.-arab. pag. 35, 
& Icon. tab. 4. 


Ses tiges font cylindriques, renflées À la bafe 
de leurs articulations , garnies de feuilles con- 
caves , charnues , prefque rondes, glabres à leurs 
deux faces, fouvent pliées en deux , obrufes, 
dentées en fcie ; les dentelures fines, prefque 
féracées. Les fleurs font difpofées en grappes op- 
pofées, prefqu’en ombelles fimples, environ au 
nombre de quatre fur chaque pédoncule commun. 
Les fruits ne contiennent qu’une feule femence. 


AFC'H 


Cette plante croit dans l'Arabie, On mange fes 
feuilles cuites , quoique très-acides. 


8. Acxir à feuilles en cœur. Cifus cordifolia. 
Linn. 


Ciffus foliis cordatis | integerrimis. Linn. Syft. 
veget. pag. 158. — Miller. Diét. n°. 1. — Burm. 
Amer. tab. 259. fix. 3. ( Woyez ACHIT , n°. 2, 
très-rapproch:e du cffus tomentofa. ) 


Cette plante en diffère , en ce que fes feuilles 
font beancoup plus minces, quelquefois prefqu’à 
trois lobes , munies à |-ur concour de tres-perites 
dents anguleufes , terminé?s en une petite pointe 
très-aigue ; le duvet eft épais, rouffsâtre, furtout 
fur les principales nervures & fur 12 pétioles. 


9. AcHiT ficyote. Cff:5 ficyoides. 


Ciffus foliis cordatis , ferratis , utrinquè levibus à 
dentibus mucronatis, Lam. Ill. vol. 1. pag. 331. n°. 
1617. tab. 84. hg. 1. 


Cifas ( ficyoides ), foliis fibcordatis , nudis , 
fetaceo-ferratis ; ramulis teretibus. Linn. Syit. veget. 
pag. 158. — Miller, Diét. n°. 2. — Swartz, 
Obferv. 48. 


Ciffus foliis fimplicibus , nitidis. Jacq. Amer. 22. 
tab. 15. 


Vis foliis dentatis. Plum. Icon. 250. fig. 2. 


Bryonia alba, geniculata , viole foliis ; baccis è 
virid-purpurafcentibus. Sloan , Jam. 106. Hit. 1. 
pag. 233. tab. 144. fig. 1. — Raï. Suppl. 347. 


Ses tiges font grimpantes, glabres , rameufes, 
ftriées ; 1£s rameaux comprimés, fouples , plians , 
articulés , cylindriques, garnis de feuilles pétio- 
lées , alternes , très-fimples , ovales, en cœur, 
luifantes, glabres à leurs deux fices , tendres, 
fucculentes , nerveufes , aiguës à leur fommet, 
munies à leurs bords de denrelures en fcie, iné- 
gales, à pointe féracée. Les fleurs font oppofées 
aux feuilles, difpofées en panicules rameufes , 
d’abord dichotomes, terminées en ombelles ; les 
pédicelles fimples , filiformes. Les baies font 
ovales, obrufes, d'un vert-pourpre. 


Cette plante croit à la Jamaique. % 


10. ACHIT à feuilles lirges. Ciffus latifolia. 


Cifus foliis cordatis, acuminatis, fetaceo-dentatis , 
nervofis ; nervis fubhirfutis. Lam. lil. Gen. vol. 1. 
pag: 331. n°. 1618. 

Ciffus Latifolia, foliis cordato-ovatis , villofis , 
acuminatis , fetaceo ferratis; ramis tetragonis. Vahl, 
Symb. 3. pag. 18. 

Funis crepitans , major. Rumph. Amb. vol. $. 
pag. 446. tab. 164. fig: 1. 


Schunambu-valli, 


ACH 


Schurambu-valli, Rheed. Malab. vol. 7. pag. 21. 
tab. 11.( Voyez ACHIT , n°. 3.) 


II. ACHIT rampant. Ciffus repens. Lam. 


Ciffus foliis cordato-ovatis , fubdentatis, glabris ; 
floribus umbellatis, baccis monofpermis , caule re- 


pente. (N.) ( Voyez ACHIT, n°.9.) 


12. ACHIT ovale. Ciffus ovata. Lam. 


Ciffus foliis ovatis , acuminatis , rariter dentatis , 
atrinquè levibus. Lam. 1il. Gen. vol. 1. pag. 331. 
n°. 1619. 


Irfiola fcandens, foliis oblongo-ovatis, ad mar- 
gines denticulis fetaceis. Brown, Jam. pag. 47. tab. 
4. fig. 1,2. 


Cette plante a des tiges glabres, géniculées , 
grimpantes, rameufes, garnies de vrilles fimples 
& de feuilles diftantes, alternes , pétiolées, mem- 
braneules, ovales, glabres à leurs deux faces , 
à peine dentées à leur contour , acuminées à leur 
fommet, longues au moins de trois pouces, fur 
deux & plus de large. Les fleurs font oppofées 
aux feuilles; les pédoncules s'épanouiffent à leur 
fommet en une ombelle, dont tous les rayons, 
très-ouverts, font dichotomes , terininés par une 
ombellule. 


Cette plante croît à la Guadeloupe, où elle a 
été recueillie par M. Badier. ( W. f. in herb. Lam.) 


13. Acuir blanchâtre. Ciffus canefcens. Lam. 


Ciflus foliis ovato-oblongis , obliquis , denticula- 
EL ROPEE  00 ET 
tis , fubtomentofis, canefcentibus. Lam. lil. n°. 1620. 


Il y a de très-grands rapports entre cette efpèce 
& le ciffus ovata, furtout dans la forme des feuiiles ; 
mais , dans celles-ci, elles font plus alongées , 
obliques ou inégales à leurs côtés , furtouc vers 
leur bafe , ovales, oblongues , légérement tomen- 
teufes & blanchâtres en deflous , denticulées à 
leur contour. 


Cette plante croît au Pérou. ( Herb. Thouin. ) 


14. AcHIT glanduleux. Ciffus glandulofa. 


Ciffus foliis ovetis , glabris , laxè dentato-ferratis; 
nervis bafi glandulofis , petiolis ramifque pubefcen- 
tibus | caule fruticofo. ( N.) 


Cif:s (antarticus ), foliis ovatis, laxè ferratis , 
glabriufeulis, fubrès glandulofis. Vent. Choix de 
Plant. pag. & tab. 21. 


Vitis kanguruh. Hortulan. 


Malgré Îes rapports nombreux de cette plante 
avec les deux précédentes, elle en eft très-dif- 
tinéte par fes feuilles plus grandes, épaifles , co- 
riaces , glabres, prefque luifantes , ovales , élar- 

Botanique. Supplément. Tome 1. 


A G H 105 


oies , mais rarement échancrées à leur bafe, à 
lentelures laches , aiguës ; les nervures faillantes 
en deffous , un peu ramifi£es, munies dans leurs 
aiff-lles d’une petite glande arrondie, velue ; les 
pétioles pubefcens , ainfi que les jeunes rameaux ; 
les vrilles oppofées aux feuilles, très-fimples , 
roulées à leur fommet; les tiges ligneufes, cylin- 
driques , finement ftriées; les rameaux couverts 
de poils blancs & rares. 


Les fleurs font très-petires, herbacées, cou- 
vertes de poils rouffeâtres , difpofées en petites 
ombelles à l'extrémité de pédoncules dichotomes, 
bifurqués; accompagnées de braétées ovales, mem- 
braneufes , aiguës, pubefcentes. Le calice eft un 
godet à quatre dents obtufes ; la corolls à quatre 
pétales Eee avec les dents du calice, ovales, 
obtus, courbés en dedans ; quatre étamines op- 
pofées aux pétales; un ovaire globuleux, plongé 
dans un difque tétragone : il produit une baie 
fèche, globuleufe , de la groff:ur d’un grain de 
raifin , divifée en deux loges, à auatre femences 
offeufes, dont deux avortent fouvent. 


Cette plante eft originaire de la Nouvelle-Hol- 
lande. On la cultive au Jardin des Plantes de 
Paris. D (F. v.) 


15. AcHir quadrangulaire. Ciffus quadrangularis. 
Lino. s 


Ciffus foliis fabdeltoideis, ferrato-dentatis, nudis ; 
caule tetragono , articulato , carnofo. Lam. Ill. n°. 
1621. — Linn. Mant. 39. 


Salamthus ( quadragonus ), caule articulato , di- 
chotomo , tetragono ; foliis carnofis , cordatis , fer- 
ratis | femicomplicatis. Forskh. Flor. ægypt.-arab. 
pag. 33, & Icon. tab. 2. 


Planta baccifera, fcardens , epidendros. Pluken. 
Phyt. 310. fig. 6. Oprima. ( Voyez ACHIT , n°. 4.) 


16. AcHIT à petites fleurs. Ciffus micrantha. 


Ciffus foliis glabris, trilobis , Jubintegris , acutis x 
umbellis fubquinquefdis , petiolo vix longioribus. (N). 


Ses rameaux font gréles, ftriés , très-glabres, 
farmenteux, garnis de feuilles alternes , pétiolées, 
ovales-lancéolées , glabres & vertes à leurs deux 
faces, divifées en trois lobes inégaux, les deux 
inférieurs beaucoup plus couits, prefqu’obtus, 
celui du milicu lancéolé , aigu ; entiers ou munis 
de quelques dents rares ; les pétioles au moins une 
fois plus courts que les feuilles ; les vriiles prefque 
capi laires , bifides. Les fleurs font latérales , un 
peu plus longues que les pétioles ; le pédoncule 
commun divilé à fon fomimnet en cinq rayons iné- 
gaux , garnis de petites braëtées, & terminés par 
de crès-petites ombellules. 


Cette plante croît à Saint-Domingue. ( W. f. in 
herb. Desfont. ) 
O 


100 ACH 


* *X Feuilles compofecs. 
17. ACHIT acide. Ciffus acida. Linn. 


Ciffus foliis ternatis , obovatis , glabris , carnoffs , 
incifrs. Linn. Syft. veget. pag. 158, — Swartz, 
Obl. 49. 


Sicyes trifoliata. Linn. Spec. Plant. 1. p. 1013. 


Irfiola triphylla, Jcandens & claviculata, fois 
craffis, Jerratis. Brown , Jam. 147. 


Bryonia alba , triphylla , geniculuta, foliis craffis, 
acidis. Sioan , Jam. 1C6. Hit. 1. pag. 233. tab. 142. 
fig. 6. 


Wicis trifolia, minor, corymbofa, acinis nigrio- 
ribus , turbinatis. Plum. Spec. 1$. tab. 2509. fig. 5. 
( Voyez ACHIT , n°. 5.) 


18. Acuir ailé. Ciffus alata. Lam. 


Ciffus foliis ternatis ; foliolis hirfutis, denticula- 
tis ; ramis membranaceo-angulatis. Lem. Illuftr. 
D 1023. 


Ciffus trifoliata. Linn. Syf. veget. pag. 1 59. — 
Jacaq. Amer. pag. 23. tab. 162. fig. 10. Miiler, 
Diét. n°. 4.=— Swartz , Obferv. so. 


T6: triphkylla, feandens , foliis ovatis, fubden 
tairs ; jetiolo communi marginaro , calicious mayori- 
bus. Brown, Jam. 147. 


Bryoia alba, triphylla, maxima. Sloan, Jam. 
106. Hift. 1. pag. 233. tab. 144 fig. 2. — Rai, 
Suppl. 347: ( Voyez ACHIT , n°. 6.) 


19. Acrit l'uifant. Cifus lucida. 


Ciffus folirs ternetis ; feliolis ovaris, lucidis , gla- 
bris, denticulato-feraccis ; caule compreffo , fubretra- 
gono, glandulofo. (N.) 


Cette efpèce, quime paroît fe rapprocher beau- 
coup du ciffus alata , en diffère par fes feuilies gla- 
bres , corjaces & luifantes Ses rameaux font gla- 
gres, farmenteux , comprimés, l:gérement tétra- 
gones, friés, parfemés de quelques petices glin- 
des ; les angles un peu menibraneux. Les feuilles 
font pétiolées, ternées , compofécs de trois folio- 
ks prefque feñiles , ovales , un peu inégalkes , ner- 
veufes & réticulées en deffous, dentées en fcie; 
les dentelures courtes , terminées par une pointe 
fétacée. Les fleurs font étalées 3 les pédoncules 
plufieurs fois dichotomes , divifés en ombelles & 
en ombellules. 


Cette plante croi à l’île de Cayenne. B ( F./. 
in herb. Desfont. ) 
20. Acir cendré. Ciffus cinerea. Lam. 


Ciffus foliis ternatis ; foliolis pubefcentibus, denta- 
tis ; literalibus fubcordatis | petiolis teretibus. Lam, 


Ill. n°. 1624. 


ACH 


Cette plante a toutes fes parties recouvertes 
d’un duvet cendré , pubefcent. Ses riges font 
firiées , anguleufes, grimpantes , vrillées , gar- 
nies de feuilles alternes, pétiolées, ternées, com- 
pofé:s de rrois folioles prefque fefiles, ovales , 
échancrées à leur baïe, furtour les deux latérales, 
un peu épailles , nerveufes , mé-iocrement créne- 
lées à leur contour ; les pétioles cylindriques , 
prefque de la longueur des feuilles. Les fleurs 


‘font terminales ; les pédoncules droits, alongés , 


rameux vers leur fommer, pubefcens, divifes par 
dichotomie , terminés par de petites ombelles; les 
pédicelles très-courts; les calices petits, pübef= 
cens , de couleur cendrée. 


Cette plante a été recueillie dansls Indes oriem- 
tales par M. Sonnerat. ( W. f.in herd. Lam.) 


21. ACHIT à petits fruits. Cifus mycrocarpa. 
Vahl. 


Ciffas foliis ternatis , oblongis , ferratis, glabris, 
membranaceis. Vahl , Eglog. 1. pag. 16. 


Vitis trifolia, uvä corymbofä ; acinis minoribus, 
roturdis. Plum. Amer. 1$,& Icon. tab. 250. fig. 4. 


Ses rameaux font glabres, anguleux, fans mem- 
brane fur les angles ; fes feuilles ternées; les deux 
folioles latérales, feifiles, lancéolées, elliptiques, 
longues de deux pouces, légérement mucronées ; 
la terminale pétiolée , orefque longue de trois pou- 
ces , fouvent rétrécie à fes deux extrémités, une 
fois plus large que les deux autres; toutes glabres, 
veinées ; les nervures roufleâtres en deflous ; les 
denrelures diftantes , mucronées ; les périoles 
membraneux à leurs bords. 


Les fleurs font petites , pédicellées ; les pédon- 
cules axillaires, à quatre rayons lézérement ci- 
liés, inégaux , très-ouverts, deux fois dichoto- 
mes. Le calice eft très-court , à quatre lobes peu 
fenfibles ; quatre pétales oblongs, autant d'éta- 
mines de la longueur de ïa corolle ; l'ovaire gla- 
bre , auquel fuccède une baie foit petite , oblon- 
gue , obtufe. 


Cette plarte croît dans les Indes orientales. P 
€ Defeript. ex Vahl.) 


22. AcHir à feuilles obrufes. Cifus obruffolia. 
Lam. 

Cifus foliis ternaris ; foliclis ofovatis , obrufis , 
dentitis | pabefcentibus. Lam. 11}. n°. 162$. ( Voyez 
ACHIT, n°. 7.) Je foupçonne que cetre efpèce eft 
la même que le ciffus crenata , Vah], Syinb. 3. pag. 
19. ( Voyez ViGnE à trois feuilles, voi. 8. n°. 18.) 


3. ACHIT à feuilles aiguës. Cifus acwfolia. 


Ciffus foliis ternatis, foliolis r emlranaceis , gla- 
berrimis , ovatis , dentato-fublobaris ; Lobis acuris, 


caule debili. (N.) 


A CH 


Ses tiges font grêles , farmenteufes , glabres, 
ftriées, légérement comprimées, anguleufes; les 
feuilles périolées, ternées ; les folioles petites, 
pédiccllées , ovales, très-minces, vertes, glabres 
à leurs deux faces, aiguës à leurs deux extrémités, 
divifées, à leur contour , en larges dentelures iné- 
gales, anguleufes , aiguës, prefque lobées ; les pé- 
tioles fliform:s , plus longs que les feuilles. Je ne 
connois ni les fleurs ni les fruits. 


Cette plante croît dans les Indes orientales. 
Elle m'a été communiquée par M. Dupuis. x ? 


CPS) 
24. ACHIT charnu. Ciffus carnofa. 


Ciffas foliis ternatis ; foliolis ovato-acutis, ferra- 
&is , nudis ; radice craffa. Lam. II]. n°. 1626. 


Cifus carnofa, foliis ternatis , ovatis , obtufis, 
ferratis, glabris ; ramis petiolifque teretibus. Vahl, 
Symb. 3. pag. 19. 

Hedera indica | trifoliata , claviculata , fruëtu 
plano, rotundo , nigro. Raï , Suppl. 36. 


Funis crepitans , trifolium. Rumph. Amboin. 
vol. 5. pag. 446. tab. 165. 


Tsjori valli. Rheed , Malab. vol. 7. pag. 17. 
tab. 9. ( Voyez ACHIT, n°.11.) 


25. Acir digité. Cifus digitata. Lam. 


Ciffus foliis digitatis, ovatis, ferratis , inferio- 
ribus quinatis, fupertoribus ternatis, Lam. Illuftr. 
n°. 1627. 

Salanthus ( digitatus ) , folis inferioribus palma- 
1is, quinatis , fuperioribus ternatis , omnibus petiolo 
communi fuffentatis. Forskh. Flor. ægypt.-arab. p. 
35 ; & Icon. tab. 3. : 


Cette efpèce diffère du ciffus pedata par fes 
feuilles digitées & non pédiaires ; elle fe rappro- 
che de l’hcdera quinquefolia Linn. Ses tiges font 
glabres , cylindriques, rameufes; les feuilles gla- 
bres. pétiolées , divifées en plufieurs digitations 
ou folioles ovales, au nombre de cinq aux feuilles 
inférieures, de trois aux fupérieures ; toutes réu- 
nies fur le pétiole commun, denrées en fcie à leur 
contour. Les fleurs font difpofées en panicules ra- 
meufes. Le fruit confifte en une baie globuleufe , 
velue, à quatre fillons, s’ouvrant en quatre val- 
ves. Les feuilles cuites deviennent très-acides, & 
font employées avanrageufement contre la fièvre. 


Cette plante croit dans l’Arabie. ( Forskhal. ) 


26. ACHIT ovale. Ciffus obovata. Vahl. 


Ciffais foliis ternatis ; foliolis orovatis , imtegerri- 
mis , glabris. Vahl, Symb. 3. pag. 19. 


Ses tiges font glabres, grimpantes, munies de 


A C H 


vrilles oppofées aux feuilles, bifides, garnies de 
feuilles alternes , pétiolées, rernées; les folioles 
ovales, très-elibres , entières, membraneufes , 
mucronées à leur fommet; les deux latérales plus 
peutes, feffiles ; celle du milieu pétiolée, trois 
fois plus grande. Les fleurs font portées fur des pé- 
doncules axillaires , folitaires, glabres, plus longs 
que les feuilles , trichotomes ; chaque branche ter- 
minée par trois fleurs pédicellées. 


107 


Cette plante croît à l'île de Sainte-Croix. (D:f- 
cript. ex Vahl.) 


27. ACHIT à feuilles pédiaires. Cifus pedata. 
Lam. 


Cifus foliis pedatis, enneaphyllis ; foliolis ovato- 
lanceolatis , [ubdentatis , fubrès pubefcentibus. Lam. 
Iil. n°. 1628. 


Ciffus pedata , foliis pedatis ; foliolis lanceolatis, 
ferratis, fubrs tomentofis. Vah] , Symb. 3. pag. 20. 


Ciffus (heptaphylla), fodiis feptenis, ferratis, 
hifpiaïs. Retz. Obl. 5. pag. 22. ? 


Sambucus canadenfis. Purm. Flor. ind. pag. 75. 
(Voyez AcHIT, n°. 16.) 


28. Act hétérophylle. Cifus hererophylla. 
Cifus foliis pedatis, pentaphyllis , glabris ; foliolis 


faperioribus rhomoïdeis , crenatis ; inferioribus obli- 


quis, obtufis ; caule fiffulofo , ftriato. (N.) 


Cette plante diffère du ciffus pedata par le nombre 
& la forme des pétioles. Ses tiges font droites, 
glabres, cylindriques, fiftulzufes, friées , rameu- 
fes; les feuilles longuement pétiolées , pédiaires, 
compofées de cinq folioles inégales , pétiolées, 
glabres à leurs deux faces, à crén lures obtufes ; 
la foliole du milieu plus grande , rhombot iale ; les 
deux folioles latérales fupérieures plus p-tites, de 
même forme, aiguës ; les deux inférieures plus 
courtes, ovales, très-obtufes , crénelées à leur 
côté extérieur; leur côté intérieur rlus étroit, 
prefque tronqué, un peu en croiffint, très-entier; 
les pétioles glabres, comprimés, ftriés. Les fleurs 
font étalées , aflez nombreufes ; les pédoncules 
flexueux , divifés en plufizurs bifurcations très- 
Le Eat Les fruits font glabres, petits, ovales, 
obtus. 


Cette plante a été recueillie à l'île de Java par 
M. de Labillardière. ( VW. f. in herb. Desfont.) 


29. ACHIT palmé. Cifus palmata. 


Ciffus foliis palmatis , quinatis ; foliotis utrinque 
glabris, anpuffis, lanceoluris, feffilibus, éentaro-fe- 
caceis ; ramulis tetragonis. (N.) 


Ses tiges fe divifent en rameaux glabres , un peu 
grêles, tétragones , ftriés , farmenteux, garnis de 
feuilles alternes, pétiolées, palmées ou digitéss, 

OPS 


AÿC'H : 


compofées de cina folioles fefiles, très-étroites , 
oblongues, lancéolées , glabres à leurs deux faces , 
à nervures peu fenfibles, excepté celle du milieu; 
longues d'environ quatre pouces fur quatre lignes 
de large , rétrécies à leurs deux extrémités, mu- 
nies à leurs bords de petites dents diftantes , féta- 
céss; les périolss gréles, prefque cylindriques, 
glabres, ftriés ; les vrilles bifiies, oppofées aux 
feuillss. Je ne connois ni les fleurs ni les fruits. 


1C 


Cette plante a été recueillie par Commerfon à 
l'Ile-de-France. (W. [! in herb. Desfont.) 


30. AcHIT d'Orient. Ciffus orientalis. Lam. 


Ciffus foliis fubbipinnatis; foliolis ferratis, ovatis; 
caule frurefcente. Lam. Illuftr. n°. 1629. tab. 84. 
fig:.2) 


Cette plante a le port du viris arborea ; elle eft 
beaucoup plus grande ; fes feuilles moins compo- 
fées; fes tolioles plus larges. Ses tiges font li- 
gneufes, glabres , rameufes, grimpantes , cylin- 
driques , de couleur purpurine ; garnics de feuilles 
amples , longuement pétiolées, une & fouvent 
deux fois ailées; chaque pinnule pétiolée , com- 
pofée de trois folioles ovales , élargies, largement 
dentées en fcie ou incifécs, prefqu'anguleufes , 
point échancrées à leur bafe, glabres à leurs deux 
faces , aiguës, d’un vert-pai, plus pales & un peu 
glauaues en deffous, membraneufes, veinées, ner- 
veufes ; les feuilles des jeunes rameaux beaucoup 
plus petites ; les pétioles accompagnés de deux 
ftipules fcarieufes, caduques. 


Les fleurs font latérales , oppofées aux feuilles; 
le pédoncule commun de la longueur des pétioles, 
dichotomes À fon fommet; chaque branche ter- 
minée par une petite ombelle fimple, quelquefois 
bifurqu£e ; les pédiceiles courts, munis de petites 
braété:s caduques ; la corolle fort petite , d'un 
blanc-verdarre ; le fruit globuleux , un peu ovale, 
furmonté d’un ftyle perfiftant. 


Catte plante a été découverte dans le Levant 
par Michaux. On la cuitive au Jardin des Plantes 
de Paris. D (. v.) 


31. ACHIT connivent. Ciffus connivens. Lam. 


Ciffas fo!iis fabbipinnatis ; foliolis ovatis, o'tufiuf- 
eulis, fubdentatis ; petalis conniventibus. Lam. Il}. 
n°. 1630. ’ 


Cette efpèce eff très- rapprochée du ciffus orien- 
talis ; elle en diffère furtout par fes folio'cs plus 
petites & moins nombreufe:. Ses feuilles font pé- 
tiolées , alternes , prefque deux fois ailées, com- 

ofées de folioles ovales , légérement dentées à 
eur contour , un peu obtufes à leur fommet. La 
corolle eft formée de cinq pétales connivens. 


Cette plante croît à l'ile de Madagafcar. (Her. 
Thouin.) 


2 2 + + 9 


age cr carter etremuret cm 


AVC H 
32. ACHIT Îrié. Ciffus friata. Ruiz & Pav. 


Cifus foliis digitatis ; foliolis oblongo-lanceolatis, 
ferrat's; caule ffriato, flexuofo ; cymis coarétatis, 
AE & Pav. Flor. peruv. vol. 1. pag. 64. tab. 100. 

g. 6. 


g. 

Ses tiges font grimpantes, ftri‘es , ligneufes, 
très-ramifiées ; les jeunes rameaux pubefcens ; les 
feuilles digitées, compofées de trois, quatre; 
fouvent cinq folioles glabres, oblongues, lancéo- 
lées, un peu rétrécies en coin à leur bafe , den- 
tées en fcie à leur partie fupérieure ; les infé- 
rieures plus petites ; les pétioles pubefcens, ac- 
compagnés de ftipules ovales, aiguës, à demi am- 
plexicaules. 


Les fleurs font difpofées en une cime terminale, 
oppofée aux feuilles, dichotome; les pédoncules 
& les pédicelles pubefcens , munis de braétées 
ovales, fort petites, concaves, aiguës. La corolle 
eft jaune ; les baies &’un pourpre-noir , de la grof- 
feur d’un pois. à 


Cette plante croit au Pérou , & fleurit dans les. 
mois d'octobre & de novembre. h (Defcrirr. ex 
Ruiz & Pav.) 


33. ACHIT granuleux. Cifus granulofa. Ruiz & 
Pavon. 


Ciffus caule angulato , granulofo ; foliis quinatis ; 
foliolis obovatis | dentatts ; cymis patentibus. Ruiz 
& Pav. Flor. peruv. vol. 1. pag. 64. tab. 1o1. 
fig. CA 


Ses tiges font glabres, ainfi que toutes les au- 
tres parties de la plante , ligneutes, grimpantes, 
très-rameufes, légérement tétragones , granuleu- 
fes ; les feuilles compofées de cinq folioles en 
ovale renvérfé , dentées à leur partie fupérieure ; 
les inférieures plus pecites; les pétioles une fois 
plus courts que les feuilles, granulés, atnfi que 
les vrilles. Les fleurs ferment une cime terminale, 
étalée, dichotome. La corolle eft jaune ; les baies 
noires, de la groffeur d'un pois. 


Cette plante croît au Pérou; elle faurit dans les 
mois de décembre & de janvier. B (Defcripe. ex 
Ruiz & Pav.) 


34. AcHit à feuilles obliques. Cifus obliqua. 
Ruiz & Pav. 


Cius foliis binatis ternatifque, ferratis ; latera- 
libus cordatis, obliquis , intermedio ovali ; floribus 
umbellato-corymbofis. Ruiz & Pav. Flor. per. vol. 1. 
pag. 65. tab. 101. fig. G. 


Ses tiges font tétragones, grimpantes, rameu- 
fes , flriées ; les jeunes rameaux pubefcens ; les 
feuilles longuement pétiolées, alternes, géminées 
ou ternées, ovales, en cœur, dentées en fcie, 
veinées , pileufes à leur face inférieure ; les deux 


ACH 


folioles latérales plus petites , ayant un de leurs 
côtés pus étroit ; la terminal: plus grande , acu- 
minée ; deux flipulss oppofées, ovales, un peu 
élargies. Les fleurs font difpofées en une ombeile 
à trois ou quatre rayons ; les pédicelles dichoto- 
mes , inégaux , accompagnées de deux petites brac- 
tées. La corolls eft jaune. 


Cette plante croît au Pérou ; elle fleurit dans 
les mois de mai & de juin. ( Defcript. ex Ruiz & 
Pavon.) 


35. ACHIT mappou. Ciffus meppia. Lam. 


Ciffus folris fub'ipinnatis , levibus; foliolis ova- 
is, integerrimis. Lam. Illuitr. n°. 1637. 


Ses jeunes rameaux fon: elabres , articulés, 
comprimés ; les feuilles prefque deux fois ailées ; 
les pinnules compolées de trois folioles ovales, 
pédicellées , très-entières, up peu obtufss, ré- 
trécies à leurs deux extrémités, longues d'environ 
un pouce & plus , un peu charnues, très-lifles, à 
nervures fines , latérales. Les pédoncules font tri- 
fides ; chaque ramification divifée en quelques 
dichotomies in<gales ; les fleurs petites ; les fruits 
ovales , prefque pyriformes, très-glabres. 


Cette plante croit à l'Ile-de-France, où elle a 
été obfervée par Commerfon. (#7, f. in her. 
Lam. ) 


. ACHMÉE paniculée. Achmea paniculata. 


Achmea feapo paniculito , racemofo ; foliis enfi- 
formibus , carinatis , aculea'is. Ruiz & Pav. Flor. 
peruv. vol. 3. pag. 37. tab. 264. 


Plante herbacée , dont les auteurs de la Flore du 
Pérou ont fait un genre parriculier, & auquel ils 
attribuent pour caraëtère effentiel : 


Un calice douhle; un extérieur à trois folioles ; un 
intérieur à trois découpures; trois pétales; deux écailles 
à la bafe de chaque pétale ; fix étamines ; un fhyle ; le 
figmate trifide j une capfule à trois liges, à rois 
valyes. 

CARACTÈRE GÉNÉRIQUE. 


Chaque fleur offre : 


1°. Un calice double ; l'extérieur inférieur, co- 
rince, campanulé , à trois folioles prefque rondes, 
obtufes ; la troifième-mucronée ; le calice intérieur 
plus long , fupérieur , à trois découpures ovales, 
roulées fur elles-mêmes , de moitié au moins plus 
courtes que Î2s pétales. 

20. Une corolle compofée de trois pétales lancéo- 


lés, réfléchi: à leur fommet, accompagnés chacun 
à leur bafe de deux écailles ovales. 


3°. Six étamines , dont les filamens font flifor- 
mes, de la longueur de la corolle, terminés par des 
anthères linéaires. 


mo mm 


CH 109 


4°. Un ovaire ovale , furmonté d’un ftyle fili- 
forme , de la longueur des étamines ; un ftigmate 
» £ 
à crois découpures aiguës. 


Le fruit corfifte en une capfule ovale, à trois 
loges, à trois valves, contenant plufieurs femences 
ovales. 


Obfervaiions. Les pétales, avant leur dévelop- 
peinent , font roulés en fpirale avec les étamires 
&: le flyle. Ce gerire porte un nom grec qui ex- 
prime le caraëtère de la troffième foiiole du calice 
extérieur, termiuée en une pointe mucronée. 


. Ce genre appartient à la famille des afperges, 
& doic fe placer dans la divifion des fmilacées, 
entre les callixene & les phil:/fa. Au leu d'établir 
deux calices, comme l'ont faites auteurs del: Flore 
du Pérou, il eft plus naturel de confiiérer le calice 
interne comme trois divifions plus courtes de la 
corolle (calice coloré , Juff. ). Il eit difficile à croire 
que ces divifions adhèrent ou foiert fupérieures à 
l'ovaire, comme le difent les auteurs ci-deflus. 


L’achméz: ne renferme qu’une feule efpèce her- 
bacée, donties tiges font garnies de feuilles fimples, 
en forme de glaive , armées d’aiguillons. Les fleurs 
font difpofées , à l'extrémité des tiges , en une 
grappe alongée, paniculée. La corolle eft d'un 
jaune-verdâtre. Cette piante croit fur les arbres, 
dans les Andes, au Pérou, 


ACHRAS. ( Voyez SAPOTILLIER.) 
ACHYRANTHES. ( Voyez CADELARI.}) 
ACHYRONIA. ( Voyez ACHYRONIE.) 
ACHYRONIE velue. Ac#yronia villofa. Wendi. 


Achyronia foliis lanceolatis y integerrimis ÿ pedun- 
culis axillurious , unifloris. (N.) 


Achyronia villofa. Wendl. Obferv.bot. pag. 40, 
& Hoït. Herrenhus, 1. pag. 16. tab. 12. — Willd, 
Spec. Piant. vol. 3. pag. 925. 


Arbriffeau de la Nouvelle-Hollande , qui conf- 
titue un genre particulier, de la famille des légu- 
mineufes , voifin des borsonta , dont le caractère 
ellentie! eft d’avoir : 


Un calice à cinq dents ; la dent inférieure alongée, 
bifide ; une coroile pupillonacée ; les étamines dia- 
delphes ; une gouffe comprimée, à plufieurs femences. 


Ses tiges font glabres, droites, rameufes, cy- 
lindriques , haures de deux pieds; l£s rameaux 
alrernes , cylindriques, chargés de longs poils 
épars , foyeux , étalés , garniis de feuilles fimples , 
péticlées , un peu roides, lancéolées , glabres , 
très-enrières , aiguës à leurdommet, munies à leurs 
bords de longs poils foyeux. Les fleurs font fo- 
liraires, placées, dans l’aiffelle des feuilles, fus 


ACI 


{ i 


A CI 


* pédencules fimples , uniflores. Leur calice eft 3 du réceptacle réunies en un feul corps ; mais leurs 


“lu, divifé en cinq dents inégales ; l'inférieure 
us longus & bifide. La corolle eft jaune , papil- 
lonacée ; l’ovaire libre : il lui fuccède une goufle 


comprimée , à une feule lose, contenant plufieurs | 


femences. 
Cette plante croit à la Nouvelle-Hoïlande. B 


ACHYROPHORUS. ( Vaill. Adanf. ) Vaillant 
a décrit fous ce nom plufieurs plantes du genre 
feriola Linn. (Voyez SERIOLE. ) Adanfon défigne 
fous ce même nom le genre porcelle ( hypocharis 
Linn.}. Gærtner , qui en a fair également ufage, 
ne l’emploie que pour le feul Aypoëheris radicati 
Einn., done il fair un genre féparé, caraétérifé par 
Paigrette de toutes les femences, portée fur un 
pédicule , en quoi il diffère des autres efpèces 
d'Aypockeris, dont l’aigrètte des femences margi- 
nalss eft fefile. 


ACTA. WiH. Acro4A. Aubl. ( Voyez Cour.) 


ACICARPHA. Acicarpha. Juif, Genre de plan- 
tes dicotylédones, établi par M. de Jufieu, à 
fleurs compofées , toutes flofculsufes , très-voifin 
de li famiile dés cinarocéphales, qui a beaucoup 
d’afinité avec le gundelia ; 1] comprend d:s herbes 
exotiques à l’Europe, à feuilles alternes , à fleurs 
terminales & folitaires fur les rameaux. 


Le caractère effentiel de ce genre eft d’avoir: 


Un calice corrmun fimple , à sing découpures, ren- 
fermant des fleurs flofcileufes | à cinq divifions ; Les 
étamines fyngénèfes ; un fhgmate fimple ; le réceptacle 
chargé de paillettes inégales , terminées en pointe, 
très ferrées, réunies en un feul corps. De leur enfemble 
réfulte un fruit hériffé par les pointes des paillettes , 
encre lefquelles font pratiquées de petites loges fermées, 
à une feule femence non aigrettée. 


Obfervarions. La coupe horizontale du fruit 
offre cinq loges , & fa feétion verticale trois rangs 
de loges, placéts l’une au deffus de l'autre , ap- 
pliquées contre un axe central, qui eft prooable- 
ment le réceptacle. « Cette difpofition, dit M. de 
Juffieu , annonce l’exiflence d’environ quinze lo- 
ges, qui paroiffent communiquer au dehors par 
un canal très-étroit & prefque fermé. Les fleurons 
du centre font peut-être ftériles. L’exiftence , la 
forme & la difpofition des loges du fruit offrent 
un caraëtère très-particulier dans les plantes com- 
pofées. On feroit d’abord tenté de rapporter cette 
plante à la famille des corymbifères; mais fon 
ftigmate eff fimple , ce qui eft contraire à l’obfer- 
vation conftante des fleurs hermaphrodires de 
cette famille. De plus, parmi les genres à récep- 
tacle paléacé , on n’en trouve aucun, dans les co- 
rymbifères , qui ait avec celui-ci une affinité mar- 
quée. Le cufpidia de Gærtner & l'apuleia du même 
auteur ont à la vérité, comme lui, les paillettes 


interftices forment de fimples cavités alvéolaires, 
ouvertes fupérieurement, Leurs gaines font cou- 
ronnées d’une aigrette plumeufe dans l’un, paléa- 
cée dans l’autre. Leur calice n’elt pas fimple , mais 
formé de plufieurs rangs d’écailles ; enfin, leurs 
fleurs offrent des demi-fleurons dans leur circon- 
férence. » 


Ce genre a beaucoup d'affinité avec les fauffes 
cinarocéphales , qui renferment les élémens d'une 
nouvelle famille , & furtout avec le gundelia, qui 
a de même les fleurs routes flofculeutes, le récep- 
tacle chargé de paillettes, les femences nues, ren- 
fermées dans des loges formées par la réunion des 
parties accefloires de la frudtification, maïs qui 

_ diffère pag fon calice commun , contenant plu- 
fieurs calices partiels, dont chacun , rempli ordi- 
nairement de cinq fleurs, fe change en un fruit 
creufé d'une cavité centrale , fertile , mono- 
ferme , entouré de quatre cavités ftériles & vi- 
des. Ces diverfes confidérations ont fufñi pour 
confbtusr un genre particulier de cette plante, 
dont le nom acicarpha eft compofé du-grec axis 
(pointe }), & carphos ( paillette ), à caufe de fes 
paillertes épineufes. (Juf. ) 


ESPÈCE. 


AcICARPHA à fruits épineux. Acicarpha tribu- 
loides. Juff. 


Acicarpha foliis oblongis, finuatis, inferioribus 
fpatulatis, fuperioribus baff latiore femiamplexicau- 
libus. Juff. Annal. Muf. Hift. Nat. Parif. vol. 2. 
pag. 348. tab. 56. fig. 1. 


Plante herbacée, peu élevée, dont la tige, 
divifée en rameaux alternes , eft garnie de feuiiles 
également alternes, pétiolées, oblongues, finuées; 
les inférieures fpatulées ; les fupérieures feffiles , 
amplexicaules. Les fleurs font jaunes , folitaires à 
l’extrémité des tiges & des rameaux ; elles ont un 
calice commun fimple, à cinq divifions profon- 
des , contenant un affez grand nombre de petits 
fleurons , äont le tube eft grêle, le limbe évaté, 
à cinq divifions. Les étamines font fyngénèfes ; 
elles forment une gaine qui paroît portée fur cinq 
filets, inférés au tube. L'ovaire intérieur, fur- 
monté d'un flyle , terminé par un ftigmate fimple , 
fe convertir en une femence nue, oblongue, point 
couronnée par une aigrette, & deitituée de péri- 
fperme. Le réceptacle , qui fupporte lee fleurs, 
eit chargé de paillettes épaifles , terminées en 
pointe & de longueurs inégales , plus longues à la 
circonfsrence. Ces paillertes , très - ferrées les 
unes contre les autres, fe réuniffent en un feul 
corps : il en réfulte un fruit qui a le volume & 
prefque la forme du cribulus , hériflé de pointes 
folides & aiguës. 


Cette plante a été recueillie par Commerfon 


ACM 


à l'embouchure de Ja Plata, dass les environs de 
Buenos-Ayres & de Monte-Video. (Jef. ) 


ACIDOTON. Brown. Swartz. (Voyez ADÉLIE.) 
ACIOA, (Foyez Courir.) 


ACISANTHÈRE quadrette. Acifunthera qua- 
drata. Juff. 


Rhexia ac fanthera. Linn. & Diét. vol. 6. pag. 5. 


Cette plante a été mal placée parmi les rhexia ; 
elle appartient à la famille des falicaires, & fe cs 
proche des lythrum. Elle diffère des rhexia par le 
nombre & la difpofition des orpanes de la fruéti- 
fication, par Ja forme de fes anthères, par les ner- 
vures des feuilles & la difpofition des fleurs. Les 
feuilles font evales, crénelées fur lsurs borde; les 
anthères vacillantes , en fer de flèche. Le fruic eit 
une capfule reéouv: rte & couronnée par le calice, 
à deux loges & non à quatre, contenant des femen- 
ces nombreufes, inférées dans chaque loge fur un 
placenta particulier. C’eft une herbe & non un 
arbriffeau. 


ACLADODEA. Genre de plantes du Pérou, 
décrir par Ruiz & Pavon; il appartient à la famille 
des faponaires , & à beaucoup de rapport avec les 
taliffa, dont il n’eft probablement qu'une efpèce, 
Onn'a point encore vu fon fruit ; ce qui a fait croire 
qu’il étroit dioique, & que le feul individu mâle 
avoit été obfervé (Juf. ). ( Voyez TALISIER , 
Suppl. ) 


ACMELLA. ACMELLE. Srilanthus acrella. 
Linn. (Voyez BIDENT , n°. 11, & Particle Spi- 
LANTHE.) 


Acmella. (Rich. Perfoon.) Perfoon, d’après les 
obfervations de M. Richard , a établi le genre ac- 
mella , compofé de plufieurs plantes ; la plupart 
déjà connues & placées dans d’autres genres, dans 
les fpilanchus , \es anthemis, &c. I lui attribue pour 
caractère effentiel : un calice fimpie, à plufieurs dé- 
coupures foliacées ; un réceptacle oblong, garni de parl- 
dettes; une corolle raatée; des femences tétragones, nues 
& :ronquées à leur fommer. Les feuilles {ont oppo- 
fées ; ls pédoncules folitaires, uniflores ; les fleurs 
jaunes. 


L'expofirion du caraëtère générique annonce 
combien ce genre eft voifin dés verbefina & des bi- 
dens. La diffirence la plus faillante confifte dans 
les femences tétragones, nues & tronquées à leur 
fommet; mais alors pourquoi y rapporter l'acmella 
mauritiana , qui eft le fpilanthus acmella Linn. 
(BipenT, n°. 11), dont les femences font bor- 
dées de cils courts $ terminées par deux dents 
capillaires? D'ailleurs , les foies & les dents féta- 
cées font très-caduques dans plufisurs elpèces; ve 


A C Ms Yi 


qui peut occafionner des erreurs ou infpirer des 
doutes. Les autres ef, èces font : 


1. Acmella (intermedia ) , caule procumbente , 
glaieilc ; foliis ovato-lanceolatis , dentatis ; pedun- 
culis terminalibus , radis difco aqualibus. Richard , 


Perfoon, Synopf. 2. pag. 472. 


Elle diffère de la précédente par fes tiges prel- 
que plabres; par fes feuilles ovales-lancéoless , 
d=ntées ; par fes pédoncules terminaux ; enfin, 
par les fleurous du difque, égaux en longueur aux 
derni-flaurons de la circonférence. Elie croit dans 
l'Amérique. 


2. Acmella (répens), caule repente; foliis lan- 
ceolatis , integris ; redunculis terminalibus , lorpif- 


fimis. Perf. 1. c. pag. 473. 


Spilanthus (repens), caule repente ; foliis ovali- 
lanceolatis , fubintegris ; pedunculis folitariis , ter- 
runulibus , longiffimis ; floribus decein rudiutis , fe- 
minibus apice nudis. Mich. Flor. boreal. Amer, 
vol. 2. pag. 131. — Anthermnis repens. Walt. Flor. 
carol. 


Ses tiges font rampantes; fes feuilles ovales, 
Jancéolées , prefqu'entières ; fes pédoncules très- 
longs, folitaires, cérminaux ; les Aeurs compofées 
à leur circonférence de dix demi-Aeurons; les fe= 
mences nues à leur fommer. Elle croît à la Caro- 
line, dans les lieux inondés, fur Les bords du fleuve 
Santée. 

3. Asmella (occidentalis 3, fo/is #vasis, ferra- 
ti$ , trirerviis , glabris ÿ radio quinqueflors, Petf. 
lt: 


C'eft la même plante que la camomille à Feuilles 
oppofées , n°. 16. — Anthermis occidentalis. Willd. 


4. Acmella (buphthamoiïdes), fofis ovaris, 
ferratis , triplinervirs , fuëtès pubefcentibis ; radio 
muluifloro. Perf, |. c. 


Anthemis buphchalmoides, Willden. Spec. Plant. 
vol. 3. pag. 219$. — Jacq. Schoenbr. 2. pag. 15, 
tab. 157. 

Anskemis ovatifolia. Orrèg. Decad: 6. psp. 75. 

Buphthalmum foubrum. Cav. Te. Rar. 2. pag. 51. 
tab. 167. 


Cette plante, ainfi que la précédente, diffère 
beauceup des autres éfpèces par fon port, furtout 
ar (a grandeur. Ses tiges font droîtes, rameufes, 
Ée de deux ou trois pieds; [es rameaux oppo: 
fés ; fes feuilles pétiulées, oppofées, longues de 
deux pouces & plus ; ovales, dentées en fcie, à 
trois nervures, rudes en deffus, pubefcentes en 
deffous , fouvent inégales à leur bale. Les pédon- 
cules font longs, uniflores, fitués dans la bifurca- 
tion des tiges ; les A:urs compofées d’un grand 
nombre de demi-fleurons à leur circonférence. 
Elle croit au Pérou. 


A CO 


MN. Perfoon fotipçonne qu'on pourroit encore 
rapporter au même genre le /pilanchus uliginofus 
de Swartz , & le corula fpilanthus Lirn. 


E 1: Pl 


ACNIDE. Acnida. Genre de la famille des 
amaranthes, qui a des rapports avec le genre du 
même nom, & dont je caraétére eflentiel confifte 
dans 


Des fleurs dioïques ; dans Les fleurs mâles, un ca- 
lice à ctng divifions, point de corolle, cinq étamines ; 
F , MES ARTE LC 
dans les fleurs femelles , un calice à trois découpures ; 
point de corolle ni de flyle; trois, quelquefois quatre 
ou cing fligmates ; une carfule non ouverte, à une 
loge, une femence. 


ESPÈCES. 


1. ACNIDE de Virginie. Acnida cannabina. Linn. 


Acnida foliis lanceolatis ; capfulis leviufeulis , 
acutangulis, Mich. Flor. boreal. Amer. vol. 2. p. 
23$.( Voyez AcNIDE, n°. 1.) 


2. ACNIDE à haute tige. Acnida rufocarpa. 
Mich. 


Acnida foliis ovali-linceolatis ; capfulis obtufan- 
gulis , rugofis. Mich. Flor. bor. Amer. vol. 2. pag. 
234. tab. fo. 


Ses tiges font droites, herbacées , glabres, cy- 
lindriques, un peu anguleufes, épaifles, fiftu- 
leufes , hautes de cinq à fix pieds, garnies de 
feuilles périolées , alternes , ovales-lanceolées, 
glabres à leurs deux faces, très entières , aigués, 
munies de nervures fines , fimples , latérales. Les 
fleurs font difpofées en un épi fimple, axillaire, 
alongé ; réunies au nombre de deux, trois ou 
quatre, par rique écartés ; les inférieurs accom- 
pazrés à leur bafe d’une petite feuille ; les fleurs 
males pétiolées ; les femelles prefque fefiles ; trois 
fligmates fefiles , réfléchis. Le fruit confilte en 
une capfule ovale, glabre , ridée , à trois angles 
obtus, peu fenfibles, contenant une feule fe- 
mence liffe, comprimée , attachée au fond de la 
capfule par un pédicule très-court. 


Cette plante croit dans l'Amérique feptentrio- 
nale, à la Virginie. © 


ACOMA. Adanf. ( Foyez ACOMAS. ) 


ACOMAS. Homalium. Ce‘penre fe rapproche 
beaucoup de la famille des rofacées; il a de grands 
rapports avec les &/akwellia. Son caractère eflen- 
tiel confifte dans 


Un calice à fix ou fept divifions ; autant de pétales 
alternes avec les découpures au calice ; vingt-unce éta- 
mines difpofées en trois faifïeaux autour de l'ovaire ; 
srois flyles ; ovaires à demi adhérens avec le ealice; 
une capfule à une loge, polyfrerme. 


ACO 


EsrèÈces. 


I. ACOMAS à grappes. Homalium racemofum. 
Jacq. 

Homalium foliis ferratis , racemis axillaribus 
terminalibufque, floribus peduncularis. Swartz, Prodr. 
pag. 86. — Willd. Spec. Plant. vol. 2. pag. 122$. 
— Lam. lil. Gen. tab. 483. fig. 2. ( Woyez Aco- 
MAS, n°.1.) 


2. AcOMAS en épis. Homalium fpicatum. Lam. 


Homalium foliis dentatis , coriaceis ; racemis ter- 
minalibus , floribus fubfeffilibus. Swartz , Prodr. 
pag. 86. — Wild. 1. c.— Lam. Ill. tab. 423. fig. 1. 
( Voyez AcoMAs, n°. 2.) 


ACOMAT à cloche. Nom fouslequel eft connu, 
dans quelques Antilles , l’heïfferia des botaniftes. 


ACOMAT blanc. On a reçu de la Martinique, 
dit M. de Juñieu , le fymplocos fous ce nom. C’eft 
probablement le même que Nicolfon nomme aco- 
mas., & dont il dir le bois jaunâtre. 


ACOMAT violet. On ne fait quel arbre de Saint- 
Domingue Defportes a voulu défigner fous ce nom. 
I! en fait un fpartium, & femble le regarder comme 
congenère d’un autre, qui eft l’ecaffaphyllum des 
botaniites. 


ACONIT. Aconitum. Ce genre paroît devoir 
appartenir à une des divifions de la famille des re- 
noncules. Les partiss de fa fleur ont reçu diffé- 
rentes dénominations. Selon Linné il n’y a point 
de calice. M. de Lamarck, ainf que M. de Jufieu, 
regarde comme tels les cinq pétales irréguliers ; 
le fupérieur concave, en forme de cafque. Les 
pétales font nombreux, fort petits, en forme 
d’écailles ; les deux fupérieurs, que Linné appelle 
neélaires , font plus grands , alongés , cachés fous 
le cafque, munis d’un long onglet, coudés à l’ex- 
trémité. Leur limbe eft réfléchi & a la forme d’une 
lèvre ; leur extrémité eft épaifle, obtufs. Wil!- 
denow donne à ce neétaire le nom de capuchon 
( cucullus ). Sa bafe eft prolongée en un éperon 
relevé , & fon fommet forme une lèvre. Cette 
partie de la fleur fournit d’affez bons caraétères 
pour la diflinétion des efpèces. Ce genre fe rap- 
proche beaucoup des de/phinium. 


EsPÈCESs. 
* Fleurs jaunes ou blanches. 


1. ACONIT tue-loup. Aconitum lycottonum. 
Lion. 5 


Aconiturm foliis palmatis , multifidis ; villofis. 
Linn. Spec. Plant. vol. 1. pag. 750. — Gmel. 
Sibir. 4. pag. 188. tab. 81. — Jacq. Flor. auftr. 

tab, 


ÆC'O 


tab. 380. — Blackw. tab. 563. — Lam. Il. tab. 
482. fig. 2. — Gærtn. tab. 65. 


Aconitum lycoëonum , cuculli calcare fpirali ; 
labio ovato , emarginaro ; corolle galeä conicä , elon- 
gatä ; foliis palmaris, pubefcentibus ; laciniis trif- 
dis, dentatis, Wiild. Spec. Plant. vol. 2. pag. 1232. 
n°. I. 


Aconitum foliis hirfutis, femitrilobis ; lobis du- 
plicato-trifidis. Haller, Helv. n°. 1200. 


Aconitum lycoëtonum , flore luteo. Befl. Eyft. 
æf. 25. fig. 2. 


Napellus flore luteo. Riv. tab. 487. 
Aconitum fecundum. Amer. Epit. 827. 


Aconitum lycoélonum , vulgare, flore luteo. Cluf. 


Hift. 2. pag. 94. ( Voyez ACONIT , n°. 1.) 


La plante à fleurs bleues , citée comme variété 
g de cerre efpèce par Murray , eft une efpèce 
difinéte, dont nous parlerons plus bas fous le 
nom d’aconit du nord, 


2. ACONIT du Japon. Aconitum japonicum. 
Thunb. 


Aconitum foliis trifido-palmatis ; laciniis incifis , 
obtufis. Thunb. Flor. jap. pag. 231. 


Cette plante a des tiges glabres, cylindriques, 
herbacées , garnies de feuilles pétiolées , pal- 
mées, à trois divifions principales , les deux la- 
térales bifides, la troifième trifide, routes ob- 
tufes, incilées, dentées ; les dentelures arrondies, 
terminées par une petite pointe. Les fleurs font 
difpofées en une grappe courte , terminale. 


Cette plante croît au Japon. % ( Defcript. ex 
Thuns.) 


3. ACONIT des Pyrénées. Aconitum pyrenai- 
cum. Linn. 

Aconitum foliis multipartitis ; laciniis l'nearious , 
incumbentibus , fquarrofis. Linn. Spec. Plant. vol. 
1. pag. 751. Non Wild. — Rai Europ. 367. 


Aconitum pyrenaicum, cuculli calcare fpirali ; 
foliis maximis, 7-11-lobatis ; lobis 3-5- laciniato- 
palmatis , incifis ; floribus denfè racemofis. Decand. 
Flor. franç. Synopf. 421. 


Aconitum pyrenaicum , ampliore folio , tenuiès 
laciniato. Tournef. Inft. R. Herb. 424. (Ex herb. 
Vaill. ) 


Si cette plante eft réellement l’efpèce men- 
tionnée par Linné, elle n’eft point celle de Wil!- 
denow , dont elle diffère par les caraétères de 
fa fleur. Leur cafque eft long, comparé à la lor- 
gueur des autres parties; fon bord antérieur fe 
prolonge en un bec aigu & un peu faillant ; l’é- 
peron du capuchon (l'extrémité de chacun des 

Botanique. Supplément. Tome 1. 


AC Ô 119 


pétales cachés fous le c:fque ) eft roulé en fpi- 
rale. Les feuilles inférieures font très - amples, 
divifées en fept ou onze divifions principales , 
fous-divifées en trois ou cinq découpures pal- 
mées , divergentes & incifées; les découpures: 
latérales recouvrent celles qui les avoifinent. Les 
grappes font ferrées & rameufes à leur bafe. 
( Voyez ACONIT, n°. 3.) 


4. ACONIT de Sibérie. Aconitum fibiricum. (N.) 


Aconitum ( pyrenaicum ) , cuculli calcare reéto , 
obtufo ; labio fpathulato , emarginato ; galeä conicä ; 
folits digitato-quinquepartitis ; Lacintis tripartito- 
dentatis , cuneiformibus. Willd. Spec. Plant. vol. 2. 
pag 1223.04: 3. 


Cette efrèce , différente de la précédente , eft 
plus profondément divifée , digitée , à cinq dé- 
coupures partagées en trois lanières cunéiformes, 
dentées. Le capuchon fe termine par un éperon 
droit , obtus; la lèvre eff er forme de fpatule, 
échancrée à fon fommet ; le cafque conique. 


Cette plante croit dans la Sibérie & la Tartarie. 
z (Willd.) 


$. AconiT à fleurs d’un blanc-jaune. Aconitum 
ochroleucum. Willd. 


Aconitum cuculli calcare arcuato , obtufo ; labio 
lanceolato, emarginato ; galeä conicä , elongatä ; 
foliis fubtès pubefcentibus , palmato-quinquelobis ; 
laciniis tripartitis , incifo-dentatis. Willden. Spec. 
Plant. vol. 2. pag. 1233.n°.4. 


Aconitum flore albo. Stephan. in Litt. 


Cette efpèce reffemble , par fon port, à l’aco- 
nitum feptentrionale. Ses tiges font pubefcentes, 
cylindriques ; fes feuilles radicales fort amples , 
pétiolées , glabres en deflus , légérement pubef- 
centes en deffous, palmées, à cinq lobes; les 
découpures à trois lanières, incifées , dentées 5 
les dentelures lancéolées ; les feuilles caulinaires 
petites, prefqu’en rondache, médiocrement pé- 
tiolées. 


Les fleurs font d’un blanc-jaunâtre , pubefcen- 
tes, difpofées en grappes fimples, terminales ; 
d’autres pédonculées, folitaires , fortant de 
Paiffelle des feuilles fupérieures. Le cafque de la 
corolle eft fefile, conique, alongé, rétréci vers 
fon milieu , obrus à fon fommet, dilaté & acu- 
miné à fa partie inférieure. L'éperon du capuchon 
eft étroit, crochu, arqué, obtus à fon fommet ; 
la lèvre droite, lancéolée, obtufe , échancrée. 
Ses piftils font au nombre de trois. 


Cette plante croit dans la Sibérie , jufque fur le 


mont Caucafe. % ( Defcripr. ex Willd.) 


6. ACONIT anthora. Aconitum anthora. Linn. 
P 


CO 


.Aconitum floribus pentagynis , foliorum laciniis 
lisearibus. Linn. Spec. Plint. vol. 1. pag. 71. — 
Jacq. Flor. auftr. tab. 382.— Blackw. tab. 562. 


114 


Aconitum anthora , cuculli calcare refraëlo , urct- 
nato; lubio adfcendente, obcordato ; paleä conicä, 
rotundatä; foliis mulrifidis, lacinits linearibus Wild. 
Spec. Plant. vol. 2. pag. 1234, n°. $. 

Anthora fois hirfutis, femivrilcbis; lobis dupli- 
cato-trifidis. Haller, Helv. n°. 199. 

Anthora feu antithora. Camer. Epit, 837. Ic. — 
Rivin. tab. 486. — Miller, Icon. tab. 12. 

Anthora vulgaris. Cluf. Hift. 2. pag. 98. ( Voyez 
ACONIT, n°. 4.) 


7. ACONIT à fleurs blanches. Aconirum album. 
Ait, 


Aconitum floribus pentagynis ; foliis glabris , tri- 
partitis ÿ laciniis acutè incifis ; petali fupremi ungue 
lateralibus Llongiore. Aiton, Hort. Kew. vol. 2. 
pag. 246. 


Aconitum album , cuculli calcare uncinato, ob- 
tufo ; labio brevifimo-reflexo , bifido ; galeä conica, 
dite urguiculatä ; foliis vtripurtitis ; laciniis ovato- 
ceneiformibus | trifidis, dentatis. Wiilden. Spec. 

Ï o 
Pjanc. vol. 2. pag. 1234. n°. 6. 


Asonitum orientale. Miller , Diét. n°. 10. 


Aconitum lycoétonum , orientale , flore albo, magno. 
Tournef. Coroll. 30. 


Cetre plante fe rapproche beaucoup, par fon 
port, de l'aconitum varicgatum; elle en diffère par 
fes fleurs blanches & par la forme des parties de 
fa corolle. Ses tiges font droites, hautes d'environ 
fix pieds; fes feuilles alternes, pétiolées, glabres, 
à crois grandes divifions ; les découpures ovales, 
prefqu’en forme de coin, trifides, dentées ou 
inciées ; ls dentelures aiguës. Les fleurs font 
blanches, grandes , difpofées en une preppe ou 
épi terminal. L'éperon du capuchon eft crochu , 
obtus; la lèvre tiès-courte, réfléchie & bifide ; 
le cafque conique, largement onguicule ; les éta- 
mines au nombre de cinq. 


Cette plante croit dans le Levant. # 


S. AconNiT barbu. Aconitum barbatum. Juff. 


Aconitum floribhus fpicatis ; corollis barbatis ; fo- 
Lis multipartito-ternatis , pilofis ; caule villofo. 


Perf. Synopf. Plant. vol. 2. pag. 83. n°. 7. 


Cet aconit a des tiges droites, velues , garnies 
de feuilles périolées, alternes, partagées en plu- 
fieurs lobes; chacun d’eux à trois découpures pi- 
leufes. Les fleurs font terminales, difpofées en 
épi ; la corolle barbue. 


Cette plante a été recueillie dans la Sibérie par 
M. Pain. ( Herb. Jul.) 


A CO 


X *X Fleurs bleues. 


9. AcoNIT du Nord. Aconitum feptentrionale. 
Koëil. 


Aconitum cuculli calcare revoluto; labio jpathulato, 
fibemarginato ; galcä conic&, elongatä ; foliis pal- 
matis, pubefcentibus ; lacinits trifidis, divaricatis , 
dentatis. Willden. Spec. Plant. vol. 2. pag. 1235. 
LE À 

Aconttum féptentrionale. Koell. Aconit. 22. 


Aconi:um lyco&onum. Var. 8. Flore coccineo. Linn. 


Sy. veger. p. G15. — Œder. Flor. dan.tab. 123. 


Aconitam lycoétonum , florikus pailidè purpureis. 


Gmel. Sibir. 4. pag. 189. 


Calceolus laprponum , feu brefica rangiferorum. 
Schoætf. Lapp. 360. 


Quoïque très-rapprochée , par fon port, de 
l’aconitum lycoéonum , cette efpèce s’en diflingue 
par fes fleurs d’un bleu pâle, par fes tiges plus 
éievées , par les dents de fes feuilles plus longues 
& plus aiguës ; les découpures trifides, éralées. 
Les fleurs font difpofées en une grappe terminale ; 
l'éperon du capuchon plus oblique , roulé en fpi- 
rale ; la lèvre en forme de fpatule , un peu échan- 
crée; le cafque conique , alongé. 


Cette plante croît dans la Norwège, la Suède, 
la Rufie, la Sibérie. x 


10. ACONIT napel. Aconitum napellus. Linn. 


Aconitum foliorum laciniis linearibus , fupernè la- 
tioribus, lineâ exaratis. Linn. Spec. Plant. vol. 2. 
pag. 751. — Koell. Acon. 14. Icon. — Lam. Ill. 
tab. 482. fig. 1. 


Aconitum napellus , cuculli calcare reëlo , obtufo ; 
labio lanceolato, adfcendente , bifido ; galeä convexä ; 
foliis nitidis, quinquepartitis ; laciniis tripartinis , 
incifis , linearibus. Willd. Spec. Plant. vol. 2. page 
1235. n°. 8. 


Aconitum caule fimplici ; fpicä denfd ; vetiolis uni- 
foris, caffiäis mucrone brevi. Haller, Helv. n°. 1197. 


Aconitum lycoélonum fextum , napellus vu/garis. 
Cluf. Hift. 2. pag. 96. ( Voyez ACONIT , n°. 2.) 


J'ai trouvé cette plante à deux lieues de Villers- 
Coterêts , dans le fond du valion de Vaucienne , 
au milieu d’un marais; elle m'a paru offrir quel- 
ques différences dans fon port & fes fleurs, que je 
me difpenfe de faire connoître , n'en ayant con- 
fervé que des individus en mauvais état. Il paroît 
fe rapprocher de l’efpèce fuivante. 


11. AconIT de Neubourg. Aconitum neomon- 
tanum. Koell. 


Aconitum cuculli calcare adunco, obtufo ; labie 


à € © 


lanceolato , revoluto , bifido ; gale& convexä; foliis 
nitidis, digitato-quinqueparticis ; laciniis lato-lan- 
ceolatis , breviffimè dentatis ; pedunculis glabris. 
Willd. Spec. Plant. vol. 2. pag. 1236. n°. 9. — 
Koell. Aconit. 16. . 


Aconitum ( neomontanum ) caule elongato ; fpicà 
racemofo-ramofa ; galed humili, breviter roffratà ; 
foliis palmato-quingrepartitis ; fegmentis profunde 


incifis , latioribus. Hoffm. Germ. 187. 


RÉ MNT napellus. Jacq. Flor.auftr. pag. 42. tab. 
391. 


Aconitum. Ait. Holm. 1739. pag. 41. tab. 2. 


Aconitum purpureum , feu narellus tertius. C. 


Bauh. Pin. 183. — Rivin. tab. 488. 


Aconitum lycoëtonum quintum , neubergenfe. Cluf. 


Hift. 2. pag. 96. Icon. 


Cette plante, qui avoit été confondue avec la 
précédente , en diffère par plufieurs caraëtères 
pris furtout dans fes fleurs. £es tiges font fermes , 
droites, alongées | garnies de feuilles pétiolées , 
alcernes ; les inférieures amples , éparfes , prefque 
palmées, à cinq digitations ; les découpures élar- 
gies , lancéolées, d'un vert-foncé en deffus, plus 
clair en deffous, nues, luifantes, très-liffes à 
leurs deux faces ; les dentelures courtes, aiguës, 
un peu élargies. 


Les fleurs font d’un violet-foncé , formant un 
long épi lâche, rameux à fa bafe , prefqu'en 
grappe ; les pédoncules glabres, uniflores ; le ca- 
puchon muni d’un éperon court, recourbé, obtus; 
la lèvre lancéolée, roulée, bifide ; le cafque 
convexe, très-glabre. 


Cette plante croît dans les forêts des monta- 
gnes, en All:magne , dans la Carinthie , la Caïr- 
niole , &c. x 


12. AcONIT de Hongrie. Aconitum tauricum. 
Willd. 


conitum cauie fubfimplici ÿ racemo florum brevi , 
compaëto ; galeä humili , breviter rofiratä , antror- 
fèm repando-fubfornicatä ; foliis nitentibus , quinque- 
partitis ; fégmentis oblongis , latiuftulis, lacintatis ; 
laciniis remor> incifo- dentatis. Wulf. in Jacq. 
Colleét. 2. pag. 112. — Jacq. Icon. Rar. vol. 3. 
tab. 492. — Koell. Aconit. 15. 


. Aconitum tauricum , cuculli calcare adunco , obtu- 
fo ; labio Llanceolato, revoluto , bifido ÿ galcä con- 
vèxd ; foliis nitidis, digitato-quinquepartitis ; laci- 
niis lanceolatis  trifido-incifis ; pedunculis pubefcen- 
tibus. Wilid. Spec. Plant. vol. 2. pag. 1236. nf. 10. 


Aconitum violaceum , feu napellus fecundus. C. 
Bauh. Pin. 183. 


Aconitum napello fimile, fed minüs caruleum, 


pracocius, J. Bauh. Hift, 3. pag. 656. 


112 


AC @ 


Aconitum lyco&onum quartum, tauricum. Cluf. 


Hi. 2. pag. 95. 
Aconitum paniculatum. Lam. Diét. 1. pag. 33. 


Peu différente au premier afpe& de la plante 
précédente , celle-ci en diffère par les découputes 
de fes feuilles plus larges & plus profondes, par 
fes pédoncules pubefcens, par le cafque de fa 
corolle plus obtus. Ses tiges font prefque fimples, 
rameufes dans la plante cultivée ; fes feuilles lui- 
fantes, digitées , à cinq découpures profondes ; 
les lanières lancéolées , trifides, incifées; léperon 
du capuchon recourbé , obtus; la lèvre lancéolée, 
roulée, bifide ; le cafque convexe, wrès-court. 
( Voyez AconiT, n°. 6.) 


Cette plante croit en Hongrie & dans quelques 
contrées de l’Allemagne. 


13. ACONIT à tige grimpante. Aconitum volu- 
bile. Koell. 


Acoritum cuculli calcare adunco , obtufo ; Labio 
obcordato , adfcendente ; foliis opacis , quinquepar- 
titis ÿ lacrniis cuneiformibus, trifidis, dentatis; caule 
volubili. Willden. Spec. Plant. vol. 2. pag. 1237. 
D ANT. 


Aconitum volubile. Koell. Aconit. 21. — Pallas , 
Hort. Demidof. 


Cette fingul'ère efpèce eft remarquable par fes 
tiges grimpantes, en quoi elle eft fuffifamment 
difinguée de toutes les autres. Ses feuilles fonc 
touffues , à cinq divifions ; les découpures cunéi- 
formes , trifides, dentées ; l’éperon du capuchon 
crochu ; obtus ; la lèvre afcendante , prefqu’en 
cœur. 


Cette plante croît dans la Sibérie. # 


14. ACONIT penché. Aconitum cernuum. Willd, 


Aconitum cuculli calcare fubadunco , obtufo ; labio 
lanceolato , emarginato ; galeä convexä , racemo nu- 
tante; foliis opacis, digitato-quinquepartitis ; laci- 
niis trifidis , incifo-dentatis, Willden. Spec. Plant. 
vols2° pag. 1237. n°. 12: 


Aconitum cernuum. Koell. Aconit. r7. 


Aconitum lycoëlonum , oéfavum , comä nutante. 


Cluf. Hift. 2. pag. 97. Ic. 


Aconitum comâ inflexä, maximum. Tourn. Inft. 


R. Herb. 425. —J. Bauh. Hift. 3. pag. GS. 


Il fe rapproche beaucoup de l’aconitum tauri- 
cum. Ses tiges font grêles , cylindriques, rameufes 
à leur partie fupérieute ; fes racines longues, 
épailles , noirâtres en dehors, garnies de beau- 
coup de fibres ; les feuilles nombreufes, touffues, 
à cinq divifions profondes, étalées ; les lanières 
trifides , incifées , dentées, glabres, mais point 
luifantes. Les fleurs font difpofées en une grappe 

PEZ 


116 A 1C 10 


terminale, ordinairement rameufe, inclinée avant 
l'épanouiffement des fleurs , puis un peu redref- 
fé2. L’éperon eft obtus, un peu recourbé ; la lèvre 
Jancéolée , échancrée; le cafque convexe. La co- 
rolle eft d’un pourpre-clair. 


Cette plante croit fur les rochers, dans plufieurs 
contrées de l’Allemagne. # 


1$. ACONIT panaché. Aconitum variegatum. 


Aconitum floribus pentagynis ; foliorum laciniis 
femipartitis, fupernè latiortbus. Linn. Syft. veget. 
419. — Koell. Aconit. 18. 


Aconitum cuculli calcare adunco, obrufo ; labio 
oblongo , emarginato , adfteidente ; galeä conicä ; 
lits nitidis, tripartitis ; laciniis trifidis , cuneifor- 
mibus , dentatis. Wilden. Spec. Plant. vol. 2. pag. 
1230-0014. 

Aconitum ceruleum , parvum. Dodon. Pempt. 
441. lc. — Dalech. Hit. 1. pag. 1743. Ic. 


Ses grappes font prefque fimples ; les pédon- 
culss inférieurs plus alongés ; l'éperon du capu- 
chon obtus, crochu ; la lèvre oblongue , échan- 
cree, afcendante ; le cafque conique; les étamines 
au nombre de cinq; les feuilles luifantes, à trois 
divifions peu profondes, élargies ; chacune d’elles 
trifide, cunéiforme , un peu élargie au fommet. 
(Voyez ACONIT, n°. 5.) 


16. ACONIT à grandes fleurs. Aconitum cam- 
warum. Linn. 

Aconitum floribus fubpentagynis ; foliorum laci- 
niis cunerformibus , incifis , acutis. Linn. Spec. Plant. 
vol. 1. pag. 751. 

Aconitum cuculli calcare adunco , obtufo ; labio 
lanceolato , retto, acute emarginato; galeä conisd , 
clongatä ; foliis opacis | quinquepartitis ; lactniis 
oblongo-cuneiformibus , trifidis , dentatis. Willden. 
Spec. Plant. vol. 2. pag. 1238. n°. 14. 

Aconitum caule ramofo , paniculato ;ÿ petiolis 
multifloris , caffidis mucrone longo. Haller , Helv. 
n° 1109. 

Aconitum caruleo-purpureum, flore maximo , feu 
napellus quartus. C. Bauh. Pin. 183. ( Woyez Aco- 
NIT,, N°.57.1) 


17. ACONIT à crochet. Aconitum uncinatum. 
Linn. 

Aconitum floribus fubpentagynis, foliis muliilobis; 
corollurum galeä longiàs extenfa. Linn. Spec. Plant. 
vol. 2. pag. 750. — Koell. Aconit. 22. ( Woyez 
ACONIT, n°. 8.) 


ACORÜS. (Voyez ACORE.) 


ACR 
ACOST A. Genre de plantes du Pérou, appelé 


daus le pays caïmitier de montagre , décrit par 
MM. Ruiz & Pavon, à rapporter au moutabea 
d’Aubler, dont elle ne diffère que par une anthère 
à huit loges au lieu de cinq, & une baie à cinq 
loges au lieu de trois. Le même nom a été donné 
par Lourairo à un arbriffleau de la Cochinchine, 
très-voifin de l’airelle, & diftinét feulement par 
une cinquième partie ajoutée à fa fruétification , 
par fes feuilles oppofées. La chauffe-trappe porte 
auf ce nom dans les familles de M. Adanfon. 
(Jufieu.) (Voyez MONTABÉE & AIRELLE, 
Suppl.) 


ACRONICHIA. Forfter. (Voyez HENNE, 
More) 


ACROSTIQUE. Acroffichum. M. Swartz , 
dans l’ouvrage intére{fant qu'il a donné fur les fou- 
gères, a reftreint ce genre à des caractères moins 
étendus que ceux qui lui ont été attribués pat 
Linné : d’où il réfulte néceffairement que beaucoup 
d'acroftiques &e Linné doivent être placés dans 
d’autres gnres. J'ai cru devoir les mentionner ici, 
en indiquant le nouveau genre auquelils appartien- 
nent. J'y ai réuni en entier le genre fchïzea par une 
divifion , afin d'éviter, Le plus poffible , de féparer 
par un long intervalle des genres très-rapprochés 
les uns des autres. J'ai fuivi la même règle pour 
les adiantes , &c. 


Le caraëtère effentiel des acroffiques eft d’avoir: 


La fraëtification compofée de capfules éparfes fur 
le dos des feuilles, très-rapprochées, prefque con- 
fluentes , entourées d’un anneau élaftique , privées d'en- 
veloppe ou téeument. 


Dans lès ScH1ZÆA, 


La fru&ifcation eff compofée de capfules diflinétes 
rapprochées , placées [ur le revers d’une foliole tres- 
étroite, par féries affez régulières, dépourvues d’an- 
neau , marquées de quelques ffries qui en tiennent lieu. 
Le tégument formé par les rebords de la foliole re- 
pliée. 

Ce dernier genre eft remarquable par le port des 
efpèces qui le compofent. Leur feuillage, élevé fur 
un pétioie plane, étroit, membraneux à fes bords, 
faifant réellement partie de la feuille, fe divife par 
bifurcations où par digitations fimples ou plus 
fouvent bifides, étroites, linéaires. M. Swartz a 
nommé ces découpures des appendïces : c’eft fur 
leur revers qu’eft placée ia fruétification. 


Quant aux acroffiques , ils ont le port des preris 
& es pol;podes, offrant, comme eux, des feuilles 
fimples ou compofées, fimplement ailées ou deux 
& trois fois ailées : d’où réfultent autant de fous- 
divifions faciles à faifir. 


A CR 


I. ACROSTICHUM. SWartz. 
ESPÈCES. 
* Feuilles fimples , point divifces. 


1. ACROSTIQUE à feuilles de citronier. Acrof- 
sichum citrifolium. Lion. 


Acroflichum frondibus larceolato-ovatis , integris, 
venofis, fubfeffilibus ; furculo radicante. SWartz, Fil. 
pag: 9. 

Hemionitis parafirica. Linn. — P'umier, Filic. 
tab. 116. ( Voyez ACROSTIQUE, n°. 3, & HE- 
MIONITE , n°. 2.) 


Les capfu'es font éparfes , & occupent tout le 
difque de la face inférieure des feuilles ; ell:s n’ont 
point de tégumert. Il paroît que cette plante eit 
la même que l'hemionitis parafitica. 


2. ACROSTIQUE à feuilles de nummulaire. 
Acroffichum nummularifolium. Swartz. 


Acroffichum frondibus fubfeffilibus , cordato-fuñro- 
tundis , fubtùs tomentofis | fruchiferis obovatis ; [ur- 
culo reptante , radicante. SWartz , Fil. pag. 419, & 
pag. 191. tab. 2. fig. 1. 


Ses fouches font très-longues , rampantes, gar- 
nies, de diftance à autre , de petites racines noirà- 
tres, hériffées d’écailles ovales , acuminées , très- 
petites, couchées, brunes , imbriquées ; garnies 
de feuilles alterns, prefque feñiles; les flériles 
nombreufes , ovales, un peu arrondies , un peu 
échancrées en cœur à leur bafe, très-entières. fans 
nervures fenfibles, glabres en deffus , tomenteufes 
& blanchâtres en deffous , à peine longues d’un 
demi-pouce ; les poils en étoile; les feuilles fer- 
tiles plus petites , ovales, un peu rétrécies à leur 
bafe, prelque glabres , chargées en deffous de 
capfules d’un brun-luifant, entre-mélées de poils 
étoilés , un peu noïiratres. 


Cette plante croît à l’ile de Java ; elle a le port 
du prerts pilofelloide. Linn. (W. f: in herb. Juff.) 


3. ACROSTIQUE à longues feuilles. Acroflichum 
longifolium. 

‘ Acroffichum frondibus lineari-lanceolatis , inte: 
gris, marginatis ; fertilibus fpiralirer convoluris. 
Swartz , Fil. pag. 9. — Jacq. Colleét. 2. pag. 105. 

An polypodium (rigidum), frondibus integerri- 
mis, glabris , acutis? Aubl. Guian. vol. 2. pag. 
963. 

.Candollea longifolia. Mirbel. 

Sa racine noirâtre , épaifle d’un pouce, munie 
de fibres alongées', eft couverte d’écailles à fon 
coilet; elle produit de grandes & longues feuilles 
linéaires-lancéolées , aiguës , très-entières , lon- 


< ee nn nt tn nn ns detente PT, 


| 


AC R 


gues d'un à deux pieds ; les flériles planes, droi- 
tes , plus longues ; les fertiles rétréciés à leur 
partie fupérieure en une longue languette preïque 
roulée en fpirale, couverte fur cette partie, & 
même plus bas, de ia fruétification , compotés 
e petites capfules en forme de globules pulvé- 
rulens. 


117 


Cette plante croit dans l'Amérique méridio- 
nale (7720) 


4. ACROSTIQUE à larges feuilles. Acroffichum 
latifolium. Swartz. 


. Acroffichum frondibus marpinatis , integris ; fleri- 
libus lato-lanceolitis , fertilibus ovato-lanceolatis: 


{ Swartz, Flor. Ind. occid. pag. 1589, & Filic. 


PaB9 
Lingua cervina, rigida & glabra. Plum. Fil. 135. 


Ses racines font rampantes , épaifles, écailleu- 
fes , garnies de longues fibres brunes : ils’en élève 
des pétioles cylindriques, giabres, un peu com- 
primés , longs de fix pouces, foutenant des feuilles 
longues d'un pied & plus, droites, très-enrières, 
un peu décurrentes fur ies pétioles ; les flériles 
lancéolées , larges d’un pouce & demi, glabres à 
leurs deux faces , vertes en deflus, plus pâles en 
deffous, à nervures tranfverfales & parallèles; les 
feuilles ferties une fois plus larges , ovales à leur 
bafe , lancéolées , aiguës, à nervures plus appa- 
rentes, plus rapprochées , couvertes en deflous 
par la fruétification d’un,brun-foncé; les capfuies 
très-petites , entourées d’un petit bourrelet lui- 
fant, d'un brun plus clair. 


Cette plante croît à la Jamaïque , fur le tronc 
des vieux arbres & fur les rochers. 


$- ACROSTIQUE de Sainte-Hélène. Acroffichum 
conforme. Swartz. 


Acroffichum frondibus immarginatis , integris , 
ovato-lanceolatis ; fertilibus conformibus ;. furculo 
radicante, fcariofo , fqxamofo. Swartz, Fil. pag- 18 
& pag. 192. tab. 1. fig. 1. 


Acroftichum latifolium. Swartz , Obf. in Schrad. 
Journ. 1801. pag. 271. 


Il diffère du précédenten ce qu’il eft bien moins 
élevé, que fes pétioles font plus fortement mem- 
braneux à leurs bords, toutes les feuilles fembla- 
bles, moins aiguës à leur fommer , moins veinées. 
Les racines font dures , épaifles , rampantes , gar- 
nies de quelques fibres fimples; couvertes d’écailles 
nombreufes , imbriquées, fcarieufes , ovales-lan- 
céolées, pales, veinées, réticulées. Les feuilles 
font fimples, droites , longues de cinq à fix pouces 
& plus, oblongues-lancéolées , fouvent un peu 
finuées à leurs bords , légérement décurrentes fur 
le pétiole , à nervures peu fenfbles & parallèles, 
glabres à leurs deux faces ; les feuilles fertiles 


118 


d’abord roulées is plan 
vertes , à leur fice inférieure , de petite 
nombreufes , très-ferrées, d’un brun-päle. 


A € R 


à leurs bords, pu 


Z' 


Cette plante croit à l'ile de Sainte-Hélène & 
au Cap de Bonne-Efpérance. (W.f.) 


6. ACROSTIQUE fimple. Acroffichum fimplex. 
Swartz. 


Acroftichum frondibus integris ; fferilibus lanceo- 
« . . . n 3 . . ce 
latis , acuminatis ; fertilibus lineari-lanceolatis. Sw. 


Flor. Ind. occid. vol. 3. pag. 1587, & Fil. pag. 10. 


Ses racines font couvertes de paillettes ; elles 
produifent un grand nombre de fibres brunes, 
fimples, velues. Les fouches ou périoles font très- 
courts, nus, comprimés , à peine Jongs d'un 
pouce; les fiuilles droites , fimples ; les ftériles 
Jongues de cinq à fix pouces, lancéolées, rétré- 
cies à leurs deux extrémités , glibres, coriaces , 
à nervures horizontales & parallèles ; les feuilles 
fertiles deux & trois fois plus longues, linéaires- 
lancéolées , glabres, entières, couvertes en def- 
fous par la fruétificition , compofée de capfules 
d'un biun-pâle , très-petires, fans tégumenr. 


Cette plante croît fur le tronc des arbres, 
parmi les mouffes, à la Jamaique. 


7- ACROSTIQUE vifqueux. Acroffichum vifcofum. 
Swartz. 


Acrofhichum frondibus integris ; flerilibus lineari- 
lanceo!atis ; fipitibus elongatis , cofiäque fquarmulofo- 
vifcidis; fertilibus linearibus, fubiùs villofis, Swartz, 
Fil. pag. 10. 

Acroffichum petiolatum. Swartz, Flor.Ind. occid. 
vol. 3, pag. 1588. 


On diflingue cette efpèce à la vifcofité de fes 
pétioles & à fes feuilles fertiles velues. Ses racines 
font compofées de fibres roides, noires, nom- 
breufes , filiformes, cylindriques & couvertes à 
leur bafe de paillettes écailleufes , fubulées, bru- 
n:s, luifantes ; les fouches ou pétioles nombreux, 
roides , noirâtres. Les feuilles font fimples; les 
ftériles longues d'environ un pied , linéaires-lan- 
céolées, acuminées, glabres à leurs deux faces, 
Jarges d’un demi-pouce , à nervures parallèles ; la 
côte du milieu faillante, cylindrique ; les feuilles 
fertiles plus longuement pétiolées , enfiformes, un 
peu obtufes, très-entières, hériflées en deflus de 
petites écailles ciliées & pileufes à leurs bords, 
d’un brun-noirâtre , couvertes, à leur face infé- 
rieure , de petites capfules d’un jaune-pale. 

Cette plante croît à la Jamaique & dans les 
Indes occidentales. 


8. ACROSTIQUE hériflé. Acroffichum hirtum. 
Swartz. 


À CR 


Acroflichum frondibus oblonso-lanteofatis , utrin- 
que acuminatis , fupra fhipicibifque paleiceo-hirtis ; 
margine crenulato, punétato; fertilibus ovato-lanceo- 
latis. Swartz, Fil. Add. pag. 419 & pag. 194. 


es fouches font ligneufes, radicantes, épaiffes, 
anguleufes , couvertes d’écailles luifanres & noi- 
râtres ; les pétioles bruns , écailleux , épaiñfis à leur 
bafe , roides, anguleux, fillonés à leur partie fu- 
périeure , parfemés de poils noirâtres. Les feuilles 
font oblongues-lancéolées, acuminées à leurs deux 
faces ; les ftériles l£gérement ondulées, ou finuées 
ou crénelées à lzurs bords, à nervures parallèles, 
d’un brun-verdâtre ; munies, vers leur circonfé- 
rence, de petits points d’où fortent des poils 
courts, noiratres ; les feuilles flériles un peu plus 
petites, plus étroites , membraneufes à leurs 
bords, parfemées de poils rares à leur face fupé- 
rieuré, chargées en deffous de la fruétification , 
compofée de capfules perites , très-nombreufes , 
ferrées , d’un brun un peu clair. 


Cette plante croit fur les arbres, à l’île de 
Madère, (W.f. in herb. Juff.) 


9. ACROSTIQUE velu. Acroffichum villofum. 
Swartz. 


Acroftichum frondibus lato-lanceolatis , fubcrenu- 
latis , utrinquè villofis. Swartz , Flor. Ind. occid. 
vol. 3. pag. 1592, & Fil. pag. 10. 


Lingua cervina , villcfa, minor. Plum. Fil. tab. 
127. D: 


Cette plante a des racines fibreufes, noirâtres, 
nombreufes , filiformes , très-fimples, velues : il 
s'en élève des pétioles en touffe , longs de quatre 
ou fix pouces, pileux, un peu comprimés. Les 
feuilles font droites, larges, lancéolées, rétrécies 
principalement à eur fommet, fouvent un peu 
crénelées ou ondulées à leurs bords; les feuilles 
flériles velues à leurs deux faces , membraneufes , 
parfemées de poils roides & longs ; les feuilles 
fertiles un peu plus petites , très-pileufes en def- 
fus, couvertes en deflous de capfules cendrées 
ou blanchatres, fort petites , entre-mélées de 
quelques poils rares. > 


Cette plante croit fur le revers des montagnes, 
à la Jamaique. (W. [. in herb. Juff. ) 


10. ACROSTIQUE moufleux. Acroffichum muf- 
cofum. SWartz. 


Acroffichum frondibus fquamofis ; fferilibus ovato- 
lanceolatis ; obtufis; fertilibus lineari-lanceolatis. 
Swartz, Fil. pag. 10; & Flor. Ind. occid. vol. 3. 
pag. 1591. 

8. Lingua cervina, villis & fquammulis aureis 
mufcofa. Plum. Fil. tab. 139.2 — Lam. Illuftr. tab. 
863. fig. 4.? 


ACR 


Ses fouches font rampantes, garnies de pail- 
lertes & de racines brunes, fimples , filiformes ; 
{es feuilles longues de trois ou quatre pouces, 
oblongues-lanceolées , obrufes , arrondies à leur 
fommet , entières à leurs bords ; les unes ftériles, 
prefaue glabres en deffus, à nervures paralléles, 
garnies en dellous d’écailles petites, oblonguss, 
ciliées ; d’autres fertiles, deux & trois fois plus 
longues , plus étreites, obtufes, très-écailleu'es à 
leurs deux faces , couvertes en deffus de capful:s 
fort petites, luifantes, d'un brun-chatain. 


Cetre plante croît à la Jamaique, fur le tronc 
des arbres. La plante g differe de la précédente en 
ce que fes feuilles font acuminées & non obtufes ; 
les pétioles & les feuilles ciliés à leurs bords. Elle 
paroïît devoir former une efpèce particulière. 


II. ACROSTIQUE écailleux. Acrcffichum faua- 
mofum. SWartz. 


Acroflichum frondibus lineari-lanceolatis , utrinquè 
flipitibufque paleaceo fquamcfis ; paleis ciliaris, Ew. 
Fil, pag. 10 & 195. 


Ses racines font ramaflées en touffes gazonneu- 
fes ; elles produifent plufieurs fouches ou pétioles 
cylindriques, longs de trois à fix pouces, couverts 
d’écailles prefqu'imbriquées , lancéolées , mem- 
braneufes, ciliées à leurs bords, d’un brun un peu 
clair ; les feuilles longuss d'un à deux pieds, li- 
néaires-lancéolées , larges d’un pouce , rétrécies à 
leurs deux extrémirés, entières ou légérement 
finuées , ondu ess à leurs bords, couvertes à leurs 
deux faces, principalement en deffous & fur la côte 
du milieu, d'écailles noirâtres , luifantes, ciliées; 
la couleur des feuilles d’un verc-foncé. La fruéti- 
fication n’eft pas connue; mais la forme & le ca- 
ractère des feuilles la rapprochent des efpèces pré- 
cédentes. 


Cette plante croi à la Jamaique & à l'ile de 
Midere. 


12. ACROSTIQUE fpatulé. Acroflicum fpathu- 
laturn. 


Acroftichum frondibus oblongis , obtufis , flipitique 
rigido-pilofis ; fertilibus longiès flipitatis , apice fpa- 
thulatis. Ewarez ,. Fil. pag. 10. — Bory-Saint-Vin- 
cent, Voyage aux quatre 1les des mers du Sud, 
vol. 1. pag. 363. tabeæpo. fig. r. 


Ses fouches font rampantes , chargées d’une 
touffe de petites fibres noirâtres, entre-mélées, pla- 
bres , prefque capillaires ; les feuilles ftériles oblon- 
gues, prefqu'en fpatule, obtufes, de trois à cinq 
pouces de longueur, quelquefois moins ; parfemées 
de poils roides & roufleatres, tres-ferrés fur le 
pétiole; les feuilles fertiles de même forme, d'un 
vert-tendre en deffus, veinées , avec quelques poils 
rares ; couvertes en deffous , excepté le petit re- 
bord marginal, de la fruétification roufleatre , qui 


À Ç R 


noircit en visillifant. Leur pétiole eft prefque gla- 
bre, bien plus long que ceiui des feuilles ftériles. 


Cette efpèce croît à l'ile Bourbon, fur les pier- 
res , au bord ds eaux. (F7. f. in herb. Jul.) 


13. ACROSTIQUE hybride. Acroff'chum hÿ- 


BC; 
Dridum, 


Acroftichüim frondibus flerilibus , evato-oblongis li- 
nearique lanccolatis , muroine nervifque crinitis ; fer- 
cilibus minoribus, glabris ; féipitibus long'ffimis, fquz- 
mofis. Swartz, Fil. pag. 11.— Bory-Saint-Vinc. 
1. c. vol. 3. pag. 06. 


Cette efpèce varie beaucoup dans fes formes. Ses 
racines font écaileufes ; elles produifent des feuilles 
nombreufes, les unes fertiles, d'autresftériles : ces 
dernières font ovales, aiguës ou très-oblonguess, 
prefque linéaires, lascéolées , longues de trois à 
dix pouces, fourenues par un pétiole grêle, plus 
long que les feuilles, parfemé de quelques écailles 
brunes, caduques , plus rares fur les feuilles; les 
feuilles fertiles plus courtes & plus perites , va- 
riables dans leur forme , très-glabres ; leur pétiole 
très-long , écailleux ; la fructification d’abord d’un 
jaune très-pâle , puis d’un beau brun. 


Cette plante croît à l'Ile-de-France, fur les 
pierres, dans les carrières. ( W. f: in hers. Juff.) 


14. ACROSTIQUE chevelu. Acrofhichum erinitum. 
Linn. 


Acroflichum frordibus lato-ovatis, obtuffs, hirfu- 
tis , fuprà crinitis. Linn. Syft. veget. pag. 928. — 
Me Fuic. pag. 11. ( Woyez ACROSTIQUE, 
MT 


15. ACROSTIQUE à petites écailles. Aerofichum 
Jquamatum. Cavan. 


Acroftichum frondibus oblongis ; fertilibus brevio- 
ribus , fubtùs fhipicibufque fauamofis. Ewartz, Filic. 
pag. 11. — Cavan. Piæl. 1801. n°. 580. 


De fes racines s'élèvent des feuilles nombreufes, 
oblongues, de deux fortes ; les unes alongées , fté- 
riles ; les autres plus courtes, fertiles, garnies à 
leur face inférieure , ainfi que les pétioles, de pe- 
tites écailles. Elle croîc au Pérou, fur les rochers. 


16. ACROSTIQUE frangé. Acroflichum fimbria- 
tum. 


Acroflichum frondibus lanceolutis, fimbriatis ; fli- 
pitibus ftofis. Swartz, Filic. pag. 11. — Cavan. 
Annal. Hit. Nat. 1. pag. 102. 


Cette plante eft compofée de feuilles fimples, 
entières , en forme de lance , frangées à leursbords. 
Leurs pétioles font couverts de petites écailles fem- 
blables à des poils fins , foyeux. Elle croît dans le 


ACR 


royaume de Quito, fur les montagnes, aux lieux 
ombragés. 


120 


17. ACROSTIQUE rampant. Acroffichum rep- 
Lans, 


Acroffichum frondibus flerilibus ; ovato-acutis , 
ciliatis ; fertilibus linearibus ; fhipitibus breviffimis ; 
Ja cudo fliformi , reptante. Swartz, pag. 11, — Cav. 
Piæl. 1801. n°. 581. 


Ses fouches font filiformes & rampantes : il s’en 
élève des pétioles très-courts, qui fupportent des 
feuilles de deux fortes ; les unes ftériles , ovales, 
aiguës à leur fommet, ciliées à leurs bords; les 
autres fertiles & linéaires, chargées en deffous de 
la fiuétification. Eile croit dans l'Amérique méri- 
dionale, au Quayaquil. 


18. ACROSTIQUE axillaire. Acroflichum axil- 
lare. 


Acroffichum caulefcens, fub quinque pedale ; fron- 
dibus ferililus lanceolatis, fertilibus linearibus., fHpi- 
tatis , ad fieriles fabaxilarious. Swartz, Fil. pag. 11. 
— Cavan, Præl. 1801. n°. 582. 


Cette efpèce ef fort grande, & s'élève prefqu’à 
la hauteur d2 cinq pieds. Ses fouches prennent la 
forme d’une forte tize , garnie de deux fortes de 
feuilles, les unes flériles , lancéolées ,fimples, en- 
tières ; les autres fertiles , pédicellées , & fortant 
prefque de l’aiffelle des feuilles ftériles. 


19. ACROSTIQUE acuminé. Acroffichum acu- 
minatum. Juil, 


Acroflichum anguflo-lanceolatis, longe acumina- 
zis , tntegerrimis ÿ fferilibus margine ciliatis ; fertili- 
Bus obtufrs, fubiès pulverulentis, (N.) 


Ses racines font noires, épaifles , fibreufes, 
écailleufes ; les pétioles prefque filiformes , com- 
primés, prefque nus, longs de deux à quatre 
pouces. Les feuilles étroites, lancéolées, glabres, 
membraneufes ; l2s fériles ciliées à leurs bords, 
obtufes, arrondies à leurs deux extrémités, à peine 
nerveufes, longues de deux pouces & plus, larges 
de fix ou huit lignes , furmontées d’une pointe 
fubulée , velue , longue d’un demi-pouce. Les 
feuilles fertiles de même forme , mais ordinaire- 
ment point acuminées, couvertes fur toute leur 
face inférieure par la fruétificarion d’un brun- 
foncé, fous la forme de petits globules pulvéru- 
lens. 


Cetre plante a été recueillie au Pérou par 
M. Jofeph de Jufieu. ( Y. f. in herb. Ju.) 


20. ACROSTIQUE luifant. Acrofiichum  fplen- 
dens. 


Acrofichum foliis linearibus, inaqualibus, inter- 


ACR 


dùm longifimis , fubacutis obtufifve, utrinquè valdè 
fatamofis. (N.) 


Confer cum acrofticho mufcofo. ? Swartz. 


Elle fe rapproche beaucoup de l’acroffichum muf 
cofum de Swartz. Ses racines font fibreufes & noi- 
ratres : il s’en élève plufieurs feuilles d'une lon- 
gueur très-inégale , les unes longues prefque d’un 
pied , les autres de quelques pouces, larges de fix 
ou huit lignes, linéaires, planes, entières, ob- 
tufes où un peu aiguës à leur fommet ; les unes 
couvertes à leurs deux faces de paillettes d’un 
jaune doré & brillant , fi abondantes fur certaines 
feuilles, ainfi que fur les pétioles, qu’elles les 
cachent entiérement; d’autres font prefque nues 
à l’une de leurs faces, quelquefois aux deux. Cette 
efpèce a été recueillie par Commerfon à l'ile Bour- 
bon. ( W. f. in herb. Juff.) ‘ 


21. ACROSTIQUE à feuilles de fuccife. Acroffi- 
chum fuccijafolium. Juf. 


Acroffichum foliis coriaceis , ellipticis feu lanceo- 
lato-ovatis , fubeùs fquamofiffimis. (N.) 


Il s’élève d’une racine commune & un peu 
épaifle, plufieurs feuillss hautes de trois à fix” 
pouces, .de forme un peu différente , les unes 
plus courtes , elliptiques , obtufes à leurs deux 
extrémités; les autres ovales , un peu lancéolées , ” 
routes fermes, coriaces , af2z femblables à celles 
de la fcabieufe fuccife, couvertes à leurs deux 
faces , principalement en deffous, de paillettes 
très-nombreufes , lancéolies , aiguës , caduques , 
d’un jaune-foncé , qui blanchiflent en vieilliflant. 
Les pétioles également écailleux , plus courts que 
les feuilles ; la fruétification éparfe fur le revers 
des feuilles. 


Cette plante a été recueillie par M. du Perit- 
Thouars à l'ile de Triflan-d'Acugna. ( W. f. in herb. 
Juf. ) 


22. ACROSTIQUE douteux. Acroffichum dubium. 


Acroffichum foliis fimplicibus ; fferilibus ovatis, 
mul minoribus ; fertilibus oblongo-lanceolaris , fub- 
fquamofis ; furculo tereti , repentè ramofo. (N.) 


An po/ypodium adnafcens ? Swartz fils, pag. 25 
&c222 tab, 2 1fig. 2: 


Elle fe rapproche de l’acroffichum longifolium ; 
mais fes feuilles font de deux fortes & bien moins 
longues , beaucoup plus étroites. Ses fouches font 
gréles, cylindriques, tortueufes, rampantes, ra- 
mifiées , écailleufes , munies de petites racines 
fibreufes , noiratres , un peu velues. Les feuilles 
ftériles font courtes, ovales, les unes obrufes , 
prefque fpatulées ; les autres aiguës à leurs deux 
extrémités, à peine écailleufes ; les feuilles fer- 
tiles beaucoup plus longues, étroites, lancéolées, 

aiguës, 


ANCIR 


aiguës, plus ou moins écail'eufes; la fruétifica- 


tion d'un brun-jaunâtre, éparfe fur le revers des 
feuilles. 


Cette plante croît à l'ile Bourbon. ( W. f. in 
herb. Desfont. & Juf. ) 


23. ACROSTIQUE à dents de fcie. Acroffichum 
ferratum. 


Acroffichum pumilum , frondibus lineari-lanceola- 
tis , férratis, apice fruétiferis. (N.) Lam. Ill. Gen. 
tab. 865. fig. 2. An fchizaa ? 


C'eft une des plus petites efpèces de ce genre, 
une des plus élégantes. Elle croit en gazons, 
affez femblable à un groupe de petites moufles. 
Ses racines font capillaires & touffues : il s’en 
élève des feuilles nombreufes très-fimples , larges 
à peine d’une ligne , hautes d’un pouce & demi 
au plus, glabres, d’un vert-gai, linéaires-lancéo- 
lées, rétrécies à leur bafe en un pétiole filiforme , 
dentées en fcie à leurs bords , aiguës , un peu 
élargies vers leur fommet. Il part de la core du 
milieu autant de nervures fimples qu’il y a de 
dents ; elles les traverfent jufqu’à leur fommer. 
La fruétification eft compofée de petites capfules 
confluentes, brunes, luifantes , placées vers l’ex- 
trémité des feuilles dont elles recouvrent le dif- 
que, excepté les bords. 


Je crois que cette plante vient dans l’ Amérique. 
(VS. in herb. Desfont. ) 


** Feuilles fimples avec des divifions. 


24. ACROSTIQUE pelté. Acroffichum peltatum. 
Swartz. 


Acroftichum frondibus flerilibus , apice dichotormo- 
radiatis ; laciniis linearibus , fertilibus , reniformi- 
Bus, crenulatis. Swartz, Fil. pag. 11, & Flor. Ind. 
occid. vol. 3. pag. 1593. 


Ofmunda peltata. Swartz , Prodrom. pag. 127. 


Lichen dipitatus, geranii facie. Plum. Fil. tab. ço. 
A. — Schkuhr. Crypt. gew. tab. 12. 


Ses fouches font longues, rampantes, filiformes, 
un peu flexueufes , divifées en longues fibres, 
brunes, radicantes , couvertes de paillettes im- 
briquées , membräneufes, noirâtres ; les pétioles 
font nus, droits, filiformes , flriés, longs de trois 
à cinq pouces; les feuilles flériles planes, droites, 
un peu arrondies , dichoromes à leur partie fupé- 
rieure; les découpures linéaires, bifides , glabres, 
inégales, obtufes ; les feuilles fertiles beaucoup 
plus petites , en cœur, prefque rondes , larges 


de fix lignes, planes, point divifées , d’un vert- | 


pâle , nues ëz glabres à ieur face fupérieure , & 

crénelées à leur contour par une bordure mem- | 

braneufe & ondulée, chargées en deffous de 
Botanique. Supplément. Tome I. 


AHCUR 191 


petites capfules très-nombreufes, d'un brun lui- 
fast, entourées d’un anneau élañique. 


Cette plante croît à la Jamaique , fur le tronc 
des arbres. ( W.f.) 


25. ACROSTIQUE ferrugineux. Acroflichum 


ferrugineum, Linn. 


Acroffichum frondibus pinnatifidis; pinnis lineari- 
bus , acutis , patentibus | integerrimis , connauis ; 


fipite Levi. Linn. Syft. veget. pag. 929. ( Voyez 


ACROSTIQUE, n°. 11.) 


26. ACROSTIQUE biferme. Acroffichum biforme. 
Swartz. 


Acroftichum frondibus lineari-dichotomis , pendu- 
lis ; laciniis flerilibus , linearibus ; fertilibus renifor- 
mibus , integris ; primordiali magno , ereéto , oblongo, 


Jublobato. Swartz, Fil. pag. 12. 


Ofinunda cororaria. Muller. — Naturforfcher. 
21. St. pag. 107. tab. 3. 


Son feuillage , dans fon premier développe- 
ment , eft ample , droit , oblong , prefque lobé. 
Les feuilles fontlinéaires, dichotomes, pendantes, 
découpées. Les découpures ftériles font lineaires ; 
celles qui portent la fruétification , entières &c ré- 
niformes. 


Certe plante croît dans les Indes orientales. 


27. ACROSTIQUE écuflonné. Acroffichum flem- 
maria. Comm. 


Acroffichum ( alcicorne ) , frondibus palmatis , 
ereëlis ; laciniis dichotomis , lanceolatis ; obtufis , 
verfüs apices fruétiferis; primordialibus reniformibus , 
lobatis, venofis. Swartz, Fil. pag. 12. — Palif. 
Beauv. Flor. d'Owar. 1. 2. tab. 2. + 


Neuroplatyceron. Pluken. Amalth. tab. 420. fig. 2. 
— Schkuhr. [. c. tab. 2. 


Acroftichum bifurcatum. Cavan. Præl. 1801. n°. 
587- 

Catte plante offre, pour premier développe- 
ment, une forte de feuille large , épaiffe, en 
écuffon , lobée , prefque palmée irréguliérement, 
marquée de nervures longitudinales ; les autres 
feuilles font plufieurs fois bifurquées ; les décou- 
pures lancéolées , obtufes, d'abord toutes cou- 
vertes de poils étoilés & caducs, difparoiffant 
avec la fructification. Celle-ci ne préfente d'abord 
que de petites taches, maïs infenfiblement ces 
taches s’agrandifflent & recouvrent une grande 
partie de la feuille. 


Cette plante croît fur les arbres, dans l'Afrique 
& à la Nouvelle-Hollande. ( . f.) 


AACR 
X* * Feuilles ailées. 


28. ACROSTIQUE à feuilss de chêne. Acrofii- 
chum quercifolium. É 

Acroffichum frondibus difiinétis , ternarrs ; fherilium 
foliolis terminalibus ovatis , incifis, lateralibus tri- 
lobis, fruélificantium linearibus , fubrepandis. Sw. 
Fil. pag. 12. — Retz. Obferv..bot. 6. pag. 39. — 
Vahl, Symbol. 3. pag. 103. 

Ophyoglcffum zeylanicum. Houtt. N. H. 2. tab. 
94. fig. 1. 

Ofmunda trifida. Jacq. Coile&. 3. rab. 20. fig. 3. 


— Schkuhr. Crypr. gew. tab. 3. ( Voyez Qs- 


MONDE, Vol. 4, n°. 19.) 


29. ACROSTIQUE bifurqué. Acroffichum bifur- 
catum. SWartz. 

Acroffichum frondibus diffinétis ; flerilium pinn's 
lineari-dichotomis ; fertilium ovatis, bifidis finpli- 
cibufque. Ewaitz, Fil pag. 12. — Pluk. Phytogr. 
tab. 350. fig. 4. — Schkuhr. Crypt. tab. 2. 


Ofmunda bifurceta. Jacq. Colleét. 3. tab. 20. 
fig. 2. (Voyez OSMONDLE, vol. 4, n°. 20.) 


30. ACROSTIQUE Aeuri. Acroflichum floridum. 


Acrofichum (auritum ), frondibus d'flinéis , ter- 
krilium foliolis pinnatifidis, medio mayori ; 
lateraliun laciniis bafeos deorfüm elongatis ; fruéti- 
fcanturr bipinratis, linearibus. Swartz, Fil. pag. 


107 Q 
J3 © 190. 


Zi ; 


Filix florida. Rumph. Amb. vol. 6. pag. 78. 
tab. 35. Hg. 1. 


Ses fouches font hautes d’un à deux pieds, 
glabres, anguleufes, d’un pourpre-noirâtre ; les 
feuilles de deux fortes ; les unes ftériles, ternées, 
à cinq angles , compofées de folioles pédicellées, 
finuées , pinnatifides; l'intermédiaire plus grande ; 
les découpures étalées , profonlément divifées ; 
les inférieures décurrentes, les fupérisures con- 
fluentes ; les plus bafles incifées, crénelées; les 
deux folioles latérales étendues, découpées; les 
découpures externes plus longues ; celles de. la 
baf= très-grandes , perpendiculaires , incifées,, 
crérelées ; les autres entières, toutes glebres à 
Jeurs deux faces, un peu veinées. Les feuilles fer- 
tiles font plus longues , partagées en trois ; leurs 
fclioles deux fois ailées , à decoupures linéaires, 
couvertes en deffous de capfules fort petites. 


Cette plante croit dans les Indes orientales. 
31. ACROSTIQUE doré, Acroffichum aureum. 
Linn, 


Acroffichum fiorde pinnatä ; pinnis alternis , lin- 
guiformibus , integerrimis ; glabris. Linn. Syf. vesg. 


EEE 


A CR 


tab, 288. fiz. 2. — Schkuhr. Crypt. gew. tab. 1 & 
tab. 3. B. ( Voyez ACROSTIQUE, n°. 14.) 


32. ACROSTIQUE auriculé. Acroffichum auritum. 
Lan. 


Acroflichum (pun@atum), fronde pinnatä ; folic- 
lis alrernis , lanceolatis , integerrimis ; infimis auri- 
culatis, fuprermis decurrentibus , fupra punctasis, gla- 


bris. Linn. f. Suppl. pag. 444. 


Acroffichum (purétulatum), frondihus pinnatis ; 
pinnis lanceolatis , integris , fuprà punétatis , infimis 
auriculatis, terminalibus , baff coadunatis. Swartz , 


Fil pag. 13. (Voyez ACROSTIQUE, n°. 16.) 


33. ACROSTIQUE à feuilles de nicotiane. Acrof- 
zichum nicotianefolium. Swartz. 


Acroffichum frondibus pinnatis ÿ pinnis frerilibus 
ellipeicis , apice atenuatis ÿ fertilibus oppofitis , 
ovato-larccolatis, minoribus. Swartz, Fil. pag 13 


& pag. 199. 


Cette fougère s'élève à la hauteur de trois pieds 
& plus. Ses fou‘hes font cylindriques , gernies de 
paillettes à leur bafe , glabres à leur partie fupé- 
rieure, marquées en devant d’un fillon profond. 
Ses feuilles font ailées ; fes pinnules de deux for- 
tes dans la éme feuille; les unes ftériles, prefque 
fefles , elliptiques , longues d’un pied & demi, 
longuement rétrécies vers leur fommet; leur con- 
tour entier , légérement ondulé; feurs deux faces 
g'abres , d’un vert-fombre ; les nervures parallè- 
les ; l'intervalle rempli par des veines réticulées. 
Les pinnules fertiles font oppofées aux flériles, 
fefiles , excepté la terminale ; beaucoup plus pe- 
tites , ovales ou lancéolées , acuminées, légére- 
ment ondulées à leurs bords , finement veinées, 
biunes & granuleufes en deffous , couvertes de 
capfules éparles, cortiguiës, mais point agrégées, 
d'un brun-pale ; point de capfules vers les bords. 


Cette plante croit à l'ile de Saint- Thomas, 
(PV. f. in her. Ju.) 


34. ACROSTIQUE à folioles ternées. Acroffi- 
chum trifoliatum. Linn. 


Acrcefhichum franaibus pinnatis ; foliolis ternatis,, 
lanccolatis. Linn. Syft. veo. pag. 929. — Schkuhr. 
Ciypt. gew. tab. 3. 22. Foliolum. ( Veyez Acros- 
TIQUE , 1°. 22.) 


35. ACROSTIQUE finué. Acrofhichum finuatum.. 
Swartz. 


Acroffichum frondibus pinnatis , enfiformibus ; pin- 
nis ovatis, femipinnatifidis , cortaceis , fubtès imbri- 
cato-fquamofrs. Swartz, Fil. pag. 14. 


Ses feuilles font ailées, enfiformes, compofées 


929.— Plum. Filic. tab. 104. — Pluken. Almag. ! de pinnules ovales, coriaces, à demi pinnatifides, 


A CR 


glabres en d:ffus, finuées à leur contour , couver- 
tes en deflous d’écaiiles imbriquées. 


Cette plante croît au Pérou. 


36. ACROSTIQUE étranger. Acroffichum alie- 
num, SWartz. 


Acroffichum frondibus diflinéis; pinnis incifis, 
fuperioribus coadunatis , decurrentibus , infimis femi- 
Pinnatifidis. Swartz , Filic. pag. 13, & Flor. Ind. 
occid. vol. 3. pag. 1595. 


Cet acroftique a l’afpeét d’un polypode ; il en 
diffère par fa fruétification. Ses fouches font ram- 
pantes, flexueufes , afcendantes , hériflées d'é- 
cailles , garniss de longues fibres brunes, radica- 
les ; fes pétioles longs de fix pouces , cylindri- 
ques, un peu anguleux, très-liffes ; les feuilles 
ftériles droices , longues d’un pied & demi , fim- 
plement ailées ; les folioles oppofées, lancéolées ; 
les fupérieures un peu confluentes ; celles du mi- 
lieu libres, feffiles , pinnatifides ; les inférieures 
médiocrement pédicellées, à demi pinnatifides ; 
leurs découpures lancéolées , acuminées, glabres 
à leurs deux faces, légérement dentées en fcie ; 
les feuilles fertiles femblables aux précédentes, 
mais plus courtes, un peu moins divifées ; les fo- 
Jioles entières , rarement incifées, couvertes en 
deffous de capfules très-perites, brunes, luifantes; 
leur anneau d’une couleur plus pale; entre-inêlées 
de paillettes fines ou de poils. 


Cette: plante croit fur les montagnes, à la 
Jamaique. 


*#*X% Feuilles prefque deux fois ailées. 


37. ACROSTIQUE fcolopendre. Acroffichum cer- 
viaum. SWartz. 


+ Acroftichum frondibus diflin&is , flerilibus pinna- 
tis ; pinnis ovato lanceolatis , integerrimis ; fe-tilibus 
bipinnatis ; pinnis linearibus ; pinnulis coadunatis , 
oblongis. Swartz, Fil. pag. 14 & pag. 200. 


Ofmunda cervina. Linn.=( Voyez OSMONDE , 
vol. 4, pag. 653, n°. 16.) 


38. ACROSTIQUE à oreillettes. Acroffichum cru- 
ciatum. Linn. 

Acrofkichum pinnis oppofitis , lanceolatis ; infimis 
cruciatèm appendiculatis. Linn. Syft. Plant. pag. 930. 
( Voyez ACROSTIQUE , n°. 29.) 


39. ACROSTIQUE tomenteux. Acroffichum ma- 
ranta. Linn. 

Acroffichum frondibus fubbipinnatis ; pinnis opro- 
fito coadunatis , fubrs hirfutiffimis , bafi fubdentaurs. 
iinn. Syft. veger. pag. 929. ( Deleantur Barrel. & 
Pluken. fynorym.) 


Acrofiichum (marantæ), pinnulis coadurauis , 


ACR 193: 
inferioribus pinnatifidis , fubtùs imbricato-paleaceis, 
Swartz, Filic. pag. 14. — Siurm. Deutfch. Flor. 
11. 6. — Schkuhr. Crypt. gew. tab. 4 — Spreng. 
Einl. tab. 2. fig. 18. 


Lonchitis altera marante. Cluf. Hift. 2. pag. 212. 
Icon. ( Woyez ACROSTIQUE, n°. 25.) 


©. ACROSTIQUE lanugineux. Acroffichum lanu- 
. o 
ginofurm. 


Âcroftichum fronde bipinnatä , lanuginofä; foliol:s 
obtufis , diffinétis. Desfont. Flor. atlant. vol. 2. 
pig. 400. 


Acroffichum (velleum), frondibus bipinnatis, 
lanuginoffs ; pinnulis diffinétis | ovatis , fubcordais , 
obtufis. Aiton , Hort. Kew. vol. 3. pag. 457. — 
Dre ; Filic. pag. 14. — Schkuhr. Crypt. gew. 
tab. 1. 


Lonchitis mollior, lanuginofa, ceterach facie, 
minor ; hifpanica. Barrel. Icon. tab. 857. S58. 


Filicula crifpa , lanugine hepatici coloris veffita, 
ex Infulis-Fortunatis. Pluk. Alm. pag. 150. tab. 281. 
fig. 4. 

Cette efpèce, confondue par Linné, à ce qu'il 
paroît d’après fa fynonymie , avec la précédente, 
en eft parfaitement difiinguée par fes feuilles, 
couvertes à leurs deux faces d'un duvet lanugi- 
neux. Ses racines font tortueufes, brunes, filifor- 
mes, laineufes : il s’en élève plufieurs feuiiles 
droites , longues de huit à dix pouces, larg _s d'un 
demi-pouce & plus , rétrécies à leurs deux extré- 
mités , chargées d’un duvet blanc ou rouffcätre, 
deux fois ailées ; les folicles petites, épaifles, 
point conflusntes , arrondies à leur fommet. La 
fruétification, de couleur roufleâtre , eft répan- 
due fur toute la furface inférieure des feuilles. 


Cette plante croît dans les fentes des rochers 
du mont Atlas, en Efpagne, aux Canaries. (Ex 
Desfont.) 


41. ACROSTIQUE à queue. Acroffichum cauda- 
tum. Cavan. 


Acroffichum frondisus bipinnatis, pinrulis irferio- 
ribus pinnatifidis , laciniis termina!ibus lineari-cau- 
datis. Swartz , Fil. pag. 15. — Cavan. Prætl. 1801. 
n°. $92. 


De fes racines s'élèvent plufieurs-feuilles deux 
fois ailées. Les pinruies inférieures font pi: nati- 
fides ; les folioles linéaires , ainfi que les décou- 
pures : celles du fommet, rétréci<s, fe prolon- 
gent en une forte de queu:. Elle croit à Pa- 
nana. 


42. ACROSTIQUE fulfuré. Acroffichum fulfureur. 
Swartz. 


Acrofiichum frondious bipinnatis ; pinnis bipirnra- 
Q 2 
Ÿ 


/ 
1 24 À C R 

tifdis ; laciniis cuneatis , retufis , “apice férrauis. 
Swartz , Fil. pag. 15 , & Flor. Ind. occid. vol, 3. 
pag: 1597. 

Ïl eft berucoup plus élevé que l’acroffichum ca- 
lomelas ; fes feuilles plus roides , plus ameles: Ses 
racines {ont fimpies, capillaires , velues; fes fou- 
ches en pétio'es filiformes , en touff:s cylindri- 
ques, d’un brun-rougeâtre ; les feuilles droites, 
oblongues ; acuminées , denx & trois fois ailées ; 
les pinnules inférieures un peu diflantes , courtes; 
les intermédiaires plus longues ; les fusérieures 
infenfblement plus courtes , alternes , redreffées; 
les folioles ovales, alternes ; les inférieures pin- 
patifides, à découpures cunéiformes, obtulss, 
dentées en fcis, d’un vert-foncé, couvertes en 
deflous d'une pouflièie d'abord blanchatre , puis 
jaune , dans laquelle fonc éparfes des capfules nom- 
breufes, blanchätres, diaphanes , entourées d'un 
anneau brun. 


Cette plante croît à la Jamaïque, fur le revers 
des rochers. {W. f: in herb. Juff.) 


43: ACROSTIQUE à pouflière blanche, Acrofi- 
chum calomelanos. Linn. 


Acroflichum frondibus bipinnatis ; pinnis apice 
attenuatis ;ÿ pinnulis lunceolatis, incifo-ferratis , in- 
ferioribus furfüm befi auritis. Ewarrz , Fil. pag. 15. 
— Linn. Syft. veget. pag. 930. — Willd. Berol. 
tab. 41. — Schkuhr. Crypr. gew. tab. 5. 


8. Acroffichum (ebensum), frondibus pinnatis ; 
pinnis fejfilibus , oblongis, finuatis ; frmmis brevif- 
Jimis, inteperrimis. Swrartz , |. c. — Linn. Spec. — 

loin, Hit. 1. pag. 92. tab. 53. fig. 1. ( Voyez 
ACROSTIQUE , 1°. 31.) 


44. ACROSTIQUE tartireux. Acroffichum tarta- 
reurm. SWartz. 


Acroflichum frondibus bipinnatis ; pinnulis [uh- 
coatunutis, oblongis, obtufis, infimis baff obfolerè 
incifis , fuprà margineque fuscrenularo | revo!uto- 
friatis, fabiès aloido-farinojis. Swartz, Fil. pag. 15 
& pag. 202. 


Acroffichum (tartareum ), fedis bipinnaris ; pin- 
nulis uliernis, fecundariis oblangis, obtufis ; teou- 
mento tranfversim ffriato. Cavan. Piæl. 1801. pag. 
242. n°. 91. 

Hemionitis dealbata. Willd. Hort. berol. tab. 
40:? 


Cette plante eft haute de deux ou trois pieds. 
Ses fouches font rouffues, cylindriques, glabres, 
hautes d’un pied, fermes, luifantes, d’un pour 
pre foncé , marqu<es d’un filion en avant à leur 
partie fupérieure ; les feuilles ovalec-lancéolées , 
deux fois atlées à leur partie inférieure, droites, 
fimplement ailées à leur partie fupérieure ; les pin- 
uules alternes, diftirétes, rapprochées , lancéo- 


AC R 


lées, une feconde fois ailées ; les folioles fefiles 
prefqu’alrernss ; les inférieures légérement décur- 
rentes , les fupérisures coufluentes ; la terminale 
ovale-lancéolée , crénelée ; les autres ovales-cb- 
longues, obtufes, glabres, ftriéss, d'un vert- 
forcé en deflus, couvertes en deffous d'une pou” 
fière Llanchatre, adhérente, dans laquelle font 
plongées des capfules éparfes, nombreufes, en- 
tourées d'un anneau brun. 


Cette efpèce croît à la Jamaique, au Pérou , au 
Chili. 


215. ACROSTIQUE à feuilles d’or. Acroffichim 
chryfophyllum. Swartz. 


Acroflichum frondibus bipinnatis, pinnis lanceo- 
latis ; pinnnlis approximatis | feffilibus , obovatis , 
Encifis , ffriatis, lucidis; fuperioribus coadunatis , 
fabräs flavicantibus, Swartz, Fil. pag. 15, & Flor. 
Ind. occid. vol. 3. pag. 1598. 


Filix aurea , pinnulis rotundè incifis divifa. Pluin. 
Fil. tab. 44. 


Au port d’un adiantum il joint la fruétification 
des acrofliches, & diffère des deux & trois efpè- 
ces précédentes par fes foliol:s oblongues, obtu- 
fes , flriées, d’un b:au jaune-doré en deffous. Ses 
racines font compofées de plufeurs fibres agré- 
gées , roides , longues, filiformes , noiratres : 
il s’en élève des fouches ou pétio'es nombreux, 
noirs, très-liffles, cylindriques , hauts d’un demi- 
pied. Les feuilles , d’unz forme deltoide, font 
droites, hautes d’un pied, deux fois aïlées ; les 
pinnul:s étalées , infenfiblement plus courtes, 
compofées de folioles oblongues , obtufes, pref- 
qu'entières ou crénelées , roides, d’un vert-luifant 
en deffus, couvertes en deffous d’une pouflière 
jaune , brillante ; les folioles fupérieures rappro- 
chées, prefaue connivertes ; les inférisures dif- 
tinétes. La fruétification confifte en petites capfu- 
les nombreufes, noires, un peu luifantes, éparfes 
dans la pouilière jaune. 


Cetre plante croit aux Antilles , fur les lieux 
élevés. (Ÿ.f. in herb. Juff.) 


46. ACROSTIQUE fcarieux. Acroffichum fcario- 
Jfum. Swartz. 

Acrcffichum frondibus b'pinnatis, pinnulis [ub- 
roturdrs, fquamis fcariofis obreitis. Swartz, Fil, 
pag. 16. 

Acroflichum lanuginofim. Wild. 
Erfurt. 1802. tab. 3. fig. 4. 


Schrift. Aét. 


Cet acroftique a un afpeét lanueineux. Ses 
feuilles font deux fois ailées ; les pinnules compo- 
fées de foiioles prefqu’arrondies , couvertes d’é- 
cailles fcarieufes , en forine de petites paillettes. 
Il creit au Mexique. 


ACR 


47. ACROSTIQUE jaunâtre. Acroflichum favens. 
SWwartz. 


Acroffichum frondibus decompofitis ; foliolis bi- 
Finnatis ; pinnulis oblongis, obtufis, fubiès flavi- 
cunti-farirofis. Swartz , Fil. pag. 16 & pag. 204. 


Efpèce fort élégante, d'environ un pied de haut. 
Les pétioles font filiformes, flriés, cylindriques, 
longs de fix à fept pouces, glabres,, luifans , d’un 
pourpre-noirâtre, munis vers leur bafe de quelques 
paillettes fcarieufes, d’un brun-pâiz. Les feuilles 
font triangulaires, plufienrs fois compofées, lon- 
gues de trois à quatre pouces; les pinnules oppo- 
fées , deux fois ailées, les folioles ézalement op- 
polées, féparées, fouvent rernées , planes , oblon- 
gues, obtufes, entières , d’un brun-verdâtre en 
deffus, couvertes en deflous d’une poufière jau- 
pâtre, dans laquelle font éparfes des capfules 
nombreufes, luifantes , d’un brun-pâle; la côte du 
imilien & les bords nus & décolorés. 


Cette plante croit dans l'Amérique méridio- 
nale. 


48. ACROSTIQUE blanchâtre. Acroffichum albi- 
dulum. SWartz. 


Acroffichum frondibus decompofitis ; foliolis fub- 
bipinnatis ; pinnulis ovato-fubrotundis , fubiüs al- 


bido-farinofis. Ewartz, Fil. pag. 17 & pag. 205. 


Elle diffère de l’efpèce précédente par fa peti- 
teffe & par fes folioles couvertes en deffous d’une 
pouflière blanchâtre & farineufe ; elle ne s'élève 
qu'à la hautenr de trois ou quatre pouces. Ses pé- 
tioles font droits, prefque capil'aires, d’un pour- 
pre-foncé; fes feuilles oblongues, plufieurs fois 
compoféss ; les pinnules oppolées, prefque deux 
fois aîlées , principalement à leur bafe ; les folio- 
les ovales, un peu arrondies , quelquefois à trois 
lobes, fefiles, un peu en cœur, petites, entières, 
d’un vert très-foncé en deflus, blanchâtres en 
deflous , & couvertes de petites capfules brunes, 
nombreufes , entourées d’un anneau noirâtre & 
luifant. 


Cette plante croît dans l'Amérique méridio- 
nale, 


IT. Scuiz ÆA. Ewartz, Smith. 


49. ACROSTIQUE peétiné. Acroffichum peblina- 
tum. Linn. 

Acroffichum ( fchizæa peétinata ), fronde fimpli- 
cifimä, nuda, filiformi, fubrriqueträ ; paribus ap- 
pendicularum fecundis, fubquindenis ; apice conni- 
ventibus. Ewartz, Fil. pag. 150. 

Acroffichum peëlinatum. Linn. Amon. acad. vol. 
1. tab. 12. fig. 4 & 5. ( Voyez ACROSTIQUE, 
n°. 9.) 

» Ildiffère des acrofliques par le caraétère de fa 


AC KR 


fruétification, décrite plus haut dans l’expofition 
du caraétère des fthizea. 


128 


50. ACROSTIQUE fifluleux. Acroffichum fiflu- 
lofim. 


Acroftichum (fchizæa filulofa), fronde frmpli- 
cifimä , nudä, filiformi , teretiufculà ; paribus ap- 
pendicularum fecund.s ; fubduoderis ; ffipitis bafeos 
feris fflulefis. Labili. Nov. Holl. vol. 2. pag. 103. 
tab. 250. fig. 3. 


Cette efpèce s'élève à peine à la hauteur de fx 
à fept pouces, d’une racine épaiffe , couverte de 
poils foyeux , d’un brun-soitatre , luifars, fiftuleux. 
Ses pédoncules, en forme de tiges, font fimiles, 
nombreux, filiformes, nus, cylindriques , un peu 
roides , terminés par une petite expanfion ovale, 
foliacée , à deux rangs de petites folioles lancéc- 
lées , oblongues, obtufes, glabres, obliquement 
ftriées , ciliées & comme déchiquetées à leurs 
bords , à peine portant, à chacun de leurs côtés, 
une férie de capfules fefliles , folitaires, ovales, 
brunâtres , ftriées à leur fommet, s’ouvrant lon- 
gicudinalement, contenant des femences glebu- 
leufes ; les enveloppes formées par les bords re- 
courbés des folioles. 


LI 
Cette plante croît au cap Van-Diémen. ( La- 
billardière.) 


f1. ACROSTIQUE en aile. Acroffichum pennula. 
Acroflichum ({chizæa pennula), fronde fimplicif- 


fimä , Audä, filiformi , fubancipiti ; apperdicularurm 
paribus fecundis, fubquinis , apice fubulatis , redis: 


Il s'élève de fes racines des feuilles très-étroi- 
tes, filiformes, prefqu’à deux angies, d’abord 
très-fimples , en forme de pétiole, qui fe divifent 
à leur fommet en plufeurs digitations, ordinaire- 
ment au nombre de cinq , droites , fubulées, uni- 
latérales, obliquement ftriées ; les capfules difpo- 
fées , au revers des disitations, fur une feule férie, 
entre-mêlées de quelques poils fins , alongés , noi- 
râtres. Elle croit dans l'Amérique feptentrionale, 


ÿ2. ACROSTIQUE digité. Acroflichum digitatum. 
Linn. 


.Acroffichum (fchizæa dipitata), fronde fimpli- 
ciffird, nudä, lineari-fustriquetrà , longiffimé ; ap- 
pendiculis digitatis , lincaribus , reëlis. Swartz , Fil, 
pag. 150 & 380. 


Acroffichum (digitatum), ffiviribus nudis, tri- 
quetris ; fronde digitatä , lineart | integerrimé, 
aguali. Linn.-Spec. Plant. pag. 424. — Amoœn. 
acad. 1. pag. 269. tab. 12. f3. 1. ( Woysz Acros- 
TIQUE, n°. 8.) 


Ses fouches font noiräâtres, triangulaires, lon- 
gres de deux ou trois pouces , imbriquées à leur 
ï bafe, muries de petites racines. Ces fouches fe 


196 ACR 


prolongent en feuilles linéaires, menues, lon- 
gues de deux pieds, divifées en digitations ‘fim- 
ples, portant en deffous la fiuétification fur deux 
lignes. 


53: ACROSTIQUE dichotome. Acroffichum di- 
chotornum. 


Acroffichum (fchizæa dichotoma ), fronde nudé, 
dichotcmä ; laciniis lineari-fubulatis ; paribus appen- 
dicalarum conniventibus , fecundis, feptenis. Swartz , 


Fil. pag. 150. 


Acroftichum ( dichotomum }, rudum , fpicis fe- 
cundis, adfcendentibus , reflexis, comprefis. Lion. 
Sy. veget. pag. 929. 


Ripidiun aichotomum. Bernhardi , in Schrad. 
Journ. 1800. vol. 2. pag. 127. tab. 2. fig. 3. 


Schigea Forfteri. Spreng. an. 3. pag. 157.2 (Woy. 
ACROSTIQUE , N°. 10.) 


$4. ACROSTIQUE bifide. Acroffichum bifidum. 
Acroftichum (fchizæa bifida ), fronde nudä, fili- 


formi, compreffi, bifidé; paribus appendicularum 
fecundis , ercét ufculis, fabquindenis. Swartz , Fiic. 
pag. 1$1. , 

Acroffichum dichotomum. Cavan. Præl. 1801. 
n°. 584, & Willd. tab. 3. fig. 3. 


Les feuilles, qui s'élèvent d’abord en forme de 
pétiole, font nues , étroites, comprimées, filifor- 
mes, bifides à leur partie fupérieure. Chaque bran- 
che fe divife en digitations unilatérales, redref- 
fées , au nombre de quinze environ. 


Cette plante croit dans la Nouvelle-Hol'ande. 


$5. ACROSTIQUE élégant. Acroffichum elegans. 
Vahl. 

Acroflichum (fchizæa elegans), fronde nudé, 
dichotomd ; laciniis linearibus., nervofis ; aprendi- 
culis fecundis , revolutis. Swartz , Fil. pag. 151. 


Acroffichum elegans. Vahl, Symbol. 2. tab. fo. 


Ses pétioles ou la partie inférieure des feuilies 
font fimples, droits, nus, très-liffes, convexes d’un 
côté, canaliculés de l’autre, fe développanten une 
lame plane, large , d'abord bifide; chaque branche 
à deux découpures lincéolées, infenfibl:ment plus 
larges vers le fommet, b'fides & à plufieurs ner- 
vures longitudinales, partagées à leur fommer en 
fix ou fept fegmen, inégaux, fubulées, qui fe ter- 
minent par plufieurs déchirures atiées, latérales, 
difpofées fur deux rangs, en forme de petits épis 
Jinéaires, fubulés , longs de trois pouces, hérif- 
fés , recourbés, munis à leur face inférieure de 
peures capfules globuleufes, placées fur deux li- 
genes entre-mêlées de quelques poils longs, d’un 
brun-noiratre. 


A CR 


Cette plante croit à l'ile de la Trinité. 


* Lophidium ( latifolium ), fronde digitato-pe- 
daté ; digitis lato-fpathulatis, bifidis & fimplicibus , 
apice fruëtiferis, fubaqualiter rotundatis ; fruétifica- 
cione fubpedicellarä , crifla:à. Swartz, Fil. pag. 1$1. 
— Richard, Aët. Soc. Hift. Nat. Parif. pag. 112. 


Cette plante paroit devoir appartenir aux fchi- 
aa. Ses feuilles fe divifent en digitations larges , 
fparulées , bifides ou fimples , prefqu’également 
arrondies à leur fommer, où fe trouve placée la 
fruétification prefque pédicellée & en forme de 
crête. Elle croit à Cayenne. 


* Autres efpèces d'ACROSTICHUM, ou douteufes ou 
placées dans d’autres genres. 


56. ACROSTIQUE en corne d’élan. Acroffichum 
alcicorre. Willem. 


Acroffichum frondibus cuneiformibus , lobatis ; lo- 
bis dichotomis. Willem. Fil. apud Ufter. ann. 18. 
pag. 61. 


Ses feuilles font fimples, en forme de coin, 
divifées en lobes dichoromes. Il croit à l'ile de 
Madagafcar, où il a été obfervé par le jeune 
Willemet. 


57: ACROSTIQUE à filets. Acroffichum filare. 
Forskh. 


Acroffichum fronde bipinnatä ; flipite pilofo, pinnis 
alternis ; primariis remcotis , pinnatis; fecundariis 
ereclis , confluentibus , linearibus , apice filart denta 
tis. Forskh. Flor. æzypt.-arab. p. 184. — Swartz, 
Fil, pag. 18. 


S2s pétioles font couverts de poils rougeâtres ; 
fes feuilles longues d’un pied , deux fois aikées; 
les premières divifions alternes , lancéolées ; les 
pinnules partielles confluentes , linéaires-cunéi- 
formes , ftriées dans leur longueur, dentées à leur 
fommet; les dentelures inégales , terminées par 
ls prolongement des nervures en un filet ceurt; 
les folioles inférieures divifées en lobes parallèles, 
linéaires , inégaux. 


Cette plante croît dans l’Arabie-Heureufe, dans 
les forêts. 


5$. ACROSTIQUE en cœur. Acroffichim fub- 
cordatum. Cavan. 


Acroftichum foliis bipinnatis, fubtès paleaceis , 
hirfutiffimis ; foliolis fuëcordatis. Cavan. Annal. 
Hit, Nat. 4. pag. 97. — Swartz , Fil. pag. 18. 


Elle fe rapproche beaucoup de lacro/ffichum La- 
nuginofum ; peut-être même eflt-ce la même plante. 
Ses feuilles font deux fois ailées, rrès-velues & gar- 
nies de paillettes en deffous; les folioles prefqu’en 
forme de cœur. Elle croit à Ténériffe, dans les 
lieux ombragés. 


ACR 


59. ACROSTIQUE grêle. Acroffichum tenue. 
Retz. 


miis obovatis , apice crenacis. Retz. Obf. 6. pag. 39. 
— Swartz, Fil. pag. 18. 


Elle diffère très-peu de notre adiantum varians. 
(Cheilanthes tenuifolia. Swartz.) Ses feuilles font 
deux fois ailées ; fes pinnules oblongues , pinnati- 
fides ; les découpures en ovale-renverfé, crénelé s 
À leur fommet. Elle croît dans les Indes , à Siam & 
à Malacca. 


Acroffichum pinnulis oblongis , pinnatifidis ; laci- 
| 


60. ACROSTIQUE roufleâtre, n°. 15. Acrofli- 
chum rufum. Linn. 


C'eft, felon M. Swartz, l1 même plante que 
Pafplenium tomentofum, Lam. Encycl. vol. 2. pag. 
308. n°. 26. 


Hemionitis rufa. Swartz, Fil. pag. 20. 


L'acroffichum cordatum , Thunb, Prodr. Plant. 
Cap. , doit être réuni aux grammitis de SWartz. 
( Voyez notre genre DORADILLE, afplenium. 
Suppl. ) 


61. ACROSTIQUE à aiguillons , n°. 28. ( Voyez 
TRICHOMANE , n°. 69.) 


62. ACROSTIQUE lancéolé. Acroffichum lanceo- 
datum. Linn. : 


Acroftichum frondibus lineari-lenceolatis , acutis ; 


ferculo feandente, Linn. Syft. veget. pag. 928. 


Polypodium (acroftichoides). frondibus lineari- 
lanceolatis’, fubrùs incano-tomentofis , à furculo fqua- 
mofo-radicante ; foris confertis, Swartz , Fil, pag. 20. 
— Forlter, Prodr. n°. 454 Non Ercycl. (Voyez 
ACROSTIQUE , n°. I.) 


63. ACROSTIQUE à épi. Acroflichum fpicatum. 
Linn. 


Acroflichum fronde fimplici , petio'ato-lanceolati, 
utrinqué attenuctà, integerrima; fpicd terminalr, 
lineari. Linn. Syit. veget. pag. 928. — Smith, 
Icon, insd. tab. 49. 

Onoclea (fpicata), fronde fimplici, lanceolatä ; 
apice attenuat@ , lineuri , frudificante. Swartz, Fil. 
pag. 110. 

Schizea fpicata. Snith , A&. Taur. $. pag. 43. 
( Voyez ACROSTIQUE , n°. 2.) 


C4. ACROSTIQUE hétérophyile. Acroffichum he- 
terophyllum. Linn. (Foy. ACROSTIQUE, n°. 4.) 
C'eft la même plante que le preris pilofelloides. 


Linn. & Diét. n°. 2. — Amœæn. academ. vol. r. 
pag. 268. tab. 12. fig. 2. 


65. ACROSTIQUE ponétué. Acroffickum punéta- 
tum, Linn. 


ACR 129 


Acroffichum frondibus cordato-lingularis , acumi- 
natis, integerrimis, fuprä punatis, Lino. SyR, veg. 


pag. 928. 


Polypodium (lingulatum), frondibus cordato- 
lisgulatis , acuminatis, integrés, fuprà purétatis ÿ 
Jeris comtiguis. Ewartz , Fil. p. 30. (Woy. Acros- 
TIQUE :,.n°..6:1) 


66. ACROST'QUE feptentrionale. Acroffichum 
feprentrionale. Linn, 


Acroflichum frondibus nudis, linearibus , lacinia- 
tis. Linn. Syft. veget. pag. 928. — Œder. Flor. 
dan. t:b, 60. — Lam. Fluftr. tab. 865. fig. 3. 


Afplenium ({eptentrionale), fronde irfernè nudä , 
apice bipartitä ; foliis Linearivis , apice laciniatis, 
Swartz, Filic. pag. 75. ( Voyez ACROSTIQUE , 

o 
n620) 


67. ACROSTIQUE à lanières. Acroffichum lingua. 
Thu:b. 


Acroffichum frondibus oblongis , obtufis, integris, 
petiolaiis ; fureulo repente. Thunb. Flor, jap. pag. 
330. tab. 33. — Schkuhr. Crypt. gew. tab. r. 


Polypodium (lingua}, frondibus oblongis, oBtu- 
fis, integris , glabris , fubiùs ferrugineo-tomentofis ; 
foris contiguis, globofis ; ftrculo radicanre, Ewartz. 


Fil. pag. 29. 


Ses fouches font rampanres, & produifent des 
racines fibreules , f'iformes : il s’en élève des pé- 
tioles glabres, cylindriques, foutenant des feuil- 
les fimples, oblongues , obrufes , très-entières, 
glabres à leurs deux faces, couvertes en deffous 
d'un duvet tomenteux , couleur de rouille. La 
fructificarion eft conftiruée par de petits paquets 
globuleux, très-rapprochés. 


Cette plante croit au Japon. 


68. ACROSTIQUE en fer de pique. Acrofhicher 
Raffatum. Thuvb. 


Acroffichum fronde fimplici , kaflara. Thunb. Fior. 
Jap: pas. 33 

Po/yrodium firicufpe), froncibus Raffatis ; lobo 
medio lanceolato ; foris fparfis ,tomento rncanc iave- 
lutis. Swartz , Fil. pag. 30: 


Ses feuilles font fimples, divifées en trois lobes 
qui leur donnent la forme d’une pique ; celui du 
milieu lancéolé. La fruétiffcationelt difpofée en.pa- 
quets épars, enveloprée d’un duvet épais & blan- 
châtre. Elle croit au Japon. 


69: ACROSTIQUE auftrale. Acroffichum auflru'é. 
Linn. 

Acroffichum flipiriôus nudis, plaberrimis , apice 
dichotomo-ramofis, .quinque feuifex radiatis, fxbutatis, 


128 ACR 


Literifloris. Linn. Suppl. paz. 444. Non Vaklir. — 
Lam. Dit. 1. n°. 8. var. 8. 


Afplenium ( auftrale ronde infernè nudä 
SV ee A UE J LE 
apice dichotomä; foliolts fubulatis, curvaro-fecundis. 


Swartz, Fil. pag. 75. & tab. 3. fig. 1. 


Cette plante ne doit pas être confondue avec 
lacroffichum digitatum , qui eft un fchizaa de Smith; 
elle fe rapproche beaucoup des preris. Sa fruétifi- 
cation eft placée, non fur le bord des feuilles, mais 
entre le bord & la côre du milieu. Ses racines 
font compofces de fibres rouffues, fimples,roides, 
filiformes , un peu velues, couvertes d’écailles 
membraneufes , linéaires , fubulées. Ses pétioles 
fonc nus, roides, fliformes , un peu anguleux à 
leur bafe, fe divifant par dichotomies , formant 
des découpureslinéaires, convexes, très-étroites, 
courbées , unilatérales , d’un vert-pâle , cylin- 
driques & fubulées à leur fommet. La fruétifica- 
tion eft placée fur deux lignes paralièles, vers les 
bords concaves des découpures, munie d’un té- 
gument non interrompu prefque marginal, noi- 
râtre , membraneux. Les capfules font petites , 
brunes & luifantes ; les bourrelets un peu élargis. 


Cette plante croit dans les iles Maurice & 
Bourbon. 


70. ACROSTIQUE radié. Acroffichum radiatum. 
Koen. 


Acroffichum ( afplenium radiatum }), fronde in- 
fernè nudä , apice dichotomo-radiatä ; laciniis linea- 
ribus , acutis , reélis. Swartz , Fil. pag. 75. 


Acroflichum auffrale. Vahl, Symb. 1. tab. 25. 


Non Linn. 


Acroflichum dichotomum. Forskh. Flor. ægypt.- 
arab. pag. 184. n°. 2. 


Il paroît que cette efpèce avoit été confondue 
avec l’acroffichum auftrale. Linn. Suppl. Elle lui 
réffemble par fon port & par fes périoles nus; 
mais les divifions font radiées & dichotomes à 
leur fommet; les découpures partagées en deux 
fegmens linéaires, droits , acuminés, étalés, & 
non courbés ni unilatéraux. La fruétification eft 
d'une couleur plus rembrunie. 


Cette plante croît à l’île Bourbon & dans 
l'Arabie. Elle fe rapproche encore beaucoup de 
Pacrofichum digitatum ; mais dans celle ci la fruc- 
tification eft différente. 


71. ACROSTIQUE de la Jamaique. Acroffichum 
polypodioïdes. Linn. 

Acroftichum frondibus pinnatifidis ; pinnis lineari- 
bus, obtufis , integerrimis , patentibus , cororauis ; 
flipite fquamofo. Linn. Syft. veget. pag. 929. 

Polypodium incanum. Swaruz, Fil. pag. 35, & 
Flor. Ind. occid. vol. 3. pag. 1665. 


ACR 


Polypodium ceteracinum. Michaux, Flof. boreal. 
Amer. pag. 271. 

Polypodium veletum. Schkuhr. Crypt. gew. tab. 
11. B. — Morif. Hift. 3. 11. 14. tab\2.tfig. 5. 
( Voyez ACROSTIQUE , n°.13.) 


72. ACROSTIQUE roufleâtre. Acroffichum rufum. 
Lion. 


C'eft, d’après M. Swartz, la même plante que 
l'afplenium tomentofum. Lan. vol. 2 ( CETERAC , 
n°. 26); la même que le preris rufa. Linn. Spec. 
Plant. 15 enfin l'hemioniis rufa. Swartz, Fil. 
pag. 20. 


73. ACROSTIQUE à feuilles de forbier. Acrofi- 
chum forbifolium. Linn. 


Acroffichum frondibus pinnatis ; pinnis oblongo- 
ovatis , integris , ferratis, acutis ; fhpitibus fqua- 
mofis. Linn. Syft. veget.pag. 929. ( Voyez ACROS- 
TIQUE, n°. 173 voyez auf POLYPODE de la 
Guiane , n°. 63.) 


La defcription qui accompagne cette dernière 
efpèce appartient à l’acroffique à feuilles de forbier. 
La plante d’Aublet paroit être une autre efpèce. 


74. ACROSTIQUE à bandes. Acroffichum areola- 
lum, 


Acroflichum frondibus pinnatis ; pinnis alternis , 
linearibus | apice férratis. Linn. Syft. veget. pag. 
929- 

Onoclea ( nodulofa) , pinnis feffilibus , lireari- 
bus , pinnatifidis ; fronde fertili, pinnis quafi nodu- 
lofo-articulatis , urceolis contiguis. Michaux , Flor. 
boreal. Amer. vol. 2. pag. 272. — Swarez, Fil. 
pag. 111. 


Ofmunda caroliniana. Wat]. Flor. carol. p. 287. 
( Voyez ACROSTIQUE, n°. 19. ) 


7$. ACROSTIQUE bordé. Acroflichum margina- 
tum. Linn. 


Acroftichum frondibus pinnatis ; pinnulis oblongis ; 
integerrimis , undulatis , acuminatis ; flipite nudo. 


Linn. Syft. Plant. pag. 929. 


Peeris grandifolia. Swartz, Fil. pag. 9$. ( Voyez 
ACROSTIQUE , n°. 18.) 


76. ACROSTIQUE à feuilles menues. Acroffi- 
chum fanctum. Linn. 


Acroftichum frondibus pinnatis , lanceolatis ; pin- 
nulis lineari-lanceolatis , incifo-ferratis ; ferraturis 


infimis majoribus, Linn. Syft. veget. pag. 929. 


Polypodium fanétum. Swartz, Fil. pag. 39, & 
Flor. ind. occid. vol. 3. p. 1667. ( Voyez ACROs- 
TIQUE SNA °720 0) 

77. ACROSTIQUE 


ACR 


77. ACROSTIQUE de Virginie. Acroftichum pla- 
tyneuron. Linn. 


Acroffichum frondibus pinnatis ; pinnis alternis , 
ovatis , crenatis , feffilibus, furfüm arcuatis. Linn. 
Syft. veg. pag. 929. 

Afplenium ebeneum. Air. Hort. Kew. vol. 3. pag. 
462. — Swartz, Fil. pag. 79. ( Voyez ACROS- 
TIQUE, n°-21.) 


78. ACROSTIQUE à feuilles en filique. Acrofi- 
chum filiguofum. Linn. 


Acroffichum ( preris thaliétroides ) , frondibus bi- 
pinnatis ; pénnis fherilibus pinnatifidis ; lacinis ob- 
tufis ; fruéfiferis pinnatis ; pinnulis bipartitis , linea- 
ribus, Swartz, Fil. pag. 98. 

a. Acroflichum thaliétroides. Linn. Flor. zeyl. 
t. 4. 

g. Acrofficum filiquofum. Linn. AmϾn. acad. 
vol. 1. pag. 270. tab. 12. fig. 3. ( Voyez ACROS- 
TIQUE , n°. 23 & 24.) 

M. Swartz foupçonne que ces deux plantes 
appartiennent à la même efpèce, dont la pre- 
mière , « , ne produit que des feuilles ftériles ; 12 
feconde, 8, des feuilles fertiles. 


79. ACROSTIQUE de l'ile d'Elbe. Acroffichum 
ilvenfe. Linn. 


Acroffichum frondibus fubbipinnatis ; pinnulis op- 
Pofito-coadunatis , obtufis, fubiùs hirfutis | bafs inte- 
gerrimis. Linn. Syf. veg. pag. 929. — Œder. Flor. 
dan. tab. 391. 


Polypodium ilvenfe. Swartz , Fil. pag. 39. 


_ Polypodium marants. Hoffm.— Schkuhr. Crypt. 
gew. tab. 19. ( Voyez plus bas ACROSTIQUE des 
Alpes. ) 


80. ACROSTIQUE fourchu. Acroffichum furca- 
tum. Linn. 


Acroffichum dichotum , foliolis pinnatis; pinnis 
parallelis , lanceolatis, approximatis , integerrimis. 
Linn. Syit. veg. pag: 930. 

Mertenfia furcata. Swartz, Fil. pag. 163. — 
Willd. in At. Holm. 1804. pag. 166. 


Polypodium furcatum. Swartz , Flor. Ind. occid. 
3. pag. 1679. 

Preris frondibus dichotomis. Linn. Spec. Plant. 
edit: 1. ( Woyez ACROSTIQUE, n°. 27. ) 


81. ACROSTIQUE à aiguillons. Acroffichum acu- 
leatim. Linn. ( Woyez ACROSTIQUE , n°. 28, & 
TRICHOMANE, n°. 69.) 


82. ACROSTIQUE à feuilles d'Ofmonde. Acrof- 
tichum barbarum. Linn. 
Botanique. Supplément. Tome I. 


ACR 129 


Acroftichum frondibus bipinnatis ; foliolis oppoff- 
Lis ; pinnulis lanceolatis , obrufis, ferais, feffilibus, 
alternis. Linn. Syft. veg. pag. 930. 


Todea africana. Swartz, Fil. pag. 162 & 388. 
—Wilid. in Schriff. der Acad. Erfuit. p. 14. tab. 
3. g. 1. Pinna fruéhif. 


Ofmunda barbara. Thunb. Prodr. Cap. pag. 171. 


Ofmunda tofta. Schrad. Journ. bot. 1800. pag. 
19$. ( Voyez ACROSTIQUE, n°. 30.) 


83. ACROSTIQUE prolifère. Acroflichum vivi- 
parum. Linn. 


Acroffichum frondibus bipinnatis, viviparis ; pin= 
nis binatis, unilateralibus ; pinnulis pinnatifidis , 
furcatis, fubulatis , margine interiori fruéificanti- 
bus, Linn. Suppl. pag. 444. — Berg. Aét. Petrop. 
VI. pag. 11. tab. 7. fig. 3. 


Canopteris ( vivipara }, fronde tripinnatä , pinnu- 
Lis filiformibus. Swartz, Fil. pag. 89. 


84. ACROSTIQUE des Alpes. Acroftichum al- 


Pinumr. 


Acroftichum (polypodium hyperboreum ), fron- 
dibus fubbipinnatifidis , fubtùs hirtis; pinnis cuneatis, 
tri-quinquelobatis ; lobis crenulatis , foris confluen- 
tibus. Swartz , Fil. pag. 39. 


Acroftichum alpinum. Bolton. Sil. 2. tab. 42. 


Polypodium arvonicum. Smith, Flor. brit. pag. 
111$. 


Ceterach ( alpinum ). Decand. Synopf. Plant. 
gall. pag. 115. n°. 143$, & Flor. franç. vol. 2, 


pag. 567. 
An acroffichum ilvenfe ? Lam. Dit. 1. pag. 37. 
Non Linn. 


Voici ce que dit M. Decandolle au fujet de 
cette plante : « Cette efpèce diffère certainement 
de l’acroffichum ilverfe de Linné, ce dont je fuis 
affuré , foit par lesphiafes comparatives de Swartz, 
foit par la defcription de Rorh, foit par un échan- 
tillon envoyé par M. Vah à M D sfontaines; mais 
elle croît dans le midi de l'Europe, & devioit 
conferver le nom d’ilvenfe , que tous les anciens 
botaniftes lui donnoient. L’efpèce de Linné , au 
contraire, ne croit point dans l'ile d'Elbe, mais 
dans le nord de l’Europe, & devroit prendre le 
nom d'hyperboreum. » 


Ses feuilles font longues de quatre à cinq pou- 
ces. Leur pétiole commun eft grêle , un peu rou- 
geâtre, pubefcenr, garni de huit à neuf paires de 
folicles oprolées vers le bis, alternes & plus dé- 
velnppées dans le milieu, foudées vers le fommer, 
lonsues de quatre à fix lignes , arrondies ou oblon- 
gues, obrnfes, dépourvuss de nervures fcufibles, 
découpées en cinq ou lept lobes nie & pro- 


ACR 


fonds. Les bords ne { replient point en deffous. 
La furface inférieure porte des paillettes brunes en 
forme de poils, plus nombreufes à l’entour des 
capfules : celles-ci naiffent en groupes diftinéts, 
arrondis, dépourvus d= tégumens : à la maturité 
elles couvrent toute la feuille. 


1350 


Cette plante croît en Provence, dans les Alpes 
& les Pyrénées. ( Decand.) 


85. ACROSTIQUE glauque. Acroffichum glaucum. 
Cavan. 


Acroffichum ( pteris glauca), frondibus quinquan- 
gulis, tripinnatis, glabris ; pinnis infimis bipartitis ; 
pinnulis linearibus, obtufis , teretiufculis , margine 
revolutis, Cavan. Præl. n°. 668 , & Annal. de 
fcienc. nat. vol. 1. pag. 107. 


L’enfemble de fon feuillage préfente cinq angles. 
Ses feuilles font trois fois ailées, glabres, prefque 
glauques ; les pinnules inférieures partagées en 
deux; les folioles linéaires, obtufes, roulées à 
leurs bords; ce qui les fait paroitre cylindriques. 


Cette plante croît à la Nouvelle-Efpagne. 


Nota. L’acroftichum cordatum Thunb. fera men- 
tionné parmi les grammitis. (Voyez DORADILLE, 
Suppl.) 


Efpèces douteufes. 


* ACROSTIQUE bicolore. Acroffichum bicolor. 
Cav. 


Acroffichum foliis lanceolatis, acumine produéto 
fruëlificunte, fabrès albicantibus , fupernë ferrugineis. 
Cavan. Præl. 1801. n°. $77. — Swartz, Fil. 
pag. 113. 


Cette efpèce des îles Marianes a des feuilles 
fimples , lancéolées, entières, de couleur rouillée 
en deffas, blanchätres en deffous, prolongées 
en une pointe fous laquelle fe trouve la fructifi- 
cation, 


* ACROSTIQUE en languette. Acroffichum lin- 
guiforme. Cav. 


Acroflichum foliis flerilibus lanceolatis, petiolrtis; 
fructiferis aliioribus, linearibus. Cavan. Præl. 1801. 
n°. 578. — Swartz, Fil. pag. 113. 


S:s feuiil:s font fimples, entières , de deux 
fortes , les unes petiolées, flériles , en forme de 
lame; les autres linéaires , fertiles, plus élevées. 


Cette plante croit au Pérou, dans le royaume 
de Quito. 

* ACROSTIQUE pliffé. Acroflichum plicatum. 
Cavan. 

Acroflichum foliis fublinearibus , ferrugineo-fqua- 


ÆCT 


moffs , petiolo brevieribus Cavan. Præl, 1801. n°. 
579. —Swaitz , Fil. pag. 113. 


Cette efpèce, ainfi que les deux précédentes , 
paroît devoir appartenir au genre onoclea , 
d'après Swartz. Ses feuilles font fimples, prefque 
linéaires , plus courtes que leur pétiole , cou- 
vertes d’écailles couleur de rouille. Elle croit au 
Pérou, 


ACTÆA. ( Voyez: ACTÉE.) 


ACTÉE. Adaa. Ce genre a pour caraétère 
effentiel : 


Un calice à quatre folioles caduques ; quatre pétales ; 
un feul ovaire ; point de ffyle ; un ffigmate en tête ; une 
A de 
baie à une loge ; plufieurs femences attachées à un pla-. 
centa latéral. 


ESPÈCES. 


I. ACTÉE en épi. Aéfaa fpicata. Linn. 


Aiülaa racemo ovato, fru&ibus baccatis. Linn. 
Spec. Piant. vol. 1. pag. 722.— Œder. Flor. dan. 
tab. 589. — Blackw. tab. 565. — Lam. Iiluftr. 
tab. 448. fig. 1. 


Aëdaa foliis circumferratis , duplicato-pirnatis ; 
pinnul@ extremû trilobatä. Hall. Helv. n°. 1076. 


Aconitum bacciferum. C. Baub. Pin. 183: 


Chriflophoriana. Cluf. Hit. 2. pag. 86. ( Voyez 
ACTEE, n°. 1.) 


2. ACTÉE à grappes. Aéfea racemofa. Linn. 


Aëülea racemis longifimis , fruétibus ficcis. Lion. 
Spec. Plant. vol. 2. pag. 722. — Lam. Illuftr. 
tab. 448. fig. 2. (Voyez ACTÉE, n°. 2.) 


3. ACTÉE du Japon. Aifea japonica. Thunb. 


Aëlaa fpicis longiffimis ; foliolis incifis , palmaiis, 
divifis. Thunb. Flor. lapp. pag. 221. 


Cette plante eft glabre dans toutes fes parties. 
Ses tiges font h=rbacées; fes feuilles périolées, 
ternées ; les folioles fimples , en cœur, pédicellées, 
palmées, à cinq ou fept lobes incifés, dentés en 
foie; la face fupérieure verte & glabre ; l’inférisure 
plus pâle ; ie pétiole &les pédicelles alongés , ftriés. 


| Les fleurs font difpofées en un épi fimple , long de 


trois à fept pouces ; le calice & la corolle très-ca- 
ducs; l'ovaire glabre, oblong , dépourvu de fiyle, 


Cette plante croît au Japon. # ( Defiripe. ex 
Thunb.) 


ACTINÉE. 4äinea.Ce genre, établi par M. de 
Jufeu pour une plante de l’herbier de Commer- 
fon , appartient à la famille des corymlifères, & fe 
rapproche des 4ymenopappus de Lhéritier ou rothia 
Lam. Il a pour caractère effentiel : 


ACU 


AE Y 134 


Des fleurs radiées; Les fleurons hermaphrodites , à i fervation de M. Ventenat. ( Woyez BÉFARE, 


c'ng découpures ; les derni-feurons femelles, à trois lo- 

bes à leur fommec ; un calice frmple, à plufieurs folio- 

des ; Les femences pileufes en d:hors, couronnées par 

plufieurs arêtes élargies & comme ailées à leur bafe ; 
; 

de réceptacle ru. 


Obfervations. Ce genre diffère des rothia par fes 
fleurs nonflofculeufes, mais radiées ; par les divi- 
fions de fon calice ; difpofées fur un feulrang, & 
beaucoup plus courtes. La préfence des demi- 
fleurons forme fon principal caraétère. Son nom 
eft tiré du mot grec aëin (rayon). 


EsrÈcE. 


1. ACTINÉE hérérophylle. Aëinea hererophylla. 
Jufieu. 


Aëtinea foliis inferioribus lanceolatis , finuatis aut 
dentatis ; féperioribus linearibus ; integris ; caule 
unifloro. 


Aëtinea heterophylla. Juff. Annal. Muf. vol. 2. 
pag. 425$. tab. 61. fig. 2. 


Il s'élève de fes racines plufieurs tiges droites , 
un peu ligneufes à leur bafe , couvertes d’un du- 
vet rouffeâtre , ainfi que toutes les autres parties 
de la plante, garnies de feuilles alrernes , alon- 
gées , acuminées ; l:s fupérieures entières , étroi- 
tes, prefque linéaires; les inférieures plus larges, 
finuées ou fimplement dentées , à dents écartées , 
routes finuées dans les rameaux non fleuris ; cha- 
que tige ou rameau mu à fon fommet, terminé 
par une feule fleur, dont le calice eft fimple , com- 
poié de plufieurs folioles difpofées fur un feul 
rang: : il renferme beaucoup de fleurons herma- 
phrodites, divifés en cinq lobes à leur fommet, 
entourés d’un rang de demi-fleurons femelles , 
dont la languette eft terminée par trois lobes. Les 
étamines font fyngénèfes ; le ligmate bifide ; les 
femences velues fur toute leur furface. 


Cette plante a été recueillie par Commerfon à 
l'embouchure de la rivière de la Plara. x ( W. f. 
in kerb. Ju]. ) 


ACTINOPHYLLUM ( Flor. peruv.) ( Voyez 
ScIODAPHYLLE.) 


ACTINOTUS. (Labillard.) ( Voyez V AQUE- 
RELLE.) 


ACUA ou KUA, nom brame d’une efpèce 
d’amome , mentionnée dans Rheed. Hort. Malab. 
vol. 11. tab. 7. ( Voyez AMOME à feuilles larges , 


vol. 1. pag. 134. n°. 4.) 


ACUNNA. Ce genre a été établi par Ruiz & 
Pavon pour des arbriffeaux du Pérou, que leur 
carattère ramène au genre befaria ; fuivant l'ob- 


Suppl. ) 


ACUROA. Acouroa. ( Aublet , Guian. vol. 4. 
tab. 301.) Genre de plantes de la famile des lé- 
gumineufes, établi par Aublet, qui fe rapproche 
beaucoup des vatairea (dartrier) du même au- 
teur, & même des prerocarpus. Ilne comprend 
qu’un feul arbre , élevé de douze ou quinze pieds, 
fur environ un pied de diamètre. Ses feuilles font 
alrernes , ailées avec une impaire ; les folioles al- 
ternes, ovales, liffes, très-entières , terminées 
par une pointe mouffe, alongée. S.s fleurs font 
papillonacées , difpofées en grappes terminales ëe 
axillaires. Leur calice eft urcéolé, à cinq dents; 
les pétales onguiculés ; l’écendard très-grand ; la 
carêne compolée de deux pétales. Le fruit eft une 
gouffe médiocrement pédicellée , roufleatre , ar- 
rondie , concave d’un côté, convexe de l’autre, 
ne s’ouvrant pas, contenant une feule femence. 


Cet atbre croit dans la Guiane, fur les bords 
de la mer. D 


ACYNOS. Acinos. (Mœnch, Perf.) Ce nom grec 
avoit été donné à deux plantes de la famille des 
labiées, au clinopodium vulgare Linn. & au thymus 
acinos Linn. MM. Mœnch & Perfoon ont cru de- 
voir établir un genre acynos , compofé du shymus 
acinos Linn. & de quelques autres efpèces du genre 
thyrmus ÿ ils lui afhgnent pour caractère effentiel : 


Un calice à deux lèvres, fillonné , pileux , en boffe à 
fa bafe, velu à fon orifice ; une corolle un peu renflée à 
fon orifice, irrégulière, à deux lèvres ; la fupérieure 
droite | échancrée ; l'inférieure à trois lobes étalés, ce- 
lui du milieu concave ; toutes les étamines fertiles. 


ACYPHYLLA. Forfter. Laferpitium acyphylla. 
Linn. Suppl. 181. 


Acyphylla fquarrofa. Forft. Gen. pag. 135. tab. 
68. — Jufl.. Ger.pag. 222. 


Laferpitium (acyphylla) , caule vaginato ; petio- 
lis foliorum dilatatis ; foliis digitatis, linearibus , 
elongatis , mucronatis. Lion. Suppl. & Willd. Spec. 
Plant. vol. 1. pag. 1418. 


Cette plante , dont Forfter avoit fait un genre, 
a été rapportée au laferpicium par Linné fils. M. de 
Juflieu ett très-porté à la regard: r comme devant 
former un genre particulier, difiingué des /uferpi- 
tium par le calice à cinq dents perfiftantcs ; par les 
femences prefque trigones fur leur dos. Les invo- 
lucres univerfels & partiels font compofés de trois 
à cinq folioles ; plufisurs des ombellu'es à fleurs 
mâles. Les tiges font envelsppées par les gaines 
dilatées des pétioles; les feuilles di:itérs, linéai- 
res, oblongues, mucronées; les fleurs di‘pofées 
en plufieurs ombelles axillaires, à peine plus lon» 
gues que les péticles. 

R'2 


139 AD E 
Cette plante croît à la Nouvelle-Zélande. 
ADAMBÉ. Adambea. (Voyez LAGERSTROME ) 
ADANSONIA. (Voyez BAOBAB.) 
ADELIA. (Voyez ADËLIE.) © 


ADÉLIE. Adelia. Ce genre eft encore peu 
nombreux en efpèces. Le manque de bonnes 
figures laifle quelques incertitudes fur leur déter- 
mination exacte. Celles que j'ai vues dans les her- 
bicrs m'ont Jaiflé des doutes. Je ne les citerai 
qu'en prévenant qu'elles exigent un nouvel exa- 
men fur des individus vivans ou mieux confervés. 
M. de Lamarck en a fait graver deux efpèces dans 
les Iuftrations des Genres, planche 831. Nous 
avons fait avec ce favant des recherches inutiles 
pour retrouver ce genre dans fon herbier : d’où il 
fuit que je ne peux rien aflurer de poftif fur la 
deuxième figure , qui paroît approcher beaucoup 
de l’adelia acidoton. Quant à la première , elle a 
été copiée dans Brown. Jam. tab. 36. fig. 3. C’eft 
le borya cafinoides de Willden. vol. 4. pag. 711. 
( Voyez notre FORESTIERA , Suppl.) 


Obfervations. Ce genre , auquel Linné a donné 
Je nom d'adelia , avoit été mentionné par Brown 
fous la dénomination de bernardia, auquel fe trouve 
réuni le genre acidoton du même auteur , lequel 
avoit employé ailleurs le nom d’adelia pour un 
autre genre que Michaux a rétabli dans fa Flore 
de l'Amérique fous le même nom; ce qui nécefli- 
teroit le changement du nom adelia de Linné. 
Mais la haute réputation & les grands travaux de 
cet homme immortel feront toujours adopter de 
préférence les noms génériques qu’il a établis, 
qui doivent refter pour l'intérêt de la fcience , & 
qu'on ne peut changer de nouveau fans ajouter de 
nouvelles difficultés à une nomenclature déjà crop 
étendue. 


Le genre ade'ia de Michaux fe trouve dans 
Willdencw fous le nom de 4orya ; mais avant que 
ce genre füt publié ou à peu près dans le même 
tems , M. Labillardière avoit décrit, dans fes plan- 
tes de la Nouvelle-Hollande , un genre nouveau, 
qui porte également le nom de éorya, & que nous 
avons mentionné à l’article VINCEROLLE. Dans la 
néceflité de changer de nouveau le nom d’adelia 
Mich., je ferai connoître ce genre fous la déno- 
mination de forcfliera , que j2 dédie à mon efli- 
mable & ancien ami Foreitier, médecin & favant 
naturalifte à Saint-Quentin. 


ESPÈCES. 


1. ADÉLIE cotoneufe. Adelia Lernardia. Linn. 


Adelia foliis oblongis , tomentofis, ferratis. Linn. 


Spec. Phant. vol. 2. pag. 1475.— Miller , Dict. 


A DE 


n°. 1. — Willden. Spec. Plant. vol. 4. pag. 867. 
( Voyez ADELIE, n°.1.) 


2. ADÉLIE ricinelle. Adelia ricinella. Linn. 


Adelia foliis obovatis , integerrimis. Linn. Spec. 
Plant. vol. 2. pag. 1473. — Amoœn. acad. vol. 5. 
pag. 411. — Mill. Diét. n°.2. ( Woyez ADELIE, 
n°22.) 


3- ADÉLIE épineufe. Adelia acidoton. Linn. 


Adelia ramis flexuofis, fpinis gemmaceis. Linn. 
Spec. Plant. vol. 2. pag. 1473, & Amon. acad. 
vol. $. pag. 411. 

Adelia (acidoton), foliis oblongis, obtufis , in- 
tegerrimis , fafciculatis ; fpinis axillaribus, Willden. 
Spec. Plant, vol, 4. pag. 868. ( Voyez ADÉLIE, 
EN) 


4. ADÉLIE à baguettes. Adelia virgata. 


Adelia foliis obovatis , glabris , integerrimis ; 
pedunculis folio longioribus , ramulis apice fpinofis. 
CN.) 

Quoique cette plante foit très-rapprochée de 
l’adelia acidoton, elle en diffère cependant par fes 
rameaux très-droits , effilés, alongés, très-fouples, 
un peu cendrés ou d’un brun-rougeitre, rarement 
armés d’aiguillons. Les jeunes rameaux , courts & 
feuillés , fe terminent par une épine. Les feuilles 
naïflent d’abord rapprochées en paquets, puis al- 
ternes , éparfes à mefure que les rameaux s'alon- 
gent :elles font à peine longues de fix à huit lignes, 
fur deux ou trois lignes de large , minces, glabres, 
vertes à leurs deux faces, très-entières, en ovale- 
renverfé, médiocrement pétiolées, obtufes, ar- 
rondies à leur fommer, très-caduques. 


Les fleurs font nombreufes, prefque folitaires 
dans l’aiflelle des feuilles ÿ mais comme celles-ci 
font très-rapprochées & caduques, les fleurs alors 
paroiffent prefque fafciculées, portées fur des pé- 
doncuies très-droits, glabres , filiformes, longs 
d'un pouce & plus. Le calice, dans les fleurs fe- 
melies (les mâles ne me font point connues) , eft 
peut, d'un vert-tendre, à cinq ou fix découpures 
très-ouvertes, ovales, aiguës ; point de corolle. 
L'ovaire eft libre, un peu globuleux, placé fur un 
réceptacle glanduleux , furmonté de trois ftyles 
courts , écartés entr'eux ; chaque ftyle divifé à fon 
fommet en deux fligmates aigus, très-ouverts. 


Cette plante , originaire de l'Amérique méri- 
dionale , eft cultivée au Jardin des Plantes de 
Paris. D (V. v.) 


$. ADÉLIE anomale. Adelia anomala. Juff. 


Adelia foliis faboppofiris 3. ovato-lanceolatis , gla- 
bris , obtusè erenatis ; floricus racemofis , axilla- 


ADE 
ribus , minimis ; fpinis oppofitis ; caule tereti, glabro. 
CN.) 


Ses rameaux font efflés , cylindriques, de cou- 
leur cendrée , rrès-glabres , armés de deux épines 
courtes, oppofées, d’un jJaune- clair, droites, 
élargies à leur bafe : de leur aiflelle fortent des 
feuilles oppofées ; les fupérieures alternes , ovales- 
lancéolées , médiocrement pétiolées , vertes, 
glabres à leurs deux faces, un peu obtufes à leur 
fominet , finement nerveuies , crénelées à leurs 
bords ; les crénelures peu protondes , arrondies 
& obtufes, quelquefois prefque nulles. Les fleurs 
femelles font très-petites, prefque fefhiles , dif- 
pofées en grappes axillaires , filiformes , à peine 
de la longueur des feuilles ; les ftiemates au nom- 
bre de deux ou trois , réfléchis; l'ovaire globu- 
leux, à peine de la groffeur d’une tête d’épingle. 


Cette plante croît en Afrique , à Sierra-Leona, 
où elle a été recueillie par M. Smeathman. D 
CV. f. in herb. Ju]. & Desfont.) 

ADENANTHERA. ( Voyez Conpori.) 


ADENANTHOS. ( Labillard.) (Woyez VA- 
RETTE.) 


ADEMA. ( Voyez ADÈNE.) 


ADENODUS. ( Lour. Flor. coch. ) Ce genre | 


paroit devoir être rapporté à celui fles e/aocarpus. 
(Voyez GANITRE, Suppl. ) 


ADENOPHYLLUM. ( Perf.) (Voy. SCHLECH- 
TENDALE.) 


ADENOSTEMA. (Forft.) (Woyez LAVENIA, 
Suppl.) 


ADENOSTÈME. Adenoffemum. M. Perfoon a 
donné ce nom à un genre de plantes que les au- 
teurs de la Flore du Pérou avoient nommé gomor- 
tega , qui eft le /ucuma keule. Molin. Hift. Chil. 
pag. 200. Il eft bon de favoir que Forfter avoit 
déjà appelé adenofflema une plante des mers du 
Sud, que l’on a depuis appelée /avenia, & que, 
d’un autre côté, M. de Juflieu avoit mentionné 
un /ucuma qui n'eft point celui de Molina. Nous 
conferverons donc le nom d'adenoffème de Per- 
foon. Ce genre offre pour caraétère : 


Une corolle à fept pétales ; dix étamines difpofées 
für trois rangs , infenfiblement plus petites à chaque 
rang; deux glandes à la bafe de chaque filament ; un 
ftyle cannele; deux ou trois ffigmates ; un drupe à une 
feule loge ; une noix très-dure, à deux ou trois loges ; 
les noyaux comprimés. 


Ce genre ne comprend qu’une feule efpèce 
connue, 


ADI 155 


1. ADENOSTÈME luifante. Adereflemum ni- 
tidum. 


Adenoflemum foiiis oblongo-lanceolatis , nitidis, 
Ruiz & Pav. Flor. peruv. vol. 3. pag. 1c$. 


C’eit un arbre toujours vert, qui s'élève à la 
hauteur de foixante à quatre-vingts pieds & plus. 
Son bois eft dur, pefant , d’une longue durée, 
traverfé par de belles veines panachées , que les 
habitans du Chili emploient pour la conftruétion 
de leurs bâtimens, pour faire des poutres , & 
dont ils fabriquent aufli des tables & autres meu- 
bles fort élégans. Les feuilles font oblongues, 
Jancéolées, luifantes. Frottées entre les doigts, 
elles répandent une odeur réfineufe , approchant 
de celle de la lavande ou du romarin ; elles font 
aftringentes.& balfamiques au goût, & s’enflam- 
ment très-aifément. Le fruit eft peu charnu ; mais 
fa chair eft jaunâtre & crès-agréable au goût. 


Cet arbre croit au Chili, dans les grandes 
forêts ; il fleurit au mois de mars, & refte une 
grande partie de l’année chargé de fleurs & de 
fruits. Il paroit qu'il en exilte encore une autre 
efpèce à fruits plus petits & plus aigus, d’après 
le récit des habitans du Chili & les auteurs de la 
Flore du Pérou , qui n'ont vu que les fruits. 


ADENOSTEMUM. ( Voyez ADENOSTÈME ; 
Suppl.) 


ADIANTE, Adiantum. Ce genre offre pour ca- 
ractère effentiel : 


Des capfules réunies en petites lignes interrom- 
pues , placées fur le bord des feuilles, & recouvertes 
par un tépument qui s'ouvre de dedans en dehors, 
& qui eff formé par le bord de la feuille repliée en 
deffous. 


Les genres que j'ai rapprochés des adiantes font 
compofés en partie d'efpèces placées d’abord dans 
ce genre, & que M. Swartz a fait pafler dans d’au- 
tres, d’après fa nouvelle diftribution des fougères. 
Je vais en tracer ici les caractères. 


Les LiNDSÆA différent pzu des adiantes; ils 
offrent pour fruétification : 


Des capfules réunies en petites lignes non interrom- 
pues , placées à une petite d'iffance du bord des feuilles, 
& recouvertes par un tégument qui s'ouvre de dehors en 
dedans. 


Les CHEILANTHES ont encore de très-grands 
rapports avec les adiantes; ils s’en diflinguenc prin- 


cipalement par leur tégument. Leur fructificatior: 
offre : 


Des capfules réunies en points ou en petites ligni 
féparées, placées fur le bord des feuilles, recouvertes p 
an tégument en forme de petites écailles membraneuf. 
formé par les crénelures repliées des feuilles , s'ouvre: 
de dedans en dehors, 


ADI 


ESPÈCES, 
* ADIANTU M, 
I. Feuilles fimples. 

1. ADIANTE réniforme. Adianrum reniforme. 
Linn. 

Adiantum frondibus orbiculato-reniformibus , in- 
divifis, crenatis. Swartz , Fil. pag. 120. — Lam. 
Hluitr. tab. 870. fig. 2. 

Hemionitis ayarifolia. Sloan, Jam. Hift. 1. 
pag. 15. ( Voyez ADIANTE, n°. 1.) 


2. ADIANTE des Philippines. Adiantum philip- 
penfe. Linn. 


Adiantum frondibus à ferculo alternis, renifor- 
mibus , lobatis. Swartz, Filic. pag. 120. ( Voyez 
ADIANTE , 1°. 2.) 


IT. Feuilles compofées, fimplement aïlées. 


3: ADIANTE à trois feuilles. Adiantum triphyl- 
dum. Lam. 


Adiantum fronde triphyllé ; foliolis feffilibus , lan- 


ceolatis , pinnatifidis , crenatis. Swartz, |. c. — 


Swartz, Fil. 1. c. — Smith, ined. Icon. 74. (Voyez 


ADIANTE, n°. $.) 


4 ADIANTE rayonné. Adiantum radiatum. 
 Linn. 
Adiantum fronde digiratä; foliolis pinnatis ; pin- 
nis oblongis , farfèm auritis, fubcrenatis. Swartz, 
Fil. pag. 121. (Woyez ADIANTE, n°. 8.) 


5+ ADIANTE du Canada. Adiantum pedatum. 
Lion. 


Adiantum fronde pedatä ; foliis pinnatis ; pinnis 
rhombeo-oblongis , fublunatis, incifo-lobatis. Sw. 
Fil. pag. 121. (Voyez ADIANTE, n°. 9.) 


6. ADIANTE en éventail. Adiantum flabellu- 
latum. 

Adiantum fronde fubpedatä ; foliolis pinnatls ; 
pinnis rhombeo-rotundatis , crenulatis ; fhipite pubef- 
cente. SwWartz, 1 c. 

Adiantum fufcum. Retz. Obf, 2. pag. 28. tab. 5. 
(Voyez ADIANTE , n°. 14.) 


7. ADIANTE lindfée. Adiantum lindfza. Cavan. 


Adientum frondibus pedatis ; foliolis pinnatis ; 
pinnis inferioribus rotundatis , fuperioribus trape- 
ziis. Cavan. Præl. 1801. n°, 675. — Swartz , Fil. 
pige 121. 


Cet adiante a prefque la forme d’un lindfea ; 


A D 
Îlen diffère par fa frdification, Ses feuilles fe 
divifent en forme de cigitations étalées, compas 
fées de folioles ailées. Les découpures inférieures 
font arrondies, ob'ufes ; les fupérieures en forme 
de trapèze. Il croît dans le royaume de Quito. 


8. ADIANTE lancéolé. Adiantum Lanceolatum. 


Adiantum (\indfæa lanceolata ), fronde pinnaté ; 
pinnis lineari lanceolatis , obrufis, ferratis, alternis 
fubaqualibus, Labill. Nov. Holl. 2. pag. 98. tab. 
240. fig. 1. 


Ses tiges font liffes , hautes d’un pied, planes 
d’un côté, cannelées de l’autre & latéralement, 
foutenant des folioles difpofées en aile, alterres, 
pédicellées , linéaires-lancéolées , glabres, obtu- 
fes , longues de deux pouces , obliquement tron- 
quées à leur bafe lorfqu'elles portent la fructifi- 
cation : celle-ci eft placée vers chaque bord des 
folioles fur une ligne non interrompue , très- 
étroite. Le régument s'ouvre en dehors, & rz- 
couvre des capfules cendrées , entourées d’un an- 
neau jaunâtre. 


Cette plante croît au cap Van-Diémen. ( La- 
billardière. ) 

9. ADIANTE en croiffant. Adiantum lunatum. 
Burm. 


Adiantum frondibus pinnatis; pinnis alternis , 
lunulatis, fubintegris | radïato-venofis ; margine fu- 
Periore integro , incifoque repando-fruélificantibus ; 
Joris fruëlificantibus. Swartz, Filic. pag. 121. — 
Willd. Phytogr. 1. tab. 9. Gg. r. 


Preris lunulata. Retz. Obferv. 2. tab. 4. (Voyez 
ADIANTE , n°. 6.) 


10. ADIANTE luifant. Adiantum lucidum. Sw. 


Adiantum frondibus pinnatis ; pinnis trapeziis , 
acuminatis, apice ferratis ; foris fupernè & antice 
continuis, Swartz, Fil. pag. 121. 


Preris lucida. Cavan. Præl. 1801. n°. 658. 


Cette efpèce reflemble prefqu’à un preris. Ses 
feuilles font pétiolées, fimplement ailées, compo- 
fées de folioles glabres , luifantes, en forme de 
trapèze , acuminées & dentées en fcie à leur 
fommet. La fruétificarion eft formée de paquets 
non interrompus , placés vers l'extrémité des fo- 
lioles. Elle croit au Pérou & aux iles Philip- 
pines. 


11. ADIANTE arqué. Adiantum arcuatum. Sw. 


Adiantum frondibus pinnatis ; pinnis alternis , 
petiolatis , lunatis, margine fuperiore fruitiferis ; 
Joris oblongis. Swartz, Fil. pag. 122. 


Adiantum lunasum. Cavan. Præl. n°. 676. 


ADI 


Ses feuilles font fimplement ailées , compofées 
de tolioles alternes , pédicellées , arquées ou en 
croiffant , couvertes en deflous, vers leur fommet, 
par la fruét fication difpofée en paquets oblonps. 


Cette plante croit aux îles Marianes & Phi- 
lippines. 


12. ADIANTE pygmé. Adiantum pumilum. Sw. 


* Adiantum frondibus pinnatis ; pinnis fubrotundis, 
ferrulatis ; terminali majori, trapezoideà ; foris mar- 
gine fuperiori fubfolitariis. Swariz , Fil. pag. 122, 
& Flor. Ind. occid. pag. 1703. — Pluken. Almag. 
tab. 251. fig. 4. — Biown, Jam. 87. 1. 


Ses fouches font rampantes, munies de racines 
pombreufes, noirâtres , velues , capillaires; les 
pétioles droits, cylindriques, glabres ou un peu 
pubefcens ; les feuilles ailées , compofées de fo- 
lioles alternes, un peu arrondies , finement den- 
tées en fcie, un peu obliques , quelquefois oblon- 
gues , aiguës à leur bafe ; la foliole fupérieure 

lus large, en forme de trapèze , quelquefois lo- 

ée, toutes glabres à leurs deux faces, d’un vert- 
gai, à nervures divergentes ; la fruétification pla- 
cée fur les bords des folioles, en paquets foli- 
taires , un peu arqués ; leur enveloppe en forme 
d’écaille à demi ronde. 


- Cette plante croît à la Jamaique, fur le tronc 
des vieux aibres. 


13. ADIANTE à feuilles en queue. Adiantum 
caudatum. Linn. 


Adiantum frondibus pinnatis , pubefcentibus, apice 
caudato-radicahtibus ; pinnis femi-ovatis, fubluna- 
tis, furfüm encifis ; laciniis emarginatis, SWartz , 


Fil. pag. 122 & paz. 320. 
Adiantum incifum. Forskh. Flor. ægypt.-arab. 


Adiantum hirfutum. Bory-Saïnt-Vincent , Itin. 
vol. 1. pag. 198. ( Voyez ADIANTE, n°. 13.) 


14. ADIANTE à racines touffues. Adiantum 
rhigophorum. Swartz. 


Adiantum frondibus pinnatis , glaberrimis ; pinnis 
deltoideis , farfüm incifis ; laciniis integris. (N.) 


Adiantum rhizophorum. Swartz , Fil. pag. 320. 


Cette belle efpèce, très-rapprochée de l’adian- 
tum caudatums en diffère en ce que fes pétioles & 
fes feuilles font entiérement glabres , fes folioles 
prefque deltoides & non à demi ovales, leurs dé- 
coupures ordinairement entières & non échancrées 
à leur fominet. Ses racines font compofées d’un 
faifceau touffa de fibres brunes , alongées, très-fim- 
ples, un peu velues, filiformes, d’où s'élèvent en 
gazon plufieurs tiges purpurines ou pétioles cylin- 
driques , filiformes , garnis à leur partie inférieure 
de quelques petites écailles ture là partie 


ADI 155 
qui fupporte les tolioles , ftriée, un peu anguleufe , 
pue, blinchâtre ; les feuilles fimplement ailées ; les 
folioles slternes , à peine longues de fix à huic 
lignes, prefque feffiles , cunéiformes à leur bafe , 
entières , prefque droites à leur bord inférieur, 
incifces inégalement au bord fuperieur, un peu 
glauques ; la fruét ficarion difpofee au bord fupé- 
rieur en petits paquets fepares, ova'es , oblongs. 


Certe plante a été recueiliie aux iles Maurice par 
M: Bory-Saint-Vincent. (W. f. in herb. Desfont. ) 


15. ADIANTE à grandes feuilles. Adiantum ma- 
crophyllum. Swartz. 


Adiantum frondibus pinnatis ; pinnis oppofitis , 
trapeziis , acutis , flerilibus incifis ; fummä majori , 
infimis fubhoftaris , reflexis ; iine& fruétifera fupernë 
& antice continua. Swartz, Flor. Ind. occid, vol. 3. 
pag. 1707, & Fil. pag. 122. 


Ses racines font prefque rampantes, épaiffes, 
écailleufes , garnies de fibres longues, fiiformes & 
velues : il s’en élève des fouches longues de deux 
pieds, cylindriques , un peu compriméss, roides , 
fragiles, très glabres, d’un pourpre-noir, terminées 
par des feuilles droites , longues d’un pied & plus, 
fimplement ailées , compofées de trois ou quatre 
paires de folioles oppofées, prefque fefiles ; l'im- 
paire prefque triangulaire , longue de trois pouces, 
prefqu'aufli large , incifée, dentée en fcie ; les fa- 
lioles intermédiaires longues de deux pouces, éta- 
lées, rétrécies en angle droit à leur bafe,acuminées 
à leur fommet; toutes d’un vert-foncé, membra- 
neufes , luifantes & veinées en deffus, plus pâles 
en deflous; les flériles incifées & dentées ; les-au- 
tres entières, portant la fruétification à leurs deux 
bords; fans interruption. Elle confifte en très-peti- 
tes caplules auf fines que des grains de poufière, 
très-abondantes , d'un brun-noirâtre. 


Cette plante croit dans les forêts , à la Jamaique. 


16. ADIANTE deltoide. Adiantum delroideum. 
Swartz. 


Adiantum frondibus pinnatis , infernà fabbipinna- 
is ÿ pinnulis deltoideis , obtufis ; farmmä triangalari ; 
foris ad marginem Juperiorem & inferiorem fubconti- 
nuis. Swartz ; Flor. Ind. occid. vol. 3. pag. 1705. 


Ses racines font rampantes, afcendantes, écail- 
leufes , tomenteufes & noiratres à leur colle ; 
elles émetrent pluficurs fouches cylindriques , 
longues d’un à trois pouces , très fines, prolon- 
gées en un pétiole préfque capillaire, très-glabre, 
Juifant, foutenant une feuille finplement ailée ou 
quelquefois deux fois ailée à fa partie inférieure , 
compofée de folioles pétiolées, longues d’envi- 
ron un demi-pouce , deltoides, obliquement ré- 
tufes à leur bafe, obtufes & un peu arrondies à 
leur fommet, d'un vert-foncé , point luifanc, 
plus pâles en deflous; la foliole terminale une fois 


136 ADI 


plus gtande , prefque réguliérement triangulaire, 
La fructification eit placée au bord fupérisur des 
folioles fans interruption ; elle eft conitituée par 
des capfules nombreufes, couvertes d’une enve- 
loppe membraneufe, noirâtre , formée par le 
bord replié des folioles. 


Cette plante croît fur les rochers, à la Ja- 
maique. 


IIL. Feuilles deux fois ailées. 


17. ADIANTE à dents de fcie. Adiantum ferrula- 
sum. Lino. 


Adiantum frondibus pinnatis bipinnatifque ; pin- 
nulis dimigtatis , delroideis , oblongis , fufalcatis , 
Jerrulatis, margine fuperiore fruét ficantibus. Swartz, 
Flor. Ind. occid. vol. 3. pag. 1709, & Fil. pag. 
122. — Pluken. Phyc. tab. 125. fig. 2. ( Woyez 
ADIANTE, n°.12.) 


18. ADIANTE à feuilles larges. Adiantum lati- 
folium. Lam. 


Aäïiantum ( denticulatum }, frondibus pinnatis 
bipinnatifve; pinnulis trapezoideis , oblongis , acu- 
minatis, fubcrenato-denticulatis , margine fuperiore 
fruët ficantibus. Swartz , Flor. Ind. occid. p. 1717, 
& Fil. pag. 123. — Pluken. Almag. 11. tab. 252. 
#a. 5. — Plum. Filic. tab. $2. ( Voyez ADIANTE, 
n°. 18.) 


Il faut en retrancher la fynonymie de Plukenet 
& d- Sloane , qui appartient à l'efpèce fuivante, 
d’après M. Swartz. 


19. ADIANTE en faucille. Adiantum falcatum- 
Swartz. 


Adiantum frondibus pinnatis bipinnatifve ; pin- 
nulis baf furfèm reétangulis, trapeyoïdeis , acumina- 
tis, falcatis, apice ferratis ; foris anticè & fupernè 
continuis. Swartz, Flor. Ind. occid. vol. 3. pag. 
1715. — Pluk. Phyt. tab. 253. fg. 1. — Sloane, 


Hit. tab. ç5. fig. 1. 


Plufieurs fouches triangulaires, glabres, noi- 
râtres , luifantes s'élèvent d’une racine velue & 
fibreufe ; elles fe développent en une feuille fim- 
plement ou quelquefois deux fois aïlée , longue 
d'un pied ou d’un pied & demi, compofée de 
folioles alternes , prefque fefiles , en trapèze, 
longues d’un pouce, formant un angle droic au 
deffus de leur bafe, un peu courbées en faucille , 
acuminées, dentées en fcie vers leur fommet ; 
d'un vert gai, à nervures divergentes. La fruétifi- 
cation eft d’un brun-noirâtre, placée fans inter- 
ruption fur le bord fupérieur des folioles. 


Cette plante croît à la Jamoique, dans les 
grandes forêts, aux lieux montueux. 


20. ADIANTE à feuilles en lance. Adiantum 
lancea, Linn. 


ADI 


Adiantum frondibus bipinnatis ; pianis pinnulif 
que oppofitis , oblongis , terminalibus triangulari haf= 
tatis, Linn.Syft. Plant, vol. 4. pag. 430.— Swartz, 
NES ( Voyez ADIANTE, n°. 10, & PTERIS, 
n°2,10:.) 


21. ADIANTE à crête. Adiantum criffatum. Linn. 


Adiantum frondibus bipinnatis ; foliolis infimis 
bipartitis; pinnis lunatis , fupernè multifloris. Linn. 


Syit. Plant. vol. 4. pag. 432. 


8.2? Adiartum criflatum , frondibus bipimnatis ; 
pinnis infimis bipartitis ; pinnalis oblongis, pofficè 
truncatis , fipernè incifo-crenatis ; crenis fruétiferis ; 
foris excifis. Swartz, Fil. pag. 123. — Plum. Fil. 
tab. 96.2? ( Voyez ADIANTE, n°. 20. ) 


22. ADIANTE nerveux. Adiantum nervofum. 
Swartz. 


Adiantum frondibus bipinnatis ; pinnulis rhombeo- 
oblongis, friato-nervofis » [ef èm reétangulis , Jupernè 
crenatis; crenis fruétiferis , foris ovatis, flipite rachi- 
que pubefcente. Swartz, Fil. pag. 124. 


Ses fouches , ainfi que fes pétioles, font pubef- 
cens; fes feuilles deux fois ailées, compofées de 
pinnules à folioles rhomboidales, oblongues, 
nerveufes , ftriées, coupées en angle droit à leur 
côté fupérieur , crénelées à leur bord ; les créne- 
A chargées de la fruétification en petits paquets 
ovales. 


Cette plante croît à la Nouvelle-Hollande. 


23. ADIANTE ftrié. Adiantum ffriatum. Swartz. 


Adiantum frondibus bipinnatis ; pinnis infimis 
bipartitis ; pinnulis deltoideis rhomboideifque , fub- 
falcatis, Jriatis, rigidis; fhipite tereti, glabro. Swartz, 
Flor. Ind. occid. vol. 3. pag. 1717; & Fil. pag. 
124. — Jacq. Colleét. v. 3. pag. 24, & Icon. Rar. 

vol. 2. 


Ses fouches font cylindriques, prefque trian- 
gulaires , longues d’un pied, rudes, un peu épi- 
neufés vers leur bafe , d’un brun noir. Les feuilles 
font droites, longues de douze à quinze pouces, 
deux fois ailées ; les pétioles rudes, cylindriques ; 
les pinnules alternes , longues de quatre à cinq 
pouces, linéaires, rétrécies vers leur fommet, 
quelquefois partagées à leur bafe en deux ou trois 
rameaux; les folioles alternes, très-rapprochées, 
à peine pétiolées, oblongues ou ovales-deltoides, 
coupées en angle obtus , & quelquefois auricu- 
lées à leur bafe, prefqu’entières, un peu cour- 
bées en faucille à leur côté fupérieur. La fruéti- 
fication eft placée fur le bord fupérieur , rarement 
à l'inférieur; difpofée par petits paquets à demi 
arrondis, interrompus, recouverts par une enve- 
loppe roide , en forme d'écaille. 

Cette 


ADI 


Cette plante croit dans les forêts, à la Ja- 
marque. ï 


24. ADIANTE hériffé. Adantum hifpidulum. 
Swartz, 


Adiantum frondibus bipinnatis ; pinnis infimis 
bipartitis ; pinnulis rhomboïdeis | acutis , Jabfalca- 
Lis, ffridtis, rigidis ; fHpire terett, fcabro. Swartz, 
Fil. pag. 124 8 321. 


I! diffère de l’adiantum ffriatum par fon port 
moins élevé, par fes pinnules rhomboidales, pu- 
befcentes, hériflées. Ses fouches font anguleufes, 
roides , filifarmes , noirâtres, longues de fix à 
fept pouces ; les pétioles hifpides , anguleux; 
fes feuilles deux fois ailes, quelquefois plus; 
les pinnules alternes ; les inférieures bifides , 
compofées de folioles rhomboïdales, prefque 
fefliles , comme tronquées à leur bafe & vers le 
haut, un peu prolongées & obtufes à leur fom- 
met , crénelées à leut bord fupérieur , ftriées à 
leurs deux faces; les nervures divergentes & 
dichotomes. La fruétification eft placée au fom- 
met de la face fupérieure des feuilles, en forme 
de capfules d’un brun-pâle & luifant; leur en- 
veloppe réniforme, formée par le repli du bord 
de chaque crénelure. 


Cette plante croît à la Nouvelle-Hollande. 


25. ADIANTE velu. Adiantum villofum. Linn. 


Aüiantum frondibus bipinnatis ; pinnulis trapezi- 
oblongis | obtufis, antice & fuperne fruétificantibus ; 
foris oblongis, fhipite rachibufque villofis. Swartz, 
Fil. pag. 124. 


Adiantum villofam , frondibus bipinnatis ; pinnis 
rhombeis , anticè extèfque fruélificantibus ; fhipite 
villofo. Linn. Syft. Plant. vol. 4. pag. 431. ? 


Ses fouches font noirâtres , luifantes; les pé- 
tioles velus ; fes feuilles deux fois ailées, com- 
pofées de folioles oblongues , obtufes, glabres à 
Jeurs deux faces , alternes, prefque fcfiles, en 
forme de trapèze, chargées à leurs bords fupé- 
rieur & extérieur de la fruétification difpofée en 
paquets oblongs. 


Cette plante croit à la Jamaique. ( W.f. Comm. 
Ledru.) 


26. ADIANTE poudreux. Adiantum pulverulen- 
sum. Linn. 


Adiantum frondibus bipinnatis ; pinnulis rhombeo- 
ovalibus , apice ferratis ; foro lineari, margini fu- 
periori folitario ; ffipite hirto. Swartz , Fil. pag. 124. 
( Voyez ADIANTE, n°. 19.) 


.27+ ADIANTE tronqué, Adiantum truncatum. 
Lino. 
Botanique, Supplément. Tome I. 


ADI 


Adiantum frondibus decompofitis ; foliolis pinna- 
tis ; pinnis alternis, cuneatis , fubfulcatis , truncatis, 
integerrimis. Linn. Syit. veget. pag. 949. ( Voyez 
ADIANTE , n°. 22.) 


Te 
195 


28. ADtANTE cheveux de Vénus. Adiantum 
cepillus Veneris. Linn. 


Adiantum fronde decompofirä ; pinnulis cuneatis , 
apice roturdatis, lobatis ; lobis fruétiferis. Swartz , 
Fil. pag. 124. — Lam. Ill. tab. 870. fig. 1. — 
Jacq. Mifcell. Auft. 2. tab. 7. 


Adiantum coriandrifolium. Lam. Di&t. 1. p. 43. 


B. Adiantum fruticofum , coriandrifolium , jamai- 
cenfe. Pluken. Almag. pag. 10. Phytogr. tab. 254. 
fi3. 1. ( Voyez ADIANTE , n°. 17. ) 


29. ADIANTE crénelé. Adiantum crenatum. 


Adiantum fronde decompofitä ; pinnulis rotunda- 
cis , crenatis , obtufis. ( N.) 


Ses pédonculss font glabres , prefque cylindri- 
ques, un peu comprimés, d’un brun-noir luifant, 
d'un très-beau poli; ils fe divifent en ramifica- 
tions alternes, fous-divifées en d’autres capil- 
hires ; les folicles pédicellées, alternes , nom- 
breufes , glabres à leurs deux faces , point lui- 
fantes, un peu cendrées , légérement ftriées en 
deffous, arrondies , larges de deux à crois lignes, 
crenelées à leurs bords ; les crénelures obtufes, 
portant en deflous une fruétification réniforme, 
comprimée , un peu cendrée. 


Cette plante a été recueillie par M. du Petit- 
Thouars à l'ile de Trifian d’Acugna. (W. f. in 
herb. Ju]. ) 


30. ADIANTE trigone. Adiantum trigonum. 
Labill. 


Adiantum fronde fupra decompofitä ; pinnulis 
obovato-rhombeïs , fupernè crenulatis , incifis ; finu- 
bus foriferis , fl'pite trigono. Labill. Nov. Holl. 2. 
pag. 99. tab. 248. fig. 2. 


Ses racines font perpendiculaires , prefque 
fimples, accompagnées de petires fibres nom- 
breufes , quelquefois rtomenteufes. Les tiges font 
hautes d'environ un pied & demi ; le feuillage 
plufieurs fois décompofé ; les ram'fications alter- 
nes ; les pinnules un peu rhomboidales, en ovale- 
renverfé, crénelées , incifées à leur partie fupé- 
rieure , formant des échancrures à demi circu- 
laires ; la fruétification placée dans les échancru- 
res, & formant des paquets en croffant, com- 
pofés de petites capfules remplies de femences 


ovales. 


Cette plante croit au cap Van-Diémen. ( La- 
billardière. ) 
S 


158 A DI 


IV. Feuilles plufieurs fois ailées ou furcompofées. 


31. ADIANTE tendre. Adiantum tenerum. Sw. 


Adiantum frordibus fuprà decompofitis ; pinrulis 
rhombeis , obtafatis , fupérnè incifo-losatis ; lobis 
denticulatis , foriferis. Éwartz, Flor. Ind. occid. 
vol. 3. pag. 1719, & Filic. pag. 124. — Brown, 
Jan. pag. 88. n°. 7. 


Cette efpèce tient le milieu entre l’adiantum 
capillus Veneris & Vadiantum trapeziforme ; elle 
diffère du premier par fes feuilles plus compo- 
fées, par fes folioles plus exaétement rhomboi 
diles , moins arrondies à leur fommer ; du fecond 
par fon port plus petit , plus grêle; par fes folioles 
obtufes & lobées, point acuminées ou fimplement 
incifées. Ses racines font rampantes, tubercu- 
leufes, couvertes d'un duvet noirâtre; les fouches 
ou pétioles droits , longs d’un à deux pieds, très- 
glabres , luifans, d’un pourpre-foncé ; les feuilles 
longues d’un pied, très-étalées, plufieurs fois 
ailées ; les pedicelles capiliaires; les folioles al- 
ternes , longues d’un pouce , entières à leur partie 
inférieure , incifées , prefque lobées à leur partie 
fupérieure , d’un vert-gai, diaphanes ; les lobes 
fériles entiers; la frucétification placée au fommet 
des lobes en points féparés , couvertes par les 
rebords recourbés en forme d’écaiiles. 


Cette fousère croît à la Jamaique, dans les lieux 
ombragés, Î2s cavernes. 


32. ADIANTE veiné. Adiantum affimile. Swartz. 


Adiantum fronde fuprà decompofiré ;ÿ pinnulis 
rhombeo-fubrotundis , radiato-verofis, anticè crenu- 
datis ; crenis foriferis. Swartz , Filic. pag. 125, & 
pag. 322. tab. 3. fig. 4. 


11 fe rapproche beaucoup de l'adisntum fragile; 
mais fes fouches font plus longues ; fon feuillage 
moins divifé, plus lâche, & les folioles point au- 
tant cunéiformes. Ses racines font compoñées d’un 
faifceau de fibres filiformes , noiratres, garnies à 
leur col'erd’écailleslancéolées, d'unbrun-noiratre: 
il s’en élève des fouches nombreufes, filiformes, 
flonées, anguleufes, hautes d’un demi-pied , très- 
glabres , luifantes , purpurines; les feuilles plu- 
fieurs fois ailé-s ; les pinnules alternes , étalées ; 
les pétioles capillaires ; les folioles prefque ron- 
des, un peu rhomboidales à leur bafe , glabres, 
d'un vert-gai, longues d'environ trois lignes, un 
peu incifées ou crénelées-denticulées à leur fom- 
mer, marquées de nervures divergentes. La fruc- 
t'fication eft placée à l’extrémité des crénelures , 
en petits paquets couverts d'enveloppes à demi 
arrondies. 


Cette plante croît à la Nouvelle-Hollande. 


33. ADIANTE fragile. Adiantum fragile. SWartz. 


AD: 


Adiantum fiondibus fuprà decompolitis ; pinnulis 
cuneato-obovatis | fubintegris ; fructifisetiontbus in- 
cerruptis, Swartz, Prodr. pag. 135, & Flor. Ind. 
occid. vol. 3. pag. 1721. 


I! fe diftingue de l’adiantum capillus Veneris pet 
fon feuiliage pluñeurs fois ailé, par fes folicles 
petites , un peu roides, prefqu'entières. Ses ra- 
cines font compofies de fibres nombreufes , noi- 
râtres, velues, couvertes à leur colier de pail- 
lettes écailleufes. Les fouches & les p‘tioies font 
roides , filiformes, très-liffes, noiratres 3 les ra- 
mifications capillaires, lâches, fragiles, étalées ; 
les folioles pétiolées , alrernes , en coin à leur 
bafe , arrondies à leur fommet ou un peu ovales, 
prefqu’entières, rarement incifées , glabres , ver- 
tes, d’un brun-violet en deffous , larges de trois 
à quatre lignes. La fruétification eft réunie en 
trois ou quatre paquets diftinéts au bord fupérieur 
des feuilles, à demi globuleux, couverts par de 
petites écailles en croiffanr. 


Cette plante croît à la Jamaïque, fur les roches 
calcaires. 


34. ADIANTE trapéziforme. Adiantum trapeyi- 
forme. Lion. 


Adiartum fonde fuprà decompofité ; pinnulis 
crapeziis , acuminauis ; anticè & fuperne incifo-cre- 
natis; crenis foriferis. Swartz, Filic. pag. 125$. 
( Voyez ADIANTE, n°. 27.) (Excluf. Plukenes 
fynonym.) 


35. ADIANTE d’Éthiopie. Adiantum ethiopicum. 
Linn. 


Ad'antum fronde fuprà decompofité ; pinnulis cu- 
neatis , fapernè rotundatis , incifo-losatis , crenularis; 
lobis emarginatis, Joriferis ; indufiis reniformibus. 
Swartz, Fil. pag. 125. — Houtt. N. H. 2. tab. 
100. fig. 3. (Voyez ADIANTE, n°. 30.) 


36. ADIANTE pâle. Adiantum pallers. Swartz. 


Adiantum fronde fuprà decompofià ; pinnulis 
ovato-rhombers , obtufis , furfàm incifis, infimifque 
bafi auritis. Swartz , Fil. pag. 125 & 323. 


Filix adianto nigro officinarum fimilis , pediculo 
viridi, pinnulis magis eleganter incifis , ex infulà 
Cheufar. Pluk. Amalch. 91, & Phytogr. tab. 403. 
fiz. 2. Ramulus fronaïs. 


Par fon port & fa couleur, cette plante refflem- 
ble aux dickfonia ; mais fes tégumens font fimples 
& s'ouvrent en dedans. Ses fouches font glabres, 
cylindriques, canaliculées d’un côté , luifantes, 
un peu jaunâtres ; le feuillage plufieurs fois ailé , 
long d’un pied & demi; les ramificarions alternes, 
étalées ; les pinnules prefqu’oppofées, lancéolées 
à leur fommet; les folioies alternes, oblongues, 
rhombcidales , un peu rétrécies en coin à leur 


ADI 


bafe , incifées ou dentées en fcie, firiées, vertes 
& luifantes en deffus, plus pales en deffous; les 
folioles fertiles moins incifées , un peu auriculées 
à un de leurs bords, au deffus de leur bafe. Les 
capfules font pâles, un peu brunes, oblongues , 
marginales ; leurs tégumens prefque réniforines, 
blanchâtres, entiers. 


. Cette plante croît dans les Indes orientales , aux 
iles Maurice. 


X** LINDSÆA. 


37. ADIANTE fagitté. Adiantum fagittatum. 
Aublet. 


Adiantum (lindfæa fag'ttata), fronde fimpricr, 
fagittaté cordatäve | acuminatä. Dryand. A@&. Soc. 
Linn. Lond. vol. 3. pag. 40. — Swartz , Fil. pag. 
118. ( Voyez ADIANTE, n°. 3.) 


38. ADIANTE échancré. Adiantum emarginatum. 


Adiantum (\indfæa reniformis}, fronde fimplici , 
reniformi, obtufa. Dryand. Aë. Soc. Linn. fond. 
voi. 3. tab. 7. fig. 1. — Swartz, Fil, pag. 118. — 
Roem. Arch. 2. tab. 4. 


Ses feuilles font fimples, portées fur de longs 
pétioles, arrondies , échancrées à leur bord in- 
férieur en forme de rein; l'échancrure profonde, 
un peu ferrée ; entières & obrufes à leur bord 
extérieur. La fruétification , un peu diftante des 
bords, eft difpofée en une ligue non interrompue, 
couverte d’un tégument continu , s'ouvrant en 
dehors. 


Cette plante croît dans la Guiane. 


39. ADIANTE à feuilles en épée. Adiantum enfi- 
folium. 


Adiantum (lindfæa enfifolia), fronde pinraté ; 
pinnis enfiformibus , alternis. Swartz, Fil. pag. 118 


& 317. 


J1 s'élève à la hauteur de deux pieds & plus, 
fur une fouche glabre , cylindrique , canaliculée 
en dehors, d’un brun-verdâtre ou rougeitre. Ses 
feuilles font ailées ; les folioles alrernes, droites, 
pétiolées, longues de fix à fept pouces, linéaires, 
enfformes , larges de quatre lignes, rétrécies à 
leur bafe , obtufes à leur fommet, très-entières , 
glabres à leurs deux faces, finement n<rveufes. 
La fructification eft placée vers le bord des fo- 
lioles , depuis leur bafe jufqu’à leur fommet, en 
une ligne étroite, continue, compofée de très- 
petites capfules d’un brun-noirâtre , recouvertes 
d’un tégument pâle, très-étroit, inféré vers le 
bord des folioles , s’ouvrant en dehors. 


Cette plante croît à l'ile Maurice : elle fe rap- 
proche beaucoup du preris wittata , n°. 16 ; elle 


ADI 139 


en eft diftinguée par la fituation & Ja forme de fes 
tégumens. 


40. ADIANTE linéaire. Adiantum lineare. 


Adiantum (lindfæa linearis), fronde pinnatä, 
lineari; pinnis brevifimis, fubflabelliformibus, antice 
crenulatis , fruëtificancibus. Swartz, Fil. pag. 118, 
& 318. tab. 3. fig. 3. 


Cette efpèce eft remarquab'e par fes feuilles 
trés-étroites, linéaires, à peine larges de trois 
lignes , fimplement ailées , longues d’un pied avec 
leur pétiole. Ce dernier eft fliforme, ang ileux, 
de couleur purpurine , très-glabre ; les fclioles 
fort petites, prefqu'oppofées , à peine pédicel- 
lées , étalées en éventail , en coin à leur ba!e, 
planes, arrondies & légérement crénelées à leur 
fommet, glabres, ftriées , longues de deux lignes, 
roulées à leur bord fupérieur & prefqu'en croiffant 
à la maturité des femences. La fruét.fication eft 
conftituée par une ligne non interrompue , d'un 
brun-pâle ; le tégument convexe, un peu cré- 
nelé, membraneux, d'un vert-pale, s’ouvrant en 
dehors. 


Cette plante croit à la Nouvelle-Hollande. 


41. ADIANTE à folioles entières. Adiantum in= 
tegrifolium. 

Adiantum (lindfæa falcata), fronde pinnatä ; 
pinnis fublunatis | integerrimis. Swartz , Fil. pag. 
118. — Dryand. A. Soc. Linn. Lond. vol. 3. 
pag. 41. tab. 7. fig. 2. — Roem. Arch. 2. 
tabasaie 


Adiantum 7. Aubl. Guian. pag. 965. (Exclf. 
fon.) 


Ses pétioles, glabres & d’un brun-foncé , fe 
développent à leur partie fupérieure en une feuille 
fimplement ailée, longue de fix à neuf pouces, 
compofée de folicles alrernes , pédicellées , très- 
entières, prefqu'ovales, courbées en faucille à 
leur bord inférieur , longues d'un pouce & plus, 
glabres, obtufes à leur fommet, prefque tron- 
quées à leur bafe, portant la fruétification fur leur 
bord extérieur ; les pédicelles un peu décurrens 
fur le pétiole. 


Cette plante croît dans la Guiane. 


42. ADIANTE hétérophyle. Adiantum hetera- 
phyllum. 
Adiantum (\indfæa heterophylla) , fronde pin- 


narà ; pinnis integris ferrulatifque ; inferioribus rhom- 
beo-lanceolatis , acuminatis , fuperioribus rhombets , 
obtfis , extimis confluentibus. Swartz, Fil. pag. 118. 
— Dryand. A&. Soc. Linn. Lond. vol.g: tab. 8. 
fig. 1. — Roem. Arch. 2. tab. 4. a 


” 
Ses pétioles font bruns, longs de deux ou trois 
S 2 


140 ADI 


pouces ; les feuilles de même longueur , ailées x 
compofées de folioles peu diflantes, prefqu'al- 
ternes , à peine pédicellées , variables dans leur 
forme , les unes entières, les autres très-finement 
denticulées ; les inférieures rhomboidales, lan- 
céolées , acuminées ; les fupérieures plus courtes, 
rhomboïdales, obtufes ; les rerminales petites, 
arrondies, confluentes. La fruétification eft placée 
far le bord extérieur des folioles. 


Cette plante croit dans les Indes orientales, à 
Maelacca. 


Nota. L’Adiante lancéolé, n°. 8, doit être placé 
ici. 


43. ADIANTE en ferpe. Adiantum cultratum. 
Wailld. 

Adiantum (indfæa cultrata), fronde pinnatä ; 
pinnis deltoideo-lanceolatis , obtufis; terminali elon- 


gatä. SWartz, Fil. pag. 119. 


Adiantum cultratum. Willd. Phytogr. 1. tab. 10. 
fig. 2. 


S:s feuilles font fimplement ailées, compofées 
de folioles elabres , lancéolées , deltoides à leur 
bafe , obtufes à leur fommet, un peu courbées 
en faucille ; la foliole terminale beaucoup plus 
longue que les autres. 


Cette plante croît dans les Indes orientales. 


44. ADIANTE otbiculé. Adiantum orbiculetu: 
‘Lan. 


Adiantum pinnis oblongis ; pinnulis orbiculuto- 
fubarcuatis , inferivrious incifis feu crifidis. (N.) 

8. Lindfea (flabellulata ), fronde pinnatä; pinnis 
fabelliformibus , denticulatis , adultrorum infer'oram 
pinratifidis. Dryand. Aët Soc. Linn. Lond. vol. 3. 
tab. 8. fig. 2. — Roem. Arch. 2.tab. 4.— Swarez, 
Fil. pag. 1 19. ( Voyez ADIANTE, n°. 7.) 


; 45. ADIANTE de la Guiane. Adiartum guianenfe. 
Aubl!. 


Adiancum (\ndfæ1 guianenfis), fronde bipin- 
natd ; pinnis patentibus ; Jubulatis; pinnulis 1nfe- 
rioribus lunatis | mediis trareziformibus , fupremis 
fabelliformibus. Swarvz, Fil. pag: 119: ( Woyez 


ADIANTE,, Af.1219) 

46. ADIANTE à feuilles roides. Adiantum ffric- 
tum. SWwAïiLz. 

Adiantum (lindfæ1 Aria), fronde bipinnata ; 
piaais ereëlis, ffriciis ; pinnulis trapeziformibus. 
Swartz , Flor. Ind. occid. vol. 3. pag. 1722. 

Linafea elongata: Cavan. Præl. 1801. n°. 653. 

Sés ratinés font rampantes, couvertes de paillet- 
tes noiratres, muniesue fibres roides , noires |épar- 
fes. Les fouches font droites , un peu cylindriques, 


ADI 


longues d’un demi-pied , glabres , d’un brun-rou- 
geatre ; les périoles aplatis; les feuilles longuesd'un 
pied, deux & prefque trois fois ailées ; les pinnu- 
les cppofées, droites, linéaires-lancéolées ; les pé- 
dicelles glabres , rétragones , foutenant dés folio- 
les alternes, un peu oppofées, en forme de tra- 
pèze, rapprochées, anguleufes à leur bafe avec un 
prolongement, un peu arquées à leur fommct, 
roides, glabres à leurs deux faces, d'un vert- 
foncé, marquées de veinules radiées ; dichotomes. 
La fruétification confifte en capfules nombreufes, 
très-petites , d’un brun-noitâtre , difpofées au bord 
fupérieur des folioles en uve ligne non interrom- 
pue ; ie résument continu , inféré fur le difque, 
vers le bord. 


Cette plante croit fur les hautes montagnes, à 


la Jamaique, 


47: ADIANTE trichomane. Adiantum trichoma- 
noïdes, 


Adiantum (lindfæi trichomanoides ), fronde 
bipinnatä ; pinnulis cuneatis, fublinearibus , retufis. 
Swartz, Fil. pag. 119. — Dryand. Aét. Soc. Linn. 
Lond. vel. 3. tab. 11. — Roem. Arch. 2. tab. 5. 


Adiantum cuneatum. Foïft. Prodr. n°. 461. 


Ses racines font rampantes ; fes fouches ou pé- 
tioles longs de deux ou tiois poucesÿ les feuilles 
un peu plus longues, deux fois ailées, compofees 
de folioles rétrécies en coin à leur bafe , obtufes 
à leur fommer, petites; les inférieures profondé- 
ment incifées ; les fuperieures entières ou à deux 
lobes. Elle croît das la Nouvelle-Zélande. 


48. ADIANTE trianoulaire. Adiantum triangulure. 


Adiantum (\indfæx tenera), fronde triangulari, 
tripinnatifiaä ; lacinits obovato-rhombeis , incifis. 
Dryand. Aët. Soc. Linn. Lond. vol. 3. tab: 10. — 
Roëm. Arch. 2. tab. 5. — Swartz, Fil. pag. 120. 


Cette plante s'élève à la hauteur dé cinq à fix 
pouces fur dés fouches ou pétioles grêl:s, nus, de 
couleur brune. Son feuillage préfente une fizure 
triangulaire. Ses feuilles font trois fois ailées, {ur- 
tout les pinnu'es inférisures ; elles font oppofées, 
lancéolees, compofées de folioles ovales, rhom- 
boidales , affez petites , lobées ou incifées, char- 
gées de fruétification à leur bord extérieur. 


Cette plante croit dans les Indes orientales. 
49. ADIANTE à petites feuilles. Adiantum mi- 
crophyllum. 


Adiantum (lindfæa microphylla) ; fronde tripin- 
natifidä, lanceolatä ;-laciniis cuneatis , apice dila- 
tatis , crenulatis. Swarvz, Fil. pag. 120 & 319. 


Ses fonches ou pétiolés font filiformes, pâles , 
fliés ; le feuillage tendre , lâche, lancéolé , long 


ADI 


d’un demi-pied, prefque trois fois ailé; les pinnules 
alternes , longues d'un pouce, flexueufes, com- 

_pofées de folio!es diflantes , pédicellées, longues 
à peine d’une ligne, cunéiformes à leur ba‘e, di- 
latées & crénelées à leur fommet, entières ou lo- 
b'es, d’un vert-foncé ; les lobes de même forme 
que les folioles, finement ftriés. La fruétification 
eft placée fur le bord des fulioles en une ligne non 
interrompue , compofée de capfules rrés-pettes, 
d'un brun-pale, luifanres, couvertes d’un tézu- 
ment membraneux , continu , d’un vert-pale, 
s’ouvrant en dehors. 


Cette efpèce croît à la Nouvelle-Hollande. 
*%*%X CHEILANTHES. 


fo. ADIANTE mignon. Aäiantum micropteris. 


Adiantum (cheilanthes micropteris), frondibus 
pinnatis, linearibus; pinnis fuSfeffilibus, fubrotundis, 
incifo-crenatis, hifpidulis. Swavtz, Fil. pag. 126, 


80324. tab. 3. fig. 5: 


C'eft une fort jolie petite efpèce, dont les fou- 
ches ou pétiolss font nombreux , en toufte, fili- 
formes, glabres, d’un brun-pourpre, hauts de 
deux à trois pouces , garnis à leur bafe d'écailles 
un peu noirêtres ; terminés par une feuille longue 
de trois à quatre pouces, droite, linéaire, fimple- 
mentailé: , compofée de petites folioles alternes, 
prefque fefiles , arrondi-s , longues de deux lignes 
lâchemenr & médiocrement crénelées à leurs 
bords, un peu hifpides vues à la loupe. La fruc- 
tificationeft placée par points féparés , fur le bord 
& aux crénelures des feuilles, compofée de p ti- 
tes capfules d’un brun-pale, couvertes par les cré- 
nelures courbées en dedans. 


Citre plante croît au Pérou, aux environs de 
Quito. ( V. f. in herb. Ju.) 


ft. ADIANTE à feuilles vertes. Adiantum viride. 


Adiantum (cheïlanthes viridis), frondibus bipin- 
natis ; pinnulis ovatis , integris ; terminalibus majo- 
ribis ovato- lanceclatis fubhaffatifve ; frite Levi. 
Swartz, Fil. pag. 127. — Vabl, Symbol. 3. pag. 
104 8Diéte 4.1pag: 724: 


Preris viridis. Forskh. Ægypt. pag. 186. 


Ses fouches font mès-liffes, d’un pourpre-foncé, 
ainfi que les périoles & les pédicelles ; le feuillage 
d'un beau vert, deux fois ailé; les pinnules alrer- 
nes, étalées ; les inférieures pétiolées , prefqu'op- 
pofées , infenfiblement plus longues, lancéolées ; 
les fupérieuresalternes, prefque feffiles , conniven- 
tes , plus courtes, compofées de folioles ovales , 
entières; les terminales plus grandes, ovales-lan- 
céolées, prefque haftées ; la fruéification difpofée 
fur le bord des feuilles en points interrompus. 


Cette plante croit dans l'Égypte. 


AD À 14 
2. ADIANTE pubefcent. Adiantum pubefcens. 


Adiantum (cheilanthes microphylla}), frondibus 
bipinnatis ; lanceolatis , utrinquè ffipitcque pubefcen- 
tibus; pinnulis oblongis , obtufis , crenulatis ;'‘infimis 
frbpinnatis. Swartz, Fil. pag. 127, & Flor. Ind. 
eccid. vol. 3. pag. 1713. {Excluf. fynon. Amman.) 


Adiantum nigrum , remofum , minus, ramulis, @c, 
S'oan , Hift. 1. pag..93. tab. 13. fig. 2. Male. 


Lonchitis minima , ramofu. Plum. Fil. tab. 53. 


Ses racines font compoices d’un grand nombre 
d: fibres courtes, roides, noiratres , couvertes d’un 
duvet d’un brun-foncé ; fes fouches & périoles 
longs de quatre à cinq pouces, cylindriques, fili- 
formes , très-noirs, luitans , fragiles, couverts de 
petites écailles tiès-fin:s, noñatres. Les feuilles 
font prefque trois fois ailies , lancéolées , Iongues 
d’un demi-pied; les pinnules courtes, alternés, 
étalées, l£s foliolzs petites, ovales-lancéolées, un 
peu arrondies , entières, ou crénelées ou finuées 
à leurs bords; les inférieures fouvent pinnatifides, 
d'un vert-gai, prefque glabres ou parfeméss, à 
leurs deux faces, de quelques poils rares & blan- 
châtres. La fruétification corhite en points dif- 
tinéls, un peu confluens, nombreux, d'un brun- 
noirâtre , couverts par un tégument entier & 
membraneux. 


Cette plante croit à la Jamaique & à la Nou- 
velle-Efpagne , dans les forêts. 


53: ADIANTE aromatique. Adiantum fragrans. 


Adiantum (cheïlanthes fragrans }, frondibus bi- 
pinnatis, glabris; pinnulis ovatis, obtufis, finuato- 
fabpinnatifidis ; lacinulis incifis , fliprte paleaceo. 


Swartz, Fil. pag. 127, & 325. tab. 3. fig. G. 


. Polypodium (Fragrans ), frondibus Bipinratis $ 
pinnis ovatis , fublobaris , obtufis, fubtùs nudis, 
margine reflexis; fruéfificationibus merginalibus. Linn, 


Mantiff. 2. pag. 507. Non Deiforr. 


Polypodium pteridioides. Reïch. Sÿft. Plant. vol. 
4. pag. 424. 

Adiantum (fragrans ) , frondibus b'pinnatis ; pin- 
nis ovatis , fublobaris , cbrtufis, fuktùs nudis. Linni F. 
Suppl. pag. 447. 

Cette plante s'élève à peine à la hauteur detrois 
ou quatre pouces. Ses racines font compofées d’un 
faifceau de fibres nombreufes, entrelacées, d’un 
brun-noirâue, velues ; elles produifent , à l’ex- 
trémité d'une fouche cylindrique , longue d'un 
pouce , luifante , d'un pourpre-foncé , plufieurs 
feuilles dreites, deux fois mlées, glabres, ova- 
les-lancéolées , longues de deux ou trois pouces; 
les pinnules étalées, oblongues, oppolées, foute- 
nant des folioles fort petites, prefque fefliles , ova- 
les , obtufes, glabres, finuées ou pinnatifides, par- 
femées de petits points jaunâtres, tranfparens ; les 


ADI 


découpures entières ou bien à deux ou trois lobes 
à peine ferifibles, munis à leur fommet de la fruc- 
tification fous la forme de petits points inter- 
rompus. 


? 
142 


Cette plante croît dans les Indes orientales. 


$4. ADIANTE à odeur forte. Adiantum odo- 
ralur. 


Adiantum (cheïlanthes odota), frondibus tripin- 
natis, ovatis , glabris ; pinnulis fubrotundis ovali- 
bufque, terminalibus lobarïs ; ffipise filiformi, pilofo. 
Swartz, Fil. pag. 127 & 327. 


Adiantum pufillum. Allion. 


Preris acrofticha. Balbis , Addit. in Flor. pedem. 
pag. 98. 


Polypodium odoratum. Encycl. vol. 4. pag. ç41. 
(Excluf. Linn. fyron.) d 


Cette plante me paroit être lamêmequele Por v- 
PODE, n°.114. Elle fe diftingue , felon M. Swartz, 
pas fes périoles alongés, prefque filiformes, d’un 

run-pourpre, couverts de petites paillettes ou 
poils rouffeätres. Ses feuilles font courtes, trois 
fois ailées ; les folioles un peu arrondi:s ou ovales; 
les unes entières , les autres lobées ou prefque 
pinnatifides ; les tégumens de la fruétification dé- 
chiquetés ou prefque ciliés à leurs bords. Elle 
croit en Suiffe & en Italie. 


$$. ADIANTE odorant. Adiantum fuaveolens. 


Adiantum ( cheilanthes fuaveolens) , frondibus 
Bipinnatis, glabris ; pinnulis ovalibus, integris, 
infimis lobatis pinnatifitifque ; flipite fliformi , palea- 
ceo. Swartz, Fil. pag. 127. 


Polypodium fragrans. Desf. Flor. atlant. vol. 2. 
pag. 408. tab. 257. — Encyclop. vol. 4. pag. 537. 
ÇExcluf. fynonym.) — Schkuhr. tab. 19. — Pertiv. 
Gazoph. tab. 73. fig. 4. ( Voyez POLYPODE odo- 
tant, n°, 104.) 


56. ADIANTE polymorphe. Adiantum polymor- 
plum. 


Adiantum (cheilanthes polymorpha), frondibus 
decompofitis ; pinnis fuboppofi:is, anguflo-lanceola- 
tis ; pinnulis fubintegris , polymorphis. (N.) 


Ses pédoncules font glabres , anguleux , prefque 
tétragones, d'un brun-clair; les pinnules oppo- 
fées, étroites, lancéolées, fouvent prolongé:s, 
prefqu’entières à leur fommer, compofées de fo- 
liol:s un peu décurrentes , oppoféss ou aiternes, 
petites ; les unes entières, courtes ou alongées; 
les autres légérement & irréguliérement créne- 
lées, glabres, d’un vert-fombre ; la fruétification 
marginale, étroite, quelquefois un peu réniforme, 
cendrée. 


A 4 4 


Cette efpèce croit à Madagafcar & à l'ile Bour- 
bon, où eile a été recusillie par M. du Petit: 
Thouars. (W. f. in hers. J.[) 


$7- ADIANTE à feuilles lenticulées. Adiantum 
lendigerum. 


Adiantum (chsilanthes lendigera), frondibus 
tripinnatis, fubvilloffs ; foliolis orbiculatis ; mini- 
mis. Swartz , Fil. pag. 128 & 325. 


Pteris lendigera. Cavan. Præl. 1801. n°. 664. — 
Hort. reg. Matr. 1. Icon. : 


Fiïicula americana , villofa , tenuiffimè divifa , 
pinnulis fubrotunais. Amm. Comm. Petrop. 1. 
pag. 302. tab. 22. fig. 3. 


Cette efpèce fe diftingue des deux fuivantes 
par fes feuiles conftamment trois fois aïilées , & 
fes rapports avec ces deux efpèces ont dérerminé 
M. Swartz à la placer dans ce genre , & non parmi 
les preris , quoique fes tégumens ne foient point in- 
terrompus. Elle a un pied de lons ; elle produit des 
rejets rampans. Ses fouches fonc cylindriques, d’un 
brun-foncé , couvertes , ainfi que les pétioles , de 
longs poils fins cendrés. Les feuilles font planes, 
linéaires-lancéolées , trois fois ailées ; les ramifica- 
uons alternes , afcendantes, rapprochées; les pin- 
nules alternes ; les fupéri-ures infenfiblement plus 
courtes; les pédicelles pieux; les folioles prefque 
rondes, fort petites, d’un vert-foncé , glabres en 
deffus, couvertes en deffous de poils rouffeâtres, 
un peu réfléchies & crénelées à leurs bords; les 
terminales un peu plus larges. La fruétification 
confifte en petites capfules prefque folitaires , d’un 
brun-noirâtre, couvertes par un tégument blan- 
chatre, membraneux, fitué entre les crenelures. 


Cette plante croît à la Nouvellk-Efpagne & dans 
le royaume de Quito. 


53. ADIANTE hériffé. Adiantum hirtum. 


Adiantum ( cheilanthes hirta), frondibus bipin- 
aatis tripinnatifidifque , hirris ; pinnulis ovatis, cre- 
nulatis, fubtùs rachibufque paleaceo-hirtis. Swarez , 
Fil. pag. 128 & 329. 

Adiantum Caffrorum. Schrad. Journ. 1809. vol. 
2. pag. 85. 

Ses racines font compofées de fibres nombreu- 
fes, roides, filiformes, noirâtres, alongées; elles 
produifent en rouffe des fouches ou pétioles cylin- 
driques , droits ou afcendans , pubefcens , d'an 
pourpre-noiratre , garnis à leur bafe d’écailles 
linéaires-lancéolées , luifantes, d’un brun-foncé. 
Les feuilles font oblongues , lancéolées , deux & 
prefque trois fois ailées, longues d’un pied; les 
pétioles velus , cylindriques; les pinnules oblon- 
gues, alternes & oppolées ; les folioles ovales, 
petites , quelquefois entières, plus fouvent inci- 
fées-pinnatifides ; les découpures arrondies , eré- 


ADI 


nelées , convexes, munies en deus de poils arti- 
culés , très-fins, & en deflous de poils rouffeatres. 
La fructification, placée fur les bords, eft compo- 
fée de capiules d’un brun-noir, couvertes par les 
crénelures recourbéess. 


Cette plante croit au Cap de Bonne-Efpé- 
rance. 


x . 


59. ADIANTE à petits lobes. Adiantum parvi- 


lobum. 


Adiantum ( cheïlanthes parviloba), frondibus 
bipinnatis, glabris; pinaulis trilobutis , convexis , 
crenulatis , medio oblongo, Llateralibus fubrotundïs , 

de ee : 2 ; 
rachibus hirtis. Swartz , Fil. pag. 128 & 329. 


. Cetta plante eft haute d’un pied , très-rappro- 
chée de l’ad'antum hirtum , diftinguée par fes 
folioles bien moins difantes, point lobees à leur 
bafe. Les fouches font glabres, roides, f.iformes, 
cylindriques, d’un pourpre-foncé ; les feuilles 
oblongues , lancéolées , acuminées, deux fois 
ailées; leur pétiole cylindrique , hériffé de poiis 
très-fins ; les pinnules alrernes, étalées horizonta- 
lement, longues d’un pouce & plus; les folioles 
prefqu'oppoiées , à peine pedicellées, à trois 
lobes; celui du milieu plus alongé , long de deux 
lignes ; les deux latéraux arroniis, une fois plus 
petits , tous g'abres , convexes, un peu crène- 
lés ; les capfules prefque folitaires, placées aux 
crénelures qui fe replient & les recouvrent, mu- 
nies de quelques poils. 


Cette plante croît au Cap de Bonne-Efpé- 


rance. 


Go. ADIANTE voilé. Adianturm veflitum. 


Adiantum ( cheïilanthes veflita } , frondibus bi- 
pinnatis tripinnauifidifyve, hifpidulis ; lacinits ova- 
tis , Entepris , rachive flipiteque hirtis. Swaercz, Fil. 
pag- 128 & 330. 


Adiantum veflitum. Sprengel. Anleit. pag. 122. 
Adiantum hifpidum. Bofc. 


Très-rapprochée des deux précédentes, cette 
efpèce en diffère par plufieurs particularités dans 
fon feuillage , par les capfules vrivées de tégu- 
mens propres, recouvertes par le bord repiié des 
folioles. Ses fouches & {es pétioles font, ainfi que 
les feuilles à leurs deux faces , parfemés de poils 
clairs, & non rouffeâtres. Ces feuilles font deux 
fois ailées ; les folioles ovalcs, petites, entières, 
quelquefois pinnatifides , hériffées de poils rares, 
articulés. 


Cette plante croît à la Caroline & dans la Pen- 
filvanie. (V.f.) 

61. ADIANTE du Cap. Adiantum capenfe. 

Adiantum (cheilanthes capenfis ) , frondibus de- 


ADI 143 


{ comrofitis ; glabris ; foliolis fubbipinnatis ; pinnulis 


ovatis, indivifis , coadunatis | dentato-crenulatis ; 
Jorts contiguis. Swartz, Fil. pag. 128. 


Adiantum capenfe. Thumb. Prodr. 


Sa fru&ification eft placée fur le bord des 
folioles , en points non interrompus; ce qui ia 
rapproche de celle des preris. Ses feuilles font 
glabres, plufieurs fois ailees ; les pinnuies prefque 
deux fois ailées ; les folioles ovales, conmventes, 
pointlobées , un peu crénelées ou denticulées. 


Elle croit au Cap de Bonne-Efpérance. 
62. ADIANTE ptércih. Ad'antum pteroides. 


Adiantum ( cheilanthes pteroïdes ) , frondibus 
fuprà decompofitis ; glabris ; foliolis tripinnaris ; 
pinnulis cordato-ovatis , crenulatis ; foris CONLIZUIS y 
induffis imbricauis , flipite glaberrimo. Swartz, Fit, 


pag. 128. 
Preris orbiculata, Thumb. Prodr. 


Ses fouches , ainfi que fes pétioles, font très- 
glabres ; fon feuillage plufieurs fois ailé ; les feuilles 
tripinnées , glabres à leurs deux faces, compofées 
de folioles ovales, en cœur , légérement créne- 
lées. La fruétification confifte en points marginaux 
non interrompus , couverts par des tégumens 
imbriques. 


Elle croit au Cap de Bonne-Efpérance. 


63. ADIANTE variable. Adiantum varians. 


Adiantum ( cheilanthes tenuifolia ), frondibus 
bipinnatis , fuprà decompofitifque , glabris ; foliolis 
laxis, fubbivinnatis ; pinnulis oblongis , crenatis. 
Swartz , Fil. pag. 129. 

Pieris nigra. Retz. Obf. G. n°. 25. — Encycl. 
vol. 4. pag. 718. n°. 35. 

Driopreris campeftris. Rumph. Amb. vol. 6. t. 34. 
fig. 2. 

Trichomanes tenuifolia. Burm. Ind. pag. 237. 


Pteris humilis. Forft. Prodr. & Cavan. Hort. 
Matr. ? (Vojez PTERIS noire , n°. 35.) 


Les fouches & les pétioles font légérement velus 
à leur bafe dans les jeunes individus. Quelquefois 
le feuillage eft à divifions moins nombreufes, & 
alors cette plante ne paroït point différer du 
pteris hurilis de Forfter. Ces variétés dépendent 
de l’âge de la plante. 


64. ADIANTE multifide. Adiartum multifidum. 


Adiartum (cheilanthes multifida), frondibus fuprè 
decompofitis , glabris ; foliolis tripinnatifidis ; laci- 
nulis obovatis, convexis | incifo-crenatis. Swartz , 


Fil. pag. 129. 
Elle a beaucoup de rapport avec l’ediantum 


144 ADI 

hirtum :.elle s'en diftingue en ca qu'elle eft glabre 
fur toutes fes parties ; ciie s'élève à peine à [a hau- 
teur de fept à huit pieds. Ses fouches font cylin- 
diiques, puis à deux côtes, mais point cannelées , 
trés-plabres, luifantes, d’un pourpre-foncé ; mu- 
Dies d'un tubercule radical, couvert d’écailles 
fubulées , d'un brun pâle, garni de longues fibres 
noires, roides , filiformes. Les feuilles font plu- 
fieurs fois ailées, prefque quatre fois pinnatifides ; 
Jes pétioles & les pédicelles cylindriques , très-gla- 
bres ; les ramifications prefqu'oppofées ; les pin- 
nulés alternes, ovales, longues d’un demi-pouce, 
compofées de folioles prefque fefhles , oppofées , 
oblongues, obtufes, glabres à leurs deux faces, 
plus pales en deflous ; les inférieures pinnarifides ; 
les découpures arrondies, crénelées ; les folioles 
fupérieures incifées ou à peine crénelées. La 
fruétification eft conftituéz par des points féparés, 
placée fous les crénelures. 


Cette plante croît au Cap de Bonne-Efpérance , 
dans les fentes des rochers. 


65. ADIANTE dichotome. Adiantum dichoto- 
mum, 


Adiantum ( cheilanthes dichotoma ) , frordibus 
fuprà decompofitis , glubris ; foliolis tripinnatis ; 
rachibus flexcofis ; pinnulis d'ffinétis , fubrotundis , 
lobaris ; loôis crenuluris, Swartz, Fil. pag. 129 & 
335. tab. 3. fig. 7. 

Cette fougère eft remarquable par fon port; 
elle eft très- haute d'environ fix pouces. Ses 
fouches font filiformes, glabres , noires, roides , 
luifantes; fon feuillage ramifié, plufieurs fois 
ailé ; les pédicelles capillaires, fexueux , prefque 
divilé par dichotomies; les folioles très petites , 
diflantes , oppofées ou alternes, glabres, preique 
fefiles , un peu arrondies, légérement incifées 
ou à trois lobes crénelés. Les points de la fruc- 
tification font très petits, fur le bord des lobes, 
récouverts par les crénelures. 


ne 
HE 


Cette plarte croit au Pérou, dans le royaume 
de Quito, fur le mont Saint-Antoine. 


G6. ADIANTE globuleux. Adiantum globatum. 


fronde fipra decompofitä, pinnis fusoppofitis ; fololis 
dobaris ; fruétificantibus globatis. (N.) 


Ses racines font fibreufes, d'un brun-noirâtre, 
un peu velues : il s’en élève plufeurs pédoncules 
droits, d’un noir-luifant, un peu comprimés. 
Les pinnules font oppofses , quelquefois alternes ; 
leurs divifions fonvent alrernes ; les folioles libres, 
linéaires, obtufes, divifées en petits lobes obtus 
à leur contor. Ces lobes fe roulent, & forment, 
quand ils font chargés de fruétification, de petits 
globules très-remarquables. Les capfules font d’un 
roux-foncé. 


Adiantum ( cheilanthes globata ), glaberrimum 


sms 


ADI 


Cette plante croi: au Cap de Bonne-Ffpérance, 
CV. fi in kerb. SJ) 

67. ADIANTE arborefcent. Adiantum arboref- 
cens. 


Adiuntum (cheilanthes arborefcens ), frondibus 
Jéprä decompofuis , glabris ; foliolis quadripinnauts , 
patentibus ; pinnulrs-lineari-oblongis, ferratis ; in- 
finis pinnaifidis. Swartz , Fil. pag. 129 & 336. 


Lonchitis ( tenuifolia ), arborefcens, frordibus 
decompofitis ; foliis pinratis ; pinnis lineari-oblon- 
gs, ferratis; infimis pinnatifidis. Foift. Prodr. 
n°. 424. 

Cetre fougère, qui a le port d’un arbriffeau , 
ne fe rapporte à ce genre que par {a fruétification. 
Ses feuilles font quatre fois ailées , longues d’un 
pied , larges d’un demi-pied , glabres à leurs deux 
faces ; les premières divifions étalées, oppofées , 
longuss de fept à huit pouces; les pinnules lancéo- 
lées, prefqu’oppofces, acuminées ; les inférieures 
aiées ; les fupérisures pinnatifides ; les folioles 
linéaires-oblongues, aiguës, dentées en fcie; les 
inférieures prefque pinuatifides ; la découpure de 
la bafe auriculée par fa prolongation. La tructifi- 
carion eft difpofée , proche les dentelures, en 
petits points arrondis ; les tégumens à demi arron- 
dis ; formés par les petites découpures courbées 
en dedans. 


Cette plante croît à l'ile des Amis. 


* Autres efpèces d'ADIANTUM , ou douteufes , ou 
rapportées à d’autres genres. 


Nota, Les duvallia, les hymeropkyllum , rangés 
d'abord parmi les adiantes, ont été placés, dans 
cet ouvrage, à la fuite des crichomanes. ( Voyez 


vol. 8.) 


68. ADIANTE rampant. Adiantum repens. Linn. f.- 


Adiantum ( davallia pedata ), frondibus quin- 
guangulis ; trifidis trifoliatifque , pinnatifidis ; fur- 
culo repente, hifpido. Smith, A. Taur. vol. ff 
pag. 414. tab. 9. fig. 6. — Swartz, Fil. pag. 131. 


Humata trifoliata. Cavan. Præl. 1801. n°. 680. 
( Voyez ADIANTE, n°. 4.) f 


69. ADIANTE trifolié. Adiantum trifoliatum. 
Linn. 


Adiantum ( davallia trifoliata ), frondibus alter- 
nis, decompofitis , flexuoffs ; pinnulis ternatis, linea- 
riôus ; foro folitario. Swartz , Fil. pag. 133. — 
P'um. Fil. tab. 99. fig. B. ( Voyez ADIANTE, 
n°15) 

70. ADIANTE à folioles tronquées. Ad'anrum 
clavatum. Linn. 


Adiantum ( davallia clavata ) , frondibus alternis, 
decompofitis , 


ADI 


decompoftis | remotè tripiunatis ; pinnulis lineari- 
cuneiformibus , clavatis , apice.foro fubrorundo ter- 
minatis ; Induffo denticulato. Swartz, Fil. pag. 133. 
( Voyez ADIANTE, n°. 24.) 


71: ÂDIANTE à feuilles menues. Adiantum te- 
nuifolium. Lam. 


Adiantum ( davallia tenuifolia ) , frondibus al- 
ternis , decompoficis ; foliolis fabquadripinnatis ; laci- 
nulis lineari-cuneiformibus , retwfs ; foris gemina- 
1is. Swartz, Filic. pag. 134. ( Voyez ADIANTE, 
n#-:25:0) 


72. ADIANTE épineux. Adiantum aculeatum. 


Linn. ( Voyez ADIANTE, n°. 26, & TRicHo- 
MANE, n°. 68. ) 


73. ADIANTE trilobé. Ad'antum trilobum. Linn. 


Adiantum frondibus compofitis ; pinnis tripartitis , 
obtufis, incifis, multifloris. Linn. Syft. veget. pag. 
939. An davallia ? Swartz, Fil. pag. 135. ( Voyez 
ADIANTE, n°.11.) 


.74. ADIANTE de Chine. Adiantum chufanum. 
Linn. 


Adiantum frondibus decompofitis ; pinnis alternis, 
pinnauifidis ; lobis inequalius. Linn. Syft. veget. 
pag. 940. An davallia ? Swartz, |. c. 


* Adiantum fcandens. ( Voyez; TRICHOMANE , 
n°75) 


7$- ADIANTE à feuilles de ciguë. Adiantum cicu- 
tefolium. Lam. 


Adiuntum frondibus tripinnatis, triangularibus ; 
pinnis alternis ; pinnulis ovalibus , obtufis , margine 
fubdentatis. An cheilanthes ? ( Voyez ADIANTE, 
n°.31.) 

Selon M. Swartz, cette plante paroït être la 
même que fon cheilanthes tenuifolia , décrite plus 


haut. D’après M. de Lamarck, elle femble diffé- 
rer de très-peu de l’adiantum pteroides. Linn. 


76. ADIANTE ptéroide. Adiantum pteroïdes. 
Linn. 


Adiantum fronde fuprà decompofitä ; pinnis ovatis, 
integris , erenulatis ÿ ffipite Levi. Linn. Syft. veger. 
pag. 940. An cheilanthes ? ( Voyez ADIANTE, 
n°. 29.) 


77. ÂDIANTE hexagone. Adiantum hexagonum. 
Linn. (Voyez ADIANTE ,n°.28, & PTERIS, vol. 
S: pag: 724.) 


78. ADrANTE à feuilles d’achillée. Adiantum 
achilleefolium. Lam. 


Adiantum frondibus tripinnatifidis ; pinnis oblon- 
Botanique, Supplément. Tome 1. 


A DO 


gis, anguffis ; pinnulis linearibus, obtufis , integris 
Jeu apice furcatis; ffipite glabro. (N.) ( Voyez 
ADIANTE, n°. 23.) 


145 


Cette efpèce n’eft peut être qu’une variété de 
l'adiantum furcatum , Linn. Suppl. , que M. Swirtz 
range parini les ceropceris ( C. Furcata, Fil. pag. 
88 ), & à laquelle il rapporte, comme fynonyme, 
l'adiantum borbonium , Jacq. Collet. 3 , tab. 21, 
fig. 1, & le lonchitis bipinnata , Forsknal, F'or. 
ægypt.-arab. pag. 184, & At. Petrop. IX , t:b. 
F, fig. 1; enfin, le cenapteris rutafolia, Berg. AX. 

etrop. VI, tab 7, fig. 1,2. 


L'adiantum auriculatum, Thunb. Prodr. Pi. Cap., 
eft le preris auriculata. Swartz, Fil. pag. 103, & 
Encycl. vol. 4. pag. 725. 


L'adiantum haflatum , Linn. f. Suppl. pag. 4473 
paroît être la n.ême plante, mais plus Jeune que 
notre preris polymorpha, NOÏ. 4, pag. 7:19, n°. 425 
c’eft encore le preris haffata, Swarez, Fil. p. 106, 
& le pteris auriculata , Thumb. Prodr. PI. Cap. 


L’adiantum lunulatum , Houtt. tab. 100. fig. 1. 
( Voyez PoLyroD!uM.) ( Afpidium truncatulum.) 
Encycl. 4. pag. $56. 


L’adiantum fcandens , Loureiro, Flor. coch. pag. 
837, paroît appartenir au /ygodium japonicum. 
Swartz, Fil. pag. 154. 


L'adiantum tenellum | Jacq. Coll. 3. tab. 21. fig. 
3. M. Swartz foupçonne que c’eft un hymeno- 
phyllum (trichomane , Encycl.). 


ADOLIA. ( Voyez ADOLE.) 


ADONIDE. Adonis. On avoit introduit dans 
ce genre quelques plantes qui offroient dans leurs 
fleurs le caractère des adonides , mais dont les 
fruits n'avoient pas été obfervés par les botaniftes 
modernes qui les ont décrites. Bu:man, dans fes 
Plantes d’ Afrique , avoir bien annoncé que ces 
fruits étoient compolfés de petites baies réunies 
fur un réceptacle commun, mais ou l'on avoit né- 
gligé ce trait de lumière , ou l'on avoit cru ce ca- 
ractère infufifant pour la formation d’un nouveau 
genre. Il fe préfentoit néanmoins d’une manière 
bien naturelle, les efpèces dftinées à le compo- 
fer fe difiinguant déjà des adonides par leur port. 
M. Ventenat l'a établi dans fon bel ouvrage du 
Jardin de La Malmaifon ; il l'a nommé anamenia , 
de deux mots arabes, & lui a donné pour carac- 


? tère effentiel : 


Un calice à cinq folioles ; cinq pétales & plus ; 
» 3 
D ; Pers : 
plufieurs baies monofpermes , réunies fur un réceptacle 
commun. 


Dans les adonides le fruit, femblable à celui des 
renoncules, eft compofé de pluficurs capfules mo- 
nofpermes qui ne s’ouvrent point , & font réunies . 
fur un réceptacle commun. a 


146 ADO 


Les efpèces qui conftituent jufqu’alors le genre 
anamenia , ont leurs feuilles routes radicales , com- 
pofées, deux fois ternées ou ailées ; leurs tiges 
nues , ordinairement divifées à leur fommet en 
une forte d’ombelle, à rayons alongés, munis 
d'une collerette , fapportant une ombellulz. Ce 
genre fe rapproche des Aydroffis par fes fruits, des 
ädonides par fes fleurs, & des ombelles par fon 
port. Je l’indiquerai ici par une divifion. 


ESPÈCES. 
ADONIS. 


1. ADONIDE annuelle. Adonis annua. Lam. 


Adonis caule glabro , fupernè fulcato ; foliis mul- 
tifilo-lincaribus ; petalis $-8 ovato-oblongis , ungue 
aitido baf notatis ; feminibus glabris. Lam. Illufr. 
tab. 498. fig. 1. 


æ. Adonis (autumnalis), foribus oélopetalis, 
fruitibus fubeylindricis. Linn. Spec. Plant. pag. 771. 


Adonis (miniata), floribus oétopetalis, obtufis, 
integris ; fruétibus cylindricis. Jacq. Flor. auftral. 
tab. 354. 


ÆEadem , floribus citrinis. 


g. Adonis ( æftivalis), foribus pentaperalis, fruc- 
zibus ovatis. Linn. Spec. Plant. pag. 771. ( Floribus 
phaniceis & ochroleucis, ) — Camer. Epit. p. 648. 
Icon. ( Voyez ADONIDE, n°.1.) 


2. ADONIDE couleur de feu. Adonis flimmea. 
Jaca. 


Adonis floribus oëopctalis ; petalis lanceolatis, 
acutis; fruëtibus cylindricis, caule hirto. Wild. Spec. 
Plant. vol. 2. pag. 1304. 


Adonis floribus oëopetalis , calicibus hirfatis, 
fruëtibus cylindricis. Jacquin , Flor. auftr. vol. 4 
tab, 355. 


Cette plante n’eft peut-être qu’une des variétés 
de l'efpèce précédente ; elle en diffère par fes ra- 
cines fans faveur ; elles font amères dans l’ado- 
nide annuelle; par fes tiges & fes calices ordinai. 
remenr un peu hériffés ; par fes pétales point ta- 
chetés à leur bafe, lancéolés , aigus, quelquefois 
munis d'une ou de deux dents. 


Cette plante croit en Autriche, parmi les moif- 
fors. O (V.f.) 

3. ADONIDE printanière. Adoxis versalis. Linn. 

Adonis caule fubfimplici, ad florem ufque feliofo ; 
ramis flerilibus ; foliis vaginantibus, fapra decom- 
poftis, linearibus ÿ petalis 6-16 oblongis, capfulis 
willofss. Decand. Synopf. Plant. gall, pag. 416. — 
Lam. Jiluftr. Gen. tab. 498. fig, 3. 


A D O 


Adonis flore dodecapetalo, fruëlu ovato. Linn. 
Spec. Plant. pag. 77. — Gæren. de Fruét. & Sem. 
tab. 74. 


Adonis apennina. Jacquin, Flor. auftr. tab. 44. 
(Voyez ADONIDE, u°.2, Var. æ&. ) 


4. ADONIDE de l’Apennin. Adonis apennina. 
Lino. 


Adonis caule ereëlo ; foliis radicalilus peduncu- 
latis, decompofiris , fublinearibus; floribus pedureu- 
latis, nudis ; capfulis glabris, angulofis. Decand. 


: Synopf. pag. 416. 


Adonis floribus pentedecapetalis , fruéft ovato. 
Lin. Spec. Plant. pag. 772. — Gouan, Illuftr. 
p25°535;: 

Helléborus niger, ferulaceus , caule geniculato ; 
flore mogno , tulipa minoris inflar. Mentz. tab. 3. 
fig. 1 

DEN 


Adonis vernalis , var. 8. Lam. Di&. n°. 2. 


Quoique très-rapprochée de l’efpèce précé- 
dente, cette plante en diffère par un port & par des 
caraétères qui lui font particuliers. Ses tiges font 
plus élevées, plus fermes; fes feuiiles radicales 
portées fur de très-longs pétioles ; leurs décou- 
pures auf nombreufes , mais moins étroites. Les 
fleurs , prefque fefiles dans lefpèce précédente , 
fonc foutenues dans celle-ci par un péd ncule 
alongé, nu, ftrié. Les capfules font glabres, ai- 
gués , anguleufes, réunies en une rête ovale. 


Cette plante croît dans les Pyrénées. % (W. f.) 
** ANAMENIA. Vent. 


s- ADONIS à feuilles coriaces. Adonis coriacea. 


Adonis (anamenia coriacea), fo/iolis fubcor- 
datis , coriaceis , glabriufeulis , lateralibus bafi obli- 
què truncatis ; umbellä fuprà decompcfirä , patentif- 
ffmä. Vent. Jardin de la Malmaif. vol. 1. pag. & 
tab. 22. À 


Rinurculus athiopicus , foliis rigidis , floribus ex 
luteo-virefcentibus. Commel. Hort. pig. 1.tab. 1. 


Chriflophoriana africana , ranunculoides  foliis 


rigidis. Boerh. Lugd.-Bat. 2. pag. 62. 


Dans un Mémoire préfemté à l'Inftitut par 
M. Ventenat, fur l'adonis capenfis Linn., il ré- 
fuite , d’après les obfervations de ce favant, que 
Linné avoit compris trois efpèces diftinétes fous 
là même dénomination. Ces efpèces ayant un 
fruit compolé de plufieurs baies, doivent confti- 
tuer un genre nouveau. La plante done il s’agit 
iei  préfenre fous l’afpeét d'une ombelle. Ses 
racines fort compofées de plufieurs fibres alon- 
agées, de couleur brune; elles produifent en touffe 
plufieurs feuiiles radicales très-glabres, amples , 


ADO 


longuement pétiolées, coriaces , deux fois ter- 
nées , d’un'vert-forcé en deflus pal: s & cendrées 
en deffous; les foliolss pédiceilées, glabres, ova- 
les , dentées en fcie à leur contour, un peu en 
cœur. Du centre des feuilles s'élève une tige nue, 
épaiffe , glabre, cylindrique, un peu violette, fe 
divifant à fon fommet en fix ou huit rayons alon- 
gés, fupportant chacun une ombelle partiille , 
dont les rayons font inégaux en longueur , fim- 
ples ou divifés en ombellules ; les collerettes, 
tant univerfelles que partielles, compofées de 
plufieurs folioles ovales, prefqu’en fpatule , en- 
tières ou dentées. 


Les fleurs fonc inclinées, d’un vert-jaunâtre, 
de la grandeur de ce:les de la clématite ; leur ca- 
lice compofé de cinq folioles oblongues, obtu- 
25, ds la longueur & de la couleur de la coroile ; 
les pétales oblongs , obtus, très-variables dans 
leur nombre , ordinairement de cinq à vingt ; les 
éramines nombreufes, plus courtes que la corolle ; 
les anthères arrondies , à deux lobes ; les ovaires 
nombreux, portés fur un réceptacle globuleux ; 
les fiyles latéraux, perfiftans ; l£s ftigmates aigus 
& recourbés. Le fruit eft formé de plufieurs baies 
ovales, lifles , aiguës, d’un noir-foncé, portées 
für un réceptacle globuleux ; les femences foli- 
taires , attachées au fond de chaque baie, liffes , 
légérement comprimées. 


Cette p'ante croît au Cap de Bonne-Ffpé- 
rance , fur les montagnes, parmi les rochers. x 


CPS) 


6. ADONIS à feuilles de lafer. Adonis laferpi- 
trifolia. Vent. 

Adonis ( anamenia laferpitiifolia) , foZiolis fub- 
cordatis , rigidis, glabriufculis ; Lateralibus bafi obli- 
que cruncatis ; umbell& fubfimplici, pauciflorä. Vent. 
Jard. de la Malm. pag. 22. 

Imperatoria ranunculoïdes , africana , enneaphyl- 
los , Liferpitii lobatis foliis rigidis , margine fpinofis. 
Pluken. Almag. 198. tab. 95. fig. 2. 

Adonis veficatoria. Linn. Suppl. pag. 272. Aït. 
Hort. Kew. vol. 2. pag. 264. 


Adonis capenfis. Linn. Spec. Plant. pig. 772. — 


Lam. Diét. 1. pag. 46. (Excluf. Burm. fynonym.) 
(Voyez ADONIDE , n°. 3.) 


7. ADONIDE grêle. Adonis gracilis. 


Adonis ( anamenia gracilis ), foliolis ovatis, 
profundè ferratis , rigidis, pilofis ; fcapi ramulis de- 
cumbentibus , paucifloris. Vent. Jard. de la Malm. 
l'a te 


Adonis ethiopica. Thunb. Prodr. Cap. 


Cette efpèce , beaucoup plus grêle dans toutes 
fes parties, ayant d’ailleurs le port des précé- 


A DU 147 


dentes, produit de fes racines des feuilles radi- 
cales deux fois ternées ; les folioles ovales , péui- 
cellées, roides, profondément. dentées en fcie, 
pileufes. De leur centre s'élève une tige fimple, 
nue , divifée au fommet en plufieurs pédoncules 
ombellés , rabattus en dehors, p:u garnis de 
fleurs. Elle croit au Cap de Boan:-Efpérance. Ses 
feuilles font employées en Afrique comme véf- 
catoires. 


8. ADONIDE hériffée. Adonis hirfrta. 


Adonis (anamenia hirfuta) » foliis lanceolatis , 
profunde ferratis , hirfurrs ; fcapo bafi ramvfo ; ramis 
decumbentibus , paucifioris. Vent. fard. de la Maim. 
AT 


Chriflophoriana trifoliata , foliis feabris : flore 
flphureo , rariore. Burm. Afric. pag. 145$. 147. 
tab. fr. 


Ses racines font épaifles , compofées de plu- 
fieurs fibres fimples, brunes, alongées ; elles pro- 
duifent plufieurs feuilles longuement périolées, 
deux fois ternées, pédicellées, ovales-lancéolées, 
profondément & irréguliérement denrées enfcie, 
hériflées de poils roïdes , ainfi que les périoles. 
De leur centre s'élèvent plufieurs tiges longues 
de deux pieds , nues , rameufes prefque dès leur 
bafe , hérifflées ; les péloncules rabattus , peu 
nombreux , partant du même point , accompagnés 
à l-ur bafe de quelques folioles prefque fefiles , 
oblongues , en forme de collerette; les pédicelles 
alternes, rarement ombellés, munis d’une braétie 
à leur bafe. Le calice eft compofé de cinq folioles 
oblongues , verdâtres; la corolle à plufieurs pé- 
tales de même forme , d’un jaune de foufre , aux- 
quels fuccèdent des baies glabres & oblongues, à 
une feule loge monofperme , réunies fur un récep- 
tacle commun. 


Cette plante croît au Cap de Bonne - Efpé- 
rance. # 


9. ADONIDE à feuilles de carotte. Adonis dau- 
cifolia. Lam. 

Adenis (anamenia daucifolia), foliis bipinna- 
tis ; foliolis linearibus, pinnarifidis. Vent. Jard. de 
la Malm. I. c. : 

Adonis filia. Linn. Suppl. ( Voyez ADONIDE, 
néant) 


ADONIS. ( Voyez ADONIDE.) 
ADOXA. ( Voyez MOSCATELLINE.) 


ADUPLA, Genre de plantes de la famille des 
cypéroides , obfervé par Bofe dans l'Amérique 
feptentrionale, & voifin du choin (fchenus Linn.). 
Le même genre a été décrit fous 1: rom de ma- 
rifque ( marifeus ) par Gærtüer, Je lui attribue 

2 


148 ÆNG'E 


feulement pour caraétère diftinétif, des glumes 
fimples, tuilées ; les inférieures ftériles , les fupé- 
rieures fertiles. M. Bofc, admetrant des glumes 
bivaives , trouve dans chacune deux fleurs , l’une 
mâle & fefile, l’autre femelle & pédonculée. Les 
autres caractères font ceux de la famille. Ces deux 
auteurs y rapportent plufieurs efpèces de fcirpus 
& de killingia de Linne. (Juff.) 


ÆCHMEA. ( Voyez ACHMÉE , Suppl. ) 
ÆCIDIUM. ( Voyez UREDO.) 


ÆGERITA. ( Perf. Fung. ) (Voyez Æcé- 
RITE.) 


ÆGÉRITE. Ægerita. Genre de plantes crypto- 
games, de la famille des champignons, qui fe 
rapproche beaucoup des moififures, qui reffem- 
blent aux borryeis par leur ftruéture, qui en diffe- 
rent par les fibrilles couchées & beaucoup plus 
menués qui portent les capfules. Leurs plaques 
ont une apparence glabre & charnue , tandis que 
celles des borrytis & des monilia ont l'afpeét velu 
8: flamenteux. Le caractère effentiel de ce genre 
confifle en ce que: 


Les æ2érites n’offrent qu’un tubercule ou une 
croûte convexe. Vues à une forte loupe ou au 
microfcope, on y diflingue des capfules fphéri- 
ques, éparfes , attachées à des fibrilles couchées , 
rameufes & extrêmement menues. Ce genre a été 
établi par M. Perfoon. 


ESPÈCES. 


1. ÆGÉRITE tête d’épingle. Ægerita punéhifor- 
mis. Decand. 

Ægerita minima, hemifpharica, caruleo-nigrefcens. 
Decand. Flor. franc. vol. 2. pag. 72. 


« J'ai trouvé cette plante, dir M. Decandolle, 
fur les racines de jacinthes qui croifloient dans 
l'eau; elle y forme de petits tubercules d’un brun- 
bleuitre, gros comme la tête d'une épingle. Vus 
au microfcope , ces tubercules paroïffent compo- 
fés de globules fphériques très-nombreux , ad- 
hérens le long de filamens rameux , extrémement 
délies. 

2. ÆGÉRITE orangée. Ægerita aurantia. Dec. 

Ægerita cruffacea , aurantiaco-flavefcens , femini- 
bus minutiffimis. Decand. Synopf. Plant. gall. 
pag. 14. 

Mucor aurantius. Bull. Champ. pag. 103. tab. 
504. fi3. 5. (Voyez MoisisSURE, n°. $.) 


3. ÆcérITE en croûte. Ægerita cruffacea. Dec. 


Ægerita cruflaceo-fubcoriacea, ex albo-fulphureä, * 


ENG 


Ÿ demèm rubrä; fhipitibus vix perfpicuis. Dec. Synopf. 
Plant. gall. pag. 14. n°. 182. ( Woyez Moisis- 
SURE, n°.2.) 


4. EGÉRITE des bois morts. Æperita epyxilon. 
Decand. 


Ægerita pulvinata, ex cinereo-nigricans , intès 
flamentofa. Decand. Synopf. Plant. gall. pag. 14. 
n°. 183. 

Reticularia epyxilon. Bull. Champ. pag. 90. 
tab. 472. fig. 1. 


Cette efpèce eft annuelle : elle naît fur le bois 
mort , dépouillé d’écorce; elle y forme de petits 
coufins d'abord grifâtres , unis & mous, enfuite 
bruns ou noirs, & réduits en une poufhère qui 
s'attache aux doigts. Les capfules font oblangues, 
attachées à de petites fibres articulées & élafi- 
ques. ( Decand.) 


$. ÆGÉRITE blanche. Ægerita eandida. Perf. 


Ægerita conferta, levis, candida. Perf. Difpofit. 
Fung. pag. 40 , & Synopf. pag. 684. 
Sclerotium agerita. Hoffm. Crypt. tab. 9. fig. 1. 


Il £ préfente en automne dans les bois d’aulnes 
humides , à la furface des bois, fous la forme de 
petites plaques ferrées , blanches , granuleufes. 


6. ÆGÉRITE pâle. Ægerita pallida. Perf. 


Ægerita fparfa , fubtuberculofa , pallida. Perfoon, 
Difpof. Meth. Fung. pag. 40, & Synopf. pag. 685. 


Il croît fur l'écorce des rameaux tombés des 
chênes où il forme des amas épars, un peu tuber- 
culeux , d'un blanc-pale. , 


7. ÆGERITE bleuûtre. Ægerita cafia. Perf. 


Ægerita fparfa , pruinata, cafio-albida. Perfoon , 
Synopf. pag. 685. 

On l'obferve dans l’hiver fur le tronc des ar- 
bres , en forme de petits points épars, d'un blanc- 
bleuatre , d’une confiftance un peu molle, qui 
difparoït en fe defféchant. 


ÆGICÈRE. Ægiceras, Gærtner nomme ainfi le 
rhigiphora corniculata de Linné, dont il fait un 
genre diftinét , & auquel il donne pour caraétère 
effentiel : 


Un calice cortace , campanulé, à cinq divifions; cinq 
pétales, autant d’étamines ; ur ovaire fupérieur, fur- 
[2 , x # 4 
monté d'un feul ftyle ; une capfule alongée , courbée en 
forme de corne, entourée à fa baje par Le calice ; une 


feule femence. 


Les affinités de ce genre ne font pas encore dé- 
terminées. Son nom, tiré du grec, exprime la forme 


AGREE 


de fes capfules. Gærtner en diftingue deux efpèces, 
toutes deux figurées dans Rumphe. 


ESPÈCES. 


1. ÆGicèRE à gros fruits. Ægiceras majus. 
Gærtn. 


Ægiceras foliis alternis , ovatis ; floribus cymofo- 
confertis ; fru&tu falcato, maximo. (N.) 


Rhiziphora ( corniculata) , foliis ovatis , floribus 
confertis ; fruéfibus arcuatis , acuminatis. Linn.Syft. 
veget. pag. 367. 

_ Ægiceras majus. Gærtn. de Fruét. & Sem. vol. 1. 
pag. 216. tab. 46. fig. 1. — Willd. Spec. 1. pag. 
1183. 


Mangiurm frurefcens , corniculatum. Rumph. Amb. 
vol. 3. pag. 117. tab. 77. 


Atbrifleau qui s'élève à la hauteur de dix à 
douze pieds, garni de rameaux fouples, efflés, 
munis de feuilles pétiolées , alternes, ovales, en- 
tières , un peu aiguës, veinées, glabres à leurs deux 
faces , longues de quatre à cinq pouces, larges 
d'environ un pouce & demi, rétrécies à leur bafe. 
Les fleurs font difpofées en paquets axillaires & 
latéraux, fourenus par des pédoncules fimples, fiii- 
formes. Le calice eft campanulé, perfiftant, à cinq 
découpures; la corolle blanche , odorante, à ciuq 
pétales épais , réfléchis en dehors. Le fruit confifte 
en une capfu!e coriace, cylindrique, acuminée, 
arquée ou courbée en faulx, très-glabre , à une 
loge, à une feule valve, longue d'environ un pouce 
& demi, s’ouvrant longirudinalement par fon côté 
convexe , contenant une feule femence de la même 
forme & de la même longueur que la capfule; 
l'embryon femblable à la femence , verdätre, ren- 
verfé ; les cotylédons très-longs, à demi cylindri- 
ques; la radicule très-courte, conique , fupé- 
rieure ; point de périfperime. 


Cette plante croit aux îles Moluques, fur les 
côtes maritimes. P 


2. ÆGICÈRE à petits fruits. Ægiceras minus. 
Gærtn. 


Ægiceras foliis ovato-oblongis ; fruétibus lunatis , 
multô brevioribus. (N.) 


Ægiceras minus. Gærin. de Fruét. & Sem. |. c. 


Umbraculum maris. Rumph. Amb. 3. pag. 124. 
tab. 82. 


Ses tiges font de moitié plus courtes que celles 
de l'efpèce précédente , & fes fruits quatre fois 
plus petits, bien moins aigus. S:s rameaux font, 
lssunsalternes, d’autres prefqu'oppofés, encroix; 
les feuilles pétiolées , alternes ; les fupérieures 
quelquefois oppofées, glabres , ovales-oblongues, 
prefqu’obtufes , un peu rudes , traverfées par des 


ÆGI 149 


veines à peine fenfibles , jaunâtres. Les fleurs font 
latérales & fafciculées , blanchâtres , petites ; les 
pétales réfléchis. Le fruit eft coriace, rouffeatre , 
finement ftrié ; les femences folitaires, ovales, d’un 
jaune: pâle ; l'embryon elliptique ; les cotylédons 
planes, convexes; la radicule fort petite, globu- 
leufe , fupérieure. 


Cette efpèce croît fur les bords de la mer, aux 
iles Moluques. B 


. Oëfervations. On pourroit, à ce qu'il paroît, 
ajouter une troifième efpèce aux deux précéden- 
tes ; c'eft le mangium floridum. Rumpb. Amboin. 3, 
pag. 125$, tab. 83. Elle f= diflingue par fes calices 
contournés ; par fes fruits coniques, très-aigus, 
à peine courbés. Gærtner regarde cette plante 
comme la même qu2 fon egiceras majus ; elle en 
diffère par la forme de fes capfules. 


ÆGINETIE. Æginetia, Ce genre, établi d’a- 
bord par Linné, avoit été depuis réuni par ce 
même auteur aux orobanches ; il paroit néanmoins 
devoir en être diftingué depuis qu’il eft mieux 
connu. Il a pour caraétère effentiel : 


Un calice d'une feule pièce , en forme de fpathe ; une 
corolle campanulée, à deux lèvres ; quatre étamines 
didynames ; un flyle ; une capfule à plufieurs loges. 


ESPÈCE. 


ÆGiNÉTIE des Indes. Æginecia indica. Roxb. 


Æginetia caule nudo , fimplici , unifloro ; corollà 
curvatä. (N.) 


Æginetia indica. Roxb. Corom. vol. 1. pag. 63. 
tab. 9. — Willd. Spec. Plant. vol. 3. pag. 347. 


Orobanche ( æginetia) , caule unifloro , flore [ub- 
fpethaceo. Linn. Spec. Piant. edit. 2. pag. 883. 


Æginetia. Linn. Spec. Plant. edit. 1. pag. 632. 


Tfiem curruba. Rheed , Hort. Malab. vol. 11. 
pag. 97. tab. 47. 

Ses tiges font roides, très-fimples, cylindri- 
ques , marquées de lignes rougeâtres ; elles s’élè- 
vent plufeurs en forme de hampe , d’une racine 
fibreufe , munie à fon col'et d’une écaille jaunâtre, 
lancéolée. Chaque tige eft dépourvue de feuilles, 
terminée par une feule fleur , accompagnée d’une 
fpathe jaunâtre, qui fe déchire en s’ouvrant. La 
corolle eft purpurine , recourbée. Le fruit eft 
une caplule compolée de plufieurs valves. Cette 
plante , mêlée avec la mufcade & le fucre , forne 
un bon maflicatoire qui raffermit les dents & en 
fait difparoître la mauvaife odeur. 


Cette plante croit fur les collines au Malabar. x 


Obfervations. Cavanilles , dans fes plantes, Hif- 
pan, 6, tab, 572, a décrit & figuré fous le même 


150 Æ GI 


“nom un genre de plantes rübiacées, qu'il faudra 
nommer autrement , à motis qu'une Comparaiion 
exact: ne la fiffe réunir au genre curphalez, dont 
il paroit ne pas différer. (Jvf.) 


ÆGIPHILE. Æpgiphila. Ce genre fe caraétérife 
par un calice à quatre dents ; un: corolle tubuleufe, à 
guatre divifions ; un ftyle à demi bifide ; une baie à deux 
ou à quatre Jemences. 


Borné d’abord à une feule efpèce, ce genre a 
été augmenté de trois arbrifleaux de la Guitare, 
qu’Aublec avoit mentionnés fous le nom géne- 
rique de manabea : on y a joint un knoxia de 
Brown. M. Willdenox y a réuni le genre nuxie 


Lam. ; mais cette dernière plante appartient plutôt : 


à la famille des perfonnées, qu’à celle des verbé- 
nacées, dans laquelle fe rangent lés ægiphiles. 


ESPÈCES. 


1. ÆGypuie de la Martinique. Æziphila mar- 
tinicenfis. Linn. 


Ægiphila glabra , florisus laxè paniculatis. Lam. 
Illuftr. 1. pag. 293. n°. 1502. tab. 70. fig. 1. 

Ægiphila foliis ovato - lanceolatis | acuminatis , 
glabris; ramis diffiffs , paniculis terminalibus axil- 
laribufve, calicibus glabris. Swariz, Prodr. 151. 
— Vahl, Egl. 1. pag. 14. ( Voyez ÆGlPHILE, 
EN) ; 

Cette plante offre quelques variétés dans fes 
feuilles , qui font plus ou moins élargies. 


2. ÆGIPHILE arborefcente. Ægiphila arboref- 
cens. Vahl. 


Ægiphila glabra , foribus glomeratis. Lam. Ill. 
n°. 1503. 

Ægiphila foliis ellipricis , acuminatis , glabris, 
planis ; corymbis axillaribus , calicibus ramifque in- 
canis, Vabl, Egl. 1. pag. 15. 


Manabea (arborefcens ), foliis ovatis, acumi- 
natis ; floribus glomeratis, albis. Aublet, Guian. 


vol. 1. pag. 64. tab. 24. 


Arbre d’une médiocre grandeur, divifé en ra- 
meaux tétragones, blanchâtres, garnis de feuilles 
oppofées , pétiolées , longues de trois à quatre 
pouces & plus, elliptiques, acuminées, rétrécies à 
leurs deux extrémités, tendres, glabres en deffus, 
plus pâles & à peine velues en deffous, tomenteu- 
fes à leurs deux faces dans leur jeunefle , finement 
veinées , à nervures obliques. Les fleurs font blan- 
ches, nombreufes, difpofées en corymbes oppofés, 
axillaires , plus longs que les pétioles, divifés par 
bifurcations , accompagnés de petites bractées 
b'anchatres & fubulées ; le calice turbiné, à qua- 
tre dents, enveloppant le fruit dans fa moitié infé- 
rieure ; la corolle tubuiée , à quatre découpures 


s 


IG 


lancéolées ; le tube un peu plus long que le calice ; 
ls filamens à peine fenfbles ; quatre anthères 
petites, à l'orifi:e du tube; l'ovaire globuieux; le 
ftyle une fois plus long que la corolle, profondé- 
ment bifide : il lui fuccède une baie un peu glo- 
buleufe , comprimée , liffe, à peine ombiliquée , de 
12 groffeur d’un grain de poivre, contenan! de deux 
à quatre femences ovales, convex:s en dehors, 
planes & comprimées en deffous, revêtues d'une 
enveloppe cruftacée. 


Cette plante croît dans la Guiane. B 


3. ÆGIPHILE jaune. Ægiphila lurea, Lam. 


Ægiphila glabra , floribus glomeretis , axillaribus ; 
corollis flavis. Lam. Illufir. n°. 150$. tab. 70. 
fig. 3. 

Ægiphila (manabea), foliis ohlongo-acuminatis , 
apice attenuatis ; paniculis terminalibus lateralibuf- 
que , flaminibus incluffs , pifhllo elongato. SWartz, 
For. Ind. occid. vol. 1. pag. 256. 


Manabea (levis), foliis oblongo-ovatis, acumi- 
natis. Aubl. Guian. vol. 1. pag. 66. tab. 25. 


Ses tiges font quadrangulaires , rameufes , de 
couleur cendrée; les rameaux étalés , alongés , té- 
tragones , très-liff=s, garnis de feuilles péttolées, 
oppofées, oblongues, acuminées, roides, très- 
entières , glabres à leurs deux faces, prefque 
longues d’un pied; les pétioles courts, cylins 
driques. Les fleurs font agglomérées, difpofées en 
panicules axillaires , terminales ; les ramifications 
oppofées en croix, trifides vers leur milieu ; le 
calice campanulé , à quatre lobes obtus; la corolle 
jaune , à quatre découpures étalées ; les anthères 
ovales, point faillarres; l’ovaire placé dans le fond 
du calice ; le ftyle capillaire , bifide vers fon fom- 
met. Le fruit confift: en une baie d’abord arron- 
die, couronnée par le calice , puis alongée , jau- 
nâtre , contenant quatre femences. 


Cette plante croît dans la Guiane. 


4. ÆGIPHILE Velu. Æpgiphila villofa. Lam. 


Ægiphila villofa, foliis fubtùs incanis. Lam. III. 
né iSO4. tab. 70. fe 2: 


Ægiphila foliis oblongis , acutis , fubràs tomento- 
Jis ; cymis capitatis, bifidis, axillaribus, Wiilden. 
Spec. Plant. vol. 2. pag. 616. 


Manabea (villofa), foliis ovatis, fubtùs incanis ; 
foribus virefcentibus, glomeratis. Aubler, Guian. 
vol. 1. pag. 62. tab. 23. 


Ses tiges font velues , tétragones, hautes de 
fept à huit pieds; les feuilles oppofées en croix, 
pétiolées , entiètes , ovales, acuminées , verres en 
deflus , blanchâtres & cotoneufes en deffous , fou- 
vent d’inégale grandeur ; les plus grandes longues 
d'un pied , larges de quatre à cinq pouces. Les 


AIG 


fleurs font axillaires, réunies en tête ou en un 
corymbe bifide , touffu; la bafe des pédoncules 
munie de deux glandes oppofées. Le calice eft velu, 
à quatre lob:s; la corolle verdâtre. Le fruit eft 
une baie jaune, à deux loges, contenant chacune 
une femence. 


Cette plante croît à l’île de Cayenne. Les 
Créoles la nomment bois-tabac, à caufe de la ref- 
femblance de fes feuilles avec celles du tabac. P 


5- ÆGIPHILE étalé. Ægiphila elata. Swartz, 


Ægiphila fois ellipticis , acuminatis ; paniculis 
terminalibus , ffiminibus exfertis, pifiilo abbre- 
viato. Swartz , Prodr. 31, & Flor. Ind. occii. 
vol. 1. pag. 254. 


Knoxia ({candens), foliis cordato-ovatis ; pe- 
dunculis mult'partitis , alaribus. BrcWn, Jam. 140. 


tab. 3. fig. 3. 


Arbriffeau grimpant, à tiges droites , rameufes, 
hautes de fix pieds, glabres, cylindriques ; les ra- 
meaux fimples , oppofés, alongés , garnis de feuil- 
les ovales-oblongues , quelquefois un peu échan- 
crées à leur bafe , en ières , acuminées , très-gla- 
bres ; les pétioles courts, pubefcens. Les fleurs 
font jaunes , affez grandes, difpofées en une pani- 
cule terminale , quelquefois axillaire , en thyrfe; 
les rameaux oppolés, prefque trifides. Le calice 
eft campanulé , à quatre découpures droites , ova- 
les, pubefcentes ; la corolle beaucoup plus longue 
que le calice ; le tube cylindriqu2 ; le limbe à qua- 
tre découpures oblongues , obtufes, étalées; les 
filamens plus longs que la corolle; l'ovaire ar- 
rondi , auquel fuccède une baie jaunâtre , un peu 
dure , à deux loges ; deux femences dans chaque 
loge. Il paroît qu'il exifte quatre loges dans les 
jeunes fruits, d’après l'obfcrvation de M. Swartz. 


Cette plante croît à la Guiane & à la Jamai- 
que. n 


6. ÆÆGIPHILE fétide. Æziphila fetida. Swartz. 


Ægiphila foliis ovato lanceolatis , fubsùs petiolif 
que hirfütis ; pedunculis axillaribus, folitariis ; eri- 
floris. Swartz, Prodr. pag. 32, & Fior. Ind. occid. 
vol. 1. pag. 258. 

Nuxia (elata), foliis ellipticis , acuminaris , 
fubmembranaceis ; oppofitis. Perf. Synopf. Plant. 
vol. 1. pag. 32. — Brown, Jam. tab. 3. fig. 3. 


Arbriffeau haut de deux pieds, à tige glabre, 
cylisdrique ; Σs rameaux pubefcens; les feuilles 
oppofées , pétiolées , ovales-lancéolées , entières, 
obtufes, pubefcentes, un peu ridées, d’une odeur 
fétide , approchant de celle de la jufquiame. Les 
fleurs font axillaires, réunies au nombre de trois 
fur d:s pédoncules courts, pubefcens, garnis, 
dans leur milieu, de petites ftipules veluss , féta- 


Æ G l 151 


cées. Leur calice eft campanulé , tronqué; la co- 
rolle jaure , plus longue que ie pédoncule , di- 
latée vers fon limbe ; les en de la longueur 
de la coroile ; l'ovaire prefque tétragone; le ftyle 
de la longueur du tube ; les ftigmates epais. Le 
fruit eft une bate arrondie, affez groff=, rouge à 
fÊ maturité, à quatre fcmences , une dans chaque 
oge. 


Cette plante croit à la Jamaïque, fur les mon- 
tagnes. h (Dejcripr. ex Swar:z.) 


7- ÆGtPHILE trifide. Æyiphila rrifida. Ewartz. 


Ægiphila foliis ovato-lanceolatis , glabris ; pedun- 
culis axillaribus , confeitis , crifidis. Swartz , Prodr. 
32, & Flor. Ind. occid. vol. 1. pag. 260. 


Petit arbufte dont les tiges font droites, les 
rameaux très-fimples, cylindriques, étalés, gla- 
bres, alongés ; les feuilles ovales - lancéolées, 
glaores , entières , roides, acuminées, d'un vert- 
foncé. Les fleurs font axillaires , fupportées par 
des pédoncules courts , réunis plufieurs enfemble, 
fimples ou trifi les. Le calice eft tubulé , à quatre 
dents; la corolle blanche ; fon tube étroit, pref- 
que long d’un pouce ; le limbe à quatre décou- 
pures lancéolées , réfléchies ; l'une d’elles roulée 
en capuchon à fon fommet ; les anthères non fail- 
lantes ; le flyle plus court que les étamines. Le 
fruit eft une baie affez groffe , oblongue, noire, 
à quatre femences. 


Cette plante croit à la Jamaique, D ( Deféripr. 
ex Swartz. ) 


8 ÆcirmiLe à fleurs nombreufes. Æoiphila 
mulrifiora. Ruiz & Pav. 


ZÆgiphila foliis oblongis ; floribus axillaribus , 
congeflis. Ruiz & Pav. Flor. peruv. vol. 1. pag. ço. 
tab 576. 


1 


Cet arbriffeau s'élève à la hauteur de quinze ou 
dix-huit pieds. Ses tiges fe divifent en rameaux 
quadrangulaires , velus dans leur jeuneffe , garnis 
de feuilles oppofées , oblongues , ovales, acumi- 
nées, très-entières, veinées & lanugineufes en 
deffous. Les flzurs font axillaires , réunies deux ou 
trois dans chaque aifleile , médiocrement pédon- 
culées. Leur calice eft pubefcent, de couleur pur- 
purine, à quatre dents ; la corolle d’un rouge- 
pourpre, en entonnoir, trois fois plus longue 
que le calice; à quatre découpures ovales, réfls- 
chies ; les flamens plus courts que la corolle ; les 
anthères oblongues , fazittées ; l’ovaire arrondi, 
à quatre fillons ; ceux ftigmates aigus; les baies 
d’un pourpre-cbfcur, arrondies , prefque tétra- 
gones , à quatre femences dures, à trois faces. 


Cette plante croit au Pérou. B (Defcripr. ex 
Ruiz & Paw. ) 


152 Æ G O 
2 ÆIGLE. (Perf.) Correa. (A. Soc, Lin, Lond.) 
(€ Voyez Taper , n°. $, & Suppl.) 


On avoit foupçonné , avec aflez de fondement, 
que le crateva marmelos de Linné devoit former 
un genre particulier ; mais il étoit néceflairs que 
cette plante fût mieux obfervée. Roxburg, dans 
fes Plantes du Coromandel, en a donné une bonne 
figure, tab. 143. Dans les Ales de La Sociécé lin- 
néenne de Londres , elle a été décrite fous le nom 

énerique de correa ; mais comme il exifle un autre 
correa (Vent. Jard. de la Malm. tab. 13), M. Per- 
foon y a fubftitué le nom d’egle (Synopf. 1, pag. 
73), dunt le caractère effentiel eft d’avoir : 


Un calice d'une feule pièce, à cinq lobes ; cinq 
pétales très-ouverts ; un ffyle court, épais ; un grand 
nombre d'étarines inférées fur Le réceptacle ; une baie 
globuleufe , à aou7e ou feige loges , dont l'écorce épaiffe 
devient ligneufe. 


ÆGOLETHRON. Herbe des environs d'Hé- 
raclée , dans le royaume de Pont , citée par Pline 
comme nuifivle aux bêtes de charge, & furrout 
aux chèvres, & donnant également une qualité 
vénéneufe au miel quand les abeilles récoltent 
le fuc de fes fleurs. Il ajoute que fes mauvais 
effets ne fe font fentir qu'à la fuite des printems 
bumides , qui femblent changer fa nature. Alors 
la couleur de ce miel eft plus brillante ; fon odeur 
change; il pèfe plus que le bon miel , ne s’épaifñit 
point, & excice l'éternuement. Les animaux qui 
en mangent, fe jettent à terre pour calmer la 
chaleur qu'its éprouvent. On leur adminiftre avec 
fuccès une efpèce d’hydromel, dans lequel on a 
fait bouillir de la rue. 


Les auteurs modernes ne font point d'accord 
fur la plante qu'ils doivent regarder comme l’ago- 
dethron. Quelques-uns croient , au rapport de 
Bauhin , que c’eft la petite douve ( rarunculus 
fiammula Linn.), parce que cette plante , qui 
croit dans les licux humides , eft réputée dange- 
reufe pour les moutons. Gefner , fuivant le même 
auteur , la rapportoit à l’efpèce de clandeftine, 
que nous nommons /athrea fquamaria Linn., pro- 
bablement parce qu'il lui retrouvoir les mêmes 
qualités. 


Tournefort, dans fon Woyage du Levant, décrit 
un chamarodendros à fl:urs Jaunes (azalea ponticu 
Linn.), commun fur les côtes de la Mer-Noire, 
dont la fleur excitoit des vapeurs & caufoit des 
vertiges. Le miel que les abeilles en retirent, étour- 
dit ceux qui en mangent, & leur caufe des naufées. 
Cette conformité dans les effets de deux plantes 
qui croiffent dans les mêmes lieux lui a fait pré- 
fumer qu'il avoit retrouvé l’egolethron , & 1] fe 
confirme dans cette opinion par un fecond pañfage 
de Pline , qui, dans le même chapitre , parle d’une 
autre forte de miel recueilli fur les mêmes côtes, 
appelé manomenon , parce qu'il rend infenfés ceux 


Æ TH 


qui en mangent ; il eft recueilli par les abeilles fur 
les fleurs du rhododendros | commun dans les forêts 
de certe contrée. Pline rappelle l'événement arrivé 
dans le voifinage de Trébiforde à l’armée des dix. 
mille , commandée par Xénophon, dont les foldats 
eurent, pendant un jour, de fortes évacuations par 
haut & par bas, fuivies de révèries, pour avoir pris 
beaucoup de miel. Tournefort s'appuie encore 
du témoignage d’un miffionnaire de la Colchid:, 
qui dit que le miel recueilli fur une efpèce de lau- 
rier-rofe jaune eft dangereux & fait vomir. 


D'après cet énoncé , on ne peut douter de 
l'aétion de lPazalea pontica Linn., & l’on retrouve 
un grand rapport entre lui & l’egolerhron ; mais ce 
dernier eft une herbe, au rapport de Pline, & 
l'azalea eit un arbrifleau de fept à huit pieds de 
hauteur , dont le tronc eft gros comme la jambe. 
Il en réfulte que l’on peut encore douter de l’iden- 
tité de la plante de Pline avec celle de Tournefort, 
& que l’ago/erhron n'eft pas encore certainement 
connu. (J:f.) 


ÆGOPRICON. Linn. Suppl. (Voyez MArRoU- 
NIER. ) 


ÆGYLOPS. ( Voyez ÉGILOPE.) 


ÆRIDES. Genre établi par M. Swartz pour 
plufieurs efpèces d’epipendrum de Linné. ( Vryez 
ANGREC, Suppl.) \ 


ÆRVE tomenteufe, Lam. Elle paroît être la 
même plante que l’achyrantes alosecuroides. ( Voyez 
CADELARI , n°. 16.) 


ÆSCHINOMENE. ( Voyez NELITTE & SESs- 
BAN. ) 


ÆSCULUS. ( Voyez MARONNIER. ) 
ÆTHUSA. ( Voyez ÆTHUSE. ) 


ÆTHUSE. Æïrhufa. Le caractère de ce genre 
eft d’avoir : 


l Un fruit nu , ovale, arrondi ou oblong » Jirie ; les 
pétales inégaux , en cœur, réfléchis en dedans ; les 
collerettes partielles à trois ou quatre folioles rabattues 
Ê déjetées du même côcé. 


Obfervations. M. de Lamarck a réuni dans ce 

genre plufeurs efpèces que Linnéavoitplacées dans 

| d'autres genres ; ce qui rend celui-ci plus naturel. 

Je me bornerai à préfenter ici une fynonymie 

effentielle à connoitre pour éviter la confufion & 
les doubles emplois. 


EsPrÈCESs. 


1. ÆTHUSE ache des chiens. Ærhufa cynapium. 


Linn. 
Æthufa 


Æ, DH 


- Æthufa foliis conformibus. Linn. Spec. Plant. vol. 
1. pag. 367. — Lam. Ill. tab. 196. 


Coriandrum ( cynapium)}, caule difforto ; involu- 
cellis dimidiatis, pendulis. Crantz , Auft. pag. 211. 


Cynapium. Rivin. Pent. tab. 75. 


Cicutaria terreftris , minor. Comm. Nor. 1740. 


Hebd. 49. ( Voyez ÆTHUSE à feuilles de perfil , 
nie) 


2. ÆTHUSE mutelline. Æchufa mutellina. 


Æthufa caule fubnudo ; foliis bipinnatis ( coffis 
féminum prominulis ). Linn. Syft. veget. pag. 286. 
Sub phellandrio. — Jacq. Vind. 223 , & Flor. auft. 
1. tab. f6. 


L'gufficum (mutellina}), foliolis acutè multifidis; 
caule fubnudo. Crantz, Auft. pag. 198. — Allion. 
Flor. ped. n°. 1318. tab. 61. fig. 2. 


Sefeli foliis duplicato-pinnatis , pinnulis femi-pin- 
natis , lobulis lancevlatis. Haller, Helv. n°. 763. 


Ligufficum ( mutellina ), caule fimplici, fubnudo, 
involucellis dimidiaris. Decand. Synopf. pag. 309. 


Ænanthe purpurea. Diét. vol. 4. pag. 530. 


Meum mutellina. Gærtn. de Fruct. vol. 1. pag. 
106. tab. 23. 


Daucus montanus. Cluf. Pann. pag. 700. ( Voyez 
ÆTHUSE , n°. 2, & ŒNANTHE pourpré, vol. 4. 
pag: 530.) 

Elle diffère des autres efpèces de ce genre par 
fes ftries faillantes, plus épaifles, au nombre de 
cinq fur chaque femenice. On l’a placée fuccefive- 
ment dans plufeurs genres : elle paroît militer 
principalement entre celui-ci & les Zigufticum. 


3. ÆTHUSE à feuilles capillaires. Æthufa meum. 


Æthufa foliis omnibus multipartito-fetaceis ( [e- 
minibus elomgatis , coffatis ). Linn. Syft. veget. pag. 
287. 

… Æthufa meum , foliis omnibus multipartito-feta- 
ceis ; foliis fubverzicillatis ; caule paucifolio ; vaginis 
petiolorum dilatatis, ventricoffs ; involucro univerfali 


monophyllo. Ait. Hort. Kew. 1. pag. 354. 


Athamantha (meum ), foliolis capillaribus ; [e- 
minibus glabris , friatis. Linn. Spec. Plant. 2. pag. 
353: 


Meum athamanticum. Jacq. Flor. auft. tab. 303. 
— Gærtn. de Fruét. vol. 1. pag. 105. tab. 23. — 
Smith, Flor. brit. 1. pag. 309. 


Liguflicum (meum ), foliis capillaribus. Crantz, 
Auft. pag. 199. 


Ligufficum (meum), foliis bi feu tripinnaris ; 
foliolis capillaribus, mulrifidis ; feminibus elongatis. 
Decand. Synopf. pag. 309. 

Botanique. Supplément. Tome 1. 


Æ XWYT 153 


Sefeli meum. Scopol. Carn. 2. n°. 3f2. 


Ligufficum capillaceum. Lam. Flor. franç. 3. pag. 
454: 


Meum. Rivin. tab. G2. — Blackw. tab. 525. 
{ Voyez ÆTHUSE, n°. 3.) 


L'on voit par cette (ynonymie , que cette efpèce 
n'a pas moins varié de genres que la précédente. 
Ses femences font alongées , à côtes faillantes. 


4. ÆTHUSE de montagne. Ærhufa montana. 
Lan. 


Æthufa ( bunius } , foliolis radicalibus pinnatis ; 
caulinis multipartito-fetaceis. Linn. Syft. veget. pag. 
286. 


Carum bunius. Syft. Nat. edit. 12. pag. 733. — 
Jacq. Hoït. tab. 198. 


Carum ( bunius ) , umbellis fepremfidis ; folris 
radicalibus ternatis quinatifque ; caulinis bipinnatis , 
linearibus ; fjummis fetaceis. Gouan, Ill. 20. 


Daucus petrofelini feu coriandri folio. C. Bauh. 
Pin, 15e. 


Sefeli faxifragum. Linn. Spec. 374. (Ex Gouan.) 


E bunius. Villars , Flor. dauph. vol. 2. pag. 
588. 

Meum heterophyllum.Moœnch. Meth. 86. (Voyez 
ÆTHUSE, n°. 4.) 


$. ÆÆTHUSE d’Aiton. Æthufa fatua. Ait. 


Æthufa foliis omnibus mulripartito-fetaceis , fo- 
liolis fubverticillatis , caule mulrifolio , vaginis pe- 
tiolorum anguffis, involucro univerfali polyphyllo. 
Ait. Hort. Kew. vol. 1. pag. 355. 


Cette efpèce fe diftingue de toutes les autres 
par fa collerette univerfelle compofée de plufieurs 
folioles , tandis qu’elle n’exifte pas ordinairement, 
ou bien ne confifte qu'en une ou deux folioles. 
Ses tiges font garnies d’un grand nombre de 
feuilles, toutes à divifions nombreules , très- 
fines , prefque fétacées ; les folioles prefque ver- 
ticillées. Les pétioles font munis à leur bafe, de 
gaines étroites. 


Cette plante eft cultivée dans les Jardins bo- 
taniques en Angleterre. Son lieu natal n’eft pas 
connu.  ( Aiton.) 


ÆXTOXICON ponétué. Æxtoxicon punétatum, 
Ruiz & Pav. 


Æxtoxicon folits oblongis , fubrès punétaris. 
Ruiz & Pav. Syft. veg. Per. pag. 260. 


Genre de plante établi par les auteurs de [a 
Flore du Pérou , dont les rapports naturels ne fonc 
pas encore affez bien connus pour en décermineg 

V 


154 AE Z 


la famille, C’eft un arbre très-£levé , qui refte 
toujours vert, garni de feuilles oblongues, 
ponétuées à ieur face inférieure. Ses fleurs font 
dioiques ; elles ont un calice extérieur d'une feule 
pièce , s’ouvrant latéralement , & un intérieur à 
cinq folioles caduques. La corolle eft compofée de 
cinq pétales crénelés; elle renferme dans fon centre 
cinq petites écailles en cœur à la bafe des pétales. 
Les étamines font au nombre de cinq, fertiles 
dans les fleurs mâles, ftériles dans les femelles ; 
elles entourent , dans celles-ci, un ovaire fur- 
monté d’un ftyle fimple , latéral, terminé par un 
figmate bifide. Le fruit confifte en une grappe à 
une feule femence, de la forme d’une petite 
olive. 


Cet arbre croît dans les forêts du Chili. Son 
fruit eft vénéneux , principalement pour les che- 
vres qui en mangent. C’eft l’origine de fon nom, 
qui fignifie poifon de chèvres. Il porte au Pérou le 
nom d'aceytunillo , petite olive. B 


AFZELIA. Nom donné par Erhrart à quel- 
ques efpèces de moufles du genre éryum de Linn., 
qu'Hedwig & Bride! ont rangées parmi les weifffa. 
{ Voyez WeEIssie.) 


AFZELIA. ( Gmel. Svft. Nat. 927, & Walth. 
For. carol. pag. 171.) Gmelin, d’après Walthe- 
rius, avoit décrit, comme un genre nouveau, 
fous le nom d’afzelia, une plante de ja Caroline, 
que Michaux a reconnue devoir appartenir au 
genre gerardia. Linn., & dont il a fait une efpèce 
qu’il nomme gerardia afzelia. ( Voyez GERARDE, 
Suppl.) 


AFZÉLIE d'Afrique Afzelia africana. Smith. 


Afxelia foliis alternis , abruprè pinnatis ; floribus 
racemofis. (N.) 


Afelia ofricana. Smith, A&. Soc. Linn. Lond. 
vol. 4. 


Arbriffeau de lAfrique équinoxiale, dont 
M. Suith a formé un genre particulier fous le 
nom d’afzelia, déjà employé pour deux autres 
genres fupprimés, dont nous avons parlé plus 
Haut. Celui-ci appartient à la famille des légumi- 
neufes, & fe rapproche des caffa. Il a pour carac- 
tère effentiel : 


Un calice tubulé, à quatre découpures caduques ; 
une corolle compofée de quatre pétales onguiculés ; le 
Supérieur plus grand; dix étamines libres, huit fer- 
tiles, les deux fupérieires ffériles ; un ovaire furmonté 
d'un ffyle fimple, fubulé, terminé par un fligmate 
aigu. Le fruit confifle en une gouffe ligneufe, à plu- 
Jieurs loges, contenant plufieurs femences noi‘es , en- 
veloppées à leur bafe par un arille d'une belle couleur 
pourpre. 


Cet arbre eft chargé de rameaux alrernes, gar- 


nement 


À G A 


nis de feuilles pétiolées , alternes, ailées, fans 
impaire. Les fleurs font d’une couleur rouge-fon- 
cée, difpofées en grappes. 


AGALLOCHE. Excecaria. Ce genre appartient 
à la famille des euphorbes ; il fe rapproche des 
caturus. Son caractère eflentiel eft d’avoir : 


Des fleurs dioïques , les mâles difpofées en un cha- 
ton cylindrique ; un calice à peine fenfible, à une 
Jeule écaille; point de corolle; trois étamines dif- 
tinétes ; dans Les fleurs femelles, trois écailles ; point 
de corolle; un ovaire ; trois ffyles ; une capfule à trois 
loges monofpermes. 


Ce genre renferme des arbuftes exotiques, à 
feuilles alternes , munies de ftipules. Les fleurs 
font difpofées en épis axillaires, ordinairement 
lâches dans les fleurs mâles, plus ferrés dans les 
femelles. M. Swartz avoit formé un genre parti- 
culier , fous le nom de gymnathes , de quelques 
efpèces qu'il a depuis reconnues devoir appartenir 
aux excacaria. 


ESPÈCES. 


1. AGALLOCHE d'Amboine. Excacaria agallocha. 
Linn. 


Excacaria dioica ; floribus feffilibus ; ffaminibus 
tripartitis , femineis racemofis; foliis ovatis , acutiuf- 
culis , crenatis. Swartz, Flor. Ind. occid. vol. 2. 
pue 1121. — Willden. Spec. Plant. vol. 4. pag. 

64. 


Excacaria agallecha. Linn. Spec. Plaht. vol. 2. 
pag. 1451. — Gærtn. de Fruét. tab. 108. — Lam. 
I]. tab. 805. fig. 1 & 2. 


Arbor excacans. Rumph. Amb. vol. 2. pag. 237. 
tab. 79 & 80. Mas & ferina.( Voyez AGALLOCHE, 
pag. 475 & pour le n°. 2, voyez GARO.) 


2. AGALLOCHE Camettie. Éxcacaria camettia. 
Wild. 

Excacaria dioica , floribus [cfilibus , femineis fpi- 
catis ; foliis ovato-oblongis, acutiufculis, integerrimis. 
Willd. Spec. vol. 4. pag. 864. n°. 2. 

Camettia. Rheed. Malab. vol. $. pag. 89. tab. 
4ÿ- 

Aïbre d'environ quarante pieds de haut, donc 
le bois eft blanc, l'écorce cendrée , d’où découle 
un fuc Jaireux. Ses feuilles fontpétiolées, éparfes, 
ovales-oblongues, très-entières, arrondies à leur 
bafe , un peu aiguës & même quelquefois un peu 
acuminées, d'un vert-fombre en deffus, plus 


! claires en deffous. Les fleurs males font odorantes,, 


d'un vert-blanchâtre , difpofées en épis , axillaires 
vers l'extrémité des rameaux, longs, très-grêles. 
Les fleurs femelles font difpofées en grappes plus 
courtes , ramaflées, produifant des baies à trois 


A G À 


coques, vertes ou d’un vert-foncé , renfermant 
trois femences arrondies. 


Cette plante croît au Malabar , dans les lieux 
humides , marécageux. 


$. AGALLOCHE glanduleufe. Excacaria glandu- 
lofa. Swartz. 


Excacarià monoica , floribus pedicellatis ; ffamini- 
bus conglomeratis ; fquumd glanduliferä ; femineis 
Sefilibus, folitariis ; foliis ovatis , acuminatis , fub- 
ferratis. Swartz , Fior. Ind. occident. vol. 2. pag. 
1124. 


Ricini fruëlu glabro, arbor julifera, laëkefcens ; 
folio myrtino. Sloan, Catal. 131. Hift. 2. pag. 7. 
tab. 158. fig. 2. 


Son tronc s'élève à vingt pieds de haut ; il eft 
revêtu d’une écorce cendrée, rouge en dedans. 
Les rameaux font diffus, étalés , cylindriques, 
glabres, laétefcens, garnis de feuilles aiternes , 
pétiolées , éparfes, ovales-acuminées , glabres , 
vertes , luifantes en deffus , un peu dentées en 
fcie , longues d’un pouce ; les pétioles glabres , 
très-courts ; point de flipules. 


Les fleurs mâles font réunies en chatons lâches, 
filiformes , vers l'extrémité des rameaux; chaque 
fleur portée fur un pédicelle très-court, muni 
d’une écaille calicinale , concave , & de cinq à fix 
glandes fort petites , placées fur deux rangs ; les 
filamens un peu plus lengs que l’écaille ; les an- 
chères globuieufes , à deux loges. Les fleurs fe- 
melles font folitaires , fefiles à la bafe des cha- 
tons mâles : leur ovaire eft ovale, trigone, fort 
petit; le ftyle court, trifide; les fligmates recour- 
bés. Le fruit eft une capfule prefque ronde, tri- 
gone, prefqu'à trois coques , à trois loges, de 
couleur marron, renfermant des femences foli- 
taires & arrondies. 


Cette plante croît à la Jamaique, dans les forêts. 
D (Défcript. ex Swartz.) 


6. AGALLOCHE à feuilles elliptiques. Excacaria 
tinifolia. SWartz. 


Excecaria dioica , floribus pedicellatis , ffaminibus 
tripartitis ; floribus femineis , racemoffs ; foliis ova- 
tis, obtufis , fubiniegerrimis. Swartz , Flor. Ind. 
occid. vol. 2. pag. 1119. 


Gymnanthes (elliptica) , dioica , flaminibus tri- 
partitis , femineis amentaceis. SwWartz , Prodr. 96. 


Arbre de douze à quatorze pieds , point lactef- 
cent , chargé de rameaux glabres, cylindriques, 
fragiles, garnis de feuilles ovales, oblongues , 
obtufes , un peu coriaces , longues de trois à 
quatre pouces , glabres à leurs deux faces , lui- 
fantes en deffus, à dentelures très-obrufes ou 
prefqu'’entières. Les fleurs font dioiques ; les fleurs 


Il 


À G A 155 


mâles réunies en chatons axillaires , filiformes, 
longs d'environ un pouce & demi; le rachis gla- 
bre, flexueux ; chaque fleur pédicellée , fort pe- 
tte, munie d'une écaille concave, prefque ronde ; 
de trois filimens réunis à leur bafe, très-courts ; 
deux autres écailles fort petites, ciliées , acumi- 
nées à la bafe des filamens ; les anthères arron- 
dies. Les fleurs femelles font difpofées en petites 
grappes axillaires , folitaires ; l'ovaire très-petit; 
un ftyle court; trois ftigmates réfléchis. La cap- 
fule et à peine de la groffeur d’un petit pois, 
arrondie , à trois coques , à trois loges, contenant 
des femences folitaires. 


Cette plante croît fur les hautes montagnes de 
la Jamsique. 


7. AGALLOCHE luifante. Excacaria lucida. 


Excacaria monoïca, floribus pedicellatis , flami- 
nibus trichotomis , femineis pedunculatis ; folris el- 
dipiicis, fubferratis.Swartz, Flor. Ind.occid. vol. 2. 
pag. 1122. 


Gymnanthes lucida. Syartz, Prodr. 66. 


Arbriffeau dont les tiges fe divifent en rameaux 
épars, cylindriques, glabres , un peu effilés, gar- 
nis de feuilles éparfes, nombieufes, ovales, cu- 
néiformes à leur bafe , quelquefois un peu ellip- 
tiques , obtufes à leur fommet , roides, glabres à 
leurs deux faces , luifantes en deflus , longues de 
deux à quatre pouces , à dentelures un peu écar- 
tées. Les chatons des fleurs mâles font axillaires, 
fefiles, folitaires , longs d’un demi-pouce & plus; 
chaque fleur un peu pédicellée ; les écailles cali- 
cinales concaves, un peu arrondies , imbriquées 
avant la floraifon. Les filamens très-courts , réunis 
à leur bafe; les anthères petites, oblongues , tri- 
gones , à trois loges. Les fleurs femelles font pref- 
que folitaires à la bafe des chatons, foutenues par 
un pédicelle long d’un demi-pouce, glabre, droit, 
triangulaire. La capfule eft prefque ronde, incli- 
née, de la groffeur d’un pois , à trois loges ; les 
femences brunes, folitaires , glabres, un peu ar- 
rondies. 


Cette plante croît dans les contrées méridio- 
nales de la Jamaïque. D (F.f.) 


AGAPANTHUS umbelliferus. (Lhér.) (Voyez 
CRINOLE, n°. 1.) 


AGARIC. ( Voyez BOLET, Suppl.) 


AGARIC. ( Armanite. Lam.) Agaricus. Ce genre 
avoit été nommé amanite par M. de Lamarck, 
d’après Dillen & Haller , le mot agaricus de Linné 
ayant été employé, par les boraniftes qui l'ont 
précédé, pour le genre £o/erus Linn. ; mais depuis 

rès de trente ans que M. de Lamarck a préfenté 
e genre amanise , la dénomination de Linné ayant 
V 2 


156 À G A 


prévalu , j'ai cru devoir également en faire ufage, 
& la fubftituer au mot amanire. Par la même rai- 
fon , le genre agaric de M. de Lamarck fera men- 
tionné à l’article BOLET , Suppl. 


A l'époque de la publication du premier vo- 
lume de cet ouvrage, les champignons n’avoient 
encore été que très-peu étudiés, & les efpèces 
connues étoient bornées à un très-petit nombre. 
On peut juger par ce feul article , combien il s’eft 
étendu par les travaux de plufeurs favans diftin- 
gués , tels que MM. Bulliard , Perfoon , Palifot- 

eauvois, Pauler, &c. & beaucoup d’autres bo- 
taniftes étrangers. M. Perfoon ayant donné fur 
cette partie l'ouvrage le plus méthodique & le 
plus complet, j'ai adopté une partie de fes genres, 
fa diftribution méthodique & fes divifions. 


EsPèÈcEs. 


$. I. AMANITA. Perf. Champignons munis d'une 
coiffe qui les enveloppe en entier dans leur jeu- 
nee, & laife quelquefois des lambeaux fur Le 
chapeau. 


1. AGARIC printannier. Agaricus vernus. 


Agaricus (amanita verna), acris, totus candidus, 
pileo demm fubinfundibuliformi ; ffipite longo , fo- 
dido, cylindrico. Perf. Synopf. pag. 250. n°. 6. 
( Poyez AMANITE, n°. si.) 


2. AGARIC bulbeux. Agaricus bulbofus. 


Agaricus (amanita bulbofa), sous candidus , 
pileo convexo; fhpite elongato, attenuato, bulbofo. 
Perf. Synopf. Fung. pag. 250. n°. 7. (Voyez AMA- 
NITE, N°. $O.) 


3. AGARIC à verrues. Agaricus verrucofus. 


Agaricus pileo hemifpherico , helvolo , citrino ; 
lamellis flipiteque albis. Decand. Synopf. pag. 43. 


æ. Amanita ( citrina ), pileo glabro , citrino ; 
lamellis fhpiteque albis. Perf. Synopf. pag. 251. 
n°7 

8. Amanita (mappa}), pileo flavefcente, verrucis 
fufcefcentibus variegato. Perf. I. c. 


y. Amanita (viridis), pileo convexo , obfturè 
viridi, ut plurimèm nudo ; lamellis flipiteque albis, 
Perf. I. c. (Voyez AMANITE, n°. 47.) 


4: AGARIC oronge. Agaricus aurantiacus, 


aricu ita aurantiaca), magnus, pileo 
Agaricus (amanita aurant ; Magnus, pill 
campanulato, aurantio-rubro ; lamellis ventricofis , 
aureis ÿ verrucis fparfis ffipiteque albis. Perfoon, 
Synopf. Fung. pag. 252. n°. 10. 

8. Amanita (cæfarea), to:a aurea , pileo ffriato. 


Perf. 1. c. — Schzff. Fung. vol. 4. pag. 64. 
tab. 247. 


A GA 


y. Agaricus ovoides , albus. Bull. Herb. tab. 364. 
( Voyez AMANITE, n°. 46.) 


5. AGARIC moucheté, fauffe oronge. Agaricus 
mufcarius. 


Agaricus (amanita mufcaria), pileo aurantio- 
rubro , nitido , planiufculo ; verrucis , lamellis flipite- 
que candidis. Perf. Synopf. 253.n°. 11. 


Agaricus imperialis. Bat{ch. Elem.Fung. pag. $9. 


8. Amanite ( formofa ), pileo aurantio, fulvo ; 
Verrucis laxis, fubflavefcentibus ; lamellis albis ; 
fipite flavefcente, longifimo , fquamofo - flaccido. 
Perf, 1. c. — Obferv. Mycol. 2. pag. 27. 

y. Amanita (puella), minor, pileo convexo , 
verrucis ut plurimüm denudato. Perf, |. c. — Schæff. 
Fung. tab. 28. 


d ? Amanita (umbrina ) , pileo planiufculo , à 
faligineo - fubfpadiceo ; verrucis , lamellis ffipiteque 
albis, Perf. |. c. 


Agaricus maculatus, Schæff. Fung. tab. 90. (Woy. 
AMANITE, N°. 45.) 


6. AGARIC à petite coiffe. Agaricus pufillus. 


Agaricus (amanita pufilla), pileo hemifpharico, 
umbonato ; lamellis ventricofis ; rofeis ; fHpite bre- 


viufculo , albido. Perf. Synopf. pag. 249. n°. 5. 


Agaricus volyaceus, Var. B, minor, Bull. Herb. 
tab. 330. 


Cette efpèce eft fort élégante. Sa coiffe, de 
couleur grifatre , fe déchire en quatre ou cinq 
lanières , qui perfiftent à la bafe du pédicule : ce- 
lui-ci eft blanchatre, tranfparent, cylindrique , 
plein ou fiftuleux. Le chapeau eft glabre | hémif- 
phérique , large de trois à quatre lignes, traverfé 
par des lignes noiratres, en rayons, furmonté 
d’un mamelon convexe, perfiflant. Les lames font 
larges, épaiffes, peu nombreufes, aflez diftantes 
du pédicule , inégales, de couleur de rofe dans 
leur état adulte, 


Cette plante croit en automne, dans les jardins 
& les bois. 


7. AGARIC à grande coiffe. Agaricus volvaceus. 


Agaricus (amanita virgata), cafpirofa , pileo 
campanulato , conico , pilofo , cinereo nigroque, va- 
riegato ; lamellis pulverulentis , rubro-cinnamomeis. 
Perf. Synopf. pag. 249. n°. 4. 

Agaricus volvaceus. Bull. Herb. tab. 262. 

8. Agaricus bombycinus, Schæff. tab. 98. ? 


Sa coiffe eft entière, perfiftante, d’un gris tra- 
verfé de lignes noirâtres ; elle fe déchire enfuite 
à fon fommet en cinq ou fix découpures. Le cha- 
peau, large d'environ trois pouces , eft gris 5 il 


A GA 


eft , en vieilliffant , traverfé de lignes noires, di- 
vergentes ; d’abord convexe , puis plane, pubef- 
cenr. Les feuillets font blancs dans leur jeuneffe , 
de couleur de brique dans un âge avancé; le pédi- 
cule plein, cylindrique & blanchätre. La plante 8, 
dont la coiffe eft jaunâtre, ne pouvoit être qu'une 
variété de cette efpèce. 


Cette plante croi. en été, par groupes, fur 
le tan & dans les ferres. 


8. AGARIC engaîné. Agaricus vaginatus, 


Agaricus (amanita livida), pileo umbonato , 
planiufculo, friato ; plumbeo livido, lamellis can- 
didis , fHpite bafi volvä vaginato. Perf. Synopf. 247. 
— Decand. Synopf. 43. 


Agaricus vaginatus. Bull. Champ. tab. $12 & 
tab. 98. 


#. Amanita livida. Œder. Flor. dan. tab. 1014. 
Agaricus plumbeus. Schæff. Bav. tab. 85 & 86. 


Amanita (pallefcens), pileo ficco , ex albido- 
pallefcente ; difco fublevi. Perf. |. c. 


8. Amanita (hyalina), pileo flpiteque beryllo , 
lamellis flavefcentibus. Perf. |. c. 


Agaricus hyalinus. Schæff. |. c. tab. 244. 


y. Amanita ( fufcefcens }, pileo fubconvexo , ni- 
tido , è livefcente-fubhepatico ; lamellis candidis ; 
féipite fubulato , livido ; volyä albidä. Perf. ]. c. 


d\ Amanita (fpadicea), pileo fubcampanulato , 
umbonato, ffriato, fragili , fpadiceo ; lamellis can- 
didis ; flipite fquamulofo , fufcefcente. Perf, 1. c. 
pag. 248. 

Agaricus fulvus, Schæff. Fung. tab. 95.? 

s. Agaricus badius. Schæff. tab. 245$. 


Amanita (badia) , major , pileo badio , nitido ; 
lamellis flipiteque dilute caftaneis. Perf. |. c. 


&. Amanita ( fubvilcida ) , pileo planiufeulo , 
ochraceo, fulvo , fubvifcido ; fHpite fquamofo, conco- 
lore ; lamellis albidis. Perf. 1. c. (Voyez AMANITE, 
n°. 34.) 


Cette efpèce varie beaucoup par la couleur & 
Ja grandeur; mais on la reconnoit conftamment 
en ce que la coiffe d’où elle eft fortie, forme une 
gaîne cylindrique , cachée fous terre , & alongée 
à la bafe de fon pédicule. Le chapeau eft d’abord 
très-convexe , puis plane, large de trois à quatre 

ouces, roux, marron ou fauve dans fa jeuneffe , 
ivide dans un âge avancé , toujours ftrié fur fes 
bords. Les lames font blanches , inégales, rayon- 
pantes , adhérentes au fommet du pédicule : quel- 
quefois on trouve des débris de la coiffe qui for- 
ment des taches fur le chapeau. (Decand.) 


À G A 


9. AGARIC rude. Agaricus afper. 


157 


Agaricus (amanita afpera), pileo carnofo, com- 
paélo , umbonato. rubefcente-fuligineo , verrucis acu 
tis afpero ; lamellis confertis , candidis ; ffipite longo, 
fisrillofo ; fubbulbofo. Perfoon, Synopf. pag. 256. 
n°. 16. — Abbild. Fafc. 3. Ic. 


Agaricus verrucofus. Bull. Herb, tab. 316. — 
Lam. Illuftr. Gen. tab. 882. fig. 4. 


Cette plante a une odeur forte, défagréable. 
Son pédicule eft long de deux ou trois pouces, 
un peu renflé à fa bafe en forme de bulbe, point 
fiftuleux. Son chapeau , d’abord étroit, hémifphé- 
rique, finit par devenir un peu concave, large de 
trois à quatre pouces, d’une chair compacte , 
blanche ou reugeatre. Les lames font blanches, 
nombreufes , inégales, recouvertes, dans leur 
jeuneff> , d’une membrane qui fe rabat en forme 
de collier. La coiffe eft incomplète ; elle difparoit 
après le premier âge, & laiffle fur le chapeau des 
plaques proéminentes , fouvent pointues. 


Cette plante croît, dans le courant de l'été, 
aux lieux humides, dans les bois. On la foupçonne 
vénéneule, 


10. AGARIC folitaire. Agaricus folitarius. 


Agaricus fordidè albus , pileo plano , medio , fub- 
depreflo , verrucofo , afpero ; lamellis latis , pediculo 
minimè adnexis ; fhipire pleno , erecto, bulbofo , fquue 
mofo , annulato. Decand. Synopf. pag. 42. n°. $Go. 
— Bull. Herb. tab. 10 & tab. 593. 


Ce chamoignon eft d’un blanc-fale. Son pédi- 
cule eft droit, long de fix à huit pouces, plein, 
épais à fa bafe , garni d'écailles , qui font les dé- 
bris de la coiffe incomplète qui le recouvroit dans 
fa jeuneffe. Le chapeau eft prefque plane, avec 
un léger enfoncement au milieu : il a fix à {ep 
pouces de diamètre ; il eft parfemé de verrues 
éparfes & proéminentes, qui font jes fragmens 
de la coiffe. Ses feuillets font larges, épais, non 
contigus avec le pédicule , fur lequel ils laiffenc 
leur marque. La membrane qui les recouvroit, fe 
rabat en forme de collier fur le pédicule. 


Ce champignon croirenété, à l’ombre, dansles 
bois ; il a un goût exquis. On le mange cuit fur le 
gril , avec du beurre & du fel. (Decand. ) 


11. AGARIC très-grand. Agaricus amplus. 


Agaricus (amanita ampla), pileo carnofo , latif- 
Jimo , murino ; margine levi ; verrucis craffiufculis , 
dilutioribus ; fHpite folido , craffiffino , albo ; lamellis 
anguflis , craffiufculis. Perf. Synopf. Fung. p. 255. 
CE Te 

C'’eft une des plus grandes efpèces de ce genre. 
Son pédicule eft blanc, très-épais, point fiftu- 
leux , muni, vers fon fommet , de petites écailles 


158 A G A 


épaiffes , tranfverfales, étroites, Ses lames font 
épaifles, étroites, larges d’environ trois lignes. 
Le chapeau ef charnu, très-large, life à fes 
bords, d’une couleur claire , parfemé de verrues 
prefque tranfparentes, un peu épaifes. 


Ce champignon eft rare; il fe trouve fur les 
montagnes , dans les bois de pins. Sa faveur fe 
rapproche de celle de l’agaricus campeftris. (Peyf.) 


12. AGARIC verdâtre. Agaricus virefcens. 


Agaricus (amanita virefcens), pideo carnofo, 
plano, pallidè virefiente ; verrucis craffis , polyedris, 
albidis ; fhpite craffiufculo , fquamulofo-villofo , can- 
dido. Perf. Synopt. pag. 255$. n°. 14. 


Son p“dicule eft long de trois ou quatre pou- 
ces, un peu épais, blanchätre , couvert d’écailles 
molles, velues; il fupporte un chapeau plane, 
charnu, un peu fpongieux , d’un vert-päale , épais 
de quatre à fix lignes , couvert de verrues blan- 
châtres , polyèdres ; la coiffe d’un blanc-fale. Ce 
champignon croit dans les forêts ; il n’eft point 
d'un goût défagréable. 


13. AGARIC rougeatre. Agaricus rubeftens. 


Agaricus (amanita rubefcens), pileo convexo, 
opaco , rubefcente ; verrucis confertis lameilifque al 
bis. Perf. Synopf. pag. 254. n°. 13. 


Agaricus (margaritiferus) , nonnul/orum. Aga- 
ricus puffulatus, Schæff. Fung. tab. or. 


8. Amanitz (circinnata ), pileo hemifpharico , 
fibumbilicato , rubefcente ; verrucis oblongis , circin- 
natis ; lumellis planiufculis, albidis ; flipite bulbofo, 
fauamulofo ; pileo concolore. Perf. |. c. 


Agaricus myodes, ? Schæff. Fung. tab. 261. 


Ce champignon s'élève fur un pédicule long de 
deux pouces, folide , fouvent bulbeux à fa bafe, 
un peu écailleux, blanchätre ; il fupporte un cha- 
peau convexe ou hemifphérique, épais , rougei- 
tre, couvert de verrues nombreufes, blanchätres, 
oblongues ou arrondies. Les lames font planes; 
ovales, entières, blanches, quelqu:fois un peu 
dentées. Il croit en automne, dans les bois de 
hêtre. La variété 8 eft plus rare ; elle eft toujours 
percée à fa bafe par des trous de vers. Sa faveur 
n'eft point défagréabie. 


6. II. AGaricus. Perf, Champignons dépourvus 
de coiffe. 


J. Ler'orA. Perf. Lames qui, en vieilliffunt, fe def- 
fechent fans noircir , recouvertes dans leur jeunelfe 
d’une membrane qui fe déchire ordinairement, & 
forme alors une forte de collier autour du pédicule. 


14 AGAnIC élevé. Agaricus procerus. 


A G À 


Agaricus magnus, pileo carnofo , umbonato , fqua- 
mofo , rufefcente-cinereo ; lamellis remotiffimis , al- 
bidis ; fHipite buloofo, longiffime ; annulo mobili. 
Perf. Synopf. Fung. pag. 257. n°. 1. — Œder, 
Flor. dan. tab. 722. — At. Helv. 4. tab. 5. fig. 1. 
— Curtis, Flor. lond. Ic. — Sowerb. Engl. Fung. 
tab. 190. 


Agaricus colubrinus. Buil. Herb. tab. 78 & 583. 


Agaricus variegatus. Lam. Flor. franç. vol. 1. 
Pag. 114. 
Amanita marmorea. Lam. Dit. 1. pag. 112. 


B. Agaricus (fquamofus), fupernè convexus , fqua- 
mofus ; lamis extra extipitem coalitis, lutefcentibus ; 
in medio annulatus, bai bulbofä. Villars, Plant. 
Dauph. vol. 3. pag. 1013. n°. 10. 


y. Agaricus (excoriatus ) , minor , fubalbicans , 
fquamis obfoleurs. Schæff. tab. 18. 19. — Sibch. 
Flor. oxon. pag. 341. ( Woy. AMANITE marbrée, 
n°. 49.) 


Ce champignon , qui préfente quelques va- 
riétés, foit dans fa couleur, foit dans la difpofition 
des écailles, eft d’un bon goût; il fe mange dans 
les campagnes, où il eft connu fous le nom de 
g'yJette. 


15. AGARIC en bouclier. Agaricus clypeolarius. 
Bull. 


Agaricus (colubrinus), major, pileo campanu- 
lato, fquamofo, pallefcente ; fquamis majufculis , 
fparfis, rufefcentibus ; lamellis albidis , Liberis ; fipite 
longiufculo , floccofo-villofo , molli ; annulo fugaci. 
Perf. Synopf. 255. — Bull. Herb. tab. 405 & 506. 
fig. 2.— Lam. Ill. tab. 882. fig. 2. 


Son pédicule eft épais , cylindrique , long d’en- 
viron trois pouces, blanc, fiftuleux, grêle, mou, 
cotonneux ; fon chapeau campanulé, de couleur 
blanchitre , de forme ovoide-alongée. Ses bords fe 
redreffent enfuite ; fouvent il devient concave 
fans ceffer d’être protubérant à fon centre, fra- 
gile, large de deux ou trois pouces , couvert d’é- 
cailles roufleâtres, plus nombreufes dans les jeu- 
ues individus. Les bords font fouvent crénelés ou 
lobés ; les lames blanches , libras , inégales; {a 
fubftance peu charnue. Le collet fe détruit fré- 
quemment. 


Ce champignon varie dans fon afpeét; il croît 
dans les bois, en été & dans le courant de lau- 
toinne. 


M. Perfoon cite les variétés fuivantes de ce 
champignon. 


8. Agaricus (pantherinus), pileo fubcarnofo , 
umbonato; fquamis confertis | cinnamomeo-ferrugi- 
neis , adpreffis ; lamellis liberis , latiufeulis, latefcen- 
Hs 5 fipite mediocri, fubbulbofo , fquamulofo. Perf. 
« Ce 


A G À 
© Son pédicule eft moins élevé , couvert d'é- 
cailles un peu jaunâtres & de fibrilles cotonneufes. 
Les lames font libres, plus larges, jaunâtres , con- 
vexes, prefque luifantes ; le chapeau mou, plus 
épais; l'anneau du pédicule à peine fenfible. Il croit 
dans les bois de pins. 


y. Agaricus (criftatus) , parvus , pileo campanu- 
lato , albido ; difco fquamifque ferrugineis ÿ lamellis 
Uberis , candidis ; flpite breviufculo , cavo, [ubrufef- 
cente, glabro ; annulo fugaci. Perf. |. c. — Bott. 
Fung. tab. 7. 


Agaricus ( confpurcatus), fhipitatus , pileo for- 
didè albo ; difco fufcefcente, fquamofo ; fqmamis con- 
coleribus , lamellis albis, annulo ffipiteque concolore. 


Willd. Flor. berol. n°. 1104. 


Agaricus fubanriquatus. Batfch. Elem. Fung. 
Cont. 2. pag. 59. tab. 37. fig. 205$. a. d. 


Celui-ci, qui paroît devoir former une efpèce 
particulière, eft beaucoup plus petit. Son pédicule 
eft fftuleux , rouff:âtre ou de couleur argentée , 
long de deux pouces , épais d’une ligne; fon cha- 
peau large d’un demi-pouce , blanchatre , campa- 
nulé , couvert de petites écailles rouffeâtres , ainfi 
que fon centre ; les lames blanches, ovales , déra- 
chées du pédicule. Son odeur eft forte , & fa fa- 
veur fouvent rebutante. Il croit fur la terre ou fur 
le tronc des hêtres. 


à Agaricus ( concentricus ), pileo fubcarnofo , 
albido ; umbone fquamulifque rufo-badiis ; lamellis 
remois fhpiteque longifimo , pallefcente-albis. Perf, 
1. c.— Abbild. tab. 5. 


Cette variété eft remarquable par fon pédicule 
une fois plus long , dépourvu d’anneau; elle fe 
rapporte aux précédentes par fa couleur & la 
forme de fes lames. Les écailles font fort petites, 
difpofées en un ordre concentrique, excepté au 
centre. Son chapeau eft blanchätre , médiocrement 
charnu. Il croit aux lieux humides, dans Les bois 
de hêtres. 


16. AGARIC de chat. Agaricus felinus. Perf. 


Agaricus fubparvus, pileo planiufeulo, fuhumbo- 
nato ; umbone fquamulifque nigrefcente - umbrinis ; 
lamellis albidis , liberis ; ffipite fiffulofo , fubconco- 
lore ; annulo fquamulofo, obliquo. Perf. Synoptf. 
pag. 261. 


Il fe difingue de l’efpèce précédente en ce qu'il 
n’a ni faveur ni odeur fenfibles, De plus, fon cha- 
peau eft prefque plane, noirâtre ; fon pédicule 
fftuleux, muni d’un anneau plus conftant. Ses ja- 
mes font libres & blanchäâtres. On le trouve dans 
les foréts , où il eft rare. 


17. AGARIC d’un brun-clair. Agaricus dilutus. 
Perf. 


À G À 15g 


Agaricus pileo planiufculo, fubumbonato ; umbone 
obtufo , rofeo ; lamellis liberis , latiufculis , fufcis ; 
fipite fiflulofo , annulato. Perf. Synopf. pag. 261. 


Ce champignon a beaucoup de rapport avec le 
précédent. Son pédicule eft fiftuleux , long d’un 
pouce & demi , un peu épais, entouré d’un anneau 
tendre. Le chapeau eft prefque plane, à peine fail- 
jant à fon centre, muni cependant d’une perite 
élévation orbiculaire , obtufe, couleur de rofe. Ses 
lames ou feuillets font libres , un peu élargis, ven- 
trus, d’abord d’un brun-clair , enfuite de couleut 
grife; enfin, d’un brun-foncé. Cette efpèce eft 
rare. On la trouve dans les forêts de hêtres. 


fn 18. Acaric à lames rouges. Agaricus hamato= 


fpermus. Bull. 


Agaricus greparius , tenuis , pileo umbonato , de- 
müm fubdepreflo, flavefcente , argillaceo , glabro ; 
lamellis ventricofis , liberis , lateritio-rubris ; ffpite 
tenui , pileo concolore ; annulo parvo , ereëto. Perf, 


Synopf. pag. 261. — Bull. Herb. tab. 395. fig. 1. 


8. Agaricus ( nigrefcens ), migrefcente-fuligineus , 
pileo fquamulofo. Bull. !. c. fig. e. 4. 


Cette efpèce croît par touffes étalées. Son pé- 
dicule eft gréle, glabre, cylindrique, jaunâtre, 
fouvent muni d’un anneau redreffé & peu régulier, 
ordinairement fort petit, plein ou filtuleux, long 
de deux ou trois pouces : il foutient un chapeau 
d’abord hémifphérique, puis conique, puis plane, 
avec le centre protubérant ; il eft glabre, d’un 
jaune-terreux , plus foncé au centre. Les feuillets 
font à peine adhérens au pédicule , inégaux, ar- 
qués, d'un rouge quelquefois très-vif. I] croit fur 
la terre. La variété 8 eft d’un noir de fuie, Son 
chapeau eft médiocrement écailleux ; il eft plus 
petit dans toutes fes proportions. 


19. AGARIC moyen. Agaricus mefomorphus. 
Bull. 


Agaricus fubgregarius , parvus, pileo fubumhonato, 
glabro , flipireque flavefcente ; lamellis latiffimis , lie 
beris , canaïdis ÿ annulo ereélo. Perf. Synopf. pag. 


262. Puil. Herb. tab. 506. fig. 1. 


Cette plante eft affez élégante. Son pédicule eft 
glabre , cylindrique , grêle , fiftuleux , épais d’une 
ligne, long de deux ou trois pouc:s , entouré d’un 
anneau fort petit, redreffé, en forme de godee 
très-entier , perfftant. Son chapeau ef! glabre, peu 
charnu , d’abord prefque plane, un peu bombé , 
fe relève par fes bords en vieilliffant , & devient 
enfuite tout-à-fait plane ; il eft large d’une ligne, 
rouffeitre en deflus, garui en deffous de feuillets 
blancs affez larges, détachés du pédicule. Il croit 
folitaire ou par petits groupes fur la terre. 


20. AGARIC raclé. Agaricus ramentaceus, Bull. 


160 A G A 


Agarieus folitarius, pileo planiufculo , obfolecë 
umbonato, argillaceo ; difco obfturo ; maroine flevef- 
cente , fgtamulofo ; lamellis dilutè fuligineis , fub- 
adnexis ÿ ffpite folido, albido, flavo - maculato , 
glabro ; annulo Brevi. Perf. Synopf. pag. 263. n°. 9. 
— Bull. Herb. tab. 95. fig. 3. 


Son pédicule eft cylindrique , blanchitre , épais 
de trois à quatre lignes, haut de deux pouces & 
plus, point fiftleux , fouvent parfemé de taches 
Jaunes, tranfverfales ou en réfeau , muni d’un an- 
peau court; il fupporte un chapeau médiocrement 
charnu , large d'un pouce & demi, d'abord de 
forme fphérique, puis convexe , puis plane , d’un 
brui-jaunatre fur fes bords , brun au centre , tout 
couvert de petites écailles noirâtres , garni en def 
fous de lames inégales, un peu courbées, d'un 
roux-pale , aiguës à leurs deux extréinités, à peine 
adhérentes au pédicule. Ce champignon croit fo- 
litaire fur la terre. 


21. AGARIC en toge. Agaricus togularis. Bull. 


Agaricus flavefcens , fubargillaceus feu dilutè ferru- 
gineus ; lamis fubventricofis , demüm liberis ; fhipice 
dongiufeulo, cavo ; annulo reflexo. Perf. £ynopf. 
pag. 262. n°. 7, — Bull. Herb. tab. $95. fig. 2. 


Son pédicule eft ffluleux, cylindrique , long de 
deux ou trois pouces, épais de deux ou trois 
lignes, blanc à fa partie fupérieure , jaunâtre vers 
fa bafe, entouré dun anneau rabattu qu'il perd 
avec l’âge; il foutient un chapeau d'abord globu- 
Jeux , puis convexe, puis prefque plane , large de 
deux à trois pouces, life, un peu charnu, d’un 
Jjaune-roufleâtre , garni en deffous de lames de 
même couleur , arquées , d’abord un peu adhéren- 
tes au pédicule, puis s’en détachant ; arrondies à 
leur bafe, inégales entr'elles, recouvertes, dans 
leur jeuneffe , d’une membrane blanche qui forme 
Panneau. Il croit fur la terre , en France, foli- 
taire ou par petits groupes de deux ou trois pieds, 
réunis enfemble par leur bafe. 


22. AGARIC pudique. Agaricus pudicus. Bull. 


Agaricus pileo albo aut fufco, carnofo, rotundato : 
globulofo , dein convexo , plano ; laminis arcuatis , 
diberis , concoloribus ; fipite femper flavo , maculato, 
date annulato ; annulo fuprà ffriato. Bull. Herb. tab. 
597. fig. 2. 


a, Tiem, albus, Bull. I. c. fig. Q. R.S. 
8. Idem, flavidus. Bull. !. c. L. M. N.O.P. 


Ce champignon varie dans fa couleur ; il eft 
tanrOt blanc , tantôt d’un jaune-fauve. Dans l’un 
& l'autre le pédicule eft plein, cylindrique , ta- 
cheté de jaune ; long de trois à quatre pouces , 
épais de cinq à fix lignes , entouré d’un arneau 
entier, étalé ou rabattu, fouvent firié en deflus ; 
il fupporte un chapeau d’abord prefque globu- 


À GA 


leux , puis convexe, puis plane ou concave , de 
quatre à cinq pouces de diametre, garni en def- 
fous de feuillets inésaux, arqués, non adhé- 
rens au pédicule. Cet egaric croit folitaire fur la 
terre. 


23. AGARIC carcharias. 
Perf. 


Agaricus pileo carnofo , convexo , umbonato , gra- 
aulofo , flipiceque fquamulofo incarnatis ; lamellis 
adnexis ; candidis. Perf. Synopf. pag. 263. n°. 10. 


Agaricus carcharias. 


Son pédicule eft très-court, épais de deux ou 
trois lignes , légérement bulbeux à fa bafe ; il fou- 
tient un chapeau charnu , large de deux pouces, 
hémifphérique ou en forme de mamelon, cou- 
vert d'écailles qui le rendent grenu, de couleur 
de chair, ainfi que le pédicule. Sa face inférieure 
eft garnie de lames lancéolées , féparées , de cou- 
leur blanche. Son odeur eft nauféabonde ; fon 
goût amer. Ce champignon, d’un bel afpeét, croit 
parmi les pins. 


24. AGARIC jaune d’ocre. Agaricus ochraceus. 
Bull. 


Agaricus mediocris, fubgregarius | pileo fubcar- 
nofo , umbone ferrugineo ; lamellis confertis , plerum- 
que pallidis; fipite fquamofo , annulato. Perf. Synopf. 
pag. 264. Sub aparico granulofo. 


8. Idem, lamellis pallidis aut dilutè ferrugineis. 
Perf. 


y. Idem , pileo expallefcente. Perf. 
À Idem , totus fermè albidus. Perf. 


Agaricus granulofus. Batfch. Elem. Fung. pag. 
79 & pag. 170. tab. G. fig. 24. Necnon agaricus 
flavo-floccofus. Ejufd. pag. 117. tab. 19. fig. 97. 


Huc quoque pertiner. 


Agaricus muricatus. Œder. Flor. dan. tab. 1015. 
fig. 2.? 


Agaricus ochraceus. Bull. Herb. tab. ÿ33. fig. 3. 


Agaricus croceus. Bott. Fung. pag. $1. tab. fr. 
fig. 2. — Sowerb. Fung. tab. 19. 


Ce champignon, qui préfente plufieurs va- 
riétés, furtout dans fes couleurs, eft ordinaire- 
ment d’une couleur d’ocre jaune ou de rouille, 
queiquefois tout-à-fait blanc ou d’un jaune très- 

âle. Son pédicule eft fiftuleux, cylindrique , 
be de deux pouces , fur deux lignes de large, 
chargé de quelques écailles au deflous de l'anneau, 
qui eft déchiré & peu apparent. Son chapeau ef 
médiocrement charnu , d’abord très-convexe , 
enfuite un peu plus en forme de cloche, large 
d’un pouce ; le fommet toujours proéminent &# de 
couleur foncée ; les bords aflez fouvent pliffés , 


ridés par les débris de la coif:, qui le rendent 
auf 


À G A 


auf un peu écailleux. Les lames font nombreufes, 
pis pâles que le refte de la plante. Elle croît fo- 
itaire ou en groupes peu nombreux, parmi les 
bruyères ou dans les bois de pins. 


25. AGARIC à gouttes. Agaricus guttatus. 
Perf. 


Agaricus magnus , pileo carnofo , obtusè umbonato, 
pallidè lateritio ; lamellis palleftente-albidis ; fhipite 
longiffimo , fubbulbofo , concolore ; apice annuloque 
Hi Perf. Synop. pag. 265. n°. 12. — Abbild. 
tav0. 2. 


Cette efpèce eft finguliérement remarquable par 
des gouttes d’un vert-foncé attachées au fommer 
du pédicule & fur le collet réfléchi. Ces gouttes 
fe deffèchent, & forment enfuite autant de taches 
livides. Ce champignon eft grand; fon chapeau 
charnu, couleur de brique pâle , à fommet fail- 
lant, obtus, fourenu par un pédicule très-long , 
prefque bulbeux , de la même couleur ; les lames 
font d’un blanc-fale, détachées du pedicule. Cet 
agaric eft d’une odeur défagréable; il croît {ur les 
montagnes, dans les bois de pins. 


26. AGARIC de mégifher. Agaricus alutarius. 
Perf. 


Agaricus magnus , pileo carrofo , obtusè umbonato, 
alutaceo , glabro ; lamellis confertis , Liberis , albido- 
imcarnatis ÿ fhpite glabro , annxlo laxo. Perf. Synopl. 


pag. 265. 


Son pédicule eft glabre , un peu fituleux , long 
de trois à quatre pouces, épais de trois lignes , 
entouré d’un anneau lâche, & foutenant un cha- 
peau charnu, campanulé , de deux ou trois pouces 
d: diamètre, chargé vers fes bords de quelques 
p2tites peluchures. S1 couleur eft d’un Jaune-clair ; 
fon fommet faillant , obtus ; les lames libres , 
nombreufes, d’un blanc-incarnat , larges de deux ou 
trois lignes. Ce champignon n’a été obfervé qu'une 
feule fois dans les jardins, par M. Perfoon. 


27. AGARIC à racine de navet. Agaricus radico- 
fus. Bull. 


Agaricus fubmagnus , compaëtus, durus ; pileo 
\ 
plano-convexo, obtusè umbonato, pallefcente, macu- 
Lis fordidè rufis variegato ; lamellis conpgeftis , rufef- 
se AA BRON OERE 8 UE 
centibus ; flipite firmo, deorsum incroffato, radicuto , 
fquamofo ; fquamis ereétis. Bull. Herb. tab. 160. 


Agaricus radicatus. Perf. Synopf, 266. n°. 13. 


Ce champignon eft d’une confiftance dure, 
compacte : dans fa jeuneffe , il refflemble à un 
œuf; enfuite il s'élève par un pédicule charnu, 
Jong de trois À quatre pouces, plus gros à fa bafe 
qu’à fon fommet, chargé de lambeaux écailleux 
au deffous du fommet. Il pouffe une racine très- 
grofle , verticale, qui émet de longues fibres 

Botanique. Supplément. Tome I. 


De 2 mn ae AD AE 7 D 2 CO + RE AR à Le 


A: GA 161 


radicales , & qui porte quelquefois de nouvelles 
plantes de la même efpèce. Le chapeau eft épais , 
charnu , prefqu'hémifphérique , d’un blanc-jau- 
nâtre , large de cinq à fix pouces, garni en deffous 
de lames nombreufes , frangées, inégales, qui ne 
fe continuent pas fur le pédicule. Ure membrane 
réunit les bords du chapeau avec le pédicule, & 
en fe déchirant laiffe des lambeaux fur le premier, 
& forme fur le fecond un collier déchiré. Ce 
champignon eft d'une faveur mès-défagréable 3 il 
croit dans les bois. 


28. AGaric changeant. Agaricus fphaleromor- 
phus. Bull. 


Agaricus folitarius , pileo hemifoherico, convexo, 
albido ; lamellis confertis, lutefcentibus , decurrenti- 
bus ; flipite fubtuberofo , folido , glabro. Bull. Herb. 
tab. 540. fig. 2. — Perf. Synopl. 266. 


Agaricus fphaleromorphus. Decand. Synopf. n°. 
415. 

Son pédicule eft plein, glabre, prefque tubé- 
reux, long d'environ trois pouces , épais de trois 
lignes, foutenant un chapeau blanchärre, con- 
vexe , hémifphérique , d'environ trois pouces de 
diamètre, garni en deflous de lames Jaunatres , 
nombreufes, décurrentes. Il croît folitaire fur la 
terre. 


29. AGARIc moifi. Agaricus mucidus. Perf. 


Agaricus cafpitofus , candidus , pileo hemilpharico , 
cenui , glutinofo ; lamellis d'ffantibus ; flpite duro 
adfcendente , annulato ÿ apice fulcato. Perf. Synopf. 
264. 


8. Idem , pileo alsido , cinereo feu cafo. Perfoon, 
lie? 


Agaricus ( fplendens) , fHpitibus aggregatis ; bafr 
incraffatis., [upra annulum ffriatis ;ÿ pileo convexo , 
candidiffimo | vifcido , nitente. Vahl , in Fior. dan. 
tab. 1130. 


Agaricus (nitidus) , amellis niveis , diflontibus, 
candidiffimus , vifcidus ; fHipite annularo. Œder. Flor. 
dan. tab. 773, 


Agaricus valens. Scopol. Carn. edit. 2. pag. 430. 


Agaricus mucidus. Schrad. Spicil. Flor. german. 
pag. 116. 


Son pédicule eft dur, prefque tubéreux à fa 
bafe , afcendant, cann-lé, principalement au deffus 
du coller épais qui l’environne ; il fout'ent un 
chipeau prefque tranfparent, prefque membra- 
neux, grêle, hémifphérique, glutineux , de cou- 
lsur blanche, ai.fi que toute la plante ; garni en 
deffous de lames élargies, diflantes, farineufes , 
conniventes à leur bafe par des lignes décurrentes. 
Il varie dans {a couleur ; qui efl quelquefois d'un 
blanc-cendié ou un peu bleuatre. Éeehampisnen 


162 A G À 


À G À 


croit en groupes , toujours fur le tronc des hêtres, ! automne fur le tronc des arbres, particuliérement 


tant fur les individus vivans , que morts & def- 
féches. 


30. AGARIC noirci. Agaricus denigratus. Perf. 


Agar'eus cafpitrfus , fubparvus , pileo campanu- 
lato , nigreftente-umbrino ; maculis latiufcilis , obf- 
curiortbus ; limellis albido-fulrgineis; fhpite elufico, 
fubincurvo; ann:lo albicante, fubfugacr. Perf. Synopl. 
paz. 267. n°, 16. 


Cet aguric croit par groupes fur le tronc des 
arbres, où ‘1 eft rare. Son pédicule eft un peu 
courbé , élaftique , long d'environ trois vouces , 
épais d’une à deux lignes, environné d’un anneau 
blanchâtre & fugace ; i! foutientun chapeau roide, 
charau , campanulé, d’un noir un peu clair, large 
d'environ neuf lignes, couvert par les fragmens 
allez larges du coller, d’une couleur plus foncée ; 
Es lames d'un blanc {ali de noir. 


31. AGARIC raboteux. Agaricus fquarrofus. 


P. AE 


Agaricus cafpivofus, pileo carnofo, flipite fquar- 
rofo-fquamofis , ochraceo-ferrugineis ; lamellis con- 
fertis , olivaceo-pallidis. Schœff, Ic. Fung. Ill. pag. 
25.— Perf. Synopf. pag. 268. 


Agaricus floccofus. Curt. Flor. Lond. tab. 264.— 
Schœft. Fung. tab.6r. 


Agaricus ( fquarrofus ), fhipitatus , pileo umbo- 
nato-lutefcente, fquamofo ; fquamis fufcis , fquarrofis ; 
féisite infra annulum fquarrofo , lamellis pallidis. 
Wild. Flor. berol. 380. — Œder. Flor. dan. tab. 
491. — Haller, Helv. n°. 2399. 


g. Agaricus ( aurivellus ) , ferrugineo-luteus , 
pileo campanulato, fquamofo ; flipite fibrillofo , in- 
curvo. Perf. c. 


Agaricus (aurivellus), ffccus , pileo luteo ferru- 
gineo ; land molliffimä in flammulas dense imbiica- 
tas digefla obduëto ; flipite pallidè fulfureo ; ann:lo 
membranaceo , ferrugineo ; laminis pallidis , ferrx- 
gineo frfcis. Batfch. Elem. Fung. Cont, 1. p. 153. 
fig. 115. 

Agaricus filamentofus. Schæœ#. Fung. tab. 209.? 

Amanita filamentofa.? Lam. vol. 1. n°, 48. 


Son pédicule eft, felon fon lieu natal, tantôt 
très-droit, tanrôt courbé & afcendant, entouré 
d’un anneau fort petit, raboteux ; il fupporte un 
chapeau convexe, ordinairement large de trois 

uces, jaunâtre , furmonté d’un mamelon peu 
fenfible , d’une confiflance ferme, parfemé d’'é- 
œailles brunes, raboteufes, garni en deffous de 
James fines , d’abord d’une couleur pâle, puis plus 
foncée. Dans la variété 8 , les pédicukes font nus, 
les couleurs plus foncées , le chapeau couvert de 
peuits flocons un peu déchirés. Cet agaric croit en 


9 0 


fur les chênes. 


32. AGanic doré. Agarieus aureus. Bull. 


Agaricus falvo-aureus, laminis candidis ; pileo 
globulofo , dein convexo, lituris parvis ; nigris Varie- 
gato ; ffipite pleno , bafi fubattenuato , incurvo , an- 
nulato, Bull. Herb. t. 92. — Decand. Flor. frarç. 
1. pag. 204. n°. 549. 

Agaricus (avreus ), fubcafpitofus , magnus , unico= 
lor-fulvus , pileo carnofo , planiufculo, obfolerë 
fquamofo pilofo ; lamellis confertis, tenuious , fub- 
emargiratis ; fipire firido, glubro, craffiufeulo ; 
annulo fusparvo. Perf. Synopf. 269. ? 


Agaricus aureus, Sowerb. Engl. Fung. tab. 77. 


Cet agaric eft d’un fauve-doré , à l'exception 
des feuillets, qui font blancs. Son pédicule eft 
plein, glabre, cylindrique , un peu aminci & 
courbé à fa partie inférieure , long d'environ trois 
pouces, épais de cinq à fix lignes, garni d’un 
coliier entier & peu apparent. Le chapeau eft 
charnu, d’abord globukux , enfuire convexe , 
garni de petites peluchures peu nombreufes , 
larges de deux pouces. Les feuillets font blancs , 
inéeaux, très-étroits, couverts , dans leur jeu- 
neffe , d'une membrane qui refte adhérente au pé- 
dicule, Ce champignon croît dans l'été, dans les 
bois humides & ombragés. ( Decand. ) 


33. AGARIC annulaire. Agaricus annularius. 
Bull. 


Agaricus (polymyces), cafpitofus ; congeflus , 
pileo umbonato-pilofo fquumofo , ochracec-fuligineo ; 
lamellis fubdecurrentibus , albidis , palleféentibus ; 
fipire annulato , conico , olivaceo-cinereo. Perfoon , 
Synopf pag. 270. — Bull. Champ. tab. 540. fig. 3, 
& tab. 377. 

Agaricus ( melleus }, pileo convexo, lutefcente, 
fufeo irrorato ; lametlis pallidis ; fpitibus annulatis , 
agsregatis , faréiis. Œder. Flor. dan. tab. 10134 — 
Bolt. Fung.tab. 141. Ort:ma. 


Agaricus ( congregatus }, fhipitatus, pileo con- 
vexo, fquamofo , fubfufco ; lamellis atbidis ; petrolo 
tereti, fufcefcente, bafi crafiufculo ; velo & anuulo 
albido. Bolt. Fung. tab. 140. 

Agaricus fufco-pallidus. Bolt. |. c. tab. 136. Wu- 
rietas. 

Agaricus flipitis. Sowerb. Engl. Fung. tab. 101. 

Agaricus cumulatus. Wither. Bot. Arrang. edit. 3. 
vol. 4. pag. 164, 

8. Agaricus mucabilis, Schœff. Fune. tab. 9. — 
Batfch. Elem. Fung. tab. 38. fig. 208. 


Ag-ricus annwlaris, Bull, Herb, tab. 543. 


À G À 


Ce champignon eft d’une couleur fauve ou 
rouffe ; fon pédicule charnu, cylindrique, fou- 
vent un peu courbé à fa bafe, long de quatre à 
cinq pouces, muni d’un anneau entier , redreffe, 
en forme de godet, glabre ou garni de petites 
écailles dans la variété 8. Le chapeau eft convexe, un 
peu proéminent vers le centre , tachete de petites 
écailles noirâtres dans la variété #, & glabre dans 
la variété g. Les bords font entiers ou un peu fi- 
nueux , non étalés ; les lames jaunâtres ou blan- 
ches , inégales , defcendant légérement fur le haut 
du pédicule. Certe plante fe trouve en automne 
dans les forêts , fur les vieux troncs ou tout au- 
près d’eux ; elle croît quelquefois en groupes très- 
nombreux. ( Decand. ) 


34. AGARIC cou'eur de rhubarbe. Agaricus 
rhabarbarinus, Perf. 


Agaricus pregarius , pileo carnofo , hemifpharico , 
fubumbonato , concentrice pilofo-[quamofo ; lumellis 
Jubferrugineis ; fhipite longo, fquamofo , flavido ; an- 
nulo fugaci. Perf. Synopf. pag. 271. 


Ce champignon a une couleur d'un jaune de 
rhubarbe; 1l eft fans odeur & fans faveur. Son 
pédicul: eft long de deux ou trois pouces , Jau- 
nâtre, velu à fa bafe, écailleux ; fon chapeau, 
d'abord hémifphérique , puis prefque plane, large 
d’un à deux pouces, charnu, un peu élevé à fon 
centre, couvert de poils & d’écailles concentri- 
ques, garni en deffous de lam:s d’un jaune de 
rouille , un peu relevées. L’anneau du péiicule 
eft très-fugace. Ce chzmpignon croît dans la forêt 
d’Hercynie , fur le tronc pourri des fapins. 


35. AGARIC ridé. Aparicus caperatus. Perf. 


Agaricus fubfolitarius , pileo carnofo , convexo, 
rugofo , palleftente citrino ; lamellis confertis , fub- 
argilaceis ; flipite Jolido, fupra annulum obliquum 
fquamulofo. Perf. Obf. Mycol. 1. p. 48 , & Synopf. 
pag. 273. 


Son pédicule eft cylindrique , un peu tubéreux 
à (a bafe , plein, légérement écailleux au deffus 
de l'anneau oblique qui l'entoure ; il foutient un 
chapeau iarge de quatre pouces, campanulé, gla- 
bre , Charnu, lacuneux & ridé à fes bords, d’une 
couleur de citron-pâle, garni en deffous de lames 
nombreufes, un peu grifatres. Il croit prefque fo- 
liraire dans les bois de hêtres. 


36. AcAnric paillet. Agaricns helvolus. Bull. 

Agaricus gregarius , mediocris , pileo fubcarnofo, 
ümbonato, fubernnamomeo; lamellis diflantibus , con- 
coloribus ; ffipire longiufeulo , cylindrico , deorsüm 
annalo obfolerè cinéto. Bull, Herb. tab. 451. Perf. 
Synopf. pag. 273. 

Agaricus hinnuleus, Sowerb. Eng, Fung. tab. 173. 


A G À 165 


Ce champignon eft d'une couleur fauve-claire ; 
fon pédicule glabre, cylindrique , long de quatre 
à cinq pouces, un peu courbé à fa bafe. Son cha- 
peau eft d’abord conique. Ses bords s élargiflent 
enfuite , & finiffent même quelquefois par fe re- 
lever ; mais fon centre eft toujours un peu proé- 
minent. Ce chapeau eft un peu charnu , & conti 
nu: avec le pédoncule; il eft garni en deflous de 
lames nombreufes , inégales , de la même couleur 
que le chapeau ; elles font recouvertes, dans leur 
jeuneffe , d’une légère m:mbrane qui fe déchire , 
& forme un collier peu prononcé. Ce champignon 
croit en groupes dans les bois , les routes, les 
herbages , &c. ( Decand. ) 


37. AGARIC ponétué. Agaricus punétatus. Perf. 


Agaricus pileo convexo , levi, canefcente-umbrino 4 
lamellis diffantibus , umbrinis ; fhpite fbrillofo , an- 
nulo obfolet? diflante. Perf. Synopf. pag. 274- 


Agaricus helvolus, var. 8. Perf. Obf. Mycol. 1. 
pag: 49: 

Ce champignon à de très-grands rapports avec 
le précédent ; il en differe par fa couleur plus 
foncée de terre d'ombre & par fon chapeau , dont 
le centre n'eft point proéminent. Ses lames font 
moins nombreufes, fon pédicule filimenteux. nel 
croît dans les mêmes lieux que le précédent, mais 
il eft plus rare. 


38. Acaric bronzé. Agaricus brunneus. Perf. 


Agaricus pileo carnofo, plano , obrusè umbonato, 
ex cinnamomeo umbrino ; lamellis diftantibus , con- 
coloribus ; fipite longiufculo, fibrillefo , diluttore ; 
friis albidioribus , annulo obfeletè obliquo. Perfoon, 
Synopf. Fung. pag. 274. n°. 26. 


Son pédicule eft un peu courbé, fibreux, mar- 
qué de ftries blanchâtres, long d'environ trois 
pouces, épais de trois à quatre lignes ; il fupporte 
un chapeau charnu , de couleur fauve un peu fon- 
cée, prefque bronzé , large d’un pouce & demi 
à deux pouces, roide, plane, proéminent à fon 
fommet, comprimé autour; les lames diftantes 
entr'elles, de la même couleur ; l'anneau peu 
marqué. 


Cette plante croit dans la forêc d'Hercynie , 
parmi les pins. 


39. AcaARIc à pédicule courbé. Agaricus flexipes. 
Perf. 


Agaricus pileo fubcarnofo , acute umbonato, hemif- 
pharico, fubfbrillofc ; cinnamomeo ; laxellis fub- 
diffantibus , concoloribus ; fipite longo, fisrillofo , 
undulato ; “velc albido ,-fubannulato. Perf. Synopf. 
pag- 27ÿ- 

Sa couleur eft d'un jaune-canelle ; fon pédicule 
flexueux & même ondulé à fa fuperficie , luifant, 


164 A G A 


long de deux ou trois pouces , large d'environ 
deux lignes ; il fupporte un chapeau large , tranf- 
parent, point ftrié, médiocrement charnu, proé- 
minent & un peu aigu à fon fommet , hémifphé- 
rique, légérement fibreux, garni en deffous de 
lames planes, échancrées, conniventes, larges 
d'une à deux lignes, recouvertes, dans leur jeu- 
nefle, d’une membrane blanchâtre qui fe déchire, 
& forme un anneau peu fenfible. Il croît dans les 
mêmes lieux que le précédent. 


40. AGARIC à gros pédicule. Agaricus macropas. 
Perf. 


Agaricus magnus , pileo carnofo , convexo ; mar- 
pire inflexo , cruffalino ; fquamulis pilofis ; canefcen- 
sibus , fparfis obfiro ; lamellis aquosè cinnamomeis ; 
flipite magno , longo , albido ; annulo oëliguo , fub- 
oblitterato, Perf. Synopf. pag. 275. 


Son pédicule eft ferme, très-gros, fibrux, 
blaochatre , long de quatre à cinq pouces, épais 
d'un pouce , écailleux vers fon fommet, muni 
d'un anneau blanc , oblitéré, à peine large d’une 
ligne. Son chapeau eft charnu , convexe , réfléchi 
à fes bords, large de trois pouces, ridé dans fon 
milieu , parfemé de petites écailles blanchaâtres & 
comme pileufes ; garni en deflous de limes d'un 
jiune-canelle, un peu ventrues, prefque créne- 
lées , prefque toujours rongées par les limaçons. 
1] croit parmi les pins, dans la forêt d'Hercynie. 


4r. AGARIC élargi. Aparicus latus. 


Agaricus gregarius , fubcaf;itofus , pileo carnofo, 
convexo , plano , lato , cruftalino ; lamellis emargi- 
nato-adnexis, argillaceo-cinnamomeis; fHipite folido , 
fbrillofo , pallefcente- albo , cortinato. Perf. Synopf. 
pag. 276. 

Sa couleur eft d’un jaune-fale ; fon pédicule 
plein , d’un blanc-fale , long de deux à trois pou- 
ces, épais d'un pouce, foutenant un chapeau 
charnu, convexe, puis plane, large de quatre à 
fept pouces , d’une couleur plus foncée à fon dif- 
que, garni en deflous de lames nombreufes, con- 
niventes, un peu échancrées , larges de trois 
lignes. Il croît au milieu des marais, dans la foréc 
d'Hercynie. 


42. AGARIC à tiges d'oignon. Agaricus capeflipes. 
Perf. . 


Agaricus cafpitofus, pileo campanulato, ffriato ; 
lamellis liberis ; fHipite ventricofo, bafi folido. Perf. 
Synopf. pag. 416. n°. 293. — Sowerb. Fung. tab. 
2. — Decand. Flor. franç. vol. 2. pag. 202. 
n°. 546. F 

a. Agaricus (cretaceus), totus albus. Bull. Herb. 
tab. 374. 


g. Agaricus (luteus), rocus Luteus. With. Brit. 
Arr. 3. Pag. 344. 


À G A 


Cette efpèce eft remarquable par fon pédicule , 
renflé dans le bas comme une tige d’oignon : il eft 
blanchâtre , un peu roux à fa bafe, glabre ou le 
plus fouvenr velu en. deffous dù collier, plein, 
fibreux intérieurement, long de cinq à fix pouces,, 
épais d'un demi-pouce à fa bafe; il fupporte un 
chapeau d’ibord globuleux , puis campanulé, puis 
convexe, & enfin prefque plane, blanchâtre, cou- 
veit d’un tiffu pelucheux , quelquefois blanc. Il 
croit en été, fur les couches & dans les ferres 
chaudes. 


1 
» 


43. Acaric luftré. Agaricus nitens. Bull. 


Agaricus folitarius , pileo helvolo, nitente , cam- 
panulato , dein convexo ; laminis nigro-albo macu- 
latis ; flipite albo, pleno, tenui, bafi fubincraffato , 
annulato ; annulo perfiffente. Bull. Herb. tab. 84, & 
tab. 666. fig. 4. — Non Perf. & Batjch., non 
Sowerb. ( Voyez AMANITE luftré, n°. 54.) 


44. AGARIC coronille. Agaricus coronïlla. Bull. 


Agaricus pileo fulvo, rufefcente, maxime convexo ; 
umbonato ; liminis liberis , rotundatis , rubris ; flipite 
allo, vix fif:lofo ; annulo roturdato , integro, fugacr. 
Bull. Herb. tab. ÿo7. fig. 1. — Decani. Flor. 
franç. vol. 2. pag. 202. n°. 544. 


Son pédicule eft blanc, glabre , cylindrique, à 
peine fiftuleux, muni d’un collier arrondi, entier 
& fugace, long d'environ deux pouces. Son cha- 
peau eft très-convexe ; il devient quelquefois 
phine, avecle centre proéminent , d'un fauve-rouf- 
featre, charnu , arrondi, Son diamètre varie d’un 
à deux pouces. Les feuillets fontrougeatres, libres, 
inégaux , arrondis. Il croît folitaire. (Decand.) 


45: AGARIC pilule. Agaricus piluliformis. 


Agaricus cefpitofus, parvus , rufefcens, pileo fere 
fphaerico , rufejcente ; margine integro , albo ; laminis 
albis , liberis; flipite albo, fifflulofo. Bull. Herb. 
tab 112. — Decand. Flor. franç. vol. 2. pag. 201. 
n°. 543. 

Son pédicule eft blanc, fiftuleux , glabre, cylin- 
drique, long d'environ un pouce & demi: Le cha- 
peau eft prefque fohérique , rouffeatre , large de 
quatre à cinq lignes. Sa fuperficie eft fèche , fes 
bords blancs & entiers, fa chair ferme; les feuil- 
lets blancs , libres, inégaux , recouverts, pendint 
toute leur vie, par une membrane qui s'étend 
du pédicule aux bords du chapeau , & qui ne fe 
rompt point, comme dans les autres efpèces. Il 
croit en automne , par groupes, fur la moufle, 
au pied des arbres. (Bull. Decand.) 


$. IT. CORTINARIA. Perf. Point de coiffe ; pédi- 
cule central ; lames qui ne noërciflent point en vieil- 
diffant ; recouvertes , dans leur jeunefle, d’une mem- 
brane incomplète ; qui laiffe fur Le pédicule un an- 
neau filamenteux. 


46. AGARIC bleu, Agaricus cyanus, Perf, 


A GA 


Aparicus totus violaceus, ritidus , pileo carnofo , 
glabro ; flipire [ubbalbo , pallefcerte. Perf. Synopf. 
pag. 276. n°. 30. —Schœf. Fung. tab. 34. fig. ÿ. 

8. Agaricu: ( cærulefcens), pileo carnofd , co7- 
vexo , pallidè caruleo; lamellis ex caruluo-cinnamo- 
meis; flipite breviufculo , ceruleo , bulbofo ; bulbo 
marginato, pallido. Schoœff. Fung. tab. 34. 


Ce champignon eft très-élégant par fa couleur 


d’un bleu-violer. Son pédicule eft long de deux ou 


trois pouces , épais d’un pouce , bulbeux ; le buibe 
un peu comprimé , entouré d'un rebord pale; le 
refle de la partie fupérieure du pédicule couvert 
d'une membrare bleuâtre ; la partie inférieure 
fibreufe ; le chapeau très-charnu , large de trois 
pouces & plus, convexe , quelquefois d’un bleu- 
pâle ; les lames d’un bleu plus foncé, qui s’alrère 
avec l’âge, Il croit dans les foréts. 


47. AGARIC violet. Aguricus violaceus. Linn. 


Agaricus fHpitatus , pileo rimo/o; maroire violu- 
ceo , tomentofo ; ffipite carulefcente , lanñä ferruginea. 
Linn. Syft. Plant. edit. 4. pag. 692. — Mich. Gen. 


Plant. pag. 149. tab. 74. fig. 1. — Bolt. Fung. 
tab. 2. 


Ce champignon, qui paroît fe confondre avec le 
fuivant, a (on péaicule bleuatre , couvert d’un du- 
vet fcrrugineux ; il fupporte un chapeau crevaffé. 
Les bords font violets, romenteux ; fon pédicule 
bulbeux ; fon chapeau enveloppe d'une membrane 
mince, bleuâtre , qui fe déchire, & r:ft: en un 
anneau peu marqué fur le pédicule, Il croit fur les 
bords des forêts. 


48. AGARIc nu. Agaricus nudus. Bull. 


Agaricus gregarius , pileo carnofo ,conves'o , plano; 
margine repardo, à violaceo fubrufefcente ; larmellis 
confertis, dilutè violaceis ; fhipite Jublongo , tenuif- 
culo , cylindrico, nudo , concolore. Bull. Herb."439. 
fig. A. — Peri. Synopf. pag. 277. 


Selon M. Perfoon , ce champignon eff très-voifin 
du précédent, & peut-être le même; mais il en 
diffère par fon pédicule à peine bulbeux, par l’ab- 
fence d’une enveloppe membraneufe. Son chapeau 
eft charnu, plane, convexe , jaune & violer à fes 
bords , puis rouffeâtre , large de deux lignes ; fes 
James d’un violet-clair, nombreufes ; fon pédicule 
nu, grêle, & cylindrique, de couleur violette. Il 
croit en groupes dans les bois de pins. 


49. AGaARIc d'Hercynie, Agaricus hercynicus. 
Perf. 


Agaricus pileo umbonato, pilofo , fauamofo, vio- 
laceo ; lamellis fubdiflantibus., pulverulentis ; flipice 
longo , folido , carulefcente. Perf. Synopf. pag. 278. 


. C’eft une belle efpèce, d’un bleu-foncé. Son pé- 
dicule eft plein , légérement bulbeux , veiu, long 


A GA 165 


de trois à quatre pouces, épais de fix lignes; il 
fupporte un chapeau pileux, écailleux, proémi- 
nent à fon centre . large d’un pouce & denii, en- 
veloppé d'une membrane fugace, de couleur fer- 
rugineufe ; les lames pulvérulentes. Il croit parmi 
les pins , dans la forêt d'Her:ynie. 


so. AGARIC d’un violet-cendré. Agaricus vio- 
laceo-cinereus. Perf. 


Agaricus pileo car1ofo , hemifiherico , punélato ; 
fquamulofo , rugulofo , vio'aceo-cinerco ; lamellis dif- 
cinéfis , purpurafcente-umbrinis ; flipite bulbofo , con- 


colore. Perf, Synopf. pig. 279, n°. 34. 


Agaricus violaceus. Schœff. Fung. tab. 3.— 
Schrauk , Flor. bav. 2. pag. 608. 


Son pédicule ef b:lbzux; fon chapeau charnu ; 
hémifpherique , d’abord violet & tomenteux : il 
prend , en visiilfant, une couleur fombre & 
brune ; 1l eft ponétué , un peu ridé & légérement 
écailleux. Les lames fonc féparées & décurrentes 
fur l£ pétiole. Il croit dans les bois de chênes ; il 
n’efl pas commun. 


$:. AGARIC brun-clair. Agaricus badius, 


Agaricus pileo carnofo, convexo , umbrino , ni- 
tido ; lamellis ohfeurè cinrnamomeis , pulverulentis , 
confertis ; ffipite tenui , fiorilofo, fuboulbofo, ceru- 
lefcente. Perf. Synopf. 279. 


Agaricus fuspurpurafeens. Batfch. Elem. Fung. 
tab. 16. fig. 34.2? 


Son pédicule eft grêle, fibreux, un peu bul- 
beux , épais de trois ou quatre lignes. Le bulbe 
eft ovale ; le chapeau charnu , convexe, luifant, 
bleuâtre, d'une confiftance épaiffe , large de deux 
ou trois pouces, garni en deflous de lames ferrées, 
d'un brun-jaunatre, fe couvrant, dans leur vieil- 
leffe, d’ure poufière épaiffe. Il croit fur les colli- 
nes, parmi les gazons. 


$2. AGARIC terre d'ombre. Agaricus umbrinus. 
Perf. 


Agaricus pileo carnofo , opaco , lamellifque diftan- 
tibus , umbrinis ; flipite breviufculo , craffo , ex albi- 
cante-fuscarulefcente. Perf. Synopf. pag. 280. 


Ce champignon a fon chapeau un peu plane, 
charnu , épais, large d'environ trois pouces, d’un 
biun-foncé , ainfi que les lames; il eft foutenu par 
un pédicule long d’un pouce & demi, épais de neuf 
lignes, blanchatre en dehors, un peu bleuätre en 
dedans où rougeitre. On le rencontre dans les 
forêts. 


53. AGARIC à couleurs variables. Agaricus va- 


riecolor. Perf. 


Agaricus pileo carnofo, convexo , rufo-fpadiceo ; 


169 À G À 


margine fuhtomentofo , vielaceo ; damellis conferris , 
ex albido dilutè fuligineis ; ffipise brevi , fubbulbofo, 
albido, carulefcente. Perf, Synop{. pag. 280. 


Cet agaric n’eft pas commun: on le trouve dans 
les bois. Son pédicule eft prefque bulbeux , long de 
deux pouces & plus, large d’un pouce , d’un bleu- 
pale ; il foutient un chapeau convexe, charnu, 
d’un jaune-clair ou un peu foncé , épais à fon dit- 
que, luifant, prefque tomenteux & violer à fes 
bords, large de trois à quatre pouces , garni de 
lames nombréufes, d’un blanc fali de noir, lui- 
fantes , un peu jaunâtres à leurs cotés. 


s4. AGäRic bicolore. Agaricus bicolor. Perf, 


Agaricus pileo carnofo , convexo, rufefcente-fufco : 
margine involuto , fabtomentofo ; lamellis drdure vro- 
laceis ; flipite craffo, fubtuberofo , romentoft , conco- 


dore. Perf. Synopf. pag. 281. 


Agaricus violaceus. Soerb. Engl. Fung. tab. 
209. ? 


Il s'élève fur un pédicule épais, long de deux 
pouces, tomenteux, prefque tubéreux, foutenant 
un chapeau convexe , charnu , large de deux pou- 
ces, d'une confiflince compaéte, d’un blanc-vio 
let en dedans, blanchâtre à fes bords, un peu 
tôouffeâtre en dehors , garni de lames d’un violet- 


clair , larges de deux ou trois lignes, fe détachant | 


facilement. Il croit dans les forêts. 


$5- AGARIC muqueux. Agaricus mucofus. Bull, 


Agaricus pileo carnofo , umbonato , vifcofo ; cruf- ! 
talino ; larrellis primÔ purpurafcentibus , dein ferru- | 


géneis ; fhipite tranfversèm in fquamas cartilagineo- 
gelatinofus rupto ; primo unnulo fubobfole:o. Bull. 
Herb. tab. 549, & tab. 596. fig. 2. 


Agaricus collinitus. Sowerb. Engl. Fung. tab. 9. | 


= Perf. Sÿnopf. pag. 281. n°. 39. 


On diftingue affez facilement cet agaric à fon 


édicule hér:ffé d’écailles cartilagineufes , irrégu- 
ières, un peu gélatineufes, provenant des débris 
d’une coiffe incomplète : il'eftun peu bulbeux à fa 
bafe , plein, cylindrique, de couleur jaune ; il fou- 
went un chapeau d’abord globuleux, puis con- 


vexe, enfuite prefque plane , glabre , orbiculaire, 


d’un jaune plus ou moins cloir, large de trois à qua- 
ere pouces, garni en deffous de lames d’abord pur- 


purines, puis brunes, recouvertes, dans leur jeu- 


neffe, d'une membrane blanche, filamenteufe. 11 
croit fur la terre, dans les forêts. 


56. AGARIC hybride. Agaricus hybridus. Bull. 


Agaricus pileo obconico, flavo-rubejtente, fpha- 
rico , convexo, plano ; margine revoluto ;ÿ lamellis 
febdecurrentibus , flavis , membranä caducä , albä, 
hinc indè obreilis ; ffipite carnofo, folido;-pileo cor- 


A G À 
colore. Bull. Herb. tab. 398. — Decand. Flor. 


franç. vol. 2. pag. 200. 


Ce champignon s'élève fur un pédicule plein, 
charnu, fibreux , en cône renverfé, d: cou'eur 
fauve-rougeâtre, long de trois à fix pouces, fou- 
tenant un chapeau de même couleur , d’abord 
fphérique , enfuite convexe, puis plané , un peu 
roulé en deffous à fes bords. Sa chair eft ferme, 
épaiffe , jaunâtre ; fes lames minces, nombreufes, 
inégales, un peu jaunes , décurrentes fur le pédi- 
cule ; recouvertes, dans leur jeunefle, par une 
membrane blanche , qui fe déchire, laifle des 
lambeaux fur le bord du chapeau, & quelquefois 
des écailles fur le pédicule. Il croit, ou folitaire ; 
où en groupes peu nombreux, fur la terre, dans 
les bois. 


$7. AGaric hydrophile. Agaricus hydrophilus. 
Buh. 


Agaricus cafpirofus ; pileo rufefcente-ferrugineo , 
margine firiato vel firuofo ; daminis aumerofroribus N 
cinnamomes , liberis ; fHpite albe-fiffulofo. Bu!liard, 
Hérb. tab. 511. — Dec. Flor. frarç: 2. pag. 201. 


Son péäicule eft ffiuleux, blanc, cylindrique, 
long de deux ou trois pouces # plus, foutenant 
un chapeau d'un fauve grifâtre où tougeitre, 
d’abord globuleux , erfuite en cloche , puis con- 
vexe , & enfin plane. Ses boräs font fouvent 
flriés , quelquefois finueux ; les feuillets hom- 
breux , de couleur canelle, inégaux, non aïhé- 
rens au pédicule, recouverts , dans leur jeunefle, 
par un réfeau blanchâtre qui fe déchire , & laiffé 
de légères traces fur le pédicule, & quelques 
lambeaux fugaces fur le bord du chapeau. On le 
trouve abondamment dans les bois , après les 
pluies de longue durée. (Bu!/. Decard.) 


58. AGaric écailleux. Agaricus fquamofus. Bull. 


Agaricus fufco-nigricans , totus fquamulofus , pileo 
margine fuociliato ; laminis ferè reétis, non decurren- 
tibus ; fitpite centro molli ; apice albo , fquarmis defti- 
tuto. Bull. Herb. tab. 266.— Decand. Flor. françg. 
vol. 2. pag, 201. 


Cet agaric eft rout entier d’un fauve-foncé , à 
lexceprion du pédicule, qui eft plein, cylme 
drique , mou dans le centre, revêtu d’écailles 
peluchées dans toute la partie qui étoit à nu dans 
fon premier âge, glabre dans la partie recouverte 
par le chapeau dans fa jennefle. Ses écailles for- 
ment une efpèce d'anneau vers le hant du pédi- 
cule. Le chapeau eft d'abord hémifphérique ; puis 
convexe ou fouvent un peu.protubérant à foncen- 
tre, tout hériflé d’écailles peluchées, un peu cilié 
fur fes bords, large de quatre à cinq pouces; les 
fenilléts inégaux, nombreux, prefque droits, non 
décurrens. Ce champignon éroit en auromne , dans 
jes bois, fur les vieilles fouches. (Bax//. Decana.) 


À G A 


59. AGaARIC laineux. Agaricus lanugirofus. Bull. 


Agaricus pileo brunneo , tomento lanato , conco- 
lore, fensm rarefcente teto; Limellis liberis , badiis; 
fipice pleno , nigro, fubfiriato. Bull. Herb, tab. 370. 
— Decand. Flor. frarç. vol. 2. pag. 199. 


Certe efpèce eft munie d'un pédicule plein, 
long de deux pouces, cylindrique , légérement 
rayé de brun , fourenant un chapeau de même cou- 
leur, recouvert d’un riffu drapé % haineux, fort 
touffu dans la jeune{fe de la plante, ami s'éclaircit 
fur les bords à mefure qu’elle avance en 29e. Lorf- 
qu’elle approche de fon dépériflement, le chipeau 
n'eft plus laineux qu’à fon fommet, & le rette eft 
comme fatiné. Ce chapeau eft d'abord fphérique, 
puis campanulé , puis conique, & enfin fes bords fe 
relèvent & fe fendene. Les lames font fauves, li- 
bres, inégales, élargies. Les bords du chap=au, dans 
leur jeuneffe , font lurés au pédicule au moyen d'un 
tiffu aranéeux , dont une partie refte attachée au 
chapeau , & l’autre au pédicule. Il croit au printems 
& en automne , dans les baig, oiiraire ou géminé ; 
il fe plair fur les vieilles fouches & fur la terre, 
( Bull, Decand.) 


6o. AGaRric à tête luifante. Agaricus lamproce- 
phalus. Bull. 


Agaricus cafpitofus, ferrugineus , pileo carnofo , 
obtuse umbonato , nitente ; lamellis latiujculis , de- 


currentibus , obfcurioribus ; ffipite fubincurvo , folido. 


Bull. Herb. tab. 544. fig. 2. — Dec. Flor. franc. 
vol. 2. pag. 199. 


Agaricus lucidus. Perf. Synopf. Fung. pag. 299. 


Il eft tout entier couleur de rouille. Son pédi- 


cule eft glabre , plein, cylindrique, fouveut un peu 
courbé à fa bafe , décurrent fur le chapeau, long de 
trois pouces, fout:nant un chapeau prefque fphé- 


rique à fa naiffance , enfuite convexe, puis prefque : 


plane , un peu proéminent dans fon centre, luifane 
en deffus, large de deux pouces, garni de lames 
larges , inévales, un peu décurrentes fur le pédi- 
cule, recouverces, dans leur jeuneffe , d'une mem- 
brane aranéeufe qui laiffe fur le pé<icule un an- 
neau peu fenfible. 


61. AGARIC châtain. Aguricus caffaneus. Bu. 


Agaricus gregarius , fubparvus , pileo fubcarnofo, 
campanulato , fubbadio aut fordide violaceo | umbo- 
nato ; lamellis confertis , dilutè ferrugineis ; frite 
cave, fubtenui, fisritlofo, albido. Bull. Herb. tab. 268. 
=— Perf. Synopl. pag. 298. — Decand, Flor. franç. 
vol. 2. pag. 109. 


Son pédicule eft d'un blanc tirant fur le brun, 
plein, cylindrique, continu avec le chapeau , long 
de deux à trois pouces , fourenant un chapeau 
fatiné, d’un brun-marron, quelquefois blanchätre 
fur les bords, d'abord convexe & campanul!é, con- 


A G A 16? 


cave én vieilliffane & à rebords relevés-; garni en 
deffous de lames libres, inégales , de couleur brun- 
clair, couvertes dans leur jeun: fle d’un tiflu fila- 
menteux , qui te détache & forme un coilier en re- 
feau peu marqué. Il ereie en automne, par groupes 
peu confidérables, dans les bois de haute futaie, 
parmi la moufle ou fur les vieux troncs. 


62. AGARIc taché de fang. Agaricus hemato- 
chelis. Bull. ‘ 


Agaricus fubolivaceus fru lutefente-fufeus , fipite 
oblongo , fusbuibofo , lurefcente , lined ambiente rubra 
fepè notate ; lemellis emarginatis, luefeente-cinna- 
momeis. Bull. Herb. tab. 596. — Decand. Flor. 
franç. vol. 2. pag. 198. 


8. Agaricus notatus. Perf. Syropf. Fung. pag. 296. 


Sa couleur eff d’un fauve-clair ; fon pédicule 
plein, charnu , cylindrique , long de fix pouces , 
épais d’un pouce à fa bafe, jaurâtre , coupé dans 
le milieu de fa longueur par une ligne rouge; il 
fupporte un chapeau convexe, puis plane , large 
de quatre à cinq pouces, garni en deflous de 
lames inégales , non décurrentes , couvertes dars 
leur jeuncffle d'une membrane en réfeau, qui 
laifle, eu haut du pédicule, un anneau à peine 
fenfitle. Il cro : dans les bois de hétres, en au- 
tomne. 


63. AGARIC aranéeux. Agaricus arançojus, Bu!l. 


Agaricus pileo caffaneo , violacco , fava vel nigro ; 
margine revoluto , pedunculo adnato ope membrana 
araneofz ; laminis primô albis , dein cinnamomeis 
vel caftaneis ; ffipite pleno , bafi fubincruffato. Bull. 
Herb. tab. 598. fig. 2. B. — Déçand. Elor. franç. 
vol. 2. pag. 198. 

Agaricus glaucopus. Perf. Synopf. Fube. pag. 282. 


æ Agaricus violaceus. Bull. Herb, tab. 250, & 
tab. 544. fig. H.— Lam. Flor. franc. p. 1281, n°. 8. 
8. Agaricus craffipes. Bull. Herb. tab. 96. 
4. Agaricus nividus. Bull. Herb. tab. 431. fig. 1, 
à Agaricus proteus. Bull. Herb. tab. 431. fig, 2. 
«. Agaricus rimofus. Bull. Herb. tab. 431. fig. 4. 
&. Agaricus helveolus. Bull. Herb. t. 431, fig. 5e 
». Agaricus cinnabarinus. Bull. Herb. tab. 451. 
fig. 3. 
Agaricus ( Bulliardi }, pileo carnafo , rufefcente ÿ 
lamellis diflinlis, cinnamomeis ; flipice bulbofo ; 
bulbo ovato, cinnabarino. Perf. Synopf. Fun. p. 289. 
Bülliard a réuni fous une même dénomination 
un affez grand nombre de plantes , différentes en 
apparence , mais rapprochées en réalité par un 


caractère facile à faifir. Dans leur jeumefle, les 
bords du chapeau font liés au pédicule par une 


168 À G A 


membrane fi liche, qu'elle femble une toile d’a- 
raignée tendue par-deffus les feuillets. Le pédicule 
eft plein, cylindrique , plus où moins renflé à fa 
bafe, muni de fibrilles radicales très-petires. Le 
chapeau ef d’abord hémifphérique , & fes bords 
fe recourbenr en dedans : peu à peu ces bords 
s'étalent, mais le chapeau refte toujours convexe. 
Sa couleur eft marron, vivletre, jaunâtre ou noi- 
râtre. Les laines fonr nombreufes , inegales, d'a- 
bord blanches, & enfuite d’une couleur canelie 
ou marron. La grandeur & les dimenfions de ce 
champignon varientheaucoup. Il croit en automne, 
dans les boïs. ( Bull. Decand.) ( Voyez AMANITE, 


p°113::) 
64. AGaric turbiné. Agaricus turbinatus. Bull. 


Agaricus pileo convexo ; carnofo , fordidè luteo ; 
centro fufefcerte ; laminis rufs, fipiu adharentibus , 
minimé decurrentibus ; ffipite bafi tubercularo , fqua- 
mulifo, folido; annulo filamentofo , fubro notato. 
Bull. Herb. tab. 110. — Decand. Flor. franç. vol. 
2. pag. 196. 

Agaricus (turbinatus), péleo carnofo , convexo- 
plano, fubvifcofo, fulvo , ferrugineo ; lamellis [16- 
vitellinis ; fhp.te bulbofo , Bulbo marginato , cortinà 
ferrugined. Perf. Synopf. pag. 294. ? 


8. Agaricus ( callochrous ), pileo fublato, ficco , 
luteo ; Larnellis amene purpurafcentibus ; flipire 
pallido , bulbofo ; bulio marginato. Perf. Synopf. 
pag. 282.? 


y. Agaricus (ruibinatus, var. 8, inquinatus ), 
pileo fubumbrino, maculato , margine viftofo ; la- 
mellis olivaceo-pallidis ; flipite craflo , bulsofo ; cor- 
ind flavefcente. Perf. |. c. pag. 294. ( Voyez AMA- 
NITE, n°. 14. )Il varie dans fes couleurs & dans 
fes proportions. 


65. AGARIC décoloré. Agaricus decolorans. 
Perf. 


Agaricus pileo wvifcofo, flavido ; lamellis primo 
purpureo-caruleis , demüm cinnamomeis 5 fHpite gla- 
bro , fubtuberofo , albido ; cortinä ferrugineä. Perf, 


Synopf. Fung. pag. 283. 


Son pédicule eft glabre, épais, blanchätre, un 
peu tubéreux , long de deux à trois pouces, épais 
de deux ou trois lignes; fon chapeau vifqueux, 
charnu , d’abord convexe, puis plane, large 
d'environ deux pouces ; les lames étroites , d’un 
pourpre bleuâtre dans leur jeuneffe , puis de cou- 
leur canelle. Il croit dans les bois de pins. 


66. AGARIC brilé. Agaricus infraétus. Perf. 


Agaricus pileo carnofo, olivaceo , ferrugineo aut 
æmbrino ; margine infracto, inflexo ; lamellis oliva- 
ceis , crifpis ; ffipite bulbofo, pileo fubconcolore aut 


pallefrente-caruleo. Perf. Synopf. Fung. pag. 233. 


A G A 


Cette efrèce eft remarquable par la courbure de 
fon chapeau , qui paroit quelquefois comme brifé. 
Ce chapeau eft charnu, un peu aplati, large de 
trois pouces, de couleur olivatre , brune ou ter- 
reufe, réfléchi forcement à fes bords , ou fimple- 
ment flzxueux , finué. Le pédicule eft fibreux, 
bulbeux , un peu luifant, long d’un pouce & 
demi ; les lames crépues , olivâtres. Il croit à 
l'ombre , dans les bois de hêtres. 


67. AGARIC contourné. Agaricus fubtortus. 
Péris 


Agaricus pileo convexo lamellifque olivaceis ; ff- 
pite fubtorto, cavo , pallefcente-albido ; bafs albo- 
villofo. Perf. Synopf. Fung. pag. 284. 


8. Agaricus ( fubfimilis) , pileo vifcofo , molli , 
fuligineo , fulvo; lamellis latiufculis , primd cliva- 
ceis , dein cinnamomeis ÿ; fhpite cylindrico, dilurè 
carulefcente. Perf. |. c. 


Son pédicule eft creux, un peu tors, d’un 
blanc-fale & velu , long d’un pouce & demi, 
épais d’un demi-pouce & plus; le difque tronqué, 
jiunâtre ; les bords minces; fa couleur olivatre, 
ainfi que celle des lames , qui fe couvr:nt d'une 
poufñliére canelle. Il croît dans les forêcs ; il eft 
d’une faveur amère. La piante 8 eft plus amère. 
Son chapeau eft mou & vifqueux; fes lames plus 
larges; fon pédicule cylindrique , d’un bleu-clair. 
MUR la regarde comme une efpèce dif- 
tinéte. 


68. Acaric fauve-biftré. Agaricus fulvo-fuligi- 
neus, Perf. 


Agaricus pileo fubvifcofo , fulvo- fuligineo feu 
fordide ochraceo olivafcente ; lamellis confertis , pur- 
purafcente olivaceis ; flipite fubbulsofo , fibrillofo ; 
dilutè carulefcente. Perf. Synopf. pag. 284. 


Cette ef>èce tient le milieu entre les deux va- 
riétés précédentes. Son pédicule eft à peine bul- 
beux , d’un bleu-clair, fibreux ; le chapeau légé- 
rement vifqueux , d’une couleur fiuve-biftrée ou 
d’un jaune un peu verdatre; {a fubftance blanche, 
infipide ; fes lames nombreufes , d’un pourpre 
olivâtre , adhérentes en totalité au pédicule. Il 
croît dans les forêts. à 


69. AGARIC roux-olive. Agaricus rufo-oliva- 
ceus. Perf. 


Agaricus pileo planiufculo, carnofo , vifcofo, rufo ; 
lameilis confertis , olivaceis , dembm cinramomeis ; 
ffipite bulbofo , pallefcente. Perf. Syuopf. pag. 285. 


Son pédicule eft cylindrique , long de «trois 
pouces, bulbeux, d’un blanc-pâle; il foutientua 
chapeau convexe, puis plane, large de quatre 
pouces, vifqueux, chunu, roufleâtre, plus foncé 
dans fou centre ; garni en deffous de lames ferrées, 

d'äibord 


A GA 


d'abordolivâtres, puis de cou'eur can’lle. Il croit 
dans les forèts, 


70. AGARIC à pied conique. Aparicus conopus. 
Per. 


Agaricus pileo carnofo , obtusè umbonato , pilofo , | 


ex olivaceo , fubferrugineo ; lamellis confertis , emar- 
ginatis ; flipite longo, bulbofo | conico, in medic 


velato. Perf. Synopf. pag. 285. 


On le diftingue par fon pédicule alongé , bul- 
beux , rétréci en cône, muni vers fon milieu d’une 


membrane légère, à peine fenfible. Le chapeau : 


ef charnu, un peu élevé & obrus dans fon centre, 
pileux , d’un vert d'olive, puis un peu rouillé; il 
devient plat en viciilifant. Les lames font nom- 
breufes, échancréss , larges de trois lignes. Il 
croit dans les forêts. 


71. AGARICblanc-violet. Agaricus albo-violaceus. 
Perf. 


Agaricus pileo laté & obtust umbonato , argenteo- 

+ En nn di D 
pallido; lameliis primÔ dilurè violaceis, dein aroil- 
laceis ; ffipite longo , obversè clavaro. Perf. Synopf. 


pag. 286. 


. Son pédicule eft long d’un pouce & demi, en 
maflue à fa bafe , violet vers fon fommet, creux 
dans fa vieilleffe. Son chapeau££ d’un blanc-pâle, 
argenté, large d’un pouce, muni d'une faillie 
large & obrufe dans fon milieu ; les lames d'abord 
d’un viclet-clair, puis un peu terreufes, jaunatres. 
Il croit dans les forêrs. 


72. AGARIC argenté Agaricus argentatus. Perf. 


Agaricus pileo carnofo , convexo , argenteo ; difco 
pallefcente ; lamellis confertis , cinnamomeïs ; fhipite 
Bulbofo, pileo concolvre , conind cinnamomeä. Perf. 


Synopf. pag. 286. 


Ce champignon a une odeur affez forte, une 
faveur amère. Son pédicule eft bulbeux, long 
d'environ deux pouces, épais d’un pouce, d'un 
blanc-argenté , ainfi que le chapeau. Celui-ci eft 
convexe, large d'un pouce & demi, prefque fec, 
luifant, plus pâle à fon centre ; les lames planes , 
un peu échancrées , adhérentes, de couleur ca- 
nelle. Il croît dans les bois de pins. 


73. AGARIC renverfé. Agaricus decumbens. 
Perf. 


. Agaricus parvulus , pileo carnofo, umbonato » Jut- 
kemifpharico , primo albo ; dein pallefcente ÿ lamellis 
remoto-adnexis | ochraceis ; ffipite decumbente , cla- 


vato , bulbofo, candido. Perf. Synopf. pag. 286. 


Agaricus candidus. Batfch. Elem. Fung. 1. pag. ! 


133. tab. 20. fig. 106.2? (Quoad lamellas tanièm 


differe. ) 


_ Botanique. Supplément. Tome I. 


A G A 169 


Cet agaric eft fort petit. Sa faveur eft amère ; 
fon pédicule bulbeux, blanchâtre , renverfé , en 
forme de maflue; fon chapeau charnu, d’abord 
hémifphérique & très-blanc dans fa jeunefle, puis 
un peu proéminent & d’un fauve-clair; fes lames 
diffantes , de couleur canelle. Il croit parmi les 
hêtres. 


74: AGARIC pliant. Agaricus lentus. Perf, 


Agaricus fub:afpitofus , pallefcente- albus , pileo 
carnofo , plano, vifcofo ; lamellis confertis , planiuf 
cuis ; fhipite folido , fsrofo - fquamofo, cortinato. 
Perf. Synopf. pag. 287. 


Il croît en petits groupes fur le tronc des arbres, 
Sa couleur eft d’un blanc-pâle ; fon pédicule plein, 
fibreux, un peu écailleux ; fon chapeau très-vif- 
queux , large de trois pouces, plane, charnu, un 
peu peluché à fes bords ; les lames planes , étroi- 
tes, décurrentes fur le pédicule. 


7$. AGARIC bâtard. Agaricus fpurius. Perf. 


Agaricus pilco fubcarnofo , plano , umbonato , al= 
bido; lamellis diffantibus , cinramomeis; flipite long, 
cavo , candido. Perf. Synopf. pag. 288. 


Il paroit fe rapprocher de la variété € de l’aga- 
ric aranéeux. Son chapeau eft quelquefois jaune, 
plus fouvent blanchâtre , plare, un peu charnu , 
proéminent à fon centre, Éé d'un à deux pou- 
ces ; fes lames diftantes, couleur de canelle ; fon 
pédicule blanc ou un peu bleuâtre, fiftuleux , long 
Fa trois pouces, un peu fibreux. Il croit dans les 

orêts. 


76. AGARIC roide. Agaricus rigens. Perf. 


Agaricus fubfragilis, pileo furcarnofo , convexo, 
pleno , glabro , pallefcente-albido ; lamellis fubde- 
currentibus , demdm cinnamomeis ÿ fhpite longo , 
Jubrenui ; bafi fubbulbofä , villofä. Per(. Synopf. 
pag. 288. 


Son pédicule eft grêle, fiffuleux, long de trois 
pouces & plus, velu , un peu bulbeux, d’un blanc- 
fale. Son chapeau eft un peu mou, glabre , large 
de deux pouces, d’abord convexe , puis plane , 
d’un blanc-pâle ; les lames décurrentes, de cou- 
leur jaunâtre dans leur vieilleffe. Il croît dans les 
forêts. 


77. AGARIC maculé. Agaricus maculofus. Perf, 


Agaricus cafpitofus , fragilis , pileo obtusè umbo- 
naio , albhido ; fquamis latis, d'fformibus , umbrinis ; 
lameilis confertis , primÔd albis, dembrm incarnato- 
cinereis ; fFpite fisriilofc , fquamojo , lo :giufculo , 
albo ; curtinà fugaci. Perf. Synopf. pag. 288. 

Il s'élève de la même bafe plufieurs pédicules 
ftriés à leur fommet, longs de trois pouces , épais 
d’un pouce & plus, fibreux , blanchâtres, écail= 

Y 


170 ANGTA 


leux, foutenant un chapeau légérement vifqueux, 
relevé dans fon milieu, large 
blanckâtre , recouvert d'une membrane 
mince, fupace , laïflant de petites déchirures 
d’un jaune-fale ; les lames ferrées , d’abo:d blan- 
ches, puis d’une couleur incarnate-cendrée. I] 
croit en groupes dans les forêts. 


7$. AGARIC fanguin. Agaricus fanguineus. Perf. 


Agaricus croceo -ruber, pileo carnofo , convexo ; 
lameilis diftindis ; flipite folido, longo. Perfocn, 
Synopf, pag. 289. 


Agaricus ( fanguineus ), fipicatus , fanguineo- 
ruber , unicolor, annu'o araneofo , fugaci, auran- 
tiaco. Walt. in Jacq. Mifc. 2. pag. 107. tab. 15. 
fig. 3. — Sowerb. Engl. Fung. tab. 43. 


Agaricus (rubens), fipitatus, pileo convexo ; 
lamellis trifidis : profundrs ; fiipite longo, totä plantä 
ruberrimä. Bolt. Fung. tab. 36. 


La couleur ds ce champignon eft partout d'un 
rouge teint Ge jauné , plus forcé fur les lames. 
Son p<dicule eft plein, glabre, long de trois pou- 
ces , épais de deux ou trois lignes, enveloppé, 
dans fa jeuncffe, d'une membrane trés-fugace. Son 
chapeau eft grêle, convexe, un peu charnu, large 
d'un pouce & plus ; les lames féparées. Il croit 
dans les forêts. 


79: AGARIC poutpré. Agaricus purpureus. Bull. 


Agaricus gregarivs, mediocris, coccineo - ruber , 
rileo fubfquamulofo , umbonatc ; margine flipireque 
fabbrevi, flaveftente. Bull. Herb. tab. 598. fig. 1. 
— Perf. Synopf. pag. 190. — Decand. Flor. franc. 
vol. 2. pag. 197. 


Sa couleur eft d’un rouge-orangé un peu foncé, 
légérement pourprée ; fon pédicule plus pâle que 
le chapeau , glabre, plein, cylindrique , long de 
deux à trois pouces. Son chapeau eft large de deux 
pouces & plus, d’abord campanulé , puis en cône 
évalé , puis plane & même concave , glabre ; le 
centre faillant, ordinairement un peu écailleux ; 
les bords finueux ; les lames inégales , échancrées 
à leur bafe, point adhérentes ; recouvertes, dans 
leur jeuneffe , d’une membrane filamenteufe , blan- 
che, très-fugace. Il croit fur la terre, par grou- 
pes de deux ou trois individus , adhérens enfémble 
par leur bafe. ( Bull. Decand.) 


80. AGARIC terre bolaire. Agaricus bolaris. Perf. 


. Agaricus gregarius, pileo fubcarnofo, convexo , 
obfoletè umbonato , flavefcente ; difco maculifque la- 
téritio-rubris variegato ; lamellis planis , cinnamo- 
meis ; Jlipite flexuofo, longiufculo ; pileo concolore. 


Perf, Synopf. pag. 291. 


Cet agaric eft rare, d’un afpeét élégant. Son 
pédicule eft fibreux en dedans , long de deux ou 


de derx pouces , : 
très- ! 


A°G°A 


trois pouces, flexueux ; fon chapeauunpeucharnr, 
convexe , hémifphérique, .faillant à fon centre, 
large d’un pouce & plus, d’un fond jauriâtre , un 
peu couleur de chair , avec de grandes taches fr- 
réaulières, d’un rouge de brique, en forme d'é- 
caïlles ; les lames planes , un peu décurrentes, d'un 
Jaune-canelle ; une membrane fugace, très-légère, 
A même couleur. Il croit en automne , parmi les 
êtres. 


81. AGARIC vifqueux. Agaricus vifcidus. Livn. 


Agaricus gregarius , pileo carnofo, primèm con- 
vexo , dcinde depreffo , gelarirofo , fufco-purpureo ; 
lamellis decurrentious, ramofs , fubcinereis ; ffipice 

leorsbm incraffato , beff intüfque favo ; cortinä ni- 
grefcente. Perf. Synopl. pag. 291.— Schocff. Fune. 
tab. 36.— Linn. Flor. fuec. 1070. 1229.—Suwerb. 
Funz. tab. 7. 


B. Agaricus ( atropunétatus }, pileo obtusè umbo- 
nato, vifcido ; lame:lis niveis ; flipite craffiafculo, 
albido , nigro, fquamulofe, Perf. 1. c. 


Son pédicule eft glabre , très-court , jaune à fa 
bafe & dans l'intérieur , blanc en dehors, renflé, 
envicnné d’une membrane mince , très-fugace , 
un peu noj:âtre. Son chapeau eft charnu , d'abord 
convexe , puis comprimé, gé'atineux, large d’un 
pouce & plus, d'un pourpre foncé ; les lames 
décurrentes , rameæ£es , d’un blanc-cendré. 


Cetre plante croit dans les bois. Dans la variété 
8 , la furface de ce champignon eft toute piquetée 
dé points d'un rouge prefque noir. 


82. AGARic en maflue. Aguricus gomphus. Perf. 


Agaricus gregarius, pileo umbonato , purpurafcente- 
livido fru incarnato-rufo , fubvifcido ; lamellis fim- 
plicibus, decurrentibus, purpurafcente-umbrinis; ffipite 
longo , fquamulofo ; unicolore. Perf. Synopf. pag. 
292. — Id. Icon. & Defcript. Fung. Fafcic. 2. 
pag. 50. tab. 13. fig. 1. — Sowerb. Fung. tab. 105. 


Tiès-rapprochée de l’efpèce précédente, celle- 
ci en diffère par fa grandeut , par fa couleur & par 
fes lames plus fimples. Son pédicule eft alongé, 
écailleux, renflé en maflue; fon chapeau d’un 
pourpre-livide ou d’un incarnat-foncé, un peu 
vifquiux , proéminent à fon centre; les lames 
décurrentes, d’un pourpre - brun. Ii croit par 
groupes dans les forêts de pins. 


83. AGARIC aqueux. Aparicus aquofus. 


Agaricus (aurantius) , grégarius , magnus , pilea 
fatamulofo , viftido-humido , jlavo-aurantio; lamellis 
confertis, candidis ; fhipite tranfversim fquamulofo , 
apice albido. Perf. Synopf. pag. 292. — Schœff. 
Fung. tab. 37. 


Ce champignon eft grand; il a une odeur forte 
& une faveur amère. Sa couleur eft d’un jaune de 


À G A 


rhubarbe ou plus foncée ; fon pédicule un peu 
écailleux tranfverfalement, blanchätre à fon fom- 
met ; fon chapeau vifqueux, prefque toujours 
humide , comme mouillé; fes lames blanches & 
ferrées. il croît en automne, par groupes, dans 
les bois de pins. 


: se AGARIC glutineux. Aguricus glutinofus. 
ul]. 


Agaricus pileo fupremäque fhpiris parte vifcofis ; 
pileo cinnamomeo , margine revoluro ; laminis al- 
bis, decurrentibus ; ffipite pleno , bai cinnamomeo , 
fabincraffato ; apice also-nigro , maculate. Bulliard, 
Herb. tab. 298. 539 & 587. fig. 2. — Decand. 
Flor. franç. vol. 2. pag. 195. 


Agaricus (albo-brunneus), fubcefpitofus , pileo 
carnofo , vifcofo aut ficco , umbrino ; lamellis can- 
didis, flipite fquamulofo, apice albido. Perf. Synopf. 
Fung. pag. 293.2? 

Ce champignon eft remarquable par une forte 
couche d’un mucilage gluant , qui recouvre le cha- 
peau & la partie colorée du pédicule , qui retient 
adhérens les feuilles & autres corps qui viennent 
à tomber fur lui. Son pédicule eft plein , de cou- 
leur canelle dans le bas, blanchatre au fommit, 
un peu rerflé à fa bafe, long de trois à cinq pou- 
ces , racheté vers le haut de petits points noirs, 
qui paroïffent être les débris d’une membrane ou 
réfeau qui recouvroit les feuillets dans leur jeu- 
neffe. Le chapeau eft convexe , à bords un peu 
repliés en deffous, large de trois à quatre pouces, 
de couleur canelle. Ses feuillets font blancs, iné- 
gaux, décurrens. Son chapeau & même fes feuil- 
lets deviennent quelquefois jaunatres. Dans une 
autre variété , le pédicule entier eft roux. Il croît 
en automne , folitaire ou par groupes, fur la 
terre. : 


85. Acaric rouffeâtre, Agaricus vaccinus. Perf, 


Agaricus gregarius, pileo carnofo , hemifpharico, 
umbonato, pilofo , fquamofo , rufo; lamellis albidis, 
palleftentibus; ffipite cavo, longo, fubfibrillofo. Perf. 
Synopf. pag. 293. — Id. Icon. & Defcripr. Fung. 
pag. G. tab. 2. fig. 1.4. Agaricus rufus. 


Son pédicule eft fiftuleux, alongé, médiocre- 
ment fibreux ; il fupporte un chapeau charnu, 
d’abord hémifphérique , puis plane, roufleitre , 
pileux , écailleux , faillant dans fon centre, garni 
en deffous de lames d’un blanc-pâle ; quelquefois 
tachetées de rouilie. Il eft commun dans les bois 
de pins. 


86. AcAric à tête grenue. Agaricus pfammoce- 
phalus. Buil. 


Agaricus fpadiceus ; pileo craffo sf campanulato , 
furfuraceo ; fquamulo|o ; lamellis latiufculis , emar- 
ginatis ; flipire fquamofo ; apice levi , tenuiore. Bull. 


À G A 171 


Herb. tab. 531. fig. 2, & tab. 586. fig. 1. — 
Decand. Flor. franç. vol. 2. pag. 196. 


Agaricus arenatus, Perf. Synopf. Fung. pag. 293. 


La couleur de ce champignon eft d’un fauve- 
clair. Son pédicule eft plein, cylindrique, quel- 
quefois un peu renflé à fa bafe , couvert de quel- 
ques écailles couchées & brunâtres ; glabre au def- 
fus du collier, long de deux pouces, foutenant 
un chapeau d’abord hémifphérique , large de deux 
pouces, enfuire convexe , charnu, garni en deflus 
de petites écailles pulvérulentes. Les lames font 
inégales, un peu larges, échancrées , recouver- 
tes, dans leur j:uneffe, par une membrane qui 
difparoit en laiffant à peine quelques vefliges fur 
le pédicule. 


87. AGARIC à pied grêle. Agaricus ileopodius. 
Buil. 


Agaricus proteiformis , fufcefcens , pileo campanu- 
lato , dein conico , elongato , acuto, poffeà convexo 
vel plano , umbonato ; laminis ex rubro-aurantiacis; 
flipite apice attenuato , fubannulato. Bull. Herb. 
tab. 578 & 592, & tab. 586. fig. 2. — Decand, 
Flor. franç. voi. 2. pag. 196. 


Rien de plus variable que ce champignon ; il 
change tellement de formes & de couleurs, qu’il 
eft difficile de le bien caraétérifer. Son pédicule 
eft large de deux ou trois pouces, épais d'environ 
deux lignes, blanc ou roulleatre, glabre ou velu, 
cylindrique ou conique , plein dans fa jeuneffe , 
fiftuleux dans un âge plus avancé, portant la mar- 

ue d’une membrane filamenteufe qui recouvroit 
les feuillsts dans leur jeuveffe : il fupporte un 
chapeau quelquefois campanulé à fa naiflance, 
mais Le plus fouvent il a la forme d’un cône alongé 
& pointu ; il devient enfuite convexe ou plane , 
avec le centre proéinent ; il eft fauve ou rouf- 
feitre, ou jaunâtre , uni ou rayé, ou tacheté , 
glabre ou écailleux, large d’un à deux pouces. 
Ses feuillets font d'un rouge-orangé , larges, iné- 
gaux , échancrés près de leur bafe, & enfuite 
légérement prolongés fur le pédicule. Il croit fur 
la terre, en touffes, en groupes ou folitaire. 
( Bull. Decand. ) 


88: Acaric des bois morts. Agaricus xylophi- 
lus. Bull. 


Agaricus alutaceus, pileo convexo, dein plano, 
margine fubfiriaro ; laminis latis, fubdecurrentibus ; 
flipite pleno , dein fiffulofo , fepiès b«fi hirfuco, Bull. 
Herb. tab. 508. fig. 1. Non Perf. — Decand. Flor. 
franç. vol. 2. pag. 196. 


Sa couleur eft d’un fauve plus ou moins foncé. 
Son pédicule eft cylindrique, fouvent velu à fa 
bafe, long d'environ deux pouces , plein dans fa 
jeunefle , fiftuleux dans un âge plus avancé ; il fup- 
porte un chapeau d'abord so ; puis plane, 

2 


172 À G À 


un peu firié fur fes bords dans fa vieilleffe , large 
de deux pouces, garni en deflous de lames iné- 
gales , nombreufes , élargies, légérement décur- 
rentes, couvertes, dans leur jeuneffe , d'un fu 
filamenteux qui fe déchire, & laiffe fur le pédicule 
un collier fugace, peu fenfible. Il croit fur les 
bois morts. 


89. AcaAric brillant. Agaricus fulçens. Perf. 


Agaricus gregarius, compaëlus , pilco aurco , ni- 
tido , ficco ; difco obfolerè fquamofo ; lamellis niti- 
dis, obfeurè fulvis ; flipie bulofo, fubradicato ; 
bulbo marginato , cortirä palidä. Perfoon , Synopf. 
Pa: 294. 

Agaricus fericeus. Schœff. Fung. tab. 24. 


Il fe diftingue par fa couleur d’un beau jaune- 
doré , brillant ; il eft d’une faveur agréable. Son 
pédicule et bulbeux, très-fouvent percé en dedans 
par des trous de larves; il foutient un ch:peau un 
peu épais, prefque fec , légérement écailleux fur 
fon difque, gafni en deflous de lames luifintes, 
d’un roux-foncé. Îl croit en groupes dans les bois 
de chênes & de hêtres. 


90. AGARIC jaunâtre. Agaricus flavidus. Perf. 


Agaricus cafpitofus , pileo fubcarnofo , flavido ; 
difco obfcuriore ; lamellis diflindis , unicoloribus , 
flaveftentibus ; fipite molli , deorshm incraffzto , fuf- 
ceftente. Perf. Synopf. pag. 295. — Schœff. Fung. 
tab. 14. 


Son pédicule eft prefque brun, mou, un peu 
renflé; il fupporte un chapeau un peu charnu , Jau- 
nâtre, plus obfcur à fon centre, garni de lames 
féparées , de mène couleur que le chapeau. Il eft 
d’une faveur amère; il fe rapproche de l'agaricus 
fisaene d'Hudfon; mais, dans ce dernier , les 
ames font d’un vert-nébuleux, qui fe noirciffent. 
Il croit fur le tronc des arbres. 


91. AGARIC jaune-blanc. Agaricus ochroleucus. 
Perf. 


Agaricus pileo carnofo , fufcefcente-pallido , fub- 
incano ; lamellis ex argillaceo-cinnamomeïs ; ffirrre 
fubbulbofo , fbrillofo , albicante; cortinä concolore. 
Perf. Synopf. pag. 295. — Comment. pag. 22. 


Son pédicule eft d’abord plein, puis fiftuleux, 
un peu bulbeux & fibreux , long de trois pouces, 
prolifère à fa bafe, de couleur blanchätre. Son 
chapeau eft charnu , large de deux pouces, d’un 
brun-pâle , un peu blanchâtre ; les lames d’un jaune- 
fale, un peu canelle , inégales. Sa faveur eft amère. 
Il croit dans les forêts. 


92. AGARIC bulbeux. Agaricus bulbofus. Schœff. 


Agaricus glaber, majufeulus ; fubfpadiceus , pileo 
campanulato , margine tenui ; lamellis difantibus ; 


A GA 


î fipite folido , fubelongato , bulbofo-ovato ; cortinä 
; fugaci. Perf. Synopf. pag. 296. — Schœff. Fung. 
tab. 130.7 


_—— 


Son pédieule eft d’abord ovale, bulbeux ; puis 
il s'amincit , s'longe jufqu’à quatre pouces. Sa 
couleur eft prefque rouflratre. Son chapeau eft 
campanulé , un peu proéminent dans fou centre , 
aminci à fes bords, large de trois pouces, glabre, 
d'un jaune-paillet; les lames diftantes , conniven- 
tes, un peu arrondies. Il croît dans les forêts , en 
Angleterre. 


93. AGARIC hemithricos. Agaricus hemithricus. 
Perf. 


Agaricus pileo carnofo , campanulato-conico, fuf- 
cefcente, ad latera canefcente- tomentofo ; lamellis 
planis, fubargillaceis ; fhipite craffiufculo , fiérillofo, 
albicante ; cortinä ferrugineä. Perfoon , Synopf. 
pag: 297: 


.Son chapeau eft charnu, campanulé , un peu co- 
nique , large d’un pouce & plus, prefque loyeux , 
pileux à fes bords , de couleur brune, blanchâtre 
à fa circonférence , fourenu par un péäicule blanc, 
fibreux , un peu épais , long de deux ou trois pou- 
ces. Les lames font planes, d’un jaune-rerreux , 
lancéo'ées , entiérement adhérentes au pédicule. 
I croît dans les bois de pins. 


94. AGARIC fafrané. Agaricus croceus. Schœf. 


Agairicus gregarius , minor , pileo fubcarnofo , um- 
bonato , fubtomentofo, fulvo, cinnamomeo , opaco ; 
lamellis flavo - croceis ; ffipite fubrenui , fibrillofo, 
lutefcente ; cortina fugaci. Perf. Synopf. pag. 297. 
a Schœff. Fung. tab. 4.— Batfch. Elem. Fung. 

SAUT 


Agaricus cinnamomeus. ? Linn. & Bolt. Fung. 
tab. 150. 


Sa couleur eft en général d’un jaune de fafran 
plus où moins foncé. Son pédicule eft grêle, long 
de trois pouces , épais de deux ou trois lignes, 
fibreux, cylindrique , jaunâtre ; fon chapeau mé- 
diocrement charnu , proéminent à fon centre, 
prefque glabre dans les jeunes individus, tomen- 
teux & couvert de petites écailles dans les plus 
grands, garni de lames luifantes, (afrarées. Il croit 
dans les bois de pins & de hêtres. ; 


9$. AGARIC canelle. Agaricus cinnamomeus. 
Perf. 


Agaricus pileo fubcarnofo , umbonato, glabro , ni- 
tido , cinnamomeo-rufo ( dilutè caftaneo ); lamellis 
latiufeulis , cinnamomeis ; fHpite longiufeulo ( vrimd 
fubbulbofo ? ) , dilutiore. Perf. Synopf. pag. 297. — 
Scwerb. Fung. tab. 205. 


Cette efpèce eft d’une couleur canelle parfaite : 
elle eft plus grande que l'efpèce précédente ; elle 


À G A 


en diffère par fon chapeau conflamment glabre | 


par fes lames un peu ventrues, échancrées. Son 
pédicule eft d’une couleur pius claire, d'abord un 
peu bulbeux, puis plus alongé. Son tifiu eft fila- 
menteux , très-fugace. 


96. AGARIC trompeur. Agaricus decipiens. Perf. 


Agaricus gregarius , pileo carnofo, membranaceo , 
circa umbonem acutum depreÿfo, umbrino ; lamellis 
latiufculis, obfeure cinnamomers ; flipite longo , ex 


albicante-rufo. Perf. Synopf. pag. 298. 


Cet agaric reffemble tellement au précédent, 
qu'au premier afpeét on le prendroit pour ni; ce- 
pendant on l'en diftingue par les caraétères fuivans: 
fon pédicule eft cylindrique, prefqu'ondulé , long 
de trois à quatre pouces, épais d’une à deux lignes, 
d’un blanc-roufleitre. Son chapeau eft charnu, 
membraneux , comprimé & terreux à fa circonfé- 
rence, faillant, un peu aigu à fon centre ,-glabre, 
Jarge de neuf lignes; les lames larges , d'un jaune- 
foncé , adhérentes en entier au pedicule. Il croit 
par groupes fur la terre, dans les bois de pins. 


97. AGARIC couleur abricot. Agaricus arme- 
niacus. Perf. 


Agaricus fragilis, pileo fubcarnofo, convexo, plaro, 
dilatato , helvolo ; lamellis aquosè cinnamomeis, in- 
tegris , lativribus ; ffipite mediocri, f«bbulbofo , albi- 
cante. Perf. Synopf. pag. 299. — Schœtff. Fung. 
tab. 81. 


Son pédicule eft grêle, fragile, blanchatre , à 
peine bulbeux ; il foutient un chapeau un peu 
charnu, d’abord convexe , puis plane, dilaté, 
large d'environ trois pouces, à large ombilic fail- 
Jant ; ls lames larges , entières, d’un jaune très- 
clair; le réfeau fugace , couleur de rouille. Il croit 
prefque folitaire dans les bois de hètres & de 
chênes. 


98. AGAric jaune-clair. Agaricus dilutus, Perf. 


Agaricus pileo convexc-plano , glabro, helvolo ; 
lamellis latiufculis, dilutè cinnamomeïs ; fhipite albi- 


cante. Perf. Synopf. pag. 300. 


Sa couleur eft d’un jaune-clair très-pale ; fon 
pédicule à peine bulbeux , blanchätre , long de 
deux pouces, épais de trois à quatre lignes ; le cha- 
peau glabre, d’abord convexe , puis plane, large 
de deux pouces ; les lames décurrentes , élargies. 
Il croit dans les forêts. 


99. AcARIc feftonné. Agaricus fubrepandus. 
Perf. 


Agaricus pileo cærnofo , planiufculo , fubrepando , 
fulvo , ferrugineo , nitido ; lamellis congeflis , argil- 
laceo-cinnamomeis ; flipite bulbofo , craffiufculo , albo. 


Perf. Synopf. pag. 300. 


A G A 170 


Son pédicule eft un peu épais, bulbeux , blan- 
chître, plein, à peine d’un pouce d'épaileur , en- 
veloppé d’un tiffu rouille ; le chapeau charnu , un 
peu plane, légérement fiñue à fes bords, large de 
trois pouces & plus, luifant, d'un jaune de rouille. 
Il croit dans les forêts de chênes. 


100. AGARIC odeur de foufre. Agaricus pyrio- 
dorus. Perf. 


Agaricus pileo carnofo , umbonato, firrillofo aut 
Jubfquamofo ( fulrginco), pallido ; lamellis confertis, 
adfcendentibus , albido- fifcefcentibus ; ffipite cavo, 
fuvalbido ; cortinà fugaci. Perf. Synopf. pag. 300. 


Sa couleur eft d’un jaune plus ou moins foncé, 
tirant fur l’olivatre ou un peu blanchâtre , felon 
l’âge des individus. Le chapeau eft roufleâtre dans 
les plus jeunes : ils répandent quelquefois une lé- 


| gère odeur de foufre ; ils font enveloppés d’un ré- 


feau très-léger, fugace. Leur pédicule eft creux, 
blanchatre ; leur chapeau charuu , un peu fibreux 
ou écailleux , faillant à fon centre; leurs lames 
nombreufss , afcendantes , d’un blanc lavé de brun. 
Il croit dans les forèts. 


101. AGARIc rude. Aguricus feaber. Perf. 


Agaricus gregarius , fubparvus , cinereo-fu/ipinofus; 
pileo fquamofo , lamellis obfeurioribus ; fhipite fisril- 
lofo , dilutiore , cylindrico. Perf. Synopf. pag. 301. 
— Sowerb. Engl. Fung. tab. 207. 


Son pédicule eft long d’un à deux pouces , épais 
de trois ou quatre lignes, fibreux, cylindrique, 
point fiftuleux, enveloppé d’un tiflu fugace ; fon 
chapeau campanulé, petit, parfemé d’écailles , 
d’un gris-foncé , large à peine de deux pouces ; les 
lames d'une couleur plus obfcure. Ce champignon 
eft petit ; il croît dans les forêts. 


$.1V. Gymnorus. Perf. Point de co'ffe ni d'anneau; 
pédicule ordinairement plein & central ; feuilleis qu£ 
ne noirciffent point en vieilliffant. 


102. AGARIC à tête bronzée. Agaricus molibdo- 
cephalus. Bull. 


Agaricus ( æneus ) , fubcefpitofus, magnus , pilee 
Jubcarnofo , umbonato , fufco-eneo ; lamellis latifi- 
mis, cinereo-pallidis ; flipite folido , apice fquamu- 
Lofo. Perf. Synopf. pag. 302. — Bull. Herb. tab. 
523. — Decand. Flor. franç. vol. 2. pag. 181. 


Cette efpèce eft très-grande ; elle fe diftingue 
aifément à fes lames inégales , très-larges , d’un 
gris-rouillé. Les plus longues, avant d'arriver au 
pédicuie, forment un angle droit ou rentrant. Son 
pédicule eft nu, plein, charnu, jaunâtre & glabre 
vers fa bafe, écailleux vers fon fommet , long de 
fix ou huit pouces , épais d'environ deux pouces; 
il foutient un chapeau d’abord convexe ; hémif- 
phérique , puis conique par l'élévation de fon 


174 À G À 


centre , de couleur bronze-foncé, Il croît fur’la 
terre. 


103. AGARIC à tête brune. Agaricus phaioce- 
phalus. Bull. 


Agaricus pileo carnof> , umbonato , fubrepando , 
badio ; lamellis liberis | latefcentibus ; ftipire longo, 
folido, fabtuberofo. Bull. Herb. tab. 555. fig. 1. — 
‘Perf. Synopf. pag. 302. — Décan Flor. franc. 
vol. 2. pag. 186. 


Cet agaric a fon pédicule nu, plein, cylindri- 
que , un peu tubéreux à fa bafe , long de cinq à fix 
pouces , épais d’un demi-pouce, blanchâtre à fa 
bafe, brun à fon fommet, foutenant un chapeau 
charnu , d’un brun-roux , d’abord campanulé , un 
peu finueux à fes bords, puis en cône, un peu 
écailleux, large de trois à quatre pouces; fes lames 
inégales, d’un jaune-argileux , finueufes, non ad- 
bérentes au pédicule. Il croit fur la terre. 


194. AGARIC fauve. Agaricus fulvus. Bull. 


Agaricus pileo fufco aut fubrubro , rotundato ; la- 
minis flavicantibus , finuofis , bafi truncaris ; ffipite 
folido , baff inerafuto , flavo, ffriato ; ffriis rubris. 
Bull. Herb. tab. 155. fig. 2, & tab. 574. fig. 1. — 
Decand. Flor. franç. vol. 2. pag. 186. 


Ce champignon à fen pédicule nu, pl<in, renflé 
à fa bafe, jaunatre, flrié par des raies rouges, 
Jongitudinales , longs de quatre à fix pouces, épais 
d'environ un demi-pouce ; il fupporte un chapeau 
d’un brun-fauve ou un peu rougeâtre , d’abord 
arrondi, puis convexe ; enfin plane, large de 
trois à quatre pouces. Les lames font jaunäâtres , 
inégales, finueufes , tronquées à leur bafe , non 
adhérentes au pédicuie. Ïl croit en groupes peu 
nombreux, deux ou trois enfemble , adhérens par 
leur bafe. 


10$. AGARIC arqué. Agaricus arcuatus. Bull. 


Agaricus varius , pileo campanulato, demèm de- 
preffo , rufefcente-grifeo ; lamellis latiufculis | arcua- 
tis , fubdecurrentibus , pallefcentibus ; flipite folido, 
füubbulbofo. Bull. Herb. tab. 443 , & 589. fig. 1. — 
Perf. Synopf. pag. 303. 


« Nous n'avons aucune efpèce de ce genre, 
dit Bulliard, qui varie autant que celle-ci de 
grandeur, de forme , de couleur, dans un même 
terrain , à une même expofition. Le caractère qui 
Ja diftingue , exifte dans la forme de fes feuillets , 
qui font conflamment arqués ou plutôt inférés 
autour du pédicule , comme autant de demi-aco- 
lades. On en trouve qui, à la hauteur d’un pouce 
& demi, ont atteint leur maturité ; d’autres s’élè- 
vert jufqu'à fix pouces, fur une largeur à peu 

rès égale. Leur pédicule ett nu, plein, blan- 
châtre, cylindrique , légérement bulbeux à fa 
bafe ; leur chapeau convexe , plane ou concave, 


À G À 


blanc , fauve ou brun; les lames blanches ou bien 
de couleur fiuve ou brune à leur maturité, nom- 
breufes , inégales. Il croit en automne, fur la 
terre , dans les bois, les prés, les jardins. 


106. AGARIC des pacages. Agaricus ovinus. 
Bull. 


Agaricus gregarius , pileo carnofo , fubcampanulato, 
rufefcente , glabro aut fquamulofo , margine fepiàs 
inctfo ; lamellis diffantibus , laterè venofrs, albido- 
cinerefcentibus ; fHipite cavo, fuligineo. Bull. Herb. 
tab. 580. — Perf. Synopf. pag. 303. 


Son chapeau varie dans fes couleurs; il eft d’un 
blanc-jaunatre ou d’un roux-brun , d’abord con- 
vexe , puis conique , puis plane, fouvent finueux 
& fendu à fes bords, quelquefois écaiileux à fa 
furface , large de deux ou trois pouces, fourenu 
par un pédicule nu, plein, glabre, cylindrique ou 
un peu conique , fiftuleux dans un age avancé , 
courbé , jaunâtre, un peu ftrié. Les lames font peu 
nombreufes , inégales , blanchâtres, jaunâtres ou 
grifes, adhérentes, mais rarement décurrentes fur 
le pédicule. 11 croit dans les pacages par groupes, 
mais point adhérens par leur bale. 


107. AGARIC ficoide. Agaricus ficoides. Bull. 


Agaricus fulvo-rubefcens , fubdurus ; pileo cam- 
panulato feu obtusè umbonato , aut planiufculo ; 
glabro ; lamellis craffis, diffantibus ; ffipite brevi, 
jeu  deorsèm attenuato. Bull. Herb. tab. 587. 

ge le 


Agaricus pratenfis. Perf. Synopf. pag. 364. 
Agaricus miniatus, Sowerb. Fung. tab. 141. 
Agaricus fulvofus. Bolton. Fung. tab. 56. 


&. Agaricus ( cinereus }, pileo carnofo , convexo, 
fubnitido ; lamellis diffantibus , plano-decurrentibus ; 
flipite craffiufculo, folido , albicante. Perf. 1. c. 


Agaricus ( meiïfnerienfis ), ‘cénerafcens , pileo 
plano , convexo , papillato ; lamellis craffiufculis, ad 
latera dentato-crifpis ; flipite fubffriato. Perf. 1. c. 


à Agaricus ( vitulinus ) , pileo dilutë rufo, La- 
mellis fhipireque candidis. Perf. I, c. 


Agaricus creades. Bolt. Fung. ? 


Ce champignoneft d’une confiflance affez ferme. 
Son pédicule eft plein, nu, cylindrique, blan- 
châtre , court, un peu grêle; fon chapeau glabre, 
d'abord convexe , enfuire plane, d’un rouge- 
fauve ; fon centre plus foncé, faillant ; fa circon- 
férence un peu finueufe ; les lames inégales, dé- 
currentes, diftantes entr'elles, épaifles. M. Per- 
foon cite quelques autres plantes qu'il regarde 
comme variétés de la précédente, qui n’en diffèrent 
que par la couleur. Le chapeau eft cendré dans la 
varieté 8. Il noircit à fes bords en fe defféchant. 


À G À 


Son odeur eft défagréable. Dans Ja plante y, la 


A G À 


lignes, un peu fibreux ; fon chapeau charnu , con- 


175 


couleur eft blanchâtre , les firies diftances fur le i vexe , très-glabre , large d'un pouce, d'un Jaune- 


chapeau , les lames un peu dentées, l'odeur point 
rebutante. La variéte d'a fon chapeau roufleatre , 
fon pédicule & fes feuillets blancs. C£: champi- 
gnon croît ordinaireinent par groupes, dans les 
prés ou fur les collines, en automne. 


108. AcARIc à tête velue. Agaricus eriocephalus, 
Bull. 


. Agaricus rufefcens , pileo primd campanulato , 
d:in convexo , imprimis margine goffÿpino ; laminis 
inequalibus , fubdecugrentibus ; flisite cylindrico , 
attenuato. Bull. Herb. tab. 576. fig. 1. — Decand. 
Flor. franç. vol. 2. pag. 174. 


æ. Agaricus rufipes. Bull. ]. c. fig. B.C. D.E. 
8. Agaricus albipes. Bull, |. c. fig. A. 


Ce champignon eft d’un roux plus ou moins 
foncé dans toutes fes partizs, excepté dans la 
variété 8, qui a le pédicule blanc. Ce pédicule 
eft plein, nu, cylindrique, long de deux ou trois 
pouces & plus, épais de deux lignes , glabre dans 
la variété «, pubefcent dans la variété 8. Il fup- 
porte un chapeau d’abord campantlé , puis con- 
vexe , cotonneux , furtout vers les bords , réeu- 
liérement arrondi, plus foncé au centre & aux 
bords que dans le milieu, large d'un pouce & 
demi. Ses feuillets font inégaux, légérernent dé- 
currens. Il croît par petites touffes fur les bois 
morts. ( Bull. Decara. ) 


109. AGARIC des forêts. Agaricus nemoreus. 
Perf. 


Agaricus magnus , folitarius , pileo carnofo , latè 
umbonato, planiufculo, fulvo-rubeftente ; lamellis 
decurrentibus , albis , fubd'ffantibus ; fhipite longif- 
Jimo , folido , bafi lanato. Perf. Synopf. pag. 305. 


Son pédicule eft plein, d’un blanc-pâle , lanu- 
gineux à fa bafe , long de trois à quatre pouces, 
épais d’un demi-pouce ; il fupporte un chapeau 
me , un peu plane , protubérant à fon centre, 
d’un rouge-fauve, large d2 trois pouces; les lames 
bianches , un peu diftantes, décurrentes , larges 
de deux ou trois lignes. Il croît folitaire dans les 


forêts, fur la terre. 


110. AGARIC favoureux. Agaricus liquiritie. 
Perf. = 


Agaricus pileo carnofo, convexo , aureo, glabro ; 
lamellis confertrs , fulvo-cinnamomeis ; fhpite cavo, 


fbrillofo ; pileo fubconcolore. Perf. Synopf. pag. 306. 


® Ce champignon eft d'une faveur d’abord douce, 
uis légérement amère. Sa couleur eft d’un fauve- 
étant , plus ou moins foncé. Son pédicule eft 
fituleux, long d’un pouce & demi, épais de deux 


éclatant à fon difque ; les lames nombreutes, d’un 


Jiune-canelle. Il croit fur le tronc des fapins, dans 
la forêt d'Hercynie. 


Til. AGARIC aromatique. Agaricus aromaticus, 
Perf. 

Aguricus pileo carnofo, lato , obfcurè cinnamo- 
meo, glutinofo ; lamellis junioribus decurrentibus , 
rufefcentibus ; fhipire cavo, mediocri. Perf. Synopi.- 
pag. 306. — Sowerb. Engl. Fung. tab. 144. 


Cet agaric eft tendre , fragile, d’abord d’une 
faveur infipide , enfuite un peu aromatique. Son 
pédicule eft fiftuleux , long de deux ou trois pou- 
ces, épais de trois lignes; le chapeau charnu, 
large de trois pouces, glutineux, liffe, puis ridé, 
de couleur foncée de canelle ; il devient noir aux 
endroits où on le couche; les lames décurrentes 
dans leur jeunefle, roufleâtres. Il croit en Angjle- 
terre. 


112. AGARIC cohérent. Agaricus coharens. Perf. 


Agaricus cefpisofus , pileo fubcarnofo , umbonato , 
rugofo, cinnamomeo ; lzmellis diffinäis , fubadnexis, 
aguose cinnamomeis ; majortbus latioribus ; fhpite 
cavo , ritente-badio, bafi connato. Perfoon, Syropf. 
pag. 306. 

Cette efpèce eft très-remarquable. Trois ow 
quatre pédicules s'élevent d'une bafe commune , 
adhèrent enir'eux en forme de tubercules, cou- 
verts, à leur partie inférieure , d’une membrane 
blanchätre & velue ; ils font longs de quatre pou- 
ces ,roides, liffes, fiftuleux , d’une belle couleur 
marron. Leur chapeau ef médiocrement charnu , 
ridé , proéminent à fon centre , mou , hémifphé- 
rique , large d’un pouce & demi, d’un jaune plus 
ou moins pâle; les lames diflinétes, d'un jaure 
très-clair; les plus grandes ventrues, élargies. 
Ce champignon eft rare ; il croit fur le tronc des 
arbres ou fur la terre , parmi les feuilles. 


113. AGARIC téléphore. Agaricus telephoris. 
Perf. 


Agaricus pileo carnofo , convexo-plano , vifcofo , 
papillato, crufialino ; lamellis confertis , planis, 
aquosè cinnamomeis ; ffipite folido, Jubferrugineo , 
utrinque pallido. Perf. Synopf. pag. 507. 


Son pédicule eft nu, plein, un peu rouillé, 
long d'un pouce & demi, épais de trois où quatre 
lignes ; fon chapeau compaéte, charnu , d’abord 
convexe , puis plane, vifqueux , large d'un pouce 
& plus, d'un blanc-pâle , muni à fon centre de 
petites protubérances irrégulières ; les lames d’uw 
paune-clair , nombreufes, larges d’une ligne & 
demie. Il croit parmi les pins, dans la forêt d'Her- 
cynie, : 


170 A GA 
114. AGARIC gliflant. Agaricus lubricus. Perf. 


Agaricus pileo carnofo, umbonato, cinnamomeo , 
viféido ; lamcllis confertis, adnexis, argillaceis ; 
flipite longiufeulo , fiorillofo , albido, Perf. Synopf. 
päg- 307. 

Son chipeau eft vifqueux, charou , d’un jaune- 
canelle, large d’un pouce & demi, un peu ftrié 
& même recourbé à fes bords, foutenu par un 
pédicule long de deux pouces & plus, blancha- 
ue, fibreux, firié & un peu aminci à fon fommet. 
Les lames font rapprochées, convexes, un peu 
roides , terreufes. Il fe trouve parmi les pins, dans 
la forét d'Hercynie. 


115. AGARIC butyreux. Agaricus butyraceus. 
Bull. 


Agaricus pileo convexo, glabro, rufeftente-badio 
(dilutè caflaneo ); lamellis flexuofis , alidis ; fHpite 
Jubconico , ubiquè pilofo , ruro-caftaneo. Bull. Herb. 
tab. 572. — Decand. Flor. frasç. vol. 2. pag. 181. 


#4. Agaricus thricopus. Perf. Synopf. pag. 308. 


Cet agaric eft d’une couleur rouffle, plus ou 
moins claire, inégale dans fes teintes. Son pédi- 
cule eft nu, plein, cylindrique , un peu renflé à 
fa bafe , d’un rouge- marron, glabre , fouvent 
velu, lonz d'environ quatre pouces. Son chapeau 
eft d’abord globuleux , puis conique , puis con- 
cave, à bords relevés, garni en deflous de feuil- 
lets inégaux un peu arqués, blancs ou jaunâtres, 
adhérens , mais non décurrens fur le pédicuie. Il 
croit fur la terre, ou folitaire ou deux à trois 
individus adhérens par leur bafe. 


116. AGARIC vineux. Agaricus vin fus. Bull. 


Agaricus pileo rufe-rubefcente , primdm rotundato , 
tandem finuato vel lobato, tomento tenui obteëlo ; 
Llarminis rufis , numerofis ; flpite [uscylindrico , ru- 
fefcente. Bull. Herb. tab. $4. — Lam. Diétion. 1. 
pag. 107. 

B. Agaricus leucophyllus. Perf. Synopf. pag. 309.8 
( Voyez AMANITE, n°. 20.) 


117. AGARIC à rebords. Agaricus marginellus. 
Perf. 


Agaricus pileo carnofo , membranaceo , campanu: 
dato , alhido-umbrino ; difto obfeuriore , glabro ; 
damellis difhinétis , alternis majoribus , albis ; mar- 
gine fimbriato , umbrino ; fhpite nitido , bafi fubtu- 
berojo , nitido. Perf. Synopf. pag. 309. 


Son pédicule eft un peu tubéreux à fa bafe, 
pileux , long d’un pouce & demi , épais d'une 
ligne, foutenant un chapeau charnu , un peu 
membtaneux, campanuié , large de trois ou quatre 
lignes, d’un blanc-fale, plus foncé au fommer ; 
les lames diflinétes , un peu arquées à leur point 


À G A 


d’adhéfion avec le pédicule , frangées & terreufes 
à leurs bords. Il croit au mois de feptembre, fur 
le tronc pourri des fapins. 


118. AGARIcC crevaflé. Agaricus rimofus. Bull. 


Agaricus pileo conico , longitudinaliter rimofo , 
fabrufèfcente ; lamellis Latiufculis , olivaceo-argilla- 
ceis, margine albidis ; flipite fquamulofo , farinaceo , 
pallefcente. Bull. Herb. tab. 388 &c tab. 599. — 
Perf. Synopf. pag. 310. 


Agaricus aurivenius. Batfch. Elem. Fung. tab. 20. 
fig. 107. 


Ce champignon eft peu charnu. Son pédicule 
eft nu, plein, cylindrique, d’un blanc-fale , un 
peu écailleux & farineux , long de deux à fix pou- 
ces, foutenant un chapeau d’abord conique, puis 
prefque plane, glabre , prefque fatiné, proëmi- 
nent à fon centre , ftrié de jaune & de fauve, 
marqué de fentes inégales, divergentes; garni en 
deffous de lames libres, inégales, jaunâtres , blan- 
châtres à leurs bords. I] croît dans les bois, au 
bord des routes , en eté & dans l'automne. 


119. AGARIC à graines orangées. Agaricus pyr- 
rofpermus. Bull. 


Agaricus pileo fufco, ferrugineo, nigro maculato, 
convexo , dein plano ; laminis albis , dein rufis, au- 
rantiis; flipite pleno , albo vel pallidè flavo. Bull. 
Herb. tab. 547. fig. 3. 


Son pédicule eft fouvent courbé à fa bafe, nu, 
plein, de couleur blanche ou jaunâtre , long d’en- 
viron trois pouces, large de trois à quatre lignes, 
fupportant un chapeau d’abord convexe , puis 
plane , d'un fauve plus ou moins foncé, marqué 
de petites taches noirâtres, ftriées, plus nom- 
breufes au centre & dans la jeune plante , large 
d'environ deux pouces , garni en deffous de feuil- 
lets blancs , qui deviennent enfuite d’un reux- 
orangé , libres, arqués , inégaux. Il croît fur les 
bois morts. 


120. AGARIc des tiges mortes. Agaricus cauli- 
cinalis. Bull. 


Agaricus pileo albo , fubconvexo , interdim umbo- 
nato ; maculis rufs centro variegato ; laminis albis, 
baff intès emarginatis ; ffipite tenui, rufo , infernè 


fubhirfuto. Bull. Herb. tab. 522. fig. 2. 


Ce champignon a un pédicule grêle, nu, plein , 
cylindrique, glabre ou hériflé vers fa bafe, de: 
couleur rouffeâtre , long d’environ trois pouces. 
Son chapeau eft un peu convexe , légérement 
mameloné , blanc avec des mouchetures rouffes , 
furtout vers le centre; arrondi, large de fix ou 
huit lignes , peu charnu, garni en deffous de lames 
non adhérentes au pédicule , blanches , inégales, 
échancrées à leur bafe. Il croit fur les tiges des 
prélss & d’autres plantes mortes. 

$ 121. AGARIC 


À G À 


121. AGARIC incilé. Agaricus incifus. Perf. 


Agaricus fubparvus , pileo hemifpharico , umbo- 
nato, fquamulofo , fpadiceo ; lumellis diflinétis , fer- 
rugineis ; flipice fubbrevi, cavo , glabro. Perf. Synopf. 
pag- 310. 

C'eft une petite efpèce, dont le pédicule eft 
court, glabre, fiftuleux; le chapeau hémifphé- 
rique, puis un peu plane , incilé à fes bords, d’un 

jaune-clair , légérement écailleux ; les lames fépa- 
rées, couleur de rouille. Il croit dans les forêts. 


122. AGARIC à pied rayé. Agaricus grammopo- 
dius. Bull. 


” Agaricus cafpitofus , fpadiceus, pileo campanulato; 
diféo dilatato , obrufifimo , pilofo, fquamofo ; lamellis 
confertis , fubdecurrentibus , obfcurioribus; flipite gla- 
bro , flexuofo , connaro. Bull. Herb. tab. 548 & 585. 
fig. 1. — Perf. Synopf. pag. 311. 

æ. Agaricus albus. Bull. tab. $48. fig. R, & tab. 
535. fig. 1. K. G. L. M. 


8. Agaricus rufefcens. Bull. tab. 48. fig. B. G. 


Cet agaric varie dans fes couleurs. Ses feuillets 
font blancs ou jaunâtres. Le rette de la plante eft 


tantôr blanc, tantôt roux. Le pédicule eft giabre, ! 


un peu flexueux, nu, plein, cylindrique, long de 
trois à quatre pouces, épais d’un deimi-pouce, 
marqué de petites raies noiratres , irrégulières , 
un peu renflé à fa bafe. Son chapeau eft partaite- 
ment glabre , d’abord hémifphérique, puis con- 
vexe, plane ou concave , faillant à fon centre, 
large d'environ trois pouces, quelquefois couvert 
de petites écailles ; les limes inégales , très-nom- 
breufes, adhérentes , mais non décurrentes. Il 
croit fur la terre. 


123. AGARIC réfléchi. Agaricus reflexus. Perf. 


Agaricus gregarius ; ferrugineo - ochraceus , pileo 
fubcarnofo , acutè umbonato , fquamofo , ochraceo ; 
Llamellis diflinélis, dilutè cinnamomeis ; fhipite longo, 
tenui , fbrofo , fquamofo ; fquamis reflexis. Perfoon , 
Synopf. pag. 311. 

Agaricus pilofus. Schœff. Bav. tab. 80.? 


Son pédicule eft long de trois ou quatre pou- 
ces, grêle , fibreux, un peu flexueux, couvert de 
petites écailles réfléchies , d'un jaune de rouille 5 
plus clair à fon fommet. Son chapeau eft médio- 
crement charnu , large d'un pouce & demi , pref- 
que conique, écailleux, garni de lames diftinétes , 

lanes, adhérentes au pédicule , d’un jaune-ca- 
nelle. Il croit par groupes fur la terre, dans les 
bois. 


- 124. AGARIC pied recourbé. Agaricus curvipes. 
Perf. 


- Agaricus cinnamomeus , pileo hemifpharico, fqua- 


Botanique. Supplément. Tome 1. 


À G À 77 


mulofo ; lamellis difflinéis, dilutioribus ; flipite cavo, 
arcuato , fibrillofo. Perf. Synopf. pag. 312. 


Son chapeau eft hémifphérique , large d'un 
pouce & demi, de couleur canelle, ainfi que 
toute Ja plante , un peu écailleux, foutenu par un 
pédicule arqué, fifluleux, un peu fibreux, long 
d’un pouce & demi, épais de deux à crois lignes, 
légérement bulbeux à fa bafe. Les lames font dif- 
tinétes , minces, flexueufes , afcendantes, d'un 
jaune plus clair. Il croit fur le tronc des arbres. 


à He AGARIC pied en fufeau. Agaricus fufipes. 
ul. 


Agaricus cafpitofus, pileo fubtenaci , rufefcente- 
vaccino; lamellis diffantibus , albido-rufefcentibus ; 
fipite fulcato, ventricofo , radicato, glabro. Bull. 
Herb. tab. 516. fig. 2, & tab. 106. — Perfoon, 
Synopf. pag. 812. 


Agaricus craffipes.SchϾff. Fung. tab. 88. ( Voyez 
AMANITE à pédicule aminci, n°. 16.) 


126. AGARIC à groffe racine. Agaricus radica- 
tus. Perf. 


Agaricus pileo carnofo, umbonate , vifcofo , ru- 
gofo , fuligineo-vaccino aut fufcefcente ; lamellis fub- 
decurrentibus , candidis ; flipite longiffimo , radicato. 
Perf. Synopf. pag. 315. — Sowerb. Engl. Fung. 
tab. 48. 


Agaricus macrorhigus. Perf. Obferv. Mycol. 1. 
PaB: 47: 

On le diftingue à fa vifcofiré & à fon pédicule 
alongé, en fufeau à fa bafe; il fupporte un cha-: 
peau campanulé, puis aplati, faillant à fon centre, , 
ridé, d’un roux plus ou moins foncé ; les lames 
blanches , prefque décurrentes fur le pédicule. Il 
croit après les pluies , ordinairement folitaire , fur 
le tronc des arbres, dans les bois taillis. 


127. AGARIC élancé. Aparicus longipes. Bull. 


Agaricus (radicatus pudens), pileo umbonato , 
fubcarnofo , levi , vaccino , margine villofo ; lamellis 
adfcendentibus , candidis ; flpite folido , tomentofo , 
radicato , ferrugineo. Per{oon, Synopf. pag. 313.— 
Bull. Herb. tab. 232. 


H eft très-rapproché du précédent , dont il dif- 
fère par fon chapeau non vifqueux , velouté à fes 
bords ; par fes lames non adhérentes au pédicule ; 
par ce dernier un peu velu, revêtu d'une écorce 
facile à détacher, marqué, dans prefaue toute 
fa longueur, d: ftries noirâtres & parallèles, pro- 
fondément enfoncé en terre, cylindrique, long 
de huit à neuf pouces, un peu renflé à fa bafe. 
Son chapeau eft conique , puis aplati, de couleur 
brune ou blanchäâtre, large de trois pouces & 
plus ; les lames larges, minces , peu nombreufés, 
finueufes, blagches ou cendrées; Jes plus longues 


178 AG A 


terminées en pointe. Il croît en automne, dans 
les bois. 


128. AGARIC pied noir. Agaricus nigripes. Bull, 


Agaricus cafpitofus , flipite tomentofo , nigrefcente- 
Badio ;-pileo f:bcarnofo , repando , glabro , brunneo ; 
larellis ventricofis , lurefcentibus. Bull, 344 & 519. 
fig. 2,— Lan. Iiluftr. tab. 882, fig. 3. 


Agaricus velutipes. Perf. Synopf. pag, 314. — 
Cut. Flor. lond. Icon, — Bolton, Fung. tab. 135. 
— Vaill, Bot. Parif. tab. 12. fig, 8. 9. 


Ce champignon eft velouté fur toute la furface 
de fon pédicule, qui eit nu, fiituleux , cylindri- 
que , continu , long de quatre pouces, noirâtre 
dans fa partie inférieure ; il foutient un chapeau 
peu charnu, gluaut à fa fuperficie, de couleur 
fiuve , avec le centre brun , large de deux pouces 
& plus, glabre, médiocrement convexe. Ses la- 
mes font inégales , libres , jaunâtres. [l vient, ou 
folitaire ou plus fouveñt par groupes, dans les 
bois , à la fin de l'automne & dans les grauis 
frotäs de l'hiver; il a, lorfqu'on le mâche, la 
faveur de la gomme arabique. 


129. AGARIC fyhinx. Agaricus fphinx. 


*Agaricus cafpitofis , piteo 'ftofo , mea'o brunreo, 
margine ochraceo ; laïncllis candidis ;ÿ ffijue f[uë 
Jquamulofo , deorsim nig-efcente , umbrino: Perf. 
Syropl, pag. 314. — Barich. Fuag. pag. 145. 
fig. 112. 


On le difneue du précédent par fon pédicule 
point velotte & par fes iam:s bi.nches. Il croû 
en automne , fur le tronc des arbres, 


130. AGARIC amer. Agaricus picreus. Perf. 


Agaricus gregarius , fu*cafpitofus , pileo glabro, 
cinnamomeo ; lame/lis emarginatis , luteftenre ferru- 
gineis ; fpite glabro , nudo , umbrino. Perf, Icon & 
Defcripr. Fung. pag. 14. tab. 4. fig. 7, & Synopf. 
pag. 315. 

Sa faveur eft d’une très-grande amertume ; fa 
grandeur médiocre ; fon pédicule nu, glabr- . 
de couleur terreux foncé ; il fupporte un cha- 
peau glabre, d'un jaune-canelle | garni en def- 
fous de lamés écharcrées, d’un jaune de rouille, 
IF ef commun fur le tronc ‘des arbres , où il 
cioît par groupes. 


131. AGAric ferme. ‘Agaricus firmus. Perf. 


Agaricus folitarius, pileo aquali, convexo , rufef- 
cte-vacciño ; lamellis concolorisus ; fipire folido, 


incraffato, furfuracee-tomentofo , fuligineo. Perfoon, : 


Icon. & Defcript. Fung. pag. 15. tab. 5. fig. 3; 
&% 


“Son pédicule eft plein ; épaiff, long de deux 


A G A 


ou trois pouces, épais de trois lignes , tomen- 
teux, pulvérulent , couleur de biftre ; 1l fupporte 
un chipeau convexe , rouffcâtre , large d'un à 
deux pouces, girni en deffous dé lames de même 
couleur ; nombreufes , prefque libres. Il croit 
foiitaire dans les forèts. 


132. AGARIC aigu. Agaricus acutus. 


Agaricus gregarius , pileo fabcarnofo, acutè umbo- 
nato, glabro, nitido, lutefcente-ochraceo ÿ lamellis 
diflantibus , fubdentatim decurrentibus , dilute ochra- 
ceis ; ffipice glabro , folido , fubelafhico, Perf, Synopf. 
pag. 316. 

« Peut-être, dit M. Perfoon, ce champignon 
n’eft-il qu’une fimple variété de l’agericus deci- 
piens ; mais il n’y a point obfervé d’enveloppe 
(nfible. Son pédicule eft glabre, folide, pref- 

u’elaftique, long de trois à quatre pouces , épais 
ÎE deux lignes Son chapeau eft médiocrement 
ch:rnu, glabre, luifant, d’abord convexe, puis 
plane à fa circonférence; fon centre faillanc, aigu; 
fa couleur“d’un jaune d’ocre ; fes lames diftantes , 
décurrentes , étroites, un peu dentées, d'un 
jpune-clair, pulvérulentes. Il croit vers la fin de 
l'automne , dans les bois de pins. 


133. AGARIC à odeur de melon. Agaricus cu- 
cumis. Perf. 


Agaricus pileo glabro , fubcarnofo , fufco-purpureo; 
lamellis ventricofis, ferrugineo-crocets ; ffipite [ub- 
renui, nigrefcente. Perf. Obferv. Mycol. 1. pag.45, 
& Synopf. pag. 316. 


Il a dans fa jeuneffe l’odeur du m:lon; il prend 
celle du poiffon putréfié lorfqu'il vieillir. Son pé- 
licule eft creux, cylindrique, long de deux pou- 
ces & plus, épais de deux lignes, noiratre, fou- 
tenant un chapeau un peu charnu, glabre, d'un 
pourpre-fonce, cblong, campañulé , quelquefois 
orbiculaire , large de trois à fix lignes, felon fon 
développement; garni en déffous de lames ven- 
crues, d’un jaune de fafran foncé. Il croit fur’ la 
terre, dans les forêts. 


134. AGARIC pétit. Agaricus pumilus. Perf. 
Agaricus folitarius , parvus , pileo fubcarnofo, fb- 


hemmifpha ico , ochraceo ; lamellis pallidè cinnamo- 
meis , la iufcalis, planis , diffinéfis ; fhipite cavo,, 
teñaut. Perf. Synepf. pag. 317. — Bull. Herb. tab. 
260 , & tab. 363. fig. 3. M. N. O.? 


Agaricus pufillus. SchϾff. Fung. tab. 203.? 


Cet agaric s'élève à peine à la hauteur d’un 
pouce , (ur un pedicule “pais de quelques lignes, 
fiftuleux, foutenant un chasezu peu charnu , pref- 
que hémitphérique , d’un jaine d’ocre, large de 
quatre lignes, garni de laines larges de deux ou 
tiois lignes , d’un jaurie dé canelle pale, planes, dif 


A GA 


tinétes, Il croît au commencement de l'automne, 
parmi l2s gazons, fur le bord des routes. 


. 13. AGARIC en poire. Agaricus pyriformis. 
erl, 


Agaricus parvus , totus umbrinus , pileo fubcar- 
nofo, membranaceo, plano, cum Llameliis decurren- 
tibus , obconico ; ffpice brevi. Perfoon , Synopf. 
pag. 317. 


Cet agaric eft fort petit, de couleur de terre | 


d'ombre. Son chapeau eft à peine charnu , large 
de quatre lignes , convexe, en forme de poire , 
puis plane, membraneux , garni de lames décur- 
rentes, foutenu par un pédicule filtuleux , épais 
d’une ligne , haut de fix à neuf lignes. Il croît fur 
les peloufes qui revêtenr les collines. 


de. AGARIC tranfparent. Agaricus pellucidus. 
Bull. 


Agaricus fubparvus , rufefcens , pileo carnofo , mem- 
Branaceo, ffriato, campanulato ; lamellis lat:ffimis ; 
Ébe longiufculo, tenui. Buil. Herb. tab. fo. 

B= 2e 


Agaricus biconus. Perf. Synopf. pag. 317. 


Il eft d’une couleur rouff:âtre. Son chapeau eft 
prefque mermbraneux , campanulé , un peu coni- 
ue , légérement ftrié fur fes bords, large de cinq 
a fix lignes, garni en deffous de lames élargies, 
inégales, légérement décurientes. Son pédicule 
eft glabre , nu, plein, cylindrique, grêle , long 
de deux ou trois lignes, large d’une ligne. Il 
croit fur la terre, folitaire ou quelquefois par 
groupes. 


137. AGARIC poudré. Agaricus confperfus. Perf. 


Agaricus gregarius, parvus , pileo fubcarnofo , he- 
mifpharico , deinde planiufculo-rufefcente, fquamulis 
farinaceis obteëlo ; lamellis lutiufculis adnexis , cin- 
namomeis ; flpite furfuraceo-fquamulofo , pileo con- 
colore. Perf. Icon. & Defcript. Fung. pag. so. 
tab. 12. fig. 3, & Synopf. pag. 318. 


Sa couleur eft d'un brun-rouffeitre ; fon pédi- 
cule fort grêle , long d'un pouce & plus, à peine 
épais d’une ligne , couvert d’écailles pulvérulen- 
tes ; fon chapeau d’abord hémifphérique , puis 
plane , large de deux ou trois lignes , farineux , 
garni de lames adhérentes , couleur de canelle. 11 


croît fur le bord des routes, dans le voifinage des 
bois de pins. 


138. AGARIC pied brun, Agaricus badipus. 
Perf. 


Agaricus pileo carnofo , membranaceo | campanu- 
lato , obtufo , glabro , fukferrugineo ; lamellis latiuf- 
culis , plano adfcendencibus , concoleribus ; fiipite 


A G A 


albido , fisrillofo , deorshm badio , fubrenaci, Perl. 


Synopf. pag. 318. 


179 


Le 


Son pédicule eft long de trois pouces , un peu 
fibreux, t-nace, blanchâtre, d'un orun-mairron 
en dehors; il foutient un chapeau prefque coni- 
que , campanulé, fragile, tranfparent, légérement 
ftrié , large de trois à quatre lignes , glabre, ob- 
tus, un peu rouillé. Les lames font planes, un peu 
élargies, adhérenres, afcendantes, de la même 
couleur que le chapeau. I] croit prefque folitaire 
dans les bois de pins ; il fe rapproche beaucoup 
de l'agaricus cauticinalis. Sowerb. Fung. tab. 163. 


139. AGARIC vert-fombre. Agaricus atro-virers. 
Perf. 


Agaricus pileo tenui, obfeurè viridi ; fquamulis 
minutis fcabro; lamellis pallidis ; fhrite foliao, 
longo , nrgricante. Perf. Synopf. pag. 319. 


Son chapeau eft mince, finueux, d’un vert- 
fombre , couvert de petites écailles, large de 
trois à quatre pouces; les lames plus pâles ; fon 
pédicule plein, noirâtre , long de quatre pouces, 
épais d’un pouce. Il croit dans les forêts de 
hêtres. 


140. AGARIC jaune-verdâtre. Agaricus flavo- 
virens, Perf. 


Agaricus pileo carnofo , flexuofo , flavefcente ; 
fquamis minutis , fubobfolecis, nigrefcentibus ; la- 
mellis citrinis ; fHpite inaquat , concolore. Per(oon , 
Synopf. pag. 319. — Abbild. Icon. — Schæff. 
tab. 41. 


Sa couleur eft d'un jaune-verdâ:re ; fon chapeau 
charnu , finueux , convexe, puis plane, couvert de 
| petites écailles noirâtres, large de trois à cinq 

pouces , garni en deflous de lames d'un jaune-ci- 

tron. Le pédicule eft tantôt glibre , tantôt écail= 
leux, cylindrique ou rétréci. Il croit dans les bois 
de pins & de hêtres. 


141. AGARIC jonquille. Agaricus leucoyzanthus. 
Perf. 


Agaricus pileo carnofo , obfolett umbonato, amænè 
flavo ; pilis appreffis , nigrefcentibus ; lamellis dif- 
tindis fhpiteque candidis. Perf. Synopf. pag. 319. 


An agaricus fejuntus ? Sow2rb. Engl. Fung. tab. 
126. 


. Son, pédicule eft blanc , g'abre, long de deux 
pouces , épais de cinq à fix lignes , foutenant un 
chapeau convexe, d’un beau jaune , large d’un 
pouce & demi; le centre peu faillant, couvert da 
poils couchés & noirâtres ; les lames libres & 
blanches. Il croît en automne, dans les forêts, 
parmi les bruyères. 

Z 2 


180 A G À 


142. AGARIC à écailles rougeâtres. Agaricus 
rutilans. Perf, 


Agaricus pileo carnofo , planiufeulo , flavido , ma- 
culs rubellis ad maroïnem ut plurimèm piélo ; la- 
mellis pallidis; flipice longo, folido, deorsèm in- 
craffato ; pileo concolore. Perf. Synopf. pag. 320. 
— Schœff. Fung. Bav. tab. 218. 


8. Agericus xerampelinus. Sowerb. Fung. tab. 
218.2 


Cette efpèce eft remarquable par de petites ta- 
ches écailleufes , brillantes, rougetres, répandues 
fur toutes fes parties. Son pédicule eft plein, ren- 
fé, quelquefois un peu courbé, long de deux à 
trois pouces, épais de fix lignes, foutenant un 
chapeau charnu , convexe, pnis un peu plane, 
Jjaunâtre , peu faillant à fon centre , un peu ridé, 
large d’un pouce & demi; les lames nombreufes , 
conniventes , très-pales. Il croît dans la foièt 
d'Hercynie, 


143. AGARIC d’un blasc-fale. Agaricus lucidus. 
Perf. 


Agaricus fusgregarius , pileo carnofo , fubflexuofo , 
glabro , ë virefLente-fübcinereo; Llamellis anguffrs , 
lutefcentibus ; fHpite folido , fufquamulofo , pal!ef- 
cente. Perf. Synopf. pag. 321. — Schœff. Fung. 
tab. Go. 


B. Agaricus (<inereus), totus cinereus. Perf. ]. c. 


I! eft d’une gran leur médiocre. Son pédicule eft 
épais, fouvent un peu comprimé, plein, légere- 
ment écailleux, d’un blaïc-fale , foutenant un 
chapeau charnu, un peu finueux, glibre, d’un 
vert-cendre ; les lames jauâtres , étroites , adhé- 
rentes, un peu échincrées. I] croit en automne, 
dans les forêts , fouvent par groupes. 


144. AGARIC jaune de cire. Agaricus cerinus. 
Perf. 


Agaricus gregarius ; flavo-cerinus, opacus , pileo 
carnofo , plano, fubumbilicato ; lamellis confertis , 
anguflis ; fipite brevi, fubfolido, glabro. Perfoon , 
Synopf. pag. 321. 


Il fe diftingue par fa couleur uniforme, d’un 
jaune de cire. Son pédicil: eft glabre, court, 
plein ; il noircit quelquefois, & foutient un cha- 
peau charnu , large d'un pouce & demi, plane , 
un peu comprimé, fragile ; fon centre peu fail- 
ant ; les lames nombreufes , étroites , minces, 
planes. Il devient amer , & croit dans les bois de 
pins. 


14$. AGARIC à tête jaune. Agaricus chryfanthe- 
sus. Bull. 

Agaricus fubgregarius , flavo-cerinus , pileo hemif- 
pherico ; ffpite folido, fubincurvo, baff albido, hiro; 


A G A 


pilis ereëtis. Bull. Herb. tab. 556. fig. 1. — Perf. 
Synopf, pag. 321. 


Cet agaric produit un effet affez agréable fur les 
bois & les feuilles mortes, où il croit par ercupes: 
de deux ou trois:pieds , adhérens à leur bife. Son 
chapeau eft d’abord globuleux, puis convexe, puis 
plane, de couleur jaune; le centre faillant, large 
de deux pouces, foutenu par un pédicule plein, 
cylindrique, un peu courbé, jaune , glabre dans. 
prefque toute fa longueur, blanc & hériffé de 
poils à fa bafe , long de trois pouces ; les lames 
inégales, un peu adhérentes au pédicul:, jaunes, 
légérement échancrés à leur bafe. 


146. AGARic couleur de foufre. Agaricus ful- 
fareus. Bull. 


Agaricus fulfureus , odoratus , pileo carnofo , fub- 
umoonato, glabro ; lamellis diflinétis, emarginaris ; 
flipite longo , cavo , flexuofo , dilutiore. Buii. Herb. 
tab. 168 X 545. fig. 2. — Perf. Synopf. pag. 322. 


8. Agaricus (coronarius} , folitarius , odoratus , 
pileo carxofo , umbonato, fubrugofo, uluraceo-pal. 
lido , opaco ; lamellis rotundato-aduexis, latiufculis ; 


fhpite longiufculo , albido. Perf. 1. c. 


Cet agaric pafle infenfiblement d'une teinte 
jaune un peu verdatre à une couleur de foufre 
fondu. Son odeur eft celle du chenevis pourri. Se- 
lon M. Perfoon , elle approche de celle du ferin- 
gat (hiladelphus). Sa faveur n’eft point défagréas 
ble. Son p2dicule eft plein, glabre, cylindrique, 
fibreux , long de quatre à cinq pouces, épais de 
cinq lignes; fon chapeau charnu , d’abord conique, 
puis convexe , large de trois pouces, un peu élevé 
à fon centre ; fa furface fèche ; fes lames inégales, 
nombreufes , un peu adhérentes au pédicule, Il 
croit ordinairement foliraire dans les bois, fur la 
terre , En auioinn?, 


M. Per'oon regarde comme une variété de cette 
efpèce la plante 8, doncelle diffère par la couleur 
de fon chapeau, d’un fanve-clair ; par fes lames 
arroudies, adhérentes, plus larges ; par fon pédi- 
cule blanc, plus alongé. Il croi: par groupes, dans 
la forêt d'Hercynie, parmi les pins. 


147. AGARIC odoraut. Agaricus odorus. Bull. 


Agaricus pileo carnofo , planiufeulo , Levi, viref- 
cente ; larmellis confertis , fubdecurrentibus | albrdis s 
ftipite folido , fubflexzofo , concolore aut viridr. Bull, 
Herb,. tab. 176 & 556. fig. 3. — Sowerb. Fung, 
tab. 42. Perf. Synopi. pag. 323. 

8.? Agaricus (anifatus), gregarius , pileo carnofo , 
Jubarugtnofo , opaco ; lamellis ffipiteque tuberofo , 
dilutioribus. Perf. Obierv. Mycol. 1. pag. 44. 

Ce champiznon a une odeur forte , pénétrante , 
qui approche de celle de l’aris ou du girofle. Son 
pédicule eft plein, charnu , cylindrique , plus 


AE À 


élargi à fon fommet , long de‘trois pouces, un peu 
flexueux , de couleur blanch: ou verdâtre; il fup- 
porte un chapeau d’abord convexe, puis plane, de 
couleur verte ou b'euâtre, un peu finueux fur fes 
bords, large de quatre à cinq pouces , garni de 
lames blanches , un peu décurrentes fur le pédi- 
culs, très-inégales , environ huit demi-lames , entre 
deux lames plus grandes, enrières. 11 croît en au- 
tomne , par groupes peu nombreux, dans les bots 
de pins. La plante 8 paroît n'être qu’une variété de 
cette efpèce, dont la couleur eft cendrée, un peu 
bleuâtr-; fon pédicule tubéreux, d’une coulsur 
plus claire que le refte, ainfi que les lames. 


L’'agaricus viridis de Perfoon, Synopf. pag. 324, 
& Bol:on. tab. 12, convient également à l’efpèce 
précédente. Son chapeau eft glabre & verdâtre; fes 
feuillets & fon pédicule blancs. On peut prefque 
dire la même chofe de lagaricus raphanoïdes , Perf. 
1. c. Il a une odeur approchant de celle du ras, 
une faveur âcre. Son chapeau paroit tomenteux au 
tract ; fes lames planes, étroites. 


148. AGARIc douce-amer. Agaricus dulcamarus. 
Perf. 


Agaricus mediocris', pileo fubcarnofo , kemifha- 
rico , umbonato , cervino ÿ fquamulis pilofis , adfper- 
fés ; lamellis conferts , totis adnexis , ex argillaceo 
dilutè olivaceis ; fhipite mediocri , folido , nudo. Perf. 
Synopf. pag. 325. 

Son pédicule eft nu, plein, cylindrique, un peu 
tomenteux à (a bafe , long d’un pouce , épais d’une 
ligne & demie ; {on chapeau un peu charnu, d’a- 
bord hémifph£rique , puis plane , large de fix à dix 
lignes, aminci à fes bords, épais & faillant dans 
fon centre , de couleur un peu fauve , couvert de 
petites écailles pileufes ; les lames nombreufes, 
inégales , d’un jaune-olivâtre clair, conniventes ; 
Jes unes plus larges , d’autres plus courtes , arron- 
dies. 11 elt rare, & croit dans les bois de pins. 


149. AGARIC couleur de biche. Agaricus cervi- 
color. Perf. 


Agaricus gregarius, pileo fubcampanulato, acutè 
umbonato, villofo , cervino ; lamellis fordidè palli- 
dis ; flipite longo , fiorillofo-fuvfpad:ceo. Perfoon , 
Synopi. pag. 325$. 

Son chapeau eft prefque campanulé , velu , cou- 
leur de bich:, large d'environ neuf lignes ; fon 
fommet un peu aigu. Son pédicule eft long de deux 
ou trois pouces, epais de deux lignes, un peu 
fibreux , de couleur de paille , un peu écailleux à 
fon fomimet ; ies lames d’un blanc-fale, 11 croit 
fur la terre, dans les bois de hêtres. 


150. AGaARic pied de loup. Agaricus lycoper- 
doïdes. Bull. 


Agaricus. pileo fubglobofo, tomentofo ; cervino ; 


À G À 181 


lamellis fubgelatinofis , craffis, fubprominulis , cefiis; 
fipice tomentofo , cineref ente. Bull. Herb. cab. ;19. 
fa. , & tab. 166. — Perl. Synopl. pag. 525. — 
Miche! » Tab. 82. he. 1. 


Ce champignon , qui a de grands rascorts avec 
les mérulas , reflemble au premier sfpect à uns 
veffe-loup pédonculse. Son pédicute élt cylhinari- 
que, long d’un à quatre pouces, pla ou un peu 
fiituleux , glabre où pubelcent, droit ou courbé, 
continu avec Le chipeau , qui eft blanc , prsique 
globuleux, fermz & uni daus fa jeunefle. Sa fuper+ 
ficie, en vieilliffant , devient un peu brune, écail- 
leufe , couverte d’une poufière noire, garnie en 
deffous de limes rares , noiratres. peu faillantes, 
1ffez femblabies à des rides épailles , divergentes. 
Il croît en automne, dans les bois, fur d’autres 
champignons , & en particulier fur l’agaric en 
fufeau. 


1$1. AGARIC échaudé. Agaricus cruffuliniformis, 
Bull. 


Agaricus pileo levi, nitido, lateritio, rufo aut 
palliio , opaco , fexuofo ; lamellis aquosè cinnamo- 
meis ; flipise craffo , fibrillofo , alsido. Bull. Herb. 
tab. 308 & 5.,6. : 

Agaricus lateritius. Batfch. Elem. Fung. tab. 33. 
fig. 195. 

Agaricus f:flibilis. Perf. Synopl. pag. 326. 


B. Agaricus circinans. Perf. Obf. Mycol. 1. pag. 
10, 


y. Agaricus involvatus ; à, lepturus; e, verficolor; 
@, parvulas. Perf. Synopf. pag. 327. 


« Rien de plus curieux, dit Bulliard, que Ia ma- 
nière dont ce champignon eft femé fur la terre, 
tantôt autour d’un arbre , à une diftance de dix à 
douze pieds; täntôr au milieu d'une prairie ou 
d’une forêt, formant des ronds réguliers ou des 
bandes firueufes très-longues fur une largeur de 
deux ou trois pieds. D'ailleurs , il varie beaucoup 
dans fa grandeur & fes couleurs. Sa furface eft 
unie, luifante , très-gluante dans les terms humides. 
Dans fa jeunelle , comme dans un âge avancé, il 
reflemble , par fa forme & par fa couleur, à un 
échaudé. Son pédicule eft pu , plein, cylindrique, 
blanc , long de deux à trois pouces, glabre à fa 
bafe & à fon fommet, tacheté de petites pelu- 
chures noirâtres dans le milieu. Son chapeau eft 
convexe , un peu irréguliérement boffelé & fi- 
nueux , glabre, jaunatre , large de deux à quatre 
pouces. Les feuillets font roux, inégaux ; ceux 
qui font entiers laifient un intervalle entr'eux & 
le pédicule. Cet agaric eft commun en automne, 
dans les bois & les prairies. » 


1$2. AGARIC acerbe. Agaricus acerbus. Bull. 
Agaricus fubcafpitofus ; magnus , pileo carnofo , 


182 À G À À G À 


helvolo, margine involuto ; limel'is ais , atte- | concoloribus ; flipite long fimo, felido, albido. Perf. 
nuatis , palliais ; fhipite folido , fubcraffe, punétato, Sysopf. pag. 329. 
faamilofo ; pileo croge Bull, Hub, tab. 571. Son pédieule-eft plzin, long dé faslfepe peurs 
fig 2. — Perf. Synopl. pag. 328. épais de huit à neut lignes, blanchâtre , foute- 
Son pédicule eftplein, long d’un pouce & demi, | PAPE UD chapeau large de trois à quatre pouces > 
épais d’une ligne , cylindrique , jiunatre , rerfls à obtus & faillane à fon centre , puis dilaté à fa cir= 
fabafe , couvert, principalement vers fon foinmet, conférence, couleur de brique dans fon milieu ; 
de petites écailles noisatres. Il foutient un chapeau plus pale à fes bords , Barni de lames adhérentes ; 
charnu , large de trois à quatre pouces & plus, | Un peu échancrées, larges de trois à quatre lignes, 
orbiculaire, conv:xe, roulé en deffous à fesbords, de même couleur que le chapeau. Il eft rare , & 
de coulzur jaunâtre, garni de lames inégales, | Colt dans les bois de hêtres , folitaire. 
étroites, nombreufes , d’un Jaune-pâle, lécére- 
ment décurrentes. Il croit furla terre, par groupes 
de deux ou trois picds. 


156. Acaric ondulé, Agaricus repardus. Bull. - 


Agaricus pileo obtusè umbonato , pallefcente-late- 
ritio, margine repando ; lamellis latis, pallidis , 
rotundatis ÿ flipite cylindrico , albo, glabro. Bull. 
Herb. tab. 423. — Perf. Synopf. pag. 329. 


153. AGARIC à femences rouges. Agaricus 
phonoj,ermus. Bull. 


Agaricus gregarius | MaAgrus , pallefcente-albus , 
pileo planiufculo ; lamellis difinätis, femina copiofa, 
rutila gerentibus ; ffipite fubbulbofo , craffi:feulo ; 
pileo concolare. Bull. Herb. tab. 534 & $47.fig. 1, 
& tab. 590. 


Cet agaric n'eft pas très-commun. Il s’élève à la 
hauteur d'environ trois pouces, fur un pédicule 
d'environ un pouce d’épais, glabre , blanc, plein, 
cylindrique , fupportant un chapeau d’abord co- 
nique , puis évafée à fes bords , puis plane, élevé 
à fon centre , finué & même échancré à fa circon- 
férence , lie, rayé de jaune fur un fond blan- 
châtre; fa chair blanche, fon diamètre de trois 
pouces & plus dans fon parfait développement ; 
fes lames de couleur grife , inégales, libres, très-- 
larges, arrondies. Il croit au printems , fuwr la 
terre, dans les forêts. 3 


Agaricus fertilis. Perf. Synopf. pag. 328. 
Agaricus pallidus, Soweib. Fung. tab. 145.? 


Son chapeau , d’abord conique & obtus, de- 
vient enfuite convexe, puis prefque plane , large 
de trois à quatre pouces, d'abord blanchâtre , 

uis roulleâtre , très-liffe, garni en deffeus de 

mes inégales, nombreufes, Ron adhérentes , 
couleur de rouille , contenant des femences nom- 
breufes, de couleur rouge. Le pédicule eft plein, 
cylindrique, un peu renflé à fa bafe, blanchâtre, 
avec quelques ftries rouffeatres, long de trois à 
quatre pouces. Il croit dans les lieux boilés & 
couverts. - 


157. AGARIC gras. Agaricus obefus. Batfch. 


Agaricus gregarius ; pileo carnofo, planiufculo, 
flexuofo, palleftente ; lamellis demèm fpadiceis ; 
fipite bulbofo, brevi, albido, pallefcente. Peïf. Synopf. 
pag: 330: 


Agaricus (obefus), pileo craffo , pulvinato , mar- 
gine & fupernè aquali, ochraceo-albo , confluente cum 
fipite craffo , brevi , carneo-niveo ; lamellis pallide 
ochraceis. Batfch. Elem. Fung. pag. 90. fig. 216, 


g. Agaricus ( montofus ), fubcafpitofus , carno- 
fus, pileo ex rufo , demèm pallido; lamellis fubliberis, 
anpuffis , aquose araillaceis ; flipite fubbulbofo | brevi. 


154. AGARIC finué. Agaricus finuatus. Bull. 


Agaricus magnus , carnofus ; pileo lato, finuato, 
dein depreffo , albido , rufefcente ; lamellis confertis , 
latis, rufs; fhivite brevi, craffo. Bull. Herb. tab. $70. 
fig. 1. — Perf. Synopl. pag. 329. 


Perf. L. c. 


Son pédicule eft plein, court, bulbeux , épais, 
blanchatre , long d’un pouce & demi, épais d’un 
pouce. Il fupporte un chapeau charnu , d’abord 
campanulé, puis prefque plane, large d'environ 
deux pouces & demi, d’un blanc-pale , un peu 
ondulé à fes bords, garni en deflous de lames 
larges de deux ou trois lignes, d’un jaune-pâles 
Il croit dans les lieux montueux & arides, La vas 
! riété g en difière par fa couleur plus foncée. 


La couleur de cet agaric eft d’un jaune-pale , un 
peu fale ; les feuillets d’un roux-jaune. Son pédi- 
cule eft long de trois à quatre pouces, épais d’un 
demi-pouce, cylindrique , un peu renflé à a bafe, 
plein , charnu , fupportant un chapeau d’abord 
convexe , puis plane ou concave, large de fix à 
fept pouces , finué & ondulé irréguliérement à 
&s bords. Les lames inégales, un peu finueufes , 
tronquées à leur bafe, à peine adhérentes au 
pédicule. It croit folitaire fur la terre. 

r5$. AGARic dilaté. Agaricus grandis. Perf. 158. AcARicenrofeau, Agaricus arundinaceus, 

Agaricus folitarius, magnus , pileo obtusè umbo- À Bull. 
rato , pallefcente ; difco fublateritio; lamellis Jub- À Agaricus fipite elongato., pallido , compreffufeulo , 


A GA 


A G À 18 


[@ 
GA 


1 ; ' A 
vel fulcato, baff fushirfuto ; pileo obtusè umbonato , ; à peine conniventes, porctuées. Il croît dans les 
pallefcente-rufo , friato ; lamellis diflantibus , liseris. | forêts , parmi les bruyères. 


Bull. He:b. tab. 403. fig. A. 


Agaricus collinus. Perf, Synopf. p. 330.—Schœff. 
Fung. tab. 220. 


Agaricus pratenfis. Sowerb. Fung. tab. 127. 
Cet agaric eft pourvu d'un pédicule prefqu’en- 


raciné, blanchâtre , élaitique, cylindriqu:, un 
peu aplati & fillonné d’un côt: , g'abre, life, 


fiftuleux , long de cinq à fix pouces , fourenant 


un chapeau blanchätre, conique, un peu mame- 
loné au centre , large à peine de deux poucés , 
fe charnu , marqué de ftries rouffeätres; le: 
amies libres, fauves, arquées, inégales. Il croît 
folitaire ou en petites touffes, dans les prés, en 
automne. 


Perf. 5 


Agaricus palliftens, pileo carnofo , membranaceo, 
convexo , fubumoonato , rugefo ; lamellis difinétis ; 
Jipite foliao , albido , radicato , deorsàm flavo-ftri- 
&ofo. Perf. Synopf. pag. 331. — Bolt. Fung. tab. 
59. — SoWerg. Fung. tab. 37. 


- Son pédicule eft plein, blanchâtre , entouré à 
fa baf= de poils roides, paralleles, jaunâtres, 
qui femblent l’attacher, comme de petites racinss, 
aux feuilles tombées, parmi lefquelles on le trouve. 
Son chapeau eft charnu , un peu membraneux , 
convexe , peu faiilant à fon centre, ridé, d’un 
banc-pale, garni en deflous de lames étroites , 
médiocrement adherentes au pédicule , dont eiles 
f dérachent facilement. 


S 160. AGARIC des devins. Agaricus hariolorum. 
ul]. 


- Agaricus cafpitofus, pileo convexo, tenui , aluta- 
ceo-pallido ; lamellis confertis , anpuffis, fubconco- 
loribus ; flipite toto hirfüto ; deorsàm incraffaro. Bolt. 


Herb. tab. 56 & 585. fig. 2. 


Armanita nummularia. Lam. Diét. 1. pag. 107. 
( Voyez AMANITE monoyère, n°. 21.) 


161. AGARIc à longue queue. Agaricus longi- 
caudus. Perf. 


Agaricus folitarius , pileo fubcarnofo , planiufculo , 
fihvifcofo , alutaceo ; lamellis confertis , plants , ar- 
gillaceis , fubliberis ; flipite longifimo , albicante. 
Perf. Synopf. pag. 332. 


Son pédicule eft cylindrique, long de quatre 
pouces , épais de deux ou trois lignes, blanchatre, 
fourenant un'chapeau mou, prefque plane , un 
peu vifqueux , d’un faüve-päle ,' age d'un pouce 
& demi, Les lames linéaires-lancéoalees , épaifles, 


159. AGARIC enraciné. Agaricus peronatus. | 


162. AGARIC alongé. Agaricus elatus. Perf. 


Agaricus magnis, pileo aif.o fuëcarnofo ; mar- 
gine ÿlicato , ffriato , fordiaë ochraceo ; lameliis uif= 
cinétis , latiufeulis , brunneis ; fHpite longiffimo , 
forillofo , [quammulofo , albido. Perf. Synopi. pag. 
332: 


Agaricus elatus. Batfch. Elem. Fung. 2. pag. 11. 
tab. 32. fig. 183. 


Son pédicule eft long d'environ fept pouces , 
prefque plein, fibreux, blinchätre, écail'eux , 
foutenant un chapeau large de deux à trois pou- 
ces , un peu vifqueux , médiocrement proémi- 
nent à fon centre, d'un jaune-fale, charnu à fon 
difque , flrié, preique cannelé, garni en deffous 
de lames convexes , d’un jaune- canelle rembruni, 
un peu pliflées, libres, couvertes d’une pouflière 
abondante Il croit en automne fur la terre, dans 
les bois de pins. 


163. AGARIC brûlant. Agaricus urens. Bull. 


Agaricus gregarius, pileo hemifpherico , Levi, obf- 
curo , pallido; lamellis anguffis, cinnamomeis ; fhipice 
longiffimo , folido, bai vitlefo ,-ftriis rufefcencibus 
maculato. Bull. Herb. tab. j28. fig. 1. — Perf, 
Synopf. pag. 333. 


Sa couleur eft d’un jaune-fale & terreux. Son 
pédicule eft cylindrique, long de cinq à fspt pou- 
ces, un peu renflé & veiu à fa bafe, plein, légé+ 
rement ftrié de roux. li fupporte un chapeau 
d'abord convexe , enfuite plane, large de deux 
à trois pouces; les lames inégales, rouffeâtres ; 
celles qui font entières, détachées du pédicule. 4 
croit fur les feuilles mortes. 


164. AGaAric à pied ferme. Asaricis leucopo- 
dius Bull. 


Agaricus pileo tenu? , umbonato , fubrepande 
alutaceo ; lamellis latiufculis | cinnamoreis ; flipite 
cavo, nitido , albo. Bull. Herb: tab. 53 3. fig. 2. 


Agaricus' leucopus. Perf. Synopf. pag. 333. ? 


Son pédicule eft nu, plein, cylinärique, long 
d'environ deux pouces, glabre , toujours blanc, 
foutenant un chapeau glabre, jaunâtre , plus ow 
moins conique , à peine large de deux pouces , 
ordinairemenr entier à fes bords, 2arni de lames 
libres, nombreufes, inézales , affez larges, de 
la même couleur que le chapeau. Il croît folitaire 
dans les bois. 


165. Acaric à pied plein. Agaricus #leopodius. 
Bull. 


Agaricus pileo flavo-pallefcerte | levi, conico , 


184 AGA 


plano , tandem fubconcavo, vix carnofo; laminis rufs, 
arcuatis ; flipite tenuiore , alcido , pleno. Bull. Herb. 
rab. $ 56. fig. 2. 


Son chapeau eft life, d’un jaune-pâle, d’abord 
conique, puis plane & un peu concave , très- 
peu charnu, large d’un pouce, foutenu par un 
pédicule grêle, picin, cylindrique, glabre , blan- 
‘châtre ; les lames libres, arquées, inégales , 
roufleatres. Il croit fur la terre. 


166. AGaARIC terreftre. Agaricus geophilus. 


Agaricus fuscafpitofus , pileo albido-rufefcente , 
hemifpharico, conico , deindè plano , margine lacero; 
larminis fufcis, adfiendentibus ;ÿ apice rufo , pleno , 
ereëo, tenui. Bull. Herb. tab. ÿ22. fig. 2. 


Son pédicule eft grêle, droit, plein, rouffeä- 
tre, à peine long de deux pouces, glabre, cylin- 
drique , foutenant un chapeau d’abord hémifphé- 
rique, puis conique, puis plane, faillant à fon 
centre , fouvent f:ndu à fes bords en cinq ou fix 
parties , large de fix ou neuf lignes, un peu ftrié 
vers fon centre, de couleur blanche ou rouffei- 
tre, garni en deflous de lames libres, jaunatres , 
inégales, afcendantes du côts du pédicule. Il croit 
fur la terre , par petits groupes où folitaire, 


167. AGARIC faux moufferon. Agaricus tortilis. 
Bull. 


Agaricus albido-rufefcens vel fulvus , pileo fubcar- 

; : : 4 ie : 

nofo , hemifpharico , dein conico ; laminis paulo 
magis coloratis ; fhipite pleno, ficcatione tortili Bull. 


Herb. tab. 144 & 528. fig. 2. 


La faveur de ce champignon approche de celle 
du moufi=ron : il eft moins delicat, mais fans dan- 
ger ; il porte le nom de moufferon d'automne ou 
faux moufleron ; il eft d’un blanc roux ou fauve. 
Son chapeau eft d'abord hémifphérique , puis co- 
pique , quelquefois plane , large de deux pouces, 
garni en deflous d=: jam s inépales , libres , nom- 
breufes , plus colorées fur leurs bords ; le pédi- 
eule plein, cylindrique , long d’environ deux 
pouces, épais de trois lignes au plus : 51 f tord 
comme une corde en fe defféchant. La chair eft 
molle & ne fe déchire qu'avec peine. 1l croit en 
automne , dans les terrains itériles. 


168. AGARIC horizontal. Aguricus horizontalis. 
Bull. 


Agaricus rufefcens, pileo convexo , orbiculari , 
glabro ; laminis latis , prominentibus; fhipite ferè 
horizontali; apice adfcendente, pleno. Bull. Herb. 
tab. 324. 


Sa couleur eft d’un brun-fauve ; fon pédicule 
prefque horizontal, un peu afcendant vers fon 
fommet, plein, glabre , cylindrique , long de fix 
lignes, foutenant un chapeau glabre, horizontal, 


A G A 


convexe , orbiculaire, large d'un pouce & plus; 
garni en deffous de lames inégales, larges, fail- 
lantes , point adhérentes au pédicule, Il croit au 
printems & en automne , dans les fentes des troncs 
du poirier. 


169. AGARIC écarlate. Agaricus coccineus. Bull. 


Agaricus gregarius ; totus coccineus, pileo con- 
vexo , fubvifcofo ; lamellis diffantibus , déntatèm con- 
nexis ; fHpite cavo , fubconvexo. Bull. Herb. tab. 202 
& 570. fig. 2. — Perf. Synopf. pag. 334.— Schoœtf. 
Fung. tab. 302. 


Cet agaric eft très facile à difinauer par la 
belle couleur rouge qu’il conferve’pendart fa jeu- 
neffe ; mais il la perd en vieilliffant, & devient 
d’un blanc-fale , taché de brun. Son pédicule eft 
cylindrique , fouvent aminci à fa bafe , large de 
trois à cinq pouces, plein dans fa jeunefle, fiftu- 
leux dans un âge plus avancé ; il foutient un cha- 
peau d’abord conique , puis prefque plane, un peu 
humide & vifqueux, large de deux à trois pou- 
ces, d'abord parfaitement arrondi, enfuite un 
peu finué , garni en deflous de lames inégales , 
libres, épaifles. Il croit en automne, par petits 
groupes , dans les bois & les terrains incultes. 


x 


170. AGARIC à 


tête rayée. Agaricus grammo- 
cephalus. Bull. 


Agaricus pileo convexo , interdèm plano , pluribus 
dituris ,'rigris, interruptis , radiantibus notato; mar- 
gine finuato , ferrugineo ;ÿ laminis dilutè flavis , baff 
truncatis ; flipite pleno , glabro , cylindrico , lutef- 


cente, Bull. Herb. tab. 94. 


Son chapeau eft convexe, affez fouvent plane 
dans fa vieilleffe , jaunâtre, marqué d'un grand 
nombre de raies interrompues, divergentes , noi- 
res & rougeâtres; finué fur fes bords, large d’en- 
viron quatre pouces, garni en deflous de lames 
d’un jaune-clair, non adhérentes , inégales, tron- 
quées à leur bafe ; le pédicule plein, giabre , jau- 
natre, cylindrique, prefque long de cinq pouces, 
large de cinq à fix lignes. Il croit folitaire. 


171. AGARIC blanc-cendré. Agaricus cineraf- 
cens. Bull. 


Agaricus totus cinerafcens , fubcafpitofns , fragilis, 
pileo rotundato , margine fubfinuato ; laminis latis, 
denfis , inaqualibus ; flipite pleno , cylindrico. Bull. 
Herb. tab. 428. 


Ce champignon paffe de la couleur blanche à la : 
couleur cendrée, principalement fur fes feuillets. 
Sa chair eft ferme & caffante ; fon pédicule plein, 
cylindrique , long de trois pouces & plus, foute- 
nant un chapeau arrondi, un peu finué fur fes: 
bords , convexe , quelquefois un peu concave & 
mameloné à fon centre, large de trois à quatre 
pouces , garni de lames inégales, libres , épaifles 

élargies, 


A G À 


élargies , fe-détachant fa-il=ment, & toutes en- 
femble , du chapeau & du pédicule. 11 croît foli- 
taire ou en groupes dans les bois , en automne. 


172. AGartc couleur de froment. Apgaricus 
frumentaceus. Bull. 


Agaricus helvolus, rubefcens, lituris fubrubris, 
hinc indè diffeminacis ; pileo convexo , tandem fus- 
coucavo; fHpite pleno , fubcylindrico. Bull. Herb. 
tab. $71. fig. 1. 


Cet agaric eft d’un jaune de paille, tirant un 
peu (ur le rouge , quelquefois parfemé de petites 
taches rougeatres. “a pédicule eft plein, charnu, 
cylindrique, long de trois à quatre pouces & plus, 
épais de cinq à fix lignes, foutenant un chapeau 
d'abord convexe , enfuire légérement concave, 
glabre, arrondi, large de quatre pouces, garni de 
lames inégales, non aühérentes au pédicule. Il 
croit par groupes, au nombre de deux ou trois 
individus adhérens par leur bafe. 


173. AGARIC élégant. Agaricus latus. Perf. 


Agaricus folitarius , pileo fubcarnofo , convexo- 
plaro , vifcofo , dilutè fulvo ; lamcdlis diflantibus , 
dongè decurrentibus , apice flavis , bafi dilutè purpu- 
rafcentibus ; fHpite longo , fuétenacr. Perf. Synopf. 
Paz: 334. 

C'’eft une efpèce aflez élégante , dont le pédi- 
cule eit d’un fauve-clair , de couleur purpurine à 
fon fommer, plein, vifqueux, long de près de trois 
pouces ; il fupporte un chapeau un peu charnu, 
d’abord convexe, puis plane, vifauzux, large de 
fix à neuf lignes, ftrié à fes bords en fe deflé- 
chant , garni en deffous de lames diftantes, lon- 
guement décurrentes fur le pédicule , jaunes à 
Jeur fornmet. Il croit après les longues pluies, 
dans les prairies des montagnes. 


174 AGARIC à chapeau conique. Agaricus co- 
nicus. Perf. 


Agaricus pileo conico , acuto , fubvifcofo , dilute 
virefcente , flavido ; lamellis confertis , adftendenti- 
bus , flavefcentibus ; fipite longo, fulvo. Perfoon, 
Synopf. pag. 335. — Schœff. Fung. tab. 2. — 
Bartfch. Elem. Fung. fig. 28. 

Agaricus croceus. Bull. Herb. tab. so & 24. 
fig. 3. 

g. Agaricus triflis. Perf. Synopf. pag. 335. — 
Schoff Fung tab. 2. fig, 9. 


y. Agaricus (inamœnus), pileo conico , repando , 
fuligineo, pallido, opaco ; Llamellis luteis ; ffipite 


flavo , breviufeulo. Perf. Synopt. pag. 355. 


à Agaricus aurantius. Lightf. Flor. fcot. 2. pag. 
1025.— Bolton. Fung. tab. 67. fig. 2. 


1 


189 


À G À 


d'abord d’une belle couleur aurore ou fafranée ; 
il brunit enfuite & devient parfaitement noir. Son 
pédicule eft cylindrique , d’abord plein, puis fif- 
tu sux , lorg de trois à quatre pouces , jaunatre, 
un peu tortueux ; il foutient un chapeau affez fou- 
vent conique, quelquefois étalé à fes bords, 
échancré , finué ou lobé irréguliérement jufqu’au 
tiers de fon diamètre, fec & luifant à fa futface , 
garni en deflous de feuillets fermes , épais, libres, 
inégaux , prefque point charnus. Il croit dans les 
terrains fecs, parmi les gazons, & quelquetois 
dans les bois. 


175. AGARIC perroquet. Agaricus pfittacinus. 
Perf. 


Agaricus gregarius , fubparvus , vifcofus , pileo 
umbonato fhipiceque cavo , fulvo, viridique vario ÿ 
lamellis aureis. Perf. Synopf. pag. 335. — Schœtf. 
Fung. tab. 301.— Sowerb. Fung. tab. 82. 


Agaricus cameleo. Bull. Herb: tab. 545. fig. 1. 


Il eft très-fragile, vifqueux , petit, remarqua- 
ble , dans fa jeunefle ; par une couleur verte élé- 
gante ; il jaunit en vieiliiflant. Son pédicu'e eft 
cylindrique , plein, quelquefois creux vers fon 
fommet , long de deux pouces & plus ; fon chi 
peau-protubérant , campanulé ou en cône plus ou 
moins évafé , prefque plane dans fa vieillefle , 
finueux ou fendu fur fes bords, ftrié ou rayé de 
jaune , vert ou bigarré; fes lames d’un jaune-doré, 
afcendantes ; celles du milieu plus larges, aähé- 
rentes. [l croit en automne , dans les prés fecs , 
fur les collines & parmi les bruyères , par 
touffes. 


176. AGARIC déchiré. Agaricus laceratus. Perf. 


Agaricus pileo fubcorico, pallidè flavo , margine 
lacerato ; larrellis trifidis, Latiffimis , baff anguffis ; 
fépite fiffulofo , contorto. Bolton. Fung. tab. 68. — 
Perf. Synopf. pag. 336. 


Ce champignon eft plus grand que le précé 
dent, point charnu, affez rapproché de la divifion 
des pratella. Son pédicule eft tors , fifluieux ; fon 
chapeau d’un jaune-pâle , un peu conique , déchiré 
à fes bords, garni en deffous de lames tifid:s, 
très-larges , rétrécies à leur bafe. 11 croit dans les 
prés fecs. 


177. AGARIC couleur de cire. Agaricus ceraceus. 
Jacq. 

Agaricus flipitatus, pileo hemifrherico , levi, ffi- 
piteque fubfijkulofo , flavis ;'lameilis aguose luteolis. 
Wulf. in Jacq. Mifceil. auftr: vol. 2. pag. 105$. 
tab. 15. fig. 2. — Perf. Synopf.pag. 336. 


æ. Agaricus (Bypozanthus), gregarius | dilutè 


j felvus , nitidus, pileo plarirfeulo ; vifcofo , fuboblia 


quo ; lamellis diflantibus , rotundato-adnexis ; ffipite 


Ce champignon varie dans fes couleurs : il eft 1 levi. Perf. Synopf. pag. 337. 


Botanique, Supplément. Tome I. 


Aa 


186 À G À 


8. Agaricus (fus), rotus amœnè fulvus, pileo 
fubcarnofo , rimofd, flavo ; lamellis ventricofis , fub- 


triquetris | adnex's ; féipite fulvo ; utrinque longitudi- 
naliter fulcato. Perf. 1. c. 


y. Agaricus (inflsxus), gregarius , pileo planiuf 
culo , margine [ubinflexo ; lamellis ventricofis ; ffipite 
compreffo , fubincraffato. Perf. |. c. 


Ce champienon, variable dans fa grandeur & 
fes couleurs, s’élève à la hauteur d’un à trois pou- 
ces , fur un pédicule cylindrique , d’une épaiffeur 
médiocre , life, quelquefois comprimé ou can- 
nelé, jaunatre , fiflul:ux , foutenant un chapeau 
d'abord hémifphérique , puis plane , à peine vif- 
queux , quelquefois légérement courbé à fes bords 
& mêine fendu , life, jaunâtre, garni en deffous 
de lames libres , minces, élargies, un peu ven- 
trues, rarement adhérentes. Il croît en automne, 
fur les collines fèches & fur le bord des forêts. 


178. AGARIC peau de lion. Agaricus leoninus. 
Perl 


Agaricus folitarius , pileo campanulato , carnofo , 
membranaceo , fragili, aurco ; lamellis remotis , in- 
carnatis, margine flavis ; ffipite longo, deorshm fub- 
incraffato-pallefcente.-Perf.;Synopf. pag. 337. — 
Id. Icon. & DEfcript. Fung. Fafc. 1. pag. 22. tab. 
7. fig. 4: — Schœff. Fung. tab. 48. 


Agaricus ( chryfophæus), minor, pileo hemif- 
pharico, Levi, fubcruffalino ,‘opaco ; lamellis liberis, 
untcoloribus , incarnatis. Perf. |, c. 


Son pédicule eft d’un fauve-pale, alongé, un 
peu renflé, foutenant un chapeau charnu, mem- 
braneux, d’abord campanulé ou hémifphérique, 
puis un peu plane, épais, d’un jaune affez ecla- 
tant, très-lifle , fracile , garni en d:ffous de lames 
non adhérentes, diftantes , de couleur incarnate, 
fouvent jaundtres à leurs bords. La variété g eft 
de moitié plus petite. Il croit en automne, für 
les troncs & les branches tombés, dans les forêts 
de hêtres. 


179. AGARIC ruffule. Agaricus ruffila. Perf. 


Agaricus magnus , pileo carnofo , fabconvexo , fqua- 
mulis granulofo flipiteque folido , brevi, rofec-rubris; 
damellis inaqualibus, canaïdis. Perf. Synopf. p. 338. 
— Schœff. tab. 58. 


B. Agaricus (rofeus), fHpite longo , albido , apice 
tomentofo. Perf. Obf. Mycol. 2.pag. $2.—Schœ. 
Fung. tab. 75. 


Ce champisnon, qui paroît au premier afpeét 
devoir appartenir à la divifion des ruffula , s'en 
éloigne par fes lames inégales. C’eft une efpèce 
affez grande, dont le pédicule eft court, plein, 
d'un rouge-rofe , hériffé d'écailles graauleufes , 
ainfi que fon chapeau , qui d’ailleurs eft convexe, 
un peu plane, charnu; les lames blanches. Dans 


22 2 A 0 00 


A G À 


la variété 4, le pédicule eft plus long , tomenteux 
vers fon fommet. 


130. AGARIC ionide. Agaricus ionices. Bull. 


Agaricus pileo campanulato , dembm depreffo ffi- 
piteque fotido rubris ; lamellis fabarcuatrs, candidis 
aut fublutefcentibus. Bull. Herb. tab. 533. fig. 3: — 
Perf. Synopf. pag. 338. 


Il varie un peu dans fa couleur. Son pédicule 
eft plein , cylindrique , long d’environ trois pou- 
ces , plus ou moins roux, foutenant un chapeau 
d’abord campanulé, puis plane, puis légérement 
concave , arrondi & entier , enfuite un peu finué 
avec le centre plus foncé, quelquefois d'un jaune- 
pale, avec le centre & le bord violets, large de 
deux à quatre pouces, garni de lames inégales, 
blanchâtres , adhérentes par leur pointe, affez fen- 
fiblement arquées. 


181. AGARIC pur. Agaricus purus, Perf. 


Agaricus variè coloratus , pileo conico-campanu- 
lato vel prorshs rlano , margine (apiès finuofo ; la- 
minis bafi pilofis ; fhvite plerùnque pilis numerofio- 
ribus bafi ornato , per totam longirudinem fiflulofo. 
Decand. Flor. franç. vol. 2. pag. 180. —Perfoon, 
Sÿnopf. pag. 339. 

x. Agaricus rofeus. Bull. Herb. tab. 162. — 
Sowerb. Fung. tab. 72. 


8. Agaricus janthinus. Perf. 1. c. — Bat{ch. Elem. 
Fung. pag. 79. fig. 20. — Agaricus rofeus. Buil. 
Herb. tab. 507. fig. pieræque. 


y. Agaricus fucefcens. Decand,. |. c. — Agaricus 
rofeus. Bull. Herb.:tab. s07. fig. F. G. 


d, Agaricus (purpureus), fipitatus , pileo hemif- 
pharico , purpureo ; lamellis trifidis, albis ; fhipite 
pursureo. Perf. | €. — Bolton. Fung. pag. 41. 
tab, 41. 


e. Agaricus (cxfius), pileo planiufculo , opaco , 
dilutè cafio ; lamellis albidis. Perf. L. c. 


La forme, dir M. Decandolle, la grandeur & 
furtout la couleur de cette efpèce varient beau- 
coup. On en voit de rofes, de pailles, de bruns, 
de rouges, de bleuâtres. I! s’‘lève quelquefois à 
fept pouces & plus; quelquefois il n'a pas plus de 
deux pouces. Son chapeau elt tantôt conique , tan- 
tôt un peu en cloche, quelquefois abfolument 
plare. Les bords en font entiers, le plus fouvent 
finueux. Son pédicule eft quelauefois slabre , & 
très-fouvent heritté de pois nomreux à fa bafe. 
On peut cependant le diltinguer aux caractères 
fuivans : fon pédicule eft toujours nu, cylindri- 
que, fifluleux dans ro fa longueur. Son cha- 
peau a peu de chair ; {a furface léérement hu- 
mide. Ses feuillets font nombreux, inégaux , un 
peu adhérens au pédicule , marqués de veines à 


te 
e 


A G A 


leur bafe ; en forte que, fi on les r<garde à tra- 
vers du jour , ils offrent un réfeau fenfible. Cette 
efpèce croit dans les bois, en automne. » 


182. AcARric couleur de chair. Agaricus car- 
neus. Bull. 


Agaricus fubparvulus , pileo carnofo , convexo , 
Jubflexuofo, sarneo , rufo ; lamellis confertis , ad- 
nexis , albis ; flipite mediocri ; fubincreffato ; pileo 
concolore. Bull. Herb. tab. $33. fig. 1. — Perfoon, 
Synopf. pag. 340. 


Ce champignon eft petit, d’une couleur de 
chair tirant un peu fur le roux. Son chapeau eft 
compacte , d'abord hémifprérique , régulier, en- 
fuite convexe , fouvent irrégilier, fendu ou finué, 
large d’un pouce & plus, garni de feuillets iné- 
gaux, blanchâtres , attachés au haut du pédicule : 
celui-ci eft plein, cylindrique , glabre , fibreux, 
long d'environ deux pouces , de la même couleur 
que le chapeau. Il croit parmi les gazons. 


183. AGARIC jaune-violet. Agaricus croceo-ce- 
ruleus. Perf. 


Agaricus fuëparvus , pileo fubcarnofo 3 obtusè um- 
bonato , dilutè caruleo ; lamellis convexis , incarnato- 
croceis feu ochraceis; flipite fiffulofo , albido. Perl. 
Synopf. pag. 34. — Id. Icon. & Defcript. Fung. 
pars 2. tab. 1. fig. 2. 


Ce champignon eft petit , d’une faveur amère. 
Son pédicule eft fftuleux , blanchatre ; fon chapeau 
médiocrement charnu , étalé, à peine faillant à fon 
centre, d’un bleu-clair, garni en deflous de lames 
convexes, couleur de chair ou ocracées, à peine 
adhérentes au pédicule. Il croît à l'ombre , dans 
les forêts, (ur A terre. 


184 AGARIC réticulé. ÆAgaricus reticulatus. 
Perf. PR 


Agaricus major, pileo fragili, fubvifcofo , dilurè 
violaczo , reticulato , fubumbiculato ; lamellis dilutè 
croceis j ffipite fiflulofo , albido. Perf. Ic. & Defcripr. 
Fung. pars 2. pag. 13: tab. 4. fig. 4. 5 & 6, & 
Synopf. Fung. tab. 34, 


Son pédicule eft cylindrique, fiftuleux , blancha- 
tre, aminci, trié vers fon fommet, un peu fibreux, 
foutenant un chapeau fragile , légérement vif- 
queux, d'un violet-clair, réciculé , convexe , à 
peine protubérant à fon centre ; puis un peu con- 
cave , acquérant une cou'eur noire en vieilliflant; 
garni en déffous de lames horizontales , d'un Jaune- 
fafran pâle , adhérentes au pédicule. Cet agaric eit 
affez grand; il croit aux lieux montueux, fur le 
tronc des arbres. 


185: AGARIC biftre-violet. Agaricus eumorphus. 
Perf:nss : : 


A G A 187 


Agaricus piléo carnofo , fubhemifpherico , mollr, 
fubcanefcente , dilutè . fuligineo ; lamellis confertis, 
tenuibus , ex dilutè violaceo | argillaceis ; fhipite lon- 
giufculo , violaceo-albido. Perf. Synopf. pag. 342. 

Son pédicule eft cylindrique , fragile , alongé, 
d’un violet très-pâle, prefque long de trois pou- 
ces , épais de trois lignes , fupportant un chapeau 
chernu, d’abord hémifphérique , puis convexe ,un 
peu mou, d’abord d'un biftre-clair, puis d'un vio- 
let-pale, enfin de couleur brune; large de deux 
ou trois pouces, garni en deffous de lames nom- 
breufes, minces, horizontales, un peu décurrer- 
tes, lécérement dentées à leurs bords, d’un vio- 
let-{ale, un peu terreux. Il croit en automne , dans 
les bois de hêtres. 


186. AGARIC recourbé. Agaricus incurvus. Perf. 


Agaricus pileo carnofo , umbonato , dilutè viola- 
ceo ; lamellis fubconcolortbus ; fhipite caudato , tomen- 
tofo , deorsäm incurvo. Perf. Ic. & Defcript. Fung. 
pag. 23. tab. 0. fig. $ , & Synopf. pag. 342. 


Son chapeau eft charnu , campanulé , large d’un 
pouce & demi, proéminent à fon centre, d’un 
violer clair, foutenu par un pédicule tomenteux , 
alongé en queue, recourbé , d’un blanc-päle , 
pourpre vers fon fommet; les lames adhérentes 
au pédicule, blanchätres ou d’un violet très-clair. 
1! croit dans les forêts de hêtres, parmi les feuilles 
tombées. 


187. AGARIC incarnat-grifâtre. Agaricus di- 
chrous. Perf. 


Agaricus pileo fubcarnofo, umbonato , violaceo ; 
lamellis grifeis, pulverulentis ; fhipite fubfurinaceo , 
pileo diluriore. Perf. Synopf. pag. 343. 


Il s'élève à la hauteur d’un pouce & demi, fur 
un pédicule épais d’une ligne & demie, un peu 
ferme , prefque plein, d’un viclet très clair, pref- 
que pulvérulent, foutenant un chapeau médiocre- 
ment charnu , proéminent à fon centre , large de 
quatre à fix lignes, violet, un peu roufleatre à fon 
fommet, garni de lames nombreufes, prefqu'adhé- 
rentes , grifatres, un peu couleur de char. Il eft 
rare, & croit folitaire fur li terre. 


188. Acaric de couleur brillante. Agaricus 
enchrous. Perf, 


Agaricus cafpivofus , trueftigenus , ohfeurè viola- 
ceus , pileo campanulato , fubumbilicutc , fquamu- 
Lofo , demèm fuliginofo ; limellis vertricofis | fhpite 


.craffiufculo. Perf. Synopf. pag. 343. 


Ce champignon, dans fon jeune âge, a une vi- 
vaciré de couleur très-agréablé ; il eft d’un violet- 
foncé. Son pédicule ef d'abord épais, pis grêle, 
‘tranfparenc, large d’unypoute; fon chapeau cam-, 
‘panulé , légérement ombiliqué ,; Un peuécailleux, 

Aa 2 


188 À G A 


paffant à une couleur bifirée ; les lames ventrues. 

Il croit en gazon, dans les forêts, fur le tronc 
2 S 

des aulnes. 


189. AGARIC couleur d'acier. Agaricus chaly- 
eus. Perf. 


Agaricus pileo fubcarnofo , campanulato , fubfqua- 
mulofo , primüm chalybeo, demüm nigrefcente-cine- 
reo ; lamellis parpurafcente-cinereis, flipite fubrenui, 


pileo concolore. Perf. Synopf. pag. 383. 


Agaricus columbarius. Sowerb. Fung. tab. 161. 
— Bull. Herb. tab. 408. ? 


Son pédicule eft plein, cylindrique, un peu 
grêle, de la même couleur que le chapeau qu'il 
foutient. Celui-ci eff médiocrement charnu , cam- 
panulé, un peu écailleux, d’abord d’un bleu d’a- 
cier, puis noisâtre, un peu cendré, large d'un 
pouce, glibre & convexe dans fa jeunefle; les 
James un peu flexueufes, d’un pourpre cenüré. 
Ce bel agaric croît en automne, parini les gazons, 
fur les collines. 


190. AGaAric bleuet-foncé. Agaricus atro-cya- 
neus. Perf, 

Agaricus pileo fubmembranaceo, campanulato, 
frillofo, grifeo, cafio ; lamellis difhinétis, purpuraf- 
centibus ; fhipite craffiufculo , viridi-cafio (veryllo ). 
Perf. Synopf. pag. 344. 


C’eit une jolie efpèce d'un beau bleu. Son pé- 
dicule eft légérement comprimé, d'un vert-bleuä- 
tre, long d'un pouce & demi , épais de deux 
à trois lignes , foutenant un chapeau large d'un 
pouce , légérement mémbraneux, campanué, 
d'un bleu un peu cendré , à fibres longitudinales ; 
garni de lames libres, d’abord d’un bleu un peu 
blanchâtre, enfuire pourpre. Il croit dans les prai- 
ries des montagnes ; il eft rare. 


191, AGARIC glauque. Agaricus glaucus. Bull. 


Agaricus pileo carnofo , membranaceo fipiteque 
cafio ; lamellis fubemarginatis , rofeis, lartufeulis. 
Bu!l. Herb. tab. $21. fig. 1. — Perf. Synopf. pag. 
5+5: var. y: 

a. Agaricus (falicinus ), pileo fubcarnofo , beryllo; 
läimellis hberis , rofeïs ; fhpite [olido, firillofo , al- 
bido-caraleo. Perf. lc. & Defcripe. Fung: Fafc. 1. 
pig. 9, & Synopf. pag. 344. 

8. Agaricus (beryllus) , pileo molli, craffiufeuto ; 
difco rugofo , cinerco ; vittis virefcentious ; lamellis 
confertis, lutis, carneis ; jipite brevi, albido ; fioris 
fabvirefcencibus. Perf. |. c. pag. 344. 

Cet agaric varie dans fa couleur & même dans 


fa grandeur. Son pédicule eft gréle ; nu, cylindri- 
2, long de deux à quatre pouces, ordinairement 


d’un blanc-csndré. Sonchipeau eft peu charnu ,: 


A GA 


d’abord hémifphérique , puis convexe , fouvent 
fendu fur 125 bords, large de deux pouces & plus, 
de couleur glauque, tirant fur le brun , ftrié de 
noir , fouvent tich:té de noir à fon fommct, garni 
en deffous de lames é’argies, de couleur rougea- 
tre , échancrées du côté du pédicule. Il croit foli- 
taire fur le tronc des arbres, fur ceux des faules 
& des aulnes. 


192. AGARIC à lames étroites. Agaricus anguf 
tus. Perf. 


Agaricus folitarius , fubparvus, pileo carnofo, fus- 
umbonato , convexo, cajio, fubvirefente ; lameliis 
angufhis, arcuatis , incarnatis ; ffipite fo'ide , bufs 
villofo , fubconcolore. Perf. Synopf. pag. 345. 

Son pédicule eft plein, velu & un peu courbé à 
fi bafe , long de deux pouces, épais d’une ligne & 
demie , de la même couleur que le chapeau , qui eft 
d'un bleu-versarre, large de neuf lignes, charnu, 
convexe , protubérant à fon centre , garni de la- 
mes étroites , arquées, un peu décurrentes {ur le 
pédicule, de cou'eur incarnate. Il croit parmi les 
feuiil:s mortes. On le diftingue de lagaricus politus 
par fon chapsau plus chainu , & par fon fommet 
non ombiliqué. 


193. AGAR:C argenté. Agaricus argyraceus. Bull, 

Agaricus pileo fubulbicante, lanato ; fquamulis 
cinereo-nigreftentious ; lamellis flipiteque longiufculo 
candidis. Bull. Herb. tab. 423. fig. 1, & 513. 
fig... 

Agarieus myomyces, Var. 8. Perfoon , Synopf. 
pag. 346. 

B. Agaricus (myomyces), gregarius , pileo car- 
nofo , umbonato , fjuamofo , cinereo ; lamellis ffipite+ 
ge glabro , alsido-cinereis, Perf. Synopf. pag. 345. 
var. &. F 


y. Agaricus ( fcioides ), pileo flipiteque brevi, 


faboulhofo, fquamulofis. Per. 1. c. var. 7. 


à? Agaricus (pardinus), pileo carnofo, campa= 
nuluto, fquamofo ; fquamis badio-lividis, nigréfcen- 
tibus ; lamellis candidis ; ffipitz folido, fibrillofo, 
albiao. Perf. Synopf. |. c. var. à 


Cet agaric varie dans fes couleurs. Son pédicule 
eft plein, cylindrique , blanc ou un peu brun, long 
d'environ trois pouces ; 1} fupporte un chapsau 
d’abord conique, puis plane , un peu concave, le 
centre pro=minent, d'abord fimplement finué à fes 
bords , puis un peu fendu ou loké , laineux ou 
drapé dars fa jeunefle, large de près de quatre 
pouces, d’un eris-obfcur, furtout à fon fommet. 
Sa couleur s'affuiblivavec l'age, & fe répand par 
petites mouch=tures fur la furface du chapeau, 
dont le fond eiît blanc, luifant, comme argenté. 
Les feuillets font libres , nnmbreux, blanchatres, 
irréguliérement crénelés. Bulliard en aobfervé une! 


A GA 


variété dont le chapeau eft gris & uni. La variété À 
forme prefqu’une efpèce diftinéte. Son chapeau eit 
campanulé , d’un gris-cendié, couvert d'écailles 
pileufes, qui noirciflenr avec l’âze ; les lames blan- 
ches, fouvent rongées, larges de trois à quatre li- 
gnes ; le pédicule plein, fibreux , blanchatre. Cet 
agaric croit fouvenc par groupes , dans les bois, 
fur la terre. 


194. AGARIC méléagre. Agaricus meleagris. 
Sowerb. 


Agaricus pileo fubcarnofo , planiufeulo ; fquamis 
Jearfis , nigrefcentibus ; ffipite folido , deorsüm nigri- 
cinte; radice reticularä. Suwerb. Fung. tab. 171.— 


Perf. Synopf. pag. 347. 


Son pédicule eft plein, long de trois pouces , un 
peu ventru, réticulé à fa racine, noirâtre en de- 
hors; il foutient un chapeau d’alord convexe, 
pue plane , médiocrement charnu , d’un blanc- 
ivide, couvert de taches nojiratres, un peu rou- 
g=âtre en dedans & à fes bords ; il noircit en vieil- 
liant. Ses lames font prefqu’entiérement libres, 
d’un blanc-fale. Ce champignon a été obfrvé en 
Angleterre. 


195$. AGARIC obfcur. Agaricus obfcurus. Perf. 


Agaricus parvus , pileo fubcarnofo, convexo , um 
bonato, fquamofo , fuliginofo ; lamellis latiufculis , 
plano-adfcendent'hus , olivaceo ful'giners ; [Hpite [o- 
dido , longo , fiorillofo. Perf. Synopf. pag. 347. 


Ce champignon eft petit ; fon chapeau médio- 
crement charnu , convexe , proéminent à [on cen- 
tre, large de neuf lignes, écailleux, comme en- 
fumé, foutenu par un pédicule long de trois pou- 
ces , épais de deux lignes, plein, fibreux , b'an- 
châtre & velu à fa bafe, un peu rougeâtre en 
dedans , d'un blanc lavé de noir en dehors. Les 
lames font un peu épaifles, élargies, planes, af- 
cendantes , blanchâtres à leurs bords. Il croît aux 
lieux montueux, parmi les pins. 


196. AGARIC plumeux. Agaricus plumofus. Bolr. 


Agaricus pileo hemifpharico ( fquarmis) , plumofo , 
murino ; lamellis trifidis, albiais ; ffipite longo (te- 
nui), plamofo. Bolt. Fung. pag. 33. tab. 33. — 
Perf. Synopf. pag. 347: 

Son pédicule eft plein, cy'indrique , grêle, de 
couleur grife, fouvent ondulé, long de quatre 
pouces , épais d’une ligne & plus, couvert d’é- 
cailles pileufes ; il fupporte un chapeau large d'un 
pouce & demi, hémifphérique, de même couleur 
que le pédicule ; les écailles imbriquées à la cir- 
conférence. Les lames font trifides & blanchâtres. 
Il croît en Angleterre, dans les forêts. 


197. AGARIC cendré-obfcur. Agaricus atrocire- 
reus. Perf, 


A G A 189 


Agaricus pileo carnofo , obtusè umbonato  cinerco; 
umbone nigrefcente , glabro ; Lamellis aguofo-albidis , 
enarginaio-adnexis ; fhpite folido , glubro. Perloon, 
Synopf. pag. 348. 


Son odeur & fa faveur ne font point défagréa- 
bles. Son pedicule eft plein, glabre , fibreux , 
long d'un pouce & demi, épais d’un pouce ; le 
chapeau charnu, peu protubéranr, obtus, d’un 
gris-cendré, noirâtre à fon difque, large d’un 
pouce, garni en deffous de lam:s fragiles, échan- 
crées, un peu conniventes , d’un blanc-pâle. Il 
croit dans les forêts de pins. 


198. AGARIC enfumé. Agaricus fumofus. Perf. 


Agaricus gregarius ; rigidus ; pileo carnofo , glabro, 
planiufeulo, nigrefcente-fuligineo ; lemellis confertis ; 
fHpiteque folido , fuligineo-alridis. Perf. Synopf. 
pag. 345. 

Ce champignen eft d’une confiftance prefque 
cartiligineufe , d'une faveur amère. Son pédicule 
eft long de deux ou trois pouces, plein , d’un blanc 
lavé de noir, foutenant un chapeau glabre, charnu, 
d'abord convexe , puis plane, noirâtre, comme 
enfumé , garni ea deffous de lames nombreufes , 
de même couleur. Il croît par groupes dans les 
forêts , parmi les gazons. 


199. AGARIC à gros pied. Agaricus dalypus. 
Perf. 


Agaricus fubcafpirofus , pileo carnofo , convexo , 
murino ; lamellis fhipireque fulido , tomentofc-candidis, 


Perf. Synopf. pag. 345. 


Son pédicule eft plein, blanchâtre , épais, long 
de deux pouces , ferme, couvert affez fouvent 
d'un duvet court, touffu; il fupporte un chapeau 
charnu , convexe , d’un gris de fouris , ferme, 
large de trois pouces ; préfentant aflez fouvent 
un réfeau élégant, garni en deffous de lames 
blanchâtres , fermes, échancrées , conniventes, 
larges de trois lignes. Il croît fur le tronc des 
chénes. Son odeur eft forte & rebutante ; fa fa- 
veur amère. 


200. AGARIC nébuleux. Agaricus nebularis. 
Batfch. 


Agaricus gregarius, firmus | pileo pulvinato , um- 
bonato, cinereo-livido ; lamellis confertis , fubdetur= 
rentibus , pallefcente-albis ; fipite folido , fubbutbofo , 
cinereo-albido. Perf. Synopf, pag. 439. 


Agaricus nebularis. Batfch. Elem. Fung. fig. 193. 
( Nondèm evolutus. ) 


Agaricus mollis. Bolt. Fung. tab. 40. 
Sa confiftance eft ferme ; fon pédicule alongé , 


plein , légérement bulbeux , d’un blanc-cendré , 
filtuleux dans fa vieilleffe, & d’un blanc-coton- 


190 À G A 


neux. ]1 fupporte un chapeau un peu convexe , 
proéminenr à fon centre, d’un cendré livide , 
garni en deffous de lames nombreufes, un peu 
décurrentes fur le pédicule, étroites, d’un blanc- 
pale. Il croît dans les bois de pins, par groupes, 
pendant tout le courant de l'automne. 


201. AGARIC tanné. Agaricus pullus. 


Agaricus gregarius , durus , pileo carnofo , con- 
vexo , plano , nigricanie-livido ; lamellis confertis , 
adnexis , fhpiteque folido candidis, Perf. Synopf. pag. 
349: 


Sa faveur eft un'peu douceätre. Sa couleur & 
fon chapeau aplati le diftinguent du précédent, 
Son példicule ef long de trois ou quatre pouces, 
épais d'un demi-pouce, dur, plein , de couleur 
blanche. Son chapeau charnu, d’abord convexe, 
puis plane, élaftique , large de quatre pouces, 
d’un noir plombé; les lames nombreufes, adhé- 
rentes, lancéolées, larges de deux ou trois lignes. 
Il croit dans les foréts. 


202. AGARIC de plufieurs couleurs. Agaricus 
mulricolor. Perf. 


Agaricus megnus, pileo carnofo , convexo-plano , 
fuligineo-cinereo ; lamellis fubadnexis , difin&is , 
pallidis; flipite fusbulbofo , folido, fibrillofo, candido. 
Perf. Synopf. pag. 350. 


Son pédicrle eft plein, fibreux , blanchatre , 
un peu bulbeux, long de quatre pouces, épais 
d’un pouce ; fon chapeau charru , d’abord con- 
vexe , puis plane, large de quatre pouces, de 
couleur cendrée , enfumée ; les lames libres, 
prefque conniventes, blanches, un peu arron- 
dies, larges d’un demi-pouce. Il croit dans les 
forêts. 


203. AcGAricerflé. Agaricus tumidus, Perf. 


Agaricus pileo carnofo , convexo , plano ; lamellis 
diffancibus, latis , candidis ; ffipite longo , tumido. 


Perf. Synopf. pag. 450. 


Son pé licuie eft légérement ventru, plein, un 
eu ftrié, fubulé à fa bife , très-fouvent 1irégu- 
Le fon chapeau charnu , d’abord convexe , puis 
plane, glhibre, large de trois à quatre pouces, 
prefque fans faveur ; les lames diftantes entr'elles , 
fragiles , larges d’un demi-pouce , de couleur 
blanche. Il croit fur la terre, dans les terrains fa- 
blonneux ; il eft rare. 


204. AGARIC aftringent. Agaricus affringens. 
Perf. 


Agaricus pileo f:bcarnofo » convexo-plano, fuligi- 
neo-cinereo ÿ lamellis confertis , tenuibus , fubde- 
currentibus, candidis ; fhpite longo, elaflico , fub- 


firiato , bafi fubruberofo. Perf. Synopf. pag. 350. 


À G À 


An agaricus placenta ? Batfch, Elem. Fung. pag. 
79. tab. ç. fig. 18. 


Sa faveur eft aftringente, un peu ftyptique ; fon 
pédicule plein, élaftique , long de deux ou trois 
pouces, droit , puis contourné, légérementitrié, 
un peu bulbeux à fa bafe, d’une couleur cen- 
diée , enfumée. Il fupporte un chapeau large d’un 
pouce & plus, un peu charnu , convexe , puis 
plane , très-glabre , un peu protubérant , prefque 
fpongieux, de la méme couleur que le pédicule , 
garni de james nombreufes , minces, larges d'une 
ligne & demie, décurrentes , d’abord blanches, 
puis incarnates. Il croît dans {es forêts , où il eft 
rare. 


20$. AGaric noir & blanc. Agaricus tephro- 
deucus. Perf. 


Agaricus pilco fubcarnofo , convexo-plano , fqua- 
mulofo , livido, fubcinereo ; lamellis planis , f[ub- 
decurrentibus , diffinütis , niveis ; ffpite longo ,folido, 


albo; fquamulis nigris. Perf. Syÿnopf. pag. 451. 


Agaricus difcors. ? Batfch. Elem. Fung. tab. 34. 
fig. 196. 


Son pédicule eft plein , de couleur blanche, 
lonz d'un à deux pouces, épais de deux lignes, 
couvert d’écailles noirâtres , foutenant un chapeau 
un peu charnu , convexe , puis plane, médiocre- 
ment proéminent, large d'un pouce, d’un gris 
livide , écailleux , d’une couleur plus foncée à fon 
centre , garni en deflous de lames libres, un peu 
décurrentes , larges d'une à deux lignes, d’un 
blanc de neige. Il croît fur la terre , dans les bois 
de pins. 


206. AGARIC en groupes. Agaricus comitialis, 
Perf. 


Agaricus gregarius ; pileo carnofo , convexo-plano 
flipiteque conico, nigrefcente-fuligineo feu livido ; 
lamellis confertis , plano decurrentibus , niveis. Perf. 


Synopf. pag. 352. 


Il et d’un afpeét affez agréable, Son pédicule 
eft glabre , long de deux ou trois pouces , élafti- 
ue, un peu ventru, puis aminci, d'un noir en- 
umé , ainfi que le chapeau. Ce dernier ft charnu, 
furrout à fon difque , conique , puis plane , ex- 
cepté à fon centre , large de deux pouces, garni 
de lames nombreufes , plates , décurrentes, d'un 
blanc de neïge , plus pales en vieillifant, rétrécies 
à leurs deux extrémites. Il croît dans les prairies 
un peu humides des montagnes ; quelquefois foli- 
taire, plus fouvent par groupes circulaires. 


207. AGARIC porte-gland. Agaricus glandifer. 
Perf. 


Agaricus pileo carnofo , umbonato , campañulato , 
cinereo-livido ; larmedlis diflantious | plano-decurren- 


AC ,A 


tibus ; candidis ; ffirite longo , albido-cinereo. Perf, 


Syvopf. pag. 252. 


Son pédicule eft plein , long de trois pouces , 
épais de trois lignes, rantôt blanchâtre, rantôt 
plombé, aminci ou renflé , foutenant un chapeau 
charnu, campanuié , large d’un pouce & demi, 
d'un cendré-foncé , fon centre s'élevant en une 
protubérance de la forme d'un gland, large d’un 
demi-pouce ; les lames difiant-s , décurrentes , 
planes, très-blanches. Il croit dans les forêts de 
pins. 


208. AGARIC porte-mafle. Agaricus clavipes. 
Perf 


Agaricus pileo carnofo ubumbonato , cinereo- 
2 2 
Le > 
divido ; margine alhicante; lamedlis arcuatis , decur- 
rentibus , albidis ; flipite folido , obverse cluvato. 


Perf. Synopf. pag. 353. 


Il n’a prefque point de faveur. Son pédicule eft 
plein, long d’un pouce & demi à deux pouces, 
épais de deux ou trois lignes, un peu blanchätre 

_ & coronneux à fa bafe , en maflu: renverfée , de 
couleur plombée, droit ou courbé , foutenantun 
chapeau large d’un pouce, charnu , un peu pro- 
tubérant , cendié, blanchätre à fes bords, con 
vexe, puis entiérement plane , même à fon centre ; 
les limes arquées , un peu décurrentes , blanches, 
puis d’un blanc-fale. Il croit en automne, dans les 
forêts de hêtres. 


209. AGARIC à points noirâtres. Agaricus atro- 
punétus. : 


Agaricus (fquarrofus ), rufefcens, pileo hemif- 
pharico, regulart , dembm convexo vel plano, finuofo, 
margine fquamis albidis terminato ; flipite bafi incraf 
fat, fquamofo ; fquamulis ereétis , acuminatis, Buil. 


Herb. tab. 555. fig. 3. 


Agaricus (atropurétus), gregarius, parvus , pileo 
fubcarnofo , convexo , dilute cinereo ; lamellis diffan- 
2ibus , arcuatis , decurrentibus; fhpire-nitido ; [qua- 
mulis punétiformibus , nigris. Perfoon, Synopf. pag. 


353.2 


Ce champignon , ordinairement de couleur 
fauve , quelquefois blanchâtre ou jaunatre , s'élève 
à la hauteur de deux ou trois pouces, fur un pé- 
dicule fftuleux , cylindrique, fouvent un peu ren- 
flé & velu à fa bafe, hériflé d’écailles droites, 
aiguës , plus ou moins nombreufes , fourenant un 
chapeau d’abord hémifphérique & régulier, en- 
fuite convexe ou p'ane , bordé d’écailles blanchi- 
tres. Les lames font nombreuf£s, inégales, un peu 
décurrentes, d’un fauve-clair. Il croît par groupes 
fur la terre , dans les forêts. L’agaricus atropunétus 
de Perfoon eft un peu différent de celui-ci. Ses 
lames font bien moins nombreufes. Ses écailles 
reffemblent à des points noirâtres ; fon chapeau, 
d'un cendré-clair, 


F 


À G À 1 


210. AGARIC papilleux. Agaricus puflulurus, 
Perf, 


Agaricus pileo carnofo, fuiflexuofo , viftofo, cine- 
reo livido , obtusè umbonato , papillis vifcofrs obfrio ; 
lamellis fubdecurrentibus fipiteque fquamulofo can- 
didis, Perf. Synopf. pag. 354. 


G1 


8. Agaricus ( confimilis )-, pileo hemifpherico , 
planiufculo | fubvifcido , dilutè cinereo ; lamellis 
d'flantious , fubd.currentibvs , candidis ; fiipite fodido, 
longiufculo , albicanie ; fgxamulis cinereis. Perfoon, 
lc. 


y. Agaricus ( brevis ) , folitarius , glaber, pileo 
convexo-nigrefcente , furviftofo ; lamellrs diffanti- 
bus , fubdecurrentibus flisiteque brevi aliis. Perlocn , 
Pic: 


Cet agaric, un peu variable dans fes couleurs 
& f1 forme, eft pourvu d’un pédicule fouvent 
courbé ou un peu flexueux , haut de trois pouces, 
un peu écailleux, principalement vers fon fom- 
met, plein, de couleur blanche, foutenant un 
chapeau charnu , vifqueux , cendré, un peu fi- 
nueux à fes bords , couvert de petites puflules 
vifqueufes, large d'un demi-pouce , peu élevé à 
fon centre, garni en defious de lames un peu dé- 
currentes, larges d’une à deux lignes , blanchà- 
tres. Dans la variété 8, fa couleur eff plus claire, 
les écailles cendrées. Le pédicule n’a qu’un pouce 
de long daris la plante y; le chapeau large d'un 
pouce, blanchatre a fes bords; les lames minces, 
à peine larges d’une ligne. Il croît fur la terre, 
dans les forêts. 


211. AGARIC à ftries tranfverfes. Agaricus lima- 
cinus. Perf. 


Agaricus pileo carnofo , fubanguffo, plano-convexo, 
glutinofo , olivaceo-filigrneo , nigrefcente ; lamellis 
decurrentibus , candidis ; ffipite folido , nudo, tranf- 
versim rimofo ; pileo concolore , apice niveo. Perf. 
Synopf. pag. 355$. 

Son pédicule eft long de deux à trois pouces , 
un peu ferme , plein, nu, de même couleur que 
l2 chapeau, d’un blanc de neige à fon fommet, 
vifqueux , marqué de rides tranfverfes, foutenant 
un chapeau large d’un à deux pouces, charnu, 
convexe, puis plane, glutineux , de couleur olive 
enfumée , puis noir ; les lames décurrentes fur le 
pédicule , uniformes, méciocrement féparées , 
blañchatres. 11 croit parmi les hêtres. 


212. AGARIC mélaleuque. Agaricus n'elaleuca. 
Perf. 


Agaricus fragilis , pileo planiufculo , nigrefcente- 


| fuligineo , glaberrimo ; vbtusè umbonato ; lamellis 


confertis | fubadrexis, datiufculis, albidis ; flipite 
ongiufculo , baff incraffato. Perf. Synopf. pag. 355. 


Il eft d’une confiftance fpongieufe. Son pédi- 


192 À GA 


cule eft glabre, fibreux en dedans , alongé , quel- : 


quefois bulbeux à fa bafe, foutenant un chapeau 
large d’un pouce & demi , d’abord convexe, puis 
un peu aplati, très-glabre, d'un noir de biftre, 
élargi , peu faillant à fon centre , garni de lames 
nombreufes, épaiffes , un peu lancéolées , prefque 
conniventes, blanchâtres, puis pâles. Il croit 
parmi les pins. 


213. AGARIC gris de fouris. Agaricus murina- 
ceus. Bull, 


Agaricus pileo umbrino , nigrefterte | fubincifo , 
centro interdèm rufefcente ; flriis nigris, interjectis ÿ 
daminis grifeis, finuofis , bafi intùs emarginatis, la- 
tiffimis , dénfis ; fhipite pleno, fulcato , grifeo ; ffriis 
nigrefcentibus , fparfis. Bull. Herb. tab. $20. 


8. Agaricus (nitratus ), rigidus , nigreftente-um- 
brinus , pileo fabcarnofo , coivexo-plano, fubincifo ; 
lamellis diflantibus , ventricofis , fubadnexis ; flipite 
cavo , fusd'fformi. Perf. Synopf. pag. 356.2 


Ce champignon eft pourvu d’un pédicule plein, 
nu , cylindrique, quelquefois fillonné , de couleur 
grifatre , avec des flries noiratres , éparfes ; long 
de trois pouces & plus, ésais de fept à huit lignes, 
foutenant un chapeau orbiculaire , fouvent finué 
ou fendu, convexe dans fa jeunefle , grifâtre avec 
des ftries roiratres, quelquefois roux à fon centre, 
large de quatre à cinq pouces; fa chair blanche, 
ferme, tres- fragile ; les lames libres, nombreufes, 
inégales, grifâtres, finueufes , échancrées à leur 
bafe , remarquables par leur larzeur & leur épaif- 
feur. Il croît en autoinne , fur la terre , dans les 
bois de haute futaie. 


La plante $ paroît n'être qu’une variété de la 
précédente ; elle en diffère par fon pédicule fiftu- 
kux , lacuneux, épais d’un pouce ; fon chapeau 
large de trois à quatre pouces, d’abord campanulé, 
puis un peu plane, d'une odeur approchant de 
celle de l'acide nitreux, d’un gris-noiratre ; les 
James, de couleur d'olive après qu'elles ont 
perdu les petites gouttes aqueules qui les recou- 
vrent. Elle croit fur les montagnes , parmi Les ga- 
Zzons. 


214. AGARIC Cartilagineux. Agaricus cartilagi- 
neus. Bull. 


Ægaricus piles nigrefcente, fubd'fformi , urdulato ; 
lamellis alutaceis , rotundatis | confertis ; fHpite [o- 
Zido, fubcinereo , ftriis rubefcentious variegato. Bull. 


Herb. tab. 589. fig. 2. — Perf. Synopf. p. 356. 


Ilparoit, d’après Bulliard , que cette efpèce eft 
d’une confiftance cartilagineufe. Son pédicule eft 
plein, long de trois pouces , cylindrique, d’un 
blanc-cendré, marqué de perires ftries rougeatres, 
excepté à la bafe, I! fupporte nn chapeau noirâtre, 
convexe, finueux & ondulé, difforme, large d’en- 


À G À 


viron quatre pouces, garni de lames d’un jaune- 
pale , inégales , élargies à leur bafe ; aiguës à leur 
fommet. Il croit folitaire , fur la terre. 


215. Acaric livide. Agaricus lividus. Bull. 


Agaricus p'leo grifeo , livido , nitido , levi , concen- 
tricis zonis aliquandd notato , primdm campanuiato , 
dein plano; Laminis rubris , fubfinuofis ; fhipice aloido, 
rubefcente , pleno , baff incraffato. Bull. Herb. tab. 
382. 


Ce champignon eft pourvu d'un pédicule plein, 
nu , cylindrique , d’un blanc-fale , quelquefois ta- 
ché de rouge , un peu renfié à fa bafe , charnu, 
long d'environ quatre pouces , épais de cinj lignes, 
foutenant un chapeau a’un gnis-livide , quelquefois 
marqué de zônes concentriques , lifle & même 
luifant, d'abord campanulé , puis plane, large de 
quatre à cinq pouces, garni de lames nombreufes , 
libres , inégales, un peu finueufes, échancrées à 
leur bafe , d’un rouge femblable au fruit de la 
pomme d'amour , produifant une pouflière de la 
même couleur. Il croit fur la terre, dans les bois, 
folitaire , à la fin de l’eté. 


216. AGaric à tête blanche. Agaricus leucoce- 
phalus. Bull. 


Agaricus totus albus , pileo primèm fpharico , cam- 
panulato , plano , margine finuofo; laminis firictis , 
Jubaaharentibus; flpite pleuo , fubereüio , dein nigro, 


maculato. Bull. Herb. tab. 428. fig. 1, & tab. 536. 


Sa couleur eft blanche , furtout dans f1 jeuneffe. 
Son pédicule eft cylindrique, plein, charnu , long 
de trois à quatre pouces , quelquefois un peu rayé 
de brun; il fupporte un chapeau d’abord fphéri- 
que, puis campanulé , puis plane, fouvent finueux 
à fa crconférence, large de trois à quatre pouces, 
d’une confiftance ferme , quelquefois un peu brun 
où fauve à fon centre, garni en deflous de lames 
nombreufes , minces, adhérentes, de couleur blan- 
che. Il croit par petits groupes ou folitaire, au 
printems & en automne, dans les bois. 


217. AGARIC velouté. Agaricus vil'ofus. Bull. 


Agaricus pileo violaceo , pubefcente ; laminis au- 
rantiacis ; fhipite cylindrico, pleno, candido. Bull, 


Herb, tab: 214.) .- 


Son pédicule eft plein, cylindrique, de couleur 
blanche , long de trois pouces & plus, foutenant 
un chapeau un peu ovale ou campanulé, puis con- 
vexe, fouvent finueux à fes bords, lézérement ve- 
louté , de couleur violette, blanc en dedans, large 
d'environ deux pouces , garni de lunes inégales , 
d'abord blanches , puis orangées ou rougeatres , 
libres, plus étroites vers le pédicul2. Il croît en 
automne , fur les morceaux de bois pourris. 


218. AGARIC pupitre. Agaricüs plureus. Perf. 
Agaricus 


À G A 


Agaricus pileo glabro, fibcarnofo , umonato , ru- 
gofe , nigrejcente-fuligineo ; lamellis confertis , libe- 
ris , primO albis, dein rofeis; fHpite folido , also ; 
fériis nigrefcenribus. Perf, Synopf. pag. 357. — Id. 
Icon. & Defcript. Fung. pag. 8. — Batfch. Elem. 
Fung. pag. 79, & Cont. pag. 77. fig. 76. 


Agaricus cervinus. Schœff. Fung. tab. 10. 


B. Agaricus (rigens), pileo fubcarnofo, fragili, 
fe ute cinereo ; difco fquamulofo ; lamellis li- 
beris, latiufculis ; ffipice tenui , cavo , fubfibritlofd , 
albicante ; fiorillulis nigricantibus. Per, |. c. 


Son pédicule eft plein, ferme, blanchâtre, tra- 
verfé par des firies noiratres, foutenant un cha- 
peau glabre , très-mou , un peu charnu, ridé, d’a- 
bord campanulé, puis conique, noiratre , enfimé, 
garni de lames nombreufes, libres, afez larges, 
diftances du pédicule , d’abord blanches, puis 
couleur de rofe. La variété 3 diffère de la précé- 
dents par fa petireffe , par le difque de fon chapeau 
couvert de petites écailles; par fon pédicule fiftu- 
leux, long à peine d’un pouce & demi, épais de 
deux lignes. Le chapeau eft fpongieux, mince, 
large d’un pouce & plus. Il croit en automne, 
fur le tronc des arbres. 


219. AGARIC nain. Agaricus nanus. Perf. 


Agaricus mollis, fragilis, parvus , pileo glabro, 
planiufeulo, rugofo, fabumbonato, umbrino; lamellis 
convexis, fubliberis , albido-incarnatis ; flipice folido, 
mediocri , fordidè albo (incurvo). Perfoon, Synopf. 
pag. 358. 

Il eft remarquable par fa petiteffe. Son pédicule 
eft long d'environ un pouce, épais d’une ligne, 
glabre, plein, d’un blanc-fale, quelquefois un peu 
courbé ; fon chapeau large à peine d'un demi- 
pouce, glabre , tendre , d’abord un peu ridé, puis 
fillonné , prefque plane, très-peu faillant à fon 
centre, d’une couleur brune, terreufe ; garni de 
James convexes, larges d’une ligne & deinie, blan- 
ches , puis incarnates, fe détachant aifément du 
pédicule. Il croit en automne , dans le creux des 
arbres. 


220. AGARIC paralol. Agaricus umbrofus. Perf. 


Agaricus pileo carnofo , membranaceo , planiuf- 
culo , rugofo, fquamulofo , nigrefcente-umbrino , mar- 
gine pilofo ; lamellis confertis, latiffimis , rofeis, 
liberis ; ffipite folido , albido. Perf. Ic. & Defcript. 
Fung. tab. 2. fig. 5, & Synopf. pag. 358. 


Il diffère de l’agaricus pluteus par fon chapeau 
plus aplati, écailleux , pileux à fes bords; il eft 
d’ailleurs charnu, membraneux , ridé, d’un noir- 
brunâtre, foutenu par un pédicule plein , blan- 
châtre. Les lames font nombreufes, libres , très- 
larges , couleur de rofe. Il croît à l'ombre , fur la 
terre, parmi les hètres ; il n’eft pas commun. 

Botanique, Supplément. Tome I. 


A G A FES 


221. AGARIC à foies courtes. Agaricus feri- 
cellus. Perf. 


Agaricus fubparvus , pileo carnofo , convexo , pla- 
no , fubtomentofo , molli , nigricante-fufco ; fiipite 
folido , fublacunofo , concolore ; lamellis candidis. 


Perf. Synopf. pag. 358. 


Ses lames font blanches; fon pédicule, ainfi 
que le chapeau, d’un brun-noirâtre , blanc en de- 
dans & à fa bafe, plein, un peu lacuneux , long 
d'un pouce & plus, fourenant un chapeau charru, 
d’abord convexe, puis plane, mou, large d’un 
pouce , un peu mamelonné, légé:ement coton- 
neux & foyeux. Il croit fur la terre. 


222. AGaRic luifant. Agaricus nîtens. Batfch.] 


Agaricus fragilis, pileo fubcarnofo , planirfeulo , 
rugulofo , fubtomentofo , nigrefcente-umbrino, mar- 
gire inaquali ; lamellis ventricofis , glauco-cinereis ; 
flipite brevi, fubalbicante. Batich. Elem. Furg. 2. 
pag. 21. tab. 192. — Perf. Synopf. pag. 359. 


Cet agaric eft d’une confiftance fragile. Son 
pédicule eit court, un peu blanchätre ; fon cha- 
peau médiocrement chatnu, un peu plane, ridé, 
flexueux, un peu cotonneux, d’un noir-brun, 
inégal à fes bords, couvert de très-petites papilles 
lorfqu’on lexamine à la loupe ; fes lames ven- 
trues , un peu torfes, d’un plauque-cendré , fe 
détachant du pédicule. Il croit vers la fin de l'au- 
tomne , fur les montagnes arides. 


223. AGARIC des crapauds. Agaricus bufonius, 
Perf. 


Agaricus pileo rugofo , umbrino , fubnigrefcente ; 
lamellis alutaceo-pallidis ; fhipite longo , fubtomen- 
1ofo ; pileo concolore. Perf. Synopf. pag. 359. 


Son pédicule eft légérement romenteux, de 
couleur terreufe-noiratre , long de trois pouces, 
épais de deux lignes, blanchätre à fa bafe, foute- 
nant un chapeau ridé , large d’un pouce, à peine 
proéminent à fon centre , de la même couleur que 
le pédicule , garni de lames un peu décurrentes, 
d’un fauve très-pale, luifantes. Il croit dans la 
forêt d'Hercynie. 


224. AGARIC à large chapeau. Agaricus amplus. 
Perf. 


Agaricus cefpitofus , pileo fubcarnofo , convexo, 
glabro , nigrefcente - fuligineo ; lamellis confertis, 
totis adnexis, aquo/o-cinereis ; fhpite longo , craffiuf= 
culo , glabro , albo. Perf. Synopf. pag. 359. 


Il s'élève à la hauteur de fix pouces, fur un 
pédicule glabre , blanchâtre , épais d'un pouce, 
un peu tomenteux à fa bafe, foutenant un chapeau 
très glabre, un peu charnu , convexe, d’un noit- 
brunâtre , lag: de quatre à fix pouces, garni de 
lames nombreufes , larges de rate , conni- 


194 À G A 


ventes , légérement décurrentes fur le pédicule, 
un peu denticulées, d’un cendré-clair. Il croit 
dans les bois de pins. 


225. AGARIC à tige baffe. Agaricus humilis. 
Perf. 


Agaricus greparius, pilco carnofo , lutifimo , fuf- 
cefcente ; difco fubdepreffo ; oifolere fquamulofo ; La- 
mellis planiufeulis, confertis, aquofo-cinereis ; fhipite 
brevifime , furshm incraf[ato, cineraftente. Perfoon, 
Synopf. pag. 360. 


Son pédicale eft plein, long d’un pouce, épais 
de quatre lignes, un peu renflé veis fon fommet, 
farineux, prefque romenteux à fa fuperficie, fou- 
tenant un chapeau épais , charnu, large de trois 
à quatre pouces , un peu comprimé à fon difque, 
relevé à fes bords, médiocrement écailleux , de 
couleur brune-foncée ; les lames nombreufes, pla- 
nes, un peu décurrentes. Il croit vers la fin de 
l'automne , parmi les gazons. 


216. AGARIC trapu, Agaricus brevipes. Bull. 


Agaricus fubgregarius, pileo carnofo, umbonato aut 
Zeviufculo , cinereo ; difto nigrefcente ; lamellis con- 
fertis , emarginatis, cinereis ; fHipite breviffimo , con- 
colore. Bull. Herb. tab. $21. fig. 2. — Perf. Synopf. 
pag. 360. 


Son pédicule eft gros, plein, cylindrique, à 
peine long d’un pouce, plus épais, d'un pris- 
brun, foutenant un chapeau aplati & charnu, large 
de. trois à quatre pouces, d'abord conique , puis 

lane , fouvent irregulisrement échancré , de cou- 
LÉ cendrée, noirâtre à fon difque ; les lames iné- 
gales , nombreufes, échancrées près du pédicule, 
d'un gris-cendré ; la chair un peu rougeatre. Il 
croit en groupes peu nombreux og folitaire , fur 
Ja terre, 


227. AGARIC à odeur forte. Agaricus graveolens, 
Perf. 

Agaricus gravis , pileo carnofo , craffo , fubhemif- 
pharico, glabro, fuliginco-cinereo ; lamellis confertis, 
emarginato-adnexis , fordidè albis ; angulo acuto, 
versùs flipitem prominente ; ffipite folido, fubrivu- 


lofo, atbido. Perf. Synopf, pag. 361. 


© Son pédicule eft plein, peu épais, d’une longueur 
médiocre , blanc, compaëte, prefque fibreux en 
dehors, foutenant un. chapeau à peine large de 
deux pouces, épais, charnu , fortement fillonné à 
fa füperficie, glabre , hémifphérique , d'un gris- 
cendré, garni en deffous de lames nombreufes, 
planes ou un, peu. arquées , inégales., d’un-brux- 
chir.ou.d’un blanc-fale, échancrées:, conniventes, 
rétrécies en angle aigu vers le pédicule. Ilcroît fur 
les. gazons, Son,odeur.eft forte, rebutante, 


228. AGARIC humecté. Agaricus irroratus. 


À G A 


Agaricus pileo fubcarnofo , campanulato , livido , 
humido ; lamellis diffinétis, arcuatis, fhpiteque longo, 
cavo albiais. Perf. Synopf. pag. 361. 


Sa confiftance eft moile, prefqu'aqueufe, tou- 
jours himide, Son pédicule eft long de deux pou- 
ces , épais de trois ou quatre lignes, fituleux, 
blanchatre ; fon chipeau large d’un pouce & plus, 
épais de neuf lignes, un peu charnu, campanul, 
de couleur livide, peu faillant à fon centre; les 
lames libres, arquées, légérement décurientes. IF 
croit dans les bois de pins. 


229. AGARIC des jardins. Agarieus hortenfis. 
Perf. 

Agaricus cafpitofus, elafficus, pileo fubhemifpharico, 
plantufculo , obfolerè umoonato , fuligineo, fubnigref- 
cente ; lameliis fibdecurrentibus, fubcontortis, alni- 
dis; ff'pire fubindulato, deorshm incraf[ato. Perf. 
Synopl. pag. 362. 


Son pédicule efl fiftuleux , long de deux pouces 
& demi, épais de deux à trois lignes, un peu élaf 
tique & ondulé ; il fupporte un chapeau large de 
deux pouces, d'abord hémifphérique , puis un peu 


aplati, peu proéminent à fon centre, tantôt noi- 


ratre , tantôt d’un brun plus clair ou rouffeatre, 
 légérement papilleux à fon difque, garni de lames 
légérement décurrentes, planes ou un peu contour- 
nées, blanchâtres, puis incarnates, rongées à leurs 
bords , large de trois lignes. Il croît fur la terre, 
dans les jardins & dans lés bois. 


230. AGARIC à tige plate. Agaricus platyphyllus. 
Perf. 

Agaricus magnus, pileo fubcarnofo , fragili, al- 
bido ; umbone obtufo , fquamulofo , nigrefcente ; la- 
mellis latiffimis , fubadnexis , candidis ; flipite fub- 
radicato, ftriato, albido. Perf, Obferv. Mycol. 1. 
pag. 47. — Synopf. pag. 362. 


Cet agaric eft pourvy d’un chapeau un peu 


charnu , fragile, blanchâtre ou cendré, large de 


trois à quatre pouces, convexe , puis plane, un peu 
fibreux, un peu écailleux, noïatre & obtus à fon 
centre ; fes lames larges d’un pouce & plus, blan- 
ches, adhérentes à un pédicule de même couleur, 
trié, long de trois pouces. &:.pius, Il croit.en au- 
tomne, prefque folitaire., fur. le tronc des arbres. 


231. AGARIC à pied conique. Agaricus leropus.. 
Perf. 


Agaricus gregarius, pileo. fubcarnofo., umbonato , 
primÔ fubnigrefcente,, dein fuligineo-albido aut dilure 
badio ; lamcllis.candidis ; flipite conico, ffriato ; ru- 
fefcente-livido. Perf. Difpof. Meth. Fung. pag: 21, 
& Synopf. pag. 362. | 


Son chapeau eft d’abord globuleux & prefque 
noir , puis convexe, large. de trois pouces , d’un. 


A GA 


blanc-enfumé. Ses lamazs fonc blanches, un peu 
adhérentes ; le pédicule très-glabre , éleftique, velu 
à fa bafe , conique, ftrié, d’un roux-livide. Il croit 
dans les bois de pins. 


232. AGARIC comprimé. Agaricus compreffus. 
Perf. 


Agaricus fragilis , pileo tenui, planiufeulo , irre- 
gulart, fufeo-terreo ; lamellis craffiufeulis , diflanti- 
bus , albis ; ffipite compreffo , fustortili. Perf. Synopf. 
pag. 363. == Sowerb. Fung. tab. 66. — Wither. 
Arr. 4. pag. 243. 


Son pédicule eft creux, comprimé, un peutors, 
cannelé, long de trois pouces , épais de trois ou 
quatre lignes, foutenant un chapeau large de deux 
ou trois pouces, mince, tranfparent , aplati , irré- 
gulier, d’un brun-terne , garni de lames blanchà- 
tres , un peu épaiffes, diflantes , lancéolées, con- 
niventes , arrondies, légérement fourchues. Il croit 
en Angleterre. 


233. AGARIC blanc. Azaricus albus. Perf. 


Agaricus totus albus, fubfolitarius pileo carnofo , 
convexo ; lameïlis difinétis ; Ripire craffo, brest, 


Jubabfcendente ; bafs fabattenuato. Petf. Synopf. 363. 


Agaricus (virgineus) , Aîveus , fhpire craffo , cy- 
lindrico , integerrimo. Bat{ch. Elem, Fung. pag. 39. 
tab. 3. fig. 12. 


Ce champignôn eft partout d’un beau blanc de 
neige, parfaitement glabre. Son pédicule eft plein, 
cylindrique , long dé deux pouces, épais de neuf 
lignes , légérement aminci à fa bafe ; fon chapeau 
charnu , convexe ; puis plane , large de deux ou 
trois pouces, un peu roulé à fes bords; les lames 
diftantes, quelquefois échancrées ou un peu den- 
tées. Il croîs fur la terre , prefque folitaire , dans les 
fols fablonneux, parmi les bruyères. 


234. AGAR1c blanc d'ivoire. Agaricus eburneus. 
Bull. 

Agaricus gregarius , candidus , pileo fuëcarnofo , 
vifcojo , convexo , plano ; margine levi ; lamellis fub- 
diffantibus | parm decurrentibus ; ffipite longo , apice 
Jquamulofo. Bull. Herb. tab..118. — Perf. Synopf. 
pag. 364. 

Agaricus nitens. Sowerb. Engl. Fung. tab. 71. 

Agaricus joyzolus. Scopol. Carn. edit, 2.pag. 431. 
— Perf. Comment. pag. 16. 


Amanita atba. Lam. Diét. 1. pag. 107. ( Voyez 
AMANITE blanche, n°. 24.) 
235. AGARIcC difcoide. Agaricus diftoideus. Perf. 


Agaricus fubcefpitofus, pileo carnofd, vifeido , pla- 
rjafealo, albido ; difeo flavefcente aut ferrugineo ; 


À G A 


lamellis fubdecurrentibis flipiteque mediocri‘albiaïs. 
Perf. Synopf. pag. 365. 


195 


Il eft trois fois plus petir que le précédent, au- 
quel il refflemble beaucoup ; il en diffère par fon 
chapeau plane, vifqueux, un peu jaunâtre à fon 
difque ou d’un brun-roufleâtre. Les lames font 
minces , légérement décurrentes ; fon pédicule 
prefque plein , un peu farineux. 


236. AGAR:C à pied doré. Aparicus chryfodor. 
Batfch. 


Agaricus fubcafpitofus, pileo carnofo, albido , mar- 
gine comentofo, flavido ; lamellis diffinélis , albiais., 
latere crifpis , fabdecurrentibus ; fhipite folido, longo, 
Jquamulofo , flavefcente. Perf. Synopf. pag. 365. 


Agaricus chryfodon. Batfch. Elem. Fung. 2. pag. 
79. tab. 38. fig. 212. 


Son pédicule eft plein, alongé, jaunâtre , écail- 
eux , entouré à fon fommet d’unanneau velu , d’un 
beau jaune ; le chapéau charnu , blanchâtre ; jauni- 
tre , tomenteux à fes bords, un peu roulé, plané; 
comprimé à fon difque; les lames libres, blan- 
chatres , quelquefois un peu incarnates; crépues À 
leur côté, velues & jaunâtres à leurs bords, légé- 
rement décurrentes. Il croit parmi les feuilles 
pourries, dans les bois de hêtres. 


237. AGARIC rougeûtre. Agaricus rubejcens. 
Perf. 


Agaricus pileo planiufculo , margine revoluto., to- 
mentofo ; difco rubefcente ; lamellis diftantibus , [ub- 
decurrentibus ; flipite [ursèm incraffato , fquamulofo.; 
pileo concolore. Perf. Difpof. Meth. Furg. pag. 21, 
Synopf. pag. 366. 


Son chapeau eft blanc, d’abord convexe , puis 
plane , roulé à fès bords, largè de trois poucés, 
tomenteux, rougeâtre à fon centre, garni en def: 
fous de lames diftantes , légérement décurrenrés j 
fon pédicule long de deux poucés & plus, un peu 
écailleux ; épais ; de la même couleur que le cha: 
peau. Il croit dans les bois de hêtres. 


238. AGARIC fatiné. Agaricus fériceus. Bull: 


Agaricus pileo campanulato, nitido , pilofo-fqua- 
mofo , rufefcente aut albido.; lamellis prifeis vel fla- 
vicantibus; ffipite longiufeulo, pleruriquè ffriato, ff= 
tulofo. Bull. Herb. tab. 413. fig. 2, & tab. 526. 
Non Schæff. 


8. Agaricus (fericeus), pi/eo campanulato, fubcar- 
nofo , pilofo , fquamofo, candido ; lumellis adnèxis, 
rubris ÿ flipite longizfculo ; fibrillofo | albido, tenur, 
Perf. Synopf. pag. 366. — Id. Icon. & Delcript: 
Fung. pag. 17. tab. G. fig. 3.? 


Le chapeau de cet agäric eft, dans fa jeupeffe , 
aufh luifant que du fatin, d’abord conique, puis 
Bb 2 


196 A GA 


plane, faillant à fon centre, de cnuleur brune, 
rouffe ou blanchitre , large de trois à quatre pou- 
ces, ftrié fur fes bords & non luftré dans fa vieil- 
lefle, garni en deflous de lames libres , inégales, 
nombreules , grifes ou jaunatres , échancrées à leur 
bafe ; le pédicule ordinairement fifluleux, quelque- 
fois plein, long de trois à quatre pouces , nu , cy- 
lindrique, firié. 1] croît en automne, dans lesbois, 
le long des chemins, dans les prés. 


239. AGARic fourré. Agaricus pellitus. Perf. 


Agaricus fragilis, mollis , pileo planiufculo , car- 
nofo, villofo , candido ; lamellis latiufeulis , liberis, 
incarnatis ; fhpite brevi, glabro , albo. Perf. Synopf. 
pag: 366. 


. Sa confiflance eft prefque gélatineufe; fa faveur 
infipide , aqueufe. Son pédicule eft glabre, court, 
épais de trois lignes, de couleur blanche ; il fou- 
tient un chapeau d’abord convexe , puis plane, 
large de deux pouces , un peu charnu, fragile, 
cotonneux , blanchâtre , garni en deffous de lames 
larges de quatre lignes, libres, d’un blanc-incar- 
pat, molles, comme crénelées. Il croit fur la terre, 
où il eft rare. 


» 240. AGARIC blanc-fafrané. Agaricus leucocrocus. 
erf. 


Agaricus pileo carnofo, convexo-plano , albido ; 
lamellis congcflis , anguffis , dentatis , dilutè croceis ; 
finite utrinque fubincraffato , concolore. Perf. Synopt. 
pag. 367. 


Son pédicule eft long d’un pouce & demi, épais 
de trois lignes, légérement ftrié , renflé à fes deux 
extrémités, luifant, d’un blanc-jaunâtre , foutenant 
un chapeau de même couleur ou blanchatre, 
charnu , très-glabre , hémifphérique , puis con- 
vexe, puis plane, large d’un pouce & demi, garni 
en deflous de lames nombreufes, un peu planes, 
faillantes , prefque rameufes , larges d’une ligne , 
d’un jaune de fafran clair ,légérement décurrentes. 
Il croît dans les forêts, fur le tronc des arbres; il 
eft rare. 


241. AGARIC trainant. Agaricus erythropus. 
Perf. 


Agaricus fubcafpitofus , pileo fubcarnofo , hemif- 
phaerico , albido-pallefcente ; lamellis diffin&tis , fub- 
connexis , concoloribus ; ffipite longo , glabro , atro- 
rubente ; baf villofä , incraffatä. Perfoon , Synopf. 
pag- 367. 

Agaricus repens. Bull. Herb. tab. 90. 


Amanita repers. Lam. Di&t. 1. pag. 109. (Woyez 
AMANITE rampante, n°. 33.) 


242. AGARIC confyent. Agaricus confluens. 
Per£. 


À G À 


Agaricus cafpitofus, albus, pileo obtusè umbo- 
nato ; lamellis confertis, anguffis ; flipite cavo , pul- 
verulento-tomentofo, rufefcente. Perf. Obf. Mycol. 1. 
pag. 10. — Ic. & Defcripr. Fung. Fafc. 1. pag. 15. 
tab. $. fig. 1, & Synopf. pig. 368. : 


Agaricus tremulus. Batfch. Elem. Fung. 1. pag. 
130. tab. 20. fig. 104.? 


Agaricus difpar. Batfch. Cont. 2. pag. 75. tab. 
38. fig. 210. ? 


Sa confiftance eft fèche ; fa couleur blanche; 
fon pédicule un peu comprimé, fiftuleux, un peu 
renflé vers fon fommet, couvert d’un léger duvet 
rouffeitre ; fon chapeau un peu plat, peu élevé à 
fon centre : il devient roux après les rems plu- 
vieux; garni en deflous de lames nombreufes , 
étroites. Il croit pendant tout l'automne dans 
les forêts , fouvent par groupes finueux & con- 
fluens. 


243. AGARIC compaéte. Agaricus compaäus. 


Agaricus (lignatilis ), cafpitofus, pileo carnofo , 
divefcente-alho , planiufeulo ; lamellis confertis, totis 
adnexis, candidis ; flipite cavo, fubtomentofo,folido , 


albido. Perf. Synopf. pag. 368. Non Bulliard. 


Son pédicule eft long d’un à deux pouces, épais 
de deux lignes, fiftuleux, légérement tomenteux, 
principalement à fa bafe, qui s’enfonce , comme 
une racine , dans les bois fur lefquels il croit. Il 
foutient un chapeau charnu, d’un blanc-ivide , 
un peu pulvérulent, large d’un à deux pouces, 
d’une fubftance compaéte , d’une odeur défagréa- 
ble, un peu plane, garni en deflous de lames 
compactes, minces, linéaires, blanchâtres , adhé- 
rentes. Il croit par groupes fur les troncs pourris. 


244. AGARIC Crétacé. Agaricus cretaceus. 
Perfoon. 


Agaricus cafpitofus , albus, pileo carnofo , con- 
vexo-plano ; lamellis fubconfertis , adnexis ; fHpite 
longiufculo , folido , fabtomentofo. Perf. Synopf. pag. 
369. 

Il s'élève à la hauteur de deux ou trois pouces, 
fur un pédicule prefque romenteux , un peu com- 
primé, {urtout vers fa bafe, & un peu courbé, 
point fiftuleux, foutenant un chapeau charnu , 
d'abord convexe, puis plane, large d’un pouce 
& demi, garni d2 james affez nombreufes, minces, 
étroites, adhérentes, couleur d’eau. Il croit parmi 
les pins, fur les montagnes, par groupes de cinq 
à fix individus adhérens par leur bafe. 


245. AGARIC cannelé. Agaricus rivulofus. 
Perf 


Agaricus compaëlus , pileo carnofo, convexo ; 
plano , ex albido-fubrufefcente, demüm rimofo-rivu- 


À G A 


lofo ; lamellis confertis, pallefcente-albis ; fipite 
firilo , albido , fubtomentofo ; bafi villofo. Perf. 
Synopf. pag. 369. 

Son odeur , ainfi que fa faveur , n’eft point 
défagréable. Son pédicule eft long d'un pouce, 
épais de trois lignes , roide, blanchätre , un peu 
tomenteux , velu à fa bafe, Son chapeau eft glabre, 
large d’un pouce & plus, d'abord convexe, puis 
plane , d’un blanc-roufleitie. Il fe ride & prend 
enfuite des cannelures profondes, fouvent concen- 
triques. Ses lames font un peu décurrentes, nom- 
breufes, larges d’un ligne & demie , d’un blanc- 
fale. Il croit dans la forêt d'Hercynie. 


246. AGARIC coufinet. Agaricus pulvinatus. 
HET 


Agaricus pileo carnofo , fuberofo , pulvinato , [ub- 
repando , glabro, albido, difco incarnato , pallido ; 
lamellis confertis , decurrentibus , albis ; ffipite bre- 


vifimo, folido , duro, Perf. Synopf. pag. 370. 


Il a la faveur du bolet comeftible. Son pédicule 
eft long d’un demi-pouce, dur, plein , foutenant 
un chapeau large de quatre ou cinq pouces, 
charnu , fubéreux, glabre , blanchâtre, convexe , 
puis un peu plane, d'un incarnat pale à fondifque, 
un peu ridé, point écailleux ; les lames nom- 
breufes , blanches, décurrentes, minces, un peu 
arquées, larges de trois lignes. 11 croit fur le tronc, 
dans les forêts. 


247. AGARIC d'un blanc-fale, Agaricus forda- 
rius, Perf, 


Agaricus fubgregarius , totus fordidè albus , pileo 
carnofo , compaëtlo , hemifpharico, convexo ; mar- 
gine ab initio involuto , fubtomentofo ; lamellis con- 
fertis , anguflis, aquofo-albidis ; flipite fubfolido , 
fibrillofo. Perf. Synopf. pag. 370. 


Il a d’abord une faveur un peu douce , qui de- 
Vient enfuite nauféabonde ; fa confiftance très- 
ferme; fon pédicule long d’un pouce & de quelques 
lignes , épais de deux ou trois lignes, légérement 
fibreux ; fon chapeau charnu , compagte, hémif- 
phérique, puis convexe, à peine large d’un pouce, 
d’abord enveloppé à fes bords, enfuite nu & 
glabre, garni de lames planes , nombreufes , étroi- 
tes, très-ferrées, d’un blanc-fale, couleur de corne 
à leur bafe. Il croît ou folitaire ou par groupes , 
dans les haies , les forêts , au pied des arbres, 


248. AGARIC paraîite. Agaricus parafiticus. 
Bull. 


Agaricus fubpurvus , fubcafpitofus , parafiticus , 
pileo cumpanulato ; fuprepando , albido-pallefcente ; 
damellis diflantibus , craffiufculis , fufeis; flipite 
incurvo , pilofo, folido. Bull. Herb. tab. 574. fiz. 2. 


8.? Agaricus ( pilipes ) , fafciculatus , fufcus ; 


- A GA 197 


pileo eampanulato ;ÿ fhpite toto fparsim pilofo, 
Sowerb. Fung. tab. 249.— Perf. Synopf. pag. 371. 
— An fpecies diflinéta ? 


Cette efpèce croît parafite fur les grands agarics 
à moitié pourris. Sa couleur eft blanche ; fon pé- 
dicule cylindrique, nu, plein, un peu courbé , 
Jong de deux ou trois pouces , un peu velu à fa 
partie inférieure, foutenant un chapeau d’abord 
conique , puis plane ; le centre proéminent , d’une 
couleur plus foncée, large d'environ un demi- 
pouce, finueux à fes bords, garni de lames iné- 
gales , à peine adhérentes au pédicule , arnincies 
à leur bafe. Il croit en groupes, au nombre de 
trois ou quatre individus adhérens par leur bafe. 


249. AGARIC à pied brun. Agaricus phaifpodius. 
Bull. 


Agaricus brunneo-fufeus, pileo umbonato , maroine 
finuato; laminis candidis, bafi arcuatis, inaqualibus , 
ferë Liberis ; flipite folido, bafiincraffato. Bull. Herb. 
tab. 532. fig. 2. 


Son pédicule eft long d'environ trois pouces , 
d’un brun-rouffeâtre, nu, plein, glabre , renflé à 
fa bafe , rétréci à fon milieu, élargi à fon fommet, 
foutenant un chapeau de même couleur , d’abord 
convexe , puis plane ou corcave, faillant à fon 
centre, un peu finueux à fa circonférence , large 
de deux à quatre pouces, garni de lames blanches, 
inégales , arquées à leur bafe , peu adhérentes au 
pédicule. Il croît folitaire {ur la terre. 


250. AGARIC ondulé. Agaricus undularus, 
Bull. 


Agaricus parvulus , pileo tenui , umbonato , pla- 
niufeulo, zonato , albido ; lamellis confertis, decur- 
rentibus , fubargillaceis ; fhipite longiufculo , Jubflexuo- 
Jo, undulato. Bull. Herb. tab. 535. fig. 2.— Perf. 
Synopf. pag. 371. 

Son chapeau eft peu charnu , blanc , marqué de 
zônes concentriques , d’un jaune-pâle, tacheté de 
gris à fon centre , d’abord conique , puis plane, 
large de huit à neuf lignes, un peu finueux fur fes 
bords, foutenu par un pédicule grêle , fifuleux , 
nu, cylindrique , blanchätre , un peu flexueux, 
long de deux pouces & plus ; les lames nombreu- 
fes, inégales, un peu décurrentes, jaunâtres. I} 
croit fur la terre. 


251. AGARIC jaune d'argile. Aparicus argilla- 
ceus. Perf. 


Agaricus fubparvus ; pileo conico, carnofo | mem- 
branaceo , umbonato , nitente, adbo ( fubpallefcente ) ; 
lamellis primô albis, dembm arcillaceis , fujcefcenti- 
bus ; flipite mediocri , fubrenui. Perf, Obf. Mycol. 1. 
pag. ÿ1, & Synopf. pag. 372. 

8. Agaricus (immutabilis ) , rorus candidus , fub- 


568 A GA 


rigidus , pilco camparulato, a Ju’ 5 
mellis confertis , candidis (immutabilibus ) ; féipive 
craffiufculo, duro , folido. Perf. <. 


Son pédicule eft un peu roide, grêle, peu élevé, 
pu où couvert d’une membrane tres-fugace , fou- 
tenant un chapeau chärnu , membraneux, conique, 
un peu aigu , d’un afpeët foyeux, flrié, large de 
neuf lignes , d’une couleur blanche qai pâlit avec 
l'âge ; les lames conniventes , d’abord blanches , 
puis d’une couleur terreufe, d’un jaune-brun. La 
variété 8 eft un peu plus grande. Ses couleurs ne 
changent point, excepté celle des lames, qui de- 
vient un peu cendrée. Elles croiflent toutes deux 
dans lés forêts. 


Gif 


252. AGARIC En capuchon. Agaricus cucullatus. 
Perf. 


Agaricus fuberegarius , fubparvus , totus candidus, 
pileo campanulato , levi; lamellis arcuatis , decurren- 
tibus ; fhpite longo, bafi fubincraffato, pilofo ; pilis 
ereëlis. Perf, Synopf. pag. 373. 


Son afpeét eft affez élégant, de couleur blanche. 
Son pédicule eft fiftuleux , long de deux pouces , 
pileux, épatfi à fa bafe, eflilé à fon fommet, fou- 
tenant un chapeau large de trois ou quatre lignes , 
d’abord conique , puis campauulé , très-liffe; fes 
lames décurrentes , courbées en arc. 11 croit pref- 
que par groupes, {ur la terre, pariniles mouffes. 


2$3. AGARIC alliaire. Aguricus alliatus. Perf. 


Agaricus fubgregarius , odoratus, fubparvus, ficcus, 
pileo fubcarnofo , plano , rugulofo , palleftente-albo ; 
lameilis crifp:s; ftipite breviufeulo, ruf, fcente. SchoϾff. 
Fung. tab. 119.— Perf. Synopf. pag. 373. 


Agaricus Schæfferi. Perf. 


Cetagaric eft petit; il répand une odeur d'ail. 
Son pédicule eft rouffeätre , fiftuleux ; coriace , 
haut d’un pouce; fon chapeau plus fec que charnu, 
à peine large de quatre lignes, convexe, puis 
plane , médiocrement ridé , d’un blanc-pâle , à 
peine ftrié, garni en deflous de lames blanchatres, 
crépues , qui fe detachent facilement du pédicule. 
Il croît fur les lieux montueux, ordinairement 
par groupes, fur les gazons, parmi les bruyères. 


2f4 AGARIC à pied calleux. Agaricus callopus. 
Perf. 


Agaricus gregarius ; inodorus , parvus , pileo fub- 
carnofo , convexo-plano, levi, lamellifque adnexis , 
albidis ; flipite fubtenace , cavo , nitido , rufo-bawio. 


Perf. Synopf. pag. 373. 


I! reffemble beaucoup au précédent, mais il eft 
dépourvu d’odeur , d'une couleur plus éclatante ; 
fon chapeau life , point ridé, bien moins charnu; 
les lames détachées du pédicule, échancrées, un 
peu adhérentes ent'elles; le pédicule ffluleux-un 


0, fusfericeo ; du © 


EEE ne à ee - 


peu coriace , d'un roux-clair. Il croît dans les bois 
dé hétres. 


25. AGARIC tubéreux. ÆAgaricus tuberofus. 
Bulliard. 


Agaricus gregarius , parvus, albidus, pileo con- 
vexo, papillato ; flipite brevi, fubrufefcente, tuberi- 
bus imato. Bull. Herb. cab, 256, & tab. 522. fix. 
4. — Perf. Synopf pag. 374. — Decand. Flor. 
frauç. vol. 2. pag. 178 


B. Agaricus amañit:. Batfch. Elem. Fung. 1. p. 
109. fig. 93. — Perf. Obf. Myc. 2. pag. 52, & 
Synopf. I. c. 


y. Agaricus( cirratus ), gregarius , pilee fubpa- 
pillato, plano, albido ; difco rufefcente ; lamellis con- 
ertis , albidis ; flipite longiufeulo, tenui , rufefcente, 
fibrillulis longis obfi:o. Perf. Obf. Myc., & Synopf, 
lice 


Bulliard & Perfoon font d’un fentiment un peu 
différent fur le développement de cette fingulière 
plante. Selon le premier, on apperçoit d’abord 
une petite graine ou tubercule rougeatre, plongé 
dans le corps ou entre les feuillets des groifes ef- 
pèces d’agaric ou de bolet, Cette graine s’alonge 
en un ou plufieurs points, & de chacun fort un 
filet menu, blanc & furmonté d’une périte tête. 
Ce filer fe développe , & on voit enfin un agaric 
long de deux ou trois pouces au plus, dont le pé- 
dicule eft grêle , nu, plein, fifluleux, garni vers 
fa bafe d’un anneau de poils, & continu avec le 
tubercule rougeatre. Le chapeau ef large de cinq: 
à fix lignes , plane ou convexe, blanchätre , lifle, 
double de feuillets inégaux, blancs , non décur- 
rens fur le pédicule. Perfoon , au contraire, croit 
que le tubercule rougéitre eft un végétal particu- 
ler, analogue aux truffes du fafran , qu’il nomme 
Jêlérote des champignons. Ilditqu'on trouve quelque- 
fois l’aparic fans ce tubercule ou cette plante, 
Cette efpèce croît fur les grandes efpèces d’aga- 
rics ou de bolets à demi pourris. 


256. AGARIC rameux. Agaricus ramofus. Bull. 


Agaricus laëteus, pileo hermifpharico, deinconvexo, 
orbiculari; laminis inaqualibus, ad infertionem flipitis 
dilatatis ; flipitibus cylindricis , bafi longè connatis 
& ramos fimulantibus. Bull. Herb. tab. 102. 


Amanita ramofa. Lam. Diét. 1. pag. 108. ( Voyez: 
AMANITE, n°. 32.) 


257. AGARIC des rameaux. Agaricus ramealis. 
Bull 


Agericus gregarius, parvus , fubpérfiftens , pileo 
fubcarnofo , hemilpherico , ‘albido ; difco rufefcente ; 
lamellis confertis , anguflis ; flipite incurvo , pulve-. 
raceo. Bull. Herb. tab. 336. — Perf. Synopf. pag, 
375 ; & Obf. Mycol. 1. pag. 45 & 47. 


À G A 


Cet agaric eft blanc , excepté le centre du cha- 
peau, qui eft rougeâtre. Son pédicule eft long 
d'environ deux pouces, nu, gréle, cylindrique, 
foutenant un chapeau d'abord convexe, puis con- 
cave, pointftrié, à peine larse d’un pouce, continu 
avec le pédicule, garni de lames nombreufes , iné- 
pales , terminées en pointe fur le pédicule fans 
Jui adhérer , mais réunies entr’elles. Il croit fur 
les branches mortes tombées à terre, à demi 
pourries , particuliérement fur celles du rofier & 
du bouleau, dans le courant de l’automne. 


258. AGARIc inodore. Agaricus inodorus. Bull. 


Agaricus albidus , pileo conico , dein plano , um- 
bonaio ; margine fubfinuofo, interdüm lacero; laminis 
ex fufco-flavis , pediculum versùs acuminatis ; fhipite 
tt pleno aut fiffulofo. Bull. Herb. tab. 524, 

g: 2. 


Son pédicule eft nu, cylindrique. plein ou. fiftu- 
leux, quelquefois un peu tortueux , blanchatre , 
Jong de deux pouces & plus, foutenant un cha- 
peau conique, puis plane, blanchätre , large d’un 
pouce & demi , protubérant à fon centre , légé- 
rement finueux à fes bords, quelquefois fendu 
dans fa vieiileffe ; les lames libres, nombreufes, 
inégales, terminées en pointe du côté du pédicule. 
Il croit folitaire , fur la terre. 


259. AGARIC. terreux. Agaricus geotropus, Bull. 


Agaricus alhidus vel, flavo-pallefcens, major , 
. pileo rotundato , eentro mammoÿo ; lamellis inaqua- 
libus , decurrentibus ; fHpite concolore, aliquando bafi 


Jubhirfuto. Bull: Herb. vab. 573. fig. 2. 


Cet agaric eft quelquefois entiérement blanc , 
mais plus fouvent fes james fonc blanches, & le 
refte eft d'un jaune-pâle & terreux. Son pédicule 
elt nu, plein, glabre , cylindrique, quelquefois un: 
peu velu à fa bafe, long de deux-ou trois pou- 
ces, épa's de quatre à fix lignes, fourenant un 
chapeau régulier, arronli, convexe, puis plane 
& même concave , faillant à fon centre, garni de 
limes nombreufes , inégales, décurrentes. Il.croic 
folitaire ou en groupes peu nombreux, fur la 
terre. 


260. AGARIC petit bonnet. Agaricus pileolarius. 
Buil. 


Agaricus pileo, primüm. hemifpherico, dein: con- 
vexo ;. margine reflexo , grifeo , fucefcente , pulveru- 
lento ; laminis grifeis ; flipite albido, fisrillofo , 
bai venrricofo , ffriato ; fériis grifeis vel flavicantibus, 
Bull, Herb. tab. 400. 


Son pédicule eft long de trois pouces, renflé à 
fa bafe , nu, plein: de-couleur blanche:, traverfé 
per des flries: grifes: ou jaunatres, cotonneux’en 
dedans. Le chapeau, continu.avec-le:pédicule, eit 
d'abord hémifphérique, puis convexe , ayantfes: 


| 


À G A 199 


bords repliés en deffous , puis plane & un peu con- 
cave , large de quatre à cinq pouces. Sa chair eft 
épaifle , ferme & blanche ; fa furface fèche, fari- 
neufe ou cetonneufe, d’un gris-rouffeâtre ; fes 
lames décurrentes , nomibreufes | inégales, d'un 
gris-clair. Il croît vers la fin de l'été, dans les bois, 
fur des amas de feuilles pourries. 


261. AGARIC des bruyères. Agarieus ericetorumi 
Bull. 


Agaricus gregarius , alhidus, pileo flaveftente, 
convexo , rarû centro prominulo ; lamellis fubd:ffan- 
tibus, ffigite tereti ; apice fiffulofo , non fquamulofo. 


Bull. Herb. tab. $51. 83. 1. Non Perf. 


H a. de très-grands rapports avec l’agaricus ebur- 
neus ; ilendiffere par fon pédicule fifluleux vers fon 
fommet &, point écailleux ;. par fon chapeau d’un 
blanc-jaunâtre, plus convexe, à peine protubé= 
ie à fon fommer. Il croit par groupes. dans les 

o1s. | 


262. AGARIC moufleron. Agaricus albellus. 
Schœtff. 


Agaricus alutaceus, pileo fpharico , dein campa- 
nulato, quam maxime carnofo, marpine pardm revo- 
lato ; luminis conferrifffmis, inequalibus.; apicibus- 
acuminatis ; fHpite plerumquè baff incraffato , fubhir- 
Juto. (Agaricus mouferon.) Bull. Herb. tab. 142. 
( Voyez AMANITE, n°. 23.) 


263. AGARIC du bois mort. Agaricus lignatilis. 
Bull. 


Agaricus cefpitofus., pileo umbonato , glabro:, cin- 
namomeo ; lamellis fubdecurrentibus, pullidè ferru- 
gineis ; ffipite fjuamofo , fubtenut, cylindrico. Bull, 
Herb. tab. ÿ54. fig. 1. — Decand, Flor. franç. 
vol. 2.:pag.-176. 


Agaricus caudicinus. Var. Perf. Synopf. pag: 2714 


«, Cet agaric, dit: M. Decandolle , refflemble à 
lagaric annulaire, & M, Perfnon le confidère: 
comme.une fimple variété ;: il en diffère cependant 
en ce qu'il n’a point. de collier: Son:pédicule-eft 
plein, cylindrique, fouvent:courbé à fa: bafe, 
fauve, moucheté, vers la bafe, de:petites écailles 
brunes. Le: chapeau eft d’abord: convexe, puis 
plane ,. fouvent finueux, jaune:, avec le: centre 
fauve. Les feuillets font d’un rouge de brique, 
inégaux , adhérens ou légérement décurrens fur le 
pédicule. Il: croit fur les bois d£ charpente & lat 
coupe des vieux troncs, » 
| 264. AGARic à tête enfumée. Agaricus capnio- 
! cephalus. Bull. 


|‘ Aparicus piléo flavo, feniore ad centram & mar- 
| ginem nigro ; laminis rufis, inequalibus, intls emar- 
ginatiss.fhpite:cylindricos bafi, parèm attenuato ; fla- 


°00 À G A 


vefesnte , longitudinaliter firiato. Buïl, Herb. tab. 
547. fig. 2. 


Son chapeau , d'abord convexe , devient plane, 
de couleur fauve ; le centre & le bord noirätres 
dans fa vieilleffe, garni en deffous de lames iné- 
gales, d’un roux-fauve , échancrées à leur bafe , 
un peu prolongées fur le pédicule : celui-ci eft nu, 
plein, cylindrique, un peu rétréci à fa bafe, 
charnu, jaunâtre, rayé longitudinalement, long 
de deux pouces & plus, épais de fix à huit lignes. 
Il croit folitaire ou par groupes fur la terre. 


265. Acaric en fufeau. Agaricus fufiformis. 
Bull. 


Agaricus cafpitofus ; pileo fufco-flavefcente, con- 
vexo , campanulato , feniore fubfinuofo ; fhpite levi, 
apice cylindrico , medio ventricofe , baf; acuminato , 


concolore. Bull. Herb. tab. 76. 


Amanita œdematofa. Lam. Ditt. 1. pag. 108. 
(Voyez AMANITE , n°. 30.) 


266. AGARIC tortu. Agaricus contortus. Bull. 


Agaricus radice nigrâ , fubconicä , fhipites flexuo- 
Jos , glabros , fufco-nigrefcentes , plurimos emittente; 
pileo concolore , convexo ; centro prominulo, rotun- 
dato ; laminis candidis. Bull. Herb. tab. 36. ( Vos. 
AMANITE,n°.31.) 


267. AGARIC poudreux. Agaricus furfuraceus. 
Bull. 


Agaricus pileo pulverulento-lutefcente, centro mam- 
mofo, margine fubfinuato , maculis fufcis centro nu- 
merofioribus ; lamellis primÔ albidis, dein flavicanti- 
bus ; flirite pleno, candido. Bull. Herb. tab. 532. 
fig. 1. Non Perf. 


On le diftingue de l’agaric finué à fon chapeau 
d’une couleur jaune plus foncée , bien moins finué 
à fes bords, poudreux à fa furfice , parfemé de 
mouchetures fauves, plus abondantes vers le 
centre ; d’abord hémifphérique , puis campanulé , 
puis plane, protubérant à fon centre , garni de la- 
mes libres, imégales , blanches, enfuite jaunâtres , 
afcendantes du côté du pédicule : celui-ci eft 
droit, nu, plein, de couleur blanche, long de 
trois à quatre pouces, épais de quatre à cinq 
Lips Il croit fur la terre, par groupes ou fo- 
itaire. 


$. V. MY cENA. Perf. Point de coiffe ni d’anneau ; 
pédicule central, ordinairement fifluleux; chapeau 
non ombiliqué ; lames ou feuillets qui ne noirciffent 
point en vieilliffant, 


268. AGAric odeur d'ail. Agaricus alliaceus. 
Perf. h 


Agaricus folitarius, graveolens, pileo campanulato, 


es | 


A GA 


membranaceo-fufcefcente ; lamellis diflinétis ; albidis; 
féipite longo, nigrefcente., glaco, fubradicato ; baf 
frigofä. Perf. Cynopf. pag. 375, à Obf. Mycol. 1. 
pag. 4. — Jacq. Flor. auftr. tab. 82. — Linn. Syft. 
Veget. pag. 1014.? 


Son pédicule eft glauque, noirâtre , a'ongé, à 
peine tomenteux, réfferré à fa bafe , fupportant 
un chapeau campanulé , membraneux, d'un brun 
plus où moins foncé , à flries peu marquées, garni 
en deffous de lames libres, féparées, blanchatres: 
il répand au loin une forte odeur d’ail; il croît en 
automne , dans les lieux humides , parmi des amas 
de feuilles en putréfaction. 


269. AGARIC porreau. Agaricus porreus. Perf. 


Agaricus gregarius, majafeulus , pileo fabmem- 
branaceo , hemifpharico , lamellifque flavefcentibus ; 
fripite longo , fubtomentofo , deorsim fanguineo. Perf, 
Synopf. pag. 376. 

Agaricus (alliaceus}, fipite fubrubello, ad api- 
cem attenuato , bafi fubhirfuto ; pileo ex albido-rufèf- 
cente , plano vel convexo , vel centro gibbofo ; laminis 
concoloribus , liberis. Bull. Herb. tab. 158, & tab. 
524. fig. 1.2 — Scopol. Carn. 2. pag. 454. — 
Sowerb. Fung. tab. 81. — Ant. Juff. At. Pari. 
1728. pag. 382. 


Cet agaric n'eft peut-être qu’une variété de 
l’efpèce précédente , à laquelle il refflemble beau- 
coup , & qui répand, comme elle, une forte odeur 
d’ail. Son pédicule eft grêle, nu, cylindrique , un 
peu conique , plus ou moins velu ou pubefcent, 
long de quatre à cinq pouces, épais d'environ 
trois lignes , pâle & rétréci à fon fommet, rou- 
geâtre à fa bafe, d’où découle quelquefois un fuc 
rougeatre. Son chapeau eft plane ou convexe , 
large de deux pouces au plus, faillant en boffe à 
fon centre , un peu finué à fa circonférence , peu 
charnu, d’abord blanc ou jaunâtre , puis rouf- 
feâtre, garni de lames inégales , peu nombreufes, 
libres, rouffeâtres , rétrécies en pointe du côté 
du pédicule. Il croit fur les feuilles mortes, dans 
les bois humides , en automne. 


270. AGARIC ventru. Agaricus ventricofus. Bull. 
Agaricus albido-rufefcens , fipite bafi ventricofo ; 


radice fimplici , acuminatä ; pileo primdm campani- 
formi , deindè convexo ; laminis rufis , finuofis , hamo 


terminatis. Bull. Herb. tab. 411. fig. 1. 


Son pédicule eft fiftuleux , nu, renflé à fa bafe, 
prolongé en une racine fimple & pointue , long 
de quatre à cinq pouces , foutenant un chapeau 
d'abord campanulé , puis convexe, qui devient 
aflez fouvent prorubérant à {on centre & ftrié fur 
fes bords; large de trois pouces au plus , tantôt: 
prefque blanc, tantôr d’un gris-Jaunatre, garni en 
deffous de lames nombreufes, roufles , finueufes , 
terminées par une forte de crochet léaérement. 

décurrent 


À G À 


décurrent fur le pédicule. Il croît dans les bois , 
enété & en automne. : 


271. AGARic fiftuleux. Agaricus fiflulofus. Buil. 


Agaricus cefpitofus , flipite levi, radicato , exfucco, 
kafi ffrigofo-hirto ; pileo membranaceo , umbonato, 
livido-fufcefcente ; lomellis difinétis, albis. Bull. 
Herb. tab. 518. excluf. litre. H. P., & tab. $63. 
fig. 4. 

Agaricus galericulatus. Perf. Synopf. pag. 376, & 
Obferv. Mycol. 2. pag. 57. 


Agaricus pfeudo-clypeatus. Bolt. Fung. tab. 154. 


Agaricus mammillaris. Hoffm. Nom. pag. 217. 
tab. 4. fig. 1. 


æ. Agaricus fiffulofus communis. Dec. Flor. franc. 
vol. 2. pag. 160. — Buil. I. c. fig. F. D. 


Agaricus galericulatus. Schœff. Fung. tab. 52. — 
Perf. Obf. Mycol. |. c. var. @. 


8. Agaricus rufefcens. Buli. |. c. fig. E. 
y. Agaricus gracilis. Bull. L. c. fig. O. P. 
€. Agaricus prodiferus. Sowerb. Fung. tab. 169. 


« 11 éft peu de champignons, dit M. Decan- 
doile , qui varient autant que celui-ci pour le port, 
Ja grandeur & la couleur. Son pédicule eft quel- 
quefois très-grêle , long de quatre à cinq pouces 
ou de deux & demi, mais plus épais. Sa couleur 
eft blanchârre, roufle ou d’un gris plus ou moins 
foncé ; fon chapeau conique ou en cloche, plane où 
fauvent marqué d'une protubérance à fon centre. 
Au milieu de toutes ces variations, on rernarque 
que fon pédicule eft toujours cylindrique, glabre & 
fans fries; qu’à fa bafe il fe renfle un peu & eft 
chargé de petits poils roides & noirâtres ; qu’il fe 
prolonge en une petite racine pointue, qui entre 
dans les fentes des arbres, Si on coupe ce pédi- 
cule , on voit qu’il eft tubuleux dans toute fa lon- 
gueur, & qu’à fon fommer ce tube eft divifé par 
une protubérance qui part du chapeau. Les feuil- 
lets font nombreux , blanchatres ou grifâtres , très- 
inézaux, un peu adhérens au pédicule. Quelque- 
fois il développe, fur le chapeau , une cupule 
qui offre en dedans des feuillets concentriques 
comme fi c’étoit un petic chapeau d’agaric né à 
l'envers. Il croît en automne, par groupes réunis 
Ée le pied , fur les troncs & les branches d’ar- 

res. » 


272. AGARIC à cent-raies. Agaricus polygram- 
mus. Bull. 


Agaricus folitarius , ffpite caudato , longitudina- 
liter ffriato , argenteo-cafio ; pileo campanulato , um- 
bonato , fubcinereo. Bull. Herb. tab. 395$, & tab. 
518. fig. H. — Perf. Obferv. Mycol. 2. pag. 59, 
&: Synopl. 377. 

Botanique. Supplément. Tome I. 


A G A 


8. Agaricus ( niveus }, totus amænt albas. Perf. 


\AC: 


7? Agaricus (atro-cyaneus), niger , cyaneo-prui- 
natus , pileo cucüllato, dense ffriato-fulcato; margine 
extrerno albentiore ; fhpite elongato , lineari , ffrrato- 
fulcato ; lamellis albentioribus. Batich. Elem. Fung. 
pag. 101. tab. 18. fig. 87. Fortè junior. 


d Agaricus cynophallus. Batfch. |. c. fis. 85. 


( Fungus nondèm evolutus. ) 


bel 


Rapproché du précédent, celui-ci offre, comme 
lui, plufieurs variétés remarquables , furtout par 
le changement de couleur. Son pédicule eft long 
de quitre à cinq pouces, fouvent velu à fa bafe, 
cylindrique , marqué de ftries bleuatres, longitu- 
dinales ; filtuleux, fans protubérance au fominet 
du tube , muni d'une racine alongée, pointu ; 1l 
foutient un chapeau d'un gris-noirâtre , d'abord 
oveide, puis conique , puis plane ou concave, 
déchiré à fes bords, proéminent à fon fommet, 
large de deux pouces & demi, peu charnu, garni 
de James libres, blanches, inégales. Cet agaric eft 
tout-à-faic blanc dans la variété B, noiratre , par- 
femé de petites taches bleues dans la variété y; 
fon chapeau profondément cannelé, blinchatre 
vers fes bords. II croît ordinairement folitaire , 
dans les cavités des vieux troncs, en été & en 
automne. 


273. AGARIC pied menu. Agaricus filopes. Bull. 


Agaricus flpite longiore , tenuiffimo , ad apicem 
attenuato , bafs hirfutifimo ; pileo conico vel campa- 
niformi , ffriis rufis , radiantibus notato. Bull. Herb. 
tab. 320. 


Agaricus (pilofus), pileo glabro , membranaceo, 
| albido , cinereo , fubhemif>herico , papillato, ff: iato ; 
| lamellis diffinétis fhpiteque longo , ter ui, bhfi villofo- 
| albidis. Perf. Synopf. pag. 380.2? — Batfch. Eleinr 
| Fung. pag. 67. fig. 2.? 


æ. Agaricus campanulatus. Bull. 1. c. fig. A. 
8. Agaricus conicus. Bull. |. c. fig. B. 


Son pédicule eft fort grêle, long de fix à fepe 
pouces, cylindrique, fifluleux, blanchätre , ré- 
tréci vers fon fommet, très-velu à 1 bafe, fou- 
{ tenant un chapeau campanulé dans la variété «, 
| conique dans la variété 3, mince, blanchâtre , à 
peine large d’un pouce, marqué de ftries rouf- 
| featres, divergentes, garni de lames blanches, 
| lies , inégales. Il croit dans les bois, parmi les 
mouffes. 


74. AGARIC d'été. Agaricus affivus, Perf. 


Agaricus folitarius , terreftris ; pileo fubmembra- 

si af£ : ; 

naceo, oblusè umbouato , fubcorrugato , cinereo-li- 

? vido ; lamellis candidis ; fhipite Levi, fubradicato ; 
GC 


À G 


radice arcuat , pilofä. Perf. Obf. Mycol. pag. 9, 
& Synopf. pag. 372. 


202 


Cette efpèce n’eft peut-être qu’une variété de 
lagaricus polygrammus. Son pédicule eft plus long, 
de couleur cendrée, liffe, pileux fulement à fa 
bife ; fa racine arquee. Son chapeau eft prefque 
membraneux , un peu ridé, légérement protubé- 
rant & obtus à fon centre , de couleur plombée ; 
les lames blanches, d’une grandeur médivcre. Il 
croit fur la terre, le long des branches de pins 
abattues. 


27$. AGARIC noir-blanc. Agaricus atro-ulbus. 
Bolr. 


Agaricus pileo (lewvi), margine albido, apice nt- 
gro; Jhpite (raaïcato ? ), fijfulofo , baff plumoo. 
Bolt. Fung. pag. 137. tab. 137. — Perf. Synopf. 
pag. 376. 

Son pédiculeeft long de trois pouces, ffluleux, 
un peu renflé, écailleux à fa bafe, noiratre dans 
fa jeuneffe , prolonge er une racine brune. Son 
chapeau eft d'abord oblong, puis campanalé, life 
à fa fupeificie, d'abord entiérement noir, puis 
blanc à fa circanférence , garni en deffous de la- 
mes blanches & arquées. Il croit en Angleterre. 


276. AGaARIC à pied laiteux. Agaricus galopus. 
Perf. 


Agaricus fubfclirarius , terrefiris, pileo campanu- 
lato , nigrefcente-glauco ; lamellis fubdiflantibus, al- 
bido-cinereis ; flpite [ubradicato, fraéto fuccum lac- 
£cun fecernente. Perf. Obi. Mycol. 2. pag. 56, & 
Synopli. pag. 379. 

Agaricus laëéteftens. Schrad. Spicil. Flor. germ. 
pag. 128. 


Il eft une fois plus petit que lagaric fiftuieux. 
Ses couleurs font plus ou moins foncées. Son pé- 
dicule fe prolonge en une racine : il en découle 
un fuc laiteux lorfqu’on le brife. Le chapeau eft 
campanulé , glauque , noirâtre ; l:s lames ur peu 
diffantes , d'un blanc-cendré. Il croît prefque fo- 
litaire dans les forêts, fur-la terre, parmi les 
gazons. 


277. AGARIC à pied enfanglanté. Agaricus ha- 
malopus. Perf. 


Agaricus cejpitofus , pileo carnofo , membranaceo, 
«x albido-rubefcente ; lamell!s anguffis , albis ; flipie 
ubtenui , rufefcente, rupto fuccum rubrum fecernente. 
Perfoon, Obferv. Mycol. 2. pag. 56, & Synopf. 
Pag- 379. 

Il découle de fon pédicule feul un fuc rougeà- 
tre. Son chapeau eft un peu charnu , membraneux, 
d'un blanc lavé d2 rouge, large d’un pouce au 
plus , prefqu'hémifphérique, foutenu par un pé- 
dicule grêle, roufeâtre, long de deux pouces. 


A G A 


Les lames font blanches, étroites, un peu fran- 
& Ë AR 
gées. On diftingue à la loupe, fur leurs côtés, 
des particules brillantes. 1l croit fur le tronc des 

arbres. 


278. Acaric à pied fafrané. Agaricus crocutus. 
Perf. 

Agaricus pileo campanulato, cinereo , obfolere 
flriuto; lamellis fripiteque f:cco eroceo refertis. Sthrad. 
Spicil. Flor. germ. pag 128. — Perioon, Synopf. 
pag. 380. 


Son pédicule-eft long de deux ou trais pouces, 
fouvent Risxueux , jaune à fa bafe, blanchätre à 
fon fommet; le chapeau campanulé , large de qua- 
tre hanss, de couleur cendrée , à peine ftrié ; les 
iames diflentes : il en découle, ainfi que du pédi- 
cule , une liqueur irfipide, d’un jaune de fafran, 
Il croit parmi les feuiiles pourries. 


279. AGARIC poli. Agaricus levigatus. Perf, 


Agaricus fubgregarius , terrefiris , pileo membrana- 
ceo , campanulato , dealoato-cinereo , Levi ; lamellis 
alsidis ; ffpite meuiocrt, bafs pilis ficrillofis. Per. 
Synopi. pag. 380. 


Il s’é ève à peine à la hauteur de deux pieds, 
fur un pedicuie mini à fa bafe de petits poils 
fibreux. Son chapeau eft membraneux, large d’un 
demi-pouce au plus, life, campanulé , à peine 
{trié , d’un blanc-cendré ; les lames blanches , pref- 
qu’entiérement adhérentes au pédicule. Il croit en 
automne , en groupes épars fur la terre , dans les 
bois de pins. 


280. AcARic à tête grêle. Agaricus leptocephalus. 
Perf, 


Agaricus totus cinereus, pileo tenuiffimo , f:bum- 
bonato , repando , fulcato ; lamellis craffiufeulrs | obf- 
cure cinereis ; ffipite fubbrevi, glabro. Perf. Icon. &. 
Defcript. Fung. pag. 48. tab. : 2. fig. 4, & Synopf. 
pag. 381. 

Il répand une odeur de nritre. Son pédicule eft 
court , glabre, fituleux ; fon chapeau très-mince, 
un peu protulérant & médiocrement charnu à 
fon centre, fi'lonné , un peu finué à fes bords, de 
couleur cendrée , garni de lames un peu épaiffes 
d'un cendré plus foncé , adhérentes , un peu 
échancrées. Il croit en Allemagne, dans les 
forêts. 


281. AGARIC pied jaune. Agaricus flavipes. Perf, 


Agaricus gregarius, pileo campanulato , flriato , 
lameilifque albido-cinereis ; fhpite elongato ; [ubvif- 
cofo , flavefcente. Perf. Synopf. pag. 382. 


Agaricus plicatus. Schœff. Fung. tab. 31. 
Agaricus (flavipes ), fpiatus , pileo campanu- 


A G À 


lato , plicato , albido , fufco ; lamellis albidis ; fhpite 
fiffutofo , flavo. Sibch. Flor. oxon. pag. 305. 


Cet agaric, qui paroît être une vari-te du fui- 
vant, eft plus grand dans toutes fes parties ; il en 
diffère par fon chapeau convexe, légérement pliffé. 
Son pédicule eft jaunâtre, vifqueux ; along:, fif- 
tuleux ; fon chapeau campanulé, puis convexe, 
ftrié, d’un blanc-cendré ; les lames blanchatres. 
Il croit en Angi:terre , dans le Hanovre , fur la 
terre, par groupes , en automne ; parmi les pins 
& les bruyères. 


282. AGARIC à couleurs variées. Aparicus epip- 
rerygius. Perf. 


Agaricus fubcafpitofus , pileo campanulato, leviuf- 
culo , obtufo aut fuhumtrculato , cinereo, cafio , fub- 
vifcofo ; lamellis diflintibus, albis ; fipite julphureo, 
vifcido. Perfoon, Difpof. Meth. Furg pag. 25, & 
Synopf. pag. 382. 


æ. Idem, pileo rigido , fubargenteo feu plumbeo- 
cafio. Perf. L. c. 


8. Idem , pileo flavido. Perf. |. c. 


. Idem , lamellis fubcafiis aut fubincarnaris. Perf. 
J. c: 


à? Agaricus (nutans) , pileo primo natante, ru- 
feftente;ÿ ? margine dentato, dentibus porreétis ; ab 
initio flipem ambientibus. Sowerb. Fung. tab. 92. 


Très-variable dans fes couleurs, cet agaric s’é- 
‘lève à la hauréur de deux pouces fur un pédicule 
épais d’une ligne, vifqueux, d'un Jaune d< fou- 
fre; il fupporte un chapeau large d'environ quatre 
lianes, fec où peu charnu, prefque life , campa- 
nuls, obrus ou légérement ombiliqué, à peine vif 
queux , d’un blanc-cendré , un peu bleuâtre , quel- 
quefois plombé , argenté ou jaunâtre , papyracé ou 
pliffé ; les lames diftantes, bianches , quelquefsis 
tirant fur le bleu ou de couleur incarnate. Il croit 
prefque par groupes , fur les rameaux abattus des 
pins, en Angleterre. 


283. AcARicrayé. Agaricus lineatus. Bull. 


Agaricus fol'tarius , ffceus, pileo fhiato, lineato, 
favefcente-opaco ; lamellis difantibus , albidis , baf 
“verofis ; flipite bafi fubromentofo , al-v. Bull. Herb. 

tab. 22. — Peif. Synopf. pag. 383. 


Son extérieur a une apparence de féchereffe & 
d’aridité. 11 s'élève à la hauteur de deux pouces, 
fur un pédicule blanc , légérement tomenteux à fa 
bare, dé , grêle, cylindrique, fourenant un cha- 
peau campanulé , d’un jaune-foncé , traverfé per 
des lignes noiratres, divergentes, larce de trois à 
quatre lignes, garni en deffous de larnes diflantes, 
adhérentes an pédicule , blanchätres, un peu véi- 
n‘es à leur bafe. Il croît folitaire , én automne , 
parini la mouffe, dans les bois de hêtres. 


A G A 203 


284. Acaric tubulé. Agaricus foraminulofus. 
Perf. 

Agaricus fufeus , glaber, piteo campaniformi , [e- 
piüs conico , nunqguäm fuprà ffriato ; lamellis inequa- 
libus , liberis ; féipite cylindrico, tenui. Bull. Herb. 
tab. 403. fig. B. C., & tab. 535. fig. 1. 


Il fe diftingue du précédent en ce que la furface 
de fon chapeau eft liffe , jamais ftriée , de couleur 
fauve plus ou moins prononcée. Son pédicule eft 
grêle , elabre , fituleux, cylindrique , long de trois 
pouces & un peu plus. Le chapeau eft campanulé , 
que fouvent conique, quelquefois aplati , protu- 

érant à fon centre dans fa vieilleffe , large d’un 
pouce & demi , garni de lames libres , nombreu- 
fes, inégales. 1l croît foiitaire , en automne, fur lé 
bord des chemins. 


285. AGARIC jaune-blanc. Agaricus luteo-albus. 
Bolt. 


Agaricus ffipitatus, parvus , pileo conico , fhriato, 
favo ; lameltis trifidis, albis ; fhpite filiformi. Bolt. 
Fung. tab. 38. fig. 1. — Perl. Synopl. pag. 383. 


Son pédicule eft filiforme , haut d'un pouce, de 
l’épaifteur d’un poil de porc; d’un javne-pale ; fon 
chipesu conique, large de trois lignes, Jaune, 
frié; (es lames Llanches, trifides, élargies. Il croît 
dans les foréts. 


286. AGAric citronelle. Aguricus citrinellus. 
Perf. 


Agaricus gregarius , minutus, pileo ftriato , hemif- 
pharico , p«billato , ftipiteque brevi, bafi pilofo , ci- 
trino ; lamellis fubventricofis , uncinatis | albidis. 
En Icon. & Defcript. Fung. pag 44. tab. 12. 

83° 


g.? Agaricus ( tenellus) , pileo pallide fulphureo , 
margine pliculis teneris ffriato ; ffpite concolore, 
filiformi ; laminis albenribus , longitudine fubaqua- 
libus , latitudine alternis. Bat{ch. Elem. Fung. Cont. 
1. pag. 103. tab. 18. fig. 88. 


Son pédicule eft très-grêle, filiforme, haut d’un 
pouce , légérement pileux à fa bafe, d’une cou- 
leur tenire de citron, airfi que tout le refte de la 
plante. Son chapeau eft petit, hémifphérique , ma- 
melonné, large de deux ou trois lignes au plus; les 
lames légérement ventrues, en crochet, un peu 
blanchâtres. Il croît en groupes, dans les bois de 
pins, pirmi les feuilles. 


187. AGArtc alongé. Agaricus elongatus. Perf. 
Ag:ricus folicarius ; pileo Levi, hemiffharico, 
ffriato, flavefcente ; larellis horizonta'ibes , fubcon- 
coloribus ; flpite longiffimo, bafi fibrillofo. Perf. Ic. 
& Defcripr. Fung. pag. 3. tab. 1. fig. 4. — Synopf. 
pag. 394. 
Gicrz 


204 À G À 


Cette efpèce eft rare ; elle croît parmi les fphaï- 
gnes, dans les marais, folitairement. Son pédicule 
eft long de trois pouces & plus, grêle, un peu 
fibreux à fa bafe ; fon chapeau life, hémifphé- 
tique, jaunatre , ftrié , large de trois lignes ; les 
lames d'une couleur un peu plus oblcure, hort- 
zontales. 


288. Acanric à pied rouillé. Agaricus rubigino- 
fus. Perf. 


Agaricus pileo fubcampanulato, fulcato, lamellifque 
ferragineis ; flipite longo, fubtenaci, rusigirofo. Perf. 


Synopf. pag. 385. 


Son pédicule eft coriace, fi‘tuleux , de couleur 
de rouille, puis d'un brur-noirâtre, roide, long de 
trois pouces, foutenant un chapeau un peu cam- 
panulé , fillonné, mince, ridé, d’un brun-päl-, 
large de quatre lignes; les lames ferrugin:ufes , 
adhérentes, un peu ventrues. Il croît parint les 
moufles. 


289. AGARIic des hypnes. Agaricus hypnorum. 
Perf. 


Agaricus tenerrimus , parvus , tOtus ochraceo-fer- 
rugineus, pileo campanulato, falcato ; lamellis dif- 
zantibus , latisfeulis ; flipite mediocri. Perf. Synopf. 
pag. 381: — Schranck, Flor. bav. 2. pag. 605. — 
Batfch. Elem. Fung. pag. 117. fig. 96. — Schœff. 
Fung. tab. 63. 


g. Agaricus (bryophilus), pileo obtusè umbonato, 
lamellifque cinnamomets; fhpite longiffimo , fisrillofo, 
palleftente. Perl. |. c. 


y. Agaricus (fphagnorum) , pileo hemifpharico , 
papillato , ochraceo , pallido ; lamellis latis , aquose 
‘palliaïs ; ffipite lLongo , fubtenaci , fulvo. Per. 1. c. 


Cet agaric eft d’une fubftance très-tendre, gla- 
bre , petit, d’un jaune d’ocre , un peu ferrugineux. 
Son pédicule eft grêle, long d’un pouce; fon cha- 

eau campanulé , puis un p:u plane, fillonné ; les 
bee diftantes , médiocrement élargies, Le pédi- 
cule eft plus tenace dans la variété 4; le chapeau 
large d’un demi-pouce & plus; fon centre un peu 
faillant, prefque corné. Dans la variété y, le pedi- 
cule eft long de trois pouces, d’un fauve-fombre; 
fon chapeau pâle, obtus , large d’un demi-pouce; 
lis lames plus diftantes, plus élargies ; elles de- 
viennent prefque d'une couleur incarnste. On le 
trouve parmi les moufles , après les pluies. 


290. AGARIC tendre. Agaricus tener. Perf. 


Agaricus fubfolitarius, ochraceo-ferrugineus ; par- 
vus , pileo membranaceo , conico, leviuftulo; lamellis 
diflantibus , flipite longiufcuto. Schœff. Fung. tab. 
77. — Sowerb. Fung. tab. 33. — Perf. Synopf. 
pag. 383. 


g.? Agaricus (atro-rufus) , pileo fubconico (aut 


A G' A 


convexo-rufo), ficco , elaffico ; lamellis-pautcis , tri- 
fidis, fufco rubris ; jhipite prelongo , gracidi. Bolt. 
Fung. pag. ÿ1. tab. 1. fig. 1. — Perf. I. c. 


Son pédicule eft grêle , alongé, à peine épais 
d’une ligne , très-clabre, foutenant un chapeau 
conique, lie, membraneux, de trois à quatre lt- 
gres de haut, mou, fe defléchant, & acquérant des 
couleurs plus pâles ; les lames minces, ititantés, 
afcendantés , de couleur canelle ; celle du csapeau 
d’un jaune très-foncé, tirant (ur le brun. Dans la 
variété 4, le chapeau eft plutôt convexe que co: 
nique , de couleur brune , élaltique en fe defé- 
chant ; les lames moins nombreufes , trifides , 
d’un braun-rougeâitre. Il croî: prefque folitaire fur 
les gazons , parmi les faules, en été & en au- 
tonne. 


291. AGARIC pilcfelle. Agaricus pilofellus. Perf. 


Agaricus tenellis , fuhferrugineus , pileo campanu- 
lato’, conico, fubpilofo ; lamellis latiufeulis ; jhipite 
fublongo , pubefcente. Perf. Synopf. pag. 387. 


Il reff:mole beauccup au précédent. Son pédi- 
cule eft oubefcent , prefque filiforme, long d’un 
pouce. Son chapeau eft campanulé , prefque coni- 
que , haut de trois lignes, large de deux, obtus, 
pubefcent, principalement à fon fommet ; les lames 
d’une largeur moyenne. Sa confiftance eft tendre; 
fa couleur d'un brun-ferrugineux. Il croit fur les 
troncs pourris. 


292. AGARIC couleur de coing. Agaricus meli- 
noïdes. Bull. 


Âgaricus gregarius , ochraceo-helvolus , expallef- 
cens , pileo curnofo, membranaceo , hemifpherico , 
plantufculo ; lamellis fubconfertis , planis ; ffpite 
mediocri, fursèm fubincr:ffaro. Buil. Herb. tab. $6o. 
fig. 1. — Perf. Synopf. paz. 387. 


Perfoon penfe que les figures F, H,C,E, qui 
repréfentent le chapeau d2 ce champignon avec des 
ftries, doivent étre ragportés à l'agaricus hypnorum. 
Il paroîr en effzt affez probable que Bulliard a con- 
fon4u deux efpèces: celle dont il s’agit ici eft d'un 
jaune d’ocre ou de coing. Son pédicule eft grêle, 
fiflul:ux, glabre, quelqu:fois un peu velu à {a 
bale, long de deux ou trois pouces. Le chapeau-ett 
d'abord convexe, puis conique, enfuite plane, fou- 
vent un peu jtrié fur fes bords, large d’un pouce, 
garni de lames inégaes , plus ou moins aahérentes 
au pédicule. Il croit en automne , parmi les gazons 
& les moufles. 


293. AGARIC coqueret. Aparicus phyfaloides. 
Bull. 


Agaricus pileo flaveftente, margire non ffriato , 
glabro , campaniformt, dein plano ; l:minis rufefcen- 
tibus , latiffimis , fubdecurrentibus ; flipite cavo, luteo 


vel flavo. Bull. Herb, tab, 566. 


À G A 


Son pédicule eft cylindrique, fifluleux, long 
d'environ deux pouces , épais d’une ou de deux 
lignes , de couleur fauve ou jauratre , foutenant un 
chapeau glabre , d’abord ovoide , puis campaoulé , 
puis plane & même concave, arrondi, jaunâtre 
où d’un fauve-roux , point trié , large d’un pouce, 
garni en deffous de lames inégales , très-larges, 
roufleatres ou d’un fauve-gris, légérement décur- 
rentes fur le pédicule. Il croit folitaire für la 
terre. 


294. AGARIC pivotant. Agaricus perpendicu- 
laris. Bull. 


Agaricus pilec alütaceo, primdbm convexo , dein 
plano ; laminis liberis, albefcentibus ; ffipite tenui, 
nitido, levi, rufefcente ; radice perpendiculari , hir- 


Jura. Bull. Herb. tab. 422. fig. 2. 


Cet agaric eft pourvu d’un: racine fimple, pivo- 
tante , velue. Son pédicule eft grêle, long de trois 
pouces & plus , épais d’une ligne, luifant, cylin- 
drique , life, fiftuleux , roufleâ-re ; fon chapeau 
d’abord convexe, puis plane , large de huit a dix 
lignes, de couleur chamoiïs , garni en deffous de 
lames libres , inégales ,conftamment blanchatres. Il 
croît dans les bois de haute futaie, vers la fin de 
l'hiver. 


295. AGaARic des feuilles mortes. Agaricus epi- 
phyllus. Bull. 


Agaricus pileo plus mirüfe convexo , rotundato , 
ex albido-rufefcente, murgine fubffriato ; laminis an- 
guffis ; ffipite tenuiffimo , fliformi , pleno. Bull. Herb. 
tab. 569. fig. 2. 


Son pédicule eft très-2rêle, pl:in, cylindrique, 
Jong de trois à quatre pouces, noirâtre, foutenant 
un chapeau large de quatre à cing lignes, plus ou 
moins convexe, arrondi, blanchätre ou rouffea- 
tre, un peu ftrié fur fes bords , garni de lames li- 
bres, étroites , inégales. Il croît dans les forêts, 
fur les feuilles mortes tombées à terre. 


296. AGARIC à pied roide. Aguricus tenacellus. 
Perf. 


Agaricus gregarius , fuparvus , pifco umbonato, 
carnofo-mem ranaceo , f«bumbrino aut fuligineo -pai- 
lido ; Lamellis plenis, niveïs ; fhpite glaberrimo , [ub- 
falvo, teraci; baff pilofo , apice albido. Perf. Synopf. 
pag. 388, & Obf. Mycol, 1. pag. so. 


11 s'élève à la hauteur de deux ou trois pouces, 
fur un pédicule affez ferme , épais d'une ligne ,.un 
peu fauve, très-glabre, pileux à fabafe , blanchâtre 
a fon fommet ; il foutient un chapeau large de qua- 
tre lignes & plus , charnu , membraneux, élati- 
que, un peu convexe , proéminent à fon fommet, 
d'une couleur terreufe plus ou moins foncée, ridé, 
life à fes bords, garni de lames pleines , d'un blanc 


| 


À G A 205 


de neige. Il croît fur la terre, parmi la mouñle, 
dans les forêts , vers le milieu de l’automne. 


197. AGARIC des cônes. Agaricus conigenus. 
Perf. 


Agaricus gregarius, mediocris , pileo fubcar:ofo É 
tenui, fuoumbonato , demèm pluno, fubdiffrrmt , fu- 
ligineo , iviao ; lameilis confertis É albrats & fit ire 
fubbrevi , baff radiculis albtais. Perfoon , Synopli: 

Te] 
pag. 388. 


Son pédicule eft prefque long d’un pouce & 
demi, un peu pulvérulent, garni de quelques fibres 
à fa bale; le chapsru médiocrement charnu , 
mince , d’un brun-enfumé , d'abord un peu con- 
vexe , puis plane , large de fix à neuf lignes , légé- 
rement ftrié à fa bafe , déformé dans fa vicillefle, 
très-comprimé , prefque carré, garri de lames 
ferrées , étroites, hlanchatres, larges d’une ligne. 
Sa faveur eft âcre. Il croîr vers la fin de l'automne, 
fur les cônes de fapin, dans le‘quels il pénetre par 
fes perit:s racines fibreufes. 


298. AGARIC du commerce. Agaricus efculen- 
tus. Perf. 


Agaricus fhipitatus, pileo convexo, argillaceo ( faf- 
cente); fhipite gracili, fiflulofo, ex albo ford'de flavef- 
cente ; lamellrs albis. Perf. Synopf. pag. 388. — 
Wulf. in Jacq. Mifcell. 2. pag. 103, tab. 14. 
fig. 4. 

Agaricus clavus. Schœff. Fung. tab. 509. 


8. Agaricus ( dubius ), pilco membreñaceo, ffr'ato, 


fubhemifpherico, livefcente , fubumbonato ; lamellis 


latis , planiufculis, fordidè alois ; flipite glabro , pi- 
leo concolore. Perf. |. c. 


Ce champignon eft d’une faveur légérement 
amère , mais point dangereux ; il fe mange dans 
plufieurs contrées de Î Allemagne. On en apporte, 
au commencement d'avril, plein des corbeilles 
aux marchés, où ils fe vendent fous le nom de ra- 
gel/fchwammen. Son pédicule eft ordinairement long 
d’un pouce, égal dans toute fa longueur , fftuleux, 
cylindrique , d’un blanc-fale, un peu jaunûtre. Le 
chapeau eft d'abord convexe, puis plane , légére- 
ment ftrié. Sa chair eft blanche , très-peu épaiffe ; 
fa furface d’une couleur argileufe rembrunie ; les 
lames lâches, blanchatres, élargies. Dans la va- 
riété 8 , le chapeau eft ftrié , prefque hémifphéri- 
que, livide , membraneux, fans faveur; les lames 
d'un blanc-fale , ainfi que ie pédicule. Il croît fur 
les eux montueux , parmi les pins, dans la forêt 
d’'Hercynie. Le premier fe rencontre dans l’Autri- 
che, la Bavière , aux environs de Berlin. 


299. AGARIC En grappe. Agaricus racemofus, 
Perf. 


Agaricus pileo membranaceo , papillato, grifeo ; 


206 A G À 


Lamellis alois , ffipite racemofo. Perf. Difpof. Meth, 
Fung. pag. 15. tab. 3. fig. 8, & Svnopf. pag. 389. 


Cette fingulière efpèce a été obfervée par M. Per- 
foon fur le félerotium lacuncfum. Son pédicule eft 
rameux ; il reflemble à une grappe de grofciller, 
dépouillée de fes grains. Les rameaux font fimples, 
latéraux , terminés par de petites têtes tranfpa- 
rentes & fugaces. Le chapeau eft terminal, légé- 
rement tomenteux , prefque large de deux lignes. 


300. AGAR1IC d'Hudfon. Agaricus Hudfoni. 
Perf. 


Agaricus gregarius, pileo convexo-albido fhipiteque 
pilofis ; pilis fparfis  ftriétis , rubris. Perf. Synopf. 
P281320; : 

Agaricus ( pilofus ), ffiptatus , pileo convexo , 
albo, pilofo; pil's rubris , fipite lorgo. Hudf. Flor. 
angl. edit. 2. pag. 621. — Sowerb. Fung. tab. 164. 


Son pédicule eft grêle , alongé , noirâtre, lui- 
fant ; il devient un peu roug:âtre en vieilliffant , 
d’après Hudfon , ainfi que les poils épars à fa bafe. 
Il fupporte un chapeau convexe , large d'environ 
trois lignes , blanchatre , hériflé de quelques poils 
roides , alongés, noirâtres, garni en deffous de 
lames blanchâtres, alternativement inégales, un 
peu diftantes les unes des autres , à peine adhé- 
tentes au pédicule. Il croît en automne, fur les 
feuilles mortes du houx. 


301. AGARIC fiyliforme. Aguricus flylobates. 
Perf. 


Agaricus pileo membranaceo , convexo , albido- 
cinerafcente ; lamellis diflinéis , plano-adfcendenti- 
bus ; flipite baff membranula orbiculari impofto. 
Perf Synopf. pag. 390. — Bull. Herb. tab. 563. fig. 
R.S.T.? 


Cet agaric eft remarquable par une bafe mem- 
braneufe , orbiculaire, un peu convexe , large 
d’une ligne, ftriée , pileufe à fes bords , du cen- 
tre de laquelle s'élève un pédicule blanc, glabre, 
long d'un pouce & plus, foutenant un chapeau 
convexe, membraneux , d’un blanc-cendre , large 
de trois lignes , garni en deffous de lames libres , 
ovales , planes, afcendantes. Il croït parmi les 
feuilles. 


302. AGARIC élégant. Agaricus elegans. Perf. 


Agaricus majufculus , pileo membranaceo-ffriato , 
umbonato , livefcente-flavo; lumellis dilutë croceis , 
Litere purpureo-ceffis ; ffipite longiufculo , pallefcente- 
livido. Perf. Synopf. pag. 391. 


Cetre efpèce , felon M. Perfoon , eft fort élé- 
gante. Son pédicule eft long d’un à deux pouces, 
épais d'environ une ligne, d’un blanc-pale ; fon 
chapeau membraneux, finué , itrié , campanulé , 
protubérant, obtus, jaune à fes bords ; plus pâle 


oo , 


À GA 


à fon centre ; les lames un peu épaiffes, d’un jauhe 
de fafran-clair à leurs bords, d’un pourpre-bleuatre 
à leurs côtés , afcendantes. Il croit fur les monta- 
gnes, dans les bois de pins. 


303. AGARIC adonis. Agaricus adonis. Bull. 


Agaricus gregarius , pileo levi, campanulato , al- 
bido, rofeo aut viridi vario; lamellis fubuncinatis , 
adnexis, albis. Bull. Herb. tab. $60. fig. 2. — Perf. 
Synopl. pag. 391. 

Son chapeau varie dans fes couleurs ; il eft 
blanc, quelquefois teint de rofe , jaunätre ou ver- 
dâtre , mince, point charou, liffle, campanulé , 
obtus , large de quatre ou cinq lignes, foutenu par 
un pédicule long de deux ou trois pouces , large 
de deux lignes au plus, cylindrique, blanchätre , 
fifluleux. Les lamis nombreufes, inégales, blan- 
ches , étroites, non décurrentes fur le pédicule. 
Il naît par groupes dans les bois , fur la mouffe & 
les branches tombées. 


304. AGARIC panaché. Agaricus variegatus. 
Perf. 


Agaricus gregarius , majufculus, pileo fubcarnofd, 
campanulato , levi aut papillato, lituris rufefcenribus 
variegato ; lamellis uhcinato-decirrentibus flipiteque 
alois. Perf. Synopf. p18. 392. 


Agaricus tentatule. Bull. Herb. tab. $Go. fig. 3. 


Son chapeau eft médiocrement charnu, campa- 
nulé, panaché par des raies jaunes # blanches, 
large d'environ un demi-pouce, très-fouvent muni 
à fon centre d'une éminence conique, foutenu 
par un pédicule très-grêle, fitul:ux, blanchâtre , 
long de trois pouces & plus. Les James font blan- 
ches, inégales, munies dans leur milieu d’un cro- 
chet très-marque, & fe prolongeant fur le pédi- 
cule. Il croit par groupes, fur les gazons & les 
moufles. 


305. AGARIC rofe. Agaricus rofeus. Perf, 


Agaricus gregarius , parvus , rofeus , pileo cam- 
panulato , papillato ; lamellis albidis ; ffipite fili- 
PT » pallefcente. Perf. Synopf. pag. 393. tab. 5. 

8° 3: 
Agaricus fiffulofus. Bull, Herb. tab. 518. fig. P. 


Il eft remarquable par la couleur rofe, quelque- 
fois grife , de fon chapeau campanulé , hémifphé- 
rique , puis convexe, proéminent à fon centre , 
large d’un demi-pouce, peu charnu, fupporté 
par un pédicule long de deux pouces, gréle, 
blanchâtre, fiftuleux. Les lames font peu adhé- 
rentes avec le pédicule, blanchâtres, inégales. H 
creît fur lés branches & les feuilles mortes, dans 
lés bois. 


306. AGARIC clou. Agarieus clavus. Linn. 


À G A 


Agaricus gregarius , minutus , piles fubcarnofo , 
papillato , aurantio aut rubefcente; lamellis albis , 
lariufculis ; flipite folido. Bull. Herb. tab. 569, fig. 
1, & tab. 148.— Perf. Synopf. pag. 392. — Linn. 
Spec. Plant. pag. 1644. — Vaill. tab. 11. fig. 19. 
20. ( Voyez AMANITE, n°. 44.) 


307. AGARIC des pins. Agaricus flrobilinus. 
Perf. 


Agaricus pregarius , fibfofcicularis , ruber, pilco 
campanulato., fubcarnofo , levi ; ? ffipite folido , bafi 
saudato , hirfuro. Perf. Synopf. pag, 393. 


Agaricus coccineus. Sowerb. Engl. Fung. tab. 
197. 

Son pédicule eft long de deux pouces & plus, 
épais d’une ligne, pleis, hériffé & prolongé en 
queue à fa bafe. Il fupporte un chapeau campanulé, 
protubérant à fon centre , prefque life, médio- 
crement. charnu, large de crois à quatre lignes ; 
les James diftinétes. Ii croit en groupes, fur les 
rameaux , plus particuliérement fur les cônes des 
pins. Sa couleur eft ronge. 


308. AGARIC à lames entières. Agaricus inte- 
grellus. Perf. 


Agaricus minutus | fafcicularis , candidus , pileo 
membranaceo, hemifpherico ; lamellis decurrentibus , 
Jubdiffantibus , pluvineis integris ; fhipite deorsdm pu- 
Beféente. Perf. Icon. & Defc. Fung. pag. 54. tab. 
13. fig. $.— Synopf. pag. 394. 


Cet agaric eft blanc, fort petit. Son pédicule 
eft fftuleux , pubefcent, long d’un pouce & plus ; 
fon chapeau large d’une à deux lignes , membra- 
neux , d'abord convexe, puis plane ; les lames 
décurrentes, un peu diftantes, la plupart entières, 
étroites, arquéess. Il eft rare & croît dans les lieux 
ombragés. 


309. AGARIC blanc de lait. Agaricus leéteus. 
Perf. 


Agaricus totus abus , pileo campanulato , obtufo , 
firiato ; lameliis diflinékis , adfcendentibus ; fhipite 
longiufculo , baff hirfuto, Perf. Synopf. pag. 394. 


Agaricus trichopus. Scopol. Carn. 2. pag. 432.? 


B. Agaricus ( pithyus ), rotus albus, minutus, 
pileo campanulato , obtufo, ffriato , parillato ; ffi- 
pite tenui , baff pilis denfis foliis pini adnatus. Perf, 
JXc> 


Sa couleur eft partout d’un blanc de lait; fon 
pédicule grêle , alongé , hériffé de poils à fa bafe ; 
Son chapeau campanulé, obtus , ftrié , large d’en- 
viron deux ou trois lignes; fes lames diftinétes & 
afcendantes. Dans la variété 8, le chapeau eft 
proéminent à fon centre. Il croit parmi les bois de 
pins. 


À GA 


310. AGARIC commun. Agaricus vulgaris. Perf, 


56; 


Agaricus gregarius , confertus, parvus , pileo pa= 
pillato ; demtm fubumbilicato , fubvifcefo , cinereo ; 
lamellis albiais | uncinatis ; fhpite vifcofo , craffiuf- 
culo. Perfocn, Difp. Fung. pag. 24, & Synopf, pag. 
394: 


Son pédicule eft un peu épais , vifqueux , ad- 
hérent fortement par fes poils aux fruilles des 
pins ; fon chapeau tendre , fragile, large de deux 
ou trois lignes, un peu vifqueux, de couleur 
cendrée , d'abord convexe, protubérant, puis un 
peu concave ; fes lames blanchâtres , en crochet. 
Il croit pendant les automnes pluvieux dans les 
bois de pins , en groupes ferrés. 


311. AGARIC des écorces. Agaricus corticalis, 
Bull. 


Agaricus pufillus, flipitatus , parvus , rileo cam- 
panulato , fufcefcente , ffriato ; lamellis albiais , fub- 
decurrentibus ; fhipite brevi, incurvo. Bull. Herb. tab, 
519. fig. 1. 

Agaricus corticola. Perfoon , Synopf pag. 394. 


An agaricus pufillus ? Hoffm. Nomen. Fung. pag: 
200. tab. 34. ? 


Son pédicule eft long d’un pouce & demi , 
blanc , cylindrique , fiituleux , tomenreux à fa 
bafe , foutenarnt un chapeau hémifphérique ou 
campanulé, d’abord life & jaunâtre, puis un peu 
conique , roux & ftrié fur fes bords, large de trois 
lignes au plus, garni de feuillets blanchâtres, un 
peu décurrens, inégaux entr'eux. Il croît entre 
les fentes des écorces , fur lés arbres vivans. 


312. AGARIC pygmé. Agaricus pygmeus. Bull. 


Agaricus pileo primèm convexo , dein plano, rufo , 
margine ffriato ; luminis rufis ; féipite tenui , cavo , 
albo, bufi pilis hir[uro. Bulliard , Heïb. tab. ÿ25. 
fig. 2. 


Son pédicule eft grêle, fiffuieux , cylindrique , 
hériflé de poils à {a bafe, glabre & blanchätre 
dans le refte de fon étendue , long d’environ un 
pouce & demi, foutenant un chapeau d'abord 
convexe, puis plane, peu charnu, de couleur rouf- 
feâtre , ftrié fur {es bords, garni de lames libres, 
inégales , rouffcârres , aiguës du côté du pédicule. 
I croit fur les bois morts. 


$. VI. CorriNus. Perf, Poins de coiffe ; pédicule 
ordinairement muni d'un anneau; lames qui fe ré- 
Jolvent en une eau notre ; chapeau mermbraneux & 


fugace, quelquefois un peu chariu & déchiré. 


313. AGARIC maflette. Acaricus typhoides. Pull. 


Agaricus gregarius , pileo conico , fquamofo, albido, 
fub finem nigrefcente; fquaris flavefcentibus ; lamellis 


2038 A G A 


congeftis , primo alhido-purpurafcentibus ; fHpite lon- 
giffimo , annulo mobili. Bull. Herb. tab. 16. 


Agaricus comatus. Perf. Synopf. pag. 395. — 
Œder. Flor. dan. tab. 834. — Schmid. Icon. tab. 
10. ( Voyez AMANITE, n°. 53.) 


314. AGARIC faux éphémère. Agaricus epheme- 
roides. Bull. 


Agaricus pileo conico, alhido , centro flavefcente , 
margine ffriato ; fhpice fiflulofo , baff bulbofo , filum 
hirfutum iniàs recondente ; annulo hunc fixo , nunc 
mobil, Bulliard, Herb. tab. 582. fig. 1. — Bafi 
glabra. fig. A. F. D. G. — Bafi hirfuta. fig. B. C. 


Cette efpèce reffemble, par fa grandeur, à 
l'agaric éphémère , & par fa forme à F'agaric maf- 
fette. Son pédicule eft long de deux ou trois pou- 
ces, traverfé dans toute fa longueur par un filet 
velu ; il eft blanc, fiftuleux , cylindrique, renflé 
à fa bafe en une bulbe épaifl= , glabre ou hériff:. 
Son chapeau eft d’abord ovoiie, puis conique , 
puis plane avec les bords déchirés , blanchâtre , 
ftrié fur les bords, jaunâtre au centre , garni de 
lames libres , étroites , recouvertes, dans leur jeu- 
nefle , par une membrane qui forme autour du pé- 
dicule un anneau fixe ou mobile ; elles fe rélol- 
vent, dans leur vieilleffe, en une eau noire. Il 
croit fur le fumier. 


315. AGaAnrIc pliffé. Agaricus plicatus. Perf. 


Agaricus cafpitofus, pileo campanulato , plicato , 
fufcefcente cinerco, apice fquamulofo, margine demdm 
revoluto ; lamis conferus , latis, primô purpuraf- 
cente fufcis , pruinatis. Perf. Synopf. pag. 356. — 
Difpof. Fung. pag. 52, & Comm. pag. 27. — 
Lightf. Scot. 2. pag. 1023. — Curtis, Lond. tab. 
101. — Non Lam. Dit. 


Son chapeau eft d’un brun-cendré , campanulé , 
plié, couvert à fon fommer d’écailles brunes , 
couchées ; il fe rabat & fe diffour en eau à fa cir- 
conférence. Les lames fonr nombreufes, aïlhé- 
rentes entr’elles, parfemées d’une pouflière blan- 
châtre, très-rapprochées, d’abord d'un rouge- 
brun , puis noires ; l£ pédicule , coupé tranfver{a- 
lement , offre des couches circulaires. Il croit par 
groupes le long des haies , dans les prés. 


316. AGaric larmoyant. Agaricus lacrymabun- 
dus. Bull. 


Agaricus pileo campanulato , rufeftente , fubtomen- 
tofo ; lamellis lureo-nigrefcentibus ; flipite nudo. Bull. 
Herb. tab. 194, & tab. $25. fig. 3. 

Agaricus velutinus. Perf. Synopf. pag. 409. ? 

Son pédicule eft long de quatre à cinq pouces, 
épais d'environ cinq lignes, cylindrique, filiu- 
eux, un peu cotonneux , d’un blanc-jaunatre ; il 
fapporte un chapeau d’abord hémifphérique , puis 


A G A 


cimpanulé, puis relevé à fes bords en deffus , 
large de crois à cing pouces, fec à fa fuperficie , 


® d’un fauve-clair ou foncé , garni de lames jau- 
. nâtres, inégales , légérement décurrentes fur le 


pédicule , parfemées de petites taches noirâtres , 
couvertes, dans leur jeunefle, d’un réfeau filamen- 
eux , très fin, qui fe détruit entiérement : on dif- 
tingue de petites gouttes d’une eau noirâtre fur le 
bord des lames. Il croi folitaire dans les bois, fur 
laterre, dans le courant de l'automne. 


317. AGSRIC pie. Agaricus picaceus. Buil. 


Agaricus pileo campanulato , tenuiffimo , albido, 
in fquamas latas, fparjus dembm rupto ÿ laumellis 
denudatis, confertis | umbrinis ; ffipite longifimo ; 
bulbofo | nudo. Bull. Herb. tab. 206. — Perfoon , 
Synopf. pag. 397. — Sowerb. Fung. tab. 170. 


Cet agaric, très-fugace , eft pourvu d’un pédi- 
cule cylindrique , blanc , fiftuleux , long de huit 
à neuf pouces, épais d’un demi-pouce , renflé en 
tubercule à fa bafe , foutenant un chapeau pref- 
qu’ovale , puis conique, puis un peu plane, laci- 
nié à fes bords , recouvert d’une pellicule blanche 
qui fe fend en travers, & laifle appercevoir des 
lames brunes, inégales , très-nombreufes , adhé- 
rentes entr’elles par le dos , féparées du pédicule, 
parfemées de plaques blanches , fe fondant en une 
eau noñâtre, I} croit fur les plantes en pucréfac- 
tion. 


318. Acartc voilé. Agaricus obteëlus, Perf. 


Agaricus pileo albido , tomentofo , evanefcente ; 
lamellis denudatis, primd rubris ; fhipite bafi arnulato. 


Perf. Synopf. pag. 397. 


Son chapeau eft d’abord blanc, romenteux, 
enfuite ftrié, déchiré, parfemé d'une pouflière 
rougeitre , foutenu par un pédicule fifiuleux, cou- 
vert d’un voile blanc qui perfite en anneau. Les 
lames font nombreufes, entières ; elles deviennent 
noirâtres & fe détruifent aflez promprement, ainfi 
que les autres parties de la plante. Elle croît en 
Angleterre, fur le fumier. 


319. AGARIC à groffe racine. Agaricus macro- 
rhiqus. Mich. 


Agaricus pileo campanulato, grifeo ; fhipite breviuf- 
culo ; radice longifimä , fufiformi. Mich. Nov. gen. 
pag. 189. tab. 185. fig. 2. 


Cetre efpèce eft très-remarquable par une ra- 
cine ou pivot filiforme , long de fix pouces, d’où 
s'élève un pédicule court, long de deux pouces 
& demi , épais de trois lignes , foutenant un cha- 
peau campanulé , d'un gris-cendré, écailleux dans. 
fa jeunefle. 11 croit vers la fin de l’auromne, fur 
du fumier de poule. 


320. AGaric cendré. Agaricus cinereus. Bull, 
Agaricus 


À G A 


Agaricus pileo conico, fulcato , fbtomentofo , 
cinereo ; apice levi , livido, margine demüm lacerato, 
inflexo ; lamellis linearibus , punétatis | fubflexuofis ; 
flipice longo , nudo , fu>fexuofo. Bull. Herb. tab. 88. 
— Schœff. Fung. tab. 100. — Œder. Flor. dan. 
tab. 1198. — Lam. Diét. var. #. — Perf. Synopf. 
398. var. «. — Michel, Gen. tab. 80. fig. ÿ. 


Toutes les parties de ce champignon font d'un 
gris-cendré. Son pédicule eft long de fept à huit 
pouces & plus, fiftuleux, cylindrique, un peu 
flexueux, couvert d’une pouflière tenace & de pe- 
tites inégalités. Son chapeau, large de cinq pou- 
ces , peluché à fa furface, offre d’abord la forme 
d’un cylindre, puis il fe relève à fes bords, qui fe 
fendent, fe recoquillent en deflus & fe fondent en 
eau. Les lames font nombreufes, inégales, féparées 
du pédicule, linéaires, ponétuées , un peu flexueu- 
fes ; elles fe noirciffent rapidement. Il cruitenété, 
dans les bois , les prés , fur les boules de vache. 


321. AGARIC drapé. Agaricus tomentofus. Bull. 


Agaricus pileo oblongo, ab initio pyramidali, 
poftea campaniformi , lacerato ; lamellis numerofis , 
anguffis , pallidis, margine atris; fHipite nudo, brevi , 
cylindrico, tomentofo, utrinque attenuato. Bolton. 


Fung. pag. 156. tab. 156. — Bull. Herb. tab. 138. 
Agaricus cinereus, Var. 8. Perf. Synopf. pag. 399. 


8.? Agaricus ( pallatus), ffrpitatus, pileo campa- 
nulato, plicato , atro ; flipite longo, ventricofo , al- 
bido. Bolt. Fung. pag. 20. tab. 20. 


Cet agaric eft tres-fugace , & fe réfout promp- 
tement en une eau noiratre. Son pédicule eft blan- 
chatre, fiftuleux , un peu tomenteux, long de deux 
à trois pouces, rétréci à fes deux extrémités ; il 
fupporte un chapeau d’abord cylindrique, puis un 
peu conique , large d’un pouce & demi, couvert 
d'une pellicule peluchée, cotonneufe qui difpa- 
roit, & met à nu des lames blanches, étroites, iné- 
gales , appliquées deux par deux l’une contre l’au- 
tre. Il croit en automne , fur la terre, dans les jar- 
dins & les bois; la variété g fur les fumiers, dans 
les prés. Cette dernière a fon chapeau campanulé, 
fon pédicule ventru. 


322. AGARIC à pied long. Agaricus ffrillus. 
Perf. 


Agaricus pileo campanulato , fiflo , ftriéto ( non 
revoluto ) ; Lamellis confertis , nigris ; fhipite longif- 
fimo, firillofo , albo. Perf. Synopf. pag. 399. 


Son pédicule eft long de fepr à huit pouces, 
épais de trois lignes , blanc , cylindrique, un peu 
courbé ; fon chapeau campanulé, puis fendu , mais 
point relevé , haut de deux pouces, un peu pulvé- 
rulent à fa fuperficie, roufleatre & obtus à fon 
centre , cendré vers fes bords ; les lames noires, 
gombreufes. Il croit fur le tronc des arbres. 

Botanique. Supplément. Tome I. 


A G A 209 


k 323. AGARIC à duvet blanc. Agaricus niveus. 
erf. 


Agaricus pileo campanulato , fquamulofo-farinaceo 
<e HE Re EC 
flipiteque tomentofo , niveis ; lamellis integris , ad- 


nexis, Perf. Synopf. pag. 400. 


Son chapeau eft campanulé , parfemé d’écailles 
farineufes , large d’un pouce , revêtu d’un duvet 
d'un blanc de neige, ainfi que le pédicule , qui eft 
grêle , aminci, long de trois pouces, épais de deux 
lignes. Il croit dans les forêts humides , fur les 
crottins de cheval. 


324. AGARIC à encre. Agaricus atramentarius: 
Bull. 


Agaricus gregarius , pileo ab initio globulofo , 
deindè campaniformi , elongato , lutefcente , maculis 
Jubnigris, prafertim in difco , notato ; flpite albo, 
nudo , cylindrico. Bull. Herb. tab. 164. — Vaill, 
Bot. Parif. tab: 12. fig. 10. 11. 


L'eau noire en laquelle fe réfout la fubftance de 
ce champignon a fervi à Bulliard à faire de l'encre 
pour le lavis. Son pélicule eft glabre, fiftuleux, 
long de fix à fept pouces, nu , blanc, cylindrique, 
foutenant un chapeau large de trois pouces & plus, 
à peine charnu , d'abord globuleux , puis cam- 
panulé , un peu alongé , jaunâtre , finué à fes bords, 
muni vers fon fommet de petites plaques rouffes, 
ftrié à fa circonférence, humide à fa fuperficie, 
garni de lames inégales, d’abord blanches, puis 
d’un noir-biftré, repliées fur elles-mêmes , point 
adhérentes au pédicule , un peu pubefcent:s à leurs 
bords , vues à la loupe. Il croît dans les lieux hu- 
mides, en automne, par groupes très-étendus , 
fouvent partant de la même fouche. 


32$. AGARIC micacé. Agaricus micaceus. Bull, 


Agaricus cafpitofus , pileo campanulato ; fuleato , 
ferrugineo ÿ lamellis nitentibus , primd rofeis , dein 
cinereis , tandem nigrefcentibus ; fhipite nudo, teretr, 


Bull. Herb. tab. 55. 
Agaricus ferrugineus. Perf. Synopf. pag. 40. 
Agaricus lignorum. Schœff. Fung. tab. C6. ? 


La furface du chapeau & celle des feuillets font 
parfemées , dans ce champignon, de petites poin- 
tes brillantes, fenfibles à la loupe. Son pédicule eft 
ou, fifluleux, cylindrique, blanc, de quatre à 
cinq pouces de long , foutenant un chapeau à 
peine charnu , d’abord convexe , puis campanulé, 
alongé, puis plane, protubérant à fon centre, qui 
eft fauve & peluché ; marqué à fes-bords de ftries 
très-ferrées , garni de limes libres , inégales, très- 
nombreufes, formées par les duplicatures d’une 
feule & même membrane , en forte que chacune 
d'elles paroîit compofée de deux lames; elle fe ré- 
duit en une eau noire comme de ete Il croir 

D 


210 A G A 


dans les bois, les prés & les jardins, trois ou quatre 
fois par an. 


326. AGARIC faux éteignoir. Agaricus pfeudo- 
extinétorius. Decand. 


Agaricus (extinétorius ), fhipite nudo , fubcy- 
lindrico , longiufculo , baff tumidiufculo ; pileo cam- 
panulato, margine inaquali, fursäm fquamulofo , pal- 
Lido , apice fufcefcente , margine demim lacero, incifo. 
Bull. Herb, tab. 437. fig. 1. (Non Perf. Bolt. & 
Linn. ) — Decand. Flor. franç. vol. 2. pag. 148. 


Agaricus ferrugineus. Var. y. Perfoon , Synopf. 
pag. 401. 


Son pédicule eft nu, fiftuleux, glibre , cylindri- 
que, blanc, long de cinq à fix pouces, continu avec 
lé chapeau , un peu épaiffi à fa bafe, prolongé en 
une racine courte, foutenant un chapeau d’abord 
cylindrique, puis ovale, puis conique , un peu 
blanc ou jaunatre à fon fommet , obtus , long 
d'environ deux pouces, frié vers fes bords , puis 
frangé , finué ; parfemé, dans fon milieu , des dé- 
bris de la pellicule en forme de patites plaques, 
garni de lames adhérentes par leur dos, inégales , 
blanchatres, puis noires. La pluplart périffent après 
la chute de la peau : il n’en refte que les plus gran. 
des , fous la forme de huit à dix rayons partant 
du pédicule. Il croit folitaire , dans le courant de 
l'été, fur le fumier. 


327. AGARIC ferrugineux. Agaricus ferrugineus. 
Perf. 


Agaricus cafpitofus , pileo campanulato , fulcato, 
ferrugineo ; lamellis nitentibus | primÔ rofeis , dein 
cinereis , tandem nigrefcentibus. Perf. Difpof. Meth. 
Fung. pag. 62, & Synopf. pag. 400. 


Agaricus lignorum. Schœff. Fung. tab. 66. 


8. Agaricus (hortenfis ), gregarius aut cafpitofus , 
pileo fubplicato, flexuofo, ochraceo ; lamellis anguf- 
tis, primô Jubcafiis, dein nigrefcentibus ; flipite gla- 
bro , primd mediocri , craffiufculo. Perf. |. c. 


Agaricus truncorum. Schœff. Fung. tab. 4. 


Son chapeau eft campanulé , cannelé, ftrié, d’un 
brun-ferrugineux , fouvent parfemé à fes bords de 
petits flocons farineux , foutenu par un pédicule 
blanc, long de quatre pouces, épais, fifluleux. Les 
James font étroites, inégales, luifanres, d’abord un 
peu rougeitres, puis cendrées, puis noires; elles 
font , dans la variété 8, de couleur ochracée , ainf 
que le chapeau ; les lämeslinéaires, entières , noires 
à l’une de leurs faces, ochracées à l’autre. Il croît 
en automne , fur le tronc des arbres, dans les fo- 
rêts. La variété 8 fe rencontre dans les jardins, fur 
ï terre & les bois pourris, après les pluies de 

été. 


328. AGARIc lacuneux. Agaricus lacunofus. Perf. 


A G A 


Agaricus folitarius aut fubcefpitofus, pileo cam- 
panulato , obtufo , expallefcente, rugulofo ; lumellis 
fabadfcendentibus, latiufculis, purpurafcente-cinereis; 
ffipice mediocri, cylindrico, deorshm fquamulofo. 


Perf. Synopf. pag. 401. 


Son pédicule eft cylindrique , fifuleux , long de 
deux ou trois pouces , épais d’une ligne & plus; fon 
chapeau campanulé , obtus, un peu ferme, pâle, 
à cannelures lacuneufes à {à furface ; les lames 
prefqu’afcendantes , d’un pourpre-cendré, un peu 
élargies. Il croit fur le tronc des arbres. 


329. AGARIC cotonneux. Agaricus gcfypinus. 
Bull. 


Agaricus cefpitofus , pileo Lato, fubplicato , cam- 
panulato ; ochracee ; lamellis diffinëtis , liberis ; fhi- 
pite cava , villofo , deorshm incraffato. Bull. Herb. 
tab. 426. fig. 2. — Perf. Synopf. pag. 402. 


Cetagaric eft fugace , & ne dure au plus que cinq 
à fix jours ; il eft muni d’un chapeau campanulé , 
puis plane , tomenteux, enfuite glabre, blanc dans 
fa jeuneffe , enfuite jaune-pâle, roux à fon centre, 
enfin d’un gris-cendré , marqué , à mefure qu'il 
vieillit, de ftries divergentes à fes bords, large 
de deux pouces, peu charau , foutenu par un pé- 
dicule long dé deux pouces, blanchàä re, fiftuleux, 
cylindrique, couveit à fa bafe , ou quelquefois 
dans toute fa longueur, d’un duvet blanc, cocon- 
reux, fugace. Les lames font libres , inigales 
entr'e!les , d’abord blanches , puis noirâtres, qui 
fe réduifent, ainfi que le chapeau , en une liqueur 
noire. Il croit fur la terre, à la fin du printems, 
dans les bois. 


330. AGARIC à pied alongé. Agaricus macropus. 
Perf. 


Agaricus pileo hemifpharico , molli, albido-pal- 
lefcente ; lamellis grifeis , margine albidioribus; fHipite 
longo, annulo fugacr. Perl. Synopf. pag. 402. 


Son pédicule eft fiftuleux , long de trois ou qua- 
tre pouces , épais d'une ligne , de même couleur 
que le chapeau : celui-ci eft hémifphérique, con- 
vexe, puis plane , mou, d’un blanc-pâle, très-glabre 
à fon difque ; les lames adhérentes, horizontales, 
d'abord grifes, un peu incarnates , plus blanches 
à leurs bords , ponétuées de noir; le pédicule muni 
d’un anneau fugace. Il croit folitaire fur la terre. 


331. AGARIC d’un fauve-clair. Agaricus vitel- 
linus. Perf. 


Agaricus fragilis , pileo vifcido , dilurè vitellino ; 
lamellis diflinétis , argillaceis ; fiipite fiffilofo , fari- 
naceo , pulverulento , nudo. Pérf. Synopf. pag. 402. 

Son pédicule eft long de deux pouces & demi, 


épais de deux lignes, nu, fiituleux, couvert d’une 
poufière farineufe , foutenant un chapeau vif- 


A G A 


queux, d'un fauve-clair, furtout à fon fommet, 
ftié, campanulé , obtus , garni de lames libres, 
d'un jaun-terreux, flafques, afcendantes , un peu 
pliffees à leurs côtés. Il croît par groupes fur le 
fumier de cheval. 


332. AGARIC en forme de dé. Aguricus digitali- 
ormis. Bull. 


Agaricus pileo ab initio ovoideo, deindè digitali- 
formi; centro rufefcente , margine ftriis nigris notato; 
ffipite tenui , nudo , ffritto. Bull. Herb. tab. 22, & 
tab. ÿ25. fig. 1. 


Agaricus diffiminatus. Var. 8. Perfoon, Synopf. 
pag: 403. (Voyez AMANITE , n°. 42.) 


333. AGARIC difféminé. Agaricus diffeminatus. 
Perf. 


Agaricus congeffus, parvus , fugax , pileo femi- 
ovali , ffriato-plicato , primüm fusochraceo , dein gri- 
feo ; lamellis diflinétis, femi-adnexis , albido fufcef- 
centibus ; flipite ut plurimèm incurvo. Perf. Comm. 
pag. $5, & Synopf. pag. 493. — Schœff. Fung. 
tab. 308. Junor. 


Ce champignon paroît n’être qu’une variété du 
précédent ; il eft petit, fugace. Son pédicule eft 
ordinairement recourbé ; il fouttent un chapeau 
à demi ovale, pliffé , ftrié , d’abord légérement 
ochracé, puis grifâtre , garni en deffous de lames 
diftinétes, à demi adhérentes, d’un blanc rem- 
bruni. Il croît fur le tronc des arbres, en été & 
dans l'h ver. 


334. AGARIC domeflique. Agaricus domeficus. 
Perf. 


Agaricus pileo campanulato, obtufo , undulato , 
fulcaio , fuligineo ; fquamulis furfuraceis ; lamellis 
confertis, linearibus , primÔ cefio-rubris, dein brun- 
neis , nigricantibus. Perf. Synopf. pag. 40$.— Bolt. 
Fung. pag. 26. tab. 26. 


Son pédicule eft long de trois pouces, épais de 
trois à quatre lignes, blanc, fubulé, fiftuleux, fou- 
tenant un chapeau campanulé , puis plane, obtus, 
ondulé, cannelé , couleur de biftre, couvert d’é- 
caill:s farineufes; les lames nombreufes, linéaires, 
d’abord d’un rouge-bleuâtre , puis brunes & noi- 
res , attachées au fommet du pédicule. Il croit dans 
les maifons, fur les murs humides. 


335. AGARIC à demi ftrié. Agaricus femiffriatus. 
Œder. 


Agaricus (pulcher), tener, fugax, pileo umbi- 
licato , planiufculo , plicato ; plicis latiufculis, ca- 
fiis ; lamellis liberis , diflantibus ; ffipite elongato , 
albido-rufefcente. Perf. Difpof. Meth. Fung. pag. 
63, & Synopf. pag. 404. — Œder. Flor. dan. 
tab. 1134. 


A G À 


Agaricus plicatus. Curtis, Flor. Lond. Icon. — 
Wither. Arrang. 4. pag. 197. 


oti 


Agaricus ( fubfimilis) , pileo membranaceo, pla- 
niufculo , cinereo ; apice fquamofo , rimofo, n'grt- 
cante ; lamellis anguflis, flexuofis ; fhpite albo s 
pulverulento, Perf. |. c. pag. 405. 


Son pédicule eft alongé , d'un blanc-rouffeitre , 
légérement élaftique , un peu rubéreux à fa bafe, 
foutenant un chapeau très-mou, large de neuf 
lignes , plié, cannelé, ombiliqué, plane, fugace ; 
les ftries fourchues, le fommnet glabre , d'un roux- 
ochracé; les lames point adhérentes au pédicule, 
cendrées, noirâtres. La variété g eft plus petite. 
Ses lames font adhérentes au pédicule , en forme 
d’anneau ; les cann-lures du chapeau dichotomes , 
un peu rtomenteufes. Il croi: dans les pres les jar- 
dios , fur des monceaux d’ordures. 


336. AGARIC narcotique. Agaricus nmarcoticus, 
Bat{ch. 


Agaricus pileo convexo , cinereo , plicis denfis , 
bifidis , diffinétis plicato, vertice integro ; ffipite fu- 
bälato ; lamellis rarioribus , integris , & dimidiatis 
alternis. Batfch. Mlem. Fung. Cont. 1. pag. 79. 
tab. 16. fig. 77. 


Ce champignon répand une odeur tellement nar- 
cotique, qu’il occafionne des maux de tête affez 
violens à ceux qui l’obfervent un peu trop long- 
tems. Son pédicule eft fubulé ; fon chapeau d’abord 
oblong , puis convexe, puis plane , large d’un demi- 
pouce, velu , puis glabre, cendré , marqué de plis 
nombreux , bifides & d’écailles recourbées ; garni 
de lames peu nombreufes, entières , alternes avec 
d’autres de moitié plus courtes, cendrées dans leur 
jeuneffe. 11 croît le long des chemins , fur les 
gazons. 


337. AGARIC à mamelons. Agaricus papillofus. 
Bat{ch. 


Agaricus pileo grifeo, furfuraceo , campanulato= 
lacero ; margine ffriato, vertice papilligero , fhipite 
lineari; laminis integris , craffioribus, & reliquis vix 
brevioribus , teneris , utrifque alternis. Batfch. Flem. 
Fung. Cont. 1. pag. 81. fig. 78. — Perf. Synopf. 
pag- 406. 

Son chapeau eft d’abord oblong , large de trois 
lignes , puis campanulé , écailleux, floconneux , 
ftrié , déchiré à fes bords, couvert à fon fommet 
de petits mamelons oblongs, de couleur grife , 
fourenu par un pédicule linéaire , long d’un pouce 
& demi, fouillé à fon fommet; les lames inégales ; 
les entières plus épaifles ; les aurres alternes, plus 
courtes , tendres , noires , blanchâtres à leurs 
bords. Il croît fur la terie , le long des ornières 
des grands cheinins. 


338. AcARIc elliptique. Agaricus ellipticus, Perf, 
D d21 


212 À G A 


Agaricus pileo plano, elliptico, dilutè cafio [eu 
albido-cinereo ; lamedllis planiufculis , fubconferuis , 
primo fubpurpuraftentibus , demtum cinnamomeis ; fli- 


pite brevi, nitido. Perf. Synopf. pag. 406. 


Son pédicule eft long d’un pouce , luifant ; fon 
chapeau très-tendre , ftrié , plane, elliptique , 
d’un bleu léger ou d’un blanc-cendré ; les lames 
prefque planes, peu nombreufes, très-minces , 
larges d’une ligne , prefqu’adhérentes , d’abord 
légérement purpurines , puis d’un jaune-canelle. 
à eft rare : on le rencontre fur le tronc des ar- 

res. 


5 339. AGARIC éphémère. Agaricus ephemerus. 
uil. 


Agaricus gregarius , minor , pileo campanulato , 
demüm partito, ffriato , glabro, fubcinerco; difco 
rufefcente ; flpite rudo, longo , glabro. Bull. Herb. 
tab. $42. fig. 1. — Perf. Synopf. pag. 406. 


8. Agaricus momentaneus. Bull. Herb, tab. 128. 


Ce champignon eft grêle ; fa confiftance molle 
& fugace. Son pédicule eft blanchâtre , fifluleux, 
glabre , cylindrique, long au plus de quatre pou- 
ces, épais d’une ligne, foutenant un chapeau gla- 
bre , d'abord ovoide, puis campanulé, puis étalé , 
fouvent partagé en cinq ou fix lobes profonds & 
divergens, quelquefois roulé en deffus à fes bords, 
xouffeârre à fon centre, d’un jaune-fale à fa cir- 
conférence , marqué de ftries noirâtres ; les lames 
étroites, libres , inégales, blanchâtres , fe rédui- 
fant enfuite en une liqueur noirâtre. Il ne dure 
qu'un jour & croit fur les fumiers. 


340. AGARIC des fumiers. Agaricus flercorarius. 
Bull. 


Agaricus minutiffimus , grifeus , pileo demüm pla- 
aiufculo , radiato-fiffo ; difto ochraceo ; lamellis dif- 
tantibus ; flpite filiformi | nudo. Bull. Herb. tab. 
68 & 542. fig. 2. 


Agaricus radiatus. Perf. Synopf. 407. 


Cet agaric reflemble beaucoup au précédent ; 

il en diffère en ce qu’il eft un peu plus grand, & 

at fon chapeau plus grifatre, garni, ainfi que le 

édicule , d'un duvet peluché , plus abondant dans 

hi jeuneffe de la plante. Il croit en automne , fur 
les fumiers. 


341. AGARIC hydropique. Agaricus hydrophorus. 
Bull. 


Agaricus cefpitofus , pileo ab initio campaniformi, 
deindè conico; difco rufefcente ; margine lacero, ffriato, 
grifeo, furshm replicato ; ffipite fubradicato ; nxdo. 


“Bull. Herb. tab. 58. fig. 2. 


Son chapeau eft ftrie , large d’un pouce & demi, 
grifatre fur fes bords, roux à fon centre, d'abord 


À G À 


en cloche , puis conique , relevé & déchiré à fes 
bords, foutenu par un pédicule glabre , nu , fiftu- 
leux , cylindrique , long de quatre à cinq pouces, 
épais de deux lignes ; les lames fonc étroites , iné- 
gales , jaunâtres , un peu adhérentes au pédicule. 
Il croit fur la terre, par groupes , dans les bois , 
les prés & les jardins. : 


342. AGARIC déliquefcent. Agaricus deliquef- 
cens. Bull, 


Agaricus pileo grifeo , ffriato, ab initio hemifpha- 
rico, deindè campaniformi , elongato; lamellis liberts, 
primÔ albido purpurafcentibus , deindè nigris ; fhpite 
ER Bulliard, Herb. tab. 437. fig. 2, & tab. $58. 

gaie 


Son pédicule eft long de quatre à fix pouces , 
nu, glabre , fiftuleux , cylindrique , de couleur 
blanche, rayé à fon fommet , foutenant un cha- 
peau peu charnu , d’abord hémifphérique , puis en 
cloche alongée , puis relsvé à fes bords , large de 
deux pouces, fauve à fon centre, gris & frié fur 
fes bords, garni de lames libres, nombreufes , 
inégales , d'abord blanches ou purpurines, enfuire 
noires , fe fondant en eau noirâtre avec le cha- 
peau. Il croît toute l’année , en groupes , dans les 
prés & les jardins. 


343. AGARIC entaffé. Aparicus conpregatus. Bull. 


Agaricus confertus , pileo digitaliformi , [ub finem 
latefcente ; colore dilute flavo ; lamellis albis , dein 
nigrefcentious j ffipite nudo. Bull. Herb. tab. 94. 
(Voyez AMANITE, n°. 41.) 


344. AGARIC de terreau. Agaricus femiputris. 
Bull. 


Agaricus pileo campanulato, viftofo , fubflavef- 
cente; lamellis adféendentibus ,cinereo-nigrefcentibus , 
nebuloffs ; fhipite longo , annulato , fufco. Bull. Herb. 
tab. 66. 


Agaricus femiovatus. Perf, Synopf. pag. 408. — 
Wither. Arr. 3. pag. 296. — Sowerb. Fung. tab. 
KA 


Son pédicule eft glabre , fiftuleux , cylindrique, 
roufleâtre, long de fix à neuf pouces, marqué, un 
peu en deffous du chapeau , d’une tache noirâtre, 
circulaire , foutenant un chapeau peu charnu , 
d'abord jaunâtre , puis gris & noirâtre , large de 
deux pouces , gluant à fa furface dans fa vieïllefle , 
d’abord en cioche un peu conique, puis plane & 
relevé à fes bords , garni de lames nombreufes, 
inégales , adhérentes au pédicule, noirâtres dans 
leur vieilleffe. Il croît fur le terreau , fur les cou- 
ches en automne, dans les jardins, les ferres 
chaudes. 


345. AGARIC papillonacé. Agaricus papiliona- 
ceus, Perf. 


À G À 


Agaricus pileo campanulato , fuligineo, fubnigref- 
cente ÿ lamellis tetis adnexis, cinereo nigroque va- 
ris, margine albidis ; flipite nudo. Bulliard , Herb. 
tab. 58, & tab. 561. fig. 2. = Perf. Synopf. pag- 
410. 


Agaricus varius. Perf, Icon., & Defcr. Fung. 2. 
pag. 40. 


.Ses lames font parfemées de taches femblables à 
celles de queiques papillons ; ell:s font minces, 
larges, inégales, adhérentes au pédicule , noires 
dans leur visilleffe ; le chapeau peu charnu, large 
à peine de quatre puuces , glabre , d’abord coni- 
que, puis Campanulé, d’un jaune-fale, un peu 
frangé à fes bords, foutenu par un pédicule jau- 
nâtre , glabre, nu, cylindrique, fiftuleux. Il croît 
dans le courant de l'été, fur les feuilles pourries , 
dans les bois & les jardins. 


346. AGARIC en demi-globe. Agaricus femiglo- 
batus. Perf. 


Agaricus pileo carnofo , hemifpharico , [ubvifcofo, 
flaveftente ; lamellis latifimis , horizontalibus, ni. 
grefcente-nebulofrs ; flipite longo , annulato.Perfoon, 
Synopf. pag. 407. — Batfch. Elem. Fung. pag. 
140. fig. 110. — Sowerb. Fung. tab. 248. — Bull. 
Herb. tab. 566. fig. 4. ? 


Agaricus glutinofus. Curt. Flor. Lond, tab. Go. 


Son pédicule eft alongé , parfemé fouvent de 
points noirâtres , muni d'un anneau fugace , fou- 
tenant un chapeau charnu , hémifphérique , large 
de fix ou neuf lignes, jaunâtre, un peu vifqueux, 
garni de lames adhérentes au pédicule, très-larges, 
rempliffant toute la cavité du chapeau , horizon- 
tales, noirâtres , nébuleufes. Il croit dans les prés, 
dans les forêts. 


347. AGARIC dépilé. Agaricus depilatus, Perf. 


Agaricus flipite folido, velito ( annulato ), fqua- 
mofo-fquarrofo ; pilso faffigiato , Levi ( glabro ) , Li- 
re NT lameliis nigris. Perf. Synopf. pag. 
408. 


Agaricus fquarrofus. Vahl , in Flor. dan. tab. 
1191. e. 


Son pédicule eft plein, long de cinq pouces, 
épais d’un demi-pouce, couvert d’écailies fca- 
_rieufes , muni d’un anneau , foutenant un chapeau 
glabre, nu , conique, proéminent à fon fommet , 
d'un jaune-canelle, large de trois pouces , garni 
ie lames noiratres. Il croît fur le tronc des bou- 
eaux. 


348. AGARIC écailleux. Agaricus fquamofus. 
Perf. 


Agaricus fubcafpitofus , pileo carnofo , umbonato , 
ochraceo ; margine fparsim fquamofo ; lamellis latis, 


A GA 213 


nigrefcente-nebulofs ; fhipite longo , fquamofo , annu- 
lato. Perf, Synopf. pag. 409. 


B. Agaricus diffans. Perf, Difpof. Meth. Fung. 
pag. 23. 
y. Agaricus nitens. Vah] , in Flor. dan. tab. 1064. 


Il eft très-rapproché de l'efpèce précédente. 
Son pédicule eft long , d’un brun noir, écail- 
leux, muni d’un anneau , foutenant un chapeau 
charnu , un peu vifqueux , proéminent à fon cen- 
tre , de couleur d’ochre , écailleux & frangé à 
fes bords , garni de lames noiratres , larges d’un 
demi-pouce. 11 croit fur les troncs d’arbres ; la 
variété 8 dans les lieux marécageux , fur les 
feuilles tombées, & la variété y fur le fumier 
de vache. 

349. AGARIC à 


ceinture. Agaricus cinétulus. 
Perf. 


Agaricus flipite, pileo convexo ; fulvo, cinéto 
obfcuriore picto ; lamellis trifidis , latis , nigris ; fli- 
pite longo , fiflulofo , fufco. Bolt. Fung. pag. 152. 
tab. 152. 


On le diftingue à une bande circulaire fituée 
vers le bord du chapeau , d'une couleur plus fon- 
cée & qui pénètre dans fa fubftance. Le pédicule 
eft long , fiftuleux , de couleur brune ; le chapeau 
eft fauve, convexe ; les lames larges, trifides 
noirâtres. Il croît dans les prés, fur le fumier, 
après les pluies. 


350. AGARIC des foins. Agaricus fenificit. 
Perf. 


Agaricus gregarius, fragilis , pileo campanulato , 
fucecente-fuligineo; larnellis fubventricofis, nebulofis, 
fubumbrinis ; fipite fubincraflato, glabro , nudo, Perf. 
Icon. , & Defcr. Fung. pag. 42. tab. 11. fig. 1 , & 
Synopf. pag. 411. 


Il eft très-tendre, fragile. Son pédicule ef très- 
glabre , nu , un peu renflé ; fon chapeau campa- 
pulé , d'un Érun-bifiré ; fes lames ventrues, né- 
buleufes , de couleur un peu terreufe. Il croit 
dans les prés après la coupe des foins, & fur le 
fumier de vache. 


351. AGARIC coprophile, Agaricus coprophilus. 
Buil. 


Agaricus pileo fubcarnofe , latè umbonato , rufef- 
cente , fuligineo ; lamellis laris , ventricofis, arcuatis, 
adnexis , lividis aut gilvis ; flipite nudo , hirfuto , 
cinerafcente. Bull. Herb. tab. 566. fig. 3. — Perf. 
Synopf. pag. 412. 

Son pédicule eft grêle, nu, fifluleux , long de 
trois à quatre pouces , velu , ainfi que le chapeau, 
dans fa première jeunefle , de couleur cendrée , 
foutenant un chapeau conique, roufleitre , peu 


À G À 


214 


À G A 


charnu ; fon centre large, proéminent 3 les lames { reis, nioro-punétatis ; féipite longo , nude. Perfoon , 


larges, arquécs, un peu ventrues, d'un gris-ToUx ; 
échancrées de bas en haut au point de leur infer- 
tion fur le pédicule. 11 croît en touffes, fur les 
fumiers. 


352. AcARic bulbeux. Agaricus bullaceus. Bull. 


Agaricus gregarius, parvulus , pileo hemifpherico, 
margine ffriato, obfeurè rufo ; lamellis latiffimis, cin- 
namomeis , planis ; fhipite nudo , fubbrevi, lanu- 
ginofo , pallefcente-albo. Bulliard , Herb. tab. 566. 
fig. 2. — Perf. Synopf. pag. 412. 


Il reffemble beaucoup au précédent. Ses cou- 
leurs font plus foncées. Son pédicule, fouvent 
hériffé, eft long de deux pouces au plus, épais 
de deux lignes, nu, fluleux, cylindrique , quel- 
quefois glabre , foutenant un chapeau hémifphé- 
rique, convexe, large d'un pouce & demi , rouf- 
featre , brun & flrié fur les bords, garni en deflons 
de lames inégales, élargies, d’un jaune canelle , 
adhérentes au pédicule, fe terminant par une ligne 
prefque droite. Il croit par touffes, fur le fumier. 


353. AGARIC fumeterre. Agaricus fimicola. 
Perl. 


Agaricus gregarius ; pileo fubcarnofo , hemifpha- 
rico, rufefcente-alutaceo; lamellis latrufeulis, fufeis ; 
flipite fiflulofo ; nitido ; pileo concolore. Perf. Synopf. 
pag. 412. 

Son pédicule eft long de deux ou trois pouces, 
épais d’une ligne, un peu renflé à fon fommet, pul- 
vérulent, de couleur brune ; fon chapeau médio- 
crement charnu , hémifphérique , d’un roux-pâle; 
les lames brunes, élargies, adhérentes au pédi- 
cule , larges d'environ deux lignes. Il croit dans 
les prés , fur les boufes de vache, par groupes. 


354. AGARIC des bruyères. Agaricus ericetorum. 
Perf. 


Agaricus folitarius , pileo fubcarnofo , hemifrhe- 
rico, obfoletè papillato , fulvo-ferrugineo ; lamellis 
latiafeulis | nebulofis , nigris ; fipite nudo , fubrenaci , 


elongato. Perf. Synopf. pag. 413. 
Agaricus helvolus. Schœff. Fung. tab. 210. ? 


Son pédicule eft nu, un peu ferme, alongé y 
d’un fauve-luifant , foutenant un chapeau médio- 
crement charnu , hémifphérique, un peu mame- 
loné , large d'environ un pouce & demi, fauve, 
un peu ferrugineux , garni de lames élargies, noi- 
râtres, blanches à leurs bords. Il croit folitaire , 
parmi les bruyères. 


355. AcARIC des fables. Agaricus dichrous. 
Perf. 
« Agaricus pileo fabcarnofo , hemifpharico, fubvif- 


cofo, fpadiceo , nitido ; lamellis difhantibus ; cine- 


Synopf. pag. 413. 

Il a beaucoup de rapport avec le précédent. Son 
pédicule eft long de quatre pouces, nu, lésére- 
ment flexueux , un peu fauve , fourenant un cha- 
peau peu charnu , hémifphérique, puis plane, un 
peu vilqu-ux; fa furface luifante , d’un jaune- 
pale ; Les lames d'ftantes, un peu ventrues, a thé- 
rentes, de couleur cendrée, ponétuées de noir. Il 
crait daits les plaines f.blonneufes , fur les hau- 
teurs. 


356. AGARIC varié. Agaricus varius. Perf. 


Agaricus parvulus | pileo campanulato , nitido , 
pallido , & livido vario ; lamellis variegatis, adfcen- 
dentibus ; ffipite tenui , rafefcenti , fubrenaci. Perf. 
Synopf. pag. 414. ; 


Agaricus (varius), ffipitatus, pileo conico , ob- 
tufo, colore vario , cinerario , grifeo five nigro; La: 
mellis trifidis, fhpite fliformi. Bolt. Fung. pag. 66. 
tab. GG. 


Il fe difingue par la grandeur & les couleurs 
extrêmement variées de fon chapeau , pale, lui- 
fant , livide ou cendré, gris foncé ou noir, cam- 
paniforme , large de crois lignes, foutenu par un 
pédicule filiforme, long de deux pouces & plus, 
épais d’une ligne ,routf-âtre , légérement tenace ; 
les lames trifides, afcendantes & panachées. Il 
croit fur les gazons , parmi les faules. 


357. AGARIC humide. Agaricus udus. Perf. 


Agaricus gregarius, terreffris , pileo fubbrevi, ru- 
gulofo , primd fubochraceo , expalleftente ; lameilis 
ex albido-fuopurpurafcentibus, demüm nigris ; flipite 
longiffimo , bafi villofo. Perf. Synopf. pag. 414. : 


Il eft d’une confiftance aqueufe. Son pédicute 
eft long de quatre ou fix pouces , veiu à fa bate , 
foutenant un chapeau court, ridé , large à peine 
de fix lignes, obtus , d'abord d’un jaune d’ocre., 
puis pâle ; les lames légérement ventrues, d'a- 
bord d’un blanc teint de pourpre, puis noires. Il 
croit en groupes fur les gazons, aux lieux humi- 
des, dans les forêts. 


358. AGAric chancelant. Agaricus titubans. 
Bull. 


Agaricus nitidus, fragilis, pileo campanulato , 
ffriato , vifcofo , pallefcente ; difto flavo ; lamellis 
diffinétis , incarnatis ; flipite lutefcente, nudo, bafi 
pilofo. Bull. Herb. tab. 425. fig. 1. — Perfoon, 
Synopf. pag. 415. — Sowerb. Fung. tab. 128. 


Cet agaric eft luifant, très-fragile ; fon pédi- 
cule nu , jaunatre , fiftuleux, grêle, cylindrique, 
velu à (a bafe, long de quatre à cinq pouces ; il 
foutient un chapeau en cloche , puis plane, finué 
à fes bords, point charnu, n'ayant qu'une pelli- 


A G A 


cule jaune , facile à enlever, blanchâtre à fes 
bords, marqué de fries noirâtres ; les lames rouf- 
fes, inégales , un peu incarnates, point adhérentes 
au pédicule. il croît fur la terre, dans les bois, 
parmi les feuilies mortes , & ne dure que trois ou 
quatre jours. 


359. Acaric cilié. Agaricus ciliaris. Bolt. 


Agaricus ( magnus ), fipitatus , pileo conico, 
primäm teélo pulvere niveo, poffeà glutinofo, margine 
ciliato ; lamellis trifidis , nigris ; fpite bulbofo (cor- 
tinato). Bolton. Fung. pag. ÿ3. tab. 53. — Perf. 
Synopf. pag. 416. 


Son pédicule eft affez ferme, plein à fa bafe, 
puis fiftuleux , fouvent couvert d’une pouffère 
grifâtre, bulbeux à fa partie inférieure; le cha- 
peau grand, conique , couvert d’abord d’une pouf- 
fière très-blanche , puis d’un paillet clair, puis 
glutineux ; fes bords noirätres, déchirés, plus 
longs que les lames , & formant des cils noirs ; les 
lames prefque lancéolées , noires, trifides. Il 
croit dans les prés & fur les fumiers, en Angle- 
terre. 


360. AGARIC éteignoir. Agaricus extintforius. 
Perf. 


Agaricus pileo campaniformi , albido , lacero ; la- 
mellis niveis ( fufcefcentibus ) ; ffipite fubbulrofo , 
Jubulato , nudo. Bolt. Fung. pag. 24. tab. 24. An 
Linnai? — Perf. Synopf. pag. 417. 


Son pédicule , muni de p:tites racines brunes , 
s'élève à la hauteur de cinq pouces, fur un demi- 
pouce d’épaitfeur ; il eft nu, un peu bulbeux , cy- 
lindrique , fubulé à fon fommet; fon chapeau en 
cioche , blanchâtre, déchiré à fes bords. Les la- 
mes , d’abord d’un blanc de neige , deviennent 
brunes, & fe réduifent en eau de même couleur. 
Il croît tantôt folicaire , tantôt par groupes, dans 
les terrains fablonneux. 


$. VII. PRATELLA. Perf. Point de coiffe ; pédicule 
central nu ou muni d’un anneau ; chapeau charnu ou 
membraneux , perfiffant ; lames qui noirc ffent duns 
leur vieilleffe , fans fe fondre en eau. 


361. AGARIC comeftible. Agaricus edulis. Bull. 


Agaricus gregarius , magnus , pileo candido, levi 
aut obfoleté fquumofo ; lamel'is rubris ; flipite longo , 
bulbofo ; annulo manifefto. Bull. Herb. tab. 514. — 
Perf. Synopf. pag. 418. 


Agaricus arvenfis. Schœf. Fung. tab. 319. 311. 


8. Agaricus ( campeRris) , pileo carnofo , planiuf- 
culo ,-rufo, fquamofo ; -lamellis rubeftente-fufcis ; 
fipite brevi, anrulo incompleco. Perf. 1. c. — Schœff. 
Fung. tab. 33. — Linn. Spec. Plant. pag. 1641. — 
Bull. Herb. tab. 134, 


A G A 215 


y. Agaricus (vaporarius) , major, pileo con- 
vexo , pilofo-fquamofo , rufefcente-umbrino ; lamellis 


fufcis ; ffipite tuberofo , fquamulofo. Perf. 1. c. (Foy. 
AMANITE, n°. fi.) 


Ce champignon , dont il exifte quelques varié- 
tés, eft le moins funefte de tous, le plus facile à 
reconnoître , d'un goût aoréable, mais non le plus 
délicat. On le cultive fur couches : il fe rencontre 
dans les jardins, les bois & les prés 5 il eft couvert 
de mouchetures jaunes dans la variété 8. Son pédi- 
cule eft plus court; fon collet incomplet. Le pédi- 
cule eft tubéreux dans la variété y, écailleux ; le 
chapeau d’un jaune-terne ; les lames brunes. 


362. AGARIC hérifflon. Agaricus echinatus, 
Roth. 


Agaricus pileo convexo , fauamofo , echinato , fuli- 
ginofo , margine membranä lacerd cinéto ; lamellis 
miniatis ; fpite relo , fxamofo , purpureo. Roth, 
Catal. 2. tab. 9. fig. 1. — Gunn. Flor. norweg. 2. 
pag. 125. tab. 7. fig. 6. 


Son pédicule eft droit , long d’un pouce & demi 
ou deux pouces , de couleur purpurine, nofiâtre 
à fa bafe, couvert d’écailles d’un brun-biitré, fou- 
tenant un chapeau à peine charnu , convexe, bif- 
tré , hériffé d’écailles redreflées , environné à fes 
bords d'une membrane déchiquetée. Les lames font 
nombreufes , d’un rouge-vif, élargies à leur bafe , 
adhérentes au pédicule. Il croit dans les ferres 
chaudes. 


363. AGARIC azuré. Agaricus cyaneus. Bull. 


Agaricus pileo glutinofo, aruginofo , ex ficcationé 
flavefcente ; lamellis planis ; adnexis , purpurafcer- 
Libus , fufco-variegatis ; flipite fquamofo , annule 
fugaci. Bull. Herb. ab. 170 , & tab. $30. fig. 1. 


Agaricus aruginofus. Perf, Synopf. pag. 419. 
Agaricus beryllus. Batfch. Fung. fig. 213. 
Agaricus politus. Bolt. Fung. tab. 50. 


Cette belle efpèce s'élève à la hauteur d'environ 
deux pouces & demi, fur un pédicule plein, cylin- 
drique, bleuâtre , un ptu écailleux en deffous du 
collier, foutenant un chapeau d’abord globzleux, 
puis convexe, azuré , puis jauniffant par degrés , 
life & un peu glutineux à fa furface , large de deux 
pouces ; les lames inégales, d’un jaune-roux, peu 
adhérentes au pédicule , recouvertes, dans leur jeu- 
neffe , d’une membrane qui fe détruit , laifle fur le 
pédicule la trace d'un collier peu prononcé, & 
quelquefois auffi d:s débris fur les bords du cha- 
peau. 1] croît folitaire, en automne, dans les fo- 
rêts, fur les troncs d'arbres. 


364. AGAR:C à graines noires. Agaricus mela- 
nofrermus. Buil. 


216 A G A 


Agarieus pileo carnofo, convexo, flavefcente ; la- 
mellis rotundatis , fubadnexis , primo flavefcentibus, 
demüm nigris ; féipite albido , annulato , deorsm iii- 
craffato. Bull. Herb. tab. 40. — Perf. Synopf. 
pag. 420. 

Son chapeau , d’abord hémifphérique, devient 
plane , large de deux pouces , liffe , glabre, un peu 
charnu , blanc fur fes bords, jaune à fon centre, 
foutenu par un pédicule plein, cylindrique , 
charnu , blanchâtre , bulbeux à fa bafe , long d’en- 
viron quatre pouces, garni d’un collier. Les lames 
font décurrentes fur le pédicule, inégales , jaunà- 
tres, puis noires, recouvertes ; dans leur jeuneffe ; 
par la membrane qui forme le collier. Il croit en 
France. 


365. AGARIC précoce. Agaricus precox. Perf. 


Agaricus fubgregarius , pileo carnofo , hemifphe- 
rico , ulutaceo-lutefcente | primd albido ; lamellis pla- 
nis , tenuibus , aquosè fufcis ; fhpite folido , fubte- 
naci ; annulo fugaci. Perf. Comment. pag. 89, & 
Synopf. pag. 420. 

Agaricus candicans. Schœff. Fung. tab. 217. 


Son pédicule eft ferme, plein, garni d’un anneau 
fugace, foutenant un chapeau un peu vifqueux , 
prefque luifant , d'abord blanchatre, puis d'un 
jaune-clair, charnu , hémifphérique ; fes lames pla- 
nes , minces, d’un vert d'olive, un peu nébuleufes. 
Il croit par groupes , dans l'été, après les pluies, 
fur le bord des chemins, parmi les gazons. 


366. AGARIC couleur d’ocre. Agaricus filaceus. 
Perf. 


Agaricus fubgregarius , terreffris , pileo carneo , 
vifcofo , aurantio-rufo (aut bolart) ; lamellis con- 
fertis , fubvirefcente-cinereis ; fipite bulbofo , corti- 


nato. Perf. Synopf. pag. 421. 


Son pédicule eft jaunâtre, bulbeux, couvert 
d’une membrane fibreufe, fourenant un chapeau 
vifqueux, charnu, d’abord convexe, puis plane , 
prefaus large de trois pouces, de couleur orangé=- 
foncée ou d’ocre; les lames nombreufes, verda- 
tres, un peu cendrées. Il croit en automne, fur la 
terre. 


367. AGARIC amer. Agaricus amarus. Bull. 


Agaricus cafpitofus , magnus , pileo carnofo , fub- 
vifcofo , Lateritio ; margine flavefcente ; lamellis dif- 
tinétis, fubnebulofis , virefcente-cinereis; fhipite longo, 
Jubfolido ; annulo fugaci, nigrefcente. Bull. Herb. 
tab. 30 & tab. 562. 


Agaricus lateritius, Schœff. Fung. tab. 49. fig. 4. 
$: — Perf. Synopf. pag. 421. 


Agaricus auratus. Œder. Flor. dan. tab. 820. 
(Voyez AMANITE, n°. 18.) 


A G A 


368. AGARIC poudreux. Agaricus pulverulentus. 
Bull. 


Agaricus cefpitofus , ochraceus , pileo in medio pro- 
tuberante ; laminis adnatis, primä etate obtedis , 
membrané albä , ad marginem pilei lacer& , perfif- 
tente. Bull. Herb. tab. 178. ; 


Agaricus fafticularis. Perf. Synopf. pag. 421, & 
Comment. pag. 19.— Bolton. Fung. tab. 29. — 
Batfch. Elem. Fung. tab. 7. fig. 29. 


8. Agaricus (praticola) , folitarius , parvus , pileo 
carnofo-membranaceo , ochraceo ; lamellis diflinétis, 
planis , virefcente-cinereis ; flipite longo , tenuiffimo. 


Perf, Î. c. pag. 422. 


y. Agaricus ( marginatus) , gregarius, pileo cam- 
panulato , fubferrugineo ; margine 1omentofo - albi- 
cante ; lamellis ex virefcente-nebulofis ; flipite nudo , 
fibrillofo , argenteo-nitido. Perf. |. c., & Obferv. 
Mycol. 1. pag. 11. 


Cet agaric eft, ainfi que le précédent, d’une fa- 
veur amère, d’un jaune-fauve plus ou moins foncé. 
Son pédicule eft glibre , fiftuleux, cylindrique, 
long d'environ quatre pouces, foutenant un cha- 
peau d’abord conique, puis évafé, protubérant à 
fon centre, large de trois pouces, fec à fa furface , 
peu charnu. Ses lames font inégales, nombreufes, 
adhérentes au pédicule , enveloppées, dans leur 
jeuneffe , d’une membrane blanche, qui, en fe dé- 
chirant , refte fouvent adhérente par lambeaux , tant 
aux bords du chapeau qu’au pédicule ; couvertes 
d’une pouflière rouffe , abondante , fugace. Il croît 
par touffes, fur les fouches pourries , en automne 
& en été. 


La variété 8 croît folitaire dans les prés, fur les 
gazons. Son pédicule eft long , très-grêle ; fon 
chapeau large d’un demi-pouce , ochracé; fes lames 
planes, diftinétes, d'un vert-cendré. Dans la va- 
riété 7, le pédicule eft long d’environ deux pou- 
ces, velu à fa bafe , d’un blanc-argenté; le chapeau 
campanulé , prefque ferrugineux, blanchâtre , to- 
menteux à {a bafe; fes lames afcendantes, d’un 
vert-nébuleux.Il croît en groupes, fur le tronc des 
fapins. Ces deux variétés font peut-être des efpèces 
difinétes ; elles font amères. 


369. AGARIC à appendices. Agaricus appendicu- 
latus. Bull. 


Agaricus cafpitofus , congeflus , fragilis , pileo fub- 
aquofo , glabro , fufcefcente-livido , ex ficcatione rugu- 
Lofo, pallefcente ; lamellis confertis , incarnato-fufcis,' 
obteëtis membranä demm lacerä , ad marginem pilei 


perffiente. Bull. Herb. tab. 392. 
8. Agaricus flpatus. Perf, Synopf. pag. 423. 
Agaricus fpadiceus. Schœff. Fung. tab. 237. 


Il eft d’une confiflance molle & aqueufe. Son 
pédicule 


A GA 


péue eft nu, blanc, filuleux, cylindrique, gla- 
re , long de quatie pouces , foutenant un chapeau 
d’abord ovoid=, puis campaniforme , puis con- 
vexe , de couleur fauve, rouffeatre ou d’un blanc- 
fale, marqué de ftries divergentes, fouvent fendu 
& rebroullé à fes bords. Les lames font inégales, 
rombreufes , d’un rouge plus ou moins vif, cou- 
vertes, dans leur jeuneffe , d’une m=mbrane qui, 
en fe déchirant, refte par lambeaux , adhérente aux 
bords du chapeau. Il croît en automne & en été, 
par groupes, dans les jardins & les bois. 


370. AcAricincliné. Agaricus cernuus. Vahl. 


Agaricus pileo hemifpharico, albido ; lamellis ci- 
nereo-nigricantibus ; féipitibus [ubfolitariis , fftulofis , 
nudis, curvatis. Vahl, in Flor. dan. tab. 100$. — 
Perf. Synopf. pag. 423. 


Son pédicule eft nu, fiftuleux , recourbé ; il fou- 
tient un chapeau hémifphérique , blanchatre , garni 
de lames d’abord de couleur cendrée, puis noi- 
râtres. Il croît prefque folitaire , dans le Dane- 
marck. 


371. AGARIC denticulé. Agaricus denticulatus. 
Bolt. 


Agaricus (fubaquofus , tenuis) , pileo hemifpha- 
rico , purpureo-livido ; lamellis maroine dentatis ; 
féipice fiflulofo , fufcefcente. Bolt. Fung. tab. 4. — 
Perf. Synopf. pag. 424. 


Sonpédiculeeft brun, fiftuleux; fon chareautrès- 
mou, hémifphérique, point charnu, légérement 
{trié , d’un pourpre-livide, large de deux ou trois 
pouces; les lames de même confifiance & de même 
couleur que le chapeau, munies à leurs bords de 
dents ou d’appendices noirâtres. Il croit en Angle- 
terre, dans les forêts. 


372. AGARIC à fibres noires. Agaricus fibrillofus. 
Perf. 


Agaricus pileo fubmembranaceo , hemifpharico , 
albicante ; lamellis latiffimis , purpuraftentibus, mar- 
gine nigris ; fhipite longo , albido, fbrillis nigrefcen- 
tibus obfito. Perf. Synopf. pag. 424. 


Son chapeau eft hémifphérique, prefqre mem- 
braneux, blanchâtre , large d’un pouce & demi, 
foutenu par un pédicule blanchatre , alongé, muni 
de fibres noirâtres. Les lames font planes , entié- 
rement adhérentes au pédicule, élargies, purpu- 
rines , ponctuées de noir, noiratres à leurs bords. 
Il croît fur la terre, parmi les feuilles cembées. 


373. AGARIC à graines brunes. Agaricus pello- 
fpermus. Bull. 


Agaricus pileo flavo-pallefcente, aliquandd mar- 
gine ffriito ; laminis pediculo adnatis , ex violaceo- 
Botanique. Supplément. Tome 1. 


A GA 


nigrefcentibus ; flipite nudo , albido, nunc glabro, 
nunc bafi hirfuto. Bull. Herb. tab. $6r. fig. 1. 


Agaricus ( corrugis ) , pileo fubmembranaceo , 
campanulato , fubrugofo , rofeo ; lamellis fubviolaceo- 
nebulofis ; fhpite elongato , albo. Perf. Difp. Meth. 
Fung. pag. 24, & Synopf. pag. 424.? 

Son chapeau eft d’un jaune-pâle ou brun , quel- 
quefois {trié à fes bords , d’abord ovale , puis co- 
nique , puis plane , foutenu par un pédicule nu, 
grêle , fiftuleux, blanchâtre, long de quatre à 
cinq pouces, tantôt velu à fa bafe, tantôt glabre; 
les lames inégales , adhérenres au pédicule , d’un 
brun-violer , puis noires. Il croit par touffes à 
pieds diftinéts, dans les forêts, fur les feuilles 
mortes. 


217 


374. AGARIC grêle. Agaricus gracilis. Perf. 


Agaricus totus frapilis , pileo membranaceo , cam- 
panulato , acuto , molliffimo ; lamellis linearibus 
nigrefcente-cinereis ; ffipite longiffimo , glabro. Perf. 
Synopf, pag. 425. 

«. Idem , pileo colore intarnato. Perf |. c. 


8. Idem , pileo fordidè ochraceo aut fubrufefcente, 
Pérflic: 


y. Idem, pileo exalbido , dilutè alutaceo. Perf. |, c. 
Agaricus diffufus. Batfch. Elem. Fung. pag. 145. 


à, Agaricus ( cufpidatus) , pileo conico , acuto , 


rubro-fufco ; lamellis fubfufcis , bafi anguffis ; fhipite 
fffulofo. Bolt. Fung. tab. GG. 


Cet agaric eft une des efpèces les plus tendres & 
les plus fragiles. Son pédicule eft long de trois pou- 
ces, fiftuleux, velu à fa bafe, quelquefois entié- 
rement glabre; fon chapeau chancelant, membra- 
neux , campanulé , aigu, large d’un pouce & plus, 
de même hauteur, très-variable dans fes couleurs, 
incarnat ou d’un jaune-foncé, ou prefque roux, 
quelauefois blanchâtre ou d'un fauve-clair; les la- 
mes linéaires , d’un noir-clair, cendré, rétrécies à 
leur bafe. Il croit dans les forêts , parmi les feuilles 
tombées. 


375. AGARIC papyracé. Agaricus papyraceus, 
Perf. 


Agaricus ffipitatus, pileo hemifpharico , membra- 
naceo, albido ; lamellis trifilis, remotis, pallidis ; 
füpite albido ; fiflulofo. Perf. Synopf. pag. 425. 

Agaricus membranaceus. Bolt. Fung. tab. 11. 


Son pédicule ef fragile , long de trois pouces, 
blanchatre, fiftuleux , foutenant un chapeau mem- 
braneux, hémifphér que , large d’environ deux 
pouces , fec & d’une confiitance papyracée , 
garni de lames libres , très-tendres, diftantes , tri- 
fides , pales , puis brunes, puis noires. Il croît fur 
le tronc des chênes. 

Fe 


218 A G A 


376. AGARIC ramaflé. Agaricus confertus. Bolt. : 


Agaricus cefpitofus , rileo conico , aloido , acum.- 
nato; lamellis fafco-pallidis ; flipitibus numerofis , 
alhidis. Bolt. Fung. pag. 18. tab, 18. — Perfoon, 
Synapf. pag. 426. 


Il eft d’une confiflance molle. Son pédicule eft 
filiforme , long d’un pouce & demi, blanchâtre. 
Son chapeau eft fec, papyracé, blanc, conique , 
acuminé , large à peine de neuf lignes ; les limes 
d’un brun-pâle. Il croît par groupes, fur les écor- 
ces, dans les feires chaudes. 


377. AGARIC en cloche. Agaricus campanulatus, 
Bull. 


Agaricus gregarius , brunneus , pileo campanulato, 
obtufo , levi ; lamellis confertis , latiffimis , liberis ; 
fépite longo, juniorum fubannulato. Bull. Herb. 
tab. $ÿ2. fig. 1. — Perf. Synopl. pag. 426. 


Son pédicule eft cylindrique, glabre, filuleux , 
long de quatre pouces & plus, épais de deux 
lignes , d’un roux-cendré , muni, dans fa jeuneffe , 
d'un anneau peu apparent ; le chapeau campanulé, 
life, obtus, large d’un à deux pouces, d’un roux 
plus où moins foncé, un peu jaunâtre , finué à fes 
bords ; les lames larges , point adhérentes , iné- 
gales, arquées, de couleur canelle , large de 
quatre lignes. Il croit par groupes fur la terre. 


378. AGaArIC femi-oïbiculaire. Agaricus femi- 
orbicularis. Bull. 


Agaricus pileo corcolore, Levi, nitido , hemifphe- 
rico ; laminis liberis, nunquàm maculofis ; fhipite 


firmo, r:fo , nudo. Bull. Herb. tab. 422. fig. 1. 


Son pédicule eft ferme, nu, cylindrique, de 
couleur jaunâtre , recouvert d’une écorce que 
l'on peut déricher enriérement du canal fiitulaire 
interne, Son chapeau eft conftamment hémifphé- 
rique, large d’un pouce; quelquefois il devient 
concave ou boffelé, glibre, luifart, jaunâtre à 
fa furface , garni de James libres , inegales , nom- 
breufes , élirgies, d’abord d’un blanc-erifatre , 
puis jaunâtres , puis biftrées, mais jamais mou- 
chetées. IL croit fur le bord des chemins & des 
péloufes , pendant prefjue toute Pannée. 


379. AGARIC à tête conique. Agaricus conoce- 
phalus. Bull. 


Agaricus fubfolitarius , pileo campanulato-conico , 
cinereo-livido , ffriato ; lamellis liberis , obfturè ru- 
fs; ffpite nudo, lonpo, albido. Bull. Herb. tab. 
563. fig. 1. — Perf. Synopf. pag. 427. 

li eft d'une confiftance molle. Son pédicule eft 
nu, blanchätre , long de quatre à cinq pouces, 
épais de deux lignes, cylindrique, fifluleux, fou- 
tenant un chapeau d’abord conique, puis con- 
vexe, puis plare, de couleur rouffe, jaune ou 


} 
| 
| 


Aî.G.'A 


blanctätre , marqué de plis ou de flries profon- 
des, divergentes ; les lames libres, inégalss, 
d'abord d'un jaune-pâle , puis d'un brun-enfumé. 
Il croit (olitaire dans les prés, les jardins, les 
bois , fur la terre. 


380. AGARIC des pâturages. Asaricus paftuus. 
Perf. 


Agaricus fubfolitarius | pileo fubmembranaceo , ni- 
tido, ab initio conico , dein dilatato , fubflexuofo , 
umbrino, fusnigrefcente ; limellis lariuftu'is, incar- 
nato-rufis. Perf. Comment. pag. 94, & Synopf. 
pag. 427. 

Son pédicule eft long de deux pouces ; fon 
chapeau charnu , prefque membraneux, luifant, 
mince , fragile, d’abord conique, puis plane , un 
peu fl xueux, d’un brur-terreux , puis noirâtre; 
les lames élargies, un peu échancrées , d’un roux- 
clair. Il croit çi & là, prefque folitaire, dans les 
pâturages des montagnes. 


381. Acaric biftté. Agsricus fuligineus, Perf. 


Agaricus gregarius , fragilis , pileo campanulato , 
obtufo, fuligineo-livido ; papillä obfoletà ; lamellis 
tenuibus , e cinereo-albido-incarnatis ; flipite medio- 


cri, deorsüm incraffato. Perf. Synop. pag. 427. 


Il a beaucoup de rapport avec le précédent. 
Son pédicuie eft grêle ; épaifi , d’une longueur 
medircre, foutenant un chapeau campanulé, ob- 
tus, biftre , un peu cendré , à peine proéminent, 
large d'un demi pouce , un peu ridé; les lamés 
molles, nombreules, à peine adhérentes au pé- 
dicule , blanchäâtres, cendrées ou de couleur in- 
carnate. I] croit fur la terre. 


382. AGARIC bleuâtre. Agaricus cafius. Vahl. 


Agaricus pileo planiufeulo, fufco ; lamellis grifeo- 
fufers ; fipite fabfolitario, inant , nudo , bafi aibido. 
Vahl, in Elor. din. tab. 1010. — Perfoon, Synopf. 
pag. 428. 

Son pédicule eft nu, fiffuleux, long d’un pouce 
& demi, épais de deux ou trois lignes, velu, 
cylindrique, blanchâtre ; fon chapeau fragile, 
d'abord convexe , puis plane , quelquefois un peu 
concave , de couleur brune ; les limes nombreg- 
fes, grifes ou brunes, nébuleufes. Il creit après 
la récolte des foins , dans les prés, dans la Nor- 
wège. 


383. AcARIcC obtus. Agaricus obtufus. Perf. 


_Agaricus pileo fibcarnofo » Campanulato , obtufo , 
nitiao , dilurè badio ; lamellis umbrinis, [ibnebu- 
lofis, margine albidioribus ; fhipite deorsèm incraf- 


Jato , pallefcente-albido. Perf, Synopf. pag. 428. 


« C’eft, dit M. Perfoon, une affez belle efpèce, 
qui eft rare & qui croit fur les troncs pourris. Son 


À G À 
pédicule eft épais, d’un blanc-pâle, plus blanc & 


velu à (à bafe; fon chapeau médiocrement charnu , 
canpanulé, obtus, luifant , d'un jaune-clair , haut 
de neuf lignes, ridé dans fa vieilleffe ; les lames 
prefque linéaires, entiérement adhérentes au pédi- 
cule, couleur de terre d'ombre, nébuleufes , blan- 
châtres à leurs bords. » 


384. AGARIC des montagnes. Agaricus montanus. 
Perf. 


Agaricus gregarius , parvus , pileo fubcarnofo , con- 
vexo , fufcefcente ; lamellis planis, latiufculis , um- 
brinis , fubnebulofis, margine demüm fubalbicante ; 
féipite breviufculo. Perf. Obferv. Mycol. 1. pag.9, 
& Synopf. pag. 428. 


B.? Agaricus fubhepaticus. Bat{ch. Elem. Fune. 
fig. 211. 


Son pédicule eft très-court, blanchâtre; fon cha- 
peau petit, un peu charnu , convexe , d’un brun 
plus ou moins foncé ; les lames plan:s, élargies, 
terreufes , enfumées , un peu blanchâtres à leurs 
bords ; elles noirciflent dans leur vieillefle. La 
plante g a de grands rapports avec celle-ci; mais 
fon chapeau efl en forme d’entonnoir. Cet agaric 
croit par groupes aux lieux montueux, ftériles. 


385. AGARIC noirciflant. Agaricus nigricans. 
Bull. | 


Agaricus majufculus, pileo depreffo, olivaceo-ci- 
nereo, dembm nigrefcente, advffo ; lamellis craffis, 
albidis ; ffipite folido, breviufeulo , cinereo , nudo. 
Buil. Herb. tab. 212, & tab. 370. fig. 2. tab. 579 
& tab. 166. — Perf. Obf. Mycol. 2. pag. 50. — 
Lam. Iiluftr. tab. 882. fig. 1. 


Agaricus aduflus. Perf. Synopf. pag. 459. 


B. Agaricus (elephantinus ) , magnus , primo 
albidus , convexus. Sowerb. Fung. tab. 36. — Bolt. 
Fung. tab. 28. 


Cet agaric devient noir en vieilliffant; il eft, 
dans fa jeuneffe , brun.en deflus , ainfi que fa chair; 
fes feuillets & fon pédicule blancs. Ce dernier eft 
long de deux pouces & demi, épais de huit à dix 
lignes, plein, nu, prefque cylindrique, foutenant 
un chapeau d’abord convexe, déprimé à fon cen- 
tre, recourbéen deffous à fes bords, puis plane, un 
peu finué , ferme & caffant, garni de lames inéga- 
les, peu nombreufes, épaifies , non adhérentes au 
pédicule. Il.croit folitaire dans les lieux arides , en 
automne , dans les bois de haute futaie, 


386. Acaric aqueux. Agaricus aquofus. Bull. 


Agaricus pileo ex albo-fufcente ; aquofo , molli ; 
fipite nudo, fufco , radiculos plures emittente. Bull. 
Herb. tab. 12. 


Agaricus melleus. Schœff. Fung. tab. 45. 


A G A 219 


Son pédicule eft fauve , ne, fituleux, cy'indri- 
que , haut de trois à quatre pouces, muni de pe- 
utes racines floconneufes , foutenant un chapeau 
d’abord convexe, puis plane, quelquefois concave 
ou mamelonné à fon centre , ftrié fur fes bords, 
d'un blanc mélé de fauve , légérement finueux , 
large de deux à trois pouces ; fa chair molle & 
aqueufe ; fes lames inégales , peu ferrées, très-fra- 
giles , point adhérentes au pédicule. 11 croit parmi 
Rmoute , dans les bois ombragés, vers la fin de 

été. 


387. AGaRIC à feuillets violets.' Agaricus vio- 
laceo-lamellatus. Decand. 


Agaricus cafpitofus , pileo grifeo-rufefcente ; difco 
callofo, margine fubffriato ; lamellis egregiè viola- 
ceis ; flipite nudo , albido. Decand. Synopf. Plant. 
gall. pag. 31, & Flor. franç. vol. 2. pag. 153. 
n°. 406. 


Son pédicule eft nu, fifluleux, cylindrique , 
blanchätre , long de quatre pouces , épais d'une 
à deux lignes; fon chapeau mince, prefque fans 
chair , en cône arrondi au fommet , large de fepr à 
huit lignes, long d’un pouce & demi, caileux à fon 
fommet, d’un gris-roux, un peu ftrié fur fes bords. 
Les feuillets font d’un beau violet, inégaux, 
étroits , nombreux, diftinéts du pédicule. Il ref- 
femble beaucoup à l’agaric à tête conique; il vient 
fur la terre, par groupes. 


388. AGaric ftrié. Agaricus ffriatus. Bull. 


Agaricus pileo conico, demdm convexo , tandem 
plano , rufo-albicante, ftriis profundis aut plicis ra- 
diantibus notato ; fhirite nudo, albo , cylindrico, 


tenui. Bull. Herb. tab. ÿ 52. fig. 2. 


8. Agaricus plicatus. Schœff. Fung. tab. 31. — 
Bull. Herb. tab. 80. 


Amanita plicata. Lam. Diét. 1. pag. 110. ( Voy. 
AMANITE, n°. 39.) 


6, VIIL LACTIFLUUS. Perf. Point de coiffe ; cha- 
peau charnu, fouvent comprimé; feuillets inégaux; 
Juc laiteux. 


389. AGARIC âcre. Agaricus acris. Bull. 


Agaricus albus , laminis numerofis , fapè bifurca- 
tis , aliquandÔ flavis aut rubris ; fucco acri. Bull. 


Herb. tab. 538. 
B. Agaricus (piperatus), pileo infundibuliformi, 


margine expanfo , glabro, albido ; lamellis congeftis, 
furcatis, candidis, pallefcentibus -Perfoon , Synopf. 
pag. 429.— Obf. Mycol. 2. pag. 40. — Batfch. 
Fung. tab. 13. fig. $9, — Bolt. Fung. tab. 21. — 
SchϾff. tab. 83. 


y. Agaricus (exfuccus), magrus , infundibulix 


formis ,exfuccus; lamellis diffantibus, pallefcentibus, 
Ee 2 


À G A 


220 


A G À 


fabcrifpis. Perl. Obf. 1. c. pag. 41. — Buxb. Cent. ? cylindrique , long de deux pouces , épais de trois 


4. tab. 1. ( Voyez AMANITE, n°. 1.) 


La variété y eft une fois plus grande , fèche ; 
les lames pâles, diftantes, un peu crépues. 


390. AGARIC à bords retrouffés. Agaricus con- 
troverfus. Perf. 


Agaricus cafpitofus , albus , maculis zonifque fan- 
guineis variegatus ; pilee plantufculo , margine revo- 
luto , tomentofo. Perf. Obf. Mycol. 2 pag. 39, & 
Synopf, pag. 430. 

An agaricus piperatus ? Linn. 


Agaricus fanguinalis, ? Batfch. Elem. Fung. 
Cont. 2. pag. 47. tab. 36. fig. 201. 


M. Perfoon préfume que cet agaric pourroit 
bien être le véritable agaricus piperatus de Linné; 
peut être eft-il encore le même que celui figuré 
dans Batfcher , mais vieux & defléché. Il eit de 
couleur blanche , panaché de taches & de bandes 
d’un rouge de fang. Son chapeau eft tomenteux; 
il devient plane avec fes bords retrouffés. Ses 
lames font fimples & incarnates. Il eft très-acre. 
On le rencontre par groupes dans Les bois. 


391. AGARIC à larmes laiteufes. Agaricus dyc- 
mogalus. Bull. 


Agaricus totus albus, fucco laëteo , infipido ; pileo 
zonis grèfeis aliguandd notato. Bull. Herb. tab. 584. 


Il eft de couleur blanche , parfaitement glabre, 
rempli d'un fuc laiteux, infipide. Son pedicule 
ett plein, cylindrique, long de deux pouces & 
plus, épais de cinq à dix lignes, foutenant un 
chapeau orangé ou cuivré , convexe , puis plane ; 
comprimé à fon centre , large de trois à cinq 
pouces, quelquefois marqué de zônes grifâtres. 
Les lames font inégales , légérement décurrentes 
fur leur pédicule. Il croit folitaire ou par petits 
groupes. 


392. AGARIC à zônes. Agaricus zonarius. Bull. 


Agaricus pileo umbilicato , zonato , dilutè ochra- 
co, margine revoluto, villofo ; fucco acri. Buil. 


Herb. tab. 104. 


Agaricus flexuofus. Perfoon , Synopf. pag. 430. 
(Voyez AMANITE , n°. 6.) 


393. AGARIC à lait jaune. Agaricus thelogalus. 
Bull. 

Agaricus minor , pileo infundibuliformi , depreffo , 
Bipiteque rufo ; fucco flavo. Bull. Herb. tab. 567. 
fig. 2. — Perl. Synopf. pag. 431. 

Sa chair, raturellement blanche, devient jaune 
lorfqu'on la coupe, ainfi que le lait qui en dé- 
coule. Son pédicule eft d’un roux fauve, plein , 


lignes ; il (upporte un chapeau d'abord convexe , 
puis plane, puis concave , large de trois pouces, 
glabre, d'un fauve prefque diftribué par ZÔNES j 
les lames inégales , adhérentes & un peu décur- 
rentes fur le pédicule, terminées en pointe. Il 
croit folitaire. 


394. AGArIC pâle. Agaricus pallidus. Perf. 


Agaricus cafpitofus , pileo umbilicato , fubvifcofo, 
fubincarnato-pallido ; lamellis fhpiteque elongato- 


dilucioribus. Perf. Synopf. pag. 431. 
Agaricus incarnatus. Perf, Difpof. Fung. p. 64. 


Agaricus fubinvolutus. ? Batfch. Fung. tab. 37. 
fig. 204. 

Son pédicule eft alongé, d'un blanc-fale ; fon 
chapeau ombiliqué , légérement vifqueux, d'une 
couleur pâle incarnate ; les lames d’une couleur 
plus claire , prefque blanches : il en découle un 
fuc âcre. On le trouve dans les bois de hêtres. 


395. AGARIC teftacé. Agaricus teflaceus. Perf. 


Agarieus pileo planiufculo , fulvo , cinnamomeo ; 
lamellis paliefcentibus , fHpite craffiufculo. Perloon, 
Synopf. pag. 451. 

Agaricus ichoratus. ? Batfch. Fung. pag. 37. 
tab. 13. fig. Go. : 


Bg. Agaricus (fulvo-croceus ), pileo fubdepreffo , 
glabro, papillato, fipiteque longo , fulvo-croceo ; 
lamellis confertis, pallidis. Perf, 1. c. 


y.? Agaricus (aurantiacus}), pileo fubangufto , 
planiufeulo , aurantiaco ; lamellis pallidis , fubde- 
currentibus ; ffipite longo. Perf. ]. c. 


Agaricus ladifluus. Bolt. Fung. tab. 9.? 


Cet agaric préfente plufieurs variétés , princi- 
palsment dans fa couleur. Son pédicule eft long 
de deux ou trois pouces , un peu épais , fauve ou 
d'un jaune de fafran ; fon chapeau convexe, puis 
plane , comprimé, glabre, un peu mamelonné, 
large de trois pouces, fauve ou d’un jaune-ca- 
nelle , quelquefois ponétué ; les lames plus pâles , 
nombreufes. Il croit dans les forêts : il en découle 
un fuc âcre. 


396. AGARIC délicieux. Agaricus deliciofus. 
Linn. 


Agaricus pileo umbilicato, fubauranrio , exficcato, 
fordidè pallido ; lamellis fuccoque aurantio luteritiis. 
Schœtf. Fung. tab. 11. — Linn. Spec. 1641. — 
Perf. Synopf. 432. — Sowerb. Fung. tab. 202. 


Laëfarius lateritius. Perf. Difpof. Meth. Fung. 
pag. 64. ( Voyez AMANITE, n°. 3.) 


397. AGARIC fans zônes. Agaricus azonites, Bull. 


A G À 


Agaricus pileo fublobato , ex grifeo-rufefcente ; la- 
minis & fHpite bafi flavis. Bull. Herb. tab. 559. 
fig. 1, & tab. 567. fig. 3. 


Son pédicule eft long de deux pouces & plus, 
épais de quatre à cinq hgnes , plein, cylindrique, 
blanchâtre , un peu jaune à fa bafe , foutenant un 
chapeau arrondi ou un peu lobé, fans zones concen- 
triques, d’un gris-pâle , tirant un peu fur la couleur 
de café au lait, convexe , puis concave, large au 
plus de trois pouces, garni de lames droites , iné- 
g.les, jaunâtres , peu adhérentes au pédicule. Son 
fuc eft laiteux , de couleur blanche. Il croit foli- 
taire, fur la terre. 


398. AGARIC meurtrier. Agaricus necator. Bull. 


Agaricus pileo umbilicato, zonato, dilutë ochra- 
ceo , margine revoluto , villofo ; Lamellis albis. Bull. 


Herb. tab. ÿ29. fig. 2. 


Agaricus terminofus. Perfoon , Synopf. 430. — 
Schœff. Fung. tab. 12. 


B. Agaricus (necator), pileo ex olivaceo, um- 
brino , margine tomentofo , involuto. Perf. Synopf. 
435. — Bull. Herb. tab. 14. (Voyez AMANITE, 
D#7v4 0015) 


399. AGARIC rouge. Agaricus ruber. Perf. 


Agaricus gregarius , majufculus , pileo depreffo, 
ochraceo-rubro ; lamellis flavefcentibus , flipite craf- 
Jiufculo , pileo concolore. Perf. Synopf. 433. 


Agaricus laëhifluus.? Schoœff. Fung. tab. $. Quoad 


colorem. 


Son pédicule eft d’un rouge-ferrugineux , blan- 
châtre à fa ba‘e , un peu épais , foutenant un cha- 
peau d’abord convexe , puis déprimé , à peine 
proéminent, roide , légérement fillonné , d’un 
rouge d'ocre ; les lames jaunâtres , d’une largeur 
méaiocre : il eft d’une faveur âcre & d'une odeur 
amère. On le trouve dans les bois de pins, dans la 
forét d’Hercynie, où il croît par groupes. 


400. AGaARIC douceâtre. Agaricus fubdulcis. 
Perf. 
Agaricus pileo infundibuliformi, rufefcente , ali- 


quand zonis nigris ; concentricis infcripto ; lamellis 
pallefcente-incarnatis ; fucco also, fubdulci. Agaricus 


dulcis. Bull. Herb. tab. 224. — Perf. Synopf. 433. 
Agaricus rubefcens. Schœff. Fung. tab. 73. ; 
a. Agaricus azonus. Bull. ]. c. fig. A. B. 

B. Agaricus zonarius. Bull. 1. c. fig C. 


y. Agaricus rubro-caffaneus. — Agaricus campho- 


ratus. Bull. Herb. tab. 567. fig. 1. 


à, Agaricus (cimicarius), pileo opaco, fubum- 
bonato, obfoletè zonato , fubfpadiceo ; lamellis luef- 


À G A 291 


centibus , fubnitidis ; fhipite longiufculo. Perf. Synopf, 
pag. 434. — Batfch. Elem. Fung. pag. 69. 


t. Agaricus (innocuus) , pileo fubdepreffo , rugu- 
lofo 3 obfcurè cinnamomeo ; lamellis ferrugineis , ni- 
tidis ; ffpite longiufculo. Perf. |. c. 


Laëtarius lactifluus, ScWerb. tab. 204.? 


©. Laëfarius (querceti), parvalus, pileo planiuf- 
culo , rugofo , papillato, fpadiceo , opuco ; lamellis 
obfcure fulvis, Perf, 1. c. 


Cet agaric préfente de nombreufes variétés. Sa 
couleur eft affez généraiement d'un fauve-rouoei- 
tre. Sa fuperficie eft fëche, fa chair caflinte. Il r£- 
pand une odeur pénétrante, aflez femblable à celle 
du mélilot bleu; il produit , dans fa jeunefle, une 
affez grande quantité d’un lait douceâtre. Son pé- 
dicule eft elabre , cylindrique , droit ou un peu 
courbé , plein dans fa jeunefle , irréguliéremenc 
fituleux dans un âge plus avancé , long de deux à 
trois pouces, épais d'environ cing lignes, foute- 
nant un chapeau d’abord convexe ou co:ique, 
puis plane ou concave , protubérant à fon centre , 
large de quatre à cinq pouces, tantôt uni, tantôt 
marqué de zônes noirâtres , concentriques ; garni 
de lames inégales , adhérentes au pédicule. 1] croit 
en automne , dans les bois. 


401. AGARIC d'Hercynie, Agaricus hyrcinicus. 


Agaricus (umbrinus) , pileo convexo, flexuofo , 
umbrino; lamellis pallidis; ffipite brevi, cinerefcente. 


Perf. Synopf. pag. 435. 


Son pédicule eft court , à peine long d’un 
pouce, de couleur cendrée , fourenant un chapeau 
épais , mou au taét, convexe, un peu Rexueux, 
couleur de terre d'ombre, garni de lames plus 
pales, décurrentes. Il croît dans la forêt d’Hercy- 
nie , parmi les pins. 


402. AGARIC plombé. Agaricus plumbeus. Bull. 


Agaricus pileo latiffimo , infundibuliformi , fhipite- 
que nigrefcente-fuligineis ; lamellis lutefcentibus , 
Jucco acerrimo. Bull. Herb. tab. 282, & tab. $59: 
fig. 2. — Perf. Synopf. 435. 


8. Amanita eruginea. Lam. Di&. 1. pag. 105. 


Cet agaric a un pédicule plein dans fa jeuneffe, 
irréguliérement fifluleux dans un âge plus avancé , 
Jjaunâtre , épais de neuf lignes, long de deux ou 
trois pouces, foutenant un chapeau convexe, puis 
plane , déprimé à fon centre , déjeré en bas à fes 
bords , large de huit à dix pouces, fec à (a fur- 
face , de couleur noirâtre, enfumée ou plombée , 
fans zônes. Sa chair eft blanche & caffante ; fes la- 
mes jaunâtres, nombreufes , inégales, décurrentes 
fur le pédicule , médiocrement laiteux , très-îcre. 
Il croit en automne , dans les bois. M, Decandolle 


À G-A 


penfe que l'umanite brongée n’<ft qu’une variété de 
celui-ci. (Voyez AMANITE , n°.7.) 


22 


bè 


403. AGARIC cauftique. Agaricus pyrogalus. 


Bull. 

Agaricus pileo planiufeulo , plumbeo-livido , 70- 
znato ; lamellis numerofis, rubefcentibus ; flipite reëto , 
fuliginofo ; fucco primüm fubdulci , denmùm acerrimo. 
Bull. Herb. tab. 567. fig. 2. — Perf. Synopt. 
pag. 451. 


La chair de cet agaric eft blanche ; elle jaunit 
lorfqu'on la coupe : il en découle un lait qui devient 
également jaune. Son pédicule eft long de deux 
pouces au plus , épais de trois lignes, plein, cylin- 
drique , d’un roux-fauve ; il foutient un chapeau 
d’abord convexe, puis plane, puis concave, glabre, 
large de trois pouces , d’un fauve un peu zôné, 
garni de James aiguës, inégales , adhérentes & un 
peu décurrentes fur le pédicule, Il croît folitaire. 


404. AGARIC à pied velu. Agaricus trichopus. 


Agaricus (luridus), pileo planiufculo, margine 
deflexo , obfoletë zonato, f:bvifcofo , ex cinereo-fub- 
rufefcente ; lamellis abbreviatis , albicantibus ; ffipite 


bafi villofo Perf. Synopf. pag. 456. 
B.? Agaricus fufcus. Schœff. tab. 235. 


Son pédicule ef fiftuleux , long de deux pouces 
& demi, épais d’un demi-pouce, velu à fa bafe ; fon 
chapeau convexe, puis un peu aplati, rabattu à fes 
bords, légérement vifqueux , cendré ou prefque 
fauve , obfcurément zôné , garni de lames arquées, 
courtes, larges d’une ligne, blanchätres. [1 produit 
un fuc laiteux qui devient rougeätre ; il croit parmi 
les bruyères. 


405. AGARIC brülant. Agaricus urens. 


Agaricus (acris), pileo azono , planiufeulo , fub- 
obliquo , cinereo-fuligineo ; lamellis primÔd albidis , 
dein alutaccis ; fhipite albido, fucco ex albo-rubef- 
cente. Perf. Synopf. pag. 437. — Bolt. Fung. tab. 
60. — Batfch. fig. 68. — Krapf. Schwam. tab. 4. 
fig. 4 & fig. 9-10. ? 

8.? Agaricus (livido-rubefcens ), rigidus , fra- 
gilis , medullofus, laéfefcens , pileo obfolete f:fco- 
maculato; flpite albentiore , laminis pallidifiime fla- 
ventibus, Batfch. Elem. Cont. 2. pag. $1. fig. 202. 


y. Agaricus (alneti}), pileo cinereo-livido à obfo - 
letè zonato ; lamnellis pallidè luteftentibus, fHpite 
extùs intèfque cinereo. Krapf. Schwam. tab. 8. fig. 
8 & 9. 


Il eft rempli d’un fuc qui, de blanc, devient 
jautâtre , & puis prend une couleur roufle dans 
k fubflance même du champignon, d’une grande 
caufticité. Son pédicule eft blanchâtre, fauve, 
cendré , vifqueux dans les variétés; fon chapeau 


AVG FA 


convexe, puis plane, un peu oblique, quelque- 
fois légérement échancré , réfléchi à fes bords, 
d’une couleur grife, entamée ; les lames blanches, 
puis d’un roux-clair. Dans la variété 8 , le chapeau 
elt racheté de brun. S1 fubftance , qui eft comme 
tomenteufe , devient purpurine , ainfi que le bord 
des lames lorfqu'elle eit frappée par l'air, puis 
violette. Il croit dans les bois, parmi les gazons 
& les brouflailles. 


406. AGARIC des fubftances putréfiées. Agaricus 
xylophilus. Perf. 


Agaricus minor, pileo plano , depreffo , fubvifcofo , 
flipiteque cafio-grifeis ; lamellis candidis. Perf. Difp. 
Fung. pag. 65, & Synopf. 438. 


B. Agaricus (vifcofus) , pileo plano, depreffo , 
viféofo , rugulofo , olivaceo-cinerec ; lamellis candi- 
dis , fipite tenui. Perf. |. c. 


Plus petit que les précédens , cet agaric eft 
muni d'un pédicule court, cylindrique , de la 
même couleur que le chapeau : celui-ci devient 
plane, déprimé , large d’un pouce & demi, un 
peu vifqueux , d’un bleu-cendrté ; les lames blan- 
ches. Dans la variété 8, le chapeau eft un peu 
ridé, d’un vert d'olive, un peu cendré ; le pédi- 
cule grêle. Il croit fur les troncs pourris ou fur 
la terre , dans leur voifinage. 


$. IX. RussuLA. Perf. Point de coiffe ; chapeau 
charnu , ordinairement comprimé ; lames égales 
entr'elles, & non terminées par un bourrelet annu- 
laire ; pédicule nu. 


407. AGARIC blanc de neige. Agaricus niveus. 
Perf. 


Agaricus minor ; totus niveus, flipite breviufeulo , 
pilei margine tuberculofo. Perf. Synopf. 438. 


Cet agaric eft d’une grande blancheur ; il eft 
fort petit. Son pédicule eft à peine long d’un 
pouce , épais de cinq à fix lignes ; fon chapeau 
charnu, comprimé , tuberculeux à fes bords ; les 
lames minces, diftinétes. Il croit dans les forêts. 
Peut-être appartient-il à une des variétés de l’ef- 
pèce fuivante. 


408. AGARIC à dents de peigne. Agaricus peëti- 
naceus. Bull. 

Agaricus pileo fubdepreffo , margine firiato ; flipite 
albido, cylindrico ; lamellis adnexis. Bull. Herb. 
tab. 509. — Decand. Synopf. pag. 28. 

«. Agaricus albus. Bull. 1. c. fig. M. N. 

Agaricus (laëteus) , pileo fubdepreffo , albo ; 
margine levi , lamellis aquose pallidis. Perf. Synopf, 
439+ 

8. Agaricus (fulvus ). Bull. 1. c. fig. O. P. 


À G À 


. Agaricus (emeticus) , acris , pileo depreffo, mar- 
gine fulcato, fanguineo - rubro ; lamellis canaïdïs ; 


fHpice albo , rubellore rario. Perf. Synopf. 439. 
y. Agaricus ochroleucus. Bull. 1. c. fig. R.S. Q. 


Agaricus (ochrolacèus), pileo flaveftente | pla- 
riufculo ; margine levi, lamellis ffipiteque albis. Perf. 
Sunopf. pag. 445. ” 

à Agaricus (rofaceus), pileo convexo , plano, 
Jublevi, rofto feu dilurè rusro ; lamellis flipiteque 
adbis. Perf. Synopf. 439. 


« Il eft peu de plantes, dit M. Decandolle, qui 
varient autant que celle-ci pour la couleur & lap- 
parence. La prémière variété eft toute blanche, 
& devient quelquefois verdätre dans le centre du 
chapeau ; la deuxième a le chapeau fauve, avec 
les feuillers blancs ; la troifième a le chapeau & les 
feuillets d’un jaune-terreux , & le pédicule blanc; 
Ja quatrième a le chapeau rouge , avec le pédicule & 
les feuillets blancs. Peut-être font-2Îles réellement 
des efpèces difinétes. Elles offrent cependant des 
caraétères communs affez tranchés. Leur pédicule 
eft blanc, nu, cylindrique , charnu, plein, long de 
deux pouces , épais de cinq à fix lignes. Le chapeau 
eft d’abord convexe, enfuite plane , avec le centre 
déprimé, fouvent concave. Ses bords font quel- 

uefois irréguliérement relevés, & l’impreffion des 
fenilees y marque des flries aff:z fenfibles. Les 
feuillets font fimples, prefque droits , adhérens 
au pédicule , & rous d'égale longueur. Elle croît 
folitaire , dans les bois , en éte & en automne. » 
( Decand.) 


409. AGARIC pâliffant. Agaricus depallens. Perf. 


Agaricus gregarius , magnus , pileo opaco , fufcente- 
rubro ; difco depallefcente ; lameilis craffiufeulis , dif- 
tinéfis , albidis. Perf. Synopf. pag. 440. — Schœf. 
Fung. tab. 112. 


Son pédicule eft blanc, légérement teint de 
rouge. Son chapeau eft ferme , épais, brun-rou- 
geâtre , plus pâle à fon centre, large d’environ 
trois pouces ; fes lames blanches, diftinétes , un 

eu épaifles ; fon odeur douceitre. Il croit dans 
és forêts , fur les montagnes. 


410. AGARIC à chapeau flexueux. Agaricus 
flexuofus. 

Agaricus ( fragilis) , pileo depreffo , flexuofe , 
dilute purpurafcente - rubello ; lamellis latiufculis , 
flpiteque candïdis. Perf. Synopf. 440. 


Sa faveur eft très-cre; fon pédicule long d'un 
pouce & plus , épais de quatre lignes, blanchâtre; 
fon chapeau fragile , comprimé, flexueux , d’un 
pourpre-clair, un peu rougeatre , large de deux 
pouces, un peu tuberculeux à fes bords, difforme, 
quelquefois ondulé ; les lames blanches , élargies. 
1] croit dans les bois de hêtres. 


À G À 293 


4tt. AGARIC en cloche. Agaricus campanularus. 
Perf. 


Agaricus pileo campanulato , rofco ; lamellis fla- 
vefcentibus , ffipite alvo. Perl. Synopf. 440. 


Son pédicule eft blanc ; fon chapeau convexe , 
campanulé, de couleur rofe , un peu life à fa 
fuperficie ; 12s lames jaunâtres. Il croit dans les 
foréts , parmi les gazens. 


412. AGARIC fauve d’alouette. Agaricus alurae 
ceus. Perf. 


Avaricus magnus, rileo planiufculo , fubtubercu- 
lofo , rubro ; lamellis alutaceo-paliiais , flipite albo, 


Perf. Synopf. 441. 
8.2 Ruffula {fubflyptica}), pileo depreffs , dilurè 


rufefcente-rubro , margine filcato ; lamellis demdm 
obfcurè ochraceis, nitidis ; ffipite brevi ; also. Perf. 
L c. 


Cet agaric eft grand; fon pédicule blanc. Son 
chapeau devient plane, rouge , un peu tubercu- 
leux , large de fept pouces; fes lames d’un fauve- 
clair. Dans la variété 8 , qui eft peut-être une ef- 
pèce diftinéte , le chapeau eft d’une couleur plus 
claire, fillonné à fes bords. Les lames font luifan- 
es, d’un jaune d’ocre obfcur ; le pédicule plus 
court. Il croit dans les forêts. 


413. AGARIC fec. Agaricus xerampelinus. 


Agaricus (efculentus), pileo rubro ; lamellis 
obfcurè flavis, nitidis ; fHpite flaveftente. Perfoon ,' 
Synopf. pag. 441, & Obferv. Mycol. 1. pag. 101. 
— Schœff. Fung. tab. 15. fig. 1 & 3. — Krapf. 
tab. 5. 


B.? Agaricus xerampelinus. SchϾff. tab. 214 & 
21$. 


Ilappartient aux grandes efpèces, qui ont le plus 
d'éclat; 1l eft d’une confiftance fèche, fragile, Sa 
faveur n’a rien de rebutant. Son pédicule eft jaunä- 
tre; fon chapeau rouge ; fes lames luifantes, d’un 
jaune-foncé. Il croît dans les forêts, où il eft 
rare. 


414. AGARIC roide. Agaricus rigidus, 


Agaricus (aureus ), ritidus , pileo plano , de- 
preflo, fulvo ; lamellis craffiufcu'is , alutaceïs ; flipite 
flavido. Perf. Obf. Mycol. 1. pag. 101, & Synopf. 
442. — Krapf. tab. ç. fig. 6 & 8 


C'eft une très-belle efpèce , très-ferme , fragile, 
d'une grandeur médiocre , d’une faveur point re- 
butante. Son pédicule eft jaurâtré ; fon chapeat 
luifant, plane, déprimé, d’un jaune-fauve clair, 
plus jaune intérieurement ; les lames un peu épaif- 
fes, de couleur fauve. Il croit dans les forêts, au 
commencement de l'automne, 


294 À G A 


41$. AGARIC veau-fauve. Agaricus vitellinus. 
Perf. 


Agaricus minor, pileo planiufculo , dilutè vicel- 
Zino ; lamellis nitidis , ex incarnato dilutè croceis ; 


fipite tenui, albo. Perf. Synopf. 442. 


Agaricus rifigallinus. Batfch. Elem. Fung. 1. 
pag. 67. tab. 15. fig. 72. A. B. C. 


Son pédicule eft blanc, grêle , long d’un pouce ; 
fa fubitance fragile, fon odeur défagréable. Son 
chapeau , d’une forme convexe , devient enfuire 
aplati, difforme , large d’un pouce & plus, tantôt 
liffe , tantôt un peu tuberculeux, d’un fauve-clair ; 
les lames luifantes , un peu incarnates ou d’un 
Jaune de fafran clair. 1] croit dans les forêts. 


416. AGARIC ruflule. Agaricus ruffula. 


Agaricus (luteus) , pileo fubvilcofo , umbilicato , 
pallefcente ; lamellis d'flinétis ; fhpite longiufculo, 
albo. Perf. Synopf. 442, 


Agaricus (luteus), ffipite, pileo convexiufculo , 
vifcido ; lamellis omnibus aqualibus ; flavis. Hudf. 
Flor. angl. edit. 2. pag. 611. 


Son pédicule eft blanc, légérement fiftuleux , 
long d’un pouce & demi , fourenant un chapeau 
prefque vifqueux , pâle, ombiliqué , large d’un 
pouce , garni de lames diftinétes, d’un fauve- 
clair , un peu épaiffes. Il croît dans les forêts. 


417. AGARIC à chapeau oblique. Agaricus fub- 
obliquus. 


Agaricus (ochraceus), pileo convexo , vitellino ; 
lamellis confertis , tenuibus , ochraceïs ; ffipite albo. 


Perf. Synopf. 443. 


Son pédicule eft long d’un pouce & demi , blan- 
châtre , épais d’une demi-ligne , foutenanc un cha- 
peau prefqu'oblique , large de deux ou trois pou- 
ces, convexe , d'un jaune-clair , fillonné à fes 
bords ; les lames minces, nombreufes , un peu 
pliées à leurs bords, larges de deux ou trois 
pouces. 


418. AGARIC puant. Agaricus fœtens. Perf. 


Agaricus magnus , fœtidus , fordidè pallidus , pileo 
dcpreffo , margine fornicato , tuberculato, fulcaro ; 
lamellis nonnullis dimidiatis. Perf. Synopf. 443, & 
Obf. Mycol. 1. pag. 102. — Annal. bot. Faic. 9. 
pag: 9. 

Agaricus piperatus. Bull. Herb. tab. 292. 


Son odeur eft infeéte. Sa chair a une faveur 
très-piquante. Sa couleur eft d’un jaune-terreux 
fale , tirant fur le jaune. Son pédicule s'élève à 
la hauteur de deux ou trois pouces : il eft épais 
d'environ un pouce ; il fupporte un chapeau peu 
charnu , d'abord convexe, puis plane, puis un 


A GA 


peu concave , irréguliérement finué fur fes bords, 
marqué de cannelures articulées à fon contour , 
large de huit à dix pouces, chargé d'une matière 
gluante; les feuillts libres, peu nombreux, épais; 
fouvent bifurqués fur le bord du chapeau. Il croit 
en automne , dans les bois. Les limaçons en font 
fi friands, qu'ils dévorent l’intérieur du pédi- 
cule , téllement qu'on a peine à en trouver 
d’entiers. 


419. AGARIC en touffes. Agaricus gregarius. 


Agaricus (nitidus) , gregarius , fragilis , fubpar- 
vus , pileo planiufeulo , dilutè purpurafcente ; lamellis 
latè flavis , dentato-connexis ; fHpite breviufculo , 


albo. Perf. Synopf. 444. 


8. Ruffula ( purpureo -fuliginea ), fubparvus , 
pileo è fuliginco dilutè purpurafcente; difco obfcu- 
riore ; lamellis vitellinis , craffiufculis ; fipite albo. 


Perf, L. c. 


Son pédicule eft droit , court , long d'environ 
un pouce, épais de trois lignes, quelquefois élaf- 
tique, de couleur blanche , foutenant un chapeau 
convexe, puis plane, luifanr, d’une confiflance 
fragile , petit, d’un pourpre-clair ou enfumé ; les 
lames d’un jaune-gai , fauves dans la variété g. Il 
croit dans É bois de pins. Sa faveur eft douce, 
plus forte dans la variété. 


410. AGARIC favoureux. Agaricus fapidus. 


Agaricus ( prifeus), magnus, pileo fubdepreffo, 
ë grifeo dilurè purpurafcente ; margine levi ; lamellis 
latis , craffis , flavefcentibus ; fhpite longo , albo. 
Perf. Synopf. 445. 


Il eft doué d’une faveur affez agréable. Son pé- 
dicule eft de couleur blanchâtre , long de quatre à 
cinq pouces , épais de neuf lignes , foutenant un 
chapeau large de trois à quatre pouces , convexe, 
puis un peu déprimé, rougeâtre à fon difque, d’un 
vert-olivâtre , un peu cendré à fes bords, life, 
muni de lames épaiffes, jaunâtres , un peu roides. 
Il croît dans les bois de hêtres. 


421. AGARIC bleu-célefte. Agaricus caruleus. 
pers 


Agaricus.pileo carnofo , depreffo , ceruleo ; lamellis 
alutaceis ; fhipite fubbrevi , candido. Perf. Synopf. 


445 


Son pédicule eft court, blanchatre ; fon cha- 
peau un peu roufleâtre dans fon centre, liffe, 
bleuâtre à fon contour , charnu , garni d2 lames 
nombreufes, large de trois à quatre lignes, d’un 
jaune d’ocre clair. Il croît dans les forêts. 


422. AGARIC rongé. Agaricus erofus. 


Agaricus (cynoxanthus), pileo depreffo , cafo ; 
difco expallido, fubpurpurafcente ; lamellis candidis. 
Perf. 


À GA 


Perf. Synopf, 445, & Comm. pag. 37. — Schoœfr. 
Fung. tab. 93..— Bolton, Fung. tab. 1. Fig. fu- 


Premnä. 


Cet agaric paroît après les pluies dans les mois 
de juillet & d'août, dans les forêts de chênes & 
de hêtres; il dure peu, étant rongé par les infeétes, 
furcout par les fcarabées des bois. Son pédicule 
foutient un chapeau d’abord convexe, puis plane, 
déprimé , bleuâtre , tendant vers la couleur rouge, 
plus pâle à fon centre , garni de lames blan- 
châtres. 


423. Acaric fufpe@t. Agaricus fufpeëtus. 


Agarieus (lividus) , maynus, pileo fubdeprefo , 
purpurafcente Livido, fubvifcofo ; lamellis nonnullis 
furcatis , candidis. Perf. Synopf. 446. 


rs Ruffula (anguftata), minor, pileo purpuraf- 
cente-livido , fabvifcofo , margine levi ; lamellis con- 
fertis, arguflis , albidis. 


Il a une faveur prefque farineufe. Son pédicule 
eft long de trois pouces , épais de quatre à fix lignes; 
fon chapeau grand , un peu déprimé , légéremert 
vifqueux, d’un pourpre-livide ; les lames blancha- 
tres, quelques-unes bifurquées. Dans la variété 4, 
qui pourroit bien former une efpèce, le pédicule 
‘ft plus court, fon chapeau lépérement ridé à fon 
. difque; les lames larges à peine d’une ligne. Sa 

faveur elt âcre. Il croit dans les bois de hêtres. 


424. AGARIC nauféeux. Agericus naufeofus. 
Perf. à 5 


Agaricus pileo umbilicato, fubrufefcente ; difco 
purpurafcente - olivaceo , lamellis ochraceis ; flipise 


albo , folido. Perf. Syÿnopf. 446. 


« 


Son pédicule eft plein, blanchâtre, long d’un 
pouce ; il foutient un chapeau convexe , puis 
plane, ombiliqué à fon fommet , un peu rougea- 
tre, large d’un poure & demi , d’un vert-olivatre, 
un peu pourpré à fon difque ; les lames d’un jaune 
d'ocre, larges de trois lignes: S1 faveur donne 
des naufées. 


425. AGARIC à lames fourchues. Agaricus fur- 
catus. ‘ 3 


 Agaricus pileo fubinfundibuliformi , ex pallido- 
viridi ;'lamellis albidis, ferè omnibus furcaris. Dec. 
Syropf. pag. 28.— Perf. Obf. Mycol. 1. pag. 102, 
& Synopf. 446. 

Agaricus bifidus. Bull. Herb. tab. 2. ( Voyez 
AMANITE, n° 1.) , 


426. AGARIC rouge. Agaricus ruber. 


Agaricus pileo fanguineo , lamellis albis , in pedi- 


culum fubdecurrentibus, bi an trifurcatis; fhipite primd 
Botanique, Supplément. Tome I. 


À G À 


pleno, dein frongiofo. Decand. Synopl pag. 28. — 
Bull. Herb. tab. 42. 


Agaricus filvaticus. Lam. Flor. franç. 1. pag. 106. 


- La 
925 


Agaricus integer. Linn. Spec. 1640. ? (Voyez 
AMANITE, n°. 8.) 


427. AGARIC verdifflant. Agaricus virefcens. 
Perf. 


Agaricus majufculus , pileo carnofo , convexo » tefF 
fellato, ragofo, eruginofo ; lamellis nonnullis dimi- 
diatis , candidis. Perf. Synopf. 447. 


Ruffula aruginofa. Perf. Obf. Mycol. 1. pag. 103. 


Il eft d’une médiocre grandeur. Son chapeau eft 
charnu, convexe, fendriilé & ridé à fa furface , de 
couleur de rouille, un peu verdiffanr, blanchätre à 
fes bords ; les lames blanchâtres , un peu épafles., 
les unes bifurquées, les autres plus courtes. Il croit 
dans les forêts. 


428. AGaric vert d'olive. Agaricus olivafcens. 
Perf. 


Agaricus pileo olivaceo , livido, fubumbilicato , 
ffriato ; lamellis dilutè croceis. Perf. Obf. Mycol. 1. 
pag. 103. — Synopl. 447. 

Son pédicule eft blanc, long de deux pouces; 
fon chapeau d’un vert d’olive pâle, convexe, ftrié, 
puis plane, un peu ombiliqué à fon fommer ; Les la: 
mes diflantes , d’un jaune-clair de fafran. Il croit 
parmi les bois de pins. : 


$. X. OMPHALIA. Perf. Point de coiffe; pédicule 
nu , plein ou fiffuleux ; chapeau très fouvent ombi- 
liqué ; lames qui ne noirciffent pas , prefque toujours 
décurrentes. É 


5 22) AGARIC contigu. Agaricus contiguus. 
ull. 


Agaricus magnus, pileo carnofo , depreffo ; hepa- 
tico , margine revoluto , ‘omentofo; lamellis dicho- 
omis, baf? fuhporiformibus ; ffpite tereti , pleno, 
Ball. Herb. tab: 240, & tab. 576. fig. 2. 


Agaricus involutus. Batfch. Elem. 1. pag. 39. 
tab. 13. fig. 61. — Perf. Synopf. 448. 


B. Agaricus (trunciginus ) , minor, pileo fubex- 
plicato, molli. Perf. |. c. 


Agaricus cyathiformis. Schœff. Fung. tab. 252. 


D’après Bulliard, ce champignon eft d’un jaune- 
terreux plus où moins foncé. Son pédicule’eft nu, 
glabre, cylindrique, long à peine de trois pouces, 
épais d'environ un pouce & demi, plein, charowr, 
contigu avec 1: chapeau: celui-ci eft convexe dans 
fajeuneffe, roulé en dedans à fes bords, qui font 
cotonneux & cannelés. Ce chapeau s’aplatit; maïs 
les bords ne fe déroulent que lorfque la plante a 

ÈNE 


2:56 À G A 


pris tout fon accroiflement : ce chapeau atteint fix 
à fept pouces de diamètre. Les lames fort nem- 
breufes, décurrentes {ur le péd'cule, de manière 
que l’on croïroit voir ks tubes d’un bolst. Dans un 
âge avancé, elles forment des rayons droits, en- 
tre-méêlés de demi-teuillets. Tous les feutilets font 
formés d’une membrane pliffée avec une délicatefle 
<xtrême. Cette membrane fe détache aifément de 
la chair , avec lique!le elle n'eft que contiguë. Il 
croit folitaire dans les bois , en été. Son fuc poiff: 
les bois. 


430. AGaric en entonnoir. Agaricus infundibu- 
diformis. Bull. 


Agaricus greparius , fubmagnus, flavo-ferrugineus, 
nitidus, pileo infundibuliformi , rigido , margine re- 
flexo ; fHpire pleno , craffo, fubtuberofo. Bull. Herb. 
286, & tab. 553. 


Agaricus gilvus. Perf. Synopf. 448. 


Agaricus cyathiformis. Vahl, in Flor. dan. tab. 
IO11I. 


8.? Agaricus flaccidus. Scwerb. Fung. tab. 185. 


Ce champignon eft luifant, d’un jaune de ca- 
nelle très-clair ou un peu grifatre. Son pédicule 
eft nu, cylindrique, plein, fibreux , long de deux 
ou fix pouces, continu, évafé à fa partie fupé- 
rieure , foutenant un chapeau fragile , mince , 
humide , toujours creufé en entonnoir , large de 
quatre à cinq pouces, plus ou moins finué fur 
fes bords , garni de lames minces, étroites, ter- 
minées en pointe ; un très-petit nombre prolon- 
gées Jufqu'à la bafe du chapeau & légérement dé- 
currentes. Il :roît en automne , dans les bois, fur 
les feuilles-mortes entaflées , qu'il pénètre par les 
fibrilles radicales de fon pédicule. 


451. AGARIC mou. Agaricus mollis. Bull. 


Agaricus pileo fubcarnofo, infundibuliformi , mol- 
Lifimo , margine mox reflexo ; laminis flavis , anguf- 
tiffimis , inaqualibus ; ffipite Jolido , ex albo-flavef- 
cente. Bull. Herb. tab. 38. (Woyez AMANITE, 
n°110) 


432. AGARIC en boffe. Agaricus gibbus. Perf. 


Agaricus pileo fubtenui, pallido, infundibuliformi, 
medio umbone prominente ; lamellis albis; flipite elaf- 


tico , fubbulbofo. Perf. Synopf. 449. 


Agaricus membranaceus.? Œder. Flor. dan. tab. 
1012. Quoud habirum. 


Son pédicule eft fifluleux, élaftique , grêle , 
aminci, légérement bulbeux , long d'un pouce & 
demi, de la même couleur que le chapeau : celui- 
ci eft mince, un peu mou , en forme d’entonnoir, 
d’un jaune très-pale, muni dans le fond d’une pe- 
tite élévation en mamelon. Les lames font blan- 


A GA 


ches. Il croît au commencement de l’automne, 
dans les bois de hêtres & de pins. 


453. AGARIC à petites écailles. Agaricus fqua- 
mulofus. Perf, 


Agaricus pileo infundibuliformi , minutè [gvamu- 
lolo, fufcefcente-alutaceo ; lamellis aquosè albidis ; 


fapite fubconico, folido. Perf. Synopf. 449. 


Cet agaric eft remarquable par les petites écail- 
les dont fon chapeau eft tout parfemé : celui-ci 
eft d’ailieurs infundibuliforme , un peu tenace, 
d'un fauve-clair, foutenu par un pédicule plein, 
un peu conique, médiocrement épais, prefque 
bulbeux; les lames d’un b'anc-pale. Il croit dans 
les bois de pins. 


434. AGARIC lobé. Agaricus lobatus. Sowerb. 


Agaricus gregarius , pileo infundibuliformi , Lo- 
bato , fpadiceo ; lamellis confertis , pallidioribus ; 
flipite oblongo, furshm incraffato. Sowerb. Fung. 
tab. 186. — Perf. Synopf. pag. 450. 


Son pédicule eft long de deux pouces, épais 
de trois ou quatre lignes, épaifh vers fon fommet, 
foutenant un chapeau en forme d’entonnoir , lobé , 
pliffé , d’un jaune de paille , large de trois pouces; 
les lames nombreufes, étroites, d’une couleur 
plus claire. Il croît par groupes en Angleterre. 


435. AGARIC en limaçon. Agaricus cochleatus. 
Perf. 


Agaricus cafpitofus , pileo lobato , contorto , rufef- 
cente-fufco ; lamellis ferratis , pallefcentibus ; ffipite 
Julcato-rufo , ba comnato. Perf. Synopf. 450, & 
Difpof. Merth. Fur g. pag. 22. — Abbild. D. Schw. 
3. Heft. Icon. 


an confluens. Sow2rb. Engl. Fung. tab. 
168. 


B. Agaricus ( cornucopioïdes), fépitatus , piles 
lobato; lamellis trifidis , decurrentibus; ffpite tortuofo. 
Bolt. Fung. tab. 8. — Gmel. Syft. Nar. pag. 1429. 


Sub merulio. 


Cet agaric répand une odeur approchant de celle 
de l’anis. Son pédicule eft cortueux , prefqu'en 
fpirale , rouffeatre, filionné ; il foutient un «cha- 
peau lobe, contourné, d’un jaune-clair, brun ou 
rouffeatre ; les lames plus pâles, dentées en fcie, 
Elles font trifides & décurrentes dans la variété 8. 
Il croît en Angleterre, fur le tronc des hêtres, où 
il eft rare. 


436. AGARIC d'un brun-pourpre. Agaricus fufco- 
purpureus. Perf. 

Agaricus .cafpitofus, pileo fubcarnofo , hemifphe- 
rico, umbilicato; fhpite caudato, rubiginofo, deorsm 
hirfuto , ffrigofo. Perf. Synopf. 451 & Icon., & 
Defcript. Fung.-pag. 12. tab. 4. fig, 1, 


A G A 

Son pédicule eft prolongé en forme de queue , 
de couleur de rouille, ridé, hériffé, foutenant 
un chapeau médiocrement charnu, prefque fec, 
d'abord convexe, puis hémiphérique , puis en- 
foncé à fon fommet, d’un brun pourpre, plus pale 
dans fa vieilleffe. L2s lames font brunes, inégales 
dans leur largeur. Ii croit par group:s parmi les 
feuilles mortes, dans les bois de hêtres. 


437. AGARIC Ventre de biche. Agaricus cervi- 
nus. Hoffm. 


Agaricus flipite in pileum infundibulformem , obli- 
que reflexum dilatato , cervino , fuviùs ( bafi) tube- 
rofo , tomentofo ; lame!lis anguffiffimis , albis , ina- 
qualiter decurrentibus. Hoffm. Nomenc!. Fung. pag. 
119. tab. 2. fig. 2. 


. Son pédicule eft plein , long de trois pouces au 
plus, tubéreux & tomenteux à fa bafe , fe prolon- 
géant en un chapeau en forme d’entonnoir , obli- 
que , charnu, large d’un pouce, d'un jaune-fauve. 
Les lames font blanches , très-écroites , inégale- 
ment décurrentes , larges d’une ligne & demie. Il 
croît vers la fin de l’automne , dans les bois des 
montagnes. 


438. AcaARic denté. Agaricus tricheus. Perf. 


Agaricus pileo carnofo , alutaceo , fparsim pilofo- 
Jauamofo , umbilicato ; lamellis dentuièm decurrenti- 
bus , flipiteque cavo luteis. Perf. Synopf. pag 452. 


Son chapeau eft charnu , d’un jaune un peu 
clair , ombiliqué, légérement vifqueux, large d’un 
à deux pouces, parf=mé de poils écailleux, fou- 
tenu par un pédicule glabre, recourbé, jaunâtre, 
fifluieux. Les lames fonc décurrentes, un peu 
élargies , dentées, de couleur jaune. Il croît fur 
les bois de pins pourris, dans la forêt d'Her- 
cynie. 


459. AGARIC luifant. Agari:us fplendens. Perf. 


Agaricus pileo carnofo, plano , depreffo, glabro , 
cruflalino, fplendente ; lamellis eongeffis , tenuibus, 
decurrentibus , albis ; ffipite elaftico , flexuofo, deor- 
sm villofo. Perf. Synopf. 452. 


11 n’eft point défagréable au goût. Son pédicule 
eft plein, alongé , blanchatre , élaftique , flexueux, 
velu, foutenant un chapeau charnu, plane , dé- 
primé , glabre , luifant , de couleur de cire, large 
de deux ou trois pouces; les lames minces , nom- 
breufes, décurrentes, blanchatres. Il croit dans 
les bois de chênes. 


440. AGARIC joli. 4garicus bellus, Perf. 


Agaricus fubparvus, pileo curnofo, membranaceo , 
umbilicato | fquamulofo , aureo ; lamellis dentaro- 
connexis, ffipiteque dilutioribus. Perf. Synopf. 452. 


Efpsce affez jolie, dons le pédicule eft grêle, 


A GA 207 


mais ferme , long d’un pouce , d’un beau jaune- 
clair, fupportant un chapeau un p=u charnu , mem- 
braneux , tendre, opaque , ombiligié, un peu 
difforme dans fa jeuneffe , large d’un pouce , pat- 
femé de petites écailles d’un Jaune d’or; les lames 
conniventes , féparées à leur fommet, dentées, 
d’un Jaune-clair. Il croît folitaire, fur le tronc des 
pins, dans là forêt d'Hercynie. 


s Si AGARIC foreftier. Agaricus driophylus. 
ull. 


Agaricus gregarius , pilso fubcarnofo , hemifpha- 
rico , umbilicato, lamellifque palliais ; fhipite cavo, 
luefcente-rucilo. Bull Herb. tab. 4:34. — Perfoon, 
Synopf. 452. — Sewerb. Fung. tab. 127. 


Cet agaric s'élève à la hauteur de deux ou trois 
pouces , fur un pédicuie glabre , fiftuleux , cylin- 
dique , épais de trois à quatre lignes, brun ou 
fauve , foutenant un chapeau d’abord hémifphé- 
rique, puis plan: , ombiliqué dans fon centre, 
légérement finué à fes bords, liffe, mince, ftrié 
dans fa vieillefle, prefque large de quatre pouces, 
brun ou d’un jaune-pâle , garni de lames inégales, 
blanches ou jaunâtres , élargies vers leur bafe, 
étroites à leur fommet , terminées brufqueinent , 
de manière à former un angle rentrant & pro- 
fond avec le pédicule. Il croit par groupes fur la 
terre, parmi les feuilles mortes & les moufles, 
dans les bois. 


441. AGARIC farineux. Agaricus farinaceus. 
Bull. 


Agaricus pileo fubcarnofo , umbilicato | fubfqua- 
mulofo , flipireque longo , ochraceo , rufo ; lamellis 
difantibus , roftis , demüm farinaceis. Bull. Herb. 
tab. $20. fig. K. — Hudfon, Angl pag. 616. — 
Sowerb. Fung. 208. — Perf. Synopf. pag. 453. 


8. Agaricus (rofellus) , gregarius, minor, pilea 
fubumbilicato,, Levi, fubochraceo; lamellis incarnato- 
rofeis. Bull. 1. c. fig. H. — Batfch. Elem. Fung. 1. 
pag. 123. tab. 19. fig. 99. 

Agaricus fubcarneus. Batfch. |. c. fig. 109. 


v.? Agaricus ( tortilis ), fpitatus, pileo fufco, . 
ffriato , undulato ; lameliis carneis, fhpite brevrt, 


Bolton. Fung. pag. 41. tab. 41. fig. A. 


Son pédicule eft un peu firme , alongé, d'un 
jaune-ochracé, foutenant un chapeau médiocre- 
ment charnu , un peu mince , large d'un pouce, 
ombiliqué , légérement écailleux , de même cou- 
leur que le chapeau, garni de lames diftantes , de 
coulzur de rofe, blanches & farineufes dans leur 
vieilleffe, un peu décurrentes, d’une médiocre 
largeur. La variété 8 eft peut-être le niême agaric 
dans fa jeuneffe. Son chapeau et parfaitement 
glabre. 11 croit par groupes dans. les forêts, parmi 
les gazons, vers la fin de l'été. ; 

ERtP2 


228 A G A 
443. AGARIC poudré. Agaricus fubfarinaceus. 


Agaricus (furfuraceus), gregarius , fubparvus , 
pileo carnofo , membranaceo , umbilicato , canefcente 
kelvolo ; fquamulis fubfarinaceis ; lamellis plants, 
Jfubdecurrentibus , cinnamomeïs ; fhpite furfuraceo , 


Jubrigido. Perf. Synopf. 454. 
Agaricus pulverulentus. Schœff. Fung. tab. 226.? 


C’eft une petite efpèce, dont le pédicule eft 
long d'un pouce & demi, à peine épais d'une li- 
gne , un peu ferme , parfemé , ainfi que route la 
plaute , de petites écailles farineufes. Son chapezu 
eft médiocrement charnu , membraneux , convexe, 

uis ombiliqué , d’un blanc-jaunâtre, large d’en- 
viron neuf l'gnes, glabre dans fon centre, garni 
de lames planes , légérement décurrentes, d'un 
jaune-canelle. Il croit parmi les moufles , par 
groupes, dans les forêts. 


444. AGARIc en cupule. Agaricus cupularis. 
Bull. 


Agaricus folitarius , pileo fubcarnofo , hemifphe- 
rico, umbilicato , lamellifque pallidis ; fhipite cavo, 
lutefcenre-rutilo. Bull. Herb. tab. $54. fig. 2. — 
Perf. Synopf. 454. 


Son pédicule eft glabre, fiftuleux , grêle, cylin- 
drique, blanchätre, long de trois à quatre pou- 
ces , large de deux lignes, foutenant un chapeau 
d'abord convexe , puis plane, puis déprimé , om- 
biliqué en coupe à fon centre, d’un jaune-pâle, 
garni de lames inégales , oblongues , légérement 
aécurrentes , d'un jaune-foncé. Il croit foliraire 
fur la terre. 


415. AGARIC des neiges. Agaricus nivalis. 
Vabl. 


Agaricus pileo planiufculo, flavo, fhpireque fiffu- 
lofo, nudo, lamellifque dilutioribus. Vahl, in Flor. 
dan. tab. 1072. fig. 2. — Perf. Synopf. 454. 


Il eft fort petit , de couleur jaune. Son pédicule 
eft alongé , fftuleux ; fon chapeau d’abord con- 
vexe , puis hémifphérique, puis concave , ombi- 
liqué , large de trois à quatre lignes 5 les lames 
étroites, prefque décurrentes, d’un jaune plus 
pile. Il croît fur les hautes montagnes de la Nor- 
wège. 


446. AGARIc fragile. Agaricus fragilis. Perf. 


Agaricus fubparvus, pileo convexo , fragili, medio 
tantüm umbilicato , ochraceo ; margine albente, irre- 
gulari; flipite gracili, brévi , una cum lamellis pal- 
lidiore. Batfch. Elem. Fung. Cont. 2. pag. 87. tab. 
39. fig. 215. — Perf. Synopf. 455. 

Son pédicule eft grêle, cylindrique , long d’un 
pouce & plus, épais d’une ligne & demie, d’un 
blanc-fale ; le chapeau glabre, un peu vifqueux, 


À G A 


convexe , fragil: , ombiliqué feulement dans fon 

centre , large d’un pouce & plus, d’un jaune: 
d’ocre , irrégulier & blanchâtre à fes bords; les 

lames plus pales ou d’une cohleur de chair un peu 

rougea re. Il croit dans les bois de pins. 


447. AGARIC odorant. Agaricus fragrans. Sow. 


Agaricus gregarius | odoratus ;» albido-fufcefcens 
aut pallidus, pil:o umbilicato y levi ; laméllis hori- 
zoutalibus ; fipite longo , folido. Sowerb. Fang.'tab. 
10.— Wither. Ariang. 4. pag. 61. 


Ce champianon fe difhingus par fon odeur. Les 
un5 lui donnent celle de la mauve odorante ; d’au- 
tres, celie du foin; d’autres enfin, celle d’un cra- 
tagus, Son pédicule eft long de trois pouces , épais 
de deux lignes au plus; fon chapeau liffe, ombi- 
liqué, luifant, d'un brun plus ou moins clair ou! 
d'un blanc-fale, large d’un pouce & demi ; les 
lames horizontales , diftinét:s , à peiae conniven- 
tes, un peu décurrentes. Il croit en Angleterre, 
dans les prés. 


448. AGARIc virginal. Agaricus virgineus. Jacq.: 


Agaricus gregarius , fubparvus , candidus , pileo 
carnofo , primo convexo , dein-plano-depreffo , adultis 
margine fubinflexo , ffriato ; lamellis diflantibus , 
decurrentibus, venofo - connexis. Jacq. Mifcell. 2. 
tab. 15. fig. 1. — Perf. Synopf. 456. 


Agaricus ericeus. Bull. Herb. tab. 188. 
Agaricus niveus. Schœff. Fung. tab. 232. 


Cet agaric elt affez agréable au goût : on le 
mange dans quelques campagnes fous le nom de 
moufferon. Sa couleur eft blanche ou légérement 
roufleâtre. Il eft fec & folide lorfqu'il croîr dars 
un lizu expofé au foieil , un peu mou lorfqu'il vient 
à l'ombre, dans un lieu, humide. Son pédicule eft 
plein ou fiftuleux, cylindrique ; long d’un pouce & 
plus, continu avec le chapeau : celui-ci eft d'abord 
convexe , puis plane ou concave , rabattu à fes, 
bords , large de deux pouces, fe gerçant à fa fur- 
face, garni de lames peu nombreufes, entre-mêlées 
de demi-lames , décurrentes fur le pédicule. Il croît 


en automne, par groupes, dans les bruyères & les 
friches. 


449. AGARIC d’un blanc-luifant. Agaricus can- 
dicans. Perf. 


Agaricus totus elafficus, albo-nitens , pileo umbi- 
licato , levifimo , primo convexo. Perf. Synopf. 456. 
Agaricus umbilicatus. Bolton. Fung. tab. 17. 


Il eft élaftique dans toutes fes parties, d’un 
blanc-éclatant. Son pédicule eft long d’un à deux 
pouces; fon chapeau d’abord convexe, puis légé- 
rement ombiliqué , très-life , large de neuf lignes. 


Il croit au commencement de l'automne, dans les 
bois de hêtres & de chênes. 


450. AGARIC or & argent. Agaricus chryfoleucus. 
Perf. 

Agaricus cafpitofus, pileo carnofo-membranaceo , 
hemifpharico, albido ; lamellis difiantibus, fulphu- 
reis ; ffipice fiffulofo, albo , brevi. Perf. Synopf. 457. 


Il paroît avoir de grands rapports avec l’agaricus 
mollis. Son pédicule eft court, blanchâtre, grêle, 
un peu arqué,, plein dans fa jzuneffe,, filluleux dans 
un âge plus avancé ; le chapeau d’abord hémifphé- 
rique , puis concave, un peu conique, charnu, 
membraneux , blanchâtre, puis pâle, un peu gércé, 
large d’unpouce; les lames peu nombreules, décur- 


rentes, d’unyJaune de foufre. Il croit par groupes, 


fur le cronç dés fapins, dans la forêt d Hércynie. 


Perf. 


Agaricus fubcefpitofus, candidus, pileo umbili- 
cato , levi ; lamellis confertis , fubdecurrentious ; fhi- 


pite bafi villofo , incurvo. Perf. Synopf. pag. 457. 


Son pédicule eft alongé , fiftuleux , très-velu à 
fa bafe ; il fupporte un chapeau très-liffle , ombili- 
qué , large de déux pouces , de couleur blanche, 
ainfi que toute la plante ; garni de lames nombreu- 
fes, légérement décurrentes. 11 croit prefque foli- 
taire, en automne , parmi les feuilles tombées, 
dans les bois de hêtres. 

452. AcAric couleur de prunelle, Agaricus 
prunulus. Perf. 


Agaricus fubgregarius , pileo carnofo ( primo con- 
vexo ) , depreffo, flexiofo , candido aut fubcafo ; La- 
mellis demüm fubincarnatis ; fipite brevi, deorshm 
incruffeto , villofo. Pexf. Difpof. Meth. Fung. pag. 
20, & Synopf. 457. — Scop. Carn. 2. pag..437. 


Il fe diftingue aifément par fon odeur de farine 
nouvelle. Son pédicule eft grêle , court, variable 
dans fa forme, un peu renflé , couvert d'un duvet 
mou. Le chapeau , également variable , eft d'abord 
convexe , puis comsrimé , aplati, flexueux , lobé 
ou incifé , blanc:ou bleuâtre ; les lames de couleur 
incarnate. Il croît folitaire ou par petits groupes, 
parmi les gazons , dans les foréts, aux lieux om- 
bragés, en été & en automne. 


453. AGARIC tronqué. Agaricus truncatus. Perf. 


Agaricus folitarius | parvus , compaëlus, pileo ap- 
planato-depreffo ; margine revolato , fubromentofo,; 
lamellis incarnuto-aryillaceis ; flipite brevi, fursäm 
incrafluto. Perf. Synopf. 458. 

. Son pédicule ft glabre , médiocrement cylindri- 
que, court, épaiffi à fa partie fupérieure ; fon cha: 
peau un peu géle , mais ferme , lifle, convexe, 


451. AcAric phyllophile: Agaricus phyllophilas. 


A: G> À 229: 


puis concave , aplati, comprimé , large d’un pouce, 


{ rebroullé & un peu tomenteux à fes bords ; fes 


James minces, nombreules , d’un jaune-clair ou 
incaraates. Il croit dans les bois de pins. 


454. Acaric tigré. Agaricus tigrinus. Bull. 


Agaricus pileo carnofo, albido; fquamis fubpilofis, 
nigrefcentibus ; fHpire pleno:, duro, Jubfqramulofo. 
Bull. Herb. tab. 70. — Sowerb. Fung. tab. 68: — 
Perf. Synopf. pag. 458. 


Agaricus criricus. ? Linn. Syft. Plant. vol. 4. 
pag: 65. 


B.? Agaricus fquamofus. Schœff. Fung. tab. 29 : 
& 30. (Voyez AMANITE , n°. 22.) 


455. Acaric à rigoles. Agaricus elixus. Perf. 


Agaricus magnus , pileo carnofo , fubdepreffo , re- 
pando , virgatu , nigrefcente ful:gineo ; lamellis pal- 
lidis , fubdecurrentibus ; ffipite folido , longiufculo. 
Perf. Synopf. 460. — Svweib. Fung.'tab. 172. 


Son pédicule eft plein, inégal, long de trois 
pouces & plus ; fon chapeau un peu charnu , con- 
vexe, puis un peu déprimé, finué ou cannelé’, 
irrégulier , long de trois pouces, large d’un demi- 
pouce , d'un noir-enfumé ; les lames peu nombreu- 
fes, pales, médiocrement décurrentes. Il appar- 
tient à peine à cette divifion ; 1l croit dans les 
forêts , aux environs de Londres. 


456. AcArIc en gobelet. Aparicus cyathoïdes, 
Perf. 


Agaricus pileo fubtenui, primd planiufculo, dein 
infandibuliformi, umbrino ; lamellis decurrentibus , 
ex albido fufcefcentibus ; flipite longiffimo , bulbofo ; 
radiculis copiofis , fiorofis. Perf. Synopi. 460. — 
Bolton. Fung. tab. 145. 


Son pédicule eft bulbeux ; long de quatre pou- 
ces, aminci vers le haut, réticulé à fa fuperñcie, 
d’un blanc-rouffeâtre , garni à fa bafe de fibres 
nombreufes ; le chapeau d’abord un peu plañe, puis 
en forme d’entonnoir, de couleur brunei, terreufe ;; 
finué , ondulé à fes bords dans fa vieillefle, large 
d’un pouce & demi; les lames décurrentes, d’un 
blanc-fale, enfumé. Il, croît en Angleterre, au 
mois de fevri r. 


457. AGARIC en coupe. Agaricus cyathiformis. 
Bull. 


Agericus eluflicus , nigrefcente - umbrinus , pileo 
infundibuliformi , margine reflexo , Levi; flipite téreti, 
albo, pleno. Bull. Herb. tab. 248, 87 tab. 568. 
fig, 1,87 tab. 575 

Agaricus tardus. Perf. Synopf. 461. — Vaillant , 
Bot. Parif:-tab: 14. fig. 1 & 3. 


Agaricus infundibulum.-Leyfer. Flor. halenf. 


A G A 


Agaricas fericeus. Plan, Fung. Erfurth. pag. 73. 


re 
230 


Agaricus fordidus. Dickf. Crypt. Brit. 1. pag. 16. 
tab230 fig. r. 


8. Agaricus (rufolamellatus ), pileo fHpiteque me- 
diocri, lamellis rufis. Bull. Herb. tab. 568. fig. 1. 
=—Perf:l..c. 


Son chapeau eft liffz, d’une couleur blanche, 
jaunatre ou brune, large d’un pouce & demi, d’a- 
bord concave , puis en forme de coupe profonde, 
foutenu par un pédicule plein, cylindrique , long 
de quatre pouces, blanc, continu avec le chapeau. 
Les lames font minces, inégales , décurrentes fur 
le pédicule, blanches ou brunes , terminées en 
pointe. Il croît à l'ombre , en été & en automne, 
dans les bois , parmi la moufle. 


458. AGARIC pâles couleurs. Agaricus expallens. 
Perf. 


Agaricus pileo carnofo , membranaceo , umbilicato , 
livido, cinereo , margine fubfiriato ; lamellis fubdif- 
Lantibus , cinereis; fHpite craffiufculo , fubtenaci , pal. 
lido. Perf. Synopf. 461. 


I refflemble beaucoup au précédent ; maïs il eft 
plus petit, d’une confiance plus tendre, d’une 
couleur cendrée. Son pédicuie eft épais, un peu 
ferme , pale, foutenant un chapeau charnu , mem- 
braneux, d'abord convexe , puis concave , ombi- 
liqué , légérement {trié à fes bords, d’un blanc- 
fale , un peu gris; les lames peu nombreufes , de 
couleur cendrée. Il croit folitaire , au commence- 
ment de l’automne , fur la terre, dans les forêcs 
de pins. 


459. AGARIC à deux couleurs. Agaricus difcolor. 
Perf. 


Agaricus pileo hemifpharico , umbilicato, cinereo, 
demüm albefcente ; lamellis confertis , fubdecurrenti- 
bus , dilutioribus ; ffipite mediocri , fubcompreffo , baf 
obfcurè cinereo. Perf. Synopf. 462. 


Il n’eft peut-être qu'une variété du précédent. 
Son pédicule eft long d’un pouce & demi, d’abord 
cylindrique, puis comprimé, cendré, parfemé de 
petites taches blanches ; fon chapeau d’abord hé- 
mifphérique, cendré, puis concave , ombiliqué , 
blaachätre , prefque tranfparenr, large d’un pouce 
& demi; fes lames nombreufes, adhérentes, lan- 
céolées , un peu décurrentes, d'une couleur plus 
claire. Il croit dans les bois de pins. 


460. AGARIC difforime. Agaricus difformis. Perf, 


Agaricus pileo carnofo , membranaceo, cinerco , 
divido , ffriato , irregulari , umbilicato ; lamellis la- 
tiufculis , plano-decurrentibus , albis ; fhipite longiuf- 
culo , fubrenaci , tenui. Perf. Synopf. 462. 


Son pédicule eft grêle, un peu ferme, alongé, 


A GA 


épais d’une ligne & plus, luifant, fupportant un 
chapeau charnu , membraneux, d'abord convexe, 
puis concave , ombiliqué , de couleur livide , cen- 
drée, un peu luifant, ftrié, ondulé, irrégulier 
à fes bords ; les lames blanches, élargies, un peu 
ventrues , blanchâtres ou cendrées. Il croît parmi 
les pins, dans la forêt d'Hercynie. 


461. AGARIC des troncs. Agaricus epichyfum, 
Perf. 


Agaricus truncigenus , parvus , tener , cinereo-ni- 
gricans , pileo infundibuliformi , ffriato ; lamellis 
diffinäis ; fhipite cylindrico , baf; villofo. Perf. Difp. 
Fung. pag. 25, & Synopf. pag. 462. 


8. Agaricus (icmadophilus) , tenerrimus , pileo 


‘infundibuliformi , obfcur cinereo ; lamellis plano- 


decurrentibus , cinereis. Perf. Synopf. 463. 


Son pédicule eft court , cylindrique , velu à fa 
baie, long d’un à deux pouces, épais d’une ligne 
& plus, foutenant un chapeau tendre , d’abord 
convexe, puis en entonnoir, ftrié, d'un cendré- 
noirâtre , large d'environ neuf lignes, garni de 
lames diflinétes, planes, cendréés & décurrentes 
dans la variété 8. Il croît en automne, fur le tronc 
des faules creux. Sa variété fe rencontre parmi les 
fphaignes , dans les marais tourbeux. 


462. AGARIC noirâtre. Agaricus nigrella. Perf. 


Agaricus parvulus , fubcefpitofus , pileo glabro , 
umbilicato , nigrefcente ; lamellis incarnato fubcire- 


reis ; fHipite brevi , glauco. Perf. Synopf. 463. 


Cetagaric eft fort perit. Son pédicule a un pouce 
au plus de haut; il eft de couleur glauque, & fup- 
porte un chapeau glabre, d'abord convexe, puis 
concave, ombiliqué, noirâtre, large de crois à 
quatre lignes, d’une couleur plus foncée à fon 
difque. Les lames font décurrentes, incarnates ou 
un peu cendrées. Il croit dans les prés, fur les 
montagnes. 


463. AGARIC à petites dents. Agaricus ferrula. 
Perf 


Agaricus pileo umbilicato , fquamulnfo, nigref- 
cente-fuliginofo ; lamellis ferratis , incarnato-palii- 
dis (fübliberis), margine nigris ; fhpite longiufculo, 
cavo , fubarcuato. Perf. Synopf. 464. 


Ce champignon eft affez élégant ; il fe rappro- 
che de l’agaricus chalibaus. Son pédicule eft ffu- 
lux, un peu arqué, long de deux pouces ; fon 
chapeau convexe, puis ombiliqué , légérement 
écailleux, noirâtre, enfumé, large d’un pouce 
& demi & plus ; les lames prefque libres, fe dé- 
tachant facilement du pédicule , dentées en fcie, 
pâles, incarnates , noires à leurs bords. Il croît 
fur les collines , parmi les gazons. 


À GA 


464. AGARIC bocager. Agaricus callophyllus. 
Perf. 


Agaricus fubparvus , pileo hemifpharico , umbili- 
cato , umbrino-fuligineo ; lamellis drcurrentibus , pur- 
pureo-rubris ; fhipite fubvifcofo , craffiufcu!o. Perfoon, 
Synopf. 464. 

Son pédicule eft épais, vifqueux, infenfible- 
ment aminci, long d’un pouce, Juifant, d’abord 
de couleur purpurine ; puis il prend celle du cha- 


peau. Celui-ci eft petit, convexe , puis hémifphé- 


rique , ombiliqué, d’un brun-enfumé, légérement 
ftrié', large de trois à quatre lignes ; les lames élé- 
gantes, décurrentes , d’un pourpre-rouge. Il croit 
fur les troncs pourris. 


465. AGARIC à pied violet. Agaricus cyanipes. 
Perf. 


Agaricus pileo convexo ( umbilicato ), nigro ; 
fhipite inani , bafi craffiore, lamellifque dentatis , di- 
lutioribus. Vabl, in Flor. dan. tab. 1071.— Schrad. 
Spicil. pag. 121. — Perf. Synopf. 464. 


Cer agaric, qui paroît appartenir à la divifion 
des pratella, a fon pédicule fiftuleux, ventru en 
dehors, furtout vers fa bafe , un peu violer, long 
de deux pouces, prefqu’épais de trois lignes, fou- 
+enant un chapeau convexe , puis concave , ombi- 
liqué , d’un pouce de larg: , autant de haut, de cou- 
leur noire. Ses lames {ont adhérentes , d’un gris- 
cendré ou enfumées. Il.croit en Danemarck, dans 
les prés. 


466. AGAR1C améthyfte. Agaricus amethyffeus. 
Bail. 


Agaricus gregarius , fubtenax, recens latè viola- 
ceus , dembm canefcens ; lamell:s diffantibus ; flipite 
Zongo , fibrillofo , attenuato , folido. Bull. Herb. tab. 
oh, & 570. fig. 1. — Perf. Synopf. 465. — Bol. 
Fung. tab. 63 — Hudf. Flor. angl. pag. 612. 


8. Agaricus (incanus), pileo Levi aut fubfquarru- 
Lofo , expallefcente, Bull. 670. fig. L. M. 


Il eft, à fa naïflince, d’une couleur violette-1mé- 
thyfte ; il devient, en vieilliffant, d'un blanc-jau- 
nâtre. Son pédicule eft plein, cylindrique , filan- 
dreux , long d’environ fix pouces, continu avec 
le chapeau , muni de quelques fibres radicales. 
Son chapeau eft convexe , hémifphérique , régu- 
lier, puis déprimé à fon centre , un peu finué à 
fes bords, fec, comme velouté à fa furface , large 
de trois pouces ; les lames épaiffes , peu nom- 
breufes , les unes entières, les autres décurrentes 
fur te pédicule. Il croit en automne, par groupes, 
dans les bois. 


467. AGARIC poli. Agarieus politus. Perf. 


Agaricus gregarius , pileo fubcarnofo , hemifpha- 
rico ; obfoletè umbilicato , cafio-livido , fubnitente ; 


A :G A 251 


lamellis fubdecurrentibus , albido-incarnatis ; fripite 
longiufculo, cavo, rigido. Perf. Synopf. 465. 


Agaricus lividus, Perf. Difpof. Fung. pag. 22. 


Son pédicule eft long de trois pouces , foide, 
fiftuleux ; fon chapeau médiocrement charnu , hé- 
mifphérique , puis un peu ombiliqué, d’un bleu- 
livide, large d'un pouce & demi, très-lifle, pre{- 
que fuifant ; fes lames légéremenc décurrentes , 
d'un blanc-incarnat. Il varie dans fes couleurs 

lus ou moins foncées ; il croit dans les bois de 
1êtres. 


468. AGanic ardoifé. Agaricus ardofraceus. Bull. 


Agaricus majufculus , pileo p'imèm convexo , deiñ 
Jubinfundibuliformi , plumbeo ; lamellis confertis, 
liberts, fubferrugizeis ; fipite cavo, longo , plumbeos 
Bull. Herb. tab. 348. — Perf. Synopf. 466. 


IL eft d'un bleu d’ardoife fur fon pédicule & 
fon-chapeau , roux ou couleur de rouille fur fes 
lames, Son pédicule eft cylindrique, fiituleux, long 
de cinq à fix pouces, plus épais & un peu blancha- 
tre à {a bafe , foutenant un chapeau peu charau , 
campaniforme, convexe, puis concaye, prefgu’en 
entonnoir, finué à fes bords, lille à fa furface , 
large de trois à quatre pouces, quelquefois mar- 
qué-de zônes concentriques, noirâtres, garni de 
lames larges, peu épaifles, libres, nombreufes, 
emre-méêlées de quelques demi-feuillets, Ii croi 
en automne, dans les prés humides. 


469. AGARIC ombiliqué. Agaricus umbiliçatus. 


Agaricus pileo convexo , centro prorsks concavo , 
margine reflexo; laminis flavis, lutis , nonnullis ha- 
rratis , fubdecurrentious ; flipite fiftulofo. Bull. Herb. 
tab. 411. fig. 2. 


Son pédicule eft glabre, blanchatre. ffiuleux, 
cylindrique, long d'environ trois pouces, foute- 
nant un chapeau d’abord convexe , puis conçave, 
avec les bords rabattus, large d’un pouce & demi, 
de couleur jaunâtre , quelquefois des ftries rouges 
fur fes bords; garni de limes larges , inégales, 
quelques-unes munies à leur bafe d'un crochet 
décurrent fur le pédicule, 1 croîc dans des bois, 
en été. 


470. AGARICÇ falbalaté. Agaricus fimbriatus. 
Perf. 


Agaricus majufculus , pileo infundibuliformi ; mar: 
gine elegantifimo , crifpato, lobato , fimbriato , 1e- 
nui, aquosè albo, femitranfparante ; lamellis trifidis , 
longiffimis , anguflis, pellucidis ; flipite gracili, 
Brevi. Bolton. Fung. pag. 61. tab. 61..— Perfoon , 
Synopf. 466. 

Il eft d’une grandeur médiocre, d’une confif- 
tance molle. Son pédicuie eft court & grêle ; fon 
chapeau d’abord convexe , puis en entonnoir, 


À GA 


mince , blanchâtre ;à demitran{parent ,lared'en- if ; 


viren trois pouces , Iobé., frangé,s, créptud'une!|| 
ière fort élégante à fes bords ; garni de lâmes 
trifides , étroits, fort longues’, tranfparentes. Il 
croit.en Angleterre. ST 


471. AGARIC veiné. Aparicus venofus. Perf. 


Agaricus pileo fubmembranatéo., tenaci , venofo- 
firiato ;umbrino-r:fo; larnellis parcis, fubconcolo- 
ribus , glaucis » Jubannalatim affixis ; ffipite ( com- 


preffo ), nigrefcente, pruinaco. Perf, Synopf. 467. 
Merulius fœtidus, Sowerb. Fung. tab. 21.2 


Son pédicule eft d’une fubftance prefque cor- 
née, noirâtre, comprimé ; il foutient un chapeau 
tenace, un peu membraneux, ombiliqué, prefque 
pulvérulent , veiné, ftrié, d’une couleur fombre , 
terreufe ; les lames peu nombreufes, prefque de 
la couleur du chapeau , glauques , un peu tranfpa- 
rentes, détachées, & formant une forte d’annsau 
autour du pédicule. Il croit fur les troncs à deini 
pourris , dans le mois d'août. 


472. AGARIC en roue. Agaricus rotula. Perf. 


Agaricus cafeirofus , alus , pileo profund? fulcato, 
lumellis tubo fripitem ambiente adnexis , flipie nigref. 
cente, Perf. Synopf, 467. — Scopol.:Carn. edit. 2. 
pag. 1569. — Sowerb. Fung. tab. 95. 


Agaricus androfaceus. Bull. Herb. tab. 64. 


Agaricus nigripes. Vahi, Flor. dan. tab. 1134. 
fig. 1. — Schrad. Spicil. pag. 129. 


B. Agaricus-pileo flavido. Bull. Herb. tab. 5Go. 

Cette efpèce fe rapproche de la précédente ; 
elle eft très-fingulière ; affez jolie , route blanche, 
excepté le pédicule, qui «ft noirâtre ou d’un 
violet fonce à fa bafe. Il eft grêle, plein, luifant, 
poli , long d’un pouce & demi, épais d’une ligne, 
foutenant un chapeau plus où moins convexe , 
ombiliqué, ftrié, très-mince , large au plus d’un 
demi-pouce , un peu ondulé & prefque crénelé à 
fes bords, d’un jaune d’ocre dans la variété 5, 
garni de lames peu faillantes, peu nombreufes, 
entières, également écartées du pédicule, & 
formant une forte de bourrelet circulaire. Il croît 
en gazon, fur les feuilles mortes & le bois pourri, 
en été & en automne , dans les forêts. 


473. AGARIC androfacé. Agaricus androfaceus. 
Perf. 

Agaricus gregarius, perfiflens , pileo plantaftulo , 
fubplicato , albido , obfolerè umbonato ; lamellis frn- 
plicibus , .totis adnexis ; (fipite nigrefcente-badio. 
Perf. Syn2pf. pag. 468.— Ehrh. Plant. Crypt. Exf. 
— Sew:rb. Fung: tab. 92. 


A GA 
Agarieus perforans. Hoffm. Nomençl. tab, 4. 


Be 


Son pédicule eft noirâtre , légérement pileux 
vu à la loupe, foutenant un chapeau convexe, 
puis plane, plutôt cortace que membraneux, point 
fragile, un pev faillant à fon centre , légérement 
pliflé, d’un blanc un peu lavé de rouge; les lames 
fimples , adhérentes, un peu crépues: Il croit 
abondamment pendant prefque toute l'année, fur 
les feuilles des fapins. 


474. AGARIc des feuilles. 
PÉrL 


Agaricus gregarius , minutus , albus , pileo mem- 
branaceo , convexo , demüm fubumbilica:o ; lamellis 
raris, ramofs ; fHipite nigrefcente. Perfoon, Synopf. 
pag. 468. ! 

Agaricus fquamula. Batfch. Elem. Fung. 1. pag. 
95. tab. 84. — Sowerb. Fung. tab. 93. 

Agaricus laéteus. Bull. Herb. tab. Cor. fig. 2. 


Agaricus epiphyllus. 


B. Agaricus ( faccharinus) , pileo conico , expli-, 
cato, Levi, plicato , undulato, niveo ; laminis paucis,, 
concoloribus; flipite fubulato, atrorubente. Batfch.].c. 
pag. 93.fig. 83.  \ 

y. Agaricus (rugatus ), niveus, pileo plano, - 
membranaceo , fubiès rugis fubaëtonis. Vhal, Flor. 
dan. tab. 1194. 


EC 


Agaricus acicularis. Hofm. Nomencl. Fung.pag. 
225. tab. 5. fig. 2. Junror. 


Agaricus (mucar ), #inutiffimus , grifeus ; pileo 
convexo ; lamellis paucis ; fhipite tenero , baff bulbo 
annulari inferto. Bat{ch. |. c. pag. 91. fig. 82. 
Junior. 


Dans fa jeuneffe, cet agaric reflemble au c/ava- 
ria gyrans de Barfch. il eft fort petit. Son pédicule 
eft alors tout-3-faic blanc & un peu velu; il noir- 
cit enfuite & fupporte un chapeau membraneux , 
d'abord convexe, un pzu hémifphérique , puis 
iégérement ombiliqué , très-mince , large d’un 
pouce & demi ou deux pouces , blanc, très-fou- 
vent irrégulier , quelquefois un peu mamelonné. 
Les lames font peu nombreufes, épaifles, rameu- 
fes, blanchâtres, légérement décurrentes. Le 
pédicule.eft fubulé , d’un rouge-foncé dans la va- 
riété 8. Le chapeau plane & marqué en deffous 
d'environ huit rides dans la variété y. Il croît par 
groupes, en automne , dans les bois, fur les feuilles 
fèches & tombées des hétres. 


_.47$. AGARIC clocheite. Agaricus campanella, 
perf. ; È 
Agaricus pileo hemifpherico , umbilicato, ffriato , 
ferrugineo ÿ lamellis aecurrentious ; fhipite fifulofo , 
Jpadiceo.; Perf. Comment. pag. 94, & Synopf. 
469. — Batfch ; Elem, Fung. pag. 74. Date 
Ter Agaricus 


A G A 


Apgaricus fragilis. Schœff. Fung. tab, 230. 


San pédicule eft fifluleux, d'un jaune-pale , 
foutenant un chapeau fort petit, d'abord hémif- 
phérique, puis un peu concave , ombiliqué , ftrié, 
de couleur brune , larg: de trois à quatre lignes, 
tranfparent, garni de lames décurrentes , adhéren- 
tes entr'elles, plus pâles que le chapeau. Il croît 
par groupes nombreux, fur le tronc des pins. 


476. AGARIC des moufles. Agaricus mufcarum. 
Perf. 


Agaricus flipitatus, pileo impreffo, ftriato , flavo- 
fifto ; fipite bafi incraffato , brevi ; lamellis hori- 
zontalter fitis , pallidioribus. Petfoon , Synopf. 
pag: 470. 

Son pédicule eft court, épais à fa bafe, arqué, 
afcendant, de la nême couleur que le chapeau. 
Celui-ci eft membraneux, ftrié, d’un jaune-fonce, 
large d’environ un pouce ; les lames d’une cou- 
leur plus pâle, placées horizontalement. Il croît 
par groupes, parmi les moufles , en automne, au 
pied des arbres. 


477. AGARIC nivelé. Agaricus hydrogramnus. 
Buil. 


Agaricus cafpitofus, unicolor, totus albus aut 
rufus , pileo ffriato ; fhpite cavo, undulato , fubin- 
curvo , crafiufeulo, Bull. Herb. tab. 564. A. B. — 
Perf. Synopf. pag. 470. 

Ce champignon eft d’une feule couleur, tantôt 
blanc, tantôt roux, tantôt jaunatre. Son pédicule 
eft cylindrique , nu , un peu ondulé , long de deux 
à trois pouces, creux felon Perfoon, quelquefois 
plein felon Builiard. Le chapeau eft d’abord con- 
vexe & prefque globuleux, enfuite il devient 
creux dans fon centre, & enfin plane, un peu 
finueux; il eft glabre, ftrié fur les bords, large 
de deux pouces, plus pâle à fon centre. Les feuil- 
lets font inégaux entr'eux, un peu décurrens fur 
le pédicule. Les plus longs fe terminent tous au 
même niveau, Il croit fur les feuilles mortes. 
( Decand. ) 


478. Acaric en boite. Agaricus pyxidatus. 
Bull. : 

Agaricus gregarius , pileo cupulari feu infundibuli- 
form, ffriato, fubfpadiceo ; lamellis lutefcentibus ; 
ffipite elongato , folido , pallido. Bull. Herb, tab. 
568. fig. 2. — Perf. Synopf. 471. 


8. Agaricus fulvus. Bull. L. c. fig. C. H. 
7. Agaricus luteolus. Bull. \. c. fig. A. 
à Agaricus albus. Bull. |. c. fig. B. 


Cet agaric varie dans les couleurs de fon cha- 
peau , qui eft ordinairement fauve , quelquetois 
blinc ou jaunâtre, concave à fon centre, relevé 

Botanique. Supplément. Tome I. 


Le_ dr à 
À G A 293 
&: convexe à fes bords, frié , large d'un pouce, 
foutenu par un pédicule plabre , plein, cylisdri- 
que , blanc ou rouf:atre , long de trois pouces, 
épais de deux lignes au plus. Les lames font étroi- 
tes, roufles, inégales, décurrentes. Il croit par 
groupes fur la terre. 


479. AGARIc fichet. Agaricus fibula. Pull. 


Agaricus parvus , pileo levi , ochraceo-rubefcente ; 
lamellis d'fantibus | albidis ; flipite longiufculo , fo- 
lido. Bull. Herb, tab. 186, & tab. 550. fig. 1. — 
Perf. Synopf. 471. — Sowerb. Fung. tab. 45. 


8. Agaricus (tubula), major, pileo fubmembra- 
naceo, umbilicato , ffriato , ochruceo-fulvo ; Lamellis 
arcuatis , candidis ; ffpite folido, fubtenaci | undu- 
lato ; pileo conco'ore. Perf. 1. c. 


Cet agaric eft petit, un peu variable. Son pédi- 
cule eft grêle, roux ou bianchâtre, plein, long 
de deux pouces , épais d’une ligne, continu avec 
le chapeau. Ce dernier eft convexe, puis concave 
à fon centre, entier & un peu rabattu à fes bords, 
fauve ou rougeâtre , large de quatre à cinq lign:s, 
garni de lames inégales, fort étroites, jaunâtres, 
décurrentes. Il croit en automne, parmi les mouf- 
fes. La variété 8 a la forme d’un tube ; elle eft plus 
grande. Son chapeau eft légérement mewbraneux, 
d’un jaune d’ocre, ftrié, large de trois à quatre 
lignes ; les lames blanchatres , arquées ; le pédi- 
cule long de deux pouces , blanchâtre à fa bafe. 
Il croi fur le mont Meifner , parmi les moufles. 


480. AGARIC en famille. Agaricus amadelphus. 
Bull. 


Agaricus parvulus, greparius , pileo flavo-pallef. 
cente, primüm conVexO , dein plano , in centro con= 
cavo ; laminis rubefcentibus ; flipire pleno, alhido, 
incurvato , adfcendente , bafi jubhirfuto. Buil. Herb. 


tab. fço. fig. 3. 


Son pédicule eft grêle, plein, blanchärre , long 
de fix à neuf lignes, courbé, puis redreffe , un 
peu hériflé à fa bafe , foutenant un chapeau con- 
vexe , puis plane , ombiliqué à fon certre, d’un 
jaune-pâle , quelquefois inégal à fes bords , large 
de trois ou quatre lignes, garni de lames décur- 
rentes , inégales , rougeâtres. Il croît par groupes 
nombreux fur l’écorce des arbres. 


481. AGARIC faux androface. Agaricus pfeudo- 
androfaceus. Bull. 


Agaricus gregarius , totus prifeus, membranaceus , 
pileo convexo, demüm infundibuliformi ; lamellis 
diflantibus , bafi latiffimis ; flipite rmediocri , folido. 
Bull. Herb. tab. 276. — Sibthorp. Oxon pag. 336. 


Agaricus ericetorum. Perf, Obferv. Mycol. r. 
pig. 50. cab. 4. fig. 12, & Synopf. 472. — Flor. 
dan. tab. 1015. 

C8 


À G À 


| Agaricus nothus. Gmel. Syft. Nat. 2. pag. 1423. 


4 
254 


8.? Agaricus ( Vaïllantii ) , fungus , pileo candi- 
éante ; lamellis paucis ( latifimis ) ; pedunculo fufco- 
Jplendente. Vaill. Bot. Parif. tab. 11. fig. 21 & 23. 
— Perf. I. c. 


Cet agaric eft fort petit ; il varie dans fa cou- 
leur , qui eft blanche , grife ou roufleitre. Son 
pédicule eft plein, cylindrique, long de deux 
pouces au plus , foutenant un chapeau convexe, 
puis en forme d’entonnoir, rabattu à fes bords, 
un peu épais , marqué de ftries diverzentes , garni 
de lames peu nombreufes , inézales, décursenres, 
plus larges dans la variété 8. Il croit par groupes 
fur la moufle, dans les bois, en automne & en 
été. 


$. XI. PLEUROPUS. Perf. Point de coiffe ; pédicule 
nu , excentrique , latéral ou nul. 


482. AGARIC à duvet noirâtre. Agaricus atro- 
tomentofus. Perf. 


ÆAgaricus magnus , pideo convexo , fufco-fertugi- 
neo; lamellis pallidè ochraceis ; flipite cylindrico , 
Juscurvato , tomentofo , atrofufco. Perf. Synopl. 472. 
— Batfch. Elem. Fung. pag. 89. tab. 8. fig. 32. 


Son pédicule eft court, épais, cylindrique, un 
peu courbé, hériffé d’un duvet brun-noirâtre, 
fupportant un chapeau oblique , fec, un peu 
Charnu , un peu rue, roulé à fes bords, d’abord 
convexe, puis prefque plane, de la couleur du 
pédicule , garni de lames d’un jaune-pâle, diflinc- 
tes, conniventes , point décurrentes. Il croit fur 
È Vs des arbres, particuliérement fur les 
aules, 


483. AGARIcC orcelle. Aguricus orcellus. Bull. 


Agaricus gregarius , pileo elliptico aut or*iculari ; 
fpite pallido , fubexcentrico ; lamellis confertis, in- 
carnatis. Bull. Herb. tab. 573. fig. 1, & tab. so1. 
— Perf. Synopf. 473. 


« Cet agaric, dit M. Decandolle, tient le mi- 
lieu entre ceux dont le pédicule eft central, & 
ceux où il eft excentrique ; il eft dans j’une ou 
Pautre divifion, felon la pofition dans laquelle ;l 
fe développe. Son pédicule eft nu, glabre, plein, 
jaurâtre , ordinairement courbé, long d’un à deux 
pouces, foutenant un chapeau d’abord convexe, 
puis plane & même concave dans le milieu, un 
peu finueux, jaunâtre, zôné ou tacheté, large de 
d:ux ou trois pouces ; les lames étroires, inéga- 
les, d’un jaun2 d’ocre, un peu décurrentes, ai- 
guës à leurs deux extrémités Il croit en touffss, 
quelquefois folitaire, fur les vieux troncs. » 


484. AGARIC d’orme. Agaricus ulmarius. Bull. 


Agaricus pileo carnofo ; latiffino , unicolore , pal- 


À GA 


lefcente aut litaris variegato ; lamellis latiffimis , [:b- 
emarginato-adnexis ; [tipite adfcendente. Bull. Herb. 
tab. $10. — Perf. Synopf. 473. — Sowerb. rab. 
67.2? ( Totus cinereus.) 


Son pedicule eft excentrique, plein, charnu, 
cyindrique, d’un blanc-fale , arqué, long de fix 
pouces, épais d’un pouce, continu avec le chapeau. 
Celui-ci eft charou, convexe, arrondi, très-am- 
ple, d’un jaune-terreux , marqué, dans fa vieil- 
leffe , de petites raies rouges ou noires, quelque- 
fois large d'environ un pied & demi, garni de 
lames élargies , adhérentes au pédicule , inégales, 
échancrées à leur bafe, blanchätres , puis d’un 
jaune fale. Il croît en automne, fur le tronc des 
ormes. 


x EDS AGARIC marqueté. Agaricus teffellarus. 
Bull. 


: 
Agaricus pileo cONVEXO ; carnofo , teffellato ; tef- 
Jellis ferè hexagonis; flipite tereti, fubexcentrico. 


Bull. Herb. tab. 513. fig. 1. — Perf. Synopf. 474. 


Cet agaric s'élève à la hauteur de trois à quitre 
pouces, fur un pédicule plein, charnu, cylin- 
drique, arqué , de couleur blanche, foutenant un 
chapeau convexe , charnu, arrondi, inégal à fes 
bords dans fa vieillee, marqué de taches prefque 
hexagonales, d’un jaune-clair, fur un fond plus 
obfcur , large d’environ fix pouces, garni de la- 
mes irégales , blanches ou un peu jaunâtres , ad- 
hérentes au pédicule, échancrées à leur bafe. Il 
croit en automne, fur les vieux troncs ou fur les 
vieilles poutres de chêne. 


486. AcaARIc palmé. Agaricus palmatus. Bull. 


Agaricus cafpitofus , pileo lamellifque opacis , rufo- 
fpadiceïs ; flirite excentrico , fubftriéto , albido. Bul!. 
Herb. tab. 216. — Perf. Synopf. 474. — Hofim. 
Nomenc]. pag. 123. 


B. Agaricus totus rubeftens. Sowerb. Fang. tab. 
G2. è 


Son pédicule eft excentrique, plein, charnu, 
blanc , d'abord renflé à fa bafe , puis cylindrique, 
arqué , long de trois à fix pouces , foutenant un 
chapeau d'abord convere, arrondi, puis inégal & 
finué à fes bords, d’un jaune-brun ou roux, large 
de cinq à fix pouces, garni de lim£s inégales, 
peu nombreufes , un peu irrégulières, de mêmsa 
couleur que le chapeau, terininées par une mem- 
brane qui empêche leur adhérence avec le pédi- 
cule Il croit en automne, par groupes , le long 
des bois ou des trones d'arbres. 


487. AGARIC.en.voûte. Agaricus fornicatus. 
Perf. 


Agaricus folitarius , compaëlus , pileo planiufculo, 
fublivido; lamellis diflinétis, fubdecurrentibus, rutilis; 


A G À 


fipite brevifimo ; tomentofo ; fubexcentrico. Perf. 
Syuopl. 474. 
Agaricus carnofus. Bolt. Fung. tab. 146. 


Il eft petit. Son pédicule eft perpendiculaire , 
long de trois ou quatre pouces, & autant de lar- 
geur, tomenteux, un peu excentrique, foutenant 
un chapeau qui devient plane , large d'un pouce 
ë& plus, légérement fubéreux , de couleur livide; 
les lames diflinét=s, prefque décurrentes ; elles 
deviennent enfuite flexueufes. I] croît fur le tronc 
des arbres. 


438. AGARIc toruleux. Agaricus torulofus. Perf. 


Agaricus carneo fu*erofus , pileo infrndibuliformi , 

margine revolato, fubobliquo, fulvo , carneo; lamellis 
4 : de $ 5 

longè decurrentibus ; fhipite brevi, grifeo-romentofo. 


Perf. Synopf. 475: 


Agaricus grifeo-tomentofus. Batfch. Elem. Fung. 
8555: 


Son pédicule eft court, épais, bulbeux à fa 
bafe , couvert d’un duvet grifâtre ; fon chapeau 
convexe, puis concave , en entonnoir , un peu 
oblique & roulé à fes bords, prefque toruleux ; 
fa fubftance charnue, prefque fubéreufe ; fa cou- 
leur incarnate ou fauve , parfemée de taches très- 
pales ; les lames longuement décurrentes, Il croît 
fur.le tronc des arbres. 


439. AGARIC inconflant. Agaricus inconffans. 
Perf. 


Agaricus, majufeulus, pileo fubtenaci, depreffo , 
inteoro aut dimidiato, lobato, fexuofo, fubrufe[- 
ceate ÿ lamellis fubramofis, baf crifpis, alois fubru- 
til fque, Perf. Comment. pag. 17, & Synopl. 475. 


Agaricus flabelliformis. Schœff. Fung. tab. 43 
& 44. 


Agaricus ( dimidiatus ), pileo cochleariformi , 
margine finuato , flipite laterali ; lamellis flavefcen- 
tibus , in petiolum decurrentibus. Bull. Herb. tab. 
508 & tab. s17.— Decand. Synopf. n°. 364. Sub 


agarico rnconffantr. 


” g. Agaricus ( conchatus), totus flaveftens , pileo 
fubinfundibuliformi, lamellis fimplicibus. Bulliard, 
Herb. tab. 298..— Perf. |. c..476. var. 8. 


Sa couleur eft blanche , brune ou jaunâtre ; fa 
chair un peu mollafe ; fon pédicule plein , prefque 
cylinirique , arqué , variable dans fa longueur, 
continu avec le chapeau & inféré fur fon bord. Ce 
chapeau eft mince , comprimé, quelquefois par- 
femé de quelques petites écailles, ayant fouvent 
la forme d’une coquille, large de huit à dix pou- 
cés & plus, irréguliérement lobé ou finué à fon 
bord ; les lames imégalcs, hombreufes , 4écur- 
rentes fur le pédicule , de couleur jaune. Il croit 


ee 
CA 235 
fur le tronc des arbres viväns. ( Voyez, pour Ra 
variété 8, MERULE, n°. 10.) 


490. Acaric denté. Agaricus dentatus. Perf. 


Agaricus gregarius, pileo peltato, umbilicato , 
integro, ut plurimèm dimidiato, rufefcente-pallido ; 
lamellis dentatis , albidis ; flipite fuicato, rufo. Per. 
Difpof. Fung. pag. 22, & Synopf. 476. — Abbild. 
Icon. 


Il eft beaucoup plus petit que le précédent. Son 
pédicule eft rouffsâtre, fillonné , latéral ou cen- 
tral; fon chapeau en rondache, eïtier, ombili- 
qué , large de neuf lignes, d'un roux-pâle; les 
lames blanchâtres & dentées. Il croit fur le tronc 
des pins. 


491. AGARIC glanduleux. Agaricus glandulofus. 
Bull. 


Agaricus fubfeffilis , badius , lamellis candidis , 
decurrentibus , ad latera glandulofis. Bull. Herb. 
tab. 426. — Perf. Synopf. 476. 


Cet agaric eft remarquable par fes lames larges 
blanches , inégales, décurrentes, munies de hou- 
pes glanduleufes & velues, répandues çà & là fur 
leur furface. Son chapeau eft feflile ou rétréci à 
fa bafe en un pédicule fort court, épais, latéral. 
Ce chapeau eft de couleur brune plus ou moins fon- 
cée , large de fix à fept pouces, liffe en defus, 
d’abord hémifphérique , rabattu & arrondi à fes 
bords , qui deviennent enfuite prefqu2 planes & 
finueux. Il croît en automne & en hiver, dans les 
bois, fur les arbres & les fouches pourries. ( Woy. 
MERULE , n°.9.) 


492. AGARIC en huitre. Agaricus  offreatus. 
Perf. 


Agaricus fubfhipitatus , fufciculato - imbricatus ; 
pideo convexo , cinereo aut fufcefcente ; obovato ; La- 
mellis albidis , decurrentibus , baff fubanaftor-ofan- 
tibus. Perf. Synopf. 477: — Curtis , Flor. lond 
teb. 216. — Jacq. Flor. auftr. 3. tab. 288. 


£. Agaricus (atro-albus), cefpitofus , pileo car- 
nofo , convexo-pluno ; margine revoluto , nigrefente; 
lamellis venofo-decurrentibus , candidis ; flipite late- 
rali, brevi, aloo-rigrefcente. Perf. |. c, 


Agaricus albus. Flor. dan. tab. 892. 
Agaricus offreatus. Sowerb. Fung. tab. 241.2 


y. Agaricus (Aavo-cinereus ) , pileo carnofo, 
fubdimidiato , convexo , .cinereo-fubrufefcente ; la- 
mellis flavo vitellinis, latere albidis, Perf, 1. c. 
473: 


Cette efpece fe rapproche beaucoup de la précé- 
dente , donc elle n’elt peut-être , felon M. Perfoon, 
qu'une variété. Elle ctoit fur le tronc des arbres, 
par groupes prefqu'imbriqués. Son chapeau eft à 

Be 


236 À G A 


peine pédiculé , épais, convexe, prefqu'orbiculaire 
ou ovale , réfléchi à fes bords , de couleur brune 
ou cendrée; les lames blanchäâtres , décurrentes, 
prefqu'anaftomolfées à leur bafe. 


. Dans la variété 8, le pédicule eït court, latéral, 
mélangé d2 blanc & de noir; le chapeau charnu , 
convexe , puis plane , de couleur un peu violette, 
puis noire ; les bords noirs & roulés ; les lames 
blanches , veinées , décurrentes. 


La variété y eft peut-être une efpèce diftinéte. 
Son p“dicule eft court , latéral, épats d’un pouce ; 
fon chapeau compaéte , convexe , d’abord cendré, 
puis un peu roufleatre; les lames d’un jaune-clair , 
blinches à leurs côtés. Il croit fur le tronc des 
chênes. 


493. AGARIC des druides. Agaricus dryinus. 
Perf. 


Agaricus folitarius , pileo compa&o , fubobliquo , 
albido ; fquamis fparfis , obfoletis ; lamellis fubdif- 
tantibus, fhipite obfoletè fquamulofo. Perf. Comm. 
pag. 96, & Synopf. 478. — Schœtff. Fung. tab. 
233. 

Son pédicule eft dur , court, horizontal; fon 
chapeau compaéte, pr:fqu’entier , furtout dans fa 
première jeuneffe , puis oblique, blanchätre, par- 
femé , ainfi que le pédicule, de quelques pelu- 
chures éparfes ; les lames médiocrement diftantes. 
Il croit fur le tronc dis chênes. 


494 AGARIC des faules. Agaricus falignus. 
Perf. z 


Agaricus magnus , fubfimplex , hor'zontalis , pileo 
dato | convexo ; a laterali, albo, tomentofo. 
Perf. Synopf. 475. 


a. Agaricus ({ochraceus ), totus ochraceus. Abbild. 


Icon. 


8. Agiricus (Fuligineus ), rotus fuligineus. Perf. 
Obferv, Mycol. 2. pag. 45. 


Ces deux variétés ne diffèrent que par leur cou- 
leur , d'un jaune d'ocre dans la première , d’un 
noir-enfume dans la feconde. Leur pédicule eft 
latéral, blanchâtre , tomenteux , tenace , un peu 
recourbé ; le chapzau convexe , déprimé & ftrié à 
fa bale , large de quatre pouces , garni de lames 
décurrentes fur lé pédicule, un peu rameufes, 
blanches ou cendrées. Il croit fur les faules, vers 
la fin de l'automne. 


_ 495. AGARIC tardif. Agaricus ferotinus. Perf. 


Agaricus imbricatus, pileo carnofo, compaëlo , 
olivaceo ; Limellis confertis, fubramofis , pallidis aut 
latefcentinus ; fHipite flavido, Jquarulis nigreftentibus. 
Perfoon, Synopf. 479, & Comment. pag. 101. — 
Abbild. Icon. 


À G A 


Son pédicule eft jaunâtre, parfemé d’écailles noï- 
ratres ; fon chapeau charnu, compaéte, humide, 
prefque vifqueux , d’un vert d'olive, réfléchi à fes 
bords ; les lames nombreufes, pâles ou jaunâtres, 
quelques-unes rameufes. Il croît à la fin de j'au- 
tompe , fur le tronc des hêtres & des aulnes. 


496. AGARIC en éventail. Ægaricus flabellifor- 
mis. Perf. 


Agaricus fubflipitatus , pileo planiufculo, lacero, 
mulriformi, cérvino , margire crenato ; lamellis tri- 
fidis, palliais, fulcrenaris ; fHpite brevi aut nullo. 
Perf. Synopf. 479. — Bolton. Fung. tab. 157. 


Il n’a prefque point de pédicule ou n’en a qu’un 
très-court, Son chapeau eft glabre, convexe , puis 
plane , de couleur fauve , irréguliérement déchiré 
& crénelé à fes bords , large de deux ou trois pou- 
ces ; les lames un peu la:ges, pales, trifides , un peu 
crénelées. Il croit fur le tronc des arbres. 


497. AGARIC fpatulé. Agaricus fpatulatus. Perf. 


Agaricus ereëtus, fpatulaformis , pileo alutaceo- 
pallido ; difco fpongiofo , fquamulofo ; ffpite cana- 
liculato , perpendiculari. Perf. Synopf. 479. 


Agaricus anomalus. Perf. Obferv. Mycol. 1. 
pag. 55. tab. 4. fig. 1. 

B.? Agaricus (petaloides }, ereétus , pileo exfufco- 
albido, difco farinofo ; fhpite marginal, femicylin- 
drico , fapra canaliculato. Bull. Herb. tab. 226 & 
$57- fig. 2. 


Son pédicule eft tomenteux, perpendiculaire, 
canaliculé ; fon chapeau cannelé, d’un jaune-pâle , 
étalé en forme d’éventail , réfléchi à fes bords, 
fpongieux & légérement peluché à fon difque ; les 
lames décurrentes. Il croît fur la terre, à l'ombre, 
dans les forêts. Le pédicule eft glabre dans la va- 
riété 8. (Voyez MERULE, n°.11.) 


498. AGARIC plane. Agaricus planus. Perf. 


Agaricus dimidiatus , imbricatus, ex albido-rubef- 
cens fèu aguosè cinnamomeus , lamellis conferis ; 
fépite brevi, albo tomentofo. Perf. Obferv. Mycol. 
1. pag. 8, & Synopf. 480. 


Il eft d’une confiftance fragile , un peu compaéte. 
Son pédicule eft court , tomenteux & blanchatre; 
fon chapeau plane , latéral, d’un blanc un peu rou- 
geatre ou de couleur canelle très-claire, large d’un 
pouce ; les lames nombreufes, larges d’une ligne. 
Îl croit par groupes imbriqués, fur le tronc pourri 
des arbres. 


499. AGARIC étendu. Aparicus porrigens. Perf. 


Agaricus imbricatus, candidus | pileo plano , gla- 
berrimo ; bafi compreffé , anguffatä, porreütä ; lamellis 


À G A 


longè decurrentibus. Perf. Obf. Mycol. 1. pag. f4, | 


& Synopf. 480. 
: Agaricus abietinus. Schrad. Spicil. pag. 132. 


. Il eft entiérement blanc , d’une confiftance 
mince , un peu humide. Son chapeau eft plane, 
très-glabre, comprimé, étalé & rétréci en forme 
de péiicule à fa bafe, large de deux pouces. Ses 
lames font longuement décurrentes. Il croît {ur le 
tronc des fapins. 


500. AGARIC gélatineux. Agaricus gelatinofus. 


_Agaricus (mollis), gregarius, mollis ,-pileo gla- 
Bro, gibbofo, pallido ; lamellis aguosè cinnamomeis. 
Perf. Synopf. 480, 8& Comm. pag. 88. — Schocf. 
Fung. tab. 213. — Sowerb. Fung. tab. 98. 


Son chapeau eft un peu gélatineux, convexe, 
légérement flexueux , glabre, en boffe , de couleur 
pâle , rouffeatre , puivérulent à fa bafe, large d’un 
pouce ou d'un pouce & demi ; les lames d'une cou- 
eur canelle trés-claire. Il croît en automne, fur les 
troncs cariés. 


soi. AGARic ftyptique. Agaricus ffypricus. Bull. 


: Agaïicus cafpitofus, pileo fubcoriaceo , emarginato, 
alutaceo ; ff'pite compreffo , adfcendente ; apice dila- 
tato. Bull. Herb. tab. 140 , & tab. ç57. fig. 1. — 
Perf. Synopf. 481, & Obferv. Mycol. 1. pag. $2. 
— Sowerb. Fung. tab. 100. 


Agaricus femipetiolatus. Schœff. Fung. tab. 208. ? 


8.? Agaricus (gramineus) , lamellis rubris, pileo 
flipiteque brevi, carnofis , albis. Fior. dan. tab. 832. 


Cet agaric eft d’une faveur fi âcre , qu’il faifit 
fortement à la gorge par une forte d’étranglement 
lorfqu'on le mâche; il eft d’une couleur canelle 
plus ou moins foncée, d’une confiftance molle. Son 

édicule eft piein , un peu comprimé , long de fix 
à huit lignes , élargi vers fon fominet, continu avec 
Je chapeau. Celui-ci eft légérement coriace, hé- 
mifphérique , arrondi & prolongé à fes deux ex- 
trémités, un peu échancré & roulé en deflous à 
fes bords , large d’un pouce & deini , garni de ia- 
mes étroites , entières, toutes égales. Il croit en 
groupes fur les troncs d'arbres, dans les bois, en 
hiver & en automne. La plante 8 reflemble à la pré- 
cédente par fa forme ; mais fes lames font rouges , 
fon chapeau & fon pédicule blancs. Eîle croit fur 
les gazons, en Danemarck. ( Voyez MERULE, 
n°. 6.) 


$o2.-AGARIC doux. Agaricus miris. Perf. 


Agaricus gregarius , totus candidus, pileo fubcar- 
rofo , glabro , levi ; lamellis fimplicibus , fhiprte hori- 
gontali , apice dilatato. Perf. Obferv. Mycol. 1. 
pag. 54. tab. 5. fig. 3, & Synopf. 481. 


Sa couleur eft blanche ; fon chapeau médiocre- 


À G À 237 


ment charnu, liffe , glabre, garni de lames très- 
fimples ; le pédicule horizontal , dilaté à fon fom- 
met. Il croît par groupes fur les rameaux du pinus 
larix. 


$03. AGARIC niché. Agaricus nidulans. Perf. 


Agaricus gregarius , pileo dimidiato , reniformi F 
primÔ refupinato , tomentofo , jlavo ; lamellis con- 
fertis , è croceo demüm cinnamomeis. Perf. Icon. 
& Defcript. Fung. pag. 19. tab. 81. fig. 4, & 
Synopf. 482. 


Cet agaric eft feMile , entiérement couché dans 
fa première jeuneffe, & adhérent aux troncs par un 
duvet épais. Son chapeau eft tronqué , réniforme , 
large d’un pouce & plus, jaurâtre , garni de lames 
nombreufes , d’abord couleur de fafran , puis d'un 
jaune-canelie. Il croit fur le tronc des fapins. 


504. Acaric biffe. Agaricus biffifedus. Perf. 


Agaricus pileo fuborbiculari, fisrillofo , fuligineo- 
canefcente ; lamellis incarnato-filiginers ; flipite bre- 
viffimo , lateral: ; radiculis biffoideis, albis. Perf. 
Icon, & Defcript. Fung. pag. 56. tab. 14. fig. 4, 
& Synopf. pag. 482. 


Son pédicule eft très-court, long de deux lignes, 
latéral , muni de petites racines blanches , fembli- 
bles aux filamens d’un biflus ; le chapeau prefqu’or- 
biculaire , blanchâtre, lég£rement ombiliqué , d’a- 
bord entier , puis fragil:, couleur de biftre<lar; 
les lames un peu arquées, incarnates , enfumées, 
décurrentes fur le pédicule. Li croit fur les troncs, 
dans les lieux ombrages. 


fos. AGARIc violet-jaune. Agaricus fulvens. 
Bat{ch. 


Agaricus pileo dimidiato, membranaceo, violaceo- 
fulvo ; lamellis concoloribus, Bat{ch. Elem. Fung. 
pag. 95. tab. 9. fig. 39.— Perf. Synopf. pag. 483. 


Son chapeau a une forme demi-orbiculaire; il eft 
membraneux , romenteux en deffus , d'un vioietun 
peu jaunâtre , garni de lames convexes, de même 
couleur que le chapeau. Il croit fur les poutres 
humides. 


506. AGARIC variable. Agaricus variabilis. Perf. 


Agaricus ( (eMilis), fefilis aut centro fhip tatus, 
laéteus, pileo fubglabro , ficco; lamellis renuibus , 
ferruginers , inaqualibus. Bull. Herb. tab. 152, & 


tab. s8r. fig. 3. 


æ. Agaricus (variabilis ), gregarius, acaulis, 
pileo fubtomentofo , candido.; lamellis ex albo , de- 
mdm rubiginofis. Perf. Obierv. Mycol. 2. pag. 45. 
tab. ç. fig. 12, & Synopf. 453. : 


Agaricus mutabilis. Perf, Difpof. Meth. Fung. 
pag. 25. ‘ 


238 A G À 


Agaricus niveus. Sewerb. Fung. tab. 07. s 
Agaricus pubefcens. Flor. dan. tab. 1073. ? 


8. Agaricus pediculo centrali donatus. Perf. Ob£. 
Mycol. 2. tab. $. fig. 12. 


y.? Agaricus (fiuatus), pilco membranaceo , 
repardo-finuato , f«stomentoio-alhido ; lamellis fpa- 
diceis , medio latifimis. Perf. Obferv. Mycol. 2. 
pag. 46. 


Cet agaric ef très-varisble ; il eft affez généra- 
lement dépourvu de pédicule. Néanmoins , M. Per- 
foon à remarqué que, dans fa jeuneffe , il étoit 
muni quelquefois d'un pédicule court. Son chapeau 
eft attaché parle bord, d’un blanc delait, fec, gla- 
bre ou un peu tomenteux , peu charnu, large de 
fix ou huit lignes, d'abord arrondi, puis irrégulier 
& finué à fes bords, garni de lames larges, minces, 
nombreufes , inégales, couleur de rouille ou de ca- 
nelle ; les lames entières, moins nombreufes , amin- 
cies à leurs deux extrémités. Il croit par groupes, 
enété , dansles bois, fur les branches moïtes, & 
même fur la terre. (Woyez MERULE, n°.7.) 


507. AGARIC à racines réticulées. Agaricus dyc- 
ciorhizus. Decand. 


Agaricus pileo fubfefili, cardido, femiorsiculari ; 
margine finuato , baff fibrillofo ; radicibus tomentoffs , 
albis , retiformibus ; lamellis inaquelibus, pileo con- 


coloribus. Decand. Synopf. Plant. gall. pag. 28. 


lleft prefque fefile, muni de petites racines 
blanches , fibreufes , tomenteufes, étalées en 
forme de réfeau. Son chapeau eft blanc, à demi 
orbiculaire , finué à fes bords, garni de limes iné- 
gales, de même couleur que le chapeau. Il croit 
dans l'argile humide. 


. 508. AGARIC des ornières. Agaricus epigeus. 


Agaricus pileo reniformi, fragili, rufeftente-caro, 
Bafi villofo , albido ; lumellis diflintis , aguose rufef- 
centibus , divergentibus. Perf. Obf. Mycol. 2. pag. 
47, & Synopl. 484. 

Agaricus depluens. Batfch. Elem. Fung. pag. 167. 
fig. 122. 

: 8. Agaricus (tephromelus), gregarius , fubterref- 
tris , cineraftens , pileo ffipiteque tereti-tomentohs. 


Perf, Obf. Mycol. 2. pag. 47, & Synopf. L. c. 

y. Agaricus (glaucus ), grifeus , fubflipitatus, 
pileo fericeo , ffipite albentiore , pruinato, brevi , la- 
cerali , &c. Batich. I. c. pag. 169. fig. 223. 

à Agaricus tremulus. Schœff. Fung. pag. 53. 
tab. 224. : 


se. Agaricus ( planus) , acaulis, erectus , planus, 


lamellis trifidis ; lanceolatis. Bolt. Fung. pag. 73. 
tab. 72. fig. 3. 


A. G A, 


Ce champignon n’eft pas moins variable que l'a. 
garicus vartabilis. Son pédicule eft très-courr, pref-. 
que nul, velu & blanchâtre, Le chapeau eft fragile, 
litéral ,réniforme , rouffeitre , un peu cotonneux; 
les lames diftinétes, divergentes, d’un fauve-clair. 
Il eft de couleur cendrée dans la:variété 8 , glau-. 
que & grifatre , un peu foyeux dans la variété y; 
p'ane, redreffé, feflile , à lames trifides, lancéo- 
lées dans la variété e; il croic par groupes fur la 
terre, dans les ornières, au milieu des bois. La: 
variété d croit parmi les moufles, fur les troncs 
pourris: 


Le 0: AGARIC à petites ftries. Agaricus ffriatulus, 
erf. 


\ Agaricus Jubfolitarius , glaber, dilutè cinereus 
pileo feffili ; pellucido , ffriato. Perf. Synopf. 485. 


Agaricus ffriato-pellucidus. Perf. Obf. Mycol. 2. 
pag. 48. 


Son chapeau eft f-Mile, tran‘parent, finement 
flié, convexe, large de troïs ou quatre lignes, gla- 
bre, d’une couleur claire, cendrée. Il croît prefque 
folitaire, fur le tronc des pins. 


$10. AGARIC des troncs. Agaricus epixylon. 
Bull. 


Agaricus fubfeffilis \ ex caruleo-ardefius | lamellis. 
inequalibus , diflinéiffimis, primo purpurafcentibus 
tandem nigris. Bull. Herb. tab. $87. fig. 2. 


Agaricus applicatus. Bat{ch. Elem. Fung. 2. tab. 
24. fig. 125. 


B. Agaricus centro adfixus. Bull. 1. c. fig. K. Q. 


Son chapeau ef feffile , latéral, arrondi , d’un 
bleu d’ardoife en deflus , large de fepr lignes, 
garni en deflous de lames d’abord rougeatres, 
puis noirâtres, inégales , diftinées, foliacées. Il 
s’évafe quelquefois en tout fens également, & 
alors il eft attaché par le centre, & porte feslames 
en deffus. Il croit fur les troncs coupés. 


s11. AGARIc de l’aulne. Agaricus alneus, Linn. 


Agaricus fubfefilis, fubcoriaceus ,'albo-crifeus | Li- 
mellis fffis, margine revolutis , fubpurpuraftente. cine- 
reis ; pileo fere mulrfido. Bull. Herb. tab. 346 , & 
tab. 581. — Perf. Synopf. pag. 485. , 


Agaricus (alneus), acaulis, lamellis bifidis , pul: 
verulentis, Linn, Spec. Plant. 1645. — Sowerb: 
tab. 183. 


Agaricus mulrifidus. Batfch. Elem. Fune. fig. 126. 
— Vaill. Boran. Parif. tab. 10. fig. 7. — Schoff. 
Fung. tab. 256. 


Ce champignon fe préfente d’abord fous la 
forme d’une petite coupe fefile ou un peu pédi- 
culée, régulière , arrondie ; elle s'évafe enfuite 


A GA 


d’un côté en forme de chapeau , devient hérif- 
.<phérique, puis plus où moins profondément ou ré- 


guliérementlobé, roulé endeflous à fes bords dans : 


la jeunefle ; enfuite plane, coriace, mince, fec, 
large de deux à quatre pouces, horizontal, d’un 
.blanc-fale , un peu jaunâtre, couvert, dans fa jeu- 
neffe , d’un duvet blanc ou grifatre , zôné , garni 
de lames épaifles, étroites, rougeatres , cana!i- 
“culées, ramifiéés à leur fommet. 1] croît en hiver 
& au printems , {ur tous les bois, mais particu- 
liérement fur l’aulne. ( Voyez MERULE , n°. 4.) 


$12. AGARIC à duvet roux. Agaricus rufo-veluti- 
nus. Decand. 


Agaricus fefflis, fubcefpitofus , rufefcens , pileo 
tomentofo , coriaceo-moiliufeulo ; lamellis parèm nu- 
meroffs , concolorisus. Decand. Synopf. Plant. gall. 
pag- 27: n°. 357: 


Son chapeau eft d'une confftance coriace, un 
peu molle. Sa forme eft arrondie , convexe. Il 
eft feffile, attaché par le côté , couvert d’un duvet 
mou, épais, cotonneux , d’un roux-carmelite ; 
les feuillets à peu près de la même couleur, peu 
nombreux, continus avec le chapeau, entiers ou 
Interrompus , quelquefois un peu réunis par la 
bafe. Cet agaris: a été trouvé dans les caves de 
l'Obfervatoire, par M. Léman. Il naît par groupes 
‘de deux ou trois individus , réunis par une efpece 
de prolongement membraneux & cotonneux ; qui 
s'étend fur la poutre à laquelle il adhère. ( Decan- 
dole. ) = 


$13. 
Bull. 


Agaricus fefflis , coriaceus, fuligineo-umbrinus , 
Jubcafpitofus , pilec brevi, lato, craffo. Bull. Herb. 
tab. 412, f8.2, & ÿ4r. fig. 1. — Perf. Synopf. 
pag. 486. 


AGARIC du fapin. Agaricus abietinus. 


Agaricus afferculorum. Schrad. Spicil. pag. 134. 


Il éft parfaitement fefile , coriace , d’un roux- 
brun; fon chapeau cotonneux dans fa jeuneffe , 
court, large, épais, marqué quelquefois d’une 
zône tran{verfale, garnie de lames inégales , ir- 
régulières, nombreufes , continues avec le ch1- 
peau. Eil: fe trouve entre les fentes dés croncs de 
fapins. 


514. AGARIc de diverfes couleurs. Agaricus 
verficolor. 
* Agaticus pileo fuberofo , coriaceo ,tomentofo, fufco, 
grifeoque fufciato ; lamellis albis, rectis. Planter. 
Fung. Erfurth. pag..4. — Perioon, Synopf. pag. 
456. 
: Il a le port du bo/etus verficolor. Son chapeau eft 
coriace , fubéreux ; tomenteux , marqué de bandes 
brunes & grifarres. Les lames font fimples, papy- 


À G A 259 
racées, droites, blanches. Il croît dans les envi- 
rops d'Erfurt. 


s'$. AGARIC coriace. Agaricus coriaceus. Buil. 


Agaricus feffilis , pallefcens , zonatus, tomentofus , 
goris concentricis, nigris. Bull. Herb. tab. 394, & tab. 
537. — Perfoon , Synopf. 486. — Boiton, Fung. 
tab. 158. — Lam. Ill. tab. 883. fig. 1. 


Agaricus betulinus. SoWa1b. Fung. tab. 182.? 


An merulius umbrinus? Perfoon, Difp. Fung. pag. 
262 


Il eft d’une confiftance fèche & coriace , fans 
pédicule , attaché par fes bords, lobé où finueux, 
large de trois à quatre pouces, cotonneux, d’un 
jaune-pâle , marqué de zônes noirâtres, concen- 
triques, muni de James épaiffes, finueules , blan- 
chatres, puis jaunâtres , anaftomofées dans leur 
jeuneff>, puis diftinétes & fimples. Il croît pendant 
toute l’année, fur les vicill=s fouches , dans les 
bois. ( Voyez MÉRULE, n°. 3. ) 


$16. AGARIC tricolor. Agaricus tricolor. Bull. 


Agaricus fefilis, coriaceus, verficolor , darnellis 
finuatis, dichotomis ; prleo ren:formi , fupra tomen- 


tofo. Bull. Herb. tab. f41. fig. 2. ; 
Agaricus fepiarius. Var. g. Perf. Synopf. 437. 


Sa confiftance eft coriace ; fon chapeau fefile , 
attaché par le côté , réniforme, finueux , arrondi, 
tomenteux en deffus ; muni de zônes concen- 
triques, aflez régulières , rouges, jaunes & noires; 
garni de lames nombreufes , égales, d'un jaune- 
fale, à dentelures aiguës, proiongées. Il croic fur 
le tronc du bouleau blanc. 


$17. AGARIC des haies. Agaricus fepiarius. 
Perf. 


Agaricus corieceus , durus , utrinque planus , pileo 
firigolo , tomentofo , fpadiceo ;ÿ lamellis confertis , 
ramofis , lutefcentibus. Perf. Synopf. pag. 487. 


Merulius feprarius. Perfoon , Obferv. Mycol. 2. 
pag-95: 

Agaricus hirfutus. Schœff} Fung. tab. 56. — 
Vaill. Parif. tab. 1. fig. 1. 2. 


Agaricus afferculorum. Batfch. Elem. Fung. pag. 
_9f- 

Cette efpèce , qui a beaucoup de rapports avec 
la précédente, devient, ainfi que la fuivante , 
intermédiaire entre les agaries & les mérules, & 
fert de pañlige de lun à l'autre genre. Son 
chapeau eft fefile , dur, coriace , plane à fes deux 
faces, ridé , tomenteux , d’un Jaune-pâle , garni 
en deffous de lames nombreufes, jaunâtres, ra- 
meufes , anaftomofées ; les anaflomofes fi fré- 


6 


LA 


À G À 


240 


A GA 


quentes & fi ferrées, qu'elles offrent comme de ! M, Foureroy, fous le nom de furerea. Nous les 


larges pores. 


Cet agaric croit le long des haies , fur les bois 
& fur le tronc des pins. 


518. AGaAric de chêne. Agaricus quercinus. 
Linn. 


Agaricus fefilis, dimidiatus , coriaceus , craflus , 
fuberofus , lipnco-pallens ; lamellis ramofo finuatis ; 
finulis magnis. Decand. Flor. franç. vol. 2. pag. 
133.— Linn. Syft. veget. pag. 797.—Vaill, Parif. 
tab. 1. fig. 3.2 


Dadalea quercina. Perf. Synopf. pag. oo. 


Merulius quercinus. Gmel. Syft. Nat. vol. 2. pag. 
1431. 


Agaricus libyrinthiformis. Bull. Herb. tab. 352, 
&c tab. 442. fig. 1. 


Cette plante eft un Protée, qui n’a aucune 
forme conftante ; elle s'étend en larges plaques 
fur le bois , auquel ell: adhère prefqu’entiérement 
par fa face fupérieure , de forte qu'on ne voir à 
l'extérieur que la furface poreufe. Ces pores font 
larges, finueux & anaflomofés, & cette plante, 
felon fes développemens , pourroit être prife , 
tantôt pour un bolet, tantôt pour un agaric. Sa 
confiftance eft fubér-ufe ; fa couleur d’un roux- 
pale. Elle croit fur les vieux bois de charpente & 
fur le tronc des arbres. Celles qui croiffent fur le 
fapin font routes noires. ( Woyez MERULE, n%. 1 
&2.) 


AGATHOMERIS. Agathoméride. ( Delaun. 
Bon Jard. ) ( Voyez CALOMERIA. Suppl. & Vent. 
Malm. tab. 73.) 


AGATI, AGATY. Rheed. Malab. 1. pag. 85. 
tab. 51. ( Wuyez SERBANE, n°.1.) 


M. Alanfon en à fait un nom générique : c’eft 
une efpèce d’afchinomene Linn., qui l’avoit d’a- 
bord confidérée comme devant appartenir aux 
robinia, 


AGATOPHYLLUM.( Voyez RAVENSERA.) 


AGAVE. Ce genre, très-rapproché des aloés, 
en d'ffere par l'ovaire adhérent avec la corolle, & 
per fes érimines faillantes. Il tire fon nom d’un 
mot grec qui fignifie admirable. Ces plantes, en 
eff: , font d'une grande beauté, & quelques 
ef èces répandent une odeur très-fuave. Nous 
avons peu de chofes à ajouter à ce genre, finon 
les phrifes qui doivent en diftinguer les efpèces. 
Nous remerquerons cependant que M. Ventenat 
a cru devoir féparer de ce genre quelques efpèces 
dont il a compofé un nouveau genre dédié à 


ferons connoître À la fin de ce genre, duquel elles 


: ne pouvoient pas être féparées. 


ESPÈCES. 
1. AGAVE d'Amérique. Agave americana. Linn, 


Agave acaulis, foliis dentsto-fpinofis ; feapo ra- 
mofo ; tubo corolla medio anpuffato ; ffaminibus co= 
rolla longioribus ; flylo ffaminibus longiore. Willden. 
Spec. Plant. vol. 2. pag. 192. 


B. Agave ( variégata ) , foliorum margine luteo. 
(Voyez AGAVE, n°. 1.) 


La variété g eft remarquable par fes feuilles pa- 
nachées, ou plurôt bordées de: jaune ; ce qui pro- 
duit un effet très-agréable. 


2. AGAVE vivipare. Agave vivipara. Linn. 


Agave acaulis, foliis dentatis ; fcapo ramofo ; 
tubo corolla medio anguflato ; flaminibus corollam 
aquantibus. Willd. 1. c. pag. 193.— Lam. Ill. tab. 
235. fig. 1. ( Woyez AGAVE, n°. 3.) 


3. AGAVE de Virginie. Agave virginica. Linn. 


Agave acaulis , herbacea, foliis cartilagineo-fer- 
ratis, feapo fimplicifimo. Wild. |. c. pag. 193. — 
Lam. lil, tab. 235. fig. 2. — Jacq. Ic. rar. 2. tab. 
378. ( Voyez AGAVE, n°. 4.) 


4. AGAVE à fleurs vertes. Agave lurida. 


Agave fubcaulefcens , foliis dentato-fpinofis ; fcapo 
ramofo ; flaminibus coroll& cylindricé longioribus ; 
ffy lo flaminibus breviore. Willd. Spec. |. c. p. 193. 
— Air. Hort. Kew. 1. pag. 472. — Jacq. Colleét, 
4: pag. 94. tab. 1. 

æ. Eudem, foliis latioribus. Agave Vera- Cruz. 
Mill. Diét. 


8. Eadem, foliis anguftioribus. 


Rapprochée de l’agave d'Amérique , elle en 
diffère par fa corolle verte & non jaune , cy- 
Jindrique , & non refferrée à fon milieu par un 
commencement de tiges, Le ftyle eft plus court 

ue les étamines , faillantes hors de la corolle; les 
euilles garnies à leurs bords de dents épineufes 
ou larges ou plus étroites. Elle croît dans l’Amé- 
rique méridionale. 


$+ AGAVE tubéreufe. Agave tuberofa. Mill. 


Agave caulefcens, foliis dentato-fpinofis , radice 
tuberofä. Miller, Diét. n°. 4. 

Agave, «. fpinis folitariis, 8. fpinis duplicibus. 
(Voyez AGAVE , n°. 6.) 

Ses feuilles font fort longues , étroites, mu- 
nies à leurs bords d'épines tantôt fimples , rantôe 
doubles, 

* FURCRÆA, 


AGE 


* FurRcR4A. Vent. 


Les efpèces fuivantes font très-rapprochées des 
agaves par leur port ; elles en diffèrent fi peu, que 
nous ne croyons pas qu'on puiffe admettre le genre 
que M. Ventenat a étabii pour elles, & auquel il 
donne les caraétères fuivans : 


Une corolle campanulée , à ffx découpures, adhérente 
NE ; ais Ne 
à l'ovaire par fu partie inférieure; les filamens inférés 
fur une glande , épaifis à Pextérieur, comprimés , [u- 
bulés ; une capfile inférieure, à trois loges, à trois 
valves ; plufieurs femences. 


6. AGAVE fétide. Agave ferida. Linn. 


Agave (fFurcræa gigantea) , caulefcens , fuliis 
inieperrimis. Linn. — Vent. Bull. philom. n°. 28. 
— Decand. Plant. graff. Icon. — Jacq. Ic. Rar. 2. 
tab. 330. (Woyez AGAVE, n°. 5.) 


es fleurs font difpofées-en une ample panicule 
rameufe, étalée. La corolle eit d'un blanc-ver- 
dâtre. 2 


7. AGAVE du Mexique. Agave mexicara. Lam. 


Agave (furcræa odorata), acaulis, foliis ciliato- 
fbinoffs, corollis hexapetalis. Perl. Synopf. 


Agave cubenfis. Jacq. Amer. (Voyez AGAVE, 
n°2.) 

« Cetre plante, dit M. Mirbel, efl le mapuey des 
Mexicains ; elle fournie une boiffon à laquelle les 
Indiens ont donné le nom de pulque. Les diverfes 
parties de cette planté ont chacune leur utilité. 
Selon Raynal , les racines fervent à faire des cor- 
des; les hampes donnent du bois; les épines font 
des clous ou des aiguilles ; les feuiiles font bonnes 
pour couvrir les toits. On les fait aufli rouir, & 
lonen retire un fil p:opre à fabriquer divers tifius. 
Mais ce qui fair du maguey un végétal vraiment 
précieux pour les Mexicains, € eft l’eau douce & 
tranfparente qu'il diftille lorfqu’on en a arraché les 
feuilles intérieures. La foffette formée au centredes 
feuilles fe remplir de la liqueur , que l’on recueille 
chaque jour, & qui chaque jour fe renouvelle pen- 
danr un an où dix-huit mois. En s’épaifliflant , elle 
fe convertit en fucre. Mélés avec de l’eau de fon- 
taine , elle acquiert, après quatre ou cinq jours de 
fermentation, le piquant & le goût du cidre; &e fi 
Pon y ajoute de l'écorce d'orange ou de citron, 
elle devient enivrante. Les Mexicains ont un fi 
grand penchant pour cette boiffon, qu'ils s'en pro- 
curent aux dépens de la fublitance & même des 
vêtemens de leur famille. » 


AGÉRATE. Ageratum. Les deux efpèces dé- 
crites par M. de Lamarck ne font point celles de 
Linné; elles doivent être rappelées ici avec leur 
carattère fpécifique. 

Botanique. Supplément. Tome I. 


AGE A 


Espèces. 


12 


1. AGÉRATE faufle conize. AÂgeratam conyrdides, 
Linn. 


Ageratum foliis ovatis, fubcordatis, obtufis, cre- 
natisÿ caule fuôpilofo, ramis interdbm procumoen- 
tibus. (N.) Lam. Illuftr. tab. 672. fig. 1. 

Ageratur foliis ovatis , caule pilofo. Linn. Spec. 
Plant. pag. 1175.—SWartz, Obferv. pag. 301. — 
Gærtn. de Fruët. & Sem. tab. 175. 

Eupatoriurn humile, africanum, fenecionis facie, 
folio lamii. Pliken. Phyc. tab. 88. fig. 1. — Herm. 
Parad. tab. 161. 

: Conyza uriica folio. Sluan, Jam. 1. 218. tab. 152. 
Be 2 


S:s tiges fe divifent très-fouvent , dès leur 


k bafe, en rameaux étalés, quelquefois couchés, 


très-légérement pileufes ou glabres, prefque cy- 
lindriques, garnies de feuilles oppofées, pétio- 
lées, ovales, à peine pileufes, principalement 
far les pétioles, obrufes, à crénelures également 
obtufes, élargies, entières à leur bafe ; les fleurs 
légérement bleuatres , quelquefois blanches , en 
bouquets globuleux , axillaires, oppofés. Leur 
récepracle eft nu, ovale; les femences glabres, 
anguleufes, noirâtres, furmontées d’une aïgrette à 
cinq paillettes membraneules ; lincéolées, fubu- 
lées & dentées. 


Cetre plante croït dans l'Amérique méridio- 
nale. On la cultive au Jardin des Plantes. © 
(F. ».) 


2. AGÉRATE à larges feuilles. Aperatum lLatifo- 
lium. Cavan. 


Ageratum foliis ovatis, buff cuneatis ; caule pilofo; 
paleis pappi lenceolatis ; atutis, VW} illd: Spec. Planc. 
vol. 3. pag. 1774: 


Ageratum fotiis fubrotundis, Jerratis, pappi folio- 
lis , femine brevioribus, Cavan. Icon. Rar. vol. 4. 
pag. 33. tab. 357. 


Elle a beaucoup de rapport avec la précéd=nte; 
elle en diffère par fes feuilles prefque rondes, 
wès-obtufes , rétréciss en coin à leur bafe , den- 
tées en fcie à leur contour; les tiges pileufes; 
les femences couronnées par des paillettes lancéo- 
lées aiguës, à peine de la longueur des fëmen- 
ces, point ciliées ni denticulées. Elle croit au 
Pérou, aux environs de Lima. © 


3. AGÉRATE bleu. Ageratum ceruleum. Hort. 


Parif. 


Ageratum caule ercélo, hirto, bafi fubretragoro ; 
folirs lato-ovatis ; crenata-dentatis , fubpilofis ; pa- 


, leis pappi arifhatis , denticulatis. (N.) 


Hh 


24 ÆAGÉ 
Ageratum obtufifolium. Lam. Diét. 1. pag. 54. 


Cette efpèce reïemble à l'ageratum conygoides 
par le caraétère de fes femences. S2s fl:urs font 
plus nombreufes , d'un bleu plus vif; fes tiges 
droites, plus élevées , prefque tétragones à leur 
bafe , hériflées de poils courts ; les feuilles plus 
larges, dentées on crénelées irréguliérement à 
leurs bords, obtufes, légéremenr pileufes à leurs 
deux fices , très-hériflées fur les pétioles, mar- 
quées de nervures blanchâtres & velues. (Voyez 
AGÉRATE, n°. 2.) 


4: AGÉRATE hériffé. Ageratum hirfutum. Lam. 


ÆAgeratum caule hirto, foliis ovato-lanceolatis , 
acutis, hirtis ; pedunculis fuofoliofis, folio mulro 
longioribus. (N.) Lam. Iiluftr. tab. 672. fig. 2. 
(Voyez AGÉRATE , n°. 1.) 


f- AGÉRATE cilié. Ageratum ciliare. Linn. 


Ageratum foliis ovatis, crenatis, obtufis ; caule 
glabro. Linn. Spec. Plant. pag. 1175. 


Centaurium ciliare, minus , bifnagaricum , origani 
foliis amplioribus, flertbus in umbellis. Pluk. Almag. 
pag. 93. tab. 81. fig. 4. 


Quoique cette plante ne me foit pas connue, 
elle ne paroît pas cependant, d’après la phrafe de 
Linné & la figure de Plukenet qu’il cite , devoir 
être la mêine efpèce que l’ageratum ceruleum. Ses 
tiges, ainfi que fes feuilles, font parfaitement 
glabres ; les crénelures peu marquées, plus fer- 
rées, plus petires; les fleurs difpofées en une 
forte d'ombelle terminal. Elle croit dans les Indes, 
à Bifnagar. 


6. AGERATE à corymbes. Ageratum corymbofum. 
Zuccagni. 


Ageratum foliis ovato-lanceolatis, ferratis ; caule 
pubefcente , fuffruticofo. Perf. Synopf. Plant. vol. 1. 
pag. 402. 

Ageratum-corymbofum. Zuccagni. 


Elle a Le port d’un ocynum. Ses tiges font droi- 
tes, rameufes, prefque Jigneufes , fort élerées, 
pubefcentes,, de couleur purpurine,, garnies de 
fzuilles ovales-lancéolées, dentées en fcie. Les 
fleurs font difpofées en :corymbe , de couleur 
bleue ; les ftyls longs & faillans; les paillettes 
qui couronnent les femences, point srilléss. 


AGERATON. Cette plante, qu'on trouve 
mentionnée dans Diofcoride & Marthiols, plus 
connue fous le nom vulgaire d’espatoire de Mefné, 


éft aujourd hui l’achillsa ageratum Linn. Tourne- 


fort l'avoit placée dans fon genre ptarmica ; il s’é- 


toit fervi du mot ageratim pour un>autre genre | 


que M. Adanfon «a confervéfeus le:même nom, 
& qui répond au genre erinus.Linn. 


AGI 
AGERATUM. ( Voyez AGÉRATE.) 


AGERIA. Genre établi par M. Adanfon , qui 


répond aux prinos Linn. 
AGÉPITE. (Voyez ÆGËRITE, Suppl ) 


AGIHALID. AGRAHALID. On trouve fous. 
ce nom, dans l'ouvrage de Profper Alpin fur les 
plantes d'Esypte, publié en 1640, un peut arbre 
d'un afpeét blanchatre , garni de longues épines 
qui nailent au d:ffus des feuilles, Ceil-s-ci font 
alternes, ftipulees & conmuguées , c'eft-à-dire, 
compofées de deux folioies portées fur le même 
pétiole. Les fleurs, d’un bianc verdätre , font 
axillaires, au nombre de fept ou huit; elles ont, 
fclon Lippi : 


Un calice à cing divifions profondes ; cing pétales ; 
dix étamines ; un ovaire fupérieur, farmonté d’un 
fiyle & d'un fligmate; une baie contenant une noix 
pentagone & monofrerme. 


Cette plante avoit d’abord été rapportée par 
Linné au genre ximenia ; enfuite il l’a fupprimée 
fans la rapporter ailleurs. Elle paroit devoir conf- 
tituer un genre diftinét par fon port, par le nom- 
bre de fes pétales & de fes éramines, & même , 
quand fa fruétification fera mieux connue , elle 
fera fans doute reportée à une famille différente 
de celle &u ximeria. On lacultive au Jardin des 
Plantes de Paris, où elle ne fleurit pas. Suivant 
Profper Alpin, fes feuilles, qui ontun goûraride, 
font employées en Ethiopie comme vermifuge. 
Son fruit eft purgatif, au rapport de Lippi, qui 
ajoute .que cet arbre n'eft abondant que dans le 
royaume de Sennaar. (Juff. ) 


AGINET. ÆAgyreia. Le nom que Linné avoit 
impofé à ce genre, & qu'il avoit compofé de deux 
mots grecs, annonçoir Je caraëtère qu'il lui fup- 
pofoit; favoir, d’avoir des fleurs femelles privées 
de flyle & de ftigmate. L’obfervation faite par 
M. Venrenat en 1797, fur un individu qui a fleuri 
dans le jardin de Cels, a pore l'erreur de cette 
opinion. Ce favant a rétabli ainfi qu’il fuit le ca- 
ractère effentiel de cergenre , qui confifte en des 
fleurs monoiques. 


Les fleurs mâles offrent : 


Un calice perfifhant , à fix décaupures ouvertes , au 
aedans duquel ef} un difque-diwifé en fix lobes ; point 
de corvlle ; Les étamines compofées d'un pivot central, 
oûrus , furmonté de trois anthères adnées à fu face 
intérieure, un peu au deffous de fon fommet. 


Les fleurs femelles offrent : 


Un calice comme dans les fleurs müles ; :point de 
coroûle ; un ovaire -déprèmé, ovale-arrondi à fix fil- 
lons, muni d'une foffette-centrale; trois flyles aplaris, 


 fillonnés , couchés fur la partie de l'ovaire déprimée, 


AG 


n'excédant point fes bords, terminés chacun par deux 
ffigmates r'fléchis ÿ une cayfule firuée fur Le calice 
-perfftant , prefqu'ovale, cronquée , à fix dents au fom- 
met , à crois loges ou coques ; chaque loge S’ouvrant 
avec élafficité en deux valves qui fe contournent, 
contenant deux femences oblonpues , anguleufes. 


ESPÈCES. 


1. AGINEI glabre. Agyneia impubes. Linn. 


Agyneia foliis ovato-fubroturdis , obtufis, glabris; 
eaule diffufo. (N.) Willden. Spec. Plant. vol. 4. 
pag. 568. — Vent. Hort. Celf. tab. 23. ( Voyez 
AGINEI, n°. I.) 


Ses feuilles font arrondies, affez femblables à 
celles de la nummulaire, à peine périolées, un 
peu épaiffes , d’un vert-glauque , accompagnées 
de fiipules courtes, ovales, términées en pointe; 
‘les bractées affsz fembiables aux ftipules. 


2. AGINEI à feuilles ovales. Agyneia ovata. 


Agyneia foliis ovatis, glaberrimis , utrinque ob- 
tufis ; pedunculis axillaribus , unifloris. ( N.) Lam. 


Eluftr. cab. 797. fig. 2. Sub andrachne. 


Cette plante, gravée d’après un individu pris 
dans l’herbier de M. de Lamarck, mais que nous 
n'avons pu retrouver , appartient aux agyncia. 
C'’eft par erreur qu’elle a été placée parmi les ar- 
drachne. La defcription que j’en donne ici eft faite 
d’après la gravure. S=s tiges font glabres , cylin- 
driques, très-rameufes , garnies de feuilles alter- 
nes:, à peine pétiolées , ovales, elliptiques, gla- 
bres, entières , abtufes à leurs deux extrémités, 
accompagnées de petites flipules aiguës. Les feurs 
font axiilaires, préfque folitaires, à peine pédon- 
eulées , fort petites. Les capfules font compofées 
de trois coques ovales, obtufes, environ deux 
fois plus longues que le calice perfiftant , un peu 
inclinées , une fois plus courtes que les feuilles. 


Cette plante croît dans les Indes orientales. 


3. AGINEt pubefcent. Agyneia pubera. Linn. 

Agyneia foliis fubts tomentofis. Lien. Manif. 
pag. 296: ( Voyez AGINEI, n°. 2.) 

4. ÂGINE! à feuilles obliques. Azyneia obliqua. 
Willd. 

Agyneia foliis oblongis , acutis , inequalibus , in- 
tegerrtmis , bafi rotundatis , glabris , fubrüs glaucef- 
centibus. Wilid. Spec. Plant. vol. 4. pag. 568. 

Agyneia multilocularis. Rottler. in Nov. Act. 
Soc. Nat. Scrut. Berol. 4. pag. 206. 

Kabella. Flor. zeylan. 629. 


Ses tiges font lignenfes; fes rameaux bruns, 
glabres, cylindriques, comprimés dans leur jeu- 


A G'N 


néffe, garnis de feuilles altsrnes, oblargues, trèc— 
entières, longues de trois ou quarie pouces , gla- 
bres en deflus , glauques en deffous , arondies & 
inégales à leur bafe, aiguës à leur fommet. Les 
pédoncules feutiennent trois & quitre fleurs, 
auxquels fuccèdent une capfule à cirq loges. 


245 


Cette plante croît dans les Indes oriental:s. D 


$. AGINEI à plufieurs loges. Agyneïa multilo- 
cularis. Willd. 


Agyneia foliis oblongo-lanceolatis, obtufis, baf 
attenuatts, integerrémis, fubrès glaucis. Willd. Spec. 


Plant. vol. 4. pag. 568. 


er 


A D En 9 op ag mar On 


Agyneia multilocularis. Roxb. 


Certe efpèce , d’après Willlenow, diffère de 
la précédente par fes feuilles plus étroites, rétré- 
cies & point inégalkes à leur bafe , oblongues-lan- 
céolées, très-entières, g'auques en deffous, lou- 
gues de deux ou trois pouces, obtufes , mucro- 
nées à leur fommet. Les pédoncules font axillai- 
res ; ils fupportent trois ou quatre fleurs. Les cap- 
fules font divifées en plufieurs loges. 


Cette plante croît dans les Indes orientales. R. 
P 


AGLAEA. Perf. Synopf. 1. pag. 46. ( Voyez 
GLAYEUL graminé. Suppl.) 


AGLAIA. Arbriffzau de la Cochinchine , dé- 
crit par Loureiro dans fon Flora cochinchinenfis ; il 
en fait un genre particulier, auquel 1l attribue 
pour caraétère effentiel : 


Un calice d'une feule pièce, à cinq dents ; cinq 
pétales ; cinq étamines , dont les anthères font pla- 
cées à l'ouverture d’un tube formé par la réunion des 
filamens. Ce tube eff attaché fous l'ovaire, furmonté 
par deux ffigmates feffiles. Le fruit eff une baie à 


quatre filions , contenant une feule fenence. 


Ce genre paroît fe rapprocher beaucoup des 
murraya Linn., dont il ne diffère que par fes cinq 
éramines, peut-être auf par fes fruits ; il a éga- 
lement de grands rapports avec lé camunium, 
Rumph. Amb. $. tab. 18. fig. 2. 


Cet arbuftz eft remarquable par fon élégance 
& par fon agréable parfum. Ses tiges fe divifene 
en rameaux étalés, foufdivifés en d’autres plus 
nombreux ,; formant une tête large & touffue, 
garnie de feuilles ailées, compofées de cinq fo- 
lioles glabres , entières , luifantes, ovales-oblon- 
gues. Les fleurs font jaunes, petites, odorantes , 
difpofées en grappes axiilaires ; elles produifent 
des baies d’un beau rouge. 


Cet arbufte eft cultivé dans les jirdins d’agré- 
ment, à la Chine & à la Cochinchine. B 


AGNANTHE. Cornutia, Ce genre a été con- 
Hh 2 


2/ÂÀ AGR 


facré à Cornuti, botanifte français, par le Père 
Plumier. Vaillant le nomme agnanthus àcau(e de 
fes Acu:s, approchant de celles de l’agnus caflus. 
Son fruit eft un: baie à une fzule femence; ce qui 
avoit déterminé Jacquin à regarder comme un 
genre particulier, qu’:l nomme hoffa, & Perfoon 
hoffina, le cornutica puréfata de Willienow & 
d'Aicon, dont le fruit confifte en un drupe à 
quatre femences, & dont la corolle eft irrégu- 
l'ère , caraétères qui peuvent confirmer le genre 
de Jacquin. Le cornutia corymbofa décrit par M.de 
Lamarck a été placé enfuite par le même auteur 


parini les callicarpa , dans fes I{luffrations, fous le | 
nom de call. Janata , n°. 1500 : d’où il fuir qu'il | 


ne reite, pour ce genre, que l'efpèce fuivante : 


AGNANTHE à fleurs en grappes. Cornutia pyra- 
midata, Linn. 


Cornutia: paniculä terminali , nd, elongatä. 


Wills. Spec. Plant. vol. 3. pag. 332. — Lam. ill. 
tab. $41. 

Agaranthus viburni folio. Vaill. A&. Parif. 1720. 
pag. 273. ( Voyez AGNANTHE, n°. 2.) 


Ses fleurs font d'un bleu affez gracieux , mais | 


d’une odeur peu agréable ; elles paroiffent plaire 
aux cocheniiles des ferres ; qui les attaquent & 
les dévorent très-fouvent. 


AGNUS CASTUS : nom que l’on emploie 
fouvent , même en français , pour défigner:le 


vitex agnus caflus de Linné. (Yoyez GATILIER, 


NA) 


AGON ou AGAVON : nom provençal de la 
bugrane ou arrêce-bœuf (Onoris Linn. ). 


AGOURRE où ANGURE DE LIN ( angina 
lini) : nom ancien donné, fuivant Dalechamp, à 
la cufcute , parce qu'elle étouffe & fait périr les 
tiges de lin lorfqu’elle s’y attache. On la nomme 
auf goutte de lin (podagra lini). Dans les plantes 
ufuelles de Chomel, elle y eft encore fous le nom 
d'angourre de lin. (Voyez CUSCUTE.) 


AGRA : bois de fenteur provenant de l'ile de 
Hainan , voifine de la Chine ; il'eft eftimé , & on 
le vend très-cher à Canton. (Juff.) 

AGRAHALID. ( Voyez AGIHALID.) 


AGRENAS : nom provençal du prunier fau- 
vage , fuivant Garidel. Le fruit fe nomme agreno. 


AGRETA. On nomme aiufi, à Montpellier, 
l'ofeille ronde des jardins (rumex feutatus Linn.). 


AGREVOUX : nom Janguedocien du houx or- 
dinaire. 


AGR 
:AGRIMONIA. ( Voyez AIGREMOINE. ) 


gue mieux par le port des efpèces que par le catac- 
tère de fes fleurs, qui ne le fépare que foiblem-nt 
des phlomis , & qui même n’eft pas très-général ; 
ce qui a occafionné l’établiflemenr de plufisurs 
autres genres, dont les cara@lères font peu faillans. 
Mœænch range parmi les card'aca les efpèces qui 
ont les étamines velues & les ovaires furmontés 
d’une rouffe de poils. Parmi les chaïrurus , celles 
dont les étamin:s & les ovaires font glabres; enfin, 
parmi les panzeria , celles dont la lèvre inférieure , 
divilée en trois lobes , a le lobe du milieu échan- 
cré. Les véritables /conurus confervent alors rigou- 
reufement le caractère que Linné leur a afligné. 
On à auf fait rentrer dans ce genre des efpèces 
placées dans d’autres, tel qu° le ga/eopfis galeopdo- 
lon , que Willdenow plice parmi les Zeonurus , & le 
ballora lanata, qu: M. Perfoon rappelle parmi les 
leonurus. 


AGRIPAUME. Leonurus. Ce genre fe diftin- 


Sans prononcer fur ces réformes , nous dirons 
que lorfqu’on confidère l’enfemble des efpèces, 
leur port , l’afinité qu’elles ont entr’elles, on eft 
bien tenté de conferver le genre tel que Linné l’a 
établi, malgré l’infuffifance du caraétère effentiel. 


ESPÈCES. 


* Etamines velues ; ovaires tomenteux à leur 
Jommer. CARDIAcCA. Mœnch. 


I. AGRIPAUME vulgaire. Leonurus cardiaca. 
Lin. 


Leonurus foliis cunerformi-ovatis , trilobis, den- 
tatis ; corollis calice pungente majoribus. Willden. 
Spec. Plant. vol. 3. pag. 114. — Lam. Illuftr. tab. 
09. fig. 1 & 2. — Blackw. tab. 171. — Fufch, 
Hift. 305. Icon. ( Voyez AGRIPAUME, n°.1.) 


2. AGRIPAUME crépu. Leonurus crifpus. Linn. 


Leonurus foliis trilobis quinquelobifve, incifo-den- 
tatis , undulatis ; corollis calice pungente majoribus: 
Willden. Spec. Plant. vol. 3. pag. 114. — Murr. 
Nov. Comm, Goœtt. 1777. pag. 44. tab. 4. 


Cardiaca crifpa. Sabbat. Hort. Rom. 3. tab. 43. 


Leonxurus cardiaca ; var. 8. Lam, Diétion. 1. 
Pag. 55. 


Cette plante eft fi rapprochée de la précédente, 
qu'elle peut être confidérée comme n’en étant 
qu'une fimple variété. : elle a le même port, les 
mèmes caraétères ; elle en diffère par fes feuilles 
ondulées ou crépues à leurs bords, par les lobes 
plus profondément dentés, prefqu’incifés. Elle 
croit dans la Sibérie. 


A GR 


XX Éramines & ovaires glabres. CHAITURUS. 
Moœnch. 


3. AGRIPAUME à feuilles fimples. Leonurus 
marrubiefirum. Linn. 


Leonurus foliis ovatis lanceolatifque , ferratis ; 
calicibus [effilibus , fpinofis. Linn. Spec. 817. — 
Jacq. Flor. aufr. vol. ç. pag. 3. tab. 405. 


Marrubiaftrum foliis cardiace. Bocc. Muf. 2. pag. 
120. tab. 98. (Woyez AGRIPAUME, n°. 2.) 


4. AGRIPAUME couché. Leonurus fupinus. 
Wild. 


Leonwrus foliis fubquinque lobis; lobis obtufis, 
apice dentatis ; calicisus feffiibus, fpinofis. Willd. 
Spec. Plant. vol. 4. pag. 116. — Stephan. in litt. 


Il fort de la même racine plufieurs tig:s longues 
d’un demi-pied , couchées à leur partie inférieure, 
puis afcendantes , rameules , tétragones, pubef- 
centes , garnies de feuilles périolées, oppolées, 
longues d’un demi-pouce, pubefcentes à leurs deux 
faces, principalement en deffous ; divifées en trois 
ou cinq lobes oblongs, un peu rétrécis en coin à 
leur bafe ; obtufes & munies de trois ou cinq dents 
obrufes à leur fommet; les pétioles de la longueur 
des feuilles Les fleurs font fefiles, réunies en ver- 

-ticilles , au nombre de quatre ou fix, accompagnées 
de braétées fétacées, pubefcentes, mucronées , 
plus courtes que les calices. Ceux-ci font pubef- 
cens ; leurs découpures ovales , épineufes à leur 
fommet. La corolle blanche , un peu plus longue 
que le calice. La lèvre inférieure à trois lobes 
obtus ; les étamines plus courtes que la corolle. 


Cette plante croit dans la Sibérie. x (W. f.) 


*X*% La lèvre fupérieure en voûte; l'inférieure à 
trois lobes ; le lobe du milieu échancré. PANZE- 
RIA. Moœnch. 


s. AGRIPAUME de Tartarie. Leonurus tataricus. 
Linn. 

Leonurus foliis tripartitis, laciniatis’; calicibus 
villofis. Lion. — Mill. Ic. 8o — Houttuyn. Syft. 
pag. 500. tab. 57. fig. 1. ( Voyez AGRIPAUME, 
ANSE 


6. AGRIPAUME de Sibérie. Leonurus fibiricus. 
Linn. 


Leonurus folriis tripartitis, multifidis, lincaribus , 
obrufrufeulis. Linn. Spec. Plant. 817. (Voy. AGri- 
PAUME , n°. 4.) 


AGRIPHYLLUM. Juff. Desfont. ( Voy. Rox- 
RIA. Suppl.) 


C’eft le même gerre que l’apuleia de Gærtner, 


AGR 245 


le berckheia Wild. ; il renferme plufieurs efpèces 
de gorteria Linn. 


AGROSTEMMA. ( Voyez LYCHNIDE.) 


AGROSTIS. Agroflis. Ce genre renferme une 
belle fuit: d’efpèces nombreuiee, à petites fleurs, 
difpofées en panicules finement ramifi‘es, d’un 
port agréable, les unes terniinées par une barbe ou 
arête, les autres muriques ou fans arête. Ces fleurs 
ont un calice à deux valves, uniflore ; une coroile 
bivalve. 


Quoïque ce genre puille être confidéré comme 
naturel iorfque l’on ne fait actention qu’au port & 
au rapport des efpèces entr’elles , néanmoins quand 
on examine leurs fl urs avec une grande attention, 
on y trouve des différences fufifantes pour former 
plufieurs genres des agrofiès. Quelques efpèces fe 
rapprochent des arundo parles poils courts, quei- 
quefois à peine fenfibles, qui enveloppent la bafe 
des femences ou plutôt des valves dé la coroile, 
perfiftantes avec les fem:nces; mais les arunde font 
de trés-granles graminées, à calice muitiflore 
& fans arête. Quelques efpèces n'ont cependant 
qu'une feule fleur ; elles ne font alors diltinguées 
des agroflis fans arête que par leur poit. Quelques 
auteurs ont établi pour elles le genre calamagrofhis, 
(Gmel. Syft. Nat. ) 


J 


D'autres efpèces, & même le plus grand nom- 
bre , telles que l’agroffis rubra , canina , alrina , &c. 
ont une arête dorfile & torfe , comme celle des 
avoines; mais dans ces dernières, le calice efl mu!- 
tiflore , comme celui des arundo. 


Il en eft enfin qui confervent parfaitement le ca- 
raétère effentiel du genre, mais qui s'écartent des 
autres efpèces par leur port, & dont les fleurs au 
lieu d’être difpofées en panicule , le font en épi fim- 
ple, ou digité ou ramifié ; ce qui leur donne des 
rapports avec les panicum & les pafpalum. 


Les milium ne font diflingués des agrofis que par 
leurs fleurs un peu plus groffes, & par leurs valves 
concaves, un peu arrondies. M. de Lamerck a réuni 
ces deux genres : cependant comme les milium 
diffèrent des agroffis par leur pott, étant affez gé- 
néralement plus élevés, à plus groffes fleurs, je les 
féparerai par une divifion. Quelques autres efpèces 
d'egroftis ont été exclues de ce genre; elles feront 
mentionnées dans les genres particuliers auxquels 
elles fe rapportent. 


Les agroflis ne croiffent , la plupart, que parmi 
les gazons peu élevés, dans l2s fols arides ou un peu 
humides ; ils ne pourroient habiter parmi les hautes 
graminées, qui les étoufferoient par le luxe de feur 
végétation. Ces graminées, trop fines & générale- 
ment trop petites pour tember ous le tranchant 
de la faulx , font plutôt deftinées pour la dent de 
la brebis , qui les broute fans les détruire, & qui 


AGR 


p'attique que hi partie d‘oite de la tige, tandis 
que {a partie inférieure, couchée, rampance dans 
pluficurs efpèces , produit fouvent à fes arciculi- 
tions de nouvelles racines & pouffle d’autres tiges 
en très-peu de tems , fu:tout lorfque la féchereffe 
n'eft point de trop longue durée. C’eft ainfi que la 
nature fait reparoître , dans les pâturages, plu- 
fieurs fois dans la même faifon, ces utiles grami- 
nées, & qu'elle aflure l’exiftence des animaux ru- 
minans par la fertilité, en quelque forte furabon- 
dante , des plantes qui doivent les nourrir. Foulées 
par les pieds des animaux & des hommes , elles en 
fouffrent peu, & forment ainfi un gazon toujours 
vert, une peloufe délicieu{e pour la promenade , 
qui n’eft ni embarraffée ni gênée par la hauteur trop 
élevée des chaumes. Il fera donc utile de multi- 
plier , pour former de belles allées vertes ou des 
pâturages dans des terraiñs un peu fablonneux, 
Pagroffis flolonifera , pumila , alpina , rubra, &c. Si le 
terrain elt un peu humide, il fera avantageux de fa- 
ciliter l’accroifement de l’agrofhis canina interrupta, 
tandis que l'agroftis fPica venti-alba , filvatica, à 
tigés plus élevées , ajouteront à la bonne qualité 
des foins. L’agroffis pungens, dont les racines font 
longues & trainantes, & qui fe plaît dans le fable, 
fur les côtes maritimes , eft une de ces plantes 
dont la multiplication eft extrêmement importante 
pour fixer la mobilité des fables , & parvenir à les 
fertilifer. Les efpèces exotiques ne font pas moins 
intéreffantes fous le rapport de l’économie. 


ESPÈCES. 


L AGROSTIS. 


% Fleurs paniculées , munies d’arêtes. 


1. AGROSTIS des champs. Agroflis fpica venti. 
Einn. 

Agroffis petalo exteriore arifl reëlà , ffriélà, lon- 
giffinà ; paniculä patulä. Lam. il. n°. 796. tab. 41. 
fig. 1. — Leerf. Herborn. tab. 4. fig. 1. ( Voyez 
AGROSTIS, n°.1.) 


2. AGROSTIS interrompu. Agroffis interrupta. 
Lion. 


Agrofiis petalo cxteriore ariflato ; panicula atte- 
nuatà, coarétaté , interrupté. Linn. Spec. Plant. pag. 
92. ( Voyez AGROSTIS , n°. 2.) 


3. AGROSTIS miliacé. ( Voyez n°. 3.) ( Agroflis 
miliacea. LAnn. ) 

Agroftis montis aurei. Delarb. Flor. d’Auverg. 
pag. S. 

4. AGROsTIs bromoïde. Agroffis bromoïdes. 


Agrofis paniculà fimplici, anguftaté ; corollà pu- 


AGR 


befcente ; ariflà redlà, calice longiore. Linn. ( Foÿez 
AGROSTIDE, N°. 4.) 


s. AcRosTIs auftr.l. (Voyez AGROSTIS ven- 
tru.) 


Elle paffe aujourd’hui pour être la même plante 
que le milium lendigerum. 


6. AcrosTis en rofeau. Agroflis arundinacea. 
Linn. 

Agroffis pariculä oblongé ; petalo exteriore bafi 
villofo , arifhâque ortä , calice longioré. Linn. Spec. 
pag 91. 

Calamagroffis arundinacea. Roth. Germ. 1. pag. 
33. ( Voyez AGROSTIS , n°. 6.) 


7. AGROSTIS argenté. Agroffis calamagrofiis. 
Lian. 

Agroffis paniculä incraffatä , petalo exteriore toto 
lanato , apice ariffato , culmo ramofo. Linn. Spec. 
pag. 92. 

Calamagrofiis arundo. Kœl. Gram. 102. 
AGROSTIS , n°.7.) 


(Poyet 


C'eft avec raifon qu’on a féparé cette plante des 
agroitis : elle a bien plutôt le port des rofeaux 
par la groffeur de fes fleurs & leur caraétère, par 
les valves de la corolle couvertes de foies bril- 
lantes ; mais le calice n'a qu’une fleur munie d’une 
arête. 


8. AGROSTIS tardif. Agroffis ferorina. Linn. 


Agroftis paniculâ fiofeulis oblongis, mucronatis ; 
culmo obteëto, foliis breviffimis. Linn. Maritif. 30. 


Fefluca ferotina. Linn. Spec. pag. 111. ( Voyez 
AGROSTIS, n°. 8. ) 


9. AGROSTIS rouge. Agroflis rubra. Linn. 


Agroffis panicule parte florente patentiffimä ; peralo 
exteriore glabro ; ariflä terminali, tortili, recurvä. 
Linn. Flor. fuec. n°. 60. — Scheuz., Gram. 148. 
tab. 3. fig. 11. C. ( Voyez AGROSTIS, n°.9.) 


10. AGROSTIS des montagnes. Agroffis alpina. 
LeyfT. 


Agrofiis paniculä parvä , fubanguflatä , calice co- 
lorato , coroll& longiore ; foliis feraceis. Lam. Il. 
n°. 8os. — Leyff. Hal. n°.67. — Allion. Flor. 
pedem. n°. 2160. — Kœl. Gram. 34. — Scheuz , 
Gram. 140. — Prodr. tab. 4. fig. 1. — Hall. Helv. 
n°. 14. ( Voyez AGROSTIS, n°. 11.) 


11. AGROSTIS filiforme. Agroffis filiformis. 
Willd. 


Agroffis paniculé atrenuatà , ereëtà ; ariffis reis, 


AGR 


fpiculà fublongioribus ; culmo ereëto , foliis fetaceis , 
pedicellis geminis. Decand. Synopf. PI. gall. pag. 
123. — Wilid. Dauph. 2. pag. 78. 


Elle a des rapports avec l’agroftis des Alpes : 
elle eft un peu plus grande. Ses racines font blan- 
châtres & fibreufes ; fes feuilles fines , linéaires, 
prefqué toutes radicales, longues de quatre * 
cinq pouces ; fes tiges droites , hautes d'un pi. , 

* extrêmement fines, fourenant une panicule mince , 
droite , peu garnie ; les pédicules prefque féracés, 
fouvent géminés , appliqués contre les tiges; les 
billes calicinales très-liffes , violettes, un peu 
inégales , très-aiguës ; celles de la corolle un peu 
plus courtes , l’une des deux munie à fa bafe d’une 
arête droite, un peu plus longue que la fleur. 
Elle a été recueillie par M. Villars, aux environs 
de Briançon , le long des chemins. 


12. AGROSTIS genouillé. Agroffis carina. Linn. 


Agroffis calicibus elongatis ; petalcrum arifté dor- 
fai, recurvé ; culmis proffratis, fubramofis. Lion. 
Spec. 92. — Heffn. Germ. 3. tab. 6. ( Voyez 
AGROSTIS , n°. 10. ) 


13. AGROSTIS de Magellan. Agroflis magella- 
nica. Lam. 


Agroffis calicibus hirfuris, coroll& dupld lonpio- 
ribus ; petali exterioris ariflà recurvâ, longiufeulé. 
Lam. lil. n°. 807. 


Ses riges font glabres, cylindriques , -un peu 
rudes vers leur fommet, feutenant une panicule 
longue de trois à quatre pouces; les raniifcations 
comprimées , courtes, verticillées, un peu -pu- 
befcertes , ainfi que le rachis & les pédicel es ; 
Jes valves calicinales velues fur leur dos , plus 
longues que celles de la -coroile , lancéolées , tres- 
aiguës. Les valves de la corolle un peu obrufes, 
l’extérieure plus longue , mun'e d’une birbe ter- 
minale , prefque droite. Les feuilles font glabres , 
linéaires, de la longueur des gaïînes ; celles-ci 
glabres, munies à leur orifice d'une membrane 
alongée , blanche , obrufe. Elle a été recueillie par 
Commerfon , au détroit de Magellan. (W. f.) 


14. AGROSTIDE des rochers. Agroffis rupefiris. 
Aïlion. 


Agroffis foliis f'iformi-fetaceis ; paniculà patulà ; 
salicrbus kifprdrufculis, patentibus, coloratis ; petalo 
exteriore ariflà dorfeli geniculatä , flore duplù lon- 
giore. Wild. Spec. pag. 368. — Allion. Ped. 2:61. 
— Hall. Helv.n°. 1478.— Scheuz , Gram. 14. 


À 


© 
Do 
8.2? Agroftis { feracea )-calicibus lanceolatis ; co- 
rollä bafr arifaté ; arifié geniculatä , foliis radicali- 
Bus fetaceis. Smith, Fior. britann. pag. 79. — Curt. 
Flor. Lond. tb. 12. 


rofiis fetacea. Villars, Dauph. 2. pag. 76. 


AGR 247 
Agroftis alpina. Witter. — Loyf. Journ. bot. 2. 
pag. 20$. 
Agroffis feflucoides. Villars, Dauphin. 2, pag. 
? 


274. | 


La plante $, rapprochée de celle-ci , n’en eft 
peut-étre qu'une variété ; ce que je n’ofe affirmer, 
ces deux plantes ne m'étant pas connues. Dans 
cette dernière, les feuilles radicales font féracées, 
un peu glauques; les panicules reéreflées; les 
calices leenles : la corolle munie à fa bafe dure 
arête pañiculée. Elle croît en Angleterre, & dans 
les land£s-de Bordeaux & de Bretagne. Elle fleurir 
au printems. 


Elle n’eft peut-être qu’une variété de l'agroflis 
alpina , dont eile d fière par fes feuilles plus étroi- 
tes, prefque capillaires; par fa panicule conftam- 
ment étalée ; par fes valves calicinales plus ou- 
vertes ,-point rou'ées ni fubulées. Les éptilets font 
d’un brun clair & non violets; les barbes deux 
fois plus longues que la corolle. 


Cette plante croît dans fes prairies fèches des 
Alpes. O 


15. AGROSTIS douteux. Agroffis dubia. Leerf. 


Agroffis calicibus equalibus ,  Levibus ; corollis 
infra apicem mucronatis ; foliis fetaceis. Leerf, Herb. 
n°. 56. tab. 4. fig. 4. 


Agroflis compreff1. Willä. Spec. 2. pag. 368. 


Cette efpèce fe rapproche beaucoup de lagrof- 
tis canina. Ses racines font rampantes ; fes tiges un 
peu courbées à leur bafe, afcendantes, glabres, 
obliques , longues d'un pied , garnies de feuilles 
glabres, étroites, peu nombreufes , fétacées, un 
peu rudes; les gaines très-liffes; une membrane 
cbtufe à leur orifice. Les fleurs font difpofées en 
une panicule étroite, un peu ferrée , longue d'un 
à deux pouces , d’un blanc-verdâtre ; les pédon- 
cules courts, folitaires , les inférieurs ternés; les 
valves calicinales glabres, égales entr'elles; celles 
de la corolle petites , blanchätres, conniventes , 
un peu rudes fur leur dos ; l’une d’elles terminée 
par une petite arête à peine plus longue que la 
valve , fouvent caduque vers lu fin de la floraifon. 
Elie croit dans les bois , fur les.coteaux arides. 


16. AGROSTIS à panicule roide. Agroffis frite. 
Wild. a: 


Agroflis paniculà elongatä , fritä ÿ. corollis calice 
minoribus ; arifià è bafs petali, torrili, fvre lon- 


giore. Wild. Spec. Plant. 1. pag. 366. 


Cet agroftis a de grands rapports avec l'agroffis 
rubra, dont elle n'eft peut-être qu'une variété. 
Ses feuilles font planes, étroites, linéaires; l’orifice 
de leur gaine muni d’une membrane Jancéolée , 
déchiquetée. Les fleurs font difpofées.en une pa- 


hicule loneue de qtatre à cinq pouces ; les ramifi- 
cations divilées en petits rameaux courts ; roidës, 
nombreux. Les fléirs font bianchatrés ; leur ca- 
lice étalé , un peu ruie fur fa carène ; les deux 
valves de l2 corolle formées par une membrane 
fort tendre , beaucoup plus courte que le calice ; 
de la bafe de la valve extérieure s'élève une arête 
torfe , plus longue que la fleur. 


Cette plante croît dans l'Amérique feptentrio- 
nale. 


17. AGROSTIS à panicule ovale. Agroflis ovata. 
Forit. 


Agrofiis petalo exteriore ante apicem ariflato ; pa- 
niculä ovaté, coarctaté, fpiciformi. Forit. Prodr. 
n°. 40. — Labill. Nov. Holl. 1. pag. 19. tab. 21. 


Voici la defcriprion que M. Labillardière pré- 
fente de cette plante , qu'il a obfervée au cap Van- 
Diémen. Ses tiges font foibles, couchées à leur 
partie inférieure, puis redreffées, ftriées, un peu 
prineaues > Partemées de petites écailles en 

orme d'afguillons recourbés; garnies de feuilles 
étroites, lancéolées , d’une médiocre loneusur , 
firiées , ainfi que leurs gaines. Les valves du calice 
font ovales-oblongues, héiiffées fur leur carène ; 
celles de la corolle à peine plus longues que le ca- 
lice, un peu inézales, pileufes à leur bafe ; l'exté- 
rieure bifide à fon fommet, d’où s'élève une aréte 
droite, denticulée, plus longue que les fleurs ; la 
valvé intérieure pileufe fur le dos, une fois plus 
courte ; les femences oblongues, acuminées. 


. Cette plante croît dans la Nouvelle-Zélande & 
au cap Van-Diémen. 


18. AGROSTIS quadiifide. 
Labil]. 


Agroffis foliis fétaceis , panicul& coarétaté ; val- 
vula exterioris corolla ariflä tortili inter lacinias 
quatuor terminales. Labillard. Nov. Holl. pag. 20. 
tab. 22. 


Agroffis quadrifida. 


Ses tiges font cylindriques , flriées, coudées à 
leur bafe , hautes de fix à fept pouces; les feuilles 
fétacées , un peu roulées ; les gaines flriées , pileu- 
fes à leur partie inférieure , plus longues que les 
feuilles caulinaires. Les fleurs font difoofées en une 
panicule grêle, en forme d’épi; les valves du calice 
oblongues , aiguës, prefqu'égales , hériffées fur 
leur dos ; celles de la corolle un peu plus longues , 
pileufés à leur bafe ; extérieure divifée à fon fom- 
met en quatre découpures aiguës, du milieu def- 
q'ielles s'élève une arête torfe, une fois plus longue 
que la corolle; la valve intérieure plus courte, 
ovale, concave , aiguë; les anthères prefque glo- 
buleufes. 


Cette plante croît au cap Van-Diémen. ( Labi/2.) 


19. AGROSTIS articulé. Agroftis articulata. 


| inequalbas ÿ coroll& cali 


ALGAR 


Agrofis panicul& anguflé , patuld; glumis calicinis 
licibus longiore ; ariffà fubter- 
minali, longijfinré ; fediculis incraffatis ; culmo baft 
aruiculato, (N.) 


Ses racines font capillaires ; fes chaumes géni- 
culés à leur partie irférieure, puis redreflés, 
longs de huit à dix pouces ; les feuilles glabres; 
les inférieures plus étroites: les fleurs difpofées 
en une panicule droite, verdâtre ; un peu érroite, 
étalée , longue de deux pouces & plus; les pédi- 
celles courts, renflis en maflue ; les valves calici- 
nales inégales, très-glabres, luifantes, un peu 
obrufes; celles de la corolle plus longues ; l'ex- 
térieure plus alongée , étroite , aiguë, terminée 
par une longue barbe fine, un peu torfe à fa 
bafe. 


Cette plante croit dans le Portugal. (W. f. in 
herbx Desfont.) 


20. AGROSTIS à petites fleurs. Agrofis tenui- 
fora. Willd. 


Agroflis panicula fimplicifime ramis adprefis ; 
corollis ariffatis , arifhis ffore longioribus. Willden. 
Spec. 1. pag. 364. 

Cette plante, d'après Willdenow , a le port de 
l'agroftis bromoides ; mais les rameaux de ia pani- 
cule fonc plus reflerrés; les fleurs plus étroites, 
plus aiguës ; les feuilles plus larges. Ses tiges fan 
droites , très-fimples , hautes d’un pied & demi, 
planes, élargies, un peu rudes; l’orifice de leur 
gaire muni d’une membrane très-courte & tron- 
quée ; les panicules compofées de rameaux très- 
fimples, roides, ferrés, peu garnis de fleurs. Leur 
calice eft une fois plus court que la corolle ; les 
valves de celle-ci acuminées ; l’extérieure garnie 
d'une arête à fon fommet, une fois plus longue que 
les valves, droite, quelquefois torfe. M. Will- 
denow n’y a obfervé que deux étamines. Les an- 
thères font jaunes; les fligmates pourpres. 


Cette plante croît dans l'Amérique feptentrio- 
nale, > (Wild. ) 


21. AGROSTIS en épi. Agroflis fpicaformis. Linn. 
Suppl. 


Agrofiis paniculä fpicaformi, flofeulis biarifatis ; 
arifi& alter receptaculo infertâ , geniculatä | lon- 
giori ; alterd infra apicem corolla reélä, corollis 
hireis, Linn. Suppl. pag. 108. { Voyez AGRosTis, 
n°21121) 


22. AGROSTIS velu, n°. 13. Agroffis hirfuta. 
Linn. Suppl. 


23. AGROSTIS tardif. Agroflis ferotina. 


Agroflis paniculä ; flofeulis oblongis, mucronatis; 
culmo obteélo , foliis brevifimis. Linn. Maotiff. 
pag. 30. 

Feffuca 


AGR 


Fefluca ferotina. Linn. Spec. pag. 117. 
Gramen loliaceum , ferotinum , paniculd expanfa. 
Seguier, Véron. 3. pag. 146. tab. 3. fig. 2. 


Ses tiges font hautes d’un pied, afcendantes, 
couvertes par les gaînes des feuilles. Celles-ci font 
courtes, à peine plus longues que les articula- 


tions , étalées. Les ramifications de la panicule | 


font alternes, médiocr=ment rameufes; la plupart 
des fleurs fefhles. La balle calicinale eft courte, 
membraneufe ; celle de la coroile lancéolée ; les 
deux valves oblongues , aiguës, mucronées; l’une 
d'elles légérement ariftée ; les piltils de couleur 
purpurine. 


Cette plante croît aux environs de Vérone. 


24. AGROSTIS des vignes. Agroflis vinealis. 
Schreb. 


Agroffis calicibus coloratis , petalorum ariffä dor- 
Jali, longitudine fert calicis ; culris adfcendentibus. 
Schreb. Spicil. 47. n°. 977. — Hoffm. Germ. 25. 
— Roth, Germ. 1. pag. 31, & vol. 2. pag. 82. 


Avena monantha , paniculé fparfé, ariflé pauld 
florem fuperante. Hall. Helv. n°. 1481. 


Gramen caninum , vineale. Scheuch, Agroft. 
143. 


B.? Agroffis (gigantea) , panicule parte fuperiore 
prids florente patentiffimi ; calicibus hifpidis ; petalo 
exteriore glabro , dorfo fupernè fubariffato , culmo 
ereéto. Roth , Germ. vol. 1. pag. 31 , & 2. pag. 83. 
— Hoffm. Germ. 25. : 


y. Eadem, ariftis longioribus. Roth, 1. c. 


Ses tiges font un peu couchées à leur bafe, 
uis afcendantes, glabres, variables dans leur 
ongueur , foutenant à leur fommet une panicule 

étalée , ramifiée. Les fleurs font fortement colo- 
rées ; les valves du calice hifpides fur leur dos ; 
celles de la corolle munies d’une arête dorfale de 
la longueur des fleurs, quelquefois nulle ou ca- 
duque ; les feuilles très-glabres , étroites, plus 
courtes que les tiges. Selon Willdenow , la plante 
B n’eft qu'une variété de la précédente, à tige 
plus droite , plus élevée ; la panicule plus étalée, 
furtout à fa partie fupérieure dès qu’elle commence 
à fleurir. L’arête eft quelquefois crès-courte, quel- 
quefois plus longue que les fleurs. 


” Cette plante croît dans les champs, fur les co- 
teaux , en Suiffe , en Allemagne ; la variété 8 fur 
le bord des fleuves. 


25. AGROSTIS à pédoncules foibles. Agroflis 
debilis, 


+ 
Agroffis foliis linearibus , afperis ; paniculä lax ; 
ramulis longiffimis, capillaribus ; floribus acutis ; 
glumis calicinis corollà longioribus ; ariffà dorfali , 
contortä. (N.) : 
Botanique. Supplément, Tome 1. 


À GR 249 


es tizes font grêles , hautes d’environ un pied 


S 
& plus; les feuilles planes , linéaires, un peu rudes 
| au toucher , ainfi que leur gaîne , qui eft glabre à 


fon orifice, & munie d’une membrane mince, alon- 
gée , obtufe. Les fleurs forment une panicule alon- 
gée , étalée, très-fouple, vacillante ; les ramifi- 
cations prefque fafciculées, fort longues, trés- 
grêles , rudes , capillaires , quelquefois ramifiées 
prefqu’en ombelle. Ces fleurs font d’un vert- 
blanchâtre, aiguës ; les valves du calice égales, 
hériffées fur leut dos ; celles de la corolle beau- 
coup plus courtes, pubefcentes, un peu obtufes; 
l’extérieure munie d’une arête dorfale, torfe, fine, 
plus longue que la fleur. 


Cette plante a été cultivée au Jardin des Plantes 
de Paris. Son lieu natal m'eft inconnu, ( W. f. * 
herb. Desfont.) 


26. AGROsTIS des limons. Agroflis lutofa. 


Agroffis (littoralis), calicibus lineari-lanceola- 
tis , ariflatis ; corollà nudä ; ariflà fubterminalr, 
reélé ; culmis decumbentibus. Smith, Flor. britan. 
vol, 1. pag. 78. — Witter. Flor. tab. 23. 


Ses tiges font glabres, couchées ou renverfées ; 
fes fleurs difpofées en une panicule terminale; les 
valves calicinales étroites , linéaires-lancéolées ; 
la corolle glabre ; fa valve extérieure munie vers 
fon fommet d’une aréte droite. 


Cette plante croît en Angleterre , fur les bords 
de la mer, dans les terrains limoneux, elle fleurit 
au mois d'août. 


27. AGROSTIS fil d’araignée. Agroflis arach- 
noidea. 


Agrofiis paniculä laxä , patentiJimä; ramulis com- 
plicatis , arachnoïdeis ; calicibus corollé mulià bre- 


vioribus ; foliis anguflis, fabinvolutis. (N.) 


Ses tiges font droites , grêles , très-liffes, cy- 
lindriques , élevées ; leurs aiticulations fort dif- 
tantes , furtout les fupérieures. Les feuilles font 
étroires, un peu roulées, très-aigués ; leurs gaines 
fort longues, munies à leur onfice d'une mem- 
brane étroite , obrufe , déchirée. Les flcurs font 
difpofées en une panicule ample, fort grande, 
étalée ; les ramifications très-fiues , rameufes , en- 
tre-mêlées comme Îss fils d’une toile d’araignée ; 
les ramifications inférieures difpolées en verticilles 
latéraux ; les fupérieures foliraires, alternes ; les 
pédicelles très-longs, plu fins qu'un cheveu, ter- 
minés par une petite fur oblongue , d’un brun- 
rougeâtre foncé; les valves calicinales petites, 
obtufes, égales, de moitié plus courtes que celles 
de la corolle. Celles ci font érioites, aïguës, 
rougeâtres ; l'extérieur terminée par une arête 
droite , faillante , très-fine , de la longueur de la 
valve ; les femences enveloppées par la valve in- 


terne. | 
Ii 


AGR 


Cette plante à été découverte dans la Caroline 
par M. Bofc, qui m'en a communiqué un exem- 


plaire. (#7. [.) 


X * Fleurs dépourvues d'arêtes où de barce. 


Lo] 


28. AGROSTIS traçant. Aproffis ffolonifera. 
Linn, 


Agroflis panicule ramulis brevibus , muticis , [ub- 
éonfertis ; culrmo geniculato , repente. Lam. Liufir. 
n°. S16. 


Pgroflis tenella. Hoffm. Germ. 3. pag. 36. 


8. Agroffis coarütata. Hoôffm. Gerim. 3. pag. 37. 


. Agroflis verticillata. Thuil!. Flor. parif. édit. 2. 


. Agroffis varians. Thuill. Flor. parif. édit. 2. 
Hi 
+. Agroftis prolifera. (Voy. AGROSTIS , n°. 22.) 


La variété 8 eft remarquable par fa panicule 
refferrée en forme d’épi, prefque toujours blan- 
châtre, & dont les pédiceiles font appliqués con- 
tre l'axe. La variété 7 eft beaucoup plus grande, 
plus étalée, & divifée, d'efpace en efpace, en 
verticilles irréguliers. C’eft prefque le même port 
dans la variété à. La panicuie eft roufleätre ; les 
fleurs inférieures diflinétes; les fupérieur:s en 
fafcicules pédonculés. 


Je n’ai pas cru devoir regarder comme efpèce 
diftinéte la plante notée s; elle eft très remarqua- 
ble par le prolongement des valves de la corelle, 
au moins une fois plus longues que cell:s du 
calice , étroites , fubulées , aiguës. Ses fleurs font 
d’ailleurs difpofées en une panicule étalée, lon- 
gue de deux ou trois pouces , lâche, verticillée ; 
les pédoncules & les pédicelles glabres, fétacés. 
On.y difingue des fleurs de deux fortes : les unes 
petites , ayant les valves de la corolle à peine auf 
lorgues que celles du calice, très-plabres ; les 
autres prefqu'’une fois plus groffes, & dont la co- 
rolle fe prolonge, ainfi que je l'ai dic plus haut. 
Les feuilles font planes, rudes à leurs bords, nues 
à leur orifice , munies d’une membrane blanchâtre. 
J'ai obfervé cette fingulière variété dans l’herbier 
de M. Desfontaines. 


29. AGROSTIS doux. Agroflis dulcis. Hort. 
Parif. 

Agroftis paniculà denfä , breviufculà, interrupté ; 
floribus-fafciculatis , [usfeffiiibus. 

Agroflis flolonifera , var. y. Perfoon , Synopf. 1. 
P2B° 75" 

8. Agroffis (gracilis), cafpitofa , culmo gracili, 
Jubdecumbente ; paniculà in fpicam cylindricam coarc- 
tata ; flofculis glubris , fubnitidis. Perf. 1. c. 


À À 9 re os 


AGR 


ette efpèce n'eft peut-être qu'une des varié- 
de l’agroflis flolonifera ; elle en diffère par fa 
panicule plus courte, plus touffue, fenfiblemenc 
inrerrempue , & formant quelquefois de gros pa- 
quers de fl urs pre faue fefhles, fouvent d'un ert- 
foncé ; les valves prefque glabres. Eiles font en- 
tiérement glabres dans fa variéré 83 les tiges fort 
menues ; les fleurs difpaées en un épi grè'e, ferré, 
prefque cylindrique, luifart; les feuilles plus pe- 
ures & plus étroites. Ele croit dans l'Orient. La 
variété 8 a été recueillie aux environs de Lyon 
par M. Perfoon. x (ÿ.f.) 


30. ACROSrIS piquant. Agroffis pungens. Lam. 


Agr féis paniculi parvä, confertä, fabovarä ; fo- 
liïs convolut's, pungentibus ; culmo ramofo , repente. 
Lam. Tiluitr. n°, 817. — Schreb. Gram. 2. tab. 27. 
fiz. 3 

RARE 


Phalaris difiicha. Forskh. Ægypt. p. 17. (Voyez 
AGROSTIS, N°. 23.) 


Je l'ai recusillie fur les côtes de la Barbarie. 


31. AGROSTIS de Virginie. Agroffis virginica. 


Agroflis paniculä (fpiciformis, elongata) con- 
traéld , muticd ; foliis involuto fubulatis , rigidis , 
extantibus. Flagt. Virg. 07. — Swartz, Obf. 38. 
— Labill. Nov. Holl. 1. pag. 20. tab. 25. 


8. Agroffis (juncea), paniculä parvä, fusfpicatä; 
foliis convoluto-junceis , bifartis ; radice repentes 


Lam. Liluftr. n°. 818, & Illuitr. tab. 41: fig. 2. 
Agrofiis tremula. Willd. Spec. 1. pag. 372. 


Rapprochée d2 l’efpèce précédente , celle-ci en 
diffère par fes panicul:s plus étroites, plus alon- 
gées, en forme d’épi, à ramifications courtes & 
ferrées. Ses feuilles font plus étroites ou plurôc 
plus fortemert roulées fur elles-mêmes, difpofées 
fur deux rangs , très - étalées, fubulées , moins 
roides, moins piquantes ; l’orifice de leur gaine 
garni de quelques poils fins, très-blancs ; les 
tiges couchées & trainantes ; les rameaux courts, 
redreffcs. 


Cette piante m'a éré communiquée par M. Le- 
dru , qui l’a recueillie à Porto-Ricco. % (2 f.). 
La variété 8 ne diffère de la précédente qu’en ce 
qu'elle eft beaucoup plus perire , d'un vert un peu 
glauque. (Voyez AGROSTIS, n°. 32.) 

32. AGROSTIS maritime. Agroffis maritima. 
Lam. 

Agrofiis paniculà fpicaiä, ramulis breviffimis; 
calicibus mut:cis | levibus , aqualious. Lam. Illuftr, 
n°. 819. 

An agrofis arenaria ? Gouan, Illuftr. pag. 3. 
(Voyez AGROSTIS, n°. 33.) 


AGR 
33. AGROSTIS de Villars. Agroflis Villarfi. 


Agroffis ( verticillata), panicula reëtà ; verticillis 
radiatis , rig'dis interrup:d ; flofeulis muricis. Vill. 


Dauph. 12. pag. 74. 


 Agroftis (alba, var. 8, verticillata) , pariculä 
fubinterraptä ; floribus fafciculatis, fubfeffilibus , ni- 
£idis ; glumis muticis. Perf. Synopf. 1. pag. 76. 


Cette plante me paroît devoir former une ef- 
pèce bien diltincte , aff-z femblable, par fa pani- 
cule , à lagroflis flolonifera, très-différente d’ail- 
leurs par fon port & par fes tiges. Celles-ci font 
longues , traçantes , géniculées, dures, cylindri- 
ques , garniss de feuilles courtes , un peu roides , 
glabres , étroites, nues à l’orifice de leur gaine. 
La panicule eft courte , épaifle, très-ferrée ; fes 
ramifications prefque verticillées , courtes , rtouf- 
fues ; les verticilles un peu interrompus; les val- 
ves Calicinales aiguës , prefque mucronées , d'un 
vert-pâle, un peu jaunâtre ; celles de la corolle 
plus cources & mutiques. 


Certe plante croît dans les départemens méri- 
dionaux de la France, aux lieux humides & fa- 


blonneux. # (W.f.) 


34. 
Lam. 

Agroffis paniculà contra&ä , fubfficaté ; calicibus 
insqualibus, vaginis foliorum barbatis. Lam. Illuftr. 
n°. 820. 


AGROSTIS des rives. Agroffis litroralis. 


8. Eadem , ramis panicula longioribus. 


Cette efpèce eft encore très-rapprochée des 
précédentes. Ses tiges font grêles, alongées, ter- 
minées par un épi ferré, prefqu'interrompu, d'un 
vart-blanchârre; les valves calicinales inégales. Les 
feuilles font un peu diftantes , prefque diftiquées, 
glauques , un peu blanchâtres, roulées & fubu- 
lées , un peu roides , barbues fur les bords de leur 
gaine. La variété 8 a les rameaux de fa panicule 
plus alongés. ne 


Cette plante croît dans l’Amérique méridio- 
nale, & la variété p au Sénégal. 


35. AGROSTIS pyramidal. Agroffis pyramidata. 
Lam. 


Agroflis paniculàâ patente, parvä, pyramidaté ; 
calicibus coro!lä longioribus ÿ vaginis ore pilofis. 
Lam. Iliuftr. n°. 821. 


Elle diffère de la précédente par fes panicules 
plus ouvertes, étalées, petices , en forme de pyra- 
mide. Les calices font plus longs que la corolle , & 
les gaines des feuilles pileufes feulement à leur 
orifice. 


Cette plante croît dans l'Amérique méridio- 
nale. 


« 


AGR 


36. AGROSTIS en jonc. Agroflis juncea, Mich. 


251 


»Agroftis foliis ffrictè ereëis , convoluto-fetaceis , 
rigidulis ; panicula oblongo-pyramidatä, floribus mu- 
ticis , valyulä extimä dupld minore. Michaux , Flor. 
boreal. Amer. vol. 1. pag. $2. 


Ses tiges font garnies de feuilles roïdes, droites, 
roulées à leurs bords, fétacées; la panicule oblon- 
gue, pyramidale , fans arête ; la valve extérieure de 
la corolle une fois plus courte. 


Cette plante croît dans l'Amérique feptentrio- 
nale. 


4 


37. AGROSTIS à épi. Agroffis fpicata. Vahl. 


Agroffis panicula fpicatä ; foliis involutis , rigidis, 
in geniculis coacervatis; ramis infraëtis. Vahl, Symb. 
I. pag. 9. 

Agroftis (virginica ), farmentis repentibus ; foliis 
convolutis, ciliaris. Forskh. Defcript. pag. 20. 


Elle à prefque le port de l’agrofhis repens. Sestiges 
font rampantes , alongées : il s’élève de leurs arti- 
culations d£s rameaux ou folitaires ou quelquefois 
fafciculés, droits, longs de cinq à fix pouces, termi- 
és par un épi long de deux pouces, qui s’inciine 
& fe divife en plufieurs lobes. Le calice eft plus 
court que la corolle; la valve extérieure trois fois 
plus petite. Les feuilles font courres, glabres , rou- 
lées à leurs bords , terminées par une forte pointe 
fubulée ; leur gaîne légérement ciliée , plus longue 
que les feuilles. 


Cette plante croit dans les fables de l'Arabie. 


38. AGROSTIS du Coromandel. Agrofis coro- 
mandelina. Retz. 


Agroffis pariculä ovaté, patente ; pedunculis fim- 
plicibus ; floribus fecundis , muticis ; calicibus aqua- 
libus , acutis, nüidis. Retz. Obf. bot. 4. pag. 19. 
— Vahl, Symb. 1. pag. 10. 


Agrofiis indica. Forskh. Catal. arab. pag. 104. 
n°. 66. 


Toute cette plante eft roide, blanchâtre , haute 
d’un demi-pied; les racines nombreufes, fétacées , 
blanches , roides , flexueufes. Ses tiges fonc fili- 
formes, afcendantes, feuillées à leur bafe, cou- 
vertes par les longues gaines des feuilles. Celles-ci 
font élargies , longues d’une pouce, roides, lan- 
céolées , aiguës. La panicule eftovale , médiocre; 
les pédoncules étalés, verticillés, un peu pen- 
dans vers l’extrémité, petits , luifans, pédicellés ; 
les valves calicinales égales, noirâtres , aiguës ; 
celles de la corolle un peu plus petites; l’une des 
deux plus obtufe ; les femences jaunes & lui- 
fantes. 


Cette plante croit au Malabar , dans les lieux 
arides ; elle n’eft point attaquée par les trou- 
peaux. 

112 


252 


AGR 


39. AGROSTIS vulgaire. Agroffis vulgaris, 


Agroflis panicul& patulé, glumis dorfo hifpidiuf 
culis ; culmo fubafcendente, florente ; perigonii val- 
vulä interiore dupld breviore ; retufä. Dec. Synopf. 
pag. 124. — Hofïm. Germ. 3. pag. 56. 


Agrofis ( capillaris ), paniculä capillari ; Pa- 
tente ; calicibus acutis , coloratis | fubaqualibus ; flof- 
culis muticis. Lam. Jlluftr. n°. 822. — Œder. Flor. 
das. tab. 163. Non Linn. 


Agroffis (hifpida), ramis panicule parentis ver- 
ticillaiis ; calicibus agualibus , hifpidiufeulis ; fof 
culis muticis. Wilid, Spec. 1. pag. 370, 

Agroflis capillaris. Linn. Flor. fuec. edit. TE 
62. — Leers, Herb. n°. ÿ4. tab. 4. fig. 3. — Hall. 
Helv, n°. 1475. 


Gramen miliaceum minus , paniculi rubente. 


Monti , ÿ2. Icon. 54. 
B. Agroffis divaricata. Hoffm. Germ. 3. pag. 37: 


Agroflis violacea. Thuill. Flor. parif. édit. 2. 
pag. 35. (Voyez AGROSTIS , n°.2$.) 


Les valves calicinales, vues à Ja loupe , font 
bériflées de tès-petits poils, pointues, égales 
entr'elles; c:Îles de la corolle glabres. 


40. AGROSTIS capillaire. Aproffis capillaris. 


Agroffs paniculä capillari, patente, flexuofa ; 
calictbus fubulatis, aqualibus | glabris , coloratis 


2 
muticis, Sata, Icon. ined. Fafc. 3. tab. 54. 


Agroflis capillaris. Linn. Spec. Plant. edit. 1. 
pag. 42, & edit. 2. pag. 93. (Non defcriptio nec 
Jynonyma. ) 


Agroffis puniculä tenuiffimé. Flor. Japp. n°. 45. 


Cette efpèce , confondue avec la précédente , 
en diffère par les valves calicinales , parfaitement 
glabres , très aiguës ; par fa panicule à ramifca- 
tions plus fines, capillaires , fl-xueufes , étalées. 
Elle croit en Laponie , fur les hautes montagnes. 


41. AGROSTIS des bois. Agroflis filvatica, Linn. 


Agroffis paniculâ coarélatä | muticé ; calicibus 
aqgualibus , virgineis corol/à breviorious , fecundaris 
duplè longioribus. Linn. Spec. pag. 93. ( Voyez 
AGROSTIS, n°. 26.) 


Quelques auteurs penfent que cette plante n’eft 
qu'une variété de lagrottis vulgaire , dont les 
fleurs, atraquées de maladie , prolongent leurs 
valves calicinales. Elle fe rapproche de notre 
AGROSTIS , n°. 28 , var. e. 


42. AGROSTIS blanc. Agroffis alba. Linn. 


Agroflis paniculà laxä ; calicibus muticis , aqua- 
libus ; culmo repente. Linn. Spec. pag. 93.— Hoffin. 
Germ. 3. pag. 36. 


AGR 


8. Agroffis (paluftris) , paniculä coar&até , mu- 
ticd ÿ calicibus aqualibus , hifpidiufculis ; culmo re- 
perte. Hudfon, Angl. 27. (Voyez AGRosTis , 
ais) : 


Peut-être n’eft-ce qu’une variété de l’agrofis 
vulgaire. Dans la plante 5, la panicule eft plus ref- 
ferrée, plus épaiffe ; les fleurs d’abord purpurines, 
pu pâles ; les calices un peu hérifés fur leur 

os. 


43. AGROSTIS à feuilles roulées. Agrofis in- 
voluta, 


Agroflis. paniculà anguflä , fpicaté ; foliis gla- 
bris, involuto-fubulatis ; culmis ramofis , geniculatis. 
CN.) 

Cette efpèce a quelques rapports avec l’ugroffis 
alba ; elle en diffère par fes tiges rameufes , un 
peu condées à leurs articulations , glabres , cy- 
lindriques , un peu roides , hautes d’un à deux 
pieds ; par fes feuilles roulées fur elles-mêmes, & 
non planes , fermes, fubulées , très-glabres , tant 
ur la gaine qu’à fon orifice. La panicule forme an 
épi rameux, droit, reflzrré , long de deux ou trois 
pouces ; les pédoncules & les pédicelles glabres ; 
les fl:urs aiguës ; les valves du calice égales , lan- 
céolées , aiguës, un peu hériffées fur leur dos ; 
c-Îles de la corolle plus courtes, privées d’arêtes. 


Cette plante croît dans les environs de Maroc, 
où elle a été recueillie par M. Brouffonnet. ( V. f. 
Comm. Deifonr. ) 


44: AGROSTIS nain. Agroffis pumila. Linn. 


Agroflis paniculà muticä, fecundé ; culmis fafc:= 
culatis , ere&kis, Linn. Mantiff. 31. ( Voyez AGROS- 
TISSU0228:) 


Peut-être n'eft-elle qu’une variété naine de 
l’agroftis vuigzire. 


45. AGROSTIS du Mexique. Agroflis mexicana. 
Lion. 
Agroffis paniculà obiongé , congeflä ; calicibus co- 


rollifque acuminutis | furequalibus, muticis. Lipn. 
q au q » 


Maut. 31. ( Voyez AGROSTIS, n°. 30.) 


_ 


Cette plante paroît prefque fe confondre avec 
le cinna de Linné , ou du inoins en être une efpèce 
très-voifine. Quelques aureurs fonr de cet avis; 
mais le voyagzur Michaux, dans fa Flore de | Ameé. 
rique feptentrionale , penfe que le genre cinna doit 
être confervé ; qu'il n'a conftamment qu'une feule 
étamine , & que la valve extérieure de la corolle 
eft prefque toujours pourvue d'une arête prefque 
de moitié plus courte que cette valve. 


46. AGROSTIS fcuillé Agroflis frondofa. 
Agrofiis culmo flexuofo , articulis ramofis , foliofis; 


AGR 


paniculis coarétatis ; calicibus acutis , corollé brevio 


ribus. (N.) 


Ses tiges font hautes d’un à deux pieds, glabres, 
un peu flexueufes à leurs articulations : de chacune 
de ces articulations il fort des rameaux feuillés , 
comprimés , également flexueux , & fouvent de 
couleur purpurine au deffous des nœuds. Les 
feuilles font glabres , courtes | nombreufes ; leur 
gaine lâche , nue à fon orifice, munie d’une petite 
membrane blanche. Les panicules font étroites , 
ferrées, affez femblabl:s à celles de l’agroffis mexi- 
cana; les ramifications en forme d’épis oblongs, 
de couleur verte, un peu purpurine ; les fleurs 
petites , oblongues ; les valves calicinales plus 
courtes que celles de la corolle, aiguës, mucro- 
nées à leur fommet ; celles de la corolle étroites, 
ob'ongues , aiguës. 


Cette plante croît en Allemagne. ( W. f. in herb. 
Desfont.) 


47. AGROSTIS des Indes. Agroflis indica. Linn. 


Agroffis (elongata), paniculä contraëà , clon- 
gatâ, muticä ; ramulis alternis , ftriétiffimis ; glumis 
levibus , inaqualibus. Lam. liluftr. n°. 826. — Mich. 


Flor. boreal. Amer. vol. 1. pag. 52. — Swartz, 
Obferv. bot. 


B.? Agroffis (purpurafcens), paniculä coarttarä, 
elongatä ; raris adpreffis , ereclis ; flofculis inagua- 
libus , acuminatis. Swartz, Prodr. pag. 25, & Flor. 
Ind. occid. 1. pag. 185. (Voyez AGROSTIS, 
N931120) 


48 AGROSTIS tenace. Agrofis tenaciffima. Linn. 
Suppl. (Voyez AGRoOSTIsS , n°. 34.) 


49. AGROSTIS difparate. Agroffis difpar. Mich. 
Agroffis erecta , majufcula , paniculä laxd, fubver- 


ticillatim pyramidatä, multifloré ; gluma mutice, 
valvis exterioribus multo majoribus , interiorum al- 
terd minimä. Mich. Flor. boreal. Amer. vol. 1. 
pag. 52. Non agroflis difpar. Hort. Pari. 


Ses tiges font droites, glabres, cylindriques, 
élevées, garnies de feuilles alongées, glabres, 
aiguës. Les fleurs font difpofées en une panicule 
Jâche , en forme de pyramide; les ramifications 

refque verticillées, foutenant des fleurs nom- 
Pre pédicellées ; les valves calicinales beau- 
coup plus longues que celles de la corolle ; celies- 
ci petites , fans arête ; l’une des deux beaucoup 
plus courte. 


Cette plante croît à la Caroline, dans les ter- 
rains arides & fablonneux. On la cultive au Jardin 
des Plantes de Paris. % (W. v.) 

so. AGROSTIS rude. Agrofiis afpera. Mich. 


« Agroffis culmis ffrictis , ramofis ; foliis longifimis, 


AGR 255 


recurvis, afperis, ore barbatis ; paniculis coarëlatis ; 
floribus majuculis , calicibus co:ollà fubrriplo mujo- 
ribus. : 


Agroflis afpera. Mich. Flor. boreal. Amer. 1. 
pag. 52. 


Ses tiges (ont roides , redreffée: , rameufes des 
leur bafe ; les feuilles tres-longues , pendantes, 
recourbées , très-rudes, velues & barbuss à luri- 
fice de leur gaine ; les flcurs aflcz grandes, dif- 
pofées en une panicule ferrée , latérale & termi- 
nale ; les valves de la corolle prefque trois fois 
plus courtes que celles du calice. 


Cette plante croit dans 12 pays des Illinois, fur 
les collines & les rochers. 


$1. AGROSTIS à fleurs latérales. Agroffis latert- 
fora. Mich. 


Agroffis culmis nodofis, ‘oliis planis; paniculis 
E s nodoffs, s; 
pufiliis, coarétatis, denfis ; valvis acutiffimis , fca- 
bris , interioribus majoribus | bafi fubbarbaris. 


Agroffis lateriflora, Mich. Flor. boreal. Amer. 1. 
page 53: 


Ses tiges font redreffées, noueufes, cylindri- 
ques ; les feuilles planes, linéaires ; les panicules 
latérales & terminales, petites, refferrées, à fleurs 
nombreufes ; les valves calicinales très-aiguës , un 
peu rudes fur leur dos, plus courtes que celles 


de la corolle ; celles-ci un peu barbues à leo 
bafe. 


Cette plante croît fur les rochers , ls long du 
fleuve de Mififipi, dans le canton des Illinois. 


$2. AGROSTIS à grappes. Agroffis racemofe. 
Mich. 


Agroflis culmis ereëtis, foliis anguffis ; racemis 
oblongis, fubinterrupris ; calicibus longè mucronatis, 
corollä longioribus. 


Agrofiis racemofa. Mich. Flor. boreal. Amer. 1. 
pag- 53. l 
An agroffis difpar ? Hort. Parif. 


Cette plante fe rapproche beaucoup, par fon 
port, de la précédente. Ses tiges font droites; fes 
feuilles longues, linéaires, plus écroites ; fes fleurs 
difpofées en une grappe oblongue , compofée 
d’épis un peu diftans, à fleurs nombreufes ; les 
valves de la corolle plus longues que celles du 
calice , terminées en une pointe roide , femblable 
à une arête. 


Cette plante croît fur les rives fablonneufes & 
inondées du fleuve de Mififipi. 
53. AGROSTIS rude. Agroffis fcabra. Willd. 


Agroflis paniculä ramofä, divaricatä ; flofculis 


254 AGR 


muticis , pedinculifque incriffitis & foliis feabris. 
Wild. Spec. Plant. 1. pag. 370. 


S2s tiges font droites , rameufes ; fes feuilles 
longues , étroites, linézirzs , rudes au coucher, 
munies à leur orifice d’une membrane courte. Les 
panicules font très-étalées , rameufes , aiffufes, 
fort amples, prefque longues d’un pied ; les rami- 
fications alongées , fiiiformes , flexueufes ; les pé- 
dicelles rudes, nombreux, épais vers leur fom- 
met : les deux valves du calice égal:s , pointues , 
colorées à leur fommer , rudes fur leur dos; celles 
ue corolle membraneufes , plus courtes que !e 
calice. 


Cette plante croit dans l’ Amérique méridionale. 
(Wilia.) 


54: AGROSTIS à éeux étamines. Agroffis dian- 
dra, Retz. 


Agrofiis panricul& elongatä, contraëlä ; floribus 
Jubulatis , muticis, diandris ; foliis convoluris. Retz. 


Obf. bot. 5. pag. 19. 


Un des caraëtères particuliers à cette efpèce eft 
de n'avoir que deux éramines dans chaque fleur. 
Ses feuilles font roulé:s à leurs bords , étroites, 
alongées , fubuléss ; fes fleurs fort petites , pref- 
que fefliles , la plupart unilatérales , difpofées en 
une panicuie lâcie, slongée , un peu refferrée; 
les pédoncules & les pédicelles foibles , f£tacés ; 
les valves calicinal:s un peu fubulées, aiguës ; 
celles de la corolle plus courtes , dépourvues d’a- 
réres ; les femences ovales, rouffeatres. 


Certe plante croit dans les Indes orientales. (W. 
JS. in hero. Desfont. ) 


55: AGROSTIS cilié. Agrofhis ciliata. Thunb. 


Agrofiis paniculd muticä ; glumä caliciné angu- 


latä , ciliatä. Thunb. Flor. japon. pag. 49. 


Ses riges font glabres, droites, cylindriques, 
fimples , hautes de deux pieds , garnies de feuilles 
plus courtes que les tiges, rudes, ftriées, ponc- 
tuées & ciliées fur le bord & à l'orifice de leurs 
gaines. La panicule eft longue d’un pied , ramaf- 
fée ; les pédoncules filiformes, ciliés,anguleux ; les 
fleurs médiocrement pédicellées , appliquées con- 
tre les rameaux ; les valves calicinales lancéolées, 
aiguës, anguleufes , ciliées fur les angles; celles 
de l1 corolle dépourvues d'arétes. 


Cette plante croît au Japon. 


56. AGROSTIS d'Afrique. Agroffis africana. 


Agrofiis (fpicata) , paniculé fpicatä , cylindricé , 
muticä; culmo nutante. Thunb. Prodr. pag. 19. 


Agrofis capenfis. Willd. Spec. 1. pag. 371. 


Ses tiges font inclinées ; elles fe terminent par 


AGR 


une panicule cylindrique, alongée en forme d’épi. 


-Les fleurs font fans arête. Eile croit au Cap_de 


Bonne-Efpérance. 
$7- AGROSTIS à groffes femences. Agroflis pa- 
nicoides. Lam. 


Agrofiis paniculis oblongis ; muticis , levibus ; ca- 
licibus breviffimis ; culmo reclinato , ramofiffimo.Lam. 


Iliuftr. n°. 828. 


Ses tiges font glabres, en partie couchées, 
coucdées à leurs articulations , très-rameules ; les 
feuilles planes , glabres , un peu élargies; les flzurs 
difpofées en pamcule, très-lifles, ferrées; les rami- 
fications un peu fizxueufes ; les valves calicinales 
concaves , ovales, prefqu’égales, à peine aiguës; 
celles de la corolle de même forme , prefqu'aufi 
longues. Les femences font groffes, luifantes & 
rouffeätres. Cerre efpèce fe rapproche des mélium. 
Son lieu natal n’eft pas connu. Elle a été cultivée 
au Jardin des Piantes. 


583. AGROSTIS élevé. Agroffis procera. Retz. 


. Agroffis paricule pedunculis racemofs , eredtiufcu- 
Lis ; floribus hirfutis, muricis, lanceolatis. Retz. Obf. 


4: pag. 19. 


Ses tiges font afcendantes, hautes de quatre 
pieds & plus, rameufes, brunes & encourées d’un 
duvet blanc à leurs articulations ; les feuilles 
étroites , lonomes d’un d£mi-pied , très-glabres. 
La panicule ;iongue d’un demi-pied & plus ; 
les pédoncuiss folitaires , redreff£s, divifés en 
grappe par des pédicelles renflés en maflue. Les 
fieurs font comprimées, lancéoléess, velues, ai- 
guës. Les valves du calice font prefqu'égales, un 
peu planes, l’une d'un brun-pourpre , l’autre 
verte; celles de la corolle plus perites, inégales ; 
les ftigmates d’un pourpre-noiratre ; les femences 
blanches , ovales. 


Cette plante croit au Malabar , dans les lieux 
un peu humides & gazonneux. ( Retz.) 


$9- AGROSTIS à panicule compofée. Agroftis 
compofita. 


Agroftis panicule compolite pedunculis racemofo- 
fpicatis, ereëlis ; glumis corollinis acutis , calice lon- 
gioribus ; foliis afperis , longiffimis. (N.) 


Ses tiges font fort élevées , un peu anguleufes 
& comprimées , principalement à leur partie fu- 
périeure ; les feuilles larges, très-alongées , rudes 
à leurs bords ; les fleurs petites, d’un vert-pâle , 
difpofées en une panicule fort ample, très-longue, 
compofée de plufieurs panicules partielles ; cha- 
cune d'elles formée de ramifications prefque fim- 
ples, inégales , un peu verticillées, en épis gréles; 
les fleurs alternes & prefque fefiles fur de perits 


A GR 


rameaux courts; les valves du calice prefqu’égales, 
plus courtes que celles de Ja coroile. 


Cette efpèce a été découverte par M. Bofc, 
daus la Caroiine. ( V. f. Comm. Bofc.) 


Go. AGROSTIS à panicule inclinée. Agrofiis nu- 
Lans. 


Agroffis paniculä compofiiä , longiffima , nurante ; 
glumis acuris, alter& maltô breviore ; foliis latis, 


efperis. (N.) 


C'eft une grande efpèce , dont les tiges font 
droites , hautes , garnies de feuilles longues, lan- 
céolées , élargies, rudes, planes, glabres fur leur 
gaîne. Les fleurs font.difpofées en une panicule 
longue d’un : deux pieds, fouple, inclinée , com- 
pofée de plufisurs panicules partielles, dont les 
rameaux font alonges , rudes , triangulaires , ra- 
mifiés , un peu ferrés. Les pédicelles filiformes , 
réuniflant un grand nombre de fleurs prefque {f- 
files, d’un vert-pâle ou jaunatres. Les valves du 
calice font glabres , fort inégal:s, concaves, l’une 
de moitié plus courte , aiguë ; l’autre auffi longue 
que la coroile , terminée par une petite pointe 
roide, fubulée. 


Cette plante a été recueillie dans la Caroline , 
par M. Bofc. (W.f. Comm. Bofe.) 


61. AGROSTIS élégant. Agroffis elegans. Loyf. 


Agroflis culmo ereéto, filiformi ; foliis involuro- 
Jubularis ; pariculis laxis ; ramulis capillaribus ; flo- 
ribus minimis, ovatis , muticis. (N.) 


Agroffis. elegans. Thore, Ined. — Loyf. Journ. 
bot. 2. pag. 207. t:b. 8. fiz. 1. 


Jolie petite efpèce, dont les tiges font fort me- 
nues , un peu coudées à chaque nœud , haute de 
cinq à fix pouces ; les feuiiles courtes, roulées , 
fubulées, munies à leur gsine d’une membrane 
tronquée & laciniée. La panicule , d’abord ref- 
ferrée, s'épanouir en rameaux capillaires , très- 
étalés. Les valves du calice font glabres, ovales, 
très-ouvertes, petites; celles de Ja corolie plus 
courtes, luifuntes. 


Cette plante croît dans les landes , aux environs 
de Dax, où elle a été recueillie par M. Thore. 
Elle fleurit au printems. © 


62. AGROSTIS à fleurs läches. Agroffis laxiflora. 


Agrofiis paniculé paterte , fetaced , laxd ; floribus 
raris , minutis ; foliis brevifimis, anguflis; culmo 


fliformi, apue fetaceo. ( N.) 


Ses racines font courtes, fibreufes, fafciculées ; 
elles pouffent plufieurs tiges un peu coudées à 
leurs articulations inférieures, redreffées, filifor- 
mes , fétacées à leur partie fupérieure, hautes de 
huit à dix pouces. Les feuilles font courtes, planes, 


AGR 


très-étroites , glabres ainfi que fur leur g2°n 
fon orifice. Les panicules {ont droices , t 
lées; les pédoncules & les pédiceils oppoñés, pref- 
que verticiilés, extrêmement fins, nus, un peu 
hériflés, munis vers jeur fommet feulement de 
quelques fleurs fort petites , pédicell£es ; jes val- 
ves ca.iciñai-s ovales, aiguës, un peu p'us longues 
que la coroile, luifantes , légérenient purpurines. 


Cette plante croît dass la Caroline, cù elle a 
été recueillie par M. Bofc. ( V. f. Comm. Boft.) 


63. AGROSTIS verticillé. Agroffis verticillata. 
Lam. 


Agroffis fpicis numerofifimis , Jabverticillatis ; 
fortbus geminis, ciliato-muricatis, altero feffili. Lam. 


lil. Gen. 1. pag. 162. n°. 831. An hujus generis ? 
An phalaris ?'zanoides ? Linn. 


Vulgairement petivert. ( Voyez AGROSTIS , n°. 
21, & ALPISIE. Obfervarions. ) 


* * * Fleurs en épi fimple ou ramifié. 


64. AGROSTIS pileux. Agrofhis pilofa. Retz. 


Agroffis fpicis digitatis , linearibus ; foliis margine 
pilofis. Retz. Obf. 6. pag. 22. 


Ses tiges font hautes d’un pied & demi, géni- 
culées, munies d’une feule feuille ; les autres font 
radicales , linéaires , longues d’un demi-pied, gar- 
nies à leurs bords de longs poils blancs. Les fleurs 
font difpofées en épis fafciculés, linéaires , uni- 
latéraux ; le rachis plane , velu à fes dentelures : 
ces fleurs font géminées , l’une feflile , l’autre pé- 
dicellée ; les valves calicinales planes, ovales, de 
la grandeur des femences ; l'une des deux con- 
vexe, trois fois plus petite ; les femences brunes. 


Cette plante croit dans les Indes orientales. 
(Retz. ) 


6$. AGROSTIS linéaire. Agroflis lincaris. Retz. 


Agroffis fpicis fubquaternis , digitetis ; flofculis 
unilateralibus ; aliernis , adpreffis, muticis. Retz. 


Obf. 4. pag. 19. 


Cette plante eft blanchâtre , haute d'un demi- 
pied , aflez femblable, par fon port, au poa 4- 
nearis. Les feuilles occupent le bas des riges ; elles 
font courtes, étroites , étalées, difpofées fur 
deux rangs. Les fleurs font difpofées en trois ou 
quatre épis ombellés, à peine longs d'un pouce ; 
le rachis flexueux & linéaire : ces fleurs font al- 
ternes, feffiles, unilatérales , appliquées contre ie 
rachis. Les valves du calice ouvertes & fubulées ; 
celles de la corolle plus grandes, inégales. 


Cette plante croît dans les Indes, le long des 
grands chemins. 


256 AGR 
66. AGROSTYS pliant. Aproffis lenta. 


Agroffis fpicis [uhternis : umbellatis ; flofculis miu- 
ticis , oblongis , acutis ; valyulis calicinis [ubaqua- 
libus ; foliis vaginifque glabris. Ait. Hort. Kew. 
vol. 1. pag. 96. 


Ses feuilles font glabres, ainfi que leurs gaînes. 
Ses fleurs font difpofées en épis prefque rernés & 
en ombelle. Les valves font oblonguts , aiguës, 
fans arêtes; celles du calice prefqu'ézales. 


Cette plante croit dans les Indes orientales. 


67. AGROSTIS étoilé. Agroffis ffellata. Wild. 
Agroflis fpicis quaternis , umbellatis ; flofculis 


muticis , ovatis , compreffi; ; valvulis calicinis ine= 
qualibus  foliis vaginifque glabris. Wild. Spec. 1. 
pag. 376. 

Ses tiges font hautes d'environ un demi-pied , 
rameufes à leur bafe; les feuilles glabres, ainfi 
que leurs gaines, linéaires , en carène fur leur dos, 
longues d’un à dsux pouces. Les fleurs difpofées 
en forme d’ombelle, compofées de quatre épis, 
enveloppés à leur bafe par une feuille fpathacée. 
Les valves calicinales font ovales, comprimées , 
mutiques , inégales. 


Cette plante croit à l’ile de Sainte-Hélène. 


68. AGROSTIS àun feul épi. Agroffis monoflachya. 


Agroflis fpicà folitariâ , compofitä , longiffimä ; 
floribus feffilibus; glumis acutis; folus latiffimis , arun- 
dinaceis. (N.) 


Cette plante eft très-éloignée , par fon port, 
des autres efpèces de ce genre; elle y convient 
par le caractère de fes fleurs. Ses tiges font droites, 
fort élevées, rudes & anguleufes à leur partie 
fupérieure , garnies de feuilles longues, très-lar- 
ges, afñfez femblables À celles de l’arundo donax , 
planes , glabres, très-aiguës , rudes à leurs bords, 
larges de deux pouces. Chaque tige eft terminée 
par un épi étroit, long d’un pied & plus; c’eft 
une véritable panicule, dont les ramifications, 
courtes, ferrées & appliquées contre le rachis, 
offrent l'apparence d’un épi. Les fleurs font d’un 
vert-jaunâtre, d’une groffeur médiocre ; les valves 
calicinales un peu plus longues que la corolle, 
terminées par une pointe droite, femblable à 
une arête courte; la valve extérieure un peu plus 
longue. 


Cette plante a été recueillie à Porto-Ricco, par 
M. Riedlé, ( V: [. in herb. Desfont. ) 


*, AGROSTIDE à feuilles menues. Agrofhis te- 
nuifolia, Marsh. 


Agroffis paniculà oblongä, patentiufculé , fcabrà ; 
calicibus aqgualibus , acutis ; foliis lincari-fetaceis. 


Marsh. Flor. caucaf. 1. pag. 56. 


AGR 


Ses racines pouffent plufieurs tiges grêles, ra- 
maflées, hautes d’un pied. Les feuilles font étroi- 
tes, linéaires, fétacées, rouléss fur elles-mêmes, à 

eine larges d’une ligne. Les flzurs difpofées en 
une panicule oblongue , médiocrement étalée, 
rude au toucher; les épillets petits, très-aigus ; 
les valves calicinales aiguës, prefqu'égales, un 
peu rudes fur leur dos; celles de la corolle très- 
minces , plus courtes que le calice, fans arêtes, 
l'une beaucoup plus courte que l’autre. 


Cette plante croît fur le mont Caucafe. 
(Marsh.) 


*, AGROSTIDE à panicule touffue. Agroflis 
denfa. Marsh. 


Agroftis paniculä contraëtä , lobatä , muticä ; cali- 
cibus confertis, acutis , aqualibus , corollà dupld lon- 
gioribus. Marsh. Flor. caucaf. 1. p. $6. 


Agroffis ( paluftris) , paniculé coarétarä , muticä ; 
calicibus aqualibus , hifpidiufculis ; culmo repente. 
Hudf. Angl. 27.? 


Ses tiges & fes feuilles reffembl'ent beaucoup à 
celles de l'agroffis alba. Les rameaux de la panicule 
font chargés d’épillets très-ferrés, rapprochés & 
comme divifés par lobes, verdâtres, plus petits 
que dans l'agroffis alba. Les valves calicinales 
égales , fort atguës; celles de la corolle fans arêtes, 
fort petites ; l'intérieure plus étroite & un peu 
plus courte. 


Cette plante croît dans le royaume d’Immirète 
& fur le mont Taurus. % (Marsh.) 


Obfervations. On trouvera à l’article CHLORIS, 
Suppl. quelques efpèces qui faifoient partie des 
agroflis , telles que l'agrofhs radiata, cruciata, &c., 
& à l’article TRicHODE , vol. 8, pag. 60, l’agrofhs 
cornucopia. L’agroffis minima Linn. forme un genre 
particulier qui fera mentionné fous le nom de 
STURMIE. ( Srurmia. Perf. ) 


I. MILIUM. Linn. 
Fleurs plus groffes; valves un peu arrondies. 


69. AGROSTIS à fruits noirs. Agroffis melanc- 
fperma. Lam. 


Agroflis (milium paradoxum. Linn. ), panicula 
laxiffimä ; calicibus levibus , ex viridi-albidis , co- 
roll longioribus ; ariflä terminal. Lam. Ill. n°. 808. 
— Schreb. Gram. tab. 28. fig. 2. ( Voyez AGROs- 
TISR IR TS) 


70. AGROSTIS ponétué, n°. 17. Agroffis punc- 
tata, Lam. 


Milium punélatum. Linn. — Swartz, Obferv. 
bot. pag. 37. — Wild. Spec. 1. pag. 359. 
71. AGROSTIS 


AGR 


. 71. AGROSTIS à longue chevelure. Agrofis 
comofa. 


Agroffis ( milium comofum ), paniculä maximé , 
nutante; floribus ariflatis ; foliis fubafperis ; arundi- 


naceis. (N.) 


Gramen miliaceum , majus, nutante paniculà, 
arundinaceum. Barrel. Icon. 754. — Herb. Vaillant. 


.Gramen fegetum , panicul4 arundinaceä. C. Bauh. 
Pin. 3. — Tournef. Inft. 524. 


Gramen agrorum Lobelii. J. Bauh. Hift. 2. pag. 
461. Icon. 


Agrorum venti fpicâ & gramen agrorum, latiore , 
arundinaceë ; comof& paniculä. Lobel. Icon. 3. 


On diftingue aifément cette efpèce à fa panicule 
ample, penchée, touffue. Ses tiges font droites , 
glibres, ftriées , cylindriques; fes feuilles lon- 
guEs, élargies , planes , -un peu rudes, glabres 
fur leurs gaines, ainfi qu’à leur orifice. La panicule 
eft prefque longue d'un pied; fes ramifications 
rudes , filiformes, anguleufes, à divifions capil- 
laires, foutenant des fleurs pédicellées, verdatres, 
purpurines à leur bafe, ovales, aiguës, terminées 
par une arête droite , un peu plus longue que les 
valves. 


Cette plante croît en Italie ; elle a été cultivée 
au Jardin des Plantes de Paris. ( W. f. in herb. 
Desfont. ) 


72. AGROSTIS rameux. Agro/fis ramo/a. 


Agrofis (milium ramofum Rerz. ), culmo ramofo; 
floribus paniculatis, fubbinatis , hirfutis. Retz. Obf. 
6. pag. 22. 


Ses tiges font rameufes, comprimées, pubef- 
centes à leurs articulations ; fes feuilles étroites , 
linéaires, glabres, ainfi que leurs gaînes ; les pani- 
cules réunies plufieurs enfemble , longuement pé- 
denculées; chaque panicule partielle roide , à ra- 
mifications fimples ; les pédicelles velus , renflés , 
munis d’un rebord pileux à leur infertion , foute- 
panc deux fleurs ; l'inférieure prefque fefile; les 
valves calicinales égales, pointues, lancéolées , 
pileufes; celles de la corolle plus courtes, glabres, 
luifantes, conniventes à leur bafe ; l’extérieure 
terminée par ure petite pointe roide ; les fligmates 
bruns, plumeux , alongés. 


Cette plante croît dans les Indes orientales. 
(Rerz.) 


O'fervations. M. Swartz penfe que l’on doit 
placer ici ; fous le nom de rn'/ium villofum , lan- 
dropogon infulare de Linné , & Lam. Diét. n°. r1. 
CR Swartz, Prodr. 24, & Ovlerv. 32 & 
393) 


73. AGROSTIS globu'eux. Agroftis globo/fa. 
Botanique, Supplément, Tome I. 


AGR 257 


Agroflis (milium globofum) , paniculä patulä, 
glumis muticis, pedicellis cingulo luteo. Thumb. Flor. 
Jap. pag. 49. 

Ses tiges font droites, fimples, hautes d’un 
pied & plus, garnies de feuilles étalées , rudes , 
ftriées , lancéolées , longues à peine de trois à 
quatre pouces, ciliées fur le bord & à l’orifice de 
leur gaîne. Les panicules font étalées , un peu 
ovales; les pédoncules & les pédicelles capil- 
laires , flexueux, munis vers leur fommet d’une 
bande jaunâtre , circulaire. Les valves calicinales 
font ovales , obtufes , glabres, d’un vert-foncé , 
tirant fur le brun ; celles de la corolle dépourvues 
d’arêres. 


Cette plante croît au Japon. 


’ Z4- AGrosris à feuilles roides. Agrofis rigidi- 
Olra, 


Agrofiis ( miliumrigidum}), paniculä fimplici , 
paucific: à ; ramis brevibus ; glumis ovato-concavis , 
muticis ; foliis brevibus utrinque attenuatis , apice 


fabularis. (N.) 


Cette plante s'élève peu. Ses tiges font fermes , 
glabres, cylindriques ; les feuill:s courtes , dures ,” 
longues d'environ un pouce , lancéolées , ftriées, 
rétrécies & comme étranglées à leur bafe, planes 
dans leur milieu, roulées & prolongees vers leur 
fommet er une pointe roide, fubulée , à nervures 
blanchâtres. Les gaînes glabres, pileules à leur 
orifice , plus courtes que les feuiiles, couvrant 
toute la tige. La panicule eft fimple, longue d’un 
à deux pouces , à ramifications courtes , étalées ; 
les flzurs glabres , petites, pédicellées, ovales, 
obtufes, mutiques; les valves du calice concaves, 
égales , à peine plus longues que celles de la co- 
rolle : celle-ci eft d’un brun-noirâtre; fes valves 
rrès-petites, épaifles, un peu inézales, concaves, ! 
prefqu'hémifphériques , ouvertes, caduques. 


Cette plante croît à l’île de Saint-Domingue. 
(V.f. in herb. Desfont. ) 


75. AGROSTIS fluet. Agroffis 1enella. 


* Agroffis (milium tenelium ), cu/mo fimplici , fo- 
liis capillaribus , panicula fubcylindrica. Cavan. ic. 
Rar. vol. 3. pag. 37. tab. 274. fig. 1. 


C'eft une fort perite efpèce, dont les racines 
capillaires & fibreufes produifent plufieurs tiges 
grêles , droites , hautes de treis à quatre pouces. 
Les feuilles radicales font capiilaires, longues d’ua 
pouce. Celles destiges , au nombre de trois, ont 
leur gaine flriée, renflée daus fon milieu, termi- 
née par une petite foliole fubulée, aiguë , lon- 
gue de trois à quatre lignes. Les fleurs forment 
une panicule terminale, ferrée en une forte d'épi 
droit, cylindrique , prefqu'en maflue ; les pédi- 
celles crès-couits, fétacés. Les Us du calice 


258 A GR 


font glabres ; hémifphériques , concaves, égales, : 


formant, avant ieur éparouiflement , une petite 
tête globuleufe ; les valves de la coroile beau- 
coup plus petites que celies du calice, dépourvues 
d’arêres. 


. Cette plante croit en Efpagre, dans les lieux 
fablonneux. © 


76. AGROSTIS étalé. Agrofiis effufa. 


Agrofiis (milium effufum Linn.), paniculi lax ; 
floribus difrerfis, muticis ; calicirus obtufiufeulis , 
devisus. Lam. HE n°. 815. — Œier. Flor. dan. 
tab. 1143. — Léerf. Herb. pag. 18. cab. 8. fig. 7. 
( Voyez AGP OSTIS , n°. 22.) 


Ses feuiles font larges, rudes à leurs deux 
faces. 


8. Milium (confertum), foribus paniculatis, con- 
Jeriis. Mill. Diét. n°, 4. 


Milium afperum ; paniculé coarétatà ; floribus co- 
loratis, muticis, Peif. Syuopf. 1. pag. 74. 


Les auteurs ne font point d’accord fur cette 
plante ; les uns la regardent comme une fimple 
variété du milium effifum ; d’autres penfent qu’elle 
doit former une efpèce, étant plus hérifflee que 
la précédente, avant fa panicule refferrée & non 
étalée, & fes fleurs colorées. 


77. AGROSTIS bleuâtre. Agroffhis cerulefcens. 


Agroffs ( milium cærulefcens ), paniculà Llax , 
pedur.ulis capiliaribus ; calice exteriore membrana- 
co , acuto, tnteriore fabariflaro. Desfont. Flor. 
atlint. vol. 1. pag. GG. tab. 12.— Schousb. Maroc. 


Vbl. I. pag. 34. 


H s'élère à la hauteur de deux ou trois pieds. 
Ses riges font gêles, droites; les feuilles glauques, 
tres-plabres, diftanes, munies d’une petite mem- 
brane à leur orifice. Les fleurs forment une pani- 
cule lâche, à ramifications capillaires, f=xueules, 
diffufes, inégales, rameufes. Les valves calici- 
nal:s un peu membraneufes à leur fommet, pref- 
qu'égales, aiguës , convexes , bleuâtres à leur 
bife ; les valves de la corclle obtufes, l’exté- 
rieure munie d'une arête terminale, caduque, très- 
courte. Les femences font brunes , oblongues, 
luifantes. 


Cette plante à été recueillie par M. Desfon- 
taines, dans les fentes des rochers , fur le mont 
Atas. 4 (V.f.) 


78. AGROSTIS comprimé. Agroffis compreffa. 


Agroflis (milium comprefflum}); paniculä elon- 
gatä, pedunculis fubverticillatis , glumis compreffis ; 
valyulis calicinis inaqualibus | muticis ; exteriore acu- 


1 à, longiore ; femine ovato, fufco. (N.) 


Ai GR: 


S.s tiges font hautes de deux outrois pieds, 
glabres, cylindriques; fes feuilles fort longues , 
glabres, un peu étroites; leur gaine liff-, un peu 
cilise à leur bord fupérieur, principalement à leur 
orifice. Les panicules font droites , longues pref= 
que d’un pied, médiocrement étalées ; les pédon- 
cules capillaires, prefque verticillés ; les pédiceltes 
courts , altérnes , droits, rapprochés des pédon- 
cules, Les fleurs glabres, comprimées ; les vaives 
du calice inégales; lPextérieure plus longue, très- 
aiguë ; l'intérieure prefque de moitié plus petite, 
un peu obtufe : dans la corolle, la valve la pius 
longue, oppofée à la plus courte du calice , aiguë, 
concave; la plus courte prefque plane, obtufe, op- 
pofée à la plus longue du calice ; les femences 
d'un brun-noirâtre , ovales, obtufes. 


Cette plante a été découverte par M. Bofc, 
dans la Cäroline. ( W. f: Comm. Bofc.) 


79. AGROSTIS de la Jamaique. Agroffis jamai- 
cenfis. 

Agroffis (milium paniceum } , fpicis fubdigitatis, 
aliernis , approximatis , filiformibus ; flofeulis fecun- 
dis, muticis , aupreffis, crigonis. Swartz , Prodr. 
24, & Flor. Ind. occid. 1. pag. 179. 


Ses tices font fimples, filiformes , hautes d’un 
pied ; Les feuillks liffes, linéaires, droites ; les 
gaines pubefcenres fur leur dos, pileufes à leur 
ouifice. Les fleurs font difpofées en épis termi- 
paux , prefque digités cu rapprochés, au nombre 
de trois on quatre, filiformes , étalés ; les pédi- 
celles términés par deux fleurs fort petites , ovales, 
aiguës , unilatérales , trigones, l’une un peu plus 
courte que l’autre. Les valves calicinales pref- 
qu'égiles, firiées , un peu ciliées à leurs bords ; 
celles de la corolle aufi longues que les valves du 
cal ce , brunes, luifantes , fans arête. Les femences 
font ovales, noirâtres. 


Cette plante croît à la Jamaique, dans les lieux 
arides & fablonneux. 


8o. AGROSTIS punaife. Agroffis cimicina. 

Agrofis (milium cimicinum ), racemis digitaris 
calicum valyulä extreriore digitatä, Linn. Mantiä. 
184. 

Panicum (cimicinum }, panicul4 umbellatä , ra 
cemis fubquaternis ; glumä calicrrä , alterâ ciliatà. 
Rerz. Obf. 3. pag. 9. — Willd. Spec. 1. pag. 344. | 
(Voyez AcRosris digité , n°. 20.) 


81. AGROSTIS digiré. Azroflis digitata. 

Agroftis (wilium digitatum}), fpicis dipitatis, 
Jubquacernis, frefrifélibus ; flofculis muricis, adpref[- 
Jis , fecunais ; foliis maïgire cartilagineo-ferratis. 
Swartz , Prodr, 24, & Flor. Ind. occid. vol. 1. 
pag. 191. 


AGR 


Ses racines font filiformes ; fes tiges fimples , } 
droites, glabres, hautes d’un pied, filiformes, 
comprimées à leur bafe ; les feuilles courtes, lan- 
céolées , glabres , ftriées, un peu rudes à leurs 
bords ; leurs gaines. comprimées, velues à leur 
orifice ; celles des feuilles radicales velues ; les 
autres glabres. Les fleurs font difpolées en épis 
digités, prefque feffiles, fiiformes, longs de deux 
pouces, étalés , redreflés. Les pédicelles font très- 
courts, & fupportent deux fleurs inégales ; les 
valves calicinales égales , acuminées , flriées, ci- 
liées à leurs bords; celles de la corolle lancéolées, 
aiguës ; les femences brunes , oblongues. 


Cette plante croît dans les prés fecs, à la Ja- 
maique. 


82. AcRoSsTISs comprimé. Agroffis compref[a. 


Agroftis (milium compreffum), fpicis fubternis ; 
fofculis alternis , muticis, rachi adprefis; culmo 
medio, articulato-compreflo ; pedunculis long'ffimis. 
Swartz, Prodr. 24, & Flor. Ind. occident. 1. 
pag. 183. 


Certe plante eft pourvue de racines blanches 
& filiformes , d’où s'élèvent des tiges fortement 
comprimées , hautes d’un pied & plus, articulées 
& pubefcentes vers le milieu de leur longueur. 
Les feuilles font prefque toutes radicales, longues, 
glabres , linéaires ; une feule vers le milieu de la 
tige , courte, élargie, lancéolée , pubefcente à 
fes bords, munie d’une gaine trés-longue, giabre, 
Âtriée ; celles des autres feuilles courtes & com- 
primées. Les fleurs font difpofées en épis , prefque 
ternées , linéaires. Ces fleurs font linéaires , alter- 
nes, fefiles , prefau’imbriquées , unilatérales ; les 
valves calicinales, linéaires, aiguës, verdatres, 
velues à leurs bords vues à la loupe ; celles de la 
corolle une fois plus perites que le calice, dé 
pourvues d’arêtes ; les femences linéaires & com- 
primées. 


Cette plante croît à la Jamaique , dans les prés 
fecs. ( Defcripe. ex Swartz.) 


83. AGRosTis ventru. Agroffis lendigera. 


Agroffis (milium lendigerum Linn.), paniculà 
fpicatâ, pyramidatä ; flofculis Jubnitidis , bai ven- 
tricofis. Decand. Synopf. pag. 123.— Vahl, Symb. 
2. pag. 18. 

Agroflis auftralis. Lion. Mantiff. 30. 


Agrofis panicea, Lam. IN. n°. 811. — Scieb, 
Gram. tab. 23. fig. 3. 


Agroflis ventricofa. Gouan , Hort. pag. 39. tab. 
1. fig. 2. Mala. ( Voyez AGROSTIS, n°. 15.) 


Il a été reconnu que cette efpèce étoit la même 
que l'agroffis panicea Linf. 


AGR 259 


84. AcrosTIS ponctué , n°. 16. Agroflis punc+ 
tata. Lam. 


Milium punéfatum. Linn. Amœn. Academ. 5. 
pag 392. 

Ses tiges font élevées , glabres, un peu com- 
primées, coudées à leurs articulations intérieures, 
un peu rameufes; les feuilles glabres, planes, alon- 
gées; les gaines liffes, nues à leur orifice ; 1es 
fleurs ovales , aiguës. 


85. AcrosTis du Cap, n°. 15. Agroffis capen- 
fis. Lam. 


Milium capenfe. Linn. Mantif. pag, 185. 


86. AGROSTIS noirâtre. Agroffis nigricans. 


Agroftis (milium nigricans) , floribus panicu- 
latis, confertis ; valvulis calicinis nitidis, nigrefcen- 
tibus ; foliis enfiformibus, longiffimis. Ruiz & Pay. 
Fior. peruv. vol. 1. pag. 47. 


Ses tiges font hautes , garnies de feuilles alter- 
nes, très-longues , en forme de lames d'épée ; fes 
fleurs nombreufes, aflez grofles, difpofées en 
une panicul: touffue , terminale ; les valves du 
calice luifantes & noiratres. 


Cette plante eft cultivée au Pérou, où elle 
porte le nom de maës de Guinée. Les Péruviens en 
font torréfier les femences ; ils en retirent une 
farine dont ils fe nourriffent. 


87. AGROSTIS houque. Agroffis holciformis. 
Marsh. 


Agroflis panicul& nutante, ramis lonpiffimis , co- 
rolla glabrâ; glumä exteriore ariftä terminali, fpicule 


longitudine. Marsh. Flor. taur. Caucaf. 1. pag. ÿ4. 


Ses tig=s s'élèvent à la hauteur d'environ deux 
pieds; elles font munies de f-uilles longues, pla- 
nes, étroites , ftriées. La paricule eft très-ample , 
inclinée ; les ramifications nues à leur partie infé- 
rieure ; les épillets ovales, affez grands, plus rap- 
prochés de ceux des avoines ou des Ao/eus , que 
des agroffis ; les valves calicinales concaves , pref- 
qu'égales, aiguës, très-glabres, d'un pourpre vet- 
dâtre , membraneufes à leurs bords; la corol! 
glabre , un peu plus courte que le calice; l’une 
de fes valves terminée par une arêce de la Lon- 
gueur de Pépillet, & qui fe tord avec l'äge. 


Cette plante croit dans les contrées méridio- 
nales de la Tauride. % (Marsk.) 


88. AcroOsris printanier. Agroffis vernalis. 

Agrofis (milium vérnale), panicul& compofité ; 
fhiculis alternis, approximatis , acutis | muticis ÿ 
radice annud. Marsh. Filor. taur. 1. pag. 53. 


, fe rapproche 


«-Certe efpèce , dit Marshil! 
Kk 2 


AGIR 


beaucoup du milium efufum; elle en diffère par fes 
tiges plus baffes, par fes feuilles beaucoup plus 
étroites; par fes épillets plus touffus, rapprochés ; 
par fes racines annuelles. Elle croit fur les collines 
du mont Caucafe , fleurit au mois d'avril, & non 
dans le courant de juillet, comme le milium effu- 
fum. © (Marsh.) 


Oïfervations. Le milium latifolium , Cavan. Ic. 
vol. 3, tab. 273, eft la même plante que notre 
pafpalum racemofum , vol. $ , pag. 32, n°.195 la 
même que le pafpalum ffolaniferum de Bofc & 
Hort. Parif. 


260 


I1J. MATRELLA. Perf. 


89. AGROsTIS matrella. Agrofhis matrella. Linn. 


Agroflis floribus feffilibus, fpicauis ; foliis invo- 
datis, patencibus , bifariis. (N.) 


Agroffis (matrella) , floribus racemofis calicis 
valyalé exteriore incurvä , carine apice tanilm dehif- 


sente. Linu. Mantiff. pag. 185. 
Matrella juncea. Perf. Synopf. 1. pag. 73. 
Non agroffis juncea. Lam. Dit. n°. 31. 


Cetre plante forme évidemment un genre bien 
diftin& , dont le caractère eflentiel confifte dans : 


Une corolle cartilagineufe ou endurcie, mutique , 
comprimée, à une feule ou a deux valves conniventes 
d'ur côté, s'ouvrant longritudinalement de l'autre; 
point de valves calicinales. 


Ce genre a été jufqu’alors très-peu connu ou 
mal décrit. Les individus qua j'ai obf-rvés dans 
Jh rbier de M. Desfontaines ont été reconnus par 
M. Valh lui-même pour être le mat:ella de Linné. 
D'après cette indication , J'ai la preuve que les ca- 
raétères génériques indiqués par Linné n'exift:nr 

as complétement dans les individus que j'ai ana- 
los. Je n'y ai point vu de valves calicinales : il 
n'en exfte qu'une feule pour la coroile. Cette 
valve elt concave , ovale , d’une feule pièce, s’ou- 
vrant Jongitadinalement d’un feul côté. Peut-être 
n’eft-eile qu’adhérente du côté oppoié , & qu’elle 
fe divife en deux valves à la maturité des femen- 
ces; ce que je n’ai pu vérifisr. Les ftigmates font 
faillans , velus. 


Toute cette plante eft petite ; elle a le port de 
Pagroflis juncea de Lamarck ; maïs elle en eft très- 
diftir@e, d’après l'examen que J'en ai fait dans fon 
hzibier. Ses tiges font hautes de deux outrois pou- 
ces , dures, grèles, cylindriques, rameufes à leur 
bafe ; les racines un peu traçantes, couvertes à leur 
partie fupérieure , ainfi que la bafe des tizes, par 
Jes gaînes des premières feuilles. Ces gsines font 
un peu renflées, glabres, triées ; les feuilles cour- 
tes , dures , glabres , roulées à leurs bords , aiguës, 
fubulées , difpofées fur deux rangs. Les fleurs font 


AHÉ 


feffiles, alternes, difpofées, à l'extrémité des tiges, 
en un petit épi droit, ovale, oblong , de couleur 


un peu purpurine , glabre , long d’environ un demi- 
pouce. 


Cette plante croît au Malabar & dans les Indes. 
2% (VW. f. in herb. Desfont.) 


AGUAPÉ. On connoît fous ce nom le nénuphar 
dans le Bréfil. 


AGUARA-POUDA : herbe du Bréfil, décrite 
imparfaitement par Marcgrave. Il dit qu’elle s’é- 
lève à un pied & demi; que fes feuilles font ver- 
ticillées , au nombre de quatre ou cinq ; que fes 
fleurs, difpofées en épi terminal, compotées de 
cinq pétales, ont la couleur & l'odeur de la vio- 
lette de mars. 


AGUARA-QUIY A : nom bréfilien d'une mo- 
relle qui paroi être l’efpèce ordinaire ( fo/anum 
aigrum Linn.) ou une efpèce très-voifine. (Juf.) 


AGUARIMA : nom caraibe d’un genre de 
plantes nommé f:ururus Linn. 

AGUAXIMA : nom bréfilien d’une efpèce de 
poivre , piper umbellatum Linn. 


AGUILLON : nom proverçal du fcandix peëen 


Veieris. 
AGUE : nom arabe de l’hedyfurum alhagi. 


AGY. C’eft fous ce nom que l’on cultive le 
piment (capficum Linn.) au Pérou, & furtout 
dans la vallée d’Avica. Cette culture y eft fi éten- 
due, au rapport de Frézier, qu’il s’en vend cha- 
que année dass ce lieu pour plus de quatre-vingt 
mille écus , quoique le prix en foit très-modéré. 
Le goût des Efpagnols pour le fruit rrès-piquant 


de cette plante eft vel, qu'ils ne peuvent s'en 
paffer dans aucun ragoût. 


AGYNEIA. (Poyez AGINEI.) 


AHE , AHETS : mots qui, dans la langue mal- 
gache , c'eft-à-dire, des habitans de Madagafcir, 
figoifient herbe en général : de là vient qu'il fert 
de prénom à plufieurs petites plantes herbacées , 
dont vaici l:s plus remarquables d’après M. du 
Peut-Thouars. 


AHE-PAIK1 : efpèce de fauvagefia , commune 
dans les marais. 


AHÉ-DONGOUTS : très-petite efpèce d’utricu- 
laire. | 


AHÉ-DAVA, qui veut dire long, défigne affez 


A HO 


bien une efpèce de perfcaire , remarquable par 
fes feuilles longues. : 


AHÉ-TAHORIAC : plante aquatique, prefque 
congénère du val fneria. Souvent , par fon abon- 
dance , elle bouche les canaux pratiqués par les 
naturels avec beaucoup d’induftrie pour amener 
l'eau, quelquefois d’affez loin, dans les rizières 
aquatiques, qu’ils nomment horac. 


AHETS BOULE , AHETS MANGHA, RONGONE. 
Ces mots, fuivant Flacourt, défignent le chan- 
vre , que les habitans de Madagafcar cultivent 
avec foin pour le feul ufage des feuilles, qu’ils 
emploient à la manière du tabac pour fumer. 
Cette pratique a lieu dans une grande partie de 
POrient, quoiqu'il foit reconnu que cet ufage 
pernicieux caufe des vertiges & une efpèce de 
frénéfie terrible. Le mot boule fignifis jarain ou 
endroit cultivé. 


AHIPHI : nom caraibe d’une efpèce d’érichrine 
(erythrina corallofendron Linn. ). 


AHOUAÏT. Cerbera. Ce genre a pour caraétère 
effenriel : 


Un calice à cing divifions ; une corolle en entonnoir, 
contournée, à cinq découpures ; un drupe trés g”os, con- 
tenant une noix offeufe, à une ou deux femences. 


ESPÈCES. 


1. AHOUAI du Bréfl. Cerbera ahouaï. Linn. 


Cerbera foliis ovatis , acutis ; laciniis corolla un- 
dulatis , calicinis foliolis reflexis. Andrew. Depof. 
bot. ab. 131. — Lam. Ill. tao. 150. fig. 1.(Wovez 
AHOUAI, n°. 1.) 


2, AHOUA ovale. Cerbera ovata. Cavan. 


Cerbera foliis ovaris, fparfis , fubfeffilibus; floribus 
terminal:bus , fubquinis. Cavan. Ic. Rar. 3. pag. 35. 
tab. 270. 


Arbriffeau remarquable par fa fruétification. Ses 
tiges font hautes de deux pieds & plus, vertes, lé- 
gerement tomenteufes; fes feuilles eparfes , ovales, 
pfefque fefh'es , glauques & légérement toménteu- 
fes en deffous , vertes en deffus , à une feule ner- 
vure finement rameufe ; les fleurs réunies quatre ou 
cinq à l'extrémité des rameaux, foutenues par des 
pédoncules longs d’un pouce. Leur calice eft com. 
pofé de cinq folioles ovales, aiguës, réfléchies, 
conniventes à leur bafe, La corolle eft d’un jaune- 
foncé ; le tube coriace, pentagone ; l’intérieur da 
l’orifice f:rmé par cinq écailles qui couvrent les 
étimines ; le limbe à cinq découpures un peu ar- 
quées , élargies à leur former ; les étamines atta- 
chéss à l'orifice du tube; les anthères fagittées, ter- 
minées par une arête courte. L'ovaire eft fupérieur , 


AHO o6t 


ovale, envirenné d’un corgufcule pentasone ; le 
fiyle fliforme, de la longueur du tube ; le figmate 
en maflue, ovale, conique & bifide à fa partie fu- 
périeure , entouré à fon mileu par une peilicuie 
circulaire , frangée , fous laquelle exiftent dix fof- 
fetres. Le fruit n’eft pas connu. ( Cavan.) 


Cette plante ne me paroit point convenir aux 
cerbera , mais devoir former un genre particulier 
lorfque le fruit fera connu ; elle croît dins la Nou- 
velle-Efpagne. ‘loutes fes parties font lactef- 
centes. 


3. AHOUAI des Indes, Cerbera mangñi1s. Lin. 


Cerbera farliis lanceolatis, nervis tranfverfulious. 
Lion. Syft. veget. pag. 251. — Petiv. Gazoph, cab. 
16. fig. 4. 


Manghas fruëlu venenato. C. Bauh. Pin. 440. — 
Raï, Hift. 1552. (Voyez AmOUAI, n°. 3.) 


4. AnouaI des Antilles. Ceréera thevetia. Linn. 


Cerbera foliis linearibus, longifimis , confertis ; 
floribus fuofolitariis, axillaribus, elongatis. (N.} 
Lam. Illuftr. tab. 170. fig. 2. (Voyez AHOUAI, 
noue) 


B.? Cerbera ( peruviana), foliis lineari-larceo- 
lacis, cosfèrtis , longis ; pedunculis brevifimis , pau- 
cifloris. Perf. Synopl. 1. pag. 267. 

Cerbera thevetia. Ruiz & Pav. Flor. per. vol. 2. 
pag. 27. 

La plante geft, ou une variété très-remarquable, 
ou plutôt une efpèce particulière, qui diffère de la 
précédente par l'ovaire tétragore & non arronûi ; 
par fon fligniate en tête , acuminé , accompagné de 
vingt petites dents recourbées, tandis que, dans la 
première , le ftigmate eft en tête ovale, bifide à fon 
fommet ; enfin, les pédoncules font très-courts, 
& garnis quelquefois de plufieurs Aeurs, jufqu'au 
nombre de huit. Dans la précédente , les fl: urs fonc 


prefque folitaires, les pédoncules beaucoup plus 
longs. 


Cette plante croît au Pérou, dans les grandes 
forêts. Les Indiens forment avec (£s fruits, qu’ils 
nomment cafcabèles , des chapelers qu’ils plaçent à 
leurs cous & à leurs genoux, & qui, lorfqu'ils dan- 
fent , produifent un bruit qui leur eft agréable. 


s. AxoUAI ondulé. Cerbera undulata. Andrew. 


Cerbera foliis lanceolatis , utrinquè attenuatis ; 
cymis ramofis , divaricatis , axillaribus. Andrew, 
Depof. botan. tab. 130. — Perfoon , Synopf. 1. 
pag. 266. î 


Cerbera (imaculata ), foliis lanccolatis, venofis, 
maculatis; cymis axillaribus , ramofis , divaricatis. 


Wild. Spec, 1. pag. 1228: 


26 AID 


Ochrofia maeulata. Jacq. Icon. Ras. ». tab, $2r, 
& Coll.€t. 4. pag. 218. Excluf Jynon. Forffer. — 
Dryaud. Aët, Soc. Linn. Lond. 2: pag. 227. 


Quoïque cette efpèce paroifle fe rapprocher du 
cerbera parviflora de Forfter , elle s'en diftingue par 
la forme de fes fcuilles. Andrew foupçonne que les 
taches attribuées aux feuilles auront été occafion- 
nées par la preffion pendant la defficcation de la 
plante. Elles font glabres, lancéolées, veinées , 
rétrécies à leurs deux extrémités, ondulées à leurs 
bords. Les fleurs font axillaires , difpofses en cônes, 
rameufes, divariquées. La corolle eft blinche , bor- 
dée d'un beau liferet rouge. 


Cette plante croît à l'ile Bourbon. B 
* Efpèces douteufes. 


* Cerbera (oppoñitifolia) , foliis oppoftis , ova- 
ti; paniculà brevi, axillari ; floribus parvis. (N.5 


(Voyez AHOUAI, pag. 62.) 


* Cerbera (mufculiformis) , foliis ovato-oblon- 
£s , obucfis, fparfis ; floribus racemofs. (N.) (Poy. 

HOUAI à fruits en moucle , pag. 62, qui eft au- 
Jourd’hui le #arkfa mufculiformis. Sappl. n°. s) 


* Cerbera (parviflora), foliis fle latis, obovaris. 
Forft. Prodr. pag. 121, -— Wiliden. Spec. 1. 
pag. 1222. 


AIDTA. Aidia. Genre de plantes dicotylédones, 
à fleurs complètes , monopéralées , de la famille 
des chèvre-feuilles , qui paroît fe rapprocher des 
doranthus , & qui comprend des arbres exotiques à 
l'Europe , dont les feuilles font oppolées , entiè- 
res , & les fl:urs en grappes. 


Le caraétère effentiel de ce genre eft d’avoir : 


Un calice tubulé, à cinq dents; une corclle monopé- 
tale, à cinq lobes ; cing anthères féffiles ; un flyle ; une 
baie monofperme , couronnée par les dents du calice. 


CARACTÈRE GÉNÉRIQUE. 


Chaque fleur offre : 


1°. Un calice d'une feule pièce, tubulé, divifé à 
fon bord en cinq dents droites. 


2°, Une corolle monopétile, fupérieure , en fou- 
coupe ; le tube Janugineux à fon orifice; le limbe 
divifé en cinq découpures lancéolées. 


3°. Cinq éramines ; les filamens ru!s; les anthè- 
res fefiles , linéaires , inférées fur les divifions de 
h corolle. 


4°. Un ovaire ovale , adhérent, furmonté d’un 
ftyle de Ja longneur des étamines, terminé par un 
fligmate ovale, oblons. 


Le fruit confie en une baie ovale, petite, cou- 


+ 


ee 


, Pa8. 130. — Mill. Diét. n°. 3. — Camer. 


AIG 


ronnée par les dents du calice, renfermant une 
feule femence ovale. 


Ofervations. Loureiro , auteur de ce genre, lui 
a donné le nom d'aidia, du mot grec aidios (ater- 
us), éternel , à caufe de la dureté & de la longue 
durée de fon bois. 


EsrÈce. 


Aup1A de la Cochinchine. Aidia cochinchinenfis. 
Lour. 


Aïdia foliis oppofitis , lanceolatis ; racemis laxis ; 
axillarious. Lour. For. cochin. 1. pag. 177. 


C'eft un fort grand arbre, divifé en branches & 
en rameaux étalés, garnis de feuilles oppofées , 
lancéolées , giibres, très-ent'ères. Les fleurs font 
blanches, difpofées, dans l’aiffelle des feuilles, 
en grappes courtes, liches, chargées de petites 
baies. Le bois eft pefant, de couleur blanche, 
compolé de fiores épaifles: On l'emploie avec:un 
très-grand avantage dans les édifices, furtout pour 
les fondemens des maifois, & dans la conftruc- 
tion des ponts ; il dure très-long tems , foit dans 
Peau, foit fous la terre. 


Cet arbre croit à la Cochinchine. E 


AIGRE DE CÈDRE : fuc tiré d’une efpèce de 
citron À demi mûr des environs de San-Reino b 
dans l'État de Gênes, d'où il ett tranfporté , dit 
Pomnet , en différens endroits , & employé par les 
parfumeurs, 


AIGREMOINE. Agrimonia. Ce genre com- 
prend un très-petit nombre d’efpèces toutes herba- 
cées, munies de feuilles ailées avec une impaire , 
compofées de folioles la plupart alternativement de 
grandeur inégale. Les fleurs font difpolées en épis 
terminaux ; chacune d'elles munie de trois bragtées. 
Lisné croit, d’après Dalechamp , que le nom agri- 
monia Vient par altération de celui d'argemonia, 
donné à une efpèce de pavot, parce que cette 
plante pafloit pour guérir les maladies des yeux. 


Esrèces. 


1. AIGREMOINE offcinale, 


Agrimonia officinalis, 
Lam. 


Agrimonia (eupatoria), foliis caulinis pinnatis À 
Empari petiolato ; fruétibus hifpidis. Linn. Syft. veg. 
447. — Œder. Flor. dan. tab. 588, — Blackw. tab. 
21. — Ludw. Eétr. tab. 29. — Lam. Ill. tab. 409. 
fig. 1. — Miil. Diét. n°. 1° 2. 


8. Agrimonia (odorata), frudtibus hifpidis , foliis 
pinnatis ; foliolis oblongis , inferioribus diminuris “ 
petalis calice dupl longioribus. Ait. Hott. Kew. 2. 

Hort. 7: 
( Voyez AIGREMOINE, n°. 1.) RECU 


AIL 


2. AIGREMOINE du Levant. Agrimonia repens. 
Ein». 


Agrimonia foliis caulinis pinnatis , impari feffili; 


frutfibus hifpidis. Linn. Spec. 643. — Gærtn. de | 


Fruét. & Szm. 1. tab. 73. — Lam. Il. tab. 409. 
fig. 2.— Mill. Diét. n°. 4. — Ait. Hort. Kew. 2. 
pag: 130. ( Voyez AIGREMOINE, n°. 2.) 


3. AIGREMOINE à fleurs en faifceau. Agrimonia 
agrimonoides. LAns. 

. Agrimonia foliis caulinis ternatis, fraéfibus gla- 
bris. Linn. Syft. veget. 448. 

Agrimonoides. Barrel. Icon. Rar. G12. ( Voyez 
ÀIGREMOINE , N°. 3.) 

*, Agrimonia ( parviflora), fruéfibus hifpidis, 
foliis caudinis pinnatis, foliolis plurimis lanceolarts , 
peralis calice fefquiloncioribus. Ait. Hort. Kew. 2. 
pag. 130. , 

Oëfervations, Agrimonia decumbens. 


Suppl. (Voyez ANCISTRE.) 


Linn, f. 


AIT. 4Allium. Ce genre, un des plus naturels 
parmi les liliicées , avoir eté divifé en plufieurs 
feétions par les Anciens ; elles formoient autant 
de genres; favoir : les oignons ( cepa }), les aulx 
proprement dits (a//ium ), les poireaux (porrum) 
& les moly. Ces genres étoient fipzu tondss, qu'ils 
ne peuvent pas même aujourd'hui fournir de bonnes 
divifions : celles que l’on a établies depuis font à 
la vérité peu natureiles , & il paroît difficile d'en 
trouver de farisfaifantes ; elles aident du moins , 
dans ce genre affez nombreux en efpèces, à rendre 
plus faciles les moyens de les reconnoître. Les divi- 
fons, appuyées fur les feuilles planes, cylindriques 
ou à deini cylindriques, offrent des ef; èces inter- 
médiaires forr embarraflances; elles éloignent des 
efpèces rapprochées par d’autres rapporrs plus 
nombreux. Celles fondées fur la préfence ou l'ab- 
fence des bulbes dans les fleurs font encore plus 
irrégulières, puifqu'il eft des efpècesrantôcmanies, 
tantôt dépourvues de bulbes. Les étamines ont 
leurs filamens ou fimples ou alternativement fim- 
ples & trifides : ces derniers fonc divifés à leur 
fommet en trois pointes fubulées, l’anthère placée 
fur la pointe du milieu. M. Décandolle à profité 
avec avantage de ce caractère LA fubflitue dans 
les fous-divifions à celui des bulbes. 


Les efpèces poragères datent de la plus haute an- 
tiquité. Les Ifraélites, fous la conduite de Moi'e, 
regrettoient, dans leurs déferts, les oignons dont 
ils fe nourrifloient pendant leur efclavage en 
Egypte. Ces plantes ‘étoient devenues facrées 
pour les Egypriens. 


Porrum € cepe nefas violare & frangere morfu. 
O fanétas gentes quibus hæec nafcuntur in hortis 
Numina. ...« 


4 Ï À 263 


a dit Juvénal. Chacun connoiït les imprécations 
d'Horace contre l'ail. 


La faveur âcre & brâlante, l'odeur infecte & 
défagréable qui caraét:rife la plupart des aulx, 
fembloient devoir faire exclure ce genre de nos 
plantes d’agrémens. Il en exilte néarmoins , & 
l’on en a encore découvert depuis peu, de trés- 
belles efpèces, dont les flenrs atrent la vue par 
la belle teinte de l:ur couleur rofe, purpurine, 
jaune où d’un bianc dé lait 3 par la grandeur re- 
marquable de leur corolle , par l'odeur fuave 
qu'elles exhalenr, SN par uné certaine élégancé 
dans lur port, qui les effucie à la belle famille 
des lilricées. 


Draparnaud a obfervé que prefque tous les zulx 
devenoient bulbiferss dans les'années pluvieufes ; 
alors les ombelles, au litu de capfules, portent 
des bulb:s : ces bulbes font. roujeurs fefliles au 
centre de l’embelle ; ce qui annonce que la na- 


| rure les forme avec les facs nutritifs deilinés à la 


produétion & au développement des fleurs, des 
pédoncules # des capfules. Lorfque la/liurm ma- 
gicum devient bulbifère, la tige ne fe développe 
point, & le faifceau de bulbes eft feflile au miheu 
des feuilles radicales. 


ÉsrÈèceEs. 


* Feuilles planes , caulinaïres ; ombelle portant des 
capfudes. 


1. AïL faux-poireau. A/lium ampeloprefum. 


: Linn. 


Allium caule planifolio, æmbellifero ; urbellé 
globofa , flaminibus tricifpidatis, peralis carinà fta- 
bris. Linn. Spec. Plant. 423. — Haller, Ali. ç. 
Opufc. pag 344. n°. 5. — Lam. Fll. tab. 242. fig. 1. 
— Mill 4. tab. 271. — Rudb. Elyf. 2. pag. 1fr. 
fig. 1. 

Porrum ampeloprafum. Miit. Diét. n°. 2. 

Scorodoprafum latifolium , fpontaneum , ttalicum ; 


floribus diluté purpureis , odoratis. Michel. Gen. »f: 
tab, 24. fig. $. ( Voyez AiL, n°. 1.) 


2. AL poireau. A//ium porrum. Linh. 


Allium caule planifolio, umbellifero ; ffaminibus 
tricufpidatis , radice tunicatä. Linn. Spec. Plant. 
423. — Haller, All. pag. 348. n°. 7. — Blackw. 
tab. 421. — Camer. Epit. 321. Ic. ( Woyez Air, 
n°12: ) 


3- AL linéaire. A//ium lineare. linn. 


Allium caule planifolio , umbellifero ; umbellé 
glotofä ; flaminibus cricufpidatis , corollà duplô Lon- 
gioribus. Mill. Diét. n°. 4. — Haller, All. pag. 
352. n°. 9. ( Foyez AL, n°. 3.) 


264 ATX 
4. AïL odorañt. Aflium fuaveolens. Jacq. 


Allium caule planifolio , umbe!lifero ; umbellä ca- 
pitatd; ffamin:bus fubul.tis, corol:a duplo longioribus. 


Wild. Spec. Plant. 2. pag. 65. 


Allium ( fuaveolens ), fc:po nudo , teretiufculo ; 
folirs linearibus, carinanis ; um ellä fibrotunaä , fra- 
minibus fbulutis. Jacq. Icon. Rar. 2. tab. 364, & 
Colleét. 2. tab. 305. 


M. Decandolle penfe que cette efpèce n’eft 
qu'une variété de fon allium ambiguum ;ÿ mais elle 
eft beaucoup plus grande dans toutes fes parties ; 
ce qui peut-être eft dû à la culture; de plus, elle 
eft odorante , cataétère dont il n’eft pas fait men- 
tion dans la defcription de l’a/lium ambiguum. Elle 
croit en Autriche. ( Voyez plus bas  A1L douteux, 


n°14.) 
$+ AIL rabattu. A/lium deflexum. Willd, 


Allium caule planifolio, umbellifero ; flaminibus 
tricufpidatis , longitudine corolla ; foliis angufto- 
linearibus , fcopo declinato. Willd. Spec. Plant. 2. 
pag. 65. 

I fe rapproche beaucoup de l’allium roturdum 
par fon port ;ilen diffère par fes tiges afcendantes 
& réfléchies, n’ayant qu’une feule feuille cau'i- 
naire ; les autres font radicales, linéaires, tres- 
étroites ; l’omb:lle n’eft point globuleufe. Les éta- 
mines font auf longues que la corolle, & celle-ci 
d’un blanc-pâle. 


Son lieu natal n’eft point connu. 2% ( Will.) 


6. AïL à tête ronde. A/liur: rotundum. Linn. 


Allium caule planifolio , umbellifero ; flaminibus 
cricufpidatis ; umbellä f[ubglo5ofä ; floribus lareralibus, 
rutantikhus. Linn. Syft. Plant. 2. pag. 30. — Cluf. 
Pann. pag. 216. tab. 219. — Hall. de All. n°. 8. 
— Lam. Il. tab. 242. fig. 3. — Gærtn., de Fruét. 
& Sem. tab. 16. (Voyez Air, n°. 4.) 


7. Aux à feuilles de plantain. A/lium viéorialis. 
Linn. 


Allium caule planifolio , umbellifero ; umbellä ro- 
tundatà ; ffaminibus lanceolatis , corolla longioribus; 
Jfoliis ellipricis. Linn. Spec. Piant. pag. 424. — 
Cluf, Paun. pag. 223. tab. 224. ( Woyez AIL, 
nées) 


8. Arr velu. AUium fubhirfutum. Lion. 

Allium caule planifolio , umbellifero ; foliis infe- 
rioribus hirfutis , ffaminibus fubulatis. Linn. Spec. 
Plant. pag. 424. — Haller, de Ail. n°. 18. ( Woyez 
AIL , n°. 6.) 

9. AL magique. Allium magicum. Linn. 

‘ Allium caule planifolio , umbell'fero ; ramulo bul- 


AIL 


bifero , flaminibns fimplicibus. Linn. Spec. 424.— 
Mill. Diét. n°. 6 — Hall. de Al. n°. 22. ( Voyez 
ATL S\N0.67s.) 


10. A1L à feuilles obliques. A//ium obliquum. 
Linn. 


Allium caule planifolio , umnbellifero 3 ffaminibus 
fliformibus, flore tripld longioribus ; foliis obliquis. 
Linn. — Mill. Diét. n°. 7. , 


Allium ramofum. Jacquin, Icôn. Rar. 1. tab. 
62, & Mifcell. 2. pag. 308. ( Voyez AIL, n°.8.) 


11. AIL rameux. ÆA//ium ramofum. Linn. 


Allium caule fubplanifolio | umbellifero; flamini- 
bus fubulatis , longioribus ; umbellä globofa ; foliis 
linearibus , fubconvexis. Linn. — Mill. Diét. n°. 8. 
( Voyez AIL, ne 9. ) 


12. Az de Tartarie. A/lium tataricum. Linn. 


Allium caule planifolio , umbellifero ; foliis femi- 
cylindricis ; flaminibus fimplicibus , wmbellä planä. 


Linn. Suppl. 196. ( Voyez AiL ,n°.11.) 


13. All rofe. Alliurm rofeum. Linn. 
Allium caule planifolio , umbellifero ; umbellä faf- 


tigiatà ÿ petulis emarginatis ; ffaminibus breviffimis , 
frmplicibus. Linn. Syft. veget. pag. 266. — Rudb. 
Elyf. 2. pag. 166. fig. 17. 


8. Idem , bulbiferum. — Allium carneum. Bertol. 
Plant. gen. $1. ( Voyez AiL, n°. 10.) 


14. AIL douteux. A//ium ambiguum. Decand. 


Allium umbellä capfuliferä , globofä ; foliis linea- 
ribus , ffaminibus exfertis , floribus braëteatis , fpathä 
bicornt , umbellä breviori. Decand. Synopf. p. 163. 


«. Allium ( graminifolium ), caule umbellifero , 
umbellä fubglobofä ; flaminibus fimplicibus , corollà 
longioribus. Per. Synopf. 1. pag. 456. 


Allium ericetorum. Decand. 1. c. — Thore, FI. 
Lond, 123. 


8. Ailium (appendiculatum) , caule umbellifero, 
ffaminibus fubularis ; petalis internis bafi auriculatis; 
foliis angujlo-lineätäbus , fubcarinatis. Perf. Synopt. 
I. pag. 456. — Ramond. Pyren. Ined. 


Sa bulbe eft oblongue , entourée d'écailles 
brunâtres & caduques ; elle pouffe une tige grêle, : 
cylindrique, haute d’un pied & plus, munie, 
dans fa partie inférieure , de quelques feuilles li- 
néaires , alongées, plus courtes que la tige, larges 
d'environ une ligne. Les valves de la fpathe font 
moins longues que l'ombelle : celle-ci eft fphéri- 
que, compofée de quinze à vingt fleurs; les pédon- 
cules munis à leur bale de petites braétézs mem- 
braneufes. Les fleurs font blanches , quelquefois 

un 


A QT 


un peu violettes ou rougeâtrés ; les étamines fim- 
ples , fubulées, faillantes , hors de la fieur. 


« La variété & , dir M: Decandalle, m'a été 
communiquée par M. Thore , qui l’a trouvée dans 
les landes , aux environs de Dax , où elle fleurir 
en été. La variété 8 a été trouvée par M. Ramond, 
fur les rochers des Pyrénées, vers le fommet de 
l’'Hérins, au voifinage de Bagnères, entre Luz & 
Lavédan , dars la vallée, Elle reflemble abfolu- 
ment à la précédente, excepté que les découpures 
intérieures de la fleur s’élargiflent affez brufque- 
ment à la bafe, de manière à former deux appen- 
dices arrondis. Ces deux plantes me paroiffent de 
fimples variétés de l'allium fuaveolens Jacq.; mais 
la plante de Jacquin eft plus grande dans routes fes 
parties. Eile eft odorante , circonftance dont les 
botaniftes français ne font pas mention. » ( Decun- 
dolle. ) 


Obféervations. Le caraétère des trais divifions 
intérieures , élargies à leur bafe & prolong<es en 
appendices , eft très-fufifant pour former de la 
plante 8 une efpèce diflinéte, & M. Ramond m'a 
affuré que ce caraétère étoit conftant. 


15. A1iz de Caroline. Aflium carolinianum. 
Decand. 


Allium bulbo oblongo ; foliis plants , linearibus , 
obtufis ; fpatnâ brevi , bivalvi ; umbellä globofa, cap- 
Julifera ; flaminibus fusulatis ;ÿ ovario trimaculaio, 
fubglobofo. Decand. — Redout. Liliac. vol. 2. 
tab. 101. 


Elle a des rapports avec l’a/lium fuaveolens de 
Jacquin ; elle en diffère par fa hampe nue & par 
fes feuilles non canaliculées. Ses bulbes font étroi- 
tes, oblongues, enveloppées de tuniques brunes. 
Ses feuilles, routes radicales , font droites, planes, 
linéaires, obtufes, prefque de moitié plus courtes 
que la himpe. Celle-ci eft droite , cylindrique , 
un peu glauque, haute d’un pied & plus, termi- 
née par une ombelle globuleufe de vingr-cinq à 
trente fleurs; la fpathe beaucoup plus courte que 
l’ombelle , partagée en deux valves ; les pédon- 
cules cylindriques, un peu renflés au fommet , 
deux fois plus longs que la corolle , accompagnés 
de quelques braétées avortées; la corolle blanche , 
teinte de rofe , à fix découpures concaves , ob- 
tufes ; les filamens fubulés, deux fois plus longs 
que la corolle ; les anthères ovales , comprimées, 
À deux loges ; l'ovaire prefque globuleux , blanc, 
marqué de trois tache, vertes à fon fommet ; les 
femences nombreufe,, noires & anguleules, dif- 
pofées fur deux rangs dans chaque loge. 


Cette plante a été rapportée de la Caroline 
par M. Bofc , cultivée dans le jardin de M. Cels. 


16. Air à fleurs d’ornithogale. 4/lium ornitho- 
galoides. Bofc. 
: Botanique, Supplément. Tome I. 


265 


Ad E 


Allium feago flaccido, compreflo, rudo; fo'its un- 
guffis , linearibus ; umbellà pauciflorä ; pedanculis 
elongatis , inaqualibus , feraceis. (N.) 


Ses tiges font molles, herbacées , grélzs, com- 
primées, longues de fix à huit pouces, prefque 
nues , munies feulement à leur bafe de quelques 
feuilles elibres , tendres, étroites , linéaires, ut 
peu aiguës, un peu plus courtes que les tiges. 
L'ombelle eft compofée de fleurs peu nombreufes, 
accompagnée d’une fpathe rrès-courte, concave. 
Les pédoncules font inégaux , étalés, prefque ca- 
pillaires, foutenant une fleur blanche, femblable 
à celle de quelques ornithogales ; les découpures 
oblongues , lancéolées , aiguës; les'éramines plus 
courtes que la corolle ; les anthères oblorgies, 
obtufes à leurs deux extrémités; les capfules 
ovales, arrondies. Je n’y ai point remarqué de 


bulbes. 


Cette plante m’a été communiquée par M.Bofc, 
qui l'a recueillie dans la Caroline. ( . [.) 


17. AL glauque. A/lium glaucum. Schrad.? 


Allium fcapo fubnudo, glauco; foliis linearibus , 
acutis , planis ; flortbus capitatis, acutis ; flaminibus 


bafi dilataris , corollä brevioribus. (N.) 


Ses tiges font hautes d’un pied & demi & plus, 
un peu comprimécs, feuillées feulement à leur 
bafe ; les feuilles vaginales à leur partie infé- 
rieure, planes , étroites, linéaires, aiguës, plus 
courtes que les tiges ; les fleurs pédiceliées , réu- 
nies en une tête ombellée , un peu arrondie , en- 
tourée d’une fpathe large, concave, bifide, mem- 
braneufe , plus courte que l’ombelle. La corolle 
aff2z grande , d’un blanc teint de rofe, à fix dé- 
coupures lancéolées , aiguës ; les étamines fimples; 
leurs filamens fubulés , élargis à leur bafe; les 
anthères ovales, obtufes , échancrées à leur bafe ; 
l'ovaire globuleux ; point de bulbes. 


J'ignore le lisu natal de cette plante, que l’on 
cultive au Jardin des Plantes de Paris. 2 ( W.f. in 
herb. Desfont. ) 


18. AIL à fleurs aiguës. A/ium acutiflorum. 
Loif. 


Allium caule planifolio , umbellifero ; urrbellä fub- 
globofä; petalis lanceolatis, acutis; ffarrinibus tricufe 
pidatis, filamentis margine ciliatis. Loif. Journ. bot. 
2. pag. 279. 


Ses tiges font glabres , cylindriques, hautes 
d’un pied, garnies à leur partie inférieure de 
feuilles planes, linéaires, longues de fix pouces , 
très-glabres. La fpathe eft d’une feule pièce : ilen 
fort une ombelle d'environ quarante rayons , for- 
mant une tête prefque globuleufe. La corolle d’un 
pourpre-clair ; les pétales lancéolés, aigus ; les 

LI 


266 


AIL 


éfamines à trois pointes, de la longueur des pé- 
tales ; les filamens ciliés à leurs bords. 

Cette plante a été découverte par M. Perret, 
dans le P'émont , à Tende & au mont Gros; elle 
fleurit au mois de juin. x ( Loifel.) 


% * Feuilles planes & caulinaires; ombelles portant 
des bulbes. 


19. Aix potager. Allium fativum. Linn. 

Ailium caule planifolio , bulbifero ; bulbo compo- 
f:o , flaminibus tricufpidatis. Linn. Spec. Plant. 
pag. 425. 

8. Allium bulbo fimplici. Gerard , Flor. gall. Prov. 
pig. 151. ( Voyez AIL, n°. 12.) 

La variété 8 a la bulbe fimple; elle a été dé- 
couverte par M. Gerard, fur le bord d: lamer, 
près des iles d'Hières. On la fou; çonne la fouche 
primitive de notre ail potager. 


20. AiL tocambole. A/lium fcorodoprafum. Linn. 
Allium caule plan'folio, bulbifera.; foliis crenu- 
latis , vaginis ancipitibus ÿ flamintbus tricufpidatis. 


Linn. Spec. pag. 425. ( Voyez AïL, n°. 13.) 


21. AL des fables. A//ium arenarium. Lion, 

Allium caule planifolio , bulbiferc ; vaginis te- 
retibus, fpathä muticä, flaminibus tricufpidatis. Lin. 
Spec. pag. 425. ( Voyez AL, n°.14.) 

Elle n’eft peut-être qu’une variété de la précé- 
dente. 


22. AiL en carène. Allium carinatum. Linn. 


Allium caule planifolio , umbellifero ; flaminibus 
fubularis, Linn. Spec. pag. 426. — Haller de AI. 
n°. 27. tab. 2. fig. 2. ( Voyez AIL, n°. 15.) 


* *X % Feuilles cylindriques & caulinaires ; ombelle 
portant des capfudes. 


23. A1L à tête fphérique. A/lium fpharocephalon. 
Linc. 

Allium caule teretifolio , umbellifero ; foliis femi- 
teretibus ; faminibus cricufpidatis , corollä longio- 
ribus. Linn. Spec. Plant. 426. 

Allii genus forte , feorodoprafum alterum. 3. Bauh. 
Hift. 2. pig. 564. Ic.? (Voyez AIL, n°. 16.) 


24. Air à fleurs nombreufes. A/ium multiflorum. 
Destont. 


Allium folits carinatis , caule Jupernè nudo ; ca- 
pite rotundo , non bulbifero ; flaminibus tricufpidatis. 
D:sfont. Flor. atlant. vol. 1. pag. 288. 


1 @ rapproche de j'a/lium fpharocephalum ; dont 


“ 


AIL 


il diffère principalement par fes fe lles relevées 
en carène. Ses bulbes font ovales , revêtues d’en- 
veloppes blanchätres, membraneufes ; fes tiges 
droites, haures de deux à trois pieds , légérement 
flriées ; les feuilles glabres , aiguës , larges de trois 
à quatre lignes. Les fleurs font très-nombreufes , 
réunies en une tête arrondie, entourées d’une 
fpathe à deux valves concaves à leur bafe , cadu- 
ques, à deux pointes en forme de cornes; les pé- 
doucuies filiformes ; la corolle violette, à décou- 
pures aiguës ; les filamens plus longs que la co- 
rolle , alternativement dilatés, à trois pointes ; les 
deux latérales filamenteufss. 


Cette plante a été recueillis par M. Desfon- 
taines aux environs d'Alger. x (W, f. in herb. 
Desfont. ) 


25. Aiz defcendant. A/lium defcendens. Linn. 


Allium caule fubtererifolio , umbellifero ; pedun- 
culis exterioribus brevioribus ; flaminibus tricufpi- 
datis. Linn. Hort. Upfal. 78, & Spec. Plant. 426. 

Allium flaminibus alternè trifidis , folüs fflulofis; 
capite fpharico , non bulhifero , atropurpureo. Haler 


de Aïl. n°. 11. tab. 2. fig. 1. 
Mo!y atropurpureum. Swartz , Florig. tab. 60. 


M. de Lamarck a regardé cette plante comme 
une fimple variété de la précédente. Haller r’eft 
point de cette opinion, & croit qu'elle doit être 
diftinguée comme efpèce. Ses fleurs forment par 
leur réunion une tête ovale , along£e. Les pédon- 
cules intérieurs font beaucoup plus longs que les 
extérieurs. Les feuilles font longues d’un pied, 
roulées en cylindre, femblables à celles des jones; 
les tiges hautes de trois pieds ; les étamines très- 
faillantes hors des fleurs ; les femences anguleu- 
fes , ainfi que les capfules. 


Cette plente croit dans la Suiffe. x 


26. Ai à petites fleurs. AZ/ium parviflorum. 
Lino. 

Allium caule fubreretifolio , umbellifero ; umbellä 
globofa ; ffaminibes fimplicibus , corollä longioribus; 
fpathä fusulatä. Linn. Spec. Plant. 427. 

8. Idem , floribus cinereis. ( Allium parviflorum. ) 
Desfont. Flor. atlant. 1. pag. 290. ( Voyez AIL, 
n°. 176) 

La variété 8, obfervée en Barbarie par M. Des- 
fontaines , diffère de la plante de Linné par la 
couleur luifante & cendrée de fes fleurs, traver- 
fées par une ligne verdâtre. 


27. Aix de Pallas. A/lium Pallafii. Murr. 


Allium caule fubteretifolio , umbellifero, difformr; 
flaminibus fimplicibus , corollam equaniibus ; ffylo 


ASLAL 


brevifimo. Murr. Comm. GϾtt. 6. 177$. pag. 32. 
tab. 2, 


Ses bulbes font globuleufes , falitaires , tuni- 
qu<es , de la groffeur d’une perire noifette ; f:s 
tiges grêles , cylindriques, feui!lées, hautes d'un 
pied X demi; les feuill-s plus courtes que les 
tiges , fubulées , à demi cylindriques, vaginales ; 
ur gaîse pâle , ftriée, marquée de lignes vio- 
lettres. La fpathe le diviie en deux grandes valves, 
une fois plus courte que l’ombelle. Celle-ci eft 
arrondie , à fleurs nombreuf-s, plufeurs ftériles, 
foutenues par des pédoncules longs d'un pouce , 
de couleur purpurine , épaifis vers leur fon:mer. 
La corolle efl petite , purpuriue; les pétales égiux, 
ovales-lancéolés ; les étamines suffi longues que la 
coroile ; les fiiamens pourpres & fubulés ; les an- 
thères brunes ; le flyle tres-court; les capiules 
triangulaires. 


Cette plante croît dans la Sibérie. + 


28. Ai mufqué. A/lium mofchatum. Linn. 


Allium caule tererifolio , umoe!lifero ; umbell& 
FafFg'atâ, Jubfexflorä ; petulis acutis , fliminibus 
fimplicibus, foiris fetaceis. Linn. Spec. Flanr. pag. 
427. — Häller, de All. n°. 17. ( Voyez AiL, 
n°, 18.) 


29. AL jaune. A//ium flavum. Linn. 


Allium caule teretifolio , umbellifero ; floribus 
pendulis , petalis ovatis , flaminibus corollà longio- 
ribus. Linn. Spec. Plant. 427. — Haller, de All. 
n°. 24. 

Allium flore luteo feu pallido. J. Bauh. Hit. 2. 
pag. 561. Ic. 


Allium feu moly montanum quartum. Cluf. Pan. 
pag. 216. tab. 17. 18, & Hift. 194. ( Woyez AIL, 
n°. 19.) 


30. AuL à flzurs pâles. A/lium pallens. Linn. 


Allium caule fubreretifolio, umbellifero ; floribus 
pendulis , truncatis ; ffaminibus fimplicibus, corollam 
aquantibus. Gouan, Illuftr. 24. — Linn. Spec. 427. 
(Voyez AïL, n°. 20.) 


31. AL paniculé. A/lium paniculatum. Linn. 


Allium caule fubteretifolio, umbellifero ; peduncu- 
lis capilleribus, effufis; fliminibus fimolicibus, fpathä 
longiffimä. Linn. Spec. 428. — Hall. de AI. n°. 25. 
lc. cab. 1. fig. 1. ( Voyez AIL, n°. 21.) 


32. A1L odoriférant. A//ium odoratifimum. 
Desfont. 


Allium Bulbo tunicato , porofo; feliis lineari-fubu- 
daiis  crafiufculis ; fpathä brevi , fubquadrifisä ; fo- 


A TL 


{ ribus umbellaris, non bulliferis. Desf. Flor. atlant. 
vol. 1. pag. 289. tab. 83. 


267 
; 


Ses bulbes font oval2s, tuniquées; les tuniques 
extérieures fèches, membraneufes, déchirées à 
t leur fommet , percées d’un grand nombre de po- 
res. Les hampes fonc grêles, nues, longues d'un 
? pied & demi; les feuiiles glabres, étroites, un 

peu charnues , linéaires, fubulées , plus courtes 
| que les tiges ; les ombelles méiiocrement étalées, 
; enveloppées d’une fparhe membraneufs, courte, 
Ÿ fe échirant en trois ou quatre découpures ovales, 
j aiguës ; les pédoncules prefqu’égaux , langs d’en- 
viron un pouce ; les fleurs blanches ; les décou- 
pures de la corolle elliptiques, un peu obtufes ; 
: les étamines une fois plus courtes que la corolle. 

Ces fleurs font très-odorantes ; elles fe montrent 
j dans l'hiver. 


Cette plante a été découverte par M. Decfon- 
taines en Barbarie , dans les fables du défert , aux 
environs de Cafsa & de Tozzar.  (W./f. in herb. 
Desfontr.) 


XX*X%X Feuilles cylindriques & caxlinaires ; ombelle 
portant des bubes. 


33- AL des vignes. A/lium vineale. 


Allium caule teretifolio , bulbifero ; flaminibus tri- 
cufpidatis. Linn. Spec. Plant. 428. ( Voyez AIL, 
[1e 220) 


34. Aiz des lieux cultivés. A/lium oleraceum. 
Lion. 


Allium caule teretifolio , bulbifero ; foliis fcabris ; 
ferniteretibus, fubrès fulcatis ; fflaminibus fimplicibus. 


Linn. Spec. Plant. pag. 129. (Woyez AIL, n°.23.) 


XX%X%X* Toutes les feuilles radicales ; hampes 
nues, 


35. ArL penché. Allium nutans. Linn. 


Allium fcapo nudo , ancipiti ; foliis linezribus , 
: planis ; ffaminibus tricufpiduris. Linn. Spec. p.429, 
{ (Voyez AIL, n°. 24.) 


36. Arc anguleux. A/{lium arg:lofum. Linn. 


Allium feapoô nudo , ancipiti ; foliis linearibus , 
canaliculatis , futès fubangulatis ; umbellä fifligiata. 
Linn. Spec. 430. — Jacq. Auftr. tab. 423. — 
Bauh. Hift. 2. pag. 564. Icon. (Voyez AIL, 
n°25.) 


37. Aix des prés. Al/ium ferefcens. Linn. 


Allium feapo nudo , ancipiti ; foliis lixcaribus, 
; fubtès convexis , levious ; umbellà fubrorundä , ffa- 
. xinibus fubulaiis, Linn, Spéc. 430. 
S LI 2 


268 ASIE 


Allium umbelliferum , pratenfe. J. Bauh. Hift. 2. | 


pag. 564. lc. 

Les auteurs ne font point d'accord fur cette 
plante & la précédente. Les uns penfent, avec 
Linné , qu'elles doivent être féparées comme ef- 
pèces ; les autres, avec Haller, les regardent 
comme variétés. M. Willdenow affirme qu’elles 
font réellement diftinétes , les ayant cultivées 
pendant plus de vingt ans. Dans celle-ci , les ra- 
cines font traçantes , les tiges à deux angles , maïs 
point ftriées ; les feuilles convexes en deffous, 
très-lifles, point anguleufes ni triées ; les ombel- 
les de forme arrondie , point faftigiées ; les divi- 
fions de la corolle point conniventes, mais étalées 
& St à les étamines plus longues que la 
corolle. 


Cette plante croît en Suiffe , en Sibérie, &c. 7 


38. Aiz échalotte. A//ium afcalonicum. Linn. 


Allium f[capo nudo , tereti ; filiis fubulatis, um- 
bellä globofä , flaminibus tricufpidatis. Linn. Spec. 
Plant. pag. 429. ( Voyez AL, n°. 34.) 


39. ArL d’Illyrie. A//ium illyricum. Jacq. 


Ailium fcapo nudo, tereti ; foliis lineari-lanceo- 
latis , planis ; umbell faffigiatä , fhaminibus [ubula- 
zis. Willd. Sec. Plant. 2. pag. 76. — Jacq. Icon. 
2. tab. 365, & Coileét. 3. pag. 273. 

Ses tiges font droites , nues , glabres, cylin- 
driques , garnies de feuilles toutes radicales, li- 
néaires-lancéolées , un peu canalicu'ées à leur 
bafe , puis planes , légérement rel:vées en carène 
fur leur dos. Les fleurs font difpofées en une om- 
belle faftigiée ; les étamines fubulées. 


Cette plante croit en Autriche, dans les vi- 
goes. 2 


40. AïL à grandes fleurs. A/lium grandifiorum. 
Lan. 


Ailium (narciffiflorum ), {Capo nudo, tereti, 
foliis lineari-fubularis longiore ; umbellä fafligratä, 
petalis mucronatis, flaminibus fimplicibus. Willden. 
Spec. 2. pag. 77. 

Allium narcififlorum. Vill. Dauph. 2. pag. 258. 
tab. 6. (Voyez AIL, n°. 28.) 


4t. AIL odorant. A/lium odorum. Linn. 


Allium feapo nudo , teretiufeulo ; foliis linearibus, 
canaliculatis, fubtès angulaiis ; umbellä fafigiarä. 
Lino. Mantiff. 62. 


Ses.tiges font hautes d’un pied , droites, cylin- 
driques ou munies d’un angle à peine fenfible; les 
feuilles radicales , prefque fafciculées , linéaires , 
alongées , à peine charnues , légérement velues , 

-flriées en deffous , canaliculées en deflus. La fpathe 


JANTIC 


eft courre ; les pédoncules difpofés en ombelle, 
droits , plus longs que les fleurs , accompagnés à 
leur bafe de petites braëtses membraneufes. La 
corolle eft blanche , odorante; fes découpures ova- 
les, oblongues, un peu aiguës, brunes fur leur 
carène ; les étamines fimples , fubulées , une fois 
plus courtes que la corolle ; l'ovaire cendré, mar- 
qué de points enfoncés ; le flyle blanc. 


Cette plante croît dans les contrées méridio- 
nales de l'Europe. # 


42. AïL inodore. Al/ium inodorum. Ait. 


Allium fcapo nudo, fubrriquetro ; foliis lineari- 
bus , planis, fubiùs carinaris ;ÿ umbellä fafligiatä, 
floriferä ; flaminibus fimplicibus. Aiton, Hort. Kew, 
vol. 1. pag. 427. — Willd. Spec. Plant. 2. pag. 76. 


Cette efpèce , que je ne connois pas, fe rappro- 
che, felon Willienow, de l'ail anguleux ; mais elle 
eft deux fois plus grande. S:s tiges font nues, un 
peu criangulaties; fes feuilles routes radi ales, pla- 
nes, linéaires, en carène à leur face inféricure. 
L’ombelle eft chargée de fleurs fafligi£es ; les éta- 
mines fimples. 


Cette plante croît à la Caroline. x 


43. Arz à odeur de vanille. A/ium fragrans. 
Vent. 


Allium fcapo tereti ; foliis linearibus , carinatis, 
obtufis , contortis ; pedunculis nudis ; ffaminum fila- 
mentis planis. Vent. Hort. Celf. tab. 26. 


Cet ail eft remarquable par fes fleurs très-odoran- 
tes, & dont l’odeur approche de cell: de la vanille. 
Ses bulbes font arrondies , revêtues de membranes 
blanchâtres ; les hampes cylindriques, finement 
friées , un peu glauques , deux fois plus longues 
que les feuilles ; celles ci linéaires , obtufes, ca- 
naliculées, ftriées , un peu épaifles ; la fpathe 
courte, s’ouvrant en deux valves ovales-oblon- 
gues , aiguës , prefqu'égales ; environ dix à feize 
fleurs difpofées en une ombelle lâche , incli- 
née avant la floraifon, d’un rofe-tendre , puis 
d’un blanc de lait, parfemées de lignes purpu- 
rines ; les découpures de ja corolle ovales-ob- 
longues , prelqu’obtufes ; les étamines planes , 
aigues, plus courtes que la corolle , rapprochées 
en cylindrique ; les anthères oblongues , d’un 
pourpre-foncé , à deux loges, creufées de quatre 
fillons ; l’ovaire ovale , d’un vert-foncé ; le flyle 
triangulaire , plus court que les éramines ; le ftig- 
mate trongué. 


Cette plante , originaire de l’Afrique, eft cul- 
tivée au Jardin des Plantes. % (F7. v.) 

44: A1L firié. A/lium ffriatum. Jacq. 

Allium fcapo nudo , obfolete triquetro:; foliis Li- 


* nearibus , obliquis , fubcanaliculatis, fubts ffriatis ; 


AIL 


umbellà fafligiaté , pauciflorä. Jacq. Icon. Rar. vol. 
2. ub. 366, & Colle&. Suppl. 51. * — Willden. 
Spec. Plant. 2. pag. 77.— Redout. Liliac. vol. 1. 
tab. so. 


Cette efpèce eft remarquable par fes étamines 
légérément réunies à leur bafe, & par fes feuilles 
ftriées en deflous , n’exhalant aucune mauvaife 
odeur, Sa buibe eft ovale , de la groffeur d’une 
petite noix ; elle produit cinq à fix feuilles radi- 
cales, linéaires, prefqu'obtufes, creufées en gout- 
tière, étalées, longues d'environ neuf pouces. De 
leur centre s'élèvent une ou deux tiges nues, gla- 
bres, un peu triangulaires, plus courtes que les 
feuilles. La fpathe fe divife en deux folioles oppo- 
fées, courtes, oblongues , aiguës, perfifiantes , 
enveloppant une ombelle étalée , compofés d'envi- 
ron dix fleurs blanches , d’une médiocre grandeur, 
légérement odorantes. Les pédoncules fonr grêles, 
cylindriques ; la corolle divifée en fix découpures 
oblongues, prefqu'obrufes ; les filamens fubulés, 
à peine de la longueur de la corolle , légérement 
adbérens à leur bafe ; le ftigmate triangulaire ; la 
capfule à trois angles obtus ; les femences noires & 
anguleufes. 


Cette plante croît au Cap de Bonne-Ffpérance. 
On la cultive au Jardin des Plantes de Paris. 


(.S.) 
45. AL grêle. Allium gracile. Aït. 


Allium fcapo nudo , tereti, longiffimo; foliis linea- 
ribus , canaliculatis ; ffaminibus fubulatrs, baft con- 
nauis. Ait. Hort. Kew. 1. pag. 429. — Andrew, 
Botan. rep. vol. 2. tab. 107. 


Plus grêle que la précédenre, cette plante n’en 
paroîr être qu'une variété, ayant, comme elle, les 
étamines un peu réunies à leur bafe. Ses tiges font 
nues, cylindriques , beaucoup plus longues que les 
feuilles, grêles , hautes de trois pieds ; les feuilles 
toutes radicales, linéaires, canaliculées, appro- 
chant de celles des narcifles. Les fleurs font droi- 
tes, blanches , onguiculées ; les onglets forment, 
avec Ja bafe des étamines, un cône verditre, 


Cette efpèce croît à la Jamaique. % 


46. Arz globuleux. A/ium globofum. 


Allium foliis teretibus, filiformibus ; ffaminibus 
Jimplicibus, perigonio acutiffimo longioribus ; bulbis 
oblongis ; fcapo tereti, fubnudo ; umbellä globofà. 
Decand.— Redout. Liliac. vol. 3. tab. 179. 


Ses bulbes font grêles, oblongues , réunies par 
fafcicules; elles produifent toutes une tige droite, 
cylindrique , un peu tortueufe, garnie à fa bafe 
de feuilles filiformes, cylindriques , d’une odeur 
d'ail, plus courtes que la hampe. La fpathe fe 
divife en deux valves inégales , fubulées à leur 
fommet, Les fleurs font difpofées en une ombelle 


Fa 5 269 


globuleufe , d’un rofe-vif, foutenues par des pé- 
doncules rougeätres, plus longs que les fleurs , 
dépourvus de braétées. La corolle eft en forme de 
cloche, divifée en fix découpures égales , lancéo- 
lées, aiguës ; les étamines faillantes ; les filamens 
filiformes , de couleur de rofe ; les anthères droi- 
tes, ovales, d’un rouge de brique; Povaire ovale- 
globuleux ; les capfules à trois angles faillans ; les 
femences noires & anguleufes. 


Cette plante croît fur le mont Caucafe, où elle 
a été découverte par M. Marshall, qui en a en- 
voyé des graines au Jardin des Plantes. Elle fleurit 
vers je milieu de l'été. 


47. AiL du Piémont. A/lium pedemontanum. 
Wiild. 

Allium fcapo fubtetragono ; foliis linearibus , ob- 
tufis ; umbellä pauciflorä. Willd. Spec. 2. pag. 77. 


Allium nigrum, Allion. Ped. n°. 1881. tab. 25. 
fig. 1. Non Linn. 


Aliium narcifffolium. Lam. Diét. pag. 68. Non 
Scopol. {Voyez AiL, n°. 26.) 


48. Aix noir. A//ium nigrum. Linn. 


Allium fcapo nudo , tereti ; foliis linearibus , um- 
bell& hemifphericä , petalis patentibus , flaminibus 
fimplicibus. Linn. Spec. 430. 


Allium monfpeffilanum. Gouan, II. 24. tab. 16. 
— Lam. Diért. 1. pag. 68. 


Allium multibulbofum. Jacq. Auftr. 1. pag. e. 
tab. 10. (Woyez AIL, n°. 27.) 


49. Aix du Canada. A/lium canadenfe. Linn. 


Allium fcapo nudo , tereri ; foliis linearibus , ca- 
pitulo bulbifero. Linn. Spec. 430. 


An allium canadenfe ? Mich. Flor. boreal. Amer. 
vol. 1. pag. 194. (Woy:z AIL, n°. 29.) 


Il eft douteux que la plante de Michaux foit la 
même que celle de Linné. Ses feuilles font planes, 
canaliculées , étroites , linéaires , alongées; fes 
hampes nues , comprimées , un peu plus longues 
que les fleurs ; les ombelles peu garnies ; la fpathe 
très-courte ; les pédoncules redrefés , alongés, à 
peine au nombre de huit ; les découpures de la 
corolle lancéolées , avec une nervure d’un vert- 
blanchâtre ; les étamines fiaples. ( Michaux. ) 


$o. ArL changeant. A/lium mutabile. Mich. 


Allium feapo tereti, foliis fupernè fubfetaceo-con- 
volutis , flaccidis ; umbellä fubmultiflorä, flaminibus 
fimplicibus. Perf. Synopf. 1. pag. 357. — Mich. 
Fior. boreal. Amer. 1. pag. 195. 


Ses bulbes font arrondies , enveloppées de mem- 
branes fibreufes ; les tiges droites, cylindriques; 


270 AE 


les feuilles radicales, plus courtes que les tiges, 
planes, canaliculées, mollaffes, prefque féracées 
& roulées à leur parti: fupérieure. La fpathe eft 
courte ; les ombelles compolées de plufieurs fleurs; 
quelquefois elles portent des bulbes, & alors les 
fleurs font moins nombreufes. La corolle eft d’un 
blanc livé de rofe ; fes découpures ovales-lancéo- 
lées ; les étamines très-fimples. Quelquefois les 
ombeiles ne font compofées que de bulbes. 


Ceute plante croît dans l'Amérique fepren- 
trionale ; ella fleurir au commencement de mai. 
(Michaux. ) 


st. AIz à trois cornes. Al/ium tricorne. Hort. 
Parif. 

Allium ceule nudo, compreffo , ancipui ; fodiis 
planis , «tearibus, flriatis; umbeliä reflexä; flami- 
nibus fimplicibus | corollä longioribus. (N.) 


Ses bulbes font ovales, de la groffeur d’une 
noix , enveloppées de membranes rouffearres; les 
tiges fimples , hautes d'environ un pied, nues, 
comprinmees, à deux angles oppotes, faiilans. Les 
feuilles fonc radicaies ; elles enveloppenc la tige 
par une gaine un peu lâche, longue de deux ou 
trois pouces, prolongée en une feut'le plane, 
linéaire , flriée , large d'environ deux lignes, un 
peu plus courte que les tiges. La fpathe elt mem- 
braneule , divifée en deux découpures inégales, 
plus longues que les pé toncules, Ceux-ci fontnom- 
breux , & forment une omb.lle touffue, fortement 
inclinée pendant la foraifon. La corolle eft d'un 
blanc lavé de rofe ; trois de fes divilions plus aignës 
que les autres ; les étamines fail'antes ; les anthères 
petites, ovales. 

Cette plante eft cultivée au Jardin des Plantes de 
Paris. J'ignore fon lieu natal. % { W. [. in herb. 
Disfoni.) 


52. AiL à feuilles de primevère. Allium urfi- 
num. 

All‘ um fcapo nudo , triquetro ; foliis lanceolatis, 
petiolatis ; umocllà faffigtaia. Linn. 

Allium petiolatum. Lam. D:ét. 1. p. 69. (Voyez 
AILSine131.0) 

$3. Arc de l'Éclufe. AUium cluffanum. Wild. 

Al!ium feapo nudo, tereti ; foliis linearibus, planis, 
ciliatis ; umbellà pauciflorä ; peralis obovatis, con- 
cavis. Willd. Spec. Piant. vol. 2. pag. 79.— Retz, 
in Litt. 


Moly minus. Cluf. Hift. 1. pag. 192. Icon: Bora, 
— J. Bauh. Hit. 24 pag. 568. Icon. 


pro] 


ÀATL 
mollaffes, plus Jongues que lesriges, munies À 
leurs bords de poils blanchâtres. Ses tiges font 
cylindriques, longues de fix à huit pouces , ter- 
minées par une ombelle peu garnie , enveloppée 
par une fpathe d’abord cylindrique , fubulée , qui 
fe déchire erifuite irréguliérement. Les pédoncules 
font inégaux , longs d’un demi-pouce à un pouce; 
la coroile blanche , ouverte, inodore; fes de- 
coupures concaves , un peu arrondies , En carène 
fur leur dos, trois alternes plus larges; les éta- 
mines très-fimples , blanches, de la longueur de 
la corolle ; l'ovaire d’un blanc-verdâtre ; le fiyle 
blanc ; le ftigmate fimple. Ses bulbes ont l'odeur 


| & la faveur de l'oignon. 


Cet ail a des bulbes fort petites, à peu près de ! 


Ja groffeur d’un pois, blanches, ovales : il en fort 


Cette plante croit dans les contrées méridia- 
nales de l'Europe.-% 


4. AiL triangulaire. A/lium criquerrum. Linn. 


Allium feapo nudo foliifque triquetris ; fkaminibus 
fimplicibus. Linn. Spec. pag. 431. ( Voyez AIL, 
n°. 30.) 


$5. AiL blanc. Allium aloum. Sant. 

Allium feapo nudo , obfolecè triquetro ; foliis radï- 
calicus lineari-lanceolaus , canalicularis, carinatis 
umbellà capfuliférà , petalis ovatis , flaminibus fim- 
plicibus. Loif. Journ. bot. 2. pag. 280. — Sainti. 
Viagg. p. 352. tab. 7. — Ex Bertol. Piant. Gen. 
pag. S1. 

«Cette efpèce, dit M. Loifeleur de Longchamps, 
eftbien diftinéte de l’allium triquetrum. Sa tige eît 
plus fortement triangulaire ; fes pérales lancéo- 
lés, traverfés par une nervure longitudinale , 
rouffeâtre. Sa fpathe s'ouvre en deux pièces. Elle 
eft commune dass le pays de Gênes & aux envi- 
rons de Toulon. Elle fleurit au mois d'avril. x 


56. AiL oignon. A/!'um cepa. Linn. 


Allium feapo nudo, infernè ventricofo , lorgiore 
foliis rereibus. Linn. Spec. 431. — Lam. il. tab, 
242. fig. 2.— Tourne. Infl. tab. 205$. ( Vôyez Aix, 
n°.33.) 

57. Air doré. Allium moly. Linn. 

Allium fcapo nudo , fxbcylindrico ; foliis lanceola- 
tis , feffilibus ; umbella fafligiarä. Luin. Spec. Planc. 
Pag. 432. 

Allium aureum. Lam. Diét. 1. pag. 69. 

Moly favo flore. Swert. Floril..1. teb. 6o. fig. 2. 
(Voyez AIL, n°. 32.) 

58. Arc à fleurs de fcorfonère. A/lium fcorfone- 
rafolium. ( Destont. ) 


Allium foliis lineari-lanceolatis, concavis, fibrès 


des feuilles graminiformes , planes, linéaires , ‘ nervofis ; umbellä pawciflorä ; bulbiferä ; ovario 


À 1 L 


hexaptéro ; flaminibus frrnplicibus , incluhs. Desfont. 
Catal. Hort. Parif. — Redour. Liliac, vol, 2. tab. 
99- 

Cette efpèce a des rapports avec l'allium mo’y ; 
elle en dire par fes feuilles plus étroites, con- 
caves , à fortes nervures; par fes ombelles char- 
gées de bulbes; par fes fleurs peu nombreufes ; 
par fes ovaires à fix angles faillans. Sa bulbe ef 

lanche , de la groffeur d’une petite noix ; elle 
poulle de fon fommet un petit nombre de feuilles, 
quelquefois plus longues que les tiges, lineaires, 
lancéo!ées, canaliculées, à trois fortes de nervu- 
res parallèles : de leur milieu s'élève une tige 
droire, cylindrique, terminée par une ombelle de 
quatre à fix fleurs très-étalées , jaunes, un peu 
verdâtres fur leurs nervures, munies, à la bafe 
des pédoncules, de deux ou trois bulbes ovales, 
fefh'es, accompagnées d’une braétée membraneufe 
& blanchätre. La fpathe qui enveloppe l'ombelle eft 
entièr2, ovale, concave, rejetée d’un feul côté ; 
les pédoncules grêles, deux fois plus longs que la 
fpathe. La corolle eft en cloche , à fix découpures 
ovales , oblouguëes, un peu obtufes; les éramines 
plus courtes que la corolle ; les anchères droites ;- 
à deux loges ; l'ovaire jaunâtre, héxagone, à fix 
crêtes faiilantes entre les filamens des étamines. 


Cette plante eft cultivée au Jardin des Plantes 
de Paris. Son lieu natal n’eft poiut connu. (W.v.) 


9. AïL à trois coques. A//ium tricoccum. Ait. 


Allium [caro nudo, femitereti ; foliis lanceolato- 
oblongis , planis , glabris ; umbella globofü, feminibus 
fotitariis. Air. Hoït. Kew. 1. pag. 428. 


Ses tiges font nues , à demi cylindriques; les; 
feuilles routes radicales , glabres , planes, oblon- ! 
gues , lancéolées. Les fleurs font difpofées en om- ; 
belles globuleufes ; les capfulés ne renferment 


chacune qu'un: feule femence. 
Cette plante croit dans l’Amérique feptentrio- 
nale. 2 


Go. Air fiiuleux. Alium ffiulofum. Linn. 


Allium fcapo nudo , adaguante folie teretia , vén- 
tricofu. Linn. Hoït. Upf. 78. — Hall. de AN. n°. 
13. Excluf. Dodonsi Synonym. ex Ha!l. 


8. Ailium altaicum. Pall. Itin. 2. Append. n°. 
108. tab. R. 


Cette efpèce paroît d’abord ne devoir ètre 


confidérée que comme une variété de l’allium | 


rt 


cepa. C'éioit l’opinion de M. de Lamarck. Linné 
& Haller la regardent comme diftinéte ; mais ce 


dernier croit que le cepa oblonga, Dodon. p.687, 


ne doit pas être rapporté à cette plante, mais à : 


l'allium cepa. La principale différence confifte dans : 
les étamines, alternativement trifides dans l'ai ! 


AIL 


lium cera, fimples dans celui-ci. Ses tiges font 
ventrues dans leur milieu ; fes feuilles fifluleufes , 
plus courtes que la hampe ; fes fleurs blanches, 
nombreufes ; les trois divifions extérieures de la 
corollé plus courtes ; les filamens rapprochés, 
élargis à leur bafe ; 1£s capfules arrondies , à trois 
loges, en forme de trois coques; l£s femences 
noires & anguleufes ; même odeur que celle de 
Poignon. Son lieu natal n’eit pas connu. % La 
variété 8 croit en Sibérie. Ssion Willdencw, elle 
n'offre d'autre difference qu'en ce qu'elle ef beau 
coup plus petite. 


271 


Gr. Aix civette. Allium fchænoprafum. Linn. 


Allium fcapo nudo , adaquante folia teretia ; fubu- 
lato a Linn. Spec. pag. 432. ( Voy. AIL, 
n +. 35- 


G2. ArL feuillé. A/lium foliofum. Decand. 


Allium umbellä capfulife:ä , confertä ; foliis tere- 
tibus , fubulato filiformibus ; aliis radicalibus , aliis 


ad bafim caulis infertis. Decand. Synopf. pag. 164. 


Ses bulbes font oval=s, blanchâtres ; fes racines 
compofées de longues fibres blanches, fafciculées; 
les tiges droites, hautes de huit à dix pouces, 
cylindriques , glabres , ftriées, prefqaue nues. Les 
feuilles font prefque cylindriques , épaiffes d’une 
ligne ; fubulées , plus courtes que les riges; les 
unes radicales ; d’autres enveloppent la bafe de Ja 
tige par une gaine longue d'environ deux pouces, 
friée , un peu purpurine à fa partie inférieure. Les 
fleurs font réunies en une ombeile globuleufe ; 
les pédoncules courts ; la fpathe divifée en deux 
découpures lancéolées , aiguës, un peu élargies, 
plus courtes que l’ombell: ; la corolle purpurine ÿ 
fes divifions Jancéolées , prefque mucronées; las 
étamines fimples, plus courtes que la coroile. 


Cette plante croit dans les Pyrénées. x (V7, fi iæ 
herb. Desfont.) 


63. AiL de Sibérie. A/lium fiviricum. Linn. 


Alliurn fcapo nudo , tereti ; foliis femicylindricis, 
farrinibus fubulatis. Linn. Mant. 562. ( oy. AL, 
ve 
N-57.) 


G4. AIL fétacé. Allium fetaceum. 


Alliurm fcapo nudo, tereti ; foliis feraceo-fbu- 
latis , cilrato-[erratis ; petalis ovato-lanceolaris, apice 
emarginetis. Plant. Hung. pag. 70. tab. 68. 


Ses tiges font nues, glabres , cylindriques. Les 
feuilles, toutes caulinaires , font fét:cies , fübu- 
lées, prefaue denticulées & ciliées à leurs bords ; 
les fleurs difpofées en ombelle, enveloppées à la 
bafe des péoncules par une fpathe longuemeut 
mucronée ; les divifions de la corolle ovales-lan- 
céolées, échancrées à leur fommet. 


A TE 


Cette plante croît en Hongrie , aux lieux pier- 
reux & flériles. 


272 


G$. Air de Portugal. Alium lufitanicum. Lam. 
Allium feapo nudo, tereti; foliis filiformibus , fla- 


minibus corollä longioribus ; fpathä ovatä , bifidä ; 


umbellä confertä. (N.) ( Voyez AIL, n°.36.) 


66. AïL à feuilles capillaires. A/liurm capillare. 
Cavan. 


Allium fcapo nudo, tereti ; foliis capillaceis , um- 
bellä pauciflurä ; petalis lanceolatis , acutis. Willd. 
Spec. Piant. 2. pag. 82. — Cavan. Icon. Rar. 3. 
pag. 4. tab. 206. fig. 1. 


Cet ail paroit fe rapprocher beaucoup de Pa/- 
lium lufitanicum ; mais fes étamines font plus courtes 
que la corolle; fes feuilles plus fines ; la fpathe 
très-étroire ; les omb<lles peu garnies. Ses tiges 
font grel2s, droites, nues, cylindriques , hautes 
d’un pied; fes feuil'estoutesradicales , pluscourtes 
que les tiges, fines, capillaires, vaginales à leur 
bafe. La fpache eft étroite , courte , aiguë, d’une 
feule pièce , déchirée par l'expanfion des pédon- 
cules ; ceux-ci au nombre de fix à neuf, longs d’un 
demi-pouce , difpofées en une ombelle lâche. La 
corolle eft purpurine , à fix divifions obilongues, 
aiguës, les étamines fubulées, plus courtes que la 
corolle ; les anthères brunes , ovales. un peu 
échancrées à leur bafe; l'ovaire globuleux, fur- 
monté d’un ftyle plus court que les étamines. Le 
fruit eft une capfule globuleufe, à trois fillons, 
contenant, dans chaque loge, ordinairement deux 
femences noires, ovales. 


Cette plante croit en Efpagne , aux environs de 


Valence ; elle fleurit en juillet. x { W. f. in herb. 
Desjont. ) 


67. AIL à feuilles menues. A/lium tenuifimum. 


Wilid. 


Allium [eapo nudo, teretiÿ foliis lineari-fubulatis, 
umbellà pauciflorä; petalis f.brotundo-ovatis, obtufis. 


Willd. Spec. Plant. 2. pag. 83. 


Allium feapo nudo , tereti, inani; foliis [uhula- 
tis, fliformibus ; copitulis laxis , paucifloris. Gmei. 


Sibir. 1. pag. 61. tab. 15. fig. 2. 3. 


Cet ail a de très-grands rapports avec le pré- 
cédent ; il en diffère principalement par les divi- 
fions de la corolle , qui font ovales, prefque ron- 
des , obtufes. Ses hampes font cylindriques , fif- 
tuleufes ; fes feuilles fubulées, linéaires, prefque 
filiformes ; les ombelles larges; les étamines plus 
courtes que la coroile. 


se. plante croit dans la Sibérie. (Voyez Aux, 
n°. 38.) 


AIL 


68. Arc à fleurs obtufes. A/lium obtufiflorum. 
Decand. 


Allium foliis fubradicalibus , femicylindricis , ca- 

pillaribus , acutis, fcapum ferè fuperantibus ; fcapo 

{cereti, flaminibus fimolicibus , petalis obtufifimis. 
Decand. — Redour. Liliac. tab. 118. 


Allium capillare. Hort. Parif. 


Il fe rapproche de l’allium ffellerianum. Ses 
bulbes fonc blanches, fphériques, de la groffeur 
d’une cerife : il en fort quelques feuilles “roites, 
radicales , un peu étalées, capillaires , demi-cylin- 
driques , ftriées fur leur gaîne, prequ’aufh longues 
que les tiges. Celles-ci font droites, glabres, cy- 
lindriques , terminées par une ombells ferrée, 
prefque globuleufe , compofée de quinze à vingt- 
cinq fleurs, environnée d’une fpathe blanche, 
concave , ovale , d’une feule pièce , fendue à fon 
fominét en deux lobes aigus ; les pédoncules 
blancs , cylindriques , épaiflis à leur fommer, un 
peu pendans à l’époque de la floraifon. La coroile 
elt blanche , globuleufe , avec une légère teinte 
de rofe, à fix découpures oblongues, égales, 
très-obtufes, prefque tronquées à leur fommet ; 
les étamines fimples , de la loncueur de la corolle, 
planes , élargies à leur bafe ; l'ovaire pyramidal , 
marqué à fa bafe de trois cavités gianduleufes ; le 
ftyle court ; le ftignate fimple. 


Cette plante , originaire de la Sicile, fe cultive 
au Jardin des Plantes de Paris; elle fleurit à la fin 
du printems. x (W.f.) 


69. Ai de ftellère. A//ium flellerianum. Wild. 


Allium fcapo nudo , tereti ; foliis femicylindricis, 
umbellis denfis ; flaminibus fubulatis , corollä longio- 


ribus. Willd. Spec. 2. pag. 82. 


Cepa fcapo nudo , tereti, inani ; foliis femicylin- 
draceis ; capitulis fpiffis , muluifioris. Gmel. Sibir. 
vol. 1. pag. 63. tab. 16. fig. 1. 2. 


Ses bulbes font petites, ovales , fouvent fafci- 
culées, munies de racines fibreufes , purpurines. 
Les tiges font nues, fiftuleufes, cylindriques, 
longues d'environ un pied ; les feuilles étroites, 
à demi cylindriques , glabres , toutes radicales. 
Les fleurs font difpofées en une ombelle touffue. 
La fpathe fe divife en deux ou trois découpures 
aiguës. La corolle eft d’un blanc-verdatre ; fes 
divifions ovales-lancéolées ; les étamines fubu- 
lées, plus longues que la corolle. 


Cette plante croit en Sibérie. # 


70. A1L nain. A/lium chamemoly. Linn. 


Allium feapo nudo, fubnullo ; capfulis cernuis ; 
foliis plants , ciliatis. Linn. Spec. Plant. 433. (Voy. 
AIL, n°. 39.) 


| Ses bulbes font ovales; fes feuilles planes, 


aiguës , 


AIL 


aiguës , étalées par terre ; fes hampes gréles , à 
peine forties de terre ; la fpathe courte, membra- 
neufe ; la corolle blanche, à fix découpures lan- 
céolées , aiguës ; les étamines plus courtes que la 
corolle ; la capfule arrondie. 


J'ai recueilli cette plante vers la fin de l'hiver, 
fur les côtes de Barbarie. % ( W. v.) 


71. AïL rougeâtre. Allium rubellum. Marsh. 
Allium fcapo fubnudo , tereti ; foliis femicylindri- 


cis, canaliculatis ; fpathä brevi; umbellä convexä , 
multiflord; ffaminibus fimplicibus , corollä duplo bre- 
vioribus. Maish. Flor. Caucaf. 1. pag. 264. 


Cette efpèce a le port de l’alium argulofum. 
Ses bulbes font fimples, prefque rondes, de la 
groffeur d’une noifette. Ses hampes, cylindriques 

nues, ont à leur bafe, outre d’autres feuilles , 
une ou deux feuilles vaginales à leur partie infé- 
rieure, un peu charnues, canaliculées, à demi cy- 
lindriques, plus courtes que la hampé. L’ombelle 
eft convexe, garnie de beaucoup de fleurs ; les 
pédicelles grêles , beaucoup plus longs que les 
corolles : celles-ci font d’un pourpre clair; les pé- 
tales aigus , redreflés ; les éramines fimples , une 
fois plus courtes que la corolle ; le ftyle court. 


Cette plante croit en Efpagne. x ( Marsh. ) 


72. Air des rochers. A/lium faxatile. Marsh. 


Allium fcapo fubnudo , tereti ; foliis femiteretibus ; 
fpatha acuminatà , umbellà longiore ; flaminibus fim- 
plicibus, corollä longioribus. Marsh. Cafp. pag. 167. 
App. n°. 39, & Flor. Caucaf. 1. pag. 264. 


Elle fe rapproche beaucoup de l'allium ffelle- 
rianum ; maïseile en diffère par fa fpathe longur , 
fubulée. Ses bulbes font oblongues, agrégées; 
les feuilles routes radicales; quelques-unes vagi- 
pales à leur bafe, à demi cylindriques ; la hampe 
cylindrique ; les fleurs en ombelle ; les pétales 
étalés ; les étamines fimples , plus longues que la 
corolle. Elle varie à fleurs purpurines. 


Certe plante croit fur le mont Taurus, parmi 
les pierres calcaires. 3 ( Marsh.) 


* Arz du Caucafe. Allium caucafum. 


Allium (globofum ) , caule fubteretifolio , umbel- 
lifero; flaminibus fimplicibus , corolli dupld longio- 
ribus ; umbellä globofä ; fpathä fubulatä , longifima. 
Marsh. Flor. Cauc. 1. pag. 262. 


Allium foliis Jemicylindraceis, caulinis ; fpathä 
longifimé , capitulo globofo. Gmel. Sibir. 1. pag. sr. 
n°. 15. tab. 10, 


Ses bulbes font oblongues, agrégées, revêtues 
d’enveloppesluifantes, d'un brun-foncé; les feuilles 
caulinaires, très-étroites, à demi cylindriques , 
flriées , canaliculées. Les tiges fupportent une 

Botanique, Supplément. Tome 1. 


AJO 


ombel!'e globuleufe, de la même forme & de la 
même couleur que celle de l’a/lium rotundum , maïs 
plus petite. La fpathe eft à deux valves, dont une 
beaucoup plus longue que l’ombelle ; les éramines 
fimples , une fois plus longues que la corolle. 


= 
om 
/ 


Cette plante croit au mont Caucafe, fur les 
collines. 2% ( Marsk.) 


AJONC. Ulex. Il faut retrancher de ce genre 
l’ulex capenfis, n°. 3, qui eft l'indigofera deprejfa. 
Thunb. 


1. AjonNc d'Europe. Ulex europaus. Linn. 


Ulex foliis villofis, acutis ; fpicis fparfis. Line. 
Spec. Plant. 1045. — Smith, Flor. brit. 2. pag. 
756. — Lam. Ill. tab. 621. 


Ulex grandiflorus. Pourr. A&. Tolof. 3. pag. 333. 
Ulex vernalis. Thore , Lond. 390. 


æ. Genifla fpinofa major, longioribus aculeis. C. 
Bauh. Pinn. 394. 


8. Geniffa fpinofa major, brevioribus aculeis. C. 
Bauh. Pinn. 394. — Linn. var. 8. ( Woyez AJONC, 
n°1.) 


2. AJONC nain. Ulex nanus. Smith. 

Ulex (minor), foliis lirearibus, glabris, acutiss 
Jpinis fparfis; calicis foliolo inferiore tridentato. 
Roth. Caraleét. 1. pag. 33. — Smith, Flor. brit. 2. 
Pa8: 757: 

Ulex parviflorus. Pourr. A€. Tolof. 3. pag. 333. 

Ulex autumnalis. Thore , Lond. 399. 


8. Ulex (provincialis ) , dentibus calicinis lanceo- 
latis, diflantibus ; braëleis minutis, adpreffis ; ra- 
mulis glaëriufeulis, éreétis ; calicibus fubpubefcentibus, 
corollam vix fuperantibus. Loifel, Journ. bot. 2.peg, 
361. tab. 13. fig. 2. 


Cette efpèce fe diftingue des deux variétés pré- 
cédentes par fon port, étant bien moins élevée , 
formant un petit buiffon bas, dont les rameaux 
font étalés, diffus, prefque couchés fur la terre. 
Ses branches font glabres, ainfi que fes feuilles ; 
fes épines très-dures, plus couites ; fs fleurs 
plus petites & plus nombreufes ; les deux fo- 
lioles du calice slabres ou à peine pubefcentes ; 
linférieure terminée par trois dents. La corolle 
eft jaune ; l’écendard prefque plane, entier à fon 
foinmet ; les ailes plus courtes que la carène ; les 
écailles du pédicelle très-petites, & appliquées 
deffus. 


J'ai recueilli cette plante fur les rochers aux 
bords de la mer, à Marfeille. Elle croit aufli dans 
les Pyrénées, à Fontaintbleau , &c. B (F. } 


Obfervarions. Je ne crois pas que cette dernière 
Mm 


AIR 


efpèce puilfe fe rapporter à l’u/ex eurepaus ,Var.8, 
Lino, Ce dernier eft velu fer fes rameaux & fur {es 
feuilles; il a d’ailleurs un port différent. S:s ra- 
meaux font droits, élancés ; fes tiges élevées. Il 
fe difingue de la variété « par fes aiguillons beau- 
coup plus courts, moins roides , un peu forples ; 
par fes fleurs plus petites, & fes folioles calicinales 
bien moins pubefcertes. Je ne doute pas que ce ne 
foit une efpèce diflincte. 


274 


La plante 8 eft une autre variété intermédiaire 
entre ces deux efpèces , «ayant, dit M. Loifel de 
Longchamps, les fleurs de la première, les ra- 
meaux de la feconde, dontelle fe rapproche encore 
par fes braétées ou écailles du pédicelle. Ses tiges 
font hautes de trois pieds ; fes calices à peine plus 
longs que la corolle, un peu pubefcens; leurs 
dents lancéolées, écartées. » On la rencontre fur 
les bords de la mer, aux environs de Toulon. 


AJOUVÉ. Ajuvea. Aubl. Doug/affia. Schreb. 
Gen. n%. 17, 61. Ce genre d’Aubler a été réuni 
aux laurus par SWartz. Il le nomme laurus hexandra. 
Flor. Ind. occid. 2. pag. 708. ( Voyez LAURIER. 
Suppl.) = 


AIRELLE. Vaccinium. Le nombre des étamines 
variant de huit à dix dans ce genre, & les divifions 
du calice & de la corolle de quatre à cinq, pour- 
roient fournir une fous-divifin pour la diftribution 
des efpèces. On pourroit encore employer la dif- 
pofition des fleurs folitaires ou réunies en grappes. 
Celle admife par Linné , appuyée fur les feuilles 
annuelles ou perfiflantes , me paroit plus naturelle, 
quoique plus difficile à établir lorfque l’on ne peut 
obferver que des individus en herbier. La chute ou 
Ja perfiftance des feuilles tient évidemment à une 
organifation particulière , dépendante de la nature 
des efpèces. 


Ce genre a, depuis un certain nombre d'années, 
acquis un grand accroifflement. Parmi les efpèces 
qu'il renferme, quatre font indigènes de l'Eu- 
rope ; les autres nous viennent de l'Amérique. La 
plupart ont un feuillage élégant, &, pour fruits, 
des baies d’une couleur agréable; ils procurent des 
avantages particuliers. Ceux du vaccinium myrtillus 
ontune faveur acidule, rafraîchiffante. Les habitans 
de la campagne les mangent crus, quelquefois avec 
du lair, & on en exprime un fuc dont on faitun 
firop employé contre la dyffenterie. Macérés avec 
l’alun , ils donnent une couleur violette, avec la- 
quelle on teint les toiles. Les baies du v:ccinium 
uliginofum pañlent pour enivrantes , quoique leur 
faveur ne foit pas défagréable. M. Bofc «ir que, 
dans le nord de l'Amérique, où les airelles font 
très-multipiiées , & où leurs fruits fe fuccèdent 
pendant trois mois de l’année, les habitans en tirent 
un parti fort avantageux : iis les cueillent indiltinc- 
tement ; ils les mangent frais, & en font une forte 
de confiture qui fe conferve pendant plufieurs an- 


AIR 


nées. M. Bofc ajoute que les Sauvages préfèréne 
les fruits du vaccinium corymbofum, parcs qu'ils font 
plus abondans & plus faciies à ramaffer, mais que 
ceux du vaccinium refinofum lui ont paru les meil- 
leurs de tous. ( Bofc & Desfont.) 


ESPÈCES; 
* Feuilles caduques ou annuelles. 


1. AIRELLE myrtille. Waccinium myrtillus, Linn. 


Vaccinium pedunculis unifloris; folits férratis , 
ovatis , deciduis ; caule angulato. Linn. Spec. 498. 
— Lam. Ill. tab. 268. fig. 1. (Woyez AIRELLE, 
DHL.) 


2. AIRELLE à feuilles lancéolées. Vaccinium 
myrtilloides. Mich. 


Vaccinium pedunculis unifloris ; folits lanceolatis, 
integris , murgine pubefcentibus , membranaceis. Perf. 
Synopf. 1. pag. 478. — Mich. Flor. boreal. Amer. 
1. pag. 234. 

Elle a le port de l’airelle myrtille. Ses feuilles 
font étroites, lancéolées, entières, membraneu- 
fes, pubefcentes à leurs bords & le long de leurs 
nervures. Les fleurs font éparfes, prefque folitai- 
res, médiocrement pédicellées : il leur fuccède 
une baie d'un noir-glauque. 


Cette plante fe rencontre depuis le Canada juf- 
qu’à la baie d'Hudion. 


3. AIRELLE pâle. Waccinium pallidum. Aït. 


Vaccinium racemis braëleatis, corollis cylindra- 
ceo-campanulatis ; foliis ovatis , acutis , ferrulatis , 
glabris , deciduis. Ait. Hort. Kew. vol. 2. pag. 10. 


Atbriffeau garni de feuilles alternes, elabres, 
ovales , légérement denrées en fcie à leurs bords, 
aiguës à leur fommet, caduques ; les fleurs difpo- 
fées en grappes , accompagnées de petires brac- 
tées ; la corolle campanulée , prefque cylin- 
drique. 


Cette plante croît dans l'Amérique feptentrio- 
nale. B 


4. AIRELLE hériflée. Vaccinium hirtum. Thunb. 


Vaccinium pedunculis uniforis; foliis ovauis, 
ferratis ; ramis teretibus , divaricatis. Thunb. Flor. 
Japon. 15f. 


Cet arbufte eff très-rameux. Ses rameaux font 
diffus, cylindriques , ridés, f'iformes , velus vers 
leur fommet , garnis de feuilles alternes , prefque 
fefiles , ovales, aiguës , dentées en fcie à leurs 
bords, velues, plus pales en deffous, inégales, éta- 
lées , longues d'environ fix lignes. Les fleurs font 
folitaires ; la corolle campanulée ; fes découpures 


AIR 


rabattues en dehors ; les anthères plus courtes que 
la corolle. 


Cette plante croît au Japon. h 


$- AIRELLE à longues étamines. Waccinium ffa- 
mineum, Linn. 


Vaccinium pedunculis folitariis, unifloris ; anthe- 
ris corollà longioribus ; foliis oblongis , integerrimis. 
Linn. Spec. Plant. 498. — Mich. Fior. boreal. 
Amer. 1. pag. 227. ( Voyez AIRELLE , n°. 2.) 


Cette efpèce, d’après Michaux, varie dans fa 
grandeur. Ses tiges font plus ou moins hautes ; fes 
rameaux # fes feuilles glabres ou légsrem:nt pu- 
befcens ; les feuilles plus ou moins blanchâtres en 
deffous ; les fleurs plus petices, avec l:s étamines 
à peine faillantes, ou plus grandes avec les éta- 
ne faillantes ; la corolle blanche; les baies ver- 

atres. 


6. AIRELLE fangeufe. Vuccinium uliginofum. 
Linn. 


Vaccinium pedurculis unifloris ; foliis integerri- 
mis , obovatis, obtufis, levibus. Linn. Spec. 499. 
— Œder. Flor. dan, tab. 231. — Jacq. Vind. 239. 


8.? Vaccinium (fednenfe), pedunculis unifloris ; 
foliis ovalibus , integris ; caule decumbente ; ramofif- 
Jimo. Per. Synopf. 1. pag. 478. ( Voy. AIRELLE, 
n28) 

Ses étamines varient de huit à dix, felon Mi- 
chaux. = 


7. AIRELLE blanche. Vuccinium albums Linn. 


Vaccinium pedunculis fimplicibus ; foliis integer- 
rimis , ovatis, fubrùs tomentofis. Linn. Spec. Plant. 
pag. 499. ( Voyez AIRELLE , n°. 4.) 


8. AIRELLE mucronée. Vaccinium mucronatum. 
Linn. 


Vaccinium pedunculis fimpliciffimis , unifloris ; fo- 
Ziis ovatis, mucronatis, glabris, integerrimis. Linn. 


Spec. 499. (Voyez AIRELLE, n°. $.) 


9. AIRELLE myrfinite. Vaccinium myrfinites. 


Vaccinium ramofiffimum , foliis ovalibus , acatis , 
vix dentatis, fubiùs fubpilofis ; floribus corymbofis , 
fefilibus. (N.) Mich. Flor. boreal. Amer. vol. 1. 
pag. 233.2 ( Voyez AIRELLE , n°. G.) 


Ses feuilles , d’après Michaux, font ponétuées 
& glanduleufes en deffous, quelquefois médiocre- 
ment lancéolées ; les fleurs axillaires , fafciculées; 
les écailles des bourgeons purpurines; les décou- 
pures du calice d’un rouge-écarlate ; la corolle 
ovale, un peu oblongue , d’une beil: couleur 
pourpre, à cinq dents. Elle paroït la même efpèce 
que celle décrite par M. de Lamarck. 


AIR his, 
10. AtKELLE en buiffon. Veccinium dumofum. 
Andrew, 


Vaccinium foliis ovatis, acutis , glabris ; pedun- 
culis unifloris , braëteatis ; corollis urceolatis. Atdr. 


Bot. Depof. tab. 112. 


Ses rameaux font nombreux, diffus, de couleur 
cendrée ; fes feuilles prefque fefiles, glabres, ova- 
les, aiguës, veinées, réticulées , retrécies en pé- 
tiole ; les fleurs folitaires, axillaires ; les pédoncules 
plus courts que les fleurs, accompagnées à leur 
bafe de deux bractées lancéolées ; le calice glabre, 
teint de rouge à fes bords, à cinq découpures 
aiguës ; la corolle urcéolée, blanchatre, avec une 
légère teinte de rofe ; les étamines au nombre de 
dix , renfermées dans la corolle. 


Cette plante croît dans l’Amérique feptentrio- 


nale. B 
11. AIRELLE diffufe. Waccinium d'ffufum. Ait. 


Vaccinium peduncul's folitariis, nudis , unifloris ; 
foliis ovatis, acutis, obfolerè ferratis , villofufeulis. 
Ait. Hort. Kew. vol. 2. pag. 11. 


Ses rameaux font étalés, diffus, garnis de feuil- 
les oval:s, médiocrement velues, aiguës à leur 
fommet , à dentelures obtufes. Les fleurs font foli- 
taires ; les pédoncules nus, uniflores. 


Cette plante croît dans les contrées méridio- 
nales de la Caroline. B 


12. AIRELLE à feuilles étroites. Vaccinium an- 
guffifolium. Aït. 


Vaccinium pedunculis folitariis , unifloris ; foliis 
elliptico-lanceolatis , glabris , obfoletè ferrulatis. Ait. 
Hort. Kew. vol. 2. pag. 11. 


Ses feuilles font glabres à leurs deux faces, 
elliptiques, lancéolées , à dentelures obtufes; les 
fleurs folitaires , axillaires ; les pédoncules uniflo- 
res. Elle croit à Terre-Neuve & à celle du La- 
brador, P 


13. AIRELLE à brattées. Vaccinium braëlestum, 
Thunb. 


Vaccinium racemis foltatis ; foliis ferratis , acu- 


ais. Thunb. Flor. jap. 156. 


Aibriff>au garni de feuilles alternes, médiocre- 
ment pétiolées , ovales, aiguës, un peu dentéesen 
fcie , roulées à leurs bords, glabres à leur deux 
faces, veinées, longues d’un pouce; les fleurs dif 
pofées en grappes unilatérales , accompagnées de 
petites feuilles lancéolées , dentées en fcie , lon- 
gues d’une ligne. Les pédoncules font à peine 
longs d’une demi-ligne , munis dans leur milieu de 
deux petites braëtées fétacées, de la longucur du 
pédoncule. La corolle eft blanche, cylindrique. 


Cette plante croit au Japon. B 
M mm 2 


276 A I R 


/ 


14. AIRELLE à corymbes. Waccinium corymbo- 
Sum. Linn. 


Waccinium floribus corymbofis , ovatis ; foliis ob- 
longis , acuminatis , integerrimis. Linn. Spec. 499. 


Vaccinium amænum. Aiton, Hort. Kew. 2. | 


pag. 12. 


Vaccinium difomorphum. Mich. Flor. boreal. 


Amer. J. pag. 231. 


Arbriffeau ordinairement à tige baffe , qui quel- ! 


quefois s'élève davantage. Ses rameaux font rudes; 
fes feuilles ovales, oblongues , aiguës ou légére- 
ment acuminées , ordinairement très-entières ou 
à peine dentées en fcie , légérement pubefcentes 
en deffous , principalement fur leurs nervures; les 
écailles , tant des boutons que des bourgeons , de 
couleur purpurine. Les fleurs font difpofées en 
corymbes prefque fefiles , ayant leurs pédoncules 
cachés en partie fous les écailles ; les découpures 
du calice prefque rondes, un peu obtufes. La co- 
rolle eft d’un blanc-pourpre, ovale, cylindrique, 
alongée ; fes dents très-courtes , un peu aiguë; ; les 
étamines renfermées dans la corolle. 


Cette plante croit dans l'Amérique feptentrio- 


pale 5 (77. 7.) 


1$. AIRELLE ciliée. Wuccinium ciliatum. Thunb. 


Vaccinium racemis foliatis ; foliis ovatis, inte- 


gerrimis , hifpidis. Thunb. Jap. 156. 


Les rameaux font alternes , redreflés & velus, 
garnis de feuilles éparfes , ovales, aiguës, très- 
entières , hifpides , inégales , longues d’un à deux 
pouces ; les fleurs difpofées en grappes unilatéra- 
les, accompagnées de petites feuilles lancéolées, 
glibres , longues de trois lignes. La corolle eit 
rouge. 


Cette plante croît au Japon. D 


16. AIRELLE brünatre. Waccinium fufcatum. 


Vaccinium racemis mediufculis, corollis cylin- 
drico-ovatis , calicibus acutis ; foliis ellipticis | acu- 
ts , integerrimis ; venis fubrès villofiufeulis. Aiton , 


Hort. Kew. 2. pag. 11. 


Ses rameaux font garnis de feuilles elliptiques, 
très-entières , aiguës à leur fommet, veinées ; les 
veines légérement pubefcentes en deffous. Les 
fleurs font difpofées en grappes ordinairement dé- 
pourvues de feuilles ; les calices aigus à leurs 
découpures; la corolle ovale, cylindrique. 


Citte plante croit dans l'Amérique feprentrio- 
nalé. Bb 
17. AIRELLE feuillue. Waccinium frondofum.Linn. 


Vaccinium'racemis braëleatis, pedicellis braëteo- 
latis, corollis fubcampanularis ; foliis oboyato-ob- 


AIR 


longis , integerrimis , deciauis. Ait. Hort. Kew. 2. 
pag. 11. — Linn. Spec. pag. 499. — Mich. Flor. 
boreal. Amer. 1. pag. 230. — Andrew, Depof. 
bot. tab. 100. ? 


Petit arbufte dont les rameaux, les feuilles & 
les grappes de fleurs font glanduleux & vifqueux; 
les baies noires & globuleufes; lés feuilles obion- 
gues-ovales, prefau’entières ; les fleurs alternes, 
difpofées en grappes lâches , garnies de petites 
braétées; la corolle campanulée, à ci 


ng découpu- 
res. Il croît en Virginie, dans Ja Floride, aux lieux 
arides, parmi les pins. © (#7. f. Comm. Pole.) 


18. AIREILE gracieufe. Waccirium veniiium. 
Aiton. : 


V'accinium racemis braëteatis , pedicells braëteo- 
latis , corollis fubcampanulatis ; foliis ellipricis, in- 
tegerrimis , deciduis , glabris. Aiton, Hort. Kew. 2. 
pag. 11. 


Ses feuilles font elliptiques , très-entières ; les 
fleurs difpofées en grappes munies de folioles on de: 
bractées ; les pédoncules fupportant auf de rrès- 
petites braétées ; la corolle prefque campanulée. 


Cette plante croit dans l'Amérique feprentrio- 
nale. h 


19. AIRELLE réfineufe. Vaccinium refinofum. 
Aiton. 


Vaccinium racemis braëteatis , corollis ovaris ; 
foliis ellipticis, acutiufculis, integerrimis, deciduis ; 
atomis refinofis , irroratis. Aït. Hort. Kcw. 2. pag. 
12. — Mich. Flor. boreal. Amer. 1. pag. 230. 


Androîneda baccata. Wangenh. Amér. 11. tab. 
30. fig. 69. 


Ses feuilles font minces, oblongues-ovales ou 
lancéolées , glabres , entières, pétiolées , ordinai- 
rement obrufes, quelquefois un peu aiguës , par- 
fèmées en deffous de petits points réfineux. Les 
grappes font latérales ; jes fleurs tournées en de- 
hors du même côté, foutenues par des pédoncules 
très-courts ; la corolle ovale , à cinq faces , d’un 
vert-pale, légérement lavée de rouge, refferrée à 
fon orifice. Les baies, felon Wangenh, renferment 
dix femences. 


Cette plante croit dans l'Amérique feprentrio- 
nale. D 


20. AIRELLE glauque. Vaccinium glaucum. 
Lan. 


Vaccinium folits fublanceolato-cuneatis , integer- 
rimis, dilutè glaucis, fubtàs refinofis ; racemis laxis, 
corollis globofis. Mich. Flor. boreal. Amer. 1. pag. 
231. ( Voyez AÏRELLE , n°. 7.) 


Il fe rapproche beaucoup du précédent : il s’en 
diftingue principalement par fa corolle globuleufe 


AIR 


& nen pentagone. Les feuilles font ordinairement 
obrufes , quelquefois aizuës & na peu lanc£olées, 
parfemées en d£ffous de points réfineux; veinées 
& réticulées, furrout dans leur vieillefle. Les baies 
font globuleufes , blsuâtres ou glauques avec une 
teinte noire , bonnes à manger. 


21. AIRELLE à feuilles de troêne. Vaccinium 
liguftrinum. Linn. 


Vaccinium racemis nudis , caule fruticofo; foliis 
crénulatis , oblongis. Linn. Spec. Plant. 500. — 
Mich. Flor. borea!. Amer. 1. pag. 233. 


Ses tiges font droites, roides ; fes rameaux an- 
guleux ; fes feuilles redreflées, prefque fefiles , 
membraneufes , légérement pubefcentes, oblon- 
gues-lancéolées, finement dentées en fcie , mucro- 
nées , traverfées par des veines purpurines , ainfi 
que les écailles des bourgeons. Les fleurs font fal- 
ciculées, prefqne {files , dépourvues de braëtées 
latérales ou axtilaires; la corolle ovale-oblongue, 
à cina dents. 


Cette plante croît dans la Virginie & la Penfil- 


vanie. h (7. f.) 


22. AIRELLE de Penfilvanie. Vaccinium penfil- 
vanicum, Lam. 


Vaccinium ramis anguloffs, cortice viridi ; foliis 
fefilibus , ovali-lanceolatis, mucronatis , ferrulatis , 
utrinque lucidis ; fafciculis confertifloris | fubtermi- 
nalibus ; coroll& ovatä , quinquedentatä. Mich. Flor. 
boreal. Amer. 1. pag. 232. ( Voyez AIRELLE, 
ES) 


* 23. AIRELLE effilé. Vaccinium virgatum. 


Vaccinium racemis [effilibus , corollis fubcylindra- 
ces; foliis oblongo-ellipeicis , fubcuneiformibus , fer- 
rulatis, deciduis, fubglabris. Aiton , Hort. Kew. 2. 
pag. 12. — An Andrew, Bot. Repof. tab. 181? 


S=s rameaux font élancés, garnis de feuilles 
oblongues, elliptiques , un peu rétrécies en coin à 
eur bafe , légérement dentées en fcie à leur con- 
tour, caduques, prefque glabres ; les fliurs difpo- 
fées en grappes fefüies ; les corolles prefque cylin- 
driques. 


. Cette plante croît dans l'Amérique feptentrio- 
nale. b 


24. AIRELLE fluette. Waccinium tenellum. 


Vaccinium racemis braëfeatis , feffilibus ; corollis 
ovato-cylindraceis; foliis oblongo-ellipricis , fubcu- 
neiformibus, ferrulatis , deciduis, fubglabris. Aiton, 
Hort. Kew. 2. pag. 12. 


D’après les caractères qu’Aiton attribue à cette 
plante , elle paroît differer très-peu de la précé- 
dente. Ses grappes font dépourvues de braétées ; 


AIR 277 
fes coralles ovales, cylindriques; fs feuilles 
prefque glabres, ciduques, oblongues, elliptiques, 
prefque cunéiformes, denrées en fcie. 


Cette plante croît dans l'Amérique fepren- 
trionale. D 


25. AIRELLE galé. Waccinium galerans. Mich: 


Vaccinium foliis fefi , cuneato-lanceolatis’, 
fubferrulatis, pubefcentibus; fafciculis fefilibus, calice 
acuminatis ; corollâ ovaté ; fauce valde coarétatä , 
quinquedentatä ; ffylo ereéto. Mich. Fior. boreal. 
Amer. I. pag. 232. 


libus 


Michaux foupçonne que cette plante pourroit 
bien être la même que la précédente : c’eft un 
petit arbriffeau qui a le port du myrica gale , dont 
les branches & les rameaux font pubefcens ; les 
feuilles feMiles , laacéolées , rétrécies en coin à 
leur bafe , légérement pubefcenres, un peu den- 
tées en fcie , veinées & rériculées. Les fleurs font 
difpofées par fafcicules prefque feffiles; elles for- 
tent d’entre plufieurs écailles qui cachent les pé- 
doncules. Leur calice eft acuminé; la corolle 
ovale , très-refferrée à fon orifice , à cinq dents; 
le ftyle faillant; les baies petites, globuleufes , 
noirâtres à leur maturité, couronnées par le 
calice. 


Cette plante croît à la Caroline, dans les lieux 
ombragés. D 


26. AIRELLE de Cappadoce. Waccinium areto- 
flaphylos. Linn. 


V'accinium floribus racemofts ; foliis crenulatis , 
ovatis, acutis ; caule arboreo. Linn. Spec. pag. 


500. ( Voyez AIRELLE, n°, 8.) 


27. AIRELLE à feuilles demyrte. Vaccinum myr- 
tifolium. Mich. 


Vaccinium repens , foliis ovalibus , lucidis , fub- 
denticulatis ; coryrbis paucifloris , fubfeffilibus ; co- 
roll fubglobofo-campanulatä, Michaux, Flor.bor. 
Amer. I. pag. 229. 


Cette efpèce & la fuivanre appartiennent peut- 
être à Ja feconde fous-divifion. Ses tiges font ram- 
pantes , très-glabres ; fes rameaux garnis de feuilles 
alrernes , pétiolées, glabres , ovales, luifantes, 
recourbées à leurs bords , rarement denticulées; 
les fleurs difpofées en coryimbes fafciculés , 
prefque feffiles , peu garnis; la corolle globu- 
leufe , un peu campanulée , à cinq petites dents 
très-courtes; dix étamines; les anthères mutiques 
fur leur dos; les baie: petites, légérement pédi- 
cellées , noirâtres , globuleufes , couronnées par 
les dents du calice. 


Cette plante croît dans la Caroline. B (Defcripe. 


lex Mich. ) 


Gr AT KR 


2$. AIRELLE en gazon. Vuaccinium cafpitofum. 
Mich. 


Vaccinium foliis cuneato-rotundatis , ferracis ; 
oribus foditariis , fuéfcjilibus; coroll& urceolata. 


Mich. Flor. bor. Amer. 1. pag. 234. 


Très-petit arbufte, qui ne s'élève qu’à la hau- 
teur de deux à quatre pouces, & dontles tiges & 
les rameaux nombreux font ramaflés en gazon. 
Les feuilles font glabres, ovales-arrondies, ré- 
trécies en coin à leur bafe, obtufes à leur fommet, 


membraneufes , dentées en fcie. Les fleurs font 


folitaires, latérales , prefque fefiles; la corolle 
courte , en godet ; les baies un peu pédicellées , 
globuleufes, d’un noir glauque. 


Cette plante croît dans l'Amérique feprentrio- 
sale, principalément vers ja baie d'Hudfon. F 
(Deferipe. ex Mich. ) 


29. AIRELTE à petites fleurs. Waccirium parvi- 
florum, Andr. 


Vaccinium foliis lanceolatis , undilatis, venofis ; 
fortbus racemofis ; pedunculis longiffimis , braëteocis ; 
corollä conicd, ftriatä. Andrew, Botan. Repof. tab. 
125$. 


Ses tiges font glabres, cylindriques ; fes ra- 
meaux garnis de feuilles glabres, lancéolées, en- 
uières, acuminées , un peu ondulées , rétrecies 
en pétiole à leur bafe. Les fleurs font difpofées 
en grappes axillaires, portées fur de longs pé- 
doncules ; les pédicellss munis de bractés:s à leur 
bafe, & quelquefois vers leur fommet ; le calice 
court; la coroile petite , rougeatre , conique, 
ftriée ; les étamines au nombre de dix ; les fila- 
mens pubefcens; les anthères oblongues , bifides 
à leur fommet. 


Cette plante croit dans l'Amérique feprentrio- 
nale. D 


* * Feuilles perfiftantes. 


30. AIRELLE auftrale. Waccinium meridionale. 
Ait. 


Vaccinium foliis ovato-oblongis , acutis , ferratis, 
perennantibus, planis , lucidis; racemis terminalibus, 
erectis ; corollis prifmaticis. Ait. Hort. Kew. 2. pag. 
13.— Swart. Flor. Ind. occid. 2. pag. 676. 


Elle a le port du vaccinium aretoflaphylos , mais 
fes feuilles font perfiftanres. Cet arbrifleau s'élève 
depuis dix jufqu'à trente pieds. Ses rameaux font 
étalés, flriés, pubefcens ; fes feuilles petites, al- 
ternes, pétiolées , ovales , acuminées , luifantes, 
glabres, coriaces , dentées en fcie, légérement 


acuminées; les périoles courts ; les grappes pref- : 


que terminales , plus longues que les feuilles, 
nues , foutenant des fleurs éparfes, pédiceilées, 
d'un rouge-blanchätre ; leur calice à quatse dents 


AIR 


larges, courtes, aiguës ; la corolle ovals , d'abo:d 

tétragone ; le limbe refferré, à quatre découpur£s 

ovales; huit filamens , de la longueur de la co- 
j rolle , hériffés dans leur milieu ; ls anthères 
ovales, ariftées après l'émiflion de leur pollen. 
Les baies font arrondies, à quatre loges, d’un 
blanc-rougeatre , renfermant plufeurs femenc:s 
éparfes dans une pulpe. 


Cette plante croit fur les hautes montagnes, 
dans les contrées méridionales de la Jamaique. B 


31. AIRELLE d'Otaiti. Vaccinium cereum.Forit. 


Vaccinium pedunculis folitarüs, unifloris; corollis 
quinquangulari-ovatis ; folits ovato-fubrotundis, fer- 
ratis, Forft. Prodr. n°. 167. 


Andromeda cerea. Linn. Suppl.238.— Lam. Dit. 
I. pag. 160. 


Forfter croît que cette plante , qui efl men- 
tionnée parmi les ANDROMÈDES , n°. 19, doit 
appartenir aux airelles. 


32. AIRELLE ponctuée. Waccinium vitis idea, 
Linn. 


Vaccinium racemis terminalibus , nutantibws ; fo- 
liis obovatis, revolutis , integerrimis , fubtus punc- 
taris. Linn. Spec. $00. — Œder. Flor. dan. tab. 
40. — Lam. Il. tab. 286. fig. 2. ( Voyez AIRELLE, 
HA IC JE) 

Elle varie dans le nombre de fs étamines, de 
huit à dix. 


33: AIRELLE canneberge. Vaccinium oxycoccus. 
; Linn. 


Vaccinium foliis integerrimis , ovatis , revolutis ; 
caulibus repentious , fliformibus , nudis. Linn. Spec. 
pas. 500. — Œder. Flor. dan. tab. 8o. — Mich. 
Flor. bor. Amer. 1. pag. 228. — Lam. Ill. tab. 
286. fig. 3.( Voyez AIRELLE , n°. 10.) 


| 34. AIRELLE à gros fruits. Waccinium macrocar- 
pon. Ait. 

Vaccinium foliis inregerrimis , ovali-oblongis , 
obtufis, plans ; caulibus repentibus , fil frrmibus. 
Air. Hort. Kew. 2. pag. 13. tab. 7. — Wangenh. 
Aimér. 108. t.b. 30. fig. 67. — Lam. Ill. tab. 286. 
fig. 4. 

Vaccinium ( oxycoccus, var. 8, oblongifolius), 
l foliis oblongis , obtujrs ; corolla laciniis lanceolatis, 
fruëtu pauld majore. Mich. Flor. bor. Amer. vol. 1. 
pag. 228. 


Vaccinium oxycoccus. Var. 8. Lam. Diét. 
Cette plante fe rapproche beaucoup du vacci- 


nium oxycoccus, & même, felon Michaux, elle 
n’en eft qu’une variété. On l’en diftingue par fen 


A R 


port, & par les part'es de la Fuétification un peu 
plus grandes, Ses tiges {ont rampantes ; {=s ra- 
meaux glabres, filiformes ; fes fzuilles planes, 
alternes , fefiles, ovales-oblonoues , très-obtufes, 
un peu blanchâtres en deffous. Ses pédorcules 
axillaires, foliraires , alongés , recourbés, munis 
vers leur miieu de deux braétées fembiables aux 
feuilles, mais plus petites ; le calice glabre; la 
corolle à quatre découpures profondes, étroi:es , 
un peu aiguës, réfléchies en dehors ; les éramines 
au ombre de huit ; les anthères faillantes & mur 
tiques; les fruits globuleux , couronnés par les 
quatre dents du calice. 


Cette plante croît dans les marais tourbeux de 
l'Amérique feptentrionale. P 


35. AIRELLE hifpide. Waccinium hifpidulum. 
Lin. 


Vaccinium foliis integerrimis | revolutis, ovatis ; 
caulibus repentibus, filiformibus, kifpidis. Linn. Spec. 
Plant. soi. — Mich. Flor. bor. Amer. 1. pag. 228. 
tab. 23. 


Arbutus thym'folia. Ait, Hort. Kew. 


Arbutus filiformis. Lam, Di. 1. pag. 228. ( Voyez 
ARBOUSIER , n°. 8.) 


Ses baies fonc blanches, un peu globuleufes, 
couronnées un peu au deffous de leur fommet par 
les quatre dents du calice. Ce dernier eft accom- 
pagné à fa bafe de deux petites braétées. Les éta- 
mines font au rombre de huit. Le fruir eft très- 
bon à manger. ( W. f.in herb. Juff.) 


36. AIRELLE à fruits rouges. Waccinium erytro- 
csrpus. Mich. 


Vaccin'um foliis ovalious , acuminatis , ferrulatis 
ciliatifque ; caule ereëlo, Mich. Flor. bor. Aimer. 1. 
pag: 227. 


Arbriffzan dont les tiges droites fe divifent en 
rameaux diflus, flexueux, garnis de feuilles aflez 
grandes, ovales, acuminées , minces, membra- 
neufes , dentées en fcie & citiées à leurs bords, 
légérement pubefcentes à leurs deux faces le long 
des nervures. Les pédoncules font folitaires, axil- 
laires ; le calice petit, à quatre découpures aiguës ; 
la coroile prefque conique avant fon développe- 
ment , oblongue, linéaire , à quatre découpures 
réfléchies en dehors ; huit anthères faillantes, 
mutiques fur leur dos ; les baies globuleufes , 
luifances, d’un rouge-vif, 


Cette plante croît dans les contrées feprentric- 
nales de la Caroline , fur les plus hautes monta- 
gnes, Ph 


37. AIRELLE en arbre. Waccinium arboreum. 
Mich. 


AÏR 279 


Vaccinium foliis petiolatis, obovalibus, mueronatis; 
racemis brateatis ; corollà campanulatä , acute quin- 
quefidä j antheris ao'fo ariftatis. Mich. Flor. bor. 
Amer. 1. pag. 230.— Marshal, Amér. 


Très-belle efpèce , dont les riges s'élèvent à la 
hauteur de dix-huit à vingt pieds. Ses rameaux 
font glabres , cendrés, naueux , garnis de feuilles 
pétiolées, glabres, luifantes à leurs deux faces , 
rarement denticulées, parfemées de points glan- 
duleux, un peu pubefcentes dans leur jeunefle, 
ovales, quelquefois un peu arrondies ; les fleurs 
difpofées en grappes feuillées ; les pédoncules un 
peu recourbés ; la corolle camoanulée, à cinq 
dents aiguës; le flyle un peu plus long que la 
corolle ; les anthères au nombre de dix, ariftées 
fur leur dos ; les baies noiratres dans leur matu- 
rité , globuleufes , un peu fucculentes. 


Cette plante croît dans les forêts arides de la 
Caroline & de la Floride. B ( 7.f) 


39. AIRELLE à feuilles de buis. Vaccinium bra- 
chygerum. Mich. 


Vaccinium pumilum , foliis ovalibus , fubcrena- 
tis ; corymbis fubfefilious , coroll& brevi, filamentis 
glandulofis | antheris brevifime corniculatis. Mich. 
Flor. bor. Amer. 1. pag. 234. 


Ses tiges font baffes; fes feuilles ovales, à peine 
crénelées , rétrécies à leur bafe , glabres à leurs 
deux faces. Les fleurs difpofées en petits corym- 
bes fafciculés, prefque fefliles ; la corolle courte ; 
les filamens des étamines glanduleux; les anrhères 
furmontées d’une petite corne. 


Cette plante croît dans la Virginie , aux envi- 
rons de Winchefter. 


Nota. J'ignore fi les efpèces fuivantes perdent 
ou confervent leurs feuilles. 


39. AIRELLE élégante, Waccinium formofum. 
Andr:w,. 


Vaccinium foliis integerrimis, oblongis , acutis , 
glabris ; florisus racemofo-fafticulatis , fubcylindra- 
ceis, coffucrs ; culicious adpreflis. Andrew, Botan. 
Depof. tab. 97. 


Arbriffeau d’une forme très-élégante , dont les 
tiges, divifées en rameaux alternes, fonc garnies 
de feuilles glabres , oblongues , pétiolées, très- 
entières , aiguës à leur fommet. Les fleurs fons 
latérales & terminales, difpofées en grappes pen- 
dantes , fafciculées, munies de petites bractées. 
Le calice eft coloré, à cinq divifions courtes, un 
peu obtufes ; la corolle blanche & rofe, prefque 
cylindrique , à côtes un peu faillantes ; les éra- 
mines au nombre de dix; les filimens un peu 
velus ; les anthères oblongues , échancrées à leur 
bafe , bifides à leur fommet; le fruit giobuleux , 
à cinq loges. 


280 AIT 


Cetre plante croît dans l'Amérique feptentrio- 
nale. 


40. AIRELLE à feuilles charnues. Vaccixium 
craffifolium. Andrew. 


Vaccinium foliis ovatis, ferratis , craffiufculis ; 
foribus fubumbellatis , campanulatis. Andr. Botan. 
Repef. tab. 195. 


Cette efpèce eft remarquable par fes petires 
Feuilles roides, un peu charnues, ovales, très- 
finement denrées , glabres, obtufes, rétrécies 
en périole à leur bafe. Les fleurs font rouges, 
difpofees prefqu’en petites ombelies latérales & 
terminales. Le calice eft court ; la corolle à peine 
une fois pluslongue , campanulée , contenant dix 
anthères bifides à ieurs deux extrémités , fouce- 
nues par des filamens un peu pubefcens, 


Cette plante croit à la Caroline. 


41. AIRELLE à épis. Vaccinium fpicatum. 


Vaccinium foliis oppofitis, ovato-lanceolatis ; fpi- 
cis terminalibus. - 


Acofla fpicata. Lour. Flor. coch. 1. pag. 338. 


Arbriffeau qui s'élève à la hauteur de cinq pieds, 
dont tous les rameaux font afcendans ; ies feuilles 
oppofées, ovales-lancéolées , planes , glabres, 
épaifles , réguliérement & légérement dentées en 
fcie. Les fleurs font blanches, difpofées en épis 
droits , filiformes , à l'extrémité des rameaux. Le 
calice eft prefque globuleux , velu, coloré, à cinq 
dents; la corolle trois fois plus longue que le 
calice ; fon tube urcéolé, à cinq faces ; le limbe 
très-court, à cinq lobes éralés ; dix étamines de 
la longueur du calice ; les filamens épais, pileux, 
inférés fur le récepracie ; les anrhères oblongues, 
vacillantes & prolongées à leur fommet. L’ovaire 
arrondi , adhérent avec le calice ; le ftyle de la lon- 
gueur de la corolle ; le fligmate épais : il leur fuc- 
cède une petite baie globuleufe, à cingioges, cou- 
ronnée par les dents du calice; les femences nom- 
breufes, fort petites, arrondiss. 


Cette plante croit dans les forêts, à la Cochin- 


chine. P 


AIRI. AYRI. On nomme ainfi, dansle Bréfil, 
une efpèce de palmier à tige couverte d'épines, 
à feuilles ailées , qui peut être une efpèce d'eais 
ou de baëtris. Les Bréfiliens fe fervent de fes épi- 
nes comme de clous; ils en arment auf leurs 
flèches. On tire de fon tronc , par incifion, une 
liqueur qui devient fpiritueufe par la fermentation. 
(Voyez Pifon. Brafil. pag. 129.) (Juf.) 


AITONE du Cap. Ayronia capenfis. Linn. f. — 
Lam. Ii]. Gen. tab. 571. — Cavan. Diff. bot. 5. 
pag. 301.tab. 159. fig. 1. 


A KE 
AIZOON. ( Voyez LANGUETTE.) 


AJUGA.( Voyez BUGLE. ) 
AJUVEA. (Voyez AJOUVÉ.) 


AKÉE d'Afrique. Akeefa africara. Detuff, 


Akcefia foliis alternis, obtusè pinnatis ; floribus 
racemofis , axillaribus. Detufl. Flor. des Antill. 1. 
pag. GG. tab. 3. 


Genre de plantes dicotylédones , à fleurs com- 
plètes, polypétalées, de la famille des favoniers, 
qui a des rapports avéc les paulinia , & qui com- 
prend des arbres exotiques à l'Europe , à feuilles 
ailées fans impaire , & dont les fleurs font difpo- 
fées en grappes fimples , axillaires. 


Le caractère eff-ntiel de ce genre eft d’avoir : 


Un calice à cinq folioles ; cinq pétales appendicu- 
lés ; huit éramines ; trois figmates ; une capfule vri- 
gone, à trois loges monofpermes ; Les femences enfon- 
cées dans un arille charnu. 


CARACTÈRE GENERIQUE. 
Chaque fleur offre : 


1°. Un calice inférieur, à cinq folioles ovales, 
concaves , aiguës , perfiftantes. 


2°. Une corolle à cinq pétales, inférés fur un 
difque glanduleux , munis à leur bafe intérieure 
d'un appendice pétaliforme. 


3°. Huit écamines, dont les flamens font libres, 
très-courts, velus , inférés fur le difque, terminés 
par des anthères droiïtes , oblongues. 


4°. Un ovaire libre, trigone , velu; un ftyle 
cylindrique, perfiftant, trifide à fon fommet ; 
trois ftigmates obtus. 


Le fruir eft une capfule ovoïde, trigone, obtufe, 
s'ouvrant par fon fommet en trois loges , conte- 
nant chacune une femence fphérique , noire, lui- 
fante , attachée à l’angie interne, & enfoncée en 
partie dans un arille blanc, charnu , qui occupe 


route la cavité inférieure de la loge. 


L’embryor dépourvu de périfperme ; la radicule 
courbee en lobes. ï 


Ce genre ne contient qu’une feule efpèce. C’eft 
un très-bel arbre, dont le tronc , haut de plus de 
cinquante pieds, fupporte une cime rouffue , com- 
pof£e de rameaux diffus, garnis de feuilles alter- 
nes, aîlees, fans impaire , compofées de folioles 
affiz grandes , pédicellées, oppofées, ovales, 
Jancéclées , aiguës, plabres , entières , à nervures 
parallèles, luifanres & d'un vert-foncé à leur face 
fupérieure ; les pétioles canaliculés. Les fleurs 


FE font d’un blanc éclatant, pédicellées , oppofés en 


croix 


À LE À 


croix & difrofées en une grappe fimple, axillaire ; 
une braétée rouffeitre, lancéolée , velue, per- 
filtante à la bafe de chaque pédicelle. Le calice eft 
velu , à cinq divifons très-profondes ; les pétales 
velus , un peu plus longs que les calices. Le fruit 
eft une grofle capfile rouge, ovoide, à trois 
angles obtus , à trois loges monofpermes. 


Céet arbre, originaire de Guinée , a été ap- 
porté à la Jamaïque par un vaiffeau néprier, où il 
s'eft très-bien naturalifé. h (Deruffac.) 


« Le boïs de cet arbre, dit M. Detuffic , a de 
la confiftance. Il peut être employé avec avantage. 
L’ombrage agréable qu'il procure , & le bel effet 
qu'il produit quandil eft couvert de fruits rouges 
qui refloitent merveilleufement parmi fon feuil- 
lage , le rendent propre à faire de belles avenues. 
La pulpe, qui enveloppe une partie de la graine , 
reflemble, en quelque forte, à des ris de veau, 
& (fe mange de même, cuite dans une fricaflee 
de poulets ou d’une autre manière. L'on vend ce 
fruit, qui commence à devenir commun dans tous 
les marchés de la Jamaïque. On peut multiplier 
cet arbre par fes graines ; elles lèvent très-facile- 
ment, mas il eft délicar dans fa jeunefle , & fouffre 
difficilement la tranfplantation. On peut le erffer 
fur le cupany où châtaigüier des Anciiles. Il Reurit 
dans le même tems, en mai & juin, & fes fruits 
müûriffent comme ceux de ce dernier , en août & 
feptembre, » 


AKEESIA. ( Voyez AKÉE.) 


ALADER : nom languedocien de l’alatérne. Le 
-phyllirea porte celui d’alader mâle. 


ALADY : nom brame du curcuma longa. Linn. 


ALAFTA : nom malgache d’un arbriffeau grim- 
pant , laiteux , remarquable par la quantité de 
fliurs d’un rouge éclatant dont il fe couvre. Il eft 
de la famille des apocinées, dans laquelie il doit 
former un genre nouveau. Ila, comme la plu- 
part de ceux du même ordre , un calice à cinq 
lobes ; une coroil: tubulée , ventrue, divilée par 
le haut en cinq parties; cinq étamines à filamens 
courts, & anthères alongées, diftinétes; un ovaire 
double, furmonté d’un feul fiyle , terrniné par un 
ftigmate en tête; mais il fe diftingue de tous les 
autres par des prolong:mens filiformes qui par- 
tent du fommet des filamens des étamines, & 
vont s’attticher au ftyle fous le figmate. Ces 
appendices, qui conftituent fon caractère effen- 
tiel, établiffenc un pañlage entre les genres des 
apocinées à anthères libres, & ceux à anthères 
adhérentes au ftigmate. On ne connoît point en- 
core fon fruit ni {es graines, qui ferviroient à dé- 
terminer fa place dans la famille ; mais, d’après 
fon port, on peut conjeéturer qu'il s’éloigne peu 
de l’echires & du periplca. M. du Perit-Thouars, au- 

Botanique, Supplément, Tome 1. 


A 
AE B 061 
teur de cette notice, & quia obfervé cet arl 
à Madagafcar, lui conferve le nom qui 
dans le pays. 


T 
sriteau 


1 poite 


ALAGAO, ARAGO , ADGAO, TANGAY : 
noms fous Jefquels fonc connus, aux Philippines, 
des arbriffleaux que Camelli regarde comme des 
fureaux, parce qu'ils ont une même difpofition 
de feuilles & de fleurs. L’un d'eux eft indiqué 
comme bon en cataplafine pour les maux de tére 
& de ventre, les tumeurs & les ulcères. Ce port, 
ces vertus, font préfumer que les alagao appar- 
uennent au genre andarèfe ( premna ), furteut en 
eximinant les deflins qu’en donne Camel'i, & 
qui préfentent des fruirs dégagés du calice, très- 


différens de ceux des fureaux. (Jf:) 
ALANGIUM. ( Voyez ANGOL2N.) 
ALBERGE. ( Voycz ABRICOTIER. ) 


ALBERGINE. AUBERGINE. ( Voyez Mo- 
RELLE ) 


ALBOTIN : nom arabe du térébinthe. 


ALBOUCOR. Les Arabes nominent airnfi, au 
rapport de Dalechamp, la liqueur qu'ils tirent par 
iucifion de l'arbre de l’encens. 


ALBOUR. AUBOUR : nomsanciens du /abure 
num de Pline, plus connu fous celui d’ébénier ou 
cytife des Alpes. ( Cycifus laburnum. Linn. ) 


ALBUCA. Six étamines, dont trois ftérilss & 
trois fertiles , formoient, dans Linné, un des 
principaux caractères de ce genre ;ila été depuis 
découvert plufieurs plantes qui fe rapprochoient 
des albuca par leur port & par les autres carac- 
tères du genre, mais routes les éramines fe trou- 
voient fertiles. Au lieu d'établir un nouveau genre 
pour ces plantes, on a préféré , avec aflez de 
raifon, de les ranger parmi les a/buca , à l’aide 
d’une fous-2ivifion ; alors le caractère eflentiel de 
ce genre fe trouve réduit à celui-ci ; favoir : 


Une corolle à fix divifians profondes ; les trois in- 
térieures redreffées , rapprochées & conniventes ; les 
extérieures ouvertes ; un ffyle Pyramiaal , triangu- 
laire. 


Ce genre renferme de très-belles efpèces, toutes 
originaires du Cap de Bonne-Efp'rance, & digres 
d'occuper un rang diflingué dans la brillante fa- 
mille des liliacées. Elles ont extérieurement beau- 
coup de reffemblance avec les afphodèlss & les 
ornithogales. Leurs racines font bulbeufes; leurs 
tiges ou hampes nues; leurs feuilles toutes radi- 
cales , engainantes à leur bafe ; les fleurs difpo- 
fées en une forte d'épi ou de grapye lâche, ter- 

“minale, 
Nan 


A'L°E 


Espèces. 


LE 
Lea) 
Le 


* Trois étamires fertiles, 


J. ALBUCA jaune. Albuca lutea. Lam. 


Albuca (mnjor }, petalis interioribus, apice glan- 


dulofis, inflexis ; folits lineari-lanceolatis , planiuf- 
culis. Dryand, Aët. Holm. 1784. pag. 293. 


Albuca (major) , foliis lanceolatis. Berg. Plant. 
Cap. 87. — Linn. Sy. veger. 326. — Redour. 
Liliac. tab. 69. ( Voyez ALBUCA, n°. 2. var. «.) 


2. ALBUCA à petites fleurs. A/buca minor. Linn. 


Albuca petalis interioribus , apice glandulofis , in- 
flexis; foliis lineari-fubulatis, canaliculatis. Dryand. 
1. c. pag. 294. — Linn. Spec. 438. ( Voyez AL- 
BUCA ,n°. 2. Var..B.) 


Ses tiges font hautes d’un demi-pied , à peine 
épaifles d’une ligne; fes tigeslinéaires, fubulées, 
larges de fix lignes, lengues d’un pied & plus; 
les fleurs jaunes, difpofees en une grappe termi- 
nale, longue de fix lignes & plus. Les pétales 
n'ont pas un pouce de long ; les extérieurs épaif- 
fis à leur fommet; les intérieurs blanchatres , 
furmortés d’une glande , recourbés en dedans ; 
les bractées vertes, membraneufes à leurs bords. 


Il croît au Cap de Bonne-Efpérance. x 


3. ALBUCA blanc. A/buca alba. Lam. 


Albuca (altiffima), petalis interioribus, apice glan- 
dulofis & inflexis ; foliis canaliculato-convolut's, & 
fic Jubulatis. Jacq. Colleét. 2. pag. 264. & Icon. 
Rar. 1. tab. 36. — Lam. Ill. tab. 241. ( Voyez 
ATBUCA n°: 1-8) 


4. ALBUCA à feuilles flafquis. A/buca flaccida. 
Jacq. 

Albuca foliis lanceolato-linearibus, flaccidis ; racemo 
brevi ; pedunculis patentiffimis; floribus nutantious ; 
filamentis alternis, fferilious. Jacq. Icon. Rar. 2, 
tb, 444, & Colieët. 4. pag. 291. 


Ses tiges font hautes de deux pieds & plus ; fes 
feuilles étroites, linéaires, lancéolées, très-molles, 
rabattues obliquement ; les fleurs difpofées en une 
grappe courte , terminale ; les pédoncules ouverts, 
formant un argle droit avec les hampes. La co- 
rolle inclinée, jaune & blanche ; les trois divi- 
fions extérieures vertes à leur bafe & à leur fom- 
met ; les intérieures d’un blanc-jaunâtre, courbées 
en dedans , glanduleufes à leur fommer. 


Cette plante croît au Cap de Bonne -Efpé- 
sance. % 


s. ALBUCA à fleurs vertes. Alouca virid'florä. 
Jcq. à 


A TR 


Albuca foliis linearibus , canaliculatis , foris vile 
lofis, racemo paucifloro , pedunculis patertibus , fie- 
ribus nutantibus; filamentis alernis, nutanrious. 
Jacquin , icon. Rar. vol. 2. tab. 446, & Coileét. 
Suppl. 98. 


Cette plante s’élève à la hauteur d’un pied fur 
une tige droite , flexueufe , glabre à fa partie fu- 
périeure, hérillée à fa bafe. Les feuilles font 
lingaires , fubulées , creufées en gouttière, hé- 
riffées à leur face extérieure. Les fleurs font ter- 
minales , inclinées, au nombre de trois ou quatre ; 
les pédoncules très ouverts; les trois divifions 
extérieures de la corolle d’un vert-gai ; les inté- 
rieures glanduleufes à leur fommet, réfléchies en 
dedans, d’un vert-jaunâtre. 


Cette plante croit au Cap de Bonne - Efpé- 
rance. % 


6. ALBucA à fleurs ferrées. A/buca coarëluta. 
Dryand. 


Albuca petalis interioribus , apice fornicatis; folits 
glabris , pedunculis longitudine braëtearum. Dryand, 
Act. Holm. 1784. pag. 295. — Air. Hort. Kew. 1. 
pag. 436. 

Ses tiges font à peine de la groffeur d’une plume 
d'oie ; les feuilles linéaires, fubulées, profonde- 
ment canaliculées, hautes de deux pieds & plus, un 

eu plus longues que les tiges. Les fleurs forment, 
à l'extrémité des hampes , une grappe refferrée , 
longue d’un demi-pied ; les pédoncules ouverts ; 
d'un pouce & plus de long , prefque de la lon- 
gueur des braétées; la corolle jaune ; les trois di- 
vifons extérieures épaifies à leur fommet , lon- 
gues d’un pouce & plus; les intérieures ovales , 
un peu plus courtes que les extérieures, cour- 
bées en voûte à leur fommet ; les anthères fagit- 
tées ; les filamens flériles un peu plus courts que 
les autres, canaliculés, convexes en dehors ; le 
ftyle prifmatique , de la longueur de l'ovaire. 


Cette plante croît au Cap de Bonne - Efpé- 
rance, Z 


* * Toutes les éramines fertiles. 


7. ArBuca en frite. A/buca fafligiara. Thunb. 


Albuca foliis lanceolato - enfiformibus , floribus 
ereétis , paniculä faftigiatä. Thunb. Prodr. 65. — 
Diyand. At. Holm. 1784. pag: 296. 


Les feuilles font d’abord canaliculées , linéai: 
res : elles deviennent enfuite planes, lancéolées ; 
enfiformes, glabres à leurs deux faces, larges d'un 
pied & demi. De leur centre s'élève une hampe 
de moitié plus courre que les feuilles. Les fleurs 
forment une grappe en faite , de la longueur des 
hampes. Les pédoncules , longs de trois ou quatre 
pouces , font ouverts à l’époque de la floraifon , 
puis redreflés , accompagnées de bractées membra- 


À LB 


neufes ; rouffeâtres fur leur dos, longues d’un 
demi-peuce. La corolle eft blanche; fes divifions 
extérieures linéaires-oblongues ; les intérieures 
ovales-oblorigues , rapprochées en voûte à leur 
fommet, un peu plus courtes que les extérieures ; 
trois filamens alteines plus courts; le ftyle un 
peu plus long que les éramines , cannelé , prifma- 
tique. 


Cetre plante croît au Cap de Bonne - Efpé- 
rance. 


8. ALBUCA en queue. A/buca caudata. Jacq. 


Albaca foliis lanceolato-linearibus , caneliculatis , 
ftriétè ercctis ÿ pedunculis patent'ffimis. Jacq. Icon. 
Rar. 2. tab. 442, & Coliect. 4. pag. 205. 


Ses hampes font droîtes , un peu arquées , hau- 
tes de deux pieds & plus ; les feuilles linéaires, 
lancéolées , roides, roulées à leurs bords , cana- 
liculees , deux fois plus courtes que les hampes ; 
les fleurs terminales , redrefiées ; les pédoncules 
très-longs , ouverts horizonrilement ; les trois 
divifions extérieures de la corolle blanches, mar- 
quées d’une tache verte depuis leur milieu juf- 
qu'au fommet; les intérieures verdatres ,, traver- 
f£es par une ligne blanche , tachetées de jaune à 
leur fommer. 


Cette plante croît au Cap de Bonne - Efpé- 
rance. % 


9. ALBUCA foyeux. A/buca fetofa. Jacq. 


Albuca foliis lanceolato-linearibus , pedunculis 
patentiffimis, floribus erectis, fquamis bulbi apice 
fetofis. Jacq. Icon. Rar. 2. tab. 440, & Collect. 
Suppl. 100. 


Cette efpèce fe rapproche de l’a/buca fafhigiata, 
dont elle n’eft peut-être , felon Jacquin , qu'une 
fimple variété. Ses bulbes font couvertes d'écail- 
les terminées par un poil foyeux ; les tiges aufh 
Jongues que les feuilles ; celles-ci linéaires , lan- 
céolées, un peu planes, lâches , rabatrues ; les 

édoncules ouverts en angle droit ; les inférieurs 
in * de trois pouces , graduellement plus courts 
vers le fominet , point recourbés ; les divifions 
extérieures de la corolle vertes, bordées de 
blanc ; les intérieures jaunâtres , traverfées par 
une raie verte. 


Cette plante croît au Cap de Bonne - Efpé- 
rance. % 


10. ALBUCA à feuilles dorées. Albuca aurea. 
Jacq. 


Albuca foliis lanceolato - linearibus , pedunculis 
floribufque erettis. Jacq. Icon. Rar. 2. tab. 441, & 
Colleét. 4. pag. 202. 


Ses hampes font hautes d’un pied & demi ; fes 


A LB 285 


feuilles planes , linéaires, lancéolée: ; les péton- 
cules très-rapprochés des tiges, longs de trois 
pouces ; les fleurs redreflées; la corolle d'un beau 
Jjaune-doré , traverfée par une ligne verte ; les 
trois divifions intérieures glanduleufes à leur fom- 
met, réfléchies en dedans; les filamens extérieuis 
relevés en boffe vers leur pointe. 


Cette plante croit au Cap de Bonne - Efpé- 
rance. % 


11. ALBUCA d'Abyfinie. Albuca abyfinica. Jacq. 

Albuca petalis interioribus, apice fornicais ; fe liis 
glabris , braëteïs flore longioribus. Jacq. Ic. Rar. 1. 
tab. 64 , & Colieët. 1. pag. $5. — Dryand. At. 
Holm. 1784. pag. 297. 

An afphodelus africanus ? Lam. Diét. 1. pag. 300. 


Ses feuilles font roides, linéaires-lancéolées , 
creufées en gouttière. Ses hampes portent à leur 
fommet une grappe de fleurs foutenues par des 
pédoncul:s p'us courts que la corolle , accompa- 
gnés de bratées linéaires , fubulées , plus longues 
que la fleur. La corolle eft d’un Jaune-verdätre. 


Cette plante croit dans l’Abyfinie. x Ce te ef- 
pèce me paroît être la même que l'A;PHOLÈLE 
d'Afrique, n°. 3. 


12. ALBUCA odorant. A/buca fragrans. Jacq. 


Albuca foliis lineari-lanceolatis , canaliculatis, 
glabris ; pedunculis patentiffimis , floribus cernuis , 
filamentis omnibus fertilibus, bulbo depreffo.- Jacq. 
‘Hort. Schoenbr. 1. pag. 44. tab. 84. 


Cette efpèce à prefque le port d’un anthericum; 
elle à des bulbes comprimées. Ses feuilles font 
glabres , linéaires-lancéolées, creuf£es en gout- 
tière. Les hampes fupportent des fleurs penchées, 
odorantes ; les pédoncules très-ouverts, de la lon- 
gueur des fleurs, accompagnés de braétées fort 
courtes j la corolle d’un jaune-verditre. Une ligne 
d’uo vert plus foncé règne fur le dos de chicune 
des divifions. 


Cette plante croît au Cap de Bonne - Efpé- 
rance. % 


13. ALBUCA vifqueux. Albuca vifeofa. Linn. f, 


Albuca floribus ereëtis ; foliis linearibus , villofo- 
vifcofis. Liun. f. Suppl. pag. 196. — Thunb. Proûr. 
65. AËt. Holm. 1756. pag 58. — Dryand. Act. 
Holm, 1784. pag. 297. — Jacq. Icon. 2. tab. 445, 
& Collect. Sappl. pag. 99. 


Les feuilles font Iméaires, fubulées, couverres 
de poils vifqueux , ainfi que les hampes & les 
braétées ; les pédoncules prefque glabres, très- 
ouverts, inclinés, une fois plus longs que les 
fleurs ; les divifñons extérieures de la corall: blan- 
ch=s, sraverfées par une large Len verte ; les 

Nn a 


284 ALI G 


trois intérieures courbées en voñte, & jaunâtres , 


à leur fommer. Elle croit au Cap de Bonne-Efpé- 
rance. % 


14. ALBucA à feuilles en fpirale. A/buca fpira- 
dis. Lion. £. 


Albuca floribus nutantibus, foliis fpiralibus. Linn. 
f. Suppl. 196. — Thunb. Prodr.6$ , & Aë. Hoim. 
1786. pag. 58. tab. 2. fig. 1. — Jacq. Ic. Rar. 2. 
tab. 499, & Collect. Suppl. 100. 


Cette efpèce eft remarquable par fes feuilles 
linéaires , fubulées, repliées à leurs bords, rou- 
l2-s en fpirale à leur fommer, velues , rudes au 
toucher , plus longues que les hampes. Celles-ci 
fupportent à leur partie fupérieure des Azurs-fou- 
tenues par des pédoncules inclinés, La corolle eft 
d'un jaune-fale; fes divifions traverfées fur leur 
dos par une large bande verdâtre. Elle croit au 
Cap de Bonne-Efpérance. # 


ALCAN A. Plufieurs ouvrages de botanique 
défignent fous ce nom le henné ( /aufonia inermis 
Linn.), nommé aufli a/henna , & par corruption 
alcanna. Il eft encore quelquefois attribué à une 
efpèce de filaria ( phyllirea Linn. ). Enfin, dans 
Dalechamp , les racines de l’orcanerte ( anchufa 
tinéloria Linn.) , employées dans la teinture, fonc 
nommées alcanne radices. Certe identité de noms 
eft probablement déterminée par le même emploi 
du henné & de l’orcanette pour teindre les dents 
& les ongles. (J:f.) 


ALCÉE. Alcea. Ce g:nre, difingné des gui- 
mauves (alchea Linn.) par fon port, n'en diffère 
ans fa trudification que par fon calice extérieur, 
à fix divifions au lieu de neuf; encore faut-il en 
excepter l'alcée de la Chine, quiena de fix à neuf. 
: MM. de Juffieu & Cavanilies ont cru devoir réunir 
"ce genre à celui des guimauves. En effet, certe 
variation dans les divifions du calice extérieur 
en fait difparoitre le caraétère diftinétif. On peut 
néanmoins ajouter aux caractères des alcées celui 
d'avoir leurs capfules entourées d’un rebord membra- 
neux @ fillonné. 


ESPÈCES. 


1, ALCÉE rofe. Alcea rofea. Linn. 


Alcea (althæa rofea), caule ereëlo ; foliis rugo- 
fs, cordatis, quinquangulatis , crenatis. Cav. Diff. 
2. pag. 91. tab. 28. fig. 1. — Lam. Ill. tab. 581. 
fig. 1. ( Voyez ALCÉE, n°1.) 


2. ALCÉE à feuilles de figuier. A/cea fcifolia. 
Linn. - 


Alcea (althæa ficifolia) , caule ereéto ; foliis in- 


. feriorièus palmatis , féptemlobaris, crenatis ; Juperio- 


A LC 


2.2. — Lam. Illuftr. tab. 581. fig. 2. ( Woyez 
ALCÉE, n°,2.) 


3. ALCEE de la Chine. A/cea finenfis. Lim. 


Alcea (a'thæ1 finenfis) , caule eredo , glabro, 
infernè ramofo; foliis cordetis , feabris , crenatis, 
ançulatis ; radice annuä. Cavan. Diff. 2. pag. 92. 
tab. 29. fig. 3. (Woyez ALCÉE, n°. 3.) 


4. ALCÉE à fleurs pâles. A/cea pallida. Waldf. 


Alcea.( althæa pallida}, fo/iis fubrotundo-owatis. 
Wiilden. Spec. Plant. 3. pag. 773. — Waldft. & 
Kitaib. Plant. Hung. 


Cette efpèce fe rapproche beaucoup de Palcée 
rofe ; mais fes feuilles font ovales, arrondies; les” 
lobes très-peu marqués. Le calice extérieur eft auffi 
long que l'intérieur ; les pétaies d’un blanc reint de 
pourpre, profondément divifés en deux lobes. 


Cette plante croit dans la Hongrie. 


s. ArctE du Coromandel. A/cea coromande- 
liana. Cavan. 


Alcea (althæa coromandeliana) , foiis fubtr'an- 
gularibus , crenatis , obtufis , quinquenerviis , fubtri- 
lobis ; floribus incarnatis , fimplicibus , folitariis. 


Cavan. Diff. 2. pag. 93. 


Tchima toutti, apud Indos. Commerf. Herb. 


Ses tiges font herbacé:s, tomenteufes, ainf 
que toute la plante ; fes feuilies pétiolées, prefque 
triangulaires , crénelées , obtufes , à trois lobes peu 
marqués ; les ftipules courtes; les fleurs foliraires , 
axillaires , prefque fefiles ; le calice extérieur à fix 
découpures ; l’intérieur une fois plus long , à demi 
divifé en cinq découpures lancéolées. La corolle 
eft grande , étalée , couleur de chair ; les pétales 
oblongs, élargis, rétrécis à ieur bafe; les étamines 
courtes, nombreufes; leur tube rougeatrce; les an- 
thères jaunes; les ftigmates de couleur purpurine , 
plus longs que le tube. 


Cette plante a été recueillie à Pondichery par 
Commerfon. ( Herb. Juff. ) 


6. ALCÉE à tige courte. A/cea acaulis. Cavan. 


Alcea (althæa acaulis ), caule craffo, minimo; 
foliis numerofis , floribus fpicatis. Cavan. Differt. 2. 
pag. 93. tab. 27. fig. 3. 


Malva rofea, folio fubrotundo , chalepenfis | acau- 
los ; flore pallidè luteo. Morif. Oxon. Hift. 2. pag. 
$24. n°. 21. 


Il s'élève des mêmes racines plufieurs tiges 
courtes, droites , fermes, diffufes, de l’épaiffeur 
du doigt, hautes de deux à fix pouces , légérement 
tomenteufes, ainfi que toute la plante. Les feuilles 


Cribus haflatis, Cavan. Differt. 2, pag..92, tab. 28. ? font nombreufes , longuement pétiolées , ridées, 


A; LC 


arrondies, échancrées en cœur, crénelées., divi- 
fées en lobes fenfibles feulement dans les jeunes 
feuilles ; les fipules larges, acuminées , citises. 
Les fleurs {ont folitaires , axillaires ,médiocrement 
pédonculées, réunies en épi; leurs calices tomen- 
teux ; l'extérieur hémifphérique , à fix dents; l'in- 
térieur plobuleux, acuminé , ftrié, un peu penta- 
gone à fa partie fupérienre, à cinq décououres ; 
la coroile d’un jiune-pâle ; les pérales rétiécis & 
velus à leurs onglets, élargis, échancrés au fom- 
met; les anthères réformes ; l'ovaire comprimé, 
un peu arrondi , marqué de vingt-quatre fil:ons, 


Cette plante paroit être originaire du Levant; 
elle a été cultivée au Jardin des Plantes. © 
( Cavan.) 


7. ALCÉE d'Afrique. A/cea africana. Lour. 


Alcea foliis trilobis , crenatis ; floribus folitariis , 
axillarious ; calice utroque fexpartito. Lour. Fior. 
cochin. vol. 2. pag. $13. 


An althea finenfis ? Cavan. Differt. 2. pag. 92. 
tab. 29. fig. 3.? 


Cette efpèce paroit avoir de grands rapports 
avec l’althaa finenfis de Cavanilles. Ses tiges font 
Jigneufes, droites, cylindriques, hériffées , hautes 
de quatre pieds; fes feuilles rudes , alternes, pé- 
tiolées , divifées en trois lobes ; inégalement cré- 
nelées ; les fleurs latérales , d’un beau rouge-écair- 
late, foutenu par des pédoncules fimples, folitai- 
res ,alongés. Les deux calices ont fix découpures. 
L’ovaire eft furmonté de cinq ftyles ; le fruit com- 
pofe de cinq capfules monofpermes. 


Cette plante croit fur les côtes de l’Afrique 
orientale. Ph ( Lourerro ) 


ALCHIMILIE. Achemilla. Ce genre & l'apha- 
nes de Linné font très-voifins; ils ne {e diftinguent 
que par le nombre des flyl:s & des femences. On 
remarque deux ftyles & deux femences dans les 
aphanes ; mais comme l’une des deux avorte très- 
fouvent , il eft alors très-dificile de les féparer des 
alchemilla, qui n’ont conftamment qu’un ftyle & 
une femence. M. de Lamarck avoit réuni ces deux 
genres dans fon Diétionnaire; il les a enfuite fépa- 
rés dans fes Iuflrations des Genres. Je crois qu'en 
effet, malgré l'avortement des femences, leur 
nombre, ainfi que celui desftyles, eft un caractère 
fuffanc pour l’établiffement de ces deux genres. 


MM. Ruiz & Pavon ont ajouté trois efpèces aux 
aphanes , fous le nom d’alchemilla. Ces efpèces 
varient dans le nombre de leurs étamines, d’une à 
quatre. 

s ESPÈCES. 


* ALCHEMILLA. Un ftyle ; une feule femence. 


1. ALCHIMILLE commune, A/chemilla vulgaris. 
Linn, 


Ai LyQ 185 


ÆAlchemilla foliis lobatis, utrinque nudis ; ceule 
glabro , floribus pedicellatis. Lam. Ill. 1, n°. 1702. 
tab. 86. fig. 1. 


8. Aichemilla (glabra), tota glabra, floribus 
paulo majoribus. ( Voyez ALCHIMILLE, n°. 1.) 


La variété 8, qui croît dans les Alpes, a les fleurs 
un peu plus grandes, & fes feuilles, ainfi que la 
tige, parfaitement glabres, Dans la première on 
remarque quelques poils rares fur l£s nervures en 
deffous. 


2. ALCHIMILLE. pubefcente. Alchemilla pubef- 
cens. Lam. 


Alchemilla foliis lobatis, fubrès pubcfcentibus ; 
caule villofo , floribus pedicellatis. Lam. liluftr. 
n°, 1703. 


Alchemilla hybrida. Linn. Spec. 1509. — Piuken. 
ee F 79 
tab. 240. fig. 2. 


Cette plante eft conftimment diftinéte de la 
précédente par fes tiges, (es feuilles & routes fes 
autres parties, tomenteufes & plus grandes. Elle 


croit dans les bois & les prés des montagnes. 
(Pav.) 


3. ALCHIMILLE argentée. A/chemilla aroentea. 
Lam. ; 


Alchemilla foliis digitatis, ferratis, fubrùs fericeo- 
argenteis. Lam, II]. 1. n°. 170$. 


Alchemilla ulpina. Vinn. Spec. 179. ( Voyez 
ALCHIMILLE , n°. 2.) 


4. ALCHIMILLE quinte-feuille, A/chemilla pen- 
taphylla. Lion. 


Aichernilla foliis quinatis ternatifve; foliolis mul- 
tifidis, fubciliatis. Linn. Spec. 179. ( Voyez AL- 
CHIMILLE, n°. 3.) 


$. ALCHIMILLE aphanorde. 4/chemilla aphanot- 
des. Lino. f. 


Alchermilla foliis multpartitis ; caule eredo. Linn. 
f. Suppl. 129. 


Ses tiges font droites, hautes de fept à huit pou- 
ces, à peine rameules, pubefcentes ; fes feuilles 
affez femblables à celles de l’aphanes ; nues, à plu- 
fieurs découpures ; les radicales pétiolées ; les au- 
tres amplexicaules ; les fleurs prefque verticillées, 
difpofées en grappe terminale. Le calice eft à huit 
divifions , de la grandeur de celui de l’aphanes. 
Elle croit à la Nouvelle-Grenade. © (Linn. f.) 


6. ALCHIMILLE du Cap. Alchemilla capenfis. 
Lam. 


Alchemilla villofa, foliis crenatis ; floribus feffi- 


libus , glomeratis. Lam. Illuffr. Gen. 1. n°. 1704. 
tab. 86. fig. 2. 


286 a ra © 


Petire plante d'un port agréable, légérement 
velus fur routes fes parties, dont les tiges fonc 
filifornes, rameufes; les feuilles petites, orbicu- 
laires, fefhles, amplexicaules , affez femolables à 
celles du fiéchorpia europaa, échancrées à leur bafe, 
crenelées ou finement lobées à leur contour. Les 
fleurs font terminales , fefiles, agglomérées. 


Cette plante a été recueillie au Cap de Bonne- 
Efpérance par M. Sonnerat. ( W. [. in herb. Lam.) 


*%* APHANES. Deux flyles ; deux femences , dont 
une fouvent avortée. 


7. ALCHIMILLE des champs. A/chemilla arvenfis. 


Alchemilla (aphanes arvenfis) , foliis trifidis , 
puéeftentibus ; floribus axillaribus , glomeratis. Linn. 
Spec. 179. — Œder. Flor. dan. tab. 973. — Lam. 
Ii. cab. 87. ( Voyez ALCHIMILLE, n°. 4.) 


8 ALCHIMILLE trifide. A/chemilla tripartita. 
Flor. peruv. 


Alcheril!a villofa, foliis tripartitis; lacinits cu- 
neiformibus , mulr'fidis ; floribus dichotomo-corym- 


bofis. Ruiz & Pav. Fior. peruv. vol. 1. pag. 6S. 


Ses racines font très-fibreufes; elles produifent 
piufieurs tiges étalées, rampantes, filiformes, ra- 
meufes , velues, airfi que le refte de la plante; 
garnies de feutiles altérnes , à peine pétiolées, à 
trois lobes cunéiformes , multifides ; les pétioies 
engainant. Les Aeurs font petites, fediles, axillai- 
res & terininales , difpofées en corymbés dichoto- 
mes , fourenus par des braëtées en forme de gaine 
déchiquetée. Les calices font verts ; les filamens 
au nombre de deux ; deux ovaires dans le fond du 
calice , furmontés de ftyles filiformes , de la lon- 
gueur des étamines, & de ftigmates globuleux ; 
deux femences renf:rmées dans le calice. 


Cette plante croit fur les montagnes, au Pé- 
rou. X 


9. ALCHIMILLE orbiculaire. Alchemïlla orbicu- 
lata. Ruiz & Pav. 


Alchemilla foliis orbiculato-reniformibus, lobatis, 
ferratis ; florious fpicato-corymLofis. Ruiz & Pav. 
Flor. peruv, 1. pag. 68. 


Toute la plante eft velue ; fes tiges très-ra- 
meufss, farmenteufes, rampantes; les feuilles radi- 
cales éparfes , longuement pétiolées, orbiculaires, 
réniformes , lobées , incifées & dentées, glabres 
en deflus , velues & argentées en deflous, très- 
veinées; les fleurs prefqu'en corymbes dichoto- 
mes, pédicellées, aflez nombreufes ; les pédon- 
cules accompagnés de braëtées perfoliées , déchi- 
querées; le calice campanulé , à huit découpures 
ovales, alternativement plus courtes ; deux fila- 
mens , autant d’ovaires & de femences. Elle croit 
au Pérou. + 


ee 


A’1FG 


10. ALCHIMILLE ailé. Alchemilla alata. Ruiz 
& Pav. 


Alchemilla foliis pinnatis, pinnulis bi-trifidis. 
Ruiz & Pav. Flor. peruv. 1. pag. G9. 


Plante pileuf, fioionifère. Ses tiges font cylin- 
driques , farmenteufes , rampantes; les feuilles ra- 
dicales pétiolées , ailées; deux à cinq pinnuies 
cunéiformes , fefles ; les feuilles caulina'res am- 
plexicaules ; les pédoncuies courts , axillairés ; les 
calices verdatres; deux étamines ; deux ovaires; 
autant de femences. On trouve cette plante dans 
le Pérou; elle fleuric dans les mois d=< feptembre & 
d’oétobre. 


ALCHORNEA. ( Voyez ALCORNÉE.) 


ALCINA. ( Voyez Pory MNI£ perfoliée , vol. 
$ , pag. 506.) Ce genre avoit éré établi par Cava- 
nilles, & confacre à la mémoire du J:fuite efpa- 
gnol qui a écrit fur l’hiftoire naturelle des Philip- 
pises, où il avoit fait un long féjour. Ce genre ne 
diffère des polymnia que par fon calice fimple. 

1 


| ALCORNÉE. Alchornea. Genre de plantes di- 


cotylédones , à fleurs incomplères, diciques, qui 
paroit appartenir à la famille des euphorbes, & 
qui comprend desarbriffeaux exotiques à l’Europe, 
à feuilles alternes, à fleurs difpolées en épis. Le 
caractère eflentiel de ce genre eft d’avoir : 


Des fleurs dioïques ; dans Les fleurs mâles, un calice 
à trois ou cinq folioles ; point de corvlle ; huit éta- 
mines ; les filamens réunis à leur bofe ; dans les fe- 
melles , un calice d'une feule pièce, à cing dents ; 
deux ou trois ffyles ; une capfile un peu charnue, à 
deux ou trois coques monofpermes. 


. ESPÈCE. 


ALCORNÉE à larges feuilles. A/chornea latifolia. 
Swartz. 


Alchornea foliis ovato-acuminatis , denticulatis , 
glabris ; racemis axillaribus terminalibufque. ( N.) 
Swartz, Flor. Ind. occid. 2. pag. 1154. 


C'eft un arbre d’environ vingt pieds. Son tronc 
fe divife en branches horizontaies, divergentes , 
& en rameaux cylindriques, un peu rabattus , lé- 
gérement verruqueux , girnis de feuilles éparfes , 
alternes , périolées , affez grandes, longues de 
deux ou trois pouces & plus, ovales ou un peu 
arrondies, membraneufes , très-glabres, un peu 
luifantes en deflus, légérement ridées en deffous, 
fourenues par des pétioles glabres , cylindriques , 
alongés, réfléchis. 


Les fleurs font dioiques , difpofées en grappes 
axillaires, terminales, longues de fix à dix pouces, 
médiocremenc paniculées , à rameaux alternes, 
étalés ; les fleurs mâles d’un jaune-verdätre', réu- 


À LD 


nies au nombre de quatre ou cinq par paquets 
fefiles. Leur calice elt compofé de treis ou cinq 
folioles ovales, concaves, égales, colorées. La 
coroile manque. Les filamens, au nombre de huit, 
font filiformes , de la longueur du calice, réunis 
à leur bafe ; les anthères droites , ovales. Les fleurs 
femelles font difpofées en longues grappes prefque 
fimples , liches, un peu pendantes, latéiales K 
non axillaires. Ses fleurs font prefque fefies , al- 
ternes , diftantes, folitaires. Leur calice eittuhulé, 
planer à trois ou cing perites dents aigLès; 
"ovaire plus grand que le caïice, en cœur ou à 
deux lobes; le ftyle court, bifide, quelquefois 
trifidé & à deux ou trois ftiemates très-longs, la:1- 
céolés, linéaires. Le fruit ett une caplule noiratre, 
globuleufe, à deux ou trois coqtes, contenant 
des femences folitaires & arrondies. 


Cette plante croît fur les hautes montagnes de 
Ja Jamaique; elle m'a été communiquée par M. Du- 


DES DCE TE) 
ALDÉE ailée. Aldea pinnata, Flor. peruv. 


Aldea foliis alternis, pinnatis , fuperioribus fimpli- 
cibus ; fpicis terminalibus , bimis , apice revolutis. 


Ruiz & Pav. Flor. per. v. 2. p. 8. tab. 114. fig. A. 


Genre de plantes du Pérou, à fleurscomplètes , 
monopétalées, de la famille des borraginées, qui 
a des rapports avec les hydrophyllum & les phace- 
lia, qui jufqu’alors ne renferme qu’une feule ef- 
pèce. Le caractère effentiel de ce genre eft d’avoir : 


Un calice a cing découpures ; une corolle campanu- 
lée; le flyle bifide ; une capfile bivalve, à une feule 


loge , contenant une ou deux femences. 


Ses riges font herbacées , garnies de feuilles al- 
ternes ,. ailéess les feuilles fupérieures fimples. 
Les fleurs font difpofces en épis terminaux , tour- 
nées d’un feul côté, comme dans l’héliotrope, 
dont cette plante a un peu le port. Le calice eft 
perfiflant , à cinq divifions profondes, droites , 
linéaires; la corolle campanulée , de la longueur 
du calice, à cinq lobes arrondis; cinq filamens 
fubulés , velus , une fois plus longs que la corolle, 
inférés à fa bale, foutenant des anthères oblon- 

ues ; un ovaire libre, ovale, furmonté d’un 
ftyle fiiforme, bifide : :1 lui fuccède une caplule 
ovale , à une feule loge, contenant deux ou une 
feule femence par avortement, s'ouvranëen deux 
valves. 


« Cette plante , obfrve M. de Juflieu, reffem- 
ble tellement à l’Ae/ocropium pinnatum, Vabl, 
Symb. par fes feuilles ailées, par fa capfule & 
par fon ftyle fourchu , qu’elle n’en eft peut-être 
qu'une variété à épis plus ferrés. »M. de Lamarck, 
regardant comme capfulaire le fruit de cet e/io- 
sropium , Va rapporté au genre hydrophyle, fous 
le nom d'hydrophylum magellanicum. S'il en eft 
ainfi , il faudra également y réunir l'allée, qui 


AL E 267 


toujours au moins pourra le fuivre immédiatee 
ment, 


ALDINE. A/dina. Ce nom eft donné par Adan- 
fon , en mémoire d’Aldini, à l’'eony , arbre de la 
Jamaique, décrit & figuré fous celui de 6rya par 
Brown, Hifloire de la Jam. 229, tab. 31, fig. 2. 
I! préfente, dans fa fleur & dans fon piftil, les ca- 
ractères ordinaires des plantes légumineufes. Sa 
carène eft à deux pétales. Son ovaire devient une 
gouffe courte, remplie de deux graines, droite 
du côté de la future , courbe & finuée dans fon 
milieu du côté oppolé, prenant ainfi la forme 
d'un fruit compofé de deux lobes monoifpermes , 
féparés par un étranglement. Ses feuilles font raf- 
femblées en faifceau, du milieu defquelles s’élèvenc 
des pédoncules folitaires , chargés d’une ou plus 
fouvent de deux fleurs. 


Linnæus rapportoit à fon afpalathus ebenus cette 
plante , ainfi qu'un fra:tium de Plumiesr , figuré 
par Burmann, tab. 246, fig. 1, très-différenc par 
fon fruit entier, non finué. Murwai, difiinguant 
avec raïon ces deux plantes, a fait de celle de 
Plumier un ptérocarpe ( prerocarpus buxifolius }. 
L'aldine a été réunie par Swartz à l'amerimnon de 
Brown ; mais la goufle entière de ce dernier , qui 
avoit empêché Brown lui-même de faire ce rap- 
prochement , eft toujours un figne diftinétif, qui 
forcera peut - être deblaïfler fubffter l’a/dina 
comme genre féparé , différent des trois genres 
énoncés ci-deffus. 


Scopoli avoit donné poftérieurement le même 
nom au vadakoki , que Rheed , Horr. Mal:b. vol. 
9, tab. 42, annonçoit comme n'ayant qu'une 
graine nue ; mais cette plante a ére reconnue de- 
puis comme une efpèce de carmantine. ( Jzfficiæ 
gendaruffa. Linn. & Dit. n°. 7, dont le fruit eft 
certainement une capfule femblable à celle des 
efpèces congénères. (Juf.) 


ALDROV ANDE véficuleufe. Aldrovanda vejicu= 
lofa. Lam. Ill. Gen. tab. 210. 


ALECTOROLOPHOS. Ce nom vient d'un 
mot grec, qui fignifie une crête de coq. Les An- 
ciens l'ont donné à plüufieurs plantes affez différen- 


‘tes, celles que l'a!ltaire , eryfimum alliaria Linn. , 


efpèce de vélar ; la fciarée des prés, falvia pra- 
tenfs Lion., efpèce du genre fauge ; la crête de 
coq, rhinanthus criffa gaëli Linn., efpèce de co- 
ciête, & deux autres du même genre. Haller , 
dans fes Srirres helvetice , l'emploie exclufivement 
pour ces-dernières plantes, qu'il fépare des rhi- 
ranthus, d'après leur calice renflé & comprimé, 
& la lèvre fupérieure de leur corolle plus courte. 
Cette féparation n’a pas encore été généralement 
admife. 


ALECTRE. 4/eëra, Genre de plantes dicory- 


Ln] 


88 À -LÆ 


lédones, à fleurs complètes, monopétalées , ir- 
régulières ; il fe rapproche de la famiile des pédi- 
culaires, & a de grands rapports avec les oroban- 
ches. 1l comprend des herbes exotiques à l'Europe, 
à feuilles éparfes, & dont les fleurs font difpo- 
fécs en un epi terminal. 


Le caraftère effentiel de ce genre eft d’avoir : 


Un calice à deux lèvres ; La lèvre fupérieure bifide, 
l'inferieure trifide ; une corolle en entonnoir j quatre 
éramines didynames ; les filamens barbus ; une capfule 
à deux loges ; femences folitaires. 


CARACTÈRE GÉNÉRIQUE. 


Chaque fleur offre : 


1°. Un calice d’une feule pièce , à deux lèvres; 
Ja fupérisure à deux divifions, l’inférieure bifide. 


2°. Une corolle monopétale, tubulée; le tube 
infenfibl: ment élargi ; le limbe étalé, à cinq dé- 
coupures élargies , lancéolées, obtufes. 


3°. Quatre étumines didynames ; les filamens fi- 
liformes, inférés fur le tube de la corolle, barbus, 
de la longueur du tube , deux un peu plus courts, 
foutenant des anthères à deux lobes. 


4°. Un ovaire ovale, furmonté d’un ftyle fili- 
forme , de la longueur des étamines, terminé par 


un ftigmate recourbé ; un peu plus épais que le ! 


ftyle , de la même longueur, ftrié à fes deux 
CÔtés. 


Le fruit confifte en une capfule ovale , obtufe, 
à d:ux loges, à deux valves ; une femence ovale 
dans chaque loge. 
ESPÈCE. 


ALECTRE du Cap. A/cëfra capenfis. Thunb. 


Aleëtra foliis ovatis, [effélibus, fparfis ; floribus | 


fpicatis , terminalibus. 


Aleitra capenfis. Thuub. Nov. Gen. Plant. vol.3. 
pag. 80. 


Cette plante a le port d’un orobanche. Ses tiges 
font droites, fimples, flriées , cylindriques , ve- 
lues, fiftuleufes, hautes d'environ un pied, garnies 
de feuilles éparfes, fefliles , droites, ovales, très- 
entières , obtufes à leur fommer, velues ; les 1n- 


férieures plus petites; les fupérieures infenfble- : 


ment plus grandes , longues de cinq à fix lignes. 


Les fleurs font difpofées en un épi terininal , 
pourvues d'un calice à deux lèvres ; la fupérieure 
divifée en deux lobes; linférieure en trois. La 
‘corolle eft jaune, marquée de ftries purpurines , 
d’une feule pièce, confiftant en un tube évafé par 
le haut, attaché au fond du calice, divifé à fon 
limbe en cinq découpures. Les étamines, au nom- 


| 
| 


ALE 


bre de quatre , ont leurs filamens velus. L'ovaire, 
libre, eit furmonté d’un fiyie & d’un ftigmate 
ftrié ; il fe convertit en une capfule glabre, ovale, 
a deux loges, s’ouvrant en deux valves, conte- 
nant une femence dans chaque loge. 


Cette plante croit au Cap de Bonne-Efpérarc?, 
parmi les gazons , fur le bord des flcuves , où elle 
a été découvert: par Thunberg. Elle noircit par 
la defliccation. © (Deferipr. ex Thunb.) 


ALECTRYON. Gærtn. de Fruét. & Sem. 1, pag. 
216, cab. 46, fig. 2. Gæitner fait mention , fous 
ce nom, a'une plante particulière, dontil n'y à 
que le fruit de connu. Il en établit le caractere 
ainfi qu'il fuit : 


Une baie sèche, à une feule loge, comprimée en 
crête à fa partie fupérieure ; une feule femence ; un 
arille incomplet & pulpeux. 


Cette baie eft dégagée du calice, coriace, glo- 
buleufe , pubefcente , cendrée ou un peu brune , 
furmontée d’une crête marginale. La femence eft 
fphérique, luifante , d’un pourpr:-noiatre , à 
moitié entourée d’un arille. La radicule de l'em- 
bryon, dépourvu de périfperme, eft recourbée fur 
Jes lobes contournées en fpirale. Ces caraëtères 
déterminent la famille de certe plante , qui, d'après 
; M. de Jufieu, doit entrer dans celle des favon- 
| niers; mais peut-être que, fi cette même plante 
{ étoit mi:ux connue dans routes fes parties , elle 
! feroit réunie à quelqu’autre genre déjà établi. Elle 
porte le nom d’evonymoides excelfa , dans les ma- 
nufcrits de Solander. 


ALÉPIDÉE ciliée. Alepidea ciliaris. M. de La- 
roche, dans un très-bel ouvrage qu'il vient de 
publier fur les eryrgium, a féparé des affrantia 
Linn., l'affrantia ciliaris Linn. f. , efpèce plus rap- 
prochée des eryngium que des aftrances, mais qui 
en diffère fufilamment pour conftituer le nouveau 
genre établi par M. de Laroche, & auquel il 
donne pour caractère effentiel : 


’ 

Un calice à cing divifions ; cinq pétales courbés en 
dedans ; fleurs Jeffiles ; réunies en cête Jar un récep- 
tacle nu , hémifphérique ; fruits tuberculés. 


Les ombelles partielles font compolées d’une 
petite têge de fleurs feffiles , entourées par un in- 
volucre à dix découpures profondes , lancéolées, 
! épineufes à leur fommer. Le calice eft d’une feule 
pièce , à cinq découpures ovales, prefqu'obrufes ; 
le tube adhérent à l'ovaire, & couvert d’un grand 

nombre de petits tubercules. La corolle eft fort 
| perite, compofée de cinq pétales caducs, alrernes 
{ avec les divifions du calice; les étamines un peu 
{ faillantes, oppofées aux découpures du calice ; 
: les anthères ovales, à deux loges ; l'ovaire om- 
… biliqué ; dix crénelures à fon fommet ; il s’en élève 
” deux ftyles fiformes. Le fruit eft ovale, adhérent 
avec 


A LE 


avec le tube du calice, couvert de tubercules, 
partagé en deux à l'époque de la maturité. (Woyez, 
Pour les autres détails, ASTRANCE ciliaire, n°. 4. ) 


ALETRIS. Alerris. Linné avoit réuni dans ce 
genre, plufieurs efpèces qu’un examen plus éten- 
du des caraétères génériques a fait recoanoitre 
appartenir à de nouveux genres qui ont été éta- 
blis fous les noms de Sanfeviera & Veltheimia , 
mentionnés dans cet ouvrage. 


D'après cette réforme , le caraëtère des alétris 
fe réduit aux fuivans : 


Une corolle infundibuliforme , point adhérente à 
” x : . # 2 « ’ 4 
l'ovaire, à fix divifiens ; fix étamines attachées à ces 
L > Q s 
divifions ; un ffyle; un fHigmate trifide ; une capfule à 
trois faces, à trois loges, divifée en trois valves , 
portant chacune une cloifon mitoyenne | contenant 
plufieurs femences. 


EsPÈCESs. 


1. ALÉTRIS odorant. Alerris fragrans. Lion. 


Aletris caulefcens, foliis lanceolatis , laxis. Jacq. 
Vind. 309. — Linn. Syit. Piant. 337. ( Voyez ALE- 
TRIS, n°. ÿ.) 


2. ALEÉTRIS farineux. Aletris farinofa. Linn. 


Aletris acaulis , foliis lanceolatis , membranaceis ; 


foribus alternis. Linn. Spec. Plant. 456. 


Aletris ( alba), floribus manifeflius pedicellatis 
oblongo tubulofis ; calicibus frudtiferis, leviufeulis , 
formofis. Mich. Flor. bor. Amer. 1. pag. 189. 
(Voyez ALÉTRIS, n°. 1.) 


3. ALÉTRIS à fleurs jaunes. A/ecris aurea. 
Walth. 


Alerris floribus fubfeffilibus , breviter tubulatis, [ub- 
campanulatis ;ÿ calicibus fruétiferis , rugofis, fcaber- 
rimis. Mich. Flor. bor. Amer. vol. 1. pag. 190.— 
Pluken. Almag. 135$. tab. 174. fig. $. — Morif. 
Hit. 3. pag. 606. S. 15. tab. 2. fig. 1. 


IL fort des racines plufieurs feuilles étalées en 
rofette, toutes radicales , lancéolées, très-aiguës, 
du centre defquelles s'élève une tige droite, gar- 
nie de petites folioles alternes, en forme d’écaiiles. 
Les fleurs font alternes, prefque fefiles, en épi 
terminal. La corolle efl d’un beau jaune-doré , en 
forme de bulle avant fon épanouitlement , un peu 
pubefcente ,médiocrement tubulée, prefque cam- 
panulée. Cette corolle perfifte fur le fruit; elle 
‘devient ridée & fcabre. 


Cette plante croit dans la Caroline. 


Michaux y rapporte les fynonymes de Plukenet 
& de Morifon , que Linné avoit penfé devoir ap- 
partenir à fon helonius bullata. 

Botanique, Supplément. Tome E. 


ALL 289 


4. ALÉTRIS écarlate, Aerris punicea. Labill, 


Aletris foliis lineari-lanceolatis , ffriatis , crenula- 
tis ; ftapo fubfoliofo. Labiil. Nov. Holl. r. paz. 8j. 
tab. 111. 


Les feuilles radicalss font planes, roides, ffrises 
à leurs deux faces , un peu cartiiazineufes & l$- 
gérement crénelées à leurs bords, prefqu’auffi 
longues que les tiges. Celles-ci font hautes de 
deux pieds, légérement cylindriques , munies à 
leur partie inférieure d'une ou de deux feuille 
femblables aux radicales, mais plus petiiss, & 
d’autres feuilles à demi vaginales, en forme d'é- 
cailles , appliquées contre les tiges , petites, fem- 
blables aux braétées. Les Aeurs font difpofées en 
une grappe términale, longue d’environ fix pouces 
& plus ; l2s pédoncules fimples , longs d’un pouce ; 
la coroiie eft, en dehors, d’un pourpre écarlate, 
d’un jaune de foufre en dedans , tubulée, ven- 
true ; le limbe court , à fix découpüures ovales, 
vordées de jaure ; fix étamines oppofées aux divi- 
fions de la coroile ; les anthères haîtées, obtufes, 
à deux loges. L’ovaire ef libre, lancéolé, trigone; 
le ftyle fubulé , à peine faillant hrs de la corolle ; 
le fligmate trifide. Le fruit confifte en une cap- 
fule alongée, trigone , pédicellée , à trois loges, 
à trois valves ; les femences hifpides, nombteufes, 
oblongues, attachées en un double rang fur le 
bord intérieur des valves. L’embryon eft linéaire, 
cylindrique, placé dans un périfperme charnu. 


Cette plante croît au cap Van-Diémen.(Defcripr. 
ex Labill.) 


* Aletris ( cochinchinenfis ), caulefcens | foliis 
lanceolato - linearibus , reflexis ; flore paniculato. 
Lour.Flor. cochin. vol. 1. pag. 253. An aderris chi- 
nenfis ? Lam. 


ALEVRITE. BANCOULIER. A/evrires. À ce 
genre, établi par Forfter, fe réunifilent deux au- 
tres plantes placées par Linné , l’une parmi les 
Jatropha , Vautre parmi les croron, déjà mention- 
nées dans cet ouvrage , la première fous le nom 
de MEDICINIER des Moluques, n°. 6, vol. 4(Ja- 
tropha moluccana Linn. ) ; la feconde fousicelui de 
CRoTON des Moluques, n°.1$, vol, 2 ( Croter 
moluccunum Linn. ). 


ALEVRITE à trois lobes. A/evrites triloba. Forft. 
— Lam. III. Gen. tab. 791. 


Ses feuilles font larges , alternes , longuement 
pétiolées, diviféesen trois, rarement en cinq lobes 
aigus ; les deux latéraux tres-courts , le terminal 
lancéclé. Les fleurs ont difpofées en une panicule 
terminale, étalée, très-rameufe. (oyez BaLzu- 
CANAD , Suppl. ) 


ALIBOUFIER. Sryrax. Ce genre a pour carac- 
tère eflentiel : 
Oo 


AREA 


Un calice d'une feule pièce, à cinq dents, méd'o- 
crement adhérent aVec l'ovaire par fa partie inférieure ; 
Le nombre des étamines variable ( de fix à aix ); les 
filamens réunis par leur bafe, naïffant du fond du tube 
d’une corolle monopérale ; à trois ou cing décou- 
pures ; l'ovaire contient plufieurs femences, mais il 
n'en refle qu'une ou deux dans le drupe qui lui fuccede. 


269 


ENS*PAE C/EKS- 
1. ALIBOUFIER offcinal. $ryrax offcinale. Linn. 


Styrax foliis ovatis, fubràs villofis ; racemis fîm- 
plicibus , folio 5revioribus. Ait. Hort. Kew. vol. 2. 
pig. 75. — Linn. Spec. 635. — Cavan. Diff. 6. 
pag. 358. tab. 188. fig. 2.— Garid. Aix, pag. 450. 

ab. 95. — Lam. Ii]. tab. 369. ( Voyez A1iBou- 
FIER, N° .:le) 


2. ALIBOUFIER à grandes feuilles. Sryrax gran- 
difolium. Aït. 


Sryrax foliis obovatis, fubrès villofis ; pedunculis 
axillaribus , felitariis , unifloris. Ait. Hoit. Kew. 
2. pag. 75. — Mich. Flor. bor. Amer. 2. pag. 41. 


Sryrax officinale. Walth. Flor. carol. 140. 


Ses feuilles font beaucoup plus larges que celles 
de l’efpèce précédente , velues en deflous, en 
ovale renverfé , médiocrement denticulces, acu- 
minées à leur fommer. Les fleurs font difpofées 
en grappes alongées , terminales, feffiles à leur 
partie inférieure ; Îles pédoncules axillaires, foli- 
tañes, à une feule fleur. 


Cette plante croit dans les forêts de la Caro- 
lite DAC 


3: ALIBOUFIER puivérulent. Styrax pulverulen- 
um, Mich. 


Seyrax foliis parvulis , fubfefitibus , ovalious , non 
acuminatis , fubrès quafi pulverulento-tomentofs ; flo- 
ribus axillaribus & fubterno-terminalibus , breviffime 
peaicellaris. Mich. Flor. bor. Amer. 2. pag. 41. 


Cette efpèce a de très-grands rapports avec l’a- 
LiBoufier à grandes feuilles; mais fes feuilles font 
beaucoup plus petites, prefque feililes, ovales , 
point acuminées, tomenteufes & comme puvé- 
ulentes à leur face inférieure. Les fleurs font 
axillaires, médiocrement pédicellées, réunies 
prefque trois par trois au fommet des rameaux. 


Elle croît à la Caroline , dans les forêts. F» 
4. ALIBOUFIER à feuilles glabres. Sryrax-gle- 
bram. Cavan. 


Styrax foliis fubovatis, glaberrimis, denriculatis ; 
foribzs axillaribus , cerruis. Caivan. Diff. bot. pag. 
340. tab. 188. fig. 1. — Mich. Flor. bor. Amer. 
2. pag. 41. 

Siyrax americana, Lam, Diét, 1. pag. 82, 


À ET 


Styrax leve. Walth. Flor. car. 140. 


Styrax levigatum. Aït. Hort. Kew. 2. pag. 7f. 
( Voyez ALIBOUFIER , n°. 2.) 


Ses étamines varient de fix à dix. L’ovaire eft 
adhérent au calice dans fa partie inférieure. 


$. ALIBOUFIER benjoin. Sryrax benzoin. 
Dryaud. 


Styrax foliis oblonsis, acuminatis , fubràs to- 
mentofis ÿ racemis compofitis , longitudine foliorum. 


Dryand. in A. Anel. 77. pag. 3C8. tab. 12. 


Laurus benzoin. Houttuyn. in Aét. Harlem. 21. 
pag. 265$. tab. 7. 


Arbor bengoini. Grimm. in Ephem. À. N. C. 
decad. 1. ann. 1. pag. 370. fig. 31. 


Benjui. Garcias, ab Hort. in Cluf. exot. p. 155. 


Ses feuilles font oblongues , ovales, acumi- 
nées, très.- entières à leurs bords, tomenteufes 
à leur face inférieure ; les fleurs difrofées dans 
l’aiffelle des feuilles en grappes paniculées, de la 
longueur des feuilles. 


Cette plante croît dans les Indes orientales, à 
Sumatra. D 


Oëfervations. L'on n’avoit eu jufqu’alors que des 
préfomptions incertaines fur l'arbre qui produit 
cette réfine, connue fous le nom de henjoin, Liiné 
penfoit , d’après Commelin, que c'étoitune efpèce 
de laurier ; d’autres, & M. de Lamarck penchoit 
pour cette opinion , l’attribuoient à un badamier 
(terminalia benjoin Linn. f.), trompés par l’ana- 
logie de l'odeur de fa réfine. Enfin, Dryander a 
prouvé depuis, dans les Tranfaétions philofophi- 
ques, que l'arbre qui fournit le benjoin eft un 
aiboufier. 


A j'âge de cinq à fix ans on fait, au haut du 
tronc de cet arbre, une incifion oblique : il en 
fort une réfine blanche & tranfparente; elle de- 
vient, en fe figeanr, d'un gris-jaunâtre ou d’un 
brun-rougeatre & maculé par places : d'où vient 
le nom d’amygdaloïde donné au benjoin, A Ma- 
lacca, Java & Sumatra , on ne corferve ces ar- 
bres que pendant fix ans, parce que la récoite, qui 
eft d'environ trois livres par an, diminue beau- 
coup après cet âge. 


Le benjoinu fe fublime au bain de fable , en fleurs 
argentées. Ces fleurs font un acide particulier, 
nommé éenzoïque. On emploie les fleurs de ben- 
join dans ls parfums ; en médecine , pour les 
maladies du poumon, & dans la chirurgie contre 
la gangrène & les écrouelles. On a prétendu 
qu'elles enlevotent lzs taches de rouffeur ; auff 
là réfiue , diffoute dans lefprit-de-vin, donne-t- 
elle cette teinture , dont quelques gouttes , n é- 
lées dans l’eau , deviennent la liqueur blanchâtre 


AN . | A L'I 201 


qui, fur les toilettes, porre le nom dé air vir- B. Cratagas foliis ovato-oblonais , fubiùs tomex- 
ginal. (Voyez BENJOIN.) tofis. ( Voyez ALISIER, n°. 1.) 

ALISIER. Craragus. La plapart des alifiers font 2. ALISIER de Fontainebleau. Craregus latifolia. 
indigènes de l’Europe. Parmi les efpèces qui y | Lam. 

oil EUR 2 Dre : : ui 
croif=nt, les unes ne font que des arbriff-aux peu Cratagus foliis ovato fubrotundis , bafi angulofs , 


élevés ; les autres, des arbres d’une médiocre 
gran leur. Les premiers font la décoration dss 
hautes montagnes, où l'œil fe plait d'autant plus 
à les confidérer, que les grands végétaux y font Cratagus dentata. Thuill, Paris, édit. 2. pag. 24$. 
plus rares. Les feconds fe confondent avec les | ( Woyez ALIsIER, n°. 2.) 

arbres de nos forêts. S'ils ne les égaent pas en 

hauteur, fi l'ombre épaiffe de leur cime eft nuifi- 3 ALISIER des bois où torminal. Cratagus tor- 
bie à la végétation dés alifiers, ceux-ci 1em:lif- | m#alis. Linn. 

fent avec avantage les clairières & le vide de 
taillis ; ils s’y diftinguent par la beauté de leurs Ë 2, É s 

feuilles , fee babes à celles des érables dans Pali- Eu ÉD RE O e H Lie ES 
fier des bois bien moins anguleufes, mais plus | n. 33. En Dan Spec. GBk. ar EM es Reg 
larges dans l’alifier de Fontainebleau. Leurs fleurs | pe SacqUFlor Autre: pars à (M tAb: 242 
au printems , leurs fruits en automne , étalent 1 1] RE A EN ET P TER 
avec élégance leurs corymbes rameux. A RES 


ferratis, fubtès aïbidis | tomentofis. Poir. in Duhaun. 
Arb. edit. nov. 4. pag. 130. tab. 35. 


Cratagus. foliis cordato-ovatis , laciniato-lobaris , 


: Ê Pyrus torminalis. Wild. Spec. 2. pag. 1022. 
Les alifiers des hautes montasnes ont un tout (Voyez ALISIER , n°. 3.) e. 
autre afpeét ; ils fe préfentent fous une forme È TUE 
agrefle & fauvage , mais tellement en harmonie 4. ALISIER à trois lobes. Cratapus trilobata. 
avec les roches arides & folirair-s où ils croif- È 
fent, qu'ils plairoïent moins s'ils avoient plus : J BEC ANR PAS L À 
d'élégance. Cette forme peu régulière n'exclut lobis lateralibus bifidis , terminal trifido , pedunculis 
point la beauté : on la retrouve dans les feuilles | Jolitariis. (N.) 
de l’allouchier , d’un blanc-fatiné en deflous , à Ses rameaux font cylindriques , raboteux ; les 
reflets argentés lorfqu'elles font frappées par le | feuilles éparfes, pétiolées, élargies, un peu échan- 
foleil ; dans les fleurs de l’alifisr nain , nombreu- | crées en cœur à leur bafe , divifées en trois lobes 
fes & réunies en petits corymbes touffus. Dans principaux ; les deux latéraux & inférieurs uès- 
toutes ces efpèces, les fruits, globuleux, jaunâtres | ouverts, inégalement bifides ; le fupérieur & rer- 
ou d’un rouge plus ou moins vif, ne le cèdent | minal plus large, à trois divifions , routes plus ou 
point aux fleurs pour l'agrément, & l'emportent | moins lancéolées , aiguës, dentées en fcie, gla- 
par leur uvilité, : c'eft pour eux qu’un grand nom- À b:es, coriaces ; ua peu pubefcens en deffous dans 
bre d'oifeaux viennent vifiter les folitudes des À leur première jeunefT: ; les pétioles gréles , alon- 
Pyrénées & d:s Alpes, ëe animer par leur pré- | gés, un peu comprimés. Les fleurs fonc fituées 
fence ces roches abandonnées. vers l'extrémité des rameaux , fur des pédoncules 
foliraires , rapprochés, prefqu'auffi longs que les 
pétioles, uniflores ; le calice très-tomenteux , à 
cinq découpures lancéolées, aiguës, perfifantess 
les fraits de la groffeur d’une cerife, glebuleux , 
de couleur rouge ; les femences cartilagineufes. 


Cratagus foliis lato-cordatis , trilobatis, ferratis ; 


On a vu dans l'ouvrage de M. de Lamarck les 
caractères d’après lefquels cet auteur diftingue les 
cratagus des mefpilus , & les motifs qui autorifent 
cetre nouvelle diftribution. Nous n’avons à ajou- 
ter à ce travail que les phrafes fpécifiques & quel- 


ques efpèces nouvelles. Cette plante croit en Syrie , où elle a été dé- 
bone. couverte par M. Labillardière. D (Y. [. in here. 
à Desfons.) 
1. ALISIER blanc, ALLOUCHIER. Cratagus aria. 
Linn. $+ ALISIER nain. Cratagus humilis, Lam. 
Cratagus foliis ovatis, incifis, ferratis , fubrus Cratagus foliis ovatis, ferratis, utrinquè glabris ; 


‘tomentofis. Linn. Spec. 681. — Œder. Flor. dan. À foribus dis ynis , corymbofo-capitaris. Poir. in Du- 
tab. 302. — Poir. in Duham. Arb. edit. nov. vol. L'ham. Arb. edit. nov. vol. 4. pag. 133. 


4. tab. 34. — Lam. IIL tab. 433. fig. 1. Craragus chamemafpilus. Jacq. Vind. 243, & Flori 


Pyrus aria. Willd. Spec. 2, pag. 121. auftr. tab. 231. 
Sorbus aria. Crantz. Auftr. Fafc. 2. tab. 2. fig. 2. Mefpilus chamemafpilis. Linn. Spec. 685. 


#. Crategus foliis fubrotundo-ovatis , fubiùs al- Sorbus fruticofa, &e. Crantz. Auftr. pag. 8:, 
bido-tomentofis. , tab. 1. fig. 3. ( Voyez ALISLER , n°. 4.) A 
à Oo 2 


292 AL: 


6. ALIS1ER à feuilles d’arboufier. Cratezus ar- | 
butifolia. Lam. 


Cratagus foliis ovutis , acutis, férratis, fubràs 
albidis, fubpubefcentibus. Poir. in Duham. Arb. 
edit. nov. vol. 4. pag. 131. 


Mefpilus arbutifolia. ? Linn. Spec. 685. ( Voyez 
ATLISTERS 015) 


7: ALISIER à feuilles de poirier. Craragus pyri- 
folia. Lam. 

Cratagus folits oblonge-ovatis, arguiè férratis, 
Jubtàs incano-tomentofis. Poir. in Duham. Arb. edit. 
nov. vol. 4. pag. 131. ( Voyez ALISIER, n°. 6.) 


8. ALISIER amélanchier ou à feuilles rondes. 
Cratagus amelanchier. 


Cratagus foliis ovato-fubrotundis , dentatis , [:b- 
glabris; petalis lanceolatis. Poir. in Duham. Aib. 
vol. 4. pag. 132. 


Cratagus rotundifolia, var. «. Lam. Dit. 1. 
pag. 84. 
Mefpilus amelanchier. Linn. Spec. 685. 


Pyrus amelanchier. Linn. Suppl. 256. — Willd. 
Spec. 2. pag. 1014. 


Sorbus amelanchier. Crantz. Auftr. 90. 


9. ALISIER de Crète. Cratagus cretica. 


Cratagus foliis circinnatis , argurè dentatis , apice 
truncatis ÿ fioribus racemofis , petalis ellipricis, ger- 
mine tomentofo. Desfont. Coroll. pag. 79. tab. jo. 


Cratagus ( pyrus cretica), foliis fubrotundis, 
emarcinatis , mucronatis , Jubtùs lanaïis ; floribus 
racemofis , pecalis lanceolatis ; germinibus calicinif- 
que fégmentis lanato-tomentofis. Wild, Spec. Plant. 
2. pag IOI 


Cretagus rotundifolia, var. g. Lam. Diét. 1. 
pag. 84. 


Cerafus idea. Alpin. Exot. pag. 3. tab. 2. 


Mefpilus cretica, folio circinnato | & quafi cordi- 
formi. Tournef. Inft. Coroll. 43. 


Maigré fes rapports avec l’efpèce précédente , 
celle-ci en eft très-diftinéte. Ses feuilles font ova- 
les ou.arrondies, fermes , épaifles', blanches & 
tomenteufes en deffous , glabres en deflus, pref- 
que glabres à leurs deux faces dans leur vieilleffe, 
ja plupart échancrées à leur fommet, avec une 
petite pointe dans 12 milieu de l’échancrure j à 
dentelures courtes, lâches , très-aiguës ; les ner- 
vures fines, latérales & parallèles ; les périoles 
romenteux ou pubefcens ; les fleurs difpofées en 
grappes laches , prefqu’en corymbe , axillaires, 
plus longues que les feuilles ; Jes pédoncules & 
les calices comenteux ; la corolle blanche; les pé- 


= = SR PU 


A LA 


tales obtus, elliptiques ; les fruits de la groffeur 
d’un grain de grofeille , ovales-arrondis , rouges, 
pois noirâtres , à cing loges ; deux femences car- 
tilagineufes dans chaque loge. 


Cette plante croîr à l'ile de Crète, fur le mont 
Ida. Bb (7. fin herb, Desfont.) 


10. ALISIER à fines dentelures. Cra:agus fer- 
rulata. 


Cratagus foliis ovato-sblongis , ohtuffs, apice mu- 
cronatis , fubtüs tomentofrs ; foribus racemofo-corym- 


bofis. (N.) 
An mefrilus (arbutifolia), inermis, foliis ob- 


longo-ovalibus, acuminatis , futilifime ferrulatis , 
faëtès fubcanefcentibis ; corymbo compofico ? Mich. 
Flor. boreal. Amer. 1. pag. 291. 


Ses rameaux font elibres, cylindriques, Iui- 
fans, couleur de bronze; ceux qui portent les 
flurs, roides , très - courts, horizontaux ; les 
feuilles méd'ocrement pétiolées, ovales-oblon- 
gues, obtufes , un peu mucronées à leur fommer, 
très-finement denticulées à leur contour , glabres 
en deffus, blanches & tomenteufes en defflous, 
longues d’un pouce & plus, larges d’environ fix 
lignes , un peu rétrécies à leur bafe ; les nervures 
obliques, fe dirigeant vers le fommer des feuilles. 
Les fleurs font difpofées, à l'extrémité des petits 
rameaux , en corymbes courts ; les pédoncules & 
les calices pubefcens ; la corolle blanche ; les pé- 
tales ovales , rétrécis en onglet à leur bafe. 


Cette plante croît dans la Caroline. B (W. f. 
Comm. Bofc.) 


11. ALISIER à épis. Cratagus fpicata. Lam. 


Cratagus foliis rotundatis, ferratis, fubglabris ; 
floribus racemofo fpicatis, calice ints 1omentofo , 
retalis brevibus, Poir. in Duham. Arb. edit. nov. 
vol. 4. pag. 132. 

Pyrus (ovalis), foliis fubrotundo-ellipricis , acu- 
tis, glabris ; floribus racemofis , petalis obovatis , 
germinibus calicinifque fegmentis pubefcentibus. Willd. 
Spec. 2. pag. 1014. ( Voyez ALISIER, n°. 8.) 


12. ALISIER à grappes. Cratagus racemofa. Lam. 

Cratagus foliis ovato oblongis, acutis, ferratis , 
Jubglabris ; floribus racemofis ; petalis fublinearibus , 
oblongis. Poir. in Duham. Arb. edit. nov. vol. 4. 
Pa8- 133. 

An mefpilus canadenfis ? Linn. Spec. 685. — 
Mich. Flor. boreal. Aimer. 1. pag. 291. 


An pyrus botryapium ? Linn. Suppl. 255. — 
Wangenh. Amer. 90. tab. 28. fig. 65. — Willd. 
Spec. 2. pag. 1013. ( Voyez ALISIER , n°. 9.) 


ALISMA. (Voyez FLUTEAU.) 


à LE 


ALISMOIDES. On trouve feus ce nom, dans : 


le Tableau du règne végétal , par Ventenat, une 
famiile de plantes qu’il a détachée de celle d:s 
joncs , dont elle formoit une feétion particuière 
dans le Genera Plantarum de M. de Jufheu. Dans 
cette nouvelle faaulle : 


Le calice eft à fix divifions (un calice à trois 
folioles, trois pétales, Linn.}), entourant fix ou 
neuf éramines, rarement plus , au milieu defquel- 
les font trois ou fix ovaires & plus, furmontés 
chacun d'un ftyle ou d’un fligmate. Ces ovaires 
deviennent autant de capfules monofpermes , qui 
ne s'ouvrent point, ou polyfpermes , s'ouvrant 
en deux valves. L’embryon, contenu dans les 
gaiues, eft droit ou courbé, dénué de péri- 
fperme. 


Les plantes de cetre famille font herbacées , & 
croiffent dans l'eau ou dans les lieux humides. 
Leurs feuilles font radicales, alternes , engaïnan- 
tes; les fleurs difpofées en épis, en ombelles ou en 
verticilles, accompagnées d’un involucre à plu- 
fieurs folioles dans quelques genres. Le fogittaria 
eft le feul genre de cette famille qui foit mo- 
noique , le feul qui ait un nombre indéfini d’éta- 
mines. 


Les principaux caraétères qui diftinguent les 
alifmoides des joncs fonc la pluralité des ovaires 
& l’abfence du périfperme ; ils fuffifent pour en 
former une famille diftinéte, & même pour les 
féparer des autres familles monocotylédones à 
étamines (pérygines ) attachées au calice , qui 
toutes ont un perifperme , & généralement un 
feul ovaire ; « mais alors, dit M. de Juffieu, quel 
lieu occupera celle-ci dans l’ordre naturel fi elle 
s'éloigne des joncs ? » Ce problème fera difficile 
à réfoudre. Les principaux genres qui compofent 
cette famille font les fuivans : 


$. 1°. Fleurs en ombelle ou verricillées. 


Les butomes. Butomus. 
Les fluteaux. Alifma. 
‘ Les fléchières. Sagittaria. 


6. II. Fleurs en épis. 


Les fcheuchzères. 


Scheuchzeria. 
Les triglochines. 


Triglochin. 
ALKENGE. (Voyez COQUERET.) 
ALLAMANDA. ( Voyez ORELIE.) 

. ALLASITA. ( Voyez ALLASIE.) 


ALLASIE à fruits rouges. A/afa payos. Lour. 


Allafia foliis pentaphyllis , pedunculis multifloris. 
Lour, Flor. cochin. 1. pag. 107. 


+ 
d 
Î 
l 


A LR 2 


C’eft un grani arbre à rameaux étalés, garni de 
feuiiles oppofées, pétiolées, digitéss, compofées 
de cinq folioles entières, velues , difpofées en 
main ouverte fur un pétiole commun. Ses fleurs 
font terminales, réunies plufieurs enfemble fur 
un même pédoncule. 


293 


Chaque fleur eft compofée , 1°. d'un calice tu- 
bulé, divifé à fon fomunet en quatre lobes, & 
environné à fa bafe d’un autre petir calice exté- 
iieut très-court, à cinq découpures; 2°. quatre 
étamines , dont les filamens font épais , furmontés 
d'anthères à deux lobes , atrachés au fommet du 
tube du calice intérieur , qui tait corps avec un 
ovaire furmonté d'un feul ityle & d'un fligmate. 
Cet ovaire fe convertit avec le calice en une baie 
grande , pendante , charnue, alongée, de‘couleur 
rouge tirant {ur le brun, à une feule loge , remn- 
plie de graines nichées dans une puipe. 


Cet arbre croit en Afrique, fur la côte de 
Mozambique, D S:s feuilles, appliquées en cata- 
plafme fur les reins, facilitent l'accouchement, 
au rapport de Loureiro. 


ALLIAIRE. ( Voyez VELAR.) 


ALLELUIA : nom commun de l'oxa/is, (Voyez 
OXALIDE.) 


ALLIONIA. ( Voyez ALLIONE.) 


2. ALLIONE incarnate. Allionia incarnata. Linn. 
— Lhérit. Stirp. 63, tab. 31. — Lam. Ill. tab. 58. 
— Fior. peruv. vol. 1. pag. 49. 


3. ALLIONE à feuilles de jalap. Æ/ionia nytta- 
ginea. Mich. 


Allionia ereëta, foliis lato-cordatis , acutis ; pe- 
dunculis folitaris , involucro quinquefido , calice fruc- 
tifero pubefceate. Michaux, Flor. boreal. Amer. r. 
pag- 106. 


Cette efpèce a le port du mérabilis jalapa Linn. 
Ses tiges font droites , prefque glabres, garnies 
de feuilles larges, en cœur, très-entières, aiguës 
à ieur fommet , glabres à leurs deux faces. Les 
flsurs font folitaires , pédonculées , munies d’un 
involucre ou calice commun à cinq découpures 
oblongues , contenant trois fleurs; le calice pro- 
pre beaucoup plus petit, légérement pubefcent ; 
les corolles un peu irrégulières; le réceptacle 
nu. 


Cette plante croît dans l'Amérique feprentrio- 
nale , fur les bords du fleuve Tennaflée. (Mich.) 


ALLIUM. ( Voyez AIL.) 


ALLOPHILUS. (Voyez ALLOPHILE & 
UsUuBE.) 


294 ALO 


ALLOSURUS. (Bernh.) Même g2nre que le 
cheilanthes, (Voyez ADIANTE, Suppl.) 


ALNUS. ( Voyez AUNE & BOULEAU. ) 


ALOËS. Aloë. Le caractère efflentiel de ce 
genre confifte daps : 


Une corolle tubuleufe , fix découpures à fon orifice ; 
Jix éramines inférées [ur Le réceptacle du pifiil ; une 
capfule libre, à trois loges , à trois valves; des fe- 
mences nombreufes , difpofées fur deux rangs, mem- 
braneufes à leurs bords. 


EsrÈèces. 
* Feuilles bordées de dents épineufes. 


1. ALOËS à bord rouge. A/oë purpurea. Lam. 


Aloë ( marginalis) , caudice arboreo, foliis den- 
tato-fpinofis ; germinibus ovato-globofis | trifulcis. 
Decand. Plant. graff. pag. 31. Icon. 


Dracena (marginalis), fruricofa, foliis dentato- 
fpinofis , racemis axillaribus , baccis pol; fpermis. 
Ait. Hort, Kew, vol. 2. pag. 454. n°. 3. ( Woyez 
ALOËS, n°. 1.) 


Cette efpèce diffère des autres efpèces d’aloès 
par fa corolle , dont le fond n’eft pas rempli d’un 
fuc gluant ; par fa capfule charnue , globuleufe, 
à trois fillons ; par fes loges point divifées par une 
cloifon imparfaite ; par fes femences , point mem- 
braneufes à leurs bords; enfin, fes feuilles ne 
font ni épaifles ni charnues. Elle diffère des dra- 
cana par fes étamines non dilatées dans leur mi- 
lieu, par les loges des capfules , contenant plu- 
fizurs femences difpofées {ur deux rangs. 


2. ALOËS fuccotrin. Aloë fuccotrina. Lam. 
Aloë caule fruticofo , foliis oblongo-enfiformibus , 


fubmaculatis ; margine corneo , albo , fpinofo; fpinis 
reétis, Decand. Plant. graff. pag. 85. ic. — Blackw. 
edit. Trew. 3. tab. 333. — Regnauit, Bor. Ic. 

Aloë (finuata) , caulefcens, foliis enfiformibus , 
finuato-ferratis , reflexis ; floribus racemofrs  ereétis , 
cylindricis. Willd. $pec. 2. pag. 187. ( Excluf 
Jynon. Ai. & Dillen. ) 

Aloë vera. Mill. Diét. n°. 15. 

. Aloë perfoliata, var. #. Linn. Spec. 458. 


Aloë perfoliata, fuccotrina. Ait. KW. 1. p. 466. 
n°. 2. var. à (Voyez ALOËS, n°. 2.) 


3. ALOËS ordinaire. 4/oë vulgaris. Lam. 


Aloë foliis patulis , adfcendentibus, margine [pi- 


nofis ; pedunculo ramofo , ramis braëteä duplici am- : 


plexis, Decand. Plant, graff, pag. 27. Ic. 


A LO 


æ Aloë (barbadenfis), fo/iis mollibus, macu-, 
latis aut immaculatis , margine & fpinis obfolerë - 
rubris. Decand. 1, ©. — Mill. Dit. n°. 2. — Air, 
Hort. Kew, 2. pag. 66. n°. 2. var. y. — Desfour, 
Flor. atlant. vol, 1. pag. 310. — Blackw. Herb. 3. 
tab. 229 — Regnault, Bot. Ie. — Traguf. Hit. 
932. — Camer. Epit. 450. icon. 


Aloë perfoliata, vera. Linn. Spec. Plant. pag. 
458. var. 7. : 


Aloë elongata. Murr. Comm. Gœtt. 1788: pag. 
191.tab. 2. 


Aloë fempervivum , marinum. Lobel. Ic. 374, & 
Obf, pag. 202. 


Aloë arabica , ferotina , vulgaris officinarum. 
Morif, Hift. 2. pag. 414. $. 4 vab. 22: fig. 1. 
Mediocris. 

8. Aloë ( abyfinica), folis duriufculis, macula- 
tis aut :mmaculatis ; fpints rubris. Decand. |. c. — 
Lam. Diét. n°. 5. ( Voyez Aroës, n°°. 3 & ç. 

Selon M. Decandolle, l’aloës d’AbyfMnie n'eft 
qu'une variété de l'aloës or‘inaire. Ses feuilles 
font plus fermes ; leur contour rougeatre, & les 
épines d’un rouge- vif. 


4. ALOËS rouzeâtre. A/oë rubeftens. Decand. 

Aloë foliis amplexicaulibus, patulis , margine fri- 
nofs ; pedunculo comprefflo , ramofo ; ramis [ubbrac- 
teatis. Decand. Plant. graff. pag. 15. Ic. 


Aloë vera. Lam. Dit. 1. pag. 86. (Voyez ALOËS, 
RÉMCE 


5. ALOËS cornes de bélier. Aloë fruticofa. 
Decand. 


Aloë ( arborefcens ), foliis amplexicaulibus , 
reflexis , margine fpinofis. Decand. Plant. graff. 
pag. 38. Ic. 


Aloë perfoliata , arborefcens. Aït. Kew. 2. pag. 
466. n°. 1. variété æ. — Linn. Spec. Plant. 457. 
variété 8. 

Aloë caulefcens , foliis reflexis, margine fpinofis. 
Pluken. Almag. tab. 129. fig. 3. Mala. ( Voyez 
ALOËS, n°.6.) 


6. ALoËs féroce. Aloë ferox. Lam. 


Aloë caule arborefcente ; foliis perfoliatis , unde- 
quaquè fpinofis ; flaminibus corollä duplà longioribus. 
Decand. Plant. graff. pag. 32. 


Aloë perfoliata , ferox. Ait. Hort. Kew. 1. pag. 
467. variété d, ( Voyez ALOËS, n°.7.) 

7. ALOËS mitré. Aloë misreformis. Lam. 

Aloë foliis craffis, margine fpinofs , infernè fpinu- 


Li 


à EL © 


lofis , adprefis | impunéatis ; racemis umbellatis. 


Decand. Plant. grafl. pag. 99. Ic. 

Aloë perfoliata. var. v. Linn. Spec. 458. ( Voyez 
ALOËS , n°. 8.) 

8. ALoËs en ombelle. A/vë umbellata, Decand. 

Aloë foliis craffis | margine fpinofis | maculatis ; 
maculis rotundatis , fparfis ; racemis urnbelluris. 
Decand. Plant. graf. pag. 98. Ic. 

Aloë maculofa. var. e, Lam. Di. 1. pag. 87. 


Aloë perfoliata. var, à & y. Linn. Spec. Plant. 
pag. 458. 

B. Aloë umbellata minor. Decand. 1. c. ( Voyez 
ALOËS , n°.9, Var. &.) 


9. ALOËS à feuilles minces. ÆA/oë tenuifolia. 
Lam. 


Aloë foliis tenuibus fubmermbranaceis , maculatis ; 


maculis minimis ; dentibus albis , cartilagineis. (N.) 
( Voyez ALOËs, n°. 10.) 


10. ALOËS perfolié. A/oë perfoliata. Linn. 


Aloë foliis caulinis dentatis, amplexicaulibus , va- 
génantibus ; floribus corymbofis , cernuis , peduncu- 
lacis, fuboylindricis. Linn, Syft. veget. 337.— Air. 
Kew. 1. pag. 466. 


Aloë ferra Decand. Plant. graff. pag. 80. Icon. 
(Voyez ALOËS, n°. 11, Var. &) 


11. ALOËS à feuilles courtes. A/oë brevifolia. 
Decand. 


Aloë foliis cafpitofis , brevifimis, gliucis, apice 
trigonis ; angulis fpinofis ; fpinis albis, apice nu- 
-mertofrorious. Decand. Plant. graff. pag. 81. Icon. 

Aloë perfoliata. var. 8. Linn. Spec. 458. ( Voyez 
ÂALOËS,, n°.11, var y.) 


12. ALOËS nain. A/oë humilis. Lam. 
Aloë acaulis, folits undiquè inermè fpinofis, adf- 
cendentibus , fubulato-rrigonis ; floribus cylindricis. 


Decand. Piant. graff. 39. Icon. — Thunb. Differt. 
n°, 6. 


Aloë perfoliata , humilis. Linn. Spec. Plant. pag. 
458. 


8. Aloë (elongata), floribus fpicaris, tubulofo- 
triquetris , fubringentibus , oblique dependentibus ; 
foliis aggregutis , dentato-fpinofis. Murr. Comm. 
.Gœtt. 9. pag. 191. tab. 2. ( Woyez ALOËS, n°. 
12%) 


*X%X Feuilles non bordées de dents épineufes. 


13. ALOËS araignée. A/oë arachnoidea, Linn. 


A L'O 295 


Aloë foliis cafpitofis, coarétatis , slauceftentibus , 
apice pellucido-corneis , trifariis ; angulis fpinis iner- 
mibus longifque munitts, lateribus levibus. Decand. 
Pline. grafi. pag. so. Icon. — Lam. var. #. 


L 
Alcë pumila, arachroïdes. var. à. Linn. Spec. 460. 
(Voyez ALOËS , n°. 13 , Var. «.) 


14. ALOËS vert livide. 4/oë atrovirens. Decand. 

Alcé foliis cafpitofs, patulis , atrovirentibus , 
apice trifariis ; angulis fpinis herbacers brevibujque 
minutis , Llaternibus fubtuberculofis. Decand. Plint. 
graff. pag. $1. Icon. 

Aloë pumila, variété e. Linn. Spec. Plant. pag. 
460. 


4/Ë herbacea. Mill, Diét. n°. 18. (Voyez ALOËS, 
NE 13) 


1j. ALOËS perlé. 4/oë margaratifera. Lam. 


Aloë acaulis, foliis fubtrigonis | acuminatis ; 
tuberculis cartilagineis | undiquè adperfis. Decand. 
ES graff. pag. 57. Icon. — Lam. Îli. tab. 236. 

p92. 


Aloë pumila, var. « & 8. Linn. Spec. 460. (Voyez 
ALOËS , n°. 14.) 


16. ALOËS écrafé. Aloë retufa. Linn. 

Aloë acaulis, foliis quinquefariis , deltoidibus. 
Thanb. Diff. de aloë , n°. 15. ( Voyez ALOËSs, 
n°) 


17. ALOËS veineux. A/oë venofa. Lam. 


Aloë acaulis , foliis oblongis , acutis , venofis, 
margire fubdenticulatis ; pedurculis reflexis. (N.) 
(Voyez ALOËS , n°. 16.) 


18. ALOËS bordé. Aloë marginata. Lam. 


_Aloë acaulis , foliis oblongis , rigidis , apice 
triangularibus ; margine albidis ; [caro ramofo, flo- 


ribus minimis. (N.) ( Voyez ALOËS, n°, 17.) 


19. ALOËS vifqueux. 4/oë vifcofa. Linn, 


Aloë fubcaulefters , foliis imbricatis , trifariis,, 
ovatis ; floribus racemofis , cernuis , cylindricis , 
fubbilabiaris. Decand. Plant, graff. pag. 16. Icon. 
— Linn. Spec, Plant. pag. 460. ( Voyez ALoës , 
NOUS) 


20. ALOËS cylindrique. A/oë cylindrica. Lam. 


Aloë (fpiralis) , fubcaulefcens , foliis inermibus, 
ovato-acutis , imbricatis, ottofartis | adpreffis ; flo- 
ribus cylindricis ; tranfverse rugofis. Decand. Plant. 
graff. pag. $G. Ion. — Linn. Spec. 459. ( Voyez 
ALOËS , N°. 19, Var. æ.) 


21. ALOËS roide. Aloë rigida. Decand, 


À L O 


Aloé foliis inermibus , ca pitofis aut fabfpiralibus , 
patulis, rigidis , lanceolato-acutis. Decand. Plant. 
gra. pag. 62. lcon.( Voyez ALOËS, n°. 19, 
Var. 8.) 


22. ALOËS panaché. A/oë variegata. Linn. 


Aloë fubacaulis , foliis trifartis , piëtis , canalicu- 
latis ; angulis cartilagineis , ternis. Thunb. Diff. 
de aloë, n°. 12, — Decand. Plant. grafl. pag. 21. 
Icon. — Linn. Spec. Plant. pag. 459. — Sabbat. 
Hort. roman. vol. 6. tab. 76. ( Voyez ALOËS , n°. 
20.) 


23. ALroës oblique. A/oë obliqua. Decand. 
Aloë foliis junioribus diflichis , tandem fparfis , 


inaqualiter trigonis , acutis , patentibus , piéHs ; co- 
rollis venrricois , cernuis. Decand. Plant. grail. pag: 
91. Icon. 


Aloë maculata , pulchra. Thunb. Differt. n°. 10, 
& Prodr. 61.2? — Air. Hort. K:w. 1. pag. 469. 


Aloë folüs linguiformibus , variegatis ÿ floribus 
pedunculatis , cernuis , ore inaquali. Miller, Icon. 
19$. tab. 292. 


Aloë africana, flore rubro ; folio maculis ab uträ- 
que parte ex albo-viridibus notato. Till. Hort. Pif. 


pag. 7. tab. 9. 


Il fe rapproche de l'a/oès panaché, dont il dif- 
fère par fes feuilles. point difpofées fur trois 
rangs , inégalement triangulaires , à peine denti- 
culees fur leurs angles, d’abord placées fur deux 
rangs, pu s éparfes, bigarrées de vert à de blanc, 
terminées par une pointe cornée. Les flsurs font 
d’un rouge-incarnat , pédicellées, difpofées en un 
épi lâche, alongé , accompagnées de très-petites 
bractées aiguës ; la corolle ventrue à fa bafe , 
courbée & plus pâle au milieu , tubulée & ver- 
dâtre au fommet. Le fruic eft une capfule oblon- 
gue, cylindrique , à fix canelures , à trois valves , 
à trois loges, contenant des femences planes , 
noirâtres , difpofées {ur deux rangs dans chaque 
loge. 


Cette plante crcit au Cap de Bonne-Efpérance ; 
elle fleurir au printems. D 


24. ALOËS en carène. Aloë carinata. Lam. 

Aloë acaulis , foliis fubdiffichis, verrucofis | ca- 
rinatis, apice triquetris , acutis j floribus reflexis , 
clavatis. Decand. Plant. graff. pag. 63. Ic. 

Aloë difficha. Thunb. Diff. de aloë, n°. 9. Linn. 
Spec. 459. var. y. 

«. Aloë (carinata acinaciforimis}, fo/iis acina- 
ciformious , profundè carinatis. Decand. |. c. — Ait. 
Hort. Kew. 1. pag. 469. 


8. Aloë ( carinata enfformis ) , foliis enfiformi- 


A E09 


bus, planiuftulis. Decand. |. c. — Til. Hort. Pif. 
pag: 7- tab. 8. 

Aloë verrucofa. Ait. Kew.1.paz. 468. 

Aloë difficha , variété 8. Lina. Spec. Plant. pag. 
459: 

Aloë acuminata. Lam. Dit. 1. pag. 90. ( Voyez 
ALOËS, n°!.21 & 22.) 


25. ALOËS en langue. Aloë linguiformis. Lam. 
Aloë acaulis, foliis diffichis, linguiformibus , 
obéufis, mucronatis, maculatis aut verrucofis. Décand. 


Plant. graff. pag. 68. Icon. 
Aloë lingua. Thunb. Diff. n°. 11. 


« Aloë (linguiformis anguftifolia ) , folies an- 
guffioribus , longioribus, maculatts. Decand. |. c. 
— Air, Kew. 1. pag. 469. var. «. — Miller, Diét. 
n°. 13. 

Aloë diflicha. Linn. Spec. Plant. pag. 459. — 
Sabbat. Hort. rom. 6.tab.71.— Weinm. Phytogr. 
Icon. tab. ÿ7. 


g. Aloë (linguiformis latifolia }, fo/iis latiortbas, 
brevioribus, maculutis. Decand. |. c. — Ait. Kew. 
L. pag. 469. var. 8: 

y. Aloë ( linguiformis verrucofa ). Decand. 
Le. — Miller, Diét. n°. 20.2? ( Voyez ALOËS 
n°. 23.1) 

26. ALOËS éventail. A/oë plicatilis. Lam. 

Aloë caule fruticofo, dichotomo ; foliis diffichis , 
inermibus , levibus , longis, linguaformibus ; flori- 
bus Laxè racemofis, cylindricis. Decand. Plant. graff. 
pag. 75. Icon. — Air. Kew. 1. pag. 70: — Curtis, 
Magaz. tab. 457. 


Aloë diflicha plicatilis. var. « Linn. Spec. 459. 
(Voyez ALOËS , n°. 24. ) 


27 ALoës à longues feuilles. A/oë longifolia, 
Lam. 


Aloë ( aletris uvaria ), acaulis , foliis enfifor- 
mibus, canaliculatis, carinatis. Linn. Syit. veget. 
pag: 277: 

Veltheimia uvaria. Wiild. Spec. 2. pag. 182. 
( Voyez ALOËS ,n°.25.) 


28. ALOËS peint. A/oë piéa. Decand. 


Aloë foliis craffis, margine fpinofis, maculatis ; 
maculis ob!ongis , in fafcias tranfverfales difpojitis ; 
racemis conicis. Decand. Plant. graff. pag. 97. Ic. 
— Thunb. Diff. n°. 4. — Willdenow, Spec. 2. 
pag. 186. ( Excluf. fynon. ) ( Voyez ALOËS, n°93 
var. 8.) 


29. ALOËS à épines rouges. Aloë rhodocantha. 
Decçand. 
Aloë 


. Aloë foliis patulis, amplexicaulibus ; margire 
foinis rubris, infernè rariorious rzunita ; pedunculo 


à bafi braëteis orufo, Decand, Plant. grafl. pag. 44. 
con, - 


Aloë africana , fpinis rubris ornata. Veinm. 
Phytogr. Icon. 71. (Voyez ALOËS, n° 11, var. 8.) 


30. ALOËS en nacelle, 4/0ë cymbafolia. Schrad. 


Aloë acaulis, foliis lato-ovatis , concavis , mu- 
eronatis , dorfo apicem versds carinatis ; floribus ra- 
cemofis , eretis , cylindricis , bilabiatis. Schrad. 
New. Journ. bot. pag. 17. tab. 2. 


Cette efpèce , rapprochée de l’aloë retufa , eft 
principalement remarquable par fes feuilles lar- 
ges, ovales, concaves, mucronées , courbées en 
carène fur le dos, vers leur fommet. Ses fleurs 
font prefque labiées , difpofées en grappes droi- 
tes , cylindriques. 


Cette plante croit au Cap de Bonne - Efpé- 
cance. 


Quant aux autres efpèces moins bien connues, 
Yoyez page 91. 


ALONSOA. Flor. peruv. ( Voyez HEMIME- 
RIDE, Suppl.) 


ALOPECURUS. ( Voyez VuLriIN.) 
ALOYSIA. ( Voyez ZAPANE, n°. 19.) 


ALPES (Plantes des). « Dans les Alpes & les 
Pyrénées, dit M. Ramond en parlant de [a végéra- 
tion fur les montagnes ( Annales du Muféum d’hift. 
nat. Vol. 4, pag. 497) , les arbres s'arrêtent vers 
deux mille quatre cents ou deux mille cinq cents 
mètres d’élévarion abfolue, comme ils font vers 
le foixante-dixième degré de latitude; & la bande 
des montagnes que ces grands végétaux occu- 
pent, {e partage en autant de bandes particulières, 
aw’ils cenftituenr eux-mêmes de genres différens, 
Les chênes demeurent dans les fonds ; les hêtres 
s'emparent des hauteurs moyennts. Au deflus 
s'étendent les fapins & les ifs, qui font bientor 
place aux pins, & ces pins font ceux d'Ecofle & 
de Riga, dans les Pyrénées comme dans les Alpes, 
tandis que cette dernière chaîne poflède de plus 
le cembro & le mélèfe, qui font étrangers à la 
première, comme elle manque elle-même du cèdre 

ui croît fur le Liban, & qui profpereroît fans 

oute également fur nos montagnes d'Europe fi la 
nature le leur avoit confié comme aux montagnes 
de l'Afie; mais tel eft le myfière de la diffmina- 
tion originaire des végétaux, que la nature femble 
indifférente rour-à-tour à la fimilitude des lieux & 
aux diftinces qui les féparent, tantôt rappelant dans 
les climats pareils les plantes des contrées les p'us 
éloignées, & tantôt refufant cette conformité de 

Botanique, Supplément. Tome 1. 


AL P 297 


préduétions à des régions qui réuni nt toutes les 
conformités du fol & de la température. 


# Dans la zône des arbres fe montre un arbrif- 
feau commun À toutes les montagnes de l'Europe , 
& qui leur eff en même tems particulier ; il n'en 
fort point. Indocile à la culture , i! languit das 
nos jardins : il lui fau Le fol, l'air , les eaux, les 
neiges de fa patrie ; il faut les montagnes, àt à 
même il lui faut une firuation particulière & déter- 
minée ; c’eft le rhododendron. Rien n'eft brilline 
comme cet arbufte en fleurs ; mais rien n’eft à ce 
point intraitable & délicar. Il paroît dans les Pyré- 
nées à feize cents métres juite de hauteur ablolte ; 
il s’arrêce à deux mille fix cents jufte; mais entre 
les limites où il s’eft confiré , il efl fl abondant &c 
fi vigoureux, qu'il froit prefqu'aufh dificike de 
l'y extirper que de jen faire fortir. Ù 


» Le genévrier traverfe cette bande, & la life 
bien en arrière. Je l'ai trouvée jufqu’à deux mille 
neuf cents toifes; mais à chaque étage où 1l s’é- 
lève, ii perd quelque chofe des traits qui le dif- 
tinguent dans nos plaines. Dans la haute région, 
c'eit le genévrier de la Suede & de la Laponie, 
bas, étalé, couché. Son tronc rampe à terre pour 
aller chercher un :bri entre les quartiers de roche 
qui fe trouvent à fa portée. Là, conduit par la na- 
ture comme il le feroit par l'inftinét, il cherche, 
il trouve , fans fe tromper jamais, les faces des 
rochers qui font expofés au midi & au couchant, 
 foulève contr’elles, & y étale fes rameaux en 
efpalier avec une régularité que l’art atteindroit 
i peine. 

» Plus haut, la rigueur du climat ne fouffre plus 
que.des {ous-arbrifleaux que les premières neiges 
peuvent couvrir tout entiers. Encore plus haut, 
cet abri même eft infuffifant contre l'âpreté du 
froid & la longueur des hivers : rien ne fubffte 
que ce que la terre renferme : il n'y a plus que des 
h:rbes à racines vivaces, & la nature a prefqu’en- 
tiérement banni de ces lieux les plantes annuelles 
qui tremperoient fon efpérance lorfque, dans le 
cours d'un été réduit à quelques jours, & fouveñt 
à quelques heures , nn coup de vent, un brouil- 
lard, peut flécrir les fleurs à peine épanouies, ra- 
mener l'hiver & terminer l’année. 


» Aucune élévation au contraire n'arrête ces 
efrèces vivaces, qui, aux approches des grands 
froids , reftent cout entières fous 1: double abri 
de la neige & de 12 terre, & renaiff:nt de leurs 
racines aux premiers beaux jours. Leur durée 
épuife routes les chances des faifors pour atteir- 
dre, tôt ou tard, l'année favorable à |: maturation 
des femences qui doivent les renouveler. 


» La zône végétale n'a réellement d’autres li- 
inîtes que celles de la terre. Le pic du Midi eft 
élevé de trois mille mètres. y fuis monté vingr- 
fix fais, & Jamais je n’y ai vu le thermomètre au 

PP 


208 ALP 


tempéré. Li, fur un rocher nu, J'ai trouvé dua- 
rante-huit efpèces de plautes phanérogames, dont 
une feule annuelle , que peut-être je n'y retrou- 
verai plus. 


» À Néouvielle, à une élévation qui excède 
celle du pic du Midi de deux cent cinquante 
mètres, & où le thermomètre ne monte én été 
qu'à huit degrés, J'ai recueilli, en cinq voyages, 
douze efpèces toutes vivaces. 


» Au fommet du Mont-Perdu, à trois mille cinq 
cents mètres d’élévation abfolue, au fein n.êne 
des neiges permanentes , mais fur des rochers que 
l'inclinaifon de leur pente en avoit débarraffés, j'ai 
recueilli fix efpèces toutes très-vigoureufes. Ici, 
dans une des journées les plus chaudes d’une année 
remarquable par fa chaleur , le thermomètre ne 
mentoit qu'à cing degrés & quelques minutes au 
deflus du terme de Ja congélation, & il defcend 
ceriainement en hiver à vingt-cinq ou trente; Se 
ces plantes que J'ai trouvées ici découvertes dans 
une année où les neiges avoient fubi une diminu- 
tion extraordinaire, eft-il certain même qu’elles 
s’en dégagent tous les ans? Ailleurs, J'en ai vu 
reparoître qui, fubfiflant fur la lifière des neiges 
permanentes, demeurenc prefque toujours eife- 
velies fous leurs extenfions ; elles ne voient peut- 
être pas le jour dix fois en un ficcle, & parcourent 
alors le cercle de la végétation dans le court ef- 
pace de quelques femaines , pour fe rendormir 
auflitôt dans un hiver de plufieurs années. 


» Des plantes foumifes à des conditions d'’exif- 


rence au fingulières, on ne s’actendra pas à les 
retrouver au nombre des efpèces que nous obfer- 
vons dans nos climats rempérés : où bien elles ap- 
partienaent exclüfivement aux plus hautes fommi- 
tés des montagnes , ou bien elles fe repréfentent 
mniquement dans les contrées polaires de l'Eu- 
rope. C’eft la Norwège, c’eft la Laponie , c’eft le 
Groënland qui fournilfent les analogues des plan- 
res qui croillent à la cime des Alpes & des Pyré- 
nées. Ce n’eft ni la Sibérie ni le Kamtzchatka, & 
c2 ne font pas plus les contrées polaires de l'A- 
mérique que celles de l’Afie, quoiqu'il foit auf 
malzaifé de concevoir la diverfité qui règne entre 
les produétions végétales de contrées fi fembla- 
bles & fi voifines, qu'il eft difficile d'expliquer la 
conformité qui exifte entre la végétation de l'une 
delles & celle de quelques fommités de manta- 
gnes , qui en font éloignées de quarante degrés. 


» Mais Pobfervation apprend que la propagation 
des végétaux ne s'elt pas toujours faite paralléle- 
rent à l'équateur ; que fi un certain nombre de 
plantes , confinées, par leur tempérament, dans 
un climit déterminé, ne fe retronvent jufqu'à 
queïque diflance fous les mêmes latitudes, beau- 
coup d’autres au contraire femblent avoir été en- 
trainées dans je fens où nos continens fe féparent, 
& s'être répandues dans la direétion des méridiens. 


A GP 


Au fud ; l'Amérique, l'Afrique & f'Afie ; au nord, 
Europe , PAfe & l Amérique font bien loin d'ot- 
frir la même végétation fur les mêmes parallèles , 
tandis qu'une multitude de plantes, fidellessà cha- 
cuüne de ces parties du Monde, fidelles même à 
certaines fubdivifions de ces grandes divifions, 
bravent tous les obflacles que la diveifité des tem- 
pératures leur oppofe, rour fe proprser dars un 
fens abfolument contraire à celui où la confor- 


mité des climats les appeile. 


» Et pour ne point fortir du fujet qui nous oc- 
cupe , c'eft ainfi, par exemple, que pluficurs 
végétaux remarquables de la Sardaigne, de la Si- 
cile, de l'Ituie , remontent les Alpes, les fran- 
chiflent, & vont fe répandre jufque dans la Bafle- 
Allemagne , fans fe livrer aux invitations du cli- 
mat , qui les porteroit de notre côté. C'elt ainfi 
encore que les Pyrénées reçoivent de l'Efpagne 
un grand nombre de plantes de la Barbarie, & les 
rendent à la France occidentale. La merendère , 
qui: croit au nord de l'Afrique, fe montre dans 
l’Andaloufie , la Caftille, l’Arragon, les Pvré- 
nées , & defcend jufqu’au département des Lan- 
des. La jacinthe tardive , le narciffe bulbocode , 
ont la même origine & fuivent la même route. 
L’anthéric bicolor, parti d'Alger, traverfe la 
même chaîne & arrive jufqu’en Anjow. La fcille à 
ombelles , le fafran multifid: , vont des Pyrénées 
jufqu’en Angleterre , fans qu'aucune de ces plan- 
tes fe porte latéralement à la rencontre de celles 
que les Alpes reçoivent de même du Midi pour 
les rendre aux parties feptentrionales des pays 
germaniques ; mais c’eft dans les grandes valiées 
des Pyrénées , dars ces vallées toutes creufées du 
nord au fud , qne ces directions prennent un ca- 
racière tout-à fait frappant & firgulier. 


» Je trouve le prand œiller frangé ( dianthus 
fuperbus) à l'entrée de la vallée de Campan & de 
Gavarnis 3 ilies parcourt tout entières, fans s'en- 
gager dans aucune des vallées obliques qui y 
d<bouchent. Le verbafcum myconi , cette belle & 
rare plante, qui n’éppartient ni au genre où Linné 
l’a placee , ni peut-etre même à aucune famille de 
plantés aétusilemenc conitituée, & qui, portant 
ün air étranger au milieu de nos végétaux d'Eu- 
rope , fe diltingue entr’eux, comme J'alcyon 
prmi nos oifeaux indigènes, le verbafcum.myeo7Ë 
affecte la même preference pour la même, direc- 
tion. On le trouve dans toutes les grandes vailées 
des Pyrénées ; il couvre tous les coteaux , tant du 
côté de la Francé que du côté de l'Efpagne. Là 
s'ouvrent devant lui les grandes vallées orientées 
du nord au midi il sy jette mais c'eit pour n'en 
plus fortir. En vain les embranchemens de ces val- 
lées lui effcent de toutes parts d’autres vailons à 
peupler; il franchit ces ouvertures, &, continuant 
fa route dans la direction qu'ilaacopte:, ji, monte 
du nord au midi, s’arrète au pied de la crête de: 
la chaîne , vers deux mille mètres d'élévarion 


5 À LP 
abfolue, &, reparoiffant de l'autre côté à la même 
hauteur, il defcend au midi dans cetre même di- 
rection, dont il a conftamment refufe de s'é- 
carter. 


» C’eft ainfi que les premiers d2ffins de la nature 
confervent des traits plus déterminés dans ies 
montagnes , où chaque oïdre de végétaux fe con- 
fine entre des limites plus tranchées, plus difi- 
ciles à franchir, & où l'influence des lieux réfifte 
plus puiffamment à l'influence des caufes fecon- 
des, qui tendent inceflamment à confondre ce 
que les caufes prémières avoient féparé ; & là ce- 
pendant, combien de modifications n’a pas déjà 
introduites le laps des fiscles , & furtout la pré- 
fence de l’homme ! Je parcours les immenfes dé- 
ferts des hautes montagnes : tout à coup, parmi 
les plantes rares qui en compofent les herbages , Je 
reconnois quelques-unes de nos plantes triviales. 
La verdure prend une reinte foncée qui contrafte 
avec le vert-gai des gazons alpeftres, J'avance : les 
débris d'une hutte ou un rocher noirci par la fu- 
mée m'expliquent ce myflère. Autour de cer afyle 
de l'homme fe fonc naturalifées les plantes qui 
environnent nos habitations ruftiques : la mauve 
commune , l’ortie , ls mouron d:s oifeaux , les 
chénopoiles & les patiences vulsaires, avec ief- 
quelles fe mêle la patience des Alpes, comme on 
voit le chamois s'approcher des chèvres domeili- 
ques. Un berger a féjourué là queiques femaines , 
1] y a peut-être quelques années. En y cond:ifant 
{Es troupesux , ila amené, fans le favoir , les oi- 
feaux , les infeétes de fes vallées 5 il y a porté le 
germe des plantes de fon village. Il n’y reviendra 
peur-être plus ;. mais ces fauvages contrées ont 
reçu en un inftant l'empreinte indélébile de la do- 
minatuion de l’homme, tant un être de cette im- 
portance a de poids dans la balance de la nature. 


» Ailleurs, c’eft par des deftruétions qu'il a 
fignalé fa préfence. En abordant les montasnes, 
il a déchiré de toutes parts le voils immenfe des 
forêts qui en couvroient les bafes. Les bois ne 
fonc point la demeure de l’homme : il redoute les 
détours de ce vite labyrinthe ; il en fufpeëte les 
ombres ; il y regrette le foleil, vers lequel il 
tourne un regard de refpeét & d’efpérance ; il n'y 
pénètre que pour y porter le fer & ie feu. Le 
germe dés plantes némorales s’enlort dans une 
terre defféchée , qui n’eft plus propre à leur dé- 
veloppement. D'autres végétaux les remplacent. 
Le climat lui-même a changé , & attire de nou- 
velles efpèces ; la température s'élève ; les pluies 
font plus rares ou plus abondartes ; les vents plus 
inconftans & plus fougueux ; les torrens, les la- 
vanges fe mulriplient ; les pentes fe fillonnent de 
ravinss les rochers fe dépouillent de la terre qui 
les couvroir, & des plantes dont ils étoient ornés. 
Tout vieillit avec: une rapidité croiflante. Un 
fiècle de l’homme pèfe fur 1 terre plus que vingr 
fiècles.de.la nature. 


ALP 299 


» Et cependant c’eft esicore ‘à que les lieux & 
leurs produétions ont le plus confervé de leur ca- 
ractère originaire : c’eft là que la diftriburion pri- 
mitive des végétaux a été moins troubiée, que les 
circonfcriptions fonc plus fortement tracées , que 
l'influence du fol & du clinat eft le plus percep- 
tible : c’eft là que le rapprochement des objets en 
fait reffortir cour-à-tour la fymmérrie & Î-s con- 
trafles , & que l’œil peut eribraffer à la fois tout 
ce qui provaque l’obfervation & dérermine le 
jugement ; & fi c’eft dans la ftruéture des grandes 
chaînes de montagnes que le géologue doit éru- 
dier la ftructure de la terre 8: l'hifloire des grandes 
cataflrophes qui lui ont imprimé fa dernière foc- 
me, c’eft dans les montagnes aufli que le botanifte 
effaiera de pénétrer le myftère de la diflémination 
originaire des végétaux & de leur propagation 
fucceflive., » (RAMOND.) 


ALPINIE. Apinia. Genré de Linné, qui a été 
fupprimé par M. de Lamarck , & dont les efpèces 
ont été réunies , les unes aux AMOMES (amo- 
mum Linn.), les autres aux GALANGAS ( maranta 
Linn. ). 


ALPISTE. Phalaris. En confervant aux pha/aris 
le caraétère que Linné leur a donné, il eft évident 
qu'il n'y à, parmi les efpèc:s renfirmées dans ce 
genre , qu'un petit nombre qui lui conviennent, 
& qui en forment alors un genre tres-naturel , 
portint effentiellement ce caraétère : 


Ur: calice uniflore, à deux valves égales, courbées 


en carène ; une arête faïllante fur le des. 

Toutes les efpèces qui offrent ce caraétère ont 
en mêine téms leurs fleurs difpofées en une petite 
pauicule refferrée en épi couit, ovale; ce qui 
forme une première divifion , à laquelle ce genre 
devroïit rigoureufement être borné. La divifion 
fuivanre comprend des efpèces intermédiaires en- 
tre ce genre & les phleum. Leurs valves calici- 
gales ne fonc plus en carène ni munies d’une aile 
dorfale , mais la plupart ciliées fur leur dos. Les 
vanicules offrenr'un épi alongé, cylindrique, très- 
ferré. : 

La plupart des autres efèces que Linné, & 
d’autres après lui, ont fait entrer dans ce genre, 
n'y conviennent que médiocrement, & même 
plufieurs d’entr'elles forment des genres particu- 
liers , ainfi qu’on'le verra dans: l'expofition- des 
efpèces. 

EsPÈCES. 


* Valves calicinales courbées en carène, munies d’une 
arête & non ciliées [ur le des ; épis ovales. 
I. ALPISTE de Canarie. Phzlaris canarienfis. 
Linn. 
Phalaris pagiceld fpiciformi, ovarä'; glumisicali- 
Pp-2 


300 A LP 


cinis navicularibus, integris ; corollä quadrivalwi. 
CN.) Lam. Il. tab. 42. — Retz. Obf. 3. pag. 8. 
(Voyez ALPISTE, n°. 1.) 


Ses fleurs font munies de deux petites écailles 
courtes, latérales , qui offrent une corolile à qua- 
tre valves inégales , renfermées dans celles du 
calice , dont l'arête n’eft point dentée. 


2. ALPISTE aquatique. Phalaris aquatica. Linn. 
Phalaris panicula fpiciformi, fubcylindraceà ; glu- 


mis calicinis fusdenticulatis ; corolla trivalyi ; val- 
vulà exteriore minut@, fubulatä. Ait. Hort. Kew, 1. 
pag. 56. — Retz. Obf. 3. pag. 8. (Foy. ALPISTE, 
n°. $.) 

J1 n’exifte qu'une feule écaille courte , fubulée 
entre le calice & la corolls. L’arête des valves 
calicinales eft légérement dentée vers fon fomunet. 


3. ALPISTE intermédiaire. Phalaris intermedia. 
Bof. 


Phalaris panicul& fpiciformi , fubovaté ; glumis 
calicinis acutis, oblongis , inteoris ; corolld trivalye. 
(N.) 

Elle paroït avoir de grands rapports avec le 
phalaris aquatica. Ses tiges font grêles, point bul- 
beufes à leur bafe ; les feuillzs courtes, molles, 
étroites. Ses flurs font réunies en un épi couit, 
un peu ovale ; l2s valves calicinales étroites, 
aiguës , à peine courbéss en carène, point den- 
tées ; une feule écaille entre le calice & la co- 
rolle ; Les femences brunes , luifantes, un peu 
velues. 


Cette plante a été découverte dans la Caroline 
pair M. Bofc. (9. J: Comm. Bofc.) 


4. ALPISTE bulbeufe. Phalaris bulbofa. Linn. 
Phalaris paniculà fpiciformi, fubcylindracea ; glu- 
mis carinatis , integris; corollà bivalvi. (N.) Cavan. 


Icon. Rar. vol. 1. pag. 46: tab. 64.? 


Phalaris Bellardi. Willden. Nov. Aft. berol. 
vol. 3. 


Phalaris f:tiva. Perf. Synopf. 1. pag. 78. (Voy. 
ALPISTE , N°. 2.) 


Elle fe diftingue du phalaris canarienfis par fes 
épis cylindriques , plus alongés ; par fa corolle à 
deux valves , fans écailles intermédiaires; par fes 
femences plus petites , grifatres & luifantes. Ses 
tiges font renflées en bulbes à leur bafe. Dans la 
plante de Cavanilles, fes racines font pourvues 
de deux ou trois bulbes globuleufes , réunies en 
chapelet ; les valves calicinales Jégérement cré- 
nelées à leur fonimer. Eft-ce une efpèce particu- 
lière ? i 


$. ALPISTE bleuâtre. PAalaris carulefcens. Desf. 


À LP 


Phalaris culmo fupernè nudo ; fpica tereti, laxiaf- 
culä ; glumis carinatis, acutis. Dési, Flor. atlant. 1. 
pag. 56. 

Gramen phalaroides , hirfutum , fpic@ longiffimd. 
Buxb. Cent. 4. pag. 30. tab. 53. 

Très-voifine du phalaris bulbofa , cette efnèce 
en diffère par fon épi plus lâche & par fes valves 
calicinales bleuâtres. Ses tiges font droites, 
noueufes , hautes de deux pieds & plus, flifor- 
mes, nues à leur partie fupérieure , garnies à l’in- 
férieure de feuilles glabres , larges au moins de 
deux lignes. Les épis font cylindriques, rameux, 
un peu laches , longs de crois à quatre pouces; 
les valves du calice prefqu’égales, conniventes, 
d'un blew-pale , membraneufes, acuminées, cour- 
b£es en carène ; celles de la corolle plus courtes, 
petites , aiguës, prefqu'égales. 

Cette plante croît dans les environs d'Alger, 
où elle a été découverte par M. Desfontaines. 


6. ALPISTE noueufe. Phalaris nodofa. Linn. 


Phalaris paniculä oblongä, foliis rigentibus. Linn. 
Mant. pag. 557. (Woyÿez ALPISTE , n°. 4.) 


7. ALPISTE Cylindrique. Phalaris cylindrica. 
Decand. 


Phalaris paniculä aréfè cylindricä ; glumis glabris, 
obtufis, integris, margine membranaceis. Decand. 
Synopf. pag. 122, & Flor. franç. 3. pag. 11. 

Phalaris bulbofa. Bell. At. Tur. $. pag. 213. 


« Sa racine eft fibreufe , dit M. Decandolle, & 
pouffe fept à huit tizes droites , glabres , hautes 
d'un pied, garnies de feuilles, furtout dans la 


L partie inférisure. Leur gaîne eft couronnée par 


une membrane entière , lancéolée , pointue. Les 
fleurs forment une panicule fi ferrée , qu’elle ret- 
femble à un épi cyundrique, long d'environ trois 
pouces. Les fleurs paroiffent imbriquées. Les val- 
ves calicinales font blanchatres, avec quelques 
raies verdâtres, courbées en carène, entières fur 
le dos ; les valves de la coroile obtufes, très- 
petites. 


Cette plante a été trouvée à Toulon par.M. 
Flugges , & près de Sevirano par Bellardi. 


8. ALPISTE rongée. Phalaris pramorfz. Lam. 


Phalaris (paradoxa ), panicul& oblongä , fpici- 
formi ; glumis calicinis navicularibus , unidentatis ; 
fofeulis infimis pramorfis. Ait. Hort. Kew. 1. pag. 
86. ( Voyez ALPISTE, n°. 9.) 

Ses valves calicinales font terminées par un 
filet roide & fétacé. Ses fleurs flériles s’oblitèrent 
& fe durciffent après la maturit£. 


9. ALPISTE à veflies, Phalaris utriculata, Linn. 


AE P 


Phalaris paniculà ovatä, fpiciformi ; glumis ca- 
dicinis navicularibus , dorfo dilatato ; ariffé recepta- 
culi glumis longiore ; vagind fupremi folit fpathi- 
formi. Ait. Hort. Kew. 1. pag. 86. 

Tozzettia pratenfis. Savi , in AG@. Ital. vol. 8. 
Pag: 477: 

Alopecurus utriculatis. Perf. Synopf. 1. pag. 80. 
(Poyez Azpiste, n°. 8.) 


Si l’on en excepte les valves calinales, munies 
d’une arête dorfale , cette plante, quant aux au- 
tres caractères, appartient aux alopecurus , ayant 
une corolle à une feule valye , munie d’une barbe 
à fa bafe. 1 


. 10. ALPISTE du Cap. Phalaris capenfis. Thunb. 


Péalaris paniculé fpicatà , ovatä ; glumis inte- 
gris ; culmo geniculato , decumbente. Thanb. Proûr. 
19. 

Cette efpèce peu connue a fes tiges tombantes, 
géniculées ; fes fleurs difpofées en une panicule 
ovale, reflerrée en épi ; les valves calicinales en- 
tières. Elle croîtau Cap de Bonne-Efpérance. © 


Obfervations. Ici fe terminent les feules efpèces 
naturelles de ce genre : celles conténues dans la 
divifion qui fuit, diffèrent des précédentes par la 
forme de leur épi cylindrique , alongé , f-mblable 
à celui des pAleum ; elles s'en rapprochent encore, 
la plupart, par la pointe particulière qui termine 
les valves de leur calice ; maïs ce dernier n’a point 
la troncature de celui des phleum. Son fommet eft 
plus arrondi. D'ailleurs , cer épi eft une véritable 
panicule à ramifications très-courres & ferrées, 
tandis que les fleurs font fefiles & difpolées en un 
véritable épi dans les phleum. Les valves calicinales 
font ciliées fur leur dos, & non prolongées en une 
aïe faillante. Voilà de ces efpèces livrées en quel- 
que forte à l’arbitraire des botaniftes, & l'opinion 
de ceux qui les fort pafler dans les pA/eum ou qui 
en forment des genres nouveaux n’eft pas plus à 
blâmer que ceile de ceux qui les confervent, au 
moins comme affiliées aux phalaris. 


* * Walves du calice non courbées en carène ni pro- 
longées en aïlz dorfale | mais ciliées fur Le dos ; épis 


cylindriques. 
11. ALPISTE fléole. Phalaris phleoides. Linn. 


Phalaris panicul& cylindricä, fpiciformi, bafr 
ramofä; glumis angüffis , fubciliatis, bicufpidatis. 
Lam, Ill. n°. 841. — Flor. dan. tab. ÿ3 1. — Enel. 
Bot, tab. 4509. 


Phleum phalaroïdes. Hoœl. Gram. 52. — Morif. 
S. 8. tab. 4. fig. 2. ( Voyez ALPISTE, n°. 6.) 


12. ALPISTE rude. Phalaris afpera. Linn. 


Phalaris (phleum afperum ), fpicé cylindricd, 


À LP 5o1 
glabré , baf compofità ; glumarum brevibas dentibus ; 
ulmo ere&o, fubramofo. Lam. Il!. 854. — Retz. 
Obf. 4. pag. 14. — Vahl, Svmbol. 3. pag. 9. — 
Villars, Dauph. 2. pag. 61. tab. 2. fig. 4. 


Phleum viride. All. Pedem. n°. 2133. ( Voyez 
ALPISTE, n°. 7.) | 


13. ALPISTE dentée. Phalaris dentata. Linn. 


Phleum (dentatum), fpicé fubpaniculat, cylin- 
dricä ; glumis ferratis, culmo geniculato. Thuub. 


Prodr. 19. ( Voyez ALPISTE , n°. 14.) 


14. ALPISTE des Alpes. Phularis alpina. Willd. 


Phalaris panicula cylindricä, fpiciformi : glumis 
calicinis mucronatis, carinatis, dorfo ciliatis, Wilid. 


AËt. Berol. vol. 3. pag. 414. 
Phleum Michelri. All. Pedem, n°. 2138. 
Phleum hirfutum. Sut. Flor. helv. 1. pig. 34. 
Phieum phalaroïdeur. Vill. Dauph. 2. pag. Go. 


Phleum panicul& fpicatä , hirfutä ; calice lanceo- 
lato. Hil. Helv. n°, 1532. — Scheuz. Gram. 65. 


Ses tiges font droit+s, hautes d’un pied & plus, 
garnies de feuilles elibres, peu nombreufes, lar- 
ges d'environ trois lignes, munies à leur orifice 
d'une membrane large & entière. Les fleurs for- 
ment une panicule ferrée, cylindrique , femblable 
à un épi; les deux valves calicinaies lancéolées, 
courbées en carène, point tronquées à leur fom- 
met, mucronées, d'un vert tirant fur le violer, 
gernies fur leur dos de cils très longs, qui donsent 
à la panicule un afpeét velu. 


Cetie plante croît dans les Alpes , {u: les mon- 
tagnes du Piémont, dans le Dauphiné, &c. 


15. ALPISTE velue. Phalaris villofa. Mich. 


Phalaris ? paniculé ftriélà ; gluma obovate , vais 
exterioribus dense villofis. Mich. Flor. bor. Amer. 
I. pag. 434 

S£s panicules font roides; fes valves en ov:l-- 
renver!é; ceiles du calice couvertes de poils épais 
& nombreux. Michaux, qui a découvert cette 
plante dans les forêcs fablonneufes de la Caroline , 
ne la rapporte qu'avec doute aux phaluris. 


16. ALPISTE hériflée. Phalaris kifpida. Thunb. 


Phalaris? fpicis digitatis , glumis Jéabris, foliis 
evatis. ‘1 hunb. Flor. jap. pag. 44. 


Cette plarte, dont les épis font digités, s'éloi- 
gne par fon port des pha/aris. Thunberg lui-rrême 
foupçonne que fa coroile eft univalve. Les tiges 
font tombantes, capillaires, glabres , rameufes, ar* 

{ ticulées , hautes d'un pied , redreflées à leur fom- 
* met, garbiés de feuilles vaginales’, étalées, ovalss, 


ALP 


5o2 


prefqu'en cœur, à peine longues d'un pouce, 1 


pileufes , ciliées & glandulsufes fur leur gaine & ; 


à leurs bords. Les fleurs font difoofées en épis ; 
dibités, au nombre de trois à fix, fur lefqu:ls ces Î 
f 


fleurs font altern:s, fefil:s, imbriquées; les valves 
calicinales lancéolées, aiguës, hifpides, ciliées, 
unikores. 

Cette plante croit an Japon. ( Deftripe.i ex 
Thunb.) 

*%%* Efpèces à placer dans d’autres genres. 

17. ALPISTE en rofeau. Phularis arundinacea. 
Linn. 

Phalaris panicul& oblong& , pyramidarà ; glurmis 
fabcongejtis , calice nervofo. Lam. lil. n°. 844. 

Arundo colorata. Aiton , Kew. 1. pag. 116. — 
Wilid. Spec. 1. pag. 457. 


Calamazsroffis colorata. Sibthorp , Oxon. 
( Voyez ALPISTE, n°. 10.) 


57° 


Cette ef..èce doir être retranchée des phalaris, 
& rangée parmi les arundo , à calice uniflore, ou, 
felon d'autres, dans un genre nouveau, établi fous 
le-nom de culamagroftis. 


18. Arrisre lunetière. Phalaris erucaformis. 


Phalaris paniculà lineari , fecundä ; calictbus [ub- 
unifioris , compreffis , fémiorbicularis , navicularious. 
L'an. Il. n°. 845. 

Beckmannia. Hoft. Gramin. 


Cynofurus erucaformis. Aït. Hort. Kew. 1. pag. 
10$. — Willden. Spec. 1. pag. 412. ( Voyez AL- 
PISTE ,.N°.:LI. ) 


Cette fingulière plante a été tranfportée à tort 
parmi les cyzofurus, fes épillers étant dépourvus de 
braétées ; elle fe rapproche davancage des pralaris 
par {a fruétification ; mais fes calices font biflores. 
La difpofitionde fa panicule à épis courts lui donne 
l'apparence d’un pafpalum ; elle doit plutôt conf- 
tituer un nouveau genre , qui a été en effer établi 
par Hoft, fous le nom de becknannia. S:s fleurs 
font {effiles, unilatérales, ferrées contre le rachis ; 
fes calices biflores ; leurs deux valves courtes, éga- 
les , femi-orbiculaires , renflies, rétrécies à leur 
bafe , en bofle à l'extérieur ; les valves de la corol!e 
prefqu'égales, trèsdiffes; la corcl'e des deux fleurs 
rapprochée, & formant une pointe qui dépañle les 
valves calicinales. Les femences:font fort petites, 
jaunâtres, oblongues, obtufes, fe détachant de la 
coroile. 


19. ALPISTE afperelle , n°. 13. Phalaris oryyoi- 
ges. Linn. 
Elle.eft décrire dans les Iuffratiors , fous le nom 


générique d’a/perclla, (Voyez Supplément:) l 


A ES 


Oëfervations. M. de Lamarck foupçonne que le 
pholaris ziganoides Linn. Suppl. eft la même plante 
que legroffis vercicillata , d’après lés intiviaus ren- 
fermés dans fon herbizr. Elle paroit fe rapprocher 
beaucoup de l’ardropogon muricatum Retz. D'après 
l'analyfe que j'en ai faite, la paniculéefl compoice 
de rameaux crépus , fimples, filiformes, difpoles 
pat verticilles , rapsrochés. de la tige , fortent 
d'une feuille femblibie à une fpathe droire, dure, 
fubulée , au moins aufñ longue que la panicule. A 
chaque dent du rachis on diftingue deux fleurs , 
l'une feflile & ferrile, l'autre pédicellée & férile. 
Dans la première , le calice eft un'flore , à deux 
valves dures , égales , un peu rouléës à leurs 
bords, obrufes , légérement mucronées, hérillées 
d’apérités fur le dos ; l’extérieure légérement ve- 


- lue, renfermant chacune une valve de li corolle, 


qui eit plus court: que le calice, & dont les val- 
res font tranfparentes , très-minces , ovales, ob- 
tufes. La fleur pédicellée eft étroite, aigié, pius 
petice, ftérils. Le phalaris pubefcens ( ALPISTE , 
n°. 3), dont les calices renferment d’une à trois 
fleurs , a été rangé parmi les aira par M. Vehi; 
parmi les a/opecurus par M. Allioni. Il fant'en rap- 
procher comme variété lho/cus arenurius , Ail. 
Auélt. tab. 46: ex Bellard. At. Tur. 5. pag: 252. 


: Quant aux efpèces de Forskhal (Lam. Diétion. 
‘n°. 15-21), elles font encore peu connues , fi l’on 


en excepre le phularis difficha , qui eft Pagrofhis 
pungens Vahl, 


ALSINE. (Voyez MORGELINE.) 
ALSODÉE. A/fodeia. Genre de plantes dicety- 


‘lédones, à fleurs complètes, polypétilées , tres- 
:voifin du genre des violettes, appartenant à la 
.même famille ; il comprend des arbres ou arbiif- 


feaux exotiques à l’Europe , dont les feuilles. font 
alternes, entières ; les ftipules caduques ; les fleurs 
paniculées , terminales, axillaires. 


Le caractère effentiel de ce genre eft d’avoir : 


f Un calice a cinq divifons profondes ; cinq pétal:s 
réunis à leur bafe; un tube central, portant cing'an- 
thères; ur [by le ; une cap fule à une feule loge , ævrois 
valves ; Jemences peu nombreufes. 


CARACTÈRE GÉNÉRIQUE. 


Chaque fleur offre : 

1°. Un calice. à cinq divifions profondes, plus 
courtes que la, corolle. 

29. Une corolle à cinq pétales lancéolés, roulés 
fur eux:mêmes,, adhérens par leur bafe. 


3°. Cinq étamires monadelphes:; les filimens 
réunis en un cube urcéolé , central, à cinq lob:s; 
une anthère atrachée’ à la bafe de chaque lobe, 
s’ouvrant latéralement, 


A LS 


4°. Un ovaire libre, furmorté d’un ftyle droie, 
plus long que les éramines, terminé par un itig- 
mate en mallue. 


Le fruit confifte en une capfule enveloppée par 
le calice & la corolle, perfiitans & deficchés , à 
trois côtés peu marqués, à une feule log? à trois 
valves , chaque valve portant une ou deux graines 
fphériques. L’embryon eft horizontal , centrifuge ; 
le psiifperme charnu; les cotylédons planes; la 
radicule courte. 


Oéférvations. Ce genre a été établi par M. du 
Petit-Thouars. « Il préfente , dit-il, des particu- 
larités qui le diftinguent de tous Îzs autres. La 
forme & la pofition des étamines font iurtour très- 
remarquables ; elles font parfaitement analogues 
à celles des violetres. Les anthères y font pareil- 
lëment adnées vers le milieu de languetres fquam- 
miformes : toute la différence , c’eft qu'elles ne 
font que contiguës. D'autres caractères plus im- 
portans viennent confirmer ce rapprochement. 
1°. La forme ivtérisure & extérieure du fruit : 
dans les deux genres, c’efl une capiule à une loge, 
à trois valves; 2°. l’attache des graines eft parié- 
tale dans les deux; 3°. la fabrique de ces graines 
e reflemble. Dans l’un & l’autre, l'embryon eft 
plane , couché dans un périfperme. La principale 
différence provient de la régularité ou de l’irré- 
gularité de la corolle; mais on fair que cette con- 
fifération eft peu importante , d'autant plus que, 
dans les violettes des pays équatoriaux , la corolle 
tend à fe régularifer & à prendre fon éperon, 
comme on peut le remarquer dans le genre or:- 
dium.» ( Voyez VIOLETTE.) 


Parmi Îes cinq efpèces qui compofent ce genre, 
les deux premières ont leur tube ou urcéole fta- 
minifere fimyle ; dans les trois autres il elt évafé, 
& forme une coupe terminée par un bourrelet. 
Les lobes ftaminitères prennent naïflance de l’in- 
térieur même du tube, un peu au deffous de fon 
bord, qui, var cette difpoñtion, forme une tein- 
ture particulière. 


ESPÈCES. 
* Urcéole fimple. 


I. ALSODÉE à fleurs rares. A/fodeia pauciflora. 
Perit-Thouais. 


Alfodeia foliis cuneatis | pedunculis reflexis. Petit- 
Thouars, Végér. des iles auftr. d'Afriq. pag. ÿ7. 
tab: 17. 


Arbufte élégant , qui forme un buiffon haut de 
trois ou quatr= pieds. Ses rameaux font anguleux, 
garnis de feuilles éparfes, d’un vert-foncé, ob- 
longu:s, rétrécies en coin à leur bafe, obrufes & 
quelquefois échancrées à leur fommer , longues 
d'environ deux pouces fur un de large, à den- 
telures un peu écartées , fillonnéss de trois ou 


u 


| 
| 
| 
| 
| 


L=d Le.4 
.& LS 503 
quatre nervures latérales, formant un angle aigu 
avc Îa principale , fourenu:s par un pétiole 
court. Les fleurs font terminales , réunies trois 
ou quatre en falcieule, portés chacune fur un 
pedicule particulier, renflé fous le calice. Celui- 
ci ft compofé de cinq folioles courtes; la corolls 
de cinq p-tales réunis en cylindre, & roulés l’un 
fur l'autre; les étamines réunies fur un urcéole 
Particulier, qui prerd naiffance à la bafe des péta- 
les, fe divife vers fon milieu en cinq lobes aigus 
& connivens , à la bafe defquels fe trouve une an- 
chère feflle , attachée par le dos, furmonrée d’une 
languette. Le pifui eft fimple , terminé par un flyle 
plus long que l’urcéole, foutenant un ft:gmats ren- 
flé en maflue. 


Le fruit eft une capfule à ne feule loge, rétré- 
cie à fa bafe , renflée au fommet, obtufement tri- 
gone, acuninée par les veitiges du flyle. Ses pa- 
rois font très-minces. Elle s'ouvre du fommet à fa 
bafe, en trois valves qui portent fur leur milieu 
une ou deux graines fphériques , qui contiennent 
un embryon compofé d'une radicule courte, & de 
deux cotylédons minces & foliacés. Cet embryon 
ett couché horizontal:ment dans un périfperme de 
même forme que l1 femence. 


Cette plante croit à l'ile de Madagafcar. D 
( Perit- Thouars.) 


2. ALSODÉE en arbre. A/fodeia arborez. Petit- 
Thouars. 


Alfodeïa foliis long? petiolatis, deflexis ; flaribus 
panicularis. Petit-Thouars , Végér. des, ils auftr. 
d'Afriq pag. $7. 


Quoique M. du Petit-Thouars ne nous donne 
ancun détail fur cette efpèce, le peu au’ilen dit 
dans les caractères (pécifiques qu’il en préfente, 
fut pour la faire diftinguer de la précédente. Ses 
tiges fonc en arbre ; fes rameaux garais de feuilles 
longuement pétiolées & rabaitues;-les flsurs dif- 
poiezs en panicule. Eile croit à l'ils de Mada- 
gifcar. D 


*X * Urcéole à bourrelet. 
A 
2 HAS 


D£E à feuilles étroites. A/fodeia anguf- 
tifo:ia. Peti 


t-T houars. 


Alfodeia foliis angu 15, lanceolaris ls foribus fpi- 
catis.Petir-Thouars, Végér. des iles auitr. d’Afriqs 


pag. 57. tab: 18. fig. 1. 


Arbufte à tige droite, cendrée, crès-ramifiées 
Ïes rameaux gréles, cylirdriques, marqués des 
veftises de deux fipules caduques, petites, trian- 
gulaires , fituées à la bafe des feuilles. Célles’- ci 
font alternes , médiocrement pétiolées, très-rap- 
prochées, oblougues , lancéolées , étroites , ter- 
minées par une pointe moufle , dentées & créne- 
les à leurs bords, fermes , glabres , d’un vert- 


5c4 AL, 


foncé en deffus, grifâtres en deffous , longnes de 
deux pouces, larges de fix à huit lignes, marquées 
de nervures latérales peu nombreufes, formant un 
angle un peu ouvert avec la principale, & fe réu- 
niflant à leur fommer. 


Les flurs viennent fur des épis axillaires, ac- 
compagné:s chacune d’une braétée en forme d’é- 
caille, très-rapprochées & imbriquées avant la 
foraifon ; ce n’eft que fucceffivement qu’elles fe 
développent. À cette époque, elles font portées 
fur un pédoncule cylindrique , de cinq à fix lignes 
de long , articulé vers fon milieu. Le calice eft 
petit, à cinq lobes; la corolle un peu campanulée, 
à cinq pétales d’un blanc-roufleatre ; les anthères 
attachées pir le dos fur cinq écailles rranfparentes, 
partant de l'intérieur & un peu au deflous du bord 
d’un urcéole en forme de foucoupe, cilié & cré- 
nels, L’ovaire fupporte un ftyle terminé par un 
fligmate en mafiue. Il en réfulte un fruit de la 
mème nature que celui de la première efpèce, 
mais bsaucoup plus petit, & ne contenant que 
trois graines. 


Cette plante croit à lite de Madagafcar. D 
(Déferipe. ex Petit- Thouars. ) 


4: AISODÉE pubefcente. A/fodeia pubefcens. 
Petit-Thouars. 


Alfodeia foliis bafÿ cuneatis, ramis pedunculifque 
pubefcentibus, floribus laxè fpicatis. Petit-Thouars, 
Végér. des iles auftr. d'Afriq. pag. $7. tab. 18. 

FRE 

Elle fe diftingue de la précéd£nte par fes feuilles 
beaucoup plus grandes, rétrécies en coin à leur 
bafe , denticulées , obtufes, fillonnées par un plus 
petit nombre de nervures. Ses rameaux font plus 
grêles, plus élancés, pubefcens, ainfi que les 
pédoncules. Les fleurs font difpofées en un épi 
lâche, axillaire. 


Cette plante croît à l’ile de Madagafcar. B 


$- ALSODÉE à larges feuilles. 4/fodeia latifolia. 
Petit-Thouars. 


Alfodeia foliis ovatis, pedunculis glabris, flori- 
bus densè fpicatis. — Petit-Thouars, Vépét. des 
iles auftr. d'Afriq. paz. 57. tab. 18. fig. 2. 


Cette efpèce à beaucoup de rapport avec la 
précédente par la grandeur de fes feuilles ; mais 
elles font ovales & non cunéiformes , un peu den- 
ticulées à leurs bords, obrufes; les épis de Az:urs 
plus courts, glabres , plus ferrés. Elle croit à 
l'ile de Madagafcar. b 


M. du Petit-Thouars fait encore mention d'une 
autre efpèce qui forme un petit abre, & qu’il 
promet de décrire &.de figurer par la fuite. 


ALSODEIA. ( Foyez ALSODÉE.) 


A LY 


AISTONIA. ( Voyez ALsTONE. } Ce génre 
doit être fupprimé , & rapporté, comm: etpèce, 
aux fymplocos. ( Voyez SYMPLOQUE. ) 


ALSTROEMEFRIA. (Voyez PÉLÉGRINE & 
BOMAREA , Suppl.) 


ALTERNANTHER A. (Voyez ALTERNANTES.) 
C’eft la même plante que l'i/ecebrum feffile Linn. 
(Voyez CADELARI ficoide, variété &, n°. 14.) 
( Achyranthes.) 


ALTHŒA.( Voyez GUIMAUVE ) 
ALTHERIA. ( Voyez ALTHÉRIE.) 


ALTHÉRIE. A/theria. Genre établi par M. du 
Petit-Thouars, dans fon Nova Genera Madageft. 
pag. 19, de la famille des liliacées, qui a de 
grands rapports avec les swaliheria, dont il ne 
diffère que par fes capfules fimples. Son caractère 
effentiel confifte dans : 


Un calice double ; l’extérieur compofé de trois fo- 
lioles; l'intérieur d’une feule pièce, urcéolé , à cinq 
découpures ÿ une corolle à cinq pétales roulés à Leur 
bafe ; un tube central adoffé à la bafe de la corolle, 
terminé par cinq dents, auxquelles font attachées cinq 
anthères à deux lages , s’ouvrant en dehors ; un ovaire 
fimple, à cing faces, portant cinq ffyles rapprochés ; 
le fruit confifle en cinq capfules réunies, monofper- 
mes , oVales , acuminées ; Le périfferme charnu ; 
l'embryon verdätre; Les coryléders planes. 


Ce genre renferme des herbes à riges droites, 
hérillées , garnies de feuilles atternes, en cœur, 
denrées en fcie; les fleurs petites, axillaires, 
ramafléss par paquets. 


ALVARDE fpathicée. Lyceum fpathaceum. 
Lam. II: tab. 39.— Rich. in AGt. Soc. Hift. Nat. 
Parif. pag. 28. tab. 3. 


AEYPON. Xlypum. Plante décrire & figurée 
fous ce nam dans Matchiole & Dalechamps ( Hift 
2, pag. 1680, Icon. 1.), & qui eft peu connue. 
On lui attribue une qualité âcre & brûlante, & 
une vertu purgative. Son port & fon feuillage 
femblent la rapprocher du gaure shymelée. AËtua- 
rius la confond avec le turbith blanc des Anciens, 
en appelant fes racines rurbith , & fes craines a/y- 
por où al/ypias. Il ne faut pas la confondre avec 
l'alypum de pena ( alypum pene, herba terribilis , 
narbonenfis. Dalech. Hift. 2, pag. 1680, Icon. 2}, 
plante baffle & ligneufe , également purgative, 
& peut-être ainfi nommée à caufe de fes rapports 
dans fes vertus, commune dans le Languedoc & 
la Provence, rapportée au genre de la g/obulaire , 
fous le nom de globularia alypum. Linn. (Jaff. ) 


ALYSSE. Alyffum. Les efpèces d’alyffum à fili: 
ques véficuleufes ont été décrites à l’article VEsr- 
GAIRE. ( Véficaria. } 

Nées 


À LY 


. Nées fur les roches arides ou dans un fol fté- 
rile, maigre & pierreux , la plupart des alyfles ne 
Profpèrent qu'aux rayons aëtifs du fol-il. L'ombre 
& ‘humidité leur font nuifibles. Quelques efpèces 
décorent les rochers des Alpes ; mais le plus grand 
nombre des efpèces font originaires des iles de la 
Grèce & du Levant : eiles fe font remarquer, 
la piupart, par leurs feuilles douces & coton- 
neules, par leurs belles flsurs jaunes , blanches 
dans quelques efpèces, petites, mais quelquefois 
fi nombreufes , qu’elles forment par leur enfemble 
un mañlif étalé, en gazon , auquel on a donné le 
nom de corbeille a’or, furtout à l'alyfle des ro- 
chers, la feule efpèce que l’on ait admife dans l:s 
Parrèrres, & qui ne craint ni les chaleurs de l'été 
Pi la rigeur de nos hivers. Elle fleuric vers la fin 
de mars, & fe conferve long-tems. 


ESPÈCES. 
I. ALYSSE épineufe. A/yfum foinofum. Linn. 
Alÿfim ramis floriferis, fpinofis, perfiflentibus ; 
foliis lineari-lanceolatis , obtufis , fericeis. Wi \den. 


Spec. 3. pag. 459. — Linn. Spec. 907. ( Foye 
ALYSSE, D°.1.) ER la 


2. ALYSSE maritime. A/yfim maritimum. 
Wiliden. 


Alyfum caulibus fiffuricofis , procumbentibus ; 
foliis lineari-lanceolatis, acutis, fubincanis ; flami- 
nibus fimplicibus ; filiculis fubrotundis , inrepris. 


Wiikd. Spec. 3. pag. 459. 
Alyfim halimifolium. Curtis, M:gaz. rot. 


Lepidium fragrans. Willd. in Uft. Bot. Magaz. 
11. pag. 37. ( Voyez ALYSSE , n°. 8.) 


3. ALYSSE à feuilles d’halime. A/yfum halimi- 
folium. Linn. 


Alyffim caulibus fuffruticofs, procumbentibus ; 
foliis cuneiformi-lanceolatis ; obtufis, fub:ùs canis ; 
faminibus fimplicibus, filiculis ovovatis. Willden. 
Spec. Piant, 3. pag. 460. — Linn. £pec. Plant. 
pa8- 907. 

Lunaria halimifolia. Allion. Flor. pedem. n°. 
9co. tab. 54. fig. 1, ë tab. 86. fig. 1. 


Thlafpi halimifoliis\, fempervirens. Herm. Lrgi. 
Bat. 594. cab. $95. 


Thlafpi parvum , halimi anguflo , incano folio. 
Bocc. Muf. 45. tab. 39. ( Voyez ALYSSE, n°. 2.) 


4. ALYSSE à feuilles menues. 4/yfum tenuifo- 
dium. Willd. 


Alyfum caulibus ereétis , herbaceis ; foliis linea- 
ribus, acuminutis , villofis ; fflaminibus fimplicibus. 
Willdencw, Spec. Plant. 3. pag. 460. — St phan. 
in Litt. 

Botanique, Supplément. Tome I. 


À L Y 305 


Ses racines produifent pluficurs tiges droites, 
herbacées , velues, hautes d'environ ur demi 
pied , garnies de feuilles feffiles, éparfes, très- 
raoprochées , linéaires , velues à leurs deux faces, 
acuminces à leur fommet. Les flzurs font b'an- 
ches ; les fruits n’ont point été oblervés. 


Cette plante croît dars la Sibérie. 


$. ALvsse des rochers. A/yffum faxarile. Linn. 


Alyffim caulibus frurefcentibus , paniculatis ; fo- 
lits lanceolatis , molliffimis, repandis. Linn. — 


Curtis, Magaz. 159. ( Voyez ALYSSE, n°.3.) 


6. ALysse lunaire. A/yffum lunarioides. Willä. 
Alam car libus adfcerdentibus , fubfruticofis, lar- 


ceolato-fpathulatis , petielatis, tomentofis ; filiculis 
ellipticis, compreffis. Wiliéenow , Spec. Piant. 3. 
pag. 461. 

Lunaria fruticofu, perennis, incara , leucoii fo- 
liis. Tournef, Coroil. 16, & Itin. 1. pag. 373 
tab. 30. 


Ses racines font épaiffes, rouffeätres, de la 
groffleur du pouce, fibreutss; elies produifent 
une tige ligneufe, haute d'environ ur pied ëc 
plus, blanchatre , rameufe, afcendante; les feu:Îles 
pétiolées , très-cotonreufes , touffues, lancéo- 
l$es, fpatulées , longues d’un pouce & plus, 
larges de trois à quatre lignes. Les fleurs font 
jaunes , pédonculées, difpofées en une forte d'épi 
terminal, un peu lâche : il leur fuccède des fili- 
ques grandes , elliptiques , comprimées , longu:s 
d'environ un pouce, fur huit à neuf ligres de 
large, blanches , cotonneufes , entourées d'un 
bourrelet | contenant une ou deux femences 
rouffeâtres , orbiculaires , membraneufes à ieurs 
bords. 


Cette plante a été découverte par Tournefort, 
dans les îles de l’Archipel. P 


7. ALYSSE argentée. A/ÿffum argerteum. Will, 

Alfum caulibus ereëtis, fuffruticofis ; fobiis fpa- 
thulato-oblongis, fubiès canis ; racemis panicutatis ; 
filiculis ovatis , incanis. Willdenow , Spec. Plant. 
pag.461. 

Lunaria argentea. Allion. Pedem. n°, go1. tab. 
54. fig. 3. 

Draba argentea. * Lam. Di®. 2. pag. 329. 


Très-rapprochée de lalyfum alpeftre, dent elle 
n’eft peut-être qu'une variété, cette plants en 
diffère en ce qu'elle eft beaucoup plus grande 
dans toutes fes parties, & par fes fleurs difpofécs 
en grappes fimples , foimant par eur enfemble une 
panicule étalée & non un corymbe. Ses tiges font 
lgneufes , un peu couchées à Jeur bafe ; les ra- 
mieayx droits, couverts d'un duvet court, ar- 


Qq 


506 AE NW 

genté, compolé de poils en rayons, & qui fe re- 
trouvent également à la furface inférieure des 
feuilles , fur les pédoncules, les calices & les 
filiques. Les feuilles font oblongues , fpatulées , 
vertes en d£flus, obrufes au fommet, rétrécies 
en un pétiole court. Les fleurs font d’un beau 
jaune ; les fiiques planes , elliptiques, couvertes 
d’un duvet blanc , caduc. 


Certe plante croit dans les Alpes, le Piémont, 
&c. On la cultive au Jardin des Plantes de Paris. 


b(F7.v) 


8. ALYSSE des Alpes. Alyfum alpefire. Linn. 
Alyffum caulibus adfcendentibus , fuffruticofis ; 


foliis fubrotundo-fpathulatis | incenis ; racemis co- 
rymbofis. Willden. Spec. 3. pig. 461. — Linn. 
Mantiif. 92. — Allion. Fior. pedem. n°, 888. tab. 
19. HP: 2e 


8. Alyfim ( murale), punélatum, echinatum ; 
caulibus fuffruicofis , fusereëtis ; foliis obovaro- 
cuneiformibus | integerrimis ; floribus  corymsofis 
Waldft. & Kitaib. Plant. rar, Hungar. r. pag. $. 
tab, 6. (Voyez ALYSSE, n°. 4.) 


« Cette plante, dit Wilidenow, efttrès variable, 
felon les localités. Dans les Alpes, fes riges font 
couchéss ; fes feuilles blanches , petites, arron- 
dies. Ailleurs, fes tiges fonc droites, hautes d’un 

‘ pied ; les fenilles lancéolées, fpatulées, vertes 
en d«ffus , blinches en deffous. Les femences de 
cette dernière variété 8 ont produit la première 
par la culture. » 


9. ALYSSsE du mont Aïlas. A/yfum atlanticum. 
Desfont. 


Atyffurn caule fruticofo, ereéto ; foliis lanceolatis , 
incanis j rameis fuperioribus ciliatis, calice deciduo; 
f'iculis lenciformibus, ftylum aquantibus. Desfont. 
‘Flor. atlant. 2. pag. 71. tab. 1409. 

AlyÎum creticum , fuxatile , ferpillifolio candidif- 
fîmo , capfulis orbiculatis. Tournef. Coroll. 1 5. 

Elle diffère de la fuivante par fes feuilles plus 
grandes , lancéolées , pileufes & ciliées; par fes 
filiques convexes, de la longueur du ftyle perfif- 
tant. Ses viges font ligneufes , divifées , prefque 
dès leur bafe, en rameaux nombreux, fimples, 
cylindriques , redreflés, rudes , blanchâtres. Les 
feuilles font éparfes , lancéolées , un peu fpatu- 
lées, un peu obtufes, pétiolées, hériffées de poils 
courts, touffus, étalés en étoile ; les fleurs dif- 
pofées en grappes courtes, fimples, terminales. 
Leur calice elt caduc ; les filiques blanchâttes , ar- 
rondies, renfermant deux femences ovales , com- 
primées. 


Cette plante a été découverte par M. Desfon- 
aines fur le fommer de l'Atlas, proche Tlem£en. 
D (PS. in herb. Desfors.) ; 


, 
| 


| 


A LA 


10. ALYSSE à feuilles de ferpolet. 4/:fum [er- 
pillifolium. Desfont. 


Alyffum caule fruticofo , ereëlo, ramofo ; foliis 
fpathuiatis, fubiès incanis ; calicibus coloratis , de- 
ciduis. Desfont. Flor. atlant. 2. pag. 70. 


Alyfon orientale , ferpillifolio , elichryfi capitulo. 
Tournef. Coroll, 15. 


Il fe rapproche de l'a/yfum alreftre, dont il dif- 
fère principalement par fes tiges droites, par fes 
feuilles alongées & non orbiculaires, par fes fleurs 
beaucoup plus petites. Il s'élève de la méine 1a- 
cine plufieurs ugcs droites , ligneufes , cylindri- 
ques, prefque nliformes , rameufes à leur partie 
inférieure , blarchâtres dans leur jeuneffe, lon- 
guss d'environ un pied, garnies de feuilies roides, 
très-entières ; fpatulées, blanches en: deflous , 
cendrées en deflus, parfem£es de poils très-courts, 
couchés , étalés én étoile; les feuiiles inféricuies 
plus petitcs. Les Asurs font petites, rerminales , 
difpofé:s en coryinbe , ferré.s , nombreufes , pé- 
dicellées. Le calice eft fort petit, caduc , à quatre 
félioles jaunitres , elliptiques ; la corolle jaure, 
un peu plus longue que le calice ; les capfules pe- 
tites, comprimées, blanchâtres , ovales ; le ftyie 
grêle , perfillant , trois fois plus court que la 
filique. 


Cette plante a été découverte par M. Desfon- 
taines fur les hauteurs de l'Atlas, proche Tlem'en. 
b (fin herb. Desfone. ) 


11. ALYSSE à fleurs ferrées. 4/yfum denfiflorum. 
Desfont. 


Alyfum foliis anguffo lanceolatis ; floribus race- 
mofis, dense congejiis ; filiculis orbiculatis , mona= 


Jrermis. Désfont. Coroll. Tourn. pag. 65. tab. 48. 


Aëÿfim orientule , ferp'llifolio, caprtulis in fpicam 
longiffimam dense digeftis. T ourn. Coroll. Jnit. Ie 


Ses tiges font grêles, rameufes , cylindriques , 
hautes de huit à dix pouces, couvertes , ainfi que 
les feuilles À l£s filiques , de petits poils étoiles, 
vifibles à là loupe ; les rameaux un peu éralés, 
garnis de feuilles alternes, lancéolées , entières, 
loneues de cinq: à huit lignes , fur deux ou trois 
de large. Les fleurs font peritzs, pédicellées, nom- 
breufes, très-f-rrées, difpofées en une grappe 
fimple , cylindrique, terminale , longue de trois 
à quatre pouces ; leur calice fort'petit, à quatre 
folioles oblongues ; les pétales blancs ; arrondis, 
plus longs que le calice ; les filiques rapprochées 
de Ja tige, de la grandeur & de la forme de celles 
de l'alyfim calicinum Linn. 


Cette p'ante croit dans l'Arménie, où ells a 
été découverte par Tournefort. 


12. ALYSSE à feuilles de famole. 4/yffum famo- 
lifolium. Desfont. 


AL X 


Alyfum glabrum , foliis ovatis , obtufis , integer- 
rimès ; petalis emarginatis. Desfont. Coroll. pag. 
G6. tab. 49. 


Thlafpr orientale, glabrum , femol' foliis. Tourn. 
Coroll. 15. 


Toute cette plante eft glabre. Ses riges font 
cylindriques, haptés d'un pied & plus, divifées 
à leur partie inférieure en quelques rameaux fim- 
ples, garnis de feuilles alternes', affez femblables 
à celles du famous ; ovales , obtufes, entières, 
rétrécies & décurrentes fur un pétiole court, 
amplexicaule ; longues de huit à dix lignes, larges 
de cinq à dix. Les fleurs font rapprochées , de la 
grandeur de celles de Pal fuir incanum , pédicel- 
lées , difpofées en une grappe fimple , terminale ; 
les découpures du calice obtufes , elliptiques ; la 
corolle blanche; les pétales échancrés au fommet; 
les anthères blanches. La filique n’a point été} 
obfervée. 


Cette plante, découverte par Tournefort, croît 
dans l'Arménie. (Defcript. èx Desfonc.) 


Nota. L’alyfum paniculatum , Desfont. Coroll. | 
pag. 67, tab. 50, doit être renvoyé au genre ve- 
ficiria , à caufe de fes filiques renflées. ( Voyez 
VESICAIRE , Suppl.) 


13. ALYSSE d'Orient. A/yfum orientale. Lam. 


Alyffum ( clypeola tomentofa }, fliculis orbicu- 
datis ,bilosularibus; foliis fubtomentofis. Linn. Mant. 
92. — Wild. Spec. 3. pag. 463. ( Excluf. fynon. 
Tournef.) (Voyez ALYSSE , n°. 9.) 


14. ALYSSE d'Amérique. 4/yfum hyperboreum. 
Lion. 


Alyffam caulibus herbaceïs ; fol'is incanis, den- 
tatis ; ffaminibus quatuor bifurcatis. Linn. Spec. 
910. 


Lunaria foliis ellipticis, inconditè dentatis.Krafch. ! 


At: Petrop. 1747. pag. 381. tab. 15. fig. 1. 


Ses tiges fonc herbacées, garnies de feulles 
alcernes, blanchâtres, elliptiques , denrées à leur ! 
contour. Les fleurs renferment fix étamines, dont | 
deux plus courtes, munies à la bafe du filament | 
d’une dent aiguë ; les quatre autres pourvues à: 
leur bafe d’une écaille échancrée. i 


Cette plante croit dans | Amérique feptentrio- 
nale ; elle eft encore peu connue. 


sr 


1$. ÂALYSSE changeante. Æ/yfum mutabile. 
Vent. 

Alÿffum caulibus ere&is , foliis lineari-lanceolatis, 
petalis bifidis : filiculis ovalibus , compreffis, glabris. 
Vent. Hort. Ceif. pag. & tab. 85. 


{| 
Elle a des rapports avec l'u/ÿfum incenum; elle : 


LE 
A [3 Y 597 
en diffère par fes filiques glabres , ovales & com- 
primées. Ses riges {ont droites, nombreufes , 
prefque ligneufes , légérement pileufes, rudes au 
toucher ; les rameaux alrernes , peu étalés 5 les 
feuilles fefiles, linéaires-lancéolées , rrès-entie- 
res , obtufes, un peu ondulées à leurs bords, 
couvertes de poils couchés, en étoile , longues 
d'environ un pouce & demi , larges de quatre 
lignes. Les fleurs fonc difpoféés en grappes ter- 
minales ; les folioles calicinales pubefcentes , ca- 
duques, obtufes ; la corolle d’abord blanche, 
puis couleur de rofe ; les pétales bifides , une fois 
plus longs que le calice; les deux filamens plus 
courts, munis à leur bafe d'une petite dent cro- 
chuz; les anchères vacillantes , échancrées à leur 
bafe ; les filiques ovales, munies dans chaque loge 
de trois à fix femences brunes, orbiculaires, à 
rebords membraneux. 


2 


Cette plante croît dans le Levant, où elle a été 
découverte par MM. Bruguière & Olivier. D 


16. ALYS5E blanchâtre. A/ÿffum incanum. Linn. 
( Voyez DRAVE à feuilles de giroflée, n°. 12. 
Moœnchia incana. Roth, Germ. 1. pag. 273, & 2. 


pag. 73.) 


17. ALYSSE d'Efpagne. Alyfum minimum. Linn. 
(Voyez ALYSSE, n°. 5.) 


18. ALYSSE à grappes roides. 4/yfum ffrium. 
Wilie. 

A'yffum caulibus herbaceis, adftendentibus; foliis 
Œneari-lanceolatis , tementoffs ; filiculis romertofis, 
ovatis , adpreffis. Wilid. Spec. 3. pag. 464. (Exclu. 
Jyron. Tournef.) 


Cette efpèce, qui a des rapports avec l’a/;ffurm 
denfiflorum ; Desfont. , paroit en différer par fon 
port & par plufieurs autres caraétères. Ses tiges 
font courtes, herbacées , afcendantes; fes feuilles 
altsrnes, linéaires-lancéoléss, tomenteufes. Ses 
fleurs font fort petites, difpofées en une longue 
grappe roide;, terminale; les filiques petités, 
ovales , velues, rapprochés ‘des tiges, point 
échancrées, furmontées d'un ftyle perfiftant. Elle 
croit dans l'Arménie. 


19. ALYSSE calicinale. A4/;fum calicinum. Linn. 

Alyffum vcaulibus: herbaceis , ffaminibus omribus 
dentatis ; calicibus perfiffentibus ( filiculrs orbicularis, 
emarginatis ). Linn. Spec. 908. — Lam. HI]. rab. 
559. fig. 1. — Jacq. Vind. 114. — Haller , Helv. 
n°. 494. 

Adyfeton calicinum. Scop. Carn. 802. 

Clypeola alyfrides. Crantz. Auftr pag. r9. 

Alsfon minimüm. Cluf. Hift. 2: pig. 133. — 
Camer. Epitom. pag. ÿ58. fig. 1. 

Qq ? 


308 A L'Y 


Alyfurn campeftre. Hoffm. Germ. 4. pag. 43. — 
Lam. Diét. var. 2. 


20. ALYSSE des champs. 4/yfum campeftre. 


Alyffim caule herbaceo, ffaminibus fhpatis pari 
fetarum ; calicibus deciduis ( filiculis orbiculatis , in- 
tegris ). Linn. Spec. 909. — Lam. var. æ. 


Maænchia campejtris. Roth, Germ. 1. pag. 274. 


8. Alyfam (fimplex), caule fimplici, fubramofo ; 
foliis lato-lanceolatis, ftylo filicule brevifimo. Wild. 
lc. — Rudolph. in Schrad. Journ. 2. pag. 291. 
( Voyez ALYSSE, n°.7, var, «, 8.) 


Quoique très-rapprochée de l'a/yfum calicinum, 
cetré dernière efpèce en diffère bien certainement 
par fes riges plus élevées, par fes feuilles plus 
larges & moins blanches, par fes calices qui tom- 
bent peu après là floraifon , & furtout par fes fili- 
ques point échancrées à leur fommet , couvertes 
de poils rameux , plus roides, plus hériflés. 


21. ALYSSE de montagne. 4/yfum montanum. 
Linn. F 


Alyfum caulibus herbaceis ; diffufis ; foliis fub- 
lanceolatis , punitato-echinatis. Linn. Spec. 907. — 
Lam, I], tab. $j9. fig. 2. 


Clypeola montana. Crantz. Aufir. 19. 
Adyfeton montanum. Scop. Carn. 803. 


8. Alyfum (arenarium ), fodis rotundatis. Loif. 
Flor. gali. 401, & Journ. bot. 2. pag. 352. (Voyez 
ALVSSE , n°: 16.) 


Les feuilles font plus arrondies dans la va- 
riété £. 


22. ALYSSE de Sibérie. A/yfum fibiricum. Willd. 


Alyffum ‘caulibus herbaceis , adfcendentibus, fu- 
perne ramofis ; folits obovatis ; filiculis fuborbicula- 


cs , integris , canis, Willd. Spec. 3. pag. 465. 


Ses tiges font herbacées , afcendantes , redref- 
fées, longues de trois à quatre pouces , rameufes 
vers leur fommet, garnies de feuilles blanchâtres, 
en ovale-renverfé , couvertes à leurs deux faces 
de poils étoilés. Les fleurs font jaunes, difpofées 
en grappes fimples , terminales ; la corolle un peu 
plus longue que le calice ; les pétales entiers à 
leur fommet ; les filiques ‘arrondies, un peu plus 
étroites à leur bafe , point échancrées à kur fom- 
met , blanches, couvertes de pails en étoile , fur- 
montées d'un flyle perfiftant, de la longueur des 
fi'iques. 

Cette plante croit dans la Sibérie, (Defcripr. ex 
Wild. ) 


3. ALYSSE tortueule. A/yfum tortuofum. 
Wild. 


? 
i 


ALYX 


Alyffim eaulibus herbaceis, tortuofo-diffufis; foliis 
incanis , fublanceolatis ; racemis terminalibus , co- 
rymbo is. Willd. Spec. 5. pag. 466. — Waldft. & 
K:taib. Plant. rar. Hung. 


Elle reffemtle beaucoup à l’alyffe des monta- 
gnes par la forme de fes feuilles & la couleur de 
la corolle ; elle en diffère par fes tiges tortueufes, 
diffufes , herbacées. Les feuilles fonr blanchâtres, 
pre {que lancéolées ; les fleurs difpofées à l’extré- 
mité des rameaux en grappes non fimples, mais 
formant un corymbe. Les pétales font prefqu’en- 
se les filamens des étamines dépourvus de 

ents. 


Cette plante croîr dans la Hongrie fr la Sibérie, 
aux lieux ftériles & fablonneux. 2% ( Wild. ) 


24. ALYSSE à feuilles de lin. A{yfum linifolium. 
Wild. 


Alÿffum caule herbaceo, ercéfo , ramofo , divari- 
cato ; fodiis linearibus, incanis ; filiculis obovaris , 
incegris, glabris. Willden. Spec. 3. pag. 467. — 
Stephan. in Lite. 


Alÿffam orientale, arguffiffimo folio , fruëlu ovaro. 
Tournef. Coroll. 15. 


Ses tiges fout herbacées, hautes de quatre à fix 
pouces , droites , rameufes ; les rameaux divari- 
qués ; les feuilles blanches, entières, obrules; les 
inférieures bien moins longues , plus larges, fpa- 
tulées , rétrécies en pétiole à leur bafe; les cau- 
linaires & fupérieures très-étroites, linéaires , 
longues d’un pouce & plus, larges d’une à deux 
lignes , aiguës à leur bafe , un peu obtufes à leur 
fommer. Les fleurs font pédicellées , difpoféesten 
grappes courtes, fimples, terminales ; la corolle 
peute, à peine plus longue que le calice; les 
pétales blanchatres , lancsolés; quatre des fila- 
mens munis dans leur mif.u d’une petite dent ; 
les deux autres pourvus d'une écailles fétacée, 
féparée de l'ovaire. Les filiques font planes, très- 
glabres, ovales, très-entières, furmontées d’un 
ityle très-court , contenant environ fix femences 
pétités , Comprimées. 


Cette plante croit dans l'Arménie & la Tau- 
ride. © CF. f. in herb. Desfont.) 


2$. ALYSSE en bouclier, ( Voyez DRAVE, 
LD CPE) 


26. ALYSSE à feuilles de giroflée, A/yffurm chei- 
ranthifolium. Wiild. 

Alyfum caule ereëto , herbaceo ; folifs lanceo!aris , 
hirtis, integerrimis ; filiculis oblonpis | compreffo- 
planis; fhgmate bifido, petalis fpathilato linearibus. 
Willd. Spec. 3. pag. 468. 

An alyffum orientale leucoii folio, candidifimo , 
caule fefquiredati ? Tourref. Coro!l. 15. 


À M A 


Ce n'’eft peut-être qu’une variété de l’a/yfum 
clypeatum , dont elle diffère par fes feuilles moins 
blanches, quoique couvertes de poils longs, épais ; 
par le fligmate bifide & non en tête; enfin, par 
les pétales , une fois plus longs que le calice. 


Cette plante croît dans le Levant. ( W1//4. ) 


® 27. ALYSSE fpatulée. A/yfun fpathulatum. 
‘tild. 


Alyfum caulibus herbaceis , erectis ; foliis tomen- 
tofis , radicalibus orbiculato - fpathulatis , caulinis 
lanceolatis. Willd. Spec. 3. pag. 465. — Stephan. 
in Litr. 


Cette efpèce me paroît avoir de grands rap- 
ports avec l’a/yffum linifolium. Ses racines produi- 
fent plufieurs tiges fimples, droites , longues d’en- 
viron quatre pouces , garnies de feuilles blancha- 
tres , tomenteufes ; les radicales pétiolées , orbi- 
culaires , fpatulées ; celles des tiges lancéolées, 
obtufes. Les fleurs font difpofées en une grappe 
fimple , terminale ; le calice une fois plus court 
que la corolle; celle-ci d’un jaune-pale ; les pétales 
obtus; les filiques très-glabres, orbiculaires , point 
échancrées , furmontées d’un ftyle perfiftant. Elle 
croît fur les monts alteiques , en Sibérie. % ( Def- 
cript. ex Willd.) 


ALYSSOIDE. Tournefort donnoit ce nom à 
des plantes crucifères , qui ne différoient des a/yf- 
fum que par leur flicule renflée ; ce qui n'a pas 
empêché Linné de les réunir à ce genre. Nous les 
en avons féparées dans cet ouvrage, & décrites 
fous le nom de véfcaire (veficaria ). Ventenat dé- 
figne encore fous la dénomination d’a/yffoides , 
à feétion entière des crucifères, à fruir filicu- 
eux. 


ALYSSUM. ( Voyez ALYSSE.) 


ALZATEE. A/zatea. Ruiz & Pav. Prodr. Flor. 
peruv. pag. 40. tab. 7. Arbre du Pérou, dont Ruiz 
& Pavon n’ont donné jufqu’à préfent que le ca- 
raétère générique. Il confifte en un calice coloré, 
à cinq divifions perfiftantes , alternes ; cinq éta- 
mines inférées fous l'ovaire; celui-ci furmonté 
d’un ftyle & d’un fligmate. Le fruit confifte en 
une capfule en forme de cœur , s ouvrant en deux 
valves, dont chacune porte dans fon milieu la 
moitié de la cloifon, fur le bord de laquelle font 
attachées des femences un peu membraneules à 
leur contour. 


Cette capfule eft conformée comme celle de la 
famille des pédiculaires ; mais l’abfence de la co- 
rolle, l’infertion & le nombre des étamines ne 
permettent pas d'y rapporter ce genre, dont les 
véritables affinités ne font pas connues. (Juf.) 


AMADOU : fabftance fpongieufe , répandue 


AMA 509 


dans le commerce, très-urile pour fe procurer du 
feu avec une pierre à fuñl & un briquet. On s'en 
fert aufh crès-avantageufement en chirurgie pour 
arrêter les hémorragies. Cette fubitance provient 
d’un champignon folide, qui croit fur les chênes 
& fur plufieurs autres arbres, que l’on nomme 
vulgairement agaric de chêne. C'eft le oletus ignia- 
rius Linn. ( Woyez AGARIC amadouvier, Lam. 
Diét. 1, pag. 50.) Ce n'ef que depuis 1750 que 
l'on fe fert de l’agaric de chêne pour les hémor- 
ragies. Cetre découverte eft due à M. Broflard , 
chirurgien de la Châtre en Berry. Après des ex- 
périences réirérées , il annonça que cette fubf- 
tance étoit le meilleur aflringent, & capable de 
fuppléer à la ligature qu’on eft obligé de faire 
dans les amputations. Depuis ce tems on s'en fert 
avec fuccès. 


AMAGA : petite efpèce d’ébénier des Philip: 


pines, dont le bois, fuivant Cankli, eft noir 


comme celui de l’ébénier ordinaire. J. 
AMAIOUA. Aubl. ( Woyez HAMEL, n°. 2.) 


AMANDIER. Amygdalus. Nous n'avons que 
deux efpèces à ajouter à ce genre. La première eft 
cultivée au Jardin des Piantes de Paris. 


$. AMANDIER de Géorgie. Amygdalus geor- 
E'ca. 

Amygdalus foliis lanceolatis ; bafi atteruatis, te- 
viffime ferratis ; floribus polygamis. Destont. Arbr. 
& Arbuft. vol. 2. pag. 221. 


« Cet amandier , dit M. Desfontaines, a une fi 
erande reffemblance avec l'amygdulus nana, qu'il 
elt affez dificile de l’en diilinguer au premier coup 
d'œil : il s'élève davantage; fes feuilles font plus 
lies, plus légérement dentées, & ila des fleurs 
polvgames. Il fleurit également au prinrems , .& 
pafle l'hiver en pleine terre. » Nous devons ce 
joli arbriffeau d'ornement à MM. Olivier & Dru- 
guière. Il eft encore peu répandu dans les jardins. 
Ses amandes font très-ainères, & ne font pas man- 
geables. 


6. AMANDIER Cotonneux. Amygdalus incana. 
Pail. 


Amygdalus foliis lanceolatis , ferratis, rugofs, 
fubfefriious, fubrès albo-tomentofis. Pail. Flor. roff, 
1. pag. 13. tab. 7. — Willd. Spec. 2. pag. 984. 


Cette efpèce a également le port de l’amandier 
nain; mais elle s’en diftingue aifément par fes 
feuilles beaucoup plus étroites, prefque fefliles , 
ridées , glabres & vertes en deffus , tomenteufes 
& d’un blanc de neige à leur face inférieure. Elle 
croit fur le mont Caucafe. h 


Les efpèçes mentionnées fous les n°5, 3 & 4, 


510 AMA 


fans phrafe foécifique , fe caractérifent ainfi qu'il 
fuit : 


a 3. AMANDIER argenté. Amygdalus argentea. 
am. 


Amygdalus (orientalis), folits lanceolatis, in-! 


cegerrimis ; argenteis, permanentibus ; petiolo bre- 
viore. Ait. Hort. Kew. 2. pag. 162. 


4. AMANDIER nain. Amygdalus nana. Linn. 


Amygdalus foliis ovatis ( lanceolatifve ) , ba 
atteniatis , fimpliciter argutè ferratis. Willd. Spec. 
2. pag. 83. — Pall. Flor. roff. 1. tab. 6. 


On trouve figuré dans les 1/uffr. Gen. tab. 431, 
fig. 1, l'amygdalus perfica Lam., & fig. 2, l'amyg- 


aalus communis Linn. 
AMANITE. ( Voyez AGaAric, Suppl.) 


AMANOA. ( Voyez AMANOIER, & Illuftr. 
tab. 767.) 


AMANSIA.( Viyez AMANSIE.) 


AMANSIE. Amanfia. L'étude particulière que 
M. Lamouroux a faire des fucus, lui a fourni les 
moyens d'établir plufieurs genres , confondus 
d’abord en un feul. De ce nombre f= trouve l’a- 
manfia , qu’il dédie à M. de Saint-Amans. Le ca- 
ractère effentiel de ce genre eft d’avoir : 

Le feuillage ( la fronde), partagé par une ner- 
vure; la fubftance réticulée , lés mailles du ré- 
feau repréientant des héxagones alongés & très- 
réguliers. 

La fruél fication confie dans des capfules ren- 


fermées das une enveloppe commune, remplie ! 


d’une mucofité tranfparente & gélarineufe , fituée 
au fommet des rameaux & des petits rameaux. 


Ce genre ne renferme jufqu'alor: que deux ef- 
pèces, tellement caractérifées, qu'il eft impof 
fibl: de les confondre avec les autres 2lgues, & 
de les réunir aux différens genres de cette nom- 
breufe famille. 

ESPÈCES. 


1. AMANSIE mulufide. Amanfia multifida. 
Lamour. 


Amanfa fronde ramofä , ramis ramulifque dentato- 
multifidis. Lamour. Journ.-Philom. n°. 20. mai 
1809. pag. 332. tab. 6. fig. C. D. E, & Journ. 
butan. val. 2. pag. 153. 


L'amanfie diffère des ulves & des varecs par la 
fruétification & la fubftance rériculée ; des dic- 
tyotes & des diélyoprères ( autres genres de 
M. Lamouroux }, par la fruétification ; la forme 
des mailles & la couleur , qui eit rofe dans l’a- 
maofie -eft brune, verte ou fauve dans les deux 


f 
| 
t 
| nata. Lamour. 
Amanfia frondibus membranaceis, uno latere in- 
! 


A MA 


autres genres. ]l ne faut pas confondre , avec la 
fruétification, les extrémités des perits rameaux, 
qui, fe recourbant fur eux-mêmes , rendent 
c=tte partie de la plante entiérement opaque, 
prefque femblable, pour un œil peu exercé, à 
une véritabje fruétification. 


Cette plante a été recueillie aux Antilles par 
M. Poiteau. ( Lamour. ) 


2. AMANSIE à demi pennée. Amanfra femipen- 


tegris , altero femipennatis ; foliolis linearious, den- 


ciculatis, fubfalciformibus. (N.) 


Cette fingulière efpèce fe préfente fous un af- 
peët très-remarquable. D'une racine tuberculeufe 
s'élève une uge nue, cylindrique, divifée en ra- 
mifications prolifères, membraneufes, femblabl. s 
à des feuilles étroites , linéaires , minces, tran(- 
parentes, d’un vert-olive; d’un côté la mem- 
brane eft entière, à nervures fines, fimples, 
parallèles , très-régulières, coupées à angies droits 
par des flries extrêmement fines, vifbles à Ja 
loupe , très-ferrées; l’autre côté de li membrane 
eft divifé , jufqu’à la nervure du milieu, en perites 
folioles , en forme d’aile, très-rapprochées, li- 
néaires, un peu courbées en faux, légérement 
denticulées à un de leurs bords. La fruétification, 
d’après les obf:rvations de M. Lamouroux, pla- 
cée à la bafe des folioles, ne diffère de celle de 
l'efpèce précédente que par fa fituation : ce font 
des capfules granifères, réunies dans une mafle 
gélatineule & tranfparente. 


Cette plante croit dans la Nouvelle-Hollande. 
M. Lamouroux a bien voulu m'en communiquer 
un exemplaire. ( # f.) 


AMARACUS. Suivant la fable, un prince, 
Amaracus de Chypre, avoit été changé, après 
fa mort, en une plante odorante, à laquelle on 
donna fon nom; c'eft la marjolaine ordinaire , 
efpèce d'origan , origanum majorana. Linn. ( Juf. } 


AMARANTHE, Amaranthus. 


* Feuilles à trois étamines. Ajoutez avant le 
hui L 


1.* AMARANTEE à feuilles menues. Amaran- 
thus tenuifolius, Wilid. ; 


Amaranthus glomerulis axillaribus , triandris ; 
foliis lineari-lanceolatis , cuneatis , retuffs ; caule 
ramofo, diffufo. Willden. Spec. 4. pag. 381. — 
Roxburg. 


D © 


Ses tiges font très-rameufes, éralées , garnies 
de feuilles alérnes, pétiolées , linéaires-lancéo- 
lées , obtufes à leur fommer, rétrecies en pé- 
tiole à leur bafe en forme de coin , très-étroites , 


pnenrnsnt 


A MA 


longues de quatre ou fix lignes. Les fleurs font 
difpofées en petits paquets axillaires, accompa- 
gnées de bractéeslancéolées , obtufes, plus courtes 
que jes fleurs ; les calices obtus. 


Cette plante croît dans les Indes orientales. © 


I. AMARANTHE blanche. Amaranthus albus. 
Willden. Amar. pag. 9. tab. 1. fig. 2. 


2. AMARANTHE à feuilles étroites. Amaran- 
t'us gracizans. Wilidencw , Amar. pag: 8. tab. 4. 
Kg. 7. 


2.* AMARANTHE mucronée. Amaranthus mu- 
cr'onaius. 


Amaranthus (anguflifoltis) , glomerulis axillari- 
bus, triandris ; foliis lineari-lanceoluris , acutis, mu- 
cronatis ; caule ramofo , ereéto. Wild. Sec. 4. pag. 
391. — Marfchail. ab Pierbert. 


Ainaranthus gracas, filveftris , anguflifoliis. Tourn. 
Coroil. 17. 


Cetre efpèce fe diftingue par fes tiges droites, 
rameules , hautes d’un pied & demi, garnies de 
feuilles longues de douze à dix-huit lignes, fort 
étroites , linéaires-lancéolées, aiguës, mucronées 
à leur fommer. Les fleurs font réunies en petits 
paquets axillaires. Les divifions du calice font ai- 
.gués , ainfi que les braétées qui les accompagnent. 
Wilidenow penfe qu’il faut rapporter à cette ef- 
pèce, & non à l'amaranthus g'acizans , le fyno- 
nyme de Tournefoit. 3 


Cette plante croît dans le Levant, & fur les 
“bords de la mer Cafpienne. © 


2.X# AMARANTHE à fruiles de perficaire. 
Ama'anthus perficarioides. Hort. Parif. 


Amaranthus foliis oblongis, lobato-finuatis ; flori- 
bus g'omeratis in fpicä nuda , fubramofa. (N_) 


Ses tiges font glabres, rameufes, élevées, d’un 
blanc-verdätre ; les rameaux étalés , axillaires ; 
les feuilies a/rernes, pétiolées, alongées, de forme 
variée , tant dans leur grandeur que dans leurs 
découpures, vertes, très-glabres , un peu blan- 
chatres en deilous dans leur jeuneff-, obrufes à 
jeur fommst, légérement decurrentes fur le pé- 
uiole, irréguliérement finuéss ou lobées à leur 
contour ; les lobes obtus. Les fleurs font axiliai- 

res, latérales & terminales, d’un vert-jaunûtre , 
difpofées par petits paguets fur un épi étroit, 
cy'indrique, obtus, fimple ou rameux , dépourvu 
de feuilles, excepté à la bafe de fes divifions ; les 
calices obtus ; trois étamines dans chaque fleur 
ma'e. 


On cultive cette amaranthe au J:rdin des Plan- 
tes de Paris. Son lieu natal n’eft point connu. © 
(CV. v.) 


0 0 


A MA 311 


2.X*%X AMARANTHE à feuilles rondes. Amarun- 
thus circinnatus, Hort. Parif. 


Je n’ai pu obferver, ni dans les jardins, ni dans 
les heibiers, cette plante que M. Desfontaines 
a vue vivante au Jardin des Plantes, & qui paroit 
devoir fe diftinguer par fes feuilles rondes. 


2.**#*X AMARANTHE des champs. Amaranthus 
campeftris. Willd. 


Armaranthus glomerulis triandris , axillaribus, 
fefilibus ; foliis ovaris, emarginatis ; caule ramofo , 


ereéto. Willd. Spec. 4. pag. 382. 
Quai-totu-kura. Tamul. 


ss tiges font droites , rameufes, de la groffeur 
d’une paume de pigeon à leur partie inférieure , 
un peu anguleufes, garnies de feuilies affez fem- 
blables à celles de l'amolitum, mais plus petites , 
alrernes , pétiolées, ovales, à peine lorgues d’un 
demi-pouce , vertes , glabres , obiufes, échan- 
crées & mucronées à leur fommet; les pétioles 
de la longueur des feuilles ; les fleurs prefqu'en 
têre, ramaffées par petits paquets ; les calices & 
les braétées font de couleur b'anche , membra- 
peux , MmucCrones. 


Cette plante croît dans les Indes orientales. © 
(Dejcript. ex Wilid.) 


3.* AMARANTHE mélancolique. Amaranthus 
melancholicus. Linn. 


Amaranthus £lomerulis tr'andris , axillaribus, pe- 
dunculatis, fubretundis ; foliis evato-lanceclaris , co- 
loratis. Willd. Amarant. pag. 15. tab. 0. fig. 18. 
— Lam. Hi, tab. 767. fgs.1..— Linn. Spec.1403. 
— Miller, Diét. n°. 2. 


Amaranthus tricolor, n°. 3, variété 8. Lam. 


pag- 1i$. 


Cette plante ne doit pas être confondue avec 
l’amaranthus tricolor,- quoiqu'elle en foit très- 
rapprochée , ainfi que de la précédente. Ses tiges 
font dures, élevées; fes feuilles longuement pé- 
tiolées , ovales, aiguës, cuivreufes en deffus $ 
d’un rouge-noirètre en deffous; celles du baue 
d’un jaune mélangé de pourpre à leu:s deux faces. 
Les fleurs font légérement pédicellées & non fef- 
files, réunies en petits paquets dans l’aiflelle des 
feuilies. Sa fl:uraifon eft tardive. 


Cette plante croit dans les Indes orientales, © 


CF.f.) 


3. AMARANTHE tricolor. Amaranthus tricolor. 
Linn. 

Amaranthus glomerulis triandris, fefilibus ; fo- 
lits oblongo-lanceolatis , coloratis. Willd. Amar. 
pag. 19. ( Voyez AMARANTHE , n°. 3.) 


A M A 


Elle différe de la précédente par fes feuilles 
plus alongées, vertes à leurs deux faces ; les 
dernières pasachées de pourpre ; les fleurs un peu 
fefiles. 


319 


+ AMARANTHE bicolor. Amzranthus bicelor. 
wa 
vilid. 


Amaranthus glomerulis triandris , feffilibus , capi- 
tatis ; foliis ovatis, acuminatis , obtufis, coloratis. 


Willd. Spec. 4. pag. 364. 


Maloré fes grands rapports avec l’efpèce pré- 
cédente, celle-ci en diffère par fes feuilles ovales, 
terminées par une poince obtufe, vertes , teintes 
en pourpre depuis leur milieu jufqu’à leur fom- 
met , quelquefois marqué:s d’une tache jaunâtre 
à la bafe des fsuilles inférieures, rétrécies en un 
pétiole prefqu'aufli long que les feuilles, excepté 
aux fupérieuies, On la foupçonne originaire de la 


Chine. O 


4.** AMARANTHE grêle. Amaranthus gracilis. 
Hot. Parif, 


Amaranthus glomerulis triandris, fpicato-vanicula- 
tis; foliis ovatis, obtufrs; caule fimplici, eretto. (N.) 


Chenopodium ( caudatum }) , foliis ovatis , inte- 

errimis ; caule ereëfo ; fpicà ramojä , terminali, 

ereélä. Jacq. Ion. Rar. 2. tab. 344, & Collet. 2. 
pig. 325. 

Cette plante offre dans fes fleurs tous les ca- 
raétères des amaranthes, & ne pouvoit refter 
parmi lés chenopodium. Sss tiges font droites , fim- 
ples où à peine rameufes, garnies de feuilles gla- 
bres , alrernes, pétiolées, ovales, très-enrières, 
obtufes à leur fommer. Ses fleurs font monciques, 
à trois étanines , difpofées par paquets fur des 
épis droits, rameux , dépourvus de feuilles, fi- 
tués à l'extrémité des tiges. 


On la foupçonne originaire de la Guinée. © 


(PS) 


$-* AMARANTHE du Gange. Amaranthus gange- 
ricus. Linn. — Willdencw, Amar. pag. 16. tab. 6. 
fig. 11. 


g.* AMARANTHE à plufieurs épis. Amaranthus 
polyflachyus. Wild. 


Amaranthus glomerulis triand'is, fpicatis ; fpicis 
axillaribus & terminalibus ; foliis ovato-lanceolatis , 


emarginatis. Wilid. Spec. 4. pag. 385: 
Kuppei-kirei. Tamul. 


Ses tiges font foibles , rameufzs à leur bafe, 
afcendantes , garnies de feuilles alrernes, lon- 
guement périolées, longues d’un pouce, ovales- 
lancéolées, échancrées avec une pointe, un peu 
rétrécies en coin à leur bafe, vertes à leurs deux 


A MA 


Faces, Legépis fant gréles , longs d2 douze à dix- 


: huit lignes, fitués à l'extrémité des tiges & dans 
| laiff. lle des feuilies fupérieures; les fleurs pé- 


donculées ; les calices , ainft que les braètces, 
aigus , membraneux. 


Cette plante croit dans les Indes orientales. © 
( Wilia. } 


6. AMAarANTHEtrifte. Amaranthus triflis. Linr. 


— Wilid. Amarant, pag. 21. tab. $. fig. 10. 
7. AMARANTHE livide. Amaranthus lividu*. 
Linn. — Willdenow , Amarant. pag. 20. tab. 1. 


fig. 1. 


7.* AMARANTHE rebutante. Amaranthus ina- 
mœnus. Willd. 


Amaranthus glomerulis  fabfpicatis | triandris 
crichyllifque , axillaribus, geminatis ; folits rhom- 
beo-lanceoluis. Willdenow, Amar. pag. 14. tab. 7. 
fig. 14. 


Amaranthus japonicus. Houttuyn. —Linn. Flor. 
Syit. 10. pag. 198. tab. 72. fig. 1. 


Elle a beaucoup de rapport avec l’amaranthus 
mangoffanus ; elle en diffère par fes calices à trors 
folioles, par fes paquets de fleurs géminés, for- 
mant un épi terminal, droit, p'us grêle ; par fes 
feuilles rhomboidales- lancéolées , plus longues 
que les périoles. Ses tiges font droites , glabres, 
{triées , cyhndriques , hautes d’un pied & demi, 
divilées à leur partie inférieure en rameaux courts ; 
ies feuilles vertes, traverfées par des veines 
blanches, obtufes, un peu échancrées, termi- 
nées par un poil foyeux ; les pétioles canaliculés , 
foliacés à leurs bords ; les paquets de fl:urs légé- 
rement pédoncu'és ; les folioles du calice oblon- 
gues , acuminées, blanchätres , membraneufes , 
environnées de braétées oblongues, membra- 
neufes , de même forme. 


On foupçonne que cette plante eft originaire du 
Japon. O 


8. AMARANTHE potagère. Amaranthus olera- 
ceus. Linn. — Wilidenow , Amar. pag. 17. tab. 5. 


fig. 9. 


9. AMARANTHE du Mangoftan. Amaranthus 
mangofranus. Linn. — Willden. Amar. pag. 13. 
tab: 12. : 


10. AMARANTHE blette, Amaranthus blitum. 
Lino. — Wilidenow, Amarant. pag. 22. ( Excluf. 
variété £.) 

10.* AMARANTHE couchée. Armaranthus prof- 
cratus. Balb. 


Amaranthus glomerulis triandris, foribus trifidis , 
folus 


A MA 


foliis rhombco-ovatis ; caule procimbente. Balbis , 
Mifcell.- botan, pag, 44. tab. 10. — Will. Spec. 
4. pag. 387. 

Amaranthus filveffris. Desfont. Cat. Hort. Parif. 
pag. 44. 

Amaranthus: viridis. Vill. Plant. Dauph. vol. 2. 
pag. 567. 

Blitum filvefire, fpicatum. Tourn. Herb. Parif. 2. 
Pa8: 273. 

Blicum rubrum , minus. Camerar. Epit. 235. 
Icon. 


Cetre efpèce à tout-à-fait le port de la précé- 
dente, à un tel point, qu'il feroit facile de les 
confondre fi l’on ne portoit fon attention fur 
les fruits rès-nombreux , ramaflés en épis , non- 
feulement dans les aiffelles des feuilles , mais en- 
core à l'extrémité des rameaux. Les feuilles font 
ovales, rhomboïdales à leur bafe ; les tiges ra- 
meufes, étalées fur la terre. Les capfules font 
membraneufes , véficuleufes , d’un gris-rouffeatre, 
un peu comprimées, ovales , aiguës ; elles ne 
s'ouvrent point en travers, mais elles fe crèvent 
irréguliérement, & laiffent échapper ane graine 
fors menue , lenticulaire , d’un beau noir-lui- 
ant. 


Cette plante croit en France, aux environs de 
Paris, &c. © ( F. v.) 


11. ÂAMARANTHE à épis. Amaranthus fpicatus. 
Lam. - 


Armaranthus floribus triandris, dense fpicatis , 
lateralibus vel terminalibus ; foliis ovato-oblongis ; 


-caule ereéto , fubramofo. Decand. Synopf. pag. 199. 


Amaranthus viridis. Allion. n°. 2093. Non Linn. 
( Voyez AMARANTHE, n°. 11.) 


11.* AMARANTHE verte. Amaranthus viridis. 
Linr. 


Amaranthus glomerulis axillaribus , geminatis , 
triandris ; floribus mafculis triphyllis ; foliis ellip- 
ticis , emarpinatis, margine untulatis. Wijldenow, 
Amar. p. 18. tab. 8. fig. 16. — Linn. Spec. 1495. 
— Mill. Diét. n°. 16. 


Bltum minus, album, polyfpermum , folio [ub- 
rotuñdo. Sloan , Jam. Hift. 1. pag. 143. tab. 92. 
fig. 1. 


Cararu. Pif. Brafil. 241. tab. 241. 


Ses ciges font droites, rougeätres, ftriées , 
garnies de feuilles alrernes, pétiolées, oblon- 
gues , ovales , quelquefois un peu arrondies ou 
elliptiques , entières , échancrées à leur fommet, 
vertes dans leur milieu , membraneules, rou- 
geatres & ondulées à leurs bords. Les épis font 
axillaires, d’un beau vert, compofés de petits 

Botanique. Supplément. Tome I. 


A API A 
À M À Le 19 
pacusts globuleux , épars, géminés; les Asurs 
males à trois folioles calicinales. 


Cette plante croît à la Jamaïque & au Bréfil. © 


12.X AMARANTHE à épis rabattus. Amaranthus 
deflexus. Linn. 


Amaranthus floribus triandris ; fpicâ brevifimé , 
pauciflor& ; foliis rhombeo-lanceolatis | capfilis non 
dehifcentibus. Willd. Amar. pag. 10. tab. 10. fig. 
20. — Linn. Mant. 295. 


Elle a le port de l'efpèce précédente. Ses tiges 
font couchées, nombreufes, herbacées, longues 
d'un pied, divifées en rameaux alternes, ftriés , 
prefque liffes, garnis de feuilles pétiolées, al- 
ternes , ovales ou rhomboïlales-lancéolées , un 
peu ondulé£s, nerveufes , {ouvent échancrées au 
fommet dans leur jeuneffe, terminées par un fila- 
ment fétacé. Les épis font courts, à peine rameux, 
compofés de quelques fleurs agglomérées ; ils de- 
viennent plus épais , prefque charnus & inclinés 
après la fleuraifon. Les fleurs font verdâtres ; les 
anthères jaunes ; les femences ovalss, plus lon- 
gues que le calice , renfermées dans une capfule 
qui ne s'ouvre point. 


Onignore le lieu natal de cette plante. © 


13.* AMARANTHE polvgonée. Amarentkus po- 
lygonoïides. Linn. — Willd. Amar. pag. 11. tab. 6. 
Hp I2. g 


X% Fleurs à cing étamines. 


14. AMARANTHE bâtarde. Amaranthus hybri- 
dus. Linn. — Wilid. Amar. pag. 26. tab. 9. fig. 17. 


B. Araranthus (heë@ticus), floribus pertandris , 
fimpliciter fpicatis, axillaribus, glomera: s ; foliis 
ovatis , acutis. Willd. Amar. pag. 25. tab. 7. fig. 
13, & tab. 11. fig. 22. — Barrel. Ic. tab. G43. 


L’amaranthus retroflexus, n°. 15, &Willd. Amar. 
pag. 33» tab. 11, fig. 21, parcir être l1 même 
plante que l’amaranthe précédente ou une autre 
variété. 


15.* AMARANTHE à tige roide. Amaranthus 
fritus. Wild. 


Amaranthus racemis pertandris , compofitis | erec- 
sis , ftrictis ; foliis ovatis , concavis. Willd. Amar. 


pag. 27. tab. 3. fig. 5. 


Elle fe difiingue par fes grappes droites , très- 
ferrées contre la tige; par fes fleurs à cinq éta- 
mines , par la roideur de toutes fes parties. S:s 
tiges font hautes de deux pieds & plus, glabres, 
vertes, médiocrement cannelées, rougeâtres à 
leur bafe, chargées de fiuilles ovales, verres, 
concaves , prolongées à leur fommer en ur 
tite pointe. Les fleurs fonc FRE en grappes 

r 


(RE 


514 A MA 


rameufes , compaétes, cylindriques , ve:dâtres ; 
les calices divifés en cinq folioles ovales , acumi- 
nées , accompagnées de braétées fubulées, ovaies, 
mucronées. Son lieu natal n’eft point connu. © 


1$. AMARANTHE paniculée. Amaranthus pani- 
culatus, Willd. Amar. pag. 32. tab, 2. fig. 4. 


16. AMARANTHE fanguine. Amaranthus fangui- 
neus, Linn. — Willden. Amar. Pag. 32. tab. 2. 
fig. 4. 


16.* AMARANTHE élégante, Amaranthus letus. 
Wilid. 


Armaranthus racemis compofiis, pentandris , erec- 
115$ folits ovaris , obtufis, mucronatis. Wild. Amar. 


pag. 28. tab. 8. fig. 15. 


On la diflingue de l’amaranthe hybride par fon 
port bien moins élevé, & par fes feuilles obtufes 
à leur fommet. Ses ges font glabres, vertes, 
prefque cylindriques, triées, hautes d'un pied ; 
fes feuilles alternes, pétiolées , glibres, ovales, 
obrufes, un peu mucronées ; les pétioles rougei- 
tres‘ à leur bafe. Quelquefois les feuilles & les 
UBES prennent une couleur rougeitre. Les fleurs 
font difpofées en grappes droites, térininales, 
rameufes, un peu étalées, verdâtres ; les. infé- 
Heures prefque fimples. Les calices fe divifent en 
cinq folioles oblongues , obtufes. Lee bradt-es 
qui environnent les paquets de fleurs , font fubu- 
lées, vertes, mucronées. Aux fleurs fuccidert 
des capfules oblongues , ridées à leur partie infé- 
TIEUTE, contenant des femences luifantes, d’un 
brun no’râtre, Son pays natal eft inconnu. O 


1$. AMARANTHE jaune. Amaranihus favus. 
Lion. — Willd. Amar. pag. 35. tab. 3. fig. 6. 


1S.X AMARANTHE pâle. Amaranthus chlorof- 
zachys. Willd. 


Arnaranthus racemis pentandris » Compofitis , ru- 
tantious ; foliis lanceolatis. Wilid. Amar. pag. 34. 
tab. 10. fig. 19. 


Ses tiges font glabres, un peu comprimées, 
friées , cannelées , hautes de quatre pieds, gar- 
pies de feuilles lancéolées, glabres , planes, ai- 
guës , longuement pétiolées; les grappes lâches, 
rameufes , verditres ; les fupérieures recourbées, 
un peu pubefcentes. Les calices fonc divifés en 
cinq folioles oblongues, tranfparentes , acumi- 
nées ; les braëtées éparfes, oblongues, acuini- 
nées , verdâtres, j 


natal. © 


19. AMARANTHE falciculée. Amaranthus hky- 
pochondriacus. Linn. — 1 Juftr. tab. 767. fig. 3. — 
Walld. Amar. 3. 


On ne connoit point fon lieu: 


A MA 


20. AMARANTHE enfanglantée. Amarantkut 
cruentus. Linn. — Wiild.:Amar. pag. 29. 


22. AMARANTHE épineufe. Amaranthus fino- 
Jus. Linn. — Willd. Amar. pag. 38. tab. 4. fu. 8. 


* AMARANTHE à grofles tiges. Amaranthus 
macrocawlos. 


Âmaranthus racemis compofitis , fliformibus ; fo- 
liis lanceolatis , acuminatis ; caule cralfiffimo. (N.) 


Ses tiges font hautes de huit à dix pieds, de la 
groffeur de la cuille , rameufes, charnues ; les ra- 
meaux très-glabres, un pu rougeâtres , garnis de 
feuilles alternes , pétiolées , lancéolées, très-en- 
uères, glabres à leurs deux faces, acuminées à 
leur fommet , rétrécies à leur bafe ; les pétioles 
grèles , alonges ; les fleurs fort petires, difpofées 
en grappes axillaires , ramifises ; les rameaux fili- 
formes ; les calices aigus. Je n'ai pu m’affurer du 
nombre des étamines, 


Cette plante a été découverte dans la Caroline 
par M. Bofc, qui m'en a communiqué un exem- 
Plhire NOT 


AMAPRANTHINE. Gomphrena. Nous avons 
peu d'obfervations à joindre à ce genre, la p'u- 
part des efpèces étant déf gnées par des phrafes 
fpécifiques. 

Après le n°. 3, ajoutez; 


4: AMARANTHINE du Bréfil. ]11!, Gen. tab. 180. 
foi 


4.* AMARANTHINE à feuilles étroites. Gom- 
phrena anguftifolia. Vahl. 


Gomphrena foliis lineari-lanceolatis , glabris ; ca: 
pitulis terminalibus , oblongis , fubtriphyllis. Vah}, 
Symb. 3. pag. 45. 


Ses riges font droites , tétragones, pileufes ; les 
rameaux fimples, oppofes, prefque filiformes, plus 
longs que les tiges, munis de deux feuilles fefhles, 
étroites , rétrécies ; longues d’un pouce & demi, 
pileufes, entières. Les pédoncules font longs , 
terminaux , foutenant des fleurs en têres oblon- 
gues , cylindriques, ayant ordinairement à leur 
bafe trois folioies, quelquefois deux , plus lon- 
gues que les rères de fleurs ; les écailles floraies 
ovales, concaves , mucronées , un peu ciliées ; 
les divifions du-calice concaves , lincéolées, pu- 
befcentes en dehors. L’ovaire eft elabre , oblong, 
furmonté d'un feul fiyle & d'un fligmate fimple. 


Cette plante croît dans les Indes orientales. 


(Vahl.) 


$-* AMARANTHINE vermiculaire. Gomphrene 
vermicularis, Linn. ns 


A MA 


Gomphrena caulibus repentibus ; foliis fubteretibus, 
carnoffs; capitulis folitariis , terminalibus , oblongis, 
Swarrz , Obf, pag. 101.— Vahl, Egl. 1. pag. 32, 
"Lin. Spéc, 1. pag. 225$. 


Tllecebrum vermiculatum. Linn. Spec. 2. pag. 300. 


Amaranthoides humile, curaffavicum , cepea foliis 
luciais ; capitulis albis. -Herm. Paradif. pag. 15. 
tab, 19. — Plukener, Almag. pag. 27. tab. 75. 
g. 9. 


Parexil. Marcgr. Brafl. 14. 
Caaoponga. Pifon. Brafil. 243. 


-1 Sés tiges font glabres , rampantes , articulées ; 
elles pouffent à leurs nœuds des rameaux courts, 
aflez nombreux , un peu renflés à leurs articula- 
tions. Les feuilles fonc grafles , charnues, fembla- 
bles à celles des joubarbes , étroites , linéaires, 
obtufes ; quelques-unes Jégérement cylindriques. 
De l’aiflelle des feuilles fupérieures forrent une, 
quelquefois detrx têtes de fleurs ovales-oblongues, 
compofées d’écailles d’un blanc argenté & luifanr. 
Quand les têtes font géminées, l'une eft fefile, 
l’autre pédonculée. 


Cette plante croît fur les côtes maritimes de 
l'Amérique méridionale. # (#./f.) 


5.** AMARANTHINE laineufe. Gomphrena la- 
nata, 


Gomphrena caule bafi proffrato, fuffruticofo ; foliis 
ovatis , acutis, fuprà pubefcentibus , f[ubtùs incano- 
tomentofis ; capitulo terminali, folitario , longè pe- 


dunculato. (N.) 
LA Éadem » foliis multo minoribus , rotundatis. 


Belle efpèce, dont les tiges font prefque ligneu- 
fes & un peu couchées à leur bafe , blanches, ve- 
lues, garnies de feuillss diftantes, oppofées, à 
peine pétiolées , ovales, très-aiguës, pubefcentes 
en deffus , blanches & cotonneufes en deflous , 
très-entières , longues d'environ un pouce ; les 
inférieures plus petites. Les fl:urs fonc portées à 
l'extrémité d'un uès-long pédoncule, dioic, ter- 
minal, réunies en une tête globuleufe, un peu 
ovaie , pubefcente ; les écailles extérieures rouf- 
feâtres ; le calice très-velu , d’une blancheur écla- 
tante. Dans la variété g , les feuilles font beaucoup 
plus petites, prefque rondes. 


Cette plante a été recueillie à Buenos-Ayres 
par Commerfon. %? (W. f. in herb. Desfont.) 


7. AMARANTHINE à épi. Gomphrena fpicata. 
Lam. : à 

Gomphrena (interrupta), caule eretixfculo ; flo- 
ribus fpicaris, feffilibus , interruptis , monogynis. 
:Swartz , Obl. 108. — Lam. Ill. tab. 180. fig. 2. 
— Lhérit. Stirp. tab, 3. 


È 
A MA 219 

Cetofta procimbins. Jacq. Icon. 1. tabs $1, & 
Mifc. 2. pag, 344. 

Obfervations. Je n'ai point diftingué comme ef- 
pèce le gomphrena proffrata, Hort. Parif. , qui ne 
m'e paru différer du gomphrena globofa que par fes 
tiges couchées, plus alongées; par fes têtes de 
fleurs plus petites, panachées ordinairement de 
blanc & de rouge. 


AMARANTHUS. ( Voyez AMARANTHE }) 


AMARILLIS. Ce genre a été enrichi de plu- 
fieurs belles efpèces, dont quelques-unes font 
cultivées dans les Jardins. 


ESPÈCES. 
* Spathe à une feule fleur. 


1. AMARILLIS jaune , n°. 3. Amaryllis lutea. 
Linn. Syit. veget. 329. — Lhérit. Sert. Angl. 
pag. 9. 


2. AMARILLIS de Virginie, n°. 4. Amaryllis 
atamafco. Linn. — Lhéritier, Sert. Angl. 10. — 
Redouté, Liliac. tab. 31. 


3. AMARILLIS du Pérou. Amaryllis peruviana. 


Amaryllis (aurea), fpathä uniflorä ; corollä cam- 
panulatä , patentiufcu'a ÿ ffaminilus ereétis , ftylo 
declinato , bulbo bulbillis obvallato. Puiz & Pay. 
Flor. peruv. vol. 3. pag. $6. tab. 286. fig. A. 


Ses hampes fonc cylindriques , légérement 
ftriées, fortant d'une bulbe arrondie, accompa- 
gnée à fa bife d’autres petites bulbes nombreuies. 
Les feuilles font en lames d'épse, flriées , cana- 
liculées, un peu recourbées. La fpathe eft oblon- 
gue, divifée endeux découpures profondes, lancéo- 
lées , aiguës , divergentes, d’cù fort un: feule fleur 
d’un jaune d’or, campanulée. Son tube elt court; 
fon limbe à fix découpures lancéolées , érelées & 
un peu réfléchies à leur partie fupérieure. Ses 
étamines font droites, toutes égales ; les anthères 
mobiles; le Ryle incliné. 


Cette plante croit au Pérou, dans les champs, 
parmi les moiffons. x 


4. AMARILLIS flambée. Amary/ls flammes. 
Ruiz & Pav. 


Amaryllis fpathä uniflorä ; corollis laciniis femi- 
circumvolutis, fupernè patentibus,, reflexis ; genitali= 
bus brevibus , erectis. Ruiz & Pav. Flor. peruy. 3. 
pag. 56. tab. 266. fig. B. 

Lilio-narcifus , monanthus, coccineus. Feuillée , 


Obf. vol. 3. pag. 29. tab. 21. 


Amaryllis (chilenfis) , fpatkä uri feu bifloré, fub- 
bifoli& ; floribus pedunculatis, foliis linearibus. Lhér. 
Sert. Angl. pag. 11. f 

Rtre 


316 A M A 


D'un oignon ovale, garni de racines fibreufes 
en deffous, s'élève une hampe droite, longue au 
plus d’un pied , d’un vert-gai, cylindrique, ter- 
minée- par une feule fleur , quelquefois deux, d'un 
très-beau rouge, dont le tube , un peu campanulé , 
fe divife à fon limbe en fix découpures lancéo- 
lées , aiguës, longues d'environ deux pouces, 
larges de quatre lignes, étalées , puis rabattues en 
dehors ; de petites écailles tronquées, crénelées, 
membraneufes , à la bafe de chaque découpure. 
Les éramines font courtes, droites ; les filamens 
rougeâtres ; les anthères jaunes ; le ftyle plus long 
que les étamines. Les feuilles font radicales , 
étroites, linéaires, au nombre d’une à deux, en- 
fiformes , réléchies , plus courtes que la hampe. 


Cette plante croît fur les montagnes du Chili. 
Son oignon pañle pour vulnéraire , déterfif & ré- 
folutif. Les Indiens le pilent, & l'appliquent en 
cataplafme fur la partie malade. # 


$. AMARILLIS pumilio. Amaryllis pumilio. 
Aiton. 


Amaryllis fpathé diphyllä , uniflorä ; corollä in- 
fandibuliformi , equali; laciniis revolutis; ffaminibus 
inclinatis, alternis , brevioribus. Ait. Hort. Kew. 
vol. 1. pag. 415$. 

Ses hampes font cylindriques, verdâtres, mu- 
nies d’une feuille raëicale linéaire , rétrécie à fa 
partie inférieure. La fleur eft folitaire, rerminale, 
garnie d’un: fpathe à deux découpures linéaires , 
fubu'ées , vestes , plus longues que le tube de la 
corolle. Celle-ci a un tube en entonnoir , long 
d’un pouce , blanchätre, marqué en dehors de 
fix lignes faillantes, & de fix autres en dedans, de 
couleur rouge , alternes avec les premières ; les 
découpures du limbe ovales-oblongues , aiguës , 
réfléchies , plus longues que le tube, blanches en 
dehors , d'un rouge de brique en dedans; les fila- 
mens inférés à l'orifice du tube , recourbés à leur 
fommet ; trois alternes plus courts ; les anthères 
oblongues , inclinées ; l’ovaire oblong ; le ftyle 
fliforme, plus long que les étamines , furmonté 
d'un ftigmare trifide ; fes découpures rougeûtres , 
linéaires , blanches à leur fommer. 


Cette plante croit au Cap de Bonne - Efpé- 
rance, % 


6. AMARILLIS à fpathe tubulée. Amaryllis 
tubifpatha. Lhérit. 


Amaryllis fpathä monophyll, tubulofä, bifidä , 
“uniflorä ; pedunculo fpathä dupl longiore. Lherit. 
Serr. Ang]. pag. 9. 


Ses hampes font droites, gréles, hautes de 
quatre à huit pouces , à une feule fleur, fortant 
d’une fpathe tubuleufe, cylindrique, partagée en 
deux découpures étroites, profondes, aiguës, 


A MA 


long pédoncule ; elle contient fix filamens moins 
longs que la corolle ; trois alternativement plus 
courts. La corolle eft purpurine, infundibult- 
forme ; le tube court ; le limbe à fix découpures 
égales, veinées , élargi=s à leur fommet, obtufes; 
les trois extérieures légérement mucronées. Je 
n'en ai point vu les feuilles. 


Cette plante croît à Buenos-Ayres, où elle a 
été recueillie par Commerfon. + (W. J. ‘ir herb. 
Désfon.) 


7. AMARILLIS à long' tube. Amaryllrs tubiflora. 
Lhérit. 

Amaryllis fpathä uniflor& , diphyllä ; corollé in- 
fandibuliformi, tubo longifimo. Lhérit, Sert. Angl. 
pag. 10. 


Lilio-narciffus, croceus, monanthos. Feuill. Peruv. 
3. pag. 29. tab. 20. 


Son oignon eft ovale, d’un beau blanc, long 
d’un pouce & plus, couvert d’une pellicule gri- 
fatre :ilen fort diux feuilles radicales, linéaires, 
aiguës , du milieu defquelles s'élève une hampe 
haute d’un pi:d, un peu plus longue que les feuil- 
les, terminée par une feule fleur d’un beau jaure- 
aurore , longue de plus de trois pouces. La cerolle 
eft en forme d’entonnoir; fon tube très-long ; les 
découpures lancéolées , un peu aiguës; les fila- 
mens prefqu égaux en longueur. 


Cette plante croit dans les campagnes, aux 
environs de Lima, au Pérou. z 


8. AMARILLIS à deux feuilles. Amaryllis bifo- 
lia. Lam. 


Amaryllis fpathä bivalvi, uniflord ; corolla laci- 
niis ovato-fubrotundis ; foliis geminis , valde in«qua- 


libus. (N.) (Voyez AMARILLIS, n°. 2.) 


9. AMARILLIS maculée. Amaryllis maculata. 
Lhérir. 

Armaryllis fpathä uniflorä , diphyllé , lineari ; flore 
pedunculato , genitulibus declinatis. Lhér. Sert. Ang]. 
pag. 10. 


Ses hampes font droites, fimples, parfemées de 
points en forme de petites lignes ; la fpathe di- 
vifée en deux folioles linéaires , ne contenant 
qu'une feule fleur campanulée , foutenue par un 
pédoncule ; les étamines & le piftil recourbés. 


Cette plante croït au Chili. + 


10. AMARILLIS en maflue. Amaryllis clavata. 
Lhérit. 


Amaryllis fpathä uniflord , diphyllä, fubulatä ; 
corollà clavatä, Lhérit. Sert. Angl. pag. 11. 


Ses hampes font terminées par une feule fleur 


cpyofies. La fleur eft droite à l'extrémité d’un ! pédicellée, fortant d’une fpathe à deux folioles 


A MA 


fubulées. La corolle eft en forme de maffue ; le 
tube rétréci à fa bafe , point dilaté ; le limbe très- 
court. Les feuilles & les étamines n’ont point été 
obfervées. 


Cette plante croît dans l'Afrique méridio- 
pale. + 

11. AMARILLIS à fleur en eroix. Amaryllis 
formofifima. Lian. 


Amaryllis fpathà indivifà , uniflorä; corollà bila- 


biatä, fexparutà ; petalis inferioribus , genitalibuf- | 


que aependentibus. Lhérit. Sert. Anol. pag. 11. — 
Redouté, Liliac. tab. 4. (Voyez AMARILLIS, 
DEN) 


* X Spathe à plufieurs fleurs. 


12. AMARILLIS de la reine. Amaryllis regina. 
Lion. 


Amaryllis fpathä fubbiflorä, pedicellis divaricatis; 
corollis campanulatis , brevè tubulofis , nutantibus ; 
fauce tubi hirfurä ; foliis lanceolatis , patulis, Ait. 
Hort. Kew. 1. pag. 416. — Redouté, Liliac. tab. 
9. — Lhérit. Sert. Ang]. pag. 12. 


An amuryllis rofea? Lam. Diét. 1. pag. 122. 
ONE 


Cette efpèce eft remarquable par la beauté de 
fes fleurs d'un rouge-ponceau. Leur corolle eft 
campanulée ; le tube court; l’orifice barbu ; les 
divifions ovales, un peu rétrécies à leur bafe, 
d'un beau rouge , avec un ongler blanc au milieu, 
& verdatre fur les bords; les trois divifions exté- 
rieures calleufes à leur fommet ; les filamens re- 
dreffés ; les anthères vacillantes. Les feuilles font 
oblongues , lancéolées, toutes radicales, plus lon- 
gues que les hampes : celles-ci portent de deux 
à quatre fleurs. 

Cetre plante croît aux Antilles. x 


- 


13. AMARILLIS écarlate. Amaryllis punicea. 


Amaryllis (equeftris) , fpathä fubbiflord ; pedi- 
cellis ereétis, fparfis , brevicribus ; tubo filiformi, 
horizontali ; limbo obliquè patulo, furshm curvo ; 
fauce pilofa. Ait. Hort. Kew. 1. pag. 417. — Jacq. 
Hort. Schoenbr. 1. pag. 33. tab. 69. 


Amaryllis dubia. Linn. Amœn. Acad. 8. pag. 
254? (Voyez AMARILLIS , n°.7.) 


14. AMARILLIS à fleurs purpurines. Amaryllis 
purpurea. Ait. 


Amaryllis fpathä fubbiflorä ; corollis ereëtiufculis, 
bafi tubulofis ; fauce tubi glabrä, foliis lineari-lan- 
ceolatis. Air, Hort. Kw. 1. pag. 417. 


Amaryllis elata. Jacq. Hort. Schoenbr. 1. pag. 
32, tab. 62, 


A MA 
Amaryllis fpeciofa. Lhérit. Sert. Angl. 12. 


517 


Crinum fpeciofum. Linn. Suppl. 195. — Thunb. 
Prodr. $9. — Lam. Diét. 2. pag. 190. * 


Ses feuilles font toutes radicales, prefqu'enfi- 
formes , linéaires-lancéolées , glabres , entières. 
Les hampes font droites, nues. La fpathe contient 
ordinairement deux fleurs étalées. La corclle eft 
prefque campanulée , redreffée, purpurine , d’un 
rouge de fang , tubuleufe à {a bafe, glabre à l’ort- 
fice , divifée à fon limbe en fix découpures, dont 
trois alternes , calleufes , onguiculées. 


Cette plante croit au Cap de Bonne-Efpé- 
rance. 2 


1$. AMARILLIS réticulée. Amaryllis reticulata. 
Aiton. 


Amaryllis fpathé fubbifioré; corollis baff tu>ulofis , 
nutantibus ; fauce tubi glabr&, feapo compreffv; foliis 
oblongis, bafi attenuatis. Ait. Hort. Kew. 1. pag. 
417.— Lhérir. Seit. Angl. 12. 


Ses hampes font comprimées, munies à leur 
bafe de feuilles oblongues , rétrécies à leur partie 
inférieure. La fpathe ne renferme guère que deux 
fleurs. La corolle eft tubuleufe & inclinée à fa 
bafe , glabre à l’orifice de fon tube; fe. découpu- 
res marquées de veines tranfverfes , réticulées. 


Cette plante croit au Bréfil. % 


16. AMARILLIS de Tartarie. Amaryllis tararica. 
Pall. 


Amaryllis fpathà fubbiforä ; corollis fubcampa- 
nulatis, profunde fexpartitis ; lacinià fupremä anguf- 
tiffimé ; inferiore obovatä , acuminata ; foliis linea- 
ribus , fcapo longioribus. Willd. Spec. 2. pag. 54. 
— Pallas, Itin. 3. Append. n°. 85. tab. 2. fig. 1. 
Mala. 


Ses feuilles font linéaires, plus longues que la 
hampe. Sa fpathe ne produit qu'environ deux 
fleurs. La corolle eft légérement campanulée , 
profondément divifée en fix découpures ; la fupe- 
rieure très-étroite ; l’inférieure en ovale-renverfé, 
acuminée à fon fommet; les étamines plus courtes 
que la corolle ; trois filamens plus courts. 


Cette plante croît dans la Sibérie. % 


17. AMARILLIS de Brouffonnet. Amary/lis brouf- 
fonetra. Decand. - 


Amaryllis frathà biflorä , corol!a tubo longo, fauce 
glaÿr& , laciniis medio fafciatis. Decand. Liliac. 
tab. 62. 


Ses bulbes, épaiffes , arrondies , produifent plu- 
fieurs feuilles linéaires-oblongues, canaliculées , 


d’abord planes, puis plifées & ondulées. Sa hampe 
eft comprimée , un peu rougeâtre ; la fpathe com- 


518 À M À 


A MA 


poféc de deux folioles oppofées, lancéolées, obtu- pétales, d'un rouge-pourpre dans leur milieu, avec 


fes , fuiées de lignes purpurines. Elles produifent | 

O1 inairement deux fleurs pédonculées, qui ont 
quelques rapports avec celles de l’amarillis rayée , 
par les bandes purpurines qui les décorent. Le tube 
de la corolle eft droit, cylindrique, verdätre à fa 
bafe , fort long, glabre à ‘en orifice ; le limbe un 
peu incliné, à fix découpures profondes, ovales- 
obiongues ; Tétrécies à leurs deux extrémités; les 
étamines un peu inclinées. L’ovaire , adhérant 
avec la corolle, eft prefque triangulaire ; le ftyle 
terminé par trois ftigmates étalés, de couleur pur- 
purine. 


Cette plante croît en Afrique, aux environs de 
Sierra- Leona ; elle a été envoyée par M. Brouf- 
fonnet à M. Cels. 


18. AMARILLIS belledame. Amaryllis bella- 
donna. Ait. 


.… Amaryllis corollis ereét'ufculis, hexapetalis ; La- 
ciniis plants , Jcapo compreffo ; fuliis acutè canalicu- 
latis , obtusè ‘carinatis \elaberrimis. Ait. Hort. Kew. 
Fo pag. 417. — Lhérit. Sert. Angl. AIRES Linn. 
Hort. Clifure. 135. — Mill. Diét. n°. 6, & Icon. 
tab. 23. 


Lilio-narciffus polyanehos , flore incarrato , furdo 
ex luteo-albefcente. Sloan, Jam. 115. Hift. 1. pag. 
244. — Sebaf. Thef. 1. pag. 25. tab. 17. fig. 1. 


Cette efpèce ne doit pas être confondue avec 
l'amaryilis punicea, Sis bulbes font verdatres; fes 
hampes légérement comyrimées ; fes feuilies très- 
glabres, canaïiculées , aiguës à leur fommec, fail- 
Jantes fur le dos en une carène obrufe. 8:s fleurs 
fortent d’une fpathe bifide , aiguë, meuibraneufe ; 
elles font au nombre de trois ou quatre en forme 
d’ombelle, pédonculées. La corolle eft régulière, 
campanulée , d’une b.lle couleur pourpre, incar- 
pate, d’un Jaune-verdatre ou blanchatre dans | 
fond ; les trois découpures extérieures recourbées 
en dedans à leur fommet; les trois intérieures ci- 
Hi£esà leur bafe ; les éramines inclinées, plus cour- 
tes que la corolle; les anthères d'un jaune-clair, 
épailles, obtulfes à leurs deux extrémités; le ftyle 
rougeatre. 


Cette plante croît en Amérique , aux Antilles, 
à Surinam. On la cultive au Jardin des Plantes 


de Paris. %'( . v.) 


19. AMARILLIS à bandes. Amaryllis, vittaia. 
Lherit. 


Amarylls fpathâ multiforä ; floribus pedurcula- 
tis , fubhexapetalis ; petalis exterioribus margine li- 
beris. Lhèrir. Sert. Augl. 13.— Ait. Hort. Kew. 1. 
pag. 418. — Curtis, Magaz. 129. — Redouté, 
Liliac. tab. 10. 


Belle efpèce , remarquable par Ja couleur de fes 


EN 


3 


deux bandes d’un blanc- -jaunatre à leurs bords. Ses 
hampes font cylindriques , terminées par des fleurs 
pédicellées; Les divifions de la corolle lancéolées 
aiguës , prefqu'acuminées ; les rrojs intérieures 
réunies en tube , & adhérentes à leur partie infé- 
rieure; les extérieures libres jufqu’à leur bafe ; les 
étamines un peu plus courtes que la corolle; les 
anthères d’un vert-jaunatre , épaifies , ‘obtules ; 
trois filamens un peu plus courts ; le pilbil plus long 
que les étamines; le ftizmare à trois divifions re- 
courbées en dehors, fillonnees en deflus. 


Cette plante croît au Cap de Bonne-Efpérance. 
On la culrive au Jardin d:s Plantes de Paris. 
(PV. v.) 


20. AMARILLIS en faucille. Re falcata. 
Lhérit. 


Amaryllis floribus umbellatis, longiis peduncula- 
tis , fexpartitis; foliis fa 1lcaris; miargine cartilagineo , 
muricato, difcolore. Lhérit. Sert. Angel. 13. — Ait. 
Hort. Kew. 1. pag: 418. 


Crinum falsatum. Jacq. Hort. 3.p. 34. tab. 6o. 
Hamanthus falcatus. Thunb. Prodr. 58. 


Ses hampes font glabres À comprimées , de la 
longueur de l’ombelle qui les termine ; les feuil- 
les planes, étalées fur la terre , courbées en fau- 
cille , glabres, linéaires, rudes, cartilagineufes & 
prefque dentées à leurs bords. Les fleurs font lon- 
guement pédonculées ; la corolle droite, à fix 
divifions profondes, lancéolées. 


Cette plante croit au Cap de Bonne -Efpé- 
rance. 2% 


21. AMARILLIS Carimin. Amaryllis miniata, 
Ruiz à Pav. 


Amaryllis Jpathà bi feu quadriflorä , corollis cam- 
panulatis , ringertibus ; lacinià fupremä retroflexà , 
infima argt ufliori ÿ genitalibus decumbentibus. Ruiz 


& Pav. Flor. peruv. pag. 7. 


Ses bulbes font sois , ovales, arrondies. Dès 
qu'elles font expofées à l'air, elles deviennent 
d'un rouge-caruin,: 1 en fort des feuilles glabres ; 
enfiformes, recourbées à leur fommet. La fpathe 
eft de couleur purpurine’, à deux ou‘quatre fleurs, 
fe divilant en autanr de fécoupures inégales , ob= 
longues, lancéolées , aiguës. Les fleurs font gran- 
des, pédonculées, inchinées ; ; la-corolle de cou- 
leur incarnate , longue de trois pouces ; le tube 
court; le limbe campanulé » à fix découpures éta- 
lées , lancéolé:s , oblongues ; fix écailles blanchä- 
tres, à poils foyeux 5 placées au fond de l’orifice 
de la corolle; les filamens de la longueur du ftyle, 
courbés à leur fommet ; trois alternes plus cour- 
tes ; le ftigmate à crois lobes. 


A M A 


Cette plante croît au Pérou , dans les forêts 
des Andes. + 


22: AMARILLIS bicolore. Amaryllis bicolor. 
Ruiz & Pav. 


Amaryilis fpathä 6-12 forä, corollis fubcampa- 
nulatis , rubris, apice virefcentibus; neéfariis bicor- 
nibus, Ruiz & Pav. Flor. peruv. vol. 3. pag. 57. 


Ses hampes font droites, à deux angles ; fes 
feuilles enfiformes, rétrécies , étalées. La fpathe 
contient fix à douze fleurs ; elle fe divife en autant 
de découpures inégales, membraneufes , ftriées. 
La corolle eft preique campanulée , longue d'un 
pouce & demi; fon tube court ; fon limbe à fix 
découpures droites , lancéolées , rouges , vertes à 
leur fommet ; les filamens droits, plus courts que 
la corolle ; la capfule brane & trigone ; les femen- 
ces noires. 


Cette plante croît au Pérou, far les collines. x 


23. AMARILLIS élégante. Amaryllis ornata. 
Aiton. 


Amaryllis floribus feffilibus, corollis bafi tuoulo- 
Jis ;ÿ tubo fpathis limboque longiore ; curvo ; limbi 
Llaciniis oblongis, ariffatis ; laciniä” infimä divari- 
catä, concava. Ait. Hort. KewW. 1. pag. 418. 


| Cette efpèce fe diftingue par fes fleurs fefiles. 
Sa coroile eit tubuleufe à {a bafe; le tube re- 
courbé , plus long que les fpathes & le limbe ; ce- 
lui-ci divifé en fix découpures oblongues , termi- 
nées par une longue pointe ; la découpure infé- 
rieure concave , écartée. Elle croit en Guinée. z 
( Aion. ) 


24. AMARILLIS à longues feuilles. Amaryllis 
longifolia. Linn. 


Amaryllis floribus umbellaris , pedunculatis , bafr 
tubulofis, fexpartitis; foliis fcapo duplo longioribus. 
Lhéritier, Sert. Angl. 13. ( Woyez AMARILLIS, 
n°. 10.) 


25. AMARILLIS de montagne. Amaryllis mon- 
tana. Labili. 


Amaryllis corollis campanulatis, aqualibus ; laci- 
mis alternis, ariflatis ; genitalibus reëtis, corollà 
duplo brevioribus ; fcapo foliofo, foliis linearibus. 
pra Spec. 2. pag. 56. — Labiil. Syr. 2. pag. 5. 
ta. I. 


Ses tiges font äroites , un peu flexueufes , fou- 
vent rameufes, garnies de feuiiles longues, alter- 
nes, étroites, linéaires, fubulées , vaginales & 
membraneufes à leur bafe; les fl-urs terminales, 
paniculées , prefqu’en ombelle ; la {pathe divifée 
ordinairement en autant de folioles qu'il y a de 

eurs ; la corolle bieuâtre, à fix découpures éga- 
les, profondes ; trois alternes , mucronées ; les 


AMA 


autres obtufes; les filamens droits, inférés fur les 
onglets de là corolle ; trois plus courts ; les anthe- 
res oblongues, à quatre fillons; l'ovaire inférieur 
turbiné ; le fiyle plus long que les étamines ; treis 
figmates recourbés; une capfule ovale-obiongue , 
à trois loges , à trois valves, renfermant pluñeurs 
femences ovales-oblongues, noirâtres. 


519 


Certe plante a été découverie par M. Labil- 
lardière, fur lés hautes montagnes du Liban. # 


CF. f) 
26. AMARILLIS rayée. Amaryllis lineata. Lam. 


Amaryllis (zeylanica), fpathä mulrifloré, co- 
rollis reclinatis ; tubo filiformi, dongiffimo ; lacintis 
uncinatis, Lhérit. Sert. Angl. 13. (Voyez AMA- 
RILLIS , N°. 13.) 


27. AMARILLIS réfléchie. Amaryllis revoluta. 
Lhérit. 


Araryllis fpathä multiflorä, corollis breviter pe- 
dicellatis , bafi tubulofis, reclinatis; laciniis corolle 
revolutis, foliis linearibus. Lhérit. Sert. Angl. 14 
— Ait. Hort. K:Ww. 1. pag. 419. 


Ses tiges font longues d'un pied ; fes feuilles lon- 
gues de deux, larges de fix lignes, molles , linéai- 
res, canaliculées. Les fl:urs font très-odorantes ; 
réunies cinq à fix en ombelle, médiocreme::t pé- 
dicellées ; le tube de la corolle court, filiforme , 
verdâtre, courbé; les découpures du limbe lon- 
gues de deux pouces, blanches en dedans , d’un 
rouge -clair en dehors, réfléchies depuis eur 
milis U. 


Cetre plante croit au Cap de Bonne - Efpé- 
rance, 2 


28. AMARIILIS vivipare. Amaryllis vivipara. 
Lam. (Voyez n°. 14.) 


Quelques auteurs penfent que cette plante eft 
la méme que l’amarillis rayée. Gærrner en à fait 
un genre particulier, fous le nom de buloine. De 
Fruét. & Sein. 1 , pag. 41, tab. 13. 


29. AMARILLIS à feuilles larges. Amaryllis 
latifolia. Lam. 


Amaryllis fpathä multiflorä , floribus pedicellaris ; 
baff tubulofis ; foliis oblongo-lanceolatis. Ehéritier , 
Sert. Angl. 14. — Rudb. Elyf. 2. pag. 91. fig. 12: 
(Voyez AMARILEIS , n°. 15.) 


30. AMARILLIS Jaune d'or. Amaryllis aureai 
Lhérit. 

Armaryllis fpathâ multiflord ; corollis baff tubulo- 
fis, féxpartitis ; laciniis Lnearibus | undulatis ; geni- 
talibus corollä longioribus. Lhérit. Sert. Angl. 14. 
— Reédour, Liliac. tab. 61, — Ait. Hort. Kew. 1. 


A MA 


pag. 419. — Jacq. Hort. Schoenbr. 1 
tab. :73. 
An amaryllis africana ? Lam. Diét. 1. pag. 


© 


n°. 17. 


Ses hampes font légérement comprimées, pref- 
que longues de deux pieds ; fes feuilles droites, 
Knéaires , canaliculées, glabres, réfléchies à leurs 
bords, longues d’un pied & demi, eine larges 
d'un pouce ; la fpathe divifée en deux à Bloles lan- 
céolées , longues de trois pouces , contenant cinq 
à neuf fleurs , foutenues par des pédicelles iné- 
gaux, longs d'environ un pouce, accompagnés à 
leur bafe d'une braétée de même longueur , mem- 
braneufe , lancéolée. La corolle eft jaune, en en- 
tonnoir ; le tube trigone , d’un demi-pouce de 
long ; le limbe à fix découpures linéaires-lancéo- 
lées , épaiflies à leur fommer, verdatres fur leur 

carène ; les filamens droits, inferés à l’orifice du 
tube ; trois plus longs que la corolle; trois autres 
plus courts , foutenant des anthères linéaires, ob- 
longues; l'ovaire ovale, à trois faces peu mar- 
quées ; le flyle droit, filiforme, plus long que les 
étamines ; le ftigmate rouge, à trois lobes. 


320 
. pag. 38. 


Certe plante croît en Chine. x ( Aiton.) 


31. AMARILLIS orientale. Ameryllis orientalis. 
Linn. 


Amaryllis umbellä mul:iflora ; foribus rie 
peduncula tis , fexpartitis ; germinious cuneiformi- 
ce ATRe LHSRE Sert. Angl. 14.— Air. Hort. 
Kew. 1. pag. 420. ( Voyez AMARILLIS, N°. 11.) 


32. AMARILLIS grenéfienne. Armaryllis farnienfe. 
Li 


Amaryllis fpathä multiflorä, coroliis fuvhexapeta- 
lis , lineari-lanceolatis ; genitalibus rechufculis , EX- 
fertis. Lhérit. Sért. Angl. 15. — Aïton, Hort. 
Kew. I. pag. 420. 

8. Amaryllis fpathä rmultiflorä ; corollis patentif- 
fimis, apice reflexis ; genitalibus rechiufeulrs , corollä 
longioribus ; foliis en“formi-linearibus. Jacq. Hort. 


Schoenbr 1. pag. 34. tab. 66. (Woy. AMARILLIS, 
+9.) 


3. AMARILLIS bordée. Amaryllis marginata. 
Jacqa. 


Amaryllis petalis oblongis , revolutis ; genitalibus | 
reitiufc: ulis, corollä longioribus ; fours lingulatis , 
humi adpreffis, cartilagineo-marginatis. Wilid. Spec. 
2. pag. $9. — Jacq. Hort. Schoënbr. 1. pag. 34. 
tab. 65. 


Ses feuilles ont beaucoup de reffemblance avec 
celles de l'hen:anthus coccineus ; elles font étalées 
fur la terre, oblongues , en forme de langue , en- 
tourées d’une bordure cartilagineufe & colorée 
ondulée vers le fommet, La fpathe produit plu- 


: 
| 


AMA 


iéurs fleurs d'un beau rouge vif, foutenues par 
des pédoncules redreflés. La corolle eft très-éta- 
lée , divifée en fix découpures profondes , oblon- 
gues , réfléchies en déhors à leur fommet; les 
étamines redreflées , plus longues que la corolle. 


Cette plante croît au Cap de Bonne - Efpé- 
rance, % 


34. AMARILLIS fothergill. Amaryllis fother- 
gillii. Andr. 


Armaryllis fpethä mulriflorä ; corollä hexapetalä , 
revolutà ; genitalibus ereétis ; foliis linearibus , fub- 
canaliculatis , obtufis , glaucis,. Andr. Bot. Depof, 
tab. 163. 


Me bulbes produifent plufieurs feuilles linéai- 

; légérement canaliculées , glauques, obrufes 

à à let fommet. Les hampes fe terminent par plu- 

fieurs fleurs fortant d’une fpathe bifide. La corolle 

eft droite, très-ouverte, divifée en fix découpures 

profondes, réfléchies en dehors. Les étamines 
font droites, ainfi que le ftyle. 


Cette plante croit en Chine. # 


35. AMARILLIS à feuilles recourbées. Ama- 
ryllis curvifolia. Jacq. 


Amaryllis petalis oblongis | undulatis , revolutis ; 
genitalibus corolla longioribus reBiufeulis ; foliis 
fridis , lineari-enfiformibus , canaliculatis. Willd. 
Spec: 2. pag. 57. — Jacq. Hort. Schosnbr. 1. pag. 

. tab. 64. 


S:s feuilles font roides, linéaires, prefqu’en 
lame d'épée , canaliculées, courbées en faucille. 
La fparhe produit plufieurs fleurs pédonculées ; 
les pédoncules retreffés ; la corolle divifée en fix 
découpures profondes, oblongues, ondulées , 
séflichies en dehors; les étamines redreffées, plus 
longues que la corolle. 


Cette plante croit au Cap de Bonne - Efpé- 
rance. 2 


36. AMARILLIS ondulée. Amaryllis undulata. 
Linn. 


Amaryllis fpathä multiflorä , corollis fubhexape- 
talis , linearibus, canaliculatis , undulatis ÿ genrta- 
libus defiexis, Carole brev'oribus. Lhéritier, Sert, 
Argl. 16. — Ait. Hort. Kew. 1. pag. 420. — Jacq. 


Hort. 3. pag. 11. tab. 13. ( Voyez AMARILLIS , 
n°. 8.) 

37. AMARILLIS radiée. Amaryllis radiata. 
Lherit. 


Amaryllis feathâ multifloré , corollis fubhexape- 
talis , linearibus , undulatis , revolutis ; genitalibus 
deflexis ; divergentibus , corollà dupld longioribus. 
Lhérir. Sert. Angl. 16. — Air. Hort. Kew. 1. pag. 
421, — Andrew, Deépof, tab. 95. | 
Lilio-rarciffus 


A MA 
Lilio-narciffus quintus. S-ligm. Avef, tab. 35. 


La fpathe produit plufisurs fleurs , dont la co- 
rolle eft divifée en fix découpures linéaires, lan- 
céolées , ondulées , réfléchies en dehors. Les éta- 
mines font divergentes, rabattues, du double plus 
longues que la corolle. Son lieu natal n’eft pas 
connu. # 


38. AMARILLIS baffle. Amaryllis humilis. Jacq. 


Amaryllis fcapis paucifloris ; petalis patentibus, 
infimo arvaricato ; folits linearibus , obrufis , planis. 


Jacq. Hort. Schoëenbr. 1. pag. 36. tab. 69. 


Ses tiges font peu élevées ; fes feuilles courtes, 
planes , glibres, linéaires , nues , crès-liffes , ob- 
tufes à leur fommet. Les fpathes ne produifent que 
uois ou quatre fleurs. La corolle eft très-étalée , 
divifée en fix découpures lancéolées, ouvertes 
prefqu’en lèvres , réfléchies & ondulées à leur 
fommet ; la découpure inférieure divariquée ; les 


filimens des étamines afcendans , plus courts que 
la corolle, 


Cette plante croit au Cap de Bonne - Efpé- 
rance. # 


39. AMARILLIS flexueufe. Amaryllis flexuvfa. 
Jacq. 


. Amaryllis fpathä multiforä ; petalis patentibus , 
infimo divaricato ; foliis linearibus ; punétatis, Jacq. 


Hort. Schoenbr. 1. pag. 35. tab. 67. 


Cette efpèce reflemble beaucoup à la précé- 
dente ; elle en diffère par fes tiges & fes feuilles 
une fois plus grandes , & par quelques autres ca- 
reétères qui lui font particuliers. Les feuilles ont 
linéaires, concaves , à peine obtufes , couvertes, 
dans leur jeuneffe, de puitules blanchatres, ponc- 
taées dans un âge plus avancé : ces points de- 
viennent infenfibles par la deficcation. Il fort plu- 
fieurs fleurs de la fpathe. La corolle fe divife en 
fix découpures lancéolées , étalées, ondulées & 
réfléchies à leur fommet ; la découpure inférieure 
plus écartée ; les étamines afcendantes , plus cour- 
tes que les pétales. 


Cette plante croît au Cap de Bonne - Efpé- 
rance. % 


40. AMARILLIS ratiloire. Amary/lis radula. 
Jacq. 


Armaryllis fpathä mulrifior , petalis patentiffimis , 
infimo divaricato ; foliis facie ad oras muricato-af- 
peris, proffratis. Jacq. Hort. Schoenbr. 1. pag. 36. 
tab. 70. 


Ses bulbes produifent des feuilles elliptiques , 
éralées fur la terre , rudes & couvertes de puftules 
à leurs bords. Les hampes portent plufieurs fleurs 


terminales. La corolle eft très-étalée, divifée en 


Botanique. Supplémenc, Tome 1. 


A MB 323 


fix découpures planes ; lancéolées ; l‘inffrieure 
écartée ; les étamines afcendantes , de la longueur 
de la corolle. 


Cette plante croît au Cap de Bonne - Efpé- 
rance. 


41. AMARILLIS nerveufe, Amaryllis nervofz. 


Amaryllis (ftriata), foarhä mulriflord ;: coroilis 
campanulatis,, aqualibus";anice-reflexts ; foliis fxb- 
ovaiis , dorfo ftriatis. Jacq. Hort. Schoenbr. 1. pag. 
36. tab. 70. 


Ses feuilles font elliptiques, un peu ovales, 
redrefiées , ftriées fur leur dos, bordées à leur 
contour. La fpathe produit plufieurs fleurs dont 
la corclle eft campanulée , à peine tubulée à fa 
partie inférieure , diviiée en fix découpures pla- 
nes , réfléchies à leur fommet. Les étamines fonc 
afcendantes , de la longueur de la corolle. 


Cette plante croît au Cap de Bonne - Efpé- 
rance. % 


42. AMARILLIS crépue. Amaryllis crifpa. Jacq. 


Amaryllis fpathä paucifloré ; petalis patentifimis, 
crifpis ; foliis linearibus, anguffifimis. Jacq. Hort. 
Schoenbr. 1. pag. 37. tab. 72. 


Ses feuilles font étalées, étroites, linéaires , 
prefque filiformes. La hampe ne fupporte qu'un 
petit nombre de fleurs, les plus petites de ce 
genre. La corolle eft divifée en fix découpures 
très-ouvertes , oblongues , obtufes ,ondulées. Les 
étamines font étalées, plus courtes que la cotoile; 
le ftyle droit. 


Cette plante croît: au Cap de Bonne - Efpé- 
rance. 


43. AMARHLIS étoilée.  Amaryllis flellaris. 
Jacq. 


Amaryllis fpathä multiflorä ; petalis patentifimis, 
tribus alternis infra medium barbatis. Jacq. Hoït. 
Schoenbr. 1. pag. 37. tab. 71. 


Il fort de fes bulbes plufieurs feuilles linéaires, 
redreffées. Sa hampe fe termine par plufieurs 
fleurs , dont le tube eft très-court; les divifions 
du limbe planes, très-éralées , prefqu'ouvertes en 
étoile ; les étamines plus courtes que la corolle ; 
les filamens étalés, inégaux ; le ftyie droit. 


AMASONIA. (Voyez AMASONIE & TaLr- 
GALE.) 


AMBAIBA. Marcgr. ( Voyez COULEQUIN. Ce- 


cropia. ) 


AMBARVATE, AMBREVATE, AMBAR- 
VATSI, VOTREVATE : roms fous lefquels les 
ss 


A MB 


habitans de Madagafcar connoiffent le cyrifus cajan 
Linn. (voyez CYTISE, n°. 12), & que les colons 
des îles de France ont changé en ambrevades. Dans 
la langue malgache, ce mot défigne auf le mois 
de juiller. «Il doit paroître fingulier, dit M. du 
Petit-Thouars , de lui trouver deux fienifications 
a {M éloignées ; mais en remontant au fens précis 
de ce mot, on en trouve l1 raifon; car ces peu- 
pies , ainfi que beaucoup d’autres que nous regar- 
dons comme fauvages, ont béaucoup de jufteffe 
& de logique dans leur langue. Ce nom eft com- 
pofé de deux mots, ambar, qui, dans quelque 
carton, fignifie pluie ou eau élevée, & de vate 
Où varo, pierre; ce qui exprime très-précilément 
F2: grêle, mot à mot pluie de pierre. Comme, dans 
la partie du fud de Ma£agafcar , au fort Dauphin, 
es habitans font fouvent témoins 3 dans Ja faifon 
de l'hiver , en juiller furtour, dé ce phénomène, 
ils ont défigné ce mois par ce mot. D'un aütre 
côté, ils ont comparé les graines du cajan aux 
grains mêmes de la grêle, ce qui eft devenu fon 
furnom ; car fon vrai nom eft ang foutri. Ces prai- 
nes, accommodées fort fimplement, font dans 
quelques cantons , furrout en -rems de diferte , 
une principale partie de la nourriture des habi- 
fans. Dans certains cantons de l'intérieur, on 
élève fur cet arbufte uné chenfilé vivant en fo- 
ciété , qui produit une belle foie. Il feroit à defi- 
rer qu'elle fût plus connue. » (Peric- Thowars.) 


399 


AMBAVILLE. ( Voyez MiLLEPERTUIS lan- 
téolé, n°. 3.) 


AMBEL : efpèce de nénuphar de l'Inde ( ryr- 
phea lotus Linn.), qui croit abondamment dans 
les rraières. C’eit la même que Profper Alpin a 
obfervée en Egypte, & qu'il croit être le Zorus 
des Égyptiens, figuré fur leurs monumens. Cette 
affertion , confirmée par M. Delifle , a été depuis 
combattue par M. Neétoux dans un Mémoire pré- 
fenté à l'Inftitur. (Juff) 


AMBELANIA. (Voyez AMBELANIER.) 


AMBELANIER acide, Ambelania acida. (Voy ez 
Iliuftr. Gen. tab. 169.) 


AMBLYODE. Arblyodum. Genre de plantes 
cryptogames , de la famille des mouff:s, établi 
par M. Palilot-Beauvois, qui fe compofe de plu- 
fieurs efpèces dé mnium & de bryum Linn, , & de 


recfia d'Heuwig & de Bridel. Son principal carac- , 


tère coufilte dans : 
Un opercule court, conique, obtus; feige denrs 
& ob ; cils libr: uni rs fib 
courtes & obtufes ; culs libres ou réunis par des fibres 
cranfverfales & comme réviculées ; l'urne ‘ovale | ob- 
longue , un peu oblique & arquée ; tube long & droit ; 
Eornt de périchet. 


. Ce: font des plantes rerreftres ; dont les riges 


A MB 


font fimples ou prefque fimples ; les feuflles érar- 
fes ; les fleurs terminales on prefque latérales. « Ce 
genre , dit M. Palifot-Beauvois , ne me paroïît pas 
de finitivement établi. Les dents obtufes font-elles 
effeétivement des dents où l’urne frangée? Les 
efpèces dont les cils font libres ne doivent-elles 
pas être d’un genre différent de ceiles qui les ont 
rériculés ? Les principales efpèces rapportées à ce 
geore {ont : 

Ÿ 

À 


1°. L'amblyodum dealhatum. ( Bryum dealbatum. 
Dickf. Fafc. 2. cab. ç. fig 


-. 3: — Meéfia deutbata. 
Hedw. Op. Port. tab. 41. fig. 


6.) 


2°. Amblyodum longifetum. ( Mnium triquecrum. 
Lino. — Meefia longifeta. Brid. — Hedw. Mufc. 
Frond. 1. tab. 21.22.) 


3°. Amblyodum minus. ( Meeffa minor. Bridel, 
Mufc. 4: tab. 2. fig. 13.) 


4°. Amblycdum flygium. ( Mecfia ffygia. Brid. — 


Cinclidium fF;sium. SWartz. 
TE 


$°. Amblyodum uliginofim. (Bryum triciodes. 
Etnn. — Dickf. — Lam. Diét. — Mnium uligino- 
Jum. Gmel. — Mnium trichodes. Hoffm. — B'yum. 
Dill, Mulc. tab. 40. fig. 58. — Mcefia ulivinofa. 
Swartz. — Brid. — Hedw. Mufc. Frond. 1. tab. 
1.2.) (Voyez MEESIE, Suppl.) 


AMBORA. (Voyez TAMBOUL.) 


AMBRETTE. ( Voyez CENTAURÉE mufquée 
& KE MIE mufquée. ) 


AMBROISIE. ( Voyez ANSERINE , n°. 10.) 
AMBROMA. ( Voyez AMBROME. ) 


AMBROME à feuilles anguleufes. Ambroma 
angulofa. Il. tab. 636-637. 


AMBROSIA. ( Voyez AMBROSIE.) 


AMBROSIF. Ambrofra. Quelques nouvelles ef- 
pèces, originaires de l'Amérique , ont été ajou- 
tées à ce genre. 


1. AMBROSIE à feuilles entières. Ambroffa intes 
! grifolia. Wilid. 
Ambrofia foliis ovatis , fifélibus , acuminaris 
lferrauis , baff ciliatis. Willd. Spec. 4+ pag. 37$. 
— Muhlenb. in Litr. 


S°s tiges font herbacées , garnies de feuilles 
; oppofees, fefil:s, longues de trois pouces, larges 
| d'un pouce & demi, ovales ,entières, denrées en 
| fcie à leur contour , acuminées à leur fomm- Es 
| bifpides à leurs deux faces, munies de longs cils 
! vers leur bafe. Les grappes font t:rminal:s, ordi 
patrément au nombre de:trois. 


A MB 


Cette plante croît dans l'Amérique feptentrio- 
nale, © (Willd.) 


2. AMB#OSstE bidenté. Ambrofia bidentata. 
Mich. 

Ambrofia hirfuriffima , foliis aréte feffilibus, fim- 
licib blongis, fi bafin larefcentem utrinquè 
p'icibus, oblongis, fupra bafrn certe q 
unidentatis ; fruélu tetragono , infra apicem quadri- 


Jpinofo. Mich. Flor. boreal. Amer. 2. pag. 182. 


Ses tiges , ainfi que toute la plante, font hé- 
riflées de poils roïdes ; les feuilles fimples , fef- 
files, oblongues , munies, un peu au deflus de 
leur bafe , d'une dent de chaque côté. Les calices 
des fleurs males fe prolongent en une pointe plus 
longue que la fleur. Le fruit eft rétragone , armé 


de quatre épines un peu au deffous de fon 
fommet. 


Cette plante croît dans l'Amérique feptentrio- 
nale , au pays des Illinois. (W. f.) 


3- AMBROSIE trifide. Ambrofia trifida. Linn. — 
Lam. II. tab. 765. fig. 3, & Diét. n°. 1. 
8. Eadem , foliis fimplicibus. 


Certe efpèce offre quelques variétés, foit dans 
le nombre des lobes des feuilles, qui varient de 
trois à cinq, foit dans l’abfence de ces mêmes 


lobes, plufieurs individus ayant des feuilles en-- 


tières , quelquefois mélangées avec d’autres feuil- 
les iobées. Les tiges font plus ou moins hérif- 
fées. 


4. AMBROSIE paniculée. Ambro/fia paniculata. 
Mich. 


Ambrofia foliis glabris, bipinnatifidis , fummis 
pinnatifidis; racemis terminalibus , fol tariis; rarnis 
frfFgiutis. Willden. Spec. 4. pag. 376. — Mich. 
Flor. borsal. Amer. 2. pag. 183. 

Tva monophylla. Walter. Carol. 232. 

Eadem , foliis fimpliciter pinnatifidis. 


8. Ambrofia maxima , inodora, marrubii aquatici 
foliis , tenuiter laciniatis , virginiana. Pluk. Almag. 
27. tab. 10. fig. $. 


Ses tiges fe divifent en rameaux nombreux; les 
fupérieurs réunis en panicule , un peu v:lus, ainf 
que les pétioles. Les feuiiles font glabres, pétio- 


lées, prefque deux fois ailées, vertes à leurs deux ! 


faces ; leurs découpures lancéolées. Les épis font 
axillaires, latéraux & terminaux ; les fruits agré- 
gés, petits, ovales , prefque globuleux, à peine 


épineux. Les feuilles varient dans teurs divifions; : 


elles font quelquefois fimplement ailé:s, comme 


dans la variété 8; d'autres fois, prefque trois fois | 


ailéss. 


Cette plante croît 4ans l'Amérique feptentrio- 


nale. © (7.f.) 


A MB 323 
5. AMBROSIE à feuilies d’xrmoïfe, n°. 2. Am- 


prpe artemififolia. Linn. — Lam. Illuftr. tab. 765. 
LCL. 


M. de Lamarck a réuni ici ,/comme gariétés, 
les deux efpèces mentionnées dans Linné fous le 
nom d’ertemifia elatior & artemififolia. 


6. AMBROSIE maritime , 0°.3. Ambrofia mari- 
tima. 


Elle diffère de la précédente par fes feuilles 
molles , per fes découpures obrufes , par {es épis 
prefque fefiles. L’ambrofia abfynthifolia , Mich. 2, 
pag. 183, paroit être très-voifine, & peur être 
une fimplé variété de cette efpèce. 


7: AMBROSIE du Pérou. Ambrofia peruviana. 


Ambrofia foliis inferioribus bipinnatifidis ; inter- 
mediis pinnatifidis , fumuis oblongo-lanceolatis , in- 
divifis ; racemis terminalibus, foliarits ; caule yir- 


garo. Willd. Spec. 4. pag. 377. 


Cette efpèce n'eft peut-être qu’une variété de 
la précédente. Ses riges font hautes d’un pied & 
demi à deux pieds, redreffées , munies à leur bafe 
de quelques rameaux efflés , cylindriques, pref- 
que glabres, garnies de feuilles molles, vertes, 
plus pales en deflous, couvertes à leurs deux faces 
de poils très-perits; les feuilles inférieurs deux 
fois ailées, aflez femblables à celles de la préce- 
dente ; les intermédiaires fimplement pinnatifides 
a leur partie inférieure ; les fupérieures longues 
d’un pouce , trés-fimples , lancéclées, oblongues, 
entières , toutes pétiolées ; les épis folitaires & 
terminaux. On foupçonne certe efpèce originaire 
du Pérou. # 


8. AMBROSIE hétérophylle. Ambroffa hetero- 
phylla. Willd. 


Ambrofia folits caulinis pinnatifidis , fuhderratis, 
petiolatis ; rämeis fummis lanceolaris , fefilisus ; pe- 
ciolis longe ciliatis; racerris rerminalibus, folirariis; 
caule paniculato. Willden. Spec. 4. pag. 378. — 
Mühlenb. in Lict. 


Certe plante a beaucoup de rapport avec la 
précédente ; elle en diffère par fes feuilies fupé- 
rieures feffiles , & par les pétioles ciliés aux feuilles 
inférieures. Les feuilles caulinaires font périolé:s, 
pinnatifides , longues d'environ un pouce &: demi; 
les pinnules lancéolées , obtufes , pileufes à leurs 
deux faces , un peu blanchâtres en deffous ; les 
feuilles des rameaux feffiles ; celles du bas munies 
d'un ou dedeuxlobes; les fupérieures très-entières, 
oblongues , lancéolées , obtufcs, à peine ciliées; 
les pétioles munis de longs poils. 


Cette plante croit dans l'Amérique fepten:rio- 
nale. (Wild. ) 


Ss 2 


854 AME 


1OBfervations. L'ambrofiz arborefcens Lam. a été : 
réuni à un nouveau genre établi par Cavaniles. | (W. f. ir herb. Desfont. ) 


‘(Voyez FRANSERIA , Suppl.) 
AMBROSINIA. ( Voyez AMBROSINIE. ) 
1. AMBROSINIE nerveufe. Ambrofinia Baffii. 
Lion. À 
Ambrofinia foliis ovatis, planis. Wilid. Spec. 4. 
pag. 178. — Lam. Ill. rab. 737. 

2.:AMBROSINIE maculée. Ambrofinia maculata, 
Wild à 

Arbrofinia: foliis maculitis , undulatis. Ucr. in 
Roëem. Arch. pag. 70. n°. 31. 

Elle diffère de la précédente par fes feuilles : 
maculées & ondulées. Elle croit en Sicile. 


Oëfervations. Pafi , direéteur du Jardin bota- 


4 


nique de Bologne en 1763, dédi: ce genre aux à 


fières Barrhélemi & Hyacinthe Ambrofni,,; morts 
environ un fiècié anparavant. Ces deux frères 
avoient. été l'un, après l’autre profeffeurs de :bo- 
tanique à Bologne; ils ont laifié pluñeurs ouvia- 
ges qui font abfolument oubliés. 


AMBULIA. (-Woyez AMBULI.) 
AMÉLANCHHIER. ( Woyez ALISIER, n°. 7.) 


AMELLE. Amelius. On 2 retranché de ce genre 

l’amellus umbellatus | dont. Wilidencw a fait celui 

de farkea. (Voyez ce mot, & pout l'amellus pedur- 
cuatus Orteg. voyez! BALBISIA, Suppl.) 


1. AMELLE lichnite. Amellus lyehniris. Linn. — 
Lam. Lil. tab. 682. fig. 1. — Jacq. Collect. 5. pag. 
Sstabauo fige re 


Verbefina afferoides. Linn. Spec. 1. pag. 902. 


2. AMELLE diffufe. Amellus diffifus. For. 
Amellus caule fruticofo , ramofifimo ; foliis ob- 


ovato-lanceolatis , altern:s, fabrùs tomentofis. Willd. 
Spec. 3. pag. 2214. — Forft. in Comment. Soc. 
Reg. Gœtt. 9. pag. 39. 


Joli arbufte , dont les tiges fe divifent en un 
très-grand nombre de rameaux diffus, blancha- 
tres, cylindriques, pubefcens , garnis d’un grand 
nombre de petites feuilles lancéolées , obtules, 
éparfes , très entières, retrécies à leur bafe , blan- 
ches & un peu romenteufes en deffous. Les fleurs 
font folitaires à l'extrémité des petits rameaux fu- 
pétieurs , rapprochées prefqu’en panicule ; leur pé- 
doncule court, coronneux; les écailles calicinales 
pub fcentes , oblongues , imbriquées ; les coroiles 
un peu purpurines ; les demi -feurons obtus % 
entiers à leur fommer. 


- AME 


Cette plante croit au détroit de Magellan. B 


3. AMELLE annuelle, Améllus anruus. Will®. 


Amellus caule herbaceo ; foliis alternis, Lineari- 
bus, pilofis ; caulinis medio in utroque latere uniden- 


tatis: Willd. Spec, 3. pag. 221$. 


Amellus (alternifolius) , foliis alternis , linsa- 
ribus ; caulinis fupra medium bidentatis, peduncali 
unifloris. Roth, Cataleét. Bot. 2. pag. 111. 


Toute la plante eft hériffée de poils. Ses tiges 
font droites, hautes d’un pied , rameufes, cyin- 
driques, garnies de feuilles feffiles , linéaires, 
alternes, un peu obtufes, très-entières ; cellss 
des tiges munies dans leur milieu, de chaque 
côté, d’une dent alongée , lancéolée. Les fleurs 
fonc folitaires, pédonculées à l'extrémité de 
chaque raineau ; les démi-feurons de ja circonté- 
rence d'un bieu-foncé. Son lieu natal n'eit pas 
connu. © (Wild. ) 


AMELLUS: (Voyez. AMELLE.) 
AMENTACÉES. ( Voyez JULIFÈRES.) 
AMERIMNUM. ( Voyez PTÉROCARPE.) 


AMÉRIQUE ( Plantes de |’). « C’eft, dit 
M. Humboldt, Tubleaux de la nature, vol. 1, 
pag. Go, &c., fous les rayons ardens du foleil da 
la zôue torride que fe déploient les formes les 
plus majeflueufes des végétaux. Au lieu de ces 
lichens & de ces moufles épaiffes qui, dans Les 
frimars du Nord, revêtenc l'écorce des arbres, 
fous les tropiques le cymbidium & la vanille odo- 
rante animent le tronc de l’anacardium (lacajou ) 
& du figuier gigenteique. La verdure fraîche des 
feuilles du porhos contraîfte avec les fleurs des 
orchidées , fi variées en couleurs. Les bauhinia, 
les grenadilles grimpantes & les banifferia aux 
fleurs d’un jaune-doié enlacent le tronc des ar- 
bres des forêts. Des fleurs délicates naïffent des 
racines du theobroma (le cacaotier} , ainfi que de 
l'écorce épaille & rude du crefcentia (le calebaf- 
fier) & du guffavia. Au milieu de certe abondance 
de fleurs & de fruits, au milieu de cette vég<- 
tation fi riche & de certe confufion de planres 
grimpantes , le naturalifte a fouvent de la peine à 
reconnoître à quelle tige appartiennent les feuilles 
& les fleurs. Un feul arbre, orné de paullinia , de 
bigronia & de dendrobium, forme un groupe de 
végétaux, qui, féparés les uns des autres, cou- 
vriroient un efpace confilérable. 


» Dans la zône torride, les plantes font plus 
a5ondantes en fucs , d’une verdure plus fraiche , 
& paréss de feuilles plus grandes & plus brillan- 
tes que dans les climats du Nord. Les végétaux 
qui vivent en fociété , & qui rendent ft monoto- 


AME 


nes les campagnes de l'Europe , manquent pref- 
gu’entiérement dans les régions équatoriales. Des 
arbres deux.fois aufi éleves que nos chênes s'y 
parent de fleurs auf grandes &: auf beiles que nos 
lis. Sur les bords ombragés de la rivière de la 
Magdeleine , dans l'Amérique méridionale, on 
voit une ariftoloche grimpante , dont les feurs ont 
guatre pieds de circonférence. Les enfans s’amu- 
fenc à s’en couvrir la tête. 


» La hauteur prodigieufe à laquelle s'élèvent 
fous les tropiques , non-feulement des montagnes 
ifolées, mais même des contré:s entières, & Ja 
température froide de cette élévation , procurent 
aux habitans de la zône torride un coup-d'œil 
extraordinaire. Outre les groupes de palmiers & 
de bananiers, ils ont aufli autour d’eux des formes 
d= végétaux aui femblent n’appartenir qu'aux ré- 
gions du Nord. Des cyprès ; des fapins & des ché- 
nes, des épine-vinetres & des autnes qui fe rap- 
prochent beaucoup des nôtres , couvrent les can- 
tons moutueux du fud du Mexique , ainfi que la 
chaine des Andes, fous l'équateur. Dans ces ré- 
gions , la nature permet à l’homme de voir, fans 
ouitter le fol natal, routes les formes de végétaux 
répandus fur la furface de la terre, & la votre du 
ciel, qui fe déploie d’un pôle à l’autre , ne lui 
cache aucun des mondes refplendiffans. 


» Ces jouiffances natur Iles, & une infinité 
d’autres, manquent aux peuples du Nord, Plufieurs 
conftellations & piufieurs formes de végétaux, 
furtour les plus belles, celles des palmiers & des 
bananiers , les graminées arborefcentes & les m1- 
mofa, dont le teuillage eft fi finement découpé, 
Jeur reflent inconnus pour toujours. Les individus 
Jlanguiffans que renferment nos ferres chaudes ne 
peuvent offrir qu’une foible image de la majefté de 
Ja végétation de la zône torride ; mais le perfec- 
tionnement de nos langues , la verve brülante des 
poètes & l’art imitateur des peintres nous ou- 
vrent une fource abondante de dédomiragemens. 
Notre imagination y puife les images vivantes 
d’une nature exotique. Sous le climat rigoureux 
du Nord , au milieu de la bruyère déferte , 
l’homme folitaire peut s'approprier ce que l’on a 
découvert dans les régions les plus éloignées, & 
fe créer ainfi, dans fon intérieur, un monde qui, 
ouvrage de fon génie , eft comme lui libre & im- 


périflable. 


» Qu'il feroit intéreffant & inftructiF pour le 
peintre de paylages , l'ouvrage qui repréfenteroit 
les formes principales des végéraux les plus frap- 
pans des tropiques, d’abord ifolees , puis en con- 
traite les unes avec les autres! Quoi de plus pit- 
torefque que les fougères en arbre, qui au Mexi- 
que étendent leurs feuilles d’un ciffu léger, au 
deffus des chênes à feutiles Ce laurier? Quoi de 
plus charmant qu’un mafif de bananiers onbragé 
par des bambous ? 


ax 


AME 3:5 

» Celui qui für d’un regard embraffer la nature 
& faire abitraétion des phénomènes locaux, voit 
comme, depuis le pô'e jufqu’à l'équit: ur, à mefure 
que la chaleur vivifiante augmente , la force orga- 
nique & la vie augmentent auf graduellement ; 
mais dans le cours de ceraccroiffement , des beau- 
tés particulières font rélervées à chaque zône : 
aux chimats du tropique , la diverfité de formes & 
la grandeur des végétaux ; aux climats du Nord, 
l'afpeét des prairies, & le réveil périodiaue de a 
nature aux premiers foufles de J'air prictannier. 
Outre les avantages qui lui font propres , chaque 
zône a aufh {on caracteie. Si l’on reconroit dans 
chaque individu organifé une phyfionomie déter- 
ninée, de même on peut diffngu:r une certaine 
phyfionomie naturelle qui convient exclufivement 
à chaque zône. Si dis efpèces femblables de plan- 
tes, telles que les pins & les chênes, couron- 
nent également: les montagnes de la Suède & celles 
de la partie la plus méridionale du Mexique, ce- 
pendant, malgré certe correfpondance de formes 
& cette fiinilitude des contours partiels, l’enfers- 
ble de leurs groupes pref£nte un caraëtère entié- 
rement différent. 


» C'’eft de cetre variété de cara@tères & de l’in- 
fluence du climat que dépendent prefqu’entiére- 
ment les difpofitions gaies ou férieufes des hom- 
mes. Combien puitlamment le ciel de la Grèce n’a- 
t-il pas azi fur fes habitans! Comment les peuples 
établis dans les belles & heureufes régions qu’'én- 
ferment l'Oxus, le Tigre & la mer Égée ne fe 
feroient-ils pas élevés les premiers à l’aménits des 
mœurs & à la délicareffe des fentimens? Nos ancé- 
tres ne rapporièient-iis pas des mœurs plus douces 
de ces vailées délicieufes lorfque l’enthoufiafme 
religieux ouvrit tout à coup l'Orient facré à 
PEurope tombée dans la barbarie? Les compofi- 
tions poétiques des Grecs & les chants rudes des 
peuples primitifs du Nord doivent prefque tout 
leur caractère à la configuration des animaux & des 
plantes que voyoit le poëre aux vallées qui l’en- 
touroient, à l'air qu'il refpiroit ; & pour rappeler 
des objets plus rapprochés de nous, qui ne fe [ent 
diféremment difpofé à l'ombre épaifle des hêtres, 
fur LS collines couronnées de fapiss épars; enfin, 
fur la peloufe , où le zéphyr murmure dans les feuil. 
les tremblantes du bouleau ? La figure de ces plantes 
de notre pays rappelle fouvent en nous des images 
gaies, férieufes ou mélancoliques. L'influence du 
monde phyfique fur le moral, cette aétion réci- 
proque & myftérieufe du matériel & de ’immate- 
riel , donnent à l’éiude de la nature , quand on la 
contemple du point de vue le plus fublime , un 
attrait particulier encore trop peu connu, On na 
peut nier que la male des plantes ne foit une des 
principales caufes des HApIons diverfes que 
nous eprouvons ; elles apiflent fur rotre imagina- 
tion par leur immobijité & leur grandeur. Leur 
mafle indique leur age, & c’eft dans les végétaux 


396 


feuls que <’ 
fe renouve!! 


AME 


nit à l'âze l’expreffion d'une force qui 
e fans cefle, 


» La grandeur & Île développement des organes 
dans les p'antes dépendent du climat qui les tavo- 
tife. Dans l’impuiffance de peindre complétement 
les plantes de l’Amérique , nous hzfarde:ons de 
tracer les caraétères des grouves les plus faillans. 
Nous commencerons par les palmiers. 


» Entre tous les végéraux , ils ont la forme la 
plus élevée & la plus noble : c'eft à elle que les 
peuples ont adjugé le prix de la beauté. Leurs ti- 
ges, hautes , élancées, cannelées , quelquefois gar- 
nies de piquans, font terminées par un feuillage 
laifant , tantôt ailé, tantôt difpofé en éventail. 
Les feuilles font fréquemment frifées | comme 
celles de quelques graminées. Le tronc liffe at- 
teint fouvent une hauteur de cent quatre-vingts 
pieds. La grandeur & la beauté des palmiers di- 
minuent à mefure qu'ils s’éloignent de l'équateur 
pour fe rapprocher des zônes tempérées. Un ca- 
rattère frappant dans les palmiers, & qui en varie 
l'afpeét tres-agréablement , c’eft la direétion des 
feuilles. Les folioles font placées comme les dents 
d’un peigne , très-ferrées les unes contre les au- 
tres, & couvertes d’un parenchyme très-roide : 
c'eft aiofi qu'on les voit dans le cocotier & le dat- 
tier, & c'eft ce qui produit ces beaux reflets de 
lumière fur la furface fupérieure des teuiiles , d’un 
vert plus frais dans le cocotier, plus mat & com- 
m>2 cendré dans le dattier ; ou bien le feuiilage 
refflembie à celui des ref-aux par fon tiflu com- 
polé de fibres minces & fouples, & fe recourbant 
fur lui-même. Plus les feuilles font redrellées , 
pus l’a gle intérieur qu’elles forment par le bas 
avec l'ext'émité fupérieure du tronc elt aigu, plus 
la figure de l'arbre a un caractère elevé. Quelle 
différence d’afpsét entre Les feuilies pendantes du 
paima de covija de l'Orénoque , méme encre celles 
dü dattier, du cocotier , & entre les bianches du 
Jagua & du pirijao ; qui pointent vers le ciel! La 
nature a prodigué toutes les beautés de formes au 
palmier Jagua , qui couronne les roch2rs grañiti- 
ques des cataraëtes d'Aturès K de Maypurés. 
Leurs tiges , élancées & lifles , att:ignent une hau- 
teur de cent foixante à cent ioixante-dix pieds j 
de forte que , fuivant l’exorcffion de Bernardin de 
Saint-Pierre, elles s'éièvent ea portique au deffus 
des forêts. Certe cime aérienne contraite d’une ma- 
nière furprenante avec ie f:uillage épais dés ceiba, 
avec les forêts de laurisrs & de mélaflomes qui 
l'entourent. Dins les palmiers à feuiiles palmées, 
le feuiliage touffu eft fouvent pofe fur une couche 
de feuilles defféchées ; ce qui donne à ces vegé- 
taux un caraétère mélancolique. 


# La conformation & la couleur des fruits offrent 
plus de dive:fité qu'on ne le croit en Europe. Le 
mauritia porte des fruits femb.ables à deux œufs, 
dont l'enveloppe, écaillsufe , brune & iifle , leur 


qe à co 


AME 


donne de la reffemblance avec les jeunes pommes 
d2 pin. Quelle différence entre l'énorme coco 
triangulaire, la datte & le petit fruit dur du co- 
roz) ! Mais aucun fruit de palmier n'égale en 
beauté celui du pirija de San-Fernando de Ati- 
bapo & de San-Balrazar; il eft ovale & celoré 
comme les pêches, moitié en jaune-doré, moi- 
ué en rouge-foncé. On voit des grappes de ces 
fruits pendre du haut de la tige d’un-palmier ma- 
Jeflaeux. C’eft lorfque la chaleur & l'humidité 
igiflent en même tems, que la végétation des pal- 
miers eft la plus vigoureufe , & que les formes 
font les plus variées : c’eft pourquoi l’ Amérique 
du Sud eft la patrie des plus beaux paliers. 


» Dans toutes les parties du Monde, la forme des 
palmiers {e réunir à celle des bananiers. Leur tige, 
plus bafle , mais plus fucculente , eft prefqu’her- 
bacée, & couronnée de feuilles d’une cont:xture 
mince & lâche , avec des nervures délicates & 
luifantes comme de la foie. Les bofquets de baña- 
niers font la parure des cantons humides. C’eft 
dans leurs fruits que repofe la fubfiftance de tous 
les habitans des tropiques; ils ont accompagné 
l’homme dès l'enfance de fa civilifation. Si les 
champs valtes & monotones que couvrent les cé- 
réales répandues par la culture dans les contrées 
feptentrionales de la Terre embelliffent peu l’af- 
peët de la nature , l'habitant des tropiques au con- 
tratie , en s'établiflant, multiplie, par les planta- 
tions de bananiers , une des form:s de végétaux 
les plus nobles & les plus masnifiques. On trouvé 
dans ous les pays de la zône torride la culsure .u 
bananier établie depuis les tems 1-s plus anciens, 
dont parlent les traditions & les hiftoires. 11 eft 
certain que les efclaves américains ont porté en 
Amérique quelques variétés de la banane ; mais il 
ne left pas moins qu'elle éroit cultivée dans le 
Nouveau-Monde avant l’arrivée de Colomb. 


» Les feuilles finement ailées des mimofa , des 
acacia , des gledisfia , des tamarins, &c. font une 


: forme que les végétaux affectent particuliérement 


entre les tropiques; cependant on en trouve ail- 
leurs que dans la zône torride : ils ne manquent 
pas aux Etats-Unis d'Amérique, où la végétation 
ft plus variée, plus vigoureufe qu’en Europe , 
quoiqu'à une lacirud2 femblable. Le bleu-foncé 
du ciel de la zone torride , qu'on apperçoit à tra- 
vers leur feuillage délicatement aile, eft d’un effet 
extrêmement pittorefque. 


» Les caëus fe montrent prefqu'exclufivement 
en Anétique. Leur forne elt tantôt fphérique , 
tantôt articulée ; tantôt elle s'élève, comme des 
tuyaux d’orgues, en longues colonnes cannelées. 
Ce groupe forme, par {on extérieur, le contrafte le. 
plus frappant avec celui des liliacées & des bana- 
niers ; il fait partie des planres que Bernardin de 
Saint-Pierre à fi heureufement nommées /es fources 
végécales des déferts, Dans les plaines dinuées d’eau 


À ME 


AME 


Lu d 
927 


de l'Amérique du Sud , les animaux , tourmenrés | neige & les frimats couvrent la terre, la vie inté- 


par la foif, cherch2nt le melocaëtis, végétal fphé- 
rique à moitié caché dans le fable , enveloppé de 
piquans redoutables, & dont l'intérieur abonde en 
fucs rafraîchiffans. Les tiges de caëus en colonne 
parviennent jufqu’à trente pieds de hauteur, & 
forment des efpèces de candelabres : leur phyfo- 
nomie à une reflemblance frappante avec celle de 
quelques euphorbes d'Afrique. 


» Quand on eft habitué à n’obferver les c-éus 
que dans nos ferres chaudes , on it frai'pé d’éton- 
nement en voyant à quel degré de denfité peuvent 
parvenir les vaiffeaux ligneux des visilles tiges de 
cactus. Les naturels de PAmérique favent que le 
bois de caëtus eft incorruptible, & qu'il eft excel- 
lent pour faire des rames & des feuils de porte. 
Aucune phyfionomie de plantes ne produit fur un 
étranger une imprefhon plus extraordinaire que 
celle que lui fait éprouver une plaine aride , 
come celles que l’on voit près de Cumana, de 
Nueva-Barcellona , de Coro & de la province de 
Jien de Bracamoros , couvertes de nombreufes 
tiges de cacfs qui s'élèvent comme des colonnes, 
Ë  divifnt par le haut en forme de cand:la- 

res. 


» Tandis que les euphorbes forment des o2fs 
diiperfées dans le défert privé de végétation , que 
les orchidées, fous la zone torride, animent les 
fentes des rochers les plus Quvages, & les troncs 
des arbres noircis par l'excès de la chaleur, la 
forme des vanilles fe fair remarquer par des feuil- 
les d’an vert-clair, remplies de fuc, & par des 
fleurs de couleurs panachées , d’une firuéture fin- 
gulière. Ces fleurs refflemblent à un inteête ailé 
ou à cet oifeau fi petit qu'attire le parfum des 
neétaires. La vie d’un peintre ne fuffiroit pas pour 
repréfenter toutes ces orchidées magnifiques qui 
ornent les vallées profondément fillonnées des 
Andes du Pérou. 


>» Les cafuarinées , qu’on ne trouve que dans les 
Inces & les iles du grand Océan, font dénuées de 
feuilles , comme la plupart des caéfus. Ce font dés 
arbres dont les branches font articulées comme 
celles des préles ; cependant on trouve, dans 
d’autres parties du Monde , des traces de ce type, 
plus fingulier qu'il nef b:au. L’equifecum alcijji- 
mum de Plumier , l'ephedra du nord de 1 Afrique, 
le colieria du Pérou & le ca/ligonum pallafia de 
Sibér.e approchent beaucoup de la forms des ca- 
fuarinées C'eit dans les bananiers que le paren- 
chyme eft le plus prolongé : c’eft au contraire dans 
les cafuarinées & les arbres réfineux, qu'il eft le plus 
rétréci, Les pins, les thuya, les cyprès, appartien- 
nent à une forme feptentrionale qui eft peu com- 
mune dans la zône torride. Leur verdure conti- 
nuelle & toujours fraîche égais les payfages at- 
trités par l'hiver, & annonce en mêine rems aux 
peuples voifias des pôles, que , lors mêine que la 


rieure desplantes, fembiable au feu de Prométhée, 
ne s'éteint Jarnais fur notre planète. 


» Les moufles & les lichens dans nos climats fep- 
tentrionaux , les aroides fous les tropiques, fone 
parefites auf bien qu: les orchidées , & revêtif- 
fent les troucs d2s arbres vieilliffans ; ils ont des 
tiges charnues & herbacées , des feuilles fagitrées, 
digitées ou alongées, mais toujours avec des vei- 
nes tiès-grofles. Les fl:urs font renfcimées dans 
des fpathes. Ces végétaux appartiennent plurôt au 
nouveau continent qu'à l’ancien. Le ca/adium & le 
pothos n'habitent que la zône torride. Leur paren- 
chyme prend quelquefois tant d’exrenfion, que la 
furface des feuilles eft percée , comme dans le dra- 
contium pertufum. 


» À cette forme des aroides fe joint celle des lia- 
nes, d’une vigueur remarquable dans les contrées 
les plus chaudes de l'Amérique méridionale : telles 
font les paullinia , les banifteria , les bigronia , &c. 
Notre houblon farmenteux & nos vignes peuvent 
nous donner une idée de l'élégance des formes de 
ces groupes. Sur les bords de l’Orénoque , les 
branches fans feuilles des bauhi::a ont fouvent 
quarante pieds de long : quelquefois elles tombent 
perpendiculairement de la cime élerée des aca- 
Jous ; quelquefois elles font rendues en diagonaies 
d'un arbre à l’autre, comme les cordages d’un 
navire. Les chats-tigres y grimpent & y defcendenc 
avec une adreffe admirable. 


» La forme roide des aloës blenâtres contralle 
avec la forme fouple des lianes farmenteufes, a’um 
vert frais & léger. Leurs tiges, quand ils en ont, 
fort la plupart fans divifions, à rœur's rappro- 
chés , rorfes fur elles-mêmes , comme des fer- 
pens, & couronnées à leur fomunet de feuilles 
fucculentes , charnues , terminées par une longua 
pointe, & difpofées en rayons ferrés. Les aloès 
à tige haute ne forment pas des groupes, comine 
les végétaux qui aiment à vivte en fuciéré ; ils 
croiflent ifolés dans des plaines arides, & donnent 
par-là aux régions du tropique un caratère parti- 
culier de mélancolie, 


» Une roïdeur & une immobilité trifte caracté- 
rifent la forme des aloës. Une légérsté riante & 
une foupleffe mobile diftinguenc les graminées, 
& en particulier la phyfionomi: de celles qui 
font arborefcentes. Les bofquers de bambous 
forment, dans les deux Indes, des allées ombra- 
gées. La tige life , fouvent recourb4: & flottante 
des graminées des tropiques, furpafle en hauteur 
celle de nos aulnes & de nos chênes. 


» La forme des fougères ne s’ennoblit pas moins 
que celle des graminées dans les contrées chau- 
des de la terre. Les fougères arborefcentes, fou- 
vent hautes de trente-cinq pieds, reflemblenr à 
des palmiers ; mais leur tronc eft moins élancé ; 


328 AM M 


plus raccourci & très-raboteux. Leur feuillage, 
plus délicat, d’anne contexture plus lâche, eit 
tranfparent , légérement dentelé fur les bords. 

ces fougères gigantefques font prefqu’exclufive- 
ment indigènes de la zône torride; mais elles y 
préfèrent à l’extrème chaleur , un climat moins 
ardent. L'ahaiflement de la rempératuie étant une 
conféquence de l'élévation du fol, on peut con- 
fidérer comm2 le féjour principal de ces fougères 
les montagnes élevées de deux à trois mille pieds 
au deflus du niveau de la mer. Les fougères à hau- 
tes tiges accompagnent, dans l'Amérique méridio- 
pale , l’arbre bienfaifant dont l'écorce guérit la 
fièvre. La préfence de ces deux végétaux indique 
lheureufe région où règne continuellement la 
douceur du printems. » ( Humb.) 


AMETHYSTEA. ( Voyez AMÉTHYSTÉE.) 


AMÉTHYSTÉE à fleurs bleues. Amerhyflea ca- 
ralea. ( Voyez Il. Gen. tab. 18.) 


AMIROLA. Perf. (Voyez LAGUNOA, Suppl.) 
AMMANNIA. (Voyez AMMANE.) 
AMMANE. Ammannia. 


1. AMMANE à larges feuilles. Ammannia lati- 
folia. Linn. 


8. Eadem , floribus folitariis. Lam. Ill. n°. 1551, 
& tab. 77. fig. 1. 


Ses fleurs , réunies ordinairement au nombre 
de rrois dans chaque aïffelle des feuilles , font 
guelquetois folitaires. 


2. AMMANE pourpre. Ammannia purpurea. 
Lam. 


Il me paroît hors de doute que cette plante eft 
la même que l’ammannia ramofior. Linn. 


3. AMMANE du Sénégal. Ammannia fenegalenfis. 
Lam. 


Ammannia foliis feffilibus, bafi fubauricaulatis ; 
fo'ibus pedicellatis , aggregatis ; calice quadridentato. 


Lam. Ill. n°. 1553. tab. 77. fig. 2. 


Ses tiges font glabres, très-rameufes ; les ra- 
meaux grêles, oppofés; les feuilles fefiles , op- 
pofées, lancéolées, aiguës, rétrécies & légére- 
ment auriculées à leur bafe, glabres, très-entières, 
étroites, longues d’un pouce & plus. Les fleurs 
petites, pédicellées, réunies au nombre de trois 
ou quatre dans chaque aiffelle des feuilles ; leur 
calice muni de quatre petites dents très-courtes. 


Cette plante croît au Sénégal. © ( V. f. Comm. 
Dupuis, ) 


AMM 


4. AMMAKE verticillée. Ammannia verticillata. 
Lam. 


Ammannia foliis fubfeffilibus , lanceolaris ; floribus 
congefo-verticillatis, feffilibus ; calice quadrientuto. 
Lam. [il. n°, 5554. tab. 77. fig. 3. 

Elle a de grands rapports avec la précédente ; 
mais fes flzurs font plus nombreufes, fefiles, & 
comme verticillées autour des rameaux. 


5. AMMANE des Inds:s. 
Lam. 


Ammannia indica. 


Ammannia foliis linearibus , feffilibus , decurren- 
tibus ; umbellis axillaribus , breviffimis ; calice qua- 


dridentato. Lam. Ill. n°. 155$. tab. 77. fig. 4. 


Ammannia baccifera. Linn. — Burm. Ind. tab. 
15. fig. 3. — Piuken. tab. 357. figé 5.? 


Ses tiges font glabres, divifées en rameaux op- 
pofés, étalés, garnis de feuilles oppofées, fefiles, 
linéaires, un peu décurrentes, très-entières, gla- 
bres, obrufes. Les fleurs font ramaffées dans l’aif- 
felle des feuilles, difpofées en ombelles courtes ; 
elles n’ont que quatre étamines , & les capfules 
paroïflent être à une feule loge, avec un placenta 
central , felon M. de Lamarck. 


Elle croit dans les Indes orientales ( F. f: } 


6. AMMANE foible. Ammannia debilis. Aït. 


Ammannia foliis lanceelatis | bafi attenuaris > 
caule ramofo ; floribus faféiculatis , axillaribus ; cap- 
Julis bilocularibus. Ait. Hort. Kew. 1. pag. 163. 


Ses tiges font grêles , rameufes; fes feuilles 
glabres , oppofées, lancéolées, rétrécies à leur 
bafe ; les fleurs raflemblées par paquets dans l’aif- 
felle des feuilles. Leur calice eft anguleux ; la co- 
rolle d’un pourpre-pâle ; les filamens plus courts 
que le calice ; les anthères ovales, jaunatres ; la 
capfule ovale, à deux loges. 


Cette plante croît dans les Indes orientales. © 
(Aiton.) 


.7- AMMANE oftandrique. Ammannia oëtandra. 
Lion. f. 


Ammannia foliis amplexicaulibus | lineari-lanceo- 
latis ; floribus peraloiaeis , oëtandris. Lam. Ill. n°. 


1556. — Linn. Suppl. 127. 
Ammannia coccinea. Rottb. Progr. 1773. n°. 4. 
B. Ammannia ( fanguinolenta ) , foliis fefilibus , 


lineari-lanceolatis, bafi cordatis ; peaunculis breviffi- 
mis, multifloris ; floribus oëlandris , petaloideis. 
Willden. Spec. 1. pag. 679. — Swartz, Flor. Ind. 
occid. 1. pag. 272. 


_Ses tiges font droites, très-élevées , lifles , di- 
vifées en rameaux étalés , garnies de feuilles 
oppolées, 


AMM 


oppofées, feffiles, amplexicaules, linéaires, lancéo- 
lées , lifles à leurs deux faces, très-entières. Les 
pédoncules fontaxillaires , très-courts; ils portent 
d’une à trois fleurs d’un rouge de fang; les éta- 
mines font au nombre de huit. La variété g eft 
beaucoup plus petire dans toutes fes parties. Les 
pédoncules portenr deux à trois fleurs dans les 
aiflelles des feuilles inférieures ; ils n'en ont qu’un 
dans les autres, 


Cette plante croît dans les Indes orientales , & 
la variété dans | Amérique méridionale. 


8. AMMANE à tige baffle. Ammannia humilis. 
Mich. 


Ammannia humilis, procumbens , foliis lanceo- 
latis , infernè in petiolum anguftatis; floribus peta- 
lophoris , foligariè oppofitis , arëtè feffilibus. Mich. 
Flor. bor. Amer. 1. pag. 99. 


Ammannia ramofior. Walt. Flor. carol. 


Cette plante a le port de l’ammannia debilis ; 
mais fes capfules font divifées en quatre loges. 
Ses ciges font baffes , couchées, rameufes; fes 
feuilles oppofées, glabres, lancéolées, rétré- 
cies en pétiole à leur bafe; les fleurs feffles, 


axillaires , oppofées , folitaires dans chaque aif- 
felle. 


Elle croît à la Caroline, dans les marais. 


9. AMMANE à grappes. Ammannia racemofz. 
Desfont. 


Ammannia folits feffilibus, lanceolatis , baff au- 


riculatis ; flortbus racemofo-panicufatis. { N.) 


Efpèce remarquable par la difpofition de fes 
fleurs. Ses tiges fe divifent en rameaux grêles , 
nombreux, firiés, légérement tétragones, garnis 
de feuilles oppofées, fefiles , glabres. entières, 
lancéolées, aigt és, munies à leur bafe de deux 
petites oreillett:s arrondies, point prolongées. 
Les flzurs font difpofées en petites grappes axil- 
laires , oppofées, un peu paniculées , plus courtes 
que les feuilles; les pédoncules & les pédicelles 
prefque fétacés; la corolle d’un bleu-vif; les 
étamines au moins de la longueur de la corolle ; 
les capfules globuleufes, un peu rougeâtres, de 
moitié plus longues que le calice perfiftant , à 
quatre dents. 


Cette plante a été recueillie dans les rivières 
du Delra , par M. Delifle. ( W. f: in herb. Desfons.) 


10. AMMANE rofe. Ammannia rofea. 


Ammannia foliis linearibus , floralibus minimis ; 


foribus rofeis , fefilibus , fubfolitariis, parvis. (N.) 


C’eft une fort petire efpèce , dont les tiges font 
glabres , tendres, herbacées ; les rameaux fili- 
formes, garnis de feuilles fefiles, linéaires, lon- 

Botanique. Supplément. Tome.l. 


AMM 329 


gues à peine de trois lignes , glabres, entières , 
un peu aiguës; celles qui accompagnent les fleurs 
beaucoup plus petites, très-étrotres. Les fleurs 
font petites, feffiles, folitaires & oppofées dans 
l'aiflelle des feuilles ; la corolle de couleur rofe- 
pale ; Le fruit globuleux. 


Cetre plante croit dans les Indes orientales. 
(V2.[. in herb. Desfont.) 


AMMI. Il faut ajouter à ce genre: 


1. AMMI commun. Ammi majus. Linn.— Lam. 
Ill. tab. 193.— Gæitn. de Fruét. & Sem. tab. 22. 


| &g. 8. 


2. AMMI à feuilles glauques. Ammi glaucifo- 


lium. Willd. 


Ammi foliis omnibus multifidis , linearibus ; um- 
bell& patulà. Villars, Dauph. 2. pag. $92. — 
Thuiïll. Flor. parif. édit. 2. pag. 137. — Linn. 
Spec. 349.2? — Guetr. Stamp. 2. pag. 433: ? 


Daucus petreus ; glaucifolius. J. Bauh. Hift. 3. 


| pars 2. pag. ÿ8. 


Cette efpèce a beaucoup de rapport avec la 
précédente, & n’enreft peut-être qu’une variété, 
dont elle diffère par fes feuilles inférieures , 
dont les folioles font divifées en découpures li- 
néaires, ainfi que les feuilles fupérieures, lui 
reflemblant d'ailleurs dans routes fes autres parties. 
Elle croit en France, fur les coteaux , dans les 
prés & les champs. © 


3. AMM:1 divariqué. Ammi divaricatum. Walth. 


Ammi feminibus ffriatis, ovaris ; caule ramofo, 
divaricato ; umbellarum radiis fubtrifioris. Gm-l. 
Syft. Nat. 1. pag. 474. Sub dauco. — Walther, 
Flor. carol. pag. 114. 


Ses tiges font droites, roides, glabres , ftriées, 
cylindriques , hautes d’un pied ; les rameaux très- 
étalés ; les feuilles plufieurs fois ailées, à décou- 
pures très-fines, prefque capillaires. Les fleurs 
petites , difpofées en ombelles peu garnies ; les 
pédoncules filiformes , lâches; l’involucre pinra- 
tifide , caduc, très-finement découpé ; les om- 
bellules à crois fleurs & plus. Les femences font 
petites, ovales, un peu aiguës, glabres, pro- 
fondément ftriées. 


Cette plante croit dans là Caroline. { VW. f 
Comm. Bof:. ) 


4. AMMI capillaire. Ammi capillaceum, Mich. 


Amrmi foliis omnibus capillaceo-multifidis , fermi- 
nibus glabratis j caule pumilo, ab ino ramofo. 


Mich. Flor. bor. Amer. 1. pag. 164. 


Ses tiges font peu élevées, rameufes dès leur 
bafe, garnies de feuilles ailées, compofées de 
dE 


350 AMO 


pinnules à plufieurs divifions capillaires ; les inve- 
lucres pinnatifides , une fois plus courts que les 
ombelles ; les femences glabres. 


Cette plante croît dans les champs , à la Caro- 
line. Elle paroïît avoir de très-grands rapports avec 
la précédente. ( Mich.) 

Obféervations. Willdenow a rangé le crithmum 
pyrenaicum Linn. parmi les ammi , fous le nom 
d'ammi daucifolium , d’après Scopoli, Carn. n°. 
342, tab. 10. M. de Limarck penfe que c'eit la 
même plante que l’athamantha libanotis Linn. 
L'ammi copticum Linn. eft un véritable daucus, 
ayant des femences hériffées. 


AMORPHA. Amorpha. Les feuilles des amor- 
pha font parfemées de petites véficules tranfpa- 
rentes comme celles des millepertuis. 


Le caraétère eflentiel de ce genre eft d’avoir : 


Les ailes & la carène oblitérées, prefque nulles ; 
des gouffes courbées en faucille. 


ESPÈCES. 


1. AMORPHA faux indigo. Amorpha fruticofa. 
Linn. 


Amorpha foliolis pedicellatis , ohtufis ; dentibus 
quatuor calicinis , obtufis ; unico acuminato. Poir. in 
Duham. edit. nov. vol. 3. tab. 36. — Willd. Spec. 
3. pag. 970. — Ill. Gen. tab. 621. 


2. AMORPHA nain. Amorpha pumila. Mich. 


Amorpha (pubefcens), humilis , foliolis fubfef- 
filibus , macronatis ; calicibus pubefcentibus , dentibus 
acurinatis , flore minore. Poir. in Duham. |. c. — 
Willd. Spec. 3. pag. 970, & Arb. 17. — Mich. 
Flor. bor, Amer. 2. pag. 64. — Desfont. Arb. 2. 
pag. 301. 

Amorpha herbacea. Walter. Carol. 170. 


Cette efpèce, très-voifine de la précédente, 
en diffère en ce qu’elle s'élève peu , fes tiges ayant 
à peine deux ou trois pieds de haut; elle perd fes 
rameaux tous les ans. Ses feuilles paroiffent pref- 

ue fefliles , étant garnies , jufqu’a leur bafe, de 
folioles à peine pédicellées, pubefcentes , ainfi 
que les rameaux, parfemées de points tranfpa- 
rens ; la plupart entières & mucronées à leur fom- 
met. Les épis font plus grêles & plus longs, to- 
menteux , un peu blanchatres ; les calices pubef- 
cens , à cinq dents toutes acuminées ; la corolle 
à peine plus longue que le calice. 


Cette plante croît à la Caroline. On la cultive 
au Jardin des Plantes de Paris. Ph (W. v.) 


3. AMORPHA glabre, Amorpha glabra, Hort. 
Pari. 


A M P 


Amorpha glabra, foliolis pedicellatis , obtufis ; 
dentibus calicinis omnibus obtufis , brevifimis. (N.) 


Cette efpèce fe diftingue des deux précédentes 
en ce qu’elle eft parfaitement glabre dans toutes 
fes parties. Les tiges font cylindriques , ftriées, 
liffes, prefque luifantes ; les feuilles alrernes , com- 
pofées de folioles nombreufes , alternes , pédicel- 
lées , point ponétuées, très-obrufes à leurs deux 
éxtrémités , entières , d’un vert-gai à leurs deux 
faces. Les fleurs {ont difpofées en épis fimples , 
ferrés, quelquefois un peu ramifiés à leur ba®e. 
Le calice eft très-glabre , verdâtre, firié, à cinq 
petites dents égales, obtufes; la corolle d’un 
pourpre - foncé, une fois plus longue que le 
calice. 


Cette plante, cultivée au Jardin des Plantes de 
Paris , eft originaire de l'Amérique feptentrionale. 


b (F.f.) 


AMOURETTE, On donne ce nom en Amé- 
rique à plufieurs arbrifleaux épineux qui accro- 
chent les paffans , tels qu'une efpece d= volkimère 
(volkameria aculeata Linn.), qui eft l’amourette 
de Saint-Chriftophe ; une efpèce d’acacia (mimo/fa 
tenuifolia Linn.), qui eft le bois d’amourertte ; 
une morelle épineufe , appelée amourette bâtarde ; 
une autre efpèce du méme genre, non épineufs , 
que fon rapport avec la précédente a fait nommer 
amourette franche. La luzeine en arbre ( medicago 
arborea Linn. ) porte auf à Cayenne le nom d'a- 
mourette, peut-être à caufe de fes goufles recour- 
bées en crochets. Le même nom eft donné à de 
petites plantes d'une forme élégante , telles qu’une 
jolie faxifrage (faxifraga hypnoides Linn.) cultivée 
dans les jardins: à une brize (6ri;a media Linn.) 
commune dans les prairies, & à quelques autres 
graminées du même genre. L'amourette des prés 
eft une lychnide (/ychnis flofcucul: Linn.) , égale- 
ment abondante dans les prairies. (Juff.) 


AMOURIE : nom languedocien du mürier. 
On le donne aufi à la ronce des haies, dont le 
fruit eft vulgairement nommé xûre fauvage, 


AMPA : nom malgache d'une efpèce de figuier. 
& Ce mot, dir M. du Perit-Thouars , paroiït géné- 
rique , & a fürement une fignification dans cetre 
langue. » (Woyez AMPE & AMPALI.) 


AMPAC. ( Voyez AUBERTIA , Suppl. , & FA- 
GARIER, n°. 9.) ) 


AMPALATANGH-V AR] : nom malgache qui 
fignifie pied de finge ou de vari , donné dans l'ile 
de Madaga{car, fuivant Flacourt, à un arbre aflez 
grand , dont les feuilles font aflringenres ; elles 
font digitées, compofées de fept folioles; ce qui 
leur donne l’afpeët d’un pied. On nomme auf cet 
arbre fitou-raven ; ce qui veut dire fept feuilles. 


AMY 


AMPALI. AMPALT. Suivant M. Rochon,, 
c'eft un arbre de Madagüfcar, ayant une feuille | 
ronde qui polit le fer. Il y a plufieurs arbres de 
ce nom à Madagafcar , qui fe diftinguenc par la 
rudeffe de leurs feuilles, tels qu’un figuier , nom- 
mé ailleurs ampelos où ampelaas, & le mürier rape 
(morus ampalis , Poir. Éncycl.). Celui-ci eft cul- 
tivé à l'Ile-de-France, fous le même nom d’am- 
pali, par curiofité, à caufe de fon fruit vert, 
quoique mûr, & femblable , pour la forme , à une 
chenille. C’eft le voa /elats de Flacouit. (4. P.) 


AMPANA : nom malabar du lontar ( /oraffus 
flabelliformis Linn.) , genre de la famille des 
palmiers. 


AMPA THROUTS : nom malgache d’une ef 
pèce de preofia de Madagafcar. 


AMPE. Ce nom défigne, dans la langue mal- 
gache, d’après M. du Petit-Thouars , une efpèce 
de rragia de Madagafcar, piquante comme nos 
orties, & d’autres plantes qui ont la même 
propriété. 


AMPELOPSIS. Mich. ( Voyez VIGNE.) 


AMSONIA. Walther défignoit fous ce nom une 
plante apocinée de la Caroline, qui, felon la plu- 
- part des botaniftes, n’eft qu’une efpèce de taberne. 
Elle fe difiingue de fes cong=nères par fon ftig- 
mate orbiculaire , par fes follicules droites, & 
non horizontales ni pulpeufes dans leur intérieur , 
© & par fes femences tronquées obliquement. D’ai!- 
leurs, les feuilles font alternes, & les tiges her- 
bacées. Ces caracteres fufñfent pour en faire un 
genre diftinét des caberramontana , aïnfi que nous 
avons dit ailleurs. (Woyez T'ABERNE.) 


AMULI. Ce nom brame 2 été donné , foit à une 
EE (gratiola chamadrifolia Lam.),que Rheed, 
ort. Malabar. 9, pag. 165$, tab. 85, décrit fous 
.celui de fier: - manganari, foit à l'hottonie de 
‘Finde , qui ef le csyufdam-tfieria du même auteur, 
-vol. 12, pag. 71, tab. 36. Ces plantes herbacées 
‘ont enfemble quelques légers rapports, & font 
‘routes deux monopétales ; mais la première ap- 
partient à la famille des verfonnées , la feconde à 
celle des primulacées. (Juf. ) 


AMVALLIS : nom brachmane du cheramelier 
(cicca difficha Linn.), qui eft le ne/i-pouli décrit 
& figuré dans Rheed. Hort. Malabar. 3. pag. 57. 
tab. 47 & 48. 


AMUYONG : fruit d’une efpèce de carda- 
moine des Philippines. 


AMYGDALUS. (Voyez AMANDIER.) 
AMYRIS. (Voyez BALSAMIER.) 


ANA SH 

ANABASE,- Anabafis. ( Vojez mes obferva- 
tions à la fuite de l'expofition du caractère des 
Soupes, vol. VII, pag. 284.) L'arabafis aphylla, 
n°. 1 , eft figurée dans les {//4ffrations des Genres, 
tab. 182. Pallas fait mention d’une autre elpéce 
trés-voifine de ‘celle-ci, dont les tiges font de- 
pourvues de feuilles, très-fimples , point rameu- 
fes, ramaflées en gazon , articulées, & portant 


| des fleurs aux articulations inférieures. Ces arti- 


culations font échancrées. Il la nomme anabafis 
cretacea , caracterifée ainfi qu'il fuit : 


ANABASE crétacée. Anasafis cretacea. Pall. 


Anabafis aphylla, caulibus numerofis, cafpitofis, 
fimpliciffimis, ‘articulatis , baff floriferis ; articulis 
emarginatis. Willd. Spec. 1. pag. 1518. — Pailas, 
Itin. 1. Append. n°. 109. tab. N. 


L'anabafis fpinofiffima a été reportée aux SOUDES 
(Jaifola echinus , n°. 35). 


ANABASIS. ( Voyez ANABASE.) 


ANACARDE à feuilles Inngues, n°. 2. Ana- 
cardium longifolium. Lam. Ill. tab. 208. 


Oëfervations. La noix d’acajou, qui avoit été 
réunie à ce genre, en foime un diltinét, men- 
tionné fous le nom d'AcAJOU ( caffuvium ). 


ANACARDIUM. ( Voyez ANACARDE & 
ACAJOU.) 


ANACOLUPPA : nom malabar d’une plante 
rampante, figurée dans le Ho-tus malabar. vol. 10, 
tab. 47, qui paroit être le zapania nodiflora , Lam. 
Ill. 1, pag. $9 , auparavant rapportée par Linrié 
au genre verveine. Rheede dit que fon fuc, mêlé 
avec le poivre en poudre, guérit l’épilepfe , & 
qu'il eft le feul remè le connu contre la morfure 
du ferpent cobra-capella. (Juf.) 


ANACYCLE. Anacvclus. Ce' genre a le port 
des camomilles ( anthemis Linn. }, dont il ne dif- 
fère que par l’ablence des demi-fleurons ; il fe 
diftingue des cola par fon réceptacle garni de 
paillettes. 


1. ANACYCLE de Crète, n°, 1. Anacyclus cre- 
ticus. Linn. — Desfont. Coroll. de Tourn. pag. 48. 
tab. 37. 


2. ANACYCLE dorée. Anacyclus aureus. Linn. 
— Lam. Ill. tab. 700. fig. 2. 


3. ANACYCLE velue. Anacyclus valentinus. Linn. 
— Lam. Ill. tab. 700. fig. 1. 


4. ANACYCLE d'Alexandrie. Anacyclus alexan- 
drinus, Willd. 
Tte2 


ANA 


Anacyclus foliis bipinnatis; foliolis linearibus , 
planis ; caule proffrato ; floribus axillaribus , fubfef- 
filibus ; terminali pedunculato, Willd. Spec. Plant. 
vol. 3. pag. 2173. 


332 


I! fort des mêmes racines plufieurs tiges cou- 
chées , éralées, longues de trois à quatre pouces, 
garnies de feuilles pétiolées, deux fois ailées, 
compofées de folioles planes , linéaires , aiguës ; 
les pétioles linéaires, un peu élargis à leur bale. 
Les flcurs font axillaires, folitaires, à peine pé- 
donculées ; la terminale pourvue d’un pédoncule 
plus alongé. Les caiices font blanchätres , coton- 
neux. 


Cette plante croît en Égypte , aux environs 
d'Alexandrie. © ( W'ilia.) 


Obfervations. L'anacyclus orientalis Linn. ef 
une plante douteufe , qui paroit devoir être ex- 
clue de ce genre , ayant le réceptacle dépourvu 
de paillettes. M. Perfoon , dans fon Synopfs Plan- 
tarum, a introduit dans ce genre quelques efpèces 
d'anthemis , qui ont les femences entourées d’un 
rebord membraneux. 


ANACYCLUS. ( Voyez ANACYCLE.) 
ANAGALLIS. ( Voyez MOURON.) 


ANAGIRE fétide. Anagyris fetida. Linn. — 
Lam. Ill. tab. 328. 


ANAMENIA. Ventenat, (Voyez APONIDE, 
Suppl.) 


ANANAS. Bromelia. On a ajouté à ce genre 
plufieurs belles efpèces , les unes découvertes à la 
Jamaique par M. Swartz, les autres au Pérou par 
MM. Ruiz & Pavon. Avant de les faire connoître , 
Je remarquerai que le bromelia ananas , n°. 1, eft 
figuré dans les I//uffrations, tab. 223 , fig. 1 , & le 
bromelia pinguin ; n°. 4, tab. 223, fig. 2. 


8. ANANAS à fleurs d'or. Bromelia chryfantha. 
Jacq. 


Bromelia foliis ferrato-fpinofis ; braëteis lanceola- 
sis, dentatis ; racemo fubcompofito , foliis breviore ; 
ñ 


foribus pedunculatis, Willden. Spec. 2. pag. 9. — 
Jacq. Hort. Schoenbr. 1. pag. 28. tab. f5. 


Ses racines produifent des feuilles alongées, 
lancéolées , ciliées, épineufes à leurs bords , mu- 
cronées à leur fommet ; les fleurs pédonculées, 


de couleur jaune, réunies en une grappe droite, ! 


rameufe à fa bafe,, longue d’un pied , plus courte 
«ue les feuilles ; les pédoncules glabres , accom- 
pagnés de bractées lancéolées, jaunâtres, den- 
tées , perfiftantes en fe defféchant. Les baies fonc 
glabres. 


ANA 


Cette plante croît en Amérique , aux environs 
de Caracas. D 


9. ANANAS à panicules. Bromelia paniculigera. 
Swartz. 


Ananas foliis ferrato-fpinofis , braëteis lanceolatis, 
racemo compofito, racemulis fubdivifis , flortbus pe- 
dunculatis. Swartz, Prodr. $6 , & Flor. Ind, occid. 
I. pag. 585. 

Ses feuilles s'élèvent droites des racines ; elles 
font lancéolées , dentées , épineufes à leurs bords. 
De leur milieu fort une hampe droite , longue 
d’un pied & plus , couverte de braétées élargies, 
lancéolées , alrernes, membraneufes, d’an rouge- 
écarlate , longues de fix pouces. Les fleurs font 
pédonculées , difpofées en une grappe longue de 
deux pieds, droite , rameufe, paniculée ; les ra- 
meaux un peu ramifiés , etalés; les pédoncuies 
longs d’un pouce, cylindriques, bianchatres & 
tomenteux. 


Certe plante croit à la Jamaïque. P (Swartz ) 


19. ANANAS à grandes bractees. Bromelia brac- 
teata. SWartz. 


Bromelia foliis ferrato-fpinofis , braëteis ovato- 
lanceolatis ; {capo elongato ; racemo compofito , race- 
mulis fubdivifis , floribus [effilibus. Swartz , Prodr. 
56, & Flor. Ind. occid. 1. pag. 583. 


Aioë americana , arboribus innafcens , foliis latrs, 
membranaecis , ad margines fpinofis. Houft. Reliq. 
pag. 7. tab. 16. 


Il fort de fes racines des feuilles longues d’un 
pied, larges de trois pouces, épailles, roides , 
droites, dentées, épineufes à leurs bords De 
leur centre s'élève une hampe un peu plus longue 
que les feuilles, couvertes de bractées éparfes, 
ovales-lancéolées , membraneufes, perfitantes , 
d'un rouge-écarlate , foutenant une grappe longue 
d'un pied, divifée en rameaux nombreux , étalés, 
chargés de fleurs fefliles, féparées par de petites 
braëtées fubulées. Les trois découpures extérieu- 
res de la fleur font petites, ovales , terminées par 
une pointe un peu crochue; les trois intérieures 
lancéolées , obtufes ; le ftigmate à trois découpu- 
res. Le fruit eft une baie ovale , couronnée par le 
calice perfiftant , à trois loges , contenant plufieurs 
femences petites , oblongues , comprimées. 


Cette plante croit fur les rochers, à la Jamaique. 
% ( Sivartz. ) 

11. ANANAS incarnate. Bromelia incarnara. 
Flor. peruv. 


Bromelia foliis ferrato-fpinofis, obtufis cum acu- 
mine ; racemo fimplici, flexuofo ; braëteis inferioribus 
maximis , lanceolatis. Ruiz & Pav. Flor. peruv. 3. 
pag. 32. tab, 252, 


ANA 


$es tiges font droites, cylindriques, noueufes, 
très-fimples, garnies à leur bafe de feuilles am- 
ples, imbriquées , ftriées, un peu coriaces, gla- 
bres , blanchâtres en deflous, épineufes à leurs 
bords, depuis leur milieu jufqu'au fommet ; les 
inférieures oblongues , obtulfes ; les fupérieures ob- 
longués, enfiformes ; les hampes garnies de braétées 
altérnes , lancéolées , obtufes, aff2z grandes , de 
couleur écariate , à demi ampiexicaules. Les fleurs 
font feffiles, éparfes, de couleur rouge-incarnate , 
difpofées en une grappe terminale ; flexueufes, 
PRESS les trois divifions extérieures de 
a corolle lancéolées , très-aiguës, droites ; les 
trois intérieures quatre fois plus longues , lancéo- 
lées , aiguës, étalées, d’un pourpre-violet, lon- 
gues de deux pouces & plus; fix écailles ovales, 
alt:rnes avec les étamines , deux à deux à la bafe 
de chaque divifion interne; les fiamens plus courts 
que la corolle ; les anthères droites , linéaires, à 
d-ux loges. L’ovaire eft turbiné , tomenteux ; le 
ftyle filiforme , plus long que la corolle , furmonté 
de trois ftigmates roulés en fpirale. Le fruir eft 
une baie tuibinée, de la groffeur d’une olive , 
pulpeufe , un peu charnue, tomenteufe en dehors, 
blanchâtre, à trois loges, contenant plufieurs fe- 
mences brunes, fort petites. 


Cette plante croît dans les forêts, fur les mon- 
tagnes des Andes , où elle fleurir aux mois d’octo- 
bre & de feptembre ( Defcript. ex Ruiz & Pav.) 


12. ANANAS en bourfe. Bromelia fphacelata. 
Flor. peruv. 


Bromelia foliis enfiformibus , acutiffimis , ciliato- 
aculeatis ; fpicis axillaribus, conico-trancatis ; brac- 
teis medio fphacelatis. Ruiz & Pav. Fior. peruv. 3. 
pag: 32. 


D'une même racine forcent plufieurs individus 
dépourvus de tiges , ga:nis de feuilles routes radi- 
cales, droites, nombreufes , enfiformes, très-ai- 
guës, ciliées, armées à leurs bords d’aiguillons 
recourbés , très-courts. Les fleurs font fefiles, 
imbriquées, difpofées en épis axillaires, folitai- 
res, coniques , tronqués , munis de braétées lan- 
céolées ou linéaires-lancéolées. La coroile eft pur- 
purine; les trois découpures extéricures à demi 
Jancéolées , droites, aiguës , concaves ; les inté- 
rieures d'égale longueur, droites, purpurines, 
Jancéolées ; les écailles à peine fenfibles ; les fiia- 
mens de la longueur de la corolle, fubulés, un peu 
comprimés ; les anthères linéaires, un peu bifides 
à leur bafe ; l'ovaire cunéiforme ; le flyle trigone, 
d= la longueur des étamines ; trois ftigmares aigus. 
Il leur fuccède une baie à trois loges, cunéi- 


forme , contenant plufieurs femences brunes , 


cblongues. 


Cette plante croît au Chili, dans les lieux hu- 
mides & ombragés. ( Defcripe. ex Ruiz & Puv.) 


ANA 559 
13. ANANAS bicolore, Bromelia bicolor. Flor. 
peruv. 

Bromelia foliis enfiformibus , ciliato - aculeatis ; 
interioribus puniceis ; floribus aggregato - conicis , 
braiteis oblongis. Ruiz & Pav. Flor. peruv. vol. 3. 
Pa8« 33. 

Ses feuilles, toutes radicales , font enfformes, 
éralées , ouvertes en étoile, parfemées d’un duvet 
bianchatre , tomenteuy ; les intérieures rouges, 
cihiées 87 munies d’aiguilions à leurs bords. De leur 
centre s'élève un cône de fleurs agrégées, accom- 
pagnées de bractées imbriquées ; les unes oblon- 
gues; les autres cunéiformes, ciliées. Les trois 
divifions extérieures de la corolle font droites, 
ovales, perfiftantes, un peu pulvérulentes ; les 
trois intérieures un peu plus longues, rétrécies 
à leur bafe, oblongues , de couleur bleue; deux 
petites écailles à la bafe de chacune d'elles; les 

lamens plus courts que la corolle ; les anthèr:s 
droites, prefque fagittées, bleuâtres. Le fruit 
confifte en une baie trigone, cunéiforme , blan- 
chètre, à tiois loges, renfermant plufieurs femen- 
ces oblongues , fort petites. 


Cette plante croit au Chili, cù elle fleurir en 
avril & en mai. ( Defcripr, ex Ruiz & Pav.) 


ANANTALY-MARAVAP A. Nom malabar de 
lPepidendrum ovatum Linn, , dont Rhecde donne 
une bonne fieure, vol. 12, tab. 7. Ses fleurs, qui 
font très-belles, durent Jong-tems , & fe déve- 
loppent même fur la1 tige , féparée de fa racine , 
comme cela arrive à plufeurs autres plantes graf- 
fes qui, laifant échapper moins de flaide par la 
tranfpiration infenfible , emploient la feve fub- 
fiftante dans la tige coupée , à la nourriture des 
fleurs. On fufpend dans les appartemens les ra- 
meaux prêts à fleurir, & l’on prolonge ainfi fa 
Jouiffance fans frais & fans foins. ( Juff. ) 


ANARRHINE. Anarrhinum. Desfont. Genre 
de plantes dicotylédones , à fleurs complètes, 
monopétalées, irrégulières , de la famille des fcro- 
phulaires, qüi a des rapports avec les mufliers 
Cancirrhinum Linn.), dont il eft un démembre- 
ment ; 1] comprend des herbes , quelquefois des 
arbuftes , dont les feuilles radicales font grandes, 
étalées ; les caulinaires étroites , nombreufes ; les 
fleurs petites. 


Le caraétère eff-ntiel de ce genre eft d'avoir : 


Un calice à cinq découpures profondes ; une corotle 
tubuleufe ; munie d'un éperon ou d’un renflement fail. 
lant à fa bafe, ouverte à fon orifice, fans palais 
proéminent ; une capfule arrondie, percée de deux 
trous à fon fommer , s'ouvrant en plufieurs valves. 


CARACTÈRE GÉNÉRIQUE. 


Chaque fliur offre : 


ANA 


1°. Un calice perfiflant, divilé en cinq décou- 
pures profondes, plus ou moins inégales, 


2°. Une corolle monopétale , irrégulière, tubu- 
leufe , munie d’un éperon à fa bafe ou quelquefois 
d'une bofle faillante ; l'orifice conftanment ou- 
vert; Je limbe divifé en deux lèvres inégaless la 
fupérieure droite, à. deux lobes obtus ; l'inférieure 
a trois lobes. 


3°. Quatre écamines didynames ; les flamens 
fubulés , renfermés dans la corolle ; les anthères 
- rapprochées. 


4°. Un ovaire ovale, libre , furmonté d’un ftyle 
fimple , terminé par un fligmate en rête. 


Le fruit elt une capfule prefque ronde, à deux. 


fillons , percée de deux trous à fon fommet , à 


deux loges, s’ouvrant en pluficurs valves , renfer-: 


mant un grand nombre de femences fort petites. 


Obfervations. Ce genre a été établi par M. Des- 
fontaines dans fa Flore du mont Atlas ; il diffère da 
l'antirrhinum & du Linaria bar fon port, par la 

“forme de la corolle , dont lorifice eft ouvert, & 

dépourvue d’un palais proëéminent. Il faut y rap- 
porter lantirrkinum bellidifolium Linn. & lanrir- 
rhinum canadenfe Linn. , ainf que les efpèces fui- 
vantes. (Voyez MUuFLIER, n°. jo & fi.) 


1. ANARRBHINE arbufte. Anarrhinum fruticofum. 
Desfont. 


Anarrhinum frutefcens | ramis virgatis , filiformi-" 


bus ; foliis perennantibus , imis fparsulacis ; racemis 
enterruptes , corollis ecaudatis. Desfont. Flor. atlant. 
2.pag. S2. tab. T42, 


. Arbufte de trois à quatre pieds , dont les tiges 


font droites, rameufes, très-glabres ; les rameaux 
longs , grêles, cylindriques, efilés, anguleux 

j 2 - 1 e] se L 
garnis de feuilles alternes , perfñftantes , entières, 
un peu épaifles ; les inférisures fpatulées, obtu- 
fes, décurrentes fur le périole, munies fouvent 


de quelques dentelures ‘à leurs bords; les: fupé- : 


rieures linéaires-lancéolées , étroirés , un peu ai- 
guës. Les fleurs font petites, fefliles ou à peine 
pedicellées , difpofées en un long épi grêle, 
aloncé , terminal , un peu interrompu, accom- 
pagné de bractées petites , oblongues, plus cour- 


tes que le calice. Celui-ci-eft fort pétit:,-à cinq 


découpures ovales, aiguës , membraneufes'à leurs | 


bords. La corolle eft blanche, fort petite ; la lèvre 
fupérieure courte & bifide; l'inférieure à trois 
lobes arrondis ; le tube oblong, cylindrique , de- 
pourvu d’éperon ; les anthères bleuâtres. La cap- 
fule eft petite, arrondie , légérement échancrée, 
-à deux loges, s’ouvrant à fon fommet par une 
double ouverture, contenant. des femences nom- 
breufes, fort petites, brunes , oblongues , con- 
vexes, rudes, ponétuées. 


Cette plante à été découverte par M. Desfon- 


ANA 


taines fur le mont Atlas , aux environs de Tlem- 
fn, Mafcar & Cafsa, B (9 f:in herb. Desf.) 


2. ANARRHINE pédiaire. Anarrhinum pedatum. 
Desfonr. 


Anarrhinum foliis radicalibus oblongis | ferratis, 
nervofis ; caulinis pedatis ; fol'olis axg:flo-lanceo - 
lacis ; floribus hirfutis , racemofis , fefélibus. Desf, 
Flor. atlant, 2. pag. ÿ1. tab. 141. 


Ses tiges font droites, fermes, prefque ligneu- 
fes , glabres & cylindriques à leur parti-inféricure, 
rarement fimples, plus fouvent rameufes à leur 
partie fupérieure. Les rameaux font droits, grêles , 
pañiculés, hériffés, chargés de fleurs ; les feuilles 
radicales étalées en rofette, élargies , lancéolées, 
quelquefois ovales ou elliptiques , aiguës où ob- 
tufes, hériflées, à nervures longitudinales , décur- 
rentes fur le pétiole, munies à leurs bords de den- 
telures inégales , diftantes ; les feuilles caulinaires 
glabres, éparfes, nombr.ufes, profondément di- 
vifées en piufieurs folioles inégales , étroites , lan- 
céolées, aiguës, ordinairement entières , queleue- 
fois munies d’une ou de deux dents. Les fleurs font 
prefque féfhles, difpofées en un épi terminal plus 
ou moins lâche, cylindrique, chargs de braëtées 
velues , lancéolées , très-aigués , plus longues que 
es fleurs. Le calice eft petit, hériflé, à cinq dé- 
coupures inégales, fubulées, un peu lâches ; la co- 
rolle blanche , velue, deux & trois fois plus fon- 
gue que le calice ; fon limbe à deux lèvres; l'infé- 
rieure à trois lobes ovales; celui du milieu plus 
grand ; le tube terminé à (a bafe par un très-petit 
éperon grêle, relevé & courbé en arc. L’ovaire 
elt ovale ; le ftismate en téte , un peu recourbé; 
là capiule petite, arrondie. 


Cette plante croît fur les collines, aux environs 
d'Alger , où elle a été découverte par M. Desfon- 
taines. ( 7. f. in herb. Desfont.) 


3. ANARRHINE à trois nervures. Anarrhinum 
duriminium. Broiïh. 


Anarrhinum foliis radicalibus obovato-lanceola- 
cis , trinerviis , ferratis , hirfutis ; caulinis tripar- 
titis; laciniä mediä lato-lanceolatä& ; braëteis imis 
Jimilibus , fummis fimplicibus. Brother , Flor. lufit. 
Pa3: 199. 


D'après une plante que je poffède en herbier, 
recueillie par Brouffonnet dans le royaume de 
Maroc, je fuis porté à croire que celle-ci n’eft 
peüt-être qu'une variété de la précédente. Ses 
feuilles radicales font ovales-lincéolées, rétrécies 
à leur bafe, velues, dentées en fcie à leur contour, 
marquées de trois nervures longitudinales. Les 
feuilles caulinaires font divifées en trois décou- 
pures profondes; cell: du milieu élargie , lancéo- 
l£e. Les fleurs font d’un jaune de foufre pâle, un 
peu blanchatres, accompagnées de braétées. Celles 


ANA 


qui accompagnent lés fleurs inférieures re ffemblent 
aux feuilles fupérieures; les autres font fimples. 


Certe plante croit dans les contrées feptentrio- 


nales du Portugal , aux lieux humides & ftériles. 
CF. S) 


4. ANARRHINE à feuilles épaiffes. Anarrhinum 
craflifolium. Cavan. 


Anarrhinum foliis oppofitis , ovatis , acutis , gla- 
bris ; caule adfcendente , raceris corymbofis. Wild. 
Spec. Plant. 3. pag. 161. 


Antirrhinum .( exafGfolium ) , foliis oppofitis, 
ovatis , craffinfeulis ;: limbo reflexo , floribus laxè 
Jpicatis , fauce perviä. Cavan. Icon. Rär. 2:p. 11. 
tab. 114. 


Orontium faxatile, thymifolio flore rubello. Barrel. 
Icon. Rar. 1315. 


S2s tiges font rameufes, afcendantes, pubef- 
centes à leur partie fupérieure , garnies de feuilles 
oppofées!, ovales , aiguës , entières, un peu épaif- 
fes , gl2bres à leurs deux faces , un peu repliées 
à leurs bords , affez fembiables à celles du fer- 
poller. Les fleurs font pédonculées , formant des 
grappes lâches, difpofées en corymbe à l’extré- 
mité des rameaux ; les pédoncules de la longueur 
des fleurs; la cerolle d’un blanc teint de pourpre, 
munie d'un éperon. 


Certe plante croit fur les fentes desrochers , aux 
environs ds Valence en Efpagne. © 


$. ANARRHINE fluette. Anarrhinum tenellum. 
Cavan. 


Anarrhinum foliis oppofitis, cordato-cvatis , acu- 
tis , cauleque procumbente villofis ; pedunculis axilla- 


ribus. Willd. Spec. Plant. 3. pag. 262. 


Antirrhinum ( tenellum ), caulibus procumbenti- 
bus , cendiffimis; flortbus axillaribus ; folirariis ; 
pedunculis folio longioribus. Cavan. Icon. Par. 2. 
pag. 61. tab. 180. fig. 1. 


Cette plante eft chargée fur toutes fes parties 
de poils abondans. Ses tiges font couchées, ra- 
meufes à leur bafe; les rameaux étalés, très- 
gréles, velus, chargés de feuilles oppofées , 
ovales, un peu arrondies, légérement en cœur 
à leur bafe , aiguës à leur fommet. Les fleurs font 
blanches, foliraires , axillaires, munies d’un épe- 
ron, foutenues par un pédoncule beaucoup plus 
long que les feuilles. Elle croit fur le fommet des 
montagnes, aux environs de Valence en Efpa- 
gne. © 


ANARRHINUM. ( Voyez ANARRHINE. ) 
7 ANASTATICA. ( Voyez JEROSE.) 


ANATOMIE pzEs PLANTES, L'étude de la: 


Le net 
ANA 395 
! ftruture & des organes internes des plantes eft 
auf effentielle pour la connoiffance intime des 
végétaux , qu'elle left pour celle des animaux. 
C'’eft aflez généralement des organes intérieurs 
que dépendent les formes externes, & ces der- 
nières ne pourront recevoir d'explication conve- 
nable ni être foumifes à des principes fixes qu'à 
l’aide des premiers. Si ces connoïffances ne font’ 
pas d'une nécellité abfolue pour apprendre à dit- 
tinguer les plantes les unes des autres, elles le 
font pour tous ceux qui ont pour but da les clafler 
dans un ordre méthodique, approchant , le plus 
pofible, de celui de la nature. L’anatomie végé- 
tale fe borne à la confidération de la ftruéture ou 
compofñirion générale des organes des végétaux ; 
& , fi l’on confidère enfuire le jeu ou l’aétion de 
ces mêmes organes dans les forces vitales, cetre 
nouv. Île confidération prend le nom de pAyfrologie 
végétale. Quoique ces deux parties liilfent encore 
beaucoup à defirer , elles offrent néanmoins , dans” 
l’état aétuel de nos connoiflances , des faits très- 
curicux & d’une grande importance. 


Grew & Malpighi ( dit M. D:sfontaines , dans 
le rapport fait à l’Infticut d’un Mémoire fur l'a- 
patomie végétale de M. Mirbel, & dont je vais 
préfenter l'extrait ) font les premiers qui aient 
traité de l'anatomie des plantes, & leurs ouvrages 
font encore ce que nous avons de plus complet en 
ce genre. Si les progrès de cette belle partie de la 
botanique n’ont pas été auñli rapides qu'on eût été 
en droit de l'efpérer d’après les découvertes de 
ces deux hommes célèbres, il faut cependant 
avouer qu'elle a fait quelques pas vers fa perfec-" 
tion. On doit à Duhamel de belles obfervations 
fur les greffes , fur les bourrelets , fur les couches 
ligneufes. Daubenton a publié des faits intéref- 
fans fur les prolongemens médullaires & fur la 
Aruéture du bois. On a découvert les pores de 
l'épiderme : les bourgeons ont été beaucoup 
mieux obfervés par Ramatuel. Gærtner a enrichi 
la fcience d’un grand nombre d'obfervations nou-! 
velles fur l’organifation des fruits, & M. Des- 
fontaines lui-même, qui a la modeftie de ne pas 
fe citer, a donné, fur la difpofition des couches 
ligneufes, des obfervations neuves & de la plus 
grande importance, d’après lefquelles on diftingue 
très-facilement les plantes monocotylédones de 
celles à deux cotvlédons, & les divife naturel- 
lement en deux grandes claffes, dont le caractère: 
effentiel-eft appuyé fur la ftruéture, la difpofition 
& le développement des organes intérieurs ; en- 
fin, M. Mirbel, par une fuite de plufieurs Mé-’ 
moirés lus à l’Ieftitut, a aufh contribué à l’avan- 
cement de l'anatomie végétale. Il penfe, avec 
raifon , qu’elle doit fervir dé bafe à la phyfiologie 
des plantes , parce qu’il eft impoffible d'avoir une 


idée jufte des fonétions organiques, fans une con- 


naiflance parfaite des organes qui les produifent 5" 
& ; comme les végétaux ont des rapports très- 


À NA 


marqués dans leur ftruéture, M. Mirbel à cru 
devoir fixer d’abord fon attention fur une feule 
efpèce. Il a choifi le fureau de préférence , parce 
que fon uiffu, plus lâche que celui de beaucoup 
d'autres végétaux, lui a paru plus facile à ob'er- 
ver. Après en avoir étudié l'organifation, il a 
porté comparativement fes recherches fur plufieurs 
autres plantes de familles différentes. 


5356 


Le travail de M. Mirbel eft partagé en neuf ar- 
ticles. Il traite, 1°. des organes qu'on diftingue à 
l'œil ; 2°. du tifflu membraneux ; 3°. du tiflu cel- 
lulaire ; 4°. du uiffu tubulaire ; 5°. des lacunes ; 
6°. des glandes; 7°. des pores ; S°. de l’épiderme; 
0°. enfin, de la fubitance organifatrice que Du- 
hamel a défignée fous le nom de cambium. 


Tous les végétaux , à l'exception des varecs & 
des champignons, dont la fubftance eft homo- 
gène, font compofés de parties molles & de 
parties dures, & leur tige eft revêtue d’une écorce 
plus ou moins épaille. Certe enveloppe a commu- 
nément plus de melleffe que le tiliu qu'elle en- 
toure , & on peut l'en féparer facilement, furrout 
dans le tems de la fève. Sous l’écorce fe trouve 
Je bois, compolé de fibres longitudinales étroite- 
ment unies. Dans les monocotylédons , il n’eft 
fouvent recouvert que de Pépiderme, & il eft 
formé de filets diftinéts, enveloppés par la moëlle, 
qui en remplit tous les intervalles. Le bois des 
dicotylédons , au contraire , eft toujours recou- 
vert d'un: écorce, & fes fibres ne font ni ifolées 
ni entourées de moëile. Cette fubitance eft renfer- 
mée dans un canai place au centre du cylindre, &, 
lorfqu'on l’a fcié perpendiculairement à l'axe, on 
voit , fur la coupe des tronçons, un grand nombre 
de prolongemens difpofés comme les rayons d’une 
roue ou comme les lignes horaires d’un cadran. 
Ils fortent de la moëlle, & n’exiftent point dans 
les monocotylédons. 


Après cet expofé fuccinét , l’auteur pañle à 


Pexamen des organes élémentaires, qui forment : 


les organes vifibles à l'œil, dont on vient de 
parler. Suivant lui , routes les parties des plantes 
ne font qu’un uifflu membraneux différemment 
modifié ; & les fibres, même les plus compaëtes, 
font un affemblage de lanières longitudinales 
qu'on peut féparer à volonté. 


Deux fortes d'organes bien diftir &s, favoir, le 
tiffu cellulaire & le tiffu tubulaire, font formés par 
le tiflu membraneux. Le premier, obfervé au 
microfcope , offre une fuite de petites cellules 
centiguës, compofées de membranes qui, en fe 
dédoublant , laiffent entr’elles des vides égaux , 
Torfqu’elles n'éprouvent aucune preffion , & qui, 
foir qu'on les coupe en travers ou dans leur 1e 
gueur , préfentent conftimment des formes héxa- 
gones , affez femblables aux alvéoles des abeilles. 
€haque pan eft commun à deux cellules, & tour 


ANA 


vient à &tre comprimé par une force étrangère, 
alors les cellules fe déforment, & fe chingent en 
paraliélograines plus ou moins alongés. 


Les parois des cellules font minces 8 diaphanes 
comime du verre, Leur tifflu eft fi fin, qu'on ne peut 
ie diftinguer, même avec le fecours âes meilleurs 
microfcopes ; mais on y découvre communémenc 
une multitude de pores doit il cf cribié. Le tiffu 
cellulaire eft fpongieux, élaflique & fans confii- 
tance. Plongée dans l'eau pendant quelque tems , 
il s'altère, fe détruit, & fe converuit en mucilage. 
Les pores dont on vient de parler établiffent une 
communication entre les cellules, & iaifi:nt palier 
les fucs, dont le mouvement à néceflairement 
beaucoup de lenteur dans un pareil tiflu. 


Il eft bon d'obferver que les cellules ne font 
tranfparentes & fans couleur que quand elles font 
dégagées de tout corps étranger. Quelquefois 
elles font enduites des fucs vifqueux , qui en ter- 
niflent l'éclat & la tranfparence. Ce iflu , com- 
mun à tous les végétaux, ne s’y trouve pas tou- 
jours en même proportion. Les champignons & 
les varecs en font entiérement formés, & l’écorce 
des autres végétaux en contient beaucoup. Sous 
l’épidsrme , 1l ett peu comprimé, & rempli de 
fucs ordinairement verts, quelquefois rouges , 
jaunes & même améchyftes , qui communiquent 
leurs teintes, du moins en apparence, à cetre 
mermbrane. 


Le tiflu cellulaire eft charnu dans les racines 
bulbeufes , ferme & caffant dans les corvlédors , 
aride & fec dans l’albumen ( le périfperme ) des 
graines. Celui des feuilles, des braétées , des fti- 
pules, des caïices eft ordinairement gonflé d’un 
fuc vert. Les corolles ne font que des lames minces 
du même tiffu , & c’eft aux fucs colorés, conte- 
nus dans ces cellules , qu’elles doivent leur frai- 
cheur & rour l’éclar dont eiles brillent ; mais ce 
tiflu eft fi délicat, que la preffion la plus légère 
fuit pour le ternir ou le détruire. Il entre auffi 
pour beaucoup dans la flruéture des étamines & 
des pilüls. Le pollen, qui renferme le fluide fubtil 
& vivifiant qui va porter la vie dans Pembryon, 
n'eft qu'un amas de petites cellules formées par 
ce tiflu. 


Les fruits charnus & pulpeux ne font auf, fui- 
vant Duhamel, qu’un tiffu cellulaire très-dilaté , 
& gonflé de fucs de différente nature. L’embryon 
en €ft preiqu’entiérement formé ; enfin , les rayons 
médullaires , qui diftinguent les plantes à deux 
feuilles féminales d'avec celles qui n'en ontqu'une, 
He font encore que des prolongemens du même 
üflu. 


Après avoir décrit l’organifation du tiffu cellu- 
laire, l’auteur traite de celle des tubes ou vaif- 
feaux des plantes, qu’il divife en deux clafles , 


ce uilu et d'une régularite admirable ; mais, s’il À les grands & les petits. 


Les 


A NA 

Les grands tubes ne font que des ouvertures 
pratiquées dans la longueur du tiffu cellulaire, &c 
formées par l'écartement de fes membranes , ou, 
pour mieux dire, de véritables lacunes, & l’or- 
ganifation des végétaux eft fi fimple , que toutes 
les différences qu'offrent leur ftruéture ne font que 
des modifications du tiffu cellulaire; mais comme 
les parois des tubes font fans cefle abreuvées de 
fluides nourriciers , elles prennent , avec le tems, 


de la confiftance , & quand leur denfité furpaffe: 


de beaucoup celle des membranes environnantes , 
elles fe féparent du refte du tiflu. M. Mirbel n’a 
jamais pu découvrir, avec les meilleurs microf- 
copes, de grands tubes dans les champignons, les 
lichens & les varecs , tandis qu'on peut en dif- 
tinguer facilement l'ouverture fur la coupe tranf- 
verfale des racines , des tiges & des branches des 
monocotylédons. Dans ceux-ci, ils occupent le 
centre des filets ligneux , tandis que ces tubes , 
dans les dicotylédons, font répandus dans le bois. 
On les y voit aufli fouvent réunis par groupes 
placés réguliérement d’efpace en efpace , ou bien 
difpofés par zènes concentriques ; ils font très- 
aombreux autour du canal médullaire, & on en 
découvre également dans l’écorce. 


Si on fuit ces grands tubes dans leur marche, 
on les voit monter parallélement de la racine dans 
le tronc, puis fe joindre , fe ramifier , fe détourner 
de leur direétion verticale , pour pénétrer dans 
les boutons placés à la furface de l'écorce. ls 
s'alongent à mefure que les jeunes poules fe dé- 
veloppent , en parcourent tous les rameaux, 
paflent dans les pétioles , fuivent les nervures des 
feuilles, & y forment un réfeau extrêmement 
divifé. On les diftingue également dans les calices, 
dans les pétales, dans les éramines, dans les 
ftyles & jufque dans la pulpe des fruits. Ils exiftenc 
dans l'embryon; & enfin, ce qui eft extrêmement 
remarquable, dans les tiges des prêles ils tiennent 
lieu de rayons médullaires. L’auteur en diftingue 
de quatre fortes : les tubes fimples, les tubes po- 
reux , les fauffes trachées & les trachées propre- 
ment dites. 


Les tubes fimples, qu’on connoît généralement 
fous le nom de vaiffeaux propres , n'ont ni pores 
ai fentes à leur furface ; ils contiennent des fucs 
de différente nature & diverfement colorés dans 
un grand nombre de plantes : on les obferve fa- 
cilement dans les pins , les fapins , les euphorbes 
les chélidoines, les apocins, &c., & ils font 
beaucoup plus larges, plus apparens dans l'écorce 
que dans le bois. 


Les rubes poreux , ainfi nommés parce que leur 
furface eft criblée de pores diftribués en féries 
tranfverfales & parallèles , fe trouvent en grande 
quantité dans le chêne, le fureau , & dans pref- 
que tous les bois durs. Ceux-ci ne paroiflent pas 
deftinés auffi particuliérement que les précédens, 
à renf:rmer des fucs propres. 

Botanique, Supplément. Tome I, 


À N A 


Les fauffes trachées font faciles à diflinguer 
par leurs fentes tranfverfales & paralleles, & l’on 
croiroit au premier coup-d'œil qu'elles font for- 
mées de lames roulées en fpirales comme les vé- 
ritables trachées ; mais quand on les obferve avec 
attention, on voit l'union intime des bords de la 
late aux deux extrémités de chaque fente, & on 
ne peut jamais les dérouler. Ces vaifleaux font de. 
même nature que les précédens, dont ils ne dif- 
fèrent que par la grandeur de leurs ouvertures. 
tranfverfales. On les trouve communément dans 
les bois peu compaétes ; ils exiftent auffi dans les 
monocotylédons, & même dans les plantes herba- 
cées. Les lycopodess, les fougères , les vignes, &c. 
en renferment une très-grande quantité. 


357 


Les trachées font des tubes formés par une 
petite lame ou filet roulé de droite à gauche , de 
manière que les circonvolutions fe rouchent par 
les bords. Lorfqu’an les tire en fens contraire par 
les deux extrémités, els fe déroulent en forme 
de tire-boure , & fe refferrent fenfiblement fur 
elles-mêmes quand on ceffe de les alonger , fi on 
en excepte cependant celles du buromus , dont les: 
contours ne fe rapprochent plus dès qu'une fois 
ils ont été écartés. Si on veut les voir bien dif- 
tinétement, il fuffit de brifer à moitié une Jeune: 
pouffe de l’année , en pliant doucement fes deux 
extrémités dans un fens oppofé ; elles refflemblent, 
à la vue, à des fils d’araignée ; mais quand on les 
obferve avec une bonne loupe, on diflingue net- 
tement les bords d2 la fpirale qui ont été écartés, 
& en rapprochant les deux extrémités de la frac- 
ture on voit les petites circonvolutions fe rel- 
ferrer fur elles-mêmes par un mouvement de ref- 
fort. Leur furface eft unie ou inégale, & quelque- 
fois poreufe. M. Mirbel affure n'y avoir jamais 
vu Es étranglemens donc Malpighi & Reichel ont 
parlé. 


Dans les monocotylédons elles occupent le 
centre des filecs ligneux : dans les dicotylédons 
elles entourent la moëlle , & font fouvent méiées 
avec de fauffes trachées. On ne les trouve pas dans 
l'écorce ; mais elles exiftent dans les pétioles & 
les nervures des feuilles. Ces quatre ordres de 
vaiffeaux , qui ne fonr que des modifications les 
uns des autres , fe rencontrent (ouvent réunis dans 
les mêmes plantes : ce fonr eux qui diftribuene la 
nourriture & la vis à toutes les parties du vé- 
gétal. 


Les petits tubes, que l'auteur 2 pareïllement 
obfervés & décrits avec foin, ne font autre chofe 
que des cellules très-alongées , d’un diamètre 
inégal dans leur longueur, & fermés aux deux 
extrémités. Leurs parois font fouvent criblées de 
pores ; elles ont beaucoup plus de dureté que 
celles du tidu cellulaire proprement dir. On ne 
les coupe communément en travers qu'avec affez 
de difficulté ; mais ils fe divenc facilement, fui- 

Vv 


35 A N' À 

vant leur longueur , en filets plus ou moins déliés. | 
Ils entrent dans ja formation des couches ligneu- | 
fes, & la folidité du végétal dépend de leur quan- | 
tité & de leur denfité; ils contiennent des fucs 
plus ou moins épais, & diverfement colorés. Dans, 
la vigne ils font remplis d’eau : ceux des pins & 
des fapins regorgent de fucs réfineux, & on ne 
les obferve bien que dans les plantes développées. 
Certains lichens rameux, ainfi que Les riges des 
moufles, en {ont abondamment pourvus. Dans les 
monocotylédons ils entourent les grands tubes : 
ceux des dicotylédons font placés autour de la 
moëlle & des grands tubes qui environnent cette 
fubltance ; cependant ces deux ordres de vaiffeaux 
peuvent exilter indépendamment. les uns des au- 
tres. Les ftries qui fitlonnent la furface des plantes 
font des frifceaux de petits tubes : on les rencon- 
tre aufli dans l:s nervures des feuilles , dans les 
pétales, I-s éramines & les piltils; mais ils perdent 
leur rigidité dans ces organes délicats. 


L'auteur a donré le nom de /acunes à des ca- 
vités régulières & fymmétriques, formées dans 
l'intérieur de plafeurs végétaux par le déchire- 
ment des membranes, Ces lacunes ne fe rencon- 
trent ordinairement que dans les plantes d’un tiffu 
très-lâche, telles que les plantes aquatiques , & : 
particuliérement dans les monocotylédons; &, 
fuivanrt M. Mirbel, ces déchiremens , loin de | 
nuire au végétal, en augmentent les forces en les 
concentrant davantage. Les plantes d'un tiffu flaf- | 
que, & particuliérement cells qui vivent dans 

| 
| 


l'eau, reçoivent une pius grande quantité dé fucs 
q elles ne peuvent en elaborer, parce que leurs 
organes ne fonc ni affez multipliés ni affez vigou- 
reux relitivement à ieur vo'ume. Si donc, par des | 
ruptures intérieures , les organes devenus inutiles | 
font détruits, les organes confervés, recevant 
feu!s toute l1 nourriture , acquerront une vigueur 
nouvelle. Les lacunes n’exiflent point dans l’em- 
bryon, parce que ces déchiremens font une véri- 
table déforganifation , qui ne peut avoir lieu que 
quand la plante a pris de l'accroiflement. Les la- 
cunes fe trouvent dans les pétioles des fougères, 
dans les poramogerons & une mulrcitude d'autres 
plantes ; elles reflemblent à des tubes longitudi- 
naux , placés çà & là dans le tiffu cellulaire. Ceiles 
des prèles offrent beaucoup de réeulariré; celles | 
des feuilles des monocotylédons font fouvent cou- | 
p<es par des cloifons de tiffu cellulaire amaffé de | 
diftance en diftance. On voir bien cette fingulière | 
conformation à travers les feuilles des maffertes | 
& de beaucoup d'autres monocotylédons à feuilles 
en épée. | 
Les plantes ont-elles des glandes analogues à | 
celles des animaux ? Cette queftion n'eft pasencore | 
éclairée. Cependant les fucs blancs & corrofifs : 
d2s uphorbes, des fucs vifqueux qui enduifent 
les tigs & les feuilles de certains ciftes , de plu- 
fxurs filenés ; les diveries fortes de manne que 


ANA 


produifent le frêne , le mélèfe , l’alhagis les ré- 
fines, les sommes & autres fubftances analogues ; 
le fuc brûlant des orties, de quelques sragia , de 
plufieurs jasropha ; l’atmofphère inflammable qui 
entoure la fraxinelie , la gomme élaftique de l’#e- 
vea où caoutchoux ; la liqueur acide qui fe réunit 
en gouttelertes à l'extrémité des poils du pois- 
chiche; les huiles de différente nature renfermées 
dans les graines ou dans certains péricarpes 3 l'o- 
pium, fubftance vénéneufe , filtrée dans les cap- 
fules du pavot des jardins, tandis que fes graines 
contiennent une huile douce & falutaire ; l'huile 
cauflique de Ja noix d’acajou., dont ie noyau eft 
agréable au goût ; la qualité délétère des euphor- 
b:s, & une infinité d’autres faits femblables, ne 
prouvent-ils pas qu'il exifte un fyftème d'organes, 
fécrétoires dansiles végétaux ? 


On donne le nom de pores à de petites ouver- 
tures pratiquées dans les membranes, & deftinées 
à l’abforpucn & à la tranfpiration des plantes. 
M. Mirbel en aiftinaue de trois fortes. Les uns, 
qu'il nomme infenfibles, ne fe laifflent pas même: 
appercevoir à | œ1l armé des plus forts microfco- 
pes : toutes les parties des végeraux en fonc cri- 
blées , & on ne peut douter de leur exiltence. Les 
autres; -défignés fous le nom de pores alongés , de 


| pores corticaux, de glandes corticales, &c., ont été 


très-bien obfervés & décrits par M. Decandolle 
dans un Mémoire préfenté à l’Inftitut. On les dif- 
tingue avec le microfcope fur l’épiderme des par- 
ties tendres & herbacées, expofées à l’air &à la 
lumière. Les plantes grafles en ont moins que.les 
autres. Les plantes aquatiques plongées dans l’eau 
en font privées , tandis que les mênes efpèces en 
font pourvues quani elles végèrent hers de l’eau, 
& ils difparoiflent de deffus celles qu’on élève 
dans l'obfcurité. Leur ufige ett de fervir à la tran£ 
piration , & fans doure qu’ils abforbent auf l’hu- 
midité dans certaines circonftances. 


Enfin, M. Mirbel à nommé pores glanduleux , 
de petites ouvertures bordées de bourrelets opa- 
ques, qu’il a ob'erzés fur les vaiffeaux intérieurs : 
ils font , comme nous l'avons déjà dit, ou épars 
ou arrangés par féries, & de différentes grandeurs ; 
ils donnent paffage aux fluiies contenus dans les 
vaiffeaux , & fervent à expliquer comment la fève 
fe porte en tout fens dans l’intérieur du végétal, 
& pourquoi les tiges auxqu:Îles on fait dés eti- 


| tailles en fens contraire jufqu’à la moëile, peuvent 


encore vivre pendant long-tems. 


M. Mibel penfe , avec Malpighi, que l'épi- 
derme , membrane mince & tranfparente qui re- 
couvre les végétaux , n’eft autre chofe que la réu- 
nion des parois extérieures des cellules du tiflu 
cellulaire , placé à la furface des plantes, & il 


‘ affure qu’un grand nombre d’obfervations l'ont 


convaincu de cette vérité. 


Enfin, dans le dernier article, M. Mirbel traite 


ANA 


d2 la fubftance organifatrice, & donne une hypo- 
thèfe fur la formation & le développement du 
tiffu cellulaire & du tiffu tubulaire. La fubftance 
organifatrice fe forme pendant la durée de l'ac- 
croiflement. Dans les monocotylédons elle fe dé- 
pole autour des filets ligneux : dans les dicotylé- 
dons, c'eft à la furface de l’aubier & du canal 
médullaire. Elle eft d'autant plus abondante , que 
le végéral eft plus jeune, plus (ain, & que le fol 
& la faion (ont plus favorables à la végétation. 
Mais pourquoi cette fubitance prend-elle toujours 
des formes conftantes & détermiiées? C’eft là le 
nœud du probléme que l’auteur tente de réfou- 
dre , & contre lequel tous les raifonnemens des 
phyficiens ont échoué. 


Le Mémoire de M. Mirbel, ajoute M. Des- 
fonraines , préfente une fuite d’obfervations inté- 
reflantes {ur l'organifation des plantes , qu’il ra- 
mène à des principes clairs , fimples, & expofés 
avec méthode & précifion. On y trouve plufizurs 
faits nouveaux fur le tiffu cellulaire & vafculaire. 
1 prouve que les grands & les petits tubes , ceux 
qui font poreux , ainfi que les fauffes trachées & 
les trachées, ne font qu’un feul & même fyftème 
dz vaifleaux différemment modiñés. La découverte 
des tubes poreux & des fauffes trachées lui appar- 
tient toute entière. On peut, d'après les faits 
établis dans ce Mémoire , fe rendre compte de la 
belle obfervation de M. Coulomb fur l’afcenfion 
de la fève par les couches ligneufes voifines de 
la moëlle, puifque c'eft là que les grands tubes 
& les t'achées fe trouvent réunis en plus grande 
quantité. 


Dans un autre Mémoire, dont je vais égale- 
ment préfentéer l’analyfe d'après M. Desfontaines, 
M. Mirbel préfente une anatomie exréte de la 
graine du haricot , avec des faits intéreflans fur 
fon développ: ment & fur la formation des vaif- 
f=aux. Il a obfervé le premier que la racine n’avoit 
pas de vraïes trachées ; il prouve qu'eiles fe trou- 
Vent toujours au centre dés tiges dans l’anheau 
qui entoure la moëile ; qu'elles s'y confervent 
long-tems fans s’altérer ; que les autres couches 
formées fucceflivement autour de cet anneau n’en 
ont point; que les rubes poreux, fendus ou mix- 
ts, naiflent tout formés dans les végétaux , & 
que conféquemment ce ne font pas des trichées 
{oudées. Il fait voir que la trachée , dans fa jeu- 
nefle , n’eft point roulée autour d'un tube ; que 
ce prétendu tube n'eft qu'un enduit de fubitance 
nutritive qui encroûte quelquefois l’intérieur de 
la trachée. Enfin, M. Mirbel nie que la lame fpi- 
rale foit un vaifleau, & il réfute l'opinion d'Hed- 
wig fur l’afcenfion de l’air & de la fève dans es 
plantes. Il faut fuivre l'auteur dans la férie inté- 
reffante de ces obfervations. 


Quoiqu'il ait porté fes recherches fur plufieurs 
efpèces de femences, il a cru cependant devdir 


6 © 


AN A 53) 


fe botner à en décrire :& à en reprélénter une 
feule, & il a choifi de pr'férence le haricot cul- 
tivé, parce qu'il. germe, & fe développe avec 
beaucoup de facilité. Cette graine a des caraétè- 
res communs à toutes celles des légumineufss, 
On y voit une glande faillante , placée au fommet 
de la cicatrice, & à fa bafe un petit alvéole qui 
aboutit à la pointe de la ridicule. Ces deux or- 
ganes n'avoient échappé n1 à Gærtner ni à Glet- 
chen. L’enveloppe des cotylédons eft formée de 
trois lames étroitement réunies. L'extérisure a 
une confiftance prefque cornée ; elle eft crible 
de pores cyiindriques qui en traverfent l'épaif- 
feur. La feconde offre à peu près la mème orga- 
nifation que la première , & la troifième ou in- 
terne n’eft qu'un tiffu cellulaire affez lâche, par- 
femé d’un grand nombre de vaiffleaux dirigés en 
tout fens ; ils naïflent d’un tronc principal, qui 
forme un anneau autour de la cicatrice. La glande 
placée à fon femmet n’=ft qu'un renflement des 
deux lames externes ; elics (ont fenduzs en long 
à l'endroit de la cicatrice, & c’eft par cette fil- 
fure que les vaifleaux ombilicaux pénètrent dans 
la graine fans s’aboucher avec ceux de la lame 
cellulaire. 


De la bafe de la graine naît un faifceau de tubes 
qui fe prolonge jufqu’a l’alvéole de la radicuie : 
la il fe partage en deux petites branches qui en 
bordent l’ouverture, fe réuniffenc à fa parcie ftpé- 
rieure, puis fe divifent encore en deux rameaux, 
lefquels montent, l’un à droite , l’autre à gauche 
de la cicatrice , en décrivant un arc, & vont fe 
plonger dans la glande placée à fa parti: fu; é- 
rieure, d’où ils fortent réunis en un feul faifceau. 
Ce tronc principal j£tte un grand némbre de bran- 
ches latérales dans la lime cellulaire, qui ne com- 
muhiquent pas avec les vaiffeaux de l’ombilic, & 
qui fe teignent conflamment quand on met get- 
mer Ja graine dans des liqueurs colorées. 


La otoffe glande du fommet de la cicatrice eft 
de même nature que les deux lames corriées ; mais 
le bord des pores dont elle it cribiée a une forme 
hexagone , comme f.ellé eût été primitivemenc 
formée d’une male de tiflu cellulaire, donc les 
ceilules fe fuflent en partie comblées de manière 
à n'avoir plus dans l:ur centre qu’un petit vide 
cylindrique ; & les deux lames extérieures de l’en- 
veloppe , obfervées peu de tems après la fécon- 
pos ne fonc évidemment qu'un tiu celiu- 
aré. 


Le pois, la féve , le faux acacia & autres légu- 
mineufes ont une organifation analogue à celle du 
haricot; mais on trouve des différences remar- 
quables dans les graines des plantes qui appar- 
tiennent à d’autres familles. L'étude approfondie 
de la flruéture des graïnes éft minutieute & dif- 
cile ; cependant elle peut fervir à expliquer plu- 
fieurs phénomènes curieux, Fe à la germi- 

Y à 


540 ANA 

nation, Ainf, par exemple , on peut favoir, d’a- 
Prés ce qui a été dit, pourquoi le haricot germe 
lorfque fon ombilic eft enduit de cire & de 
vernis. 


M. Mirbel, après avoir donné la defcription 
anatomique des membranes extérisures , traite 
des organes qu’elles recouvrent ; & du dévelop- 
pement de la jeune plante, Quand on a dépouil'é 
le haricot de fes tégumens > On apperçoit les co- 
tylédons de l'embryon. Les premiers font forniés 
d'une maile de tiffu cellulaire, entre-mélée de 
vaifleaux qui vont fe rendre à l'embryon. Bonnet 
les a nommés vaiféaux mammaires , parce qu'ils 
alaitent pour ainf dire la jeune plante. Les cel- 
lules des cotylédons font remplies d’une fécule 
compofée de petits grains ronds & blanchâtres 3 
qu'on retrouve dans tous les cotylédons charnus. 
Quand ils font minces, cette même fubftance cit 
contenue dans une mañle de tiflu cellulaire , dif- 
tinéte de la plantule & de fes cotylédons : c’eft ce 
que les botaniftes ont nommé périfperme ; mais le 
périfperme ef entiérement dépourvu de tubes. 


La fécule dont on vient de parler, foit qu'elle 
fe trouve dans les cotylédons mêmes ou qu’elle en 
foit féparée, eft la première nourriture de l’em- 
bryon , & fa mañle diminue à mefure qu'il prend 
de l’accroiffement. M. Mirbel a obfervé une ma- 
uère nutritive analogue à celle du périfperme 
dans le tiffu de l’écorce & dans la moëlle; il penfe 
que cette fubftance , difloute & réduite en émul- 
fon, pénètre dans la jeune plante par les vaiffeaux 
mammaires, & qu'elle s’identifis avec les orga- 
nes qu'elle nourrit & développe, Les vaifleaux 
communiquent avec la radicule, & le lait des co- 
tylédons {e porte d’abord dans cet orgare, qui 
croit le premier ; puis il remonte dans Ja plumule 
par des vaiffeaux formés tout à coup pour le re- 
cevoir, L'obfervation & l'anatomie prouvent que 
le premier effort de la végétation fe pafle dans la 
radicule. Lorfqu'on obferve cet organe à cette 
époque, on voit à fa partie fupérieure quatre 
faifceaux de tubes placés entre l'écorce & la 
moélle , à des diftances égales, d'où fortent plu- 
fieurs petites racines. 


Avant la germination on ne diftinguoit , entre 
la moëlle & l'écorce , qu'une lame glaireufe, ana- 
logue à la fubftance que Duhamei à nommée cam- 
bium. 


Les quatre faifceaux de tubes s’abouchent avec 
les vaifleaux mammaires, & , peu de tems après, 
on lés voit entourés de vaifleaux nouv:llement 
formés, qui vont fe perdre dans les feuilles pri- 
murdiales. 


C’eft au point de réunion de la radicule avec 
ke plumule, que les vaiffeaux de la jeune plante 
font les plus nombreux & les plus gros; ils dimi- 
nuent nfenfiblement ea nombre & en groffeur à 


ANA 


[ mefüure qu'ils s’éloignent de ce point, & enfin, à 
| leur extrémité , on ne diftingue qu’une glaire 
tranfparente. Les vaiffeaux une fois formés n'ont 
qu'un développement très-limité, & 1s perdent 
même bientôt la faculté de croitre ; ils font d'a- 
bord tres-grèles, à: marqués de ftries tranfver- 
fates très rapprochées. Lorfqu'ils ont pris tout 
sur accroiffenent, au lieu de ftries on remarque à 
la furface des rangées de pores ou de fentes tranf- 
verfales plus ou moins prolongées : ce font les 
vaifleaux poreux, les fauffes trachées & les tra- 
chées. Les trachées n'exiftent point dans la ra- 
cine ; elle ne renferme que des tubes poreux 
& de faufles trachées. Ce caraétère établit une 
différence remarquable entr’elle & la tige. Ces 
vaiffeaux contiennent des fluides qui diffèrent fans 
doute dans les diverfes efpèces de plantes. Celui 
du haricor eft rouge au moment où l'on coupe les 
vaiffeaux ; mais aufirôt qu’il eft expofé à Fair, 
il fe teint d’un bleu très-foncé. Cette liqueur dif- 
paroiït bieniôt , & les vaifleaux ne charient plus 
que de l’air & de la fève. On peut leur faire pom- 
per de l’eau colorée ; elle pénètre jufque dans les 
dernières ramifications des nervures des feuilies. 


SR RÉ SRG GARE er PTS 


A l’époque du développement de la jeune plante 
dont il vient d’être fait m2ntion , il n’exille en- 
core que quelques faifceaux de tubes entre la 
moëile & l'écorce, dont les intervalles font rem- 
plis par une fubitance glaireufe qui s’organife bien- 
tot, & fe change en tubes ou cellules alongées : 
tel eft le premier feuillet de fibres ou de vaifleaux 
dans une plante à deux feuilles féminales. 


À la feconde époque, iorfque le haricot a deux 
ou trois pouces de longueur , que f.s premières 
feuilles font épanouies, & qu'on diftingue à leur 
point de réunion le bouton d’où la jeune poufle 
doit fortir, fi l’on fend verticalement la plante 
dans toute fa longueur , on voit les vaifieaux plus 
apparens & mieux formés. Ceux de la tige font 
pour la plupart des trach£es que l’on peut dé- 
rouler, & on ne rencontre que des tubes poreux 
ou des tubes fendus dans la racine : ils partent 
tous de fon coller, communiquent pars leur bafe , 
& marchent en fens contraire ; ils vont toujours 
en diminuant vers le fommet, & l’on ne diftingue 
plus, même avec l'œil armé du meilleur microf- 
cope, qu'une matière glaireufe. 


La première couche de vaiffeaux, placée autour 
de la moëlle , eft 1lors entourée d’une autre cou- 
che de vaiffzaux tout nouvellement formés ; mais 
parmi ceux-ci on ne trouve point de trachées : 
ce ne font que des tubes poreux ou de faufles 
trachées. 


M. Mirbel à découvert dans la racine de lon- 
gues cellules placées bout à bout, & partagées 
par les diaphragmes , dont les membranes ont 
moins de tranfparence que celles du tiffu cellu- 
laire ; elles font routes criblées de pores , & fem- 


A NA 


blent tenir le milieu entre le tiffu cellulaire & 
les vaiffeaux. Il a auffi retrouvé les mêmes tubes 
à la bafe des branches & des feuilles , ainfi que 
dans les bourrelets, 


Le haricot, obfervé à une troifième époque, 
lorfque le bourgeon eft développé , que la tige a 
pris un accroiflement de quatre à cinq pouces, 
& que les rameaux font fortis des aïflelles des 
feuilles primordiales , le haricot alors offre une 
tioifième couche de vaiffeanx autour des deux 
précédentes , laquelle eft parfaitement femb'able 
à la feconde. Si on les coupe en travers, on voit 
- que l’intérieur eft fouvent enduit d’une fubftance 
qui en rétrécit l'ouverture. Malgré cet enduit 
intérieur , les trachées ne changent pas de nature: 
on en diftingue toujours la lame fpirale ; mais elle 
eft foudée fur le cylindre , qui fe remplit & s’obf- 
true même avec le rems : c’elt ce qui a donné lieu 
à un fyftème d'Hedwig, dont il fera fair mention 
plus bas. Il eft bon néanmoins d'obferver que, 
dans le haricot & beaucoup d’autres plantes, il y 
a toujours des trachées qui ne s’obflruent pas, & 

u'on peut dérouler. On en trouve aufh dont les 
pires font écartées , tandis que celles des autres 
fe touchent par les bords. Dans les jeunes poules, 
les circonvolutions font toujours ferrées; mais 
dans les anciennes on les voit fouvent alongées 
comme un reflort à boudin. C’eft fans doute ce 
gui a fait croire à Muilel que les trachées, en 
s’alongeant & fe déroulant , formoient les fibres 
ligneufes, & occañonnoient l’accroifflement des 
organes ; idée abfolument fauffe, parce que les 
trachées tendent toujours à fe refferrer. Cela vient 
de ce que certaines trachées , ayant ceflé de 
croître avant les parties environnantes , celles-ci, 
en s’alongeant, ont forcé les premières de fe 
dérouler. 


L'auteur a vérifié l’obfervation de Sprengel ; 
favoir : que les trachées fe divifent fouvent en 
deux ou trois lames. Dans le haricot il ne fe 
forme que trois couches de vaifleaux. Celles des 
arbres font infiniment plus nombreufes; mais, 
quel qu’en foit le nombre, leur formation eft tou- 
Jours la même. 


Le tiflu cellulaire , qui joue un fi grand rôle 
dans tous les êtres vivans, fe montre d’abord fous 
la forme de bulles d’air plongées dans un fluide 
vifqueux. Ses perites cellules fe dilatent & fe dé- 
veloppent avec les autres organes. 


Les obfervarions de M. Mirbel ont été répé- 
tées fur des végétaux malades , étiolés & mal 
nourris. Leur organifation étoic toujours la même. 
Les membranes avoient feulement plus de tranf- 
parence , & aucune des trachées-de la couche du 
centre n'était obftruée, quoique les plantes euf- 
fent végété pendant long-tems. 


Après cet expofé des organes des végétaux & 


ee mt remit vtt 


A N A 


de leur dévelôppement, l’auteur réfute plufieurs 
faits avancés par Hedwig dans fon Traité de la fière 
végétale. Suivant ce celebre obfervateur , les tubes 
poreux & les fauffes trachées ont été primitive- 
ment des trachées dont les contours fe font fou- 
dés; mais les trachées fe retrouvent dans l1 cou- 
che intérieure des tiges, même après plufieurs 
années , & les tubes poreux , ainfi que les faufles 
trachées, exiftent dès la première époque de l'ac- 
croiflemenr, sels qu’on les voit dans les anciennes 
tiges. 


541 


D'ailleurs, fi l'opinion d'Hecdwig étoit fondée, 
elles fe trouveroient dans la couche externe du 
bois. Or, il eft démontré qu'elle n’en contient 
pas. 


Hedwig croit que la lame fpirale de la trachée 
eft un vaiffeau roulé en hélice autour d’un tube 
membraneux. Selon lui, les liqueuis montent par 
la fpirale , tandis que le cylindre du centre contient 
de l'air. « La fpirale eft creufe, dit-il, parce que 
fes circonvolutions fe teignent quand la plante 
pompe des liqueurs colorées. > Mais M. Mirbel 
affure que le tube de cette lame, calculé au mi- 
crofcope, n’auroit pas un trois centième de mi:- 
limètre, & l'expérience lui a prouvé que la par- 
tie colorante ne peut monter dans les vaiffeaux 
du bois, dont le diamètre eft beaucoup plus grand 
que celui que Pon fuppofe à la lame fpirale, Eh! 
comment concevoir que les liqueurs fe portent de 
préférence dans l'hélice de la trachée plutôt que 
dans le tube , autour duquel elle eft roulée ? Pour- 
quoi ne fuivroit-elle pas la route la plus directe 
& la plus ouverte ? C’eft une hypothèfe dénuée 
de fondement. Le tube membraneux d'Heëwig 
n’exifte pas dans la jeune plante : cela eft évidenc 
pour peu qu'on veuille obierver des trachées non- 
vellement formées. Avec le rems il fe dépofs un 
enduit fur la paroï intérieure de certaines tra- 
chées : c’eft cer enduit qu'Hedwig a pris pour un 
tube. 


Dans un autre travail, M. Mirbel a dirigé fes 
recherches fur les différentes parties de la fleur, 
& fes obfervations lui ont fourni des faits infini- 
ment intéreflans, & qui méritent d'étre connus. 


Tous les organes de la fleur font formés par le 
développement des vaifleaux du pédoncule qui 
la foutient ; ils fe grouppent, fe ramifienr & s’é- 
panouiflent fuivant la forme , la fituation & le 
nombre des parties auxquelles ïis donnent naif- 
fance. Dans les monocotylédons ils font difpofés 
en filets diftinéts & parallèles, enveloppés par la 
moëlle : dans les éicoty!édons ils forment un étui 
autour du cylindre médullaire , & on y apperçoit 
déjà les traces des rayons divergens de la moëlle, 
qui fe prolongent vers la circonférence. Les ca- 
raétères particuliers des monocotylédons fe trou- 
vent dans le nombre & la difpofition des filets vaf- 
culaires. Ainf, par exemple , il y a conftammens 


ANA 

trois Faifceaux placés en-rriingle équilatéral dans 

le pédoncule de la Azur de l'aerris du Cap, & il 

s'en trouve réguliérement cinq à neuf dans les 
édoncules des aloës. 


542 


Les caractères des dicoryiédons fonc dans les 
formes de l’étui qui emboite la moëlle du pédon- 
culs. Le plus grand nombre des vaifeaux de cet 
organe font des trachées qui n2 fe développent 
que dans les parties molles, où la végétarion eft 
très-active , tels que les jeunes rameaux de l’an- 
née , les feuilles , les fleurs, &ec. La largeur & la 
forme de leur tube , coupé en hélice, facilitent 
finguliérement la marche des fluides : de là ces 
développemens rapides des parties où les trachées 
s’organifent. 


L'auteur , en difféquanit l'enveloppe colorée de 
la fleur de plafieurs monocotylédons , a remarqué 
que dans les unes, telles qu: celles de la jacinthe 
& de l'alerris capenfis , le tiflu du pédoncule eft 
ictimement uni & continu avec enveloppe flo- 
rale, & que dans d’autres de la même férie, 
comme les lis & les aloés, ce même ttfu s'arrête 
tout à coup à la bafe de la fleur, où il forme un 
bourrelet qu’on feroit tente de vrendre pour un 
rudiment du calice. 


Les boraniftes ne font pas d'accord fur les ca- 
raétères diftinétifs du calice & de la corolle. On 
avoit efpéré que l’anatomie végétale parviendroit 
à tracer la limite qui fépare ces deux otpanes : 
c’eft tout le contraire :elle les unit & les confond, 
puifque, dans un grand nombre de plantes, les 
vailleaux du calice & de la corolle font difpotés 
de là même manière. Quelques auteurs ont dit 
que l'épiderme du calice éroit criblé de pores 
alongés, & que celui de la corolle n'en avoit 
point; mais ce caractère n’eft pas général à beau- 
coup près, car il exifte des calices (ans pores , & 
il y a des filets d'étamines qui en ont dé fembla- 
bles à ceux des calices. Tour le monde fait que 
les étamines ont les plus grands rappoits d'orga- 
nifation avec la corolle. Suivant Linné , le calice 
et un prolongement de l'écorce, & la corolle une 
produétion des lames internes du liber ; mais certe 
opinion n’eft pas admiffible. L'écorce & le liber 
n'ont pas de trachées, & il en exifte dans les co- 
rolles & dans un grand nombre de calices. 


L'enveloppe florala de plufieurs monocotylé- 
dons, telles que celle des lys, des Jacinthes , des 
alétris, des iridées, &c., contient beaucoup de 
trachées. Dans les dicotylédons , il eft fouvent 
facile de diftinguer , à la fimple vue , les calices 
qui ont des trachées , de ceux qui n'en ont pas. 
Les premiers ont des nervures faillantes, ou bien 
donnent naiflance aux pétales & aux étamines. 
Ceux qui en fonc privés , font minces , fans ner- 
vures apparentes, & leur bafe n'eft point dirigée 
vers le centre du pédoncule. Ainfi le calice du 
eoëæa , fur lequel on voit de grofles nervures ; 


EE ne OS eg PP 


ANA 


* celui de la rofe de Noël, qui a la cotfiflance & la 


| couleur d’une corolle; ceux des rofes & ds (exi- 
| frages, fur lefquels repofent les pétales & les éta- 
mines, &c., ont toujours des trach<es; au Cn- 
traire, les calices des œitiets, des anagallis, &C., 
en font privés. La définition de Linnæus ne pour- 
roit donc être appliquable qu'à ces derniers. Il 
faut conclure | de ces obfervarions, que nus ne 
connoiffons aucun caraétère tranch2, au moyen 
duquel on puilfe diftinguer , dans tous ‘es cas , le 
calice d’avec la corolie, à moins qu'on n’emp'oie 
un caractère de convention. 


Les filets des étamines ont, à leur centre, un 
faifceau de trachées, lequel part du réc pricie 
dans les aloès, les rhododendrum, \es anagallis, &e. ; 
mais dans l’alerris capenfis, il nait de l'enveloppe 
florale; de la corolle, dans le cobœu ; du calice, 
dans les faxifrages , les rofes, &c. Ces obferva- 
tions font d’une grande importance pour dérer- 
miner avec précifion, & d’une manière iavariable, 
dans certains cas, la véritable infertion des éti- 
mines. Ainfi, quand les vaiffleaux du récepracle 
produifent les filets , ils font néceffaïirement pofés 
fous Povaire : d’où il fuit que les étarrines des rko- 
dodendrum & des aloës ne fent pas périgines , mais 
bien Aypogynes ; &, lorfque les filets des étamines 
font formés par les vaiflcaux du calice ou de la 
corolle , ils en fixent l'infertion à l’un ou à l'autre 
de ces organes. M. Mirbel en conclut que cette 
inferrion ne donne pas roujours des divifions na- 
rurelles; car la/oës & l’aletris capenfis font évi- 
demment d’une même famille , & c:pendant leurs 
étamines , comme on vient de le dire, n’ont pas 
la même infercion. 


L’anthère eft ordinairement fixée au fommet 
du filet; c’eft une petite boite à plufieurs lsges, 
qui contient le pollen. Sa forme la plus con mune 
eft oblongue , & elle eft ordinairement partagée, 
dans fa longueur , en deux lobes inégaux , f£parés 
par un fillon qui indique l'endroit par où Les loges 
doivent s’ouvrir. Les deux lobes de l’anrhère font 
réunis par un corps charnu , dans lequel pénètre 
la pointe du filet, & le fiifceau de trachées eft 
placé à fon centre. On croiroit que l’anthère eft 
à deux loges, mais elle en a ré:liement quatre. Les 
valves de chacan de ces lobes fe replient jufqu’au 
fond de chaque loge, avant l’émufhon du pollen, 
& y formenc une cloifon qui la partage en deux 
dans fa longueur. 


Duhamel avoit foupçonné que la rupture de 
Panthère dépendoit d’une caufe mécanique , & il 
ne s’étoit pas trompé. La furface de cer organe 
eft revêtue d’une lame de tiflu cellulaire très- 
lâche, dont les membranes font d’une finefle ex- 
trême. Au deffous fe trouve use feconde lame 
également cellulaire, mais d’un tiffu ferme , élaf- 
uique, & fufceptible de fe contraéter par le deffé- 
chement. Cette contraction a lieu dans un fens 


ANA 


déterminé par la forme & la difpoñition du tiflus 
quelquefois elle eft fi rapide , qu'en un chin-d'oil 
les valves s'ouvrent, l'anthère eft repouflée en 
arrière , & le pollen lancé vers le fligmate. Ce 
mouvement n'eft dû qu’à l’éleflicité du tiflu, & la 
vacillation de l’anthère fur le filet dépend de deux 
caufes mécaniques; la première elt le poids inégal 
de fes, deux moiriés. Lorfqu'elle vient à s ouvrir 
par une de fes. deux extrémités, :& qu'une partis 
du pollen en eft fortie, l’autre, devenue plus pe- 
faute | imprime un mouvement à ce corps léger , 
fufpendu en équilibre fur la pointe du firer. 


La feconde caufe dépend de la contreétion des 
trachées, qui uniflent l’anthère au filer. Ces vaif- 
feaux élaftiques, contournés entire-bourre, ref- 
férrent leur fpire lorfque les fluides qu'ils con- 
tiennent, viennent à s'échapper avec le polten, & 
contribuent aufh à faire vaciller l’anchère fur fon 
pivot. 


Les vaifleaux qui entrent par le piftil fe vart:- 
gent en plufieurs faifceaux qui fuivent différentes 
direétions. Les uns pérètrent dans la paroi de l’o- 


faifceaux de tubes dans les parois de l'ovaire des 
ilicees , dont le piftil eft libre , & chaque faif- 
ceau eft placé dans la fuure par où le péricarpe 
doit s'ouvrir. L s ovaires des rhododendrum ont 
cinq failceaux de cubes, fitués également dans lés 
Ginq futures de la capfule, Il y en a fix dans le 
coëæa , dont trois dans les futures, & trois au 
milieu des valves. 


M. Mirbel penfe que , lorfqu’un ovaire, fur- 
monté d’un fiyle , n’acthère pas au calice, l+s 
faïfceaux de tubes, qui en nourriffent les parois, 
s'arrêtent brufquement à la bafe du ftyle ; c’eft ce 
qu'on obferve , dit-il, dans plufieurs liliicées, 
dans. le rhododendrum , le cooæœa, &c. Quand , au 
contraire, le calice fair corps avec le piflil, les 
vaifleaux des parois de l'ovaire montent dans le 
liyie, & vont juiqu'au ftigmate. Cette orgarifarion 
fe,remargué dans les narciffes , Ja campanule do- 
rée, &c. Les vaiifeaux qui fe rendent aux ovules 
fe partagent fouvent en autant de faifc: aux dif- 
‘unéts qu'il y a de placenta. Dans l’anagalis, il n°y 
a qu'un f.ifceau : on en trouve deux dans les cru- 
cières, & trois dans les liliacées, divifés chacun 
en deux branches , qui fe féparent & reftent fixées 
à chague valve quand elles font ouvertes. Dans la 
faxifrage à feuiles épailes, il y a quatre paquets 
de faifceaux ramifiés comme un tronc d'arbre , & 
il, exifte quatre placenta dans l'ovaire de cette 
plente. On trouve cinq faifceaux dans le rkodo- 
dendrum , & ces faifceaux donnent autant de cor- 
dons omiilicaux qu’il y a d’ovules. 


Il y a des plantes où on ne trouve qu’un feul 
faifceau de tubes pour plufieurs placenta réunis ; 
mais alors ils jert-nt des ramificarions qui rébon- 
dent à chacun. Cette organi‘ation elt très-remar- 


oo mm 


A NA 


quable dans le cohæa : un cordon central de vaif- 
eaux monte vers le fommet de l'ovaire, & pro- 
duic, dans fa route, des rameaux qui rédsfcendent 
vers la bafe de la fleur, & jettent, de diftanc: en 
difance , des cordons ombilicaux qui vont abou- 
tir aux graines. De chaque placenta monte un faif- 
ceau de tubes dans le flyle, & quelquefois il y en 
a un plus grand nombre, parce que, dans certains 
cas, comme on l’a dit, les vaiffleaux des parois de 
l’evaire y parviennent auf. Un fiyle qui a plu- 
fizurs faifcraux de tubes eft, en quelque forte ; 
une réunion de ftyles fous un même épidermie. 
Beaucoup de cércales, qui pañlent'pour avoir 
deux ftyles, n'en ont réellement qu'un. Si on les 
diflèque , on verra qu'ils ne forit que les divifions 
d'un feui faifeeau plongé dansle tiflu de l'ovaire. 


Quelquefois les vaiffeaux fuivent la route la 
plus courte pour fe rendre au ftigmate ; d’autres 
fois, comme dans l’anagallis, ils fe äivifent en 
plafieurs braïches , qui fe réuniffent au fomimet en 
un feul corps qui fe prolonge jufqu’au fligmate. 
Ces vaiffeaux font fans doute les conduéteurs 


à _ : de laura feminalis, mais ils fe perdent, dans le 
vaire , les autres dans le placenta. On trouve trois : der Î P 


ufflu cellulaire, & l'œil, armé du microfcope, ne 
peur fuivre les derniers raneaux, tant ils fonc 
déliés; ainfi l’obfervateur eft arrêté des les pre- 
imiers pas , & le phénomène de la fécondation 
reite environné de ténèbres. 


Le ftigmate eft en outre formé de tiflu c:!lu- 
laire. Sa furface eft tantôt mamelonnée, tantôt 
couverte de papilles où les vaiffeaux-vont abourir. 
Quandies fleurs font nouvellement éclofes , aucun 
fiigmate n'offre de canal central; mais, au bout 
d’un certain tems, il fe perfore fouvent par le 
déchirement du tiffa cellulaire placé au centre. 


Après avoir examiné anatomiquement les fleurs 
de plufieurs plantes, l’auteur s’eft occupé de la 
ftruéture des glandis. Suivant lui, on a étendu ce 
nom à des organes dont la nature & ies ufages 
funt inconnus. L'organifation des corps glanduleux 
qui fe trouvent dans un grand nombre de fleurs 
appartenantes à des familles très-diftinétes , lui a 
fugoéré quelques idées qu'il croit utile de déve- 
lopper. Il y a de ces glandes qui font uniquement 
compofées du tiflu ceilulaire , & d’autres quiren- 
ferment du viffu cellulaire & des vaifleaux. 


Le fond du calice de la fuxifrage à feuilles épaif- 
fes eft tapiflé par une lime jaune qui diflille une 
liqueur fucrée ; cette lame ‘eft fans vaiffeaux. 
Ceux qui entrenr dans le calice, les pétales & les 
étamines , pailent au deffous fans communiquer 
avec elles : pareillement les filets des deux plus 
courtes étamines du cheiranthus cheiri, où girofiéè 
jaune , font entourés à leur bafe d’un anneau 
glanduleux, formé d’un tiffu cellulaire très-ferré. 
Les vaiffeaux des étamines paffent au centre de la 
glande, & n’ént aucune communication avec elle. 
Il en eft de mêmeide ces foflettes qui fe trouvent 


544 ANA 


fur la bafe des divifions de la couronne impériale : 
les vaifleaux paflent au deflous, fans y Jeter de 
ramifications : elles font remplies d'une liqueur un 
eu trouble, d’une odeur pénétrante , & d’une 
aveur aflez femblable à celle de Peau , dans la- 
quelle on auroit délayé de l'ail & du fucre. 


U y a, à la bafe du pifil du coëæa , un bourreler 
épais & blanchätre , ayant cinq replis très-appa- 
rens. Tous les vaifleaux qui vont à l'ovaire, fe plon- 
gent dans ce bourrelet, s’y ramifient, s’y courbent 
en plufieuts fens , reviennent fur leurs pas, & 
montent enfin dans l'ovaire. Cette organifation eft 
trés-différente de celle des glandes cellulaires dont 
on vient de parler. On voit, d’après ce qui vient 
d'étre dit, que le nombre, la difpofition, les ra- 
nifications des vaifleaux des fleurs offrent des 
caraétères très-différens & très-variés , & qu'il ne 
feroit peut-être pas impoñible d'établir un {yftème 
d'anatomie comparée dans les végétaux. 


ANAVINGA.( Voyez ANAVINGUE.) 


ANAVINGUE. Anavinga. Plufieurs arbriffeaux 
de divers pays font réunis fous ce nom en un genre 
apétale ou fans corolle, dont le calice eft à cinq 
divifions profondes. Les étamines , attachées à fa 
bafe où fous le piftil, font au nombre de huit ou 
dix, entre lefquelles s'élèvent autant d’écailles 
ou appendices lifles, ou velues ou frangées. L’o- 
vaire, furmonté d’un ftyle ou d’un fligmate , de- 
vient une capfule coriace, légérement anguleufe , 
untloculaire, s’ouvrant en trois valves remplies 
de femences enfoncées dans une pulpe , & por- 
tées fur le milieu des valves. D’autres admettent 
dans les fruits trois loges féparées par des cloifons 
inférées fur le milieu des valves, que la pulpe 
peut faire difparoître. Les feuilles font alternes ; 
les fleurs axillaires , en paquet nu ou en corymbe. 


L'iroucana d’Aublet , que Schreber à nommé 
athenea , appartient aux anuvinga. 


L'expofition du caractère des aravinga , tel que 
nous venons de le préfenter d’après quelques re- 
formes faites par M. de Juffieu, annonce la grande 
aflnité de ce genre avec les frryda. Ce dernier 
s'en difingue par un calice tubule, par l’abfence 
des écaiiles & la réunion des filamens des étamines 
en untube. Divers genres, offrant tous les mêmes 
caraétères , avec de légères différences dans le 
nombre & la forme des parties, ont été réunis 
en un feul, & la dénomination de cufearia à été 
fubftituée, on ne fait trop pourquai , à celle d’a- 
navinga. Nous lPavons préfenté à la fuite des fa- 
myda. ( Voyez; SAMYDE.) 


ANAXETON. Noin d’un genre de plantes , de 
Ja famille des corymbifères , établi par Gærtner , 
fur les efpèces du genre snaphalium Linn., qui ont 
Je réceptacle des femences muni de poils ou de 


ANG 


paillettes à la circonférence, au lieu de l'avoir 
tout-à-fait nu. Ce caraétère eft trop foible pour 
devenir feul la bafe du genre particulier. (Voyez 
GNAPHALE. Suppl. ) 


ANAZE. Arbre de Madagafcar , dont Flacourt 
dénne une defcription très incomplète : malgré 
cela on peut y reconnoître l’adanfonia boubab , 
d'autant qu'il eft certain que cet arbre fingulier 
croit dans quelques parties de cette ile. 


ANAZUE. NANACHUE : noms arabes de 


l’ammi ( ammi perenne Linn. ). 


ANBLATUM. Plante du Levant, dont Tonrne- 
fort avoit fait un genre que Linné a réuni aux 
lathrea , fous le nom de /athraa anblatum. ( Voyez 
CLANDESTINE, n°. 4.) 


ANCHOAS : nom mexicain du gingembre (amo- 
mum gingiber Linn. ). 


ANCHOV Y. Sloane, dans fon Hiffoire de la Ja- 
maique , donne ce nom à l'arbre connu des bota- 
nifles fous celui de grias. 


ANCHUSA. ( Voyez BUGLOSSE. ) 
ANCISTRE. Anciffrum. ( Voyez ACÈNE.) Ce 


genre, évidemment le même que l’acena, à pour 
caraëlère eflentiel : 


Un calice adhérent, à quatre lobes mucronés & 
réfléchis à leur fommes ; quatre pétales inférés à l'ori- 
fice du calice; deux , quatre ou cinq étamines ; ur 
JHgrmate en pinceau ; une femence enveloppée par Le 
calice , & pointes prefqu'épineufes. 


Obférvations. Ce genre a de grands rapports 
avec les poteriam & les fanguiforba. Les fleurs font 
réunies en épis ou en têtes globuleufes , hériflées 
de pointes prefqu’épineufes , recourbées en de- 
hors. Les feuilles font alternes, pétiolées , nom- 
breufes à la bafe des tiges, qu’elles enveloppent 
par imbrication par la bafe de leur pétiole. Ce 
pétiole fe dilate fouvent dans les feuilles cauli- 
naires en une membrane amplexicaule , qui fe 
divife enfuire en deux découpures quelquefois 
dentées , formant une forte de ftipule bifide. Ces 
feuilles font aîlées avzc une impaire ; les folioles 
fefiles ; l’impaire pétiolée; les extérieures oppo- 
fées & plas grandes ; les intérieures alternes, in- 
fenñblement plus petites ; un des côtés de leur 
bafe (ouvenc plus étroit. 


ESPÈCES. 


1. ANCISTRE à crochets. Anciffrum lappaceum. 
Ancifirum (acæna lappacen) , caule ere&o ; foliis 
impari-pinnatis; faliolis oblongis obovatifque;racemis 
paucifloris. 


ANC 


paucifloris. Ruiz & Pav. Flor. per, vol. 1. pag. 66. 
tab, 103. fig. A. — Vahl, Enum. Plant, vol. 1. 
pag. 293. 


Ses tiges font nombreufes, prefque ligneufes , 
médiocrement rameufes, hautes d’un pied, ve- 
lues , cylindriques; les feuilles nombreutes, com- 
pofées de quatre paires de folioles médiocrement 
pétiolées ; quelques-unes alternes, oblongues, 
profondément denti:s en fcie, velues, glabres 
dans les in“ividus cultivés. Les pédoncules font 
axillaires , quatre fois plus longs que les feuilles, 
cylindriques , foutenant cinq à f2pt fleurs en épi, 
En ti à la bafe de chaque pédicelle, une 

ractée lancéolée , entière ou trifide ; une ou deux 
autres vers le milieu du pédicelle. Le calice fe di- 
vife quelquefois en cinq lobes ovales, concaves ; 
les étamines au nombre de quatre ou cinq; le 
ftigmate pelté , finement lacinié. Le fruit eft ob- 
long , à trois ou quatre faces, hériflé de pointes 
crochues. 


Cette plante croît au Pérou, fur les roches 
arides & brülantes. B (Deféripe. ex Ruiz & Pav.) 


2. ANCISTRE alongée. Anciffrum elongatum. 


Anciffrum (acæna elongata), foliolis oblongis , 
ferratis , fubtùs pubefcentibus ; fpicis elongatis, fruc- 
zibus undiquè armatis , caule ereciufeulo. Wah], 
Evoum. Plant. vol. 1. pag. 293. — Linn. Mantiff. 
200. ( Voyez ACÆN A du Mexique, vol. 1. 
pag. 25.) 


3. ANCISTRE couchée. Anciffrum decumbens. 


Ancifirum {acæna lat=brofa), foliolis oblonpgis , 
incifis ; pedunculis fcapiformibus , fpicis elongatis, 
fruëtibus undique armatis , caulibus demerfis. Aiton , 
Hort. Kew. vol. 1. pa3. 16.— Lam. Illuftr. vol. 1. 
n°, 349. tab. 22. fig. 4. 


Ancifirum ( decumbens), foliis pinnatis, hirfuris; 
fruébibus tomentofis , glochidibus armatis, Thunb. 
Prodr. pag. G. 


* Agrimonia decumbens. Linn. f. Suppl. pag. 251. 


Ses tiges font longues d’un pied , ceuchées, 
prefque dépourvues de feuilles , très-fimples ; les 
feuilles radicales affez femblibles à celles de lar- 
gentine, compofées d’environ vingt folioles éga- 
les , légérement velues. Les découpures du calice 
font cotonneufes; l'ovaire velu , hériflé de pointes 
en crochet, ainfi que le fruit, qui eft une forte 
de drupe ; les femences lacuneufes. 


Cette plante croît au Cap de Bonne - Efpé- 
rance. % 

4. ANCISTRE pinnatifide. Anciftrum pinnati- 
fidum. 


Anciffrum (acæna pinnatifida), fcapis ereëitis, 
Botanique. Supplément. Tome 1. 


ANC x 45 
foliis impari-pinnatis ; foliolis obovatis , pinnetif- 
dis ; fpicis longis, interruptis. Ruiz & Pav. Flor. 
peruv. vol. 1. pag. 68. tab. 104. fig. B. 


8. Acena (pinnatifida), foliolis lineari-lanceola- 
tis, ferrato-incifis | fubpinnatifidis, fubtès hirfuris ; 
fricis cylindricis , caule ercdo. Vahl, Enum. Plant. 
vol. 1. pag. 294. 


Ses tiges font droites, très-fimples , flriées, 
cylindriques , pileufes à leur bafe, blanchâtres & 
très-velues à leur partie fupérieure ; les feuilles 
radicales nombreufes , ailées; deux inférieures 
caulinaires , deux autres fupérieures ; les termi- 
nales entières ; environ dix paires de folioles li- 
néaires-lancéolées ; les intérieures alternes , très- 
entières ; les extérieures oppofées, profondément 
dentées en fcie ou incifées, glabres en deflus, 
velues en deffous. La tige fe termine en un épi 
cylindrique , long d’un pouce & plus ; les fleurs 
inférieures fouvent diftantes ; les fruits hériflés de 
pointes en crochets. La variété g eft plus petite 
dans toutes fes parties. 


Cette plante croît au Chili, fur les collines, & 
la variété p au détroic de Magellan, où elle a été 
recueillie par Commerfon. (W. f.) 


$. ANCISTRE à feuilles d’argentine. Anciffrum 
anferinafolium. Lam. 


Anciffrum foliolis cuneiformibus , profurde ferra- 
cis , fubsds incanis ; capitulo globofo. Lam. Ill. r. 
n°. 345. tab. 22. fig. 1. — Forft. Gen. 4. tab. 2. 


Anciflrum driandrum. Forft. Prodr. n°. ÿ2. 
Ancifirum fanguiforbe. Linn. f. Suppl. pag. 89. 


Acana (fanguiforbæ) , foliis remotis ; foliolis 
cuneatis, ferratis, fubtès fericeis ; fpicis globofis, 
caule decumbente. Vahl, Enum. Plant. vol. 1. pag. 
149. ( Voyez ANCISTRE, vol. 1, pag, 148.) 


6. ANCISTRE rampante. Anciffrum repens. Vent. 


Anciffrum caulibus repentibus ; foliolis ovato-ob- 
longis, argute ferratis , lineatis ; capitulis globofis. 


Vent. Hort. Celf. pag. 6. tab. 6. 


Acana (ovalifolia) , coule repente, foliis impari- 
pinnatis ; foliolis ovalrbus, profundè ferratis, linea- 
tis,; fpicis globofis. Ruiz & Pav. Flor. per. vol. r. 
pag. 67. tab. 103. fig. C. 


Acana ovalifolia, foliolis oblongis fibcineatifque, 
fubiès villofis ; fpicis globoffs , caule repente. Vahl, 
Enum. Plant. voi. 1. pag. 295. 


Elle fe rapproche beaucoup de la précédente. 
Ses tiges font très-rameufes, pileufes, cylindri- 
ques ; les feuilles du bas nomb:eufes , compofées 
de quatre paires de folioles ovalés-oblongues , un 
peu cunéifoimes à leur bafe, denrées en fcie, 
glabres en deflus, plus pales & velues en deffous, 

Xx 


346 ANC 


ANC 


principalement fur leurs nervures. Les pédoncules ; deux folioles à fa partie fupérieure , portant quel- 


font axillaires & terminaux, velus, munis d'une 
ou de deux folioles à leur partie fupérieure 5 ils 
fupportent une petite têre de fleurs , pubefcente 
& blinchâtre ; chaque fleur accompagnée à fa 
bafe de deux braëtées linéaires. Le calice fe ter- 
mine par trois ou quatre pointes crochues. 


Certe plante croît au Pérou, dans les lieux hu- 
mides & ombrazés. On la cuitive au Jardin des 
Piantes de Paris. x (W. v.) 


7. ARCISTRE argentée. Arc'flrum argenteum. 


Anciffrm (acæra argentea), foliclis ovato-ob- 
lorgis, Jrratis , fabtis fericeis ÿ fricis g‘osofrs, caule 
repente. Vahi, Enum. Plant. vol. 1. pag. 295. — 
Ruiz & Pav. Flor. per. vol. 1. pag. 67. tab. 103. 
fi. B. 


Proguin. Feuill. Chili, vol. 3. pag. 55. tab, 4r. 


Ses r'ges fonc grêles, purpurines, cylindriquee, 
velues, très-rameules; fs rameaux longs de deux 
pied: ; fes fouilles compofées de trois ou quatre 


de folioles ; quelquefois une autre paire plus 
ice entre les dernières, ovales-oblengues, f-{- 
fes, glabres & luffanres en deffus, fuoyeufes & 
en deffous. Les pédoncules font foli- 
taires, axilaires & term'naux , une fois plus longs 
que les feuilles, cylind:iques, blancharres, ve- 
lus, accompagnés de deux eu trois folio'es al- 
terues, tifiles , fourenanc une têre de fleurs ar- 
rondie ; deux braëtées linéaires à la bafe de chaque 
fleur. Les calices font tétragones , furmontés de 
deux, tscis ou quatre pointes épineufes; es pé- 
tales velus en dehors ; les éramines au nombre de 
deux, quelquefois de quatre. 


mides. % (Defcripe. ex Ruiz & Pas.) 


$S. ANGISTRE luifante. Anciffrum lucidum. Lam. 


Ancifirum feliolis minimis, bipartitis, acutis, 
fucernè niridis ; fricä ovatä, calicièus mucticis. Lam. 
ji. vol. 1. n°. 347. tao. 22. fig. 3. — Air. Hort. 
Kew. vol. 1. pag. 15. 


Acana (lucida}), foliis tri-quinquepartitis ; laci- 
niis linearibus, fabrus villofis ; fpicis oblongis , caule 
fabdemerfo. Vahl, Enuin. Plant. vol. 1. pag. 296. 


Cette plante a des tiges très-courtes, renver- 
fées ; elles portent plufieurs feuilles longues ce 
deux pouces , compofées de huït à neuf paires de 
folioles, longues d'environ trois lignes , un peu 
ovales ; f£s extérieures à cinq dents profondes ; 
l£s intérieures à deux eu trois découpures ; quel- 
ques unes entièms, glabres & luifantes en def- 
fus, un peu 1éfléchies à leurs bords, un peu b'an- 
châtres, velies en d:ffeus , terminées par quel- 
ques poils Le pédoncule eft-cylindrique, velu, 
long de trois pouces , fouvent muni d'ure ou de 


| 
Cette plante croit au Chili, dans les lieux hu- 


ques fleurs dans leurs aiflelles. Les épis font ova- 
les, plus ou moins grêles, à peine longs d'un 
demi-pouce ; les calices piieux , à quatre pointes, 
mutiques dans les individus culuivés ; les pétales 
oblongs , pileux en dehors. 


Cette plante croît aux îles Malouines. (W. f. 
in herb. J:ff.) 


9. ANCISTRE trifide. Anciffrum tr'fidunt. 


Anciflrum (acæna trifila), comento-canefcens , 
foliolis cuneiformibus , tri-quinquefidifque ; fpicis glo- 
bofis , caule ereëlo. Vahl, Enum. Plant. vol. 1. 
pag. 296. — Fior. per. vol. 1. pag. 67. tab. 104. 
fis. C. 


Toute la plante eft couverte ‘d’un duvet to- 
menteux. Ses racines produifent plufieurs tiges 
droites, inégales, longues d’environ un pied, cy- 
lindriques, légérement flexueufes, un peu ftriées ; 
les feuilles compofées de fept à huit paires de fo- 
lioles curéiformes, à trois ou à cinq découpures ; 
ls inférieures prefqu’entières. Les fleurs font 
réunies, à l'extréinité d’un pédoncule terminal, 
en une ou deux rêtes feffiles ; chaque fleur accom- 
pagnée d'une feule braétée linéaire. Le calice fe 
divife fouvent en cinq lobes. Ses étamines varient 
de deux à ciuq. Les fruits font ovales, velus , à 
quitre ou cinq angles, terminés par autant de 
pointes crochues. 


Cette plante croit dans les pâturages & fur les 
collines , au Chili. 2 (Defcripe. ex Ruiz & Pav.) 


10. ANCISTRE de Magellan. Ancifirum magel- 
lanicum. Lam. 


Ancifirum foliolis ovatis, incifo - pinnatifidis : 
e ( El > | P 5 
fpicä capitato -globofä. Lam. liluftr. vol. 1. n°. 346. 
Tab: 2241f9.2: 


Acana (mageïlanica}), fodiis oovatis, ferrato- 
incifis , crifidis , fubibs canefcentibus ; fpicis globofis; 
caule ereëto, glabro. Vahi, Enum. Plant. vol. 1. 
paz. 297. 


On la diftingue de la précédente par fes tiges 
glabres, par fes rameaux enveloppés, par les 
gaines des feuilles , par les feuilles caulinaires 
plus rapprochées, & par fs bractées glabres. 
C'eft un petit arbufle, dont les riges font baffes , 
à peine hautes de trois à quatre pouces, glabres, 
rameules, fouvent un peu blanchâtres à leur par- 
tie fupérieure ; les feuilles fituées vers l'extrémité 
des rameaux, compofées de cinq à fix paires de 
folioles, longues d'environ trois lignes, ovales, 
un peu blanchätres en defous, glabres en deffus ; 
les unes à dentelures profondes, prefque pinna- 
tifides ; d'autres à trois dents , quelques-ures en- 
tières. Le pédencule eft droit, de ceuleur pur- 
purine, plicé dans les aiffelles d:s feuil'es fupé- 


ANUC 


rieures , un seu velu vers fon fommet, foutenant 
un petit epi globuleux. 


Cette rlante a été recueillie par Commerfon au 


dérroit di Magellan, D (4. fe in herb. Ju.) 


11. ANCISTRE afcendante. Anciffrum adfcendens. 


Ancifirum (acæna adfcendlens }), fo/iolis oôlongis 
oboverifque , ferratis, gladriufculis ; fpisis glohofis , 
caule zecumbente. Vah], Enum. Plant. vol. 1. p. 297. 


Anciffrum magellanicum , Var. B, foliolis latio- 
ribus, ferrecis. Lam. |. c. 


Cette plante, d’après M. Vahl, paroir devoir 
conftituer une efpèce d'flinéte. Ses vies font gla- 
bres, cylinuriques, ffriées, hautes de trois pou- 
ces ; les feuilles compofées de cina à fept paires 
de tolioles oppofées ou alterres , veinées, un peu 
pileufes fur l£ur principale nervuie, à dentelures 
obtufcs. Le pédoncule eft terminal ; il fupporte 
une tête de fleurs de la groffcur d’une cerife. 
Leur calice eft terminé par quatre pointes épi- 
neufes. 


Cette plante à été recueillie par Commerfon au 
détroit de Mag-lian. (Deferipe. ex Vekl.) 


FER s 


12. ANCISTRE à épi 


lindrijtachium. 


Ancifirum (acæn: cylndriflichia), foliolis ob- 
longis , ferraris, fubrüs fericeis ; pedunculis fcopi- 
formibus, fbicis cylindricis, caulisus demerffs: Vahl,, 
Escum. flant. vol. 1. pag. 297. — Ruiz & Pay. 
Flor. per. vol. 1. pag. 68. tab. 104. fig. A. 


cylindrique. Anciffrum cy- 


Toute la plante elt couverte de poils tomen- 
teux & foyeux. S:s tiges font couchés; fes feuil- 
les radicales nombreufes, compofées de cix à onze 
paires de foliolës fefhies , obloneues, obtufes, 
piiiféis, nerveutes à leurs deux fices , blanches 
& argertées en deffous : il s'élève plufeurs pé- 
doncules d’un à trois pouces , garnis de deux à 
cinq folioles diltantes , fimples, dentées en tie, 
fout#rant un épi cylindrique , long d'environ un 
demi-pouce ; trois biaéties linéaires à la bafe de 
chaque fl ur. Les découpures du calice font ob- 
longues , étalées , ftriées, purpurin£s en dedans; 
deux éramines. Le fruit -‘t tétragone, ovale, fou- 
vent à une feule loge, quelqu: fois à deux, fur- 
monté de quatre pointes recourbées. 


Cette plante croît au Pérou. # (Diférire. ex 
Ruiz & Pav.) 
13. ANCISTRE naine. Ancifirem pumilum. 


Anciffrum (acæna pumila), fo/iolis oval.bus, 
ferratis , glaberrimis , fuprè nitidis ; pedunculis fca- 
rifermibus , fpicis teretibus, caule demerfo. Vahl, 
Eoum. Plant. vol. 1. pag. 298. 


Ses tiges font à pzine hautes d’un pouce, gar- 


: ; 
AND 37 
n'es à leur partie fupéri-ure de feuilles longues 
de trois pouces , compofées d'environ douze pai- 
res de folioies , à peine plus grandes que celles du 
ferpollet, ovales, uès-grandes, luifantes en def- 
fus ; veines, à dentelures obtufes , treis d’un 
côté , deux de l’autre. Le pédoncule eft long de 
trois pouces, glabre , pourpre , blanchôtre, velu 
vers fon fommet, muni de deux ou trois folioles 
p'nnées ; les inférieures oÿpofées ; terminé par 
un épi cylindrique , accompagüé de braétées li- 
néaires ; les fruits hériffés de pointes. 


Cette plante croit au détroit de Magelin, 
LES : = ee 
d'où elle à été envoyée par Commerfon. # (Heré. 


I.) 

14. ANCISTRE bleue, Anciffrum barbatum. Lam. 

Ancijfrum foliolis Lireari-fubulatis , apice barta- 
tis ; furisus axillaribus. Lam. Il. vol. t. pag. 77. 
n°. 348. 

Empetrum pirnerum. Vam. Diét. n°. 3. ( Voyez 
CAMARINE pinnée, n°. 3.) 


ANCISTRUM. ( Veyez ANCISTRE. 


ANCOLIE. Aquileoia. Nous n'avons d'autre 
efpèce à réunir à ce genre que l'ANCOLIE à fleurs 
vertes , d'Aiton (aquilegia viridiflora), dont les 
fleurs font remarquables par leur couleur verte, 
ayant leur cornet droit , un peu recourbé & ren- 
f£ à fon fommet. Les étamines font à peine égales 
à la longueur de la corol'e ; la lame des pétales 
marquée de rides. Quelquefois le cernec pr.nd 
une couleur bleuatre. 


Cette plante croît en Sibérie; elle eft caracté- 
rifée ainfi qu'il fuit : 

Aquilegia (viidiflora ), reélariis reétis ; apice 
incrojfuto , fubinflexo ; flaminious corollam fubequan- 
tous. Aiton , Hort. Kew. 2. pag. 248. — Pallas, 
AËt. Petrop. 1779 pag. 260. tab. 11. — Murr. 
Conim. Gœtt. 1780. pag. 8. tab.-2. — Jacq. Icon. 
Rar. 1. tab. 102, & Culleét. 1, pag. 35. — Retz, 
Obferv. 3. pag. 34. 


ANCOLIE vu'gaire. Aouilegia vulgaris. Lans. 
( Voyez 111. tab. 488. fig. 1 & 2.) 


ANDARA : nom que porte à Cei!an le mimofz 
cinereu Lina., très-bieu figarée dans Burman, The- 
faur. zeylan. tab. 2. 


ANDARÈSE. Premna. On attribuoit au premna 
un fruit compofé de quatre noyaux monofper- 
mes, renfermés dans un brou ; mais, fuivant 
Gærcner , ces noyaux font réunis en un feul, à 
quatre loges ; ce qui diflingue mieux ce genre du 
cullicarpe. Wilidencw y rapporte le cornutia co- 
rymbofa Lam., nommé depuis, par le même au- 
teur, callicarpa lanata. I] faut encore y rapporter, 
d'après M. de Jufeu, le cycharexylum melanocar- 

Xx 2 


543 AND 


dium de Swartz, qui a de même le noyau à quatre 
loges, & qui s'éloigne du cycherexylum , tant par 
ce caractère que par fes fleurs difofées en co- 
rymbe, & non en épi. Ainfi, les efpèces à ajouter 
à ce genre feront : 


x gas / . 
1. ANDARÈSE réticulée. Premna reticulata. 


Juff. 


54 < ; 
Premna foliis Jubrs venofis ; reticulatis ; floribus 
paniculatis , ramis terragonis. 


Cytharexylum menalocardium. Swartz , Prodr.or. 
& Flor. Ind. occid. 2. pag. 1046. 


Cychärexylam paniculatum. Gærtn. de Fruct. & 
Sem. 1. pag. 270. tab. 56. 


Cytrarexylum foliis rugofis , ovatis , oppofitis ; 
petiolis geniculatis , racemis terminalibus | calice 


guadrifido. Brown, Jam. pag. 265. 


; Arbre d'une médiocre grandeur, dontle tronc, 
épais d'environ fix pouces , fe divife en rameaux 
tétragones , cannelés , blanchâtres, garnis de feuil- 
les pétiolées , oppolées , ovales-oblongues , acu- 
minées à leur foinmet, longues de cinq à fix pou- 
ces, entitres ou queljuefois fin2menc crénelées, 
un peu ridées, glabres, nerveufes en deflus, ru- 
des, un peu tomenteufes, cendrées & à veinules 
réticulées en deffous; les pétioles pubefcens, longs 
d'un à deux pouces. Les fleurs fonc difoofées en 
une panicule terminale & axillaire, à ramifications 
oppoiées, plus courtes que les feuilles. Le calice 
elt petit, d'un blanc-jaunâtre , à quatre dents; la 
corollé régulière; fon tube de la longueur du ca- 
lice ; le limbe à quatre découpures petites, égales, 
étalées ; les étamines à peine plus longues que la 
corol.e ; le ftyle bide à fon fommet ; les fligmates 
réfléchis. Le fruit eft une baie arrondie, de la 
grofieur d'un grain de poivre, rougeatre , conte- 
pant un noyau divifé en quacre loges. 


Cette plante croit à la Jamzique , au milieu des 
champs. Ph 


2. ANDARÈSE jaunâtre. Premna flavefcens. Juif. 


Premna tomentofa, flavefcens , foliis ovato lan- 
ceolaris , integerrimis ; paniculä trichotomä. Perf. 
Synopf. 1. pag. 143. — Jufl, Annal. Muf. Parif. 
vol. 7. pag. 77. 

Atbriffeau dont les rameaux , les feuilles & les 
panicu'es font chargés d’un duvet tomenteux & 
Jaunatre; les feuilles pétiolées, ovales-lancéolées, 
très-entières à leurs bords. Les fleurs font petites, 
difpofées en panicule dans l’aifelle des feuilles, 
vers le fonimet des rameaux ; les ramifications tri- 
chotomes. Le fruit eft un drupe prefque fec ,'di- 
vifé en quatre loges, à quatre femences, dont 
plufieurs avortent fréquemment. 


Cette plante croît fur les rivages du Coroman- 


del. b (7.f.) 


3. ANDARÈSE verticille. Premna verticillata. 


Premna foliis ovatis, longe acuminatis, fupra 
venofo-reticulatis , fubtàs nervojis, utrinque glabris ; 
ramis panicula verticillatis. (N.) 


Ses tiges font lisneufes ; fes rameaux garnis de 
feuilles pétiolées, ovales, prefqu’en cœur, lon- 
gues de trois à quatre pouces, larges de deux 
pouces & plus, membraneufes, entières, glabres 
à leurs deux faces , prefque luifantes, veinées & 
finement rériculées en defflus, plus pâles & ner- 
veufes en deflous, acuminées à leur fommet, élar- 
gies & arrondies à leur bafe; les pétioles longs 
d’un pouce, prefque cylindriques, un peu pubef 
cens. Les fleurs font difpofé:s en une panicule 
droite , rameufe ; les rameaux oppofés & verti- 
cillés, plifisurs fois ramifiés ; les pédicelles très- 
courts ; les fruits globuleux , de la grofieur d'un 
petit grain de poivre. 


Cette plante croît dans l’Inde.? P (7. f. in herb. 
Dafau)) 


4: ANDARÈSE à feuilles entières, n°. 1. Premna 
integrifolia. Linn. — Lam. Il]. tab. f43. 


ANDiRA. ( Voyez ANGELIN.) 


ANDRACHNE à feuilles detélèphe. Andrachne 
celephioides. Linn. — Lam. Ill. tab. 797. 


ANDRÉE. Andrea. Genre de plantes de la fa- 
mille des moufles, que M. Palifot-Beauvois place, 
d’après fa méthode, dans la feétion des apogones, 
& qui d’abotd avoit été confondu par Dillenius & 
Linné avec les jungermanes. 


La coiffe eft campaniforme , & ne couvre que le 
fommet d2 l’urne ou capfule. Celle-ci eft pédoncu- 
lée, ovale, alongée; elle fe divife en quatre feg- 
mens égaux, attachss par le fommet à l’opercule, 
& par la bafe à us gorflement qui reffemble à une 
petite capfule. Ces fegmens ne font que s'ouvrir 
& fe plier fur eux-mêmes, pour laiffer un pañlage 
libre aux poufñères & aux femences. Les feuiltes 
du périchet font très longues, au nombre de trois 
à cing, & couvrent les pédoncules fouvent en 
entier. 


L'ouverture de la capfule en quatre valves ref- 
femble parfaitement à celle d’un jongermane; ce 
qui a caufé l'erreur de Dillenius & de Linné. 
Érhrharc, Hedwig & Hoffman ont reconnu l’exif- 
tence de l’opercule & de la coiffe dans ces plan- 
tes, & ont ainfi reconnu qu’elles devoient appar- 
tenir à la famille des moufles. Les fleurs mâles fonc 
encore inconnues. 


Ce genre fe compofe de deux efpèces de jon- 
germanes , décrites n°. 26 & n°. 28. La première 
prend le nom d’ardraa rupefiris. Hedw. Spec. 47» 


AND 


tab. 7, fig. 25; & la feconde, celui d’andrea alpina. 
Hedw. Spec. 49. = 
ANDREUSIE. Andreufia. Genre de plantes di- 
cotylédones, à fleurs complètes, monopétalées, 
régulières, de la famille des plaqueminiers , qui 
comprend des arbuftes exotiques à l’Europe, à 
feuilles glabres , alternes , à fleurs axillaires. 


Le caractère eflentiel de ce genre eft d’avoir : 


Un calice perfifant, à cinq découpures ; une corolle 
en foucoupe ; sing étamines ; un ovatre libre ; un ffyle; 
un drupe , contenant un noyau à quatre loges mono- 
Jpermes. 


CARACTÈRE GÉNÉRIQUE. 
Chaque fleur offre : 


1°. Un calice d’une feule pièce, perfiftant, divifé 
en cinq découpures profondes. 


2°, Une corolle monopérale , hypocratériforme, 
attachée au fond du calice ; le tube cylindrique ; 
l'orifice fermé par des poils; le limbe étalé, à 
cinq lobes. 


3°. Cinq étamines inférées vers le milieu du tube; 
les filamens fubulés , foutenant des anthères vacil- 
lantes , échancrées à leur bafe , s’ouvrant latéra- 
lement. 


4°. Un ovaire libre , ovale, furmonté d’un ftyle 
de la longueur des étimines, terminé par un fig- 
mate concave x dilaté. 


Le fruit confifte en un drupe ovale, entouré par 
le calice, contenant un noyau offeux, divilé en 
quatre loges; une feule femence dans chaque 
loge. 


Obfirvations. M. Ventenat a donné à ce genre 
le nom d’andreufia, qu'il a cru devoir fubftituer à 
celui de pogonia , employé d’abord par Andrews, 
mais qui l’avoit été déjà par M. de Jufieu pour 
défigner un genre de la famille des orchidées. 


ESPÈCES. 


1. ANDREUSIE glabre. Andreufia glabra. Vent. 


Andreufia ramis eretis , levibus; foliis oveli-lan- 
ceolatis , floribus pendulis. Vent. Jard. de la Malm. 
pag. 108. tab. 108. 


Pogonia (glabra}), folits elliprico-lanceolutis , 
glabris ; floribus pendulis , minutis, albis. Andrew. 


Bot. Repof. tab. 283. 


Arbriffeau dont le por quelque reffemblance 
avec celui d’un laurier, & ‘ s’élève à la hauteur 
de trois ou quatre pieds fur tige droite, cylin- 
drique , divifée en rameaux alternes, peu ouverts, 


articulés au point de leur infertion, garnis de 


D 


AND 
feuilles glabres, alternes , pétiolées, ovales-lan- 
céolées, luifantes, d’un vert-foncé , parfemées 
en deffous, lorfqu’on les obferve à la loupe , de 
petits points blanchâtres ; les pétioles articulés. 


549 


Les fleurs font blanchâtres, pendantes, d’une 
grandeur médiocre, axillaires, rarement folitai- 
res, fourenues par des pédoncules fimples, cylin- 
driques, uniflores, plus longs que les périoles, 
Leur calice eft glabre , à cinq découpures pro- 
fondes , droites , linéaires, aiguës; la corolle hy- 
pocratériforme, une fois plus longue que le ca- 
lice, pubefcente à l'intérieur; le rube cylindrique, 
de la longueur du calice; l’onfice fermé par des 
poils; le imbe divifé en cina lobes ovales-arron- 
dis , très-entiers ; les étamines de la longueur du 
tube ; l'ovaire ovale, comprimé, d’un vert-pâle : 
il lui fuccède un drupe enveloppé par le calice 
perfiflant, contenant un noyau offeux, à quatre 
loges monofperines. 


Cette plante croit à la Nouvelle-Hollande ; elle 
fleurit au commencement du printems, & pafle 
l'hiver dans l’orangerie. Ph (Defcripr. ex Vent.) 


2. ANDREUSIE rabattue. Audreufia debilis. 
Vent. 

Andreufia ramis decumbentibus ; glandulofis; foliis 
lanceolatis , floribus ereëtis, Vent. Jard. de ia Malm. 
pag, 108. 

Pogonia (debilis), foliis lanceolatis , apicibus 
Jubferrulatis ; diffichis ; florihus folitariis, axillari- 
bus, caruleis ; cortice fcabrofe. Andr. Repof. Bot. 
tab. 212. 


Ses tiges font farmenteufes, divifées en ra- 
meaux foibles, rabattus, couverts d’une écorce 
glanduleufe, raboteufe; garnis de feuilles alter- 
nes, pétiolées , prefque difpofées fur deux rangs, 
lancéolées , glabres à leurs deux faces , entières, 
un peu dentées en fcie vers leur fommet. Les fleurs 
fonc bleues, folitaires, redreflées , pédonculées, 
fituéess dans l’aiffelle des feuilles. 


Cette plante croît dans la Nouvelle-Hollande , 
aux environs du port Jackfon. B 


ANDROGYNETTE. Srachyeynandrum. Genre 
de plantes cryprogames , de la famille des lyco- 
podes , étebli par M. Palifor-Beauvois, dont le 
caractère eflentiel eft d'avoir : 


Les fleurs mâles portées fur un épi chargé de brac- 
tées colorées comme les feuilles, & au bas de ce méme 
épi une fleur femeile. 


Les fleurs mâles font compofées de braétées lan- 
céolées, ovales, très-aigués, finement dentées en 
fcie , fous chacune defquelles fe trouve , comme 
dans prefque tous les l;copodes , une anthère fef- 
file, bivalve, réniforme, contenant un amas de 


AND 


7 + 
92929 


AND 


oufGère jaune très-inflammable, & impénétrable ! pinnacis ; foliis alternis, oblongis , apice ferrulatis ; 
; t ca 5 "gts , a} ; ; 


à l'eau. 

La fleur femeile eft coxpofée de quâtre ou cinq 
foliolis calicinales, lancéolées, aiguës , finement 
dertées en fcie plus longues au 


e l:s bractées des 
fleurs mâles. Ces tolioles envelpoent une capfule 
à une feule loge , à trois valves prefqu'ovales, 
obtufes, contenant ordinairè#ient trois femences 
fphériques, blanches, & remplies d’une fubitance 
gélatineufe. La plupart des efpèces de ce genre ont 
les feuilles placées fur deux rangs, & natlent dans 
les climats chauds, fous la zône vorriie. C£s ef- 
pèces évoient pour la plupart renfermées parmi les 
lycopodium de Linné. 


Celles que M. Palifot-Beauvois y rapporte, 
ont : le /ycopodium rupefire—alpinum—flaiellatun 
—plumofum—canaliculium—circinnale —verticilla 
tum— fanguinolentum Lino. — ciliare—myrthifolium 
—japonicum Gmel. — pennifirme Lam. — porelloi- 
des Lam. — proniflorum Lam. — oraitopouioides 
Lam. — /evisatim Lam. — oëliquum. Magaz. En- 
cyck: no. 20. 


s 


La plupart de ces efpèces on: été décrites à 
l'article LyYcorope. M. de Beauvois y ajoute les 
fuivartes : 


1. ANDROGYNETTE amplexicaule. Srachygynan- 
drum amplexifolium. Pai.-Beauv. 


Srachygynandrum foliis diflichè imbricatis, am- 

YE) : ; 
Lexicau!ious. Dillen. tab. 66. hi. 9. 

P 5 


Cette efpèce eft très-reconnoiffible par fes 
feuilles, fi f.rrées contre les tiges, qu'elles pa- 
roiffenc amplexicaules, & fi rapprochées entr'elles 
au fommet des rameaux , qu’elles feinblenr perto- 
liées. Elle croit dans les Indes orientales. (Purifor- 
Bésuvois.) 


2. ANDROGYNEITE obtule. Stachygynandrum 
obtufum. 


Srachygynandrum caule repen'e, rimofo; ramis 
ramofis ; ramulis dichotomis , fpaciferis ; fricis bre- 
vibus ; braëteis bafi rotundatis, apice acuminatis, 
margine fibincegris ; fodiis difichis , minute ferratis, 
oorufis. Palif.-Beauv. Ærheog. pag. 113. 


Cette efpèce, recueillie à l’Ile-de-France par 
M. Bory-Saini- Vincent, a des tiges rampartes & 
rameufes. Ses rameaux font dichoromes, fuurenant 
des épis courts, accompagnés de braétées arron- 
dies à leur bafe , acuminées à leur fommet, pref- 
qu’entières à leur bafe ; les feuill:s difpofées fur 
deux rangs, finement denticulées , obtufes à leur 
extrémité. 


3. ANDROGYNETTE grimpante. Srachygyzan- 
drum fcandens, 


Srachygyrandrum caule volubili, ramofo ; ramis 


fpicis terminalisus. Palif.-Beauv. Eloi. d'Owar. pag. 


10. tab. 7. 


Cetre belle efpèce s'élève, en tournant autour 
des plus gros arbres , à la hauteur de tro s au qui- 
tre pieds. Eile s’en diltingue par fes tiges grim- 
pantes, raveufes; par fes rameaux alternes, évalés 
en forme d’aile, affez femblables à ccux d’une 
fougère , garnis de feuilles altern:s, oblongues, 
difpolées {ur deux rangs, un peu denticulées vers 
leur fommer. Des ftipuies ou folioles plus petites, 
imbriquées , règnent le long dès côtes. Les épis 
font fefhies & terminaux. 


3 


Cette plante croit dans le royaume d'Oware. 


( Pal.-Beauv.) 


ANDRIALE. Andryala. Ce genre, telque Linné 
l'avoir établi, éroit compofe d’efpèces qui, par 
leur port & leur rapproch2ment, en formoient un 
genre affez naturel; mais on a remarqué que quel- 
ques efpèces avoient, outre le réceptacle velu, 
quelques paillettes aux bords de ce réceptacle, 
l'aigrette pileufe , nulle à la circonférence , & 
l'on s’eit dès-lors empreflé de les fcparer des an- 
driales, & d'en former un gsnre particulier, 
d bord fous le nom de Vo:GriA , ge l’on auroît 
dû au moins conferver, mais auquel, pour aider 
à embrouiller un peu plus la nomenclature de la 
fcisnce , on a fubftitué celui de roria. Ce der- 
nier nom a été employé par M. de Lamarck pour 
un autre genre. ( Voyez VoicriA & RoTHis.) 
Les efpèces qui appartiennent aux vo'gtia font : 


1. ANDRIALE à corymbes. Andrya!a corÿymbofa. 
Lam. 


Andryala (integrifolia , variété æ) , foliis infe- 
rioribus runcinatis, fuperioribus ovato-oblongis , to= 
mentofis. Linn. Syft. veget. 650. — Ill. tab 657. 
fig. 2. — Gærtn. de Fruét. & Sem. tab. 158. 

Andryala lanata. Villars, Dauph. 3. pag. 65. 

Andryala parvifora , var. «. Lam. Flor. franc. 2. 
pag. 117. 

Rothia ruñcinata. Wii, Spec. 3. pag. 1611. — 
Roth. Caraieët. bot. 1. pag. 107. 

2. ANDRIALS laciniée. Andryala laciniata, Lam. 
lil, tab. 657. fig. 3. 


 Andryala integrifolia, var. 8. Linn. Syft. veget. 
pag: 600. 


Andryala frnuata. Linn. Spec. 1137. 


Andryala lyrata, Pourret, Aét ‘Tolof. 3. pag. 
3C8. 


Andryala parvifiora , var. 8. Lam, Fior, franc. 2. 
pag. 117 


+ 


AND 


Rothia cheiranthifolia. Wiliden. Spec. Plant. 
vol. 3. pag. 1611. — Roth. Catalect. bot. 1. pag. 
10$1I. 


Obfervations. Nous avons fait mention du rorhia 
andryaloides, Willden. 3, pag. 1611, à l’articlè 
voigtie romenteufe. Les efpèces fuivantes appar- 
tiennent aux véritables andryala. 


3. ANDRIALE de Ragule , n°. 2. Andryala ra- 
g'fira. Linn. 


4. ANDRIALE glanduleufe, n°. $. Andryala 
glandulofa. Lam. 1]. tab. 157. fig. 1. 


Andryala ( cheïranthifolia ) , foliis runcinaurs ; 
fummis lanceolacis, integris ÿ willo glandulifiro. 
Lhérir. Srirp. pag. 35. tab. 18. — Aït. Hort. 


Kew. 3. pag. 129. — Willden. Spec. Plant. 3. 
pag. 1609. 


Andryala tomentofa. Scopol. Infub. 2. pag. 12. 
tab. 6. 


$: ANDRIALE à tige nue. Andryala rudicaulis. 
Lim. 


Andryala nemaufenfis. Villars, Dauph. 3. pag. 
GG. tab. 26. 


Crepis nemaufenfis. Gouan, Illufir. 6o.— Allion. 
Pedem. n°. 8c9. tab. 75. fig. 1. — Willden. Spec. 


3. pag. 1592. 
An hieracium fan&um ?-Linn. Spec. Plant. pag. 
1127. 


8. Eadem, caule ramofifimo , multiforo , fub- 
folivfo. Decand. Fior. franç. 4. pag. 36. 


Elle paroît fe rapprocher un peu des rothia 
( voigtia ). Les femences, placées à la circonté- 
rence des fleurs, font enveloppées par les fo- 
lioles du calice , en forme de paillettes ; elles 
font quelquefois dépourvues d’aigrettes. Dans 
quelques individus , les riges, au lieu d'être fim- 
piles, fe divifent en deux ou trois rameaux ; 
quelquefcis elle-fe ramifie au point de porter dix 
à douze fleurs, & alors elle offre quelques feuilles 
éparfes çà & Jà fur la tige. ( Decana. ) 


6. ANDRIALE noirâtre. Andryala nigricuns. 
Poir. 


Andryala foliis inferioribus lyrato-pinnatis 5! Fer 
dunculis ramofis | tomento fuperiorum partium ni- 
gricante. Poir. Voyag. en Barb. vol. 2. pag. 228: 


Anrdryala foliis pinnatifido-lyratis ; floribus co- 
rymbofs , aggregatis ; pedunculis calicioufque vitlo- 
fc-vifcidis. D:sfontaines , Flor. atlant. vol. 2. 
pag- 276. 

Toute la plante a un afpe@ noirâtre. Ses tices 
font droites , hautes de deux à trois pieds, légé- 


y 
AND 951 
rement ftriéss, très-rameufes , quelquefois pref- 
que fimples, pubefcentes , chargées, à leur partie 
fupérieure, de poils glanduleux & vifqueux. Les 
feuilles font pétiolées, glabres ou à peine pubef- 
centes, profondément pinnatifides ; les décou- 
pures linéaires, lancéolées, un peu obrufes, en- 
tières , rarement denticulées; le Jobe terminal 
plus grand. Les fleurs forment un corymbe ter- 
minal. Les pédoncules font velus & rameux, ac- 
compagnés à leur bafe d’üne foliole linéaire , fu- 
bulée. Le calice eft d’un brun-noïrâtre , velu, 
cylindrique ; fes écailles fubulées , difpotées fur 
deux rangs ; les fcmences brunes , oblongues, 
petites ; l’aigrette feffile, fimple , blanchatre, 
veiue; le réceptacle pubefcent & velu. 4 


J'ai découvert cette plante en Barbarie, dans 
les environs de Lacalle. ( FW.v.) 


7. ANDRIALE pinnatifide. Andryala pinnatifida. 
Ait. 


Andryala foliis tomentofis, pinnatifidis ; calicibus 
tomentoÿrs , pilofis ; pidis rigidiufcuiis. Aït. Horït. 
Kew. vol. 3. pag. 129. 


«. Andryala foliis pinnatfidis ; pinris d'flanti- 
bus, dentatis. Aït. |. c. 


8. Andryala foliis profunde pinnatifidis ; pinnis 
brevibus, integres. Ait. 1. c. 


Ses tiges fe divifent en ramsaux garnis de 
feuilles alternes , pétiolées, romenteufes & pin- 
patifides; les pinnules font diftantes A dentées 
dans la variété 8 ; elles font profondes, courtes 
& entières dans la variété 8; les calices tomen- 
teux, chargés de poils roides. La première croit 
à Madère, la feconde aux Canaries.  ( ./f.) 


8. ANDRIALE à feuilles de bacile 


. Aridryala 
crithmifolia. Aït. 


Andryala foliis pinnatis , linearibus | tomentofis, 
Ait. Hort. Kew. vol. 3. pag. 129. 


Dans cette efpèce, les feuilles font ailées & 
non pinnatifides , compolées de folioles linéaires, 
tomenreufes ; elles refflemblent à celles du eric 
mu, 


Cette plante croit à l’ile de Madère. 


ANDROMÈDE. Andromeda. Une fuite de jolis 
arbuites, qui s'élèvent graduellement jufqu'à la 
hauteur des arbres de m£üiocre grandeur, com- 
pofe le genre des andromèdes. Nées la plupart 
dans les contrées du Nord, fur des roches ftériles, 
les unes habitent le fommet des hautes montagnes, 
& , femblables aux autres plantes alvines, elles 
nous étonnent par leur peritefle, par la dé'icatelle 
de leur feuillage, par la fingularité de leur port, 
qui les a fait comparer à certaines efpèces de 
mouffes, dont elles portent le nom, velles que 


at 


AND 


l'andromcda hyproides , lycopodioides, &c. Elles ont 
auf l'afpe& de quelques bruyères, avec lefquelles 
elles ont en effet une grande affinité; mais à me- 
fure qu'elles quitrencles hautes Alpes, & qu'elles 
defcendent fur les coteaux moins élevés ou dans 
les plaines, ces efpèces ont un afpect tout diffé- 
rent : 1} faut l'œil exercé du botanifte pour les 
reconnoïtre comme appartenant au même genre : 
elles prennent la forme de grands arbrifleaux. 
Leurs feuilles ne font plus ferrées , petites, imbri- 
quées; elles deviennent alternes, diftantes, pla- 
nes , ovales ou alongées, & s'afñilient avec les 
arboufiers, dont elles ne diffèrent que par leurs 
fruits : rels nous voyons les faules, pygmées fur les 
Alpes, ombrager dans les plaines, par leur cime 
rouffue , les bords des ruiflzaux. Quoique les an- 
dromèdes ne fe rencontrent la plupart que vers les 
cercles polaires , des voyageuis modernes en ont 
cependant découvert plufeurs belles efpèces fur 
ks montagnes des contrées équatoriales & auftra- 
les. Toutes brillent par leurs jolies fleurs & par un 
feuillage élégant; eiles font l’ornement de ces 
plages déferces & de ces roches arides, fur lef- 
quelles la nature les a fixees. L'idée de ces belles 
fleurs reléguées loin des plaines riantes, prefque 
folitaires fur une pierre nue & glacée, a rappelé 
à Linné l'image de la belle Andromède fur fon 
tocher; 1! leur en a donné le nom. On en cultive 
plufieurs efpèces dans nos jardins , que l’on tient 
à l'ombre & au nord, dans un terreau un peu 
humide. Quelques-unes confrrvent leurs feuilles 
toute l’année. Nous ne trouvons dans les Anciens 
aucune indication qui faffe foupçonner que la con- 
noiflance des andromèdes ait eu lieu parmi eux. 
Les botaniites qui en ont parlé avant Linné les pre- 
noient pour des bruyères, des arboufers ou des 
airelles, trompés par le port de quelques-unes & 
par les fleurs des autres, fans porter leur attention 
fur les autres parties de la fruétification. 


593 


1. ANDROMÈDE tétragone , n°. 1. Andromeda 
tetragona. Linn. — Pallas, Flor. roff. 2. pag. 56. 
tab. 73. fig. 4. 


2. ANDROMÈDE à feuilles de bruyère. Andro- 
meda ericoides. Pall. 


Andromeda foliis imbricatis , convexis, margine 
fetaceo-ciliatis ; pedunculis folitariis , axiilaribus ; 
corol!is plobofis. Wild. Spec. 2. pag. 608. — Pall. 
Flor. roff. 2. pag. $6. tab. 73. fig. 3. 


Ce petit arbufte a le port d’une bruyère ; il 
s'élève à la hauteur de dix à douze pouces, Ses 
tiges font droites , rameufes, revêtues d’une 
écorce grilâtre ; lés rameaux épars, prefque té- 
tragones ; les feuilles oppofées, ovales - obtu- 
fes , convexes, féracées & ciliées à leurs bords ; 
les cils rougeâtres ou couleur de rouille ; les 
fieurs pédonculées , foliraires , axillaires ; les pé- 
doncules couts, inclinés; le calice petit, verda- 


AND 


tre, à quatre divifions ; la corolle b'arche, glo- 


| buleufe ; fon limbe partagé en auatre lobes ar- 


qi © mo mr 


re = 


rondis, très-courts, réfléchis ; les étamines de 
huic à dix ; les anthères bifides ; l’ovaire globu- 
Jeux. Le fruit confifte en une capfule à quatre ou 
cinq loges ; autant de valves, contenant des fe- 
mences nombreufes , fort petites. 


Cette plante croit dans la Sibérie , fur les col- 
lines & les montagnes de la Daurie. B 


3. ANDROMÈDE de ftellère. Andromeda flelle- 
riana. 


Andromeda floribus terminalibus , fubfefilibus , 
cerruis; foliis ellipticis, confertis. Pall. Flor. roff. 
2. pag. 59. tab. 74. fig. 2. 


Erica fielleriana. Willd. Spec. 2. pag. 387. 


Cette efpèce, ainfi que la précédente, a de 
grands rapports avec les bruyères. Leurs divifions 
variant de quatre à cinq, & ce dernier nombre 
étanc le plus commun, elles femblent convenir 
davantage aux andromèdes. Celle-ci a fes tiges 
d’un brun-noirâtre , chargées de rameaux nom- 
breux, cylindriques, inclinés; les feuilles oppo- 
fées par paires ou ternées , prelque fefliles , rrès- 
rapprochées, oblongues, elliptiques. Les fleurs 
font terminales , prefque fefiles , rougeâtres, in- 
clinées ; le calice, ainfi que la corolle, à quatre 
ou cinq divifions ; celles de la coroile très-pro- 
fondes , ovales, concaves ; huit à dix étamines ; 
les anthères à deux pointes ; les caplules ovales, 
à cinq faces, à quatre ou cinq loges ; autant de 
valves. 


Cette plante croit au Kamtzchatka. 


41 ANDROMÈDE hypnoide, n°. 2. Andromeda 
hypnoides. Linn. — Willd. Spec. 2. pag. 608. 


$. ANDROMÈDE lycopode. Andromeda lycopo- 
dioides. Pall. 


Andromeda folits imbricatis, fubulatis, glabris ; 
peduncilis fubgeminatis , axillaribus ; coroilis cam- 
parulass. Willd. Spec. 2. pag. 608. — Pall. Flor. 
rofT. 2. pag, $5. tab. 73. fig. 1. — Gmel. Sibir. 4. 
pag: 130. tab. 57. fig. ir. 


Peu différente de la précédente , elle eft plus 
grande dans toutes fes parties ; elle reffemblé au 
lycopode , & forme des gazons rouffus. Ses tiges 
font étalées & rampantes; fes feuilles giabres, 
petites , imbriquées fur quatre rangs, en forme 
d’écailles fubulees ; fes fleurs blanches , folitaires 
où géminées ; les pédoncules droits , filiformes ; 
la corolie inclinée, campanulée , à cinq lobes ai- 
gus , très-ouverts; huit à dix étamines ; les an- 
thères rougeatres, bifides ; L£s capfules’ brunes , 
globuleufes , à cinq valves, s'oüvrant par le 
fommer. 

Cette 


AND 


Cette plante croît fur le penchant des monta- 
gnes, en Sibérie & au Kamtzchatka. 


6. ANDROMÈDE à fleurs bleues, n°. 3. Andro- 
meda cerulea. Linn. 


Andromeda taxifolia. Pall. Flor, roff. 2. pag. 54. 
tab. 72. fig. 2. 


Erica carulea. Willd. Spec. 2. pag. 387. 


7. ANDROMÈDE mufciforme, n°. 7. Andro- 
meda briantha. Linn. — Pallas, Flor. roff. tab. 74. 
£g. 1. j 


E'ica bryantha. Willden. Spec. 2. pag. 386. — 
Thunb. Monogr. de erica. 


8. ANDROMÈDE couchée. Andromeda prorata. 
Cavan. 


Andromeda caule frutico!o , humififo ; foliis ovato- 
acurts, glabris, fparfis, fuferratis ; pedunculis axil- 
larious, foliturtis. Cavan. Icon. Rar. 6. pag. 43. 
tab. 562. 


Ses riges font grêles, très-rameufes , étalées 
fur la terre, cylindriques, à peine longues d’un 
pied ; fes feuilles glibres, éparfes , un peu char- 
nues, petites , très-nombreufes, ovales, aiguës, 
longues d'environ deux lignes , larges d’une demi- 
ligne , vertes en deffus, veinées & de couleur de 
rouille en deffous, à peine denticulées à leurs 
bords , foutenues par des pétioles très-courts. Les 
fleurs font folitaires, axillaires ; les pédoncules 
fimples , uniflores, plus courts que les feuilles, 
accompagnés de deux écailles à leur bafe. Le ca- 
lice eft glabre , divifé jufqu’à fa moitié en cinq 
découpures ovales ; la corolle ovale-tubuleufe, 
de coul-ur rofe-clair; le limbe divifé en cinq lobes 
couts , ovales ; dix étamines ; les filamens un peu 
velus; les anthères à deux pointes ; la capfule un 
peu globuleule, à cinq cannelures. 


Cette plante croit fur les montagnes , au Pérou. 
D (Defcripr. ex Cavan.) = 


9. ANDROMÈDE à feuilles de camarine , n°. 4. 
Andromeda empetrifolia. Lam. — Commerf. Herb. 
— Wild. Spec. 2. pag. 609. 


D'après les obfervations faites par l’auteur de 
Jarcicle ANDROMÈDE , dans la nouvelle édition 
des arbres & arbultes de Duhamel, cette plante 
eft la même que l'arbutus pumila Fort. Elle doit 
être confervée dans ce dernier genre, ayant pour 
fruit une baïz fucculente, & non une capfule. 


10. ANDROMÈDE myrfine, n°. ç. Andromeda 
myrfinites. Lam. Il. Gen. tab. 365. fig. 2. 
Arbutus (microphylla), caule fruricofo ; foliis 
ovatis , ferratis | maticis ÿ pedunculis axillaribus , 
Botanique, Supplément. Tome I. 


AND 353. 


uniforis. Forft, Comm. Acad. GoϾtt. vol. 9. 1787. 
pag. 32.? 


11, ANDROMÈDE du Maryland, n°. 8. Andra- 
meda mariana. Linn. — Jacq. Ic. Rar, 2. tab 465, 
& Colleét. 2. pag. 326.— Duham. Arb. edit. nov. 
[. pag. 177. tab. 37. 


Cette efpèce varie dans la forme de fes feuilles, 
qui font tantôt ovales, tantôt plus alongées & 
oblongues. 


12. ANDROMÈDE ferrugineufe. Andromeda fer- 
ruginea. Aït. 


Andromeda pedunculis aggregatis , axillaribus ; 
corollis fubglobofis ; foliis ellipticts , tnregerrimis, 
[abs fquamofc-farinofis. Ait. Hort. Kew. 2. pag. 
67. — Vent. Hort. Malm. tab. 80. — Mich. Flor. 
boreal. Amer. 1. pag. 252. — Walth. Flor. carol. 


æ. Eadem (arborefcens), foliis confertioribus , 
revolutis | convexis ; floribus numerofs. Michaux, 
Ne: 

B. Eadem ( fruticofa Ÿ, ramis fepiës flexuofrs ; 
foliis diflenter alternis | acutioritus , planiufculis , 
fubiès prominulè reticulatis ; floribus pauciortbus. 


Mich. I. c. 


Ses tiges fe divifent en rameaux alternes, cylin- 
driques , revêtus d’une écorce brune , garnis de 
feuilles alrernes , pétiolées, ovales-lancéolées , 
aiguës ou un peu obtufes, très-entières, rétrécies 
en coin à leur bafe, d’un vert-foncé, prefaue gla- 
bres en deflus, parfemées en deffous de petires 
écailles pulvérulentes , de couleur de rouille , un 
peu velues fur leurs nervures & fur les jeunes 
pouffes , longues de deux à trois pouces ; les pé- 
tioles courts. Les fleurs font blanchätres , {ans 
odeur, axillaires , agrégées, foutenues par des 
pédoncules filiformes, longs de quatre à fix lign=s. 
Le calice eft pulvérulent , à cinq découpures ova- 
les , aiguës ; la corolle globuieufe , à cinq dents ; 
dix étamines une fois plus courtes qus la corolle; 
les filimens velus, fubulés. La capfule eft ovale, 
blanchâtre, à cinq faces, à cinq loges, à cinq 
valves ; les cloifons longitudinales , adhérentes au 
milieu des valves; les femences brunes , fort pe- 
tites , nombreufes. 


Cette plante, d’après Michaux, varie par fon 
port & par fa grandeur. Dans la première, #, fes 
tiges s'élèvent en arbre à la hauteur de douze à 

uinze pieds; elles font droites, prefque toujours 
Pnbléss fes rameaux nombreux, rapprochés en 
faifceaux ; les feuilles droites , nombreufes , rap- 
prochées des rameaux, en tuès- grand nombre. 
La variété 8 eft un arbufte à peine haut de deux 
ou trois pieds, dont les rameaux font écartés, 
lâches & divergens ; les feuilles moins nombreu- 
fes , formant avec la tige un angle très-ouvert; 
les fleurs rares, plus petites. | 

\4 


54 AND 

Cette plante eft originaire de l'Amérique fep- 
tentrionale. On Ja cultive dans Les jardins de l'Eu- 
rope, Ses fleurs fe montrent pendant tout l'été. h 


(Vu v.) 


13. ANDROMÈDE à feuilles de cafline. Andro- 
meda caffi:ejolia. Vent. 


ON 


Andromeda pedunculis aggregatis , corollis cam- 
panulatis ; foliis ovatis , dentatis, utrinquë glabris. 


Vent. Hort. Celf. pag. 6o. tab. Go. 


Andromeda ( fpeciofa , var. #, nitida). Mich. 
Flor. boreal. Amer. 1. pag. 256. 


B. Andromeda (pulverulenta), foliis fubrùs niveo 
pulvere confperfis. Trawels of Bartram. vol. 2. tab. 
3. fig. 2. — Willden. Spec. Plant. 2. pag. 610. — 
Vent. Hort. Malm. tab. 79. 


Cette plante a beaucoup de rapport avec l’an- 
dromeda mariana ; elle s’en diftingue par fes co- 
rolles en cloche & par fes feuilles dentées. Ses 
tiges font glabres, droites, rameufes , cylindri- 
ques , roufleatres vers leur fommet ; les rameaux 
alternes , garnis de feuilles pétiolées, glabres, 
ovales, dentées, munies d’une glande au fommet 
de chaque dent; planes, coriaces, veinées , à 
peine aiguës , d’un vert-foncé, fubfiftintes pen- 
dant l'hiver; les pétioles courts , très-ouverts. 
Les fleurs font axillaires , fafciculées ; les pédon- 
cules glabres , cylindriques , longs de fix lignes, 
d’abord recourbés, puis redreffés après la florai- 
fon. Le calice eft d’un vert-blanchâtre, à cinq 
divifions ovales , aiguës ; la corolle d’un blanc 
de lait, peu odorante , inférée fur un difque glan- 
duleux ; campanulée , à cinq lobes ovales , réflé- 
chis à leur fommet ; dix étamines de moitié plus 
courtes que la corolle ; les anthères vacillantes , 
linéaires , furmontées de quatre arêtes. L’ovaire 
ef libre, globuleux, entouré d2 dix glandes à 
fa bafe ; la capfule globuleufe , pentagone, ombi- 
liquée à fon fommet, divifée en cinq loges, s'ou- 
vrant en cinq valves ; les cloifons membraneufes, 
adhérentes au milieu des valves ; les femences gla- 
bres, noirâtres , adhérentes à un placenta cen- 
tral, dont les angles font faillans dans les loges. 
La variété g ne diffère de la précédente qu'en ce 
que fes feuilles font couvertes en deflous d’une 
pouffière blanchätre, & parfemées de quelques 
poils. 


Cette plante croit dans la Caroline & à la 
Floride. On la cultive au Jardin des Plantes de 


Paris. Ph (F. v.) 


14. ANDROMÈDE fafciculée. Andromeda fafci- 
culata. SWartz. 

Andromeda pedunculis aggregatis ; foliis alternis, 
ovuato- lanceolatis , obtufis, fubcrenatis ; cortaceis. 


Swartz , Flor. Ind. occid, 2, pag. 836. 


AND 


Elle fe diftingue de l’andromeda mariana par es 
feuilles plas longues, plus obtufes , coria:es. Son 
tronc s'élève à la hauteur d'un arbre de médiocre 
grandeur. Ses rameaux font liffes, cylindriques , 
un peu anguleux ; fes feuillzs ovales-lincéolées, 
longues de deux ou trois pouces, à peine crén:- 
lées , glabres , perfiftantes. Les fleurs font difpo- 
fées en grappés axillaires , folitaires, pius courtes 
que les pétioles. Leur calice eft fort petit, à cinq 
découpures courtes , aiguës; les capfules oblon- 
gues , rétrécies à leurs deux extrémités, obfcu- 
rément pentagones, à cinq cannelures, à cinq 
loges , s’ouvrant au fommet ; les femences oblon- 
gues, fort petites. 


Cette plante croit fur les montagnes, à la Ja- 
maique. h (Swar:z.) 


15. ANDROMÈDE de la Jamaique. Andromeda 
Jamaicenfis. Swartz. 


Andromeda pedunculis aggregatis; corollis ovatis, 
diaphanis ; foliis alternis , lato-lanceolatis , obtufis, 
integerrimis , fubtàs cinereis, Swartz, Flor. Ind. 


occid. 2, pag. 838. 


Ses tiges font droites , liffes, hautes de fix à 
fept pieds ; fes rameaux arguleux, ftriés , pubef- 
cens , blanchatres; les feuilles alternes, pétiolées, 
élargies , lancéolées , obtufes, très-entières, prel- 

ue luifantes en deffus, cendrées & couvertes 

‘écailles rouillées en deffous; les pétioles courts, 
un peu comprimés ; les fleurs aggrégées , axillat- 
res; les pédoncules courts, fimples , réfléchis , 
uniflores. Le calice eft terminé par cinq dents 
courtes ; la corolls ovale, point cylindrique , 
tranfparente , de couleur aqueufe , parfemée de 
petites écailles blanchâtres , luifantes ; l’orifice 
refferré ; le limbe à cinq lobes très-courts , un peu 
réfléchis ; dix étamines inférées à la bafe du tube 
de la corolle ; les anthères bifides ; l'ovaire ar- 
rondi : il lui fuccède une capfule ovale, penta- 
gone , contenant des femences brunes, nombreu- 
fes ; fort petites. 


Cetre plante croît fur les hautes montagnes, 
à la Jamaique. Dh (Swarrz.) 


16. ANDROMÈDE oétandrique. Andromeda oc- 
tandra. Swartz. 


Andromeda pedunculis aggregatis ; corollis cylin- 
dricis , quadrifidis ; foliis alternis , ovato-lanceoletis, 
integris. SWartz , Flor. Ind. occid. 2. pag. 840. 


Aïrbutte dont les tiges s'élèvent à douze ou quinze 
pieds, divifées en rameaux lâches, étalés, glabres, 
ftriés , cylindriques , un peu rouffeâtres , garnis de 
feuilles alternes , pétiolées , lancéolées , ovales, 
acuminées, étalées , très-entières, foutenues par 
des pétioles glabres , courts, un peu comprimés. 
Les fleurs font réunies dans les aiffelles des feuilles; 
les pédoncules très-courts , réfléchis. Le calice eft 


AND 


divifé en quatre dents prefque planes; la coroll: 
cylindrique , blanche , de la grandeur de celle de 
l'andromeda polifolia, à quatre faces peu marquées; 
Je limbe divifé en quatre lobes très-courts , aigus, 
un peu recourbés; huit filamens ; les anthères bi- 
fides ; l'ovaire un peu hérifli, tétragone , ovale, 
acuminé : il lui fuccède une capfule oblongue, 
acuminée , un peu tétragone,. à quatre loges po- 
lyfpermes. 

Cette plante croît à la Jamaïque , fur les mon- 
tagnes les plus élevées. D (Swurrz. ) 


17. ANDROMÈDE à feuilles repliées, n°. 6. 
Andromeda polifolia. Linn. — Mich. Flor. boreal. 
Amer. 1. pag. 254. — Duham. Arb. edit. nov. 1. 
pag. 183. tab. 38. — Pall. Flor. roff. pag. 53. tab. 
71.— Lam. Ill. Gen. tab. 365. fig. 1. 


Rhododendron polifolium. Scepol. Carn. n°. 482. 


«. Andromeda (latifolia ), foliis oblongts; corollis 
ovatis , incarnatis ; laciniis calicinis patentibus , 
ovatis, albis, interdkrn apice rubicundis. Aït. Hort. 
Kew. 2. pag. 68. — Lam. var. 8. 


8. Andromeda (media), foliis lanceolatis ; co- 
rollis oblongo-ovatis , rubicundis ; laciniis calicinis 
magis ereékis. Ait. Hort. Kew. 2. pag. 68. 


y. Andromeda (anguftifolia), foliis lanceolato- 
linearibus ; laciniis calicinis oblongis | rubris. Aït. 
Hort. Kew. 2. pag. 68. 

Andromeda canadenfis, &c. Lam. var. y. 


 Andromeda (fubulata), foliis lineari-[ubu- 
latis. Düham. Arb. edit. nov. 1. pag. 183. 


Elle varie dans la grandeur & Ja forme de fes 
feuilles. Ces variétés font moins dépendantes de 
Ja culture que du lieu natal de cette plante, qui 
croit égaiement en Europe, en Afie & en Amé- 
rique. 


18. ANDROMÈDE crépue. Andromeda crifpa. 
Hort. Parif. 


Andromeda foliis lineari-lancecolatis | punétatis , 
crifpis , fubpilofis ; floribus folitariis, fpicatis. (N.) 


Ses tiges fe divifent en rameaux grêles , alter- 
nes , cylindriques, prefque glabres, garnis de 
feuilles alternes, médiocrement pétiolées , linéai- 
res-lancéolées, longues d’un pouce & plus, larges 
de deux ou trois lignes, entières , crépues à leurs 
bords , un peu pileufes , principalement dans leur 
jeuneffe ; obtufes à leur fommet, rétrécies à leur 
bafe, vertes, & parfemées en deffus de points blan- 
châtres, tuberculeux , d’une couleur cendrée obf- 
cure en deflous; les feuilles fupérieures graduel- 
lement plus petites. Il fort de l’aiffelle de chacune 
d'elles une fleur médiocrement pédonculée , pref- 
que droite , formant par leur enfemble un épi ter- 
minal. Le calice eft dur, cendré, à cinq découpu- 


AND 393 
res droites, étroites, perfiitantes ; Ja corolle d'un 
blanc-jaunâtre, petite, tubuleufe , une fois plus 
longue que le calice , divifée à fon limbe en cinq 
Jobes courts, obtus, réfléchis en dehors; dix éta- 
mines plus courtes que la corolle ; un ftyle droit, 
plus long que les étamines ; le ftigmate obtus. Les 
fruits ne me font point connus. 


J'ignore le lieu natal de cette plante, qui a été 
cultivée au Jardin des Plantes de Paris. Bb (Ÿ./f. 
in herb, Desfont. ) 


19. ANDROMÈDE à feuilles de faule, n°, 16. 
Andromeda fulicifolia. Lam. — Smith, [c. Plant. 
ined. 1. tab. 5. 


20. ANDROMÈDE à feuilles de buis, n°. 17. 
Andromeda buxifolia. Lam. — Smith, Icon. Plant, 
ined. 1. tab. $9. 


21. ANDROMÈDE à feuilles de poirier. Andro= 
meda pyrifolia. Perf. 


Andromeda arborefcens, cortice fulcato-friato , 
foliis ovato-acuminatis. Perf. Synopf. Plant. vol. r. 
pag. 481. 

Ses tiges s'élèvent à la hauteur d'environ vingt 
pieds. Elles font revêtues d’une écorce ftriée, 
profondément fillonnée ; les rameaux garnis de 
feuilles glabres , alrernes, ovales, entières, acu- 
minées à leur fommet. Les fleurs font d’une cou- 
leur paurpre très-foncés, difpofées en une paricule 
glabre. Elle a été abfervée à l’ile de Bourbon par 
M. du Petit-Thouars. B 


22. ANDROMÈDE à feuilles d'yeufe. Andromeda 
idicifolia. Perf. 

Andromeda foliis cordatis , latis , coriaceis , fub- 
dentatis; floribus racemofo-paniculatis. Perf. Synopf. 
Plant, 1. pag. 481. 


Ses rameaux font alternes , chargés de feuilles 
légérement pétiolées, alrernes, ovales & entières 
dans leur jeuneffe, puis plus grandes, élargies, 
coriaces, échancrées en cœur, munies à leur bafe 
de quelques dents écartées. Les fleurs font dif- 
pofées en grappes rameufes, prefque paniculées. 
Les fruits n'ont point été obfervés. 


Cette plante croît au Pérou , où M. Lagafca en 
a fait la découverte. h (Perf) 


23. ANDROMÈDE pubefcente. Andromeda pu- 
befcens. 


Andromeda foliis ovatis, coriaceis , obtufis, fubrès 
pubefcentibus; racemis breviffimis , fubfafcicularis ; 
capfulis quinquecoffatis. (N.) 

Andromeda (rubiginofa), foliis ovatis, coria- 
ceis , integerrimis ; obtufis, fubràs pubeftentibus, ju- 
nioribus rubiginofis ÿ racemis lateralibus , ereëlis 3 


Ny-2 


356 A ND 


corollis cylindricis. ? Perfoon, Synopf. Plant. 1. 
pag. 481. 


Tout me porte à croire que cette plante eft la 
même que celle mentionnée par M. Perfoon. Ses 
jeunes feuilles , dans les individus que je poffede , 
ne font point rouillées, mais feulement parfemées 
de petits points rouffeâtres & nombreux. C’eft un 
arbriffleau de huir à dix pieds de haut. Ses rameaux 
font glabres, élancé:, rougeatres, un peu com- 
primés, garnis de feuilles altern:s, pétiolées , 
ovales, rrès-coriaces, obtufes ou à peine aiguës, 
trés-entières , glibres , réticulées, prefque lui- 
fantes en deflus, nerveufes & pubefcentes en def- 
fous, longues de deux ou trois pouces, larges 
d’un pouce & plus. Les fleurs font axillaires, pref- 
que fafciculées, difpofées en petites grappes fim- 
ples, d’abord inclinées , puis redreflées, un peu 
plus longues que les pétioles. Les capfules font 
dures, un peu cendrées, prefque cylindriqu=s, 
obtufes, à cinq côtes faillantes; les femences pe- 
tites, orbiculaires, attachées à un placenta cen- 
tral. 


Cette plante a éré découverte par M. Ledru à 
Pile de Saint-Thomas. Elle croit fur les rochers. 
D (PV. [. Comm. Ledru.) 


24. ANDROMÈDE du Japon. Andromeda japo- 
nica. Thunb. 


Andromedu racemis paniculatis , cylindricis, brac- 
teatis ; foliis ellipticis, reflexis, apice ferratis. 


Thunb. Flor. jap. 181. tab. 22. 


C'’eft un arbre d’un port agréable, dont les ra- 
meaux font réunis prefqu’en ombelle , trois par 
trois & plus, glabres, ftriés, rougeâtres , angu- 
leux, garnis de feuilles alternes , pétiolées , raffem- 
blées par touffes au fommer des petits rameaux ; 
ovales-lancéolées, glabres , nerveufes , réfléchies , 
longues de deux pouces, légérement denté:s à 
Jeur fommet. Les fleurs font difpofées en grappes 
fimples, terminales , pédicellées. Le calice eft 
pentagone, à cinq divifions profondes, lancéo- 
lé:s; la corolle blanche, prefque cylindrique, 
trois fois plus longue que le calice , monopétale, 
à cinq ftries; dix étamines ; une capfule prefque 
globuleufe , à cinq angles convexes. 


Cette plante croit au Japon. B 


25. ANDROMÈDE en arbre, n°. 13. Ardromeda 
ärhorea. Linn. — Ait. Hort. Kew. 2. pag. 69. — 
Desfont. Arb, 1. pag. 257. — Mich. Flor. boreal. 
Amer. 1. pag. 255. 


Ses feuilles ont une faveur acide , comme celles 
de l'ofeille. Les habitans des Etats-Unis de l’A- 
mérique les emploient en décoétion pour calmer 
la foif, & rempérer l'ardeur de la fièvre dans les 
maladies inflammatoires. Son bois eft fort dur, & 
pourroit étre employé avec avantage. 


AND 


26. ANDROMÈDE paniculée, Andromeda pani- 
culata. Linn. 


Andremeda floribus paniculato-racemofis , pubef- 
cencibus , nudiufculis ; folits ovatis , acutis ; inte- 
gris. Mich. Flor. borea!l. Amer. 1. pag. 254. — 
Ait. Hort. Kew. 2. pag. $9. 


Andromeda racemofa. ? Lam. Di. n°. 11. — 
Walth. Carol. 138. 


«. Andromeda (nudGiAora), racemis nudis ; flo- 
ribus fu'feffilibus , laxis Jeu cong'okatis. Mich. |. c. 


8. Andromeda ( foliofflora ), racemis foliofis , 
floribus glabellis feu fubromentofis. Mich. |. c. 


Andromeda (parabolica), foliis parabolicis ob- 
ovatifque , inreperrimis , fubrùs fericers ; florious pa- 
niculatis, foliofis ; pedunculis aggregatis ; coroll's 
fpharicis, villofis. Duhamel, Arb. edit. nov. 1. 
pag. 191. 

D’après les obfervations de Michaux , l’andro- 
mède à grappes ( Lam. n°. 12) eft celle que Linné 
a nommée andromeda paniculata , qui offre des dif- 
ficultés par fes variétés nombreufes. Les feuilles 
font membraneufes, plus ou moins pubefcentes à 
leurs deux faces, quelquefois nues, très variables 
dans leur forme & leur grandeur, fouvent obf- 
curément d:nticulées. Les fleurs font difpofées 
en grappes légérement ramifiées ou paniculées , 
nues ou feuillées, plus ou moins pédicellées; les 
corolles glabres ou pubefcentes. 


27. ANDROMÈDE à grappes. Ardromeda race- 
mofa. Linn. — Michaux, Flor. boreal, Amer. 1. 
pag: 255. 

Andromeda racemis fecundis, braëleatis , fubfim- 
plicibus , nudis ; corollis gibbofo-cylindricis ; foliis 
oblongis , ferratis. 


Andromeda paniculata. Waïlth. Flor. carol: 138. 
— Lam. Dict. n°. 11.2 (Excluf. Caresb, fynon.) — 
Duham. Arb. edit. nov. I. pag. 179. 


Ces deux efpèces ont tant de rapport, que leur 
diftinétion offre de grandes difficultés pour la 
fynonymie. J'ai fuivi l'opinion de Michaux. Les 
feuilles font ovales-lancéolées, quelquefois fim- 
plement ovales, membraneufes, légérement den- 
ticulées ; les épis prefque fefiles, nus, unilaté- 
raux, alongés ; les corolles cylindriques; les éta- 
mines terminées par quatre arêtes; chaque fleur 
munie en deffous de deux petites bractées. 


28. ANDROMÈDE axillaire, n°. 10. Andromedæ 
axillaris. Lam. — Duham. Arb. edit. nov. 1. pag. 
186. tab. 39. — Ait. Hort. Kew. 2. pag. 69. — 
Lam. Ill. tab. 365. fig. 3. 


Andromeda (Catesbæi), racemis ovatis , axilla- 
ribus, fimplicibus ; corollis oblongis ; foliis ovatis, 
acutis , ferrulatis. Walth. Fior. carol. pag. 137. 


AND 


Elle varie À feuilles ovales & à feuilles oblon- 
gues, acuminées. 


29. ANDROMÈDE à feuilles de peuplier, n°. 14. 
Andromeda populifolia. Lam. 


Andromeda (laurina), glaberrima , foliis ob- 
longo-ovalibus , fupernè fensim angufhatis, incegris 
ferruiatifve ; racemulis axillaribus , nud's; corol'à 
cylindricä ; antheris muricis , bafi pofticè giobis. 
Mich. Flor. boreal. Amer. 1. pag. 254. 

Andromeda acuminata. Ait. Hort. Kew. 2. pag. 
70.— Willd. Arb. 22.— Duham. Arb. 1. pag. 194. 
tab. 42. 


Andromeda reticulata. Walth. For. carol. 137. 


Andromeda lucida. Jacq. Ic. Rar. 1. tab. 79, & 
Colleét. 1. pag. 95. 


_ Andromeda formofiffima. Bartram. 


Les feuilles fe préfentent fous deux afpeëts 
différens, & donnent lieu à deux variétés. Dans 
Ja première elles font ovales-lancéolées , rétrécies 
à leur baf=, crénelées ou profondément dentées 
en fcie : dans la feconde elles font ovales-acumi- 
nées, arrondies à leur bafe, lifles, luifantes , très- 
entières. Ces deux fortes de feuilles (e retrouvent 
quelquefois fur le même individu. Les fleurs font 
difpofées en petites grappes axillaires , nues , fo- 
taires, inclinées, pédicellées ; une petite écaille 
aiguë à la bafe des pédicelles. Elles répandent 
une odeur très-fuave, approchant de celle du 
miel. Leur calice eft fort petit, d’une feule pièce, 
glabre , à cinq civifions aiguës ; la corolle très- 
blanche , cylindrique, à cinq dents réfléchies ; dix 
étamines plus courtes que la coroile ; les filamens 
velus; les anthères bifides ; les capfules globuleu- 
fes, pentagones, contenant des femences jaunà- 
tres , oblongues , fort petites. 

Les peuplades fauvages de la Floride, les Chiro- 
quois & les Narchès fe fervent des tiges & des 
rameaux pour faire leurs calumets. Un habitant des 
États-Unis, qui a voyagé chez ces nations à deini 
civilifées, nous affure que, dans leur idiôme, ils 
donnent le nom d'arbre de calumets à cette efpèce 
d’andromède, à caufe de l’ufage qu'ils en font. 
(Duham. edit. nov:) { 

30. ANDROMÈDE luifante, n°. 9. Andromeda 
lacida. Lam. 

Andromeda nirida. Bartram. Walth. Flor. carol. 
pag. 137. — Mich. Flor. bor. Amer. 1. pag. 252. 

Andromeda coriacea. Ait. Hort. Kew. 2. pag. 70. 


Andromeda marginata. D iham. edit. nov. 1. pag. 
188. tab. 40. 


31. ANDROMÈDE caliculée. Andromeda calycu- 
lata. Linn. — Lam. Ill. tab. 365. fig. 4. — Pallas, 
Flor. roff, pag. 53. tab. 72. fig. 1. =— Mich. Flor. 


AND 357 


boreal, Amer, 1, pag. 254: — Duham. Arb. edit. 
nov. 1. pag. 189. tab. 41. 


32. ANDROMÈDE veinée , n°. 18. Andromeda 
anaftomofans. Linn. Suppl. 


8. Andromeda ( plomerara }, foliis ovato:acatis ; 
racemis axillaribus , glomeratis; corollis glabris, 
braéteis pedunculo lorgiorious. Cavan. Icon. Rar. 
vol. 6. pag. 42: 


La plante 8 de Cavanilles a de tels rapports 
avec celle de Linné, qu’elle paroit n’en être 
qu'une variété. Ses tiges fonte cylindriques, hé- 
riflées de poils roufleitres ; fs feuilles ovales-ai- 
guës, à peine denciculées, coriaces, vertes & lui- 
fanres en deffus, ponétuées , pilsufes & couleur 
de rouille en deffous. Les fleurs font difpoles en 
grappes courtes, axillaires ,. prefqu'agslomérées, 
féparées par des braétées glabres , oval:s, aiguës. 
Le calice eft velu ; la corolle glabre , oval:-tubu- 
leufe , d’un rouge-tendre; le limbe divifé en cinq 
lobes courts, ovales. 

Cette plante croît au Pérou. PR (Cuvan.) 


33: ANDROMÉDE à 
meda braëteata. Cavan. 


grandes braétées. Andro- 


Andromeda foliis ovato-acutis ; racemis termina- 
libus , braëteatis ; caule hirfuto. Cavan. Ic. Par. 6. 
pag- 42. tab. 562. fig. 1. 


Cette efpèce , très-rapprochée de la précédente, 
en diffère par fes grandes bractéés, très-d'férenres 
des feuilles. Ses tiges font longues d’un pied & 
demi , munies de rameaux alternes , cylindriques, 
hériffés de poils caducs, couleur de rouille ; les 
feuilles ovales -aiguës , obfcurément denticulées, 
coriaces , longues d’un pouce &: demi , fur un de 
large ; couvertes en deflous, principal:ment dans 
leur jeuneffe , de poils roux , fortant d’un point 
tuberculé ; les pétioles courts, très-velus. Les 
fleurs font difpolées en grappes terminales , fou- 
vent longues de deux pouces, foutenues chacune 
par un pédoncule fimple, uniflore , velu, muni à 
fa bafe d’une braétée ovale, aiguë, concave , fca- 
rieufe à fes bords; deux autres petites braétées 
fur ces mêmes pedoncules. Le calice eft romen- 
teux , couleur de rouille; la corolle tubulée ,-d’un 
rofe-clair, à cinq découpures droites, ovales, 
aiguës; dix filamens courts, un peu veluss les 
anthères à deux loges , à deux pointes. Le fruit 
eft une capfule globuleufe, à cina fillons , à cinq 
loges, renfermant des femences glabres, ovales, 
comprimées, fort vetites, acuminées à leur bafe, 
d'un jaune de rouille. 


Cette plante croît {ur les montagnes au Pérou. 
D (Defcript. ex Cavan.) 


34. ANDROMÈDE des rochers, n°. 20. Andro- 
meda rupeftris. Linn. Suppl. 


558 AND 


Andromeda racemis fimpliciffimis ; braéteatis ; co- 
rollis campanularis ; foliis alternis , oblongis ; ferru- 
latis. Foift. Prodr. n°. 195. — Duh.m. Ab. edit. 
NOV. 1. pag. 192. 


Arbrifleau dont les tiges font droites , rameufes, 
cylindriquis , revêtues d'une écorce d’un gris- 
brun, garnies de feuilles glabres, oblongues , den- 
tées en fcie, foutenues par des pétioles très-courts. 
Les fleurs font fituées vers l'extrémité des ra- 
meaux , difpofées en petites grappes fimples, très- 
courtes, munies de braëtées. Le calice eft d’une 
feule pièce, perfiftant , à cinq découpures ; la co- 
rolle campanulée; le limbe divifé en cinq lobes 
courts; dix étamines; un ovaire globuleux; le ftyle 
de la longueur de la corolle , t:rminé par un füig- 
mate fimple. (Duham. edis. nov.) 


35. ANDROMÈDE rhomboidale. Andromeda 
rhomboidalis. 


Andromeda ramis floriferis , triquetris; foliis rhom- 
boidalibus lanceolatifque, integerrimis , cartilagineis, 
glabris ; glandulis rerminatis; pedunculis axillaribus, 
eggregatis. Duham. Arb. edit. nov. 1. pag. 192. 


Arbriffeau à tiges droites, cendrées, chargées 
de rameaux nombreux, cylindriques, garnis de 
feuilles pétiolées, éparfes ou alternes, prefque 
imbriquées , rhomboidales ou ovales-lancéolées , 
cartilagineufes , très-entières, recourbées à leurs 
bords, glabres & luifanres en deffus, fouvent 
rouillées en deflous , terminées par une glande 
calleufe & mucronée. Les fleurs font réunies au 
nombre de trois à fix dans l'aiffelle des feuilles, 
foutenues par des pédoncules filiformes ; blancha- 
tres. Le calice eft rouffeatre , pulvérulent , àcinq 
divifions courtes, ovales, aiguës ; la coroile blan- 
châtre, ovoide, glabre, à cinq dents ; dix éta- 
mines plus courtes que la corolle ; les anthères 
eblongues , fans arêtes ; l'ovaire arrondi, lanugi- 
neux; le flyle glabre ; ie ftigmate obtus ; la cap- 
fule ovoide , pentagone, brune , laineufe vers fa 
bafe ; les femences brunes, minces , alongées. 


Cetre plante croît dans la Caroline méridio- 
nale & la Floride. B (Duham edit. nov.) 


36. ANDROMÈDE ériophylle. Andromeda erio- 
phylla. Vand. 


Andromeda racemis fecundis , terminalibus , brac- | 


ceatis ; corollis ovatis ; foliis alternis , ovato-fubro- 
tundis , integerrimis, fuprà tomentofis , infra lanatis, 
glandulà cylindricä terminatis: V andell. Flor. lufit. 
& brafil. Spec. — Duham. edit. nov. 1. pag. 196. 


Arbrifleau dent les viges fe divifent en rameaux 
alrernes, cylindriques, un peu pubefcens, d’un 
gris-cendré , garnis de feuilles pétiolées, alternes, 
très-fermes, planes , ovales, prefque ronies, en- 
tières à leurs bords, romenteufes à leur face fupé- 
rieure , laineufes & cendrées en deffou; , longues 


AND 


d'environ deux pouces, rerminées pat ure glande 
cy'inhique , foutenues par des pétioles courts & 
velus. Les fleurs ont difpofées en grappes termi- 
nales, unilatérales , pédicellées , munies de brac- 
tées. Le calice fe divife en cinq découpures ova- 
lés-aiguës. La corolle eft urcéolée, à cinq divi- 
fions courtes ; dix étamines plus courtes que la 
corolle ; l'ovaire légérement anguieux; le ftyle 
filiforme ; le ftigmate obrus. 


Cette efpèce a été découverte au Bréfil par 
M. Véllozo, botanifte portugais. B 


ANDROPOGON. ( Voyez BARBON.) 


ANDROSACE. Les androfaces font ia plupart 
des plantes originaires des hautes montagnes des 
Pyréiées & des Alpes. La nature les a deftinées à 
couvrir la nudité de ces roches arides & glacées. 
Quel que foit l’afpeét fauvage de ces lieux fi éle- 
vés au deffus des plaines fertiles , fi long-tems en- 
fevelis fous une couche uniforme de neiges, dès 
que celles-ci viennent à difparoître, l'œil eft 
flatté tout à coup d’un fpeéticle inattendu , en 
contémplant ces gazons touffus compofés de dif- 
férentes efpèces d’androfaces , qui remplacent les 
frimats ; plantes naines, mais qui dans leur pe- 
titeffe ont une élégance qui leur eft particulière. 
M. de Lamarck a réuni les areria aux androface. 


* Fleurs difpofées en ombelles. ANDRoOSACE. Linn, 


1. ANDROSACE à grand calice. Androface maxi- 
ma. Linn. — Lam. Ill. tab. 98. fig. 1. 


3. ANDROSACE feptentrionale. Androface fep- 
tencrionalis. Linn. — Lam. Ill. tab. 98. fig. 2. 
( Excluf. Gmel. fynonym. ) 


4: ANDROSACE filiforme. Androface filiformis. 
Retz. 


Androface folits ovatis , dentatis , petiolatis ; um- 
bella radiis capillaribus ; corollis calicem campanu- 
latum excedentibus. Retz. Obferv. 2. pag. 10. — 
Wiild. Spec. 1. pag. 797. 

Androface foliis petiolatis, rotundioribus, Gmel. 
Sibir. 4. pag. 81. tab. 44. fig. 4. 


Il paroît que cette plante avoit été confondue 
avec la précédente ; elle en diffère par fes feuilles 
ovales, par fa corolle plus longue que le calice , 
& par plufieurs autres caractères. Ses racines font 
courtes & fibreufes ; fes feuilles pétiolées, ovales, 
denticulées, de couleur glauque. De leur centre 
s'élèvent deux ou quatre hampes filiformes., 
ftriées , terminées par une ombelle fimple, de fix 
a feize fleurs, dont l'involucre eft compofé de 
plufieurs folioles f'iformes , très-courtes. Le ca- 
hce eft court, campanulé, pentagone; la corolle 


AND 
peies blanchâtre , furpaffant le calice par un 
imbe à cinq loves entiers. 


Cette plante croît dans la Sibérie. © (Defcripe. 
ex Reiy.) 


$- ANDROSACE odorante. Androface odoretif- 
fma. Wild. 


Androfäce foliis triquetris, lanceolatis , ciliatis ; 
umbelle rtdirs brevibus; perienthiis angulatis , co- 


rollä brevioribus. Willden. Spec. Plant. pag. 798. 


Androface orientalis , foliis coris , flore adoratif]i- 
mo. Tournef. Coroll. 5. 


Androface foliis triquetris, cilietis ; perianchiis 


hirfutis. Schreb. Decad. pag. 7. tab. 4. 


Cette plante a de petites feuilles routes radi- 
cales , lancéolées , à trois faces, ciliées à leurs 
bords. Les hampes fe terminent par une petite 
ombelle à rayons courts. Les fleurs font très-odo- 
rantes; les calices anguleux , hériffés de poils, 
plus courts que la corolle. 


Cette plante croit fur les hautes montagnes de 
la Cappadoce. # 


6. ANDROSACE velue, n°. 4. Androface vil- 
lofa. Linn. — Jacq. Colleét. 1. pag. 195. tab. 12. 
fig. 3. (Excluf. fyron. Jacq. Auftr. tab. 332, & 
Cluf. ) 


7. ANDROSACE trompeufe. Androface chame- 
jafme. Jacq. 

Androface foliis lanceolatis , bafi anguftatis , mar- 
gène ciliatis ; perianthiis hirfutis. Willd. Spec. 1. 
pag. 799. 

Androface ( chamæjafme } , foliis ciliatis , perian- 
thiis hirfutis. Hoft. Synopf. 95. — Jacq. Collet. 
I. pag. 194. 

Androfèce villofa. Jacq. Auftr. tab. 332. 

Chamajafme alpina. Bauh. Hift. 3. pag. 869. Ic. 


Sedum minus decimum , alpinum quartum. Cluf. 
Hift. 2. pag. 62. Icon. 


Sedum alpinum , alterum , quartum , laëeo flore. 


Cluf. Pann. 489. Ic. 


Elle peut fe confondre affez facilement avec 
lPandroface velue : on l'en diftingue par fes feuilles 
bien moins velues, fimplement ciliées à leurs 
bords, lancéolées, rétrécies à leur bafe ,- dif- 
pofées en rofette. Les hampes font plutôt pubef- 
centes que velues , ainfi que les calices, de moitié 
plus courts que les corolles. Les poils font ra- 
meux fur les pédoncules , fimples fur les feuilles. 
Les fleurs font blanches, difpofées en ombelle. 
Elle croît fur les rochers , dans les Hautes-Alpes. 
4 (W.[.) 


Se 


AND 559 


8.. Anprosace à feuilles obtufes. Androfice 
obrufrfolia. Ali. 


Androfuce foliis lanceolatis ; bafi anguftatis, gla- 
bris ; pertanthiis angulatis | pubefcentibus. Willden. 
Spec. 1. pag. 799.— Allion. Pedem. n°. 326. tab. 
46. fig. 1, & Spec. 1. pag. 22. tab. 4. fig. 2. 


Androface laëlea. Villars, Dauph. 2. pag. 476. 
(Excluf. Linn, fynonym.) 


Androface foliis ellipticis, lanceolatis, glabris ; 
fcapis umbellatis. Haller, Helv. n°. 621. 


B. Androface (brevifolia ), foliis petiolatis , Lin- 
ceclatis , kifpidis ; pedunculis involucro quadrupld 
longioribus. Willars, Dauph. vol. 2. pag. 480. 
tab. 15. 


Quoique très-rapprochée de la précédente par 
fon port, cette efpèce s’en diltingue par fes 
feuilles glabres , lancéolées, plus longues , ob- 
tufes , rétrécies en pétiole à leur bafe. De leur 
centre s'élèvent une ou plufieuts hampes droites, 
longues , prefque glabres,-iformes, cylindri- 
ques , terminées par une petite ombelle à rayons 
pubefcens. L’involucre eft compofé de plufieurs 
folioles lancéolées, droites , aiguës , pubef- 
centes , un peu plus courtes que les rayons. Le 
calice eft anguleux , verdatre , pubefcent ; la co- 
rolle blinchâtre, une fois plus longue que le ca- 
lice. Dans la variété 8, les feuilles font plus 
courtes, un peu hifpides; les rayons beaucoup 
plus longs que les involucres. 


Cette plante croît en Suifle , en Italie & dans 
les Alpes du Dauphiné. © (F.f.) 


9. ANDROSACE blanche. Androfuce incana. 
Lam. 


Androface pilofo-incana , foliis lanceolatis, mi- 
nimis, fericeis, glomerato-cafpitofis ; pedicellis in- 
volucre longioribus. Lam. Ill. tab. 1. pag. 432. 
n°. 1947. 

An androface ? Gmel. Sibir. 4. pag. 82. n°. 27. 


Du collet de fes racines fort un petit paquet de 
feuilles agelomérées, ramaflées en gazon , blan- 
châtres , foyeufes, fort petites, lancéolées. De 
leur centre s'élèvent des hampes droites , pileufes 
& blanchätres, qui foutiennent une petire om- 
belle accompagnée d'une coilerette plus courte 
que les pédoncules ; les calices fant pubefcens , 
cotonneux. 


Cette plante a été découverte en Sibérie par 
M. Patrin. 

10. ANDROSACE lactée, n°. $. Androface laëfea. 
Lian. Non Allion. 


Androface ( pauciflora}. Villars , Dauph. 2. pag. 
477tab. 15. ? 


69 AND 


11. ANDROSACE couleur de chair, n°. 6. 4n- 
drofuce carnea. Linn. 


8. Aretia ( Halleri), foliis ciliaris, Linn. Spec. 1. 
pag. 142. — Hail. Helv. n°. 710. tab. 17. 


[el 


Y. Andreface fcapis unifloris. Decand. Flor. franç. 
3: pag. 442. 

Cette efpèce offre deux variétés , remarquables 
toutes deux par leurs feuilies bordées dé petits 
cils. La feconde , découverte dans les Alpes par 
M. Decandoile , au fommer du col Sain::Remi $ 
à environ 3,500 mètres de hauteur, fe diltingue 
pa l’abfence totale de la hampe & de l'invo- 
ucre , de forte que fes fleuis font pédicellées, 
nombreufes & entre-mélées avec les feuilles. À 
mefure qu'on s'élève dans les montagnes , on 
voit la hampe dimiruer de longueur, & onarrive 
ainfi, dit M. Decandolle, à réunir dans la même 
efpèce , des plantes que quelques botaniftes ont 
placées dans des genres différens. 


12. ANDROSACE fpatulée. Androface fpathulata. 
Cavan. 


Androfuce foliis cafpitofis , fpathulatis ; florisus 
corÿmbofo-racemofis. Cavan. Icon. Rar. $. pag. 56. 
tab. 484. fig. 1. 


Ses racines font fafciculées, cylindriques ; fes 
feuiiles étalées en rofette, glauques , fpatulées , 
longues d'un demi-pouce , rétrécies en pétiole , 
toutes radicales : il s’en élève une hampe cylindri- 
que, d'un rouge-foncé , haute de fix à huit pou- 
ces, terminée par des fleurs prefque difpofées en 
corymbe. Les pédoncules font alternes, fimples, 

liformes, nus à leur bafe, munis, un peu au 
deffous du calice, d’une petite bractée linéaire, 
aiguë. Le caiice eft rougeäcre, divifé jufque vers 
fa moitié en cinq découpures prefque linéaires , 
aiguës; la corolle d’un rouge-iricarnat , en forme 
de foucoupe ; fon tube ovale, un peu plus long 
que le calice; le limbe à cinq lobes ovales, une 
petite pointe fubulée entre chaque lobe ; cinq 
étamines inférées dans le tube , plus courtes que 
la corolle ; les anthères ovales ; l'ovaire ovale- 
conique ; le flyle de la longueur de, étamines ; le 
figmare globuleux ; la capfule plus grande aue le 
calice, à une loge, à cinq valves; plufieurs fe- 
mences attachées à un récepracle central. 


Cette plante croit dansl’ Amérique méridionale. 
( Cavan.) 


* Fleurs folitaires. ARETIA. Linn. 


13. ANDROSACE imbriquée , n°. 7. Androfuce * 


imbricate. Linn, — Lam. lil. tab. 96. fig. 4. 


Androfuce d'apenfia. Villars, Dauph. vol. 2. pag. 
472: 
Androface helvetica, Allion. Pedem. n°. 327. 


AND 


Diapenfiz helyetica, Linn. Spec, 203, 


B. Aretia tomentofa. Schleich. Centur. Exf. 
No 22 

Dans là variéré 8 le duvet eft plus abondant , 
& les fleurs font latérales & terminales. 


14. ANDROSACE des Alpes, n°. 8. Androface 
alpina. Linn. — Lam. Lil, tab. 98. fig. 3. — Jacq. 
Auftr. $. tab. 18. 


Androface aretia, variété « & a. VU. Dauph. 2. 
Pa. 473. 


Les fleurs, d’un bleu lilas , font qu'lauefois 
blanches, Les capfules renferment dix à douze 
graines , felon M. Villars. La gorge 4e la corolle 
ft bordée d'un cercle jaune; les lobes fouvent 
échancrés à leur fommet. 


15. ANDROSACE des Pyrénées. Androface py- 
renaica. Lam. 


Androface foliis linearibus , fubtùs carinaus,, 
ciliato-hijpidis ; floribus pedunculatis , calice glabro. 


Lam. Il. vol. 1. pag. 432. n°. 1953. 


Androface diapenfioides. Lapeyr. Flor. Pyren. 1. 
n°, 3.1tab: 3: 


Cette efpèce reflemble à l’androface pubefcente 
par fon port & fes feuilles hériffées de poils fim- 
ples; mais fes feuilles font relevées en carène , 
plus longues, ciliées à leurs bords, éralées, & 
prefque recourbées vers le bas de la plante. Les 
Aeurs font folitaires, foutenues par des pédon- 
cules alongés , un peu recourbés à l’époque de la 
maturité , légérement pubefcens. Leur calice eft 
glabre, à cinq découpures droites, obtufes; la 
corolle blanche ; la capfule de la longueur du 
calice. 


Cette plante croît dans les Pyrénées , fur les 
rochers couverts de moufle. x (W.f ) 


16. ANDROSACE pubefcente. Anaroface pubef- 
cens. Decand. 


Androface foliis oblongis , planis, pubefcentibus ; 
pilis fémplcibus ; pedunculis axillaribus terminali- 
bufque, folio brevioribus. Decand. Synopf. pag. 2c6. 
ne 2392. 

Androfuce aretia ; variété &. Villars, Dauph. 2. 
pag. 474. ? 

Cette plante a été jufqu'ici confondue avec 
landroface de Aipes , dont elle a en effer le port; 
mais elle en diffère, dit M. Decandolle, en ce 
qu’elle elt pubefcente & non cotonneufe, ainfi 


.que par fes poils fimples & non ram-ux. On peut 


encore la confondre, lorfqu'elle n’eftpas en fleurs, 
avec l'androfice charmejafme ; mais celle-ci pouffe 
de longs pédoncules garnis de poils rameux , tan- 
dis que la nôuie à des pédicellks rès-courts &c 

garnis 


AND 


garnis de poils fimp'es. Sa racine, brunâtre & 
prefque ligneufe, pouffe plufieurs tiges rameufes, 
nues à leur partie inférieure, garnies de feuilles 
fèches & étalées dans le milieu , terminées par 
une rofeite de feuilles étalées , point ferrées ni 
imbriquées ; elles font oblongues, planes, pu- 
b£:fcentes. Les fleurs font folitaires ; latérales ou 
terminales, portées fur un pédoncule plus court 
que les feuilles. Les calices font divifés en cinq 
lobes aigus & pubefcens. La corolle eft blanche , 
avec la gorge jaune & glanduleufe. La capfule 
s'ouvre en cinq valves renverfées en dehors, plus 
longues que les lobes du calice; elle contient 
quatre à cinq femences. 


Cette plante croît fur les montagnes alpines. % 
( Decana. ) 


17. ANDROSACE cylindrique. Androface cylin- 
drica. Decand. 


Androface foliis oblongis | pilofis ; pilis [fmplici- 
bus ; pedunculis fubterminalibus , longis , pilofis ; 
caule fimplici. Decand. Synopf. pag. 206. n°. 2354. 


Elle fe diftingue par fes feuilles oblongues & 
non linéaires, étalées en rofettes , hériflées de 
poils fimples; elles font perfiftantes après leur def- 
ficcation; & comme la tige s'alonge chaque année 
fans fe ramifier , elles forment une colonne ferrée 
& cylindrique. Les fleurs naiflent vers le fommer 
des tiges, portées fur des pédoncules grêles , hé- 
riflés, longs d’un pouce environ. Le calice eft 
pubefcent, à cinq découpures aiguës; la corolle 
blanche , peu faillante hors du calice, 


Cette plante croit dansles Pyrénées. 2 ( Defcripr. 


ex Decund.) 


18. ANDROSACE faux-bry. Androface bryoides. 
Decand. 


Androface foliis oblongis , imbricatis ; pilofis ; 
pilis fimplicibus ; floribus feffilibus , terminalibus. 
Decand. Synopf. pag. 206. n°. 2356. 


_Aretia helverica. Hoffm. Germ. 
(Excluf. fynon. ? ) ; 


Cette efpèce , qui a le port de l’androface im- 
briquée, en diffère parce qu'elle eft hériffée & 
non cotonneule, & que tous fes poils font fimples 
& nullement rameux : caractère conftant , mais 
qu'on ne peut bien voir qu'à la loupe. Sa racine 
eft une fouche brune & ligneufe , qui fe ramifie 
par le collet en une foule de tiges réunies en ga- 
zon, & garnies de feuilles mortes, de manière à 
former une colonne cylindrique ; elles font ob- 
Jongues , petites, toutes ferrées & imbriquées ; 
celles du fommet d’un vert-£lair ; les autres bru- 
nes, perfiftantes. Les fleurs font folitaires , termi- 
nales & feffiles. Le fruit eft une capfule globu- 
leufe , qui devient latérale par le prolongement 
des tiges. 

Botanique, Supplément, Tome I. 


3. pag. 91. 


ANE 351 
il 


Cette plante croît dans les Alpes, parmi les 
rochers. 2% ( Decand.) 


19. ANDROSACE ciliée. Androfrce ciliara. 
Decand. 


Androface foliis oblongis , planis, margine cilia- 
uis ÿ pilis fimplicibus & furcatis ; pedunculis folio 
longioriôus , lobis corolle inregris. Decand. Synopf. 
pag. 206. n°. 2358. 


Elle paroïît avoir été confondue avec l’andro- 
fsce des Alpes & l’androface pubefcente ; elle dif- 
fère de l’une & de l’autre par fes poiis fimples on 
bifurqués, mais point rameux. Sa fouche fe divife 
en trois ou quatre rameaux grèles , alongés, ter- 
minés par des feuilles redreflées, planes, oblon- 
gues , munies à leurs bords de cils courts. Les 
fleurs font folitaires , foutenues par un pédoncule 
un peu plus long que les feuil'es. Leur calice eft 
divité en cinq lobes profonds , alongés , garnis dé 
poils courts, légérement rameux ; la corolle d’un 
violet-pâle , plus grande que:dans la plupart des 
androfaces uniflores. Le rube eft de la longueur du 
calice ; le limbe à cinq lobes entiers. La capfule 
fe divife en cinq valves de la iongueur des lobes 
du calice. 


Cette plante croit dans les Pyrénées , où elle a 
été obfervée par M. Mirbel. x ( Decand.) 


ANDROSÈME. Androfemum. Ffpèce de mille- 
pertuis en arbrifleau , diftinéte de touces les autres 
par fon fruit charnu & non capliulaire; ce qui 
avoit déterminé, Tournefort à en faire un genre 
féparé. Linné ne trouvant pas ce caractère fuff- 
fant ; l'a réunie au millépertuis. (Voyez, ce mor.) 


ANDRYALA. (Voy. ANDRIALE.) Les Anciens 
avoient d’abord employé ce nom pour défigner le 
laitron ( fonchus) ; il a été depuis appliqué par 
Linné pour un autre genre. 


ANEMIA. ( Voyez OSMONDE, Suppl.) 


ANÉMONE. Anemone. Rivales des renoncules, 
dont elles ne diffèrent que par la privation du ca- 
lice , les anémones font au printems le plus bel 
ornement de nos parterres. Nous ne devons qu’à 
une ou deux efpèces primitives (l’aremone coro- 
naria-hortenffs Linn.) cette belle fuite de‘variétés 
que la culture eft parvenue à obtenir. On prétend 
que cette anémone eft originaire de l’Inde; qu’elle 
a été apportée dans le dix-feptième fiècle par Ba- 
chelier; qu’elle croit également aux environs de 
Conftantinople. On trouve cependant aux envi- 
rons de Nice & de Montpellier cette même ané- 
mone à fleurs fimples. Son nom vient du mot grec 
anemos , qui fignifie vers, parce que, fuivanc Pline, 
cette fleur ne s'ouvre qu'au foufle du vent : Nun- 
quam Je aperit , nifi vento JRRTAES SE AU la fait 

Z 


ANE 


anffi appeler par quelques-uns, herbe du vent (herba 
venti ). 


560 


Aux efpèces déjà décrites dans cet ouvrage, 
J'ajouter:t, pour quelques-unes , des obfervations 
peruculières, & d’autres efpèces découvertes 
depuis. 


1. ANÉMONE pulfatille. Anemone pulfarilla. 
Linn. — Lan. Il}. Gen. 496. fig. 2. 


Anemone pratenfis. Wither. Flor. brit. 498. Non 


Linn. 


5.* ANÉMONE de Haller. Anemone Halleri. 
Alion. 


Anemone pedurculo involucrato ; foliis pinnatis ; 
foliolis trivartitis , acuminatis , villofis ; fore erec- 
tiufculo. Willden. Spec. 2. pag. 1273. — Allion. 
Pedem. n°. 1922. tab. So. fig. 2. 


Anémone ( Halleri), foliis pinnaris, foliolis 
mult'fidis. Vill. Dauph. 3. pag. 725. 


Anemone tubis caudatis | involucris mulrifidis ; 
folits hirfutis, pinnatis ; pinnis acutè lobatis. Hall. 


Helv. n°. 1148. 


Cette efpèce fe rapproche, par fon port & fes 
feuilles , de l’anémone pulfatille ; par fes fleurs , de 
l’anémone printannière ; elle fe diftingue de cette 
dernière par les découpures de fes folioles, plus 


profondes, plus étroites , lancéolées , aiguës, cou-! 
vertes, ainfi que les autres parties des feuilles ,: 
d'un duvet blanc, foyeux , épais , alongé. Les, 
hampes font droites, hautes dé fix à huit pouces, 


tomenteufes , terminées par une grande fleur re- 
dreffée , velue en dehors, d’un bleu gris de lin un 
peu violet. L'involucre eft très-velu ; fes folioles 
découpées en lanières étroites , linéaires. 


Cette plante croît dans les Alpes, le Dauphiné, 


Je Piémont , dans les pres des montagnes: 2%! 


CF.f:) 


6.* ANÉMONE penchée. Anenone cernua ! 


Thunb. 


Anemone pedunculo involucrato, foliis pinnatis, 


flore cernuo. Thunb. Flor. jap. pag. 238. 


Toutes fes feuilles font radicales, périolées ; 


ailées , en digitations ; les pinnules oppofées , 
profondément incifées ; leurs découpures nom- 


breufes , alternes , légérement dentees-en fcie 


velues principalement à leur face inférieure. Les 
hampes font tomenteufes, géniculées à leur fom- 
met, terminées par une fcule fleur inclinée, 
munies dans leur milieu d’un involucre velu. 


Cette plante croît au Japon. # ( Thunb. ) 


8.+ ANÉMOXE jaune de foufre. Aremoné futphu- 
rea. Linn. 


ANE 


Anemone pedunculo involucrato ; foliis triplicato- 
Pinnatis, pilofis ; planis , acutè incifis ; feminibus 
caudatis. Linn. Mant. 78. 


Anemone (apiifolia), foliis caulinis ternis , con- 
natis, fuprà decompofitis , villoffs ; foliolis pinnati- 
fido-denfatis , acuminatis ; feminibus hirfutis, cau- 
datis. Wilid. Spec. Plant. 2. pag. 1276. — Wulf. 
in Jacq. Mifcell. 2. pag. 77. tab. 4. — Scop. Cain. 
n°. 663. — Hall. Helv. n°. 1149. var. 8. — Murr. 
Syft. veget. edit. 14. pag. $10. 


Anemone (myrrhidifolia), foliis triangulariser 
decompoñfltis ; laciniis confluentibus  petalis acutis; 


tubis rectis. Vill, Dauph. 3. pag. 727. 
Anemone alpina , var. 8. Lam. Diét: n°. 8. 


Quelques auteurs, tels que Haller & Linné, 
ont cru devoir réunir, comme variétés de la même 
efpèce, l’anemone baldenfis-alpina- fulphurea ; elles 
différent entr’elles par leur port, par la grandeur 
& la couleur de leur corolle, par la forme des 
pétales. Dans l'anemone baldenfis les femences font 
laineufes , furmontées d’un ftyle très-court , per- 
fiflant , & non pas d’une longue queue plumneufe. 
Celle dont il eft ici queftion a fes feuilles moins 
larges, à découpures plus fines , très-abondam- 
ment velues ; fa fleur grande ordinairement d’un 
beau jaune de foufre ; les pétales ovales, élargis, 
très-rapprochés, arrondis au fommet , & furmon- 
tés d’une pointe courte. 


Cette plante croit dans les prairies des hautes 
montagnes , dans les Alpes , le Dauphiné, &c. 


#(V.[) 


.9. ANÉMONE des fleuriftes. Aremone coronari. 
Linn. — Lam. ill. tab. 496. fig. 1. 


12% ANEMONE à trois lobes. Anemone trilo- 
bata, Jufi. 


Anemone foliis fubcordatis , trilobis ; involucro tri- 
phyllo ; laciniis bi feu trifidis, corollis fübdodecape- 
talis. Juffieu , Annal. Müf. Parif. vol. 3. pag. 248. 
tab. 21. fig. 1. 


Elle fe rapproche de l’anemone palmata. Sa ra- 
cine eft rubéreufe ; fes feuilles routes radicales, 
longuement périolées, prefqu'en cœur , profon- 
dément trilobies, glabres , veinées ; les lobes 
finués ou trifides à leur fommer, obtus, quel- 
quéfois légérement crénelés. Les hampes font 
gréles , pubefcentes , uniflores, munies d’un in- 
volucre parragé en trois feuilles fefiles , cunéi- 
formss , entières à leur bafe , divifées vers leur 
fommet en découpures étroites , lancéolées, aï- 
guës. La corolle eft d’une grandeur médiocre , 
d'un blanc-jaunâtre en dedans, quelquefois un 
peu purpurine en dehors, compofée de dix à 
douze pétales inégaux , étroits , oblongs, obtus, 
couverts en dehors d’un duvet argenté.’ 


ANT 
Cette plante à été recueillie par Commerfon 


auores de Monte-Video, à l'embouchure de la 
rivière de la Plata. ( 77, [. in hero. Desfonr.) 


13.* ANEMONE à feuilles en coin. Anemone 
cuneifolia. Juff. 


Anemone foliis trifolictis ; foliolis cuneiformibus , 
‘truncato-crenatis ; involucro triphyllo , cuneato ; [e- 
minibus lanatis, acuminatis. Jufi. Annal. Muf. Parif. 
vol. 3. pag. 248. tab. 21. fig. 1. 


Anemone (parviflora), caulibus fimpliciffimis , 
unifluris ; foliis fimpliciter crifoliatis; foliolis ffi- 
lisus , cuneatis ; pedunculo lonsifimo, nudo; femi- 
nibus lanatis , mucicis. Mich. Floi. boreal. Amer. 1, 
Pa8: 319. 


Cette efpèce, remarquable par la peritefle de 
fes fleurs , l’eft encore par fes feuilles longuement 
pétiolées, compofées de trois folioles fefiles , 
d'une grandeur médiocre, cunéiformes , tron- 
quées , crénelées & lobées à leur fommet, glabres 
à leurs deux faces. Les hamoes font droites, fm- 
piles, hautes d’un pied , filiformes, prefque gia- 
bres, munies d’une collerette à trois fo!ioles 
prefque fefiles, cunéiformes , obtufes, incifées. 
La coroile eft petite, jaunatre , foliraire ; les pé- 
tales lancéolés , obtus, pubefcens en dehors, ainfi 
que l’extrémité du pédoncule. Les femences for- 

“ment une petite tête ovale, très-lanugineufe, 
blanchätre , hériffée de petites pointes. 


Cette plante croit dans l’Amérique feptentrio- 
nale , à l'embouchure des fl:uves qui fe jettent 
dais la baie d'Hud on. ( V. f.) 


13-** ANEMONXE blanche. Anemone alba. Ju. 


Anemone caule fimplici , unifloro ; foliis quinque- 
partitis , lobis apice finuato dentatis ; involucro srt- 
phyllo , conformi. Juff. Annal. Muf Parif. vol. 3. 
.Pag- 249. tab. 20. fig. 2. 


« Cette plante, dit M. de Jufieu, n’eft peut- 
être qu'une varièté de l’anemone filyeffris, inter- 
médiaire entre cette efpèce & l’anemone fibirica, 
diftinéte par quelques légères nuances dans les 
formes , & par une moindre proportion dans tou- 
tes fes parties. Sa racine ef fibreufe. Ses feuilles, 
toutes radicales, font pétiolées, prefque digitées, 

:à cinq lobes obtus ou aïgus , irrégulié:ement 
finuées à leur fommet ; les trois feuilles de l’in- 
volucre femblables aux précédentes, plus longues. 
que les pétioles qui les fupportent. La tige, éle- 
vée de cinq à fix pouces au deffus de l’involucre, 
eft terminée par une fleur blanche , à cinq péta'es, 
plus arrondis & plus petits de moitié que ceux 
de l’arnemone filveftris. Quelquefois une feconde 
fleur, plus baïle , fort du milieu du même invo-. 
‘lucre. Les femences n’ont point été obfervées. » 


Cette plante a été recueillie par M. Patrin dans 


t 


+ 
, 


ANE 363 
les prairies rourbeufes de la Daourie où Sibérie 
onentale , près de 4chita. (7. [. in hero. Juff. ) 


14.* ANÉMONE à feuilles de fumeterre. Are- 
mone fumartefolia. Jufl. 


Anemone caule unifluro, brevi ; foliis bi feu tri- 
ternat:s, foliolis lobacts ; involucro triphyllo, mulir- 
fido ; feminibus lanatis. Jiff. Anal. Muf. Parif. 
Vo!. 3. pag. 247. tab. 10. fi3. 1. — Lam. Ill. tab. 
496 fig. 3. 

Anemone (triternata), fois ternatis; foliolis 
cuneatis, fusincifis ; involucris multifidis. Vah, 


Sÿmb. 3. pag. 74. tab. Gs. 


Petite plante, dont les racines, épaiffes, noirâ- 
tres, pouffent de leur collet plufieurs feuilles me- 
nues, periolées, deux à crois fois ternées, com- 
pofées de folioles feifles ou légérem:nt pédicel- 
lées , fort petites, obtufes ou aiguës, inégaiement 
lobées., el:bres, éraices. Les tiges ou hampes font 
courtes , fimples , flitorm£s , untiores, fout£nant 
un involucre à trais folioies jeflilss, déchiquetées 
à leur fommet; les découpures étroires, aiguës. 
La fleur eft petite; les pé:ales d'un jaune-pale, 
lancéolés, alternativement plus courts, légére- 
ment pubefcens en dehors. Les ovaires font nom- 
breux , portés fur un axe ou réceptacle alongé,aux- 
quel, fuccèdent des femences couvertes de duvet, 
& terminées par une petite pointe. 


Cette plante a été recueillie par Commerfon à 
Monte-Video , à l'embouchure de la rivière de la 
Plata. (F7. [.) 


17. 18. ANÉMONE à feuilles d’aconit. Axemone 
aconitifolia, Mich. 


Anemone caule ramofo , foliis radicalibus palma- 
tis, caulinis amplexicaulious; lobis acutè lanceo- 
latis , incifo-ferratis ; feminibus capitulo globofo , 
lenticularibus , nudè roffellacis. Mich. Flor. boreal. 
Amer. 1. pag. 320. 


Anemone penfilvanica & dichotoma. Linn. 


Anemone dichotoma & irregularis. Lam. Diét. 1, 
page 167. 

Michaux, qui a obfervé ces deux anémones dans 
leur lieu natal, les regarde comme appartenant à 
la même efpèce, quoique Linné ait cru devoir les 
d'finguer. 


20. ANÉMONE à feuilles de pigamon. Anemone 
thaliétroides. Linn. — Juflieu , Annal. Muf. Parif. 
tab. 21. fig. 2. À. B. 


Thaliétrum \anemonoides. Mich. Flor, boreal. 
Amer. 1. pag. 322. 


Ses f:mences, ramaflées en une tête ovale , font 
oblongues, lifles ; triées comme celles du cka- 
lidrum , caraëtère qui à probablement déterminé 

Zz2 


364 ANE 


Michaux à la ranger dans ce dernier genre. Parmi 
les individus qu'il en a recueillis dans l’Améri- 
que , les uns préfentent des feuilles affez grandes 
avec de petires fleurs ; d'autres, de grandes fleurs 
avec de petites feuilles. C’eft à certe dernière 
variété qu'il faut rapporter. la figure de Plukener, 
tab, 106, fig. 4, quoiqu'elle en diffère par des 
pérales plus alongés, & au nombre de huit au lieu 
‘de cinq ou fix. 


20.* ANEMONE ombellée. Anemone umbel!ata. 
Willd. 


Aremone floribus umbellatis , involucratis ; foliis 
radicalibus tripartitis ; lacinits trifidis , integerri- 


mis. Wild. Spec. 2. pag. 1284. 


Anemone (fafciculata ) , fforibus umbellaris , 
conpeflis ; foliis tripartiis , trifidis. Vahl, Symb. 3. 
pag. 74. (Excluf. fynon.) 


Ranunculus ortentalis, napell'folio lanuginofo , 
flore albo. Fourn. Coroil. 20. 


Ses racines font fafciculées ; elles produifent 
des feuilles radicales , partagées en trois ou cinq 
découpures , divifées chacune en trois autres, 
aiguës , très-2ntières , chargées de longs poils 
blancs , particuliérement à leurs bords. Du centre 
des feuilles s’élève une hampe haute d'environ un 
demi-pied , munie de longs poils épars. L'invo'u- 
cre eft compofé de trois folioles pileufes, conni- 
ventes à leur bafe, à trois découpures entières. 
Les fleurs font blanches, femblables à celles de 
l’anemone narcififlora, au nombre de trois ou qua- 
tre, pileufes en dehors, foutenues par des pédon- 
cules en ombelle, un peu plus longs que les invo- 
Jucres. 


Cette plante croit dans le Levant, la Cappa- 
doce. x (W. f. in herb. Desfont.) 


25.* ANÉMONE réfiéchie. Anemone reflexa. 
Willd. 

Anemone caule fubbifloro ; foliis caulinis ternis, 
ternatis ; foliolis fabtrifidis, apice dentatis ; petalis 
lanceolatis  obtufis , reflexis. Willd. Spec. 2: pag. 
1282, — Stephan. in Lit. 


Elle a de grands rapports avec l’anemone ranun- 
culoides. Ses feuiiles, caulinaires, ternées, fe divi- 
{ent en trois autres folioles légérement trifides, 
dentées à leur fommet. Les tiges fe terminent par 
une ou deux fleurs, foutenues par des pédoncules 
héridés de poils, une fois plus courts que les 
feuilles, à peine plus longs que les pétioles. La 
corolle eft réfléchie ; les pétales lancéolés , très- 
étroits, obtus. 


Cette plante croît dans la Sibérie. # (Defcript. 
ex Willd.) 


ANE 


25.** ANÉMONE à feuilles d’ifopyre. Anemaone 
ifopyroides. Juff. x 


Anemone foliis longè petiolatis , biternatis; folio- 
lis fabcuneiformibus , finuato-crenatis ; involucro tri- 
phyllo , térnato ; petalis oblongis. Juff. Annal. Muf. 
Parif. vol. 3. pag. 249. tab. 20. fig. 3. 


Cette efpèce fe rapproche encore de l'anemone 
ranunculoides ; elle en diffère par fes feuilles por- 
téss fur des pétioles beaucoup plus longs, divifés 
par le haut en trois ramifications, portant chacune 
trois folioles minces, irréguliérement cunéifor- 
mes, tantôt divifées profondément en lobes obtus, 
tantôt fimplement crénelées. Les tiges font fim- 
ples, peu élevées , garnies vers leur milieu d’un int- 
volucre à crois feuilles pétiolées, divifées chacune 
en trois folioles ovales , alongées , finuées & cré- 
nelées à leur fommer. Les flzurs font folitaires, 
terminales, compofées de quelques pétales étroits, 
alongés. Ses femences , ramaflées en tête, font 
arrondies , terminées par une petite pointe. 


Le lieu natal de cette plante n’eft pas connu. 
(CV. f.in herb. Juff.) 


ANÉMONE multifide. Anemone multifida. 
Anemone pilofa, foliis fubternatis, multifidis.; 


laciniis linearibus, acutis ; involucro tripkyllo, con- 
formi ; florious folitariis ; feminibus lanatrs , mucro- 


natis. (N.) 


Elle a prefque le port du ranunculus acris. Toutes 
fes parties font couvertes de poils fins, épars, 
rares , blanchätres. Ses feuilles radicales font lon- 
guement pétiolées, redreflées, divifées en trois 
folioles déchiquetées en plufieurs découpures iné- 
gales, linéaires , lancéolées , aiguës, glabres ou à 
peine pileufes, excepté fur les pétioles. Les tiges 
font droites , herbacées , flriées, pileufes, munies 
d’une collerette à trois feuilles'à peine pétiolées,, 
conniventes à leur bafe, femblables, pour le refte, 
aux autres feuilles. De leur centre s'élève un pé- 
doncule , quelquefois deux & même trois, un peu 
cotonneux à leur fommer, munis chacun d’un in- 
volucre partiel, femblable au précédent, mais plus 
petit; cerminés par une feule fleur d’un blanc-Jau- 
patre , aflez petite, compofée d'environ fix pé- 
rales & plus, lancéolés , un peu inégaux, obtus, 
pubefcens en dehors. Les femences font réunies 
en une tête ovale-arrondie, lanugineufe , hériflée 
de petites. pointés courtes , très-aiguës. 


Cette plante a été recueillie par Commerfon au 
détroit de Mageilan. ( W. fin herb. Desfont.) 


Oëfervations. Waltherius fait mention d’une au- 
tre elpèce d’anémone ( axemone caroliniana , Flor. 
cork. pag. 156), qui paroit fe rapprocher de 
l'anemone baldenfis. Elle eft trop peu connue, trop 
briévement décrite pour la mentionner avec quel- 
ques détails. 


ANG 


ANETH. Anethum. Linné a réuni dans un feul 
genre l’aneth & le fenouil, qui fe trouvent fépa- 
rés dans Tournefort. Dans l’aneth de ce dernier, 
les ailes marginales du fruit font membraneufes ; 
il eft borné à une feule efpèce. 


I. ANETH odorant. Anethum graveolens. Linn. 
— Lam. il. tab. 204. fig. 2. — Gærtn. de Fruét. 
& Sem. 1. pag. 91. tab. 21. 


3. ANETE doux, fenouil. Anethum fœniculum. 
Lino. — Lam. Ill. tab. 204. fig. 1. 


Fœniculum vulgare. Gærtn. de Fruét. & Sem. 1. 
pag. 105. tab. 23. fig. 5. 


Ligufticum fœniculum. Roth, Germ. 1. pag. 124. 
ANETHUM. ( Voyez ANETH.) 


ANGA. « C’eft un mot malgache, dit M. du 
Petir-Thouars, qui fe change dans la compoñition 
en angan & angh par élifion.» Il défigne toutes les 
herbes que l’on mange à Madagafcar , & dans 
beaucoup d’autres pays où le riz fait la bafe de la 
nourriture. On les accommode fort fimplement 
en les faifant bouillir dans l’eau : alors elles ref- 
femblent à nos épinards. C’eft le fujor des Malais, 
la bretre ou brede de l'Ile-de-France & de l'Inde. 
Parini un grand nombre de ces plantes, M. du 
Perit-Thouars cite les fuivantes comme les prin- 
cipales. 


ANGA-MAFAETS , efpèce de caryophyllée voi- 
fine du pharnaceum , affez bonne, quoiqu'elle ait 
un petit goût d’amertume que déligne fon nom 
mafaëts , Qui fignifie amer. 


ANGA-MALÈME : efpèce de ruellia. 


ANGA-MALAO ( fpilanthus ) : brède , creffon à 
l'Ile-de-France, voifin de l’acmella. Elle a un goût 
piquant, qui la fait rechercher de plufieurs per- 
fonnes. : 


ANGAN-BALAZA. C’eft l’iV/ecebrum feffile, cité 
par Rumphe fous le nom de ous fquillarum. Herb. 
Amb. vol. 6. pag. 37. tab. 15. 


ANGAN-BAMBOU : efpèce de conyze. 


ANGAN-SINGOUT : efpèce de fougère grim- 
pante du genre des acroflichum Linn. On en mange 
les jeunes pouffes : c’eft une des meilleures etpè- 
ces, au goût même des Européens. En général, 
les fougères ne font point au nombre des plantes 
alimentaires ; cependant, au rapport de Rumphe, 
les Malàis en emploient auffi quelques-unes de la 
même manière. 


ANGAN-TA-HORIAC :efpèce d’épervière, hïe- 
racium Linn. , qui vient dans les marais. 


ANG 565 

ANG-H1vE. C’eft la plante qu'on appelle brède 
par excellence à l'Ile-de-France. C’eft un folanurn 
ou morelle, très-voifin du fo/anum nigrum Linn. 
Malgré cela elle fair la bafe de la nourriture des 
colons des iles de France & de Bourbon (la Reu- 
nion), où elle paroit fur les meilleures tables, 
fans qu'on en ait jamais reconnu de mauvais 
effets. 


ANG -HIVIBÉ. On appelle fimplement cette 
plante ang-hive à l'Ile-de-France , où elle a été 
apportée de Madagafcar. Ses fruits font eftimés 
par beaucoup d’habisans : on les fait entrer comme 
affaifonnement dans les ragoûts indiens, qu'on 
appelle carri. C'eft le folanum anghivi Lam. Mo- 
RELLE , N°. 72. 


ANG-SOUTRI : nom malgache du cysifus caïan 
L., le même que l’ambarvate. ( Voyez ce mor.) 


ANG-SOUTRI-MOUROU : efpèce d’hedyfarum 
ou fainfoin qui vient dans les marais, & dont les 
feuilles ont quelque reffemblance avec celles du 
calan. 


ANG-SOUTRI-MOUROU-VARE. Ce dernier 
mot, qui fignifie femelle, diftingue une autre ef- 
pèce plus molle. ( Du Perit-Thouars.) 


ANGARI : nom malais d’une efcèce de plante 
connue des botaniftes fous celui de ffda afiatica 
Lion. 


ANGELICA. ( Voyez ANGÉLIQUE.) 


I. ANGÉLIQUE des jardins. Angelica archange- 
lice, Linn. — Lam. Ill. tab. 198. — Garidel, Aix. 
tab. $$. 


2. ANGÉLIQUE de Rafouls. Angelica Razoulii. 
Gouan. 


Angelica foliis bipinnatis ; foliolis lanceolaris , 
ferratis | decurrentibus. Gouan, Ill. 13. tab. G. 


Panrax alpina ebuli, laciniatis foliis. Boccon. 


Muf, tab. 90. 


Angelica filveftris, var. 8. Villars, Dauph. 2, 
pag. 628.? 


Cette efpèce eft très-rapprochée de la précé- 
dente, dont elle a le port. Sa racine, longue, 
épaifle , produit une tige haute de trois pieds & 
plus, lifle, à peine rameufe, garnie de grandes 
feuilles, approchant de celles du fureau , trois fois 
ailées , compofées de folioles lancéolées , oblon- 
gues , aiguës, dentées en fcie, décurrentes fur le 
pétiole , un peu conniventes à leur bafe , légére- 
ment pubefcentes , ainfi que les tiges. Les ombel- 
les font grandes , hémifphériques , compofees de 
cinquante ou foixante rayons inégaux , dont quel- 


566 ANG 

ques-uns femblent n2 porter que des fleurs femel- 
les. L'invoiucre général eft formé d’une à fix fo- 
lioles fines, la plupart avortées. Les involucres par- 
tiels ont de quatre à fix folioles menues. Les co- 
roles , de couleur pourpre avant ieur ésanouiffe- 
ment , deviennent blanches. Les fruits font pubef- 
cens, ovales-oblongs , à trois côtes dorfales. 


Cette plante croit dans les Pyrénées, où elle a 
été découverte par M. Rafouls. On la trouve auf 
en Dauphiné & dans le Piémont. + 


3. ANGÉLIQUE trifide. Angrlica triquinata. 
Mich. 


Angelica pectolo cripartito ÿ foliolis quinis, incifo- 
dentaiis , lateralibas , decurfivis ; impari rhombeo , 


Jefiii. Mich. Flor. boreal. Amer. 1. pag. 167. 


Ses tiges font glabres, garnies de feuilles, dont 
les pétiol s font partagés en trois, pubefcens , 
blanchätres , ainfi que Îes pédicelles, qui fuppor- 
tent cinq folioles den:ées, incifées ; les latérales 
un peu décurrentes; la terminale rhomboidale. 


Cette efpèce a été découverte au Canada par 
Michaux. 


ANGIOPTÈRE. Angiopteris. Genre de plantes 
de la famille des fougères, qui a des rapports avec 
les myriotheca , & dont le caractère effentiel eft 
d’avoir : 


Des capf.les feffiles, prefqu'ovales | s'ouvrant en 
défis dans leur longueur , placées fur eux rangs très- 
rapprochés , & formant une ligne prefque marzinale. 


ESPÈCE. 


ANGIOPTÈRE en arbre. Angiopteris eveta. 
Hoffm. 


Angiopteris frondibus bipinnatis, pinnis oppofitis ; 
pinnalis alteruis ; fabfejfilious , lineari lanceolatis ; 
caule arsoreo. 


Angiopteris evetla. Hofm. Comm. Gœtt. vel. 
12. pag. 29. tab. $. ( Synon. Pli:mier exclufo. ) — 
Swartz, Fil. pag. 166 & 395. 


Polypodium eveäum. Forft. Prodr. n°. 438. — 
Encycl. vol. $. pag. $56.* 


Clemenrtea (palmiformis ) , caule arboreo, foliis 
bipinnatis coronato. Cavan. Piæl. 1807. n°. 1164. 
— Hoïr. Rez. Matr. Icon. 


Cette fougère à l’afpeët d’un palmier. Ses tiges 
s'élèvent à la hauteur de cinq à fix pieds, fur fepc 
à huit pouces de diamètre, un peu blanchatres, 
feuiliées à leur foinmet, couronnées de feuilles 
longues de fix pieds, étalées horizontalement, 
deux fais ailées ; les pinnules appofées, longues 
de deux pieds, compofées de foliolzs alrernes, 
prefque fefñiles, longues de fix à neuf pouces, 


ANG 


larges d'un pouce, linéaires-lancéolées, arron- 
dies, inégales à leur bafe, rétrécies à leur (ommet 
en une longue pointe , grofliérement dentées en 
fcie, glabres , d’un vert-gai, roufleâtres en def- 
fous , légérementr onduléss & denrées à leurs 
bords, marquées de veines tranfverfes, rappro- 
chées à leur bafe, puis bifides. 


La fruétification eft placée non loin des deux 
bords, depuis la bafe des folioles jufque fous leur 
fommet, compofée de capfules fur un double 
rang, rapprochées en une ligne continue , ovales, 
dépourvurs d'anneau, contenant des femences 


‘brunes, fphériques , lenticulaires. 


Cette plante croît aux îles Marianes & de la 
Sociéte. 


ANGOLAN. Alangium. 


1. ANGOLAN à dix pétales. 4/angium decapetala. 
Lam, 


C'eft la même plante que le grewia falvifolia. 
Linn. f. Suppl. pag. 409. ( Voyez GREUVIER, 


n216) 


ANGOPHORA. Ce genre, établi par Cavanil- 
les, n’eft diftingué des merrofideros que par les fe- 

ences, folitaires dans chaque valve de la capfule. 
Comme il eft probable que ce n’eft qu’un fimple 
avortement , & que d’ailleurs les deux efpèces 
renfermées dans ce genre n’offrent point d'autre 
différence avec les metrofideros, j'ai cru devoir 
les réunir à ce genre. ( Voyez METROSIDEROS, 
Suppl.) 


ANGREC. Epidendrum. Depuis l’établiffement 
de ce genre par Linné, les efpèces fe font te!le- 
ment multipliées , qu’on a fenti la néceflité de les 
féparer en plufieurs genres. Ce travail ne pouvoit 
être exécuté que par des voyageurs éclairés, qui 
fe trouvoient à portée d’obferver ces plantes vi- 
vantes dans leur lieu natal, les individus fecs, con- 
fervés dans lesherbiers, pouvant induire en erreur 
fur les parties de la fruétification. M. Swartz, qui 
a féjourn? long-tems en Amérique, d'atileurs très- 
bon obfervateur , a entrepris ce travail; il a étabii 
f:s nouveaux genres d’après Ja forme de la co- 
rolle, principalement d’après celle du pétale in- 
férieur, que Linné nomme neéfaire. Les genres va- 
nilla & flelis ont déja été décrits en leur lieu dans 
cet ouvraze. Pour ne point trop écarter des plantes 
très-rapprochées , je Joins ici aux vrais epidendrum 
Sw. les genres cymbidium, oncidium, aerides. Les 
autres, tels que les dendrobium , lepanthes ; compo- 
fés d’efpèces plus récemment découvertes pour la 
plupart, feront traités à leur place. Parmi les epz- 
dendrum de M. de Lamarck, celles qui ne fe trou- 
vent pas rappelées dans ce Supplément le feront, 
les unes aux dendrobium ; telles que celles des 


ANG : 


numéros 24, 36, 41,43 & 44 ; les autres rentrent 
dans les /imodorum , tels que ls numéres 6, 40 
& 47. Le n°. 12 eft le malaxis caudata Willden. 
n°. 15. La plupart des autres doivent être mainte- 
nues, du moins jufqu’à ce qu’elles puiffent être 
obfervées fur le vivant. 


ESPÈCES. 


I. CymBiDiuM. Swartz. Six pétales, dont cinq 
droits , étalés ; Le fixiime inférieur , concave à fa bafe, 
plane à fon limbe , point éperonné, 


* Efhpèces parafites ; pétales uu peu redrelfés. 


I. ANGREC écarlate , n°. 8. Epidendrum cocci- 
neum. Linn. 


Cymbidium ( coccineum }, fubcaulefcens , foliis 
terminalious , al'ifque radicalibus bulbo innatis, 
fubenfiformibus | obrufis ; feapis filiformibus , àxilla- 
ribus , unifloris. Swartz, Nov. Aët. Upfal. 6. 
PAS 70; 

8. Epidendrum ( fefile ) , foliis bafi compreffis , 
Japernè latioribus , lanceoleto-linearibus | obiufis , 
aveniis ; pedunculrs radicalibus , breviffimis, uni- 
floris. Swartz , Prodr. 122. — Flor. Ind. occid. 3. 
PaB-1472- 


2. ANGREC à trois ailes. Epidendrum tripterum. 
Smith. 


Epidendrum foliis bulbo innatis , radicalibufque 
enfiformibus ; fcapis radicalibus , multifloris ; ger- 
mine trialato, labio petalis aquali, Smith, Icon. 


Piét. pag. 14. tab. 14. 
Cymbidium ( tripterum ), acaule, fcliis bulbo 


2nnatis , radicalibus , vaginatis; fcapis multifloris , 
germine vrialato. Swartz, Nov. Act. Upf. vol. 6. 
pag. 70. 


Ses feuilles font toutes radicales, en gaîne à 
leur bafe, fortant d’une bulbe , glabres , en 
forme de lame d'épée. De leur centre fort une 
bimpe droite, garnie de plufieurs fleurs, dont 
les cinq pétaies fupérieurs font redreflés ; l'infé- 
rieur concave à fa bafe, plane à fon limbe, de la 
longueur des pétales fupérieurs. L’ovaire eft trian- 
gulaire, muni de trois ailes fur fes angles. 


Certe plante croît fur les arbres, à la Jamai- 
P ; 


que, # 
3. ANGREC hériffé. Epidendrum hirfutum. 


Epidendrum ( cymbidium hirfutum ), caulibus 
fimplicibus , foliifque lanceolatis, plicato-nervofis, 
hirfutis; fpicâ terminali, ovatä ; braëteis flore 
Lonpioriëus. Wiliden. Spec. Plant. vol. 4. pag. 04. 


Serapius caravata. Aubl. Guian. 2. pag. 816. tb. * 


ANG 567 


320. ( Voyez ELLEBORIKE parafite, vol. 2, pag. 
351,n°.7.) 


4. ANGREC enpaîné. Epidendrum veftitum. Sw. 


Epidendrum ( cymbidium veftitum ), caule di- 
chotomo , vaginis undiquè imbricato ; apice axillif- 
que bulbiferis ; bulbis monophyllis; floribus confertis , 
ë vaginis caulinis. Swartz, Nov. Act. Upf. 6. pag. , 
7°, & Flor. Ind. occid. 3. pag. 1448. 


Epidendrum vefitum. Swartz , Prodr. 124. 


Ses racines font filiformes; fes tiges afcendan- 
tes, fouvent radicantes , cylindriques, hautes 
d’un pied , entiérement couvertes de gaines im- 
briquées , ovales, aiguës , glabres, mermbraneufes. 
On diftingue , dars l’aiflelle des gaînes oppolées , 
des bulbes axillaires & terminales , grandes, foli- 
taires, d’où fort de chacune d'elles une feuille 
redreflée , élargie , lancéolée. Les fleurs font pref- 
que fefiles, rapprochées , placées dans les gaines 
des tiges, de couleur purpurine, formant une 
forte d’épi par leur enfemble. Les pédicelles très- 
courts , accompagnés de deux braétées fpatacées , 
en capuchon; les cinq pétales fupérieurs pref- 
qu'égaux , ovales , lancéolés ; inférieur une fois 
plus court ; une capfule ovale , prefque trigone. 


Cette plante croît fur les a:bres, à la Jamaique, 
L(Swuartz.) 


f. ANGREC prolifère. Epidendrum proliferum. 
Swartz. 


Epidendrum ( cymbium proliferum ), caule af- 
cendenie, prolifero ; feliis d'ffichis , ovato-lanceo- 
latis ; floribus axillaribus , fejfilibus ; bulbis à va- 
ginis foliorum diphyllis. Svartz, Nov. A&. Upf. 
6. pag. 71, & Flor.Ind. occid. 3. pag. 1450. 


Epidendrum proliferum. Swaitz , Prodr. 124. 


Ses tiges font couchées, puis afcendantes, ra= 
dicantes à leur partie inférieure , prolifère par les 
bulbes fituées dans l’aiffelle des feuilles : celles-ci 
font alcernes , très-rapprochées, difpofees fur 
deux ranes, ovale:-lancéolées , cbtufes, oblique- 
ment échancrées à leur fommet, avec une foie 
ués-fine dans l’échancrure, glabres, flriées ; les 
gaines ovales, imbriquées, comprimées , conte- 
nant dans leurs aiflelles des bulbes qui donnent 
naiflance à deux feuilles files, femblables aux 
précédentes. Les fleurs font peuires , feffiles , foli: 
taires dans les gaînes , purpurines ; les cinq pé: 
tales fupérieurs à demi ouverts , prefqu'égaux, 
lancéoles, obrus ; l'inférieur concave, redrefé. 
La capfu!e eft alongée, cylindrique, un peu angu- 
leufe , S'ouvrant longitudinalement par cinq fil- 
lons. Les valves reftent adhérentes à leur fommet 
& à leur bafe. 


Cette plante croit fur les hautes montagnes de 


3568 ANG 


la Jamaique , fur les arbres. % ( Défcript. ex 
Swartz ) 


6. Ansrec à fruits hériffés. Epidendrum echino- 
carpon. SWartz. 


Epidendrum ( cymbidium echinocarpon), caule 
compreffo , decumbente , pendulo , imbricato ; foliis 
bifariis , ovatis , acuminatis ; capfulis muricatis. 
Swarrz, Nov. A. Upf. 6. pag. 71, & Fior. Ind. 
occid. 3. pag. 1452. 


Epidendrum echinocarpon. Swartz , Prodr. 124. 


Limodorum pendulum. Aubl. Guian. 2. pag. 810. 
taD2 992: 


Ses tiges font fimples, pendantes, coinprimées ; 
les feuilles alrernes, prefqu’imbriquées , placées 
fur deux rangs, glabres, ovales-oblongues, aï- 
guës , formant à leur bafe une gaine membraneufe, 
a demi amplexicaule. Les fleurs font latérales, 
axiliaires, folicaires , d’un jaune-pale , fourenues 
par des pédoncules courts , accompagnés à leur 
bafe d’une braétée blanchâtre , & d’une autre fous 
la fleur; les pétales ovales , concaves, aigus, pref- 
que connivens à leur fommet ; l’inférieur plus 
court, oblong, d’un bleu d’azur, avec des taches 
purpurines. L'ovaire eft blanchätre , h£riflé : il lui 
fuccède une capfule ovale, trigone, à fix ftries , 
couronnée par la corolle , hériffée de petites poin- 
tes à fon fommet. 


Cette plante croit à la Jamaique , fur les arbres. 
2 ( Deferipr. ex Swartz.) 


7. ANGREC hériflonné. Epidendrum muricatum. 
Swartz. 


Epidendrum (cymbidium muricatum), caule 
compreffo , erectiufculo , imbricato ; foliis bifariis, 
oblorgis, acutis, lineatis ; capfalà muricara. SW. 
Nov. Aët. Upf. 6. pag. 71, & Flor. Ind. occid. 3. 
pag. 1454. 

Elle diffère de l’efpèce précédente par fon port; 
par fes tiges plus élevées , élargies , comprimées; 
par la grandeur de fes fleurs & de fes fruirs. Ses 
feuilles font oblongues, glabres , entières, mu- 
cronées à leur fommet; les gaines larges, com- 
primées , membraneufes, un peu lâches, ftriées, 
aiguës , faillantes en carène. Les fleurs font placées 
vers le fommer des tiges, prefque folitaires , axil- 
laires , prefque fefiles ; les pétales glabres, acumi- 
nés; les capfules grandes, oblongues , prefque 

lanes d’un côté, en carène & relevées en boîle 
de l’autre, hériffées à leur fommet de poils flexi- 


bles. 


Cette plante croît fur les arbres , à la Jamaique. 
( Deferipr. ex Swartz.) 


8. ANGREc à poils roides. Epidendrum trichocar- 
pon, SWartz. 


ANG 


Epidendrum (cymbidium trichocarpon ), caule 
tereti-compriffo , radicante , imbricato ; foliis bifa- 
rits, linearibus , fubreflexis; capfulis pilofis. Swartz, 
Nov. A&, Upf. 6. pag. 71, & Flor. Ind. occid. 3. 
pag. 1454. : 


Epidenarum trichocarpon. SWartz, Prodr. 124. 


Ses tiges font prefque filiformes, cylindriques , 
un peu comprimées, pendantes, un peu rameufes, 
radicantes en deflous , couvertes de feuilles linéai- 
res, un peu réfléchies, glabres , entières , aiguës, 
longues d’un demi-pouce , vaginales à leur bafe ; 
les gaines membraneufes, un peu comprimées. 
Les fleurs fent prefque folitaires , axillaires ; leur 
pédoncule plus court que les feuilles, muni à fa 
bafe de quelques petites braétées, & de deux 
autres ovales, petites, placées fous la fleur. Les 
pétales font égaux, convexes, un peu hériffés , 
connivens à leur fommet ; le pérale inférieur con- 
cave, arrondi , redrelfé. La caplule eft petite, 
prefque ronde , hériffée de poils blanchatres, d’a- 
bord mous , puis roides. 


Cette plante croit à la Jamaïque , fur les arbres 
couverts de mouffe. # ( Defcripe. ex Swartz.) 


9. ANGREC glauque. Epidendrum glaucum. 
Swartz. 


Epidendrum (cymbidium glaucum)) , caule com- 
preflo , ereétiufculo , imbricato ; foliis bifariis , lato- 
lanceolatis, fubtùs glaucis ; capfulis nudis. SWartz, 
Nov. Aë. Upf. 6. pag. 71 , & Flor. Ind. occid. 3. 
pag. 1457. 

Epidendrum glaucum. Swartz, Prodr. 124. 


Ses racines font filiformes , rampantes; fes tiges 
fimples, comprimées, longues d’un à deux pieds, 
couvertes de feuilles élargies , lancéolées, d’un 
vert-gai , glauques en deflous , entières , légére- 
ment mucronées. Les fleurs font folitaires, axil- 
laires 3 les pédoncules plus courts que les gaines 
des feuilles ; deux braétées petites & blanchâtres 
fous chaque fleur ; la corolle petite , blanchâtre ; 
les pétales ovales, acuminés, peu ouverts ; les 
capfules oblongues , luifantes, très glabres, tri- 
gones , s’ouvrant en trois parties , contenant de 
très-petites femences. 


Cette plante croît fur les hautes montagnes, à 
la Jamaique. % (Defcripr. ex Swartz.) 


10. ANGREC à feuilles de gramen. Epidendrum 
graminoïides. SWartz. 


Epidendrum (cymbidium graminoides ), caule 
compreffo ; affurgente ,\multifioro , imbricato ; foliis 
bifariis , lineari-lanceolatis , remotiufculis ; capfulis 
glabris , pedicellis elongatis. Swartz , Nov. A&. 
Upf. 6. pag. 71, & Flor. Ind. occid. 3. pag. 1459. 


Epidendrum graminoides, Swartz, Prodr. 125. 
On 


ANG 


On la diflingue des précédentes par fes tizes : 


rs 
fl 


plus courtes, fimples, comprimées; par fes feuilles 
étroites , linéaires-lancéokées ; les gaînes blancha- 
tres. Les fleurs font plus écartées , lâches, unila- 
térales ; les pédoncules prefque capillaires, alon- 
gés, de moitié plus eourts que les gaînes; deux 
petices bractées blanchâtres fous chaque fleur, La 
corolle eft petite , blanchâtre, inclinée; les pé- 
tales ovales, concaves, acuminés, très-fouvent 
conaivens à leur fommet ; Le pétale inférieur con- 
cave à fa bafe , acuminé & redreflé à fon fommet. 
La capfule eft glabre , oblongue , pendante, en 
boffe , marquée de fix fillons. 


Cette plante croit fur le tronc des arbres, à la 
Jamaique. x (Deftript. ex Swartz.) 


11. ANGREC à feuilles grafles. Epidendrum tef- 
tafolium. Swartz. 


Epidendrum (cymbidinm teflæfolium), cau/e 
repente ; foliis incumbentibus, fubrotundis | acucis , 
convexo-concavis , carinatis; floribus fubfoliis, fef 
filibus. Swarez, A& Upf. 6. pag. 71, & Flor. Ind. 
occid. 3. pag. 1451. 


Epidendrum teffafolium. Swartz , Prodr. 122. 


Ses tiges font rampantes, filiformes , radican- 
ces ; fes feuilles prefque rondes, un peu charnues, 
rétrécies en pétiole à leur bafe, prefqu’imbri- 
qu glabres , convexes en deffus , concaves en 

eflous , légérement acuminées. Les fleurs font 
folitaires , axillaires, prefque feffiles , purpurines; 
trois pétales extérieurs plus grands, ovales, con- 
caves , obtus, connivens, un peu velus ; deux in- 
térieurs plus petits, glabres, oblongs , d’un rouge- 
fanguin ; l’inférieur de même forme , concave , 
redrellé , cilié à fes bords. La capfule eft ovale, 
hériflée. 

Certe plante croît fur les rochers & 1:s troncs 
des arbres couverts de mouffe , à la Jamaique. x 
(Deféript, ex Swartz.) 


12. ANGREC en fabot. Epidendrum calceolarie. 
Retz. 


Epidendrum (cymbidium calceolariæ) , caulibus 
Jimplicibus, ereéfis, flexuofis ; foliis difhichis, remo- 
tis; fubularis ; fpicé ereélà, terminali; floribus remo- 
1is. Willd. Spec. 4. pag: 97. 

Epidendrum calceolaris. Retz. Obferv. botan. G. 
PART 

S:s tiges font flexueufes, droites , fimples, ar- 
ticulées , hautes de fix à fepc pouces ; fes feuilles 
très-étalées , diflantes , glabres , épaifles, fubu- 
lées , en petit nombre; les fleurs prefque fefliles, 
difpofées en une grappe terminale , peu garnie; 
les bractées oblongues, panachées d2 blanc & de 
rofe ; le pétale inférieur tubulé à fa partie infé- 
rieure , élargi à fon limbe , divifé en trois lobes; 

Botanique, Supplément, Tome 1, 


ANG 369 


celui du milieu plus étroit, lancéolé; les ‘atéraux 
élargis ; les autres pétales blincs , prefqu'égaux, 
échancrés, un peu crépus ; l'anthère globuieute, 
à deux lobes. 


Cette plante croit dans les Indes orientales. # 


13. ANGREC linéaire, n°. 10. Epidendrum lineare. 
Linn. 

Epidendrum (cymbidium lineare}, caule fim- 
plict, ercélo ; foliis diftichis, linearibus , oùtufrs # 
apice emarginatis ; floribus terminalibus , Jubfpica- 
sis, Swartz, Nov. Act. Upf. 6. pag. 72, .& Obf. 
326. 


14. ANGREC embraffant. Æpidendrum equitans. 


: Forft. 


Epidendrum (cymbidium equitans}),. caule Jim- 
plici, infernè flexuofo ; foliis compreffis , enfiformi- 
bus, baff equitantibus ; racemo termeinali, fpicato . 


| fliformi, rutante. Swartz,, Nov. Aét. Upf. 6. pag. 
. 72. — Wild. Spec. 4. pag. 97. 


Epidendrum equitans. Forft. Prodr. n°. 316. 


Ses tiges font fimples, flexueufes à leur partie 
inférieure , nues à leur partie fupérieure, garnies 
inférieurement de feuilles difpofées fur deux 


rangs, s’engaînant par leurs bords vers leur bafe, 


comprimées , enfiformes , faillantes en carène , 
acuminées à leur fommer. Les fleurs font difpofées 
vers l’extrémité des tiges en un épi terminal, fili- 
forme , incliné. 


Cette plante croît dans les Indes orientales & 
aux iles de la Société. # 


15. ANGREC à feuilles cylindriques. Epiderdrune 
ceretifolium. Svrartz. 


Epidendrum (cymbidium teretifolium), caule 
fimplict,, foliis femiterertbus ; floris folitarii termi- 
nalis labello apice triquetro. Swartz, Nov. At. 
Upfal. 6. pag. 72, & Flor. Ind. occident. 3. pag. 
1463. 

Epidendrum teretifolium. Swartz, Prodr. 121. 


S:s racines font courtes , filiformes, blanchä- 
tres & crépues ; fes tiges fimples , droites, haures 
d'un pied, glabres, cylindriques , à deux angles, 
garnies de feuilles alrernes, glabres, charnues, 
à demi cylindriques, difpofées -fur deux rangs; 
leur gaîne. ferrée , légérement ftriée: Une-feuille 
accompagne une feule fleur folitaire ; fituée vers 
le fommet des tiges, d’un’vert-jaunâtre, mu- 
nie de deux petites braëtées membraneufes ; 
les trois pétales extérieurs étalés , lancéolés , ai- 
gus, un peu convexes; les deux intérieurs une 
fois plus petits, verdatres, redreflés, elliptiques, 
épaiflis à leur fommet; le: pétale inférieur de la 
longueur des plus grands, en rt à fa bafe, 

aa 


ANG 


redreffé , aigu à fon fommet , concave dans fon 
milieu. La capfule eft alongée, cylindrique, ftriée, 
à trois lignes faillantes , longuement rétrécie à fa 
bafe , obtufe à fon fommet. 


970 


Cette plante croît fur les hautes montagnes, à 
Ja Jamaique. % ( Defeript. ex Swartz.) 


16. ANGREC denticulé. Epidendrum ferrulatum. 
Swartz. 


Epidendrune (cymbidium ferrulatum ), caule 
Jémplict, fubdïphyllo ; foliis lanceolatis , carinatis , 
Jerrulatis ; ‘fpicis terminalibus , laxis , filiformibus. 
Swartz , Flor. Ind. occid. 3. pag. 146ÿ , & Nov. 
Aét. Upf. 6. pag. 72. 


Epidendrum ferrulatum. Swartz, Prodr. 121. 


Plante baffe, dont les racines fafciculées pro- 
duifent plufieurs tiges fimples, à peine hautes d’un 
pouce , à deux angles, garnies d’une ou de deux 
feuilles lancéolées , acuminées, en carène fur ieur 
dos, roides, un peu épaifles , fouvent courbées, 
cartilagineufes & légérement denticulées à leurs 
bords , quelquefois rougeâtres en deffous. De leur 
centre fortent un ou deux épis filiformes, de la 
longueur des feuilles, munis de fleurs alternes , 
rapprochées, petites, d’un brun-rougeâtre, ac- 
compagnées de braétées comprimées, petites, 
acuminées. Les pétales font concaves , ovales-lan- 
céolés, acuminés; les extérieurs plus grands, 
denticulés à leurs bords ; l’inférieur redreflé , con- 
cave dans fon milieu, épaifi & rétréci à fon fom- 
met; les anthères à deux loges, contenant un 
pollen pédicellé ; 1 capfulé ovale , trigone , à fix 
lignes faillantes ; les femences blanchatres, très- 
petites. 


Cette plante croît fur le fommet des monta- 
gnes, à la Jamaique. % ( Deféripr. ex Swartz.) 


17. ANGREC globuleux. Epidendrum globofum. 
Jicq. 


Epidendrum (cymbidium globofum) , caule fim- 
plici, fubunifloro; foliis tereti-canaliculatis , Labello 
ovato, c'pfulis globofis. Swartz, Nov. A&. Up, 6. 
pag. 72, & Flor. Ind. occid. 3. pag. 1467. 


Epidendrum globofum. Jacq. Amer. pag. 222. 
ab. 133. fig. 1. — Swartz, Prodr. 121. 


li s'élève des mêmes racines plufisurs tiges 
droites , fimples, prefque filiformes , cylindri- 
ques , un peu comprimées , hautes de deux ou 
trois pouces, grrnies dé feuilles roides, à demi 
cylindriques, glabres , aiguës , -un:peu recour- 
bées. Les fleurs font terminales, prefque folirai- 
res, petites , axillaires, un peu/pédicellées ; qu. 1- 


ques bractées fort petites à la bafe des pédicellas | 
& fous l'ovaire. Les trois pérales extérieurs font | 


ovales, rougeaires, concaves »unpeuetalés ; les 


À, N° G 


deux intérieurs plus courts, jaunes, redreffés ; 
l'inférieur concave , ovale, aigu , de la longueur 
des premiers; les anthères à deux loges. Les cap- 
fules font globuleufes, de la groffeur d’un pois, 
glabres, hexagones, s’ouvrant dans leur milieu 
longitudinalement. 


Cette plante croît à la Martinique & à la Ja- 
maique, fur les branches des arbres. 4 ( Defcripe. 
ex S'wartz.) 


** Efpèces parafites ; pétales vrès-étales. 


18. ANGREC d'automne. Eridendrum autumnale, 
Forft. 


Epidendrum (cymbidium autumnale) , caulibus 
e radice reptante fimplicibus , ancipitibus ; foliis con- 
fercis, lanceolatis'; fpicis ‘fuspaniculatis , terminali- 
bus. Swartz , Nov. Act. Upf. 6. pag. 72. — Willd. 
Spec. Plant. 4. pag. 98. 


Epidendrum autumnale. Forft. Prodr. n°. 319. 


Ses racines font rampantes : il s’en élève plu: 
fieurs tiges fimples, un peu comprimées , à deux 
angles, garniss de feuilles très-rapprochées., lan- 
céolées, vaginales à leur bafe , glabres, nerveu- 
fes. Les fleurs font difpofées en un épi terminal , 
prefque paniculé ; les pédoncules parfemés de pe 
titres bractées en écailles ; le pétale inférieur re- 
dreflé , obtus à fon fommet. 


Cette plante croit à la Nouvelle-Zélande. x 


19. ANGREC à feui.les de lycopode. Epidendrum 
lycopodioides. Retz. 


Epidendrum ( corymbium lycopodioïides ) , cau- 
libus fimplicibus, pendulis , ancipitibus ; foliis dif- 
tichis , carnofis , lanceolatis , baff equitantibus ; fpic& 
terminali, fimplici ; braëteis ciliatis. Willd. Spec. 
Plant. 4. pag. 98. 


Epidendrum lycopodioides. Retz. Obferv. bot. 6. 
pag: 55: 


11 fort de fes racines plufieurs tiges pendantes, 
très-fimples, planes , comprimées , longues d’en- 
viron un pied , garnies dans leur partie fupérieure 
de gaines lancéolées, aiguës, glabres , longues 
d’un pouce , & à leur partie imférieure de feuilles 
aiternes, charnues, lancéolées, vaginales , difpo- 
fées fur deux rangs. Les fleurs font fefiles, très- 
rapprochées , difpofées en épis folitaires, termi- 
paux , femblables à ceux des lycopodes, munis 
de ‘braëtées courtes & cilié:s; la corolle d’un 
Jaune-orangé ; les cinq pétales fupérieurs ovales , 
un peu aigus, ouverts, Inégaux ; l'inférieur plane, 
en cœur, plus petit que le pétale fupérieur. La 
capfule eft en ovale renverfé. 


Cette plante croit dans les Indes orientales, fur 
les tamarins. % (Defcripe, ex Rug.) 


ANG 


20: ANGREC mufqué. Epidendrum mofchatum. 
S 
2ym,. 


Epidendrum (cymbidium mofcharum ), caule ra- 


mofo , fcandente; foliis diflichis , lanceolutis, obtu- } 


fiafculis ; racemis nudis, lateralibus ; peralis binis, 


tucerioribus retufis. Wild. Spec. Plant. 4. pag. 98. 


… Epidendrum mofchatum. Symes, Itin. edit. gall. 
pag. 92. tab. 26. 


Ses tiges font grimpantes & rameufes , garnies 


de feuills difpofées fur deux rangs, glabres, | 


Jancéolées , vaginales à leur bafe , un peu obtutes 
à leur fommet. Les fleurs font difpofées en grap- 
pes nues, latérales ; les deux pétales'intérieurs 
obtus , comme tronqués à leur fommet. 


Cette plante croit dans l’Afie. F 


21. ANGRFC des montagnes. Epidendrum mon- 
tanum. SWartz. 


Epidendrum (cymbidium montanum) , caule /im- 
pliciufeulo ; foliis laio-lanceolatis , apice fubrecurvis; 
racemo terminali, flortbus fecundis , laminä labelli 
trifidà. Swartz, Nov. AËt. Upfal. 6. pag. 72, & 
Flor. Ind. occid. 3. pag. 1469. 


Epidendrum montanum. Prodi. pag. 121. 


Ses racines font blanches, fimples, épaifles ; fa 
tige très-fimple, cylindrique, haute d’un à deux 
pieds , nue à fa partie inférieure, géniculée , gar- 
.hie.à fa partie fupérieure de feuilles alternes, am- 
plexicaules à leur bafe , vaginales , élargies, lan- 
céolées , un peu obtufes, recourbées à leur fom- 
met, ftriées , d’un brun-verdatre. Les fleurs font 
blanches, alternes , pédicellées, un peu grandes, 
diftantes , en grappes terminales, droites, lon- 
gues d’un demi-pied , flexueuf=s, un peu compri- 
mées, purpurines , munies de bradées concaves, 
acuminées ; les cinq pétales fupérieurs prefqu’é- 
gaux, concaves, ovales-lancéolés, aigus ; l’infé- 
rieur plus long , dilaté ; fon limbe triñide; le lobe 
du miieu plus alongé, marqué de points fanguins 
dans fon milieu ; la capfulé glabre , oblongue, 
trigone. 


Cette plante crojt fur les arbres , à la Jam:ique. 
2% (Deftript. ex Swariz.) 


22. ANGREC bouclier. Epidendrum clyreolum. 
Fort. 


Epidendrum (cymbidium clypeolum ) , fo/io ra- 
dicali fibrotundo-cordato , bafs cucullato , apice re- 
flexo , acuto ; fcapo erettiufculo , racemofo ; neétarii 
Labio inferiore orbiculato , maximo. Willden. Spec. 
Planc. 4. pag. 99. 

Epidendrum clypeolum. Forft. Prodr. n°. 323. 


Il s'élève de fes racines une feuille radicale 
prefque ronde, en cœur, creufée en capuchon à 


A N G 


3 


, fa bafe, aiguë 8 réfléchie à fon fommet. Les 


hampes font redreflées., terminées par une grappe 
de fleurs ; le pétale inférieur orbiculaire. 


Cette plante croît dans l’ils de la Société. # 


23. ANGREC trifte. Epidendrum trifte. Forft. 


Epidendrum ( cymbidium trifle), foliis ceretibus, 
cylindricis, inanibus ; vaginis f] Llofrs ; pedunculis 
oppofitifoliis ; corymbofis , vaginam perforantibus} 
necharit labio integro , fpathularo, cordiformi. Wild. 
Spec. Plant. 4. pag. 99. 


Epidendrum trifle. Forft. Prodr. n°. 325. 


. Ses tiges font garnies de feuiiles creufes , cy- 
lindriques ,‘alrernés, roulées à leur bafe en une 
gcine fiftuleufe. Les pédoncules fent oppofés aux 
feuiiles, traverfent les gaines, & forment un co- 
rymbe latéral. Le pétale inférieur eft entier, fpa- 
tulé, en forme de cœur. 


Cette plante croit dans la Nouvelle-Calédo- 
nie. 2 


24. ANGREC noueux, n°. 23. Epidendrum no- 
dofum. Linn. 


Epidendrum (cymbidium nodofum), caule fim- 
plici, morophyllo ; tuberculo radicato ; folio femi- 
cylindraceo, fubulato ; laminä labelli inteerd. Sr. 
Nov. A€t. Upf. G. pag. 73, & Obf. bot. 328. — 
Willd. Spec. Plant. 4. pag. 99. 


24. ANGREC écrit, n°. 28. Epidendrum ftriprum. 
Lion. ‘ 


Epidendrum (cymbidium fcriptum) , foliis bulho 
innatis, OVato-lanceolatis , trinerviis ; Jcapo multi- 
floro, petalis maculatis, Swartz, in Schrad. Diar. 
Dot. 1799. pag. 218. 

On trouve dans l'Hortus malabaricus, 11, p. 69, 
tab. 35, une plante très-voifine de.celle-ci, fous 
le nom de bela-pola. ( Voyez ce mot ; Suppl.) 


26. ANGREC à capuchon, n°. 18. Epiderdrum 
cucullatum. Linn. 


Epidendrum ( cymbidium cucullatum ) , caule 
fimplici, unifloro, diphyllo ; foliis fabulatis , fulca- 
Lis ; laminä labelli ciliarä. Swartz , Nov. Aét. Upf. 
6. pag. 73. — Wild. Spec. Plant. 4. pag. 100. 


27. ANGREC fans feuilles. Epiderdrum aphyllum. 


Epidendrum (cymbidium aphyllum ) , caue fim- 
plicifimo , aphyllo, rereti, articulato ; foribus late- 
ralibus , fubfeffilibus ; labelli bafi convoluto. Swartz, 
Nov. Act. Upf. G. pag. 73. 


Limodorum aphyllum. Roxb. Corom. 1. pag. 34. 
tab. 41. : 


Cette efpèce ef remarquable par fes tiges ene 
Aaï2 


372 ANG 


tiérement privées de feuilles , cylindriques , arti- ‘ 


culées ; elles fupportent à leur partie fupérieure 
des fleurs prefque fefiles , latérales. Le pétale in- 
férieur eft roulé à fa bafe. 


Cette plante croît aux Indes orientales, fur les 
rochers. x 


28. ANGREC à feuilles de plantain. Epidendrum 
plantaginifolium, Retz. 


Epidendrum ( cymbidium plantaginifolium } , 
acaule, foliis diflichis , lineari-triquetris , canalicu- 
latis, acutis; fcapo foliis longiore ; flortbus fpicaiis, 


aiffichis. Willd. Spec. Plant, 4. pag. 101. 


Epidendrum plantaginifolium. Retz. Obferv. G. 
pag. Go. 


Cette efpèce, dépourvue de tige, poufle de 
fes racines des feuilles redreflées, linéaires, à 
trois faces, un peu canaliculées, glabres, char- 
nues, rétrécies vers leur gaine , à peine longues 
de deux pouces, s’emboitant les unes les autres 
à leur bafe ; les paînes membraneufes , ftriées : il 
fort de leurs aiffelles un épi très-fimple, plus long 
que les feuilles, muni de petites bractées cadu- 
ques , foutenant des fleurs pédicellées , alternes , 

ifpofées fur deux rangs. La corolle eft blanche; 
les pétales très-ouverts ; les trois extérieurs plus 
grands, concaves, membraneux. Les capfules font 
ovales, oblongues , glabres, un peu anguleufes ; 
les femences blanchâtres , très-rombreules , atta- 
chées par des fils capillaires très-courts , qui les 
Jancent au loin avec élafticité. 


Cette plante croît fur les rameaux fupérieurs 
des arbres , dans les Indes orientales. 2% (Defiripr. 
ex Retz.) 


29. ANGREC à feuilles d’aloës , n°. 25. Epiden- 
arum aloifolium.:Linn. 


Epidendrum ( cymbidium aloifolium ), foliis 
radicalibus lato-linearibus, canaliculatis  carnofts ; 
apice retufis ; fcapis multifloris , erectis. Swartz, 


Nov. Act. Upf. 6. pag. 73! 


Epidendrum aloifolium, Jacq. Hort. Schoenb. 2 
pig. 69. tab. 383. 


30. ANGREC pendant. Epidendrum  pendulum. 
Roxb. 


Epidendrum (cymbidium pendulum) ; fo/iis ra- 
_dicalibus , diffichis ; lato-linearibus, concavis:, apice 
retufis; fcapis declinato-penaulis, multifloris. Swarez, 
Nov. Act. Upf. 6. pag. 73. — Willd. Spec. Plant. 
t4. pag. 101. 

Epidendrum pendulum. Roxb.Corom, 1. pag: 35. 
tb: 44" ” 


ANG 


drum aloifolium ; elle n’en diffère effentiellement 
que par {es hampes pendantes & non redreffées ; 
par fa corolle verdatre , par le pétale inférieur à 
trois lobes , mais dont le lobe du milieu eft 
échancré. 


Cette plante croît dans les Indes orientales. # 


31. ANGREC à feuilles ovales, n°. 13. Epiden- 
drum ovatum. Linn. 


Epidendrum (cymbidium ovatum), caulibus fim- 
plicibus , fherilibus ; foliis ovatis, planis ; fcaris pa- 
niculatis. Willd. Spec. Plant. 4. pag. 101.—Swartz, 
Obf. 327. 


32. ANGREC taché, n°. 26. Epidendrum gutta- 
tum, Lino. 


Epidendrum {cymbidium guttatum ), foliis radi- 
calibus , lanceolatis | canaliculatis ; fcapo tereti ; pe- 
talis cuneiformibus | retufis. Willd. Spec. Plant. 4. 
pag. 102. 


33. ANGREC à feuilles de jonc, n°. 27. Epi- 
dendrum juncifolium. Linn,. 


Epidendrum ( cymbidium juncifolium) , fotis 
radicalibus ; lineari-fubulatis ; feapo petalifque ma- 
culatis ; labello unicolore , tripartito ; laciniä mediä 
tranfversèm dilatatä. Willden. Spec. Plant. 4. 
pag. 102. 


34. ANGREC en treillage. Epidendrum teffellatum. 
Roxb. 


Epidendram (cymbidium teflellatum) , caulef- 
cens , foliis imbricato-diflichis , lineari-canaliculatis, 
carnofis , apice tridentatis ; racemo axillari. Swartz, 
Nov. Act. Upf. 6. pag. 75. 

Epidendrum tefellatum. Roxb. Corom. 1, pag. 
34. tab. 42, 


Ses tiges font garnies de feuilles imbriquées , 
fur deux rangs, linéaires , canaliculées, glabres, 
charnues, tridentées à leur fommet. Les fleurs 
font difpofées en grappes, placées dans laiflelle 
des feuiiles. 


Cette plante croît dans les Indes orientales. x 

35. ANGREC jaune-obfcur, n°. 7. Epidendrum 
furvum. Linn. 

Epidendrum (cymbidium furvum ), cauleftens , 


” folis imbricato difiichis , lanceolatis , canaliculatis, 


| 


Cette plante reffemble parfaitement à l’epiden- ! 


carnoffs , acutis ; racemo.axillari. Willden. Spec. 


Plant. 4. pag. 103. 
36. ANGREC mordu. Epidendrum pramorfum. 
Roxb. 


Epidendram (cymbidium præmorfum), caw/ef- 
cens , foliis remotiufcuiis ; diffichis | lato-lin-uri- 


ANG 


bus , canaliculatis , apice pramorfis ; fpicis oppofiti- 
folirs. Swartz, Nov. At. Upf. 6. pag. 75. 


Epidendrum pramorfum. Roxb. Corom. 1: p. 34. 
tab. 43. 


Thalia-maravara. Rheed. Malab. 12. pag. 6. 
tab. 4. — Rudb. Elyf. 2. pag. 122. fig. 8. — Raï, 


Suppl. 90. 


Ses racines produifent des tiges droites, gla- 
bres, fimples, garnies de feuilles diftintes, dif- 
pofées fur deux rangs , linéaires , un peu élargies, 
glabres à ieurs deux faces, canaliculées en de{- 
fus, échancrées & comme rongées à leur fom- 
met. Les fleurs font difpofées en épis latéraux , 
oppofés aux feuilles. 


Cette plante croît dans les Indes orientales. + 


37. ANGREC en éventail. Epidendrum flabelli- 
forme. Swartz. 


Epidendrum (cymbidium flibelliforme }, acaule, 
compreffum , folits baff attenuatis, carinatis , fu- 
pernè planis , ovato-lanceolatis , nervofis ; fcapis ab- 
breviatis, unifloris. Swartz, Nov. Aét. Upfal. 6. 
pag. 73, & Flor. Ind. occid. 4. pag. 1471. 


Epidendrum flabelliforme. Swartz , Prodr. pag. 
122% 


Toutes fes feuilles font radicales, difpofées & 
ouvertes en éventail; les extérieures plus petites, 
comprimées, embraffant les autres en forme de 
gaine; les intérieures droites, longues d’un pied, 
“rétrécies en pétiole & comprimées à leur bafe, 
puis planes , alongées , ovales-lancéolées, gla- 
bres , aiguës. Les hampes font radicales , une fois 
plus courtes que les feuilles, glabres , cylindri- 
ques, garnies de quelques écailles, terminées par 
une feule Azur affez grande , médiocrement pédi- 
cellée , accompagnée de deux braétées ovales , 
aiguës ; les pétales fupérieurs prefqu'égaux, longs 
d’un pouce, blanchatres, ovales-lancéolés, aigus, 
veinés , un peu charnus; les intérieurs ondulés à 
leurs bords. L’inferieur eft peu différent des pre- 
miers, ondulé à fes bords, plane vers fon fom- 
met. La capfule eft pédiceliée , longue d’un pouce 
& demi, un peu recourbée, glabre, trigone, à 
fix {tries ; les femences entourées d’un arille blan- 
châtre & diaphane, 


Cette plante croit fur les arbres des monta- 
gnes , à la Jamaique. % ( Defcnipe. ex Swartz.) 


38. AnGRec fubulé. Epidendrum fuoulatum. 
SWartz. 

Epidendram ( cymbidium fubulatum ), acaule , 
foliis fubulatis , fulcatis ;ÿ racemis radicalibus. SW. 
Nov. Aët. Upf. 6. pag. 73, & Flor. Ind. occid. 3. 
Pa8: 1473. 

 Epidendrum fubulatum. Prodr. pag. 123. 


ANG 


Ses racines font rampantes , filiformes ; routes 
les feuilles radicales , longues d’un pied , cylindri- 
ques , fubulées, glabres, charnues, un peu re- 
courbées ; des gaines membraneufes proche les 
racines, environnant la bafe des feuilles. Les fleurs 
font alternes, pédicellées, difpofées en grappes 
longues de deux pouces, fortant des racines, là- 
ches, peu garnies. Les pétales fupérieurs font 
prefqu'égaux , linéaires , élargis; l’intérieur ovale, 
concave , aigu. La capfule eft oblongue , trigone , 
à fix ftries, rétrécie à fes deux extrémités. 


573 


Cette plante croît dans les forèrts , fur le tronc 
des arbres, à la Jamaïque. 2% ( Defcripe. ex Swartg.) 


39. ANGREC à feuilles menues, n°. 7. Epiden- 
drum tenuifolium. Linn. 


Epidendrum (cymbidium tenuifolium ) , caulef- 
cens , foliis lineari-fubulatis , canaliculatis , diffi- 
chis ; fpicis oppofitifoliis, paucifloris. Willd. Spec. 
Plant. 4. pag. 103. 


40. ANGREC à feuilles triangulaires. Epidendrum 
triquetrum. SWartz. 


Epidendrum (cymbidium triquetrum), acaule, 
foliis fubtriquetris , canaliculatis , recurvatis, mar- 
giribus dorfo apiceque compreffis ; ftapo fimpliciuf- 
culo ; flortbus tetrapetalis, labello cordeto. Sw artz 5 
Nov. Aét. Upf. 6. pag. 74, & Flor. Ind. eccid, 3, 
Pag-.1475. 


Epidendrum triquetrum. Swartz, Prodr. 122. 


Ses feuilles font toutes radicales, difpofées fur 
deux rangs, longues de deux à quatre pouces, 
vaginales & comprimées à leur bafe , roides , gla- 
bres, canaliculées , enfiformes, prefque triangu- 
laires , terminées par une petite pointe. De Jeur 
centre s'élève une hampe fimple, roide, d’us 
pourpre-foncé , munie de quelques écailies dif- 
tantes, lancéolées , foutenant fix à dix fleurs un 
peu pédicellées , d’une grandeur médiocre ; les 
pétales fupérieurs prefqu’en croix, inégaux, pana- 
chés de rouge & de blanc , ovales, concaves, 
recourbés à leur fommet; l’inférieur une fois plus 
grand , ovale , en cœur. La capfule eft pendante , 
prefque longue d’un pouce, pédicellée, trigone, 
s’ouvrant par fes fix ftries. 


Cette plante croit fur les arbres, à la Jamaïque. 
2 (Défcripr. ex Vahl.) 


AI. ANGREC nain, n°. 37. Epidendrum pufil- 
Zum. Linn. 

Eridendrum (cymbidium pufillum }, fodiis radi- 
calibus enfiformibus , baf equitantibus ; fcapis pau- 
cifloris ; labello bafi angufliore , lamina rrilobä. Sw. 
Nov. A€&. Upf. 6. pag. 74: — Willd. Spec. Plant, 
4. pag. 104. 


ANG 


*X#%* Efpèces terreffres. 


2. ANGREC élégant. Epidendrum pulchellum. 
Wild. 


Egideradrum (cymbidium pulchelium ), f/is 
radicalibus enfiformious, nervolis ; fcapo paucifioro ; 
labello erééto , bafi attenuato ;\ laminà expanfa ; difco 
concawo., pilofo. Swartz , Nov. AËt. Upf. 6. pag. 
75. — Willdenow , Spec. Pianc. 4. pag. 105. 


Limodorum pulchellum. Salisb. Prodr. 8. 


Limodorum tuberofum. Linn. — Mich. Flor. bor. 
Amer. 2. pag. 159. 


Limodorum barbatum. Lam. Diét. 3. pag. ÿ15. 
{ Voyez LIMODORE barbue, n°. 2.) 


43: ANGREC pudique. Épidendrim verecurdum. 
Swartz. 


Epidendrum (cymbidium verecundum }, foliis 
radicalibus lato lanceolatis | plicato-rervofis ; fcapo 
multifloro , petalis interiorious conniventibus, labello 
ventricofo ; lamin& ‘emarginatä ; crifpä , ffléura. 
Swartz, Nov. Aft. Upf. 6. pag. 75. — Wiliden. 
Spec. Plant. 4 pag. 105. 


Limodorum ( verecundum ) , peralis exterioribus 
recurvatis, interioribus arétè connivent'bus ; labio 
baff conico, fuperne recurvo , fuborbiculari , emargi- 
nato , crenato, crifpo ; difco feptemfimbriato. Salisb. 
Prodr. 9. 


Limodorum tuberofum. Jacquin , Colleét. 4. pag. 
1C8. 


Limodorum altum. Jacq. leon. Rar. 3. tab. Goz. 
— Swartz, Obferv. bot. 323. 


Limodorum (trifidum } , foliis lanceolztis ; f<apo 
aphyllo ; labello trifido, longitudinalirer limel.ofo. 
Mich. Flor. bor. Amer. 2. pag. 159. 


Hélleborine armericana , radice tuberofä ; foliis 
longis, angufhis ; caule nudo , floribus ex rubro pal- 
liaë purpurafcentibus. Mart. Centur. tab. $o. — 
Mill. Diét. & Icon. 145. 


Cette efnèce, confondue avec la fuivante , à la- 
qmelle eil: reffemble par fon port, en eft diftin- 
gue par fes fleuis d'un pourpre-pale & rougeà- 
tre. Les pétales extérieurs font ouverts, un peu 
recoub£s; les intérieurs connivens ; le pétale in- 
férieur un peu conique & ventru à fa bafe; fon 
jimbe prefau’orbiculaire ; légérement courbé, 
écharcré à lon fommet , fillonné , crépu & fiangé 
à (on contour. 


Cetre plante croîe dans l’île de Bihama. 2 (W. 
f.) Elie ef cultivée dans plufieurs jardins d'Eu- 
rope, fous le nom de Zmodorum tuberofum. Lins. 


44. ANGREC élevé, Epidendrum altam. 


ANG 


Epidendrum. (cynbidium aleum), fo/iis radicas 
libus luro-lanceolatis, plicato-nervofis ; feapo. multi- 
flero, petalis ereëtis, labello Levi: Willden. Spec. 
Plant. 4. pag. 105. 


Linodorum alum. Linn. & Lam. Dict..3. pag. 
515: C Voyez Limopores élevé, n°.3.) 


; 


S:s fleurs fonc d’un blanc-jaunâtre ; les pétales 
fupérisurs tous redreffés ; l’inférieur très-liffe. 


45. ANGREC à fleurs jaunxs. Epidendrum luteum. 
Wiiid. 

Epidendrum (cymbidium luteum), fois radi- 
calibus oblongis ; acutis ; feapo ereéto, fimplici, pau 
cifioro j labello oblongo , obtufo, petalis breviore. 


Wilid: Spec. Plant. 4. pag. 106. 


Epipaëis amplo flore lureo , vulgd gavilu. Feuill. 
Per. 2. pag. 729. tab: 20. 


Limodorum (luteum), foribus feffilibus, alternis; 
conferto-fpicatis. Lam. Diét. 3. pag. 516. * 


Ses racines font compolées de bulbes fafcicu- 
lées, d’où s'élève une tige droite, cylindrique, 
haute de deux pieds, garnie à fa bale de quel- 
ques feuilles très-glabres , d’un beau- vert, ob- 
longues , aiguës , affez femblables à celles du lis, 
longues d'environ fept pouces fur un & demi de 
large, vaginales à leur bafe. La partie fupérieure 
de la tige eft envelopée de gaines alternes, cylin- 
driques , un peu.aiguës. Les fleurs font grandes, 
d’un beau jaune, alternes, fefliles, rameflées à 
l'extrémité des tiges en un épi court, accompa- 
gnées chacune d’une braëtée lancéolée, aiguë, 
plus longue que l'ovaire; les cinq pétales fupé- 
rieurs inégaux, médiocrement ouverts, lancéo- 
lés , aigus ; l'inférieur plus court, oblong , à peine 
aigu. 


Cette plante croît au Chili, dans les lieux un 
peu humides. 2: Les femmes indiennes nouvelle- 
ment accouchées mêlent le fuc de cette plante 
avec du bouillon; elles boivent ce mélange pour 
faire venir leur lait en plus grande abondance. 
( Feuitlée.) * 


46. ANGREC à feuilles vercâtres. Epidendrim 
virefcens. 


Epidendrum (cymbidium virefcens ) , foliis ra- 
dicalibus lanceolatis ; [tapo ere&lo, fimplici ; fpicd 
coaréfatä ; petalis tribus exterioribus larceolatis , acu- 
15 ; binis interioribus oblongis , obtufis ; labello 
ovato , obtufo, elevato-fulcato. Willd. Spec. Plant. 
4. pag. 106. 

Epipaëis flore virefcente & variegato , vuled piqui- 
chen. Feuill. Per. 2. pag. 127. tab. 19. 

Limodorum (piquichen ), foliis ereëtis , brevibus; 
fpicä ovatä ; corollarum labio ereëto | apice recurvo. 


Lam. Diét. 3. pag. 516. * 


ANG 


Ses racines font compofées de bulbes ob'on- 
gues, épaifles , fafciculées, contenant une fubf- 
tance blanchâtre , aqueufe , ’une faveur doucea- 
tre, un peu piquante. Ses tiges font hautes de 
trois pieds, glabres, cylindriques, fpongieufes , 
droites , très-fimples , munies de gaines alternes, 
courtes, aïguës. Les feuilles font toutes radica- 
les, courtes, redreflées , concaves , lancéolées, 


aiguës. Les fleurs font grandes, d’un blanc ver- 


datre, fefiles, formant à l'extrémité des tig=s un 
bel épi ovale , touflu ; les trois pérales extérieurs 
lancéolés , aigus ; les deux intérieurs oblongs, 
obtus ; le pétale inférieur ovale, obtus, traverfé 
de lignes ondulées. La capiule eft longue d’un 
pouce & plus, très-étroîite , à trois valves , con- 
tenant d£s femences nombreufes, fort perites. 


Cette plante croît au Chili, fur le revers des 
montagnes. Z ( Feurllée.) 


7. ANGREC diyrne, Epidendrum diurnune. 


Epidendrum (cymbidium durnum ), foliis radi- 
calibus dineari-lanceolatis, icarinatis; fcaro panicu- 
lato , petalis patentibus | Labello eretto , laminä tri- 
lobä. SwWartz, in Schrad. Journ.:bot. 1799. pag. 
221.— Willd. Spec. Plant. 4. pag. 106. 


Limodorum (diurnum ) , fleribus imberbibus ; 
fpicis paniculatis, ex centro bulbi ortis. Jacq. Icon. 
Rar. 3. tab. 603 , & Colleét. 4. pag. 107. 


Ses racines font nombreufes., blanchâtres, cy- 
lindriques ; les bulbes charnues, agrégées, ova- 
les-oblongues , comprimées, chacune d’elies don- 
nant naïflance à deux ou trois feuilles radicales, 
prefque linéaires, fermes, coriaces, un peu ob- 
tufes , prefque longues d’un pied & demi. D: leur 
centre s'élève une hampe droite, flexueufe , haute 
de deux pieds , fe ramifant à fon fommet en une 
panicule très-éralée, fourenant des fleurs pédi- 
cellées, odorantes feulement pendant le jour. La 


corolle eft d’un vert-jaunätre ; les pétales fupé-! 


rieurs trés-étalés ; l'inférieur redreilé, à trois 
lobes. 


Cette plante croir dans les forêts, en Amé- 
rique , aux environs de Caracas. x 


48. AnGRec à feuilles canaliculées. Epidendrum ! 


“«analiculatum. 


Epidendrum ( cymbidium rigidum)) ,. fubcaulef | 


cens ; foliis lanceolatis , canalicularis, d'flichis ; ! 


“fcapo eretto , fimplier ; -foliis adprefis , lanceolatis, 


vaginatis, carinatis teëto ; VabeHo ‘obovato ; acuto. | 


Wild. Spec. Plant..4. pag. 106. 


Heliéborine foliis rigidis, angufiis. Plum. Soec. 
9, & Icon. tab. 181. fig. 1. 


Ses racines font fimples, filiformes, éralées ; 


fes tiges droites , très-fimples , feuillées feulement 
à leur partie inférieure, .revêtues de gaines fer- * 


ANG 275 


rées, oblongues, lancéolées. Les feuilles font roi- 
des , alternes , alongées , étroites, canaliculées , 
très-aiguës, difpofées {ur deux rangs ; les fleurs 
alternes , pédicellées , formant un épi lâche , droit 
& terminal; les cinq pétales fupérieurs prefque 
ovales , étalés ; trois plus grands; les deux autres 
connivens ; le pétale inférieur aigu, en ovale-ren- 
verfé. Le fruit eft une capfule pendante, oblon- 
gue, cannelée , à trois valves, ceuronnée par les 
pétales perfiftans & defféchés. 


Cette plante croît dans l'Amérique méridio- 
pale. # 
49. ANGREC d'hiver. Epidendrum hyemale. 


Epidendrum (cymbidium hyemaie }, fo/ris ra- 
dicalibus geminis , ovatis , quinquererviis; fcapo 


Jimplici, vagirato, ereëto ; petalis ercétis ; labello 


obovato , margine undulato-crenato. Willäen. Spec. 


Plant. 4. pag. 107. — Muhlenb. in Lite. 


Ses feuilles radicales font au nombre de deux, 
amples , glibres, ovales , affez femblables à celles 
du veratrum , à.plufieurs nervures en deffus, à cinq 
nervures en deflous, rudes à leurs bords : il en 
fort une hampe droite , fimple , haute de fix à fept 
pouces & plus, couverte de gaines, fupportant 
vers fon fommet plufieurs fleurs accompagnées de 
braétées lancéolées, longues de trois lignes , plu- 
fieurs fois plus courtes que les ovaires. Les trois 
pétales extérieurs font lancéolés; les deux infe- 
rieurs oblonss; le pétale inférieur en ovale ren- 
verié , plié longitudinalement à fa partie fupé- 
rieure , erenelé, ondulé à fes bords. 


fo. ANGREC utriculé. Epidendrum utricilatum. 


Epidendrum (cymbidium utriculatum }), acaule, 


foliis geminis, lanceolato-ovatis, fcapoque multifloro., 


vaginé inflaté baff cinébis ; petalis fubconniventibus ; 
ragice maxtré , tuberofä. Swäartz, Nov. Aét. Up. 
pag. 75. — Willd. Spec. Plant. 4. pag. 107: 


Limodorum utriculatum. Swrariz , Prodr. 119. 


Ses racines font tubéreufes , irrégulières, char- 
nues, fucculentes, furmontées d'une bulbe ar- 
rondie ,environnée de pellicules fèches : ilen fort 
deux feuil'es prefque longues d'un pied , élar- 
gies , lancéolées , glabres , aiguës , entourées à 
Jeur bafe de grînes écailleufes , dont une très- 
grande, veritru2; acuminée , fouvent bfide & 
remplie d’une eau limpide. De leur centre s'élève 
un: bampe cylindrique , deux fois pluslongue.que 
les feuilles, couverte de quelques ecai!les éparfes ; 


elle-fe termine-par des fleurs; blanches , airernes , 


diftantes, fefiles, un peu grandes, caduques,, 
accompagnées de braétées courtes, lancéolées. Le 
pétale fupérisur externe.efl.aoncate ; les deux in- 
térieursiancéolés, courbés en faucille rapprochés 


en-cafque ;. les latéraux extérieurs en boffle à leur 


bafe externe, rapprochés, par Leur fommet, des 


376 ANG 


fupérieures internes ; le pétale inférieur élargi à fa 
bafe , ovale, concave; fon limbe redreffé, obtus 
& recoutbé au fommet, marqué de trois taches 
purpurines ; les anthères prefque coniques , à qua- 
tre loges; une capfule grande , oblongue , acumi- 
pée & un peu torfe à fes deux extrémités , à trois 
failles & fix cannelures. 


Cette plante croît fur la terre, dans les forêts , 
à la Jimaique & à la Nouvelle -Efpagne. % 
(Defcripr, ex Swartz.) 


$1. ANGREC géant. Epidendrum giganteum. 


Epidendrum (cymbidium giganteum ) , fois ra- 
dicalibus , eguitanti-enfiformibus , fubrecurvis ; [capo 
cereti , floribus remotis , lubello huflato ; lacinià in- 
termedid ovatä, plicatä. Swartz, in Schrad. Journ. 
bot. 1799. pag. 224. 


Limodorum (giganteum ), foliis enfiformibus , 
recurvis ÿ floribus fpicatis , remotis. Thunberg , 


Prodr. 4. 


Satyrium giganteum. Lian. Suppl. —Poir. Diét. 
7. pag. 582. * 


Ses tiges s'élèvent au moins à la hauteur de fix 
pic ds ; elles font nues, cylindriques, pourvues de 
bulbes arrondies, couvertes dans leur longueur 
d'écailles vaginales. Les feuilles font toutes radi- 
cales, glabres, enfiformes, un peu recourbées, 
s’emboîtant les unes les autres par leur bafe. L’ex- 
trémité des tiges fupporte de grandes fleurs diflan- 
tes, d’un jaune-orangé, difpofées en épi; les pé- 
tales fupérieurs médiocrement ouverts; l'inférieur 
haîté & non fagitré, point éperouné, feulement 
renflé en boffe à fa bafe , en deflous, à trois dé- 
céupures inégales, delroides & faillantes vers leur 
bafe ; celle du milieu fort ample, ovale, plifiee. 


Cette plante croit au Cap de Bonne - Efpé- 
rance. 2% 


52. ANGREC du Cap. Epidendrum tabulare. 


Epidendrum (cymbidium tabulare), fo/io radi- 
cali, lineari ; fcapo ereélo , paucifloro ; laminä labelli 
rrifda; lacintis ovatis , integris. SWarte, in Schrad. 
Journ, bat. 1799. pag. 2:4. 


Serapias (tabularis), felio radicali, linear; 
floribus jpicatis, cernuis. T hunb. Prodr. 3, 


Saryrium tabulare. Linn: Suppl. — Poir. Diét. 7. 
pag. 582 * 


Ses racines font bulbeu'es; elles produifent une 
feuille radicale , linéaire. Les tiges font droites, 
privées de feuilles, munies d’écailles alrernes ; 
elles fupportent à leur extrémité un épi incliné de 
Beurs laches, peu nombreufes. Le pétale inférieur 
eft divité en trois lubes à fon limbe ; lé lobe du 
milieu entier & non échancré. 


ANG 


Cette pla’ te croit fur la montagne de la Table, 
au Cap de Bonne-Efpérance. # 


53: ANGREC pédicellé. Epidendrum pedicel- 


latum. 


Epidendrum (cymbidium pedicellatum ) , folio 
radicali , lineari-lancealato-ncrvoo ; fcapo angulato; 
fioribus fu'pedicellatis , nutantibus ÿ peralis ereétis. 
Swartz , in Schrad. Journ. bot. 1799. pag. 224. 

Serapias (pedicellata), folio radica!i, enfiformt, 
firiato ; floribus fubracemofis. Thunberg , Prodr. 
pag: 3- 

Satyrium pedicellatum. Linn. f. Suppl. 402. 
( Voyez SATIRLON pédicellé, Diét. vol. 7. p. 80. 
N°: Lt) 


$4. ANGREC à aiguillons. Epidendrum acu- 
leatum. 


Epidendrum (cymbidium aculeatum ), fois 
radicalibus fubternis | enfiformibus ; fcapo vaginato, 
fpicä ovatä. Swartz , in Schrad. Journ. bot. 1799. 
pag. 225. 

Serapias ( aculeata }, foliis radicalibus fubternis , 
enfiformibus , ftriatis ; fpicä ovata, Thunb. Prodr. 
pag: 3. 

Satyrium aculeatum. Linn. Suppl. — Peir. Dit. 
7. pag. 582. * 

Ses racines font bulbeufes, arrondies : il en fort 
deux ou trois feuilles en forine de lame d'épée, 


| ftriées longitudinalement. Les tiges font droites, 


hautes de trois à quatre pouces, garnies dans leur 
longueur de gaïnes alrernes, foliacées. Les fleurs 
font difpafées en un épi ovale, terminal. Les pé- 
tales font redreffés ; le pérale inférieur en bofle 
à fabafe, trifide à fon limbe ; la découpure du 
milieu hériffée de petites pointes blanches & pur- 
purines. 


Cette plante croît au Cap de Bonne -ÆEfpé- 
rance. % 
55. ANGREC écailleux. Epidendrum fquamatum, 


Epidendrum (cymbidium fquamatum ) , fois 
radicalibus oblongis , imbricatis ; fcapo elongato, 


| 'aphyllo ; labello ceflexo , trifido , barbato. Wiilden. 


Spec. Plant. 4. pag. 109. — Swartz, ACt. Holm. 
1800. pag. 238. 


Ophrys fquamata. Forft. Prodr. pag. 510. == 


| Poir. Diét. 4. pag. 575. * 


Ses racines {ont compofées de bulbes fafcicu- 
lées; «Îles produifent des feuilles toutes radicales, 
oblongues , imbriquées , aiguës, faillantes en ca- 
rène fur leur dos. De leur centre s’élève une 
hampe droite, dépourvue de feuilles, terminée 
par des fleurs difpofées en épi. Le pétale inférieur 
eft rabattu, baxbu, à trois découpures. 

Cette 


ANG 


Cette plante croit dans la Nouvelle-Calédo- 
nie, # 


_ 56. ANGREC corail. Epidendrum corallorhizon. 


Epidendrum ( cymbidium corallorhizon ), fcapo 
vaginato, aphyllo ; floribus pedicellatis ; pétalis lan- 
ceolatis , binis inferioribus. linearibus ; deflexis ; la- 
bello oblongo , acuto. Willd.;Spec. Plant. 4. p. 109. 
— Swartz, Act. Holm. 1800. pag. 238. 


Ophrys corallorhiza. Linn. — Smith, Flor. brit. 
3. pag. 932. — Poiret, Dict. 4. pag. 567. n°. 2. 
(Exclif. Pluken. fynonymo.) ( Voyez OPHRISE , 
722251) 


Il n’y a qu’une feule étamine , dont l’anthère eft 
divifée en quatre loges. Le pétale inférieur eft ob- 
long , aigu , prefqu’entier, n’offrant que deux pe- 
tits lobes peu fenfibles au deffus de fa bafe. 


$7. ANGREC racines èn dents. Epidendrum odon- 
torhizon. 


Epidendrum (cymbidium odontorhizon ), fcapo 
vaginato, aphyllo; floribus pedicellatis ; petalis lan- 
ceolatis , aqualibus ; labello obovato , obrufo, Willd. 
Spec. Plant. 4. pag. 110. 


Ophrys corallorkiga. Mich. Flor. boreal. Amer. 
2. pag. 158. 

Orobanche autumnalis, virginiana, radice dentati. 
Pluken. Almag. 273. tab. 211. fig. 2. 


Orobanche verna , radice dentatä , virgintenfis. 
Pluken. Alnag. 273. tab. 211. fig. 2. 


Cette efpèce a de très-grands rapports avec la 
précédente ; elle en diffère par fes pétales lancéo- 
lés , l’inférieur ovale, obrus. Ses racines font gru- 
meleufes , ramifiées, femblables à de petites dents 
enchâflées les unes dans les autres, hériflées de 
petites pointes à leurs bords. Ses hampes font dé- 
-pourvues de feuilles énveloppées de gaines alter- 
nes, prefqu’obtufes ; les fleurs petites, pédicel- 
lées, réuntes en un épiterminal peu garni, pourvu 
de très-perites bractées. 


Cette plante croît au Canada , dans la Penfilva- 
nie, la Virginie & à la Nouvelle- Angleterre. % 


58. ANGREC à grandes fleurs. Epidendrum gran- 
‘diflorum. 

Epidendrum ( cymbidium grandiflorum ) , fcapo 
fubtrifloro , vaginato ; vaginis remotis , foliaceis , 
ovatc -lanceolatis ; labello trilobo , intermedio emar- 
ginato. Swartz., in Schrad. Journ. bot. 1799. pag. 
.221. — Willd.. Spec. Plant. 4. pag. 110. 


Limodorum ( grandiflorum), radice tuberofà ; 
fiore amplo, luteo. Aubler, Guian. 2. pag. 818. 
ctabh 3254 © A 


Ses racines font pourvues d’un tubercule ar- 
Botanique. Supplément. Tome: I. 


ANG 577 


rondi & charnu, d’où s'élève une tige angulenfe, 
haute’ d'environ deux pieds, garnie de trois ou 
quatre feuilles toutes radicales, ovales - oblon- 
gues , lancéolées , aiguës ; elles ne forment plus 
enfuite que des gaines diftantes , qui enveloppent 
lés tiges. Celles-ci ne fupportent à leur fommet 
que deuxiou trois fleurs, enveloppées chacune 
d'une bractée longue , élargie, ovale, aiguë. La 
corolle eft jaune, fort grande; les cinq pétales 
fupérieurs ovales-lancéolés, inégaux; l’inférieur 
ponétué de rouge, à trois lobes; celui du milieu 
échancré. 


Cette plante croît dans les prés, à la Guiane. + 


59. ANGREC enfiforme , n°.40. Epidèndrume 
enfifolium. Linn. 

ÆEpidendrum. ( cymbidium enffolium ), folis 
radicalibus enfiformibus , nervolts; fcapo tereti, pau- 
ciforo ; labello ovato , fubrecurvato , maculato. Sw. 


Nov. Act. Upf. 6. pag. 77. 


Epidendrum (enfifolium ), fcapo tereti, Levi; 
foliis enfiformibus , petalis'lanc'olatis ; neëtarii la- 
bio lanceolato, recurvo , punékuto, Smith, Spic. bot. 
pag. 22. tab. 24, 


Limodorum enfatum. Thunb. Flor. japon. 29. 
— Banck. Icon. Kœmpf. tab. 3. — Lam. Diét. 3. 
pag. 516. * 


6o.-ANGREC ftrié. Epidendrum ffriatum. Thunb. 


Epidendrum (.cymbidium ftriatum) , fo/iis radi- 
calibus enfiformibus , nervofis ; [caro angulato , pau- 
cifloro ; labello oblongo ; lamina plan, crifidä. Sw. 
Nov. Act. Upf. 6. pag. 77. — Willd. Spec. Planc. 
4: pag. III. 

Limodorum ffriatum. Thunb. Flor. jap. pag. 28, 
& Icon. Plant. Japon. tab. 9. — Lam. Diétion. 3, 
pag. 516. * 

Epidendrum firiatum. Thunb. A. Soc. Linn. 
Lond: 2. pag.:327. 


Sés feuilles font toutes radicales ; en forme de 
lame d'épée, glabres , nerveufes , ftriées. De leur 
centre s'élève une hampe droite, glabre , angu- 
leufe , munie de quelques fleurs à (on extrémité, 
Les pétales font lancéolés; l'inférieur oblong ; fon 
limbe plane , à trois lobes. 


Cette plante croît au Japon, + 


61. ANGREC de Chine. Epidendrum firenfe. 
Andrew. Fe re 


Epidendrum (cymbidium finenfe ), foliis radi- 
calibus enfiformibus', nérvofis ; fcapo paucifloro ; flo- 
ribus fécundis ; petalis ffrratis , vribis exterioribus 
reflexis ; labello' oblongo , obtufo, ‘reflexo. Willden, 
Spec. Plant: 4 page 111. 

Bbb 


ASS) 
978 A°N G 

Epidendrum (finenfe ) , foliis enfiformibus , ner- 
vofis , radiculibus ; neëlario revoluto , punitato ; pe- 
talis ffriatis. Andrews , Repof. botan. 3. pag. 216. 
tab, 216. 


Quoique très-rapprochée par fes feuilles de ef 
pèce précédente, celle-ci en eft très-diflinéte ; elle 
en diffère par la forme & la difpofition de fes fleurs 
peu noibreufes, routes tournées du même côté 
à l’extréimité des hämpes ; les pétales ftriés. Les 
trois extérieurs font beaucoup plus étroits, réflé- 
chis en dehors; les deux intérieurs connivens ; 
le pétale inférieur rabattu, ponctué; oblong, 
obtus. 


Cette plante.eroit à la Chine. # 


* ANGREC terreftre. Epidendrum terreftre. Gærtn. 
de Fruét. & Sem. vol. 1. pag. 47. tab. 14. fig. 6. 
— Lam. Ill. tab. 750. fig. 3. 


Angracum terreftre primum. Rumph. Amboin. 6. 
pag. 112. tab. $2. fig. 1.? Oë ffylum. 


Il eft très-dificile de pouvoir prononcer fur 
cetre efpèce , dont Gærtner ne donne que la def- 
cription du fruit, & qu'il ne rapporte qu'avec 
doute à la figure qu'il cite de Rumphe. 


II. OnciniuM. Swartz. Corolle à cinq ou fix pé- 
tales ; le pétale inférieur plane , tuberculeux à fà 
bafe; anthère operculée , caduque. 


61. ANGRec de Carthagène. Epidendrum car- 
thagenenfe. Swattz. 


Epidendrim (oncidium carthagenenfe ), acaule, 
fo.ïis ellipricis, planiufcalis”, carnolis ; fcapo ramo- 
fifimo j petalis unguiculatis, fubrotundis. Swartz, 
Flor. Ind. occid. 3. p. 1479, & AËt. Holm. 1800. 
pag. 240. 

Epidendrum (carthagenenfe), foliis radicalibus 
lanceo!ato-oblongis , acutis , planis ; racemo compo- 


fto. Jacq. Amer. pag. 223. tab. 133. fig. 4.? 
Epidendrum uridilatum. Swaxtz, Prodr. 122. 


Vifeum radice majus & elativs , delphinit flore 
ferrugineo, guttato. Sloane , Hift. 250. tab. 142. 
fig. 1. (Ramus panicula.) 


Satyrium parafticum; foliis oblongis , radicali- 
bus, maculatis; fcapo afurgente, longo, firmen- 
tofo, nudo, ad apicem ratofo; floribus mifcellis. 
Ercwn, Jam. 126. 15. 


Epidendrum crifpum , var. &. Lam. Diét.n°: 34. 


Ses racines font brunes, épailles, fiiformes , 
très roid-s ; fes feuilles toutes radicales, lon- 
gues d’un pied, larges de deux pouces , plines, 
ellipriques , un peu obtufes, quelqu<fois rachetées 
de noir. De leur centre s’élève une hampe de rrois 
à quatre pieds, cylindrique à fa partie inférieure, 


oo + 


ANG 


un peu brune, rameufe vers fon fommet; leg 
rameaux nombreux , alternes, éralés, un peu 
flexueux ; chargés vers leur fnmmet de fleurs 
grandes, alternes , légérement pédicellées, accom- 
pagnées de braëtées acuminées ; cinq pétales fupé- 
rieurs étalés, un peu fpatulés, oval:s , obtus;, pa= 
nachés de blanc, de pourpre & de brun;.les trois 
extérieurs connivens à leur bafe ; les deux inté- 
rieurs un peu plus grands, veinés, ondulés ; leurs 
onglets plus élirgis ; le pétale inférieur divifé en 
trois lobes inégaux ; celui du milieu très-grand , 
en forme de rein, ondulé ; les anthères fort gran- 
des, à deux loges. La capfule eft grande, pédicel- 
lée , longue d’un pouce & demi, ovale , à fix fail- 
liés, s’ouvrart longitudinailement dans {on milieu 
en trois valves hériffées en dedans de poils cré- 
pus, contenant de très-petites femences nombreu+ 
fes , oblongues , aiguës à leurs deux extrémités. 


Cette plante croît fur les troncs & les ra- 
meaux des arbres , à la Jamaique. 3 ( Defcripe. ex 
Swariz.) 


63. ANGREC élevé, n°. 33. Epidendrum altife 
fimum. Jacq. 


Epidendrum (oncidium altiffimum }, fo/iis radi- 
calibus lanceolatis ; feapo paniculoto, corollis: pen- 
capetalis ; petalis lanceolatis | labello emarginato. 
Willd. Spec. Plant. 4. pag. 112. — Swartz, Alt. 
Holm. 1800. pag. 240, & Flor. Ind. occident. 3. 
pag. 1481. 

Epidendrum aluffimum. Swartz., Prodr. 123. 


Cymbidium altifimum. Swartz, Nov. A4. Upf. 
G. pag. 74. 


64. ANGREC à quatre pétales, n°. 39. Epiden- 
drum tetrapetalum. Jacq. 


Epidendrum (oncidium tetrapetalum), fois 
radicalibus fubulatis , carinatis; fcapo fimplici, co- 
rollis tetrapetalis ; petalis ovatis , répandis ÿ labelio 


obcordato. Willd. Spec: Plant. 4: pag. 112. 


Oncidium quadripetalum. SWartz, A€, Holm. 
1800. pag. 240. 


Cymbidium (tetrapetalum), foliis radicalibus 
fubulatis, dorfo angulatis , feabris , margine. inte- 
gris ÿ pétalis acuminatis, SWattz , Nov. A. Upf. 
G. pag. 74. Ë 


6$. ANGREC 


panaché. Epidendrum variegatum. 
Swairtz à 
2 à . ’ « 


Epidendram (oncidium Yarregatum ) , foliis ra- 
dicalibus lanceolaris , carinatis , cartilagineo-ferru- 
datis ; ftaro fimplici , corollis tetrapetalis, petalis 
oovaiis , labello bilobo. Willden. Spec. Plant. 4. 
pag. 113.— Swartz, ACt. Holm. 18c0. pag: 240, 
& Flor. Ind. occid. 3. pag. 1483. 


Epidergrum variegatum, Swartz, Prodr. 122. 


ANG 


Cymbidium variegatum. Ewartz , Nov. Aët. Upf. 
G. pag. 74. 

Vifeum delphinii , flore albo, gurtato, minus; 
radice fibrofä. Sloan. Jam. 120. Hift. 1. pag. 2ÿ1. 
tab. 148. fig. 2. 


Helleborine foliis carnofis, carinatis & fulcaris. 
Plum. Spec. 9. Ic. 182. fig. 2.2 


Ophrys guianenfis. Aubl. Guian. 2. pag. 816. 


Cette plante fe rapproche de Ja précédente ; 
elle s'en diftingue par fes feuilles recourbées , 
point fubulées, lancéolées , canaliculées , cartila- 
gineufes & légérement denticulées à leurs bords, 
plus anguleufes fur leur dos, maculées dans leur 
fillon. Les racines fonc longues , nombreufes, 
rampantes ; les tiges roides , filiformes, glabres, 
nues, parfemées de quelques écailles, quelque- 
fois ramifiées en panicule vers l:ur fommet. Les 
fleurs font très-belles, d’une grandeur médiocre, 
prefque fefiles, accompagnées de perites brac- 
tées oval:s-lancéolées ; quatre pétales ouverts en 
croix ; deux plus petits, rouges, concaves , ré- 
trécis à leur bafe ; deux autres plus grands , fpa- 
tulés, obtus, ondulés ; le cinquième beaucoup 
plus grand , à trois lobes inégaux ; celui du mi- 
lieu très-large , réniforme , blanc, tacheté de 
rouge vers f2 bafe ; les deux latéraux plus courts, 
oblongs, courbés en faucille. La capfule eft can- 
nelée , alongée , torfe à fa bafe. 


Cette plante croît à la Nouvelle-Ffpagne , fur 
les arbres, particuliérement fur le crefcentia. % 
 Deftript. ex Swartz. ) 


66. ANGREC cébolet. Epidendrum cebollera. 
Jacq. 

Epidendrum (oncidium cebolleta}), folio tereti, 
fubulato ; fcapo fimplici , ftriéto ; racemis pendulis, 
multifloris. Willd. Spec. Plant. 4. pag. 113. 

Epidendrum cebolleta. Jacq. Amer. 230.tab.131. 
fig. 2. 

Oncidium cebolleta. Swartz, A€t. Holm. 1800. 
pag. 240. 

Ses racines ne produifent qu’une feule feuille 
radicale , cylindrique , fubulée. Ses hampes font 
roides , fimples, glabres ; elles fupportentr des 
grappes ramifiées, pendantes, compolées de fleurs 
affez nombreufes. 


Cette plante croît dans les environs de Car-; 
thagène, au milieu des forêts, le long des bords 


de la mer. 

AI. ErtpENDRUM. Swartz. Corolle à fix pétales ; 
Les cinq fupérieurs ouverts ; l'inférieur tubulé à fa 
bafe , privé d'éperon ; anthère caduque , vperculée. 
67. ANGREC en coquille, n°. 22. Epidendrum 

cochleatum. Linn. 


A N.G 379 


. Epidendrum foliis geminis, oblongis, bulbo irna- 
Lis ÿ fcapo elongato ; lamellé Labelli cordetä ; obtufä. 
SWärtz, Nov. Aét. Upf. 6. pag. 67. — Jicq. Icon. 
Rar. 3. tab. Gos , & Collect. 3. pag. 214.— Andr. 
Repof. bot. 1. pag. 13. tab. 13. — Lam. lil Gen. 
tab, 730. fig. 2. 


68. ANGREC odorant, Epidendrum fragrans. 
SWartz. 


Epidendrum folio lato, Linceolato ; bulbo inrato ; 
Jeapo indivifo , mulrifloro | abbreviato ; laminä La- 
Belli cordat0-acutä. Swartz, Prodr. 122, & Fior. 
Ind. occid. 3. pag. 1487. — Swartz, Nov. Act. 
Upf. 6. pag. 67. — Aït. Hort. Kew. 3. pag. 304. 


Epidendrum tineatum, Salisbur. Stirp. pag. 10. 


Epidendrum cochleatum. Curtis, Magaz. tab. 
n92e 


Ses racines font courtes, filiformes , blanchi- 
tres , accompagnées d'une buibe oblongue, char- 
| nue, environnée à {a bafe d'une ou de deux gaines 
| membraneufes : il n’en fort qu'une feule feuille , 

longue d'un pied, lancéolée , élargie , plane, 
entière , acuminée , quelquefois ua peu échancrée 
au fommet. De la bafe de la feuille s'élève une 
hampe un peu cylindrique, ftriée, plus courte 
que la feuille , accompagnée de deux gaînes alter- 
} nes, ovales; elle fupporte environ dix à douze 
| fleurs, grandes, blanches , alternes , avec de pe- 
tites braëtées deltoides. Les pétales font recour- 
bés à leur fommet; les trois extérieurs linéai- 
res ; lancéolés , alongés ; les deux intérieurs ova- 
les » aigus ; le pétale inférieur rétréci à & bafe, 
dilaté , en cœur à fon limbe , aigu , redreffé à fon 
fommet, marqué dans fa longueur de ftries d’un 
rouge de fang ; les anthères à quatre loges. Les 
capfules font grandes , oblongues , trigones, pref- 
; qu'à trois ailes, 


Cette plante croît fur les vieux troncs des ar- 
bres , dans la Jamaique. Ses fleurs répandent , au 
lever & au coucher du foleil, une odeur très- 
agréable. # (Defcripe. ex Swartz.) 


69. ANGREC bifide , n°. 35. Epidendrum bifdum. 
Aubl. 


Epidendrum foliis fubternis, bulbo innatis , lan- 
ceolatis ; fcapo ramofo ; laminä labelli tripartitä ; 
lobo intermedio reniformt, bifido. Swartz , Nov. Act. 
Upf. 6. pag. 67. 

Epidendrum (papilionaceum) , foliis fubradica- 
libus lanceolatis ; racemis terminalibus ; labio obcor- 
dato, petalis lanceolatis longiore. Welt. St. Cruc. 


pag. 230. 
70. ANGREC à feuilles de lis. Epidendrum lilii- 
folium. Retz. 


Epidendrum folis fubternis , lineari-lanceolatis, 
Bbb 2 


580 ANG 


buibo innatis ; fapo fimplici, laminé labelli lanceo- 
daté. Willden. Spec. Plant. 4. pag. 115. — Retz. 
Obf. bot. 6. pag. 61. 


Ses racines produifent plufieurs bulbes, d’où 
fortent deux ou trois feuilles prefque feffiles:, li- 
néaires-lancéolées , glabres , un peu aiguës, d’un 
vert-obfcur, membraneufes, en carèné fur leur 
dos. Les hampes s'élèvent de la bafe des bulbes ; 
elles font fimples, folitaires, courtes, filiformes, 
articulées , terminées par une grappe fimple , fou- 
tenant des fleurs nombreufes, alternes, pédicel- 
lées, blanch:s, purpurines vérs leur fommet; les 
cinq pétales fupérieurs prefqu'égaux , concaves , 
un peu recourbés à leur fommet, aigus, linéaires; 
le pétale inférieur lancéolé. Les caplules font lon- 
gues d'un pouce , ovales, prefque trigones, à 
trois firies , prefque glabres. 


Cette plante croît fur les arbres , dans les Indes 
ortentales. % (Defiript. es Retz.) 


71. ANGREC à plufieurs bulbes. Epidendrum po- 
lybulhon. Swrarez. 


Evidendrum caule repente , bulbifera ; bulbis di- 
Phyllis, urifloris ; flore pedunculato , lamin@ labelli 
coraara. Swartz , Nov. A. Upf. 6. pag. 67. Prodr. 
124, & Flor.Ind.'occid. 3. pag. 1491. 


Ses tiges font longues, articulées & rampantes, 
pouflant à fes articulations de petites racines.blan- 
ches, filiformes , par lefquelles la plante adhère 
fort:ment à l'écorce des arbres; pourvues de bul- 
bés ovales, prefque feffiles , enveloppées de deux 
gaines, oppofces : il en fort deux perires feuiiles 
Jancéolées , ovales, obtufes. De leur centre s’é- 
lèvent des pédoncules folitaires , très-courts ,. 
foutenant une fleur affez grande , blanche, incli- 
née. Les cinq pétales fupérieurs font prefqu'é- 
gaux , lancéolés, linéaires, aigus; l’inférieur re- 
diefé ; fon limbe arrondi, en cœur , échancré à 
fon: fommet ; l'anthère ovale, à deux loges; la 
capfule étroite, oblongue, brune , obfcurément 
trigone. 


Cette plante croît fur. 1:s hautes montagnes, à 
la Jamaique. 2 ( Defcript. ex Swartz.) 


72. ANGREC feffile. Epidendrum feffile. Retz. 


Epidendrum caule fcandente ; bulbifero ; foliis lan- 
ceolatis , retufis , fubpetïolatis, bulho innatis; flori- 
bus germinatis, fubfeffilibus ; lamin& labelli lanceo- 
let. Wilid. Spec.Plant. 4. pag. 15. — Retz. Obf. 
bot. 6. pag. Go. ( Non Swartz Prodr.) 

AT ,% » 

Ses tiges font grimpantes, cy'indriques, filiz : 
formes, couvertes d’écailles petites, ovales , ob- 
Jongues , pourvues de bulbes d’où fortent des : 
feuilles éparfes , prefque fefiles , lancéolées, ob- 
tufes à leur fommet, glabres en deffus , d’un vert- 
jaunâtre , longues à peine d’un pouce , ‘larges de 


ANG 


trois à quatre lignes. Les fleurs font petites, gé- 
minées, rarement foliraires, prefque feffiles , 
axillaires , accompagnées chacune d’une braëtée 
courte, blanchâtre, enflée, membraneufe. La 
corolle eft blanche ; les trois pétales extérieurs 
ovales à leur bafe, prolongés à leur fommet en 
une longue pointe ; jes deux latéraux ovales, ob- 
longs, très-entiers; le pérale inférieur afcendant, 
lancéolé , jaurâtre , plus long que les précédens. 
La capfule eft glabre , perite , obfcurément tri- 
gone. 


Cette plante croit dans les Indes orientales , fur 
le tronc des arbres. 


73. ANGREC labié. Epidendrum labiatum. 


Epidendrum foliis radicalibus oblongis ; bulbo me- 
dio folitario, monophyllo ; fc:pis paucifloris ; laminä 
labelli obovaté , incraflatä. Swarrz , Nov. A&. Upf. 
6. pag. 67. Prodr. 124, & Flor. Ind. occident. 3. 
PaB- 1493. 

Ses racines font blanches , fimples, filiformes ; 
les feuilles radicales oblongues, entières, glabres, 
luifantes , un peu réfléchies à leur fommet , d’un 
vert très-foncé , longues d’un pouce & demi. 
Dans leur centre croit une bulbe arrondie , d’où 
s'élève une feuille femblable aux premières. Du 
milieu des feuilles s'élèvent plufieurs hampes fili- 
formes, fimples, plus longues que les feuilles, 
peu garnies de fleurs, accompagnées de braëtées 
lancéolées. La corolle eft petite ; les trois pétales 
fupérieurs oblongs , étalés, concaves, obtus, de 
couleur purpurine , ftriés de jaune 3 deux anté- 
rieurs , connivens à leur bafe ; le pétale inférieur 
une fois plus grand ; fon limbe rabattu, un peu 
échancré au fommet ; l’anthère arrondie , à deux 
loges; la capfule oblongue , à fix côtes, acuminée 
à fes deux extrémités, plane à un de fes. côtés. 


Cette plante croit fur les arbres , à la Nouvelle- 
Efpagne, % (Defeript. ex Swartz.) 


74. ANGREC d’un pourpre-foncé. Epidendrum 
atropurpureum. Willd. 

Epidendrum foliis fubternis , lanceolatis | bulbo 
innatis ; fcapo fimplicr, laminé.labelli obcorduté , 
lois remotis. Wild. Spec. Plant. 4: pag. 115. 


Helleborine floribus atropurpureis. Plum. Spec. 9. 
Ic. 178. fig. 1. f 


An limodorum purpureum ?. Lam. Diét. 
$1$. 

Cette plante eft privée de tige : il‘ fort d’une 
bulbe radicale deux ou trois feuilles lancéolées, 
vaginales à leur bafe , du centre defquelles s'élève 
une, hampe très-fimple , qui fupporte des.flzurs 
d’un pourpre-foncé. Le pérale intérieur de la co- 
rolle éft large, en forme dé cœur renverfé, à 
trois Jobes écartés. 90 


3. pag. 


ANG 


Cette plante croît dans l'Amérique. x 


75. ANGREC blanc ,n°. 30. Epidendrum amabile. 
Lino. 


Epidendrum foliis radicalibus lato-lanceolatis ; 
Jcapo fubdivifo ; petalis lateralibus oroiculatis ; la- 
miné labelli trivartité ; lacinié intermed:4 hafiatä, 


apice bifida. Swartz, Nov. At. Upf. 6. pag. 67. 


76. ANGREC étalé. Epidendrum patens. Swartz. 


Epidendrum caule fimplici, foliis oblongis ; pani- 
eulà rerminali, fimplici , diffifà ; laminé Labelli eri- 
lobä, lobo interméedio bipartito. Swarrz , Nov. Act. 
Upfal. 6. pag. 68, & Filor. Ind. occid. 3. pag. 
1495. 


Ses tiges font fimples, hautes à peine d’un 
pied, comprimées & à deux angles vers leur fom- 
met; les feuilles toutes radicales, 2libres , ob- 
Jongues-lancéolées , un peu ftriées, longues de 
deux à auatre pouces. Les fleurs font d’une cou- 
leur pâle , légérement pédicellées, difpofées en 
une paricule étalée , à ramifications peu nom- 
breufes , a!ternes , diffantes, munies de braétées 
linéaires , lancéolées ; les cinq pétales fupérieurs 
prefqu'égaux , oblongs , concaves, aigus ; l’infé- 
rieur redreflé ; fon limbe à trois lobes ; les deux 
latéraux arrondis; celui du milieu pius étroit, 
bifide à fon fommer. 


Cette plante croit fur les arbres , dans les fo- 
rêts , à la Jamaique. % ( Defcript. ex Siwartz.) 


77. ANGREC verruqueux. Epidendrum verruco- 
Jam. Swartz. 


Epidendrum caule fimplici, verrucofo , foliofo ; 
foliis lanceolatis , nervofis ; fcapo paniculato corol- 
Lifque impurétatis. Swartz, Nov. At. Upf. 6. pag. 
68 , & Flor. Ind. occid. 3. pag. 1497. 


S2s racines produifent plufieurs tiges aroites, 
cylindriques , haut:s de deux pieds, fimples, fté- 
riles , garnies de feuilles alternes, lancéoléss , 
netveufes , longues de fix à fept pouces; les gai- 
nes firiées , brunes ou purpurines , parfemées de 
tubercules & de points noirâtres : il s’élève des 
racines une hampe plus longue que les tiges, liffe, 
écailleufe , panicuiée, à ramifications étaiées , 
foutenant vers leur fommet des fleurs aiternes, 
pédicellées , point ponétuées, pales ou d'un jaune- 
foncé , d’une grandeur médiocre , accompagnées 
de braétées ovales, aiguës ; les trois pétales exte- 
rieurs ovales, oblongs; les deux intérieurs li- 
néaires, concaves ; l’inférieur tubulé, divifé à 
fon limbe en trois découpures ; les latérales lan- 
céolées, obtufes ; l'intermédiaire linéaire , plus 
longue , bifide; trois callofités linéaires à l’orifice 
du tube ; l’anthère à deux loges. 


Cette plante croît à la Jamzique, fur le tronc 
des arbres. 3 ( Defcript. ex Swar:z.) 


ANG 384 


78. ANGREC ponétué , n°. 11. Epidendrum punc- 
taturn. Linn. 


Epidendrum cauie frrplici, vaginis imbricato ; 
foliis lanceolatis , nervofis, fcapo paniculato corol- 
lifque punétatis. Swartz, Nov. Aét. Upi. 6. p. 68. 


Il diffire de la précédente par fes gaines plus 
lâches , plus imbriquées; par f<s panicuies moins 
étalées ; par les pedoncuies & les coroilès, char- 
ges de points rougeatres. 


79. ANGREC penché. Epidendrum nuütans. Sw. 


Epidendrum caule fimplici ; foliis ovato-lanceola- 
ti$ , amplexicaulibus ; floribus fubfpicatis , nutanti- 
bus ; lamina labell: trilob& , lobo intermecio triden- 
rato. Swertz, Nov. A€t, Upf. 6: pag. 68. Prodr. 
121, & Fior. Ind. occid. 3. pag: 1499. 


Ses tiges font fimples, cylindriques, hautes de 
deux pieds, garnies de feuilles ampiexicaules , 
ovales-lancéolées , planes , aiguës, rougeâtres à 
leur bafe. Les fléurs font jaures , fefiles , aflez 
grandes , réunies au nombre de vingt à trente en 
un épi folitaire , términal, incliné, muni de quel- 
ques braétées diftantes , lancéolées, d’un pourpre- 
clair ; les trois pétales extérieurs ovales-lincéolés, 
aigus ; les deux intérieurs linéaires, acuminés ; 
l'inférieur à trois lobes ; les deux lobes latéraux 
ovales , entiers ; celui du milieu à trois dents ; 
deux redreflées ; celle du milieu rabattue ; lan- 
thère à quatre loges. La capfule eft grande , ob- 
longue , à fix failiies. 


Cette plante croit fur les montagnes, à la Ja- 
maique. 2 ( Defcripr: ex Swartz.) 


80. ANGREC difforme , n°. 21. Epidendrum d:f- 
forme. Jacq. 


8. Epidendrum (umbellatum), coule fimplici ; 
foliis oblongis., fubemarginatis ; floribus terminalr- 
bus , confertis ; lamina labelli-‘trilob4, lobo inter: 
medio emarginato. Swartz , Nov. At. Upf. 6. pag. 
68, & Flor. Ind. occid. 3. pag. 1501. 


La plante décrite par Swartz ne diffère, d’après 
ce même auteur, de l’epidendrum difforme Jacq. 
que par le pétale inférieur, divifé en trois lobes; 
l£s deux latéraux convexes, ondulés; celui du 
miieu pius petit, échancré à fon foimmet; fon 
tube où fa partie inférieure une fois plus court 
que [és pétales. 1 


Cette plante croit à la Jamaique. x 


81. Axcrec diffus. Epidendrum d'ff:fim. Swartz. 


Epidendrum caule fimplici, ancipiti ; foliis oblon- 
gis ; paniculä terminali, ramofifimé ; laminé labelli 
cordetà, acuminatä. Ewartz , Nov. A&, Upf. 6. 
pag. 68, Proûr. 121, & Flor. Ind.' occid. 3. pag. 
BUTS 


82 ANG 


Ses racines font filiformes; fes tiges droites, 
fimples, à deux angles, hautes de fix pouces , gar- 
nies à leur partie fupérieure de feuilles oblon- 
gues , nerveufes , à peine aiguës, longues d'un 
pouce & demi, friées fur leur gaine. Les fleurs 
font petites, un peu pédicellées, d'un rouge de 
fang, difpofées en une panicule terminale, longue 
d’un pied , très rameufe ; les rameaux diffus , éra- 
lés, à ramificacions filiformes, purpurires, ac- 
compagnées de très-petites braëtées ; lés ciuq pé- 
tales fupérisurs prefqu'égaux ; les deux intérieurs 
plus étroits ; le pétale inferieur redrefle , en cœur, 
acuminé , veiné; deux cailofités à l'oriñice du 
tube. La capfule eft pendante , trigone, ellip- 
tique. 


Q1 


Cetre plante croîr à la Jamaique, fur les arbres. 
3% ( Difeript. ex Swartz.) 

82. ANGREC rameux, n°. 
mofum. Jacq. 


19. Épidendrum ra- 


Epidendrum caule ramofiffimo ; foliis linearibus , 
ootufis, emarginatis ; fpicis terminalibus , laxis ; 
flortbus aiffichis. Ewarrz , Nov. Aët. Upf. 6. pag. 
68. Prodr, 120, & Flor. Ind. occid. 3. pag. 1505. 


Les trois pérales extérieurs de la corolle font 
ovales, lancéolés ; les deux intérieurs linéaires , 
aigus: l’inférieur reédreflé; fon limbe en cœur , de 
la longueur des autres pétales , roide ; un peu con- 
cave , acuminé. Cette plante varie dans la largeur 
de fes feuilles & dans la grandeur de fes autres 
parties. ( Swartz.) 


83. AnGREc roide ,n°. 20. Evidendrum rigidum. 
Jacq. 


Epiderdrum caule fimplici ; foliis oblongis , obtufis; 
fpicâ terminali, laxä , ancipitt ; floribus diffichis ; 
liminä labelli cordato-ovaté , acuta. Ewartz , Nov. 
AG. Upfal. 6. pag. 68. Prodr. 121, & Flor. Ind, 
occid. 3. pag. 1507. 


Trois pétales oblongs ; deux plus étroits & plus 
courts. Le fixième eft redreflé , de la longueur des 
autres, muni à fon tube de deux petites dents; 
fon limbe plane, ovale, en cœur, terminé par 
une très-petite pointe ; l’anthère à deux loges. La 
capfule eft trigone, oblongue, acuminée, très- 
glabre. (Swartz.) 


84. AnGrec à feuilles obtufes. Epidendrum ob- 
tufifolium. Willd. 


Epiderdrum caule fimplici; foliis oblongis , obtufis, 
amplexicaulibus ; racemo terminali, label!o fuberi- 
{obo ; laciniä mediä elongatä, bifida ; apicibus revo- 


luris. Wiild. Spec. Plant. 4. pag. 118. 


Hel!eborine amplifimo flore vario. Plum. Spec. 9. 
Ic. 190. fig, 2. 


Ses riges font fimples ; fes feuilles oblongues, 


00 


ANG 


amolexicaules; fes fleurs grandes , panachées, dif- 
pofées en une grappe terminale ; le pétale infé- 
rieur divifé en trois lobes. celui du milieu plus 
alongé , bifide ; les découpures roulées en dehors: 


Cette plante croit dans les contrées chaudes de 
l'Amérique. # 


8$. ANGREC à deux rangs. Epidendrum bifarium. 
Swartz. 


Epidendyum caule fimplici ; foliis cordato-lanceo- 
latis | horizontalibus ; fpicä termirali, laxä , anci- 
piti ; floribus diffichis ; laminä labelli trilosa. Sw. 
Nov. Aët. Upf. 6. pag. 68, & Flor. Ind. occid. 3: 


pag. 1$C9. 
Epidendrum anceps. Ewartz, Prodr. 121. Non 
Jacq. . 


Ses racines font filiformes ; fes tiges droi- 
tes , fimples, longues de deux à quatre pouces; 
fes feuilles lancéolées, en cœur au deflus de leur 
gaine , glabres, roides, roulées à leurs bords ; 
les fleurs d’un vert-blanchâtre, diftantes, alter- 
nes, difpofées fur deux rangs , formant un épi rer- 
minal , plus long que les tiges, un peu flexueux. 
Les crois pétales extérieurs [ont ovaies, lancéolés, 
convexes; les deux intérieurs plus courts , fétacés ; 
l'inférieur élargi, à trois lobes ; les deux lobes la- 
teraux entiers, arrondis ; celui du milieu bifide; 
l'anthère à quarre loges. La capfule eft oblongue , 
cannelée , acuminée à fes deux extrémités. 


Cette plante croît fur les hautes montagnes de 
Ja Jamaique. x ( Deftripe. ex Swartz.) 


86. ANGREC noéturne , n°. 16. Epidendrum noc- 
turnum. Linn. 


Epidendrum caule fimplici ; foliis oblongis , ave- 
niis; floribus terminalibus ; laminä labelli tripartirä, 
integrà; lacini& intermcdiä lineari-elongatä. Swartz, 
Nov. At. Upf. 6. pag. 69, & Obferv. botan. 
Paseo. 

87. ANGREC cilié , n°. 15. Epidendrum ciliare. 
Linn. 

Epidendrum caule fimplici ; foliis binis, oblongis, 


aveniis,; laminä labelli tripartitä; lacini& intermediä 


lineart, SWartz , Nov. Act. Upf. 6. pag. Go. 


88. ANGREC unilatéral, n°. 9. Epidendrum fe- 
cundum. Linn. 

Epidendrum caule fimplici ; foliis oblongis , emar- 
ginatis ; pedunculo terminali , longiffimo ; fpicä laxä, 
fecunda ; columnd longitudine petalorum. Swartz, 


Nov. A&. Upf. 6. pag. 69. 


89. ANGREc brun. Epidendrum fufeatum. Sw. 
Epiderdrum caule fimplici; folfis oblongis acumie 


ANG 


natifve ; redunculo terminali, elongato ; fpicä glo- 
bofä , columnä petalis breviore. Swartz, Nov. Aét. 
Upf. G. pag. 69. — Willd. Spec. Plant. 4. p. 120. 


Epidendrum (Fufcatum), caulibus fimplicibus , 
foliis ovalibus ; pedunculo terminali, elongato, fqua- 
mato ; fpicâ globofä ; labio quinquelobo , intermedio 
obfoleto, Smith , Spicil. bot. pag. 21. tab. 23. 


Epidendrum anceps. Jacq. Amer. pag. 224. tab. 
135. — Lam. Dit. 1. pag. 189. * 


Epidendrum fecundum. Swartz, Obferv. botan. 
pag. 325. (Exclufis fynonymis.) 

Ses tiges font fimples, à deux angles oppofés, 
garnies de feuilles alternes, ovales , oblongues, 
acuminées ; les fleurs difpofées à l'extrémité d’un 
long pédoncule écailleux , en un épi globuleux ; 
le pétale inférieur prefqu’à cinq lobes ; celui du 
milieu à peine fenfible ; fa bafe tubulée , plus 
courre que les pétales. 


Cette plante croît à la Martinique & à Ja Jamai- 
‘que, dans les forêts des montagnes. % 


90. ANGREC en foc. Epidendrum vomeriforme. 
Swartz. 


Epidendrum caulefcens , folirs bulbis innatis, car- 
nofis , oVato-acuminatis , convexis , canaliculatis , 
f.ors carinatis ; [capo e finu foliorum. Swartz, Nov. 
A. Upf. 6. pag. 69. Prodr. pag. 124, & Flor. 
Ind. occid. 3. pag. 1$11. 


Très-petite plante , à peine haute d’un pouce, 
dont les racines font rampantes , radicantes, pour- 
vues de bulbes ovales, fefiles, enveloppées de 
gaïnes , d’où fort une feule feuille charnue, 
ovale, acuminée , faillante en carène fur le dos, 
imitant prefque le foc d’une charrue, glabre, un 
péu recourbée à fon fommet. Du fein des feuilles 
s'élèvent des hampes folitaires, filiformes, plus 
longues que’les feuili-s, munies de gaines diftan- 
tes, fort petites. Les fleurs n’ont point été obfer- 
vées. 


Cette plante croît à la Jamaique , fur le tronc 
des arbres. > ( Lefcripr. ex Swartz. ) 


91. ANSREC à feuilles étroites. Epidendrum 
anguflifolium. 

Epidendrum folio. lineari,, bulko- innato., Jcapo 
paniculato. Swartz , Nov.  AË Upf.,6.pag. 70. 
Prodr: 123, & Flor.Ird. occid. 3. pag 1512. 


S2s racines font fimplés, blanchätres, flifor- 
mess ,alongées, pourvues de bulbes ovales, char- 
nues, enveioppées de gaines membranenfes. De 
chacune d'elles fort une feuille fefile, plane, li- 
néaire , longue de fix pouces, un peu relevée en 
carèn= fur le dos, obtufe. La hampe £ft radi- 
cale , un£ fois plus longue que les Feuilles, droite, 
cylindrique, términée pai une panicule à ramifi- 


| 


Led 
< 


T7 D 
ANG 85 
cations éparfes , étalées , purpurines, un peu 
flexueufes , chargées de fleurs nombreufes, furt 
etites. Les capfules font oblongues, petites , pen- 
P ; 
dantes, rétrécies à leurs deux extrémités. 


Cette piante croît à la Jamaique , [ur les bran- 
ches des arbres. x (Defcript. ex Swartz.) 


$ 92. ANGREC alongé. Epidendrum elongatum. 
acq: 


Epidendrum -caule fimplici, foliis oblongis ; pe- 
dunculo terminali, elongato ; fpicä laxä , laminä 
labelli dentato-ciliatä: Swartz, Nov. Aft. Upf. €. 
pag. 69. — Wiilden. Spec. Plant. 4. pag. 120. — 
Lam. Ill. Gen. tab. 730. fig. 1. 


Epidendrum (elongatum), caule ereëto, foliis ob- 
longis , floribus fpicatis ; neétarii labio trifido ; laci- 
nià med bilobä, Jacq. Icon. Rar. 3. tab. 604, & 
Colleét. 3. pag. 260. 


Ses tiges font droites, glabres, langues, ftriées , 
garnies à leur partie intérieure de feuilles alter- 
tnes , amplexicaules, vaginales à leur bafe , ova- 
les , alongées, glabres, ftriées, à peine aignës ; 
elles font remplacées, dans la partie fupérieure des 
tiges , par de petites écailes diflantes , éparfes, 
Jancéolées, aiguës. Les fleurs fonc petites, pref- 
que fefiles, difpofées à l'extrémité des tiges en 
un épi droit, fimple, un peu lâche , muni de pe- 
tites braëtées. Les cinq pétales fupérieurs font 
prefqu'égaux , très-ouverts, un peu aious, ftriés, 
rétrécis er onglet à leur bafe; le pétale inférieur 
tubulé à fa bafe, divifé à fon limbe en trois lobes 
élargis , tronqués, dentés & laciniés à leur fom- 
met ; le lobe du miiieu profondément bifide ; l’o- 
vaire grêle, alongé. 


Cette plante croit dans l'Amérique , aux envi- 
rons de Caracas. x (W./[.) 


Otfervations. Les efpècés fuivahtés, citées par 
MM Ruiz & Pavon, fans defcription, dans leur 
Syffema vegetabilium Flora peruviane, pag. 242 & 
eq. , forment un groupe particulier, qui paroît 
appartenir aux epidendrum , & auxquelles ces au- 
teurs ont donné pour caractère générique : 


Cinq pétales fupérieurs ovales-oblongs, d'égale lon- 
gueur; les trois extérieurs plus larges ; un fixième pe- 
tale en crête, diverfement, lacinié, connivent avec Le 
féyle tubuleux , en r2 fie ; un filament bifide ; quatre 
anthères (ou une anthère à quatre loges). 

En attendant que nous ayions fur ces efpèces des 


détails plus étendus, Je me bornerai à les men- 
tionher ici. 


* Epidendrum (coronatum), foliis ovato-lar- 
ceolatis ; racemis dependentibus ; neétarii labio tri- 


lobo ; laciniis bifdis , intermédiä minori. 


* Epidehdrum( maculatum ) , fo/ïis larceolatis, 


38% ANG 


fubrès lineatis ; racemo longo, petalis maculatis , 
neétario f:bcriftato. 


* Epidendrum ( criftatum ), foliis lanceolaris, 
racemo dependente ; neétarii labio tripartito ; laciniä 
medià bifilé ; lateralibus tripartitis. 


* Epidendrum (paniculatum)}), foltis oblongo- 
lanceolatis ; florious - paniculatis ; neëtarii laciniä 
intermediä, bifidä ; lacinulis extrorsèm flexis. 


* Epidendrum ( cordatum }, fois cordatis , am- 
plexicaulibus ; paniculä flexuofà ; nectarii labio bi- 
fido; laciniis acuminatis ; recurvis. 


* Epidendrum ( viride), foliis lanceolatis, acu- 
Lis; racemo termiuali ; neétarit labio trilobo , inter- 
medio bifido. 


* Epidendrum (parviflorum), foliis lanceolato- 
linearibus ; racemo brevi ; neétarii labio trilobo ; 
Laciniis fubrotundis ; intermediä bipartité , acutä. 


* Epidendrum ( nutans ), foliis lunceolatis., ob- 
tuffs , emarçinatis ; racemo compoffto , nutante ; nec- 
carii labio trifido ; laciniis crenulatis ; intermediä 
integrä. 

* Epidendrum (ferrugineum}), foliis oblongo- 
Lanceolatis , emarginatis ; racemo fimplici , ereüto ; 
neitarii labio acuminato , integro. 


* Epidendrum (corymbofum), foliis ovato-ob- 
longis , emarginatis ; floribus terminalibus, fubco- 


rymbofis ; neétario criflato. " 


* Epidendrum ( croceum ), foliis oblongis ; 
racemo terminali , fubfpicato , mulrifloro ; nectario 
trilobo. 


* Evidendrum (volubile }, foliis oblongo-obova- 
tis , ramis volubilibus ; neétarii labio brfido ; laciniis 
lanceolaris. 


* Epidendrum. (emarginatum ), foliis ligulatis, 
emarginatis , crenulatis ; racemo terminali, nectario 
integro. 

* Epidendrum ( biflorum }, fois oblonpis ; emar- 
ginatis ÿ ramis radicantibus , racemo terminali , pe- 
dunculis bifloris, nectario trilovo. 

* Epidendrum (triflorum ), foliis lanceolatis , 
tridentatis ; pedunculis terminalibus ; triforis ; nec- 
tario crifido. 

* Epidendrum (acunuünatum.) , fo/iis lanceolato- 
linearibus , racemo termirali ; necfarit labio fuShaf- 
£ato , acuminato , baff utrinquè acurminato. 


* Epidendrum (fcabrum ) , foliis ovato-lanceola- 
tis , marpinibus vaginifque fcabris; racemo termi- 
nali; nectarit labio cruciformi. 

* Epidendrum (lineaire ), fois linearïous ; ra- 
cemo terminali, fubpaniculaio ; neëfarii labio vb- 

_cordato-cuneiformi bat utrinquè dentato. 


ANG 


* Epidendrum (equitans) , foliis acinaciformi- 
bus , carinatis , diffichè equitantibus; fcapis unifloris; 
nectarii labio maximo , trilobo. 


IV. AERIDES. Swartz. Cing pétales fupérieurs ‘éta- 
lés ; L'inférieur en forme de chauffe; une anthere 
terminale. 


93. ANGRFC à feuilles rétufes, n°. 29. Epi- 
dendrum retufum. Linn. 


Epidendrum (aerides retufum) , folis fubradi- 
calibus , linearibus , apice bifariam retuffs ; racemis 
Jongifimis. Swartz, in Schrad, Journ. bot. 1799. 
pag. 233. 

Limodorum retufum. Swartz, Nov. Aét. Upf. 6. 
pag. 80. 


94. ANGREC des Indes. Epidendrum indicum. 


Epidendrum ( aerides præmorfum) , fo/iis radi- 
calious | linearibus , canaliculatis , apice oblique pre- 
morfis ;ÿ racemis longiffimis. Willd. Spec. Plant. 4. 
pag: 130. 

Biti-marum-maravara. Rheed. Malab. 12. pag. ÿ. 
tab. 2. L 


Cette efpèce fe rapproche beaucoup de la pré- 
cédente ; elle en diffère par fes feuilles canalicu- 
lées, tronquées & comme mordues obliquement 
à leur fommet, toutes radicales & linéaires. Ses 
fleurs font difpofées en très-longues grappes ter- 
minales. Les capfules qui leur’ fuccèdent, font 
liffes, cylindriques, point ovales ni anguleufes. 


Cette plante croit fur les arbres, dans les Indes 
orientales. % 


. ANGREC à pétales laineux. Epidendrum lafio- 
73 P 
petalum. 


Epidendrum ( aerides lafopetalum), caule ra- 
mofo , radicante ; foliis ovato-oblongis ; bulbo inna- 
ris ; petalis lanceolato-acutis , tribus exterioribus ex- 
ternè lanuginofis. Wild. Spec. Plant. 4. pag. 130. 

Epidendrum flos aeris. ? Retz. Obferv. bot. 6. 
pag. 64. 

Ses racines font furmontées d’une bulbe qui 
donne naïflance à des feuilles ovales , ob'ongues, 
Les tiges font rameufes, & pouflent des racines à 
leurs articulations ; elles font terminées par des 


fleurs, dont les pétales font lancéolés , aigus ; les 
trois extérieurs laineux en deflus. 


Cette plante croit fur les arbres, dans les Indes 
orientales. % 
96. ANGREC du matin, Epidendrum matutinum. 


Ep'dendrum  ( aerides matutinum ), caulé ra- 


À mofo , radiçante ÿ foliis lanceolatis ; petalis tribus 


inferiorious 


ANG 


inferioribus lanceolatis , acutis ; binis fuperioribrs 


d'fformibus. Willd. Spec. Plant. 4. pag. 131. 


Epidendrum flos aeris vel faavonicum. Retz. Obf. 


bot. 6. pag. 58. 


Ses tiges font glabres , rameufes , articulées, 
sadicantes, prefque grimpantes ; les rameaux nom- 
breux, étalés ; les feuilles alrernes, lancéolées, 
un peu planes , légérement ftriées, longues d'un à 
deux pieds. Les fleurs font difpofées en grappes 
terminales très-fimples, routes pédicellées , alter- 
nes , inclinées ; les deux pétales fupérieurs iné- 
gaux , très-ouverts, laacéolés; les trois autres 
beaucoup plus courts, lancéolés , aigus, blancs, 
mélangés de jaune ; le pétale inférieur court, à 
demi cylindrique , à trois dents; les deux latéraux 
plus étroits & plus longs ; celui du milieu élargi. 
La capfule eft glabre , oblongue, à cinq angles 
inégaux, de l’épaiffleur du doigt, s’ouvrant en 
trois valves. 


Cette plante croit fur les arbres, dans les Indes 
orientales. % (Defcrips. ex Retz.) 


97. ANGREC odorant. Epidendrum odoratum. 


Epidendrum (aerides odoratum), caule ereéto ; 
foliis linearibus, reflexis ; petalis ovatis ; facco la- 
belli anticè bifido ; procef[u ereclo , conico. Willden. 
Spec. Plant. 4. pag. 131. 


Aerides (odorata), foliis linearibus , reflexis ; 
racemis fimplicibus, axillaribus. Lour. Flor. cochin. 
2. pag. 642. 


Ses racines font compofées de bulbes linéaires, 
alongées , entortillées ; fes tiges droites, longues 
d’un pied, prefque ligneufes , garnies de feuilles 
linéaires , fort grandes , épaifles, échancrées , un 
peu recourbées, rétrécies à leur bafe en un périole 
vaginal. Les fleurs fonc d’un blanc-päle , un peu 
charnues , d'une odeur très-agréable , difpofées en 
grappes longues, axillaires , recourbées. 


Cette plante croît fur les arbres, dans les fo- 
rêts de la Cochinchine. PB ? ( Deféripe. ex Retz.) 
Tranfportée des forêts dans les maifons, fufpen- 
due à l'air libre , fans être arrofée ni plantée, elle 
fe conferve pendant plufieurs années, croit , feu- 
rit & germe, d’après l'expérience qu’en a faite 
Loureiro. 


98. ANGREC araignée, n°. 4. Epidendrum fros 
aeris. Linn. 


Epidendrum (aerides arachnites), caule fubra- 
mofo, radicanie ; foliis lanceolatis , petalis apice 
dilatatis ; facco labelli anricè bifido ; proceffu ereëto, 
bidentato. Swartz , in Schrad. Journ. bot. 1799. 
pag. 233, & ACt. Holm. 1820. pag. 244. 


Limodorum flos aeris. Swartz, Nov. AGt, Upf. 6. 
pag. 80. 
Botanique. Supplément. Tome I. 


ANG 385 


99. ANGREC Coriace. Epidendrum coriaceum. 


Epidendrum (aerides coriaceum }, fo/iis eauli- 
nis avatis, acuminatis, fubcoriaceis, lineatis; fpicis 
panicularis. Swartz, in Schrad. Journ. bot. 1799. 
pag. 234. — Willd. Spec. Plant. 4. pag. 131. 


Ses tiges font droites, prefque cylindriques, 
garnies de feuill:s alternes , coriaces, ovales, 
acuminées à leur fommet, marquées de nervures 
longitudinales. Les fleurs font difpofées, à l’ex- 
trémité des tiges, en épis paniculés. Elle croît fur 
les arbres, à l’ile de Madagafcar. + 


ANGOURIE. Anguria. 


2. ANGOURIE pédiaire. Anguria pedata. Linne 
— Lam. Ill: Gen. tab. 747. 


ANGUILLARIA. (Voyez TINELIER.) 


ANGUINE. Trichofanthes. Le nom latin de ce 
genre eft compofé de deux mots grecs, qui figni- 
fient fleur chevelue ; il exprime tres-bien le carac- 
tère le plus apparent de ce gente , dont les divi- 
fions de la corolle font bordées de cils ou de fran- 
ges très-remarquables. Quelques nouvelles efpèces 
doivent être ajoutées à ce genre. 


1. ANGUINE à longs fruits. Trichofanthes an- 
guina. Linn. — Lam. lil. Gen. tab. 794. 


Cette efpèce , au rapport de M. du Petit- 
Thouars, eft cultivée à l'Ile-de-France pour fes 
fruits. On les cueille lorfau’ils font à demi mûrs : 
dans cet étit, étant coupés en petits morceaux, 
cuits & aflaifonnés convenablement, ils forment 
un légume fain & agréable au goût. 


8. ANGUINE laciniée. Trichofanthes laciriofa. 
Willd. 


Trichofanthes pomis ovatis , acutis ; foliis corda- 
tis ; quinque vel feptemlobo-palmatis ; dentatis, gla- 
bris. Willd. Spec. 4. pag. Gor. — Kiein. in Lit. 


Ses tiges font filiformes, grimpantes, glabres, 
anguleufes , garnies de feuilles longues de deux 
ou trois pouces, profondément échancrées en 
cœur, palmées, à cinq ou fept lobes, gl:bres à 
leurs deux faces , à dentelures écartées. Les fleurs 
mâles font axiliaires, au nombre de fix environ, 
réunies fur des pédoncules en corymhe ; les péta- 
les ovales, dentés; les fleurs femelles également 
axillaires, folitaires , pédonculées ; lés pétales ci- 
liés & frangés. Les fruits font des pommes ovales, 
aiguës. 


Cette plante croît dans les Indes orientales. 
(Wilid.) 


Oëfervations. Willdenow cite plufieurs efpèces 
d’anguine, décrites par M. de Lamarck ; mais il en 
change lies noms. Ainfi le srichofanthes cufpidata 

Ccce 


386 AN G 


Lam. n°. 3, eft le crichofunthes caudata Willden, 
n°, $. Le srichofanthes corniculata Lam. n°. 7, eft 
le srichofanthes tuberofa Willd. n°. 10. L'efpèce que 
Jacquin décrit dans fes lcones rariores, 3,tab. 624, 
& Collect. 2, pag. 341, fous le nom de srichofun- 
thes fatidiffima , à été ; lacé dans cet ouvrage parmi 
les melothria , n°. 2. ‘ 


9 ANGUINE à feuilles rudes. Trichofanthes fea- 
bra. Lour. 


Trichofanthes foliis fubrotundis, feabris, rugofif- 
finis; pedunculis unifloris ( pomis fubrotundis ). 
Lour. Flor. cochin. 2. pag. 723. 


Ses tiges font ligneufes, cannelées, grimpan- 
tes, munies de vrilles bifid:s, garnies de feuilles 
altérnes, pétiolées , rudes, très-ridées , en cœur, 
prefque rondes. Les fleurs font blanches , monoi- 
ques, pourvues de cils courts. Le fruit eft une 
pomme petite, rougeâtre, prefque ronde, à 
douze lobes, divifée en cinq loges, contenant 
plufieurs femences planes , oblongues. 


Cette plante croît dans les forêts , à la Cochin- 
chine. B (Lour.) 


10. ANGUINE à trois pointes. Trichofanthes 
tricufpidata. Lour. 


Trichofanthes foliis tricufpidatis , plabris, poly- 
nerviis; flipulis fubrotundis , craffis , crenatis ; fpicis 
axillaribus. Lour. Flor. cochin. 2: pag. 725. 


On la diflingue à fes feuilles en cœur, glabres, 
entières, denticulées, terminées par trois poin- 
tes, traverfées par plufieurs nervures, accompa- 
gnées de ftipules épaiffes , un peu arrondies , cré- 
nelées à leur contour. Les tiges font grimpantes, 
ligneufes, munies de vrilles trifides. Les fleurs 
font blanches, monoiques, difpofées en épis axil- 
laires ; les braétées grandes & dentées ; la corolle 
chargée de cils à fes deux faces. Le fruit confifte 
en une petite pomme jaunâtre, aiguë, à deux io- 
ges , à deux femences. 


Cette plante croît à la Cochinchine. ( Lour.) 


11. ANGUINE pileufe. Trichofanthes pilofa. 
Lour. 


Trichofantkes caule & foliis pilofis ; fpicis axilla- 
ribus ; braéteis lanceolatis | ferratis. Lour. Flor. 
cochin. 2. pag. 723. 

Ses tiges font fort longues, pileufes , grimpan- 
es, un peu ligneufes, munies de vrilles bifides; 
les feuilles en cœur ; les inférieures paimées; les 
fupérieures à trois lobes, vein<es, pileufes, den- 
ticolées. Les fleurs fonr blanches, monoiques, 
difpofées en épis longs & latéraux, accompignés 
ds bractses lancéolées , dentées en fcie, placées 
fous les flzurs. La corolle ef à cinq divifious , gar- 
nie de crès-longs cils : il lui fuccèile une pomme 


A NI 


ovale, aïguë, d’un rouge-vif, à ure feule loge, 
contenant des femences rhomboidales , compri- 
mées , brunes, lobées, 


Cette plante croît dans les champs, à la Co- 
chinchine. ( Defcript. ex Lour.) 


12. ANGUINE à feuilles de tamnus. Trichofan- 
thes tamnifolia. 


Trichofanthes foliis ovato-fubrotundis , fubloba- 
tis , integris , fuprà fcabris ; fioribus laxè racemofis ; 
corollis villofis , reflexis. (N.) 


Ses tiges font glabres, cannelées, munies de 
vrilles prefque fimples, garnies de feuilles alter- 
nes, pétiolées, larges, ovales ou un peu arron- 
dies, minces, glabres, veinées , rudes à leur face 
fupérieure, très-entières, quelquefois à deux ou 
trois lobes peu prononcés , terminées par une pe- 
ute pointe. Les fleurs font petites, blanchâtres , 
pédicellées au deffus de l'ovaire par le rétréciffe- 
ment du tube du calice & de la corolle ; difpofées 
en grappes lâches, étalées , axillaires; chaque 
fleur pédicellée ; la corolle à cinq découpures un 
peu réfléchies en dehors , un peu velues; l'ovaire 
glabre , ovale. 


Cette plante croît à Porto Ricco , où elle a été 
recueillie par M. Riedlé. ( W. f. in herb. Desfont ) 


ANGULOA. Ce genre, établi par MM. Ruiz 
& Pavon, eft très-voifin des epidendrum ; il fe 
diftingue par fes cinq pétales fupérieurs, conni- 
vens & renverlés; par le pétale inférieur, pedi- 
cellé, & dont le limbe eit urcéolé. Les auteurs 
cités ci-deffus n'en indiquent qu'une feule efpèce 
fans defcription , qu’ils nomment : 


Anguloa (uniflora), bulbis ovatis, ancipitibus ; 
foliis lanceolatis | feptem-rervis , plicatis ; fcapis 


unifloris. Syft. veget. Flor. peruv. pag. 228. 


Ses bulbes fons ovales , un peu comprimées, à 
deux angles oppofés; les feuilles pliffées, lancéo- 
lées , marqué:s de fept nervures longitudinales ;' 
toutes radicales. De leur centre s'élève une hampe 
droite , terminée par une feule fleur. Elle croit au 
Pérou. 


ANGURIA. ( Voyez ANGOURIE.) 


ANIBA. (Voyez ANIBE, & Ill. Gen. tab. 298.) 
C’eft la même plante que le cedrora -longifolia. 
Willd. 2. pag. 338. 


ANICTANGIE. Anittangium. Genre de plantes 
cryptogamess , de la famille des moufles, établi par 
Hedwig, réformé par M. Palifot Beauvois, & qui 
d'après lui fe compofe de plufieurs efpèces de 
fphagnum & de hypnum Linn. Il a pour caraûère 
etlentiel : 


A NI 


Une coiffe campaniforme ; l'opercule mamillaïre ; 
une urne droite , ovale ; Le tube court , droit ; la gaïne 
cylindrique , large ; ouverte, prefqu’auffi longu: que 
e tube ; point de péricher. 


Ce font des plantes aquatiques ou terreftres, 
dont les tiges font fimples ou rameufes, les feuilles 
éparfes, les fleurs latérales. 


Ce genre contient les cinq efpèces fuivantes, 
déjà décrites en partie dans cet ouvrage; favoir : 


1°. Sphagnum alvinum. Linn. 2°. Hypnum aqua- 
ticum. Linn. 3°. Sphagnum fimpliciffimum. Brid. 
4°. Anictargium cirrhofum. Hedw Op, pcith. tab. 
s. fig. 1-3. 5°. Anicéangium ferofum. Heuw. Op. 
pofth. tab. ç. fig. 4-6. 


M. Palifot-Bsauvois exclut de ce genre : 


1°. L’aniétangium bulbofum Hedw., dont il fait 
le cyathophorum pteridioïdes ; 2°. l'aniétangium ci- 
diatum Helw., qui eft le hediwigia diaphana ; 
3°. l'auitingium lapponicum Heäw., qui eft le 
gymnoffomum lapponicum ; 4°. V'aniéfangium plani- 


Jfolium Hedw., qui eft l’hyprum planifolium, 
ANICTANGIUM. (Voyez ANICTANGIE.) 


ANIGOSANTHE rouffeitre. Anigofunthos-rufa. 
Lab. 


Anigofanthos foliis linearibus , ffriatis ; floribus 
paniculato-corymbofis , pilis rufis. Labill. Nov.Holl. 


2. pag. 119, & Voyag. de la Peyr. vol. 1. p. 417. 


tab. 22. 


Anigofanthos foliis fublinearibus , caule à bafi 
tomentofo , corymbo denfo , tomento rufo. Redout. 
Liliac: vol. 3. pag. 76. 


Cette plante, très-rapprochée de la famille des 
iris, tient le -milieu entre les difarris & les argo- 
lafia; ellz forme un nouveau genre, établi par 
M. de Labillardière , donc le caractère effentiel eft 
d’avoir : 

Un calice nul ÿ une corolle tubulée, irrégulière, di- 
vifée en fix parties inégales, recourbées ; un feul fryle ; 
le fligmate obtus ; une capfule à trois loges polyfper- 
mes , couronnées par la corolle. 


Ses tiges font hautes d’un pied & plus, légére- 
ment cylindriques, à peine rameufes, hériflees de 
poils, furtout à leur partie fupérieure , garnies de 
feuilles linéaires , aiguës, finement firiées. Les 
fleurs font terminales, difpofées en un corymbe 
paniculé , chargé de poils épais, roufleatres , plu- 
meux. La corolle eft tubulée , adhérente par fa 
bafe avec l'ovaire. La parti: tubulée eft recourbée , 
velue en dehors; le limbe divifé en fix décou- 
pures lancéolées , inégales , recourbées , puis éta- 
lées ; les découpures inférieures plus profondes. 
Les étamines font au nombre de fix , fituées fur le 
tube, au defious des découpures du limbe ; les fu- 


A NI 
périeures un peu plus longues que 1:s autres; les 
anthères oblongu=s, à deux loges; le fly'e plis 
loug que la corolle, prefque trigone , fouten rt 
un ftigmate obtus. Le fruit confifte en une capfule 
prefque globuleufe, couronnée par la corollé per- 
fiftante , rouflsâtre , tomeuteufe , à trois loges, 
contenant des femences nombieufes & angu- 
leufes. 


7e 
207 


Cette plante croît dans ies lieux arides, à la 
terre de Van-Leuwin, où elle a été découverte par 
M. de Labillardière. Elle a flsuri dans le jardin de 
M.Cels: CF) 


* Anigofanches (fivida) , foliis enfiformibus ; 
caule fubglabro, corymbo Lixo , tomento ochroleuco. 
Redout. Liliac. pag. 176, & tab. 176. 


Cette plante, obtenue par culrure dans le jardin 
de M. Cels, de graines rapportées de Ja Nouvelie- 
Hollande par le capitaine Baudin , ne paroit être 
qu'une variété de la précédente; elle en differe 
par fes feuil'es vraiment enfiformes', & quatre où 
cinq fois plus larges ; par fa tige prefque glhabre, 
excepté vers le fommet, & non entiérement co- 
conneufe ; par fon duvet de couleur jaunâtre , & 
non de couleur roux-brun ou chocolat; par fon 
corymbe beaucoup plus lâche, À rameaux plus di- 
vergens & à fleurs moins nombreufes ; enfin, par 
fes fleurs d’un tiers environ plus longues. Cette 
plante eft peut-être réellement une efpèce dif- 
tinéte ; mais il eft difhicile de prononcer , n'ayant 
été obtenue que par culture. 


ANINGA : nom bréfilien de quelques efpèces 
de plantes indiquées dans Pifon, Braf. pag. 229, 
qui paroifleut appartenir à l’arur ou au dracon- 


cium. (Juf.) 


ANINGA-IBA : nom donné par les Bréfiliens à 
un arbriffeau peu connu des botanilles , décrit & 
figuré par Marcgrave. On le trouve abondamment 
dans les marécages, où il s'élève jufqu'à cinq ou 
fix pieds. Sa tige eft fimple, & terminée par un 
faifceau de grandes feuilles lancéolées , portées 
fur des pétioles longs d’un pied & demi, & gros 
comme l2 petit doigt, entre léfquels naïflenc les 
fleurs , qui, d’après la figure de Marcgrave & de 
Pifon , -paroiffent être réunies plufñeurs enfembls 
fur un même fpadice , à la manière des aroides, 
& l'on peut préfumer que cet arbriffeau appartient 
à cette famille. Le fruit, felon Pifon, reffemble à 
Pananas. Les naturels du pays le mangent dans des 
tems de difetre. Les tiges, qui font très-légères, 
leur fervent à conftruire des radeaux pour traver= 
fer les rivières. (Maf.) 


ANISSILO ox MOUCHU. Herbe du Chili, 
décrite par Feuillée ( Hiff. d’s plant. méd. du Pé- 
rou , pag. $ , tab. 2, fig. 2). Elle pouffe de fa ra- 
cine des tiges fimples, longues de deux pieds, 

Cire 


388 ANO 


garnies de quelaues feuilles alternes & trilobées, 
terminées par une petite tête de fleurs, entourée 
d'un involucre à fix folioles dentées. Chaque 
fleur a un calice anguleux & cinq pétales jaunes, 


recourb£s en dedans. Ce petit nombre de carac- 


tères paroit fufhre pour rapporter certe plante à la 
famille des ombellitères, près de l'Hermas & de 
PAltrance. (Juff.) Etant mâchée , elle chaffe les 
ventofités , & elle eft d’un grand fecours parmi 
les Indiens. 


ANODE. Anoda. Ce genre, de la famille des 
malvacées , a été établi par Cavanillés fur quel- 
ques efpèces de ffda de Linné, qui s’écartoient des 
autres par leurs fruits. Dans les fda , les fruits font 
compofés de plufieurs capfules difpofées orbicu- 


lairèement : dans les anoda, le fruit eft fimple, 


unicapfulaire , à plufeurs loges. 
Le caractère effentiel de ce genre eft d’avoir : 


Un calice fimple, à cing d'coupures ; cinq pétales 
un peu conmivens à leur bafe; des anthères nom- 
breufes , fiuées à l'extrémité. du tube des filamens ; 
plufieurs fligmates ; une capfule à plufieurs loges 
monofpermes. 


CARACTÈRE GÉNÉRIQUE. 


Chaque fleur offre : 


1°. Un calice d’une feule pièce , perfftant, 
divifé jufque v-rs f1 moitié en cinq découpures 
aiguës, trés-ouveites à l’époque de la maturité 
des truits. 


2°, Une coroi/e compofée de cinq pétales élargis 
à leur fommet, récrécis à leur bafe, & légére- 
ment connivens avec le tube des étamines. 


3°. Des étamines nombreufes ; les filamens réu- 
nis en un cube un peu conique, fupportant à fon 
fommet des anthères fMil:s ou pédicellées. 


4°. Un ovaire renfermé dans le tube des éta- 
mines , ovale ou fphérique ; furnonté d’un ftyle 
droit, plus ou moins profondément divifé en 
plufieurs découpures filiformes , terminées par 
des fligmates finples , en tête. 


Le fruit eft une capfule hémifphérique en def- 
fus, plane & en étoile en deffous, à plufieurs 
loges monofpermes. 


Otfervations. Les anodes reffemblent beaucoup 
par leur port, par la difpofition de leurs fleurs, 
aux ffda. Les efpèces connues jufqu'à ce moment 
ont leurs fleurs folitaires , axillaires , longuement 
pédonculées. Les pédoncules ne font point arti- 
culés , comme ceux des ffda. Leur principale dif- 
férence confilte dans leurs fruits. Dans les f2a, 
les capfules font feulement rapprochées les unes 
des autres, point adhérentes : dans les anod1 elles 
adhèrent entr'elles, & forment alors une feule 


mm 


ANO 


capfule à plufieurs loges. Quoique ce caraétère 
paroifle d’abord fufifant pour diftinguer ces deux 
genres , il eft cependant bien foibie , les fruits 
pouvant être rigoureufement confidérés daas l’un 
& l’autre genre, comme une feule capfule à piu- 
fieurs loges plus ou moins adhérentes entr’elles, 
renfermézs dans un calice commun; ou bien fi on 
confidère les loges comme autant de capfules, 
celles-ci feront , dans les anoda , adhérentes feu- 
lement à leur partie inférieure : d’où il réfulte 
des doutes pour quelques efpèces intermédiaires 
entre ces deux genres, télles que le ffda criquetra. 


ESPÈCES. 


1. ANODE haftée. Anoda haffara. Cavan. 


Anoda foliis cordatis, angulatis, fuperioribus 
clongatis, haffatis ; pedunculis longifimis , uniflor:s , 
axilliribus. Cavan. Diff. bot. 1. pag. 38: tab. 11. 
fig. 2. 


Sida (criftata , var. 8), foliis anguffatis ; infe- 
rioribus cerdatis , fuperioribus panaurijormibus; cap- 
fuéis mulrilocularibus. Linn. Spec. Piant. vol. 2. 
pag. 964. 

Sida (haftata}), foliis inferiorthus cordatis, acu- 
minato-quinquangalis , fubdentatis , obtufis ; fure- 
riortbus haflatis, acuminatis, baff fubdentatis ; pe- 
dunculis folitariis , axillaribus , longitudine folio- 
rum, Willden. Spec. Plant. vol. 3. pag. 763. 
n°. 89. 


Sida foliis inferioribus cordato-angulatis , fupe- 
riorious haffatis ; petalis intégerrimis. Roy. Lugd.- 
Bat. 349. 

8. Anoda caule atro purpureo , decumbenti ; foliis 
vix cordatis, latis, quinque ad feptem angulatis, 
inaqualiter crenatis. Cavan. À. c. 


y. Anoda foliis cordatis , inferioribus quinque- 
lobatis , acutis ; lobo medio obtufo ; floribus alois, 
fruëtu decafpermo. Cavan. I. c. 


Sida criflata. Lam. Diét: 1. n°. 31. 


Cette efpèce fe rapproche beaucoup des deux 
fuivantes ; elle s’en diftingue par fes feuilles , les 
inférieures élargies, a cinq angles , acuminées à 
leur fommet , échancrées en cœur à leur bafe, à 
peine dentées ; les fupérieures haftées, acuminées, 
alongées , un peu dentées à Jeur bate, vertes, 
prefque glabres; les pério'es ‘plus courts que les 
feuilles ; les flipules fubulées , arquées , redref- 
fées, ciiées à leurs bords; les tiges & les rameaux 
uès-pileux à leur fommer. 


Les fleurs font folitaires , axillaires , foutenues 
fur des pédoncules droits , très-pileux , plus longs 
que les feuilles. Le calice eft d'abord globuleux : 
il fe divife enfuite en cinq découpures velues, 
_Jancéolées , aiguës, ouvertes en étoile ; la corolle 


ANO 


affez grande , purpurine ; les pétales échancrés à 

leur fommet ; l'ovaire globuleux ; le ftyle à dix 

ou f-iz2 découpures filiformes ; les ftigmates en 

tête. Le fruit, plus court que le calice, confifte 

en line capfule plane, à dix ou feize loges mono- 

fERnRSS chaque loge prolongée par une pointe 
roite , horizontale , fortément ciliée. 


Dans la variété g, les tiges font tombantes; les 
feuilles moiis nombreufes, à peine échancrées 
en. cœur à leur bafe , plus larges, à cinq ou fept 
ang'es ; les crénelures inégales. La variété y a des 
fleurs blanch:s. Les fruits font à dix loges ; les 
feuilles en cœur; les inférieures à cinq lobes ai- 
gus ; celui du milieu obtus. ( Voyez ABUTILON 
du Mexique , n°. 31.) 


Cette plante croit au Mexique & aux envi- 
rons de Lima, dans les lieux humides. On la cul- 
uve au Jardin des Plantes de Paris. © (. v.) 


2. ANODE à trois lobes. Anoda triloba. Cavan. 


Anoda foliis inferioribus cordatis , fubangulatis , 
crenatis ; fuperioribus trilobatis ; Lobo medio Llanceo- 
lato , longiori, retiquis inaqualibus ; floribus folita- 
riis , axillaribus , longiffime pedunculatis. Cav. Di. 
bot. 1. pag. 39. tab. 10. fig. 3. 


Sida (criftata ), foliis omnibus crenatis; infe- 
rioribus fubrotundo-vordatis , obtufis , fucquinquan- 
gulis ; fuperioribus rotundato haffatis , acuminatis ; 
pedunculis folitariis , axillaribus , folio longioribus. 


Willd. Spec. Plant. vol. 3. pag. 763. n°. go. 


Quoique cette plante foit très-rapproché: de 
Pefpèce précédente par fa fruétification ,-& qu’elle 
ait eté confidérée par quelques auteurs comme 
une variété de cette dernière , elle paroït cepen- 
dant devoir en être diftinguée par la forme de fes 
feuilles & par quelques autres caraétères. 


Ses tiges font fermes , droites , anguleufes, un 
. peu fcabres, hautes de deux pieds , à peine piieu- 
fes ; fes feuilies alternes, longuement périolées, 
vertes, un peu pileufes, créneléis ou anauleufes ; 
les angles ou crénelur:s aiguës ; les feuilles infé- 
ricures élargies , un peu arronüies , à peine échan- 
crées en cœur, obtufes à leur femmet, la; lupart 
à cinq anzles; les crénelures prefqu’obtufes ; les 
feuilles fupéricures la plupart à trois lobes; les 
deux inférieurs larges, inégaux; celui du milisu 
plus long, lancéolé, acumirié; les périoles legé- 
rement pileux ; ies itipules linéaires, oblongues, 
ciiéss. 

Les fleurs font folitaires , axillaires, pédoncu- 
lées ; les pedoncules fimples , droits, plus longs 
que les feuilles, plus ou moins pileux, quel- 
quefcis piefque glabres ; le calice pileux, à cinq 
découpures ovales , aiguës; ja corolle purpurire; 
les pétales un peu étroits, redreffés preiqu'en 
tube, garnis de quelques poils vers leur bafe; les 


© ©" — ———— —— Te 


ANO £8g 


anthères réniformes ; l'ovaire prefque rond, im 
peu plane; le fiyle £mple, à plufieurs divifions ; 
de quinze à vingt-cinq füigunates globuieux. Le 
fruit confifle en use capfuie ciliée en deflus, à 
quinze ou vingt loges, monofpermes, terminées 
chacune par une pointe horizontale , quelquefois 
très-courte, & alors les loges paroiffent ob- 
tufes. 


Cette plante croît au Mexique. On la cultive au 
Jardin des Plantes de Paris. © ( V.».) 


3. ANODE de Dillen. Anoda dilleniana. Cav. 


Anoda foliis triangularibus ; inferiorious lato cre- 
natis 3 favertoribus oofoletè crenats > loreë petiolaiis; 
pedunculis axillaribus , unifioris, longijjimis. Cavan. 


Diff. bot. 1. pag. 40. tab. 11. fig. 1. 


Anoda dilleniana , foliis irferioribus trianguli- 
fubhaffatis, crenatis ; fuperioribus ovaic-lanceolatis, 
Jubintegerrimis ; pedunculis folitariis , axillaribus , 
longitudine feliorum. Willden. Spec. Plant. vol, 3. 
pag. 764. n°. co. 


Abutilon lavatere flore, fruëu criffato, Dillen, 
Hort. Eltham. pag. 3. tab. 2. fiz. 2. 

Cette efsèce diffère des deux précédentes par 
fes feuilles fupérieures oval:s-lancéolé:s, & non 
point haftées, ni à trois lobes , ni anguleufcs; par 
fes feuilles inférieures alongées , à trois, rare- 
ment à cinq angles, maïs point arrondis ri échan- 
crées en cœur. Les tiges font droites, cylindri- 
ques , herbacées , un peu cannelées, rameules, 
hautes de deux pieds & plus, très-pileufes, fur- 
rout à leut partie fupérieure ; garnies de feuilles 
alternes, péticlées , prefque glibres à leurs deux 
faces , vertes , à larges crénelures obrufes , arron- 
dies & non échancrées à leur bafe , ovales-oblon- 
gues , aiguës ou acutninées à leur fommer ; les pé- 
tioles velus ; les inférieurs prefque de la longucur 
des feuilles, les fupérieurs plus courts; les ftiou- 
les liniéaires:, lanceolées , arquées, r:dreflées. 


Les fleurs font folitaires , axillaires, fouteru s 
par des pédoncules droits, cylindriques, uniflo- 
r£s, pileux , au moins auf longs que les feuilles. 
Le c.lice eft d’abord globuleux, hériffs de poils 
nombreux , à cinq divifions lancéolées, très-ai- 
guës , ouvertes en étoile ; la corolle un p:u plus 
grande que dans les deux efpèces précédentes, 
d'un pourpre-violer , très-éralée ; les pétales élar- 
gis, obtus, prefque tronqués à leur femmer, à 
peine échancrés ou légérement finués; les étaini- 
nes pédicellées, très-nombreufes, réunies en une 
tête globuieufe à l’exrrémité du tube; l'ovaire un 
peu arrondi. Le fruit confifie en une capfule plane, 
pileufe, divifée en quinze ou vingt loges, ternui- 
pées chacune par une pointe horizontale. 


Cette plante croit au Mexique. On la cultive au - 
Jardin des Plantes de Paris. © (F- ».) 


599 ANO 


4. ANODE à petites fleurs. Anoïx parviflora, 
Cavan. 


Anoda foliis haflatis , calicis laciniis ereëtis. 
Cavan. Icon. Rar. vol. 1. pag. 19. tab. 431. 


Anoda crenatiflora. Orteg. Decad. 8. pag. 96. 


Cette plante, diflinguée des précédentes par fes 
petites fleurs , a des tiges droites , cylindriques , 
hautes d’environ fix pieds, hérifféss de quelques 
poils, garnies de feuilles elabres , alternes, pé- 
tiolées ; les inférieures en cœur, à lobes peu 
marqués ; les fupérieures en fer de pique, à mois 
lobes ; les deux inférieurs courts, ovales ; celui du 
inilieu lancéolé , aigu, lâchement denté en {cie ; 
les pétioles plus courts que les feuilles, accompa- 
gaées à leur bafe de ftipules fubulées, caduques. 


Les fleurs font folitaires , axillaires , fupportées 
par des pédoncules glibres, plus longs que les 
érioles , articulés vers leur foimmet. Le calice it 
divifé jufque vers fa moitié en cinq découpures 
ovales, aiguës, droites, point ouvertes en étoile, 
même lorfqu'elles accompagnent les fruits. La 
corolle eft d’un bleu-clair ; les pétales crénelés , 
orbiculaires, rétrécis en onglet à leur bafe; le 


tube des étamines court ; les anthères arrondies. 


L'ovaireefthémifphérique & tronqué ; le ftyle fim- 
ple, filiforme, divifé à fon fommet en neuf ou dix 
découpures réfléchies ; les ftigmates blanchätres , 
en rête. La capfule eft un peu plus courte que le 
calice , hémifphérique, plane , étalée en étoile en 
deffus, à plufieurs loges prefqu'obtufes, dont les 
cioifons difparoiffent , à plufieurs valves ; les loges 
en nombre égal à celui des ftigmates; les femences 
folitaires dans chaque loge, noiratres, tubercu- 
lées , un peu comprimées. 


Cette plante croît à la Nouvelle-Efpagne. On 
la cultive au Jardin des Plantes de Paris. © 
CF. v.) 


ANOME. Anoma. Lour. Genre de plantes di- 
cotylédones, à fleurs incomplètes, irrégulières, 
de la famille des légumineufes, qui comprend des 
arbres ou arbultes exotiques à l'Europe, à feuilles 
ailées ; alternes ou oppofées, & dont les fleurs 
font difpolées en panicule. 

Le caraétère effentiel de ce genre eft d’avoir : 

Un calice à cinq folioles ; une corolle irrégulière à 
dix découpures ; dix étamines, cinq alternes , plus 
ecurtes ; un ffyle; une gouffe droite ; pulpeufe , 


alongée. 


CARACTÈRE GÉNÉRIQUE. 


Chaque fleur offre : 


1°. Un calice à cinq folioles femblables aux 
divifions de Ja corolle. (Un calice nul ; dix divi- 
fons à la coroile, fon Loureiro.) 


AN O© 


2°. Une corolle monopérale , irrézulière , po- 
fondément divifée en cinq découpures preique 
d'égale longueur, oblongu:s, afcendantes. 


3°. Dix éamires, dont les filamens font fubulés, 
inferés à la bafe de la corolle , plus courts que la 
corolle ; cinq alternes , plus courts; les anthères 
uu peu arrondies. 


4°. Un ovuire libre, linéaire, furmonté d’un 
fiyle plus long que les étamines, terminé par un 
{üigmate fimple. 


Le fruit confie en une gouffe droite , alongée, 
pulpeufe, à une feule loge, à plufieurs valves, 
contenant plufieurs femences arrondies. 


Offervations. Ce genre eft le même que le mo- 
ringa Juff. , décrit par M. de L'amarck fous le nom 
de ben. Je ne l'ai mentionnée ici que parce què 
Loureiro annonce avoir oblervé ce genre fur la 
nature vivante, qu’il y joint quelques obfervarions 
particulières & deux efpèces nouvelles. 11 ne doit 
faire qu’un avec le moringa. (Voyez BEN.) Vahl 
a décrit le même genre fous ie nom d2 4yperan- 
thera. 


ESPÈCES. 


I. ANOME à feuilles alternes. Anoma moringa. 
Lour. 


Anoma foliis alternis , bipinnatis ; filiquis poly- 
gonis , feminibus triquetro-alatis. Lour. Flor. cecn. 
1. pag. 342. 

Moringa oleifera. Lam. Diét, 1. pag. 398, & III. 
tab 1237: 


Guilandina moringa. Linr. 


Hyperanthera decandra. Willden. Spec. 2. pag. 
$35- 

Morirga zeylanica, foliorum pirnis pinnatis ; 
ne majore, fruétu angulofo. Burm. Zeyl. pag. 164. 
tab. 75. 


Moringa acofta. Arom. apud. Ciuf. Exot. pag. 
278 C3 0e , 


Arbre de médiocre grandeur, qui fe divife en 
rameaux étalés , garnis de feuilles alternes , deux 
fois ailées avec une impaire, compofées d'environ 
crois paires de folioles glabres, ovales, pédicel- 
lées, pecites , très-cntières; les inférieures fouvent 
ternées. Les fleurs font blanches, difpofées en 
une panicule prefque terminale , éralée , redreflée. 
Les étamines , au nombre de dix , font toutes fer- 
tiles ; les anthères arrondies. Le fruit confifte en 
une goufle croite , longue , fubulée , prefqu'à 
huic faces, s’ouvrant en trois valves, contenant 
plufieurs femences un peu arrnndies , difpofées 
fur un feui rang , à truis faces, à trois ailes mem- 
braueufes. 


ANO 


Cette plante croit dans les Indes orientales & 
au Bengale. h ( Defcrips. ex Lour. ) 


2. ANOME à feuilles oppofées. Anoma moringa. 
Lour. 


Anoma foliis oppofitis, bipinnatis; filiquis tri- 
gonis , feminibus triquetro-alatis. Lour. Flor. coch. 
4 pag. 543: 

Hyperanthera moringa. Vahl, Symb. 1. pag. 30. 


Morunga. Rumph. Amb. lib. 1. cap. 73. tab. 
24: 75° 

Cet arbre , très-rapproché du précédent, eft 
peu élevé, muni de rameaux étalés. Ses feuilles 
font oppofées, deux fois ailées avec une impaire, 
compofées de folioles ovales, petites, glabres, 
très-enrières, oppolées, pédicellées. Les fleurs 
font pales, difpofées en une panicule prefque ter- 
minale ; ell:s contiennent dix étamines , dont cinq 
alternes , plus courtes & flériles ; les anthères ova- 
les, vaciilantes. Le fruit eft une gouile longue 
d'un pied & plus, à trois faces, à trois & quel- 
quefois à quatre valves , à une feule loge, conte- 
nant des fermences triangulaires, ailées fur leurs 
angles , difpofées-fur un même rang. 


Cette plante croît à la Cochinchine. B Les n2- 
turels de l'ile d’Amboine fe nourriflent de fes 
feuilles. Les Africains font ufage des fleurs. Au 
Malabar on mange les goufles quand elles font 
jeunes. 


3. ANOME de la Cochinchine. Aroma cochin- 
chinenfis. Lour. 


Anoma foliis oppofitis , bipinnatis ; filiquis fub- 
compreffis , bivalvibus ; feminibus nudis. Lour. Flor. 
" cochin. 1. pag. 343. 


Ses tiges s’élèvent à la hauteur de dix pieds. 
Ses rameaux font afcendans; fes feuilles oppolées, 
deux fois ailées; l:s folioles fort petites , en ovale 
renverié, tomenteufes, très-entières. Les fleurs 
font blanches, éparfes fur une panicule prefque 
terminale ; dix étamines ; cinq alternes , flériles ; 
les autres furmontées d’anthères proffes , ovales. 
Les gouff-s font oblongues, épaifies, un peu 
comprimées , amincies à leurs deux extrémités , à 
une feule loge bivalve, contenant plufieurs fe- 
mences prefque rondes, fans ailes. 


Cette plante croit dans les forêts de la Cochin- 
chine. D (Lour.) 


Obfervations. M. Vahl rapporte encore à ce 
genre , fous le nom de hyperanthera femidecandra , 
le gymnocladus arabica. Lam. Diét. (Voyez CHi- 
COM IN0.2.) 


ANONA. (Voyez CRUSSOL.) 
ANOPTERUS, ( Voyez UROLLE.) 


ANS 
ANREDERA. ( Voyez ANRÈDRE. } 


391 


ANRÉDRF. Anredera. Genre de plantes dico- 
tylédones , à fleurs incomplètes, de la famille des 
arroches, qui a des rapports avec les bafella, & 
qui comprend des herbes exotiques à l'Europe, à 
tiges grimpantes , & dont les fleurs font difpofées 
en épis axillaires. 


Le caraétère effentiel de ce genre eft d’avoir: 


Un calice partagé en deux lobes , faillans en ca- 
rène fur leur dos ; point de corolle ; une femence re- 
couverte par le calice comprimé , membraneux ; & 
deux ailes, 


CARACTÈRE GÉNÉRIQUE. 
Chaque fleur offre : 


1°. Un calice divifé en deux lobes perfiftans, 
relevés en carène fur leur dos. 


2°. Une corolle nulle. 
3°. Cinq écamines.….. filamens...…. anthères. 


4°. Un ovaire fupérieur, ovale, comprimé, 
furmonté d’un ftyle bifide & de deux ftigmates. 


Le fruit eft compofé d’une feule femence ovale, 
un peu compiimée , recouverte par le calice per- 
fiftant, membraneux , comprimé, un peu véficu- 
leux, à deux ailes , échancré à fes deux extré- 
mités. 

Osfervations. Ce genre , affilié aux bafelles par 
fon port, en diffère par fon calice , par les divi- 
fions de fon ftyle, de fon ftigmate, & par l'enve- 
loppe de fa femence. 


EsrÈcE. 


ANRÈDRE véficuleufe. Auredera veficulofa. 


Anredera foiiis ovato-lanceolatis, pedunculis ffm- 
plicibus ; fructibus orbiculato-compreffis , veficarus. 


Fagopyrum fcandens , &c. Sloan. Jam. vo!. 1. 
tab. 90. ( Voyez BASELLE véficuleufe, vol. 1. 
n°. 6, & Lil. Gen. tab. 215. fig. 2. Sub bafella.) 


ANSERINE. Chenopodium. J'ai déjà préfenté 
fur ce genre & fur fes rapports avec les fa/fola, 
quelques obfervations à l'article Soupes, vol. 7. 
Je ne ferai ici qu’indiquer quelques efpèces qui 
doivent y être réunies. à 

1. ANSERINE bon-henri. Chenopoaium bonxs 
henricus. Linn. — Eam. Ill. tab. 18:. fig. 1. 


1.* ANSERINE mucronée. Chenopodium mucro- 
_natum, Thunb. 


Chenopodium foliis triangulari-haflatis , obtufis 


ANS 


mucronatis ; racemis folisfis. Thunberg, Prodr. 
pag. 48. 

Cette efpèce paroît très-rapprochée de la pré- 
cédenre ; elle en diffère par fes grappes entre- 
mélées de feuilles ; par fes feuilles triangulaires, 
haftées &e non fagittées , obtufes & mucronées à 
leur fommet. 


Lé 
592 


Cette plante croit au Cap de Bonne-Efpérance. 


2.* ANSERINE à trois étamines. Cheropodium 
ériandrum. Forft. 


Chenopodium foliis cordato-fagittatis ; fpicis ter- 
minalibus, aphyllis , interruptis. Forfter , Prodr. 
o 
129. 


n° 

Cette plante, qui n'eft connue que d'après la 
courte notice qu'en donne Forfter , eft remarqua- 
bie par fes fleurs , pourvues fulement de trois 
étamines , difpofées en épis terminaux, inter- 
rompus , privés de feuilles. Ces dernières font fa- 
gttées, échancrées en cœur. 


Cette plante croît à la Nouvelle-Zélande. 


3. ANSERINE rougeître. Cheropodium rubrum. 
Linn. — Lam. Ill. tab. 181. fig. 2. 


4.* ANSERINE de Guinée. Chenopodium pgui- 
neenfe. Jacq. 


Chenopodium foliis ovatis , inagualiter dentatis , 
acutis ; racemis fubramofis , nudis, erectis ; caule 
Jimplicr , eredo. Wild. Spec. Plant. 1. pag. 1301. 

Chenopodium (guineenfe), foluis ovatis, acutè 
argutè dentutis , glabris ; racemis axillaribus & ter- 
minalibus. Jacq. Ic. Rar. 2. tab. 345, & Collect. 2. 
pag. 346. 


Cette efpèce 4 de très-2rands rapports avec 
le chenopotium murale , dont elle offre les princi- 
paux caractères ; elle en diffère par fon port, par 
fes tiges fimples, par fes feuilles ovales, mais 
point luifantes; par fes fleurs difpofées en grappes 
étalées , à peine rameufes, & non en corymbe. 


Cette plante croît dans la Guinée. © 
7.X ANSETINE à feuilles de figuier. Chenopo- 
drum ficifoiium. 


Cherropodium foliis haflato-finuatis , erofis , pofficè 
integris ; fuperioribus oblongis , integerrimis ; femi- 
nibus punétatis. Stitch, Flor. brit. 1. pag. 276. 


Chenopodium viride. Curtis, Flor. lond. tab. 16. 
Chenopodium ferotirum. Hudf. Angl. 106. 


Cette plante reffemble beaucoup au cheropo- 
dium «lbum & viride, avec lefquelies on l’a fou- 
vent confondue; elle en diffère effentiellement en 
ce que fes femences , au lieu d'être lies, font 


| 
| 
| 
| 
| 
| 
| 


sement 


A NS 


porétuées ou chazrinées. Ses feuilles fonr plus 
profondément lobées , fouvent divifé:s en trois 
fegmens, affez femblables, par leur forme, à un 
fer de lance. : 


Cette plante croit dans les terres cultivées. 


8.* ANSERINE incifée. Chenopodium incifum. 
Hort. Parif. { 


Chenopodium foliis ovatis , incifo-angulatis, acu- 
tis ; racemis axilleribus , minimis , paucifloris. (N.) 


Elle répand une odeur forte, pénétrante. Ses 
tiges font glabres, blanchätres, un peu anguleu- 
fes , très-rameufes , éralées ; fes feuilles ovales, 
vertes, glabres à leurs deux faces, profondément 
denrées ou incilées , aiguës à leur fommet. Les 
fleurs font extrêmement petites, difpofées en 
grappes axillaires, très-courtes , nombreufes, peu 
garnies , prefque filiformes. 


J'ai obfervé cette efpèce au Jardin des Plantes. 
Son lieu natal ne m’eft point connu. © ? (F7. w.) 


14. ANSERINE pourprée. Chenopodium purpuraf= 
cens. Lam. 


Chenorodium (atriplicis), foliis rhombco-ovatis 
lanceolarifque, inferioribus finuatc-dentatis; paniculis 
axillaribus , ramoffs ; caule ereéto. Ait. Hort. Kew. 
I. pag. 311. — Linn. Suppl. 171. 


14% ANSERINE quinoa. Chenopodium quinoa. 


Chenopodium foliis triangulari-ovatis , obfolerè 
dentatis, juntoribus pulverulentis ; racemis confertis 
pesiolo brevioribus. Willd. Spec. Plant. 1. pag. 
1301 

2 . 


Chenopodiwm folio finuato , faturatè virente , vulsd 
quinoa. Feuill. Pérou, 2. pag. 15. tab. 10. 


Elle fe rapproche du cheropod'um purpurafcens, 
qui eft le chenepodium atriplicis Aït. ; mais {a cou- 
lsur eft d’un vert-foncé. Ses tiges font droites, 
hautes de deux pieds & plus, rameufes , garnies 
de feuilles longuement pétiolées , ovales , un peu 
criangulairés , n'ayant fouvent que deux fortes 
dents un peu au deflus de leur bafe ; les fupérieu- 
res lancéolées , plus étroites , un peu pulvérulentes 
dins leur Jeuneile. Ses fleurs font difpofées en 
grappes touffues, ferrées , axillaires , plus courtes 
que les pétioles. Ses femences font petites & 
blanchatres. 


Cette plante croit au Chili. © (7...) 


« Les femences de cette anferine font excel- 
lentes dans la foupe , dit Feuillée. On en fait au 
Pérou & dans route l’Amérique le même ufage 
que nous faifons du riz en Europe, Elles font tres- 
échauffantes. Les infulaires de F Amerique en don- 
nent à leurs poules pour avancer leur ponte. On 

cultive 


ANS 


SRE foigneufement cette plante dans les jar- 
ins, » 


17.* ANSERINE à baies. Cheropodium baccatum. 
Labill. 


*’Chenopodium polygamum , foliis lanceolatis ; 
glomerulis florum in racemis compofitis | terminali- 
bus, fubaphytlis. Labill. Nov. Holl. vol. 1. pag. 71. 
tab. 96. 


Arbriffeau de quatre à cinq pieds & plus, dont 
les rameaux font ftriés ; les feuilles alt:rnes , pé- 
tiolées , glauques en deffous , pulvérulentes, lan- 
céolées, entières, fans nervures apparentes. Les 
fleurs font polygames ; les hermaphrodites ramaf- 
fées par paquets, mélées avec d’autres fleurs mâles 
ou femelles, formant toutes , par leur réunion, 
des grappes terminales , ramifñiées, prefque dégar- 
nies de feuilles. Les découpures du calice font 
ovales ; les filamens des éramines fubulés , un peu 
élargis, barbus à leur partie inférieure, inférés au 
fond du calice, oppolés à fes divifions ; les an- 
thères à deux loges , à deux lobes , un peu globu- 
leufes. L'ovaire eft libre, prefqu'orbiculaire ; le 
ftyle bifide , rarement trifide ; les ftigmares aigus. 
Le fruit eft une baie un peu comprimée , pul- 
peufe, orbiculaire , à une loge, à moitié entourée 
par le calice , contenant une femence lenticulaire, 
noi:âtre , luifante. 


Cette plante croît au cap Van-Diémen, où elle 
a été découverte par M. Labillardière. 


.Obfervations. Le chenopodium album & viride de 
Linné font très-fouvent difficiles à diftinguer l’un 
de l'autre ; ils produifent un grand nombre de 
variétés, foit dans la couleur, la grandeur & la 
forme des feuilles, verres ou plus ou moins glau- 
quis & pulvérulentes. Je penfe qu’il faut égale- 
ment y réunir Le chenorodium concatenatum. Thuill. 
Fior. Parif. édit. 2. pag. 125. J'ai décrit parmi les 
amaranthes, le chenopodium caudatum Jacq. Le che- 
nopodiur: anguffanum Allion. tab. 38, fig. 4, & le 
chenopodium camphoratafolium Pourr. At. Tolof. 
3, pag. 311, appartiennent au /z/fola proftrata 


Lino. ; 


Les efpèces fuivantes ne me font point con- 
nues. 


* Chenopodium (punétulatum ) , fo/iis albo-punc- 
tatis , imis rhombeo-ovatis , firuatis ; fupremis el- 
lipticis ; racemis lateralibus , fpicatis , foliofis. Scop. 


del. Infub. vol. 1. pag. 26. tab. 1. 


* Chenopodium (acuminatum), foliis ovatis, 
acuminatis , integerrimis ; paniculà nud@ , termi- 


nali. Willd. Nov. Act. Berol. 2. tab. $. fig. 2. 


* Chenopodium (laterale ), foliis caulinis lanceo- 
latis | obtufis ; ramorum oblongis ; pedunculis latera- 
libus, folitariis , unifloris. Aïton, Hort. Kew. 1. 
pag. 313 £ 

Boranique. Supplément. Tome I. 


ANT 505 

* Chenopodium (oppofitifolium ), foliis oppofi- 
is, febulatis; glomeruirs foliofis, axillaribus. Wild. 
Spec. 1. pag. 1307. — Linn. Suppl. 172. 


Salfola oppofiiflora. Pallas, Itin. 2. pag. 735+ 
tab. o. 


ANSJELI : nom malabare d’une efpèce de ja- 
quier (aréocarpus hirfuta Lam. ), figuré & décrit 
par Rhésde, Hort. Malab. 3, pag. 25, tab. 32. 
Son fruit eft bon à manger; mais pris en trop 
grande quantité, il donne le devoiement , que l’on 
arrête avec l'écorce & la racine du même arbre. 
( Voyez JAQUIER, n°. 5.) 


ANTAC..« Ce font, dit Flacourt, des efpèces 
de haricots aflez bons. » On cultive fous ce nom, 
à l'Ile-de-France , deux plantes légumineufes 
grimpantes, dont les graines fe mangent en purée : 
lune plus commune , à fleurs blanches ; l’autre à 
fleurs rouges. D'après M. du Petit-Thouars, eiles 
font partie du genre dolichos. Linn. 


ANTELÉE. Antelea. Gærtner a décrit & figuré 
fous ce rom (vol. 1, pag. 277, tab. 58, fig. 2) 
un fruit étiqueté /ura-medella dans une collection 
de graines de Java. C’eft un brou, de la forme & 
de la groffeur d’une olive, contenant un noyau 
offeux, à crois loges monofpermes, réunies par le 
haut en une cavité vide. Les graines contenues 
dans chacure de ces loges font ovales, noiratres, 
glabres, luifantes. Leur embryon eft aplati, en- 
touré d’un périfperme peu épais. « Ce caractère, 
die M. de Jufieu, eft infuffifant pour déterminer 
fûrement la famille à laquelle il faut rapporter ce 
fruit. » Jl paroît cependant avoir quelqu’affinité 
avec lolivetier (e/eodendrum Linn.) & Îe cuffine, 
dans la famille des nerpruns. 


ANTENNA. On donne ce nom, dans l’île de 
Ceilan, au datura metel Linn., efpèce de ftramoine. 
C'eft le hummata de Rhéede , Hort. Malab, vol. 2, 
tab. 28. 


ANTENNARIA. Gærtner, de Fruét. & Sem. 
vol. 2. pag. 410. tab. 167. fig. 3. Gærtner, exami- 
nant les graines des différentes efpèces du genre 
gnaphalium Linn., en a r-marqué plufieurs , por- 
tées fur un difque hériffé de petites dents, & 
couronnées par une aigrette compofée de poils nus 
par le bas, & plumeux feulement vers leur extré- 
mité, repréfentant en quelque forte des antennes 
d'infeétes ; il en a formé un genre particulier , 
fous le nom d’antenraria , auquel peuvent fe rap- 
porter , felon lui, les graphalium-dioicum-alpinum- 
feriphioïdes - mucronatum - muricatum , &c., & le 
flago Lontopodium ; mais ce caraëtère n’a point 
paru fuffifant à plufieurs botaniftes pour former 
une diftinétion générique , & ce genre de Gærtner 
n'a pas encore été adopté. CE) 1 


394 ANT 
ANTHEDON. Théophrafte a mentionné fous 
ce nom le néfier azérolier. 


ANTHEMIS. ( Voyez CAMOMILLE.) 


ANTHERIC. Anthericum. Ce genre a fubi plu- 
fieurs réformes, amenées par la découverte de 
beaucoup d’efpèces nouvelles, & par des obfer- 
vations importantes fur les parties de la fructifica- 
tion. Il en a ét£ fait mention à l'article ABAMA, 
Surpl., au mot NARTHÈCE, & à la fuite de l’arri- 
cle PHALANGÈRE. On trouve figuré dans les Z//uf° 
trations ; tab. 240, l'anthericum frurefcens , fig. 1, 
& l’anchericum aloïdes, fig. 2. 


ANTHERICUM. ( Voyez ANTHERIC.) 
ANTHEROSPERMA. (Voyez XYPHALIER.) 
ANTHERURA. ( Voyez ANTHERURE:.) 


ANTHERURE. Ancherura. Loureiro a décrit 
fous ce rom, dans fa F'ore de La Cochinchine , un 
petit arbre de la famille des rubiacées , dont la 
fruétif ation, dans le nombre, la fituation & la 
future de fes parties , fe trouve parfaitement la 

È ue dans le pfycochria, genre auquel il doit 
‘ant comine efpèce. ( Voyez PSYCOTHRIE, 
zppl,) Loureiro rapporte cette plante au caryo- 
püilafter. Rumph. Amboin. vol. 3, pag. 211, 
tab. 136. 


G M7 
7 


ANTHÉRYLIE. Antherylium. Genre de plantes 
dicotylédones, à fleurs complètes, polypétalées, 
régulières , de la famille des falicaires, établi par 
Vani, qui comprend des arbuftes exotiques à l'Eu- 
rope, dont le caractère effenciel eft d’avoir : 


Un calice à quatre divifions ; une corolle à quatre 
pétales ; plufieurs étamines inférées fur le calice ; un 
ovuire libre ; un ffyle; une capfule à une loge, à trois 
valves polyfjermes. 


Ce genre ne comprend jufqu’alors que la feule 
efpèce fuivante : 


ANTHÉRYLIE de Rohre. Anrherylium Rokrii. 
Vahl. 


Antherylium ramis foliifque fuboppofitis ; petiolis 
Jubaculeatis ; pedunculis aggregatis , axillaribus , uni- 
foris. (N.) 

Antherylium Rohrii. Vahi, A. Soc. Hift. Nat. 
Hafn. 2.1. pag. 212. tab. 8. Id. Symb. 3. pag. 66. 
— Wiild. Spec. Plant. 2. pag. 980. 


Arbriffeau dont les tiges fe divifent en rameaux 
glabres , cylindriques, pales, cendrés ; ceux-ci 
en d’autres plus courts, la plupart oppotes, cylin- 
driques à leur bafe, comprimés ou prefque tétra- 


gones, anguleux à leur partie fupérieure , munis à | 


ANT 


chaque côté oppofé de deux lignes raprrochées, 
faillantes , décurrentes, aboutiffant à l’infertion 
des pétioles, où elles fe renflent & forment qua- 
tre petites dents épineufes. Les feuilles font op- 
pofées; quelques-unes alternes, pétiolées , ova- 
les, entières, obtufes, fouvent un peu échancrees 
à leur fommet , glabres à leurs deux faces; les 
nervures confluentes vers les bords; les pétioles 
courts, prefque tétragones, munis à leur bafe 
d'un tubercule épineux , perfftant après la chute 
des feuilles. Ce même tubercule exifte à l’infertion 
des rameaux. Les pédoncules font filiformes , axil- 
laires , latéraux , agrégés , au nombre de trois à 
buit, à peine longs de fix lignes , foutenant une 
feule fleur 2ffez petite, d’un blanc-fale , compo- 
fée d’un calice à quatre divifions ovales, conca- 
ves, caduques; quatre pétales un peu plus longs 
que le calice , ovales, ondulés à leurs bords, infé. 
rés à la bafe des divifions calicinales ; douze à feize 
étamines, fituées fur le calice; les filamens fili- 
formes , beaucoup plus longs que la corolle; les 
anthères prefque globuleufes. L'ovaire eft libre, 
ovale , furmonté d’un ftyle droit & d’un feul ftig- 
mate obtus, au moins de la longueur des étamines. 
Le fruit eft une capiule arrondie , à une feule 
loge , à trois valves, contenant un grand nombre 
de petites femences attachées autour d’un axe 
central. 


Cette plante croît à l’île de Saint- Thomas , ob- 
fervée par M. Ledru , qui m'en à communiqué un 
exemplaire. h (V./.) 


ANTHERYLIUM. ( Voyez ANTHÉRYLIE.) 


ANTHISTIRE. Anthifliria. Genre de plantes 
monocotylédones , à fleurs glumacées , polyga- 
mes, de la famille des graminées, qui a de grands 
rapports avec les andropogon, K qui comprend 
des herbes exotiques à l'Europe, dont les fleurs 
font pour la plupart difpofées en panicule. 


Le caractère effentiel de ce genre ef d’avoir : 


Des fleurs polygames ; les fleurs mâles ordinaire- 
ment au nombre de fix, dont quatre feffiles, difpofées 
en verticilles; deux autres pédicellées; une, quelquefois 
deux fleurs hermaphrodites centrales , accompagnées 
d’une arête infér ée dans le fond du calice. 


CARACTÈRE GÉNÉRIQUE. 


Les fl:urs font polysames, les unes mâles, fté- 
riles, pourvues feulement d’étamines ; une feule 
hermaphrodite. 

Chaque fleur méle offre : 


x 


1°. Un calice à une ou deux valves roides, ai- 
gués , roulées à leurs bords, quelquefois ciliées. 


2°, Une corolle à deux valves minces, tranf- 


DRDIsSs lextérieure ovale, étroite; l’intérieure 
Eaucoup plus courte & plus petite. 

3°. Trois écamines ftériles; point d’ovaire ni 
de ftyle. 

Chaque fleur hermaphrodite offre : 


1°. Un célice coriace , à deux valves dures, 
oblongues, prefqu’égales , un peu obtufes. 


2°. Une corolle fouvent nulle ou à peine fen- 
fible. 


3°. Trois écamines ; les filamens courts, filifor- 
mes; les anthères droites, oblongues. 


4°. Un ovaire oblong, accompagné à fa bafe 
d’une arète torfe, alongée ; deux ftyles; les ftig- 
mates pileux & en maflue. 


Une feule fémence glabre , oblongue , renfermée 
dans les valves calicinales. 


ESPÈCES. 


I. ANTHISTIRE glauque. Anthifiiria glauca. 
Desfont. 


Anthifliria culmo ramofo, comprefflo ; panicula 
laxä , glumis imberbibus ; arifld inferne villofa , ge- 
niculat. Disf. Flor. atlant. 2. pag. 380. tab. 254. 


Stipa (paleacea) , ariffis contortis , tomentofs, 
calice mul:0 longioribus ; glumis fubfafciculatis. Poir, 
Voyag. en Barb. vol. 2. pag. 101. 


Stipa ariffis feminudis , panicul& fimplici ; foliis 
convolutis, fubulatis , intàs pubefcentibus. Vah]l, 


Symbol. 2. pag. 24. 


Ses racines font tortueufes, filiformes ; fes tiges 
hautes de deux ou trois pieds, rameufes, articu- 
léss, fouvent coudées à leur bafe; les feuilles 
glaujçues , un peu roulées fur elles-mêmes, & 
ciliées vers leur bafe ; les fleurs difpofées en une 
panicule la£he , réunies par paquets de deux à cinq 
épillets, portés fur des pédoncules axillaires , fili- 
formes ; chaque épillet forrant d'une feuil'e en 
gaine , en forme de fpathe. I] eft compofé de fix 
fleurs males , flériles, dont quatre inférieures , 
fefiles & verticillées, & deux fupérieutes oppo- 
fées , pédice l$es ; une feule fleur hermaphrodite, 
fefñle , centrale. Les fleurs males n’ont qu’une 
feule valve calicinale, glauque , roide, aiguë, 
conceve , enveloppant une corolle à d:ux valves 
membraneufes , inégales. Dans la fleur hermaphro- 
dire, le calice eft à deux valves oblongues, très- 
roides , obtufes , roulées fur elles-mêmes, velues 
à leur bafe. Une m2:mbrane fimple, mince, tranf- 
parente & très-courte tient lieu de corolle. Du 
fond du calice s'élève une arête brune , longue, 
torfe , pubefcente. Les femences font oblongues, 
enveloppées par le calice: 


J'ai recueilli cette plante fur les collines fablon:- 


À N 


neufes, en PBarbarie , aux environs de Lacalle & de 
Bonne. % (W. w.) 


595 


2. ANTHISTIRE cilié. Anthifliria ciliata. 


Anthiffiria glumis barbato-glandulofis , vaginibus 
glabris. Desfont. Journ. de Phyf. voi. 40. pag. 292. 
— Linn. Suppl. 113.— Cavan. Icon. Rar. $. pag. 
36. tab. 459. — Retz. Obl. 3. pag. 11. — Lam. 
El. tub. 47, & tab. 841, fig. 1 & 2. 


Andropogon nutans. Linn. Mantifl. 303. — Lam. 
Diét. vol. 1. pag. 373. n°. $. 


Andropogon quadrivalye. Linn.— Lam. D'. I. c. 
noté. 


8? Anthifliria (barbata), glumis vaginifque bar- 
bato-glandulofis. Desfont. |. c. — Gærtn. de Fruët. 
& Sem. 2. pag. 465. tab. 175$. 


Anthifliria (japonica), culmo ramofo ; paniculä 
coaritatäà , nutante ; involucris pilofis, ariflis hirtis. 


Wilid. Spec. Plant. 4. pag. 901. 


Andropogon ( ciliatum ), panicul@ cernud ; calice 
exteriore multifloro , ciliato ; ariflis contortis , pilofts. 


Thunb. Flor. japon. 40. 


Stipa arguens, japonica. Houttuyn, Linn. PA, 
Syft. 12 pag. 455. tab. 92. fig. 1. (Woy. BARBON, 
n°, $ : 


Les tiges font droites , glabres , articulées; les 
feuilles glabres , rudes à leurs bords, ciliées à leur 
gaine ; les valves calicinales des quatre fleurs, fe{Mi- 
les & flériles , roulées à leurs bords , munies de cils 
blanchâtres , droits, glanduleux; les valves de la 
corolle très-inégales ; deux flëurs pédicellées , fté- 
riles , très-étroites; la fleur hermaphrodite à deux 
valves glabres , dures, obtufes, velues à leur 
bafe; la corolle à une valve, à peine fenfble; les 
gaines des épillets glabres (ciliées dans la variété 
8). Cette dernière plante paroït avoir tant da rap- 
port avec la première, que je la foupçonne une 
fimple variété. Ses épillets fonc plus tournis; les 
fleurs plus grandes. Les arêtes fonc, dans les deux, 
torfes & pubefcentes ; les femences brunes, du- 
res , oblongues, enveloppées par les valves du 
calice. 

Cette plante croît dans les Indes, & la variété $ 
au Japon. © (7. [.) 


3. ANTHISTIRE nu. Anihifliria imberbis, Retz. 
Anthifliria foliis involucrifque nudis. Retz. Obf., 3. 
pag. 11. 


Ses feuilles font glabres , ainfi que celle qui 
accompagne les épillets ; fes tiges comprimées. 
Les fleurs reffemblent à celles de l’efpèce précé- 
dente. Les pédonculés font folitaires, capillaires, 
plus courts que la feuille vaginale fupérieure ; ils 
fupportent deux fleurs ( deux épillees?). Cetre 

D'dd 2 


5,6 ANT 
P 


lante croît au Cap de Bonne-Efpérance. ( Reg.) 
Elle auroit befoin d’un nouvel examen pour être 
bien déterminée. Il me paroit très-probabl: que 
Rerzius a voulu parler de deux épillets au lieu de 
deux fleurs. 


4. ANTHISTIRE velu. £ncñiffiria villofa. 


Anthifliria foliis involucrifque nudis ; floribus d.0- 
bus hermaghroditis, villofiffimis ; ariflä brevi. (N.) 
Lam. Ill. Gen. tab. S4r. fig. 3. 


Ses tiges font droites, fort hautes; fes feuilles 
glabres, ainfi que les gaînes florales. Les fleurs font 
réunies en une panicule épaifle, touffue, longue, 
fort ample. De l’aiffile de chaque gaïîne fupérieure 
fortent deux à quatre pédoncules & plus, gla- 
bres, capillaires , pendans , terminés par un ou 
deux épillets au moins aufli longs que les gaines 
qui les accompagnent ; quatre fleurs males, f-fi- 
les, lancéolées, aiguës ; deux autres pédicellées , 
plus longues , plus étroites, roides, mucronées. 
Les fleurs hermaphrodites font au nombre de 
deux, dures, roides, coriaces, d’un brun-noirâ- 
tre , ainfi que le duvet abondant qui les recouvre; 
elles font pourvues d’une arête très-fine, droite, 
dépaffant les valves à peine d’une à deux lignes. 


Cette plante a été recueillie à Java par Comn- 
merfon. ( W. f. in herb. Lam. & Desfont.) 


$. ANTHISTIRE géant. Anthifhiria gigantea. 
Cavan. 


Anthiffiria culmo arundinaceo , aliiffimo ; foliis 
canaliculatis , calicibus valdè pilofis, floribus pani- 


culatis. Cavan. Ic. Rar. vol. $. pag. 36. tab. 458. 


Anthifliria (gigantea) , culmo ere&o, foliis in- 
fernè aculeato-denticulatis , paniculä patul& , invo- 
ducro villofo , fofculis muticis. Willd. Spec. Plant. 
4. pag. 902. 

C'eft une grande & belle efpèce, dont les tiges 
font très-plabres, cylindriques , noueufes , hautes 
d'environ dix pieds, épaiffes d’un pouce , termi- 
nées par une très-beile paricule longue de deux 
pieds, compofée d'autres panicules partielles, axil- 
Jaires. Les feuilles font glabres, canaliculées , lon- 
gues de trois pieds & plus, larges d’une ligne & 
demie, denticulées à leurs bords vers leur bal; 
leurs gaînes ftriées , pileufes & ciliées à leur ori- 
fice; les feuilles florales élargies, concaves , rou- 
geûtres, puis rétrécies & longuement acuminées. 
Les fleurs flériles font couvertes de poils rouffei- 
tres ; les deux pédicellées velues à leur bafe. La 
fleur hermaphrodite eft dépourvue d’arête. 


Cette plante croit dans les îles Philippines. 
(Defcript. ex Cavan.) 


Obfervations. Outre les efpèces ci-deflus men- 
tionnées , il faut encore rapporter aux enthiffiria 
les andropogon de Linné , qui ont quatre fleurs mà- 


ANT 


les files & deux autres pédicellées, telles que 
l'andropogon cymbarium Linn., l’andropogon prof- 
tracum , & d’autres que l’analyfe peut faire de- 
couvrir. 


ANTHISTIRIA. ( Voyez ANTHISTIRE.) 
ANTHOCERCIS. (Voyez URALIER.) 


ANTHOCÈRE. Anthoceros. Ce font des plan- 
tes très-faciles à diftinguer par les organes de leur 
fruétification , Pun defquels eft alongé, cylindri- 
que , fendu au fommer , que Linné regardoit 
comm la partie femelle, & que les auteurs mo- 
dernes prennent pour l’organe male. Le nom de 
ce genre en exprime très-bien le caractère , étant 
compofé des mots grecs anros, fleur, & cheras , 
corne. L’anthocère pontlué , n°. 1 , eft figuré dans 
les liffrations , tab. 856 fig. 1, & l’anchocère liffe, 
fig. 2.— Hoffm. tab. ç. M. Swartz a préfenté une 
nouvelle efpèce d’anthocère , fous le nom de : 


4. ANTHOCÈRE crifpé. Anthoceros crifpus. 
Swartz. 


Anthoceros fronde finuato-laciniatä , undularä ; 
margine crifpa, non punétarä. Swartz, Nov. Plant. 
Gen. & Spec. pag. 146. 


Cette plante n’eft peut-être qu’une variété de 
l’anthoceros levis, dont ele ne diffère que par les 
bords crifpés de fon feuillage. 

s. ANTHOCÈRE de Caroline. Azthoceros caroli- 
nianus. Mich. 


Anthoceros frondibus breviter rotundato-lobatis , 
margine fuvintegris , fuprà vix punéficulatis ; corni- 
culis fibfemiuncialious. Mich. Flor. bvreal. Amer. 
vol. 2. pag. 260. 


Cette efpèce a fes feuilles éralées, médiocre- 
ment lobées, arrondies ; les lobes prefqu'entiers 
à leurs bords , à peine légérement ponétués à leur 
face fupérieure. Les cornes font droites, longues 
d'environ un demi-pouce. Elle croit à la Caro- 
line , dans les lieux humides. ( Mick.) 


ANTHOCEROS. (Voyez ANTHOCÈRE.) 


ANTHOCONE. Anthoconum. Genre nouveau, 
de la famille des hépatiques, que M. Palifor-Beau- 
vois a établi pour le marchantia conica de Linné. 
D'après cet auteur , le caraétère eflentiel de ce 
genre eft d’avoir : 


Les fleurs mâles (femelles, Juif. } renfermées 
dans une ombelle conique, portée fur un long pé- 
doncule membraneux , blanc , entouré à fa bafe 
d’un périchet d’une f-ule pièce, prefque circu- 
laire. Les fleurs , ordinairement au nombre de 
cinq, font renfermées chacune dans une loge, & 


A N°T 


fortent, par la partie inférieure de l’ombelle, ; 
d'une enveloppe particulière qu’on peut regarder 
comme un ca:ice partiel ; elles font fupportées par 
un filet, dont l'extrémité eft garnie de quatre ou 
cinq divifions égales, contenant un amas de fila- | 
mens élafliques , auxquels adhèrent des grains | 
d'une pouflère très-fine , que M. de Beauvois re- 
garde comme la pouflière fécondante, & qui s’en 
détachent, comme dans les jungermanes , par les 
fecoufles d'irrirabilité qu’éprouvent les fi amens 
dès qu'its font frappés du contaét immédiat de 
l'air atmofphérique. - 


Les fleurs femelles (mâles, Juff.) font féparées 
fur le même pied, en forme de goder, & contien- 
nent des femences plates & échancrées. Il n'exifte 
encore qu'une feule efpèce de ce genre, l’anticone 
conique (anticonum conicum). (Voy. HÉPATIQUE 
conique , n° 3.) 


ANTHOCONUM. ( Voyez ANTHOCONE.) 


ANTHODON. On trouve fous ce nom géné- 
rique , dans la Flore du Pérou de Ruiz & Paven, 
vol. 1, pag. 45, tab. 74, 5 , la defcription d’un 
arbriffeau qui ne diffère de l’Aippocratea ou du 1on- 
telea , que par fon calice & fes pétales ciliés. Le 
fruit n’a point été obfervé. il peut feul déterminer 
auquel de ces deux genres on doit le rapporter : 
au premier fi c’eft uns capfule ; au fecond fi c’eft 
une baie. 


ANTHOLOME de montagne. Antholoma mon- 
tana, Labill. 


Antholoma foliis fparfis , elliprico oblongis ; race- 
mis axillaribus | fuoumbellatis. Labill. Nov. Holl. 
2. pag. 122, & Voyag. Peyr. vol. 2. pag. 256. 
tab. 41. 


Cet arbriffeau , découvert & obfervé par M. de 
Labillarière , lui a fourni un genre nouveau de 
Ja famille des plaqueminiers, & dont le caraétère 
effenriel eft d’avoir : - 


Un calice caduc, à quatre folioles ; une corolle mo- 
nopétale ; des étamines nombreufes , inferées fur le 
réceptacle; un ffyle ; un fruit fupère, à quatre loges, 
à une feule femence. c 


Ses tiges s'élèvent à la hauteur de quinze ou 
dix-huit pieds. Ses rameaux , nus à leur partie in- 
férieure , font chargés vers leur fommet de feuil- 
les éparfes, oblongues , elliptiques , coriaces , un 
peu réfléchies à leurs bords, deux fois plus lon- 
gues que les pétioles qui les foutiennent. Les 
fleurs font difpofées en grappes recourbées, axil- 
laires, prefqu’en ombelle. Chacune d'elles offre : 


1°. Un calice compofé de deux à quitre folioles 
ovales , fouvent caduques apiès l'épanouiffement 
des fleurs. 


A N° 397 


3°. Une corolle d’une feule pièce ovale-cylin- 
drique , en forme de godet, inégalement créneiée 
à fes bords. 


4°. Des écemines nombreufes , attachées à un 
réceptacle chaznu , foutenant des anthères ob- 
longues, acuminées, de la longueur des filamens, 
à deux loges, s’ouvrant à leur fommet. 


4°. Un ovaire libre , ovate-oblong , de forme 
pyramidale, quadrangulaire , légérement enfoncé 
dans le réceptacle ; furimonté d’un ftyle plus long 
que les étamines , terminé par un flignate aigu. 


Le fruit confifte en une capfule? à quatre loges, 
remplies d’un grand nombre de femences. 


Cette plante croît fur les hauteurs dans la Nou- 
velle-Calédonie. 5 {Defcript. ex Labili.) 


ANTHOLISE. Ancholyza. Ce genre eft fi peu 
diftinét des giayeuls, que M. de Lamarck n’a pu 
s'empêcher dè l’y réunir dans les I//zffrations des 
Genres. On y trouve figuré l'antholyza athiopica, 
tab. 32, fig. 2, fous le nom de gladiolus «thio- 
picus. 


ANTHOLYZA. ( Voyez ANTHOLISE.) 
ANTHONOTHA. ( Voyez ANTHONOTHE.) 


ANTHONOTHE. Anthonotha. Genre dé plan- 
tes dicorylédones, à fleurs complètes , irrégu- 
lières , de la famille des légumineulfes , qui a des 
rapports avec le vouapa & l’eperua d’Aublet. Il 
comprend des arbrifleaux exotiques à l’Europe , 
à feuilles ailées , fans impaire; les Aeurs axillai- 
res , difpofées en paniculs. 


Le caraétère effentiel de ce genre eft d’avoir : 


Un calice à deux folioles ; cing pétales irréguliers ; 
dix étarmines libres ; trois plus grandes ; ovaire f[ef- 
ER Ê 
file ; gouffe large, comprimée , à une feule loge ; plu- 
Jieurs femences. 


CARACTÈRE GÉNÉRIQUE. 


Chaque fleur offre : 


1°. Un calice partagé en deux folioles égales, 
concaves, coriaces , obtufes, perfiitances. (Deux 
braëtées, felon quelques-uns. ) 


2°. Une corolle irrégulière , compofée de cinq 
pétales ; trois égzux, lancéolés, aigus ; un qua- 
trième plus large , échancré , prefque bifide ( ca- 
lice à quatre divifions); le cinquième pérale lon- 
guement onguiculé, élargi à fon limbe, divifé en 
deux lobes, recourbé en forme de cuiller. (Une 
corolle à un feul pétale, felon quelques-uns. } 


3°. Dix étarmines ; flamens droits, cylindriques, 
libres , inégaux ; trois beaucoup plus longs, à 


503 ANT 


enchères plus groffes, peut-être les feules fertiles ;. 


trois autres filamens de grandeur moyenne ; les 
quatre derniers plus courts, à anthères plus peti- 
es , ovales , cbtufes. 


4°. Un ovaire libre , fefile, ovale , comprimé, 
convexe d'un côté, velu ; un fiyle filiforme , in- 
ciiné , un peu plus long que les étarnines moyen- 
nes; fligmire petit, en tête, prefque bifide. 


Le fruic confifte en une gouffe grande , élargie, 
compriinée, à une feule loge, renfermant piu- 
fisurs femences larges, aplaties , arrondies. 


Obfervations. Ce genre, établi par M. Palifot- 
Beauvois, fe rapproche d’une part de l’ourea & 
vouapa d’'Aublet ( macrolobium Schreb. & Wild. ); 
de l’autre, du perivoa & eperua d'Aublet (dimor- 
pha Schreb. & Willd.). Il diffère du vouapa par 
{es dix éramines libres, par l'ovaire feffile ; de 
l'outea par le mème caractère, ce dernier genre 
n'ayant que quatre étamines, dont une flérile. 
Dans le perivoa & l'ex erua , les étamines font dia- 
delphes, l'ovaire pédicellé ; la forme du calice & 
de la corolle différente. 


Dans les quatre g-nres cités plus haut comme 
très-rapprochés de l’anchonotha , M. de Juffieu 
défizne fous le nom de ratée leur enveloppe 
extérieure ; il appelle ca/ice les divifions pétaloides 
& colorées placées intérieurement , & corolle le 
feul pérale inféré plus intérieurement que les au- 
tres divifions. L’afinité de l’archonotha avec ces 
Quatre genres femble exiger la même dénomina- 
tion , qui en effet a été employée par M. Palifot- 
Beauvois. 


« Mais dans ce genre, dit ce favant , la braétée 
eft un corps d’une feule pièce , perfiftant, qui fe 
divife profondément en deux lobes égaux ; elle 
eft une continuité de l'écorce. Les quatre divifions 
intérieures paroïflent avoir le même point d’infer- 
tion que les étamines ; elles font inégales. La di- 
vifion échancrée femble remplacer l’étendard, & 
les autres divifions tiennent lieu des ailes, fi ce 
n'eft qu'il s’en trouve trois. Quant au pétale on- 
guiculé , il a, comme la carène de toutes les légu- 
mineufes , un point d’infertion plus intérieur ; il 
n'embrafle pas, comme elle, aufli finmédiatement 
les étamines & l'ovaire, mais feulement ce der- 
nier, qu'il entoure plus immédiatement dans fa 
jeuneffe. 


» D’après çette obfervation, continue le même 
auteur, ne pourroit-on pas regarder la braétée 
comme un vrai calice bifide , les divifions péra- 
Joides & le pétale ongriculé comme une corolile 
irrégulière , à cinq pétales, dont ce dernier eft 
analogue à la carène , & la divifion échancrée , à 
l'étendard? Si cette idée eft fufceptible d’être 
adoptée, n'en peut-on pas conclure par analogie, 
qu'il en eft de même des quatre autres genres 
eperua , Perivoa ; Outea , vOuapa, dont le pétale 


À NT 


unique remplace la carène , & qui tous fe aiflin- 
guent entr'eux par des différences , foic dans le 
nombre des étamines, foit dans la forme & le 
nombre des autres parties accefloires de la fleur. » 


ESPÈCES. 


1. ANTHONOTHE à grandes feuilles. Anchonota 
macrop hylla. Palif. 


Anthonctha foliis abruptè pinnatis , bi feu trijugis ; 
foliolis oblongis, acuminatis ; floribus paniculaus ; 
axillarious. 


Anthonotha macrophylla, folia bi feu trijuga; 
pétiolo bai tumido ; foliolis ohlongis , acurninatis ; 
fores paniculati , axillares Palilot-Beauvois , Flor. 
d'Oware , pag. 71. tab. 42. 


Arbriffeau divilé en rameaux glabres , alternes, 
cylindriques, garnis de feuilles alternes, petio- 
lées , ailées fans impaire , compofées de quatre 
ou fix folioles grandes , oblongu:s , pédicellées , 
oppofées , très-entières à leurs bords, acuminées 
a leur fommet , un peu rétrécies à leur bafe, à 
nervures latérales , fimples, obliques ; les pédi- 
celles courts, un peu élargis ; le pétiole commun 
renflé à fa bale. 


Lesfleurs font difpofées dans l’aiffzile des feuilles 
en panicules médiocrement ramifiées , beaucoup 
plus courtes que les feuilles. Ces fleurs font aflez 
petites , alternes ou éparfes , foutenues par des 
pédicelles courts , fnnples, fiiformes ; les érami- 
nes les plus grandes, & même plufieurs des autres 
faillantes hors de la corolle. Les goufles font gran- 
des , oblongues, arrondies à un de leurs côtés, 
comprimées , brufquement rétrécies d’un côté à 
leur bafe , terminées par une pointe un peu cour- 
bée ; elles contiennent quelques femences larges, 
arrondies , comprimées. 


Cette plante a été recueillie par M. Palifot- 
Beauvois dans le royaume d'Oware , entre la ville 
de ce nom & Buonopozo, fur le bord des rivié- 
res. 


ANTHORA. Efpèce d’aconit à fleurs jaunes 
(aconitum anthora Linn.), ainfi nommée parce 
qu’on prétend qu’elle corrige l’action pernicieufe 
du chora , autre aconk à fleurs bleues. ( Voyez 
ACONIT.) 


ANTHOSPERME. Anthofpermum. Ce genre 
appartient à la familie des rubiacées ; il comprend 
des plantes exotiques à l'Europe, à tige ligneufe, 
dont les feuilles font verticilléss ; les fleurs petites 
& axillaires, dont les ovaires ou les étamines avor- 
tent aflez fréquemment, furtout dans les jardins. 


Il a pour caractère effentiel : 


Un calice fort petit, à quatre dents ; une corolle à 


ANT 


à Ne y 
tube court; le limbe à quatre divifions ; quatre éta- 
mines ; un ovaire inférieur; le fruit oblong , partagé 
en deux graines à fa maturité. 


Oëjérvations. Aux trois efpèces décrites par 
M. de Lamarck, on peut en ajouter une qua- 
trième , à la vérité peu connue , mentionnée par 
Thunberg fous le nom d'anthofpermum { {cabrum), 
foliis convolutis , canalisulato - fubulatis | fcabris. 


Thunb. Prodr. pag. 32. 


Le même auteur à nomm£ anrhofpermum lan- 
ceolatum la plante décrite par Linné fils, & qu'il 
a appelée anchofpermum herbaceum. 


ANTHOSPERMUM. (Vo;. ANTHOSPERME.) 
ANTHOXANTHUM. ( Voyez FLOUVE.) 


ANTHRISCUS. Perf. Synopf. Plant. 1. p. 320. 
M. Perfoon à réuni dans ce genre plufieurs efpèces 
de fcandix Lion. , en particulier le fcandix anthrif. 
cus. Ce nom avoit été employé par Pline & Dale- 
champ pour défigrer la même plante. Jean Bauhin 
l'a également adopté. M. de Lamarck l’a décrite 
fous le nom de cherophyllum anthrifcus. ( Voyez 
CERFEUIL, n%, 12,13 & 14.) Ce font les trois 
efpèces dont M. Perfoon a formé fon nouveau 
genre, & auquel il donne pour caractère effentiel: 


Un involucre partiel droit , lancéolé ; les femences 
ovales, chargées de poils rudes ; furmontées d’un long 
bec glabre. 


ANTHYLLIDE. Axrhyllis. Les anthyllides ai- 
ment les lieux arides, élevés & folitaires. Les unes 
(anchyllis barba Jovis) fe font ditinguer par le 
brillant argenté & foyeux de leurs nombreufes fo- 
lioles, par l'effet de leurs flzurs , ramaflées en bou- 
quets d’un beau jaune-doré; d’autres (anthyllis 
cretica ) brillent fur le fommer des montagnes, où 
elles étalent leur corolle d’un rouge-pourpre, & 
leur feuillage riche & argenté; quelques autres (ar- 
thylits erinacea-tragacanthoïides) ont fixé leur féjour 
dans les gorges affreufes & folitaires de l'Atlas, 
“dans celles du Liban, où quelquefois, par leurs 
rameaux hérifiés de pointes épineufes, elles fem- 
blent prendre le caraétère fauvage des lieux qu’el- 
les habitent; d’autres enfin, fuyant de plus en 
plus les plaines fertiles & riantes, ont pénétré juf 
que dans les fables du défert. Elles y deviennent 
d'autant plus hifpides & ruftiques , qu’elles s’éloi- 
gnent davantage des terrains cultivés. L’anthyliis 
vuineraria forme de charmans parterres {ur les p- 
turages fecs des montagnes , où leurs groffes têtes 
de fleurs jaunes , blanches, mélangées de pourpre 
. & de rouge, offrent je ne fais quoi de riant & de 
gai. C’eft dans les fols arides & pierreux que l’on 
rencontre l’anchyllis terraphylla , & fur les revers 
des collines de l'Atlas que J'ai recueilli larchyllis 
hamofa, Une autre, l’anchyllis Gerardi, croît à l'om- 


À NoT 599 


bre des pins, fur les côtes élevées & maritimes de 
la Provence. Ces obfervartions prouvent la jufteffe 
du coup-d’œil de cet homme de génie, qui a réuni 
en un feil genre, des plantes que ls Anciens 
avoient prefqu'ifolées, quoique très-rapprochées 
dans l’ordre naturel, tant par leur fruétification 
que par leur lieu natal. ‘T'ournefort, gêné par fa 
divifion des plantes en herbe & en arbres, avoit 
été forcé de faire un genre à part des efpèces li- 
gneufes , fous le nom de 4arba Jovis 3 il donne aux 
efpèces herbacées le nom de vu/neraria, 


M. de Lamarck a réuni aux anthyllides le genre 
ebenus, Linn. , qui n’en diffère en effet que par fon 
calice à cinq arêt:s plumeufes, un peu plus lon- 
gues que la corolle ; par les ailes très-courtes, par 
le fruit à une feule femence veiue. D'ailleurs, ce 
nom d'ebenus pouvoit induire en erreur, & porter 
à croire qu'il étoit quefton de cet arbre dont le 
bois fournit ce bel ébène noir , fi agréablement 
employé dans les ouvrages de mofaique & de mar- 
queterie , & qui eft une efpèce de diofpyros. Quel- 
ques efpèces de ce genre ont fubi une réforme né- 
ceflaire. Aïnfi l’anchyllis afpalatoides à été renvoyé 
aux afpalates, n°. 33, & l'anthyllis hermannie au 
n°. 29. L'anthyllis involucrata a été rappelé parmi 
les lotiers, n°. 22. L’anthyllis quinqueflora Linn. 
Suppl. paroit être la mème plante que l'ononis par- 
vifiora T'hunb. 


Le nom d'anthyllis a été employé par les An- 
ciens & appliqué à plufieurs plantes différentes, 
toutes plus où moins velues ; il paroit formé de 
deux mots grecs, qui fignifient fleurs velues. En 
effet , la plupart des efpèces d’anthyllide ont leur 
calice couvert de poils. M. de Lamarck à donné 
dans les I/uffrations, tab. 615, la figure de l'anchyl- 
lis vulnereria, fig. 1 ; de l’anchyllis montana, fig. 2, 
& des détails fur la fruétification tirés de Gærtner; 
de l'anchyllis tetrephylla. fig. 3, &c de l'anchyliis 
barba Jovis , fig. 4. 


* Plantes herbacées. 


8.* ANTHYLLIDE à plufieurs têtes, Anskyllis 
polycephala. Desfont, 


Anthyllis villofifima , foliis pinnatis, foliotis 
aqualibus , longè ellipricis ; capitulis diftinétis , Jefi- 
libus , alternis. Desfont. Flor. atlant. 2. pag. 50. 
tab. 195. 


S2s tiges font fimples ou à peine rameufes, 
hautes de deux ou trois pieds, couchées, eylin- 
driques , très-velues; fes feuilles compofées de 
cinq à huit paires de folioles elliptiques, oblon- 
gues, obtufes, velues, blanchâtres, munies à leur 
bafe de deux flipules de même forme. Les flzurs 
font réunies en quatre ou fept gros paquets alter- 
nes , feffiles , diftans, arrondis en tête. Le calice 
eft oblong , un peu enflé , très-velu, à cinq dents 
fétacées ; la corolle jaune , de la grandeur de celle 


400 A NT 


de larthyllis wulneraria ; l'étendard entier, un 
pes plus long que les aites ; les aîles linéaires , de 
a longueur de la carène ; la gouffe à une feule 
femence , recouverte par le calice. 


Cette plante croît dans les fentes des rochers 
du monr Atlas, proche Tlemfen, où elle a été 
découverte par M. Desfontaines. 2 ( . f.) 


9.* ANTHYLLIDE à erochets. Ant/yllis hamofa. 
Desfont. 


Anthyllis foliis piinatis, capitulis pedunculatis ; 
leguminibus hamofis , calice hirfutiffimo longioribus. 
Desfont. Flor. atiant. 2 pag. 151. 


Anthyllis cornicina. Poir. Voyag. en Barb. vol. 2. 
pag. 211. 


Elle à de très grands rapports avec l’arskyllis 
cornicina Linn.; elle en diffère par fes têtes de 
fleurs épaiffes, nombreufes , latérales & termina- 
les , ramaflées à l'extrémité d’un long pédoncule 
velu, axillaire; par fes corolles petites, d’un 
jaune-pâle , & par fes gouffes gréles, glabres, fu- 
bulées & fortement courbées en hameçon , beau- 
coup plus longues que Je calice, qui eft très-velu, 
arqué , à cinq dents; elles renferment plufieurs 
femences planes, fort petites. Les tiges font pi- 
Jeufes |, couchées ; les feuilles médiocrement 
velues. 


J'ai recueilli cette plante fur les côtes de la Bar- 
barie , aux environs de Lacalle. ( W. w.) 


10.* ANTHYLLIDE à feuilles de fainfoin. An- 
thyllis onobrychioïdes. Cavan. 


Anthyllis herbacea , foliis pinnatis, aqualibus ; 
ramis ternatis; pedunculis lateralibus, folio lon- 
gioribus ; capitulis aphyllis, fipulis obfoletis. Wilid. 
Spec. Plant. 3. pag. 1016. 


Anthyllis (onobrychioides), caule fruricofo , 
brevi; ramis ereétis , foliis pinnatis , pinnis fubli- 
nearibus. Cavan. Icon. Rar. 2. pag. 40. tab. 150. 


Cette plante reffemble beaucoup à larchyllis 
Gerardi ; elle en diffère par fes folioles prefque 
toutes d’égale grandeur ; par les feuilles des ra- 
meaux, ternées ; par {es ftipules point foliacées, 
peu durables ; par fes têtes de fleurs bien moins 
garnies ; enfin, par fes corolles plus grandes. Les 
uges font herbacées, prefque ligneufes , courtes, 
rameufes ; les pédoncules latéraux , alongés, fou- 
tenant une petite tête de fleurs dépourvues de 
bractées. 


Cette plante croît fur les montagnes, en Ef- 
pagne. x 

11.* ANTHYLLIDE incifée. Anthyllis incifa. 
Willd. 


Anthyllis herbacea , foliis pinratis , inaqualibus 


ANT 


teraatifque ; cune'formibus , incifo-dentatis. Wild, 
Spec. Plant. 3. pag. 117. 


Barba Jovis graca , humillima , ciceris folio ; flore 
purpureo , violaceo. Tournef. Corolil. 44. 


C'eft une fort petite plante, haute d’environ 
deux ou trois pouces. Ses racines donnent maif- 
fance à plufieurs tiges droites, rameufes, légére- 
ment pubefcentes, garnies de feuilles compofées 
de cinq ou trois petites folioles cunéiformes, 
longues d'environ deux lignes, trifides à leur 
fommet , avec une ou deux dents , accompagnées 
à leur bafe de ftipules ovales, de la grandeur des 
folioles. Les fleurs font d'un pourpre-violet, réu- 
nies en une petite tête à l'extrémité des rameaux, 
portant une petite feuille à leur bafe. 


Cette plante croit dans les îles de l’Archipel. # 
(Deferipe. ex Willa.) 


12.* ANTHYLLIDE foyeufe. Anrhyllis fericea. 
Willd. 


Anthyllis herbacea, foliis pinnatis , aqualibus, 
fericeis ; fpicä pedunculatä ; ovarä, Willd. Spec. 3. 
pag. 1014. 

Ebenus ( pinnata ), foliis pinnatis , quadrijugis ; 
fpicis axillaribus , longiffimè pedunculatis. Ait. Hort. 
Kew. 3. pag. 27. — Desfont. Aët. Soc. Hift. Nat. 
Parifsir.pig-/215 tab. 6: 


Ebenus (pinnata), caule herbaceo ; foliis impari- 
pinnatis , fericeis , incanis ; redunculis axillaribus , 
longiffimis , aphyllis ; [picä ovarä , villofifimä. Desf. 
Flor. atlant. 2. pag. 152. 


Hedyfarum (fericeum), folits pinnatis ; leoumi- 
nibus monofpermis , rugofis ; fpicis ovatis, pilofiffi- 
mis ; caulibus ereëtis , pilofis. Vahl , Symb. 2. pag. 
83. tab. 41. 


Belle efpèce, dont les racines tortueufes, pref- 
que fimples, produifent plufieurs tiges droites, 
très-pileufes, cylindriques, herbacées, garnies de 
feuilles compofées de quatre à dix folioles foyeu- 
fes, luifantes, argentées, prefqu’oppolées, linéai- 
res , lancéolées, accompagnées de deux ftipules 
fèches, ovales, concaves, aiguës. Les fleurs font 
placées à l'extrémité d’un très-long pédoncule 
grêle , velu , ftrié; réunies en un épi ovale-oblong, 
épais, foyeux , très-velu ; chaque fleur munie à fa 
bafe d’une petite écaille concave , aiguë. Le calice 
eft velu, plus long que la coroile, terminé par 
cing filamens longs, plumeux, féracés ; Ja corolle 
petite , de couleur de rofe. Les souffes font peri- 
tes, un peu plus longues que le calice, compri- 
mées, un peu arquées , à une feule femence life, 
jaunâtre , arrondie. 


Cette plante a été recueillie par M. Desfon- 
taines {ur les collines incultes du mont Atlas. 
FPS) 


*X%X Plantes 


ANT 


*X * Efpèces ligneufes. 


j: 15. ANTHYLLIDE vifqueufe. Ancky/lis vifciflora. 
1nD, 


Anthyllis foliis digitato-pinnatis, calicibus hir- 
fucis. Linn. f. Suppl. pag. 325. 


Ses riges font couchées, ligneufes, hautes de 
fix à fept pouces; les feuilles pétiolées , ailées, 
prefque dizirées ; les folioles glibres, ovales, iné- 
gales ; deux files , oppofées ; trois pétiolées; les 
latérales ternées , celle du milieu ail£e. Les pédon- 
cules font fimples , auf longs que les feuilles ; ils 
fupportenc une perite rêie de cinq à fx fleurs. Les 
calices font petits, chargés de poils vifqueux. La 
corolle eft jaune, une fois plus longue que le 
calice. 


Cette plante croit au Cap de Bonne - Efpé- 
rance. 


16. ANTHYLLIDE épineufe. Anchyllis tragacan- 
thoides, Destont. 


7 Anthyllis fruricofs , Pétiolis fpinefcentibus , foliis 
pinnatis ; flerious axillaribus ; [uofeffilibus ; calice 
veficarto. Desfont. Flor. atlant. vol. 2. pag. 150. 
tab. 194. 


Affragalus armatus. Willd. Spec. 3. n°. 162. 


Ce joli petit arbufte a le port de l’affragalus 
traganthoïdes , mais il et plus élevé. Ses tiges font 
hautes d’un à deux pieds; éroites, rameufes; leur 
écorce crevaflée fur les anciennes branches; les 
feuilles pétiolées, alternes , aïlées; les folioles 
nombreufes, fort petites, linéaires-lancéolées , aï- 
guës, d'un vert-blanchatre, pubefcentes ; les pé- 
tioles qui les fupportent, très-durs , roides , cy- 
lindriques , perfiftans , rerminés par une énine 
roide , piquante ; velus dans leur jeuneffe , ayant 
l'apparence d’anciens rameaux lorfqu’ils font dé- 
pouillés de feuilles. 

Les fleurs font axillaires, folitaires ou agrégées, 
légérement pédonculées , munies à leur bafe de 
bractées folitaires, membraneufes , ovales, cadu- 
ques, bifides ; les découpures aiguës. Leur calice 
eft grand , renflé, ovale-oblong , membraneux, 
velu, blanchâtre ou d® couleur parpurine, rétréci 
à fon orifice , termiué par cinq petites dents féta- 
cées 3 la corolle d'un Jaune-pâle ou blanchätre, 
d'un tiers plus longue que le calice; l'étendard 
entier, obtus, longuement onguiculé ; les ailes 
linéaires, étroites , un peu arquées , plus courtes 
que l’érendard ; leur ongler lüng & filiforme; la 
carène petire, de la longueur des aîles; dix étami- 
nes ; les filamens courbés à leur fommet; le flyle 
arqué , aigu. Le fruit eft une goufle pédicellée, 
petite , un peu comprimée, arquée, renfermée 
dans le calice ; une feule femence en forme de 
rein. 

Botanique, Supplément. Tome I. 


ANT 401 


Cette plante a été découverte par M. Désfon- 
taines dans les fables du défert, aux environs de 
Cafsa. p (7...) 


La plante que M. de Labillardière a décrite fous 
le même nom ef différente, quoiqu'affez fembla- 
ble par le port. Willdenow l'a rangée parmi les 
aftragales. 


17. ANTHYLLIDE luifante. Anchyllis fplendens. 
Willd. 


Anthyllis foliis pinnatis aqualibus , fericeo-tomen- 
tofis ; bract:à capitulis dimidiatis, pauc:floris longiore. 


Willd. Spec. Plant. 3. pag. 1018. 


Elle diffère peu de l’anthyllide barbe de Jupiter fi 
l’on ne confidère que la forme & la difpofition de 
fes feuilles ; mais elle s’en diftingue aifément par 
fes fleurs. Elles font peu nombreules , réunies 
en une petite tête courte , divifée en deux , plus 
courte que la braétée qui l’accompagne : celle-ci 
eit ou ternée ou ailée. 


Cette plante croit à l'île de Crète. Ph 


18. ANTHYLLIDE des Indes. Anchyllis indica. 
Lour. 


Anchyllis fruticofa, foliis pinnatis, aqualibus , 
glabris ; racemis oblongis , fubterminalibus. Lour. 
Flor. cochin. vol. 2. pag. 522. 


C’eft un grand arbriffeau , dont les tiges font 
droites, les rameaux grimpans , dépourvus d’épi- 
nes, garnis de feuiiles ailées avec une impaire, 
compofées de folioles glabres, ovales, très-en- 
tières, prefque toutes égales. Les fl:urs font blan- 
ches, difpofées en plufeurs grappes alongées, 
prefque terminales. Le calice eft yentru , rougeà- 
tre, à cinq dents; tous les filamens réunis. Le fruit 
eft une gouffe courte, renfermant deux femences 
réniforimes. 

Cette plante croît fur les montagnes, à la Co- 
chinchine. Ph (Defcripr. ex Lour. ) 


ANTHYLLIS. (Voyez ANTHYLLIDE.) 


ANTICHORE comprimée. Antichorus depreffis. 
Lion. Fafc. Plant. pag. 3. tab. 2. — Lam. Ill. ab. 
219$: — Vahl, Symb. 1. pag. 27. Il faut y rap- 
porter le 


Juffisa (edulis), caulibus proffratis , foliis longe 
petiolatis , ovatis ; margine plicato-ferrato ; floribus 
tetrapetalis , oétandris. Foiskh. Flor. ægypt.-arab. 
pag. 210. 


Cette plante , au rapport de Forskhal , eft em- 
ployée en Egypte & dans l'Arabie comme plante 
potagère; elle appartient à la famille des liliacées, 
& fe rapproche des corchorus. 


ANTICHORUS. ( Voyez ANTICHORE.) 
Eee 


402 AE 
ANTIDESMA. ( Voyez ANTIDESME.) 


ANTIDESME. La famille de ce genre n’a pas 
encore pu être dérerminée. Les ff/ago de Linné en 
différent fi peu, que M. de Juffieu a propofé de 
les réunir, & cette opinion eft d’aurant mieux 
fondée , que les plantes de ces deux genres ont le 
même port, les mêmes propriérés, & qu'ils ne 
diffèrent entr’eux que par le nombre de quelques- 
unes des parties de la fruétification , les frigo 
n'ayant que deux ou trois étamines , deux flig- 
pates , un calice un peu tubulé, à quatre ou cinq 

ents. 


I. ANTIDESME alexitère. Antidefma alexiteria. 
Linn. — Lam. Illufir. Gener. tab. S12. fig. 1. — 
Gaærtn. de Fruct. & Sem. vol. 1. pag. 188. tab. 39. 


fig. 5. 


2. ANTIDESME de Madagafcar. Antidefma mu- 
dagafcarienfis. Lam. Il. tab. 812. fig. 3. 


$. ANTIDESME acide. Ansidefma acida. Retz. 


Antidefma foliis obovatis , fpicis folitariis. Retz. 


Obf. bot. $. pag. 30. 


Cette plante paroît très-rapprochée de l’anti- 
defma filveftris Lam. n°. 4; mais fes feuilles font 
en ovale renverfé, bien moins aiguës; fes épis 
folitaires , axillaires ou Hitéraux vers l’extrémité 
de rameaux très-courts. Les calices font divifés 
en cinq dents ; les fleurs femelles ordinairement 

ourvues de trois ftyles réfléchis. Elie croit dans 
es Indes orientales. P 


6. ANTIDESME pubefcent. Antidefma pubefcens. 
Roxb. 


Antidefma folis ellipticis, utrinquè acutis, fubràs 
pubefcentibus ; racemis paniculatis , terminalibus. 
Wild. Spec. Plant. 4. pag. 763. — Roxb. Corom. 
2. pag. 35. tab. 167. 

3. Ar'or indica , ovali folio ; flofculis plurimis in 
fricis fimmo ramulo difpofiis , acinifera. Pluken. 

hyt. 22: tab, 330: fig. r. 


Ses feuilles (ont alternes, légérement pétio- 
les , elliptiques , un peu aiguës à leur bafe , ar- 
rondies & mucronées à leur fomunet, entières, 
Jongues d'environ un pouce & demi, glabres en 
deflus, pubefcentes à leur face inférieure. Les 
fleurs font difpofées en grappes axillaires , termi- 
nales, réunies en panicule. La variété 8 en diffère 
par les feuilles arrondies à leur bafe , & quelque- 
fois l‘gérement échancrées en cœur. 

Cette plante croit fur les montagnes , dans les 
Indes orientales. h 


7. ANTIDESME paniculée. Anridefma paniculata. 
Roxb., 


ANT 


Antidefma foliis fubrotundo -ellipticis , utrinquè 
rotundatis , o5tufis , apice emarginatis , fubtùs pubef- 
centibus ; racemïs terminalibus , paniculatis. Wild. 


Spec. Plant. 4. pag. 764. — Roxb, 


Cette efpèce fe diftingue à la forme de fes feuil- 
les prefque rondes , ellipriques , arrondies à leurs 
deux extrémités, échancrées & obtufes à leur 
fommet , longu:s d’un pcuce & demi, prefque 
glabres en deflus, pubefcentes en deffous. Les 
fleurs font difpofées à l'extrémité des rameaux 
en grappes paniculées , longues d’environ quatre 
lignes. 


Cette plante croît dans les Indes orientales. P 
(Wild ) 

Oëfcrvations. Gærtner a ajouté à ce genre : 
ribefioides Linn. Flor. zeyl. n°. 493 ; 1l le nomme: 


* Artidefma ghefämbilla. Gærtn. vol. 1. p. 189. 
tab. 39. — Lam. Ill. Gen. tab. 812. fig. 2. 


Grcfilaria zeylanica , major, ghefembilla, 7eylo- 
nenfbus diéta. Burm. Zevl. 112, 


Ghefembilla. Herm. Z:yl. 36. 


Le fruir , d’après Gærtner, eft parfaitement 
femblable à celui de l’anridefna alexiteria ; mais 
il eft une fois plus petit, plus arrondi, quelque- 
fois à deux lobes & à deux femences. Le calice 
& les ftigmates font les mêmes. Linné dit que les 
feuilles font glabres, pétiolées, alrernes , très- 
entières , en ovale renverfé , un peu obtufes. Les 
fleurs font difpofées en une grande panicule ter- 
minile, compofée de plufieurs grappes partielles; 
elles ont cinq pétales, felon Linné. Le calice eft 
fort petit, à cinq dents ; les étamines au nombre 
de cinq ; un piftil. Il s'enfuivroit, d’après Linné, 
que certe plante a des fleurs hermaphrodites & 
une corolle , caraëtères qui ne conviennent point 
aux anridefmes. 


Cette plante croît à l'ile de Ceïlan. 


Le walembilla Herm. Zeyl. 8, que Linné donne 
comme une variété de l’elecgnus larifolia , Flor. 
zeyl. n°. 58, fe rapproche encore beaucoup des 
antidefmes par fes fruits , felon Gærtner ; ils n’en 
diffèrent qu’en ce qu'ils font moins pulpeux. 


* ANTIDESME grimpant. Antidefma fcandens. 
Lour. 


Antidefma foliis palmatis, ferratis ; caule [can- 
dente.' Lour. Flor. eochin. vol. 2. pag. 757. 


Ses tiges font longues, ligneufes, grimpantes, 
fans aiguillons & fans vrilles, garnies de feuilles 
pétiolées , alternes, glabres , palmées, dentées 
en fcis. Les fleurs font dioiques. Le calice , dans 
Îas Aeurs males, eft divifé en cinq découpures : 
il n'y à point de corolle. Les étamines font cour- 
tes, au nombre de cinq; les anthères droites, 


ANT 


AN Y 


PEL à 
409 


bäillantes à leur fommet, Les fleurs femelles n'ont ; dans les jardins, où on le plante en paliflades. 


point été obfervées. 


Cette plante croît en Chine, aux environs de 
Canton. b 


Obfervations. Cette efpèce eft douteufe, les 
fleurs femelles n'ayant point été obfervées ; elle 
s’écarte de ce genre par fon port, par fes feuilles 
palmées. 


8. ANTIDESME ftilage. Antidefma flilago. 


Antidefma foliis ovato-oblongis | glabris ; floribus 
triandris. (N.) 


Stilago { bunius}), floribus triandris. Wiliden. 
Spec. 4. pag. 714. — Linn, Mant. 122. — Burm. 
Ind. 16. 


Bunius fativus, PRumph. Amboin. 3. pag. 204. 
tab. 131. 


3: Stilago ( diandra) , floribus diandris. Willd. 
Spec. Plant. 4. peg. 714. — Roxb. Corom. 2. 
p2g. 35. tab. 166. 


Arbre de médiocre grandeur, divifé en rameaux 
p-u nombreux, garnis de feuilles périolé:s , alrer- 
nes , fimples, très-entières, ovales-oblongues , 
glabres à Izurs deux faces, longues de cinq à fept 
pouces , fur trois ou quatre de large. Les épis font 
grêles , nus, alternes , très-longs , reunis deux 
ou quatre fur un pedoncule commun , foutenant 
de petites fleurs dioiques, fefliles, éparfes. Le 
calice eft un peu tubuleux, à tro's ou quatre 
dents dans les fleurs males, à cinq dans les fe- 
melies : il n’y a point de corolle. Les é'amines 
font au nombre de trois ou de deux dans la va- 
riété 8. L’ovaire eft environné d’un anneau à fa 
bafe, furmonté d’un ftyle & de deux ftigmares : 
il lui fuccède une baie arrondie, de la groffeur 
d'un pois , d’abord rouge , puis noirâtre , d'une 
faveur douce, acidulée , que l'on mange dans les 
Indes , & qui fe vend fur les marchés. 


Cette plante croît dans les Indes orientales. h 


ANTIRRHÆA. Juff. Genre de plantes de Com- 
merfon, qui a été réuni aux malanea. ( Voyez Ma- 
LANI verticiliée, n°. 4.) 


ANTIRRHINUM. (Voyez MUFLIER. ) 


ANTITRAGUS. Gærtn. vol. 2, pag. 7, tab. 80. 
La plante graminées que Gærtner à décrite fous 
ce nom, & dont il avoit fait un genre, eft celle 
que Linné avoit fucceflivement rapportée aux 
genres fchenus , phleum , anthoxanthum, & qui eft 
enfin devenue une efpèce du genre eryrfis. (Voy. 
FLEOLE , n°. 6, & Crypsis, Suppl.) 


ANTOLANG. BALASBAS. Camelli cite fous 
ces noms un arbrifeau des Philippines , cultivé 


D'après fa defcription & fa figure , c’eft certaine- 
ment une efpèce de carmentine ( jufficra Linn.), 
très-voifine du j:ficia piéta Linn. (Juf. ) (Voyez 
CARMENTINE, n°. 6.) 


ANTOLFLE. Ansophyllus C'eft le nom que l'on 
donne au fruit mûr du gircflier, qui porte égale- 
ment ceux de mère où matrice de girofle. Ce fruit 
eft rempli d'une gomme ou réfine dure & noire , 
très-odorante & aromatique. 


ANTSJAC : nom que porte à Java un figuier 
figuré dans Rumphe, Amb. 3, tab. 91, fous le 
nom d’arbor concitiorum , & que Burman regarde 
comme une variété du fus religiofus. Il eft re- 
marquable par fon tronc uès irrégulier & finué 
profondément ; par fes rameaux très-entrelacés , 
& quelquefois réunis dans leur point de contaét. 
Les habirans mangent fes fruits. Son feuillage fert 
de nourricure aux animaux, (Juf.) (Voyez Fi- 
GUIER , n°. 4.) 


ANTURA. Ce genre de plantes, établi par 
Forskhal dans fa Flore de l'Arabie , pag. 36 , a été 
réuni , ainfi que l’arduina , au genre carifa Linn. 
(Voyez CALAC, Suppl. ( Cariffa edulis Vahl).) 


ANV ALI : nom brame de l’emblique ou noix 
emblique, petir arbre de la famille des euphor- 
bes, que Linné a réuni au genre phyllanchus, & 


| que Gærtner en fépare fous le nom générique 


d'emblica , dont le caractère diftindif principal eft 
d'avoir Ja coque renfermée dans une baie , & les 
loges occupées par deux femences. ( Voy. PHYL- 
LANTHE , N°. 19.) 


ANYCHIE. Anychia. Genre de plantes dicoty- 
Jédones, à fleurs incomplètes , de la famille des 
amaranthes , qui a de grands rapports avec les 1/e- 
cebrum , & qui comprend des herbes exotiques À 
l'Europe , fort petites , à feuilles oppofées , mu- 
nies de flipules, & qui portent des Aeurs fafcicu- 
lées., féparées par des bractées. 

Le caractère effentiel de ce genre eft d’avoir : 


A | h - : 
Un calice à Cinq découpures creufées en voüte, 
conniventes à leur fommet; point de corolle ; deux 
figmates ; ure capfule utriculaire ; monofperme , qut 
S É 
ne s'Cuvre point. ‘ 


CARACTÈRE GÉNÉRIQUE. 


Chaque fleur offre : 


1°. Un calice d’une feule pièce , oblong , con- 
nivent , à cinq découpures alongées, creufées.en 
voûte fous leur fominer , furmontées d’une petite 
pointe. 


2°, Une corolle nulle. 
Eee 2 


4o ANY 


3°. Cinq écamines , quelquefois moins par avor- . 


tement; les filamens droits, féracés, inférés au 
fond du calice , plus courts que lui, oppofés à 
fes divifions ; point de filamens ftériles, foutenant 
des anthères prefqu'en cœur. 


4°. Un ovaire libre , un peu arrondi , furmonté 
d’un ftyle fimple, terminé par deux ftigmares ob- 
longs , recourbés, 


Le fruit eft une capfule qui ne s'ouvre point, 
enveloppée par le calice perfiftant , fcarieufe à fon 
fommet, renfermant une femence prefqu’en rein, 
adhérente au fond du calice par un pédicelle fuf- 
pendu au finus latéral. 


ESPÈCES. 


1. ANYCHIE herniaire. Azychia herniarioides. 
Mich. 


Anychia humifufa, pubefcens , foliis oblongo- 
ovatis , ciliatis, Mich. Flor. boreal. Amer. 1. 
pag. 113. 

Petite plante, dont les tiges font très-rameu- 
fes , couchées, nombreufes, étalées fur la terre, 
pubefcentes , garnies de feuilles petites, oppo- 
fées , feflies, pubefcentes, oblonoues , ovales , 
ciliées à leurs bords, terminées par un Gilet fé- 
tacé , accompagnées de flipules. Les fleurs font 
ramaflées en petits paquets dans l’aiflelle des 
feuilles , féparées chacune par une petite braétée 
fcaricufe. Les découpures du calice font fubulées, 
furmontées d'une pointe fétacée. 


Cette plante croît dans les plaines arides & 
fablonneufes de la Caroline. (Mich.) 


2. ANYCHIE argentée. Anychia argirocoma. 
Mich. 

Anychia cefpitofa , procumbens , fubpubeftens ; 
foliis lineuribus , acutiffimis ; capitulis fafciculato- 
terminalibus , argenteis ; calicibus apice barbatis. 


Mich. Flor. boreal. Amer. 1. pag. 113. 


Cette efpèce a l’afpeét agréable de l’il/ecebrum 
paronychia. Ses tiges font couchées , rameufes , 
légérement pubefcentes , ramaflées en gazon, 
garnies de feuilles fefliles, oppofées , linéaires, 
Jégérement pileufes, aiguës à leur fommet. Les 
fleurs font réunies en petites têtes fafciculées , 
terminales, d'un blanc-argenté ; les calices barbus 
à leur fommet & longuement acuminés. 


Cette plante croit fur les rochers, à la Caro- 
line. (Mich.) 


Obfervations. 1] faut, d'après Michaux, rappor- 
ter à ce genre le queria canadenfis Linn. , qui a 
prefque toujours cinq étamines dans fon état fau- 
vage , & feulement deux par avortement lorfqu'il 
eft cultivé. Sans doute Michaux aura également 


A PA 


obfervé que fes capfules étoient d’une feule pièce, 
& qu'elles ne s’ouvroient point en trois valves, 
autrement il devroit être confervé parmi.les que- 
ria. ( Voyez QUERIE, n°. 2.) 


AOTUS. ( Voyez AOTE.) 


AOUAR A. Efpèce de palmier, dont Aublet à 
figuré le fruir. Frontifp. n°. ç. Il pouffe plufieurs 
tiges de fa racine , qui s’élèvent à la hauteur de 
quinze pieds , plus où moins; il croît au bas des 
coteaux humides de la Guiane. Il paroit mentionné 
dans Piumier fous le nom de paimu daütyliferu , 
aculeata, minima. Gen. pag. 3. 


AOUÛUAROUCHI. Voirouchi. Suif jaunâtre, vé- 
géral, extrait de la graine nommée à Cayenne 
teatcamudou , fourni par le voirouchi ou viroia des 
Galibis (virola feifira, Aubl. Guian. 2, p. 904, 
tab. 345), qui eft une efpèce de mufcadier que 
J'ai d£crit dans ce genre, n°. 7, fous le nom de 
myriftica febifera. Pour retirer ce fuif on pile les 
graines, auparavant féchées, néroyées & fépa- 
rées de leur coque : on les réduit en une pate, 
fur laquelle on verfe de l’eau bouillante. Le fuif 
s'en fépare , s'élève à la furface, & s'y durcit 
lorfque l'eau eft refroidie. On le fond de nou- 
veau , & , après l'avoir paflé à travers d’un ta- 
mis, on en forme des chandelles, employées dans 
la colonie de Cayenne. 


APACARO : nom brachmane d'un petit arbre 
figuré dans Rhéede, Horr. Malab, vol, $, pag. 31, 
tb. 16, fous celui de sfferou-panel , qui réunit tous 
les caraétères de l’uvaria , & qui paroit même de- 
voir fe rapporter à l’uvaria cerafoides de Roxburg. 
(Voyez CANANG, Suppl.) 


APACTIS du Japon. Apaéfis japonica. Thunb. 


Apaëtis foliis alternis, fimplicibus , ovatis , gla- 
bris ; florious racemofis , [uoterminalibus. 


Apadis japonica. Thunb. Flor. japon. pag. 191. 
— Willd. Spec. 2. pag. 845. 


Genre de plantes dicotylédones , établi par 
Thunberg, à fleurs incomplètes, polypétalées , 
dont les rapports naturels, ainfi que la famille, 
ne font pas encore bien coanus, & qui offre pour 
caractère effentiel : 


Une corolle à quatre pétales ; point de calice ; 
Jeize à vingt étamines ; un ovaire libre ; furmonté 


d'un flyle. 


Ce genre ne comprend encore qu'une feule ef- 
pèce. C’eft un arbrifleau dont la tige fe divife en 
rameaux très-nombreux, glabres, alternes, garnis 
de feuilles alternes , pétiolées , ovales , glabres à 
leurs deux faces , dintées en fcie à leur contour , 

| excepté vers leur bafe. Les Aeurs font firuées vers 


A P A 


l'extrémité des dernières ramifications, difpofées 
en grappes ovales dans leur jeunefle, puis alon- 
gées à mefure que les fleurs $’épanouiffent ; elles 
n’ont point de calice. Les pédoncules , ainfi que 
les pédicelles , font un peu velus, rudes au tou- 
cher. La corolle eft compof£s de quatre pétales 
crénelés, inégaux. Les éramines font au nombre 
de feize à vingr. L’ovaire eft libre , furmonté d’un 
ftyle. Le fruit n’a pas encore été obfervé , ainfi 
que le ftigmate. 


Cette plante croit au Japon. F ( Deferipe. ex 
Thunb.) 


APALACHINE. Arbriffeau de Amérique fep- 
tentrionale , ainfi nommé parce qu'il croît fur les 
monts Apalaches. L’infufñion de fes feuilles eft 
recommandée dans la Louifiane, pour foulager 
l'eflomac, faciliter la digeftion , relâcher douce- 
ment le bas-ventre , & faire couler les urines. On 
l'a vanté aufli dans les douleurs néphrétiques , & 
dans les autres affeétions des reins & de la veflie, 
Quoiqu'il en foit fait mention dans divers traités 
de drogues, certe plante n’eft pas ufitée en Eu- 
rope, peut-être à caufe de la difficulté de s’en 
procurer. On n'a pas même bien connu la vraie 
apalachine , qui avoit été regardée tantôt comme 
un ceanothus , tantôt comme un prénos, UN caffine. 
Maintenant elle eft rapportée fûrement au genre 
Houwx (Lex) , fous le nom d’i/ex vomitoria Aït., 
qui eft peut-être impropre , puifque cette plante 
n'a pas Ju(qu'à préfent été regardée comme émé- 
tique. (Juf.) ( Voyez CASsiNE, n°. 3, & Houx, 
Suppl.) 


APALANCHE. Prinos. Les deux efpèces d’a- 
palanches décrites dans cet ouvrage font les feules 
cultivées depuis un certain reins dans les Jardins 
botaniques de l'Europe. La première , prinos ver- 
zicillatus Linn. (prinos Gronovii, Mich. Flor. bor. 
Amer. 2, pag. 236) , eft gravée dans les I/uffra- 
tions des Genres, tab. 255$, fig. 1 , ainfi que Ja fe- 
conde , prinos glaber, fig. 2. Les fuivantes ont été 
découvertes depuis peu d'années par différens 
voyageurs. 


3. APALANCHE des montagnes. Prinos monta- 
nus, SWartz. 


Prinos foliis ovatis , ferratis , utrinquè nitidis. 
Swartz, Flor. Ind.occid. 1. pag. 622, & Prodr. 58. 
— Wiild. Spec. 2. pag. 225. 


Cet arbre s'élève À la hauteur de vingt à trente 
pieds , chargé de rameaux glabres, cylindriques , 
& de feuilles alrernes , pétiolées, ovales , aiguës 
à leurs deux extrémités, glabres , nerveufes, lui- 
fantes à leurs deux faces, longues d’un pouce & 
demi , garnies à leur contour de dentelures écar- 
tées, aiguës ; les pétioles courts, glabres, cylin- 
driques. Les fleurs font petites & blanches, fou- 


+ 


A P À 405 


tenues par des pédoncules folitaires, axillaires, 
beaucoup plus courts que les feuilles , chargés de 
trois ou quatre fleurs pédicellées. Le calice eft 
partagé en fix découpures petites , ovales, con- 
vexes ; {a corollé en fix lobes ovales-lancéolés, 
ouverts en roue, réfléchis à leur fommer; les 
anthères arrondies , bifides à leur bafe ; le fligmate 
en tête, comprimé , à fix lobes peu fenfibles. Le 
fruit eft une petite baie arrondie, prefqu’ottogone, 
noire dans fa maturité, à fix loges, contenant 
chacune une femence comprimée, ovlongue , not- 
râtre , luifante. 


Cette plante croit à la Jamaique, fur les mon- 
tagnes. D (Swartz.) 


4. APALANCHE à feuilles d'argan. Prinos fidc- 
roxyloides. Swartz. 


Prinos foliis fubrotundis, integerrimis, Swartz, 


Flor. Ind. occid. 1. pag. 614, & Prodr. 58. 


C’eft un arbre dont le bois eft crès-dur; les ra- 
meaux cylindriques, cendrés, garnis de feuilles 
alternes, pétiolées , ovaies, un peu arrondies , 
glabres, très-entières, obtufes, un peu coriaces, 
plus pâles en deffous. Les fleurs fonc blanchätres, 
petires, réunies de quatre à huit, dans les aiflelles 
des feuilles , fur des pédoncules fimples , plus 
longs que les périoles. Leur calice eft fort petit, 
à fix dents ; la corolle à fix découpures ouvertes, 
ovales, perffitantes ; les anrhères oblongues ; le 
ftigmare fefile , prefqu’en tête, à fix ftries. Le fruic 
eft une baie arrondie , couronnée par le fligmate, 
contenant fix femences oblongues , fitlonnées, 
très-rapprochées. 


Cette plante croit dans l’île Saint-Chriftophe 
au mont Serrat, &c. h (Swartz.) 


$. APALANCHE dioique. Prinos dioicus. Vahl. 


Prinos foliis chlongo-ovatis, fibferratis , glabris , 
coriaceis ; pedunculis axillarious, fuunifloris ; flo- 
ribus dioicis , tetrandris. Vahl , Eglog. 2. pag. 16. 
tab. 14. 


Ses rameaux font glabres, ponétués, un peu 
anguleux, garnis de feuiiles nombreufes , alter- 
nes , pétiolées, larges de deux pouces , ovales, 
arrondies fur les individus mâles , avec une petite 
pointe courte; oblongues - ovales, & fouvene 
échancrées fur les individus femelles, glabres à 
leurs deux faces, à peine denticulées , entières 
vers leur bafe, luifanres en deflus , plus pales &c 
parfemiées de petits points en deffous. Les fleurs 
font dioiques ; les males axtllaires, réunies envi- 
ron au nombre de vingt, fourenues par des pé- 
doncules prefque fimples, très-coufts, de la Jon- 
gueur des pétioles. Leur calice eft fort petit, à 
quatre découpures ; quatre pétales , aurant d'éta- 
mines; un ovaire avorté ; les fleurs femelles moins 


406 A P A 


nombrenfes , un peu plus grandes que les fleurs 
males ; l'ovaire oblong , obtus. 


Cette plante croit au mont Serrat, B (Wah.) 


6. APALANCHE luifante. Prinos nitidus. Vah|). 


Prinos foliis ‘oblongo-ovaris, ferratis nitidis ; 
membranaceis ; pedunculis axillaribus , unifloris ; 
floribus tetrandris. Vahl, Egl. 2. pag: 26. 


Rapprochée de la précédente, cette plante en 
diffère par fes rameaux fleuris, plus grêles, bruns 
&z non blanchâtres ; par fes feuilles plus petites, 
plus luifantes, ordinairement rétrécies en pointe 
vers leur bafe; les pédoncules moins nombreux, 
& tous uniflores ; routes les fleurs hermaphro- 
dites , une fois pus grandes. L'ovaire eft arrondi; 
le flyle prefque nul; le fligmate aigu. Le fruit 
confiite en une baie ovale, un peu ronde , de la 
groffeur d’un grain de poivre. 


Cette plante croît au mont Serrat. B (Defcript. 
ex Vahl.) 


7. APALANCHE douteufe. Prinos ambiguus, 
Mich. 


Prinos foliis ovalibus , utrinqu> acuminatis ; pedi- 
cellis mafculis unifloris, ad imos ramunculos numero 
congefhis ; feminers folitariis ; forum partitione qua- 
ternariâ. Mich. Flor. bor. Amer. 2. pag. 236. 


8. Idem, florun partitione quinariä. Mich. |. c. 
An caffine caroliniana ? W Ath. Flor. carol. 


Cette planre-cffre tous les caraétères des prinos. 
Ses fleurs ; comme dans la plupart des autres ef- 
pèces, font dioiques par avortement. Ses feuilles 
font alternes , ovales , rétrécies en pointe à leurs 
deux extrémités. Les fl:urs males, rapprochées 
en grand rombre vers la bate des jeunes rameaux, 
font fcutenues par des pédoncules un'flores ; les 
fleurs femelles folitaires. Ordinairement les par- 
ties de la f uCtiñcation font partagées en quatre, 
quelquefois en cinq, & dans ce dernier cas elle 
paroït être la même plante que le cafine caroli- 
riana.de Walth2rius. 


Cette plante croît dans la Caroline. B (Mich.) 


APALATOU. Apalatoa. Aubl. Ce genre d’Au- 
blet, qu'il difinguoit du souchiroa, lui a été réuni, 
& fe trouve dans Willdencw , ne formant qu'un 
feul genre fous le nom de crudia. Cette réunion 
avoit été indiquée par M. de Juffieu dans fes Fa- 
milles des p'antes. 


APAMA. ( Voyez AtrAN, & Illuftr. Gener. 
tab. 640.) 


APARGIA. Genre de Schrébère , & dans lequel 
Willdenow , d’après lui, a réuni plufieurs efpèces 


A PH 


{ de Zeontodon Linn., quelques héeracium , &e. qui 
ont pour caractère effentiel : 


Un réceptacle nu; une aigrette feffile, plumeufe; un 
calice tmbriqué. 


MM. de Limarck & de Juffieu avoient déjà, bien 
auparavant, divifé le genre /eontodon Linn. en deux 
autres , fous les noms de /eontodon & de taraxa- 
cum , eu leur affignart les mêmes caractères. (Ÿoy. 
LIONDENT & PISSENLIT. ) 


APARINÉ : nom fous lequel Tournefort , & 
d’autres avant! lui , défignoient le gratréron & 
d’autres plantes analogues , femblables par leur 
frudification au gaiilet, dont elles ne diffèrent que 
par l’afpérité de la tige, des feuilles, & quelqu=- 
fois du fruit. 


APEIBA. Ce genre porte le nom d’aubleria 
dans Schrébère & Willdsnow. M. de Lamarck a 
donné dans les {//ffrations la figure des fruits de 
plufieurs efpèces contenues dans ce genre, tab. 
470. Apeiba glabra, fig. 13 apeïba petoumo ; fig. 25 
apeiba ufpera , fig. 3. Ces deux dernières figures 
font de Gæctner, ainfi que la quatrième, apeiba 
echinata Gærn., dont il n'y a de connu que le 
fruit. ; 


APHACA. APHACÉ. Ces noms, cités par 
Théophrafte, Diofcoride & d’autres anciens au- 
teurs , ont été appliqués à diffsrentes plantes. Les 
uns ont cru que c’étoit l’orobanche; d'autres, une 
plante chicoracée qui, d’après les figures qu'on en 
donne , paroît être une efpèce de crepis. Diofco- 
ride parle d’un aphace , qui eft un arbriffeau légumi- 
neux. Enfin, l’aphaca de Lobel & des Modernes, 
que Dodonée nommoit orobanche , eft une herbe 
légumineufe , dont Tournefort a faic fon genre 
aphaca ; & que Linné a réuni à celui de la gefle, 
fous le nom de /athyrus aphaza Linn., diftinét de 
fes congénères parce qu’il n’a pas de feuilles, mais 
feulement des vrilles , garnies à leur bafe de larges 


flipules. (Juf.) 
APHANES. (Voyez PERCEPIER.) 


APHAR CA. Théophraîfte défignoit fous ce nom 
un arbre que plufisurs auteurs croient être l'aia- 
terne, rangé maintenant parmi les nerpruns. 


APHITÉE parafite. Aphyteia hydnora. Linp. — 
Lam. Ill. tab. 568. 


APHYLLANTHES. (Voy. Jonciore & Non- 
FEUILLEE.) 


APHYLLOCARPA. Cavan. Præl. C’eft l'of- 
munda regalis, dont Cavanilles avoit fair un genre 
particulier. ( Voyez OSMONDE , n°. 21.) 


APO 
APHYTEIA. (Voyez APHITÉE.) 


APIOS : efpèce de tithymale ou d’euphorbe, 
euphorbia apios Linn. ( Voyez EUPHORBE ,n°. 63), 
dont la racine tubéreufe ; en forme de poire, lui 
avoit fait donner le nom de pyraria dans l'ile de 
Candie, & d’apios dans la Grèce, où elle étoit 
éncore nommée zfchas, c’eft-à-dire figue, pour la 
même raifon. Diofcoride , Pline & Théophrafte 
annoncent fa propriété hydragogue, purgative ou 
émétique , felon les parties de la plante que lon 
emploie. Dalechamp, en parlant de l’apios, cite les 
divers paflages de ces auteurs qui lui font relatifs. 
On à donné poftérieurement le même nom à la 
terre-noix (bunium bulbocaflanum Linn.), à la gefle 
tubéreufe ( Zathyrus tuberofus Linn.) & à une ef- 
pèce de glycine ( glycine apios Linn.) , probable- 
ment parce que leur racine eft également rubé- 
reufe , & à peu près de la même forme. (Juf) 


APIUM. ( Voyez PERSIL.) 


APLUDA. ( Voyez ArLUDE , & les I!uffrations 
des Genres, tab. 841 , où l'ap/uda mutica eft repré- 
fenté fig. 1, & l’apluda ariffata fig. 2.) 


APOCIN. Apocynum. Ce genre, qui renferme 
des plantes d'un trés-bel afpeët par la difpofition, 
Je nombre & fouvent la couleur de fes fleurs, a 
été très-peu augmenté. L’apocynum androfemifolium 
eft figuré tab. 176, fig. 1. 


10.* ArOCIN à feuilles de millepertuis. Apocy- 
num hypericifolium. Ait. 


Apocynum caule ereëliufrulo , herbaceo ; foliis ob- 
longis ; cordatis , plabris ; cymis folio brevioribus. 
Ait. Hot. Kew. 1. pag. 304. 


_ Apocynum (fibiricum), caule ereélo, herbaceo ; 
foliis oblongis , umbellis terminalibus. Murr. Syk. 
veg. pag. 258. — Jacq. Hort. 3. pag. 37. tab. 66. 


Ses tiges font glabres , herbacées ; fes rameaux 
oppofes, redrefies, un peu anguleux , garnis.de 
feuilles oppofées, médiocrement pétiolées, gla- 
bres, vertes, plus pâles & un peu pubefcentes en 
dsficus dans leur jeuneffe , entières à leurs bords, 
à peine aiguës , fouvent obtufes, terminées par 
une petite pointe fpinuliforme. Les fleurs font aif- 
pofées en une petite ombelle axillaire , terminale, 
plus courte que les feuilles. 


Cette plante croît dans l’ Amérique feptentrio- 
nale.21(Y. f) 


© L’apocynuim minutum Linn. f. & Diét. n°. 11, 
ef l’apocynum haffatum Thunb. Prodr. pag. 47. 
L’apocynum indicum Lam. a été retivoyé par ce 
même auteur au cyranchum irdicum , VO. 2, pag. 
236. 


Objeryarions. L'apocynum indicum , n°, 4, a été 
Pocy 


APO 407 


replacé parmi les cynanchum avec celles qui ne 
{ont encore que très-impaïfaitement connues. 


* Apocynum ( cordatum }, caule volubili, hirto ; 
Joliis ovatis , fubiès villofs. Thunb. Prodr. 47. 


* Avocynum (lanceolitum), caule volubili, her= 
baceo,, ftriato, glabro ; foliis lanceolatis , umbella 
triflorä. Thunb. Prodr. 47. 


Ces deux efpèces font originaires du Cap de 
Bonne-Efpérance ; elles ne four encore connues 
que par la phrafe fpécifique de Thunberg. 


1$.APO CIN aggloméré. Apocynumagplomeratum. 

Apocynum foliis ellipricis , utrinque obtufis ; fub- 
mucronatis ; floribus cymofis , agglomeratis ; corollà 
fauce pilofa. (N.) 

Nummularia laéfea, major. ? Rumph. Amb. 5, 
pag. 470. ab. 175. fi. 1. 


Ses tiges font ligneufes , grimpantes; fes ta- 
meaux glabres , alongés , cylindriques ; les feuilles 
diflantes, oppofées, pétiolées, longues d'un pouce 
& plus, larges au moins de quatre lignes, eilipri- 
ques , obtufes, arrondies à leurs deux extrémités, 
fouvent terminées par une petite pointe, glabres 
en deflus , blanchâtres & un peu pubefcentes en 
deffous , finement réticulées ; les nervures fines, 
confluentes vers les bords. Les fleurs font nom- 
breufes , réunies en cime axillaire, plus courte que 
les feuilles. Les ramificarions font fi courtes, que 
les fleurs paroiffent agglomérées. Leur calice eft 
à cinq découpures ovales, obtufes, blanchâtres, 
membraneufes , & prefque ciliées à leurs bords. 
La corolle fe divife en cinq lobes obtus; chaque 
lobe garni en dedans , vers fa bafe , d’une bande 
de poils grifitres. Les fruits ne me font pas 
connus. 


Cette plante a été découverte À Saint-Domine: 
gue par M. Poiteau. PB (F4 f. in henb. Desfont.) 


16. APOCIN réticulé. Apocynum reticulatum. 
Lour. 


Apocynum caule volubili, perenni ; foliis ovatis,, 
venofis. Linn. Spec. $. ? — Lour, Flor. cochin, 1. 
pag. 208. 


Olus crudum minus. Rumph. Amb. lib. 7; c. 4r. 
tab. 40. fig. 2. 


Cette <fpèce, que Loureiro croit être. l’apo- 
cynum reticulatum Linn., a des tiges grêles, li- 
gneufes, grimpantes , pileufes, cylindriques; des 
feuilles ovales , prefqu'icuminées , très entières , 
glabres, luifantes , recourbées à leurs bords ; les 
fleurs jaunes , difpofées en petites ombellès axil- 
hires. Le calice eft divifé en cinq découpures; la 
corolle campanulée, à cinq lobes; cinq-étamines ; 
point de filamens alternes, ftériles ; un ovaire 
oblong , contenant les embryons de plufeurs 


408 APO 


femences. (Voyez Arocin, n°. 4, l’obfervation 
qui le termine. ) 


Cette plante croît parmi les buiffons , à la Co- 
chinchine. D (Defeript. ex Lour.) 


17. APOCIN de la jeuneffe. Apocytum juventus. 
Lovr. 


Apocynum caule fruticofo, volubili ; foliis ovatis , 
piloffs ÿ racemis dichotomis. Lour. Fior. cochin. 1. 
pag. 208. 

Aïbriffeau dont les tiges font grimpantes, grê- 
les, pileufes , rougeâtres , munies d'une racine en- 
tière , groffe , cylindrique , charnue. Les feuilles 
font oppofées, pileufes , ovales, très entières. Ses 

eurs font petites, d’un jaune-verdâtre, difpofées 
en grappes dichotomes , axillaires. Leur calice fe 
divife en cinq découpures oblongues, pilkeufes , 
étalées. La coroile eft campanulée , à cinq décou- 
pures lancéolées, trois fois plus longuss que le ca- 
lice ; dans l’intérieur , cinq corpufcules connivens, 
en forme de lobes; cinq filamens fériles , redre{- 
fés; cinq anthères fefilés, en forme d'ecailles, 
adhérentes aux cinq corpufcules internes. L'ovaire 
eft oblong, à deux lobes, furmonté d’un fligmate 
feile , concave , bifide ; deux follicules remplies 
de femences aigrettées. 


Cette plante croit aux lieux agreftes , à la Co- 
chinchine. h (Lour.) Les médecins du pays re- 
connoiflent dans les racines de cette plante une 
telle force pour ranimer les efprits vitaux , qu'ils 
prétendent que fon ufage habituel peut rappeler 
dans les vieillards la vigueur de la jeuneffe. 


18. APOcIN à fleurs alternes. Apocyrum alter- 
niforum. Lour. 


Apocynum caule fruticofo, fcandente ; foliis ova- 
ris, acuminatis, glabris ; axillis alternis, xmbelli- 
floris. Lour. Flor. cochir. 1. pag. 209. 


Ses tiges font longues , grimpantes , rameufes, 
ligneufes , garnies de feuilles oppofées, pétiolées, 
planes, ovales, glabres, acuminées , très-entières. 
Les fleurs font pâles, inodores , difpofées en om- 
belles alternes & axillaires. Leur calice eft à cinq 
folioles lancéolées, redreffées ; la corolle plus lon- 
gue que le calice; cinq corpufcules profondément 
bifides, droits, oblongs , adhérens au tube de la 
corolle, & rapprochant les étamines du fligmate. 
Le fruit confifie en deux follicules polyfpermes. 


Cette plante croît en Chine , dans les iles peu 
éloignées de Canton. h (Lour.) 


19. ArocIN d'Afrique. Apocynum africanum. 
Lour. 


Apocynum caule fruticofo , fubereëto ; foliis ovato- 
oblongis, pedunculis fuberifloris. Lour. Fior. coch. 1. 


pag. 209. 


À PRO 


Cette plante paroîc fe rapprocher beaucoup de 
l'apocynum triflorurm Linn. Ses tiges font longues de 
huit pieds , redreflées, lisneufes; les rameaux af- 
cendan: ; les feuilles ovales-oblongues , très-entiè- 
res, petites, glabres, épaiffes; les fleurs pales, 
axillaires , au nombre de trois environ fur le même 
pédoncule. Le calice eft à cinq divifions droites, 
aiguës ; la corolle à cinq découpures laacéolées, 
tor!es , réfléchies ; cinq corpufcules fubulés , al- 
rernant avec cinq glandes colorées; cinq étamines; 
un ftyle fubulé, de la longueur des étamines , ter- 
miné par un ftigmate bifide , aigu ; deux follicules 
coniques , contenant des femences aigrettées. 


Cette plante croît fur les côtes de l'Afrique 
orientale, dans les plaines fablonneufes. R ( Lou- 
reiro. ) 


APOCYNUM. ( Voyez APOCIN.) 


APOGONES. C'efl, dans l’œthéogamie de 
M. Palifot-Beauvois , la première feétion de la 
famille des moufles, correfpondant aux apérif- 
tomes de Hedwig & aux eymnopériftomates de 
Bridel. Le caractère différentiel des mouff=s de 
cette f-étion eft d’avoir l’orifice de l’urne nu, 
c'eft à-dire , privé de dents & de cils. 


. Cette feétion contient fept genres, diflingués 
ainfi qu'il fuit : 


*X Urne pédonculée. 


1. ANDRÉE. ( Suppl.) Andraea. Urne divifée en 
quatre portions , comme dans les Jongermanes. 


2. TOURBETTE. ( Suppl.) Turbestia. Opercule 
caduc. 


3. PHAsc. (Suprpl.) Phafcum. Opercule per- 
fiftant. 


*X X Urne tubulée. 


4. TÉTRAPHE. ( Suppl.) Tetraphis. Opercule 
perfiftant, à quatre dents. 


$- GYMNOSTOME. ( Suppl.) Gymnofiomum. 
Opercule caduc; gaine dépourvue de périchet ; 
fleurs terminales. 


G. ANICTANGIE. ( Suppl.) Aniéangium. Mème 
caractère ; fleurs latérales. 


7. HEDWIG'E, ( Suppl.) Hedwigia. Gaine ren- 
fermée dans un péricher. 


« Les apogones, dit M. de Beauvois, érablif- 
fent le paflage qui lie les moufles à la famille des 
hépatiques , qui les précèdent dans l’ordre natu- 
rel. En effet, l’andrée porte une urne qui fe di- 
vife en quatre portions égales, & qui eft portée 

fur 


A1 PO 


fur un pédoneule blanc, mou & membraneux, 
comme dans les jongermanes. Le même pédon- 
cule fe recrouve dans la tourbette; enfin, il de- 
vient plus folide dans le phafc, & fe rapproche 


d'autant plus du tube de Flurne des autres 
moufles. 


» Cette famille, extrémement naturelle, n’avoit 
pas été faifie par Linné. C’eft à Hedwig que nous 
fommes redevables de la nouvelle dittribution des 
moufles par la préfence, par l’abfence & par les 
différences du périflome ou orifice de l’urne. Cet 
habile obfervateur a le premier publié fes recher- 
ches. Depuis ce rems, l'étude des moufles eft 
devenue plus fimple & plus facile. Il réfteroit 
tres-peu de chofes à defirer s’il n’eût pas lui- 
même compliqué fa méthode en y faifent entrer, 
coinme caracteres , ce qu'il appelle Les fleurs males 
de ces plantes. » ( Pal'fot-Beauv. ) 


APONOGET. Aponogeton. Ajoutez aux nu- 
méros : 


I. APONOGET à épi fimple. Aponogeton moncffi- 
chyon. Linn. — Lam. Illeftr. tan. 276. fig. 1. — 
Thunb, Diff. nov. Plant, Gen. 4. pag. 75. Icon. 


Spathium chinenfe. Lour. Flor. cochin. 


8. Aporogeton (linéare), fricä fimplici, foliis 
linearibus. Vahl, Symbol. 3. pag. fr. 


La variété 8, dont les fleurs font également 
difpofées en un épi fimple, terminal, diffère par 
fes feuilles linéaires & non ovales , en cœur. 


2. APONOGET à double épi. Aronogeton d'ffa- 
chyon. Linn. — Aiton, Hort. Kew. 1. pag. 495. 
— Thunb. Diff. nov. Piant. Gen. 4. pag. 74. ic. 
— Lam. Ii. Gen. tab. 276. fig. 2. ï 


3. APONOGET Crépu. Aponogeton crifpum. 
Thunb. 


Aponogeton fpic& fimplici ; foliis enfiformibus , 
crifpis. Thunb. Diff. nov. Plant. Gen. pag. 73. 


Les racines fonc fibreufés ; les feuilles pétio- 
lées, enfiformes, longu:s de fix à fept pouces, 
glabres, crépuess , acuminées à leur fommer ; les 
peticles un peu-plus courts que les feuilles. Les 
hampes font linéaires, droites, glabres, flexueu- 
fes, trois fois plus longues que les feutiles, rer- 
minées par un épi fimp'e, interrompu, long d’un 
porce. 


Ceite plante croît dans les lieux inondés, à 
Ceïlan. ( Thunsb. ) 

4. APONOGET à feuilles étroites. Arorogeron 
anguflifolium. Ait. 


Aponogeton fpicä bifidä ; foliis lineari-laveolauis, 
Botanique, Supplément. Tome I. 


APO 


ereëlis { braëteis bipartitis, floribus hexandris. Ait. 
Hort. Kew. 1. pag. 495. 


f r 
4EQ 


Il paroît que cette efpèce avoit été confondue 
par Linné fils avec l’aponogeton-diffachyon ; elle en 
diffère par fes feuilles plus étroites, rétrécies en 
pointe. à leurs deux extrémités. Les hampes font 
d'un rouge-pâle ; les fleurs peu nombreufes ; les 
braétées blanchâtres , rouges à leur bafe, parta- 
gées , prefque dans toute leur longueur , en deux 
découpures linéaires , oblongues. Les étamines 
font au ombre de fix, trois & quatre fois plus 
courtes que les braétées ; l'ovaire furmonté de 
trois ftyles. 


Cette plante croît au Cap de Bonne - Efpé- 
rance. % ( Arron. } 


APOPHYSE. L’apophyfe , en terme de botani- 
que, dans la famille des moufles , eft un renflzmenc 
particulier que Pon remorque à la bafe de l'urne 
des polycrics, des fplancs, &c. L’aporhyfe eft plus 
ou moins apparente , & de formes différentes dans 
les différens genres : tantôt elle repréfenre una 
poire où une bouteille, ou une ombelle ; rantôt 
elle reffémble 4 un petit bourrelet qui auroit été 
interpofé entre l’urne & fon tab2, avec lefquels 
héamnoinus elle ef contitiue. L'apophyfe eff fujère 
à varier dans quelques genres, non-feulement 
parmi les efpèces éntr'elles, mais même parmi les 
individus de la même efpèce ; cz qui ne pérmer 
pas toujours de faire ufage dé ce carattère pour 
ies diftiigasr. Il ne faut cependant pas confondré 
l’apophyfe , dans les moufles , avec une bafe char 
nue que l’on remarque intérieurement dans quel- 
ques efpèces, par exemple, dans plufieurs mirium, 
fupportant immédiatement la capfule. Cette bafé 
charnue donne prefque toujours à l’urne une forme 
de poire, mais ne produit jamais, comme J'apo- 
phyfe, une faillie extérieure. Les botaniftes n'ont 
pas , jufqu’à préfent, fait ufage de cette bafe 


- chanue dans la diftribution de leur méthode. « Je 


ne l'ai pas non plus employée, dirt M. de Beauvois, 
parce que je n'ai pas eu occafon de l'obferver für 
un grand nombre de mouffes qui manquent dans 
nos colleétions; mais je me propofe d'en faire 
ufage par la fuire. En attendant, les botaniites ne 

evroicnt pas négliger cette obfervation, qui pa- 
reit devoir mériter leur attention.» ( Palifor- 
Beaavois.) 


APORETICA. ( Voyez APORÉTIC.) 


APORÉTIC tetné. Aporetica tertata, For. 


Aporetica foliis ternatis; racemis fimpliciufeulis, 
axillaribus. Forft. Caraét. Gen. n°. 66, & Prodr. 
n°. 393. 


Pometia ternata. Wilid. Spec. Plant. 4. pag. 398. 


Cette plante , dont Forflér a fait ci genre pate 
Le 


410 AQU 


ticulier, paroît, d’après fes caraétèr#s, devoir 
étre réunie au genre ufube (ornitrophe Linn.). Will- 
denow n’en a fait qu'un feul genre avec le pometta 
du même auteur. Ce dernier a peut être plus de 
rapport avec les litchi (euphoria). 


Arrexpree. On a donné ce nom à des proïon- 


gemens ou parties ajoutées à la bafe des feuilles 


& fur leur pétiole, comme dans l’oranger, tantôt 


au bas du calice où dans l’intérieur ce la corolle 
de plofisurs plantes , dans les failles des borragi- 
nses, des fapotilliers, des apocins, &c.Ces ap- 
pendices de fleurs portent aufñ le nom d'écai!les ; 
elles font fous celui de neëfaire dans les defcriptions 
faites par Linné. 


APULEIA. Gærtn. La plante compofée que 
Gaæitner défigne fous ce nom, étoit d'abord une 
efpèce de gorreria de Linné; puis ce dernier au- 
teur l'a fait paffer dans le gerre atraitylis. Le ca- 
ractère très-diftinétif des puilectes du réceptacle, 
qui, par leur réunion, forment des cavités alvéo- 
jaires, avoit déterminé M. de Jufieu à eu faire 
un genre diftinét, qu'il a nommé agriphyilum à 
caufe de fes feuilles épineufes , comme celies de 
l'ilex. C'étoit auparavant le crocodiloides d'Adan- 
fon. Gærtner en a fait fon apuleia ; Sehreber, fon 
berkheya ÿ Houttuyn, fon bafferu, & Vahl, (on 
rokria, Ces diverfes dénominations, faites à peu 
près dans le même t:ms, prouvent au moins que 
ce genre doit être diftingué , & que plufieurs au- 
teurs en ont reconnu la néceflitée. ( Voyez Roa- 
RIA, Suprl.) 


AQU ART. Aquartia. Ce genre renferme main- 
tenant deux efpèces. 


1. AQUART épineux. Aquartia aculeata. Jacq. 


Aquartia (tomentofa), foliis densè tomentoÿs , 
repandis ; aculeis fporfis, retrorstm verfis. Lam. Ill. 
n°. 1603, & tab. 82. fig. 1. 


2. AQUART à petites feniiles. Aguartia micro- 
phylla. Lam. 


Aquartia folits minimis, integris, fubnudis ; acu- 
leis fubgerminatis, patentious. Lam. Ill. n°. 1604. 
à ; 4 

tab. 82. fig 2. 


Aguariia fuliis ovatis, acuminatis. Willd. Spec. 
Plant. 1. pag. 622. 


Cette efpèce a le port du folanum lycioides. 
C'eft un arbufte épineux , très-rameux, dont les 
rameaux alternes font armés , à leur ba!e ou dans 
J'aiflelle des feuilles, d’aiguiilons courts, droits, 
folitaires ou géminés, très-aious. Les feuilles font 
petites , aiternes , prefque fefhles , de la grandeur 
de celles du ferpoler, prefaue glabres, verdatres, 
ovales, trés-entières , aiguës à leurs deux extré- 
mirés. Les pédoncules font uniflores, placés un 


A R A 


peu au deffus de l’aiffelle des feuilles, foliraires 
ou géminés, plus courts que les feuilles. Les di- 
vifions du calice font un seu aiguës ; les étamnines 
au moins auf longues que la coroile ; les anthères 
fagittées. 


Cette plante a été recucillie à Saint-Domingue 
par M. Jof. Martin. Ph (VW. f. in herb. Lam.) 


AQUARTIA. (Voyez AQUART.) 
AQUILARIA. (Voyez GARO.) 
AQUILEGIA. ( Voyez ANCOLIE.) 


AQUILICE des Indes. Aguilicia fembucina. 
Linn. — Lam. Jil. tab. 139. — Cavan. Differt. 7. 
pag: 372. tab. 218. 


Où a cru que cette plante devoit êrre la même 
que le /cea aquata Linn.; enfuite on les a difliu- 
guérs, & Wiildencw les a réunies dans le mème 
genre. ( Voyez LEE , n°. 2.) 


AQUILICIA. (Voyez AQUILICE.) 


ARABETTE. Arabis. L’obfervation n’a fait 
que confirmer l'opinion de M. de Lamarck , qui a 
penfé que les surrivis Linn. ne devoient former 
qu'un même genre avec celui-ci. 


* Feuilles caulinaires amplexicaules. 


1. ARABETTE des Alpes. Arabis alpina. Linns 
— Lam. Ill. cab. 563. fig. 1. 


Arabis incana. Moœnch. Method. pag. 257. 


Cette plante varie beaucoup dans fon pert. Ses 
tiges font tantôt droites & fimples, tantôt éta- 
lées par touffes, rameufes à leur bafe; elle eft ou 
pubefcente ou piefque glabre, felon les loca- 
lités. 


2. ARABETTE ochreufe. Arabis ochroleuca. 
Lam. 


Arabis (umbrofa), filiquis compreffis ; latis , uno 
verfu pendulis. Crantz, Auftr. pag. 41. 

Arabis rugofu. Mœnch. Method. pag. 259. 

Arabis turrita. Linn. Spec. pag. 930. — Smith, 
Flor. britan. pag. 714. 

Ses tiges font un peu velues, prefque fimples ; 
fes feuillés radicales d'un vert blanchâtre ; les 
fleurs d’un blanc-jaunâtre ; les fi'iques planes , lr- 
néaires , arquées , un peu épaifles fur les bords, 
droites ou un peu pendantes, 


2.*X ARADBETTE pendante. Arabie pendula. 
Linn. ; 


Arabis foliis amplexicaulibus; filiquis ancipitibus, 


ARA 


linearibus ; calieibus fubpilofis. Linn. Spec. p. 930. 
— Œder. Flor. dan. tab. 62. — Recz. Obferv. 3. 
pag. 36. 

Arabis foliis amplexicaulibus , dentatis ; caule 
ereéto , ffmpliciffimo ; filiquis pendulis. Gmel. Sibir. 
3. pag. 264. tab. Go. 


Turricis latifolia, hirfuta ; filiquis pendulis. Amm, 
Ruth. 58. 


Cette efpèce, qui ne paroît être qu’une variété 
de la précédente , en diffère par fes tiges hériffées 
de poils roides , épars; par fes feuilles rudes; celles 
des tiges moins amplexicaules. Les pédoncules 
font plus longs, lâches, filiformes ; les calices un 
peu hériflés à leur fommet; les fleurs blanches ; 
les filiques pendantes, linéaires, comprimées en 
angles à leurs bords ; elles font renflées en bour- 
reler à leurs bords dans la précédente. 


Cette plante croît en Danemarck & dans la 
Sibérie. © (F. v.) 


3.* ARABETTE étalée. Arabis patula. Fhrh. 


Arabis (turritis patula ), foliis omnibus hifpi- 
dis ; caulints amplexicaulibus, apice dentatis ; ramis 


patulis. Willden. Spec. Plant. 3. pag. 44. 


Cette plante reffemble à l'ARABETTE velue, 
n°. 3, par les poils bifurqués qui la recouvrent, 
par fes feuilles en cœur à leur bafe, & par les 
calices glabres; mais elle en diffère par fes raci- 
nes annuelles, par fes tiges moins élevées, plus 
flexueufes, & dont les rameaux font étalés & non 
redreflés, roides ; par fes feuilles dentées feule- 
ment vers leur fommert. 


Cette plante croit fur les collines , dans la Hon- 
grie. © (Defcript. ex Willd.) 


3.** ARABETTE d'Allioni. Arabis Allioni. 
Decand. 

Arabis foliis glabris, lucidis , radicatis , ovatis, 
fubdentatis ; caulinis lanceolatis , argutè denratis, 
femi-amplexicaulibus ; filiquis compreffis ;. ffrictis. 


Decand. Synopf. pag. 375. n°. 4180. 


Turritis ffriéfa. Allion. Auét. pedem. pag. 18. 
n°. 978. 


Elle reffemble par fon port à l’arabette velue; 
mais elle eft glabre & liffe fur toute fa furface, & 
offre à peine quelques cils épars fur le bord des 
feuilles. Sa tige eft fimple, droite, haute d’un 
pied % plus ; fes feuilles radicales oval:s-oblon- 
guess, pcq saneres ,rétrécies à leur bafe ; celles 
de la tige droites, irréguliérement denrées , lan- 
céolées , à demi amplexicaules, point auriculées. 
Les fleurs font blanches; les filiques grêles, pla- 
nes , linéaires, droites , ferrées contre les tiges, 
longues d’un pouce. 


AR A 411 


Cette plante croît dans le Piémont, dans les 
pâturages un peu humides. (7, f.) 


4.* ARABETTE life. Arabis levigata. 


Arabis (turritis levigata ) , foliis glabris ; radi- 
calibus obovatis , ferratis ; caulinis lanceolato-linea- 
rtbus , integerrimis, amplexicaulibus. Willd. Spec. 


| 3. pag. 543. — Mühlenb. in Litt. 


Ses tiges font très-fimples , hautes d’un pied ; 
les feuilies de fes racines glabres, pétiolées, ova- 
les, obtufes, légérement dentées en fcie ; celles 
des tiges glabres, fagitrées , amplexicaules ; les 
inférieures longues d’un pouce , lancéolées , ob- 
tufes, dentées en fcie vers leur fommet; les autres 
longues d’ün pied & demi, lancéolées , linéaires, 
très-entières ; les fleurs un peu plus petites que 
celles de l’efpèce fuivante. 


Cette plante croît dans la Penfilvanii. © 
(Deéferipe. ex Willd.) 


f- ARABETTE perfoliée. Arubis perfoliata. Lam. 
IL. Gen. tab. 563. fig. 4. — Gartn. de Fruét. & 
£em. tab. 143. 


Turricis perfoliata. Neck. Gal!ob. pag. 283. 
Ersfimum glaffifolium. Crantz , Crucif. 117. 
Denvaria glabra. Scop. Carn. n°. 839, 


É 6. ARABETTE oreillée. Arabis auriculata. 
am. 


Arabis (afpera) , caule ereëo , flexuofo , ramofo ; 
foliis ovatis, afperis » femi-amplexicaulibus ; filiquis 
teretibus. Allion. Auét. Flor. pedem. pag. 18. n°. 
973: tab. 2. fig. 2. — Wiliden. Spec. Plant. 3. 
pag: f42. 

B. Arabis (reéta ), caule recto ; foliis reélangulo- 
dentatis , fefilibus ; filiquis ereë&to-patentibus. Villars, 
Dauph. 3. pag. 319. tab. 37. — Willden. Spec. 
Plant. 3. pag. 536. 


. Les filiques font écartées de la tige dans la va- 
riété 4 ; elles font plus rapprochées , plus droites 
dans la variété «. 


Fa ARABETTE des rochers. Arabis füxatilis. 
Allior. 


Arabis foliis amplexicaulibus , obtufis, fcabris ; 
filiquis erectis, fhridtis, planis , fubterragonis, ftriacis, 
Wiild. Spec. Plant. 3. pag. f42: — Decand, Flor. 
franç. 4. pag. 674. 

Arabis (faxatilis) , caule ereélo ; foliis amplexi- 
caulibus , lanceolatis ; dentatis ; filiquis longrtudine 
racemi. Allion. Flor. pedem. n°. 973. 


Arabis (nova) , caule ereéto ; foliis amplexicau- 
dibus , dentato-ferratis , caulinis ; filiquis eredtis. Vill, 
Dauph. 3. pag. 319. tab, 37. 

Fe 


419 A R A 


Elle fe diflingue par fes filiques , longues ds 
trois pouces, du double plus longues que celles 
de l'efpèce précédente, droites ou légérement 
courbées, comprimées, un peu tétragones. Ses 
tiges font prefque hautes de deux pieds, droites, 
garnies de feuilles un peu rudes, amplexicaules , 
Jancéolées, dentées , obtufes à leur fommet, pro- 
longées à leur bafe en deux oreilleties aiguës. Les 
fleurs font blinches. 


Cette plante croît fur les rochers , dans les lieux 
flénl-s & pierreux du Piémont & du Dauphiné. 
CF.J:) 


7: ARABETTE à feuilles de paquerette. Arabis 
bellidifolia. Linn. — Lam, Ill. tab. 563. fig. 2. — 
Jacq. Obferv. 1. pag. 22. tab. 12, & Auftr. 3. 
tab. 180 — Gifeck. Icon. Fac. 1. tab. 15. 


Turritis bellidifolia. Allion. Flor. ped. n°. 980. 
tab. 40. fig. 1. 


7-* ARABETTE rude. Arabis ftabra. Alion. 


Arabis (nutans), fodiis fakdentatis , radicalibus 
obovatis, caulinis lanceolatis ; caule foliofo ; racemo 
fraétifero ; nutante ; filiquis fecundis. Willden. Spec. 
H pag. 537. — Mœnch. Difpof. Method. 258. — 

Jecand. Fior. franç. 4. p28. 677. 


Arabis (pumila), foliis radicalibus obovatis, 
Jibdentatis, obtufis , utrinqut Jeabris ; caulinis [efili- 
bus , oblongis, fabhirfutis ; racemo fubnutante. Jaca. 


Colleét. 2. pag. $9, & Auftr. tab. 281. 
Ærabis fcabra. Allion. Flor. pedem. n°. 974. 


Leucoium foliis radiculibus fubrorundis, feabris , 
dentatis; caulinis amplexicaulibus , hirfutis. Hailer, 


Helv. n°. 447. 


Cardamine purila, bellidis folio, alpina.Seguier, 
Piant. veron. 387. 


Prefque toujours glabre quand elle eft cultivée, 
cette plante eft, dans fon fol natal, hériflée de 
poils épars , fimples ou bifurqués , principalement 
fur fes feuilles radicaies & inférieures ; ce qui la 
fait diftinguer de ia précédent: , de laquelle eile 
diffère encore par fes tiges moins élevées, par fes 
filiques prefqu'unilaterales, roides , droites , li- 
néaires , comprimées. Les grappes de fieurs font 
inclinées, queïquefcis droires ; les feuilles des 
uges peu nombreufes, prefque glabres, oblen- 
gues , amplexicaules ; les radicales en oval: ren- 
verlé , légérement dentées, ciliées à leurs bords. 


Certe plante croit dans les lieux pierreux , fur 
les rochers , er Suifié, en: Autriche & dans le 
Piémont. z 


7% ARARETIE luifante. Arabis ducida, Linn. f. 


Arabis foliis amplexicaulibus, lucidis, Linn. f. 
Suppl. 298. 


A R A 


Elle a prefqu’autanc de rapport avec les créef- 
fons (cardamine ) qu’avec les arabettes. Ses tiges 
font hautes à peine de trois à quatre pouces, 
lifles , cylindriques, très-fimples ; fes feuilles am- 
p'exicaules , lutfantes, fermes, très-entières, ob- 
longues, un peu en cœur; les radicales pétio- 
lées, obtufes, en ovale renverfé. Les fleurs, 
d'abord en corymbe , forment une grappe termi- 
nale à mefure qu’elles fe développent. Leur calice 
eft glabre, un peu bäillant ; la corolle blanche ; 
125 pétales linéaires, un peu redreflés , du double 
plus longs que le calice ; les étamines de la lon- 
gueur des pétales ; le ftigmare obtus. 


Cette plante croit dans la Hongrie. 3 (Defcripe. 
ex Linn. f.) 


* * Feuilles caulinaires nulles ou amplexicaules. 


10. ARABETTE à feuilles de ferpoler. Arabis 
ferpyllifolia. Lam. 


Arabis (ferpyllifolia}, folis omnibus ellipricrs , 
integerrimis ; caule flexuofo. Vill. Dauph. 3: p. 318. 
tab. 37. 


10 * ARABETTE bleue. Arabis carulea. Jacq. 


Arabis glabra, foliis obovatis, apice denrtatis ÿ 
caule fubdiphyllo, racemo cernuo. Willden. Spec. 
Plant. 3. pag. $57. — Wuif, in Jaca. Colleét. 2. 
pag. 56. 

Turritis carulea. Alion. Flor. pedem. n°. 98r. 
tab. 40. fig. 2. 


Leuco'am foliis oblongis , dentatis ; fpicä nutante. 
Hall. Helv. n°. 445. 


Toute la plante eft glabre, très-variable dans 
fa grandeur. Ses tiges , fur le fammet des hautes 
Alpes , ont à peine deux pouces de long ; elles en 
ont cinq à fix fur les montagnes inférieures. Ses 
racines ligneuies, cylindriques, alongées , fe divi- 
fent vers leur collzr en fouches courtes & afcen- 
dantes. Les feuilles radicales font ovales , entières 
ou dentées vers leur fommet , rétrécies en périole 
à leur bafe. Celles de la tige, au nombre de deux 
ou trois, font fefiles , elliptiques ou ovales, ob- 
longues , très-enrières. Les fleurs font d’un bleu- 
pale, pédicellées , réunies en une grappe termi- 
nale, peu girnie , ordinairement inclinée : il leur 
fuccède des filiques grêles , longues de fix à fept 
lignes & plus. 


Cette plante croît fur les Alpes, en Suiffe & 
dans le Piémont. 2 


11.* ARABETTE de Crantz, Arabis crantziana. 
Ebrh. Ÿz 

Arabis foliis lunceolatis ; radicalibus petiolatis | 
caulinis feffilibus ; caule decumbente, glabro ; petalis 
calice triplo longioribus, Willden, Spec. Plant, 4 


À R À 


pag. 535. — Ehrh. Herb. 78. — Hofn. Gerim. 
239. 

Arabis foliis radicalibus petiolatis , lanceolatis , 
Partèm integris, parim dentatis. Crantz, Auftr. 


pag. 39. tab. 3. fig. 2. 


Elle diffère de Parabis thaliana par fes tiges 
glabres , plus roides , couchées ou afcendantes ; 
par fes fleurs beaucoup plus grandes. Ses feuilles 
radicales font rudes, ovales, un peu arrondies , 
longuement pétiolées, entières ou dentées, ve- 
lues, ciliées ; les caulinaires fefiles , lancéolées , 
prefque glabres ; les fleurs d’un blanc de neige ; 
les pétales ondulés ; les filiques arquées. 


Cette plante croît fur les rochers, en Autriche, 


12. ARABETTE hériff$e. Arabis hirta. Lam. 


Arabis (friétA), féiis rigidis , dentatis , obtufis, 
hifpidis; radicalious fublyratis ; pilis fepe bifurcis , 
cuxlibus hifpidis , peralis ere&tis. Decand. Synopf. 
pag. 375. n°. 4183.— Hudf. Angl. 2192. —Velley, 
Plant. marie: Icon. tab. 5. 


Arabis hifpida. Ait. Hort. Kew. 2. pag. 400. 


Turricis Rayi. Villars, Dauph. 3. pag. 326. 
tab. 38. 


Hefperis. Raï, Extr. pag. 296. 


B. Turritis (ciliata), foliis glabris , caulinis [ef[- 
filibus, baff dentatis; bafi & apice pilis furcatis, 
ciliatis. Williden. Spec. 3. pag. 544. — Schleich. 
Catal. $9. 


On diffingue cette efpèce à la rigidité de toutes 
fes parties ; aux poils roides, épars , fimples ou 
bifurqués qui païllent fur la furface & fur le bord 
des feuilles dans la variété «, mais qui ne fe trou- 
vent que comme des cils fur le bord des feuilies 
dans la variété £. 


12.* ARABETTYE pubefcente, Arabis pubefcens. 


Arabis (tuiritis pubefcens ), caule ffmplici, 
ereito ; foliis dentatis , inferiorious fpathulato-lan- 
ceolatis ; fupertoribus lanceolatis, feffilibus ; filiquis 
ffridis, pubefcéntibus. Desf. Flor. atlant. 2. pag. 92. 
tab. 163. — Willd. Spec. Plant. 3. pag. ÿ44. 


Ses tiges font droites, fimples, pubefcentes , 
Jégérement friées , hautes de deux à trois pieds 
& pus; les feuilles pubefcentes & dentées ; les 
radicales fpatulées , obtufes; celles des tiges fef- 
files , éparles , redreffées ; les fupérieures lancéo- 
lées. Les fleurs font blanches, petites ; les pétales 
une fois plus longs que le caïice : il leur fuccède 
des filiques étroites , linéaires, comprimées, pref- 
que fefliles, pubefcentes , longues d'environ deux 
pouces, rapprochées des tiges. 


Cette plante a été découverte par M. Desfon- 


ARA 413 


taînes fur les montagnes des environs d'Alger. 
(VS. in herb. Desfont.) 


1$.* ARABETTE de Virginie. Arabis virpinica. 


Arabis (cardamine virginica), foliis pinratis ; 
foliolrs lanceolatis , bafi unidentaris. Linn. Spec. 916. 
— Gronov, Virg. 99. — Petiv. Gazoph. tab. 105. 
fig. 18. 


Alyfum foliis radicalibus pinnatis , it orbem 
pofitis ;ÿ caulinis lanceolaris , filiculis cormpreljis. 
Gronov. Virg. 1. pag. 170. 


Naffurtium burfe paftoris folio , virginianum , flore 
albo, filiquä compreffä. Pluken. Almag. pag. 251. 
tab. 101. fig. 4. 


Cardamine (virginica), glabra, eretla , foliis 
omnibus pinnaiis ; pinnulis minutis , ovalibus linea- 
ribufve , fubauricularis ; filiquis tenuibus , longis, 
ftriétè ereétis. Mich. Flor. bor. Amer. 2. pag. 29. 


Autant & plus rapprochée des arabertes que 
des creflons , cette plante , d'après M. de La- 
marck , doit trouver fa place ici. Ses tiges font 
droites, glabres, prefque fimples ; toutes les feur- 
les ailées, médiocrement pétiolées, glabres à 
leurs deux faces : les folioles petites , ovales ou 
linéaires , entières , légérement ondulées à leurs 
bords , auriculées ou munies d’une dent à leur 
bafe ; la terminale ordinairement à trois lobes 
obtus; les feuilles radicales plus grandes, étalées 
en rofette; celles des tiges alternes, peu nom- 
breufes, diftantes. Les fleurs font petites , pédi- 
cellées, réunies en une grappe lâche, terminale : 
il leur fuccède des filiques grêles, alongées , roi- 
des , droites, comprimées. 


Cette plante croit dans la Virginie. 


16. ARABETTE pinnatifide. Arabis pinnatifida. 
Lam. Iil. tab. 563. fig. 3. (Excl. arabis Halleri.) 


Sifymbrium dentatum. Allion. Flor. p:dem. n°, 
1001. tab. 57. fig. 3. 

Sifymbrium burfifolium. Vill. Dauph. 3. pag. 345. 
Non Linn. 


Cardamine runcinata. Pourr. AËt. Tolof. 3. pag, 
310. 


16.* ARABETTE de Haller. 
Lion. 


Arabis foliis fubglabris, caulinis fublyr 
meis lanceolatis , inciffs , (effflibus ; © 

bili, ramojo ; filiquis patudis 
376. n°. 4188. — Lion 
rar. Heng. 2. pag. 126. 


Cardamine ffolo 


| tab. 39. 


414 ARA 


integris, dentatis. Haller. Opufc. 
£g. 1. 


Naffurtium barbaree foliis. C. 
& Prodr. 46. 


Elle s'élève à la hauteur de deux pieds & plus, 
fur une tige droite , foible , grêle, rameufe, cy- 
lindrique , garnie de poils mous, blanchätres, 
fimples ou bifurqués, moins nombreux à la bafe 
des feuilles & des calices. Ses racines produifent 
des réjerons grêles & afcendans. Les feuilles ra- 
dicales, affez femblables à celles de l’eryffmum 
barbarea , font pétiolées, découpées en lyre, ter- 
minées par un grand lobe anguleux ; ceiles des 
tiges foibles , feililes , lancéolées , incifées où an- 
guleufes. Les fleurs font terminales, difpolées en 
grappes , poriées fur de longs pédicelles. Les pé- 
tales font blancs, étroits; les capfules droites , 
grêles , très-écartées de la tige. 


pag. 101. tab, 1. 


Bauh. Pin. 105, 


Cette plante croit en Suifle , dans le Piémont, 
aux lisux humides des montagnes. o (W. f) 


16.** ARABETTE de la Carinthie. Arabis owi- 
renfis. Jacq. 


Arabis foliis radicalibus orbiculatis ; caulinis fub- 
ovatis, petiolatis , repando-dentatis ; radice repenie. 
Jacq. Ic. Rar. 1. tab. 125. — Willd. Spec. Plant. 
3- pag. 40. 

Arabis foliis fimplicibus , tntegris, repando-den- 
ticulatis , petiolatis ; cauliris oblongis , fubovatis ; 
radicalibus orbicularis. Wulf. in Jacq. Collet. 1. 
p2g- 196. 

Elle fe rapproche beaucoup de l’arabis Halleri; 
mais fes feuillss radicales font orbiculaires & non 
découpées en lyre, entières, pétiolées ; celles des 
tiges oblonoues ou en ovale renverfé, pétiolées, 
finuées, légérement dentées à leur contour; les 
racines rampantes ; les fleurs une fois plus gran- 
des, coultur de rofe. 


Cette plante croît fur 1:s hautes montagnes de 
la Carinchie. & (Jacqg. & Willd:) 


18. ARABETTE des (ables. Arabis arenofa. 
Lam. 


J'ai rappelé cette plante parmi les fifymbres, 
n°.23. L'arabis mulricaulis, Bell. ex Balb. 8 unifor- 
mis , n’eft qu'une variété de cette efpèce, à tiges 
plus nombreufes , & dont toutes les feuilles font 
eu lyre. 


* Efpeces moins connues ou douteufes. 


* ARABETTE à feuilles en lyre. Arabis lyrata. 
Linn. 


Arabis foliis glabris , radicalibus lyratis , carlinis 

516 DA > 
linearibus. Linn. Spec. Plant. 929, — Gronov. 
Virg. 99. — Mill. Dit. n°, $. 


AN TA 


Cheiranthus caule filiformi , Levi ; folits lanceo- 
latis , infimis incifis. Gronov. Virg. 1. pag. 76. 


Cette plante a Le port de l’arabis thaliana ; mais 
fes feuilles radicales font découpées en lyre , par- 
faitement glabres; les feuilles des viges linéaires ; 
les fleurs plus grandes. Elle croit au Canada. © 


* ARABETTE en faucille. Arabis falcara. Mich. 


Arabis foliis lanceolatis , utrinquè anguftaus , 
obfoletë fubdentatis, feffilibas ; filiquis pendulis , an- 
cipitibus, falcatis. Mich. Flor. boreal. Amer. 2. 
Passat 


Ses feuilles font feMles, lancéolées , rétrécies 
à leurs deux extrémités, à peine fenfiblement 
dentées ; les filiques pendantes, à deux angles 
oppolés, courbées en faucilie. 


Cetre plante croît au Canada, dans la Nou- 


velle-Angleterre, la Virginie, fur les rochers. 
(Mick. ) 


* ARABETTE tubéreufe. Arabis tuberofa. Perf. 


Arabis caule fimplici , foliis lato-lanceolatis , den- 
tatis , inferioribus fubretiolatis ; radice tuberofo- 


fibrofä. Perf. Synopf. Plant. 2. pag. 204. — Mühl. 


Ses racines font tubéreufes, pourvues de fibres; 
fes tiges fimples , garnies de feuilles élargies, lan- 
céoléss , dentées en fcie à leur contour , obtufes 
à leur fommet ; les inférieures médiocrement pé- 
iolées. 


Cette plante croît dans l'Amérique feptentriao- 
nale. 2 


* ARABETTE rhomboïdale. Arabis rhomboïdea. 
Perf. 


Arabis foliis glabris, rhomboideis , infimis longe 
petiolitis j radice tuberofä. Perf. Synopf. Plant. 2. 
pag. 204. — Turpin. 


Cette plante paroît avoir beaucoup de rapport 
avec la précédente. Ses feuilles font glabres, de 
forme rhomboï lale ; les inférieures longuement 
pétiolées ; les fleurs aff=z grandes , difpofées en 
corymb: ; les racines tubéreufes. Elie croît aux 
lieux humides , dans l'Amérique feprentrionale, 


* ARABETTE traçante. Arabis procurrens. 


Arabis foliis ovatis, integerrimis , ciliatis ; plis 
Binatis , divaricatis. Plant. rar. Hung. 2. pag. 154. 
tab. 144. 


Il n'y a que très-peu de diff-rence entre cette 
efpèce & l’arabis Halleri. Toutes deux produifent 
de leurs racines des rejets traçans & redreffés. 
Dans celle-ci les feuilles font ovales, entières & 
non découpées en lyre, ciliées à leurs bords par 
des poils bifurqués prefque jufqu'à leur bafe, 


À À A 


divergens. Elle croit dans la Hongrie, fur les 
roches calcaires. 


ARABIS. ( Voyez ARABETTE.) 


ARACHIDE. Arachis. Lam. 1I!. Gen. tab. 615. 
M. Poitsau a obfervé , relativement à cette plante, 
que ce que l'on prenoit pour ie pédoncule du fruit 
étoir la partis tubulée du calice. Dans le fond de 
ce tube efl un ovaire pédicellé, qui n’eft point 
enveloppé par la gaine des éramines. Le pédicelie 
s'alonge à melure que ie fruit approche de la ma- 
turité. 


Ce genre n’a pas feulement intéreffé les natura- 
Jiftes par la fingulirité de fa fruétification ; il s’eft 
encore attire l'attention des cultivateurs par les 
propriétés économiques & intérefflantes de fes 
fruits. M. Perit-Rade], qui s’eft occupé d’une ma- 
bière particulière de :a culture de cette plante, 
dans la campagre de Rome, nous fournit d’ex- 
cellentes obf+rvations fur les moyens propres à en 
affurer le fuccès. 


« Cette plante, dit-il, exige un terrain fablon- 
neux , qui fe laifle aifément pénétrer par les pé- 
doncules des fruits; elle veut, comme toutes les 
légumineufes , aflez d'humidité pendant fon ac- 
croiflement; mais elle exige furcout beaucoup de 
foleil pour la maturité de {es graines. L'expohtion 
veut être à l'abri du retour imprévu des vents 
froids. Il ne faut pas la femier dans un terrain en- 
graillé de fumier frais ; les infeétes dévoreroient 
les graines avant leur germination. Un petit ver, 
de couleur fiuve, qu'à Rome on appelle d'un mot 
qui correfpond dans notre langue à celui de gimbe- 
dette, en eft très-friand. Elle a produit cent pour 
un fur le terriroire de Rome, & peut produire 
jufqu’à deux cents dans un terrain moins argileux 
& d'une chaleur égale. On la dit originaire de 
l'Amérique. Rumphz en donne la defcription dans 
fon Herbier d'Amboine ; 11 repréfente fes rameaux 
couchés à terre. Flt-ce la différence du climar qui 
caufe cette direction, car à Rome elle vient con.- 
tamiment dans une direction verticale? Elle com- 
mence à fleurir du pied : alors les pédoncul:s fe 
fichent en terre fans fe :ecourber. Ces pédorcules 
ne grainent point hors d'elle; ils s'alongent conti- 
nuellement pour li chercher. C'eft fur certe ven- 
dance hitureile au’eft érablie la règle qui prefcrit 
de femer J’arachis dans de petis fillons. On la re- 
chauffe pour rapprocher la terre des pédoncules 
de la foraifon fuvétieure de la planre , afin de ba- 
ter le moinent de la formation des graines. Cette 
opération fe fait en craçant un filion fur l'ados 
formé par le fillon précedent où l’on a femé. On 
ne peut pas fixer géné:alement l’époque précife de 
cette façon; elle dépend de celle où les pédoncules 
du premier & du fecond rang font déjà fichés en 
terre, & de celle où les pédoncules fupérieurs 
font d£ja inclinés pour la rechercher. On pourroit 
croire qu'il eft ucile de renouveler cette façon 


ARA 415 


quand les fleurs du fommet font fécondézs; mais 
dans nos climats, cette façon feroit fuperflue; car 
alors la fâifon eft trop avancée pour donner efpé- 
rance de voir les derniers fruits parvenir à leur 
maturité. 


» Par la même raifon on s’eft trompé en afignant 
le mois d'oétobre pour fa récolte : cela peur être 
vrai pour l'Efpagne ; mais cela feroit faux pour nos 
départemens méridionaux, qui font les feuis où 
l’on peut en efflayer la culture avec queiqu'efvoir 
dé fuccès. Nous avons obfervé qu’à l’époque des 
plus grandes chaleurs , la floraifon de cette planté 
eft entiérement fufpendus. Ce n’eft guère qu'après 
la canicule qu'elle recommence à fleurir; mais 
quoiau’alors fes goufles parviennent à a 
groffeur , elles ne grainent pas. Airfi, même fous 
le climat de Rome, nous nous fommes contentés 
des fraits produits par les premières flzurs : d'où 
nous pourrons conclure que le degré de chaleur 
qui caufe une flafe dans la floraifon , eft celui qui 
communique à la terre le degré convenable à la 
maturité des grain2s don: elle eft dépoftaire, & 
cette chaleur n’eft plus :ffez forte dans l'arrière- 
faifon pour aider au développement des graines 
tardives : il faut donc les récolter après les grande 
chaleurs , avant les pluies d'automne. Pour cela 
faire, on donne un coup de bêche à quelque dif- 
tance de Ja plante pour la foulever, afin que les 
graines ne s'arrac-ent pas. On les laiffe {écher 
quelque tems fur la planre, foit pour qu'elles fe 
détachent facilement, foir pour fécher la plante 
elle-même, qui fournit un très-bon fourrage pour 
les beftiaux ; ce qui eft encore un morif de la re- 
colter dans le tems où la chaleur du foleil a con- 
fervé quelqu'aétivité. 


etqne 


» I] faut la femer quand le foleil a acquis d: !2 
force, & réfifter à l'envie de le faire aux premiers 

eaux cems; car alors la germination lente & les 
in‘eét:s la dévorent ou bien elle moifr fous terre. 
L'époque la plus convenable elt du milieu de mai 
jufqu'a la fin de Juin. Les graines doivent être pla- 
cées à la diftance d’enviren un pied & demi, & 
deux à deux, afin que l'une puifle fuppléer au 
défaut de l’autre. 


>» On fépare les praines des plantes en les battant 
avec des fléaux légers : on les conferve dans un lieu 
fec jufqu'au moment où lon veut en extraire 
Phuile. H faur choifir un terms chaud pour cetre 
opération. Les graines fe féparent des gouffes en 
les batrant, où ruisux en les faifint paller entre 
d£ux cylindres canneles dans une proportion réglée 
fur Ja groffeur de la graine. L’extraétion de l'huile 
eft la même que pour celle des imandes douces; 
elle fe fait d'abord fous uñ cône roulant, puis fous 
un preffoir, dans des facs. L’arachis donne la moi- 
tié de fon poids d'huile ff on la fair torréfier avant 
de la préffer. Cetre huile eft bonne à tous les ufages 
auxquels font propres celles d'olives & d'amandes 


416 ARA 


douces ; elle eft excellente à manger, & furtout 
à la cuifine, car elle rancit difficilement. On fair 
d'excellentes pralines avec ces graines torréfiées : 
mélées dans la proportion de deux tiers fur un 
de cacao, elles fourniffent un chocolat très-bon, 
qui exige un quaït moius de fucre que le chocolat 
ordinaire. 

» Une notice lue à l’Athénée de Vauclufe par 
M. Guérin, & publiée à Avignon en 1803, donne 
le détail de quelques expériences , parmi lefquelles 
on doit remarquer les réfultats fuivans : onze on- 
ces trois gros de pâte d’arachis ent produit quatre 
onces quatre gros d'huile. Deux lampes d’une 
jauge parfaitement égale ont été remplies, l'une 

d'huile d'olives, l’autre d’huile d’arachis. La pre- 
mière a duré une heure huit minutes quinze fecon- 
des ; la feconde , une heure quinze minutes cinq 
fecondes. En mettant l'huile d'olives dans la lampe 
qui avoit fervi à l'huile d’arachis, & l'huile d'ara- 
chis dans celle qui avoit fervi à l'huile d'olives, 
Jaifant les mêmes mêches dans chaque lampe, la 
même expérience ainfi répétée a donné le réiulrat 
fuivant : l'huile d’arachis a duré une heure huit 
minutes quinze fecondes ; l’huile d'olives a duré 
une heure huit minutes quinze fecondes. Ainf 
lPavantage en faveur de l'huile d’arachis eft de 
_fept minutes fur une heure environ. La luniière 
qu'elle produit, eft d'ailleurs très-claire, & ne 
d:nn: point de fumée. 


» On conçoit combien la culture de l’arachis 
mérite d'être encouragée dans nos climats méri- 
dionaux , par la double propriété qu'elle a de fup- 
pléer à la recolte des amandes & des olives, qui 
eft, comme on le fait, très-cafuelle, & de tour- 
nir de plus un trè:-bon fourrage , qui eft natureile- 
mnt rare dans les climats chauds qu'elle exige. » 
(D.4. des Sciences naturelles.) 


APACHIS. ( Voyez ARACHIDE.) 
ARALIA. ( Voÿez ARALIE.) 


ARALIACÉES. ARALIES. Famille de plantes 
dicocylédones , polypétales, à éramines inferées 
fur l'ovaire. « Toutes celles qui font ainfi organi- 
fées, dit M. de Juffieu, pourroient former un {eul 
aflemblige , fous le nom de plantes ombellifères , 
dont l:s flzurs font toujours difpoféss en ombelle , 
portées fur des péioncules propres, partant du 
même point de la tige où d’un pédonculs commun. 
Tout:s ont de plus un calice d’une feule pièce, 
adhérent à l'ovaire; cinq ou fix pétales, & un 
nombre égal ou double d’éramines ; un ovaire in- 
férieur adhérent au calice , furmonté de deux ou 
plufieurs flyles , & couronné d’un corps glanduleux 
qui les entoure , & porte dans fon contour les éta- 
mines & les pétales. Le fruit eft compolé de fe- 
mences en nombre égal à celui des ffyles ; elles 
font nues, & feulment au nombre de deux’, ap- 


CS 


A R A 


pliquées l’une contre l’autre dans le plus grand 
nombre des genres de cette férie, qui font les 
mbellifères proprement dites. 

» Quelques genres, réunis fous le nom d’ara- 
liacées, fe diffinguent des précédens par le fruit, 
qui eft une baie ou une capfule à plufieurs loges 
monofpermes , dont le nombre eft toujours dérer- 
miné par celui des fiyles ; tels font les fuivans : 


Les gaftones. Gaftonia. 

Les polyfcias. Polyfiias. 

Les fcheffières. Schcffiera. 

* Les lierres. Hedera. 

Les aralies. Aralia. 

Les fciodaphylles. Sciodaphyllum. 
Les cuffones. Caffonia. 

Les ginfengs. Panax. 

» Ces genres ont de plus, comme toutes les 


vraies ombellifères , l'embryon très-petit, cylin- 
drique, placé dans une péuite cavité oblongue , au 
fommet d’un périfperme cartiiagineux ou prefque 
ligneux. 

» Les feuilles font alternes, engainées à leur 
bafe ; les Aeurs difpofées dans les unes en ombelle 
fimple ou ombellule ; dans les autres, en oembelle 
compofée , c’efl-à-dire, dans laqu2lle les pédon- 
cules communs de plufieurs ombellules fonc eux- 
mêmes réunis fur un point commun de la tige. Ces 
ombelles & ombellules font nues dans quelques 
araliacées ; dans plufieurs , elles font entourées 
à leur bafe de plufieurs feuilles verticillées ou 
écailles , dont l’enfemble porte le nom d’irvolu- 
cre. La plupart de ces plantes font des arbrifleaux 
ou de petits arbres. Quelques-unes font herba- 
cées. » (Juff.) 

Je crois pouvoir, fans inconvénient , ajouter les 
liérres à cette famille, ceux-ci ne difféiant eilen- 
tisllement des aralies que par le nombre des ft- 
les, & s’en rapprochant tellement par leur port 
& les autres caraëtères de la fruétification, qu’on 
peut aitément confonire quelques efpèces de ces 
d£ux genres, furtout lorfque les ftvles échappent 
à l'obiervation. 


ARALIE. Aralia. Ce genre, de la famille des 
araliacees , contient des plantes d’un port très- 
different , les unes à tige d’acbriffeau , les autres 
herbacées. Les feuilles font fimples ou lobées,, ou 
digitées, ailées & même deux fois aiiées ; mais 
toutes ces plantes (e rapp:ochent par des fleurs 
très-nombreufes, petites , fans éclat, difpofees en 

etites ombelles fimples, réunies ordinairement 
fur une grappe touflue , alongée , fimple ou pani- 
culée. Leurs propriétés médicales les rendent in- 
téreffantes dans les pays où elles croitfent. La plu- 
part font d’exceliens fudoriñques. Aux efpèces dé- 
crites par M. de Lamarck, nous ajourerons les fui- 
vantes , en établiflant des fous-divifions d'après la 

forme des feuilles. 
* Feuilles 


AR A 


* Feuilles une ou plufieurs fois ailées, 


ARALIE hifpide. Aralia hifpida. Vent. 


Aralia caule fuffruticofo petiolifque hifpidis ; foliis 
decompofitis. Vent. Hort. Celf. pag. 41. tab. 41. 


Aralia (hifpida), humilis, im parte frutef- 
cens ; caulibus foliifque fetis rigidis , hifpidis ; foliis 
dxplicato-pinnatis , foliolis incifo-ferratis ; umbellu- 
lis pauciffimis , longiufeulè peduncularis. Mich. Flor. 
boreal. Amer. vol. 1. pag. 185. 


Sestiges font fimples , hautes d'environ unpied, 
nues & lisneufes à leur partie inférieure , creufées 
d’imprefions annuelles & circulaires très-rappro- 
chées; ftriées , hériflées de poils roides, & gar- 
nies à leur partie fupérieure de feuilles alternes , 
prefque verticillées , deux fois ailées ; les pinnules 
ternées ; les folioles ovales , fefiles, oppofées , 
aiguës , dentées en {cie , vertes en deffus, blancha- 
tres en deflous , parfemées de quelques poils roi- 
des, ainfi que les pétioles , accompagnés à leur 
bafe de flipules lancéolées , aiguës. 


De longs pédoncules unilatéraux, axillaires & 
terminaux fupportent une ou quelquefois plufieurs 
petites ombelles fimples , hémifpheriques , com- 
pofées de feize à vingt rayons filiformes, dont l’in- 
volucre eit formé par autant de braétées lancéo- 
lées, très-aigués, cilié:s, de couleur purpurine. 
Le calice eft à cinq dents très-courtes ; les pétales 
inférés fur un difque g'anduleux; l'ovaire adhérent 
au calice, furmonté de cinq flyles. Les baies font 
brunes , globuleufes, de la groffeur d’un petit 
pois, à cing fillons, à cinq loges; autant de 
femences d’un brun-clair , ovales-arrondies , at- 
Fes par un tubercule au fommet de chaque 
oge. 


Cette plante croît parmi les rochers, fur les 
hautes montagnes , au Canada. B ( W. f:) On em- 
ploie fes racines , dans le Canada, comme fudori- 


fiques. 


. ARALIE à tige baffle. Aralia humilis. Cavan. 


Aralia caule annuo , foliis impari-pinnatis ; fo- 
liolis cordatis , ferratis , acutis ; floribus umbellaris, 


Cavan. Icon. Rar. 4. pag. 7. tab. 313. 


Cette efpèce diffère fi peu de l'ara/ia racemofa, 
qu’elle paroït n’en être qu’une variété ou peut- 
être la même, mais que Cavanilles a jugée diffé- 
rente, d’après la figure de l’aralia racemofa de 
Cornuti , qui repréfente les fleurs ramaflées en pe- 
tites grappes & non en ombellules. Ou cette figure 
n’eft pas conforme à la nature ,ou, dans le cas con- 
traire , elle ne feroit pas celle d’un aralia, dontles 
fleurs font eflentiellement en ombelle. La figure de 
Morifon vaut beaucoup mieux. On doitretrancher 
celle que Linné cite de Barrelier. Ses tiges font 
moins élevées , ayant au plus un pied & demi de 

Botanique, Supplément. Tome I, 


ARA 417 


long, recouvertes d'une écorce verte ou rougei- 
tre, parfemée de tubercules d'un brun-rougearre. 
Les leurs naiffent par petites ombelles plus diftan- 
tes, & forment par leur enfemble, fur le pédon- 
cule commun , une forte de grappe très-lache. 


Cette plante croît dans la Nouvelle-Efpagne. 
On la cultive au Jardin de Madrid; elle fleurit au 
mois d'octobre. 

Les efpèces fuivantes rentrent dans cette divi- 


fion; favoir : 


Aralia fpinofa , n°. 1. 
Aralia chinenfis , n°, 2. 
Arälia racemofa, n°. 3. 
*X* Feuilles digitées. 


ARALIE fciodaphyle. Aralia fciodaphyllum. 
Swartz. 


Aralia foliis digitatis , foliolis numerofifimis , 
inaqualibus ÿ racemo Llongiffimo , fimplici , nutante ; 
pedunculis umbellatis. Willd. Spec. 1. pag. 1519. 
— Swartz, Prodr. $5$. 


Hedera (fciodaphyllum ) , foliis digitato-umbel- 
latis, aliis minoribus centralibus ; racemis compo- 
ficis , longiffimis, nutantibus. Swarrz, Flor. Ind. 
occid. 1. pag. 519. 


Sciodaph;llum foliis majoribus | oblongis; petiolis 
communibus umbellatis, affixis; floribus fpicais. 
Brown, Jam. 195. tab. 19. fig. 1. 


Arbufte de huit à dix pieds, dont les rameaux, 
liffes, étalés , font garnis, vers leur fommet, de 
feuilles éparfes , pétiolées, digitées, divifées en 
huit ou dix folioles pédicellées, ovales-lancéo!ées, 
glabres , entières, acuminées ; les extérieures trois 
fois plus petites. Les fleurs font réunies en grappes 
terminales , foliraires , axillaires , longues de plus 
d’un pied , munies à leur bafe d’une gaïîne brune, 
ovale, obtufe; compofées d'ombellules rappro- 
chées , très-nombreufes, contenant fix à dix 
fleurs ; les folioles des involucres en forme d’écail- 
les blanchätres , petites, ovales, aiguës. Le calice 
eft divifé en cinq petites dents; la corolle d’un 
blanc-pâle ou verdâtre; cinq filamens très-courts; 
les anthères oblongues, purpurines ; cinq ftyles 
fubulés, rapprochés. Le fric confifte en une baie 
obiongue , arrondie , obfcurément pentagone , à 
cinq loges , couronnée par ie calice ; les femences 
brunes , oblongues , comprimées, folitaires. 


Cette plante croît fur les hautes montagnes de 
la Jamaique. Ph (Siwarrz.) 


ARALIE à cinq folioles. Aralia pentaphylle. 
Thunb. 


Aralia arborea ; aculeata , foliis quinatis, Thunb, 
Flor. jap. 128. 
Gs3 


418 ARA 
Dara. Kœmpf. Amoœn. Fafc. $. pag. 895. 


Arbriffeau dont les tiges fe divifent en rameaux 
glabres, fl:xueux, cylindriques, de couleur cen- 
drée , armés, ainfi que les tiges, d'aiguillons foli- 
taires, axillaires. Les feuilles fortent trois ou qua- 
tre & plus du même bourgeon; elles font pétio- 
lées, compofées de cinq folioles pédicellé:s , gla- 
bres, ovales , aiguës , dentées vers leur fommet, 
entières & rétré. ies à leur bafe ; les inférieures 
plus petites, celle du milieu plus grande, longue 
d’un pouce. Les fleurs fortent d’entre les bour- 
geons, difpofées en une ombelle fimple , pédon- 
culée ; le pédoncule une fois plus court que le 
pétiole ; les pédicelles capillaires, étalés ; les éta- 
mines plus longues que la corolle. 


Cette plante croît au Japon. B ( Deferipr. ex 
Thunb.) 


ARALIE à trois folioles. Aralia rriphylla. 
Aralia triphylla, glabra, foliis trifoliatis ; folio- 


dis fu’fefilisus, lanceolatis , ferratis ; umbellä mi- 
nimé, centrali, (N.) 


Panax (trifolium), puffllum , radice fubrotundo- 
bulbofä ; foliis ternis , foliolis fubfeffilibus. ? Mich. 
Flor. boreal. Aimer. 2. pag. 257. 


C'eft une petite plante herbacée, que je foup- 
çonne être la même que le panax trifolium de Mi- 
chaux. Ses tiges font fimples , très-grêles , hautes 
à peine de cinq à fix pouces, nues , glabres , ter- 
minées par trois à quatre feuilles difpofées comme 
une ombelle, dont les pétioles, à peine de la 
Jlongusur des feuilles, fe divifent à leur fommer 
en trois folioles à peine pédicellées , lancéolées, 
prefqu'obrufes, vertes , glabres, longues d’un 
pouce & plus, larges de quatre lignes, inégale- 
ment dentées en fcie à leurs bords. Du centre 
des pétioles s'élève un pédoncule beaucoup plus 
court que les feuilles , foutenant une petite om- 
baile folitaire, prefqu'en tête, compofée de fleurs 
blanchâtres ; les pédicelles ferrés & très-courts ; 
les folioles de l’involucre filiformes , aiguës , au 
moins aufli longues que les pédicelles. Je n’ai pu 
obferver nile nombre des ftyles ni les fruits. Dans 
la plante de Michaux, les racines font bulbeufes, 
& les folioles quelquefois au nombre de cinq. 


Cette plante croît dans l'Amérique feptentrio- 
nale. O?(F. ff. in herb. Desfont.) 


On doit faire entrer dans cette divifion l’aralia 
nudicaulis , n°. 4, & l'aralia pennata , n°. $. 


*X *X * Feuilles lobées. 


ARALIE du Japon. Aralia japonica, Thunb. 


Aralia frutefcens , foliis lobatis. Thunb. Flor. jap. 
128, =— Wiild. Spec. 1. pag. 1519. 


A R A 
Laats-ta, Kæœmpf. Amcœn. Fafc. $. pag. 790. 


Ses tiges font droites, ligneufes , fans épines, 
hautes de cinq à fix pieds, garnies , vers leur fom- 
met, de feuilles nombreufes , alternes, pétioiées, 
à fept ou cinq lobes arrondis, incifes , aigus, 
dentés vers leur fommet, verts en deflus, plus 
pales en deffous ; les pétioles épais, charnus, 
amplexicaules , de la longueur des feuilles. Les 
fleurs forment, par leur enfemble , une panicule 
compofée de petites ombellules fimples; les pé- 
doncules accompagnés à leur bafe de braëtées 
ovales, aiguës, concaves, pubefcentes , cadu- 

ues, longues d’un demi-pouce à un pouce. La 
cotolle eft blanche, à cinq pétales égaux, ovales, 
aigus, refléchis, caducs , longs d’une ligne ; les 
étamines plus longues que la corolle; cinq ftyles 


-filiformes, perfiftans, plus courts que les étami- 


nes; une baie prefque tétragone , très-obtufe , 
friée , à cinq loges , contenant des femences fort 
petites. 5 


Cette plante croît au Japon. B ( Déferipr. ex 
Thunë.) 


XX%*%X Feuilles fimples, entières. 


ARALIE en arbre. Aralia arborea. Linn, 


Aralia caule arboreo, foliis fimplicibus , umbelle 
univerfalis radiis uniglandulofis. Linn. Amœn. Acad. 
5. pag. 369. — Jacq. Amer. 89. — Swartz, Obf, 
119.— Jacq. Hort. Schoenbr. 1. pag. 26. tab. f1. 


Aralia arborea , foliis nitidis, oblongo-ovatis ; 
umbelà laxd, raaiis fingulis glandulà notatis. 
Brown , Jam. 189. 


Hedera arbor , folio haffato. Plum. Spec. 18, & 
Icon. 14$. 


Arbriffeau dont les tiges arborefcentes fe divi- 
fent en rameaux glabres , alternes, garnis , furtout 
vers leur fommet, de feuilles alternes, éparfes, 
rapprochées, pétiolées , amples, ovales, oblon- 
gues, très-entières, glabres à leurs deux faces, 
acuminées à Jeur fommet, membraneufes, ner- 
veufss , rétrécies à leur bafe , longues de fix à 
huit pouces & plus, fur quatre environ de large. 
Les fleurs font difpofées en une panicule , dont 
les ramifications fe divifene & fupportent chacune 
une ombelle très-ouverte ; les pédoncules chargés 
d’une glande; l’involucre compofé de bractées un 
peu fcarieufes & concaves , ovales-lancéolées , 
aiguës , beaucoup plus courtes que le pédicelle. 
Le flyle eft divifé en cinq parties. Le fruit con- 
filte en une baie à fix côtes faillantes , de la grof- 
feur d'un pois. M. de Lamarck avoit d’abord ren- 
voyé cette efpèce parmi les lierres ; il a depuis 
changé d'avis. (Voyez les obfervations à la fuite 
de Particle LIERRE.) 


Cette plante croît à la Jamaique. D (F. f.) 


A R A 


ARALIE en tête. Aralia capitata. Jicq. 


Aralia arborea, foliis fimplicibus , ellipricis , in- 
tecerrimis; panicults terminalibus ; floribus fefitibus , 
capitatis. Swartz , Prodr. $5.— Jacq. Amer. 89. 
tab. 61. — Aiton, Hort. Kew. 1. pag. 382. — 
Lam. Ill. tab. 217. 


Hedera (captata), foliis ellipticis , integris ; 
racemis compolitis , terminalibus ; floribus feffilibus , 
capitellatis. Smith, Icon. piét. 1. pag. 4. tab. 4. 
— Swarez, Flor. Ind. occid. 1. pag. $16. 


Cetre efpèce eft facile à diflinguer par fes fleurs 
fefliles, réunies en une perire tête à l'extrémité 
des pédoncules particuliers, C’eft un arbriffeau 
qui s'élève à la hauteur de dix à douze pieds, & 
fe divife en rameaux étalés, ridés, cylindriques, 
garnis, vers leur fommet, de feuilles éparfes, pé- 
tiolées , elliptiques , préfque rhomboidales , roi- 
des , glabres, luifantes , entières, foutenues par 
de longs pétioles. Les fleurs forment une grappe 
droite , terminale , ramifiée ; les pédicelles foute- 
nant chacun une petite tête de fleurs fefliles , nom- 
breufes , blanchâtres , accompagnées de petites 
bractées femblables à des paillettes. Les dents du 
calice font à peine vifibles; la corolle fort petite; 
les pétales oblongs , caducs ; l'ovaire glabre, tur- 
biné , furmonté de trois à cinq ftyles courts , rap- 

rochés. Le fruit eft une baie oblongue, glabre, 
à cinq loges, couronnée par le calice. 


Cette plante croît fur les hautes montagnes, 
aux Antilles & à la Jamaique. PB 


ARALIE en cœur. Aralia cordata. Thunb. 


Aralia herbacea | caule anguftato, inermi; folris 
fimplicious , cordatis. Thunb. Flor. jap. pag. 127. 


Dosjen. Kœmpf. Amœn. Fafc. 5. pag. 826. 


Ses riges font afcendantes, à peine ligneufes, 
velues, anguleufes, médiocrement rameufes ; les 
rameaux alternes , garnis de feuilles fimples , pé- 
tiolées , alternes, ovales, en cœur , rudes à leurs 
deux faces, inégales , dentées en fcie, aiguës à 
leur fommet , longues de deux pouces fur autant 
de large ; les pétioies plus courts que les feuilles. 
Les fleurs font difpolées en ombelles axillaires ; 
les pédoncules trichotemes, tomenteux, aïnfi 

ue les pédicelles. L’ovaire eit furmonté de cinq 
He divergens. 


Cette plante croit au Japon. #? ( Defcripr. ex 
Thunb.) 
* * 
* ARALIE grimpante. Aralia fcandens. 


Aralia (palmata}), caule ftandente , aculeato ; 
foliis quinquelobatis ; umbellis fimplicibus, Latéra- 
libus. Lour. Flor. cochin. 1. pag. 233. 


Ses tiges font nombreufes, grimpantes , ligneu- 


ARB 419 


fes, armées d'aiguillons épars , recoubés; garnies 
de feuilles épartes , longuement pétiolées , pal- 
mées, divifées en cing grands lobes. Les fl:urs 
font blanches, difpofées en ombelles fimples, 
folitaires , latérales, fans involucre ; les pétioles 
& les pédoncules fans aiguillons. 


Cette plante croît dans les campagnes , à ‘la 
Chine. D (Deféripr. ex Lour ) Son écorce paffe 
pour réfolutive , épuratoire. Où l’emploie dans:la 


rage & l'hydropifiz. 


L’aralia odophylla de Loureiro me paroît être 
la même plante que l’aralia palnata Lam. n°. $: 


L’aralia cochleata , n°. @, & l’aralia umbellifera 
fe rapportent à cette divifion. 


ARAUCARIA. Juff. Gen. pag. 413. Grand & 
bel arbre du Chili, qui a l’afpcét d'un prorea , & 
beaucoup de rapport avec les pins par fa fruétifr- 
cation. Molina l’a obfervé le premier ; il l’avoit 
nommé pinus araucana ; mais des échantillons rap- 
portés enfuite par Dombey firent connoitre qu'il 
devoit conftituer un genre particulier , auquel 
M. de Lamarck donna le nom de dombeya , & que 
depuis M. de Juffieu a nommé araucarta , parce 
qu'il avoit été trouvé dans cette contrée du Chili 
habitée par les Araucans. ( Voyez DomBey, 
vol. II, pig. 321.) : 


ARBOUSIER. Arburus. Les plantes renfermées 
dans ce genre ne font guère en Europe que des 
arbriffleaux d'ornement. Quelques-uns offrent en- 
core, dans les pays chauds, des fruits bons à mar- 
ger, quoiqu'ils paflent , nème dans nos départe- 
mens méridionaux , pour fades & indigeftes. Il 
n’en eft pas ainfi dans les climats d'une tempéra- 
ture plus élevée , telle que dans la Barbarte , où 
larboufier commun (arbutus uredo ) eft tres-re- 
pandu : il eft des collines qui en font toutes cou- 
vertes. Ses fruits ne font parfaitement mûrs que 
dans le courant de l’automne; ils font alors favou- 
reux , délicats & point du tout indigeftes. J'en ai 
fouvent recueilli & mangé prefqu'avec excès, 
fans en avoir été jamais incommodé. M. Desfon- 
taines a fait la même expérience , & il juftifie éga- 
lement l’arboufier du reproche que l’on fait à fes 
fruits dans des provinces où ils ne müriffent qu’im- 
parfaitement. Cet arb:ifleau eft gravé dans les 
Illuffrations , tab. 366, Ëg. 1 , aux efpèces décri- 
tes par M. de Lamarck. il faut ajouter après le 
PRE 


2.X ARBOUSIER de Canaric. Arbutus cana- 
rienfs. 

Arbutus folits ne 36 A Ac paniculis ver- 
ticalibus , hifpido-glutinojis. Dubham. edit. nov. 1. 
pag. 80. 


Cet arbriffeau fe diftingue par fa panicule point 
Ggg2 


420 AR B 


inclinée , mais toujours droite, hifpide & gluti- 
neufe; par fes feuilles alongées , glauques en def- 
fous : il a le port de l’arbutus unedo. Ses tiges font 
droites , élancées , peu rameufes , revêtues d’une 
écorce brune, garnies, vers l'extrémité des ra- 
meaux, de feuilles réunies en touffes alternes ; 
pétiolées , glibres , oblongues-lancéoléss , d’un 
vert-foncé, luifantes , coriaces , glauques en def- 
fous , aiguës, dentées en fcie , perfiflantes. 


Les fleurs font blanches ou coul-:ur de rofe ten- 
dre , réunies en une panicule droite, terminale, 
étalée , chargée de poils glutineux, AO RPABRÉe 
de braétées fcarieufes , lancéolées ; les pédicelles 
velus , glutineux. Le calice elt velu, divifé en 
cinq lobes; la corolle ovale, urcéolée, beaucoup 
plus grande que celle de l’arbutus unedo ; l’ovaire 
glabre, arrondi, furmonté d’un ftyle fimple , per- 
fiftanc, & d'un ftigmate aigu : il lui fuccède une 
baie arrondie , à cinq loges polyfpermes. 


Cette plante croît aux îles Canaries , où elle a 
été découverte par M. Riedlé. B 


3. ARBOUSIER à feuilles entières. Arbutus inte- 
grifodia. Lam. 

D'après les obfervations de M. Veillard , dans 
la nouvelle édition des Arbres & Arbuffes de Du- 
hamel, 1, pag. 79 , les fynonymes, les figures & 
les defcriptions de Clufius, Jean & Gafpard Euu- 
hin , citées par Tournefort & par M.de Lamarck, 
appartiennent à l’arbutus andrachne Linn. & non 
à cette efpèce. M. Desfontaines n’eft point de cet 
avis. « L’arbutus integrifolia eft l’arbutus folio non 
ferrato Tournef., & l’andrachne Theophrafi de 
l'Eclufe , fynonyme que Linné a rapporté mal-à- 

ropos à fon urbutus andrachne , qui croit dans 
fie de Samos & autres lieux, tandis que l'an- 
drachné de Théophrafte eft indigène à l'ile de 
Candie , & que la deftription de cet ancien na- 
turalife convient à l’arboufier à feuilles entières 
de Tournefort & de Lamaick.» (Hïff. des Arbr. 
tom. 1, pag. 261.) 


3.* ARBOUSIER à feuilles de laurier. Arbutus 
laurifolia. Linn. f. 


Arbatus arborea , foliis oblongis , utrinquè acumi- 
natis, acute ferratis, glabris ; racemis axillaribus , 
fecundis | feffilibus , folitariis. Linn. f. Suppl. pag. 
238. 

Il fe rapproche par fon port , par la forme de 
fes feuilles , de l'arboufier commun. Ses tiges font 
droites , cylindriques , rameufes , recouvertes 
d’une écorce brune ; fes rameaux garnis de feuil- 
les glabres, oblonguss , lancéolées, aiguës à leurs 
deux extrémités, perfifiantes , dentées en fcie, 
acuminées à leur fonmmet. Les fleurs font difpo- 
fées, dans l’aiffel'e des feuilles, en petites grap- 
pes fefiles , folitaires , fimples, unilatérales , plus 


D 


A RB 


courtes que les feuilles; la corolle blanchâtre ; les 
baies globuleufes, rougeâtres, charnues, à cinq 
loges polyfpermes. 

Cette plante croît dans l’ Amérique feptentrio- 
nale. h (W.f.) 


6. ARBOUSIER piquant. Arbutus mucronata. 
Linn. — Lam. Ill. Gen. tab. 366. fig. 2. 


8. ARBOUSIER filiforme. Arbutus filiformis. 
Lam. 


C'eft bien certainement le vaccinium hifpidulum 
Linn. (Voyez AIRELLE , Suppl. n°. 35.) 


Obfervations. L’arbutus [erpyllifolia Lam. n°. 7, 
& Ill. tab. 366, fig. 3, eft le gaultheria antipoda 
Forft. (Woÿez PALOMMIER ; Suppl.) Willdencw 
rapporte à tort la plante de M. de Lamarck à l’ar- 
butus microphylla Forft. ; elle ne lui convient pas. 
Cerre dernière eût l’andromeda myrfinites. ( Voyez 
ANDROMÉDE, Suppl. n°. 10.) Enfin, l’arbutus 
pumila Linn. Suppl. & Willd. eft la mème plante 
que notre ANDROMÈDE à feuilles de canarine, 
Suppl. n°. 9. 


* ARBOUSIER à feuilles de filaria. Arbutus 
phyl'ireafolia. Perf. 

Arbutus caule ramofiffimo ; foliis lanceolatis , acu- 
minatis , acutè ferratis ; floribus axillaribus. Perf. 


Synopf. Plant. 1. pag. 483. 


Ses tiges fe divifent en rameaux nombreux, 
garnis de feuilles alcernes, petites, affez fembla- 
bles, par leur forme & par leur confiftance, à celles 
du filaria ; eiles font glabres, lancéolées , dentées 
en fcie à leur contour ; les denrelures très-aiguës. 
Les fl:urs font axiilaires. 


Cette plante croit au Pérou. F (Herë. Juff.) 


ARBRE. L'arbre eft, fous bien des rapports, 
le plus parfait des végétaux : c’eit le complément 
de la vie végérative. Il l'emporte fur toutes les 
autres plantes herbacées par fa vigueur, par l’a- 
bondance de fes fucs vitaux , par fes moyens de 
reproduétion ; il étonne par la longue durée de fa 
vie , par la groffeur & l’élévarion de fon tronc, 
par fa cime impofante & majellueufe qui le cou- 
ronne , enfin par fon poit & par l’enfemble de 
toutes {es parties. 


Toutes les fois que la végétation s'établit fur 
un terrain neuf , loriqu’elle eft livrée à elle-nême, 
lorfque fes admirsbles & lonss travaux ne font 
point troublés,: ou ‘par-la hache défiruétive ou 
par la dent des animaux, elle hnit toujours par 
produire des arbres ,, &, la [urface ‘entière du 
Globe n'offricoir qu'une vafte forér fins la réu- 
nion des hommes en focieré. La muiuplicité des 


atbres eft le plus grand obftacle qu'éprouvent-les 


AR B 


nouveaux colons lorfqu'ils arrivent pout la pre- 
mière fois dans des contrées privées d'habitans. 
1] en eft de même des pays cultivés pendant une 
longue fuite de fiècles, dépeuplés enfuite, foit 
par les ravages de la guerre , foit par la longue 
durée des maladies peftilentielles. Dès que ces 
plaines , jadis fertiles, font abandonnées , les fo- 
rêts couvrent avec le tems ces campagnes fillon- 
nées par le foc de la charrue, ces prairies brou- 
tées par les troupeaux, & même les valles efpaces 
occupés par les grandes cités. 


L'Afrique feprentrionale, ce pays autrefois fi 
peuplé lorfqu'il éroit habité par les Carthaginoïs 
& les Romains, aujourd’hui prefqu'inculte depuis 
qu'il eft tombé fous ie pouvoir du defpotifme, elt 
un exemple frappant de cette vériré. Aux travaux 
des hommes ont fuccédé ceux de la nature. Celle- 
ci s'eft emparée de ces riches provinces, jadis 
ouvertes de routes parts au commerce & à l'in- 
dufirie, & il m'eft arrivé bien fouvent, en par- 
courant ces belles contrées , de retrouver les rui- 
nes d’une ancienne & grande ville ou Jes traces 
d’un grand chemin dans des bois prefqu'impéné- 
trables : il faut fouvent y cherch:r fous les brouf- 
failles les monumens rares & précieux du puiflant 
empire des Carthaginois & des Romains. Une 
brillante végétation couvre ces terres abandon- 
nées, & la nature, libre de toute contrainte, 
eft rentrée dans fes droits en faifant croïtre dans 
chaque fol les végétaux qui y conviennent le 
mieux. 


Ce n’eft donc point dans les pays civilifés que 
lon peut étudier parfaitement la marche de la 
nature, qu'il eft cependant fi eflentiel de con- 
noître, même pour apprendre à diriger la culture 
de fes productions. Les befoins de l'homme en 
grande fociété le forcent de la contrarier à cha- 

ue pas : il ne peut permettre à la terre de pro- 

uire librement ce qu'elle veut; il eft forcé d’ar- 
rêter le progrès rapide des forêts, qui bientot 
couvriroient les plaines deftinées aux moiflons ; 
il arrache impitoyablement la plante indigène 
pour la remplacer par des végétaux exotiques. 
C'eft de ce défordre apparent que réfultent les 
plus précieux avantages pour l'homme focial quand 
il fait diriger fes travaux d'après ceux de la na- 
ture , & que l’obfervation lui fait connoitre que 
les mêmes plantes , les mêmes arbres, ne peuvent 
croître également bi=n dans vous les fols ni aux 
mêmes expoñitions. D’après la connoiflance par- 
faire des localités , nous faurons fertilifer les fols 
les plus ingrats, & nous étendrons avec profit le 
vale domaine de la culture. En jetant un coup 
d'œil fur cette belle diftriburion de végétaux li- 
gneux qui ornent la furface de la terre , nous re- 
connoitrens bientôt qu'aucun d'eux ne pourroit 
être mieux que dans les lieux où ils croiflent na- 
turellement. Si nous faifions defcendre les pins 
dans les vallons reflerrés & brülans, fi nous tranf- 


ARB oi 


portions les platanes fur les hautes montagnes, 
nous verrions les premiers périr faute d'air & par 
trop de chaleur, & les feconds par un air trop vif 
& trop froid. Un obfervateur exercé faura même, 
au feul port d’un arbre, à fa forme, à fon organi- 
fation particulière , reconnoitre le fol auquel il 
doit appartenir : ce fera un trait de lumière de 
pius pour la direétion de leur culture. {1 s’apper- 
ceyra bientôt que l'arbre qui croit fur les hautes 
montagnes eft différent de celui qu’on rencontre 
fur la pente des collines ; que ceux des plaines & 
des ba:-fonds ne fe retrouvent plus fur les hau- 
teurs; que les uns ne fe plaifent que dans les fables 
arides & brûlans; d’autres, dans les lieux humides 
ou fur le bord des ruifleaux. Quoique certaines 
efpèces d'arbres paroiïflent végéter égalsment bien 
fous tous les climats & à des expofitions diffsren- 
tes , chaque contrée néanmoins en poflède qui lui 
font propres, & qu’on ne peut trouver ailleurs, 
1! en eft dans le Midi qu’on n: rencontrera jamais 
dans le Nord. Ceux des tropiques , de l’Amerique 
ou des Indes ne r:ffemblent point à ceux de l’Eu- 
rope ; & quoique la culture parvienne, à force de 
foins , à s'approprier quelques arbres exotiques, 
il en eft un grand nombre auxquels elle eft forcée 
de renoncer. 


Cette variété de produétions s’oppofe à l'uni- 
formité, & forme de l'Univers le fpeétacle le plus 
fublime & le plus impofant. Comme 1l feroit trifte 
& monotone fi partout l’on ne rencontroit qu’un 
gazon uniforme ! Mais il n’eft que le fond du ta- 
bleau : les forêts en forment les grandes mafles, 
& les animaux lui donnent le mouvement & la 
vie. 

En confidérant les arbres fous le double rapport 
de leur organifation & de leur développement, il 
faut avant tout fe rappeler une diftinétion effen- 
tielle qui avoit échappé aux Anciens , qu'ont éta- 
blie MM. de Jufieu , fi favamment développée 
enfuite par M. Desfontaines : c'eft celle des arbres 
monocotylédons ou dont les femences ne font pour- 
vues que d'un feul cotylédon, & dicotylédons ou 
dont lés femences font munies de deux cotylé- 
dons. M. Mirbel, dans plufieurs Mémoires lus à 
l'Inftitut , a confirmé ces obfervations , auxquelles 
il a ajouté un grand nombre d’autres qui lui font 
particulières. C’eit d’après les recherches de ces 
favans eftimables que nous allons expofer la diffé- 
rence qui exilte entre ces deux grandes coupes 
du règne végétal. 


Les arbres monocotylédons , dont les palmiers 
forment le plus grand nombre, plus fimples dans 
leur organifation & dans leur développement, 
font bien moins nombreux que les arbres dicoy- 
lédons. « Nés pour habiter les pays chauds, dit 
M. Mirbel , ils ne végètent avec vigueur qu’entre 
les deux tropiques. Aucune efpèce ne croît fpon- 
tanément dans les pays du Nord, & ce n'eft fou- 


420 ARB 


vent que par des foins multipliés que l'homme 
parvient à en conferver quelques individus dans 
les climats tempérés. Ordinairement les arbres 
monocotylédons n'ont point de branches; leur 
tige, cylindrique &c régulière, fe foutienr, de 
même qu'une colonne , dans une direction verti- 
cale, & leur cime eft couronnée d’un vafte faif- 
ceau de feuil'es, du milieu defquelles naïffent les 
fleurs : tel ef le dracana , quelques efpèces d'aloés, 
d'yucca, d'agave , munis de feuilles fimples , roi- 
des , aiguës , en forme de glaive; tels fonc encore 
ces végétaux de la belle famille des palmiers , le 
fagouier , dont la tige contient une fécule nour- 
riflance ; le dactier , non moins intéreflant par fon 
utilité que par fa forme majeftueufe , & dont les 
feuilles, connues fous le nom de palmes , ont été 
confacrées à la gloire dés héros ; l’aréca, dont le 
fruit entre dans la compofition du bétel ; le coco- 
tier ,-qui fournit à des peuplades nombreufes un 
aliment fain, une liqueur agréable , des meubles 
& des vêremens; le chamærops, qui porte des 
feuilles pliffées en éventail ; le corypha , dont le 
tronc s’elève à foixante.dix pieds, & dont le fom- 
met fe couronne de huit à dix feuilles de quarante 
pieds de diamètre ; le badris & lé nipa, qui don- 
nent une boiffon uti!e ; le lontar , qui produit ces 
fameux cocos des Maliives, fi remarquables par 
leur volume & par leur forme fingulière, & beau- 
coup d'autres arbres également intéreffans par 
leurs produits économiques, & qui ont frappé 
d’étonnement tous les voyageurs qui ont parcouru 
les pays chauds de l'Afie, de l'Afrique & de l'A- 
mérique. En effet, qu’on fe tranfporte en idée 
fous la zône torride , qu’on fe repréfente ces pal- 
miers fur leur terre natale, foit qu'ils habitent 
des fables arides ou des plages maritimes , ou le 
fommet des montagnes , ou le fond des vallées , 
partout leur afpeét a quelque chofe de fimple & 
de grand qui frappe l'imagination , & qui annonce 
dans ces végétaux une organifation particulière , 
bien différente de celle des arbres qui compofent 
nos forêts de l'Europe. » 


Ce foupçon s’eft converti en certitude par l'at- 
tention que l’on a portée au développement & à 
Forganifation des palmiers. L’embryon, dans ces 
arbres, eft un petit corps cylindrique ou conique, 
plus ou moins renflé à fon fommer. On n’y apper- 
çoit d’abord ni la plantule ni le cotylédon. Ces 
organes ne deviennent fenfbles qu'au moment de 
la germination. A cette époque l'embryon perce 
la graine, &, reftant toujours engagé dans les té- 
gumens par l’une de {es extrémités, il fe prolonge 
pa Pautre en un filet qui n’eft autre chofe que la 

afe développée du cotylédon, dont le fommet 
plonge dans la graine. Cette bafe du cotyléion 
recèle la petite racine & la petite tige, qui ne 
tardent pas à fe développer. 


L'une & l’autre ont la forme d’un petit cône : 
celle qui doit former la racine pointe vers la 


ARB 


terre, & cells de la vige vers le ciel, La première 
préfeute une maffe folide ; la feconde, au con- 
traire , elt formée de gaînes qui s’emboitent les 
unes dans les autres. Chaque gaîne eft une feuille. 
La plus extérieure (erc d’étui à la feconde ; celle- 
ci à la troifième , la troifième à la quatrième , & 
aïnfi des autres. Le corylédon lui-même n’eft autre 
chofe que la première feuille, qui les enveloppe 
toutes. Infenfiblement les feuilles intérieures pren: 
nent plus d’extenfion : elles r-pouffent celles qui 
les environnent, & les forcent à fe pencher vers 
la terre ; elles font r:pouffées à leur tour par celles 
qui naiflent dans le centre, & font contraintes de 
s'incliner vers les preinières. 


Les feuilles fe multiplient & fe fuccèdent dans 
le même ordre ; elles forment , à la furface de la 
terre, un faifceau dont toutes les branches font 
étroitement unies par leur bafe, & c'eft cerre bale 
folide qui eft l'origine du tronc ou ftipe des pal- 
miers ; car les feuilles extérieures ne tardent pas 
à fe détacher. Mais leur partie inférieure, pius 
durable , forme un anneau compaéte, du centre 
duquel s'élèvent de nouvelles feuilles, qui à leur 
tour font repoufl£es à la circonférence, &, venant 
à fe détacher, laiffent à leur bafe un fecond an- 
neau égal au premier, & placé au deffus de lui. 


Ce fecond anneau eft bientôt furmonté d’un 
troifième ; ce troifième d'un quatrième , & ainfi 
de fuite , jufqu'à ce que la vieilleffe ou quelqu'’au- 
tre caufe arrêtant la végétation , l'arbre celle de 
produire de nouvelles feuilles, & par conféquent 
de s'élever. 


Il réfulre de ce mode de développement, qu’un 
arbre monocotylédon ceffe de croître en épaiffeur 
long-tems avant que fa croiffance en hauteur foit 
terminée ; ce qui eft d'autant plus évident, que 
tous les anneaux formés par la bafe des feuilles, 
& fuperpofés les uns aux autres, ont un diamètre 
égal, & que le premier de ces anneaux , celui qui 
fert pour ainfi dire de foubaffement à la colonne, 
a pris en épaifleur toute la croiffance dont il étoit 
fufceptible dès les premiers tems du développe- 
ment du végétal. En un mot, le tronc des pal- 
miers a, dès qu’il s'élève au deffus de la terre, 
toute la groffeur qu’il doit avoir dans toute fon 
étendüe , n'importe à quelle hauteur il parvienne, 
& ce phénomène fe conçoit aifément d’après le 
mode d’accroiflement que nous venons d’ex- 
pofer. 


Les cicatrices que les palmiers & autres arbres 
de cette famille portent à leur fuperficie, indi- 
quent les places d'où les feuilles fe font déra- 
chées , & font de: preuves toujours fubfiftantes 
du mode de développement auquel la nature a 
foumis les arbres pourvus d’un feul cotylédon. 
L'organifation intérieure de ces arbres n’eft pas 
moins digne d'attention que leur développement. 
Si l'on coupe tranfverfalement le tronc d’un arbre 


ARB 


à deux cotylédons , comme les faules , les chênes, 
les peupliers , les tilleuls, les frênes, &c., on 
apperçoit aifément fur cette coupe un point cen- 
tral & une muititude de zônes concentriques , qui 
forment des cercles d'autant plus grands, qu'ils 
approchent davantage de la circonférence. La 
dernière de ces zônes conflitue l'écorce ; mais fi 
l’on coupe également la tige d’un palmier ,on n'y 
remarque ni point central déterminé ni zônes con- 
centriques , mais un tiffu plus ou moins lâche, 
dans lequel fe montre une multitude de nœuds 
compactes, d'autant plus rapprochés entr'eux , 
qu'ils font plus voifins de la circonférence. 


Ce n’eft pas la feule différence d’organifation 
qu: préfentent les grands végétcux à un & à deux 
cotylédons. Non-feulement la coupe tranfverfale 
du tronc des arbres monocotylédons offre un tifiu 
lâche & des nœuds d’un tiflu plus ferré , mais de 
plus la coupe verticale prouve encore que les 
nœuds ne font que l'extrémité de longs filers 
durs , plus nombreux vers la circonférence. Ces 
filets parcourent la tige dans fa longueur ; ils fe 
UE quelquefois un à un ou fe divifent de 
diftance en diftance, environnés d’un tiffu mou. 
C'eft cette orgañifation qui fait que, quoiqu'il 
foit fouvent très-difiicile de couper un palmier à 
coups de hache ou avec une fcie , on parviendroit 
facilement à le rompre fi l'on brifoit les uns après 
les autres les filets qui font la folidité de fa 
tige. 


« On a donné, dit M. Mirbel, au tiffu lâche 
dont ces filets font entourés, le nom de moëlle; 
cependant il eft certain que cer organe n'a aucun 
rapport avec la moëlle renfermée dans la cavité 
des os. L’obfervation microfcopique nous a prouvé 
que c’eft un tiu cellulaire, femblable à celui que 
nous avons trouvé dans les feuilles, les fruits, les 
cotylédons. 


» Les filets longitudinaux conftiruent le bois 
ou corps ligneux des arbres monocotylédons. Ces 
filets ont en effet la dureté , la ténacité , l’élafticité 
du bois des autres végétaux, & ils font, comme 
lui , formés par une infinité de tubes ou vaifleaux 
plus ou moins grands, placés parallélement à côté 
les uns des autres. Cetre organifation interne s’ex- 
plique par le mode de développement. Nous avons 
vu les feuilles , en s’uniffant par leur bafe, donner 
naiflance au tronc ou ftipe ; mais chacune de ces 
feuilles eft elle-même formée d’une multitude de 
filets liés par le tilu cellulaire, & c’eft la réunion 
de tous ces faifceaux particuliers qui conftitue le 
faifceau général. Si les filets fonc plus nombreux à 
la circonférence, c’elt que les feuilles anciennes, 
preflées par celles qui naïffent dans le centre, font 
fans cefle repouffées vers la circonférence , & for- 
ment par conféquent un tiffu plus compaëte.» 


D’après l’expofé qui vient d’être préfenté des 
caraétères qui conftituent les arbres monocotylé- 


ARB 423 


dons, il feroit difficile de les confondre avec les 
arbres à deux cotylédons , dont nous allons exami- 
ner l’organifarion. Confidérés d’abord dans leurs 
formes extérieures, nous reconnoiflons que leur 
tige , au lieu d’être également épaiffe dans toute 
fa longueur , va prefque toujours en s’aminciffant 
de la bafe au fommet. Ainfi le diamètre du tronc 
d'un chêne eit plus grand au niveau du terrain qu’à 
la naiflance de fes branches. Il en eft de même du 
châtaignier , du tilleul, du fapin, &c. La cime de 
ces arbres et couronnée d'une multitude de bran- 
ches divifées & fubdivifées en rameaux. Ces ramt- 
fications fe portent irréguliérement de tous côtés , 
& les jeux de la nature font tels à cet égard , que 
la plupart des arbres de même efpèce, & à plus 
forte raifon d’efpèces différentes , que la main de 
l'homme n’a point affervis à des formes détermi- 
nées, different abfolument par l’afpeét & les dimen- 
fions. Il eft rare auffi que la cige foit parfaitement 
droite, cylindrique & régulière. Quant aux feuil- 
les, elles font attachées çà & là fur les branches, 
& femblent, à la première vue , avoir été placées 
au hafard. Il n’en et cependant pas ainfi. Leur po- 
fition eft toujours relative au mode d'exiftence du 
végétal. 

Si de l'examen des formes extérieures nous paf- 
fons à celui de l’organifation interne , nous trou- 
verons bien d’autres différences entre les arbres 
monocotylédons & dicotylédons. Pour faire con- 
cevoir nettement l’organifation de la tige des ar- 
bres monocotylédons , nous avons d’abord tracé 
l’hiftoire de fon développement, parce qu'en effet 
l'organifation du tronc eft le réfulrat du dévelop- 
pement des feuilles & de l’union de leur bafe ; 
mais maintenant nous devons fuivre une marche 
inverfe , & parler de la ftruéture iñiterne du tronc 
avant de dire comment il croit & fe développe, 

arce que cette organifation date de l’origine de 
A plante , que nous en trouvons déjà Pre 
dans l'embryon, & que c’eft elle qui détermine le 
mode de développement & de croiffance. 


Dans les arbres dicorylédons , la tige eft compo- 
fée de trois parties diftinétes ; favoir : l’écorce, pla- 
cée à l'extérieur ; la oë/le, qui occupe le centre ; 
le corps ligneux, qui eft intermédiaire. On apper- 
çoit facilement ces trois parties en coupant un 
jeune arbre tranfverfalement ou verticalement. 


L'écorce forme une enveloppe plus ou moins 
épaiffe à la fuperficie. Cette enveloppe eft com- 
pofée elle-même du rifu herbacé , qui eft la couche 
la plus extérieure , des couches corticales , qui vien- 
nent enfuire , & du Ziber, qui eft appliqué immé- 
diatement fur le corps ligneux. Il eft facile de fé- 
parer l'écorce du refte du végétal. 


Le corps ligneux préfente deux couches princi- 
pales, dont l'une eft extérieure & l’autre inté- 
rieure. La première ef l’aubier ; la feconde eft le 
bois, L'une & l’autre font traverfées d’une multi- 


44 ARB 


ARB 


tude de lignes ou rayons médullaires, qui s'éten- ! pefanteur fpécifique fort plus grandes, La couleur 


dent du centre à la circonference, & que l'on 2 : 
comparées aux lignes horaires d'un cadran, 


La moë!le placée au centre du végétal le parcourt | 
dans toute fa longueur ; elle offre à l’anatomiite 
l'érii tubulaire à la circonference , & le viffu médul- 
laire au centre. M. Mirbel , s'appuyant des obfer- 
vations microfcop'ques, a jeté beaucoup de lu- 
mière fur toutes ces parties, que nous allons par- 
courir fucceflivement avec lui. 


À la fuperficie de la coupe tranfverfile, nous 
trouvens le rifu herbacé : c’eft une couche aff:z la- 
che, toujours imbibée d’une fubftance réfineufe , 
ordinairement verte, quelquefois brune , jaune , 
rouge, &c. Cette enveloppe eft formée d’un tiffu 
cellulaire , dont les parois les plus extérieures font 
connues fous le nom d’épiderme. Le tiffu herbacé a 
ordinairement une couleur très-intenfe à la fuper- 
ficie ; mais cette couleur s’affoiblit dans l'inté- 
rieur. 


Sous cette première couche font les couches cor- 
ticales ; elles font compofées &’une multitude de 
tubes, formant de petits faifceaux , fe féparant & 
fe réuniffant altesnarivement, de manière à com- 
pofer des réfeaux , dont les mailles s’alongent dans 
ja longueur de la tige. On parvient à divifer en 
plufieurs lames les couches corticales par un pro- 
cédé très-fimple , qui confifle à les tenir plongées 
dans l’eau jufqu’à ce que le fluide ait diffous le 
tiflu cellulaire qui unit les différens réfeaux , & 
qui remplit leurs mailles. 


Vient enfuite le Ziber ; il offre, comme les cou- 
ches corticales, différens réfeaux fuperpofes les 
uns aux autres, & dont les mailles font remplies 
par le tiffu cellulaire; mais le fiber a moins de con- 
fiftance. On peut également le féparer en feuillets 
diftinéts , en le faifant macérer dans l’eau. Sa cou- 
leur tire toujours plus ou moins fur le vert. 


L’aubier, que l’on trouve fous le liber , eft une 
fuite de couches ou de réfeaux placés les uns fur 
les autres , femblables encore par l’organifation à 
ceux que nous venons de décrire , mais dont les 
mailles font plus alongées , les faifceaux des tubes 
plus droits, le tiffu cellulaire moins abondant, & 
formant en conféquence une maffe plus compaéte, 
plus dure, plus pefante. L’aubier , comme l’indi- 
que fon nom, dont l’étymologie (a/bu) eft latine, 
a une couleur blanchatre. 


La même organifation fe préfente encore dans 
le bois; mais on remarque entre cette partie & 
Paubier la différence que nous venons d'établir 
entre l'aubier & le liber, c'eft-à-dire que les 
tubes qui compofent les réfeaux ligneux font plus 
droits , que les mailles font plus longues & plus 
étroites, & que le tifflu cellulaire eft en moindre 
quantité : d'où il réfulte que le bois eft néceffaire- 
ment d’un tiflu plus ferré, & que fa dureté & fa 


du bois varie; mais on obferve d communément 
qu’elle eft rembrunie , en comparaifon de celle de 
l’aubier. 


Les couches corticales, le liber, l’aubier & le 
bois ne diffèrent donc pas par la nature des élémens 
organiques qui les compolent, mais feulement par 
la quantité proportionnelle de ces élémens. « L’ob- 
fervation microfcopique nous a prouvé , ajoute 
M. Mirbel , que ces quatre parties contenoient 
les perirs tubes , les grands tubes & le tiffu cellulaire, 
difpofés à peu près de la même manière, mais 
dans des proportions inégales ; & l’œil , fans le 
fecours des verres , apperçoit très-bien fur la 
coupe tranfverfale d’un tronc de tilleul, de 
chène, &c., les zônes concentriques qui com- 

ofent ces diverfes parties, & + font voir, par 
eur uniformité, la fimplicité du plan de Là na- 


| ture, » 


Les rayons que l’on voit fur la coupe tranfver- 
fale , & que nous avons comparés aux lignes ho- 
raires d’un cadran, font formés par le tiflu ceilulaire 
qui remplit les mailles des couch=s concentriques ; 
& comme ces mailles font fouvent placées les unes 
vis-à-vis les aurres, il fuit de là que les rayons doi- 
vent fe prolonger, & fe prolongent en effet, 
fans déviation, du centre à la circonférence. 


Le bois, quand Parbre eft très-jeune, offre un 
canal Jongitudinal à fon centre : c'eft le canal mé- 
dullaire. La paroi de ce canal ef tapiffée de grands 
tubes poreux, de grands tubes fimples, de tra- 
chées & de faufles trachées, qui compofent ce 
que nous avons défigné fous le nom d'écui tubu- 
laire. C’eft dans cet étui qu’eft placée la moëlle. 


La moëlle eft formée d’un tiffu cellulaire lâche, 
qui ne contient d'ordinaire qu’un fluide limpide 
& fans couleur. Ce tiflu ne fe rencontre que dans 
les tiges très-jeunes ou dans les branches nouvel- 
lement développées. 


Il eft certain que toutes ces parties ne forment 
qu'un feul & même tiflu, & cette vérité , qui, 
d’après fon fimple énoncé , ne paroitra peut-être 
pas d’une haute importance, jette cependant un fi 
grand jour fur les végétaux, qu'elle explique tout 
le myftère de leur organifation. Nous devons 1Jou- 
ter que c’eft à l'ignorance de ce fait qu'il faut 
attribuer la plupart des erreurs introduites dans 
lPanatomie végétale. 


Les branches & les rameaux ont la même organi- 
fation que le tronc; mais les racines offrent quel- 
ques différences. La moëlle n’exifte qu'au fommet 
de leurs ramifications principales : on n'en trouve 
aucune trace dans les rameaux inférieurs. L’écorce 
ef plus tendre , plus fucculente, plus épaiffe que 
dans le tronc. Le liber, l’aubier , le bois fe con- 
fondent davantage. D'ailleurs , on y retrouve les 
couches concentriques & les rayons SRE 

es 


ARB 


Les couches concentriques du tronc, des bran- 
ches & des racines n’ont pas toujours exifté. Le 
chêne qui végète depuis deux ou trois fiècles en 
offre un bien plus grand nombre que le chêne de 
dix ans , & le chêne de l’année en a deux ou trois 


au plus. Ces couches fe forment donc fucceffive- . 


ment. Obfervons le végétal dans fon origine , & 
fuivons-le jufqu'au moment où il eft parvenu au 
terme de fa croiflance; nous parviendrons ainfi à 


connoître comment la nature opère fes dévelop- 
pemens. 


Dans l’origine l’arbre eft renfermé fous les en- 
veloppes étroites d’une graine. Ces énormes boa- 
babs, dont la mafle furpañle de beaucoup celle des 
autres efpèces du règne organifé, puifque leur 
tronc acquiert jufqu’à trente pieds de diamètre , & 
leurs branches foixante pieds de longueur, ont été, 
dans les premiers jours de leur développement , 
auf foibles que Fherbe la plus chétive. L'embryon 
d’un chêne n’a pas deux lignes de long, fur une 
demi-ligne de diamètre. Sa tige eft renfermée entre 
deux cotylédons épais & charnus. Sa racine paroit 
à l'extérieur fous la forine d’un cône. 


Si l'on fait l'anatomie de certe petite plante, 
on voit au centre un filet de moëlle, à la circonfé- 
rence un tiflu herbacé, & entre l’un & l’autre 
tiflu une férie de tubes qui conftituent l’étui tu- 
bulaire : il n’y a point encore de liber, d’aubier ni 
de bois. A peine les fluides d2 la terre dévelop- 
pent certe plante délicate, qu’il fe dépofe une cou- 
che de liber, entre le tiflu herbacé & l’étui tubu- 
laire. Ce tiflu, comme en l’a vu plus haut, eft un 


réfeau de tubes, dont les mailles font remplies par 


le tiflu cellulaire; cependant les tubes s'alongent 
& fe redreffent, les mailles deviennent plus étroi- 
tes, & le tiflu cellulaire qu’elles renferment , ef 
comprimé : il en réfulte infenfiblement la méta- 
morphofe du liber en aubier ; mais ce tiflu , à me- 
fure qu’il s'alonge , perd de fon épaiffeur 5 il fe 
détache du tiffu herbacé, & laiffe un vide que 
vient remplir une autre couche de liber. Cerre 
couche eft à fon tour convertie en aubier, & re- 
couverte d’un nouveau liber, tandis que l’ancien 
aubier fe change en bois. 


La jeune tige, parvenue à cette époque , pré- 
fente trois couches qui n’exiftoient pas dans l'em- 
bryon. La plus intérieure eft en même tems la plus 
anciennement formée , la plus folide , la plus com- 
paéte ; elle formerle bois. Celle qui la recouvre, 
eft moins ancienne & moins dure ; elle forme l’au- 
bier. La plus récente & la plus extérieure eft molle 
& verte: c’eft elle qui confticue le liber. 


A mefure que les couches du bois fe multi- 
plient, celles de l'aubier & du liber fe renouvel- 
lent, & l’épaiffeur de la tige augmente. Ce font 
ces couches fuccefives qui forment les zûnes con- 
centriques que l’on obferve fur la coupe tranfver- 
fale des troncs des arbres dicotylédons, & qui 

Botanique. Supplément. Tome 1. 


ARB 425 


font fi nombreufes dans les individus, dont la 
naiffance remonte à plufieurs fiècles. Quant aux 
rayons médullaires , on conçoit facilement leur 
formation. Les mailles des réfeaux fuperpofés les 
uns aux autres fe correfpondent, & font comblés 
par le tifflu cellulaire, qui fe prolonge par con- 
féquent du centre à la circonférence , & commu- 
nique d’un côté avec l’étui tubulaire, & de l’au- 
tre avec le tifflu herbacé. 


Mais comment ces végétaux croiflent-ils en lon- 
gueur? Cette queftion n’eft pas difficile à réfou- 
dre. La tige des arbres dicotylédons a toujours 
une forme plus ou moins conique. Si ce carac- 
tère s’alrère & même s'efface prefqu’entiérement 
dans un grand nombre d’efpèces , il f montre 
dans d’autres d’une manière bien frappante, tel 
que dans les peupliers, les fapins , les thuya, &c. 
dont la tige verticale s'élève comme une pyramide 
conique , très-alongée. 


La différence de longueur dans le diamètre du 
tronc, mefuré à différentes hauteurs, s'explique 
par l'examen de la coupe tranfverfale , qui offre un 
plus grand nombre de zônes concentriques à la 
bafe du végétal qu’à fon fommet : d’où il faut con- 
clure que les couches ne s'étendent pas également 
dans toute la longueur de la tige. 


Eo effet , fi l'on coupe un tronc verticalement 
en (uivant l'axe de l'arbre, on remarque à la fu- 
perficie de chaque plan formé par la feétion , que 
les lignes des couches s’inclinent les unes vers les 
autres , & forment des angles dont le fommet 
regarde le ciel. Ces angles font placés les uns 
dans les autres, de telle forte que l'extrémité de 
leurs côtés repofe fur la racine, & que leurs fom- 
mets , qui aboutiffent à laxe de l'arbre , font 
d'autant plus élevés , que les angles font plus ex- 
térieurs. Il eft évident, d'après cela, que chaque 
couche repréfente-un cône , & que tous les cônes 
font , de même que les angies, placés les uns 
dans les autres. Pour concevoir maintenant par 
quels moyens la tige s'élève, il faut examiner 
comment fe produifent ces cônes concentriques. 
Revenons donc fur nos pas, & confidérons de nou- 
veau l'arbre à l’époque de la germination. 


Le premier feuillet du liber , formé entre l'étui 
tubulaire & le tiffu herbacé , s'étend depuis la 
bafe de la petite tige jufqu’à fon fommet, qui eft 
furmonté d’un bouton. Ce bouton s’épanouit & 
s’1longe ; la couche du Lib:r s’alonge également, 
& fe change en un cône ligneux. Arrivée à ce 
point de développement, elle ceffe de croitre; 
mais Ja couche nouvellement formée , qui revêt 
toute fa fuperficie, # qui par conféquent a déjà 
la même hauteur qu’elle, produit un ‘econd bou- 
ton, & ne tarde pas à s'élever avec lut. Cette cou- 
che , transformée à fon tour en cône ligneux, eft 
bientôt recouverte & dépuflée par une troifième 
couche, Une quatrième furmonte es , & fert 

H 


426 ARB 

d’appui à une cinquième. Il fe forme ainfi une 
multitude de couches coniques & concentriques , 
dont la baife repofe fur la racine, & dont la hau- 
teur eft d'autant plus grande , qu’elles font plus 
extérieures. Ces couches fe dépofent quelquefois 
pendant plufisurs fiècles, & le végéral prend des 
dimenfions prodigieufes. Les arbres des forêts 
antiques en fourniflent une multitude d'exemples. 
Ces énorines végétaux doivent être de vieux habi- 
trans de Ja terre. Leur origine fe perd dans la nuit 
des tems, & l'imagination ofe à peine calculer 
leur durée. Qui nous dira combien de fiècles fe fe- 
ront écoulés avant qu'un boabab ait acquis quatre- 
vingt-dix pieds de ci:conférence ? 


Les branches ont abfolument la même organifa- 
tion que la tige. Les diffé:entes couches de leur 
tiflu forment auf des cônes concentriques. Les 
branches naiflent à l'extrémité des rayons médui- 
hires, & peuvent être confidérées comme des vé- 
géraux , dont la racine feroit placée dans un fol 
ligneux. 


Les racines croiffent comme la tige ; elles fe ra- 
mifient comme elle, & préfentent également un 
certain nombre de cônes emboîtés les uns dans les 
autres. Elles ont quelques rapports avec les bran- 
ch:s ; mais elles en diffèrent par la propriété de fe 
diviler & fubdivifer en ramifications qui tendent 
toujours à fe terminer en filets déliés, tandis que 
les branches & les rameaux tendent au contraire à 
s'élargir en lames. Le chevelu eft le terme de la 
divifion des racines. Les feuilles font celui de la 
divifñon des branches. La firuation de ces organes 
répond parfaitement au but que la nature fe pro- 
po‘e. Les filamens multipliés qui terminent les ra- 
cines, plongés dans un milieu épais & denfe, s’in- 
troduitent entre les molecules de la terre, pénè- 
trent dans les moindres vides, & pompent, par 
Je moyen des tubes dont ils font compofes, les 
fluides néceflaires à la nutrition du végétal; & les 
feuiiles, difpeifées fur les branches, préfentant à 
la lumière une grande furface , rejettent, par leurs 
pores nombreux, des miafmes nuifibles à la vé- 
gétation, & abforbent des vapeurs qui vont aug- 
menter la mafle des fluides nourriciers. Si d’une 
part cet accord admirable entre les befoins du 
végétal & la nature de fes organes s'explique aux 
yeux du philofophe par les grandes confidérations 
d'ordre & d'harmonie générale, d’autre part le na- 
turalifte flusieux doit pen'er que ces Jois de Ja vé- 
gétation font fubordonnées à des caufes phyfiques 
qu'il feroit important de connoïtre , & que l'é- 
tude & l'expérience pourront un jour révéler à 
l'homme. Comment la nature du milieu, dans le- 
quel plonge une partie du végétal, modifie-t-elle 
cette partie au point de faire naître à {a fuperf- 
cie, ou des racines chergées de chevelus , ou des 
branches couvertes de feuilles? Voilà la queftion 
qu'il s'agit de réfoudre , maïs fur laquelle les natu- 
raliftes n’ont encore aucune donnée. 


ARB 


; D’après les principes que nous venons d’étabir, 
relatifs aux organes particuliers & au développe- 
ment des arbres monocotylédons & dicotylédons, 

.ileft facile de faïfir la différence qui exifte entre 

! ces deux groupes de végétaux, & la néceflité dé 

! fuivre une culture particulière pour chécun d'eux. 

: Pour en faire mieux refortir la différence , nous 
allons expofer les caraétères qui les différencient , 
en les rapprechatit par oppofition. 


Dans les arbres monocotylédons, la rige eft cy- 
lindrique , compofée de petits filets ligneux, en- 
veloppes de tiflus cellulaires. Dans les dicotylé- 
dons , cetre tige eft conique , formée, 1°. d’un filet 
de tiflu cellulaire placé au centre; 2°. de couches 
ligneufes, fuperpofées les unes aux autres & re- 
couvrent l'axe de l'arbre ; 3°. d’une couche exté- 
rieure de tiflu cellulaire. 


Dans les premiers , le tiflu cellulaire , les rubes, 
les trachées , les fauffes trachées, en un mot tout 
l'appareil vafculaire, s’alongent dans la même di- 
reétion que la plante fuir en s’élevant. Dans les 
feconds , l'appareil vafculaire fuit deux directions 
dans fon dévelcppement. Une partie fe dirige vers 
le fommet des tiges, comme dans les premiers : 
tels fonc les tubes qui forment les couches con- 
centriques. Une autre partie s’étend du centre à la 
ci:contérence : telles font les cellules qui forment 
les rayons mcdullaies. 


Le centre des tig£s eft lâche dans les monocoty- 
lédens, & la circontérence préfente un bois dur & 
compeéte. Dans les dicorylédons, au contraire, la 
circonférence a peu de confiftance ; mais l’intérieur 
offre un tiffu ligneux d'autant plus dur, qu’il ef 
plus voifin de l'axe de la tige. 


Ceux-ci fe couronnent de branches & de ra- 
meaux , le long delquels naïffent les feuilles ; ceux- 
à ne portent ordinairement à leur cime ni bran- 
ch:s ni ramsaux, mais feulement une touffe de 


feuilles qui s’épanouit en rofette. 


Les monocotylédons croiffent en hauteur par l’a- 
longement ds feutiles concentriques les plus exté- 
rieures, & ils croiflent en épaiffeur par la multipli- 
cation de ces mêmes feuillets. Les dico:ylédons 
s'élèvent par le moyen des filets ligneux du centre, 
qui pioduifent un nouveau bourg-on de feuilles 
au fommec de larbre, K ils s’epaifliffent par l’é- 
cartement de ces mêmes feuilles. Le diamètre 
des uns ne s’accroit qu'avec lenteur; celui des 
autres eft fixe dès les premiers tems de la vie du 
végétal. 

11 nous refteroit encore Leaucoup d’autres con- 
fidérarions à prefenter fur les arbres, que nous 
pe ferons qu'indiquer ici rapidement, la plupart 
devant trouver piace ailleurs. Nous n'eflaierons 
pas non plus d'établir la différence qui exifte entre 

j ce que l’on appelle arbre, arbriffeau & arbufte, 
différence peu importante d'anleurs pour le bo- 


ARB 


tanifle & le cultivateur , uniquement fondée fur 
l'épaiffeur & l'élévation de la uige. Il eft rare qu'un 
œil un peu exercé ne puifle les diftinguer au pre- 
mier afpeét. Nous remarquerons cependant qu’il eft 
quelquefois des arbres très-bas, & des arbriffeaux 
très élevés ; mais les premi:rs ont pour tige un 
tronc épais , revêtu d'une groffe écorce, prefque 
toujours raboteufe & crevaflée , tandis que les ar- 
briffeaux , quelqu'élevés qu'ils puiffent être, ont 
des tiges gréles , flexibles, recouvertes d’une 
écorce ordinairement très-mince. Dans l'arbre, le 
fommer du tronc eft couronné d’une cime plus ou 
moins vafte : dans l’arbrifleau , les tiges, partant 
fouvent plufieurs enfemble de la racine même, 
forment en quelque forte une cime placée à la fur- 
face de la terre ; en forte qu’on pourroit en ce cas 
envifager les arbriffeaux comme des arbres qui fe- 
roient privés de tronc : cependant la plupart des 
arbres furpañlent de beaucoup les arbriffeaux en 
élévation. Il en eft qui s'élèvent à des hauteurs 
prodigieufes. On a vu des cèdres & des chênes de 
cent trente pieds & plus; des fapins, des mélèzes 
de cent vingt; des palmiers de cent, &c. L'épaif- 
f-ur à laquelle parviennent certains arbres n'eft 
pas moins remarquable : témoins ces fameux b0a- 
babs du Sénégal, qui, au rapport d'Adanfon, ont 
jufqu’à trente pieds de dianècre; ce qui donne 
quatre-vingt-dix pieds de circonférence. Aurelte, 
la diftinétion entre les arbres & les arbriffeaux elt 
fi difficile à fixer d’après des principes rigoureux, 
qu'il n'eft pas rare de voir des arbres réduits à l'é- 


tat d’arbrilleaux , & ceux-ci parvenir quelquefois à | 


la hauteur & à la groffeur d’un arbre ordinaire. Je 
connoisunisdividu d'aube-épine à une lieue de Saint- 
Quentin, fur la route de Paris, que l’on nomme 
vülgairement épine de Dalon, parce qu’elle indique 
la poñtion de ce village : c'eft un de ces arbres 
qu'on a défignés fous le nom de Rofry. Son tronc 
a l'épaiffeur de celui d’un chêne. Son écorce eft 
épaifle & ridée; fa cime ample, touffue : il a au 
moins trente pieds d’élévation; il eft ifolé , placé 
fur un tertre élevé. 


Au lieu de ces futiles difcufions fur les limites 
des arbres & des arbrifleaux, qui n’ont que trop 
occupé des favans fpéculatits, faifons plutôt va- 
Joir, au profit de nos femblables , la bonté de 
leurs fruits, la folidité de leurs bois, les proprié- 
tés de leur écorce. Tandis que l’on fe difpute pour 
des mots, pénétrons dans cètte antique & fombre 
forêt. Quel fentiment de vénération s'empare de 
notre ame ! Quel calme dans tous nos fens ! quelle 
douce rêverie tranfporte nos idées loin de nous! 
Seuls au milieu du filence de la nature, il femble 
que l'Univers , que nos femblables font Gifparus 
pour nous : telles font les impreffions qu'excite en 
nous la feule vue d’une forêt, fans que nous puif- 
fions trop en afigner la caufe. L'auteur bienfaifant 
de Ja nature a voulu diverffier nos plaifirs, nos 
jouiffances , en variant Je fpeétacle de Univers 


ARB 427 


foumis à nos regards; il a voulu que [a verdure des 

rairies, que la vigne qui revêt les coteaux , que 
es moiffons jauniflantes , que les plaines couver- 
tes de bois , excitaffent en nous autant de fenfa- 
tions différentes, qui varient agréablement le 
mode de notre exiftence. 


Nous aurions une bien foible idée du nombre 
des efpèces d'arbres & d’arbuftes qui exiftent fur 
la furface du Globe fi nous n’en jugions que d'après 
celles qui croiffent dans notre Europe. C’eft peut-: 
être, fous ce rapport, la partie du Monde la plus 
pauvre. Sur environ douze à quinze cents, foit 
arbres ou arbuftes , tant indigènes qu’exotiques, 
cultivés en Europe, il y en a à peine cinq cents 
d’indigènes ; tandis que dans l’Amérique, dans le 
climat fertile de l'Inde, fous les tropiques, dans la 
Nouvells-Hollande, on peut en compter plufieurs 
mille. Nous n'avons pas un feul #imofa ; ilenexifte 
plus de deux cents efpèces dans les deux Indes. 
Nous fommes bornés à quelques efpèces de ché- 
nes : on en connoit environ une centaine d’exoti- 
ques. Les figuiers font encore plus nombreux, 
tandis que nous ne devons qu’à une feule efpèce 
toutes les variétés obtenues par la culture. Le 
nombre des faules va au-deli de cent:iln'yena 
pas le tiers d'in ligènes à | Europe. Nous ne con- 
noillons ni les dioftyros ni les gledi:fia, quelques 
efpèces cultivées exceprées; ni les crchona, ni les 
rajania , ni aucun de la belle & nombreufe famille 
des palmiers, excepté le dartier & le latanier , &c. 
Enfin, je ne croirois pas être fort éloigné de la 
vérité quand J’affurerois qu’il exifte peut-être plus 
de genres d'arbres dans les trois autres parties du 
Monde , que d'efpèces dans la feule Europe, Re- 
venons à quelques autres confidérations. 


Outre la faculté qu'ont tous les arbres de fe re- 
produire par graines, comme tous les végétaux, 
la narure leur a encore accordé d’autres moyens de 
multiplication qu’ils poffèdent prefqu'exclufive- 
ment ; ils fe multiplient de leurs racines par re- 
jetons, par drageons, &c. ; de leurs branches par 
marcottes, pat boutures , par greffes , &c. 


Qu'on juge de l’immenfe fécondité des arbres 
d’après ces moyens nombreux de reproduétion 
qu’ils confervent pendant la longue durée de leur 
vie. I n’eft poist de végétaux auxquels la nature ait 
accordé de plus longues années. Quoique variée, 
felon les efpèces, il en eft dont la durée furpañe 
prefque toute croyance. M. Adanfon à rencontré 
aux es de la Magdeleine, près du Cap-Vert, 
plufieurs oababs fur iefquels il y avoit d#s infcrip- 
tions de noms hollandais, tels que celui de Rew, 
& plufieurs noms français, dont les uns datoient 
du quarorzième , d’autres du qrinzième fiècle. Ces 
arbres, quoiqu'ägés de plufizurs centaines d’an- 
nées , étoient encore trés-jeunes , n’ayant alors 
qu'environ fix pieds de diamètre. Le même auteur 
en a obf=rvé beaucoup d’autres qui avoient depuis 

Hhh 2 


428 ARB 


vingt-cinq jufqu’à vingt-fept pieds de diamètre, 
& qui ne paroifloient pas être encore arrivés à 
leur entier développement. « L'arbre appelé en 
Chine fennich, c’eil-à-dire, arbre de mille ans, 
ajoute ce favant naruralifte, prouve affez que l’on 
connoit dans ce pays des arbres d’une durée qui 
pafie l'imagination : aufli c'eft dans ce pays, dont 
ls peuples paroiffent les plus anciens du Monde 
connu , & qui par conféquent peuvent avoir plus 
de notes fur l’artiquiré, que creïilent les plus gros 
arbres cités jufqu'ici, tel que celui de cent trente 
pieds de dianètre. L’hiftorien Jofèphe rapporte, 
au livre V, chap. 31 de la Guerre des Juifs, que 
Von voyoit de fon tems, à fix ftades de la ville 
d'Ebron, un térébinthe qui exiftoit depuis la créa- 
tion. » Pline, dans le feizième livre de fon hif- 
toire naturelle, chap. 44, cite un certain nombre 
d'arbres , tous remarquables par leur vieillefie. 


Enfin , la vie des arbres a un terme , comme celle 
de tous les êtres organifés. « Les chênes, les fapins, 
les cèdres, les palmiers & les autres grands vé- 
gétaux , die M. Mirbel, témoins pendant une lon- 
gue fuire d'années de la naïflance & de la mort de 
tant de races éph£mères, fuccombent enfin. De 
jeunes rejetons leur fuccèdent : ceux-ci pafleront 
à leur tour; car ce qui fait que l'individu croit 
& fe fortifie, devient tot ou tard une inévitable 
caufe de mort. Il eft aufli des caufes accidertelles 
qui hâtent la fin des individus ; elles engendrent 
les maladies. Les maladi2s amènent la mort. Les 
efpèces les-plus robuftes ne font pas à l'abri de ces 
coups imprévus. On voit fouvent de grands arbres, 
rongés par des chancres & des ulcères, périr avant 
le tems. Les froidsexcelMifs, l-s chaleurs ardentes, 
les vents violens, les brouillatds chargés de va- 
peurs méphitiqu s, ies longres fécherefles, les 
tems humides, la prefence de légions d’infeét:s 
dévorans , les attaques réitérées des quadrupèdes, 
font autant de caufes de maladies & de def- 
truétion. 


» Lorfqu’un arbre échappe à ces accidens, & 
qu'il arrive paifiblement à la vieilleffe, différens 
fymprômes précèdent & annoncent fa fin. Vers 
ce tems la végétation fe ralentit, l'arbre ceffe de 
croître & de fe développer. Le tronc & les bran- 
ches des dicotylédons ne produifent plus alors de 
nouvelles couches de liber. Leur écorce , deflé- 
chée & fendue , fe détache par morceaux. Leurs 
derniers rameaux, ne recevant plus de fluides 
nourriciers, fe flétriffent aux approches de l’hi- 
ver, de même que les tiges des plantes annuelles. 
A peine voit-on çà & là, fur les branches, quel- 
ques boutons tardifs , qui périffent bientôt. A 
cette même époque, les tiges des monocotylé- 
dons ne fe chargent plus de nouvelles couronnes 
de feuilles. Les faifceaux de tubes qui partent de 
leur bafe , & s'élèvent jufqu’à leur cime, ceffent 
de s’alonger & de charrier la liqueur nourricière : 
il ne fe développe plus de faifceaux de tubes au 


éd + 


om 


ARB 


centre du végétal. La moëlle , placée entre les 
anciens faifceaux , fe deffèche & fe réduit en pou- 
dre ; l'union entre toutes les parties eit détruite. 
Mille caufes de deitruétion , jufqu’alors impuif- 
fantes , agiffent fur ces vieux arbres ruinés par le 
tems ; ils rombent de toutes parts, & fe changent 
enfin, après bien des altérations fuccellives , en 
humus végétal. » 


ARBRE A L'AIL. On donne ce nom à plufieurs 
arbres dont quelques parties exhalent une odeur 
d'ail, furtout à un arbre du Pérou, dont Ruiz & 
Pavon font un genre nouveau , fous le nom de 
cerdana , Flor. peruv. vol. 2, pag. 46, tab. 1845 
il diffère très-peu du febeftier ( cordia Linn.), au- 
quel il faudra peut-être le réunir. 


ARBRE D'AMOUR, ARBRE DE JUDÉE. C’elt 
le nom vulgaire que l’on donne au gaïnier (cercis 
fliquaffrum Linn.). Durante, auteur italien , em- 
ploie le premier. Le fecond eft plus répandu. 


ARBRE AUX ANEMONES. ( Woyez CALY- 
CANT. ) 


ARBRE D'ARGENT. ( Voyez PROTÉE ARGEN- 
TÉE , n°. 28.) 


ARBRE AVEUCLANT. Arbor cacans. Rumph. 
Amb. 2, pag. 237, tab. 79. Ainfi nommé, parce 
que fon bois eft rempli d’un fuc laireux très-cauf- 
tique , qui occafñonne l'aveuglement ou au moins 
des douleurs très-cuifantes lorfqu’on le fait fauter 
aux yeux en coupant l'arbre, comme des matelots 
l'ont éprouvé , au rapport de Rumphe. C’eft r'ex- 
cacaria Linn. ( Voyez AGALLOCHE D’AMEOINE, 
NÉE) 


ARBRE A BATON. C’eft une efpèce de ce- 
laftrus. 


ARBRE DE BAUME. On donne ce nom à plu- 
fieurs arbres, defquels fort une liqueur balfimique; 
mais il eft plus particuliérement réfervé pour le 
burfera gummifera Linn. (Voyez GOMART, n°. 1.) 


ARBRE DU BRESIL, ( Voyez BRÉSILLET. Cafal- 
pinia Linn.) : 

ARBRE DE BUIS. On nomme aînf , dans l’ile 
de Bourbon, le grangeria des botaniftes. 


ARBRE À CALEBASSES. (Voyez CALEBASSIER, 
Crefcentia Linn. ) 


ARBRE DU CANADA. C’eft le rhododendrure 
maximum Linn. 


AA DU CASTOR. C'eft le magnolia glauca 
nn. 


ARB 


ARBRE DU CIEL, ARBRE DE GORDON. ( Voyez 
GinkGo. Girkgo biloba Linn.) 


ARBRE DE CIRE. Myrica cerifera Linn. C’eft le 
gale ou cirier de la Louniane , petit arbriffeau qui 
croit dans les lieux marecageux de l'Amérique 
feptentrionale. Sa graine elt couverte d'un enduit 
bianc , qui eft une véritable cire , facile à féparer 
dons l’eau chaude , & employée avec fuccès dans 
les ufages économiques. (Woyez GALE, n°.2.) 
Le même nom eft donné à un arbre de Chine, 
fur lequel une efpèce d'infeét: dépofe une véri- 
table cire. 


ARBRE À CHAPELEIS. ( Voyez AZEDARACH, 
ss DIET. 
Hole 


ARBRE DE CORAIL. ( Voyez ERYTHRINE , 
n°. 2.) 


- ARBRE DE CYTHÈRE, cuitivé fous le nom de 
hévi dans l'ile de ‘l'aiti eu de Cythère, d'où lui 
vient fon nom. Îl a été tranfporte par Commerfon 
à l'Ile-de-Frince. Ses caractères le rangent parmi 
les fondias. (Voyez MoNEIN , n°. 3.) 


‘ ARBRE DU DIABLE, PET DU DIABIE. On 
nomme ain, en Amérique, le Aura crepitans 
Lino. , dont le fruit, s’ouvranc avec élafticité, 
fait une affez forte explofion en jetant au loin les 
valves qui le compoient. (Woyez SABLIER.) 


ARBRE DE Dieu. Une efpèce de figuier de 
l'Inde poufle de fes rameaux des jets inférieurs 
qui, fe dirigeant vers la terre, y prennent ra- 
cine, & forment, par leur accroiflement , de 
nouveaux troncs : d’où il refuite qu’un feul arbre 
peut ainf former un bofquer, dont les riges & 
les rameaux repréfentent des arcades & des cloi- 
tres. On le cultive pour cette raifon autour des 
temples; ce qui l'a fait nommér arbre de Dieu 
(ficus religiofu Linn.), figuier des pagodes. ( Voyez 
FIGUIER , n°. 4.) 


ARBRE-DRAGON. C'eft le fang-dragon ou le 
dragonier ordinaire ( dracana drago Linn.). 


ARBRE D'ENCENS , BOIS D'ENCENS. ( Woyez 
IciQuiEeR & BALSAMIER.) 


ARBRE A ENIVRER LES POISSONS. Cette 
propriété eft attribuée à divers végétaux : on Ja 
trouve furtout dans le-pifcidia Linn. , arbre de la 


famille des légumineufes. ( Voyez BOISIVRANT 


norte) 


ARBRE DE FER. Les Portugais de l’Inde nom- 
mentainfi le bois de naghas ( mefua ferrea Linn.), 
dont le bois eft très-dur. D'autres, qui ont un 


AS R95B 


bois pareil ; portent également ce nom ou plus 
communément celui de Éois de fer. 


429 


ARBRE AUX FRAISES. ( Voyez ARBOUSIER. 


ARBRE À FRANGES , ARBRE DE NEIGE. C'éit 
une efpèce de chionanthus Linn. ( Woyez Caio- 
NANTHE,N°.1.) 


ARBRE À LA GOMME. On nomme ainfi, dans 
la Nouvelle-Hollande, l'euculypeus refinifera Smith 
& le metrofideros coflata Gærtn. ( Voyez EucaA- 
LYPTE & METROSIDEROS , Suppl. ) 


ARBRE A GRIVES. C’eft le forbus aucupar'a 
Linn. (Voyez SORBIER DES OISELEURS.) 


ARBRE D'HUILE. ( Woyez ABRASIN.) 


ARBRE IMMORTEL. ( Woyez ERYTHRINE. ) 
L’endruch de Madagafcar porte aufli ce nom. 


ARBRE INDÉCENT. « On ne fait, dit Coffigny 
( Voyage à Canton, pag. 45), pour quel motif les 
habitans des iles Nicobar, dans le golfe du Ben- 
gale , furnoinment ainfi le VAcOuA ou BAQuois, 
n°. 1 (pandanus Linn. f.).» 


ARBRE DE JUDÉE ou DE JupAS. (Voyez GA1- 
NIER. Cercis Linn.) On donne auffi , dans les Phi- 
lippines , le nom d’arbre de Judas au kleinhoviæ 
Linn. 


ARBRE LAITEUX. On donne ce nom, en divers 
pays, aux arbres qui donnent par incifion un fuc 
laiteux ; ils appartiennent la plupart à la famille 
des apocinées ou à celle des euphorbes. (Juff.) 


ARBRE DE MAI o2 DE SAINT-JE AN. Les Créoles 
de la Guiane nomment ainfi le mororoloni des Ga- 
libis , qui eft une efpèce de panax Linn. Dans la 
Guiane on préfère cet arbre à tous les autres pour 
la cérémonie de planter le mai. 


ARBRE DE MATURE. C'eft l'uvaria lonpifolia 
(voyez CANANG, n°, $ ), figuré & décrit dans le 
Voyage de Sonnerat , Vol. 2, pag. 233 ; tab. 131; 
il eft élevé & très-droit : d’où lui vient fon nom. 
On le trouve fur la côte de Coromandel. 


ARBRE A LA MIGRAINE. Cet arbre eft ainfs 

nommé , parce qu'il eft regardé à l’Ile-de-France 

comme le fpécifique de la migraine. C’eft le premua 
integrifolia Linn. (Voyez ANDARÈSE.) 


ARBRE DE MILLE ANS: (Woyez BOABAB. 
Adarfonia Lino.) 


ARBRE DE Moise. On donne quelquefois ce 


459 ARB 


nom , ainfi que celui de buiffon ardent , au mefpilus 
pyracantha Linn. , efpèce de néflier. 


ARBRE A PAIN. Cet arbre, culrivé dans les îles 
du grand Océan auftral ou mer du Sud, porte un 
fruit qui a la faveur du pain, & dont les habitans 
font en partie leur nourriture. Cook & d'autres 
voyageurs parlent beaucoup de cet arbre, qui eft 
encore connu fous le nom de rima. C’eft pour les 
botaniftes une efpèce d'aréocarpus. ( Foyÿez JA- 
QUIER , N°. 1.) 


ARBRE À PAPIER. C'eft le PAPYRIER de cet 
ouvrage (papyrius Lam. Ill. ), plus généralement 
connu fous le nom de marier de la Chine , mürier 
à papier , dont l'écorce eft employée à la Chine 
pour faire du papier, & , dans l'ile d’Otaiti, pour 
la fabrique des toiles de ce pays ; il a été décrit 
fous le nom brouffonetia par Lhéritier. 


ARBRE POISON. On donne ce nom, dans di- 
Vêrs pays , aux arbres qui contiernent , dans quel- 
ques-unes de leurs parties, un fuc naïfiole, tels 
que le MANCENILIER , le TOXxICODENDRON 
(rhus toxicoendrum Linn.), lUrASs, &c. 


ARBRE AUX QUARANTE ÉCUS. ( Voyez 
GIiNGo.) 


ARBRE DE POIVRE. Le pattilier commun (wirex 
agnus caflus Linn.) a été ainfi nommé , parce que 
fon fruit a un peu la forme d’un grain de poivre. 


ARBRE PUANT. Or connoît fous ce nom plu- 
fieurs aibres de divers genres : le fferculia fœtida 
Linn., le pirigara de la Guiane , le fœtidia ou féti- 
dier de l'ile Bourbon. 


ARBRE SAINT : nom ancien de l'azedarack, 
dont les noyaux étoient employés pour faire des 
chapelets. 


ARBRE ou Bois DE SAINTE-Lucte. C’eft le 
cerifier odorant (prunus mahaleb Lin.) 


ARBRE DE SAINT-THOMAS. C'eft le bauhinia 
variegata Linn., ainfi nommé, fuivant Zannoni, 
par les anciens Chrétiens de l'Inde , qui croyoient 
que fes flaurs avoient été teintes du fang de cet 
apôtre au moment de fon martyre. 


ARBRE A SANG : nom donné , dans la Guiane, 
à un millepertuis en arbre, qui donne par incifion 
un fuc rouge. 


ARBRE DE SEL. Sonnerat, dans fon Woyage aux 
Indes , Vol. 2, pag. 58, parle d’un arbre de Mada- 
gafcar , ainfi nommé parce que fa feuille eft em- 
ployée pour affaifonner les alimens ; mais il n’en 
donne aucune defcription. 


ARC 


Arerne pe soie On donne ce nom, foit au 
miimofa aroorea Linn., foit au celeis micranthus , 
efpèce de micocoulier. Le periploca graca Linn, eft 
auf nommé arbre à foie de Virginie. 


ARBRE A suir. C'eft le croton febiferum Linn. 
(Voyez CROTON, n°. 22.) Il doit être réuni au 
Jupium. (Voyez GLUTTIER, Suppl.) 


ARBRE TRISTE. C'’eft le ryéfanthes arbor triffis 
Linn., ainfi nommé parce que (es fleurs ne fe dé- 
veloppent que la nuit, & tombent le matin. 


ARBRE AUX TULIPES. Magnolia Linn. ( Voyez 
TULIPIER. ) 


ARBRE AU VERMILLON : nom ancien du chêne 
kermès. 


ARBRE DU VERNIS. On donne ce nom à quel- 
ques efpèces de fumac (Aus Linn.), dont on re- 
tire, par incifion, un fuc qui prend , en fe féchant, 
l'afpeét du vernis. On avoit même cru que le ver- 
nis de la Ch'ne, fi célèbre, étoit tiré d'un fumac: 
cependant, s’il faut en croire Loureiro, il eft 
fourni par l’arbre qu'il nomme augia , très-diffé- 


-rent du fumac , & faifant partie de la famille des 


guttifères. (Juf.) (Voyez AUGIA, Suppl.) 
ARBRE DE VIE. ( Voyez THUYA.) 
ARBUTUS. (Voyez AREBOUSIER.) 


ARCHANGEL : nom donné par les habitans 
de la Barbade à l'eupatoire odorante , au rapport 
de Plukener , qui l’a figuré, tab. 177, fig. 3. 


ARCHANGELIQUE. Ce nom a été employé 
par les Anciens pour piufieurs plantes de genres 
différens , pour l’angélique cultivée (angelica ar- 
changelica Linn.) , pour le lamier blanc ( /armium 
album Linn.), pour la campanule gautelée ( cam- 
panula trachelium Lion. ). 


ARCHENAS : nom arabe du genévrier, fui- 
vant Dalechamp. 


ARCHENDA. C'’eft une poudre faite avec les 
feuilles du henné (/aufonia Lino.), dont les fem- 
mes d'Egypte & de Barbarie fe fervenr pour don- 
ner aux ongles de leurs mains & de leurs pieds 
une couleur d’un Jaune-doré. 


ARCTIO. (Voyez ARCTIONE, & Illuftr. Gen. 
tab. 664.) 


Onopordum rotundifolium. Allion. Flor. pedem. 
n°. 536. tab. 38. fig. 1. 


Villaria fubasaulis. Guett. Mem. Dauph, 1. pag. 
170. tab. 19. 


AR € 


Berardia fubacaulis. Viliars , Dauph. 2. pag. 25. 
tab. 22. 


Ce genre tient le milieu entre les onopordes 
& les bardanes ; il a pour caraétère effentiel : 


Un culice compofé d’écailles linéaires , imbriquées , 
point épneufes ; un réceptacle nu , muni a’alvéoles 
denticulés à leurs bords ; tous Les fleurons hermaphre- 
dites ; les femences couronnées par une aïigrette per- 
fiffante, à poils fimples , très fouvent contournées en 
Jpiraie à leur bafe. 


La germination de cette plante eft très -remar- 
quable. Ses graines , étant miiés en terre, pouf- 
fent d'abord deux cocylédons dans une pofition 
verticale. La plumule croit fur le co.é , va fortir 
à un ou d£ux pouces de diftance, & paroit en 
quelque forte appartenir à une autre plante. Certe 
obfervation eît due à MM. Chix & Villars. 


ARCTION. Dalechamp a donné ce nom à la 
plante décrite dans cet ouvrage fous le rom d’arc- 
tione ; il avoit été employé plus anciennement par 
Diofcoride pour défigner la bardane , connue de- 
puis fous celui de Zrpa. Linné avoit adopté la 
dénomination de Diofcoride. M. de Jufeu , dans 
fes Familles naturelles , ainfi que M. de Lamarck, 
ont cru devoir laifier pour la bardane le nom latin 
Lappa , foit parce que Tournetort l'idmertoit, foit 
parce que, dans les defcriptions des fruits hérif- 
fés, on emploie ordinairement l’expreflion fruéfus 
lappaceus , c'elt-à-dire , fruit femblable à celui du 
dappa. 


ARCTIUM. ( Voyez ARCTIONE & BAR- 
DANE.) 


ARCTOCARPUS. ( Voyez JAQUIER.) 
ARCTOPUS. (Voyez OURSINE.) 


ARCTOTHECA. ( Foyezy ARCTOTIDE, 
Suppl.) 


ARCTOTHIS. ( Voyez ARCTOTIDE.) 


ARCTOTIDE. Aréouis. Plufieurs efpèces, ren- 
fermées dans ce genre, s'en écartoient par des 
caractères très - marqués , ayant leurs fcmences 
couronnées par une double atgrètte ; l’inrérieure 
à cing paillettes fcarieufes , comme dans les vrais 
arétous ; l’extérieure à cinq rayons fétacés; le ré- 
ceptacle chargé de paillettes , & non de poils. Ces 
confidérations ont détermine Gærtner à réunir ces 
efpèces dans un genre particulier, qu’il a nommé 
urfinia. (Voyez UR&<INtE, vol, VIII. ) D'après 
cette réforme, on ne doit conferver parmi les 
arétotides que les fix premières efpèces décrites 
dans cet ouvrage, & renvoyer les autres aux urf- 
aia , ainfi que je l'ai fait, & réduire les arétorides 
aux caraètéres fuivans : 


; ù + 
A R ƀ 451 
Un calice hémifphérique , compofé d’écailles im- 
briquées , fearieufes ; Les femences couronnées par une 
Jeule aigreite, à cing ou huit paillettes feurieufes ; Le 
réceptacle garni de poils. 


ESsSPÈCEs. 


1. ARCTOTIDE faug tige. Aréouis acaulis. Linr. 


Arëloiis corolalis radiantibus fertilibus , fubacau- 
lis ; foliis depauperetè lyratis , utrinquè incanis ; 
Jquamiis calicinis , exrerioribus obtufis & ereétis. Jacq. 
Hoït. Schoenbr. 2. pag. 16. tab. 158.— Willden. 
Spec. 3. pag. 2349. 


Les demi Aeurons de la circonférence font tous 
fertiles ; les tiges très-courtes , couch£es, à peire 
longues d’un pouce ; les feuilles très - fouvent 
blanchatres à leurs deux faces. ( Voyez ARcTo- 
TIDE,, n°. 41.) 


3. ARCTOTIDE rameufe. Aréotis calerdulacea. 
Linn. 


Arétotis (calendulacea), flofculis radiantibus 
fierilibus , lanceolatis, indivifis ; foliis runcinato- 
pinnatifidis , fubiès fubtomentofs Wild. Spec. 3. 
pag. 2347. — Linn. Sÿfl. veget. 659. — Jacq. 
Hort. Schoenbr. 2. pag. 16. tab. 157. 


8. Anemonofpermos africana , foliis cardui bene- 
didi ; forum radiis intùs albis, [ubrùs purpureïs. 
Commel. Hort. Icon. — Lam. Illuftr. tab. 715. 
fig. 1. 

Cette plante fe diflingue de la (uivante & de 
fes variétés par fes tiges, beaucoup pius fermes , 
dures, velues, ftriées; par les cemi-fleurons de 
la circonférence , plus larges , lancéolés , très- 
entiers à leur fommet. Les fleurs , dans la variété 
8; ont leurs rayons blancs en deflus , d’une teinte 
purpurine en defious. ( Foÿez ARCTOTIDE, 
n°. 3.) 

3-* ARCTOTIDE trifte. Aréoris triftis. Linn. 

Arétotis (hypochondriaca), flofculis radiantibus 
freridibus , cri qu'nquepartitifve ; foliis {yrato-pinna- 
tifidis, dentatis , fubrès tomentofis. Wild. Spec. 3. 
pag. 2348. 

Arélotis fulphurea.? Gærtn. de Fruét. & Sem. 2. 
pag. 439. tab. 172. — Lam. Ill. tab. 715. fig. 3. 

«. Arëdoiis trifida. 

Arétotis (hypochondriaca }, flofculis radianti- 
bus jterilibus , trifidis ÿ mediä infexa. Linn. Sy. 
veget. 659. 

Arëloris foliis pinnatifidis , caule herbaceo , petalis 
radii profunde trifidis. Roy. Lugd.-Bit. 179. 


Arétotis (triflis), flofculis radiantibus vicenis, 
triparciris, Linn. Spec. 13C6, — Miil. Diét.n°, r. 


A RC 


Anemonofpermos afra , foliis & facie taraxaci in- 
canis. Breyn. Icon. 27. tab. 1$. 


432 


8. Arélotis quadripartita. 


Arëoris (triftis), flofculis radiantibus flerilibus , 
uadripartitis,. Linn. Mantiff. 479. — Berg. Plant. 
apenf. 320. 

y. Arëotis tripartito-trifida. 


Arëlotis (corufcans ), flofculis radiantibus tri- 
partis , exteriore trifidà. Linn. Sylt. veget. 659. 


à Arétotis quinquepartita. 

Ariotis ({uperba), fofeulis radiantibus flerili- 
bus, quirqueparticis ; foliis pinnatis , dentatis ; laci- 
niis biparcicis. Linn. Spec. Plant. 130$. — Amon. 
Acad. 4. pag. 331. 


Jacobsa africana , flebes facie , flore ampliore, 


petalis radiantibus trifidis. Voilk. Norib. 224. tab. 
224.2 


Ses racines produifent plufieurs tiges étalées , 
prefque couchées, herbacées, très-foibles , mé- 
diocrement rameules, cotonneufes, furtout à 
leur partie fupérieure , pu élevées. Les feuilles 
radicales & inférieures font longuement pétiolées, 
molles, un peu épaifles, roncinées , en forme de 
lyre, prefque pinnatifites , irréguliérement déchi- 
quetées ou dertées à leur contour, blanches & 
tomenteufes en deffous ; les fupérieures plus pe- 
tites, diftantes. Les pédoncules font fort longs, 
firiés, latéraux, cotonneux , terminés par une 
grade & belle fleur, dont le calice eft hémifphé- 
rique , couvert de flocons cotonneux; les fleu- 
rons du centre jaunes , noirâtres à leur fommet ; 
les demi-fleurons de la circonférence d’un blanc- 

lombé, jaunes à leur bafe , quelquefois d’une 
Ps teinte purpurine. 


Cette efpèce préfente plufieurs variétés dans 
la forme de kKurs feuilles, mais que l’on a plus 
articuliérement diftinguées dans les divifions de 
Ee demi-fleurons, qui font à trois decoupures 
affez profondes dans la variété «, ayant celle du 
milieu courbée en dedans; à quatre découpures 
inégales, fouvent aiguës dans la variété 8 ; à trois 
profondes divifions dans la variété y, celle du 
milieu trifide ; enfin, la variété d préfente cinq 
divifions dans fes demi-fleurons. 


L’'arélotis triflis, var. 8, taraxacoides , Berg. 
Plant. Cap. 322, rentre très-probablement dans 
une des variétés précédentes. 


Cette plante croît au Cap de Bonne-Efpérance. 


On la cultive au Jardin des Plantes de Paris. © 


(PV. v.) 


6. ARCTOTIDE laciniée. Aréloris laciniata. Lam. 


Arëotis afpera. Linn. Spec. Plant. pag. 1307. 
var. 8. 


À RC 
8. Arétotis (undulata), fubromentofa, foliis pin- 


natifidis ; pinuis linearibus , dentatis, margine revo- 
luto-undularis. Berg. Plant. Capeuf. pag. 317. — 
Gærtn. tab. 172. fig. $. — Lam. Illuftr. tab. 715. 
fie 


La variété g de l’aréloris laciniata de M. de La- 
marck ne m’eft point affez connue pour décider fi 
la plante dont Gærtner a figuré le fruit, & qu'il 
regarde comme l’aréfotis undulata de Bergius, eft 
bien la même plante, & fi, même dans ce cas, 
elle doit être diftinguée comme efpèce d’après fes 
graines. Gærtner les repréfente couvertes d'un 
duvet lanugineux , de forme conique , placées fur 
un réceptacle alvéolaire ; les alvéoles munis à 
leurs bords de poils aufi longs que 1-:s femences. 
Les écaiiles du calice font imbriquées, arrondies, 
uès-obtufes ; les demi-fleurons fertiles, ovales- 
lancéolés ; trois petites dents à leur fommet. Les 
femences , à leur côté intérieur , forment deux 
faiilies en forme d’aile , conniventes , creufes en 
dedans, & qui repréfentent comme deux loges 
vides lorfqu'elles font coupées tranfverfalement. 


Obfervations. Bergius , dans fes Plantes du Cap 
de Bonne-Éipérance, préfente de cette plante, 
ou plutôt de l’arélotis afperu , deux variétés, 
B. arëlotis chicoracea , pour laquelle il cite la figure 
de Burman , Plant. Afric. p. 158, tab. 57, fig. 153 
& y. arétotis undulata , à laquelle il rapporte pour 
fynonymie de Boerh. pag. 100 , tab. 100. 


7. ARCTOTIDE tricolore. Aréfois tricolor, Jacq. 


Ardlotis flofculis radiantibus fertilibus ; folirs fub- 
ts tomentofis , ovatis , integerrimis lyratifve , den- 
tatis ; fcapo fulcato, unifloro ; fquamis calicinis ex- 
cericribus reflexis. Willden. Spec. Plant. 3. pag. 
2349. 


Arétotis tricolor, corollulis radiantibus fertilibus, 
acaulis ; foliis fimplicibus , ovatis fublyratifque , re- 
pandis, tomentofis | faprà Viridibus , fubràs incaniss 
rudio utrinque difcolore. Jacq. Hort. Schoenbr: 2. 
pag. 27. tab. 159. 


Cette plante n’a point de tige. Ses racines font 
filiformes , de la groffeur du doigt, garnies de 
fibres ; elles donnent naiffance à des feuilles pé- 
tiolges , étalées , les unes ovales, très-entières ; 
d’autres échancrées en lyre & dentées, tomen- 
teufes, blanchâtres en deffous, vertes en deflus. 
De leur centre s'élèvent des hampes fillonnées, 
hériffées de poils rougeatres , hautes d’un pied , 
uniflores. Les écailles du calice font pubefcentes, 
réfléchies ; les fleurons du centre d'un pourpre- 
foncé ; les demi-fleurons de la circonférence fer- 
tiles, d’un blanc de neige en dedans , d’un rouge 
de fang en dehors ; le réceptacle pileux. 


Cette plante croit au Cap de Bonne - Efpé- 
rance. % 
8. ARCTOTIDE 


DATE 


ARC 


8. ARCTOTIDE ondulée. Aréoris unduluta. Jacq. ; Verfé par trois nervures. Les femences font pileu- 


Arétoris corollulis radiantibus fertilibus, acaulis; 
foliis fimplicibus fublyratifque , dentatis , undulatis, 
fubriùs tomentofis & incanis , fuprà punütato-hirfutulis 
& virentibus ; radio utrinque concolore. Jacq. Hort. 
Schoenbr. 2. pag. 17. tab. 160. — Willd. Spec. 3. 
pag. 2349. ( Non Berg. & Gartn.) 


Arëotis (lanata}, foliis obovatis , dentato-lyra- 
tis, fupra feabris , fubrès tomentofis ; fcapis folio 
lengioribus. Thunb. Prodr. 165. 


Toutes fes feuilles font radicales, pétiolées , 
fimples, ovales ou légérement échancrées en 
forme de lyre, ondulées & dentées à leur con- 
tour, blanches & cotonneufes en deflous , verdä- 
tres en deffus & parfemées de points rudes. Il n’y 
a point de tige. Les hampes partent immédiate- 
ment des racines ; elles font droites , fimples , plus 
longues que les feuilles , ftriées, uniflores. Les 
calices font compofés d’écailles prefque glabres , 
imbriquées , fcarieufes ; les extérieures réfléchies ; 
les fleurons du difque d’un pourpre-noirâtre ; les 
demi-fleurons fertiles, jaunes extérieurement , 
d’un jaune - orangé à l’intérieur ; le réceptacle 
velu. 


Cette plante croît au Cap de Bonne - Efpé- 
rance. # 


9. ARCTOTIDE élégante. Ardotis fpeciofa. Jacq. 


Aréotis flofculis radiantibus fercilibus ; foliis pu- 
befcentibus, fubtès tomentofis, pénnatifidis , denratis ; 
lobo rerminali triangulo , trirervio ; fcapo foliis bre- 
viore ; calicinis fquamis exterioribus refiexis. Willd. 


Spec. Plant. 3. pag. 2350. 


Arétotis corollulis radiantibus fertilibus, acau- 
lis ; foliis longe lyratis , argutè ferraris. Jacq. Hort. 
Schoenbr. 2. pag. 18. tab. 161. 


Aréotis (grandiflora }, flofculis radiantibus fer- 
cilibus ; foliis pinnatifidis, denticulatis , arachneï- 
deis ,trinerviis. Ait. Hort. Kew. 3. pag. 272. ? 


Arë&otis (brevilcapo}), foliis pinnatifidis , den- 
tatis , fubiùs tomentofis ; ftapis folio long'oribus. 


Thunb. Prodr. 165. 


- C’eft une efpèce remarquable par fes grandes 8 
belles fleurs, placées à l’extrémité d’une hampe 
plus courte que les feuilles , ayant les écailles ex- 
térieures de leur calice hérifléss, réfléchies en 
dehors ; les fleurons de la corolle jaunes ; les 
demi-fleurons de la circonférence fertiles , À trois 
dents , de couleur pourpre à l'extérieur, d’un 
jaune-foncé à l’intérieur , avec, des taches d’un 
rouge de fang à la bafe, Les feuilles font toutes 


radicales, pétiolées, pubefcenres, romenreufes | | 


en deffous , alongées, pinnatifides ; les découpu- 


| 
| 


{ 


fes , ainfi que le réceptacle. 


Cette plante croit au Cap de Bonne - Efpé- 
rance. % 


10. ARCTOTIDE à feuilles glauques. Aréforis 
glaucophylla, Jacq. 


Arétotis flofeulis radiantibus fertilibus ; foliis ca- 
nefcentibus , pinnatifidis , repando fubdentatis ; caule 
bafi ramofo ; calicinis fquamis exterioribus reflexis. 


Willd, Spec. Plant. 3. pag. 2350. 


Arétotis corollis radiantibus fertilibus ; foliis pin- 
natifidis , fublyratis , dentaris , fuprà glaucis , fubris 
incanis, Jacq. Hort. Schoenbr. 2. pag. 22. tab. 
170. 


Cette plante eft légérement tomenteufe , d’une 
odeur defagréable. Ses tiges font hautes d’un 
pied , ramifiées à leur bafe , garnies de feuilles 
alternes, pétiolées, pinnatifides, oblongues, pref- 
qu'en lyre ; les découpures finuées & légérement 
dentées à leurs bords , blanchâtres en deflous, 
d'un vert-glauque en deflus. Les fleurs font foli- 
taires à l'extrémité de leur pédoncule; les écailles 
extérieures du calice réfléchies, velues, fubulées ; 
1: difque de la corolle d’un pourpre-noirâtre ; Les 
démi-fleurors fertiles, d’un jaune-fancé en dedans, 
& d’un violet-pâle en dehors. 


Cette plante croit au Cap de Bonne - Efpé- 
rance. 2% 


11. ARCTOTIDE couchée. Arétotis decumbens. 
Jacq. 


Aréotis flofculis radiantibus fertilibus , caule pro- 
cumbente; foliis oblongo-lanceolatis, inegualiter den- 
tatis, canefcentibus , fubrùs tomentofis , trinerviis ; 
calicinis fquamis exterioribus adpreffis. Willd. Spec. 
Plant. 3. pag. 2351. 


Arüotis flofculis radiantibus fertilibus , caulibus 
decumbentibus ; foliis lanceolatis | dentato- ferratis , 


tomentofis, Jacq. Hort. Schoenbr. 3. pag. 68. 
tab. 381. 


Arélotis foliis obovato-ohlongis , dentatis, tomen- 
tofs ÿ caule decumbente. Thunb. Prodr. 164. 


Ses racines produifent des tiges étalées, cou- 
chées fur la terre , un peu redreffées, garnies da 
feuiiles alternes , oblongues, lancéolées , inégale- 
ment dentées en fcie à leur contour , blanchatres 
& tomenteufes en deflous, marquées de trois 
nervures. Les écailles extériêures du calice font 
ferrées , vercâtres , lancéolées, acuminées, point 
réfléchtes. La corolle a tous fes fleurons de cou- 
leur jaune ; I=s demi feurons fertiles d’un pour- 
pre-cuivreux en dehors, d’un jaune-pale en de- 
dans ; !;5 femences hériffées, couronn£ées par fix 


res dentées ; le lobe terminal triangulaire | tra- ? paillettes; le réceptacle velu. 
; P P 


Botanique. Supplément, Tome 1. 


Lii 


454 À RG 


Cette plante croît au Cap de Bonne -Efpé- 
rance. % 


12. ARCTOTIDE flafque. Aréotis flaccida. Jacq. 


Arélotis flofculis radiantibus fertilibus ; caule ra- 
mofo , herbaceo , afterdente ; foliis fpathulato-lan- 
ceolatis , integerrimis , trinerviis , pubeftentibus ; ca- 
licinis fquamis omnibus reflexis. Wilid. Spec. Plant. 
3 par 42392: 

Arëlotis corollulis radiantibus fertilibus, annua ; 
caule ramofo , flaccido ; foliis lanceolatis , fubinte- 
gerrimis , fubtomentofis. Jacq. Hort. Schoëenbr. 2. 
pag- 19. tab. 163. 


Plante anruelle, d’une odeur repouffante, dont 
les tiges font molles, renverfées, rameufes , à 
peine afcendantes, garnies de feuilles alrernes , 
Jancéolées , fpatulées, prefqu’entières , pubefcen- 
tes, tomenteufes à leur face inférieure, marquées 
de trois nervures ; les écailles du calice tomen- 
teufes , imbriquées , toutes réfléchies à leur fom- 
met. Les fleurons du difaue font d’un pourpre- 
foncé ; les demi-fleurons de la circonférence fer- 
tiles, de couleur blanche , jaunatres vers leur 
bafe , reints de rouge à leur fommet ; l'ovaire un 
peu velu, airfi que le réceptacle. ; 


Cette plante croît au Cap de Bonne - Efpé- 
rance. O 


13. ARCTOTIDE efhlée. Aréforis virgata. Jacq. 


Arétotis flofc.lis radiartibus feruilibus ; caule ra- 
mofo , ereéto, herbaceo; foliis lineari-lanceolais , 
Jubiès pubeftentious, trinerviis , bafi fuscentutis ; 
calicinis fquarnis exterioribus patentibus. Wijlden. 


Spec. Plant. 3. pag. 2353. 


Arélotis corollulis radiantibus fertilious , annua ; 
caule ramifque virgatis, foliis lanceolato-linearibus , 
integerrimis vel denticulatis, glubriufculis. Jacq. 
Hort. Schoenbr. 3. pag. 32. tab. 307. 


Ses tiges fonc grêles , droites , annuelles , rami- 
fes ; les rameaux efflés, alongés, garnis de 
feuilles fimples , aiternes, linéatres-lincéolé:s, 
trés-entières on léeérement denticul£es , prefque 
glabres , pubefcentes en defflous , traverfees par 
trois nervures ; les pédencul-s uniflores ; les 
écailles extérieures du calice éralées , mais point 
réfiéchies; le difque de la corolle d'un pourpre- 
foncé ; les demi-fleurons de la circonférence fer- 
tiles, de couleur jaune à leurs deux faces. 


Cette plante croît au Cap de Bonne - Efpé- 
rance. © 

14. ARCTOTIDE paniculée. Arélotis paniculata. 
Jacq. 


Arétotis, flofculis radiantibus fertilibus ; caule 
ereito, paniculato ; foliis anguflo lanceolutis , den- 


ARC 


tatis, fubtùs tomentofis ; calicinis fquamis exterio- 


ribus reflexis. Willd. Spec. Plant. 3. pag. 2353. 
Arélotis flofculis radiantibus fertilibus ; caule fuf- 


fruticofo , toto paniculeto ; foliis anguflè cblongis , 
dentatis, fubrùs incanis. Jacq. Hort. Schoenbr. 3. 
pag. 68. tab. 3So. 


Cette efpèce s'élève droite fur une tige velue, 
Egneufe , divifée en rameaux éralés, formant une 
forte de panicule par leur enfemble. Les feuilles 
font oblongues, étroites , lancéolées , dentées en 
fcis à leurs bords , blanchätres & tomenteufes en 
deffous ; les écailles extérieures du calice prefque 
glabres, fubulées, réfléchies en dehors; la corolle 
d'un pourpre-noirâtre à fon difque ; les demi-fleu- 
rons fertiles, de couleur blanche en deffus , tra- 
verfée par des veines d’un rouge de fang, d’un 
pourpre-foncé en d flous & à fa bafe ; les femen- 
ces de la circonférence couronnées par huit pail- 
lertes ; le réceptacle velu. 


Cette plante croit au Cap de Bonne -Efpé- 
rance. 


1$. ARCTOTIDE décurrente, Aréfotis decurrens. 
Jicq. 


Aréotis flofeulis radiantibus fertilibus , caule fru- 
cicofo ; foliis hiriïs , oblongis , indivifis , fubdentatis. 
Wild. Spec. Plant. 3. pag. 2353. 


Arébotis corollulis radiantibus fertilibus , caule fif- 
fruticofo ; fodiis integris , utrinquè hirtulis, denticu- 
lotis, per Fetiolam amplexicaulem decurrentibus. 
Jacq. Hort. Schoënbr. 2. pag. 20. tab. 165. 


Ses tiges font ligneufes, épaifles , hautes de 
deux ou trois pieds, garnies de feuilles fimples, 
alternes , oblongnes , très-entières ou légérement 
denticulées, décurrentes fur un pétiole amplexi- 
auie , hériflées , ainfi que les tiges, de poils roi- 
des à leurs deux faces. Le difque de la corolle eft 
jaune ; les demi fleurons fertiles , de couleur blan- 
che , d'un rofe-tendre en deflous; les femences 
glabres ; le réceptacle velu. 


Cetre plante croit au Cap de Bonne - Efpé- 
rance. D 


16. ARCTOTIDE traînante. Aréotis rertans. 
Jacq. 


Aräotis flofculis radiantibus fertilibus ; coule her- 
baceo , aftendente ; foliis hirtis , fubits incanis , in- 
ferioribus ly'ato-dentatis, fuperioribus lanceolatis , 
dentatis, Willd. Spec. Plant. 3. pag. 2354. 

Aräotis flofeul's radiantibus fertilibus, radice rep- 
tante ; caulinus fi ffruticofs, adfcendentibus ; ramis 
eretlis ; foliis. infertoribus fublyratis. Jacq. Hort. 
Schoenbr. 3. pag. 69: tab. 32, 


Arëéotës interçupta. Thunb. Prodr. 165. ? 


A RC 


Ses racines font rampantes ; fes tiges prefque 
ligneufes , cylindriques , hérifées, longues d'un 
pied & demi, couchses à leur partie intérieure , 
puis afcendantes & redreflées ; les feuilles infé- 
rieures denrées & échancrées en lyre ; les fupé- 
rieures lancéol£es, fimplement dentées , blan- 
châtres en deffous , h-ritlées de poils roides. Les 
calices font glabres, prefque globuleux ; les “cail- 
les extérieures courtes , lancéolees , fubulées ; la 
corolle jaune à fon difque; les demi -fleurons 
ftriés, jaunâtres en dehors , d’un blanc-jaunatre 
en dedans , d’un brun-foncé à leur bafe ; les fe- 
mences couronnées par huit pailletres 3 le récep- 
tacle velu. 


Cette plante croît au Cap de Bonne-Efpé- 
rance. % ; 


17. ARCTOTIDE auriculée. Arélotis auriculata. 
Jacq. 


Arétotis flofulis radiantibus fertilibus ; caule fru- 
ticofo , niveo-tomentofo ; foliis lyratis , amplexicau- 
libus , tomentofis , dentatis ; lobo terminali rhombeo. 


Willd. Spec. Plant. 3. pag. 2354. 


Arë&oris corollulis radiantibus fertiltbus , caule 
fratefcente ; foliis fublyratis , dentatis , acutis , to- 
mentofis , incanis , feffilibus ; lobo extimo rhombeo. 
Jacq. Hort. Schoenbr. 2. pag. 22. tab. 169. 


Ses tiges font ligneufes , hautes d'environ trois 
pieds, couvertes d’un duvet tomenteux, d'un 
blanc de neige , garnies de feuilles alternes , fef- 
fizs , amplexicaules, en forme de lyre , blanchss 
& tomenteufes en deffous, dentées, à lobes ai- 
gus ; le lobe terminal rhomboidal. Les flzurs fonc 
pédonculées, folitaires fur chaque pédoncule ; la 
corolle d’un pourpre-foncé à fon difque ; les demi- 
fl-urons fertiles , d’un jaune foncé ; le réceptacle 
velu. Elle croit au Cap de Bonne-Efpérance. 


18. ARCTOTIDE faftueufe. Aréforis fafluofa. Jacq. 


Arélotis flofeulis radiantibus fertilibus;? caule erec- 
to , herbaceo ÿ fuliis hirtis , oblongis , dentatis ; ca- 
licinis fquamis exterioribus reflexis , ciatis. Willd. 
Spec. Plant. 3. pag. 2354. 


Arëoris corollulis radiantibus fertilibus ; ? annua , 
sota pilofa ; caule ramofo , eretio ; foliis fnuato- 
dentatis. Jacq. Hort. Schoenbr. 2. pag. 20. tab. 
166. 


Cette plante eft toute hériffée de poils roïdes. 
Ses tiges font droites , herbacées , annuelles, di- 
vifées en rameaux alternes , garnis de feuilles ob- 
longues , dentées , finuées, pileufes. Les écailles 
extérieures du calice font ciliées à leurs bords , 
terminées en une pointe linéaire , rabattues en 
dehors ; les Aeurons du centre d’un pourpre-noi- 


râtre ; les demi-fleurons de la circonférence d’un ! 


jaune-orangé , avec des taches de fang à leur bafe : 


Las 
ARC 39 
ils paroïffent fertiles, mais ils ont befoin d’être. 
mieux obfervés. Les femences font glabres , point 
couronnées ; le réceptacle garni de paillettes fu- 
bulées. 


Cette plante croît au Cap de Bonne - Efpé- 
rance. O 


19. ARCTOTIDE épineufe. Arélotis fpinulofa. 
Jacq. 


Aréotis flofculis radiantibus fertilibus ; caule erec- 
10 , heroaceo ÿ foliis cano-hirtis , vifcofis , oblongis, 
amplexicaulibus , mucronato-dentatis ; calicinis fqua- 
mis extertoribus patulis. Willden. Spec. Plant. 3. 
pag: 235$. 

Arélotis corollulis radiantibus fertilibus , annua ; 
foliis amplexicaulibus , hirtis , incifo-dentatis ; den- 
tibus mucronatis. Jacq. Hort. Schoenbr. 2. pag. 21. 
tab. 167. 


Ses tiges font droites , annuelles , herbacées ; 
fes feuilles feitiles , altsrnes, oblongues, amplexi- 
caules , hériflées de poils blancharres & vifqueux, 
incifées , dentées à leur contour ; les denrelures 
terminées par une petite pointe prefqu’épineufe. 
Les écailles extérieures du calice font lancéolées , 
fubulées , aiguës, pileufes, tres-étal‘es ; le difque 
de la corolle d’un jaune-foncé ; les demi-fl urons 
de la circonférence d’un jJaune-orangé, noirâtres 
à leur bale ; le calice couronné par huit folioles 
BIneRes , oblongues , inégales ; le réceptacle 
velu. 


Cette plante croît au Cap de Bonne - Efpé- 
rance. O 


20. ARCTOTIDE maculée. Aréotis maculata. 
Jacq. 


Arétotis flofculis radiantibus fertilibus, caule [uf- 
fraticefo ; foltis pinnatifido-lyratis ; angulato denta- 
tis , fubtès tomertofis. Wilid. Spec. Piant. 3. pag. 
2355- 

Aritotis flofculis radiantibus fertilibus , caule fuf- 
frutico/o; foliis pinnarifidis , confertis , fuh:ùs tomen- 
Lofis ; corollulis radii internè albidis , ad apicem ma- 
culatis. Jacq. Hort. Schoenbr. 3. pag. 67. tab. 
379° 

Arélotis (caulefcens ), fliis lyrato-pinnatif- 
dis, dentatis, fuprà feabris, foliis tomentoffs, caule 
ereéto. Thunb. Prodr. 165. 


Cette efpèce a fes tiges droites, un peu ligneu- 
fes, courtes, divifées en rameaux alrernes , garnis 
de feuilles nombreufes , très-rapprochéss, pinna- 
tifides, prefqu’en lyre j les découpures anguleufes, 
dentées à leurs bords , tomenteufes à leur face in- 
férieure. Les fleurs font odorantes ; le calice pref- 
que glabre; fes écailles extérieures fubulées à leur 
fommet. Le difque de la coiolle eft d'un pourpre 

liiz 


Ld A) 
456 AR C 
. très-foncé ; les demi-fleurons de la circonférence 
fertiles , d’un jaune-orangé en dehors , blanchi- 
tres en dedans, tachetés à leur fommet ; les fe- 


mences un peu velues , furmontées de fix paillettes 
oblongues ; le réceptacle velu. 


Cette plante croit au Cap de Bonne - Efpé- 
rance. p 


21. ARCTOTIDE à grandes fleurs. Aréforis gran- 
diflora. Jacq. 


Arétotis flofculis radiantibus fertilibus , caule fuf- 
fruticofo ; foliis pinnatifidis | dentatis , fubts comen 
zofis ; laciniis linearibus ; calicinis Jfouamis exterio- 
ribus adprejfis. Willd. Spec. Plant. 3. pag. 23 ÿ$. 


.Arébotis flofculis radiantibus fertilibus, caule fuffru- 
ticofo ; foliis pinnatis, fuëtorentofis , fupernè recur- 
vais ÿ-pedunculo longiffimo. Jacq. Hort. Schoenbr. 
3. pag. 67. tab. 376, 


Ses tiges font dures, prefque ligneufes, à ra- 
meaux alternes, peu nombreux , velus, terminés 
par un pédoncule long d’un pied; les feuilles pin- 
natifides , romenteufes en deflous; les découpures 
linéaires, dentées à leur contour , recourbées à 
net; les écailles calicinales extérieures 
Y imbriquées ; la corolle d’un jaune-obf- 
centre ; les demi-flcurons d'un jaune- 
urs deux faces , av2c des taches de fang 
; LS femences velues, couronnées par 
tes; L réceptacle velu. 


plante croît au Cap de Bonne - Efpé- 


22. ARCTOTIDE en lyre. 4réouis lyrata. Willd. 


Aréfotis flofeul's radiantibus fertilibus ; caule fru- 
ticofo , ereéo ; foliis cano pubeftentibus , lyrato-pin- 
natifitis ; lacintis obloïgis, obtufis , angulato-den- 


zatis. Willd. Spec. Plant. 5. pag. 2356. 


Cette plante refflemble beaucoup à l'aréozis af- 
pera, 0°. $ ; elle en diffère par fes feuilles en lyre, 
pinnatifides, couvertes , tant en deffus qu'en def- 
fous, d'un duvet blanchâtre, plus larges & plus 
courtes ; les découpures ob'ongues, obrufes, an- 
guleufes, dentées , point réfléchi:s à leurs bords; 
les dentelures légérement mucronées. 


Cette plante croit au Cap de Bonne - Efpé- 
rance. D 


23. ARCTOTIDE étalée. Aréloris elatior. Jacq. 


Arélotis flofculis radiantibus fertilibus ; caule fru- 
ticofo, ereclo ; ramis tomentofo-hirtis ; folits pinna- 
tifidis , fubrès tomentofis ; Laciniis Lineari-lanceola- 
tis , angulato-dentatis. Willd. Spec. Plant. 3. pag. 
2357- 


\ 
Arüotis corollulis radiantibus fertilibus ; caule fra- 


| 


ARC 


refcente, ercélo; foliis pinnatifidis, fubès tomentofis , 
incanis , undulatis. Jacq. Hort. Schoenbr. 2. pag. 
23. tab. 172. 


Ses tiges font hautes de trois à quatre pieds, 
cylindriques , tomenteufss, droites, ligneufes, 
divifées en rameaux étalés, romenteux, hifpides, 
garnis de feuilles alrernes , pinnatifides , blanchä- 
tres, tomenteufes en deffous , à découpures linéai- 
res, lancéolées, anguleufes, dentées & ondulées 
à leurs bords, mais point recourbées ; les dente- 
lures point mucronées ; les écailles extérieures du 
calice velues, prolongées en une pointe lancéo- 
lée , un peu aiguë , recourbée. Le difque de la co- 
rolle eft jaune ; les demi-flzurons jaunes en defflous, 
marqués en deffus de nervures purpurines ; le ré- 
ceptacle velu. 


Cette plante croit au Cao de Bonne - Efpé- 
rance. D 


24. ARCTOTIDE atbufte. Ardotis arborefcens. 
Jacq. 


Arëlotis floftulis radiantibus fertilibus ; caule fru- 
ticofo , ereélo ; pedunculis prioffs ; foliis pinnatifidis, 
canefcentil us , fubrès tomentofis ; laciniis lincari- 
lanceolatis , angulatis, mucroneto dentatis , undula- 


sis. Wild. Spec. Plant. 3. pag. 2357. 


Arétotis corollulis radiantibus feriilibus ; caulihus 
fruticofis, tortuofis ; foliis pinnatifidis, fubfquarro- 
Jis , tomentofis , fubrès incanis , undulatis, obtufis. 


Jacq. Hort. S'hoenbr. 2. pag. 23. tab. 171. 


Aréloiis (undulata), fodiis pinnatifidis , denticu- 
latis , tomentofis ; caule fruticofo. Thunb. Prodr. 
165. 


Cette plante à la forme d’un petit arbufte. Ses 
tiges font droites, ligneufes, ramifiées, un peu 
toitueufes; fes rameaux couverts, dans leur jeu- 
nefle, d’un duvet foyeux; les feuilles alternes, 
pinnatifides , un peu fcarieufes, blanchâtres & 
cotonneufes en deffous ; les découpures linéaires- 
lancéolées , anguleufes, ondulées, obtufes à leur 
fommet, dentées & mucronées à leurs bords. Les 
pédoncules font pileux ; les écailles extérieures 
du calice velues, fubulées, rfléchies ; la corolle 
jaune dans fon difque ; les demt-fleurons fertiles, 
de couleur rofe en dehors, d’un blanc de neige en 
dedans , d'un jaune-orangé à leur bafe ; le récep- 
tacle velu. 


Cette plante croit au Cap de Bonne - Efpé- 
rance. D 


25. ARCTOTIDE rabattue. Aréfotis revoluta. 
Jacq. 


Arélotis flofculis radiantibus fertilibus ; caule erec- 
10 , herbaceo ; foliis pinnatifidis , incanis , fubtüs 10- 
mentofis ;ÿ laciaiis lanceolatis , angulato-dentatis , 


umargine revolutis,. Willd. Spec. 3. pag. 2557. 


AY RUE 


A:R € 457 


Arélotis corollulis radiantibus fertilibus | annua ; | & glabres à leurs deux faces, roides, fcarieufes, 


foliis pinnatifidis , utrinquè araneofo - tomentoffs , 
{ubiès albis; Lobis diflantibus , oblongis, ad oras 
revoluis. Jacq. Hort. Schoenbr. 2. pag. 24. tab. 
173. 


C’eft une p'ante annuelle, couverte d’un duvet 
femblable à ure toile d’araignée. Les tiges font 
droites, herbacées, garnies de feuilles alternes, 
pinnatifides , blanchâtres , tomenteufes en deffous; 
les d“coupures diflantes, oblongues , lancéolées, 
anguleufes , dentées & roulées à ieurs bords; les 
écailles extérieures du calice fubulées, recour- 
bées. Les fleurons du difque font jaunes ; les demi- 
fleurons de la circonférence fertiles , jaunes à leurs 
deux faces, noirâtres en dedans à leur bafe ; les 
pédoncules foyeux à leur extrémité ; les femences 
RE par fix à fept paillattes; le réceptacle 
velu. 


Cette plante croit au Cap de Bonne - Efpé- 
rance. © 


.26. ARCTOTIDE cuivreufe. Aréfotis cuprea. 
Jacq. 


Arétotis flofculis radiantibus fertilièus; caule fru- 
ticofo , erecto ; foliis fubts tomentofis ; laciniis L.- 
nearibus , fubpinnatifuis, undulatis. Wiliden. Spec. 
Plaot. 3. pag. 2358. î 


Aréotis corollulis radiantibus fertilibus ,caule fru- 
tefcente; foliis pinnatifidis, fuprà glabriufculis , ad 
oras undularis & rigiaïs ;ÿ pinnis omnibus linearibus. 


Jacq. Hort. Schoenbr. 2. pag. 25. tab. 176. 
Arétotis denudata. Thunb. Prodr. 165$. 


Ses tiges font droites, ligneufes, vifqueufes, à 

eine velues, hautes de quatre pieds, garnies de 
euilles altzrnes, pinnatifides, glabres en deffus, 
tomenteufes en deffous; toutes les pinnules linéai- 
res, quelquefois découpées, roides , ondulées à 
leurs bords. La corolle eft jaune à fon difque; les 
demi-fleurons fertiles , jaunâtres en dedans , de cou- 
leur purpurine en dehors. 


Cette plante croit au Cap de Bonne - Efpé- 
rance. D 


27. ARCTOTIDE fcarieufe. Arélotis fquarrofa. 
Jacq. 


Arétotis flofculis radiantibus fertilibus ; caule fru- 
ticofo, ereéto ; foliis glabriufculis, pinnatifitis ; la- 
ciniis linearibus , pinnatifido - dentatis, undulatis, 


Wilid. Spec. Plant. 3. pag. 2358. 


Arétis corollis radiantibus fertilibus, caule fru- 
ticofo ; foliis profundiffimè pinnatifidis , utrinquè gla- 
briufeulis & viridibus, dentatis, fquarrofis , rigidis. 
Jacq. Hort. Schoenbr. 2. pag. 25. tab. 177. 


Elle a beaucoup de rappoït avec la précédente, 
dont elle diffère par fes feuilles périolées, vertes 


profondément pinnatifides ; les découpures linéai- 
res, incifées cu dentées , ondulées. Les tiges font 
droites, brunes , épaiffes, hautes de deux pieds; 
les fleurons du centre de couleur jaune; les demi- 
fleurons de la circonférence d’un jaun2-orangé , 
tant en deflus qu’en deffous, traveriés par des ner- 
Vures purpurinies. 


Cette plante croît au Cap de Bonne - Efpé- 
rance. D 


28. ARCTOTIDE cinéraire. Arélotis cineraria. 
Jacq. 


Arétotis flofculis radiantibus fertilibus, caule f[2f- 
fruricofo ; foliis incano tomentufis , lorge petiolatis , 
pinnatifidis ; laciniis lanceolatis , obtufis , dentutis. 


Willd. Spec. Plant. 3. pag. 235$. 


Arélotis corollis radiantibus fertilibus, caule fuf- 
fruticofo ; folis pinnatifidis , tomentofis , ircanis ; 
radice reptante. Jacq. Hort. Schoenbr. 2. pag 24. 
tab. 174. 


Arélotis candida. Thunb. Prodr. 165. 


Cette efpèce reffemble un peu au cirerarfa mari- 
tima par fon port & par fa forme, ainfi que par la 
couleur de fes feuilles. Ses racines font rampantes 
& rameuf:s; fes tiges prefque ligneufes à leur bafe, 
hautes d’un pied & plus, alternes, longuement 
pétiolées , blanches & cotonneules, pinnatifides , 
à découpures lancéolées , obtufes, dentées; les 
écailles extérieures du calice courtes, velues, lan- 
céolées , fubutées ; les autres ovales ; la corolle 
noirâtre à fon difque ; les demi-fleurons d’un 
jaune-orangé en deflus, pius foncé à la bafe, 
d'un gros jaune en deflous , de couleur brune à la 
bafe ; Les femences prefque térragones , hériffées , 
couronnées par huit paillettes ; le réceptacle velu. 


Cette plante croit au Cap de Bonne - Efpé- 
rance. % 


29. ARCTOTIDE glabre. Aréotis plabratu. Jacq. 


Arélotis flofculis radiantibus fertilibus , caule fru- 
cicofo ; foliis glabris, pinnatifidis , margine revolu- 
tis ; laciniis lanceolat:s , acutis , denratis ; calicinis 
fauaris exterioribus ereétiufculis. Willd. Spec. Plant. 
2. pag. 2550. 

Arélotis corollis raditntibus fertilibus , caule fru- 
ticofo , tota glabriufcula ; foliis pinnatifidis , acutis ; 
pinné extimä latiore. Jacq. Hort. Schoenbr. 2. pag. 
25.Nt4b-176e 


Aréotis levis, Thunb. Prodr. 165$. 


Cette plante eft glabre fur toutes fes parties. Ses 
tiges {ont ligneufes , cylindriques , un peu ftriées, 
garnies de feuilles alternes , pinnatifides , roulées 
à leurs bords ; les découpures lancéolées, dentées, 
aiguës à leur fommet ; la terminale plus grande 


ARC 


es du calice un peu ouvertes & redref- 

la corolle d’un pourpre-foncé à fon difque ; 
les demi-fleurons jaune: en dehors , teints de pour- 
pre vers leur fommet ; les femences couronnées 
par cinq paillettes ; le réceptacle velu. 


45È 


s éçaill 
} 


Cette plante croit au Cap de Bonne - Efpé- 
tance. D 


# ARCTOTHECA. Vend], Récertacle alvévlaire, 
garni de paillettes ; femences non aigrettées ; calice 
imbriqué. 


30. ARCTOTIDE rampante. Aréforis repers. Jacq. 


Aritotis flofculis radiantibus flerilibus, recepraculo 
paleaceo , fearis unifloris, foliis pinnatifidis , caule 
repente. Jacq. Hort. Schoenbr. pag. 31. tab. 306. 


Arétotis ( fcapigera ), foliis interruptè pinnati- 
fdis, tomentofis ; [tapis foliis aqualibus. Thunb. 
Prodr. 165. 


Arëotheca repens. Vendi. Hort. Herrenhuf. pag. 
8. tab. 6. — Willd. Spec. Plant. 3. pag. 2365. 


Cette plante, dont on a fait un genre particu- 
lier, reflemble parfaitement aux arétotides par fon 
port : elle fe rapproche des wrffria par fon récep- 
tacle garni de paillettes ; elle diffère de ces deux 
genres par fes femences non aigrertées. S:s tiges 
font dures, rampantes, un peu redreflées, blan- 
ch2s & romenteufes, garnies de touffes de feuilles 
pétiolées, pinnatifides , verdätres , un peu pubel- 
centes en detius, cotonneufes & très-blanches 
en deffous ; les découpures irrégulières , finuées 
ou incifées , denticulées , la plupart lancéolées ; 
la terminale plus large, a plufieurs lobes iné- 
gaux. 


Il fort d’entre les feuilles plufieurs pédoncules 
fimples , droits, cotonneux, à peine plus longs 
que les feuilles , terminés par une fleur d’une gran- 
deur médiocre. Le calice eft compofé d’écailles 
b'anchâtres, fcarieufes, ovales , imbriquées; les 
fleurons du centre un peu jaunâtres ; les demi-fleu- 
rons de la circonférence ftériles , d’un jaune-pale 
& verilâtre, linéaires , obtus , prefqu'entiers à leur 
fommet. 


Cette plante croît au Cap de Bonne-Efpérance. 


On la cultive au Jardin des Plantes de Paris. x 
CF. v.) 


% Efpèces douteufes ou moins connues. 


* Arétotis ( argentea), ffofculis radiantibus fer- 
tilibus ; foliis lanceolato - linearibus , integerrimis , 
tomentofis. Ait. Hort. Kew. 3. pag. 273. 


Arëtotis foliis lanceolatis , lanatis. Thunb. Prodr. 
164. j 


Ses feuilles font lancéolées , linéaires , très-en- 


6m + oo 


ARC 


tières, chargées d’un duvet lanugineux ; les demi- 
flurons de la circonférence tous fertiles. 


Cette plante croit au Cap de Bonne - Efpé- 
rance. # 


* Arlotis (linearis ), foliis linearibus , tomento- 
Jis. Thu:b. Prodr. 164. 


* Arëotis ( pinnatifida), foliis linearibus , den- 
tatis , tomentofis. Tnunb. Prodr. 164. 


* Arébotis (glandulofa ), foliis cordatis, oblon- 
gts , glandulofis, feabris. Thunb. Prodr. 164. 


* Arélotis (3randis ), folits petiolatis, oblongis, 
ferratis , tomentofss. Thuab. Prdr. 164. 


* Arébouis (elongata), foliis obovato-oblongis , 
dentatis ; tomentofis ; caule ereëto. Thunb. Prodr. 
164. 


* Arélotis ( diffufa), foliis obovato-oblongis , 
dentatis ; tomentofis ; fcupis unifloris. Thunb. Prodr. 
164. 


* Arélotis ( fcabra), foliis lanceolatis , dentatis , 
Jupra feabris, fubs comentofis ; caule erecto, frutef- 
cente. Thunb. Prodr. 165. 


* Aréocis (incifa), foliis oblongis, incifis, bi- 
Jerratis, tomentofis ; caule hifpido. Thunb. Prodr. 
165. 


* Arélotis (muricata), foliis oblongis , lyrato- 
dentatis , fupra fcabris, faktùs tomentofis ; caule Levi. 
Thunb. Proûr. 165. 


* Arétoris { petiolata) , foliis ovaris, incifis, 
dentatis, fubtàs tomenrofis ; caule decumbenrte , radi- 


cante. ‘Thunb. Prodr. 165. 


* Aréloris (formofa), fo/iis pinnatifidis , tomen- 
tofs ; caule bafi decumbente. Thunb. Prodr. 165. 

* Arétotis ( peétinata ), foliis bipinnatifidis , pi= 
diferis , plabris ; caule fruticofo. Thunb. Prodr. 
165$. 

* Arétotis (elegans), foliis lobatis, dentatis, 
Jubtès tomentofis; caule fruticofo. Thunb. Prodr. 
165$. \ 

* Artois (trifida), fois linearibus , trifidis , 
pubefcentibus. Thunb. Prodr. 166. 

* Arélotis ( nodofa}, foliis nodofis, pinnatis, 
glabris ; caule fruticofo. Thunb. Prodr. 166. 

* Arétotis ( medicaulis ), foliis bipinnatis, gla- 
bris , punétatis ; fcapo uniflero. Thunb. Prodr. 166. 

* Arétotis ( cernua ), foliis bipinnatis , glabris ; 
caule fruticofo , ereéto ; floribus cernuis. Thunberg , 


Prodr. 166. 


* Arélouis ( fericea), foliis bipinnatis, hirfutis. 
Thunb. Prodr. 166. 


Toutes ces efpèces , dont quelques-unes font: 


ARC 


ligneufes, croiffent an Cao de Bonne-Efpérance , 
où elles ont été obfervées par ‘lhunberg. 


* ARCTOTIDE rofe. Arétotis rofea. Jacq. 


Arélotis flofeulis raaiantihus fertilibus , caule pro- 
cumbente ; foliis [pathuluto-lanceolatis , repando-den- 
tatis , incanis; pappo duplici. Willd. Spec. Plant. 
3. pag. 2351. 

Arélotis corollulis radiantibus fertilibus , caulibus 
procumbentibus; foliis lanceolatis, dentatis, araneoffs; 
caliculo germinis geminato. Jacq. Hort. Schoenbr. 
2. pag. 18. tab. 162. 


Cette efpèce , à raifon de la double aïigrette 
qui couronne fes femences , paroît appartenir au 
moins autant aux urfnia qu'aux arélotis. Ses racines 
produifent des tiges couchées , éra!ées, sarnies de 
feuilles alternes , lancéolées , piefque fpatuléss, 
alongées, finuées, denrées à leur contour , blan- 
châtres , couvertes de Aocons cotonneux , refflem- 
blant prefqu’à des toiles d’araienées. Les calices 
font légérement velus ; les écailles inférieures lan- 
céolées , fubulées , recourbées. Les corolles ont 
Jeurs demt-fleurons fertiles, couleur de rofe-tendre 
à leurs deux faces ; les fleurons du centre d'un 
pourpre-foncé ; les femences pileufes, furmontées 
d’une double aigrette , ou plutôt de paillettes ob- 
Jongues , obtufes , placées fur deux rangs ; le ré- 
ceptacle pileux. 


Cette plante croit au Cap de Bonne - Efpé- 
rance. # 


* ARCTOTIDE à feuilles de flaticé. Aréforis ffa- 
ticefolia. 


Arétoris acaulis, foliis cafbivofs , angufliffimis , 
Jabintegris, glabris ; folivlis calicinis lineari-lanceo- 
lauis ; flore folitario. (N.) 


Cette plante, dont je n’ai point obfervé les fe- 
mences , elt remarquable par fon calice, compoifé 
d'un grand nombre de folioles étroites, oblon- 
gues , linéaires-lancéolées, aiguës , légérement pi- 
léufes. S:s feuilles font nombreufes, ramaflées en 
gazon, toutes radicales , très-étroites , longues de 
deux ou trois pouces & plus, à peine larges d’une 
ligne , obtufes , très-entières, trés-glabres, quel- 
quefois munies à leurs bords de quelques petites 
dents écartées. 


De leur centre s'élève une hampe roide, droite, 

ftriée, hériflee de poils roides & courts , terminée 
; P ? 

parune feule fur, au moins de lagrandeurde celle 
de l'arétouis triffis. Les feurons du centre font d’un 
Jaune-pale, de couleur brune: à leur fommet; les 
demi-fleurons lancéolés, obtus, à trois dents, 
blancs en dehors, avec une teinte purpurine vers 
J:ur bafe, d’un jaune-clair en deffous. Le récep- 
tacle, eft alvéolaire , prefque nu, 


ARD 45ÿ 


Cette plante croît au Cap de Ponne-Efpérance. 
CP. [. in herdb. Desfont.) 


* ARCTOTIDE à feuilles menues, Aréoris tenus 
folia. 
Arétotis caule fruticofo , glabro ; foliis fuhfilifor- 


mibus , glabris, apice trifiais ; pedunculis longfimis, 


unifloris. (N.) 


Ses tigzs font dures, ligneufes , glabres, cy- 
lindriques, médiocrement rameufes , garnies de 
feuilles éparfes , nombreufes , alongées , prefque 
filiformes, glabres, prefque ruberculées, divifées 
à leur fommer en trois découpures courtes, ai- 
gués. Quelquefois , mais très rarement, on re- 
marque deux autres petites folioles onpofées, de 
même forme que les découpurés terminales, & 
beaucoup au deffous d’elles. Les rameaux fe ter- 
minent par un long pédoncule grêie, cylindrique, | 
très-glabre , foutenant une feule fleur d’une gran- 
deur médiocre. 


Le calice eft glabre, compofé d’écailles brunes, 
fcarieufes , fnbriquées ; les extérieures plus étroi- 
tes, à peine ouvertes, aiguës. Les fleurons fonr 
Jaunäires , coronneux à leur bafe. Je n’ai point 
obfervé de demi-fleurons, mais des paillerres à la 
circonférence , planes & tronquées. Je n'ai pas vu 
les femences. 


Cetre plante croit au Cap de Bonne-Efpérance. 
D(V.f.in herb. Desfont.) 


Bergius à fait mention de quelques autres efpè- 
ces d’aétotides que je ne trouve citées, ni chez les 
auteurs modernes , ni dans ce genre, ni dans au- 
cun autre. Sen arélotis bellidifo'ia, n°. 9, a les fe- 
mences vclués , furmontées d’une aigrette à cinq 
paillettes ; le réceptacle garni de paillettes; les 
demi-fleurons à peine plus longs que les feurons, 
L'arélotis populifolia , n°. $. Ses femences font cou- 
ronnées par cinq à fix paillettes. Le réceptacle eft 
tomenteux. Dans l’aréfotis flechadifolia , les femen- 
ces font velues, couronnées par une aigrette mem- 
braneufe ; le réceptacle pileux. Ces efpèces paroif- 
fent , les unes devoir rentrer dans d’autres genres, 
les autres fe rapprocher d’autres déjà mentionnées, 
Il faudroit les mieux connoïtre pour prononcer. 


ARCYRIA. ( Voyez STÉMONITE. ) 


ARDISIA. ( Voyez TINELIER. }) Anguillaria. 
« Ce genre , dit M. de Jufieu , qui ne fe rapporte 
à anicune famille connue , doit en former une, 
voifine d=s fapotilliers, & qui fera diftinguée par 
le point d’atrache de fes étamines, l'unité de fa 
graine , la difpoficion & la forme de fon embryon, 
qui eft alongé , cylindrique , occupant , dans une 
direétion horizontale , le centre d’un périfperme 
chärnu , très-dur. » 


Ce genre a été établi prefqu'en même tems par 


440 ARE 


lufieurs auteurs, fous des noms différens. C’étoit 
"heberdinia de Bancks, mais configné feulement 
dans fes manuferits. Swartz le publia le premier, 
fous le nom d’ardifis ; il en décrivit cinq efpèces 
d'Amérique. Gæitner , qui connut les graines de 

eux autres cfpèces d'Amérique & de l'Inde, les 
nomina anguillaria , à caufe de la foime de leur 
embryon. Ce nom a été confervé par M. de 
Lamarck. M. de Juilieu cite, dans fon Genera, 
deux des efpèces précédentes , auxquelles il ajoute 
le bois de pintade de l’ile Bourbon, fous le nom 
de badula, que porte l’une d'elles à Ceilan. L’ica- 
corea de la Guiane , décrit par Aublet, tab. 368, 
a été réuni avec taifon à ce genre. L'atruphyllum 
de Loureiro, Flor. cochin. pag. 368, doit encore 
s'y rapporter. 


« En examinant de nouveau avec foin le sa/- 
Lenia de Swartz, ajoute M. de Juffieu ; le rapanea 
d’Aublet, tab. 46; le &/adhia de Thunberg , Flor. 
jap. tab. 18; le swedela d'Adanfon ou vifcoidis, 
Plum. Icon. 258, fig. $ ; le manglilla de Jufieu ou 
caballeria de Ruiz & Pavon, on fera peut-être 
forcé de les réunir encore à lardifsa, où, s'ils en 
reftent féparés , ils concourront avec ce genre à 
groilir la nouvelie famiile qu’il convient d’éta- 
blir. » 


ARDUINA. Ce genre, de la famille des plan- 
tes apocinées, a été réuni depuis long-tems au 
calac (cariffa Linn. ), dont il diffère feulement 
par les lozes de fon fruit, remplies d’une feule 
graine. (Voyez CALAC, n°. 4.) 


AREC. Areca. Les efpèces renfermées dans ce 
genre ont l’afpect de petits dattiers, qui s'élèvent 
fur une colonne cylindrique , très-déliée , au fom- 
met de laquelle naiffent un faifceau de grandes 
feuilles ailées, & au deffous d’elles des panicules, 
chargées , les unes d’un grand nombre de petites 
fleurs , les autres de fruits. Le tronc eft plein de 
moëile. Les feuilles font fans ceffe renouvelées au 
centre du faifceau , à mefure que les plus exté- 
rieures périflent: celles ci laiflent fur l’arbre , après 
leur chute, des inégalités circulaires ineffaçables. 
Les panicules , enfermées avant leur développe- 
ment dans une fpathe d’une feule pièce , naïflent 
entre les bafes des pétioles , très-élargies & creu- 
fées fouvent en cuvette. Les fleurs mâles ont neuf 
étamines, & les femelles un ovaire à trois ftig- 
mates , qui devient un fruit ovale , environné à fa 
bafe par le calice perfiftant, compofé à l’extérieur 
d'une enveloppe épaiffe , d’abord charnue , puis 
fèche, contenant une amande creufée à fa bafe 
d’une petite cavité , dans laquelle eft logé un em- 
bryon inférieur. 

M. Bory-Saint-Vincent a découvert à l’Ile-de- 
France plufieurs nouvelles efpèces d’areca , qui 
doivent être réunies à celles mentionnées dans cet 
ouvrage. 


ARE 


ESPÈCES. 


1. AREC de l'Inde. Areca cathecu. Linn. Spec. 
1659. — Roxb. Corom. 1. pag. ÿ4. tab. 75. — 
Lam, Ill. tab. 805. fig. 1. 


Areca faufel. Gærtn. de Fruû. & Sem. vol. 1. 
pag. 18. tab. 7. fig. 2. — Cæfalp. 83. — Blackw. 
Herb. tab. 387. 


Faufel. J. Bauh. Hift. 1. pag. 389. Ic. — Stap. 
Theoph. 356. — Worm. Muf. 199. 


4. AREcC globulifère. Areca globulifera. Lam. 
Il. rab. 895. fig. 2. 


Areca oryzaformis. Gærtn. de Fruét. & Sem. 1. 
pag. 20. tab. 7. 


7. AREC à tige baffe. Areca humilis. Willd. 


Areca frondibus pinnatis ; foliolis cuneiformibus, 
cruncatis ; ffipitibus fpadicibufque ramofis | levibus ; 
fruétibus globofo-ovaris , acutis. Willd. Spec. Plant. 
4: PaB: 595; 

Pinanga faxaiilis , oryyeformis. Rumph. Amb. 
1. pag. 42. tab. 7. 

Son tronc ne s’élève qu’à la hauteur de cinq ? 
fix pieds ; il eft fort grêle , & fe couronne de feuil- 
les ailées, longues de cinq pieds, compofées de 
folioles alternes, fefiles, rétrécies en coin à leur 
bafe , tronquées irréguliérement à leur fommet, 
qui eft en même tems denticulé ou incilé ; les 
dentelures aiguës. Les panicules font rameufes , 
très-lifles ; les fruits fort petits , ovales, un peu 
globuieux , aigus. 


Cette plante croît fur les rochers, à l’île d’Am- 
boine.R Ses fruits, quoique fort petits, font bons 
à manger; mais on fait plus ordinairement ufage 
du bourgeon terminal, qui fe nomme chou, 
comme dans les autres efpèces. 


8. AREC jaunâtre. Areca lutefcens. Bory. 


Areca petiolis inermibus , glabris; flipitibus iner- 
mibus , ramofiffimis ; ramis flexuofts , fraétibus fubto- 
rulofis. Bory-Saint-Vinc. Voyag. 2. pag. 296. 


Vulgairement palmifte poifon. 


Son tronc eft d’une hauteur médiocre ; fon 
écorce fendillée , affez life, déchiquetée vers la 
cime de l'arbre. Les pétioles font glabres , verts, 
luifans, très-lifles, fans épines, point renflés à 
leur bafe ; ils fupportent de: feuilles d’un très-beau 
vert, très-flexibles , femblables à celles de l’areca 
cathecu. Les fleurs font difpofées en panicules pref- 
que horizontaies, très-ramifiées ; les rameaux 
blancs & flexueux , un peu renfés à leur infertion. 
Le rachis principal eft fort ligneux, élargi à fa 
bafe , s’inférant à l'arbre par une forte d'échan- 
crure , en forme de croiffant très-régulier. se 

es 


ARE 


les fleurs font pétires, très-nombreuf:s, tombent ] 


de bonne heure : il leur fuccède des fruits arron- 
dis, très-lifles, boffeiés, d'abord brunätres , puis 
rouges. 


Cette plante croit à l'Ile-de-France. % (Defcripr. 
ex Bory.) 


Quoique ce palmier foit nommé par les naturels 
paimiffe-porfon , iln'eft cependant point dangereux. 
L'amertume de fon chou , dont la couleur rire fur 
le jaune , eft fans doute la caufe qui lui a fait don- 
ner le nom qu’il porte. Malgré ce nom, les femmes 
créoles, qui ont en général des goûts aflez bizar- 
res, mangent l’efpèce de pulpe glaireufe & ver- 
datre qui enveloppe ces fruits. 


9. AREC blanc. Areca alba. Bory. 


Areca petiolis glabris, ffipitibus inermibus. Bory- 
Saint-Vinc. Voyag. 1. pag. 306. 


Tout cet arbre eft glabre , fans poils ni épines. 
Son tronc s'élève moins que dans les efpèces fui- 
vantes , & les marques des vieilles feuilles y font 
moins fenfbles. Ses pétioles font liffes & verdâtres 
à leur bafe , élargis en forme de grande cuvette. 
Les feuilles, dans les jeunes individus , font d'a- 
bord peu divifées , d'un vert-gai; toutes les ner- 
vures d’un rouge agréable. Les rameaux de la pani- 
cule font très-chargés de fleurs, & plus gros que 
dans les autres efpèces. 


Cette plante croit à l'Ile-de-France, dans les 
montagnes élevées. h (Deféripr. ex Bory.) 


10. ÂREC rouge. Areca rubra. Bory. 


Areca petiolis glabris , fubfpinofis ; ffipitibus fpi- 
nofis , fpinis rectis. Bory-Saint-Vinc. Voyag. 1. 
pag. 306. 


Cette efpèce fe fait remarquer par fa grande élé- 
vation. Son tronc acquiert les dimenfions les plus 
fortes. Dans fa jeuneffe , la bafe des pétioles eft 
d’un rouge-brun, très-épineufe. Quelques petites 
épines filiformes font difperfées fur les nervures 
des folioles , qui font glauques en deflous. La bafe 
de l'arbre eft fort évafée. Les impreflons des feuil- 
les rombées font toujours remarquables fur l'é- 
corce , & forment en quelque forte des anneaux 
larges & fenfibles dans le haut par une teinte de 
brique. Le régime eft plus horizontal que dans 
lefpèce précédente. Les rameaux en font plus 
gréles , flexueux , coudés à leur infertion fur le 
rachis, qui eft renflé à fa bafe, & muni d’épines 
noires, en épingles , aflez fortes , divergentes , 
très- pointues, longues de deux à trois pouces, 


Cette plante croit à l'Ile-de-France , dans les 
forêts des monts de hauteur moyenne. F (Defcripr. 
ex Bory.) 


11. AREC chevelu. Areca crinita. Bory. 
Botanique. Supplément. Tome I. 


F l'année. 


ARE 441 


Areza petiolis hirfuto-crinitis ; flipicibus fpinofis, 


| Jpinis incurvatis. Bory-Saint-Vincent , Voyag. 1. 


pag: 307. 


Cette plante n’eft peut-être qu’une variété de la 
précédente , avec laquelle elle a de grands rap- 
ports; elle s'élève beaucoup moins; fa rête eft 
bien moins belle. L'efpèce de crin court ou de du- 
vet rude & rouffeâtre qui couvre fes pétioles, eit 
fouvent fi épais , que leur bafe a l'air du do; d'un 
animal, Les épines du rachis font courtes, quel- 
quefois flexueufes , le plus fouvent courbées à 
Iur bafe. 


Cette efpèce croit à l'Ile-de-France, dans les 
forérs des plus hautes montagnes. R ( Déferipe. ex 
Bory.) 


ARECA. (Voyez AREC.) 
ARENARIA. ( Voyez SABLINE.) 


ARFNGA :nom générique, donné par M. de La- 
billardière , dans le Journal philomatique, frimaire 
an 11, à la plante nommée par Loureiro boraffis 
gomutus (voyez RONDIER, n°. 2), diltinguée éu 
genre boraffus par fes ipathes d’une feule pièce, & 
par fes étamines au nombre de cinquante à foixante. 
Cet arbre croit abondamment dans les vallons hu- 
mides des îles Mo'uques. Son tronc, haut de cin- 
quante à foixante pieds, eft marqué de profondes 
cicatrices circulaires dans fa partie inférieure, & 
couvert, dans fa partie fupérieure, par les bafes 
des anciens pétioles, qui perfiltent très-long- 
tems. Les feuilles font longues de quinze à vingt 
pieds, foutenues par un pétiole dilaté à fa bafe, 
prolongé fur les bords & vers fon point d'attache, 
en un réfeau de longues fibres noires qui envelop- 
pent le tronc; les folioles munies de deux appen- 
dices à leur bafe. Entre les feuilles inférieures naïf- 
fent des régimes , enveloppés primitivement dans 
une fpathe d'une feule pièce , divifée en nombreux 
rameaux três-alongés, pendans le long du tronc, & 
couverts de fleurs fefliles , toutes males ou toutes 
femelles. 


C'eft avec ies fibres noires de la bafe des pétio- 
les que l’on fabrique, dans l'Inde , des cordes & 
des cables s'une longue durée. La liqueur qui dé- 
coule par les incifions faites aux régimes naïffans, 
ainfi que fur 2 tronc, donne du fucre par la 
fimple évaporition , & , par ia férmentarion , une 
boiflon agré:ble. En ménageant les inafions, on 
obtient cette ‘queur pendant plus de Ja moitié de 
Cet stbre pourroit offrir de grandes ref- 
fources à nos colonies françaifes, dont la tempé- 
rature approche de celle des Moiuques , s’il y 
étoit tranfporté. Rumphe rapporte , au fujet de 
cet arbre , un fair bien remarquable. Lorfque fes 
fruits font mûrs, le fuc que contient l'enveloppe 
charnue caufe des RESTE topo 

K , 


442 ARE 


Jorfqu’il touche à la peau ; & fi, par mégarde, on 
porte ces fruits à la bouche pour les manger, les 
lèvres s’enflent pendant plufieurs jours avec des 
douleurs d'autant plus affreufes , qu’on n’y connoît 
point de remèd2. Profitant de cette découverte, 
les habitans des Moluques , dans une guerre, fe 
défendirent vitori:ufement en jetant du haut des 
murailles , fur les ennemis, de l’eau dans laquelle 
ils avoient fait tremper la chair de ces fruits. Les 
malheureux qui la receviient, éprouvoient des 
démangeaifons fi atroces , qu'ils devenoient fu- 
rieux. On donna dès-lars à cette liqueur le nom 
d’eau infernale. ( Did. des Sciences natur.) 


ARÊTE. BARBE. Arifa. On a depuis quelque 
tems fubfitué , en français , le mot d’arête à celui 
de barbe , pour exprimer la pointe acuminée qui 
termine les valves de certaines graminées & autres 
plantes. ( Woÿez BARBE.) 


ARETHUSA. ( Voyez ARÊTHUSE.} 


ARETHUSE. Arechufr. Ce genre contient de 
très-Jolies plantes exotiques, muni:s d’une tige 
fimple, garnies de deux ou trois feuilles au plus, 
terminées ordinairement par une feule fleur, agréa- 
ble par fa forme &e par fes couleurs. Rapprochées 
des elléborines , plus encore des epidendrum , elies 
pauticipent à leur élégance. Quelques différences 
dans la divifion inférieure de la corolle ont déter- 
miné M. de Juflieu à établir un nouveau genre, 
fous le nom de pogonia , dans lequel il renferme 
toutes les efoèces qui ont leur divifion inférieure 
barbue. M. Swartz en a fait paffer quelques efpè- 
ces dans fon genre difperis : ce font celles dont 
les divifions latérales de la corolle font ouvertes 
horizontalement, prefqu’éperonnées à leur bafe. 


* ARETHUSA. SWartz. Corolle à fix divifions 
profondes ; les cinq fupérieures prefque conniven- 
tes, rapprochées ; l'inférieure point éperonnée, tu- 
bulée à fa partie inférieure, recouvrant l’anthere 
par fon bord intérieur. 


1. ARÉTHUSE bulbeufe. Arechufa bulbofa. Linn. 
Spec. 1346.— Mich. Flor. boreal, Amer. 2. pag. 
160. — Lam. Ill. Gen. tab. 720. fig. 1. 


2. ARÉTHUSE langue de ferpent. Arethufa ophio- 
gloffoides. Linn. Spec.1346.— Mich. Flor. boreal. 
Âmer. 2. pag. 159. — Lam. Il]. tab. 729. fig. 2. 
— Pogonia. Juff. 


3. ARÉTHUSE de Caroline. Arethufa divaricata. 
Einn. Spec. 1346. — Mich. Flor. boreal. Amer. 
2, pag. 160. — Lam. II]. tab. 729. fig. 3. 


$: ARÉTHUSE à deux barbes. Arechufa biplu- 
maïa. Linn. f. Suppl. 405. — Smith. Ic. ined. pag. 
23. tab. 23, — Lam. 1]]. Gen, tab. 729. fig. 4. 


ARE 


Bipinnula. Juff. Gener. pag. 65. — Commerf. 
Herb. 


Cette plante a été recueillie par Commerfon à 
Buenos-Ayres, & non dans les terres magellani- 
ques. Ses racines font fafciculées. La forme fingu- 
hère de fes fleurs, & furtout les deux pétales in- 
férieurs de fa coro!le , la féparent des aréthutes, 
& confirment le genre de Commerfon , adopté: 
par M. de Jufieu. 


6. ARÉTHUSE ciliée. Arethufa ciliata, Linn. f. 


Orchis {peétinata), /abello tripartito ; Laciniis 
lateralibus feraceo multipartitis ; caule unifloro uni- 
folioque ; folio cordato-amplexicauli. Willd. Spec. 
Plant. 4. pag. 11. — T'hunb. Prodr. 4. 


Orchis burmanniana. Linn. Spec. pag. 1334. — 
Amœn,. Acad. 6. Afric. 88. — Swartz, in Web, 
& Mohr. Archiv. 1. pig. $5. tab. 3. 


7. AREÉTHUSE verticillée. Arerhufa verticillata. 
Mühl 
L . 


Arethufa foliis quinis , ovatis , verticillatis ; caule 
unifloro ; petalis tribus exterioribus long'fimis , linea- 
ribus ; labello trilobo ; lacinié mediä undulatä. Willd. 


Spec. 4. pag 81. — Muühlenb, in Lit. 


Helleborine affinis , planra mariana , herha pari- 
dis facie , quinquefoliata. Pluken. Mant. 101. tab. 
345. fig. 1. Bona. 


Cette fingulière efpèce ef très-remarquable par 
fes feuilles , réunies en verticille au fommet des 
tiges, au nombre de cinq; elles font glabres 
ovales, nerveufes , très-ouvertes, rétrécies en 
pétiole à leur bafe , arrondies , légérement mu- 
cronées à leur fommert. Les tiges font fimples, 
grêles , terminées par une feule fleur ; les trois 
divifions extérieures de la corolle très-longues, 
fort étroites , linéaires , prefque fubulées ; la di- 
vifion ou le pétale inférieur partagé en trois lo- 
bes ; le lobe du milieu ondulé. 


Cette plante croit dans la Penflvanie & le 
Maryland. % 


8. ARÉTHUSE pendante. Arehufa pendulai 
Willd. 


Arethüfa radice tuberofi , caule trifloro ; foliis 
ovatis , alternis ; floribus longe pedunculatis , alter- 
nis. Willd. Spec. Planr. 4. pag. 82. — Muühlenb. 
in Litt. 


Arethufa (trianthophoros), caule remotè vagi- 
nato , aphyllo , fubquadrifloro ; vaginis foliaceis, 
pedunculis forum elongatis, Swartz, At. Holm.… 
1800. pag. 230. 


Arethufa (parviflora), parvula , fcapo foliis plu- 
ribus aliernis ; brevi ovalibus ; fummitate foliro plu- 


ARE 


rifloré ; labello integro. Mich. Flor. boreal. Amer. 
2. pag. 160. 


ÆHelleborine mariana , flore pallido, purrureo, 
A PRARe Pluken. Mantiff, 100. tab. 338. 
g. G. 


Ses tiges, fimples, hautes de quatre à cinq pou- 
ces , font garnies de trois ou quatre feuiiles al- 
ternes , fefñles, prefqu’amplexicaules , petites, 
ovales, un peu aiguës , diftantes. Les fleurs font 

endantés avant leur épanouiffzment , fituses à 
"extrémité des tiges, au nombre de trois ou 
quatre au plus, alternes, longuement pédoncu- 
lées ; les pédoncules inégaux , prefque filiformes, 
munis à leur bafe d’une braétée femblable aux 
feuilles. La corolle eft perite , d'un pourpre-pâle; 
fes divifions un peu aiguës ; la découpure infé- 
rieure très-entière. 


Cette plante croit dans l'Amérique feptentrio- 
nale , au Kentucky, dans les lieux ombragés. x 


9. ARÉTHUSE gentiane. Arechufe gentianoides. 
Swartz. 


Arethufa rudice tuberofä , aphyllà ; floribus lon- 
g'fimè pedunculatis. Swaïrz , Flor, Ind. occident. 
vol. 3. pag. 1436. — Willd. Spec. 4. pag. 82. 


Limodorum ( gentianoïdes ) , radice tubero[à , 
aphyllum ; fcapo vaginato , floribus pedunculatis. 
Swartz , Prodr. 119. 


S=s racines font tubéreufes ; fes tiges hautes de 
quatre à dix pouces, droites, fimples , glabres , 
purpurines , garnies de feuilles en gaine , conca- 
vss , arrondies , d’un brur-rougeitre ou verdatre, 
tres-courtes. Les fleurs font terminales , pédon- 
culees, prefque réunies en corymbe , au nombre 
de fx à douze , alternes , éparfes ; les pédoncules 
rougeatres , lâches, fimples , filiformes , accom- 
pagnées de braétées ovales, acuminées. La corolle 
eft droite , prefque fermée ; les trois divifions ou 
pétales extérieurs lancéolés , d'un brun-pourpre: 
les deux intérieurs de moitié plus courts ; le pé- 
tale inférieur à crois lobes entiers; celui du mi- 
Jieu arrondi, pliffé à fes bords. La capfule eft ob- 
Jongus , trigone , pédonculée, contenant des fe- 
mences blanchâtr:s , pulvérulentes. 


Cette plante croit à la Jamaique, à l'ombre, 
da:s les bois. # 


* Arethufa (petræa), caule vaginato , aphyllo, 


unifloro ; flore refupinato ; labello apice dilatato , ci- 


diis fimbriato. Perf. Synopf. Plant. 2. pag. 12. 


Ses tiges font munies de quelques feuilles cour- 
tes, en gaîne. Il n’exifte, à l’extrémité des tiges , 
qu’une feule fleur inclinée fur fon pédoncule. Le 
pétale inférieur eft dilaté à fon fommer, frangé & 
cilié à fes bords. 


Cette plante croît en Afrique , à Sierra-Leona. 


ARE 413 


*% Drsperts. Swartz. Corolle à fix divifions pro- 
fondes ; les cirtg fipérieures ouvertes en gueule ; les 
deux latérales étalées horizontalement , légérement 
éperonnées ; les anthères recouvertes par une por- 
tion de la divifion inférieure en fpirale. 


10. ARÉTHUSE du Cap. Arethufa capenfis. 
Linn. 


Arethufa ( difperis capenfis ), caule diphyllo, 
unifloro ; foliis lanceolatis Ewartz , A€. Holm. 
1800. pag. 220. — Willd. Spec. Plant. 4. pag. 59. 
(Voyez ARETHUSE, n°. 4.) 


11. ARÉTHUSE unilatéral. Arethufa fécunda. 
Swartz. 


Arethufa caule dirhyllo, mulrifloro ; foliis linea- 
ribus , floribus fecundis. Swwtz, A. Holm. 18co. 
pag. 220. — Thunb. Prodr. 3. — Willden. Spec. 
Plant. 4. pag. 60. ( Voyez OPHRYS, n°. 25.} 


12. ARÉTHUSE ailée. Arethufa alata. 


Arethufa (difperis alata) , bulbis globofis , corol!à 
tetrapetalà , ffylo alato. Labill. Nov. Hoil. 2. pag. 
9. tab. 110. 


Ses racines font filiformes, accompagnées de 
deux bulhes inégeles ; les tiges fimples , droites , 
hautes de fix à fept pouces, garnies de feuilles 
alternes ; les inférieures plus courtes ; la fleur fo- 
litaire , terminale, pédonculée ; les pétales fupé- 
rieurs panachés de vert & de blanc , entr'ouverts 
en gueule ; les deux latéraux intérieurs un peu 
plus courts, portant, un peu au deffus de leur 
bafe , un renfement en forme d’éperon court; 
lun des pétales extérieurs dilaté, prolongé par 
deux point:s en corne ; l’autre concave , {ubulé ; 
le pétale inférieur ovale , lancéolé , trés-court, 
muni d’un pédicelle & d’un appendice barbu. 
L'ovaire eft ftrié, en maflue; le ftyle à demi cy- 
lindrique ; une anthère oblongue, à deux loges ; 
la capfule oblongue , à fix fuies , à une loge, à 
trois valves. 


Cette plante a été découverte au cap Var- 
Diémen par M. de Labillardière. 


13. ARÉTHUSE velue. Arethufa villofa. Linn. 


Arethufa (difperis villof) , caule diphyllo , uri- 
floro ; braéteä germireque villofo ; foliis cordato-ova- 
cis, fubrès glabris, margine ciliatis. Swartz, Act. 
Holm. 1800. pag. 229. 


Arethufa (vilofa), pubefcens, bulbo rotundo ; 
foliis ovatis , cibatis. Linn.f. Suppl. 40$5.— Thunb. 
Prodr. 3. 


Cette efpèce à le port d’un commelina. Toute 
la plante eft pubefcente. Ses racines font pour- 
vues de bulbes arrondies. Les tiges font fimples, 
droites , garnies feulement &c deux feuilles ova- 

KkKk 2 


444 ARG 


les, en cœur , glabres en deffous, ciliées à teurs 
bords ; eile n’a qu'une feule fleur terminale. Les 
braétées & les ovaires font velus. 


Cette plante croit au Cap de Bonne-Efpé- 
rance. % 


14. ARÉTHUSE en capuchon. Arethufa cucul- 
data. 


Arethufa (difperis cucullata) , caule diphyllo, 
unifloro ; germine glabro ; foliis oblongis, bracteaque 
fubiùs pabefcentibus. Swartz , AC. Helm. 1800. 
pag. 220. 


Il paroit que cette plante fe rapproche de la 
précédente ; eile a , comme elle, des tiges garnies 
de deux feuilles, terminées par une feule fleur ; 
mais les ovaires font glabres ; les braétées & les 
feuilles pubefcentes à leur face inférieure. 


Cette plante croit au Cap de Bonne - Efpé- 
rance. % 

1$. ARÉTHUSE en cœur. Arethufa cordata. 

Arethufa ( difperis cordata), caule dipkyllo, 


multiforo ; foliis cordatis , glabris ; floribus ærfiinc- 
tis. Swartz, AËt. Holm. 1800. pag. 220. 


Ses tiges font droires , fimples, terminées par 
plufieurs fleurs diitinétes. Les feuilles font glabres 
a leurs deux faces , en forme de cœur. 


Cette plante croit à l’île Maurice. % 


ARÉTIE. Aretia. ( Voyez ANDROSACE.) Il y 


a de fi grands rapports entre les aretia & les andro- 
face, que M. de Lamarck les a confidérés comme 
devant appartenir au même genre. Les aretia ne 


fe difiinguent que par leur port : ils ont des ra- | 


meaux rampans, comme les faxifrages , & non 
des feuilles radicales & des fleurs portées fur une 
hampe , comme dans les androface ; ils diffèrent 
encore de ces derniers par le limbe de leur co- 
rolle, plus profondément découpé , & par leurs 
capfules à cinq valves diftinétes jufqu’a leur bafe. 
-Ce genre porte lé nom d’un botanifte de la Suiffe. 
Haller eft le premier qui l’ait établi. 


ARGAN. Sideroxylon. « Ce nom, dit M. de 
Jufieu , a éré adopté par M. de Lamarck pour dé- 
figner en français le fideroxylum ; il appartient fpé- 
cialemert à l’arbrifleau que Linné nommoit fide- 
roxylon foinofum , qui eft l’argan de Maroc, cultivé 
au Jardin des Piantes de Paris; mais en examinant 
cette efpèce avec plus de foin, Retzius a reconnu 
que, loin d’apparierir à ce geuré, elle devoit paf- 
fer dans le ecnre o/odendrum. Dès-lors on ne peut 
faïfler au fderoxylon le nom français ARGAN. » 


(Jufien. ) 
Les fderoxylum ont de fi grands rapports avec 
ks chryfophyllum Linn. , avec les éumelia Swartz , 


AR G 

& avec quelques autres petits genres , qu’ils ont 
occafionné des changemens fréquens, foit dans 
les caractères eflenriels de ces genres, foit dans 
les efpèces qui les compofent. M. de Lamarck, 
dans {es IUluffrations des Genres, diflingue les ffde- 
roxylon des chryfophyllum par les cinq écailles qui, 
dans les premiers , alternent avec les divifions de 
la corolle, & renvoie aux chryfophyllum toutes 
les efpèces qui n’offrent point ce caraétère ; il réu- 
nit les bumelia de Swartz aux fideroxylon. Je les ai 
mentionnés à la fuite des SAPOTILLIERS (achras), 
non comme appartenant à ce genre, mais comme 
ayant avec lui de très-grands rapports, & auquel 
Swartz les avoit d’abord réunis. Il faut les rap- 
porter à ce genre , ou mieux tranfporter aux bu- 
melia les fideroxylon de Lamarck, I/luftr. Si l'on 
adopte le caraéière établi par M. de Lamarck , il 
faudra faire rentrer dans les fideroxylon toutes les 
efpèces de ckryfophyllum dont la corolle fera pour- 
vue d’écailles. Swartz & Willdenow donnent aux 
chryfophyllum une corolle à dix découpures, & 
aux fideroxylon une corolle à cinq divifions, munie 
en outre de cinq écailles à fon orifice; ce qui 
n'offre guère de difference que dans l’expreflion ; 
mais les premiers ont une baie à dix femences, 
les feconis une bai: à cinq femences. Dans les 
bumelia , c’eft un drupe à une feule femence. Ce 
dernier caraétère eit attribué aux fideroxylon de 
M. de Lamarck. Je n’ai pas pu examiner un affez 
grand nombre de fruits de ces deux genres pour 
prononcer affirmativement fur la diftinétion éta- 
biie entre leurs fruits, caraétère auquel il faudroit 
feul s'arrêter pour en fixer les limites s’il étoit 
bien conftaté ; mais je crains que , dans quelques 
efpèces, on ne donne le nom de baies à des drupes 
en baie, & que le nombre varié de leurs loges ou 
de leurs femences ne foit l’effer de l'avortement. 
Les bumelia n’ont qu’une femence ; les fideroxylon 
en ont cinq; les chryfophyllum, dix. Ces trois 
genres feroient alors parfaitement bien difti: gaés, 
malgré leurs autres rapports. En donnant à fon 
genre fideroxylum un drupe monofperme , M. de 
Lamarck a de fait remplacé ce genre par les bume- 
lia de Swartz, auxquels ne doivent pas être rap- 
portés les fderoxylon de Linné, du moins ceux 
qui ont pour fruit une baie à cinq femences. La 
préfence ou l’abfence des écailles eft un caraétère 
bien moins important. Les efpèces de Michaux 
font également des bumelia , ayant toutes pour 
fruit des drupes monofpermes , d’après l'examen 
que j'en ai fait , quoique cet auteur aït adopté le 
caractère générique de Linné, une baie à cinq 
femences. L'auyusa de Piumier, MA. $, tab. 125$, 
appartient aux fderoxylon, felon M. de Juflieu. 
(Vojez AUZUBA, Suppl.) 


Au milieu de toutes ces difficultés, que je ne 
me flatte point de pouvoir lever, je vais préfenter 
quelques nouveiles efpèces , ajoutées aux /ide- 
roxylon, & que l’on pourra ranger dans d'aurres 


À R G 


genres, felon les caraétères qne l’on jugera le plus 
convenable d'adopter. J’indiquérai égaiement les 
réformes faites par M. de Lamarck aux genres fide- 
roxylon & chryfophyllum , añn de mettre cet ou- 
vrage en accord avec les Z{/uftrarions. 


ESPÈCES. 


1. ARGAN à feuilles de laurier. Sixeroxylon me- 
lanophleum. Linn. 


Chryfophyllum melanophleos. Lam, Ill. n°. 2476. 


2. ARGAN à écorce grife. Sideroxylon cinereum. 
Lam. 


Ce n’eft point le ffderoxylon inerme de Linné. 
(Voyez n°. 4.) 


3. ARGAN du Pérou. Sideroxylon manglillo. 
Lam. 


Chryfophyllum manglillo. Lam. Il. n°. 2478. 


Cette efpèce , d’après M. de Jufieu, paroît fe 
rapporter davantage aux tinéliers ( araifra Linn.). 
Willdenow l’a placée parmi Îles bumelia ; eile a 
pour fruit un drupe monofperme. 


4. ARGAN noiratre. Sideroxylon atro-virens. 
Lam. 


Sideroxylon inerme. Linn. & Lam. Il!. n°. 2455. 
tab. 120. Mg. 1. 


$. ARGAN foyeux. Sideroxylon tenax. Linn. & 
Lam. Ill. n°. 2462. 


Sideroxylon (chryfophylloides ) , fpinofum , fo- 
lis cuneato-lanceolatis | plerumque obtufis, fuôrès 
fériceo-nitentibus. Mich. Flor. boreal. Amer. 1. 
pag. 123. 


Bumelia (tenax), foliis obovatis , obtufis, fubris 
argenteo-tomentofis ÿ pedunculis axtllaribus, confer- 


sis. Willd. Spec. Plant. 1. pag. 1085. 


Chryfophyilum ( carolinenfe), foliis obverse lan- 
ceolaiis , ovtufis. Jacq. Obf. 3. pag. 3. tab. $4. 


Ses feuilles argentées , foyeufes & luifantes en 
deflous , difinguent cette efpèce de la fuivante. 


.* ARGAN lanugineux. Sideroxylon lanuginofurm. 
Mich. 


Sideroxylon fpinofum , ramulis patentiffimis , pu- 
bentibus ; foliis ovali-lanceolatis, fapra glabris, 
fubrès lanuginofis , nec fericeis. Mich. Flor. boreal. 
Atmer. 1. pag. 123: 


Cette efpèce a de très-grands rapports avec la 
précédente ; elle en diffère principalement par fes 
feuilles lanugineufes à leur face inférieure, & non 
luifances & foyeufes ; elles fonc glabres , lancéo- 


ARG 445 


lées , très-entières à leurs bords , très-fouvent 

i obtufes à leur fommer. Ses rameaux font très-éra- 
lés , épineux , pubefcens dans leur jeuneffe ; fes 
fleurs axiliaires , réunies par paquets , affez nom- 
breufes, foutenues par des pédoncules longs d'un 
demi-pouce. 


Ce:te plante croît à la Caroline 8 dans la Nou- 
velle-Géorgie, aux lieux humides , parmi les buif- 
fons. x (W. f. Comm. Bof:.) 


6. ARGAN à feuilles de faule. Sideroxylon ly- 
cioides. Linn. — Wangenh. Amer. 117. 


Sideroxylon (lycioides ), fpinofum, erectum , 
folis lato-lanceolatis , utrinquè glabris. Mich. Flor. 
boreal. Armer. 1. pag. 122. 


Sideroxylon (leve), folis ellipricis, levibus, 
fubpermarentibus ; fpinis foiiferis , pedunculis uni- 
floris. Walth. Flor. carol. pag. 190. 


S:s fruits confiftent en un drupe rougeâtre , 
ovale, de la groffeur d’un grain de café , accom- 
pagné à fa bafe du calice perfiftant , contenant , 
(ous une enveloppe peu épaifle , un noyau très- 
dur , blanc , ovale , très-luifant, à une feule loge 
monofperme. (W. f.) 


6.* ArGAN recourbé. Sideroxylon reclinatum. 
Mich. 

Sideroxylon fpinofum , dumofum , diffusè recli- 
natum ; ramis fterilibus, divaricato-ramillofis ; foliis 
parvulis , obovalibus , glaberrimis. Michaux, Flor. 
boreal. Amer. 1. pag. 122. 


Arbriffeau dont les rameaux, nombreux, alon- 
gés , diffus , courbés en arc, forment un buiflon 
étalé. Les Jeunes rameaux fe terminent par une 
Jongue épine ; ils portent des fleurs affez nom- 
breufes , petites, blanchatres, réunies par fafci- 
cules dans l’aiffelle des feuilles, foutenues par 
des pédoncules inégaux , uniflores , longs de qua- 
tre à fix lignes. Les feuilles font petites , alrernes 
ou réunies par petits paquets, un peu pétiolées , 
oval:s, luifantes, très-glabres , entières, obrufes 
à leur fommet, rétrécies en pointe à leur bafe , 
longues de fix à huit lignes. Les fruits confiftent 
en un drupe ovale, peu charnu, contenant un 
noyau ofleux , luifant, d’un blanc d'ivoire, à 
ftries peu apparentes, ne renfermant qu'une feule 
femence. Le ffderoxylon leve de Waltherius, rap- 
porté par Michaux a l'efpèce précédente , me pa- 
roitroit convenir davantage à celle-ci. 


Cette plante croît dans l'Amérique feptentrio- 
nale , à la Nouvelle-Géorgie , parmi les buifons. 


LISA? 


11. ARGAN maftic. Sideroxylon maflichodendrume 
Jacq. 


Sideroxylon inerme, foliis perennantibus , lunceo= 


446 ARG 

datis , acvtis; floribus luters. Lam. Ii. n°, r456. 
tab. 120. fig. 2. — Jacq. Cols. 2. p.253. tab. 17. 
fipife 

Cornus foliis laurinis; fruilu majore, luteo. Catesb. 
Carol. 2. pag. 75. tab. 75. 

Ii patoit que cette efpèce ne doit ras être con- 
fondue avec le bumelia falicifolia de Swartz ou 
avec l’achras falicifolia Linn. ; elle en diffère par 
fon port & par la forme de fes feuilles. C’eft un 
arbre qui s'élève à la hauteur de cinquante pieds. 
Ses rameaux font fouples, alongés, dépourvi:s 
d’épines , glibres, un peu cendrés, garnis de 
feuil'es éparfes , longuement pétioiées, coriaces, 
perïiftantes , affez larges, lancéolées, un peu ai- 
guës, très-fouvent obrufes, luifantes en d£ffus , 
glabres, plus pales en deffous , foutenues par des 
périoles grêl:s, prefque filiformes, canaliculés , 
Jongs d’un à deux pouces & plus. Les fleurs font 
jaunâtres , fafciculées. Le fruit confiite en un 
drupe jaune, ovale, obtus, de la forme d’une 
olive, contenant un noyau offeux, monofperme. 


Cette plante croît aux îles Bahama , à Saint- 
Dominzgue. B (#7. [) 


11.X ARGAN à feuilles de faule. Sideroxylon 
fulicifol'um. 

Sideroxylon inerme, foliis ovato lanceolitis , acu- 
minatis , fupernè fplendentibus; foribus confertis, la- 
zeralibus. Lam. il. n°. 2458. 

An achras felicifolia ? Lino. — Encycl. 6. pag. 
$32. (Exclaf. Jacq. fynon.) 

Si cette plante eft réellement celle de Ewartz & 
de Linné , elle eft rrès-diftinéte de la précédente. 
Ses fcuiiles font bien plus étroites , très-aipuës à 
leurs deux extrémités , luifantes , verniflées ‘en 
deflus , plus pâtes en deffous ; les pétioles à peine 
longs de fix lignes ; les flzurs plus nombreules à 
chaque fafcicule ; les pédoncules courts. Les fruits, 
dans l’écar où j2 les ai vus, offrent un drupe ovale, 
prefqu? rond, de la groffeur d'un pois & plus, 
uès-hfe, d'un brun-jaunatre, contenant un noyau 
monoiperme. 

etre plante croit à l’île de Saint-Domingue.h 
(CD) 

12. ARGAN pauciflore, Sideroxylon pauciflorum. 
Lam. 

Sideroxylon inerme, foliis lanceolatis, acumina- 
sis ,glabris ; junioribus fubvillofis ; floribus axilla- 
rious. Lam. Ill. 2459. 

Cette plante paroïît être la même que le £ume- 
dia pentagona de Swartz. (Voyez SAPOTILLIER , 
n°. 10.) 


13. ARGAN ponétué, Sideroxylon punétatum. 
Lam. 


À R G 


S'd:roxyton inerme, foliis ollongs-cvalibus , o%= 
tufrufculis ; glabris . fubiàs punétatis ; floribus latera- 
Lbus , fbfefrüibus. Lam. IN. n°. 2460. 


Ses rameaux font dépourvus d’épines , garnis 
de feuilles alternes , médiocremert pétioléss , 
oblonguss, ovales, glabres à leurs deux faces, 
ponétuées en deflous, très-entières , un peu ob- 
tufes à leur fominer. Les fleurs font latérales, 
prefque fefliles. Les frui:s confiflent en des drupes 
arrondis, de la groffleur d'un grain de poivre, 
contenant un noyau monofperme. La coroile & 
les étamines n’ont point été obfervées. 


Cette plante a été recueillie à la Caroline par 
Michaux. Bb (V.f.) 


14. ARGAN atgenté. Sideroxylon arsenteum, 
Thunb. 


Siderox-lon inerme, foliis ovatis, retufis, tomen- 
tofis ; flortbus pedunculatis. Lam. Il. n°. 2461. — 
Thunb. Prodr. 36, & Rohmeria , id. 


C’eft encore une plante très-voifine des bume- 
lia, dont le fruit eft une baie à une feule femence, 
au rapport de Thunberg. Si cependant ce fruit eft 
réellement une baie plutôt qu’un drupe , il appar- 
tiendroit plutôt aux fderoxylon Lion. ; mais il fau- 
droit alors fuppofer que les femences avortent, à 
l'exception d’une feule. Ses rameaux n’ont point 
d'épines; ils font pourvus de feuilles alternes, 
ovales, pétiolées , tomenteufes. Les fleurs font 


axillaires , pédonculées. 


Cette plante croit au Cap dé Bonne - Efpé- 
rance. h 


If. ARGAN ovoide. Sideroxylon obovatum. 
Lam. 


Sideroxylon fpinofum , foliis obovatis , obtufis , 
bafi cuneatis , utrinquè glabris, Lam. III. n°. 2464. 


Bumelia cuneata. Swartz , Flor. Ind. occid. tr. 
pag. 496. — Encycl. 6. pag. $ÿ 34. 


Cette plante paroit être la même que le humelia 
cuneata SWartz (voyez SAPOTILLIER , n°. 12); 
elle offre cependant peu de différence. Ses ra- 
meaux font épineux ; fes feuilles en ovale ren- 
verfé , prefqu en coin, rétrécies en pétiole à leur 
bafe , obtufes, arrondies, quelquefois un peu 
échancrées à leur fommet, glabres à leurs deux 
faces, plus pâles en deffous , finement veinées. 
Les fleurs font petites, latérales, pédonculées, 
peu nombreufes à chaque fafcicule. Je n’ai pas 
vu le fruit. 


Cette plante croît dans l'Amérique méridio- 
nale. BP (7./f.) 


16. ARGAN muliflore. Sideroxylon mulriflorum. 
Lam. 


ARG 


Sid:roxylon foinofum, fol'is obovata-cuneatis , 
obtifis, glabris, coriaceis ; pedunculis divifis, fafci- 
culatis , lateralibus, Lam. III. n°. 2465. 


Cette plante, donc les fruits ne font pas con- 
nus, & dont les fleurs n’ont été qu'incomoléte- 
ment examinées, n'appartient à ce genre que par 
fon port ; encore s’en éloigne-t-elle par fes pédon- 
cules divifés. Ses rameaux font épineux, garnis 
de feuilles en ovale renverfé , rétréciss en coin à 
leur bafe , coriaces , glabres, obtufes à leur fom- 
met. Les fleurs font nombreufes , petites , laté- 
rales & fafciculées. 


Cette plante croît au Cap de Bonne -Efpérance. 
D (PV. fin herb. Lam.) 


Obfervarions. J'ai vu dans l’herbier de M. Des- 
fontaines une plante rapportée d£ Saint-Domingue 
par M. NeCtoux, qui reflemble beaucoup à celle- 
ci par la forme de fes feuilles ; mais les rameaux 
n'ont point d'épines , & les fleurs font prefque 
folitaires : il n’y avoit pas de fruits. 


* Efpeces douteufes o1 moins connues. 


Les efpèces fuivantse, rangées parmi les ffde- 
roxylon Linn. & Willd. fi elles ont le caraëtere 
genérique établi par Linne, admis par Willdenow, 
c’eft-à-dire , une baie à cinq femences, ne doi- 
vent pas appartenir aux ffderoxylon Lam. Ill. 


* ARGAN paniculé. Sideroxylon cymofum. 
Lion. f. 


Siderorylon inerme, foliis onpoftris, petiolatis ; 
cymis compofitis & decompofiris. Linn.f. Suppl. 1 52. 
— Wiild. Spec. Plant. 1. pag. 1090. 


Sideroxylon inerme , foliis ovatis, floribus pani- 
culatis. Thunb. Prodr. 36. 


Ce petit arbufle , qui croît fur la montagne de 
Ja Table , au Cap de Bonne-Efpérance , a un port 
fi différent des fideroxylon , que je doute qu'il ap- 
partienne à ce genre. Ses feuilles font oppofees 
£: non alternes , ovales , pétiolées. Ses fleurs font 
difpofées en une panicule plufieurs fois ramifiée , 
réunies en cime. 


-* ARGAN tomenteux. Sideroxylon tomentofum. 
Roxb. 


Sideroxylon inerme, foliis oblongis , acuminatis , 
obtuffs , junioribus tomentoffs; pedunculis aggregatis , 
axillaribus , longitudine perioli. Wilid. Spec. Plant. 
1. pag. 1090. — Roxburg, Corom. 1. pag. 28. 
tab. 28. 


Ses rameaux font fans épines, garnis de feuilles 
a'ternes , pétiolées, oblongues , acuminées, ob- 
tufes, couvertes , dans leur jeuneffe , d’un duvet 


ARG 7, 
qüets dans l’aiffelle des feuilles , foutenues par 
des pédoncules de la longueur des pétioles; elles 


produifent des baies jaunatres, de la groffeur d’une 
cerife , à deux loges monofpermes. 


Certe plante croit dans les Indes orientales. F 


* Sideroxylon (fericeum), inerme , foliis ovatis, 
Jabtès tomentofo fericeis. Aion , Hort. Kew. 1, 
pag. 262. 


Le fideroxylon mite Jacq. Colleét. 2, pag. 249, 
& Mill. Icon. tab. 199 , elt le chryfophyllum rille- 
rianum , I]. n°. 2477. 


ARGEMONE du Mexique. Argemone mexicana. 
Linp. — Lam. Ji. tab. 452. 


D'après l’obfervation de Gærtner, de Fruét, & 
£em. vol. 1, pag. 287, le papaver cambricam Lirn. 
(voyez PAVOT, n°. 9) doit être placé parmi les 
argemones , ayant des capfules Hiffes , oblongues, 
qui s'ouvrent par cinq valves, & non par des 
pores, comme dans les pavots. 


ARGENTAIRE. Argyreia. Genre de plantes 
dicotylédones , à fleurs complètes , monopétalées , 
de la famille des liferons, qui comprend des arbrif- 
feaux exotiques à l'Europe , la plupart grimpans, à 
feuilles alternes , entières ; les fleurs difpofées enr 
panicule ou en grappes. 


Le caractère effentiel de ce genre eft d’avoir : 


Un calice coloré, à cinq folioles ; une corolle mo- 
nopétale, à cing découpures ; cing crénelures à l'orifice 
du tube ; une baie à quatre loges ; une feule femence. 

> (1 2 


CARACTÈRE GENERIQUE. 


Chaque fieur offre : 


1°. Un calice coloré , perfiftant, à cinq folioles 
concaves ; les deux extérieures plus grandes, 


2°. Une corelle monopétale ; le tube court, muni 
à fon orifice de cinq crénelures ; le limbe à cinq 
découpures oblongues , pliflées , réfléchies. 


3°. Cinq éramines ; les filamens connivens, plus 
courts que le limbe, pileux, épaitlis à leur bafe, 
inferes à l’orifice du tube , foutenant des anthères 
fagittées. 

4°. Unovaire libre, arrondi, furmonté d’un ftyle 
filiforme , de la longueur des étamines , terminé 
par un ftigmate en tête , échancré. 


Le fruit eft une baie fèche , arrondie , à quatre 
loges , contenant chacune une femence ronde d’un 
côté , anguleufe de l’autre. 


O’fervations. Ce genre, établi par Loureiro, 
ture {on nom du mot grec argureios (argerreus); 
argenté, à caufe de l'éclat de fes feuilles , imitant 


brun , tomenteux. Les fleurs font réunies par pa- ? celui de l’argent. 


AR G 


ESPÈCES. 


448 


1. ARGENTAIRE à feuilles obtufes. Argyreia 
obtufifelia. Lour. 


Argyreia foliis ovatis | obtufis ; paniculis fubter- 
minalibus, Lour. Flor. cochin. 1. pag. 166. 


Ses tiges font ligneufes , fortlongues, grimpan- 
tes , peu ramifiées, garnies de feuilles alternes, 
pétiolées , ovales , obtufes, très-entières , blan- 
châtres, luifantes , pubefc:ntes à l<ur face infe- 
rieure. Les fleurs font blanches , difpofées en pa- 
nicules lâches , prefque terminales : il leur fuccède 
des baies fèches & rougeûtres. 


Cette plante croît dans les haïes , à la Cochin- 
chine ; elle pafe pour légéreinent aftringente. 
{ Diféripe. ex Lour.) 


2. ARGENTAIRE à feuilles aiguës. Argyrera 
acuta. Lour. 


Argyreia foliis ovatis, acutis ; corymbis axilla- 
ribus. Lour. Fior. cochin. 1. pag. 167. 


Ses ciges font grimpantes & ligreufes ; fes feuil- 
les alternes, oval:s-lancéolées, très-entières, lui- 
fantes, tomenteufes. Ses fleurs font blanches, dif- 
pofées en corymbes latéraux, fur un long pédon- 
cule commun; les filamens plus courts que la co- 
rolle ; le calice coloré ; les découpures de la corolle 
pliffées. 


Cette plante croit à la Chine. P (D:fcripr. ex 
Lour.) 


3. ARGENTAIRE en aibre. Argyreia arborea. 
Lour. 


Argyreia caule arboreo , foliis rugofis , racemis 
terminalibus. Lour. Flor. cochin. 1. pag. 167. 


Son tronc s’élève à la hauteur de huit pieds, & 
fe divife en rameaux étalés , garnis de feuilles ova- 
les, glabres , ridées, aiguës , très-entières , réflé- 
chies. Les fleurs font jaunes, difpofées en grappes 
terminales; le calice rougeatre, renflé, à cinq 
dents; le tube de la coroile alongé , filiforme ; fon 
limbe à cinq découpures pliflées, arrondies. Le 
fruit eft une baie à quatre loges monofpermes, 
enveloppée par le calice perfiftant. 


Cette plante croît dans les forêts, à la Cochin- 
chine. On la cultive auf dans les Jardins. 5 Onen 
fait un ufage fréquent, comme topique , dans 
l'inflammation & lé gonflement d£s mamelles. On 
broie enfemble les feuilles & les racines, & on les 
applique en cataplafme. 


ARGENTINE : nom vulgaire d’une potentille 
qui croit dans les lieux humides. C’eft le poentilla 
anferina Linn. ( Voyez POTENTILLE.) 


AR G 
ARGITAME blanchâtre. Areytamnia -candi= 


caris, ù 


. Arpytamnia foliis ovatis, trinerviis pilofis , [ub- 
tüs candicantibus ; racemis axillaribus , breviffimis. 


(N.) 
Argytamnia fruticofa , alb'da, foliis oblongis , 


nervis paucioribus arcuatis. Brown, Jam. 338. 


Ricino affinis , odorifera, fruticofa , minor, tenero 
folio ; fruélu rricocco , dilutè purpurafcente. Sloan. 
Jam. 44. Hit. 2. pag. 133. tab. 86. fig. 3. — Raï, 
Hït. 3. pag. 114. 


Argytamnia candicans. Swartz, Prodr. 39, & 
Flor. Ind. occid. 1. pag. 336. — Wiliden. Spec. 
Plant. 4. pag. 333. 

Cet arbriffeau fe divife en rameaux effilés, d’un 
blanc-cendré , garnis de feuilles alternes, médio- 
crement pétiolées, ovales, entières, aiguës, lon- 
gues d’un pouce , beaucoup plus petites fur les 
Jeunes rameaux ; marquées de trois principales 
nervures , vertes & parfemées en deffus de poils 
couchés, blanchätres, blanches & très pileufes en 
d:ffous. Les fleurs font difpofées , le long des ra- 
meaux & à leur fomméc, en grappes axillaires fort 
petites ; elles font monoïques. Les fleurs males ont 
un calice à quatre folioles; une corolle à quatre 
pétales. Dans les flzurs femelles, le calice eft à cinq 
folioles; point de corolle. ( Voyez ARGITAME. ) 


Cette plante m’a éré communiquée par M. Le- 
dru , qui l'a recueiilie à l'ile de Saint- Thomas. P 


) 


ARGOLASE laineufe. Argolafia lanata. Lam. 
Il. tab. 34. — Juff. Gen. pag. Go. 


Lanaria plumofa. Ait. Hort. Kew. 1. pag. 462. 
— Thunb. Prodr. 63. — Willd. Spec. Plant. 1. 
pag. 181. 


Hyacinthus (lanatus ), corollis lanatis, caule 
ramofo. Linn. Spec. Plant. 1. pag. 455. — Royen, 
Lugd.-Bar. 27. 


Dilatris hexandra.? Lam. Di&. 2. pag. 282. 


Cette plante, que Linné avoit rangée parmi les 
jacinthes , en a été retranchée avec raifon pour for- 
mer un genre particulier, que M. de Jufieu a éta- 
bli fous le nom d’argo/afia , compofé de deux mots 
grecs qui expriment les poils blancs dont fes pani- 
cules font chargées. Son caraétère efflentiel con- 
fifte dans : 


Une corolle adhérente à l'ovaire , tubuleufe , à fix 
découpures étalées ; fix étamines fertiles , toutes égales, 
attachées fur Les divifions de la corolle ; les anthères 
vacillantes ; un fhigmate trifide ; une capfule à trois 
loges , contenant chacune deux ou trois femences. 


D'après ces caractères , il eft facile de recon- 
noître que ce genre eft crès-voifin des di/arris & de 
l'heritiera 


ARG 


l'heritiera Gmel. , qui n’en diffèrent que par trois 
de leurs étamines, flériles & beaucoup plus cour- 
tes que Îles trois fertiles. Sa racine eft fibreufe; 


fes tiges fimpies , droites, anguleufes, garnies de : 


feuilles alrerses , elabres, linéaires , canaliculées, 
faillantes en carène fur leur dos, rudes à leurs 
bords. Le fommet des tiges porte plufieurs pédon- 
cules épais , alternes , foutenant chacun un gros 
bouquet de fleurs agglomérées , formant par leur 
enfemble une panicule touffue, fcrrée, hériffée, 
fur routes fes parties, de poils blancs, nombreux, 
alongés, épais & plumeux , munis de fpathes fim- 
ples. La corolle eft colorée & glabre ën dedans, 
divifé : en fix découpures très-ouvertes, obtufes, 
conniventes en tube à leur partie inférieure; cha- 
que découpure portant une étamine un peu plus 
courte que la corolle, terminée par une anthère 
vacillante , bifide à {1 bafe. L’ovaire eft adhérent 
avec le tube de la corolle, furmonté d’un ftyle di- 
vifé en trois ftigmares : il lui fuccèie une capfule 
couronnée par le limbe de Ja corolle, hifpide , à 
trois loges , renfermant chacune deux ou trois 
femences. 


Cette plante paroïît être la même que celle dé- 
crite par M. de Lamerck, fous le nom de dilarris 
hexandra, n°, 4. Elle croit au Cap de Bonne-Ef- 
pérance. % 


ARGOLASIA. ( Voyez ARGOLASE.) 


APRGOPHYLLE luifant. Aroophyllum fericeum. 
Fortt. — Lam. Ill. cab. 111. 


. Cegenre, dont la famille, dans l’ordre naturel, 
n’eft pas encore bien déterminée , paroit avoir 
d:s rapports avec celle des bruyères. 


ARGOPHYLLUM. ( Voyez ARGOPHYLLE.) 


ARGOUSSIER d'Europe. Hippophae rhamnoi- 
des. Linn. — Lam. Ill. tab. 808. 


ARGUZE. Mefferfchmidia. Les efpèces conte- 
pues dans cé genre ont le port des sournefortia. On 
net point d'accord fur la dénomination de fon 
fruit. Linné le regarde comme une baie fèche. 

- Gærtner eft du même avis. M. de Jufheu lui donne 
1: nom de capfule, & M. Desfontaines celui de 
drupe. Cette variation dépend de l’idée que chaque 
auteur arrache à chacun de ces noms. Il feroit ce- 
pendant bien eflentiel de s'entendre. 


1. ARGUZE de Tartarie. Meferfchmidia arguzia. 
Linn. 


Mefferfthmidia caule herbaceo , foliis fefilibus , 
coroliis snfurndibuliformibus. Lam. Illuftr. Gener. 
n°. 1970. tab. 95. — Gærtn. de Fruét. & Sem. 1. 
pag. 129. tab. 100. fig. 3. 


2. ARGUZE arbriffeau. Meferfchmidia fruticofa. 
Linn. f. 
Botanique. Supplément. Tome I. 


ARG 449 


Mefferfchmidia caule fruticofo ; foliis petiolatis, 
ovato-lanceolatis ; corollis hypocrateriformibus. Lam. 
Il.n°, 1871. — Linn. f. Suppl. 132. — Willden. 
Spec. Plant. 1. pag. 789. — Desfont. Arbr. vol. 1. 


pag. 175 


Ses tiges font droites, hautes de cinq à fix 
pieds, ramenfes, cylindriques; les rameaux alter- 
nes, rudes , étalés , garnis de feuilles longuement 
pétiolées , alternes , ovales-lancéolées , rudes, vet- 
nées , entières à leurs bords, aiguës à leur fem- 
met. Les fleurs font pecires, blanchâtres, fefiles, 
unifatérales , ditpofées en une panicule très-éta- 
lée, fituée à l'extrémité des rameaux ; les ramif- 
cations prefque dichotomes , en épis grêles. Le 
calice eft fort petit, à cinq dents aiguës ; la co- 
rolle infundibuliforme , mais renflée, globuleufe 
vers fon limbe , qui s’évafe en foucoupe. Le fruit 
eft une baie fèche (un drupe}) , à pzine de la 
groffeur d’un grain de poivre , comprimée à fon 
fommet , entourée de quelques petites dents fail- 
lantes , s’ouvrant en deux longitudinalement, con- 
tenant deux femences dans chaque divifion. 


Cetre plante croit à l'ile de Ténériffe. On la 
cultive au Jardin des Plantes de Paris. B ( W.v.) 


3. ARGUZE à feuilles étroites. Mef:rfchmidia 
anguftifolia. Lam. 


Mefferfchmidia foliis petiolatis , anguffis, lineari- 
lanceolatis, Lam. liluftr. Gener. vol. 1. pag. 415. 
n°. 1972 


Quoïque cette plante ait le même port que la 
précédente, elle offre cependant, furtout dans fes 
feuilles , des caraétères qui l’en diflinguent. Ses ti- 
ges font prefque glabres, iigneufes, cylindriques ; 
fes feuilles pétiolées, alternes , linéaires, fort 
étroites , alongées , aiguës , très-entières , char- 
gées d’afpérités à leurs deux faces. Les fleurs ont 
uns teinte bieuâtre, difpofées comme dans l’efpèce 
précédente; mais les ramifications à peine alon- 
gées en épis, plus ramifiées, & portant, vers leur 
fommet feulement, des fleurs plus rapprochées. 


Cette plante, originaire des Canaries, eft cul- 
tivée au Jardin des Plantes de Paris. 5 ( Ÿ.v.) 


4. ArGuzE cloifonnée. Mefferfchmidia cancel- 
lata. Affo. 


Mefferfchreidia foliis lanceolatis , hifpidis ; capfu- 
lis cancelletis. Aflo, Synopf. n°. 162. tab. 1. fig. 2. 
— Willd. Spec. Plant. 1. pag. 790. 


Cerinthe foliis lanceolutis , hifpidis ; capfulis can- 
cellatis. Quer. Hifp. 4. pag. 145. tab. 25. 


Ses racines font roufleûtres & fibreufes; fes ti- 
ges pileufes , herbacées, hautes d'un pisd , divi- 
fées en rameaux garnis de feuilles fefiles, lancéo- 
lées , hifpides , entières , un peu ide larges 


AR 

de deux lignes ; les fupérieures plus étroites, li- 
néaires. Les fleurs font bleues , pédonculées , dif- 
pofées en grappes. Leur calice eft à cinq décou- 
pures linéaires ; la corolle infundibuliforme; le 
tube à demi cylindrique ; le limbe à cinq décou- 
pures ; cinq étamines trés-courtes, inférées dans 
le tube ; les anthères fimpies ; l'ovaire ovale, aigu, 
fu:monté d’un fyle court, filiforme, terminé par 
un ftigmate obtus. Le fruit eit une capfule coriace, 
ombiliquée , comprimée à fon fommet, avec qua- 
tre points faillans , s’ouvrant en deux loges, con- 
tenant chacune une feuie femence , convexe d’un 
côté , anguleufe de l’autre. 


459 


Cette plante croit en Efpagne. ( Dejcripr. ex 


Afo. ) 
ARGYREIA. ( Voyez ARGENTAIRE.) 


ARGYROCHÆT A. Cavan. Ic. Plant. vol. 4, 
pag. 54, tab. 378. Cavanilles a décrit & figuré 
fous ce nom la plante nommée par Linné parthenium 
hyflerophorus, (Voyez PARTHÈNE , n°. 1.) Quel- 
ques parties, omifes dans la defcriprion de Linné, 
ont fat croire au botanifte efpagnol que fa plante 
évoit différente. Il s'eften conféquence déterminé 
à en faire un genre nouveau; mais on a la certi- 
tu ie que c’eft la même plante que Liuné a men- 
tionnee. 


\RGYROCOMA. Gærtn. de Fruét. & Sem. 
vol. 2, pag. 410, tab. 167. Genre de plantes de la 
famille des corymbifères, établi pa: Gæren:r fur 
quelques efpèces détachées des genres grapha- 
Lium K xeranthemum de Linné, & auquel il afhen- 
pour caraëtère , 1°. dés fleurs flofcu'eufes , les unes 
mâles , les autres femelles, mélées enfemble ; 
29%. le calice commun, formé d’écailles imbri- 
quées, fèches , luifantes ; les intérieures plus lon- 
gues , & formant un rayon coloré autour des fleu- 
rons; 3°. L> réceptacle nu; 4°. les aigrettes plu 
meufes dans toute leur longuz:ur ou feulement au 
fommert. 


Les efpèces réunies à ce genre font prefque 
toutes du Cap.d: Bonne-Efpérance , & femblabies 
aux gnaphalium. Les fleurs confer-ent, après leur 
dfféchement, comme celles de l’immortelle, l'é- 
clat qu'elles avoient dans leur état de fraicheur; 
elles {éront mentionnées par une fous-civifion à la 
fin du genre GNAPHALE , Suppl. 


ARTA : nom que portoit ancienne@ent l'alifier 
ordinaire (cratagus aria Linn.). 


ARIA-BÉPOU : nem malabare de l’azédarach de 
Inde (melia azadirachta Linn.), figuré dans 
Rheède, Hort. Malab. 4, tab, 52. ( Woyez Az£- 
DARACH, n°, 2.) 


ARI 


ARIA VIELA : nom malabare du come viftofz 
Linn, (voyez MosAMB8E , n°. 6), figuré dans 
Rheëède, Hort. Malab. 9, tab. 23. Cet auteur lui 
attribue des verius très-érendues. Selon lui, le 
(uc , pompé par les narines, foulage la rére, & la 
préferve des effets du poifon. Mêlé avec de l'huile, 
& infinué dans l'oreille , il diminue la furdité. Les 
feuilles, prifes à l'intérieur, font fortifiantes , fto- 
machiques, & diffipent les vents, Pilées & mifes 
fous les aiffelles à l’invafñion d’un accès de fièvre, 
elles diminuent & même fuppriment le friflon. 
HSE fimple application adoucit beaucoupl mal 

e tête. 


ARILLE. Arillus. (Voyez SEMENCES. ) L’arille 
eft une extenfion & un développement du cordon 
ombilical : il n'exifte que dans quelques efpèces ; 
il forme autour de la graine une enveloppe très- 
fouvent incomplète, & n’a aucune adhérence avec 
elle. Cet organe difparoît quelquefois après la ma- 
turiré des femences, comme il arrive dans le ja- 
tropha gofÿpifolia Jacq. Dans cette plante, l’arille 
recouvre la graine en roralité; il eft très-mince, 
=xcepté au point où s'attache le cordon ombilical. 
Là il forme une forte de bourrelet en capuchon; 
mais à m-fure que le volume de la graine aug- 
mente, ce bourrelst diminue, & l’arille fe deffè- 
che à un tel point, qu'il finit par difparoitre entié- 
rement. Dans d’autres plantes , au contraire, on 
peut obferver l'arille fur des graines parfaitement 
nûres. 


L'arille du mufcadier eft connu dans le com- 
merce fous le nom de macis ; c'eft une enveloppe 
charnue, odorante, d’un rouge-éclatant , décou- 
pée en lanières épaiffes. Celui du ravenala , arbre 
voifis des bananiers, eft une membrane frangée & 
d’un beau bleu de cie!, Celui des oxalis eft blan- 
châtre ; il a la forme d’un petit fac. A l’époque de 
la maturité, il fe crève à fon fommet, &, fe re- 
tournant de de lans en dehors avec élafticité , ï} 
lance au loin la graine qu'il recouvroit d’abord. 
L’arille eft une {erte de corps glanduleux , dans le- 
quel font élaborés ls fucs qui fervent à nourrir &c 
À développer la sraine. Cette opinion paroît prou- 
vée par le defféchement très-vifible de cet organe, 
à melure que la graine & fes cotylédons prennent, 
de l’accroiffement. ( Mirb, Did. des Sciences na 
turelles. ) 


ARIN-DRANTO. Suivant Flacourt, c’eft un 
arbre ds Maagafcar , dont le-bois, etant pourri, 
rend un2 odeur merveilleute en brülsar, & fait un 
parfum très-aoréable. Le même aureur parle ail- 
jeurs de l’arandrato , quieft peur-étr- la même que 
celui-ci, & dont la décoéion fért à faire de l’en- 
cre dans le pays. (Aub. Pet. Th. Did. des Sciences 


naturelles.) 


ARJONE tubéreufe. Arjona tuberofa. Cavan, 


ARI 


Arjona tomentofa , foliis foarfis , vaginentibus , 
apice fubulatis, patulis ; corymbo terminali. Cavan. 
x RG 
Icon. Rar. 4. pag. 57 & ÿ$. 


Genre de planres dicotylédones , à fleurs com- 
plêtes, monopétalées , tubuleufes , qui paroît 
avoir des rapports avec la famille des thyméléss, 
& qui comprend des herbes exotiques à l'Europe, 
à petites feuilles alternes, fefiies , ayant des fleurs 
réunies en un corymbe terminal. 


Le caractère effentiel de ce genre eft d’avoir : 


Deux petites écailles pour calice ; une corolle tu- 
bulée, à cinq lobes ; un ovaire couronné par cinq 
écailles ; un flyle alongé ; un ffigmate à deux lames ; 
une baie globuleufe , à deux loges. 


Ce genre ne renferme qu’une feule efpèce, dont 
les racines font fufiformes, fibreufes ; les fibres 
divergentes , terminées par des tubercules; elles 
produifent des tiges nombreufes , folitaires ou 
trés-ramifiées à leur bafe, filiformes, un peu 
dures , droites , hautes de fept à huit pouces. Les 
feuilles font petites, lancéolées, éparfes, vagi- 
nales , prefqu’imbriquées , très-aiguës , éralées & 
un peu réfléchies en dehors, tomenteufes, lon- 
gues de trois à quatre lignes. Les fleurs font prel- 
que fefliles , réunies en un bouquet terminal, 
féparées par des braëtées qui les recouvrent en 
partie. Deux folioles ovalss, concaves, à crois 
pointes inégales , tiennent lieu de calice. La co- 
rolle ei jaune , velue en dehors , tubuleufe -lon- 
gue de fix lignes; fon limbe f- divife en cinq lobes 
ovales , mucronés. Les anthères font prefque fef- 
files, oblonzues, renfermées à l’orifice du tube. 
L'ovaire eft couronné par cinq écailles jaunâtres, 
du milieu defquelles s'élève un long ftyle rougea- 
tre, terminé par un ftigmate à deux ou trois lames. 
Le fruit eft une petite baie glabre, globuleufe, 
confervant à fon fommet les vefliges des écailles, 
divifée en deux loges. 


Cette plante croît dans l'Amérique méridionale. 
(Dejiript. ex Cavan.) 


ARISTEA. Ce genre, peu différent des #0o- 
ra , a été établi fur une des efpèces de ce genre 
(morea ariflea Lam.; ixia africana Linn.), dont 
le figmate eft fimple, en forme d’entonnoir & 
non trifide. On y a enfuite réuni fucceflivement 
le moraa carulea, fpiralis ; Vixia fraticofa Thunb.; 
l'ariflea major Andrew. tab. 160, que Perfoon a 
nommé ariffea fpicata. ( Voyez MORÉE.) 


ARISTIDE. Ariflida. Ce genre, dont M. de 
Lamarck n’a d’abord préfenté que fix efpèces , à 
été depuis confidérablement augmenté ; il a de 
grands rapports avec les fipa, que M. de Lamarck 
nomme efparts dans cét article ; dénomination dont 
il n’a point fait ufage. 


AR I 


ESPÈCES. 


451 


2.* ARISTIDE des Antilles. Ariffida Antillarum. 


Ariflida caule repente, ramofo ; foliis fi'iformi- 
Jubulatis ; panicula ramis brevibus , fubfecundis ; ca- 


licibus bifloris. (N.) 
Ariffida adfcentionis , var. p. Lam. Ill. n°. 775. 


Ses racines font fibreufes & blanchatres : elles 
produifent plufieurs tiges rameufes , les unes ram- 
pantes , les autres prefque droites, articulées , un 
peu flexueufes, garnies de feuilles filiformes , pref- 
que fubulées, glauques, plus courtes que les tiges. 
Les panicules font oblonsues , légérement purpu- 
rines , compofées de ramifications courtes , alter- 
nes , prefque fimples; les épillets peu nombreux, 
fefiles , alrernes ; les valves calicinales inégales, 
aiguës, leur pointe courbée en dedans, conte- 
nant deux fleurs , l’une fefile, bivalve ; l’autre 
univalve , légérement pédicellée , terminée par 
trois arêtes inégales ; l'intermédiaire plus longue, 
mais à peine auf longue que la corolle. 


Cette plante a été obfervée aux Antilles par 
M. Richard. M. Ledru l’a également recueillie à 
Porto-Ricco, & m'en a communiqué des exem- 


plaires. (W, f.) 


3. ARISTIDE p'umeufe. Ariffida plumofa. Linn. 
— Vahl, Symbol. 1. pag. 11. tab. 3. — Lam. Ill. 
Gener. n°. 778. tab. 41. fig. 1. — Desfont. Flor. 
atlant. 1. pag. 109. 


6. ARISTIDE hériflone. Ariflida hyfrix. Linn. 


Ariflida paniculä trichotomä , patente; ariflis «qua- 
libus , glabris ; calice aquaii. Thunb. Prodr. 19. 


Gramen maderafpatanum , arenaceum , paniculé 
fparfä , ariflis longis ornarä. Pluken. Almag. 174. 
tab. 191. fig. 3. 


7. ARISTIDE Capillacée. ÆAriffida capillacea. 
Lam. 


Ariffida humilis , panicul compof:à , capillaceë; 
ariffis levibus, divaricaris. Lam. lil, n°. 77. 


Cette plante , par fa délicatefle, par la fineffe 
de fes paniculés, par la petit: fle de fes Aeurs, ref- 
femble à un aproffis. Ses tiges font grêles, peu 
élevées; fes feuilles glabres, capillaires ; fes flurs 
difpofées en une panicule courte, m‘diocr-ment 
étalée; fes divifions ramifi£es, capillaires ; chaque 
fleur pédicellée , fort p£tite , ob'ongue ; les val- 
ves du calice glabres , fnégales, très aigués ; celle 
de la corolle beaucoup plus loncüe, fubulée, ter- 
ininée par trois arêtes lifles & divergences. 

Cette plante croit dans l'Amérique méridionale, 
où elle a été recueillie par M. Richard. ( W. f. in 
herb, Lam.) 

EE 


499 A°RAI 


S. ARISTIDE flpiforme. Ariffida flipiformis. 
am. 


Ariffida paniculä compofité, effufé , capillaceä ; 
calicibus unifloris ; ariflà trifidé , pralongä , levi. 
Lam. Il]. n°, 781. 


_ Elle reffemble , par fa panicule étalée, au ffipa 
Juncea. Ses tiges font hautes, glabres, cylindri- 
ques , noïrâtres à leurs articulations , foutenant 
une panicule très-ample , fort longue ; les ramifi- 
cations prefque verticillées , réunies deux ou trois 
aux vérticilles inférieurs, prefque folitaires aux 
fupérieurs ; glabres, très-lifles, capillaires , fert 
longues, divifécs en quelques autres ramifications 
bifurquées ; terminées par une fleur fubulée, 
étroite , alongée , d’yn brun-foncé ; la valve ex- 
térieure du calice étroite , fubulée ; l’intérieure 
obtufe , une fois plus couite ; la corolle compofée 
d'une feule valve , plus courte que le calice, ve- 
lue à fa bafe , aiguë , roulée fur elle-même, ter- 
minée par trois arêtes longues d’enviren trois 
pouces, caduques , de même longueur , réunies 
& torfe: enfemble à leur partie inférieure. Les 
femences {ont d’un brun-ciair , eblongues , cylin- 
driques, abtufes à leur fomimet après la chute des 
arêtes. 5 


Cette plante croît au Sénégal ; elle m'a été 
communiquée par M, Dupuis. (F./f.) 


9 ARISTIDE piquante. Ariffida pungens. Desf. 
Ariflida culmo perennante ; fodiis fubulatis , rioi- 


ds, pungentibus ; paniculä laxä ; ariflis tribus plu- 
mofis ; fusaqualibus. Desf. Flor. atlaut. 1. pag. 100. 
tab. 3j. 


Cette efpèce eft remarquable par fes tiges droi- 
tes, glabres, ligneufes, hautes de fix à fepr pieds, 
rameufes à lur partie inférieure, garnies de feu:l- 
les glabres, roides , étalées , très-aigués, longues 
d'un pied & plus, canaliculées en deflus. Les leurs 
font difpofées en üne longue panicul: très ou 
verte ; les ramifications ou pédoncules capillaires 
& rameux. Le calice eft compoté de deux valves 
membraneufes , prefqu'égales, concaves, aigués. 
La corolle n’a qu'une feule valve, coriace, aigué, 
prefque cylindrique , fendue lonigitudinalement , 
terminée par une arête articulée, à trois divifions 
plumeutes , prefqu’égales , deux & trois fois plus 
lorgie que les épiilets. Les femences font gréles 
& alongées. 


Cette plante a été découverte par M. Desfor- 
taines dans les fables humides, aux environs de 
Sfax, dans les déferts de la Barbarie. D (CAN 
in herb. Desfont. ) 


10. ARISTIDE bleuâtre. Arifida caruleftens. 
Desiort. 


Ariflida folis glabris ; paniculé coarëtaté , elon- 


nan ane 


ATARI 


gaté , arcuat , fubfecundä , incerruptä ; ariflis levi- 
bus , fubaqualibus. Desf, Flor. atlant. 1. pag. 109. 
tab. 21. fig. 2. 


Ses racines font compofées de fibres tortueu- 
fes ; elles produifent des riges prefque fiiformes, 
fouvent rameufes à ur bafe, noueules, très- 
liffes , hautes de deux ou trois pieds & plus, gar- 
nies de feuilles glabres, étroites. Les panicules 
font étroites, alongées, arquées , unilatérales, 
interrompues , rudes, de couleur bleuâtre ; les 
pédoncules capillaires , inégaux 5 les épillets gré- 
les, cylindriques, aigus; les deux valves calici- 
pales inégales, fubulées , ne renfermant qu'une 
feule fleur, grêle , univalve, aïguë, furmontée 
d’une arête, à peine du doub'e plus longue que 
la corelle , à trois divifions très-glabres , capil- 
laires , prefqu'égales. Les femences font grêles , 
oblongues , très-slabres. 


Cette plante croit dans la Barbarie , aux en- 
virons de Kerouan ; elle a été découverte par 
M. Desfontaines. > (V7. [. in herb. Desfont.) 


11. ARISTIDE purpurine. Ariffida purpuraftens. 


Ariflida foliis anguflo-fubulatis, flriatis ; pani- 
culä longe fpicatä ; ariftis fubaqualibus. (N.) 


Ses tiges font glabres, filiformes , un peu com- 
primées ; les feuilles étroites , flriées, droites, 
prefque planes, fubulées à leur partie fupérieure ; 
les fleurs difpofées en une panicule en forme d’un 
long épi grêle ; les ramifications courtes, prefque 
fimples, diftantes, ferrées contre ies tiges; les 
fleurs fupérieures fees. Le calice eft compolé de 
deux valvesinégales, étroites, aiguës, purpurines, 
u:flores ; la corolle à une feule valve alongée, 
très-étroite , terminée par trois arêtes prefque 
égales , une fois plus longues que la corolle, qui 
renferme une femence grêle. 


Ctte plante m'a été communiquée par M.Bofc, 
qui l’a recusilite dans la Caroline. (W. f.) 


12. ARISTIDE à longs épis. Ariflida longefpica. 


Arifida culmo fubcompreffo , filiformi, ramofo ; 
foliis filiformibus; fpicà gracilt, elongatä ; arijhis 
valdè insqualious. (N.) 


Cette efpèce eft ès-voifine de la précédente ; 
elle en diffèie par fes fleurs b-aucoup plus petites, 
par fes arêtes très-inégales. Ses tiges font rameu- 
fes, glabres, filiformes , un peu comprimées, 
hautes d’un à deux pieds; les feuilles glabres, 
roidis , filiformes. Les panicules offrent un épi 
grêle, très-long , filiforme , peu garni , inter- 
rompu ; les ramifications courtes, linples , fer- 
rées contre les tiges. Le calice eft unifore , à deux 
valves étroites , aiguës, prefqu'égales ; la valve 
de la corolle fort étroite , fubuiée , terminée par 
trois arêtes ; ceile du milieu divergente , une fois 


ART 


plus longue que la corolle ; les deux autres beau- 
coup plus pentes. 


Certe plante croît dans la Caroline; elle m'a ête 
communiquée par M. Bofc , qui en a fait la décou- 
YVETTE CU) 


13. ARISTIDE laineufe. Ariffida lanata. 
Ariffida foliis longiffimis , feabris ;ÿ vaginis lana- 


tis ; ramis panicule elongatis , fubverticillaris ; pe- 
dunculis baff pilofis , ariftis fubzqualibus. (N.) 


Ses tiges font cylindriques , élevées , garnies 
de feuilles roides , très-longues , rudes fur leurs 
bords, étalées ; leurs gaînes ftriées , lainerfes ; la 
panicule alongée, médiocrement étalée ; fes ram:- 
fications réunies deux par deux en verticille, mé- 
diocrement rameufes, reflerrées en épi; lerachis. 
les pédoncules & les pédicelles très-rudes, ac- 
compagnés à leur bafe d’une petite touffe de poils 
blancs & laineux. Les fleurs font étroites, fubu- 
lées ; les valves calicinales uniflores, glabres, très 
aiguës ; l’extérieure plus longue, un peu purpu- 
rine ; la valve de la corolle étroite, roulée à fes 
bords, plus courte que le calice, terminée par 
trois arêtes prefqu'égales , divergentes, prefque 
deux fois aufi longues que la eur; les femences 
gréles , alongées. 


Cette plante a été recueilie par M. Bofc dans 
la Caroline. ( F. f. Comm. Boft ) 


14. ARISTIDE feftucoide. Ariflida feflucoides. 


Arifida fois angifio-fubutaris; paniculà fpicatä , 
fubfecundé ; arifiis fabaqualibus. (N.) 


Cette efpèce reffemble, par fa panicule , au fcf- 
tuca bromoides. Ses tiges font grê'es, cylindriques, 
très-slabres; les feuilles courtes, érroites , aiguës, 
prefque fubulées , ouvertes ; l-ur gaîne giabre , 
fort longuz. La panicule eft peu étalée , ramifiée 
par verticilles prefqu'unilatéraux , ayant l’afpeét 
d’un épi incliné, long de cinq à fix pouces & plus. 
Les fleurs font routes pédiceliées , très-étroites , 
fubulées ; les valves caïicinales inégales, uniflores, 
très-aigués ; celle de la corolle un peu plus lon- 
gue , terminée par trois arêtes ( ou une arête tri- 
fide ) droites , prefqu'égales , plus longues que la 
corolle. 


Cette plante croit au Sénégal! ; elle m'a été 
communiquée par M. Dupuis: (F. f:) 


15. ARISTIDE à fleurs rares. Ariffida oligantha. 
Mich. 

Arifiida culmis ffridè ereëtis , fubramofis ; foliis 
convoluto-filiformibus , pralongis ; floribus diftanter 
alternis , folitariis ; ariflis tribus , glamä longä lon- 
gioribus. Mich. Flor. boreal. Amer. 1. pag. 41. 


Ses racines font courtes & fibreufes ; elles pro- 


d 


ARI 453 


uifent ne tige roide , glabre , f iforme , qui fou” 
vent fe ramife à fes premiers rœuds, qui 1ont un 


peu coudés. Les feuilles font droites , un peu rol- 
des, glabres , fliformes, roulées fur eiles-mêmes. 
Les flzurs fonr prefque files, alternes, diltantes, 
prefque felirarres , affez grandes , & forment un 
épi lache, terminal, Lorfquw'il v a deux fours, 
l'une elt pédicellée ; laure fefüle, axillaire. Les 
valves calicinales font longues, très-aigués , pref- 
qu'égales; celle de la corelle à peu près de la 
méme longueur, dure, très-glabre, termirée par 
une très-lonene & forte arête , rorfe à fa bafe, 
qui eft fouvent fimple où vr:fide dans l'individu 
que je pollèle; les deux diviiions Hatcrales fort 
courtes , caduques. 


Cette plante croît dans les prés, au pays des 
Iilinois. (F7. f[.) 


16. ARISTIDE à tige roide. Ariflida fhriéha. 
Mich. 


Ariflida culmis fo!iifque flrictè ereëtis ; foliis pu- 
befentibus ; racemo in fpicam longam, anguflum , 
non irà confertam coaritato ; arifhis glamä longiort- 


bus. Mich. Flor. boreal. Amer. I. pag. 41. 


Ses tiges font droites, très-roides , garnies de 
feuilles pubefcentes , quelquefois planes, d’autres 
fois rouiées & filiformes. Les fleurs font difpofées 
en une panicule ou une forte de grappe longue, 
étroite , terminale , refferrée en épi, médiocre- 
ment touffue; la valve florale furmontée d’une 
arête très-longue. 


Cette plante a été découverte par Michaux 
dans la Batle-Caroline. 


7. ARISTIDE dichotome. Arifida dichotoma. 
Mich. 


Ariflida ftriétè multicaulis, fetacea ; culmis dicho- 
omis ; floribus parvulis, fubfpicatis, fubuniariftatis; 
arifiä glumä breviore & baff contortä , lateralibus bre- 
viffimis. Mich. Flor. boreal. Amer. 1. pag. 41. 


Ses racines produifent plufieurs tiges roides, 
dichotomes , féracées, glibres , ainfi que l2s feuil- 
les. Les Alzurs font furt petites, prefqu’en épi ; la 
valve de la corolle furmontée ordinairement d’une 
feule arête torfe à fa bafe, plus courte que la co-. 
rolle, quelquefois accompagnée de deux autres 
arêtes latérales très-courtes. 


Cette plante croît dans la Haute-Caroline, aux 
environs de Lincoln. 
18. ARISTIDE fétacée. Ariflida fetacea. Retz. 


Ariflida culmo ereëlo , ariffis feabriufculis. Retz. 
Obferv. bot. 4. pag. 22. — Willd. Spec. Plant. 1. 
pag. 460. 

Ses tiges font ordinairement fimples, droites, 


20 
454 ARI 

roides ; eîles e terminent par une panicule reffer- 
rée. Le calice efluniflore, compoiz de deux val- 
ves; l'intérieure plus lonaue & plus grêie, furmon- ; 


tée d’une pointe prefqu'en arêtes; l’extérieure plus 
courte , acuminée, un peu faillante en carène; la 
corolle univalve , laïneufe à fa bafe , terminée par 
des arêtes un peu rudes. 


Cette plante croît au Malabar, dans les lieux 
arides & iériles. ( Defcripe. ex Retz.) 


19. ARISTIDE rabattue. Ariffidu depreffa. Retz. 


Ariffida culmis tr'fido-ramofis | decumbentibus ; 
arts f'abriufculis. Retz. Obf. bot. 4. pag. 22. — 
Wild. Spec: Plant. 1. pag. 461. 


Cette efpèce a de très-grands rapports avec la 
precédente; elle en diffère par fes fleurs plus pe- 
tites, par fes arêtes moins divergentes, par les 
proportions relatives de grandeur des tiges & des 
valves, Ses tiges font filiformes , couchées , tri- 
fides ou rameufes , longues d'environ un pied & 
demi, garntes de feuilles très-étroites, médiccre- 
ment roulées. La panicule eft prefqu’unilatérale ; 
1 calice à une feule fleur ; fes valves faillantes en 
carène , aiguës , blanches , verres fur leur dos ; 
lPextérieure une fois plus courte ; les arêtes rudes 
au toucher. 


Cette plante croît-dans les lieux fté:iles, au 
Malibar. ( Defcript. ex Retz.) 


20. ARISTIDE du Cap. Ariflida veftita. Thunb. 


Ariffida paniculä trichotomä , patenti ; ariffis 
aqualibus ; glabris ; apice inaquali, Thunb. Prodr. 
19: 

Cette plante, d’après Thunberg, a des tiges 
terminées par une panicule ample, étalée , divi- 
fée en trois parties. Les valves calicinales font iné- 
gales ; celle de la corolle eft furmontée par trois 
arêtes glabres , d'égale longueur. Elle croît au Cap 
de Bonne-Ffpérance. 


Où fervations. D’après la remarque de Thunberg, 
il faut rapporter ici l’avena capenfis de Linné fils, 
à caufe de fes trois arêtes. 


21. ARISTIDE pâle. Ariffida pallens. Cavan. 


Ariflida paniculâ pauciflorä ; pedicellis alternis, 
bifloris, approximatis ; ariflis capillaribus , longif- 
fimis. Cavan. Icon. Rar. $. pag. 43. tab. 468. 
fig. 2. 


Ses racines produifent plufieurs tiges cylindri- 
ques , hautes d'un pied & plus , garnies de feuilles 
radicales, nombreufes , filifoimes, très-aiguës , 
un peu plus courtes que les tiges; deux ou trois 
feuilles caulinaires, à longue gaine. La panicule eft 
peu garnie , longue de trois pouces ; les pédon- 
eules alterngs, bifides, foutenant deux fleurs ; les 


AR I 


deux valves du calice glabres , très-aiguës; l’inté- 
ricure longue d'un pouce , l’extérieure une fois 
plus courte; celle de la corolle oblongue , velue 
à fa bafe, térimi par ‘rois arêtes longues de 
trois pouces & plus. 


Ceite p'anre croît au Chili, aux environs de la 
ville de Cuch4-Cucha. 


, 


22. ARISTIDE à épi ovale. Ariflida murina. 


Cavan. 


Ariflida panicul& fufpicatà ; ramulis alternatim 
binis , fubquinguefloris ; caiicibus violaceis. Cavan. 


Icon. Rar. vol. $. pag. 44. tab. 469. fig. 1. 


Ses tiges font hautes de cinq à fx pouces; fes 
feuilles longues de trois, roulées à leur partie 
fupérieure. La panicule reffemble à un épi ovale- 
alongé ,.de deux pouces de long ; les ramifications 
alternes deux par deux ; les fupérieures très-cour- 
tes ; les valves du calice glabres, violettes, très- 
aiguës ; l'intérieure longue d’un pouce , l’exté- 
rieure une fois plus longue; la valve de la corolle 
terminée par trois arêtes prefqu'égales , longues 
de deux pouces, 

Cette plante croit dans l’i'e de Mindanao, pro- 
che Sunboangan. ( Defcript. ex Cavan.) 


23. ARISTIDE à tige droite. Ariffida rigida. 
Cavan. 


Ariflida.paniculà contraélä ; foliis rigidis , fubu- 
latis , culmo parallelis ; ariflarum medi& dupl lon 
giore. Cavan. Icon. Rar. vol. $. pag. 44. tab. 469. 
fig. 2. 


Ses tiges font glabres , hautes de trois pieds, 
garnies, dans toute leur longueur , de feuilles roi- 
des , longues de trois ou quatre pouces, fubulées, 
canaliculées, redreflées dans la direétion des ti- 
ges , un peu épineufes à leur fommet. Les fleurs 
font petites , difpof£es en une panicule refferrée , 
longue d'environ fix pouces , compofée de plu- 
fieurs rameaux placés en verticilles alrèrnes , rami- 
fiés. Les valves du calice ont violettes, prefque 
égales , très-aiguës, longues d'une ligne & demie; 
celle de la corolle plus courte que le calice, fur- 
montée de trois arêtes ; celie du milieu une fois 
plus longue. 


Cette plante croit aux îles Philippines. ( Defcr. 
ex Cavan.) 


24. ARISTIDE à panicule lâche. Ariffida laxa. 
Cavan. 


Arifiida paniculä laxä ; pedicellis nudis, elonga- 
tis , bifidis ; fpiculis terminalibus , ariflis infernè 
contortis. Cavan. Icon. Rar. $. pag. 44. tab. 470. 
fig. 1. 


Ses racines produifent des tiges fimples , fafei- 


ARI A RU 455 


culées , hautes de deux pieds, garnies , dans leur 
longueur, de deux ou trois feuilies roulées, fu- 
bulées, glabres, flriées fur leur gaine; les radi- 
cales preique longues d’un pied. Les panicu'es font 
droites, läches , longues d’un pied & plus; les 
ramifications diftantes, comprimées , bifides , fup- 
portant des épillets longs d’un pouce & plus. Les 
valves du calice font brunes, prefqu'égales, fubu- 
lées ; celle de la corolle un peu plus courte, ve- 
lus à fa bafe,.rerminée par trois arêtes rorfes à 
leur partie inférieure ; celle du milieu beaucoup 
plus longue. Les femences font oblongues, cylin- 
driques, luifantes , marquées d'un fillon longitu- 
dinal , fortement enveloppées par la corolie. 


Ariffida paricule ramis virgatis ; florum fafciculis 
interrupuis ; coroilà calicibus longiore. Cavan. Icon. 


Par. 5. pag. 45. tab. 471. fig. 2. 


Ses tiges font heutes de trois pieds & plus, ren- 
ées & rougeatres à leurs rœuds ; les feuilles droi- 
tes, fubulé2s , longues de deux pieds ; les gaînes 
prefque de la longueur des entre nœuds. Les pa- 
nicules font compofées de lonas épis grêles : les 
épiilets médiocrement pédonculés, réunis par faf- 
cicules peu épais, diflans les uns des autres; es val- 
ves du calice très-aigués , l’intérieure plus longue; 
ceile de la corolle un peu plus longue que le ca- 
lice , velue à fa bafe, munie de trois arêtes bar- 


| 
; ; SEC NER : | bues; celle du milieu plu: longue. 

Cette plante croit aux îles Philippines & à Ë À Ë ; 

Monte-Video. ( Difripr. ex Cavan. ) Cetre plante croit au Mexique, proche la ville 
Ë e Chaima. efcrirt, ex Cavan. 
de Cha: Déferi, (e 

25. ARISTIDE de Luzon. Ariffida luonierfis. rh. É 

Cavan. 28. ARISTIDE de Panama. Ariffida ternipes 


: Cavan. 
Ariffida culmo ramofo , paniculä contraëtä, fpi- 


culis alterna 2m pluribus , ariftis fubaqualibus. Cavan. 
Icon. Rar. $. pag. 45. tab. 470. fig. 2. 


Ses tiges font glabres , nombreufes, ramifiées , 
articulées , hautes de trois pieds ; les feuilles rou- 
lées, fubulées , peu ouvertes; les raticales nom- 
breufes, longues d’un pied ; les caulinaires munies 
d’une gaine ferrée , ftriée , longue de deux pouces. 
La panicule eft reflerrée , longue d’environ quatre 
pouces, compofée de plufieurs épillets épars, al- 
ternes ; les valves du calice très-aiguës, jaunâtres; 
lintérieure un peu plus longue; celle de la co- 
rolle oblongue , roulée à fes borcs, velue à fa 
bafe, furmontée de trois arêtes prefqu'égales, de 
Ja longueur des valves ; les fernences cylindriques, 
couvertes de points bruns, 


Ariffida paniculä coarétatä, long'ffimd ; ramulis 
alternatim ternis , capillaribus ; ariffà intermedià lon- 


giore. Cavan. Icon. Rar, 5. pag. 46. 


Ses feuilles font roulées , fubulées, longues 
d'un pied & demi; fes panicules de même lon- 
gueur , compofées de rameaux capillaires , trois 
par trois , rapprochés des rachis, portant à leur 
fommet environ dix fleurs pédicellées, alternes ; 
l£s valves du calice vertes, fubulées ; l'extérieure 
un peu plus courte ; celle de’ la corolle plus lon- 

.gue, velu: à fa bafe; les deux arêtes latérales 
courtes ; cell: du milieu longue d’un demi pouce. 


Cette plante croit à l’ifthme de Panama. (Defer. 
l'ex Cavan.) 


Ê ee plante “2e dans l'ile de Luzon, l’une 29. ARISTIDE élevée. Ariffida elatior. Cavan. 

es ippiies. éfcript. ex Cavan. PR à : . 

PP S À ) Ariffida culmo ramofo , altiffinro ; paniculä elon- 

| gard , calicibus violaceis ( corollä calice duplo Lor- 

giore ), ariff's «aqualibas. Cavan. Icon. Par. vol. 6. 
: pag. 65. tab, 580. fig. 1. 


26. ARISTIDE lache. Ariffida vazans. Cavan. 


Ariffida panicule ramulis divaricatis , paucifloris ; 
corollä calicibus longiore; ariflis brevibus , mediä 
produétiore. Cavan. Icon. Rar. $. pag. 45. tab. 471. 


: Ses rigss font olabres, rameufes , hautes de qua- 
PME 


tre pieds, renflées & un peu rsuzeâtres à leurs 
nœuds; les feuilles linéaires , trè:-étroites , fou- 
| vent rouléss., trèsaiguës, longues de fix à douze 
hgnes ; les panicules fouvent longues. d’un pied , 
interrempues à leur partie inférieure ; lès rameaux 
redreffés , inégaux, réunis deux ou trois; les fleurs 
alrernes, folitaires , pedicellées; les valves du ca- 
lice violettes , aiguës; l’intérieure plus longue ; 
celle de la corolle une fois plus longue que le ca- 
lice, très-glabre , furmontée de trois arêtes pref- 
qu’égaies, du double plus longues que là corolle. 


Ses racines produifent des tiges g'abres, hau- 
tes de deux ou trois pieds, rougeatres à leurs 
nœuds ; les feuilles fubulées, longues d’un demi- 
pied ; les fleurs difpofées en une panicule très-lä- 
che , peu rameufes ; les rameaux étalés, peu gar- 
nis de fleurs; les valves calicinales médiocrement 
aiguës ; l’extérieure plus courte; la corolle velue à 
fà bafe, furmontée de trois arêtes; celle du milieu 
plus longue. 


Î 
croi Nou- | : ; É : 
Re ne dns au EDR Cette plante croit dans les lieux arides & pier- 
k ; « reux , non loin des rivages de la mer , en Éfpa- 
gne , dans le royaume de Valence. ( Defcripr. ex 


27. ARISTIDE interrompue. Ariffida énterr. p'a. 
Cavan.) 


Cavan. 


456 ARI 


APISTOI OCHE. Zr'folochia. Ce genre ef f 
naturel, qu'il ne peui ètre confondu avec aucun 


autre. Les rapports qu'il paroît avoir avec les 
piflia & les afarum n'exiftent que dans quelques 
parties de fes fleurs. La forme fingulière de ces 
dernières ef très-remarquable. Quoiqu'elles aient 
peu de volume & d'éclar, on en trouve cependant 
d'aflez grandes, variées dans leurs nuances, agrea- 
b'eiment ponétuées , les unes fortement recour- 
bé:s À offrant le modele parfait d'une pipe de 
l'Orient (arifolochia fipho ); d’autres munies d’un 
tube veatru ou globuleux à fa bafe, prefque droit, 
furu.onté d'une forte de languette plane, prolon- 
gée, dans quelques efpèces , en un long filer li- 
néaire cu fétacé. Les unes font herbacées : c’eft le 
plus grand nombre. Quelques-unes font ligneuf.s. 
Parmi celles de ces dernières que nous fommes 
prose à scclimater, la plus intéreffante ef 
’ariftoloch: fiphon, qui vient dans prefque tous 
les terrains , en pleine terre, qui ne craint point 
les froids de l'hiver , même dans nos départemens 
méridionaux. Ses grandes & belles feuilles, fes ti 
ges qui s'élèvent jufqu'au fommer des pius grands 
arbres , tant qu'elles trouvent un appui , peuvent 
fournir à nos jardins une de leurs plus belles dé- 
corations. Ses rameaux fe foumettent à toutes 
fortes de formes ; ils s'étendent en palifflades, fe 
courbent en berceaux , fe prolongent en guirlan- 
des , retombenten fftons, & procurent beaucoup 
d'ombre & de verdure, Plufisurs ariftoloches jouit- 
fent, dans l’4mérique , d’une grande réputation, 
comme efficaces contre la morfure des ferpens. 
On a attribué d’autres propriétés aux efpèces 
européennes, qui leur ont fait donner par les An- 
ciens le nom qu'elles portent. S'il eft aflez agréable 
pour l'oreille , ilre left guère pour l’imagination 
lorfque l'on connoît fon étymologie grecque. 


ESPÈCES. 


2% ARISTOLCCHE réniforme. Ariffolochia re- 
aiformis. Willd. 


Ariflolochia foliis reniformibus ; emarginatis 
paleaccis; caule volubili; corollis ereëtis , punlatis; 
Labio fpathulato , retufo, incurvo , Levi. Willden. 
Spec. Plant. 4. pag. 153. 

Ariflolochia pelteta. Swartz , Obf. 341. 

« Elle reffemble beaucoup, die Wilidenow , à 
Pariffolochia pelrara Linn. ; mais elie en diffère par 
Pinfertion du pétiole fur l2 bord des feuilles, qui 
alors ne font point réellement peliées, mais rént- 
formes. Les fleurs ont leur languette life & non 
hériflée, obtufe & recourbée. » 


Cette plante croit à Saint-Domingue. P 
3. ARISTOLOCHE trilobée. Ariffolochia trilo- 
bata, Lam. — Jacq. Obf. 1. pag. 6. tab. 3. 


Ariftolochia (furinamenfis), foliis trilobis, caule 


AR 


volabili ; corollis cylindraceis , incurvis, bafi ventri- 
cofis ; labio cordato , plano, Wild. Spec. Plant. 4. 
pag. 1fI. 


4. ARISTOLOCHE trifide. Ariflolochia trifida. 
Lam. 


Ariflolochia (trilobata), foliis trilobis, caule 
voluoili ; floribus maximis , bafi faccatis ; lingud 
lineari-longiffimä. Swaruz , Obf. bot. 341.— Willd. 
Syec. Plant. 4. pag. 151. 


Ariflolochia (trilobata), folis. trilobis , caule 
volubili, floribus maximis. Linn. Spec. 1361. 


2 


Comme j'ignore d’après quelle autorité MM. 
Swartz & Willdenow ont cru que Pariffolochia 
trifida Lam. étoit l’ar'ffolochia trilobata de Linné, 
& non celle décrite fous ce dernier nom par M. de 
Lamarck , Je me borne à mentionner ici cette 
réforme , fans pouvoir en expofer les raifons. Ces 
deux efpèces (3 & 4), quei que foit le nom 
qu'elles portent, feront toujours très-faciles à 
diftinguer par l’appendice de la corolle , en cœur 
& fans queue dans la première, prolongé, dans 
la feconde, par une très-longue queue étroite 
& linéaire. 


5.* ARISTOLOCHE de Kœmpfer. Ariflolochia 
KϾmpferi. Wild. 


Ariflo'ochia foliis cordatis, haflato-fubrrilobis ; 
caule volubili; pedunculis unifloris, nudis ; corollis 
infraétis , limbo ovato. Willden. Spec. Plant. 4. 
pag. 152. 

San-kakfo. Kompf. Amœn. 884. — Bancks, Ic. 
Koœmpf. tab. 49. 


Cette plante refflemble beaucoup à l'ariffolochia 
pentanara ; elle en diffère par fes fleurs deux fois 
plus grandes, par fes pédoncules dépourvus de 
braétées. Ses tiges font grimpantes ; fes feuilles 
échancrées en cœur , hautes, prefqu’à trois lobes; 
fes pédoncules uniflores. Elle croit au Japon. D 


5-** ARISTOLOCHE panduriforme. Ariffolochia 
panduriformis. Jacq. 


Ariflolochia foliis oblongis , acuminatis, corda- 
tis , medio utrinique anguffatis ; lobis elongatis , ob- 
tufis ; caule volubili. Willd. Spec. Plant. 4. pag. 
152. 


Ce n’eft que fur le port de cette p'ante que 
M. Jacquin l’a jugée comme devant appartenir 
aux ariftoloches, n'ayant pas pu obferver fes 
fleurs. Elle eft d’ailleurs très-reconnoiffable par 
la forme particulière de fes feuilles , ayant de 
chaque côté , à leurs bords , une échancrure qui 
leur donne la forme d’un violon; elles font ob- 
longues , échancrées en cœur, 2cuminées ; les 
lobes alongés & obtus. Les tiges font grimpantes 
& ligneufes. « 
Cette 


ARI 


Cette plante croit en Amérique, aux environs 
de Caracas. b 


He ARISTOLOCHE tidée. Ariflolochia rugofu. 
am, 


Ariflolochia (obtufata), foliis cordatis , apice 
rotundatis , trinerviis , fubiùs reticulato-venofis , to- 
mentofis ; caule volubili, pedunculis folitariis. Sw. 
Proir. 126, & Flor. Ind. occid. 3. pag. 1563. — 
Willd. Spec. Plant. 4. pag. 155. 4 


10.* ARISTOLOCHE à grindes fleurs. Ariffolo- 
6hkia grand'flora. Swarcz. 


Ariflolochia foliis lato-cordatis, caule volubili, 
pedunculis folitariis ; limbo corolle maximo , inte- 
gro ; labio longiffimè caudato. Swartz , Prodr. 121, 
& Flor. Ind. occid. 3. pag. 1566. — Wilid. Spec. 
Plant. 4. pag. 1$$. 

Ariflolochia Jféatdens , foliis amplioribus ; corda- 
tis ; forum flabellis rmaximis , variegatis , in appen- 
dicem longum tenuemque definentibus. Brown, Jam. 
329. 

La forme de la corolle , quoique très-grande, 
diftingue cette belle efpèce de l'ariffolochia rin- 
gens. Sss tiges font grimpantes, prefque ligneufes; 
fes rameaux filiformes, herbacés ; fes feuilles en 
cœur , un peu arrondies , entières, à peine aiguës, 
glabres , larges de quatre à cinq pouces; les fleurs 
folitaires, axillaires , pendantes ; le tube de la 
corolle ventru un peu au deflus de fa bafe, blanc, 
tomenteux en dehors , puis rétréci, cylindrique, 
anguleux , fortement coudé, s'élargiflant en un 
limbe entier, prefqu'en cœur, dont le bord infe- 
rieur fe prolonge en ure lèvre acuminée , termi- 
née par un appendice linéaire , long d'un pied. Les 
capfules font pendantes, pédicellées, à fix angles, 
à fix loges, contenant des femences nombreufes, 
comprimées , arrondies. 


Cette plante croît fur les baffes montagnes, à 
la Jamaique. % (Defcripr. ex Vahl.) 


10.** ARISTOLOCHE en gueule. Ariflolochia 
ringens. Vahl, 


Ariflolochia foliis fubrotundo-cordaris ; flipulis 
folitariis , fubrotundis , cordatis, amplexicaulibus ; 
caule volubili ; corollis adf-endentibus | bilabiatis ; 
labio fuperiore fpathulato, infer'ore lanceolato. Wilid. 
Spec. Plant. 4. pag. 165. — Vahl, Symbol. 3. 
Pa8. 99- 

Ariflolochia grandiflora. Vahl, Symb. 2. pag. 94. 
tab. 47. (Excluf. fynon. ) 


Cette belle efpèce, diflinguée par la grandeur 
& par la forme de fa corolle, a des tiges olabres, 
cylindriques , grimpantes ; des feuilles pétiolées , 
prefque rondes , échancrées en cœur , larges de 
trois pouces & plus, glabres à leurs deux fa- 

Botanique. Supplément. Tome 1. 


ARI 457 


ces, plauques en deffous, veinées, réticulées, 
marquées de cinq nervures; deux ftipuies larges 
d'un pouce , axillaires , inégales, pédicellées. La 
corolle eft longue de fix à fept pouces, traverfée 
en dehors de veines réticulées & purpurines, ta- 
cherée en dedans. Le tube eft très-enflé, ovale à 
fa partie infirieure, courbé , puis redreflé, dilaté 
à fa partie fupérieure, divifé prefqu’en deux lè- 
vres; l’une en forme de fpatule ; l’autre inférieure 
beaucoup plus longue , lancéolée, obtufe. 


Cette plante croit à la Jamaïque. ( Defcripe. ex 
Vahl.) dem 


11.-* ARISTOLOCHE barbue. Arifholochia bar- 
bata. Jacq. 


Ariflolochia foliis cordatis , oblongis ; caule volu- 
bili , corollis reétis , limbo d'latato , labio fpathu- 
lato, apice barbato. Willd. Sec. Plant. 4. pag. 1 56. 
— Jacq. Icon. Rar. 3. tab. 6o8, & Colle. 3. 
pag. 221. 


Ses tiges font fort longues , ligneufes , grim- 
pantes , divifées en plufieurs rameaux alternes, 
garnis de feuilles pétiolées, alcernes, glabres à 
leurs deux faces, oblongues , profondément échan- 
crées en cœur à leur bafe; les lobes obtus. Les 
fleurs font folitaires, pédonculées ; la corolle 
droite, infundibuliforme à fa partie inférieure , 
dilitée à fon limbe ; la languette en ovale ren- 
verié , prefque fpatulée , hériflés de poils vers fon 
fommer. 


Cette plante croît dans la province de Cara- 


cas. 


11.** ARISTOLOCHE parfumée. Ariffolochia 
fragrantiffima. Ruiz. 


Ariflolochia foliis cordatis , acuminatis | mitibus; 
caule fruticofo , fcandente ; pedunculis folitariis [eu 
cernis , unifloris , brevibus. Ruiz, Memor. fobre las 
virtut. de bejuco della Strelli. Madrid, 180$. pag. 
46. Icon. — Perf, Synopf. Plant. 2. pag. $27. 


Ses tiges font ligneufes & grimpantes, garnies 
de feuilles alternes , douces au touch:r, entières, 
acuminées à leur fommer. Les fleurs font axillai- 
res, très-odorantes; les pédon-uies courts, foli- 
taires ou réunis au nombre de deux ou trois, uni- 
flores. La corolle eft brune, lavée de rofe , velue 
en dedans ; fon tube cylindrique; fon limbe obli- 
que , prolongé par une languette réfléchie à fon 
fommet. 


Cette plante croît dans les fo:êts du Pérou. Les 
Indiens emploient fes tiges pour fabriquer des 
cordes grofhères & des cables. 


13. ARISTOLOCHE de l'Inde. Ariffolochia indica. 
Lino, — Lam. I]. Gen. tab. 733. fig. 2. — Gærtn. 
| de Fruct. & Sem. tab, 14, 
É Mmm 


458 ARI 
16. ARISTOLOCHE à grandes feuilles. Arifo- 
lochia macrophylla. Lam. 


Ariflolochia (fipho), foliis cordatis , petiolatis ; 
floribus folitariis ; limbo trifido , aquali ; braëteä 
ovacà ; caule volubili, fruteftente. Lhérit. Stirp. 15. 
tab. 7. — Aït. Hort. Kew. 3. pag. 311. — Mich. 
Flor. boreal. Amer. 2. pag. 161. 


16.* ARISTOLOCHE élevée. Ariflolochia alif- 
fima. Desfont. 


Ariftolochia caule fruticefo, feandente ; foliis pe- 
rennantibus , cordatis, undularis ; floribus folitartis , 
incurvis ; pedunculis periolo longioribus. Desfont. 


Flor. atlant. vol. 2. pag. 324. tab. 240. 


Ariflolochia cretica , fcandens , alriffima , piflolo- 
chia foliis. Tourn. Coroll. pag. 8. — Schaw. Spec. 
n°. 49. 

Certe efpèce fe rapproche de l’ariffolochia fem- 
pervirens , dont elle diffère par fes tiges ligneufes, 
grimpantes, tres-clevées ; par fes feuilles trois fois 
plus grandes : elle parvient à la hauteur de dix- 
huit à vingr pieds; elie eft fourenue par les arbres, 
autour defquels elle s’entortiile. Sa tige eft de la 
groffeur du pouce , divifée en rameaux grêles, foi- 
bles, tortueux, ftriés, fort longs , garnis de feuil- 
les alternes, périolées, ovales-ob'ongues , échan- 
crées en cœur à leur bafe , fermes, luifantes, d’un 
vert-foncé , entières , légérement ondulées à leurs 
bords, en peu obtufes, longues de deux pouces 
& plus, larges d’un pouce & demi ; les périoles à 
peine longs d’un pouce. 


Les fleurs font folitaires, fituées dans l’aiffelle 
des feuilles, fourenues par un pédoncule fili- 
forme , incliné, plus long que les pétiol:s. La co- 
rolle eft courbée, arquée, d'un pourpre-foncé en 
dehors , jaune & fillonnée de lignes brunes en de- 
dans; le limbe prolongé en une ianguerre droite, 
hncéolée, un peu obtufe, entière ; les capful_s 
pendantes , cylindriques, obtufes, de la groffeur 
du pouce, à fix pans, à fix loges; les femences lif 
fes & en forme de cœur. 


Cette plante a été découverte par M. Desfon- 
taines fur le mont Atlas & aux environs d'Alger. 
On la cultive au Jardin des Planies de Paiis. P 


CF-1v.9 


Chfervations. L’ariflolochia glauca (Desf. E'or. 
atlant. tab. 250), que M. Desfontaines dit être 
uès-rapprochée de la précédente, & n’en “ifférer 
que par fes feuilles plus courtes & obtufes, par fes 
corolles d’un pourpre-violet & par fon limbe ovale 
& trois fois plus large , me piroît être la même 
plante que l'ARISTOLOCHME glauque, n°. 22. 


18. ARISTOLOCHE de Crète. Ariffo/ochia cre- 
tica. Lam. — Desfont. Corolil. Tournef. pag. :2. 
tab. 7. 


ARI 


18.* ARISTOLOCHE à braétées. Ariffolochia 
braéteata. Retz. 


Ariftolochia foliis cordatis , obtufis ; caule infirmo , 
floribus folitariis ; braëteis cordatis , petiolatis Retz. 
Obferv. $. pag. 29. — Willden. Spec. Plant. 4. 
pag. 160. 


Ses tiges font foibles, herbacées , flexueufes , 
ftriées , garnies de feuilles alternes , pétiolées , ar- 
rondies, échancrées en cœur à leur bafe , obtufes 
à leur fommet. Les fleurs font folitaires , axillai- 
res, portées fur des pédnncules fimples, uniflores, 
plus courts que les es les bractées en cœur, 
pétiolées. La corolle fe prolonge à fon limbe en 
une languette alongée & courbée. 


2$. ARISTOLOCHE ronde. Ariffolochia rotunda. 
Linn. 


- Var. 8. Linn. — Ar'flolochia pallida. Wild. 


Ariflolochia foliis cordatis , ovatis, obrufis , emar- 
ginatis , petiolatis ; lobis divaricatis ; caule flexuofo , 
ereétiufculo ; pedunculis folitariis , unifloris ; corollis 
erectis ; labio lanceolato , retufo. Willd. Spec. Plant. 
4. pag. 162. 


25.* ARISTOLOCHE jaune. Ariffolochia lutea. 
Desfont. 


Ariffolochia caule eretlô , non feandente ; foliis 
cordatis ; floribus folirariis, luteis ; calicis limbo in- 
curvo , fornicato ; capfulis cernuis. Desfont. Coroll. 
Tournef. pag. 13. tab. 8. 


Ariflolochia orientalis | rotunda, folio oblongo , 
cordifurmi; flore tubulato , luteo. Tourn. Coroll. 9. 


Cette efpèce à beaucoup de rapport avec l’a- 
tifloloche ronde ; elle en diffère par fes fleurs jau- 
res, dont la linguette eft plus courte, un peu 
pointue. Ses racines font dures , charnues, arron- 
dies , quelquefois cylindriques : il s’en élève une 
uge grêle, foible, flriée, rameufe à fa bafe, 
garnie de feuilles glabres , en cœur, entières, ob- 
tufes , fouvent échincrées au fommet, longues 
d'un à deux pouces; les pétioles courts. Les fleurs 
fonc fo'itaires, axillires , prefque fefilés; les co- 
rolles jaunes, renflées à leur bafe, infenfiblement 
élargies vers lèur fommet, terminées par une lan- 
guette voûrée, recourbée & un peu pointue ÿ 
l'entrée du tube d’un violet-foncé:; les capfules 
pendanres, pyriformes, fillonnées, à fix loges po- 
ly{permes. 

Cette plante croît dans le Levant. ( Defcripr. ex 
Desfont.) 


26. ARISTOLOCHE longue. Ar/folochia longa. 
Einn. — Lam'Ill. Gen. tab. 733. fi. 2. 


* Ariflolochia (arborefcens ), foliis cordato-lan- 
ceolaits ; caule creélo, fruticofo. Linn. Spec. 1362. 


— Hort. Cliff, 433. — Müll, Diét. n°. 7. 


ARM 


Ariflolochia polyrhizos , auriculatis foliis , virgi- 
æiana. Pluken. Afmag. 52. cab. GS. fig. 1.? 


An ariflolochia ferpentaria , var. B? Lam. n°. 21. 


Ses tiges font droites & lisneufes ; fes feuilles 
lancéolées , échancrées en cœur. Elle croît dans 
l'Amérique. 5 


ARISTOLOCHIA. ( Voyez ARISTOLOCHE. ) 


ARISTOTELEA. Lour. Flor. cochin. Genre 
de plantes monocotylédones, de la fanilie des 
orchidées, établi par Loureiro , & qui doit rentrer 
dans le genre neotia de Swartz. (Voy. NEOTTIA, 
Suppl.) 


ARISTOTELIA. Lam. IIL tab. 399. ( Voyez 
MAQuI , Suppl.) 


ARMARINTE. Cachrys. Ce genre eft diftingué 
par fes fruits, aflez grands, ovales, cylindriques, 
anguleux , velus dans Ja plupart des efpèces , re- 
couverts d'une écorce épaitle & fonaueule. 


1. ARMARINTE à fruits liffles. Cachrys lavigata. 
Lam. — Pourr. Act. Tolof. 3. pag. 309. 


Cachrys Morifoni. Allioni, Aut. pag. 23. — 
Vahl, Symb. 3. pag. 49. 
Cachrys libanotis. Gouan, Illuftr. pag. 12. Non 


Linn. 


Cachrys (pencedanoïdes), filiis filiformibus , 
levibus ; involucris pinnatifidis ; femine Levi, non 
Julcaro , femitere:i. Desf. Fior. atlant. 1. pag. 250. 


3. ARMARINTE de Sicile. Cachrys ficula. Linn. 
— Lam. Il! tab. 205. 


$- ARMARINTE à feuilles de panais. Cachrys 
paffinacea. Lam. 

Cachrys (tomentofa), foliis lobatis, villofis, 
dentatis ; femine tereti , tomentofo. Desfont. Flor. 
atlant. 1. pag: 249. 

Myrrhis annua , lufitanica , femine villofo , paffi- 
nacea fativa folio. Tournef. Inft. R. Herb. 315. 

Cachrys (panacisfolia) , foliis pinnatis ternatif- 
que ; foliolis oblonsis , crenatis ; feminibus hirfuus. 


Vahl, Symb. 1. pag. 25. 
7. ARMARINTE de la Tauride, Cachrys taurica. 
Willd. 


Cachrys foliis bipinnatis ; foliolis linearibus , acu- 
1is ; feminibus fulcatis , tuberculatis. Wiliden. Spec. 
Plant. 1. pag. 1410. 


An cachrys libanotis ? Pall. Ind. Flor. taur. 


Cette plante fe diftingue des autres efpèces par 


ARM 453 


fes fruits, beaucoup plus petits , chargés de gros 
tubercules ; par fes fleurs dioiques ; elle reffemble 
d'ailleurs beaucoup au cachrys ficula. Ses feuilles 
font plus étroites , deux fois ailées ; les folioles 
linéaires , aiguës. Les ombelles n’ont point d'in- 
volucre univerfel, Celni des ombellules eft com- 
pofé de huit à dix folioles linéaires. Les femences 
font trois fois plus petites que celles du cackrys 
Jicula ; elles font fillonnées, garnies de plufieurs 
rangs ferrés de tubercules globuleux , quelquefois 
rougeâtres. 


. Cette plante croît dans la Tauride & dans la 
Sibérie. (Defcripe. ex Willa. ) 


8. ARMARINTE à petits fruits. Cachrys micro- 
carpos, 


Cachrys foliis tripartito-decompofitis , foliolis fe- 
taceis , ferminibus glabratis  ftriis crenatis. Tabl. de 
la mer Cafp. n°. 9. 


Elle paroît fe rapprocher, par fon port & par 
fes feuilles, du cachrys glabrata. Ses femences font 
également glabres , mais cannelées & crénelées 
fur leurs angles ; elles font d'ailleurs beaucoup 
plus petites ; les feuilles à trois principales divi- 
fions , plufieurs fois ailées ; les folioles fétacées. 


Cette plante croît fur les bords pierreux des 
ruifleaux, dans les lieux montueux, entre Cuba 
& Schamachie. + 


* ARMARINTE à tige baffle. Cachrys humilis. 
Schousb. 


Cachrys foliis fuprà decompofitis , glabris; foliolis 
linearibus ; trifidis , mucronatis ; feminibus glabriuf- 
culis, Schousb. Maroc. edit. germ. pag. 119. 


Ce n'eft pcut-être encore qu’une variété du 
cachrys levigata , à tige plus bafle, & dont les fe- 
mences font un peu moins glabres. Les feuilles 
font elibres , plufieurs fois ailées; les folioles li- 
néaires, trifides & mucronées. 


Cette plante croît dans le royaume de Maroc, 
proche le cap Spartel. 


*X Cachrys? (crifpa), folits muluifidis, dichoto- 
mis; foliolis linearibus ; caule humili, fubdichotomo; 
feminibus (parvulis ); alis tenuibus | undulato-crifpis. 


Perf. Synopf. Plant. 1. pag. 311. 
An laferpitium ? Ex horto Lemonnier. 


ARMENIACA. ( Voyez ABRICOTIER.) 


ARMOISE. Artemifa. Tournefort avoit divifé 
en trois genres plufieurs des plantes que Linné a 
réunies eu un feul. On pourroit très-bisn Je divi- 
fer en deux , rangeant avec Tournefort, parmi 
les armoifes ; toutes les efpèces dont le réceptacle 
eft nu, & parmi les abfnthes celles qui ont leur 

Mmum 2 


460 AR M 


réceptacle hériflé de poils. Les aurones ( abrota- 
num ) appartiennent à la première divifon. Tour- 
nefort n’en a fait un genre que d’après leur port. 


Plufieurs plantes, renfermées dans ce genre, 
portent des noms vulgaires qui en ont fait la répu- 
tation. L’armoife commune ( artemifia vulgaris), 
vulgairement herbe de la Saint-Jean , que Lobel 
appelle encore la mère des herbes (muter herbarum), 
porte le nom d’une plante ainfi nommée par Diof- 
coride , mais que bien cerrainement nous ne con- 
noïflons point , & qu'il nous fera toujours impolf- 
fible de reconnoitre d’après le peu qu’il en dit, 
& malgré fes nombreux & diffus commentateurs. 
Quoi qu’il en foit, la plante de Diofcoride a été 
nommée artemifia , au rapport de Pline, par la 
reine Artémife, époufe de Maufole, roi de Carie, 
qui lui a donné fon propre rom, au lieu de celui 
dé parthenis qu’elle portoit auparavant. Peut-être 
auf a-t-clle été ainfi nommée du mot grec Arrhe- 
mis, furnom de Diane , qui pafloit pour favorifer 
les a:couchemens, cette plante ayant, dit-on, 
les mêmes vertus. Ce qu'il y a de plus remarqua- 
ble, & fur quoi il eft bon d'éclairer le lecteur, 
c'eft qu'en employant le nom armoife de Diof- 
coride pour une plante qui n’eft point la fienne , 
mais bien celle qu'a fait graver fou commentateur 
Matthiole , nous lui avons en même tems attribué 
les mêmes propriétés, & l'erreur s’eft confervée 
depuis Diofcoride jufqu'à nos jours. 1! fufit, pour 
s'en convaincre , d'ouvrir tous les livres de ma- 
tière médicale, & tous ceux qui traitent des pro- 
priétés des plantes : il eft même des provinces où 
on lui rend une forte de culte fuperititieux. St on 
Ja ramañle la veille de la Saint-Jean, & qu’on cit 
foin de l1 placer au deffus de la porte des maifons 
ou au plancher d’une chambre, elle en écarte les 
enchantemens & la foudre. J'ai vu les habitans de 
quelques contrées, en Picardie , fe livrer avec 
confiance à ce genre de fuperftition. 


L’abfinthe, dont la fignification , en grec , an- 
nonce qu'elle n'eft pont potable, que d’autres 
appeloient aufh bachuricron à caufe de fon extrême 
amertume , eft mentionnce dans Théophrafte en 
trois ou quatre endroits, qui ne fait que la nom- 
mer en parlant des lieux où elle croit, & de fon 
extrême amertume. Diofcoride en dir davantage, 
& l’on eft autorifé à croire qu’il a parlé de l’ab- 
finthe commune & de la Pontique (artemifia vul- 
garis-pontica Linn.), & probablement de l’:bfn- 
the maritime ou d’une efpèce vorfine. Ses pro: 
priétés & fes ufages font encore à peu près les 
mêmes que ceux qui ont été in liqués par les An- 
ciens. Les Modernes n’ont prefque fait que répé- 
ter ce qu'ils en avoient dit. Sun odeur forte & 
aromatique , fa faveur amère, annonçoient aff-z 
qu’elle devoir avoir une aétion puiflante fur nos 
organes. L’aurone ( artemifia abiotanum Linn.), 
d’une odeur pénétrante, ties-agréable , fe trouve 
dans Théophrafte fous le nom d’asrotaron , qui 


PRE 
D 2 à dt es 


AR M 


fisnifie immorrelle, parce qu’elle conferve fes fenil- 
les nne partie de l’année, ou qui ne peut fe manger, 
à cau(e de fa faveur amère & pleine d’acreté. Diof- 
coride en cite deux efpèces. Les Anciens n'ont pas 
manqué de lui attribuer un très-grand nombre de 
propriétés , parmi etuels il peut s'en trouver 
quelques-unes de réelles. Il n'exifte chez les An- 
ciens aucune defcription qui puifle fe rapporter à 
Peftragen (artemifia dracunculus Linn.). On doit 
croire qu'ils n’ont point parlé de cette plante. 


1.* ARMOISE argentée. Artemifia argentea. 
Lhérit. 


Arteriifia fruticofa, fericea , foliis fubpalmatis 
pirnatifve ; laciniis lato-linearibus ; remotis. Lhérit, 
Sért. Angl. 22. tab. 28. 


Artemifra frutico/a , foliis bipinratifidis ; fericeis, 
candidis ; foliolis laiceolato-linearibes, floribus glo- 
bofis ; ramulis floriferis , virgatis. Ait. Hort. Kew. 
3. pag. 170. — Willd. Spec. Plant. 3. pag. 1820. 


C’eft un fort bel arbufte , remarquable par le 
duvet foyeux & argenté qui recouvre fes feuilks, 
ainfi que par fes tiges & par fes rameaux d’un blanc- 
éclatant , raboteux après la chute des feuilles. 
Celles-ci font alrernes, pétiolées, prefque pal- 
mées ou pinnatifides ; les folioles diftantes, li- 
nésires-lancéo'ées, un peu obrufes, entières ou 
à découpures rares. Les fleurs font jaunâtres, 
globuleules, pédonculées, plicées fur les jeunes 
rameaux , formant , par leur enfemble, une pani- 
cule alarigée, médiocrement étalée. Le réceptacle 
eft velu. 


Cert= plante croît aux îles Canaries & à Ma- 
dèr:. On la cuitive , comme plante d'ornement, 
au Jirdin des Piantes de Paris. Bb (F7. v.) 


2. ARMOISE commune. Artemifia abfiihium. 
Linin. 


Abfathium vulgare. Lam. Illufir. Gen. tab. Gos, 
fig. 1. < 


£. Abfinthium irfipitum. J. Bauh. 3. pag. 175. 


Artemiffa (incdora), foliis compoftis , tomer- 
cofis ; florious fubgloïofis, receptaculo villofo. Mill. 
Diét. n°. 16. 


à. Artemifia (fiverfiana), foliis fabincanis , cau- 
linis bipinnatifidis ; foralibus vrifidis lanceolatifve , 
ramos panicule fubaquantibus ; fioribus glo bofis , pe- 
dunculatis , rutantibus ; calicibus fcariofis. Wiilden. 


Spec. 3. pag. 1845. — Ehrh. 


Miller regarde comme une efpèce diftinéte la 
variété 8, qui fe mu'tiplie par femences ; elle eft 
inodore , & , quoique très-femblible , par fon 
port , à l’armoile commune, elle s’en diltingue 
par les découpures de fes feuilles plus larges. Le 
réceptacle eft velu. 


AR M 


Quant à la variété d', originaire de Sibérie , 
également très-rapprochée de l’armoife com- 
mune , Wilidenow la regarde comme devant en 
être diflinguée comme efpèce , par fes racines 
bifannuelles, par fes feuilles deux fois ailées, par 
fes folioles moins blanches, toutes aiguës ; celles 
qui accompagnent les fleurs, très-longues , tri- 
fides ; les calices fcarisux & le réceptacle pieux. 
Ces deux derniers caraétères exiftent dans l'ar- 
moife commune. 


2.* ARMOISE fauffe abfinthe. Artemifia abfin- 
thioides. Hort. Parif. 


Artemifia foliis pinnatis, fubviridibus ; pinnis 
pinnatifido-incifis , acutis ; floralibus fubfimplicibus ; 
floribus nutantibus , glosofis. (N.) 


Cette efpèce a quelques rapports avec l'ar- 
moife commune ; elle répand un2 odeur puante , 
approchant de celle de l'anchémis corula. Ses tiges 
font droites , herbicées , canneiées , fifluleufes, 
hautes d'environ deux pieas, très-rameules ; fes 
feuilles vertes, ailées , un peu plus pales er def- 
fous ; les folioles prefque pinnatifides, incifées , 
aigués ; les feuilles florales fimples ou quelquefois 
tifides, plus longues que les ileurs. Celles-ci font 
jaunes , globuieufes, pendantes, pédonculées , 
formant une itrès-longue paniCuie droite. Les ca- 
lices font fcarieux ; le réceptacle pileux. Seroit- 
ce la même que l'arremilia fiverffana Willd. ? 


Cette plante eft cultivée au Jardin des Plantes 
de Pais. F’ignore fon lieu natal. 2 (#. v.) 


3.* ARMOISE rampañte. Artemifia repers. Wild. 


Artemifia foliis albido-fericeis , pinnatis ; pinnis 
tripartitis , linearibus , avutis ; rameis pinnatis, flc- 
ratibus fimplicibus , caule ere&o ; floribus fabroturais , 
pecunculatis, cernuis. Wilid. Spec. Plant. 3. pag. 
1840, — Pallas. 


Cette plante répand une odeur agréable ; elle 
fe rapproche de J’artermifia pontica. Ses racines font 
rampantes ; les tiges ftériles couchées ; les fertiles 
redreflées , foyeufes, à rameaux paniculés. Les 
feuilles font foveufes & blanchâtres; les cauli- 
naires fimplement aiiées ; l£s folioles à trois dé- 
coupures étioites , linéaires, aigués ; les feuilles 
florales ffiles, étroites , linéaires , fimples ou 
trifiles. Les fleurs font arrondies & pendantes, 
fourenues par des pédoncules uniflores. Leur ca- 
lice eft blanchätre , compolé d’écailles obrufes & 
velues , accompagnées ordinairement de trois pe- 
tites feuilles, plus courtes que les pédoncules ; 
le réceptacle nu. 


. Cette plante croît dans la Sibérie. x (Dejcripr. 
ex Willd.) 


s.* ARMOISE d'Orient. Artemifia orientalis. 
Willd, 


A RIM 461 


Arteïnifia feliis ncano-fericeis ; inferioritus pin- 
natis ÿ pinnis tripartitis , [uperiorious pinnatis ; Fin- 
nis linearius indivifis:; caule ereclo ;| panicututo ; 
paniculd virgata; flortbus peduneulatis; fubrotandis , 
nutantibus. Willd. Spec. Plant. 3. pag. 1836. 


Artemifia auffriaca , Var. 8. Lam. 


J 


Cette plante, d’après Wiïlderow, diffère de 
l’artemifia aufiriuca Jaca. par fon port, par fen 
odeur , par {es feu lies toutes ailées, par fes pa- 
nicuies étroites , along<es. Ses tiges font. droites, 
blanchâtres, hautes d'un pied ou d'un pied & 
demi, garhies de feuilies d’un blanc loyeux ; les 
radicales & inferieures deux fois-aiiées ; les pin- 
nules trifides , lineaires ; les fupérieures fefiles, 
ailées ; leurs pinnules entières, linéaires. La pa- 
nicule eff compofée de r:meaux droits, fimpl:s, 
courts, trés-rapprochés.des tiges; les calices com- 
pofés d’écailles obtufes , b'anchatres ; le récep- 
tacle nu: : 


Cette plante croit dans l'Orient. x (Difiript.ex 
Wild. ) 


s.** ARMOISE de la Tauride. Arremifia taurica. 
Wild. 

Artemifia foliis incanis, inferioribus bipinnatis, 
faperior'bus pinnatis; pinnis lineari-fiüiformibus , 
caule ereéto ; floribus oblongis , feffilibus. Willden. 
Spec. Plant. 3. pag. 1837. 


Artemifia Mefferfchmidit. Stechm. Aïtem. 19. 
n°952 


Ses tiges fort droites , blanchätres , hautes d'un 
pied & plus; fes feuilles blanches ; les inférieures 
deux fois ailées, à peine pétiolées, prefque lon- 
gues d’un pouce; les pinnules linéaires, &iifor- 
mes ; les feuilles fupérieures aiiées, fefiles, à pin- 
nules linéaires , Sliformes. La panicule eit com- 
pofée de rameaux étales & d’autres ramifications 
plus petites , fous-divifées , fupportant des fleurs 
fefiles , redreflées, accompagnees à leur baie, 
non de feuilles, mais de petites écailles verda- 
tres, ovales. Les calices font oblongs, jaunatres, 
luifans , une fois plus petits que ceux de l’artermi- 
ffa dracunculus | compofés d’écailles {carieufes , 
obtufes, ne renfermant guère que trois fleurs. Le 
réceptacle eft nu. 


Cerre plante croit dans la Tauride. # ( Deféripe, 
ex Willa.) 


s.*** ARMOISE froide. Artemifa frigida. Wild. 


Artemifia foliis incanis , pinnetis ; pinnis tripar- 
titis , linearibus , acutis ; fioralibus pinratis tripar- 
rivifve ; caule adfcenderte ; floribus globofis ; nutan- 


cibus. Willd. Spec. Plant. 3. pag. 1838. 


Ses riges font afcendantes, hautes d'un demi- 
pied ou d’un pied , rameufes, glabres à leur partie 


/62 ARM 


inférieure , blanchâtres vers le haut, garnies de 
feuilles blanches ; les caulinaires ailées, compo- 
fées de folioles linéaires, aiguës, fefhiles, longues 
de trois lignes ; les radicales périolées, de la mène 
forme & de la même grandeur ; les feuilles florales 
fefiles, trois fois plus petites, aïées ou fimple- 
ment trifides. La panicule eft fimple ; {:s rameaux 
droits , efhilés; les fleur: globuleufes, inclinées , 
médiocrement pédonculées, de la grandeur de 
celles de l’abfinthe commune ; le réceptacle velu. 


Cette plante croît aux lieux froids & arides, 
dans l1 Daourie,  (Peféripe. ex Wilid.) 


6. ARMOISE de roche. Artemifia rupeftris. Lam. 


Artemifia ((picata), foliis radicalihus biternatis ; 
caule adfcendente, fpicato ; floribus ereétis. Linn. Syit. 
veger. pag. 744. — Jaca. Aultr. $. Append,. tab. 
34. — Wiild, Spec. Piant. 3. pag. 1824. 


Artemifia boccone. Allioni , Ped. n°, 616. tab. 8. 
fig. 1, & tab.o.fig. 1. 


Artemifia geripi. Stechm. Artem. pag. 17. n°. 7. 


Artemifia (rupeftris), fofiis cripartito-mult'fidis, 


caulinis pinnatis; floribus Jpicatis, receptaculis nudrs. 
Villars, Dauph. 3. pag. 246. 


y. Eadem, fotiis caulinis , linearibus | indivifis. 


Decand. 
Vulgairement genipi noir. 


Dans Ja variété y, les feuilles caulinaïres, au 
lieu d’être incifées, trifides ou palmé:s, font en- 
tières & linéaires. Cette efpèce fe diftingus de la 
fuivante par le réceptacle des fleurs nu. 


7. ARMOISE ombelliforme. Arremifia umbelli- 
formis. Lam. 


Artemifia rupeftris. Linn. Spec, 1186. var. &. — 
Allion. Flor. psdem. n°. 615. 


Artemifia (mutellina) , fois omnibus palmato- 
multifiiis ; floribus terminalibus axillaribufque ; cali- 
cibus angulatis, receptaculis hirfutis. Vi. Dauph. 3. 
pag. 244. tab. 35. — Willden. Spec. Plant. 3. 
pag. 1821. 

Abfinthium laxur. Lam. Flor. franç. 2. pag. 46. 


Artemifia (glacialis), fericeo-villofa ; incano- 
wirefcens ; foliis radicalibus fubbipinnatis ; pinnis fo- 
liifque caulinis fubpalmato tri quinqueve partitis, 
taneè petiolatis. Jacq. Colleét. 2. pag. 118. tab. 7. 

a pi 2 


Berre 


Vulgairement genipi blanc ou genipi. 


8. ARMOISE glomérulée. Artemifis glacialis. 
Lion. — Lam. Jli. Gen. tab. Gos. fig. 2. Sub abffn- 
chic. — Jacq. Aufir. ç. Append. pag. 46. tab. 35. 
Allion. Pedem. tab. 8. fig. 3. 


AR M 


Arternifia foliis omnibus palratis & maltifidis ; 
floribus rerminalibus , calicibus rotündatis | recepta- 


culis hérfucis. Vil® Dauph. 3. pag. 243. 


Atfinthium congeflum. Lamarck, Flor. franç. 2. 
pag. 46. 


8.* ARMOISE luifante. Artemifia fplendens. 
Willd. ue 


Artemifia caule herbaceo | fimpliciffimo ; foliis 
omnious palmato-multifidis , cano fericeis ; floribus 
axillaribus , glotoffs , omnibus pedunculatis ; calici- 
nis fquamis obtufis , corollulis pilofis. Wild. Spec. 
Plant. 3. pag. 1822. 


Abfinthium orientale, tenuifolium , argenteum & 
fericeurm ; magno flors. Tournef. Coroll. 34, 


Artemiffa rupeftris , var. 8. Lam. 


Très-rapprochée de l’arcemifia rapeftr's , elle en 
diffère non-feulement par la grandeur de fes feuil- 
les & de fes fleurs, mais encore par fes corolles 
pileufes & par fes fleurs toures pédonculées & 
globuleufes. Ses tiges fonr'afcendantes , rres-fim- 
ples, tomenteufcs & foyeufes, hautes dé fix à fept 
pouces; fes feuilles toutes palmées , blanches & 
foyeufes, à decoupuies linéaires. Les pédoncules, 
de la longueur des fouilles, fupportent d’une à 
crois fleurs. Les écailles du calice font tomen- 
teufes , ob'ongues , obtufes, fcarisufes à leurs 
bords ; le réceptacle pileux. 


Cette plante croît dans l'Orient. x 


8%** ARMOISE lanugineufe. Artemifia lanu- 
ginofa. 

Artemifia (lanata), caule herbaceo, fimplicifimo; 
foliis omnibus palmato-multifidis , albo-fericeis , acu- 
Lis ; floribus axillaribus , globofis ; inferioribus pedun- 
culatis , fummis feffilibus. Willden. Spec. Plant. 3. 
pag. 1823. 


S?s tiges fonc très-fimples , afcendantes, blan- 
chss , tomenteufes, hautes d'environ fix pouces; 
les feuilles d'un blanc foyeux, longues de fix 
lignes , palmées , à découpures linéaires, aiguës. 
Les fleurs font axillaires , globuleufes, de la gran- 
deur de celles de l’efpèce précédente ; les infé- . 
rieures pédonculées ; les pédoncules deux fois 
plus courts que les feuilles, foutenant une à deux 
fleurs ; les écailles calicinales lancéolées , aiguës, 
tomenteufes ; les corolles très-lain-ufes; le récep- 
tacle pileux. Elle diffère de la précédente par fes 
feuilles beaucoup plus petites, plus étroites, ai- 
guës ; par fes fleurs à peine pédicellées, les fupé- 
rieures feMlss ; par les écailles du calice, plus 
étroites, aiguës ; par les corolles très-laineufes. 


Cette plante croit fur l-s montagnes, en Efpa- 
gne. % (Defcripe, ex Wild.) 


ARM 


8.*x* ArMmoise du Caucafe. Arremiffa cauca- 
fica. Willd. 


Artemiffa caule herbaceo , fimplicifimo ;' foliis om- 
nibus palrato:mulrifidis , albo-fericeis , acutis ; pe- 
dunculis axillaribus, fpicatis ; foribus g obofis , fejfi- 
libus. Willd. Spec. Plant. 3. pag. 1923. 


Artermifia rupeftris. Pallas. 


Cette efpèce eft remarquable par fes épis très- 
courts. Ses tiges font fimples , afcendantes , hautes 
d'un demi-pied , tomenteufes & foyeufes ; les 
feuilles blanches, foyeufes, palmées , à décou* 
purés linéaires , aigues. Les fleurs font fefiles, 
globuleufes, difpoféss en épis axillaires , de Ja 
longueur des feuilles ou à peine plus longs , ac- 
compagnées de bractées trifides ; leur calice to- 
menteux ; les écaiiles obtufes; le réceptacle 
pileux. 


Cette plante croît fur le mont Caucafe. + 
(Deferipe. ex Willd.) 


-8.**4# ARMOISE des hautes montagnes. 4r- 
temifia alpina. Wild. 


Artemifia caule herbaceo, fmpliciffimo ; foliis pal- 
mato-multifidtis, alro-fericeis ; [ummis jloralibus, 
fimplicibus ; pedunculis axillartbus., unifloris , nutan- 
zibus,; floribus globofis. Willden. Spec. Plant. 3. 
pag. 1824. 

Artemifia alpina: Pallas. 


Ses feuiles radicales font difpofées en gazon. 
De leur centre s'élève une tige très-fimple, d’un 
blanc foyeux , afcendante , haute dé trois ou qua- 
tre pouces. Les feuilles font palmées;, à :décou- 
pures linéaires, aiguës ; lès fupérieures fimples , 
sas très-courtes ; les pédoncules axillaires, 
inclinés, très-courts , aniflores ; les flzurs globu- 
leufes ; les calices compoiés d’écailles blanches, 
obrufes ; le réceptacle pileux. 


Cette plante croit fur les hautes montagnes de 
la Sibérie. x (Defcripe. ex Wilid.) 


9. ARMOISE à feuilles de‘tanaifie. Ærtem;ffa 
tanacetifo/ia. Linn. — Lam. Ill. tab, Go. fig. 3. 


9.* ARMOISE boréale. Arremifia borealis. Wild. 


Artemifia foliis fericeo-canis, caulinis pinnatis ; 
pinnis linearibus , acutis; floralibus fimplicibus; caule 
afcendente , fubramofo ; fleribus globofs, Feduncu- 
latis , ereciufeulis. Wild. Spec. Plant. 3. p. 1839. 


Ariermifia borealis. Pallas, Itin. 3. Append..r29. 
tab. Hh. fig. 1. 


.Ses.tiges font afcendantés, médiocrement ra- 
meufes , .pubefcentes , hautes d’un pied & plus; 
les feuilles blanches & foyeufes ; les radicales 
aîlées ; les pinnules à trois découpures linéaires; 


AR M 465 


les feuilies caulinaires fefiles , ailées; les folioles 
linéaires , rétrécies à leurs deux extrémirés; les 
feuilles orales entières , linéaires-lancéoléess La 
panicule eft oblongue, élancée , compofée de ra- 
meaux courts & redreflés ;'les Azurs droites, pé- 
donculées , globuleutes , quelquefois légérement 
inclinées ; les écailles intérieures du calice fca- 
rieufes ; l2 réceptacle pil-ux. 


Cette plante croit dans la Sibérie & le Jong du 
fisuve Oby. 2 ( Deferipe, ex Wild.) 


11. ARMOISE d'Efpagne. Arremiffa hifpanica. 
Lam, 


Cette plante, cultivée au Jardin des Flantes de 
Paris, a été recornue pour être la même que 
l'artemifia valentina , n°. 39. Selon Willdenow, 
l’artemifia athicpica , n°. 16, Linn. , eft encore la 
même plante que l'arcermifia valentina Lam. 


15.* ARMOISE capillaire, Artemifia carillaris. 
Thunb. 


Ariemifia fruticofa , foliis fimplicibus ; capillaceis, 
Thunb. Flor. jap. pag. 309.— Willd. Spec. Plant. 
3. pag. 1818. 


Intsjm. Koœmpf. Amœn. 857. 


Ses tiges font droites, Ngneufes, flriées , ra- 
meufes, glabres, rouffeatres , hautes d’un pied 
& plus; fes rameaux épars, étalés, redreflés, 
femblables aux tiges ; les feuilles nombreufes, 
fimples ; capillaires, glabres, longues de fix lignes. 
Les fleurs font réunies en grappes très-ferrées [ur 
les dernisrs rameaux. 


Cette plante croit au Japon. Ph (D:férips. ex 
Thunb. ) 


18: ARMOISE fiuctte. Arremifa minima. Lino. 


Centipeda ( orbicularis), procumbens ramofsf- 
Jinma, foliis dentaris; floribus axiléaribus, folirari's. 
Lour. Fior. cochin. vol. 2. pag. 602. 


Loureiro a fait de cette efpèce un g2nre parti- 
culier, appuyé particuliérement fur Je caraétère 
de'fes femences oblongues, prefque cylindriques, 
hériff£es de poils renverfés. Leur réceptacle eft 
nu ; le calice compolé d'écailles ‘imbriquées, 
droites , colorées ; les fleurs putpurines, axiilai- 


res, efliles , folitaires: Cette plante n'a prefque 


oint d'odeur , mais une faveur âcre. Elle croît à 
a Cochinchine. 


19. ARMOISE citronnelle. Arrem:fia akrotanum. 


Lam. Iluftr. Gen. tab. Gas. fig. 2: — Zanon. Hit, 


tab. 30. 


20. ARMOISE paniculée. Ærtemifia paniculata. 
Lam. 


Artemifia (procera }), frutefcens , caule ramofo, 


464 AR M 


patente ; foliis emnibus bipinnatis , capillaceïs ; ca- 
licibus glabris, hemifphericis. Willd. Spec. Plaur. 
3. pag. 1818. 


21. ARMOISE dorée. Artemifia corymbofa. Lam. 


Artemifix ( camphorata) , foliis petiolatis , pal- 
mato-mult'fidis, linearibus , fupremis fimplicibus ; 
calicious angulofis ; receptaculis hirfutis. Villars, 
Dauph. 3. pag. 242. 

Artemifia (humilis ), fraticofa , foliis fupra de- 
compofitis, fubpinna:o-multifidis; foliolis lineari- 
Jubfétaceis ; floribus e'ongato-racemofis, fubglobofs , 
brevi de pedurculo pendulis, fecundis. Wulff. in Jaca. 
Colleét. 4. pag. 295.? 


B. Artemifia rupeftris. Scopol. Carn. n°. 1038. 


22. ARMOISE à feuilles de camomille. Artemifia 
chamemelifolia. Lam. 


8. Artemifia multicaulis , ereëta, foliis tripinna- 
tis, &c. Vill. Dauph. 3. pag. 250. tab. 35. 


Artemifia Lobelii, Allioni, Ped. n°. 607. (Exiluf. 
Jynon.) 


ie ARMOISE des champs. Artemiffa campeftris. 
inn. 


8. Artemifia maritima. Decand. Flor. franc. 4. 
pag. 194+ 

Abrotanum maritimum , humi fparfum. Bonam. 
Prodr. Flor. nann. pag. 1. 


Y. Artemifia alpina. Decand. 1. c. 


La variété 8 eft plus grande dans toutes fes par- 
tes , & parfaitement g'abre ; elle rampe & trace 
beaucoup. Elle a été obfervée dans les fables ma- 
ritimes , depuis Nantes jufqu'à la Rochelle , par 
Bonamy. « La variété y, qu'on trouve dans Îles 
Hautes-Alpes, a la grappe fimple , dit M. Decan- 
dole, & la tige haute de huit à dix pouces. » 


23.* ARMOISE herbacée. Artemifia herbacea. 
Wiild. 


Artemifia foliis caulinis tripinnatis , fliformibus, 
£labris ÿ caule ereéto , paniculato ; floribus glosofis , 
peduncularis. Wiild. Spec. Plant. 3. pag. 1828. — 
Ehrh. 


Ses tiges font droites, hautes de trois pieds, 
herbacées ; l:s rameaux paniculés; les feuilles trois 
fois ailées ; les radicales blanchâtres, à découpu- 
res linéaires ; celles des tiges glabres , vertes, fili- 
formes. Les fleurs font pendantes, globuleufes, 
pédonculées ; le réceptacle nu. 


Cette plante croît dans Ja Sibérie. x (Deferipr. 
ex Willa.) 


;.** ARMOISE du Canada. Artemifia cana- 
denfis. 


ARM 


Artemifia fabdecumbens , parcè pubens , foliis pla- 
nis, lineari-pinnatifidis ; ramulis fpicifloris ; floribus 
majufculis ,, fushemifpharicis ; calicibus fcariofis. 
Mich. Flor. boreal. Amer. 2. pag. 129. 


Ses tiges font prefque couchées, légéremene 
pubefcenies, garnies de feuilles planes, alternes , 
linéaires, pinnatifides. Les fleurs font affzz gran- 
des, prefque hé nif:hériques, difpofées prefqu'en 
épis le long des rameaux ; les calices compofés 
d'écailles imbriquées, ovales-arrondies, fcarieufes; 
le réceptacle nu. 


Cette plante croît à la baie d'Hudfon, dans le 
fable mobile. ( Mick.) 


23.*** ARMOISE à queue. Artémifia caudata, 
Mich. 


. Artemifia ereéta , glabra, foliis Jubferaceo-pinna- 
tifdis ; lacin'is convexis ; caule primariifque Tamis 
1n racemum longiffimum , ftridum depoficis ; ramulis 
confertis ; floribus omnibus pedicellatis , ubglobofo- 
ovoideis. Mich. Flor. boreal. Amer. 2. pag. 129. 


Ses tiges font droites & glaibres, rameules & 
garnies de feuilles alternes, pétiolées , prefque 
fétacées, pinnatifides, tres-glabres. La tige prin- 
cipale & les premiers rameaux fe terminent par 
une grappe de fleurs, droite, très-longue , & fe 
livifent en d’autres petits rameaux trèsterrés. Les 
fzurs font toutes pédicellées, ovoides , prefque 
globuleufes ; les calices glabres. 


Cette plante croit dans le fable, fur les rives 
du fleuve Miffouri. ( Mich.) 


24. ARMOISE eftragon. Artemifia dracunculus. 
Linn. 


£. Artemifia inodora, floribus minorièus. Hort. 
Parif, 


L’eftragon eft remarquable & facile à diftinguer 
par fa faveur piquante , aromatique. La pante 8, 
cultivée au Jardin des Plantes de Paris, en eft 
totalement privée ; elle en diffère par fes fleurs 
un peu plus petites. D'ailleurs , elle lui reffemble 
parfaicement par fon port & par la forme de fes 
feuilles ; ce qui m’a engagé à ne la mentionner 
que comme une fimple variété , quoiqu'il puiffe 
bien arriver que, mieux fuivie, elle foit reconnue 
comme efpèce. J'ignore fon lieu natal. 


24.* ARMOISE de Chine. Artemifia chinenfis. 
Linn, 


Artemifia foliis fimplicibus , tomentofis , obtufis , 
lanceolatis ; inferioribus cuneiformibus , trilobis. 
Linn. Spec. 1190..— Willd. Spec. Plant, 3. pag. 
1548. — lour. Fior. cochin. 2. pag. 600. 


Artemifia foliis radicalibus à caulinis diverfis. 


Gmel. Sibir. 2. pag. 127. tab. 61. fig. 1 & 2. 
Abfinthium 


ARM 


Aifiuhium maritimum , finarum , laÿendulafolio , 
Pulchrioribus corymbis, inodorum ; fapore aromutico. 


Pluken. Amalth. 3. tab. 353. fig. s. 


Toutes cette plante eft inodore & prefque fans 
faveur. Ses tiges font fimples , herbacées, droites, 
épaifles , très-tomenteulfes, hautes d’un à deux 
p'eds (rameufes dans la plante cultivée), garnies 
de feuil'es alrernes , fimples , tomenteufes , cbtu- 
fes, lancéolées; les inférieures cunéiformes , à 
trois lobes ; les fupérisures linéaires-lancéolées , 
très -entières, éparfes, fefliles, tomenreufes à 
leurs deux faces. Les feurs font petites, pâles, 
ramaflées en grappes droites , terminales , touf- 
fus , prefqu'ovales. Le calice eft lâche & tomen- 
teux. 


Cette plante croît dans la Chine. B (F. f.) 
Les Chinois s’en fervent pour leur moxa. 


25. ARMOISE annuelle. Artemifia annua. Lin. 
8. Artemifia (biennis), foliis glabris, radicalibus 


triplicato-pinnatis ; caulinis inferioribus pinnatifidis , 

uperioribus indivifis , linearib:s ; caule flriäo ; flo- 
risus fübrotundis , fusfeffilibus , eretis. Willd. Spec. 
Plant. 3. pag. 1842. 


Artem'fia zelandica. Lam. Di@. n°, 25.8. 


D:s fleurs fefhles, plus ramaffées , les feuilles 
fupérisures quelquefois entières, linéaires, une 
exiftence de deux ans, fonc les feuls caractères 
QUEUE cette variété de l’armoife an- 
nuelle. = 


27. ARMOISE à feuilles capillaires. Arremifia 
capillifolia. Lam. 


Artemifia (renuifolia) , frurefcens, caule ffriéo ; 
foliis bipinnatis , capillaceis , floralibus fimplicibus ; 
calicibus oblongis. Willd. Spec. Plant. 3. pag. 1819. 


Artermifia aquatica. Louteiro , Flor. cochin. 2. 


pag. 598. 


27.* ARMOISE parfumée. Artermifia odoratiffima. 
Desfont. 


Artemifia caule fruticofo, decumbente ; foliis bi- 
pinnatis , foliolis fubularis ; floribus confertis , race- 
mofo-paniculatis. Desf. Flor. atlant. 2. pag. 265. 


Abfinthium fantonicum , judaicum. Schaw. Spec. 
n°. 2. Non C. Bauhini. 


Cette efpèce a une adeur aromatique très-pé- 
nétrante. Ses tiges font ligneufes , hautes de deux 
ou trois pieds, divifées en rameaux glabres, ftriés, 
rabattus , garnis de feuilles nombreufes, fort pe- 
tites, d’un vert-pale, deux fois ailées , couvertes 
de poils très-courts, peu apparens; l2s forioles 
fubulées , inésales. Les Aeurs fonc petites, ramaf- 
fées, fefiles , d’un jaune-pâle, difpofées en grappes 
paniculées ; le calice cylindrique , compolé d'é- 

Botanique. Supplément. Tome I. 


AR M 465 


Cette plante croit en Barbarie , aux lieux arides 
& incuites. ( Desfont.) h (7. f.) 


27.** ARMoIsE d'Afrique. Artemifia afra 
Jacq. 


Artemifia frutefcens , foliis bipinnatifidis, fubrs 
tomentofis ; laciniis lanceolatis , obtufis ; paniculä 
Jecundä, floribus nutantibus. Willd. Soec. Plant. 3. 
pag. 1820. 


Ses tiges font droites, hautes de deux pieds & 
plus ; fes rameaux ftriés & blanchâtres ; fes feuilles 
alternes , pétiolées , deux fois ailées, longues d’un 
pouce & demi, vertes en defflus, romenteufes 
& très-blanchss en deffous ; les découpures lan- 
céolées , obrufes. Les panicules font terminales, 
feuillées, unilarérales ; les fleurs pendantes ; les ca- 
lices hémifphériques, compofés d'écaiiles oblon- 
gues, obtufes, tomenteufes. 


On foupçonne cetre plante originaire du Ta 
de Bonne-Efpérance. B (Defcripe. ex Will.) 


28.* ARMOISE des rochers. Arremiffa fuxatilis. 
Waldft. 


Artemiffa foliis caulinis canefcentibus , pinnatis, 
dineari-filiformibus ; floralibus indivifis, linearibus ; 
ciule ad/fcendente , ramofifimo , paniculato ; pedun- 
culis fubcorymbofis ; calicikus fubglobofo-angularis , 
nurantibus. Williden. Spec. Plant. 3. pag. 1850. — 
Waldit. & Kicaib. Plant. rar. Hung. 


Artemifia rupeftris. Piller & Micterp. It2r per 
Pofeg. 


Ses tiges font afcendantes , rameufes , panicu- 
lées , hautes d'environ deux pieds & derni , pubef- 
centes à leur partie fupérieure ; les feuilles radica- 
les, 1=s inférieures & celles des rameaux ftériles, 
blanchâtres, femblables à celles de l'arremifra cam- 
peffris ; les folioles linéaires, filiformes, un peu 
aiguës , entières ou imunics d’une ou de deux 
dents; les florales fimples, linéaires, obtufes; les 
fleurs prefque difpofées en corymbe ; les calices 
anguleux , légérement globuleux , blanchâtres, 
inclinés ; le réceptacle nu. 


Cette plante croît en Hongrie , fur les roches 
calcaires & dans les fables. x ( Deferipr. ex Willa.) 


28.** ARMOISE inclinée. Arcemifia nutans. 
Willd. 


Artemifia foliis caulinis pinnatis trifidifve, linea- 
ribus ; rameis lineartbus , indivifis ; caule erecto , pa- 
niculato ; ramis nutantibus , fecundis ; floribus oblon- 


gis , pedunculatis. Willd. Spec. Plant. 3. pag. 1851. 


Elle a le port de l'artemifia carulefcens. Ses tiges 
Non 


466 ARM 


font droites, blanchâtres, paniculées; fes rameaux 
unilatéraux , fortement inclinés; fes feuilles blan- 
ches; celles des tiges, ailées ou trifides , longues 
d’un pouce, à découpures planes , linéaires; les 
feuiiles des rameaux linéaires, rétrécies à leur 
bafe , un peu aiguës. Les fleurs font petites, 
oblongues , pédonculées , pendantes ; les cal'ces 
oblongs; les écailles extérieures blanchätres, lan- 
céolées ; les intérieures oblonguës, obtufes , fca- 
rieufes, ne contenant qu'environ trois fleurs ; le 
réceptacle nu. 


Cette plante croit chez les Calmoucks, fur les 
bords du fleuve Donez. # ( Deferipe. ex Wilid.) 


28.#** ARMOISE glauque. Arremifia glauca. 
Wild. F 


Artemifia foliis glaucis, pubefcentibus , infimis 
pinnatis ; pinnis lineari-lanceolitis ; reliquis fimpli- 
cibus , linesri-lanceolatis ; caule ereëlo , Faniculato 

> 2 4 » 
feiéto ; floribus globofis, pedunculatis, nutantibus. 


Willd. Spec. Plant. 3. pag: 1831. — Pallas. 


Ses tiges font droits, hautes d’un pied & plus, 
ftiées , paniculées ; fes fcuilles glauques , cou- 
vertes de pois très-courts, nombreux ; les infé- 
rieures ailées , à folioles linéaires-lancéolées; elles 
manquent fouvent dans la plante adulte ; les fupé- 
rieures fimples , femblables à celles de l’artemifia 
dracunculus ; les fleurs pédonculées, un peu globu- 
leufes, incl nés; les écailles intérieures du calice 
Juifantes , blanchâtres, membraneufes , tranfpa- 
rentes ; le réceptacle nu. 


Cette plante croît dans la Sibérie. © ? (Defcr. 
ex Willa.) 


29.* ARMOISE à feuilles de foude. Artemifra 
falfoloides. Wild. 


Artemiffa foliis caulinis glabris , cripartitis, di- 
nearibus ; rameis linearibus , acutis ; caule fi ffruri- 
cofo, ramofo ; ramis fimplicibus , ereëtis ; pedunculis 
axillaribus , fubtrifloris ; floribus oblongis , ereitis. 
Willd. Spec. Plant. 3. pag. 1832. 


Elle fe diftingue par fes feuilles un peu chat- 
nues , glabres , planes, longues d'un pouce, à trois 
découpures linéaires , un peu aigués; celles des 
rameaux & les fupérieures entières , planes, li- 
néaires , à peine aiguës. Les tiges font ligneufes 
& diffufes ; les rameaux fimples , afcendans, longs 
d’un demi-pied ; les pédoncules axillaires , plus 
courts que les feuilles, foutenant trois fleurs pe- 
tites , oblongues , redreflées ; les écailles calici- 
pales fcarieufes & obtufes. 


Cette plante croit dans la Sibérie. B (Defcripr. 
ex Willa.) 


29.** ARMOISE monogyne. Artemifia mono- 
gyra. Waldit. 


| 
| 
| 


ARM 


Artemifia foliis fabincanis , radicalibus bipinna- 
tis ; caulinis pinnatis , amplexicaulibus ; laËintis li- 
nearibus ; rameis fimplicibus, lincaribus ; caule adf- 
cenderte | paniculato ; calicibus oblongis , ereclis , 


peduncularis. Wild. Spec. Plant. 3. pag. 1532. 


Artemifia (monogyna ), foliis multipartitis , 
cano-tomentefis ÿ racemis erectis , fecunais ; foribus 
ercétis , fubquinqueforis ; flofculo femineo unico aut 
nallo. Walt. & Kitaib. Piant. rar. Hung. 1. pag. 
77. tab. 75. 


Il s’élève des mênes racines plufieurs tiges fim- 
ples, afcenlanres hautes d'environ deux pieds , 
pasiculées à liur fommer. Les feuilles radicales 
fent blanches, deux fois silées, à découvourss li- 
néaires , obtufes ; celles des tiges fimplement ai- 
lées , fefhies, moins: blanches , prefqu’amplexi- 
caules ; les feuilles florales fimples, versätres, © 
tufes. Les fleurs font redre{fées, pédonculéss ; les 
calices oblones , compolés d’écailles inbriquees ; 
les intérieures jaunâtres, membraneufes, obrufes, 
prefqu’à cinq fleurs ; une feule femelle, quelque- 
fois nulle ; le réceptacle nu. 


Cette plante croît dans la Hongrie & dans la 
Sibérie. % (Defcripe. ex Wild.) 


30. ARMOISE vulgaire. Arremiffa vulgaris. Linn. ÿ 
— Lam. lil. Gen. tab. 695. fi3. 1. 


y. Artemifia (indica), foliis fubrs tomentofis , 
caulinis pinnatifidis ; laciniis oblongo-lanceolatis ; 
fubdentatis | acutis ; floralibus indivifis , linearibus ; 
floribus fefilibus | oblongis , ereétis ; calicibus glabris. 
Willd. Spec. Plant. 3. pag. 1840. 


Artemifia vulgaris. Burm. Ind. 177. — Thunb. 
Fler. jap. 310. 


Artemiffa latifolia. Rumph. Amb. $. pag. 261: 
tab. 91. fig. 2. 


Artemifia chinenfis, cujus mollugo moxa dicitur. 


Pluken. Almag. $o. tab. 15. fig. 1. 


La plante y, qui ne paroît être qu’une variété 
de natre armoife vulgaire , eft employée , ainfi que 
celle de la Chine, à la préparation du moxa par les 
Chinois; elle diffère de la nôtre par les décou- 
pures de fes feuilles, plus larges; par fes feuilles 
florales , très-étroites , linéaires , longues de fix 
lignes ; par fes fleurs plus petites, fes calices 
glabres. 


31.* ARMOISE du Japon. Artemifia japonica. 
Thunb. fe : 


Artemifia foliis glabris ; rameis lanceolatis , inte: 
gris ; caulinis oblongis ; trifidis ; floribus racemofis , 
cernuis. Thunb. Flor. japon. pag. 310. — Wilid. 
Spec. Plant. 3. pag. 1847. 


Cette plante ; d’après Thunberg , a des tiges 
droits, ligneufes, anguleufes, ftriées, divifées à 


ARM 


leur partie fupérieure en rameinx glabres , élan- 
cés , longs de deux pieds , avec des ramifications 
alternes , filiformes ; étalés, un peu courbés 

leur fommet; d’autres petits rameaux capillures, 
rabattus , à peine longs d’un pouce. Les feuilles 
font glabres ; les caulinaires alternes, fefiles, ob- 
longues , entières, incifées & dentées vers leur 
fommet , longues d’un pouce; celles des rameaux 
lancéolées, très-entières , aiguës à leurs deux ex- 
trémités. Les fleurs naiflent en grappes, à l’extré- 
mité des rameaux; elles fonc pendantes , pédon- 
culées, unilatérales ; leur pédoncule très-court , 
capillaire , réfléchi , accompagné d’une petite 
braétée à fa bafe. 


Cette plante croît au Japon. % ( Defcript. ex 
Thunb.) F 


33.* ARMOISE dentée. Artemifia dentata. 
Willd. 


Arterifia caule fubramofo ; foliis glabris , infe- 
rioribus bipinnatifidis , fuperioribus pinnatis ; pinnis 
linearibus , fubintegerrimis ; floribus paniculatis , nu- 


tantibus. Wild. Spec. Plant. 3. pag. 1826. 


Ses tiges fonc glabres , prefque rameules ; fes 
feuilles glabres; les inférieures à peine longues 
d’un d£mi-pouce , deux fois pinnatifides; les fu- 
périeures plus petites , fimplement ailées; les fo- 
lioles fefles, linéaires, munies d’une ou de deux 
dents. Les fleurs font inclinées, un peu globu- 
leufes ; difpofées en une panicule terminale ; les 
écailles du calice membranzufes à leurs bords; les 
inférieures fcarieufes ; le réceptacle pileux. 


Cette plante croît dans la Sibérie. 2% 


35. ARMOISE maritime. Artemifia maritima. 
Linn, 


Artemifia ( maritima ), folirs niveo-tomentofis ; 
caulinis pinnatis , linearibus , obtuffs ; rameis linea- 
ribus , fimpliciter obtuffs ; caule adfcendente , ramofo ; 
ramulis cernuis ; floribus oblongis , romentofis, feffi- 
Zibus. Willd. Spec. Plant. 3. pag. 1833.— Smith, 
Flor. britan. 2..pag. 864. 


8. Artemifra (gallica), foliis incanis ; radicalibus 
bipinnatis, lineari-filiformibus ; caulinis pinnatis, 
pinnis lineari- filiformibus ; caule ereéto , ramofo , 
comentofo ; ramis ereétis ; floribus RE 
Libus, eretis. Willd. Spec. Plant. 3. pag. 1335. 


y. Artemifia ( fragrans ), foliis incanis , radica- 
Llibus bipinnatis ; pinnis confertis , linearibus , obtu- 
fis; rameis pinnatis , feffilibus; floralibus fimplicibus, 
linearibus , flore brevioribus ; floribus oblongis , erec- 


tis , feffilibus. Wild. Spec. Plant. 3. pag. 1835: 


à, Artemifia (falina ), foliis incanis , radicalibus 
pinnatis ; pènnis tripartitis , lineari-filiformibus ; ra- 
meis fimplicibus , filiformibus ; caule ereélo, panicu- 
Lato ; ramulis ereétiufculis ; floribus oblongis | pedun- 


ARM #67 
culatis , nutantibus. Willden. Soec. Plant. 3. pa 
1934. 

Artemifia maritima. Leyf. Halenf. n°. 827. — 


Hoffm. Germ. 290. — Roth, Germ. I + 351 
& il. pag. 305. 


N20 
- pas 


Abfinthium feriphium , tenuifolium, maricimum , 
narbonenfe. J, Bauh. Hift. 3. pag. 177. 


Quelques botaniftes ont diftingué comme efpè- 
ces les deux variétés que M. de Lamarck a réu- 
nies à l’armoife maritime , remarquable par le 
duvet fin, cotonneux., d’un blanc-éclatant, qui 
couvré toutes fes parties ; les grappes de fleurs un 
peu recourb£es. Dans la plante 8, les tiges font 
moins élevées, 1: duvet d’un blanc-cendie , bien 
moins cotonneux ; les grappes droites , touffues. 
Dans la plante y, les feuilles font blanchätres, 
longuement pétiolées, deux fois aîlées; l:s folio- 
les nombreules & rouffues; les caulinaires fefiles, 
celles des fleurs fimples & linéaires ; les fleurs 
droites, oblongues, feffiles. 


J'ai peine à croire que la plante d'foit bien dif- 
tinéte des précédentes , furtour comme elpèce. 
S:s feuilles fonc plis fimples , un: feule fois ai- 
lées; les pinnules à trois découpures linéaires , 
filiformes ; celles des rameaux fimples, linéaires ; 
les fleurs oblongues. Les raneaux de la panicule 
font pendans, & les fleurs paroiffent feffiles avant 
Ja floraifon; mais enfuite elles fe redreffent, & les 
fleurs font pédonculées. ( #44.) 


39. ARMoïtsE de Val:nce. C’eft la même que 
l'artemifia hifpanica, n°. 11, ainfi que nous l'avons 
fait obferver. 


* Efpèces moins connues. 


* Artermifia ( erchiana ), foliis incanis , inferio- 
ribus bipinnatis; pinnis linearibus , chtufis ,-baff at- 
tenuatis ÿ fuperioribus feffilibus , pianatis ; floralibus 
fimplicious ; caule fiffruticofo , adftendente ; floribus 
fubglobofis , fefilibus, ereéis. Willd. Spec. Plant. 3. 
pag. 1558. — Stechm. Artem. pag. 24. n°. 18. 


Artemiffa fruticofa , incana, foliis inferioribus pin- 
natis , brevibus , tenuiter divifis ; pinnis palmatis, 
fuperioribus indivifis ; corymbis [efilibus , copiofifi- 
mis , fpicatis , oblongis. Gmel. Sibir. 2. pag. 114. 
tib. so. fig. 2 & 3. 


Ses tiges font ligneufes ; fes feuilles blanches , 
deux fois ailées ; les pinnules linéaires , obtufes, 
rétrécies à. leur bafe ; les feuilles fupérieures fete 
files , fimplement ailées; les florales fimples; les 
fleurs redreflées , feffiles, prefque globuleufes. 


Cette plante croît fur les rives du Volga, aux 
environs d’Aflracan. % 


* Artemifia ( fericea ) , foliis fericeo-caris , can- 
linis pinnatis ; pinnis triparticis, acuminatis, linea= 
Nan 2 


468 AR M 


ribus ; floralibis pinnatis ; caule adfcerdente ; fubra- 


mofo ; floribus globofis , nutantibus. Wiliden. spec. 
5: Page 1840. — Srechin. Artem. pag. 16. 


Piant. 
n°. $. 


PEN RU se DAS : ë 
Abfiithium incanum , foliis mulrifidis , ex lineari- 
danceolatis ; floribis ellipricis , penaulis. Gmel. Sibir. 


2. pag: 131. tab. 64. fig. 1. 


Les caractères que Willdenow attribue à cette 
plante font fi peu différens de ceux de lartemifia 
borealis du même , qu’il eft difficile de la regarder 
Comme une efrèce diftinéte ; elle n’en difière que 


par fes feuilles florales, ailées au licu d’être fim- 
bles; par fes fleurs pendantes & non redreflées. 
Elle croit dans la Sibérie. 


* Artemifia (virens), caule eredo ; Jéffraticofo ; 


foliis laxè pinnatis, pinnis linearibus ÿ raceriis axil 


laribus , congrfiis , erectis ; calicilus Jex-oë&o-floris 


Jubrotundis, glaberrimis. Moœnch. Method. Suppl. 
P18:- 233. 
Artemifia hifpanica. Stechm. de Artem. pag. 29. 


Ses tiges font droites, prefque ligneufes , très- 
rameufes , hautes de quatre pieds ; fes feuill:s là- 
chement ailées , veries, compolfées ce folioles 
linéaires ; les grappes redrefiéts, enraffées , axil 
laires ; l£s calices très-glabres ; Un peu arrondis, 
contenant de fix à huit Reurs, 


Cette plante croit en Efpagne. 


* Artemifia (pauciRo:a), foliis caulinis-pinnaris 


trifidifve, filiformibus , pubefcentibus ; caule adfcen- 
dente, fubaivifo ; paniculé ffriéta fubfecur dä ; flori- 
bus oblongis , fubfcfilibus, ereëtis, tri-quadrifiorifve, 
Willd. Spec. Plant. 3. pag. 1828. — Stechm. de 
Artem. pag. 26. n°. 21. — Gmel. Sibir. 2. pag. 
116. tab. $ÿ2. fig. 1 & 2. 


Ses tiges font afcendantes, prefque ligneufes, 
hautes d'un demi-pied , prefuue finiples, glabres à 
leur partie inférieure , légérement pubefcentes 
vers ie haut; les feuilies caulinaires pubelcentes, 
ailées ou fimplement trifides , à découpures fili- 
formes. La panicule eft roide , terminale , pre 
qu'unilatérale; les fl:urs prefque fehiles , droites , 
oblongues , au nombre de trois ou quatre ; les 
écailles du calice jaunâtres , obtu‘es, fcarieufes 5 
le réceptacle nu. 


Cette 
(Wild. ) 
* Artemifia (anethifolia) , foliis caulinis gla- 
bris , fubbipinnatis , carillaceis ; petiolis folio lon- 
torious ; caule adfc:ndcnte ; floribus paniculatis , 
globofis , pedunculatis , nutantibus. Willden. Spec. 
Plant. 3. pag. 1828. — Stechm. de Artem. pag. 
29. n°. 25. — Gmej. Sibir. 2. pag. 119. tab. f4. 


plante croit fur les rives du Volga. + 


Ses tiges font afcendantes ; fes feuilles glabres, 
prefque deux fois ailées, à decoupures capillaires ; 


ARM 


les périoles plus longs que les feuilles; les flzurs 
penchées, pédonculées, globuleufes, difpofées en 
panicules. 


Cette plante croît dans la Sibérie. # 


* Arremifia (laciniata ), foliis pilofis , triplicato- 
pinnatifidis ; caule fimplici, panicula arhyllé ; flori- 
bus globofis, nutantibus. Wilden. Spec. Pian: 3. 
pag. 1843. — Gmel. Sibir. 2. pag. 122. tab. 57. 


Abfinthium humile , peucedanifolio , corymbis au- 
reis. Amm. Ruth. n°. 195. 


8. Artemifia laciniis latioribus , rachi mediä fo- 
liorum nuaa. Gml. Sibir. 2. pag. 123. n°. 58. 


Abfinthium pempinellefolio. Amm. Ruth. n°. 194. 


Ses tiges font droites, fimpl<s ou peu rameufes, 
hautes d’un pied & demi ou deux pi-ds ; les feuil- 
les femblables à celles de la tanaifie , pétiolées, 
trois fois ailées , vertes à leurs deux faces, parfe- 
mées de longs poils épars; les pétioles canalicu- 
lés. La panicule eft élancée , terminale , dépourvue 
de feuilles; fes rameaux courts & roides; les fleurs 
globuleufes & inclinees , foutenues par des pédon- 
cules courts. 


Cette plante croit dans la Sibérie. # 


* Artemiffa (canefcens), foliis incanis , bipin- 
ratifidis ; feffilibus ; laciniis lanceolatis, acuuis ; 
cauie creéto , fimplici ; paniculä foliofä ; floribus glo- 
bofis , nutansibus. Wild. Spec. Plant. 3. pag. 1843. 


Artemifia orientalis, tanacctifolia, odor1, peramaræ 
& glutinofa. Tournef. Coroll. 34.7? 


Elle diffère de la précédente par fes feuilles 
blanches, fediles ; par fa panicule feuillée, par (es 
fleurs beaucoup plus grandes. Ses tiges font droi- 
tes, fimples, hautes de deux pieds; fes feuilles 
blanchatres , pubefcentes à leurs deux faces, fef- 
files, deux fois pinnatifides; les découpures lan- 
céolées , aiguës. La panicule eft droite , roide , 
feuillée ; fes rameaux fimples, privés de feuilles; 
ls flcurs globuleufes , de la grandeur de celles de 
l'abfinthe ; les pédoncules courts & inclinés ; les 
écailles calicinales obtufes, fcarieufes à leurs 
bords; le réceptacie nu. 


Cette plante croît dans l'Orient. x 


* Artemifia (nitrofa), foliis incanis ; caulinis 
pinnatis, linearibus , oftujis ; rumeis linearibus < 
caule fuffraticofo , ramofo , paniculato , adjcendente ; 
florious oblongis , fubfefitibus. Willd. Spec. Flant. 
3- Pa8. 1832. — Sièchm. de Artem. pag. 24. 
IRNES 

Artemifia fruticofa, fubimcana | foliis infertoribus 
tenuiter multifidis ÿ fuperioribus integris | obtafis ; 
corymbis ercéfis ; incant | oblongis, Jprcatis , [efi- 
libus. Guiel. Sibir. 2. pag. 113. tab. $ço. fig. 1. 


Certe efpèce a des tiges blanchätres & ligneu- 


ARN 


fes, divifées en rameaux afcendans, paniculés ; les 
feuilles caulinaires ailées , à décououres linéaires, 
obiules ; celles des rameaux linéaires. Les fleurs 
font oblongues , redreflees , prefque fefiles, dif- 
pofées en épis pamiculés. Elle croit dans la Sibé- 
rie, fur les hauteurs. Ph 


* Artemifia ( fcoparia ) , foliis caulinis fetaceis , 
Finnatis , glabris ; radicalibus pinnatis , mulrifidis , 


fericeis ; caule ereëo , ramis ramul: ffs ; flortbus ova- 


zis , pedunculatis , nutantibus. Wiild. Spec. Plant. 
3. pag. 1827. 

Artemifia (fcoparia }, herbacea , foliis co”linis 
Bi-tripinnatis, nudis ; foliolis fetaceis ; Foribus ova- 
1is, nutantibus ; flofculis frrnineis ternis , receptaculo 
rudo. Waldit. & Kitaio. Plant. rar. Hung. 1. pag. 
GG. 2h. 63. 


Ses tiges font droites , herbacées , arnuelles, 
rameufes ; les rameaux fous-divifés en ramifica- 
tions courtes; les feuilles glabres ; les radicales & 
inférieures plufieurs fois pinnatifides , à divifions 
nombreules, féracées. Les flzurs font pédoncu- 
lées , ovales, inclinées ; les femelles au nombre de 
trois ; le réceptacle nu. 


Cette plante croît dans les lieux fablonneux de 
la Hongrie, dans la Tartarie, fur le mont Tau- 
rus. © 


ARMOSELLE. Seriphium. Ce genre contient 
de petits arbuftes fort élégans, touffus, toujours 
verts, femblables aux bruyères par la difpofition 
& par la petireffe de leurs feuilles : ils font pref- 
que tous originaires du continent & des îles de 
PAfrique ; ils reffemblent tellement aux ffæbe, que 
M. d: Lamarck a réuni ici ces deux genres; il les 
a d-puis féparés dans les Iluffrations ; tab. 722, 
où fe trouvent gravés le ferphium cinereum de 
Linne & le ffœbe «thiopica du même auteur. (Voyez 
STEzE , vol. VIT, pag. 410.) 


ARNEBIA. Genre établi par Forskhal, dans fa 
defcrivtion des plantes de l'Egypte. M. de La- 
marck le rapporte aux Zithojpermum. M. Vahl eft 
du même avis. C’eft fon /rhofpermum tinétorium 
(Symb. 2, pag. 33, tab. 28); c'elt le /ichofper- 
mum tetrafhgma Lam. Encycl. ( Voyez GREMIL, 
n°. 9.) Il faut lire pour la fynonymie , arnebia 
tindoria, C eft la feule efpèce, & fans doute c’eft 
par erreur qu’on trouve dars Forskhil , à la def- 
criprion générique de cette piante , le nom fpéci- 
fique cerreffigma. 


ARNICA. ( Voyez Doroxic.) 
ARNOPOGON. ( Voyez SALSIF S.) 
ARNOSÈRE. Ar oferis. Gærtn. t:b. 157. Ce 


genre a eté établi par Gæriner fur une efpèce 
d'Ayoferis de Linné , connue fous le nom d’Ayoferis 


ARR 469 


minima, & que M. de Lamarck à réunie aux lamp- 


| fanes. Ses f=mences font couronnées d’un rebard 


coriace , droit & entier, caraëtère qui le diftingue 
des lampfanes , qui n’ont point leurs femences cou- 
ronnées, & des hyoferis , dont les femences font 
aigrettées. L’hyoferis fetida Linn. devroir auf être 
réunie à ce genre. ( Voyez LAMPSANE, vol. Ti, 
pag. 414.) 


AROIDES (Les). ( Véyez GouETs.) 


AROLE, On donne ce nom, dans les Alpes, 
au cembro , efpèce de pin. 


ARONIA. ( Voyez NEFLIER. ) 


AROUMA. Les habitans de la Guiane nom- 
ment ainfi une efpèce de galanga ( maranta arouma 
Aubl. ), dont ils emplnient les tiges fendues pour 
faire des paniers où pagaras, fuivant Aubler. Il 
paroir que la plante indiquée ailleurs fous le nom 
d’arrouma | & rapportée au bihai, eft la même. 


(JT) 


AROUNA. ( Voyez AROUNIER, & Lam. Ii. 
Gener. tab. 10.) 


AROUSSE. Arachus. On nomme ainfi, dans 
l'Auvergne , une plante légumineufe, du g=nre de 
Pers, très-voifine de l’ers velu (ervam kirftum 
Linn.), ainfi que de quelques efpèces congé- 


nères. (Juff.) 


ARRAYAN. « On trouve fous ce nom, dit 
M. de Juffieu , dans les deilins de Jofeph de Jufieu, 
une efpèce de myrte du Pérou , à fleurs purpuri- 
nes, à fruits bleus , bons à manger , de ja groffeur 
d’une cerife. Il eft cité par Frézier, dans fa rela- 
tion du voyage de la mer du Sid. » 


ARRÊTE-BŒUF. ( Voyez BUGRANE.) 


ARRIVOU-TAOU-VELOU. Ce mot, d’après 
M. du Petit- Thouars , qui, dans la langue mal- 
gache ou de Madapafcar, veut dire mille ans de 
vie, défigne une plante du genre exacum ; il ex- 
prime hyperboliquement la propriété qu'on lui 
attribue de prolonger la vie. 


ARROCHE. Arriplex. Outre les fleurs de deux 
fortes qui féparent ce genre des chenopodium , on 
peut encore le reconnoître aux calices des fl:urs 
femelles, qui ne confiftent qu'en deux divifions 
appliquées l’une contre l’autre , qui grandiffent 
après la floraifon, & forment autour du fruit une 
enveloppe de deux pièces , comprimée, que l'on 
nomme valves férinales. Le calice des fleurs her- 
maphrodites eft à cinq divifions. 


ESPÈCES. 


4. ARROCHE à fruits er rofe. Arriplex rofca. 
Linn. — Lam, II]. tab, 853. fig. 2. 


ARR 


9. ARROCHE étalée. Arriplex patula. Linn. — 
Lam, Il. Geu. tab. 853. fig. 3. 


479 


12. ARROCHE de jardin. Acriplex hortenfis. Linn. 
— Lam. Il. 853. fig. 1. 


13. ARROCHE à feuilles molles. Acriplex mollis. 
Destont. 


Atriplix caule fruricofo, ereélo; foliis lanceolutis, 
carnofis , mollibus ; calicibus fructis rotundatis , in- 


tecerrimis, Desfont. Flor. atlant. 2 pag. 391. 


Cette plante fe rapproche de larriplex portula- 
coides ; elle en diffère par fes tiges droites, par fes 
feuilles alternes, trèês-moiles , fucculentes ; par fes 
calices très-grands, membraneux, planes, arron- 
dis. C’eft un arbriffleau très-rameux , haut de deux 
pieds & plus ; les rameaux droits, cylindriques, 
bianchatres ; les feuilles lancéolées ; les infé- 
rieures elliptiques, glauques , très-entières , gla- 
bres à leurs deux faces , tranfparentes , obtufes à 
leur fommet. Les flzurs font petires, fefiles , nom- 
breufes, agglomerées, fituées dans l’aiffelle des 
fzuilles fupérieures. Leur calice eft de la grandeur 
de celui de Patriplex hortenfis, très-entier , com- 
primé , arrondi. 


Cette plante a été découverte par M. Desfon- 
taines , dans les fables du défert, en Barbarie. B 


CP.1) 


14. ARROCHE blanchâtre, Arriplex albicans. 
Aiton. 


Atriplex caule fruticofo, ereëlo ; foliis haffatis , 
integerrimis , acutis ; fpicis terminalibus. Ait. Hort. 


Kew. 3. pag. 430. 


Atriplex (odorata}, cinereo-glauca , caule fruti- 
cofo , ramis angulatis ; foliis petiolatis , haftatis ; 
fpicâ fimplici, frutigenà , creffä , fubpingui. ? Perf. 
Synopf. Plant. 1. pag. 293. 


Toute la plante eft d’un blanc un peu cendré; 
elle a des rapports avec l’acriplex hatimus.C'eit un 
arbrifleau affez élégant, dont les tiges font droi- 
tes, ligneufes, divifces en rameaux un peu angu- 
leux , garnis de feuilles alrernes , pétiolées , en 
forme de fer de pique , un peu épaifies , blanchä- 
tres, entières à leurs bords, aiguës à leur fommet. 
Les fleurs font difpofées, à l’extrémité des ra- 
meaux , en épis fimples, touffus. 


Cette plante croît au Cap d2 Bonne-Efpérance. 
On la cultive au Jardin des Plantes de Paris. P 


ARROCHE de la Grèce. Atriplex graca. 


Atriplex caule fruticofo, adf.endente ; foliis infe- 
rioribus lanceolatis, haflatis ; fuperioribus lineari- 


lanceolatis, Willd. Spec. Plant. 4. pag. 958. 


ET 
om 


A R R 


Atriplex graca , fruticofa, humifufa , halimifolio. 
Tournef. Coroll. 38. 


Arbriff:au dont les tiges font couchées , rele- 
vées & afcendantes à leur partie fupérieure , gar- 
nies de feuilles médiocrement pétiolées , glau- 
ques , longues d’un demi-pouce ; les inférieures 
lancéolées , en fer de pique, très-entières ou mu- 
nies quelquefois d'une dent vers leur milieu; les 
fupérieures linéaires-lincéolées , très-entières. 


Cette plante croit dans l'ile de Paros.B 


16. ARROCHE à feuilles de-lin. Arriplex lini- 
folia. Ward. 


Atriplex caule fuffraticofà , ereëto ; foliis lineari- 
bus , acutis , integerrimis. Wiliden, Spec. Plant. 4. 
pag. 959. — Humb. & Bonpl. 


Ses tiges font droites, ligneufes, cylindriques, 
hautes d’un pied & dei où de deux pieds, gar- 
nies de feuilles médiocrement pétiolées, lineai- 
res , aiguës , très-entières, glauques à leur face 
inférieure , longues depuis ün demi-pouce jufqu’à 
un pouce & demi. Les fleurs font agglomérées , 
rapprochées en épis terminaux ; Le calice du fruit 
petit, prefque rond. 


Cette plante croit dans l'Amérique méridio- 
nale. D 


17. ARROCHE en crête. Arrivlex criflata. Willd. 


Arriplex caule fruticofo, decumbente ; foliis lanceo- 
latis , dentatis, fubtès tomentofis ; calicious fruëtüs 
dentatis , criflaris. Willd. Spec. Plant. 4. pag. 959. 
— Haumb. & Bonpl. 


Cette plante a des tiges ligneufes , couchées, 
hiutes d'un pied & plus , garnies de feuilles al- 
ternes, pétiolées , à peine longues d’un-pouce, 
oblongues-lancéolées , obtufes à leur fommet, 
rétrécies en coin à leur bafe, tomenteufes en 
deflous , inégalement dentées à leurs bords. Les 
fleurs font axillaires , agglomérées , réunies en un 
épi court , terminal ; le calice du fruit comprimé, 
arrond! , muni à fon difque d’un double rang de 
dents en forme de crête. 


Cette plante croit en Amérique , aux environs 
de Cumana , dans les lieux fablonneux. B (Déféripr. 
ex Willa. ) 


18. ARROCHE dentée. Arrirlex muricata. Willd. 


Atriplex caule fiffruticofo , procumbente ; foliis 
obovatis , denticulatis , fubiùs tomentofis ; calicibus 
fruëtis orbiculatis , dentatis. Wilid. Spec. Plant. 4. 
pag. 959. — Humb. & Bonpl. 


Elle fe rapproche beaucoup de la précédente ; 
elle en diffère par la forme de fes feuilles & par 
fes ca'ices. Ses tiges font ligneufes à leur partie in- 
férieure , divifées en rameaux rabattus, longs de 


WER 
quatre à dix pouces & plus, garnis de feuilles en 
ovale renverfé , tomenteufes en deflous, longues 
d'un demi-pouce, munies, à chacun de leurs 
bords, de trois ou quatre dents. Le calice du fruit 
eft blanchâtre, comprimé , orbiculaire , entouré 
de petites dents aiguës, nu & un peu convexe à 


fon difque , quelquefois furmonté d’un petit tu- 
bercul:, 


Cetce plante croît dans l'Amérique méridio- 
nale. b 


19. ARROCHE cendrée. Atriplex cinerea. 


Atriplex caule fruricofo, foliis lineari lanceolatis, 
Jubfefilibus floribus fubfolicariis , axillaribus ; calr- 
cibus fruéés convexis , integerrimis , apice triangula- 


rious, (N. ) 


Les diff=rentes parties de cette plante font tou- 
tes d’un blanc-srifatre ou cendié. Ses tiges font 
ligneufes, cylindriques, un peu raboteules; les 
rameaux alternes, garnis de feuilles prefque feñi- 
les, très-rapprochées , linéaires-lancéolées , lon- 
gues d’un à deux pouces, glabres , épaifies, très- 
entières, obtufes à leur fommet , un peu rétrécies 
en périole à leur bafe. Les flsurs font prefque foli- 
taires dans les aiffelles des feuilles , à peine pédi- 
cellées; le calice du fruit comprimé , convexe 
dans fon centre à fes deux faces, nu & entier à 
fes bords , triangulaire & un peu aigu à fa partie 
fupérieure. 


Cette plante a été recueillie dans la Nouvelle- 
Hollande par M. de Labillardière. B ( #. f. in 
herb. Desfont.) 


20. ARROCHE luifante. Arriplex nitens. Willd. 


Atriplex caule ereëto , herbaceo ; foliistriangulari- 
haftatis, finuato-dentatis | fubràs argenteis ; calicibus 
fraëlls triangulart-ovatis, integerrimis. Willd. Spec. 
Plant. 4. pag. 961. 


Atriplex caule herbaceo ; foliis triangularibus, 
finuato-dentatis , fupernè nitentibus ; valyulis calicis 
femineis triquetris , integerrimis. Rebentifch. Prodr. 
n°. 441. — Schk. Handb. tab. 348. 


8.? Atriplex (acuminata}), caule errélo, herba- 
ceo ; foliis triangulari-haftatis , fubtüs argenteis, 
Jupertoribus integerrimis ; calicibus fruétûs ovaris, 


integerrimis. Willd. Spec. Plant. 4. pag. 961. 


Auriplex caule herbaceo ; foliis triangulari-haffa- 
1is , bafi apiceque produétis , lucidis ; calicibus fructäs 
integerrimis , glabris. Waldft. & Kitaib. Hung. 2. 
pag. 107. tab. 103. 


Cette plante a de grands rapports avec l’arri- 
plex hortenfis , dont elle n’eft peut-être qu'une 
variété. Ses tiges fonc droites, d’un jaune ver- 
dâtre, plus vertes fur les fries, glabres, cylindri- 
ques, garnies de feuilles pétiolées, alternes , trian- 


A KR: 471 


gulaires, élargies à leur bafe , prefque haftées, 
prolongées à leur fommet en une longue pointe 
acuminée , irréguliérement finuées à leurs bords, 
d'un vert-luifant en deffus, d’un blanc-argenté & 
un peu pulvérulent en deflous , principalement 
dans leur jeuneffe. Les fleurs font petites, difpo- 
fées , dans les aiffelles des feuilles fupérieures, en 
grappes jaunes & rameufes ; le calice du fruit 
ovale, triangulaire , wès-entier. La plante 8 ne 
me paroît qu'une légère variété de celle-ci où de 
l'atriplex hortenfis , ayant les feuilles fupérieures 
très-entières, & les inférieures plus lächement & 
bien moins profondément dentées. 


Cette plante croît dans l’Allemagne , la Hon- 
grie & la Tartarie. © (F7. v.) 


21. ARROCHE de Venife. Arriplex venetum. 
Wilid. 


Atriplex caule ereëlo , herbaceo ; foliis inferioribus 
criangulari-haflatis | dentatis ; fuperioribus lanceola- 
tis , fubhaflatis , integerrimis ; calicibus fru&iûs rhom- 
beis, acutis, apice obfulete dentaris. Willd. Spec. 
4. pag. 962. 

Cette plante, dans fon état fauvage, a destiges 
droites, hautes d’un pied & demi, rameufes, Ses 
feuilles font glauques en deffous ; les inférieures 
baftées, triangulaires , prefque longues d’un pouce, 
munies de quelques dents écartées ; les fupérieures 
haltées, lancéolées , très-entières, longues d’un 
pouce & demi. Le calice du fruit eft rhomboïdal, 
aigu , un peu denticulé à fon bord fupérieur, à 
trois nervures. Dans la plante cultivée, les tiges 
font plus haures , les feuilles plus profondément 
dentées & plus longues : le calice du fruit marqué 
de cinq à fept nervures réticulées, muni, de cha- 
que côté de fon bord fupérieur, de deux petites 
dents. 


Cette plante croît aux environs de Venife, fur 
les bords de la mer. © (Defcripe. ex Wilid.) 


22. ARROCHE blanchäâtre. Atriplex albicans. 
Willd. 


Atriplex caule herbaceo , procumbente ; foliis in- 
canis, rhombeis, fubdentatis ; calicibus fruétis tri= 


dentatc-rhombeis. Willd. Spec. 4. pag. 962, 


Ses tiges font herbacées , rameufes & couchées ; 
fes feuilles rhomboidales , longues d’un demi- 
pouce, blanches à leurs deux faces, munies, vers 
leur fommet , d’une ou de deux dents de chaque 
côté , quelquefois très-entière. Les calices des 
fruits font rhomboidaux , avec leurs angles aigus; 
ce qui les fait paroître tridentés. Quelquefois un 
des angles eft pourvu de deux dents. _ 


® Cette plante croit en Efpagne, fur les bords de 
la mer. ( Defcripe. ex Willa.) 


23. ARROCHE couchée. Arriplex proffrata, Dec. 


79 ARR 


Atriplex caule herbaceo , proftrato, ramofiffimo ; 
foliis triangularibus , auriculatis , glaberrimis ; val- 
vulis feminalibus inermibus. Decand. Synopf. Plant. 
gall. p. 196. n°. 22j 1. — Bouch:r, Flor. Abbev. 
76. 

Cetre plante a de très-grands rapports avec l’a- 
triplex haflata ; eile en diffère par fes tiges étalées 
& couchées ; par fes feuilles plus petites , munies 
d'oreillettes ordinairement plus prononcées, mais 
particuliérement en ce que l£s valves féminales 
n'ont ni dents épineufes n1 tubercules fur le dos; 
caraëtère qui doit également la faire diftinauer de 
l'atriplez parula. Ces efpèces varient tellement, 
tant dans leur port que dans l:urs feuilles, qu'on 
re doit efpérer de les bien déterminer que dans 
les caractères de leurs femences. 


Cette plante croit dans les champs , les décom- 
bres; elle à été trouvée par M. Boucher, le long 
du canal de Siiut-Valery. © (Ÿ. v.) 


24. ARROCHE triangulaire. Atriplex triangula- 
ris. Willd. 

Atriplex caule herbaceo , ereétiufcu/o ; foliis trian- 
gudari-haffatis , integerrimis ; calicibus fruélüs trian- 
gularibus, fubaenticulatis, d'fco bimucronatis. Willd. 
Spec. 4. pag. 963. 

Cette plante a de tels rapports avec les arriplex 
patula & haflata, que je ferois porté à ne la re- 
garder que comme une variété intermédiaire. Ne 
la connoiffant pas, je ne la décris que d'après ce 
qu'en a dit Willdenow. 


Ses tiges fant rameufes , hautes d’un pied , quel- 
quefois couchées ; fes feuilles alternes, triangu- 
laires, haftées, très-entières , un peu charnues, 
blanchâtres en deffous , longues d'environ fix li- 
gnes ; les valves féminales ou les calices des fruits 
comprimés , triangulaires , très-entiers, quelque- 
fois munis d'une dent, & ordinairement de deux 
pointes fur leur difque. 


Cette plante croît à Venife, fur les bords de 
la mer Adriatique. © ( Defcrige. ex Wild. ) 


25. ARROCHE à feuilles obtufes. Arriplex ob- 
rufa. Will. 


Atriplex caule herbaceo , ereëlo ; foliis aproficis, 
triargularibus , obtufiffimis , integerrimis. Wilden. 
SpEc. 4. pas. 964. 

Ses tiges font droites , peu élevées , rameufes à 
leur bafe ; les feuilles oppofées , longuement pé- 
tiolées, triansulaires , très-entières , obrufes à 
leur fommer & fur leurs angles, un peu glarques 
en deffous, longues d’un demi-pouce. Les fleurs 
font difpolées, à l'extrémité des tiges, en épis 
paniculés, 


Cette plante croît dans la Sibérie, © ( Defcripe. 
ex W'ilid ) 


ARR 


26. ARROCHE à petits fruits. Aeriplex micrer 
Jperma. Wälid. 


Atriplex caule ereëto , herbaceo ; foliis triangulari- 
haflatis , acutiufculis , fubdentatis ; calicibus fruitis 
ovatis, acutis, éntegerrimis. Wild. Spec. 4. pag. 
064. =— Waläft. & Kitaib. Plant. rar. Hungar. 


Cette efpèce a des tiges droites, herbacées , 
garnies de feuilles haftées , triangulaires; les in- 
férieures légérement dentées; les fupérieures très- 
entières. Les valves féminales fonrovales, aiguës, 
fort petites, wès-entières. Elle croit dans la Hon- 
grie. © 


* Efpèces douteufis ou moins connues. 


* Atrirlex (miérophylla), foliis ovatis, integris , 
glaucis ÿ caule fruvicofo. Thunb. Prodr. 48. Sub 
chenopodio. Willd. 


Ses feuilles font glauques , ovales, entières, 
{es tiges ligneufes. Elle croît au Cap de Bonne- 
Efpérance. D 

* Atriplex (ereéti), caule herbaceo , ereito ; fo- 
liis ovato-lanceolatis , inferioribus finuatis ; calici- 
bus féminum undiquè muricatis. Smith , Flor britan. 
3. pag. 1008. 


Atriplex anguflifolia , laciniata. Raï, Synopf. 
He. 


Ses valves féminales font hériffées de pointes 
de tous côtés. Ses tiges font droites, herbacées ; 
fes feuilles ovales-lancéolées ; les inférieures Jaci- 
niées. 

Cette plante croît parmi les décombres, en 
Angleterre. © 


* Atriplex (anguftifolia) , caule herbaceo , diva- 
ricato ; foliis lanccolatis , integerrimis , infimis fub- 
haffauis ÿ calicibus feminum haffatis ; leviufeulis. 
Smith, Flor. britan. 3. pag. 1092. 


Selon M. Smith , Linné auroit confondu cette 
plante avec l’arriplex patula. Les fynonymes de 
Lobel, de Bauhin & de Haller appartiennent à 
cette efpèce , & non celle de Linré. Ces plantes 
varient à un tel point, que je n'oferois prononcer. 
Celle-ci a des tiges herbacées, étalées; les feuilles 
inférieures hafté , prefque dentées; les fupe- 
rieures lancéolée »s-entières ; les valves fémi- 
nales haftées - liffes. Eiles font , dans l’a- 
criplex patul. + =" aent denticulées à leur fom- 
met, & un peuicrifiées à leur difque. Elle croît 
en Europe , parmi les décombres. O 


* Atriplex (foliofa ), caule herbaceo , rhombeo- 
oblongis , ffauato dentatis ; fruëtibus trianpularibus , 
acutis. Link , in Schrad. Journ. 1800. pag. 55. 

Cette plante n’eft probablement qu’une variété 
de l'acriplex rofea ; elle en diffère un peu par la 

forme 


ARS 


forme de fes valves féminal:s , triangulaires, ai- 
guéës. Les feuilles font oblongues , rhomboidales, 
finuées & dentées. Elle croît fur les rives du 
Tage, en Portugal. O 


* Atriplex (finuata} , caule herbaceo : foliis del- 
toïdibus , haflatis , finuatis , fubtùs argenteis ; cali- 
cibus feminum fpicatis , muricatis. Hoffm. Flor. 
germ. 2. pag. 277. 

On ne peut guère confidérer cette plante que 
comme une variété de l’arriplex laciniata. Ses 
feuilles fonc deltoides, hafées, finué:s , d’un 
blanc-argenté en deffous; fes fleurs difpofées en 
épis ; fes valves féminales hériffées. 


*X Atriplex (wirgata), caule herbaceo, patulo; 
foliis lanceolatis , ramis decuffatis. Hoffm. Flor. 
germ. 2. pag. 277. — Schkuhr, Handb. 3. tab. 
347- 

Elle fe rapproche encore de larriplex patula. 


Ses tiges font étalées , herbacées; fes rameaux 
élancés, oppofés en croix ; fes feuilles lancéolées. 


* Atriplex (alba), caule ereélo, ramofifimo , her- 
Baceo ; foliis ovatis ; floribus axillaribus , glomera- 
tis ; calicibus fruëts anpulatis , dentatis , levibus. 


Scopol. del. infub. 2. tab. 8. 


Ses tiges font droites , très-rameufes, herba- 
cées, fes feuilles ovales; fes fleurs axillaires, glo- 
mérulées ; les valves féminales liffes, anguleufes, 

zntées à leurs bords. 


ARROCHE puante. ( Voyez ANSÉRINE, n°. 15.) 


ARROUY : nom malgache d’une efpèce de 

fitive de Madagafcar, qui paroît être , felon 

. du Perit-Thouars, le mimofa fenfiiva Linn. Il 

en a une autre efpèce qu’ils nomment arrouy- 
J ‘ra. Ce dernier mot qui la diftingue , veut dire 
beau. 


ARSIS. Arfis. Genre de plantes dicotylédones, 
à fleurs complètes, polypétalées , régulières, donc 
la famille n'eft pas encore déterminée, & qui 
comprend des arbriffeaux exotiques à l'Europe, à 
feuilles fimples , alternes ; les fleurs difpofées en 
grappes terminales. 


Le caractère effentiel de ce genre eft d’avoir : 


Une corolle à cinq pétales campanulés ; un calice à 
cinq folioles ; un grand nombre de filamens inférés fur 
le réceptacle ; une baie Libre, pédicel.ée dans le calice, 
a une feule femence. 


CARACTÈRE GÉNÉRIQUE. 


Chaque fleur offre : 


1°. Un calice inférieur , partagé en cinq folioles 
étalées , prefqu’ovales , caduques , colorées. 
Botanique. Supplément, Tome I. 


ART 453 


2°. Une corolle à cinq pétales oblongs ; plus 
courts que le calice. 


3°. Environ cinquante étamines inférées fur un 
réceptacle alongé; les filamens filiformes, pref- 
qu'aufh longs que le calice; les extérieurs plus 
te > foutenant des anthères arrondies à quatre 
oges. 


4°. Un ovaire libre, arrondi , porté fur un ré- 
ceptacle en forme de pédicelle; le ftyle fubulé, 
de là longueur des étamines ; le ftigmate aigu. 


Le fruit eft une baie globuleufe, pédicellée, 
contenant une femence arrondie. 


ESPÈCE. 


ARSIs ridée. Arfs rugofa. Lour. 


Arfis foliis alternis , rugofis ; racemis terminali- 
bus. Lour. Flor. cochin. vol. 1. pag- 409. 


Arbriffeau d'environ cinq pieds , dont les tiges 
font très-rameuf-s, garnies de feuilles fimples, 
slternes, ovales-lancéolées , ridées , très-entières 
à leurs bords. Les fleurs font blanches, difpofées 
en grappes à l'extrémité des rameaux. Leur calice 
ER divife jufqu’à fa bafe en cinq folioles ovales, 
colorées ; la corolle plus courte que le calice. Ella 
préfente l'afpeét d’une fleur campanulée, quoique 
compofée de cinq pérales. Les étamines nom- 
breufes font attachées fur un réceptacle alongé, 
qui fait paroïtre l’ovaire pédonculé, ainfi que le 
fruir. Ce dernier eft charnu , globuleux , à une 
feule femence. 


Certe plante a été découverte dans les forêts de 
la Cochinchine par Loureiro. B 


ARTEDIA. (Voyez ARTÉDIE, & Ill. Gen. 
tab. 193.) 


ARTEMISIA. ( Voyez ARMOISE.) 
ARTICHAUT. Cyrara. 


I. ARTICHAUT commun. Cynara fcolynus. Linn. 
— Lam. Ill. Gen. tab. 663. fig. 1. (Ex Tourn. ) 


4. ARTICHAUT fanstipe. Cynara acaulis. Linn. 
— Lam. Ill. Gen. tab. 663. fig. 2. — Poir. Voyag. 
en Barb. 2. pag. 233. — Desfont. Flor. atlant. 2. 
paB- 249: 

Les efpèces d’artichaut décrites par Linné ont 
toutes le récepracle des fleurs épais & charnu, 
fort bon à manger. Celle dont il s’agit ici, très- 
commune dans les terrains fablonneux de la Bar- 
barie , où je l’ai fréquemment recueillie pour m’en 
nourrir , eft d’une faveur très-délicate, fupérieure 
à celle de notre artichaut commun. Les cynara car- 
dunculus-humilis qu’on rencontre dans les mêmes 

Ooo 


474 AC RE 


contrées, font auf très-bons à manger crus. Ils 
font d'une grande retfource dans un pays où les 
vivres peuvent venir à manquer dans des voyages 
un peu longs. 


$: ARTICHAUT pygmé. Cynara pygmaa. Willd. 


Cynara acaulis, foliis pinnatis, glabriufeulis ; la- 
étniis dentatis , {pinofis ; calicinis fquamis intertori- 


bus, apice fcariofis. Willd. Spec. 3. pag. 1692. 


Très-rapprochée de l’efpèce précédente , celle- 
cien diffère par fes feuilles vertes à leurs deux 
faces , épineufes à leurs dentelures. 11 n’y a point 
de tige. Toutes les feuilles font radicales ; ailées, 
longues d'un pouce & demi à deux pouces , à dé- 
coupures inégales, dentées, siguës , épineufes à 
leur fommet, hériflées fur leur côte du milieu. De 
leur centre fort une fleur fefile. Son calice eft 
cylindrique ; les écailles extérieures ovales , den- 
tées à leur fommet ; les dentelures terminées par 
une épine; les intérieures ovales, trés-entières, 
furmontées d’une pointe épineufe ; celles qui en- 
veloppent les fleurs, oblongues, fcarieufes à ieur 
fommet , fans épines. 


Cette plante croit en Efpagne. % ( Defcripe. ex 
Wild.) 


6. ARTICHAUT couché. Cynara pufilla. Labill. 


. Cynara acaulis , Dliis pinnatis, fubtomentofis , la- 
ciniis pinnatifiais ; fquamis calicinis integris , apice 
fcariofis. Labill. Icon. Plant. Syr. Fafc. 3. pag. 11. 
tabs 7. 


Be Cyrara orientalis, mofchata , acaulos ; folirs 
Jacobex, tenuiüs incifis; fquamis calicinis fursèm 
Jpectantibus. Tournef. Coroll. 31. 


Ses racines font prefque fimples ; elles produi- 
fent de leur coll2t des feuilies toutes radicales, 
étalées fur la terre, oblongues , lancéolées , ai- 
iees ; les folioles pinnatifides , oblongues , inéza- 
les , quelques-unes entières, tomenteufes à leurs 
deux faces dans leur j uneffe : de leur centre fort 
une fleur fe, folitaire, Le calice eft cylindrique; 
les écailles entières, acuminées , fcarienfes à leur 
fommet ; toutes les fleurs flfculeutcs, herma- 
phrodites; le tube grêle, élargi à fon orifice ; le 
limbe à cinq découpures liséaires , fubulées; les 
femences ovales-oblongues, légérement compri- 
mécs, friées , furmontées d’une aigrette fefhle, 
plumeufe ; le récepracle concave , parfemé de 
quelques poils rares. 


Cette plante a été obfervée aux environs de 
Damas, par M. de Labillardière. % 


La plante de Tournefort, var. 8, fe rapporte à 
cette efpèce, felon M. de Labillardière; elle en 
diffère per fes feuilles, dont la face fupérieure eft 
bériffée & rude au toucher. Elle croit dans l’Ar- 
ménie. 


AY RU 


7. ARTICHAUT à feuilles entières. Cynara ine 
cegrifolia. Vahl. 


Cynara foliis lanceolatis , denticulatis ; fquamis 
calicinis lanceolato-acuminatis. Vahl, Symbol. 1. 


pag. 68. 


C’eft une planre peu élevée, glabre fur toutes 
fes parties, dont la tige ef fimple , ftriée, garnie 
de feuilles pétiolées , affez larges , lancéolées, 
longues d'un pouce & demi, denticulées à leurs 
bords; les denrelures épineufes. La fleur eft bleue, 
folitaire, pédonculée , rerminale, une fois plus 
petite que celle du cynaru fcolymus ; les écailles du 
calice lancéolées , acuminées; les inférieures ter- 
minées par une épine à peine piquante. 


Cette plante croit en Efpagne , fur les monta- 
gnes des environs de Tolède, dans la Caftille 
neuve. (Defcript. ex Vahl.) 


* Cynara (horrida), foliis pinnatifidis, fubeis 
tomentofis , fpinofis; fpinis bufeos foliorum pinna- 
rumque baff connatis. Ait. Hort. Kew. 3. pag. 148. 
In Madera. % 


* Cyrara (glomerata) , acaulis , foliis pinnati- 
fais , fpinofis, Thunb. Prodr. 141. 4d Caput Bons- 
Spei. 


ARTICHAUT. Ce nom eft donné , non-feule- 
ment à l’artichaut commun (cynara), mais encore 
à plufieurs plantes qui ont avec lui des rapports, 
foit par leur faveur, foit par la conformation de 
quelques-unes de leurs parties. Le ropinambour , 
cipèce de foleil (helianthus tuberofus Linn. ) , eft 
l'artichaut de terre , ainfi nommé parce que fa ra- 
cine a le goût d’artichaut : on lui donne auf le 
nom d’artichaut de Jérufalem. La patate, efpèce de 
liferon ou de quamoclit, eft nommée , peut-être 
pour li même raifon , artichaut des Indes. Une ef- 
pèce de courge d'Amérique, à fruits couronnés 
de tubercules , eft dans quelques lieux l’arcichaut de 
Jérufalem ou d’Efpagne. La joubarbe ordinaire, 
dont les feuilles font difpofées comme les écailles 
du fruit de l’artichaut commun, eft nommée vul- 
gairement arrichaut Jauvage. ( Juff.) 


ARTICIOCCO. Les Iraliens nomment ainfi 
Partichaut, appelé ailleurs articocum ou alcocalum. 
C'eft le caëus des Anciens , dont la-portion du 
calice que l’on mange , eft nommée par eux /ca/ia 
fuivant Théophraft:, afcalia fuivant Piine, & af- 
caleron fuivant Athénée. (Juff.) 


ARTURO : nom que porte, dans l'ile de Can- 
die, une efpèce de celfis (ce/ffa aréturus Linn ). 
L.obel l’artribue aufi à un aftiagale (affragalus fe- 
fameus Linn.). 


ARUBA. Aubl., ( Voyez ARUBE & Ill. Gen. 
tab. 209.) Ce genre, felon M. de Juflieu, de- 


A SC 


vroit être réuni aux quaffa, dont il ne diffère que 
par le nombre des parties de la fructification. 


ARUM. ( Voyez GOUET.) 
ARUNA. Vahl. (Voyez AROUNIER.) 


ARUNDINARIA. (Voyez RosiNaiRE.) C'eft 
le m'egia de Perfoon. Synopl. Plant. 1. pag. 101. 


ARUNDO. ( Voyez ROSEAU.) 


ASAHASAFRA. Dalechamp cite , fous ce 
nom, d'après Avicenne , une plante à racines tu- 
béreufes, & palmée, qui paroît être une efpèce 
d'orchis, & quiales mêmes vertus. 


ASARET. Afarum. 


1. ASARET d'Europe. Afarum europaum. Linn. 


— Lam. Ill. Gen. tab. 594. fig. 1. — Fior. dan. 
tab. 663. ; 


2. ASARET de Canada. Afarum canadenfe.Vinn. 
— Lam. Ill. Gen. tab. 304. fi3. 2. — Mich. Flor. 
boreal. Amer. 1. pag. 279. 


4. ASARET à feuilles de gouet. Afarum arifo- 
lium. Mich. 


Afirum foliis fubhaflato cordatis ; calice tubulofo, 
infra limbum brev'ffime trifilum coarétaco, Mich. 
Fior. boreal. Amer. f. pag. 279. 


Afarum virginicum. Walter. Flor. carol. 


Cette efpèce eft rrès-diftiréte des précédentes 
par la forme de fes fleurs, & même par celle de 
fes feuilles. Ses racines rampantes produifent de 
longues fibres épaifles , cylindriques. Les feuilles 
toutes radicales font longuement pétiolées , pref- 
que triangulaires , échancrées en cœur à leur bafe, 
obtufes à leur fommet , arrondies fur les deux an- 
gles inférieurs, glabres, entières, marquées de 
taches blanchâtres. Les fleurs font médiocrement 
pédonculées ; leur calice tubulé ; le tube rétréci 
au deffous du limbe ; celui-ci légérement trifide à 
fon bord. 


Cette plante croît dans les forêts ombragées , 
à la Bafle- Caroline. M. Bofc, qui l'y a recueillie, 
m'en a communiqué un exemplaire. ( #7. f.) 


ASARINE. Tournef, Cette plante , qui eft l’an- 
thirrinum afarina Linn., eft diftinguée par Tour- 
nefort comme forman: un genre particulier, qui 
diffère des Zinaria par fa capfule fphérique & non 
ovale. ( Voyez MUFLIER.) 


ASARUM. ( Voyez ASARET.) 
ASCARINA. ( Voyez ASCARINE.) 


un ue 
ASC 473 
ASCAPINE. Afcarina. Ce genre eft conpefé 
d'arbriffzaux exotiques, très-rameux , paris ds 
feuilles oppofées , ayant leurs fleurs aifpolécs en 
chatons dans l'aiffelle des feuilles fupérieures. La 
famille naturelle de ce genre n'eft pas encore 
déterminée. 
ESPÈCES. 


1. ASCARINE à plufeurs épis. Afcarina ro!yffa- 
chia. Forft. 


Aftarina foliis petiolatis, oppofitis, oblongis, 
intecerrimis , ffipulatis ; floribas dioicis. (N.) Fort. 
Prodr. n°. 364. — Willd. Spec. Plant. 4. pag. 647- 
— Lam. lil. Gen. tab. 798. 


Ses riges fe divifent en rameaux cylindriques , 
garnis de feuilles oppofées , périolées , oblon- 
gues, très-entières , veinées, glabres à leurs deux 
faces , aiouës à leur fommet, iongues d'un pouce 
& plus , accompagnées à leur bafe d'une flipuie 
très. courte, vaginale , tronquée. Les fleurs font 
dioiques, difpofées en chatons prefaue fltformes, 
à peine longs d’un demi-pouce , réunis au nom- 
bre de deux ou trois dans les aiffslles des feuilles 
fupérieures. 


Cette plante croît dans les îles de la Société. B 


2. ASCARINE à fruits rouges. Afcarina rubra. 
Afjtarina foliis fparfis, fubferrauis ; floribus mo- 


noicis. (N.) 


Morella (rubra), foliis oblorgis , fubincegerri- 
mis , glabris, fparfis; amentis luteralibus. Lour. 


Flor. cochin. 2. pag. 669. 


Prunus japonica , fruëlu purpureo ; moro fimili. ? 
Kæmptf. Hift. jap. lib. 1. pag. 101. 


An cudranum ? Rumph. Amb. lib. 7. cap. 14. 
tab. 16. 


Cet arbriffeau s'élève à la hauteur de huit pieds 
fur une tige tortueufe , de couleur brune , divifée 
en rameaux étalés & garnis de feuilles éparfes, 
pétiolées , oblongues, un peu aiguës, glabres à 
leurs deux faces , les unes entières, d’autres lâche- 
ment dentées. Les fleurs font monoiques, difpo- 
fees en chatons courts, latéraux, fliformes , cou- 
verts de petites écailles imbriquées, charnues, 
triangulaires , à une feule fleur, fans caïce ni 
corolle ; une étamine feflile , &, dans les fleurs 
mâles , deux ftigmates fubulis , divergens. Le 
fruit eff un drupe rougeâtre, arrondi, d’un demi- 
pouce & plus de diamètre , femblable au fruir du 
müûrier par les véficules fucculentes qu’il offre à 
l'extérieur : il a la faveur d’une ceriie aigre ; il 
contient un noyau prefqu'ovale, lacuneux, à deux 
loges, dans lequ:1 fe trouvent deux ainandes ova- 
les , comprimées. 


Cet arbriffeau croît dans la Cochinchine. On le 
cultive en Chine. B  Deftripr. ex Lour. ) 
O 002 


476 A SG 


Les fruits de cet arbriffeau font très-eftimés 
en Chine. On les mange crus lorfqu'ils font mûrs, 
ou bien, lorfqu’ils font encore verts, les Chinois 
les font cuire avec le poiffon dont ils fe nourrif- 
fent , pour lui fervir d'aflaifonnement. Les Co- 
chinchinois les font fermenter comme nous fai- 
fons pour le raïfin ; ils fe procurent par ce moyen 
une liqueur vineufe, d’un goût agréable. 


ASCHIL ox ALACHIL. C’eft le nom que les 
Arabes donnent à la fcille maritime ( fcil/a mari- 
zima Linn.). 


ASCIUM. Ce nom générique a été fubftitué 
par plufieurs auteurs à celui de norantea , confacré 
par Aubl2t pour un genre de plantes de la Guiane. 
(Voyez NORANTEA, Suppl.) 


ASCLÉPIADE. Aféfepias. 


$- ASCLÉPIADE de Syrie. Afclepias fyriaca. Linn. 
— Lam. Il. Gen. tab. 175. fig. 3. 


$-* ASCLEPIADE à feuilles obtufes. A/clepias 
obtufifolia, Mich. 


Afclepias foliis amplexicaulibus, oblongis , rotun- 
dato-obtufis , nudatis ; umbellä terminali, longiüs 
pedunculatä, glabrä; corniculis exfercis, Mich. Flor. 
boreal. Amer. 1. pag. 115$. : 


Ses tiges font parnies de feuilles oppofées, 
fefiles , amplexicaules, oblongues, arrondies & 
obtufes à leur fommet , ondulées à leur contour. 
Les fleurs font difpofées en une ombelle termi- 
nale , longuement pédonculée , contenant un aflez 
grand nombre de fleurs. Les corolles font glabres ; 
les cornets faillans. 


Cette plante croit à la Virginie & dans la Ca- 
soline. ( Mich.) 


$.*# ASCLÉPIADE amplexicaule. Afc/epias am- 
plexicaulis. Mich. < 


Aftlepias glabra, caulibus decumhentibus , fimpli- 
cibus ; fois cordatis, amplexicaulibus ; cornicalis 
deliteftencibus , compreffo-ligularis. Mich. Flor. bor. 
Amer. 1. pag. 115. 


8.? Afclepias (humiftrata }, fo/ris feffilibus , cor- 
daris | oppofitis ;ÿ caule profirato, umbellis axillari- 


bus. Walch. Flor. carol. pag. 105. 


Cette plante eft glabre fur toutes fes parties, 
:& même d’une couleur un peu glauque. Ses tig:s 
!font fimples, tombanres ou couchées, garnies 
‘de feuilles oppofées, fefiles, amplexicaules, en 
cœur, traverf<es par des veines purpurines. Les 
fleurs font difpofées , au fommet des tiges, en 
ombelles axillaires. La corolle eft verdâtre ; les 
cornets cachés, comprimés & en languette. La 


AS 1C 


plante £, encore peu connue, ne paroît être 
qu’une variété de cette efpèce. 


Cetre plante croit dans les pâturages arides & 
fablonneux , aux environs de Ja ville de Savannah, 
à la Nouvelle-Géorgie & dans la Caroline. 


G.* ASCLÉPIADE hybride. Afclepias hybrida. 
Mich. 


Aftlepias caule fimpliciffimo , fubtomentofo ; foliis 
petiolatis, ovalibus , pusefcentibus ; umbellis aphkyl- 
lis, terminalibus. Mich. Flor. boreal. Amer. 1. 
pag: TI: 

Afclepias variegata. Wakh. Flor. carolin. Nor 


Linn. 


Ses tiges font très-fimples , lézérement tomen- 
teufes , garnies de feuiiles oppofées , périolées , 
ovales, à peine pubefcentes, très-entières. L£s 
ombelles font terminales, point axiilaires ; la co- 
rolle de couleur purpurine, blanchatre à fon 
limbe & fur Le bord des eornets. 


Cette plante croît à la Caroline. (Mick. ) 


10.*X ASCLÉPIADE à fleurs laineufes. Afclepras 
laniflora. Vahl. 


Afclepias foliis planis, lineari-lanceolatis ; caule 
fruticofo ; umbellis lateralibus, folitariis ; corotlis 


hirfutis. Vabhl, Symbol. 1. pag. 23. tab. 7. 


Afclepias (laniflora ), foliis planis , lineari-lan- 
ceolatis. Forskh. Flor. ægypt.-arab. pag. $1. 


Ses tiges font ligneufes, garnies de feuilles 
oppofées , planes, linéaires-lancéolées, luifanres, 
glabres à leurs deux faces, très-entières; les fleurs 
ditpofées en ombelles folitaires , axillaires & lare- 
rales ; les corolles velues en dedans. Le fruit con- 
fifte en deux follicules fliées, un peu ridées, 
mais point enflées ni hifpides, Il découle de cetre 
plante un fuc très-abondant, que les Arabes em- 
ploient contre la rage en le mélant avec du beurre, 
d’après Forskhal. 


Cette plante croit dans l’Arabie heureufe. B 


11.* A6CLEPIADE mignone. Afclepias pulchra. 
Erhr. 


Aftlepias foliis lanceolaris, fubtùs pubefcentibus ; 
caule fupernè divifo ; umbellis ereëtis, geminis. Willd. 
Spec. Plant. 1. pag. 1267. — Erhr. 


Cette plante eft très rapprochée de l’afclepias 
incarnata ; elle en diffère par fes tiges, pubef. 
centes à Jeur partie fupérieure , rameufes feule- 
ment vers leur fommet. Ses feuilles font plus 
courtes , un peu plus larges, pubefcentes à leur 
face inférieure. Les fleurs font difpofées en om- 
belles terminales, droites & géminces. 


A S € 


Cette plante croit dans l'Amérique feptentrio- 
nale. + 


11.** ASCLÉPIADE à tige grêle. Afclepias de- 
bilis. Mich. 


Afilepias glaberrima , caule debili, ereëto , fim- 
plici ; foliis petiolatis , ovali-lanceolatis , utrinquè 
acutis , membranaceis ; pedicellis capillaribus. Mich. 
Flor. boreal. Amér. 1. pag. 116. 


Ses tiges font très-fimples, un peu fifluleufes, 
‘droites, foibles , cylindriques, très-glabres , par- 
nies de feuilles oppofées, pétiolées , lancéolées 
ou ovales-lancéolées, membraneules , très-entie- 
res, aiguës, prefqu'acuminées à leur fommet, 
rénécies a leur bale, glabres à leurs deux faces. 
Les fleurs font entirement blanches, difpofées 
en ombelles axillaires & terminales, aflez nom:- 
breufes, foutenues par des pédicelles glabres, 
prefque capillaires. 


Cette plante croît dans la Caroline, aux lieux 
humides & ombragés. ( W. f. Comm. Loft.) 


12.* ASCLÉPIADE à feuilles de citronier. 4f- 
clepias citrifolia. Jacq. 


Afclepias foliis ovatis, undulatis, fubrùs difcolo- 
ribus, pubefcentibus; umhellà terminali; caule ereëto, 


fimplici. Wild. Spec. Plant, 1. pag. 1268. 


Af£lepias foliis cvato-lanceolatis , acutis , repando- 
undülatis, fubiès glaucis & minutèm pilofiufeulis , fir- 
mis ; caule ereéto , umbellé hemifpharica. Jacq. Icon. 
Rar. 2. tab. 343, & Coileét. 2. pag. 290. 


Ses riges font dreites , herbacées, très-fimples, 
garnies de feuilles oppolées , ovales-lancéolées , 
affcz femblables à ceiles du citronier , finuées & 
ondulées à leur contour, aiguës à leur fommet, 
aflez fermes, vertes & glabres en deflus, glauques 
& pubefcentes ou légérement pileufes en delious. 
Les fleurs fonc difpofées en ombelle terminale, 
hémitphérique. 


Cette plante croit dans l'Amérique. x 


14. ASCLE?IADE dompte-venin. Afclepias vin- 
cetoxicum. Linn. — Lam. lil, tab. 175. fig. 1. 


Cynanchum vincetoxicum. Perf. Synopf. Plant. 1. 
pag. 274. 
Vincetoxicum officinale. Moench. Meth. p. 317. 


M. Perfoon regarde cette plante comme de- 
vant appartenir aux cynanchum , ainfi que l’afcle- 
pias nigra, & même former un g-nre particu- 
lier , leurs appendices n’érant point des cornets, 
comme dans les autres efpèces, mais des tuber- 
cules aflez durs. 


16.* ASCLÉPIADE des Indes. Aftlepias alexi- 
caca, 


ASC 477 


Afélerias caule volubili, foliis inférioribus cor- 
datis , fuperioribus ovatis ; umbellis [éfilibus. Jacq. 
Colleét. 2. pag. 101. — Willden. Spec. Plant. 1. 
pag. 1270. 


Nantjera patffa. Rheed. Hort. Malab. 9. pag. 21. 
tab. 13. 


Cette efpèce , fur laquelle il nous refte quel- 
ques dérails plus étendus à defirer, s'elève fur une 
tige grimpante , herbacée, garnie de fruilles op- 
pofées ; les inférieures échancrées en cœur ; les 
fupérieures ovales , entières. Les fleurs font dif- 
pofées en ombeiles fefhiles. Elle croit à lie de 
Ceilan, % 


16.*  ASCLÉPIADE fétide. Afclepias fætida. 
Cavan. 


Aftlepias caule tereti-volaubili ; floribus racemofis 
(umbellis proliferis Wild. ) ; foiis oppofitis , cor- 
datis | acuminatis. -Cavan. Icon. Rar. 2. pag. 4f. 
tab. 158. — Willd. Spec. Plant. 1. pag. 1269. 


Ses tiges font lisgneufes , cylindriques , génicu- 
lées; les rameaux altern:s ; les feuilles oppofées, 
étiolées, échancrées en cœur, ovales, aiguës, 
vertes en deffus, glauques en deffous; les pétioles 
arqués, cylindriques, un peu plus courts que les 
feuiiles. Les fleurs font difpofées en grappes laté- 
rales , folitaires , femblables à des ombziles pro- 
liféres ; elles répandent une odeur féride. Leur 
calice eft petit, à cinq découpures aiguës & rou- 
geâtres ; la corolle d’un vert-jaunâ’r2, à cinq dé- 
coupures linéaires , refléchies; les cornets droits 
& blanchâtres. 


Cette plante croit au Mexique; elle eft cultivée 
dans le Jardin royal à Madrid. % ( Deferipe. ex 


Cavan. ) 


16.** ASCLÉPIADE ofier. Afcepias viminalis, 
Swartz. 


Afclepias caule fiffrutefcente , volubili, filiformi ; 
foliis oppofitis » larceolaris, glabris ÿ umiellis late 
ralibus , mulrifloris. Swartz , Prodr. ÿ3, & Flor. 
Ind. occid. 1. pag. 539. 

Afclepias funiculacea , latè feandens ; foliis rario- 
ribus, cordato-lanceolatis; florious umbellaris. Brown, 


Jam. 184. 


Apocynum fruticofum , fcandens , genifla hifpanice 
facie ; floribus laëteis , odoratis. Sloan , Jam. 89. 


Hift. 1. pag. 207. cab. 131. fig. 1. 


Apocynum fcandens, foliis lauri ; flore albo , um- 
bellato. Plum. 20. Icon. 27. fig. 2.2 


Ses tiges font très-longues , f'iformes, prefque 
ligneufes , grimpantes, cylindriques; fes rameaux 
glabres, axillaires , garnis de feuilles oppofées, 
péuiolées, lâncéolées', aiguës , étalées , un peu 
élargies , veinées, glabres à leurs deux faces, Les 


4538 ASC 


fleurs font ptites, difpofées en ombelles pédon- 
culées, compofées de dix à douze fleurs. Le calice 
eft à cinq petites folioles aiguës, perfiffantes ; la 
corolle blanche, partagée, jufqu'à {a bafe, en cinq 
découpures Gvales, aiguës, citiées à leurs bords, 
d’un blanc de neige en dedans; cinq appendices 
ovales , ceniques, très-blancs, point creufés en 
cornet. Le fruit confiite en deux follieul:s oblon- 
gues, acuminées, étalées, comprimées à l<ur 
bafe , ventrues , couvertes d’un duvet blanchätre, 
contenant des femnences aigrettées. 


Cette plante croît le long des rutffeaux , à la 
Jamaique, dans les lieux arides & fiblonneux. % 
(€ Defcripr. ex Swartz.) 


17. ASCLÉPIADE à feuiiles de faule. Afc/epias 
fruticofa. Linn. — Lam. lil. Gen. tab. 175. hg. 2. 

17.* ASCLEPIADE à feuilles de laurier. Aftlepias 
laurifolia. Mich. 


Afelépias caule eredo ; foliis fubfeffilibus ; ovali- 
lanceolatis , fensim anguftatis , acuriffimis , glabris, 
margine afperiufculis. Mich. Fior. Loreal. Ainer. 1. 
pag. 117. 

Cette plante a le port de l’afc/epias amæna. Ses 
tiges font droites , glabres , cylindriques , quel- 
quefois rameufes à leur partie fupéricure, & légé- 
rement pubefcentes. Ses feuilles font oppolées, 
prefque fefiles , ovales-lancéolées , infenfiblement 
rétrécies &e trés-aiguës à leur fomimet, glibres à 
leurs deux faces, un peu rudes à leurs bords ; celles 
du haut plus étroites, lancéolées. La corolle eft 
purpurine , verdatre en deflous; les cornets de 
couleur pourpre. 


Cette plante croît dans la Nouvelle-G<orgie, 
le long du fleuve Althamaha. ( Defcripe. ex Mich.) 


17.** ASCLÉPIADE à feuilles rares. Afclepias 
paupercula. Mich. 


Afclepias caule ercéiufculo » glabro ÿ foliïs raris 
lincaribus , longiffimis ; umbellis terminalibus ; pau- 
ciforis. 

Aftlepias (Tanceolata), foliis linezribus ; caule 
ercäo, Levi; umbellis terminalious. Walth. Fior. 
carol. pag. 105. 

Elle n’elt peut-être, d’après Michaux, qu’une 
variété de la précédente. Ses tiges font glabres, 
redreflées, très-peu garnies de feuilles, nues à 
leur partie fuperieure. Les feuilles font oppotées, 
fort longues, linéaires, prefque glabres; les fleurs 
difpofees en ombelles terminales , peu garnies ; la 
corolle rouge âtre ; les cornets jaunes. 


Cetre plante croit parmi les pâturages humices, 
dans la Bafle-Carohve. ( Mich.) 


18.4 ASCLÉPIADE de la Daourie. 4/c/epias da- 
Surica. Willd. 


ASE 


Afclepius foliis linearibus , fubulacis, pilofo-cilia- 
Lis, oppofitis ; umbellis pedunculutis, axillarious ; 


calicibus pilofis. Willd. Spec. Plant. 1. pag. 1272. 


Cette efpèce fe rapproche beaucoup de l’a/cle- 
Pas fibirica ; elle en diffère par fes feuilles bezu- 
coup plus courtes 8 plus étroires, linéaires, fu- 
bulées , pileufes, ciliées à leurs bords, oppolées. 
Les fleurs font de la grandeur de celles de afcte- 
pras fyriaca ; elles font difpoiees en ombelles axil- 
laires, pédonculées. 


Cette plante croît dans la Daourie. 2% ( Deftrip. 
ex Will.) 


18.** ASCLÉPIADE foveufe. Afc/epias ferofu. 
Val. ; 


Afclepias foliis linearibus ; revolutis, oppoficis ; 


caule fruricofo, Vah}, Symbol. 1. pag. 23. tab. 8. 


Afclepias (fetofa}), folits margine revolutis. 


Forskh. Flor. ægypt.-arab. pag. sr. 


S2s tiges fonc droites, ligneufes , garnies de 
feuilles oppofées , linéaires, roulées à leurs bords ; 
les fleurs difpofées en ombelles latérales & rermi- 
rales ; les cor:lles vertes ; les follicules renflées, 
couvertes de poils foyeux. 


Cette plante croit dans l'Arabie heureufe. B 


19.* ASCLÉPIADE du Mexique. Afc/epias mexi- 


cana. Cavan. 
) 


Afilepias fohis verticillaris, fenis, lanceolatis ; 
floribus umbellatis. Cavan. Icon. Rar. 1. pag. 42. 
tab. 58. 


Elle diffère de l’aftlepias verticillata, parriculié- 
rement par {s feuilles plus larges , au nombre de 
fix à chaque verticille. Ses tiges font droites, gla- 
bres , cylindriques , hautes d’un pie d & demi, ten- 
dres , herbacées, un peu anguleufes ; les fouilles 
prefque fefiles, étroites, linéaires-lancéolées, 
vertes, glabies à leurs deux faces, aiguës à leur 
fommet, rétrécies en pétiole à leur bafe ÿ les fupé- 
rieures un peu plus étroites. Les fleurs font blan- 
ches, beaucoup plus grandes que celles de l'efpèce 
précédente, difpofées en ombelles pédonculées à 
l'extrémité des tiges, accompagnées à leur bafe 
d'un involucre de folioles courtes, lancéolées, 
recourbées ; la corolle à cinq découpures ovales, 
acuminées , téfléchies ; cinq cornets à peine fail- 
lans ; deux follicules oblongu:s, acuminées , ven- 
trues , triées, à une loge, à une feule valve, 
longues de deux pouces. 


Cette plarte croît au Mexique. On la cultive au 
Jardin des Plantes de Paris. 2 (W. w.) 

20.* ASCLÉPIADE linéaire, Aft/epias liraria. 
Cavan. 


Afclepias foliis fparfis, fubulatis , canaliculauis ; 


A 5 € 


umbellis lateralibus | multiforis. Cavan. Icon. Rar. 
I. pag. 42. tab. 57. 

Afclepias foliis alternis , lineari-fubulatis ; um- 
bellis pedunculatis , nutancibus. Wild, Spec. Plant. 
1. pag. 1273. 

Ses tiges font droites, un peu rameufes ; Îes 
rameaux glabres , durs, cylindriques , raboteux , 
d’un vert-cendré, garnis de feuiiles éparfes, fef- 
files, étroites, lineaires-fubulées, un peu canali- 
culées, glabres à leurs deux faces, aiguës , tres- 
rapprochées. Les fleurs font d’un blanc-verdatre, 
difpoiées en ombelles latérales, pédonculées, in- 
clinées, munies d’un involucre de folioles aiguës. 


Cette plante eft cultivée au Jardin des Plantes 
de Paris. On ignore fon lieu natal. % (#7. v.) 


21.* ASCLÉPIADE à longues feuilles. Afc/epias 
longijolia. Mich. 

Afclepias caule decumbente , foliifque fparffs, pra- 
longo-linearibus , pubefcentibus. Mich. Flor. boreal. 
Amer. 1. pag. 116. 


Cette efpèce paroît appartenir à l’afc/epias incar- 
nata de Walrhérius ; elle eft remarquable par fes 
longues feuilles étreites, linéaires, un peu ob- 
tufes, feñiles, à peine légérement pubefcentes , 
éparfes, quelquefois rapprochées preiqu’en verti- 
cille où oppolées. Les tiges font couchees, herba- 
cées, fiées , cylindriques, un peu anguleufes à 
leur partie fapérieure, à peine pubefcentes , ver- 
dârres. Les ombelles font axillaires, terminales, 
pédorculées ; les appendices de la corolle plus 
courts que l:s organes fexuels. 


Cette plante croit dans les forêts, à la Nou- 
velle-Géorgie. ( W. f. Comm. Bofc.) 


Efnëces moins connues. 


* Afclerias (mucronata), foliis oblongis , mu- 
cronauts, glabris ;ÿ umbeliis axillaribus. Thunberg, 
Frodr. 47. 

Ses feuilles font glabres, cblongues, mucro- 
nées à leur fommet; fes fleurs difpofées en cm- 
belles axillaires. Elle croit au Cap de Bonne-Efpé- 
rance. 


* Afilepias (parx ilora), foliis lanceolatis , acu- 
minatis , glabris , oppofitis, bafi attenuatis ; caule 
fruticofo , ereëto ; umbellis lateralibus , folitariis. 
Aiton , Hort. Kew. 1. pag. 307. 


Ses tiges font droites & ligneufes ; fes feuilles 
glabres, oppofées , lancéolées , acuminées , rétié- 
cies à leur bafe ; les fleurs petites, difpofées en 
ombelles folitaires & latérales. Elle croit dans la 
Floride & la Caroline. D 


* Aftlepias (convolvulacea), foliis fubrotundo- 


S 


ASC 479 


cordatis , acuminatis ; caule votubiti, umbellis pro- 
liferis. Willd. Spec. Plant. 1. pag. 1269. 


Certe plante , que Willdencw n’a vue qu’incom- 
piète , rellemble , d'après cet auteur, à l'aftlepies 
fœtida, n°. 16* ; elle en diffère par fes feuiles 
en cœur, un peu arrondies ; les deux lobes de ii 
bafe écartés ; le pédoncule commun plus long que 
les feuilles, velu , ainfi que les tiges. Elie croit 
en Guinée. % 

* Afilepias (filiformis ), caule ereo , foliis f'i- 
formibus ; umbellis lateralibus , elongato-pedancula- 
sis. Linn. £. Suppl. pag. 169. 

Afclepias foliis lineari-filiformibus ; umbellis late- 
ralibus , pedunculatis ; caule ercéto. ‘Ehuub. Prodr. 
47: 

D'après Linné fils, cette plante ne diffère que 
par le caractère de les fleurs de l'apocynumfiliforme 
& du cyranchum filiforme. Ces trois plantes fe ret- 
femblent au premier afpe&, du moins quant à la 
forme de leurs feuilles. Celle-ci croit au Cap de 
Bonne-Efpérance. 


* Afclepias (Fufca) , caule repente, foliis cor- 
dato - lanceolatis ; umbellis axillaribus , geminis. 
Lour. Flor. cochin. 1. pag. 211. 


Cette efpèce paroît très-voifine de l’a/élepras 
rigra , fi toutefois elle n'en eft pas une variété. Ses 
tiges font grêles, herbacées, grimpantes, nom- 
breufes , radicantes à leur partie inférieure , très- 
rameufes vers leur fommet, garnies de fuilles en 
cœur , lancéolées, pétiolées, affez petites. Les 
fleurs font d'un pourpre-foncé ; les ombelles axil- 
laires, deux à deux ; la corolle petire, fans cor- 
nets ; cinq appendices auriculés. Le fruit confifte 
en deux follicules petites , fubulées, ventrues en 
dehors, planes en dedans; les femernices ovales, 
courbées , aigrettées. 


Cette plante croît à la Cochinchine, fur les 
vieux murs & parmi les décombres. (Lour.) 


ASCOBOLE. Afcobolus. Ce genre, d’abord 
réuni aux pégiges par Bulliard , en a été féparé avec 
afiez de raifon par M. Perfoon, à caufe des pe- 
rites capfules libres & faillantes dont la furface 
fupérieure eft parfemée. Les autres caraëtères lui 
font communs avec les pézizes. Au relte, ce genre 
fe réduic à un très-petit nombre d’efpèces ; elles 
font routes charnues, hémifphériques , granuleu- 
fes, prefqu’en forme de cupule. : 


ESPÈCES. 
1. ASCOBOLE farineufe. Afcobolus furfuraceus. 


Perf. 


Afeobolus gregarius , fuvconcavus , fifeus aut vi- 
refcens , externe furfuraceus. Perf. Obf. Mycol. 1. 
pag. 33. tab. 4. fig. 3. 4 &c 6. 


480 À Se 


Peziza ftercoraria. Bull. Champ. pag. 256. tab. 
376: — Sowerb. Fung. tab. 18. — Lam. Il. tab. 
586. fig. 3. 


a. Afcobolus luteus. Buil. 1. c. fig. 1. 
B. Afcobolus violaceus. Bull. 1. c. tab. 438. fig. 4. 


Ce petit champignon eft prefoue feffile , charnu 
i Si 3 ) 

fragile , en forme de coupe , un peu plus grand 

NE Neue der OT 
qu'une lentille, granuleux, blanchâtre & comme 
farineux à fa face inférieure , de couleur jaune ou 
violette à fa face fupérieure, qui eft en même tems 
concave, patfemée de capfules fous la forme de 
grains noirs. Cette efpèce ne fe trouve que fur la 
fiente des bêtes de fomme. 


2. ASCOBOLE couleur de chair. A/fcobo!us car- 
neus. Perf. 


Afecholus glaber, colore carneo. Perf. Synopf. 
pig. 676. 


Elle eft partout d’une couleur de chair claire, 
glabre à fa fuperficie , plane & à peine bordée. 
Elle croit dans les forêts, fur la fiente des ani- 
maux , comme la précédente; elle eit rare, d’après 
M. Perfoon. 


3. ASCOROLE glabre. Afcobolus glaber. Perf. 


Afcobolus minutus ; congéfhus , glaber, nitens, 
fubconvexus, fpadiceus. Perf. Obf. Mycol. 1. p. 34. 
tab. 4. fig. 3. B, & fig. 7. À. B. C, & Synopf. 
G77. 

Elle croit en automne fur la fente de vache , où 
elle eft affez commune ; elle eft fort petite, ramaf 
fée par group?s, très-glabre , d’un jaune clair. Sa 
forme varie felon fes ages; d’abord cylindrique , 
prefque conique, puis un peu comp'imée, con- 
vexe. J 


4: ASCOBOLE enchaffé. Afcobolus immerfus. 
Perf. 

Afcobolus fparfus, immerfus , irregularis , Jub- 
conicus , extérnè fubfurfuraceus. Perf. Obf. Mycol. 


pag. 35: tab. 4. fig. 7. D.'E 


7° 


Cette efpèce eft prefqu’entiérement enfoncée 
dans le fumier ; elle n’a de faillint que fes capfules. 
Les femences qu'elles renferment , vues à la loupe, 
font anguleufes , noiratres , plongées dans une hu- 
meur aqueufe. Sa forme elt irrégulière , prefque 
conique; fa furface un peu farineufe. 


ASCOPHORE vivace. Afcophora perennis. 
Perf 
© Afcophora alba, perfiflens. Perf. Synopf. p. 685. 


Afcophora ovalis. Todde, Fung. Meckl. 1. pag. 
15, & ind. Schrift. d. Gefell. Naturf. fr. in Berl. 
vol. 3. pag. 247. tab. 4. fig. 4 & 6. Sub aftidio. 


A SE 


Cette plante, de la famille des champignons & 
de la divifion des gymnocarpes de Perfoon, confli- 
tue à elle feule un genre à part, qui fe rapproche 
des flilbum , & qui en diffère par la petite tête vide 
& enflée qui termine un pédicule fliforme. 


L'efpèce dont il eft ici queftion eft d’un blanc- 
éclatant; elle reffemble aff:z bien aux étamines 
des autrés plantes. Son pédicule eft plus fin qu’un 
cheveu , long prefque d’un pouce, terminé par 
une petite tête ovale , obtufe, vide & enflée , de 
la groffeur d’use petite tête d’épingle. 


Cette plante croît en automne, à l'extrémité 
des rameaux , par petits groupes épars. Je l'ai 
trouvée au Jardin des Plantes, à l'extrémité des 
feuilles de pin; elle fe conferve très-long-tems, 
malgré fon extrême finefle & fa délicareffe. 


ASCYRE. Afcyrum. Le genre que Tournefort 
avoit établi fous ce nom, il ie diftinguait des mil- 
lepertuis (hypericum ) par les fligmares & les loges 
des capfules au nombre de cinq au lieu de trois. 
M. de Lamarck, dans fes Iuffrations des Genres , 
tab. 612, a rétabli le genre de Tournefort, & 
a donné le nom d’Aypericoides , tab. 644, à celui 
qui, dans Linné , porte le nom d’afcyrum, qui n’é- 
toit point celui de Tournéfort , Linné ayant éga- 
lement rangé parmi fes Aypericum les efpèces pour- 
vues de capfules à trois ou à cinq loges. 


I eft donc effentiel de remarquer que le genre 
dont il s’agit ici eft celui de Linné , & qu'il ré- 
pond aux hÿpericoides des Illuffrations , facile à 
diftinguer par Les corolles à quatre pétales & par les 
calices à quatre divifions perfiffantes , les deux inré- 
rieures beaucoup plus grandes. 


ESPÈCES. 


1. ASCYRE croix de Saint-André. Afcyrum crux 
Andrea. Linn. 


Hypericoides. Lam. Il. Gen. tab. 944. fig. 2. ex 


art. 


2. ASCYRE perforé. A/cyrum hypericoides. Linn. 
—- Lam. ll. tab. 644. fig. 1. 


4. ASCYRE à tiges nombreufes. Afcyrum mulri- 
caule. Mich. 


Aftyrum mulricaule , ercétiufeulum , foliis fublan- 
ceolato-oblongis ; floribus fubfejfilibus, drgynis. Mich. 
Flor. boreal. Amer. 2. pag. 77. 

Afeyrum (multicaule), foZis oblongis, ramis- 
ancipitibus , corÿmbo terminrali. Wilid. Spec. Plant. - 
3- pag. 1473: 

Cette efpèce à beaucoup de rapport avec Paf- 
cyram hyperico:des. Elle en diffère par fon port, par 
la difpofition de fes fleurs. Il s'élève des mêmes 
racines pluficurs tiges grêles, droites, rameufes ; 

les 


À S € 


les rameaux glabres, à deux angles ; les feuilles 
cppotes , fefiles, oblongues, glabres , obtufes 
à leur fomimnet, rétrécies à leur bafe ; les fleurs 
prefque fefhies , axillaires & folitaires au fommet ; 
les rameaux formant par leur enfemble une forte 
de corysbe ; l'ovaire furmonté de deux ftyles. » 


Cette plante croît dans l'Amérique feptentrio- 
nale, x 


s. ASCYRE amplexicaule. A/cyrum amplexicaule. 
Mich. 

Afeyrum caule ereëlo , fupernè dichotome panic:- 
laro ; folits amplxicaulibus, cordatis ; floribus eri- 


gynis. Mich. Flor. boreal. Amer. 2. pag. 77. 


S£s tiges font droites , dichoromes & paniculées 
à leur partie fupérieure , garnies de feuilles am- 
plexicaulés , en forme de cœur. Les fleurs renfer- 
ment crois ftyles. Elle croit dans la Floride. 


ASCYRE à tige bafle. Afcyrum pumilum. 
IC A. 


Afcyrum humillimum , foliis parvulis , ovalibus , 
obrufrs ; podicellis longis , reflexis ; floribus mono feu 
digynis. Mich. Flor. boreal. Amer. 2. pag. 77. 


Certe efpèce a des tiges très-baffes, garnies de 
feuilles fort petites , ovales, obtufes; les pédi- 
celles alongés & réfléchis ; les ovaires furmontés 
d’un ou de deux ftyles. Elle croît dans la Nouvelle- 
Géorgie. ; 


7. ASCYRE enveloppé. Afcyrum involutum. 
Labill. 


Afcyrum petalis quinis, involutis; foliis ovato- 
oblongis ; caule tetragono , paniculä dichotomä. La- 


bill. Nov. Holland. 1. pag. 32. tab. 174. 


Ses tiges font légérement ligneufes , à tiges 
baffes , redreflées , afcendentes, tétragones , gar- 
nies de feuilles à demi amplexicaules , oppofées, 
ovales-oblongues ou elliptiques, à points tranfpa- 
rens. Les flzurs font folitaires, terminales, ou pa- 
niculées par dichotomies ; les découpures du calice 
égales, ovales-lancéoléss ; les pétales oblongs, 
perfiitans long-rems avec le fruit; les filamens au 
nombre de quinze à vingt, à peine fafciculés, 
réunis à leur bafe , inférés fous le piftil; les an- 
thères orbiculaires, à deux valves. L’ovaire eft 
ovale, oblong, libre, furmonté de trois ftyles 
courts, rapprochés entr'eux à leur bafe; les ftig- 
mates réfléchis , obtus. Le fruit eft une capfule 
ovale , oblongue, à une loge , à trois valves. 


Cette plante croit au cap Van-Diémen. B La- 
billard. 


8. Ascyre couché. Aféyrum humifufum. Labill. 
Botanique. Supplément. Tome 1. 


À ISA 481 


Afeyrum petalis quinis ; flaminibas denartis, fo- 
liis obovatis ; caulibus tetragonis ; proftratis. Labiil. 


Nov. Holl. pag. 33. tab. 175. 


Petite plante , dont les tiges gréles font éren- 
dues fur la têrre , glabres , tetragones , garnies de 
feuilles cppofées , en ovale renverfé, fefiles, un 
peu crénelées ou entières, traverfces de points 
traofparens. Les fleurs font axillaires & terimina- 
les, pélonculées ; les découpures du calice égales, 
prefqu'a:fh longues que la corolle ; les petales 
ovalés, oblongs. Les autres parties de la fruétifi- 
cation cornme dans l’efpèce précédente. 


Cette plante croît au cap Van-Diémen. (Labill.) 


* Afcyrum (flans) , caule ereëlo , infernè fëmplici, 
ancipite; foliis oblongo-ovalibus ; floribus breviter 
pedicellatis, trigyris. Mich. Flor. boreal. Amer. 2. 
pag. 77. 

An afeyrum hypericoides? W alth. Flor. carol. 


Cette plante paroït être la même que l’Ayperi- 
cum tetrapetalum Eam. n°. 22, d’après Willdencw. 
Ses feuilles font oblongues , obtufes , arrondies à 
leur bafe, de la longueur des entre nœuds ; les 
pédoncules axiilaires, plus longs que les feuilles, 
foutenant d’une à trois fleurs. Elle croit dans FA: 
mérique feptentrionale. b 


ASCYRUM. (Voyez ASCYRE.) 


ASEROËÉ rouge. Aferoe rubra. Labill. Nov. 
Hoil. 2. pag. 124, & Voyag. de Lapeyr. vol. 1. p. 
145. tab. 12. 


M. de Labillardière à décrit fous ce nom un 
champignon pour lequel 1l a établi un genre par- 
ticulier, & dont il diftingue le caractère eflentiel 
par : 


Un volva gélatineux , ftrié, prefque globuleux ; ur 
pédicule cylindrique & fiffuleux , s'ouvrant à fon fom- 
met en plufieurs rayons éta!és & bifides. 


Ses racines font fongueufes , tubéreufes ; elles 
produifent plufieurs fibres fimples, alongées. Le 
volva eft charnu , prefque globuleux, blanchitre, 
prefque tranfparent, marqué de fept ftries tant en 
dedans qu’en dehors, percé à fon fommet. Le 
pédicule eft cylindrique , beaucoup plus long que 
le volva , de couleur pourpre, fiftuleux , ouvert à 
fon fommet , couronné par fept rayons étalés, 
bifides, de couleur pourpre , jaunâtres en deflus. 


Ce champignon croit fur la terre , parmi les 
mouffes , au cap Van-Diémen. ( Defcr. ex Labill. ) 


ASJOGAN. Roxburg ( Afiat. Ref. 4. pag. 355.) 
a fait de cette plante, jufqu'alors peu connue ,un 
genre particulier fous le nom d’ionr/iz, & auquel 
il donne pour caraétère effentiel : un calice à deux 


| folioles ; une corolle infundibuliforme; le tube 


Ppp 


482 ASP 


charnu , fermé; le limbe à quatre lobes ; un appen- : 


dice en forme d’anneau , inféré à l’orifice du tube 
de la corolle , qui fupporte fept étamines ; un 
ovaire pédicellé, auquel fuccède une goufle en 
forme de fabre, contenant de quatre à huit fe- 
mences. Ces caractères annoncent les rapports de 
ce genre avec la famille des jézumineufss, & fon 
affinité avec les palovea & les bauhinia. 


ASMENI. C’eft, d'après Dalechamp , le nom 
que donnent les Arabes à l'iris commune. 


ASMONICH : nom péruvien d’un quinquina, 
le cinchona rofca. Ruiz & Pav. Flor. peruv. 2. 
pag. f4. tab. 199. 


ASOUATOU : nom brame du sffela du Malabar. 
(Rheed. Hort. Malab. 3. tab. 63.) C’eft une ef- 
pèce de figuier , ficus indica Linn. 


ASPALAT. Afpalathus. Ce genre a été confi- 
dérablement augmenté par les efpèces que Thun- 
berg a mentionnées par une feule phrafe fpécifi- 
que dans fon Prodrome des Plantes du Cap de Bonne- 
Efpérance. Ces efpèces font trop peu connues pour 
que nous puiflions entreprendre de les ajouter à 
celles déjà décrites dans ce Diétionnaire. 


M. de Lamarck a fait graver dans les I/luffrarions 
des Genres , tab. 620 , les efpèces fuivantes : 


1. ASPALAT épineux. Afpalathus fpinofa, fig. 3. 


3. ASPALAT acuminé. Afpalathus acuminata , 
fig. 4. 
o 


4. ASPALAT hériffon. Afpalathus hifirix , fig. 1. 


6. ASPALAT à fleurs en têtes. Afpalathus capi- 
tata. fig. 2. 


Le même auteur a placé dans ce genre un Lors 
de Linné, n°. 26, & quelques anthyllides, n°5, 29, 
33: Quant à l'ASPALAT à bois noir, n°. 28 (af° 
palathus ebenus Linn.), voyez les obfervations à 
l'article ALDINE , Suppl. 


ASPALATHUS. (Voyez AsPALAT.) Ce nom, 
adopté par Lirné pour le genre que nous venons 
de décrire , a été employé par Diofcoride pour le 
cytife. On l’a donné aufh à quelques efpèces de 
Jpartium & à des arbrifleaux épineux dont Je bois 
odorant étoit employé dans les parfums, ainfi 
qu'au ligaum rhodium , que l’on reconnoît mainte- 
pant pour être une efpèce de liferon. 


ASPARAGUS. ( Voyez ASPERGE.) 
ASPERELLE. Afferella.TIl. Gen. vol. 1. p. 167. 


Schreber avoit d’abord defigné, fous le nom d'af- 
perella, le phalaris oryzoices Linn., différent de 


AS B 


ce genre par l’abfence des valves calicinales ; en- 
fuite, dans fon fupplément, ila fubftiruélui-même 
au nom afperella , celui de /erfa , adopté par plu- 
fieurs autres botaniftes qui ont réuni quelques au- 
tres efpèces à ce nouveau genre. M. de Lamarck, 
dans fes {{luffrations , a confervé la première plante 
fous le nom d’a/perella , auquel il n’atrribue que 
trois étamines, Ses valves, ciliées , comprimées, 
flriées, reffemblent un peu, en ce point , à celles 
du riz , qui a de même les fleurs paniculées : on a 
tiré fon nom fpécifique de cette reflemblance. 
( Voyez ALPISTE ,n°. 13 , & LEERSIA , Suppl.) 


ASPERGE. Afparagus. 


1. ASPERGE Commune. Afparagus officinalis. Linn, 
— Lam. Ill. tab, 249. 


4. ASPERGE crêpue. Afparagus crifpus. Lam. 


Afparagus (decumbens), cauleherbaceo , inermi, 
decumbente , ramofifimo ; ramis flexuofis ; foliis [eta- 
ceis ÿ pedunculis folitariis , terminalibus. Wiilden. 
Spec. Plant. 2. pag. 151. 


Afparagus (decumbens), herbaceus, inermis , 
decumbens , ramis fubreflexis, foliis fubfetaceis. Jacq. 
Hort. Schoenb. 1. pag. 71. tab. 97. 


$.* ASPERGE à grappes. A/paragus racemofus. 
Wild. 

Afparagus aculeis folitariis | ramis ffriatis ; foliis 
fafcicularis, lineari fubulatis , falcatis ; racemis mul- 
tifloris , axillaribus. Willd. Spec. Plant. 2. p. 152. 


Cette plante, fuivant Willdenow , rapprochée 
de l’afparagus falcatus, eft très-différente & bien 
reconnoiflable à fes feuilles dix fois plus courtes 
& quatre fois plus étroites , ramaffées par paquets, 
linéaires , fubulées , courbéesen faucille. Ses riges 
ligneufes fe divifent en rameaux ftriés. Ses fleurs 
font petites , difpofées en grappes axillaires , lon- 
gues d’un pouce & demi ; les pédoncules accom- 
pagnés, à leur bafe , de bractées oblongues, fort 
petites. 


Cette plante croît dans les Indes orientales. F 
(Defeript. ex Willd.) 


Ofervarions. Les efpèces fuivantes , mention- 
nées par Thunberg dans fon Prodrome des Plantes 
du Cap de Bonne-Efpérance, ont befoin d’une def- 
cripuion plus détaillée pour être mieux reconnues. 


* Afparagus (fexuofus), Aerbaceus , inermis , 
caule flexuofo , foliis lanceolatis. Thunb. Prodrom. 
pag. 66. 

* Afparagus (fcandens), herbaceus , inermis, 
volubilis, foliis lanceolatis ; falcatis. Thunberg, 
Prodr. 63. 


* Afparagus (fubulatus ) , frurefcens , inermis, 


A:S À 


ramis retroflexix, foliis tereti-fubulatis. Thunberg , 
Prodr, 66. 


* Afparagus (dependens ) , fruticofus | aculea- 
Fe , amis reflexts , foliis fubulatis. V'hunb. Prodr. 
6. 


* Afparagus (lanceus), aculeis folitariis ; foliis 
lanceolatis , fubfalcatis ; pedunculis axillaribus , fo- 


ditariis, Thunb. Prodr. 66. 


ASPERGILLE. Afpergillus. Genre de plantes de 
la famille des champignons, établi par Michel, 
confondu par Linné avec les mucor , & que 
M. Perfoon a compris dans fon genre monilia. 
( Voyez MonILIE, Suppl. , & ASPERGILLUS. Ill. 
Gen. tab. 890.) 


ASPERUGO. ( Voyez RAPETTE.) 
ASPERULA. (Voyez ASPÉRULE.) 
ASPÉRULE. Afperula. 


1. ASPÉRULE odorante. Afperula odorata. Linn. 
— Lam. Iil. tab. 61. — Curtis, Lond. Icon. 


1.* ASPERULE à fix feuilles. Afperula hexaphylla. 
Allioni. 


Afperula foliis fenis , rigidiufculis, glabris, levi- 
bus , linearibus ; floribus terminalibus , aggregatis , 
féfilibus , braëleas fuperantius. Decand. Synopf. 
pag: 298. n°. 3339. 

Afperula foliis fenis, linearibus ; floribus umbel- 
laris, terminalibus , fubfeffilibus. Allioni, Flor. ped. 
n°. 48. tab. 77. fig. 3. 


Ses tiges font grêles , tétragones, fimples ou 
rameufes , très-glabres, hautes de quatre à cinq 
pouces , garnies de feuilles étroites, linéaires , 
aiguës , un peu fermes, rudes à leurs bords, au 
nombre de fix à chaque verticille. Les fleurs for- 
ment une petite ombelle terminale , prefque fef- 
file , accompagnée de fix folioles plus courtes que 
les corolles : celles-ci font d’un blanc lavé de 
rofe ; leur tube long d’environ quatre lignes ; le 

® Jimbe divifé en quatre lobes aigus; le fruit glabre, 
ftrié, à deux femences ovales , oblongues. 


Cette plante croît fur les rochers , au deffus de 
Tende , dans le Piémont. # (VW. f.) 


2.* ASPÉRULE à feuilles rudes. A/perula hirta. 
Ram. 


Afperula foliis fenis, hirtis, acutis, internodio 
longioribus ; floribus términalibus , aggregatis, fefi- 
libus , braëteas fuperantibus. Ramond , Bull. philom. 
n°. 41. pag. 131. tab. 9. fig. 1. 2 & 3. — Decand. 
Synopf. pag. 298. n°. 3338. 


Il fort d’une racine forte & ligneufe un grand 


ASP 483 


nombre de tiges grêles, quadrangulaires, droites 
ou afcendantes , hautes de quatre à cinq pouces, 
garnies de feuilles nombreufes , plus lorigues que 
les entre-nœuds, linéaires, aiguës , fix à chaque 
verticille , heériflées de poils raides à leurs bords, 
& quelquefois fur leurs nervures. Les fleurs font 
fefiles , réunies en têtes terminales, blanches, 
légérement purpurines en dehors. Le fruit , d'a- 
près M. Ramond , eft formé par deux baies fèches, 
d'un pourpre-noir luifanr, divifees chacune en 
deux lobes à leur maturité. 


Cette plante croît fur les rochers, dans les 
Hautes-Pyrénées. x (#7. f.) 


2.*X AspÉRULE hériflée. Afperula hirfuta. Desf. 


Afperula foliis fenis, linearibus , acutis , denticu- 
latis , inferioribus hirfutis ; floribus aggregatis , ter- 
minalibus. Desf. Flor. atlant. 1. pag. 127. 


Rubeola lufitanica , afpera , floribus purpurifeenti- 
bus. Tourn. inft. R. Herb. 130. — Vaill. Herb. 


Cette efpèce a le port du galium uliginofum 
Linn. Ses tiges font droites, grêles , crès-lifies, 
rameufes, quadrangulaires , hautes d’un pied & 
plus , hériflées à leur partie inférieure , garnies de 
feuilles glauques , étroites , prefque linéaires, in- 
fenfiblement élargies vers leur fommer, acumi- 
nées , finement denticulées à leurs bords , fix à 
chaque verticille ; les inférieur:s hériflées de 
poils courts & roides ; les verticilles inférieurs 
beaucoup plus rapprochés que les fupérieurs. Les 
fleurs font réunies en une tête terminale. La co- 
rolle eft infundibuliforme , d’un rofe-pale , longue 
de quatre à cinq lignes ; le limbe divifé en quatre 
lobes ovoides ; les femences glabres. 


Cette plante croît fur les collines, aux environs 
d'Alger. (W. f. in herb. Desfont.) 


8. AsPÉRULE de la Calabre. Afperula calabrica. 
Linn. — Desf. Flor. atlant. 1. pag. 126. 


Rubeola cretica, fœtidiffima , fruteftens, myrti- 
foliä ; flore magno, fuave-rubente. Tourn. Coroil. 5. 


Thyrmelaa fupina , lignofior, cretica , ingrati ode- 
ris , major. Zan. Hit. 215$. tab. 166. 


Nerium oleafolio, viridi, fœtidiffimum ; incarnato 


flore. Hort. Cathol, Suppl. 3. — Vaill. Herb. 
Sherardia fœtidifima. Cyril. Char. 69. tab. 3. 
fig. 7. 
Afperula foliis oppofitis , lineari-lanceolatis ; caule 
fruticofo. Lhérit. Stirp. 65. tab. 32. 


Cette plante répand , lorfqu'on la broie , une 
odeur très-défagréable. Ses riges font ligneufes, 
couchées , rameufes , longues d’un à deux pieds ; 
les rameaux oppofés & cylindriques ; les feuilles 
glabres , oppofées , un peu épaitles , Enéaires-lan- 

Pipe 


484 ASP 


A SP 


céolées , rétrécies à leurs deux extrémités, pâles | & les pieds du fanglier femblent remplacer, dans 


en deflous; deux ftipules petites, ferrées contre 
la tige , aiguës. Les fleurs font droites , fefiles, 
terminales , réunies en corymbe au nombre de huit 
à douze ; la corolle couleur de rofe , longue d’un 
demi-pouce ; fon tube grêle ; fon limbe divifé en 
quatre lobes étalés, fouvent réfléchis , aigus; les 
étamines faillantes ; les anthères verfatiles. Le 
fruit confitte en deux baies adhérentes, grêles, à 
peine charnues, rougeâtres , à derni cylindriques ; 
autant de femences oblongues. 


Cette plante croît dans la Calabre. M. Desfon- 
taines l’a également recueillie fur le mont Atlas. 
D (PS. in herb. Desfont.) 


9. ASPÉRULE à courtes feuilles, Afperula brevi- 
folia. Vent. 


Afperula foliis quaternis , breviffimis , fuperioribus 
oppoficis ; caule decumbente ; foribus quadrifidis, axil. 
daribus , folirariis ; terminalibus fafciculatis. Vent. 


Hort. Celf. pag. & tab. 63. 


Cette efrèce a quelques rapports avec l'afpe- 
rula cynanchica ; elle s’en diflingue aifémentc par 
fes feuilles très-courtes , par la difpofñicion de fes 
fleurs, dont quelques-unes font axtllaires & foli- 
taires , les autres terminales, fafciculées ; par fon 
ftyle , divifé jufqu’à fa bafe. Ses tiges font glabres, 
ligneufes , tombantes, très-rameufes, géniculées; 
les rameaux redreflés; les feuilles linéaires, ai- 
gués , concaves , un peu rudes au toucher; les in- 
férieures au nombre de quatre à chaque verticille; 
les fupérieures oppofées, portant fouvent, dans 
leurs aiflelles, des rameaux avortés; les fleurs 
d'abord d’un jaune-verdâtre , puis d’un pourpre- 
foncé en vieilliffant ; le tube trois fois plus long 
que le calice; le limbe à quatre lobes ovales, 
obtus ; le fruit litfe, globuleux , d'un rouge-brun, 
comprenant deux femences recouvertes d’une 
membrane très mince. 


Cette plante croît fur les montagnes de la Ca- 
ramanie , où elle a été découverte par MM. Bru- 
guière & Olivier. 


ASPHODÈLE. Afphodelus. Le nom d'afphodile 
a été employé par Pline & par Diofcoride ; il 
vient du grec, & fignifie fceptre. 1! fut probable- 
ment donné à cette plante à caufe de la forme de 
fa tige & de la difpofition de fes fleurs. Les An- 
ciens plantoient l’afphodèle rameux auprès des 
tombeaux. Le vulgaire croyoit que les mânes des 
moits fe nourriffoient de fes racines. Les fangli-rs 
en font très-friands. En Barbarie, où cette plante 
eft très-commune , ainfi que ces animaux , J'ai vu 
la terre partout bouleverfée pour en arracher cet 
aliment. Ce boul=verfement la rend plus fertile, 
& facilite l’accroiflement de la végétation dans ces 
terrains durcis par la grande chaleur, & que les 
pluies rares ne peuvent amollir nidivifer.Le grouin 


ces plaines défertes , la bêche & le hoyau. 
ESPÈCES. 


2. ASPHODÈLE de Crète. Afphodelus creticus. 
Linn. 


Afphodelus (creticus), caule infernè foliofo, 
fupernè ramofo , nudo ; foliis fubulutis , afperis ; ge- 
niralibus declinaris. Desf. Coroll. Touran. pag. 3. 
tab. 1. 


4. ASPHODÈLE rameux. Afphodelus ramofus. 
Linn, — Lam. ill. Gen. tab. 241. fig. 1 & 2. — 
Gærtn. tab. 17. 


8. Afphodelus (albus) , caule nudo, fimplici ; 
pedunculis confertis , longitudine braëtearum ; foliis 
linearibus , carinatis , levibus. Willd. Spec. Plant. 2. 
pag. 133. 

La variéré geft, d’après Willdenow , une ef- 
pèce diflinéte , qui diffère de l’afphodèle rameux 
par fes tiges conitamment fimples , par fes feuilles 
beaucoup plus étroites , par fes braétées de la lon- 
gueur des pédoncules ; enfin, par fes fleurs plus 
petites, beaucoup plus rapprochées. Elle croit 
dans les mêmes lieux. 


6. ASPHODÈLE fans tige. Afphodelus acaulis. 
Desfont. 


Afphodelas caule nullo , foliis fubulato-triquetris ; 
pedicellis fruëtiferis , reflexis. Desfont. Flor. atlant. 
I. pag. 302. tab. 89. 


Cette plante a des racines longues , épaifles , 
fufiformes , garnies d2 queiques fibres ; elles pro- 
duifent un grand nombre de feuilles ramaffées en 
gazon, glabres , étroites, fubulées, triangulaires, 
légérement ftrices , dilatées & membraneufes à 
leur bafe. De leur centre fortent pluñeurs fleurs 
folitaires, médiocrement pédonculées , accompa- 
gnées de brsétées blanchâtres , membraneules , 
lancéolées , aiguës. La corolle eft d’un rofe-pale, 
de la grandeur de celle de l'afphodèle Jaune, à 
fix découpures elliptiques , obtufes , traverfées 
par une ligne plus fortement: colorée ; les étamines 
au nombre de fix, trois plus courtes; ies flamens 
onguiculés à leur bafe, connivens; le ftyle plus 
long que les étamines , terminé par trois ftigmates 
obtus. La capfule eft ronde, réfléchie vers la terre 
fur fon pédoncule. 


Cette plante croît en Barbarie, fur les monta- 
gnes de Sbiba, où elle a été découverte par 
M. Desfontaines. % (W. [.) 


* Afphodelus (altaicus), caule nudo , fimplici ; 
ffaminibus coroll& duplo longiorious ; folris linea- 
ribus , canaliculatis. Wild. Spec. Plant. 2. p.134. 
— Pall. At. Petrop. 1779. pag. 260. tab, 10. # 
Ad radices montium altaicorum. 


ASS 
* Afphodelus (liburnicus), caule fimplici, baf 


foliofo ; corollis cernuis, monopetalis ; foliis feraceis. 
Willd. Spec. Plant. 2. pag. 134. — Scopol. Carn. 
n°. 411. tab. 12. 


Offervations. L’ASPHODÈLE d'Afrique, n°.3, 
paroît être la même plante que l’a/buca abyfinica 
Jacq. (Voyez AzBucA, Suppl. n°. 11.) 


ASPHODELUS. { Voyez ASPHOLÈLE.) 


ASPIC : nom vulgaire & corrompu que l’on 
donne à l’Arpisre de Canarie, n°. 1 (phalaris 
canaréenfis Linn.). On donne encore le nom d’af 
pic ou de fpic à une efpèce de lavande (/avandula 
fpica Linn. ). 


ASPIDIUM. Swartz , Filic. ( Voyez Poiy- 
PODE.) 


ASPILIE. Afrilia Genre de plantes fofculeu- 
fes, de la famille des corymbifères , établi par 
M.du Perir-Thouars dars fes Genres nouveaux de 
l'ile de Madegafcar, pag. 123 il comprend des her- 
bes dont les tiges font couchées , les feuilles op- 
pofées & fefhi'es, les fleurs foliraires & termi- 
nales. Elles ont pour caractère effentiel & géné- 
rique : ; 


. 1°. Un calice commun, cylindrique , compofé 
d'un double rang d’écaiiles imbriquées ; les exré- 
rieures au nombre de cinq, :éfléchies en dehers. 


2°. Une corolle radiée ; les demi-fleurons de la 
circonférence flériles , au nombre de cinq a fix, 
Jaunes , terminés par deux dents. 


3°. Cinq étamines fyngénèfes. 


4°. Un ovaire oblong ; 8es femences oblong:es, 
comprimées, velues, élargies à leur fommet, cou- 
ronnées par dix petites dents. 


Le réceptacle eft garni de paillettes lancéolées , 
colorées à leur fommet. 


Ce genre à des rapports avec les fpilanthus , les 
bidens , les eclypta ; en différe par la couronne 
de fes femences. 


ASPLENIUM. ( Voyez DORA DILLE.) 


ASSA-FŒTIDA. Gomme-réfine rouffeître, 
remplie de grumeaux bianchâtres, âcre, amère, 
d'une odeur d'ail infupportable. (Voyez RÉSINE.) 
Onlit dans Kœmpfer, qui a vu récoirer cette fubt- 
tance , qu'au printems Îles Perfans abandonnent 
leurs villages, & fe portent en mafle fur les mon- 
tagnes où croit en abondance la férule qui la pro- 
duit ; ils la débarraff-nt de (es feuilles inférieures, 
qui font finées, & metrent à nu la partie fupé- 
rieure de la racine , dont la groffeur égale celle 
du bras. Après cette opération préliminaire, ils 
reviennent au bout de quarante jours, & coupent 
tranfverfalement le fommet de la racine. Un fuc 


ASS 485 


laiteux couvre bientôt la bleure. On le recusille : 
on fait une autre feétion tranfverfale : on recueille 
de nouveau le fuc qui a coulé, & on continue 
ainfi jufqu'a ce que la racine foir épuilée. Le fuc 
prend au foleil une confiftance fohde. Les Euro- 
péens & les Afiariques fort différemment affectés 
par l'odeur & par la faveur de cette fubflance. Les 
prémiers trouvent l’une & l'autre fi repouflantes, 
qu'ils lui ont donné le nom vulgaire de flercus dia- 
boli. Les Afiariques , au contraire , qui la connoif 
fent fous Îe nom de king, la trouvent f fort à leur 
gré & la mangent avec tant de plaifir pour aiguifer 
leur appétit, qu'ils lui donnent, par excellence, 
le nom de manger des dieux. On lit dans l’Hiftoire 
générale des voyages (vol. 9, pag. 44), que fon 
ufage à Surate elt fi général, que l'air en eft in- 
feété. (Voyez Di&. des Sciences naturelles.) 


ASSILIS. C'eit, d’après Dalechamp , le nom 
que éonuent les Arabes à üne plante qui paru 
être le felinum filveftre Linn. 


ASSIMINIER : nom vulgaire que porte , dans 
quelques contrées , l’anona triloba Linn. ( Voyez 
COROSSOLE. ) 


ASSONE à feuilles de 
folia. Cavan. 


Affonia folits ovato-lanceolatis , glabris ; corymbo 
trifido. (N.) Cavan. Differt. 3. pag. 120. tab. 42, 
B- I. 


Vulgairement bois de fenteur bleu ou galeux. 


peuplier. Afonia populi- 


Genre de plantes établi par Cavanilles, de la 
famille des malvacées, qui comprend des arbrif- 
feaux exotiques à l'Europe | & dont le caractère 
effentiel eft d’avoir : 


Un calice double; l'extérieur latéral , d’une feule 
» 2 

! ; LA à ; ; 

pièce , en forme d'une bradlée à trois pointes ; cing 

pétales ; vingt étamines, dont cinq fiériles 5 cing ffy= 

les ; cing capfules adhérentes entr'elles, à une Jeule 

loge , à deux femences. 


Arbrifleau qui s'élève droit fur nn tronc revêtu 
d'une écorce cendrée. Son bois eft très-odorant , 
& de couleur bleue dans l'intérieur , acquérant , 
avec l’âge , une très-grande dureté. S:s feuilles 
font grandes, éparfes , longuement pétiolées, al- 
ternes , ovales-lancéolées , échancrées en cœur À 
leur bafe , glabres à leurs deux faces, d’un vert- 
foncé , un peu crénelées à leurs bords, veinées, 
prefqu'à trois nervures, prolongées en pointe à 
leur fommet , affez femblables à celles du poputus 
balfamifera. Les fleurs font blanches, & devien- 
nent d'un Jaune de roufñils en vici liffant; elles fone 
difpofées , à l'extrémité des rameaux , en un co- 
ryrbe axillaire , longuentent pédonculé; le pé- 
doncule partagé en deux branches. 


Le calice eft double l'extérieur d’une feuls 


A ST 


pièce, en forme d’une braétée latérale , À trois 
lobes; l'intérieur à cinq divifisns profondes. La 
corolle eft compolée de cinq pétales obliques, 
coutbés en faucille ; les étamines au nombre de 
vingt, dont cinq ftériles, qui féparenr, par leur 
filament plus alongé , les quinze fertiles de trois 
en trois, toutes réunies à leur bale en un petit 
godit. L'ovaire eft pubefcent , furmonté de cinq 
flyles, terminés par cinq fligmares : il leur fuccèce 
un fruit globuleux , ombiliqué , compofé de cinq 
capfules conniventes, à une feule loge, conte- 
nant deux feusences. 


Cette plante croît dans les forêts, à l'ile Bour- 
bon. h (F. f.) 


ASSOUROU : nom caraibe d’un myrte des 
Antilles , appelé auffi poivre de la Jamaïque , dont 
les feuilles ont un goût épicé & peuvent entrer 
dans les affaifonnemens. Il eft figuré dans Sloane 
(tab. or, fig. 1), que Linné rapporte à fon 
myrtus pimenta. ( Voyez à ce fujet nos obferva- 
tions à l'article MYRTE à feuilles de citronnier, 
n°. 11.) 


ASSY : nom que porte à Madagafcar le dracena 
umbraculifera Jaca. ( Voyez DRAGONIER, Suppl.) 
M. Rochon , qui en fait un palmier, dit qu'il s’e- 
lève à la hauteur de dix pieds ; que fa rête eft 
couronnée de feuilles femblables à celles du lis, 
longues de quarre ou cinq pieds, & difpofées en 
parafol. On le nomme auf #affi:g bé. Cette der- 
nière fyllabe fignifie grand. (Juf. ) 


ASTÈRE. After. Ce genre, aujourd'hui fi nom- 
breux en efpèces , toit, chez les Anciens, borné 
prefqu'à une feule, qui eft notre affer amellus. 
Diofcoride eft le premier qui en ait parlé d’une 
manière aflez détaillée pour qu’on puiffe la recon- 
noiître ; elle porte le nom grec d'affer atticos. Vir- 
gile l’a mentionnée , dans fes Gévrgiques , fous le 
nom d'amellus , que Linné lui a confervé. 


Eft etiam flos in pratis, cui nomen amello. 


Quelques autres plantes européennes ont été 
fuccefi:ement réunies aux aftères ; mais aucune 
contrée de la Terre ne nous en a fourni autant 
que l'Amérique feptentrionale. Nos parterres en 
jont décorées ; mais celle qui y figure avec le plus 
d'éclat eft l'affer chinenfis , vulgairement reine- 
marguerite,. On foupçonne que nous en fommes 
r2devables aux miflionnaires de la Chine. Dillen 
eft le premier qui l’ait décrite & figurée dans 
fon Horius elthamenfis. On croit qu'elle a exifté 
au Jardin des Plantes de Paris dès l'an 1728. 
( Voyez lhiftorique qu’en a donné M. Thouin 
dans le Didionnaire d'agriculture de l'Encyclopédie 
méthodique | wo. J, pag. 710 & 711, au mot 
ASTER.) 


AIS #7 


* Tige ligneufe. 


1. ASTÈRE à feuilles d'if. Affer taxifolius, Linn. 


Affer (muricatus}), foliis lineari-fliformibus , 
feabris , pilofis ; calicibus fubequalibus | caule fruti- 
cofo. Thunb. Prodr. 159. 


2. ASTÈRE imbriqué. Affer reflexus. Linn. — 
Andrew. Botan. Repof, 2. pag. 93. tab. 93. — 
Thusb. Prodr. 160. 


3. ASTÈRE chevelu. Afer crinitus. Linn. — 
Thunb. Prodr. 160. 


4. ASTER fruticuleux. Affer fruticulofus. Linn. 
— Jacq. Fragm. botan. pag. 9. tab. 5. fig. 4. — 
Thunb. Prod. 1 59. 


$. ASTÈRE tomenteux. Afer tomentofus. Wild. 


After fruticofus , foliis ovatis , ferratis , paten- 
tibus , fubrùs tomentofis ; floribus terminalibus , fub- 
cernis. Willden. Spec. Plant. 3. pag. 201$. — 
Schrad. & Wendl. Sert. Hanov. pag. 8. tab. 24. 


After (dentatus), caule fruticofo ; foliis denta- 
Lis , fubiùs ferrugineis ; floribus terminalibus ; pedun- 
culis unifloris , brecteatis. Andrew. Botan. Repof. 
I. pag. & tab. 61. 


Olearia dentata. Mœnch. Meth. Suppl. p. 254. 


Petit arbufte haut d’un pied ou d’un pied & 
demi au plus, garni de rameaux tomenteux, éta- 
lés. Ses feuilles font alternes , pétiolées, ovales, 
longues d’un pouce, rudes & vertes en deflus, 
tomenteufes & d’un blanc un peu jaunâtre en def- 
fous , à dentelures écartées , au nombre de trois ou 
quatre de chaque côté. Les pédoncules fonc ter- 
minaux, folitaires ou deux à trois réunis , uniflo- 
res, tomenteux, un peu épaiflis fous la eur. Le 
calice eft compofé d’écailles oblongues , hériffées, 
imbriquées , très-ferrées; les demi-fleurons de la 
circonférence blancs ou un peu rougeatres ; l’ai- 
grette des femences plumeufe; les filets connivens 
à leur bafe. 


Cette plante croit à la Nouvelle-Hollande. 
(Fvs) 


G. ASTÈRE fatiné. Affer fericeus. Vent. 

Affer caulibus procumbentibus ; foliis ovato-lan- 
ceolatis , fericeis ; ramis unifloris. Vent. Hort. Celf. 
pag. 33. taD. 33. 

After fraticofus , foliis oblongo-lanceolatis , fefi- 
libus , integerrimis , trinerviis , fericeo-tomentofis ÿ 
floribus terminalibus. Willden. Spec. Plant. 3. 
pag. 2016. 


After argenteus. Mich. Flor. boreal. Amer. 2. 
pag. 111. 


AS 

Efpèce très-remarquable par fes feuilles foyeu- 
fes & argentées. Ses riges font très-rameufes, 
touffues , grêles, pliantes; les rameaux pubefcens, 
préfque filiformes; les feuilles alternes , fefiles, 
ovales-lancéolées , très-entières , à trois nervures 
peu fenfibles, longues d'environ un pouce, mu- 
cronéss à leur fommer. Les fleurs font folitaires à 
l'extrémité des rameaux , formant , par leur en- 
femble , une ample panicule; radiées, de couleur 
violette à la circonférence , d’un jaune-pâle à leur 
difque ; le calice compofé de folioles foyeufes ; les 
extérieures femblables aux feuilles ; les intérieures 
plus étroites , recourbées vers leur fommer. Les 
femences font glabres , ovales-ob'ongues , flriées , 
furmontées d’une aigretre brune , prefque fimple. 


Cette plante croît au pays des Illinois, dans 
l'Amérique feprentrionale , où elle a été décou- 
verte par Michaux. 5 (W, v.) 


7. ASTÈRE à feuilles de cymbalaire. Affer cym- 
balarie. Aït. 


Afler fruricofus, foliis petiolatis, fubrotundo- 
ovatis , hirtis, utrinque uni vel bidentatis ; pedun- 
culis unifloris , elongatis, terminalibus. Wild. Spec. 
Plant. 3. pag. 2016. 


After fraticofus, foliis ovatis, finuatis, hiriis ; 
calicibus imbricatis , hirtis. Aiton , Hort. Kew. 3. 
pag: 197. 

Affer foliis cordato-ovatis , dentatis ; caule her- 


baceo. ? Thunb. Prodr. 160. 


S2s tiges font médiocrement lisneufes, garnies 
de feuilles périolées , alrernes , ovales , un peu 
arrondies, prefqu’en cœur, longues d'environ 
trois lignes , heriflées de poils roides , entières, 
finuées , queiquefois munies d’une ou de deux 
dents profondes. Les fleurs fout blanches, petites, 
folitaires à l'extrémité des rameaux, portées fur 
de longs pédoncules fimples; les calices compofés 
d'écailles hériffées , imbriquées. 

Cette plante croit au Cap de Bonne - Efpé- 
rance. D 


. 8 AsTÈRE de la Caroline, Affer carolinianus. 
Walth. 


Affer fruticofus , foliis oblongis , integerrimis , 
utrinque attenuatis ; calicinis fquamis laciniatis , 
fquarrofis; ramulis pubefcentibus. Wild. Spec. Plant. 
3. pag. 2017. 

Aflet caule frutefcente , fubfcandente, ramofiffimo; 
foliis amplexanti-feffilibus , ovali lanceolatis , inte- 
gris ; ramulis fummitate paucifloris , calicibus fquar- 
rofis. Mich. Flor. boreal. Amer. 2. pag. 111. — 
Waith. Flor. earol. pag. 208. 


Cette efpèce a des tiges ligneufes, prefque 
grimpantes, très-rameufes ; les rameaux pubef- 


À; SLA 487 


cens , principalement dans leur jeuneffe ; les feuil- 
les alternes , fefles , prefqu’amplexicaules , ova- 
les-lancéolées , très-entières, longues d'un demi- 
pouce & plus , un peu rudes à leurs bords , un peu 
rétrécies à leur bafe , aiguës & mucronées à leur 
fommet. Les fleurs font peu nombreufes, fituées 
dans l’aiffelle des feuilles, vers le fommet des ra- 
meaux; les pédoncules uniflores. Le calice eft ob- 
long, compolé d’écaiiles lancéolées , imbriquées, 
fcarieufes ; les inférieures réfléchies en dehors; les 
demi-fleurons aflez grands, de couleur de chair; 
les fleurons du centre d'un jaune-pourpre. 


Cette plante croît aux lisux humides , à la Caro- 


line. b (7. f) 


9. ASTÈRE à feuilles étroites. Affer anguftifolius. 
Jacq. 


Affer frutico[us , foliis linearibus, acutis , impunc- 
tatis , fubincanis ; pedunculis terminalibus , folita- 
riis , uniforis , elongatis. Willden. Spec. Plant. 3. 
pag. 2017. 


Afler fruticulofus , foliis linearibus , impunétatis , 
fubincanis ; pedunculis unifloris , nudis. Jacq. Hort, 


Schoenbr. 3. pag. 63. tab. 370. 


Arbufte dont les tiges font rameufes , garnies de 
feuilles alrernes, linéaires, très-étroites, glabres 
ou blanchätres , point ponétuées , très-entières , 
aiguës à leur fommet. Les fleurs font d’un bleu- 
pale, fituées à l’extrémité des rameaux, fur un 
très-long pédoncule folitaire , uniflore. 


Cette plante croît au Cao de Bonne - Efpé- 
rance, D 


10. ASTÈRE à feuifles obtufes. fer obrufatus, 
Thunb. 


Affer fruticofus , foliis linearibus , carnofis , gla- 
bris | punétatis , obtufis ; pedunculis unifloris ; cali- 
cibus imbricatis , difco brevioribus. Willden. Spec. 
Plant. 3. pag. 2018. — ‘fhunb. Prodr. 159. 


Elle fe rapproche de la précédente, ainfi que de 
l’affer fruticulofus ; elle diflère de toutes deux par 
fes feuilles charnues, beaucoup plus courtes; de 
la première par ces mêmes feuilles, obtufes à leur 
fommet, glabres , porétuéés. Les pédoncules font 
beaucoup plus courts, fitués à l'extrémité des ra- 
meaux ; les calices plus courts que les fleurons du 
difque. 


Cette plante croit au Cap de Bonne-Efpé- 
rance. D 


11. ASTÈRE à aigrette rougeâtre. Affer phlogo- 
pappus. Labill. 

Affer fruticofus, foliis oblongis, dentatis, fubiùs 
tomentofis , junioribus fupernè flellato-hifpidis. La- 
bili. Nov. Holl. 2. pag. 49. tab, 195. 


— 


+ 


AS 


Bel arbriffeau haut de huit à dix pieds, muni 
de rameaux flriés, blanchâtres, tomenteux'; les 
feuilles alrernes , à peine pétiolées , oblongües, 
rétrécies à leurs deux extrémités , finuées ou pro- 
fondémenr dentées , tomenteufes, blanchâtres ou 
d'un jaune-clair en deflous; ls plus jeunes cou- 
vertes de poils roides, en éroiles. Les fleurs peu 
noinbreufes font difpofées en un corymbe pani- 
culé à l'extrémité des rameaux ; les écailles calict- 
pales imbriquées , à peine ouvertes , un peu ob- 
iufes, légérement tomenteufes ; les fleurons peu 
nombreux; les ovaires pileux; environ dix demi- 
flurons violets, un peu réfléchis, à trois dents ; 
les femences oblongues, elliptiques, un peuftriéss, 
courennées par une aigrette pileule , un peu rude, 
d’un rouge de feu ; le réceptacle nu. 


Cette plante croît au cap Van-Diémen.P (Def 
cripe. ex Labill.) 


12. ASTÈRE étoilé. Affer ffellulatus. Labill. 


Affer fruticofus, foliis lanceolatis, ferratis , [ubrès 
tomentofis , junioribus fie/lato-hifpidis ; floribus pa- 
nicularo-corymbofis. Labill. Nov. Holi. 2. pag. $o. 
tab. 196. 


Arbriffeau très-voifn du précéd=nt , qui s'élève 
à la hauteur de dix à douze pieds. Ses viges fe di- 
vifent en rameaux ftriés , romenceux , de couleur 
un peu rouffleâtre. Les feuilles font médiocrement 
étiolées , alternes , lancéolées , aiguës, à dente- 
fe moins profondes que dans la précédente, un 
peu plus alongées, femblables pour le refle , ainfi 
que dans la difpofition des feuilles; les demi-fleu- 
rons au nombre de quinze; les aigrettes point 
colorées. 


Cette plante croit au cap Van-Diémen. P 
(Labill.) 


13. ASTÈRE à feuilles de myrte. Afer myrfinoi- 
des. Labill. 


Affer fruticofus , foliis obovatis | margine reflexis , 
crenulatis, fubràs tomentofis ; corymbis fubtrifioris , 
radiis fubrernis. Labill. Nov. Hoii. 2. pag. 53. tab. 
202. 


Ses tiges font droites , ligneufes , hautes de cinq 
à fx pieds , garnies de feuilles feffiles, alternes, 
ovales, crénelées, réfléchies à leurs bords, cou- 
vertes en deffous d’un duvet tomenteux , ceñdré 
ou ferrugineux. Les fleurs font difpofées en petits 
corymbes terminaux , axillaires, compofés d’en- 
viron trois fleurs ; la corolle violette; les écailles 
calicinales glabres , entières , un peu aiguës; en- 
viron trois demi-fleurons linéaires , aigus. Les fe- 
mences font glabres , oblongues, ftriées, couron- 
nées par une aigrette pileufe, luifante , d’un rouge 
de feu. 


Cette plante croît au cap Van-Diémen. D 
( Labill.) 


ASÆ 
14. ASTÈRE vifqueux. After vifeofis. Labill. 


Affer frusicofus , foliis elliprico-oëlngis, OP£Of= 
ris , fuñiès romenrojis ; floribus corym:ofis, radiis 


rernis. Labill. Nov. Holl. 2. pag. $3. tab. 203. 


Arbriffeau de cinq à fix pieds & plus, garni de 
feuilles oppofées, périelées, oblongues, ellipti- 
ques, récrécies à leurs extrémités, blanchârres, 
tomenteufes, prefque fans nervures en dsfous, 
vifaueufes, luifances en deffus. L:s fleurs font dif 
pofées en corymbes axillaires &e terminaux ; les 
écailles calicinales tomenteufes & légérement ci- 
liées 3 trois ou quatre demi-fleurons, à péine 
foyeux en deffus , tridentés ‘à leur fommer, de 
couleur violetez ; les femences ovales-oblongres, 
pilsufes , fltiées , couronntes par une aigrétie 
prefqu’en malïue. 


Cette plante croit au cap Van-Diémen. P 
( Labill.) 


15. ASTÈRE d’un blanc-fale. Affer argophyllus. 
Labill. 


Affer fraticofus , foliis ovato lanceolatis , denta- 
cis , fubiüs albo-fericeis ; puniculis compofitis , axil- 
Llaribus ; radiis ternis. Labill. Nov. Holl. 2. p. 52. 
tab. 201. 


Ses tiges, hautes de huit à neuf pieds, fe divi- 
fent en rameaux redreffzs, tomenteux , légére- 
ment firiés. Les feuilles font alternes, pétiolées, 
grandes, oblongues , elliptiques , longues de rrois 
à cinq pouces , glabres en deffus, foyeufes & 
blanchâtres en deffous, à dentelures aiguës. Les 
fleurs forment des panicules axillaires , compofées, 
nues , plus longues que les feuilles; les écailles 
calicinales à peine pileufes , légérement imbri- 
quées ; crois où quatre demi-fleurons très-entiers; 
cinq fleurons hermaphrodites ; les poils de l'ai- 
grette un peu en maflue. 


Cette plante croît au cap Van - Diémen. B 
( Labill.) 


16. ASTÈRE rameux. Affer ramulofus, Labill. 


Affer foliis fparfis, linearibus ; margine revolu- 
tis , fubacuminatis ; ramudis urifloris, radis faboc- 


tonis. Labill. Nov. Holl. 2. pag. 0. tab. 196. 


Arbriffeau très-rameux , haut de cinq à fix pieds, 
garni de feuilles petites, courtes, lineaires, rou- 
lées à leurs bords, éparfes, prefqu'acuminées, gla- 
bres à leur face fupérieure, couvertes de petits 
points nombreux , légérement tomenteufes en def 
fous. Les fleurs fent foliraires , à l'extrémité des 
rameaux ; le calice compofé d’écailles imbriquées, 
dentées & ciliées à leurs bords ; les demi-fleurons 
environ au nombre de huit, tridentés à leur fom- 
met , un peu réfléchis ; les femences ovales & 
pileufss. 

Cette 


AST 


AST 488 


Cette plante croît au cap Van-Diémen. H À demi-fleurons entiers, o5tus ; Les femences ovales, 


(Labill.) 


17. ASTÈRE à aiguillons. 4ffer aculeatus. Labill. 
Affer fruticofus , foliis fparfis , linearibus , margine 
revoluto , fuperne aculeatis, fubtùs tomentofis ; flo- 
ribus racemofo-paniculatis , radiis fubquinis. Labill. 


Nov. Holl. 2. pag. $2. tab. 200, 


Ses viges font ligneufes , très-rameufes , hautes 


de cinq à fix pieds ; les feuilles éparfes, longues 
de trois lignes , étroites, linéaires, roulées à leurs 
bords , obrufëes , hériflées de petits aiguillons à 
leur face fupérieure , tomenteulcs en deffous, de 
couleur cenÿrée ou ferrugineufe. Les fleurs font 
en grappes paniculées , un peu épaiffes ; les écailles 
du calice glabres , inbriquées, un peu ciliées à 
leur fommer; cinq à fix demi-fleurons échancrés 
à leur fommet ; les femences glabres. 


Cette plante croît au cap Van-Diémen. 
(Labill, ) 


18. ASTÈRE à feuilles mignones. Affer Lepido- 
phyllus. Perf. © 


Afier (microphyllus) , fruticofus , foliis confer- 
tis , ovalibus , convexis , fquamiformious ; fubiùs ni- 
veo-lanupinofis ; ramulis unifloris , radiis fuboétontis. 
Labill. Nov. Holl. 2. pag. 51. tab. 199. — Perf. 
Synopf. Plant. 1. pag. 442. 


Arbufte de deux ou trois pieds, dont les ra- 
meaux font couverts d’un duvet blanc & couché; 
les feuilles extrêmement petites , à peine longues 
d’une demi-ligne , convexes, SUR STRE réflé- 
chies à leurs bords , glabres en deffus , lanugi- 
neufes , d’un blanc de neige en deffous , fafcicu- 
lées, rabattues. Les fleurs font terminales , foli- 
taires; les écailes calicinales imbriquées , très- 
entières, en partie lanugineufes ; les {tigmates un 
peu en maflue. 


Certe plante croît fur les bords de la mer, au 
cap Van-Diémen. PR ( Labill.) 


F.19. ASTÈRE glanduleux. Æffkr glandulofus. 
Labill. 


Affer fruticulofus , foliis linearibus , elongatis, 
crenato-glandulofis ; pellucidis ; floribus corymbofis. 
Labill. Nov. Holl. 2. pag. 50. tab. 196. 


Ses tiges fontligneufes, éroites, hautes de tro's 
à quatre pouces , légérement firiées, divifées à 
leur partie fupérieure en rar eaux fleuris s formant 
un corymbe. Les feuilles font éparfes , lincaires, 
étroites, très-aiguës, munies, vers leurs bords, 
de quelques glandes tranfparentes , tefiles , gla- 
bres à leurs deux faces, légérement crénelées, 
longues d’environ trois pouces ; les écailles cali- 
cinales imbriquées, dentées, ciliées; dix à vingt 

Botanique, Supplément, Tome 1. 


pileufes. 


Cette plante croît au c1p Van-Diémen. B (Dej- 
cripr. ex Lapill.) 


20. ASTÈRE à petites feuilles. Affer microphyl- 
lus. Vent. 


Affer fruticofus , foliis fparfis, fpathulatis , fabrès 
Jferrugineis ; calicibus extès apice glandulofis. Vent. 


Horc. Maim. pag. 83. 


Cette efpèce eft fort jolie : c’eft un arbriffeau 
très-rameux , hériffé de poils courts & peu appa- 
rens. Ses feuilles font éparfes, en forme de fpa- 
tule , glabres en diffus , recouvertes en deffous de 
p£tites écailles couleur de rouille , longues de 
deux ou trois lignes, fur une de large. Les fleurs 
font fotitaires au fommet des jeunes rameaux, & 
lurs demi-fleurons fout à peine dentés; les cali- 
ces glanduleuwx à leur fommet. 


Cette efpèce a été recueillie dans le cours des 
voyages du capitaine Baudin. B ( Defcripe. ex 
Vent.) 


21. ASTÈRE fiiforme. Afier flifolius. Vent. 


Afhr foliis lineari fliformibus , fafciculatis, gla- 
bris , punélatis ; caule fruticofo , ligulis integerrimis. 


Vent. Hort. Malm. pag. & tab. 83. 


Cette plante a de grands rapports avec l’affler 
fraticofus ; elle en diffère par fes feuilles prefque 
filiformes , par la couleur blanche de fes demi- 
flurons. Ses ciges font droites, ligneufes , très- 
rameufes, de couleur brune ; fes feuilles éparfes, 
fifciculées, fefli'es, dilatées & concaves à leur 
bat, glabres, filiformes, d’un vert-gai, parfe- 
mées de points peu apparens , longues d'environ 
un pouce & demi. Les fleurs font d’un blanc de 
lait à leur circonférence , d’un jaune-doré à leur 
centre, foutenues par des pédoncules fimples , 
diftans , filiformes , munis de deux ou trois brac- 
tées linéaires , ferrées contre le pédoncule. Le 
calice eft glabre , compofé d’écailles droites, lan- 
céolées, obtufes, membraneufes à leurs bords. 


Cette plante croit au Cap de Bonne - Efpé- 
rance. h (./.) 


X*X Tiges herbacées, à ure ou deux fleurs ; feuilles 
entières ou à peine denticulées. 


22. ASTÈRE des Alpes, n°. 6. Affler alpinus. 
Linn. 


7. Afler (fugax), foliis lanceolatis , hirtis , fea- 
bris , integerrimis , planis ; caule fimpliciffimo, ereéto, 
unifloro. Brot. Fior. lufit. 1. pag. 385. 


Cetre plante ne paroît être qu’une variété de 
l'after alpinus. On la uouve en Portugal, où elle 


Qqq 


499 À ST 


pe fleurit que dans le mois d’oétobre, après les 
pluies d'anromne. Ses tiges font droites, très-fim- 
ples, terminées par une feule fleur ; fes feuilles 
planes, lancéolées , très-entières , rudes au tou- 
cher, heriflées de poils courts. 


23. ASTÈRE mignon. Afer pulchellus. Willd. 


Afler caule uniflcro ; foliis integcrrimis | radica- 
Libus fpathulatis ; caulinis lineari-lanceolatis ; cali- 
cinis fquarnis fubequalibus , linearibus ; acuminatis. 


Willd. Spec. 3. pag. 2019. 


Affer orientalis , minimus , flore fuave-rubente. 


Tournef. Coroll. 36. 


Cette efpèce à de très-grands rapports avec 
Pafter alpinus ; elle en diffère en ce qu’eile eft beau- 
coup plus petite ; fes feuilles plus épaifles, à peine 
marquées de trois nervures ; les radicales en forme 
de fpatule ; les caulinaires linéaires-lancéolées. Ses 
tiges ne portent qu'une feule fleur. Le calice eft 
compofé d’écailles linéaires , acuminées , hériflées 
de poils blancs ; les demi- flcurons plus nombreux , 
trois fois plus étroits , d’un rouge-vif. 


Cette plante croît dans l'Arménie. # ( Défcripe. 
ex Wilid.) 


24. ASTÈRE foyeux. Affer holofericeus. Forft. 


After herbaceus , foliis oblongo-lanceolatis, ferra- 
tis, fubts argenteo-fericeis; [capis unifloris , foliofis. 
Forft. Proûr. n°. 296. — Willd. Spec. Piant. S. 
pig. 2019. 

Ses tiges font glabres, comprimées , ftriées , 
garnies de feuilles linéaires, éparfes , longues d’un 
pouce , très-entières , foyeufes & blanchätres en 
deffous ; les radicales oblongues-lancéolées , den- 
tées en fcie à leur contour, glabres en deflus , 
foyeufes & d’un blanc de neige en deffous, lon- 
gues de cinq à fix pouces. Les tiges ne portent 
qu'une feule fieur, grande , terminale; les écailles 
du calice fcarieufes , lancéolées. 


Cette plante croit dans la Nouvelle-Zélande, + 
CDeferipe. ex Wilid.) 


2. ASTÈRE du Caucafe. Æfler caucafieus. 
Wild. 

After caule unifloro ; foliis ovatis, fefilibus , fer- 
ratis, fcabriufculis ; calicinis fquamis fubéqualièus, 
linearibus. Wild. Spec. Plant. 3. pag. 20 _o. 


Elle s'élève à la hauteur d'un pied , fur une tige 
droite, fimple , rude au toucher, garnie de feuilles 
alternes, fefiles, oveles, longues d’un pouce & 
demi, vertes à leurs deux faces, un peu rudes, 
veinées ,lâchement dentées enfcie. Ellen’a qu’une 
feule fleur rerminale. Le calice eft compofé d'’é- 
cailles prefque routes égales , linéaires , aiguës. 


Cette plante croit fur le mont Caucafe. x 


26. ASTÈRE uriflore. Affer unifiorus. Mich. 
Î Affer caulibus fimpliciffimis | in pedunculum nudiuf- 
culum , uniflorum definentibus ; foliis lanceolatis , 
,integerrimis ÿ calicinis fimpliciufeulis , fubulatis. 
Mich. Flor. boreal. Amer. 2. pag. 110. 


Ses tiges font très-fimples; elles fe terminent 
* par un pédoncule prefque ua, fupportant une feule 
! fleur. Les feuilles font alternes , lancéolé=s, très- 
entières; les calices compoiés de folioles prefque 
 fimples , fubulées. 


Cette plante croît dans l'Amérique fepten- 
trionale, proche le lac Miftafin, dans les marais 
de Sphaïigne. ( Mich. ) 


27. ASTÈRE biflore. Affer biflorus. Mich. 
Afler caule fibbifloro ; foliis feffilibus., lanceolatis, 


 Jerratis ; Jcabris ; calicinis fquamis imbricatis , ad- 
; preffis , ovatis. Wiill, Spec. Plant. 3. pag. 2020. 


Cette plante à des tiges droites, glabres, cy- 
lindriiques , hautes de huit à dix pouces, légére- 
ment cannelées par la bafe très-étroite & décur- 
rente des feuilles. Cell:s-ci font fefiles , alternes, 
étroites , lancéolées, longues d’un pouce & plus, 
un peu rudes au toucher , finement dentées en 
fcie. Les tiges fe terminent par une , quelquefois 
par deux fleurs pédonculées. Le calice eft compofé 
d'écailles ferrées, imbriquées , ovales-oblongues. 


Cette plante croit au Canada. % (Deféripr. ex 
Willa.) 


28. ASTÈRE de Magellan. 4fer magellanicus. 
1 Lam. Il]. tab. 681. fig. 3. 


Dans une note manufcrite de M. Vahl] , que j'ai 
vue dans l’herbier de M. de Lamarck, cet auteur 
regardoit cette plante comme un perdicium, & la 
noinmoit perdicium laékicoides. 


XX % Tige herbacée, à plufieurs fleurs ; feuilles très- 


entifres, 


29. ASTÈRE délicat, n°. ç. Affer tenellus. L'inn. 
— Curtis, Magaz. rab. 33. — Ait. Hort. Kew. 3. 
pag. 198. 


30. ASTÈRE de l’Arragon, n°. 7. fer arrago- 
nerfis. Lam. 111. Gen. tab. 581. fig. s. 


31. ASTÈRE des forêts. Afer nemoralis. Ait. 


Afler foliis lineari-lanceolatis | baff attenuatis, 
enerviis , punétatis, fcabriufculis ; caulinis reflexis , 
ramis corymbofo- fuffigiatis ÿ ramulis flformibus, 
unifloris ; calicibus difco dupld brevioribus > Embri- 
catis. Wi] 1. Spec. Plant. 3. pag. 2021. — Aiton, 
> 


Hort. Kew. 3. pag. 198 
Ses tiges font hautes d'environ un pied 8 demi, 


AST 


divifées , vers leur fammer, en corymbes faftigiés ; 
les petits rameaux fiiformes , terminés par une 
feule fleur. Les feuilles des tiges font linéaires-lan- 
céolées , rétrécies à leurs deux extrémités , ponc- 
tuées , réfléchies , fans nervures fenfibles , un peu 
rudes à leurs bords, longues d’un pouce & demi; 
celles des rameaux étalées , beaucoup plus étroites. 
Le calice eft oblong , compofé d'écailles imbri- 
quées , d’abord ferrées, puis lâches, en carène, 
lancéolées , un peu aiguës ; le difqne de la corolle 
jaunâtre , une feis plus long que le calice ; lesdemi- 
fleurons de la circonférence au nombre de huit à 
dix, d’un bleu-pâle. 


Cette plante croit dans l'Amérique feptentrio- 
nale. + ( Wild.) 


32. ASTÈRE à feuilles d’hyfope, n°. 10. Affer 
kyffopifolius. Linn. — Ait. Hort. Kew. 3. p. 1022. 


8. After ( punétatus}), foliis linearilus , remotis, 
trinerviis , acuminatis , punébatis , margine fcabris ; 
ramulis corymbofo - faffigiatis , divaricatis ; rio 
Jubdecemforo ; calieibus imbricatis | difco duplô bre- 
vioribus. Willden. Spec. Plant. 3. pag. 2022. — 
Waldft. & Kitaib. Plant. rar. Hung. 2. pag. 113. 
tab. 109. 

After (hyffopifolius ), fo/iis linearibus , integer- 
rimis, fcabris ; pedunculis fubrudis. Cavan. Icon. 
Rar. 3. pag. 17. tab. 232. 


La plante väriété 8 a fes f:uilles beaucoup plus 
rétrécies au fommet , étalées , & non droites & 
roides ; les corymbes plus diffus ; les pédoncules 
plus alongés, garnis de quelques feuiiles. Les de- 
mi-fleurons font au nombre de huit à dix. Elle 
croit dans la Hongrie ; ce qui pourroit porter à 
croire qu’elle forme une efpèce diftinéte. 


33. ASTÈRE âcre, n°. 16. Affer acris. Linn. 


34. ASTÈRE à feuilles de linaire, n°. 11. Affer 
larüfoiius. Linn. 


35. ASTÈRE à feuilles de lin, n°. 14. Affer lini- 
folius. Linn. 


36. ASTÈRE à feuilles d’eftragon. Affer dracun- 
culoides. Lam. ( Voyez l'efpèce fuivante. ) 


37. ASTÈRE verge d’or. Afher folidagineus. 
Mich. 

Affer caule fimplici ; foliis lineari-oblanceolatis , 
obeufrufcutis , integris, fubtrinerviis, margine afpe- 
ris ; corymbo faftgiato ; floribus Jeffilibus ; aggrega- 
1is , albis , quingueradiatis. Mich. Fior. borval. 
Amer. 2. pag. 109. 


Conyza linifolia. Linn. 


Malgré les grands rapports de cette plante avec 


AST 


l’afer dracunculoides Lam. , je doute qu’elle foit ia 
même , ayant fes fleurs fefiles & agrégées, tandis 
que, dans la plante de M. de Lamarck, cultivée 
au Jardin des Plantes de Paris, les fleurs font pé- 
donculées , en corymbe ; les demi-fleurons d’un 
violet-pale, A la vérité, tous les autres caraétères 
indiqués par Michaux font communs aux deux 
efpèces , auxquelles ces deux auteurs rapportent 
également le conyza linifolia de Linné. 


491 


38. ASTÈRE à rejetons. 4ffer furculofus. Mich. 


Affer foliis longo-lanceolutis, glabriufculis ; radi- 
calibus fpathulatis ; coryrmbis rarifloris ; calicinis 
fquarmis lineari-oblongis , obtufiuftulis ; radice re- 
pente; caule fimplici, debili, (N.) Mich. Fior. bor. 
Amer. 2. pag. 113. 


Cette plante eft peu élevée. Ses racines font. 
rampantes & produifent des rejerons; fes tiges 
foibles, tombantes, point rameufes , garnies de 
feuilles alternes , aiongées, linc:olécs , prefque 
glabres ; les radicales en forme d= fpatule. Les 
fleurs font terminales, peu nombreufes, difpofées 
en corymbe ; les écaiiles du calice linéaires, ob- 
longues , prefqu'obtufes. 


Cette plante croît dans les forêts de la Caro- 
line feptentrionale , dans le comté de Burke. 
(Mich.) 


39. ASTÈRE fubulé. Affer fabulatus. Mich. 


Affer glaberrimus , parviflorus , caule paniculato ra 
ramis multifloris ; foliis lineari-fubulatis , integer- 
rimis ; calicibus cylindraceis , ligulis radii minutis. 
Mich. Flor. boreal. Amer. 2. pag. 111. 


Ses tiges font très-glabres, ainfi que toutes les 
autres parties de cette plante, divifées en rameaux 
panicules , garnies de feuilles alternes, linéaires, 
fubulées, très-entières. Les fleurs font petites, 
nombreufes ; leur calice cylindrique ; les demi- 
fleurons de la circonférence fort petits. 


. Cette plante croît dans la Penfilvanie & à la 
Caroline, aux lieux maritimes & marécageux. 
(Mich.) 


40. ASTER pileux. Affer pilofus. 


Affer foliis lineari-lanceolaris , integerrimis, albo- 
villofis ; caule ramofo , villofo ; ramulis fubfecundis, 
uaifioris ; calicibus laxis , imbricatis ; fquamis lan- 
ceolaris ; mucronatis, Willden. Spec. Plant. 3. 

ag. 202$. 

After vil'ofus. Mich. Flor. boreal. Amer. 2. 
pag. 113. 

Cette efpèce a fes tiges divifées en rameaux 
nombreux , couverts de poils blanchatres, éralés, 
fous-divifes en d'autres très-courts , recourbes , 
tournés la plupart du même côré, terminés par 


Q'qq7z 


492 AS M 


une feule fleur. Les feuilles font linéaires, lancéo- ! 
lées , aiguës, très-entières , pileufes, longues d’un 
pouce & demi ou de deux pouces. Les fleurs, par 
leur enfemble, offrent prefque des grappes unila- 
térales. Leur calice eft oblong , un peu globuleux, 
d'abord ferrées, puis lâches, pileufes , lancéolées, 
mucronées. 


Cette plante croît dans l’Amérique feptentrio- 
nale , au pays des Illinois. x 


41. ASTÈRE feuillé. Affer foliolofus. Aït. 


After foliis lineari-lanceolatis | utrinquë attenua- 
121$, integerrimis , acuminatis ; caule pubefcente , pa- 
riculato , ereéto ; ramïs paucifloris , calicibus imbri- 
catis ; fquamis linearibus , acuiis , adpreffis. Wilid. 
Spec. Plant. 3. pag. 202$. — Ait. Hort. Kew. 3. 
pag. 202. 


Affer ericoides , meliloti agraria umbore. Dillen. 


Elth. 39. tab. 35. fig. 39. 


Ses tiges font droites, fimples, pubefcentes, 
paniculées à ieur fommet, garnies de feuilles gla- 
bres , alternes , linéaires lancéolées, longues de 
deux pouces, très-entières , rudes à leurs bords, Î 
acuminées à leur femmet, rétrécies à leur bafe; 
celles dés rameaux beaucoup plus courtes. Les 
fleurs font paniculées , peu nombreufes fur les 
rameaux ; les démi-fleurons blancs ; les calices 
compofés d’écailles ferrées, imbriquées , linéai- 
res , aigués. 


Cette plante croit dans l'Amérique feptentrio- 
nale. % 


42. ASTÈRE à feuilles menues, n°. 13. Afler 
tenuifolius, Lion. 


niss. ASTÈRE en buiflon, n°. 17. Afer dumofus. 
inn. 


Afler foliis linearibus , integerrimis , glabris , ra- 
mulorum breviffimis ÿ ramis paniculatis ; calicibus 
cylindraceïs , arëiè imbriçatis. Ait. Hort. Kew. 3. 
pag: 202. 


«. Idem ; radio pallidè violaceo, caule pubefrente. 


Aïtl2c. 
8. Idem , radio albo , caule glabro. Aït. I. c. 


Il y a de très-grands rapports entre cette efpèce 
& la précédente. Celle-ci en diffère par fes feuil- 
les linéaires , point hifpides à leurs bords, plus 
courtes fur les tiges ftériles, plus étroites fur 
celles qui portent des fleurs ; les écailies calici- 
nales linéaires & ferrées. On en diflingue deux 
variétés. La première a des tiges pubefcentes ; les 
demi-fleurons d’un violet-pâle. La feconde a des 
tiges glabres ; les demi-fleurons blancs. 


44. ASTÈRE à feuilles de bruyère , n°, 18. After 
ericoïdes. Linn. 


AST 


8. Afler (multiflorus), foliis linearibus, inte- 
gerrimis , glabriufeulis ; caule ramofiffimo, diffufo ; 
pubefcente ; ramulis fecundis , culicious imbricauts ; 
fquamis oblongis , fquarrofis , acutis. Willd. Spec. 
Plant. 3. pag. 2027. — Ait. Hort. Kew. 3. p. 203. 
— Dil'en. Hort. Eith. pag. 40. tab. 36. fig. 40. 


Cette variété eft remarquable par fes tiges plus 
étalées , légérement pubefcentes , un peu rudes, 
ainfi que les feuilles ; les petits rameaux tournées 
prefque tous du même côté ; les écailles caiici- 
nales plus fcarieufes. Elle eft en général beaucoup 
plus grande, dans toutes fes parcies, que l'uffer 
ericoides Linn. 


45. ASTÈRE cilié. Afler ciliatus. Wilid. 


Afler foliis integerrimis , ciliatis ; caulinis lineari- 
lanceolatis , nervofis ; rameis breviffimis , lanceola- 
tis , trinerviis ; caule ramofo , pubefcente ; rumts pa- 
niculatis, calicibus imbricatis ; fquamis fpathulatis, 
faxarrofis. Willden. Spec. Plant. 3. pag. 2028. — 
Mühlenb. in Litt. 


Elle a, dans fon port, beaucoup de rapport 
avec l’efpèce précédente. Ses tiges font purpu- 
rins, pubefcentes ; les rameaux paniculés ; les 
feuilles caulinaires prefqu'amplexicaules , linéai- 
res, lancéo'ées, un peu aiguës, longues d’un 
pouce , munies à leurs bords de cils très-courts ; 
celles des rameaux hancéolées , très-rapprochées, 
longues de fix lignes, ciliées à leurs bords. Les 
fleurs font folitaires ou tèrnées à l'extrémité des 
rameaux ; les écailles calicinales fcarieufes , fpa- 
tulées , obtufes , ciliées. 


Cette plante croît dans l’ Amérique feptentrio- 
nale. % (Defcripe. ex Will.) 


46. ASTÈRE à feuilles de coris. Affer coridifo- 
lius. Mich. 


After foliis Enearibus , obtufis , reflexis , margine 
kifpidis ; caule ramofo , d'ffufo , glabro ; ramulis 
unifloris , calicibus imbricatis ; fquamis lineari-{pa- 
thulatis , ohtufis. Willd. Spec. Plant. 3. pag. 2028. 
— Mich. Flor. boreal. Amer. 2. pag. 112. 


Ses tiges font glabres , purpurines , très-rameu- 
fes ; les rameaux diffus , étalés , garnis de feuilles 
alternes , linéaires , très-entières , obtufes , réflé- 
chies , longues d'environ fix lignes, rudes à leurs 
bords ; celles des rameaux beaucoup plus petites, 
plus nombreufes. Les fleurs font petites, difpofées 
en une panicule lâche , de couieur bleue, foliraires 
à l'extrémité de chaque rañieau , formant une pa- 
nicule lâche ; les écailles calicinales ferrées, im- 
briquées , obrufes , {patulees ; les intérieures mu- 
cronées. 


Cette plante croît dans les forêts de la Baffe- 


Caroline. On la cultive au Jardin des Plantes de 
Paris. x (W. v.) 


AS 
47. ASTÈRE fcarieux. Affer fquarrofus. Walth. 


Afler foliis ovatis, acuminatis , integerrimis , 
reflexis , margine hifpidis ; caule ramofo, hirto ; ra- 
mulis unifloris , calicibus imbricatis ; fquamis lineari- 
cuneatis , acutis , fquarrofis. Willd. Spec. Plant. 3. 
pag. 2028. — Walrh. Flor. carol. pag. 209. — 
Mich. Fior. boreal. Amer. 2. pag. 112. 


Ses tiges font purpurines , rameufes ; les ra- 
meaux épars , éralés, très-lâches, efhilés, parfe- 
més de poils courts & roides, garnis de feuilles 
très-perites , à peine longues de fix lignes, ova- 
les, réflachies , très-entières, fefiles, hifpides à 
leurs bords, acuminées à leur fommet ; is des 
Jeunes rameaux plus petites. Les Aeurs font bleuss, 
en panicules irrégulières, folitaires à l'extrémité 
de chaque rameau; les écailles calicinales fcarieu- 
fes , linéaires, aiguës , prefque cunéiformes. 


Cette plante croit dans l'Amérique feptentrio- 
nale , à la Caroline. x (W./f.) 


48. ASTÈRE d’une feule couleur, n°. 19. Affer 
concolor. Linn, 


49. ASTÈRE à feuilles d’amandier, n°. 24. After 
amygdalinus, Lam. — Mich. Flor. bor. Amer. 2. 
pag: 109. 

Afler (umbellatus) , fois lanceolatis , baf atte- 
nuatis , integerrimis , margine fcabris ; ramis corym- 
bofis, faffigiacis. Ait. Hort. KeW. 3. pag. 199. — 
Willd. Spec. Plant. 3. pag. 2030. — Hoffn. Phyrt. 
pag. 74. tab. B. fig. 2. 


So. ASTÈRE à tige rouge, n°. 2$. Affer rubri- 
caulis. Lam. 


B. Affer (cyaneus), foliis radicalibus fpathula- 
tis , obowatis ; caulinis oblongis , integerrimis , [ub- 
amplexicaulibus ; pedunculis uniforis. Hoffm. Phyt. 


pag. 71. tab. B. fig. 1. 


$1. ASTÈRE à haute tige. 4ffer praaltus. 


After { falicifolius }, fodiis lineari - lanceolatis , 
intecerrèmis » glabris ; calicious imbncatis , laxis ; 
caule levi. Ait. Hort. Kew. 3. pag. 203. 


Cette plante paroit avoir de grands rapports 
avec la précédente. D'après Aiton, fes tiges font 
droites , lifles, hautes de cinq à fix pieds ; fes 
feuilles glabres , alternes , linéaires-lancéolées , 
très-entières ; les folioles calicinales imbriquées, 
écartées à leur fommert , aiguës; les demi-fleurons 
d'un bleu-incarnat. Elle croit dans l'Amérique 
feptentrionale. # 


$2. ASTÈRE de Pannonie. Æffer pannonicus. 
Jacq. 


Affer folits lineari-lanceolatis , integerrimis , mar- 


gine hifpidis ; caule fimplici , fuperne corymbofo , 


AS 7 493 


glabro ; calicinis fquamis lanceolatis , obtufis , aqua- 
libus. Wiliden. Ssec. Plant. 3. pag. 2031. — Jacq. 
Hert. 1. pag. 3. tab. 8. 


Ta beaucoup de rapport avec l’afler tripolium ; 
il en diffère par fes feuilles plus longues, plus 
étroites, très-entières , même les inférieures, lon- 
gues de deux ou trois pouces, fans nervures fen- 
fibles, hifpides à leur bafe, glabres, ainfi que 
toutes les autres parties de cetre plante. Les tiges 
font fimples, rameuf.s à leur fommer ; les fleurs 
difpoiées en un corymbe terminal ; les demi-fleu- 
rons d'un rouge- violet ; les écailles calicinales 
toutes égales, lancéolé:s, obrufes. 


Cette plante croi en Hongrie, dass les terrains 
marecagceux. % 


53. ASTÈRE amelle, n°. $. fer amellus. Linn. 


$4. ASTÈRE roide, n°. 12. Affer rigidus. Linn. 
— Mich. Flor. bereal. Amer. 2. pag. 110. 


Ses tiges font baffes, très-fimples ; les feuilles 
roides , ciliées à leurs bords ; les fleurs peu none 
breufes. 


ff. ASTÈRE géant, n°. 20. Affer Nova- Anglia. 
Linn. — Mich. Flor. boreal. Amer, 2. pag. 113. 
— Ait. Hort. Kew. 3. pag. 20:. 


56. ASTÈRE amplexicaule, n°, 21. Affer am- 
plexicaulis. Lam. 


After (fpurius) , foliis lanceolatis | amplexicau- 
libus , integerrimis , bafi auriculatis ; caule panicu- 
lato , pilofo ; ramis fubunifloris ; calicinis fquamis 
laxis , lanceolatis , difeum aquantibus. Wild. Spec. 
Plant. 3. pag. 2033.? 


Afler Nova-Anglia , var. 8. Ait. Hort. Kew. 3. 
pag. 201. 9 


La defcription que donne Willéencw à fon afer 
fparius me paroît convenir parfaitement à l’affer 
amplixicaule Lam.; ce qui m'a décerminé à les 
rapprocher. 


57: ASTÈRE blanchâtre. 4ffer canus. Waldft. 


Affer foliis lineari-lanceolatis, integerrimis, tri 
nerviis , utrinquè pubefcentibus , canis ; remis coryra- 
bofis, divaricatis ; calrcibus difco duplà Brevioribus ; 
imbricaris, Wilid. Spec. Plant. 3. pag. 2023. 


Affer foliis lanceolatis , integerrimis , trinerviis , 
utrinquè tomentofis ; fiofculis radii aborientious. 
Waldft. & Kitaib. Plant. rar. Hungar. 1. pag. 26. 
tab. 30. 


Ses tiges font droites, divifées en rameaux éta- 
és & diffus, formant , par Jeur enfemble, une 
forte de corymbe. Les feuilles font alternes, li- 
néaires-lancéolées , blanchätres & pubefcentes à 


494 AST 


leurs deux faces ; entières à ieurs bords, marquées 
de crois nervures longitusiinales ; les Aeurs étalces 
en corymbe ; les calices imbriqués , une fois plus 
courts que les fleurons du difque. 


Cette plante croît dans la Hong:is. + 


5$. ASTÈRE des marais. Affer paludofus. Ait, 


Affer foliis linearious , amplexicaulibus , ere&tis , 
integerririis, glaverrimis ; Margine fra5ris ;ÿ pedur- 
culis fere nudis, calicibus Jquarruffs. Ait. Hort. Kew. 
3. pag. 201. 


Cette efpèce a des tiges droites, rameufes , gar- 
nies de feuilles fediles, alrernes , amplixicautes, 
linéaires , giabres à leurs deux faces, très-entiè- 
res, rudes à leurs bords, longues de trois à quatre 
pouces , larges de deux ou trois lignes , diftantes 
entr’elles. Les pédoncu'es font finplss , prefque 
nus, quelquefnis munis, un peu au deffous du 
calice, de deux petites folioles. Les demi-fleurons 
de la circonférence font bleus , affez-grands; les 
fleurons du difque jaunâtres ; les écaiiles caici- 
nales fcarieufes. 


Cette plante croît dans les marais , à la Caro- 
line. % 


59. ASTÈRE à grandes fleurs, n°. 23. Æffer 
grandiflorus. Linn.— Hoffm. Phyt. pag. 5. tab. A. 
fig: 


Go. ASTÈRE à feuilles rouges. Afer rhloz‘folius. 
Willd. 

Aîjter foliis lanceclatis , integerrimis ; cordatis , 
amplexicaulibus ; fubiès pubefcentibus ; caule fimpli- 
ciffimo , pubefcenre ; apice paniculato ; calicints fque- 
mis laxis , imbricatis, lanceolatis. Wiillden. Spec. 
Plant. 3. pag. 2034. 


An? affer (amplexicaulis) , foliis quaff perfo- 
liato-amplexicaulibus ; fubcordato-oblongis , infernè 
non angiffatis , integris j paniculà laxä ; rariflord. 
Mich. Flor. boreal. Amer. 2. pag. 114. 


Cette plante a l’afpeét & la forme des feuilles 
du phlox paniculura. Ses tiges font fimples , cylin- 
driques , purpurines , pubefcentes, hautes d’un 
pied, paniculées à leur fomm:t; fes feuilles alter- 
nes , lancéolées, très-entières, longues de deux 
pouces, amplexicaules, profondément échancrées 
en cœur à leur bafe , rétrécies & aiguës à leur 
fommet, glabres en deflus , rouges ou traverfées 
par des veines rougeätres & pubefcentes en def- 
fous , rudes à leurs bords. Les fleurs font difpofées 
enune panicule fimple, longue d'environ quatre 
pouces ; les ramifications feuillées , chargées de 
deux à cing fleurs ; les écailles calicinales rudes, 
lâches, laucéolées. 


Cette plante croit dans l'Amérique feptentrio- 
nale. # 


ÆST 
61. ASTÈ?E étalé. Afler patens. Ait. 


Afler foliis oblongo-lanceolatis, integerrimis , ci- 
liatis , cerdatis , amplexicaulibus , utrinquè pi'ofis ; 
Caule ramofo, hirto ; ramis patentibus , elongatis, 
pauctforis ; calicinis fquamis imbricatis , lanceola- 
ts, parulis. Willd. Spec. Plant. 3. pag. 2034. — 
Ait. Hort. Kew. 3. pag. 201. 


Ses tizes font hérifiées , hautes de trois pieds ; 
(és rameaux étalés, diffus, pubefcens, alongés; 
[és feuilles jalrernes , oblongues-lancéolées , am- 
plexicaales, échancrées en cœur , très-entières, 
pileufes à leurs deux faces , obliquement réfléchies 
à leur bafe ; les fupérieures fort petites, pref- 


| qu'imbriquees. Les fleurs font peu nombreufss fur 


les rameaux ; les écailles calicinales imbriquées , 
lancéolées, étalées ; les demi-fleurons d’un bleu- 
clair; les fleurons jaunatres. 


Cette plante croît dans la Virginie & la Penfil- 
vanie. % 


62. ASTÈRE à tige baffe. Affer humilis. Willd. 


Affer foliis ovatis, acutis , integerrimis , petiola- 
tis, glabris, margine hifpidis ; florisus corymbofs ; 
calicious laxis, imbricaris, Wild. Spec. Plant. 3. 
pag. 2038. 


Ses tiges font droites, fimples, hautes d’un 
demi pied , quelquefois d’un pied, glabres, un peu 
f:xueufes ; fes feuilles pétiolées , oblongues ova- 
les , rétrécies à leurs deux extrémit:s, très-entiè- 
res , glabres à leurs deux faces, h'fpiles à leurs 
bords, longues d’un pouce ou d’un pouce & 
demi ; les fupérieures oblongues-lancéolées ; les 
pétiolss courts. Les fleurs font difpofées en un co- 
rymbe terminal , peu garni; les écailles calicinales 
lancéolées , lâchement imbriquées ; les demi-flu- 
rons de couleur blanche. 


Cette plante croît dans la Penflvanie. % ( Def 
cript. ex Willa.) 


63. ASTERE à feuilles de cornouiller. Affer cor- 
nifotius. Wild. 


After foliis o5longo-ovatis , acuminatis , integer- 
rimis, petiolatis, glabris, marcine fcabris ; caule 
glabro , paniculä pauciflorä, calicibus [ubimbricatis. 
Rte Spec. Piant. 3. pag. 2039 — Muhlenb. in 

Itt. 


Elle a des tiges droites & glabres, des feuilles 
médiocrement pétiolées , oblongues , ovales, ré- 
trécies à leur bafe , fortement acuminées à leur 
fommet, glabres , très-entières , langues de trois 
pouces, afflez f2mblables à celles du cornouiller 
fanguin , légérement pileufes en deffous fur leur 
principale nervure, rudes à leurs bords; les fupé- 
ricures oblongues-lancéolées. Li panicule eft fim- 
ple , peu garnie, n'ayant que deux fleurs fur chaque 


AS; Æ 


rameau ; les écailles calicinales oblongues , lan- 
céolées ; les extérieures un peu plus courtes. 


Cette plante croit dans la Penflvanie. x (Def 
cript. ex Will. ) 


XXKX Tige herbacée ; feuilles dentées ; les fupérieures 
Jouvent entières. 


64. ASTÈRE ondulé, n°. 22. Afler undulatus. 
Linn. — Hoffin. Phyt. pag. 77. tab. C. fig. 1. 


65. ASTÈRE à feuilles variables. Affer diverfi- 
folius. Mich. 


Affer caule afrero, pubente; folis fubinregris , 
undulatis, infersoribus alato-petiolatis , cordato-ova- 
libus , fuperioribus [effilibus , ovali-lanceolatis; pani- 
culà laxä ÿ ramis gracilibus | microphyllis. Mich. 
Flor. boreal. Amer. 2. pag. 113. 


Cette plante fe rapproche beaucoup de la pré- 
cédente, mais fes feuilles ne font point velues en 
deffous. Ses tiges font droites, fimples, cylindri- 
ques, rudes, pubefcentes, lâchement paniculées à 
leur fommet par des rameaux grêles & courts. Les 
feuilles font aiternes , prefqu'entières au légére- 
ment ondulées à leurs bords, ovales, en cœur, un 
peu épaifles, rudes à leurs deux faces, longues 
d'un pouce & plus, aiguës à leur fommet; les infé- 
rieures décurrentes fur un pétiole court ; les fupé- 
rieures fefhles , un peu lancéolées ; celles des ra- 
meaux très-petites. Les fleurs font d’une grandeur 
médiocre , pédonculées ; les pédoncules fimples , 
plus longs que les fleurs, munis de quelques peti- 
tes fol:ol=s ; les écailles du calice fcarieufes, ver- 
dâtres dans leur milieu, étroites , un peu obtufes; 
les demi-fleurons d’ua bieirpale. 


Cette plante croit à la Caroline. + ( .f.) 


66. ASTÈRE à feuilles fagittées. After fagitii- 
felius. Wild. 


Afer foliis oblongo-lanceolatis , feffilibus, medio 
ferraiis ; radicalious oblongis , cordato-fagittatis , fer- 
ratis , petio!aïis ; caule ramofo , glubro ; calicisus 
laxis, imbricusis. Wild. Spec. Plant. 3. pag. 2035. 
— Wedemeyer. 

Ses tiges font droites, glabres , très-rimeufes, 
hautes de deux ou trois pieds. Les feuilles radica- 
les font oblsngues , pétiolées , parfaitement fem- 
blables à selles du rumrex acerofa , inégalement den- 
tées en fcie, échancrées en cœur À fasirtées à 
leur bafe , glibres, longues d’un pouce & plus; 
les caulinaires inférieures oblongues , ovales , acu- 


minées , à groffes dentelures décurrentes (ur leur ! 


pétiole ; les fupérieures fefüles, oblongues-lancéo- 
lées , acuminées, dentées en fcie vers leur milieu ; 


ES 


les dernières très-entières. Les fleurs font bieuss ; : 


leur pédoncule muni de bractées ; les écailles du 
calice lâchem:nt imbriquées, lancéolées, 


ASE 495 


Cette plante croit dans l Amérique feptentrio- 
nale. x ( Deferipe. ex Wild.) 


67. ASTÈRE paniculé. Affer pañiculatus. Aiton. 
Non Lam. 


Affer foliis ovato-lanceolatis , fubferratis , petio- 
laris , glabris ; radicalibus oveto- cordotis , Jerratis , 
Jcabris ; petiolatis ; periolis nudis ; caule ran:0[ffimo , 
glabro ; ramulis pilofis ; calicibus laxis, Jubimbri- 
catis. Wild. Spec. Plant. 3. pag. 2035. 


After foliis glabris > acutis ; ferratis , petiolatis ; 
radicalibus cordatis | caulinis ovatis ; fipremis Lan- 
ceolatis , integris ; ramis panriculatis, culicibus laxb 

RE RE , É 
Jubimbricatis , caule glabro. Aion, Hort. Kew. 3. 
pag. 207. 

Affer latifolius ; glaber, humilis, ramofiffimus , 
fore parvo , ceruleo ; foliis ad bafin cordatis, Morif. 


Hit. 3. pag. 121. $. 7. tab. 22. fig. 34. 


Afferifeus latifolius, autumnalis. Cornuti, Canad. 
pag. 64. tab. 65. 


Cette efpèce , très-femblable à l’afer cordifolius 
pa fon port & par fes principaux caraétères , avec 
equel on l’a confondu , en ditfère fous plufieurs 
rapports. Ses tiges font glabres , tiès-rameufes ; 
les jeunes rameaux pileux; les feuilles radicales pé- 
tiolées , point décurrentes, ovales, en cœur, den- 
tées en fcie, rudes au toucher ; les caulinaires pé- 
tiolées , ovales-lancéolées, glabres , à peine den- 
tées ou très-entières ; celles des rameaux fefiles 2 
lancéolées , très-enrières ; les écailles calicinales 
lâchement imbriquées. 


Certe plante croit dans l'Amérique feptentrio- 
nale. 


68. ASTÈRE à feuilles en cœur, n°. 38. Afer 
cord'folius. Linn. ( Excel. fynon. Cornut, & Morif. ) 


After foliis cordatis, fubtès pilofis , argut? ferra- 
t?s , petiolatis ; petiolis alatis ; caule paniculato , pi- 
lojo ; calicihus laxis, fubimbricaris. Wild. Spec. 
Plant. 3. pag. 2036. — Aïton, Hort. Kew. 3. 
pag. 207. 

Cette efpèce diffère de la précédente par fes ti- 
ges moins glabres, par fes feuillss un peu pileufes 
en deffous, prefque toutes denticulées; par fes 
péuiolss ailés, par fes tiges bien moins rameufes, 
careétères qu’on ne retrouve pas toujours conftam- 
ment dans les plantes cultivées ; ce qui me feroit 
foupçonner que l'on a préfeñté comme efpèces 
deux plantes qui ne fonc peut-être que variété 
l’une de l'autie. 


G9. ASTÈRE à corymbes. Affer corymbofus. Ait. 


. Afler foliis rreutè ferratis , acuminatis ; inferio- 
ribus cordatis , petiolatis | nudis ; cazle fuperrè co- 
rymbofo-fefligiato , ramis pilofis; calicibus oblongis, 


496 AS 


imbricatis ; fatamis arûe adpreffi:. Willden. Spec. 
Plant. 3. pag. 2036. — Aiton, Hort. Kew. 3. 
Pa: 207 


Ce que j'ai dic plus haut en traitant de l’efpèce 
précédente, peut également s'appliquer à celle-ci. 
Les caractères d’après lefquels on les diftingue , re 
font peut-être que l'effet de la culture. Ses tiges 
font glabres, verdâtres ou purpurines , divifées, à 
leur partie fupérieure, en rameaux pileux , réunis 
en un corymbe faftigié. Ses feuilles intérieures 
font glabres, péticlées, en cœur , dentéesenfcie, 
point décurrentes, quelquefois un peu pileufes 
fur leurs nervures ; les fupérieures périolées, ai- 
guës, finement dentées ; les dernières prefque fef- 
files , à peine dentées. Le calice eft oblorg, com- 
pofé d'ecailies ferrées , imbriquées, lancéolées , 
obtufes ; les demi-fleurons de couleur blanche, 

Cette plante croît dans l’ Amérique feptentrio- 
nale. 

70. ASTÈRE à grandes feuilles , n°. 37 After 
macrophyllus. Linn. 


71. ASTÈRE de la Chine, n°. 44. Afler chinenfis. 
Linn. 


>. ASTÈRE maritime, n°. 9. Affer tripolium. 
Linn. — Engl. Botan. tab. 87. — Flor. dan. 
tab. 615. 


Les feuilles inférieures font quelquefois légére- 
ment dentees vers leur fommet. 


73. ASTÈRE annuel, n°. 43. Affer annuus. 


Linn. 


Cette efpèce, par fes demi-fleurons linéaires , 
entiers, très-étroits , appartient plutôt aux érige- 
ron qu'aux affer. 


74. ASTÈRE de Hongrie. Afler hungaricus. 
Affer (falignus), folris lineari-lanceolatis  fefi- 


libus , integerrimis , margine fcabris ; inferiorius 
lanceolatis , apice ferratis j caule paniculato , glabro, 
ereélo ; calicibus laxè imbricatis. Wall. Spec. Plant. 
3. pag. 2040. 

After (faicifolius ), foliis lanceolacis, ferratis, 
margine fcabris ; rameis fublinearibus , intégerrimis ÿ 
pedunculis alternis, fubnudis. Scholi. Suppl. Elor. 

barb. pag. 328. Icon. — Hcffm. Germ. 297. — 
Roth, Germ. I, pag. 367, & IL, pag. 352. 


Ses tiges font droites, glabres , divifées en ra- 
meaux paniculés, garnis de feuilles alternes, fef- 
files , lincaires-lancéolées , rudes à leurs bords, 
glabres à leurs deux faces; les fupérieures très-en- 
aières ; les inférieures lancéolées, dentées en fcie 
vers leur fommer. Les fleurs, difpofées en pani- 
cule, ontleurs demi-fleuruns blancs ; ils prennent, 


AS 


en vieillifint, une teinte bleuâtre. Les écailles 
calicinales font lâchement imbriquées. 


Cette plante croit en Allemagne & dans la 
Hongrie. # 


75. ASTÈRE luifant, n°. 29. Affer amaœnus, 
Lam. 


a. Affer (puniceus), foliis femi-amplexicaulibus, 
lanceoiatis , ferratis , fcabris ; pedunculis alternis ; 
Jubunifloris ; calicibus difum fuperantibus. Lino. 
Spec. pag. 1226. — Ait. Hort. Kew. 3. pag. 208. 
— Mich. Flor. boreal. Amer. 2. pag. 115. 


After americanus, latifolius, puniceis caulibus. 
Herm. Luzd.-Bac. 649. tab. 651. — Morif. Hift. 
3. pag. 120. 


8. Afler hifpidus. Lam. n°. 29. 


Cette plante varie dans la couleur & dans l’élé- 
vation de fes tig:s, qui s’élevent depuis deux 
pieds jufqu’à fept; elles font rougeâtres ou purpu- 
rines ; les feuil es ordinairement plus larges dans la 
variété #, plus étroites dans la varièté 8. On ren- 
contre des intermédiaires qui prouvent que ces 
deux plantes ne peuvent appartenir qu'à la même 
efpèce. 


76. ASTÈRE paniculé. Affer paniculatus. Lam. 
Afler Novi-Belgii. Linn. (Non after Tradefcanti.) 


After (foribundus), fobiïs fabamplexicaulibus , 
lanceolatis , inferioribus ferratis; caule glabro , ramis 
curymbofis , ramulrs pilofis ; calicinis Jfquamis laxis , 
lanceolatis, imbricatis. Wilden. Spec. Plant. 3. 
pag. 2048. 

Cet aftère , par la hauteur de fes tiges , le nom- 
bre & la beauté de fes fleurs d’un bleu vif, ett 
devenu très-commun dans nos parterres. La plante 
8 diffère de celle-ci par fes rameaux pileux & par 
fes fleurs plus nombreufes. 


AsTÈRE pubefcent. fer puefcens. Lam. 
Affer (rataricus), foliis radicalibus lanceolato- 
ovaiis, ferraris , feabris ; caule paucifloro. ? Linn. f. 


Suppl. pag- 373: 
AsTÈRE de l'Inde. Afler indicus. Linn. 


Âffer feliis caulinis oblongis, ferratis ; rameis 
lineari-lanceolatis | obtufis , fubintegerrimis ; caule 
kirto , ramis unifloris , calicinis fquamis exteriorious 
foliaceis. Wilid. Spec. Plant. 3. pag. 2041. 

After (indicus }, foliis ovato-oblongis, ferratis ; 
foralious ovali-lanceolutis , integerrimis ; ramis unt- 
foris. Linn. Spec. pag. 1250. 

Afier conygoides, Indie ortentalis, ramofior , cau- 
libus fparfis. ? Pluken. Almag. 57. tab. 149. f3. 3. 


Mula. 
Voici 


ANS 


® Voici, d'après Willdenow , la defcription de 
cette plante , jufqu’alors peu connue. Ses tiges 
font droites , rudes, cannelées, hautes d’un pisd, 
rameufes à fa partie fupérieure ; les rameaux fim- 
ples, uniflores, feuillés; les inférieurs beaucoup 
pe longs. Les feuilles des tiges font feffiles, ob- 
onguës , un peu obtufes, dentées.en fcie , longues 
d'un à deux pouces; celles des rameaux étroites, 
linéaires , lancéolées , fefiles, obtufes , longues 
d'un demi-pouce ou d’un pouce ; Les inférieures 
denrées en fcie; les fupérieures crès-entières. Les 
fleurs font folitaires à l'extrémité des rameaux ; les 
écailles calicinales imbriquées ; les intérieures fca- 
rieufes, lancéolées ; les extérieures de la même 
longueur, lancéolées , foliacées. 


Cette plante croît en Chine & dans les Indes 
orientales. © 


; TT ASTÈRE des Pyrénées. Affer pyrenaus. Hort. 
arif. 


Affer caule hirfuto, fmplici, fuprà corymbofo ; 
foliis ohlongo-lanceolaris, fubfezbris , fubamplexicau- 
lbus , apice quatuor-quinquedentatis ; involucri fqua- 
mis l'ncari-acuminatis , hirfutis. Decand. Synopl. 
pag. 280. n°. 3139. 


After fibiricus. Lam. n°. 27. An Linn. ? 


La defcription que M. de Lamarck donne de 
cette plante convient parfaitement à celle qui 
porte le nom d’affer pyrenaus au Jardin des Plantes. 
Convient-elle également à la plante de Linné? 


78. ASTÈRE élégant. Afer elegans. Willd. 


After foliis [cabris , caulinis oblongo: lanceolatis , 
integerrimis , acutis ; radicalibus petiolatis, oblongis , 
Jerratis ; caule ramo/fo, corymbofo ; calicinis fquamis 
oblongo-cuneatis , obtufis , fquarrofis. Willd. Spec. 
Plant. 3. pag. 2042. 


« Cette efpèce, dit Willdenow, à de grands 
rapports avec l’affer amellus ; elle en diffère par fes 
feuilles caulinaires aiguës ; par les radicales den- 
tées en fcie , toutes rudes au toucher ; par fes 
fleurs plus grandes , & par les écailles calicinales, 
fcarieufes , cunéiformes , oblongues , obtufes. Le 
lieu natal de cette plante n’eft pas connu. » % 


79. ASTÈRE hifpide. Affer hifpidus. Thunb. 


Affer foliis oblongo-lanceolatis , feabris, ciliatis , 
Jubferratis infimis , ovatis, ferratis; caule panicu- 
Lato, hifpido ; ramulis unifloris ; calicinis fquamis 
oblongis, imbricatis. Willden. Spec. Plant. 3. pag. 
2042. 

Affer foliis infimis oblongis , crenatis, fcabris ; 
caulinis lanceolatis, integris , ciliatis ; caule [cabro. 


Thunb. Flor. jap. 315.—Banck. Icon. — Kæœmpf. 
tab. 20. 


Ke:sjo. Kœmpf. Amon, 876. 
Botanique, Supplément, Tome 1. 


AST 
Ses racines, d'après Thunberg, font fibreufes 
& rameulfes; fes tiges droites , hifpides, hautes 
d’un pied ; fes rameaux alternes, écartés; les feuil- 
les inférieures ovalss-oblongues , obtufes , dif- 
tantes , dentées, ciliées à leurs bords , rudes au 
toucher; les fupérieures & celles des rameaux en- 
tières, lancéolées , obtules , infenfiblementc plus 
petites. Les fleurs font folitaires à l'extrémité de 
chaque rameau , formant une panicule par leur en- 
femble; les écailles du calice oblongues , imbri- 
quéss ; les demi-fleurons blancs. 


Cette plante croît au Japon. % ( Defcripr. ex 
Thunb.) 


So. AsTÈRE à feuilles rudes. fer fcaber. 
Thunb. 


Affér foliis oblongis, ferratis , feabris; pedunculis 
paniculatis, Thunb. Flor. jap. pag. 316. 


Ses tiges font droites, herbacées , cylindriques, 
ftriées , glabres, de couleur purpurine, hautes 
d’un pied & plus, divifées, à leur partie fupé- 
rieure, en rameaux paniculés. Les feuilles font al= 
ternes , pétiolées, oblongues, glabres, dentées 
enfcie, acuminées , étalées, vertes en deflus, plus 
pâles en deflous , hériffées, à leur face fupérieure 
& à leurs bords , de poils roides ; les inférieures 
longues de deux pouces; les fupérieures infenfi- 
blement plus petites. Les fleurs font difpofées en 
une panicule terminale ; les pédoncules & les pé- 
dicelles dépourvus de feuilles ; une braétée lan- 
céolée à chaque pédicelle. 


Cette plante croit au Japon. (Defer.ex Thunb.) 


81. ASTÈRE à fleurs de conife. Affer conizoïdes. 
Wilid. 

Affer foliis oblongis , trinerviis, baff anguffatis , 
acutis ; fuperioribus [effilibus , fubintegerrimis ; infe= 
rioribus petiolatis , ferratis ; caule fimplici , apice co- 
rymbofo ; calicibus cylindricis , fquarrofss ; radio ca- 
lice breviore. Willd. Spec. Plant. 3. pag. 2043. 


Conyza (afteroïdes) , foliis Lato-lanceolatis , 
corollis radiatis , calicibus fquarrofis. Linn. Spec. 
pag: 1206. — Lam. Dit. 2. pag. 94. * 


After (marilandicus) , caule fimplici ; folits ova- 
li-lanceolatis , fuperre fubferratis ; fummis integris, 
Hip A Mich. Flor. boreal. Amer. 2. 
pag: 100. 

After marilandicus, ptarmica capitulis, flore albo, 
baïtaridis monfpelienfium folio & effigie. Pluken. 
Mantiff. 29. 


Cette plante préfente , dans la forme de fes 
demi-fleurons très-courts , l’afpeét d’une conife , 
genre dans lequel elle avoit d'abord été placée. Ses 
tiges font fimples , cylindriques , glabres, ftriées,, 
hautes d’un pied , divifées, à eu partie fupé- 

Air 


498 A ST 


rieure, en rameaux en corymbe. Les feuillss infé- 
rieures font pétiolées, oblongues, à trois ou cinq 
nervures , glabres , légérement dentées depuis leur 
milieu jufqu’à leur fommet , rudes à leurs bords ; 
les fupérieures feffiles, oblongues , aiguës , à peine 
dentées , rétrécies à leur bife. Les flzurs font ag- 
glomérées & fefliles à l’extrémité des pédoncules. 


Leur calice eft cylindrique , compofé d’écaillés : 


ovales, blanchâtres , vertes & refléchies à leur 
fommet ; la corolle jaune à fon centre, blanche à 
fa circonférence ; les demi-fleurons lancéolés, 
plus courts que le calice. 


Cette plante croit dans l Amérique feptentrio- 
nale. + 


82. AsTÈRE divergent, n°. 28. Affer divarica- 
tus. Linn. 


After (infirmus), caule gracili, fubflexuofo; foliis 
Jubrhomboïdeis ; ovali-lanceolatis , utrinque acumi- 
natis , éntegris ; panicula divergenti- dichotomä , nu- 
diufiulà , paucifloré ; floribus omnibus pedunculatis, 
albis , céloradiaris. Mich. Flor. boreal. Amer. 2. 
pag: 109. 


83. ASTÈRE liffe. Affer levigatus. Lam. — An 
after levis ? Linn. 


Willdenow cite , fous le nom d’affer levigutus , 
une plante qui paroit fe rapprocher beaucoup de 
celle-ci, & qu'il dit étre cultivée dans les jardins 
pour l’afler levis , mais qui en eft différente par 
fes panicules très rameufes , chargées d’un grand 
nombre de fleurs. 


84. AsTERE à feuill:s de prénanthe. Æffer pre- 
nanthoides. Willd. 


After foliis amplexicaulibus , fpathulato-lanceola- 
tis, medio ferratis , baff cordatis ; ramulis pilojs ; 
caliribus fquamis lanccolatis ; fquarrofis. Willden. 
Spec. Plant. 3. pag. 2046. — Muühl.in Lite. 


Ses rameaux font chargés de poils fur deux Ji- 
gnes oppofées, formées par li décurrence de la 
bafe des feuiiles. Celles-ci font alrernes , amplex1- 
caules , lancéolées, pr:fqu'en fpatule ; longues de 
deux ou trois pouces, acuminées à leur fommet, 


dentées en fcie à leur milieu , profondément | 


échancrées en cœur ; les écailles calicinales lan- 
céolées , fcarieufes ; les deini-fleurons de couleur 
bleue. 


Cette plante croît dans la Penfilvanie. % ( Deftr. 
ex Wilid.) 


85. ASTÈRE de Penfilvanie. 4fer pcrfilvanicus. 


Aller (amplexicaulis) , fo/iis ovato-oblongis , 
acutis , amplexicaulibus , cordatis , ferratis ; caule 
paniculato, glabro ; calicinis fquamis lanceolaris, 
arétè imbricatis. Wilid. Spec. Flant. 3..pag. 2046. 
— Mübl. in Livr. 


À SE 


+ S2s tiges font glabres, ftriées, divifées, à leur 
; fommet, en rameaux paniculés ; les feuilles alter- 
nes, amplexicaules , ovales-oblongues , aiguës , 
g'abres à leurs deux faces. rudes à leurs bords, 
échancrées en cœur à leur bafe , longues d’un 
pouce ou d’un pouce & demi; les feuilles des 
rameaux petites, lancéolées, amplexicaules. Les 
fleurs font bleues, une ou deux fur chaque ra- 
meau; les écaill:s calicinales lancéolées, forte- 
ment imbiiquéses. 


Cette plante croît dans la Penflyanie. x ( Def- 
cript. ex Wild.) 


86. AsrÈRE en ofier. Affer vimineus. Lam. 


Affer (tradefcanti) , foliis lanceolato-linearibus , 
medio ferratis ; peduncults folioffs | caule racemofo , 
calicivus ereëtis. Linn. — Hort. Cliff. 408. 


Affer ( tradefcanti ) , caule puberulo , ab imo ra- 
mofo ; ramis graciliius, virgatis , patulis, fimplici- 
bus , foliosè racemifloris ; floribus parvis , fubfeffili- 
bus ; calicibus erectis ; radiis brevibus | fubalbidis ; 
fotiis lineari-lanceclatis. Mich. Flor. boreal. Amer. 
2. pag. [1$. 


| 

Ces deux plantes font identiques, d’après l’ob- 
fervation de Michaux. L'affer murabilis Linn. s’en 
rapproche b-aucoup; mais nous ne la connoiffons 
pas aflez pour prononcer affirimativement. 

À 

| 

| 

Î 


87. ASTÈRE à feuilles longues, n°. 33. After 
longifolius. Lam. ï Eu 


88. ASTÈRE de couleurs variées. Afler verficolor. 
Wild. 


Affer foliis fubamplexicaulibus, lato-lanceoltis , 
Jusferratis ; radicaiibus medio ferratis ; caule' ramo- 
fifimo , glabro ; caliciris fquamis lanceolaris , laxis, 
difco brevioribus. Will. Spec. Plant. 3. p. 204$. 


Certe efpèce fe diftingue par fes grandes & 
belles fleurs agzlomérées au fommet des rameaux, 
& qui changent de couleur à mefure qu'elles fe 
développent. Leur circonférence eft blanche, puis 
elle devient infenfiblement d’un violet-foncé avec 
le difque Jaune; ce qui offre, fur le même pied, 
des fleurs violettes & blanches. Les Ruilles fusé- 
rieures font très-entières ; les inférieures munies 
de quelques dentelures ; les radicales oblongaes , 
rétrécies à leurs deux extrémités, d:nrées en {cie 
à leur mien; toutesles autres amplexicaules , gla- 


! bres, élargies, lancéolées. Lesrizes 


trés-rameufes ; les écailles calicinals lâches,,. lan- 
céolées, plus courtes que le difque. 


font glabres, 


Cecre plante croît dans l'Amérique feprentrio- 
dale..2 (Defrnipt..ex Wild.) 


| 
À 
} 
| 89. ASTÈRE ramallé. Affer firiéus. Hort. Parif. 


2 ; Fe 
Afler caule fabglabro , ftriéo , ramofifimo ; Jfoiiis 


AS 'T 


caulinis ferratis, fubamplexicaulibus , lanceolatis , 
fébmucronatis ; rameis inregris ; fquamis calicinis 
dmbricatis, fubaqualibus, lanceolaris , acutis. (N.) 


Ses tiges font droites , friées , prefque glabres, 
très-rameufes ; les rameaux grêtes, alternes, ra- 
mifiés, droits, rapprochés des tiges, & formant 
use panicule peu étalée. Les feuilles font glabres, 
altrrnes, feMles, un peu amplexicaules, longues 
d'un à deux pouces , lancéoiées ; celles des tiges 
lâcheme:nt dentées en fcie à leurs bords, très-ai- 
BUS , prefque mucronées ; celles des rameaux uñe 
fois plus petires, fefiles, très-entières, mucro- 
nées: Les fleurs font nombreufes, paniculées , fo- 
litaires à l'extrémité d’un petit rameau très-coutt, 
feuillé. Leur calice eft glabre , compofé d’écailles 
imbriquées , étroires , lancéolées , très aiguës, à 
peine de la longueur des aigrertes ; les demi-fleu- 
rovs d'un bleu-tendre ; les aigrètres cendrées, un 

‘ peu rouffeâtres. 


Cette plante, cultivée au Jardin des Plantes, 


eft originaire de l’Amérique feptentrionale. % 
CF. w.) 


90. ASTÈRE à feuilles de faule, n°. 31. After 
falicifolius. Lam. 


After (recurvatus) , folirs feffilibus , angufto-lan- 
ceolatis , baff attenuatis ; inferioribus medio ferratis ; 
caule ramofo , glabro , recurvato ; calicinis fquamis 
daxis , fubimbricatis. ? Wild. Spec. Plant. 3. pag. 
2047. , 4 


La plante de Willdenow me paroît très-rappro- 
chée de l’afière à feuilles de faule. Voici d’ailleurs 
4 defcription qu’il en donne. Les tizes font gla- 
bres , tres-rameufes , longues de trois pieds, ra- 
battues vers la terre ; les feuilles étroites , lancéo- 
Jées , aiguës , rétrécies à l£ur bafe, rudes à leurs 
bords; les inférieures larges de trois pouces , mu- 
nies d’une ou de deux dentelures à leur milieu; les 
fupérieures très-entières , longues d’un pouce & 
demi ; les fleurs de la grandeur del'affer tradefcanti ; 
les écailles calicinales linéaires lancéolées, lâches, 
aiguës, prefqu'égales. 


Cette plante croît dans l'Amérique feptentrio- 
pale. # 


91. ASTÈRE élégant. Afer fpeitabilis. Ait. 


After foliis lanceolatis , fcabriufculis ; inferioribus 
ferratis ; ramis corymbofis ; foliolis calicinis laxis, 
foliaceis fubcuneiformibus , acutiufculis, fquarrofis, 
Ait. Hort. Kew. 3. pag. 209. — Wiilden. Spec. 
Plant. 3. pag. 2048. 


Ses tiges font hautes de deux pieds; fes rameaux 
en forme de corymbe, munis d’une ligne pileufe , 
décurrente ; fes feuilles légérementamplexicaules, 
un peu rudes, lancéolées , très-entières ; les in- 
férieures dentées à leur milieu, Les fleurs font 


AST 450 
AIS 
grindes, de couleur bleue; les demi-fleurons li- 
néaires - larcéolés ; les écailles du calice laricéo- 
lées, peu ferrées , fcarieufes, un peu aiguës, ré- 
trécies à leur bafe , prefque cunéiformes. 

Cette plante croit dans l'Amérique feptentrio- 
nale. % 


92. ASTÈ:E d'automne. Affer ferotinus. Willd. 
After foliis oblongo-lanceolatis ; feffilibus , glabris, 


margine feabris ; inferioribus ferratis ; ramis corym- 
bofis , glabris ; rarulis uniforis ; calicinis faxamis 
larceolatis ; patent. bus. Wilid. Spec. Plant. 3. pag. 
1049. 


Ses tiges font hautes de quatre pieds, glabres, 
rameufes, paniculéss; fes rameaux uniflores ; fes 
feuilles fefhies, glabres, oblongues, lincéolées, 
acuminées, rudes à leurs bords ; les inférieures 
longues de deux pouces ; denrées à leur milieu ; les 
fupérieures prefqu’entières, Jougues d’un pouce. 
Les fleurs font grandes & bleñes ; elles ne paroif- 
fent que vers la fin d’oétobre; les folioles du ca- 
lice lancéolées , acuminées , étalées. 


Cette plante croit dans l'Amérique feptentrio- 
nale. % ( Defcripe. ex Willa.) 


93. ASTÈRE à fleurs tardives , n°. 41. Affer 
tardifiorus. Linn. 


94. ASTÈRE effilé. Affer junceus. Ait. 
After foliis Dencelito lirearibus , Sefilibus, gla- 


bris ÿ infimis fubferratis | ramulorum lanceolatis ; ra- 
mis Virgatis , calicibus imbricatis , caule glabriuf- 
culo. Ait. Hort. Kew. 3. pag. 204. — Willd. Spec. 
Plant. 3. pag. 2050. 


Ses tiges font droites, glabres, hautes de quitre 
à cinq pieds, paniculées; les rameaux munis d’une 
ligne pileufe, décurrente , grêles, efilés; les 
feuilles inférieures lancéolées, glabres , fefiiles, 
rapprochées de celles du faule , longues de trois 
pouces , légérentent dentées , rétrécies à leurs 
deux extrémités ; les fupérieures linéaires lancéo- 
léts, longues de deux pouces, très-entières; les 
fleurs d’un blanc“inçaruat , de la grandeur de celles 
de l'efpèce précédente. 


Cette plante croît dans l’Amérique feptentrio- 
nale. % ( Defcripr. ex Willa.) 


95. ASTÈRE lancéolé. Afler lanceolatus, Willd. 
Affer foliis lineari-lanceolaris , fefilibus , integer- 


rimis , glabris ; infimis lanceolatis , fubferratis ; caule 
ramofo , diffufo, glabriufculo ; calicibus imbricatis. 


Willd. Spec. Plant. 3. pag. 250. 


Elie diffère de la précédente par fon port. Ses ti- 
ges font hautes de deux pieds & plus, tres-rameufes; 
les rameaux étalés, munis d’une ligne décurrente 

Rrr 2 


5oo 


AUS AT 


de poils ; les feuilles glabres , fefiles , linéaires- 
lancéolées , très-entières ; les radicales pétiolées, 
longues d’un pouce; celles des tiges étroites, ian- 
céolées , dentées à leur milieu, longues d’un 
ouce & demi; les fupérieures linéaires-lancéo- 
£es, trés-entières, longues d’un demi-pouce ou 
d'un pouce. Les fleurs font blanches , un peu vio- 
lettes , d'une grandeur médiocre ; les folioles du 


calice lancéolées , aiguës, médiocrement imbri- 
quées. 


Cette plante croît dans l'Amérique feptentrio- 
nale. % (Defcript. ex Wild. ) 


96. ASTÈRE à fleurs blanches. Afer leucanthe- 
mus. Hort. Parif. 


After foliis lanceolato-linearibus , ferratis ; ramis 
virgatis, paniculatis , pilofis ; pedunculis foliofis , 
calicibus imbricatis. Desfont. Catal. pag. 102. — 
Perf. Synopf. Plant. 2. pag. 447. 


Cette efpèce paroît fe rapprocher beaucoup des 
deux précédentes. Ses tiges font droites , cylindri- 
ques , très-rameufes ; les rameaux grêles, rami- 
fiés, pileux, ftriés ; les feuilles alrernes, fefiles, 
linéaires-lancéolées, glabres , lichement dentées 
en fcie , rétrécies à leurs deux extrémités ; celles 
des rameaux prefqu’entières, beaucoup plus étroi- 
tes. Les fleurs font blanches, petites , pédicellées ; 
les écailles calicinales lancéolées , lâchement ün- 
briquées , blanchätres , avec une raie blanche dans 
leur milieu. 


Cette plante croit dans l’Amérique feptentrio- 
nale. z (W. v.) 


7 07. ASTÈRE à fleurs d’armoife. Affer artemif- 
orus, 


Afler ( dracunculoides ), foliis linearibus , acu- 
minaiis , integerrimis ; inferioribus lineari-lanceo- 
latis, fubferratis ; ramis corymbofis , calicibus im- 
bricatis , caule glabriufculo. Wilid. Spec. Plant, 3. 
pag. 200. Non Lam. 


Ses tiges font droites, prefque glabres , hautes 
de quatre pieds ; les rameaux paniculés, munis 
d’une ligne pileule ; les feuilles cauiinaires étroi- 
tes, lancéolées , très-entières , acuminées à leur 
fommet, longues d'un pouce & demi à deux pou- 
ces ; les radicales & les inférieures linéaires-lan- 
céolées , longues d’un pouce & demi, rétrécies à 
leurs deux extrémités , un peu dentées à leur mi- 
lieu. Les fleurs font blanches, une fois plus petites 
que celles des efpèces précédentes ; les folioles 
calicinales lancéolées, aiguës, médiocrement im- 
briquées. 


Cette plante croit dans l’Amérique feptentrio- 
nale. # (Deféripe. ex Wilid.) 


98. ASTÈRE fragile. Aferfragilis. Willd. 


AUS AT 


Affer foliis linearibus, acuminatis , integerrimis ÿ 
radicalibus oblongis , ferratis ; ramis corymbofo-pa- 
niculatis , calicibus imbricatis , fquamis adpreffis , 


caule glabriufeulo. W id. Spec. Plant. 3. pag: 251: 


Ses fleurs font blanches , une fois plus petites 
que dans l’efpèce précédente; fes tiges droites , 
hautes de deux pieds & plus ; les rameaux pant- 
culés & pileux ; les feuilles caulinaires elabres , l1- 
néaires, très-entières, longues d’un à deux pou- 
ces ; les radicales pétiolées , oblongues, denrées, 
obtufes ; les écailles calicinales linéaires , aiguës , 
fortement imbriquées. 


Cette plante croît dans l'Amérique feprentrio- 
nale. % (Defcript. ex Willd.) 


99. ASTÈRE lupuline , n°, 40. Affer mifer, Linn. 
100. ASTÈRE étalé, n°. 39. Affer patulus. Lam, 


* ASTÈRE à tige nue , n°. 42. Affer nudicaulis, 
Lam. Ill, tab. 681. fig. 4. 


Cette plante , d’après l’obfervation de Forfter, 
eft un calendula. ( Voyez SOUCI, n°. 16.) 


101. ASTÈRE ailé. Affer pinnatus. Cavan. 


Affer foliis pinnatis , rachi alatä ; foliolis lineari- 
cuneiformibus , apice ferratis. Willd. Spec. Plant. 3. 
pag. 2053. — Cavan. Ic. Rar. 3. pag. 6. tab. 212. 


Cette plante, remarquable par fon port, ainf 
que la fuivanre, a des tiges couchéss, hifpides , 
cannelées , longues d’un pied , garnies de feuilles 
oppofées , ailées avec une impaire , compofées de 
fix paires de folioles linéaires, prefqu'en forme 
de coin, aiguës , munies vers leur fommet, de 
chaque côté , de deux dents fines; leur pétiole 
ailé , linéaire. Les fleurs font folicaires, termi- 
nales, portées fur un pédoncule un peu épais. 
Le calice eft compofé d’un double rang d'écailles 
fcarieufes , linéaires , obtufes ; la corolle d’un 
jaune-foncé , à huit demi-fleurons ovales , triden- 
tés. ( Wild.) 


Cette plante croit à la Nouvelle-Efpagne. # 


102. ASTÈRE orangé. Affer aurantius. Linn. 


Afler folits pinnatrs , rachi fimplici ; foliolis oya- 
cis, ferratis. Willd. Spec. Plant. 3. pag. 2052. 


After foliis pinnatis. Linn. — Hort. Cliff. 407. 
— Mill. Dit. 31. 


After americanus , foliis pinnatis & ferratis , flo- 
ribus aurantiis. Houît. MA. Icon. — Amm. Herb. 
466. — Bancks, Reliq. Houft. 7. tab. 18. 


Ses tiges font herbacées , à fix cannelures, gar- 
nies de feuilles oppofées , ailées avec une impaire, , 
compofées de deux paires de folioles ovales ,.den- 

ées en fciè, Le pétiole eft nu, point ailé , muni à 


ANS 


fa bafe, de chaque côté, de deux dents fétacées. 
Les fleurs font folitaires , terminales , foutenues 
par des pédoncules courts, uniflores; les écailles 
du calice imbriquées , fcarieufes, ovales, aiguës; 
la corolle d'un jaune-orangé ; les demi - fleurons 
nombreux. 


Cette plante croît à la Vera-Cruz, © ( Wild.) 
* Efpèces moins connues. 


* Afler (hirtus}, foliis obovatis , obtufis , pubef- 
centibus ; calice imbricato , caule fruticofo. Thunb. 
Prodr. Cap. B. Sp. pag. 159. 

* After (heterophyllus) , foliis infimis oblongis; 
Jupremis linearibus , inermibus, glabris. Thunberg, 
Prodr. Cap. B. Sp. pag. 160. 


* Afler (macrorhizus), foliis lineari-lanceola- 
tis, pilofis ; calice imbricato , caule fruticofo. Thunb. 
Prodr. Cap. B. Sp. pag. 160. 

* Afler (villofus}), fois lineari-filiformibus, 
obtufis , hirfutis ; calicibus imbricatis , caule fruticofo. 


Thunb. Prodr. Cap. B. Sp. pag. 159. 


* Afler (coriaceus) , herbaceus , foliis ovatis, 
integerrimis , fupernè fulcatis, Jubtùs lanatis ; [capis 
unifloris , foliofis , lanatis. Forit. Prodr. n°. 297. E 
Novä-Zelandiä. % 


* Afler (Arigofus), foliis lineari-lanceolatis , 
hirlutis ; calice aquali, ffrigofo ; caule herbaceo. 


Thunb. Prodr. Cap. B. Sp. pag. 159. 


* Afler ( vernus), foliis radicalibus lanceolatis, 
integerrimis , obtufis; caule fubnudo , filiformi , f[ub- 
ramofo ; pedunculis nudis. Linn. Spec. pag. 1230. 
— Gron. Virg. 125. 

* After paluftris, foliis bellidis, non ferratis; bar- 
bulis tenuibus , albis ; difco luteo ; cuule viridi, hir- 
Juto , ereéto. Clayt. Ibid. E Virginia. 

* Afler (elongatus) , foliis lanceolatis, feabris , 
pilofo-hifpidis ; calice aqualt, caule herbaceo. Thunb. 
Prodr. Cap. B. Sp. pag. 160. 

* Afler (ælivus ), foliis lanceolaris , fubam- 
plexicaulibus , integerrimts , glabris , margine fcabris; 
calicibus laxis , foliolis aqualibus. Ait. Hort. Kew. 
3. pag. 203. 

* After (rotundifolius ), foliis ovatis , integris, 
pilofo-hifpidis ; calice aquali , caule herbaceo. Thu:b. 
Prodr. Cap. B. Sp. pag. 160. 

* Afler (dentatus), folis linearibus , dentatis , 
pilofis ; caule herbaceo. Thunb. Prodr. Cap. B. Sp. 
pag: 159. 

* Afler (ferrarus) , foliis lanceolatis , acutis , 
ciliato-ferratis ; calice aquali , caule herbaceo. Thunb, 


Prodr. Cap. B. Sp. pag. 160. 
* Afler (radula) , foliis Lanceolatis , ferratis ; 


À :S 44 boi 


acuminatis , rügofis , fcaberrimis ; calicibus imbrica- 
tis ; foliolis lanceolatis, obtufis. Ait. Hort. Kew. 3. 
pag. 210. % In Novä-Scotià. 

* After ( divergens ), foliis ellipeico-lanceolatis , 
ferratis , glabris ; caulinis lineari-lanceolatis , elon- 
gatis ; ramis patentibus, calicibus imbricatis , caule 


1 pubefcente. Ait. Hort, Kew. 3. pag. 205. 


Ses tiges font foibles , pubefcentes , hautes de 
cinq pieds, quelquefois bien moins élevées ; les 
rameaux étalés; fes feuilles glabres , elliptiques, 
lancéolées, dentées en fcie ; celles des tiges li- 
néaires-lancéolées , alongées ; les calices cylindri- 
ques, à folioles nombreufes, aiguës; les fleurs 
petites ; les demi-fleurons blancs, plus courts que 
le calice ; les fleurons rougeatres dans le difque. 
Elle croît dans l'Amérique feptentrionale, & ne 
fleurir dans les jardins que vers la fin du mois d’oc- 
tobre, % 


*X Afler (diffufus), fodiis elliptico-lanceolatis , 
ferratis , glabris , proportionatis ; ramis patentibus , 
calicibus imbricatis , caule pubefcente. Aït. Hort. 
Kew. 3. pag. 205. 


«. Affer caule tomentofo, ramis patentiffimis , 
difco rubro. Aït. 1. c. 


8. Affer caule pubefcente , ramis virgatis, difo 
fframineo. Ait. |. c. 


Dans cette efpèce, très-rapprochée de la précé- 
dente , toutes les feuilles fe reflemblent. Ses fleurs 
{ont blanches. Elle varie par fes tiges pubefcentes 
ou tomenteufes; par le difque de fes fleurs, rouge 
ou d’un jaune-pâle. Elle croit dans l'Amérique 
feptentrionale. % 


* Afler (pendulus) , foliis elliprico-lanceolatis , 
ferratis, glabris , ramulorum remotiufculis ; ramis 
divaricatiffimis , pendulis ; caule pubefcente. Aiton , 
Hort. Kew. 3. pag. 204. 


La peritefle des feuilles & la reffemblance des 
fleurs la rapprochent de la précédente; mais fes ti- 
ges font plus grêles , paniculées ; les rameaux pen- 
dans , munis de feuilles plus diflantes les unes des 
autres. Les fleurs font blanches ; leur difque janne, 
puis de couleur de rouille. Elle croît dans l'Amé- 
rique feptentrionale. Ces trois efpèces pour- 
roient bien n'être que des variétés. 


* Affer (acuminatus ), caule fimplici, flexuofo , 
angulofo ; foliis omnibus conformibus , majufculis , 
ovali-lanceolatis ; utrinquè fubaqualiter anguflatis , 
longifimè acuminatis , inaqualiter incifo-ferratis ÿ 
paniculä divaricato-dichoromä. Mich. Flor. boreal. 
Amer, 2. pag. 109. 


Elle paroit encore fe rapprocher des trois pré- 
cédentes. Ses tiges font fimples, flexueufes , aneu- 
leufes ; toutes les feuilles ovales-lancéolées, affez 
grandes , prefqu’également rétrécies à leurs deux 
extrémités , longuement acuminées , inégalement 


EL À S Eh 

ineifées ou dentéss ; les Aeurs blanch£e, pédencu- 
lées, difpofées en une panicule étalée, “ichotome. 
Elle croit au Cana ‘a. 


*# Afler (tortifolius), foliis parvulis , cuneuto- 
obovalibus , integris , tortuosè patulis ; corÿymbo com- 
pofito , fubfafligiato. Mich. Flor. boreal. Amer. 2. 
pag. 109. 

Conyza bifoliara. ? Walth. Flor. carol. 


* Afler (thyififolius), folits lanceolatis, [ub- 
amplixicaulibus, medio ferratis , glabris; caule thyr- 
foideo , tereti, glabro ; pedunculis unifloris. Hofiin. 
Phytogr. pag. 83. tab. D. fig. 1. 1a Virginia. 


ASTERELLA. ( Voyez ASTERELLE.) 


ASTERELLE. Afferella. Genre de plantes de la 
famille des hépatiques, établi par M. Palifot de 
Beauvois, & qui eft un démembrement du genre 
marchantia Linn. ; il a pour caraëtère eflentiel des 
fleurs dioiques. 


Fleurs mâles. Ombelle arrondie, portée fur un 
pédoncule charnu , privé de périchet; plufieurs 
fleurettes {files , à fix ou dix divifions , renfer- 
mant un amas de filets élaftiques , où font attachés 
les grains de la pouflière fécondante. 


Fleurs femelles membraneufes, fefiles , en forme 
de cupule , adhérente à l’épiderme , contenant 
plufieurs femences atrondies, échancrées , com- 
primées. 

Ce genre renferme les deux efpèces fuivantes : 


1. Afferella tenella, (Voyez HEPATIQUE fluette, 
No) 


2. Aflerella hemifpharica. ( Voyez HEPATIQUE 
hémifphérique , n°. 4.) 


ASTÉRISQUE. ( Afferifeus: Tournef.) ASTE- 
ROIDE. ( Afleroides. Tournef.) Ce font deux 
genres de plantes radiées , établis par Tourne- 
fort , & que Linné a réunis dans fon genre buph- 
thalmum. Tournefort ciraétérifoit le premier par 
un calice dont les écailles débordoient les demi- 
fleurons , & le fecond par un calice plus court que 
les demi-fleurons. 


ASTÉROPE. Afferopeia. Genre de plantes di- 
cotylédones , à fleurs complètes , polypitalées , 
dont la famille naturelle n’eft pas encore connue, 
qui paroît fe rapprocher des rofacées , & avoir des 
rapports avec les blackwellia ; il a été établi par 
M. du Petit-Thouars pour un arbriffeau de Mada- 
gafcar , à feuilles alterres & entières, ayant les 
fleurs difpofées en panicule. 


Chaque fleur offre pour caractère effentiel : 


Un calice à cinq divifions ; cinq pétales ; dix éta- 


mm + 2 


A STE 


courtes ; un flyle; crois fligmares (une capfule à trois 
doges ; trois ou quatre femences centrales ?). 


CARACTÈRE GÉNÉRIQUE. 


Chaque fleur offre : 


1°. Un calice d'une feule pièce , à cinq décou- 
pures oblongues , étalées , perfftantes. 


2°. Une corolle régulière ; à <inq pétales caducs, 
lancéolés , inférés fur le calice, alternes avec fes 
divifions. 


3°. Dix écamines , dont cinq alternes, plus cour- 
tes ; les filamens réunis à leur bafe , formant un 
urcéole adhérent à la bafe du calice ; les anthères 
bifides à leurs deux extrémités, s’ouvrant latéra- 
lement. 


4°. Un ovaire libre, trigone , à trois loges po- 
lyfpermes , furmonté d’un ftyle court, trifide à 
fon fomimet ; trois ftismates en tête. 


Le fruit , obfervé très jeune, paroit devoir être 
une capfüle entourée par le calice perfiftanc & 
agrandi , à trois loges , contenant trois où quatre 
femences attachées au centre. 


ESPÈCE. 


ASTEROPE à fleurs nombreufes. Afferopeia mul- 
uifora. Petit-Thouars. 


Afferopeia foliis ovato-oblongis , oëtufis » glabris ; 
paricula terminali, divaricatä. (N.).Peut-l houars, 
Végét. des iles d’Atriq. pag. $$5. tab. 17. 


Arbriffeau peu élevé, dont la tige fe divife en 
rameaux divariqués , alternes , formant une cime 
étalée. Les feuilles font alternes , médiocrement 
pétiolées , ova'es , oblongues , très-obtufes, gla- 
bres à leurs deux faces, très-entières , longues de 
trois à quatre pouces , larges de moitié , d’une 
confiftance ferme & graffe au toucher; les nervu- 
res latérales irrégulières, fe réuniffant vers le bord 
des feuilles ; les pétioles courts, épais. Les fleurs 
forment des panicules terminales ; leurs ramifica- 
tions comprimées, très-étalées , plufñeurs fois ra- 
mifiées. Le calice eft profondément divifé en cinq 
découpures ouvertes, lancéolées, perfftantes La 
corelle eft blanche, à cinq pétales lancéolés , ai- 
gus , inférés fur le calice , aiternes avec fes divi- 
fions. Les étamines font au nombre de dix, alter- 
nativement plus courtes ; les filamens réunis par 
leur bafe, & formant un urcéole très-court, adné 
à la bafe du calice. L’ovaire, obtufément trigone, 
occupe le fond du calice fans y adhérer; il eft fur- 
monté d’un flyle court, trifide, & de trois ftigma- 
tesen tête. Le fruit très-Jeune annonce une capfule 
À trois valves , contenant chacune trois ou quatre 
femences prefque réniformes , attachées au centre. 
Le calice, ouvert en étoile, agrandi & membra- 


mines conniventes à leur bafe ; cinq alternes plus i neux, entoure le fruit à fa bafe. 


AS 


Cette plante croît à l’île de Madagafcar, où elie 
a été découverte par M. du Petit-Thouars. B 


ASTEROPEIA. (Voyez ASTÉROPE.) 


ASTÉROPTÈRE. Æferopterus. Gærtner, de 
Fruét. & Sim. 2. pag. 460. tab. 173. fig. 6. 


Genre de plantes de la famille des corymbifères, 
formé par Gærrner fur les efpèces du genre Ze; fera 
de Linné , qui n'ont point le réceptacle de leurs 
fleurs garni également partout de paillettes, mais 
munies feulement, à la circonférence du récepta. 
cle, d’écailles courtes qui enrourent les feinences 
extérieures. C’ef le feul caraétère qui diftingue ce 
genre des /eyfera , & qui convient particuliérement 
au eyféra callicornia Linn. (voyez LEYSÈRE , n°.2, 
& Al. tab. 688 , fig. 1.), & peut-être à quelques- 
unes des efpèces ajoutées pat Thunberg. Quant au 
refte, ces plantes ont des fleurs radiécs, un calice 
Commun , compofé d'écailles feches , inégales , 
fmbriquées. Les femences des demi-fleurons font 
couronnées d’une aigrette fimple ; celles des fleu- 
rons furmontées d’une aigrette compofée de fics 
trè.-courtes, entourées d'arêtes plumeufes; carac- 
tères qui conviennent également aux /yfera; & f 
l’on ajoute que le port rapproche encore les efpè- 
ces de ces deux genres, on aura de la peine à les 
tenir féparés. 


ASTEROPTERUS. (Voyez ASTEROPTÈRE.) 


ASTRAGALE. Affragulis. Ce genre fe dif- 
tingue très-bien par fes goufles divifées en deux 
loges ou prefqu’a deux loges, formées par la ren- 
trée de la future inférieure , d’où réfulre une cloi- 
fon plus ou moins complète, longitudinale, piral- 
lè e aux valves, compofées de deux feuillets mem- 
braneux. Ce caractère forme des altragales un 
genre rellement naturel, qu'il eit tres-difncile de 
pouvoir le divifer en plufeurs autres, malgré le 
grand nombre des efpèces. M. Decandolle l'a ce- 
pendant entrepris dans la monographie qu'il en a 
donnee ; il a profité de la difference que préfente 
la carène dans une fuite d’efpèces affez nombreu- 
fes, pour établir fon gerre oxyrropis, dans lequel 
cette Carène fe prolonge au fommet en une pointe 
droite. M. Decandolle croit en outre que la cloi- 
fon elt formée par la rentrée-de Ja future faipé- 
rieure, randis que les aftragales ont la carène ob- 
tufe , & la cloifon formée par la furure inférieure. 
On conçoir que ces foibles caraétères, dans l'or- 
dre naturel , ne pourroient confiituer qu’une fous- 
divifion , avantageufe pour la diftinétion des ef- 
pèces, mais quia, d'un autre côte , comme pref- 
que toutes les autres, l'iiconvénient de tenir 
éloignées l£s unss des autres cértaines elpêces 
rapprochces-par un plus grand nombre de carac- 
tères. 


Si lon ne s’en renoit pas auf rigoureufement 


ANUS 5v3 


aux parties de Ja fruétification pour la formation 
des genres, les razacantha de Tournefort devroiert 
être confervés comme genre, formant une fuite 
très-naturelle d’efpèces difiinguées de toutes les 
autres par leur port, par leurs petioles qui fe dur- 
ciffent & deviennenr piquans comme des épies , 
qui remplacent la foliole terminale ; par la pro- 
priété de plufieurs d’entr'elles de fournir une 
gomme particulière ; par leurs fleurs axillaires , 
prefque fefñies , foliraires ou réunies plufieurs 
enfemble dans chaque aïffelle ; enfin, par leurs 
gouffes , qui ne renferment que deux à trois fe- 
mences dans chaque loge. Leur lieu natal eft en- 
core une confidération qui ne doic pas être négli- 
gée. Les tragacantha ne fe trouvent que dans les 
pays chauds, dans le Levant, la Svrie, les iles ce 
l’Archipel , l'Efpagne, les aéparremens méridio- 
naux de la France ; 1ls aiment les fols arides, pier- 
reux, fablonneux ; les collines, l:s boris de la 
mer, tandis que la Sibérie , les Aipes , le Cau- 
cafe, &c. fourn ffent la piupart des sftragales 
proprement dits.’ 


En faifant rentrer dans ce genre les efpèces qui 
n'ont pas pu y être mentionnées d’abord, je me 
fuis principalement attaché à faire conroître cel- 
les que M. Decandolle a décrites & figurées dans 
fon bel ouvrage fur les aft:agales. Je n’ai pas cru 
devoir parier de plufieurs efpèces citées dans Wili- 
denow & dans d’autres auteurs , ne les connoif- 
fant pas, dans la crainte de faire de doubles em- 
plois, forcé d’ailleurs d’être court, pour ne point 
pafler les bornes que je me fuis prefcrites. On 
pourra confulter, pour de plus amples détals, 
les excellentes monographies que MM. Pallas & 
Decandolle ont donnees des afliagaies. 


EsrÈces. 
* ASTRAGALUS. Carène obtufe, point mucronce. 
À. Sripules non adhérentes aux pétioles. 


1. ASTRAGALE d'Autriche, n°. 24. Affragalus 
aufiriacus. Linn. — Decand. Aftrag. pag. 90. 


2. ASTRAGALE ficur de vefce. 
Decand. 


Affragalus diffifus , herbaceas, foliolis ovato-ot- 
lorgis , emarginatis , pub: f.entiôus 5. legurriniêus pen- 
dulis, flipiratis , ovaro oblongis, compreffis , femi- 
bilocularious. Decand. Aftrag. pag. 80. tab. 9. 


Aftragalus cracca. 


Cette efpèce a des racines prefque fufiformes ; 
des tiges fimples, préles, éraléés; deux ftipules 
diftinétes , lancéoléés. Elle fe rapproche de l'afre- 
galus auffriatus , donc elle diffère par les tiges & 
par fes feuilles pubefcentes ; les folioles plus lar- 
ges, prefqu'ovalss ; le calice à demi divife en cinq 
découpures égales , linéaires. Les fleurs font jlus 


5o4 ASK 


grandes, en épis ; affez femblables à celles du vi- 
cu cracca ; l'étendard alongé; la carène plus courte 
que les ailes ; les goufles pédicellées, glabres, 
comprimées , à demi divifées en deux loges ; les 
femences brunes , en forme de rein. 


Cette plante croit au Pérou. 3 ( Decand. ) 


3. ASTRAGALÉ à feuilles menues. Affragalus 
leptophyllus. Desf. 


Afiragalus caule procumbente ; foliis obcordatis , 
pedunculis axillarivus, floribus capitatis ; leguminibus 
falcatis, compreffis , nutantibus. Desf. Flor. atl. 2. 
pag. 188. tab. 207. 


Aftragalus tunetanus. Willd: Spec. Plant. 3. pag. 
1277. 


Plufieurs tiges étalées où couchées, longues 
d’un pied, s'élèvent en touffe des mêmes racines. 
Elles font pubefcentes ainfi que les feuilles ; les 
folioles fort petites ,en cœur renverfé ,tronquées , 
échancrées ; les ftipules petites , ovales. Les fleurs 
font prefque files, difpofées en tête à l'extrémité 
d'un pédoncule commun ; le calice petit, à cinq 
dents aiguës ; la corolle blanche ; lérenda:d obtus, 
plus leng que les ailes & la carène; cette dernière 
plus courte que les ailes; les goufles courbées en 
faucille , incliiéés ,; aiguës , comprimées , pubef- 
centes dans leur jeunefle. 


Cette plante croît dans le royaume de Tunis, 
fur les monts Sbiba , où elle a été découverte par 
M. Desfontaines. # ( W. f.) 


4. ASTRAGALE pied d’oifeau , n°. 19. Affraga- 
lus oruithopodioides. Lam. 


Aftragalus onobrychis, orientalis. Decand. p.125. 


$. ASTRAGALE fous-arbrifleau. Affragalus fuf- 
fruticofus. Decand. 


Affragalus diffifus , fuffruticofus , calicibus fubin- 
flatis, villofis; leguminibus patulis , fubtrigonis , vil- 
lofis. Decand. Aftrag. pag. 82. 


Affragalus caulefcens, fruticofus , ramis herbaceis ; 
floribus paucis, fubcapitatis ; leguminibus villofs. 


Gmel. Sibir. 4. pag. 47. tab. 24. fig. B. 


Les tiges font ligneufes à leur bafe ; les rameaux 
herbacés , blanchâtres , velus; les ftipules lancéo- 
lées , prefque glabres ; les pétioles pubefcens ; les 
feuilles compoiées de fept à onze paires de fo- 
lioles fefiles , oppofées, ovales-oblongues, légé- 
rement velues; les fleurs en tête, réunies au nom- 
bre de fept à huit fur un épi court, pédicellées, 
garnies de braétées velues, féracées; le calice 
velu, à cinq découpures égales ; la corolle purpu- 
rine; l’étendard oblong , obtus; les ailes plus 
courtes , pédicellées. Les gouffes font ovales, pref- 
que uigones , aiguës, comprimées, velues , à deux 


AS. 


loges; les femences brunes, arrondies, en rein, 
de trois à cinq dans chaque loge. 


Cette plante croît dans la Sibérie. x 


6. ASTRAGALE taché, n°. 36. Affragalus ma- 
culatus. Lam. 


Affragalus (fubulatus ) , cau/e proffrato , villofo ; 
folits obovatis , incanis ; pedunculis axillaribus , folio 
long'oribus ; floribus capitatis ; leguminibus rectis , 


fubulatis, fericeis. Desfont. Flor. atlant. 2. p. 186. 


Affragalus annularis. Decand. Aftr. pag. 93, 104 
251: tab.7. 3 

7. ASTRAGALE étoilé , n°. 29. Affragalus ffella. 
Linn. 


B. Aftragalus acutifolius. Perf. Affragalus (ftella), 
incanus , villofus , foliis lineari-lanceolatis, pedun- 
culis folio brevioribus ; legurninibus capitatis, fubula- 
sis , rectis , fellutis , fericeis. Desf, Flor. atlant. 2. 
pag. 187. 


La variété 3 fe diflingue par fes feuilles plus 
étroites , linéaires-lancéolées. La corolle eft bleuà- 
tre, fort petite ; les gouffes fubulées & foyeufes. 
Elle a été obfervée par M. Desfontaines fur les 
côtes de la Barbarie. 


8. ASTRAGALE f“fame, n°. 30. Affragalus fe- 
fameus. Linn. — Pall. Aftr. n°. 104. 


ASTRAGALE à une ftipule. Affragalus unifultus. 
Lhérit. 


Affragalus decumbers , villofo-incanus , ffipulis 
coalitis, vaginantibus ; leguminibus ereétis, com- 


preffis , villofis. Decand. Aftrag. pag. 87. tab. 10. 


Affragalus unifultus , fuffruticofus , procumbens , 
fipulis folitariis ; amplexicaulibus , oppofitifoliis , 
bifidis. Lhérit. Stirp. pag. 158. 


Ses tiges font couchées , un peu ligneufes; les 
rameaux afcendans, velus, blanchätres; les ftipu- 
les grandes, folitaires, amplexicaules, pubefcen- 
tes, bifides , oppofées aux feuilles ; les feuilles ve- 
lues , prefque blanches , compofées de dix à treize 
paires de folioles feffiles, oppofées, oblongues, 
elliptiques, très-obtufes; les fleurs prefque fef- 
files, en épis axillaires , accompagnées de bractées 
Jancéolées. Le calice eft cylindrique , chargé de 
poils roufleâtres ; la corolle purpurine; les gouf- 
fes droites, ovales-oblongues, comprimées, ve- 
lues , acuminées, à demi divifées en deux loges ; 
les femences brunes, réniformes. 


Cette plante croit au Pérou. x 
9. ASTRAGALE à feuilles linéaires. Affragalus 
tenuifolius. Desfont. 


Affragalus caule decumbente ; foliis linearibus, 
argenteis ; 


AST 


argenteis ; floribus capitatis , pedunculis folio brevio- 
ribus. Dest. Flor.-atlant. 2. pag. 186. — Decand. 
Altrag. pag. 109. 


e 
Cette plante eft couverte, fur toutes fesparties, 
de poils courts, nombreux, très-blancs, couchés. 
Ses tiges font grêles, couchées, ftriées; l:s fti- 
ules ovales , aiguës ; fepe à huit paires de folioles 
inéaires, prefqu'elliptiques ; les fleurs petites , 
couleur de rofe, réunies en têre, porçées fur un 
pédoncule commun , court , axillaire ; le calice 
grêle, brun, cylindrique, à cinq dents courtes; 
l'étendard obtus, prefqu’une fois plus long que 
les ailes. 


Cette plante croît en Barbarie, dans les fables , 
aux environs de Cafa. > ( W. f. in herb. Desf.) 


10. ASTRAGALE ammodyte , n°. 38. Affragalus 
ammodytes. Pall. 


Affragalus proffratus , lanatus , floribus geminis ; 
leguminibus eretfis , ovoideis, lanatis, mucronatis. 


Decand. Aftrag. pag. 88. 


Affragalus ammodytes. Pall. Voyag. 3. pag. 489. 
tab. 6. fig. 2, & Aftrag. pag. 7. n°. 10. tab. $. 
— Lion. f. Suppl. pag. 338. — Scopol. Infub. 2. 
Pag. 111.n°. 52. 


Ses racines font fimples, fort longues ; fes tiges 
nombreufes, un peu ligneufes, couchées, lanu- 
gineufes ; deux ou cinq paires de folioles fefiles, 
oppofées , caduques , rapprochées, ovales-oblon- 
gues, lanugineufes; les fleurs géminées , axillai- 
res, médiocrement pédonculées, blanches , pe- 
tires ; le calice lanugineux , cylindrique, à cinq 
dents linéaires ; l’étendard étroit, un peu plus long 
que les ailes. Le fruit eft petit, ventru , laineux, 
furmonté d’un ftyle mucroné & recourbé ; les fe- 
mences brunes , oblongues , peu nombreules , pla- 
cées dans deux demi-loges. 


Cette plante croît fur les collines fablonneufes 
de la Sibérie. Elle eft, dans toutes fes parties, 
d’une faveur douce. > ( Pa!!.) 


11. ASTRAGALE barbu , n°. 27. Affragalus bar- 
Batus. Lam. — Decand. Alir. pag. 111. — Pallas, 
Aftr. pag. 30. 


Aftragalus hifpidus. Labill. Syr. pag. 18. tab. 8. 


- 12. ASTRAGALE enflé. Affrugalus inflatus. 
Decand. 


Affragalus diffus , aftendens , calicibus veficariis, 
tomentofis, ore contratis & nigrefcentibus ; florum 
capiculis longe pedunculatis. Decand. Afir. pag. 90. 


. Affragalus fragiformis. Willden. Spec. Plant. 3. 
pag- 1261. 


Aftragalus anthylloides. Pall. Aftr. pag. 15. n°. 19. 
tab. 13. 
Botanique. Supplément. Tome I. 


AS T 5o5 


Ses tiges font gréles, droices. afcendantes , 
courtes , très-fimples , garnies de quelques feuilles 
alternes, glabres, compofées de trois paires de 
folioles linéaires ; les trois dernières plus grandes. 
Les fleurs fonc prefque terminales, réunies en une 
tête globuleufe , feffiles à l’extrémité d’un pédon- 
cule commun. Le calice eft cylindrique, renfli & 
perfiftant après la floraifon , à cinq découpures fé- 
tacées, très-pileufes; fon orifice refferré , muni 
d’un duvet lanugineux , blanc dans le centre, d'un 
pourpre-noir à la circonférence; la corolle vio- 
letre, étroite; l'étendard oblong, dépañlant à p=ine 
la carène & les ailes. Les goufles font ovales, acu- 
minées , contenues dans le calice renflé. 


Cette plante croît dans les déferts de la Sibérie. 
(Pallas.) 


13. ASTRAGALE rayé, n°. 28. Affragalus li- 
neatus. Lam. — Decand. Affr. pag. 115. tab. 11. 
fig. 1. 


14. ASTRAGALE véficuleux, n°. 33. Affragalus 
veficarius. Linn. — Villars, Dauph. 3. pag. 463. 
tab. 42. fig.1.— Decand. Aftr. pag. 91. 


Aftragalus albidus. Flor. Hungar. tab. 40. — 
Magnol. Hort. 27. Icon. 

15. ASTRAGALE hériflé , n°. 
echinatus. Lam. Il}, tab. 622. fig. $. 


32. Afiragalus 


Affragalus pentaglottis. Cavan. Icon. n°. 206. 
tab. 188. — Desfont. Flor. arlant. 2. pag. 184. — 
Gæren. de Fruét. & Sem. 2. pag. 340. tab. 154. 
— Lam. II]. tab. 622. fig. $. 


Affragalus dafyglottis. Pall. Aftr. n°. 111. 
Affragalus criflaius. Gouan , Illufr. pag. 50. 


* Affragalus fupinus , filiquis villofis, glomeratis. 
Tournef. Iüft. R. Herb. 416. 


Glaux hifpanica. Rivin. 2. tab. 109. Bona. 


16. ASTRAGALE pourpre, n°. 25. Affragalus 
purpureus. Lam. (Excluf. Linnai fyronym.) — De- 
cand. Aftr. pag. 93. tab. 12. 


Affragalus glaux. Vil. Dauph. 3. pag. 459. 


17. ASTRAGALE hypoglotte. Affragalus hÿpo- 
glottis. Linn. 


Affragalus proftratus, foliolis emaroinatis ; Le- 
guminibus ereëtis ; capitatis ; hirfutis ; loculis mono- 
fhermis. Decand. Aftrag. pag. 94. tab. 14. — Linn. 
Mantiff. 274.—Desfont. Flor. atlant. 2, pag. 183. 
— Scopol. Infub. 2. pag. 110. n°. 45. 


Affragalus epiglortis. Linn. Syft. Nat. edit. 12. 
pag. 199. n°. 19. (Exluf. fynonym.) 
Affragalus arenarius. Muil. 1IL. Dan. tab. 614. 
— Pail. Aftr. pag. 43. tab. 34. È 
ss 


526 AYSE TI] 


Affragalus danicus. Retz. Obferv. botan. 2. pag. ; 


41.—Roth. Germ. 1, pag. 312, & Il, vol. 3. pag. 
193. 
Affragalus glaux. Pall. Itin. 2. pag. 264. 


Affragalus incaïus , parvus, purpureus , noftras. 
Pluken. Aimag. pag. $9. — Rai, Synopf. pag. 
326. tab. 12. fig. 3. 


Glaux montana, purpurea, noftras. Raï, Hift. 1. 
pag. 939. Icon. 


Affragalis montanus , purpureus , anglicus. Tourn. 


Loft. R. Herb. 416. 
Glaux montana , flore ceruleo. Rupp. Jen. 270. 


Aflragalus echinatus , Var. B, hypoglottis. Lam. 
Diétane 32 


Cette efpèce, tantôt réunie à l'affrogalus penta- 
glouis Linn., tantôt méconnue & décrite {ous un 
autre nom, ainfi qu'on l’a vu par la fynonymie, 
eft diftinguée par fes folioles toujours obtufes , 
quelquefois échancrées ; par fes goufles point pu- 


befcentes, mais velues ; par fes loges à une feule : 


femence. Les flipules fant adhérentes | prefque 
vaginales à leur bife , bidsntées, oppofées aux 
fcuilles ; les calices cylindriques, à cinq dents ai- 
gués, couverts de poils noirâtres; lérendard de 
la longueur des ailes ; la carène plus courte. 


Cette plante croît dans les départemens méri- 
dionaux de la France, en Efpagne , en Barba- 
rie. z (W. v.) 


18. ASTRAGALE à feuilles de vefce. Affragalus 
viciafolius. Decand. 


Affragalus hamifi [as , foliol's ohcordatis ; legumi- 
nibus erectis , compreffis ; pilofo-hifpidis. Decand. 
Aftrag. pag. 95. 


Affragalus humifufus. Wild. Spec. Plant. 3. pag. 
1286. 


Affragalus orientelis , hurmifufus , foliis ViCIe ; 
flore parvo, caruleo ; filiquis villofis. Tournef, Co- 
1011729: 


Ses tiges font couchées , herbacées , rameufes , 
pubefcentes ; fes feuillzs comaofées de dix à onze 
paires de folioles cunéifermes, échincrées & tron- 
quées à leur fommet, couvertes de poils blancs. 
Les pedonculés font droits , axiilaires, anguleux, 
pubefcens , à peine plus longs que les feuilles , 
foutenant cinq à fept fl:urs droites, pédi-ellées , 
en épis; les bradtées velues , féracées ; le calice 
cylindrique , velu , à cinq découpures linéaires , 
égales. La corolle eft bleue , une fois plus longue 
que le calice ; l'étendard échancré au iomimet ; les 
ailes pédiceliées; leur limbe auricu'é à un de leurs 
bords, de la longueur de la carène; les goufles 
droites ; oblongues , aiguës , comprimées , pileu- 


ANS D 


fes, à deux loges, renfermant chacune trois ou 
quatre femences. 


Cette plante croît aux environs de Tripoli, 
dans la Cappadoce. ( Decand.) 


19. ASTRAGALE léontin. Afragalus leontinus. 
Gel. 


Affragalus proftratus , leguminibus ovatis, villo- 
Jis ; pedunculis trigonis ; foliolis ovatis , vexillo alis 
pauld longiore. Decand. Affrag. pag. 96. — Gmel. 
Syft. pag. 1134. — Jacq. Mifcell. 2, pag. 59, & 


Icon. Rar. tab. 37. 


Ses tiges font couchées , herbacées , rameufes à 
leur bafe ; les rameaux trigones , pubefcens ; les 
ftipules amplexicaules , lancéolées, de fix à huit 
foliol:s ovales, pubefcentes en deffous , pédicel- 
lées. Les pédoncules font axillaires, un peu plus 
longs que les feuilles , foutenant des fleurs droites, 
fefiles , réunies en un épi ovale ; les braëtées ob- 
longues , lancéolées ; le calice pubefcent, cylin- 
drique, tronqué obliquement, à cinq dents; la 
corolle purpurine ; l'étendard un peu plus long que 
les ailes; celles-ci pédicellées , prolongées à leur 
bafe en un appendice arrondi ; les gouffes droites, 
ovales , velues. 


Cette plante croit en Suiffe & dans l'Autriche. 


CF f) 


20. ASTRAGALE à ombelles, n°. 35. Affragalus 
finicus. Linn — Scopol. Infub. 2. pag. 110. n°. 49. 
— Decand. Aitr. pag. 97. 


21. ASTRAGALE d’Efpagne, n°. 26. Affragalus 
glaux. Linn.=— Decand. Aftr. pag. 97.— Pail. Aîtr. 
pag. 36. 

Glaux Diofcoridis. Lobel. Icon. 2. pag 80. — 
Ic. C'uf. & J. Bauh. Hift. 2. pag. 341. — Tabern. 


Rose 


22. ASTRAGLE de Laxman. Afragalus Lax- 
manni. J1cq. 


Affragalus proffratus, floribus arétè fpiçatis ; vexil- 
lis mognis, emarpinatis ; leouminibus ereis, ri 
gonis. Decand. Aftr. pag. 98.— Jacq. Hort. Vind. 
3. pag. 22. tab. 37. — Linn. f. Suppl. pag. 337.— 
Scop. Infubr. 2. pag. 109. Non Pailas, 


Afragalus adfurgens. Pall, Afkr. pag. 40. tab. 31. 


Cette efpèce a des tiges couchées, glabres, 
prefque cylindriques ; fept à neuf paires de folio- 
les ovales, légérement pubefcenres; les fleurs dif 
pofées en un épi obiong , cylindrique ; droites, 
fefiles , bleuâtres, firuées à l'extrémité d’un pé- 
doncule plus long que les feuilles. Le calice eft . 


! pubefcent, cylindrique , à cinq dents profondes , 


linéaires; l'érendard pluslong que les iles, échan- 
cré à fon fommet; les ailes pédiceilées, auricu- 


AST 


lées à un des bards de leur limbe ; les gouffes pu- 
befcentes , oblongues , trigones , mucronées , 
prefqu’à deux loges , contenant pluñeurs femen- 
ces luifantes. 


Cette plante croît en Sibérie. ( Decand.) 


23. ASTRAGALE efparcette, n°. 20. Affragalus 
onobrychis. Linn. — Decand. Aftr. pag. 99. 


M. Decandolle a décrit fix variétés de cetre 
lante , qu'il regarde comme devant appartenir à 
la même efpèce , ayant les feuilles glabres ou pu- 
befcenres, les fleurs en rête ou en épis; les tiges 
plus ou moins élevées. 


24. ASTRAGALE annuel. Afragalus annuus. 
Decand. 


Affragalus- fubdiffufus , floribus patulis , vexillo 
alis je longiore , foliolis linearibus, Decand. Aftr. 
pag. 101. 


Affragalus annuus, anguflifolius , flofculis fubca- 
ruleis , cauliculis adherentibus., Herb. Burm. 


Cette efpèce paroît tenir le milieu entre l’affra- 
galus onobrychis & le fubuliformis ; elle diffère du 
premier par {es fleurs étaiées & non redreflées , 
du fcond par l’etendard très-long , de tous deux 
par fes tiges annuelles , diffufes , prefque glabres. 
Le pétiole eft grêle, à peine pub2fcent; 1l fou- 
tient des folioles linéaires. Les pédoncules font 
axillaires, plus longs que ies feuilles; les fleurs 
purpurines, ramaflées en une tête étalée ; le calice 
cylindrique, prefque glabre, à cinq dents aiguës, 
Son lieu natal n’eft pas connu. © (Decand.) 


25. ASTRAGALE mufqué. Affragalus fragrans. 
Willd. 


Affragalus caulefcens , procumiens ; foliolis ob- 
longis , acuris. pilofis ; fpicis ovatis ; Pédunculatis ; 
folra fubaquantibus ; braéieis ovatis , membranaceis. 


Willd. Spec. Plant. 3. pag. 1294. £ 
Affragalus glaber. Decand. Aftr. pag. 147. 


Affragalus ortentalis, mirimus , foliis victe ; flore 
ex viridi-flavefcente, odoratifimo. Tourn. Coïoll. 
28. 


Ses racines produifent plufieurs tiges couchées, 
très-courres, Les feuilles font compofées de neuf 
à dix paires de folioles blanchätres dans leur jeu- 
nefle, puis vertes, oblongues , aiguës à leurs deux 
extrémités, pileufes en deffous ; les flipules gran- 
des , ovales, membraneufes, ferrées contre les 
tiges. Les fleurs font difpofées en un épi ovale, 
pédonculé , un peu plus long que les feuilles, 
garni de byaétées ovales , membraneufes ; le calice 
tubulé , à cinq dents fubulées , parfemées de poils 
noiratres. 


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AT ST 507 


Cette plante croît dans la Cappadoce. x 
(Willa. ) 


26. ASTRAGALE rabattu. Affragalus declinatus. 
Wiild. 


Affragalus caulefcens , procumbens, foliolis ob- 
longis ; obtufis, piloffs ; racemis paucifioris, confer- 
t15, pedunculatis , folio duplo longioribus ; legumi- 
nibus oblongis , acutis, pilofis. Willd. Spec. Plant. 
3. pag. 1294. 

Affragalus acaulos ferè , flore luteo. Tournef. 
Coroll. 29. 


A 


Ses tiges étalées , diffufes & pileufes, ont à 
peine deux pouces de long. Les feuilles font com- 
pofées de quinze paires de folioles oblongues , 
obtufes , pileufes ; les fleurs de cinq à huit, dif- 
pofées en grappes pédonculées, une fois plus 
courtes que les feuilles. Le calice eft pileux & 
coloré, à cinq dents courtes, acuminées, ova- 
les; la corolle jaune; les goufles une fois plus lon- 


gues que le calice, pileufes, acuminées par le 
ftyle. 


Cette plante croir dans le Levant. > (Wild. ) 


27. ASTRAGALE ofier. Affragalus vimineus. Pall. 


Aftragalus caulefcens, ereétus, früticofus , foliis 
Jubquinquejugis ; lanceolatis , pubefcentibus ; fpicis 
Jubcapitatts , pedurculatis ; leguminibus oblongo-lan- 
ceolatis, villofis. Willd. Spec. Plant. 3. pag. 1268. 
— Pall. Afir. n°. 28. tab. 21. 


Affragalus cornutus. Pall: Itin. 2. Append. pag. 
499. n°. 12. 


Arbufte d'environ un pied & demi, dont les 
rameaux font herbacés ; les feuilles compofées de 
quatre à cinq paires de folioles lancéolées , aiguës 
à leurs deux extrémités, pileufes ; les fleurs vio- 
letres, fefiles, réunies prefqu’en tête à l’extré- 
mité d'un pédoncule plus long que les feuilles. 


Les goufles font oblongues , lancéolées , velues, 


acuminées , prefqu'à deux loges , marquées d’un 
fillon profond à fon côté extérieur. 


Cette plante croit dans la Sibérie & au mont 
Caucaie. h (Willa.) 


28. ASTRAGALE arbufte. Affragalus arbufeula, 
Pailas. 


Affragalus caulefcens , ereëtus , fruticofus, foliis 
Jebrrijugis , linearibus , canis ; fpicis fubcapitatis, pe- 
duncularis; leguminibus linearibus, trigaetris. Willd. 
Spec. Plant. 3. pag. 1268.— Pallas, Aftr. pag. 19, 
n°24. tab. 17. 


Cet arbufte a l’afpeét d’un robinia. Ses rameaux 
font hzrbacés , effilés ; longs d'environ un pied & 
demi ; fes feuilles garnies de crois paires de folio- 
les linéaires , blanchâtres, rétréciss à leur baie, 

Sss 2 


5:8 ASE 


aiguës , un peu obtufes à leur fommet; les ftipules 
lancéolées ; les fleurs violetres , prefqu’en tête ; le 
pédoncule prefque trois fois plus long que les 
feuilles ; les gouffes linéaires , trigones, marquées 
d’un fillon profond. 


Cette plante croit dans la Sibérie. R (Wi/1a.) 


29. ASTRAGALE à petites goufles. Affragalus 
microcarpus. Decand. 


. Affragalus herbaceus , glaber, leguminibus patu- 
dis, ovaris , compreffis , femi-orbicularibus , capitatis. 


Decand. Aftr. pag. 131. 


Cette plante fe rapproche beaucoup de laffra- 
galus orobrychis. Ses tiges font glabres , redref- 
fées ; fes ftipules triangulaires ; fes folioles (de 
vingt-un à vingt-cinq) glabres, ovales, ellipti- 
ques ; les fleurs violettes, fefiles, d’abord réu- 
nies en tête, puis en épi ; le calice pubefcent ; 
J'étendard à peine plus long que les ailes ; les 
goufles petites, étalées, ovales, point pendantes, 
à deux demi-loges. 


Cette plante croît dans les campagnes de la 
Sibérie. % ( Decand.) 


30. ASTRAGALE à poils rudes. Affragalus hif- 
pidulus, Deçapd. 


Affragalus herbaceus , pilofo-hifpidus , legumini- 
bus ereétis, arcuatis , hifpidis. Dec. Aftr. pag. 132. 
tab. 13. 


Cette efpèce a des rapports avec laffragalus 
trimeftris ; elle en diffère par fes folioles point 
échancrées, par fes goufles hifpides & non pu- 
befcentes , jamais contournées en fpirale. Ses fleurs 
paroiflent purpurines , peu nombreufes , pédicel- 
Jées ; les pédoncules plus longs que les feuilles ; 
le calice pileux, à cinq dents linéaires ; les goufles 
droites , comprimées , courbées en faucille ; les 
femences perites , nombreufes. 


Cette plante croit en Égypte. ( Decand. ) 


31. ASTRAGALE des fables. Affragalus arena- 
rius. Linn. 


Affragalus cauleftens , ramofus , proffratus, folio- 
dis lineari-lanceolatis , fericeis , complicatis ; racemis 
fubfexfloris , folio longioribus ; lesuminibus oblongis, 
pubefcentious. Willd. Spec. Plant. 3. pag. 1289. — 
Lion. Flor. fuec. 2. n°. 659, & Iter Scand. 108. 
— Retz. Obferv. 3. pag. 41: tab. 3. 


Ses tiges font rameufes, couchées, longues 
d'environ un pied, couvertes, ainfi que toute la 
plante, de poils blancs & foyeux ; les folioles 
pliées , lancéolées , au nombre de trois à fix pai- 
res; les flipules folitaires , ovales, bifides , oppo- 
fées aux feuilles ; quatre à fix fleurs bleues, en 
grappes, un peu plus longues que les feuilles. Les 


À.S 4 


gouffes font oblongues, cylindriques, pubefcen- 
tes , un peu arquées, acuminées, marquées d'un 
léger fillon. 


Cette plante croît dans les fables mouvans, en 
Suède & eu Allemagne. x 


32. ASTRAGALE panaché. Affragalus leucophaus. 
Smith. $ 


Affragalus caulefcens, procumbens , foliolis obcor- 
datis , fubtùs fericeis ; racemis pedunculatis , folia 
Jubaquantibus ;ÿ leguminibus teretibus, lanceolatis , 
patentibus , glabris. Willden. Spec. Plant. 3. pag. 
1290. — Smith, Aét. Soc. Linn. 1. pag. 252. 


Ses tiges font courtes , rabattues ; fes feuilles 
compofées de treize à quinze paires de folioles 
glabres, en cœur renverfé, foyeufes & pubefcen- 
tes en deffous ; les ftipules amples , ovales, ciliées, 
membraneufes ; les fleurs d’abord réunies en une 
tête qui fe prolonge en une grappe à peine plus 
longue que les fruilles. La corolle eft blanchatre; 
l'érendard d’un-bieu-livide en dedans & à fes 
bords ; les gouffes glabres, étalées, cylindriques, 
Jancéolées. 


On ignore le lieu natal de cette plante. 
(Willa.) 


33. ASTRAGALE d'Hyrcanie. Affragalus hyrca- 
nus. Pall. 


Aftragalus fruricofus , caulefcens , ereëtus , foliis 
trijugis ; pedunculis paucifloris ; leguminibus oblongo- 
mucronatis , pubefcentibus. Pall, Afr. p. 25. n°. 29. 
tab. 22. — Willd. Spec. Plant. 3. pag. 1266. 


Ses tiges font courtes , ligneufes , pubefcen- 
tes , rcdreffées , garnies de feuilles compofées de 
trois paires de folioles pubefcentes , linéaires , 
aiguës; les ftipules ovales, acuminées. Les pédon- 
cules font axillaires , pzu garnis de fleurs purpu- 
rines , en grappe , auxquelies fuccèdent des gouf- 
fes oblongues, mucroriées, pubefcentes. 


Cette plante croit fur les rives fablonneufes de 
la mer Cafpienne. B 


34. ASTRAGALE funefte. Affragalus garbanzillo. 
Cavan. 


Affragalus caulefcens , ereëtus , fruticofus , foliis 
mulnjugis , oblongo-linearibus , emarginatis , canis ; 
fiipulis vaginatis , bifidis; racemis pedunculatis, 
folio longioribus. Willd. Spec. Plant. 3. pag. 1267. 
— Cavan. Icon. Rar. 1. pag. $9. tab. 8j. 


Cette efpèce s'élève à la hauteur d’un pied & 
demi, fur une tige ligneufe, garnie de feuilles 
blanchätres, légérement tomenteufes , ainfi que 
toute la plante , compofées de dix à quinze paires 
de folioles oblongues , linéaires , échancrées ; une 
ftipule folitaire , vaginale , bifide. Les fleurs font 


AS 


violettes, prefque feffiles, difpofécs en une grappe 
pédoneulée , plus longue que les feuilles. Ses fruits 
ne font pas connus, 


Cette plante croît au Pérou ; elle paffe pour 
nuifible aux beftiaux. D 


35. ASTRAGALE en alène. Affragalus fubulifor- 
mis. Decand. 


_Afiragalus fuffrutefcens , d'ffufus , pedunculis lon- 
gis, paucifloris ; leguminibus fefilivus , triquetro- 
Jubulatis , erectis. Decand. Afir. pag. 134. 


Affragalus fubulatus. Pall. Aftr. pag. 22. n°. 27. 
tab. 20. B. — Wild. Spec. Plant. 3. pag. 1288. — 
Gmeï. Sibir. 4. pag. 51. 


æ. Affragalus (tauricus), foliolis feptem lineari- 
Bus. Pall. Aftr. tab. 22. A. 


Affragalus tataricus , foliolis pubefcentibus. Dec. 
1. c. pag. 135. 
8. Affragalus (altaicus), foliolis 11-13 ovato- 


FA so e purpurafcentibus. Pall. Aftr. tab. 20. 
g- À. 


- y. Affragalus (macilentus } , glaber, foliolis 7-9 
inearibus. Pall. Afkr. n°. 27. tab. 22. fig. D. 


Cette plante a des tiges couchées, prefque li- 
gneufes , étalées; les folioles linéaires, très-étroi- 
tes, légérement romenteufes, d’un vert-blanchä- 
tre ; des goufles droites , fefhles , linéaires-fubu- 
lées, un peu trigones. Elle offre plufieurs variétés 
dans la longueur des tiges, dans le nombre de fes 
folioles , dans fes fleurs blanches , rougeatres ou 
purpurines, fouvent panachées. 


Cette plante croit dans la Sibérie & la Tauride. 


Bb (P.J.) 


36. ASTRAGALE bigarré , n°. 21. Affragalus 
varius. Lam, 


Affragalus ( virgatus) , frutico{o-caulefcens , erec- 
tus ; foholis fexjugis , fpicä longiffime laxä ; legumi- 
nibus oblongo-triquetris , mucronatis. Pallas, Aîtr. 


pag. 20. n°. 25. tab. 18. (Excluf. fynon. Linn. ) 


Affragalus incanus , fraticofus , foliis vicia. Buxb, 
Cent. 3. pag. 21. tab. 37. 


37. ASTRAGALE fillonné, n°. 23. Affragalus 
faicatus. Lam. — Ja:q. Hort. 3. pag. 23. tab. 40. 
— Decand. Aftr. pag. 138. — Wild. Spec. Plant. 
3. pag. 1263. 

Affragalus leptoflachys. Pallas , Aftr. pag. 50. 
tab. 40. 


38. ASTRAGALE de diverfes couleurs. Affra- 
galus verficolor, Pall. 


| 


AS 5og 


Affrägalus caulefcens , ereétus, foliolis linearibus, 
acutis, glabris ; fhpulis lanceolatis, connatis ; ramis 
axillaribus , folio longioribus ; calicinis dentibus bre- 
vifimis , ovatis , cufpidatis ; leguminibus triquetro- 
fubulacis. Wild. Spec. Plant. 3. pag. 1205. — Pall. 
Aîtr. pag. 45. tab. 35. (Excuf. Linn. fyron.) 


Cet aftragale reffembl: beaucoup à l'afragalus 
foribundus (oxytropis Dec. )3 il en diffère par fes 
fleurs bleues & non jaunâtres, par fes tiges & fes 
feuilles glabres, par les dents du calice très-cour- 
tes. Les folioles fonc linéaires, aiguës; les flipules 
lancéolées , conviventes ; les grappes axillaires , 
plus longues que les feuilles ; Les goufles fubulées, 
prefque trigones. 


Cette plante croit fur les rochers & les hautes 
montagnes de la Sibérie. # 


39. ASTRAGALE à gaines. Affragalus vaginatus, 
Pailas. 


Affragalus caulefcens , ereëtus , pubefcens , foliolis 
lanceolatis, utrinquè attenuatis ; ffipulis oppofirifo- 
dis , folitariis , vaginatis; fpicis pedunculatis , folio 
longioribus. Willden. Spec. Plant. 3. pag. 1270. — 
Pall. Afr. pag. 46. tab. 36. 


Affragalus verficolor, var. major. Decand. Aftr. 
pag. 139. 

Il diffère du précédent par fes tiges plus éle- 
vées , par toutes fes parties pubefcentes , par fes 
folioles lancéolées, rétrécies à leurs deux extré- 
mités; par fes flipules vaginales , folitaires, oppo- 
fées aux feuilles, ovales, acuminées. Les épis tont 
plus longs que les feuilles ; Les goufles droites, li- 
néaires. 


Cette plante croît dans la Sibérie , fur le bord 
des lacs. % 


40. ASTR AGALE à feuilles de mélilot. 4fra- 
galus meliloroides. Pall. 


Aftragalus caulefcens , ercütus , paniculatus , foliis 
bitrijugifve; foliolis lineari-cuneatis  retujts , glabris; 
racemis filiformibus ; leguminibus ovatis , rugofis , 
didymis. Willd. Spec. Plant. 3. pag. 1266. — Pall. 
Afkr. pag. 51. tab.4t, & Îrin. 3. Append. n°. 117. 
tab. Dd. fig. 1 & 2. 


Affragalus caulibus ereclis, ramofifimis, Êc. Gmel. 
Sibir. 4. pag. 38. 

Lotus montara, ereéta, oblonco & angufto folio, 
parvulo , &c. Amm. Ruth. n°. 57. 


Cette efpèce eft facile à reconnoître par fa ref- 
femblance avec les mélilots. Ses tiges fe divifent 
eu rameaux droits , pauiculés. Les feuilles fonc 
compofées de deux ou trois paires de folioles li- 
néaires, cunéiformes, glabres, rérufes; les grap- 
pes filiformes , plus longues que les feuilles ; les 
fleurs purpurines ; les gouffes ridées, didymes. 


bio ASF 


Cette plante croit fur les montagnes de la Si- 
bérie. x 


41. ASTRAGALE à gros épis. Affragalus macrof- 
tachys. Decand. 


Aftragalus (hedyfaroides ), caulefcens , ereülus , 
foliolis linearibus, pubefcentibus ; ffpulis ovaus, 
acuminatis ; fpicé pedunculatä , longifimä , termi- 
nali; calicibus tubulofis , pilofis ; vexillo acuto, elon- 
gt. Willd. Spec. Plant. 3. pag. 1264. — Decand. 
Aftr. pag. 141. tab. 12. 


Affragalus orientalis, onobrychidis facie, fpicâ 
orum longiffimä. Tournef. Coroll. 28. 
£ 


Ses tiges font redreffées, hautes de trois à qua- 
tre pouces; les folioles étroites, linéaires, pubef- 
centes, obtufes; les ftipules petites, ovales, acu- 
minées; les fleurs purpurines, pédicellées , réunies 
en un épi pédonculé , épais, long d’un pied ; le 
calice pileux, cylindrique ; l'étendard aigu , plus 
long que les ailes & la carène. 


Cette plante croit dans l'Orient. x 


42. ASTRAGALE de Syrie, n°. 37. Affragalus 
fyriacus. Linn. 


43. ASTRAGALE blanchâtre. Affragalus canef- 
cens. Decand. 


Affragalus frutefcens , fubereëtus, floribus densè 
fricatis ; foliolis ellipticis , hirfuto-cinereis. Decand. 
Aftr. pag. 142. tab. 16. 


Affragalus cephalores. Pall. Affr. pag. 29. tab. 24. 
(Exclaf. fynon.) 


Affragalus onobrychioïdes. Willd. Spec. Plant. 3. 
pag. 1261. — Marsh. ab Bieberft. Cafp. pag. 117. 
n°. 25. (Exclif. Tournef. fynon.) 


Cette plante , blanchâtre fur routes fes parties, 
fe rapproche de laffragalus fyriacus Linn. Ses tiges 
font redreffées , pubefcentes, ligneufes ; fes folio- 
les lancéolées ; fes fleurs purpurines , réunies en 
une tête arrondie , longuement pédonculée ; l'é- 
tendard très-long , lancéolé ; les dents du calice 
lancéolées ; les goufes pileufes , plus longues que 
le calice , furmontées par le ftyle réfléchi. 


Cette plante- croit en Perfe, fur les collines 
pierreufes. # 


44. ASTRAGALE de deux couleurs, n°. 44. 
Affragalus bicolor. Lam. — Vahl, Symbo!. 1. pag. 
62. — Decand. Aftr. pag. 144 


45. ASTRAGALE pforalier , n°. 42. Affragalus 
pforaloides. Lam. — Vahl, Symbol. 1. pag. 62. — 
Dicand. Aftr. pag. 135: cab. 18. fig. 2. 


46. ASTRAGALE fcorpion. Afragalus fcorpioides. 
Pourr. 


ATSME 


Affragalus caulefcens ; eretlo-patulus , pubefcens , 
feliolis obloneis , obtufis | emarginatis ; flipulis lan- 
ceolatis ; floribus axillaribus , folirariis , fubfeffilibus; 
leguminibus hamatis , fabulatis, pubefcentibus. Willd. 
Spec. Plant. 3. pag. 1280. — Pourret. 


Ses racines, fimples , perpendiculaires , produi- 
fenr plufieurs tiges pubefcentes , étalées, redref- 
fées. Les feuilles font compofées d'environ huit 
paires de folioles oblongues, obtufes, échan- 
crées , pubefcentes ; les ftipules lancéolées. Les 
fleurs font axillaires , folitaires , prefque feffiles , 
de couleur purpurine; les goufes fubulées, pubef_ 
centes, courbées en hameçon. 


Cette plante croit en Efpagne. © ( Wälia.) 


i 


47. ASTRAGALE nain. Affragalus nanus. Decand. 


Affragelus fuffrutefcens , fubacaulis , floribus erec- 
tis , capitaro-fpicatis ; foliolis villofis , ovatis ; fhi- 
pulis coalitis. Decand. Aftr. pag. 143. tab. 17: 


Ses tiges font ligneufes, très-baffes, prefque nul- 
les; les feuilies compofées de folioles ovales, ve- 
lues; les ftipulss conniventes à leur bafe ; les fleurs 
purpurines, réunies , à l'extrémité d’un pédonçule 
cominun , En un épi court, prefqu'en tête. 


Cette plante croît dans la Syrie. # 


48. ASTRAGALE à tige blanche. Affragalus al- 
Bicaulis. Decand. 


Aftragalus peduneulis folio longioribus , caule fru- 
ticofo ; foliolis paucis , ovatis ; leguminibus erectis , 


compreffis. Decand. Aftr. pag. 166. tab. 61. 


Cette plante eft remarquable par la blancheur 
de fes rameaux & de fes pétioles. Les {tipules font 
petites, aiguës ; les folioles ovales, pubefcentes, 
oppofées , au nombre de cinq à neuf; les pédon- 
cules axillaires, plus longs que les feuilles, fup- 
portant une tête de fleurs jaunâtres. Leur calice 
eft cylindrique , pubefcent , à cinq dents linéai- 
res; les gouffes ovales, oblongues, comprimées, 
velues, acuminées , à deux loges; quatre à fix 
femences dans chaque loge. 


Cette plante croît dans la Sibérie. D (V.f. in 
Rerb. Desfont.) 


49. ASTRAGALE à grofle tête. Affragalus ma- 
crocephalus. Willd. 


Aftragalus caulefcens , ereëlus , foliolis oblongo- 
lanceolatis , glubris ; ffpulis ovatis, dilatatis , vagi- 
nantibus ; fpicis globofis , pedunculutis ; calivibus La- 
natis , dentibus lanceolato-fubulatis. Wiliden. Spec. 
Plant. 3. pag. 1260. 


Ses tiges font droites , flriées, hautes de quatre : 
pieds ; fes feuilles très-longues, compofées de fo- 
lioles glabres , oblongues , lancéolées, aiguës; les 
flipules amples, ovales, en gaîne à leur bafe; les 


ANS: T 


fleurs jaunes, ramaffées en tête , de la groffeur 
d'une. petite pomme , à l'extrémité d’un pédon- 
cule épais, un peu pileux ; les calices blancs & 
lanugineux , à cinq dents linéaires , fubulées ; les 
gouffes velues, prefque trigones, creufées , vers 
leur fommet , d’un fillon profond. 


Cette plante croit dans la Galatie. 2 ( Willd.) 


S0. ASTRAGALE tuberculeux, Æffragalus tuber- 
culofus. Decand. 


Affragalus pedunculis folio longioribus ; caule ker- 
bacço , fupernè hifpido; lcguminibus patulis , depref. 
Jis , pilofo-tuberculofis. Decand. Altrag. pag. 133. 
tab. 22. : 


Ses tiges font herbacées , un peu tortueufes , 
cylindriques ; fes feuilles éparfes , compofées de 
vingt-une à vingt-cinq folioles un peu velues, 
elliptiques, obtufes, échancrées à leur fommet; 
les pédancules axillaires, plus longs que les feni!- 
les; les fleurs jaunâtres , en épi; le calice hifpide., 
à cinq dents étroites , aiguës ; les gouffes étalées, 
comprimées, un peu pileufes & tuberculées, mu- 
cronées, recourbées à leur fommet, à deux loges; 
trois ou quatre f-mences dans chaque loge. 


Cette plante a été recueillie dans la Syrie par 
M. de Labillsrdière. ( Decand. ) 


SI. ASTRAGALE à bourfe, n°. ç. Affragalus 
ga'egiformis. Linn. — Pall. Aftrag. pag. 35. tab. 
29. — Lam. Iil. tab. 622. fig. 6. — Gærtn. de 
Fruét. 8 Sem. 2. pag. 340. tab. 1ÿ4. 


$2. ASTRAGALE de Chine, n°. 6. Affragalus 
chinenfis. Linn. à 


$3- ASTRAGALE rude. Affragalus afper. Jacq. 


Affragalus caulefcens , erectus , afber, foliolis Li- 
neari-lanceolatis ; fpicis pedunculatis , folio longiori- 
bus, ffridtis ; leguminibus oblongo-lanceolatis , tri- 
querris. Willd. Spec. Plant. 3. pag. 1271. — Jacq. 
Icon, Rar, 1. tab. 152, & Mifcel]. 2.pag. 335. 


Affragalus chloranthus. Pall. Aftr. p. 30. tab. 25. 


Sestiges {ont droites, un peu rudes, cannelées ; 
fes folioles Jinéairec-lancéolées, glabres , d’un 
vert-2lauque, aiguës, de vingt-un à vingt-cinq ; 
les pédoncules droits, beaucoup p'us longs que les 
feuilles , terminés par un épi roide , alongé ; la 
corolle jaunatre; les goufñles droires, lancéolées, 
trigon:s , calleufes. 

Cette plante croît en Hongrie & fur Jes bords 
de la mer Cafpienne. x (W. 1.) 


54. ASTRAGALE à demi cloifon. Affragalus fe- 
mibilocularis. Decand. 


Affregalus pedunculis folio longioribus ; floribus 


À S: 4 511 


eredis, aréfè fpicatis ; leguminibus femibilocularibus. 
Decand. Aftr, pag. 170. tab. 23. 


Aftragalus Laxmanni. Willd. Spec. Plant. 3. p. 
1296. — Pall. Ar. pag. 38. tab. 30. ( Excluf. fy- 
nonym. Jacg. & Linn.) 


Il fe difiingue par fes tiges,& fes feuilles gla- 
bres; par fes ftipules d’une feule pièce; par fes 
goufles à demi biloculaires, la future inférieure 
courbée en dedans, Ses folioles, au nombre de 
dix-neuf à vingt-trois, font feffiles, ellipriques , 
acuminées, glabres ou à p:ine pubsfcentes ; les 
fleurs jaun2s , réunies en un épi ovale. Il croit 
dans la Sibérie. 3 ( Decand. ) 


f 5: ASTRAGAIE de Canada, n°. 9. Affragalus 
canadenfis. Linn. 


56. ASTRAGALE de la Caroline, n°. 10. 4ffra- 
gadus carolinianus, Linn. 


57: ASTRAGALE à folioles nombreufes, Afra 
galus fchanginianus. Pal]. 


Affragalus cauleftens, ereëtus, pubeftens, foliis 
ovato-oblongis ; racemis fubcapitatis , petiolo brevio- 
ribus ; leguminibus oblongis , pendulis. Wilid. Spec. 
Plant. 5. pag. 1274. — Pall. Aftr. pag. 77. rab. 63. 


Cette plante eft pileufe fur toutes fes parties, 
Ses tiges font redreffées , hautes de trois pouces ; 
fes feuilles fouvent langues d’un pied, compofées 
de quinze paires de folioles oyales-oblongues ; les 
flipules étalées, jancéolées ; les fleurs jaunes , dif- 
polées en grappes axillaires, prefqu'en tête , plus 
courtes que les feuilles; les gouffes velues, ob- 
longues, cylindriques , mucronées. 

Cette plante croit dans la Sibérie, 2 ( Wild. } 

58. ASTRAGALE des marais, n°. +. Affrazalus 
ulipirofus. Linn. — Pail. Affr. pag. 31. tab. 26. 


59: ASTRAGALE Gdorant, n°. 8. Affragalus odo< 
ratus. Lam.— Decand. Aftr. pag. 174. tab. 24. 


69. ASTRAGALE mucroné. Affragulus mucrona= 
us. Decand. 


Affragaius pedunculis folio aqualibus; foliolis fu6- 
ts pubefcentibus , mucronatis ; leguminibus compref= 


Jis , arcuaris. Decand. Afr. pag. 175. tab. 25. 


I difère peu du précédent : on Pen diftingue 
par fes folioles mucronées à leur fommet ; par fes 
gouffes comprimées, recourbées à leur fommet. 
il croît dans l'Orient. 2 3 


61. ASTRAGALE alyffoide, n°. 43. Æfrégalus 
alyffoides. Lam. — Deécand. Aftr. pag. 146. tab. 
18. fig. 1. 


62. ASTRAGALE foyeux. Affragalus fericeus, 
Decand. 


519 AST 


Aftragalus fuffratefcens , fubacaulis , fo’tolis legu- 
minibufque feriveis , ellipricis. Decand. Aftr, pag. 
148. 

Affragalus ortentalis, minimus, flore glomerato , 
virefcente. Tournef. Coroll. 29. 


Ses tiges font très-courtes & ligneufes; fes feuil- 
les foyeufes , compofées de onze à doûze paires 
de folioles oblongues , elliptiques, aigsuès. Les 
fleurs font verditres, nombreufes, réunies en tête 
à l'exnémité d’un pédoncule cylindrique ; un peu 
plus long que les feuilles, pubefcenr ainfi que le 
calice ; les braétées plus longues que le calice; les 
goufles ovales, foyeufes , à deux loges, acu- 
minées. 


Cette plante croit dans le Levant. 4 (Decand.) 


63. ASTRAGALE très-velu. Afragalus hirfuriffi- 
mus. Decand. 


Affragalus fuffrutefcens , fubacaulis, foliodis hir- 
futiffimis , fubrès revolutis ; leguminibus femicordatis , 


hirfutis. Decand. Aftr. 149. tab. 19. 


Très-petite plante, dont les tiges font très-cour- 
tes, ligneufes, rameufes; les feuilles blanches, 
rrès- velues, compofées de fept à dix paires de fo- 
lioles très-rapprochées, feffiles , ovales-oblongues ; 
les fleurs d'un blanc-jaunâtre, fefiles, réunies en 
tête fur un pédoncule axillaire , tres-velu ainfi que 
tout le refte de la plante; les goufles prefqu'en 
cœur , trigones, comprimées , à deux loges, con- 
tenant chacune une ou deux femences réniformes. 


Cette plante a été recueillie en Syrie par M. La- 
billardière. D (VW. f. in herb. Desfonr.) 


64. ASTRAGALE à feuilles ferrées, n°. 41. A4f- 
tragalus denfifolius. Lam. 


B. Aftragalus (emarginatus), fubacaulis, fcapis 
longiffimis , capitulis globofis , leguminibus lanatis. 
Labill. Syr. 1. pag. 19. tab. 9. — Lam. Ill. Gen. 
tab. 623. fig. 1. 


La variété 8 eft beaucoup plus grande dans tou- 
tes fes parties. M. Labillardière l’a recueillie en 
Syrie. L’affragalus capitatus Linn. paroît devoir 
encore être rapporté comme variété à la même 
efpèce. 

65. ASTRAGALE comprimé ( nain ,n°.48.). 4/° 
eragalus depreffus. Linn. à 


$. Affragalus helminthosarpos. Villars, Dauph. 3. 
pag. 456. tab. 42. Cette variété n’en differe que 
par fes gouffes un peu plus courtes. 


66. ASTRAGALE recroquevillé, n°. 15. Æffra- 
galus contortuplicatus. Linn. 


57, ASTRAGALE à hameçon, n°. 14. 4ffragalus 


AS 


hamofus. Linn. — Lam. Ill. Gen, tab. 622. Ag. 4. 
— Gærtn. de Fru@t. & Sem. 2. pag. 339. tab. 14. 


68. ASTRAGALE géniculé. Affragalus genicula- 
tus, Desf. 


Affragalus incanus , floribus capitatis ; legumini- 
bus hirfutis, fubarcuatis | mucronatis , mp canicu- 
latis ÿ pedunculis fruétiferis, deflexis. Desfont. Flor. 
atlant. 2. pag. 186. tab. 105. 


Ses tiges font courtes, velues; les folioles au 
nombre de onze à quinze , linéaires-elliptiques , 
obtufes , foyeufes ; les fleurs réunies en tête, à 
l'extrémité d’un pédoncule velu, plus court que 
les feuilles. Le calice eft velu, à cinq dents féta- 
cées ; la corolle d’un jaune-pâle; les gouffes épaif- 
fes , hériflées , un peu arquées, lancéolées , fubu- 
lées , canaliculées à un de leurs bords, renverfées. 


. Cette plante croit en Barbarie , fur les collines 
incultes , aux environs de Mafcar, © ( V.f.) 


69. ASTRAGALE d'Andaloufie, 0°. 16. Affraga- 
lus bœticus. Linn. — Lam. Ill. tab. 622. fig. 2. — 
Gærtn. de Fruét. & Sem. 2. pag. 239. tab. 154. 


70. ASTRAGALE à feuilles de régliffe ATOME 
Affragalus glycyphyiles. Linn. 


71. ASTRAGALE unilatéral. Afragalus fecundus. 
Decand. 


Aftragalus procumbens , lepuminibus oblongis , 
compreffis , pedicellatis ; calicibus truncatis. Decand. 
Aftr. pag. 161. 


Très--approchée de la précédente , elle en dif- 
fère par fes fleurs tournées du même côté. Ses riges 
font couchées ; fes calices tronqués; fa corolle d’un 
blanc-jaunâtre ; les gouffes oblongues, compri- 
mées , pédicellées. Elle croit dans la Sibérie. 


72. ASTRAGALE épiglottier , n°. 31. Affragalus 
epiglotris. Linn. 


73: ASTRAGALE à fruits ronds, n°. 11. Affra- 
galus cicer. Linn. 


74. ASTRAGALE à petites feuilles , n°. 12. Af- 
tragalus microphyllus. Linn. 


75: ASTRAGALE à grandes fleurs. Affragalus 
megalanthus. Decand. 


Affragalus diffufus foribus fpicatis » Patentibus ; 
magnis ; vexillo amplo , emarginato ; calicibus tan- 
dem inflatis. Decand. Aftr. pag. 131. tab. 20. 


Cette plante fe rapproche beaucoup du cyrifus 
wolgaricus de Pallas ; peut-être même , d’après 
M.Decandoll:, ces deux plantes devroient former 
un genre particulier , voilin des aftragales. Ses 
tiges font cylindriques, pubefcentes , h:rbacées ; 

fes 


A ST 


Les feuilles légérement foyeufes, compofées de fix 
à dix paires de folioles elliptiques ou ovales ; un 
peu mucronées. Les fleurs font grandes, réunies 
en un épi lache à l’exrrémité d’un pédoucule un 
peu plus long que les feuilles; le calice pileux, 
cylindrique , puis renflé, à cinq dents prefqu’ob- 
tufes, inégales ; la corofle d'un blanc-jaunâtre ; l’é- 
tendard ample, échancré à fon fommet; l'ovaire 
ovale-oblong. 


Cette plante croit dans la Rufie. ( Decand.) 


76: ASTRAGALE en faucille , n°. 4. Affragalus 
falcatus. Lam, — Pall. Aftr. pag. 34. tab. 28. — 
Aïr. Kew. 3. pag. 73. — Decand. Aftr. tab. 26. 


Affragalus virefcens. Willd. Spec. Plant. 3. pag. 
1272. 


8. Ajtrapalus falcatus. Desfont: Flor. atlant. 2. 
pag. 158. tab. 207. — Vahl, Symb. 1. pag. 58. 


Affragalus orientalis , alriffimus , galega foliis am- 
plioribus ; flore parvo, flavefcente. Tournef. Co- 
roll. 29. 


La plante de M. Desfontaines eft différente de 
celle de M. de Lamarck, & pareit devoir former 
une efpèce. Ses folioles font oblongues, ellipti- 
ques, obtufes ; les ftipules ovales , aiguës ; le ca- 
lice divifé en cinq dents courtes , fétacées ; la co- 
rolle petite, d’un jaune-pale ; les goufles légére- 
ment pédicellées, inclinées , comprimées , cour- 
bées en faucille, aiguës. Elle croit au pisd du 
mont Atlas. % 


77: ASTRAGALE à feuilles de frêne. Affragalus 
fraxinifolius. Decand. 


Affragalus peduneulis folio «qualibus ; foliolis tre- 
decim fupernè glabris ; leguminibus fubtriquerris, ar- 
cuatis, Decand. Aftr. pag. 177. 


Affragalus orientalis, alifimus , fraxinifolio ; 
flore è viridi-flavefcente. Tournef. Coroll, 29. 


Elle a le port de l'affragalus glycyphyllos; elle en 
diffère par fes tiges hautes , redreffées ; par fes fti- 
pules conniventes ; par fes folioles plus grandes, 
aiguës , au nombre de treize ; glabres en deffus. 
Les fleurs font d’un jaune-verdatre ; les pédoncu- 
les de la longueur des feuilles ; les gouf?s prefque 
trigones , arquées, Elle croit das l'Orient. % 


78. ASTRAGALE axillaire , n°. 2. Affragalus 
chriflianus. Linn. 


Affragalus floridus. Scopol. Infub. 2. pag. 108. 
He US : 


79. ASTRAGALE aggloméré. Affragalus fiever- 
fianus. Pall. 


Affragalus caulefcens , ereëtus , foliolis oblongis, 
peciolatis ; ffipuhs ovatis, acuminatis; pedunculis 
Botanique, Supplément. Tome I. 


À S & 515 


mudrloris ; axillaribus ; glomeratis ; leguminious 
ovatis , inflatis , tomentofis. Willd. 5pec. Piant. 3. 


pag. 1256. — Pall. Aftr. pag. 15. tab. 12. 


Cette efpèce fe rapproche de la précédente. 
Elle en diffre par fes folioles plus alongées; par 
fes flipules ovales | acuminées; par fes fleurs réu- 
nies En paquets agglomérés dans P’aiffeile des feuil- 
l:s. Les couff2: font ovales, renfiées , tomenteu- 
fes. Elle croit dans la Sibérie. # 


80. ASTRAGALE à gros fruits. Affragalus ma- 
crocarpus. Decand. 

Affragalus floribus glomeratis , fubfefklibus , axil- 
laribus ; legürninibus glasris, inflatis , devibus. De- 


cand. Aftr. pag. 179. tab. 28. 


Son port ef celui de l’affragalus chriffianus ; mais 
fes goufles font très-grofles, glabres, renfl£es ; 
les fleurs axillaires, prefque feiiles , agglomérées. 
Elle croît dans l'Orient. % 


81. ASTRAGALE étranger. Afragalus peregrinus. 
Vabl. 


Affragalus caulefcens , eretlus, fpicis pedunculatis, 
longitudine foliorum ; leguminibus arcuatis , lanugi- 
nofis , ffylatis. Vahl, Symb. 1. p. 57. — Pall. Aîtr. 
pag. 69.n°.77.—Decand. Altr. pag. 178. tab. 27. 


Cetre efpèce diffère des précédentes par fes 
fleurs difpofées en épis pédonculés , de la longueur 
des feuilles. Les gouffes font arquées, lanugineu- 


. fes, mucronées. Ell£ croit dans l'Orient. 


82. ASTRAGALE vulpin. Affragalus vulpinus. 
Willd. 


Affragalus caulefcens , ereëtus , foliis ellipricis, oh- 
tufis , villofis ; fHputis Linceolatis ; fpicis ovatis, pe- 
dunculasis ; calicinis dentibus capillaceis | lanatis 
longitudine corolla. Willden. Spec. Plant. 3. pag. 
129. 

Affragalus alopecuroïdes. Pall. Aftr. p. 9. tab. 7. 


Orobus fyriacus , hirfutus , magno flore. Morif. 
Hift. 2. pag. 98. 6. 2. tab. 8. fig. 2.? 


On diftingue cette efpèce à fes épis ovales, pé- 
donculés, de la groffzur d’une noix. Ses tiges fonc 
droites, garnies de feuilles velues , compofées de 
folioles ellipriques , obtufes; les ftipules lancéo- 
lées; les calices velus , divifés en cinq dents linéai- 
res, capillaires , lanuoïneufes , prefqu'auffi lon- 
gues que la corolie. Les gouffes , renfermées dans 
le calice , contiennent quatre femences. 


Cette plante croit fur les collines fablonneufes 
de la Sibérie. # 


83. ASTRAGALE queue de renard, n°. 1. A4f- 
tragalus alopecuroides. Linn. — Pal. Alt. pag. 11. 
tab. 8. 

TEE 


514 À $ T 


B. Affragalus narbonenfis. Gouan. — Pall. Aftr. 
pag. 13. tab. 10. — Decand. Aftr. pag. 147. 


84. ASTRAGALE alopécie. Afragalus alopecias. 
Pallas. 


Affragalus caulefcens , ereëlus , florum capitulis 
axillaribus , (effilibus, cylindricis ; lesuminibus calice 
lanato inclufis, polyfrermis. Pallas, Aftr. pag. 12. 
tab, 9. — Willd. Spec. Plant. 3. pag. 1258. 


Très-belle efpèce, dont les tiges font droites, 
hautes d'environ quatre pieds; les folioles v:lues, 
elliptiques ; les ftipules lancéclées; les épis épais, 
cylindriques , obtus, longs de trois au quatre pou- 
ces , de la longueur des feuilles. Elle croit en Si- 
bérie , fur les bords du lac Alagul. # 


S8$. ASTRAGALE à groff: queue. Affregalus 
alopecurus. Decand. 


Affragalus (maximus), caulefcens , ereëtus , fo- 
liolis lanceolatis | pubejcentibus ; ffipulis oblongo- 
lanceolatis ; fpicä cylindricä , feffili, terminali; ca- 
dicinis dentihus capillaceis, lanatis, corollä brevio- 
ribus. Willd. Spec. Plant. 3. pag. 1258. — Decand. 
Aftr. pag. 249. 


Affragalas orientalis , maximus , glaber, alopecu- 
roides , flore luteo. Tournef. Coroil. 29. 


Cette efpèce diffère de l’affragalus alopecuroides 
par fes feuilles une fois plus étroit:s, oblonoues- 
lincéoiées , pubefcentes ; par fes flipules lancéo- 
lées & non ovales; par fes calices bien moins la- 
nugineux , à dents plus courtes ; par fes corolles 
beaucoup plus grandes que les calices. 


Cetre plante croit dans l'Orient. # 


86. ASTRAGALE de Pont. Affragalus ponricus. 
Pallas. 


Affragalus caul.feens , ereëlus ; foliolis oblongis, 
emarginatis , fubhirfutis ; ffpulis lanceolatis ; fpicis 
globofis, feffilibus; calicibus cylindricis , lanatis ; 
dentibus ovatis. Willd. Spec. Plant. 3. pag. 1259. 
— Pall. Altr. pag. 14. tab. 11. 


8. Ajtragalus orientalis , glaëer , galega foliis ; ca- 
pitulis florum fpharicis, ad alas pofitis. Tournef. 
Coroil. 29. 


Cet aftragale a le port des précédens ; il s'en 
diftingue par fes tiges prefque glabres, pubefcen- 
tes à leur fommer; par fes feuilles légérement he- 
rifléss, point velues ; par fes calices cylindriques, 
à dents très courtes, ovales, aiguës. Dans la va- 
riété 8, les folioles font glabres , plus longues, 
point échancrées. 


Cette plante croît dans la Tauride , & Ja variété 
8 dans l'Orient. % 


87. ASTRAGALE cotonneux, n°. 18. Affragalus 


AST 


tomentofus. Lam. — Decand. Afirag. pag. 188. 
tab. 29. 


Affragalus chriflienus. Vahl, Symb. 1. pag. $7. 


Affragalas (fruticofus), floribus axillaribus , 
fabfefilibus. Forskh. Flor, ægypt.-arab. pag. 139. 


B. Scipules adhérentes au pétiole. 
* Péioles ne deverant point épineux. 


88. ASTRAGALE ovale. Affragalus ovatus. Dec. 


Affragalus cauleféens , villofus , pedunculis folio 
longioribus , ovariis glabris. Decand. Aftr. p. 212. 


Aftragalus latifolius , orientalis , capitulo oblongo, 
flore vario. Tournef. Coroll. 28. 


Ses tiges font diffufes , velues, couchées, her- 
bacé:s; fes feuilles compofées de dix à onze pai- 
res de folioles fefüäles, ovales, obtufes , velues ; 
les pédoncules plus longs que les feuilles ; les fleurs 
jaunâtres, réunies en un épi ovale , oblong ; les 
braëtéss féracées, velues , foliacées ; le calice cy- 
lindrique , à cinq découpures linéaires , plumeu- 
fes ; lovaire glabre , ovale. 


Cette plante croît dans l'Arménie. # (Decand.) 


x 


89. ASTRAGALE à tête velue. Affragalus da- 


fyanthus. Pall. 


Affragalus caulefcens , ereëtus, foliolis ellipticis, 
obtufis , mucronatis , villofis ; flipulis lanceolatis ; 
fpicis fubrotundo-capitatis , pedunculatis ÿ calicinis 
dentibus lanceolatis, leguminibufque ovato-lanceola- 
sis , villofis. Willd. Spec. Plant. 3./pag. 1260. — 
Pallas, Altr. pag. 69. tab. G$, & Irin. 3. Append. 
n°. 119. tab. G.9. fig. 1. 


Affragalus eriocephalus. Waldft. & Kitaib. Plant. 
rar. Hung. 1. pag. 45. tab. 46. 


Toute la plante eft pileufe. Ses tiges font droi- 
res, quelquefois prefque nulles ; les folioles ellip- 
tiques, obtufes, velues, mucronées; les ftipules 
lancéolées ; les épis pédonculés, en tête arrondie ; 
les dents du calice lancéolées ; les goufles renflées, 
ovales, lancéolces, velues. Dans la variété 8, qui 
croit en Hongrie , les tiges & les pédoncules font 
rougeatres. 


Cette plante croît dans la Sibérie & fur le Cau- 
cafe. x (F7 [.) 


90. ASTRAGALE d'Afrique. Affragalus caprinus. 
Linn. — Desfont. Flor. atlant. 2. pag. 181. — 
Poir. Voyag. en Barb. 2. pag. 217. — Decand, 
Aftr. pag. 214. 


91. ASTRAGALE porte-laine. Afragalus lanige- 
rus. Desfont. 


Aftragalus acaulis , villofifimus , canefcens , fcaa 


ÆAST 


Breviffino ; leguminibus ovaris , inflatis. Desf. Flor. 
atlant. 2. pag. 181. tab. 202. — Willden. Spec. 
Plant. 3. pag. 1322. — Decand. Aftr. pag. 215. 


Elle fe rapproche beaucoup de Pafragalus exfca- 
pus j imais fes folioies font beaucoup plus petites ; 
fes fleurs pédonculées; fes calices lanugineux ; fes 


+ goufles beaucoup plus grandes. Toute la plante ef 


blanchâtre , crès-velue. Elle croit dans les {ables, 


fur la côte de Barbarie. % ( #.f. in herb. Desfons.) À 


92. ASTRAGALE fans tige. Affragalus exfcapus. 
Linn, 


Affragalus acaulis , foliolis oblongis, obtuffs , pi- 
lofis ; foribus fubpedunculatis | aggregatis ; calictbus 
adpreffo-pilo(is ; leguminibus oblongis , lanatis. Willd. 
Spec. Plant. 3: pag. 1522. — Linn. Mantiff. 275. 
— Haller, Helv. n°. 415.— Pallas, Aftr. pag, 78. 
tab. 64. — Decand. Aîïtr. pag. 176. 


Glaux montana, acaulos. C. Bauh. Pin. 347, & 
Prodr. 147. 


Affragaloides fiphilitica. Moœnch. Method. 168. 


Ses racines font épaifles & charnues; elles pro- 
duifent plufieurs feuilles compofées d’un grand 
nombre de folioles ovales , velues , obtufes. Les 
pédoncules font très-courts , axillaires, velus, 
foatenant de trois à huit fleurs aflez grandes, d’un 
Jaune-clair , difpofées en épis ; le calice velu, à 
cinq découpures étroites , velues; les goufles ova- 
les, feffiles, comprimées, à deux loges, contenant 
chacune trois à quatre femences. 


Cette plante croit dans les Alpes, en Suiffle , en 
Autriche, dans le Levant. Z (F./.) 


93. ASTRAGALE à fleurs pubefcentes. Affra- 
galus pubiflorus. Decand. 


Affragalus fubacaulis, floribus aggregatis , fubfef- 
filibus ; alis pubelcentibus ; leguminibus feffilibus, 
lanäris. Decand. Aftr. pag. 216. 


Cette plante tient le milisu entre l’affragalus 
caprinus & le aafyanthus ; elle fe diftingue princi- 
palement par les ailes de la corolle, pubefcentes 
en dehors. Ses tiges font extrêmement couttes; 
fes fleurs jaunâtres , agrégées , prefque fefliles; les 
goufes feffiles & lanugineufes. 


Certe plante croît dans la Sibérie. x 


94. ASTRAGALE tragacanthoide, n°. 39. Af- 
tragalus tragacanthoides, Lam. (Excl. fÿnon. Tourn. 
ex Willd. (vide affragalum declinatum), & fynon. 
Lobel. ex Decand. (vide affragalum utrigerum , 


var. B).) 


95. ASTRAGALE à longues fleurs. ÆAffragalus 
longiflorus. Pall. 


Aftragalus acaulis , foliolis ellipticis , retufis , fub- 


615 


AST 


{ pilofis ; feapis racemofis, paucifloris, fol'o duplè 


brevioribus ; leguminibus ellipricrs | inflatis ; acumt-= 
natis , glabris. Willd. Spec. Plant. 3. pag. 1304 
— Pall. Aftr. pag. 73. tab. Go. 


Affragalus pedunculis radicatis, unifloris aut bi- 
floris , folio dimidio brevioribus ; floribus longifférmis ; 
foliolis ovalibus , hirfuriffimis. Gmel. Sibir. 4. p. 75. 


tab. 27. 
[4 


Cette plante me paroît fe rapprocher beaucoup 
de la précédente. Toures fes feuilles font radica- 
les ; les folioles ellipriques , obrufes, légérement 
pileufes ; les pédoncules très-courts ou alongés , 
felon les localités , plus ou moins velus; les fleurs 
jaunâtres , rrès-longues , peu nombreufes, réunies 
en grappe ; les goufles renflées, elliptiques, g'a- 
bres, acuminées , à deux loges. 


Cette plante croît dans la Grande-Tartarie & 
fur les monts Altaiques. % 


96. ASTRAGALE utriculé. Affragalus utriger. 
Pallas. 


Affragalus acaulis, foliolis oblongis , acutis , pi- 
lofis ; feapis racemofts , paucifloris , folio duplo bre- 
vioribus; leguminibus ellipricis , inflatis , acuminatis, 
pubeftentibus. Wild. Spec. Plant. 3. pag. 1305. — 
Pall. Aftr. pag. 75. tab. 61. 


Affragalus utriger (var. «, ovatus ), foliolis ova- 
tis , leguminibus hirfuris. Decand. Aftr. pag. 217. 


8. Aftragalus (\inearis ), foliis linearibus , legu- 
minibus fubhirfutis. Decand. I. c. 


Affragalus fyriacus. Lobel. Icon. 2. tab. 70. 


Ses racines produifent des feuilles compofé:s de 
folioles oblongues, pileufes, aiguës. De la bafe 
des pétioles fortent des hampes une fois plus cour- 
tes que les feuilles, foutenant une petit: grappe 
de fleurs jaunâtres. Les gouffes font pubefcentes, 
renflées , ellipriques, acuminées, prefqu'unilocu- 
laires. Dans la variété +, les folioles font ovales, 
les gouffes hériflées. Dans la variété 8, les folioles 
font linéaires. 


Cette plante croît fur les montagnes dans la 
Tauride & en Syrie. % 


97. ASTRAGÆ#LE ligneux. Affragalus lignofus. 
Decand. 


Affragalus caulefcens , lignofus , cinereus | legumi- 
nibus villofss, compreffis , fefilibus. Decand. Aftrag. 
pag. 218. tab. 39. 


«. Affragalus (procerior ), caule ereëlo , pedun- 
culis brevibus. Decand. I. c. 


8. Affragalus (minor), caule ferè nullo , pedun- 
culis foliis fubequalibus. Decand. I. c. 


Aftragalus utriger, Var. 8. Pallas, Afkr. pag. 76. 


‘ tab. 62. fig. B. 


tt 


516 A SE 

Ses racines (ainfi que fes tiges lorfque cette 
plante en eft pourvue) font ligneufes; fes feuilles 
velues , compolées d'un grand nombre de folioles 
petites, linéaires, obtufes, couvertes de poils 
cendrés. Les pédoncules font très-courts dans la 
variété «, prefque de la longueur des feuilles dans 
celle 8. Les fleurs font jaunâtres , droites , aff:z 
grandes; les calices très-hériflés; les gouffes ve- 
lues, comprimées, fefiles. 


Cette plante croit en Afe , dans la Syrie. x ( W. 
Jin herb. Desfont.) 


93. ASTRAGALE douteux. Affragalus dubius. 
Decand. 


Affragalus lignofus , exfeapus , villofo-cinereus , 
legurminibus villofis , compreffis , femi-bilocularibus , 


feffilibus. Decand. Aftr. pag. 219. 


8.? Aftragalus (buchtormenfis) , acaulis , folio- 
dis oblongis, obtxfs , pubefcentibus ; fcapis fubbiflo- 
ris , folio duplo brevioribus , declinatis ; leguminious 
oblongis, acuminatis. Willd. Spec. Plant. 3. pag. 
1320. — Pall. Aftr. pag. 76. tab. 62. fig. A. 


Cette plante eft ligneufe, couverte de poils 
cendrés , dépourvue de tiges ; fes feuilles compo- 
fées d'environ dix-neuf à vingt-une paires de fo- 
Boles oblongues , obtufes, blanchâtres , pubef- 
centes ; lés pédoncules très-courts , quelquefois 
recourbés après la floraifon, n'ayant très-fouvent 
que deux ou trois fleurs blanchatres dans la variété 
æ, jaunes dans celle g. Les gouffes font compri- 
mées, velues, feililes , à deux demi-loges. 


Cette plante croit dans la Sibérie & la Tar- 
trie. D 


99. ASTRAGALE à feuilles de nummulaire, 
n°. 40. Affragalus nummularius. Lam. — Decand. 
Aftr. pag. 221. tab. 11. fig. 2. — Vahl, Symb. 1. 
pag. Go. 


100. ASTRAGALE grifatre. Affragalus cineraf- 
cens. Decand. 

Affragalus (ubcaulefcens , cinereo-villofus , floribus 
[bfefilibus aut pedunculatis, calicibus quinguelinea- 
tis, leguminibus femibilocularibus. Decand. Aftrag. 
pag. 222. 


a, Aftragalus (radiciflorus ), floribus radicalibus 
fubfeffilious, Decand.]. c. tab. 40. 


B. Affragalus (brevipes), floribus pedunculatis , 
capitatis ÿ pedunculo foliis breviore. Decand. I. c. 
tab. 40. fig. 1. 

y. Aftragalus (longipes), floribus pedunculatis , 
capitatis ; pedunculo foliis longiore. Decand. 1. c. 
tab. 40. fig. 2. 

Cette efpèce , couverte de poils cendrés & gri- 
fâtres , varie dans fes proportions : tantôt fes 


A S.Æ 


flëurs font radicales, prefque feffiles ; rantôt elles 
font pédonculées, ramafces en rête. Le pédoncule 
cit, ou plus court, ou plus long que les feuilles. 
Quand il exifte des tiges, elles font courtes, af- 
cendantes, Quelquefois les folioles font plus pe- 
cites & plus Jaches; les Aeurs d’un blanc-jaunatre ; 
les calices marqués de cinq lignes faillantes ; les 
gouffes à demi biloculaires. 
Cette plante croit dans la Sibérie. # 


101. ASTRAGALE à épis cylindriques. Afira- 
galus cylindraceus. Decand. 


. Aftragalus acaulis , incano-fericeus , foliolis. ellip- 
tico-ovatis , fpicis cylindraceis, braëteis calice lon- 
gioribus. Decand. Aftr. pag. 223. 


Aftragalus orieritalis , foliis vicie incanis ; caule 
nudo , ereëlo ; floribus luteis. Teurn. Coroll, 28. 


Ses racines produifent des feuilles couvertes 
d'un duvet d’un blanc-foyeux , compofées de fo- 
lioles ovales , elliptiques. Ses pédoncules fe rermi- 
nent par des épis cylindriques , chargés de fleurs 
jaunes, entre-mêlées de braët£es plus longues que 
le calice. 


Cette plante croit dans l'Orient. # 


102. ASTRAGALE globuleux. Affragalus globo- 
fus. Vahl. 


Aftragalus acaulis , fcapis ereëtis , folio longiori- 
bus ; cavitulis globofis ; braëteis linearibus , calicem 
aquantibus. Vahl, Symbol. 1. pag. 60. — Decand. 
Aîtr. pag. 224. 


Afiragalus orientalis, foliis vicia argenteis ; caule 
nudo , ereéto ; floribus lureis. Tourn. Coroll. 28. 


Il fort de fes racines des feuilles compofées de 
folioles elliptiques , d’un blanc-argenré. Les pé- 
doncules font droits, plus longs que les feuilles, 
foutenant une tête globuleufe de fleurs jaunes, 


_entre-nélées de bractées iinéaires , de la longueur 


du calice. 


Cette plante croît dans le Levant. # 


103. ASTRAGALE houblon. Affragalus lupulinus, 
Pallas. 


Affragalus acaulis , foliolis oblongis, emarginatis, 
canis ; fcapis ereétis, folio brevioribus ; floribus glo- 
bofo-caritatis ; calicibus fruétiferis, globofis , infiatis, 
lanatis. Willd. Spec. Plant. 3. pag. 1310. — Pall. 
Afr: pag. 17. tab. 15, &Itin. 3. Append.n°. 121. 
— Decand. Aftr. pag. 224. 


Ses feuilles font routes radicales, compofées de 
folioles oblongues , blanchâtres, pileufes , échan- 
crées ; les pédoncules reüreffés, plus courts que 
les feuilles ; ils foutiennent des flenrs jaunes, réu- 
pies en tête globuleufe. Les calices font anguleux, 


AS T 


très-pileux , lanugineux , renflés à l’époque de la 
fruéification. 


Cette plante croit dans les plaines fablonneufes 
de la Sibérie. + 


104. ASTRAGALE hériflé. Affragalus hirfutus. 
Vahl. 


Affragalus acaulis , foliolis ellipricis, incanis ; 
fcapis ereétis , folio longioribus ; floribus elobofo -ca- 
pitatis; leguminibus ovatis, lanatis. \Willd. Spec. 


Plant. 3. pag. 1307. — Vahl, Symbol. 1. pag. 59. 


Affragalus ortentalis | candidiffimus & tomentofus. 


Tournef. Coroll. 39. 


Ses feuilles font blanches , foyeufes , compofées 
de quatre paires de folioles elliptiques, un peu ai- 
guës ; les ftipules membraneufes, Jancéolées ; les 
pédoncules pubefcens, cannelés , plus longs que 
les feuilles , foutenant des fleurs Jaures en épis, 
prefqu’en tête ; | s calices velus, à cing dents lan- 
céolées. Les goufles font ovales, un peu arron- 
dies , très-lanugineufes, plus grandes que le calice, 
à deux loges. 


Cette plante croît dans le Levant. > 


10$. ASTRAGALE du Liban. 4ffragalus libanotis. 
Willd, 


Affragalus acaulis , [capis folia aquantibus ; flori- 
bus ovato-fpicatis ; léguminibus ovatis , triquetris , 
compreffis , acutis , villofis. Willd. Spec. Plant. 3. 
pag. 1308. 

Affragalus lanatus. Labill. Syr. 1. pag. 21. tab. 
10. — Lam. Ill. tab. 623. fig. 2. 


Toutes les feuilles font radicales , compolées de 
cinq à onze paires de folioles ovales, tomenteu- 
fes , fefiles. Les ftipules font pileufes , lancéolées; 
les pédoncules cylindriques, pileux, afcendans, 
de la longueur des feuilles; le calice oblong, tu- 
bulé , à cinq dents inéga'es ; la corolle jaunatre ; 
les gouffes lanugineufes, à demi en cœur, trigo- 
nes, un peu comprimées, à demi biloculaires , à 
deux valves. 


Cétte plante croît fur le mont Liban, où elle a 
été découverte par M. de Labillardière. x (W./. 


in herd. Desfont.) 


106. ASTRAGALE en maîñlue. Affragalus clava- 
tus. Decand. 


Affragalus fubacaulis , incanus , foliclis rotundo- 
ovatis'; leguminibus ereëtis, glabris , fubclavatis , fu- 
pernèincurvis. Decand. Alir. pag. 250. tab. 44. 


a Afrragalus (iongibreéteatus ). Decand. I. c. 


Affragalus incanus , filiquä incurvé , amplifimo 
‘folio. Tournef. 


AST bi 


B. Affragalus (brevibraéteatus). Decand. 1. c. 


Affragalus ( cinereus ) , acaulis , foliolis elliprico- 
fubrotundis | fericeo-canis ; fcapis ereëtis , folio lon- 
gioribus ; floribus fpicatis, cernuis. Willd. Spec. 
Plant. 3. pag. 131$. 


Affragalus orientalis ; folio fubrotundo ; incano ; 
flore ex viridi-flavefcente. 


Ses tiges font très-courtes , prefque nulles; fes 
fruilles compoféss d'environ fix à huit paires de 
folioles ovales , arrondies, blanchatres, luifantes, 
foyeufes , obiufes, longues d'un demi-pouce; les 
flipules oblongues, acuminées ; les pédoncules 
droits, plus longs que les feuilles, foutenant un 
épi oblong; les fleurs jaunâtres , inclinées ; les 
braétées un peu arrondies , beaucoup plus petires 
& plus courtes dans la variété 8. Les gouffes font 
droites, glabres , prefqu’en maflue, recourbées à 
leur partie fupérieure. 


Cette plante croit dans le Levant. % 


107. ASTRAGALE recourbé. Affragalus incur- 
vus. Desfont. 


Affragalus acaulis, foliolis ellipticis , incanis ; 
floribus capitatis ; leguminibus ereétis , arcuatis , gla- 
bris , incraffutis. Desfont. Flor. atlant. 2. pag. 182. 
tab. 203. 


Rapprochée de laffragalus incanus , cette ef- 
pèce en diffère par fes gouffes beaucoup plus 
épaiffes. Ses feuilles font compofées de fept à 
douze paires de folioles ferrées , blanchatres, 
ovales ou elliptiques; les pédoncules ftriés , pu- 
befcens ; les fleurs d’un pourpre-pâle , fefiles , 
ramaflées en tête ; le calice tubuleux , à cinq pe- 
tites dents aiguës. Les gouffes font droites, gla- 
bres , épaiffes, arquées. 


Cette plante croît dans les plaines fablonneu- 
fes , aux environs d'Alger. 2% ( W. f. in herb. Desf.) 


1C8. ASTRAGALE blanchâtre , n°. $o. Affraga- 
lus incanus. Linn. 


109. ASTRAGALE pendant. Affragalus pendulus. 
Decans. 


Affragalus acaulis , incanus, foliolis rotundïs , flo- 
ribus pendulis. Decand. Aftr. pag. 232. 


Affragalus orientalis , folio fubrotundo, canefcente ; 
flore purpureo , magno. Tournef. Coroll. 28. 


Toute cette plante eft blanchâtre , pubefcente, 
dépourvue de tige; les folioles arrondies; les fleurs 
affez grandes , pendantes, de couleur purpurine. 
Elle croît dans l'Orient. + 


110. ASTRAGALE à feuilles rondes. Affragalus 
summularoides, Decand. 


518 ÂS'T 


Affragales (rummularius ), acaulis, folio'is el. ; 


diptico-orbiculuris, incauis ; pedunculis folis lonpio- 
ribus ; floribus capitaris ; leguminibus obtufis , tereei- 
bus , fericeis. Desf. Flor. atlant. 2. pag. 182. tab. 
204. (Exciuf fynon. Lam. & Tourn.) — Decand. 
Altr. pag. 233. 


Afiragalus rotundifolius. Willden,. Spéec. Plant. 
3e Pag. 1317. 


Certe efpèce fe difingue de l’affragalus nummu- 
larius par fes folioles blanchâtres, un peu ellipti- 
ques ; par fes fleurs d’un rofe-pale, réunies en une 
tée un peu prolongée en épi; par fes gouffes 
courtes, foyeufes ,obtufes, fans pointe , ventrues. 
Elie a été découverte par M. Desfontaines dans les 
fables, proche Sbina, au royaume de Tunis. x 
CF. f. in herb. Desfont. ) 


111. ASTRAGALE à groffes racines. Affragalus 
macrorhizus. Cav. 
Affragalus acaulis , foliolis ovatis, acutis , inca- 


nis ; fcapis folio longioribus ; Poribus fpicutis ; legu- 
minibus obovarts, vencricofis, pubefcentibus; acumine 


ancinato, Wilid. Spec. Piant. 3. pag. 1317. — Ca- | 


van. Icon. Rar. 2, pag. 28. vab. 133. 


Cet aftragale fe rapproche beaucoup du précé- 
dent. Il eft remarquable par fes groffes racines ; 
par fes goufles furmontées d’une pointe courbée 
en ham<çon. Ses folioles fonc ovales, blanchâtres, 
aiguës; fes pédoncules plus longs que les feuil- 
les; fes fleurs en épis ; l'étendard de la corolle 
alongé , de couleur pourpre ; les goufles ventrues, 
en ovale renverfé. Z Il croit en Efpagne. 


112. ASTRAGALE anguleux. Affragalus angulo- 
fus. Decand. 


Affragalus acaulis , incanus , foliolis ovatis, mu- 
cronatis ; lcguminibus glabriufeulis ; parulis, fubcri- 


gonis. Decand. Aftr. pag. 234. tab. 45. 


Ses feuilles font radicales , blanchâtres, com- 
pofées de neuf à treize folioles ovales, mucronées ; 
les fleurs purpurines, feffiles , diftantes, difpofées 
en un épi lâch£ ; les goufles étalées , prefque gla- 
bres, un peu trigones. 


Cette plante à été recueillie en Syrie par M. de 
Labillardière.  (W. f. in herb. Desf.) 


113. ASTRAGALE à feuilles larges , n°. 53. 4f° 
tragalus larifolius. Lam. — Decand. Afir. pag. 23. 
tab 24 fip01, 2. 


114. ASTRAGALE de Montpellier , n°. $1. 42 
tragalus monfreffulanus. Linn, — Desf. Flor. atlant. 
2. pag. 181. —- Curtis, Botan. Magaz. tab. 219. 
— Scopol. Carn. 2. pag. 77. tab. 45. 


115$. ASTRAGALE alongé. 


Affragalus elongatus. 
Willd. nur 


A ST 


Î Aflragalus acaulis , folivlis ellipticis , acuis, ca= 
no-pubefcentibas ; fcapis racemofis , ere&is, folio lon- 
| gioribus; legurinivus oblorgis, duris, acutis , pilo- 
is , pendulis. Wilid. Spec. Plant. 3. pag. 1314. 


Ses feuilles, longues d’un demi-pied , font com- 
polées d'environ quatre paires de folioles blan- 
chartres , pubeïcentes , elliptiques , aiguës, cou- 
vertes de poils couchés; la foliole terminale p<di- 
cellée ; les {tipules velues, ovales , acuminées ; les 
hampes longues d’un pied, légérement pileufes , 
point ftriées ; les gouffes pileufes , oblonges, pen- 
dantes, très-dures , mucronées , à deux loges. 


Î 
Cette plante croit dans la Galatie. 2% ( Wild.) 


116. ASTRAGALE à gouffes laineufes. Affragalus 
eriocarpus. Decand. 


Affragalus acaulis, foliolis leguminibufque villofs , 
vexillo longifimo. Decand. Aftr. pag. 257. tab. 47. 


Ses feuilles fonc toutes radicales , compofées de 
dix à treize paires de folioles velues ; les fleurs pur- 
purines , droites, fefliles, très-ferrées , réunies en 
un épi oblong ; l'etendard de lacorolle très alongé'; 
les gouffes veluss, On ignore le lieu natalde cette 
plante. ( Decana. ) 


117. ASTRAGALE pied de lièvre. Affragalus la- 
guroïdes. Pal]. 


Affragals acaulis, foliolis lanceolatis, canis; fca- 
pis adfcendentious , folio brevioribus ; floribus glo- 
bofocapitatis ; celicibus fruétiferis, globofis, inflatis 
pubefcentibus. Wilid. Spec. Plant. 3. pag. 1309. — 
Pail. Iun. 3. Append. n°. 120. tab. CC. fig. 3. — 
Decand. Aftr. pag. 238. 


Affragalus lagurus. Pall. Aftr. pag. 18. tab. 16. 


Cette plante eft couchée , étalée, pileufe, fans 
tiges ; fes feuilles compofées de folioles blanchi- 
tres , lancéolées ; les pédoncules afcendans , plus 
courts que les feuilles, foutenant une tête glo- 
buleufe de fleurs purpurines; les gouff2s font ren- 
fermées dans le calice renflé, pubefcent, globu- 
leux. Elle croit dans la Sibérie, aux lieux arides. 2 


0) 


118. ASTRAGALE à veflies. 
Pall. 


Affragalus acaulis, foliolis ovaris | glaucefeenti- 
bus ; feapis folio long'oribus ; floribus capitatis ; le- 
uminious inflatis , globofis |, membranaceis, glabris. 

illd. Spec. Plant. 3. pag. 1303. — Mill. Diét. 
n°. 9. — Pall. tin. 2. pag. 474, & Aftr. pag. 71. 
tab. 58. — Decand. Aftr. pag. 2309. tab. 48, 


æ. Afragalus ( Wolgenfis ), foliolis oblongis , 
Jeapis declinatis. Pall. 1. c. tab. 8. fig. A. 


Affragalus phyfodes. 


B. Affragalus (rauricus ) , magis cauleftens, fo- 
liolis ovalibus , numerofforibus ; feapo reéto, Pallas, 


lrCcHB'ipr re 


AST 


- Afrigalus (aïltaicus), foliolis anguflioribus , 
numeroficribus ; fcapis ereétis , folio longioribus. Pail. 
lc fe: 


. à ? Affragalus ( dafycarpus), leguminibus lana- 
tis. Décand. Aftr. pag. 241. 


Cette plante, très-variable, a fes folioles ovales, 
un peu glauques ; fes pédencules plus longs que les 
feuilles ; fes fleurs purpurines , ramaflées en tére ; 
fes gouffes glabres , renflées, globuleufes ; les 
cofies membraneufes. Dans la variété # la plante 
eft plus grêle ; les folioles oblongues, au nombre 
de treize à dix-fept ; les pédoncules inclinés. La 
variété 8 eft pourvue d'une tige courte , de folio- 
les ovales, très-nombreufes. Les pédoncules font 
droits : ils font plus longs que les feuilles dans la 
plante y; les feuilles plus étroites , très-nombreu- 
fes. La variété à, qui eft peut-être une efpèce 
diftinéte , a fes goufles pubefcentes. 


Cette plante croit dans la Sibérie & dans la 
Cherfonèfe taurique. % 


119. 'ASTRAGALE tefticulé. Affragalus teflicula- 
tus. Pall. 


Affragalus acauïis , foliolis lanceolatis , fericeo 
canis ; floribus radicalibus fubfeffilibus , aggregatis ; 
leguminibus ovatis , ventricofis , albo-tomentofis. 
Willd. Spec. Plant. 3. pag. 1320. — Pall. Aftrag. 
pag. 82. tab. 67. 


Aff'agalus fubacaulis , floribus radicatis , nume- 
rofis , fubfeffilibus. Gmel. Sibir.4 pag. 52. ( Excluf. 
variet. & fynon. Buxb.) 


Ses folioles font lancéolées , couvertes d’un 
duver blanchâtre & foyeux ; les fleurs radicales, 
prefque fefhles, agrégees , affez nombreufes; les 
fleurs purpurines ; les ailes bordées à leur fommet ; 
les gouffes ovales, ventrues, blanches, coronneu- 
fes. Elle croît fur les bords de la mer Cafpienne , 
dans les fables limoneux. # 


120. ASTRAGALE à courte Carène, Affragalus 
brevicarinatus. Decand. 


Affragalus acaulis , puhefcens , fcavrs fubrrifioris ; 
foliis brevioribus , calice femiquinquefido , carinä bre- 


vifimä. Decaud. Aftr. pag. 224. tub. 49. 


Cette plante eft route pubefcente , fans tiges; 
fes folioles au nombre de onze : de leur centre 
s'élèvent quelques pédoricules plus courts que les 
feuilles , munis de deux ou trois fleurs terminales. 
Le calice eft à demi divifé en cinq dents ; la co- 
Yolle purpurine; la carène très-courte ; les gouffes 
éblongues ; héritlées, comprimées. Elle croit dans 
la Sibérie. 4 ( Decand.) 


121. ASTRAGALE percepierre. Affragalus rupi- 
fragus. Pall. 


AS Y 519 


Affragalus acaulis , foliolis oblongis , obtufis , pi- 
lofo-pubeftentibus ; floribus brevè peduncularis , apgre- 
gatis ; legurmiribus oblongis , acutis , lanatis. Willd. 
Spec. Plant. 3. pag. 1320. — Pall. Aîftr. pag. 86. 
tab. 70. 


Ses folioles, au nombre de vingt, fort oblon- 
gues, cbrufes , pileufes, pubefcentes; fes pédon- 
cules très-courts , prefque nuls ; les Azurs purpu- 
rines , agrégées, ramalfies en tête ; les calices 
inégalement dentés; les gouffes ovales-oblongues, 
prefque trigones , lanugineufes. 


Cette plante croit fur les rochers arides de la 
Tauride. + 


122. ASTRAGALE à feuilles de dolichos. A4ffra- 
galus dolichophyllus. Pall. 


Aftragalus ( diffufus) , aculeis , foliolis lanceo.a- 
tis , acutis , pilofo-pubefcentious ; floribus [uifeffilibus, 
aggregatis ÿ calicinis dentibus fubulatis , piloffs ; Le- 
guminibus oblongis , fustriquetris , lanatis. Willd:n. 
Spec. Plant. pag. 1321. — Pallas, Aftr. pag. 84. 
tab. 68. 


Ses racines produifent des feuilles compofées 
de folioles lancéolées , pileufes, aiguës, pubef- 
centes. Les pédoncules font très-courts, prefque 
nuls ; les fleurs pâles , agrégées; les dents du ca- 
lice fubulées , pileufes ; les gouffes oblongues, tri- 
gones, lanugineufes. 


Cette plante croit dans la Grande-Tartarie & 
fur les bords de la mer Cafpienne. # 


123. ASTRAGALE galaétite. Affragalus galaëtites. 
Pall. 


Affragalus acaulis , foliolis oklongis , acutis, [ub- 
fericeis ; floribus fubfejfilibus, aggregatis ; lcgumini- 
bus ovatis, difpermis , calice inclufis. Willd. Spec. 
Plant. pag. 1321. — Pall. Afr. pag. 88. tab. Go. 


Aftragalus repens , barbe Jovis, acaulos, fermè 
polyanthos. Amm Ruth. 120. 


Ses folioles font oblongues, aiguës, un peu 
blanchâtres, foyeufes , au nombre de quinze ; les 
fleurs d’un blanc de lait, agrégées, prefque fef- 
files ; le calice velu ; les goufles ovales, petites, 
renfermées dans le calice , à deux femences. Elle 
croit dans la Sibérie. x 


124. ASTRAGALE noiratre. Affragalus rigrefcens. 
Pall. 


Affragalus procumbens , fubcaulefcens , fhipulis ca- 
licibufque nigro-villofis ; pedunculis axillartbus, bi- 
foris ; legurminibus maximis , oblongo-infiatis , rubef- 
centibus. ,unilocularibus. Pail. Afkr pag. 65. tab. 53. 
— Willd. Spec. Plant. 3. pag.: 1293. — Decand. 
Aftr. pag. 241. 


Ses racmes produifent plufiéurs tiges très-cour- 


€ 


A S% 


tés & couchées, Ses feuilles font coméofees de 
quatre où cinq paires de foiioles oblougues , hé- 
riflées de poils blancs. Lis font noirs fur les fipules 
& les calices. Les pédoncules font axillaires, plus 
courts que les feuilles, terminés par deux fleurs 
violettes. Les gouffes font grandes , longues d’un 
ouce , oblongues, renflées , aiguës, à une feuie 
oge , couvertes d'un duver brun. 


5290 


un 


Certe plante croît dans la Rufie. + 


12$. ASTRAGALE à tige courte. Affragalus pu- 
melio. Pall, 

Affragalus fubcaulefcens ; proffratus , foliolis li- 
neari-lanceolatis , faëtkscanis ; pedunculis breviffimis , 
bifloris , folio brevioris1s. Willd. Spec. Plant. 3. 
pag. 1297. — Pall. Aftr. pag. 67. tab. $5. — 
Decand. Affr. pag. 242. 

Cette efpèce a une tige couchée , très-courte. 
Ses f-uilles font compofées de quatre paires de 
folioles petites, lin‘aires-lancéolées, bianchâtres 
en deffous ; pédoncules plus courts que les 
feuilles, terminés par deux fleurs purpurines, aflez 
grandes. Elle croît dans les îles Curiles. + 


les 


126. ASTRAGALE uniflore. Affragalus uniflorus. 
Decand. 


Aftragalus fubacaulis , ligrofus, glaber, flipulis 
vagina tibus ; floribus axillaribus , folitariis, Jub- 


féfilibus. Decand. Aftr. pag. 244. tab. 5o. 


Ses tiges fonr lipneufes , très-courtes, nom- 
breufes ; fes feuilles glabres ; les fleurs axillaires, 
folitaires , prefque fefhles. Elle croit fur les hautes 
montagnes du Pérou. B 


127. ASTRAGALE pygmé. Afrragalus pygmaus, 
Pall. 


Affragatus caulefcens, proffratus , leguminibus ex- 
fcapis , folitariis | oblongo-acuminatis , inflatis , uni- 
locularibus. Palias , Aftr. pag. 66. n°. 4. — Decand. 
Afr. pag. 244. — Wild. Spec. Plant. 3. p. 1298. 


Cette plante eft fort petite; fes tiges couchées, 
très-courtes ; les folivles pileufes , lancéolées ; les 
fleurs prefque fefüles, folitaires, axillaires ; les 
goufes oblongues, lancéolées, pubefcentes, acu- 
minées, renflées, à une feule loge. Elle croit 
dans la Sibérie. 2% 


%X* Périoles piquans , refemblant à des épines , per- 


fiffans après la chute des folioles. TRAGACANTHA. 
Tournef. 


128. ASTRAGALE trigone. Affragalus trigonus. 
Decand. 

Affragalus floribus folitariis , fubflipulis non laten- 
tibus ; leguminibus trigonis , acuminatis. Decand. 


Aftr. pag. 186. 


de RRQ PTE RSR qe LEP RÉ TS GRR tres 0 TE ARC ER 


ASE 


5 , lubeo flore; filigué exigona, pyramidali, Lippi. 
erb. Vaill ‘ 


= 


à 


TS 


Les tiges font ligneufes , épailles , tortieufes ; 
fes rameaux courts, ramatiésea gazonslanogineux ; 
les periol:s durs, ligneux , anguleux, garnis de 
petites folioles ovales , blanchâtres, laineufes , ça- 
duques. Les fleurs font jaunes, feinles, folitaires, 
axillaires ; le calice cylindrique & pubefcent; la 
carene obtule , de la fongueur des ailes ; les gouffes 
droites , trigones , pubefcentes, à deuxloges; trois 
petites lemences noirâtres dans chaque loge: 


+ 


Cette plante croir en Égypte. B 


129. ASTRAGALE à fruit caché. Afragalus cryp- 
ocurpos. Decand. : 


Affragalus floribus folitariis , axillaribus , latenti= 
bus , foliis faipulifque glabris; leguminibus ovatis, 
hirfuis. Decand. Aftr. pag. 187. 


Trogacantha orientalis, humillima, foliis vicias 
coffa parpurcs innafcentibus. ‘Yournef. Coroll. 29. 


Cette efpèce a des tiges courtes, glabres, Ji- 
gneules ; des folioles linéaires , aiguës, rès-pla- 
bres. Les fleurs font folitaires, felfiles, axillaires ; 
les goufles petites , ovales, cachées fous les fui- 
pules, velues, à deux log:s; les femences petites, 
folitaires dans chaque loge. Elle croit en Armé- 
nie. h 


130. ASTRAGALE barbe de Jupiter. Æfragalus 
burba Jovis. Decand. 


Affragalus (microcephalus) , frutefcens , periolis 
frinefcentibus ; foliis auadrijugis ; foliolis lanceolatis , 
incanis , mucronatis j floribus asxillarious, feffi'ibas , 
fubcapitatis ; calicibus lanatis. Wild. Spec. Plant. 
3. pag. 1332. — Decand. Aftr. pag. 188. 


Tragacantha orientalis humillima, argentea, barba 
Jovis folio. Tourn. Coroll. 29. 


Ses tiges font ligneufes, diffufes , rrès-rameufes, 
longues d'environ un demi-pied ; les feuilles com- 
polées d'environ quatre paires de folioles lancéo- 
lées , blanches & tomenteufes à leurs deux faces, 
mucronées à leur fommet; les fleurs fefiles, axil- 
laires , placées vers le fommet des rameaux, & 
formant, par leur rapprochement , une petite tête. 
Le calice eft crès-lanugineux , à cinq dents courtes. 

Certe plante croit dans le Levant. 


131. ASTRAGALE à calice laineux. Affragalus 
erianthus. Wild. 


Affragalus frutefcens , petiolis fpinefcentibus ; foliis 
fubquinquejugis ; foliolis oblongis, acutis, glabris ; 
foribus axillaribus , feffilibus , aggregatis ; calicibus 
globofis, lanatis. Will. Spéc. Plant. 3. pag. 1332. 


Cette efpèce elt remarquable par fes calices gla- 


Tragacantha agyptia, minor, argentea , folio pu- * buleux, couverts d’une laine blanche très-épaiffe. 


Ses 


Æ S 


Sestiges fonrligneufes ; fes pétioles jannâtres, très- 
roides , perfiftans , épinzux , chargés d'environ 
cinq paires de folioles glabres , oblongues , aiguës 
à leurs deux extrémités. Les fleurs fontnombreufes, 
fefiles , agrégées dans l’aiffelle des feuilles. 


Cette plante croît dans le Levant. b 


132. ASTRAGALE à tételaineufe. Affragaluserio- 
cephalus, Willd. 


Affragalus frutefcens , petiolis fpineftenribus ; fo- 
dits fubfeptemjugis ; foliolis lanceolatis , villofis ; flo- 
r'éus globofo-capitatis ; calicinis dentibus filiformibus, 
lanato-plumcfis, corollam sgrantibus. W'illd. Spec. 
Plant. 3. pag. 1333. 


ee affragalus breviflorus ? Decand. Aftr. pag. 194. 
tab. 31. 


Tragacantha orientalis, foliis anguftiffimis , capi- 
tulo purpurafcente. Tournef. Coroll. 30. 


Ses tiges font ligneufes ; fes pétiolss épineux; 
fes feuilles compofées de fix à huit paires de Fo- 
lioles étioites, lancéolées , blanchatres , velues, 
légérement calleufes & mucronées à leur fommer. 
Les flcurs font réunies en une tête globuleufe; la 
cerolle purpurine ; les calices de la longueur de la 
corolle, couverts de poils plumeux. 


Cette plante croit dans le Levant. # 


133. ASTRAGALE plumeux. Affragalus plumofus. 
Willd. 4 


Affragalus frutefcens, petiolis fpinefcentibus ; foliis 
guadrijugis ; foliclis fericeo - incanis , lanceolutis ; 
f'oribis capitatis ; calicinis dentibus filiformibus , la- 
naio-plumofis , corallä brevioribus.W ilid. Spec. Plant. 
3- Pag- 1333. 

Cette efpèce diffère de la précédente par fes 
feuilles compofées de quatre à cinq paires de fo- 
lioles plus étroites , foyeufes , blanchätres ; par fes 
têtes de fleurs plus épaifles, de l1 groffeur d’une 
petite prune ; par fes corolles plus grandes ; par les 
calices moins lanugineux , à dents plumeufes. Elle 
croit dans le Levant. Bb Wilid. 


134 ASTRAGALE gommier. A/fragalus gummifer. 
Labill. 


Affragalus fratefcens , petiolis apice fpinofes ; fo 
diolis ovato-lanceolatis , glabris ; forihus feffilibus, 
in cylindrum difpofris ; comä foliacea. Labill. Journ. 
Phyf. 1790. pag. 53. tab. 1.— Willd. Spec. Plant. 
3. Pag. 1331. 

8. Affragalus ( hifpidulus ), foliolis pilis albis, 
rariufculis , hifpidis. Decand. Altr. pag 190. 


On la diftingue des précédentes par fes fleurs 
jaunes , fefliles , réunies en un épi cyiindrique & 
feuillé. Ses folioles, au nombre de treize ou en- 

Botanique. Supplément. Tome 1. 


AS HR 5at 


viron , font glabres, ovales-lincéolées , un peu 
obtufes ; elles font couvertes de quelques poils 
blancs dans la variété 8 , découverte en Perfe par 
Michaux. Cette plante a été recueillie fur le mort 
Liban par M. de Labillardière. Elle produit une 
gomine jaunâtre , inférieure à la gomme adragan. 


135. ASTRAGALE du Cawcafe. Affragalus cau- 
cafius. Pail. 


Affragalus frutefcens , petiolis fpineftertibus ; folirs 
Jubfeptemjagis ; foliolis lanceolatis , mucronatis , hir- 
£is ; floribus axiilaribus , geminatis, fiffil bus ; colici- 
bus campanulatis , dentibus lanceolatis. Willd. Spec. 


Plant. 3. pag. 1331.—Pall. Aftr. pag. 2. tab. 7. 


Ses tiges font ligneufes; fes feuilles verres; 
compofées d'environ fept à huic paires de folioles 
héritlées , lancéolées , mucronées par une pointe 
forte ; les pétioles d’un jaune de pourpre; les fleurs 
blanches, fefliles ,axi:laires , géminées ; les calices 


| campanulés , à cinq dents, lancéolés, Les gouffes 


contiennent quatre femences. Elle croît fur le 


Caucafe. BP 


136. ASTRAGALE à fleurs compaétes, n°. 64. 
Affragalus compaëus. am. — Wiild: Aét. Berol, 
1794. pag. 29. tab. 1. fig. 1. — Decand. Afr. pag. 
190. tab. 32. fig. 2. 


137. ASTRAGALE à longues feuilles, n°. 65. 
Aftragalus longifolius. Lam. — Decand. Aftr. pag- 
192. tab. 30. 


138. ASTRAGALE en boule. Affragalus pugni- 
formis. Lhérit. 


Affragalus frutefcens , petiolis fpinefcentibus ; foliis 
decemjugis ; foliolis oblongis , mucronatis, glabris ; 
foribus globofo cupitatis ; calicinis dentibus lincari- 
lanceolatis, lanuginofis. Wiild. Spec. Plant. 3. pag. 
1354. — Lhérit. Stirp. 170. 


Affragalus lorgifolius. Willd. A&. Berol. 1794. 
pag. 30. tab. 2. fig. 1. 


Tragacantha orientalis, foliis olea , humillima flo. 
ribus in capitulum congeffis. Tournef. Coroll. 30. 


Tragacantha oriental:s. Poc:K. Itin. 3. pag. 276. 
tab. 88. 


Cette plante refflemble à l’affragalus longifolius. 
Ses paquets de fleurs font plus épais , prefque de 
la groffeur du poirg ; fes folioles plus larges, 
oblongues, au nombre de huit ou dix paires au 
plus; les calices recouverts d’un duvet lanugineux, 
denfe , entre mêle ; les dents linéaires-lincéclées, 
Janugineufes. Eile croit dans la Palefune , la Sy- 
rie, &c. P 


139. ASTRAGALE à feuilles d’olivier. Affroga- 
lus oleifolius. 
Vvyv 


592 A S' ‘A 


Affragalus floribus agoregatis , circa caulem difpo- 
firis ; foliis fubglabris , glaucefcentibus. Decand. 
Afr. pag. 192. 


Elle à de très-grands rapports avec les deux 
précédentes, dont elle n’eft peut être qu’une va- 
riété. Ses feuilles font glauaues, prefque glabres; 
fes fleurs difpofées prefqu'en anneau & agrégées 
autour des tiges. Elie croit dans le Levant. D 


140. ASTRAGALE Jaune d’or. Affragalus aureus. 
Wilid. 


Affragalus frutefcens , petiolis fpineftentibus ; fo- 
Lis Jubfexjugis ; foliolis lineari-lanceolatis , glabruf- 
culis ; florious globofo-capitatis ; calicinis dentibus [u- 
bulatis , sillofis. Wild. Spec. Plant. 3. pag. 1333, 
& At. Berol. 1794. pag. 29. tab. 1. fig. 3. — 
Déecand. Aftr. pag. 195. tab. 32. fig. 1. 


Tragacantha ortentalis , humilis , floribus lureis, 
densè congeftis in foliorum alis. Tournef. Coroll.29. 


Ses tiges font courtes , ligneufes ; fes périoles 
épineux, garnis d’environ fix paires de folioles 
linéaires-lancéolées, prefque glabres ; les fleurs 
d’un jaune-doré , réunies en tête globuleufe; les 
calices velus , à cinq dents fubulées. Elle croit 
dans le Levant. B 


141. ASTRAGALE de Crète, n°. 62. Affragalus 
creticus. Lam. — Decand. Affr. pag. 196. tab. 33. 
— Willd. Spec. Plant. 3. pag. 1330. 


142. ASFRAGALE ourfin. Affragalus echinoides. 
Willd. 


Aftragalus frutefcens, petiolis fpinefcentibus ; fo- 
liolis lineari-lanceolatis ; canis ; pedunculis bifloris , 
folio brevioribus. Willd. Spec. Plant. 3. pag. 1326. 
— Lhéit. Srirp. 170. 


Affragalus creticus. Wild. AËt. Berol. 1794. pag. 
23. tab. 2. fig. 2. (Excluf. fynon. Tourn. & Lam.) 


Tragacantha cretica, folits minimis , incanis ; 
fore majore albo. Tournef. Coroll. 29. 


An tragacantha alrera? Profp. Alp. Exot. pag. 
$5. tab. $4. 


Cette efpèce eft caraétérifée par fes pédoncules 
plus courts que les feuilies , foutenant deux fleurs 
blanches affez grandes; l'érendard ample, marqué 
de lignes rougeâtres. Les calices font rubulés, 
ch2rgés de poils couchés; les folioles petites, li- 
néaires , lancéolées , blanchätres, foyeufes ; les 
tiges courtes , ligneufes , étalées. Elle croît dans 
Pile de Crète. D 


143. ASTRAGALE hériflon. Afragalus echinus. 
Decand. 


Affragalus floribus ageregatis | axillaribus ; cali- 


À ST 


cibus quinque dentatis , corollà brevioribus. Decand. 
Aîftr. pag. 197. tab. 34. 


Echinus, feu alia tragacantha. Profp. Alp. Exot. 
pag. 57. tab. $6. 

Elle diffère de la précédente par fes fleurs fef- 
files & par fes calices lanugineux. Ses tiges font 
très-courtes, en gazon , hériflées d’épines; l:5 
flipules plabres ; les folioles petites, au nombre de 
huit à dix paires , oblongu:s , linéaires , aigués , 
b'anchätres, velues ; les fleurs axillaires , agré- 
gées , prefque cachées par les ftipules ; les bractées 
glabres & membraneufes; le calice plus court que 
la corolle, à cinq découpures droites, velues, 
rapprochées. 


Cette plante croît dans le Levant, d'où elle a 
été rapportée par M. de Labillardière. B-(Y. f. 
in herb. Desf.) 


144. ASTRAGALE du mont Olympe. Afragalus 
olÿmpicus. Pall. 


Affragalus (leucophyllus) , fruteftens , petiolis 
fpinefcentibus ; foliis fexjugis ; foliolis oblongis, ob- 
tufiufeulis , incanis ; floribus terminalibus , fubfeffili- 
bus ; calicibus tubuloffs , dentibus ovatis. Willd. Spec. 
Pre 3. pag. 331.— Pallas, Aftr. pag. 4. tab. 4. 

B. 3. 


Ses tiges font ligneufes , très-rameufes. Les ra- 
meaux noirciflent en vieilliffant ; ils font chargés 
de fix à fept paires de folioles oblongues, velues , 
blanchâtres , un peu obtufes. Les fleurs font blan- 
ches, axillaires , fituées vers l’extrémité des ra- 
meaux , médiocrement pédonculées ; les calices 
tubulés & foyeux; les goufles cylinariques , mu- 
cronées. 


Cette plante croît en Arménie & fur le mont 
Olympe. PB 


14$. ASTRAGALE de Grenade , n°.61. Affraga- 
lus granatenfis. Lam. 


Æfiragalus poterinm. Willd. Spec. Plant. 3. pag. 
1327, & AC. Berol. 1794. pag. 22. — Vahl, 
Symb. 1. pag. 63.— Pallas, Aftr. pag. 1. ab. 1. 2 


Affragalus tragacantha , var. p. Linn. Spec. 1073. 


146. ASTRAGALE de Marfeille, n°. 29. -Affra+ 
galus Maffilienfis. Lam. — Decand. Aftr. pag. 201. 


Affragalus tragacantha. Linn. Spec. 1073. — 
Destont. Flor. atlant. 2. pag. 189. — Ludw. E&. 
tab. 74. — Vahl, Symb. 1. pag. 63.— Willd. Spec. 
Plant. 3. pag. 132$, & At. Berol. 1794. pag. 214 
tab. 1. fig. $. 


Ce n’eft point de cette efpèce qu’on retire la 
gomme adragan, mais de l’aftragale de Crète. 


147. ASTRAGALE toujours vert. Affrazalus fem- 
pervirens, Lam. 


AST 


Affragalus arifatus. Willd. Spec. Plant. 3. pag. 
1328, & Act. Berol. 1794. pag. 25. — Lhérit. 
Stirp. 170. 

ee pfeudo-tragacantha. Pal, Aftr. pag. 3. 
tab. 3. 


Affragalus tragacantha , var. 8. Ger. Prov. 523. 
n°. 11. — Garid. Aix, pag. 469. tab. 104. 

Phaca tragasantha. Allioni , Flor. pedem. n°. 
12$7. 
à Tragacantha five hirci fpina. Dodon. Pempt. 751. 
con. 


Tragacantha primum. Tabern. 2. pag. 245$. 


148. ASTRAGALE à fsuilles étroites. Affragalus 
anguflifolius. Lam. — Wilid. Spec. Plant, 3. pag. 
1324, & AÛt. Berol. 1794. pag. 25. 


149. ASTRAGALE piquant. Affragalus pungens. 
Willd. f 

Affragalus frutefcens , petiolis fpinefcentibus ; fo- 
liolis oblongis, fericeis ; pedunc lo foliis longiore ; 
floribus fpicatis, dentibus calicinis fubularis. Wilid. 
Spec. Plant. 3. pag. 1325. 

a affragalus braëteolatus ? Decand. Aftr. pag. 
200. 


Tragacantha humillima , fe fpargens , floribus fpi- 
catis. ? T'ournef. Coroll. 29. 


Cet aftragale diffère du précédent par fes feuil- 


les bsaucoup plus grandes, par fes fleurs en épi, 


par les pédoncules plus longs que les feuilles; il 
fe rapproche de l’affragalus tragacantha ; mais ce 
dernier a fes folioles plus larges , fes pédoncules 
de la longueur des feuilles ; les dents du calice 
courtes, ovales & non lancéolées , fubulées 
comme dans ceiui-ci, qui forme un petit arbufte 
haut d’un demi-pied. Ses folioles , au nombre de 
fept à huic paires, font blanchatres, foyeufes , 
ovales-oblonguss, aiguës , rétrécies à leur bafe ; 
les pédoncules chargés de huic à dix flzurs blan- 
ches , aflez grandes ; les broétées lancéolées , plus 
courtes que le calice; celui-ci chargé de poils 
blancs & noirâtres. 


Cette plante croît dans le Levant. h (Wilid.) 


150. ASTRAGALE rétus. Afragalus retufus. 
Willd. 


Aftragalus floribus fubfpicais , calicibus cylindri- 
cis ; braileis membranaceis , ovatis ; foliolis quinde- 
cimjugis. Decand. Aftr. pag. 205$. tab. 35. — Willd. 
Spec. Plant. 3. pag. 1326, & A. Berol. 1794. 
pag. 24. tab. 2. fig. 3. 

Tragacantha'orientalis  ereëtior , foliis vicie gla- 
bris & ramis tomentofis, Tournef, Coroll. 29. 


AS, T 5235 


Ses folioles , moins blanches que celles de l’af- 
tragalus tragacantha , font ovales , légérement ré- 
tules , au nombre de trente ; les fleurs peu nom- 
breufes , préfque difpofées en épi ; leur calice 
cylindrique, couvert de poils blancs & noirâtres, 
à cinq dents lancéolées ; les bractées ovales, mem- 
braneufes; les flipules velues, acuminées,, ovales; 
la corolle violette ; l’étendard alongé ; les tiges 
courtes & ligneufes. 


Cette plante croît dans le Levant. B 


1fI. ASTRAGAIE amer. Affragalus , amarus. 
Pallas. 


Affragalus- fuffruticofus , pet'o'is fpineftentibus ; 
foliolis ovatis , glabris ; floribus fpicatis, legumini- 
bus falcatis. Willd. Spec. Plant. 3. pag. 1328. — 
Pa!las, Aftrag. pag. 8. tab. 6. — Décand. Aftrag. 
pag. 248. 

Quoiqu’ayant tous les caraétères des aftragales, 
cette plante s’en éloigoe par fes étaminss libres, 
& , fous ce rapport , elle parcitroit devoir former 
un genre particulier. S2s racines font ligneufes ; 
mais fes tig:s fonc herbacées , longues d'environ 
un demi-pied ; fes feuilles glabres, compofées de 
folioles ovales, obtufes ; les fleurs difpofées en 
épis axillaires , filiformes, de la longueur des 
feuilles ; les goufles oblongues , prefque trigones, 
courbées en faucille. 


Cette plante croît vers la mer Cafpienne, fur 
les collines gypfeufes d’Arfagar. % 


152. ASTRAGALE renflé. Affragalus tumidus. 
Will. 


Affragalus frutefcens, petiolis fpinefcentibus , fo- 
Liis fexjugis ; floribus fubfolitariis | pedunculatis ; 
calicibus fruétiferis, infiatis , vitbojis, feraceo-denta- 
sis. Willden. Spec. Plant. 3. pag. 1329.— Aflo, 
Oryétog. Arrag. 177. tab. 2. fig. 2. 


Affragalus Rauwolfi. Vahl, Symb. 1. pag. 63. 


Tragacantha ortentalis , veficaria , erectior , caule 


ab imo ad fummum florido. Ruflel. Alepp. tab. 5. 


Colutea fpinofa. Forskhal, Flor. ægypt.-arab. 
pag: 131. 

Ses tiges font diffufes, ligneufes, très-raneu- 
fes , hautes d’environ un pied & plus; les rameaux 
tomenteux dans leur jeunefle ; les feuilles cont- 
pofées de quatre ou fix paires de folioles oblon- 
gues , blanchâtres, principalement en deffous; les 
pétioles tomenteux ; les ftipules ovales, lancéo- 
lées, membraneufes ; les pédoncules uniflores ; 
les fleurs d’un blane-jaunâtre ; les calices cylin- 
driques , puis enflés , velus , à cina dents féracées, 
rentermant une goufle à trois femences. 


Cette plante croit dans l'Égypte , la Syrie & 


l’Arragon. P 
VA AS 


554 À 5: 


Obfervations. Willdenow penfe que l’anthyllis 
tragacanthoides ( Labill. non Desfont. ) , voifine de 
Fefpèce précédente, doit appartenir aux aftra- 
gales; il la nomme cffragalus coluteoides. Ses folio- 
les font ovales, oblongues , obtufes , tomenteu- 
fes ; fes calices renflés & velus. Ses goufles con- 
tiennent deux ou trois femences. 


153. ASTRAGALE à épi velu, n°. 66. Affragalus 
lagopodioides. Lam. 


Aftragalus lagurus. Willd. A&. Berol. 1794. pag. 
28. tab. 1. fig. 2, & Spec. Plant. 3. pag. 1324. 


8. Lam. — Affragalus logopodioides. Willd. At. 
Berol. 1794. pag. 28. tab. 1 fig. 4. — Vahl, Symb. 
1. pag. 64. — Decand. Afkr. pag. 209. 


154 ASTRAGALE à gaines. Affragalus vaginans. 
Decand. 


Affragalus floribus fpicatis, petiolis fuvinermibus ; 
fipulis acuminatis, longis, vaginantibus. Decand. 


Aftr. pag. 210 teb. 37. 


Âffragalus oriertalis, flore ochroleuco. Vaillant, 


Herb. 


Cette efpèce eft remarquable par les longues 
gaînes des ftipules qui enveloppent les tiges. Cel- 
les-ci font droites & glabres ; les folioles au nom- 
bre de huit à dix paires, pédicellées , oblongues, 
caduques , pubeicentes en deffous, terminces par 
une longue pointe roide ; les pédoncules velus , 
cylindriques , beaucoup plus longs que les feuil- 
Jes ; les fleurs jaunatres, nombreufes , ramaflées 
en un épi ovale. L’étendard eft grand , légérement 
échancré; les ailes plus courtes, pédicellées ; 
l'ovaire velu , ovale , acuminé. 


Cette plante croît dans le Levant. b (Decand.) 


15$. ASTRAGALE à tête épaifle. Affragalus ce- 
phalanthus. Decand. 


Affragalus floribus capitatis, petiolis fubinermi- 
bus , calicibus fexdentatis. Decand. Aîftr. pag. 211. 
tab. 38. 

Ses périoles ne deviennent que médiocrement 
épineux. Ses feuilles fonr compoées de quatorze 
à quinze paires de folioles prefqu'oppolées , ob- 
longues , aiguës , blanchatres ; les pédoncules 
grêles , une fois plus loigs que les feuilles ; les 
fleurs purpurines , réunies en une tête épaifle, 
globuieufe ; les calices à fix dents. 


Certe plante croît dans la Perfe. B ( Decand.) 


# * OXYTROPIS. Carène mucronée ou prolongée au 
Jommet en une pointe droite. 


À. Suzules non adhérentes aux pétioles. 


156. ASTRAGALE velu, n°, 3. Affragalus pilofus, 
Lino. — Pall, Afr. tab. So. 


AST 
Oxytropis pilofa. Decand. Aftr. pag. 91. 


157. ASTRAGALE à goufles arrondies. Affra- 
galus teres. 


Affragalus (oxytropis teres), caulefcens , ereëtus 


ferè g'aber, leguminibus ereétis, teretibus, glabris. 


Decand. Aftr. pag. 92. 


Cetre plante a des tiges droites, prefque gla- 
bres, des feuilles légérenent pubefcentes en def- 
fous , compofées de folioles pédicellées , oblon- 
gues , aiguës ; les pédoncules axillaires, pub=f- 
cens, deux & trois fois plus longs que les feuilles; 
les fleurs difpofées en épis lâches, redreflés ; les 
braétées linéaires , de la longueur des pédicelles ; 
les goufles glabres, peu nombreufes, cylindri- 
ques, mucronées & recourbées à leur fommet, 
redreflées , à deux loges; piufieurs femences ob- 
longues , réniformes. 


Cette plante croit dans la Sibérie. ( Decand.) 


158. ASTRAGALE de Pallas. Affragalus Pallafii. 


Affragalus (lanatus), cauleftens , proffratus , vil- 
Lofo-pubefcens , pedunculis ubiquè axillaribus , foria 
aquantibus ; leeuminibus fuwbulato-acuminatis , villo- 
is. Pall. Aftr. n°. 113. tab. 81. — Wild. Spec. 
Plant. 3. pag. 1276. 


Oxytropis Pallafii. Decand. Aftr. 


Affragaloides montana, incana , major , flore albo. 
Barrel. Icon. Rar. ÿ 57. 


Ses tiges font couchées, velues & pubefcentes; 
fes folioles ovales-oblongues, un peu obtufes, 
blanchâtres, pubefcentes ; les pédoncules axillai- 
res , de la longueur des feuilles, point inclinés ; 
la corolle d’un blanc-jaunâtre , affez grande ; les 
gouiles velues , fubulées , acuminées. 


Cette plante croit dans la Sibérie. 


159. ASTRAGALE mille-fleur. ÆAffragalus flori- 
bundus. Pal]. 


Aftragalus cauleftens , ereëtus, foliolis lirearibus, 
utrinquè acutis , pubefcenribus ; ffipulis lanceolauis ; 
racemis axillaribus , folio long:oribus ; calicinis den- 
tibus lineari-fubulatis , unilocularibus. Wild. Spec. 
Plant. 3. pag. 1264. — Pallas, Aftrag. pag. 47. 
tab. 37. 


Oxytrcpis floribunda. Decand. Aftr. pag. 75. 


Ses tiges font droites , couvertes de poils blan- 
chaâtres; fes folioles linéaires, pubefcentes, siguës 
à leurs deux extrémités ; les flipules lincéolées ; 
les fleurs jaunâtres ; difpofées en épis axillaires , 
plus longs que les feuilles ; les dents du calice 
alongées, linéaires , fubulées ; les goufles cblon- 
gues , fubulées , à une feule loge. 


Cette plante croit dans la Sibérie. 3 (Wie. ) 


A ST 


160. ASTRAGALE blanchi. Afragalus dealiatus. 
Palias. 


Affragalus caulefcens , fuffruricofus , ereëlus , ca- 
nus , foliis fubtrijugis , lanceolatis , acut:s ; ffipulis 
oblongo-acuminatis ; fpicis pedunculatis , folio lon- 
gioribus ; vexillis emarginatis ; leguminibus oblongis, 
canis. Willd. Spec. Plant. 3. pag. 1263. — Pallas, 
Aftr. pag. 26. tab, 23. fig. 2 & 3. ( Exc/uf. fynon. 
& fig. 1.) 


Toute la plante eft couverte de poils blancs & 
couchés. Ses tiges font droites , un peu ligneufes ; 
fes feuilles compofées d'environ trois paires de 


foliol-s lancéolees , aigués ; les fipules acumi- 


nées ; les pédoncules plus longs que les feuilles ; 
les fl-urs d’un blanc-jaunâtre , difpofées en épis ; 


l'étendard échancré à fon fommet; les gouffes ob- 


longues, blanchâtres , pubefcentes , mucronées. 


Cette plante croît dans la Tauride & fur le 
Caucafe. Dh (W/illa.) 


161. ASTRAGALE à tige glabre. Affragalus 
glaber. 


Affragalus ( oxytropis glabra), caulefcens , prof- 
tratus, glaber, leguminibus pendulis , pubefcentibus. 


Decand. Aitr. pag. 95. tab. 8. 


Cette efpèce a fes tiges glabres, couchées ; fes 
folivles ova es-lancéolées ; fes feurs purpurines , 
petites, difiantes, prefque fefiles, difpofées en 
un épi alongé ; les gouffes pendantes , lancéolées, 
pubefcentes , chergées de poils noiratres. Elle 
croît dans la Sibérie. 


162. ASTRAGALE à petites fleurs , n°. 22. 4f- 
tragalus parvifiorus. Lam. 


Oxycropis deflexa. Decand. Afr. pag. 96. 


Affragalus hians. Jacq. Icon. Rar. 1. tab. 153, 
& Coll. 1. pag. 87. ; 


Affragalus retroflexus. Pall. Aftr. p. 33. tab. 27. 


Affragalus deflexus. Pa. Aét. Petrop. 1779. pars 
2. p. 260. tab. 15.— Lhérit. Stirp. 167. tab. 80. 


163. ASTRAGALE à ailes échancrées. Afragalus 
dichopterus. 


Affragalus (oxytropis dichoprera) , caulefcers , 
diffufa , pubefcens , flipulis coalitis, alis emaretna- 
ts , pedunculis folio equalibus. Decand. Aftr. p. 87. 
— Pall. Aftr. pag. 40. tab. 39. 


Ses tiges font pubefcentes, diffufes ; fes feuilles 
éparfes ; les ftipules adhérentes ; les pédoncules 
. de la longueur des feuilles ; les fleurs d’un bleu- 
clair, difpofées en grappes axillaires; les ailes 
échancrées ; les gouffes triangulaires, acuminees. 


Cette plante eroît dans la Sibérie. x 


AST 


B. Sripules adhérentes aux pétioles. 


595 


164. ASTRAGALE de montagne, n°. 47. Afhra- 
galus montanus. Linn. — Jacq. Vind. 264, & Flor. 
auftr. tab. 167. — Scopol. Carn. n°. 922. tab. 45. 
— Pall. Aftr. pag. 65. 


Oxytropis montana. Decand. Afir. pag. 66. — 
Spreng. Flor. halenf. tab. 8. var. vi/lofa. 


165. ASTRAGALE à corolle blanche. Afragadus 
leucanthus. Pail. 


Aftragalus acaulis | foliolis lanceolatis , glabris ; 
Jfcapis folia equantibus , floribus globofv-capitatis. 
Willd. Spec. Plant. 3. pag. 1310. — Pall. Aîtr. 
pag. 59. tab. 47. 


Oxytropis leucantha. Decand. Aftr. pag. 67. 


Toute la plante eft glabre; elle n’a point de 
tige. Ses folioles font lancéolées ; les pédoncuies 
à peine plus longs que les feuilles ; l:s fleurs d'un 
blanc-incarnat, peu nombreufes, rétinies en une 
tête terminale & globuleufe. 


Cette plante croît dans la Sibérie. x 


166. ASTRAGALE argenté. Affragalus argenta- 
tus. Pall. 


Affragalus acaulis , foliolis lanceolatis , fericee- 
arpenters ; feapis folia equantibus ; feribus capicatis ; 
braéteis lanceolatis , longitudine culicis fericeï. Wild. 
Spec. Plant. 3. pag. 1310. — Pall. Aïtr. pag. Go. 
tab. 48. 


Ses feuilles font toutes radicales, d’un blanc- 
foyeux , argenté ; fes folieles lancéolées; les pe- 
doncules de la longueur des feuilles ; les fleurs 
blanches , peu nombreufes, réunies en tête ; les 
braétées lancéolées; le calice foyeux , aufli long 
que le calice. 


Cette plante croît dans les déferts de la Si- 
bérie. 


167. ASTRAGALE de Baical. Affragalus baica- 
lerfis. Pail. 


Affragalus acaulis , foliolis lanceolatis , Jericea- 
pubefcentibus ; feapis folio duplo longioribus ; floribus 
fricatis ; leguminïbus ovatis , ventriccfis ; acumina- 
zis , glabris. Wild. Spec. Plant. 3.pag. 1313, — 
Pall. Aftr. pag. 64. tab. 52, 

Affragalus caruleus. Pall. Itin. 3. pag. 293. 
Oxyrropis carulea. Decand. Aftr. pag. 68, 


Afiragalus pedunculis radicatis ; fcapis folio ali- 
guanro longioribus; foliolis oblongis, glaberrimis ; 


floribus imbricatis ; leguminibus veficariis , glabris. 


Gmel. Sibir. 4. pag. $5. tab. 26. fig. 2. 


Ses fleurs font bleues , imbrigaées , inclinées, 


596 A ST 


réuni.s en une grappe dont le pédoncule eft une ; 
fois plus long que les feuilles ; les folioles lancéo- Î 


lées, foyeufes, pubefcentes; les goatles glabzes 9 
ovales , ventrues , acuminées , membraneufes. 


Cette plante croit dans la Sibérie. x 


168.ASTRAGALE d'Oural, n°. 46. ffragalusura- 
lenfis. Linn. — Pall. Itin. 1. p.148 , & Attr. p.53. 
tab. 42. — Gouan, Illuitr. so. — Jacq. Icon Rar. 
1. tab. 1$5.— Mifcell. 1. p. 250. (No: Villars.) 


Oxytropis uralenfis. Decand. Aftr. pag. 68. 


169. ASTRAGALE incertain. Afhrugalus ambi- 
guus. Pall. . 


Affragalus acaulis, foliolis ovatis , fthpubefcenti- 
bus ; fcapis foliis longrorisus , floribus fpicatis, brac- 
teis lanceolatis ; leouminribus ovato-acumiratis", uni- 
locularibus. Wild. Soec. Plant. 3. pag. 1312. — 
Pall. Aftr. pag. 54. tab. 45. 


Oxytropis ambigua. Decand. Aftr. pag. 56. 


Affragalus pedunculis ralicatis, firfutiffimis , folio 
longiorious ; foliolis ovaris , acutis , fipè imbricatis ; 


Jpicd ardt find. Gmel, Sibir. 4. pag. $9. tab. 30. 


Cette efpèce paroït peu diftinéte de la précé- 
dente. S:s folioles font ovales , légérement pubel- 
centes ; fes pédoncules pius longs que les feuilles ; 
les fleurs d’un pourpre-violet, réunies en épis 
garnis de braétées lancéolées, plus courtes que le 
calice. Les gouffes font droites, ovales, acumi- 
nées , à one f£ule loge. Elie croit dans la Sibérie 
& la Ruñie. % 


170. ASTRAGALE à longs poils. Affragalus fe- 
tofus. Pall. 


Affragalus acaulis , foliolis lanceolatis , trinerviis, 
glaÿris ; feapis folio longiorisus , flaribus ovato-ca- 
pitatis, calicibus valdè pilcfis. Wilid. Spec. Plant. 
5- pag. 13i1. — Pall, Aftr. pag. ÿÿ. tab. 44. 


Oxytroris ferofa. Decand. Aftr. pag. 57. 


Les racines font longues, prefque fimples ; rou- 
tes les feuilles radicalis, compofées de trois à 
cinq paires de folioles glabres , lancéolées , pi- 
leufes à leurs bords; les pédoncul:s pileux, plus 
longs que les feuilles; les fleurs purpurines , réu- 
nies en tête; les calices très-velus. 


Cette plante croit dans la Sibérie. x (Pall.) 


171. ASTRAGALE à grandes fleurs. Afragalus 
grandifiorus. Pall. 


Afiragalus acaulis, foliolis olongo-lanceolatis, 
fericeis ; feapis folio duplo longioribus ; foribus Laxè 
fpicatis ; vex'llo profundè emarginato ; leguminibus 
oblongo-lanceolatis | pubefcentibus. Willden. Spec. 


Plant, 3: pag. 1311.— Pail, All. pag. 57. tab. 46. 


AS TE 


Oxytropis grandifora. Decand. Altr. pag. 71. 


Plarte d’un très-bel afpeét, luifante , foyeufe, 
argentée , tès-variable dans fa grandeur. Ses fo- 
lioles font oblongues, lancéolées; fes pédoncrles 
une fois plus longs que les feuilles ; les fleurs gran- 
des, d’un rofe-rendre , difpofées en un épi lache; 
l'étendard profondément échancré ; les gouffes 
renflées , oblongues, lancéolées , pubefcentes. 
Elle croît dans la Sibérie. 


172. ASTRAGALE jaune-fale. Affragalus fordi- 
dus. Willd. 


Affregalus acaulis, foliolis lanceolatis , fericers ; 
Jcapis folio longioribus calicibufque feriveis ; capitulis 
paucifloris , cernuis ; braëleis calice brevioribus ; Le- 
guminibus cylindraceo-oblongis , pubefcentibus. Wild. 
Spec. Plant. 3. pag. 1313. 


Aftregalus uralenfis. Flor. dan. tab. 1041. — 
Lightf Scot. 1.p. 401. tab. 17. — Smith, Brit. 
2. pag. 780. ( Excluf. fyn. Hall.) 


Certe efpèce , d’après les obfervations de Will- 
denow , doit être diflinguée de luffraga/us ura- 
leufis, avec laqu-Ile elle paroït avoir été confon- 
due. Les calïces & les pédoncules font foyeux & 
non velus; les folioles foyeuf:s , lancéolées ; la 
corolle d’un jaune-fale ; Pérendard violet ; le ca- 
lice chargé de quelques poils nairs & blancs: les 
gouff>s alongées, cylindriques , & non courres & 
ovales. Eile croît dans FÉcôffe & dans la Nor- 
Vège. L 


173. ASTRAGALE blanc. Affragalus candicans. 
Pall. 

Afiragalus acaulis, foliolis ovato-lanceolatis , pu- 
befcentibus ; ftaris folio duplè longioribus , floribus 
fpicatis, bracters calicis longitudine., leguminibas 
volongo-lanceolatis , acumine inflexo, Wilid. Spec. 


Plant. 3. pag. 1311.—Pall. Afr. pag. 61. tab. 49. 
Oxytropis candicans. Decani. Aftr. pag. 72. 


S2s feuilles , routes radicales , font compofées 
de foliol-s ovales-lancéolées , pubefcenres, blan- 
chartres & pileufes en deffous ; les pédoncules du 
double plus longs que les feuilles, foutenant un 
épi de fleurs blanches , garnies de braétées de la 
longueur du calice; les gouffes renflées, oblon- 
gues-lancéolées , terminées par une pointe recour- 
bée. Elle croit dans la Sibérie. x 

174. ASTRAGALE à queue. Affrogalus caudatus. 
Pail. 


Affragalus acaulis , foliolis oblongis , acutis , fu- 
perne glabris ; fcapis eredis , foliis dupld longioribus, 
foribus dense fpicatis , calicibus cylindraceis. Willd. 
Spec. Plant. 3. pag. 506. — Pall. Aftr. pag. 62. 
tab. fo. 


Affragalus fpicatus. Pallas , Itin. 2. Append. 
n°. 115. tab. W. 


ASF 


Oxytropis caudata. Decand. Aftr. pag. 73. 


Elle n’a point de tige. Ses feuilles font compo- 
fées de folioles oblongues , aiguës, glabres en 
deffus ; les pédoncules droits, filionnés, une fois 
plus longs que les feuilles, foutenant un long épi 
touffu de fleurs purpurines ; les calices cylindri- 
ques. 


Cette plante croit dans la Sibérie, au pied des 
monts Altaiques. % 


17$. ASTRAGALE à follicules. Affragalus folli- 
cularis. Pall. NE 


Affr:galus acaulis, foliolis ovatis , acutis , fericeo- 
pubefcentibus ; fcapis ereëtis , folio longiortbus ; flori- 
bus dense fpicatis ; calicibus ovatis , 1nflatis. Wild. 
Spec. Plant. 3. pag. 1306. — Pall. Aftr. pag. G. 
tab. 14. 


On diftingue cette plante à fes calices enflés, 
ovales, piieux ; à fes coro'les Jaunes. Ses folioles 
font ovales, aiguës , foyeufes , pubefcentes ; les 

édoncules très-roides & droits , plus longs que 
les feuilles , terminés par des fleurs réunies en un 
épi touffu. Elle croit dans les déferts de la Si- 
bérie. 


176. ASTRAGALE fongarique. Affragalus Jonga- 
ricus. Pall. 


Aftragalus acaulis, foltolis lanceolatis, [ericeis ; 
fearis erectis, folio dupld longioribus ; floribus fpica- 
tis, diflantibus ; leguminibus lanceelatis. Willden. 
Spec. Plant. 3. pag. 1306. — Pall. Aftr. pag. 63. 
tab. ÿ1. 


Oxytropis fongarica. Decand. Afir. pag. 73. 


Les feuilles font radicales, compofées de fo- 
lioles foyeufes , lancéolées ; les pédoncules droits, 
liffes , une fois plus longs que les feuilles, foute- 
nant des fleurs violettes , diftantes , au nombre de 
fix à dix, difpofées en épis; les gouffes lancéolées. 
Elle croît dans la Sibérie. x 


177. ASTRAGALE champêtre , n°. 45. Affraga- 
lus campeftris. Linn.—Scheuchz , Iun. Aip. 4. pag, 
330. Icen. 

8. Oxytropis, var. mujor. Decand. Aftr. pag. fo. 

Affragalus uralenfis. Villars, Dauph. 3. pag. 467. 

y. Oxytropis , var. vifcofa. Decand. Aftr. I. c. 

Afiragalus vifcofus. Vill. Dauph. 3. pag. 468. 

Les flipules font glabres dans les deux dernières 
variétés, velues dans la première ; elles diffèrent 
auf par leur grandeur. Les pédoncules, dans la der- 


nière, font chargés , vers leur fommet, de poils 
glanduleux & vifqueux. 


178. ASTRAGALE fétide, Afragalus fetidus. 
Wild.” 


AST 557 


Affragalus acaulis , foliis proftratis, vifcoffs, acu- 
tis ; linearibus ; fcapis fubereëtis, paucifloris. Villars, 
Dauph. 3. pag. 468. tab. 43. — Allioni, Pedem. 
n°. 1275. — Haller , Helv. n°. 407. 


Oxyrropis (fetida), acaulis, glabra , vifcofe, 
fcapis fupernè lanatis ; leguminibus ereütis , tereti- 


inflatis , fubincurvis. Decand. Aftr. pag. 75. 


Cette plante répand une odeur féride. Elle eft 
un peu vifqueufe, & refflcmble beaucoup à la 
précédente, mais elle eft entiérement glabre. Ses 
folioles font plus nombreufes, plus petites ; les 
fleurs prefaue blanches ; les gouffes deux fois plus 
longues, cylindriques, renflées, un peu courbées; 
les pédoncules lanugireux vers leur fommet. Elie 
croit dans le Dauphiné & les Alpes. x ( W.f.) 


179. ASTRAGALE à feuilles délicates. 4ffragalus 
deptophyllus. Pal. 


Affragalus acaulis , foliolis lineari fliformibus ; fea- 
pis folia squantibus , declinatis , paucifloris ; lezu- 
minibus fusrotundo-ovatis, inflatis , Fubefcentibus. 
Willd. Spec. Plant. 3. pag. 1318.— Pall. Aftr. pag. 
80. tab. 66. fig. À, & Îtin. 3. Append. n°. 118. tab. 
X. fig. 3. B. 


Affragalus pedunculis radicatis; foliolis linearibus , 
pluribus conjugatis ; glaberrimis. Gmel. Sibir. 4. 


pag. 53. tab. 24. B. 
Oxytropis leptophylla. Decand. Affr. pag. 77. 


Ses folioles font linéaires , filiformes , peu nom- 
breufes , très-glabres ; les pédoncules inclinés, 
de la longueur des feuilles, peu garnis de fleurs; 
la corolle d’un rofe fané ; les goufles ovales, 
renflées , un peu arrondies , à une feule loge, pu- 
befcentes. Elle croit dans la Sibérie. x 


180. A$TRAGALE à crochets, n°. 49. Afragalus 
ancatus, Linn. — Wilid. Spec. Plant. 3. pag. 1319. 
Oxytropis. Decand. 


181. ASTRAGALE à feuilies ternées. Afragalus 
criphylus. Pall. 


Aftragalus acaulis, foliis fimplicibus ternatifque , 
glabris ; fcapis bifloris , declinatis, folio longioribus. 
Willd. Spec. Plant. 3. pag. 1323: — Pall. Aftr. 
pag. 68. tab. 56. fig. A. 


Oxytropis triphylla. Decand. Aftr, pag. 77. 


Cette efvèceeft facile à reconnoitre à fes feuilles 
routes radicales, très-glabres , les unes fimples, 
les autres ternées. Les hampes font inclinées , plus 
longues que les feuilles , garnies de deux fleurs 
purpurines. Elle croit dans les îles fablonneufes du 
lac Baical. x 


182. ASTRAGALE ampoulé. Affragalus ampul- 
latus. Pall. 


Aftragalus acaulis, foliolis lanceolatis , fericeis ; 


5928 A S'"T 


Jcapis folia aquantibus, fubtrifloris ; leguminibis in- { 


flatis, globofo-ovatis ; tomentojis , unilocularibus. 
Willd. Spec. Plant. 3. pag. 1304. — Pali. Aftr. pag. 
69. tab. $6. fig: 3, & tin. 3. Append. n°. 122, 
tab. CC:\fig. 4.15. 


a. Oxytropis phyfodes , var. 
Altr. pag. 77. tab. 2. 


villofa. Decand. 


8. Oxycropis phyfodes , var. glabra. Decand.l. c. 


Aftragalus (cæipitofus ), acaulis, foliolis oblon- 
gis, glabris ; Jeapis folia fisaquartibus , guinque fo- 
ris ; legumimious infitis, ovato-acuminatis, pubef- 
centibus , unilocularibus. Wild. Spec. Plant. 3. pag. 
1304. — Pall. Aftr. pag. 70. tab. 57. 


Ses folioles font lancéoiées , foyeules, glabres 
& oblongues dans la variété 4 ; les pédoncules de 
la longueur des feuiles, munis de trois à cinq 
fleurs d’un blanc-jaunâtre ; les goufl:s renflées, 
globuleufes on ovales, tomenteufes où pubef- 
centeé , à une teule loge. Elle croit en Sibérie. # 


183. ASTRAGALE écailleux. Affragalus fquamu- 
lofus. 


Ajtragalus ( oxytropis fquamulofa ), acautis , 
glabra , foliolis linearibus ; calicibus fquamulofis , 
braëleis flipulifque ciliaris | leguminibus ovordeis. 


Decand. Aîftr. pag. 79. vab. 3. 


Cette efpèce eft entiérement glabre , fans tiges; 
fes feuilles compofées de folio!es linéaires; fes ca- 
lices écailleux ; les braétées & les ftipules ciliées; 
les gouffes ovaks. Elle croit dans la Sibérie. 
Decand. 


184. ASTRAG&LE filiforme. Affragalus filiformis. 


Aftragalus (tauricus) , caulefiens , patulus , fo- 
diolis linearibus , tomentofis ; fpica peauncularä , ter- 
minali; leguminious ovatis, acutis. Wild. Syec. 
Plant. 3. pag. 1287. — Pall. Aftr. pag. 48. tao. 38. 
(Excluf. fynonym.) 

Oxytropis filiformis. Decand. Aftr. pag. 80. tab. 4. 


Ses tiges font mombreufes, étalées , romen- 
teufes; fes f:uilles compof-es de cinq à fix paires 
de folioles linéaires , prefque fiiiformes , aiguës, 
cotonneufes ; les flipules ovales ; le pédoncu e 
prefque terminal, beaucoup plus long que les 
feuilles ; :s fleurs violerres , Gifpofées en un épi 
lâche; les gouffles oval:s, blanchatres ,acuminé:s, 
à deux loges ; une feule femence dans chaque loge. 


Cette plante croit dans la Tauride. % 


185. ASTRAGALE en croiflant. Affragalus luna- 
tus, Pail. 


Aftragalus caulefcens , glaber, perennis , folis 
fparfis , pedunculo brevioriôus ; leguminibus triquetro- 
lunatis. Pall. Aitr. pag. 44. n°. 47. — Wilid. Spec. 
Planc. 3. pag. 1288, 


A SR 


Aftragalus parvus , filiquis falcutis. Buxb. Cent. 
3. pag. 20. tab. 36. fig. 2.? 


Ses tiges font grêles, hautes d'un pied , médio- 
crement ligneufes , peu rameufes ; fes fcuilles 
compolées d'environ quinze paires de folioles 
ferrées , linéaires-lancéolées , très-elabres ; les 
pédoncules axillaies , prefque terminaux , canne- 
lés , plus longs que les feuilles, fupporrant environ 
une dixaine de fleurs ; les goufles glabres ,éralces , 
trigones , courbées en croiflant, à deux loges. 


Cerre plante croit dans la Perfe. R Palias. 


À ES ASTRAGALE des bois. Affragalus filvaticus. 
all. 


Affragalus acaulis, foliolis inferioribus binaris, 
Jüperioribus fimplicibus., oblorgis, acutis ; fcapo foliis 
longiore, fpicis ovatis, calictous villofis | legumini- 
bus inffais. Willd. Spec. Plant. 3. pag. 300.— 
Silvicolis. Pall. Aftr. n°. 100. tab. 38. Phuca filva- 
cica. Pall. Itin, 3. Append. n°. 109. tab. W. fig. 2. 


Oxytropis filvatica. Decand. Aftr. pag. 82. 


S:s feuilles, toutes radicales, font compofé:s 
de tolioles lanugineufes; les inférieures ovales 
placées deux à deux ; les fupéiieures fimples 
obloneues , aiguës ; le pédoncule plus long que 
les feuilles , foutenant un épi touffu, ovale, ac- 
compagné de bractées prefque de la longueur des 
fleurs ; les calices velus ; les goufles brunes, ren- 
flé-s, pileufes. 


Cette plante croît dans la Sibérie. # 


187. ASTRAGALE à long bec. Afragalus longi- 
roffram. 


Affragalus (oxytropis longiroftra ), acaulis , fub- 
fericea , fcapis folio duplo longioribus ; feliolis oblongo- 
acuminatis, carinis longè mucronatis, braëleis ca= 
lice minoribus. Decand. Aftr. pag. 8o. tab. 5. 


Elle diffère de la précédente par les bractées 
plus courtes que le calice ; par le catice une fois 
plus petit ; par l'étendard arrondi ; par les ailes 
grandes, en forme de fpatule ; par la carène acu- 
minée , & non pas obtule , mucronée. Les folioles 
font eblongues , plus aiguës, foyeufes ; la corolle 
purpurine ; l'ovaire pubeïcent. Elle croît dans la 
Sibérie. 


188. ASTRAGALE à bec court. Affragalus brevi- 
roffrum. 


Affragalus (oxytropis breviroftra ), acaulis, 
glabriufeula ,feapis folio fabaqualibus ; fpulismagnis, 
coalitis, bifidis; foliolis edliptico-acuminatis, Decand. 
Altr. pag. 82. 

Cette plante n’a point de tiges. Ses folioles font 
elliptiqu-s , acuminées , conjuguées, peu velues ; 
les oies glabres, bifides , conniventes , aflez 

; grandes 


AS 


grandes; les pédoncul:s à peine de la longueur des 
feuilles ; les fl-urs bleues, fefiles, difpofees en 
épi ; l’etendard profon lément échancré ; les ailes 
plus lonaues que la carène ; celle-ci términée par 
une pointe très-courte. Elie croit dans la Sibérie. % 


189. ASTRAGALE diphylle. Affragalus diphyllus. 


Lam. 


id microphyllus. Pall. Aftr. pag. 92. tab. 
76. 


Oxytropis (microphylla }, fo'iolis binis, ternif- 
que oblongis, obeufis; fcaro foliis longiore ; fpicä 
capitatä; calicibus fubmuricatis, lanuginofis. Decand. 


Aîtr. pag. 83. 


190. ASTRAGALE à feuilles aiguës. Afragalus 
oxyrhyllus. Pall. F 


Affragalus acaulis, foliolis ternis , lineari-acumi- 
nais , Jericeis ;ÿ feapo foliis langiore, ereéto ; fpicä 
oblongä ; lesuminibus inflato-ovaris ,  acuminatis , 
pubefcentibus. Willd. Spec. Plant. 3. pag.1301. — 
Pall. Aftr. pag. 90. tab. 74. . 


Phaca oxyphylla. Pall. Itin. 3. Append. n°. 103. 
taD Ne 2: 


Oxytropis oxyphylla. Decand. Aftr. pas. 84. 


Efpèce très-variabie, dépourvue de tige , dont 
-les feuillés font ordinairement compolées de trois, 
quelquefois quatre ou cinq folioles verticillées, 
foyeutes , linéaires , acuminées ; les pédoncules 
redreflés, plus longs que les feuilles , rerminés 
par un épi alongé de fleurs jaunes ; les gouffes 
ovales, renflées, membraneufes, pubefcentes, 
furmontées d'une pointe recourbée. 


Cetre plante croîr dans la Sibérie. 2: ( L’Affra- 
galus baicalia , Pall. tab. 77, fig. 1, n'eft peuvêtre 
qu'une variété de certe plante.) 


191. ASTRAGALE couché. Affragalus proftratus. 


Aftragalus ( daguricus ) , aceulis, foliolis inferio- 
ribus binatis ; fuperioribus fimplicibus , linearibus , 
fériceis ; fcapo foliis longiore , declinato ; fpicä capi- 
rad, Willd. Spec. Plant. 3. pag. 1301. — Pall. 
Aftr. pag. 88. tab. 72. 


Phaca proffrata. Linn. Suppl. 336. — Pal]. Itin. 
3. Append. n°. 111. tab. X. fig. 2. 


Oxyrropis proftrata. Decand. Aftr. pag. 85. 


Ses racines font ramaflées en gazon, chargées à 
leur collet d'écailles blanches & velues ; elles pro- 
duifent quelques feuilles , toutes radicales , lon- 
guement pétiolées ; les folioles inférieures ordi- 
nairement deux à deux; les fupérieures fimples , 
linéaires , foyeufes ; les pédoncules couchés, pref- 
que glabres, un peu plus longs que les feuilles ; le 
calice velu, à cinq dents courtes, lancéolées. 

Botanique. Supplément, Tome I. 


AST 


Cette plante croit dans la Sib:ris. % 


529 


192. ASTRAGALE chauffe-trappe. Afragalus 
muricatus. Pall. 


Aftragalus acaulis , foliolis ternis, verticillatis 
lineari-lanceolatis | glabris ; fcapo folia aquante; fpi- 
cis ovatis ; leguminibus lanceolatis, arcuatis , mu 
ricaiis. Willd. Spec. Plant. 3. pag. 1300. — Pall. 
Aftr. pag. 89. tab. 73. — Lam. Di&. n°. 55.? 


Phaca muricata. Linn. f. Suppl. 337. — Pall. 
fin. 3. Append. n°. 113. tab. A a. fig. 1. B. 


Oxycropis muricata. Decand. Aftr. pag. 86. 


Toutes fes feuilles font radicales; elles fortent 
d’une touffe de racines gazonneufes, velues. Les 
folioles font prefque verticillées, ternées, qua- 
ternées , lancéolées , canaliculées , glabres en 
dedans, hériffées de tubercules en dehors. Les 
pédonculss glabres , redretlés ; les braëtées & les 
calices glabre: ; la corolle jaune; les gouffes lon- 
gues, arquées, lancéolées , armées de poils roides. 


Cette plante croit dans la Sibérie , aux environs 
des lacs. %.( Linn. Suppl.) 


193. ASTRAGALE verticillaire, n°. $4. Afira- 
galus verticillaris. Linn. — Willd. Spec. Plant. 3. 
pag. 1299. 

Affragalus (myriophyllus ) , acaulis, foliolis fu- 
buleris, quaternis | verticillasis, pilofis ; feapis fFi- 
catis ; folio longioribus ; floribus infertoribus remocrs ; 
lesuminibus lanceolatis , tomentofis. — Pall. Alir. 


87. tab. 71. 


Phaca myriophylla. Pall. Itin. 3. Append. n°. 112. 
tab! Z. 


8. Oxytropis ( verticillaris) , acautis , foliolis 
quaternis , fents, vercicillatis , ellirtico-acuminetis , 


villofo-fericeis. Decand. Aftr. pag. 86. 


194. ASTRAGALE à feuilles laineufes. Afraga- 
lus defyrhyllus. Pall. 


Aftragalus (oxytropis lanata), cau/efcens , fruti- 
cofa , féipulis coaliis ; foliolis quaternis., verticilla- 
cis , oblongis , fericeis ; vexillis amplis. Decand. Añr. 
pag. 89. 

Affragalus dafyphyllus. Wild. Spec. Plant. 3. pag. 
1298.—Pall. Aftr. pag. 91. tao. 75: 


Phaca lanata. Pall. Itin, 3. pag. 746. tab. A a. 
fig. 2. 


Phaca fibirica. Linn. f. Suppl. pag. 328. 


Cette plante fe rapproche beaucoup de la pré- 
cédente, qui varie beaucoup. Celle-ci s’en dii- 
tingue conflamment par fes flipules connivenres ; 
par fes folioles quarernées , verticillées ; par l'é- 
tendard de fa corolle trës-ample. Elle croît dans ia 
Sibérie. 

Xxx 


530 AST 


19$. ASTRAGALE en nacelle. Afragalus cymby- 
formis. Wiild, 

Affragalus fubacaulis ( caulefcens) , foliis cunei- 
formibus, retufis ; foliolis fubjeffil:bus ; leguminibus 
ovato-triquetris , canaliculatis , glabris; floribus fuba- 
petalis. Wild. Spec. Plant. 3. pag. 1302. 


Affragalus cymbicarpes. Brot. Lufir. 167. 


Toute certe plante eft glabre ; fes riges courtes, 
quélqu=fois alongées , grêles, ftriées, un peu 
triangulaires, couchées ; les feuilles alrernes, dif- 
tantes , compofées de huit à dix paires de folioies 

etites, diftantes, oppofées , pédicellées , lancéo- 
es, rétrécies en coin à leur bafe, émouflées , 
échancr£es à leur fommet ; les fleurs prefque fef- 
files , axillaires , la plupart folitaires, fort petites; 
les goufles ovales-obiongues , fubulées à leur fom- 
m:t, courbées en nacelle, dures, glabres , ridées; 
leur future creufée en gouttière, à deux loges, 
contenant des femences nombreufes , planes , 
rénifotmes. 

Cette plante croît dans le Portugal. On la cul- 
tive au Jardin des Plantes de Paris. © (F. v.) 


ASTRAGALOIDES. Tournefortdéfignoit fous 
ce nom un genre de plantes légumineufes, qui 
tient le milieu entre les aftragales & les baguenau- 
diers. Linnéa fubititué à ce nom celui de phaca, 
genre que M. de Lamarck a regardé comme trop 
peu diftingué de celui des baguenaudiers (colurea 
Linn.) pour en être féparé. 


ASTRAGALUS ( Voyez ASTRAGALE.) 


ASTRANCE. Affrantia. M. de Lamarck à fait 
graver dans les Hluffrations des Genres l'uffrantia 
major, tab. 191,f8.1, & l'affrantia minor , tab. 
191 , fig. 2. Aux quatre efpèces décrites dans cet 
ouvrage on peut y joindre l’affrantia carnivlica, 


Jacq. Auftr. 6, Append. tab. 10 , qui fe rapproche , 


beaucoup de l'affrantia major, qui en diffère par 
fes feuilles radicales, donc les lobes, oblongs ; très- 
aigus, ne font que médiocrement trifides, mu- 
cronés & dentés à leurs bords; les involucres 
très-entiers : c’eft l’affrantia minor de Scopoli , 
Cam., n°. 30$, tab. 7. M. Willdenow en a men- 
tionné une autre efpèce fous le nom d’affrantia 
heterophylla , Nov. Aët. Berol. vol. 2. Elle eft ori- 
ginaire de la Sibérie. Ses feuilles caulinaires font 
entières, ovales, fefliles, à dentelures fines , 
prefque épineufes. Les involucres font ciliées & 
dentées en fcie vers le fommet. 


ASTRANTHE de Ja Cochinchine. 4ffranrhus 
sochinchinenfrs. Lour. 


Affranthus foliis ovatis , ferratis ÿ fpicis axillari- 
Bus. Lour. Flor. cochin. 1. pag. 274. 


Aibre d'une hauteur médiocre, peu garni de 


ATC 


rameaux, tous afcendans , munis de feuilles altér- 
nes , pétiolées , ovales, dentées en fcie à leurs 
bords, lanugineufes. Les fleurs font pâles , un peu 
épaiffes , difpofées en longs épis fimples , axillai- 
res. Chaque fleur offre : 


1°, Un calice nul. 


2°. Une corolle monopétale , en forme de fou- 
coupe ; le tube court ; le limbe plane , divifé en 
quatorze découpures lancéolées , linéaires; fept 
alternes, plus courtes & radiées. 


3°. Sept étamines , quelquefois fix ou huit ; les 
filamens droits, filiformes , plus longs que les di- 
vifions de la corol'e , foutenant des anthères arron- 
dies , à trois loges. 


4°. Un ovaire libre, ovale, un peu aigu, fur- 
monté de quatre flyles capillaires , de la même lon- 
gueur que les étamines, terminés par des ftigmates 
fimples. 


Le fruit confifte en une feule femence , petite, 
ovale, acuminée, enveloppée par le tube de la 
corolle perfiftant. 


Le caraétère effentiel de ce genre eft d’avoir: 


Un calice nul ; une corolle en foucoupe ; Le l'mbe à 
quatorze divifions ; une femence enveloppée par Le tuve 
perfiffant de la corolle. 


Cette plante croît dans les champs , à la Cochin- 
chine. D (Defcript. ex Lour.) 


Obfervations. Ce genre a été établi par Lou- 
reiro. Son nom £ft compofé de deux mots grecs, 
after ( flella), étoile, & anthos ( flos ), fleur, sinfi 
nommé à caufe de fa corolle, dont le limbe eft 
ouvert en étoile. 


ASTRANTIA. ( Voyez ASTRANTE.) 


ATCHAR. AITCHAR. C'eft, d'après les ob- 
fervations de M. du Petit-Thouars , un aflaifonne- 
ment employé dans l'Inde, d'où il a paffé à l’Ijc-de- 
France & dans l’île ce Bourbon, où on le nomme 
achar. Il confifte en fruits verts de beaucoup d’ef- 
pèces, furtout les mangues, les bilimbis , 1 ci- 
trons; en légumes, comme “es haricars, des 
choux, des bourgeons de palmifte & de bambou, 
des racines d'ail, de gingembre, de la moutarde 
pilée, & furrour des pinens (capficum Linn.). C’eft 
même du nom efpagnol atf-hi de ces derniers, que 
cette compofition a pris {on nom. Ces fruits ou lé- 
gumes font confits dans le vinaigre. A Batavia, qui 
eft renommé dans ce genre, & dans d’autres en- 
droirs de lInde , on fubflitue au vinaigre le fuc ai- 
gri de différentes efpèces de palmiers. Les capres 
& les cornichons font de vérirables achars. On eft 
étonné de voir combien des peuples réputés bien 
plus près que nous de l’état de fimplicité, met- 
tent de variété dans leurs affaifonnemens ; ils ne 


ATH 


s’écartent pas pour cela de la fimpliciré de la na- 
ture, puifque, faifant leur principale nourriture 
de riz. , ils éprouvent le béfoin de toniques pour 
cu à la digeftion de cet aliment naturellement 
roid. 


ATEIRA, On trouve fous ce nom, dans le Re- 
cueil des voyages , un fruit de l'Inde affez efiimé , 
probablement le même qui eft nommé ailleurs 
atocira , efpèce de coroflol (anona fquamofa 
Lino. ). 


ATHAMANTE. Arhamanra. Les elpèces à 
fruits glabres doivent être exclues de ce genre, 
& renvoyées au genre felinum. Quelques auteurs 
ont cru que le /ibanotis des Anciens devoit appar- 
tenir à ce genre. Théophrafte dit que f=s femences 
font blanches , rudes, oblongues; & Diofceride, 
quelles font blauches , d’une odeur réfineu(e , 
qu'elles piquent la langue ; ce qui convient aff z 
bien à l’ashamanta libanotis Linn. Gærtner en fait 
un genre particulier , fous le nom de /'banotis 
(de Fruét. & Sem. vol. 2 , pag. 184, tab. 21), 
auquel il donne pour caraétère : une ombelle com- 
pofée ; les involucres à plufieurs folioles ; Les fruirs ob- 
longs, tomenteux. C’«ft, fous un autre nem, con- 
ferver les athamanta de Linné à fiuits velus, & en 
exclure ceux à fruits glabres , ainfi que l'avoit 
fait M. de Lamarck. L’arhamanta fibirica Linn. & 
Lam. Ill. tab. 194, fig. 1 , paroit fuffifamment dif- 
tingué de l’athamanta libanoris pour refter comme 
efpece , aya t fes feuilles fimplement ailées, les 
pinnules incifées, anguleufes ; les fleurs rouges en 
deffous. 


L'ATHAMANTE mutellinoide , n°. 4 (atha- 
maua mutellinoides Lam.) , eft la même efpèce 
que l’athamanta Marthio!i, Jacq. Icon. Bar. 1, 
tab. $7, à laquelle il faut ajouter pour fyno- 
nyinie : 

Athamanta (Matthioli), foliis fiprà decompoli- 
1is, tri quadripinnatifve, diffufis ; foliolis elongato- 
Jubfetaceis ; feminibus ovato-ucutis, ffriatis | hirfu- 
tis , fuaveoleniibus. Wulff. in Jacq. Colleét. 1. pag. 
211. — Hoft. Synopf. 149. — Willd. Spec. Plant. 
I. pag. 1403. 

Lisanotis rupeftris. Scopol. Carn. n°. 315. 
tab. 9. 

… Mon, quod athamanticum vocant. Matth. Comm. 
pag. 20. tab. 29, 

Meum Marthioli. Dalech. Hift. pag. 758. tab. 
759- 

Athamante rupeftris. Vill. Dauph. 2. pag. 648. 


Elle fe diftingue de l’athamanta cretenfis par fes 
tiges un peu moins élevées , par fes folioles gla- 
bres & non veluses ; mais fes tiges & le pétiole des 
feuilles font très-fouvent garnis de poils. 


TH 531 


3. ÂTMAMANTE de Crète. Achamanta cretenfis. 
pe — Lam. II]. Gen. tab. 194. fig. 2, & Gærtn. 
tab. 21. 


7. ATHAMANTE blanchâtre. Athamanta incana. 
Willd. 


Athamanta tota pubefcens , incana , foliis fupra 
decompofitis ; foliolis cuneïformibus , quadridentatis ; 
umbellé mulriradiatä , glotofä. Wiild. Spec. Plant. 
1. pag. 1402. — Stephan. in Lirt. 


Cette efpèce refflemble beaucoup à lathamanta 
condenfata , n°. 2; elle en diffère par le duvet to- 
menteux , léger & blanchätre qui recouvre tou- 
tes fes parties ; par fes tiges plus épaifles , par la 
forme & la petitefle de fes folioles. Ses tiges font 
hautes de deux pieds, de la groffeur d'une plume 
de cyane, munies de quelqu=s rameaux ; fes feuil- 
Les raäicales trois fois ailes, Les premières pin- 
nules ne font pas fimplemenr oppofées, comme 
dans la pluparc des efpèces , mais quaternées; Les 
folioles très-petites , cunéiformes, à trois ou qua- 
tre dents très-aigués ; les feuiils caulinaires plus 
peuites , deux fois ailées ; ies folioles imbriquées. 
L'ombelle eft ample ; fes rayons au nombre d'en- 
viron cinquante , longs d’un pouce & demi ; les 
ombellules ramaffées en rête, à rayons très-nom- 
breux. L’involucre univerfel eft compofé de quel- 
ques folioles linéaires, & d’une feule foliacée ; 
linvolucre partiel à plufieurs folioles linéaires- 
lancéolées. 


Cette plante croît dans la Sibérie. ( Defcripe. ex 
Willa. ) 


8. ATHAMANTE à larges feuilles. Ahamanta 
datifolia. Viv. 


Athamantu foliolis ovate-oblongis , dentatis, baf 
oblique truncatis , lobatis ; lobis obtufis ; extimo cor- 
dato , latiore. Vivian , Flor. ital. Fragm. pag. 101. 
tab. 22. fig. 1. 


Athamanta cervarta. Bertol. Plant. Gen. p. 44. 


Daucus fecundus. Matth. Comm. Icon. Bona. 
Edit. Valgrif. 


Ses tiges font roi les, profondément cannelées, 
rameufes ; fes feuilles triangulaires, deux fois ai- 
léss, compofées de folioles prefque fefiles, co- 
riaces , luifanres , dentées; chaque dent rerminée 
par une petite pointe ; les folioles intérieures ova- 
les-arrondies , à trois lobes aigus; les extérieures 
ovales, oblongu:s, un peu aiguës, obliquement 
tronquées à leur bafe ; les fleurs blanches ; les om- 
belles terminales ; l’involucre univerfel quelque- 
fois à une feule foliole ; les partisls à plufieurs 
folioles réfléchics ; les femences ovales, compri- 
mées , à cinq côtes extérieures , entourées d’un 
rebord curtilasineux. Je n'at pas vu les fruits. S'ils 
fent parfaitement glabres , comme j'ai lieu de 

AXXIZ 


le fouipçonner , cette plante n'appartient point à ce 
genre. 


559 


Cette plante croît fur les co!lines, aux environs 
Ge Gênes, % (VW. f. in herb. Desfont.) 


9. ÂTHAMANTE à fruits blancs. Arhamanta leu- 
cofpermum. 


Athamenta (fefeli leucofpermum ), caule ereéo, 
flexuofo ; foliolis fetaceis , involucro fubmonor kyllo, 
involuce!li foliolis baff connatis ; radiis umbella, ger- 
minibufque tomentofis, Plant. rar. Hungar. pag. 92. 
tab. 95. 


Les f:mences pubefcentes de cette plante nous 
ont déterminés à la ranger dans ce genre plutôt 
que parmi les fefeli. Ses racines font charnues , fu- 
fiformes, réfineufes : il s’en élève des tiges droi- 

COS flexueufes, médiocrement rameufés, garuies 
de feuilles alternes , atié:s , divifées en folioles 
féracées. L'ombelle univerfelle eft pourvue d’un 
involucre prefjue monophylle ; les omhellules 
accompagnées d’un involucre à plufieurs folioles 
adhérentes par leur bafe. Les Aeurs font blanches ; 
les rayons des ombellules pubefcens , ainfi que Les 
ovaires ; les fruits cannelés , blanchâtres, pubef- 
cens, couronnés par les ftyles perfiftans. 


Cetre plante croit en Hongrie, aux environs de 
Bude , fur les montagnes calcaires. 2? 


ATHANASIA. ( Voyez ATHANASIE.) 


ATHANASIE. Arhanafia. Ce genre a éprouvé 
plufieurs réformes, que j'ai indiquées ailleurs. 
(Voy. RELHANIA & SANTOLINE ,n°.7, vol. VI.) 
Les efpèces qu'on y a réunies depuis ne me font 
la plupart que peu connues. Je me bornerai à l:s 
mentionner fans defcription. Celles gravées dans 
les Illuffrations des Genres font : 


2. ATHANASIE crénelée. Athanaffa .crenata. 
Linn. — Lam. Ill. Gen. tab. 60. fig. 2. 


1.10. ÂTHANASIE à feuilles de bacile. Arhanaffa 
crithmifolia. Lino. — Lam. II]. tab. 670. fig. 5. — 
Gærtu. tab. 165. 

12. AÂTHANASIE pinnée. Athanafia pinnata. 
Linn. — Lam. Il. tab. 670. fig. 4. 


- 13. ATHANASIE. cendrée." Athanaffa cinerea, 
Lion. — Lam. 1l}.:tab. 670.-fig. 1. 


Athanafia tomentofu. Wild. Spec. Plant. 3. pag. 
1806. — Thunb. Prodr. 144. 


14. ATHANASIE à feuilles en coin. Arhanafia 
cunerfolia. Lam. Ii]. tab. 670. fig. 3. 


16. ATHANASIE ponétuée, Athanafia punéata. 
Berg. 


ATH 
Athanafia foliis fubrotundis , glabris, punétatis ; 
foribus terminalibus , feffilibus. hurb. Prodr. 144. 
— Wild. Spec. Plant. 3. pag. 1803. 


Atharafia floribus aggregatis , terminalibus ; fub- 
[fflibus ; foliis fuborbiculatis | mucronatis , purtta- 
Lis , glabris , approximatis. Berg. Plant. Cap: pas. 


238. i 
Tanacttum capenfe, buxifolio. Petiv. Gazoph. 
442. tab. 81. fig. 6: 


Ses tiges font ligneufes, divifées en rameaux 
glabres , cylindriques ; ftriés, bifides, éralés & ra- 
mifñiés, gunis de feuilies fefliles, glabres, arren- 
dies , trés-entières ; légérement acuminées, épar- 
fes, rapprochées , longues de deux ou trois lignes’, 
parfemées de points tranfparens ; les fupérieures 
un peu plus longues, placées autour des A:urs. 
Celles-ci font rapprochées au nombre de trois ou 
quatre , terminales , t'ès-peu pédonculées ; les pé- 
aicelles courts & pileux. Le calice eft arrondi, 
compolfé d'écailles linéaires , égales, lfies, imbri- 
quées , ovales, aiguës à leur fommer; les exterieu- 
res légérement pileufes. La corolle eft un peu plus 
longue que le calice ; le réceptacle nu à fon cen- 
tre, gaini, à fa circonférence , de paillettes fca- 
rieufes , linéaires lancéolées, un peu ciliées. 


Cette plante croît au C:p de Bonne-Efpérance. 
D (Defcript. ex Berg.) 


17. ATHANASIE lanugineufe. Arhanafia lanugi- 
nofa. Cavan. 


Athanafia caule fruticofo ; foliis lineari-lanceola- 
tis , glaucis”, lanuginofis , imbricatis. Cavan. Icon. 
Rar. 1. pag. 2. tab. 9. 


Athanafia (canefcens), foliis oblongis ,'acutis 
tomentofis ; umbellis terminalibus. Thunb. Proûr. 


144. — Wilid. Spec. Plant. 3. pag. 1804. 


Coma aurea , africanà, fruticans , linarie foliis 
glaucis & lanuginofs. Commel. Hort. 2. pag.:91. 
tab. 46.? 


Sés tiges font hautes d’un pied , ligneufes, cou- 
vertes, ainfi que toute la plante, d'un duvet blan- 
.châtre & lanugineux. Les feuilles font éparfes , 
très-rapprochées, fefiles, prefqu’imbriquées , li- 
néaires-lancéo'ées , glauqu:s, aiguës , entières, 
longues d'environ un pouce au plus les fleurs peu 
nombreufes, réunies en un corymbe court &.fimt 
ple ; les pédoncules feuiilés , longs d’un pouce. 
Le calice eft ovale ; compofé d'écailles imbri- 
quées, prefque lancéolées ; les intérieures caftila- 
gineufes à leur bafe ; la coroile jaune’, un‘peu plus 
longue que le calice ; les flzurons à cinq découpu- 
res aiguës , recourbées. Le réc-ptacle eft garni de 
paillettes lancéolées, plus longués que l:s'femenz 
ces. Ces dernières , n'ayant poitit'été obfervées! 
rendent douteux le genre de cette efpèce. : 


NE 
Cette plante croit dans l'Afrique ; elle a été 
cultivée à Trianon. h (Defcript. ex Cavan.) 


18. ATHANASIE eflilée. Athanafia virgata. 


Athanéfia corymbis fimplicibus ; foliis infertoribus 
pinnatifidis , linearibus; fuperioribus oblongis, 1ncifo- 
ferratis. Jacq. Hort. Schoenbr. vol. 2. pag. 11. 
tab. 148. — Willd. Spec. Plant. 3. pag. 18006. 


Cette efpèce fe rapproche un peu de l’arkanafia 
trifurcita : elle eft beaucoup plus petite ; elle en 
difère encore par fes feuilles inférieures, inci- 
fées, prefque pinnac fides ; les fupérisures à trois 
ou à cinq lobes courts. Ses tiges font ligneufes, 
hautes d'environ un pied & démi ër plus ; fes 
rameaux cylindriques, effilés; fes feuilles perires, 
éparfes, nombreufes, glabres, feffiles, un peu 
roiles, prefque cunéiformes. Les fleurs font ter- 
minales , réunies environ dix à douze, preéfqu'en 
‘ombelle ; les pédoncules fimples, munis de quel- 
ques pérites bractées ; les calices elabres , ovales, 
dé couleur verte; la corolle jaune ; les femences 
glabres, anguleufes, ftriées ; noiratres , fans ai- 
grette; le réceptacle garni de paillettes fcarieufes, 
de la longueur du calice. 


Cette plante croit au Cap de Bonne-Ffpérance. 
D (Defcript. ex Jacq.) 


19. ÂATHANASIE à trois pointes. Athanaffa tri- 
cufpis. Hort. Parif. 3 


thanafa foliis linearibus,, glabris, apice tri feu 
quinquefidis ; corymbis fubfimplicibus. (N.) 


Coma aurea, fratefcens., foliis trifidis , latioribus, 
viridibus , glabris. Burm. Afric. pag. 187. tab. Go. 
fig. 2 

p. 2: 


Cet arbufte a beaucoup de rapport avec le pré- 
cédenr ; il en diffère par fon port, par fes feuilles 
plus alongées ; par leurs découpures moins nom- 
breufes ,, plus profondes. Ses tiges font giabres, 
cylindriques, légérement ftriées , d'un brun-clair, 
garnies de feuilles nombreufes, éparfes,,, verres, 
glabres à leurs deux faces , feiüles, longues d'un 
pouce), & plus , étroites , linéaires, élargies vers 
leur fommet_& divifées en trois, rarement cinq 
découpures étroites , linéaires, un peu aigüés. 
Les fleurs font terminales, difpofées en un co- 


! 


rymbe prefque fimple ; les pédoncules inésaux, | 
légérement pubefcens , garnis de petites folioles ! 


oubraétées entières, alternes , ordinairement uni- 
flores , quelquefois à deux ou trois fleurs pédicel- 
Σes. Les calices font glabres, ovales; un peu £lo- 


buleux , compofés d’écäilles imbriquées , fcarieu- 


fes, jaunâtres,, obtufes, d’un vert-foncé dans leur 


milieu ; la corolle jaurie,, up peu plus longue que | 


le calice ; le récepracle muni de paillettes. 


+ Cetté plante croît au Cap de Bonne-Efpérance. ! 


ATH 533 
On la cultive au Jardin des Plantes de Paris, B 
(Cr) 

* Athanafia (fcabra) , foliis ovatis , acutis , [ea- 
bris ; floribus folirariis , terminalibus."\ hunb. Prodr. 
Cap. B. Sp. pag. 144. D 

*, Athanñafia (glabra), foliis oblongis, obtuf 
glabris ; umbellis iérminalious. Thunb. Prodr. Cäp: 
B. Sp. 144. D 


* Acharafia (afpera) , foliis ovatis , quinqueden- 
tatis , refexis ; floribus paniculais. Thunb.-Prodr. 
145. 

Athanafia (afpera), corymbis compofitis folirs 
dvatis , acutis , reflexis, quinquédentalis. Willden, 
Spec. Plant. 3. pag. 1805. 

Atharafia lavigata. Linn. Spec. 1181. — Lam. 
Diét. n°. 1$. var. 8. D 

* Athanafia ( quinquedentata ), 
quinguedentatis | recurvis j jforibus 
Thunb. Prodr. 145. D 

* Athanafia (hirfuta}, foliis linearibus, éncifis ; 
pañicula compofitd, cale villofo. ‘Yhunb. Proûr. 
144 D | 

* Athanafa (tomentofa ), foliis linearibus , to- 
mentofis ; paniculà compefitä. Vhunb. Prodr. 144. 


f-liis ovatiss 
Jfubumbeilaris. 


Il paroit que c’eft la même efpèce que l’acha- 
nafia cinerea Linn. & Lam. n°. 13. 


* Athanafia (flexuofa }, foliis linearibus, acutis , 
glabris,; floribus paniculatis, caule flexuofo. Thuub. 


Prodr. 144. P 


* Athanafia (fliformis}, foliis lineari-filiformi- 
bus , glabris ; flortbus paniculatis.: Thunb. Prodr. 
144. D — Lino. f. Suppl. 361. 


* Achanafia (pe@inata) , foliis pinnatis ÿ pinnis 
linearibus , glabris; panicula compofit4. Thuberg,, 


Prodr. 145. = Linn. f. Suppl. 367. 


Obfervations. Plufieurs éfpèces , ainfi que je l'ai 
dit plus haut, ont été placées parmiles re/hania 
Fhérit., telles que l'athanufia  fquarrofa, n°. 1; 
l'athancfia geniftifolia , n°. 45 Vachanaffa uniflora 
Lino. ; l'achanafra fefiifora Lion. ; l'achanafia pu- 
mila Linn. , &c. 


Gaærtner a fait de l’achanafra annua, n°. 9, un 
genre particulier fous le nom de /oras inodora ( de 
Fruét. & Sem. vol. 2, pag. 3965'tab. 165, fig. $ }. 
Il faut en exclure la fynonymie de Triumferti. 
L’athanafia maritima Linn. a été diflinagué comme 
genre par M. Desfontaines : c'eft fon dioris candi- 
difima , Flor. atlant. (Voyez SANTOLINE.) Will- 
depew a rangé parmi les fanacetum , n°. 3, l’arhu- 
nafia lin'folia Linn. 


ATHECIA: (Voyez ATHÉCIE:) 


534 ATH 

ATHÉCIF. Arhecia. (Gærtn. de Frud. & Sen. 
vol. 1 , pag. 141, tab. 28.) Gæitner donne ce 
noin à une baie qui lui a été communiquée par 
Forfter, & qui reffemble , pour la forme, à celle 
du srioffeum , préfentant comme elle un calice fu- 
périeur , à cinq divifions ; elle renferme une feule 
graine , dont l'embryon dicotyiédon, à radicules 
courtes, à lobes alongés & planes, eit placé hors 
du centre du périfperme cartilasineux qui l’en- 
toure. Ces indications font infuffifantes pour rap- 
porter cette baie à un genre connu. (Juf.) 


ATHENÆ 4. Schreber & Gmelin ont décrit 
fors ce nom l’iroucana, aibrifieau de la Guitare, 
figuré par Aublet , tab. 127, qui doit être réuni 
aux anavinga Où aux famyda fi de ces deux genres 
on men fait qu'un. C’eit le cufearia ramiflora dé 
Vahl. ( Voyez IROUCAN, ANAVINGUE, Suppl. , 
& SAMYDE.) 


ATHÉROPOGON apludoiïde. Arheropogon 
apludoides. Wild. 


Atheropogon fpicis fimplicibus ; floribus alcernis, 
remotis, (N.) Wild. Spec. Plant, 4. pag. 937. — 
Muühlenb. in Lite. 


Genre de plantes à fleurs glumacées , polyga- 
mes , monoiques , de la famille des graminées, qui 
a des rapports avec les apluda , & qui ne comprend 
jufqu’alors qu’une feule efpèce exotique. 


Le caractère eflentiel de ce genre eft d’avoir : 


Un calice univalve , à deux fleurs , l’une herma- 
phrodite, l’autre fférile ; dans la première , une corolle 
à deux valves ; l’extérieure furmontée de trois arêtes ; 
crois écarines ; deux ftyles ; pornt de fruchfication dans 
les fleurs neutres. 


Cette graminée s’élève à la hauteur d’un pied. 
Les feuilles font étroites, longues de cinq pouces ; 
l:s tiges termiuées par un épi fimple , compofé de 
fleurs altsrnes, diftantes ,réflichies. Leur calice n’a 
qu'une feule valve, qui renferme deux fleurs; l’une 
hermaphrodite , à corolle bivalve ; la valve exre- 
rieure furmontée de trois arêtes; l'interisure bi- 
fide. Dans la fleur n-utre , la vilve extérieure eh 
membraneufe, bifide , munie d’une arête un peu 
au d£ffaus de fon fommet; l’intérieure furmontée 
de deux arêtes. Les anthères font d’un rouge de 
cinabre. 


Cette plante croit dans l'Amérique feptentria- 
nale.( Defcript. ex Wild.) 


ATHRODACTYLIS. (Foy. BAQuoOIS, n°, r, 
Suppl.) 


ATHYRIUM. Roth. Genre de fougères, qui 
contient quelques afp:4ium de Swartz. (Voyez PO- 
LYPODE.) Le po/ypodium filix femina &: le polypo 
dium fentanunr Liug. rentrent dans ce genre. Roth 


ATFTR 


lui donne pour caractère effentiel d’avoir : les 
capfules réunies en groupes ovales , épars fur la 
feuille, recouvertes d’un tégument en forme de 
rein ou de croiffant , qui naît latéralement d'une 
nervure fecondaire, & qui s'ouvre de dedans en 
dehors. C'’elt le genre nephrodium. Rich. & Mich. 
Flor. boreal. Amer. 


ATIPOLO. Grand arbre des Philippines , qui 
paroît appartenir au genre JAQUIER, & qui, 
fuivint Camelli, a beaucoup de rapport avec le 
nanca & le camangfi, autres efpèces de ce genre; 
il s’en diftingue par fes feuilles finuées , par fon 
tronc plus élevé & plus gros, portant quelquefois 
jufau’à quinze pieds de diamètre, & par fon fruit 
petit & rougeâtre. Toutes les parties rendent un 
fuc laiteux très-abondant. (Woyez JAQUIER, 
Suppl.) 


ATITARA. Marcerave, dans fon Hiffoire du 
Bréfil, décrit fous ce nom un arbrifleau de huir à 
neuf pieds de hauteur , dont la tige eft couverte 
d’afpérités ou de petites épines. Les feuilles font 
petites, ailées, compofées d’un grand nombre de 
folioles; le périole commun garni d’épines entre 
chaque foliole. L'auteur ne parle pas des fleurs. La 
figure qu’il donne de la plante, pag. 64 , répré- 
fente aflez bien les jeunes pouffes du fagarier héré- 
rophylle, n°. $, & l’on eft porté à croire que c’eft: 
la même efpèce ou une efpèce voifine. (J:f.) 


ATLÉ. Arbufle fort commun en Égypte, cd il 
fert prefqu’exclufivément de bois à brüler. C’eft le 
amarix orientalis de Forskhall, qui a été figuré, 
pl. 9, dans lé Woyage de M. Sonnini en Egypte. 
(Voyez TAM2ARIX ,n°.4.) 


ATOTO : nom d’une efpèce d’euphorbe (eu- 
phorbia atoto ), trouvée par Forfier dans les iles de 
la Société. 


ATRACTOBOLE. Atraëlobolus. Genre de 
plantes de la famille des champignons , établi par 
Fodde, confervé par Gmelin, & dont Perfoon ne 
patoit pas avoir fait mention; il confiite en une 
fubfhance fefile,:en forme de cupule operculée, 
d'où fortent, par explofon, des veficules fémini- 
fires. Il n’enexitte qu’une feule efpèce , que Todde 
a nommée arracosclus annalaris. (Todde, Fung. 
Meckl. Sel, 1. pag. 45. tab. 7. fig. $9. — Batfch. 
Elem. Furñg: Cent.'1. tab. 26. fig. 139.) 


ATRACTYLIS. (Woyez QUENOUILLETTE.) 

ATRAGÈNE. (Voyez CLÉMATITE. ) 

ATRAPHAXIS. ( Voyez ATRAPHACE , & III. 
Gen. tab. 265.) la figure 1 reprefente l'ArR A- 


PHACE repliée , n°. 2 (atrarhatis replicata Lam. ); 
la figure 2, l'ATRAPRACE épineule, n°. 1 (atra- 


À TR 


phaxis fpinofa Linn. — Lhéric. Stirp. Nov. 1. pag. 
27. tab. 14. — Gærtn. tab. 119). 


Obëfervations. L'atraphaxis replicata de M. de La- 
marck a de très-grands rapports avec l'atraphaxis 
undulata ; il en diffère par fes tiges très-inclinées, 
étalées, prefque couchées, très-rameufes ; les ra- 
meaux-redreflés ; les feuilles d'un vert-glauque. 
Comme cette plante n’eft connue que cultivée , 
elle pourroit fort bien être une fimple variété 
de l’atraphace ondulée. La plante fuivante, que 
M. Bofc m'a communiquée, me paroît devoir être 
diftinguée comme efpèce, ainfi qu'il fuit : 


4. ATRAPHACE à feuilles en coin. Atraphaxis 
cuneifolia. 


Atraplaxis caule inermi , ? foliis fubfeffil'bus , cu- 
neatis , retwfis ; floribus minimis ; pedunculis articu- 


dauïs , reflexis. (N.) 


Ses rameaux font grêles, cylindriques, effilés, 
d’un brun-rougeâtre , garnis de feuilles alteines , 
à peine pétiolées, petites, prefqu'ovales, très-en- 
tières , glabres à leurs deux faces , rétrécies en 
coin à leur bafe, obtufes, fouvent comme tron- 
quées & légérement échancrées à leur fommet, 
d'un vert-gai. Les fleurs font petites , d'un blanc- 
verdâcre , difpofées en grappes alternes à l'ex- 
trémité des rameaux ; les pédoncules courts, pref- 
que fétacés , géniculés & réfléchis un peu au def- 
fus de leur bafe, accompagnés , à leur infertion, 
de petites braétées concaves, vaginales. 


Cette plante croit à la Caroline, où elle a été 
découverte par M. Bofc. h (F.f.) 


ATRICHIE. Atrichum. Genre de plantes , de la 
famille des moufles, établi par M. Palifot de Beau- 
vois, dont le caractère eflentiel eft d’avoir : 


Une coiffe fimple, en capuchon, garnie, à fon fom- 
met, de quelques poils courts & rares ; un opercule 
fubulé , plus ou moins aïgu ; une urne oblongue ou 
ovale, droite ou légérement inclinée ; le tube long & 
droit ; la gaine oblongue; l'orifice de l'urne garni de 
zrente-deux ou forxante-quatre dents repliées en dedans, 
formant un cro._het , & fupportant une membrane hori- 
zontale, percée à jour j point de péricher. 


Ce genre renferme des plantes terreftres à tiges 
funples ou prefque fimples, à feuilles éparies & 
dont les fleurs font terminales. M. Palifot de Beau- 
vois y rapporte trois efpèces : 


I. ATRICHIE ondulée, Atrichum -undulatum. 
Pal. Beauv. Ætheog. pag. 42 : c’eft le bryum un- 
dulatum. Lam. n°. 10.— Polytrichum undulatum. 
Brid. — Hedw. Mufc. Frond. 1. tab. 16. 17. fig. 
GHIO. LI, 


2. ATRICHIE d'Hercynie. Atrichum hercynicum. 
Pal. Beauv. Ætheog. pag. 42 : c'eft le polytrichum 


LUE TE 535 


hercynicum. Dickf. — Gmel. SyR. Nat. 2.pag. 1327. 


— Encycl. $. p. 173. * — Heëw. Mufc. Frond. 
1. tab. 15. Elle a le port des po/ytrichum , dont 


elle diffère par fa coiffe & par la forme cylindrique 
de l’urne. 


3. ATRICHIE renverfé. Arrichum controverfim. 
Pal. Beauv. : c’eft le bryum juniperini. Dillen. Mufc. 
tab. 46. fig. 19. — Polycrichum undulatum , minus. 
Hedw. Mufc. Frond. 1. tab. 17. fig. 14. 15. 17. 
18. Elle croît dans l'Amérique feptentrionale. Ses 
feuilles font petites , légérement ondulées. 


« Linné avoit avec raifon , dir M. Palifot de 
Beauvais, féparé fon hyrnum undularum du genre 


poiytrichum , dont il diffère efleniiellement par la 


coiffe & par l’opercule: » Hedwig & Bridel ont 
mal-à-propos reuni le genre atrichie à celui du 


polytrichum , qui a une double coiffe, dont l'inte- 


rieure eft life, fendue par le côté, & l’extérieure 
compofée de filameus entrelacés. Le genre poéy- 
trichum fe diflingue encore de l’arricium , en ce 


que ce dernier a fon opercule acuminé & fon uine 


cylindrique , Jamais tétragone. 
ATRIPLEX. ( Voyez ARROCHE.) 
ATRIPLICÉES (les ). ( Voyez ARROCHES. ) 
ATROPA. (Voyez BELLADONE.) 


ATRUPHYLLUM. ( Loureiro , Flor. cochin.) 
Grand arbre de la Cochinchine , employé dans les 
conftruétions. Loureiro, qui la ainfi nommé à 
caufe de fes feuilles raflemblées en faifceaux aux 
extrémités des rameaux , en fait un genre particu- 
lier , dont le caratère eft abfolument femblable à 
celui des ardifia : ce n’eft donc qu’une efpèce de 
ce genre, facile à diflinguer des autres par fes 
feuilles étroites & linéaires. (Voyez ARDISIA & 
TiNELLER. Suppl. ) 


ATTALÉRIE. Plante de la côte de Coromandel. 
Elle a éré d’abord figurée par Burmann (Flor. 
nd. , tab. 39, fig. 3) fous le nom de fferis aquatica, 
regardée enfuite par Smith comme identique avec 
le nama zeylanica Linn. , que MM. de Juffieu & 
Vahl rapportent au genre COUTARDE , fous le 
noin d'Ayarolea geÿlanica. ( Yoyez STERIS.) 


ATTI-ALU : nom malabare du figuier à grappes, 
n°. 11. ( Ficus racemofa Linn.) 


ATTIER : nom donné au coroffol écailleux , 
n°. 2 ( Anona fquamofa Linn.). 


ATTRAPE-MOUCHE : nomdonné à plufieurs 
plantes munies , dans quelques-unes de leurs par- 
ties , d’une fubftance gluante , à laquelle les mou- 
ches & autres infeétes s'attachent , fans pouvoir 
enfuite fe dégager. Elle eft répandue fur la tige du 


536 A UB 

filene nutans Linn., & furtout dans les interflices 
des anthères de l’apocynum androjamifolium Linn., 
& peut-être de que lquesautres apocinées, Lenom 
d'attrape-mouche que j'on donne encore au dionsa 


tient à un autre phénomène trés-curieux» ( Ÿoy:7 
DioNEE.) 


ATUN. Arunus lirtorea. Chante, Abe 3!, pag. 
95 , tb.63.). Nom malais ; fous lequel eft décrit 
& figuré par Rumphe ‘un arbre des Moluques, 
dontlesfeuilles , alréines , ovales-lancéolces!, ont 
quinze pouces de long fur environ neuf délarge, 
& qui porte, à l'extrémité desrameaux, des grappes 
de fleurs, auxquelles fuccèdent dé gros fruits ova- 
les , relevés en carène d’un côté, & contenant, 
fous un brou épais, un noyau emp loyé dans l'Inäe 
comme épice. On ignore à quelle famille cet arbre 
doit appartenir : on reconnoit f:ulement que fes 
fruits ont beaucoup de rapport avec ceux du 
balanopteris Gærtn., Phesrtte lütoralis d'Aïton. 
( Voyez MoiLavi, n°. 1.) 


AVACARI. J£an Bauhin (Hift. 1, pag. 518) 
a mentionné , fous ce nom, un fruit qui paroit 
devoir appartenir aux myrtes. Il croit dans l'Inde. 


AVANACU des Malibares. C'eft Le ricin ordi- 
naire. 


AVANCARÉ. Efpèce de haricot des Antilles, 
qui s'élève le long des arbres , comme les lianes. 
Elle eft, dans l’herbier de Surian , fous lé nom 
de liane avancaré. (Juf].) 


AV ARA PALU. Efpèce de haricot de Ceilan. 


AVARAMO. Petit arbre du Bréfil, cité & figuré 
par Pifon, pag. 168, donc les gouffss , contournées 
enbraflelets , Font préfumer qu' Idoit étrerapporté 
au genre acacia, & peut-être à l'efpèce nommée 
mimofa urauifceri Linn., dontil differe pourtant 
par fes folioles aiguës & qui ne font pas tout-à- 
fait difpolées de même. $on écorce , amère & 
defficcative ; eft employée en poudre & en décoc- 
tion pour panfer les vieux uicères. Pifon ajoute 
que fon ufage à quelquefois opére la guérifon des 
cancers. (Jul) 


AVARU : nom donné , dans l’île de Ceïlan, à 
lPindigo cultivé, indigofera cinétoria Linn. 


AVAUX : nom provençal du chêne kermès, 
quercus coccifera Linn.Les Languedociens le nom- 
ment avaouffes. 


AUBE. AUBO. AOUBA : nems fous lefquels 
les’ Provençaux 8: les Languedociens défignent le 
peuplier blanc (popuius aloa Linn. ). 


AUBEPIN. AUBÉPINE. ÉPINE-BLANCHE. 
‘NOBLE EPINE. On donne ces diflérens noms 


A U B 


au cratsgus oxyacantha Lion. que ; d'après Juffieu 
& Lamarck, DOUSAVORS rangé parmi les néfliers, à 
caute de fes fruits à deux noyaux & non à pepins , 
fous le nom de Sue lus oxyacantha. (Voyez NE- 
FLIER: ) re 


AUBERGINE. MÉLONGÈNE: re Mo- 
REDPES 12. 4220) 


AUBIFOIN. BARBEAU. BLEUET : noms an- 
ciens du bleuet, cyanus àe Tournefort , & dont 
Lipné avoit fait une -efpèce de cenraurée (cer- 
caurea éyanis ). M. de -Juffieu a rétabli le genre 
cyanus. (PIE GENLAUREE, no) 


AUBERTIA E Bourbon. Aubertia REMER 
Bory. 


Aubertia folits appofiris, STE y inteper- 
rimis emarginatifve. Bory Saint:Vinc. Voyage en 
Afriq. vol, 1. pag: 356. tab. 18. 


Cegenre , que M. Bory 2 confacré à M. Aubert 
du Petit- Thor , eft fondé fur un arbre de l’île 
Bourbon, qui paroit avoir des rapports avec les 
fagara. Son caraëtère eflentiel éft d'avoir : 


Un calice à quatre divifions fort petites ; quatre 
pétales ; quatre étamines ; quatre flyles , auxquels 
J'uccident des carfules oblongues , carinées , dont une, 
deux ou trois avortent : elles font uniloculaires , s'ou- 
vrant longitudinalement, & contenant d'une à trois 
Jemences. 


Les feuilles font ovales, oblongues , oppofées, 
pétiolé:s , très-entières, obtufes ou aiguës ; quel- 
que fois échancrées à leur fommet, à nervures peu 
faillantes, confluentes vers les bords. Ces feuilles 
ont une odeur approchant du bétel ; eiles font {a- 
vonneules lorfqu'on les brife entre les doigts. Les 
fleurs font fort petites, RUES peu apparentes, 
difpofses, dans les aïffelles des feuilles, en grap- 
pes peu chargées : :1lleur fuccède des capfules ver- 
dâtres , qui, quand elles s’ouvrent, offrent l’ap- 
parence de fleurs. 


Cette plante croît à l'ile Bourbon. 5 


Obfervations. Les deux ampacus de Rumphe 
(voyez Amrac & FAGARA) pourroient entrer 
comme efpèces dans ce genre, s'ils étoient pour- 
vus de quatre ftyles & d'autant de capfules. 


AUBLETIA. Le nom d’Aubiet , botanifte fran- 
çais, auteur de l'ouvrage fur les plantes de la 
Guiane , a été donné à ‘plufièurs plantes qui ont 
enfuire été réunies à d'autres genres. La verveine 

à longues fzurs  (verbena longifiora Lour.), verveine 

à bouquets , n . 7, étoir décrite, fous le nom 

d’aubletra , dans AE Journal de Ph; yfique , & on lui 
donneencore, dans quelques ouvrages modernes , 

celui de ER a lesia. Gmelin & Willdenow 
ont {ubititué au nom d” apeiva, adopté par. Aubler, 

pour 


AUG 


pour un genre de la Guiane, celui de cet auteur, 
Mais Swartz & Lamarck our confervé avec raifon 
le premier nom, fous lequel les efpèces de ce 
genre font connues dans jé pays. L'aublerra que 
Éoureiro décrit dansla Flore de la Cochinchine, n’elt 
qu'un paliure. I le dir 2pétale & muni de dix éta- 
mines ; mais il n’a réellement que cinq étamines : 
les autres, d’après fa defcription, font de vrais 
pétales femblables à ceux du paliure. (Joy. VER- 
VEINE, APEIBA, PALIURE , Juff.) Gærtner a 
également établi un autre genre qu'il nomme au- 
bletia , qui appartient au /onneratia de Linné fils. 
(Voyez BLATTI, Suppl. ) 


. AUCUBA. Aucuba. Genre de plantes à fleurs 
incomplètes , monoiques , qui à de l’affiniré avec 
ceux de la famiile des nerpruns, & paroit fe rap- 
ts des mæj2 de Forfter. Il comprend des ar- 

res exotiques à l'Europe, à rameaux dichotomes , 
à feuilles oppoiées , réunies au fommer des bran- 
ches. Les fleurs font difpofées en une panicule ter- 
minale. 


Le caractère effentiel de ce genre eft d’avoir : 


Des fleurs moncïques ; un calice à quatre petites 
dents ; quatre pétales ; quatre écamines ; le réceptacle 
creufé d'une foffette dans fon milieu. Dans Les fleurs 
femelles , un ovaire adhérent au calice ; un ftyle ; un 
ffigmate en tête ; une baie ovale , à une feu'e loge mo- 
nofperme. 


CARACTÈRE GÉNÉRIQUE. 


à Les fleurs font monoïques. Les fleurs mâles of- 
rent : 


1°, Un calice d’une feule pièce, tronqué à fon 
bord, court, perfiftant, muni de quatre petites 
dents à pzine fenfibles. 


2°. Une corolle à quatre pétales étalés , ovales, 
cencaves , caducs. 


3°. Quatre étamines inférées entre les pétales, 
fur le réceptacle ; les filamens droits , crès-courts, 
terminés par des anthères ovales, à deux loges, 
à quatre fillons. 


Un réceptacle plane , un peu convexe, creufé 
dans fon milieu de quatre petites foffettes. 


Les fleurs femelles offrent : 


1°. Un calice & une corole comme dans les fleurs 
ñ 
males. 


2°, Point d’éramines. 


3°. Un ovaire adhérent au calice , furmonté 
d’un ftyle court, épais, terminé par un ftigmate 
fimple , en téte. 


Le fruit eft une baïe ovale , médiocrement char- 
nue , à une feule loge, furmontée du ftyle perfif- 
tant, à une feule femence. 

Botanique. Supplément, Tome 1. 


A U ë 557 


ESPÈCE. 
AucuBA du Japon. Aucuba japonica. 


Aucuba foliis oppofitis , petiolatis ; ferratis ; ob- 
longis ; floribus paniculatis. (N.) 


Aucuba japonica. Thunb. Flor. japon. pag. 64. 
tab. 12. — Kœmpf. Amoœn. exot. pag. 77$: TT 
Willd. Spec. Plant. 4. pag. 328. — Lam. Ill. Gen. 
tab. 7509. 


Au Japon, AUKUBA. 


æ. Aucuba folris fufco-viridibus , immaculatis. 


Thunb. Jap. |. c. 


£. Aucuda foliis latè viribus , albo vartegatis. 


Thunb. |. c. 


C’eft un arbre qui s'élève à la hauteur de fix à 
huit pieds, & fouvent plus, fur un tronc droit, 
cylindrique , qui fe divife en branches & en ra- 
meaux oppofes, plufieurs fois dichotomes, trés- 
étalés, droits, glabres, anguleux, un peu char- 
pus, couverts de tubercules par les imprefhons 

u’y laiffenc les feuilles après leur chute. C:s 
onilles font oppofées, periolées, ramaflées &e 
très-rapprochses à la partie fupérieure des ra- 
meaux, ovales-oblongues , un peu irréeulières & 
variables dans leur grandeur , lâchement denrées 
en {cie à leurs bords , glabres à leurs deux faces, 
vertes à leur face fuperieure , un peu plus pâles en 
deffous , longues de trois à quatre pouces, larges 
d'environ deux pouces , quelquefois beaucoup 
plus grandes , marquées d=> nervures aiternes , la- 
térales , médiocrement faillantés en deffous ; ca 
naliculées en deffus, un peu ramifises vers leur 
extrémité ; les périoles longs d'environ un pouce, 
un peu ftriés & légérement comprimés. On dif- 
tingue deux variétés remarquables dans les feuilles 
de cet arbre. Elles font, dans la première , d'un 
veit-obfeur très-foncé, fans aucune tache; dans la 
feconde, d’un verr-gai, beaucoup plus clair, pa 
nachées de taches blanches. 


Les fleurs font menoiques , difpofées en pani- 
cules terminales, à trois principales divifions , plu- 
fieurs fois ramifiées en rameaux oppofés , les pé- 
doncules & les pédicelles plus ou moins velus, 
accompagnés , à leur infertion, de bradtées gla- 
bres , lancéolées , dentées en fcie petites , d’ail- 
leurs affez femblables aux feuilles. Le calice eft 
court , verdâtre , tronqué à fes bords ; la corolle 
peu apparente , compofée de quatre pétales ca- 
ducs, verdatres en deïlous , de couleur purpurine 
en dehors ; les étamines au nombre de quatre, in- 
férées fur le réceptacle, alternes avec les pétales; 
les anthères purpurines , à deux loges. L'ovaire, 
dans les fleurs femelles , eft ovale ; le flyle épais & 
court ; le fligmate capité. Il leur fuccède une pe- 
tite baie ovale, à une feule loge, à p:ine un peu 
charnue , ne renfermant qu’une femence de même 
forme. 


Yyy 


538 AVE 


Cet arbre eff oxiainaire du Japon, aflez com- 
mun dans les terrains cultivés. Il Azurit au mois 
de juin, & ne donne de fruits mûrs qu’au mois de 
mars faivant. On le cultive au Jardin des Plantes 
de Paris & dans plufeurs autres de l'Europe. Il 
croît avec aflez de facilité, & fe conferve fans 
peine en le garantiffant des grands froids. C'eft 
une plante d'ornement qui produit un aflez bel 
eff.t, furtout la variété à feuilles panachées. 


AVELINE. AVELINIER. C'eft une efpèce ou 
variété cultivés du noifetier ordinaire, dont le 
fruit eft nommé ave/ine, en latin avel/lana , d’A- 
vella, ville de Campanie , près de laquelle croif- 
foit cet arbre. Les Proverçaux lui donnent le nom 
d'avellanier, & les Languedociens celui d’abé- 
danier. 


AVELLANÈDE, cupule du gland de chêne, 
employée pour tanner les cuirs. Il en vient beau- 
coup du Levant, recueillie particuliérement fur le 
chên: dit ve//ani ; mais celle des chênes de France 
ferviroir également aux mêmes ufages. (Ju. ) 


AVELLANO : nom que porte, au Chili, l’ar- 
bre décrit par Molina fous le nom de gevuina, & 
par Ruiz & Pavon fous celui de quadria. (Voyez 
GEvVUIN & QUADRIE.) 


AVENA.( Voyez AVOINE.) 


AVENAT : nom de l’avoine dans quelques con- 
trées du Languedoc, & , en Provence, d'une pré- 
paration de ce grain pour lanourriture de l'homme. 


AVENXK A. On trouve fous ce nom, dans 
Rheed ( Hort. malab. 12. tab. 40), une fougère, 
dent Burmann fair un adiante ( adiantum lunula- 
tum). Ses feuilles, cvales, crénelées , formant, par 
leurs replis, une efpèce de croïffant , font portées 
Je long d’un pétiole commun. Marcgrave , dans 
l'Hifloire du Bréfil, page 25, décrit & figure, fous 
le nom d’avengua où avenca , donné par les Portu- 
gais qui habitent ce pays , une autre fougère qui 
peut appartenir au même genre , mais dans la fec- 
tion des feuilles plus compofees, ou au genre de 
Lésroitianee & peut-être à l’acroffichum calomelas 
Jui. 


AVÉRON. AVENERON. On a donné ce nom 
à quelques graminées au genre bromus ; mais il eft 
plus communément appliqué à l’avoine folle, avena 
fatua Linn. 


AVERRHOA. ( Voyez CARAMBOLIER.) 
AVET. AVÈTE. ABÈTE : noms dérivés du 


mot latin abies, & employés dans quelques pays 
pour défigner l'efpèce ordinaire du fapin. 


A U G 

AUGEA du Cap. Augea capenfis. Thunb. 

Augea foliis oppoftis , vaginantibus ; floribus axil- 
laribus , fubfolitariis. (N.) 

Augez capenfis. Thunb. Prodr. pag. 80. — Nov. 
Gen. Plant. 1. pag. 125. — Willd. Spec. Plant. 2, 
pag. 630. 

Genre de plantes dicotylédones , à fleurs in- 
complètes , établi par Thunberg, & dont la fa- 
mille naturelle n’eft point encore dérerminée. Il 
offre pour caraétère effentiel : 


Un calice à cing découpures ; point de corolle ; dix 
étamines réunies en tube à leur bafe ; un fryle ; une 


| capfule à dix Loges. 


Ce genre ne renferme qu’une feule efpèce. C’eft 
une plante à tige herbacée , foible , charnue , 
haute d'environ un pied , divifée, dès fa bafe , en 
rameaux garnis de feuilles feffiles, oppoiées , va- 
ginales à leur bafe , à demi cylindriques, longues 
d’un demi-pouce. Les fleurs font petites, fituées 
dans lesaiflelles des feuilles fupérieures, folitaires 
où réunies deux ou trois , portées chacune fur un 
pédoncule court. Leur calice eft d’une feule pièce, 
à cinq divifions. Il n°y a point de corolle. Les éra- 
mines font au nombre de dix , attachées à la bafe 
du calice ; les filamens réunis, à leur partie infé- 
rieure, en un tube court, qui embraffe un ovaire 
libre ou fupérieur , furmonté d’un ftyle filiforme , 
que termine un figmate obtus. Le fruit confifte en 
une capfule charnune, cylindrique, s’ouvrant en 
dix valves, divifée en dix loges, remplies de fe- 
mences lenticulaires, enveloppé=s d’une tunique 

lanche. 


Cette plante croit au Cap de Bonne - Efpé- 
trance. (Defcripr. ex Thunb. ) 


AUGIA. Avgia. Genre de plantes dicotylédo- 
nes, à fl-urs complètes , polypétalées, de la fa- 
mille des guttifères, qui comprend des arbriffeaux 
exotiques à l'Europe, à feuilles ailées , & dont les 
fleurs font difpolées en panicules. 


Le caractère effentiel de ce genre eft d’avoir : 


Un calice tronqué , fort petit; cing pétales ; un 
grand nombre d'étamines ; un ffyle;s un drupe conte 
nant un noyau à une loge. 


CARACTÈRE GÉNÉRIQUE. 


Chaque fleur offre : 

1°. Un calice fort petit, inférieur , tronqué, 
étalé. 

2°, Une corolle compofée de cinq pétales ob- 
longs , étalés , inférés fur le récepracle. 


3°. Environ une centaine d’écemires, dont les 
filamens font filiformes , plus longs que la coroile; 


A VI 


inférés fur le réceptacle, foutenant des anthères 
arrondies. 


4°. Un ovaire libre, comprimé, prefque rond, 
furmonté d’un ftyle filiforme , terminé par un 
fligmate obtus. 


Le fraiseft un drupe prefque lenticulaire , petit, 
luifanc, comprimé verticalement, -contenant un 
noyau de même forme , à une feule loge. 


Obfervarions. Ce genre a été établi par Lou- 
reiro , qui lui a donné le nom d'augia , d’un mot 
grec qui fignifie /urfanr, à caufe du fuc réfineux 
qui découle de ces arbrifleaux. . 


ESPÈCE. 


AuGIA de la Chine. Augia finenfis. Lour. 


Augia foliis pinnatis , incegerrimis ; paniculis fub- 
terminalibus. Lour. Flor. cochin. 1. pag. 411. 


Vernix indica. An anacardinus ? Kœmpf. Amœn. 
pag. 792. — Hift. Jap. lib. 1. pag, 99. — Charlev. 
Jap. 1. cap. 27. pag. 352. Icon. 


C'eft un arbre d’une médiocre grandeur, revêtu 
d’une écorce rudé, divifé en rameaux afcendans. 
Les feuilles font ailées avec une impaire, compo- 
fées d'environ cinq paires de folioles, petites, 
glabres , très-entières , élargies, lancéolses, acu- 
minées à leur fommet. Les fleurs font pales , raf- 
femblées en grandes panicules lâches , éparfes vers 
le fommet dés rameaux. Le calice eft fort petit, 
tronque à fon orifice ; la corolle compolée de cinq 
p tales oblongs. Le fruit eft un drupe lenticulaire, 
large d'environ quatre lignes, de couleur brune, 
revêtu d'une écorce mince , très-lifle. 


Cette plante croît dans les grandes forêts, à la 
Cochinchine, à la Chine, &c. h (Defcript. ex 
Lour.) 


Cet arbre, d’après Loureiro , eft celui qui pro- 
duit le véritable vernis de la Chine; c'eft le vernix 
indica. Lorfqu’on veutl’obtenir, on fend l'écorce : 
il en découle un fuc réfineux , très vifqueux. On 
Femploie pur ou mêlé à diverfes fubftances colo- 
rées. Cette réfine eft encore employée , dans l'Inde, 
comme médicament, après l'avoir fait bouiilir 
pour lui enlever un principe volatil , d’une âcreté 
extrême. Les médecins de la Cochinchine la font 
prendre ordinairement à leurs malades fous forme 
de pilules. Elie produit , felon Loureiro, de très- 
bons effets, comme échauffante , réfolutive , em- 
méragogue & vermifuge. 


AUGUO. Les Provençaux nomment aïnfi l’al- 
gue des vitriers, connu des botaniftes fous le nom 
de zoltère , zoffera oceanica Linn. 


AVICENNIA. ( Voyez AvVICENNE, & Ill. Gen. 
tab. 540.) C’elt l'avicennra tomentefa , n°. 1. 


AVO 53; 


Les fruits de cette efpèce font du nombre des 
mets nommés carils dans le Malabir , lorfqu'ils 
ont perdu leur am-rtume par une longue macéra- 
tion, & par la cuiffon dans l'eau. De ces mêmes 
fruits verts, cuits avec les feuilles de l’adamboe 
(ipomaa campanulata Linn. ), pilés & nriêlés de 
beurre, on forme des cataplafimes émolliens pour 
faire aboutit les tumeurs. La lefive de leurs en: 
dres fert à blanchir les éroffss de coron, & à fixer 
les couleurs lorfqu’on l’emploie dans la peinture. 
( Diét. des Scienc. nat. ) 


3. AVICENNE réfineux. Avicennia refinifera 
Fort. 


Avicennia foliis ovato-lanceolatis, fbtùs tomento- 
fis. Forft. Prodr. n°. 246 , & Plant. efcul. Pag. 72e 
n°. 94. 

Cette efpèce à de très-granis rapports avec la 
première. Ses feuilles font oppofées, pétiolées , 
coriaces, lancéolées , très-entières , aiguës à leur 
fommet, glabres & luifantes en deffus, longues 
d'environ deux pouces, couvertes en delfous d’un 
léger duver d'un blanc-aurâtre. Ses pédoncules 
font términaux, prefque trifides , portant un pa- 
quet de fl:urs en tête. Forfter préfume que le fuc 
concret qui fort de fa tige , eft la gomme de cou- 
leur verte que les habitans de la Nouvelle-Zélande 
mangent avec plaifir , au rapport de Crozet, voya- 
geur français. 


Cette plante croît à la Nouvelle-Zélande. 


AVI-HI-AVI : nom que porte , à Midagafcar, 
un arbre du genre dill{enia , fuivant Commerfon. 


AVILA : nom caraibe du nhandiroba , fevi//ca 
fandens. 


AULACIA. Loureiro ( Flore de la Cochinchine ) 
décrit, fous ce nom , un petit arbre à feuiiles al- 
ternes , fimples & crénelées, à fleurs verdâtres, en 
grappes terminales, qui a beaucoup de rapport , 
dans fa fruétification , avec le wampi (cookta), & 
qui n'eft peut-être qu’une efpèce du même génre, 
li en diff£re par fon calice divifé moins protondé- 
ment. Sa baie eft compolée de cinq loges, rem- 
plies chacune de deux fmences. Ses feuilles font 
fimples : on leur attribue une vertu emménagogue, 
Son fruit n'eft pas bon à manger. (Juf ) 


AUENF noir. ( Voyez BOURDAINE » Supplém. 
& NERPRUN (rhamnus).) 


AVOINE. Avena. Ce genre , qui paroiffoit affez 
naturel lorfque Linné l’écablit pour la première 
fois, à éprouvé , depuis cette époque , bien des 
changemens. On y a introduit des efpèces p'acées 
dans d'autres genres : on en a retranché d’autres, 
pour lefquelles on a créé de nouveaux genres, & 

Yyy2 


5e - A.V @ 


chaque réformateur enchérit fur fes prédéceffeurs. 
Souvent, par le feul changement de nom , on eft 
parvenu , à force de vouloir perfectionner , par 
Jeter dans un embafras un peu plus grand qu'il 
D'étoit auparavant, foit pour placer les efpèces 
dans les genres nouvellement créés, foit pour fe 
décider fur le choix de ces genres & fur les noms 
qu'il convient le mieux de conferver. Je ne dirai 
que deux mots de ces réformes. 


Linné avoir déterminé le caragtère effentiel des 
avoines d’après la confidération d’une arête ar- 
ticulée , plus ou moins torfe, placée fur le dos 
de la valve extérieure de la corolle. On à re- 
marqué que , dans quelques efpèces, cette valve 
fe partageoïit en deux à fon fommet, qu’il en réful- 
toit deux pointes très-aiguës en forme d’arête, 
& que quelquefois l’arête dorfale n’étoit prefque 
point contournée. Cett& particularité a donné 
naidance, 1°. au genre criférum de Perfoon ( Voyez 
TRISETAIRE. Offervations, vol. 8, paz. 116 ); 
2°. au genre danthonia de D:candolle ( Flore fran- 
paife, 3, pag. 32), qui diffère très-peu de celui de 
Perfoon ; au genre venrenatia de Koœwler, &c., tandis 
que quelques efpèces d’holcus fe font gliffées parmi 
les avoines ; malgré leurs fleurs polygames , quel- 
ques fefluca , &c. Il y auroit bien encore d’autres 
petites réformes à faire ; mais je me bornerai à 
quelques concordances de fynonvmie & aux ef- 
pèces découvertes depuis la publication de ce 
genre par M. de Lamarck. 


ESPÈCES. 


1. AVOINE cultivée. Avena fariva. Linn. — Lam. 
Il. Gen. tab. 27. 


10. AVOINE calicinale. Avena calicina. Lam. 


Avena peniculata, calicibus biforis , flofculis du- 
plè longioribus, corollis ariffatis , pedunculis capil- 
Zaribus. Lam. Ill. Gen. 1. pag. 200. n°. 1106. — 
Non Villars. 


Danihonia. Decand. — Trifetum. Perf. 


Ses tig?s font droites, cylindriques , terminées 
par une panicule étalée; fes feuilles glabres , un 
peu firiées , alternes , aiguës. Les pédoncules font 
très - déliés, capillaires, pendans , recourbés ; les 
calices luifans , biflores, compofés de deux valves 
d’un jaune-pale, égales, très-1iguës, au moinsune 
fois plus longues que la corolle , perfiftantes , à 
peine flriées ; les valves de la corolle blanchâtres, 
membraneufes , tranfparentes , pubefcentes à leur 
partie inférieure ; là vaive extérieure bifide à fon 
fommet, fupportant fur fon dos, un peu au deffous 
de l’échancrure , une arête brune , médincrement 
contournée, à peine plus longue que le calice. 


Cetre plante croit au Cap de Bonne-Efpérance. 
CP. Sf. in herb. Lam.) 


AVO 
19. AVOINE courte. Avena brevis. Roth. 


Avena paniculata , calicibus fubrrifloris ; feminibus 
brevibus, obtufis , apice bidertatis ÿ ariffà dorfali, 
fcabrä. Roth. Germ. I. pag. 40, & vol. II. pag. 
108. — Hoffm. Germ. 40. — Wild. Spec. Plant. 
1. pag. 445: 

Avena paniculà laxä , fecundä ; calicibus difpermis ; 
feminibus brevibus, obrufis, apice bidentatis , dorfo 
ariffatis , ftabris. Both. Abh. und Beob. pag. 42. 
nent 


Ses tiges font hautes de deux ou trois pieds, 
glabres , ur peu coudées ; les articulations ren- 
foncées & d’un brun-noiratre ; les feuilles rudes , 
ftriées ; les gaines glabres, un peu glauques, quel- 
quefois munies à leurs bords de quelques poils ra- 
res, très-fins , alongés; l’orifice garni d’une mem- 
brane courte , tronquée, crénelée. La panicule 
eft oblongue, lâche, prefqu’unilatérale ; les pé- 
doncules rudes ; jis foutiennent un ou trois épil- 
lets pédicellés ; les valves calicinales d’un vert- 
pale , un peuinégales, aiguës , un peu ftriées ; elles 
renferment deux ou trois fleurs ; la corolle à peine 
plus longue quele calice; la valve extérieure ovale, 
bifide à fon fommet , glabre, un peu rude fur le 
dos, munie d’une arête dorfale, prefque droite, 
un peu torfe, trois fois plus longue queles valves. 
Les femences enveloppées des valves de la corolle 
font brunes , fouvent couvertes de poils roides, 
longs , épars ; tomenteufes à leur bafe , quelque- 
fois glabres , dépouillées des valves. Eïles font cour- 
tes, obrufes à leurs deux extrémités , pubefcentes, 
d'un brun-clair. 


Cette plante croir dans les moiffons , en Alle- 
magne , aux environs de la ville de Brême. © 
(Pme) ù 


20, AVOINE blanche. Avena ulka. Val. 


Avena paniculata , calicibus bifloris ; cerollis pilo- 
l ; P 


fs , alter ariflatä. Vahl , Symb. 2. pag. 24. 


Elle a le port de l’avena fativa , mais fes énillers 
font trois fois plus petits & les corolles velues à 
leur bafe ; elle me paroït fe rapprocher beaucoup 
de Ja précédente. Ses tiges font hautes d’un pied; 
fes feuilles glauques & glibres ; fa panicule fim- 
ple, peu garnie ; les valves calicinales d'un vert- 
pale , tranfparentes à leurs bords ; la valve exté- 
rieure de la corolle aïgvë, flriée | couverte à fa 
partie inférieure de poils très-blancs , portant un 
peu au deffus de fa bafe une arête plus longue que 
le calice. 


Cette plante a été obfervée par M. Vahl aux 
environs de Tunis. 
21. AVOINE d'Orient. Avena orientalis. Schreb. 


Avena paniculà coarttatä, fecundä; fpiculis bifloris , 


AVO 


horiyontalibus , parallelis ; feminibus levibus. Schreb. 
Spicil. 52. 


Avena (racemofa), fativa, paniculà in race- 
mum oblongum, fubfecundum , multifiorum coarétatä ; 
glumis binifque floribus muticis. Thuill. Flor. parif. 
édit. 2. pag. $9. 


. Cette plante diffère de l'avera fativa par fes pa- 
nicules alongées , reflerrées , prefqu’en grappes uni- 
latérales ; chaque épillet compolé de deux fleurs, 
dont une pédicellée , la plupart privées d’arêtes. 
Les valves calicinales font oblongues , concaves , 
firiées , très-aiguës ; celles de la corolle plus cour- 
tes, très-plabres ; l’une d'elles quelquefois fur- 
montée d’une arête prefque droite, brune à fa 
bafe, au moins une fois plus longue que la corolle ; 
les femences étroites , alongées. Les feuilles font 
grandes , élargies, rudes au toucher ; leur gaîne 
très-lifle. 


Cette plante fe cultive au Jardin des Plantes. 
On la foupçonne originaire du Levant. © ( V. v.} 


Oëféervations. I] me paroît très- probable que 
cetteefpèce , ainfi que quelques autres rapprochées 
de lavena fariva , n’en ont été primitivement que 
des variétés, qui fe font perpétuées par la culture 
avec les caraétères qui les diflinguent. 


22. AVOINE de Provence. Avena provincialis. 


Avena (calicina), foliis planis, bafi pilofis ; 
paniculà fimplici ; fpiculis quinquefloris | longitudine 
calicis. Villars, Dauph. 2. pag. 148. tab. 2. fig. 9. 
— Monti, Prodr. tab. 2. fig. 1. 


Avena fpicata , var. 8. Willden. Spec. Plant. 1. 
pag. 453. | 

Danthonia (provincilis) , ariffé longä , tortili ; 
glumis 5-6 floris ; foliis glabris, ore pilofss ; inferio- 
ribus convoluto-feraceis. Decand. Synopf. pag. 126, 
& Flor. franç. 3. pag. 33.— Trifetum. Perf, 


Cette plante a des tiges hautes d’environ un 
pied, grêles , cylindriques , coudées à leur bafe, 
puis redrefiées, garnies de feuilles étroites , peu 
nombreufes ; les inférieures prefque féracées, 
roulées fur elles-mêmes ; les fupérieures planes, 
un peu plus larges , glabres , munies de quelques 
poils à l’entrée de leur gaine. Les fleurs font dif- 
pofées en une panicule droite, fimple , prefque 
unilatérale, peu garnie , compotée d'environ qua- 
tre épillets folitaires & pédicellés. Le calice con- 
tient cinq à fix fleurs ; il eft compoté de deux 
valves lifles, fort grandes, d'un vert un peu vio- 
ler, concaves, très-aiguës ; les fleurs intérieures 
difpofées fur deux rangs , chacune d'elles munie 
de deux valves ; l’intérieure glabre , membra- 
neufe, obtufe; l’extérieure coriace, concave, 
velue à fa partie inférieure & fur fes bords, for- 
tement échancrée , à fon fommet , en deux poin- 


A VO 541 


tes alongées , divergentes. De la bafe de l'échan- 
crure part une arête roufleâtre, torfe à fa bafe, 
fort longue. La plante figurée par Monti appar- 
tient à cette efpèce, & non au feffuca decumbens 
Lion. 

Cette plante croît en Provence , aux environs 
de Gap & de Sifteron. & ( Y. f.) 


23. AVOINE hifpide. Avena h'fpida. Linn. 


Avena paniculà fimplici; calicibus trifloris, pilo- 
fs ; glumis fubulatis. Lam. Ill. 1.pag.201.n°. 1117. 
— Linn. f. Suppl. 111. — Thunb. Prodr. 22. — 
Willden. Spec. Plant. 1. pag. 451. — Trifetum. 
Perf. 

Avena ( capenfis) , paniculä ovatä ; flofeulis bi- 
nis , apice biariffatis ; ariffà dorfali torté ; floribus 


fefilibus , barbatis. Burm Prodr. 3. 


Cette efpèce a, dans la forme & la difpofition 
de fes fleurs , l’afpeét d’un éromus. Ses tiges font 
lifles , hautes d'un pied, carnies de feuilles al- 
ternes, un peu étroites, glabres , pileufes à l’ori- 
fice de leur gaine. Les fleurs font difpofées en une 
panicule fimple, peu garnie, prefqu’en grappe, 
contenant trois ou quatre épillets pédicellés; les 
pédoncules fimples; les valves calicinales droites, 
longues d'un pouce , pileufes ,acuminées , conte- 
nant trois fleurs fubulées; leur valve extérieure 
bifide au fommet , munie d’une arête torfe , trois 
fois plus longue que les fleurs. 


Cette plante croit au Cap de Bonne-Efpé- 
rance. 


24. AVOINE fubulée. Avena fubulata. Lam. 


Avena paniculä vix compofitâ , purpureo-flavef- 
cente; calicibus fubtrifloris, fofculos aquantibus; fo- 
dits involuto-fubularis. Lam. Ill. Gen. 1. pag. 201. 
NÉ MANS 


Avena (fetacea}), foliis fetaceis , vaginis lanugi- 
nofis, pariculà purpuraftente, flofculis majufculis, 
calicibus trifloris; ariffis nigris, recurvis. Villars, 
Dauph. 2. pag. 144. tab. 5. — Bell. AG. Tur. ÿ. 
pag. 218. 

Avena (aurata), panicula ffri&&, fpiculis elon- 
gatis , flofeulis bafi villofis , foliis fetaceis. Allion. 
Pedem. n°. 2259. — Hail. Helv. n°. 1488. 


Elle £ diftingue par fes tiges droites , prefque 
filiformes ; par fes feuilles roides, aufli longues 
que les tiges, fines, prefque féracées , très-droi- 
tes, d'un vertr-pale, roulées à leurs bofds , velou- 
tées fur leur gaïne. Les panicules font droites , peu 
garnies ; les pédoncules ferrés & ne portant qu’un 
ou deux épillets oblongs, fouvent d'un jaune-doré 
ou un peu violets , luifans, très-glabres. Les calices 
ne renferment que deux ou trois fleurs velues à 
leur bafe'; les valves aiguës; l’arête noiratre , au 
moins une fois aufli longue que Je calice. 


549 A LA O 


Cette plants croit dans le Dauphiné & dans les 
Alpes. x ( F9.) 


25. AVOINE améthyfte. Avera amethyflira. 
Decand. 


Avena panicul& erectà , anguflé; glumis bifloris ; 
floftulo inferiore uniariffato , f:periore biaritato. De- 
cand. Synopf. pag. 126 , & Fior. franç. 3. pag. 37. 
D: 152. 


Ses tiges font droites, haures de fix à huit pou- 
ces, très-fimples, garnies, dans toute leur lon- 
gueur, de feuilles courtes, étroites , redreffées , 
planes ou phiées en long; les fupérieures glabres ; 
les infirieures velues fur leur gaine & à leur face 
inférieure. La panicale eft droite , peu garnie; elle 
fort de la gaine fapérieure ; les pédicelles ne por- 
tent qu'un feul épiller; l£s valves calicinales font 
grandes , oblongues , pointues , un peu inégales, 
d'un beau violer à leur bafe , argentées à leur 
fommet ; elles renferment deux fleurs foyeufes à 
leur bafz , rachetées de violet vers Le haur. Dans 
chaque épiller, on diftingue trois arêtes droites , 
longues, purpurines, dont une fur la balle infé- 
rieure, & deux fur la fupérieure ; caractère re- 
marquable & particulier à cette efpèce. 


Cette planre a été découverte dans les Alpes 
de Provence par M. Clarion. ( Decand.) 


26. AVOINE de Seyne. Avena fedenenfis. Dec. 


Avena paniculà ereëli, contraëlä; pedicellis ge- 
minis ; glumis bi feu crifloris ; flofculorum bafi villo- 
forurr valyula inreriore bifido. Decand. Synopf. pag. 
126. 


Cette plante , que je ne connais point, qui croît 
dans les Alpes de la Haute-Provence , aux envi- 
rons de la ville de Seyne, fe diflirgue, felon 
M. Decandolle , par fa panicule droite , refferrée. 
Les pédoncules font géminés ; les calices contien- 
nent deux ou trois fleurs velues à leur bafe. La 
valve intérieure de la corolle eft bifide. 


27. AVOINE douteufe. Avena dubia. Leerf. 


Avena paniculata, calicibus fubtrifloris , flofculis 
info terminali, ariffé retà, reliquis apice hiariflatis; 
dorfuli ariflà reflex. Leerf. Herborn. n°. 89. tab. 
9. fig. 3. (Non avena nervofa.) Lam. Ill. — Roth, 
Germ, I pag. 39 , & vol. IL pag. 108. — Hoffm. 
Gectnr, 39. 

Avena (tenuis), paniculata , foiculis erectis , fub- 
trifloris ; floribus omnibus fertilibus , infimo ariftato ; 
ariflà incurvà ; reliquis apice biariflatis; arifhis bre- 
vious , reéis. Mœnch. Method. 195.— Willden. 
Spec. Plant. 1. pag. 448. 


Avena fertilis. ? Allion. Auët. pag. 4f. 


Avena triariflata. Villars, Dauph. 2. pag. 148. 
tab. 4. 


Ë 


4 V Ô 


Ventenatia avenacea. Koel. Gram, 274. 
Holcus biariftatus. Wigg. Prim. 776. 


Ses tiges font minces & grêles, hautes de fix 
à dix pouces , un peu courbées à leur bafe, mar- 
quées de crois à quatre nœuds de couleur purou- 
une. Les feuilles ra:licales font courtes, planes, 
étroites ; celles de la rige un peu rudes, pliées en 
loug , prefque fubulées ; les gaines glabres, ac- 
compagnées , à leur orifice, d’une membrane bi- 
fide , lancéolée. Les fleurs font peu nombreufes, 
paniculées ; les pédoncules rudes , folitaires , gé-. 
minés ou verticiliés, d’abord ferrés , puis étalés au 
moment de la floraifon , chargés d’un à trois épil- 
lets plus petits que dans lefpèce fuivance ; les val- 
ves du calice longues , aiguës , un peu inégales , 
marquées fur le dos de fept ftries fines & profon- 
des, contenant deux ou trois fleurs fertiles & mu- 
nies d’arêtes ; la valve extérieure life, terminée 
par deux pointes très-aiguës ; l’arête dorfale cou- 
dée dans fon milieu , prefque deux fois plus longue 
que la corolle. 


Cette plante croit fur les collines fèches, dans 
le Dauphiné, le Piémont , l'Allemagne. + ( W. f.) 


28. AVOINE nerveufe. Avera nervofa. Lam. 


Avena paniculé laxä , paucifloré ; calicibus biflo- 
ris , coffato-ffriatis ; flofculis fupernè fcabris , fubu- 
lato-bifesofis. Lam. Ill. Gen. 1. pag. 201. n°. 111$. 


Avena (flrisofa) , paniculà oblongä | contraëté, 
fecundä ; flofculis germinis , apice biariffais ;ÿ dorfo 
ariflä genicularä. Schreb. Spicil. $2.— Kœl. Gram. 
285. — Willd. Spec. Plant. 1. pag. 446. — Retz. 
Obferv. 1. pag. 11. — Roth, Germ. I. pag. 39, 
& vol. II. pag. 107. — Hoffm. Germ. 39. 


Ses tiges font droites, hautes d’un pied & plus; 
fes feuilles planes, glabres; l’orifice de leur gaine 
garni de quelques poils. La panicule eft lâche , 
alongée , purpurine, prefqu’unilatérale; les pé- 
doncules capillaires, foutenant un ou deux épil- 
lets; les valves calicinales d’un vert-pale, gla- 
bres, oblonguss, aiguës, marquées fur leur dos de 
cinq à fept nervures; elles renferment deux fleurs; 
leur valve extérieure un peu coriace , life à fa 
bafe, rude & ftriée vers le haut, terminée par 
deux pointes alongées ; l’arête torfe , noirâtre à fa 
partie inférieure , une fois plus longue que les 
valves. 


Cette plante croît dans les départemens méri- 
dionaux de la France. 
29. AVOINE luifante. Avena nitida. Desfont. 


Avena panicul& fpicatà ; glumis membranaceis , 
nitidis , pubefcentibus , triariflatis. Desfont. Flor. 
acl. 1. pag. 102. tab. 31. fig, 2. — Trifétum. Perf. 


Ses racines font pubefcentes , capillaires, fafci- 


AVO 


culées : il s'en élève des tiges droites , hautes d’un 
pied & plus, glabres, filiformes , nues à leur par- 
tie fupérièure, fimples, quelquefois rameules ; 
Jes feuilles moiles, pubefcentés, larges d'environ 
une ligne. Les panicules font refle:rées en un épi 
alongé, compafées de rameaux courts, ferrés; le 
rachis pabefcent ; les épillts un peu laineux , d'un 
jiune-pâle; les valves calicinales prefqu'égales , ai- 
guës , lancéolées , fcarieufes à leur fommet, ci- 
liées fur leur dos, contenant trois à quatre fleurs, 
dont deux latérales, f-files ; les corolles membra- 
neufes ; leur valve extérieure concave , oblongue, 
aiguë , terminée par deux pointes en forme d'a- 
rête; une arête dorfale pius longue, droite, très- 
fine ; la valve intérieure blanche , tranfparente , 
fubulée ; lss deux fleurs centrales légérement 
pédicellées, plus petites, femblables aux deux 
autres. 


Cette plante croit dans les fables , aux environs 
de Mafcar en Barbarie ; elle a été découverte par 
M. Desfontaines. (W.f.) 


30. AVOINE à petites fleurs. Avena parviflora 
Desfont. 


Avena foliis pubefcentibus , paniculä patula , fpi- 
culis bi aut trifloris ; ariff& brevi, fetiformi , infra 
glume apicem emergente. Desfont. Flor. atlant. 1. 
pag: 103. tab. 32. 


Feflica fegeturm. Savi, Flor. pif. 1. pag. 116. tab. 
1. fig. 3. — Botan. Etruf. 1. pag. 69. 


Son port & la petitefle de fes fleurs donnent à 
cette plante l’afpeét d’un agroftis. Ses tiges font 
droites , filiformes , hautes d'environ un pied, 
quelquefois rameules à leur bafe ; les feuilles 
étroites , pubefcentes ; les fleurs nombreufes, fort 
petites, Jaunatres , réunies en une panicule étalée, 
alongée. Le calice contient deux ou trois fleurs. 
Ses valves font inégales, concaves , aiguës ; la plus 
grande de la longueur de l’épillec ; les valves de la 
corolle aiguës ; l’arête droite, courte , féracée, 
firuée un peu au deflous du fommer. 


Cette plante croît en Barbarie , où elle a été re- 
cucillie par M. Desfontaines. (F7. f.) 


31. AVOINE naîne. Avena pumila. Desfont. 

Avena floribus paniculato-fpicatis , fpiculis fubqua- 
drifloris , glumis dorfo ciliauts ; arifta feciformi , lon- 
gitudine gluma. Desf. Flor. atlant. 1. pag. 105. 

Avena (pumila), panicul& contraëtä, fpiculis 
quinque feu fexflorts ; flofculis hirfutis, fuh apice 
arifiaris ; ar!ffà rettä. ? Lam. Ill. Gener. pag. 202. 
n°. 1115. 

An kœleria phleoides ? Perf. Synopf. Plant. 1. 
pag: 97- 


Ses racines font capillaires , pubefcentes, fafci- 


AVO 543 


culées ; elles produifent plufeurs tiges filiformes, 
noueufes à leur bafe, fouvent géniculées , lonzues 
de trois à huit pouces, garnies de feuilles molles, 
pubefcentes. Les fleurs font réunies en une pani- 
cule droire, refferrée, longue d’un à deux pouces, 
Le rachis ef pubefcent ; les pédoncules courts, 
inégaux ; les épillets fort petits, comprimés, d’un 
jaune-pale , d'environ quatre Aeurs ; les valves ca- 
licinales prefqu’égales, citiées & en carène fur 
leur dos, membraneufss à Izur fominer & à leurs 
bords; la valve exrérieure de la corolle munie , au 
deffous de fon fommet, d’une arête droite, très- 
fine , à peine longue de deux lignes. 


Ceite plante a été découverte en Barbarie par 
M. Desfontaires , aux environs de Mafcar, dans 
les fables. © (#. f. in her. Desfont.) 


32. AVOINE à tige aplatie. Avena planiculmis. 
Flor. germ. 


Avena paniculà [u*fpicard ; fpiculis oblongis , [ub- 
quinquefloris , glaberrimis ; glumä exteriore avice 
bifidä ; culmo foliifque plicaris , planis, obrufis, 

» q cg 4 2 


iN. 


Cette efpèce, très-remarquable, a fes tiges ru- 
des, prefque nues à leur partie fupérieure , com- 
PER , hautes d’environ deux pieds , sarnies à 
eur bafe de feuilles larges, planes, pliées en 
deux, prefqu'imbriquées comme celles de l'iris, 
longues de fix à dix pouces, obtufes, ftriées, ru- 
des, particuliérement fur leurs gaînes & fur leur 
dos ; les gaines très-comprimées , munies, à leur 
orifice , d’une membrane blanche ; une feuille fu- 
périeure très-courte, ovale, obtufe, un peu mu- 
cronée , en forme de fpathe , quoique très-éloi- 
gnée des fleurs. Les fleurs font difpofées en uné 
panicule alongée , ferrée, en épi, droite; les pé- 
doncules courts, rudes, foutenant un, deux où 
trois épillets oblongs , pédicellés, compofés de 
quatre à cinq fleurs. Le calice ef luifant , très-gla- 
bre , violet & argenté, à deux valves inégales , 
concaves, aiguës ; la corolle de même couleur, à 
deux valves très-inégales ; l’intérieure petite, ca- 
rieufe , obtufe ; l’extérisure beaucoup plus grande, 
bifide à fon fommet, munie d’une arête doriale , un 
peu brune, coudée , préfqu’une fois aufi longue 
que la corolle. 


Cette plante croît dans la Siléfie. ( W’, f. in herb. 
Desfont.) 


33. AVOINE des marais. Avera paluffris. Mich. 


Avena foliis planis , linearibus ; paniculé confer- 
ciufculà ; glumis bifloris ; floribus glabris, altero mu- 
tico , alriro ad apicem tenuiffimè ariflato. Michaux , 
Flor. boreal. Amer. 1. pag. 72. 

Ses feuilles font planes , linéaires. Ses tises fe 


terminent par une panicule un peu refferrée, com- 
pofée d’épillets parfaitement glabres. Les valves 


544 AVO 


du calice enveloppent deux fleurs ; l'une fans ! 


arète; l’autre munie, vers. fon fominet , d’une 
arête très fine. 


Cette plante croît à la Caroline & dans la Géor- 
gie, aux lieux marécageux; elle fournit aux trou- 
peaux un excellent paturag®. (Mick. ) 


34. AVOINE ftriée. Avena ffriata. Mich. 


Avena pariculà coarëlatd, rariflorà ; glumä quin< 
queflorä ; floribus eddem dongioribus , fubimberbibus ÿ 
valyula extertore ftriatd , dorfo longiàs ariflatä; fe- 
mine nudo. Mich. Flor. boreal. Amer, 1. pag. 73. 
Non Lam. 


Ses tiges fupportent une panicule peu garnie de 
fleurs lâches. Chaque calice contient cinq fleurs 
plus lonzues que les valves calicinales, prefque 
glabres. La valve extérieure de la coroile eft mu- 
nie de plufieurs flries & d’une arête dorfale. Les 
femences font nues. 


Cette plante croit fur la chaîne des montagnes 
qui règne depuis la baie d'Hudfon jufqu'au Ca- 
nada. ( Mich.) 


35. AVOINE molle. Avena mollis. Mich. 


Avera tota molliffimè pubefcens , paniculà race- 
mofo-fpicatä , calicibus bifloris. Perf, Synopf. Plant. 
1. pag. 101. — Mich. Flor. boreal. Amer. 1. 
pag. 72. 

Cette plante efl couverte fur toutes fes parties 
d'un duvet mou & trè:-fin. Ses feuilles font pu- 
befcentes ; fes fleurs difpofées en une grappe mé- 
diocrement ferrée ; fes ramificitions rapprochées 
en épis. Ses calices ne renferment que deux fleurs 
point barbues, munies, fur leur valve extérieure, 
d’une arête droite, point torfe , de la longueur des 
valves. 


Cette plante croît au Canada. ( Mich.) 


36. AVoiNE de Forskhal. Avena Forskalei. 
Vahl. È 


Avena paniculata , calicibus trifloris ; coroltis hir- 
futis , ariflatis ; culmo ramofo ; foliis involuis ; ri- 
gidis. Vahl, Symbol. 2. pag. 25. 


Avena penfilvanica. Forskh. Flor. ægypt.-arab. 
pig. 23. n°. 81. 


Ses tiges font rameufes, garnies de feuilles 
courres , roides , roulées à leurs bords, velues à 
leur bafe, ciliées fur le bord de leur gaine; les 
fleurs difpofées en panicule. Les calices contien- 
nent trois fleurs. Les corolies font velues, parti- 
culiérement fur leur dos ; la valve extérieure bi- 
file à fon fommet, munie, un peu au deffous, 
d'une arête dorfale. 


Cette plante croît en Égypte, daiss les déferts. 


CF S) 


A V © 
17. AVOINE filiforme. Avena fliformis. Forft. 


Avena panieulà ercétà , tenuiffimé ; calicibus uni- 


| foris ; ariffis calice dulo longioribus. Forft. Prodr. 


n°. 46. — Labiil. Nov. Holl. r. pag. 24. tab. 31. 


Ses tiges cylindriques font légérement génicu- 
léés à leur bafes les feuilles ftriées, un peu gla- 
bres ; l’orifice de leur gaïne accompagné d’une 
membrane oblongue, entière. La panicuile fort de 
la feuille fupérieure, qui (ert de fpathe. Cette 
panicul: eft droite, longue de fix à fept pouces, 
étalée après la floraifon ; fes ramifications très-1on- 
gues , filiformes, nombreufes, un peurudes, deux 
ou trois fois bifurquées; les pédicelles un peu 
épais à leur fommet; les fleurs folitaires. Le 
calice n’a qu'une feule fleur ; il fe divife en deux 
valves inégales, lâches , aiguës , un peu membra- 
neufes , denticuléés fur leur dos. La corolle eft pi- 
leufe à fa bafe ; fa vaive extérieure de moitié plus 
courte que le calice, fouvent à quatre découpures 
fétacees , munie d’une arête derfale, torfe, une 
fois plus longue que le calice. On diftingue à la 
bafe de chaque vaive un poil pubefcent. 


es 
à 


Cette plante croit au cap Var-Diémen. ( Lab! 


ne AVOINE à quatre foies. Avena Quadnifetes 
Labill. 


Avena paniculà fpiciformi, calicibus unifloris ÿ 
corollarum valvulä exteriori quadrifetä. Labill. Nov. 


Holl, 1. pag. 25. tab. 32. 


Certe plante a beaucoup de rapport avec les 
agroftides ; elle en a davantage avec l'efpèce pré- 
cédente. Ses tiges font hautes de deux à trois 
pieds, entiérement couvertes de gsines à leur par- 
tie inférieure, nues & très-alongées à leur partie 
fupérieure ; les feuilles ftriées, un peu rudes ; l’ori- 
fice des gaines muni d’une membrane oblongue , 
entière. La panicule eft refferrée en forme d’épi, 
longue de trois à quatre pouces ; les valves calici- 
nales prefqu'égales , aiguës, denticulées fur leur 
dos , à une feule fleur. La corolle eft pileufe à fa 
bafe ; fa valve extérieure prefque de la Jongueur 
du calice, divifée à fon fommet en quatre dé- 
coupures fétacées, munie d’une arête dorfale une 
fois plus longue que la corolle ; la valve interne, 
membraneufe , ovale-lancéolée, fouvent bifide , 
aiguë. 

Cette plante croit au cap Van-Diémen. (Labil/.) 


39. AVOINE bromoide. Avena bromoides. Linn. 


Avena fubfpicata , fpiculis binatis, alterâ pedun- 
culatä; ariffis divaricatis , calicibus octoforis. Linn. 
Spee. Plant. pag. 1666. 


Gramen avenaceum , montanum, fpicé fimplici , 
ariffis recuryis. Rai, Synopf. 262. — Tourn. Inft, 
525, & Vaill. Herb. — Monti, Prodr. ÿ 5. tab. 66. 
— Desfont. Flor. atlant. 1. pag. 104. 

Gramen 


AVO 


Gramen avenaceum, alpinum , glabrum , angufli- 
folium, locuffis arifluris, in fpicam difpofiris. Scheuz. 
Gram. 228. cab. 4. fig. 21 & 22. 


Gramen avenaceum, diffichon, locuffis longiortbus, 
cum ariffis nigricantibus , inflexis. Tourn. Inft. 525, 


&.Vaill. Herb. 


.Ses tiges font droites, hautes d'environ un 
pied , noueufes à l-ur bafe , feuillées à leur partie 
inférieure; les feuilles 2labres , droites , beaucoup 
plus courtes que les tiges; l'orifice de leur gaine 
muni d'une membrane fuillante , Jancéolée , ob- 
tufe. Les fleurs font glabres , difpofées en un épi 
droit , formé par une panicule trés-ferrée, inter- 
rompue à fa bafe ; les pédoncules inférieurs à deux 
ou trois ramifications , portant chacune deux épil- 
lets, l’un pédicellé , l’autre préfque fefile ; les pé- 
doncules du milieu fimples , à deux épillets; les 
épillets du fommet de l’épi alrernes & feffiles. Le 
calice eft à deux valves oblongues, aiguës, inéga- 
les , contenant de quatre à huit fleurs fefiles , al- 
ternes 5 les deux dernières ftériles , fort paires, 
pédicellées ; routes les autres portées fur un rachis 
noueux , un peu géniculé , s’élevant du centre du 
calice ; les valves de la corolle liffes, luifantes , 
oblongues, aiguës; l'extérieure munie d’une arête 
dorfale , géniculée , tortillée , divergente, de la 
longueur de l’épiller. 


J'ai trouvé cette plante fur l2s côtes de Barba- 
rie-& dans les environs de Marfille. 3 (W. v.) 


40. AVOINE à feuilles roides. Avena riyida. 
Marsh. 


Avena paniculata , calicibus bifloris , flofculis arif- 
tatis , receptaculis barbatis; folus rigidis, difichis ; 
culmo repente. Marsh. Flor. taur. 1. pag. 77. 


Cette plante , felon Marshall, eft très-voifine 
de lavere fefquitertia Linn. , furtout par la forme 
de fa panicule & de fes épillets. Elle en diffère par 
fes tiges rampantes & radicantes à leur partie infé- 
rieure ; par fes feuilles plus courtes , roides , très- 


_ acuminées, glauques, fouvent roulées fur elles- 


| 


| 


mêmes , étalées & difpofées fur deux rangs. Les 
calices ne contiennent que deux fleurs barbues à 
leur bafe , munies d’une arête. Les anthères fout 
violettes ; les ftigmates blancs & plumeux. 


Cette plante croît fur le Caucafe , au bord des 
torrens; elle fleurie dans l'été. % ( Marsk.) 


41. AVOINE maigre. Ayvena macra. Marsh. 


Avena racemofa , calicibus fubtrifloris \ flofculis 
glabris, infimo mutico, ceteris ariftatis, Marshal , 
Flor. taur. 1. pag. 77. 


Petite plante , dont les tiges s’élèvent à peine à 
Ja hauteur de trois à quatre pouces. Ses feuilles 
font étroites & glabres ; fes flurs difpofées en 
une grappe alongée ; les épiliets de la grandeur de 

Botanique. Supplément. Tome I. 


AVO 545 


ceux de l’avena flavefcens , fefliles ou pédicellés » 
folitaires ou géminés. Les calices contiennent 4€ 
deux à quatre fleurs glabres ; l’inférieure muu” 
que ; les autres munies d’arêtes divergentes. 


Cette plante croît dans le royaume d’Imerette, 
au pied du Caucafe. © (Marsh.) 


* Efpèces moins connues. 


Voyez Yarticle TRISETUM pour quelques ef- 
pèces d'avoine mentionnées par Thunberg , dans 
fon Prodrome des Plantes du Cap de Bonne-Efpé- 


rance. 


* Avena (elephantina) , paniculä compofitä , ca- 
licibus quadrifloris ; corollis pilofis , bifidis, ariftaris. 
Thunb. Prodr. Plant. Cap. B. Sp. 23. 


* Avena (antaréta), panicula coarétatä, calicibus 
guadrifioris ; corollis bifidis , ariflatis. Thunb. 1. c. 


* Avena (montana), paniculä ereétàâ ; fpiculis 
pedunculatis, fubtrifloris ; foliis planis , fabhirfutis, 
rigidis. Monti, Prodr. Gram. tab. 65. — Gmel. 
Syit. Nat. 1. pag. 192. An varietas avena pubef- 
centis ? 


* Avera (pallens), panicule ramis ereëlis , cali- 
cibus bifloris , corollis hirfutis , foliis fetaceis. Link. 
in Bot. Journ. 2. pag. 314, Habitat in Lufitania. 
An varietas minor avens elatioris ? 


Obfervations. L’avena ffbirica Linn. fe trouve 
mentionné parmi les fipa. ( Voyez n°. 11.) L’a- 
vena capenfis Linn. a été confidéré par Thunberg 
comme appartenant aux ariffida. L'avena elatior, 
n°.4, var. 8, eft l’aveza precaroria. Thuill. Flor. 
parif. , édit. 2, pag. $8. La variété « eft l’holcus 
avenaceus. Scopol. Carn. 2. pag. 277. L’avena Le- 
fingiana , n°.7, eft la mène que l’avena panicea. 
Il. n°. 1117, & Desf. Flor. atiant. 1, pag. 1c2, 
ainfi que l’avena negleéfa. Savi, Fior. pif. 1 , pag. 
132, tab 1, fig. 4. — Botan, Etruf. 1 , pag. 845 
mais il refte incertain fi c’eft vraiment l’avena La- 
flingiana de Linné. ( Woyez Cavan. Icon. Rar. tab. 
45,fig. 1. L'avena féfquitertra Linn. ne paroît qu'une 
variété de l’avena pubefeens Linn., n°. 11. Îl fe 
rapproche auf beaucoup de l’avena flaveftens 
Linn., donc il diffère par fa panicule plus ferrée, 
d’un blanc-argenté , fouvenr mélangée de violet- 
foncé. L'avena verficolor, n°. 13, Vill. Dauph, 2, 
pag 142, tab. 4, eft l'avenu Scheuzerii, All. Flor. 
pedem. n°. 2259. — Scheuchz. Itin, 6, pag. 455, 
tab. 19, & Agr. Prodr. tab. 3, eft l’avena alpina 
Larourr. Chlor. Lugd. 3. L'avera glumofa de Mi- 
chaux eft la même plante que l'uvena fpicata Linn. 


Quelques auteurs , en formant une fous-divifion 
d’efpèces polygames, y réuniflent plufieurs 4olcus, 
tels que l'holcus lanatus — mollis — odoratus — 
redolens , &c. qu'ils joignent à l’avena elatior. On 
eft éconné de voir l’uira fubfpicara Linn. rangé 

Ù Z'ZLZ 


546 A VO 


A U'Z 


parmi les aira ,ayanttousles caratères des avoines, ; & dont la partie inférisure refte dans le calice. 


furtout une arête dorfale & torti lee. Kœler en a 
fait un avena avéc raifon, avena aircides. Gram. 
pag. 299. 


1, AVOIRA de Guinée. Elais guineerfis. Linn. 


& Lam. Ii. Gen, tab. 896. — Gæicn. tab. 6, 


Gærtuer , fous le rom d'edais melanococca , tab 
6, prétente la figure d’un fruit qu'il rapsorte avec 
raifon aux e/ais, & qu'il foupçonne même n'êrre 
qu'ure varicté de l’efuèce precédente. Il en äif- 
fère en ce qu'il eft plus petit, moins ventru; fon 
enveloppe bicn moins épaille , de forme un peu 
oblongué , reflerréé fubirtement à fon fommet, & 
terminée par une pointe oblique.Ses femencés font 


brunes, ovales, oblengués. Cet aut: ur le rapporte’ 


au rux inaica, velur larvare oflendens. j. Bauh Hit. 
1. pag. 397. fig. 1, 2, & au nux indica larvata. 
Johofl. Dendr. tab. 48. 


Swartz , dans fon Flora Ind. occid. vol. 1 , pas. 
619, à mentionné une autre efpèce d'elais, qu'il 
fOMmME : 


2. AVOIRA d'Occident. Avoira occidentalis. Sw. 


Avoira frondibus pinnatis , foliolis vaginatis , fli- 
pitièus cœudiceque inermi. Swartz |. c. 
Palma non fpinofa, foliis minoribus , fra@u pruni- 
formi, minimo Sloan. Jam. 172. Hit. 2. n°. 118. 
— Gifekk. Ord. nat. pag. 100. n°. €. 


Palma inermis , caudice ereëlo ; pinnis amplexan- 
tibus , Jubvaginätis ; baccis miroribus. Brown , Jam. 
142. H° 
pag. 343. 0°. 6. 
Vulyo thatch apud Jamaicenfes. 


es tizes font hautes de cinquante à foixante 
pieds, Fès, dépourvues d’épines, couronnméespar 
une couffe de feuilles ailées ,très-éralées, longur:s 4e 
cinq à dix pieds ; les folioles linéaires larcéolées , 
prefque vaginales à leur bafe ; les pétioles dé- 
pourvuss d'épines, ampléxicaulss à leur bafe. La 
fpathe üniverfille fe divife en deux valves. Le 
fpadice eft long de denx pieds , compolé de ra- 
méaux fimpies , rapprochés, longs d’un picd , ra- 
battus , couverts d’écaillés (érrées , très-nombreu- 
fes, de deflous lefquelles fortent de très-perires 
fllurs, les unes mâles, les aurres femelles , mélées 
entr'elles. Le calice eft à fix folioles, trois infé- 
rieures fort petites, trois fupérieures pre-fque de 
la longueur de la corolle , lancéolées, colorées ; 
ja corolle blanche , en enronnoir; le limb à fix 
découpures ; fix filamens très-courts, fubulés, in- 
férés fur les divifions de la corolle ; les anthères 
en cœur, préfque droites; point d'ovaire, ex- 
cepté un émbiyon ftérile. Dans les fleurs femelles, 
le limbe de la corolle eft refferré à fon fommer, 
recouvert par une coiffe membraneufe , qui s’ou- 
vre tranfverfalement à l'époque dé la floraifon, 


L'ovaire eft jaunâtre , en cœur; le fiyle droit , fu- 
bulé , plus court que Ja corolie ; le ftigmare à trois 
découpures. Le fruit eft un drupe ovale, petit, 
légérement anguleux, renfermant une: feule fe- 
mence. Il n’a été obfervé que très-jeune. 


Cétté plante croît fur lès montagnes, dans Pin 
térieur de la Jamaique. B (Defiript. ex Swartz. ) 


AVONG-AVONG. C’eft, felon M. du Petit- 
Thouars, le nom maigache d’un arbre remarqua- 
le de Madagafcar , qui paroîr être une efpèce de 
gafionia , de la famills des araliacéss ( J:f) ; ii le 
difingue par fon tronc prefque fimple, à la ma- 
nière des palmiers, & par fes feulles qui fonc 
tré:-prandes & ailées avec impiire ; mais chaque 
paire de folioles eft redoublée, c’eft-à-dire que 
des deux côtés il en part deux du même point. 


AURICULAIPE. Auricularia. Genre de plantes 
de Ja famille des champignons, établi par Bulliard, 
& compris parmi les rhéléphores. ( Woyez ce mot 
& les Lliffrations des Genres , tab. 886.) La figure 
1 eft Pauricularia cariophyllea Bull, & la figure 2 
Pauriculaïia reflexa Bull. 


AURICULE ou OREILLE D'OURS, efpèce 
de primula, ainfi nommée à caufe de la forme de 
fes feuilies. Tournefort en faifoit un genre à raï- 
fon de fon calice beaucoup plus court que le tube 
de la corolle. ( Voyez PRIMEVÈRE.) 


AURICULÉES (Feuilles). Auriculata folia. On 
donne ce nom aux feuilles lorfque leur difque fe : 
prolonge, à leur bafe, en deux appendices féparés 
du pétiole. 


AURONE. Abrotanum. Genre dé plantes de 
Fournetort, que Linné a réuni aux artemifia. 
(Voyez ARMOISE ) L'auronne femelle eft une 
fastoline. 


AUTOUR, écorce légère du Levant, fpont 
gieufe , fans goûr , fans odeur, employée dans la 
préparation du carimin. 


AUZUBA. Plumier, dans fes manufcrits & fes 
deffins non publiés, vol. ç, tab. 124, cite, fous 
ce nom, un grand arbre de Saint-Doiningue , qui 
eft, felon lui, l’acomar du pays, & qu'il croit être 
le même que l’a:fuba dont pafl£ Oviedo dans fon 
Hifioire des Indes occidentales, On ne peut, d’après 
la figure & la defcription incomplète de Plumier, 
indiquer le vrai genre de cet arbre, qui a les feuil 
les alsernes ; les fruits de forme ovale, jaunes, 
charnus , remplis a’une humeur vifqueufe, au 
milieu de laquelle eft un noyau dur, Émbliële à 
celui d’une olive. Il paroit fe rapprocher du fide- 
roxilon, (Voyez ARGAN. ) ( Ju.) 


A XI 


AXIE de la Cochinchine. Axia cochinchinenfis. 
Lour. 


Axia caule ramofifimo; foliis lanceolatis, tomen- 
tofrs. Lour. Flor. cochin. 1. pag. 44. 


C’eft, au rapport de Loureiro, un arbriffeau dont 
lesracines , prefque fufiformes, produifent plufieurs 
tiges rougeäires, un peu couches, noueufes , 
très-rameufes , hautes de deux pieds , garnies 
de feuilles oppofées, inégales, ovales -lancéo- 
lées , petites, comenteufes , légérement créne- 
lées à leurs bords. Les fleurs font petites, d’un 
blanc-rougeâtre, difpofées en erappes prefque ter- 
minales. Chacune d'elles offre : 


1°. Un calice à trois folioles courtes, aiguës, 
inégales , caduques. 


2°. Une corolle monopétale, campanulée, fort 
pue régulière , dont le limbe eft plane, à dix 
obes courts , arrondis, 

3°. Trois étamires , dont les filamens font fi'i- 


formes , de la longueur de la corolle , foutenant 
des anthères à deux lebes globuleux. 


4°. Un ovaire inférieur, ovale, cannelé , fur- 


monté d’un ftyle filiforme, de la même longueur 
que les étamines , terminé par un ftigmate épais. 


Le fruit confifte en une feule femence ovale, 
cannelée, velue. 


Cet arbufte croît à la Cochinchine. B ( Defcripz. 
ex Lour.) D’après Loureiro , il eft très-utile , dans 
les fièvrés intermitrentes , pour détruire les obf- 
truétions , les humeurs vifqueuf:s des poumons. 
Il excite l'urine , la fueur & les regles. 


Obfervations. Loureiro, jugearir cet arbufte di- 
gne , parles propriétés, de rivalifer avec legin-fen, 
Juia donné ie nom d’axia, du grec axios ( dignus), 
digne. Il a, par fes femences nues , quelques rap- 
ports avec les boerhaavia ; mais il fe rapproche 
davantage des valérianes par fon caractère géné- 
rique. On l’en difiingue par fon port, par fa co- 
rol'e régulière à aix ER Quant aux trois fo- 
lioles calicinales , il y a lieu de foupçonner que 


-ce font trois braétées , furrout fi elles font infé- 


rieures à l'ovaire. La coroils devroit être alors 
confidérée comme un calice qui recouvre la fe- 
mence. Loureiro ne dit point fi ce calice , qu'il 


appelle corolle , fair corps ounon avecl1femence. 


AXINÉE. Axinaa. Ce genre a été établi par 
MM. Ruiz & Pavon dans leur Prodrome de la 
Flore du Férou. Il appartient à la familleGes mela{- 
tomes , & fe rapproche des ë/akea, dont ildiffère 
principal:ment par l’ovaire libre ou fupérieur. Le 
calice eft en forme de coupe, perfiftant , divifé 


À, % Y 


9237 


j d'un flyle recourbé, de la longusur des étamines, 


2 annee ere + nn 2 


en cinq ou fix dents; la corolle compofée de fix : 


pétales en doloire , inférés fur les bords intérieurs : 


du calice ; douze étamines, dont fix alternes plus ; 
longues ; un ovaire obleng , tronqué, furmonté 


terminé par un ftigmace fimple & obtus. Le fruit 
confifte en une capfule oblongue, tronquée, en- 
tourée par le calice perfiftant , à fix loges, à fix 
valves s’ouvrant à leurs angles. 


On ne cite que d=ux efpèces appartenantes à ce 
genre , mais fans defcription, & avec une feule 
phrafe fpécifique. 


I. AXINÉE lancéolée. Axinea lanceolata. 


Axinaa foliis ovato-lanceolatis | quinquenerviis , 


dentatis. Ruiz & Pav. Prad. F1. per. pag. 122. 


C’eft un arbre fort élevé , à feuilles onpofées, 

ovales-lancéolées , dentées à leurs bords, mar- 

uées de cinq nervures. Il croit dans les grandes 
orêts au Pérou. P 


2. AXINÉE à fleurs purpurines. Axinaa purrurea. 


Axinaa foliis cordatis , feptemnerviis , crenato- 
dentaris, Ruiz & Pav. 1. c. 


Arbre de quinze à dix-huit pieds , des grandes 
forêts du Pérou. Ses feuilles font en forme de 
cœur , à fept nervures , crénelées, dentées à 
leurs borës; fes fleurs de couleur purpurine; elles 
varient, dans le nombre de leurs parties, de cinq 
à dix. D 


I. AXIRIS cératcide. Axyris ceratoides. Linn. — 
Lam. Il: Gen. tab. 753. fig. 1. — Gzærtn. de 
Fruét. & Sem. 2. pag. 210. tab. 128: fig. 1. — 
Vahl, Sÿmb. 1. pag. 76. — Jacq. Icon. Rar. tab. 
189 ,.& Mifcell. 2. pag. 355. 


Achyranthes (-pappofa ) , fo/iis alternis | craffiaf- 
cuis, lineari cuneatis , obtafis. Forskh. Flor. ægypt.- 
arab. 48. ? 


Diotis ceratoides, Wild. Spec. Plant. 4. pag. 368. 


Cerato'permum pappofum. Perf. Synopf. Plant. 2. 
pag. S52. 

Krafcheninnikovia. Guüildenft, A. Petrop. 16. 
pag: 548. tab. 17. 


Le calice à deux divifions , perfiftant & recou- 
vranc Le fruit, qu’il furmonte par deux efpèces 
de cornes , a fait regarder cetre efpèce, par quél- 
ques botaniftes , comme devant former un genre 
particulier, qu'ils ont nommé dois : c’eft avoir une 
bien grande pañion pour les genres nouveaux. 


2. AXIRIS amaranthoide. Axyr's amaranthoïdes, 
Linn. — Lam. Ill. Gen. tab. 753. fig. 2. 


AXIS. ASSIS : noms arabes du fergue, efpèce 
de chanvre, ou ayant avec luibeaucoup d'affinité. 
Les Turcs le nomment «farah. On trouve encore 
dans Pomet le piment fous le nom d'axr. 


AXYRIS. (Voyez AxIRIS.) 
Zzr 2 


543 AY A 


AYA-PANNA , efpèce d’eupatoire, dont il fera 
fait mention au fupplément de ce genre. Je vais, 
en attendant, rapporter ici ce que M. Aubert du 
Petit-Thouars a dit de cette plante, dontia décou- 
verte & les propriétés ont fair, dans le tems, lé 
fujer de plufieurs dillertations curieufes. 


« L’aya-panna eft le nom que les hibitans du 
Bréfi! donnent à une plante de ieur pays , à laquelle 
ils attribuent de grandes propriétés; ce qui <nga- 
gea Auguftin Baudin , frère de celui qui a dirigé le 
voyage à la Nouvelle-Hollande , entrepris pour le 
progrès des fcisnces , à la portéräl’Ile-de-France s 
ce qu'il a exécuté en 1797. Ce ne fut pas fans peine 
qu’il parvint à fe la procurer. Elle fut confiée aux 
foins de M. Céré; elle avoir déjà été éprouvée 
avec fuccès dans la culture des arbres à épi- 
czries. Sur la réputation de cette plante, on crut 
qu’on lui avoir confié un tréfor encore plus pré- 
cieux ; auf appliqua-t il tous fes foins à la mul- 
tiplier : il y parvint heureufement avant que l’ar- 
deur avec laquelle on cherchoit à fe la procurer 
fût à fon comble; car il auroit eu peine à la con- 
ferver. Le récit des cures multipliées qu'elle avoit 
produites , étoit tel, qu'on devoit la regarder 
comme une panacée univerfelle ; auffi n’y avoit-1l 
aucun malade , de quelque nature que fût fon mal, 
qui ne l’envifageât comme feule capable de finir fes 
fouffrances. Eile détruiloit l'effer de toute efpèce 
de poifon, celui des minéraux , celui des végétaux , 
celui des ferpens. Quant à ces derniers , c£ qui 
vaut mieux que tous les contre-poifons , la nature 
a écarté de nos ils africaines ces terribles ani- 
maux; maisil y exifle quelques fléaux que d’autres 
contrées ne connoiffent pas : c'e ainñ que lai chair 
de plufieurs efpèces de poiffons efl fujète à de- 
venir un vrai poifon fur certaines pliges, dans 
certaines faifons. 


» L'aya-panna y remédioit efficacement; ce qui 
titoit un grand nombre d'habitans de la pofition 
de Tantale , où la crainte les tenoït ; mais ce qui 
éroit encore plus précieux, cette plante fufoit 
difparoitre tous les fymptômes effrayans du té- 
tanos. En un mot, chaque jour découvroit une 
nouvelle propriété à cette plante merveilleufe ; 
en forte qu'il eût été plus court de faire l'énu- 
mérationdes maladi:s qui Jui avoieutréfiité, que de 
celles qu'elle avoit guéries. Il n'elt pas étonnant, 
faprès cela, que l’on ait mis beaucoup d'empref- 
fement à fe la procurer : auf l’a t-on vu vendre, 
au bazar où marché, à raifon de trois fous la feuille. 
(li eit vrai que c’eft la plus ptite monnoie du 
pays.) M. Céré , trouvant beaucoup de facilité à 
la multiplier de marcores (fes graines ont conf- 
tamment avorté jufqu'à prefent), fe trouva bi:n- 
tôt à même de répondre à l'emprefiement que les 
babitansmettoientà s’enprocurer des pieds, & par 
ce moyen-elle fe trouva au deffus des befoins. 


» Ileüt été cependant difficile de parvenirà ce 


ES 


À Ÿ A 


point, fi l'on ne fe fût un peu refreidi fur fon 
compte, En effer, l'expérience ne tarda pas à faire 
reconnoître que l’on avoir au moins exagéré fes 
verius ; en forte que:, par une forte de réaétion 
qui.eft prefque toujours la fuite de l'engouement, 
on vit fuccelfivement diminuer le nombre de fes 
partifans ; ce qui lui donna le témsde fe développer 
dans tous les jardins. Il eft mêine à craindre que, 
comme tant d’autres remèdes, elle ne defcende au 
point d’être totalement oubliée. Il ft probable 
cependant qu’elle peut être employés avantageu- 
fement dans plufeurs cas; mais il faut que des 
expériences fuiviss & répétées par des gens de 
l'arc lui afigpent la place qu'elle doit occuper 
dans la matière médicale. On peut conjeëéturer 
d'avance qu’elle n'y fera jamais comprée parmi 
le petit nombre de remèdes hérrïques , qui, dans 
les mains d’un médecin habile, décid=nt réelle- 
ment la cure des maladies critiques : c’eft ce que 
dénotent fes qualités extérieures , fon odeur & fa 
faveur. Son odeur eft bien aromatique , mais à un 
degré inférieur. Il en eft de même de fon amer- 
tume ; elle eft mélée à ‘une légère aftriétion, 
mais fi foible , qu'il eft bien difficile de penfer 
qu'elle puiffe jamais faire beaucoup d'impreflion 
fur l’économie animale. 


» La botanique offre un autre moyen de con- 
je@turer l'ufage auquel on peutemployer une plante 
qe : c'eft par l'examen des rapports où 

égrés d'afñnité qu'elle peut avoir avec d’autres 
plantes ; en un mot, fa clafification naturelle. La 
place de l’aya-panna n’a pas été difficile à déter- 
miner., Dès qu’elle a montré fa fleur, elle a dû 
être placée parmi les compofées : on n'a pas eu 
plus de peine à reconnoître qu’elle faifoit partie 
du g-nre eupatoire ; mais cette famille étant la plus 
nombreufe du régne végérai , il n'a pas été aufli 
ficiie que dans d’autres, de circonfcrire fes vertus 
générales ; & il n’y a pas la vingtième partis des 
efpèces qui la compofent, qui aient place dans la 
matière médicale, & par conféquent qui aient été 
éprouvées. Le plus grand nombre de celles qui y 
figurent, fe font également remarquer par leur 
odeur forte, aromatique ou fétide, & par leur 
fiveur plus où moins amère , ces deux qualités 
réunies ou féparées. Le genre eupatoire lui-même, 
contenant une cinquantaine d’efvèces , n'eft pas 
plus circonfcrit dans fes propriétés générales. La 
plus commune , qui habiie l'Europe , a eu, comme 
l'aya-panna , un moment de vogue ; mais elle eft 
laifée depuis long-rems par les praticiens , quai- 
qu'elle paroiffe mériter leur attention par fon amer- 
tume & unelégère odeur 2romaiique. Il y a d'autres 
efpèces qui poflédent cetre dernière qualité à un 
degré plus éminent : c’eft parmi elles que doit fe 
ranger l'eya-panna. » 


La defcription abrégée & les caractères bota- 


niques de l'aya-panna ont paru , pour la première 
fois , dans la Gazette de Maaras., du 8 août 1801 ÿ 


A Z À 


ils faifoient partie d’une lettre que M. Aubert du 
Perit-Thouars avoit adr:flée au doéteur Arderfon, 
& que celui-ci, après l'avoir traduite, fit inférer 
dans cette feuille. M. Ventenat, qui ne potivoit 
en avoir connoiffance, fit de cetre plante l’objer 
d'un Mémoire lu à l'inftitut naional : depuis , il 
en a publié une fizure dans fon bel ouvrage fur les 
plantes du Jardin de la Malmaifon. (Di. des 
Scienc. nat.) 


1. AYÈNE délicate. Ayenia pufilla. Linn.— Lam. 
Ill. tab. 732. — Cav. Differt. $. p. 289. tab. 147. 
— Gærtn. de Fruét. & Sem. 2. pag. 382. tab. 70. 


4. AyÈNE life. Ayenia levigata. Swartz. 


Ayenia foliis ovatis , integris , glaberrimis ÿ ger- 
mine pedicellato ; neclario decemfido , radiato. SW. 


Prodr. pag. 97. — Flor. Ind. occid. 2.p. 1131. 


Arbriffeau divifé en rameaux flexueux, glabres, 
cylindriques , garnis de feuilles alternes, pétiolées, 
ovales , obtufes, entières, glabres, arrondiesà leur 
bafe, veinées, longues d’un pouce ou d'un pouce & 
demi, munies, à la bafe des périoles, de ftipules très- 
petites, fubulées. Les fleurs font petites, d’unrouge 
de fang, folitaires, axillaires ; les pédoncules fili- 
formes , pluslongs que les pétioles ; le calice à cinq 
folioles pâles, ovales, concaves ; l’appendice tu- 
bulé , divifé, à fon limbe , en dix découpures éta- 
lées, linéaires, acuminées , un peu réfléchies à leur 
fommet , pubefcentes, de la largueur des folioles 
du calice ; les filamens prefque nuls ; les anthères 
arrondies , à deux lobes; le flyle court, à peine 
faillant ; le ftigmate prefqu'en tête. 


Cette plante croit parmi les brouffailles, à la 
Jamaique. D (Swartz.) 


AYENIA. ( Voyez AYÈNE) 


AYLANTHUS. ( Voyez LANGIT & PONGE- 
LION.) 


AYTONIA. ( Voyez AITONE.) 
AZADARACHT. ( Voyez AZÉDARAC.) 
AZALEA. (Voyez AZALEE.) 


AZALÉE. Ayalea. Ce genre eft un démembre- 
ment du chamerhodendros de Tournefort , qui réu- 
niffoit en un feul genre les rhododendrum & jes 
azalea de Linné , entre lefquels, en effet, il n’exifte 
d’aurre différence que celle du nombre des érami- 
nes, & dont la corolle , dans les ayu/ea , eft iné- 
galement divifée à peu près comme dans les chè- 
vrefeuilles. 

Les nombreufes variétés que l’on obtient d2s 


azalea vifcofa & nudiflora , que M. de Lamarck 
regarde elies-mêmes comme deux variétés , ren- 


or 


A Z A 549 


dent douteufes plufeurs efpèces que Pon à don- 
nées comme nouveilss. 


L'agalea procumbens , n°. 4, eft gravé dans les 
Illuffrations , tab. 110, fig. 1, & l'azelea glauca 
fig. 2. Michaux, dans fa Flore de l'Ainérique fe- 
tentrionale , p'éfente les efpeces fuivanres comme 
devant étre difuinguées. 


7. AZALÉE blanchätre.. Azalea canrfcens. Mich. 


Ayalea-foliis fubids tenui tomento canefcentious , 
nervo non_fetigere ; florious rofeis, non vifeidis ; ca- 
lice minutifimo, ffaminibus exferus. Mich. Flor. 
boreal. Amer. 1. pag. 150. 


Dans cette plante , les flzurs font nues, c’eft-à- 
dire , dégagées de fiuilies , réunies en ombelle; 
la coroile couleur de rofe, point vifqueufe , gla- 
bre ou à peine pubefcente lorfqu’on l'examine à 
œil nu. Son tube eft plus court que dans l'aga/ea 
vifcofa ; les dents du calice très courtes, obtufes, 
arrondies ; les étamines faillantes ; les feuilles re- 
vêtues en deflous d’un duvet léger & blanchätre. 


Cette plante croit fur le bord des ruiffeaux , dans 
la Bañe-Caroline. D 


8. AZALÉE chèvrefeuille. Aza/ea peryclimenoi- 
des. Mich. 


Azala fubnudiflora , foliis glabellis ; rervo fuvra 
lanuginofo, Jebrès Jeuigero ; foribus majoribus , 207% 
vifcofts ; flaminibus longifiimè exfertis. Mich. Flor, 
boreal. Âmer. 1. pag. 151. 


Elle fe diftingue de l’azalza vifcofa par fes fleurs 
point vifqueufes. Ses feuiiles font prefque glabres, 
vertes à leurs deux faces, lanugineufes fur lsur 
principale nervure en deflus , pileufes en deffous, 
La couleur ef rofe ; le tube velu, plus court que 
le limbe , qui eft beaucoup plus grand que dans les 
autres efpèces ; les étamines très-fzillanres ; les 
dents du calice courtes, ovales, arrondies ; les 
fliurs prefque nues. 


Cette plante croit dans l'Amérique fepteatria- 
nale , à la Nouvélle-Jerfey. F 


9. AZALEÉE couleur &e fouci. Azx/ea celendu- 
lacea. Mich. 


Azelea fubrudifiora , foliis utrirquè putent'ous, 
perfedis hirfutulis ; floribus ampliortbus , ron vifco- 
Jis , calendulaceis ; calicis dentibus oblongis ; corollé 
tubo hirfuto , lacintis breviore. Mich. Flor. boreal. 

j Aer. I. pag. 1ÿ1. 


Cette efpèce fe rapproche beaucoup de l'agalea 
portica ; mais fes feuilles font glabres , tandis que 
dans celle-ci elies font pubefcentes à leurs deux 

| faces; & lorfqu’elles font entiérement dévelop- 
| pées , elles reftent un peu hériffées. Les fleurs font 
plus grandes, prefque nues, point vifqueufes, 


K 
550 À Z À 

d'un jaure de fran, quelquefois d'un rouge de 
feu tirant fur ie jaune; le tube de la corolle velu, 
plus court que les divifions du lymbe ; les dents du 
calice oblongues. 


Certe plante croit dans l'Amérique feptentrio- 
nale , fur les hautes montagnes de la Caroline & 


fur les bords du flzuve Savannah. 


* AZALEE à feuilles de romarin. Azalea rof- 
marinifolia. Burm. 


Azalea floribus folitariis ; foliis lineari-lanceola- 
tis, margine refcxis, hirfutis. Burm. Flor. ind. 
pag. 42. tab. 3. fig. 3. — Lam. Ill. Gen. 1. pag. 
493- n°. 2255. 

Ses feuill:s fant alternes , linéaires-lancéolées, 
velues, repliées à leurs bords, étroites, affez 
femblables à cel'es du romarin. Les flzurs font fo- 
litaires & non difpofées en ombelle ; le calice fer- 
rugineux; la corolle jaune. 


Cette plante croit au Japon. 


*# AZALEE pileufe. Aza/ea pilofa. Mich. 


Ayalea foliis pilofis , ad apicem niveis ; floribus 
oëtandris, corollis ovatis. Lam. Ill. Gen. 1. pag. 494. 
— Mich. Journ. d'Hift. nar. vol. 1. pag. 410. 


Cette plante, fi véritablement elle appartient à 
ce genre , eft remarquable par fes fleurs à huit 
étamines ;. par fes corolles ovales. Ses capfules font 
oblorgues , anguleufes; fes feuilles pileufes, d’un 
blanc de neige à leur fommer. Elle croît fur les 
plus haïtes montagnes de la Caroline , vers les 
fources de ja rivière Catawba. P 


AZARA. Azara. Genre de plantes dycotylé- 
dones , à fleurs incomelètes , donc la famiile natu- 
relle n’a pas encore pu être déterminée, qui pa- 
roit avoir des rapports avec les prokiu, & peut-être 
pouvoir fe réunir à la famiile des rofacées. Ruiz & 

avon , auteurs de ce genre, n’en ont décrit dans 
leur Prodrome de la Flore du Pérou, que le caraétère 
générique, & en ont mentionné trois efpèces à 
tiges ligneufes , fous forme d’arbrifeaux , dont les 
feuilles font amères & les fleurs odorantes. 


Le caraétère de ce genre eft d’avoir : 


1°. Un calice divifé en quatre, cinq ou fix par- 
ties renverlees pendant la floraifon, &K puis re- 


dreflées. 
2°. Point de corolle. 


3°. Un grand nombre d’éamines ; vingt-deux à 
trente-fix , attachées fous l'ovaire 3 les ñlamens 
capillaires, de ja longueur du calice, foutenanc des 
anthères arrondies , à deux lobes. 


Des filamens ftériles (netaires), femblables à 
“ceux des étainines , mais plus-courts , placés entre 
ces derniers & le calice. 


ro 
À À 


À, ZA 


4°. Un ovaire libre, arrondi, furmonté d'un 
fiyle fubulé, terminé par un ftigmate obrus. 

Le fruit confifte en une baïe entourée es le 
calice , tzrminée par le flyle, à une feule loge, 
contenant des femences nombreufes , attachée 


fur trois placentis adhérens aux parois internes 
de la baie. 


EsrÈcEs. 


1. AZARA dentée. Azara ferrata. Ruiz & Pav. 


Ayara folits geminis, ferratis, majori lanceolato, 
minori fubrotundo ; corymbis mulrifloris. Ruiz & 
Pav. Prodr. Flor. per. pag. 137. 


Arbriffeau dont la cime eft prefeue slobuleufe ; 
ls feuilles géminées , dentées en fcie; une plus 
grande lancéolée, une plus petite un peu ar- 
rondie. Les fleurs font nombreufes , difpofées en 
corymbe. Il croit au Chili, dans les forêts. 


2. AZARA à feuilles entières. Azara integrifolie. 
Ruiz & Pav. 


Aqara foliis geminis , integerrimis ; majori 06- 
avato ; floribus fpicatis , pendulis, Ruiz & Pavon, 
Prodr. Flor. peruv. pag. 138. 

Cet arbrifleau s'élève à la hauteur de dix-huit 
où vingt pieds. £es feuilles fant géminées, très- 
entières , inégales ; la plus grande en ovale ren: 
verfé. Ses flzurs font diipofées en épis pendans. Il 
croit dans les grandes foréts, au Chili, dans les 
environs de la ville de la Conception. B 


3. AZARA dentée. Ayara dentata. Ruiz & Pav. 


Azara foliis geminis , dentatis, majort elliptico ; 
floribus umbellatis. Ruiz & Pav.Ïi. c. 


Ses feuilles font dentées, géminées , inégales ; 
la plus g'ande elliptique ; les fleurs difpofées en 
ombelle. Il croit dans lzs mênes lieux que les 
deux efpèces précédentes. h 


AZÉDARAC. Melia. M. de Jufieu range ce 
genre dans l1 famille des azédaracs ou méliacées. 


1. AZEDARAC birinné. Melia azedarach. Linn. 
— Lam. Il. Gén. tab. 352. — Cavan. Diflert. 7. 
pag. 363. tab. 207. 


* Melia (compoñita), foliis pinnatis, foliolis 
infimis ternatis jÿ pedunculis , calicibus corollifçue to- 
meutofrs. Willd. Spec. Plant. 2. pag. $59. 


An melia dubia? Cavan. Differt. 7. pag. 364. 


Arbriffeau dont les rameaux font noirâtres en 
vicillifant, épais, cylindriques , ridés, ftriés, 
marqués de cicatrices ; les pius jeunes tomenteux 
& feuillés ; es feuilles alternes , longuemencipé- 
tiolées , ailéus avec une impaire ; les Folioles.pé- 
dicellées , glabres à leuis deux faces ,-ovaiss, acu- 


AZO 
min£es, veinées , laächement d-ntées, entières à 
leur bfe, pubefcentes dans leur jeuneff= ; les 
feuilles inférieures ternées ; les pétioles pubef- 
cens, furteut à leur bafe. Les fleurs font difpofies 
en ui corÿymbe paniculé, axillaire, plus court que 
les feuilles; les pédoncules cylindriques , pub:f- 
cent; le calicé tomenteux, à cinq dents cbrufes ; 
les pétales linéairec, obtus, comenteux en dehors; 
l'appendice cylindrique & denté ; les anthères 
ovales, aiguës ,fnlérées à l'orifice de lappsidice; 
le figmate en tête. Le fruit n’a point été obfzrvé. 


Cette plante croit dans les Indes orientales. 
(Wild. ) 


AZÉROLIER : rom particulier fous lequel eft 
connu le craragus azarolus Linn. Son fruit fe nomme 
azérole : c’eft notre NEFLIER, n°. 2. 


AZJER. Nonatelis. Ce genre, très-rapproché 
des pfycothria, en diffère par le nombre des loges 
& des femencss : il n’y en a que deux dans les p/y- 
cothria, cinq dans les ronatel'a. M. de Lamarck a 
figuré, dans fes Z//uffrations des Genres, le n°.4, 
nonatelia racemofa , tab. 155 , fig. 1, &le n°.5s, 
ñonatelia violacea , fig. 2. 


AZIMA. (Foyez AZIME , & 1I!. Gen. tab. 8Soz. 
— Sebaf. Thef. 1. tab. 13. fig. 1.) — Monctia bar- 
lerioides. Lhérit. Surp. tab. 1. 


AZOLLA. ( Voyez AzoLLr, & Ill. tab. 863.) 


Cette plante a la forme d'un falvinia, & paroit 
en avoir les caractères, autant qu’on peut en juger 
d’après l’infpeétion de fes parties, infiniment pe- 


tites. (Jaf.) 
AZORELLA. ( Woÿez AZORELLE.) 
AZORELLE. Agoreila. Ce genre , établi par 


M. de Lamarck, a été depuis nommé chumiris 
par Gærtrer. Ce dernier auteur y a réuni une 
autre plante fous le nom de chamitis tricufpiduta, 
qui fe trouve être la même que le #o/ax de Com- 
merfon & de Juflieu , & dont M. de Lamarck 
avoir fait une efpèce d’hydrocotyle (Aydrocoryle 
gemmifera , n°, 9 ),aà laquelle il réunit quelques 
variétés , dont la troifième (var. 7) me paroît 
trop bien diftinguée des autres pour ne pasen être 
féparée. Peut-être faudra-t:il également réunir aux 
azorella le genre que MM. Ruiz & Pavor ont 
nommé fragrofa dans leur Flore du Pérou. D'après 
ces obfervations , voici le tableau des efpèces 
auxquelles fe trouvent réunies quelques antres 
qui ont été découvertes à la Nouvelle-Holiande 
par M. de Labiilardière, & d’autres décrites par 
Cavanilles. 


ESPÈCES. 


1. AZORELLE filamenteufe. Azorella filamentofa. 
Lam. 


À L'O 551 


Agorella foliis indivifis | integerrimis ; petiolis in- 

! ferré dilutasis, ciliaris Vahl, Symb. $. pag. 47. — 

Nill4. Spec. Plast. 1. pag. 136$. — Lam. III. 
Gen. tab. 180. fig. 1. 


ia. Gærtn, de Fruét. & Sem, 


Chamitis integri{o} 
1. pag. 94. tab. 22. fig. 


Les fruits font petits, légéremenr comprimés, 
ovales, couronnés par les dé ts du calice , for- 
més de deux femeñces marquées de treis ligres 
faillantes fur le dos. Cærtner a obfervé que quel- 
quefois ces fruits fe diviloient en t'eis femeuces : 
caractère très-fingulier & jufau’alors unique dans 
les ombelles. 


2. AZORELLE à trois pointes. Azorella trieufr 
pidata. 


Ayorella foliis trifidis, petiolis nudis.Vahl , Symb, 
3. pag. 48 — Wild. S5ec. Plant. 1. pag. 136$. — 
Lam. 11}. Gen. tab. 189. fig. 2.4. 


Chamitis erifurcata & tricufpidata. Gæitn. de Fruét. 
& Sem. pag. 95. tab. 22. fig. 4. 


Hydrocoryle gummifira. Lam. Diét. 3. pag. 156. 
n°. 19. var. æ. ; 


Bolax glebaria. Comm. Herb. & MA. — Juif. 
pag. 226 & 45$3. 


Vulgairemenr GOMMIER des Malouires. 


8. Eadem , foliis brevioribus , denfiffime imbricaris, 


Lam. lc. &Il. fig. 3. 


Les fruits font beaucoun plus grands que dans 
lefpèce précédente ; fes fleurs plus rares & quel- 
quefots folitaires. 


3. AZORELLE porte-gomime. Arosella gummifera. 


Azorelia foliis integerrimis ; glabris , derfifimt ine- 


bricatis. (N.) 


Hydrocoryle gummifera , var. y. Lam. Di&, 3, 
pag: 156: 1°. 19. 


Cetre efpèce diffère de la première par fes feuilles 
trés-petites, ovales, très-glabies ,un peu charnues, 
lifles , prefque luifantes , uixpeu concaves, légé- 
rement aiguës , très-imbrigquéss ; elles difèrenr 
de la fecone par ces mêmes feuilles très-entières, 
plus courtes, moins épaïiffes, & par la plante en- 
tière beaucoup plus perite. Ekte croit fur le fom- 
met des montagnes du détroit de Magellan, où 
elle a été recueillis par Conunerfon. { #. fc in herb, 
Desfont.) 


3. AZORELLE gazonneufe. Azorella cefpitofa. 
Cavan. 


Azorella foliis multifariäm imbricatis , cralfis ; 
apice reflexo , ovato , acuto ; umbeliis ffmplicibus ,ter- 
minalibus. Cavan. Icon. Rar. $. pag. 57. tab. 484, 
fig. 2 

ge 2, 


552 A TZ'O 


Ayorella crafifolia. Perf. Synopf. Plant. 1. pag. 
303: 

Ses racines {ont fufiformes , garniées de quelques 
fibres ; elles produifent des tiges nombreuies , ra- 
maflées en gazon, longues d'environ trois à fix 
lignés , couvertes de petites feuiiles épaiffes, 
glauques , imbriqu‘es, très-rapprochées destiges, 
& concaves à leur partie inférieure , enfuite réflé- 
chi:s, ovales, aiguës à leur femmer. Les fleurs 
font difpofées en une ombelle fimple, terminale, 
médiocrement pédonculée ; l’involucre compofé 
de cinq folicles ovales, aiguës, charnues , adh£- 
rentes à leur bafe. Les pédiceles font courts, ca- 
pil'aires , au nombre de cinq à huit. Le calice eft 
fort petit, perfiftant, à cinq dents, adhérent à 
n Je fruit ovale , à deux femences , à trois 

ries. 


Cette plante croît au Chili, fur.les hautes mon- 
sagnes. ( Defcript. ex Cavan.) 


4: AZORELTE à feuilles de linéaire. Azorella 
linearifolia. Cav. 


Ayorella foliis linearibus , fparfis ; umbellis uni- 
verfalib:s & partialibus. Cavan. Icon. Rar. ç. pag. 
57: tab. 485. 


Cette plante fe rapproche du gyngidium de Forf- 
ter, dont elle diffère par fes pétales très-entiers , 
par fes femences à crois ftries tuberculées. Elle eft 
remarquable par fa grandeur. Ses tig2s font hautes 
de deux pieds, cylindriques, divifees en rameaux 
épars , garnis de feuilles nombreufes, éparfes, 
linéaires, fubulées, fort étroites , longues d'en- 
viron un pouce. L’ombelle univerfelle eft com- 
pofée de quatre ou fix rayons; les partielles d’un 
peu plus’; les pédicelles très-courts ; les involueres 
formés de trois à fix folioles perfiftantes, fubulées. 
Le calice eft à cinq dents perfiftantes; la corolle 
compofée de cinq pétales ovales, aigus; les fila- 
mens capillaires , prefque de la longueur de la co- 
rolle; les anthères arrondies, partagées par un 
fillon ; l’ovaire un peu comprimé ; deux ftyles di- 
vergens , plus courts que la corolle; les ftigmates 
épais. Le fruit eft ovale , globuleux, médiocre- 
ment comprimé ; trois ftries à chaque face, char- 
gées de très-petits tubercules. 


Cette plante croît au port Jackfon, dans la 
Nouvelle-Hollainde. ( Defcripe. ex Cav.) 

$- AZORELLE lancéolée. Azorella lanceolata. 
Labill. 


Azorella umbellis compoftis , foliis lanceolatis. 


Labill. Nov. Holl. 1. pag. 74. tab. 99. 


oO 


A Z1® 


Arbrifeau À ramcaux cylindriques, étalés, lé- 
érement pileux ; à feuilles alternes, lancéolées, 
e trois à cinq nervures , glabres, entières, très- 

aiguës. Les ombelles fonc compofées de quatre à 
huit rayons, rarement fimples, plus fouvent ter- 
minés par de petites ombellules ; les involucres 
formés, ainfi que les involucelles , de trois ou 
fix folioles fubulées, de la longueur des pédi- 
celles. Le calice eft fort petit, à cinq dents; 
les pétalés ovales , oblongs, très-entiers ; les étra- 
mines à peine de la longueur des pétales ; les an- 
thères prefque globu'eufss, à deux leges; l'ovaire 
ovale , un peu comprimé ; les ftyles réfléchis ; les 
ftigmates fimples , aigus. Le fruit eft légérement 
g'obuleux, comprimé, couronné par les dents 
du calice, divife en deux femences légérement 
anguleufes, portant fur leur dos cinq ou fepr lignes 
faillantes , toutes ou les alternes hérifiees de tu- 
ercules, 


Cette plante a éré découverte par M. de La- 
billardière dans la terre de Van-Leuwin. B 


AZORELLE Ovale. Azorella ovata. Labill. 


Azorella umbellis compofiris ; foliis ovatis , imbri- 


catis. Labill. Nov. Holl. 1. pag. 74. tab. 100. 


Cet arbriffeau , haut d’un pied & plus , revêtu 
d’un épiderme très-mince , tranfparent, cadnc, 
eft parfaitement femblable au precédent dans la 
difpofition & la forme de fes fleurs ; mais il en eft 
très-différent par fes feuilles ovales, acuminées, 
prefqu’imbriquées, à trois ou cinq nervures. 


Cette plante croit à la terre de Van-Leuwin. B 


6. AZORELLE comprimée, Azorella compreffa. 
Labill. 


Azorella umbellis compofitis ; caule compreffo , 
fabaphytlo. Labiil. Nov. Holl. 1. pag. 75. 


Ses tiges fonc couchées à leur bafe , rameufes, 
herbacéès, comprimées , à deux angles , longues 
d'un pied & plus , prefque nues, excepté quelques 
folioles capillaires fort petites, bifides , trifides 
ou fimples , placées fous la divifion des rameaux. 
Les rayons de l’ombelle font très-inégaux ; les om- 
bellules fimples ou quelquefois compofées ; l’in- 
volucre des ombelles de quatre à fix folioles fubu- 
lées ; celles des ombellulss à deux ou quatre, 
toutes plus courtes que les rayons. Le fruit eft 
tranfverfalement elliptique , comprimé , partagé 
en deux femences convexes en dehors , ridées, 
marquées de trois lignes faillances. 


Cette plante croit au cap Van-Diémen. (Labill ) 
Elle végère dans le fable & produit de la gomme. 


BAALA-PALETI. 


B À À 


Baara-parrerr. Rheede, Hort. malabar. 2, 
tab, 10. C'’eft le nom malabare de l’uvaria 7eyla- 
nica Lino. , figuré dans Rhsede. (Voyez CANANG, 
n°. 3.) 


BABAT AMIBI. C’eft , fuivant Surian , Le nom 
caraibe du sriopteris jamaïcenfis Linn. 


BABELA : arbre de l'Inde, qui, au rapport 
de Cofigny , eft une efpèce d’acacia. Suivant le 
même auteur , il nourrit l'infecte qui fournit la 
gomme-laque. On le nomme /akinia dans le Ben- 
gale. (Jef. 


BABOSA-QUINADO : nom portugais d’une 
efpèce de ciffus de la côte de Malabar , figurée & 
décrite par Rheëde ;: Hort. malab. vol. 7, pag. 77, 
tab. 41. (Voyez ACHIT, n°. 4.) 


BABOULI-CANTI : nom brachmane du f/a- 
curtia fepiaria , Bguré parmi les plantes du Coro- 
mandel , publiées par Roxburg , pag. 48, tab. 68, 
& que Rheede avoit déjà mentionné dans fon 
Hort. malabar. vol. $, pag. 77, tab. 39. ( Voyez 
RAMONTCHI , Suppl.) 


BACASIE épineufe. Bacazia fpinofa. Ruiz & 
Pavon. 


Bacayia foliis obovatis , mucronatis, cartilagi- 
 neïs ; floribus folitariis. Syit. veget. Flor. peruv. 
pag. 288. 


Genre de plantes flofculeufes , de la famille des 
corymbifères, établi par MM. Ruiz & Pavon ; il 
comprend des arbrifleaux à fleurs folitaires, ra- 
diées , dont le caractère effentiel eft d’avoir : 


7: AVE NNS 
Un calice commun, ovale, compofé d’écailles im- 
Briquées , fcarieufes ; Les extérieures ovales-lancéo- 
lées ; les intérieures linéaires. 


La corol!e eft radiée ; les demi-fleurons , placés 
à la circonférence , font hermaphrodires, fertiles, 
à quatre dents , munis d'une longue foi2 qui part 
de l'ouverture du tube. Un feul fleuron flérile oc- 
cupe le centre : il eft très-grand, divifé à fon 
fommer en cinq lobes, & inféré fur un co:ps 
fongueux ; il renferme un ftigmate fimple & une 
feule anthère fefile, placée dans le fond du tube. 
Dans les autres fleurs hermaphrodites le ftigmate 
eft bifide , & les filamens des étamines inferes {ur 
le tube. 


Les femences font furmontées d’une aigrette 
plumeufe, & le réceptacle eft velu. 


Les tiges fe divifent en rameaux chargés de 
Botanique, Supplément. Tome I. 


feuilles alternes , prefque fefiles, en ovale ren- 
verfé , glabres, cartilagineufes , entières, mucro- 
nées à leur fommet. 


Cette plante croît fur les montagnes élevées, 
au Pérou. B 


BACAU , BACAUVAN, BACHAO , BU- 
CHAU : noms divers , fous lefquels eft défignée 
par Camelli, dans fes plantes des Philippines , pu- 
bliées par Rai, une efpèce de manglier ou pale- 
tuvier , qui cffre des rapports avec celui que Linné 
nomme rhizophora gymnorhiza , & dans lequel Bru- 
guières trouva des caraétères un peu différens de 
ceux du manglier ordinaire. Ses pétales, pliés en 
deux dans leur longueur , préfentoient chacun la 
forme d’une goufle ou filique, dans laquelle 
étoient renferimées fix étaminés. 


Lhéritier a cru ce cariétère fufifant pour fépa- 
rer cette efpèce & en former un genre nouveau, 
qu'il a nommé bruguiera. Le bacau , examiné fur 
un deflin de Camelli, & d’après fa defctiprion, 
femble appartenir à ce nouveau genre. « La fleur 
eft blanche , dit-il, compof<e d’étamines qui for- 
tent deux à deux de quatre boites ( a/abaftea). Le 
fruit, noirâtre , porté fur un calice à quatre divi- 
fions , rempli d’un fuc laiteux , a la forme d’une 
bouteille renfée par le bas, de laquelle fort une 
produétion (la radicule ) flexible , verte, de la 
groffeur du petit doigt, longue d’un pied & demi 
& pendante. De divers points de la tige naiffent 
des rameaux qui fe dirigent vers la terre, & vont 
y prendre racine.» Cette organifation défigne 
affez clairement un manglier, & furtout une ef- 
pèce voifine du brugutera (paletuvier.) (Juff.) 


BACCAUREA. Genre de plantes dicotylédo- 
nes , à fleurs polygames , incomplètes, qui com- 
prend des arbriffeaux exotiques à l'Europe , à 
feuilles fimples , entières , & dont les fleurs font 
difpofées en grappes. 


Le caractère effentiel de ce genre eft d’avoir : 
Des fleurs polygames ; dioïques ; un calice à cinq 
découpures ; point de coro!le ; fix à huit étamines ; un 


Jfigmate concave ; une baie à trois loges dans Les fleurs 


femelles. 
CARACTÈRE GÉNÉRIQUE. 
Les fleurs hermaphrodites , difpofées en petites 
grappes , offrent chacune : 


1°, Un calice inférieur, à cinq découpures ova- 
les, charnues, réfléchies , perfittantes. 
Aaaa 


B A C 


2°, Une corolle mul! 


554 


a 
Ce 


3°, Six à huit éramines , dont les famens font 
très-courts , inférés fur le réceptacle , terminés 
par des anthères arrondies, à deux log=s. 


4°. Un ovaire ftérile; point de ftyie ; un fligmate 
concave , lacinié. 


Les fleurs femelles, fur un pied féparé, difpofées 
en grappes foit longues, offrent : 


1°. Le calice, la corolle | comme dans les fleurs 
hermaphrodites. 


2°. Un ovaire arrondi ; point de fiyle ; un ftig- 
mate fort grand , lenticulaire , mamelonné. 


Le fruit eft une baie arrondie , fucculente , à 
trois loges , contenant chacune deux femences 
ovales, un peu comprimées. 


. Offervations. Ce genre, établi par Loureiro , 
tire lon nom de la couleur de fes baies, d'un beau 
Jzune-doré. 


EsPÈCGESs. 


1. BACCAUREA ramiflore. Baccaurea ramiflora. 
Lour. 


Baccaurea ramis & fummo caule fruétificantibus , 
baccis glabris. Lour. Flor. cochin. 2. pag. 813. 


Nani-hua. Rumph. Amboin. lib. 4 pag. 21. 
tab. 9. 


Arbre d’ure médiocre grandeur, dont les ra- 
meaux font étalés ; les f:uilles ovales, oblongues, 
très-entières, acuminées, éparfes , pétiolées ; les 
fleurs d’un vert-jaunâtre, difpofées en grappes 
fimples, pendantes du fommet des tig:s & des 
principales branches, Le fruit eft une baie épaille 
d’un pouce, inodcre, d’un jaune d'or, glabre , à 
trois loges , d’une faveur aigreletre , aflez douce, 
bonne à manger. 


Cette plante fe rencontre fréquemment dans les 
jardins , à la Cochinchine. R (Lour.) 


2. BACCAUREA cauliflore. Baccaurea cauliflora. 
Lour. 


Baccaurea imo caule fruëélificante, baccis glabris. 
Lour. Flor. cochin. 2. pag. 813. 


Ses tiges & fes f-uilles font femblables à celles 
de l’efpèce précédente. Ses flzurs en différent en 
ce que les grappes font fimples , pendantes feule- 
ment du fommet des tig:s, & non des rameaux. 
Les baies font glabres , globulsufes, à crois loges, 
d'un pourpre-foncé, d'une faveur acide, bonnes à 
manger. 


it tn 


PA E 


3. BACCAUREA fauvage. Baccauwrea filvefiris. 
Lour. 


Baccaurea ramis fruétificantibus , baccis tomentofis. 
Lour. Flor. cochin. 2. pag. 813. 


Arbre peu élevé, mais plus grand que les deux 
précédens , muni de rameaux obiiques. Les feuil- 
les font éparfes, pétiolées , ovales, lancéoiées, 
très-entières , pubefcentes en deffous ; les fleurs 
difpofées en grappes fimples, pendantes de l'ex- 
trémité des rameaux & non des tiges ; les décou- 
pures du ralice courtes, étalées ; les baiss prefque 
rondes, d’un brun-jaunâtre , romenteufes , à cinq 
loges ; une femence dans chaque loge. Leur faveur 
eft douce, trés-agreable dans les individus fauva- 
ges; elle devient acide & rebutante dans les plan- 
tes cultivées. 


Cetre plante croit fur les montagnes , à la Co- 
chinchine. h (Lour.) | 


BACCHANTE. Baccharis. Les bacchantes font 
fi peu diflinguées des conyzes , que pluficurs au- 
teurs ont réuni ces deux genres, tandis que d’au- 
tres ont placé indifféremment plefieurs efpèces 
dans l’un ou l’autre genre. MM. Ruiz & Pavon, 
dans leur Flore du Pérou , ont établi leur genre m0- 
lina , compolé d’efpèces ou nouvelles ou prifes 
dans ces deux genres , qui ont les fleurs herma- 
phrodires flériles, & les feules femelles fertiles. 


Nous devons à M. de Juffieu les obfervations 
fuivantes , inférées dans les Annales du Muféum 
d’hiffoire naturelle de Paris, vol. 7, pag 385. 


« En parlant du genre baccharis, Gærtner a dit 
avec raifon que ce genre différoit très-peu de la 
conyze ; mais il ne favoit pas que les vrais baccha- 
ris de l'Amérique font dioiques. Cette obferva- 
tion, finguhère dans une plante compofée , faite 
d'abord par Richard & par Vahl fur une efpèce, 
a été confirmée fur toutes par Michaux ; elle doit 
faire la bafe du careétère diftinétif du baccharis , 
auquel il faut dès-lors rappoiter le molina de 
Ruiz & Pavon, nombreux en efpèces, qui et 
fondé principalement fur ce caraétere , & routes 
les efpèces de bacckaris non dioiques devront être 
reportées au conÿza. Le placus de Loureiro fe rap- 
prochera du même genre, & fe contondra peut- 
être avec lui lorfqu'il fera mieux connu. » 


Cette cbfervation importante établit les limites 
de: deux genres baccharis & conyza, & devient un 
ifzment pour s'affurer des efrèces réelle- 
ment doiques. IL en eft beaucoup fur lefquelles il 
eft difficile de prononcer, faute d'avoir été obfer- 
vées fous les rapports que nous venons d'indi- 
quer; elles doivent refter provifoirement dans les 
gsnres eù elles fe trouvent, jufqu’à ce qu'elles 


fl 


Certe plante eft cultivée dans les jardins, à la à foient nieux connues. Nous y ajouterons les fui- 
À vantes : 


Cochinchine. Ph (Lour.) 


B A C 


a 


Le baccharis ivefolra eR Kg 


guré dans les I/Z:ftrat. 
fab. GS , Kg. 1. 


iré 


12. BACCHARTE à fleurs agglomérées. Baccharis 
glomerulifiora. Perl. 


Baccharis (fefilMora), fo/iis Levibus, cuneato- 
oboval/ibus , fupernè dentaiis ; florilus în ramulis per 
glorrerulos cxillares , feffites & remotos difpofitis ; 
calicim fquamis fusernè rufis. Mich. Flor. boreal. 
Amer. 2, pag. 125. — Perf. Synopf. Piant. 2. 
Paz. 425. 

Ses tiges fe divifent en ramezux prêles, élan- 
cés, trés-olabres, flriés, anguleux , garnis de 
feuilles alternes ,-diftantes , prefque feiles , rétré- 
cics en coin à leur bafe, ovales, très-ifles, ob- 
tufes, entières ou légérement d:nrées vers leur 
fommet, coriaces, un peu sliuques. Les fleurs 
font prefque fefh'es, réunies en paquets dans l'aif- 
f.lle des feuilles; leur calice ovale, compofé 
de petites écailles d'un brun-roufleatre à leur 
fommet. 


Cette plante croît à la Caroline, dans les forêts 
voifines de li mer. (W.f.) 


13. BAOCHANTE à feuilles étroites. Baccharis 
anguftifolia. Mich. 


Baccharis glaberrima, paricilato- ramofifima » fo- 
lits anpaftato-linsaribus , integris ; panicula compo- 
ftà, mutifiord ; ca! cibus minufculis , fabvigintifloris. 


Mich. Flor. bereal. Amer. vol. 2. pag. 125. 


Cette efpèce eft glabre fur toutes fes parties. 
Ses riges fe divifent er rameaux nombreux, pani- 
culés , garnis de feuilles alternes, étroites, linéai- 
res, entières , quelquefois un peu dentées, fur- 
tout les premières. Les fleurs forment une panicule 
ramifiée , À fleurs nombreufes. Leur calice eft foit 
petit, & contient environ une vingraine de fleurs. 


Cette plante croît fur les côtes maritimes, de- 
puis la Caroline jufqu’à la Floride. (Mick. ) 


14. BA CCHANTE à feuilles d'arboufier. Baccha- 
ris arbutifolia. Vahl. 


Baccharis foliis oblongis, fefilibus , rigidis , arourè 
ferratis , venofv-reticulais ; corymbo terminali , ftori- 
Bus congeftis. Vahl, Symb. 3. pag. 97. — Willden. 
Spec. Plant. 3. pag. 1915. 

An conyza arbutifolia ? Lam. Dict. 


Arbriffeau parfaitement glabre , dont les ra- 
meaux font marqués de cicatrices & d’une ligne 
de chaque côté, formée par le prolongement de 
Ja principale nervure. Les feuilles reff:nblent à 
celles de l’arboufier; mais elles font un peu plus 
courtes, liffes, feffiles, fermes , veinées , réticu- 
lées , finement dentées en {cie , un peu rétrécies 
& entières à leur bafe, redreffces, prefqu'imbri- 


B A C 555 


quées. Les corymbes font fimples, terminaux; les 
péioncules anguleux, munis d'une feuil: lanceo- 
lee ; les fleurs globuleufes. 


Cette plante croit au Pérou. R (Defcripe. ex 
Vakl.) 


15. BACCHANTE à fleurs feffiles. Baccharis [cJfi- 
liflora. Vahl. 


Baccharis foliis oblongis , feffilibus , dentatis inre- 
grifque; floribus terminalibus, {efilibus. V ahl, Symb. 
3° pag: 97- 


S2s rameaux font glabres, aiafi que toute la 
plante, prefqu'anguleux à léur partie fupérieure 
par des lignes décurrentes, garnis de feuilles fef- 
files; les inférieures alternes, les fipérieures op- 

ofées, longuës d’un demi-pouce au moins, ova- 
es, un peu arrondies, coriices, nerveules, quel- 
quefois munies de trois à quatre dents; les fleurs 
fefhiles , cylindriques, réusies, au nombre de trois 
ou quatre, au fommet des rameaux , une fois plus 
grandes que celles du Baccharis halimifolia. 


Cette plante croit au Br£fil. Ph ( Vahl.) 


16, BAcCHANTE velue. Baccharis villofa. Vahl. 


Baccharis foliis lanceolats, petiolatis , extrorsm 
ferracis, fubrès ramifque villofo-fubtomentofis. Vahl, 
Symbol. 3. pag. 98. — Wiilden. Spec. Plant. 3. 
pag- 1916. 


Elle paroît avoir des rapports avec le baccharis 
Diofcoridis ; elle en d'fère par fes rameaux, fes pé- 
doncules veius, ainfi que les f:uilles en deifous. 
Les riges font ligneufes; les feuilles lancéolées, 
plus étroites, rétrécies à leur bafe en pétiole, fans 
dentelures n1 prolongemens auriculaires, Les fleurs 
font difpofées en coiynbes faftigiés, alongés, 
pédonculés ; les feuilles des ramifications fubu- 
lées ; les folioles calicinales fétacées & nor lan- 
céolées ; l’aigrette roufeitre. 


Cette plante croît dans l'Arabie heureufe. 
( Van.) 


17. BACCHANTE dioique. Baccharis d'oica. 
Vahl, 


Baccharis foliis cuneiformibus , fabretuffs, inte- 
gerrimis , lev'bus , trineruiis; foribus dioicts. Vahl, 
Symb. 3. pag. 98. — Will. Suec. Plan: 3. pag. 
1918. — Lam. IL tab. 60S. fig. 3. 


Ses rameaux font plabres, firiés, marq'iés de 
lignes décurrentes, garnis de feuilles alrernes , 
prefque fefiles , tès-liies , cunéiformes , enriè- 
res, un peu épailles, longues d’un pouce & plus, 
traverfées par trois nerva-es qui énparoiflent vers 
le fommet. Les fleurs font dioiques , fefiles , au 
nombre de quarre à fept, réunies prefqu'en tête à 
l'extrémité des rameaux. 


Aaia at? 


556 AUB 

filene nutars Linn., & furtout dans les interflices 
des anthères de l'apocynum androfamifoliim Linn., 
& peut-être de quel quesautres apocinées, Le nom 
d'attrape-mouche que j'on donne encore au dionaa 


tint à un autre phénomène trés-curisux» (#oyez 
DiONEE.) 


ATUN. Arupus litorea, (Rumphe, Amb. 3!, pag. 
of, b.63.). Nom malais ; fous lequel eft décrit 
& figuré par Rumphe un arbre des Moiluques, 
dontlesfeuilles , altéines , ovales-lancéolces!, ont 
quinze pouces de long fur environ neuf de large, 
Se qui porte, à l'extrémité desrimeaux, des grappes 

e fleurs, auxquelles fuccèdent dé gros fruits ova- 
ni relevés en carène d'un côté, & contenant, 
fous un brou épais, un noyau employé dabs l'Inde 
comme épice. On ignore à quelle famille cet itbre 
doit appartenir : on reconnoit fculement que fes 
fruits ont beaucoup de rapport avec ceux du 
balanopteris Gærtn., l'heririera littoralis d'Aïron. 
( Voyez MoiLavi, n°. 1.) 


AVACARI. J:an Bauhin (Hift. 1, pag. 518) 
a mentionné , fous ce nom, un fruit Aie paroit 
devoir appartenir aux myrtes. Il croit dans l'Inde. 


AVANACU des Malibares. C’eft le ricin ordi- 
naire. 


AV ANCAR LÉ. Efpèce de haricot des Antilles, 
qui s'élève le long des arbres , comme les lianes. 
Élle eft, dans l’herbier de Surian , fous lé nom 
dEfenel avancaré. (Juif. ) 


AVARA PALU. Efpèce de haricot de Ceilan. 


AVARAMO. Petit arbre du Bréfil, cité & figuré 
par Pifon, pag. 168, dont les goufles , contournées 
enbraflelers , Font préfumer qu’ Idoit étre rap pporté 
au genre acacia, & peut-être à l’efpèce nommée 
mimo/a unguifeati Linn. , dontil différe pourtatit 
par {es folioles aiguës & qui ne four pas tout-à- 
fait difpolées de même. Son écorce, amère & 
defficcative ; eft employée en poudre & en décoc- 
tion pour panfer les vieux uicères. Pifon ajoute 
que fon ufage à quelquefois opére la guérifon des 
cancers. (Juf.) 


AV ARU : nom donné , dans l’île de Ceïlan, à 
lPindigo cultivé, indigofera cinétoria Linn. 


AVAUX : nom provençal du chêne kermès , 
quercus coccifera Linn. Les Languedociens le nom- 
ment av aouffés. L 


AUBE. AUBO. AOUBA : noms fous lefquels 
les’ Provençaux &: les Languedociens défignent le 
peuplier blanc (popuius alba Linn. ). 


AUBEPIN. AUBÉPINE. ÉPINE-BLANCHE. 
NOËELE EPINE. On donne ces diflérens noms 


à me, D oo + 


A UB 


au cratsgus oxyacantha Linn., que ; d’après Juffieu 
& Lam aick, Hous avons rangé parmi les néficrs,, à 
caute de fes fruits à deux noyaux & non à pepins, 
fous le nom de sefpilus se CAE NE- 
FLIER. ) 


AUBERGINE. MÉLONGÈNE. (Foyez Moi 
RELLES" N°. 43: ) 


AUBIFOIN. BARBE AU. BLEUET : noms an- 
ciens du Bleuet, cyanus àe Tournefort , & dont 
Linné avoit fait une -efpèce de cenraurée (cez- 
taurea cyanis ). M. de -Juffieu a rétabli le genre 
cyanus. RATES GENEAONEES HSE 30; ) 


AUBERTIA de Bourbon,  Aubcrtia Bo ae 
Bory. 


Aubertia folits appofrris, ART , inteper- 
rimis emarginatifve. Bory Saint: Vinc. Voyage en 
Afriq. vol. 1. pag: 356. tab. 18.1, 


Cegenre , que M. Bory 2 confacré à M. Auber 
du Petit-Thouars ,; ft fondé fur un atbré dé l'ile 
Bourbon, qui paroit avoir dés rapports avec les 
DRE Son caractère effentiel éft d'avoir : 


Un calice à quatre divifions fort petites ; quatre 
pétales ; quatre étamines ;, quatre ffyles , auxquels 
Juccident des cayfules oblongues , carinées, dont une, 
deux ou trois avortent : elles de aeiocilairess s'ou- 
vrant longitudinalement, & contenant d'une à trois 
Jemences. } 


Les feuilles font ovales, obloneues , oppofées, 
pétioléss , très-entières , obtues ou aiguës ; quel- 
que fois échancrées à leur fommet, à nervures peu 
faillances, confluentes vers les bords. Ces feuilles 
ont une odeur approchant du bétel ; elles font fa- 
vonneules lorfqu'on les brife entre les doigts. Les 
fleurs font fort petites, jaunatres, peu apparentes, 
difpofsés , dans les aifelles des feuilles, en grap- 
pes peu chargées : :illeur fuccè de des capfules ver- 
dâtres, ques quand elles s'ouvrent, offrent l’ap- 
parence de fleurs. 


Cette plante croît à l'ile Bourbon. F5 


Obfervations. Les deux ampacus de Rumphe 
(voyez Ampac & FAGARA) pourroient entrer 
comme efpèces dans ce genre, s’ils étoient pour- 
vus de quatre ftyles & d'autant de capfules. 


AUBLETIA. Le nom d’Aubiet , botanifte fran- 
çais, auteur de l'ouvrage fur les plantes de la 
Guiane , a été donné à plufièurs plantes qui ont 
enfu ire été réunies à d’autres genres. La verveine 
à tongues leurs (verbena longiflora Lour.), verveine 
à bouquets , n°. 7, étoir décrite, {ous le nom 
d’aubletia, dans le Journal de Phyfique , & on lui 
donne encore, dans quelques ouvrages modernes , 
celui de verbera aublet a. Gmelin & Willdenow 
ont fubftitué au nom à’ apeiba, adopté par. Aubier, 

pour 


AUC 


pour un genre de la Guiine , celui de cet auteur, 
Mais Swaïrtz & Lamarck ont confervé avec raifon 
le prémier nom, fous lequel les efpèces de ce 
genre font connues dans jé pays. L'aubleria que 
Poureiro décrit dansla Flore de a Cochinchine , n’elt 
qu'un paliure. I le dit zpérale & muni de dix éta- 
mines ; mais il n'a réellement que cinq étamines : 
les autres, d’après fx defcription, font de vrais 
pétales femblables à ceux du paliure. (Voy. VER- 
VEINE, APEIBA, PALIURE , Jef.) Gærtner a 
Également établi un autre genre qu'il nomme au- 
bletia ; qui appartient au fonneratia de Linné fils. 
(Voyez BLATTI, Suppl. ) 


. AUCUBA. Aucuba. Genre de plantes à fleurs 
incomplètes , monoiques , qui à de l’afinité avec 
ceux de la famiile des nerpruns, & paroît fe rap- 
ro des mæj1 de Forfter. Il comprend des ar- 

res exotiques à l'Europe, à rameaux dichotomes, 
à feuilles oppotées , réunies au fommet des bran- 
ches. Les fleurs font difpofées en une panicule ter- 
minale. : 


Le caractère effentiel de ce genre eft d’avoir : 


Des fleurs monoïques; un calice à quatre petites 
dents ; quatre pétales ; quatre écamines ; le réceptacle 
creufé d'une foffette dans fon milieu. Dans les fleurs 
femelles | un ovaire adhérent au calice ; un fFyle ; un 
fftgmate en tête ; une baie ovale , à une fèule loge mo- 
nofperme. 


CARACTÈRE GÉNÉRIQUE. 


£ Les fleurs font monoïques. Les fleurs mâles of- 
rent : 


1°, Un calice d’une feule pièce, tronqué à fon 
bord, court, perfiftant, muni de quatre petites 
dents à pzine fenfibles. 


2°. Une corolle à quatre pétales étalés , ovales, 
concaves , caducs. 


3°. Quatre éramines inférées entre les pétales, 


fur le réceptacle ; Les filamens droits , très-courts, 
terminés par des anthères ovales, à deux loges, 
à quatre fillons. 


Un réceptacle plane, un peu convexe, creufé 
dans fon milieu de quatre petites foffettes. 


Les fleurs femelles offrent : 


1°. Un calice & une corole comme dans les fleurs 
* 
males. 


2°. Point d’étamines. 


3°. Un ovaire adhérent au calice , furmonté 
d’un ftyle court , épais , terminé par un ftigmate 
fimple , en tête. 


Le fruit eft une baie ovale , médiocrement char- 
nue , à une feule loge, furmontée du ftyle perfif 
tant, à une feule femence. 

Botanique. Supplément, Tome 1. 


AUE 557 


ESPÈCE) 
AUCUBA du Japon. Aucuba japonica. 


Aucuba foliis oppofitis , petiolatis , ferratis ; ob- 
longis ; floribus paniculatis. (N.) 


Aucuba japonica. Thunb. Flor. japon. pag 64. 
tab. 12. — Kœrmpf. Amœn. exot. pag. 77$: 
Willd. Spec. Plant. 4. pag. 328. — Lam. Ill. Gen. 
tab. 759. 


Au Japon, AUKUBA. 


#. Aucuba foliis fufco-viridibus , immaculatrs. 


Thunb. Jap. |. c. 


g. Aucuda foliis latè viribus , albo vartegatis. 


Thunb. |. c. 


Cet un arbre qui s'élève à la hauteur de fix à 
huit pieds, & fouvent plus, fur un tronc droit, 
cylindrique , qui fe divife en branches & en ra- 
meaux oppofés, plufieurs fois dichotomes, tres- 
éralés, droits, glabres, anguleux, un peu char- 
aus, couverts de tubercules par les imprefhons 

u’y laiflent les feuilles après leur chute. Cz2s 
ailes font oppofées, peériolées, ramaflées & 
très-rapproch£es à la partie fupérieure des ra- 
meaux, ovales-oblongues , un peu irrégulières & 
variables dans leur grandeur , laächement denrées 
en fcie à leurs bords, glabres à leurs deux faces, 
vertes à leur face fupérieure , un peu plus pales en 
deffous , longues de trois à quatre pouces , larges 
d'environ deux pouces , quelquefois beaucoup 
plus grandes, niarquées d2> nervures aiternes, la- 
térales , médiocrement faillantés en defous , ca= 
naliculées en deffus, un peu ramifiées vers leur 
extrémité ; les périoles longs d'environ un pouce, 
un peu ftriés & légéremenr comprimés. On dif- 
tingue deux variétés remarquables dans les feuilles 
de cet arbre. Eiles font , dans la première , d’un 
veit-obfeur très-foncé, fans aucune tache ; dans la 
feconde, d’un vert-gai, beaucoup plus clair , pa 
nachées de taches blanches. 


Les fleurs font menoiques , difpofées en pani- 
cules terminales, à trois principales divifions , plu- 
fieurs fois ramifiées en rameaux oppofés , les pé- 
doncuies & les pédicelles plus où moins velus, 
accompagnés , à leur infertion, de braétées gla- 
bres , lancéolées, dentées en fcie petites , d’ail- 
leurs afflez femblables aux feuilles. Le calice eft 
court , verdatre , tronqué à fes bords ; la corolle 
peu apparente , compofée de quatre pétalss ca- 
ducs, verdatres en deïfous , de couleur purpurine 
en dehors ; les étamines au nombre de quatre, in- 
férées fur le réceptacle , alternes avec les pétales; 
les anthères purpurines , à deux loges. L'ovaire, 
dans les fleurs femelles , eft ovale ; le flyle épais & 
court ; le ftigmate capité. Il leur fuccède une pe- 
tite baie ovale, à une feule loge, à p:ine un peu 
charnue , ne renfermant qu'une femence de même 
forme. c 


Yyy 


556 B: A 
Cette plante croit à Saint-Domingue & dans 
Pilz de Mont-Ferrat. } (Vahl.) 


Le baccharis chinenfis Loar. & plufieurs autres 
efpèces non mentionnées ici feront rangés parini 
les conyzes. 


18. BACCHANTE à petites fleurs. Baccharis par- 
viflora. 


Baccharis foliis anguflo-lanceolatis , fubdentatis ; 


aniculä pauciflorä , pedunculis multibraëteatis. (N. 
P. » P c 


Ill. tab. 698. fig. 2. 


Petit arbufte dont les tiges font droites, cylin- 
driques; les rameaux prefqu’oppofés ; les feui les 
nombreufes , éparfes, fort étroites, lancéolées, 
un peu aiguës à leur fommet, rétrécies en pétiole 
à leur bafe, quelquesunes entières , la plupart à 
dentelures aiguës, peu marquées. Les fleurs font 
difpofées en une panicule courte, étalée, termi- 
nale ou fituée dans la bifurcarion des derniers ra- 
meaux prolongés; les ramifications prefqu'oppo- 
f£es , fimples ou bifides, munies , dans toute leur 
longueur, de braétées nombreufes, très-petites, 
aiguës. Les fleurs fonc petites , prefque globuleu- 
fes; les écailles calicinales aiguës. Je n’ai pas pu 
m'aflurer fi elles étoient diviques. 


Cette plante a été recueillie par Commerfon, & 
fe trouve dans fon herbier. D 


BACCHARIS. ( Voyez BACCHANTE.) 
BACONIA. ( Voyez BACONE.) 


BACONE à corymbes. Baconia corymbo/fa. 
Decand. 


Baconia foliis glabris , lanceolatis , acutis ; corym- 


bis terminalibus. (N.) Decand. Annal. Muf. Parif. 


vol. 9. pag. 219. 


Arbufte dont M. Decandolle a fait un genre : 


particulier, de la famille des rubiacées , qui fe 


rapproche des garinera ; & qui offre pour caractère : 


générique : 


Un calice à quatre lobes , non adhérent à l'ovaire ; 


une corolle en entonnoir , a quatre lobes , velue à fon 
orifice ; un ovaire libre ; une baie sèche, à deux lo- 
ges, à deux femences. 


Ses tiges fe divifent en rameaux obfcurément 
SH un peu pubefcens , comprimés vers 
leür fommet, garnis de feuilles pétiolées , oppo- 
fées, oblongues , lancéolées, glabres à leurs deux 
faces, vertes & luifanres en deflus, plus pâles en 
deflous , entières, acuminées à leur fommet; à 
nervures fimples , alternes, latérales, faillantes. 
Les fleurs font nombreufes , difpofées en une pa- 
nicule ample , terminale; les ramifications oppo- 
fées ou prefqu'altsrnes , dépourvues de braétées, 
terminées par des fleurs nombreufes , prefqu'en 


B AC 


cime. Le calice eft divifé en quatre lobes obtus ; 
la corolle infundibuliforme , barbue à fon orifice ; 
fon limbe étalé , à quatre lobes; lés éramines in- 
férées à l’orifice du tube; les filamens courts; les 
anthères faillantes, linéaires , contournées après 
la fécondation; l'ovaire libre, ombiliqué à fon 
fommet. Le fruit ef une baie fèche , à deux 
loges, renfermant deux femences à demi globu- 
leufes. L’embryon eft cylindrique, redreflé ; le 
périfperine cartilagineux. 


Cette plante croît en Afrique, à Sierra*Leona. 
D (VS. in her. Decend.) 


Obfervations. Ce genre aété confacré par M. De- 
candolle à l1 mémoire du célèbre Bacon de Veru- 
lam ; il eft remarquable par fon ovaire libre, & 
non adhérent avec le calice , caractère qu’on avoit 
cru d’abord ne pas convenir aux rubiacées, mais 


qui cependant avoit été trouvé depuis par M. de 


Lamarck dans le gertnera & le pagamea. 


BACOUCOU , BACOUCOUHAKECHA : 
noms caraibes du bananizr, felon Surian & M. 
Desfontaines. 


BACHALA : nom arabe de lamaranthe oléra- 
cée , n°. 8, & de quelques efpèces congénères, 
fuivant Dalechamp. 


BACHI-BACHI. On nomme ainfi à Madagaf- 
car, dit M, de Jufieu, une efpèce de mufcadier. 


I. BACILE maritime. 


Crithmum maritimum. 
Linn. — Lam. Ill. tab. 197. 


2. BACILE à larges feuilles. Crichmum latifo- 
lium, 


Crithmum foliolis cuneiformibus , 
Hort. KewW. 1. pag. 342. 


Crichmum foliis pinnatis ; foliolis [efilibus , obo- 
vatis , lobatis ; lobis dentatis, Linn. Suppl. 180. 


fis. Aiton, 


Ses tiges font droites, glabres, eannelées, cy- 
lindriques ; fes feuilles ailées, très-glabres; les 
folioles oppofées , au nombre de deux à trois pai- 
res, fefiles, décurrentes à leur bord extérieur, 
infenfiblement dilatées en lobes & dentées. Les 
involucres font compofées de fix à huit folioles 
lancéolées; les flzurs jaunes ; les, femences liffes , 
glibres, cannelées , à rebord faillant. 


Cette plante croit à Ténériffe, fur les côtes 
maritimes. o 


* Crithmum ( canarienfe }, foliis carnofts , bipin- 
natis , bafi amplè vaginantibus. Cavan.in Annal. 


fcienc. nat. pag. 35. 
BACOPA. ( Voyez BAco?E.) 


BACOPE aquatique. Bacopa aguatica. Aub]. — 
Lam. UL tab. 102. 


BAD 
BACOVE,, fruit d’une efpèce de bananier. 


BACTRIS. Ce genre, confondu par Linné avec 
les cocotiers , en diffère par {es fruits, dont l’em- 
bryon eft latéral, c’eft-à-dire , placé fur le côté 
de la graine , au lieu d’être fitué à la bafe , comme 
dans les cocotiers. Il a d’ailleurs pour caractère 
effentiel : 


Des fleurs monoiques ; les deux fexes difpofés 
fur le même régime ; une fpache univerfelle. 


Dansles fleurs mâles, un calice à trois divifions; 
une corolle monopétale, trifide; fix étamines, 


Dans les fleurs femelles , un calice à trois folio- 
les petites, caduques ; trois pétales beaucoup plus 
grands , arrondis, perfiflans ; un ovaire à trois 
ftigmates. 


Le fruit eft un drupeglobuleux , charnu, fibreux, 
à une feule loge , contenant une noix ofeufe, mar- 
quée de trois trous à fa bafe ; l'embryon latéral. 


ESPÈCES. 


1. BACTRIS à petits fruits. Baëfris minor. Jacq. 
Cocos guienenfis. Linn. — Lam. Diét. 2.p. 58. 


Baëris minima. ? Gæxtn. de Fruét. & Sem. 2. 
pag. 269. tab. 139. fig. 5: (Woyez COCOTIER, 
He) 


2. BAcrRIsS à gros fruits. Baéfris major. Jacq. 


Buëtris fru&u ouato. Jicq. Amer. 280. tab. 171. 
fig. 2. = 
2 


8. ? Baëtris globofa , minor. Gærtn. de Fruét. & 
Sem. 1. pag. 22. tab. 9. fig. 1. — Lam. Illuftr. tab. 
895. 

Palma pinis & caudice ubiquè aculeatiffimis , fruëtu 
majufculo. Brown. Hift: Jam. 344. n°. 7. 


Palma frondibus pinnatis , ubique aculeatis ; acu- 
leis nigricantibus , fruétu majore. Miil. Diét. n°. 3. 


Broad palma-cocco. Grew. Mul. p.203. tab. 16. 


Cette efpèce reflemble beaucoup, par fon port, 
à la précédente ; mais fon tronc, d'environ deux 
pouces & plus de diamètre , s'élève à la hauteur 
de vingt à vingt-cinq pieds. Ses fruits font pref- 
que de la grofleur d'un œuf de pigeon. La plante 
£, figurée par Gærtner quant au fruit, diffère peu 
de cette efpece. Ses drupes font globuleux , un 
peu comprimés , d’un brun-jaunatre. 


Cette plante croît aux environs de Cartha- 
gène. D 


BADAMIA. Gærtn. de Fruét. & Sem. 2. pag. 
90. tab. 97. C'eft très probablement le serminalia 
mauritiana. (Woyez BADAMIER , n°. 4, & Suppl. 
Obferv.) Gærtner en fait un genre particulier ; 


BAD 557 


dont le fruit eft un drupe fec, à une loge, mé- 
diocrement acuminé & obtus à fon fommet; l'en- 
veloppe très-mince , renfermant une chair fon- 
gueufe’, traverf£e dans fa longueur intérisuremenc 
par fix protubérances un peu anguleufes, compo- 
lées de fibres prefque ligneufss ; une feule femence 
oblongue ; les cotylédons foliacés , roulés en fpi- 
rale : point de plumule ; la radicule fupérieure 
alongée, cylindrique, un peu comprimée , prefqu’à 
deux angles. Cette defcription du fruit convient- 
elle aux obfervations de M. du Petit-Thouars fur 
le cerminalia mauritiana ? ( Voyez BADAMIER.) 


BADAMIER. Terminalia. Ce genre, de la fa- 
mille des nyrobolans , eft compufé d’atbres ow 
arbriffeaux des deux Indes, remarquables par la 
beauté de leur port & par leurs ufages. Ils ont de 
grandes feuilles entières, placées fur les nœuds 
ou à l'extrémité épaifñe des rameaux, où elles for- 
ment des touffes, d’où fortent de longs épis de 
petites feurs dépourvues de corolle. 


Parmi les efpèces mentionnées par M. de La- 
marck, il faut ajouter pour fynonymie : 1° au 
cerminalia catappa , n°. 1. Jacq. Icon. Rar. 1. tab. 
197, & Colleét. 1. pag. 130. — Lam. Ill. tab. 848. 
fig. 1. 2°. Au cerminalia moluccana , n°. 2, termi- 
nalia (glabrata), foliis obovatis , utrinquè glabris. 
Forft. Prodr. n°. 389, & Plant. Efcul. pag. 52. — 
Spreng. Antiq. Bot. 102. tab. 2. — Termiralia 
eglanaulofa. Roxb. 


3°. Le terminalia mauritiana , n°. 3, & Illuftr. 
tab. 848, fig. 2 (voyez BADAMIA, Suppl), 
n'eft, felon M. du Perir-Thouars, qui à ob- 
fervé cet arbre à l’ile-de-France, que individu 
déjà vieux du cerminalia benzoin, n°. 4. (Voyez 
BIENJOINT , Suppl.) Cet arbre eft le plus gros & 
le plus grand'de l'Ile-de-France & de l'ile Bour- 
bon. Son feuillage, &’un vert-jaunâtre, contrafte 
d’une manière remarquable avec le vert-fombre 
dont les arbiffeaux des tropiques font affez gé- 
néralement colorés. Son bois eft préféré à tous 
les autres, dans le pays, pour faire des pirogues. 
Il produit une réfine odorante , connue fous 12 
nom de faux benjoin , & employée dans les églifes 
en place d’encens. Le vrai berjoin r’eft extrait, 
comme on l’a cru fuccefñivement , ni de ce bada- 
mier ni d’une efpèce de laurier, mais d’un alibou- 
fier décrit & figuré par Dryander, 44. Angl, vol. 
77, pag. 3C8, tab. 12, fous le nom de ffyrax ben- 
goin. (Voyez ALIBOUSIER , n°. $, Suppl.) 


Les efpèces fuivantes doivent être ajoutées à ce 
genre. 


6. BADAMIER à feuilles en cœur. Terminalia 
fubcordata. Willd. 


Terminalia folits obovatis, bafi eglandulofis , cor- 
datis , obtufis, fubrepandis , utrinquè glabris. Willd, 
Spec. Plant. 4. pag. 968. — Humb. & Bonpl. 


560 BAG 

BAGAPATE, PAGAPATE:où BAGATBAT : 
nom donné, dans les Philippines ;và unbarbre 
décrit par Camelli & Sonnerat, connu maintenant 
des botaniftes fous celui de fonneratias ( Voyez 
BLATTI.) 


BAGUENAUDIER. Colutea. I] étoit aflez na- 
turel, en ne confidérant que la fruétfication, de 
réunir, ainfñ que l’a fait M. de Lamarck , les phaca 
Linn. aux colutea, furtout en confervant parmi ces 
derniers les efpèces herbacées ; mais fi l’on s'arrête 
à leur port & à leur lieu natal, on ne pourra s’em- 
pécher de les féparer. En effet, les baguenaudiers 
POP dits font des arbriffeaux d'un bel af- 
peét, qui s'élèvent à quatre ou fix pieds en touffes 
agréables , qui plaifent également par la couleur 
glauque ou vert-tendre de leur feuillage, & 
par leure fleurs d’un jaune-pâle (d'un rouge-vif 
dans le bazuenaudier d'Éthiopie), difpofées en 
grappes, & auxquelles fuccèdent des gouiles véfi- 
culeufes; ils fe plaifentr dans les fols arides, au 
bord des précipices, dans les fentes des rochers, 
à une médiocre élévation. Les phaca , au con- 
traire , font en général de petites plantes herba- 
cées , rampantes ou peu élevées , qu’on ne trouve 
que für les montagnes alpines, où l’on aime à les 
rencontrer, mais qui ont trop peu d'éclat pour 
entrer comme ornement dans nos jardins. 


Les phaca different des baguenaudiers par leur 
frudtfcation, en ce qu’ils n’ont point le ftyle 
ba:bu, & que leurs gouiles font moins renflées, 
un peu comprimées. M. Decandolle ajoute que, 
dans la plupart des efpèces, ces goufles fe tordent 
fur leur pédicelle pendant la maturation , de forte 
que la furure qui porte les graines , de fupérieure 
qu’elle étoit, devient inférieure, s'ouvre & laiffe 
tomber les graines. 


Quant aux efpèces herbacées des colurea de 
Linné, M. Decandolle en a fait un genre à part, 
fous le nom de Zefferria , auquel il donne pour ca- 
ractère effentiel d’avoir les gouffes membraneufes , 
comprimées , point véficuleufes ; le fiyle courté en arc; 
Le fligmate en tête ; la carene obtuje. 


ESPÈCES. 
* CozutTEA. Linn. Tige ligneufe. 


1. BAGUENAUDIER commun. Coutea arboref 
cens. Linn. — Lam. lil. Gen. tab. 624. fig. 1 & 2. 
— Duham. edir. nov. 2. pag. 90. tab. 22. 


et arbriffeau , felon M. Desfontain=s , ne peut 
étre le colurca de Théophrafte, qu’il dit étre un 
arbre fort élevé (arbor magnitudine praftans ), dont 
le feuillage eft employé à ia nourriture des trou- 
peaux ; CE qui ne peut cogvenir à notre bague- 
naudier. (Hifi. des arbr. 2. pag. 313.) 


2. BAGUENAUDIER du Levant. Colutea orien- 


BAG 


talis, Lam, U. tab. G24. fig. 3. — Cavan. Icon. 
Rar. 4. pag. 4. tab. 307. 


Colutea cruenta. Willien. Spec. Plant. 3. pag- 
1139. — Ait. Hort. K_ w. 3. pag. 55. 


Colutea fanguinea. Pall. Flor. roif. 2. pag. 174. 


Colutea humilis. Scopol. Infubr. 2. pag. 23: 
tab. 12. 


3. BAGUENAUDIER d'Alep. Colutea halepica. 
Lam. 


Colutea Pocockii. Willden. Spec. Plant. 3. pag. 
1140. — Ait. Hort. Kew. 3. pag. S$. 


4. BAGUENAUDIER d'Éthiopie. Colutea frutef- 
cens, Linn. 


* Colutea (rigida ), pinnis lanceolatis , glabris ; 
caule fruticofo , erecto , glabro. Thunb. Prodr. 134: 


* Colutea (obtufata), pinnis linearibus ; caule 
frutefcente , ereélo; floribus racemofis ; ereëlis. Thunb. 
Prodr. 134 


* * LesseRTIA. Decand. Tige herbacée, 
$. BAGUENAUDIER fous-ligneux. Colutea peren- 
nans. Jacq. 


Colutea foliolis oblongis, pubefcentibus ; caule her- 
baceo , ereéo ; racemis terminalibus. Wild. Spec. 
Plant. 3. pag. 1142. — Ait. Hort. K:w. 3. pag. 56. 
— Jacq. Vind. 11: & Hort. 3. pag. 5. tab. 3.— 
Murr. Syft. veget. pag. 668. 


Colutea (fiAulofa), caule herbaceo ; oliis ova- 
tis, complicatis , fubiàs pubefcentibus. Retz. Obf. 3. 
pag. 40. 

Colutea (pubefcens) , pinnis lanceolatis , villo- 
fis ; caule hérbaceo , ereëto , pubefcente. Thunberg , 
Prodr 134 


Leffertia perennans. Decand. Aftrag. pa3. 43. 


Ses tiges font droites, ftriées , peu rameufes, à 
peine pubefcentes; les feuilles compofées de fix à 
huit paies de folioles petites, ovales, oblon- 
gues , pédicellées, pubefcentes, obtufes à leurs 
deux extrémités ; les fleurs blanches ou légére- 
ment purpurines, pédicellées, prefqu'unilatéra- 
les, difpofées en grappes fimples, alongées ; le 
calice campanulé , à cinq dents aiguës, inégales ; 
la corolle petite ; les ailes onguiculées ; les goufles 
petites, glabres, ovales, comprimées, contenant 
quatre à cinq femences réniformes. 


Cette plante croit au Cap de Bonne-Efpérance. 
On la cultive au Jardin des Plantes de Paris. % 
ON) 

6. BAGUENAUDIER annuel, n°. $, Colurea 


herbacea, 


B A G 


herbacea. Linn. — Lam. Illultr. tab. C24 fig, 5. — 
Wild. Spec. Plant. 3. pag. 1141. 


Leffertia annua. Decand. Aftrag. pag. 43. 


* Colutea (tomentofa), pinnis ovatis, incantis ; 
caule herbaceo, tomentofo; floribus racemofis. "1 hurb. 


Prodr. 135$. 


* Colurea (veficaria), pénnis ovatis ; caule her- 
baceo , decumkente , villofo; leguminibus orbiculutis , 


inflatis. Thunb. Prodr. 135. 


* Colurea (excifa) , pinnis ovatis , excifis ; caule 
herbaceo , decumbente ; racemis rerminalisus.'T liunb. 


Prodr. 134. 


* Colutea ( proftrata), pinnis lanceolatis , villo- 
fs ; caule herbaceo, difffe ; peduncuiis axillaribus , 


fubbifloris. Thunb. Prodr. 134. 


*X Colutea (linearis) , pinnis linearibus , acuris ; 
caule herbaceo, ereéto ; racemis terminalibus , incur- 


vis. Thunb. Prodr. 135. 


* Colutea (æfchinomenoïdes ) , herbacea , folio- 
lis lanceolatis , obtufis , ë nervo acuminatis, glabris. 


Scopol. del Infub. 3. pag. 22. tab. 12. 
**%* PHACA. Linn. 


7. BAGUENAUDIER du Portugal, Colutea batica. 


Phaca (bætica), caulefcens, ereéta , pilofa , Le- 
guminibus tereti-filiformibus. Linn. Spec. 1064. — 
Desfont. Flor. atlant. 2. pag. 183. 


Affragalus lufitanicus. Lam. Diét. 1. pag. 312. 
8. BAGUENAUDIER des Alpes, n°. 6. Colurea 
atpina. Lan. Ill. tab. 624. fig. 4. 


Phaca alpina. Jacq. Icon. Rar. 1. tab. 151 , & 
Mifcell. 2. pag. 93. — Decand. Aftr. pag. 47. — 
Willd. Spec. Plant. 3. pag. :2$2. Non Linn. 


Aftragaloides alpina , hirfuta, erecta , foliis vicia, 
floribus dilurè luteis. Till. Pif. 19. tab. 14. fig. 2. 

9. BAGUENAUDIER des pays froiis. Coluea fri- 
g'da. 


Colurca (phaca frigida), caulefcers , ereëta, indi- 
vifa , foliis pinnatis, fubquinquejugis ; Joliolis o5- 


longis , obtufis , fubciliutis ; leguminibus oblongis , | 


inflatis. Willd. Spec. Plant. 3. pag. 1253. — Jacq. 
Vind. 265, & Flor. auftr. tab. 166. — Decand. 
Aftr. pag. 46. 


Phaca alpina. Linn. Spec. 1064. — Flor. dan. 
tab. 8j6. 


Aftragalus caule ereëto, fHipulis maximis ; foliolis 
ovatis , novenis ; leguminibus tnflatis. Haller, Helv. 
ne 402. 


Phaca ochreata. Crantz, Auftr. 419. tab. 2. 


fig. 2. 
Botanique. Supplément. Tome I. 


BAG 
Rapprochée de l'efpèce précédente , avec \5- 
quelle on l'a peut-être confondue, celle-ci en 
diffère par fes tiges plus courtes, glabres, angu- 
leufes ; par fes ftipules ovales, élargies , foliacées. 
Les pétioles font glabres, chargés de trois à qua- 
tre paires de folioles petites, glabres, ovales ; les 
fleurs d’un blanc-jaunâtre , difpofées en grappes 
axillaires , entre-n êlées de braétées oblongues, 
ciliées fur leurs bords; le calice glabre, à cinq 
dents courtes ; les pouff=s droites , oblongues , 
renflées, hériflées de poils affez nombreux. 


561 


Cette plante croît dans les hautes montagnes 
alpines. % (F7. f.) 


10. BAGUENAUDIER glabre. Colutea glabra. 


Colutea ( phaca glabra), caule ramofo , profirato; 
foliolis ovato-lanceolatis , forum alis integerrimis ; 
legurminibus plabris , ovoideis , refupinatis. Decand. 
Synopf. pag. 354, & Flor. franç. 4. pag. 563. — 
Clarion. Bull. philom. n°. 61. — Decand. Aftrag. 
pag. 48. 

Phaca Gerardi. Vill. Dauph. 4. pag. 474. ? 


Cette plante fe diftingue de la précédente par 
fes tiges couchées, un peu ligneufes à leur bafe, 
ainfi que le refte de la plante. Ses feuilles font 
compofées de quatre à fix paires de folioles lan- 
céolées, ovales-oblongues , aiguës ; les flipules 
membraneufes, pointues, légérement ciliées, 
quelquefois foudées enfemble ; les fleurs difpo- 
fées en grappes axillaires , plus longues que les 
feuilles ; le calice muni de poils noirâtres, un peu 
lanugineux ; la corolle blanche; la carène & le 
bord inférieur ces aîles tachés de violet; celles-ci 
entières ; les bractées linéaires. Les goufles font 
ovales, pédicellées dans le calice , très-glabres. 


Cette plante croit dans les Baffes-Alpes. + 


C1.) 


11. BAGUENAUDIER auftral , n°. 7. Colutea auf- 
tralis. Lam. 


Phaca auftralis. Linn. — Jacq. Mifcell. 1. tab. 3. 
— D:cand. Aflr. pag. SI. 


Phaca Halleri. Vill. Dauph. 4. pag. 473. 


12. BAGUENAULIER aftragale. Colutea aftra- 
galina. \ 


Colutea (phaca aftragalina) , caule ramofo , prof- 
trato ; ffipulis lanceolatis, acutis ; alis carinä bre- 
vioribus ; legaminibus junioribus , hirfatis. Decand. 
Aftr. $2.— Synopf. pag. 355. 

Affragalus alpinus. Linn. — Lam. Dit. 1. pag. 
315. — Flor. lapp. tab. 0. fig. 1. 


Phaca minima. Allioni , Flor, pedem. n°. 1256. 
( Voyez ASTRAGALE des Alpes ne LE 
B 


562 BAG B A G 


13 BAGUENAUDIER à fleurs nombreufes. Colu- Cette plante croit dans la Sibérie. 
tea floribur da. 

16. BAGUENAUDIER véficuleux. Colutea hali- 
cacaba. 


Colutea ( phaca halicacaba), caulefcens , procum- 
bens, foliis pinnatis, fabquinquejugis ; oblongis , acu- 
tis , incanis ; impari fuhfeffilt ; calicibus inflatis , ova- 
is , reticulatis, kirfuis. Willden. Spec. Piant. 3. 
pag. 1254. 

Des mêmes racines fortent plufieurs tiges cour- 
tes & couchées. Les feuilles font compofées de 
quatre, cinq ou fix paires de folioles oblongues , 
aiguës, blanchatres, velues ; l’impaire prefqu: fef- 
file 3 les fleurs jaunes , difpofées , au nombre de 
trois ou cinq, En prappes axillaires, pédonculées; 
l:s braclées ovales, membraneufes , placées à la 
bafe de chaque fleur; les calices ovales , renflés, 
velus, réticulés, à cinq dents lancéolées , fubu- 
lées ; l’érendard obtus. 


Cette plante croit dans la Galatie. # (Deféripr. 
ex Willd.) 


Coiutea ( phaca floridana) , caulefcens , ereëla , 
glabra , folus abrupte pinnatis j foluolis cblongis, 
obtufis, mucronatis ; fhipulis lanceolato - fabulatis ; 
legurinibus olongis, compreffis , acuminatis. Wild. 
Spec. Plant. 3. pag. 1252. 


Robinia veficaria. Jacq. Icon. Rar. f. tab. 148, 
& Colleét. 1. pag. 105. 


Cette plante, qui a beaucoup de rapport avec 
les robinia , parmi lefquels Jacquin l'avoir placée, 
paroit, d’après Willdsnow , fe rapprocher davan- 
tage des phaca. Ses tiges font droites, glabres, 
hautes de trois à fept pieds, garnies de feuilies 
ailées fans impaire , compofées de dix à feize 
paires de folioles oblonaues , obtufes , mucro- 
nées; le pétio'e commun terminé par un filer fé- 
tacé ; les flipules lancéolées , fubulées. Les fleurs 
font jaunes, pédonculées, au nombre de quatre à 
cinq fur chaque grippe; les pédonc ules velus, 
axillaires ; les goufles oblongues , enflées , com- 
primées , acuminées , à deux loges. Ce dernier 
caractère ne permet guère de conferver Cette 
plante dans ce genre. 


Cette plante croît dans la Floride. © (Walld.) 


17. BAGUENAUDIER à trois fleurs. Colutea tri- 
flora. 


Colutea (phaca triflora), caule dichotomo , flori- 
bus tenuibus , parvulis ; vexillo carinâ longiore ; fo- 
14. BAGUENAUDIER des falines. Colutea futfota. liolis 19-23 ; leguminibus depreffo-turgidis ; pubefen- 

: sibus, Decand. Aftr. pag. 62. tab. 1. 

Colutea (phaca falfola) , caulefcens , eretta, in- 
cana , foliis pinnatis ; foliolis obovatis, obeufis ; fli- 
palis oblorgis , obtufis ; leguminibus globofis, pen- 
dutis. Wild. Spec. Plant. 3. pag. 1252. — £inn. f. 
Suppl. pag. 336. — Pallas, Juin. Append. n°. 115$. 
tab. Bb. 


Ses tiges font dichotomes; les feuilles alcerres , 
ailées; les pétioles filiformes , garnis de dix-neuf 
à vingt-trois folioles petites ; les fleurs fort peti- 
tes, réunies au nombre de deux ou trois ; l’éten- 
dard plus long que la carène ; les gouffes enflces , 
s comprimées , pubefcentes; les femences noirâtres. 

Ses tiges font droites, blanchätres ; fes feuilles 
ailées , compofées de folioles en ovale renverlé , 
obtufes ; les ftipules oblongues, obrufes ; les 
gouffes pendantes , pédonculées , globuleufes , 
femblables, par leur forme , à celles de l'affragalus 
chinenfis. 


Cette plante croît dans la Daourie, fur les 
bords du lac Tarée. 


Cette plante croit au Pérou. © 


18. BAGUENAUDIER à trois folioles. Colutea 
trifoliata. 


Colutea (phaca trifoliata) , fohis cernatis , ova- 
libus , obrufis ; leguminibus femiorbiculatis. Linn. 
Manuff. 270. 


Cette efpèce paroit fe rapprocher davantage des 
crotolaires que des baguenaudiers. Ses tiges, d'a- 
près Linné, font filiformes & rameufes ; fes fenilles 
pétiolées , à trois folio!es obtufes, romenteufes 
en deffous, nerveufes; la terminale plus grande 3 
les flipules lancéolées , féracées à leur fommet; 
les fi-urs difpofées en grappes terminales ; les pé- 
À ; dicelles géminés, uniflores; les gouffes à demi 
tab. Aa. fig. 1 & 2. Re ! : 

orbiculaires , renflées, ventrues, obtufes; la future 


Ses tiges font médiocrement rameufes , afcen- fupérieure prolongée en une pointe féracée , re- 
dantes , très-glabres , garnies de feuilles ailées , courbée. 


15. BAGUENAUDIER des fables. Colurea arenaria. 


Colutea ( phaca arenaria), cauleféers , ubramofa, 
adfcendens, glabra , foliis pinnatis , fabquinquejugis; 
foliolis linexri-lanceolatis , impari fubfeffili ; legumi- 
nibus obovatis, inflatis , ereétis. Willd. Spec. Plant. 
3. pag. 1254. — Pallas, Itin. 3. Append. n°. 116. 


compofées d'environ cinq paires de folioles gla- Cette plante croît à la Chine. ( Linn.) 
bres, linéaires-lancéolées; la foliole impaire pref- 
que feffile ; les gouffes droites, renflées , en ovale 19. BAGUENAUDIER à feuilles blanches. Colutea 


renver(é. incana, 


BAI 


Phaca (incana), calicibus fruétiferis , ovatis, 
énflaris , villofis ; foliolis oblongis, otufis. Vahl, 
Symb. 1. pag. 7. — Willd. Spec. Plant. 3. pag. 
12$$. 


Affragalus anthylloides. Lim. Di€. 1. pag. 320. 
(Voyez ASTRAGALE , n°. 58.) 


Obfervarions. M. de Lamarck penfe qu'il faut 
rapporter à cette divifion , fous le nom de colutea 
wolgarica , le cytifus wolgaricus Linn. Suppl. , qui 
y convient en effec par fon port, par les feuilles 
compofé:s de fix à fept paires de folioles avec 
une impaire , orbiculaires, argentées, & par le 
caractère des flzurs en grappes, droites , unilaté- 
rales , d’un beau jaune. ( Voyez les obfervations à 
Ja fin de l’article Cyris5E.) 


NT AR D'OR. ( Voyez GIROFLÉE, 
FES 


BAHEL-SCHULLI : arbriffeau épineux de la 
côte d2 Malabar, figuré par Rhesde, vol. 2, tab. 
45. Il eft, fuivant cer auteur , apéritif & hydrago- 
gue; il croît dans les lieux humides. C’eft le bar- 
leria longifolia de Linné. (Voyez BARRELIÈRE , 
HENE) 


BAHEL-TSJULLI des Malabares. C'eft la 
même plante que l’on nomme à Java patyar-ayer. 
Elle eft figurée dans Rheede , Hort. malab. vol. 9, 
tab. 87. Burmanne l’a regardee comme un fifame. 
Linné en a fait une colomnée. Vahl, qui l’a trou- 
vée différente de ces deux genres par fa corolle 
prefque regulière , à quatre lobes, & par fa cap- 
fule à deux loges, l’a nommée achimenes fefamoi- 
des ; elle eft herbacée Ses feuilles font oppofées & 
lancéoiées. Ses flzurs font en efpèce de grappe ter- 
minale. (Woyez COLOMNÉE, n°. 3, & Suppl.) 


BAHO : variété du maneuier, cultivée dans les 
Philippines, que l’on diftingue , fuivant Camelli, 
par fon fruit plus petit, moins charnu, & dont le 
noyau eft à proportion plus gros. (Juf.) 


BAI-BAI, BAI-BAIBA : noms caraibes d’un ma/- 
pighia fpicata , Cavan. Monadel. 8, pag. 409, tab. 
237, qui eft auf le bois dyffentérique des Antilles. 
(Ju. ) 


BAILLERIA. ( Voyez BAILLÈRE.) 


BAILLÈRE. Baïlleria. Schreber a fubftitué à 
ce genre le nom de srixis , auquel il a ajouté les 
deux efpèces ci-jointes. Le bailleria afpera et figuré 
dans les [//uffrations , tab. 712. 


3. BAILLÈRE térébinthacée. Baïlleria terebin- 
thinacea. 


Bailleria (trixis terebinthinacea ), fotris ovarrs, 


B A I 563 


ferrulatis | hifpidis, fubtàs hirfutis; floribus cerym- 
bojis. Swartz , Prodr. 115, & Flor. Ind. occid. 5. 
pag. 1375. 

A briffeau dont la tige eft rude, haute de cinq à 
fix pieds; fes rameaux redreffés , un peu velus; fes 
feuilles oppolées , pétiolées, ovales-oblongues , 
acuminées , dentées en {cie, à trois nervures, 
couvertes en d: fus de points caileux & de petits 
poils foyeux; les pétioles pubefcens. Les fleurs 
répandent une odeur de térébenthine ; elles font 
terminales, difpofées en corymbes paniculés ; les 
pédoncules cylindriques, oppotés en croix , pu- 
befcens , munis à leur bafe de petites folioles li- 
néaires; le calice ovale, compofé de huit à dix 
écailles oblongues , prefqu’égales , pubefcentes ; 
les fleurons du difque nombreux , hermaphrodi- 
tes ; les demi-fleurons femelies; leur limbe trifide. 
Les femences du centre avortent fouvent; celles 
des fleurs femelles font ovales, prefque trigores, 
un peu velues , fans aigrettes ; le réceptacle cou- 
vert de paillettes oblongues, aiguës, concaves , 
plus courtes que les femences. 


Cette plante croît à la Jamaique, dans les val- 
lées pierreufes. R (Swartz.) 


4. BAILLÈRE rongée. Baïlleria erofz. 


Bailleria (trixis erofa), foliis lato-ovaris, in- 
cifo ferratis ; rugoffs , feabris , petiolis longioribus. 
Swartz , Prodr. 115, & Flor. ind: occident. 3. 
pag: 1577- 

Ses rameaux font cylindriques, légérement to- 
menteux ; f:s feuilles oppotées , pétiolées , lar- 
ges, ovales, un peu rhomboïdales , aiguës , inéga- 
lement incifées ou denrées, iongues de cinq à fix 
pouces , hériffées de poils rudes. Les fleurs font 
blanches, aflez grandes, difpofées en un corymbe 
terminal; le calice glabre, à fix ou huit folioles lif- 
fes , ovales, concaves , aiguës; les paillettes du 
réceptacle elliptiques , peu nombreufes. 


Cette plante croit aux Antilies , à l'ile Saint- 
Chriftophe , &c. h (Swartz.) 


* Baïlleria (trixis pedunculofa) , herbacea , ra- 
mis gracilibus , apice 2-3 cephalis; foliis lanceolatis , 
ferratis , quinquenerviis , hifpidis. Richard , in AËt. 
Soc. Linn. Parif. pag. 105. E Caïennä. 


BAITARIA acaule. Buitaria acaulis. Flor. per. 


Baïtaria acaulis , foliis lineari-lanceolatis. Ruiz 


& Pav. Syft. veget. Fior. peruv. pag. 111. 


Genre de plantes établi par MM. Ruiz & Pa- 
von, fur une feule plante du Pérou , dont la racine 
eft vifqueufe & produit des feuilles rout£s radica- 
les, linéaires-lancéoiées. Les fleurs cffrenc : 


1°. Un calice à quatre folioles, dont deux, at- 
tachées {ur le pédoncule plus bas que les autres, 
| font plus étroites & reflemblent à des braétées. 
Bbbb 2 


564 B A L 


2°. Une corolle monopétale , tubulée, divifée à 
fon limbe en cinq découpures. 


3°. Quatorze ou dix huit éamines renfermées 
dans le tube , attachées fur fes parois. 


4°. Un ovaire hbre, furmonté d’un feul ftyle, 
terminé par un ftigmate à crois découpures. 


Le fraic confifte en une capfule accompagnée du 
caiîice pe:ffant, à trois fices, divifée en trois 
loges, contenant pluñeurs femences lenticulaires, 
attachées aux cloifons, contiguës chacune avec la 
paroi de chaque valve. 


Cette plante croit au Pérou , dans les lieux ari- 
des & pierreux, le long des routes. 


BALAÏI-DOUX, HERBE A BALAI : nom que 
l'on donne , felon M. Palifot-Beauvois, dans les 
Antilles & dans la partie françaife de Saint-Do- 
mingue, à la fcopaire ( fcoparia dulcis Linn. ), parce 
que les Noirs, lorfqu’ils ont befoin de balai, em- 
ploient une poignée de cette herbe très-commune 
dans le pays, & qu'ils vont cueillir au moment 
méme de s’en fervir. Dars la partie de Saint-Do- 
mingue , où la fcopaire eft plus rare, elle eft rem- 
placée pour cet ufage par l’urera lobata Linn., ap- 
pelée couffer par les colons , ou par le ffda ameri- 
cana , que, dans quelques quartiers , on appelle 
herbe de douge heures, parce que fes pétales ne 
commencent à s'épanouir que vers midi, & fe 
referment deux ou trois heures après. 


BALAM-PUELUI : nom malabare du timarin, 
figuré par Rheede dans l'Hort. mulab. vol, 1, 
tab. 23. 


BALANA BONE : nom caraibe de l’acacie ou 
fenfi'ive épineule, fuivant N'cholfon, 


BALANG-HAS : efpèce de flerculier de Ceilan 
{flerculia balanghas Linn.}, figurée dans l’Hore. 
malaë. vol. 1, tab. 49, & dans la Monadelphie 
de Cavanilles, tab. 143. (Woyez STERCULIER, 
Hé, Le) 


BALANGUE { Gæsn. de Fruét. & Sem. 2. pag. 
485. tab. 183), fruit de Madagalfcar, décrit & 
figuré par Gærtner. C’eft une petite baie globu- 
lzufe, noirâtre, charnue à une ou deux loges, fé- 
parées , dans ce dernier cas, par une cloifon mem- 
braneufe , contenant deux lemences blanchatres, 
en cœur renverfé, attachées au fond de la baie, 
entiérement enveloppées par un arille fec; l’em- 
bryon muni d’un périfperme charnu; les cotylédons 
foliacés ; la radicule courte , droite, cylindrique, 
La plante qui produit ce fruit n’eft pas connue. 


BALANOPHORA. ( Voyez BALANOPHORE.) 


BALANOPHORE fongueufe. Balanophora fur- 
gofa: Lam. Ill. tab. 742. 


BAL 


Cyacmorium (balanophora}, ffipite fyuamofo , 
amento oblongo ; fqiamis patulis , oblongo lanceola- 


sis. Wild. Spec. Plant. 4. pag. 177. 


Ce genre paroît devoir être réuni aux cyromo- 
rism Linn. (Woyez CYNOMAIR, 2, pag. 241.) 


BALANOPTERIS. C’eft le nom que Gærtner a 
donné au molavi des Philippines, qui elt l'heri- 
tiera littoralis. Ait. & Lam. ( Voyez MOLLAVI.) 


BALANTI, petit arbre des îles Philippines, 
remarquable par fes feuilles ombiliquées , affez 
femblables à celles du éinonga des mêmesiles , qui 
eft le ricinus mappa Linn. Camelli dit que fes fe- 
mences reffemblent auf à celles du ricin. Il ajoute 
que fes racines font employées dans la dyflenterie. 


(ZT) 


BALANUS : nom donné par quelques anciens 
auteurs au ben (moringa oleifera ). 


BALASBAS. ( Voyez ANTOLANG , Suppl.) 


BALASSEN, BALESSAN : noms égyptiens du 
baume de Judée, felon Profper Alpin. 


BALAT ANA : nom caraibe des groffes ba- 
nanes. 


BALAT AS. Plufieurs arbres étrangers portent 
ce nom. Préfontaine, dans fa Muifon rufliqie de 
Cayenne , paile du balatas blanc, du balatas rouge 
& de celut à groffe écorce. Il détaille leurs ufazes 
pour les conttruétions ; mais il ne donne pas aux 
botaniftes les moy:ns de les reconnoître. Son ba- 
laras blanc eft probablement le couratari des Gali- 
bis, qu'Aublet nomme de même dans fes Plantes 
de la Guiane, pag. 724, tab. 200, en ajoutant 
qu’on fait des cordes avec fon ecorce. Le balatas 
rouge eft, fon Nicholfon , connu à Saint-Do- 
minaue, fous le nom de f:potil'ier marron. Aublet 
cite encore une efpèce de fapotillier, qu'il nomme 
achras balata où bois de natte. On poflède , dans 
les coll: étions de fruits , fous le nom de balotas , 
une greine affez groffe, life comme les fapotilles, 
& conformee de même que Clufus Pa figurée dans 
fes Exotic. pag. $6. L'arbre qui la produit n’eft pas 
connu, mais fon genre , ou au moins fa famille , eft 
facile à dérerminer. ( Voyez COURATARI , SA- 
POTIELIER.) ( Juff. ) 


Poupée Defportes parle , fous ce nom de 6a- 
latas , d’un arbre de Saint-Domingue ; maïs la de( 
cription qu'ilen donne eit, comme celle de Nichol- 
fon , trop incomplète pour pouvoir le rapprochir 
des noms de Linné ou d’autres botaniftes. Il eft à 
remarquer que, de tous les naturaliftes qui ont par- 
couru le pays pour en connoitre les produétions., 
Defportes & Nichol'on font les feuls qui aient 
parlé de celle-ci. Le furnom de /eporillier marron, 


BI AT 

Joint à fon caraétère d’avoir une grande fleur pour- 
pre & une écorce mucilagineufe & filamenteufe, 
comme les malvacées , tout femble nous indiquer 
qu'il a éte mal obfervé; ce qui eft d'autant plus à 
regretter , que Defportes l'indique comme four- 
piflant un bois compaéte , bon a batir & à faire 
œwutes fortes d'ouvrages. ( Pal. Beauv.) 


BALLATONASSO, arbriffeau mentionné dans 
l'Hifloire des Plantes des iles Philippines , par Rai , 
pag: 70, & dont Camelli a donné la figure , tab. 
36. Si l'on en juge d’après la figure, cette plante 
paroit voifine du ricinus mappa Lino. , figuré dans 
Rumphius, Amboin. vol. 3, tab. 108; mais fes 
feuilles, qu ique peltées , font en cœur , arron- 
dics, entières à la bafe , & terminées en pointe 
au fommet , avec des dentelures fur les bords. Ses 
feuilles font alternes; les deux fupérieures oppo: 
fées. Les fleurs, mâles ou femelles , naiflent dans 
l'aiflelle des feuilles fupérieures & en grappes. 
Les mâles offrent une malfe globuliufe d’étamines, 
& les femelles, dont on ne voie que le fruit, font 
fituées à la partie inférieure de la grappe. Le fruit 
eit arrondi, & , felon Rai, à quatre loges ; ce qui 
éloigneroit cette plante du genre ricin ; mais par 
l'enfemble de fes caratères , il n’y a nul doute 
qu'elle ne foit une plainte de la famille des eu- 
phorbes. ( Lem. Did. des fcienc. nat.) 


BALAUSTES. On donne ce nom, dans la ma- 
tière médicale , aux fleurs defféchées du grena- 
dier , qui eft auffi nommé ba/auflier dans quelques 
contrées, particuliérement en Provence. ( Voyez 
GRENADIER. ) 


BALBISIA. ( Voyez BALBISIE.) 


BALEISIE à longs pédoncules. Balbiffa elon- 
gata. Wiild. 


Balbifia caule procumbente, fukffmplici ; peduncu- 
lis terminalibus long'ffimis ; calicinis foliolis ovatis, 
fubapualibus. Willi. Spec. Plant. 3. pag. 2214. — 
Perf. Sysopf. Plant. 2. pag. 470. 


Amellus pedunculatus. Orteg. 


Cette plants , rapportée d’abord aux amell:s par 
Ortega, donrelle eft en effet très-voifine, en a 
été féparée par Willdenow , qui en a fair un genre 
particulier , ayant pour caraéière effentiel : 


Un calice fimple, à huit folioles ; Les demi-fleurons 
trifides ; les femences furmontées d'une aigrette [effite, 
plumeufe ; le réceptacle paléacé. 


Les tiges font herbacées, couchées , puis af- 
cendantes , longues de fix à huit pouces, hérif- 
fées de poits rues, erifâtres, prefque fimples on 
trichotomes , n'ayant guère que deux rameaux 
oppofés , garnis de feuilles oppof£es, périolées, 


BAL 565 


res , chargées de poils rudes à leurs deux faces, 
veinées, à trois nervures plus fatllantes. Chaque 
tige ou rameau fe termine par un très-long pédon+ 
cule de quatre à fix pouces , fimple , uniflore ; hif- 
pide. Le calice eft velu, à folioles prefqu'égales , 
lancéolées , aiguës; la corolle jaune; fon difque 
d’un jaune plus pâle ; les demi-fleurons profonde- 
ment partagés en trois decoupures. 


Cette plante croît au Mexique. On la cultive 
au Jardin des Plantes de Paris. © ( . v.) 


* Balbifia (canefcens) , caule ere&to , ramofo ; 
incano , hrfuto ; pedunculis lateralibus ; calicis bre- 
vis foliclis rotundatis, Richard. — Perf. Synopf. 
Plant, 2. pag. 470. 


BALESSAN. Bruce. (Voy. BALSAMIER , n°.$, 
Suppl.) 


BALIGARAB , BALIFARAB ou BUYONG , 
arbritleau des Philippines , ayant le port du faule, 
que les Maures nomment garub. Ses jeunes ra- 
meaux , longs & plians comme ceux de l’ofier , fe 
chargent de feuilles oppofées , tres-grandes. Les 
fleurs, difpofées en bouquets terminaux , font 
jaunâtres, monopétales , divifées par le haut en 
cinq lobes épanouis en étoile. Entre ces fleurs , on 
trouve , dit Camelli, de qui nous empruntons 
cette defcription , d’autres feuilles diff.rentes de 
celles des rameaux , plus courtes, plus minces, 
marquées de cinq nervures, & faifant, par leur cou- 
leur blanche, un contraite agréable avec celles des 
fleurs & des feuilles inférieures. Les fruits font de 
petites baies couronnées, verdatres, remplies de 
graines menues , & auxqu=lles les feuilles florales 
reftene attachées. Il eft facile de reconnoitre ici 
que le baligarab eftune efpèce de mufænda, genre 
de la famille des rubiacées, bien caractérife par une 
des divifions de fon calice, qui prend une exten- 
fon très-confidérable , & fubfite fous la forme 
d'une feuille. C’eft peut-être la même plante que 
le belilla du Malibar, mentionnépar Rheede. (Foy. 
BeriLr A & MUSSENDE, Suppl.) (Juff.) 


PAIIMBA, BOLIMBA. Chezles Malais on 
nomme ainfi le carambolier , appeié ailleurs &i- 
limbz. 


BALIMBAGO , petit arbre des Moluques, que 
Camelli dir êrre le même que le éupariri des Ma- 
labares, ou Aibiftus populieus des botanifies. il dit 
que fa fleur eft comme celle de l'abelmofch , autre 
elpèce d’hibifcus, & que fon fruit eft rempli d’un 
fuc femblable à celui de la gomme-gutte.S: racine, 
regardée comme émétique , eft employée dans les 
diarrhées anciennes, les fièvres quotidiennes , les 
coliques & les indigeflions. Cette propriété, dans 
une plante de Ja famille des malvacées , sit affez 
particulière, & peut être révoquée en doute, 


ovales , prefque rhomboïdales, à grolies dentelu- | (Juf. ) 


= 


565 BAL 

-BALINGASAN ou PUTAD : nom d’un patit 
atbre des Philippines, qui appartient au genre 
féravadium Juf., dans la famille des myrtes. Ca- 
melli en parle dans fon Recueil des plantes de ce 
pays, publié par Raï. (Juf.) ( Voyez JAMBOSIER, 
n°. $, & STRAV'ADI , Suppl.) 


BALISIER Canna. Quoique les balifiers foient 
des plantes nées fous les tropiques, & que la plu- 
part habitent également l'Afe , l'Afrique & lPA- 
mérique , cependant, ignorées des Anciens, elles 
n’ont été connues que depuis la découverte de 
l'Amérique. Il paroît que les premiers individus 
vivans en Eurove ont été obtenus de graines en- 
voyées par des mifionpaires à des religieux por- 
tugais , qui les ont cuitivées & propagées dans les 
jardins de leur couvent. Le port élégant des bali- 
fiers , la beauté de leurs feu:lles amples, fatinées, 
d'un vert-gai, l'éclat & la forme fingulière de 
leurs fleurs, les ont fait rechercher par les cu- 
rieux, & les balifiers fonc devenus en peu de tems 
J'ornement des plus célèbres jardins de l'Italie, 
de l'Efpagne , de la France & des autres con- 
trées méridiorales de l’Europe. Leurs racines, 
tubéreufes & charnues, produifent tous les 
ans un grand nombre de cai2ux , qui rendent la 
propagation de ces plantes bien plus facile & 
plus fûre que les femences, dont la maturité, dans 
nos climats, n’eft pas coujours parfaite. Il paroît 
qu'on a toujours traité ces plantes avec trop de 
délicateffe , en employant pour elles au printems 
les ferres chaudes , les vitraux, &, dans l'hiver, 
lorangerie ou la ferre tempérée. Ces foins minu- 
tieux , en prolongeant leur foibleffe , s’oppofent à 
leur parfaite naturalifation. Des cuitivateurs plus 
bardis les ont, depuis quelques années , abanüon- 
nées en pleine terre; ils en ont obtenu de très- 
bzaux individus, plus vigoureux, plus chargés de 
fleurs, & des femences bien müres. 


Léclufe à le premier décrit & figuré l’efpèce de 
ba!ifier qui long tems eft reitée la feule connue ; il 
la nommoit canna indica , dénomination adoptée 
par Liané , & fondée fur les rapports qui paroif- 
{ent exifter entre fes racines, fes tiges & celles 
d:s rofeaux ou cannes. Les deux frères Bauhin, 
Lobel & Dalechamp lui ont confervé le nom de 
rofeau (arundo) ; d’autres, en particulier Rumphe 
& Tournefort, la confiderant comme une plante 
mitoyenne entre l'urunrdo & l’acorus , ont appe- 
lée cannacorus. Camerarius en fait une efoèce 
de g'aizul ( g/adiolus inaïcus } , en quoi il s'écarte 
moins des rapports naturels. Ces diférent2s déno- 
minations prouvent combien, à cetre époque, l’on 
étoit join d’avoir des idées juites fur les affaités 
des plantes. 


Le balifier, qui embelliriee vaftes camnagnes des 
Indes , eft auih cultivé comme plante d'agrément 
autour des habitations & dans les jardins; il et 
plus brillant par fes debors, par l'éclat de fes 


ee 


B'A L 


fleurs , qu'utile par fes ufages. On a dit & répété 
que fes feuilles étoient employées, dans les colo- 
nies françailes, à couvrir les cafes des Nègres ; 
mais il eft à remarquer que l’on donne quelquefois 
le nom de ba/ifier à des plantes de la famiile des ba- 
naniers, qu’on a confondus avec les vrais balifizrs. 
Les bananiers ont des feuilles bien plus grandes, & 
plus propres à cet ufage économique. Au rapport 
de Barrère, les femences font très-recherchées 
par les pigeons ramiers, dont elles rendent la 
chair amère : elles feroient très-précieufes pour 
les arts, à caufe de la b:lle couleur pourpre qu’el- 
les fourniffint; mais elle ne dure pas, & jufqu’a- 
lors on n’a pas encore pu trouver de moyens pour 
la fixer. Les habitans des Indes & les Echiopiens 
font des chapelets avec fes eraines, dures, globu- 
leufes, d’un beau noir-luifant. 


Les voyageurs ont depuis peu d'années décou- 
vert dans les deux Indes quelques nouvelles efpè- 
ces de balifizr, qui ne le cèdent guère en beauté 
à la première. Celle-ci eft gravée dans ies Z/ufir. 
Gen. tab. 1. Aux efpèces décrites il faut ajouter : 


4. BALIS1ER à feuilles jonciformes. Cazza jun- 
cea, Retz. 


Canna foliis linearibus , nervofis. Retz. Obferv. 
Fafc. pag. 94n°.re 


Cette efpèce eft remarquable & bien diftinguée 
par fes feuilles étroites, linéaires , femblables à 
celles dés graminées , vaginales à leur bafe, à cinq 
nervures faillaures , hautes d'environ un pied, 
munies, proche les racines, de petites fibres ca- 
pillaires. Les tiges font enveloppées par plufieurs 
gaines lancéolées ; les flzurs terminales peu nom- 
breufes; la corolle petite, d’un roux-obfcur ; la 
capfule hériffie. 


Cette plante croit à la Chine. # ( Deftripr. ex 
Re:z.) 


$. BALISIER pariculé. Canna paniculata. Ruiz 
& Pavon. 


Canna foliis ovatis, fubtùs lanatis, arpgenteis ; 
petalis inferioribus brevioribus. Ruiz & Pav. Flor. 
peruv. vol. 1. pag. 1. tab. 1. fig. 1. 


Ses racines font rameufes & fafciculées ; fes ti- 
ges droites , cylindriques , hautes de dix à douze 
p'eds; fes feuilles alternes, pétiolées, ovales, ner- 
veufes , lanugineufes & argenrées en defflous ; les 
fleurs difpofées en une panicule terminale , éta- 
lée, munie de braétées ovales, lancéolées ; la co- 
rolle de couleur écarlate ; les trois pétales exré- 
rieurs plus grands, égaux; les intérieurs inégaux. 
La capfuie eft grande, ovale, oblongue, hsriffée 
de pointes; les femences noiratres , un peu globu- 
leufes & luifantes. 


Cette plante fe trouve dans les bois & dans les 


BAL 


jardins , au Pérou, où el'e porte le nom vulgaire 
d'achira fauvage (achira filvejiris ). (Ruiz & Puv.) 


6. BALISIER à fleurs d’iris. Canna iridiflora. 
Ruiz & Pav. 


Canna foliis ovatis, acuminatis ; laciniis tribus 
corolla interioribus majoribus. Ruiz & Pav. Flor. 
peruv. vol. 1.1. c. 


Ses tiges font très-hautes , droites , articulées ; 
fes feuiiles à pétiole vaginal , alternes, ovales, 
acuminées ,labres & luifantes en deffus , lanugi- 
neufes & blanchatres en deffous ; les fleurs difpo- 
fées en grappes géminées & bifdes ; les pédoncu- 
les coinprimés ; les pidicelles pendans , uniflores, 
accompagnés d’une petite braétée ovale , fpatha- 
cée, & à leur bafe d’un ou de deux filamens Ji- 
néaires , fubulés. La corolle eft infundibuliforme ; 
les trois decoupures extérieures plus courtes, 
Jancéoléss , roulées , de couleur purpurine ; les 
trois intérisures oblonguss , plus grandes , plus 
larges , éralées , rougeâtres; un appendice bifide , 
en forme de pétale; l’anthère placée fur une des 
-divifions ; le flyle en forme de languette ; la cap- 
fule trigone , oblongue , hériffée ; les femences 
brunes & globuleufes. 


Cette plante croit au Pérou, où elle eft culti- 
vée comme plante d'ornement. On la nomme fu- 
mac-achira , C’efl-à-dire , achira élégante. (Ruiz & 
Puy.) 


BALISIER eft un nom vulgaire qu'on a donné à 
plufieurs plantes qui, à la vérité, ont quelques 
rapports avec le carna de Linné , maïs qui appar- 
tiennent à un autre genre. Ainfi, au Cap-Français, 
on nomme balifier l'amomum Zerumbet Linn. On 
l’appeile auf gingembre bâtard. On donne encore 
ce noi à l’afpinia racemofa dans certains quartiers 
de Saint-Domingue où croit cette dernière plante, 
d'après l’obfervation de M. Palifot - Bsauvois. 
Defportes parle d’un autre balifier de Saint-Do- 
mingue dans le nombre des plantes propres pour 
la teincure : c’eft le coffus arabicus Linn., le paco- 
caa-tinga de Margrave. 


BALLOT À. (Voyez BALLOTE.) 


BALLOTE : nom vulgaire d'un chêne (quer- 
cus ballora Desfont.) que nous avons renconiré, 
M. Desfontaines & moi, {ur la côte de Barbarie, 
dans les montagn2s inférieures de l'Atlas, doit 
les glands, auffi doux que la châtaigne, fervent 
de nourriture pendant une partie de l'hiver à un 
grand nombre d’habitans du mont Atlas. Il appar- 
tient à la feétion des chênes-verts , qui ne perdent 
point leurs feuilles, & a beaucoup de rappott avec 
lyeufe, dont il diffère par fa tige plus élevée, par 
fes feuilles cotonneufes en deflous , par es fruits 
plus alongés , d’une faveur douce, &c. (Foyez 


B'AL 567 
CuÊNE, Suppt. , & un Mémoire de M. Desfor- 
raines , infére parmi ceux de l’Académie des Scien- 
CES , 1790, pag. 394, tab. 6.) 


1. BALLOTE fétide. Ba/lo'a nigra. Linn. edit. 1. 
pag. 582. — Lam. [llufr. rab. ç08. fig. 1. — Bull. 
Herb. tab. 397.— Smith, Flor. brit. 2. pag. 635. 


D'après l’obfervation de M. Smich, le #a/lota 
nigra de Linn., edit. 2, eft une plante différente 
de celle-ci, particulière à la Suède, & qui eft 
peut-être la fig. 1 de la planche 65 de Rivin. 


2. BALLOTE laineufe. Ballota lanate. Linn. — 
Lam. JIl. tab. sc8. fig. 2. 


Panzeria multifida. Mœnch. Merh. Suppl. pag. 
137. 


Oëfervations. On trouve dans l’herbier de Com- 
merfon une plante de l'Ile-de-France, qui a le 
port du éafloia nigra , mais qui en differe par fes 
calices non ftriés nt pliffés. Ses feuilles font en 
cœur, prefqu'à doubles crénelures à leur con- 
tour ; les Heurs ramaflées par paquets ; les calices 
un peu lifes. M. Perfoon la nommée ba/lota mau- 
ritiana. Loureiro à trouvé en Chine l'efpèce fui- 
vante. 


s. BALLOTE pileufe. Bal/ota pilofa. Lour. 


Ballota foliis ovatis , crenatis , tomentoffs ; verti- 
cillis pilofrs ; calicibus decemdentatis, Lour. Flor. 
cochin. 2. pag. 442. 


Cette efpèce diffère du ballora difficha princi- 
palement par fes calices à fix dents. Ses tiges font 
droites, foibies , hautes de quatre pieds, pileu- 
fes, {triées , rameufes ; les feunles pétiolées , ova- 
lés, point en cœur, crénelées & non dentées en 
fcie , aiguës, tomenteufes. Les fleurs font blan- 
ches, réunies en verticilles axillaires & pileux ; 
leur calice tubulé , recourbé, à dix firies, divifé 
à fon limbe en dix dents aiguës, refléchies ; la 
lèvre fupérieure de la corolle entière , en forme 
de voûte ; l’inférieure ét.lée , à trois lobes. 


Cette plante croit aux lieux inculres, à la Co- 
chinchine.  ( Deferipe. ex Lour. ) 


BALOULOU : nom caraibe du bananier à pe- 
tits fruits. 


BALOURINHA : nom caratbe d’une efpèce de 
fifa, genre de la famille des malvacées. (JF) 


BALSAMARIA. « Le genre que Loureiro 2 
donné {ous ce nom dans {a F/ore de la Cochinchine, 
n'eft , dir M. de Jufheu , qu'une efpèce de calaba 
(calcph; llum ) ; il offre quelqu-s différences dans 
fon calice à deux feuilles, fclon Loureiro. Sa co- 
rolle eft compofée de fix pétales, & fes étamines 
raffemblées en plufieurs paquets. On tire de fon 


508 B }A 


tronc, de fes rameaux & de [es feuilles un fuc 
connu fous le nom de baume de Marie , employé 
pour empécher linflammation & la putridité des 
plaies. Ses amandes fourniffenc aufi une huile 
abondante , de qualité inférieure , dont on fe fert 
pour les lampes, » (Woÿez CALABA, Suppl.) 


BALSAMIER. Amyris. Les additions à faire à 
ce genre intéreflant fe reduifent aux fuivantes : 


1. BALSAMIER éléimifère. Amyris elemifera. 
Linn. — Lam. lil. tab. 303. fig. 1. 


4. BALSAMIER de Giléad. Amyris gileadenfrs. 
Linn. — Vahl, Symbol. 1. pag. 28. tab. 11. 


$. BALSAMIFR de la Mecque. Amyris opobalf:- 
mum. Linn. — Lam. Ill. tab. 303. fig. 2. 


Baleffan. Bruce, Lin. $. pag. 16. Icon. & edit. 
Germ. $. pag. 28. tab. 2 & 3. 


g. Balfamea meccanenfis. Gleditfch, A&. Soc. 
Nat. Berol. 3. pag. 127. tab. 3. fig. 2. 


Willdenow foupçonne que l’efpèce précédente, 
celle-ci & la variété 4 pourroient fort bien n'être 
que des variétés de la même plante, produites par 
l'âge ou par le fol, & dont les feuilles , ailées & 
plus compofées dans la jeune plante, font ternées 
quand elle eft plus avanece. 


10. BALSAMIER kataf. Amyris karaf, For<kh. — 
Vahl, Symb. 1. pag. 28. 


13. BALSAMIER à feuilles dentées. Aryris den- 
tata, Willd. 


Amyris foliis pinnatis, foliolis petiolatis , nove- 
ris , OVatis , acuminatis , dentatis ; racemis axil'a- 


ribas. Wiild. Spec. Plant. 2. pag. 337. 


Cette efpèce, d’après Willdenow , eft diftin- 
guée de toutes les autres par les dentelures de fes 
tolioles. Ses feuilles font toutes ailéss ; les folioles 
pétiolées, au nombre de neuf, ovales , acuminées, 
échancrées, parfemées de points réfineux % dia- 
phanes; les dentelures diftances ; les fl:urs difpo- 
fées en grappes fimples & axillaires ; les pédicelles 
uniflores , tres-alongés. 


Certe plante croît dans les Indes orientales. B 
(Deferipe. ex Witid.) 


14. BALSAMIER anifé. Amyris anifata. Willd. 


Amyris foliis pinnatis, foliolis petiolatis , trede- 
cémis , ovato-lanceolatis , obfoletè dentatis , iraqua- 
libus ; paniculis axillaribas. Willd. Spec. Plant. 2. 
P28- 537: 

Elle reffemble beaucoup à la précélerite. On 
l'en diftingue par {2s fo'ioies pius nombreufes , 
ovales-lancéolées, inégales à leur bafe , à cente- 


BAL 


urés à peine fenfibles. Les panicules forment pref- 
que des corymbes, & les pédicelles portent plu- 
fieurs flcurs. 


Cette plante croît dans la Guinée.  (Willa.) 


15. BALSAMIER de Ceiïlan. Amyris zeylanica. 
Retz. 


Amyris foliis pinnatis , petiolatis , glabris; ra- 
cemis interruptis, axillaribus ; floribus involucretis , 
hexandris, Retz. Obferv. 4. pag. 2$: 


Cette efpèce diffère de fes congénères par le 
nombre des parties de fa fruélification Ses tiges 
font revêtues d’une écorce cendrée ; fes feuilles 
ailées, compofées de cinq à fept folioles ovales, 
pétiolées, aiguës, glabres , très-entières; les fleurs 
réunies par paquets interrompus fur un pédoncule 
axiilaire , enveloppés d’un involucre en cœur, 
file, tomenteux. Le calice eft comenteux, glo- 
buleux, à trois dents, plus grand que la corolle; 
trois pétales concaves, velus en dehors; fix éta- 
mines. Le fruit et un drupe fec, ovale, long 
d'un pouce & demi, contenant une noix offeufe,, 
épaifle , qui offre dans fon intérieur crois cavités, 
comme pour loger trois femences. 


Cette plante croît à l’ile de Ceïlan. C’eft elle 
qui fournit , felon Retzius , la véritable gomme 
élémi des boutiques. h (Rerz.) 


16. BALSAMIER polygame. Amyris polygama. 
Cavan. 


Amyris foliis fimolicibus, lanceolatis , integerri- 
mis ; racemis fimplicibus , axillaribus , numerofis. 
Willd. Spec. Plant. 2. pag. 333. — Cavan. Icon. 
Rar. 3. pag. 20. tab. 239. 


Arbre de quinze à dix-huit pieds , revêtu d’une 
écorce brune, chargée de raïneaux couverts de 
feuilles éparfes, fimples, médiocrement pétio- 
lées , un peu coriaces, ovales-lancéolées , luifan- 
tes, crès-entières. Les fleurs font polygames , dif- 
pofees en grappes fimples, nombreufes, axillaires; 
les pédicelles capillaires; le calice hémifphérique, 
à quatre dents ; la corolle d’un jaune-pale , à qua- 
tre pétales ovales, récrécis à leur bafe ; un cor- 
pufcuie central, plane , orbiculaire , à huit créne- 
luces dans l:s fleurs males; huit étamines, dont 
quatre plus longues , alternes avec les pétales : 
dans les fleurs femelles, un ovaire libre, globu- 
leux ; le ftyle prefque nul ; les fligmates compofés 
de trois ou quatre corpuicules globuleux ; les 
filamens plus courts que dans les fleurs mâles, 
munis d’anthères peut-être ftériles. Le fruit eft' un 
drupe fphérique , contenant un noyau folitaire , 
monofperme. 


Cette plante croît au Chili, & fe cultive au 
Jardin botanique de Madrid, Ph (Deéfcripe. ex 
À Cavan.) 


BALSAMINE. 


* 
BAL 

BALSAMINE. Impatiens. I n’y a dans ce genre 
que deux efpèces qui nous foient parfaitement 
connues, l’une cultivée dans tous les jardins, l’au- 
tre affez commune dans Les bois ombragés & hu- 
mides de l’Europe. La première ( impariens balf[a- 
mina) eft gravée dans les /uffrations , tab. 725. 
Les efpèces ajoutées à celles décrites par M. de 
Lamarck ne nous font point connues. Nous nous 
bornerons à les mentionner rapidement. 


* Impatiens (bifida) , pedunculis unifloris , [oli- 
tariis ; foliis oblongis, ferratis ; neëlariis longiffimis, 


bifidis. Thunb. Prodr. 41. E Cap. B. Sp. 


* Impatiens (capenfis), pedunculis unifloris, 
folitariis ; foliis ovatis , crenis piliferis. Thunb. 


Prodr. 41. 


* Impatiens (biflora ) , pedunculis folitariis , ple- 
rumque bifloris ; foliis ovatis , ferratis ; floribus ful- 
vis , maculis rubris. Walt. Coroll. 219. — Willd. 
Spec. Plant. 1. pag. 1175. 


* Impatiens ( natans), pedunculis trifloris, folita- 
ris ; foliis anguflo-lanceolatis , neëtario brevifimo. 


Willd. Spec. Plant. 1. pag. 1175. 


Cette efpèce , originaire des Indes orientales, 
a les feuilles femblables à celles de la balfamine 
des jardins ; mais fes pédoncules ne font chargés 
que de trois fleurs. Son éperon n'offre qu'une 
boffe très-courte. 


L’impatiens rofmarinifolia de Retzius, obf.s, 
pag- 29, a de fi grands rapports avec l'impatiens 
oppofitifolia Linn., qu’il y a toutlieu de foupçonner 
que c’eft la même plante ou une fimple variété. 


BALSAMITE. Balfamita. Genre de plantes 
établi par M. Desfontaines , & dont il a été fait 
mention à l'article T'ANAISIE. ( Voyez ce mot.) 


 BALSAMONA. Vandelli avoit décrit , fous ce 
nom , une plante qui appartient au genre cuphea de 
Jacquin. ( Voyez SALIQUIER , n°. 1.) 


- BALSAN : nom arabe du balfamier qui fournit 
le baume de Judée. 


© BALTIMORA. (Voyez BALTIMORE, & Il. 
Gen. tab. 709.) 


* M. Richard regarde le milleria alba cultivé à 
Trianon , comme devant appartenir à ce genre. 


BALTRACAN. On trouve ce nom dans Val- 
mont de Bomare , fans citation. Il die qu'il appar- 
tient à une plante de Tartarie, qui reffemble à 
celle de la rave. Son fruit, qui eft une capfule, 
s'ouvre lorfqu’il eft mûr , & répand alors une odéur 
femblable à celle de l'oranger. Les graines reflèm- 
blent , pour l'odeur & pour la forme , à celles du 
fenouil. Les Tartares fe nourriflent de ce fruit. 

Botanique. Supplément. Tome I. 


BAN 569 


BALUCANAD. Grand arbre des Philippines, 
ue Rai & Camelli croient être le camiri de Clu- 
ius , & qui paroît avoir beaucoup d’afñinité avec 

l’alevrites | auquel fe rapporte également le cami- 
rium de Rumphius , Amb. 2, tab. $8. 


BALUCBALUC, arbre élevé des îles Philip- 
pines , dont on retire un fuc réfineux , au rapport 
de Camelli. Ses feuilles font alternes , ailées, com- 
pofées de cinq folioles ovales , aiguës , aflez 
grandes , dont une eft terminale. Son fruit paroiît 
être une gouffe ; il appartient donc à un genre de 
ja famille des légumineufes , voifin du dalbergia ou 
de l’angelin (andira ). (Juff.) 


BALYRY : nom caraibe d’un balifier. 


BAMAT A : nom caraibe d’une bignone des 
Antilles, éignonia pentaphylla Linn. , qui eft le 
poirier des 1les. 


BAMPBAGE. Bambagia : nom italien du coton, 
qui eft auf nommé bombax. L'étymologie de ce 
mot vient probablement du rapport qui exifte en- 
tre la bourre dont fes graines font enveloppées, 
& la foie fournie par le bombyx ou ver à foie. Le 
nom de bombax a été depuis appliqué par Linné 
au fromager , autre genre de plantes , dont le fruit, 
contient une bourre pareille, & dont Pona. fait, 
mention dans fon Voyage au mont Baldo, {ous celui 
de bombagio indiano. (Juff. ) 


BAMBOCHES, jeunes tiges de bambou , dont 
on fait des cannes légères. 


BAMBOU. Bambos. (Voyez VouLOU.) 


BAMIA. Profper Alpin & Jean Bauhin nomment 
ainfi une efpèce de ketmie ,( Azôifcus: efculentus 
Linn.), connue ail'eursfous le nom de gombaurou 
gombo. ( Voyez KETMIE, n°. 40.) 


BANABA , BANAVA : noms que porte dans 
les Philippines le munchofia, genre d’arbriffeau de 
la famille des falicaires. On, trouve auffi, fous le 
dernier de ces, noms , dans un herbier donné par 
Poivre , le maybula des Philippines (cavanillea 
Lam.}).(Woyez MABOLO.) ! 


BANANES, fruits du bananier. ( V6: Bhficé}y 


BANANIER. Mufa. Les nombreufes variétés 
obtenues par la culture de cette plante fi pré- 
cieufe par la bonté de fes fruits , noùs ont déter- 
minés à ne point préfenter ici quelques nouvelles 
efpèces ajoutées à celles décrites par M.de :Las 
marck. On en trouve: deux décrites par Jacquin 
dans l’Hortus fchoenbr :: 1°:mufa maculata , vol::4, 
tab. 446 3 2°. mäüfa rofacea’, idem,4,! tab: 445. Il 
y a encore le mufa coccinea , Andrew, Bot. Repof, 
1, tab. 47. Le mufa paradifiaca Linn. eft gravé dans 

MIGICICIC 


570 BA N 


les Ilvfrat'ons, tab. 836 & 837. — Detufac, 
Flor. des Antill. 1, pag. 57, tab. 1 & 2. Le bana- 
nier porte aufh le nom de plantain des Indes. 


Ila été envoyé, il y a quelques années , à l’Inf- 
ticut, par M. Hapel-la-Chenaye, un Mémoire 
fur les trachées du banañier, & fur les ufages aux- 
quels elles peuvent être employées. Ce Mémoire 
contient des détails forc intéreflans. Il a été im- 
primé dans les Annales du Muféum d'hifloire natu- 
relle'de Paris, vol. 9, pag. 294. « Le banarier, 
dit l’auteur , déjà fi précieux par l'aliment qu'il 
fournit aux Africains & aux habitans de nos colo- 
nies , par l’eau-de-vie fuave & manifeftement éthé- 
rée que Jj'airetirée de fes fruits, par la farine pro- 
pre à la panification qu'on peut préparer avec 
ces mêmes fruits cueillis avant leur maturité, & 
enfuite féch:s & rapés, offre encore une nou- 
velle efpèce de coton, dont la légéreté ne le cède 
point à celle de l’edredon , & qui peut être em- 
ployé aux mêmes ufages. Chaque tronc de bananier 
donne jufqu’à un gros & demi de trach$es, dont les 
fiis font plus longs , plus élatiiques & plus difpofés 
à felierentr'eux, que ceux des diverfes efpèces de 
coton. Privé d’artiftes , je n'ai pu faire eflayer ici de 
fabriquer différens tiflus avec cette matière. Je me 
fuis borhé à la faire filer pour l’employer à la brode- 
rie & au tricotage. J'ai été farisfait des réfultats. On 
poui ra fans doute en fabriquer des éroffes qui feront 
d'une extiême légéreté. Elle doit furrout êrre pro- 
pre à la fabrication des chapeaux ; car J'ai reconnu 
que fes fils, contournés en fpirale, fe contraét-nt 
fortement & fe lisnventr'eux par un ‘egre de cha- 
leur peu luperieur à celui de l'eau bouillante , ca- 
ractère qui Le rapproche de la laine. Cette matière 
elt encore exceliente pour faire. dés mêches dans 
Ja fabrication des chandelles. L’incinération de ces 
mêches ne tarde pas à s’opér-r après leur carbont- 
fition. Elles ne forment point , comme les mé- 
ches de coton , ‘ce champignon qui diminue beau- 
coup la lumiere, & les chandelles n’ont befoin 
d'être mouchées que de loin 2 loin.»Quani même 
les trachées du bananier ne pourroient être em- 
ployées dans lés uf2g-s économiques avec autant 
Ro ntaée que l’auteur le préfume , fon ob'erva- 
tion feroit toujours intéreflante & urile aux pro- 
grès de l'anatomie végétale , parce qu'on ne con- 
noît aucune plante où l:s trachées foient auf 
abondantes que dans le bananier , & où il foi auf 
facile de lésobferver. Après qu’on a coupé le tronc 
du bananier & les feuilles qui lenveloppent, ilen 
fort une grande quantité de fuc limpide, qui a été 
ana'yfé par MM. Fourcroy & Vauquelin. Cette 
analyfe , inférée à la fuite du Mémoire cité plus 
haut, prouve que ce fuc contient une très-grande 
quantité de fels, & qu'il y a f peu de matière 
végétale dans ce fuc,-qu'on pourroit le regarder 
comme une fimple diffolution faline.. 


BANARA. ( Voyez BANARE, & IL. tab. 464.) 


B AN 
Banara fagifolia. Vah], Symb. 3. pag. 65. 


BANCAL.US. Rumph. Amb. 3, pag. 84, tab. 
55, fig. 1. Il paroît que c'eft la même plante quele 
nauclea orientalis Linn. ( Voy. NAUCLE , n°. 1.) 


BANCOUT., BANCOULIER, NOIX DE BAN- 
COUL. (Voyez ALEVRIT, Suppl:) 


BANCSIE Bankfa. Ce beau genre a été aug- 

enté de plufi-urs efpèces, la plupart découvertes 
à la Nouvelle-Hoilande , Æ& les anciennes mieux 
déterminées par des figures & des obfervations 
particulières. Le genre hakea , établi par Cavanil- 
les, que M. Smith a nommé depuis conchium , ren- 
ferme quelques efpèces placées d’abord parmi les 
bunlfa. { Voyez VAUBIER.) 


EsPrÈCESs. 


1. BANCSIE ferrée. Bankfia ferrata. Linn. — 
Lam. Ill. tab. ÿ4. fig. 1. — White, Itin. 223. Icon. 
— Cav. Icon. Rar. 6. tab. 40. — Andrew, Bot. 
Repof. tab. 82. 


Bankfa conchifera. Gærtn. de Fruét. & Sem. 1. 
pag. 221. tab. 48. fig. 1. 


2. BANCSTE à feuilles entières. Bankfia integri- 
folia. Linn. — Lam. lil. tab. ç4. fig. 2. — Cavan. 
Icon. Rar. 6. tab. 546. , 


Bankfia fpiccta Gærtn. de Fruét. & Sem. 5. p. 
221. tab. 48. fig. 2. 


3. BaNCS1E à feuilles de bruyère. Bankfia erica- 
folia. Linn, — Cavan. Icon. Rar. 6. tab. ÿ38. 


4. BANCS1E dertée, Bankfa dentata. Linn. = 
Wéndl. Hort. Herren: tab. 8, 


s. Bancs1e mufculiforme. Bank/fa mufculifor- 
mis. Gærtn. ; 


Bankfia foliis obrufis, integerrimis ; capfulis muri- 
cas, uhilocularibus. Lam. Illuftr. 1..n°. 1280.— 
Gærtn. de Fruct. & Sem. 1. pag.. 221: 


Cette efpèce a déjà été mentionnée fous le nom 
d'ahaouai ‘à fruit en moucle, vol. 1 , pag. 62. 
Gærtner la confiière comme un baxkfiu, malgré fes 
fruits à une feuie loge. C’eft une capiule longue 


: d’un à deux pouces, ovale, conique , acuminée 


lHigneufe , route couverte de tubercules arrondis, 
panachée de brun & de roux, à une feule loge, 
s'’ouvranten deux valves , contenant deux femmen- 
ces ailées. ( Gartner. ) 


6. BANCSIE rongée. Bankffa pramorfa. Andr. 


Bankfia foliis cuneatis ; pramorfis, ferratis , fub- 
sùs albo-punétatis ; floribus externè purpureis. An 
drew, Bot. Repof. tab. 258. 


BAN 


Ses tiges font garnies de feuilles éparfes, pref- 
que fefiles , rétrécies en coin à leur bafe, tron- 
quées & comme rongées à leur fommet, lâche- 
ment dentées en fcie, parfemées en deffous de 
points blanchätres; les têtes de flzurs font très- 
grofles , ovaies, oblongues, obtufes , foliraires, 
d'un pourpre-foncé ; les capfules bivalves, à deux 
femences ailées. Elie eft cultivée au Jardin des 
Plantes d: Paris. B 


7: BANCSIE à petits épis. Bankfia microftachiu. 
Cavan. 


Bankfia foliis lanceolato-linearibus, ferrato-fpino- 
fs , fabiès tomentofis ; albis. Cavan. Icon. Rar. 6. 
pag. 28. tab. ç4r. 


Cet arbriffeau s'élève à la hauteur de cinq à fix 
pieds, fur une tige très-rameufe , garnie de feuilles 
éparfes , linéaires-lancéolées , rétrécies en un pé- 
uole court, tronqu£es à leur fommet , glabres, 
vertes en deffus, tomenteufes & blanchâtres en 
deffous , longues de deux pouces , à dentelures 
épineufes ; les fleurs réunies en une tête ovale, de 
la groffeur d’un gland , placée dans la bifurcation 
des rameaux ; les involucres fubulés ; les écailles 
tomenteufes; la corolle velue, d’un jaune de fa- 
fran , à quatre découpures capillaires. 


Cette plante croît au port Jackfon, dans la 
Nouvelle-Hollande. F ( Cavan. ) 


8. BANCSIE à feuilles oblongues, Barkfa 0h- 
Llongifolia. Cavan. 


Bankfia foliis oblongis , ferratis , fubtàs tomentofis ; 
caule arboreo. Cavan. Icon. Rar. 6. pag. 24. tab. 
j42: 

Son tronc s'élève à douze ou quinze pieds. Le 
bois eft dur , d’un blanc-rougeitre ; les rameaux 
cylindriques , ramifiés, difpofés fur trois rangs. 
Les feuilles font coriaces , à peine pétiolées, ob- 
longues , à dentelures aiguës , à veines parallèles , 
glabres en deffus, tomenteufes en deffous , lon- 
gues de trois pouces, obtufes ; les têtes de fleurs 
ovales , longues de trois pouces ; les écailles to- 
menteufes ; les corolles vlues , d’un jaune-doré. 


Cette plante croit dans les environs du port 
Jackfon. h ( Cavar.) 


9. BANCs1E à feuilles de chêne. Bankfia robur. 
Cavan. 

Bankfia foliis ovato-oblongis , ferrato-fpinofs , 
fparfis, fubrùs ferrugineo-tomentofis. Cavan. Icon. 
Rar. pag. 29. tab. $43. 


Cet arbre parvient à la hauteur de trente pieds 
& plus. Ses rameaux font romenteux dans leur 
jeuneffe ; fes feuilles éparfes ; très-amples , coria- 
ces , pétiolées , profondément dentées, rouffeà- 


BAN 571 


tres & tomenteufes en deffous ; glabres en deffus, 
ovales -oblongues , obtufes ; les dentelures épi- 
neufes ; les fleurs velues, d’un jaune-brun, réu- 
nies en têtes folitaires , longues de trois pouces ; 
les flyles rouges, perfiftans, après la fécondation ; 
en forme d’épines un peu roides, 


Cette plante croît à la Nouvelle-Hollande, à la 
baie Botanique. R ( Cavan.) 


10. BANCSIE à feuilles de faule. Bankfa fili- 
cifolia. Cavan. : 


Bankfia foliis fparfs, oblonpis , intégerrimis, apice 
breviter mucronatis. Cavan. Icon. Rar. G. pag. 31. 


Arbrifleau d'environ fix pieds , muni de ra- 
meaux tomenteux & rouffeatres dans leurjeuneffe, 
garnis de feuilles nombreufes , éparfes , oblon- 
gues , très-entières , tomenteufes en deffous , tra- 
verfées par le pétiole qui les déborde fous la forme 
d'une épine courte , terminale. 


Cette plante croît à la baie Botanique. B 


11. BANCSTE à feuilles bordées. Bank/a margi- 
nata. Cavan. 


Bankfa foliis linearibus, truncatis, marpine re- 
volutis ; capfulis compreffis. Cavan. Icon. Rat. G. 
pag. 30. tab. 44. 

Ses tiges , hautes de quatre à cinq pieds, font 
garnies de feuilles étroites, linéaires, tronquées 
à leur fommet, longues de deux pouces , médio- 
crement pétiolées , tomenteufes en deffous , rou- 
lées à leurs bords , terminées par une petite pointe 
épineufe ; les fleurs velues ainfi que les écailles, 
ramaflées en une tête épaiffe, longue de deux pou- 
ces, hériffée, après la fécondation , par les ftyles 
perfftans ; les capfules comprimées , à deux valves. 


Cette plante croît au port Jackfon. F ( Cavan.) 


12. BANCSIE à feuilles d’olivier. Bankfa olee- 
folie. Cavan. 


Bankfa foliis verticillatis, fublanceolatis, integer- 
rimis , fubtès tomentofis , albis. Cavan. Icon. Rar. 


6. pag. 30. tab. 45. 


Ses tiges font hautzs de douze pieds, rameufes, 
garnies de feuilles quarernées ou prefque verticil- 
lées , à peine pétiolées, oblongues , étroites, lan- 
céolées, rrès-entières, blanches & légéremenc 
tomenteufes en deffous , glabres, vertes en def- 
fus ; les fleurs jaunes, velues , réunies en têtes 
épaifles, ovales, obtufes, axillaires ; les ftyles 
rouges. 


Cette plante croît au port Ja kfon. 5 (Cavan.) 


13. BANGSIE épineufe, Bankffa foinulofti Smith. 


Bankfia foliis linearibus , revolutis, mucronulatis, 
Ccccez 


572 BA N 


apicem versùs denticulato-fpinofis. Smith, Nov. Hoil. 
1. pag. 13. tab. 4. — Cavan. Icon. Rar. 6. pag. 26. 
tab. 537. i 


Cette efpèce fe diftingue par fes feuilles nom- 
breufes , éparfes , linéaires, luifantes en deffus, 
légérement cotonneufes en deffous, longues de 
deux à trois pouces, roulées à leurs bords, à den- 
telures épineufes vers leur fommet, tronquées & 
terminées par trois épines. Les fleurs {ont jaunâ- 
tres, velues , réunies en une tête cylinirique , 
longue de quatre pouces, munie à fa bafe d'é- 
cailles fubulées , en forme d’involucre; les autres 
écailles épaiffes , tomenteules ; les ftyles rouges. 


Cette plante croit à la Nouvelle-Hoilande, au 
port Jackfon. F (Cavan.) 


14. BANGSIE traçante. Bankfia repens. ( Labill.) 


Bankfia foliis oblongis , pinnatifidis ; laciniis ova- 
1o-lanceolatis | fubdentatis , junioribus cauleque re- 
pentè ferrugineo-tomentofis. Labill. Nov. Holl, 2. 
pag. 118, & Voyag. vol. 1. pag. 412. tab. 23. 


Ses tiges font traçantes , couvertes d’un duvet 
épais & rougeitre ; les feuilles oblongues , pin- 
natifides , à découpures ovales-lancéolées , légé- 
rement dentées , couvertes , lorfqu’elles font fort 
jeunes, du même duvet que la tige, au point de 
faire prendre cette plante pour quelqu'efpèce d'a- 
croffichum ; mais , plus avancées en âge , elles font 
tres-lifles. Les fleurs font réunies fous la forme 
d’un cône , à l'extrémité des tiges. 


Cette plante croît à la terre de Van-Leuvin. B 
(Labill.) 


15. BANCSIE argentée. Bankfia nivea. Labill. 


Bankfia fubacaulis , foliis linearbus , ferrato-pin- 
natifidis , truncutis , fuoids niveis ; Liciniis acuris, 


rigidis , margine reflexis. Labill. Nov. Holl. 2. pag. 
118, & Voyag. voi. L. pag. 413. tab. 24. 


Cette efpèce n’a prefque point de tiges ; elle 
eft remarquable par fes longues feuilles linéaires, 
pinnatifid:s ou très-profondément dentées , tron- 
quées à l:ur fommet, d’un blanc de neige en def- 
fous ; les découpures roides, aiguës, refléchies à 
leurs bords. Elle croit aux mêmes lieux que la pré- 
cédente. b 


_X Bankfa (grandis) , foliis pinnatifidis , trunca- 
tis, mucronatis , fubrùs puhefcentibus ; Laciniis ova- 
1is, acuminatis , alternis. Willden. Spec. Plant. 1. 
pag- 535: 

Cette efpèce eft remarquable par la forme fin-- 
gulière de fes feuilles pinnatifides , tronquees , 
mucronées , pubefcentes en deffous ; les décou- 
pures alternes, ovales , acuminées. Elle croît à la 
Nouvelle-Hollande. Les fleurs & les fruits n'ont 
point été obfervés. D 


B A N 


BANCUDUS. Rumph. 2. pag. 158. tab. 99. 
( Voyez MORINDE, n°.2.) 


BANDURA. (Voyez NÉPENTHE, N°. 1.) 


BANGA : palmier des Philippines , qui, fuivant 
Camelli , a beaucoup de rapport avec le dattier. 


BANGADA-V ALLI : nom brame d’une efpèce 
de liferon (convolvulus pes capra. Linn. }, figurée 
dans l'Hort. malab. 11. tab. $7. 


BANGHETS. Suivant Flaccourt, c’eft le nom 
des plantes du genre indigofera où anil, dont fe 
fervent les habitans de Madagafcar ; ils les nom- 
ment plus commurñément enghets. 


BANGI : petit arbre des Philippines , rempli 
d'un fuc laiteux. Camelli dit que fon fruit, de la 
groffeur d’une orange , ef vert, tuberculeux, bon 
À manger , mais que fes graines enivrent & tuent 
les chiens. 


BANGO : plante des Philippines , figurée pi 
Camelli , tab. 45, & qui paroit étre une efpèce 
de paveita. 


BANGUE : chanvre de l'Inde, qui s'élève beau- 
coup plus haut que celui de PEurope , dont il pa- 
roit cependant n'être qu'une variété. Ses feuilles 
font employées en maftication & pour fumer. Le 
mélange dé fa graine avec lopium, l'arec & le 
lucre, pris à l'intérieur , procure une efpèce 
d'ivrefle & un fommeil tranquilie. Le majuh des 
Indiens, compofé de mufc, d'ambre & de fucre, 
auxquels on joint cette graine , eft en ufage pour 
éca ter les idées fombres & infpirer de la gaîté. 


( Voyez Axis.) (Juf.) 


BANGUILING. Le petit arbre qui porte ce 
nom dans les iles Philippines, & dont Camelli fait 
mention , eft le cicca diff cha Linn. 


BANISTÈRE. Banifteria. M. Cavanilles a aug- 
menté ce genre de pluteurs belles efpèces. 


14. BANISIÈRE palmée. Banifleria palmata. 
Cavan. : 


Barifleria caule volubili, foliis palmatis , Jubtèes 
tomentofis ; petiolis biglandulofis. Cavan. Diflert. 9. 
pag. 430. tab. 257. fig. 2. 


Cette efpèce eft remarquable par la forme de 
fes feuilles palmées ou divilées en cinq digitations 
aiguës; celle du milieu plus longue ; la pariie in- 
férieure des feuilles entière, d’un vert-foncé, 
glabres en d-flus , blanchaires , crès-coronneufes 
en deffous ; le pétiole muni de deux glandes à {on 
fommet. Les tiges font grimpantes. La fiuétifica- 
tion n’a point été obfervée. 


BAN 


Cette plante croît à Saint-Domingue. B (PF. f. 
‘ën herb. Juff. ) 


15. BANISTÈRE fagittée. Banifleria fagittata. 
Cavan. 


Banifferia caule volubili ; foliis fagittatis, magnis, 
Jubrùs tomentofis; petiolis biglandulofis. Cavan. Diff. 
9. pag. 430. tab. 257. fig. 3. 

Ses tiges font grimpantes , garnies de feuilles 
pétiolées, oppofées , afl:z grandes , fagittées , 
munies, vers leur fommet, d’une dent courte de 
chaque côté, glabres en deflus , tomenteufes à 
leur face inférieure, deux fois plus longues que les 
pétioles : ceux-ci font pourvus de deux pland:s à 
leur fommet. La fruétification n’eft point connue. 


- Cette plante croît à l'ile de Saint-Domingue. 
CV. [in herb. Juf.) 


16. BANISTÈRE auriculée. Banifferia auriculata. 
Cavan. 

Banifreria caule volubili ; foliis fubfagittatis , gla- 
bris ; lobis rotundatis , florious umbellutis. Cavan. 


Differc. 9. pag. 428. tab. 255. 


Ses tiges , grêles & grimpantes, font garnies de 
feuilles glabres , médiocrement fagittées ou plutôt 
rofondément échancrées en cœur à leur bafe; 
es lobes arrondis , très-entiers ; les pétioles plus 
courts que les feuilles, pourvus de douze glandes 


à leur fommet; le calice à huit glandes, Le fruit” 


confifte en trois capfules, furmontées chacune 
d’une aile lancéolée , obtufe ; les femences ova- 
les , aiguës. 


Cette plante a été recueillie par Commerfon à 
Rio- Janeiro. Fh (Cavan.) 


17. BANISTÈRE échancrée. Banifferia emargi- 
nata. Cavan. 


Banifleria foliis ovatis , fubcordatis , apice emar- 
ginato cufpidatis , defuper tomentofis ; floribus race- 
mofo - corymbofis. Cavan. Differt. 9. pag. 425. 
tab. 249. 


Ses rameaux grêles font revêtus d’une écorce 
brune, garnis de feuilles ovales , pétiolées , un 
peu en cœur à leur bafe , échancrées à leur fom- 
met, avec une petite pointe dans le milieu de 
Péchancrure , glabres en deffus , tomenteules & 
ferrucineufes en deflous ; le pétiole court, à deux 
gland:s ; huit elandes au calice ; la corolle jaune; 
les pétales orbiculaires & frangés ; les éramines 
rouge âtres ; l'ovaire tomenteux ; les capfules pe- 
tites , furmontées d’une aile pourvue d’une dent 
vers fa bafe. 


Cette plante croît dans l'Amérique. h (Cavan.) 


18. BANISTÈRE à petites feuilles. Banifferia 
microphylla. Jacq. 


BAN 573 


Banifleria foliis ellipricis, utrinque rotundatis , 
glabris ; racemis terminalibus , fuopaniculatis. Willd. 


Spec. Plant. 2. pag. 739. 


Banifleria foliis oblongis, obtufis , rigidis ; racemis 
terminalibus, Jacq. Obieiv. 3. pag. 7. tab. 6. 


Ses rameaux font glabres ; fes feuilles petites , 
oblongues ou elliptiques , arrondi:s à leurs deux 
extrémités, glabres , entières, oppolées , médio- 
crement pétiolées ; les fleurs difpofées en grappes 
terminales, fimples ou peu ramifiées; le calice 
glanduleux ; les pétaks frangés , pourvus de très- 
longs onglets. 


Cette plante croit à la Caroline. B (Jacg.) 
19. BANISTÈRE hériflée. Banifleria muricata. 
Cavan. 


Banifleria folirs ovato-acutis, fubiès tomentofis ; 


forum racemis axillaribus , ferotulis muricatis, Cav. 


Differt. 9. pag. 423. tab. 246. fig. 2. 


Ses tiges fe divifent en rameaux oppofés , cy- 
lindriques , garnis de feuilles médiocrement pé- 
tiolées, ovales, aiguës , très-entières , couverres 
en deffous d’un duvet blanchâtre ; les fleurs dif- 
PER en grappes axillaires , oppofées , ainfi que 
es pédoncules. Le calice eft pourvu de huit glan- 
des ; les capfules armées de cinq pointes courtes, 
l'inférieure plus longue ; les ailes roufletres. 


Cette plante a été recueillie au Pérou par 
M. Jofeph de Juflieu. D (W. f. in herb. Juff.) 


20. BANISTÈRE d'Afrique. Baniferia Leona. 
Cavan. 


Banifferia ramis tuberculatis ; foliis ovatis , apice 
acuminatis , Cortaceis ; flortbus pariculatis. Cavan. 


Diff. 9. pag. 424. tab. 247. — Lam. lil. tab. 381. 


Ses rameaux font glabres , cylindriques, parfe- 
més de petits tubercules ; les feuilles grandes, 
ovales ou oblongues , coriaces , très-glabres , en- 
tières , acuminées , veinées, réticulées ; les fleurs 
difpofées en une paricule terminale ; les ramifica- 
tions axillaires ; les pédoncules accompagnés , à 
leur bafe , d’une petite braétée aiguë. Le calice 
eft pourvu de dix glandes ; les pétales petits , ar- 
rondis ; les ftyles prolongés, perfiftans & recour- 
bés fur les fruits ; les capfules ligneufes, munies 
d’une aïle longue d’un pouce & deini ; les femen- 
ces ovales-oblongues , acuminées. 


Cette plante ercit dans l'Afrique, à Sierra- 
Leona, h (F./f.) 


21. BANISTÈRE foyeufe. Banifleria fericea. 
Cavan. 

Banifleria ramis ancipitibus ; foliis ovatis, fubris 
tomentofis ; petiolis biglandulofis , floribus racemoffs. 
Cavan. Diflert. 9. pag. 429. tab. 258, 


BAN 


Quoique les fruits de cette belle plante ne foient 
as connus , elle paroît néanmoins appartenir aux 
Énifières L’ecorce de fes rameaux eft d'un brun- 
cendré ; les feuilies larges, ovales, trés-entières, 
obtufes , mucronées , luifantes en deffus, cou- 
yertes en d fous d’un duvet foyeux & jaunatre ; 
les pétioles courts , décurrens fur les rameaux , où 
ils forment deux angles oppofés ; deux gland<s à 
leur fommet ; les fleurs aifpofézs en une panicule 
compofée de grappes oppofees, axillaires; les 
pédoncules unifl res , articulés , accompagnés de 
deux ftiules. Le calice eft hémifphérique, à cinq 
découpures ovales, tomenteufes ; huit glandes ; 
les pétales frangés , onguiculés; Povaire ovale, 
velu ; trois ftyle: ; dix étamines adhérentes par 
leur bafe ; les anthères ovales. 


it 
De 


Cette plante a été obfervée au Bréfil par Doin- 


bey. Bb (7.f. in herb. Ju. ) 


22. BANISTÈRE ferrugineufe. Banifleria ferru- 
ginea. Cavan. 


Bunifleria foliis ovato-acuminatis , fubtls ferrugi- 
neïs ; floribus paniculatis, horum ramulis ffpulatis, 
flipulis imbricatis. Cavan. Diflert. 9. pag. 424. 
tab. 248. 


S2s feuilles font roides , ovales-acuminées , pé- 
tiolées , légérement pileufes à leurs deux faces, 
d’un jaune -ferrugineux en deflous ; les pécioles 
courts ; les fleurs paniculées ; les pédoncules nom- 
breux, uniflores, accompagnés de ftipules à leur 
bafe ; huit plandes fur le calice ; les pétales petits, 
concaves, un peu frangés , d'un jaune de foufre 
un peu rougeâtre ; les ovaires velus; les fruits 
tomenteux , ainfi que leurs ailes; deux appendices 
à la bafe d2 chaque membrane ; les femences ova- 
les , acuminées. 


Cette plante a été recueillie par Commerfon à 
Rio-Janeiro. D (Cuvan.) 


23. BANISTÈRE à Jongues feuilles. Banifheria 
longifolia. Swartz. 

Banifleria foliis oblongis , acuminatis, rigidis , 
aitidis ; paniculâ terminali, ramis patentiffimis. SW. 


Prodr. pag. 75, & Flor. Ind. occid. 2. pag. 856. 


Ses rameaux font glabres, cylindriques , étalés; 
les feuilles oppofées , pétiolées , longues d'un 
ied , ob'onguss, arrondies à leur bafe, glabr.s, 
Fou: un peu roides, acuminées ; les fl:urs 
petites, difpofées en une panicule terminale ; 
les ramifications fimples , étalées ; les pédiceiles 
courts, uniflores ; trois capfules adhérentes , mo- 
nofpermes. 


Cette plante croît aux Antilles & à Sainte-Lu- 
cie. h (Swartz.) 


14. BANISTÈRE ovale. Banifferia ovata. Cavan. 


BAN 


Banifleria caule volubili ; foliis ovatis, acutis, 
inteoerrimis ; floribus umbeilatis , involucris ftipula- 


ceis. Cavan. Diff. 9. pag. 429. tab. 257. fig. 1. 


Ses tiges font grimpantes, légérement velues ; 
fes feuilles ovales, aiguës, vertes, glabres en 
deffus, glauques & un peu velues en deffous, 
très-entières ; les pétioles courts, à deux glandes. 
Les fleurs, portées fur de Iongs pédoncuies, for- 
ment une forte d’ombelle à trois rayons. Le calice 
eft pourvu de huit glandes ; la corolle d’un jaune 
de foufre , rougeatre ; les pétales petits; dix éta- 
mines courtes; trois ftyles capillaires; les ftigmates 
foliacés. 

Cette plante croît à l'ile de Saint-Domingue. 
(Cavan. ) 


25. BANISTÈRE à gros fruits. Banifleria macro- 
carpa. Jufi. 


Banifleria foliis oblongis , acuminatis ; florum 
foicä compofitä ; fruëlibus alis latiffimis , obliquis , 
rotundatis. Perf. Synopf. Plant. 1. pag. $07. 


Cette efpèce eft remarquable par la grandeur & 
par l'ampleur des ailes qui furmontent les capfu- 
les ; elles font fort larges, obliques , arrondies. 
Les rameaux font garnis de feuilles oppofées, pé- 
tiolées , oblongues, acuminées ; les fleurs difpo- 
fées en épis rameux. Elle croit à la Martinique. 
b(V.f. in herb. Juf.) 


BANITAN. On emploie dans les Philippines, 
pour les fièvres & l’afthme , une racine de ce 
nom, mentionnée dans Camelli; elle eft de la 
grofleur du doigt, contournée, couverte d’une 
écorce ftriée & friable , dont la faveur , d’abord 
douce, tire enfuite fur l’amer. La partie ligneufe, 
très-compaéte, moins amère , eft marquée de plu- 
fieurs lignes dirigées en rayons du centre à la cir- 
conférence. Elle paroït appartenir à un arbriffeau 
dont le fruit, gros comme une petire nèfle , eft 
charnu & rempli de plufieurs graines inégales à 
leur furface. Ces caraétères ne font pas fufifans 
pour déterminer fon genre. (Juff. ) 


BANKARETTI : nom malabare du bondut 
axillaire (guilandina axillaris Lam.) , figuré dans 
l'Hort. malub. 6, tab. 20. 


BANKSIA. ( Voyez BANCSIE.) 


BANNISTERIOIDES. Linn. Flor. zeyl. n°. 
407. ; 

Cette plante peu connue paroiît fe rapprocher 
de l’ambelia groffularia Retz. fig. 4, & du pella 
ribefioides Gærtn. (Voyez PELLA , Suppl.) 


BANULAC : plante mentionnée par Rai dans 
fon Hifloire des plantes des ëles Philippines , & 
figurée par Camelli, tab. $o. Suivant Raï, c’eft un. 


B-A Q 


arbriffeau affez grand , dont les feuilles font oppo- 
fées, fefiles , en cœur & pointues. Les fleurs font 
difpofées en un corymbe compofé de trois petits 
pédoncules , qui foutisnnenr chacun trois fleurs 
tubuleufes, blanches, & donc le limbe eft divifé 
en quatre parties. Le fruit eft une baie de la erof- 
fzur d’un pois , & contient deux graines ou petites 
noix. Ces caratères nous porteroient à regarder 
cette plante comme un pavetta, genre de la famille 
des rubiacées. ( Lem. Dict. des fcienc. natur. ) 


BANW AL : arbriffeau de Ceilan, dont les tiges 
firmenteufes & très-flexibles s’‘tendent au loin. 
On en fait des cordes pour lier les bœufs. 


BANU-KURUNDU : nom vulgaire que porte, 


à l’île de Ceilan , le Zsurus cinnamomum Linn. 


BAOBAB à feuilles digitées. Adanfonia digi- 
tta, Linn. — Lam. Ill, Gen. tab. 588. — Civan. 
Differt. bot. 5. pag. 298. tab. 157. 


L'accroiffement de cet arbre , très-rapide dans 
Jes premières années , diminue enfuite confidéra- 
blement. Sa durée étonne l'imagination. On le 
nomme pour cette raifon arbre de mille ans. Adan- 
fon, à qui nous devons une hiftoire très-étendue 
de ce végétal, a prouvé que , parmi ceux qu’il 
avoit obfervés au Sénégal, plufieurs étoient âgés 
de fix mille ans. 


Le fruit, lorfqu’il eft gâté, & fon écorce li- 
gneufe, fervent aux Nègres à faire un excellent 
favon, en tirant la leffive de (es cendres & en Ja 
faifant bouillir avec l'huile de palmier qui com- 
imence à rancir. 


Les Nègres font encore un ufage bien fingulier 
du tronc de ces arbres : ils agrandiflent les cavités 
de ceux qui font attaqués de la carie; ils y prati- 
quent des efpèces de chambres, où ils fufpendent 
les cadavres de ceux auxquels ils refufent les hon- 
neurs de la fépulture, & ils en ferment l’entrée 
avec une planche. Ces cadavres s'y deffèchent par- 
faitement , & y deviennent de véritables momies 
fans aucune autre préparation. Le plus grand nom- 
bre de ces corps ainfi defléchés font ceux des 
guiriots. Ce font des poètes muficiens, qui préfi- 
dent aux fêtes & aux danfes à la cour dés rois 
nègres. Cetre efpèce de fupériorité de ta!ens les 
fait refpeéter des autres Nègres, qui les regardent 
comme des forciers ou des démons; mais à leur 
mort ce refpeét fe change en horreur > 0 ils 
croient que fi on enterroit ces corps ou fi on les 
jetoir dans les eaux , ils attireroient la malédic- 
tion fur la terre : c’eft pourquoi ils les cachent 
daus les trones du baobab. 


BAQUOIS ou VACOUA. Pandanus. M. du 
Perit-Thouars a donné fur ce genre un Mémoire 
dans lequel il préfente feize efpèces bien diftinc- 


BAQ 575 


tes, qu'il n’a pu rapporter à ancune de celles dé- 
crites dans les auteurs, & dont il donve l’indica- 
tion avec des phrafes Ipécifiques , auxqu:- l'es il a 
ajouté une notice fur le port de chacune d'elles. 
Nous les mentionnerous à la fuite des efpèces déjà 
connues. 


« Cesarbres font remarquables, dit M. du Petit- 
Thouars, 1°. par leur feuilles enfiformes, difpo- 
fées fur trois lignes fpirales , qui tantôt fe con- 
tournent de gauche à droite, & rantôt dans le fens 
oppofé ; 2°. par leurs rameaux plufieurs fois trifur- 
qués ; 3°. par leurs fruits & leurs noix compolés. 
Jufqu'àa préfent on a fait des tentatives inutiles 
pour déterminer la place d2 ce genre dans l'ordre 
naturel. La flruéture intérieure de la graine & la 
germination le rappro-hent des palmiers ; ils de- 
viennent affez nonbreux pour former une famille 
diflinéte , quoique renfermés dans un feul genre. » 


ESPÈCES. 


1. BAQUOIS odorant. Pandanus odoratifimus. 
Linn — Lam. Ïll. tab. 708. — Roxb. Corom. 1. 
pag. 65. tab. 94. 95. 96. — Jacq. Frag. bot. p.21. 
tab. 13 & 14. fig. 1. — Lour. Cochin. pag. 739. 


D 


Arrodaëtylis fpinofa. Forft. Gen. n°. 75. 


2. BAQuors à pluficurs têtes. Pandanus polyce- 
phalus. Lam. 


Pandanus (humilis), foliis, dorfo margineque 
fpinofo-dentatis ; fruétibus plobofis , aggregatis. Willd. 
Spec. Planc. 4. pag. 645. — Jacq. Frag. bot. pag. 
21. tab. 14, fig. 2. — Lour. Cochin. pag. 740. 


3. BAQUOIS fafciculaire. ( Voyez PANRDANG.) 


5. BAQuors liffe. Pandanus levis. Lour. 


Pandanus foliis longiffimis , dorfo inermibus , 
fruëtu folirario. Lour. Cochin, pag. 741. — Willd. 
Spec. Plant. 4. pag. G46. 


Pandanus mofchatus feu levis. Rumph. Amboin, 
4: pag: 147: 


Arbriffeau à tige courte , épaiffe , rameufe, par- 
femée d’aiguillons. Ses feuill£s font fubulées , lon- 
gues de fix pieds, canaliculées, fafciculées, lon- 
guement acuminées , glabres , fans épines fur leur 
dos. Les fleurs font dioiques , terminales, fans 
calice ni corolle; les flzurs mâles réunies en grap- 
pes compofées, oblongues , jaunâtres , odorifé- 
rantes. Les femelles produifent un fruit ovale, 
petit, folitaire , rougeâtre , tuberculeux. 


Cette plante croît dans les forêts de la Cochin- 
chine. B ( Lour.) Ses feuilles, blanchätres, luifan- 
tes , d’une longue durée , font employées par les 
indigènes pour former des cloifons dans leurs 
habitations. 


576 BAQ 


6. BAQuoIs candelabre. Pandanus candelabrum. 
Pal.-Beauv. 


Pandanus foliis margine dorfoque ferrato-fpinofis, 
caudicis ramis ere&is, Pal.-Beauv. Flor. d'Oware , 
Pa8. 37: tab. 21. 


Les racines font membraneufes, hors de la terre; 
les tiges nues, rameufes; les rameaux dans une 
direétion horizontale , redreflés vers leur extré- 
mité ; les feuilles imbriquées, vaginales à leur 
bafe, d'un vert-glauque , longues, enfiformes, 
très-aigués , denrées en fcie , tant fur leur dos que 
fur leurs bords ; placées à l'extrémité des ra- 
meaux, qui fe relèvent comme les branches d’un 
luftre. Les fleurs font blanches , d’une odeur 
fuave, réunies en têtes axillaires, feffiles ; le fpa- 
dice des fleurs mâles oblong ; les drupes à une 
feule loge. 


Cette plante croît fur les bords du fleuve For- 


mofs, à peu de diftance d’Agathon en Afrique. P 
(Pal.-Beauv.) 


7. BAQUOIS à femences purpurines. Pardanus 
purpurafcens. Pet.-Th. 


Pandanus capitulis folitariis , dependertibus ; nu- 
cibus difpermis , apice obtusè pyramidatis ; fHgmati- 


ôus glabris. Pet.-Th. Journ. Bot. 1. pag. 44. 


Cetarbre ne s'élève qu’à une vingtaine de pieds. 
Ses têtes ont trois à quatre pouces de diamètre. 
Elles font folitaires, pendantes; les ftigmates gla- 
bres; les noix qui les compofent, en pyramide 
obtufe à leur fommet , ne contiennent que deux 
graines. Elles font de couleur purpurine. Il croit 
à l'Ile-de-France. B (Per.- Th.) 


8. BAQUOIS cultivé. Pandanus farivus. Petit- 
Thouars. 


Pandanus capitulis folitariis  cernuis ; nucibus 
polyfpermis , apice pyramidatis ; ffigmatibus gla- 
bris. Pet.-Th. Journ. Bot. 1. pag. 44. 


Cette efpèce eft remarquable par fa belle forme 
pyramidale; elle s'élève à cinquante ou foixante 
pieds. Ses têtes de fruits, folitaires, penchées, 
de forme pyramidale , ont jufqu’à un pied de dia- 
mètre. Les feuilles font longues de fix pieds dans 
leur jeunefle, fur quatre pouces de large ; mais 
elles diminuent dans l:s plantes adultes. Les noix, 
pyramidales à leur fommet, contiennent plufieurs 
femences. Les ftigmates font glabres. On la cul- 
tive dans prefque toutes les habitations à l’Ile-4e- 
France. Ses feuilles font les plus propres à faire 
des nattes ou des facs. Depuis quelques années 
on l’a tranfportée dans les colonies des Antilles, 
où elle a très-bien réuñi. 


- Cette plante eft cultivée au Jardin des Plantes 
de Paris. D 


BAQ 


9. BAQuOIS marron. Pandanus drupaceus. Petit- 
Thouars. 


Pandanus capitulis folitariis , reflexis ; nucibus pe- 
lyfpermis , externè carnoffs , apice obtusè pyramida- 
tis ; ffigmatibus [uberofis. Petit- Thouars, Journ. 
Bot. 1. pag. 45. 


Cet arbre eft de moyenne taille; fatige garnie, 
à la bafe , de racines extéricures; fes feuilles très- 
grandes ; fes rêtes de fruits folitaires, rabattues, 
affez groffes, formant un fphéroide aplati à l’épo- 
que de la maturité ; les noix obtufes , pyramidales 
à leur fommet, charnues à leur fuperficie, d'une 
faveur défagréable ; les figmates fubéreux. 


Cette plante croir dans les bois de l’Ile-de- 
France. D 


10. BAQUOIS maritime. Pandanus maritimus. 
Petit-Thouars. 


Pandagus copitulis folitariis , cernuis ; nucibus Ppo- 
lyfpermis ; ffigmatibus difcretis, fubdïgitatis. Petit- 
Thouars, Journ. Bot. 1. pag. 4. 


Cet arbre fe fait remarquer fur les bords de la 
mer des deux îles de France & de Bourbon, par 
fa belle forme pyramidale. 11 eft d’une élévation 
médiocre. Sa tige eft garnie , à fa bafe, de racines 
extérieures. Ses fruits font oblongs, foliraires , 
inclinés ; les ftigmates prefque digités; les noix 
plus grêles que dans le pandanus farivus. Elles ren- 
ferment plufieurs femences. 


11. BAQUOIS élégant. Pandanus elegans. Petit- 
Thouars. 


Pandanus capitulis folitariis , cernuis ; nucibus 
paucis, polyfpermis , apice pyramidatis. Pet.-Th. 
Journ. Bot. 1. pag. 46. 


Cet arbre s'élève à peine à la hauteur de vingt 
pieds. Sa cime eft bien garnie; ce qui lui donne 
un afpect élégant. Ses têtes de fruits font folitai- 
res, inclinées , compofées d’une vingtaine de noix 
pyramidales à leur fommet, contenant plufieurs 
femences. Il eft commun fur le bord des rivières 
de l'ile Bourbon. 


12. BAQUOIS enfiforme. Pandanus enfifolius. 
Pet.-Th. 


Pandanus capitulis folitartis , ereëtis, feffilibus ; 
nucibus paucis , difpermis , acute pyramidatis. Petit. 
Thouars, Journ. Bot. 1. pag. 46. 


Le tronc de cette plante eft mince, & ne s’é- 
lève qu’à huit ou dix pieds; il eft foutenu en bas 
par des racines extérieures fouvent très-longues. 
La cime eft étalée. Ses feuilles ont à peine un pied 
de long , fur deux pouces de large 5 elles font d’un 
vert-Jaunâtre très-gai. Ses têtes de fruits font fef- 
files, folitaires, redreflées; fes noix peu nom- 

breufes, 


B A O 


breufes, pyramidales , aiguës. Elles ne contien- 
nent que deux femences. 


Cette plante croît dans les marais de Mada- 
gafcar, près du rivage de la mer. h (Per.-Th.) 


13. BAQUoOIS redreflé. Pandanus erigens, Petit- 
Thouars. ; 


Pandanus capitulis folirariis , pedunculatis ; nuci- 
bus monofpermis, apice pyramidatis. Pet.-Th. Journ. 
Bot. 1. pag. 46. 


11 forme un petit arbre d’une vingtaine de pieds, 
pyramidal. Les feuilles ont un pied de long , fur 
neuf à dix lignes de large vers l£ milieu. Les têtes 
de fruits font folitaires , pédonculées. Les noix, 
pyramidales à leur fommet , ne contiennent qu’une 
feule femence, dont les rats font très-friands. Il 
croit dans les forêts élevées de l’ile Bourbon. B 


14. BAQUOIS fphéroide. Pandanus fpheroïdeus. 
Pet.-Th. 


Pandanus capitulis folitariis , feffilibas ; nucibus 
monofpermis , apice planis. Pet.- Th. Journ. Bot. 1. 
pag. 46. 

La cime de cette efpèce eft ramafée ; les feuilles 
aff-z grandes, de couleur glauque. Les têtes de 
fruits font f-files, arrondies , & reftent envelop- 
pées dans les feuilles ; elles ont cinq à fix pouces 
de diamètre. Les noix , planes à leur fommet , ne 
renferment qu’une feuie femenrce. Elle croît dans 
les endroits marécageux de l’intérieur de l’Ile-de- 
France. B 


1$. BAQUOIS conique. Pandanus conoideus. 
Pet..Th. 


Pandanus capitulis folitariis | cernuis ; nucibus 
monofpermis, apice pyramidatis. Pet.-Th. Journ. 
Bot. 1. pag. 47. 

C’eft un arbre de quinze à vingt pieds, pyra- 
midal. Ses feuilles font alongées ; les têtes de fleurs 
folitaires , réfléchies ; les noix pyramidales à leur 
fommet, à une feule femence: Il croît à l’ile-de- 
France. D 


16. BAQUOIS pygmée. Pandunus pygmeus. Pe- 
tit-Thouars. 


Pandanus capitulis racemofis | ereëtis ; rucibus 
monofpermis , apice pyramidatis. Pet.-Th. Journ. 


Bot. 1. pag. 46. 


Cette efpèce ne s'élève pas à plus de dix pieds. 
Sa cime eft étalée, très-garnie de feuilles, qui ont 
à peine fix pouces de long , fur fix à neuf lignes de 
large. Ses fruits ne font pas plus gros qu’une noix, 
ayant à peine un pouce de diamètre ; ils font ra- 
maflés , au nombre de’ cinq ou fix , en grappes 
droites. Les noïx font monofpermes, pyramidales | 
à leur fommet. Elle croît à Madagafcar. B 

Botanique, Supplément. Tome I. 


BAQ 


17. BAQUOIS comeftible. Pandanus edulis, Pe- 
tit-Thouars. 


By 
PT 


Pandanus capitulis oblongis, racemofis , erectis ; 
nucibus monofpermis | apice planis. Pet.- Th. Journ. 
Bot. 1. pag. 47. 


Le tronc de cet arbre a plus de fix pouces de 
diamètre, mais il s'élève à peine à dix pieds; il 
foutient une cime étalée en parafol, de douze 
pieds au moins de diamètre. Ses fruits viennent 
en grappes; ils font oblongs & plats d’un côté ; 
fes noix monofpermes ; elles deviennent chariues 
en müriflant. Leur pulpe eft très-douce, & les na- 
turels de Madagafcar les fucent volontiers. 


Cette plante croit à l’île de Madagafcar. BP 
( Pez.-Th.) 


18. BAQuoOIS globuleux. Pandanus globuliferus. 
Pet.-Th. 


Pandanus capitalis folitariis , globofis, feffilisus ; 
nucibus monofpermis ,'apice planis. Pet.-Th. Journ. 
Bot. 1. pag. 47. 


Cet aibre s'élève à peine à fix piecs. Sa cime 
eft élégimment ramaflée ; fes fruits fphériques, 
femblables , pour la forme & le volume, à un bou- 
let de canon de fix. Ses feuilles ont un pied en- 
viron de long , fur neuf lignes de large, garnies 
de petites épines molles. Les noix font planes à 
leur fommet ; eiles ne contiennent qu'une feule 
femence. 


Cet arbre croit à l'Ile-de-France. B 


19. BAQuoOIS hériffé. Pandanus muricatns. Pes 
tit-Thouars. 


Pandanus capitulis folitariis , conicis, cernuis $ 
nucibus monofpermis , apice planis ; fpinis armatis, 


Pet.-Th. Journ. bot. 1. pag. 48. 


Cet arbre s'élève à trente pieds environ. Sa 
cime forme une belle pyramide. Ses feuilles fone 
oblongues ; fes fruits coniques , folitaires ; ils pen- 
dent fur de longs pédoncules. Les noix qui les 
compofent, font remarquables par cinq ou fix épi- 
nésimplantées fur le fommet, & convergentes vers 
les ftigmates qu'elles entourent. Les femences 
font folitaires. 


Il croit à Madagafcar, dans les marais. 


20. BAQUOIS des marais, Pandanus paluftris, 
Pet.-Th. 


Pandanus capitulis folitartis ; nucibus polyfper- 
mis , digitatis. Pet. Th. Journ. Bot. 1. pag. 48. 


Son tronc eft élevé de dix à douze pieds; il 
porte une cims difufe. Les feuilles fonc très gran- 
des. Il fort du tronc & même des rameaux, des 
racines qui defcendent juiqu’à Se fruit eft 


578 BAR 


très-gros, folitaire ; les noix dont il eftcompoté, 
font divifées jnfqu’à leur bafe en plufieurs lobes ; 
elles renferment plufieurs femences. 


Cet arbre croît dans les parties marécageufes 
de l’intérieur de l'Ile-de-France. Fn (Per. Th.) 


* Pandanus (obelifcus), fruétificatione ignotâ ; 
foliis terminalibus, maximis , lareralibus | minimis. 


Pet.-Th. Journ. Bor. 1. pag. 49. 


Quoique la fruétification de cette plante n'ait 
pas été obfervée , elle paroïît une efpèce très-dif- 
tinéte par fon port. De loin elle préfente l’afpe ét 
d’un obélifque , s’élevant à cinquante ou foixante 
pieds , fur un diamètre de trois pieds vers le bas. 
Cet arbre fingulier croît dans les marais les plus 
profonds de Madagafcar. B (Per.-Th.) 


* Pandanus (nudus), capitulis folitariis , de- 
pendentibus ; nucibus polyfpermis , apice oftusè py- 
ramidatis ; fHgmatibus fuberofis. Pet.- Th. Journ. 
Bot. 1. pag. 45. 


Cet arbre reffemble beaucoup au pandanus fa- 
tivus ; il en diffère en ce qu'il n'a point de racines 
extérieures. 1l croît dans les mêmes lieux. 


BARACOCEA. On trouve fous ce nom, dans 
Céfalpin , l’abricotier à noyau doux. 


BARALOU , BAROULOU : noms caraibes du 
balifier. 


BARAMARECA : nom malabare du pois fabre, 
dolichos enfiformis Linn., figuré dans l’Hortus ma- 
debaricus , 8, pag. 8$ , tab. 44. ( Voyez Dozic.) 


BARBACÈNE du Bréfil. Barbacenia brafilienfis. 
Vandelli, in Koem. 1. pag. 98. tab. 6. fig. 9. — 
Hi. Gen. tab. 252. — Willd. Spec. Plant. 2. pag. 


227 


Ce genre de plantes, établi par Vandelli , eft 
encore peu connu. Îlne parle ni du caraétère des 
tiges & des feuilles, ni de la fituation de l'ovaire; 
ce qui pourroit déterminer l'iffnité de ce genre 
avec les falicaires fi l'ovaire étoit fupérieur , avec 
les onagres s’il étoit inférieur , d’après l’obferva- 
tion de M. de Jufieu. 


Le caractère effentiel de ce genre eft d’avoir : 
Un calice à fix dents; fix pétales ; fix filamens 


élargis, dentés au fommet ; un flyle; une capfule 


glanduleufe , à trois valves polyfpermes. 


Cette plante a un grand calice renflé, d’une 
feule pièce, divifé à fon limbe en fix parties, cou- 
vert extérieurement de poils terminés par de pe- 
tites glandes. Les pétales, au nombre de fix, pa- 
roiflent attachés à l’orifice du calice, ainfi que les 
étamines en même nombre; les flamens élargis, 
dentés à leur fommet ; les anthères appliqués fur 


BA R 


les côtés des filamens. L'ovaire , furmonté d’un 
ftyle & d’un ftigmare en maflue, devient une cap- 
fule alongée , à trois valves, renfermant un grand 
nombre de femences. 


Cette plante croit au Bréfil. 


BARBAJOU : nom languedocien de la joubarbe 
ordinaire , fempervivum teétorum Linn. 


BARBARÉE ou HERBE DE SAINTE-BARBE, 
efpèce de vélar, eryfimum barbarea Linn. 


BARBASCO. On lit dans le Recueil des voyages, 
qu'a Guayaquil, fur les côtes du Pérou, les pêcheurs 
enivrent le poiflon avec le fuc d’une plante de ce 
nom, & qu'ils la mêlent auf dans leurs amorces 
après l'avoir mâchée. Il eft probable que cetre 
plante eft une efpèce du genre molène , verbaftum 
Linn. , que l’on connoît comme jouiffant de la 
même vertu enivrante , propre à toute la famille 
des folanées , dont ce genre fait partie. L'on a 
d’autant plus lieu d’être fondé dans cette opinion, 
que le nom barvafco eft donné , dans les Antilles, 
au jaquinia , efpèce d’arbriffeau dont les feuilles 
font également enivrantes & employées pour pren- 
dre le poiffon. Il paroît encore évident que ce nom 
eft dérivé du latin verbafcum. (Juff. ) 


BARBE DE BOUC : nom vulgaire du falfifis 
fauvage , traduit du tragopogon, qui eft le nom 
latin du genre. Dans quelques lieux auf La cla- 
vaire coralloide porte ce nom. 


BARBE DE CAPUCIN. On nomme zinfi la 
chicorée fauvage ( cichorium intybus Linn.} que 
lon met l'hiver dans des caves, & qui, plantée fur 
couches ou enfoncée dans des trous pratiqués 
fur les côtés d’un tonneau rempli de terre, pouffe 
des jets alongés & blancs que lon coupe, & 
auxquels fuccèdent de nouveaux jets. On les mange 
en falade. Ils ont un petit degré d’amertume qui 
n’eft pas défagréable. On donne auf ce nom à la 
nigelle de Damas, dont la fleur eft entourse 
d’un involucre très-découpé, & au lichen barbatus 
Linn. 


BARBE DE CHÈVRE , traduétion des mots 
latins barba capra & aruncus , ce dernier dérivé du 
grec eryngos , qui fignifie la même chofe. Tourne- 
fort & fes prédécetfeurs défignoient, par le nom 
barba capre, une plante réunie depuis par Linné 
au genre fpiraa , qui eft le Jpirea aruncus Linn. 


BARBE DE DIEU. C'’eft un barbon, andro- 


Pogon. 


BARBE ESPAGNOLE : nom vulgaire du si/- 
landfia ufnoides Linn., caragate , n°. 10, dont les 
tiges, longues, filamenteufes , diverfement entre- 


BA KR 


lacées & couvertes d'un duvetgriftre ,préfentent 
Ja forme d’une barbe qui pend aux arbres fur lef- | 
quels croît cette plante : de là le nom de éarbe efpa- | 
guole , donné à cette plante par les Créoles des 
Antilles. Ses fibres, ligneufes, noires, font dures, 
& ont un peu la confftance du crin. Elle croit fi 
abondamment fur les arbres, qu’elle les couvre 
quelquefois en entier. On en fair peu d’ufage dans 
les Antilles, quoique, comme le dit Nicholfon, 
on puifle employer fes fibres dépouillées de leur 
écorce pour faire des fommiers & des meubles. Les 
Américains , peuple encore nouveau, & qui met- 
tent tout à profit, fe fervent en eff:t de cette 
plante , qui croît abondamment dans les Etats du 
Sud , pour ces ufages & pour rembourrer des chai- 
fes & des fauteuils ; mais fes fibres n’ont pas affez 
de confiftance pour être d’une longue durée ; elles 
ne tardent pas à fe rompre & à fe brifer. Dabord 
elles fe ramaffent par pelotons, qui rendent fort 
défagréables les meubles ainfi compofés, & elles 
finiffent par fe broyer & fe réduire en pouflère ; 
ce qui, en mettant les meubles hors de fervice, 
occafonne un nouveau défagrément. On peut 
mettre au rang de ces meubles les lits de plumes 
& matelas que Pon fait, dans l'Amérique fepten- 
trionale , avec le duvet de la maffette ou rypha. 
( Pal.-Beauv.) 


BARBE DE JUPITER. C’eft le barba Jovis de 
Dalechamp &: de Tonrnefort , que Linné a tranf- 
porté dans fon genre anrhyllis. Les diverfes efpèces 
de barba Jovis font de petits arbriffeaux à feuillage 
foyeux & argenté. ( Voyez ANTHYLLIDE.) 


BARBE DE MOINE. On trouve fous ce nom, 
dans les plantes ufuelles de Chomel , la cufcute 
ordinaire. 


BARBE DE RENARD. On donne ce nom au 
tragacantha de Tournefort , connu aufñfi fous ceux 
d'épine de bouc & d’adragant, & que Linné a 
réuni au genre aftragale. 


BARBEAU. ( Voyez BLUET & CENTAURÉE.) 


BARBES , CARMAS : noms arabes de l’yeufe 
ou chêne-vert , felon Dalechamp. 


BARBEUIA. Pet.-Th. Gen. nov. Madagafc. 
n°. 18. Genre de plantes dicotylédones , à fleurs 
incomplètes , dont la famille n'eft pas encore dé- 
terminée , qui paroît avoir quelques rapports avec 
les prockia. Il a été dédié par M. du Petit-Thouars 
à Barbeu du Bourg, auteur d’une Flore parifienne, 
fous le titre de Boranifte français. Ce genre a pour 
caractère eflentiel : 


Un calice à cing découpures profondes ; une d'elles 
soncave , membraneufe ; point de corolle ; des étami- 
nes nombreufes ; les filamens courts , aplatis , inférés 
au fond du calice j les anthères oblongues , fagittées ; 


BAR 579 


un ovaire l'bre; deux ffyles courts , épais, heriffés ; 
une capfule à deux lobes , à deux loges ; chaque loge ne 
contenant qu'une feule femence à demi arillée. 


Ce genre renferme des arbuftes foibles, far- 


| menteux , s’attachant aux plantes qui les avoifi- 


nent. Leurs rameaux font gréles, flexibles; les 
feuilles alternes , pétiolées , ovales , oblongues, 
très-plabres, d’une couleur lugubre; les fleurs 
fafciculées; le pédoncule commun court, alongé, 
comprimé. 


Ces p'antes croiffent à l’ile de Madagafcar. 


BARBIFÈRE. Barbiferus, ( Voyez BARBULE, 
2, Suppl.) 


BARBON. Andropcgon. Ce genre, d'après l’exa- 
men desefpèces dont il étoit d’abord compofé , a 
donné lieu à la formation &e quelques autres gen- 
res. Les anthiffiria ont déjà été mentionnés dars 
ce Supplément. Plufieurs efpèces d’andropogon v 
ont été rapportées ; d’autres feront rappelées dans 
le genre chloris , auquel appartiennent les andro- 
pogon barbatum — provinciale — fafciculatum , &c. 


EsPèceEs. 
* Fleurs difpofées en un feul épi ou en panicule. 


1. BARBON cariqueux, n°. 1. Andropogon cari: 
cofum. Linn. — Thunb. Flor. jap. 39. 


2. BARBON denté. Andropogon ferratum. Rete. 


Andropogon fpicâ fimplici , imbricaté ; feriebus bi- 
nis florum ariflaris feffilium , binis muticis pedicella- 
torum; calicibus univalyvibus. Retz. Obf. $. p.21. 
— Willd. Spec. Plant. 4. pag. 903. 


Ses tiges font filiformes, rameufes , hautes d’un 
pied , velues à leurs articulations; les feuilles li(- 
fes, linéaires ; le pédoncule alongé, prefque ca- 
pillaire , foutenant un épi fimple , folitaire , long 
d’un pouce & demi, chargé de fleurs ferrées, dif- 
pofées fur quatre rangs, dont deux, du même 
côté, contiennent des fleurs fefiles , furmontées 
d'une arête ; les autres pédicellées, fans arête. 
Les calices n’ont qu'une feule valve ovale, ob- 
tufe , verdatre , ciliée , ftriée ; la corolle à deux 
valves lancéolées ; l'intérieure en carène. Dans les 
fleurs femelles, l'ovaire eft ovale, comprimé ; 
l’aréte torle , brune, alongée, inférée à la bafe 
de la corolle. 


Cette plante croît au Bengale , fur le bord des 
fleuves. % (Rerz.) 


3. BARBON chevelu. Andropogon crinitum. 
Thunb. 


Andropogon fpicä folitariä , hirfut4; ariflis nudis, 
geniculatis ; longifimis. Thunb. Flor. jap. pag. 40. 


tab. 7. 
: Dddd 2 


BAR 


D'une touffs de racines filiformes s'élèvent plu- 
fieurs tiges fimples ou rameufes , droites , articu- 
lées , capillaires à leur partie fupérieure , longues 
de huit à dix pouces ; les rameaux alrernes , quel- 
quefois ramifiés ; les feuilles glibres , entières , 
Jonzues de trois à quatre pouces , velues aux arti- 
cülations ; les épis folitaires , rarement géminés, 
finéaires , longs d’un pouce ; le rachis couvert, à 
J'infertion de: chaque fleur, de poils blancs, courts, 
étoilés. Les valves calicinales font glabres ; les 
arêtes géniculées à leur bafe, divergentes, beau- 
coup plus longues que les fleurs. 


589 


Cette plante croit au Japon. % ( Thunb.) 


4. BARBON ftrié. Andropogon ffriatum. Wild. 


Andropogon fpicä fimrlici, floribus germinatis ; 
hermaphrodito feffili, ariftato ; mafculo pedicellato , 
valyula calicis exteriore nervofä, Willd. Spec. Plant. 
4. pag. 903. — Klein. in Lite. 


es racines font dures , prefque ligneufes ; les 
tiges haures d’un pisd ou d’un pied & demi, ra- 
meufes à leur bafe, afcendantes ; les feuiiles gla- 
bres , fermes , flriées ; les gaines barbues à leur 
orifice ; les épis folitaires, terminaux , longs d’un 
pouce & demi; les fleurs géminées ; les herma- 
phrodites fefliles. La valve extérieure du calice 
acuminée, ciliée à fes bords, à trois ou cinq ner- 
vures ; l'intérieure membraneufe ; la corolle mem- 
braneufe ; une arête glabre, géniculée , s’élevant 
de la bafe de l’ovaire , beaucoup plus longue que 
la corolle ; les fleurs mâles , pédicellées ; les pé- 
dicelles comprimés & ciliés ; les arêtes droites, 
terminales. 


Cette plante croît au Malabar. 3 (Wi/1d.) 


$s. BARBON d’Allioni. Andropoyon Allionri. 
Decand. 


Andropogon foic4 folitariä , ereëtâ , terminali ; 
flofeulis geminis, hinc mafculis glabris, muticis, 
indè femineis pubeftentibus , longè ariflatis ; ariflis 
villofis , contortis. Decand. Flor. franç. 3. pag. 97, 
& Synopf. n°. 1692. — Willden. Spec. Plant. 4. 
pag. 904. 

Andropogon contortum. Allioni , Flor. pedem. 
n°. 2277. tab. 91. fi. 4. — Desfont. Flor. atlant. 
2. pag. 377. ( Excluf. fynon. ) — Lam. Diét. n°. 2, 
& Ill. tab. 340. fig. 3. 


Cette efpèce, facile à confondre avec l’andropo- 
gon contortum , en diffère par fes fleurs plus régulié- 
rement difpolées fur deux rangs , par fes arêtes plus 
velues; par les valves des fleurs mâles, glabres , 
fans poils tuberculeux. Les tiges font droites, ra- 
mifiées à leurs articulations ; les feuilles longues, 
un peu rudes, droites, pliées fur leur nervure, 
d'un vert-glauque, glabres ou parfemées, vers 
leur bafe , de quelques poils épars ; une touffe de 


BAR 


poils très-courts à l’entrée de leur gaîne ; les épis 
folitaires, comprimés; les fleurs fefiles, dtfpofees 
deux à deux, garnies, à leur bafe, d’une touffe de 
poils roux, difpofées deux à deux , de telle forte 
que toutes les femelles font d’uncôré, & less males 
de l’autre; l:s valves des flurs males glibres, ob- 
tufes ; celles des femelles brunes, coriaces, cou- 
vertes de perits poils roux, terminées parune 
longue arête velue. Ces arêtes fe tortilient les 
unes avec les autres, de manière à ne former 
qu’un feul faifceau. 


Cette plante croît en Italie , dans le Piémont, 
en Barbarie. % (W. f.) 


re 


6. BARBON à épis tors. Andropogon contortur. 


Linn. Non Lam. 


Cette plante , originaire d+ l'Inde, a été con- 
fondue avec l'efpèce précédente, qui croit en 
Europe. On a vu précédemment en quoi ces deux 
plantés diffèrent. Celie-ci eft furtout remarquable 
par les valves de fes calices, munies de longs poils 
fins, blancs , horizontaux. (Ÿ.f.) 


7. BARBON à fleurs divergentes, n°. 3. Andro- 
pogoz divaricatum. Linn. — Lam. 


8. BARBON paniculé , n°. 4. Andropogon grillus. 
Linn. — Lam. Ill. tab. 840. fig. 1. 


Andropogon panicule ramis laxis, trifioris ; flof- 
culis lateralibus mafculis , intermedio hermaphro- 
dito , ariffato ; ariflà flofculo fo multo longiore. 
Hort. Gram. 2. pag. 1. tab. 1. 


9. BARBON aciculaire. Andropogon aciculare. 
Retz. 


Andropogon paniculà ffmplici, coarétaté ; ramis 
apice trifloris ; flore intermedio feminco , feffili , apice 
ariffato , baf barbato ; mafculis pedicellatis, muticis, 
fubulatis. Wild. Spec. Plant. 4. pag. 906. —Rerz. 
Obferv. $. pag. 212. 


Gramen aciculatum. Rumph. Amb. 6. pag. 13. 
tab. 5. fig. 1. 


Rapprochée de la précédente par fon port, elle 
s’en diftingue par fes fleurs plus petites, par fes 
panicules plus ferrées ; lés ramifications terminées 
par trois fleurs ; celle du milieu femelle , fefile, 
velue à la bafe , munie d’une arète; les fleurs 
mâles pédicellées, fubulées, mutiques ; les feuilles 
courtes, un peu denticulées, mais point ciliées à 
leurs bords; les gaines garnies de cils feulement à 
leur orifice. 


Cette plante croit dans les Indes orientales , aux 
lieux ftériles. x 


Oëfervetions. L'andropogon nutans & l'andro- 
pogon quadrivalye Linn. font la même plante , & 


BAR 


appartiennent aux anthiliréa. (-Wo;ez Anthifliris 
cilrata , Suppi.) 


10. BARBON rofeau. Andropogon arundinaceus. 


Wild. 


Andropogon paniculä ramofà, nutante ; floris ter- 
nis , hermaphrodito ariffaro bafi, pedicellutijque bar- 
baiis ; mafeulis lateralibus maticis. Willden. Spec. 
Plant. 4. pag. 906. 


Cette plante ef très-élevée, & reffemble par 
fen port à un rofeau. S:s feuilles fupérieures font 
longues de deux picds, larges d’un pouce; les 
griass glabres, ftriées; l’orifice munt d’une mem- 
brane barbne; la pauicule rameufe , inclinée, 
longue d’un pied ; les fleurs rapprochées af nom- 
bre de trois ; deux mâles latérales , lancéolées, 
mutiques , foutènues par des pédicelles pileux ; la 
flsur hermaphrodite, dont la valve extérieure du 

. calice eft plus grande, tridentée, ciliée , parfemée 
de poils, épars, barbue à fa bafe ; la valve inté- 
rieure aiguë ; la corolle pourvue à fa b1f€ d’une 
arête torfe, plus longue que la fleur. 


* 11. BARBON avénacé. Andropogon avenaceum. 
Mich. 


ZÆndrorogon foliis afperis vaginifque glabris ; pa- 
niculé nudä, fubpyram:daièm:oblongé; multiflora ; 
floribus rufefcentibus , triandris ; plume valvä alterà 
villofé , ariffa velie cortorta. Mich. Flor. boreal. 
Amer. 1. pag. 58. 


Ses tiges font garnies de feuilles glabres, rudes, 
ainfi que leurs gaines ; les panicules nues, oblon- 
gues, prefque pyramidales; les fleurs normbreufes, 
roufleâtres ; la valve extérieure velue ; les arêtes 
très-contournees. Elle croit dans les contrées des 


Jilinois. % ( Mich. ) 


12. BARBON douteux. Andropogon ambiguum. 
Mich. 


Andropogon foliis amplexicaulibus , fubcordato- 
lanceolatis ; panicule ramis promiffè fetaceis , fimpli- 
cibus , ereéfis ; glumis folitarie alternis , unifloris ; 
flore imberbi, longifime ariflato, triandro ; flofculi 
fuccefforii incremento ariffiformt. Mich: Flor. bor. 
Amer. I. pag. 53. 


Cette efpèce, recueillie par Michaux dans les 
fols fablonneux de la Caroline, a des feuilles am- 
p'exicaules, prefqu'en cœur, lancéolées. La pa- 
nicule eft longue ; les ramifications droites, fim- 
ples , fétacées ; les balles alrernes, folitaires , uni- 
flores; les fleurs glabres, munies d’une longue 
arête. % 


. 13. BARBON àpanicule lâche. Andropogon laxum. 
Willd. 


Andropogon paniculà laxä ; flofculo altero fefili, 


BAR 581 


altero pedice!lat0 ; pedicellis hàrfutis. Willd. Spec. 
Piant. 4. pag. 907. 


Ancrorogon ferratam. Thunb. Fior. jap. pag. 41. 


es tiges font droites, fimples , cylindriques, 
glibres, hautes de trois pieds; les feuilles gla- 
bres , veinées, ciliées, dentées en fcie, hériflées 
au bord de leurs gaines ; les panicules lâches, d’un 
brun-noirâtre , longues d’un demi-pied ; les pé- 
doncules glabres, redreffés, capillaires , flexueux ; 
deux fleurs inférées à chaque dent du pédoncule, 
l’une feffile ,.velue à fa bafe; l'autre pédicellée ; 


! le pédicelle court, velu ; les calices glabres à feux 


fomimer, noirâtres à leur bafe ; une arête caduque, 
glabre , contournée , quatre fois plus longue que 
les fleurs. 


Cette: plante croît au Japon. ( Deferipr. ex 


Thurse) 


Thunb. 


. Andropogon pariculà patulà , villofé ; ariflà tor- 
eili, nuda ÿ pedicellis increffuuis, paterefvrmibus. 
Thanb. Flor. jap. pag. 41. 


Cette plante s'élève à la hauteur de deux pieds, 
fur une tige de l'épaifieur du doigt, fimple , gla- 
bre, ftriée, garnie de:fcutlles glabres, linéaires, 
longues d’un pied , finement denticulees, velues 
à l’orifice de leurs gaïnes. La panicule eft éralée , 
ramifiée ; les fleurs caduques ; les pédoncules ca- 
pillaires, flexueux ; les pédicelles très -courts, 
renflés en maflue ; le rachis flexueux , velu à fes 
dents ; les valves du calice rudes, veluss, lancéo- 
lées , {triées , acuminées ; l:s barbes torfes, géni- 
culéss , divergentes, une fois plus longues que le 
calice. 


Cette plante croît au Japon. (Defcript. ex 
Thunb.) 


15. BARBON hifpide. Andropogon hifpidum. 


Andropogon panicul& coaritatä ; fpicis verticilla- 
tis, fubramofis ; floribus geminatis , ariflatis, altero 
Jeffili , altero pedicellato. Willden. Spec. Plant. 4. 
pag. 908. — Humb. & Bonpl. 


Ses tiges font droites , haures de cinq pieds, 
rameufes à leur bafe ; les feuilles roides , longues 
d’un demi-pied & plus, hériflées de poils roides 
& nombreux ; les gaines hifpides, ftriées, fétacées 
à leur orifice ; la panicule longue d’un demi-pied , 
compofée d’épis nombreux, ferrés, longs d’un 
ou de deux pouces, fimples où un peu rameux à 
leur bafe, difpofés en verticilles; les fleurs gémi- 
nées, l’une fefile , l'autre pédicellée ; les pédi- 
celles & les calices rudes fur leur dos; les valves 
calicinales inégales, nerveufes ; la corolle munie 
à fa bafe d’une arête génicuiée , glabre, torfe, une 
fois plus longue que le calice. 


582 BAR 


Cette plante croit à Cumana, obfervée par 
MM. Humboldt & Bonpland. % ( Wild.) 


16. BARBON nard, n°. 12. Andropogon nardus. 
Linn. 


17. BARBON glauque. Androrcgon glaucum. 
Retz. 


Andropogon paniculà foliace@, involucellis calici- 
bufque bifloris ; florum feffilium calicibus trivalvibus , 
pedunculatorum bivalyibus. Retz. Obf. ç. pag. 20. 


Ses tiges font filiformes , hautes d’un pied ; fes 
feuilles 2lauques , planes, linéaires ; la panicule 
foliacée ; un ou plufisurs pédonculzs courts, for- 
tant de la gaine d’une feuille ; un involucre navi- 
culaire , aigu , d’où fortent deux pédicelles courts, 
accompignes chacun d’un involucre particulier , 
contenant deux fleurs, l’une fefile, l’autre pédon- 
culée. Dans la première, le calice eft à trois val- 
ves ; les deux latérales planes, en fauciile; l’autre 
droite, roulée, plus longue , acuminée , à deux 
fleurs ; les valves de la corolle inégales ; les ftig- 
mates plumeux. 


Cette plante croit dans les Indes orientales. # 
(Retz. ) 


18. BARBON porte-laine. Ardropogon lanigerum. 
Desfont. 


Andropogon foliis convolutis; fpiculis lanuginofis, 
vaginä cinétis ; calice exteriore nullo ; flore herma- 
phrodito, ariflato. Desf. Flor. atlant. 2. pag. 379. 


Andropogon eriophorus. Wilid. Spec. Plant. 4. 
pag: 910. 

Cette efpèce s'élève à la hauteur d'un pied , fur 
une tige glabre , lifle, garnie de feuilles roides, 
glabres, roulées fur elles-mêmes ; leurs gaines plus 
courtes que les entre-nœuds. Les épis font pédi- 
cellés, fimples, axillaires , fortant de gaines folia- 
cées ; les fleurs géminées , enveloppéss d’une laine 
blanche, très-épaifle ; les mâles légérement pé- 
dicellées, muriques ; les hermaphrodites fefliles, 
munies d’une arête fétacée, de la longueur des 
valves. 


Cette plante croit fur l£s montagnes, proche 
Cafsa en Barbarie; eile a été decouverte par 
M. Desfontaines. æ (W. f. in herb. Desfon.) 


19. BARBON à panicule roide. Andropogon flric- 
tum. Willd. 

Andropogon paniculà fubcoarttatä ; floribus apice 
ariflatis , bafs villofis , germinis | altero [effili , altero 
pedicellato ; corolla trivalvi, valvulä intermediä bi. 
fita. Willd. Spec. Piant. 4. pag. 911. 

Andropogon paniculà ereëtà ; fpicis unifloris , arif- 
tatis ; corolle glumä trivalvi, valvulà intermediä 
bifidä, Hort. Gram. 1, pag. 2. tab 2. 


BAR 


Ses tiges font hautes de deux pieds & plus: les 
feuiiles affez femblables à celles d£s rofeaux, rudes 
à leurs bords ; les inférieures ciiées vers eur 
bafe; les gaines flriéss, ciliées à leurs bords ; une 
membrane barbue à leur orifice. La panicule eft 
roide , cempofée d’épis rapprochés, les fupérieurs 
fimples , les inférieurs rameux ; les fleurs gémi- 
nées , barbues à leur bife , l’une fefile, l’autre 
pédicellée ; les pédicelles & le rachis velus; la 
valve extérieure du calice plus grande, échancrée , 
aiguë ; la corolle à trois valves membraneules ; 
l’extérieure oblongue , roulée à fes bords ; l'inté- 
rieure plus courte , lancéolée , terminée par une 
arête droite, hifpide ; la troifième valve beaucoup 
plus petite, lancéolée, bifide. 


Cette plante croît dans la Hongrie. 3 ( Wild.) 


20. BARBON queue de renard. ( ALOrÉCU- 
ROIDE , n°. 9.) Andropogon alopecuroides. Linn.— 
Willd. Spec. Plant. 4. pag. 911. 


21. BARBON faccharoïide. Ardropogon faccha- 
roides. SWartz. 


Andropogon paniculà fimplici , friété; fpicis alter- 
nis , confertis , frmplicibus ; floribus geminatis , altero 
Jeffili, ariflato ; altero pedicellato, mutico ; rachi la- 
naté , lanâ floribus longiore. Wild. Spec. Plant. 4. 
pag. 912. — Swartz, Prodr. 26, & Flor. Ind. 
occid. 1. pag. 20$. 


Cette efpèce fe rapproche de la précédente ; 
elle en diffère par la difpofition de fes fleurs , par 
fa panicule plus pétite, par fon aiête droite, point 
géniculée ni torfe. Sa panicule eft roide, fimple, 
compofée d'épis alternes , ferrés , très-fimples. Les 
fleurs font géminées ; l’une feflile , munie d'une 
arête ; l’autre pédicellée, fans arête ; le rachis & 
les pédicellés chargés d’un duvet lanugineux plus 
long que les fleurs. 


Cette plante croît à la Jamaique , fur les monta- 
gnes fèches. % 


22. BARBON ondulé, Andropogon undatum 
Jacq. 


Andropogon paniculâ fimplicifimä; Jpicis alternis, 
remoris , fecundis ; floribus geminatis , Fedicellatis ÿ 
calicibus valvulis & corolla exteriore ariftatis , foliis 


undulatis. Willd. Spec. Plant. 4. pag. 912. 


Andropogon fpicé pinnaté , floribus fecundis. Jacq. 
Icon. Rar. 3. tab. 361, & Colleët. 3. pag. 237. 


Ses tiges font rampantes , puis afcendantes ; les 
articulations barbues ; les feuilles oblongues , on- 
dulées ; la panicule très-fimple , compofée d’épis 
alternes , unilatéraux ; les fleurs géminées , routes 
pédicellées , l’une mâle , l’autre hermaphrodites 
le calice à deux valves oblongues, obtufes, mu- 
nies d’une arête fous leur fommet, ainfi que la 


BAR 


valve extérieure de la corolle ; l’intérieure mu- 
tique. 


Cette plante croit dans l’île Maurice. x 


23. BARBON à courtes feuilles. Ard'opogon 
brevifolium. 


Andropogon fpicis axillaribus, alternis, folitariis; 
foribus ternis, in‘ermedio hermaphrodito, feffili, baf 
ariffato ; lateralibus mafculis , apice ariffatis ; culmo 
adfcendente, compreffo. Will. Spec. Plant. 4. pag. 
913.—Swartz, Prodr. 26, & Flor. Ind. occid. 1. 
pag. 209. 


S£s tiges font comprimées , afcendantes , géni- 
culées, garnies de feuilles courtes; les épis alter- 
nes, folitaires, fitués dans les aifelles des feuilles ; 
les épiliets diftans; les fleurs réunies au nombre de 
trois ; l’incermédiaire feffile , hermaphrodite, mu- 
nie d’une arêce à fa bafe; les deux flzurs males 
latérales, pourvues d’une arête. 


Cette plante croit à la Jamaique , aux lieux fa- 
blonneux. © 


24. BARBON faftigié. Andropogon fafligiatum. 
Swartz. 


Andropogon fpicis fimplicibus , pedunculatis , gemi- 
ratis, paniculatis ; floribus geminatis, hermaphro- 
dito feffili , calice corolläque ariffato ; mafculo pedi- 
cellato , calice ariftato , vaëvulä exteriore maximä ; 
corollé muticä , rachi lanatä. Willd. Spec. Plant. 4. 
pag. 913. — Swartz, Prodr. 26, & Flor. Ind. 
occid. 1. pag. 207. 


Ses tiges fupportent une panicule alongée, 
compofée d’épis fimples , géminés , pédonculés , 
fur lefquels les fleurs font réunies deux à deux ; 
l’une hermaphrodite, fefile, ayant les valves du 
calice & de la corolle terminées par une arête ; 
l’autre male, pédicellée ; le calice feul pourvu 
d’une arête ; la valve extérieure très-grande ; celles 
de la corolle mutiques; le rachis lanugineux. 


Cette plante croit à la Jamaique , aux lieux fa- 
blonneux. # 


- 2. BARBON pourpre. Andropogon purpurafcens. 
Willd. 


- Andropogon fpicis fimplicibus , pedun-ulatis, gemi- 
natis , ffr.éte paniculatis ; floribus geminis , herma- 
rhrodito feffilt , lanceolato , ariflato ; neutro pedicel- 
lato , ariffato ; rachi ciliatä. Willd. Spec. Piant. 4. 
Pa8:,915; 

Andropogon ( {coparium }, vaginis villofis; ramis 
ramofis , elongatis , purpurafcentibus , in longam pa- 
niculam ffrictis ; fpicis fimplicibus ; floribus diflinéte 
alternis, triandris ; involucellis breviffimis ; flofculi 
additorii rudimento neutro , ariffato. Mich. Flor. 
boreal. Amer. 1, pag. ÿ7:2 


ë A 
BAR 589 
Ses tiges fupportent une panicule roide , pur- 
purine , compofée d’épis géminés, dont l’un eft 
longuement pédonculé, l’autre à pédoncule court ; 
les fleurs également géminées ; les hermaphrodites 
fefiles , lancéolées ; la valve extérieure du calice 
terminée , aux fleurs inférieures , par ure arête 
droite; leur corolle à deux valves inégales, munie 
à fa bafe d’une arête torfe, alongée ; les fleurs 
fériles pédicellées ; leur calice étroit, lancéolé, 
furmonté d’une arête droite & courte ; la corolle 
mutique ; le rachis cilié. 


Cette plante croit dans l'Amérique feptentrio- 
nale. x (Wild. ) 


26. BAREBON à feuilles obtufes. Azrdropogon ob- 
tufifolium. 

Andropogon culmo filiformi ; ramis axillaribus , 
capillaceis; fpicis minimis , axillaribus , fubfolita- 
riis ; folits brevibus | obtufis , patentibus. (N.) 


Cette fingulière efpèce eft fort délicate. Ses 
tiges font grêles , foibles , filiformes, rameufes ; 
les rameaux axillaires, prefque fafciculés, fétacés ; 
les feuilles planes, glabres, courtes, très-obtufes, 
linéaires , finement denticulées à leurs bords, très- 
ouvertes , quelquefois réfléchies , de la longueur 
des gaines ; celles-ci liches , nues à leur orifice, 
faifant la fonétion de fpathe : il en fort, ou des 
rameaux ou des pédoncules qui fe jettent fur le 
côté, & pouflent, hors d’une gaine florale, un ou 
plufieurs épis filiformes, à peine longs de fix à 
huit lignes, fortant d'une gaîne florale , foutenus 
par un pédicelle fétacé. Les fleurs font glabres, 
ferrées contre un rachis très-fin , alrernes , prefque 
géminéss ; l’une à peine pédicellée, fubulée , nu- 
nie d’une arête torfe, aflez droite; l’autre ftérile, 
mutique , feffile. 


Cette plante a été recueillie par M. Ledru à 
Porto-Ricco. ( W. f.) 


27. BARBON flexible. Andropogon flexile. 


Ardropogon fpicis axillaribus, paniculatis ; pedi- 
cellis rachique barbatis; culmo ffriéto , [ub apice trian- 


gulari; foliis febnudis , margine fcabris. (N.) 


Ses tiges font gréles, droites , roïdes , hautes 
de deux à trois pieds, glabres, rameufes, trian- 
gulaires à leur partie fupérieure ; les rameaux 
axillaires, comprimés, anguleux, fouples & flexi- 
bles ; les feuilles longues, prefque triangulaires, 
rudes à leurs bords, parfemées de quelques poils 
rares, très-fins. De l’aifielle des gaines fupérieures 
fortent plufieurs rameaux latéraux , terminés par 
des fleurs alrernes , en épis, réunies deux à deux 
dans une braétée concave , à peine plus longue que 
les fleurs; le rachis & furtour les pédicelles bar- 
bus ; l’une des deux fleurs furmontée d’une arête 
droite, un peu contournée ; l’autre mutique. 


584 BAR 


Cette plante a été recueillie par M. Bofc dans 
l'Amérique feptentrionale. ( #. f:) 


* * Fleurs difpofées fur plufieurs épis, &e. 


28. BARBON à greffe panicule, Andropogon ma- 
crouros. Mich. 


Andropogon vaginis foliorum ad margines mani- 
feffè villofis; paniculis lateralibus fafciculato-polyfla- 
chiis | in longam confertamque paniculam conffriétis; 
foribus monandris , ariflis 4-$plo glume longitudine; 
valvis interioribus glabris. Mich. Flot.bor. Amer. 
I. pag. 57- 

Cinna ( glomerata) N ficis bifidis, glomeratis , 
terminalisus ; braëleis clavatis , plumofis. Walter. 


Carol. ç9. 


Elle a le port de l’androrogon bicorne ; elle en 
diffère par {es arêtes, par fes gaines de feuilles 
velues à leurs bords. Ses tiges font garnies de 
feuilles alternes , longues, un peu étroires, aiguës; 
les Azurs difpofées fur plufieurs épis géminés, faf- 
ciculés, très-ferrés , formant, par leur enfemble, 
une longue panicule épaifie, latérale; le rachis & 
les involucres munis &e longs poils; une feule éta- 
mine ; les valves de la coroile glabres; les arêtes 
quatre & cinq fois plus longues que le calice, 


Cette plante croît dans la Floride & la Caro- 
line, aux lieux humides. 2 (W.f.) 


29. BARBON à fleurs éparfes. Andropogon diffi- 
tiflorum. Mich. 


Andropogon vaginis foliorum glabellis ; culmis 
firiélè ereëtis, fere ab imo floridis ; fpicis diffirè lure- 
ralibus , rartoribus , ereétis ; floribus monandris; ariftä 
longä , reûlà ; valvis interioribus glabris. Mich. Fior. 
boreal. Amer. 1. pag. 57. 


Cinna ( lateralis) , fpicis Kifidis, lateralibus , fo- 
litariis ; bracteis clavatis , plumofis. Walter. Carol. 
59: 

Les tiges font droites , très-roides ; les gaînes 
des feuilles glabres ; les fleurs difpofées, dans toute 
fa longueur des tiges, en épis diftans, latéraux, 
géminés ou folitaires, tiès-droits ; les involucres 
velus ; ainfi que le rachis; les valves intéricures 
glabres; la corole à une feule étamine , furmon- 
tée d’une aréte longue & droite. 


Cette plante croît dans les forêts, à la Caroline 
& dans la Floride. % 


30. BARBON à trois épis. Andropogon ternarium. 


Mich. 


Andropogon ramis remotè alternis , folitariis , ffm- 
plcibus, plerifque trifl:chyis ; fpicis diffanter aiter- 
nis , bifidis ÿ villis involucri glumd brevioribus ; flo- 
ribus triandris; valyis juterioribus fubvillofis, intima 


EE 


BAR 


ex inc'fur ariflam longam , contortam , emittente. 
Mich. Flor. boreal. Amer. 1. pag. ç7. ; 


Cette efpèce fe rapproche, par fon port, de 
l’ardropogon hirtum. Ses tiges fé divifent en ra- 
meaux alternes, diftans , fimples, folitaires , les in- 
férieurs portant quelqu: fois quatre épis, les autres 
trois; les épis alternes, diftans, bifides ; les involu- 
cres velus; fes poils plus courts que les balles ; les 
flurs à trois étamines ; les valves intérieures légé- 
rement velues ; l’une d'elles bifide , pourvue d’une 
longue arête contournée , fisuée à la divifion. 


Cette plante croît aux lieux montueux, dans là 
Caroline. % 


31. BARBON odorant , n°. 15. Axdropogon fcha- 
nanthus. Linn. — Vahl, Symbol. 2. pag. 1o1. — 
Vent. Hort. Celf. tab. 89. 


Andropogon bicorne. Forskh. Ægypt. pag. 173. 


32. BARBON à braétées. Andropogon braëleatum. 
Willd, 


Ardropogon fpicis laxis, conjugatis , paniculatis , 
braëteatis ; floribus ternis ; intermedio hermaphrodito, 
Jefi!r, ariflato ; ariffä hifpidä ; lateralibus mafculis, 
pedicellatis ; ariflis rachr pilofa. Willd. Spec. Plant. 
4. pag. 914. — Humb. & Bonpl. 


I! fe rapproche du précédent par fon port. Ses 
tiges font droites, hautes de trois pieds ; fes feuil- 
les glabres , longues d’un demi-pisd; les fupérieu- 
res plus petites, pileufes à leur orifice ; la panicule 
terminale , à rameaux divariqués , accompagnés, 
ainfi que les ramifications , d’involucres ou de 
braétées, d’où fortent deux épis lâches, peu gar- 
nis ; les fleurs ternées ; celle du milieu fefile, her- 
maphrodite ; le calice mutique; la corolle pourvue, 
à fa bafe, d'une arête torfe, géniculée, hifpide, 
trois fois plus longue que la fleur; les fleurs mâles 
latérales , géminées, pédicellées ; la valve exté- 
rieure du calice plus grande , termisée par une 
arête droite & courte; la corolle mutique ; le ra- 
chis couvert de longs poils. 


Cette plante croit à Cumana. x ( Wild.) 


33. BAR5ON de Virginie, n°. 16. Andropogon 
virginicum, Linn. 


34. BARBON bicorne, n°. 17. Andropogon bi- 
corne, Linn. — Swartz , Obferv. pag. 382. 


Elle diffère de l’andropogon macrouros de Mi- 
chaux par fes feuilles très-glabres, même fur le 
bord de leurs gaînes ; par fes fleurs dépourvues 
d'arêtes , réunies au nombre de deux ou trois; le 


rachis chargé de longs poils. 3 (W. f.) 


35. BARBON hériflé, n°. 14. Andropogon hir- 
tum. Linn.— Dssfont. Fior. atlant, 2. pag. 378. — 
Poir. Voyag. 2. pag. 26. 

36. BARBON 


BAR 


36. BARBON doubl= épi, n°. 13. Andropogon 
diffachyum. Linn. — Desfont. Flor. atlant. 2. pag. 
377. — Poir. Voyage en Barb. 2. pag. 265. — 
Jacq. Icon. Rar. 3. tab. 630. — Col-ét. 1. pag. 
165. — Allioni , Pedem. n°. 2279. — Hoit. Gram. 
3+ pag. 2. tab. 25. 


Parmi Les individus de cetre efpèce, que j’ai ob- 
fervés fur les côtes de Barbarie , j'en ai fouvent 
rencontré à trois épis. 


37. BARBON plumeux. 
Wilid. 


Ardropogon fpicis geminatis ternifve , terminali- 
bus ; flofculis geminis ; calicibus pilofis , altero fef- 


Andropogon plumofum. 


mofa. Willd. Spec. Plant. 4. pag. 918. — Humb. 
& Bonpl. 


Ses tiges font droites, cylindriques , hautes de 
deux ou trois pieds; les feuilles planes , un peu 
roides , rudes à leurs bords ; les gaînes glibres, 
flriées; les articulations velues; les épis terminaux, 
géminés , quelquefois ternés , longs de trois à 
quatre pouces; les fleurs imbriquées, géminées, 
l'une fefile, mutique ; l’autre pédicellée , munie 
d'une arère fx à fept fois plus longue que la fleur, 
torie , p'umeufe depuis fa bafe juique vers le mi- 
lieu, puis hifpide jufqu’à fon fommet; les calices 
pileux. 


Cerre plante croit à Cumana. x ( Wild.) 


38. BARBON biné. Andropogon binatum. Retz. 


Andropogon Jicis geminis, lamatis ; calicis val- 
vulà alceré truncatä ; tridentaté ; petalo majori arif- 
tato. Retz. Obferv. ç. pag. 21. 


Ses cises font hautes d’un pied & plus, filifor- 
mes ; les pédoncules alongés ; les épis géminés, 
Jongs d'un pouce ; les dents du rachis couvertes 
d’une touffz de laine jaunâtre qui enveloppe éga- 
lem-nt des fleurs fefiles ; le calice frié , à deux 
valves ; la plus grande acuminée ; la plus courte 
tronquée, à trois dents ; la valve extérieure de la 
corolle linéaire , munie d’une arête géniculée ; 
linrérieure plus courte, mutique ; deux fligmates 
bruns & velus. 


Cette plante croît dans les Indes orientales. 
(Rez.) 


39. BARBON à anneaux , n°. 24: Andropogon 
annulatum, Forsk. — Vahl, Symb. 2. pag. 102. — 
Willd. Spec. Plant. 4. pag. 918. 


40. BARBON mutique, n°. 19. Andropogon mu- 
ticum. Linn, — Wild. Spec. Plant. 4. pag. 919. 


Willdenow eft porté à croire que certe efpèce 
appartient plutôt aux ch/oris qu'aux andropogon , & 
qu'elle fe rapproche du chloris petrea. 

Botanique, Supplément. Tome I. 


fili, mutico ; altero pedicellato , ariflato ; ariffà plu- | 


BAR 535 
41. BARBON à longues arêtes. Andropagon arif- 
ltatur. 


Andropogon fpicis ternis quaternifve , floribus ge- 
minatis , altero feffili, longè ariftato ; altero pedicel- 
lato, mutico ; foliis vaginifque laxe pilofis. (N.) 


Cette efpèce a beaucoup de rapport avec Ja 
précédente ; elle en diffère par fes fleurs pourvues 
d’arêtes , réunies en trois ou quatre épis termi- 
naux , pédonculés , velus , linéaires , comprimés ; 
les fleurs alternes , géminées ; l’ure feffile, pourvue 
d’une longue arête brune, géniculée ; l'autre pé- 
dicellée , murique; le calice acuminé ; le rachis 
pileux ; les feuiles rud2s, fermes, étroites, lon- 
guement fubulées à leur fommer , un peu planes, 
pileufes , ainfi que leurs gaînes ; les tiges glabres, 
cylindriques; les articulations brunes, rentrantes, 
très-glabres. 


Cette plante a été obfervée à l'Ile-de-France 
par Commerfon. ( W. f. in herb. Desfont.) 


42. BARBON pileux. And'opogon pilofum. Willd. 
Andropogon fpicis d'eitatis, fubfenis ; floribus ge- 


minatis, bafi villofi:; aitero hermaphrodito , eriftato, 
Jeffili; altero mafculo, mutico, pedi.ellato; rachi 


glabrä. Willd. Spec. Plant, 4. pag. 920. 


Ses tiges font hautes de trois pieds, rameufes à 
leur bafe ; les feuilles roides ; les inférieures lon- 
gues de quatre pouces; les fupérieures longues 
d’un pied, ftriées , pilsufes un peu au deflus de 
leur bafe ; l’orifice muni d'une membrane tron- 
quée, laciniée ; environ fix épis longs de trois 
pouces ; les fleurs géminées , environnées d’une 
longue laine à leur bafe ; la flzur hermaphrodire 
fefile ; le calice mutique ; fa corolle pourvue d’une 
arêre un peu torfe ; les flsurs males pédiceilées, 
mutiques ; le rachis glabre. 


Cette plante croit dans les Indes orientales. % 
(Willd.) 

43. BARBON de la Chine. Andropogon Bladkhir. 
Retz. 


Andropogon fpicis fuboëtonis ; flofculo hermaphro- 
dito feffili , ariflato ; neutro pedunculato , ciliato , mu- 


‘co. Retz. Obferv. 2. pag. 27. 


Ses tiges font fimples, cylindriques, peu fcuil- 
lées, velues à leurs articulations ; l£s feuilles par- 
femées de poils blancs , furtout à l’orifice des 
gaines ; environ huit épis pédonculés linéaires; le 
rachis pileux, génicule ; les fleurs altsrnes , gé- 
minées, enrourées de poils blanchatres; la fur 
hermaphrodite {eflile , pourvus d'un- longue arête 
torfe; deux longs fliginates noirätres, épais, un 
peu hériffés, fupportés par des ftyles courts, ca- 
pillaires ; la fleur itérile vide, pedicellée , légé- 
rement ciliéc. HNT: 7 


: Cette plante croit à la Chine, (Rerz.) 
MRNEIEICE 


586 BAR 
44. BARBON recourbé. Audropogon incurvatum. 
Retz. 


Andropogon foicis filiformibus , fubdigitaris ; flo- 
ribus geminatis ; femineo pedicelato ; ariffato ; maf- 
culo fefili, mutico ; calicibus univalvibus. Retz, 


Oblerv. $. pag. 21. 


Catre plante a des tiges filiformes, hautes de 
deux pieds , rameufes , garnies de feuilles linéaires; 
celles du bas très-nombreufes ; les autres rares. 
Plufieurs épis fitiformes, d’un brun-verdätre, fup- 

ortent des fleurs géminées, hérifées , velues à 
eur bafe; la fleur mâlz fefile , mutique; la fleur 
f=melle pédicel'ée, pourvue d’une aréte; les calices 
linéaires, velus , univalves, obtus ; la corolle à 
deux valves lancéoléss; l'arête corfe , géniculée , 
plus longue que la fleur. 


Cette plante croit à Tranquebarre , fur le bord 
des fleuves. (Raz ) 


45. BARBON doré. Andropogon aureum. Willd. 


Andropogon fpicis digitatis, plurimis ; floribus ge- 
minatis, ariffatis ; altero feffili , altero ped'celluto ; 
calicibus obrufis , villofis ; rachi hirfutä. Wien. 
Spec. Plant. 4. pag. 921. 


Andropogon Jpicis confertis, hirfutis, rufo-flavis, 
numerofis. Borg. Itin. 1. pag. 367. tab. 21. 


Ses tiges font hautes de deux pieds ; fes feuilles 
roides & planes ; leurs gaines ftriées , pi'eufes à 
leur orifice ; les épis digités , au nombre de cinq 
à quinze , longs de deux à quatre pouces ; les fleurs 
géminées, hermaphiodites ; l’une pédicellée, l'au- 
tre feflile ; leur calice à deux valves obtufes, cou- 
vertes d’une laine luifante , d’un jaune d’or; la co- 
rolle pourvue , à fa bafe, d’une arête torfe , trois 


fois plus longue que les fleurs; le rachis revêtu : 


de poils roufleatres. 
Cetre plante croit à l’île Bourbon.  ( Wi4id.) 
46. BARBON digité , n°. 20. Aadropogon ifcha- 


mum., Linn. — Lam. [il tab. 840. fig. 4. — Hoft. 
Gram. 2. pag. 3. tab. 3. 


47. BARBON percé. Andropogon pertufum. Wild. | 


<Holcus pertufus. Linn. — Lam. Diét. 3. p. 142. 
n°. 6. 


Cette plante, très-fingulière par le trou arrondi 
qu’on remarque {ur chacune des valvesextérieur:s 
de fes calices, porte tous les caraétères des andro- 
pogon, & doit y être réunie, On peut en dire au- 
tant de l'Aolcus racemofus. Forskh. ( Voyez Hou- 
GUE , n°. 5.) 


48. BARBON fourchu. Andropogon furcatum. 
Willd. ? 


Andropogon fpicis digitatis, fubquaternis ; flori- 


BAR 


bus geminatis; hermaphrodito feffili , ariffato ; maf- 
culo mutico , pedicellato ; rachi pilofa. Wilid. Spec. 
Plant. 4. pag. 919. 


Ses tiges fe terminent par environ quatre épis 
longs de trois pouces , compofés de fleurs gémi- 
nées; les hermaphrodites fefliles , ayant un calice 
à deux valves lancéolées, hifpides fur leur dos & 
à leurs bords ; l'extérieure bidentée à fon fom- 
met ; l'intérieure aiguë , un peu plus longue; la 
corolle membraneufe; la valve irirérieure entière ; 
lextérieure bifide , munie d’une arête géniculée, 
au moins une fois plus longue que les valves; les 
fleurs males pédicellées ; les valves calicinales mu- 
tiques, acuminées , hifpides fur le dos & à leurs 
bords ; la corolle dépourvue d’arêtes ; le rachis 
couvert de très-longs poils. 


Cette plante croît dans l'Amérique feptentrio- 
nale. # (Wild. ) 


* Andropogon ( villofum) , fpicis digitatis ; flo- 
ribus ariffatis, feffili pedinculutoque ; calice culmo- 
que viliofo. ‘lnunb. Proûr. 20. (E Cap. B. Sp.) 


BAPBOTINE , SEMENCINE, POUDRE A 
VERS : noms divers de labfinche de Judée (ar- 
moile, n°.14), dont la femence , envoyée du 
Levant, a une grande amertume & une odeur 
forte , qui la rendent , d'uné part, ftomachique, 
& de l'autre propre à faire mourir les vers. C'elt 
peut-être celie que l'on nomme, dans les bouti- 
ques, femen contra. Il eft au moins für que celle-ci 
appartient au même genre. Linné a nommé une 
efpèce arzemifia contrà , probablement parce qu'elle 
a 1:s mêmes propriétés , ou même qu'elle fourait 
la graine des boutiques. (Voyez ARMOISE.) 


BARBOUTOUBA : nom caraibe de l’epiden- 


drum bifidum. Aubl. 
BARBOUÇUINE. ( Voyez SALSIFIS.) 
1. BARBULE de Chine. Barbula finenfis. Lour. 


Barbula foribus verticillatis ; foliis oblongis , fer- 
ratis. Lour. Flor. cochin. 2. pag. 445. 


Genre de plantes de la famille des labiées, établi 
par Loureiro, fur une efpèce d’arbulie de la Chine, 
d’une odeur très-agréable, qui s’élève à la hauteur 
d’un pied environ, garni de feuilles cotonneufes, 
ovales, oblengues, dentées , oppofées. Les tiges 
& les rameaux fe terminent par une pyramide de 
fleurs blanchss , difpofées par verticiiles. 


Le calice eft d’une feule pièce , à cinq décou- 
pures droites , égales , fort aigués ; la corolle la- 
biée, à deux lèvres ; la lèvre fupérieure. divifée 
en quatre lobes ovales ; l'inférieure grande , fran- 
gée , barbue; quatre étaminis didynames; un 
ovyaire à quatre lobes , furmonté d’un feul ftyle; 
3 quatre femences nues au fond du calice. 


BAR 


Cette plante croît à la Cochinchine. Elle tire 
fon nom de fa corolle frangée à la lèvre infé- 
reure. D . 


2. BARBULE. Barbula, Genre de la famille des 
moufles , établi par M. Palifot de Beauvois. Ce 
nom, fe trouvant le même que celui employé plus 
haut par Loureiro pour une autre plante, pourroit 
être changé en celui de barbifère ( barbiferus ). 


Le caraéière de ce genre , d’après M. de Beau- 
vois , eft d’avoir un périftome fimple, garni de 
cils fimples , tournés en fpirale, réunis en un tube 
cylindrique , & libres feulement au fommet, 
comme les étamines de quelques plantes mona- 
delphes. La coiffe eft life , en forme de capuchon; 
l'opercule long, droit , fubulé ; l’urne tubulée, 
ovale ou cylindrique ; la gaîne oblongue , dé- 
pourvue de péricher. 


Ce genre ne comprend que quatre efpèces , qui 
font : des éryum de Linné , des barbules & des 
tortules d'Hedwig & de Bridel. Ces efpèces font : 
le bryum rurale—fubulatum Linn.—ericetorum Gmel. 
— barbula acuminata Hedw. App. pofth. tab. 25, 
fig. 5. 7. (Voyez l'article BRY , & Pal.-Beauv. 
Prodr. pag. 26.) 


BARBYLUS. Brown, Juff. C'eft le #aro/a d’A- 
danfon. Ce genre, établi par Brown , {e rapproche 
beaucoup des srichilia | & paroïît même devoir y 
être réuni. Il n'en diffère que par le rombre des 
parties de la frudification , qui même fonc varia- 
bles, & par l'inf-rtion des étamines. 


Le calice eff campanulé, à quatre ou cinq dents 
courtes ; quatre ou cing pétales ünférés fur Le bord inté- 
rieur du calive; huit à dix éramires fortant du fond 
du calice; les filarmens comprimés ; les anthères ova- 
Les; un ovaire libre; un ffyle ; un ffigmate; une cap- 
file à trois loges ; deux femences dans chaque loge. 


C'eft un arbre de la Jamaique , dont le tronc 
eft revétu d'une écorce raboteufe ; les feuilles al- 
ternes, ailées ; les fleurs difpofées en grappes. 
( Voyez TRICHILIE , Suppl.) 


BARCA : nom malabare , donné, fuivant Clu- 
fius, à l’efpèce ou variété de Jaquier (arélocar- 
pus, n°.1), dont le fruit eft plus fucculent & 
plusagréable. Suivant Rheed, il eft nommé varaca. 
On reconnoit facilement que c’eft Is même mot 
prononcé différemment, & que le dernier doit 
être préféré. (Juff.) 


. BARCAMAN. A Guzarate on nomme ainfi le 
turbith des Arabes, fuivant Clufus. 


BARDANE o GLOUTERON. Lappa Lam., 
arélium Linn. Le Lappa glabra Lam. ou arfium 
lappa Lino. eft eravé dans les Z/uffrations , tab. 
665. Willdencw & quelques autres botaniftes ont 


BAR 587 


rangé parmi les cerduus les troifième & quatrième 
efpèces de Lamarck. 


BARDOTTIER. C’eft le nom que porte , dans 
Pile Bourbon, l’imbricaria. ( Voyez NATTIER.) Il 
fe nomme encore bois de nattes , à raifon de l’ufage 
qu’on y fait de fon bois débité par lames ou lattes, 
dites nattes dans le pays , & employées pour cou- 
vrir les maifons, ce qu’expriment aufli lenom latin 
imbricaria , & le français bardortier, corrompu de 
bardeau. 


BARETIA Commerf., QUIVISIA Cavanil. 
( Voyez Quivi.) 


BARHARHA : nom que les habitans de Mada- 
gafcar donnent à un grand & bel arbre de leur ile. 
Il eft remarquable par fes grandes feuilles & fes 
fleurs. Il elt très-voifin des dil/enia ou catmon ; 
mais il paroit devoir former un genre particulier. 


BARILLE. On nomme ainfi, fur quelques côtes 
méridionales de France, la foude , qui eft nommée 
barilla fur celles d’Efpagne , & dont les cendres 
donnent la meilleure foude d’Alicance. Ce dernier 
nom eft aufli donné au beris maritima, fuivant Jac- 

uin, par les Américains habitans de Carthagène. 
os SOUDE, n°. ç.) 


BARIN ou BALIN, efpèce de baquois (panda- 
nus Linn.) des Philippines , mentionnée par Ca- 
meili. 


 BARKHAUSITA. Quelques efpèces de crepis ont 
été rangées dans ce genre établi par Mœnch, 
adopté par Decandoile. Ces efpèces ont été fé- 
parées des crepis , d’après les caraétères fuivans : 
Un calice canaliculé, oblorp , en côtes, & fillonné à 
fa bafe à l'époque de la maturité; les folivles intérieures 
alongées ; celles du calice extérieur courtes & lâches ; 
Le réceptacle alvéolaire & nu ; les aigrettes fimples, 
pédicellées par le prolongement filiforme des femences. 
Les fleurs font jaunes ou rougeâtres. 
Les crepis alpina — rubra — fetida , &c. appar- 
tiennent à ce genre. ( Foy. CREPIDE , Suppl.) 


BARLERIA. (Voyez BARELLIÈRE.) 

BARNADESIA. ( Voy:z BARNADEZ & les 
Lllufrations , tab. 660, où eft figuré le barnadefs 
fpinofa Linn. ) 

BAROLA, Adanf, ( Vey. BARBYLUS, Suppl.) 

BAROMETZE. (Voy.PoiyPODE, n°. 146.) 

BARRERIA , W.( Voy.PoRAQUÈEE , Aubl.) 


BARRALDEIA. Genre de planres que M. du 
tee 


568 


BAR 


Petit-Thouars ( Gener. Nov. Madagaf. n°. S1); 


confacre à M. Barauit, médecin à l'Ile-de-France, 
qu'a recueïlli, tant dans cette île que dans l'Inde, 
un grand nombre de plantes. Ce genre appartient 
à la famille des nerpruns ; ii offre pour caractère 
effentiel : 

Un calice urcéolé, à cing découpures ; cinq pétales 
fort petits, onguiculés , bifites ; tnfèrés entre les décou- 
Pures du calice ; dix écamines ; les filamens dilatés à 
leur bafe , cinq oppofés aux pétales & plus longs ; un 
anneau glanduleux autour du piffil; l'ovaire aahérent 
au fond du calice ; un fiyle plus long que les étamines, 
Le fruit n°efl pas connu: 


Ce genre contient des arbriffeaux à tige droite; 
les rameaux oppofés , articulés ; les feuilles très- 
glabres, oppofées, légérement dentées, parfemées 
de points tranfparens. Les pédoncules font courts, 
fitués à la bafe des fcuilles , bifides, puis trifides, 
enfin à trois fleurs petites, globuleufes. Les bour- 
geons font réfineux. 


BARRELIÈRE. Bar/eria. Quelques efpèces doi- 
vent te ajoutées à ce genre, qui d'ailleurs fe 
rapgroche beaucoup des ruellia, 


10. BARRELIÈRE à trois épines. Burleria tri- 
fpinofu. Vahl. 


Barleria fpinis axillarious , compofitis, triradia- 
tis ; fpicis terminalibus , imbricatis. Vahl, Symbol. 
1. pag. 46. 

Jufficia trifpinofz. Foiskhal , Fior. æzypt.-arab. 
pag- 6. — Lam. Dict. 1. pag. 633. n°. * Car- 
MANTINE. 


Atbiiffeau à feuilles ospofées, ovales-Jancéo- 
les , retrécies cn pétioie à leur bafe , entières, 
longues de deux pouces & plus, rudes & ciliées à 
leurs bord, munies , dans chaque aiflelle , d’une 
épine blan-he, fubulée, à trois branches très-ou- 
vertes. Les fluis font imbriquées, difpofées en un 
épi terninal , garni , dans toute fa longueur, de 
grandes braëtées, & de deux autres plus petites, 
lancéolées , fubulées , à la bafe de chaque fleur. Le 
calice eft velu, aiïfi que la corolle. 


Cette plante croit dars les forêts, fur les mon- 


tagnes, dans l'Arabie h:ureufe. H 


11. BARRELIÈRE à deux épines. Barleria bifpi- 
nofa. Vahl. 


Barleria fpinis axillarilus, biradiatis , foriferis ; 
foliis ovauis, fubräs pitofs. Vahl, Symb. 1. pag. 46. 

Jufiicia bifpinofa. Forskhal, Ægypt. pag. 6. — 
Lam. Diét. 1. pag. 633. n°. *XCARMANTINE. 


Ses tiges font ligneufes, divifées en rameaux 
pileux; fes feuilles médiocrement pétiolées, ova- 
les, très-entières, mucronées , velues fur leurs 


BAR 


veines & à leurs bords. De l’aiffelle des feuilles 
fupérieures fortent des épines oppofées, ordinai- 
rement à deux branches, quelquefois bifides , éta- 
lées, plus lonzues que les feuilles ; les pédorcules 
courts , folitaires , uniflores , inférés dans la divi- 
fion des épines; le calice velu, de la longueur des 
épines ; la corolle grande, violette , longue de 
deux pouces ; le tube fenfiblement agrandi. 


Cette plante croît dans l'Arabie heureufe. 
(Vahl.) 


12. BARRELIÈRE acanthe. Barleria acanthoides. 
Val. 


Barleria fpinis geminis , axillaribus, foliaceis ; 
fpicis axillaribus , frcundis. Vahl, Symb. 1. pag. 47. 


S:s tiges font garnies de feuilles périolées , op- 
pofées, chlongues, trés-entières, cufnidées , pi- 
lsufes De l’une des deux aïffelles fenlement for- 
tent deux épinss roides , lancéolées , foliacées , 
épineufes à leurs borës , rarement pileuf®s, une 
fois plus longurs que les feuilles. Les fleurs font 
difpofées en épis axillaires, unilatéraux. 


Cette plante croît dans l'Arabie heureufe. 
(Vahl.) 


13. BARRELIÈRE rude. Barleria ffrigofa. 


Barleria inermis , foliis oblongis, fubiùs petiolis, 
ramifque ff'sofis ; bracteis ciliatis. Willden. Spec. 
Plant. 3. pag. 379. 


Elle differe, felon Willdenow, du barleria crif- 
rata par fes f-inlles fonguement pétiolées, plus lar- 
ges, très-rudes en deffous, le long de leurs ner- 
vures; par les épis términaux; par les bractées 
plus élargies , point mucronées ; par les cils plus 
fins, plus épais, plus courts que les braétées. Les 
rameaux font 2libres , parfemés , dans leur jeu- 
nefle , de poils couchés ; les feuilles oppofées, ra- 
maflées au fommet des rameaux, longues de trois 
pouces, acumtiées, g :bres en deffus; les braétées 
oval:s , obtufis, vernées , réticulées , ciliées à 
urs bords. 


Cette plante croit dans les/Indes orientales. 


14. BARRELIÈRE couchée. Barleria procumbens. 
Lour. 


Barleria inermis , foliis lanceolatis , crenatis, 
hifpidis ; capitulis terminalibus. Lour. Fior. coch, 
£ SHCAP 
2. pag. 458. 
es tiges font nombreufes , ligneufes , tortueu- 
fes , couchées, dépourvues d’épines, hériflées , 
garnies de fenilles oppofees, lancéolées, élargies , 
pileufes, crénelees à leurs bords. Les fleurs font 


j Jaunes, ramaflées en tête terminale , accompagnées 


de braëtées ciliées, acuminées ; les calices parta- 
gés en quatre découpures fubulées & pileufes; 


BAR 


les capfules oblongues , anguleufes , à deux loges ; . 


les femences orbiculaires. 


Cette plante croît aux environs de Canton , aux 
lieux incultes. FD (Dzfcripe. ex Lour.) 


Olfervations. M. de Lamarck a penfé que le bar- 
leria noëfiflora & criflata n'étoient que deux va- 
rétés de la même efpèce. M. Vahl les a féparées, 
& il ajoute comme variété de la première le jufficra 
Zanceo!ata, Forskh. Æaypr. pag. 6, donc elle dif- 
fère par fes feuilles pileufes en deflous, principa- 
lement vers fes bords. 


Le barleria longiflora, n°. 7, eft figuré dans les 
Tluftrations , tab. $49, fig. 3. — Vahl, Symb. 1. 
pag. 46. tab. 16. 


Barleria criffata , var. #. Lam. Il]. fig. 1, & var. 
8. Ill. fig. 2. 


Cette dernière eft une efpèce bien diftinéte. 


Le barleria coccinea , n°. 8, doit être rapporté 
aux ruellia , felon Vahl & Willdenow. ( Voyez 
RUELLIE , n°. 34.) 


Le barleria Fyramidata , n°. 9, que M. de La- 
marck a établi d'apres Plumier , feroit-il la même 
plante que le ruellia blechum de Linné , auquel ce 
dernier auteur rapporte la même figure de Piumier 
avec ce!le de Sloane, tab. 109, fig. 1.2 


BARRINGTONIA. ( Voyez BuTonic.) 


BART AL AT : nom provençal d’un chardon très- 
épineux (cnicus ferox Linn.). 


BARTOLINA : nom donné par Adanfon au :7- 
dax dz Linné. 


BARTONIA. ( Voyez BARTONE.) 


BARTONE Auette. Bartonia tenella. Wild. in 
At. Soc. Nat. Cur. Berol. 4. vol. 3. 


C'eft une petite plante de l'Amérique fepren- 
trionale , très-délicate , qui a l’afpeët du éufonia 
zenuifoiia, & dont Willdenow a fait un genre par- 
riculier , auquel il donne pour caraëtère efienriel : 

Un calice à quatre folioles ; une corolle campanu- 
lée, perfiflante , à quatre découpures ; quatre étamines ; 
‘un feul fyle ; une car fule à une feule loge , à deux val- 
ves, contenant plufreurs femences. 


Cette plante a été récueillie à Philadelphie par 
Mühienberg. . 


BARTRAME. Genre de la famille des moufles. 
(Voyez CEPHALOXxIS, Suppl.) 


BARTRAMIA. Gærtn. Parmi les efpèces qui ! 


compofoient le genre sriumferta de Linné, ilsen 
trouvoit plufieurs dépourvues de calice, & qui: 


fembloient devoir étre f£parées des autres.Gærtner, 


BAR 


en exécutant certre réforme, les a confervées dins 
le genre de Linné , & a établi pour les auties le 
genre bartramia , auquel il afigne pour caractère 
eflentiel : 


583 


Un calice à cinq felioles, munies d'une barbe un 
peu au deffous de leur fommet ; cinq pétales ; Giag glan- 
des globuleufes à la befe des pétales ; quiige étamires ÿ 
ure ca; fu e divifie en quatre COQuEs d deux loges, Jan 
valves ; les femences fofitaires, adhérentes aux parots 
des loges. 


Il réfulte, d’après Gærtner , que les efpèces 
confervées parmi les sriumfesra font dépourvues de 
calice & de glandes à la bafe de la corelle. Les cap- 
fules font très-entières , à quatre loges ; les femen- 
ces libres, & non adhérentes aux parois des cap- 
fules. 


Les principales efpèces à rapporter À ce genre, 
& déjà décrites parmi les criumfeita (voyez LAp- 
PULIER), font : 


1. BARTRAMTA lappago. Gærtn. de Fruét. & 
Sem. 2. pas. 137. tab. 111. fig. $.— Lam. Illuftr. 
tab. 400. fig. 2. (Voyez LAPPULIER , n°. 6.) 


2. BARTRAMIA glandulofa. Lam. Ill. tab. 400. 
fig. 1, (Voyez LArPULIER , n°. 8.) 


Les efpèces de LAPrULIER, n%. 3, 4 &5$, 
femhlent devoir également appartenir à ce nou- 
veau g2nre. Il me paroît cependant que les srium- 
fetta formant une fuite d’efpèces affez naturelles, 
il feroit préférable de les conferver dans leur inté- 
grité, ayant d’ailleurs remarqué que le calice étoit 

aduc, & que quand même i! n’extfteroit point, ce 
caractère & quelques autres de médiocre impor- 
tance font infufifans our mutiler un genre peu 
nombreux en efpèces , très-rapprochées entr'elles. 


BARTSIA. ( Voyez COCRÈTE, rhiranthus L.) 


BARU ou DAUN-RARU. « Dans la langue ma- 
laife, dit M. du Petit-Thouars, on nomme ainfr 
le kibifcus tiliaceus Linn. Les habitans de Mada- 
gafcar prononcent baro ou varo. Ce nom a paffé à 
PIle-de-France , où il défigne le même arbulte, qui 
croit en abondance fur les bords de la mer, dans 
quelques anfes qu’il décore magnifiquement. Son 
écorce eft employée pour faire des cordes. On le 
nomme aufli mahaut. » ( Voyez KETMIE.) 


BARUCE. Clufius décrit fous ce nom le fruit 
du hura L. (Voyez SABLIER.) 


y BARYOSMA TONGO. Gærtr. de Fruët. & 
Sem. 2, pag. 73, tab.93.C'eft la même plante que 
le coumaruna d'Aubler. ( Voyez Coumarou & 
TARALE.) L 


BARYXYLE rouffeâtre. Baryxylum rufum, Lour. 
Flor, cochin. 2. 


Sac BAS 


Genre de p'antes de la famille des légumineu- 
fes , établi par Loureiro fur un grand arbre com- 
mun fur les montagnes de la Cochinchine. Son 
tronc fe divife en rameaux garnis de feuilles ailées. 
Les fleurs font jaunes, difpofées en épis à l’extré- 
mité des rameaux. Chaque fleur eft pourvue d’un 
calice à cinq divifions réfléchies. La corolie eft 
compofée de cinq pétales un peu inégaux & chif- 
fonnés ; dix éramines de longueur inégale ; un 
ovaire terminé par un flyle & un ftigmate, qui fe 
convertit en une goufle cylindrique , contenant 
plufieurs femences un peu auguleufes. B 


On emploie le tronc pour la confiruétion des 
ponts , & pour les colonnes qui doivent fupporter 
de grands poids. Le bois eft roux, & fi dur, qu'on 
lui donne ordinairement , dans le pays, le nom de 
bois de fer. Ces qualités font exprimées par le nom 
de cet arbre, baryxylon, fignifiant en grec bois 
pefant. 


BASAAL. Selon M. de Jufñieu , Pefpèce n°. 1 a 
une affinité marquée avec le genre ardifia (tine- 
lier), dont il n’eft probablement qu'une efpèce ; 
& l'efpèce n°. 2 femble , par fon port & par fon 
caractere , plus voifine des thymélées. 


BASAR : nom fous lequel les Arabes défiznent 
fes bulbes ou racines dés plantes bulbeufes, fui- 
vant Dalechamp. 


BASELLA. ( Peyez BASELLE , & Illufir. Gen. 
tab. 215. Gg. 1. Bifella rubra.) 


Le bafelli veficaria, n°. 6, forme un genre par- 
ticulier , fous le nom d'erredera. ( Voyez ANRE- 
DÈRE , Suppl. ) 


BASILÆA. ( Voyez BASILE.) 


BASILE. Bafilaa. Ce genre eft le même que 
celui défigné par plufieurs auteurs modernes, fous 
le nom d’eucomis ; il ne renfermoit d’abord qu'une 
feule efpèce. Quelques autres y ont été ajoutées 
depuis. 


1. BASILE à épi couronné , n°. 1. Bafilaa coro- 
rata. Lam. I). tab. 230. fig. 1. 


Eucomis repia. Willd. Spec. Plant. 2. pag. 93. 
— Ait. Hort. Kew. 1. pag. 433. 


2. BASILE ponétué. Bafilaa punétata. 


Bafilaa (eucomis punétata), féapo cylindrico; 
foliis oblongo-lanceolatis , canaliculatis , patentibus ; 
coma foliis brevibus , racemis longiffimis. Ait. Hort. 
Kew. 1. pag. 433. — Willd. Spec. Plant. 2. pag. 93. 
— Lhérit. Sert. Angl. tab. 18. — Lam. Ill. tab. 
239. fig. 2. 


Afphodelus comofus. Houttuyn, Syft. pag. 391. 
ab. 53. 


BAS 


O-rithogelum punéatum. Thunb. Prodr. 62. 


Cette efpèce diffère de la précédente par fes 
feuilles oblongues-lancéolées , étalées, canalicu- 
: lées , aiguës, parfemées en deffous de points d’un 
pourpre-foncé 3 les tiges également ponétuées, 
i glabres , cylindriques. Les fleurs forment un épi 
alongé, terminal, cylindrique , couronné par une 
touffe de feuilles courtes ; les divifions de la co- 
rolle lancéolées , blanchätres à leurs bords, d’un 
vert-foncé ou pourpre dans leur milieu ; les fila- 
mens alrernativement élargis; l'ovaire glabre , un 
peu globuieux. 


Cette plante croît au Cap de Bonne-Efpérance ; 
elle eft cultivée au Jardin des Plantes de Paris. x 
(ENS) 


Oifervations. * Eucomis (undulata), f£apo cy- 
lindrico ; foliis ovato-oblongis , undulatis , patenti- 
bus ; come foliis longitudine ferè racemi. Ait. Hort. 
Kew. 1. pag. 433. 


Ornithogalum undulatum. Thunb. Prodr. 62. 


Quoique je ne connoiffe pas cette plante, & 
qu'il me foit difficile de prononcer, je ferois très- 
porté à ne Ja regarder, d'après fon caraétère , que 
comme une variété de la précédente, à feuilles 
ondulées ; les épis furmontés de folioles plus lon- 
gues. Elle croît au Cap de Bonne-Efpérance. # 


3. BASILE naine. Bafflea nana. Aït. 


Bafilaa (eucomis nana), fcapo clavato ; foliis 
lato-lanceo!arrs , acutis. Ait. Hort. Kew. 1.p. 432. 
— Jacq. Hort. Schoëenbr. 1. pag. 47. tab. 92, & 
Collect. 4. pag. 213. 


Fritillaria (nana), racemo comofo ; foliis bifa- 
riis, amplexicaulibus , lanceodatis. Lin. Mint. 2253. 


— Burm. Prodr. 9. 
Ornithogalum nanum. Thunb. Prodr. 62. 


Orchidea capenfis , tulipe flore rofeo. Petiv. Ga- 
zoph. tab. 85. fig. 6. 


D'une bulbe ovale, de la groffeur du poing, 
s'élèvent plufieurs feuilles radicales, cunéiformes, 
oblongues , un peu obtufes, épaiffes, cartilagi- 
neufes à leurs bords. Les hampes font droites, un 
peu flexueufes, pleines, en forme de maffue , cou- 
vertes, vers leur fommet, de fleurs felhles, dif- 
pofées en épis ; les bractées inférieures ovales, de 
la longueur des fleurs ; les fupérieures beaucoup 
plus longues , lancéolées, aiguës ; les terminales 
ramaflées en rouffe, fans fleurs ; la corolle ver- 
dâtre , à fix découpures obiongues , obtufes , un 
peu étalées à leur fommet ; les filamens un peu re- 
courbés, à peine plus courts que la coroile , élar- 
gis à leur bafe ; les anthères oblongues , prefque 
droites ; l’ovaire arrandi , à trois lobes ; le fiyle 
droit, fubulé ; le ftigmate fimpie. 


BAS 


Cette plante eroït au Cap de Bonne-Efpérance. 
(Jacq.) 


4. BASILE à deux feuilles. Bafilaa bifolia. 


Bafilaa (eucomis bifolia) , ftapo clavato ; foliis 
éllipticis , acutis , geminis, humi adpreffis. W:lid. 
Spec. Plant. 2. pag. 92.— Jacq. Icon. 2. tab. 449, 
& Colleét. 4. pag. 215. 


D'une bulbe arrondie , un peu comprimée , for- 
tent deux feuilies oppofées, vaginales à leur bafe , 
glabres , ovales, lancéolées , aiguës , renverfées, 
longues de fept pouces, légérement ponétuées 
étant vues à la loupe. De leur centre s'élève une 
hampe droite, longe d’un demi-pied , renfiée 
infenfiblement en maflue à fa partie fupérieure , 
chargée de fleurs en épis , accompagnées de brac- 
fées ovales , acuminées , longues d'un pouce. La 
corolle efl d’un blanc-verdatre ; les petales ob- 
longs , un peu aïgus , trois aiternes plus étroits ; 
les filamens élargis & connivers à leur bafe, ar- 
qués vers le ftyle ; les anchères inciinées ; l'ovaire 
bre, trigone; le ftyle droit, fubule, plus court 
que les étamines, 


Cette plante croit au Cap de Bonne-Ffpérance. 


BASILIC. Ocymum. 


22. Basiric à feuilles entières. Ocymum inte- 
gerrimum. Willd, 


Ocyrum foliis oblongis , acuminatis, inteperri- 
mis ; braëleis ciliatis. Willäen. Spec. Plant. 3. 
pag. 162. 


Ses tiges font droites, glabres, rameufes; les 


| 
| 


| 


rameaux étalés; les feuilles longuement pttiolces , ! 
“obiongues, très-enrières , quelquefois lancéolées , : 


porctuées en deflous , acuminées , rétrécies à 
leur bafe, longues d’un pouce & demi; les fleurs 
verticillées , difpofées en grappes terminales, lon- 
gues de trois à fix pouces; les verticilles diflans, 
compofés de fix fleurs; les braétées pétiolées, ob- 
longues , aiguës, ciliées, à dentelures peu mar- 
quées. La lèvre fupérieure du calice eft trifide, Ja 
découpure du milieu obtufe , les latérales acumi- 
nées; la lèvre fupérieure de la coroile à trois dé- 
coupures ; celle du milieu renverfée ; la lèvre 
inférieure lancéolée. 

Cette plante croit dans les Indes orientales. 
(Wild) 


23. Basiicrecourbé. Ocymum inflexum. Thunb. 


Ocymum panriculà terminali, racemofa ; caule ra- 


mifque flexuofis. Thunb.Flor. jap. 249. 


Ses tiges font hautes d'un pied , rameufes , her- 
bacées; fes rameaux flexueux, redreflés , courbés 
en dedans à leur fommet, légérement romenteux ; 
les feuilles oppofées , longues de fix lignes ; les 


B AS 59t 


fleurs difpofées en grappes terminales, paniculées, 
refferrées. 


Cette plante croît au Japon. ( Thunb.) 


24. BasiLic effilé. Ocymum virgatum. Thunb. 


Ocymum racemis verticillatis , virgatis ; foliis 
oblongis , ferratis. Thunb. Flor. jap. pag. 250. 


Cette efpèce a des tiges profondément canne- 
lées, rameufes , fexueufes, redreflées, finement 
tomenteufes; les rameaux effilés ; les feuilles ova- 
les-oblongues, pub<fcentes , dentées en fcie, lon- 
gues d’un pouce & plus, les grappes fituées à 
l'extrémité des rameaux , redreflées , longues d’en- 
viron trois pouces , compofées de verticilles nom- 
breux, à fix fleurs. 


Cette plante croit au Japon , aux environs de 
Nagafaki. ( Thunb.) 


25. Basizic à feuilles ridées. Ocymum rugofum. 
Thunb. 

Ocymum racemis rerminalibus ; foliis ovatis , ac:- 
tis, ferrutis, fubtüs rugofis, Thunb. Flor. Japon. 
pag. 249. 

Ses tiges , hautes dé deux pieds & plus, font 
cannelées , légerement tomenteufes ; les rameaux 
éralés ; les feuilles ovales, acuminées , dentées en 
fcie , plus pales & ridées en deffows ; les fupérieures 
beaucoup plus petites; les grappes terminales &c 
ferrées. 


Cette plante croît au Japon. { T'Aunb ) 


26. BAsiLic à feuilles rudes. Ocymum ftabrume. 
Thunb. 


Ocymum racemis fimplicibus , ereétis ; foliis ova- 
cis , fubrùs punétatis. Thunb. Aë. Soc. Lin. Lond. 
2. pag. 338. 

Ocymum punétatum. Thunb. Flor. jap. 249. 


Elle a des tiges droites , hautes d’un pied & 
plus, divifées en rameaux paniculés, couverts, 
ainfi que toute la plante, de poils rudes; les feuilles 
oblongues, ovales, aiguës , dentées en fcie, fine- 
ment pontuées à leur face inférieure. Les grap- 
pes font fimples , términales, longues d'environ 
trois à quatre pouces ; les fleurs oppofées ; les 
braëtées féracées. 


Cette plante croit au Japon. ( Thunb.) 


27. Basiric crépu. Ocymum crifpum. Fhunb. 


Ocymum racemis terminalibus ; foliis ovatis , fer- 
ratis, crifpis ; calicibus hifpidis. Thuüb. Flor. Jap. 
pag. 248. 

Sifo. Koœmpf. Amœn. 784. 


Ses tiges font velues, droites, rameufes ; les 


B À S 


rameaux en croix ; les feuilles pétiolées , ovales, 
acuminées , dentées en fcie ; les inférieures très- 
entières, glabres, de couleur purpurine, crépues, 
Jongues d’un pouce; les pétioles là hes, velus, 
de la longueur des feuilles; les grappes laches, 
terminales , longues de quatre à fix pouces; les 
braétées courtes, glabres, oblongues, acuminées; 
les calices hifpides. 


592 


Cette plante croît au Japon. ( TAunb.) 
28. BasiLic aigu. Ocymum acutum. Thunb. 


Cette plante a des tiges droites, liffes, glabres, 
garnies de feuilles pétiolées , ovales-acuminées., 
dentées en fcie; les inférieures entières, glabres, 
p'us pâles & veinées en deflous , longues de trois 
pouces, larges de deux; les pétioles un peu plus 
courts que Îles feuilles, hériffés en deffous. Les 
grappes font filiformes , longues de trois pouces 
& plus, munies de braétées ovales, hifpides, 
aiguës. 


Cette plante croit au Japon, ( Thunb.) 


29. BAsiL1c à feuilles de ferpolet. Ocymum fer- 
pyl'ifotium. Forskh. 


Ocÿmum foliis lineari-lanceolatis , intecerrimis ; 
genitalibus lonpiffimis. Vahl, Symb. 1. pag. 43. — 
Forskh. Flor. ægypt.-arab. pag. 110. 


Arbriffeau chargé de rameaux nombreux, dif- 
fus, blanchâtres , garnis de feuilles lincéolées , 
petites, linéaires , blanchäâtres, légérement ve- 
lues, rétrécies en pétiole à leur bafe. Les jeunes 
rameaux offrent , avant leur développement , des 
faifceaux de feuilles axillaires. Les grappes font 
droites , terminales ; les pédicelles courts , calleux 
à leur bafe ; les braété-s ovales, fort petites , ca- 
duques , aiguës; les fleurs rabattues; les calices 
un peu velus; les deux dents inférieures féracées, 
les fupérieures ovales ; la corolle une fois plus 
longue que le calice; les filimens velus à leur 
bale , trois fois plus longs que la corolle. 


Cette plante croit dans l’Arabie heureufe, fur 
le mont Chadra. Ph ( Vahl & Forskh.) 


30. BasiLic à feuilles molles. O:ymum molle. 
Aiton. 


Ocymum foliis ovatis , cordatis , acutis, ferratis, 
rugofis , fenubus claufis ; braëteis fubrotundo-cuneifor- 
mibus. Ait. Hort. Kew. 2. pag. 322. 


Toute cette plante eft pubefcente, d’une odeur 
fuave ; fes tiges épaifles ; fes feuilles larges , ova- 
les, aiguës, molles, ridées , profondément échan- 
crées en cœur ; les lobes rapprochés ; les dente- 
lures inégales , obtufes; les pétioles prefqu'aufi 
Jongs que les feuilles. La corolle eft d’un blanc- 
violet; le tube de la longueur du calice; la lèvre 


BAS 


fupérieure orbiculaire, en voñte ; l’inférieute à 
quatre lobes ; les filamens fimples. 


Cette plante croit dans les Indes orientales. © 
(Aiton.) 


31. BAS1L1ic afcendant. Ocymum afcenders. 
Wiild. 


Ocymum foliis ovatis, fubdentatis ; verticillis 
paucifloris , calicibus pubefcentibus. Wiliden. Spec. 
Piant. 3. pag. 166. 


Les tiges font ‘igneufes & rameufes à leur bafe, 
afcendantes, hautes d’un demi-pied ; les feuilles 
longuement périolées , ovales-oblorigues , aiguës 
à leurs deux extrémités, légérement dentées, gla- 
bres en deffus ; un peu rudes en deffous , longues 
de fix lignes. Les grappes font terminales , à qua- 
tre verticilles compolés de quatre fleurs; le ca- 
lice pubefcent, à deux lobes; la lèvre fupérieure 
oblongue , obtufe ; l’inférieure denticulée vers fon 
fommet , munie d: deux arêtes ; les bractées ob- 
longues , pubefcentss. 


Cette plante croit dans les Indes orientales. % 
(Willd.) 


Oëfervarions. M. Vahl range parmi les pleéfran- 
thus (germanea Lam.) l’ocymum hadienfe , n°. 20, 
& l’ocymum Zatarhendi, n°. 21. Ce font deux ef- 
pèces de Forskhal. On y réunit auffi l'ocymum 
punélatum , 0°. 8. L'ocymum bufilicum , n°. 1, eft 
figuré dans les Z//uffrations , tab. $14. L'ocymum 
cochleatum Hort. Parif. a bien des rapports avec 
l'ocymum bullatum Lam. n°.3, & l’ocymum zeyla- 
nicum Medic. une variété de l'ocymum gratiffimum, 
n°, 15. 


32. BASILIC à tiges rondes. Ocymum tereti- 
caule. 


Ocymum pubefcens , foliis linear: lanceolatis, laxè 
ferratis ; floribus minimis , axillaribus ; oppofitis ; 


caule tereti, ffrio. (N.) 


Certe efpèce eft remarquable par fes tiges pref- 
que cylindriques, flriées, grêles, roides, piieu- 
fes , pubefcentes, rameufes à leur partie fupé- 
rieure , hautes de huit à dix pouces & plus, gar- 
nies de feuilles médiocrement pétiolées, étroites, 
linéaires-lancéolées , longues d’un pouce & plus, 
prefqu'obtufes , aiguës à leur bafe, glabres en 
deflus , légérement pileufes en deffous, lâchement 
dentées en fcis à leurs bords. Les fleurs font pé- 
dicellées , petites , oppofées deux à deux ou foli- 
taires dans l’aiffelle des feuilles fupérieures ; les 
calices hériffés de poils cendrés. 


Le lieu natal de cette plante ne m’eft point 
connu. ( W. f. in herb. Desfont.) 


33. BASILIC à gros épis. Ocymum macrofl.- 
chyum. 


Ocymum 


B'AUR 


Ocymum caule faffruticofo ; foliis ovato-fublanceo- ÿ 


latis, obtufis, fubaentutis, fubglabris ; fpicâ denfä, 
terminali. (N.) 


Ses tiges font dures, glabres, prefque ligneu- 
fes, très-rameules ; les rameaux pileux ; les feuilles 
d'peine pétiolées, petites , courtes , ovales ou 
ovalss-cblongues, un peu charnues , vertes, pref- 
que glabres à leurs deux faces, obtufes, à peine 
denrées. Les rameaux font terminés par un épi 
vu, long d’un pouce & plus, cylindrique, obtus, 
compolé de fleurs très-ferrées , dont les calices 
font hériffis de poils très-courts. 


Cette plante croît à Pondichery, où elle a été 
recusillie par Commerfon. H? (W. f. in herb. 
Desfont.) 


.* Ocymum (madagafcarienfe), pubefcens , fo- 
liïs cordato-ovatis , crenatis ; braëteis fubrotundis , 


integerrimis , fubiès villofis. Herb. Juil. — Perf. - 


Synopf. Plant. 2. pag. 135. — Commerf. Madagaf. 


* Ocymum (paniculatum), foliis ovatis, acu- 
minatis, crenatis , fubrs pubefcentibus ; floribus fub- 
Paniculatis , pedicellis ramofis. Herb. Juff. — Perf. 
Synopf. Plant. 2. pag. 135. — Commerf. Madagaf. 


Basrric fruvage. Les Créoles de la Guiane 
nomment ainfi le matouri des prés , décrit & figuré 
par Aubiet, tab. 259. 


BASNAGILLI. La bryone laciniée ( éryonia 
laciniata Linn. Ÿ eft ainfi nommée à Ceilan. 


: BASSAL ou BASSIL : noms arabes de l'oignon, 
fuivanr Hornmann. 


BASSIA. ( Voyez ILLIPE.) 


BASSINET. On donne particuliérement ce nom 
à la renoncule bulbeufe. 


BASSOVIA. ( Voyez BASSOVE des Forêts, & 
Illuftr. Gen. tab. 1:02.) Richard la regarde comme 
une efpèce de morelle , -fo/anum Linn. 


: RASTERIA , Houttuyn. ( Voyez ROHRIA, 
Suppl.) C'eft la même plante que le baftera d’A 
danfon. 


BATAN. Le voyageur Linfcot défigne fous ce 
nom un arbre de l'Inde, dont la fleur fe nomme 
buaa , & le fruit hériflé , de la grofleur d’un me- 
lon , duryen. 1l et probable qu'il a voulu parler 
du purRYON. On eft moins porté à croire qu'il ait 
voulu parler du jaquier. 


BATARREA ou BATTAREA. ( Voy. VESSE- 
LOUP & BATARREE.) 


BATATE , PATATE, BATATAS, On donne 


Botanique. Supplément. Tome 1. 


B A T 


ces noms à plufieurs racines tubéreufes , bonnes à 
manger, & plus particuliérement à une efpèce de 
liferon (convolyulus batatas Linn.). Les racines 
de topinambouis & de pommes de verre font 
ainfi nommées dans quelques lieux. 


ET 
20 o) 


BATELÉ : nom caraibe d’une efpèce d'eupa- 
toire , futvant Nicholfon. 


BATHEC , BATIEC, BATI. Les Arabes & 
les habitans de l'Inde défignent le melon d'eau 
fous ces divers noms , defquels dérive probable- 
ment celui de pafèque, fous lequel il eft plus 
connu. 


BATAELIUM , efpèce de lichen Linn. Genre 
établi par Achard, dont le caraétère eft d’avoir 
une fruétification feffile , prefque globuleufe , 
couverte de papilles en forme d’opercules , s’ou- 
vrant , vide en dedans. La bafe eft uniforme, 
cruflacée. Ce genre ne contient qu'une efpèce ori- 
ginaire de Sierra-Leona en Afrique , décrite par 
Alzelius , & figurée dans Achard, Mech. Lich. 
tab. 8, fig. 3. 


BATHENDA , bois dont les infulaires de Cei- 
lan font des cuillers pour manger le riz. Linné 


“foupçonne que c'’eft une efpèce de Ketmie (hi- 


bifeus ). 
BATIS maritime. Ill. Gen. tab. 806. 


BATO ou BATU. Ce mort fignifie pierre dans la 
langue malaife. Il entre dans la compoñition de plu- 
fieurs noms d2 plantes. Il en eft de même chez les 
habitans de Madapafcar, qui le prononcent varo. 
Vato lela : ce font les graines du guilandina bon- 
ducella Linn., dont ils fe fervent pour jouer à un 
jeu fort ingénieux, qui eft le ffanga décrit par Fla- 
court. À. P. 


BATRACHION. Ce mot grec fisnifie en latin 
ranunculus , & en français petite grenouille. Dans 
quelques auteurs anciens il défigne quelques ef- 
pèces de renoncules , & particuliérement la re- 
noncule bulbeufe , appelée aufli vulgairement gre- 
nouillette. 


BATRACHOSPERME., Batrachofpermum. 
Genre de plantes de la famille des alcues. Ce 
genre a été établi par Vaucher fur plufieurs efrè- 
ces de conferves d'eau douce. Il comprend celles 
qui font gélatineufes, qui préfentent à la main 
une furface douce , onétueufe , & qui, lorfqu’on 
les faifit fans précautions, s’échappent comme le 
frai des poiflons & des grenouilles. C’eft d’après 
cette particularité que Roth a donné le premier le 
nom de batrachofperme à ces fortes de plantes. 


Vaucher a obfervé que chaque ramification eft 
terminée par un filet tranfparent & d’une extrême 
FFFF 


594 BAT 


fineffe , par où il fuppofe que peut fortir la matière 
gluante & gélatineufe dont elles font couvertes. 
Cet obfervateur n'a pas diftinétement reconnu 
dans ces plantes deux organes fexuels ; mais il ré- 
fulte de fes recherches & de fes expériences , que 
les efpèces de ce genre fe multiplient par les an- 
neaux qui, lors de la maturité, fe rompent & fe 
féparent, & produifent de nouvelles plantes ; mais 
Vaucher a remarqué que ces articulations ou an- 
neaux n’avoient pas tous la même forme, & par 
conféquent qu'ils ne font pas tous deftinés aux 
mêmes fonétions. Il fuppofe que ceux qu'il n'a 
pas vu fe reproduire , font flériles , ou peut-être 
renferment la pouflière fécondante. Ces derniers , 
plus petits, lui ont femblé des organes fécondans, 
dont la pouffière fort par les ciis ou filets trarf- 
parens qui terminent chaque ramification. 


La première obfervation eft très-bonne, con- : 


forme à la marche graduée de la nature dans l'or- 
gaaifation des êtres vivans. Il fa!loir s’en renir là ; 
mais vouloir découvrir des parties fexueiles dans 
ces végétaux qui ne font pour ainf dire que les 
premi-rslinéamens de la végétation, c’eft, comme 
l'obierve très-bien M. de Lamarck, vouloir abfo- 
Jument y trouver ce qui n'y peut exifter; c’eft 
comme fi l’on recherchoit dans les poiypes les 
oiganes des deux fexes. : 


Les batrachofpermes font faciles à diflinguer 
par leur furface onétueufe. Leur tige eft articulée ; 
es rameaux fouvent difpofés en verticilles rami- 
fés. On obferve, entre ces ramifications, des cor- 
pufcules hériffés, qui font les rudimens de nou- 
velles plantes , & qui fe féparent d'eux-mêmes 
de l1 plante-mère. 


ESPÈCES. 


1. BATRACHOSPERME pelotonné. Batracho- 
fermum intricetum. Vauch. 


Batrachofsermum fubglobofum , filis implexis , 
ramofis. Vauch. Conferv. pag. 117. tab. 12. fig. 
— Decand. Flor. franç. 2. pag. $8. 


a ta 


DNS 

Conferva pollinez ; globofa, gelatinofa. Haller , 
Helv. n°.2110. 

Elle fe préfente à l'œil fous la forme de ma- 
melons d’un beau vert, arrondis , gélatineux , va- 
riables dans leur forme & leur grandeur. Ils adhè- 
rent à des corps fixes , & fe rencontrent à la fource 
des petites fontaines. Vus au microfcope , ces ma- 
melons font compofés de filamens cloifonnés , ra- 
meux vers leur fomimet , engagés dans une matière 
glaireufe; chaque ramification terminée par un 
il tranfparent,. 


2, BATRACHOSPERME en faifceau. Batracho- 
fpermum fafciculatum. Vauch. 


Batrachofpermurh filis approximatis, fimplicibus , 


BrAYE 


| fammitate ramofis. Vauch. Conferv. pag. 116. tb. 
13. fig. 1. — Decand. Flor. franç. 2. pag. 58. 


Rivularia confervoides. Roth, Catal. 1. p. 213. 
tab. 6. fig. 3 & 2. pag. 249. 


Ce font des mamelons fafciculés, verts, géla- 
tineux , Jongs de quelques lignes , à lobes irrégu- 
Lers. is préfeirent, au microfcope , un grand 
nombre de filamens parallèles, alongés , divifés , 
à leur fommet , en plufieurs ramifications termi- 
nées par des cils tranfparens. Elle s’atrache aux 
pierres dans les eaux à demi courantes. 


3. BATRACEOSPERME en plume. Batrachofper- 
mum plumofum. Vauch. 


Batrachofpermum truncis elongatis , ramulis cauli 
approximatis. Vauch. Conferv. pag. 113. tab. 11. 
fig. 2. 4. 


Elle eft étalée en petites touffes d’un beau vert, 
longucs de deux à trois pouces. Les rameaux font 
cylindriques, cloifonnés, branchus, alongés, rap- 
prochés du tronc principal ; les ramifcations al- 
ternes ou oppofées , terminées par un cil cranfpa- 
rent. Elle adhère par (1 bafe au fond de l'eau, & 
fe trouve dans les eaux claires & les fontaines. 


4. BATRACHOSPERME en houpe. Batracho- 
frermum glomeratum. Vauch. 


Batrachofpermum ramofum , ramulis brevibus, 
fafciculatis , divergentibus. Vauch. Conferv. pag. 
114. tab. 12. fig. 1. 4.— Journ. Phyf. an. 9. pag. 
52. tab. 3. fig. 7. 

Conferva gclatinofa. Chantr. Conferv. pag. 33. 
tab. 3. fig. 9. f 

Batrachofsermum fimplex. Decand. Bull. Phil. 
n°. 31. PS. 2/: 

Conferva mutabilis. Dilw. Brit. conf. tab. 12. 


Son tronc principal eft tranfparent , compofé 
d’articulations cloifennées , d’un beau vert. Il part 
de chaque cloifon, des filamens fimples ou rameux, 
folitaires ou le plus fouvent en houpes, articulés, 
d’un vert-foncé, terminés par un cil tranfparent. 
On la trouve en hiver ou au printems dans les eaux 
courantes. Elle adhère aux pierres par fa bafe. 
Elle n'offre , quand elle eft jeune , qu’une mafle 
gélatineufe. 


$. BATRACHOSPERME à collier. Barrachofper- 
mum moniliforme. Vauch. 

Batrachofpermum ramofim , ramulis verticillato- 
fafciculatis. Vauch. Conferv. pag. 112. tab. 11. 
fig. 1. 3. | 

Batrachofpermum nigricans. Decand. Ball. Phil. 
APMSTAPAS AT 


BAT 


Chara gelatinofa , purpurafeens. Roth, Catal. 1. 
pag. 127. 

Conferva gelatinofa. Linn. ( Voyez CONFERVE, 
OA) 


6. BATRACHOSPERME hériffé. Batrachofpermum 
kifpidum. Thore. 


Batrachofpermum ramofum, ramis magnitudine 
truncum aquantibus; ramu/is piliformibus, undiquè ob- 
ceétis. Thore, Magaf. Encycl. an $. p. 398. tab. s. 
— Decand. Flor. franç. 2. pag. 6o. 


« Cette plante, dit M. Decandolle, eft d'un 
chitain-foncé, tirant fur le noir. Eile devient d’un 
beau violet par la defficcation ; elle adhère aux ro- 
chers par un petit empatement, duquel part une 
feule tige qui fe ramifie fubitement en une infinité 
de rameaux branchus, to1s de la même épaiff2ur 
que le tronc, & qui ont trois à quatre pouces de 
longueur. La plante eft garnie d’ua bout à l’autre 
d’un duvet fin, très-vifible à l’œil nu; ce qui 
donne à chaque branche l'apparence d'une queu= 
de char, dontles poils feroient très-diftinés. Elle 
a été découverte dans l’Adour, près Dax, par 
M. Thore, puis dans la Seine par M. Léman. » 


Dans un Mémoire publié dans les Annales du 
Miféum d'hifloire naturelle de Paris, vol. 12, pag. 
310, M. Bory-Saint-Vincent ajoute à ces efpèces, 
qu'il ne reconnoiît pas toutes pour des hatracho- 
Jpermum, quelques autres efpèces nouvelles, & 
des variétés très-remarquables. nommées ainfi 
qu'il fuic : 


7. BATRACHO:PERME du bambou. Butracho- 
frermum barbufinum. Bor. 


Batrachofpermnm filamentis ramofis , articulis 
clongatis ; verticillis minutiffimis, diffantibus, conoi- 
deis. Bor. Ann. Muf. Pari( 12. p. 315. tab. 29. 
fig. 1. 

Le filament principal fe divife en ramifications 
grêles , alongées ; les rameaux fimples épars , très- 
petits; les articulations ordinairement nues ; leur 
point de contact renflé comme les entre-nœuds 
des bambou ; les verticilles arrondis , très-petits, 

“diftans , en forme de cône, compofés de petits 
rameaux très-ferrés. 


Cette plante croît à l'Ile-de-France , dans les 
grands ruiffeaux , {ur les galets. 


8. BATRACHOSPERME de Vaillant. Barracho- 
fpermum helmentofum. Bor. 


Batrachofpermum filamentis ramofis , pyramida- 
tis, infernè nudis ; rarnis ffmplicibus ; fubpinnatis, 
acutiufculis ; verticillis compreffis , contiguis. Bory, 


Annal. Muf. Parii. 12. pag. 316. tab. 29. fig. 2. 


Corallina pinguis , ramofa , viriais, Vaïll, Parif. 
40. tab. 6. fig. 6. Mediocris. 


BLANT 595 


Ses tiges n’excèdent guère deux pouces de lon- 
gueur. Elles font fines, nues à leur bafe ; les ra- 
meaux nombreux , fubulés ; les verticilles compri- 
més , volumineux, tellement rapprochés , qu'ils 
fe confondent , & forment, autour des jets, un cy- 
lindrique continu de mucofité. La couleur de la 
plante eft obfcure , d’un bleu-verdâtre. Elle croit 
dans les baflins des fontaines. 


9. BATRACHOSPERME kératophyte. Batracho- 
fpermum kerarophyta, Bor. 


Batrachofpermum ffirpe corne, nigro-fuft&, nudd ; 
articulis craffiufculis, ramis verticilliferis , verticil- 
lis oblongis. Bory , Ann. Muf. Par. 12. pag. 328. 
tab. 31: fig. 2. 


Cette efpèce élégante a des tiges longues de 
trois pouces & plus, très-fines, capillaires, ren- 
flées à leurs articulations; les rameaux chargés de 
petits verticilles globulsux, un peu alongés, gélati- 
neux , d'un beau verctirant fur le bleu-indigo. Elle 
croit dans les landes de Bordeaux , dans les fon- 
taines. 


10. BATRACHOSPERME trifle. Batrachofpermum 
trifke. Bor. 


Batrachofpermum flamentis fetaceis, elongatis ; 
ramis brevioribus ; verticillis fparfis, completis in- 
completifve. Bor. Ann. Muf. Parif. 12. pag. 329. 


æ. Batrachofperma (triftis chlora) , lureo-viref- 
cens, pallida , filamentis longioribus | tenuifimis. 
Bor. lc. tab.:3 1: Gi. 3. 


8. Batrachofperma (triflis colorata } , violaceo- 
virefcens , filamentis brevibus , crafflufculis. Bor.. 1. c 
tab. 31. fig. 4. 


Ses tiges fines produifent des rameaux grêles 
& courts, chargés de verticilles inégaux , affez 
diftans. Les filamens , dans la variété «, font plus 
longs & très-grêles. La plante eft d’un jaune-ver- 
dâtre : dans la variété 8 é!le eft d’un violet-ver- 
datre. Les filamens font courts, très-épais. 


Cette plante croît dans les eaux froides & cou- 
rantes , dans le département des Landes. 


Oëfervations. Le conferva gelatinofa Linn., dont 
on à fait uni éatrachof;ermum , n°. $, offroit dans fa 
fynonymie une grande confufon , felon M. Bory; 
il en a préfenté fept variétés. Il donne à cette 
efpèce le nom de Éatrachofperma ludibunda, Les 
variétés font : 


.æ. Batrachofperma ( confufa), grifeo-fufca , ver- 
ticillis contiguis, fubconfufis , fupernè & inferne corx- 


preffis. Bor. Ï. c. pag. 320. tab. 29. fig. 3. 


8. Batrachofperma (equinoxialis), fafta , verti- 
cillis approximatis , globofis , diffinéis. Bor, ], c. 


tab. 29. 4. 
EFP2 


596 Br'A°T 


CU 


BAT 


7. Batrackofrerma (moriliformis) , atro-fufca , | coupe; le tube droit, plus long que le calice, 


verticillis caulinariis , diffinétis , fphericis ; in ramu- 
dis confufo-compreffis.Bor. |. c. tab. 30. fig. 1. 

à. Batrachofperma (pulcherrima ) , grifeo viola- 
cea , verticillis fphericis, diffantibus ; in caulibus & 
ramulis diffinitis. Bor. 1. c. tab. 30. fig. 2. 


e, Batrachofperma ( cærulefcens), ramis elonga- 
us, gracilibus ; verticillis elegant'finè fphericis. 
Bory, L.:c:'tab. 30. fig: 3. — Dillen. tab. 7: 
fig. 45.? 

&. Batrachofserma ( viridis), ceruleo-virefcens , 
flamentis ramofiffimis , verticillis approximatis. Bor. 
[Ye tab:30 : fo 4. 


». Batrachofperma ( ffagnalis) , Z:teo virefcens , 
filamentis craffis | ramofis ; verticillis diftinétis , com- 
preffiafeulis, in trunco confifis. Bor. |. c tab. 30. 
83: ÿ. — Dillen. tab. 8. fig. 44, & ab. 7. fig. 44. 


Chara batrachofperma. Weiff. Plant. cryptog. 
Icon. 


* Efièces moins connues. 


* Batrachofrermum (myurus ), trunco elongato, 
fimplici, ramulis piliformibus obteélo. Dec. Synonf. 
pag. 12. — Ducl. Efai, pa8. 76. In aquis mon- 
tium. 


* Batrachofpermum (hæmatites) , jubglobofum , 
atro-viride , contextu carnofo, ints zonaro. Decand. 
Synopf. pag. 11. 

Conferva hematites. Ramond , In:d. Ad rupes 
madidis graniticas Pyrenæorum. 


* Barrachofrermum (h=mifphæ:icum ), f4kg/obo- 
Jam, lentis magnitudine, atro-viride , contextu car- 
nofo, denfo. Decand. Synopf. pag. 11. In Japidibas 
Oceini. 


BATSCHIA. Genre de plantes dicotylédones, 
à fleurs complètes , monopétalées , de la famille 
des borraginées , qui a de grands rapports avec les 
lichofpermum (grémil), & qui comprend des her- 
bes exotiques à l'Europe , à feuilles entières, 
alternes ; les fleurs axiliaires, folitaires. 


Le caractère effentiel de ce genre eft d’avoir : 


Un calice à cinq découpures profondss ; une corolle 
en foucoupe ; le tube environné, à fa bafe interne, 
d'un anneau barbi j l'orifice nu ; les femences dures, 
luifanres. 


CARACTÈRE GÉNÉRIQUE. 


Chaque fleur offre : 


1°. Un calice divifé profondément en cinq dé- 
coupures droites, linéaires , aiguës. 


2°, Une corolle monopétale , régulière ; en fou- 


| environné, à fa bafe interne , d’un anneau barbu ; 


l’onfice nu; le limbe divifé en cinq lobes ar- 
rondis. 


3°. Cinq écamines renfsrmées dans le tube ; les 
filamens prefque nuls ; les anthères ovales, re- 
dreffées. 


4°. Un ovaire libre, arrondi , à quatre lobes, 
furmonté d’un ftyle capillaire, de la longueur des 
étamines ; Le ftigmare fort petit, échancré, à deux 
lobes. 


Le fuir confifle en quatre femences nues au 
fond üu calice, dures, lusfantes, fembtab'es à 
celles des grémils. 


Offervarions. Ce genre n’eft que médiocrement 
diflingué des grémils ,,& auroic pu y êtie réuni; 
il n’en diffère effentiellement que par l'anneau 
barbu placé à la bafe intérieure du tube de la 
corolile ; caraëtère trop foibie pour fervir de bafe 
à un genre particuiier. ( Voyez les vubfervations à 
la fin de ce genre. ) 


EÉsPpÈcEs. f 


1. BATSCHIA de Gmelin. Barfchia Gmelini. 
Mich. 

Batfchia caule, foliis culicibufque hi-furis ; foliis 
caulinis oblongis , floralibus ovatis; calicibus longis , 
Juolanceolatis. Michaux , Flor. boreal. Amer. 1. 
pag. 130. 

Barfthia carolinienfis. Walth. Flor. carol. pag. 
91. — Gmel. Syit. Nat. 1. pag 315. 


Cette plante a des tiges droïtes, hériffées de 
poils ruées, garnies de feuilles alrernes , fefiles, 
très-entières , rudes & velues à leurs deux fices ; 
celles des tiges oblongues ; les Rorales ovales, 
plus courtes. Les fleurs font axillaires, folitaires, 
fituées vers le haut des tiges. Les cahces font ru- 
des, hériflés, oblongs; les découpures lancéo- 
lées; la corolle aff2z grande; fon Énbé prefque 
plane , à cinq lobes arrondis. 


Cette plante croit dans les forêts, à la Bas 
Caroline. 


2. BATSCHIA blanchâtre. Barfthia cañefcens. 
Mich. j 

Baifchia caule ,. foliis rrafertèmque fimmitatibus 
molliter candicanti-villefiflimis ; foliis omnibus ob- 
longis , calicibus breviffimis. Mich. Fior. boréal, 
Amer. 1: pig. 150. tab. 14. 


Ses tiges font droites, cylindriques, blanchä- 
tres, un peu, velues,, garnies de feuilles al'ernes, 
fefiles , linéaires, obiongues , très-entières, ob- 
tufes à leurs deux extrémités , routes de même 
forme , couvertes de-poils mous & blanchätres, 


BAT 


très-nombreux ; Les feuilles florales plus courtes, 
plus velues; les fleurs axillaires , prefque fefliies , 
furtout les inférieures; le calice une fois plus court 
que la corolle, à cinq diviñions profondes, hifpi- 
des , étroites, très-aiguës ; la corolle à cinq lobes 
arrondis. 


Cette plante croît dans l'Amérique feptentrio- 
nale , fur les collines & dans les forêts de Ten- 
nice. 


O’fervations. Michaux penfe que le litrofrer- 
mum orientale de Finné devroit étre rapporté a 
ce genre, ou plutôt ne former qu'un feul genre 
des deux, les bar/chia n'ayant point de caraétères 
fufffans pour étre fépares des gr mils. Ce nom 
de barfthia à encore été employé pour d’autres 
genres. 


1°. Thunberg l’a appliqué à des plantes que 
Muris lui avoit envoy<es des environs de Santa- 
Fé ; ilen a donné le caractère & Ja figure dans le 
cinquième volume des Nouveaux Aëes & Upfil, 
pag. 120, tab. 2. Ce genre, qui eft dioique, à un 
petie calice à trois feuilles, & une corolle à trois 
“pétales coriaces, velus, rapprochés dans leur 
milieu & refléchis en dehors vers la pointe. Les 
fleurs mâles ont fix étamines , portées {ur un dif- 
que central , dont trois ftériles font inférées à fa 
circonference , & alternes avec les perales. Les 
trois autres, fertiles , partant du centre, ont leurs 
. flamens réunis en ua pivot anguleux , qui eit cou- 
ronné par les trois anthères. Les flaurs femelles 
ont fix filamens ftériles , inférés égaleinent fur un 
difque ,, & marqués de deux taches fur leur ex. 
trémitélélargie. Leur piftil eft compofé de trois 
ovaires libres, furmontés chacun dun fiyle laté- 
ral, intérieur ,.& d’un figmate échancré ; ils de- 
viennent autant de drupes coriaces, alongés, ve- 
lus, remplis d’un feul noyau offeux, à moitié bi- 
Jloculaire. La graine, p'iée en deux ; remplit ainf 
les deux demi-loges, féparées par une demi-cloi- 
fon.L'embryon , renf:rmé dans un périfperme, a 
une radicule inférieure, & des lobss également 
repliés. Ces plantes paroiflent lieneufes , & font 
grimpantes ; elles ont des feuilles alrernes, fm- 
‘ples , marquées de trois nérvures à leurbafe. Les 
fleurs font petites , placées aux afifelles des feuil- 
les, difpofées en grappes lâch:s dans une efpèce, 
& en épi ferré dans l’autre. 


& En examinant avec attention ce caractère, 
dit M. de Jufieu, on reconnoit fur-le-champ que 
ce génre appartient à la famille des ménifpermes, 
& de plus 1l eft probable que c’eit le même que 
l'abura d'Aublet, dont cet auteur n’a pas aflez 
détaillé le caraétère. » (Woÿyez MENISPERME, 
n°, 19.) 

2°. Vahl, dans le troifième volume de fon 
Symbol. bot. pag. 39, tab.:36, avoit aufh donné 
de nom: de barfchia à une plante légumineufe. de 


B'A 597 


l'île de Ceïlan; mais ayant eu, avant la publica- 
tion de fon travail, communication du genre de 
Thuaberg , il a fubflitué à ce nom, dans un er- 


Frata, celui de Aumboldtia , fous lequel il défigne 


la plante de Ceï'an : d'où il réfulte que le nom 
de butfchia a été donné à trois plantes différentes. 
(Voyez HUMBOLDTIA , Suppl.) 


BATTA : nom caraibe du nopal (ccëus opun- 
téa DL). 


BATTAREE, BATTAREA ou BATARREA. 
( Voyez VESSE-Lour.} Genre de plantes de la 
famille des champignons , dont il a déjà été fuie 
mention à l'article VEss:-1ou». Son caractère eft 
d'avoir une double valve, d'où fort un fupport 
terminé par un chapeau campanulé , vélu, conté- 
nant uns pouilière adhérente à des fiamens. Le 
chapeau eft recouvert d’une pellicule décnirée’, 
qui paroît être une portion d'une des valves. Il 
ne comprend qu’une feule efpèce. 


BATTI-SCHORIGENAM. Rheed, dans fon 
Hortus mulab..2, pas. 7j, tab. 40, défigne fous 


ce nom maaibare une efpèce d’ortic (wrcica inter- 
rupta L.) qui a quelques rapports extérieurs avec 
le Jéhorigenam au même lieu , efpèce de tragia. 


BAUDRIJER. On donne ce nom, fur les côtes 
de la mer, aux efpèces de fucus où varec, tels que 
le fucus faccharinus L., dont le feuillage, fimsle, 
large, membrareux & très-lorg, préfente à peu 
près la forme d’un bauürier. 


BAVERA à feuilles de garance. Bavera rubioi- 
des. Andr. < 


Bavera foliis verticillatis, fubfeffilitus ; ovaro- 
lanceolutis ; floribus fubfoliturtis , axillrious. (N.) 
Andr. Botan. Repof pag. & tab. 198. — Venr. 
Malin. pag. & tab. 96. 


Arbriffeau de laNouvelle-Hollande , d’un fe& 
très agréable, la Rule efpèce de ce genre , à fienrs 
compiètes , polypétalées, régulières , dont ia fa- 
milie naturelle n'eft pas encore déterminée. 


Le caraëtère effentiel de ce genre eft d’avoir : 


Un calice perfiflant , à huit découpures ; autant de 
pétales inferés fur un difque qui entoure l'ovaire; des 
étamines nombreäfes ; l'ovaire libre ; deux ft, les ; une 
capfule à deux loges, s'ouvrant à [on fommet en deux 
valves bifides. 


Ses tiges, hautes d'environ trois pieds, fe divi- 
fent/en rameaux eppofés,, velus , articulés à leur 
bafe , garnis d: feuilles verticillées, au nombre de 
fx, inférées trois à trois fur un tubercul= peu ap- 
parent; ovales, lancéolées , très-ouvertes ; recour- 
bées à L.ur fommet, aiguës, prefque fffi'es, gla- 
bres en deflus., légérenient pileufes'en délious , 


B A U 


dentées à leur moitié fupérieure. Les fleurs font 
de couleur de rofe, pédonculées, axillaires, pref- 
que folitaires , les pédoncules f'iformes , pubel- 
ceus , plus longs que les feuilles. 


Le calice eft perfiftant, profondément divifé en 
fix ou huit découpures lancéolées., aiguës, den- 
tes, velues en deflous ; les pétales alternes avec 
les divifions du calice, ovales, réfléchis, traverfés 
par une ligne blanche ; très-caducs ; les éramines 
inférées fur le difque qui entoure l'ovaire, plus 
courtes que la corolle ; les anthères vacillanrss, 
ovales , arrondies, à quatre fillons , s’ouvrant laté- 
ralement ; l'ovaire libre, globuleux , très-velu; les 
îtyles plus longs que les étamines ; les ftigmates 
obtus : il leur fuccède une capfule globuleufe, co- 
riace , velue, recouverte par le caiice ; les femen- 
ces nombreufes , fort petites, brunes, ovales, 
chagrinées , attachées à un placenta de moitié plus 
court que la capfule, dilaté & membraneux [ur fes 
bords, correfpondans à ceux des divifions de cha- 
que valve , & formant la cloifon ; le périfperme 
charnu. 


Cette plante croît aux environs du port Jack- 
fon. bp 


Ce genre a été dédié par M. Bancks à MM. 
Hofbaver frères, nés en Allemagne, peintres cé- 
lèbres en hiftoire naturelle. 


BAUHINE. Bauhinia. Trois efpèces de bauhi- 
nia font fisurées dans les Z/luffrations des Genres , 
tab, 32); favoir : fia. 1, Bauhinia acuminata , n°. 
10. — Fig. 2, Bauhinia rufefcens, n°. 12.— Fie. 3, 
Buuhinia divaricate , n°. 3. Plufieurs belles efpèces 
doivent être ajoutées à ce genre, telles que : 


3. BAUHINE à petites fleurs. Buuhinia parvi- 


flora. Vahl. 

Bauhinia racemis axillarious terminalibufque } nu- 
tantibus ; petalis l'ncaribus ; lobis foliorum rotunda- 
1is ,glasris.. Vahl, Sÿmb.3:pag. $f. 

Cette plante , très-ropprochée du éauhinia fear 
dens , en différe en ce qu'elle eft dépourvue de 
vrilles. Ses tiges font garnies de feuilles a!teïnes, 
pétiolées , ovales , en cœur, beaucoup plus pèti- 
tes que dans le bauhinia fcandens ; les deux iobes 
atrondis , très-obtus , point acuminés , glab:es à 
leurs deux faces; les Aeurs fitué:s dans l'arl'elle des 
fuilles fupérieures, difpoféés en-grapoes pendan- 
tes ; la corolle compofée de pétales linéaires. 


Cette plante croît dans les Indes orientales. B 


14. BAUHINE alongée. Bauhinia porreila, Aït. 


Baubhinia foliis cordatis ; lobis porreétis , acutis, 
srinervits ÿ petalis lanceolaris. Ait. Hort. K:W. 2. 
pag. 48.— Swartz , Prodr. pag. 68. 


.<Bauhiria fleribus philadelphis, Jubdecandris; foliis À 


BAU 


cordatis ; lobis femiovatis , acutis, fubquadrinerviis; 
petalis lanceolatis, Jacq. Hort. Schoenbr. 1. p. 52. 
tab. 100. 


Baukhinia non aculeata, folio ampliori & bicorni. 
Plum. Gen. 23, & Icon. 44. fig. 2. 


Bauhinia foliis bilobis ; fpicis laxis , terminali- 
bus. Brewn, Jam. 286. 


Senna fpuria , aut afpalatho affinis arbor filiquofa, 
foliis binis. Sloan, Jam. 150. Hit. 1. pag. sr. 


Ses tiges fe divifent en rameaux glabres, cylin- 
driques, cendrés, garnis de feuilles alrernes, pé- 
tiolées, échancrées en cœur à leur bafe ; les deux 
lobes prolongés , à demi ovales, lancéolés, pref- 
qu'aigus , traverfés par trois à quatre nervures 
longitudinales ; glabres, entiers à leurs bords; les 
fleurs difpofées en épis lâches à l'extrémité des 
rameaux ; les pétales lancéolés ; les fruits glabres, 
comprimés, lancéolés, à deux valves, contenant 
pluficurs femences. 


Cette plante croît à Saint-Domingue. h (W. f.) 


15. BAUHINE pied de chèvre. Bauhinia pes ca- 
pra. Cavan. 


Bauhinia caule arboreo ; foliis cordatis , glabris ; 
lobis apice divergentibus , florius racemofis. Cavan. 
Icon. Rar. $. pag. 3. tab. 404. ; 


Tige haute d'environ douze pieds , rameufe , 
garnie de feuilles glabres, un peu roides, en 
cœur, glauques en deflous , à eux lobes pro- 
fonds , divergens, trois nervures à chaque lobe ; 
une petite pointe roide entre les deux lobes; des 
flipules très-petites. Les fleurs font difpofées en 
gräppes alternes, termina’es; les pédicelles épars, 
fortant d’une braétée fubulée. Le calice eftoblong, 
à cing pointes , s’ouvrant latéralement en forme 
de fpathe réfléchie; cinq pétales ovales, onduiés 
a leur limbe, glabrés , d’un rouge-pâle en dedans, 
tomenteux & blancharres en dehors ; les étamines 
diadelphes ; les goufles alongées , comprimées, à 
deux valves ; les femences ovales, comprimées. 


Cette plante croit dansles environs d’Acapulco. 
D (Cavan.) 


16. BAUHINE à larges feuilles. Bauhinia lati- 
folix. Cavan. 


Bauhinia caule fruticofo ; foliis cordatis , rotun- 
dato, bilobis ; floribus racemofis , glabris. Cavan. Ic. 
Rar. $.pag. 4. tab. 40ÿ. 


Rémarquabie par fes larges feuilles en cœur, 
arrondies, traverfées par neuf nervures , à deux 
lobes courts, aigus, divergens , cette plante left 
encore par fes fleurs glabres, en grappes rermi- 
nales & axillaires ; les pédicelles nombreux , ac- 
compagnés à leur bafe d'une braétée lancéolée; les 


BAU 


pétales blancs, giabres & veinés; le refte comme 
dans l’efpèce précédente. 


Cette plante croit au Mexique. F ( Cavan.) 


17. BAUHINE à feuilles rontles. Bauhinia rotun- 
difolia. Cavan. 


Bauhinia foliisalternis , fubrotundis ; lobis femi- 
orbiculatis ; fubrès tomentofis ; floribus racemofis. 
Cavan. Icon. Rar. $. pag. $. tab. 406. 


Ses feuilles , prefque rondes , font tomenteu- 
f s en deffous, glabres en deflus, à fept nervures, 
à deux lobes obtus; les pétioles pileux, ainfi que 
les jeunes rameaux ; des ftiou'es courts & un petit 
corps dur, épineux à la bafe des périoles; les 
fleurs difpofées fur deux grappes terminales , ve- 
lues; les pétales courts, petits, d'un rouge-clair, 
pileux, ovales-oblongs; leurs onglets capillaires, 
tomenteux , alongés ; l'ovaire velu. La fructiñca- 
tion eft celle du n°. 1j, 


Cette plante croit dans l'Amérique méridio- 
nale. h (Cavan.) 


18. BAUHINE en croiffant. Bauhinia lunaria. 
Cavan. 


Bauhinia foliis plabris, cordatis ; lobis fubrotun- 
dis ; floribus racemofis , tomentofis. Cavan. Ic. Rar. 
$. pag. 4. tab. 407. 

Elle fe rapproche du bauhinia racemofa. Ses ti- 
ges & fes rameaux font glabres ; les feuilles g'a- 
brés , plus larges que longues , échancrées en 
croiflant à leur bafe , à deux lobes arrondis; les 
pétioles filiformes , renflés à leurs deux extrémi- 
tés ; les fleurs en grappes axillaires ; les onglets des 
pétales longs, filiformes, pileux. La fruétification 
eft celle de l'efpèce précédente. 


Cette plante croit au Mexique , dans les envi- 
rons d'Acapulco. Ph 


19. BAUHINE épineufe. Bauhinia fpinofa. 


Bauhinia ( pauletia aculeata), caule fruricofo, 
aculeato; folils ovatis, bilobis ; lobis obtuffs ; flori- 
bus geminis, in racemum foliofum difcofiris. Cavan 
Icon. Rar. $. pag. G. tab. 410. 


Cette efpèce & la fuivante forment, dans Ca- 
Manilles, un genre particulier, qui ne diffère des 
bauhinia que par le tube du calice perfiftant & les 
étamines monadelphes. Ses tiges font rameufes, 
hautes d'environ huit à dix pieds; les rameaux 
oppof£s ; 12s flipules remplacées par deux aiguil- 
lons oppofés ; les feuilles ovales, à deux lobes 
robtus ; les pétioles courts ; deux fleurs latérales, 
 pédicellées, fur un pédoncule commun, très- 
Court , accompagné de braétées. Le calice ef tu- 
bulé, grêle, obions , à cinq pointes courtes , en 
forms d'asêtes , s’euvrant enfuite en cinq décou- 
| 


| 
l 
| 
| 
} 
1] 
| 
| 
| 
| 


BAU 599 


pures alongées , réfléchies ; les pétales très-étroits, 
d’un jaune-rougeâtre ; les filamens rouges , capil- 
laires ; les anthères faillantes , bifides à leur bafe, 
mucronées à leur fommet; cinq filamens plus 
courts , fouvent ftériles. 


Cette plante croit dans ke voifinage de Panama. 


D (Cavan.) 


20. BAUHINE non épineufe. Bauhinia inermis. 
Cavan. 


Bauhinia inermis , caule arboreftente , foliis ova- 
1is, lobis acutis ; floribus racemofis , terminalious, — 
( Pauletia inermis.) Cavan, Icon. Rar. $. pag. G. 
tab. 409, 

Ses tiges s'élèvent à la hauteur de douze ou 
quinze pieds. Les rameaux font alternes, fans épi- 
nes ; les feuilles ovales, à deux lobes aigus, di- 
vergens ; vertes en deffus, ferrugineufes en def- 
fous, à neuf nervures ; les ftipules courtes, ai- 
guës : les fleurs difpofées en grappes terminales ; 
les pédicelles oppolés, accompagnés de deux pe- 
tites braétées concaves, aiguës. Le tube du calice 
eft long de trois pouces, fillonné, terminé par 
cinq pointes, s’ouvrant enfuite en cinq découpures 
refléchies ; les pétales plus courts que le calice; 
les anthères faillantes, à deux loges ; les gouffes 
Jongues de huir pouces, à peine larges de trois 
lignes, à plufieurs femences noirâtres & luifantes. 


Cette plante croit dans les environs d’Acapul- 
co. h (Cavan.) 


21. BAUHINE à larges filiques. Bauhinia larif- 
liqua. Cavan. 


Bazhinia caule fruticofo, foliorum lobis acuris, 
legeminibus lauffimis. Cavan. Icon. Rar. $. pag. 5. 
tab. 406. 


Quoique les fleurs de cetre plante n'aient point 
été obfervées, fes feuilles & fes fruits la placent 
dans ce genre. Szs tiges font fouples, rameufes , 
hautes de dix à douze pieds ; les feuilles alternes, 
ovales, en cœur, à deux lobes profonds, aigus, 
à onze nervures ; les fleurs en grappes terminales; 
les gouffes longues d’un demi-pi:d, larges de deux 
pouces, comprimées , inégalement partagées par 


Ja future , qui devient décurrente, en forme d'une 


membrane large de trois lignes; les femences lui- 
fantes , ovales, comprimées. 


Ceite plante croît aux îles Philippines. B (Cav.) 


22. BAUHINE à feuilles rétufes. Bauhinia retufa. 

Bauhinja ramis peticlifçue pulefcentibus , foliis 
cordatis ; lobis brevibus , retufis ; racemis termina- 
libus , tomentofis ; genitalibus exfertis. (N.) 

Les rameaux font cylindriques, pubefcens dans 
leur jeunefle ; les feuilles élargies, er cœur à leur 


B AU 

bafe , à deux lobes peu profonds, divergens , très- 
obtus, coriaces, prefque glabres à leurs deux fa- 
ces ; les fleurs en g'appes terminales, droites , 
tomenteufes ; le calice velu ; les pétales obloags; 
les filamens très-faillans ; l'ovaire velu; le ftyle 


long, pubefcent, recourbé. Je ne conncis point 
les fruits. 


- 6oo 


Cette plante a été cultivée au Jardin de Tria- 
non en 1764. P (VW. /f. in herb. Juff.) 


23. BAUHINE à grandes fleurs. Bauhinia grandi- 
flore. Ju. 


Bauhinia foliis lato-ovatis | fubtüs tomentofis ; 
lobis obtufis ; floribus muximis , geminis ; ramis pu- 
befcentibus , fpinis geminis. (N.) 


Cette belle efpèce , remarquable par fes gran- 
des fleurs , par la largeur d£s pétales, {e rapproche 
du bauhinia Jpinofa ( pauletia Cav.). Ses rameaux 
font cylindriques , pubefcens dans leur jeuneffe ; 
les feuilles larges , ovales , en cœur, à deux lobes 
coufts, arrondis, obius ; tomenteufes en deffuus, 
à neuf nervures ; deux épines à leur bale. Les 
fleurs font latérales, pédicellées, géminées à l'ex- 
trémité d’un pédoneule commun. Le calice eft 
tubulé , pubefcent , ainfi que les pédoncules ; la 
corolle très-grande , longue d'environ trois pou- 
ces ; les pétales larges , lincéolés, d’un blanc-Jau- 
pâtre ; les étamines à peine de la longueur des 
pétales. Les fruits n’ont point été obfervés. 


Cette plante a été rapportee du Pérou par Dom- 
ey. h (V7 f. in herb. Juf.) 


24. BAUHINE à grandes feuilles. Baukiria ma- 
crophylla. 


Bauhinia fotiis profundè bilobatis, acuminatis , 
Jastès fulvis ; lobis quinquenerviis ; leguminibus ellip- 
tucis , Imarginatis. (IN. ) 


Cette belle plante à des tiges & des rameaux 
glabres; des feuilies alternes, tort amples, lon- 
guement pétiolées , d’un vert-foncé & luifant en 
d:fus, d’un jaurie-pale en deffous, glabres , di- 
vifces, prefque jufqu’à leur bafe, en deux grands 
lobes ovales, entiers, acuminés , à cing nervures. 
Je n'ai pas vu les fieuts. Les gouffes font compri- 
mées , longues de trois pouces , fur un de large, 
elliptiques , rétrécies à leurs deux extrémités , à 
bordures faillantes, relevées ; les femences de la 
groffeur d’un haricot, noires, luifantes , ovales. 

Le lieu natal de certe plante n’eft pas bien 


connu. M. de Jufizu la foupçonne d'Amérique. Ph 
(CF. fin hero. Ju]. ) 


* Bauhin'a (candida), folis cordatis, fubrès 
pubefcentious ; lobis ovatis, obrufis ; calicibus fupernè 
attenuatis ; elongatis. Ait. Hort. Kew. 


* Bauhinia ( diphylla), foliis binatis ; foliolis 


ds 2 


inagualibus ; obtuffs, quinquenerviis; cirrho fimplicr,, 
laterali. Sym. Irer ad regñ. Avam. 3. Lond. 1800. 
tab. >. In India. 


BAUHINIA. (Voyez BAUHINE.) 


BAUMGARTIA. Mœnch. ( Voyez EPIBATE- 
RIUM , Suppl. , auquel ce genre paroït devoir être 
rapporté. ) } 


BAZARA : nom arabe de la pulicaire (plantage 
rfytlium L.), fuivant Dalechamp. 

BEAUHARNOISE à fruits pendans. Beauhar- 
noifa frufipendula. Ruiz & Pav. 


Beauharnoifia foliis lanceolato-ellipticis ; floribus 
uni-ternis , terminalibus. Ruiz & Pav. Annal. Muf. 
Hit. Nar. Parif. vol. 11. pag. 71. 


Genre de plantes dicotylédones , à fleurs com- 
plètes, irrégulières , polypétalées , qui fe rappro- 
che d= la famille des gurtifères, & comprend des 
arbrifflzaux exotiques à l'Europe, à feuilies oppo- 
fées ; les fleurs terminales, folitaires ou ternées. 


Le caractère effenriel de ce genre eft d’avoir : 


Un calice à deux folioles ; une corolle à quatre 
pécales ; des anthères nombreufes , feffiles ; quatre 
ffyles ; une pomme à quatre femences. 


On ne connoîït encore qu’une feule efpèce qui 
appartienne à ce genre. C’eft un arbriffeau haut 
de dix-huit à vingt pieds & plus. Son tronc fe 
divife en rameaux étalés , oppolés , articulés, un 
peu comprimés , garnis de feuilles pétiolées , op- 
pofées , lancéolées , elliptiques, très-entières , 
luifantes , longu:s d'environ un pouce & demi \ 
larges d’un demi-pouce. Les fleurs font pédoncu- 
lées , rerminales, folitaires, géminées ou ternées, 
accompagnées , à la bafe des périoles, de deux 
br'élées ovales-lincéolées, caduques. 


Le calice eft compofé de deux folioles ovales , 
concaves, réfléchies, caduques ; la corolle jau- 
râtre, à quatre pétales ovales, deux extérieurs 
oppofes, deux intérieurs beaucoup plus larges 54 
les étamines nombreufes , inférées fur le récep- 
tacle ; point de filamens ; les anthères feffiles, li- 
néaires , réunies à leur bafe par un anneau très- 
court , à deux loges , répandant leur pouffère par 
deux pores latéraux. L'ovaire-eft libre, en ovale 
renverié , furmonté de quatre ftyles rapprochés à 
leur bafe, puis divergens ; les ftigmares fimples, 
obtus. Le fruit eft une pomme turbinée, pen=. 
dante, revêtue d’une écorce coriace , divifée en 
quatre loges par une cloifon memb:aneufe , con- 
tenant quatre femences jaunâtres. 


Cetre plante croît dans les andes du Pérou. B 


BECHION : nom tiré du grec, que l’on x donné 
ail 


BEF 


au tufilage, parce qu’il étoit employé contre la 
toux : d’où vient Le nom de p/antes béchiques , donné 
à routes celles qui ont la même propriété. 


BECKEA ou BŒCKEA. (Voyez TIONGINE. ) 


BECKMANNIA. Hoft. (Voyez ALPISTE, 
Suppl.) 


BEDARINGI :nom arabe de la méliffe, fuivant 
Dalschamp. 


BEDEGUAR , efpèce de tumeur ou gale che- 
veiue , produite fur le rofier par la piqûre d’un 
infeéte du genre cynips. On lui a attribué beau- 
coup de vertus , qui fe réduifent à la qualité af- 
tringente propre au rofier. 


BEEDELSNOEREN : nom flamand d’un arbre 
nommé , fur la côte malabare , sfera-famffravadi , 
fuivant Rheed , Horc. malao. 4 , pag. 15, tab. 17, 
que Linné a réuni à fon genre eugenia , fous le nom 
d'eugenia acutangula , & qui doit être réuni au ffra- 
vadium Jufi. (Voyez JAMBOSIER ,n°. $, & STRA- 
VADI, Suppl. ) 


BEESHA. On nomme ainfi, fur la côte mala- 
bare , une efpèce de bambou citée par Rheed , 
Hort. malab. $, pag. 119, tab. 60. 


BEETKLIM : nom flamand de la bafelle , que 
lon mange dans l'Inde , apprétée comme l’épi- 
nard. 


BEFARE , BEFARIA ou plutôt BEJARIA. 
Des obfervations faites par M. Ventenat fur la 
ftruéture des fruits de ce genre, prouvent évi- 
demment , felon lui, qu’il appartient à la famille 
des rofages. Ce même favant remarque encore 
que l’acunna oblonga — lanceolata (Sy. veget. 
Flor. peruv.), qu'il a obfervées dans l'herbier de 
Dombey , fe rapportent au genre befaria , & que 
même ces efpèces ne diffèrent pas des éejaria af. 
tuans & refinofa Linn., ainfi que l’avoit déjà re- 
marqué M. Zéa (Annal. de fcienc. nat. vol. 3, 
pag. 151 ). Ce même botanifte , M. Zéa , difciple 
du célèbre Mutis , a prévenu qu'il falloit écrire 
bejaria & non befaria. Béjar, ami intime de 
Mutis, éroit profefleur de botanique à Cadix. 


À ces obfervations nous ajouterons la defcrip- 
tion d’une nouvelle efpèce de bejaria , découverte 
par Michaux dans la Floride occidentale , figurée 
par Ventenat, cultivée chez Cels, de graines 
rapportées par Bofc. 


3. BÉFARE à grappes. Bejaria racemofa. Vent. 


Béjaria feliis Sefélibus » lanceolatis , integerrimis , 
ufrinquè glabris ; racemis terminalibus, corollis ina- 
qualibus. Vent. Horr. Ce!f. pag. & tab. ÿ1. 

Botanique, Supplément. Tome I, 


6oi 


BE G 


#. Caule ramifque hijpidis. 
B. Caule ramifque glabris. 


Befaria (paniculata}), ramis hifpidiffimis ; foliis 
ovali-lanceolatis , glabris ; paniculä fubaphyllé , mul- 
tiforä, glutinofä. Mich. Flor. boreal. Amer. 1. 
pag. 280. tab. 26. 


Arbriffeau élégant , remarquable par fes grandes 
& belles fleurs. Ses tiges font droites, plus ou 
moins vifqueufes, hautes de trois à quatre pieds, 
hifpides, quelquefois glabres , rameufes ; les feuil- 
les alternes, prefque feffiles, perfiftantes, rappro- 
chées , ovales-lancéolées , très-entières , aiguës, 
rétrécies , à leur bafe , en un pétiole court ; gla- 
bres , luifantes en deflus , plus pâles en deffous , 
un peu pileufes fur leur principale nervure. Les 
fleurs font d’un blanc légérement teint de pour- 
pre, difpofées en grappes terminales , point axil- 
laires , fimples ou rameufes , pédicellées, accom- 
pagnées de braétées très-perites , lancéolées ; le 
calice glabre, très-court; la corolle à fept pétales 
un peu adhérens à leur bafe , inégaux , oblongs, 
obtus, dilatés vers leur fommet ; le ftigmate en 
tête , à fept ftries. Le fruit confifte en une capfule 
globuleufe , de la groffeur d’un pois, avec laquelle 
perfiftent le calice & le ftyle , divifée en fept lo- 
ges, s'ouvrant en fept valves; les cloifons for- 
mées par les bords rentrans des valves ; un placenta 
centrai, cylindrique, dilaté, & divifé à fon fommet 
en lobes qui pénètrent chacun dans une loge ; 
des femences nombreufes, oblongues, rouflea- 
tres , fort menues. 


Cette plante croît aux lieux fablonneux , dans 
la Floride.  (W, f. Comm. Bofc.) 


BEFARIA. ( Voyez BÉFARE. ) 


BEFBASE. Dans les Œuvres d’Avicenne on 
trouve fous ce nom le macis de la mufcade , fui- 
vant Clufius. 


BEGONE. Begonia. Ce genre a été fucceffive- 
ment éclairci & augmenté par Lhéritier & Dryan- 
der, & les efpèces diftribuées dans un ordre nou- 
veau, ainfi qu'il fuit. 


EsrèÈces. 


* Efpèces pourvues de tige, à feuilles en cœur. 

1. BÉGONE luifante. Begonia nitida. Dryand. 

Bigonia fruticofa, ereët1, foliis glaberrimis , ina- 
qualiter cordatis , obfolece dentatis; capfule alä maxi- 
mâ , fubrotundä. Dryand. A&. Soc. Linn. Lond. 1. 
pag. 159.— Ait. Horc. Kew. 3. pag. 352. 

Begonia (obliqua), fruticofa , foliis obliquè cor- 
datis , carnofis , glaberrimis ; fhipulis cripteris. Lhér. 
Stirp. pag. 95. tab. 46. (Excluf. fynon.) — Lam. 
111, Gea. tab. 778. 

Gs88 


692 BE G 


Begonia { minor }), caule fruticofo , ereëlo ; fuliis 
dentatis, glabris ; floribus paniculatis. Jacq. Icon, 
2 ? * 
Rar. 3. tab. 618, & Colléét. 1. pag. 126. 


Begon’'a purpurea, Swartz, Prodr. 


Arbriffcau dont les riges font droites, slabres, 

ssmeufes , cylindriques ; les feuilles très-glibres, 
senverfées, un peu charnues, d’un vert-tendre , 
alrernes , pétiolézs, affez grandes, en cœur obii- 
que, aiguës, prefqu'entières ou bien à dente- 
lures irréeulières, arrondies, fouvent peu fer:fi- 
bles, Les fl. urs font blanches, difpofées en pani- 
cules axillaires, prefque terminales, longuement 
pétiolées, prefque diviiées par dichotomies ; cha- 
‘que.fleur peiice lée, a: conpagnée de deux/petites 
düpules oppofées, ovales, ai:uës, en forme de 
carèn: ; quatre pétales obtus, dont deux beaucoup 
plus étroits & un peu plus courts; les étaimines 
t'Ès-courtes ; une capfule triangulaire, furmontée 
.par les pétales perfiftans, à trois loges ; leuis an- 
gles prolongés enailes membraneufes, l’une d elles 
deux fois plus grande que les deux autres, toutes 
£ féparant en deux à l'ouverture des valves ; les 
cloifons très-minces , étroites, oppolées aux val- 
ves ; les femences nombreufes, fort petites, pref- 
que giobuleufes. 


Cette plante croît fur les hautes montagnes , à 
la Jamaique. Dh (F./.) 


2. BÉGONE dichotome. Begouia dichotoma, 
Jacq.* 

Begonia fruticofa, ereëla, foliis inequaliter cor- 
datis , fabangularis , denticulatis , glabris , fubtùs «d 
venas fubhirfutis; panicul& dichotomé ; capfule .alä 
maximé, acutangula ; reliquis parallelis , acatangu- 


dis. Willd. Spec. Plant. 4. pag. 412. 


Begonia caule fruticofo, ereétiuftulo ; foliis denta- 
tis , fubrotundis , facie glabris , dorfo hirfutis ; pani- 
culä dichotomä. Jacq. Icon. Rar. 3. tab. 619, & 
Colleét. 3. pag. 250. 


Ses tiges font droites, ligneufes, garnies de 
feuilles alternes, pétiolées, plus larges que lon:- 
gues, échancrées en cœur oblique à leur bafe, 
prefque 1ondes, glabres en deffus, légérement 
héridées en deffous le long de leurs veines , den- 
uculées , prefqu’anguleufes à leur contour ; les 
fleurs difpofées en panicule ; les ramifications di- 
chotomes ; la corolle blanche ; quatre pétales, 
deux plus petits. Le fruit confifte en une capfule 
à trois valves , à trois loges, accompagnées d’ai- 
les membraneufes , une plus grande, élargie à fa 
partie fupérieure , rétrécie en angie aigu à fa bafe; 
les deux autres ailes parallèles. 


. Cette plante croît aux environs de Caracas, 
aux lieux humides. F 


3. BÉGONE rénifurme. Begonia reniformis, 


BE G 


. Begonia cœulefcens, foliis reniformilus , ang'li- 
1is , dentatis ;ÿ capfula ald maximä , acutangula; re- 
l'quis parallelis | minimis. Dryand. AÛt. Soc. Linn. 
Lond. 1. pag. 161. tab. 14. fig. 1 & 2. 


Cette efpèce , rapprochée de la précédente , en 
diffère par fes risges bien moins élevées, charnues, 
de l'épaiffeur du doigt; par fes feuilles rénifor- 
mes, plus fortement anguleufes, à denrelures 
plus marquée: 5 les pétioles de la longueur du dii- 
mètre des feuilles. Les panicules (ont terminales; 
le pédoncul: commun , long de fix à feptr pouces, 
foutenant ure cime d’abord deux fois, puis quatre 
fais dichotome ; les péaicelies difpoiés en om- 
belle; les fleurs blanches ; quatre p‘tales dans les 
mâles, cing dans les fem-lles ; les ftyles velus ; la 
capiule ovale, trigone, à anglès membraneux; les 
ailes beaucoup plus petites que dans l'efpèce pré- 
cédenre. : 


Cette plante croît dans les fentes des rochers, 
au Bréfil, proche Rio-Janeiro. B 


4. BEGONE herbacée. Begonia erminea. Lhérit. 


Begonia caulefcens , foliis cordatis, acumiratis, 
ferratis ; capfule al maximé, falcatä ; reliquis obli- 
teratis. Dryand. AËët. Soc. Linn. Eond. 1. p. 162. 


Bigonia herbacea , folits fusequalibus , cordutis, 
acuminatis , ciljato-dentatis, fipra caudato-appendi- 
culatis, Lhérit. Suirp. pag. 97. tab. 47. 


Ses racines font tubéreufes ; elles produifent 
une tige droite , herbacée, finple , longue de {x 
à huit pouces, garnie de feuillés alternes , pétios 
lées , en cœur, glabres , acuminées, prefqu'egales 
aux deux côtés de leur bafe , dentées en fcie À 
lur contour ; les dentelures ciliées à leur fom- 
met ; les fleurs terminales, paniculées ; les cap- 
fules furmontées d'une aile très-grande; les deux 
autres oblitérées. 


Cette plante eroît fur les pierres, à Madagaf- 
car, le long des ruiffeaux, x 


5. BÉGONE crénelée. Begonia crenata. Dryand. 


Begonia caulefcens , foliis inaqualirer cordatis , 
Jabrotundis, obtufis, crenato-dentatis ; capfulis bilo- 
cularibus. Diyand. AËt. Soc. Linn. Lond. 1. pag. 
162. tab. 14. fig. 3. 


Ses tiges font garnies de feuilles alrernes , arron- 
dies, obtufes, echancrées en cœur, à deux lobes 
inégaux , crénelées , dentées à zur contour. Ses 
fleurs fonc d’un rouge-pâle ; les mâies compof£es 
de quatre pétales, deux oppofés plus étroits, à 
peine plus courts ; cinq pétales dans les fleurs fe- 
melles , trois plus étroits ; un ftyle ; une capfule à 
deux loges. de ” 

Cette plante croît fur les rochers , dans lés Indes 


orientales, dans l'ile Salfecte & proche le fort 
Victoire, ( Dryana. ) 18 


BY Ei G 


»GBÉGONE à feuilles minces. Begonia tenuifolia. 
Dryand. , 


Begonia caulefcens | foliis iraqualiter cordatis , 
ovatis , acutis , angulatis, obfolérè dencatis; capfulis 
bïilocularibus. Dryand. A. Soc. Linn. Lond. 1. 
pag. 162. tab. 14. fig. 4. 


Cette plante a des tiges droites, glabres, gar- 
nies de feuilles alternes, péuolées , ovales , ai- 
£uËs, échancrées en cœur, à deux lobes inégaux, 
anguleufes à leurs bords, avec des dentelures peu 
marquées. Les fleurs font d’un blanc-incarnac avec 
des firies rougeâtres : dans les mâles, les deux pé- 
tales extérieurs ovaies-arrondis, obtus , prefqu'en 
cœur à leur bafe; les deux intérieurs ovales-ob- 
longs , un peu plus petits, à peine obtus; les fila- 
mens courts, très-nombreux, ravprochés en un 
cône {aillant ; les anthères ovales, redreflées ; cinq 
pétales dans les fleurs femelles ; l'intérieur plus 
petit que les autres; point d'étamines ; l'ovaire 
mucroné ; crois ftyles glabres; les capfules à deux 
loges. 


Certe plante croit dans les Indes orientales , à 
Jiva. ( Dryard.) 


7- BÉGONE ferrugineufe, n°. 9. Begonia ferru- 
ginea. Linn. — Dryand. AG. Soc. Linn. Lond. 1. 
P18. 163. — Smith, Icon. ined. pag. & tab. 44. 


8. BÉGONE élevée. Begonia grandis. Dryand. 


Begonia caulefcens , foliis insqualiter cordatis , 
angulatis , ferratis ; capfula alis parkn inaqualibus. 


Dryand. AËt. Soc. Linn. Lond. 1. pag. 163. 


- Begonia (obliqua) , foliis inæqualiter denticula- 
tis: Thunb. Flor. japon. 231. — Bancks, Icon, — 
Kæœmpf. tab. 20. 


Sjukaïdo. Kœmpf. Amon. exot. 888. 


Ses tiges font hautes, droites, lizneufes , divi- 
fées en rameaux alternes , garnis de feuiil=s pétio- 
lées , alrernzs , échancrées en cœur oblique ; les 
lobes inégaux ; le contour des feuilles anguleux , 
denté en fcie; les dentelures inégales. Les ailes 
des capfules ne font que très peu inégales. 


Cette plante croît au Japon. T 


* 9. BÉGONE à grandes feuilles, n°. 6. Begonia 
macrophyila. Lam. — Dryand. Act. Soc. Linn: 
Lond,. 1. pig. 164. 


Begonia (grandifolia), caule fruticofo, ereëto ; 
foliis ferratis , glabris ; floribus panicularis. Jaca. 
Colle&. 1. pag. 128. 


Begonia obliqua. Jacq. Obferv. 1. pag. 11. 
10. BÉGONE tubéreufe , n°. 1. Bégonia tuberofa. 


Earm. (Excluf. fynon. Linn. Suppl.) — Dryand. A&. 
Soc. Linn.-Lond. 1. pag. 168, -  - 


623 


BI Et G 


11. BÉGONE à feuilles rondes,nn°. 7. Begonia 
rotundifolia. Lam. — Drvand. Aét. Soc. Lins. 
Lond. 1. pag. 169: 


Begonia obliqua , var. à. Linn. Spec. Plant, 1498. 

* * Efpèces pourvues de tige; feuilles à demi et 
cœur, l'un des,deux lobes oblitéré. 

12. BÉGONE ifoptère. Begonia ifopteris. Smith, 


Begonia caulefcens, foliis glabris, femicordatis, 
obfolecè dentatis ; capfula alis fubæqualibus , paral- 
lelis. Dryand. Aët. Soc. Linn. Lond.-r. pag. 160. 


 — Smith , Icon. ined. pag. & tab. 43. 


Ses tiges font droites, glabres, triées, un peu 
charnues ; fes feuilles ovales, lancéolées, aiguës, 
à demi en cœur à leur bafe ,inégales, très-glabres, 
onduiées, à peine denticulées ; les pétioles courts; 
la panicule terminale , dichotome ; les bratées 
oblongues, membrareufes, cadiques ; les fleurs 
mâles petites, nombreufes , à deux pétales en 
cœur, arrondis ; une capfule turbinée , à trois lo- 
ges , à trojs ailes égales, ravattues à leurs angles. 


Cette plante croît à Java. (Switch. ) 


13. BÉGONE à feuilles aiguës. Begonia acuti- 
folia. 

Begonia caulefcens , foliis femicordatis, angulatis, 
dentatis ; capfule alä maxim À obtufangxla, reliquis 
acutangulis. Dryand. At. Soc. Linn. Lond. 1: pag. 
165. — Swartz, Flor Ind. occid. 2. pag. 994. — 
Jacq. Colleét. 1. pag. 122. 


Begonia purpurea. Swartz , Prodr. 86. 


Aceris fru&lu herba anomala , flore tetrapetclo, 
albo. Sloan , Jam. tab. 127. fig. 1 & 2. 


Elle s'élève à la hauteur de deux pieds für une 
tige foible, cylindrique, articulée , glabre , peu 
rameufe , garnie de feuilles péricl‘es , cv:les-lan- 
céolées, acuminées , à demi en cœur, ineg:kes à 
leur ,bafe , gladres ,. denticul:es ; les fipules pe- 
tites, caduques , lancéclées ; lés fleurs panicu- 
léés ; les pédoncules rougeâtres , plus longs que 
les feuilles, étalés, dichotoires à leur fommet , 
foutenant huit à dix fleurs blanches, munies te 
brattées petites , purpurines ; quatre pétales iné- 
gaux dans les fleurs males, cinq dans les femelles ; 
Povaire de couleur purpurine; trois flyles bifides; 
uné caplule ovale , à trois angles; une aile tres- 
grande, à angle cbrus ; les deux autres plus pe- 
ties , aiguës. 


Cette plante croit fur les montagnes de la Ja- 
maique. h (Swar:z.) 

14. BÉGONE acuminée. Begonia acuminata. 
Dryard. de 
- Begonia canleféens ; foliis hifpidis, femicordatis , 


Ge Bee 


604 BE G 


acuminatis, inaqualiter dentatis ; capfule alé maxi- 
mû, obtufangulà; reliquis acurargulis. Dryand. Aft. 
Soc. Linn. Lond. 1. pag. 166. tab. 14. fig. $ & G. 


Ses tiges font garnies de feuilles lancéolées , 
acuminées , inégalement dentées , à demi en cœur 
à leur bafe , n’ayant prefque qu'un feul lobe. Les 
fleurs mâles ont quatre pétales , dont deux oppo- 
fés , plus petits. Les fleurs femelles en ont cinq, 
d=ux plus petits, L’ovaire eft accompagné à fa bafe 
de deux braétées finement dentées, une fois plus 
courtes ; les capfules munies de trois ailes; la plus 
grande à angle obtus, les deux autres à angle 
aigu. 


Cette plante croît fur les montagnes, à la Ja- 
maique. hp 


15. BÉGONE à tige baffle. Begonia humilis. 
Dryand. 


Begonia caulefcens , ereëla , foliis hifpidis , femi- 
cordatis , duplicato ferratis; capfule alis rotundaris , 
parëm inaqualibus. Dryand. At. Soc. Linn. Lond. 
EL. pag. 166. tab. 15. — Aiton, Hort. Kew. 3. 
pag: 353- 

Toure cette plante eft charnue , tranfparente. 
Ses tiges font cylindriques, renflées à leurs arti- 
culatioïs, de fix à vingt-quatre pouces de haut, 
rougeûtres , ainfi que les pétioles & les pédon- 
cules ; les feuilles ovales , à demi en cœur à leur 
bafe, vertes, hifpides en defus, prefque glabres, 
plus pales en deffous , à dentelures inégales & 
ciliées , géminées , à demi ovales; les pédoncules 
Jengs , axillaires, fouvent dichotomes, à plufieurs 
fl:urs pédicellées; une petite braétée ovale, ciliée 
à la bafe de chaque pédicelle ; la corolle blanche ; 
quatre pétales inégaux dans les fleurs males, cinq 
dans les femelles; une capfule trigone, à ailes ar- 
rondies. 


Cette plante croit à l'île de la Trinité. F 
( Dryand.) 


16. BÉGONE velue, n°. 3. Begonia hirfuta. Aubl. 
— Dryand. Aët. Soc. Linn. Lond. 1. pag. 167. 


* XX Tiges pourvues de feuilles ovales ou oblongues. 


17. BÉGONE à fleurs violettes, n°. 8. Begonia 
artica. Linn. — Dryand. Aët. Soc. Linn. Lond. 1. 
pag. 67. — Smith, Icon. ined. pag. & cab. 45. 


18. BÉGORE à feuilles d’orme. Begonia ulmi- 
folia. Wilid. 


Begonia caulefcens , ereëla, foliis utrinquè hifpidis, 
inaqualirer oblongis , duplicato-dentatis ; capfule alà 
maximé , acutangulä ; reliquis obtufangulis. Willd. 


Spec. Plant. 4. pag. 418. — Humb. & Bonpl. 


es tiges font droites, ligneufes, garnies de 


BE G 


feuilles velues à leurs deux faces , inégalement 
cblongues à leur bafe , aiguës à leur fommet , lon- 
gues de trois pouces , inégalement dentées , à den- 
telures aiguës. Les capfules portent une aile très- 
grande, rétrécies en angle aigu à fa bafe ; les deux 
autres plus petites , à angles obtus. 


Cette plante a été découverte dans l’Amérique 
méridionale par MM. Humboldt & Bonpland. B 


19. BEGONE life, n°. 4. Begonia glabra. Aubl. 


Begonia ( fcandens ), radicans , foliis ovato-fub- 
rotundis , obfolett dentatis ; cupfule alâ maximä , 
obtufangulà ; reliquis parallelis , minimis. Dryand. 
Aét. Soc. Linn. Lond. 1. pag. 168. — Swariz, 
Prodr. 86, & Flor. Ind. occident. 2. pag. 992. — 
Willd. Spec. Plant. 4. pag. 418. 


*X XX %X Efpèces dépourvues de tiges. 


20. BEGONE naine. Begonia nana. Lhérit. 


Begonia acaulis, foliis lanceolatis , fcapo fubbi- 
floro. Dryand. Aét. Soc. Linn. Lond. 1. pag. 169. 


Begonia acaulis, foliis aqualibus , lanceclatis ; 


féaro fuëtrifloro. Lhérit. Stirp. pag. 99. tab. 48. 


Petite plante, haute à peine de quatre à cinq 
pouces , pourvue de racines charnues , arrondies, 
prefque tubéreufes , d’où fortent quelques feuilles 
pétiolées , oblongues , étroites , lancéolées, éga- 
les, acuminées , rétrécies à leur bafe, glabris, 
deutées & ciliées à leurs bords. De leur centre 
s'élève une hampe grêle , fimple, à peine plus 
longue que les feuili:s, terminée par deux ou 
trois fleurs pédonculées, dont une femelle ; qua- 
tre pétales inégaux dans les fleurs mâles ; des éta- 
mines nombreufes, très-courtes, conniventes à 
leur bafe ; fix pétales irréguliers dans les fleurs fe- 
melles ; une capfule oblongue , triangulaire ; une 
des ailes beaucoup plus grande; les femences fort 
petites , nombreufes, prefque rondes. 


Cette plante croit à Madagafcar , où elle a été 
découverte par Bruguière. % ( Defcripe. ë Lherir. } 


21: BÉGONE tendre. Begonia tenera. Dryand. 


Begonia acaulis , foliis inequaliter cordatis , flori- 
bus umbellatis. Dryand. AËt. Soc. Linn. Lond. 1. 
pag. 169. tab. 16. 


Toutes les feuilles font radicales, orbiculaires, 
aiguës , en cœur, tendres, membraneufes, iné- 
galement derntées ; les lobes inégaux ; la face fu- 
périeure parfemée de petites glandes à la bafe des 
veinues ; les pétioles quelquefois longs d’un pied, 
rouges, prefque glabres, cylindriques ; les ham- 
pes droites , charnues; des ftipules radicales ovales 
x acuminées ; les fleurs prefqu'en ombelle ; les 
pédicelles accompagnés à leur bafe de petites 
braëtées Jancéolées , caduques ; les fleurs blan- 


BEG 


ches ; les filamens nombreux , capillaires , conni- 
vens à leur bafe ; quatre pétales dans les fleurs 
mâles, fix dans les femelles ; une capfule turbi- 
née , trigone , à trois ailes aiguës à leur fommet , 
inégales. 


Cette plante croît à l’île de Ceilan. ( Dryand.) 


22. BÉGONE à deux ailes. Begonia diptera. 
Dryand. 


Begonia acaulis , foliis inaqualiter cordatis ; pe- 
dunculis dichotomis ; capfula alä un4 maximé , al- 
terâ anguffà , tertià obfoletä. Dryand. Aët. Soc. Linn. 
Lond. 1. pag. 170. 


Begonia (capenfis), acaulis, foliis insqualiter 
denticularis. Linn. f. Suppl. 420. 


Ses feuilles font toutes radicales, pétiolées , 
ovales , incgalement échancrées en cœur à leur 
bafe , glabres à leurs deux faces, légérement den- 
ticulées à leur contour. De leur centre s'élève 
une hampe ou pédoncule droit, dichotome , muni 
de quelques fl:urs, auxquelles fuccède une cap- 
fule trigone , ovale, garnie feulement de deux 
ailes, une très-grande , l’autre beaucoup plus pe- 
tite, étroite. On y remarque l’appatence d'une 
troifième aile. 


Cette plante croît fur le revers des montagnes, 
aux lieux cmbragés, à l’ile Joanna. + 


23. BÉGONE à huit pétales. Begonia o&opet:la. 
Lhérit. 

Begonia acaulis, foliis cordatis , quinquelobis ; 
pedunculis dichotomis. Dryand. Aët. Soc. Linn. 
Lond, 1. pag. 171. 


Begonia acaulis , folits cordatis , quinquelobis , 
inagualiter dentatis ; floribus mafculis oëopetalis. 


Lhérit. Stirp. pag. 101. 


Cette efpèce eft remarquable par fes pétales 
égaux , par fes feuilles grandes, affez femblables 
à celles de la vigne, routes radicales, longuement 
pétiolées , aiguës, en cœur , à cinq lobes obtus, 
prefque glabres , inégalement dentées ; les pétio- 
les pubefcens ; lahampe droiïte, pubefcente, haute 
de deux pieds, trifide, prefque ramnifiée en co- 
rymbe ; les fl:urs pédicellées ; les braëtées fefles , 
oppofées, caduques, ovales, échancrées ; fix à 
neuf pétales, plus fouvent huit dans les fleurs 
mâles; cinq à fix dans les femelles. 


Cette plante a été découverte au Pérou par 
Dombey. + 


* Begonia (ftipulacea), caulefcens , foliis reni- 
formibus , fubangulatis , crenatis ; pctiolis venifque 
foliorum fubtus hirfutis, Willden. Spec. Plant, 4. 
pag. 414. 

. Les fruits de cette efpèce n'ont point été ob- 


BEH 6o35 


fervés. Ses feuilles reffemblent beauco#p à celles 
du begonia reniformis ; mais elles font velues fur 
leur pétiole & fur leurs veines à leur face infé- 
rieure. Les fleurs font prefque difpofées en om- 
belle , munies, fur leurs pédiceiles , de deux brac- 
tées oppofées , membraneufes, affez grandes, 
ovales , acuminées. 


Son lieu natal n’eft pas connu. 


* Begonia ( cucullata}, caulefcens , foliis inaqua- 
liter cordatis , denticulatis , glabris , cucullatis ; cap- 


Jule alâ maximä , acurangulé ; reliquis parallelis, 


Willd. Spec. Piant. 4. pag. 414. 


Ses tiges font ligneufes, pourvues de feuilles 
médiocrement péticlées, oblongues, en cœur à 
leur bafe, à lobes inégaux , glabres , concaves, 
denticulés ; les ftipules grandes, oblongues, den- 
tées , vertes, point membraneufes ; quatre péta- 
les, deux oppotés, plus grands , arrondis ; deux 
autres étroits, lanceolés; une capfule à trois ailes; 
la plus grande rétrécie à fa bafe en angle aigu; 
les deux autres plus petites, égales , rétrécies à 
leurs deux extrémités. 


Cette plante croit au Bréfil. 5 ( Wilid.) 
BEGONIA. ( Voyez BÉGONE.) 


BEGUIL : fruit de la groffeur d’une pomme 
ordinaire , mais dont la chair a la couleur , le 
grain & le goût de la fraile. ( Hif. abrég. des voya- 
ges , 2, pag. 292.) L’arbre qui le produit, croît 
dans les bois de la Sierra-Leona , fur les côtes oc- 
cidentales de l’Afrique, C’eft peut-être une efpèce 
CRTaeRTEe d’après la defcription imparfaite du 
ruit. 


BEHEN blanc. Les Arabes défignoient fous {e 
nom de behmen abïad ou behen blanc , une racine 
blanche à l'intérieur & à l'extérieur, qui avoit une 
odeur aromatique & une faveur un peu ftiptique; 
ils lui attribuoient une vertu tonique , & celle 
d'augmenter la fécrétion de la femence. Elle étoic 
ézalement eftimée chez les Perfes, qui, après 
lavoir pilée, la méloient, certains jours de fête, 
à leurs alimens. On ne la trouve prefque plus dans 
les pharmacies, & l'on eft incertain fur la plante 
qui la fournit. Tournefort paroît croire que c’eft 
celle qui eft connue maintenant des botaniftes fous 
le nom de cenraurea behen, Il ne faut pas la con- 
fondre avec le behen blanc des environs de Paris 
( cucubalus behen Linn.) , qui n’eft pas employé en 
médecine, ( Ju4ff.) 


BEHEN rouge. C’eft une racine nommée, par les 
Arabes , behmen ackmar , que l’on apporte de la 
Syrie & du mont Liban, coupée par tranches 
compactes , d’un rouge-noir , regardée comme 
aftringente & tonique , employée autrefois pour 
arrêter les hémorragies & le cours de ventre. On 


606 BE] 

a dir, mais fans pouvoir l’affirmer, qu’elle appar- 
&noit au ffatice limonium Linn., que quelques 
auteurs nommoient , pour cett= raifou, behen ru- 
brum , & qui participe un peu des mêmes proprié- 


tés. (Juff.) 


BÉIAHALALEN , HATALHALEZ : noms ara- 
bes de la joubarbe ordinaire (ferpervivum reciorum 
Lina.), felon Dalechamp. 


BEID-EL-OSSAR , BEIDELSAR : plante d’E- 
gypte , de la famiile des apacinées , rapportée au 
geure afclépiade , & que l’on croit être l'efclcpias 
procera Ait.; elle croit abondamment fur les bords 
du Nil, & s'élève à la hauteur d: deux coudées, 
au rapport de Profper Alpin. Les Égyptiens em- 
ploient en guife d’amadou Les poils foyeux qui 
couronnent fes graines; ils en garniflent aufi leur 
lit, conme d’une efsèce de duvet. L’emplâtre faite 
avec les feuilles pilées de la plante eft bonne danses 
tumeurs froides. Son fuc laiteux , appliqué fur les 
cuirs, procure le moyen d'enlever factiement leurs 
poils. On dit encore qu'il peut être mis en ufage 
pour ronger les boutons galzux ou vénériens, ë 
qu'on fe fert auth de la plante contre la fièvre. 


(ZT) 
BEJARJA. ( Voyez BEFARIA.) 


BEJUCO. Hippocratea. Ce genre , affilié à la 
famille des érabl:s, voifin de celle des malpi- 
ghies, offre pour caractère eflentiel : 


Un calice à cinq divifions ; cinq pétales ; trois éta- 
mines ; un ffyle; trois cu-files comprimées , à deux 
gelves en carence ; des femences ailées d'un frul côié. 


E'SID'E GES. 


1. BEJUCO grimpant, n°. 1. Hippocratea fcan- 
dens. Jacq. 


Hippocratea (obcordata }, foliis ovato-lanceola- 
Lis, ferratis ; capfulis obcordatis. Lim. Il. Gen. 1. 
p.100. n°. 426. tab. 28. fig. 1. — Swartz , Prodr. 
17, & Obierv. pag. 28. ( Excluf. Plum. fynon.) 

2. Beguco ovale. H'ppocratea vvata. Lam. 

Hippocratea foliis ovalibus , leviter dentatis ; cap- 
falis evatis, integerrimis. Lam. Il. 1.n°.427. tab. 28. 
fa? 


Coa feandens , frutta trigemino, fuvrotundo. Plum. 
Gen. 8, & Icon. 58. 


Hippocratea volubilis , var. 8. 


Cette plante , confondue d’abord avec la pré: 
cédente, doit en être féparée , & former une ef- 
pèce particulière, principalemeut diftinguée par 
fes capfules ovales, obrufes, elliptiques, point 
échancrées à leur fomimer. Les feuilies font ovales 


BE J 

8: non lancéolées , épaiflis, coriaces , glabres à 

lzurs deux faces , plus pâles, prefque slauques en 

deffous, à peine aiguës, à dentelures obtufes, peu 

marquées. Les fleurs font très-perires, nombreu- 
{35 , les unes pédice!!£es, d’autres prefque files, 
difpofées en panicules axillaires, amples, étalées 

les ramifications très-ouvertes, bifurquées, furcout 

les inférieures; les pédoncules glabres, un peu 

angulsux ; les tiges grimpantes. 


Cette plante croit dans l'Amérique méridio- 
nale ; elle a été recueillie par M. Ledru à Porto- 
Ricco. Ph ( W. f. Comm. Ledru,) 


3. Besuco multiflore. Hippocratea multiflora.* 
Lam. 


Hippocratea foliis lato-ovalibus , levibus , inte- 
gerrimis ; cymis crebris , multifloris. Lam. Illuitr. 1. 


pag. 1O1. n°. 428. 


8.? Hippocratea (comofa), paniculis comoffs ; 
pedunculis multifidis, capillaribus ; foliis ovatrs, 
acuminatis , integris. Swartz, Prodr. 17, & Flor. 
Ind. occid. 1. pag. 77. 


Coa fcandens , fruëu ampl'fimo , fingulari. Plum. 
Icon. 77. tab. 88. fis. À. B. 


1! eft très-probable que la plante de M. de La-; 
marck & celle de Swartz appartiennent à la même 
efpèce. C’eft un arbrifleau donc les tiges  divi- 
fent en rameaux glabres, cylindriques, garnis de 
feuilles oppofées, médiocrement pétiolées , affez 
larges , ovales , très: entières , glabres , liffles à 
leurs deux faces , un peu aiguës, quelquefois acu-" 
minées. Les fl:urs font difpofées en panicules 
axillaires , touffues , très- ramifiées ; les ram'fica- 
tions terminées en cimes ; les pédoncules glabres; 
les pédicelles capillaires; les capfules grandes , 
fouvent folitaires. 


Cette plante croit à Cayenne & à la Nouvelle- 


Efpagne. D (VW. /f.) 
4. BEJUCO rule. Hippocratea afpera. Lam. 


Hippocratea foliis ovatis , fubintegerrimis, gla- 
bris, fubtès venofis , afperis. Lam. Ill. 1. pag. 101. 
D2.r420. 

Deux caraétères principaux diflinguent fuffifam- 
ment cette efpèce des précédentes & des fui- 
vantes : 1°. fes fleurs beaucoup plus grandes que 
dans toutes les autres efpèces ; 2°: fes feuilles! 
rudes à leur face inférieure ; elles font d’ailleurs 
ovales, oppofées, pétiolées, glibres à leur facs 
fupérieure, traverfées en deflous par des veines: 
fenfibles , prefqu'entières à leurs bords. Les fleurs 
font difpofées en panicules axillaires. 


Cette plante croit à l'ile de Cayenne, où elle a 
été recusillte par M. Richard. 5 (Y./f.) 


5. Bssuco du Sénégal. Hippocratea fenegalenfis. 


Hippocratea foliis ovatis , leviter dentatis ; ramu- 


Lis punétatis , floribus verticillaris. Lam. liluftr. 1. 
Pag. 101. n°. 430. 


8. Hippocratea (madagafcarienfis) , foliis ova- 
Lis , acutis , nitidis, fubintegerrimis ; ramulis lepro- 
fs, flortèus verticillatis. Lam. Nil. Gen. 1. pag. 101. 
n°4314 

Hippocratea ( verticillata) » floribus verticillatis. 
Perf. Synopf. Plant. 1. pag. 40. 


J'ai réuni ces deux plantes, ainfi que l’a fait 
M. Perfoon , leur ayant trouvé des caractères qui 
pe permettent guère de les tenir féparées ,au moins 
comme efpèces. Les tiges font glibres , cyl:ndri- 
ques , rameufes ; les rameaux alternés , ponctués 
dans la variété #, chargés, dans la plante g, de 
tubercules ovales, un peu comprimés, garnis de 
feuilles oppofées, médiocrement pétiolées , ova- 
les , plus où moins aiguës , à peine denriculées à 
leur contour , 2laibres à leurs deux faces, luifantes 
en deffus , plus pâles en deffous. Les fleurs font 
petites, réunies, dans l’aiffeile des fenilles, en 
paquets verticiilés ; les pédoncules prefque fimn- 
p'es , inégaux , courts, capillaires. 


Certe plante croît au Sénégal & à l'ile de Ma- 
dagalcar. Dh (W. [.) 


G. BEjuco vert. Hippocratea wviridis. Ruiz & 
Pavoa. 


Hippocratea fcandens , corymbis dichotomis; foliis 
ovatis , obtuse acuminatis. Ruiz & Pav. Flor. per. 
1. pag. 44. tab. 74. fig. A. 


Arbriffeau grimpant, dont les tiges font gla- 
bres, rameufes, hautes de quinze à dix-huit pieds; 
les feuilles oppofées, pétiolées, étalées , un peu 
coriaces , ovales, entières ou un peu dentéss, 
acuminéss, luifantes en deffus ; les pétio!es couïts, 
contournés , canaliculés ; les fleurs difpofées en 
corymbes dichotomes, axiilaires & terminaux ; 
les pédicellzs accompagnés de petites braétées 
ovales, concaves , aiguës ; les fleurs petites & 
jaunes ; les capfules vertes, longues d’un pouce. 


Cette plante croît au Pérou , dans les Forêts des 
Andes. h (Ruiz & Pav.) 


_ * Hippocratea (indica), foliis ‘ellipticis, obtu- 
frufeulis, crenulatis ; corymbis axillaribus. Willden. 


Spec. Plant. 1. pag. 193. 


Oïfervations. On trouve dans la Flore du Pérou 
un genre très-voifin des Aippocratea , & qui doit 
peut-être y être réuni : c’eit l’auchodon de Ruiz & 
Pavon. ( Voyez ce mot dans notre Supplément.) 

BEL & BELA , mots de la langue des penpies 
de la côte de Malabar ; « ils entrent, dit M. Au- 
bert du Petit-Thouars, dans la compoftion de 
plufieurs noms de plantes décrites par Rheel 


BEL 607 


dans fon Hortus malataricus. » Dans le dialc@2 
d'eù cer auteur les à empruntés, ces mots paroif- 
fent être uns épithète qui veut dire ane. Le moc 
belutra à la même figrification : Lez fert auf au 
même ufage. Ces trois mots en précèdent d’au- 
tres qui font en quelque foite des noms pénéri- 
qu£s, & dénorent les plantes qui fe diffinguene 
des autres par des fleurs blanches. Quelques-urs 
des. noins fuivans en fourniffent la preuve. 


1. BEL-ADAMEOË. Rheed, dans l'Hort. malub. 
9, pag. 119 , tab. $è , a décrit & figuré fous ce 
nom une belle efpèce de liferon, qui reflemble à 
celle de l'Ile-de-France, que M. de Lamarck a 
fait connoitre fous le nom de /iferon à feuilles de 
tilleul (convo/vulus tiliaceus ); mais celui-ci en dif- 
fère par fes fleurs, qui font blanches , ce que défi- 
gne le mot de bel, qui entre dans la comsoftion 
de fon nom, Celui d’adamboé, qui le fuit , dé- 
figre , foit d'autres liferons , foit le munchaujia 
Linn. 


2. BELAHE , Per A-4YÉ. Les habirans de Ma- 
dagafcar donnent ce nom à un arbre de leur pays, 
dont fs font beaucoup de cas à caufe de fes pio- 
priérés. Ce mor eft compolé de 6e , qui veut dire 
grand (le bécar des Malais), & de Lih£, qui veut 
dire homme où male. Tout ce que l’on fait jufqu’à 
préfent de fes caraëtères botaniques , c'eft qu’il a 
des feuilles alcernes Y crifoliées ; qu'il et dioique, 
& que fes fleurs mâles ont cinq étanines : il re 
croit qu’à une certaine diftance du bord de la mer, 
& dans l£s montagnes , à une affzz grande éléva- 
tion. C’eft là que les habitans vont le chercher 
pour en rasporter l’écorce, dontils font beaucoup 
d'ufige , la regardant comme un exce:lint remède, 
opinion fondée fur fa faveur très-amère & mélée 
d'un peu d’'arome. Cette qualité la rend propre à 
un ufage qui en fait faire une grande confomma- 
tion : il confifte à la faire infufer dans une liqueur 
fermentée que l’on tire du jus d= la canne à fucre, 
& que les habitans de Madagafcar noinment roc- 
fara , & ceux àe l'Ile-de-France fargourin. Cette 
écorce fait le même eff.t, dans cette boiffon , que 
le houblon dans la bière. L'amertume qu’elle pro- 
cure, & à laquelle on s’accoutume , la rend plus 
faine : c'efl pour la même raifon que les habitans 
de Batavia , au rapport de Ruimplius, mélent au 
même fuc de canne les feuilles & les riges de la 
momordique balfamine (la morgofe de l’Ile-de- 
France) , ufage que l’on devroit imiter dans nos 
colonies africaines. 


On ne peut guère douter que cette écorce, 
examinée avec foin, ne fe trouvât pofléder des 
propriétés précieufes pour la médecine , dans le 
genre de celits du‘fimarouba ou du quinquina, aux- 
quels on l’a comparé: , & dont mé #e on lui a 
donné les noms : c'efi ce que Mauduir a cherché à 
établir en publiant, dans les Mémoires de la So- 


608 B'E'E 


ciété de médecine, vol. 3, pag. 369, kes obferva- 
tions de Sonnerat. Ce favant voyageur en avoit 
fait ufage lui-même avec fuccès dans un Aux de 
fang ; il lui donne le nom de bela-ayé. C'eft fous 
ce même nom que Murrai a donné le précis de ce 
Mémoire dans le fixième volume de fa Matière 
médicale , pag. 177. (Aub. Pet. Th.) 


BELAM-CANDA. ( Voyez BELEM-CANDA.) 


BELA-MODAGAM : nom donné par les habi- 
ans de la côte malabare à une plante de leur pays, 
que Rheed a décrite & figurée dans l’Hortus ma- 
labaricus , 4, p.121, tab. $9. Il eft aifé de la recon- 
uoître pour une efpèce du genre fcavola Linn. ; 
mais elle paroît différente de celles connues juf- 
qu’à préfent, principalement parce qu'elle forme 
un petit arbre & qu'elle croit dans l'intérieur des 
terres , au lieu que les autres, rotamment les 
deux décrites & figurées, l'une en Amérique par 
Plumier , la feconde à Aimboine par Rumphe, 
ne font que des arbuftes qui bordent le rivage de 
la mer. ( Aub. Per.- Th.) La feconde plante eft le 
lobelia taccada , Gærtn. 2, pag. 119, tab. 25. 


BELA-POLA. Rheed a décrit & figuré fous ce 
nom ( Hort. malabar. 211, pag. 69, tab. 35) une 
plante de la famille des orchidées , qui paroît du 
même genre naturel que l’angrec écrit, n°. 28 
(cpidendrum feriptum Lion. ); elle croît fur la 
serre, dans les endroits marécageux. Ses feuilles 
font grandes, plifiées & nerveufes , réunies à la bafe 
en une bulbe. Les fleurs font difpofées en un épi 
ferré & latéral ; elles fonc blanchatres; la divifion 
inférieure de la corolle marquée de veines pour- 
pres. Les bulbes de cette plante, pilées avec du 
riz, forment un liniment propre à häter la matu- 
ration des phlegnons, des tumeurs ou abcès. C’eft 
un ufage auquel on emploie aflez généralement , 
dans tous les pays, les différentes efpèces de bul- 
bes. Dans nos climats, c’eit celui pour lequel on 
fe fert le plus communément du lis blanc. Le mot 
pola, dans la langue de Malabar , défigne plufieurs 
plantes bulbeufes. (Aus. Pet. Th.) 


BELA-SCHORA. Suivant Rheed ( Hort. malub. 
8, pas. 8, tab. 1), on cultive fous ce nom , à la 
côte de Malabar, dans tous les jardins, une cucur- 
bitacée, donc la pulpe, qui eft douce , fe mange 
cuite & affaifonnée comme 1.s concombres ; elle 
eft müre dans la Qifon des pluies. Il paroït que 
c'eft une variété de la calebaffe (cucurbita lagenaria 
Linn.), cultivée pareillement à l'Ile-de-France, 
fous le nom de ca/cb1ffe douce , que l'on apprête de 
la même manière que plufieurs autres cucurbita- 
cées en ufage dans cette ile , tels que la papangaie 
& les patoles, efpèces de courge, 


BELEM-CANDA. ( Voyez MORÉE, n°. 3.) 
C'eft l'ixie chinenfis Winn, 


BEL 


BEL-ERICU : nom malabare d’une plante de 
la famille des apocinées , décrite fans figure par 
Rhsed , Hort. malab. vol. 11, pag. 56. L'ericu, à 
la fuite duquel cette plante eft rapportée , eft l'af- 
clepias gigantea Linn. 


BELIGANA : nom languedocien de la vigne 
fauvage. 


BELILLA : nom que les habitans de la côte. 
malabare donnent à un bel arbriffeau de leur pays, 
dont Rheed fait mention, Hort. malab. 2, p. 27, 
tab. 18: il a de très-grands rapports avec le BA- 
LIGARAB (voyez ce mor ), fi même ce n’eft pas la 
même plante ; il appartient à la famille des rubia- 
cées ; il fe diftingue furtout par une des divifions 
de fon calice, qui s’alonge & s'étend confidéra- 
blement , & prend la forme d’une feuille marquée 
de cinq nervures. Rumphe a regardé cet arbriffeau 
comme le même que fon daun putri où folium prin- 
cipiffe, Herb. Amb. 4, pag. 111, tab. 1. Burmann 
a rapporté l'un & l’autre comme fynonymes de 
fon muffenda. M. de Lamarck les laifle aufli réu- 
nies en fupprimant le genre, & reportant au gar- 
denia cetre plante de Rheed , Rumphe & Burmann. 
Vahl & Willdenow admettent la fynonymie , en 
laiffant néanmoins fubfifler le genre muffanda. 
Adanfon , dans le Supplément à la première édi- 
tion de l'Encyclopédie, regarde les trois plantes 
comme trois efpèces diftinétes, & il faut avouer 
que l’on ne fera afluré de l'identité des plantes 
figurées par Rheed & Rumphe que lorfqu’elles 
auront été vérifiées fur les lieux ou dans les her- 
biers. ( Aub. Per.-Th.) 


BELIPATHÆGAS : nom que l’on donne , 
dans l'ile de Ceilan, à l'hïbifcus populneus Linn. , 
efpèce de ketinie. 


BELLADONE. 4rropa. Ce genre a fubi tant de 
réformes, qu’il eft prefque difparu en entier. Il 
eft vrai que Linné y avoir introduit quelques ef- 
pèces qui appartenoient évidemment à d'autres 
genres. Ainfi l’atropa phyfalodes Linn., qui eft 
l’acropa daturefolia Thor. Chl. Land. 74, renvoyé 
aux phyfalis par M. de Lamarck, conftitue le genre 
nicandra de Gærtner. ( Voyez COQUERET , n°. 13, 
& Suppl.) La mandragore forme un genre parti- 
culier dans Tournefort, Jufieu, Gærtner, &c. 
Scopoli fait un genre du be//adona. L'atropa fola-. 
nacea Linn. appartient aux morelles, &c. Enfin, 
MM. Ruiz & Pavon ont établi le genre faracha , 
très-voifin des atropa , & qui pourroit rigoureufe; 
ment y être réuni. ( Voyez SARAQUIER.) 


L'atropa mandragora, n°. 1, Bull. Herb. tab. 
145 & 146, var. 8, eft le mandragora acauls. 
Gærtn. de Fruét. & Sem. 2, pag. 236, tab. 13, 
fig. 1. — Blackw. tab. 364. 


L'atropa belludona , n°. 2, eft figuré dans les 
Llffrations ; 


B'E'L 


Illufrations , tab. 114. fig. 1. — Bulliard , Herb. 
tab. 29. 


L'atropa procumbens Cavan. (belladone couchée, 
Ill. 2, pag. 12) a été mentionnée à l’article SA- 
RAQUIER , n°. 4. 


Enfin, l’aropa frutefcens, n°. 4, eft figuré dans 
les Lluftr. tab. 1r4, fig. 2, & l’acropa arborefcens 
Linn. (belladone , n°. ; ) eft la même plante que 
le ceftreau campanulé , n°. 6. 


On trouve dans la Flore du Pérou quelques au- 
tres efpèces d'urropa, qui font fuite aux précé- 
dentes. 


$. BELLADONE ombellée. Arropa umbellata. 
Ruiz & Pav. 


Airopa caule fratefcente , foliis ovatis cordatifque, 
inteperrimis angulatifque ; floribus umbellatis , co- 
rollis revoiutis, Flor. peruv. 2. pag. 44. tab. 181. 
fig. a. 


Ses tiges font glabres , fl=xueufes, ligneufes, 
hautes de quatre pieds ; les rameaux dichotomes ; 
les feuilles alternes , folitaires ou géminées, ova- 
les, en cœur , très-entières , les inférieures angu- 
leufes , légérement pubefcentes. Les pédoncules 
font axillaires, courts, pendans , foutenant huic à 
douze fleurs pédicellé:s , prefqu’en ombelle. Leur 
calice eft pubefcent, à cinq découpures profondes, 
aiguës ; la coro!le jaune ; le tube cylindrique, d’un 
pourpre-foncé ; le limbe à cinq divifions profon- 
des , rabattues. Le fruit confift: en une baïe blan- 
chatre , globuleufe , de la groffeur d’un pois. 


Cette plante croît fur les collines , aux environs 
de Lima. Ph 


6. BELLADONE bifiore. Arropa biflora. Ruiz & 
Pavon. 


Acropa caule fruticofo ; foliis ovatis , acut:s , in- 
tegerrimis ; pedunculis bifloris , ffarninibus corollä 
longioribus. Flor. peruv. 1. tab. 181. fig. b. 


Arbriffeau légérement pubefcent, haut de deux 
pieds, ayant des tiges droites, cylindriques ; d=s 
rameaux pendans , légérement anguleux , garnis 
de feuilles ovales, aiguës, très-entières , les infé- 
rieures folitaires , les fupérieures gémin-es, l’une 
un peu plus grande. Les fleurs font latérales, axil- 
laires; les pédoncules plus courts que les feuilles, 
terminés par deux fleurs pédicellées , inclinées; le 
calice légérement pentagone ; la corolle trois fois 
plus longue que le calice , un peu urcéolée, firiée, 
velue en dehors ; le tube d’un blanc-verdatre ou 
de pourpre ; le limbe d’un jiune-vert, à cinq dé- 
coupures redreflées, aiguës; les anthères fail- 
lantes , d’un bleu-clair ; le fiigmate bleu , à deux 
loges ; les baies arrondies , un peu comprimées, 
blanches , de la groffeur d’un pois ; les femences 
petites & jaunâtres. 

Botanique. Supplément. Tome I. 


BE L 609 


Cette plante croit dans le Pérou, aux lieux hu- 


mides. D 


7. BELLADONE bicolore. Arropa bicolor. Ruiz 
& Pavon. 


Atropa caule fruticofo ; foliis ovatis , angulatis, 
glabris ; pedunculis 3-4 floris. Flor. peruv. 2. 
pag. 45. 

Ses riges font ligneufes, hautes de fix à fept 
pieds, droites, rameufes , cylindriques ; les ra- 
meaux anguleux ; les feuiiles ovales , folitaires & 
géminées , glabres, anguleufes, aiguës ; les pé- 
doncules axi!laires, cylindriques, foutenant trois 
à quatre fleurs; la corolle tubuleufe , d’un rouge- 
obfcur, verte à fon limbe, 


Cette plante croît dans les lieux ombragés , au 
Pérou. b 


8. BELLADONE rude. Arropa afpera. Ruiz & 
Pavon. 


Atropa caule herbaceo ; foliis ovatis, geminis , 
altero minori ; floribus folitariis, cernuis ; corollis 


Jubdecemfais. Flor. peruv. 2. pag. 45. 


Plante herbacée , hériffée de poils rudes , dont 
les tiges font droites, anguleufes, hautes de deux 
picds, dichotomes, rameufes, garnies de feuilles 
géminéss , pétiolées, ovales-oblongues & lancéo- 
lées, très-entières , un peu finuées à leurs bords. 
Les fleurs font foliraires , pendantes, axillaires ou 
dans la bifurcation des rameaux ; la corolle d’un 
bleu-jaunatre , violette dans fon centre , campa- 
nulée , étalée, prefqu’à dix déeoupures , cinq 
alrernes , aiguës, cinq autres échancrées. Les fla- 
mens font velus & violets ; les baies blanches , de 
la groffeur d’un pois ; les femences petites , rouf- 
featres. 


Cette plante croit fur les collines , aux environs 
; de Lima. 


ee 


9. BELLADONE barbue.’ Arropa arifluta. 
Atropa (phyfalis ariftata) , caule fruticofo ; fo- 


lis oblongis , integris , glabris ; ramis , petiolis pe- 
unculifque lanuginofis ; denticulis caulinis ariffaris, 


d 
Aiton, Hort. Kew. 1. pag. 244. 


Cette efpèce appartient plutôt aux aropa qu'aux 
phyfalis. C'eit un arbriffeau dont les rameaux font 

| cylindriques , comprimés , prefqu'anguleux & 
! flsxueux à leur partie fupérieure , revêtus d’une 
i écorce prefque fubéreulfe , tomenteufe , cendrés 
| ou ur peu jaunâtre. Les feuilles font alternes ou 
 géminées , ovales-lancéolées , entières, acumi- 
nées , prefque glabres; les pétioles pubefcens ; les 
fleurs prefque fol#aires , axillaires ; les pédoncules 
tomenteux, à peine de la longueur des pétioles ; 
les dents du calice terminées par une longue pointe 
en forme d’arête ; la corolie jaunatre , çampa- 

Hhhh 


ne 


610 B EË É 


nulée; fes découpures lancéolées , acuminées, 
très-aigués ; les baies globuleufes, munies , à leur 
bafe, du calice perfiftanr. 


Cette plante croît aux îles Canaries. On la cul- 
tive au Jardin d2s Plantes de Paris. b (W./f.) 


10. BELLADONE de Rothe. Aeropa Rorhii. 


Atropa (umbellata), caule ereélo, herbaceo , 
hirto ; umbellis axillaribus, pedunculatis, cernuis ; 
floribus plicaris, flamentis baff baroauis ; foliis ova- 
tis , fcabris, foralibus geminis, Roth. Catal. 2. 
pag. 26. 


Cerre plante a le port de l’atropa procumbens 
Cav. ou atropa plicata Roth. (voyez SARAQUIER, 
n°, 4)5 mais fes tiges font droites, herbacées, 
hériflees., garnies de feuilles; les inférieures fhn- 
piles, les fupérisures géminées, ovales, très en- 
tières , légérement hériffées de poils rudes. Les 
fleurs font difpofées en ombelles axillaires, pé- 
donculées , pendantes. La coroll: eft pliffée ; les 
filamens barbus à leur bafe. Le fruit corfiite en 
une baie globuleufe, luifante, d'un noir-livide, 
SR de quatre lignes en croix , divifée en deux 
oges. 


Le lieu natal de cette plante n’eft pas connu, 
( Roth.) 


BELLADONNA. Ce rom eft employé par 
quelques auteurs pour défigner quelques atropa, 
dont on a fait un genre particulier (voyez BEL- 
LADONE ); ileft encore appliqué, felon F'ukenet, 
au félanum vefpertilio, plante épineufe des Cana- 
ries, où elle eft nommée permenton. Ses feuilles 
fout en cœur.Ses fruits contiennent un fuc rouge, 
que les femmes de ces iles emploient pour fe co- 
lorer les joues & fe rendre plus agréables. On 
trouve aufli, dans la familie dés narcifies , l’ama- 
tryllis belladonna , nommée beadone dans les Jar- 
üilise 


BELLAN : nom arsbe de la pimprenelle épi- 


neufe (poterium frirofum Linn.). 


BELLAN-PATSIA : nom que les habitans de 
la côte malabare donnent à une plante remarqua- 
ble, que Rheed a décrire & figurée , Hort. malab. 
2, pag. 73, tab. 40. Linné l’a rapportée au /yco- 
podium cernuum. Eïle fe trouve répandue dans 
tous les pays fitués entre les tropiques ; elle a été 
fgurée par Plumier , Plukener & Burmann. Adan- 
fon , dans le Supplément de la première Encyclo- 
pédie, prétend que ce font quatre plantes diftinc- 
tes , confondues en une fee. L'obfervation de 
ces plantes dans leur pays natal ou dans les her- 
Biers pourroit décider cette queftion; car les 
figures & les defcriprions de ces auteurs font trop 
vagues pour rien affcoir de certain à ce fujet. 
(Aub. Pet.-Th. ) 


| 


BEL 


BELLARDIA : nom fubftitué par. Schrebère à 
celui de rontunea , employé par Aubler pour ure 
plante de Cayenne (voyr7 TONTANE). Allioni 
donne le même nom à des efpèces de rhinanthus , 
qu'il détache de leur genre primitif. (Foyey Co- 
CRETE.) 


BELLE-DAME. Ce nom eft donné à plufieurs 
plantes, telles que larroche ces jardins ( asriplex 
hortenfis Linn.), la belladone ( arropa belluavnra 
Linn.) & une efpèce d’amaryliis (amaryllis beila- 
donna Linn. ). : 


BELLE DE NUIT. On nomme ainfi les diffé- 
rentes efpèces de niétage ( mirabilis Linn.), parce 
que leurs fleurs, léérement odoriferantes, ne 
s’épanouflent qu’à lentiée de la nuit. 


BELLE DE VITRY. C’eft une variété du 
pêcher, décrite & figurée par Duhamel dans fon 
Traité des arbres fruitiers , vol. 1, p. 36, tab. 25. 
C'eft l'amandier-pêcher. 


BELLERIS , BELLEREGI. C'’eft un des miro- 
bélans mentionnés dans les divers Traités des dro- 
gues , fous le nom de myrobolanus bellerica. Gært- 
ner , qui a examiné l'intérieur dé fa graine, la 
regarde conime une véritable eipèce de mirobo- 
lan, & croit que c’elt la mêm: plante que le sant 
des Malabares, fisuré dans l’Hort. malab. 4, p. 23, 
tab. 10. 


BELLIS. (Foyez PAQUERETTE.) 


BELLIS , BELLIO. On trouve fous ce nom, 
dans Pline & dans d’autres anciens auteurs , non- 
feulement la plante fi connue fous celui de paque- 
rette , mais encore plufieurs efpèces de chryfan- 
thèine , & furtout la marguerite ordinaire (chry- 
Janthemum leucenthemum Lion. ). 


BELLIUM. ( Voyez PAQUEROLLE.) 
BELLONIA. ( Voyez BELLON.) 


1. BELLON à feuilles rudes. Be//onia afpere. 
Linn.— Lam. II]. tab. 149. —Ewartz, Prodr. 42. 


2. BELLON épineux. Bellonia fpinofa. Swartz. 


Bellomia foliis ovatis, angulatrs , dentato-ferratis; 
pedunculis axillaribus , unifloris. Swartz, Prodr. 42, 
& Flor. Ind. occid. 1. pag. 582. 


Arbriffeau qui s'élève à la hauteur d’environ 
deux pieds, fur une tige droite, rameufe, épis 
neufe , divifée En rameaux oppofés , roides, gla- 
bres , étalés ; les épines ‘oppofées ou alternes, 
piquantes , fragiles, fétacées, placées entre les 
feuilles, plus longues que les périoles ; lis feuils 
les médiocrement pétiolées , oppolées en croix ; 


BE E 


ovales ou oblongues , anguleufes, un peu den- 
tées, un peu rudes en deffus , blanchâtres en 
deffous , longues d’un pouce ; plufieurs autres 
feuilles beaucoup plus petites dans l’aiffelle des 
premières ; les fleurs petites, blanchätres , axil- 
laires , foutenues par des pédoncules glabres, rou- 
getres, oppofés aux feuilles ; le calice à cinq dé- 
coupures lancéolées , un peu velues, perfiftantes ; 
la corolle prefqu’en rote , à cinq découpures pro- 
fondes. Le fruit confifle en une capfule oblongue, 
aigué , petite, à pointe recourbée, à une loge , à 

eux valves; un réceptacle longitudinal, oppolé 
aux côtés de la capfule ; les femeuces nombreutes, 
fort petites, oblongues , acuminées. 


* Cette plante croît dans les forêts, à Saint-Do- 
mingue, le long des fleuves. D 


BELO. « Des trois plantes dont il eft fait men- 
tion dans cet article, les deux premières, dit 
M. de Jufieu , diftinguées par leur écorce grife 
ou b'anchâtre, qui l£s a fait nommer arbres de 
pieux blancs , préfentent de plus des feuiiles ailées 
fans impaire, & une fruétification qui paroit être 
celle de la famille des favonniers. L’efpèce à pe- 
tites feuilles , dont le fruit eft globukeux comme 
celui d’un melicocca , eft peut-être de ce genre 
(peut-être aufh le pometia pinnata de Forfter fe 
rapporte-t-il à la même plante ) ; celle à feuilles 
pie larges, qui a un fruit triangulaire, reffemble 
eaucoup à un cupania. 


» La troifième , nommée arbre de pieux noir à 
caufe de la couleur noire de fon écorce , eft d’ail- 
Jeurs différente. Ses feuilles font alternes & fim- 
ples. Ses fleurs , en petit nombre, font difpofées 
€n grappes. Ses fruits , de forme ovoile , alon- 
gée, renferment, fous une peau mince , quatre 
noyaux. Ces caraëtères font infuffifans pour dé- 
terminer fon genre & même fa famiile. » 


BELOËRE : nom malabare fous lequel Phced 

a fait connoître , dans fon Hort. malub. 6, pag. 77, 

tab. 45, une plante de li famille des malvacées , 

ui a été décrite par M. de Lamarck fons celui 

’abniilon à feuilles de peuplier ( fida popu‘ifolia ). 

Le karu-beloère du même ouvrage eit une autre 
malvacée , mais du genre kermie. 


BELOU : nom brachmane du covs/am des Ma- 
labares , le même que le bei ou belighas de l'ie de 
Ceilan , que Linné rapportoit au genre cratava, 
& dont M. Correa a fait un nouveau genre fous } 
Je nom d'Æglé, & qu'il réunit à la famille des 
orangers. ( Voyez ÆGLE & TAPIER, n°. $.) 


BELUTT A : mot employé dans la compofition 
de plufieurs noms de plantes de la côte de Ma'a- ! 
bar, citées par Rheed dans fon Hortus malabar. 1 


paroît que c’eftle même mot que be/ & bela , qui 


, veut dire blanc, diftingué par une terminafon qui * comme dans le genre 


Br EE Gr: 


a fürement une fignificarion particulière. Par un 
changement commun à prefque toutes les langues, 
le même mot devint, dans certaines occañons , 
velutta. Ces obfervations font de M. du Petit- 
Thouars, ainfi que les articles fuivans, dans lef- 
quels eutre le mot belurta. 


BELUTTA-ADECA-MANJEN. Suivane 
Rheed, c'eft le nom malabare d’une plante figurée 
& décrite dans | Hort. malab. 10, pag. 75, tab. 58, 
qui et le pañle-velours argenté (celofia margarita- 
cea Linn.). 


BELUTTA-AMEL-PODI : nom fous lequel 
Rheed a décrit & figuré, dans fon Hoyt. malabar. 
6, pag. 83, tab 48 , un arbufte intéreffant , mais 
dont il a donné trop peu de détails pour qu’on 
puifle le clafler convenablement. Il a des fleurs 
femblables à celles du jafmin , & appartient peut- 
être à quelques apocinées. On l’emploie contre la 
morlure des ferpens; ce que défigne le mot amel- 
podi, qui, dans la langue de la côt: malabare, 
s'applique à plufieurs piantes réputées comme fpé- 
cifiques contre ces terribles accidens. 


BELUTTA-ARELI. Le liurofe (nerium ) à 
flurs blanches eft ainfi nommé fur la côte mala- 
bare , au rapport de Rheed, Ho:t. malabar. 9, 
pag. 3, tab. 2. L'efpèce à fleurs rofes y eft fousle 


nom d'areli ou rffovana areli. 


BELUTTA-KAKA-KODI : nom malabare d'une 
plante rampante, de la famille des apocinées, 
mentionnée par Rheed dans fon Hort. malabar. 9, 
pag. 7, tab. $ & 6, qui paroit devoir fe rapporter 
au genre echices. Elle eit remarquable par fes teuil- 
les en cœur , qui ont près d'un pied de diamètre. 
Ses fl-urs font grandes, raflembiées en corymbe 
terminal, bianches au moment de leur épanou:ffe- 
ment ; elles exhalent alors une odeur des plus fua- 
ves, approchant de celles du gircfle. En vieillif- 
faut eliés jaunifient , & leur odeur fe chinse en 
celle de melon bien mûr. Les follicules qui leur 
fuccèdent, font auf très-grandes, & contiernenc 
des graines à aigrettes foysufes. Le met k:ka-kodi 
sapnièn à pluñeurs autres plantes de la même 

amille, 


BELUTTA-KANELLI : nom que les habitans 
de la côte malabare donnent à un arbre de leur 
pays, figuré dans l'Hort. malabar. $ , tab. 20, qui 
paioit appartenir à la famill: des myrres. On le 
nomme encore ben-miavel & poutsja dans le même 
lieu ; il s'elève à une hauteur médiocre. Ses feuil- 
les , qui font entières & oppolées, ont une faveur 
& une odeur aromatiques. Sa fleur eft compofée 
d’un calice adhérent, à cinq divifions, & d'un 
gran l nombre d’éramines qui paroiff:nt avoir été 
recouvertes par un pétale en forme d'op-rcule, 
calyptranthes, Le fruit qui 

Hhhh 2 


612 B'E'E 


Jeur fuccède , eft couronné par les divifions du 
calice, & contient une graine aromatique. Ses 
feuilles, réduites en poudre, fe prennent dans 
du lait pour arrêter les diarrhées. 


BELUTTA-MODELA-MUCU : nom d’une 
plante décrite & figurée par Rheed dans l'Hortus 
rmalabar, 10 , pag. 159, fig: 80. Elle pzroit devoir 
fe rapporter au genre ro/ygorum (renouée), d'au- 
tant que le nom modela-mucu eft appliqué à d'au- 
tres efpèces de ce genre, elles que la renouée 
barbue & celle d'Orient, qui font le modela-mucu 
& le fchovanra-modela-mucu des Malabares ; mais 
on n’a point exprimé dans la figure les gaines des 
feuilles, qui font très - remarquables dans ce 
genre. 


BELUTTA-ONAPU. Rheed a décrit & figuré, 
dans fon Hort. malabar. 9 , pag. 99, fig. $1, une 
plante qui eftune efpèce de balfamine (zmpatiens), 

ue M. de Lamarck regarde comme une variété 
de celle qu’il nomme balfamine fafciculée. Six et- 
pèces du même genre, décrites &: figurées fous 
le nom collétif d’oxapu, font diftinguées par un 
prénom qui exprime leur diff:rence. C’eft ainfi 
que celle-ci eft nommée belurta, parce qu'elle a 
les fleurs blanches. 


BELUTTA-POLA-TALY : nom fous lequel 


Rheed a fait corinoître ( Horr. malabar. 11, p. 73,. 


tab. 58 ) une plante buibeufe que Linné a rappor- 
tée au crinum afiaticum , dont Gærtner a fait le 
genre bulbine, fonié fur ce que les caplules fe 
changent en bulbes, comme il arrive à quelques 
efpèces d’ail. Elle s’eft naturalifée le long de quel- 
ques ruiffeaux de l'Ile-de-France. Le nom de 
pola, qui entre dans la compofition de fon nom 
malabare , fert dans cette langue à défigner plu- 
fieurs plantes bulbeufes. ( Voyez AMARYLLIS , 
n°. 28, Suppl.) 


BELUTTA-TSJAMPAKAM : nom malabare 
feus lequel Rheed a fait connoitre, dans fon Hon. 
malabar. 3, pag. 69, tab. 53, un des plus beaux 
arbres de l'Inde. Les Brames le nomment raga- 
tampo , & les habitans de Ceïlan raghas. Outre la 
beauté de fes fleurs, dont les Indiens aiment à fe 
parer , il eft recommandable par fon bois, qui eft 
de la plus grande dureté : auffi les Européens lui 
ent-ils donné le nom de bois de fer. Linné en a 
formé un genre qu'il a confacré a la mémoire du 
médecin arabe Mefué ; il ne comprend jufqu'à pré- 
fent qu’une feule efpèce, qui eft le mefua ferrea. 
{ Voyez NAGaAs.) 


BELUTTA-TSJORI-V 4 LLI : efpèce de ciflus 
de la côte de Malabar ( ciffis pedata) , remarqua- 
ble par fa grappe, dont les grains font blancs ; ce 
qui le diftingue du ciflus carnofa, qui eft le ssjori- 
yalli du même pays. On voit la defcription de ces 


BEM 


plantes dans l’Horr. malab. vol. 7, pag. 17 & 19, 
tab. 9 & 10. (Voyez AcHiT, n°%. 10 & 11.) 


BELVÉDÈRE : nom vulgaire d’une efpèce 
d’anf&ine (chenopodium fcoparium Linn.), que 
lon cultive dans les jardins à caufe de fa verdure 
agréable & de Pélégance de fon port; ce qui l'a 
fait nommer bel/véière où belle à voir. En Italie, 
où elle croît naturellement, on en fait des balais. 
(Voyez ANSERINE, n°. 17.) 


BELVISIA. Ce genre avoit été établi par 
M. Mirbel pour plufieurs efpèces d'acrofhichum & 
quelques autres plantes, dont la fruét:fication oc- 
cupe tout l’efpice entre le bord de la feuille & 
la nervure principale, difpofée en lignes de l'un 
& de l’autre côté. La membrane qui la recouvre, 
eft attachée fur le bord de la feuiile, & fe détache 
du côté de la nervure principale. Les acroffichum 
fPicatum — auftrale — digicatum — filquofum de 
Linné faifoient partie de ce genre ; il éroit con- 
facré à M. Palifot de Beauvois. ( Foyez ACROS- 
TIQUE, & les réformes établies par Swartz.) 


BEM ou BEN : mot employé, fur la côte mala- 
bare , par fes habitans , dans la compofition de plu- 
fieurs noms de plantes de leur pays ; il veut dire 
blanc. « On peut remarquer, dit M. Aubert du 
Peuit-Thouars, qu’il exifte dans la compoñition 
des mots des langues du Malabar & des pays ma- 
lais, la même différence qu'entre celles du midi 
de l'Europe, à commencer par la France, & celle 
du nord, en y comprenant l'Angleterre : c’eft 
que , dans les premières , adjectif précède ordi- 
nairement le fubftantif, & que, dans les autres, 
c'eft le contraire. On en trouve la preuve dans les 
noms malabares fuivans. 


BEM-CURINTI. Rheed, Hort. malab. 2, P. 33. 
tab. 21. Nom malabare du }uffcia betonica Linn. , 
carmañtine à fleurs courtes. 


BEM-NOSI. Rheed, Hort. malab. 2. pag. 15. 
tab. 12.M. de Lamarck regarde cette plante comme 
une variété du gatrilier à trois feuilles, qui eft le 
nofi des Malabares. 


BEM-PAVEL : nom malabare fous lequel Rheed 
a décrit & figuré, dans fon Hort. malaëb. 8, p. 35, 
tab. 18, une plante cucurbitacée , à racine tubé- 
reufe. La petitefle de fes fleurs , qui font jaunes, 
& fes feuilles découpées , peuvent faire préfumer 
qu'elle appartient au genre momordique. 


BEM-PUL : nom vulgaire d’une plante de l’île 


‘de Ceïlan, dont Gærrner a décrit le fruit fous le 


nom de sricopus 7eylanicus , 1. pag. 44, tab. 14. 


BEM-SCHETTI. Rheed, Hort. malab. 2. p. 19. 
tab, 14, Le nom d'ixore blanche qu’on a donné à 


eette plante eft la traduction du nom melabare ; 
car le fcherri du même ouvrage eft l’ixore, fur- 


nommé écarlate à caufe de la couleur de fes fleurs. 
( Poyez IXORE, n°. 1 & 2.) 


BEM-TAMARA. Rheed, Hort. malabar. 11. 
pag. 67. fig. 31. 1l exifte fur la côte malabare deux 
efpèces de ne/4mb0 , l’une à fleurs rofes , l'autre à 

fleurs blanches. La première eft le 1amara , & on 
diftingue la fecande par la dénoiminarion de bem- 
lamara, 


BEMBI. Suivant Rheed, c’eft le nom donné 
par les Brames à J'acorus calamus , qu’il a décrit & 
figuré fans fruétification fous celui de vaembu , 
Hort. malab. 11, pag. 99, tab. 48. 


BEMBIX.Genre de plantes établi par Loureiro, 
à fleurs complètes, réguiières , polypéralées , qui 
paroît fe rapprocher de la famille des caryophyl- 
lées , & qui comprend des arbrifleaux exotiques 
à l'Europe, ne renfermant Jufqu'alors qu'une 
feule efpèce. 


Cet arbriffzau a des tiges grimpantes , cherchant 
un appui fur les corps autour defquels elles s’en- 
tortiilent ; elles font garnies de grandes feuiiles 
oppofées , en forme de coin. Les fleurs fonc dif- 
polées en petites grappes au fommer des rameaux; 
elles ont chacune un calice à trois divifions ; une 
corolle compofée de cinq pétales ovales ; dix éra- 
mines , dont cinq alternes plus longues ; un ovaire 
libre , furmonté de trois flyles plus épais au fom- 
met qu’à la bafe, terminés chacun par un fligmate 
comprimé verticalement. Le fruit eft une petite 
baie à trois loges. Ses feuilles font employées par 
les habitans de la Cochinchine pour couvrir les 
toits des maifons, les barques & autres objets. 
Ces couvertures font très-légères, & durent fort 
lorg-tems. 


Cette plante croit dans les forêts, à la Cochin- 
chine. Bb 


BEN. ( Voyez ANOME & Bois néphrétique, 
Suppl.) 


BEN eft, felon M. du Perit-Thouars, un nom 
de la langue de la côte du Malibar , dont Rheed 
a emprunté ceux qu'il a employés dans fon Hortus 
malabarieus | & fous lefquels il a décrit les piantes 
de ce pays. Comme ceux de be & de belutta , 1] 
veut dire banc. I (& change, à ce qu’il paroit, en 
bem. ( Voyez ce mot, Suppl.) 


BEN-DAKI. SuivantkRhced, Hort. malab. 2, 
pag. 1, tab. 1 & 8, c’eft le nom que les Bramks 
donnent au baquois odorant (pandanus odoratifi- 
mus Linn.). 


BEN-DARLI. Ce nom brame eft donné à cinq 


pr - 
BE N 613 
plantes différentes, citées dans l'Hortus malab. de 
Rheed : 1°. au pari-paroea, vol. $ , p.91, tab. 46, 
qui eft le g'ewia ortentalis Linn.; 2°, à l'anc-pa- 
rua , vol. 7, pag. 75, tab. 40 : c’eft le pothos fcan- 
dens Linn. ; 3°. à l’unjala , vol. 7, p. $3, tab. 28, 
qui paroît être une efpèce de cuffonia ; 4°. au 
maletta-mala-maravara , Vol. 12, pag. $7, tab. 29: 
c’eft une efpèce d'acroftiche à feuilles fimples 
( acroffichum heterophyllum ) ; $°. enfin, au rama- 
pouel, vol.:12, pag. 27, tab. 14, que les botanif- 
tes nomment /ycopodium phlegmuaria. 


BEN DE JUDÉE. ( Voyez BENJOIN.) 


BEN-KADALI. Rhsed a décrit fous ce nom, 
dans fon Hort: malab. 4, pag. S9, fans donner de 
figure , une plante qui paroît être une efpèce de 
mélaftome, d'autant que le kadali, à la fuite du- 
quel il eft décrit, eft le méluflome malubatäroïde, 
n°, 16. Lam. 


BEN-KALESJAM. Rheed a décrit & figuré 
fous ce nom de la langue malabare ( Hort. malab. 
4 , pag. 71, tab. 34), un arbre remarquable par 
les gales dont il fe couvre , & qui font produites 
pir des piquüres d’infeétes. Jufqu’à préfent on ne 
lui a pas reconnu d'autre fruétification. Ses feuil- 
les ailées & altérnes feroient préfumer qu’il doit 
appartenir à la famille des favonniers. 


BEN-MÆNJA. Rheed a décrit fous ce nom, 
dans fon Hort. malabar. 4, pag. 113,tab. s7, un 
arbre de trente pieds de haut, dont il n’a point 
donné Ja fruétification , parce qu’elle n’eft poine 
parvenue à fa connoïiffance. Des racines de cer 
arbre on fait une décoétion alexipharmaque , qui 
eft très-vantée contre les fièvres malignes. Son 
écorce , bouillie avec le ca/amus aromaricus & du 
fel , dans une décoétion de riz , arrête , dit-on, 
fur-le-champ les vormiffemens qui proviennent de 
la morfure des ferpens. 


BEN-NIAVEL. ( Voyez BELUTTA-KANELLI. ) 


BEN-PALA. Plante du genre euphorbe, figurée 
& décrite par Rheed, Hort. malab. 10, pag. 115$, 
tab. $8 ; elle doit fe rapporter à la fetion qui 
comprend les efpèces à tige ou panicules dicho- 
tomes. 


BEN-TIRU-TALI. Rheed a décrit & figuré 
fous ce nom, dans fon Hort. malab. 2, pag. 111, 
tab. 54, une efpèce de liferon à feuilles ovales, 
entières, & à fleurs blanches, folitaires , portées 
fur de longs pédoncules. Le siru-tali du même ou- 
vrage eft une autre efpèce de liferon. 


BEN-TSJAPO : nom brame du kæmpferta ro- 


| tunda Linn. (Voyez ZÉDOAIRE.) 


614 RE N 

BENAFOULI : nom d'un riz du Bengale, 
très-fin & très-long, de la plus grande blancheur, 
qui, au rapport de Coffigny, répand, lorfqu'il eft 
cuit, une odeur fuave & agréable : c'eft ce qui l’a 
fair nommér benafouli, qui fignifie odorifère dans 


la langue du pays. (Jaf.) 


BENA-PATSJA : nom malabare de l’hélio- 
trope des Indes ( helictropium indicum Linn.}, 
cité dans l’Hort. malab. 10, pag. 95, tab. 48. 


BENCAPO : nom brame du cavalam des Ma- 
hbares, figuré dans l'Horr. malabar. 1, pag. 89, 
tab. So, qui elt le fferculia balanghas Linn. 


BENDURU , efpèce de fougère de Ceïlan, qui 
paroit appartenir au genre ugena Cavan. où ramon- 
dia Mirb., dans lequel ces auteurs ont rapporté 
l'orhiogloffum fcandens Linn. & les autres plantes 
qui ont le: même caraétire. 


BENEFEFIGI ou SENEFFIGI : noms arabes 
de Ja violette de mars, fuivant Dalechamp. 


BENGALE. On nomme ainfi, dans l'Inde , une 
racine employée en médecine, plus connue dans 
les pharmacies fous le nom de caffumuniar. 


BENGENI, ALBENGENI : noms de l'arbre du 
benjoin dans l’Indoftan, fuivanc Cofigny. 


BENGI. Dilechamp dit que les médecins arabes 
nomment ainfi la jufquiame. 


BENGIECHEST : nom arabe du wirex agnus 


caffus. 


BENGIRI ou GEIRI : arbre de la côre mala- 
bare, décrit & figuré fous ce nom par Rheed, 
Hort. malab. 4, pag. 105$, tab. $1 5 il appartient à 
Ja famille des euphorbes. On peut même préfu- 
mer, malgré l’infufhfance de la defcription, qu’il 
appartient au genre glutier (fapium Linn.), d'au- 
tant que toutes fes parties contiennent un fuc lai- 
teux, très-abondant & très-Acre : cependant on 
manze fes femences; mais il faut bien faire atten- 
tion à ce que la pulpe qui entoure leur coque ne 
touche point Ja peau , & furtour les lèvres; car le 
fuc qu'elle contient, occafinine des ulcères qui 
font quelquefois fuivis de l1 mort. C'eft pour 
cette raifon que les Portugais de l'Inde les nom- 
ment relica d'infermo ou d'enfer, pour les diftin- 
guer de celles du phyl'anthus emblica , qui eft pour 
eux le zelica. ( Pet.- Th.) 


BENISSA : nom brame d’un arbre que Rheed 
a décrit & figuré, Host. malab. $ ,p. 41, tab. 21, 
fous celui de pornagam. 1l paroït être de la famille 
des euphorbes , & voifin du ricin, 


BEN 


BENJOIX : nom d’une fubftance réfineufe que. 
le commerce fait venir de l’Inde pour être em-, 
ployée à différens ufages. Il ne parott pas qu’elle: 
ait été connue des Anciens ; mais elle l’eft depuis, 
long-teins des Modernes, par l'entremife des Ara- 
bes, de qui nous avons emprunté ce mot. Comme 
tant d’autres venus de la même fource , il s’eft fort. 
altéré : aufli a-t-il beaucoup varié, fuivant les 
auteurs. En paffant par différentes filières , ïl eft; 
devenu, fuivant les uns ou les autres , le be/zoi- 
num , le benzoin, le benivi, le bengeni ou albengeni, 
de l'indoftan ; le £en de Judée ; enfin le Benjaoi. 
Ce dernier mot eft le véritable , & le type de 
tous les autres. Si] faut en croire Garcias , il figni- 
fie fils de Jaoa , parce qu’il croît dans un endroit 
de ce nom proche de Samarie. Cette étymologie 
ne s'accorde point avec ce que l’on connoît de 
l'origine de cette drogue. Peut-être cependant, 
en debrouillant fon hifloire , trouvera-t-on le 
moyen de la rendre plus vraifemblable. 


Depuis l’auteur que nous venons de citer, cette 
hifloire eft reftée très-obfcure. La notice qu'il en 
a donnée, a été copiée fucceflivement par tous 
ceux qui en ont traité , entr’autres J. Bauhin & 
Raï, fans qu'aucun y ait rien ajouté d’intéreffanc. 
On à été furcout très-lang-tems fans avoir de no- 
tions certaines fur le végétal qui produifoit le 
benjoin. Commelin crut Île reconnoitre dans un 
laurier de Virginie, qui eft devenu le laurus ben- 
zoe Linn. $ mais il ne fut pas difficile de s'apper- 
cevoir qu'une drogue apportée d’Afie ne pouvoir 
provenir d’un arbre de l'Amérique; en forte qu'on 
fut ob'igé de fe tourner d’un autre côté. Linné 
reçut enfuite un autre arbufte , fous le nom de 
benzoin ÿ maïs n'ayant pu le voir fleurir, il le rap- 
porta, fur l'infpeétion feule de (on port, au genre 
croton, & en fit fon croton benzoe. 


Quelque tems après, Jacquin ayant reçu de 
M. Lemonnier deux graines, fous le nom de 4en- 
join de Bourkton , il en corfia une à la terre ; elle 
lui produifit un arbrifleau qu'il fr figurer, &, 
d'après l’amatomi: de la feconde graine , il le re- 
connut pour une efpèce de serminalia, & lui donna 
le nom de serminalia benzoe ; mais Murray, qui lin< 
troduifit dans la feconde édition du Syfera vege- 
tabilium ; remarquant qu'aucune de fes parties ne 
déceloit l'odeur de benjoin , doura que ce fût 
réellement l'arbre quile produifoir. Efeétivemenr, 
d'après les pre des naturaliftes anglais, {ur- 
tout de Marfden, il parut conftint qu’à Sumatra , 
qui fournit la plus grande partie de cetre fubftance 
importaute pour le commerce, elle provenoit d’un 
arbre congénère du fyrax ou aliboufier. Dryander 
l'a décrie dans les Tranfuëlions de La Société royale, 
année 1777. 


Tel eft le précis des travaux de la botanique fur 
cet objet. Une autre fcience eft venue au fecours 
de ces conjeétures. La chimie ayant découvert 


BEN 


que le benjoin étoit une fubflañce d’une nature 
differente de la plupart des autres réfines , & le 
produit d’un acide particulier, que cette réfine 
fe retrouvoit dans différens végétaux , comme le 
camphre & le caoutchou ou gomme élaftique, il 
ne doit pas paroître étormantque, fuivent le pays, 
différens arbres le produifent , & que différens pys 
le fourniflenr au commerce. Cet acide, diff:rem- 
ment combiné, exiffe encore dans la vanille ,appe- 
lée dans quelques lieux bengoënil, & il {ert de bafe 
à plufieurs biumes , tels que ceux du Pérou & 
de Tolu ; :l s’eft trouvé parcillement dans le fyrax 
ou la réfine produite par l'aliboufer commun; & 
comme cet arbufle croît dans routes les parties 
méridionales de l’Europe & des côtes de l'Afie 
baignées par la Méditerranée , par confequent en 
“Paleflin: , il ne feroit pas étonnant que les Ara- 
bes, entraînés par lanalogie, euflenr confondu, 
fous 12 même nom de benjoa , le flyrax & le ben- 
join. D’après certe découverte chimique, on n'eft 
p'us furpris de retrouver l’odeur de benjoin dans 
le laurier benjoin & le liguidambar. La chimie, 
pouffant plus loin fes recherches , à fini par de- 
couvrir cette fubitance dans le règne animal. 


. Il refte encore un point important de l’hifloire 
naturelle du berjoin à éclaircir : c’eft celui du 
benjoin de Bourbon. Comme l’a remarqué Mur- 
ray , aucune partie de cet arbre n’annonce exté- 
riéurement qu'il contienne cette fubflance, au 
pointe qu'à l'Ile-de-France, cù il eft auf commun 
qu’à Bourbon, on eft perfuadé que ce nom lui a 
été donné, par corruption, de bors qui eff bien jointe, 
parce que fon bois eft très-liant , & rech:rché à 
caufe de cela par les charrons. Cette étymologie 
a été recueillie d'abord par Lacaille , enfuite par 
M. de Saint-Pierre; maïs à Boubon, plus ancien- 
nement habitée, on y connoît la réfine que cet 
arbre produit, &, dans les premiers tems de la 
colonie , on s’en fervoit dans les ég'ifes au lieu 
d'encens ; ce qui avoit engagé Commerfon à Je 
nommer refirar:a : elle eft devenue plus rare, parce 
qu'il n'y a que Îles très-vieux pieds qui en pro- 
duifent. Ce n’eli que fur le bois , dépouiilé de fon 
écorce , qu'elle fe manifefte : elle fe préfente le 
plus fouvent fous la forme d'une groffs lirme 
brune ; elle ne confifte d’abord qu’en une pellicule 
mince & fragile. En la caflant ; on trouve tour l'in- 
térieur rempli d'une eau rouffe, prefqu'infipide 
& fans odeur fenfible. Il paroit qu’elle fe coagule 
lentement. L'examen de ces larmes & des arbres 
qui les produifent, portz à croire que cette eau 
n'a rien dé commun avec le lait & les autres fucs 
colorés qui produifent les réfines da: s l:s autres 
plantes, & que c’eft l'eau même de la pluie, qui, 
filtrant à travers les fibres des troncs, entraine 
avec elle le benjoin, qui y eft dépofé en particules 
très-menues ; elles n’y font pas diffoures, mais feu- 
Jement fufpendues ; en. forte qu’on peut regarder 
cette produétion comme une efpèce de flalsite 


! 


| 


BEN 615 


végétale. La fuppofition du benjoin dans les fibres 
du bois n’eft pas gratuite , puifqu'il s'en dégage en 
fleurs par la combultion. 


Le benjoin du commerce eft une fubftince ré- 
fincufe , brune, fragile , d'une odeur particulière, 
agréable , qui fe développe avec plus d'énergie 
quand on la fait brûler. On le diftingne par dif 
lérens noms. Le benjoin le plus pur eil l'aryg- 
daicile » nommé ajnfi parce qu'il ef divife en 
petites males ou pains qui ont la forme d’ine 
amande, fuivant Mariden , qui a donné les détails 
les plus authentiques für le benjoin. A Sumatra on 
le nomme mayan. Le plus pur eft furnommé ca- 
beffa ou téte , que l’on diftingue en rêre &’Europe 
8: en tête de l’inde , fuivant les pays pour fefoucis 
il eft déitiné, La plus grande partie d2 celui qui 
arrive en Angletere ef exportée das lès pays 
catholiques, cà en le b:ûle comme encens dans es 
églfes. Les ufiges auxquels on l’emploie en mé- 
dé cine en confemmenct Ja moindre quaztité, quoi- 
eu'on lui attribue des propriétés aflez energiques. 
En géréral, on le regarde comme béchique., vul- 
nératré & inciff : il entre dans plufieurs compoli- 
tions , furtout quand il &ft fous la forme de Acurss 
il elt entr’autres la bafe du cofinétique, vante fous 
le nom de lait virginal, ( Aub, du Fe: Th. Diäion, 
des jcienc. nat.) 


PÉNOITE. Geum. Linn. Caryorhyilita Lam. 
Toërnefort avoir donné le nom de geum à un genre 
de plantes qui renfermoic plufieurs efpèces des 
fixifraga de Linné , dont l'ovaire eft cour-à-faie 
libre ; mais Linné , après avoir réuni ces plantes 
à la faxifrage, a appliqué le nom de geum à la bé- 
noite , que Tournefort nommoit caryoy hyllata , &g 
que M. de Lamarck avoit adopte. 


Il y a tout lieu de croire que les Anciens n’ont 
point connu la bénoite , ou du moins qu'ils n'en 
ont point fait mention dans leurs écrits, quoiqu’on 
lui foupçonne quelques rapports avec le geum de 
Pine (liv. 26, chap. 7), dont les racines, d’a- 
près cet auteur, font grêles , noirâtres, d’une 
odeur agréable, propres pour appaifer les douleurs 
de poitrine & les poines de côté, & qui, par leur 
faveur aromatique, diffipenc les crudités de l’ef- 
tomac. Comment poivoir prononcer affirmative- 
ment d’après de fi légères indications ? Quoi qu'il 
en foir, les auteurs qui ont parlé les premiers de 
cette plante, tels que Prunsfels, Tragus & Mat- 
thiole, lui ont donné le nom de caryophyllata à 
caufe de l'odeur de fes racines , approchant un peu 
de celle de l'œillet. Matthioie en diftingue deux 
efpèces qu'il a figurées, le geum urbanum & monta- 
num Linn. Les grandes propriétés attribuées à fes 
racines l'ont fait appeler par le vulgaire Aerbu bene- 
diéfa , herbe bénire , bénoïite. En attendant qu’on 
puifle fe décider fur l’identité du geum de Pline 
avec notre bénoite, l’on a provifoirement attri- 
bue à certe derrière plante les propriétés que 


616 BEN 


Pline attribue à la fienne. Quoique négligée au- 
Jourd'hui, & déchue de beaucoup de (a pr:mière 
réputation, la bénoite peut offrir, dans fes racines 
odorantes , des propriétés utiles dans les arts & 
l'économie domeftique. Dambourney en a retiré 
une belle couleur mufc-doré, & la plante entière 
donne une teinture noifette. En Suède & dans 
quelques autres provinces du Nord , on jette dans 
les tonneaux de bière un paguet de racines; elles 
donnent à cette liqueur un goût agréable, & l’em- 
péchent de s'aigrir. On prétend encore qu'elles 
raccommodeat le vin gâté. 


Quelques efpèces de bénoite ont trouvé place 
dans nos jardins comme plantes d'ornement : tels 
font le geum rivale Linn., agréable par fes fleurs 
d’un rofe-tendre, & qui croit en touffes épaifles ; 
le geum nutans, chargé de belles fleurs jaunes dès 
le mois de mai. 


1. BENOITE commmne, n°. 1. Geum urbarum. 
Lino. — Ait. Hort. Kew. 2. pag. 218. — Fior. d 
tab. 672. 


F 
an. 


B. Geum (intermedium}), fois incerruptè pin- 
natis , floribus fibnutantibus , calicibus patentibus 
(nec conniventibus nec reflexis ); peralis fubrotundo- 
ovatis, unguiculatis ; germinibus pilofis; arifid nudä, 
uncinatà ; ffylo pilofo, fruita pedicellato. Ehrh. 
Be 6. pag. 143. — Pet. Hort. brit. 1. tab. 40. 

ga. 


Caryophyllata vulgaris, majore flore. C. Bauh. 
Pin. 321. — Mapp. Alf. $8. 


Caryophyllata montana, fimilis yulgari. Comm. 
Hort. 35. 


Caryophyllata filveftris. Fuchs , Hift. 385. Ic. 


La variété 8 eft parfaitement femblable à la bé- 
noite commune par fa fruétification ; mais fon gort 
Ja rapproche de la bénoite des ruifleaux. Ses pé- 
doncules font légérement inclines; les calices ou- 
verts, mais point connivens ni réfléchis; les feuil- 
les ailées avec interruption. 


2. BÉNOITE de Virginie, n°. 2. Geum virgi- 
#ianum. Linn. — Murr. Nov. Comm. Gœtt. $. 
pag. & tab. 32. — Ait. Hort. Kew. 2. pag. 217. 
— Mich. Flor. boreal. Amer. 1. pag. 301. 


Geurn canadenfe. Jacq. Hort. 2. p. 82. tab. 175. 


3. BÉNOITE du Japon. Geum: japonicum. Thunb. 


 Geum floribus ercétis, fruéhibus hirfuris , arifis nu- 
dis ; foliis Jubrrilobis. Thunb. Jap. 220. 


Ses tiges font droites, cylindriques , flexueu- 
fes, hautes d'un pied & plus, velues, à peine ra- 
meufes , feulement à leur partie fupérieure ; les 
rameaux très-courts , alternes , légérement tomen- 
eux; les feuilles alrernes, pétiolées , un peu 


BEN 


arrondies , À trois ou à cinq lobes ; molies ; den- 
tées, velues, longues d’un pouce ; les pétioles 
tomenteux , plus courts que les feuilles; deux fti- 
pules ovales, foliacées , denrées , incifées , plus 
courtes que les pétioles. Les Aeurs font folitaires , 
terminales ; le calice à dix découpures, ciriq alter- 
nes plus courtes ; les pétales de la longueur du 
calice ; les femences ovales, hériflées de poils 
gris : les arêtes glabres , fubulées , recourbées en 
crochet. 


Cette plante croît au Japon. % ( Defcripr. ex 
Thunb. ) 


4. BENOITE du Canada. Geum canadenfe. Murr. 


Geurn floribus ereétis ; feminibus hirfutis, ariffa- 
tis, nudis j folits omnibus pinnatis ; pinnis cunei- 
formibus , incifis. Murr. Comm. Gœtt. $. pag. 33. 
tab. 4. B. — Mich. Flor. bor. Amer. 1. pag. 300. 


Geum aleppicum. Jacq. Icon. Rar. 1. tab. 93, & 
Colleét. 1. pag. 88. 


Geum ffidum. Ait. Hort. Kew. 2. pag. 217. — 
Wild. Spec. Plant. 2. pag. 1113. 


Ses tiges fonc rudes, droites, cylindriques , 
médiocrement rameules, anguleufes par la décur- 
rence du pétiole ; les feuilles plus ou moins hérif 
fées & velues , ailées ; les fupérieures à trois fo- 
lioles ovales-lancéolées , rétrécies en coin à leur 
bafe , aiguës , incifées ou lobées, ou profondé- 
ment dentées ; les flipules larges, incifées. Les 
fleurs font folitaires , portées à l'extrémité de longs 
pé loncules droits & roides ; la corolle jaunâtre ; 
les pétales orbiculaires, plus longs que le calice; 
les femences brunes , hériflées ; les arêtes nues, 
terminées en crochet. 


Cette plante croît dans l'Amérique feptentrio- 
nale. On la cultive au Jardin des Plantes de Paris. 


LAW. v.) 


$. B:NOITE des ruifleaux, n°. 3. Geum rivale. 
Lion. — Flor. dan. tab. 722. — Engl. Botan. 
tab. 106. 


Geum nutans, Crantz, Auftr. pag. 70. 


8. Geum (hybridum ) , flore nutante, calice fo- 
liojo , corollam polypetalam excedente. Jacq. Icon. 
Rar. 1. tab. 94, & Mifcell. 2. pag. 33. 


Anemone dodecaphkylla. Krock. Siléf. 2. pag. 235. 
tab. 20. 


Caryophyllata montana , flore pleno, prolifero ; 
folio hedera terreffris. Breyn. Centur. pag. 130. 
tab. Go. 


Caryorhyllata prolifera , flofeulis elegantiffimis. 
Loef. Prufl. 37. tab. G. 
Caryophytllata montana | tertia. Cluf. Hifi. 2. 


pag. 1C4. Icon. 
Caryophytlata 


BEN 


Caryophyllata aquatica , floribus plenis ; magis 
nutantibus, Camer. Epit. 726. 


La variété 8 eft diflinguée par fes fleurs beau- 
coup plus inclinées fur leur pédoncule ; par fes ca- 
lices plus grands que les corolles , ayant leurs di- 
vifions prefque foliacées & dentées. Les pétales 


font plus nombreux , & vont qu=lquefois jufqu'à 
dix ou douze. 


6. BÉNOITE penchée, n°. 4. Geum nutans. 
am. 


7. BÉNOITE des Pyrénées. Geum pyrenaicum. 
Willd. 


Geum floribus nutantibus , petalis calice longiori- 
Bus ; ariffis pilofis , baf tortis. Wilid. Spec. Plant. 
2. pag. 111$. — Ramond, Bull. phil. n°. 42. pag. 
140. tab. 10. fig. 3. 


.Caryophyllus pyrenaica , amplifimo folio & retun- 
diore. Tournef. Inft. R. Herb. 295. 


Cette plante , qui refflemble au geum monta- 
num , en d'ffère par fes arêtes recourb£es. Ses 
racines font brunes , épaiffes , horizontales ; elles 
produifent une tige prefque nue , longue d’envi- 
ron un pied, droite , fimple, velue; les feuil- 
les radicales ailées, pileufes à leurs deux faces ; 
Ls folioles latérales fort petites , inégales , den- 
tées ; la terminale fort ample, arrondie, à quatre 
ou cinq lobes & plus, dentés, obtus; les feuilles 
caulinaires fefiles , à trois lobes cunéiformes à 
leur bafe, incifés, dentés , acuminés ; les ftipules 
oblongues ; profondément dentées. Les fleurs font 
d’un beau-jaune, terminales , pédonculées, incli- 
nées , au nombre d’une , deux ou trcis; les pétales 
ouverts , arrondis, plus grands que le calice ; les 
femences groffes , velues, recourbées, prolon- 
gées en une arête glabre , torfe dans fon milieu, 
caduque à (a partie fupérieure. 


Cette plante croît dans les Hautes-Pyrénées. x 


CP.1.) 


8. BENOITE du mont Atlas. Geum arlanticum. 
Desfont. 


Geum villofum, foliis inferioribus pinnatis ; pin- 
nulé terminali cordaté , maximä ; caule fubunifloro , 
fruélibus hirfutis, ariflis contoniis. Desfont: Flor. 
atlant. 1. pag. 402. 


Elle fe diftingue du geum montanum par fes tiges 
plus élevées, pileufes, hautes d'un pied &r demi ; 
par fes folioles moins nombreufes , plus écartées, 
& furtout par fes arêtes contournées, point bar- 
buses. Les Billes radicales fonc ailées, périolées ; 
les folioles au nombre de trois à cinq , quelquefois 
fept , arrondies ou ovales , crénelées & dentées ; 
Ja terminale très-grande , obrufe, en cœur; les fti- 
pules grandes , ovales , incilées ; les fleurs folitai- 

Botanique, Supplément, Tome I, 


BEN Gir 


res, terminales, jaunes ; les femences velues ; les 
arêtes prefque glabres. 


Cette plante croit fur le mont Atlas, proche 
Tlemfen. # (VW. [.) 

9. BÉNOITE géniculée. Geum geniculatum. 
Mich. 


Geum fubpanictlatim multiflorum , foliis caulinis 


Subfefilibus , tripartitis ; petalis cuneato-obcordatis ; 


arijiis prorsks pubefcentious , medio geniculutis. Mich. 
Flor. boreal. Amer. 1. pag. 300. 


Ses tiges font fimples, divifées, à leur partie fu- 
périeure , en rameaux paniculés, étalés ; les feuil- 
les alrernes; celles des tiges prefque fefiles, à 
trois découpures ; les ftipules prefqu’entières ; les 
fleurs nombreufes ; les pétales rétrécis en coin à 
leur bafe , élargis en cœur à leur fommet ; les fe- 
mences terminées par des arêtes géniculées dans 
leur milieu, pubeéfcentes dans route leur lon- 
gueur. 


Cette plante croît au Canada. (Mick. )} 


10. BÉNOITE radiée. Geum radiatum. Mich. 


Gium hirfutifimum , caule fimplici, foliis radica- 
dibus pinnatis ; imparti ampliffimo , reniformi , ra- 
dianti-nervofo ; caulinis amplexicaulibus , incifo-la- 
ceris ; ariffis glabris, apice fimplici. Mich. Flor. bor. 
Amer. I. pag. 301: 


Plante affez élégante , à tigzs fimples, droites, 
très-hérifléss ; les feuilles radicales ailées, compo- 
fées de petites foliol:s peu nombreu'es ; la ter- 
minale très-ample , en forme de rein, à nervures 
fullanres, divergentes; les feuilles caulinaires fim- 
ples, amplexicaules, incifées $ comme déchique- 
tées à leurs bords. La coroîile eft jaune, plus foncée 
à fa bafe ; les pétales rérrécis en coin à ieur partie 
inférieure , en cœur renverfé à leur fommet; les 
arêtes glabres , fimples à leur fommer. 


Cette planre croit fur les hautes montagnes de 
la Caroline. (Mich.) 


11. BÉNOITE de montagne, n°. 15. Geum mon- 
tanum. Linn. — Lam. Ill. tab. 443. fig. 2. 


12. BÉNOITE rampante , n°. 6. Geum reptans, 
Linn. 


13. BÉNOITE à feuilles de potentille, n°. 8. 
Geum potentilloides. Lam. — Will. Spec. Plant. 2. 
pag: 1116. 

Dryas geoides. Murr. Syft. pag. 481. — Jacq. 
Hort. 3. pag. 38. tab. 68. — Pall. Roil. tab. 11 


Geum Laxmanni. Gærtn. de Fruét. & Sein. 1. 


pag. 352. tab. 74. nr 
Iiti 


6:8 B'ER 


14. Bénoire du Kamtzchatka, n°. 7. Geum 
kamtchaticum. Lam. 


.Dryas anemonoiaes. Pal. Itin. 3. Appeni. n°. 92. 
not. 2. tab. E. fig. 4. 


ant, 2. 


Geum anemonoides. Willden. Spec. 
pag: 1117. 


* Geum (involucratum), folis pinnatis, extimo 
rotundato , crenato ; foribus folio Mvolucratis. Perf, 
Synopf. Plant. 2. pag. 57. 

1 17 . 

Toutes les feuilles font ailées, radicales; la der- 
pière fo!iole arronlie , c'énelée. D: leur centre 
s'élève une himpe nue à fa partie inférisure, t£r- 
mine par cinq fleurs sédonculées , rapprochées 
entè&e , feuillées à l:ur bafe. La coroile eft blan- 
che, plus petire que le caiice. 


Jan; 
aff. ) 


* Geam (mageïilanicum), foliis ninnatis , extimo 
maximo, lohato, irferior'ous mia 


gato. Perf. Synoÿf. Plant. 2. pag. 


Cete plante croit au détroit de Mas 
P 


} 
el 
a été recusiliie par Commerfon. (Herè. Ï 


BÉOLE. Bau. Lam. Ill. tab. 15. Commerfen a 
confacré ce genre au frère de fa femme, Frn- 
çois Beau, curé de Toulon-fur-Arroux , dans Île 
Charolois. Le genre jovellana de la Flore du Pérou 
paroît devoir {e réunir à celui-ci. (Woyez JOVEL- 
LANA, Suppl } 


BER o1 BOR : noms indiens d’une efpèce de 
jujubier (zgigiphus jujuba Wili4.), qui elt le bory 
des Brachiman:s, le perrin-roddali des Malabares. 
C'eit un des arbres fur iefquels on trouve une 
réfine connue fous le nom de gemme-lique , dépo- 
[Se par une efpèce d'infeéta du genre coccus. (Poy. 
JuJusiER, n°. 6.) 


ERARDIA. Vill. (Voyez ARCTIONE.) 


BERBEN 
verveine. 


A : nom languedocien & italien de la 


BERPERIS. (Voyez VINETTIFR.) C’eft le nom 
latin de l’épine-vinette. Les Auglais la nomment 
berkerry ; es Arabes rarah ou mofuk ; ils donnent 
le nom de berberim où amirberim à l'aubépine. 


BERBOUISSET : nom languedocien du fragon 
ordinaire (rufcus aculeatus Linn.). 


BERCE. Heracleum. 


Il n’eft peut-être pas d’un très-grand intérêt de 
fivoir fi le fphondylium de Diofcoride eft la même 
plante que notre berce érancurfine, que Matthiole a 
fait graver pour celle de Diofcoride. Ce que ce 
dernier nous en dit, ainfi que Plina, ne porte 
que fur des propriétés médicales très-douteufes ; 


oo 


B: EI; R 

mais ce qui nous importeroit davantage , ce feroit 
de favoir employer à des ufages économiques une 
plante très-commune fur le bord des bois, à for- 
tout dans les prés. On affure que, coupés près (2 
terre lerfqu’elle eft fur le point de flcurir, elle 
fournit aux vaches un bon fourrage qu'elles ai- 
ment beaucoup. Quelques autres efpèces de berce, 
telles que celle à feuiiles étrottes, celle des Ai- 
pes , font prefque des plantes potagères, furtout 
la première , dont les habitars du Nord m: it 
es tiges vertes après «en avoir enlevé l'écorce, 
ë&z auxquels la décoétion des feuilles tient lieu de 
bière On retire des tiges defféchées après qu'elles 
ont fermenté dans l’eau , de l'alcoo!, & mène en 
plus grande quantité , d’après les expéri-nces de 
MM. Giulio & Giobert, qu'on n'en peut obtenir 
d'un poids égal de vin. On fait encore qu’en Sibé- 
iie les tiges, ratilfées & féchées du foieil, fe cou- 
vrent d’une efflorc fcence fucrée, que l'on recusille 
avec foin, & qui p.ffe pour une friandife crès- 
délicate. Nous nous occupons trop peu de n°5 
plantes indizènes , qu’on a trop long-tems confi- 
dérées uniquement comme plantes médicinales, à 
auxquelles on a fini par préférer les plantés exo- 
qu LS. 


Le petit nombre d’efpèces ajoutées à ce genre 
font , la plupart, des variétés de celles qui étoiert : 
déjà connues : aiüfi 


L'hcracleum amplifolium de Lapeyroufe, Flor. 
pyren., eft la même plante que l’Aeraclenm plary- 
phyllum, Remond, Ined. Toutes deux fe confon- 
dent avec l’heracleum pyrenaicum , Lam. n°. 7. 
Peut-être celle-ci n’eft-elie qu’une variété de l'he- 
racleum alpinum. 


L’heracleum pumilum, Villars, Dauph. 2, pag. 
640, tab. 14, eit la même que l’heracleum mini- 
mum, Lam. n°, 8 


L’heracleum elegans , Jacq. Aufir. pag. 175, fe 
rapproche beaucoup de l'reracleum anguffifolium , 
n°, 2. Ses folioles font pinnatifiles ; les decoupu- 
res diftantes entr’elles, dentées; l'angle intérieur 
ovale; il croit en Autriche. On pourroit y réunir 
l'heracleum flavefcens Willd. ; mais celui-ci a des 
fleurs jaunes , radiées. Jacquin lui a confervé le 
nom d'heracleum anguffifolrum , Flor. Auftr. 2, 
pag. 46, tab. 173. Enfin, l’heracleum anguflifolium 
offre , d'après Jacquin, Auftr. 2, pag. 46, tab. 
174, une varieté reinarquable par les pinnules des 
folioles , très-longues. On trouve dans le catilogue 
du Jardin des Plantes une efpèce de Sibérie , fous 
le nom d’heracleum laciniatum , que je n'ai pas pu 
cbferver. 


Molina cite une efpèce du Chili, qu’il appelle 
heracleum tuberofum ; elle ne diffère, felon lui, de 
l'heracleum fphondylium que par fes racines jaunes, 
compolées de tubercules longs de fix pouces , 
épais de trois , & par fes fleurs radiées, ou dont 


BE KR 


les pétales extérieurs font plus grands. Les feuilles 
font ailées, compofées de fepr folioles. 


M. Ventenat a décrit & figuré l’efpèce fui- 
vante : 


6 9 B-RCE à feuilles d’abfyothe. Heracleum ab- 
Brchit/ol:um. Vent. 


Heracleum incanum, foliis decompofitis ; foliolis 
cuneiformibus, trifidis; corollis fubuniformibus, fruëtu 


villofo. Vent. Choix de Piant. pag. & tab. 7. 


Sphondylium orientale, humilixs , foliis abfin- 
this. Tournef. Coroll. 22. Herb. Vaill. 


Cette efpèce fe rapproche des rordy lium par fon 
fruit prefqu'orbiculaire & un peu renflé à fes 
bords. Toufés fes parties répandeut , lorfqu’elles 
font froiflées , une odeur femblable à celle de l’a- 
pium graveolens. Ses racines font pivotantes, lai- 
teufes & charnues ; fes tiges hautes de deux pieds, 
prefque nues, hériflées de poiis courts : il en fort 
une liqueur qui s'épaifit à l'air, & devient vif- 
queufe ; les feuilles prefque trois fois ailées ; les 
fulioles cunéiformes, à crois lobes courts, li- 
néaires, obtus , hériffés de poils courts. Les om- 
belles font terminales, compolées d'environ vingt 
rayons ; les involucres formés de folioles droites, 

 lancéolées , aiguës, courtes, perfiflantes , très- 
velues ; les corolles blanches; les pétales prefque 
égaux, planes, plus réfléchis à leurs bords, un peu 
échancrés ; les fruits ovales , arrondis, compri- 
més, marqués, fur chaque face, de trois ftries peu 
FT HE ; bériflés de poils blanchatres & cou- 
chés. 


Cette plante croît dans Orient, (ur la route de 
Bagdad ; elle eft cultivée dans le jardin de M. Cels, 
de femences recueillies par MM. Bruguière & 
Olivier. # 


Nous devons encore à Michaux une autre ef- 
pèce, qui eft la 


10. BERCE laineufe. Heracleum lunatum. Mich. 


Heracleum foliorum periolo nervifque fubtùs la- 
naro-vilofifimis ; foliis erifoliaris ; foliolis omribus 
pesiolatis , amplis, fubroturdo.cordatis, fuëralmato- 
lobatis ; fruëtibus orbicularis. Mich. Flor. boreal. 
Amer. I. pag. 166. 


Les viges font garnies de feuilles aitern:s, ai- 
lées , à crois grandes divifions ; toutes les folioles 
pédicellées, amples, arrondies , en cœur, lsbées, 
prefque palmées ; léurs nervures en defflous , ainfi 
que les pétioles couverts d’un duvet lanugineux 


très épais. Les fruits font orbiculaires. à 


Cette plante croît au Canada, 

Gærtner a rétabli pour ce genre le nom ancien 
de fphondylium ; il a figuré les fruits de l'heracleum 
panaces , tab. 11. ( Voyez aulirtes Zlluffr, tab, 200, 


BER 619 


. fig. 2. La ficure 1 repréfente l’herucle.m fphordy- 
Lun, in° 1) 


BERCEAU DE LA VIERGE : nom vulgaire de 
la clématite odorante. 


BERCKHEYA. Willd. (Voy. RoHriA, Suppl.) 
C'eft l'agriphyllum (Juf.), l'apuleia de Gærtner. 


BÉRÉLIE.-Les habitans de l'ile de Ceilan don- 
nent ce nom à une plante dont Gærtner a décrit le 
fruit, & dont il a fait un genre fous la dénomina- 
uon de carÿobolis. ( Voyez ce mot, Suppl.) 


BERENDAROS : nom arabe du bafilic des jar- 
dins {ocymum bafilicum Linn.), fuivart Dalechamp. 
Dans la Flore d’ Arabie de Forskhall , il eft nommé 
hebach & rihan. 


BERGAMOTTIER , efpèce d'oranger , dont 
le fruit eft plus petit qu'une orange ordinaire, d'un 
goût très-fuave, qui lui eft particulier. Le pértiole 
de la feuille eft marqué en deffous d'une ligne 
blanche, 


BERGERA de Koœnig. Bergera Kænigii, Linn. 


Bergera foliis alternis , impari-pinnatis ; floribus 
corymbo-racemofis , terminalibus. (N. 


a] 
Berpgera 


Kœnïgii. Linn. Mantiff. 563. — Roxb. 
Corom. 2. 


pag. 9. tab. 112. \ 


Papaya filvefris. ? Rumph. Amb. 1. pag. 149. 
tâb. 53. fig. 1. 


G:nre de plantes dicotylédones, à fleurs com- 
plètes, polypétalées , de la famille des orarigers, 
qui à de grands rapports avec les murraya, & qui 
coinprend des arbres exotiqu£s à l’Europe, à feuil- 
les aiternes , aîlées avec impaire ; les fleurs termi- 
nales , en grappes réunies en corymbe. 


Le caractère effentiel de ce genre eft d’avoir : 


Un calice fort petit, perfiffant , à cinq découpures ; 
cinq. pétales ouverts ; dix étamines, cing alternes plus 
courtes ; un ffigmate turbiné , cannelé cranfverfilement; 
une baie globuleufe, à de:x femences. 


CARACTÈRE GÉNÉRIQUE. 


Chaque fleur cffre : 
1°, Un culice d’une feule pièce, fort petit, per- 
fiftant, à cinq découpures courtes , aiguës, étalées, 
2°. Une corolle à cinq pétales très-ouverts, ob- 
longs , un peu obtus. 
3°. Dix étamines ; cinq filamens alternes , plus 
courts que les autres, foutenant des anthères ar- 
| rondies. 
4, Un ovarre libre ; un pen arrondi, furmonté 
Eiri2 


620 BER 


d un fyle filiforme , en maflue à fon fommet à 
fÉTMIDÉ par un fligmate luifane, turbiné, à canne- 
lures tranfverfales. 


Le fruit confifle en une baie 
accompagnée à fa 
une feule loge, 


prefque globu'eufe, 
bafe par le calice perfiftant, à 
contenant deux femences. 


C'eft un grand arbre des Indes , qui fuprorte 
Une cime touffue. Son écorce reflemble à celle da 
Paule, Ses feuilles font alternes, pétiolées , ailées 
Avec Une impaire , compofées de folioles alternes, 
pédicellées, ovales-lancéolées , prefque rhomboi- 
dales , glebres à leurs deux faces plus étroites à 
un d: leurs côtés , légérement dentées à l'autre. 
Les fleurs font pédicellées, difpofées en corymbes 
térmIDaux , compolés de ramifications fimples, en 
Brappes droites , étalées, plus courtes que les 
feuilies ; les pédiceiles courts, cylindriques, gar- 
nis de braétées lancéolées, perfiitantes; d'autres 
à leur bafe, petites, folitaires , caduques , appli- 
quées contre les pédicelles. 


Cette plante croît dans les Indes orientales. 


. Offervetions. La figure de Rumphe, que je n’ai 
citée que fur l'autorité de Willdenow , quoiqu’eile 
patsife repiéfenter affez bien le port de cet ar- 

re, offre, dans la defcription qu'en donne cet 
auteur , des caraétères qui ne peuvent convenir au 
bergera ; & qui font très-remarguabies. Le tronc, 
anfi que les rameaux , eft divifé par articula- 
Uons fi fufcepribles de fe cafer net, que l’on 
n'ofe y monter, Les fruits font de petites baies de 
la grofieur d'un grain de riz, trorquées, & cou- 
rennées à leur fommet par cinq flamens réfléchis, 
diviféss intérieurement en cinq loges. Si cette 
p'ante Convenoir au bergera , il faudroit encore y 
ajouter, peut-être comme efpèce , la figure 2 de 
la même planche. 


BERGIA. (Voyez BERGIE.) Le bergia capenfis, 
n°. 1,eft le bergia verticillata, Willd. Spec. Plant. 
2. pag. 770. — Vahl, Symbol. 2. pag. so. — Le 
pola-tsjtra, Rheed, Malab. 9. pag. 153. tab. 78. 
— Le ergia aquatica, Roxb. Corom. 2. pag. 22. 
tab. 142. 


BERGKIAS. Sonnerat, dans fon Voyage à La 
Nouvelle-Guinée, défigne fous ce nom un arbufte 
de Manille , que l’on y connoît fous celui de 
grand padacaqui, & qui, tranfporté au Cap de 
Bonne-Efpérance, y eft nommé caquepire fauvage. 
C'eft a garderia. ( Voyez GARDÈNE verticillé , 
Nos 


BÉRINGÈNE. C’eft le foanum melongena Linn. 
€ Voyez MoRELLE, n°. 43.) A Saint-Domingue 
& dans les Antilles, on connoît fous ce nom la 
mélongène, dont Defportes cite deux efpèces ou 
variétés , l’une à fruits jaunes, & l’autre à fruits 
violers ; elle eft auf appelée bréhème, Le nom ds 


BER 


béringère parcît originaire des provinces de France 
qui avoifinent les Pyrénées, & dans lefquelles 
cette plante eft encore nommée vulgairement ve- 
rergena. Les Créoles font fiiands de ce fruit, 
qu'ils fendent & mettent fur le gril après avoir 
mélangé la chair avec de Ja mie de pain, du 
beurre, du piment & beaucoup d'épices. 


BERLE. Sium & fifon. Linn. Les caraétères qui 
diftinguoient les ffum des fif>n de Linné étoien: fi 
foibles, que M. de Lamarck a cru devoir réunir 
ces deux genres , le premier ayant des pétiles en 
cœur au fommet , le fecond les ayanc lincéoiss, 
& les femences ordinairement plus ovales, un peu 
moins alongées. D'ailleurs , Le port , dans les ef- 
pèces, n’eft point uniforme. Les unes ont 1 urs 
tiges droites, d’autres rampartes#Mies folioles 
très-grandes ou étroites, courtes ou alon?éss, 
lancéolées ou capillaires, verticillées, &c. Les 
fleurs font blanches , les colierertes comyoiées 
de quatre à dix folioles ; les rayons des ombelles 
ordinairement en petit nombre , & fouvent laté- 
raux. 


On trouve dans les Z/uffrations , tab. 197, 63.1, 
le fum larifolium, & fig. 2, flum fifarum. Se'ou 
Willdencw , le fum fitifolium Thunb. eft la même 
p'ante que le couium tenuifolium Vahl. 


Le fium latifolium, n°. 1, eft le coriandrum lu- 
cifolium Crantz , Aultr. pag. 212. Il eft à remar- 
quer qu'il arrive aflez fréquemment que les pre- 
mières feuiles de cette plante fe préfentent fous 
une forme très-irrégulière , étant très-larges » crif- 
pées , déchiquerées , incifées ou plufieurs fois ai- 
lées. J'en ai fouvent trouvé de iemblables à la 
Garre , aux environs de Paris. 


Le fum anguft:folium , n°. 1, eft l’apium fium de 
Crantz, Auttr. pag. 215. — Sium ereélum , Hudf. 
Angl. edit. 1. paz. 103. — Sium nodifiorum , Flor. 
dan. tab. 247. Non Linn. — Sium berula, Gouan, 
Flor. monfp. 218. 


M. Decandolle cite dans la Flore françaïfe, 
vol, 4, pag. 300 , une variété du fum nodiflorum , 
n°. 3, qu'il appelle ffum nanum ; elle s'élève à 
peine à la hauteur de quatre pouces. 


Le fium fulcaria, n°. 9, Desfont. Flor. atlant. 
1, pag. 255; Gærtn. de Fruét. & Sem. 1, pag. 104, 
tab. 23, eft la mêmz plante que le fefeli falcaria 
Crantz, Auftr. pag. 208. — Scopol. Carn. edit. 2. 
n°13154 


Il faut à ces obfervations ajouter les efpèces 
fuivantes : 
LA 


16. BERLE rampante. Sium repens. Linn. f. 


Sium caule repente; foliolis te , dentato- 
angulatis. Linn. Suppl. pag. 181. — Jacq. Auftr. 3. 
pag. 34. tab. 260, — Hoult, Synopf, 158. 


BER 


Sium (r£pens 8 ochreatum }, caule ramofo , fo- 
dis fublanceolatis, involucro diphyllo. Decand. Flor. 
franç. 4. pag. 300. 


Ses tiges font foibles, glabres, herbacées, cou- 
chées & traçantes; elles pouffent , au deffous des 
pœuds d’où partent les feuilles, des touffes de 
racines capillaires. Les feuilles font longuement 
pétiolées , compofées d'environ quatre paires de 
folioles petites, oppolées , pretque felñles, min- 
ces , arrondies, incifées, dentées ou lobées ; 
limpaire ordinairement à trois lobes. Les ombel- 
les font oppofées aux feuilles , compofézs de cing 
à fix rayons inégiux, placés à l'extrémité d'un 
pédoncule prefqu'auth long que les feutlies 3 à la 
bafe des rayons , une collerette à quatre ou fix 
folioles ovales , renverfées. Le fruit eit ovalz:, un 
peu arrondi, ftrié, comprimé. 


La variété 8, trouvée aux Brotteaux près de 
Lyon, tient prefque le milieu entre cetre efpèce 
& le ffum nodiflorum. Peut-être doit-elle former 
une éfpèce ditiréte, « Elle a la tige ramzante, 


dirt M. Decandolle ; les ombelles pédonculées, & | 


la foliole terminale à erois lobes ; inais, d'un autre 
côté , elle {e rapproche du fm nodiflorum par fes 
folioles prefque lancéolées; par la dilatation mem- 
braneuf qui fe forme à la bafe des pétioles ; par 
Ja confiftince de fes feuilles; enfin, par fa coile- 
rette, qui n'eft qu’à deux folioles, & qui manque 
quelque fois. » 


Cette plante (var. æ) croît fur le bord des 
étangs , dans les li ux tourbeux, inondés, dans la 
Bohême , fur les rives du Danube en Autriche, 
aux environs de Paris, &c. x (#7, v.) 


17. BERLE couchée. S'um decumbens. Thunb. 


Sium foliis bipinnatis, fodiolis trifidis, caule de- 
cumbente. Willden. Spec. Plant. 1. pag. 1435. — 
Lhunb. Flor. jap. pag. 115. 


Petire plante, dont la tigz eft couchée ou ren- 
verfée par terre; les feuilles radicales glabres, 
longuement pétiolées , deux fois ailées , compo- 
fées de folioles trifides. Les ombelles font terini- 
nales , prefque finples; les femences ovales, ob- 
tufes , glabres, ftriées, furmontées par les ftyles 
perfiftans. 


Cette plante croit au Japon. ( TAunb.) 


18. BERLE du Japon. Sium japoricum. Thunb. 


Sium foliis pinnatis, foliolis incifis, umbellis 
serminalibus. Thunb. Flor. jap. pag. 118. 


Ses tiges font droites , flexueufes, rameufes à 
leur partie fupérieure , garnies de feuilles gla- 
bres, ailées ; l'inférieure très-grande ; les pinnules 
irrégulières, oblongues , ovales, étalées, entières 
ouincifées; les fupérieures beaucoup p.us petites; 


BER 621 


Ï les foliotes lancéolées, très-entières. Les rameaux 
fe terminencr par des ombelles compofess. 
1 


Cette plante croit au Japon. ( Thunb. ) 


19. BERLE linéaire. Sium lineare. Mich. 


Sium foliis pinnatis, foliclis fulanceolcto-lirea- 
ribus , radiis brevibus. Mich. Flor. boreal. Amer. 1. 
pag. 167. ? 


Cette plante fe rapproche de la berle de Vir- 
ginie, n°. 8. Ses tiges fonc droites ; fes feuilles 
ailées:, compofées de folioles alongées , preique 
lancéclées , linéaires, iégérement dentéss en fcie 
à leurs bords; les denteiures diftantes; les rayons 

i des ombelles très-courts; la collerette univerfelle 
peu garnie ; celle des ombeiles partielles compo- 
iée de foliotes lineaires , plus nombreufes. 


Cette plante croit à la Caroline , dans les lieux 
humides. ( Mick.) 


20. BERLE intermédiaire. Sium intermedium. 
D:scand, 


Sium caule procumiente, gracili ; foliolis profurdè 
cripartitis , fubverticillatis. Decand. Synopf. Plant. 
gall. pag. 3c8. n°. 3453. 

Sifon ver:icillato - inundatum. Thore, Chlore. 
Land. 101, & Journ. botan. 1. pag. 193. tab. 7. 
figl1, 82 


| Cette efpèce a le port de la berle inondée, & 
fe rapproche , par fes carsétères, de la berle ver- 
ticiliée. Sa racine eft compofée de plufeurs fibres 
prefque fimples. De petites bulbes font placées au 
deffous du point où chaque tige produit des ra- 
cines. La tige eft grêle, foibls , couchée ou ap- 
puyée fur les plantes voifines , herbacée,, longue 
de trois à neuf pouces, glabre , une ou rarement 
deux fois bifurquée ; les feuilles radicales prefque 
auf longues que la tige ; leur pétiole nu fur les 
uois quarts de fa longueur, portant, vers fon 
fommer, huit ou dix paires de petites folioles 
oppofées , la plupart profondément divifées en 
trois lobes liiéaires, de forte qu'elles paroifle:t 
un peu verticiliées; les feuilles caulinairés en peti 
nombre, beaucoup plus courtes ; l'ombelle 26ns- 
rale à quatre ou fix rayons un peu inégaux ; {a col- 
lérette compofée de quatre ou fix folioles lincéo- 
lées, affez courtes; les collerettes partielles à cinq 
folioles ; les fleurs blanches, affez feimblables à 
celles de la berle inondée ; les pétales en cœur, 
courbés à leur fommet. 


Cette plante croit fur le bord des mares her- 
beues , à demi couvertes d’eau; elle a été trouvée 
aux environs de Dax par M. Thore. © ? ( Décaxd. 
& Thore.) 


Nota. La BERLE inondée , n°. 13, eft l’Aydroce- 
‘ ryle inundatum Smith, Flor. brit. 1. pag. 414. — 


6: BEK 


Engl: bot. tab. 395: Quelquefuis toutes fes feuilles 
font capillaires ; elles apparcicnaent alors à la va- 
riété p, forts omnibus capillaceis, caule fubereilo. 
Schumèch , Zeeland. r. pag. co. 


t2 


Ce 


21. BERLE naine. Sium pufillum. 


Sium (fifon pufillum), annuum, foliis biterna- 
tin multipartitis | umbellulis tri quinquefloris , frac- 
cièus fcaberulis. Michaux, Flor. boreal, Amer. 1. 
pig. 165. 


Cette plante fe rapproche beaucoup du daucus 
divaricatus de Waither ; elle feroit peut-être mieux 
placée parimi les ammi que parmi les fum , à caufe 
ue fes fruits légétemeut hériffés. Ses viges font 
courtes ; fes feuilies deux fois ternées; les folioles 
à plufisurs découpures ; l£s ombeliules compofées 
de trois à cinq fleurs ; les truits ovaes, ftriés , un 
peu rudes. , 


Cette plante croît à la Caroline , dans les fols 
fablonneux. © ( F.f.) 


22. BEREE trifoliée. Sium trifoliarum. 


Sium (fifontrifoliatum), foliis omnibus trifo- 
diatis , foliolis dentatis ; inferioribus: ovalibus, 2-3 
dobis , fuperioribus ovali-lanceolatis ; umbell& rermi- 
mali, folitariä , promifsè pedunculatä ; fruttibus fub- 
roëndis. Mich. Flor. boreal. Amer. 1. pag. 168. 


Toutes fes feuilles, d’après Michaux, font 
compofées de trois folioles dentées à leurs bords ; 
les inféri-ures ovales , à deux ou trois lobes; les 
fupitisures ovales-lancéolees. L’ombeile eft foii- 
taire, terminale , longuement pédoncuiée ; les 
fruits mediocreiment arrondis. 


Cette plante croit dans la Haute - Caroline. 
CMch..) 


23. BEnLE bordée. Sium marginatum. 


£ium (filon marginatum), fo/iis pinnatis , fupe- 
rioribus quinatis ; foliolis omnibus fe{filihus , lanceo- 
latis , integerrimis, albido-marginatis ; Envolucro 
involucelifque nullis Mich. Flor. boreal. Amer. 1. 
pag. 169. 

Ses riges font garnies de feuilles ailées ; les fu- 
périenres campoiees de cinq folles, routes fef- 
tiles , hincéolées , très-entieres , entourées d'un re- 
bord blanchatre. Les ombelles & ombellules font 
dépourvues de coilererte. 


Cette plante croît dans la Caroline , aux lieux 
humides. (Mich.) 


* Sium (filon bu'bofum) , pufillum , radice glo- 
bafo-bulkofa; caule debili, fimplciffimo, diphyllo, 
folud unirarulato ; folio laterali tripartito , purtio- 
nibus fubpinnatis ; pérnulis divifis, terminal Jubbi- 
ternato ; umbellulis cerminatibus, foliiô tribus ,tri- 
gatngueflorts. Mich. Flor. bor. Amer. 1. pag. 169. 


6 
eq 


BER 


Le genre de cetre plante eft un peu douteux , 
fes fruits n'ayant pas été obfervés dans isur matu- 
rité ; ellz paroït néanmoins avoir de l’affinité avec 
le fium inundetum. Ses tiges font droites, hautes 
de tois à cinq pouces, portées fur une buibe 
écailleufe à fon fommer. Cette tige ne produit 
qu'une fruille vers fon milieu , avec un rameau 
de fleurs ; eile ett terminée par une feuille fele. 
Il orc de la gaine deux, que'quefois crois pédon- 
cules , terminés par une ombelle préfque fefile, 
à trois où cinq fleurs; la coilerette à folioles peu 
nombreutes, Le calice eft entier; les pétales blancs, 
ovales; les éramines plus longues que la corolle; 
les anthères d’un pourpre-foncé ; l’ovaire com- 
piimé, turbiné, firié ; les ftyles alongés. 

Cette plante croit prefque dans la région des 


neiges , fur les roches élevees , proche Knoxville, 
dans l'Amérique feptentrionale. ( Mick.) 


* Efpices moins connues. 


* Sium (grandiflorum ) , fodits bipinnatis ; 
l'olis fubrotundis , incifo-dentutis. Thunb. Proûr. 


fo. 

* Siam (paniculatum), foliis bipinnatis ; fo- 
liolis lineartbus , incifo-pinnatifidis. Thunb. Prodr. 
Qt 

* Sium (patulum)}, foliis bipinnatis, foliolis tri- 
fidis, ramis diffufis. Thunb. Proër. sr. 


* Sium (afperum), folüs tripinnatis , pedunculis 
pedice!lifque feabris. Thunb. Prodr. $1. 

* Sium (hifpidum), fois cripinnatis, petiolis 
pedunculifque fcabris. Thunb. Prodr. s1. 

* Sium (villofum), folirs tripinnatifidis ; laci- 
niis ovatis , incifo-ferraris , villofss. Thunb. Prodr. 
re 


Toutes ces plantes croiffent au Cap de Bonne- 
Efpérance, 


* Sium (lancifolium), filiis pinnatis; foliolis lan- 
ccolatis , aqualibus ; umbellis terminalibus. Schranck, 
Flor. bavar. 1. pag. 556: 


* Sium ( cicutæfolium)}), foléis pinnaris, foliolis 
lineari-lanceolutis , ramers ferratis , umbetlis termi- 
nalious. Gel. Flor. Sibir. 1. pag. 201. tab. 47. 

* Sium (fuave}), foliis radicelibus Bipinratis, 
lirearibus ; caulinis pinnatis ; pinnis ldnceolat:s, 
ac ferrutis. Walcher. Flor. carol. 115. 


* Sium (fifon crinitum}, fo/is omnibus tripin- 
natis , capildaribus ; involucris decomsofiro feracers. 
> P 3 d: 


Pall. Aét. Petrop. 1779. 2. pag. 250. tab. 7. 


Cette efpèce paroît avoir des rapports avec 
notre ammi divaricatus Suppl. , Gu du moins appar- 
tenir au même genre par fes collerettes à folioles 
deux fois aiées, Elle croit dans la Sibérie, 


BER 


* Sium (fifon fivaticum), fois redicalibus 

\ . . 65 . . . . 
dongè peticlatis, decompofiis ; foliolis tripartitis ; 
dacinës cuneatis , incifis ; caule jubaphyllo. Broter. 


Phytogr. Luft. n°. 13. 1 Lufitanie umbrofis. 
BERMUDIENNE. Sifyrinchium. Les filamens 


des étamines, connivens dans toute leur longueur, 
& préfentant un tube alongé , forment le princi- 
pal caraétère de ce genre. Dans les ferraria & au- 
tres genres Voifins , ces filamens ne font conni- 
vens qu'à leur partie inférieure ; ils font libres 
dans les morées, les ixies, &c. 


Des trois efpèces décrites par M. de Lamarck, 
la première eft gravée dans les [/uffrations , tab. 
569, & dans Gærtner, de Fruét. & Sem. 1,D. 32, 
tab. 11, fig. ÿ. C’eft la même que le ffyrinchium 
anceps Cavan. Diff. 6, pag. 245, tab. 100, fig. 2. 
La troifième appartient aux morea , & a été de 
nouveau mentionnée au genre MORÉE, n°. 3. 
C'eft la même plante que le ffyrinchium larifilium 
Swarez. Il faut à ces efpèces ajouter les fuivantes : 


3. BERMUDIENNE élégante. Sifyrinchium ele- 
gans. Willd. 


Sifyrinchium fcapo tereti, unifloro, fimplici; fclio 
radical: , linear! , acuminato | breviore; petalis ob- 
dongis, acuris. Willd. Spec. Piant. 3. pag. ÿ77. 


Morea (elegans), feapo tereti ; folio unico , Li- 
nearl, er iformi à procumberte feapum Jurerante ; 
petalis omntbus eglandulofis ; fligmatibus bifidis. Jacq. 
Hort. Schoenbr. 1. pag. 6. tab. 12. 


De fes racines s’élève une hampe fimple, cylin- 
drique , très-clabre, couverte, dans toute fa lon- 
gueur, d'écailes oblongues, alternes , acuminées, 
en forme de fpathe. Il n’exifte qu’une feule feuille 
radicale , plus longue que la himpe , glabre, li- 
néaire , enfiforme , couchée. La hampe fe termine 
par une fleur folitaire , afez grande. La corolleeft 
jaune en dehors, depcurvue de glandes ; les pé- 
tales linéaires, oblongs , aigus; les trois extérieurs 
marqués dans leur milieu, en dedans , d’une grande 
tache verdârre ; les fligmates bifdes. 


Cette plante croît au Cap de Bonne - Efcé- 
france. # 


4. BERMUDIENNE à grandes fleurs. S'fyrinchium 
grandiflorum, Cavan. 


Sifyrinchium radice bulbofä ; fcapo tereti, fimplici; 
fpatha frhtriford; petalis obovatis, obrufis; foliis Lan- 
ceolatis , plisatis. Willd. Spec.sPlant. 3. pag. 578. 
— Cavan. Diflert. 6. pag. 346. tab. 192. fig. 2, 


Ses racines font bulbeufes : il s’en élève une 
hampe droite ; fimole ; cylindrique , feuillée ; les 
feuilles de la hampe lancéolées, rétrécies à leurs 
deux extrémités , pliffées , ftriées. La fpathe donne 
naiflauce à deux ou trois fleurs terminales, grandes, 


BE KR 623 


de couleur jaure. La corolle eft large d'un pouce 
& demi; les pétales en ovaie renverfe , très 
cbtus. 


Cette plante croît au Pérou. # 
ç. BERMUD:ENNE des collines. Sifyrinchiume 
colfinum. Cavan. 


Sifyrinchium feapo terei, fubramofo , Folio cau- 
lino lineari, acuminato breviore ;, peralis obdargis , 
acutis. Willd. Spèc. Plant. 3. pag. 578. — Cavans 

(TE £ c 246 
Differt. 6. pag. 346. 

Morez (coliina), fcapo tereti ,, folio dependente, 
lacinits corolla fubeczalisus. Thunb. Difi. de mo- 
reâ, pag. 11. n°.13, & Prodr. 11. — Jacq. icon; 
Rar, 2. tab. 226. 


Cette efpèce a de très-grands rapports avee là 
bermudienne elégante; elle en difere par fes ham- 
pes plus élevées, terminées ordinairemen: par trois 
fleurs ; une feuie fleur à l'extrémité de chaque ra- 
meau ; la feuille point couchée , mais feulemene 
renverfée ; la coroile plus grande , rougsatre où 
jaurâtre , fans tache. 


Cette plante croît fur les collines, au Cap dé 
Bonne-Ffperance. % 


6. BERMUDIENNE mucronée. S'fyrirchium mu- 
cronatum. Mich. 


Sifyrinchium foliis angrfiiffireis ; fe:pis feraceis, 
fimphicifimis; glamä rerminait, unica, tvalvt, co 
loratdà ; valva exterioris mucrone rééts , jloribus lon- 


giore. Mich. Flor. boreal. Amer. 2. pag. 53. 


Cette plante paroit différer très-peu de la ber- 
mudienne graminée. On l'en difiingue par la valve 
extérieure de la fparhe, prolongée en une longue 
pointe droite , plus longue que les fleurs. Les teuxi 
les font très-étroites ; les hampes féracées , très- 
fimples ; les fleurs couleur d’améthyîte, ainfi que la 
bafe des feuilles & la fpathe. La figure de Plukener, 
tab. 61, fig. 1 , rapportée au ffyrinchium grami- 
neum Lam.,me paroit convenir davantage à cette 
efpèce. M. Bofc m'a communiqué une piante de 
ja Caroline , qui a de très-grands rapports avec 
celle de Michaux; mais les valves de la fpathe 
font prefqu’égales ; les fleurs forc perites. Elle 
reffenible parfaitement à la figure de Plukener, 
excepté les valves. 


Cette plante croît dans la Penfivanie. 


7. BERMUDIENNE à petites fleurs. Sifyrinchium 
micranthum. Cavan. 


Sifyrinchium fcapo ancipiti, ramof{o , foliofo ; fpa- 
thä fubrriflorä , inequali, floribus fubaquali ; peralis 
lincaribus , acuminatis ; foliis gramineis, canalicu- 

| huis. Wailld® Spec. Plant. 3: pag. 577. — Cavan, 
‘ Differt. 6. pag. 345. tab. 196. fig. 2. 


624 BER 


Petite plante à peine haute de deux pouces. 
Ses h:mpes font ailees , rameufes x feuillées ; fes 
feuilles graminiformes, linéaires, canaliculees , 
acuminées À leur fommet ; la fpathe à deux valves 
inégales, d’où fortent deux ou trois fleurs à peine 
aufh longues que les valves ; la corolle extréme- 
ment petite ; les pétales linéaires, acuminés. 


Cette plante croît au Pérou. # 


8. BERMUDIENNE roulée. Sifyrinchium convo- 
dutum. 


Sifyrinchium feapo fubfimplici, compreffo ; foliis 
lineari-enfiformibus ; Jpathä terminali, mulufiorä ; 
valvis inaqualibus ; petalis lato-ovatis , convolutis. 


CN.) 


Ses hampes font foibles , planes, friées, ordi- 
pairement fimples, peu feuillées dans leur lon- 
gueur , garnies à leur bafe de feuilles courtes, 
nombreuies, étroites , enfiformes, linéaires , ai- 
guës ; les caulinaires de même ferme. La hampe 
eft terminée par une fpathe oblongue, à deux 
valves aiguës, inégales ; elles renferment de deux 
à quatre ou cinq fl:uis jaunes , allez grandes; les 
pétales très-minces , laiges, prefqu'ovales, fou- 
vent roulés fur eux-mêmes ; les filamens libres à 
leur fommet; les anthères oblongues , fagitrées ; 
les capfules ovales. 


Cette plante croit au Cap de Bonne-Efpérance; 
elle eft cultivée au Jardin des Plantes de Paris. 2 
CPV) 


9. BERMUDIENNE à réfeau. Sifyrinchium ffria- 
sur. Smith. 


Sifyrinchium feapo ancipiti , foliofo ; floribus fpi- 
catis ; petalis Jubrorundo-ovaris, acutis ; foliis l'neari- 
enfiformibus, Willden. Spec. Plant. 3. pag. 580. — 
Suath, Icon. piét. 1. pag. & tab. 9. 


Sifyrinchium (fpicatum) , caule compreffo ; fpa- 
this muliifioris , .alternis , in fpicam adproximatis. 
Cävan. Icon. Rar. 2. pag. 2. tab. 104. 


Moraa (fetrata), fcapo tereti, foliis enfiformi- 
bus, racemo ercéto , floribus ageregatis. Jacq. Hort. 
Schoenbr. 1. pag. € tab. 11. (Secundèn Wild.) 

Cetre belle efpèce s'élève à la hauteur d’un à 
deux pieds. Ses tiges font fimples ou rameufes, 
comprimées , membraneufes à leurs bords, un 


ee ms 


peu cylindriques à leur partie fuperieure , feuil- : 


liées dans toute leur longueur; les feuilles droites, 
larges , pliés en deux, enfiformes, aiguës. Les 
fleurs font difpofées , à la partie fupéricure des 
tiges , en un long épi aroit , ramaflées par paquets 
alceynes dans l’aifleile d’une feutile très-ouverte, 
ovale, concave , plus ou moins acuminée , en 
forme de {pathe ; les fpaihes propres, bivalves, 
{carieutes. La corolle eft grande, bleuätre ; les 
pétales ovales, un peu cunciformes à leur baie, 


BER 


traverfés par des ftries un peu jaunâtres avec d’au- 
tres en réfeau ; les capfules prefque globuleufes. 


Cett2 plante croît au Mexique. On la cultive 
au Jardin des Plantes de Paris. (W. v.) 


BERTHOLLETIA élevé. Bertholletia excelfa. 
Humb. & Bonpl. 


Bertholletia foliis maximis , alternis , integerri= 
mis, oolongis; fruétu maximo, fpherico.(N.) Humb. 
& Bonpl. Plant. equin. pag. 122. tab. 36. 


Très-bel atbre, élevé de plus de cent pieds , (ur 
untronc droit, cylindrique, de plus de deux pieds 
de diamètre , divifé en rameaux alternes, éralés, 
recourbés vzrs la terre à leur fommet , garnis de 
feuilles alternes, médiocrement pétiolées, oblon- 
gues , coriaces , longues de deux pieds , fur cinq 
à fix pouces de large, d'un beau vert, à fries 
cranfverfales , parallèles ; ramifiées en réfeau vers 
le bord des feuilles. Les flsurs n’ont point été 
oblervées. 


Le fruit eft un drupe fphérique, de la groffeur 
d'une tête humaine, divifé intérisurement en qua- 
tre loges, contenant chacune plufieurs noix; l'en- 
veloppe extérieure raboteufe , fillonnée , recou- 
verte d’un brou de couleur verte, uni, luifant- 
Chaque loge contient fix ou huit noix tubercu- 
lées , inégalement triangulaires, attachées par leur 
extrémité inférieure à une cloifon centrale ; les 
femences oblongues, prefque triangulaires , de la 
même nature que les amandes ordinaires , trèt- 
bonnes à manger quand elles font fraiches , très- 
fufceptibles de fe rancir par la quantité d’huile 
qu’elles contiennent : elles n’offrent aucune appa- 
rence de plumule. 


Les Portugais du Para font depuis long-tems un 
très-grand commerce avec les fruits de cet arbre, 
que les naturels nomment iuvia, à l-s Efpagnols 
fruits almendron ; ils en portent des cargaifons à la 
Guiane françaife , en envoient à Lisbonne & en 
Angleterre. Les amandes fourniflent une très- 
grande quantité d'huile bonne à brûler « Nous 
avons été très-heureux, die M. Bonpland, M. Hum- 
boldt & moi, de trouver de ces amandes dans no- 
tre voyage fur l'Orénoque. Il y avoit trois mois 
que nous ne vivions que de mauvais chocolat, de 
riz cuit dans l’eau, toujours fans beurre & fouvent 
fans [el , lorfaue nous nous procurâmes une #rande 
quautité de fruits frais du bertholleriu. C'évoir dans 
12 courant de juin. Les indiens venoient d’en faire 
la récoire. Ces amandes font d’un goût exquis , 
furcout quand elles font fraiches. » 


Cet arbre eft originaire du Bréfil ; il fe trouve 
auffi dans l Amériaue efpagnole , formant des fo- 
rêts fur les boris de l'Orénoque. D 


BERTIÈLRE. Bertiera Genre de plantes dicoty- 


 Jédonss, à fleurs complètes, monopétalées : de la 


famille 


BER 
famille des rubiacées, qui a des rapperts avec les 
macrocnemum, & qui comprend des arbuftes exo- 
tiques à Far à , dont les feuilles font entières, 


oppofées ; les fleurs difpofées en grappes termi- 
nales, munies de petites bractées. 


Le caraétère effentiel de ce genre eft d’avoir : 


Un calice à cinq dents ; une corolle tubuleufe , velue 
à fon orifice ; le ffigmate à deux lames ; une baie cou- 
ronnée, à deux loges, à côtes faillantes ; plufieurs 
Jemences. 


CARACTÈRE GÉNÉRIQUE. 


Chaque fleur offre : 


1°. Un calice d’une feule pièce , turbiné , à cinq 
dents. 


2°. Une corolle monopétale , tubuleufe ; le tube 
un peu court, velu à fon orifice ; le limbe à cinq 
découpures ouvertes, ovales, aiguës, perfiftantes. 


3°. Cinq étamines ; les filamens très-courts , in- 
férés au deffous de l’orifice du tube , terminés par 
des anthères droites , linéaires. 


4°. Un ovaire adhérent , arrondi , furmonté 
d'une glande ; le ftyle filiforme ; le fligmate à deux 
lames. 


Le fruit eft uné baie globuleufe, couronnée par 
les dents du calice, fouvent à côtes faillantes, à 
deux loges polyfpermes. 


Les femences arrondies, plufieurs dans chaque 
loge , attachées à la cloifon, 


EsPrÈCESs. 


1. BERTIÈRE de la Guiane. Bertiera guianenfis. 
Aubl. 


Bertiera foliis ovato-oblongis, acuminatis, fubràs 
zomentofis ; ffipulis acutis ; ramis paniculifque villo- 
fis. (N.) Lam. Il. tab. 165. fig. 1.— Vahl, Symb. 
3. pag- 33: — Aubl. Guian. 1. pag. 180. tab. Go. 


Arbriffeau dont les tiges fe divifent en rameaux 
oppofés, cylindriques , velus, garnis de feuilles 
médiocrement pétiolées , oppolées , un peu élar- 
gies , ovales , oblongues, acuminées, tomenteufes 
en deffous, très-entières ; les nervures fimples, la- 
térales , alternes ; les ftipules petites , ovales, très- 
aiguës. Les fleurs font blanches, petites , difpo- 
fées , à l'extrémité de chaque rameau , en grappes 
à peine ramifiées, velues, munies de petites brac- 
tées étroites , lancéolées à la bafe de chaque pé- 
dicelle. Les fruits font de petites baies globuleu- 
fes , de la groffeur d’un pois ; à côtes faillantes , 
couronnées par les divifions du calice. 


Certe plante croît à Cayenne & dans les forêts 
de la Guiane. D (F./f.) 
Botanique, Suppliment. Tome 1. 


BES 625 
2. BERTIÈRE zaluzane. Bertiera zaluzunia. 


Bertiera foliis lunceolatis , acutis, utrinquè glabris; 
ramis paniculifque glabris. (N.) Lam. Ill. Gener. 
tab. 165. fig. 2. 


Zaluzania. Commerf. MA. & Herb. 


Cette plante, dont Commerfon avoit fait un 
genre particulier, fe rapporte évidemment à celui- 
ci. Elle diffère de l’efpèce précédente par fes ra- 
meaux glabres, garnis de feuilles médiocrement 
pétiolées , plus étroites , lancéolées, entières , 
glabres à leurs deux faces , coriaces , aiguës ; les 
ftipules ovales, prefque fcarieufes , acuminées; les 
fleurs difpofées en grappes terminales , prefque 
paniculées , très-glabres ; les ramifications grêles .. 
peu nombreufes , munies , à leur bafe, de petites 
braétées fubulées. Parmi les fleurs , les unes font 
pédicellées , les autres prefque fefiles ; le calice 
court, à cinq dents ; la corolle petite, une fois 
plus longue que le calice. Le fruit confiite en une 
petite baie globuleufe , peu charnue. 


Cette plante a été recueillie à l'ile Bourbon pat 
Commerfon. P (F. fin herb. Lam.) 


BESLERIA. ( Voyez BESLÈRE , & Illuftr. Gen. 
tab. s24, où eft figuré le 6eferia lutea, n°. 2.) 
Jacquin a fait connoitre l’efpèce fuivante : 


8. BESLÈRE dentelée. Befleria ferrulata. Jacq. 


Befleria pedunculis fimplicibus , folitariis ; calici- 
bus ferratis ; corolla glabra limbo ferrulato ; foliis 
oblongis , utrinquè acuminatis. Willd. Spec. Plant. 
3. pag. 267. — Jacq. Hort. Schoenbr. 3. pag. 21. 
tab. 290. 


C'eft un arbrifleau dont les tiges font farmen- 
teufes & grimpantes, garni de feuilles oblongues, 
prefqu’elliptiques, oppofées , acuminées à leurs 
deux extrémités , d’un vert-foncé en deflus , d’un 
pourpre-brun en deflous , hériflées à leurs deux 
faces ; les pédoncules axillaires , folitaires, oppo- 
fés , uniflores ; les fleurs d’un jaune-blanchitre ; 
leur calice ample, verdâtre; fes découpures fine- 
ment dentées en fcie; la corolle glabre ; fon tube 
ventru , faillant en boffs à fa bafe ; le limbe fine- 
ment denticulé. 


Cette plante croît dans les Indes occidentales. 5 


Oëfervations. M. Perloon, dans fon Synopfis 
Plant. 2 , pag. 165, cite une efpèce découverte à 
Saint-Domingue par M. Turpin, qu’il caraétérife 
ainfi : 


Befleria (fanguines), foliis oblongis, ferratis , 
maculatis ; pilis adpreffis ; caule calicibufque incifis, 


dense villofis. Perf. Synopf. 1. c. 


Ses feuilles font oblongues!, dentées en fcie, 
marquées en deflous de larges taches rougeâtres ; 
le çalice à cinq divifions denrées en fcie, prefque 

kk 


6:6 BE 


haciniées ; la corolle tubuleufe, velue , prefqu’à 
deux lèvres, en b:ffe à fa bafe; une baie à une 
feule loge ; les feinences attachées aux parois de 
la loge. 


BESTRAM : nom brame du noëli-tali des Ma- 
Jabires , décrit par Rheed, Hort. malabar. 4, 
pig. 11$, tab. $f6. Arbre faifant partis du genre 
que Burmann à nommé antidefma , qui veut dire 
contre-poifon , parce qu’il pale pour le fpécifique 
contre la morfure du ferpent nommé coëra di ca- 
pello. Adanfon a confervé le nom de beffram , & 
place ce genre dans la première feétion de fa fa- 
mille des cithymales. ( Voyez ANTIDESME.) 


BÉTEL : efpèce de poivre (piper bete! Linn.) 
cultivée dans diverfes parties de l’Afie, furtourt pres 
des côtes de la mer, qui grimpe, à la manière de 
Ja vigne, fur les arbres ou fur les fupports qu'on 
lui donne. Les Indi-ns le mâchent continu-lle- 
ment, & corrigent fon amertume par un mélange 
de chaux & d’arec. On prend le bétel après le 
repas pour ôter l'odeur des viandes, & avant de 
fe préfenter chez les perfonnes auxquelies on doit 
des égards. Dans les vifites on s'en préfente mu- 
tuellement, & on le mâche toujours. Le bétel eft 
diverfement nommé dans chaque lieu ; mais fes 
dénominations de betelé, de berle , bêtre, &c., font 


dérivées d’un même nom primitif. On trouve auf | 


à Madagafcar & ailleurs la même plante ou une 
efpèce congénère. Plufieurs poivres font connus 
au Bréfil fous celui de jaborandi. Il paroït que le 
berys du même pays appartient encore au même 
genre. (Juff. ) (Voyez POIVRIER,, n°. 3.) 


BETIS. Dans l’H'ffoire des plantes des Philip- 
pines de Camelli, imprimée par Rai, on trouve 
fous ce nom un g'and arbre, dont le bois eft fo- 
Jide, pefant, incorruptible , d’une faveur amère, 


Ses feuilles font alrernes , grandes, ovales ,lan- | 


céolées & entières. Aux fleurs , raflemblées en 
paquets ,: & portées chacune fur un pédoncule 
particulier, fuccèdent des fruits forc petits. Le 


bois eft bon pour exciter l'éternuement & pour ! 
chaffer les vers, à raifon de fon amertume. La 


difpofition des fleurs peut faire préfumer que 


cet arbre appartient à la famille des faporilliers. ! 


CH.) 


BÉTOINE. Beronica. Parmi le petit nombre de 
plantes qui ont fixé l'actentior des Ancicns , la | 


béroine eft une de celles dont ils ont parlé avec 


le plus d’éloge. Il paroit qu'ils étoient, dans leurs 


recherches fur les propriétés des plantes, dirigés 
par ce principe , vrai fous beaucoup de rapports, 
que plus les plantes avoient de faveur ou d’odeur, 
plus elles devoient avoir d'influence fur l'écono- 
mie animale. La bétoine , d’une odeur incifive 


& pénétrante , avoit bien des titres pour entrer | 


dans la Life des plantes médicales : auf l’enthou- 


BET 


fiifme a éré porté fi loin pour cette plante, qu’elle 
étoir prefque confidérée comme une panacée uni- 
verfclle, Maux de tête, maux d’yeux, d’orsilles, 
de dents , rétention d’urine , goutte , fciatique , 
engourditfement des membres, morfures de fer- 
pens, os fraëturés, douleurs d'entrailles, ul- 
cères, abcès , &c., enfin prefqu'aueune des ma 
ladies qui aff-étent le corps humain ne pouvoit 
réfifier à la vertu rcoute-puifante de Ja bétoine. 
C'étoic dejà paffer les bornes de la vraifemblance ; 
mais le moyen d'arrêter l’efprit humain dans fes 
écarts lorfque, fans principes , il n’eft guidé que 
par l’amour du merveilleux ! Bientôt la béroine 
devint une plante facrée. Res omnind faréla eff, 
dit M:rfa, célèbre médecin d'Augufte, auteur 
d’un petit ouvrage fur les propriétés de la bé- 
toine, & qu'il dir être la fauve-garde de l'ame 
auf bien que du corps ; garantiflant ceux qui 
voyagent la nuit, de toute efpèce de charmes & 
de dangers, écartant les vifi ns & les fantômes 
des lieux fiints & du tombeau des morts. Quel 
homme raifonnable confieroit aujourd’hui fa fanté 
à un médecin qui débiteroit de pareilles extrava- 
gances ! 


Diofcoride a donné au Beronica des Latins les 
noms grecs ceffron & pficotrophon. [| ya, au refte, 
quelque contufion dans la nomenclature de plu- 
ficu s auteurs anciens ; ce qui n’a pas grand incon- 
vénient aujourd'hui, mais qui pouvoit en avoir 
beaucoup autrefois. II paroît, d’après Pline , que 
betonica eft le même nom que celui de veronica 
employé dans l2s Gaules, & qui tire fon origine 
des Vetons , ancien peuple d'Éfpagne , auquel on 
attribue la découverte de la bétoine. D'un autre 
côté, le veronica, felon Pline , fe nommoit ferra- 
tula en Italie, dénomination qui a été réfervée 
par la fuite pour défigner une plante très-différente 
de la bétoine , le ferratula tinétorie Linn. La bé- 
toine a repris de nos jours la place qu'elle devoir 
occuper. On la cite avec eloge dans les Traités de 
matière médicale, & c’eft à peu près tout. Son 
ufage eft paîlé de mode. 


On trouve dans les J{/uffrations des Genres, tab. 
507, fig. 1 , le beronica officinalis , & fig. 2, le be- 
tonica orientalis, On a depuis découvert les efpèce 
fuivantes : 


6. BÉTOINE roide. Betonica friéla. Ait. 


Bztonica fpicä oïlongä , corollarum galeé integrä:; 
laciniä intermediä labii infertoris crenato-undulatà ; 
calicibus pilofis. Ait. Hort. KewW. 2. pag. 299. — 
Decand. Flor. franç. 3.‘pag. 44. — Fufch, Hift. 
350. Icon. 


Betonica hirfuta. Thuill. Flor. parif. édit. 2. 
pag. 293. Non Linn. 


Betonica officinalis, Pollich , Palat. 562. Non 
Linn, 


BET 
Betonica danica, Miller, Dit. n°. 3. 


Cette efpèce refflemble beaucoup à la bétoine 
officinale , avec laqueile on l’a probablement con- 
fondue ; elle en diffère par fon calice velu, par 
fes brattées cili‘es à leurs bords, par fa coroile 
pubefcente en dehors, par le tube plus court. La 
tige eft plus roide, plus velue ; les feuilles plus 
larges, plus velues. J'ai rencontré des individus 
dont l’épi , long de fix à huit pouces , étoit com- 
polé de verticilles nombreux, rrès-écartés les uns 
des autres. La même variété a licu dans la bétoine 
officinale. Je doute d’ailleurs que ces deux plintes 
foient réellement deux efpeces diftinétes. 


Cette plante croît en France, fur les collines, 
dans les bois fecs & fablonneux , aux environs de 
Puis. Z (7. v.) 


7: BÉTOINE blanchâtre. Betonica incana. Aït. 


Betonica fpicé interruprà , corollarum galeä bifidä; 
lacinià intermedià labit inferio is crenatàä; tubo to- 
mentofo , iëncurvo. Ait. Hort. Kew. 2. pag. 299. 


Betonica incana. Miller, D'ét. n°. $. 


Cette plante eft rapprochée de la précédente. 
Ses tiges font moins élevées, plus gréles ; fes 
feuilles un peu plus larges & moins Jongues ; fes 
fleurs coul:ur de chair; mais le caraétère qui la 
diftingue plus particuliérement confifte dans la 
lèvre fupériure de la corolle, bifide & non en- 
tière ; le tube un peu courbé & tomenteux. 


Cette plante croit en Italie , fur les monta- 
gnes. % 


8. PéToINE à grandes fleurs. Betonica grandiflora. 
Willd. 


Betonica fpicä foliofi, interruptà ; calicibus mar- 
gine viélofis, denrtbus fubulatis , corollis galeä obcor- 
dat. Willd, Spec. Plant. 3. pag. 96. Non Thuill. 
— Stephan. in litt. 


Ses feuilles radicales reffemblent prefqu’à celles 
du phlomis tubsrofa , pétiolées, en cœur ,obtufes, 
pubefcentes, à groffes dents obrufes, épaifles; les 
feuilles caulinaires inférieures pétiolées; les fupé- 
rieures & les florales fefliles, ovales, prefqu’en 
cœur , entières à leur bafe , pubefcentes à leurs 
deux faces , à grofles dents un peu aiguës ; les 
fleurs difpofées , à l’exrrémité des tiges, en ver- 
ticilles au nombre de huit à dix, diltans ; les fu- 
périeurs rapprochés ; les calices glabres , tubu- 
leux , velus à leurs bords, à cinq dents fubulées ; 
la corolie quatre fois plus longue que le calice ; la 
lèvre fupérieure droite , plane , oblongue , en- 
tière ; l’inferieure à trois lobes, celui du milieu 
très-grand, entier, arrondi. 


Cette plante croît dans la Sibérie, le long du 
fleuve Tereck. 2 (Wil!d.) 


BE 


Ofervatiors. Le betonica grandiflora Thuill: eft 
le Beronica orientalis Linn. , qui paroit s'être natu- 
ralifé dans les bois de Meaux en Brie. 


65T 
LA 


.BÉTOINE d’eau. On donne ce nom à la fcrophu- 
laire aquatique. (Voyez ce mot.) 


BÉTOINE de montagne : nom vulgaire de l’ar- 
nica montana Linn. ( Woyez Doronic, n°. 3.) 


BETONICA. ( Voyez BÉTOINE.) Ce nom latin 
de la bétoine a été aufli donné , par quelques au- 
teurs anciens , à deux efpèces de véronique, à 
deux fcrophulaires, à un ftachys & à deux œil- 
lets ( dianthus carthufianorum & furerbus Linn.), à 
une toque ( fcurellariu peregrina Linn.). 


BETRE. On trouve dans Dalechamp une lon- 
gue difcuffion fur ce mot, qui avoit été attribué 
mal-à-propos à la canelle , mais qui paroît plurôc 
appartenir à une efpèce de poivre, & furtout à 
celii que l’on nomme bérel. (Voyez ce mot, 
Suppl. ) 


BETTE. Beta, 


La bette , connue vulgairement fous le nom de 
poirée, fe trouve mentionnée dans les aut-urs les 
plus anciens , dans Théophrafte , Pline , Diofco- 
ride, &c.; mais il en eft queflion comme d’une 
plante plutôt médicinale qu'alimentaire. Quant à 
la betterave , an pourroit peut être la rapporter 
au beta nigra de ces mêmes auteurs, qu'ilsne dif- 
tinguent de la première que par fa couleur & par 
quelques propriétés particulières qu'ils lui attri- 
buent, fans qu’il y foit parlé de la propriété alimen- 
taire de fes racines. Il n'y a pas mêne très long- 
tems qu’on la connoit en France , du moins fous 
ce rapport. Olivier de Serres eft le premier qui en 
ait fair mention, lorfqu’en 1599 1l écrivoit que 
cette plante venoit d’être apportée de l’italie. On 
a reconnu depuis combien ce végétal étoit une 
acquifition intéreffante. 


On trouve dans les //uffrations des Genres, tab. 
182, fig. 1, le bera maritima Linn., & fig. 2, le 
beta vulgaris Linn. Il exifte une variété de la berte- 
rave , connue dépuis un certain nombre d'années 
fous 2 nom de racine de difette ; elle étoit cultivée 
en Allemagne , & M. l'abbé Commerell l’a intro- 
duite en France le premier. Or lui attribue beau- 
coup de propriétés économiques , qui e retrou- 
vent en grande partie dans notre betterave com- 
mune; mais les racines ne {ont point alimentaires. 
pour l’homme , comme celles de la betterave. 


Aiton a fait connoître una troifième efpèce de 
beta , caraétérifée ainfi qu'il fuit : 
3. BETTE étalée. Bera patula, Aït. 


Beta florious congeflis ; foliis Pre lineari-lane 
Ç 2 


628 BEU 


ceolatis, ramis divaricatis. Aiton , Hort. Kew. 1, 
pag: 315. 

Ses tiges font hautes d’un pied , divifées en 
rameaux nombreux , étalés, alongés, garnis de 
feuilles étroites, glabres, toutes linéaires-lancéo- 
lées, prefqu’en fer de lance. Les fleurs, réunies 
par paquets, ont les folioles du calice élargies à 
leur bafe , entières à leurs bords & non dentées. 
Cette plante , connue depuis peu d'années, n’eft 
encore employée à aucun ufage particulier ; elle 
paffe l'hiver dans l’orangerie , & croît naturelle- 
ment à l'ile de Madère. 


* Beta (trigyna), floribus ternis , trigynis ; cali- 
cibus coroilinis. Waldft. Plant. Hungar. pag. 34. 
tab. 35. 


Cette plante, obfervée le long des jardins, 
dans la Hongrie, eft remarquable par fes fleurs 
ternées , difpolées en longs épis, à trois flyles. Ses 
calices ont l’afpeét d’une corolle. Seroir-elie une 
variété du bera vulgaris ? 


BETTERAVE. ( Voyez BETTE.) 
BETULA. ( Voyez BOULEAU.) 


BETYS. Pifon, dans fon Hiffoire du Bréfil, cite 
fous ce nom & fous celui de bèrre un arbriffeau 
de quatre à cinq pieds de hauteur, dont ja tige 
eft droite , noueufe, verdâtre , parfemée de points 
blancs. De quelques nœuds fupérieurs il pouffe 
des rameaux conformés & colorés de la même 
manière. Ses feuilles, lancéolées , reflemb'ent un 
peu à celles du laurier. Les fleurs, difpofées en 
petits chatons, comme celles du poivre long, 
paroiflent oppofées aux feuilles fur les rameaux. 
Cette plante a en général le port du poivrier, 
mais elle n’en a point la faveur. La racine feule 
contient un aromate femblable à celui du gingem- 
bre, & fa décoction eft employée pour calmer les 
douleurs de colique & difiper les vents. Le ca- 
ractère énoncé fait préfumer que le berys eft un 
poivre ou fait partie d’un genre voifin. Son nom , 
qui approche ce celui de bére!, femble fortifier 
cette opinion. I! ne paroït pas qu’on puiffe le rap- 
procher du baris que Brown a obfervé à la Ja- 
maique , & dont les chatons font différens d’après 
la défcription. (Juf.) 


BEURRE DE BAMBOUC. Mungo-Parck, 
dans fon Voyage d'Afrique , parle d’un arbre mé- 
diocre , à feuilles alternes & ovales, à fruits 
ronds , de la forme d’une noix , contenant un 
noyau rempli d’une amande de la groffeur d’un 
gland. Ces graines, pilées & bouillies dans l’eau, 
donnent une graifle d’un bianc-fale , qui tient lieu 
de beurre, & reff:mble à du lard. C’eftle beurre 
de bambouc , dont on fait ufige en liniment pour 


BIA 


BEURRERIA ou BOURRERIA. Brown , dans 
fon Hiffoire des plantes de La Jamaïque , avoit défi- 
gné fous ce nom un arbriffeau qui porte, dans les 
Antilles françaifes, celui de bois cabril bâtard , & 
que Jacquin a enfuite décrit fous le même nom. 
Linné , qui l’avoit rapporté d’abord au fébeftier 
(cordia), l’a enfuite réuni à fon genre ehretia, 
qui a pris, en français, le nom de cabriller. Le 
fruit de l’ekreria eft une baie qui fe partage en 
deux hémifphères, chacun à deux loges mono- 
fpermes : celui du éeurreria fe divife en quatre 
fegmens également biloculaires ; ce qui peut éta- 
blir entr'eux une diftinétion générique. Au refte , 
ces deux genres doivent toujours refter rappro- 
chés , & le Leurreria fervir de tranfition du fébef- 
tier . cabrillet. (Juf. ) (Voyez CABRILLET ; 
n°. 3. 


BEXUGO. Clufius parle d’une racine de ce 
nom, apportée du Pérou, & employée dans le 
pays comme purgative. Son écorce elt grifatre. 
Son goût, d'abord vifqueux & douceatre , de- 
vient enfuite âcre, & finit par être brûlant. Sa 
uge eft farmenteufe, & reffemble un peu à celle 
d'une clématite ; ce qui l’a fait nommer clemaris 
peruviana par Catpar Bauhivo. On ignore cepen- 
dant à quelle plante peut appartenir cette racine, 
Seroi:-ce à l’hrppocratea , qui eft connu dans les 
Antilles & à Carrbagène fous le nom de éejuco ? 
Ce rapport de nom pourroit-il fervir d'indication 
pour un rapport de caraétère botanique ? Nous 
trouvons encore, dans le Recueil des voyages, la 
vanille , indiquée au Mexique fous le nom de 
vexuco ÿ mais 1! ne paroit pas, d’après l'énoncé de 
Ciufius, que fa plante ait de l'afinité avec la va- 
nille. (Juf.) 


BEZERCHETAN : nom arabe du lin, fuivant 
Dal:champ, 


BEZERCOTHUNME : un des noms arabes don- 
nés à la pulicaire , fuivant Dalechamp ( plantago 
pfyllium Linn.). 


BEZETTA. On trouve fous ce nom, dans la 
Matière médicale de Murray , le tournefol ( croton 
tinéorium Linn.}), dont on retire, dans le Lan- 
guedoc , une fécule employée dans les teintures. 


BEZOARD végétal. « On peut, dit M. de 
Jufieu , donner ce nom à des concrétions pier- 
reufes que l'on trouve dans l’intérieur du fruit 
du cocoiier ou ca/appa de linde. » Ces concré- 
tons , dont la forme varie, font nommés calap- 
pites par Rumphe dans fon Herbar, Amboin. vol. 1, 


pag. 21. 


BIASTTA. Vandel. For. lufir. & Braf. pag. 72, 
tab. 6. fi3. 2. C’eft la mê ne plante que le mayaca 


gu-rir la fciatique. Il paroît qu’on lui donne aufli ! d’Aubler. (Voyez ce mor.) C'eft le fyena fluvia- 


le nom de beraule, 


i tilis. Vahl, Enum. Plant. 


BI1D 


BICORNE. Martynia Linn. ( Voyez COR- 
NARET.) 


BICORNES : nom donné par Ventenat à la fa- 
mille des bruyères, parce que , dans beaucoup de 
plantes de cetre famille , les anthères ont à leur 
bafe deux prolongemens en forme de cornes; mais 
comme ce caractère n’eft pas univerfel, il con- 
vient peut être de conferver à la familie le nom 
tiré d’un de fes principaux genres. (Ju. ) 


BIDENS. ( Voyez B: DENT.) 
BIDENT. Bidens. M. de Lamarck a réuni les fpi- 


lanthus à Le genre, denteneffccileft dificile de les 
difiinguer d'après les parties de leur fruét'fication; 
mais leur port elt fi différent , que cette confidé- 
ration peut déterminer à les teni: feparés. M. de 
Lamarck eft lui-même revenu à cette opinion dans 
les Illuffrations des Genres. C’eft pourquoi nous 
penfons qu'il faut retrancher du genre bidens Lam. 
toutes les efpèces de fpilante pour les reporter à 
ce dernier genre. ( Woyez SrILANTE , Suppl. ) Les 
efpèces découvertes depuis la publication de ce 
genre font: 


18. BiIDENT à feuilles de matricaire. Bidens 
chryfanthemoides. Mich. 


Bidens glabra, foliis fubconnatis , lanceolatis , 
rariter ferratis ; floribus ereétis , aureis , multiradia- 
cis ; feminibus biariflatis. Mich For. bor. Amer. 
2. pag. 136. — Willd. Spec. Plant. 3. pag. 1717. 


Coreopfis perfoliata. Walther. Flor. carol. 


Cette plante, d’après Michaux, ef tellement 
femblaible au corcorfis bidens de Linné, qu'il ne 
doute point qu’elle ne lui appartienne fi celui-ci a 
fes femerces iumont:es feulement de deux poin- 
tes. Willdenow, qui a vu la plinte de Michaux, 
eft prefque de la même opinion ; mais il regarde 
le coreopfis bidens Linn. comme une varieté y du 
bidens cernua Linn., en faifant remarquer que les 
individus qui croifloi-nt dans les marais profoniis 
ont des fleurs radiées, randis que ceux des lieux 
humides n'ont que des flurons fans languette : 
cependant la plante de Michaux diffère du bidens 
cernua , ainfi que du corcorfis bidens , par fes feuilles 
oblongues , rétrécies à leurs d:ux extrémités, & 
non amplexicaules , feulement un peu adhérentes 
par leur bafe ; les fleurettes de la circonférence 
aff:z grandes , d’un Jaune d'or. 


Cetre plante croit dans la Penfilvanie & la Ca- 
roline, aux lieux aquatiques. 


19. Bent à f-uilles de faule. Bidens hetero- 
phylla. Orreg. 

Bidens florisus radiatis, erséis ; calice exteriore 
énteriore longiore ; foliis caulinis lanceolaus , fer- 


B ji D 659 


ratis ; radical ibus fubternatis. Wild. Spec. Plant. 
| 3. pag. 1718. — Orteg. Decad. pag. 99. tab. 12. 


Ses tiges font droites , garnies de feuilles de 
! deux fortes ; les radicales prefque ternées ; les 
! caulinaires & fupérieures fimples , oblongues , 
i lancéolées, dentées en fcie à leur contour ; les 
fleurs droites, radiées ; les fleurettes de la circon- 
férence aflez grandes , conftamment ftériles ; les 
folioles qui forment le caiice extérieur plus lon- 
gues que les intérieures. 


Cette plante croît à la Nouvelle-Efpagne. On 
la cuitive au Jardin des Plantes de Paris. x 


20. BiDENT odorant. Bidens odorata. Cavan. 


Bidens floribus radiatis ; calice exteriore Lorgitu- 
dine intertoris ; foliss bipinnatis ; foliolis cuneifor- 
mibus , trdentatis. Willd. Spec. Plant. 3. p. 1720. 


B'dens caule tetragoro , ramofifimo ; foliis bipin- 
natis; pinnulis cuneato-trifidis , glabris ; feminibus 


Jeabris. Cavan. Icon. Rar. 1. pag. 9. tab. 13. 


Ses tiges font droites , tétragones , très-rameu- 
fes , garnies de feuiiles deux fois ailees, glabres à 
leurs deux faces, compofées de folioles rétrécies 
en coin à leur bafe, tr'fides ou tridentéess à leur 
fommet ; les fleurs odorantes, radiées; le calice 
extérieur de la même longueur que l'intérieur ; 
les fleurettes de la circonférence blanches , am- 
ples , toutes ftériles, environ au nombre de cinq ; 
les femences rudes , furmontées de deux pointes. 


Cette plante croît au Mexique. © 


21. RIDENT à feuilles de fureau. Biders fimbuci- 
folia. Cavan. 


Bidens floribus radiatis ; calice exteriore interiore 
longiore ; oliis decuffifve pinnatis ; ferratis. Willd. 
Spec. Plant. 3. pag. 1720. 


Bidens caule ffriato ; foliis oppofiis , pinnatis ; 
pinnis ovato - lanceolatis, ferratis , decurrentibus , 
ultimo majore. Cavan. Ic. Rar. 3. pag. 1$. tab. 220. 


Ses tiges font droites , rameufes, firiées, hautes 
d'environ trois pieds , garnies de feuilles ailées , 
appofées en croix, compofées de pinnulss ovales- 
oblongues , lancéolées , feñiles , dentées en fce, 
décurrentes fur le pétiole par le côté inférieur 5 la 
foliole terminale és grande. Les fleurs font ra- 
diées, d’un rouge-écarlate ; le calice extérieur de 
la même longueur que l'intérieur. 


Cette plante croît au Pérou & au Mexique. + 


22. BIDENT à folioles corfluentes. Bidens con- 
nata. Wii!d. 


Bidens floribus difcoideis ; calice exteriore flore 
! triplo longiore ; foliis caulinis ternatis ; foliolis la- 
| rera/ibus connatis , floralibus oblongo - lanceol is. 


!Waild, Spec, Plant. 3. pag. 17:8. — Mühlenb. 


635 BIiD 


Cetre efpèce, rapprochée du éidens frondofa , 
s'en diftingue par la forme de fes feuilles & par 
fon calice extérieur , plus court, à cinq folioles. 
Les tiges font Niffzs & rameufes; les feuilles cau- 
linaires pétiolées , ternées ; les folivles latérales 
f. files, cblongues , aiguës , deutées en fcie, dé- 
currentes fur le pétiole par leur bafe ; la fol'o!e 
terminale petiolée, oblongue, rétrécie à fes deux 
extrémités ; les feuilles fupzrieures & florales pé- 
uiolées , oblongues. Le caiice extérieur eft à cinq 
folioles lancéolees , trois fois plus longues que la 
fleur; lintérisur à folioles colorées, obtules, 
égales , membraneufes à leurs bords. La corolle 
n'eft point radiee. 


Cette plante croît dans l'Amérique feptentrio- 
pal. © (Wälld.) 


23. BIDENT hérillé. Bidens hirfata. Ewartz. 


Bidens foliis oppofitis , ovato-lanceolutis , inte- 
gerrimis , tomento;o-hirfutis ; caule fcandenti-friui- 
cofo ; pedunculis oppofit's, divergentisus , mul:rforis. 
Swariz, Prodr. 110, & Flor. ind. occident. 3. 
pag. 129j. 

Eupatorium jamaïcenfe , foliis oblongis , fubrs 
incanis. Sloan, Hiit, 1. pag. 257. 


Ses tiges font ligneulfes , grimpantes, girnies 
de feuilles oppofées, ovales-lancsolses, très-en- 
tisres, velues, tomenteufes , blanchätres en def- 
fous ; les pédoncules oppofés, divergc-ns, chargés 
de pluñeurs fleurs ; les anthères noiratres, ren- 
fermées dans l’orifice du tube. 


Cette plante croit à la Jamcique. P 


24. BiDENT fafrané. Bidins crocata. Cavan. 


Bidens florious difeoideis, calice imbricato ; foliis 
cano-fcabris , erofo-dentatis ; cauliris fuslyratis, ra- 
dicalibus ovatis ; caule quadrialato. Cavan. Ïc. Rar. 
1. pag. 66. tab. 99. — VViisen. Spec. Piant. 3. 
pag. 1723. - 

Cette plante s'éloigne, par fon port & par plu- 
fiers autres caracteres , des cipèces de ce genre. 
Ses tiges font quadrangulaires , aîlees fur chacun 
de fes angles ; tes feuilies radicales ovales ; celles 
dés tiges preiqu’en forme de lyre, toutes rongées, 
dentées à leurs bords , rudes, blanchacr-s en def- 
fous ; le calice compofé de p'uficurs tolioles 1m- 
briquées ; les femences allées, comprimées, fur- 
montées de deux pointes. 


Cette plante croit au Mexique. % (Cavan.) 


Obfervations. M. de Lamarck a fait graver dans 
les Iuffrations , tab. CGS, fig. 4 , le éidens tripar- 
tita, &, d'après Gærtner, le bidens frondofa, 
fig. 2, & le bidens pilofa , fig. 3. J'ai rencontré 
bien fouvent le bidens cernua muni de fcuilles al- 
cernes fur fes derniers rameaux. Willdenow re- 


= 


BIE 


garde comme une efpèce diflinéte le ôidens chi- 
nenfis, var. 8, du bidens pilofa Linn., ayant des 
fleurs radiées ; les folioles ovales, prefqu’en cœur. 
1! penie que le coreopfis leucantha Linn. appartient 
aux bidens. 


25. BiDENT dichotome. Bidens dichotoma. Hort. 
Parif. 

Bidens caule dichotomo , pubefcente ; folits ovatis, 
crenato-dentatis ; calictbus flofculos aquantibus ( N.) 
Désfont. Hort. Parif. Catal. pag. 108. — Perloon, 
Synopf. Plant. 2. pag. 393. 


C:tte plante a le port & une grande partie des 
caratères du verbeffna nofiflora Linn. Ses tiges font 
droites , pubefcentes, dichotomes , garnies de 
feuilles oppofees, médiocrement périolées , fim- 
ples, ovatës, crénelées ou dentées à leur, con- 
tour, acuminées à leur fommet, obliques à leur 
bafe ; les fleurs latéral-s, pr-fque fefhiles, globu- 
leufes , fans rayons à leur circonférence; les fo- 
lioles du calice de la longu-ur des fleuron: ; les 
pure furmontées de deux arêtes denrées en 
cie. 


Le lieu natal de cette plante n’eft pas connu. 
On la cultive au Jardin des Plantes de Paris. % 
(ru ) 


26. BIDENT pauciflore. Bidens pauciflora. 


Bidens caule terui, fubfimplici ; foliis pinnatis ; 
pinnis incifo pinnatifidis, glabris ; floribus folitaris , 
oppo/itis , longè pedunculatis ; calice interiore exte- 
riorem rmulto fuperante. (N.) 


Cette efpèce fe rapproch: du bidens bipinnata , 
furcout par la forme Ge fes feuilles. Ses riges font 
grêles, tétragones, prefque fimples, à peine hau- 
tes d'un pied, garnies de feuilles oppofées , pétio- 
lées , une feule fois silées ; les pinnules légérement 
décurrentes fur le pétiole, lancéolées , frrégulié- 
rement incifées, prefque piaratifides. De l’aiffeile 
des fruiles fupérisures fortent des pétioles oppo- 
fes , folitaires , divergens, roïdes, beaucoup plus 
longs que les feuilles, terminés par une feu'e fleur 
oblongus, glabre, cylindrique, ne contenant qu’un 
petit nombre de fleurons ; les felioles du calice 
intérieur linéaires-lancéclées, prefqu'aufli longues 
que Σs feinences; celles de l’exrérieur beaucoup 
plus courtes; les femences loiigues, étroites, com- 
primées , furmontées de deux arêtes droites , bar- 
bues. 


Cette plante eft cultivée au Jardin des Plantes 
de Paris, Son lieu natal n’eft pas connu. ( W. v.) 


BIENJOINT. On nomme ainfi, à l’Ile-de- 
France & à celle de Bourbon, un arsre congénère 
du badamier (terminalia benzoin Linn. Suppl.) , qui 
eft probab'ement le même que le serminalia mauri- 
tiana Law. Ce now lui a été donné parce que fon. 


BIG 


bois, ferme & très-liant , eft recherché par les 
charrons; il contient aufli un fuc réfineux qui tran- 
fude facilement des vieux arbres, & que l’on a cru 
être de la nature du benjoin; ce qui l’aveit encore 
fait appeler benjoin de Bourbon , faux benjoin | de 
forte que fon nom paroiffoir avoir deux étymolo- 
-gies différentes. Cominerfon , par le même motif, 
le nommoit refinaria , & en faifoit un genre nou- 
veau , dont il avoit pas appéreu les rapports in- 
tines avec le badamier. (J:f.) 


BIFURQUE. Bicranum. Palif.-Beauv. ( Voyez 
DicRANE, Suppl.) 


BIGARRADE : variété de l’oranger. ( Voyez ce 


mot.) 


BIGARREAUTIER : variété remarquable du 


cerifier commun. 


BIGNE ASSU : nom que porte aux Philippines, 
fuivant Camelli, an arbriffeau dont les fruits font 
de petites baies difpofées en grappes , & qui pa- 

roît étre une efpèce de phytolacca. 


BIGNONE. Bignonia. M. de Juffieu a divifé en 
plufieurs genres les noinbreufes efpèces qui com- 
pofent les éignonia, qu’il a établis d’après le nom- 
bre des éramines & la ftruéture du fruit. Ces gen- 
res font : 


1°. Le jacaranda , qui fe caraétérif: par un calice 
à cinq decoupures; une corolle tubuleufe à fa 
bafe, dilatée à {on orifice ; le limbe à cinq lobes 
inégaux ; quatre étamines fertiles ; un cinquième 
filament ftérile, plus long , velu au fommet ; un 
‘fbigmate à deux lames ; une capfule comprimée, 
orbiculaire , ligneufe , s ouvrant à fon bord en 
deux valves; une cloifon charnue , oppofée aux 
valves orbiculaires ; les femences munies d’un re- 
bord membraneux. Le bignonia carulea, n°. 35, & 
le b'gnonia brafiliana , n°. 36, appartiennent à ce 
genre. 


2°. Lecatalpa. Son calice eft à deux divifions; la 
coroile campanulée; le tube ventru ; le limbe à 
uatre lobes inégaux; deux étamines fertiles; trois 
filimens flériles ; un ftigmate à deux lames; une 
capfule en forme de filique, longue, cylindrique, 
à deux valves ; la cloifon oppolée aux valves; les 
femences membraneufes, & munies, à leur fommer 
.& à leur bafe, d'une houpe de poils : tels font le 
_bignonia catalpa, n°. 1, & le bignonia longiffima 
Jacq., qui eft le bignonia quercus Lam. n°. 2 , &c. 


3°. Le recoma.-Le calice à cinq dents; la corolle 
campanulée , divifée à fon limbe en cinq lobes 
inégaux ; quatre étamines fertiles; un cinquième 
filament férile ; un ftigmate à deux lames ; une 
capfule en forme de filique, alonzée, cylindriqu®, 
à deux valves; la cloifon oppofée aux valves; les 


BIG 651 


femences membraneufes à leurs bords : tels font 
le bignonia flans, n°. 26, le bignonia radicans, 
u°. 24, & le ofgnonia pentaphylla, n°. 19. 


4°. Le bignonia. Ce genre fe trouve alors réduit 
aux caractères fuivans, qui le diflirguent des pré- 
cédens ; favoir : un calice denté, prefqu’entier ; 
une corolle campanulée; fon limbe à cinq lobes 
inégaux ; quatre étarmines fertiles; un cinquième 
filiment flérile ; un ftismate à deux lames ; une 
capfule en forme de filique, plane, aiongée ou 
ovale, plus courte , à deux valves; la cloifon 
plane , oppoñée aux valves ; les femences membra- 
neufes à leurs bords. 


Obfervarions. Le bignonia fempervirens , n°. 3, 
ex'g=oit plus que les autres encore d’être retran- 
che de ce genre, n'en ayaur point le caraétère , & 
appartenant d'ailleurs à une autre famille ; il ap- 
proche de cele des apocinéès. (Woyez GELSEMI- 
NUM, Suppl.) Un des embarras qu'effrerit les nou- 
vaux genres éiabiis par M. de Juffien eft la diffi- 
culté d'y rapsorter les efpèces de bignonia citées 
par Linné , la fruétification d’un grand nombre 
d’entr’eiles n’érant point encore parfairement bien 
connue. Nous en avons cité quelques unes qui 
peuvent fervir de type à ces nouveaux genres. Le 
bignonia echinata , n°. 16 , fe trouve gravé dans 
les L{Ziffrations , tab. 526, fig. 2. 


Les efpèces ajoutées à ce genre font : 
* Feuilles fimples. 


37. BIGNONE tomenteufe. Bisnonia tomentofu. 
Thusb. 


Bigronia foliis fimplicibus , cordatis, tomentofis ; 
floribus axillaribus , paniculatis. Thunb. Flor. Jap. 
pag. 252. 


Too, vulgd kiri. Kœmpf. Amæœn. pag. 850. 
tab. $6o. 


Ses tiges font ligneufes , garnies de feuilles op- 
pofées, petiolées ; les inférieures en cœur, les {u- 
pér'eures ovales , aiguës , à cinq nervures , très- 
entières , pubefcentes en deffus , romenteufes en 
deffous , longues de trois pouces & plus ; les fu- 
périeures plus petites ; les pétioles plus longs que 
les feuilles. Les fleurs font difpofées en panicules 
axillaires , d’abord trichotomes, puis dichotomes; 
les pédoncules , les pédicelles & les calices to- 
menteux. 


Cette plante croît au Japon. R (TAunb.} 
38. BIGNONE à feuilles linéaires. Bignronia li- 
nearis. 


Bignonia foliis fimplicibus , linearibus , acumina- 
cts; floribus terminalibus, fubumbellatis; caule ereëto. 


Wild. Spec. Plant, 3. pag. 299. 
Bignoria (linearis), caule fruticofo ; foliis fpar- 


652 BIG 


g ; Jubternis , linearibus , acutifimis. Cavan. Icon. 
ar. 3. pag. 35. tab. 269. 2 


Willdenow penfe que cette plante qu’il décrit, 
eft la même que celle qui porte le même nom dans 
les Icones de Cavanilles. Sa tige eft droite , li- 
gneufe, haute de quatre pieds, garnie de feuilles 
linéaires, rétrécies à leurs deux extrémités , très- 
étroites, longues de trois pouces, acuminées, 
glabres à leurs deux faces. Les fleurs font de cou- 
leur rofe , terminales, prefque difpofées en om- 
belle, inclinées, ordinairement au nombre de 
quatre. Le calice fe divife en deux , trois ou qua- 
tre découpures. La corolle eft ondulée à fon limbe. 
On diftingue entre les deux étamines, plus cour- 
tes, le rudiment d’un cinquième filament. Le fruit 
n'a point été obfervé. 

Le lieu natal de cette plante n’eft pas connu. B 
(Willa.) 


39. BIGNONE à filique grêle. Bignonia tenuifili- 
qua. Vahl. 


: Bigronia foliis fimplicibus , lanceolatis , glabris , 
tntegerrimis ; paniculis terminalibus, Vahl, Eglog. 
2. Pa8. 43. 


Ses tiges font grimpantes ; fes rameaux grêles , 
cylindriques, glabres, parfemés de points blancs, 
garnis de feuilles pétiolées, glabres , lancéolées, 
trés-entières , longues de deux ou trois pouces , 
larges d'un pouce, fouvent terminées par une 
longue pointe, veinées , d’un vert-obfcur ; les 
p<tioles filiformes, longs d’un pouce & demi. Les 
fleurs font difpofées en panicule, à l’extrémité 
des rameaux ; les pédoncules filiformes , cylindri- 
ques, longs de quatre à cinq pouces ; les pédi- 
celles longs d’un pouce & demi; 1:s inférieurs 
ternés , les fupérieurs oppolés, une ou deux fois 
d'chotomes ; les fleurs fo‘itaires fur chaque pédi- 
celle. Le calice eft glabre & caduc; la corolle 
glabre , longue d’un pouce & demi ; les capfules 
glabres, linéaires , longues d’un pied & demi, à 
pins larges d’un quart de pouce, flriées en de- 

Ors. 


Cette plante croît dans l’Amérique méridio- 
nale. Bb (Vakl.) 


a BIGNONE à filiques larges. Bigronia lari- 
3 Iqua. 


Bignonia foliis fubalternis, fimplicibus , obovatis, 
emarginatis , obtufrs , fubrès lineatis; filiquis lato- 
ovatis, compreffis ; feminibus alà latiffima cinctis. 


Cette plante fe rapproche du bignonia obruff- 
folia par fes feuilles prefqu’alternes ; elles font 
pétiolées, coriaces, en ovale renverté, très-en- 
tières, obtufes, échancrées à leur fommet, gla- 
bres, longues de deux pouces & demi, verniflées 


is 


en deflus, d’un blanc-bleuâtre en deffous , & tra- 
verfées par des nervures noirâtres , parallèles , 
prefque fimples. Je ne connois point les fleurs. 
Les fruits confiftsnt en une capfule en forme de 
filique , ovale , élargie , très-comprimée , à deux 
valves épaiffes , prefque ligneufes, contenant des 
femences minces, orbiculaires , pédicellées , en- 
tourées d’une large inembrane blanchitre , très- 
mince , entière. 


Cette plante croît à l’île de Cayenne. B (F7. f. 
in herb. Desfont.) ? 


XX Feuilles conjuguées. 


41. BIGNONE à longues fleurs. Bignonia fpeëta- 
bilis. Vahl. 


Bignonia foliis conjugatis , cirrhoffs ; foliis ovato- 
oblongis | acuminatis , obtufis ; floribus racemofis , 
glabris ; calice integerrimo. Vahl, Symb. 3. pag. 80. 


Ses tiges font ligneufes ; fes feuilles conjuguées, 
ovales, oblongues , acuminées , obrufes : il fort 
d’entre les feuilles des vrilles fimples. Les fleurs 
font difpofées en une grappe terminale, courte , 
accompagnée de deux rameaux oppofés , longs de 
deux pouces ; les pédicelles inférieurs munis de 
trois fleurs , les autres uniflores ; le calice petit, 
glabre , campznulé , entier à fon bord ; la corolle 
glabre , purpurine , un peu coriace, longue de 
trois pouces, divifée à fon limbe en lobes ovales ; 
les anthères glabres ; les ftigmates alongés. 


Cette plante croît à l’île de Sainte-Croix. h 
(Vahl.) 


42. BIGNoNE à feuilles de laurier. Bignonia 
laurifolia. Vahl. 


Bignonia foliis conjugatis , oblongis , glabris ; 
racemis terminalibus, ramis dichotomis; corollis 
extùs tomentofis , moiliffimis, Vahl, Eglog. 2. 
Pa8. 44. 

Cette efpèce paroît avoir beaucoup de rapport 
avec la précédente ; elle en diffère par des carac- 
tères qui lui font particuliers. Ses tiges font gla- 
bres, ligneufes , grimpantes; fes feuilles conju- 
guées, glabres à leurs deux faces, oblongues, 
aflez femblables à celles du laurier ; elles n’ont 
point offert de vrilles dans les individus qui ont 
été examinés. Les fleurs font difpofées en grappes 
terminales, à ramifications dichotomes. Les co- 
rolles font d’une confiftance molle & non coriace, 
tomenteufes en dehors. 


Cette plante croit à Cayenne. P 


43. BIGNONE à feuilles roides. Bignonia rigef- 
cens. Jacq. 


Bignonia foliis conjugatis , cirrhoffs ; foliolis ellip- 
ticis, retufis ; foribus racemofis ; peduncudis trifloris, 
calicibus 


BIG 


calicibus dentatis. Wild. Spec. Plant, 3. pag. 294. 
— Jacq. Hort. Schoenbr. 2. pag. 44. tab. 210. 


Arbriffleau dont les tiges font grimpantes, mu- 
nies de vrilles courtes, très-fimples , garnies de 
feuilles conjuguées , ovales, elliptiques , un peu 
roides , longues d’environ un pouce, obtufes à 
Jeur fommet ; les fleurs difpofées, au nombre de 
trois fur chaque pédoncule , en grappes axillaires; 
leur calice campanulé, très-court, à cinq petites 
dents; la corolle blanche ou légérement incar- 
nate, jaune en dedans ; le tube courbé ; le limbe 
divifé en lobes en cœur. 


Cette plante croît dans les envirens de Ca- 
racas. b 


44. BIGNONE blanc de lait. Bignonia la&iflora. 
Vahl. 


Bignonia foliis conjugatis , cordato-ovatis , gla- 
Bris ; racemis infernè foliofis ; calicibus limbo fim- 
plici, integerrimo. Vahl, Symbol. 3. pag. 80. 
tab. GG. 


Ses tiges font grimpantes ; fes rameaux glabres, 
ftriés ; les feuilles pétiolées, conjuguées, longues 
de deux pouces & plus, glabres, ovales , en cœur, 
acuminées, très-entières, traver{ées de veines 
réticulées ; les vrilles trifides feulement aux feuil- 
les inférieures ; les grappes terminales , quelque- 
fois géminées ; les pédicelles oppofés , uniflores ; 
les inférieurs à trois fleurs ; une feuille florale, 
oblongue , périolée, de chaque côté de la bafe 
des pédicelles ; le calice glabre, court, entier, 
campanulé ; la corolle d’un blanc de lait , longue 
d’un pouce & demi , tomenteufe ou légérement 
velue en dehors dans fa jeunefle; les capfules 
glabres, lancéolées , longues de deux pouces, 
aiguës à leurs deux extrémités. 


Cette plante croit à l'ile de Sainte-Croix. D 
(7. f. in herb. Desfont.) 


45. BIGNONE alongée. Bignonia elongata. Vah]. 


Bignonia foliis conjugatis , cirrhoffs ; foliolis ova- 
libus, fubràs tomentofis ; racemo longiffimo , termi- 
nali ; pedunculis dichotomis. Vah], Eglog. 2. p. 45. 
tab. 16. 


Ses tiges, ligneufes & grimpantes, font garnies 
de feuilles conjuguées, ovales , membraneufes , 
longues de trois pouces , glabres en deffus , revé- 
tues en deflous d’un léger duvet jaunatre , très- 
entières , légérement acuminées, obtufes. Le pé- 
tiole commun fe prolonge en une vrille roide, 
épaifle. Les fleurs fonc difpofées en une grappe 
terminale très-longue ; leur calice oblong , co- 
riace | tronqué, très-entier , long d’un pouce, 
légérement romenteux , ainfi que la corolle, qui 
elt longue d’un pouce & demi; les pédoncules 
dichotomes. 

Botunique, Supplément, Tome I. 


ee 
BI G 653 
Cette plante croit dans l'Amérique méridio- 
nale. Ph 
46. BIGNONE à corymbes. Bigronia corymbi- 
fera. Vahl. 


Bignonia foliis conjugatis , fubcordais , ovatis, 
acuminatis , utrinque glabris ; corymbis axillaribus 


terminalibufque. Vahl , Eglog. 2. pag. 45. tab. 17. 


Atbufte à tiges grimpantes, romeufes, garnies 
de feuilles pétiolées, conjuguées , ovales, pref- 
qu’en cœur , glabres à leurs deux faces, acumi- 
nées, dépourvues de vrilles ; les fleurs difpofées 
en corymbes trichotomes, axillaires à l'extré- 
mité des tiges ; le calice tronqué , très-entier 5 la 
corolle pubefcente , longue d’un pouce. 


Cette plante croît dans l'Amérique méridio- 
nale. ph 


47. BIGNONE à grandes feuilles. Bignonia gran- 
difolia. Jacq. 


Bignonia folits conjugatis , cirrhoffs ; foliolis ob- 
longis , utrinquè acutis ; corymbo trifido , terminalt ; 
pedunculis, petiolis ramulifoue fcabris. Wild. Spéc. 
Plant. 3. pag. 296. — Jacq. Hort. Schoenbr. 3. 
pag. 19. tab. 287. 


Cet arbriffeau eft remarquable par fes feuilles 
très-amples , ovales-oblongues, veinées, glabres 
à leurs deux faces , aiguës à leurs deux extréini- 
tés, longues d'environ un pied, munies de vrilles; 
les pétioles , ainfi que les rameaux , rudes au tou- 
cher ; les fleurs difpofées en corymbes trifides à 
l'extrémité des raneaux ; les pédoncules hériffés 
de petits points faillans ; le calice tubuleux , cam- 
paoulé, à cinq petites dents obtufes ; la corolle 
jaune , longue de deux pouces. 


Cette plante croit aux environs de Caracas. B 


CF.S.) 


48. BIGNONE velue. Bignonia villofa. Vahl. 


x 


Bignonia foliis conjugatis , cirrhofis; foliolis ova- 
cis, fubiès villofis, molliffimis. Vahl , Eglog. 2. 
pas: 44: 

Cette plante, d’après M. Vahl, a de très-grands 
rapports avec le bignonia pubefcens Linn., dont 
elle n’eft peut-être qu’une variété ; elle en diffère 
par fes feuilles ovales & non en cœur, conju- 
guées, membraneufes , prefque glabres en deflus, 
excepté fur la principale nervure , parfemées en 
deffous de petits poils mous & cendrés ; acumi- 
nées à leur fommet , longues de deux pouces. Le 
périole fe prolonge en une vrille filiforme & ve- 
lue. Le calice eft glabre , camparulé, tronqué , 
très-entier ; la corolle glabre, purpurine & non 
jaunâtre , longue d’environ trois pouces. 


Cette plante croit proche Sainte Marthe, en 
! Amérique. D 
Lil 


654 BIG 


*X *% Feuilles ternces, 


49. PIGNONE molle. Bignonia mollis. Vahl. 


Bignonia foliis ternatis ; foliolis fubcordeto-ob- 
longis, utrinque pubefcentibus ; panicul@ verminali. 
Vahl, Eg'og. 2. pag. 46, & Icon. Plant. Amer. 
tab. 10. 


Bigronia (tomentofa), fcanders , trifoliata , rufo- 
hirfura , foliolis amplis , fubcordato-ovatis , utrinquè 
omentofis ; panicalä terminali , mudriflorä ; floribus 
parvis. AËt. Soc. Hift. Nar. Parif. 1. pag. I 11. 


Ses rameaux font garnis de feuilles oppofées , 
ternées ; les folioles latérales médiocrement pétic- 
les, ovales-oblonguss , plus étroites à un de leurs 
bords, veinées, réticulées, un peu ridées, à cinq 
nervures, très-entières, obuufes, légérement acu 
minées, couvertes d'un duvet mou & jaunatre, 
longues de cinq pouces ; la foliole terminale ob- 
longue, élargie, un peu échancrée en cœur, ou- 
tenue par un pétiole long d’un pouce & demi ; 
celui des folioles latérales deux fois plus court. 
Les fleurs font petites, nombreufes , difpofées en 
une panicule terminale ; le calice campanule , 
roufeâtre, pubefcent ; la carolle longue de fix 
lignes , légérement pubefcerite. 


Cette plante croit à Cayenne. P 


50. BIGNONE colorée. Bigronia colorata. 
Bignonia foliis ternatis ; foliolis ovato-oblong's 
8 Sp < UE RE à ht 
acuminatis ; fubrès pubefcentibus ; paniculà pateite, 
PPS : Ë 
terminali; calicibus coloratis. (N.) 


Cette belle efpèce a fes tiges divifé:s en ra 
meaux glabres, cylindriques, parnis de feulles 
amples , ternées; les folioles ovales-lancéolées , 
coriaces , très-entières , acuminées , longues de 
huic à dix pouces , glabres & luifantes en deflus, 
pubéfcentes , un peu blanchatres en deffous : il fort 
wès-fouvent, des aiffelles des feuilles, d’autres 
feuilles ternées, beaucoup plus petites. Les fl:urs 
font difpofées en une belle panicule étalée, ter- 
minale, très-glabre fur routes fes parties, d'un 
rouge - vineux ; les ramifications oppofées , ainfi 
que leurs divifions ; chaque flzur pédicellée ; le 
calice campanulé, tronqué, entier, coloté ; la co- 
rolle glabre, petite , deux fais plus longue que le 
calice , couleur de lie de vin; le tube élargi vers 
fon orifice; le limbe à quatre ou cinq lobes un peu 
inégaux. 


Cette plante croit à Cayenne , où elle a été 
recueillie par Jofeph Martin. P (W. f. in herb. 
Desfont.) 


X*X*X%X Feuilles digitées. 


sr. BIGNONE à fruits orbiculaires. Bigronta 
orbiculata. Jacq, 


BG 


Bignonia foliis digitatis ; foliolis oblongis, acu= 
minatis ,integerrimis , glabris ; racemis axillaribus. 
Wiliden. Spzc. Piant. 3. pag. 299.— Jacq. Amér. 
184. tab. 180. fig. 79. 


Atbriffeau grimpant , dont les feuilles font com- 
pofées de cinq foltoles longuement pétiolées, ela- 
bres , oblongues , acuminées, très-entières. Dans 
les feuilles fupérieures, Le pétiol: commun fe ter- 
mine par une vrille qui remplace la dernière foliole. 
Les fleurs font difpofées en grappes axillaires , ino- 
dores , jaunâtres , d’un grandeur médiocre ; la 
corolle d'un jaune très-pâl: à fonlimbe. La capfule 
cit erande , orbiculaire, comprimée , plane, lui- 
fante, approchant de celie du signonia carulea. 


C:tte plante croît dans les forêts, aux environs 
de Carthagène. h 


52. BIGNONE à fleurs d’or. Bigronia chryfantha. 
Jaca. 


B'ononia foliis digitatis ; foliolis ovatis , acumi- 
natis , integerrimis , tomentofis ; floribus terminali- 
bus, congeftis. Wild. Spec. Plant. 3. pag. 300. — 
Jacq. Hort. Schoenbr. 2. pag. 45. tab. 211. 


Ses tiges font droites , arborefcentes , hautes de 
douze pieds; ls feuiiles compofées de cinq folio- 
les longuement pétiolées, ovales, acuminées , 
longues de cinq pouces , rudes , tomenteufes , 
très-entières ; les fleurs ramaflées en paquets ter- 
tninaux, nombreufes, médiocrement pédicel- 
lées ; chaque pédicelle fupportant une ou deux 
fleurs ; le calice tubuleux , campanulé , à cinq 
dents; la corolle jaune, longue de deux pouces. 


Cette plante croît dans les environs de Ca- 
racas. D 


53. BIGNONE à feuilles dentées. Bigronia ferra- 
tifolia. Vah]. 


Bignonia foliis fubquinato digitatis ; fo/iolis ova- 
tis , attenuatis , ferratis , glabris ; pedunculis termi- 


nalbus , confertis , fubunifloris. Vahl, Eglog. 2. 
pag. 46. 


Ses rameaux font garnis de feuilles compofées 
de quatre à cinq folioles pétiolées ; la rerminale 
longue de trois à quatre pouces ; les latérales beau- 
coup plus petires, routes ovales, amincies, vei- 
nées, glibres à leurs deux faces, inégalement den- 
tées en fcie , entières vers leur bafe ; les périoles 
très-glabres, comprimés , d’un brun-verdätre ; les 
pédoncules la plupart uniflores , quelquefois à 
deux fleurs , tomenteux, prefque farineux , agré- 
gés à l'extrémité des rameaux, longs de fix lignes; 
la corolle jaune , à deux lèvres, longue de trois 
pouces ; un cinquième filiment ftérile. 


Cette plante croit à l'ile de la Trinité. D 
(Valhl.) 


BIG 
+ *X X X X Feuilles ailées. 


54: BIGNONE bijuguée. Bignonia bijuga. Vahl. 


Bignonta foliis abrupt? pinnatis, bijugis ; foliolis 
ellipricis , integerrimis. Vab], Symb. 2. pag. GS. 


Ses tiges fe divifent en rameaux glabres , com- 
primés à leur partie fupérieure ; les feuilles pétio- 
lées, longues d'environ trois pouces; les folioles 
conjugées , oppofées deux à deux , longu=s d’un 
pouce & demi; les intérieures plus petites , ellip- 
tiques , médiocrement acviminées, obtufes, vei- 
nées ,. un peu coriaces, luifantes & glabres à leurs 
deux faces ; le pétiole commun canaliculé; les par- 
tiels longs de trois lignes, bordés par la décurrence 
des folioles ; les fleurs difpofées en grappes termi- 
nales; le pédoncule articulé, comprimé , élargi à 
fa partie fupérieure ; les pédicelles filiformes , 
longs d’un quart de pouce; le calice campanulé, 
prefqu'entier à fon bord, plus large que le tube de 
la corolle ; celle-ci longue d’un demi-pouce. 


Cette plante croit à l’île de Madagafcar. 
(Vahl.) 


55: BIGNONE variable. Bignonia variabilis. Jacq. 


Bignonia folis inferioribus biterratis, fuperio- 
ribus conjugato-ternatis, cirrhofis ; racemo terminalr. 
Willd. Spec. Plant. 3. pag. 305. — Jacq. Hort. 
Schoenbr. 2. pag. 45. tab. 212. 


Arbriffeau grimpant , à rameaux tétragones; les 
feuilles inférieures deux fois ternées ; les fupé- 
rieures conjugées , ternées, munies d’une vrille tri- 

de ; les folioles ovales, acuminées , très-entières, 
glabres à leurs deux faces. Les fleurs font difpof£es 
en une grappe fimple, terminale, courte , touf- 
fue ; le calice campanulé ; les dents peu fenfbles ; 
la corolle iongue de trois pouces ; le tube d’un 
jaune-verdâtre ; le limbe d’abord de la même cou- 
leur, puis blanchatre. 


Cette plante croît aux environs de Caracas. F 


56. BIGNONE fauve. Biononia fulva. Cavan. 


. Bignonia foliis impari-pinnatis ; pinnulis cuneato- 
ovatis , ferratis ; floribus racemoffs , axillaribus, 


Cavan. Icon. Rar. 6. pag. 58. tab. 580. 


Ses tiges font hautes de cinq à fix pieds ; les ra- 
meaux tétragones , velus dans leur jeunefle ; les 
feuilles éparfes, prefqu oppolées , ailées avec une 
impaire , compofées d'environ dix-f.pt folioles 
épaifles, fefiles , oppofées, ovales-cunéiformes, 
dentées à leur partie fupérieure, tronquées , lon- 
guss d'environ trois lign:s, velues dans leur jeu- 
neffe; le pétiole un peu ailé entre les folioles ; les 
fleurs difpofées en grappes folitaires & axillaires ; 
les pédicelles courts, uniflores ; le calice velu,, à 
cinq dents aiguës ; la corolle jaure en dedans, d’un 
jaune-fauve en dehors, longue d'un pouce & demi 


BIG 655 


& plus; le limbe à cinq lobes ovales ; l'ovaire ala- 
buleux & tronqué. 


Cette plante croît au Pérou, dans les terrains 
fablonneux. 


57- BIGNONE pandore. Bigronia pandorana. 
Vent. 


Bignonia ‘oliis pinnatis , fLbquadrijugis ; foliolis 
ellipricis | fapiès incegerrimis ; racemis compofitis, 
caule volubili, Vent. Hort. Malm. pag. & tab. 43. 
— Andr. Repof. bot. tab. 86. 


Ses tiges font grimpantes, légérement pilenfes 
à leurs articulations ; les rameaux oppofés & té- 
tragones ; les feuilles ailées avec une impaire , 
compofées de deux ou quatre paires de folioles 
elliptiques, fouvent entières, glabres, luifantes , 
obtufes; les pétioles arriculés ; les fleurs blancha- 
tres, rachetées de pourpre à leur intérieur, difpo- 
fées en grappes axillaires, lâches, rameufes, un 
peu inclinées ; les pédoncules munis à leur bafe de 
bractées fort petires , circulaires, aiguës, très-ca- 
duques ; la corolle tubulée, irrégulière, velue en 
dedans , longue d'environ un pouce; l'ovaire gla- 
bre , ovale ; le fligmate à deux lames ovales, 
comprimées , ciliées ; les femences brunes , arron— 
dies , échancrées à leur fommet, entourées d’une 
membrane diaphane, flriée & frangée. 


Cette plante ef originaire de l’île de Norfolk, 
dans l'Océan pacifique; elle fut découverte par le 
colonel Patterfon en 1793. Il remarqua qu'à l'é- 
poque où les nouvelles feuilles commençoient à 
pouffer , la plante étoit prefqu'entiérement re- 
couverte d’une efpèce d'infeéte blanchätre & co- 
toneux, du genre aphis ; que cet infecte fe répan- 
doit, en deux ou trois femaines, fur tous les vé- 
géraux de l’île, & y occafionnoit des dégâts con- 
fidérables : d’eù lui eft venu le nom de pandorea. 


D (Vent) 


*X Efpèces moins connues. 


* Bignonia (ilicifolia), foliis coriaceis, ovatis , 
rucronatis, fuboppofitis , inteserrimis , margine revo- 
lusis. Perf. Synopf. Plant. 2. pag. 170. 


Cette plante , recueillie par Commerfon à l'ile 
de Madagafcar , a des feuilles approchantes de 
celles de J’yeufe, coriaces, prefqu'oppofées , ova- 
les, mucronées, très - entières, roulées à leurs 
bords; elles font quelquefois ovales, échan- 
crées ; la fruétification n'eft que médiocremert 
connue. F 


* Bignonia ( latifolia ), fcandens, glaberrima,, 
foliis conjugatis ; foliolis ovatis , nervofis , membra- 
naceis j fpicis lateralibus , calice inflato. Rich. in 


Aét. Soc. Hift. Nat. Parif. 1. pag. 111. 


pi 


Ses tiges font grimpantes , très-glabres ; fes 
LI 


656 BG 


feuilles conjuguées, compofées de folioles ova- 
les , membraneufes, glabres, nerveufes ; fes fleurs 
difpofées en épis latéraux , ramaflées , fort gran- 
des . de couleur jaune ; leur calice renflé. Elle 
croît à l’île de Cayenne. B 


ÿ : Bigronia we pyramidata), feandens # glabra , 
fodiis conpusatis ; foliolis Ovatis, Jubcortacers ; pani- 
cul terminali, fubpyramidaté | multifloré , à corym- 
bis cymofis. Rich. |. c. E Caiennd. b 


* Bignonia (candicans), fcandens , foliis conju- 
getis; fodiolis fubroturdo-ovatis, f:brès candicante- 
tomentofis ; panicula laxiffimd , parvifiorä. Rich. |. c. 
E Caiennä. D 


* Bignonia ( pilulifera ) , fcandens , foliis terna- 
Lis , obovatis , acumine brevi ; panicul& brachiaté , à 
racemis compofitis , piluliferis. Richard, 1. c. E 
Caiernä. D 


* Bignonia (capenfis), foliis impari-pinnatis , 
glabris ; pinnis ovatis, ferratis ; corollis curvatis , 
clavatis, Thunb. Prodr. pag. 105. E Cap. Bone- 
Spei. D 

Offervations. Le bignonia quercus , n°. 2, eft le 
bignonta lonzifima de Swaïrtz & d’Aiton. Le #igno- 
nia kerere, n°.14, eft le #ignonta heterochylla Wild. 
Le bignonia chinenfis, n° 25 , eft le bégnonia gran- 
diflora Fhünb. Flor. japon. 253 , & Banks, Icon. 
Kœmpf. tab. 21. Willdenow fait du éigrouia in- 
dica , var. 8,n°.28 , une efpèce particulière , qu'il 
norme bignonia longifolia , & du bignonia cerulea , 
var. 8, n°. 3j, une autre efpèce qu'il appelle 
brgnonia procera. 


J'ai obfervé dans l'herbier de M. Desfontaines 
une efpèce que je foupçonne de Madagafcar , fous 
le nom de ébienonia articulata , avec le nom vuigaire 
de zahan ; eile eft finguliérement remarquable par 
les feuilles plufieurs fois articulées, comme celles 
du nopal, oppofées, rétiécies en pétiole, dures, 
coriaces , luifantes , trés-glabres , fans nervures 
fenfibles , excepté celle du milieu; chaque articu- 
lation ovale , entière ; la dernière fouvent échan 
crée. Je n'ai pas vu la fruétiñication. 


BIGNONES (Les). Famille de plantes à co- 
rolle monopétale , inférée fous le piltil, qui tire 
fon nom de l’un de fes principaux genres, & qui 
joint aux caractères précédens , ceux d’avoir un 
embryon dicotylédon, & des étamines portées fur 
la corolle, toujours en nombre défini. Elle offre 
pour caractères fecondaires : un calice monophylle, 
divifé à fon limbe ; une coroile ordinairement ir- 
régulière, à quatre ou cinq lobes inégaux ; des 
étamines au nombre de cinq, dont une, quelque- 
fois trois , avorte; l'ovaire furmonté d’un flyle 
ou d’un ftigmate fimple ou à deux lobes. 


Le fruit eft divifé en deux loges polyfpermes , 
tantôt capfulaire , s'ouvrant en deux valves, & 


BIG 


contenant une cloifon entière, paral'èle ou oppo- 

‘ fée aux valves, appliquée contre leur milieu ou 
Lurs bords, fans contraétér d’adhérence avec 
elles ; tantôt coriace & comme ligneufe , s’ouvrant 
feulement par le haut, féparée intérieurement par 
une cloifon adhérente aux valves, du milieu de 
laquelle fort quelquefois un réceptacle en forme 
d’aile ou de demi-cloifon qui fépare chaque loge 
en deux demi loges. Le nombre des graines eft 
moindre dans ces fruits coriaces que dans les fruits 
capiulaires. L’embryon, dans les uns &z les autres, 
eft dénué de périfpsrme. 


Cette famille renferme plufieurs arbres ou ar- 
brifleaux , & quelques herbes. Les feuilles font 
oppofées dans la plupart, alernes dans un petit 
nombre. 


Il fuit que la corolle irrégulière , les éramines 
réduites par avortement à un nombre pair , la 
cloifon du fruit capiulaire , fimplement contigué 
aux valves, la non-exiftence du périfperme & 
la cige ligneufe forment le caractère le plus dif- 
tinétif des bignones, qui comprend les genres fui- 
vans , divifés en trois feétions. 


I. Fruits capfulaires , bivalves ; tige herbacée. 


Les tealanes ne 2 ee el OUELONES 
Lés"féfames A Ne Se/zmum. 
Les incarvilles...........Z/ncarvillea. 


IT. Fruits capfulaires , bivalves ; tige ligreufe. 


Les millingtons. .........Millingtonia. 
Les jacarandes...........Jacaranda. 
Les catalpas.:. 421. 4927 Catalpas 

Ees técomas....,........Tecoma. 

Les bignones............Bignonia. 


IN. Fruits coriaces , ligneux ; tige herbacée. 


Les tourreties...........Tourretia. 
Les cornarets...........Martynia. 
Les pédalies.............Pedalium. 


Voici les nouvelies obfervations que M. de 
Jufeu a préfentées fur cette famille. « Les gen- 
res, dit-ii, qui conitituent les vraies bignones 
font le millingtonia , le jacarande , le catalpa, le 
técome & la bignone. On leur a joint, dans uné 
feétion diflinéte, des herbes qui ont prefque le 
même caraétère, & qui diffèrent feulement par 
leur port & par la cloifon centrale du fruir. Cette 
cloifon, dans quelques-unes , n’eft qu'un axe fili- 
forme , contre lequel s'appliquent des crêtes in- 
térieures des valves : tels fonr le féfame & la ga- 
lane , dont quelques efpèces détachées forment 
maintenant le genre penffemon. L'incarvillea , qui 
a une véritable cloifon membraneufe , tient le 
milieu entre ce genre & les vraies bignones. Une 


BIT: L 


troifième feétion renferme les genres à fruit co- 
riace , qui font en même tems herbacés, tels que 
le rourreria , le martynia , le pedalium. Lorfqu'on 
connoîtra mieux le tanacium de Swartz, le fulpi- 
gloffis de Ruiz & Pavon, le sripinna de Loureiro, 
qui paroiffent appartenir à cette famille, on faura 
a laquelle de ces feétions il convient de les rap- 
porter. » 


BIGNONIA. ( Vuyez BIGNONE.) 


BIRAÏT. Heliconra. Le n°. 2, heliconia bihai 


Linn. , eft gravé dans les //uffrations , tab. 148. | 


Jacquin réunit aux Ahe/iconia la plante fuivante 
d'Aubler. 


6. Braaïr à tige baffle. Heliconia humilis. Jacq. 


Helicoria folits bafi arguffatis , apice acuminetis ; 
Jfpadice ereëto , flexuofo raaicalibus ; fpathis diffichis, 
rmulrifloris ; neëturii folio fuperiore tridentato. Wild. 
Spec. Plant. 1. pag. 1187.— Jacq. Hort. Schoenb. 
1. pag. 23. tab. 48 & 49. 


Mufa (humilis), vafculis coccincis, quinque aut 
Sexfioris ; fruëlu trigono & violaceo. Aubl. Gutan. 2. 


pag. 931. 


Cette plante, qu'Aublet avoit confidérée com- 
me un bananier, appartient , d’après Jacquin , aux 
heliconia ; elle s'élève peu. Ses tiges font entou- 
rées à leur bafe par les gaines de feuilles oblon- 
gues , très-glabres, rétrécies à leur bafe , acumi- 
nées à leur fommet , très-entières , traverfées par 
des nervures très-fimples. La hampe, qui n’eft que 
la continuation de la tige, & qui fort du centre 
des feuilles, foutient à fon fommer un épi de 
fleurs, dont le fpadice eft droit, flexueux. Les 
fpathes , d’un rouge-écarlate, placées fur deux 
rangs oppofés, enveloppent chacune cinq à fix 
fleurs. Le fixième filament, pétaliforme, ef ter- 
miné par trois dents. Les fruits font de couleur 
violette , à crois côtés arrondis. 


- Certe plante croît aux environs de Caracas & 
dans la Guiane. 


BIHAR : nom arabe de l’anthemis tinëoria, qui 
étoit le buphralmum ou œil de bœuf des Anciens 
& de Tournefort. 


BIHIMITRON. ( Voyez BOIS D'ANISETTE.) 


BIJON : nom donné, dans quelques lieux, à la 
térébenrhine commune tirée du pin. 


BILAK. Bilacus. Dans les Moluques on nomme 
ainfi, au rapport de Rumphe (Herb. Ambon. 1, 
pag. 197, tab. 81), le marmelos où marmeleira des 
Portugais, que Linné avoit réunt à fon genre cra- 
teva | mais que M. Corréa en a féparé pour former 


BIL 637 


fon genre agle, qu’il place dans la famille des 
orangers, 


BILIMBI, BILIMGBING , BILIMBEÏIRA , 
PBILIN , BILLINGHAS , BLIMBING , BLIM- 
BYNEN : noms indiens de diverfes efpèces de 
caramboliers. ( Woyez ce mot.) 


BILLARDIÈRE. Billardiera. Genre de plantes 
établi par Smith , À fleurs complètes , polypé:a- 
lées , régulières , qui fe rapproche des ivtañées , 
& qui comprend des arbufes exotiques à l’'Eu- 
rope , à tige grimpante, à feuilles alternes, à 
fleurs folitaires , & count le caractère eflenriel eft 
d’avoir : 

Cing pétales alternes avec Les folioles du calice ; 
point d'aspendices ; un ffixmate fimple; un ovatre li- 
bre; une baie a plufieurs femences. 


ESPÈCES. 


1. BILLARDIÈRE grimpante. Bi/lardiera fcan- 
dens. Smith. 


Billardiera pedunculis folicariis , unifloris ; folirs 
fubhirfutis. Suith , Nov. Holl. 1. pag. 1. cab. 1. — 
Willd. Spec. Plant. 1. pag. 1150. Non Vakl. 


Arbufte petit & foible, dont ja tige eft couchée 
fur la terre , ou relevée & grimpante le long des 
corps qui peuvent lui fervir d'appui , divifée en 
rameaux lézérement velus. Les feuilles font alter- 
nes , velues, ovales, longues d’un pouce ; les 
fleurs folitaires , terminales à l’extrémiré de cha- 
que rameau , pendantes, pédonculées, Leur calice 
eft divifé en cinq dents fubulées; la corolle blan- 
che , compofée de cinq pétales linéaires, alternes 
avec les dents du calice ; cinq étamines oppolées 
aux divifions du calice , alternes avec les pétales ; 
un ovaire libre & cylindrique, furmonté d'un ftyle 
court , terminé par un fligmate à deux lobes. Le 
fruit confifle en une baie en forme d'olive , très- 
obtufe , prefque tronquée à fes deux extrémités, 
contenant, fous une pulpe épaifle, quatre rangs 
de graines femblables à des lentilles. 


Cet arbufle eft originaire de la Nouvelle-Hol- 
lande ; il fe cultive depuis plufizurs années en Eu- 
rope, & paroit pouvoir être naturalifé dans les 
départemens méridionaux de li France. C’eft le 
feul végétal à fruits bons à manger que les voya- 
geurs aient trouvé dans les contrées défertes de la 
Nouvelle-Hollinde. D (F. v.) 


Obfervations. Le nom de billardiera avoit été 
donné par M. Vahl à un genre de la famille des 
rubiacées , mentionnée maintenant dans la nou- 
velle édition du Species Plantarum par Willdenow, 
fous le nom de fralichia. ( Voyez ce mot, Suppl.) 
M. Labillardière a découvert deux autres efpèces 
appartenantes à ce genre, 


658 BEN 


2. PILLARDIÈRE à longues fleurs. Bi/lardiera ‘ 
pag. 187, & le NATTIER, n°. 1 (imricaria).) 


longiflora. Labiil. 


Billardiera pedunculis folicariis | unifloris ; foliis 
evibus ; petalis longiffimis , margine introflexis. La- 
levibus ; petalis longil 3 £ troflexis. La 


billard. Nov. Holl. 1. pag. 64. tab. 80. 


Arbriffeau à tige grimpante, cylindrique, garni 
de feuilles g'abres, alternes , lancéolées, que'ques- 
unes oppofées ; les fleurs folitaires, axiilaires , 
pendantes , un peu plus longues que leur pédon- 
cule ; les folioles du calice ovales, aiguës, un peu 
ciliées , pileufes en dedans; les pétales oblongs, 
acuminés ; les filamens de la longueur des pétales ; 
ls anthères ovales , à deux loges , échancrées à 
leur bafe. Le fruit eft une baie ovale, pulpeufe, 
violette , à deux loges ; les femences rénifo:mes; 
lembiÿon ovale , renfermé dans un péricarpe 
Charnu. 


Cette plante croit au cap Van-Diémen. P 


(FU) 


3. BITLARDIÈRE fufiforme. Bi/lardiera fufifor- 
mis. Labill. 


Billardiera paniculis paucifloris , foliis fubhirfu- 
tis , antheris conniventibus. Labill, Nov. Holl. 1. 
pag. 65. tab. 90. 


Ses tiges font ordinairement grimpantes ; fes 
feuillss oblongues , lancéolées , un peu velues; les 
fleurs pendantes, terminales, réunies de deux à 
fix en unz petite panicule ; de très-perites braétées 
aux divifions du pédoncule ; l+s folioles du calice 
Igérement ciliées ; la corolle bleue , étalée ; les 
pétales ovales, acuminés ; les filamens très-courts ; 
les anthères à deux loges, s’ouvrant longitudina- 
lement. L'ovaire eft fufiforme , ftrié, foyeux , à 
deux loges; le flyie court; le figmate prefque 
en tête. Le fruit eft une baie fèche , fufiforme, 
foyeufe , à deux loges; les femences ovales, com- 
primées , placées deux par deux fur un même 
rang. 


Cette plante croît au cap Van-Diémen. B 


(CD) 


. BILLONS : nom languedocien de la vefce cul- 
tivée. 


BILULO : arbre des Philippines, qui paroît 
être une efpèce de mañguier. Son fruit a la faveur 
de la mangue, & même il eit plus agréable, fui- 
vant Cameili. 


BIMAREGALY : nom caraibe de l’eupatoire, 
Suivant Nicholfon. 


BINECTARIA : genre de plantes du Levant, 
que Foskhali avoit érabli fous ce nom, & que 
Vahl a réuni au mimufops. ( Voyez les obferva- 


Brie 


tions à la fuite du Mimusors KAUX1I, vol. IV, 


BINKOHUMBA : nom que porte, dans l'île 
de Ceilan , une efpèce de phyllante (phyllanthus 
urinaria Linn. ), employé en décoction pour faire 
couler les urines ; ce qui l’avoit fait nommer uri- 
naria par Hermann, premier obfervateur de cetre 
plante. Birko veut dire serre dans la langue du 
pays. Ce mot fit partie du nom de cette plante, 
parce qu'elle eft toujours couchée par terre. 


BINT AL. On nomme ainfi le bafella à l'ile de 
Ceilan. 


BINTAMBURU : efpèce de liferon de Ceilan, 


qui eft ie convolvulus pes capre Linn. 


BINTANGOR : nom malais d’une efpèce de 
calaba ( calophyllum inophyllum Linn.). C’eft le 
vintan Où vincago de Madagafcar. 


BINTOZO : petit arbre des Manilles, dont 
parle Camelli, ci.é dans le grand ouvrage de Ray; 
il contient une réfine ou térébenthine jrunatre & 
odorante, que l’on peut employer comme vernis. 
On peut préfumer, non pas que c’eft un térébin- 
the, comme le dir Camelli, mais qu’il appartient 
au moins à la famille des térébinthacées. ( Ju. ) 


BINUNGA, MINUNGA. Camelli, dans fes 
plantes des Philippines, défigne fous ces noms un 
végétal qui paroît être le même que le ricinus 
mappa Linn. (Lénan.) 


BIONDELLA. En Tofcane on donne ce nom, 
fuivant Dalechimp , à la petite certaurée , parce 
qu'elle eft propre, dit-il, à rendre les cheveux 
blonds. On a encore défigné fous le même nom 
le bois gentil ou fain bois (daphne gridium Linn.), 
peut-être parce qu'on en tiroit une teinture 
Jaune. 


BIPICAA : nom carsibe du cytife des Indes 
(cytifus cajan Linn.). 


BIPINNULA. (Voyez ARÉTHUSE, n°. ÿ; 
Suppl.) 


BIPIR A : nom caraibe d'une efpèce de glycine 
des Antiles (glycine phafcoloïides Ewartz ), que 
Plumier avoit ran2zée parmi les haricots, & qui eft 
remarquable par fa graine rouge , marquée d’une 
tache noire. 


BIPORFIA. (Pet.-Th. Gen. Nov. Madeoafc. 
n°. 46.) C eft le même genre que celui qui a été 
décrit äans cet ouvrage fous le nom «de niota, 
M. du Petit-Thouars le regarde comme très- 
voifin du banifferia, ayant, comme ce dernier, 


B'FS 
deux glindes au calice, maïs dont il diffère par 
un feul ftyle, & par une perire écailie à la bafe 
de chaque filament : l'ovaire eft à quatre lobss : il 
lui fuccéde quatre capfules comprimées , en forme 
de goutie , à une loge monofperine. 


BIRANT, VIRANI : noms madagalcar du gau- 
dal des Malais, efoèce de fisuier que Rurmphe 
décrir & figure dans fon Herbar. Amboin. vol. 3, 
pag. 145, tab. 93. Les botaniftes ne l'ont encore 
rapportée à aucune efpèce connue. 


BIRASOUREL : nom languedocien de l'hélian- 
the à grandes fleurs, vulgaiirement connu fous 
celui de fclez/. 


BIRCH-TREE : nom anglais, qui fignifiz arbre 
bouleau. l! a été donné dans la Jamaique au gomart 
(burjera gammifera Linn.) , dont l’écorce reffem- 
ble à celle du bouleau. 


. BIRIBOY : nom caraibe d’une efpèce de lobé- 
lie des Antilles (/o5elia conglobata Lam.). 


BIRIIDRYS. Dans l’herbier de Surian on trouve 
fous ce nom caraïbe lepigea cordifolia Swartz , 
plante baffe des Antilles, que Richard a nommée 
gaulcheria [shagnicola. ( Mém. de la Soc. d'hifi. nat. 
de Paris, pag. 109.) 


BISAILLE : mélange de pois 8: de gefle, que 
l'on fème pour la nourriture des befliaux. 


BISBERY : nom arabe du polypode ordinaire, 
fuivanc Dalechamp. 


BISCUTELLA. ( Voyez LUNETIÈRE.) 
BISERRULA. (Voyez RATEAU.) 


BISLINGUA. On trouve fous ce nom, dans 
quelques anciens auteurs, une efpèce de fragon 
(rafeus hypophyllum Linn.), dont la fleur, portée 
für le milieu des feuilles, eft recouverte, avant 
fon développement, d’une fpathe en forme de 
languette, qui fubfite encore après la fioraifon ; 
de forte que la fleur parcit fortir du milieu de 
deux écailles. On nomme aufli cette plante boni- 
facia dans quelques lieux, au rapport de Jean 
Bauhin. 


BISMALV A. Dans quelques livres anciens on 
donne ce nom à la guimauve. 


BISNAGUE, BISNAGUDO : nom provençal de 
la vifnague ( duucus vifraga Linn.), qui eft l'AM- 
M1, n°. 2. Elle eft fous les noms de vifraga & 
bifnaga dans les livres anciens. 


BISSUS. ( Voyez BYssE.) 


BL A 659 
BISTORTE. Le genre renouée ( polygonum 


Linn.) réunit plufieurs genres de Tourüefort, 
dans le nombre d<fquels eft la biflorre, diftinguse 


par fes graines triangulaires , fes fleurs en épis 


terminaux & fa racine charnue , repliéz deux fois 
fur elle-même , d'où lui venoit fon nom. On pour- 
roit ajouter qu'elle a neuf étamines, tandis que 
les autres renouées en ont moins. La racine de la 
biftorte eft très-aftringente. Dans une efpèce (ro- 
lygonum viviparum Linn.), la graine germe avant 
d’être féparée de la plante, & le petit tuberculs 
qui en réfulte , poufie fes premières feuiiles fans 
fe détacher. ( Voyez RENOUÉE.) 


BITI : nom malabare d’un grand arbre men- 
tionné par Rheed, Horr. malabar. $, pag 115, 
tab. 58, qui paroît être celui d’où provient le 
bois que les Français de l'Inde nomment bois de 
bite, très-eftimé à caufe de fa dureté, qui le rend 
fufceprible d’un beau poii. La defcription qu’en 
donne Rhced eft très-incomplète. La figure left 
encore plus ; elle ne repréfente pas les fleurs. On 
peut cependant y reconnoître que cet arbre ap- 
partient à la famille des légumineufes , & peut- 
être à Ja partie du genre fophora , qui comprend 
lanticholerica de Rumphe ou fophora kertuphylla 
Einn. ( Aubert Pecir-Thouars.) ( Voy. SOPHORA, 
22102) 


BITI-MARAM-MARAV ARA : nom que les 
babitans de la côte du Malabar donnent à une 
plante orchidée, figurée dans l'Hort. malas. 11, 
pag. $, tab. 2, qui croît fur le tronc des arbres, 
& fpécialement fur le 8, comme fon nom l’in- 
dique. Maravara s'applique à toutes les plantes 
parafires du même genre. Cette plante doit être 
rapportée aux epidendrum de Linné. ( Aub. Perie- 
Téouars.) 


BIXA : nom ancien du rocou , & que les bo- 
taniites ont adopté. ( Voyez ROCOULIER.) 


BIZARD A : nom donné par les Iraliens à des 
citrons produits par le mélange de deux efpèces. 


BLA , BLAD : noms languedociens du blé ou 
froment. 


BLACKBURNIA. Genre de plantes établi par 
Forfter, & qui parcit appartenir aux prelea. ( Voyez 
Prelea pinnata, n°. 3.) 


BLACOUEL, Blakwellia. Deux efpèces de ce 
genre font figurées dans les [//uffrations , tab. 412; 
favoir : le 6/akwellia integrifolia , fig. 1 , & le blak- 
wellia axillaris, fig. 2. Le genre que décrit Gært- 
ner, Vol. 2, pag. 169, tab. 117, fous le nom de 
blakswellia , eft le palladia antartica Lam. Illuftr. 
tab. 265. M. Ventenat a ajouté à ce genre les ef- 
pèces fuivantes : 


640 Bi A 


4. BLACOUEL glauque. B/ackwellia glauca. 
Vent. 


Blackwellia foliis ovato-oblongis , obtufis, glau- 
cis ; racemis axillaribus, paniculatis. Vent. Choix 


de Plant. Fafc. 10. tab. ÿÿ. 


Arbriffeau à tige droite , noueufe, à feuilles 
alternes , pétiolées, ovales, oblongues , prefque 
entières , très-obtufes , glabres, veinées, d’un 
vert-glauque, longues de fept à huit pouces; les 
fliurs difpofées en grappes axiliaires, paniculées, 
munies de petites braétées folitaires, pubefcentes; 
point de corolle, {elon Ventenar, mais un calice 
pubefcert , profondément divifé en quatorze dé- 
coupures linéaires, très-ouvertes, aiguës, dont 

ept alternes plus larges & un peu plus longues, 

munies, à leur bafe interne, d’une glande noira- 
tre; fept étamines attachées à la bafe des divifions 
les plus étroires du calice ; l'ovaire très-ve'u , ad- 
hérent au calice par fa moitié inférieure, à une 
feule loge , contenant des evu'es nombreux, at- 
tachés à fes parois. 

Cette plante a été recueillie à l’Ile-de-France 
par Comn.erfon. B 


s. PLAcOUEL à feuilles de certifier, Blackwellia 
cerafifo!ia. Vent. 


Blackwellia foliis ellipticis, acuminatis , dentatis; 
racemis axillaribus , compolitis, erectis. Ventenat, 
Choix de Plant. Fafc. 10. cab. ç6. 


Arbufte diftingué par la forme de fes feuilles, 
& furtout par les glandes, qui n’adhèrent point à 
Ja bafe , mais au milieu des divifions les plus étrei- 
tes du calice, & par fon ovaire tout-à-faic libre. 
Les feuilles fonc glabres, ovales , elliptiques, ré- 
tréciss à leur fommet en une pointe obtufe , gar- 
nies de dents courtes, écartées, glanduleufes à 
leur bafe , accompagnées de flipuies pubeicentes, 
ceurtes, linéaires, caduques ; les grappes axil- 
laires, leurs rameaux prelqu’oppofés; des brac- 
tés lancéolées , très-courtes ; le calice à dix dé- 
coupures inégales , lancéolées , cinq alternes plus 
larges , les autres tenant lieu de corolle ; l'ovaire 
globuleux , herifle, à une loge ; les ftigmates 
fimples. 


Cette plante, originaire de Madagafcar , eft 
cultivée au Jardin de l'Ile-de-France. P 


6. BLACOUEL tomenteux. Blackwellia tomentofa. 
Vent. 

Blackwellia foliis cuneiformi-obovatis, dentaris, 
fubris tomentofis ; fpicis ax!{laribus terminalibufque, 
folitariis, erectis , longiffinis. Vent. Choix de Plant. 
Fafc. 10. tab. ÿ7. 


La grandeur, la forme de fes feuilles, la difpo- 
fiticn de fes fleurs, diftinguent cette efpèce de fes 
; 3 P) 


Er 


BL A 


congénères ; elle fe rapproche du b/ackwellia axil- 
laris. Ses rameaux font parfemés de tubercules 
blanchatres , tomenteux vers leur fommet, garnis 
de feuilles à peine pétiolées , larges , prefque cu- 
nétformes , en ovale renverfé , furmontées d’une 
pointe caduque, dentées, tomenteufes & de cou- 
leur cendrée en deffous, pubefcentes en deffus ; 
les flipules fubulées, pubefcentes, cad'iques ; les 
fleurs petites, fefles, tomenteufes , difpofées en 
épis axillaires, folitaires, prefque terminaux, fim- 
ples , grêles, alongés; munies de braétées ovales, 
membraneufes; le calice à dix ou douze décou- 
pures inégales ; cinq alternes, tenant lieu de co- 
rolie , foutenant les étamines, glanduleufes à leur 
bafe ; l'ovaire globuleux , adhérent par fa moitié 
inférieur: ; trois à cinq ftyles. 


Cette plante croît à l'ile de Java , où elle a été 
découverte par M. Lahaye. F 


BLADH!A. ( Voyez QUAXKITE.) 


BLÆRIA. (Voyez BLAIRIE.) Haufton le pre- 
mier avoit donné le nom de Blair, botanilte an- 
glais, à une plante que Linné crut depuis devoir 
réunir au genre verveine. S'emparant enfuite du 
nom de 6/airia, qu’il changea en celui de bleria , 
il l’appliqua au genre qui en a confervé la déno- 
mination, quoique plus récemment Thunberg, 
dans fon Prodromus Plant. Cap. , ait effayé de le 
détruire en le confondant avec la bruyère. On a 
reconnu , depuis Linné, que le genre verveine 
contenoit plufieurs efpèces qui devoient en être 
féparées. La plante de Houfton éroit de ce nom- 
bre , & forma le genre priva d’Adanfon. Scopoli 
établit avec d'autres fon genre zapania. Gærtner 
en détacha aufli trois, & voulut rétablir en leur 
faveur ie nom de 6lairia ; mais l’une d'elles appar- 
tient au priva, & les deux autres ont été repor- 
tées au zapanta par M. de Lamarck, qui a adopté 
ce dernier genre dans les T//uffrarions. (Juff.) 


ELAIRIE. Bleria. Ce genre a été réuni aux 
erica par Thunberg. Le bleria articulata ,n°. 3, 
eft figuré dans les [{/uffrations , tab. 78. Il faut en 
retrancher la plante de Bergius , citée dans la fy- 
nonymie, & y rapporter, comme lui appartenant, 
lerica eriocephala, n°. 73. On a depuis ajouté à 
ce genre quelques autres efpèces imparfaitement 
connues. 


* Blerta (fcabra), antheris muticis ; foliis qua- 
ternis , lanceolatis , pilofo-hifpidis ; florum capitulis 
ereétis, corollis clavatis. Willden. Spec. Plant. 1. 
pag. 629. — Thunb. Predr. 78. Sub érica. 


* Bleria (fafciculata) , antheris muticis ; foliis 
quaternis , lanceolatis, ciliato-frabris ; capitulis erec- 


cis. Thunb. Prodr. 71. Sub ericä. 
* Blaria (mufcofa), antheris muticis | fubex- 
fércis j calicibus monophyllis, pilofis ; corcllis cam- 
panulatis, 


BL A 


panulatis, fupernè pilofis; floribus axillaribus , flig- 
matibus pelratis, Ait. Hort. KeW. 1. pag. 150. 


An erica albens ? Thunb. Prodr. 70. 


* Blaria (glabella), ancheris ariffatis ; foliis 
guaternis , oblongis , glabris , margine feabris ; flo- 
ribus aggregatis , terminalibus. Thunb. Prodr. 73. 
Sub erica. 


Blaria purpurea. Berg. Capenf. 34. 


Erica africana , pumil, coris folio ; flofculis par- 
Vis, carneis ; apicibus longis , difperfis pradiris. Seb. 


Thefaur. 1. pag. 30. tab. 20. fig. 2. 


Toutes ces plantes font ligneufes , & croiffent 
au Cap de Bonne-Efpérance. 


BLAKEA. (Voyez MÉLIER.) 
BLAKWELLIA. ( Voyez BLACOUEL.) 


BLANC DE CHAMPIGNON. Ce terme fert à 
défigner une mafle de racines filamenteufes dont 
les fumiers font quelquefois chargés, qui n'eft 
autre chofe que les premiers développemens des 
femences de champignons, qu’on recueille avec 
foin pour garnir les couches que l’on prépare à 
l'effet de fe procurer un grand nombre de ces 
plantes. 


BLANC D'EAU : un des notns vulgaires du né- 
nuphar blanc. 


BLAnc D'HorzANDE. C’eft une variété du peu- 
plier blanc, n°. 1. 


BLANCHETTE : nom vulgaire de la mâche 
(valeriana locuffa Linn.). On le donne auñfi à l’an- 
férine maritime ( chenopodium maririmum Linn.), 
plus connue cependant fous celui de é/anquerte. 


BLANKARA : nom donné par M. Adanfon à 
un genre de moufle nommé orthorric par M. Pali- 
fot-Beauvois. ( Woyez ce mor, Suppl.) 


BLASIA. ( Voyez BLASIE, & I!l. Gen. tab. 
877 , qui eft le b/afia pufila.) 


BLASTE de la Cochinchine. Bloflus cochinchi- 
nenfis. Lour. 


Genre de plantes établi par Loureiro, fur un 
arbrifleau de la Cochinchine, dont les fleurs, fi la 
defcription de Loureiro eft exacte, offrent des ca- 
raétères qui n'ont jamais été obfervés dans aucun 
autre végétal : c’eft d’avoir les ovaires fur le dos 
des anthères. 


Cet arbriffeau eft haut de fix pieds , très-ra- 
meux. Ses feuilles , lancéolées & oppofces, font 
traverfées par trois nervures. Les fleurs font blan- 
ches, & difpofées plufieurs enfemble fur des pé- 
doncules épars fur les rameaux ; elles ont chaçune 

Botanique. Supplément. Tome I. 


BILIE 7 


un calice à quatre dents ; quatre pétales attachés 
au fond du calice ; autant d’étamines, & environ 
vingt ovaires , placés , fuivant Loureiro , {ur le 
dos des anthères , qui font grandes & courbées. 
Les ovaires, terminés chacun par un ftyle délié & 
un ftigmate peu apparent, deviennent autant de 
fruits enveloppés par les calices , qui prennent 
de l’accroiffement. Ces fruits font attachés fur les 
anthères , qui pesfiflent après la floraifon. 

Ces caraétères n’ont pas été fizurés par Lou- 
reiro, & font fi extraordinaires, qu’on ne peut les 
croire exacts avant de les avoir vérifiés par de 
nouvelles obfervations, & il eft plus que probable 
que ce que l’on prend pour des éramines appar- 
tient exclufivement à l'organe femelle. (Maé. ) 


BLATTAIRE. Blartaria. (Voyez MoLèNE.) Le 
nom blattaria défigne un genre de plantes que 
Tournefort difiinguoit de la molène (verbafcum 
Linn.) par fa capluie globuleufe & non ovoide ; 
par fes fleurs en épis plus laches. Linné n’a pas cru 
ce caractère diftir if fuffant; la réuni les deux 
genres fous le nom de verbafcum. La blattaire a 
été nommée improôprement herbe aux mites, parce 
qu elle eft fouvent chargée d’anthrères , que l’on 
nommoit vulgairement mes, 


BLATTI. Sonneratia acida. Lam. II]. tab. 420. 
Gærtner a décrit la même plante fous le nom d'au 


bletia cafeolaris. De Fruët. & Sem. 1. pag. 379. tab. 
78. fig. 2. 


BLE. Quoiqu'il y ait un article général fous ce 
nom, nous croyons devoir lui donner plus de dé- 
veloppement, & profiter pour cela des excell:n- 
tes obfervations préfentées par M. Thouin dans Le 
Didion. des fciences naturelles, wo}.'3 , pag. 459. 


Le mot français 6/6 vient du latin b/adum ; mais 
ce mot latin ,.comme le mot français , eft généri- 
que ; il exprime toutes fortes de grains propres à 
faire du pain. Pour en défigner la qualité , il falloit 
ajouter l’efpèce:: hadum frumentum vouloit dire le 
froment ; b/adum ab equis, l’avoine ; b/adum media- 
tum , lz méteil ; b/adum hiemale ; le blé d'hiver; 
bladum groffum , minutum, le gros blé, le petit blé. 
Quard on dit le commerce des blés ou des grains, 
on comprend non-leulement les fromens, mais en- 
core le feigle, l'orge & l’avoine. Dans les pays où 
l’on ne culrive que du feigle, il porte le nom de 
ble. On diflingue même celui qui fe fème en au- 
tomne.de celui qui fe féme au printems, par les 
noms de b{é d'automne ou d'hiver, de gros blé, de 
bIE de printerns où de mars, de petir blé. Le blé de 
la Suint-Jean eft du feigle qui fe fème au mois ce 
juin. Le blé méteil eft le mélange du‘ froment & 
du feigle. Le blé d’Inde ou d'Efpagne , ou d'Ita- 
lie ; ou de Turquie, eft le mais. Trois autres plan- 
tes font appelées blé, quoiqu'elles n’aïent point 


de rapport avec les fromentacées : ce font le blé 


noir ou le farrafin (polygonum fagopyrum Linn. ); 
M ni mm 


6/2 B'LIE 


le blé de vache, efpèce de melampyrum ÿ le blé 
d'oifeau , qui eft l'alpifle ( phalaris canarienfis 
Linn.). ( Voyez l'article FROMENT.) 


BLé pe N:cBouRr.«C'eft, dir M. Cofigny, le 
plus beau blé connu, celui qui a le moins de fon, 
qui contient le plus de farine, & qui fait le meil- 
leur pain. Ce blé n’eit que quatre mois en terre. 
Nagbour eft une contrée de l’Indoftan, voifine du 
Bengale. C'eft de ce dernier pays que l’on peur en 
obrenir de la femence. » Cette intéreffante efpèce 
ne m'eft po nt connue, 


BLÉ LocuLAR. C'eft le froment épeautre. 


BLE NOIR ou SARRASIN. C'eft le polygonum 
Fagopyrum Lin. (Voyez RENOUEE.) 


BLE DE TURQUIE, BLE D'INDE. ( Woy. Mais.) 
BLÉ DE VACHE. ( Woyez MÉLAMPYRE.) 
BLECHNUM. ( Voyez BLÈCNE.) 


BLECHUM. M. de Juffieu, dans les Annales 
du Muféum d’hifloire naturelle de Peris, vol. 9, 
pag. 251, propofe d'établir fous ce nom un genre 
compolé de plufieurs efpèces de juficia, qui et 
diffèrent particu'iérement par leurs fruits. (Ÿ'oyez 
CARMANTINE , Suppl.) 


\ 

BLEGNE. B'echnum. Ce genre contient dans 
Linné un certain nonbre d’elpèces , qui ont été 
réunies pas MM. Smith & Swarez dans un genre 
particulier, fous le nom d2 wooswardis, qui fera 
mentionné ici par une fous-divifion. Quelques 
efpèces d'o/munda ont été également rappelées 
dans ce genre. 


* BLECHNUM. Capfules difpofées en lignes foliraires , 
longitudinales, point interrompues., dans la même 
direétion que la côte principale ; enveloppe conti- 
nue, s'ouvrant en dedans. 


1. BLÈGNE occidental, n°. 1. Blechaum occiden- 
tale. Linn. — Swartz, Filic. pag. 113. — Lam. 
1!!. Gen. tab. 869. 


2. BLÈGNE à dents de fcie. Blechnum ferrulatum. 
Mich. 

Blechaum frondibus pinnatis , firicis ; pinnis enfi- 

formibus , acutis, argure rigidèque ferrulatis. Swartz, 
Filic. pag. 113. — Mich. Flor. boreal. Amer. 2. 
pag. 264. 

Cette efpèce eft grande, droite, roide ; fon 
feuillage fimplement ailé; fes pinnules oblongues, 
Jancéolées, prefqu’en forme d'épée, aiguës à leur 
fommet , médiocrement élargies à leur bafe , fine- 
ment dentées en fcie, à dentelures roides , ai- 
Bus. 

Cette plante croît dans la Floride, le lonz du 
fleuve Aifa-Hatcha. ( Mick.) 


BLE 


3. BLÈGNE denticulée. Blechnum denticulatum, 
Swartz. 


Blechnum fiondibus lineari-lanceolatis , pinnatis ; 
pinnis ovato-lanceolatis , firiatis, denticulatis , bafs 
fursèm obrufangulatis, Swartz, Filic. pag. 113. 


Belle efpèce, haute de deux pieds, dont la fou- 
che eft life, cylindrique , anguleufe ; le feuillage 
d'un veri-gai, linéaire-lancéolé, fimplement aîlé ; 
les pinnules alternes , ova'es-lancéolées, glabres, 
ftriées , fefiles, aiguës , longues d’environ deux 
pouces; les fupérieures plus rapprochées; les ner- 
vures ferrées , parallèles ; les dentelures réguliè- 
res, cartilagineufes ; la bafe des folioles reievée 
en angle obtus. La fruétificarion eft difpofée en 
lignes folitaires le long de la côte du milieu, 
rares ou nulies à la bafe & au fommet des pin- 
nules ; les capfules fort petites , très-nombreufes, 
d’une couleur de rouille-pale. 


Cette plante croit à l'île de Ténériffe. (Swartz.) 


4. BLÈGNE cartilagineufe. Blechnum cartilagi- 
neum. SWartz. 


Blechnum frondibus pinnatis , fubcartilagineis à 
ptnais aiternis , lanceolatis , attenuatis, fpinulofo: 
ferrulatts, apice curvatis ; baff adnatis , fubauricula- 
cis , fiperiortbus coadunatis ; ffipite muriculato. Sw: 
Filic. pag. 114. 


Elle fe diftingue par fes pinnules très-rétrécies 
& recourbées à l:ur fommet; par les dentélures 
cattilagineufes & par la roideur de toute la plante ; 
elle s'elève à la hauteur de deux pieds & plus. Sa 
fouche eft cylindrique , profondément cannelée , 
hériflée de points bruns, faillans, luifans ; le feuil- 
lage prefque cartilagineux , ovale-lancéolé ; les 
pinnules alrernes, feffiles, lancéolées, élargies , 
prefqu'auriculées à leur bafe ; les cerminales pref- 
que confluentes , celles du milieu adnées , très- 
rapprochées ; les inférieures libres en dehors à 
leur baf. ; la fruétification placée le long de la 
côte principale , dans toute l'érendue de chaque 
pinnule, compofée de capfules nombreufes, de 
couleur ferrugineufe, 


Cette plante croît à la Nouvelle - Hollande. 
(Swariz.) 


5. BiÈcNE auftrale, n°. 3. Blechnum auftrale. 
Linn. — Swartz, Filic. pag. 114. — Pluk. Almag. 
tab. 89. fig. 7. 

6. BLÈGNE orientale, n°. 2. Blechnum orientale, 
Linn. — Swartz, Filic. pag. 114. 

B. Blechnum longifolium. Cavan. Præl. 18or. 
n°. 631. 

Filix malaccenfis. Petiv. Muf. n°. ç43. 


La variété 8 fe diflingue principalement par la 
longueur de fes pinnules, qui ont jufqu’a huit 


BLE 


pouces, tandis que dans la première elles font à 
peine longues de trois ou quatre pouces. 


7. BLÈGNE ponctuée. Béechnum punétulatum. Sw. 


Blechnum frondibus rinnatis ; pinnis à baff cordarä 
dineari-lanceolatis , fubfulcatis, integris, margine 
punélatis, inferioribus fensim brevioribus. SWarcz, 


Filic. pag. 114. 


Cette plante s'élève à la hauteur de trois ou 
quatre pieds. Ses fouches , hautes d’un pied, font 
épaifles à leur partie inférieure , puis cylindri- 
ques, un peu comprimées, Hffes, noirâtres ; le 
feuillage lancéolé , fimplement ailé ; les pinnuies 
oppofées ; les inférieures petites, ovales, diftan- 
tes; les fupérieures infenfiblement plus longues, 
égales , enfin décroiflantes vers le fommet, toutes 
fzfiles, en cœur, légérement auriculées, linéai- 
res-lancéolées , aiguës , longues de deux ou trois 
pouces, un peu courbées en faucile, entières , 
munies à leurs bords de petits points; les nervures 
latérales & bifides ; les capfules d'un brun-ferru- 
gineux. 

Cette plante croît au Cap de Bonne-Efpérance. 
(Swartz.) 


8. BLÈGNE roide. B/cchnum rigidum. Ewartz. 


Blechnum frordibus pinnatis ; pinnis cordato-lan- 
ceolatis , obiufis | fummis confluentions. Swartz, Fil. 
pag: 114. 

Blechnum (capenfe), frondibus pinnatis ; pinnis 
feffilibus , cordato-lanceoluris , integerrimis. Burm. 


Flor. capenf. Prodr. pag. 28. 


Certe fougère croît en gazon touffu, & s'élève 
à la hauteur d’un à deux pieds. Ses racines font 
noirâtres , filiformes , roides , très-longues, mé- 
diocrement rameufes ; fes fouches nombreules, 
cylindriques à leur bafe , canaliculées à une de 
Jeurs faces, longues de fix à f: pt pouces; le feui!- 
lage roide, lancéolé , fimplement ailé; les pin- 
nules fefiles , oppofées ou alternes, longues d’un 
pouce , oblongues , lancéolées, obtufes, un peu 
dilatées à leur bafe, glabres , légérement ftriées 
en deflous, entières ou un peu crénelées; les fu- 
périeures fouvent confluentes ; la fructification 
dans le difque des pinnules , qu'elle recouvre en- 
fuite en entier ; les capfules d’un brun-ferrupi- 
peux. 


Cette plante croît au Cap de Bonne-Efpérance. 
(Swarz.) 


9. BLÈGNE à oreillettes. Blechnum auricularum. 
Cavan. 

Blechnum frondibus pinnatis; pinnis acuminatis , 
bafi utrinque auriculatis , fubhaffatis ; fruétiferis an- 
guftioribus. Cavan. Præl. 1801. n°. 647. — Ewartz, 
Filic. pag. 114. 


Son feuillage eft fimplement ailé, compolé de 


B LE 


” pinnules acuminées, aüriculées de deux côtés de 


leur bafe , prefque haftées ; les unes ftériles , les 
autres chargées de fruétifications. Ces dernières 
font plus étroites. 


Cette plante croît à Buenos -Ayres & dans 
l'ifthme de Panama. 


10. BLÈCNE en queue. Blechnum caudatum. 
Cavan. 


Blechnum _frond'bus pirnaiis ; pinnis fulcatis, 
Jubhaftaris , infimis longiorious , oppofitis , fummis 
confluentibus , terminali long'fimä. Cavan. Præl. 
1601. n°. 649. 


Cette efpèce à fon feuillage fimplement ailé; 
les pinnules prefque haftées, courbées en faucille ; 
les inférieures oppofées & plus longues ; les fupé- 
rieures confluentes, la terminale très-longue. Elle 
croît aux iles Philippines & au mont Saint-An- 
toine , proche Chimborazo. 


11. BLÈGN£ lille. Blechnum levigatum. Cavan. 


Blechnum frondibus pinnatis, fubdiaphanis; pinnis 
lanceolatis ; fubcrenatis , ciliatis. Cav. Præl. 1801. 
n°. 650. 


Elle eft remarquable par fon feuillage prefque 
diaphane , fimplement ailé. Les pinnules font lan- 
céolées , légérement crénelées & ciliées à leurs 
bords. 


Cette plante croît à la Nouvelle-Hollande. 


12. BLÈGNE élevée. Blchnum procerum. Swartz. 


Blechnum frondibus pinnatis ; pinnis flerilibus, 
lato-lanceolatis , acuminatis, bafi fubcoraauis , fèr- 
rulatis ; fruéhiferis linearibus , ferilibus fepè oppoji- 
tis. Swartz , Filic. pag. 115$. — Labill. Nov. Hall. 
2. pag. 97. tab. 247. 


Ofmunda procera. Forft. Prodr. n°. 414. 


Onoclea procera. Spreng. Schrad. Journ. 17917. 
3. pag. 267. 

Cette efpèce croît en gazon; elle s'élève à la 
hauteur de deux ou trois pieds & plus, couverte, 
à fa bafe, de paillettes cu d'écailles denticulées. 
Ses racines font épailles , compofées de radicules 
fibreufes, de couleur noirâtre ,:toment:uf-s ou 
nues ; le feuillage ailé; les pinnules oppofées, lé- 
gérement pétiolées ; les flériles lancéolées, acu- 
minées , à peine dentées ,. larges, très-longues , 
prefqu’en cœur oblique à leur bafe ; les pinnules 
fertiles béaucoup plus étroites, linéaires, cou- 
vertes, le long de leur côte, par la fruétification 
en lignes non iaterrompues , compofées de cap- 
fules nombreufes. 


Cette plante croit au cap Van-Diémen. (Labi”1.) 


Oifervations. Swartz a fair entrer dans ce genre 
Mmmm 2 


644 BL € 


l'ofmunda fpicant, Linn., qui eft l’acroffichum nemo- 
rale,. (Voyez ACROSTIQUE , n°. 12.) On a fait 
paffer fuccciñivement cette plante parmi les of- 
munda , les acroffichum , \es onoclea , les afplenium , 
les ffruthiopteris, &c. Il faut encore rapporter , 
d’après Swartz, aux blechnum , l’onoclea polypodior- 
des Linn. (Voyez ONOCLÉE, n°. 1.) 


* Efpèces douteufes. 


* Blechnum ( ferrulatum), pinnis approximatis , 
dinearibus , reéhis , rigide ferrulatis. Rich. Caïen. 
Act. Soc. Hift. Nar. Parif, 1. pag. 114. 


* Blechnum (indicum ), frondibus pinnatis ; 
pinnis alternis , lanceolatis, ferratts , bafs auricula- 
sis. Burm. Ind. pag. 231. 


X Filix non ramofa, femineis pinnulis nervo medio 
pulverulento. Pluken. Mantifl. tab. 406. fig. 4. 


X Phyllitis juxeà nervum fruëifera , pinnis brevio- 
ribus & larioribus americana. Amm. Comm. Petrop. 
X. 297. tab. 20. ( Ad blechnum occidentale forrè 


Jpettar.) 


* WoopwARDIA. Smith & Swartz. Capfules dif 
pofées en points oblongs , diffinéis , féparés , places 
Le long de la côte principale ; enveloppe en vouter, 
s'ouvrant en dedans. 


13. BLÈGNE d’'Houttuyn. Blechnum Houttuyni. 


Blechnum (woodwardia orientalis) , fronde pin- 
nat , fubcoriaceë ; pinnis pinnatifidis ; lobis diffinc- 
tis , ovato-lanceolatis , apice ferratis. SWartz, Fil. 
pag. 117. 

Blechnum radicans. Houttuyn, N. H. 2. tab. 97. 
PL 


oü 


Ses fouches font nues, cylindriques , un peu 
anguleufes, canaliculées en deflus ; le feuillage 
long de deux pieds & plus, deux fois ailé ; les 
pinnules pétiolées , oppofées, éralées, lancéolées, 
finuées , pinnatifides ; les folioles où découpures 
lancéolées , alternes ; les inférieures plus longu:s, 
un peu aiguës à leur fommer , roulées & denrées 
en fcie à leurs bords ; la rerminale plus alongée, 
aiguë , finuée ; toutes glabres , un peu coriaces , 
roides, veinées, rériculées ; la fruétification dif- 
pofée le long de la principale nervure des folioles, 
placées comme dans une fofferte ; les capfules fort 
petites, d’un brun-ferrugineux , en forme d'un 
anneau luifant ; les enveloppes corcaves , à demi 
ovales, entières, en forme de croiffant, s’ouvrant 
du côté de la nervure. 


Cette plante croît au Japon, où Thunberg la 
obfervée. ( Swartz. ) 

14. BLÈGNE du Japon, n°. 6. Blechnum japoni- 
sum, Thunb. 


Blechnum (Wooëwardia japonica}), fronde pin- 
nat; pinnis bai adnatis, fubpinnarifidis ; lobïs co- 


BLE 


adunatis, obtufis, ferratis ; fororum lineolis approxï- 
matifimis, Swartz, Filic. pag. 116. 


Blechnum japonicum. Thunb. Flor. jap. pag. 333- 
tab. 35. — Spreng. Anl. 3. fig. 29. 


Très-rapprochée de la précédente, cette planté 
en diffère par fes fouches , garnies, dans toute 
leur longueur, d’un feuillage prefque deux fois 
ailé; les pinnules fefiles & non pétiolées , adnées 
à leur bafe , prefque pinnatifides ; lès lobes con- 
fluens , obtus, incifés, arrondis ; la fruétification 
difpolfée par petites lignes très-ferrées ; les enve- 
loppes membraneufes. 


Cette plante croit au Japon. 


15. BLÈSNE à dentelures épineufes. Blechnum 
Jpinulofum. 


Blechnum (woodwardia caudata), fronde pin- 
natà ; pinnis dentato-fpinulofis , brevibus ; terminali 
longiffimä. Cavan. Præl. 1821. n°. 653. — Hort. 
Reg. Matrit. 1. Icon. 


Son feuillage eft ailé , compofé de pinnules dont 
les bords font garnis de dentelures courtes, ter- 
minées en une petite pointe légérement épineufe; 
Ja foliole terminale très-longüe, en queue. 


Cette plante croit à la Nouvelle-Hollande. 


16. BLÈGNE droite. Blechnum ffans. 


Blechnum (woodwardia ftans), fonde pinnatä, 
pinnis pinnatifidis ; lobis ovato-ianeolatis ; acusè 
ferratis , fubfuléatis. Cavan. Hort. Reg. Matrit. 1. 
Icon. 


Ses fouches font droites , garnies d’un feuillage 
ailé ; les pinnules pinnatifiles, divifées en lobes 
ovales-lancéolés, un peu courbés en faucille , den- 
tés en fcie à leurs bords ; les dentelures aiguë’, 


Cette plante croit dans l'ile de Madère & en 
Portugal. 


17. BLÈGNE de baniftère. Blechnum  banifle- 


rianim. 


Blechnum (wWoodwardia banifteriana ), fronde 
pinnatà , pinnis pinnatifidis ; lobis obtufis, integris , 
bafeos minoribus. Swariz , Fil. pag. 117. — Mich. 
Flor. bor. Amer. 2. pag. 263.— Pluken. tab. 179. 
fig. 2. 


Son feuillage eft ailé, compofé de pinnules pin- 
natifides , divifées en lobes obtus , très-entiert, 
ceux de la bafe beaucoup plus petits; la fruétif- 
cation difpofée par petites lignes interrompues, 
le long de la principale nervure des pinnules & 
de leurs divifions. 


Cette plante croit fur les montagnes de la Ca- 
roline. 


* Blechnum (woodwardia angufifolia) , fronde 


BLE 


» . . . . . . LR 
pirnatâ; pinnis linearibus , acutis , integerrimis. 


Smith. — Swartz, Fil. pag. 116. 


Blechnum carolinianum. Walther. Flor. carolin. 
Pag: 257. 

* Blechnum ? filix floridana , prelongis & ang'flis 
pinnulis. Pluken. Phyr. tab. 139. fi3. 1. 


Obfervations. M. Swartz rapporte au genre 
Woodwurdia le blechnum vireinicum , n°. 4, & le 
blechnum radicans ,n°.$. | 


BLEPHARIS. (Voyez ACANTHE, Suppl.) 
BLÈTE. Blitum. ( Voyez Illuft. Gener. tab. 5, 


blitum virgatum , n°. 2.) 


BLETIE. Bleria. Genre établi par Ruiz & Pa- 
von fur quelques plantes herbacées du Pérou , qui 
paroïiffent devoir être placées dans la famille des 
orchidées, à côté du limodorum. On ne connoit 
encore bien que les fleurs de ces p'antes , dont le 
caractère générique a été figuré dans la Flore du 
Pérou & du Chili, tab. 26, & les caraétères fpéci- 
fijues de cinq efpèces , fans autre détail, men- 
tionnées par lés mêmes auteurs dans leur Syffema 
veget. Flor. per. pag. 229. 


Le calice, femblable à une corolle , placé fur 
l'ovaire, eft compofé de fix pièces, dont cinq fu- 
périeures & une inférieure, Des cinq fupérieures, 
trois extérieures font ovales-lancéolées, & deux 
intérieures , égales en longueur aux extérieures, 
font une fois plus larges, La divifion inférieure, 
plus grande que les autres, & de forme différente, 
eft en gouttière à fa bafe, & terminée par un grand 
lobe pendant , à trois découpures inégales. Entre 
la divifion inférieure & les fupérieures, eft placé, 
fur l'ovaire, un corps étroit , alongé, creufé en 
gouttière , & formé par la réunion du ftyle & des 
étamines confondus enfemble. Au fommet, fur la 
face interne, le pollen eft niché dans huit foffet- 
tes. L’ovaire devient une capfu'e à une loge & à 
trois valves , remplies par un grand nombre de 
femences très-menues , d’où réfulre ce caraétère 
effentiel : 


Huit anthères ; une corolle (ou calice) inclinée ; 
cing pétales fupérieurs prefqu'égaux ; les deux inté- 
rieurs plus larges ; un pétale inférieur plus grand, ca- 
naliculé à fa bafe, à trois lobes très-inégaux. 

Les efpèces indiquées comme devant appartenir 
à ce genre font : 


* Bleria ( catenulata ) , bulëis catenulatis, fub- 
rotundis ; annulis concentricis , connatis ; fol'is lan- 
ceolatis , ffriaris. Ruïz & Pav. |. c. 

* Bleria (repanda}), bulbis fubrorundis ; foliis 
lanceolatis , nervofis , plicatis ; fcapo ex apice bulbi 
racemofo. Ruiz & Pav.l. c. 


* Bletia (enfiformis ) , bulbis aggregatis , fubro- 


BLY 645 
tundis, triphyllis ; fcapo & folis ad apicem bulbi. 
Ruiz & Pav. |. c. 


* Bleria (uniflora}), bulbis fubrotundis , compref- 
fiufeulis ; foliis linearibus , carinatis ; fcapis radica- 
libus , untfieris. Ruiz & Pav. I. c. 


* Bletia ( parviflora ) , budbis ovatis ; foliis enff-. 
formibus, carinatis; [tapis paniculaiis. Ruiz & Pav. 
ETS 

Ces différentes efpèces croiflent toutes au Pé- 
rou, dans l'automne , fur les montagnes , dans les 
forêts ; elles font herbacées. 


BLITUM. ( Voyez BLÈTE.) 


BLUET , BLEUET. Cyarus. Tournef. C’eft le 
nom vulgaire d'une plante dont Linné a fait une 
efpèce de centaurée (voy. CENTAUREE, n°. 30), 
& Tournefort un genre particulier, fous le nom 
de cyanus , que M. de Jutlieu a cru devoir rétablir, 
& le dittinguer des centaurées par les fleurons de 
la circonference , beaucoup plus grands & plus 
longs que ceux du centre , irréguliers, plus ou 
moins profondément dechiquetés à leur limbe ; 
leur tube en forme d’entonnoir ; le calice compofé 
d'écailles ciliées à leur fommet. Les feuilles func 
fimples , alongées. Les centaurea cyanus — mon- 
ana , &c. préfentent ces caraétères. On les re- 
trouve également dans les jacées de Tournefore, 
qui n’en diffèrent que par les fleurons de la cir- 
conférence, prefqu'égaux à ceux du centre, & 
que M. de Jufieu diftingue également comme 
genre. 

Cette jolie fleur me paroît appartenir particu- 
liérement aux climats feptentrionaux ou tempérés 
de l'Europe ; elle eft bien moins commune en Pro: 
vence que dans les environs de Paris. Je ne l’ai 
jamais rencontrée dans les moiffons qui couvrent 
les côtes de la Barbarie ; elle n'eft pas non plus 
citée dans la Flore du mont Atlas de M. Desfon- 
taines, ni dans celle que Forskhall nous a donnée 
de l'Egypte & des environs de Conftantinople. 
Haffelquift n’en fait aucune mention dans fon 
Voyage du Levant ; ce qui me porteroit à croire 
qu'elle n'étoit-point connue des Arciers, qui 
n'ont guère parlé que des plantes de leur pays. Le 
cyanus de Pline & le ffruchium de Théophraite fe 
rapportent à d’autres plantes. 


Bcuer pu CANADA : nom donné dans le Ca- 
nada , fuivant Sarrazin, à une efpèce d’airelle, qui 
paroït être le vaccirium album Linn. 


BLYXA. (Pet.-Thouars, Gen. Nov. Madagaf. 
n°. 14.) Genre de plantes monocotylédones, à 
fleurs incomplètes, de la fimille des morrènes 
( hydrocharides ) , remarquable par la fingularité de 
fa fruétifcation , qui coufifte en 


Un ovaire oblong , prolongé à fon fommet, fur- 
monté d'un feul fiyle & d'un ffigmate ; trois filamens , 


646 BOB 

foutenant | à leur face intérieure, une anthère adhë- 
rente, à deux loges ; trois autres filimens alternes , 
ffériles & plus longs ; le calice compofe de trois fulio- 
Les linéaires ; point de corolle ; une capfule grêle, ob- 
longue, à une frule loge, à trois valves ; les femences 
crnnelées, fort petites , difrofées fur trois rangs Le long 


des parois 2iternes des valves. 


Ce genre renferme des plantes herbacées , 
aquatiques, plongées dans l'eau ; les feuiles tou- 
tes radical:s , tranfparentes, femblables à celles 
des graminées , difpolées en rofetre ; les hampes 
radicales, à deux angles oppofés, s’élevant jufqu’à 
Ja furface des eaux ; les Reurs renfermées dars une 
fpathe alongée. Cette plante porte à Madagafcar 
le nom de ahe-chorac. Sa dénomination générique 
vient du mot grec b/uxo (fcareo) , fourdre, fortir 
des eaux. 


BOA, BOBOA, BOBOAS , BASBAS : noms 
divers, donnés dans les Philippires à un arbre 
très-conau dans la Chine fous celui d2 long-yer ou 
longane. Son fruit eft un des plus eftimés de ce 
pays. Il paroïtra fingulier qu'il y porte le nom de 
ba, qui, chez les Malais , entre dans la compcfi- 
tion des noms d’un grani nombre de plantes re- 
marquables par leurs fruts, comme fi on avoit 
voulu l’appeler le fruit par excellence. Le /ongan 
eft réuni avec le Zitchi , autre fruit excellent de la 
Chine, qui appartient au genre euphoria de Com- 
merfon. £ 


BOA KELOOR. Dans quelques lieux de l'Inde 
on nomme aiufi le ben ou morinza des botaniltes. 


BOA MASSI : nom donné, dans l’île de Java, à 
une efpèce de jujubier (zizéphus lineatus), qui 
croît auf à Ceilan, & que Burmann a figuré dans 
fon Thefaur. geylan. tab. 88. 


BOABAB. ( Voyez B:o2:8 ) 


BOADSCHIA. Crantz, dans fon Flora auffriaca, 
pag. $, tab. 1, fig. 1, a voulu confacrer le nom 
de Boadfch, profeffeur de botanique à Prague , en 
le donnant à un genre ce plantes crucifères , que 
Jacquin & Linné avoient nommé , avant lui, pec- 
taria, & qu'Arduini & Lamarck ont depuis réuni 
au genre céypéole (Voyez ce mot.) 


BOBARA, BOBORA, BABORA : noms par 
lefquels les Portugais de l'Inde , & furtout du 
M:libar , defignent plufieurs courges ou cucur- 
bitacées. 


BOBART. Bobartia. Lam. liluftr. Gen. tab. 40, 
figure copiée d'après celle de Plukenet. Ce genre 
doit étre fupprimé. Il a paru long-tems douteux, 
d'autant p'us qu'on ne le trouvoir dans aucun her- 
bier, pas plus que dans la nature, Enfin, Schuma- 
cher a donné, dans les Ads de la Société d'hiffoire 


HO GE 


naturelle de Copenhague , vol. 3, pag. 8, tab. 1, 
une diflertation dans laquelle il annonce que le 
bobartia eft la nême plante que l'efpèce de morée 
nommée morea fpathacea. (Vey. MOREE , n°. 10.) 


BOBU. Herman, dans fon Mufeurn zeylanicum, 
pomme ainfi un adiante de Ceïlan, dont il ne 
défigne pas l’efpèce ; il cite également, fous les 
noms de bou où pluôt de 6ombu , bohum & ba- 
Aumba , Ceft-à-dire , exotique dans l1 langue du 
pays, un arbre de la même île, done les fleurs font 
difpofées en épis courts aux aiffelles des feuilles, 
qui font dentelées : celles-ci font employées dans 
la teinture. 


1. BOCCONE frutefcente, n°. 1. Borconia 
(frutefcens), fohis oblongis, finuatis. Wilid. Spec. 
Plant. 2. pag. 840. — Lam. II]. Gen. tab. 394. 


2. BoccoxE à feuilles en cœur. Bocconia cor- 
data. Willd. 


Bocconia foliis cordatis , fablobatis. Will. Spec. 
Plant. 2. pag. S41. 


Cette efpèce fe diftineue de la précédente par 
fes feuilles, qui à la vérité font glauques en def- 
fous , mais arrondies , échancrées en cœur , ner- 
veufes, veinées , à lobes peu fenfibles , à dente- 
lures obrufes. Les fleurs font difpofées en une pa- 
nicule longue d’un pied ; les rameaux très fimples, 
fans aucune ramification ; le calice blanc, plus 
grand que dans l’efpèce précédente ; les éramines 
au nombre d'environ vingt-quatre ; point de fyle ; 
un ftigmate feflile, à deux lames. 


Cette plante eft foupçonnée originaire de la 
Chine. b (Wila.) 


3. BOCCONE à feuilles entières. Bocconia inte- 
grifolia: Humb. & Bonpl. 


Bocconia foliis oblongis, crenatis. Humboldt & 
Bonpl. Plant. équin. pag. 119. tab. 35. 


Ses tiges font prefque ligneufes, hautes de 
quinze à dix-huit pieds, très-rameufes ; les ra- 
meaux alt&ines, diftans, étalés , garnis, vers leur 
fommet, de feuilles alternes, alongées, lancéo- 
lées , longues de cinq pouces, larges d’un pouce 
& demi, pétiolées, glabres , d’un vert-pale en 
deffus , veinées , pubefcentes & rouffeatres en 
deffous , crénelées à leurs bords, aiguës à leurs 
deux extrémités. 

Les fleurs font difpofées en une panicule termi- 
nale, inclinée, deux & trois fois plus longue que 
les teuilles ; elles font nombreufes , de couleur 
verte , pédicellées , accompagnées d’une braétée 
lancéolée , aiguë ; le calice compofé de deux fo- 
lioles oppofées, naviculaires; point de corolle ; 
douze à quinze étamines ; les anthères oblongues, 
prefque fefiles ; deux ftigmates. Le fruit eft une 


BOE 


capfule ovale, comprimée, ombiliquée par le fiyle 
perfiftant , s'ouvrant à fa bafe en deux valves uni- 
loculaires , monofpermes ; la femence ovale , bor- 
dée, fur un de fes côtés, par le Aïlam , qui s'etend 
depuis la bafe jufqu’au fommet. L’embryon eft 
ovale , placé à la bafe des femences. 


Cetre plante croît au Pérou, dans les Andes. B 
(Bonpl. & Hsxmb.) ‘ 


BOCCONIA. ( Voyez BOCCONE. ) 


BOCHT AY : nom caraibe d’une efpèce d’eu- 
patoire de Saint-Domingue, fuivant Nicholfon, 


BOCKSHOORN : nom donné par les Hollan- 
dais au nir-pongelion des Malabares, qui ef une 
efpèce de bignone (£ignonia fpathacea) , différente 
de fes congénères par fes fruits à quatre loges. 
(Voÿez BIGNONE , n°. 32.) 


BOEBERA. Ce genre a été établi par Will- 
denow fur une plante découverte par Michaux, 
& qu'il avoit nommée ragetes pappofa dans fa Flore 
de l'Amérique. Cette plante diffère des tagères par 
l’aigretre pileufe de fes femences, par un double 
calice ; elle a, comme eux, le réceptacle nu. C’eft 
la même plante que le dyfodia glandulofa Cavan. 
Démonftr. botan. pag. 202. ( Woyez TAGÈTE, 


nE0) 


BOEHMERIA. Ce genre eft compofé de plu- 
fieurs efpèces de procris & d’orties. ( Voyez les 
obfervations à l’article PRocris. Le genre va- 
nieria de Loureiro a de très-grands rapports avec 
celui-ci, & paroit devoir y être réuni. 


BOEMICES. Achar. Nom que porte la fep- 
tième tribu de la iichénographie d’Acharius. Il y 
réunit les efpèces de lichen de Linné , qui offrent 
pour caraélère effentiel : 


Une croûte molle, compofée de mamelons inégaux , 
d'où s'élèvent des tubercules ronds, liffes, égaux, 
fongiformes , plus ou moins pédicellés , quelquefois 


Jufiles. 


Les principales efpèces qui doivent être rap- 
portées à ce genre font le Zichen ericetorum — byf 
Joides — iemadophylla , & plufieurs autres décrites 
par Acharius. Cet auteur a depuis réuni dans le 
même genre les pordémies , les pygnorèles, les phyl- 
lecarpes , les hélopodes , les fcyphophores , dont on 
avoir fait autant de tribus féparées. ( Voyez Li- 
CHEN , Suppl.) 


BOENGEO. A Java on nomme ainfi une efpèce 


de bignone (oiynonia irdica), mentionnée dans la 
Flore de l'Inde de Burmann. 


BOERHAAVIA. ( Voyez PATAGONE.) 


BOI 
BOGOA. ( Voyez FiGuIER, n°. 4.) 


647 


BOIGUE : arbre du Chili, dont parle Feuillée, 
Obferv. 3, pag. 10, tab. G. Ses rameaux forment 
une tête arrondie. L’écorce qui r: couvre le tronc 
& les branches a le goût de la canelle, & peut 
être employée aux mêmes ufages; ce qui l’a fait 
nommer par les Efpagnols arbor della canella. Ses 
feuilles font alternes , femblables à celles du laurier 
ordinaire. Les fleurs, blanches, ont cinq pétales. 
Les fruits, difpofés en tête , ont la forme d'olive. 
Il paroît évident, comme le penfe M. de Lamarck, 
que cet arbre eft un drymis , dont chaque fleur 
renferme plufieurs ovaires , qui deviennent autant 
de fruits rapprochés. 


BOIN-CARO. Suivant Rheed, Horr. malaber. 
9, pag. 109, tab. $6, c’eft le nom que les Brames 
donnent à une plante que Linné rapporte à une 
carmantine (ufficia gangetica Linn.}). Boin, dans la 
langue des Brames, veuc dire petit. 


BOIN-ERANDO : nom brame d’une plante que 
Rheed à décrire & figurée fous celui de codi-ava- 
nacu, Hort. mal:b. 2, pag. 63, tab. 34. Linné l’a 
rapportée à fon cragia chamelsu. Erando eît le nom 
brame du ricin; en forte que boïn-erardo veut dire 
petit ricin. ( Aub. du Pet-Th.) 


BOIN-GOLI : nom brame d’une petite plante 
figurée dans l'Hort. malab. 10, pag. 61, tab. 31. 
Suivant Burmann, c’eft l’o/denlandia rerens Linn. 
M. Adanfon (Suppl. à l'anc. Encycl.) la regarde 
plutôt comme une efpèce de pourpier ; ce qui 
s'accorde mieux avec fa defcription..« C'eft, dit 
Rheed , une petite plante qui a des tiges courtes , 
couchées, articulées, fucculentes & rouceitres : 
de fes articulations elle pouffe des radicules. Les 
aiffelles font garnies de poils fins & blanchätres. 
Les feuilles font petites , fucculentes ; la fleur 
compofée de quatre pétales jaunes, & de plufieurs 
étamines de même couleur. La décoétion de cetre 
plante dans le lait guérit les tumeurs des pieds, 
connues fous le nom de rodda-vela. » 


Queïqu'imparfaire que foit cette defcription, 
on peut y reconnoître une petite efpèce de pour- 
pier, qui paroît être le portulaca meridiana Linn. f. 
Suppl., & qui croît dans prefque toutes les cours 
du port de l'Il:-de-France. I! feroit heureux qu’on 
y trouvât, comme le dit Rheed , le remède aux 
ulcères malins qui viennent aux pieds des Noirs, 
& auxquels on donne le nom de crabe, ( Aub. du 
Pet. Th.) 


BOIS, TIGE LIGNEUSE. 


Definées à fupporter une cime élevée , expo- 
fée à l'impétuofité des vents, les tiges des végé- 
taux ligneux devoient être néceffairement douées 
d'une force fufhfante pour réfifter aux dangers 


648 BOI 


auxquels les expofait leur élévation coloffale. La 
nature a dirigé vers ce but important leur orga- 
nifation ; elle a rendu leurs tiges d’une dureté, 
d’une folidité admirables en accumulant couches 
fur couches , année par année , en les refferrant , 
les confolidant de plus en plus à mefure que le 
végétal s'élève & qu'il a befoin de plus de force. 
Pour concevoir cette admirable opération, il faut 
fe rappeler que l’on diftingue, dans le tronc des 
arbres (il s’agit ici principalement des arbres di- 
cotylédons) , l'écorce, l’aubier & le bois propre- 
ment dit. L'écorce eft conftituée par pluñeurs 
couches minces, concentriques , app'iquées les 
unes fur les autres, que l’on nomme couches cor- 
ticales. On donne aux plus extérieures le nom 
d'enveloppe cellulaire, & aux plus intérieures celui 
de Ziber : celle qui les recouvre routes en dehors 
s'appelle épiderme. Les couch:s extérieures font 
plus lâches, les intérieures plus ferrées. Les unes 
& les autres font compofées de fibres qui s'éten- 
dent de bas en haut, mais qui ne fuivent pas des 
lignes droites ; elles s'écartent, fe rapprochent, 
fe touchent en différens endroits, & forment une 
forte de réfeau fort irrégulier, dont les mailles 
ou efpaces vides s’a'ongent dans la longueur de 
la tige. Ces mailles font remplies par les utricules 
ou riffu cellulaire qui unir les différens réfeaux , & 
coupe à angles droits les fibres longitudinales ; ce 
qui fait un entrelacement aflez femblable à celui 
des morceaux de bois dont une claie eft cempo- 
f£e. Les couches corticales fe féparent très-atlé- 
ment les unes des autres, ou d’elles-mêmes pref- 
que fans effort, ou en les tenant quelque tems 
plongées dans l’eau : elles fe dérachent alors 
comme par feuillets, & donnent l'idée d’un livre 
ouvert; elles portent le nom de Ziber. L2 liber 
finit là où commence l’aubier , c'eft-à-dire, cette 
portion des tiges ligneufes, très -diftinéte de l'é- 
corce, qui n'eft encore qu’un bois imparfait, in- 
termédiaire entre l'écorce & le bois. 


L’aubier diffère du bois par fon tiffu, beaucoup 
plus lâche ; par fa légéreté, par fa couleur, ordi- 
bairement plus blanche ou moins foncée que celle 
du bois; il diffère du liber ou de l’ecorce par fon 
tiffu plus ferré, par fa couleur tirant moins fur le 
vert, & en ce qu’il ne fe fépare point auf facile - 
ment que lui par feuillees. En un mot, l'aubiereft 
le paflage du liber à l’état de bois. L’organifation 
de l’aubier a toujours été regardée comme par- 
faitement femblable à cell: du bois, & cette opi- 
nion a été confirmée par l'examen que M. Mirbel 
en à fait au microfcope. 


« L’aubier, dit-il, eft compofé de grands & de 
petits tubes (fibres ou vaifleaux }, & de tiflu cel- 
Julaire, Les tubes font fouvent percés d’une mul- 
titude de pores; lis s'étendent dans la longueur 
des riges & des branches, & font difpofés en 
faifceaux qui fe réunifient & fe féparent alrerna- 
tivement, à peu piès comme un réfeau , dont les 


BOI 


mailles feroient très-étroites & très-alongées. Ces 
mailles font remplies par le tiflu cellulaire , qui, 
d'un côté, pénètre dans le bois , va fe rattacher à 
la moëlle, & de l'autre traverfe le liber, & arrive 
jufqu'au parenchyme placé fous l'épiderme. » 


L’orgarifation du liber & du bois eft la même 
que celle que nous venons de décrire , avec cêtte 
différence cependant, que, dans le liber, les 
mailles du réfeau formé par les tubes font beau- 
coup plus larges , & que le tiffu ceilulaire eft plus 
abondant, tandis que, dans le bois , les faifceaux 
de tubes font plus droits, plus rapprochés, les 
mailles qu’ils forment beaucoup plus étroites & 
plus longues , & que le tiflu cellulaire eft en plus 
petite quantité. Cette reffemblance d'organifation 
entre le liber, l'aubier & le boiïs vient de ce que 
les deux derniers ne font que des couches de liber 
endurci. En effét, Ja nutrition du végétal déter- 
mine l’alongement des tubes du liber. Les mail- 
les ,en prenant plus de longueur, perdent de leur 
largeur : ie tiflu cellulaire qu'elles contiennent, 
eft comprimé, & reflue en partie à la circonfé- 
rence , & le liber , devenu plus compaéte , forme 
l’aubier. A fon tour l’aubier, pénétré par les fucs 
putritifs, s’alonge, & acquiert infenfiblement la 
folidité & la ténacité du bois, dont il n’eft plus 
poñlible de le diftingner. Il fuffit d’obferver l’or- 
ganifation des végétaux & leur développement 
pour fe convaincre de cette vérité, qu'une expé- 
rience faite par M. Mirbel, & que nous allons 
rapporter , rend encore plus évidente. 


« Dans les premiers jours du mois d'août, dit- 
il, nous avons fait pafler lune des extrémites d’un 
fil d'argent entre l’aubier & le liber d’une bran- 
che de tilleul en pleine fève, & nous avons in- 
troduit l’autre extrémité de ce fil entre l’épiderme 
& le liber de cette même branche. Nous avans 
réuni & tordu enfemble les deux bouts du fil d’ar- 
gent, après nous être bien affurés que le liber 
feul écoit renfermé dans le nœud. Quelques mois 
après , avant difféqué la branche avec foin, nous 
avons reconnu que la partie la plus intérieure du 
liber, entourée par le fil d'argent , étoit déjà piflée 
à l’état d’aubier; ce qui ne laiffe aucun doute fur 
la métamorphofe du Liber & de l'origine de l’au- 
bier. Cette expérience , faite dans le même tems 
{ur le fiêne, a donné un réfultat femblable. » 


Quant à l’aubier, nul doute qu'il ne fe conver- 
tifle en bois. Duhamel l’a démontré à peu près 
par le procédé que nous venons d'indiquer. Ce 
favant , conjointement avec Buffon, a fait une 
très-belle application de cette découverte pour 
donner plus de valeur au bois que l’on deftine à des 
ouvrages qui exigent de la folidité; il a prouvé 
que , fi on enlève l'écorce d’un arbre que l’on 
doit abattre une année après , l’aubier , mis à dé- 
couvert, prend, dans ce court cfpace de teins, 
Ja dureté, la pefanteur & les autres qualités du 

vrai 


BOF 


vrai bois; en forte qu'il n'eft plus néc:ffaire de le 
rejeter , Comme il fauc le faire dans les arbres re- 
vêtus de leur écorce. 


Comme l'aubier ne fe forme pas tour à coup, 
mais par le développement fuccemif & fouvent 
interrompu des feuillets concentriques du liber , 
il n’eft pas également dur dans routes fes parties, 
& l'on parvient même à le fépirer quelquefois 
par couches en le laiffant macérer dans l'eau; 
mais cetre défunion s'opère beaucoup plus facile- 
ment dans le jiber , dont le tiffu moins compacte 
fe laïffle mieux pénétrer par le diffolvant. 


L’aubier fe change en bois très-lentement ; il 
paffe par toutes les nuances qui l’approchent du 
dernier terme de perfection où il doit arriver. Les 
différentes couches de l’aubier ne fe reffemblent 
pas 5 elles n’ont pas toutes la même denfité. Les 
plus voifin:s du bois font auf les plus dures , les 
plus ligneufes. Les vaifleaux, qui offroient une 
iflue libre aux fluides nourriciers de la plante, 
s’obftruent : les fluides qui y circulent , s'épaif- 
fiffent : les utricules fe remplident par les dépôts 
qu'ils reçoivent. La quantité & l: qualité des ma- 
uères contenues dans l’aubier établiff-nc encore 
une diffcrence notable entre lui & le bois. La 
p=fanteur fpécifique de l’aubier eft moindre que 
celle du bois ; il eft encore moins réfineux ; ce 
qui prouve que la réfine dont le bois fe pénètre, 
change la nature de l’aubier, & que c’elt elle, en 
partie, qui le fait pafler à l'état de bois. 


L’aubier , fenfible dans le plus grand nombre 
des arbres, fustout dans ceux à bois dur, dans le 
chêne , l’orme, &c., l’eft bien moins dans quel- 
ques uns dont le bois eft tendre, tels que le bou- 
leau, l’aulne , le tilleul , le peuplier, &c. Il eft 
très-diffcile de pouvoir déterminer avec precifion 
le tems convenable pour qus l’aubier puifle fe 
convert'r en bois; il doit varier felon la nature 
des différences efpèces d'arbres, & mêine dans 
ls arbres de la même efpèce, puifque leurs.inti- 
vidus n’ont pas dans le même tems le même nom- 
bre de couches d’aubier ; que les arbres les plus 
vigoureux ont leur aubier plus épais que les ar- 
bres languiffans , quoique le nombre des couches 
d'aubier obfervées dans ceux ci foit plus grand 
que celui des couches oblervé dans les autres. 


Enfin , MM. Buffon & Duhamel ont remarqué 
que le nombre & l’épaiffeur des couches de l’au- 
bier varioient dans les différens côtés de l'arbre , 
& même dans les différentes parties. En effec, fi 
l’on coupe horizontal=ment un tronc d’arbre, on 
remarque que les cercles ligneux ne font pas rou- 
jours concentriques à l'axe, mais qu'ordinaire- 
ment ils s’en écartent plus d'un coté que d'un 
autre. Quelques auteurs ont penfé qu? c'étoit 
principalement du côté du nord. Plufieurs autres 
ont prétendu que c'étoir du côté du midi; mais 
es uns & les autres fe font accordés à dire qu'au 

Botanique, Supplémens. Tome I. 


BOI 


moyen de cette excentricité des couches ligreu- 
fes , les voyageurs y trouvoient une bouffole na- 
turelle qui les orientoit, & les mettoit en état de 
reétifi=r leur route. Ceux qui prétendoient que 
les couches étoient plas épaifles du côté du nord, 
apportoient pour raifon que Je foleil ayant moins 
d'action de ce côts , il s’y confervoit plus d’humi- 
dité ; ce qui d_voit produire nécefiatrement une 
augmentation d’épaifleur des couches l'gneufes. 
Ceux, au contraire, qui prétendoiint avoir où- 
fervé que les couches font plus épaiffes du côté du 
midi, difoient que le foleii, comme principal mo- 
teur de la fève, la déterminoir à pafler plus abcr- 
damment de ce coté. Airfi chacun trouvoit des 
raifons phyfiques , favorables à fon fentiment. 
L’obfervation fuffit pour détruire ce fyftème. 


649 


« Nous avons en effet reconnu, dit M. Duha- 
mel, que les couches font fouvent , & prefque 
toujours , plus épaitles d’un côté que d’un autre; 
mais cela arrive indifféremment, foit du côté du 
nord , fit du côté du m'di, de left ou de l'oueit. 
Cette prétendue bouffole eft donc fuète à bien 
des variations propres à dérouter le voyageur qui 
voudroir y mettre fa confiance ; mais elle eft-en- 
core bien autrement fujète à erreur , puifque nous 
avons obfervé que, dans un même aibre , la plus 
grande épailleur des couches varie quelque fois de 
tout le diamètre de l'arbre; en forte que fi, au- 
près des racines, la plus forte épaifl-ur fe trouve 
du côté du midi, elle s’obferve fouvent auprès 
des branches du côté du nord ou vers toute autre 
partie de la circonférence de l’arbre. » 


Il eft aifé d’appercevoir la raifon phyfique de 
cette inégalité d'épaiffeur des couches ligneufes , 
puifqu'il eft clair qu’elle dépend de linfertion 
des racines & de l’éruption des branches. S'il fe 
trouve du côté du nord une groffz racine, les 
couches ligneufes du bas de l'arbre feront plus 
épailles de ce côté-là , parce que la fève y fera 
portée avec plus d'abondance. Si au contraire, 
vers la cime du même arbre, il furt une groffe 
branche du côté du midi, les couches lign-ufes, 
examinées en cet endroit, feront plus épaifles de 
ce côté , parce que la fève aura été déterminée à 
y pañer plus abondamment ; de forte que les va- 
riètés fans bornes qu'on obf-rve dans la pofition 
des racines & des branches , en produifent d’aufi 
confidérables dans l'épaifeur des couches ligneu- 
fes. On a encore remarqué qu'en général les ar- 
bres placés fur la lifière des forées avotent leurs 
couches plus épaifles dans toure la partie ex- 
pofée au grand air & au contact immédiat de la 
lumière. 


La nature du terrain ou d’autres circonftances 
produifent encore ce que l’on nomme aubier dou= 
ble où faux aubier. C'eft une con he entière de 
bois imparfait , recouverte par de bon bois. Dans 
les arbres attaqués par des gelées viol-ntes, le 

Nnnn 


BIO 


bois parfait fe trouve féparé par une couche de 
bois blanc; en foire que, fur la coupe du tronc 
de ces arbres, on voit alternativement une cou- 
che d’aubier, puis une de bois parfait, enfuite 
une feconde couche d’aubier ; enfii , un mañlif de 
bon bois. Ce défaut eft plus ou moins grand , plus 
ou moins commun, felen les différens cerrains, 
les différentes firuations. Dans les terres fortes & 
dans le touffu des forêts, il elt plus rare & moins 
coufidérable que dans les clairières & dans les 
terres légères. 


650 


D'après ce qui vient d’être dit fur l’aubier, il 
s'enfuit que le bois eft une mafle de fibres com- 
paétes & très-dures, produite par la continuité du 
reflerrement de l’aubier , c'eft-a-dire, par l’obii- 
tération de fes vaiffeaux , le defféchement de fes 
fibres & leur cohérence proportionnellement croif- 
fante à melure que les nouvelles couches que la 
nutrition ajoute toujours à l’extérieur , forment 
une preffion plus confidérabie. Il fuit de ce prin- 
cipe ,que la denfité & la folidité du bois font tou- 
jours en raifon direéte du tems de fon accroiffe- 
ment ; que les arbres qui croiffenr le plus lente- 
ment ont toujours le bois le plus dur, & qu’enfin 
les couches les plus intérieures du bois, étant les 
plus anciennes, font aufli plus ferrées & plus dures 
que les autres. C’eit par cette même raifon que 
l'aubier , qui eft plus exterieur, n’eft lui-même 
doi bois nouveau, fort imparfait & encore peu 
{olide. 


Dans le centre du bois exifte la moëlle , qui eft 
plus ou moins abondante , felon l'arbre dans ie- 
quel on l’obferve, & felon l’âge de l'individu 
Cette partie fe deflèche dans la vicillefle du vé- 
géual, & difparoir quelquefois entiérement. Le 
bois qui recouvre ou enveloppe la moëlle eft dif- 
polé par couches concentriques d'autant plus 
épailles qu'elles font plus extérieures , & quel- 
quefois plus épaites d’un côté que de l’autre, 
anfi que nous l'avons obiervé ci-deffus pour l’au- 
bier, & cela par une caufe relative à l'expofition 
des arbres ou par quelques autres circonftances 
locales. Ces couches font compofées de fibres 
ligneufes, de vaiffeaux plus ou moins oblitérés , 
de trachées communément roulées en fpirale , & 
qui paroiffent deftinées à contenir de l'air; enfin, 
d’un tiffu cellulaire qui elt plus abondant ou plus 
remarquable entre les couches mêmes , & femble 
le même nature que la moëlle, avec cette diffé- 
rence que celle-c1 eft compofée de vaifleaux & 
d’utricules beaucoup plus lâches, d’où réfulte 
une fubftance moile & fponsieufe. Cette fubf- 
tance, preffée par les couches ligneufes , dont le 
nombre s’accroit annuellement, tend à s’échap- 
per, parvient Jufqu’à l'écorce, K forme fur l’aire 
d'une coupe tranfverfale ces lignes droites & di- 
vergentes qui, partant du tronc, aboutiffent à 
l'écorce, & auxquelies on a donné les noms de 
produétions où de prolongemens médullaires, 


BOI 


On a cru long-tems que le nombre de couches 
ligneufes qu’on comproit fur la coupe tranfver- 
fale d’un arbre , étoit celui de fs années; mais 
M. Duhamel a prouvé que l'on ne pouvoit pas 
dire qu'un arbre de vingt ans eût la tige compo- 
fée de vingt couches, tandis qu’un arbre de dix 
ans auroit feulement dix couches. Ii eft bien effen- 
uiel de remarquer, pour détruire cette erreur, 
que ce que l'on appelle couche fenfible à l'œil eft 
une zône compolée de plufieurs couches extré- 
mement minces, tellement rapprochées & fer- 
rées, qu'on ne peur les diftinguer, mais dont 
l’exiftence n’en eft pas moins certaine, puifque 
l’on peut parvenir à les féperer, au moins en 
partie, les unes des autres par une longue macé- 
ration pour quelques efpèces de bois. 


La formation des différentes couch:s du bois, 
les circonftances particulières qui les aecompa- 
gneuc, ont fait l'objet des recherches de plufieurs 
favans phyficiens, de Duhamel, Daubenton, Sen- 
nebier , &c. Nous ne pouvons entrer dans une 
longue difcufion à ce fujet ; nous nous bornerons 
à rapporter quelques obfervations de Duhamel & 
de Daubenton, qui fuffront pour donner une idée 
de ces intéreffantes recherches. 


« On voit, dit Daubenton, au centre de la tige 
naiflante d’un arbre, la moëlle entourée de deux 
feuillets. L'intérieur eft le plus tendre; cependant 
il deviendra ligneux, & pa: conféquent le plus 
dur. Le feuillet extérieur tera partie de l'écorce; 
il eft déjà revêtu de l’épiderme, & il a une appa- 
rence différente de celle du feuillet ligneux. De 
toutes les parties de cette pouffe herbacée, la 
moëlle & l’épiderme font les plus avancés dans 
leur organifation. La fubflance médullaire où ve- 
ficulaire forme la plus grande partie de cette nou- 
velle pouffe ; elle eft rendre, fucculente, de cou- 
leur verte. À mefure que les feuillets fe multi- 
plient les uns fur les autres, ils s’endurciflent, & 
forment une gaine folide , dans laquelle la moëile 
eft renfermée : celle-ci eft alors moins fucculente ; 
elle devient blanchäâtre. Dans les tiges de deux 
ans, cette fubflance eft tout-à-fait blanche ; elle 
paroît defféchée. Enfuire le canal médullaire di- 
minue peu à peu de diamètre, & dans les gros 
arbres, même dans ceux qui ent eu le plus de 
moëlle dans leur jeunefle , on ne voit ni canal ri 
fubitance médullaire. » 


Ces obfervations prouvent évidemment que la 
moëile eft l'organe le premier développé dans les 
nouvelles poulfes des arbres : il s'étend de toutes 
parts à travers les couches ligneufes & corticales 
qui fe forment autour de lui; il fe prolonge juf- 
qu'à l’épiderme. Outre ces prolongemens, qui 
vont en ligne droite & horizontale , il a des ap- 
pendices médullaires , qui fe trouvent entre les 
autres parties de la tige. 


Dans la tige naïiflante, la moëlle eft entourée 


BOI 


de deux feuillets, dont l’intérieur fera lipneux , 
& l'extérieur eft revêtu au dehors par l’épiderme, 
Comme nous l'avons dir plus haut : il fera cortical. 
Le feuillet ligneux eft déjà plus dur que le cor- 
tical ; il a une apparence différente : auffi n’ont-ils 
pas la même origine. On a trouvé fous la form 
de trachées, dans d= jeunes racines & dans des 
poufles herbacées, les fivres dont les feuillets 
ligreux font compofés. On n’a pas vu les mêmes 
traché:s en aucun tems dans l'écorce. Il y a donc 
lieu d'admettre une différence entre les feuillets 
ligneux & les feuillets corticaux dans leur narure 
& dins leur origine ; mais ils fe reffemblent tous 


Pir la difpofition de leurs filets, en forme de 
reéleau. 


Les mailles de ces réfeaux font de figures irré- 
galières, & occupées par les prolongemens mé- 
dullaires , à travers les filets ligneux & corticaux 
lorfque ces feuiil:ts n’ont que peu de confiflance 
dans Les premiers tems de leur formation. La moëlje 
elt compofée de véficules » rangées irréguliére- 


ment dans un ordre qui. fe rapporte aux mailles 
d'un réfeau. 


Lorfque la fubftance médullaire s'étend latéra- 
lement pour former fes prolongemens, elle doit 
s’infinuer entre les fibres des feuillets qui l'en- 
tourent, & écarter ces fibres pour faire des paf- 
fages à fes prolongemens , qui font des files de fes 
molécules. Par conféquent, les ouvertures occu- 
pées par les prolongemens médullaires doivent 
fe trouver placées dans les feuillets, comme les 
mailles d’un réfeau correfpondantes aux veficules 
qui forment la cconférence de la moëlle. 


A mefure que ces feuillets, l’un cortical, l’autre 
Jigneux , prennent de la confiftance , il fe produit 
fucceffivement entre deux d’autres feuillets qui 
accreîtront l'écorce & le bois de l'arbre tant qu'il 
vivra. On a donné aux feuillets de l’écorce la dé- 
nomination de couches du iiber, parce qu'étant fé- 
parés les uns des autres, ils reffemblent aux feuil- 
lets d'un livre. Grew étend ce nom fur toutes les 
couches corticales. Malpighi n'y comprend que 
les couches intérieures, & peut-être feulement la 
dernière. Il fuinte entre le bois & l'écorce une 
matière qui y refle ; elle ef d'abord fi fluide , 
que l'on n’apperçoit, dit Duhamel , aucune adhé- 
rence entre l’écorce & le bois d’un faule qui eft 
en pleine fève. Cetre matière devient enfuite 
glaireufe ou muqueufe par l'évaporation d’une 
partie de l'humidité. Dans cette circonftince, qui 
arrive au déclin de la fève , le bois & le liber ref- 
tenc couverts d’une fubftance épaiffe , que Grew 
& Duhamel nomment le cambium. 


Les opinions font partagées fur la formation 
des couches corticale & ligneufe, qui contri- 
buent chaque année à l’accroifflement du tronc 
d’un arbre. On ne fait fi ces couches font formées 
par l'écorce , par le corps ligneux ou par le con- 


BOI 


cours de l'une & de l’autre. Il eft certain que le 
bois, dépouillé de fon écorce , produit de l’écurce 
& du bois, & que l’écorce, feparée du bois par 
un corps étranger interpofé entre deux , produit 
aufli des couches corticaies & ligneufes. 


Lorfque l'écorce eft unie au bois dans l’état na- 
turel , il fe forme chaque année une couche cor- 
tica'e & une couche ligneufe ; favoir : fi ces deux 
couches viennent de l'écorce , ou f elles font pro- 
duites par le bois, ou fi la couche corticale vient 
de Pécorce, & la couche ligneufe du bois. Quoi- 
que l’on aït vu, dans d’autres circonftances , ces 
couches produites toutes deux par le bois ou par 
l'écorce , on a fait b:aucoup d'expériences pour 
réfoudre ces queftions. Il fufira de rapporter ici 
les principales. 


Pour favoir fi l'écorce pouvoit produire des 
couches ligneufes , Duhamel a enlevé des mor- 
ceaux de l'écorce d’un arbre ; il a mis fur le bois, 
dépouillé de fon écorce , des lames d'étain battu * 
telles qu'on en emploie pour l’érain des glaces ; 
enfuite il appliqua les morceaux d'écorce fur les 
lames d’érain ; ils fe grefferent avec l'écorce qui 
n'avoit point été enlevée. Enfin il [2 forma, entre 
l'étain & l'écorce , des couches ligneufes auffi 
épailles que fi l'écorce avoit été appliquée fur le 
bois. 

Pour favoir fi le bois écorcé pouvoit produire 
une nouvelle écorce, Duhamel fit enlever. au 
tems de la pleine fève, l'écorce d'un gros cerifier, 
comme on le fait aux jeunes chênes pour avoir du 
tan, dans toute la longueur de leur tronc. « Sur-le- 
champ, dit Duhamel, à l'aide de petits cerceaux, 
J'enveloppai le tronc de cet arbre de paille longue. 
Cette enveloppe étoit éloignée de quelques pou- 
ces du tronc écorcé. Pour tenir la plaie encore 
plus à l'abri du foleil, j’attachai, du côté du midi, 
un paillaffon que je foutins avec des pieux. L'ar- 
bre en cet état fleurir un peu plus tard que les 
autres, & noua fon fruit, quoiqu'il eût perdu une 
partie de fes feuilles & beaucoup de fes menus 
branches. L'année fuivante il parut encore plus 
languiffant ; mais la troifième année , le voyant 
bien rétabli, j'ôtai l'enveloppe de paille, & 
Je trouvai le tronc recouvert d’une nouvelle 
écorce. » 


Cette opération fe fait naturellement à la fuite 
d’une gelée ou d’un autre accident qui dépouilie 
la tige d’un arbre de fon écorce dans toute fa 
circonférence. Cette tige produit une nouvelle 
écorce & des couches ligneufes , comme fi elle 
n'avoit pas été écorcée ; mais il refté une fenre 
entre la couche d’aubier qui a été mife à nu, & la 
première couche lizneufe qui s’y ef jointe ; elle 
s'étend à toute la circonférence des couches an 
nuelles , qu'eile fépare des autres fentes qui n'en 
occupent qu'une partie. C’eft ce que M, Dauben- 
ton appelle roulure totale. 

Nnnn 2 


652 BOI 


« Lorfque, dit-il, on fend un tronc d’arbre qui 
renferme une roulure totale, à l'endroit de cette 
roulure on ef furpris de voir une tige fansécorce, 
placée au centre du tronc, & qui peut s’en déta- 
cher. Cerre rige eft exaétement recouverte par la 
couche annuelle qui l'enveloppe , de manière que 
la partie ligneufe des boutons , qui fait un relief 
fur la tige , eft modelée en creux fur la couche 
annuelle qui recouvre cette tige. La partis herba- 
cée des boutons a été détruite avec l'écorce par 
l'accident qui a mis le bois à nu dans le cas de pro- 
duire une nouvelle écorce, & des couches an- 
nuelles comme s’il n’avoit pas éré écorcé. La rou- 
lure rorale peut fe faire fans are routes les fois 
que l’aubier d'une tige écurcée confervera affez de 
friicheur & d'humidité pour produire une nou- 
velle écorce. » 


Les avantages que l’homme retire du boïs font 
incaiculables , & autant variés qu’il y a de fortes 
de bois. Leur emploi fera indiqué à chacun des 
articles qui donnera la defcription des arbres qui 
le produifenr. Nous nous bornerons à rappeler 1ci 
le réfultat de quelques expériences faires par M. de 
Buffon pour connoître la force des bois auxau-is 
on fait fupporter des fardeaux très-pefans. Suivant 
fes obfervations , la force du bois n’eft pas propor- 
tionnelle à fon volume. Une pièce double pour la 
grofleur , d’ure autre d’égale longueur , eft beau- 
coup plus du double plus forte. Le bois de même 
nature , qui, dans le même terrain, a crû le plus 
vite, élit le pius fort ; celui qui a crû plus lente- 
ment, dont les cercles annuels font pius minces , 
eft moins forr. La force du bois eft proportionneile 
à (à pefanteur. De deux pièces de même grofleur 
& de même longueur, la plus pefante eft la plus 
forte , à peu près dan: la même propoition qu'elle 
ef plus pefante. Une pièce de bois chargée fimple- 
ment des deux tiers du poids capable de la faire 
rompre, ne rompt pas d'abord , mais bien au bout 
d’un certain tems. Il réfulte de ces ingénieufes 
expériences , que , dans un bâtiment qui doit du- 
rer long-tems, il ne faut donner au bois tout au 
plus que la moitié de la charge qui peut le faire 
rompre. 


Bois. Ce mot eft devenu générique pour défi- 
gner , dans l'ufage de la vie, un grand nombre 
d arbres qui n'avoient pas de noms particuliers. 
Le fecond nom, emprunté de differentes fources, 
Jes diftingue les uns des autres. C'eft, pour l'ordi- 
naître , une épithète tirée des qualités extérieures 
ou des ufages auxquels on emploie l’ebjer qu'elle 
défigne : 1els font les différens bois étrangers qui 
fervent à la teinture & à la marqueterie, & dont 
la confommation eft afféz grande pour qu'ils en- 
trent dans les fpéculacions du commerce. Il n’eft pas 
difficile de convoitre l’origine des noms de cette 
efpèce ; mais il y en a un bien plus grand nombre 
qui font moins répandus, & qui offrent plus de 

ificultés pour remonter à leur fource : ce font 


B'Oï 


ceux qu'emploient les habitans de nos colonies 
d'Amérique & d'Afiique pour défigner le plus 
grand nombre des arbres qui forment leurs forêts. 
Ces noms viennent en partie des Noirs, qu'on y a 
tranfportés pour la culture. Dans la langue de ces 
peuples, très-voifine de celle de la nature, le même 
mot défigne en même tems les arbres. la fubflance 
que l’on en tire, l’ufage auquel on les confacre, 
& quelquefois la propriste qu’on leur attribue. 
C'efl ainf que les habitans de Madagafcar, qui 
ont été les premiers qu’on ait tranfportés à l’ile- 
de-France, donnent le nom d’#azou à prefque tous 
les arbres de leur île ; ils Le prononcent aufli cajou, 
ce qui eft précifémenc le mot qu’emploient les 
Malais au même ufage. Par le moyen d'unequa- 
Hfication , ils les difunguent les uns des autres. Ils 
emploient des procéd:s analogues pour défigner 
le plus grand nombre des plantes de leur pays. 
Forcés d’habiter un nouveau fol, ils n’ont pas 
abandonné cet ufage ; ils ont reconnu ou cru 1e- 
cennoiître plufeurs des végétaux qui leur étoient 
familiers. 


C’Eeft par-là que le mot de bois eft devenu com- 
mun à prefque tous les arbres. Les noms diftirétifs 
ont été pris fouvent , comme ceux du commerce, 
de leurs qualités & de leurs propriétés les plus 
remarquables, réelles ou imaginaires. Quelquefois 
on leur à donné celui des perfonnes qui les ont 
fait connoître ou employ:s les premiers. D'autres 
fois on leur a fait porter, fans altération, les noms 
mêmes de l2ur pays. Enfin, le caprice feul'a quel- 
quefois préfidé à ces alrérations. De ces caufes 
fuit cette longue Hfte bigarrée de bois fous toutes 
fortes de noms. La même chofe a lieu pour les 
mots arbres , herbes , lianes , plantes, &c. Nous 
nous bornerons à citer les bois les plus intéref- 
fans, avec un renvoi à leur genre lorfqu'il fera 
connu. Nous profiterons pour cela des recherches 
de M. du Petit-Thouars, de qui nous avons em- 
prunté ce qui précède : nous y joindrons quelques 
articles d: M. de Jufizu. On trouvera des détails 
plus étendus dars le Diéfionnaire des ftiences natu- 
relles, vol. $ , pag. 47. 


Bois D’ABSYNTHE, Bots AMER. Dans l’herbier 
fait par Commerfon à l'ile Bourbon, on trouve 
fons ce nom une plante ligneufe qui a quelques 
rapports avec le calac (cariffa Lion.) ,1& qui eft 
amer comme l’ab!ynthe. 


Bois D’AcAJOU. On donne ce nom en Améri- 
que , foit au cedrela odorata , qui eft l’acajou à 
planches de la Martinique, foit au fiwietenia muho- 
goni, nommé auf acajou meuble à Saint-Domia- 
gue, & mahogoni dans les colonies anglaifes. On 
ne doit confondre ni l’un ni Pautre avec l’acajou 
proprement dit, caffuvium ( anacardium occidentale 
Linn.), dont la graine réniforme & t:ès-dure eft 
portée fur un pédoncule renflé & charnu , avaut la 


BOI 


forme d'une poire. (Voyez Acasou, CEPREL, 
MAHoGoN.) 


Boïs p’Acossois , Bors BAPTISTE, Bois 
DARTRE, BOIS A LA FIÈVRE , BOIS DE SANG. 
On connoit à Cayenne, fous ces diférens noms, 
trois efpèces de millepertuis en arbre, qui ont, 
comme l’androfemum , la toute-faine , autre efpèce 
du même genre, un fruic en baie, & font remplies 
d'un fuc réfineux, rougeârre, prefque de la cou- 
leur de fang. Ce fuc eft purgatif à perire do®, 
comme la gomme-gutre, & fon application calme 
les démangeaifons occafionnées par les dartres. 
La décoétion des feuilles eft employée intérieure- 
ment pour guérir les fièvres intermittentes. Au- 
bler donne la fiaure & la defcriprion de ces arbres, 
tab. 311-312. (Wocyez MILLEPERTUIS.) 


Bois D’ACOUMA , BOIS INCORRUPTIBLE. C'eft 
lacomat à grappes ( homalium racemofum Jacq,.). 
On nomme encore, à Saint-Domingue , acomat 
Touge OU petit acomat rouge, le bumelia fulicifolia 
Linn. (Woyez ACOMAT & BUMELIE.) 


Bois L’AGOUTI. ( Voyez Bois LÉZARD, GAT- 
TILIER.) 


Bois D’AGRA : bois précieux, très-odorant, 
dont les Chinois tont grand cas. On ne fait.à quel 
arbre il appartient. 


Bois D’AGuILLA. Suivant Bofc, c’eft un arbre 
d'Afrique, dont l'écorce, légérement aromatifée, 
étoit autrefois apportée en Europe par les Por- 
tugais. 


Bois D’AIGLE , Bois DALOËS (Woy. ALOËS.) 


Bors D’AINON :arbre de Saint-Domingue, très- 
grand, & employé pour le charronnage , fuivant 
Nicholfon, qui ne donne pas d'autre renfeigne- 
ment {ur ce végetal. 


Bots D'ALOËS. ( Voyez ALOËS.) 


Bois AMANDE, PETITE CIQUE. On nomme 
ainfi à la Martinique, fuivant T'erraflon, le marila 
racemofa de Swartz; genre de plantes qui tient le 
milieu entre la famille des purtifères & celle des 
millepertuis. Dans lherbier de Surian, fait aux 
Antiiles, on trouve aufli fous le même nom un 
arbriffeau à feuilles alternes, qui paroit étre une 
efpèce de laurier. 

Bois D'AMARANTHE , employé dans la mar- 
queterie. Il patoit que c’eft le même que le ma- 
hogo: (fwieteniu Linn.) 


Bois AMER. (Voyez Bo1S D'APSYNTHE.) 


LIL 2 

BOI 655 

Bois D'AMOURETTE : efpèce d'acacie des Ar- 

tilles (mimofu cenuifolia ). Une autre efpèce (mi- 

mofa tamarindifolia ) eft nommée petit bois d'amou- 
relte. 


Bors ANGELIN. ( Voyez ANGELIN.) Ce bois 
très-dur eft employé, dans la Guiane , pour conf- 
truire des maifons & des cafes de Nègres, & pour 
former des palitiadés. Avec fon cœur on fabrique 
des mortiers , des pilons & différens meubles. 


Bois D'’ANIS. Plufizurs arbres portent ce nom, 
parce qu’ils exhalent l'odeur d’anis de quelques- 
unes de leurs parties : rels font 1: badian (i//fum 
anifatum Linn. ), le limonellier de Madagafcar 
(limonia madagafcarienfis Lam. ), l'avocatier (Zau- 
rus-perfica Linn.). 


Bois D'ANISETTE.Defportes & Nicholfon in- 
diquent, fous ce nom & fous celui de bihimitron, 
un arbtiffeau de Sain-Domingue, à feui.les larges 
& à odeur d’aneth, qu’ils difent être un faururus 
de Plumier,c’eit à-dire , une efpèce de poivre 
en arbre, le même que le Jakorandi des Brefiliens. 
C'elt peur-être le piper aduncum , que Plumier, 
dans {es Plantes d'Amérique, pag. 59, rapporte 
également au 7aborandi. 


Bois ARADA ou TAVERNON. Get arbre, ainfi 
nommé à Saint-Domingue, & mentionné par Def 
portes, pag. 279 , eft, (elon Poitsau, une nou- 
velle.efuèce d’icaquier (chryfobolanus ) 5 11 ft auf 
nommé écis piquant {uivant Nicholfon. , 


. Bois D'ARGENT. Protea argentea Linn. (Voyez 
PROTEE:) 


Bois AROLE. (Voyez AROLE, Suppl.) 
Bois BACHA. ( Voyez BOIS A CALEÇONS.) 


Bois A BAGUETTES : nom que portent. à 
Cayenne deux efpèces de raifiniers (coccoloba ). 
A Saint-Domingue on le donne à un fébeliier. Les 
arbres, denr les rejets (ont droits , minces & foli- 
des , portent ailleurs tantôt ce nom , tantôc celui 
de buis de gaulette. 


Bo:s A gALAI. On donne ce nom, en général, 
à beaucoup d'arbres & d’arbrifleaux dont les ra- 
maux, gréles & flexibles , font employés à faire 
des balais. 


Bots BALLE. On nomme ainfi, à Cayenne, Îs 
guarea trichilioides, dont le fruit a la forme & la 
grofeur d’une balle. 


Bois DE BANAXES. À l’ile Ecurbon on donne 
ce nom à une efpèce de canang (uvaria), parce 
que fes fruits reuris imiteNt En pELit Une portion 


654 BOI 


BiOE. 7 


du régime de banane. A l'Ile-de-Frahce on donne | article QuAsster , n°. 2, la fynonymie de Bar- 


ce même nom à un bois très-mou. On peut re- 
marquer que Rumphe a traduit un nom malais 
d’un arbuite du même genre uvaria par funis mu- 
Jarius où liane à banane. 


Boïs-BAN : nom que l’on donne, à Saint-Do- 
mineue , au cordia callococa. Cet arbufle ne fert 
qu'à faire du bois à biüler. 


Bois BAPTISTE. ( Voyez Bots D’Acossots.) 


Bois A BARRAQUES ou BARAG : nom que l’on 
donue, dans qu ques quartiers de Saint-Domin- 


gue, au combretim Llaxum Linn., probablement ? 


parce que fes rameaux plans & fes feuilles fervent 
a faire & à couvrir de chérives cafes, ou peut 
être parce que cet arbnifleau , qui vient très-couffu 
fur le bord des ruiffeaux ou ravines , fert de re- 
fuge aux cochons marrons, que l'on nmme aufli 
barags. 


Bots A BARRIQUES de la Martinique. C'eft, 
fuivant Chanvallon, le bauhinia porreëla Lins., 
probablement ainfi nommé parce qu'on en fait des 
barriques. 


Bors-BÉNIT : nom donné quelquefois au buis, 
parce qu'on le bénit le jour de la fête des ra- 
meaux. 


Boïs DE BIGAILLON : efpèce d'eugenia où jam- 
bofier, qui cruit à l'Ile-de-France. 


Bors DE BITTE. Les Français quihabitent l'Inde 
donnent ce nom à un bois très-recherché pour fa 
couleur & pour la beauté de fon poli, quil doit 
à {a folidice. On l’emploie à faire des meubles 
précieux. Il paroît qu'il provient de l'ardre décrit 
& figuré par Rhced, Hort. malab. $, pag. 115, 
tab. 58, fous le nom de bi. ( Voyez Brri, 
Suppl.) 


Bois BLANC. Dans nos forêts & en menuife- 
rie, on défigne fous ce nom les arbres à bois ten- 
dre & peu coloré , tels que le fauie , le peuplier, 
Je tremble, le bouleau, &c. 


Bo1s BLANC de la Martinique : nom fous le- 
quel Chanvallon défigne le fmarouba de cette île, 
qui eft fort différent üu fimarouba de Cayenne ; 
il a les feuilles oppofées , ailées, avec ou fans im- 
paire. Son fruit, arrondi , relevé de quatre côtes, 
renferme quatre femences. Ces caraétères fufhifent 
pour le diftinguer du vrai fimarouba , efpèce de 
quaffia. { Voyez QuassiEer.) Celui de la Marti- 
pique a été rapporté au fufain par Barrère & Ni- 
cholfon, qui paroiffent avoir confondu les deux. 
Il auroit peut-être plus d’affinité avec le fuphi- 
l&a : d’où il fuit qu'il faut retrancher de notre 


Sn 


rere , rapportée avec doute, 
Bors-Boco. ( Voyez Bocco.) 


Bois DE Bouc. On donne ce nom à quelqu‘s 
arbres & arbuftes, parce qu'ils ont une od-ur 
forte; d’autres fois, parce qu’ils font recherchés 
par les chèvres; mais alors îls font plus connus 
fous le nom de Lois-cabri. A l'Ile-de-France, c’eft 
le premna ou andarèfe à feuilies dentées, qui porte 
plus particuliérement ce nom. 


Bois A BOUTONS : furnom donné au genre 
cephalanthus Linn. , à caufe de fes flurs réunies en 
mafles globuleufts , ayant la forme ronde d’un 
bouton. ( Voyez CEPHALANTE.) 


Bois BRACELETS : nom que porté, dans les 
Antilles, le jacquirier { Jacquinia ar millaris Lino }, 
parce que les Caraibes tornoient, avec Ls graites 
enfilées , des bracelets dont ils fe paroïent. (Foy. 
JACQUINIER. ) 


Bors-rRAI de la Martinique. C’eft le cordia 
macrophylla. (Voyez SEBESTIER.) 


Bois DE BRESIL. ( Voyez BRESILLET.) 


Bois-caBri. C’eft un arbre de la Martinique, 
dont les jeunes raineaux font b'outés avec délices 
par les cabris où chèvres, & que Jacquin a nommé 
pour cette raifon ægiphita. Dans la même île & 
dans les autres Antilles on nomme , pour la même 
railon, bois-cabri bâtard le cabrillet (ehretia beur- 
rerta) , que les mêmes animaux n'aiment pas, Le 
catalogue de l’herbier de Vaillant offre encore, 
fous le nom de bois-cabri, un arbriffeau qui paroît 
être un fagarier ( fagara tragodes). Tragos, en 
grec, fignifie bouc. 


Po's caGA de Saint- Domingue , Bois DE 
MERDE. On donne ce nom au capparis ferrupinea, 
dont les fleurs repandent une odeur défagréable 
& puante, approchant de celle d-s excrémens 
humains. C’eft à tort que Nicholfon attribue ce 
nom des Antilles au ferculia, qui ne s’y trouve 
pas. Cet arbrifleau n’eit d'aucun ufage ni d'aucune 
utilité connue. 


Bois A CALFGONS. On donne ce nom, dans 
quelques quartiers de Saint-Domingue, aux dif- 
férentes efpèces de éauhinia qui s’y rencontrent , 
& dont les feuilles, divifées en deux lobes, imi- 
tent grofliérement un caleçon. Suivant Nicholfon, 
on le nomme aufli bois bacha. 


Bois A CALUMET. (Voyez MABIER , mabea, 
Aublet.) 


Bois DE cAMPÈCHE. C'eft l’hematoxylum cam- 


BOI 


pechianum Linn. (Voy. CAMricHE.) « Defportes 
& Nicholfon, dit M. Palifot-Beauvois, ont pro- 
bablement commis une erreur en généralifant trop 
un nom en ufage dans un canton. Selon le pre- 
mier , le bois de campêche ou biéfiller eft le como 
éladia Linn., connu dans toure la coionie fous le 
nom vulgaire de bréfil'er ; & le fecond le rapproche 
du cefilpinia , en y rapportant ceoendant la fyno- 
nymie pfendobrufilium , qui ne convient qu’au co- 
mocladia. L'hemutozylum eft V'atbre connu dans 
tous fes quartiers de Saint-Domingue pour le bois 
de campêche : c’eft celui qui eft recueilli & débité 
fous ce noin dans le commerce. » 


Bois DE CANNELLF. Plufieurs arbres portent 
cè nom, le canella alba entr'autres , à raifon de 
fon écorce , qui a l'odeur de la cannelle. A l'Ile- 
d=-France on le donne à trois arbres qui n'ont 
rien de commun entr'eux. La couleur plus ou 
moins foncée de leur bois les a fait difinguer en 
blanc, gris & noir. Le bois cannelle blanc eft une 
efpèce de laurier (laurus cupuliformis Lam.). Le 
bois cannelle gris eft une efpèce de ganitre (e/4o- 
carpus). Le fruit, qui reflemble à une groffe olive, 
peut fe manger quand il eft mür. Le bois cannelie 
noir paroît être une autre efpèce du même genre, 
mais dont les caractères botaniques ne font pas 
encore bien connus. 


Bois cANON. C'eft le cecropia peltata Lino. On 
le nomme auf ambaiba. 


Bois CANON BATARD, BOIS TROMPETTE 
BATARD. C'eft le parax chryfophyllum de Vahl. 
Arbre de la famiile des araliacees, dont le bois eft 
mou, creux, & peut fervir à faire des conduits 
d’eau & des gouttières. 


Bors DE cANOT. Plufieurs arbres différens re- 
çoivenr ce nom toutes les fois que leurs troncs, 
creufes & façonnés , font employés à faire des 
canots. 


Bois CAPITAINE : nom que porte, à Saint-Do- 
mingue , le malpigkia urens. 


Bois CAPUCIN. (Voyez Bo1s sIGNOR.) 


Bois CARA18E : arbre de Saint-Domingue, qui 
croit fur l:s pentes des montagnes; il eft employé 
comme bois de charpente dans l’intérieur des mai- 
fons. Nicholfon , qui en parle , n’indique aucun 
caractère qui puiffe aider à le rapporter à un genre 
connu. 


Bots CASSANT : petit arbre grêle de l’Ile-de- 
France, donc les rameaux [ont très-fragiles, d’où 
lui vient fon nom, & celui de pfatura que lui a 
donné Commerfon. Sa décoétion eft eftimée dans 
les maladies vénériennes. 


BOI 655 


Bors À cAssAyE. Dans la lifte des bois propres 
à bâtir , pourvu qu'on les mette à l’abri du foleil 
& de la pluie, Defportes comprend une efpècs 
d'arbre qui, f-lon lui, a le port & les feuilles du 
lilas, les fleurs en corymbes blancs ; pour fruits , 
de petites baiss d’un blanc-pourpre & ombili- 
quées. C’eft un bois mou , poreux & flexible ; ce 
qui lui a fait donner lé nom de bois doux. Nichol- 
fon parle aufi du bois à caffave ou bois doux ; 
mais, comme Defportes , il n’en donne pas une 
defcription affez détaillée pour le rapprocher d’une 
plante connue des botaniftes. Néanmoins, M. P:- 
lifot-Beauvois préfume que c’ett l'aralix arborea 
Linn., furrommé bois népreffe dans quelques quar- 
tiers de Saint-Domingue. 


Bois DE cAVALAM : c'eft le ferculia balanghas 
Linn. 


Bors DE CAYAN. On trouve dans quelques au- 
teurs le fimarouba défigné fous ce nom. 


Bois DE CÈDRS de la Guiane. ( Voyez AN1st.) 


BOIS DE CHAM ou DE CAM. Les Anglais font 
venir de leurs nouvelles colonies de la côte occi- 
dentale d'Afrique, fous le nom de chamwood, un 
bois fort eftimé dans la marqueterie; il eft rouge, 
marqué de veines noiratres. Les Portugais le nom- 
nent pao-gaban , du nom de la rivière d'où ils le 
tirent. Afzelius , qui vient de parcourir ces cor- 
trées avec un grand avantage pour la botanique , 
en a fait un genre fous le nom de tefpejia , de la 
famille des légumineufes ; il a plufieurs particula- 
rités communes avec le cercis. 


Bois DE CHAMBRE. Suivant Nicholfon, c’eft 
une plante annuelle de Saint-Domingue , dont la 
tige fpongieule , cannelée , haute de fix pieds & 
grofle comine le doigt, eft employée dans la co- 
lonie en guife d'amadou. Ses rameaux font oppo- 
fés , ainfi que fes feuilles. On ne connoît point fa 
fruét:fication. 


Bois DE CHANDELLE. On donne ce nom à plu- 
fieurs arbres qui font droirs & effilés comme des 
chandelles , telles que différentes efpèces d’agave 
ou de dragoniers, ou dont le bois contient quel- 
ques parties propres à s'enflammer , & à entre- 
tenir quelque rems la flimme comme un flam- 
beau. Le bois de chandelle noir des Antilles efl un 
balfamier (amyris elemifera Linn.). Plumier défi- 
gne encore fous le nom bois de chandelle l'erithalis 
fruticofa, que Surian nomme aufli bois de rofe , & 
qu'il dit être le coulaouaheu où alacoualy des Ca-. 
raibes. La couleur jaunâtre de fon bois lui a en- 
core fait donner , dans les Antilles , les noms de 
bois de citron, bois jaune, & l'odeur de fes fleurs 
Va fair nommer , dans quelques cantons , bois de 
jafmin. Au rapport de Plumier, on fend ces deux 


656 BOA 


arbres réfineux dans leur longueur &en lattes, que 
l’on emploie ou feules ou plafiurs liées enfernble, 
comme des flambeaux pour s’éclairer la nuit. 


Bots DE CHAUVE-SOURIS. On donne ce nom, 
dans l'île de Bourbon, à une efpèce de gui, dont 
les fruits font recherchés par les chauve-fouris. 


Bors DE CHÈNE où CHÈNE- NOIR de Saint-Do- 
mingue. C’eft le fgnonia longifima. ( Voyez Bi- 
GNONE, n°. 2.) 


Bo:s DE CHYNILLE de l'Ile-de-France. On 
nomme ainf le vo/kameria hererophylla, Ventenat, 
parce que les feuilles font fujètes à être mangé-s 
par la larve d'un fphinx. On a confondu avec lui, 
fous le nom de bois de fenil, un arbufte de la fa- 
mille des compofées, décrit fous le nom de conyze 
à feuilles de faute. Lam. 


Bois DE CHEV AL. (Voyez Bois M4J0R.) 


Bois DE cLOU DE PARA. C'eft le myrthus ca- 
ryophyllata. 


Bois pe cLoux. A l'Ile-de-France on donne ce 
nom à une efpèce d’eugenia, parce que fon bois eft 
folide & liant en même tems, mais d’un volume 
médiocre , & ne peut fervir qu’à faire des che- 
villes. 


Bois A COCHON : furnom donné au fucrier des 
montagnes, parce que, dit-on, c'eft aux cochons 
que nous fommes redevables de connoître l'efica- 
cité du baume qui en découle pour la guérifon des 
plaies. On pofiède certe plante dans les herbicrs 
de l’Europe ; mais on eft incertain à quel genre 
elle appartient. Elle paroit fe rapprocher du bur- 
fera, de l’amyris, de l'hcdw'gia de Swartez , de 
Vicica Juif. M. Palifot-Beauvois , qui l’a obiervée 
à Saint-Domingue, penfe qu’elle appartient à ce 
d:rnier genre. ( Voyez GOMART.) 


BO1s DE COLOPHANE. À l'Ile-de-France on dé- 
figne deux arbres fous ce nom, à caufe de la ré- 
fine odorante qui découle abondamment de routes 
leurs parties. On les diftingue par les furnoms de 
francs & de bâtard. Jufhsu & Eamarck les réunif- 
fent au burfera. Commerfon en avoir fair deux 
genres; il nommoit le premier colophonia, & le 
fecond marignia , dont Gærtner a figuré le fruit 
fous le nom de dammara ; mais comme il ne l’a 
reçu qu'en état de defliccarion , il n’a pu en faifir 
tous les détails. Quoi qu’il en foit, il paroït dit- 
férer beaucoup des gomart. ( Voyez ce mot, 
Suppl.) 


Boi$ DE cORAIL. C’eft le Conpont, n°. 1 
(adenanthera Lino.). L'erythrina , dont les fleurs 
font également d'un rouge de corail, porte le 


mit er et more RE ER, 


BOI 


même nom. Tournefort l’avoit nommé, par cette 
raifon, corallodendron. 


BOIS DE CORNE D'AMBOINE. ( Woyez MAN- 
GOUSTAN, n°. 3.) C'eft le garcinia Linn. 


BOIS COTELET où A COTELETTES. On nomme 
ainfi, en Amérique , des arbres dont les tiges font 
relevées de côtes faillantes, tels que le cicharexy- 
lum , le cornutia pyramidata, &c. 


BO1S COULEUVRE ou DE COULEUVRE. Cenom 
a été appliqué, fuivant les pays , aux diffsrens ar- 
bres ou arbuftes réputés comme fpécifiques contre 
la morfure des ferpens. 


Bois DE cuir. C'eft le dirca paluftris Linn. 


Bois-pARD, Bois A FLÈCHE de Cavenne. C’eft 
le pofira d'Aublet, ainfi nommé parce que les na- 
turels du pays arment le bout de leurs flèches 
avec u9 morceau de ce bois taillé en pointe. Selon 
Richard , c’eft une efpèce d2 mouriri où petaloma , 
qui eft employé à cer ufage, & porte à Cayenre 
le nom de bors-fleche. 


Bois A DARTRES. Quelques Créoles nomment 
ainfi, à l'ile de Bourbon, le danaës Commerf. , 
parce qu'ils prétendent que la décoétion de fa ra- 
cine guérit les darcres. La mêine propriété, attri- 
buée dans l’Amérique à des millepertuis en arbre, 
leur a fait donner le même nom. 


Bois DENTELLE. C'eft le Zogetta Juif. ( Voyez 
L:GET.) 


Boïs DUR : nom donné, dans divers pays, aux 
arbres du lisu , remarquables par l: dureté de leur 
bois, & que l’on nomine aufli quelquefois bois de 


fer. 


Bois DYSSENTÉRIQUE. C'eft 2: malpighia fpi- 
cata Lans. ; il eft auf connu fous les noms de me- 
rifier aoré & bois tan, parce que fon fruir eft de 
coulzur jaune-doré , & que fon écorce fert pro- 
biblement à ranner les cuirs ( Woyez Mou- 
REILLER: ) L 


Bois D'ÉBÈNE. ( Voyez ÉBENIER 6 PLAQUE- 
MINIER. ) 


Boïs A EN'TVRER LES POISSONS. On a re- 
marqué que le fuc laiteux de certains arbres com- 
muniquoit promprement à l’eau une qualité fi 
délétère , que les poiflons qui y vivoient , en 
érojenc érourdis & comme enivrés, en forte 
qu’on pouvoit les prendre à la main : telle eft 
l'origine de leur nom. De ce nombre font le pif 
cidia , le galega fericea , la coque du Levant, quel- 
ques euphorbes, &c. 

Bois 


BOI 


Bors D'ÉPONGE, On donne ce nom à des arbres 
dont l'écorce eft renflée & fpongieufe. De ce 
nombre eft le gaffonia de Commerfon , le cifus 
mappia Lam. &c. 


Bots DE FER. Ce nom eft donné , felon les 
pays, à beaucoup d’arbres différens, dont le bois 
eft très-dur , & employé , chez plufieurs hordes 


fauvages, pour faire des maflues ou des inftrumens 
tranchans. 


Bots DE FERNAMBOUC. ( Voyez BRÉSILLET.) 


Bois-FLÉAU. D’après la defcriprion que Def- 
portes & Nicholfon nous ont donnée de cet arbre, 
1l ne paroit pas douteux que ce ne foit un froma- 
ger , & probablement le bombax goffypinum. La 
légéreté de fon bois le fait employer par les pé- 
cheurs pour foutenir leurs filets fur l’eau; ce qui 
lui à fait donner le nom de bois de Liège. Il fert 
encore pour la confiruétion des pyrogues indien- 
nes. Son écorce fert à faire des cordes. 


Bots DE FRÈNE. Suivant Nicholfon , on donne 
ce nom à un arbre de Saint-Domingue , qui a quel- 
ques rapports avec le frêne, mais qui en eft très- 
diftinét. Son bois eft mou , blanc & caffant ; il croit 
dans les marnes. Quelques habitans en ont formé 
des allées. On pourroit lui trouver quelques rap- 
ports avec le benonia radicans fi fes fruits n’étoient 
pas , d'après Nicholfon , des baies difpofées en 
grappes. 


Bors GALEUX , BOIS DE SENTEUR BLEU. (Woy. 
ASsSONIA , Suppl.) 


Bors DE GAROU. (Voyez BOIS GENTIL.) 


Bots DE GAUTELLES. ( Voyez Bois A BA- 
GUETTES.) 


Bois GFNTIL, Bois Jo11. C’eft le daphne meze- 
reum Lion. ( Voyez LAURÉOLE, n°. 1.) 


Bots DE GoY AVE. Une efpèce de prockia eft 
ainfi nommée dans l'ile Bourbon. 


Bois D'INDE. On donne affez fouvent ce nom 
au bois de Campëche (hkematoxylon Linn.). 


Bois INCORRUPTIBLE. ( Voyez BOIS D’A- 
COUMA.) 


Bots ISABELLE. A la Martinique on nomme 
ainfi le Zaurus borbonia Linn. A Saint-Domingue il 
paroïît que le même nom eft donné au fchafferia. 
Le bois ifabelle vrai de l’herbier de Surian eft le 
myrtus grepir. 


Bois jAcoT. On appelle ainfi plufieurs arbres 
de l'Ile-de-France , dont lés fruits font recherchés 
Botanique, Supplément. Tome I. 


BOI 657 


par les finges appelés jacors , & particuliérement 
une efpèce d’eugenia. 


Bois DE JASMIN. ( Voyez BOIS DE CHAN- 
DELLE.) 


Bors JAUNE. Plufieurs arbres employés dans la 
teinture ou la marqueterie doivent ce nom à la 
couleur de leur bois; ils font différens fuivant les 
pays. 


Bots JOLI. ( Voyez Bo1s GENTIL.) 


Bots DE JOLI CŒUR. On donne ce nom, dans 
l'Ile-de-France , à un petit arbre , à caufe de fon 
élégance & de la bonne odeur qu’il exhale. Com- 
merfon en avoit fait un genre qu’il avoit confa- 
cré, fous le nom de fénacra , à la mémoire du mé- 
decin Sénac. Adanfon l’a rapporté dans fes famil- 
les , fous le nom de bois de merle , au celaftrus , 
opinion adoptée d’abord par Lamarck ; qui fit de 
cet arbre fon celaffre ondulé , n°. 8. Cependant il 
paroît, d’après l'examen fur le vivant, que le 
genre de Commerfon doit étre confervé ; ce qu'a 
déjà fait Lamarck dans fès [uffrations. 


Bots DE LAIT. Ce nom s'applique , dans les co- 
lonies de | Amérique & de l'Inde , à divers arbres 
de la famille des apocinées & des euphorbes, qui 
rendent un fuc laiteux , ordinairement cauftique 
& dangereux. 


Bois DE LANCE. On donne, felon Plumier, ce 
nom , dans les Antilles, aux deux efpèces de ran- 
dia , parce que leur tronc, droit, haut & grêle , eft 
propre pour faire des lances; il ferr encore à faire 
des douves , des chaifes , des échelles & autres 
meubles. 


Bois A LARDOIRE. On fe fert en France du 
fufain , à l'Ile-de-France du prockia , pour faire 
des lardoires ; ce qui leur a fait donner ce nom. 


Boïs DE LATANIER. Nicholfon , qui fait men- 
tion de cet arbre , prévient qu'il ne faut pas le 
confondre avec le latanier ; maïs il n’en donne pas 
une defcription affez exatte pour le rapprocher 
d’un genre connu. Il a, felon lui, les feuilles op- 
pofées, minces, d’un vert-pale, oblongues & 
pointues. A fes fleurs, qu’il ne décrit pas, fuccède 
un fruit alongé , divifé en quatre capfules , con- 
tenant autant de graines triangulaires , un peu 
oblongues , groffes comme une petite féve. 


Bois DE LAURIER. Aux Antilles on nomme 
ainfi le croton corylifolium Linn. 


Bois DE LETTRES. Ce nom eft donné à deux 
arbres de la Guiane , parce que leur bois, très-dur 
& fufceptible d’un beau poli, eft agréablement 

Oooo 


053 BOI 


moucheté de taches qui imitent des caraëtères. 
L'un eft le fderoxylum inerme Linn. ; l’autre le pi- 
ratinera Aubl. tab. 340. 


Bots LEGER : arbre de l’ifthme de Panama, re- 
marqusble par la legéreté de fon bois; il eft de 
Ja groffeur d’un orme. Son tronc eft droit, & fa 
feuille reflemble à celle du noyer. On en fait, dans 
le pays., des radeaux pour aller à la pêche & tra- 
verfr les rivières. Le Recueil des voyages ne 
donne pas d’autres renfeignemens fur cet arbre. 


Bots LÉzARD, Bois p’acourTi. Ces deux 
noms font fynonymes à Saiat-Domingue. Suivant 
Nicholfon , ils font donnés à une efpece de garti- 
lier à feuilles rernées (wirex divaricara Swartz ). 
Il paroïr qu'il eft ainfi nommé , parce que les agou- 
tis & les lézards fe pratiquent des demeures dans 
le creux de fon tronc. S 


Bois DE LIÉGE. On donne ce nom, dans nos 
différentes colonies , à plufieurs arbres dont le 
P 
bois ef fi léger, qu'il fert, au lieu de liège , pour 

q » 
faire flotter les filets. Ils portent aufi ceux de bois 
de flot ou de fléau, bois fifleux & mahaut. 


Bois DE LIÈVRE. Le cytife eft, dit-on, ainfi 
nommé dans les Alpes. 


Bors LoxG. C’eft le pao comprido des Portugais 
du Para, ainfi nommé parce qu’il a un tronc droit 
&x fimple , très-élevé , terminé, feulement à fon 
fommet, par un feuillage difpofé en boule. La 
defcription qu’en donne Frefneau dans ïes Me- 
moires de l’Académie des fciences, année 17$1 , pag. 
326, fair préfumer que c'eft le même que le caout- 
ehouc ou arbre à ia gomme élaitique. 


Bois De LOSTEAU. On donne ce nom, à l’Ile- 
de-France , à un petit arbre dont Commerfon 
avoit fait fon genre antirrhea , qui a été depuis 
réuni par Lamarck au malanea Aubl. Son écorce 
paffe pour un fpécifique dans les diarrhées & les 
dyffenteries. Son bois eft blanc, & fufceptible 
d’un beau poli. 


Bois DE LUMIÈRE. Palo de lug des Efpagnols. 
On raconte que la plante de ce nom s’enflamme, 
comme la fraxinelle, à l'approche d’une flamme , 
& donne une lumière affez vive. Il eft probable 
qu’elle eft couverte d’une fubftance. On ne fait à 
quel genre elle appartient. 


Bois MACAQUE de Cayenne : arbrifleau de la 
famille des mélattomes , nommé rococo par les Ga- 
libis , & dont Aublet a fair le genre sococa. Son 
fruit eft recherché par les finges macaques , d’où 
lui vient fon nom. 


Bois MADAME de la Martinique. C’eft, fuivant 
Terrafon , le marhiola fcabra Linn, 


nr go 


BOI 


Bois MADRE. Le gymnanthes lucida Swattz eft 
fous ce nom dans l’Herbier des Antilles de Surian. 


BO1s D: MAHOGONI. « Le nom de bois d’aca- 
jou , dirt M. Palifot-Beauvois , n’a aucun rapport 
avec l'acajou ( caffivium Linn, } , défigné dans les 
Antilles fous les noms d’acajou-romme ou‘acajou- 
noix, Le bois de mzhogoni eft le fwietenia maho- 
gori, plus particuliérement défigné fous le nom 
acujou-plan he, On en diflingue de deux fortes : 
1°. l’acajou franc, dont on fait plus communié- 
ment les meubles ; il eft veiné, plus ou moins 
rouge ; 29. l’acajou Edtard, qui 4 les fertiles & les 
fruits plus petits , & dont le bois , agréablement 
moucheté , eft plus cher, eft très-recherché pour 
lès meubles. Ces deux arbres parviennent quel- 
quefois à une groffeur prodigieufe. On en a conf 
uruit des tables d’une feule pitce , qui pouvoient 
fervir à un repas de quinze couverts. » 


Bois DE Mais. C'’eft le memecylon cordatum 
Lam. 


Bots MAJOR. Les habitans de Saint-Domineue 
donnent ce nom à l’erychroxylum areolatum , dont 
les feuilles font arrondies au fommet, & un peu en 
forme de fpatule. L'arbre ne s'élève qu’à une pe- 
tite hauteur , mais il devient affez gros. Son bois 
eft flexible , compacte , blanchâtre , très-eftimé 
pour faire des brancards de voiture. Defportes 
nous apprend que, dans quelques quartiers , on le 
prend pour une efpèce de bois de rofe ; il fait en- 
core mention d’une autre efpèce de bois major, 
employé aux mêmes ufages, dont les feuilles font 
plus perites & plus épaifles. Ne feroit-ce pas l’ery- 
throxylum havanenfe ? 


Nicholfon appelle 8ois major ou bois de cheval 
une plante différente, que , faute de defcription 
fufffante , on ne pêut rapporter à fon genre. 
C’eft, d’après lui, un arbufte qui croît en buiffon, 
dont les tiges font remplies de beaucoup de 
moëlle , comme celles du fureau. Ses feuilles font 
alongées, pointues , rudes au toucher, d’un vert- 
pâle à leurs deux faces. Les feuilles fonr em- 
ployées en décoétion pour panfer les plaies des 
chevaux. 


BOIS A MALINGRES : efpèce de tournefortia des 
Antilles. 


Bors MANCHE-HOUF. C’eft, fuivant Richard, 
une efpèce de clavalier (zanthoxylum Linn.), 
dont les Nègres font les manches de leur houe, 
d’où lui vient fon nom vulgaire. 


Bois MANDRON. On donne ce nom à un arbre 
qui, felon Nicholfon, a des feuilles de différentes 
grandeurs. Defportes n’en fait aucune mention. 


Bois MARBRÉ ou BOIS DE FEROLES. On donne: 


BOI 


cè nom, fuivant Nicholfon , à un arbre dont le 
bois eft tacheté & vein£ comme du marbre ;j il a 
été trouvé pour la première fois à Cayenne , fur 
l'habitation de M. de Féroles, gouverneur : d’où 
lui vient fon nom de fero/ia, Aubl. 


Bois MarçGuEriTE. C'eft le cordia tetraphylla 
Aubl.1( Voyez SERESTIER. ) 


Bois MARIE : nom qu’on donne quelquefois au 
caluba (calophyllum Linn.), qui eft le pa/o-maria 
des Philippin-s. 


Bois DE MÊCHE. ( Voyez ApersA, n°. 2.) On 
donne encore ce nom à l'agave ferida, employé 
aux mêmes ufages. 


Bors MENUISIER. C’eft le portefi: , réuni aux 
trichilia par Swarez & Willdenow. ( Voyez Tri- 
CHILIE. ) 


Bors DE MERDE. ( Woyez Bois cACA.) 


Bots DE MER1E: On nomme ainfi, à l’Ile-de- 
France , un arbufte de la famille des faponniers, 
qui {= couvre de fruits recherchés par les merles. 
Gommerfon en a fait fon genre ornitrorhe. Il eft 
très-différent du bois joli-cœur , nommé auf, en 
quelques lieux , bois de merle. ( Voyez CELASTRE, 
n°.8, & Senacia, Il. & Suppl.) 


Boïs pes MoruquEs. On nomme ainfi l’ar- 
briffeau qui fournir |: eraine de tilli (crocon ti- 
£glium) , parce qu'il croit dans les Moluques. 


Bois MOUSSÉ. Préfontaine, dans fa Ma'fon ruf- 
tique de Cayenne , parle {un bois ainfi nommé , qui 
eft mou , très-léger , employé pour faire le: che- 
villes qui attachenr les bard=aux ou lattes fur les 
toits. On en fait aufli des chevrons & des échel- 
les. Il n'indique d’ailleurs aucun caraétire qui 
puifle aider à le faire connoitre. 


Bors NAGONE de Cayenne. C’eft, fuivant Ri- 
chard , une efpèce de mirobolan. 


BO1s DE NATTE, ( Voyez NATTIER.) 


Bors pe NÈrLE. A l’ile Bourbon on donne ce 
nom à une elpèce d'eugeria où jambofier , parce 
que fon fruit , qui eft d'une faveur médiocre , a 

uelque reffemblance avec les néfles. C’eft un pe- 
tit arbre d’un port extiémement agréable. 


Bois NÉPHRÉTIQUE : bois jaunâtre , compaëte, 
pefant , d'une faveur amère & un peu âcre , 4p- 
porté du Mexique ; il a la propriété de téindre 
l'eau dans laquelle on le fait macérer ; elle paroît 
jaune fi on place le vafe entre l'œil & lalumière, 
& bleue fi en tourne le dos au jour, Son infufon 


BOI 


ef très-apéritive , & employée dans la néphréri- 
que , d’où lui vient fon nom. Linné a dit, & beau- 
coup d’autres ont répété avec lui, que l’arbre qui 
fournit ce bois eft le même que celui qui donne la 
noix de 8er , connu long-tems fous le nom de gui- 
landina moringa Linn., & que Juffieu & Lamarck 
ont féparé fous le nom générique de moringa : ce- 
pendant le moringa croît en Ale & non au Mexi- 
que ; & dans les defcriptions que Rumphe & 
Rheed en donnent, il n’eft point fait mention du 
bois néphrétique. On peut donc encore fufpendre 
fon jugement für l'identité de ce bois avec celui 
qui donne le 6er. Bernard de Juflieu foupçonnoit 
quelqu'affinité de ce bois avec celui du frêne , qui 
donne une teinture prefque pareille ; maïs il ne 
croyoit pas cependant ce motif fuffifant pour éta- 
blir fon opinion. En Europe on donne quelquefois 
le nom de £oïs réphrétique au bouleau, parce qu'il 
a quelques propriétés analogues. (Juf.) 


653 


Bots NoIR : nom qu® l’on donne à différens 
arbres , à ua d'ofpyros , à caufe de la coul-ur de 
fon bois ; au mimofa lebbek , parce que fon feuil- 
lage , en vieilliflant, acquiert un verr-noirâtre & 
fombre, Suivant Nicholfon, le bois noir de Saint- 
Dominaue’eft un arbre à feuiiles oppofées , d'un 
vert tirant fur le noir ; il n’en dit rien de plus. 
L'afpalut-ébene des Antilles y porte le même nom. 


Bois p'orrve. A l'ile Bourbon on donne ca 
nom à un olivier qui re ffemb'e beaucoup à lPoli- 
vier cultivé, rech-rché pour les ouvrages de rour. 
A l'Ile-de-France on le donne à l’oiivetier (e/xo- 
dendrum ) , que Commerfon nommoit rubentia , 
bois rouge. 


Bois p’or. C'eft le charme de Virginie. 


Bors D'OREILLE. On lit dans la Marière médicale 
de Desbois, que l'écorce du garou -toit employée 
dans le pays d’Aunis pour percer les oreiles des 
enfans , afin de les préferver, par l'écoulement 
qu'elle occafionne , des accidenrs de l’entance, fur- 
tout de ceux de la dentition; ce qui lui avoit fic 
donner le nom de bois d'oreille, 


Bois D'ORME. On donne ce nom, dans les 
colonies, à deux efpèces d’arbres bien différens : 
1°. au MicOCOULIER , n°. 6 ( cel'is mi.rantha 
Lam); 2°. au GUAZAMA Lam. (cheobroma pua- 
zama Länn.). ( Voyez ces mots.) 


Bois D'ORTIE, BOIS DE FRÉDOCHE, Bois 
PELE. Defportes indique deux efpèces de bois 
d'ortie, dont les feuilles, lancéolées , grêles & ra- 
res, reflemblent à celles du myrte. « C’eft, dir:il, 
un arbre aflez élevé, dont le bois dur & folide eft 
propre à bâtir. » Nicholfon en parle dans les mé- 
mes termes. « Son bois, dit-il , eft recherché par 
lesicharpentiers ; il dure long-tems, pourvu qu'on 

Ooo00o 2 


660 BOI 


le mette à l'abri du foleil & de la pluie. » Faute 
d’autres détails, on ne peut indiquer le genre 
auquel il appartient. Poiteau croit que cv’eft le ci- 
tharexylum melanocardium Swartz , qui , ayant les 
fleurs en corymbes & le fruit rempli d’un noyau 
à quarre loges monofpermes , appartient micux au 
genre premna, fuivant Juffieu ; il le nomme premna 
reticulata, ( Voyez ANDARÈSE , Suppl.) 


BOIS DE PALIXANDRE ou Bots vIoLer : bois 
de couleur violette , très-ellimé pour la marque- 
trie, & que les Hollandais apportent de leurs co- 
lonies de l'Amérique méridionale. On en fait des 
meubles recherchés & des archets de violon. On 
ñe Connoit pas encore l’arbre qui le fournit. 


Bots PALMISTE. C'ef le geoffroya fpinofa. Il ne 
faut pas le confondre avec le palmifte où chou- 
palmilte, qui eft un arbre de Ja famille des palmiers. 


Bors prRDRIx. A la Martinique on donne ce 
nom, fuivant Jacquin, à lheifferia, parce que fon 
fruit elt recherché par une efpèce de pigeon, 
nommée perdrix dans cette ile, 


Bois PELÉ. ( Voyez Bois D'ORTIE.) 


Bots pe PERPIGNAN. C'eft le celis auffralis 
Lion. ( Woyez MICOCOULIER. ) 


Bois PERROQUET : arbre de l’ile Bourbon, 
dont le fruit eft recherché par les perruches. Com- 
merfon en a fit le genre fiffilia , placé par Jufieu 
dans la famille des orangers ; «mais fon caractère, 
micux obfervé, fait préfumer , dit M. du Petit- 
Thouars , qu’il doit être rangé à côté de 'o/ax 
dans les pliqueminiers ou plutôt dans la nouvelle 
famille formée par Ventenat, fous le nom d'o- 
phiofperme ( Voyez FissiLtA , Ill. & Suppl.) 


Bors DE PIEUX : arbre des îles Moluques , que 
fa folidité fait employer pour des pieux. C'eft la 
traduétion de fon nom malais, caju-belo , que Rum- 
phe a rendu par arbor palorum. Forfter en à fait un 
genre fous le noin de pomeria. M. de Jufizu pré- 
fume que c’eft une efpèce d’euphoria ou de meli- 
cocca. ( Voyez LiTcH1 , Suppl. ) 


Bois PIGEON. C’eft un prockia , ainfi nommé à 
l'Île-de-France , parce que les pigeons recherchent 
fes fruits, qui cependant communiquent une mau- 
vaife qualité à leur chair. 


Bois pin de la Martinique. Suivant Terraflon, 
on nomme ainfi, dans cette ile, le ra/auma ou 
magnolia de Plumier , dont le fruit a quelque ref- 
femblance avec une pomme de pin. ( Voyez T A- 
LAUMA. ) 


Bois DE PINTADE : efpèce d'ardifia, dont le 


BOI 


bois eft veiné de noir, comme le plumage de la 
pintade. D’autres prétendent qu'il eft ainfi nommé, 
parce que cet oifeau eft friand de fes fruits. On 
donne le même nom à l’ixora , parce que les feuil- 
les de fes jeunes pouffes font agréablement mar- 
brées de rouge, de jaune & de vert. 


Bois pissenLiT. C’eft le bignonia fans Linn., 
ainfi nommé, peut-être parce que fa racine eft em- 
ployée comme diurétique, au rapport de Surian , 
dans le catalogue duquel on le retrouve fous le 
nom d’ichicouliba. 


Bo:s PLIANT. C’eft un des noms du rouvet 
(ofyris alba Linn.), cultivé dans les jardins d’Ita- 
lis, comme il l’étoit du tems de Virgile, à caufe 
d: la bonne odeur de fes fleurs & de la flexibilité 
de fes rameaux. 


Bols DE POIVRIER. (Voy. FAGARIER, n°. f.) 
Il a une odeur aromatique , approchant de ceile 
du poivre. 


Bois DE roMME. On nomme ainfi , à l'Ile-de- 
France, plufieurs efpèces d’eugenia où jambofiers; 
dittingués en blancs & en rouges, donc on fait des 
planches eftimées pour la menuiferie. 


Bois ruanNr. Ce nom a été donné à l’anagyris, 
à caufe de l'odeur de fes feuilles; mais, dans nos 
colonies , il eft des arbres dont le bois abattu de- 
vient d’une fétidirté extrême, au point qu'on ne 
peut les travailler que long-tems après leur chute : 
de là les noms de bois caca, bois de merde. On a 
cru qu'ils défignoient le fterculier ; mais dans cet 
arbre il n’ÿ a que la fleur qui aît une odeur , à la 
vérité , des plus férides. A l'Ile-de-France, plu- 
fieurs arbres font dans le même cas : tel eft le bois 
canelle ou laurier cupulaire, Lam.; mais celui qui 
a mérité , avec le plus de fondement , le nom de 
bois puanr, eft le fétidier (fetidia) : c’eft un des 
plus beaux arbres qui exiftent dans les iles. Quand 
fon bois abattu eft refté un certain tems expolé à 
l'air , il perd fon odeur. Il feroit fort recherché à 
caufe de fa folidiré & de fon liant; mais fa grande 
pefanteur fpécifique en rend l'emploi incom- 
mode, 


Bors punais. C’eft le cornouiller fanguin. 
Bois DE QUASSIE. ( Voyez QUASSIE.) 


Bots DE QUINQUIN ou DE TEZÉ. C’eft le bois 
dur ou fecurinega de Commerfon. (Voy. TEZE.) 


Bors QUINQUIN A. Les colons de Cayenne ont 
donné ce nom, fans motif, à un ma/pighia (mou- 
reiller ), qui n’a aucun rapport avec le quinquina. 
ILeft employé, comme le fimarouba, dans la dyflen- 
terie. C'elt le xourouquouy des Galibis, 


BOI 


N BOIS DE QUIVI. ( Voyez QUIVISIA.) 


Bois RAMIER. On donne ce nom, dans les 

Antilies, à plufieurs efpèces d’arbres & arbuftes, 

arce que les pigeons ramiers font crès-friands de 
eurs fruits. 


Bors DE RAPE. Ce nom eft donné , dans les 
pays chauds , à plufieurs arbres dont les feuilles 
font fermes & tellement garnies d’afpérités , qu’el- 
les peuvent fervir, comme la préle, à polir les 
bois & même les métaux. 


Bots DE RAT. ( Woyez MYONIME. ) 


Bots DE REINETTE. Il fufit de froifler une 
feuille du dodonea augufifolia pour découvrir la 
raifon qui lui a fait donner ce nom: il s’en exhale 
une oïeur de pomme de reinette très-prononcée, 


Bois pe RHopes. C’eft le mêne que le bois de 
rofe , efpèce de jiferon. On donne cependant ce 
nom, dans les Antilles, à une efpèce de balfa- 
mier (amyris balfumifera Linn.). 


Bois DE RIVIÈRE. À la Martinique on nomme 
ainfi le chimarrhis, plante rubiacée, dont le nom, 
tiré du grec, fignifie corrent. Chanvallon indique 
dans la même île , fous le nom de bois de rivière , 
un arbre légumineux , à fleurs purpurines , à 
goufles plates , qu'il dic être un #rga. L’Herbier des 
Antilles ; par Surian, offre encore fous ce nom 
une efpèce de cafearia où anavingue. - 


Bois DE RÔLE. À la Martinique on nomme ainfi 
une efpèce de jambofier (eugenia) , & , dans la 
même ile, on appelle bois de rôle bâtard le cabril- 
let (ehretia beurreria ). 


Bo1s DE RONCE, BOIS DE PIED DE POULE. À 
l’lle-de-France on nomme ainfi le sodduli ( Hort. 
malab. $ , tab. 41) , roddalia Juff. , qui eft un ar- 
briffeau chargé d’aiguillons crochus comme la 
ronce , formant un buiffon très-épineux. Commer- 
fon l’avoit défigné fous le nom de vepris. 


BOIS PE RONGLE ; DE RONDE ou D'ARONDE. 
On donne ce nom, dans l'Ile-de-France, à l'ery- 
throxylum laurifolium. Peut-être a-t-il été nommé 
bois de ronde , parce que fon bois, qui eft très-réfi- 
neux , brûle feul, & forme des flambeaux qui font 
employés dans les rondes que l’on fait fur les ha- 
bitations , pendant la nuit, pour s’aflurer que tout 
y eft dans l’ordre. 


Bois DE RosE, Bois DFE RHODES , BOIS DE 
Caypre. Rien de plus connu que cette fubftance 
dont on fe fert beaucoup pour faire des meubles. 
La couleur & l'odeur de ce bois, qui rappellent 
Ja fleur dont ils portent le nom, & le beau poli 


BOI €61 
dont il eft fufceptible, concourent également à le 
faire rechercher : auf eft-il apporté depuis long- 
tems par le commerce en affez grande quantité 
pour fubvenir aux demandes. On a été long-tems 
dans une ignorance abfolue fur le pays d’eù il 
étoit tiré, & fur le végétal qui le fournifloit , 
comme pour tant d’autres objets de fpeculation. 
On a cru que le bois de rofe provenoit d’un arbre 
qui croifloit à Rhodes. Le nom de Rhodon, qui 
en grec fignifie également cette ile & le rofier, 
a peut-être induit en erreur : cependant des au- 
teurs graves aflurent avoir poflidé des troncs d’ar- 
bre provenant de cette ile, remarquables par leur 
belle couleur rofe &: leur odeur. D'autres aflurent 
la même chofe de l'ile de Chypre. On peut con- 
fulter à ce fujet l'Hiffoire des Plantes de Ray , pag. 
18c9. Cet auteur , à fon ordinaire, a recueilli 
tout ce que fes prédécefeurs avoient dit de re- 
marquable à ce fujet. On y verra qu’on était en- 
Fa trés-incertain {ur le végétal qui produifoit ce 
bois. 


M. du Petit-Thouars ajoute à ce qui précède, 
que François Mafon a trouvé aux Canaries la 
fource d’où le bois de rofe étoit exporté ; qu'il Pa 
reconnu dans un liferon que Linné fils a depuis 
nommé convolvulus fcoparius, arbufte qui a l'afpeët 
d’un gent, que les habitans de Ténériffe nom- 
ment /ena-noel, & dont le bois rapé a l’odeur de 
la rofe ; mais comme, au rapport du même voya- 
geur, ce bois eft blanc, ce ne peut pas encore être 
celui de la marqueterie. 


En attendant, il paroît certain que, fans parler 
des arbres de l'Amérique , auxquels on a donné le 
nom de bois de rofe , le Levant en fournit dont l’o- 
rigine eft encore inconnue. Suivant Linfcot, on 
trouve à Tercère & dans les autres iles Açores , 
des bois très-précieux. L'un, entr’autres , eft 
nommé fanguinho, de fa couleur rouge & fan- 
guine ; un autre , très-eftimé, porte le nom de 
feixo. 


Les autres bois de rofe de divers pays font, dans 
les Antilles , l’erichalis fruricofa , appelé auf bois 
citron & bois chandelle ; à la Jamaique , l'amyris 
balfamifera ; à Cayenne, le licaria guyanenfis d’Au- 
blet; à la Chine , le wfe-rau , dont on ne connoît 
pas le genre, & dont le bois, rouge-noirâtre, rayé 
de belles veines noires , eft connu à la cour de 
l'empereur fous le nom de bois de rofe , fuivant les 
voyageurs. 


Bors ROUGE. Comme cette dénomination pro- 
vient d'une qualité qui s’eft trouvée commune à 
un grand nombre d’arbres , on l’a appliquée, fui- 
vant les pays & même les cantons , à des végétaux 
bien différens. 


Bois sAGAIr. Les peuples qui font ufage de 
lances ou fagaies choififfent des rejets minçes, 


BOT 


qui, fous un petit volume, préfentent une grande 
folidité. On à trouvé certe qualité dans quelques 
arbres & arbuftes : de là ils ont porté, par excel- 
Jence , les noms de bois de lance où de fagaie. A 
l'Ile-de-France , ce font les mêmes qu'on nomnie 
aufli dois de gaulètes. 


22 


Bois sAIN où SAIN Bois. C’eft le daphne gni- 
dium Linn, ( Voyez LAUREOLE.) S 


Bois SAINT ou Pots DE SANTÉ. C’eft le gaiac 
(guojacum fandum Lin.) , ainfi nommé à caufe 
des grandes propriétés qu'on lui attribue. 


Bors DE SAINT-IEAN, plus communément 
ARBRE DE SAINT-JEAN. On nomme ainfi à Cayen- 
ne , fuivant Aublet, le panax moroto!oni. ( Voyez 
GINSENG.) 


Bois DE SaiNTE-Lucre. La couleur & l'odeur 
de ce bois le rendent également précieux. On 
pourroit prefumer qu'on le fait venir de loin, & 
de l'île dont il porte le nom. On en apporte, à la 
vérité , des pays éloignés, & à grands frais, qui 
pe réuniflent pas autant de qualités que celui 
que fournie un arbre qui croit naturellement dans 
plufieürs contrées de ia France , & qui eft cultivé 
dans les bofiuets d'agrément : c’eft le ma/aheb, 
efpèce de cerifier, que Linné rapporte au prunier, 
fous le nom de prunus malaheb. Les habitans du 
village de Sainte-Lucie en Lorraine , autour duquel 
cet arbre croit abondamment, & d’où il a pris fon 
pom, lui font fubir une préparation qui confiite à 
l’enfouir en terre. Par-là ils développent fes qua- 
lités ; enfuire ils en fabriquent fur le tour une 
multitude de petits ouvrages, des étuis , entr'au- 
tres, qui font exportés au loin. 


Bois SANS ÉCORCE. Il exifle, dans les pays 
chauds , plufieurs arbres dont l'écorce ne fe de- 
tache pas du liber, ou plurôt, fe defléchant à me- 
fure qu’_lle fe forme, elle fe fepare en lanières ou 
plaques minces : de là on les a nommés bois pelés 
ou bois funs écorce. A | Tle-de-France ce font les 
prockia, plufisurs eugeria, le ludia de Commerfon, 
dont l'écorce eft mince , très-adhérente au bois, 


Boris DE SAPAN. On connoit depuis long-tems 
un bois de teinture qui croit dans Î:s grandes In- 
des. Linfcor, un des premiers qui en ait parlé, le 
nomine fapou. Linné l’a rapporté au genre cafulpi- 
nia, qui comprend le bois de Bréfil. On cultive le 
bois de fapan à Ile-de-France ; mais jufqu'à pré- 
fent on n’en a tiré d’autres fervices que d'en taire 
des haies , au rapport de M. du Petit-Thouars; 
elles font très-belles, mais peu garnies par le 
bas. 


Bois sARMENTEUX. C’eft le cordia flavefcens 
Aubl. (Voyez SEBESTIER. ) 


LTD PR me + à 9 9 Tee, qe eee ee ee 


B © 4 


BOrs DE SASSAFRAS. ( Voyez LAURIER-SAS- 
SAFRAS.) 


Bots sATINÉ. Ce bois, que l’on trouve aux An- 
tilles, eft employé avec fuccès dans la marquete- 
rie. Lorfqu'il eft poli, il préfente à peu près le 
reflct du fatin , d'où lui vient fon nom. Il paroît 
que c'elt le ferolia d’Aublet.(Woy. FEROLES.)On 
donne aufli quelquefois le noi de bois farine d’Eu- 
rope au prunier, dont le bois, quand il eft préparé, 
imite un peu celui d'Amérique. 


Bots DE sAUGE. On connoît dans les Antilles, 
fous ce nom , deux efpèces de camara (/artara 
Linn.), l’une à grandes, & l’autre à petires 
feuilles. 


Bois DE SAVANNE de Cayenne. C’eft l'arbre 
connu dans cette colonie fous le nom de poirier , 
& qu’'Aublet à mentionné fous le nom de couma. 
(Voyez CouMiEr.) 


Bots DE SAVANNE de Saint-Domingue. Def- 
portes diliingue trois fortes de bois de favanne : 
1°. le bois de favanne propre pour teindre en jau- 
nz; c’eft ie cornutia pyramidata (voy. AGNANTE); 
2°. le bois de favanne franc, dont le bois eft dur, 
propre à bâtir, efpèce de pattilier (wicex Linn.), 
à feuilles digitées; 3°. enfin , le bois de favanne 
batard , qui s'élève à une hauteur médiocre, dont 
le bois eft mou , propre à batir , pourvu qu'il foit 
a l’abri du foleil & de ls pluie. Le genre de ce 
dernier bois n'eft pas connu. 


Bors DE SAVONETTE BATARD. Suivant Su- 
rian, on donne ce nom, dans les Antilles , à urfe 
cfpèce de rftudo-acacia de Plumier, qui n’eft point 
un robinia , mais qui paroît plutôt appartenir aù 
genre d'albergia, 


Bois SAVONNEUX o4 DE SAVONNETTE. C’eft 
le nom que porte, dans les Antilles , le favonnier 
(Japindus faponaria Linn.). 


Boïs DE sEn1L. À l'Ile-de-France on donne ce 
pom à un arbufte de la famille des corymbiferes, 
décrit par M. de Lamarck fous le nom de conyze 
à feuilles de faule , qui paroit, felon M. du Petit- 
Thouas, devoir former un genre particulier. Ce 
nom femble une altération de celui de bois de che- 
nilles , donné à un arbufte trés-différeht, mais au- 
quel celui-ci réffzmble extérieurement. 


Bois DE SENTE ou Bois sENTI. A l’Ile-de- 
France on défigne fous ce nom une efpèce de 
verprun (rhemnus circumfciffus Linn.). On prétend 
qu'il eft ainfi nommé parce qu’il fe fait fentir vive- 
ment par les épines donc il eft armé. 


Bois DE SENTEUR BLANC. ( Voyez Ru1zrA.} 
C'eft le konigia de Conimer{on. 


BOI 


Bors DE SENTEUR BLEU ou EOIS ALEUx. 
(Voyez ASSONIA. ) 


Bois DE SERINGUE. C’eft la traduétion du nom 
portugais pao da féringa , qu'on donne dans la 
Gutane au caoutchou , qui porte la gomme élaf- 
tique , dont on fit des veflies emp'oyées aux 
mêmes ufiges que les feringues. : 


Bois sIFFLEUX. (Woyez Bois FLÉAU.) 


Bots s1GNOR ou Bois CAPUCIN. Préfontaine , 
dans fa Maifon ruffique de Cayenne , défigne fous 
ces noms un grand arbre à bâtir, qu'il croit être 
une efpèce de balatas | & qui eft peu connu dans 
la colonie , quoiqu'il foit affez abondant dans 
quelques parties de fon territoire. 

Bois DE SOIE, ARERE DE SOIE. On donne ce 
nom, dans les colonies, au muntingia calabura , 
dont les feuilles fonc chargées d’un cuvet fin & 
doux comme de la foie. Ses feuilles étant un peu 
tournées obliquement fur leur pétiole, & plus 
larges d’un côté, l’ont fait confondre, dans quel- 
ques quartiers, avec le bois d'orme (ce/is micran- 
thus). Dans d’autres quartiers on le furnemme 
bois ramier ; parce que les pigeons ramiers vien- 
nent s'y repolèr par troupes, dans le tems que {es 
fruits font mûrs , pour s’en nourrir. Ce bois ne 
préfenre d’autre utilité que pour faire des douves 
de barriques ; mais elles font peu eftimées, parce 
qu'elles durent peu. Les Nègres emploient fon 
écorce à faire des nattes greflères, 


Boris DE SOURCE. On donne ce nom, dans l'ile 
Bourbon , à l'aguilicia, parce qu'il croit dans les 
endroits ombragés, près des fources. 


Bois TApAc. Les créoles de la Guiane nom- 
ment aisfi le manabeu villofa Aubl., dont les feuil- 
les reflemblent à celles du rabac. Ce genre a été 
depuis réuni à l’egiphila. 


Bois DE TACAMAQUE. On donne ce nom, foit 
au caluba ( calopkyllum caluba), foit au peuplier 
baumier (populus balfamifera Linn.). 


Bois TAMBOUR ou TAMBOUL. Sonnerat à dé- 
crit & figuré , fous le nom de rambouriffu , un ar- 
bre de l'lie-de-France , que Commerfon nommoit 
mithridatea. Son tronc creux fert à faire des tam- 
bours. (Woyez TAMBOUL.) 


Bois-TAN. (Voyez BOIS DYSSENTÉRIQUE.) 


Bois-TAPIRE : grand arbre de Cayenne, dont 
le bois, employé pour faire de beaux meubles, eft 
agréablement veiné de différentes couleurs ; ce 
que defigne fon nom , emprunté de la langue des 


Galibis, C’eft ainfi que l’on donne le nom de 1a- 


BOI 663 
riré à des perroquets que ces peuples ont l’art de 


marqueter, par des procédés particuliers, de cou- 
leurs étrangères à leur nature. 


Bois DE TEK. ( Voyez TECK.) 


BOïs TENDRE A CAILLOU : nom donné, dans 
les Antilles, au mémofa arborea , à caufe de la du- 
reté de fon bois, d'autant plus recherché, qu'il 
eft incorruptible ; il eft communément employé 
pour les poteaux & les groffes charpentes fur lef- 
quelles repofent les édifices, & qui en font la fo- 
lidité. Nicholfon en défigne une feconde efpèce 
fous le nom de rendre à caïllou bâtard, qui, felon 
lui , n’a d'autre différence que d’avoir les feuilles 
plus grandes & les filiques plus longues. « Il ferc , 
dit-il, aux mêmes ufages ; mais fon bois eft moins 
eflimé. » 


Bots TÈTE DE JACOT. (Woy. BOIS DE NATTE.) 
Bois DE TEZÉ. ( Voyez BOIS DE QUINQUIN.) 


Bois TROMPETTE. Les habitans des Antilles 
donnent ce nom à l'ambaiba.( cecropia peltata), 
dont le bois eft creux, & fert à faire des conduits 
d’eau. É 


Bors TROMPETTE BATARD. C’eft le Bois 
CANON. 


Bots vFRDOY ANT. On défigne aïinfi aux An- 
tilles le Zaurus chloroxylon , que l’on nomme plus 
communément bois jaune ; il préfente des nuances 
qui tirent fur le vert. 


Bois vERT. C’eft le même arbre que l’on con- 
noît plus communément fous le nem d’ébène verte 
ou ébène des Antilles, Cette couleur, & le beau 
poli dont il eft fufceptible , le font rechercher. 
C’eft le bignonia leucoxylon. 


Bois VIOLET. ( Woyez BOIS DE PALIX ANDRE.) 


Bots vIOLON. A l’Île-de-Franca on donne ce 
nom à un petic arbre des forêts de l'intérieur. Son 
tronc fournit un bois très-léger , qui ne pèfe que 
trente livres le pied cube ; 1] fert à faire des plan- 
ches, qu'on emploie à des ouvrages peu recher- 
chés, qui ne demandent pas beaucoup de folidité. 
Ses feuilles font très-grandes & ombiliquées , 
comme celles de l’Aerrandia ; les fleurs petites & 
dioiques. M. du Petit-Thouars en a formé un genre 
particulier , fous le nom de macaranga (voyez ce 
mot , Suppl.) ; il y a réuni troïs arbres qu’il a ob- 
fervés à Madagalcar. 


BOÏISIVRANT. Piftidia. ( Voyez Illuft. Gener. 
tab. 6o$. Pifcidia erythrina, n°. 1,) M. Cavanilles 
a décrit deux plantes qui fe rapportent aux pifcr- 


664 BOL 
dia , quoiqu'il ait défigné l’une des deux fous le 
nom d’efchinomene. 


3. BoIsIVRANT écarlate. Piftidia punicea. 
-Cavan. 


Pifeidia foliis abruptè pinnatis ; foliolis oblongis , 
obtufrs. Wild. Spec. Plant. 3. pag. 920. 


Pifcidia fruticofa, folits pinnatis , pinnulis ova- 
tis , legurninibus pendulis, Cav. Ic. Rar. 4. pag. 8. 
tab. 316. 


Æfchinomence miniata. Orteg.Decad. 3. pag. 28. 


Arbriffeau dont les tiges s'élèvent à la hauteur 
de trois ou quatre pieds , divifé en rameaux gla- 
bres & alternes , garnis de feuilles alrernes, ai- 
lées, compofées d'environ quatorze paires de fo- 
lioles fans impaire, ovales, oblongues , glauques 
en deffous ; deux flipules fubulées ; les fleurs dif- 
pofées en grappes axillaires & pendantes ; le calice 
coloré, campanulé , à cinq dents, accompagré de 
deux braétées caduques, oppofées; la corolle d’un 
rouge-écarlate ; l’étendard échancré, orbiculaire, 
de la longueur des ailes ; les goufles oblongues, 
articulézs, comprimées , aiguës, munies de qua- 
tre ailes ; environ dix femences ovales, luifantes, 
cendrées. 


Cette plante croit dans l’Amérique méridio- 
nale. D (Cavan.) 


4. POISiVRANT à longues feuilles. Pifcidia lon- 
gifolia. 


Pifeidia foliis abruptè pinnatis ; foliolis lanceola- 
tis, acutis. Willd. Spec. Plant. 3. pag. 920. 


Æfchinomene (longifolia), caule fruticofo , foliis 
pinnatis , pinnulis lanceolatis , calicis limbo inflexo. 


Cavan. Icon. Rar. 4. pag. 8. tab. 315. 


Quoique le fruit de cette efpèce ne foit pas 
cornu , & que {on genre paroiffe douteux, néan- 
moins fes grands rapports avec l’efpèce précédente 
donnent lieu de croire qu’elle appartient au même 
genre ; elle en diffère par fes folioles lancéoléss , 
aiguës; par fes fleurs jaunes, plus petites, Ses tiges 
font glabres, cylindriques , peu rameufes ; fes 
feuilles longues d’un pied; fes fleurs difpofées en 
grappes pendantes , axillaires. 


Cette plante croît à la Nouvelle-Efpagne. h 


BOLAX. Juff. (Foy. AZORELLE , n°. 2, Suppl.) 


Ce nom, qui en grec fignifie morte, avoir été 
donné par Commerfon au gommier des îles M3- 
Jouines , plante très-baffe, raffemblée en mottes 
épaifles , qui tapiflent la terre. Gærtner a réuni 
cette plante avec l'agore/le Lam. Dans des deffins 
faits par Jof. de Juilieu au Pérou, on trouve le 
bolux fous le nom d’yareta ; ce qui prouve que 
cette plante exifle au Pérou. 


BOE 


BOLBONACH ox BULBONAC : noms vulgai- 
res de la lunaire. 


BOLDU. Outre la plante de Feuillée , dontil a 
été fait mention , Ruiz & Pavon, dans leur Flore 
du Pérou, parlent d'un autre boldu , qu'ils ont jugé 
allez important par fon organifation pour mériter 
de former un nouveau genre que Pavon a nommé 
ruigia, (Il exifte un autre ruigia de Cavanilles. 
Voyez Ruize.) Cet arbre eft dioique. Les fleurs, 
tant mâles que femelles , font munies d’un calice 
d’une feule pièce , en goder, à cinq divifions ai- 
guës ; les pétales très-évafés, au nombre de cinq, 
attachés au calice. Dans les mâles on trouve plus 
de quarante étamines , dont les anthères courtes 
font appliquées contre le fommet des filamens, 
qui ont, dars le milieu de leur longueur , deux 
renflemens gianduleux. Les femelles ont cinq 
écailles attachées au calice, entourant plufieurs 
ovaires, terminés par des ftigmates aigus, & qui 
deviennent autant de brous , de forme ovoide , 
remplis par une noix monofperme. Plufieurs de ces 
fruits avortent, & il n’en fubffte ordinairement 
que trois à cinq. Ce caractère paroit rapprocher 
ce genre de quelques rofacées ; mais pour en dé- 
terminer plus certainement l’analogie , il faudroit 
que cet arbre fût mieux connu. 


BOLET.. Boletus. Linn. Agaricus. Lam. ( Voyez 
AGARIC.) J'ai expofé à l'article AGARIC, Suppl. , 
les raifons qui m’avoient déterminé à conferver, 
pour ces deux genres, la dénomination de Linné. 


Le caractère effentiel des bo/ers eft d’avoir : 


Un chapeau de forme variable , feffile ou pédonculé, 
garni ordinairement , à [a furface inférieure feulement , 
de tubes ou de pores prefque toujours adhérens entr'eux , 
quelquefois libres & non foudés enfemble, mais qu'on 
ne peut féparer de La chair du chapeau. 


Ces caraétères ont donné lieu à des fous-divi- 
fions très-utiles pour la diftinétion des efpèces, 
dans un genre où elles font très-nombreufes. Parmi 
elles fe trouvent les fuillus, que j'ai préfentés, 
vol. VIT, comme genre, ayant des subes faciles à 
Jéparer du chapeau. ( Voyez SUILLE.) 


ESPÈCES. 


$. I. FisTuziNA. Bull. Tubes libres & non foudés 


£ntr'eux. 


1. BOLET hépatique. Boletus hepaticus. 


Bolctus carnofus , fanguineus , dimidiatus , tubulis 
liberis , lutefcentibus. Perf. Synopf. Fung. pag. 549. 
— Schæff. Fung. tab. 116 & 120. — Sen 0. 
tab. 58. 


Boletus buglofum. Retz. Scandin, edit. 2. pag. 
317. — Flor. dan, tab. 1039. 
4 Fiflulina 


BOL 


Fflulina bugloffoides, Bull. Champ, pag, 314, 
tab. 497, & tab. 74. 464. — Perf. Difpof. Meth. 
Fung. pag. 29. 


Ce bolet eft d'une confiftance molle, charnue, 
d'un rouge brun, prefque fefile ou attaché latéra- 
lement par un He rrès-court ; fa chair lé- 
gérement zônée. Dans fa jeunefle , fa face fupé- 
rieure eft parfemée de petites afpérités qui, vues 
à la loupe , fe préfentent fous la forme de prti- 
tes rofettes pédicellées ; elles difparoiflent avec 
l’âge, & la furface devient liffe. La face inférieure 
eft occupée par des tubes jibres entr'eux, grêles, 
inégaux , d'abord blancs , puis jaunâtres ou roul- 
feâtres. 


Cette plante croît fur de vieilles fouches, pref- 
qu'à fleur de terre ; elle pale pour bonne à 
manger. 


6. IT. PortA. Perf. Tubes adhérens entr'eux , placés 
a la furface inférieure & fur plufieurs autres par- 
ties de la plante; chapeau irrégulier. 


2. BOLET rameux. Bo/etus ramofus. BuM. 


Boletus cortaceo-fragilis , luteo-fulvus, in ramos 
fubcylindraceos undique tubulofos expanfus , carne 
Jubalbefcente , tubis brevibus. Bull. Champ. p. 349. 
tab. 418. — Perf. Synopf. Fung. pag. $49. 


Il eft d’un jaune-fauve , d’une fubftance coriace, 
fragile , très-friable dans fon état de ficcité, di- 
vifé , dès fa bafe, en rameaux prefque cylindii- 
ques , fimples ou branchus, un peu renflés à 
leur partie fupérieure ; garni en deffous de tubes 
courts , affez réguliers ; fa chair blanche. Il croit 
dans les carrières , les fouterrains , & fur les bois 
à demi putréfiés. 


3. BOLET des fouterrains. Boletus cryptarum. 
Bull. 


Boletus coriaceo-fpongiofus , feffilis (effifo-re- 
fiexus), fufuligineo-ferrugineus , tenuis , fuperä parte 
Labrofä , hiante ; tubis longifimis. Bull. Champ. pag. 
350. tab. 478. — Perf. Synopf. Fung. pag. $42. 


Il eft mince, feflile , coriace , variable dans fa 
forme & fes dimenfions, d’une confiftance molle, 
fpongieufe , couleur de biftre tirant fur celle de 
rouille, creufé à fa partie fupérieure en forme de 
deux lèvres , garni en deffous de tubes alongés. Il 
croit en larges plaques étalées, dans les fouterrains 
& les caves. 


4. BoLEr guépier. Boletus favus. Bull. 


Boletus effufus , fubrefupinatus , coriaceo fuberofus, 
fübrecutito-feraceus , gonatus , fuligineo-fufcefcens ; 
tubis elongatis, latiffimis , fubfuligineis , aptum fa- 
vum imitantibus. Bull. Champ. pag. 363. tab. 421. 
— Perf. Synopf. Fung. pag. $42. 

Botanique, Supplément. Tome I. 


me SR em 


BOL 665 


Ce bolet eft d’une confiftance fubéreufe & co- 
riace, feffile. Sa face fupérieure eft ordinairement 
zônée , d’un brun-enfumé, hériffée de peluchures 
épaiffes , un peu roides ; la face inférieure garnie 
de tubes alongés, d’un biftre-clair, femblables aux 
alvéoles d’un guépier. J1 croît aux lieux humides, 
fur les arbres morts ou altérés, 


Obfirvations. I eft très-douteux que le bo/erus 
favus de Linné, qui croît en Chine, foit la même 
plante. ( Voyez AGARIC, n°. 1.) 


s. Bozer deftruét:ur. Boletus deffruétor. Perf. 


Boletus albidus , effufus, pileo inaquali, undato, 
rugofo ; poris fubrotunais , obtufis. Perfoon, Synopf. 
Fung. pag. 543. — Schrad. Spicil. 166. 


g. Boletus (febaceus ), undulatus , latè expan- 
fus , albido-fpadiceus. Leyff. Flor. halenf. n°. 1250. 


Sa fubftince eft fibreufe, friable dans l'état de 
ficcité ; fon odeur forte, mais point rebutante; fon 
chapeau étalé , de forme irrégulière , ondulé ou 
ridé à fes bords, de couleur blanche ; les pores 
arrondis , entiers ou quelquefois laciniés. Dans ia 
variété 8, la couleur eft d’un jaune de paille clair. 
Il croit dans les maifons , aux lieux humides & 
renfermés , fur les bois, qu’il détruit rapidement. 


6. BOLET couché. Boletus refupinatus. 


Boletus (falicinus), refüpinatus , fuberofus , larë 
cfffus , undulato-rugofus ,cinnamomeus. Gmel. Syft. 
Nar. 2. pag. 1437. — Perf. Synopf. Fung. p. $43. 


Il eft de couleur de rouille ou d’un jaune-ca- 
nelle , ridé , ondulé, étendu par larges plaques, 
fouvent de la longueur d’un pied dans les cavités 
du tronc des faules. Sa fubftance eft tubéreufe ; fes 
pores obliques , difperfés çà & là. 


7. BOLET fpongieux. Boletus fpongiofus. Bolt. 


Boletus refupinatus , coriaceo-fpongiofus , fffilis, 
ferrugineus , tubis longiffimis , erettis ; poris minutis, 


rotundis. Bolt. Fung. pag. 165. tab. 165. 


D’après Bolton, ce bolet croît tantôt en une 
forte de gazon touffu, tantôt en plaques minces, 
coriaces , fpongieufes , très-variables à l-ur fur- 
face , de couleur de rouille. Les tubes font droits, 
très-alongés ; les pores petits & arrondis, Il fe 
trouve en Angleterre. 


8. BoLeT ferrugineux. Bo/erus ferruginofus. 


Boletus craffus , inaqualis , fubinterriptus, fpadi- 
ceus , poris fubobliquis , variis. Perf Synopf. Fung. 
pag. f44. — Schrad. Spicil. pag. 172. 

Sa confiftance eft fèche, coriace, épaiffe d’en- 
viron un pouce ; fa forme irrégulière ; fa cou'eur 
d'un brun-ferrugineux ou d'un jaune-clair; les 
tubes inégaux , un peu failans , obliques , varia- 

PppP 


666 BOE 


bles. Ce champignon croit ordinairement fur le : 


tronc pourri des aulnes. 


9. BOLET contigu. Boletus contiguus. Perf, 


Boletus lonpitudinaliter effufus, craffus, glaber, 
ferrugineus, poris mejufculis , aqualibus. Perfoon, 
Synopf. Fung, pag. ÿ44. 


Il s'étend en plaques longues d'environ trois 
pouces, fur un pouce de large & un demi-pouce 
d'épaiffeur ; il eft glabre, de couleur ferrugineufe, 
muni de porcs affez grands , égaux, plus grands 
vers la circonférence. Il croît folitaire fur les pieux 
& les portes des jaïdins. 


10. BOLET mie de pain. Boletus medulla panis. 


Boletus albus, durus, effufus, planus, cruffaceus, 
fupernè perforatus , tubulis obliquis recifque. Humb. 
Spec. Flor. frieb. pag. 98. — Jacq. Mifcell. 1. 
pag. 141. tab. 11. — Bolr. Fung. tab. 166. fig. a. 


8. Idem, longifimus , fubterraneus. Perf. Synopf. 
Fung. pag. $45. 

Sa coulsar eft blanche ; fa confiftance ferme ; fa 
ferme plane, cruftacée. Il eft glabre & perforé à fa 
face fupérieure. Ses tubes font droits ou obliques. 
Dans la variété 8, les tubes font très-longs, la 
confiftance plus molle. Il croit fur les bois de conf- 
truction & dans les forêts, fur les troncs defféchés. 


11. BOLET vitreux. Bo'etus vitreus. Perf. 


Boletus (poria vitrea), inagualiter lurèque effu- 
fus ; aquofo-aléidus , kyalinus, undulatus, fabinter- 
ruptus , poris obliquis. Perf. Obf. Mycol.1. pag. 15, 
& Synopf. Fung. pag. 545. 


Ce bolet occupe en automne, fur le tronc des 
arbres , un efpace de quatre à fept pouces; il fe 
développe en plaques inézales, blanchâtres, tranf 
parentes , ondulées, médiocrement interrompues, 
munies de pores obliques. 


12. EOLET tuberculé, Boletus tuberculstus. Perf. 


Boletus ( poria tuberculof:}), albidus , tubercu- 
dofus , margtne incifo, fubrepanco. Perf. Obf. Mycol. 
1. pag. 14, & Synopi. Fung. pag. 545. 

Beaucoup plus épaifle que la précdente, cette 
efpèce eft parfemée, à fa face fupéricure, de gros 
tubercules de forme irrégulière ; elle s'étend en 
plaques de quatre à huit pouces , médiocrement 
finuéec , inciiées à leurs bords , de couleur blan- 
che. Elle croit dans les foffes des mines. 


13. BOLET moifi. Boletus mucidus. Perf. 


Boletus (poria mucida) , Zatitans , dilatata, can- 
dida , mollis , margine byJfino , poris conpeflis. Perf. 
Obferv. Mycol. 1. pag. 87, & Synopf. Fung. 
pag. 46° 


BOL 


Il croit dans l<s fentes des troncs d'arbres pu- 
tréfiés. Sa confiltance eft toujours molle, humide, 
charnue, un peu fubéreufe ; fa couleur blanchä- 
tre ; fes pores de forines variables, ferr£s, arron- 
dis, anguleux, quelquefois laciniés. 11 occupe un 
efpace de cinq à fix pouces, 


14. Bozer frangé. Boletus fimbriatus. Perf. 


Boletus (poria fimbriata), cenuis ; membrana- 
ceus, Larè effufus , albidus , maroine fibrillofo ; poris 
fabobfoleris, nonnullis diflantibus. Perf. Difp. Meth. 
Fung. pag. 29, & Synopf. Fung. pag. 546. 

11 fe préfente fous la forme d’une membrane 
blanche , fèche, divifée, à f:s bords , en décou- 
pures fibreulfes, arrondies, obtufes. Dans fa vieil- 
leffe il devient d’un blanc-fale ou biftré. Sa furfacé 
eft garnie de pores peu marqués, diftans & pref- 
que libres fur les bords. Il croit fur les troncs des 
arbres defféchés 3 il n’eft pas commun. è 


15. BOLET des ferres chaudes. Boletus vapora- 
rius. Perf. 


Boletus (porta vaporaria ), tenuis , pallefcente- 
albidus, poris magnis , inaqualibus , laceris. Perf. 
Difp. Suppl. pag. 70, & Synopf. Fung. pag. 546: 
— Annal. bot. Fafc. 2. pag. 30. 


On le rencontre dans les ferres chaudes, fur les 
bois cariés, dont il rempiit les fentes. Il eft mince, 
tendre , d’un bianc-pale, Ses pores font grands , 
inégaux , laciniés. 


16. BOLET incarnat. Boletus incarnatus. Perf. 


Boletus (poria incarnata), latè eff/fus, incar- 
natus , levis, poris minutis , inequalibus , fubobli- 
quis. Perf. Difp. Fung. pag. 70, & Synopf. Fung. 
pag. 546. 

Ce bolet eft glabre , médiocrement coriace, 
étendu en plaques larges de trois pouces, fur les 
troncs des japins, de couleur incarnate; garnies de 
pores fort petits, inégaux, un peu obliques. 


17. BOLET luilant. Boletus nitidus. Perf. 


Boletus (poria nitida) , incarnato-flavefcens, ni- 
tidus, margine glabro , fublobato. Perf. Obferv. 
Mycol. 2. pag. 15. tab. 4. fig. 1, & Synopf. Fung. 
Pas 7e 

Il eft long , étroit, d’une confiftince mince , co- 
riace , d’un jaune-incarnat, luifanc, g'abre , divifé 
en lobes à fes bords. il croi: fur les troncs des 
arbres & fur les branches fèches. 


18. BOLET rape. Boletus radula. Perf. 
Boletus (poria radula), pallefcente-albus , [ub- 


tomentofus , poris acutis , inaqualiter prominulis , 
afper. Perf. Obf, Mycol. 2. pag. 14, & Synop£. 
Fung. pag. 5474 


BOL 


Sa couleur eft d’un blanc-pâle. Il eft médiocre- 
ment tomeuteux, d'une confiftance fèche , hériflé 
de pores aigus, faillans , inégaux , imitant une 
rape. On le trouve fur les branches fèches. 


19. BOLET mollufque. Boletus mollufcus Perf. 


Boletus larè effufus, albidus, pallefcens , tenuis, 
mollis , margine byfino , albicante ; poris tenuibus , 
inequalibus , fublaceris. Perfoon, Synopf. Fung. 
Pa: ÿ47- 


8? Porta (epiphylla) , teruifima , alba, mem- 
branacea , margine lato-frerili ; poris inaqualibus , 


acutis. Perf. Obferv. Mycol. 2. pag. 15. 


Il s’étend fur le bois des pins defféchés en pla- 
ques larges, minces , molles au toucher, longues 
de deux à quatre pouces , blanchâtres, & fembla- 
bles à un byflus vers fes bords. Ses pores font 
grêles, inégaux, légérement laciniés. La plante $ 
paroit être une fimple variété de celle-ci; elle eft 
beaucoup plus mince, membraneufe, dépourvue 
de pores à fa circonférence , très-fugace. Elle 
croît fur les feuilles tombées , ramaffées en tas. 


20. BOLET byfloide. Boletus byffinus. Perf. 


Boletus explanatus , membranaceus | niveus, mar- 
gine fimbriatc ; poris [ubrotundis , obtufis. Perfoon, 
Synopf. Fung. pag. 548. — Schrad. Spic. pag. 172. 
tab. 3. fig. 1. 


Il fe rapproche beaucoup du boletus fimbriatus ; 
il fe préfente fous la forme d'une membrane très- 


mince, d'un blanc de neige, frangée à fes bords. . 


Ses pores font arrondis , obtus , peu contigus. Il 
croit fur les troncs putré'iés. 


21. BOLET grêle. Boletus fubrilis. Perf. 


Boletus explanatus, membranaceus , niveus , poris 
* tenuiffimis , horizontalibus , obliquis. Perf. Synopf. 
‘Fung. pag. 548. — Schrad. Spicil. 173. tab. 3. 
fig. 2. 


I! eft life , fragile, glabre , prefque luifant, 
meînbraneux, d’un blanc de neige, garni de pores 
très-fins, un peu obliques ou horizontaux. Il croît 
par plaques fur l’écorce des arbres putréfiés. 


22. BoLer réticulé. Boletus rericularus. Perf. 


Boletus (poria reticulata), tenuiffimus , byffinus, 
“fugax , albidus. Perf. Synopf. Fung. pag. 548. 


Mucilago reticulata. Hoffm. Flor. germ. Crypt. 
tab. 12. 


Il reffemble prefqu'à un byffus ; il eft très- 
mince, fugace, d’use grande blancheur, prefque 
rériculé. Ses pores ont prefque la forme d’une cu- 
pule , liffes , un peu pulvérulens. I] croit fur les 
troncs putréfiés. 


BOL 667 
23. BOrET à pores obliques. Boletus obliquus, 
Perf. 


Boletus duriffimus , fpadiceus ; tubulis horizonta- 


libus , fuperficte fparsim prominulis. Perf. Synopf. 


Fung. pag. 548. — Acharius. 


Sa confiftance eft très- dure , ligneufe , d’un 
jaune-paillet, tout entier compofé de pores ou 
de tubes obliques. 11 n’a qu'une ligne & demie 
d’épaifleur. Il croît en Suède. 


S. III. Borrrus. Perf. Tubes ndhérens entr'eux, 
qu'on ne peut féparer de La chair du chapeau. 


* Chapeau feffile. 


24. BoLer fulfuré. Boletus fulfureus. Bull. 


Boletus mollis, gtaber , fuprà flavo-auratus , rubef- 
cens , fubiùs fulfureus , tubis vix confpicuis ; pulvere 
feminali copiofo, albo. Bull. Champ. pag. 347. 
tab. 329. 


Boletus ( citrinus }, 2mbricatus , dimidiatus, car- 
nofus , glaber, citrinus. ? Perfoon, Synopf. Fung. 
pag. ÿ24. 

Boleus caudicinus. Schœff. Fung. tab. 131 & 
132. 


Ce bolet eft glabre, fefile, attaché par le côté, 
d'un jaune-doré , tirant un peu fur le rouge en def- 
fus, d’un jaune de foutre en deffous ; il prend , 
dans fa vieilleff= , une teinte chamois. Sa confif- 
tance eft molle , charnue 3 fa chair jaune , rouge 
fur les bords quand elle eft froiffée ; fes cubes très- 
courts, à peine fenfibles ; fa pouflière féminale 
blanche & abondante. Il croît dans les fentes des 
vieux chênes. 


2$. BOLET fafrané. Boletus croceus. Perf. 


Boletus pileo dimidiato, craffo , carnofo -fuberofo , 
fubtomcntofo , difformi, lutefcente ; poris croceis, 
Jubnudis. Perf. Obferv. Mycol. 1. pag. 87, & 
Synopf. Fung. pag. 525. 

Il fe rencontre fur les bois de chêne defféchés; 
il s’infinue d’abord dans les fentes, s'étale enfuite 
en dehors, & devient horizontal. Son chapeau eft 
épais, charnu , fubéreux , médiocrement tomen- 
teux, jaunâtre , de forme irrégulière , large de 
quatre à cinq pouces ; fes pores d’un jaune de 
fafrau. 


26. BOLET éclatant. Boletus rutilans, Perf. 


Bolctus fubimbricatus , dimidiatus , pileo carnofo , 
molli , glabro , cinnamomeo-rufo ; poris aqualibus , 
ferrugineis , ritidis. Perf. Icon. & Defcript. Fung. 
pag. 18. tab. 6. fiz. 4, & Synopf. Fung. pag. $25. 

Son chapeau eft glabre, mou, charnu , d’un 
roux-vif, tirant fur le jaune-canelle , éralé à (a 

EIPIPPe 


668 BOT 


bafe , obtus à fes bords , fragile , imbriqué ; les 
pores égaux, couleur de rouille. Il croit fur le 
tronc des chênes. 


27. BOLET fliprique. Boletus fhpricus. Perf. 


Boletus cefpitofus , dimidiatus, pileo carnofo , fub- 
repando , glabro , albido ; margine rufefcente, poris 


albidis. Perf. Synopf. Fung. pag. 525. 


Il croit par eroupes fur les troncs renverfés. Son 
chapeau , renflé à fa bafe , eft long de quatre pou- 
ces , épais d'environ un pouce, elabre , charnu, 
blanchâtre , un peu finué & roufleatre à fes bords, 
d'une faveur ftiptique , rebutante , d’une odeur 
défagréable. Les pores font blancs. 


28. BoLer bleuâtre. Boletus cafius. Perf. 


Boletus fubparvus , mollis , pileo carnofo , glasro , 
ffriato-rugofo , albido-caffo; poris albis. Perf, Synopf. 
Fung. pag. 526. — Schrad. Spicil. Flor. germ. 
pag. 167. 

Boletus albidus, Sowerb. Engl. Fung. tab. 226. 


On le trouve fréquemment dans les bois, fur le 
tronc des pins, où il croît folitaire. Il eft petit, 
ayant à peine un pouce de long. Sa confiftance eft 
molle, charnue ; fa couleur d’un blanc-bleuâtre , 
d’un bleu-vif dès qu'on le touche ; fa furface ri- 
dée , ftriée ; fes pores blancs & petits. 


29. BOL£T mou. Bofetus mollis. 


Boletus dimidiatus , cefpitofus , pileo molli, ru- 
gofo , carnofo , incarnato-pallido ; poris fubflexuofis , 
albidioribus. Perf. Obferv. Mycol. 1. pag. 22, & 
Synopf. Fung. pag. $26. 


Il croît par groupes fur le tronc des pins. Son 
chapeau eft mou, charnu, ridé, prefque toujours 
humide, d’une couleur pâle-incarnate ; il durcit 
en vieilliffant. Ses pores font blancs, légérement 
fexueux. 


30. BOLET hifpide. Boletus hifpidus. Bull. 


Boletus acaulis, ferrugineus , pileo craffo , villofo- 
frigofo , fubiès pallido. Bull. Champ. pag. 351. 
tab. 210 & tab. 493. — Perfoon , Synopf. Fung. 
pag- 526. 

Bolerus ( villofus}), acaulis, convexus, villofus, 
fufeus, poris angulatis , flavefcentibus. Hudf. Angl. 
pag. 626. 


«. Idem , luteus. Bull. var. v. tab. 493. 
8. Idem, ruber. Buli. var. 2. tab. 210. 


Il eft mou, très-humide , mais d'une confiftince 
coriace, charnue, aflez épais, hériflé, à fa face 
fupérieure , de poils rudes , long de trois à quatre 
pouces , large d'environ fix pouces, garni en def- 
fous de tubes alongés , anguleux , ciliés à leur 


B'OYE 


ouverture. Dans la variété #, fa couleur eft d’un 
jiune-orangé, puis d’un rouge de brique en def- 
fus, jaune en deffous. La variété 8 eft d’abord 
d'un rouge de fang , puis fauve en deffous. Ces 
deux variétés noirciflenr en vieilliflart; elles croif- 
fenc fur le tronc des chênes , des pommiers , des 
noyérs. 


31. BOLET brun. Boletus fufeus. Perf. 


Boletus pil:o carnofo , fuberofo , fubtomentofo , 
fuféo feu badio, fubrefinofo ; poris albido-pallidis. 
Perf. Difpof. Fung. pag. 25 , & Synopf. Fung. 
PaB2527: 

Boletus (refinofus) , pileo convexo , rugofo , refr- 
nofo ; poris teretibus , obrufis , albidis. Schrad. Spic. 
pag. 171. 

Boletus fubrubiginofus. Schrad. 1. c. pag. 168. ? 


Boletus ( velutinus), fuprà villofus , fuftus , fub- 
ts grifeus , poris minutiffimis , carne fulvente. Vah]}, 
in Flor. dan. tab. 1138.2 


Son chapeau eft charnu , fubéreux, légérement 
tomenteux , brun ou jaunâtre, prefque réfineux, 
furtout dans fa jeuneffe, aflez grand, large d’en- 
viron trois pouces; les pores petits, d’un blanc- 
pâle. 11 croit fur les troncs des hêtres & des 
pins. 


32. BOLEr hétéroclite. Boletus heteroclitus. 
Bolton. 


Boletus feffilis , lobato-multiformis , fuperne vil- 
lofus , aurantiacus , tubis brevibus, multiformious. 
Bolton, Fung. pag. & tab. 164. — Perf. Synopf. 
Fung. pag. 528. 

Ce boler, qui croit fur la cerre , eft muni d’une 
racine dure & coriace , blanche en dedans, divi- 
fée en plufieurs lobes, Son chapeau eft feffile, 
imbriqué , large de deux pouces & demi, velu en 
deflus , d’un jaune-orangé, garni de pores courts, 
de forme variée. Il croit en Angleterre. 


33. BOLET à trois côtés. Bolerus triqueter. Perf. 


Boletus imbricatus , pileo ffrisofo-tomentofo , fer- 
rugineo , triquetro ÿ poris grifco-ferrugineis, fubniti- 
dis. Perf. Obferv. Mycol. 1, pag. 86 , & Synopf. 
Fung. pag. 528. 

Son chapeau eft remarquable par fa forme pref- 
que triangulaire , rétréci en pédicule à fa bafe, 
charnu , fubéreux, convexe , plane en deflous, 
médiocrement zôné , couvert de poils roïdes ; fa 
couleur ferrugineufe, plus claire en de:ffous; les 
pores eriftres, un peu luifans, il croit fur le tronc 
des chênes. 


34. BOLET mince, Boletus cuticularis. Bull. 
Boletus nigro-rufefcens , fubcaraofus ; fcaber ; z0= 


5.0 * 


natus , marpgine finuato, tubis pileo concoloribus. 


Bull. Champ. pag. 340. tab. 462. 


Boletus ( alneus ), gregatus , fubimbricatus , pileo 
inaquali , fubtomentofo, ferrugineo ; poris cervints , 
nitidis , demèm cinnamomeis. Perf. Synopf. Fung. 
pag. 526, ? 


Boletus radiatus. Sowerb. Fung. tab. 196.? 


Ce boler eft fefile, mais un peu rétréci à fa 
bafe, coriace , arrondi, finueux à fes bords, mé- 
diocrement charnu ; il eft, dans fa jeuneffe, d’un 
jaune tirant {ur le roux, puis enfumé & noirâtre. 
Sa furfaice, d’abord douce au toucher, fe divif, 
‘en vieilliffant , en zônes rudes ; fes tubes de la 
même couleur que le chapeau. Il croit fur le tronc 
des arbres morts. 


35. BOLET du charme. Bo/etus carpineus. Sow. 


Bolerus cefpitofus , pileo glabro , flavefcente, mar- 
ginato, fubräs cinereo. Perf. Synopi. Fung. pag. $29. 
— Sowerb. Fung. tab. 231. 


Pileus (carnofus ), tuberculofus, repandus , ultra 
unciam latus, fubgibbofus, lutefcens. ? Lightf. Color. 
©. Q. Icon. 


Il croît en Angleterre , par groupes, fur le tronc 
des chénes. Son chapeau eft feffile, glabre , jaun4- 
tre, renflé à fes bords , de couleur cendrée en 
deffous. 


36. BOLET brûlé. Boletus aduflus. Perf. 


Boletus dimidiatus, imbricatus, fubtenuis , pileo 
fubcarnofo , rugofo , palliao ; margine ffriéto , nigref- 
-cente; poris minutis, aqualibus , cinereis. Perf. Obf. 
Mycol. 2. pag. 3. — Willden. Berol. pag. 638. — 
Batfch. Elem. Fung. fig. 227. 


8? Boletus ( crifpus), minor , pileo imbricato , 
fuligineo-cinereo , rugofo ; margine undulato, crifpo, 
-nigrefcente ; poris mejufculis , inaqualibus , argenteo- 


cinereis. Perf. Obferv. Mycol. 2. pag. 3 & 9. 


On le diftingue aifément à fa couleur pâle, à fa 
face fupérieure , noirâtre vers 'es bords , cendrée 
en deffous. Son chapeau eft fefile, légéremenc ro- 
“menteux , attaché par le côté, mince , médiocre- 
ment charnu , ridé , rude à fes bords ; les pores 
égaux , fort petits. La plante g paroit être une 
efpèce diftinéte ; elle eft plus petite ; le chapeau 
-cendré , enfumé , ondulé ou crépu à fes bords ; les 
,pores plus grands, inégaux, d’un cendré-clair , 
.préfqu'argenté. Tous deux croiffent fur le tronc 
des arbres, dans le printems & en automne. 


37. BOLET enfumé. Boletus fumofus. Perf. 


Boletus imbricatus, carnofus, fordidè fuligineo- 
pallidus , pileo glabro , undulato , baff craffiufeulo ; 
poris concoloribus. Perf. Synopf, Fung. pag. $30. 


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om 


B © £E 66% 


Il croît en automne , fur les vieux faules, par 
groupes fefüles , larges à peine de trois à quatre 
pouces , compofés de lobes ou de chapeaux con- 
fluens , glabres, onduiés, plus épais à leur bafe, 
d’un biftre prefque luifant, ainff que les tubes : 1l 
s’en exbale une odeur forte, point défagreable. 


38. BOLET du faule. Boletus falicinus. Bull. 


Boletus fubmollis , feffitis, glaber , fubfinuofus , 
albidus , zonis deffisutus , tubis albid's , demüm rufis. 


Bull. Champ. pag. 340. tab. 443. fig. 1. 


Boletus fuaveolens , var. 8. Perf. Synopf. Fung. 
pag- ÿ30. 

g. Boletus (fuaveolens), odoratus , craffus, fus- 
fuberofus , pileo fubtomentofo , albo ; poris mayufcu- 
lis , fufcefcentibus , nonnullis fuperficie inaqualr , pro- 
minulis , acutis , Var. «. Perfoon, Synopf. Fung. 
pag. $30. 

Boletus fuaveolens. Linn. — Enflin. Diflerr. de 
Bol. fuaveol. cum icon. 


Agaricus odoratus. Lam. Diét. n°. 7. 
Boletus fuberofus. Bolt. Fung. pag. & tab. 162. 


Ce bolet , ordinairement folitzire fur les vieux 
troncs des faules, fe fait remarquer par fon odeur 
affez agréable ; il eft médiocrement rétréci à {a 
bafe , mou , coriace , mince, glabre , arrondi, 
très-liffe , un peu finueux à fes bords, blanchäâtre, 
dépourvu de zônes. Ses tubes font courts, d'abord 
blancs , puis roufleätres. La plante 8, qui paroît 
prefqu’une efpèce diftinéte , eft d’une confiltance 
plus épaifle , prefque fubéreufe ; le chapeau blanc, 
légérement romenteux ; les pores plus grands, 
rouffeâtres ; quelques-uns inégaux , un peu fail- 
lans , aigus. Ces deux plantes ne doivent pas être 
confondues avec le boler odorant mentionné pius 
bas. 


39. BOLET imbriqué. Boletus imbricatus. Bull. 


Boletus coriaceo - fragilis , luteo-fulvus, feffilis , 
imbricatus , carne fibalbefcente ; tubis fubfulvo-ferru- 


gineis , brevibus. Bull. Champ. pag. 349. tab. 366. 
Boletus amaricans. Perf. Synopf. Fung. pag. ç3r. 


Cette efpèce croit fur les arbres morts ou lan- 
guiffans , par groupes compofés de chapeaux plus 
ou moins nombreux, tmbriqués, conflueus, adhé- 
rens les uns aux autres, larges, miices , un peu 
finueux , coriaces, fragil.s, d’un jaure-fauve, 
plus clair & prefque blanchatre vers les bords; les 
tubes courts , roufle4ires ou couleur de rouille : l 
chair blanche , ayant l’odeur & l’amerrume de La 
gentiane. 


40. BOLET d umélèze. Bo/erus Laricis. Bull. 


Boletus coriaceo-mollis , fefilis, dimidiatus , gla- 
ber , carne niveä , craffiffimä ; tubis breviffimis , vix 


670 BE © L 


perfricuis. Bull. Champ. pag. 353. — Jacq. Mifcel!. 
tab. 19.20. 21. — Michel. tab. 61 fig. 1. 


Boletus purgans. Perf. Synopf. pag. $30. 
Boletus officinalis, Vill. Dauph. 4. pag. 1041. 
Boletus agaricum. Allioni , Pedem. n°. 2748. 


Agaricus laricis. Lam. Diét. 1. pag. 50. (Voyez 
AGARIC, n°. 8.) 


41. BoLET odorant. Boletus fuaveolens. Bull. 


Boletus coriaceo-fuberofus , ex niveo-fubfulvus , 
glaber , carne fframineo fuligineé ; tubis longiffimis , 
fubrufidis. Bull. Champ. pag. 342. tab. 310. — 
Lam. III. Gen. tab. 884. fig. 2. Su5 agarico. 


Dadalea fuaveolers. Perf, Syncpf. Fung. p. s02. 


Il eft d’une confiflance compacte, fubéreufe ; 
glhbre , fefile , blanc dans fa jeuneffe, puis rouf 
feâtre ; fa chair d’un. blanc de neige, puis d’une 
teinte biftrée & zônée ; les tubes irréguliers , tres- 
alongés, d: couleur rouffeâtre dans leur entier dé- 
veloppement : il s’en exhale une odeur d’anis pé- 
nétrante , très-agréable. On le rencontre fur le 
tronc des visux faules. 


42. BOLET parfumé. Boletus odoratus. Jacq. 


Boletus dimidiatus , odoratus , fubd'fformis , pileo 
rugofo , gonato feu fafciato , bafi umbrino-nigref- 
cente , margine fornicato, fubrhfque cinnamomeo , 
opaco. Perf. Comm. pag. 42, & Synopf. pag. 532. 
— Wulf, in Jacq. Colleét. Auftr. 2. pag. 150. — 
Schœff. Fung. pag. 106. 


#. Boletus (ceratophora ), pulvinatus , ramofus , 
sorniculatus , fufcus. Hoffm. Comm. Gott. vol. 12. 
pag. 33. tab. 6.—Veger. Crytog. in Herc. fubterr. 
pag. 1. tab. 1 & $. 


Ceratophora frivergenfis , pag. 112. tab. 1. 


Boletus odoratus, var. B, ceratophorus, Schrad. 
Spicil. Flor. germ. pag. 170 & 171. 


8. Boletus ( polymorphus), acaulis, expanfus , 
pulvinatus, giboerofus , tomentofuis , flavefcenti-fuf- 
cus, poris laceris ; perpendicularibus. Hoffm. Ï. c. 
pag: 3: 


La forme de ce bolet varie, principalement dans 
fa jeunelle. Il eft d’abord prefque tubéreux , & 
fans pores apparens; il devient enfuite d’une con- 
fiftance dure & fèche. Le chapeau eft ridé, zôné, 
d’un biftre-noirâtre à fa bafe, courbé en voûte à 
fes bords, d’un jaune-canelle foncé en deflous, 
long de deux ou trois pouces, large d’un pouce & 
demi, d’une odeur agréable; fes pores d’une cou- 
leur ferrugineufe. Selon Schrader, la plante 8 n’eft 
qu’une {orte de monftruofité de là même efpèce. 
Son chapeau elt en boffe, romenteux, d’un brun- 
jaunâtre ; fes pores perpendiculaires & déchique- 


B'O'T 


és. Ces plantes croiffent fur les poutres & les 
vieux bois, dans les foffes fouterraines. 


43. BOLET marginé. Boletus marginatus. Perf. 


Boletus ffnrlex zut fubimbricatus , pileo craffo , 
duro , tuberculofo, rubefcente-rufo ; margine flillante- 
albido ; poris pallidis, ailutè citrinis. Perf. Obferv. 
Mycol. 2. pag. 6 & 7.—Schœff. Fung. tab. 137. 


Son chapeau eft dur, pefant, fouvent folitaire, 
épais, tuberculeux, d’un rouge un peu brun, d'où 


aecoulent , en certain tems, quelques gouttes 


d’une liqueur acide & blanchâtre ; les pores d'a- 
bord blancs, puis pâles, enfin d’un jaune très-clair. 
Il croît en automne , fur le tronc des poiriers à 
Ges hêrres. 


44. BOLET du frêne. Bolerus fraxineus. Bull. 


Boletus coriaceo-fuberofus, feffilis, glaber, carne 
craffà , fubrutilo-fframineà ; tubis brevibus , fubferru- 
gineis. Bull. Champ. pag. 341. tab. 433. fig. 2. — 
Perf, Synopf. Fung. pag. 535. 


Il eft glabre , feffile, coriace , épais, fubéreux; 
fa face fupérieure blanche, puis jaunâtre & mar- 
ron; les bords conflamment blancs , un peu zô- 
nés ; les tubes courts, étroits, d’un rouge de tan 
ou de rouille dans leur longueur , blanchâtres à 
leur orifice. Il croit fur le tronc des vieux frênes ; 
il acquiert, en vieilliffant, la dureté du bois. 


age Bocer labyrinthe. Boletus labyrinthiformis. 
Bull. 


Bolctus coriaceo-ligneus , fcabrofo-zonatus , lateri- 
tio-fufeus , finulis lasyrinchiformibus , cinereis. Bull. 
Champ. pag. 337. tab. 491. fig. 1. 


Dadalea confragofa. Perf. Synopf. Fung. p. soi. 
Boletus confragofus. Bolt. Fung. tab. 160. 


Cette efpèce eft remarquable & caractérifée par 
les tubes grifatres, fort larges, formant des finuo- 
fités très-variées ; elle eft dure , coriace , prefque 
ligneufe; la furface du chapeau raboteufe , ordi- 
pairement zônée , d’un rouge de brique tirant fur 
le brun ; fa chair d’une couleur tannée très-foncée. 
Cette plante croit fur l’alifier. 


46. BOLET amadouvier. Bo/etus igniartus. Bull. 


Botetus dimidiatus , obtufus, fuberofus , nigro- 
ferrugineus , levis aut vix fulcatus, tubis anpuffis, 
pileo concoloribus. Bull. Champ. pag. 361. tab. 454, 
& tab. 82. (Excluf. fynon.) 


Boletus fomentarius , var. 8, obtufus. Perfoon ,. 
Synopf. Fung. pag. 538, & Obferv. Mycol. 2. 
pag. 4. 

Son chapeau eft coriace , demi-orbiculaire, 
obtus ; fa chair d’une couleur rannée , d’abord de 


BOL 


la confiftance du liège, puis auffi dure que du bois; 
les tubes courts, étroits, réguliers , de la même 
couleur que la chair. Il croit fur différentes efpèces 
d'arbres; il vit plufieurs années, & chaque année 
il fe forme une nouvelle couche de tubes. En cou- 
pant le champignon verticalement, on retrouve 
ces couches fuperpofées , qui indiquent l’âge de 
l'individu ; les poufles des diverfes années point 
féparées par des fillons , comme dans l’efpèce fui- 
vante. 1] fert aux payfans pour conferver & tranf- 


porter du feu, ils lé nomment 6ou/a ou agaric de 
chêne. 


" 47. BoLET fabot de cheval. Boletus ungulatus. 
uil. 


Boletus unouleformis , nigro-ferrugineus, fulcatus , 
p'imüm mollis, filamentofus , dern ligneus , tusis 
anguffis , concoloribus. Bull. Champ. pag. 357. tab. 
401 , & tab. 491. fig. 2. 


Boletus fomentarius, vat. À, ungulatus. Perf. 
Synopf. Fung. pag. 537, & Oblerv. Mycol. 2. 
pag. 4. 

Boletus igniarius. Sowerb. Fung. tab. 131. 


Boletus hippocrepis. Schrank , Bavar. n°. 1731- 
34° 
Agaricus igniarius. Lam. Di&. 1. n°. 4. 


Ce n’eft peut-être qu'une variété de l’efpèce 
précédente, remarquable par fa forme, femblable 
à un fabot de cheval. Sa chair eft d abord mollaffe 
& filandreufe, puis ligneufe. Si l’on frotte la pre- 
mière écorce, on en trouve deffous une feconde, 
dure & d’un noir-luifant. Les poufles de chaque 
année font féparées par un fillon annulaire , pro- 
fond , facile a diftinguer des zones brunes , qui fe 
font quelquefois diftinguer à la furface. 1l porte 
auffi fe nom de boula, d'agaric de chêne , agaric fe- 
melle. On en fait de l'amadou. Il croit fur le tronc 
des arbres. 


48. BOLET faux amadouvier. Boletus pfeudo. 
igniarius. Bull. 


Boletus fubcoriaceus , rubro-ferrugineus vel [ubgri- 
feus, zonis faprà difftutus , rubis elongatifimis. Bull. 
Champ. pag. 356. tab. 458. 


Boletus fomentarius , var." , dryadeus. Perfoon, 
Obf. Mycol. pag. 3, & Synopf. Fung. pag. 537. ? 


Ce bolet eft très-voifin des deux précédens ; il 
en diffère en ce qu'il ne vie qu'un ou deux ans, & 
qu'on n’y trouve jamais pluñeurs couches de tu- 
bes fuperpofés. Son chapeau eft glabre , coriace , 
mais aqueux & mou, d’un rouge-ferrugineux , 
grifâtre dans toutes fes parties, depourvu de zônes 
en deffus. Ses tubes font très-alongés, & fouvent 
féparés par des crevañles. Il exifte fouvenc des 
gouttes d’eau limpide fur fes bords. Il croît fur le 
sronc des arbres. 


BOË GE 
49. BOLET à mêches. Bolerus fomentarius. Perf. 


Boletus dimidiatus, durus , pileo fubtriquetro , ob- 
folere fafciato , cinereo fuligineo; poris primd albido- 
glaucis , demdbm fubferruginers. Perf. Obf. Mycol. 2. 
pag. 1, & Synopf. Fung. pag. 536. — Sowerb. 
Fung. tab. 133.— Lam. Dit. 1. n°. 2. — Batarra, 
pag. 71. tab. 37. fig. E. 


g. Boletus (applanatus), d'latatus, utrinque pla- 
niufculus , pileo tuberculojo, rugofo , rufifcente cine- 
reo ; poris minutiffimis, primÔ alois , dein pileo con- 
coloribus. Perf. Obf. Mycol. 2. pag. 2, & Synopf. 
Ji: 


Boletus Lipfienfis. Batfch. Fung. fig. 130.2? 


C'’eft encore une efpèce très-voifine des précé- 
dentes, ainfi que de la fuivante. Son chapeau eft 
prefque trigone , d’une couleur cendrée, enfu- 
mée, à zônes peu fenfibles. Ses pores font d’abord 
d’un blanc un peu glauque , puis légérement fer- 
rugineux. Il croit fur le tronc des hêtres langui(- 
fans. On s’en fert pour faire de l’amadou & des 
mêches. Lorfqu’on veut le multipii-r, il faut fré- 
quemment mouiller les troncs fur lefquels i! croît. 


Dans la variété 8, le chapeau eft moins épais, 
dilaté , prefque plane à fes deux faces , ridé , tu- 
berculeux , d’un roux-cendré ; fes pores très-pe- 
tits , d’abord blanchätres, puis de la couleur du 
chapeau, Il croît ordinairement f{olitaire fur le 
tronc des hêtres. Dans fa maturité il eft long de 
fix à fept pouces, épais d'un demi-pouce, fou- 
vent couvert d’une poufhère couleur obfcure de 
canelle. 


50. BOLET du pommier. Boletus pomaceus. Perf, 


Boletus dimidiatus , parvus, pileo perpendiculari ; 
margine acuto, cinereo-fufcefcente, fafciato; poris 
manifefhis , planis , ferruginers. Perf. Synopf. Fung. 
pag. 538. 

8. Boletus (prunaftri), pileo fubrefupinato, crao, 
devi , truncato. Perf. ], c. 


Il fe rapproche du bo/etus igniarius par fes prin- 
cipaux caractères ; mais il eft beaucoup plus petit, 
bien moins ligneux, blanchatre à l'extérieur. Son 
chapeau eft perpendiculaire, zôné, d’un brun- 
cendre , aminci à fes bords , d’un pouce & demi 
tant en épaiffeur qu'en largeur. Les pores font 
trés-fenfibles, planes, ferrugineux. Dans la variété 
8, le chapeau eft plus épais , très-lifle, tronqué , 
un peu incliné. On trouve ces bolets fur les pom- 
miers & autres arbres des vergers. 


st. BOLET fubéreux. Boletus fuberofus. Bull. 


Boleius primd fubaguofus , dein coriaceus , glaber, 
rufefcens, formé mutabilis, fupernè rugofus vel zo- 
natus , tubrs latis , lacunis incerjectis, Bull. Champ. 


pag: 354. tab. 482. 


672 BOL 
a. Idem , fulvus, Ball, var. 1. fig. A. B. 
B. Idem, rutilus. Bull. var. 2. fig. C. D. E.G. 
y. Idem , albus. Bull. var. 3. fig. F. 


Ce bolet eft peu épais, de forme variable , mé- 
diocrement rétréci à fa bafe , d’abord aqueux & 
mou, puis coriace, glabre , de même couleur à fes 
deux faces, d’un fauve-rouillé dans la variété «, 
d’un roux-fauve dans la variété 3, ou blanchâtre 
dans la variété y. Sa face fuperisure eft quelque- 
fois ridée ou zônée , munie en deflous de tubes 
irréguliers , élargis, fouvent féparés par des cre- 
vafles. Il croit fur le tronc des arbres. 


52. Bozer imberbe. Boletus imberbis, Bull. 


Boletus coriaceus , fubrotundus avo - albidus 
\ . > . 2 
gonatèm fulcatus , tubis finuofis , flavo-pallefcentitus. 


Bull. Champ. pag. 339. tab. 445. fig. 1. 


Il eft coriace , arrondi, glabre , feffile, fort 
mince, d’une couleur blanche où jaunâtre en def- 
fus, marqué de fillons, difpofés par zônes; il de- 
vient verdâtre dans fa vieillefle, parce qu'il eft 
attaqué par une petite efpèce d'algues encore mal 
connue, Ses tubes font très-courts, finueux , irré- 
guliers, d’abord blancs, puis d’un jaune-pale. 


Cette plante croît fur le tronc des arbres morts. 
P 


$3. BoLEr en coquille. Boletus conchutus. Perf. 


Boletus parvulus, fpadiceus , durus , pileo baf fu- 
efffo , conchiformi, fubrenui, fafciis imbricatis tranf- 
versim fFiato. Perf. Obferv. Mycol. 1. pag. 24, & 
Synopi. Fung. pag. 538. 


Cetre efpèce eft fort petite , ayant à peine un 
pouce & demi de long fur deux ou trois lignes 
d’épaiffeur ; fon chapeau étalé à fa bafe, dur , con- 
cave , prefqu’en forme de coquille en deffous, 
marqué de zûnes imbriquées en forme de ftries , 
d’un jaune très-pâle , un peu plus foncé en deflus. 
1} croit fur le tronc des faules & des hêtres. 


54. BOLET velouté. Boletus velutinus. Perf. 


Boletus fuberofus , fimplex , pileo convexo , tenui , 
hirfuro, albo; poris minutis, fordidè albis. Perf, 
Difpof. Meth. Fung. pag. 70, & Synopf. Fung. 
pag- 539. 

S1 confiftance eft fubéreufe ; fon chapeau velu, 
mince, convexe , blanchâtre, large d’un pouce & 
demi, ferme , à zônes pen marquées ; les pores 
fort petits, d’un blanc-fale. Il croit aux lieux mon- 
tueux , fur les troncs defféchés. 


55. BOLET jaunâtre. Boletus lutefcens. Perf. 


Boletus fubcefpitofus , fuberofus , pileo deprefo, 
tenui , tomentofo, pallido ; fafciis hirfutis , lurefcen- 
zibus. Perf. Synopf. Fung. pag. $39.— Annal. bot. 
Fafc. 2. pag. 29. —Schœæff. Fung. tab. 136. ? 


B'O'E 


N fe rapproche beaucoup du précédent; mais il 
eft plus large, mince, aplati à fes deux faces, d'un 
jaune-pâle , rtomenteux ; fa face fupérieure mar 
quée de bandes jaunâtres , velues; les pores d'un 
blanc-fale. Il croît fur le tronc des arbres. 


56. BoLET ochracé. Boletus ochraceus. Perf, 


Boletus imbricatus , fuberofus , pileo fubtomen= 
2 2 P % 
tofo , Loto ochraceo-fulvo, bafi tuberculofo ; poris al- 


bicantibus. Perf. Synopf. Fung. pag. $39. 


Il diffère du boletus verficolor par fon épaiffeur 
plus confidérable , par fa couleur d’un jaune d'o- 
chre ; il eft large d’un pouce & demi, fubéreux , 
prefque charnu , imbriqué ; fon chapeau légére- 
ment tomenteux , tuberculeux à fa bafe; les pores 
blanchâtres. Il croît fur les rameaux defféchés du 
tremble. 


s7- BOLET bigarré. Boletus verficolor. Linn. 


Boletus cefpitofus, coriaceus , pileo tenu, zonato s 
multicoiore ; caruleo ; poris albis. Perfoon , Synopf. 
Fung. pag. f40. 

Agaricus verficolor. Lam. Dit. 1. n°. 6. 


$8. BOLET à peau poreufe. Boletus pelloporus. 
Bull. 


Boletus fubreniformis , coriaceus , feffilis , fubro- 
mentofus , fuprà grifeo-cinereus , infrà fubniger , tubis 
brevifimis , poriformibus. Bull. Champ. pag. 365. 
tab. for. fig. 2. 


Ce bolet eft mince, coriace , arrondi ou en 
forme de rein, glibre ou médiocrement tomen- : 
teux, d’un gris-cendré ou rouff âtre en deflus, 
d’un brun-grifatre ou prefque noir en deffous. Ses 
tubes font fi courts, qu’ils femblent feulement des 
pores pratiqués dans la pellicule mférieure. Il croit 
fur les troncs & les branches mortes. 


$9. BOLET uni. Bolerus unicolor. Bull. 


Boletus imbricatus , fuberofus , gonatus, fuprà fu- 
ligineo - cinereus , pileo dimidiato, hirfuto , fubrès 
cinereo. Bull. Champ. pag. 365. tab. 408, & tab. 
or. fig. 3. — Lam. Il]. Gen. tab. 884. fig. 1. Sub 


agarico. 
Sifotrema cinereum. Perf. Synopf. Fung. p. $$r. 


Il paroît que ce bolet a d’abord été confondu 
avec le boletus verficolor. Il eft , comme lui, mince, 
coriace , fefile ; il en diffère par la couleur grife 
de toutes fes parties, même à l'intérieur. Sa face 
fupérieure eft munie de zônes légérement conca- 
ves, tomenteufes ; le deflous garni de tubes irré- 
guliers, finueux , alorges , fouvent prolongés 
comme les pointes des Aydnum. On le rencontre par 
groupes fur les vieilles fouches. 


Go. BoLET écarlate. Boletus coccineus. Bull. 
Boletas 


B O L 


Boletus gregarius , unicolor, cinnabarinus , pileo 
craffiufculo , rugulofo , obfelerè gonato , fubtomentofo. 
Buil. Champ. pag. 364. tab. for. fig. 1. 


Boletus cinnabarinus. Perf. Synopf. Fung. p. 540. 
— Jacq. Flor. auftr. 4. tab. 304. 


Ce bolet, remarquable par fa couleur écarlate , 
quelquefois mêlé en deffus d’une teinte jaune , eit 
glabre, fefile , d’une confiftance coriace ,épaife, 
fubéreufe. Sa chair eft rouffeitre; fes tubes irrégu- 
liers, très-apparens, finueux à leur orifice. Il croit 
fur les branches abattues du mérifier. 


Gt. BOLET fanguin. Boletus fanguineus. Linn. 


Boletus miniatus , compreffus , fubreniformis , gla- 
ber , poris minutifimis. Perf. Synopf. Fung. p. $41. 
FT re Obferv. bot. pag. 408. tab. 11. fig. 4. 


Agaricus ruber. Lam. Dié. 1. pag. $o. 


Il diffère du précédent en ce qu'il eft beaucoup 
plus mince, comprimé, glabre , réniforme, muni 
de pores très-petits, peu fenfi:les, d’un rouge de 
fang à fes deux faces. ( Voyez AGaric, n°. $.) 


62. BOLET du fapin. Boletus abietinus. Dickf. 
Boletus congeflus , imbricatus, pileo bafi fuffufo, 


tenui ,tomentofo , cinereo-albido ; poris acutis, fufco- 
purpureis. Perf. Synopf. Fung. pag. 541.— Dickf. 
Crypt. brit. 3. tab. 0. fig. 0. 


Boletus purpurafcens. Perf. Obferv. Mycol. 1. 
Pag. 24. 

Il croît par groupes fur les troncs morts des pins 
& des fapins. Son chapeau eft mince , étalé à fa 
bafe , ridé, tomenteux , blanchâtre , garni en def- 
fous de pores aigus, anguleux , de couleur purpu- 
rine; quelques-uns comme dentés ou déchiquetés. 


#%*X Chapeau pédiculé ÿ pédicule latéral ou excen- 
rique. 


63. Bozer chicoré. Boletus frondofus. Perf. 


Boletus ramofifimus , pileis numerofis , dimidia- 
tis , grifeo-fuligineis, Perf. Synopf. Fung. pag. $20, 
& Camment. pag. 49 & 50. — Schœff. Fung. tab. 
227. 229. — Flor. dan. tab. 952. 


Bolètus intybaceus. Baugm. Lipf. pag. 631. 


Ce bolet a prefqu’un pied de large. Son pédi- 
cule , épais, poreux, d’un blanc de neige, réunit 
un grand nombre de chapeaux , affez femblables à 
des feuilles de chicorée, comprimés , ridés, tu- 
berculeux , de couleur grife ,enfumée. On le foup- 
çonne bon à manger. Il croit au pied des chênes. 


64. BOLET feuille d’acanthe. Boletus acanthoi- 
des. Bull. 
Botanique. Supplément. Tome I. 


B O L 673 


Boletus maximus, cefpitofus, mollis & fragilis, 
lateritio-rubiginofus , flipire baff cylindrico , fupra 
lateftente ; pileo finuato , unduleto , fuprà zonato , 
fubrès reticulato. Bull. Champ. pag. 337. tab. 486. 


Buletus giganteus. Perf. Synopf. Fung. pag. $21.? 


Il forme, fur les vieilles fouches, des rouffes quel- 
quefois très-écendues , & parvient fouvent à une 
grandeur extraordinaire ; fl eft d’une confiftance 
fragile & mollaffe, d’un rouge de brique tirant fur 
la couleur de rouille. Son pédicule, cylindrique à 
fa bafe , s’évafe d’un côté en un demi-chapeau 
finué , ondulé , irrégulier , zôné en deflus, réticulé 
en deffous , aminci vers les bords. Les tubes font 
courts , & fe prolongent jufque fur le pédicule. 


65. Bo1ET du noyer. Boletus juglandis. Bull. 


Boletus magnus , pileo carnofo , fuberofo , ochra- 
ceo ; difco fquamifque umbrinis , nigrefcentibus ; poris 
magnis , flexuofts ; flipite craffo , laterali. Bulliard , 
Champ. pag. 344. tab. 19 & 114. —Schœff. Fung. 
tab. 101 & 102. 


Boletus platyporus. Perf. Synopf. Fung. p. 21. 


Boletus fquamofus. Hudf. Bolt. Fung. tab. 77. — 
Flor. dan. 1096. 


Boletus cellulnfus. Lightf. Scot. pag. 1032. 


Son pédicule eft épais, très-court, ordinaire- 
ment latéral, fouvent crevaflé près de fa bafe, 
noirâtre ou rouffeâtre ; fon chapeau convexe, d’un 
jaune-roux ou fauve-biftré, fouvent écailleux ou 
crevaflé ; fa chair blanche ; fes tubes courts, lar- 
ges, blancs ou de la couleur du chapeau. Il varie 
dans fa forme , fes dimenfions & fa couleur ; il 
croit fur différens arbres, particuliérement fur le 
noyer. 


66. BoLer à crêtes. Boletus criflatus. Perf. 


Boletus cefpitofus , pileo carnofo , d fformi, fubin- 
voluto , virefcente ; poris niveis , dein ochroleucis ; 
flipite laterali, niveo. Perf, Synopf. Fung. p. f22, 
& Comment. pag. 125.—Schœff. Fung. tab. 316 
& 317: 


8. Boletus floriformis. Schœff. Fung. tab. 113, 


Cette efpèce eft rare & belle; elle croit par 
groupes fur les hêtres , dans les lieux ombragés, 
Son chapeau eft charnu, très-irrégulier , roulé avec 
celui qui l’avoifine , légérement tomenteux, large 
de trois pouces, verdatre ; les pores d’un blanc de 
neige, puis d’un jaune-pâle , enfin déchiquetés & 
verdâtres; le pédicule latéral , d’un beau blanc. 


67. Bocer oblique. Boletus obliquatus. Bull. 


Boletus pileo coriaceo ,-caffaneo , nitido , concen- 
crice fulcato ; poris minutis , albis ; flipite laterali, 
aitido , fufco. Bull, Champ. pag. 335. tab. 7 & 459, 

Qqqq 


674 BCE 


Boletus luc'dus. Perf. Synopf. Fung. pag. 522. 
— Curtis, Lond. tab. 224. — Sowerb. tab. 134. 
— Schrad. Spicil. pag. 163 & 166. 


Agaricus pfeudo-boletus. Jacq.Flor. auftr. tab. 41. 


Agaricus nitens. Batfch. Fung. 3. tab. 41. fig. 
275) 
Boletus vernicofus. Berger, Phytogr. tab. 909. 


1 eft d'une confiftance fèche , coriace , tubé- 
reufe. Sa furface eft luifante & comme vernif- 
fée ; fon pédicule cylindrique, liff>, brunatre, un 
peu boffelé , fouvent fimple , quelquefois un peu 
rameux à fa bafe , rantôt très-court , quelquefois 
long de trois à quatre pouces ; le chapeau hoii- 
zontal, arrondi , épais, un peu finueux , blanc ou 
jaunâtre , puis rougeatre ou marron, pourvu, en 
deffus & à fes bords , de zônes parallèles ; les tu- 
bes blancs, puis couleur de rouille. On le trouve 
fur les vieilles fouches. 


68. BoLET fabot. Boletus calceolus. Bull. 


Boletus coriaceus, pileo dimidiato , tenui , fubla- 
teritio , tigrino , feffili aut breviter pedicellato ; tubis 
brevibus. Bull. Champ. pag. 338. tab. 445. fig. 2, 
& tab. 360 & 46. 


Boletus badius. Perf. Synopf. Fung. pag. 523. 


Boletus perennis. Bitfch. Elem. Fung. pag. 131. 
fig. 129. 
Boletus durus. Timm. Flor. megap. pag. 271. 


Son pédicule eft latéral ou excentrique , long 
d’un à trois pouces , quelquefois prefque nol ; il 
foutient un chapeau coriace, mince, plane ou con- 
cave, ondulé ou finueux, d'un jaune de paille 
ou d’un brun marron, fouvenr racheté de points 
ou de lignes brunes, garni de tubes courts. Il croit 
fur les arbres morts. 


69. BoLeT variable. Bo/etus varius. Perf. 


Boletus fubfolitarius , pileo tenace , ochraceo , di- 
midiato aut integro j ffipite fuslateralt, elongato , ad 
dimiaium deorsèm nigro. Perf. Obferv. Mycol. 1. 
pag. 85, & Synopl. Fung. pag. $24. 

Buletus lateralis. Bolt. Fung. tab. 83. 


Son chapeau eft dur, large d'environ deux pou- 
ces, jaunâtre à fes deux faces , prefqu'entier ou à 
demi tronqué , foutenu par un pédicule latéral ou 
excentrique , noirâtre en dehors jufque vers fon 
mieu. Il croît fur le tronc des hètres & des pins. 


70. Boer blanc. Boletus albus. Perf. 


Boletus fubparvus , albus, pileo carnofo ; molliuf- 
eulo , convexo ; fhipite brevi, larerali, Perf, Synopf. 
Fung. pag. $24. 

Ce boler eft petit, de couleur blanche ; fon 


B OE 


chapeau chartiu, un peu mou, convexe, épais de 
trois ou quatre lignes , foutenu par un pédicule 
latéral , long d'un demi-pouce & plus, épais de 
trois ou quatre lignes; fes pores convexes, égaux. 
Il croit dans les lieux humides, (ur les branches & 
les rameaux en décompofition. 


**X% Chapeau foutenu par un pédicule central. 


71. BOLET de Carinthie. Boletus carinthiacus. 
Jacq. 


Boletus flipitatus , niveus , pilei pulvinati, cuticulä 
tenerrimä , aguosè fubfufcente , inque fquamulas dif- 
cedente ; poris exiguis, difformibus , oblongo - fuo- 


flexuofis. Jacq. Colleét. Aultr. 1. pag. 342 & 44. 


Son pédicule eft légérement bulbeux à fa bafe, 
oblong , cylindrique, un peu épais, plein , blan- 
châtre, quelquefois réticulé à fon fommet; le cha- 
peau d'un blanc de reige, inégal, lobé , finué, 
prenant , en vieilliffant , la forme d’un entonnoir 
recouvert d'une peau tres-fine , d’un jaune-vif, qui 
fe déchire enfuire en petites écailles ; les pores 
très-blancs, petits , irréguliers. Il croit dans l’Au- 
triche ; il eft admis partout comme coineftible. 


72. BOLET truffe de terre. Boletus tuberafler. 
Jacq. 


Boletus magnus , pileo fubinfundibuliformi , re= 
pando , flavefcente ; poris decurrentibus , fhipite pallef= 
cence. Jacq. Colleét. Auftr. Suppl. tab. 8 & 9. 


Tuberafter feu fungarius lapis, vuled pietra fun- 
gifera appellatur. Bar. Fung. Arm. pag. 59 & 61. 
tab. 24. A. — Boccon. Muf. tab. 300. 


« La matrice, dit Jacquin , de ce célèbre cham- 
pignon, apporté à Vienne par Jacquin fils, eft un 
humus compaëte , adhérent , deux fois gros comme 
la tête ; life , pénétrée en fon entier d’une ma- 
tière blanchatre , fongiforme, pefante, mais fars 
mélange d'aucune pierre. Placee, pendant l'hiver, 
dans une ferre tempérée, elle produifit, à l’aide 
de quelques arrofemens , plufieurs bolets de l’ef- 
pèce de celui dont il eft ici queftion. Il eft fort 
grand , pédiculé , jaunâtre , prefqu’en entonnoir; 
fon pédicule d’un jaune plus pale; fes pores décur- 
rens. 11 croit naturellement en Italie. » 


73. BOLET canelle. Boletus cinnamomens. Jacq. 


Boletus cinnamomeus , fragilis, pileo concavo, 
villofo , in centro infundibuliformi fulvo ; poris an- 
nulatis. Jacq. Collet. 1. pag. 116. tab. 2. — Perf. 
Synopf. Fuñg. pag. S15. 

Sa couleur eft d’un jaune-canelle ; fa confiftance 
fragile & non coriace , en quoi il diffère princi- 
palement du boletus perennis Linn. ; {on chapeau 
concave , velu, d’un Jaune plus foncé & infundi- 
buliforme dans fon centre, muni en deflous de 
pores en anneau. Il croit dans l’Aueriche. 


BOL 


74. Bouer blanc & noir. Boletus leucomelas. 
Perf. 


Boletus pileo carnofo, ffipiteque nigrefcentibus ; 
poris candidis. Perf. Synopf. Fung. pag. 15. 


Son p“dicule eft noirâtre, central, long d'un 
pouce & demi; fon chapeau prefque plane, charnu, 
large d'environ trois pouces, de la couleur du pé- 
dicule ; fes pores blancs , tous égaux, d'une gran- 
deur médiocre. Il eft rare. On le trouve en Alle- 
magne. 


75. BoLer blanchâtre. Boletus albidus. Perf. 


Boletus gregarius , albidus , pileo glabro, carnofo, 
fragili ; poris minutis, demm citrinis ; flipite bre- 
viufculo, inaquali. Perf. Obf. Mycol. 1. pag. 84, 
& Synopf. Fung. pag. s15. 


Boletus ovinus. Schœff. Fung. tab. 121. 
Boletus conftriétus. Bolt. Fung. 


Il croit par groupes dans les bois de pins, fur 
les hauteurs. Son chapeau eft large d'environ trois 
pouces, convexe , un peu finueux, prefque hs- 
mifphérique , glabre, blanchatre, roide, fragile, 
charnu ; le pédicule très-court; les pores fort pe- 
tits, d’abord blanchâtres , puis d’un Jaune-citron. 


76. BOLET poreux. Boletus polyporus. Bull. 


Boletus fubcoriaceo-mollis , fhipite centralr ; pileo 
fubfuligineo-cinerefcente , cupulari ; carie nived, te 


nuiffimä. Bull. Champ pag. 331. tab. 469. 
Boletus fuligineus. Perf. Synopf. Fung. pag. $16. 


Ce boiet croit fur la terre. Son pédicule eft long 
d'environ deux pouces , d’un jaune d'argile , un 
peu rougeâtre à fa bafe ; il foutient un chapeau 
mince, coriace, un peu mou, blanc, orbiculaire, 
concave , en forme de coupe à bords renverfés, 
d’abord blanc, puis un peu cendré en deffous, cri- 
blé de pores étroits , diftans, peu profonds. 


77. BOLET en entonnoir. Bolerus infundibulifor- 
mis. Perf. 


Boletus pileo carnofo , infundibuliformi , ex albido- 
faliginofo ; poris albidïs ; flpite deorsim incraffato , 
nigrefcente. Perf. Difp. Fung. pag. 70, & Synopl. 
Fung. pag. 516. 

g. Boletus (menalopus), piléo umbilicato , de- 
preffo , tenui , obfcurè fuligineo ÿ poris pallefcentibus ; 
fipite tenui, toto nigro. Perf. Difpof. Fung. loc: 


Son pédicule eft noirâtre , long d’un pouce & 
demi , épais de trois à quatre lignes; il foutient un 
chapeau charnu , infundibuliforme , d’un blanc- 
enfumé , large de deux ou trois pouces , épais de 
deux , garni en deflous de pores blanchâtres. Il 
croît dans les forêts, fur les hêtres. La variété B 
eft beaucoup plus petite; fon chapeau oïbiculaire , 


BOL 675 


TE , . , , 1€ 
cmbiliqué , comprimé ; fon pédicule grêle, tout- 
à-fait noir. 


78. BoLET d'hiver. Boletus brumalis, Perf. 


Boletus pileo convexo, fubumbilicato, fubumbrino , 
luteftente ; margine ciliato ; poris oblongis , candi- 
dis. Perf. Synopf. Fung. pag. $17, & Difp. Fung. 
pag. 27. 

Boletus laëleus. Batfch. Elem. Fung. pag. 103. 
tab. 10 & 42. 


æ.. Boletus (vernus), rufefcente-pallidus , difco 
glabro , margine fubvillofo. Perf. 1. c. 


8. Boletus ( fafciculatus ), pileo fufco , fufcicu- 
latim pilofo ; poris flavefcentibus ; fHpite Levi, fuf- 
cefcente. Schrad. Spicil. pag. 1 54. 

Ce bolet, d’après M. Perfoon, fe rencontre fur 
les troncs pourris vers la fin de l’automne , où 
alors il fe préfente avec une couleur foncée , pref- 
que noirâtre , muni de pores courts, prefque li- 
néaires. Dans le printems, où il exifte encore , fa 
couleur eft prefque jaune ; il eft glabre, pale en 
deffous , tellement que la variété « pourroit être 
regardée au premier afpeét comme une efpèce par- 
ticulière. Le chapeau eft convexe, prefqu’ombli- 
qué , large d’environ un pouce & demi, cilié à fes 
bords ; les pores blancs & oblongs, jaunâtres dans 
la variété 8, qui de plus eft parfemée de poils réu- 
nis par paquets. 


79. BOLET vivace. Boletus perennis. Linn. 


Boletus coriaceus , tenax , cinnamomeus , pileo 
tenui , gonato, velutiro, ut plurimèäm connato. Perf. 


Synopf. Fung. pag. S18. 


Agaricus coriaceus. Lam. Diét. 1. pag. $1. (Fey. 
AGARIC , n°. 11.) 


80. BoLeT frangé. Boletus fimbriatus. Bull. 


Boletus gregarius vel folitarius , umbrinus , fhipite 
cylindrico , fubrenui ; pileo fericeo vel glabro, 7o- 
nato ; margine fimbriato , infundibuliformi ; tubis 
brevibus , trregularibus. Bull. Champ. pag. 332. 
tab. 254. 


Boletus fubtomentofus, Bolt. Fung. 2. tab. 87. 


D'après M. Perfoon, cette efpèce n’eft qu’une 
variété de la précédente ; mais elle eft annuelle , 
tandis que l’autre eft vivace. Elle croît fur la terre, 
ordinairement folitaire , quelquefois par touff-s, 
dont les pédicules, en fe greffant, forment une 
fouche rameufe. Il arrive auf que plufieurs indivi- 
dus font foudés enfemble par le chapeau. Son pé- 
dicule eft glabre, cylindrique , aflez grêle, long 
d'environ deux pouces ; il foutient un chapeau 
coriace , mince, glabre ou foyeux , zône & frangé 
fur fes bords, creufé en entonnoir , de couleur tan- 
née , garni en deffous de pores courts, irréguliers. 


Qgqg 2 


6:6 BOL 


BOL 


81. Borer à bourrelets. Boletus arcularius. ! chapeaux larges d'environ un pouce & plus, en 


Paif. 


Boletus pileo flaveftente, margine déeflexo, hif- 
pidulo; poris magnis, rhombeïs, albis; fpite fufcef- 
centre. Perf. Synopf. Fung. pag. 518. — Batfch. 
Elem. Fung. pag. 97. — Michel, Nov. Gen. Plant. 
pag. 130. 

Boletus exafperatus. Schrad. Spicil. pag. 155. 
tab. 70. fig. $. ; 


Son pédicule eft brunâtre, cylindrique , long 
d’un pouce & demi ; il foutient un chapeau jau- 
nâtre, fubéreux , large d’un demni-pouce , rabattu 
& un peu hériflé à fes bords. Les pores font grands, 
blanchâtres, rhomboïdaux. ]1 croît fur le tronc 
des arbres, en Italie & en Allemagne. 


82. BoLeT en écu. Boletus nummularius. Bull. 


Boletus totus glaber, parvus, pileo duro, con- 
vexo, plano , ex albido-pallefcente ; flipite fubexcen- 
trico ; deorskm nigro. Bull. Champ. pag. 335. tab. 
124. — Perf. Synopf. Fung. pag. 519. — Dickf. 
Plant. Cryptog. 1. pag. 18. 


Ce boler eft d’une confiftance dure, coriace; 
fon pédicule grêle , long d’un pouce , jamais par- 
faitement central, noir à fa bafe , jaunâtre à fa 
partie fupérieure ; le chapeau mince , comprimé, 
arrondi, un peu creufé en forme de coupe, de 
couleur jaunatre ou blanchâtre ; les tubes fort 
courts & Jaunâtres. Il croit fur les branches deffé- 
chées, couchées par terre. 


83. BOLET à tête mince. Boletus leptocephalus. 
Jacq. 

Boletus pileo plano , tenuï, fuprà cervino , fubrès 
albo ; flipite excentrico , brevi, pallido. Jacq. Auftr. 
1. pag. 142. tab. 12. — Perfoon, Synopl. Fung. 
pag. 519. 

Il a de très-grands rapports avec l’efpèce précé- 
dente. Son pédicule eft court, pâle ou un peu 
brun, prefque jamais parfaitement central ; il fou- 
üent un chapeau mince, plane , un peu finueux, 
d'un jaune-pâle en deffus, blanc en deffous. Il 
croit fur les branches pourries. 


84. BoET ombellé. Boletus umbellatus. Schoœf. 

Botetus ramofiffimus, pileo infundtbuliformi , fuli- 
gineo-pallido , fubits albo. Schœff. Fung. tab. 111. 
— Perf. Synopf. Fung. pag. 519. 

Boletus ramofus. Vahl, in Flor. dan. tab. 1197.? 


Fangus cefpitofus , ramofus , umbellatus , major, 
palidè luteus. Barrel. Icon. 1269. 


D'une fouche courte , épaifle, s'élève un grand 
nombre de pédicules poreux, charnus, au nom- 
bre de trente environ , qui foutiennent autant de 


forme d’entonnoir , pales ou biltrés en deffus, 
blancs en deffous, prefque ramaffés en ombelles. 
Ce bolet croit en Allemagne , dans les forêts 
montueufes. 


* Bolerus (polycephalus), ramofifimus ; pileis 
numerofis , convexis , fufcefcentibus. Perf. Synopf. 
Fung. pag. ÿ20. 

Boletus rarmofffimus. Jacq. Flor. auftr. 2. tab. 
172. — Murr. Syft. veger. 978. — Schœff. Fung. 
tab. 265 & 266. 


Très-voifine de la précédente , dont elle n’eft 
peut-être qu'une variété , cette plante en diffère 
par fes chapeaux plus ramaflés, moins grands, con- 
vexes , prefqu'ombiliqués , de couieur brune. Les 
pores font blancs. Ce bolet croit dans les contrées 
méridionales de lAllemagne. 


BOLETUS. (Voyez BOLET.) 


BOLHIDA ox BOLHINDA : herbe parafite de 
Ceïlan, qui croit fur les vieux arbres & les bois 
pourris. C’eft le rradefcantia criffara , que Linné 
nommoit auparavant commelina criffata , & que 
Burmann , Flor. Ina. 18, tab. 7, fig. 4, a figurée 
fous ce dernier nom. 


BOLIMBA. ( Voyez BALIMBA.) 


BOLONT AS. A Java on nomme ainfi , fuivant 
Burmann , le baccharis indica Linn. 


BOLTONE. Boltoria. Ce genre a été établi fur 
une efpèce de matricaire qu’on a reconnue s’écar- 
cer de fes congénères par des caractères particu- 
liers, & qui confiftent en un calice convexe , imbri- 
que ; les demi-fleurons de la circonférence nombreux ; 
les femences furmontées de plufieurs petites dents fera- 
cées , dont deux plus grandes, en forme d’aréte ; Le 
réceptacle hémifphérique , alvéolé. 


Ce genre fe compofe, jufau’à préfent, des deux 
efpèces fuivantes : 
1. BOLTONE afléroide. Bo/tonia afferoides. Lhér. 


Boltonia foliis integerrimis. Lhérit. Sert. Angl. 
27. — Ait. Hort. Kew. 3. pag. 197. 

Boltonia floribus longè pedunculatis ; feminibus 
ovalibus , glabris , fubmuticis. Mich. Flor. boreal. 
Amer. 2. pag. 132. 


Matricaria afteroides. Lam. Dit. 3. pag. 729. 


Cette efpèce a été décrite parmi les matricai- 
res, n°. 6. Ses fleurs font longuement pédoncu- 
lées ; fes femences glabres, ovales, point mem- 
braneufes , à peine dentées. 


2. BOLTONE à feuilles glauques. Bo/conia glafli- 


folia. Lhérit. 


BON 


Boltonia foliis inferioribus ferratis. Lhérit. Sert. 
Angl. 27. — Ait. Hort. Kew. 3. pag. 197. 


Boltonia ( glaftifolia) , floribus breviter peduncu- 
latis ; feminibus obcordatis , confpicuë alatis , pube- 
rulis ; ariffis pappi duabus ipforum longitudine. Mich. 
Flor. boreal. Amer. 2. pag. 132. 


Cette efpèce a le port de la précédente, & lui 
reffemble beaucoup par la difpofñtion des feuilles 
: & la couleur des fleurs ; mais fes tiges font moins 
ramifiées , prefque fimples , munies feulement de 
uelques rameaux à leur partie fupérieure ; les 
euilles inférieures dentées en fcie ; les pédon- 
cules des fleurs beaucoup plus courts ; les femen- 
ces en cœur, un peu pubefcentes, légérement 
ailées & membraneufes à leurs bords ; les deux 
arêtes de la longueur des femences. 


Cette plante croit dans l’Amérique feptentrio- 
nale, x (F./.) 


BOMAREA. Genre de plantes de la famille 
des narcifles , établi par M. Mirbel fur trois efpè- 
ces d’afffroemeria, dont la tige eit grimpante ; les 
divifions extérieures de la corolle ( du calice) 
droites, de même que les étamines; la capfule 
arrondie & aplatie de haut en bas : tel ef je ca- 
ractère de l’a/ffroemeria falfilla — ovata — muli- 
flora. Les autres efpèces ont les divifions exté- 
rieures de la corolle renverfées, les étamines 
courbées en arc, & la capiule alongée. Ces ca- 
raétères conviennent mieux à une fous-divifion 
qu’à l’établifflement d’un genre. 


BOMBAX. (Voyez FROMAGER.) 


BOMBEENEN : nom donné par les Hollandais 
au crateva religiofa fur la côte de Malabar. C’ef le 
même arbre que les Malabares nomment närvala, 
& les Brarnes rarabelou. 


BOMBU. ( Voyez Bou.) 


BOMI : efpèce de liferon de l’ile de Ceïlan, à 
feuilles trilobées & velues, fuivant Hermann. 


BOMPORROET ANG. A Java on nomme ainf, 
au rapport de Burmann (For. Ina.) , deux plan- 
tes, dont l’une eft fon corchorus javanicus , & 
l’autre fon melochia ereta. Elles n’ont été men- 
tionnées ni par Linné ni par Lamarck 


BON : nom égyptien de la graine du café ( cof- 
faa arabica Linn.), fuivant Profper Alpin. La 
boiflon qu'on en prépare , eft nommée caoua. 


BONA : arbre affez élevé des Philippines, fe- 
lon M. de Jufeu ; il croît fur les montagnes. Ses 
tiges font coudées , compofées de deux grandes 
folioles longues & charnues, portées fur un pé- 
tiole ailé, 


BON 677 


BONAMIE de Madagafcar. Boramia madogaf- 
cure Pet. Th. Végéc. d’Afiiq. Fafc. 1.pag. 17 
tab. ç. 


_Bonamia foliis undulatis , fparfs , fubvillofis ; pa- 
niculà terminali. (N.) 


Genre établi par M. du Petit-Thouars, à eurs 
complètes , régulières , monopétalées , qui fe rap- 
proche des borraginées & a quelque reflemblance 
avec les cordia ; il ne comprend jufqu’alors qu’un 
feul arbufte exotique à l'Europe , à feuilles alter- 
nes, à fleurs paniculées. 


Le cäraétère effentiel de ce genre eft d’avoir: 


, Un calice à cinq divifions ; une corolle campanue 
Lée, a cinq lobes ; cinq étamines inférées vers le milieu 
du tube; Le ffyle bifide ; une capfule à deux loges, 
remplies chacune de deux femences arillées. 


C2 un arbufte d’un port élégant, qui s'élève 
à la hauteur de cinq à fix pieds fur une tige droite, 
rameule. Les rameaux font foïbles, cylindriques, 
velus dans leur jeunefle, garnis de feuilies mé- 
diocrement pétioléss , alternes, érarfes , fermes $ 
ovales , acuminées , ondulées à leur contour , un 
peu velues dans leur jeuneffe , glabres dans leur 
entier développement. Les fleurs font terminales, 
réunies en une panicule courte & ferrée, de cou- 
leur blanche; le calice velu, à cinq découpures 
profondes ; la corolle monopétale, évafée en clo- 
che; le limbe à cinq lobes ovales, aigus, alternes 
avec les éramines ; les anthèrés attachées par le 
dos , s’ouvrant à leur côté intérieur ; l'ovaire li- 
bre , conique; le ftyle profondément bifide, plus 
long que la corolle ; les ftigmates en tête. 


Le fruit confifte en une capfule à deux loges, 
contenant chacune deux femences, dont une 
avorte très-fouvent ; elles font ovales ,. acumi- 
nées, attachées au fond de la capfule, recouvertes 
par un arille pulpeux, coloré en rouge-obfcur ; 
l'embryon dépourvu de périfperme ; la radicule 
inférieure; les cotylédons foliacés, pliflés enfem- 
ble & repliés vers le bas. 


Cet arbufte croît à l'ile de Madagafcar, dans les 
environs de Foul-Pointe. 


Obfervations. Ce genre eft confacré à la mé- 
moire de Bonami, médecin & profeffeur de bo- 
tanique à Nantes , qui a publié, en 1782, un Pro- 
drome de la Flore des environs de cette ville, & 
y a indiqué plufieurs plantes qu’on ne conroifloit 
pas encore en France. « Il femble au premier coup- 
d'œil, dic M. du Petit-Thouars, que ce genre 
fait partie de la famille des borrazinées & de la 
divifion des fébeftiers (cordia); mais fon calice 
& la forme de fon embryon paroiffent beaucoup 
le rapprocher des liferons. D’un autre côté, le 
fébeftier , par cette même ftruéture d’embryon , 
s'écarte beaucoup des rournefortia & autres bor- 
raginées à fruits en baie. 


678 BON 


BONAPARTEA. Ce genre de plantes, établi 
par Ruiz & Pavon dans leur Flore du Pérou, me 
paroît devoir être réuni au silandfia, dont ilne 
diffère que par un calice à deux tolioles au lieu 
de trois; par les pétales roulés fur eux-mêmes ; 
pe les cloifons , qui ne s'élèvent que jufque vers 
e milieu des valves. (Voyez TILLANDE, Suppl.) 


BONATE à grandes fleurs. Bonarca fpeciofu. 
Willd. Spec. Plant. 4. pag. 43. 


Orchis fpeciofa. Linn. Suppl. 401. — Swartz, 
At. Holm. 1800. pag. 206. — Lam. Diét. 4. pag. 
595: n°. 37. 

Orchis ( fpeciofa ), labello tripartito, laciniis 
flexuofis , foliis ovatis. Thunb. Prodr. 4. 


Cette belle plante , mentionnée déjà à l’article 
ORcHIS, n°. 27, a été confidérée par Willdenow 
comme devant former un genre paiticulier, d'a- 
près la forme de fa corolle. Il lui donne pour ca- 
ractère effentiel : 


Une corolle à cing pétales ou divifions profondes ; 
le pétale fupérieur creufé en vote ; un fixième pétale, 
pendant , inférieur, muni à fa baf: d'un éperon ; le 
ffyle ailé ; Les loges de l'anchère fur les bords de l'aile 
du ffyle. 

Ses racines font fafciculées ; fes tiges garnies 
de feuilles ovales, amplexicaules ; les Al:urs dif- 
pofées en un long épi; les pétales verdatres en 
dehors; l’inférieur à cinq lobes ; les deux laté- 
raux blancs & plus courts ; les trois intermédiaires 
linéaires, flexueux, de couleur verte ; l’éperon 
plus court que l'ovaire ; le ftvle élargi à fes deux 
côtés en uve aile blanche deltoide, fur le bord 
fupérieur de laquelle et placée la loge élaftique 
& pédiceilée de l’anthère. Willdenow ajoute à 
cette defcription, qu’il conviendroit peut être de 
rapporter au même genre l'orchis fécunda de Thun- 
berg & les autres efpèces du Cap de Bonne- 
Efpérance. 

Cette plante croît au Cap de Bonne - Efpé- 
rance. % 


BONDA-CALO : nom brame du karugafluri, 
Hort, malab. 2, pag. 71, tab. 38. C’eft l'Aibifcus 
abelmofchus Linn. (Foyez; KETMIE.) 


BONDA-GARÇON : nom caraibe de la Liane 
à boutons, felon Nicholfon. 


BONDUC. Guilandina. ( Voyez Iliuftr. Genér. 
tab. 336, guilandina bonduc , n°. 1.) 


BONGA. Ce mot, fouvent changé en ponga, 
veut dire , dans les langues malaife & madecaile, 
freur. Dans la feconde largue, il eft plus fouvent 
prononcé voang. Sous ces différens noms il entre 
dans la compoñtion de plufeurs noms de plantes 


BON 


de ces pays , de celles furtout de |A famille des 
orchidées. ( Pec.- Th.) 


BONGA-MANOOR : nom malais du fambac 
ou mogori (mogorium fambac ). 


BONGA-PENTATON : nom donné, dans l’île 
de Java , à l’ovieda mitis des botariites, qui eft la 
même p'ante que le ffrhonanthus indica. 


BONGA-TANJONG-LAUT : nom malais du 


mimufops elengi. 


BON -HENRI : nom vulgaire d’une efpèce 
d’anferine (chenopodium bonus henricus Linn.). 


BON-HOMME : rom vulgaire de la molène ou 
bouillon blanc (verbafcum thapfus). 


PONIANA 
Nicholfon. 


: nom caraibe de l’ananas, felon 


BONIFACIA. (Voyez BISLINGUA , Suppl.) 


BONKOM ox BOCKEME. On nomme ainfi, 
dans l'Arabie, une efpèce de morelle à tige li- 
gneufe , dont les feuilles font très-épineufes. C’eft 
le folanum armatum de Forskhall. 


BONNE-DAME. C'eft l’arriplex hortenfis. (Voy. 
ARROCHE.) 


BONNET DE PRÈTRE : nom vulgaire donné 
au fufain (evonymus) , probablement à caufe de 
la forme carrée de fon fruit. Le même motif a fait 
donner ce nom à quelques courges. 


BONNETIA. Vah! & Swartz. C’eft le même 
genre qu'Aublet avoit nommé mahurea. (Voyez 
MAHURI , Suppl.) 


BONNET CARRÉ : nom que porte dans les 
Indes , au rapport de Sonnerat, le butonic. 


BONPLANDE à fleurs axiilaires. Bonplandia 
gemmiflora. Cavan. Ic. Rar. 6. pig. 21. tab. $32. 


Bonplandia caule herbaceo ; foliis alternis, lan- 
ceolatis , ferratis; floribus axillaribus , geminis. 
Cavan. Annal. Hift. Nat. 2. pag. 132. 


Genre de plantes dicotylédones , à fleurs com- 
plètes , monopétalées, irrégu'ières, de la famille 
des polémoines, qui comprend des herbes exo- 
tiques à l’Europe , à feuilles alrernes , pétiolées ; 
les fleurs axillaires, fouvent géminées. 


Le caraétère effentiel de ce genre eft d’avoir : 


Un calice tubulé, à cinq dents ; une corolle tubu- 
lée, divifée par le haut en cing découpures alongées ; 
deux fupérieures , droites & rapprochées ; trois infé- 


BOO 


rieures , rabaïfées & écartées ; cinq étamines , infe- 
rées au tube de La corolle ; un ovaire libre; un ftyle 
fimple ; trois ffigmates ; une capfule triangulaire, à 
crois loges monofpermes , à trois valves ; chaque valve 
portant, fur fon milieu, une cloifon appliquée contre 
un réceptacle central. 


Ses tiges font droites, herbacées , hautes d’un 
pied & plus, velues, cylindriques ; les rameaux 
alternes , garnis de feuilles glabres , alternes , lan- 
céolées , aiguës à leur fommet , rétrécies en pé- 
tiole à leur bafe , dentées en fcie ; les fleurs pé- 
denculées , axillaires , géminées ; le calice veiné, 
à cinq dents courtes ; la corolle longue d'environ 
un pouce, violette, un peu rougeatre ; les décou- 
pures prefque linéaires , rétrécies à leur bafe ; les 
filamens rougeatres; les anthères petites & jaunes; 
la capfule glabre, de la groffeur d’un grain de 
poivre , placée au fond du calice. 


Certe plante croît à la Nouvelle-Ffpagne. On 
Ja cultive au Jardin des Plantes de Paris © 
(7. v.) 


BONTI , un des noms indiens de la racine de 
fquine , fuivanc Ciufus. 


BONTIA. ( Voyez DAPHNOT.) 


BONTOU : arbre de l’Inde, dont la racine 
teint en Jaune , au rapport de M. Rochon; il croît 
fur le bord de l’eau. Ses feuillss font épaifles & 
Re On préfume que c'eit une efpèce d'am- 

ora. 


BONV ARO : nom brame de l'arbre que les 
Malabares nomment cumbulu. (Voyez ce mor.) 


BOOM-UPAS. ( Voyez Uras, Suprl.) 
BOOPIS. Boopis. Genre de plantes dicotylédo- 


nes , établi par M. de Juffieu, à fleurs compofées, 
toutes flofculeufes , très - voifin de la famille des 
cinarocéphales, qui a beaucoup d’affinité avec les 
echinops , & qui comprend des herbes exotiques à 
l'Europe , à feuilles alterres, pinnatifides , à fleurs 
folitaires & terminales. 


Le caraëtère effentis] de ce genre ef d'avoir : 


Un calice monophylle, à huit ou neuf divifions, 
contenant des fleurons nombreux , à cinq découpures ; 
cing étamines fyngénèfes ; un ftigmate élarei ; l'ovaire 
couronné par quatre ou cinq écailles , perfiffantes fur 
chaque femence ; Le réceptacle garni d'écailles aiguës, 
plus longues que Les femences qu’elles entourent. 


Obfervations. « Les affinités de cette plante, dit 
M. de Jufieu , font faciles à faifir. Elle doit fe rap- 
procher des faufles cinarocéphales, & furtout de 
l'echinops , qui a de même des calices partiels, uni- 
flores, portés fur un réceptacle commun, féparés 


BOO 679 


l'un de l’autre par des paillettes, & réunis en une 
tête entourée d'un calice commun. Son rapport 
eft plus marqué avec le calycera de Cavanilles , 
qui, prefque femblable à l’echkinops , en diffère par 
des calices partiels, fimples & très-écailleux; par 
leurs divifions fubfiftantes fur la graine. Ces divi- 
fions, conformées en longues épines dans le ca/y- 
cera , ne font que de fimples écailles , courtes dans 
cette nouvelle plante. Celle-ci a lé calice commun 


monophylle ; il elt de piufieurs pièces dans celle 


de Cavanilles. La forme des calices partiels rend 
donc ce genre facile à diftinguer. La plante décrite 
aans la Flore du Pérou fous le nom de ftabiofa fym- 
paganthera appartient évidemment à ce genre. Son 
nom de boopis eft compofé de deux mots grecs, 
boos (bœuf) , oph ( œil ), fes têtes de fleurs re- 
préfentanc afiez bien la forme d’un œil de bœuf. » 


ESPÈCES. 


1. Boots à fleurs de camomille. Boopis anthe- 
moides. Juf. - 


Boopis caule vix oëlopollicari , foliis lineari-pin- 
natifiais. Jufl. Annal. Muf. Hift. Nat. Paril. vol. 2. 
pag. 56. fig. 2. 


Il poufle , d'une même racine, plufieurs riges 
h:rbacées , rameufes , peu élevées , garnies de 
feuilles pétiolées, alternes , pinnatiides , à divi- 
fions fines, linéaires ; affez femb'ables à celles de 
la camomiile. Les fleurs font folitaires , rermina2 
ls ; elles préfentent, par leur enfemble, un grand 
nombre de flurons nombreux , “ifpoiés en une 
forte de corymbe hémifph£rique. Leur calice eft 
d’une feule pièce , divifé en huit ou neuf décou- 
pures aiguës ; il renferme un grand nombre de 
fl:urons alongés , filiformes , évalés par le hauc, 
divifés en cinq lobes, contenant cinq anthères réu- 
nies en une gaine , craverfées par un flyle terminé 
par un ftigmate élargi. Les ovaires font couronnés 
par quatre ou cinq écailles qui paroïiffent être 
les divifions d'un calice propre. Chaque ovaire 
fe convertit en une femence furmontee par les 
écailles perfiftantes. Le réceptacle eft couvert d'é- 
cailles aiguës, qui environnent les femences & les 
dévordent. 


Cette plante a été recueillie par Commerfon à 
Buenos-Ayres. (Ju. ) \ 


2. Booptis à feuiiles de balfamine. Boopis bal- 
famitafolia. Juif. 


Boopis caule bipedali, foliis fpathutato-friuatis. 
Juff. 1. c. pag. 350. 


Scabiofa fympaganthera. Ruiz & Pav. Flor. per. 
vol. 1. pag. 49. tab. 76. fig. A. 


C'eft une plante herbacée , que fes feuilles al- 
ternes , fes anthères réunies & fes calices partiels 
fimples éloignent du genre des fcabieufes, & la 


680 BOR 


rapprochent de celui dont il eft ici queftion. Ses 
racines font fibreufes ; elles produifent plufieurs 
tiges droites , hautes de deux pieds, cylindriques, 
friées , légérement pileufes, divifées en rameaux 
efilés , garnies de feuilles alternes; les inférieures 
prefque fafciculées , fpatulé:s, cunéiformes; les 
fupérieures alternes , diftantes , lancéolées, ré- 
trécies en pétiole à leur partie inférieure , laci- 
niées à leur contour , velues & ciliées à leurs 
bords. 


Ses fleurs font réunies en têtes épaifles, con- 
vexes, à l'extrémité de longs pédoncules qui ter- 
minent les rameaux. Leur calice commun eft d’une 
feule pièce, à plufieurs découpures lancéolées, 
entières ou laciniées , inégales , étalées. Chaque 
fleur a un calice propre , membraneux, à cinq lo- 
bes arrondis. La corolle eft compofée de fleurons 
grêles, verdatres, tubulés ; leur limbe blanc, di- 
vifé en cinq découpures droites, égales; les an- 
thères au nombre de cinq, réunies en cylindre. 
L'ovaire perfifte dans le calice, furmonté d’un ftyle 
que termine un ftigmate oblong. Les femences 
font oblongues , couronnées par les lobes du ca- 
lice. Le réceptacle eft garni de paillettes roides, 
fubulées , piquantes. 


Cette plante croît au Chili, dans les terrains 
fablonneux. 


BOR, BORI : noms indiens d'un jujubier de 
l'Inde ( ziziphus jujuba ). 


BORRAGO. (Voyez BOURRACHE.) 
BORASSUS. ( Voyez RONDIER.) 


BORBONE. Borbonia. ( Voyez Ill. Gen. tab. 
G19, fig. 1, borbonia cordifolia , n°. $, & fig. 2, 
borbonia barbata , n°. 4.) Thunberg cire du Cap de 
Bonne-Efpérance plufisurs autres efpèces de bor- 
bonia & de liparia , maïs fans defcription. Nous 
nous bornerons à les mentionner d'après lui. 


* Borbonia (perfoliata) , foliis amplexicaulibus , 
integerrimis , reticulatis. Thunb. Prodr. 122. 


* Borbonia (undulata), fo/iis amplexicaulibus , 
undulatis ; mucrone reflexo. Thunb. |. c. 


* Borbonia (liparia capitata }, floribus capitatis , 
capitulo ereëlo ; foliis lanceolatis | glabris, levibus. 


Thunb. Prodr. 124. 


* Borbonia (liparia tomentofa }, floribus capita- 
tis ; foliis lanceolatis , tomentofis. Thunb. |. c. 


* Borbonia (liparia veftita ), floribus capitatis ; 
foliis ovatis, concavis , fubiùs lanatis. Thunb. 
1*c: 


* Borbonia (liparia myrtifolia), floribus termi- 
nalibus ; foliis oblongis , glabris. Thunb. Proûr. 
123: 


B©o'S 


* Borbonia (liparia umbellifera), floribus fubum- 
bellatis ; floribus larceolatis , villofis ; ramis umbel- 
lacis. Thunb. Prodr. 124. 


* Borbonia (liparia teres), floribus racemofis , 
hirfutis ; folris obovato-oblongis, cauleque tereti gla- 


bris. Thunb. Prodr. 124. 


* Borbonia (liparia hirfuta), floribus racemo- 
fs ; foliis obovato-oblongis , glabris ; caule hirfuto. 
Thunb. Prodr. 124. 


* Borbonia ( liparia tecta), floribus axillaribus , 
pedunculatis ; foliis ovatis, concavis, patulis , to- 


mentofis. Thunb. Prodr. 124. 


BORBONIA. ( Voyez BORBONE.) On donne 
encore ce nom à une efpèce de laurier d’Amé- 
tique. ( Voyez LAURIER, n°. 12.) 


BORITI : nom brachmane du roddalia , ar- 
briffeau épineux de la côte de Malabar. ( Voyez 
TopDALI.) 


BORKHANSENIA. Roth. ( Voyez TEEDIA , 
Suppl.) 


BORONIA. ( Voyez VERONI.) 


BORTUM ou BORTOME : petit arbriffeau 
d'Arabie , que Forskhall nomme acalypha fruri- 
cofa , & qui eft l’aca/ypha fruticofa Vahi, Symb. 1, 
pag. 77. L'eau das laquelle on a fait macérer fes 
feuilles eft employée , fuivant Fer:khall, pour 
laver les enfans qui ont des puftules. 


BORY A. Labill. ( Voyez ViNceRoLtE.) Will- 
denow a mentionné fous la même dénomination un 
autre genre, l’adelia de Michaux, qui fera décrit 
à l'article FORESTIERA , Suppl. ( Voyez ADELIE ; 
Suppl.) 


BOSAY À : nom brame d’une efpèce de fougère 
de la core du Malabar, figurée dans l’Hort. malab. 
12, tab. 15, dont le feuillage , deux fois ailé, fe 
couvre en deffous de poufñières difpofées en lignes 
crliques, qui font les vraies graines de la plante, 
puifque, jetées fur la terre ou fur l'écorce des 
arbres , elles y germent & produifent de nouveaux 
pieds de la même plante. Il paroît qu’elle doit 
être rapprochée du genre de la doradille. (Juff. ) 


BOSCIA du Sénégal. Bofcia fenegalenfis. Lam. 

Boftia foliis alternis , ell'pticis , integris ; floribus 
terminalibus , corymbofis. (N.) Lam. Illutr. Gen. 
tab. 395. 

Podoria fenegalenfis. Perfoon, Synopf. Plant. 2. 
pag- $- 

Arbufte d’après lequel M. de Lamarck a établi 


un genre particulier de la famille des capriers, qui 
a 


BOS 


a des rapports avec les crateva, & dont le caraétère 
effentiel eft d’avoir : 


Un calice à quatre folioles ; point de corolle ; douze 
étamines ; un ffyle très-court , perfiflant ; une baie ? 
# 7" 
pédicellée, tomenteufe, monofperme. 


Ses tiges fe divifent en rameaux cylindriques, 
légérement pubefcens, garnis de feuilles alternes, 
pétiolées, coriaces , ovales-oblongues, elliptiques, 
très-entières , longues d'environ deux pouces, ob- 
tufes à leurs deux extrémités, quelquefois un peu 
échancrées & mucronées à leur fommet , traver- 
fées par quelques nervures fines, alternes , latéra- 
les, prefque fimples ; les pétioles très-courts. Les 
fleurs font petites , difpofées en un corymbe ter- 
minal , médiocrement étalé, à ramifications alter- 
nes; ls pédicelles pubefcens , inégaux , uniflores. 
Chaque fleur offre : 


1°. Un calice compofé de quatre folioles ova- 
les, concaves , obtufes , légérement pubefcentes. 


2°. Une corolle nulle ou peut-être très-ca- 
duque. 


3°. Douze éramines libres; les filamens filifor- 
mes, terminés par des anthères en cœur, échan- 
crees à leur bafe. 


4°. Un ovaire libre , ovale , tomenteux , longue- 
ment pédenculé, de la longueur des étamines, fur- 
monté d’un ftyle très-court, & d’un ftigmate fim- 
ple, perfiltant. 


Le fruit confifte en une coque ou une petite 
baie giobuleule , pédonculée , pubefcente , à une 
feule ioge , ne renfermant qu'une feule femence 
arrondie. 


Cette plante croît au Sénégal. D ( V. fin herb. 


Lam.) 


Obfervations. Ce genre a été dédié à M. Bofc, 
membre de l’Inflicut national , naturalifte très-dif- 
tingué par fes longs travaux, fes découvertes & 
fes voyages. ( Voy. Bosc, à l'article VOYAGES.) 
Cette plante , obfervée fur le fec, ne m'a point 
offert de coroll:. Ses fruits m'ont paru être plutôt 
une baie qu’une capfule. L'on conçoit que ce 
genre exige d'être mieux obfervé fur les indi- 
is vivans , furtout à caufe de la petiteffe de fes 

eurs. 


Thunbere, dans fon Prodrome des plantes du Cap 
de Bonne-Efpérance , a préfenté un autre genre fous 
le nom de bofcra , fur lequel il ne nous donne que 
très-peu de détails, & qu’il a fupprimé depuis. 
C'eft ua arbriffeau (coftiu undilara ) dont les fleurs 
ont ua calice à quatre dents; quatre pétales ; qu atre 
étamines; trois ftyles ; une capfule à quatre loges. 
Les feuilles font oppolées , lancéolées, ondulées. 
Trois fyles & quatre loges dans le fruit elt un fair 
jufqu’alors inconnu , & l'on a foupçonné une erreur 
dans la defcription de Thunberg. 

Botanique. Supplément. Tome I. 


B OS 681 
BOSEA. ( Voyez Bosé , & III. Gen. tab. 182.) 


Loureiro, dans fa Flore de la Cochinchine , ajoute à 
ce genre une nouvelle efpèce , fous le nom de 
bofea cannahina. C’eft un arbriffeau plus élevé , à 
petites feuilles lancéolées , à fleurs blanches, dif- 
pofées en grappes courtes , placées deux enfemble 
dans l’aiffelle des feuilles. On réduit l'écorce de cet 
arbriffeau en fils, dont la ténacité eft très-confi- 
dérable , & on en fait des nattes. 


BOSIA : nom que portoit d'abord le bofea. 


BOSSAC : nom que les habitans de Madagafcar 
donnent à une efpèce de lobélie rampante , au rap- 
port de M. du Petit-Thouars ; elle a des tiges trian- 
gulaires, & croît communément fur les peloufes. 
Les oies domeftiques , qu'on nomme guiches dans 
la langue du pays, la recherchent avec avidité. 


BOSSIE hétérophylle. Boffsa heterophylla. 
Vent. 


Boffiea foliis inferioribus ellipticis, fuperioribus 
lanceolatis ; floribus axillaribus, folitariis. (N.) 


Vent. Hort. Celf. pag. & tab. 7. 


Genre de plantes dicotylédones, à fleurs com- 
plètes, polypétalées, irrégulières , de la famille 
des légumineufes , établi par Ventenat fur un ar- 
briffeau originaire de la Nouvelle-Hollande , qui a 
des rapports avec les croralaria & les platylobium ; 
il diffère des premiers par {es gouffes comprimées ; 
des feconds, par fon calice , par les d:ux callofités 
de l’érendard , par fes goufles point ailées fur le 
dos, par les feuilles alternes. 


Le caraétère effentiel de ce genre eft d’avoir : 


Un calice tubuleux , à deux lèvres ; La fupérieure en 
cœur , tronquée à fes côtés ; l'inférieure à trois dents ; 
deux glandes à La bafe de l’érendard ; les ailes compo- 
fées de deux pétales auriculés ; une pgouffe pédiceliée, 
oblongue , comprimée; plufieurs femences, 


Ses tiges font droites, cylindriques , hautes 
d'environ deux pieds ; les rameaux alternes, rap- 
prochés , anguleux fur leurs bords, glabres, ftriés, 
garnis de feuilles alternes , pétiolées, glabres; les 
inférieures elliptiques, obtufes à leurs deux ex- 
trémités , parfemées de quelques taches blanchâ- 
tres ; les fupérieures oblongues, plus étroites , ai- 
gués, plus longues, d’un vert-foncé ; les périoles 
courts , munis , à leur bafe , de flipulss courtes , 
ovales , aiguës. Les fleurs font foliraires , axillai- 
res, pédonculées, un peu penchées après leur 
développement , accempagnées de braëties d’un 
jaune-doré & d'un pourpre foncé. Leur calice eft 
glabre en dehors, pubefcent intérieurement ; la 
corolle papillonacée ; les pétales onguiculés ; l'é- 
tendard arrondi , réfléchi , échancré au fommet ; 
deux glandes à fa bafe ; les ailes oblonguss, obtu- 
fes , beaucoup plus courtes que l’étendard , mu- 

Rrrr 


682. BOT 


nies, à un des côtés de leur bafe, d’un appendice ‘ 


BOU 


difrofées fur deux rangs , le long des ramifications d'un 


obrus; la carene obtufe , d’un pourpre-foncé , à | épi rameux , roulé en croffe à [a naiffance. Ce dernier 
deux pétales plus longs que les ailés, gibbeux au ! caraétère le diftin:ue des ophiogloffes. 


deflus de leur appendice ; les étamines monadel- 
phes ; les anthères linéaires , vacillantes ; l'ovaire 
glabre , auquel fuccède une gouffe à une loge, à 
deux valves, contenant piufieurs femences réni- 
formes. 


Cette plante croît à Borany-Bay ; elle porte le 
nom de Bo:ffieu- Lamartinière , l’un des favans qui 
accompagnerent Lapeyroufe dans fon voyage au- 
tour du Monde. B 


BOSSLÆA. ( Voyez EOSss1E.) 


BOTOR. Adanf. (Voyez Douic, n°. 11, & 
Suppl.) 
BOTRIA. ( Voyez POTRIE.) 


BOTRIE d'Afrique. Borria africana. Lour. 


Boïria foliis lobatis , racemis lateralibus. Lour. 
Flor. cochin. 1. pag. 190. 


Genre établi par Loureiro , à fleurs complètes, 


polypétalées, révulières, qui fe rapproche beau- ! 


coup du c'fampelos , dont le caractere eflenriel ef 
d’avoir : 


Un calice campanulé , à cinq dents courtes ; une 
corolle à cinq pétales recourbés ; une baie non adhé- 
rente, monofperme. 


Ce genre ne renferme jufqu'alors qu’une feule 
efpèce. C'eft un arbriffleau de médiocre grandeur, 
rameux, grimpant, pourvu d’une racine longue, 
cylindrique, Jaunatre. Les feuilles font éparfes, 
longuement pétiolées, en cœur, à trois ou cinq 
lobes obtus , crénelés , tomenteux. Les fleurs font 
petites ,rougeaires, difpofées en grappes latérales, 
courtes, prelque fimples , foutenues par un long 
pédoncule , terminé par une vrille bifide. Le fruit 
eft une baie noire, aqueufe, douce, bonne à 
manger. 


Cette plante croit fur la côte de Zanguebar en 
Afrique. D (Defcripr. ex Lour.)} 


Objervations. Les Portugais donnent à cette 
plante le nom de pareira brava | nom que Linné a 
employé pour une autre plante du Bréfil, le cif 


fampelos pareira, mais dont celle-ci diffère par le 


caractère de fes fleurs , d'après Loureiro. Il lui a 
donné le nom de orria , qui en grec fignifie grappe, 
à caufe de la difpofition de fes fleurs. 


BOTRYCHIUM. Genre de plantes cryptoga- 
mes, de Ja famille des fougères , établi par Swartz, 
le même que le borrypus de Richard , qui n’eft 
guère qu’un démembrement des ofmunda Linn., 
& qui en diffère par des capfules feffiles , bivalves , 


Il faut rapporter à ce genre les efpèces d'of- 
monde fuivantes ; favoir : ofmunda lunaria. Linn. 
— virginiana. Linn. — cicutaria. Lam. — birernata. 
Lam.., la même que le borrypus lunaroïdes. Mich: 
— ternata. Thunb. — zeylanica. Linn. &c. (Voyez 
OSMONDE.) h 


BOTRYPUS. Mich. (Voyez BOTRYCHIUM,; 
Suppl.) 


BOTRYS. Deux plantes très-différentes ont 
porté ce nom, qui leur a été confervé pour leur 
défignation fpécifique. L’une appartient aux anfe- 
rines : c’eft le chenopodium borrys Linn.; l’autre eft 
une germandrée ( reucrium korrys Linn.). 


BOTRYTIS. Genre de plantes cryptogames, de 
la famille des champignons, établi par Perfoon fur 
plufieurs efpèces de moifliffures de Bulliard (mu= 
cor Linn.) , & qui font caraétérifées par 


Des capfules nues, réunies en têtes ou en grappes, 
La 

non agylutinées les unes au fommet des autres , fituées 

à l'extrémité de pédoncules filiformes, redriffés, ra- 


” meux , fouvent dichotomes. 


Ces plantes ont une exiflence très-courte : 
elies fe trouvent, fous forme de moifliflure , fur 
toutes les fubltances en putréfaétion, principale- 
ment fur les bois à demi pourris, fur les fruits gâ- 
tés, &c.; elles ont été décrires à l’article Moisis- 
sure. Ceux qui, livrés plus particuliérement à 
l'étude des plantes cryptogames, croiront devoir 
admettre comme génériques les caractères:ci-def- 
fus expofés, reuniront dans ce genre les moiff- 
fures mentionnées aux n°. 3,4, 6,73 8, 9. 


BOU : nom languedocien d’un figuier ( ficus 
communis , caprificus }. 


BOUCAGE. Pimpinella. 


On regrette la favante érudirion employée pref- 
qu’en pure perte par les vieux botaniftes pour dé- 
terminer quelles efpèces de boûcage ont été nien- 
tionnées par les Anciens , fous les noms de rragos 
& de pimpinella , fi toutefois elles appartiennent 
à ce genre. Je crois inutile de la chercher dans 
Théophraft:. Diofcoride donne le nom de rragos 
à deux plantes différentes : à la première ( indi- 
gène dans l'ile de Crète), parce que fon fuc lai- 
eux eft employé pour guérir les chèvres bleffées 
par des flèch:s; à la feconde , parce que de fes 
feuilles émane , en automne, une odeur fétide, 
approchant de celle du bouc. Celle-ci feule fe 
rapproche un peu de notre boucage, & paroît 
avoir quelques rapports avec le pimpinella tragiurs 
de Villars ou avec le pimpinella faxifraga Linn. 


BOU 


D'autres l'ont appelé pimpinella Lipinella (à deux 
aîñes), parce que fes folioles font difpolées fur 
deux rangs, caractère qui convient à quelques 
centaines d'autres plantes. On l’a encore nommé 
tragofelinum ( perfil de bouc), nom confervé par 
Tournefort. Enfin, elle a été appelée faxifraga, oit 
parce Èle croît dans les lieux pierreux ou parce 
qu'on la croyoit propre à diffoudre la pierre dans 
Ja vefñie : peut-être même cette dernière idée a- 
t-elle été produite par la première , tant on a ex- 
travagué fur les propriétés des plantes. Une dé- 
couverte qui auroir plus d'intérêt, eft celle de 
l'exiftence d’une forte de kermès fur fes racines, 
qui fournit une belle liqueur rouge. On a prétendu 
qu'il fe trouvoic fur le pémpinella magna Linn.; Je 
ne l'y ai jamais rencontré. Enfin, le nom de pim- 
pinella ( poterium Linn.) eft encore celui de notre 
pimprenelle commune , employée comme affai- 
fonrement dans les falales. On fait qu'elle appar- 
tient à un genre très-diférent. 


Quant à l’anis ( pimpinella anifum Linn. ) Pline 
8 Diofcoride en ont parlé d’une manière à ne 
laiffer aucun doute fur l'identité de leur plante 
avec la nôtre, quoiqu’ils ne l’aient mentionnée 
que d’après fes propriétés & fon lieu natal, l'ile 
de Crète & l'Egypte. D'ailleurs, fon nom s’eft 
confervé, & nous eft parvenu intaét; avantage 
précieux , & qui nous prouve combien le change- 
ment de noms a jeté de confufñon dans la fcience. 


Les efpèces renfermées dans ce genre font la 
piupart difficiles à bien déterminer, d'autant plus 
que les feuilles font très-variables, & ne peuvent, 
dans les efpèces rapprochées , fervir de caraétère 
fpécifique. 11 fuit de la que plufieurs auteurs ont 
réuni, comme variétés, des piantes que d'autres 
ont diftinguées un peu trop légérement comme 
efpèces. On s’en convaincra par les obfervations 
fuivantes, 


1. BOUCAGE à feuilles de pimprenelle, n°. 1. 
Pimpinella faxifraga. Linn. — Lam. l!luftr. Gener. 
tab. 203. fig. 1. — Engl. Bot. tab. 407. —Flor. 
dan. tab. 669. 


g. Pimpinella ( nigra ), caule ftriato , pubeftente ; 
foliis pinnatis , pubefcentibus ; radicalibus foliolis 
fabcordatis , incifis , obtufis, dentatis ; caulints bi- 
pinratis , linearibus. Wiliden. Spec. Plant. 1. pag. 
1471. — Roth, Germ. 1. pag. 129, & vol. 2. 


Pa8: 542: 
Saxifraga hircina, minor, foliis fanguiforbe. J. 
Baub. Hift. 3. pag. 111. Icon. 2. 


La variété g diffère de la première par fes feuil- 
les d’un vert plus foncé, un peu pubefcentes, 
ainfi que les tiges. Quant à la forme des folioles, 
elle n'offre qu'un très-foible caraëtère. Certe lé- 
gère variété fe retrouve dans quelques individus 
de la première , dont les tiges & les feuilles font 


BOU 685 
glabres. On ajoute que fes racines répandert, 


lorfqu’on les coupe , un fuc laireux bleuâtre. Je 
D'ai point vérifié cette obfervation. 


2. BoucAGE à fruits velus, n°. 2. Pimpinella 
cragium. Vil]. 


a. Pimpinella (hifpida), caule foliifque pinra- 
tis, fubpubefcentibus; foliolis inferioribus fubrotundis, 
incifis , dentatis; fupertoribus linearibus ; umbell4 
15-20 fidi; frucfibus hifpidis. Loifel. Journ. bot. 2. 
pag. 272.— Vill. Dauph. 2. pag. 6c6. — Column. 
Phyt. tab. 17. 


8. Pimpinella ( canefcens), caule foliifque pinna- 
tis , pubefcentibus ; foliolis cuneiformibus , lobatis , 
apice dentatis ; umbellé 4-7 fidà ; fructibus hirfutis , 
canefcentibus. Loifel. Journ. bot. 2. pag. 271. tab: 
10. ( Exclufis fynonymis.) 

Pimpinella petraa. ? Marsh. Flor. taur. 


Cette efpèce eft remarquable & facile à diftin- 
guer par fes femences, petites, blanchâtres & 
velues , ovales , un peu comprimées, à trois ftries 
peu faillantes. Les tiges font ftriées, grêles , hau: 
tes de huit à neuf pouces, légérement pubef- 
centes , un peu glauques, ainfi que les feuilles , 
plus ou moins rameufes ; les feuilles fimplement 
ailéss ; les folioles irrégulières, cunéiformes à leur 
bafe , arrondies , dentées ou incifées à ieur fom- 
met , quelquefois à un ou deux lobes; les folioles 
des feuilles fupérieures étroites, linéai:es , aiguës; 
les terminales trifides à leur fommet. La bafe des 
rameaux fupérieurs eft accompagnée d’une gaine 
étroite , lancéolée , à bordure blanchâtre ; qu:1- 
ques-uns trifides à leur fommet. Les fleurs font 
blanches. 


Cette plante croit dans les départemens méri- 
dionaux de la France. (W. f.) 


La plante g offre les mêmes caraétères dans fes 
femences , mais elle diffère par fon port; elle eft 
plus petite dans toutes fes parties ; les rayons des 
omb-=lles bien moins nombreux. Ses folioles fone 
plus étroites, cunéiformes , ordinairement à trois 
lobes profonds, incifés à leur fommer. « Elle eft, 
dit M. Deflonchamp, chargée de poils courts, 
plus ou moins ferres, qui, lorfqu'ils font abon- 
dans , lui donnent le même afpeét que fi elle étoit 
couverte d’une poufhère glarque & même blan: 
châtre. » J'ai cbferve des pafliges entre ces deux 
variétés , qui ne permettent pas de les féparer 
comme efpèces. 


Cette plante a été recueillie à Saint-Remy & 
au pied du mont Ventoux par M. de Suffien. 


La plante que Marsh:] a nommée pimpinella 
petraa me paroit être 12 même que la variété g. 
Ses feuilles radicales {e rapprochent davantage de 
celles de la première efpèce. Malgré la différence 
que ces plantes offrent: Rapn leur port lorfqu'on 

i Irr2 


684 BOU 

l£s examine avec attention , il eft difficile de ne 
pas y réconnoïtre un enfemble de caraëtères qui 
les réunit ; elles font maigres , petites , moins dé- 
veloppées dans les terrains arides & calcaires, 
plus vigoureufes dans les terres fortes. Celle de 


Marshal croît fur le Caucafe , dans les terres ca!- 
aires. (W. fin herb. Desfonr.) 


10. BOUCAGE à fruits tomenteux. Pimpinella 
villofa. Schousb. 


Pimpinella foliis radicalibus bipinnatis ; foliolis 
crenatis , b:ff cuneatis ; petalis feminibufque villofis. 


Schousb. Maroc. pag. 125. 


Ses racines font blanchâtres & tubéreufes ; fes 
tiges. droites , fortes , dures, hautes d'environ 
deux pieds, glauques, friées, fouvent noueufes, 
un peu pubefcentes, anguleufes , très-rameufes ; 
les rameaux roides , diffus; les feuilles radicales 
amples, à peine pubefcentes, deux fois ailées ; 
les foliol:s irrégulières , ovales, cunéiformes, 
quelquefois lobées , arrondies & crénelées à leur 
fommet, à nervures fines, réticulées ; les pétioles 
un peu pubefcens , ftriés ; la bafe des rameaux 
accompagnée d’une gaîne courte, un peu chair 
nue, ovale, obiongue , obtufe , quelquefois tr: 
fide à fon fommert, à bordure blanche ; les o1 bel 
Jules nombreufes; les fleurs blanches ; les pétales 
un peu épais, cotonneux ; les fruits ovales , affez 
gros, tomenteux, furmontés de deux ftyles per- 

prolongés. 


Cetie plante croît dans Île royaume de Maroc. 
On la cultive au Jardin des Plantes de Paris. x 
(7. v.) 


11. BOUCAGE à feuilles de bubon. P:mpinella 
bubonoides. Brot. 


Pimpinella foliis radicalibus bi-tripinnatis ; cau- 

P ll liis radicalib bi-er nalis j C 

inis medi:s alternis, compofitis ; retiolo latiffim 

Î d l2 S, compofitis ; retioda lat 0, 

dapld brevioribus ; umbellis numerofiffinis , feminibis 
p ; : 


villofis. Boter. Phytogr Fac. 1. 


Cette efpèce , qui ne m'eft connue que d’après 
Ja delcription qu'en donne B oter, me paroît avoir 
de très grands :apports avec la précéiente. Ses 
tiges font droites, cannelées, flriées , très-ra- 
meufes ; les feuilles radicales fort amples, deux & 
trois fois ailees ; les folioles af2z grandes , cunéi- 
formes. Les feui!l.s caulinatres mitoyennes font 
ourvues d’un p:tiole en forme de gaine très- 
arge, terminée par une feuille compofée , deux 
fois plus courte ;, les omhelles très-nombreufes , 
dépourvues de collerette ; les fleurs blanches ; les 
fruits velus. 


Cette plante croît dans le Portugal, fur les mon- 
tagnes calcaires. 4? 


12, BOUCAGE anis, n°. 6. Pimpinella anifum. 


BOU 


Linn. — Anifim vulgare. Gærin. de Fruét. & Sem. 
I. pag. 102. tab. 23. fig. 1. 


Ses fruits font pubefcens , principalement dans 
leur jeuneffe. 


13. BoucAGE de Crète. Pimpinella crerica. 


Pimpinella pumila , foliis radicalibus rotundatis, 
fubtrilobis , dentatis ; fuperioritus minimis , tri= 
multifidis ; laciniis fubfiliformibus ; fruëtibus glabris. 
(N.) 


Apium creticum , minimum , anif facie. Tourn. 
Coroil. 21. 


Cette plante paroît être, en miniature , la même 
que la précédente ; elle en diffère par fes femences 
glabres. Ses racines font fimples, très-gréles ; fes 
tiges menues, filiformes , hautes de quatre à cinq 
pouces, funples , à peine rameufes à leur fommet; 
les feuilles radicales glabres, fort petites , lon- 
guement périolées, arrondies, finiples, entières 
ou à trois lobes , denrées à leur contour ; les cauli- 
naires fituées à la bafe des ramifications, à longues 
gaines étroites, terminées par une petite feuille 
à plufeurs découpures courtes , filiformes ; les 
ramifications prefque capillaires, étalées , nues, 
terminées par un2 ombelle univerfelle , étalée, à 
rayons capillaires , dépourvue d’involucre ; les 
ombellules fort petites ; les fleurs blanches ; les 
fruits glabres , ovales, plus courts que les deux 
ityles qui les couronnent. 


Cette plante croit dans l’île de Crète. (W. f in 
herb. Desfonr. ) 


14. BOUCAGE à tiges nombreufes. Pimpinella 
multicaulis. 


Pimpinella caule ramo/ifimo , foliis fuprà decom- 
pofiis, fololis filiformibus; umbcllis numerofifimis , 
paniculutis. (N.) 


Ses tiges font glabres , anguleufes ; elles fe di- 
vifenr, prefque dès leur bafe , en rameaux courts, 
nombreux , diffus. Les feuilles font pluñeurs fois 
compolees, glatres , aflez femblables à celles du 
fesouil ; les tolioles filiformes , étalées ; les rami- 
fications étalées ; les deux infirieures fortant de 
deux gaines de feuilles prefqu’oppoiées; les autres 
alternes & infeufiblement plus courtes. Toutes 
ces ramifications font munies, tant à leur fommet 
que dans leur longueur, d'ombelles nombreufes , 
très-rapprochées, formant, par leur enfemble, 
une panicule touffue. Les flcurs font bianches, 
fort p:tires; les fruits glabres. 


Cette plante croit dans la Sibérie. {W. fin kerb, 
Desfons.) j 
15. BOUCAGE laciniée. Pimpinella d'ffeita. Rete. 


Pimpinella foliis omnibus pinnatis , pinnis multi- 


BOU 


partitis ; fegmentis fubfalcatis , acutis. Retz. Obf. 3. 
pag. 30. tab. 2. — Roch, Germ. 1. pag. 130, & 
2. pag. 344. — Lam. Ii]. Gen. tab. 203. fig. 2. 


Pimpinella pratenfis. Thuill. Flor. parif. édit. 2. 
pag. 154. 

Pimpinella genevenfis.? Vill. Dauph. 2. pag. 604. 

Pimpinella hircina. ? Roth , Germ. 1. pag. 130, 
& 2. pig. 344. 


Pimpinella fuxifraga , major , degener. Morif. 
Umbell. tab. 5. À ” 


Tragofélinum foliis duplicato-pinnatis , pinnulis 
profundiffime lobaris. Haller , Helv. n°. 787. 


8. Pimpinella laciniatra. Thor. Chlor. Land. 108. 
— Decand: Flor. franç. 4. pag. 282. 


Cette efpèce a des rapports avec le pimpinella 
magna , N°. 3. Ses tiges font rameufes , fhices, 
hautes de deux ou trois pieds ; toutes les feuriles 
ailées ; les inférieures compof<es de folioles dé- 
coupées en lobes profonds, aigus , divergens, 
prefqu'ailés , un peu courbés en faucille; les lob2s 
des feuilles fupérieures linéaires-lancéolés , très- 
aigus. Leur variété paroît avoir donné lieu à Féta- 
bliflement de quelques autres etpèces, telles que 
le pinpinella hircina de Roth, le pimpinella gene- 
venfis de Villars, &c. Les fleurs font blanches, 
petites ; les femences glibres , ovaies. On rermar- 
que quelquefois une petite foliole féracée à la 
bafe de l’ombelie univerleile. 


Cette plante croît dans les lieux arides & fa- 
blonneux. On la trouve aux environs de Paris. # 
CPE) 


16. BoucAGE à fleurs jaunes. Pimpinella lutea. 
Desfonr. 


Pimpinella foliis pinnatis , pubefcentibus ; foliolis 
cordatis, dentatis , ancicè excifis ÿ pedunculis fi'ifor- 
mibus , paniculaus. Desf, Flor. atlanr. 1. pag. 265$. 
tab. 76. y 


Tragofelinum africanum , altiffimum. Touxnef. 
Inft. R. Herb. 309. 


Pimpinella faxifraga , maxima , africana, Magn. 


Bot. Append. 


Elle a le port & prefque les feuilles du pimpi- 
nella magna ; mais elle repand une odeur aromati- 
que trés-agreable. Ses feutiles radicales font ailées, 
pub-fcenies, pétiolées ; les folioles en cœur, fou- 
vent inégales à un des côtés de leur bafe, prefque 
incifées , à dentelures irrégulières , obtufes ; la 
foliole terminale fouvent à trois lobes. Ses tiges 
font lifles, elabres , haut: s de trois à quatre pieis, 
rameufes , feuillées feulement vers leur baie ; les 
rameaux dichotomes, fous-divifés en ramificarions 
filiforimes , pani. ulées ; la bafe des rameaux munie 
de gaines entières, membraneufes, caduques ; les 


BON 685 


pédoncules inclinés; les ombelles petites, à trois 
ou cinq rayons capillaires; point d'involucre; la 
corolle petite & jaune ; ks femences très-glabies, 
à peine flriées. 


J'ai trouvé cette plante au mont Atlas, où elle 
a été également obferyée par M. Desfontaines. # 
(W/40172)) 


* Pimpinella (leptophylla), foliis mulrifido-[e- 
taceis ; cale elongato , fudichotomo; ambceila crifida. 
> gato, 5 


Perf. Synopf. Plant. 1. pag. 324. 


Cette plante croît à Saint-Domingue. Ses tiges 
font grêles ; alongées, prefque dichotomes ; fes 
feuilles rrès-menues , à plufieurs découpures féta- 
cées; les ombelles trifides. 


* Pimpinella (capenfis ), foliis fuprä decompofr 
tis , laciniis acutis , caule ftriato. Thunb. Prodrom. 
pag. SI. E Cap. B. Sp. 


Osfervations. Les pimpinella ne font que médio- 
crement diflingués des fefeli, en ne confidérant 
que les parties de la fruétification. La différence 
la plus eflentielle corfiite en ce que les ombelies 
& les ombellulss des pimpinella n’ont point d’in- 
volucre, tandis que les fe/c/i en ont un à une ou 
plufieurs petites folioles à leurs ombeliules. Le. 
port des efpèces de ces deux genres offre des dif- 
férences plus tranchées. Dans le premier, les fo- 
lioies font plus ou moins grandes, ovales ou er 
cœur ; les fleurs d2s ombeiluies planes, étalées, 
tandis que , dans le fecond, les feuilles font à dé- 
coupures très-étroites , filitormes, approchant de 
celles du fenouil ; les omsellules globuleufes. Ce- 
pendant comme il eft convenu, d’une manière 
trop générale peut-être, que la confidération des 
parties de la fruétification doit avoir la préfé- 
rence , on trouve parmi les pémpinella des éfpèces 
à feuilles menues, & auxquelles il ne manque 
qu’un javolucre pour être placées parmi les fefeli; 
elles deviennent alors des efpèces intermédiaires 
entre ces deux genres pour ceux qui ne veulent 
point tran{greffer des principes de convention. 
D’autres {aifiront cette obfervation pour en faire 
! des genres nouveaux. 


Le pimpinélla glauca Lam. laïffe encore bien des 
doutes. Thuiller le rapporte à une variété à tige 
plus élevés du pimpinella dioica , qui croît à Fon- 
tainsbleau. M. de Lamarck fou-çonne que fe pèm- 

pinella orientalis Gouan eft la même plante que le 
pimpinella glauca Linn. Hoffmann a nomme la pre- 
mière pimpenella media. Quant au pimpitelluglauca, 
les auteurs des Plantes rares de l1 Hongrie difent 
qu'elle reffemble au pimpinella faxifraga, mais 
que fes tiges fonr deux & trois Fois plus hautes ; 
fes feuilles crois & quatre Fois ailées ; les rameaux 
plus nombreux, oppoiés, & que les Aeurs fe mon- 
trent plus tard. 


BOVISTA. (Voyez VESsE-LOUPr.} 


685 BOU 
BOUILLON. Ce nom, joint à un adjcétif , eft 


donné à plufieurs plantes. On nomme Bouillon 
Blanc la molène (verbafcum Linn.) ; bouillon mi- 
trier Où herbe aux mites les efpèces de molène , au- 
paravant féparées dans un genre diftinét, fous le 
nom de b/attaire (blartaria Tourn.); bouillon fau- 
vage , une efpèce de phlomide (pAlomis frucicofa 
Linn.), qui a le feuillage de la molène. 


BOUIS : furnom que portent dans les Antilles, 
fuivanc Jacquin , deux efpèces de caimitier (ckry- 
fophyllum). On appelle g-os-bouis le chryfophyllum 


caruleum , & bouis le chryfophyllum argenteum , que 
lon furnomme auf quelquefois caïmite-maronne. 


BOUKA-KELY : nom malabare fous lequel 
Rheed a décrit & figure (Hort. malab. vol. 12, 
pag. 45, tab. 33) une plante qui doit fe rapporter 
à la famille des orchidées, & y former un genre 
nouveau, fuivant M. du Petit- Thouars, dont plu- 
fieurs efpèces ont été confondues par M. de La- 
marck , fous le nom d’angrec flérile ; elles font re- 
marquables par leurs feuilles folitaires ou binées, 
renflées en bulbe à la bafe. Quand elles fe trou- 
vent dans des pofitions qui leur conviennent, elles 
feuriflent tous les ans, & à des époques à peu 
près très-précifes. 


BOULAT ABOI : nom caraibe d’une efpèce 
d’eupatoire (eupatorium punétatum ). 


BOULE DE NEIGE : nom vulgaire de la va- 
riété de la viorne-obier (viburnum opulus), dont 
les fleurs blanches & toutes ftériles font raffem- 

iées en boule. (Voyez VIORNE.) 


BOULEAU. Betula. Les bouleaux & les aunes 
formoient d’abord deux genres diftinéts dans Tour- 
nefort, & même dans les premiers ouvrages de 
Linn£; mais depuis, ce dernier & quelques autres 
avec lui les ont réunis. M. de Larmarck a été de 
cette opinion, ainfi que M. de Juflisu. Ceux qui 
font d’un avis contraire fe fondent fur ce que les 
aunes croiffenc dans les fols humides & maréca- 
geux , tandis que les bouleaux fe plaifent de pre- 
férence dans les terrains fecs & arides. Dans ces 
derniers , les chatons’ femelles font cylindriques, 
foliraires fur des pédoncules fimples ; les femences 
munies de chaque côté d’une membrane en forme 
d’aile. Dans les aunes , les chatons femelles font 
courts, ovales, portés fur un pédoncule rameux; 
leurs femences dépourvues de membranes. Ces 
deux genres, féparés ici par une fimple divifion, 
ont été enrichis de plufieurs belles efpèces que 
nous allons faire connoitre. 


Obfervations. On trouve dans les I{uffr. Gener. 
tab. 760; trois efpèces figurées avec les caractères 
de leur-fruétification ; favoir : fg. 1, éerula alba, 
n°. 13 fig. 2, betula nigra, n°, 2; fig. 3 , betula 
glutinofu n°. 6. 


BOU 


Au milieu des arbres de nos foréts, dont l'é. 
corce rembrunie of.e à nos regards les rides de 
{ la vicilleffle, le bouleau s'annonce au loin paré 
d'un épiderme life , fatiné , d’une blancheur écla- 
tante, Son tronc, bien nourri, ne le cède prefque 
oïnt en élévation à celui de nos grands arbres: 
il eft droit, cylindrique, fans difformités & fans 
nœuds ; il ne poufis de branches que vers fon 
fommet ; elles fe divifent en rameaux fouples, 
pendans, effilés : tel eft l’afpeét agréable fous le- 
quel fe préfente notre bouleau commun; mais, 
né parmi nous , fans cefle fous nos yeux, il ne les 
frappe que médiocrement. Outre ces agrémens 
extérieurs, il a des attributs qui lui font particu- 
lisrs. Peu délicat fur le fol , le boul-au végète. 
paflablement dans les craies & dans les terrains 
arides & pierreux ; il porte la fertilité & la vie 
dans ces contrées qui, par là nature de leur terri- 
toire , fembloient devoir être frappées d’une éter- 
nelle ftérilité. 11 eff peu de végétaux moins fufcep- 
tibles des imprefliors de l’air & de la rigueur du: 
froid. On le retrouve dans les Alpes, au deffus 
de ces régions où aucun autre arbre ne peut plus 
exifter. Il s’'avance jufque vers les glaces du pôle 
arctique ; il eft le feul , le dernier que produife le 
Groënland ; mais fur les montagnes glacees , fon 
élévation eft bien inférieure à celle à jaquelle il 
parvient dans les climats plus tempérés : ce n’elt 
plus qu’un arbriffeau bas, rortueux, rabougri, 
de quelques pieds de haut. A la vérité, il acquiert 
en dureté ce qu'il perd en hauteur, & fon bois: 
n’en eft que plus propre à être employé à divers 
uftenfiles de ménage : il s'y forme des nœuds d’une 
fubftance rougeatre, marbrée , très-recherchee: 
des tourneurs, qui en fabriquent pluñeurs petits 
meubles agréables. Son écorce pre qu'incorrup- 
tible préfente des faits bien étonnans. Souvent 
elle fubfifte feule & conferve encore à l'arbre fa 
figure , tandis que, depuis long-cems, le bois eit 
mort & détruit de vétufté. Il eft forri des mines 
de Dworerzkoi en Sibérie, un morceau ex:rême- 
ment curieux de bois de bouleau ferrugineux ;: 
que j'ai vu dans le cabinet de M. Faujas de Saint= 
Fond. Toute la fubitance ligneufe eft entiérement 
convertie en un fer limoneux, Jaunâtre , tandis 
que l’épiderme , d’un blanc-fatiné & luifant, exifte 
encore par plaques en plufieurs endroits, parfai- 
tement bien confervé, & fans être coloré par le 
fer. Il feroit difficile de trouver une preuve plus 
évidente de la longue & furprenante confervarion 
de cette pellicule fi légère , fi délicate en appa- 
rence , & que les Anciens ont employée fi avan- 
tageufement pour l'écriture avant l'invention du 
apier. Il eit à préfumer qu’elle doit fon incorrup- 
tibilité à la fubitance réfineufe & aromatique dont 
elle eft pénétrée. 


D'après ce court expofé des principaux phéno- 
mènes que préfente le bouleau , d’après l'emploi 
iotéreffant que l’on peut faire des différentes par- 


BOU 


ties de cet arbre, quelles idées peut infpirer & 
développer l'afpcé d'un feul arbre ! Mais heureux 
l'homme pour qui les rameaux flexibles & pendans 
de cet arbre ne rappelleront pas qu'ils ont été 
autrefois les inftrumens de ces punitions flétrif- 
fantes , dont on ne fouille que trop fouvent , par 
de féroces préjugés , les premiers beaux jours de 
l'enfance ! Quand donc ne verrons-nous plus des 
maîtres ou des parens affez ignorans & affez bar- 
bares pour croire former la jeuneffe à la vertu & 
aux fciences par les mêmes moyens que l’on em- 

loie à punir le crime? La verge qui tombe fur 
Le épaules du fcélérac doit-elle fervir également 
à punir les étourderies d’une jeunefle folatre ? Le 
même préjugé exifloit du tems de Pline & bien 
avant. Cet auteur , en parlant du bouleau (inen- 
tionné également dans Théophrafte , oui le nomme 
en grec famyda où plutôt femude ), dit (/iv. 16, 
chap. 18) : « Cet arbre des Gaules fe fait admirer 
par la finefle & par la blancheur de fon écorce ; 
1l épouvante par les verges qu’il fournit aux ma- 
giitrats. 


* Les BOULEAUX. 


6 bis. BOULEAU pubefcent. Berula pubeftens. 
Willd. 


Berula ramulis pubeftentibus ; foliis ovatis , acu- 
tis, duplicato-ferratis | pubefcentious ; Jérobilis cylin- 
draceis , pedunculatis ; fçiamarum lobis inaqualibus. 


Ehrh. Beycr. 6. pag. 98. 

Berula foliis destoidibus , acutis, fubcordatis , du- 
plicato- ferratis , fubiäs ramulifque pubefcenribus ; 
firobilorum fquamis losis laterulibus | rotundaris. 
Willd. Spec. Piant. 4. pag. 462. 

Betxla pumila, broccembergenfis. Thal. Hercyn. 
20. — C. Bauhin, Pin. 427. — Duroi, Herb. 1. 
pag. 92. 

Betula alba, var. 8. Linn. Spec. Plant. 2. pag. 
1393: 


Cet arbre, qui pourroit bien n’être qu’une fim- 
ple variété du berula alba, lui reffemble par fon 
port, par la difpofition de fes rameaux, par la 
blancheur de fon épiderme ; il en diffère par fes 
rameaux velus, particuliérement dans leur jeu- 
nefle ; par fes feuilles pubefcentes, même lorf- 
qu'elles font parvenues à leur entier developpe- 
ment , ovales, à peine aiguës à leur fommet, un 
peu échancrées en cœur à leur bafe , à double 
dentelure à leur contour. Les chatons font cylin- 
driques , pédonculés ; les lobes des écailles cali- 
cinales inégaux , arrondis. 


Cet arbre croît dans les marais des montagnes 
du Jura, & dans quelques autres contiées du 


Nord. h (7. /) 


7 bis. BOULEAU élevé. Betula excelfa, Wild. 


; À à A 


Betula foliis ovatis , acutis , ferratis ; ffrobilorure 
Jatamis lobis lateralibus | rotundaris ; petiolis pubef- 
centibus , pedunculo brevivrieus. Ait. Hort. Kew. 3- 


pag. 337. — Willd. Arb. 41. tab. 2. fg. 2. 


Cet arbre a encore de bien grands rapports avec 
le etula alba ; il paroît que c'eft une des plus gran- 
des efpèces que l'on connoiffe , & qu’il parvient au 
moins à la hauteur de la première. Ses rameaux 
font grêles, fouples, efilés, garnis de feuilles al- 
ternes , pétiolées , ovales, aiguës, prefqu'acumi- 
nées , d'un vert-tendre, plus pâles en deffous, 
arrondies ou prefque tronquées à leur bafe, gla- 
bres à leurs deux faces, inégalement dentées en 
fcie à leur contour ; les dentelures prefqu'alterna- 
tivement plus courtes, aiguës ; les pétioles grêles, 
pubefcens , au moins de moitié plus courts que les 
feuilles. 

Les chatons mâles font pédonculés , alongés , 
grêles, cylindriques, pendars ; les pédoncules plus 
longs que les périoles; l:s chatons femelles foli- 
taires, médiocrement pédonculés , courts , épais, 
obtus, quelquefois munis de deux ou trois petites 
folioles fur leur pédoncule; les écailles divifées en 
trois lobes ; les deux latéraux arrondis, celui du 
milieu aigu ; les femences petites, garnies de cha- 
que côté d'une petite aile très-mince , large, mein- 
braneufe , entière, arrondie. 


Cet arbre croit dans l'Amérique feptentrio- 
nale. b i 

8. BouLEeAU à feuilles de peuplier. Berule popu- 
difoliz. Aït. 


Betula foliis detroïdibus, longè acuminatis | ira- 
gualiter ferratis, plaberrimis ; ffrooilorum fquamis 
lobis laterclibus ; fubrotunais ; peciokes glabris. (N.) 


Berula (populifolia), folis deltoïdibas , longe 
acuminatis , inaqualiter ferratis , glaberrimis. Aït. 


Hort. Kew. 3. pag. 336. 


Cet arbre doit être rangé parmi les grandes 
efpèces de ce genre ; il eft remarquable par fes 
feuilles, beaucoup plus amples que dans les autres: 
S:s rameaux font cylindriques , plians , alongés , 
glabres , d’un brun-rougeatre , parfemés de petits 
points blancs, garnis de feuiiles périolées , alter- 
nes, un peu fermes , mermbraneufes, glabres à 
leurs deux faces, vertes & luifantes en deflus, 
beaucoup plus pâles en deflous , ovales, deltoides, 
un peu échancrées en cœur à leur bafe ; rétrécies. 
vers leur fommet, en une longue pointe acumi- 
née , inégalement dentées en fcie à léurs bords ; 
les pétioles parfairement glabres ; les fleurs difbo- 
fées en cl'atons cylindriques ; les écailles divifées 
en trois lobes; les deux latéraux arrondie. 

Cet arbre eft originaire de l’Amérique fep. 
tentrionale. On le cultive en Angleterre, en 
France , aux pépinières impériales de Verfaiiles. 


D (7. v.) 


688 B OU 


9. BoOULEAU de Sibérie. Berxla daourica, 


Betula filiis ovatis , bafs anguftatis, integerrimis, 
inaqualiter dentatis , glabris ; ftrobilorum fquamis 
margine ciliatis ; lobis Lateralibus rotundatis, Willd. 


Arb. 39. tab. 2. fig. 3 & 4. 


Betula (daourica), foliis ovatis, acuminatis, 
ferratis , nervo pilofis. Pailas , Flor. rofi. vol. 1. 
pag. 60. tab. 39. 


Betula (excelfa canadenfis) , foliis fubcuneifor- 
mibus, glabris, tenuiffimè & argutè ferratis ; amentis 


cylindricis. Wangenh. Amer. 86. 


8. Betula foliis duplo minoribus , fubtùs glaberr:- 
mis. Wiild. 1. c. 


Ce bouleau , obfervé par Pallas, a beaucoup de 
rapport avec le bouleau blanc ; il s’en diftingue 
par fes feuilles ovales , rétrécies & entières à leur 
bafe, plus petites , m‘diocrement pétiolées, fer- 
mes, glabres, pileufes fur leurs nervures, acumi- 
nées, inégalement dentées , accompagnées de fli- 
pules lancéol£es , légérement pubefcentes, cadu- 
ques. Le tronc varie dans fa hauteur. Son écorce eft 
d'un blanc-grifâtre. Les chatons mâles font réunis 
deux ou trois à l'extrémité des rameaux de l’an- 
née précédente, grêles, pendans, plus longs que 
dans le bouleau blanc ; les chatons femelles plus 
courts, plus épais, fitués latéralement fur Les 
mêmes rameaux. Les écailles calicinalis font gran- 
des, ciliées à leurs bords, arrondies ; les femences 
passe entourées d’une membrane courte, à trois 
obes; les deux latéraux arrondis. 


Cet arbre croît au milieu des forêts , dans quel- 
ques contrées de la Sibérie. h 


10. BOUIEAU papyracé. Betula papyracea. Aït. 


Betula foliis ovatis, acuminatis , duplicato-ferra- 
tis ; veuis fubiès hirfuris. Ait. Hort. Kew. vol. 3. 
pag. 337. — Willd. Arb. 40. tab. 2. fig. 1. 


Betula (papyrifera), foliis ovalibus , acumina- 
tis , fubaqualiter ferratis ; petiolo glabro , amento 
femineo cylindrico, fquamis intls minutiffimè pube- 
rudis; lobis lateralious , multà brevioribus, fuborbicu- 
latis , non divergentibus. Mich, Flor. bor. Amer. 2. 
pag. 180. 


On à long-tems confondu cet arbre, dans plu- 
fieurs jardins , avec le bouleau noir ; il en diffère 
évidemment par fes feuilles en cœur & velues, 
bien plus épaifles & pius fombres. C’eit un grand 
arbre, dont les branches fe divifenr en rameaux 
roides, cylindriques, revêtus d'un duvet grifatre, 
cendré , garni de feuilles alrernes , périolées, ova- 
les, acuminées, échancrées en cœur à leur bafe, 
d'un vert-foncé, très-inégalem: nt dentées en fcie 
à leurs bords , velues à leurs deux faces dans leur 
jeunetfé , nues à leur face fupérièure dans leur 
entier developpement, couvertes en deffous d'un 


B'O;E 


duvet grifâtre, particuliérement fur leurs nervu- 
res , quelquefois entiérement glabres ; les pétioles 
courts, recourbés & velus ; les bourgeons courts, 
ovales , à peine aigus. Les chatons femelles font 
courts , cylindriques , chargés d’écailles legére- 
ment pubefcentes en dedans , divifés en trois lo- 
bes ; les deux latéraux beaucoup plus courts, pref- 
qu’orbiculaires, point divergens. Michaux dit que 
les pétioles font glabres. Je les ai toujours vus 
pubefcens ou velus. Il eft pofible que le duvet 
difparoifle avec l’âge, comme cela arrive dans la 
plupart des bouleaux. 


Cet arbre croît dans | Amérique feptentrionale; 
il eft cultivé en France, dans plufieurs grands jar- 


dins. h (7. v.) 


Obfervations. M. Bofc m'a communiqué un 
exemplaire d’un bouleau qu’il a recueilli dans la 
Caroline, qu’il nomme berula fufta ; il a beaucoup 
de rapport avec l’efpèce que je visns de décrire. 
Ses feuilles font plus petites, moins velues ; fes 
rameaux chargés d'un duv-t court & brun. Il fe 
rapproche un peu du berula aïgra d'Aiton. 


11. BOULE AU lanugineux. Becula lanulofa. 
Mich. 


Betula foliis ovatis , obtufis, glabris , inaqualiter . 


ferratis ; amento feminco fubovali ; lobis fquamarum 
pubefcentibus , linearibus , obtufis. (N.) 


Betula (lanulofa), foliis deltoideo ovalibus , non 
acuminatis , duplicato-ferratis ; petiolo brevi , amento 


femineo fubovoideo , fquamis extàs dense lanulofis ; 


lobis fubaqualibus , oblongis, divergentibus. Mich. 
Flor. boreal. Amer. 2. pag. 181. 


Il paroït que ce bouleau doit former ane efpèce 
particulière, & qu'il n’eft point, comme le foup- 
çonnoit Michaux , le betula nigra de Linné. Ses 
rameaux font glabres, plians , cylindriques, fort 
gréles ; fes feuilles alternes, périolses, ovales, un 
peu deltoides à leur bafe, obtufes à leur fommer, 
glabres à leurs deux faces, excepté dans leur jeu- 
nelle; d’un vert-foncé en deflus, pales en deffous, 
inégalement dentées en fcie ; les dents courtes, 
fines , aiguës; les pétioles glabres, filiformes , de 
deux tiers plus courts que les feuilles. Je ne con- 
nois pas les fleurs mâles. Les chatons femelles font 
axillaires , folitaires , pédonculés , ovales , ob- 
longs ; les écailles oblonguss, laineufes en dehors, 
divifées à leur fommet en trois lobes un peu di- 
vergens, prefque droits , égaux , linéaires, obtus ; 
les femences comprimées, lenticulaires, arron- 
dies, accompagnées de chaque côté d’une petite 
aile arrondie, entière, meimbraneufe ; deux ftyles 
courts , perfiftans , divergens. 


Cet arbore croit dans l'Amérique feptentrionale. 
M. Bofc m'en a communiqué un exemplaire , qu'il 
a recueilli dans la Caroline. B (F7. f) 

12. BOULEAU 


BOU 


12. BOULEAU à feuilles ovales, Betula ovata. 
Willd. 


Betula foliis ovatis, duplicato- ferratis , glabris ; 
pedunculis femineis ramoffs; flrobilorum fquamis dobis 
aquulibus, trancatis , nervofis. Wilid, Spec. Plant. 
4. pag. 465. n°. 10. 


Betula (ovata}, foliis ovatis, biferratis ; denti- 
bus acutis , ramis angulofis | amentorum pedunculis 
ramoffs. Schrank, Salisb. n°. 1$9.— Ejufd. Bavar. 
I. pag. 419. 


Betula alnobetula. Ehrh. Beytr. vol. 2. pag. 72. 


Cet arbufte tient le milieu entre les bouleaux & 
les aunes : il a, comme dans ces derniers, les pé- 
doncules de fes chatons femelles ram£ux ; il offre 
mêine le port de l’a/nus incana jeune ; mais il appar- 
tient aux bouleaux par les parties de fà fruétifica- 
tion, par le nombre de fes éramines. Ses tiges ne 
s'élèvent guère qu’à la hauteur de cinq à fix pieds; 
elles fe divifent en rameaux glabres, anguleux, 
garnis de feuilles alternes, pétiolées, ovales, gla- 
bres à leurs deux faces , munies à leur contour 
d'une double dentelure , les dents étant aiguës, 
prefqu’alrernativement plus longues & plus cour- 
tes. Les fleurs fontaxillaires , difpoféesen chatons; 
ceux des fleurs femelles rameux; les écailles calici- 
nales divifées en lobes égaux, nerveux , tronqués 
à leur fommet. 


Cette plante croît fur les hautes montagnes de 
la Hongrie, de la Sririe, de la Carinrhie, & en 
Allemagne, dans les environs de Salsbourg. 


13. BOULEAU glanduleux. Betula glandulofa. 
Mich. 


Betula foliis fubrotundo-obovatis , amenti fquamis 
femütrifidis, femineis cylindricis , ramis glandulofo- 
punééanis. (N.) 


Berula (glandulofa), pumila, ramis glandulofo- 
punctatis, glabris; foliis fubrotundo-obovalibus ,amenti 
quais femivrifidis ; capfulis orbiculatis , anguffe mar- 
ginatis. Mich. Flor. boreal. Amer. 2. pag. 180. 


Ce bouleau fe rapproche beaucoup du betula 
fraticofa par fon port & par les points glanduleux, 
épars fur Les rameaux ; il en diffère par fes feuilles , 
entières & cunéiformes à leur bafe; par fes chatons 
femelles , une fois plus longs & beaucoup plus 
gréles. Ses tiges s'élèvent peu. S=s rameaux font 
glabres , garnis de feuilles un peu arrondies , en 
ovale renverfé, obtufes à ieur fommet, denrées en 
fcie à leur contour, glibres à leurs deux faces. Les 
écailles du calice font divifées , jufque vers leur 
moitié , en trois découpures prefqu'égales ; les 
caplules orbiculaires , munies d'un rebord rrès- 
étroit. 


Cette efpèce a été découverte par Michaux à 
Ja baie d'Hudfon, fur le bord des lacs. B 
Botanique. Supplément. Tome I. 


BOU 


14. BOULEAU arbufts. Betula fruticofu. 
Betula foliis fubrotundo-ovatis , fubaqualiter fer- 


ratis , glabris ; amentis femineis oblongis. Willden. 


Spec. Plant. 4. pag. 466. n°. 15. 


689 


Betula (fruticofa), foliis rhomboïdeo-ovatis , 
aqualiter ferratis , glabris. PaMas , Flor. roff. vol. 1. 
pag. 62. tab. 40. — Willd. Arb. 42. 


Betula (humilis), foliis utrinque glabris, fimpli- 
citer ferratis ; ferraturis groffiufeulis , pedunculis fim- . 
plicibus , fquamis calicinis levibus. Schrank, Bavar. 
1. n°. 305. 


Cet arbufle , rapproché des deux précédens , en 
diffère par fes feuilles 2labres , par fes rameaux non 
glanduleux, par fes chatons femelles plus alongés. 
Ses tiges font peu élevées ; fes rameaux glabres, 
cylinériques , garnis de feuilles alternes , pétio- 
lées , ovales , un peu arrondies, glabres à leurs 
deux faces, un peu rhomboidales à leur bafe, 
dentées en fcie à leur contour; les dentelures éga- 
les, larges, prefqu’obtufes. Les fleurs font difpo- 
fées en chatons monoiques, axillaires ; les chatons 
femelles oblongs, cylindriques , pédonculés ; les 
pédoncules fimples ; les écailles calicinales liffes. 


Cet arbufte croît dans la Sibérie & dans la Ruf- 


fie. D 


15. BouLEAU des monts Carpates. Betula car- 
patica. Wiild. 


Betula foliis rhombeis, duplicato-ferratis, glabris, 
ba integerrimis ; ffrobilorum fquamis ciliatis ; lobrs 
oblongis , obliquè truncatis ; pertolis glabris, pedun- 
culo SPA Willd. Spec. Plant. 4. pag. 464. 
nHe los 


Betula carpatica. Walëft. & Kitaib. Plant. rar. 
Hungar. 


Ce bouleau eft peu connu. Ses feuilles font pé- 
tiolées , rnombodales, glabres à leurs deux faces, 
dentées en fcie à l:ur contour, entières à leur, 
bafe; les dentelures alternativement plus longues 
& plus courtss ; les pédoncules plus courts que les 
pétioles ; les chatons oblongs, garnis d’écailles 
ciliées à leurs bords, & divifés en lobes alongés, 
tronqués obliquement. Il croit dans la Hongrie. 


Obfervations. Forfter a recueilli à la terre de Feu 
une autre efpèce de bouleau, qu'il a nommée be- 
tula antartica , aflez femblable au bouleau nain, de 
la même grandeur, mais dont les feuiiles font plutôt 
elliptiques qu'arrondies , roides, épafles , très- 
luifantes en deffus, un peu en deffous, à peine 
veinées ; la nervure du milieu très-faillante; les ra- 

| meaux divifes en d’autres plus petits , nombreux , 
| falciculés, de couleur brune, 


Thunberg cite un bouleau du Japon ( £erula 


Î japonica), voifin des deux précédens, dont les 


i feuilles font ovales , un peu rétrécies à leurs deux 
Ssss 


BOU 


extrémités, dentées en fcie à leur contour, pubef- 
centes à leur face inférieur; mais comme il nous 
manque des détails fur les parties de la fruêt fica- 
tion, il eft difficile de décider fi cette plante ap- 
partient aux bouleaux ou aux aunes. 


690 


** Les AUNES, 


« Les Anciens ont parlé d2 l’aune commun, dit 
M. Desfontaines , & plufisurs des ufages auxquels 
il fert de nos jours ne leur étoient pas inconnus. 
Du tems de Théophrite, l'écorce étoit empl'ayée 
à teindre = cuirs. Pline dit que Les pilotis d’aune 
font &’une éternelle durée ; qu’ils peuvent fuppor- 
ter des poids énormes. Vitruve en parle à peu près 
dans les mêmes tenines. On l'employoit auf , 
comme aujourd'hui, pour faire des conduits d’eau 
fouterraine : on ie plantoit le long des rivières 
pour les contenir dans leur lit. » ( Pline, liv. 16, 
chap. 37 » 40, 42.) 

La divifion qui comprend les aunes a été bien 
moins enrichie que celle des boul:aux. L’a/nus 
oblongata d’Aiton, connu vulgairement fous le 
nom de bouleau de Conffantinorle , qui croit dans le 
midi de l’Europe , ne diffère de l’aune commun 
Calaus glutinofa j que par la forme un peu variée de 
fes feuilles, plus alongéss , oblongues ou ellipti- 
ques , privees d’ailieurs &e duvet cotonneux aux 
anjles de leurs nervures. Les deux efpèces fui- 
vantes ont des caraétères plus tranchés. 


16. BOULEAU crépu. Becula crifpa. Aït. 


Detula (alnus crifpa), fodis ovalibus , fubacu- 
ts, duplicato-ferratis ; [ubundulatis ; nervorumn axil- 
dis fusnudis ; fépulis laiè ovalibus , obtuffs. Mich. 
Fior. bor. Aimer. 2. pag. 181. — Air. Hort. Kew. 
5+ pag: 359. 

Alnus undulate. Wïl1. Spec. Plant. 4. pag. 336. 


Ses feuilles font ovales-oblongues, médiocre- 
ment aiguës, arron lies & quelquefois légérement 
échancrées en cœur à leur bafe, crépues &e pref- 
qu'ondulées à leurs bords , à double dentelure à 
Jeur contour, pileufes fur les pétiolss & en def 
fous fur leurs veines , prefque nu=s ou fans duvet 
aux aiffelles des nervures ; les ftipules lirges, ova- 
les, un peu alongées , obtufes à leur fommet. 


Cette plante croît au Canada & à la baie d'Hud- 
fon. h 


17. BOULEAU denticulé. Berula ferrulata. Ait. 


. Betula (anus ferrulata}, fipulis ovalibus , ob- 
eufis ; foliis lato-ovalibus , acutis ; amentis femineis 
oblongiufeulis. Mich. Flor. bor. Amer. 2. pag. 181. 
— Air. Horr. Kew. 3. pag. 338. — Abbor. Infeët. 
1. pag. 183. cab. 92. 


Betula rugofa. Ehrh. Beytr. 3. pag. 21. — Duroi, 


BOU 


Harok. 1. pag. 176.— Wangh. Amér. 86. tab. 29. 
fig. Go. 


Alnus ferrulata. Willd. Spec. Plant. 4. pag. 336. 


Arbriffeau peu élevé , dont les tiges fe divifent 
en rameaux fouples, d’un brun-foncé , garnis de 
feuilles alternes , pétiolées , ovales, finement der- 
tées en fcie à leur contour, glabres en deflus , lé- 
gérement pubefcentes en deilous , principalement 
fur leurs nervures, rétrécies en pointe à leur 
bafe , élargies & un peu acuminées à leur fommet; 
les ftipules ovales, obtufes. L<s chatons femeiles 
font coutts, mais plus cylindriques qu’ovales, à 
pédoncules rameux. 


Cette plante croît dans la Caroline & la Penfil- 


varie. Bb (F./) 


BOULEOLA : nom caraibe d’un ariftoloche 
des Antilles (ariffolochia trilobata Linn. }. 


BOULÉSIE. Bow/efa. Genre de plantes dico- 
tylédones, à fleurs complètes, polypétalées, ré- 
guiières , de la famille des ombelliières, qui com- 
prend des herbes exotiques à l'Europe, à feuil'es 
palmées ou lobéss ; les fleurs difpofées en ombelles 
fimples. 


Le caraétère effentiel de ce genre eft d’avoir : 


Des omtelles fans involucre > à trois fleurs feffiles ÿ 
les pétales égaux ; un fruit térraçone , prefque pyra- 
midal; les femences creufées d'un fillon far le dos. 


CARACTÈRE GÉNÉRIQUE. 


Chaque fleur cffe : 


1°, Un calice fort petit, à cinq dents courtes , 
adhérent à l’ovaire ; l’involucre nul ou compofé 
de petites falioles prefque fétacées. 


L — 
2°, Une coro/le régulière ; compofée de cinq 
pétales égaux. 
3°. Cinq éramines , dont les filamens font courts, 
terminés par des anthères ovales-arrondies. 


9, Un ovaire adhérent avec le calice, furmonté 

de deux ftyles feracés & de deux ftigmares aigus. 

Le fruis eft un peu pyramidal , hér'ff$ de poils 

rudes, très-courts, divifé en deux femences creu- 
fées d’un filon fur le dos. 

O'fervariens. Ce genre aété ét:b'i par MM. Ruiz 

& Pavan pour quelques plantes du Pérou; fs l'ont 

dédié à G. Bewles, favaur efpasnol, autecr d’une 

introduétion à l’hittoire naturelle de l'Efpagne & 
à fa géographie phyfique. 


EsPÈCESs. 


1. BOULÉSIE palmée. Bowlefia palmara. Ruiz & 
Pavon. 


BOU 


. Bowlefa foliis palmatis, multipartitis ; lobis La- 
ctniatis , lateralibus bipartitis. Ruiz & Pav. Flor. 
peruv. 3. pag. 28. tab. 251. fig. A. 


Plante herbacée, hifpide , haute de deux pieds, 
dont les racines font gréles & fibreufes ; les tiges 
couchées, filiformes, fiftuleufes , ftriées, angu- 
leufes, dichotomes à leur fommer; les feuilles 
alternes ; Les fupérieures oppofées , longuement 
pétiolées , palmées, parfemées de petits poils en 
étoile ; les lobes très-profonds, laciniés ; les fleurs 
difpofées en une ombelle fimple , à l'extrémité 
d'un pédoncule axiilaire, terminé par deux ou 
trois fleurs pédicellées , fans involucre. La corolle 

.eft blanche, petite ; les pétales égaux; le fruit 
petit, pyramidal, hériflé de poils en étoile , fe 
partageant en deux femences pales. 


Cette plante croît fur les collines, au Pérou. 
(Ruiz & Pavon.) 


2. BOULÉSIE lobée. Bowlefia lobata. Ruiz & 
Pavon. 


Bowlefia foliis lobatis, longè petiolatis. Ruiz & 
Pavon, Flor. peruv. 3. pag. 28. tab. 251. fig. B. 


Ses tiges font grêles, couchées, nombreufes, 
rameufes , légérement flriées , hériffées , ainfi que 
toute la plante, de poils courts; fes feuilles op- 
poées , larges, en cœur, à cinq ou fept lobes 
ovales , traverfés de cinq à fept nervures; les pé- 
tioles très-longs, adhérens par leur bafe, munis 
de perites ftipules linéaires, fubulées, blanchâtres, 
fcarieuf-s. Les pédoncules font axillaires , filifor- 
mes, beaucoup plus courts que les pétioles, fou- 
tenant une petite ombelle fimple , à trois ou cinq 
fleurs prefque fefiles , d’un blanc-jaunâtre, entou- 
rées d’un involucre affez femblable aux flipules ; 
les femences ovales. 


Cette plante croît fur les hautes montagnes du 
Pérou. ( Ruiz & Pav.) 


3. BOULEÉSIE blanchâtre. Bow/e/fa incana. Ruiz 
& Pavon. 


Bowlefia foliis reniformibus, crenaro-lobaris, Ruiz 


& Pav. Flor. peruv, 3. pag. 28. tab. 268. fig. A. 


Plufieurs tiges couchées , étalées, divergentes, 
chargées de poils blanchâtres, fe divifent en quel- 
ques rameaux très-courts ; elles fupportent de pe- 
tites feuilles oppofées, réniformes, à cinq ou fept 
lobes épais , crénelés ; les pétiolzs un peu plus 
longs que les feuilles ; les ftipules fcarieufes , pe- 
tites , fubulées ; les pédoncules axillaires, folitai- 
res, très-courts ; les ombelles fimples , à trois 
fleurs ; leur involucre femblable aux ftipules ; les 
pétales petits, blanchâtres ; les femences ovales. 


Cetre plante croît au Pérou, fur les collines. 
(Ruiz & Pav.) 


B'O°UÙU 691 


BOULET DE CANON. On nomme ainfi, À 
Cayenne, le couroupite , parce que fon fruit a la 
forme & Je volume d’un boulet. ( Voyez Cou- 
ROUPITE.) 


BOULETS : noms dérivés du latin Boletus , fous 
lequel les Provençaux & les Læiguedociens déf- 
gnent le champignon ordinaire ou champignon 
des couches. 


BOULETTE : nom donné par quelques auteurs 
à l'echinops, parce que fes fleurs font difpofées en 
tête. On l’a donné aufi, pour la même raifon , à 
la globulaire & au fpheranthus. 


BOULIGOULOU. Les payfans de la Provence 
donnent ce nom à la chanterelle (cantarellus }, 
efpèce de champignon bon à manger. 


BOULOU , BULU. « Ce mot, chez les habi- 
tans des îles malaifes , dit le favant M. du Petit- 
Thouars, fignifis poils, cheveux, plumes ; il fe re- 
trouve aufli dans la langue de Madagafcar , mais 
plus ordinairement changé en voulou. Chez ces 
deux peuples il fignifie de plus les Bambous , qui 
font femblables à des panaches. A Madagafcar , 
ces finguliers végétaux couvrent prefqu’exclufive- 
ment une furface coufidérable de terrain, occupé 
par les montagres fecondaires qui fe trouv.nt 
entre les bords de la mer & les grands élévations 
du centre. Cette bande de pays eft la plus propre 
à la culcure. 


» Les Madécaffes, comme les peuples de l'Inde, 
tirent grand parti des bami-ous, dont ils ont plu- 
fleurs efpèces Hifi. Li plus utile ef auffi la 
plus commune; elle acquiert un tiamètre confidé- 
rable , de li gr: eur de la cuiffe , à p:u près. Ses 
parois font très-minces, en forte qu'en faifant 
fauter les cloifcns, on à à peu d: fiais des vafes 
très-légers. Il paroît que c’eft l'efpèce décrire EN 
Rumphe fous le nom d’arundo vafria. Les habi- 
taus en forment ui inftiument le iufique des plus 
fimples. A cer c ffet ils prenaient ua de fes entre- 
nœuds , longs d’un pi-d à ; eu près; iis dérachent 
dans toute la longu-ur quaire lanières minces, 
qui reftent atrachees à chaque bout : ce font des 
efpèces de cordes qu'ils accordent, en pliçane 
fous chacune u : petit morceau de bois en forme 
de chevalet : c’eft une efpèce de guitare. Si une 
corde cafle , on d ‘coupe à côté une autre lanière, 
& ainfi de fuite, jufqu'à ce que route là furface 
foit em,loyée. » 


BOUQUETINE. ( Voyez BoucAGe. Pimpi- 
nella.) 


BOURASAHA. Burafuia { Pet. Th. Gen. nov. 
Madag. n° 62) :nom qu Î:s habtans de Mada- 
gifcar donnent à un arbuft. grimpant de leur pays, 

Ssss 2 


Goo BOU 


«il doit, dit M. du Perit-houars, former un 
genre nouveau, dont voici les caraétères : 

» Les fleurs font dioiques, compofées, dans 
les deux fexes, d’un calice à fix folioles , d’une 
corolle à fix pétales ; fix étamines dans les flurs 
mâles, réunies à leur bafe; les anthères adnées 
aux filaraens ; lés éramines ftériles dans les fl:urs 
femelles ; trois ovaires, auxquels fuccèdent au- 
tant de baies ovales, monofpermes, contenant 
chacune une femence hériflée de papilles fingu- 
hières, entre lefjuelles réfide une humeur vit- 
queufe très abondante ; ce qui la rend très-d fi- 
cie à manier; elle eft marquée , fur le coté inté- 
rieur, d'un filon profond, remplie par un péri- 
fperme charnu, à la bafe duquel fe trouve un 
embryon, dont les cotylédons font larges , écar- 
tés l'un de l'autre, & féparés par une membrane 
très-mince. » 


Jufqu’à préfent on ne connoît qu'une efpèce 
qui appartienne à ce genre : c'eft un arbulte foi- 
ble, s'appuyant fur les végétaux voilins. Ses feuil- 
les fonc alternes & un peu écartées ; elles font 
pétiolées & compofées de trois folioles ovales, 
longues de trois pouces, larges de deux, d’un 
vert-fombre & liffe. Les fleurs font petites , ver- 
dâtres, & naiffent aux aifelles des feuilles fupé- 
rieurés , en grappe compolée. 


Cet aibufte, d’après ces caraétères , vient fe 
ranzer, dans l’ordre naturel , près des anones. On 
pourroit préfumer qu'il doit faire partie de l'ordre 
des ménilpermes ; mais Ja forme de fon embryon 
& de fon périfperm= le diftinguent fortem- nt du 
genre caapeba où ciffampeios & du menifpermum, 
dans lefquels ces partizs font différemment con- 
formées. Comme M. du Petit-Thouars fe propofe 
de publier ce genre 8 d’éclaircir ces difh.ulrés 
d'ivrès fes propres obfervations, il faut lui en 
abandonner le (oin, & attendre la fuite qu'il doit 
donner à l'ouvrage commencé fur les plantes de 
Madagafcar. 


BOURDAINE ou BOURGÈNE : nom vulgaire 
du frangula , dont les anciens botaniites frmoient 
uo genre diftinét du nerpruu (rhumnus Linn.). 
Tournefort, n’appercevant pas dans celui-ci les 
pétales , qui font très-petits, prenoit fon calice 
pour une corolle, & la difoit monopétale , en 
ajoutant que la baie contenoïit quatre graines. 
Dans le frangula, au contraire, il admettoie ure 
fleur roficée, compotée de plufeurs pétales, 
parce qu'ils étoient plus apparens ; & ce qu'il pre- 
poit ailleurs pour coroile , redevenoit ici calice : 
de plus, il ne voyoit que deux femences dans le 
fruic du frangula. Linné , trouvant une organifa- 
tion à peu près conforme dans les deux genres, 
ainfi que dans l’alaterne , le jujubier & le paliure, 
les avoit tous rapportés au nerprun , en indiquant 
les pétales fous le nom d’écailies, & le calice fous 


te lo 0 rw 


BOU 


elui de corolle, Depuis on'a détaché les deux der- 
niers genres, fufhfainment difti: éts 5 mais labour- 
daine eft reftée confondue avec le nerprun , dent 
elle différe feul:ment par le nombre des pétales 
& des étamines , porté à cinq au lieu de quatre. 
(Voyez NERPRUN.) 


BOURDON DE SAINT-JACQUES ox ROSE 
TRÉMIERE. C'eft lalcea de Linné. ( Woyez 
ALCEE }) 


BOURGONI : nom galibi d’une efpèce d’acacie 
de la Griane (mimofu bourgoni), décrite & figurée 
par Aubler, pag, 041 , tab. 358, dont les fleurs 
ont en épis & les feuilles finplement ailées , 
comme celles du mimofu fegifolia , avec lequel 
cette plante a beaucoup de rapport. 


BOURGUÉPINE : nom donné par le traduc- 
teur de Dalechamp à deux plantes d’un genre & 
d'une famille différens. L'une eft le nerprun (r4arm- 
nus ); l'autre elt le phyllirea , que Daïlechamp 
nomme apharca où bourguépine de Montpellier, où 
épine de Bourgogne. Dalechamp lui-même eft en 
doute de favoir fi la plante qu'il défigne fous le 
nom de bourguérine de Montpellier eit l'apharca où 
le phyllirea de Y'néophrafte. Il paroit pencher pour 
cerié dernière opinion, avec d'autant plus de rai- 
fon, que l1 figure qu'il en donne, eft celle du 
phyllirea lacifoïsa Linn. 


BOURRACHE. Borage. (Voyez les Iuftra- 
tioss des Genrés , tab. 94, fig. 1, borago oficrnalis 
Linn., & fix. 2, borago indica Linn. El exit: tant 
de rapports énire plufisurs borraginées, tel'es que 
la bourrache, la buglofle, &c., qu'il eft dificile 
de décider f la piante que les Anciens, comme 
Pline, Drofcoriie, appeloient bugloffe , elkxéelle- 
ment notre bourrache ; ce qui efl affez probable: 
Aureite , L'erreur fur ces deux plantes n’a pas grand 
inconvéniert dans les ufages économiques , ayant 
tuutes deux les mêmes propriétés, E pouvant êre 
fubitituées l'une à l’autre. Le nom de bourracñe 
n'étoit point connu au tems des Anciens. On pré- 
tend qu'on le doit aux habitans d: Ja Lucanie dans 
le royaume de Naples , qui appelerent cette plante 
corrago , & , par changement du c en b, borrago, 
parce que fon infufion dans du vin réjouit & tor- 
üfie le cœur , propriétés que Diofcoride attribue 
à fa bugloffe. La bourrache seit acclimarée en Eu- 


‘rope depuis quelques fiècles ; elle eft originaire 


du Levant. Je l'ai trouvée en Barbarie, ainfi que 
l'éfpèce fuivante , qui n'avoit pas encore été dé- 
couverte. 


6. BOURRACHE à longues feuilles. Borago Lon- 
g'folia. Poir. 


Borago foliis dineari-lanceolatis , [effilibus , alter- 
nis ; calicibus baff hirfutiffémis. Poirer, Voyage en 


Bi O0: EU 


Barb. vol. 2. pag. 119, & Edit. germ. vol. 2. pag. 
257. fg. 2: — Lam. illuftr. Gener. 1. pag. 410. 
n°. 1847. 


Borago (longifolia ), caule ereéto , pilofo ; foliis 
Jparfs, feffiliôus, lanceoluris ; calicious hifpidis , 
floribus paniculatis. Desf. Flor. atlant. 1. pag. 162. 
tab. 44. 


Semblable , par fa corolle, à la bourrache off- 
cinale, cette efpèce en diffère furrout par fes 
feuilles fethles , linéaires-lancéolées, aiguës , très - 
entières , longues de fix à neuf pouces, larges 
d'environ un pouce, parfemées en deflus de poils 
courts, hérifiées en déffous fur les nervures lon- 
girudinales, Les racines font dures, tortueufes , 
prefqué ligneufes , ranifiées ; les A£urs difpotées 
en une pauicule terminale ; les pédicelles iriclinés ; 
les calices tres-pileux à leur bafe, à cinq décou- 
pures. étroites, lancéolées, de la longueur de Ja 
corolle ; cinq écailles obtufes , éch .ncrées à l'eri- 
fice du tube ; les fiiimens très courts, point ar- 
QueR quatre femences Liffes, oblongues, ob- 
tufes. 


J'ai trouvé cette plante en Barbarie , aux envi- 
rons de Lacalle , {ur le bord des ruiffeaux ; elle a 
été épalement obfervée aux environs d'Alger par 
M. Desfontaines. Elle fleurit au commencement 
du printems. % (W. v.) 


: 7. BouRRACHE de Crète. Borago cretica. 
Willd. 

Borago hiffida , foliis ovatis ; corollarum laci- 
nùs refiexis, linearibus. Desfo:t. Coroll: pag. 26. 
tab. 17. — Wilid. Spec. Plant. 1. pag. 778. 


Borago cretica , flore reflexv , elcgantifimo, fuave 
rubente. Tuurn. Coroll. 6, & Velins du Muf. 


Cette efpèce fe d'flingue par fes feuilles ovales, 
à peine aiguës, entères , lég‘rement ondulées, 
d'un vert-pale, pileufes ; les inférieures pétio- 
lées , les fupérieures prefque fefiles; les fleurs 
difpoiees en une grappe lache, à Pextrémité de 
chaque rameau; les calices très-couts ; les divi- 
fions droites, ovales , aiguës; la corolle d'un rofe- 
pale , à cinq divifions profondes, étroites , linéai. 
res, creufées en gouttiere & réflechiss; le tube 
court, cylindrique ; les anthères petites & bleuà- 
tres; un liyle gréle ; deux ligmares fort petits. 

Certe plante a été découverte par Tournefort 
fur ie mont Ida. 


8. BourRACHE à fleurs lâches. Borago laxi- 


flora. 


Borago foliis ovatis, obtufis ; floribus fubfolita- 
rits , longe pedunculatis. (N.) 


Ses tiges fonc grêles , rameufes , herbacées ; les 
feuilles rudes, ovales, entières ; les inférieures 


BOU 603 


péticlées , les fupérieures prefque feffles ; les 
fleurs axilaires vers l'extrémité des rameaux, 
pæfque folitaires, laches ; les pédoncules urifio- 
res , fimples , filiforines , plus longs que les feuil- 
les , rudes ,ainfi que les autres parties de la plante; 
le calice à cinq découpures prefque fubutées ; la 
corolle petite, d’un bleu-vif, un peu plus longue 
que le calice , à cinq divifions médiocrement éta- 
lérs, ovaies, atauës ; les aothères prefque feffiles, 
longu:s, fagittées ; le ffigmate obtus. 


Cette plante eft cultivée au Jardin des Plantes 
de Paris. Sun lieu natal ne m'eft point connu. 
(VF :v.) , : ; 


9. BOURRACEE à feuilles épaifles. Borago craf- 
fifolia. Vent. 


Borago glauca , caule levi, foliis decurrentibus, 
Juprà féaserrimis ; corolla luciniis lineari-lanceola- 
Lis, patentiffimis , inaqualibus. Vent. Hort. Ceif, 
pag. & tab. 100. 


Cette plante fe diftingue facilement de toutes 
les autres efpèces de ce genre par fes tiges glau- 
ques & lifles , par fes feuilles charuues , fefhles , 
lancéolées, aiguës , glabres à leur furface inté- 
rieure , excepté {ur leur principale nervure ; par- 
femées, en deflus & à leurs bords, de tubercules 
avec un aiguillon crochu ; les pedoncules folitai- 
res, axilaires , plus courts que les feuil'es, à une 
feule , rarement à plufeurs A-urs ; le calice ven- 
tu, pentagone, à. cinq d#eoupures lancéolées , 
aiguës , hériflées fur leurs angles ; la corolle cou- 
leur de chair, à cing divifions linéaires , obtafes, 
inégales ; les étamiines inégales ; les anthères jau- 
nes, fagittées, inégales, creufées de quatre fil- 
lons ; le fruit pendant, érbiculaire; auatre femen- 
ces noirâtres, ovales, aiguës, comprimées. Le 
nombre des parties, dans la fruétification, varie 
quelquefois de quatre à cinq. Plufieurs des ovaires 
avortent fouvent, & ne produifent que deux ou 
trois femences. 


Cetre plante a été trouvée eh Perfe par MM. 
Bruguière X Olivier. 


BOURRA-COUPRA. Dans Ja Guiane hoilan- 
daile on nomme ainfi, au rapport de Stedman , 
l'arbre appelé bois de Lettres dans la Guiane fran- 
çaife, décrit par Aublet fous Le nom de piratinera. 
(Voyez PIRATINIER.) 


BOURREAU DES ARBRES : nom donné au 
celaffrus fcandens, dont la tige grimpante embraffe 
le tronc des arbres , & les ferre tellk:ment qu'elle 
les étouffe & les fait périr. (Voyez CELASTRE.) 


BOURSE A BERGER , BOURSETTE , TA- 
BOURET : noms vulgaires du ck/afpi burfa pafto- 


- ris ; dont la petite filique, de forme triangulaire 


& femblable à une bourfe , la diftingue de routes 


694 BRA 


fes congènères. Céfalpin la nommoit cap/ella | & 
Jon pourtoit rigoureufement en faire un genre 
féparé. Cette plante varie beaucoup dans la forme 
& la grandeur de fes feuilles. ( Voyez Ta- 
BOURET.) 


BOURTOULAIGA : nom languedocien du 
pourpier. On le donne auf à l’efpèce d’arroche 
qui lui reffemble ( asriplex portulacoides Linn. ). 


BOUTEILLAOU : nom languedocien de l’o- 
livier. 


BOUTON D'OR : efpèce de renoncule (7a- 
nunculus acris Linn. }), dont la fleur jaune fe dou- 
ble aifément par la culrure , & qui devient alors 
un des ornemens de nos parterres. Une autre ef- 
pee ( ranunculus platarifolius Linn.), à fleurs 

lanches doubles , également cultivée , porte le 
nom de bouton d'argent. 


BOUTON ROUGE. On nomme ainf , dans le 
Canada, l'efpèce de gainier qui y eft indigène 
(cercis canadenfss Linn.). 


BDOWLESIA. ( Voyez BOULÉS:E, Suppl.) 


BOYAU DE CHAT. On donne ce nom à une 
efpèce d’ulve (u/va inteflinalis), qui elt tubulée 
en forme d’'inteilins. 


BOYAUX DU DIABLE : nom donné, dans 


Jes Antilles , à quelques efpèces de falfepareille 
( fnilax Linn. ). 


BRABEJUM. ( Voyez BRABE1 , & Illuftr. Gen. 
tab. 847.) 


BRACELETS. On donne ce nom dans les An- 
tilles, fuivant Plumier , aux goufles d’une efpèce 
d’acacie (mimofa unguis cati Linn.), qui font con- 
tournées en forme de bracelets. Dans les mêmes 
îles on nomme le jacquinier bois bracelet. 


BRACHIOBOLE. Brachiobolus. Allioni nomme 
ainfi les efpèces de fifymbre de Linné, à filiques 
courtes, qui conftituent Je radicula de Haller, le 
reripa de Scopoli. 


BRACHIOGLOTTIS. ( Voyez BRACHIOGLE , 
& IH. Gen. tab. 677.) 


BRACHYSTEMUM : genre établi par Mi- 
chaux, qui a de grands rapports avec fon genre 
Fycranthemum , & dans lequel il a fait entrer quel- 
ques efpèces de thym; il a été mentionné à la 
fuite des thyms. ( Voyez ce mot.) 


BRADLÉE. Bradleia* nom fous lequel Gærtner 
a céfigné un genre de plantes nommé auparavant 


BR A 


glochidion par Forfter , & dont le caratère géné 
rique a été préfenté par M. de Lamarck à l’article 
GLOCHIDION ; mais comme depuis ce même fa- 
vant a adopté, dans fes {/:ffrarions des Genres , le 
nom de Gærtner, je mentionnerai ici les efpèces, 
renvoyant, pour l'expofé du caraétère générique, 
au mot GLOCHIDION. 


ESPÈCES. 


1. BRADLÉE de Chine. Bradleia finica. Gærtn. 


Bradleia pedunculis folitariis , axillaribus ; foliis 
lanceolatis. Willden. Spec. Plant. 4. pag. $91. — 
Gærtn. de Fruét. & Sem. 2. pag. 127. tab. 109, 
fig. 1. — Lam. Iiluftr. Gen. tab. 772. fig. 1. 


Arbufcula finica, anona dulcis folio non fplen- 
dente ; fruëlu ex foliorum alis compreffo , parvo , or- 
bicularr, firiato , duro. Pluk. Amalth. 35. tab. 368. 
fig. 1. 


Atbriffeau dont les rameaux font glabres, al- 
ternes , elancés , p:efque cylindriques, garnis de 
feuilles fefiles, ait:rnes, lincéolées, glabres , en- 
tières, un peu finuées à leurs bords, aiguës, à ner- 
vures fines , ramifi-es. Les fleurs font axillaires ; 
folitaires , foutenues par des pédoncules fimples, 
uniflores , beaucoup plus courts que les feuilles ; 
elles produifent pour fruit une capfule dure , pe- 
tite, glcbuleu‘e, comprimée , ombiliquée à fes 
deux faces, à fix ou huit côtes, compofee d'autant 
de coques ; chaque coque à deux valves, conte- 
nant deux femences placées l’une fur l’autre, d’un 
rouge-écarlate , anguleufes, arrondies. 


Cette plante croit en Chine. 


2. BRADLEE glochidion. Bradleia glochidion. 
Gærtn. de Fruét. & Sem. 2. pag. 128. tab. 109.— 
Lam. Iluftr. tab. 772. Gg. 3. — Forit. Nov. Gen. 
(Voy. GLOCHIDION ramiflore, vol. 2. pag. 753.) 


3. BRADLÉE de Ceïlan. Bradleia 7eylanica, 
Gærtn. 1. c. — Lam. Ill. tab. 772. fig. 2. 


Cette efpèce n’eft encore connue que par fes 
fruits. Son calice eft, non à cinq folioles , mais 
d’une feule pièce , à cinq découpures perfiftantes; 
les capfules légérement pédicellées fur un pédon- 
cule commun, globuleufes , un peu comprimées , 
ftriées & non toruleufes, glabres, à fix coques ; 
chaque coque bivalve, contenant deux femences 
arrondies , convexes d'un côté , planes de l’autre. 


Cette plante croit à l'ile de Ceilan. P 


4. BRADLÉE des Philippines. Brad/eia philip- 
pica. Cavan. 


Brad!/eia caule arboreo ; foliis lanceelatis, glabris; 
foribus uxillaribus , numerofis. Cavan. Icon. Rar, 
4. pag. 48. tab. 371. 


| 


BRA 


Bridleia (philippenfis) , pedunculis axillaribus , 
aggregatis ; foliis lanceolatis. Wild. Spec. Plant. 
4: pig. $92. 


Ses tiges s'élèvent à la hauteur de douze pieds, 
divifées en rameaux nombreux, tomenteux dans 
leur jeuneffe , garnis de feuilles alternes, médio- 
crement pétioléss , lancéolées, rrès-entières ; les 
fleurs fort petites, nombreufes , axillaires , pédi- 
cellézs ; le calice divifé en fix folioles ovales, 
blanchâtres , perfiflantes. Les étamines n’ont point 
été obfervées. Les fleurs femelles ont un ovaire 
globuleux , plus grand que le calice ; un ftyle 
court, un ftigmate à fix rayons : il leur fuccède une 
eapfule orbiculaire , très-comprimée à fes deux 
faces, à fix côtes, divilée en fix loges, contenant 
des femences lenticulaires, rougeätres & luifantes, 
deux dans chaque loge. 


Gerte plante croit aux iles Philippines. B (Def 
cript. ex Cavan. ) 


BRAGANTIE à grappes. Bragantia racemofa. 
Lour. 


Bragantia foliis lanceolatis , integerrimis ; racemis 
axillaribus. Lour. Flor. cochin. 2. pag. 645. 


Genre de plantes à fleurs incomplètes , de la fa- 
mille des ariftoloches , établi par Loureiro pour 
uo arbriffleau de la Cochinchine , qui offre pour 
caractère eflentiel : 


Un calice nul ; une corälle monopétale ; Le tube glc- 
Buleux, fillonné ; Le lime à trois découpures égales ; 
une capfule oblongue, tétragone, à quatre loges, à 
quatre valves ; des femences nombreufes. 


Cet arbriffeau s’étève à la hauteur d'environ 
cinq pieds; il porte, dans le pays, le nom de Aoa- 
denmouc. Ses rameaux font garnis de feuilles affez 
grandes , alternes , lancéolées, très-entières. Les 
fleurs font rouges , difpofées en petites grappes ; 
elles n'ont point de calice (ou plurôt de corolle, 
felon Juffieu ). Cette corolle , adhérente à l'ovaire 
par fon tube , eft monopétale ; fon tube glandu- 
leux , fillonné. terminé par un limbe partagé en 
trois découpures égales. L’ovaire eft oblong , fur- 
monté d’un ftyle epais , cerminé par un fligmate 
concave , portant à fes bords fix anthères feffiles : 
il lui fuccède une capfule alongée , adhérente avec 
Ja corolle , à quatre angles , à quatre valves, à 

uatre loges, remplies de femences triangulaires, 
difpolées fur un feul rang. 


Cette plante croit fur les montagnes, à la Co- 
chinchine. B 
BRAGANTIA. ( Voyez BRAGANTIE.) 


BRAGANTIE. Vandelli, dans un fafcicule de 
plantes publié en 1771, a décrit une plante du 
Bréfil, dont le fruit eft encore inconnu, ainf que 


BR A 695 


fa place, dans Ja éiftribution naturelle des végé- 
taux. C’eft, d’après cet auteur, une plante à tige 
lLoneufe , à feuilles oppofées & veluss. L:s fl:urs 
font difpofées en tête à l'extrémité des riges, en- 
vironnées de huit feuilles en verticilles , velues, 
très-aigués, en forme d’involucre. On diftingue 
en deflous , un peu plus bas, cinq autres feuilles, 
& puis quarre extérieures de même forme, & dif- 
poféss de la même manière. Chaque fleur eft com- 
pofée d’un calice propre, profondément divifé 
en fept parties, deux plus extérieures. La corolle 
eft d’une feule pèse , cylindrique , entière à fon 
limbe ; elle renferme quatre ou cinq éramines (ail- 
lanres ; un ovaire libre, furmonté d’un ftyle court, 
terminé par deux figmates. 


BRAIETAS : nom languedocien de l'oreille 
d'ours. En Picardie on nomme aufñi braiette la 
primevère. 


BR AINVILLIERE. Ce nom, qui rappelle celui 
de la Brainvilliers, condamnée , dans le dix-fep- 
uème fiècle, pour caufe d’empoifennement, a été 
donné pour cette raifon, dans les Antilles , au 
fpigelia , plante regardée comme malfaifante. On 
lui attribue cependant la propriété de tuer les 
vers ; ce qui l’a fait nommer fpigelia anthelmia. 
C’eft encore l'arapabaca du Bréfil , nom qui avoit 
été adopté par Plumier. ( Woyez SPIGÉLIE, 
N°02 le) 


BRAMIA. ( Voyez Pr AM1IF.) M. de Lamarck, 
ayant d'abord forme ur genre particulier de cette 
plante, re l'a confidéré enfuire que comme une 
variété du gratiola monriera. ( Voyez GRATIOLE 
portulacée , n°, 6.) Célle-ci avoit été nom- 
mée monniera par Bernard de Jufieu, nom em- 
ployé par Aubler pour une autre plante, & qui 
a été confervé. M. de Lamarck penche d'ailleurs 
pour l'opinion de Brown & de Juflieu, qui penfene 
que le gratiola monniera Linn. doit former un genre 
particulier , en y réuniffant les autres efpèces de 
gratiole qui ont quatre étamines ; parmi lefquelles 
fe trouveroit l'ambuli, Loureiro , du même avis, 
a établi ce genre fous le nom de féptas ; mais il à 
déjà été adopté pour un autre genre. 


BRANC-URSINE ou BRANCHE-URSINE : 
noms donnés par les Anciens à plufeurs plantes 
très-différentes entr'elles : 1°. à l'acanthe vulgaire 
(acanthus mollis Linn.), qui eft la branc-urfine 
ordinaire de Matthiole ; 2°. au cnicus oleraceus 
Linn. ou charden des pres de Tragus, qui eft la 
branc-urfine fauvage ; 3°. au carduus tuberofus 
Linn. , autre branc-urfine fauvige de D:lechimpg 
4°. à l’acanchus fp:nofus Linn., qui eft ia branc-ur= 
fine piquante de Lobel. Enfin, la berce ( Aeracleumæ 
Linn. } porte le nom de fuuffe branc-urfine, 


BRANCHIELLE : nom que Bridel a donné à 


6,6 BRE 
un genre de mouffe, dont les efpècss font des yp- 
num de Linné. 


BRASENIA. Nous ne connoiffons ce genre 
de plantes que par la defcription qu'en donne 
Schreber dans fon édition du Genera Plantarum ; 1] 
le rapporte à l1 polyandrie décagynie de Linné, & 
lui affigne pour caraétères : 


Un calice d'une feule pièce, coloré & perfiffant, à 
fix divifions profondes , dont Les trois alternes inté- 
rieures font plus longues & plus étroites ; dix-huit à 
vingt-cinq étamines attachées au réceptacle, & plus 
courtes que le calice; cinq à dix ovaires comprimés, 
Jurmontés chacun d’un flyle & d'un fligmaie , qui fe 
convertiffent en autant de capfules un peu charnues , 
oblongues , aiguës , comprimées , qui ne s'ouvrent pas, 
& contiennent dans une feule loge deux ou trois fe- 
mences, 


Schreber ajoute que cette plante a de l’affinité 
avec fon zeétris, qui eft le cabomba d’ Aublet. Cette 
indication & l’enfemble des caraétères font préfu- 
mer que le br1f#ria eft une plante aquatique, & 

w’elle doit , dans l'ordre naturel, fe rapprocher 
LE lalifma & du butomus. (Ju. ) 


BRASILIUM. Gmel. Syft. Nat. 417. C’eft le 
même genre que celui qui a été nommé par M. de 
Lamarck érafiliaffrum. (Voyez BRESILLOT & TA- 
RIRI. ) 


BRASSICA. (Voyez CHou.) 


BRATHYS. (Voy. BRATIS & MILLEPERTUIS, 
ñ°.210) 


BRAUNEA : genre établi par Willdenow pour 
une efpèce de menifpermum , qui a été décrite fous 
le nom de menifpermum radiatum Lam. ; elle diffère 
des autres efpèces par fon calice à trois folioles , 
par à corolle à trois pétales , tant dans les fleurs 
males que dans les femelles. Les premières font de 

Jus munies d'un appendice compofé de fix écail- 
je ; fix éramines. Dans les femelles , point d'ap- 
pendice ; trois ftyles ; une baie à trois coques. C’eft 
le meni‘permum glabrum Kœnig , le braunia menifper- 
moides Willd..Spec. Plant. 4, pag. 797. ( Voyez 
MENISPERME, n°. 18 


BREDEMEYER A à fleurs nombreufes. Brede- 
meyera floriburda. Willd. 


Bredemeyera foliis oblongo-lanceolatis , inteoris ; 
foribus dense paniculatis. (N.) Wiild. Spec. Plant. 
3. pag. 898, & Nov. Aét. Soc. Nat. Berol. 3. pag. 
412. tab. 6. 


. Genre de plantes établi par Willdenow, de la 
famille des légumineufes, dont le caractère effen- 
tiel confute dans : 


Un calice à troïs.folioles ; une eorolle papillonacée ; 


BRE 


d'étendard de déux pièces ; une noix à deux loges, 7e- 
couverte d'un brou. 


Aïbrifleau de cinq à huir pieds de haut, 
dont les rameaux font garnis de feuilles préfqu'al- 
ternes , médiocrement périolées, liffes , oblon- 
gues-lancéolées , très-entières, veinées , longues 
de deux à trois pouces. Les fleurs font jaunes, pe- 
rites, nombreufes , difpofées en une panicule ter- 
minale très-rameufe , munies chacune d’une petite 
braétée linéaire à la bafe de chaque pédicule. Le 
calice eft glabre, à trois divifions très-profondes; 
la corolle petite, papillonacée ; fon étendard com- 
pofé de deux pétales ; dix étamines diadelphes 
un ovaire qui fe convertit en un drupe, contenant 
une noix à deux loges. 


Cette plante croît aux environs de Caracas, 
dans l Amérique méridionale. B 


BREDES ox BRETTE. Ce mot ef le portugais 
bredos , qui lui-même eft une altération du grec 
bliton & du latin élitum. Ce nom fervoit, chez les 
Anciens, à céfigner une plante fade, en ufage 
dans leur cuifine : auff les botaniftes modernes 
l'ont-ils appliqué fucceffivement à un grand nom- 
bre de plantes qui toutes, à raifon de leur faveur 
fade , peuvent être mangées , moyennant un affai- 
fonnement, telles que plufieurs arroches (arri- 
plex), des anférines (chenopodium ) , des amaran- 
thes (amaranthus) , &c. Linné a enfin borné le 
bditum aux plantes connues fous le nom vulgaire 
d’épinard-fraife. M. du Petit-Thouars a faic à l’Ile- 
de-France , fur l'emploi du nom érerte ou brèdes , 
des recherches fort curieufes 8e ineéteffantes x 
dont nous allons préfenter l'extrait. 


« Le plus grand nombre des Européz2ns, dit:il, 
qui arrivent pour la première fois à l'Ile-de-France 
ou dans l'Inde , regardent comme une chofe ex-, 
traordinaire l'habitude où l’on eft d’y manger 
beaucoup de plantes herbacées, cuites ee beau- 
coup d’apprér, compriles fous le nom colleétif de 
brèaes. Cet ufage eft pourtant de tous les piys & 
de rous les tems; mais il paroïît encore plus ré- 
pandu dans les Indes , principalement chez toutes 
les nations dont le riz fait la bafe de ïa nourriture. 
Tous ces peuples tirent des végétaux la plus grande 
partie de leurs alimens. Pour en corriger la fadeur 
naturelle & donner du ton à l'eftomac, ils y mé- 
lent plufeurs épiceries qui croiffent pour ainfi 
dire fous leurs mains, & prefque fans culture : 
telles font les différentes efpèces de capficum,, le 
curcuma , le gingembre, le poivre , &c. » 


Ces mets finples étoient pareïllement très-, 
communs chez les Grecs & chez les Romains : 
c’eft ce que .ces derniers nommoïent o/us, mot 
que nous traduifons par légume , en lui donnant 
beaucoup plus d’extenfion. On pourroit donner 
une très-longue lifte de plantes qui portent le nom 

Î de brèdes à l'Ile-de-France , parce que Jes Noirs: 
| j inangent 


BRE 
mangent fouvent, prefque fans choix , un grand 


nombre d'herbes, pourvu qu’elles foient tendres. 
Voici les plus effencielles : 


Brides du Bengale. C’eft une efpèce de chenopo- 
dium qui a été apporté depuis peu , & qu’on ap- 
pelle auffi épinards de Chine. 

Brèdes-chevrette. On donne ce nom à l’il//ecebrum 
Sefile Linn. , l'alternanthera de Forskhail. Les Ma- 


lais le nomment fajor-oran , que Rumphe a traduit 
par ous fquillarum. 


- Bredes- chou caraïbe. Ce font les jeunes feuilles 
de l’arum colocaffa Linn. (caladium Vent. ). Quand 
élles font très-jeunes , elles n'ont pas encore l'a- 
creté des aroides , & font très-bonnes. On les 
accommode quelquefois en friture ; mais il faut 
les favoir choifir , autrement elles occafonne- 
roient des inflammations à la gorge. 


Brèdes-chou de Chine. C’eft effectivement une 
efpèce de chou que l’on cultive, & dont on 
mange les feuilles tendres : c’eft un des meilleurs 
légumes de ce genre; mais il réuffit difficilement 
dans certains cantons, parce qu'il eff rongé par 
la larve d’une petite phalène qui fe multiplie ex- 
traordinairement. 


Brèdes-creffon. C’eft le creflon commun { /fym- 
brium naflurtium Linn.). Tranfporté depuis long- 
tems dans nos îles d'Afrique , il s’y eft très-bien 
naturalifé , & , dans quelques recoins des riviè- 
res , il acquiert une taille prodigieufe. On donne 
aufi quelquefois le même nom au fpilanthus ac- 
mella Linn., qu'on connoit plus ordinairement 
fous le nom de brèdes malgache où brèdes piquante. 


Brèdes de France. Les Noirs défignent fous ce 
nom l’épinard vulgaire. 


! Brèdes-gandole. C’eft le bafella rubra Linn., dont 
le nom malais, confervé par Rumphe, eft gan- 
dole. Beaucoup de perfonnes le nomment érèdes 
d'Angole , fe perfuadant qu’il a été apporté de la 
côte d'Afrique , d'Angola. 


Brèdes-giraumon. Ce font les jeunes pouffes des 
citrouilles, qui forment un mets très-agréable. 
Quelquefois cependant elles ont une odeur de 
mufc qui répugne à certains eftomacs. 


Brides glaciale. On cultive depuis Ilong-rems la 
ficoide glaciale ( mefembryanthemum crifhallinum 
Linn. ) à l’île Bourbon pour l’ufage de fes feuilles. 
C'eft un des meilleurs légumes de ce genre. 


Brèdes malabare. On confond fous ce nom plu- 
fieurs efpèces de plantes : d’abord les amaranthes 
(amaranthus fpinofus), qui croiffent fans culture , 
& quelques autres , comme l’amaranthus cruentus 
que l’on cultive dans quelques jardins : de plus, le 
corchorus olitorius, la corette. Il paroït qu'on ne 
fait pas grand cas de ce dernier, car on n’en trouve 
plus que quelques pieds épars. 

Botanique. Supplément. Tome I. 


BRE 697 


Brides malgache. C’et le fpilanthus acmella Linn. 
ou plutôt une efpèce voifine. Quand on eft accou- 
tumé à fa faveur âcre & piquante , on le mange 
avec plaïfir. On le nomine auffi brèdes-creffon. 


Brèdes-martin , ainfi nommée parce qu’elle eft 
femée par les excrémens de l'oifeau appelé mar- 
tin , qui en fait fa nourriture, C’eft la même que 
la fuivante. 


Brèdes-morelle. C’eft la brèdes par excellence , 
qui fait la bafe de la nourriture du plus grand 
nombre des Créoles , depuis le dernier Noir juf- 
qu'au plus fomptueux habitant. Les Européens 
nouvellement débarqués voient cet aliment avec 
répugnance , furtout ceux qui ont quelques con- 
noïflances de botanique, en apprenant que c’eft 
une efpèce de folanum , au moins très-voifine du 
folanum nigrum Linn., qui paffe en France pour 
un poifon ; mais on s’y fait très-promptrement. 
Alors on partage le goût général , & ce mets de- 
vient un de ceux dont on fe lafle le moins. Son 
apprêt eft tres-fimple , ainfi que celui de routes 
l£s efpèces de brèdes. Pour les Noirs il fufñt de 
les faire bouillir, d’y mettre un peu de fel, plus 
ou moins de baïes de piment. Les hab:tans y ajou- 
rent un peu de fain-doux , qui tient lieu de b-urre 
dans la cuifine du pays. Quelques-uns y mettent 
du gingembre. Dans cet état la brèdes-morelle 
paroït au déjeüner , dont elle fait la bafe , avec 
un morc£au de viande falée ou du poiffon ; elle 
reparoit au diner , où elle fe mêle au carris ; en- 
fin , avec un poiffon frit, elle forme le fouper du 
plus grand nombre des habitans. Dans tous ces 
repas on la mange avec le riz cuit à l’eau. On 
peut juger; d’après cela, de la confonmation 
journalière de ce légume : auffi eft-il la denrée la 
plus commune du Éazaz ou marché. A l'Ile-de- 
France cependant on ne fait ufage que de celle 
qui croît naturellement fur les habitations; mais à 
l'île Bourbon l’on eft plus induftrieux. On la fème 
dans les jardins, on la repique en planches, & on 
la foigne comme tous les autres légumes : elle y 

rend un accroifflement qui la rend méconnoii- 
fable. Sa faveur eft beaucoup plus douce ; ce 
qui n’eft pas regardé comme une qualité par plu- 
fleurs Crécles , qui aiment mieux faire ramafler 
celle qui croît fur les habitations , quoique beau- 
coup plus amère : celle-ci porte plus ordinai- 
rement le nom de brèdes-martin. I] eft à remar- 
quer que plus les lieux où elle croît font élevés, 
plus elle a d’amertume. On peur expliquer par-là 
comment la même plante feroit dangereufe fous 
la zône tempérée , & ne le feroit pas fous les tro- 
piques , où la chaleur feroit évaporer le principe 
vireux. Il paroit que la morelle noire n’eft pas 
auf dangereufe en France, qu'on le penfe com- 
munément ; car beaucoup de Créoles venus ici, 
Pappercevant dans leurs promenades, en ont voulu 
manger , malgré les repréfentations qu'on leur a 
faites , & n’en ont éprouvé 7. accident. Mal- 

tte 


698 BRE 

gré cela, elle a une odeur vireufe qu? n’a point 
celle des iles, & il eft prudent de jeter la première 
eau dans laquelle elle a bouiili, Ce mets n eft point 
particulier à l'Ile-de-France ;il eft ufité dans l'Inde, 
où il a fürenent un nom particulier. Dans les îles 
malifes 11 porte celui de fujor ;: à Madagafcar, 
celui d'anghive, & dans nos colonies américaines 
il fe nomme laman. 


Brèdes-morongues. Ce font les jeunes pouffes du 
ben (moringa, guilandina moringa Linn.); elles 
font très-eftimées. La racine rapée a le goût du 
cran (cochlearia armoracia) 3 elle eft employée 
dans toute l'Inde. 


Brèdes-moutarde. Ce font les pouffes d’un finapt, 
qui paroit être le f£rapis indica. 


Brèdes-piment. Ce font les pouffes d’un piment 
(capficum) ; elles n’ont rien de l'âcreté du fruit 
de cet arbufte. 


Brèdes puante. C'eft le cleome pencaphylla Linn. 
Son odeur, des plus agréables, qui lui a fait don- 
ner auf le nom de brèdes piffat de chat , femble- 
roit l’exclure du nombre des alimens ; mais elle Ja 
perd par l’ébullition, & devient alors très-bonne. 
(Per Th.) 


LET. Cafalpinia. Ce genre a été réuni 
w aux poincinia. Nous avons déjà 
marquer l’afinité de ces deux genres. (Voyez 
üfiretions des Genres , tab. 335$, fig. 1, cefal- 
fappan , & fig. 2, cafalpinia mimofoides.) 


lidenc 


Bresiriitr pe SAINT-DOMINGUE. On donne 
D jiller , dans ceite colonie ; à des vé- 
in genre différent. On appelle bréfiller , 
épihète, les deux efpèces de comoc/a- 


a: ina) 


; mais ce nom eft plus généralement attribué 
au como. lodia épineux, qui eft plus commun, dont 


le bois eft plus rouge & plus dur. Ce bois eft pe- 
fant, & pourroit fervir à batir ; mais il ne s'élève 
pas ordinairement à une grande hauteur. 


Un autre arbufte , connu fous le nom vulgaire de 
bréfillet bâtard , eft le srich la fpondioides , connu 
auf, dans certains quartiers , fous le nom de raïfin 
des perroquets, foit perce que ces oïfeaux font 
friands des graines de cet arbufite, foit parce que 
ces graines, d’un beau rouge-vermillon, tranchant 
fortement avec la couleur verte des valves qui 
les enveloppent, imirent les deux couleurs, dont 
eft chargé le plamare de quelques efpèces de per- 
roquets. Nicholfon dit qu'on retire du bois de cet 
arbufle une couleur plus brune que rouge, & 
attribue à fon écorce une vertu aftringente. Il eft 
à remarquer que les auteurs ne font pas d'accord 
fur la plante que l’on nomme bréfiller btard. Ceile 
à laquelle Nicholfon rapporte ce nom, & qu'il 
nomme, fpondias , paroit être inconteftablement le 
arichilia fpondioides ; maïs d’après la defcription 
de Defportes (vol. 3, pag. 46 ), nous ne pouvons 


BRE 


douter qu’il n'ait eu en vue une efpèce de comc- 
cladia , ayant trois étamines & un fruit mou, de la 
figure d’une olive, aigrelet, contenant un noyau 
oblong qui renferme une amande. Ces caraétères 
ne peuvent pas convenir au trichilia, & font plus 
conformes à l’organifation du comocladia. (Pal.- 
Beauv.) 


BRÉSILLOT. M. de Lamarck défigne fous ce 
nom deux arbriffeaux d'Amérique , dont le pre- 
mier doit fe rapporter au genre comocladia (voyez 
ComocLaDE, Suppl. }, & le fecond eft évidem- 
ment le même que Île picramnia antidefma de 
Swartz, d’après des échantillons de celui-ci, er- 
voyés par Vahl & obfervés par M. de Juflieu. 
(Voyez PICRAMNIE, Suppl.) 


BREXIA. (Pet.-Th. Gen. Madagaf. n°. 69. } 
C’eft le même genre que le verana. Lam. Illuftr. 
vol. 2, pag. 59, tab. 131, & Diét. vol. 8. M. du 
Petit-Thouars nous a fourni quelques détails pat- 
ticuliers fur cette plante. Les filimens font réunis 
par leur bafe en un anneau frangé dans Les inter- 
valles. Les anthères s'ouvrent en dedans. L’ovaire 
eft conique. Le fruit confifte en une baie oblon- 
gue ,revêtue d’une écorce ferme, ligneufe , à cinq 
angles , divifée en cinq loges ; les femences nom- 
breufes , attachées fur un réceptacle central, dif- 
pof-es fur trois rangs. L’embryon eft droit; les 
cotylédons hémifjhériques , renfermés dans un 


périfperme charnu. tre 


Il paroît que lefpèce à laquelle M. du Perit- 
Thouars applique cette defcriprion, eft un peu 
différente de celle citée dans les [//uffrations. C’eft: 
un orbufte à feuilles aiternes, les plus jeunes alon- 
gées, dentées , épineules ; les anciennes fermes, 
ovales-cblongues, légérement dentées; les fleurs, 
au non.bre de fept à huit, difpofées en ombelles. 
axillaires ;. le pédoncule commun comprimé. 


BPEYNIA. Forfer, Caraët. Gener. pag, 14$. 
tab. 73. — Lam. Ill. Gen. tab. 86o. 


Breynia difficha. Gmel. Syft. Nat. 1. pag. 430. 


Cette plante n’eft encore connue que d’après l& 
defcription que Forfier a donnée de fon caractère 
générique. D'après Linné, les fleurs font poly- 
games. Dansles fleurs hermaphrodites:, le calice efk 
d’une feule pièce, turbiné, lacinié , irrégulier, à 


| fix découpures obtufes, ferrées, conniventes , 


s’agrandiflant confidérablement avec le fruit, fes 
découpures devenant prefqu'orbiculaires, pref- 
qu'égales. Il n’y a point de corolle ; les anthères- 
au nombre de cinq, feMiles , linéaires, rappro- 
chées, adnées longitudinalement avec le ftyle. 
L’ovaire eft fort petit ; le flyle cylindrique, de I 
longueur du calice ;-le fligmate obtus ; une cap- 
fule globuleufe , à trois loges ; deux femences 
dans chaque loge, ’ 


B°'R 4 


Les fleurs méles offrent : 


.1% Un calice à cinq folicles concaves , arron- 
dies , prefqu'égales. 


2°. Point de coro/le ; cinq glandes pédicellées , 
alternes avec les éramines. 


3°. Cinq étamines ; les filamens très-courts ; les 
anthères arrondies, de la longueur du calice. 


Les fleurs femelles offrent : 


1°. Un calice camme dans les mâles ; point de 
corolle, 


.2°. Un ovaire globuleux ; point de ftyle ; cinq 
fligmates en cœur , en forme de pétale. 


3°. Une capfule à cinq loges ; des femences foli- 
taires, trigones. 


BRIEDELIA. Willdenow a donné ce nom à un 
genre que Roxburg avoit auparavant défigné fous 
Ja dénomination de cluytia, (Voyez CLUYTIE, 
Suppl.) 


BRIGNOLE : efpèce de prunes defféchées, qui 
ont pris le nom de la ville de Brignoles en Pro- 
vence, où on les prépare. 


BRIGNOLIER. Defportes & Nicholfon parlent 
de deux efpèces de brignolier , le jaune & le vio- 
let, noms qui leur ont été donnés d’après la cou- 
leur de leurs fruits. « Ce font, difent-ils, des 
arbres qui ont des feuilles femblables à celles des 
poiriers, mais plus aiguës & plus longues. Les fleurs 
font blanches , & le fruit en forme de corne. » 
D’après une telle defcription, il eft impoñfible de 
rapporter le brignolier à aucun genre connu. 


BRIGOULA : nom languedocien de l’artichaut. 


BRIN D'AMOUR. C'eft un des noms vulgaires 
donnés au malpighia urens Linn., dont les fruits, 
fuivant Nicholfon , excitent à l'amour. Ce nom 
pourroit aufli lui avoir été donné , parce que fes 
feuilies font couvertes en deffous d’aiguillons dont 
la piqûre eft douloureufe, & excie une déman- 
geaifon qui dure plufieurs heures. 


BRINDONIA. ( Voyez BRINDONIER.) 


BRINDONIER. Brindonia. (Brindera.) M. du 
Petit-Thouars a établi fous ce nom un genre dont 
les caractères avoient été déjà défignés par Lou- 
reiro , dans fa Fore de la Cochinchine, pour une 
feule efpèce. M. du Pecit-Thouars y rapporte deux 
autres efpèces : 1°. le érindoria indica , brindones 
d: J. Bauh. Hift. 1 , pag. 89; 2°. le garcinia cele- 
bica Linn. , qui eft le MANGOUSTAN, n°. 2. Il en 
fra fait mention dans le Supplément , au genre 
OxyxcarPus. ( Voyez OXYCARPE , Suppl.) 


BRI 699 


BRINGAPASI : nom brame d’une plante à 
fleurs radiées, décrire & figurée par Rheed , Horr. 
malab. 10, pag. 83, tab. 42, fous le nom de pes 
cajoni, On l'a rapportée au verbefina calendulacea. 


BRISE-PIERRE des Anglais. Saxifraga Anglo: 
rum. Dalech. Nom que le traduéteur de Dalechamp 
donne au peucedanum filans Linn. Les Anglais ont 
nommé cette plants brife-pierre, parce qu’elle a une 
efficacité fingulière , dit le même traduéteur, pour 
brifer la pierre de la vefie. Au refte, ilne faut pas 
la confondre avec la perce-pierre du même auteur 
(aphanes arvenffs Lino.) , autre plante d’une famille 
différente, à laquelle Dalechamp attribue une vertu 
diurétique , & dont les femmes, dit-il, font com- 
munément ufage en Angleterre. 


BRIZA. (Voyez Br1ze.) Ce genre, réduit aux 
efpèces décrites par Linné , n’en contient qu'un 
petit nombre , qu’on trouve prefque toutes en Eu- 
rope & même en France; il devient alors un genre 
affez naturel, en renvoyant aux poa le briza eragof- 
£ris , & n'y réuniffant poince les uniola. Ce font ces 
confidérations qui nous ont déterminés à l'en fépa- 
rer , quoique M. de Lamarck aït cru devoir n'en 
faire qu'un feul genre, n’étant en effet que peu dif 
tingués des briza pat leurs caraétères génériques, 
mais bien différens par leur port. (Voy. UNIOLE.) 


On trouve dans les 1/:ffr. Gen. tab. ASS, 
le briga media Linn.; fig. 2, le briga maxima Linn. 
Il faut ajouter à ces efpèces : 


6.* BRiZE rouge. Briza rubens, Lam. 


Briza panicul& fubfimplici ; fpiculis cordato-ova- 
libus , ereétis, novemfloris ; glumis marpine rubris. 


Lam. III. Gen. 1. pag. 187. n°. 1014. 
Briga maxima, var. y. Lam. Diét. n°, 5. 


Cette efpèce à de fi grands rapports avec le 
briga maxima, que M. de Lamarck l’avoit d’abord 
prife pour une PAR variété de cette plante ; Ile 
a auffi quelques rapports avec les uniola. Son lieu 
natai & quelques autres caraétères particuliers ont 
dérerminé M. de Lamarck , dans fess/// frations, 
à la regarder comme une efpèce. Elle diffère du 
briga maxima par fes panicules moins fimples , 
quoique peu ramifiées; par fes épillets plus nom- 
breux , prefque droits, & non penchés, compolés 
d'environ neuffleurs. Les balles font d’une couleur 
ferrugineufe , rougeâtres {ur leurs bords: celles de 
la corolle un peu velues à leur partie fupérieure. 


Cette plante a été recueilli: par M. Sonnerat 
dans les Indes. ( W. f: in herb. Lam.) 


7-* BRIZE droite. Briza ereëla. Lam. 


Briza panicula fubfpicatä ; fjiculis ovatis, ercétis, 
fabnovemfloris ; corollis ecutivfiulis, levibus, Lam 
Ii. Gen. 1: pag. 187. n°. 1015. 

ROUE 


700 BRO 


Ses tiges font droites, glabres , cylindriques , 
garnies de feuilles canaliculées. Ses fleurs font di 
polées en une panicule terminale , droite , point 
étalée , prefque refferrée en épi , compofées d’é- 
pillets pédicellés , ovales, point penchés , conre- 
nant environ neuf fleurs, Les balles font blanchà- 


tres ; celles de la corolle un peu aiguës, très- 
liffes. 


Cette plante a été recueillie par Commerfon à 
Monte-Video. (V. f. in kerb. Lam.) 


8.* BR1IZE prefqu'ariftée. Briza fubariftata. 
Lam. 


Briza paniculä coarilatä ; fpiculis ovatis , ereëis, 
feptemfloris ; corollis mucronatis , Jubariftaris, Lam. 


HI. Gen. 1. pag. 187. n°. 1016. 


Cette efpèce a des tiges droites, feuillées , ter- 
minées par une panicule refferrée , peu rameule , 
compofée d’épillets pédicellés, ovales , redrellés, 
de couleur verte , contenant environ fept fleurs ; 
les valves de la corolle mucronées ou furmonrées 
Le une pointe roide , très-aiguë , prefqu’en forme 

arête. 


Cette plante croît à Monte-Video , où elle a 
été découverte par Commerfon. ( W. f. in herb. 
Lam.) 


9.* BRIZE du Canada. Briza canadenfis. Mich. 


Briza ereëta , longifolia , paniculé laxé ; fpiculis 
ereëlis ; 4-10 floris; glumé communi parvulä ; forum 
valvä exteriore ovali, acur4. Mich. Flor. boréal. 
Amer. 1. pag. 71. 


Ses tiges font droites, garnies de longues feuil- 
les; fes panicules lâches , terminales, médiocre- 
ment rameufes , compofées d’épillets redreflés , 
contenant de quatre à dix fleurs; les valves calici- 
nales petites, ventrues ; la valve extérieure de la 
corolle ovale , aiguë. 


Cette plante à été découverte par Michaux au 
Canada. 


* Briza (geniculata}, fpiculis ovatis , calice flo- 
ribus breviore | culmo geniculato. Thunb. Prodr. 
Plant. Cap. B. Sp. pag. 21. 


BROCOLI : une des variétés du chou cultivé. 
BRODLÆA. ( Voyez BRODIE , Suppl.) 


BRODIE. Brodiea. Genre de plantes monoco- 
tylédones ; à fleirs incomplètes, de la famille des 
parciles , voifin du genre de ce noi, renfermant 
des herbes exotiques à l'Europe , ayant pour ca- 
ractère effentiel : 


Une corolle tubulée ; le limbe à fix découpures régu= 
dères, muni, a fon orifice, d'une couronne à crois fo- 


BRO 


lioles ; trois étamines ; une capfule libre, à trois loges 
polyfpermes. 
ESPÈCES. 


1. BRODIE à grandes fleurs. Brodiaa grandiflora. 
Smith. 


Brodiea corona foliolis indivifis. Smith, A&. Soc. 
Linn. Lond. vol. 10. pag. 2. 


Hookera coronaria. Salisb. Par. tab. 98. 


D'une bulbe globuleufe & pleine fortent deux 
feuillzs radicales , linéaires - lancéolées , aiguës, 
glabres, prefque longues d’un pied; elles embraf- 
fent , par leur partie inférieure , une hampe foli- 
taire, cylindrique , un peu tortueufe, munie d’en- 
viron fix fleurs pédicellées, difpofées en ombelle, 
accompagnées à leur bafe de bractées fcarieufes, 
lancéolées. La corolle eft d’un beau bleu, affez 
grande ; le tube pâle, partagé, Jufque vers fon 
milieu , en fix découpures élargies , lancéolées , 
recourbées ; l’orifice muni d’une couronne à trois 
folioles oblongues, droites, très-entières, d’un 
jaune-clair , alternes avec les trois étamines ; les 
filamens très-courts ; les anthères oblongues , à 
deux loges; l'ovaire pédicellé, elliptique, trigone, 
à trois loges ; le fyle cylindrique , prefque de la 
longueur des étamines; le ftigmate à trois lobes. / 


Cette plante croit dans l'Amérique feptentrio- 
nale , à la Nouvelle-Géorgie. (Sick. ) 


2. BRODIE agglomérée. Brodiea congefta. Smith, 


Brodisa corona foliolis bifidis. Smith, A. Soc. 
Linn. Lond. vol. 10. pag. 3. tab. 1. 


Elle reffemble à la précédente par fes racines, 
par fes feuilles & fes hampes; mais fes fleurs fon 
moins étalées, réunies en une petite ombelle ter- 
minale , munie de grandes bratées élargies , plus 
longues que les pédicelles. La coroile eft d’un 
bleu-vif, plus clair fur la couronne, qui n’eft ja- 
maïs jaune ,.& dont les folioles font à deux lobes 
aigus , beaucoup plus longs que les anthères ; les 
filamens inférés entre les foliol:s de la couronne. 


Cette plante a été recueillie, ainfi que la précé- 
dente , à la Nouvelle-Géorgie par M. Menzie, en 
1792. ( Smith.) 

Obfervations. Ce genre avoit été déjà établi, 
avant M. Smith , par Salisbury , qui l’avoit nom- 
mé Aookera. Nous ignorons pour quelle raifon 
M. Smith lui a donné un autre nom. 


BROME. Bromus. Ce genre , intermédiaire 
entre les avoines & les fétuques, contient plu- 
fieurs efpèces , qui pourroient être prefqu’indiffé- 
remment placées parmi les féffuca. La diflinétion. 
des efpèces entr’elles offre d'autres difficultés , 
tellement embarraffantes à caufe des variétés , que 
l'on voit fouvent les mêmes auteurs varier dans, 


BRO 


Jeur opinion, reconnoïtre comme efpèces ce qu’ils 
avoient d’abord regardé comme variétés. D’au- 
tres formant de quelques-unes de ces variétes des 
efpèces nouvelles, il en eft réfulté un grand em- 
barras dans l’accord de la fynonymie , ainfi qu'on 
peut le voir dans les obfervations fuivanres , que 
nous bornerons à ce qui nous paroitra le moins 
embrouillé. Le bromus de Théophrefte & de Pline 
appartient à l’avoine , & non à ce genre. 


M. de Lamarck a rétabli, dans fes Z//uffrations , 
le bromus mollis comme efpèce , qu'il à figuré, 
tab. 46, fig. 1. — Leers, Herb. pag. 36. tab. 11. 
fig. 1. — Weig. Obf. 7. tab. 1. fig. 4. — Curtis, 
Lond. Icon. — Hailer, Helv. n°. 1 504. 


8. Bromus (nanus)}, fpiculis paucis , fubpeduncu- 
latis, erectis, compreis | deltoideo-ovatis ; glumis 
Jebimbricatis , fubpubefcentibus , apice acutis ; ariftis 
capillaribus , brevioribus, reétis. Weïg. Obf. pag. 8. 
tab. 1. fig. 9. Variété du bromus moliis. 


+ Quoiqu'il ait l'apparence du bromus fecalinus , 
le vromus mollis s’en diftingue par fes tiges moins 
hautes, par un duvet mou & un peu blanchâtre , 
répandu fur fes feuilles, fur leur gaine, fur les 
épillets & les nœuds de la tige. Ses feuilles fonc 
molles ; fa panicule droite dans fa jeunefle , moins 
étalée ; les pédicelles plus courts ; les fleurs plus 
rapprochées dans les épillets. J'ai rencontré des 
individus à peine hauts de fix pouces, très-grêles, 
n'ayant qu'un ou deux, au plus trois épillets plus 
étroits, prefque feñiles. Ii y a quelques autres va- 
riétés, qui fcront mentionnées parmi les efpèces 
douteufes. 


Il faut retrancher du bromus fecalinus, n°.1, 
la fynonymie de la variété # ( qui eft le bromus 
groflus Desf. & Suppl. n°. 2), y rapporter celle 
de la variété 8, & Illuitr. tab. 46. fig. 2. — Koœl. 
Gram. 223. (Excluf. fynon. J, Bauh.) — Bromus 
vuiofus. Weig. Obi. pag. 4. tab. 1. fig. 2. 


:-Les tiges font glabres à leurs articulations, 
ainfi que les feuilles & leurs gaines , excepté quel- 
ues poils rares ; la panicule étalée, un peu pen- 
chée, peu garnie ; les pédoncules réunis trois ou 
quatre en verticilles incomplets , foutenant des 
épillets glabres , ovales-oblongs , compofés de fix 
à huit flcurs prefque cylindriques. L'arè.e manque 
quelquefois. 
Au bromus fquarrofus , n°. 2 , ajoutez gramen 
avenaceum , locuffis amplioribus , candicantibus, 
glabrs & ariflatis. Tourn. Inft. R. Herb. j25, & 
Herbar. 


Bromus purgans , n°.3. ( Excluf. fynon. Fewill ) 
(Vid. bromus catharticus , Suypl.) 


.-Le bromus dumetorum Lam. , n°. $, a reçu plu- 
fieurs noms différens, qui fe rapportent tous à la 
méme efpèce , quoique la plupart de leurs auteurs 
aient cru défigner prefqu'autant d’efpèces parti- 


BR O 7ot 


culières. C’eft bien certainement le éromus afper 
Linn., & non fon bromus arvenfrs : c’eft le bromus 
ramofus Murr. Syft. veg. pag. 100. — Bromus ne- 
moralis. Hudf. Angi. pag. $1.— Bromus nemorofus. 
Villars, Dauph. 2. pag. 117. — Bromus montanus. 
Pollich , Palat. n°. 116. Roth, Germ. 1. p.49, 
ne 2, pag. 141. — Bromus hirfutus, Curtis, Lond, 
con. 


Le bromus giganteus Weïig. Obf. pag. 11, tab. 1, 
fig. $, — Linn. & Lam. n°. 9, eft le bromus ftrigo- 
fus Lam, Iif. n°, 1063. — Fefluca gigantea. Villars, 
Dauph. 2. pag. rio. 


Le bromus pratenfis Lam. Dit. n°. 10 (non 
Linn.) , elt le bromus ercétus Smith, Flor. brit. 1. 
pag. 131, & Tranfaét. Linn. 4. pag. 281. — Kol. 
Gram, pag. 240. — Bromus anguftifolius. Schranck, 
Bavar. 1, p2g. 366. — Bromus agreffis. AIl, Pedem. 
n°. 2224. — Bromus perennis. Villars, Dauph. 2, 
pag. 122. — Bromus arvenfis. Pollich, Pal. n°. 118. 


M. de Lamarck foupçonne que le &romus race- 
mofus Linn. appartient à cette efpèce. Comme 
Linné ne cite aucune figure de certe efpèce, il eft 
difficile de prononcer fur l'identité de cette efpèce 
avec celle dont il eft ici queftion , qui paroît ce- 
pendant s’y rapporter allez bien. Comme il y a un 
bromus pratenfis de plufieurs autres auteurs, & que 
M. de Lamarck le nomme bromus pratenfis dans un 
ouvrage , & bromus arvenfis dans un autre , pour 
éviter toute confuñon, celui-ci doit conferver en 
latin le nom que M. de Lamarck lui a donné en 
français, bromus erecfus Smith (brome à épillets 
droits, n°, 10). 


22. BROME des champs. Bromus arvenfis. Linn. 


Bromus paniculà patiente, redanculis ramofis ; fpi- 
culis lanceolatis ; glabriufoulis ; ariflis reétis, flofcule 
brevioribus ; foliis fzbpilofis, Decand. Synopf. Plant. 
pag. 133. — Linn. Spec. 113. Non Lam. — Kœæl. 
Gram. 220. — Flor. dan. cab. 293, — Scheuch. 
Gram. 262. tab. 5. fig. 15.—Leers, Herb. n°. 84, 
tab. 11. fig. 3. — Weig. Obferv. pag. 6. tab. 1, 
fig. 3. 


Bromus (verficolor ), paniculä patente ; fpiculis 
angujtis, linearibus, ariflä lorgiortbus.? Pollich, 
Palar. n°. 109. 


Ses tiges font hautes de deux à trois pieds, 
glabres, à cinq ou fix articulations purpurines ;. 
les feuilles rudes , parfemées de quelques poils à 
leur face fupérieure ; les gaines triées, munies à 
leur orifice d’une membrane déchiquetée; la pani- 
cule droite , un peu unilatérale, étaiée ; les pédon- 
cules hériiés , fimples où rameux, à demi verti- 
cillés , foutenant des épillets ovales-lancéolées , 
étroits , aigus, un peu comprimés, rudes , verdä- 
tres, compolés de cinq à fept fleurs ; les valves dir 
calice inégales, un peu obtufes; la valve extérieure 
de la corolie un peu échancrée à fon fommer, 


702 BRO 


munie d’une arête droite, de deux tiers plus 
courte que la corolle. 


Cette plante croit dans les prés & les champs. 
O (PF. v.) 


23. BROME des prés. Bromus pratenfis. Ehth, 


Bromus paniculà ereëlo-patente , pedunculis fub- 
fimplicibus ; fpiculis ovato-lanceolatis | compreffis ; 
arifhis flofcul: loigitudine ; vaginis inferioribus mol- 
diver tomentofis. Decand. Synopl. Plant. pag. 133. 
— Ehrh. Gram. 116.— Koel. Gram. 239.— Hofn. 
Germ. 3. pag. 53. 


Bromus (arvenfis) , paniculä ramofä , fubcorym- 
bofä ; glumis levibus , fexfloris , longiès ariffauis ; 
folio villofo. Lam. Ill. Gen. 1. n°, 1064. 


Bromus giganteus, Leers, Herb. n°. 86. tab. 10. 
fig. 1. 


Ce brome fe rapproche des deux efpèces pré- 
cédentes ; il diffère de là première par fa pauicule 
étalée, par fes épillets plus élirgis, par fes feuil- 
les; de la feconde , par fes arêtes beaucoup plus 
Jongues, par les feuilles pileufes, par leurs gaines 
pubefcentes , furtout les inférieures. Les pani- 
cules font droites, étalées ; les pédoncules un peu 
rudes , alongés, capillaires , fimples ou un peu 
rameux ; les épillets glabres, oval:s-lancéolés , 
comprimés , contenant cinq à huit fleurs aiguës ; 
les arêtes de la longueur des valves ; celles-ci d’un 
vert tirant quelquefois fur le violet, un peu fca- 
rieufes à leurs bords ; la valve extérieure de Ja 
corolle entière à fon fommet. 


Cette plante croît dans ies champs & dans les 
prés. # (W. v.) 


Le bromus fferilis Linn. & Lam., n°. 7, eft le 
bromus diffichus. Mœnch. Method. 192.— Bromus 
grandiflorus. Weig. Obf. pag. 9. La variété 8 Lam. , 
bromus teclorum Linn. , eft une efpèce difinéte. 


Le &romus incraffatus Lam. , n°. 16, eft bien cer- 
tainement la même plante que le bromus flipoides 
Linn. M. Desfontaines , dans fa Flore du mont 
Ailas , a rangé cette plante parmi les fffuca. Je 
l'ai recueillie en Barbarie, fur les bords de la mer, 
ainfi que le bromus rubens Linn. 


Le éromus dilatatus Lam. , n°.13, eft le bromus 
madritenfis Linn. — Vahl, Symb. 2. pag. 23. — 
Bromus villofus. Forskh. Flor. ægypt.-arab. pag. 
29. — Bromus muralis. Hudf. Angl. pag. so. — 
Feffuca madritenfis. Desf. Flor. atlant. 1. pag. 91. 
— On peut regarder comme une fimple variété la 
plante fuivante : 


Bromus (rigidus), fpicis multifloris , lato-lan- 
ceolatis , rigidis ; floribus diandris , paniculä con- 
zraëtä. Roth, Caraleét. bot. 1. pag. 17. — Willd. 
Spec. Plant. 1. pag. 437. 


DD, om TP à 


BRO 


Bromus ( diandrus), flofculis lanceolutis, ner= 
vois ; diandris. ? Smith, Flor. brit. 1. pag. 135. 


Cette plante diffère du bromus madritenfis , Var. 
æ, par {es tiges plus bafles, par fes feuilles plus 
étroites, filiformes ; par fes panicules refferrées 
en épi, bien plus étroites & un peu unilatérales. 
Je l’ai trouvée fur les côtes de Barbarie. On n'y a 
obfèrvé que deux étamines ; ce que je n’ai point 
vérifié. 

Le bromus gynandrus Roth, Catal. 2, pas. 15, 
fe rapproche beaucoup du bromus diandrus du 
même ; il eft plus pecit dans toutes fes parties. Sa 
panicule eft plus rouffue , étalée ; les pédoncules 
roides , plus courts, ainfi que les épillets. Quant 
à l'infertion des deux étamines fur l'ovaire, & 
non fur le réceptacle , cette pofition eft trop fin- 
gulière, trop éloignée des caractères d’une famille 
auf naturelle que celle des graminées , pour 
qu’elle puiffe être admife fans un examen très- 
fcrupuleux. Cette plante croît en Efpagne, & n’eft 
probablement qu’une variété du &romus diandrus. 


BROME rougeitre, n°. 11. Bromus rubens. Linn. 
Cavan. Icon. Rar. 1. pag. 54. tab. 45. fig. 2. — 
Desfont. Flor. atlant. 1. pag. 94. 


Gramen avenaceum , fpicä fimplici, breviori & 
craffiori; locuffis denfiffémis , longiàs ariffatis. Tourn. 
loit. R. Herb. 524, & Herbar. 


BROME rameux, n°. 17. Bromus ramofus. Linn. 
— Vahl, Symb. 2. pag. 22. C’eft la même plante 
que le féffuca phanicoides Linn., & Ill. n°. 1042. 
— Bromus Plukenerii. AM. Pedem. n°. 2233. — 
Triticum phanicoides. Decand. Flor. franç. 3. pag. 
85. (Voyez FETUQUE, n°. 16.) 


Les bromes, plutôt en épis que paniculés, à 
épillers fefiles , & dont les arêtes font termina- 
les, tels que le #romus pinnatus — filvaticus, &c., 
ont été regardés par les uns comme des féffuca , & 
par d’autres comme appartenant au triticum. 


Le bromus ovatus Cavan. Ic. Rar. 6, pag. S9t, 
fig. 2, eft le srifetum ovatum Perf. (Voyez TRI- 
SETAIRE , Dië,, & AVOINE, Suppl.) 


24.BROME multiflore, Bromus multiflorus. Weïg. 


Bromus panicul& patente; fpiculis pubefcentibus , 
lanceolatis , compreffis ; glumis nudis, marginatis, 
imbricatis ; ariflis capillaribus , aqualibus, reëtis. 
Weig. Obferv. bot. pag. 2. tab. 1. fig. 1.— Roth, 
Germ. 1. pag. 47, & 2. pag. 134. — Kœl. Gram. 
pag. 232. 

Bromus (hordeaceus), paniculà ereéfâ , coarc- 
tata. ? Linn. Spec. Plant. 1. pag. 77. — Flor. fuec. 
n°. 87. 


: Bromus fecalinus. Leers, Herb. n°. 81. tab. 11. 
g2: 


BRO 


Fefluca graminea , glumis hirfutis. C. Bauh. Pin. 
9 , & Theatr. 143.—Scheuch. Gram. 250. tab. . 
fig. 9. æ 

Cette plante , que plufieurs botanifles ont dif- 
tinguée comme efpèce , a de fi grands rapports 
avec les bromus mollis & fecalinus , que je ne la 
crois qu’une variété de ces deux plantes, qu'on 
a peine à reconnoître elles-mêmes comme efpè- 
ces , tant elles fe confondent quand on les fuit 
dans leurs différens états. Quoi qu’il en foit, celle 
dont il s’agit ici en diffère par fes tiges glabres, 
munies de deux ou trois nœuds pubefcens , de 
couleur purpurine; par fes feuilles glabres à leurs 
bords. Leurs gaînes font garnies d’un duvet court, 
férré, blanchâtre ; la panicule médiocrement éta- 
lée , compofée d’épillets lancéolés , plus alonzés, 
plus étroits, plus ferrés, contenant de huit à 
douze fleurs ; les balles pubefcentes , blanches & 
fcarieufes à leurs bords ; les arêtes droites, éga- 
les, capillaires. 


Cette plante croît fur les collines & dans les 
champs. © ( F. v.) 


2$. BROME épais. Bromus groffus. Desfont. 


Bromus paniculä laxà , nutante ; fpiculis compref- 
Jis, oblongis , glabris ; caule folirfque fubglabris ; 
vaginis hirfutis. (N.) Desfont. inedit. 


_Bromus fecalinus , var. æ. Lam. Diét. 


Gramen gros montbelgardenffum. J. Bauh. Hift. 2. 
pag. 432. Icon. — Magn. Bor. 121.— Vaiil. Parif. 
94. n°. 84, & Herb. — Barrel. tab. 24. fig. 1. 


Quelques auteurs ont confondu ce brome avec 
Je oromus fecalinus. D'autres , qui ont écrit fur les 
plantes des environs de Paris, ont pris cetre plante 
pour le éromus fquarrofus Linn., qui ne fe trouve 
que dans nos départemens méridionaux , bien dif- 
ferent d’ailleurs de ceite efpece. Celle-ci a des 
tiges glabres , fim;ies, hautes d'un à deux pieds, 
munis de quelques nœuds glabres & renf£s. Les 
feuilles font courtes , un peu roïdes, d'une mé- 
diocre largeur , rudes au toucher, droites, pref- 

üe glabres ; ies gaines revêcues d’un duvet mou 


: & blanchâtre ; la panicule lâche, inclinée; les pé- 


l 
( 


doncules féracés , réfléchis, foutenant un épillet 
glabre, cblong , comprimé , d’un pouce & plus 
dé long, fur quatre à fix lignes de large; les vaives 
du calice inégales, obtufes , flriées, contenanc 
de fix à quinze fleuis ; celles de la corolle un peu 
renflées, puis roulées autour de la femence ; la 
fup-rieure terminée par une arête droite , longue, 
un peu contournée ; les femences longues , étroi- 
tes, adhérentes à la corolle. 


Cetre plante croît dans les moïlfons, aux en- 
virors de Paris, &c. © ? 


x 


26. BROME à 


gros épis. 
o 
Desfont. , 


romus. macsrofflachys. 


BRO 703 


Bromus culmo baff geniculato ; fpiculis maximis, 
terctibus; ariffis rigidis , patentibus. Desfont. Flor. 
atlant. 1. pag. 96. tab. 10. fig. 2. 


Ses tiges font grêles, droites, très-glabres, 
cylindriques , hautes d’un ou deux pieds, géni- 
culées à leur partie inférieure ; les feuilles étroi- 
tes, rudes, pilzufes, particuliérement fur leur 
gaise; Ja panicule prefqu’unilatérale , compofée 
de gros épillets prefque cvlindriques, glabres , 
eigus , longs d’un pouce & plus, foutenus par 
des pédicelles courts, folitaires ou réunis deux ou 
trois ; les valves calicinales inégales , aiguës, con- 
tenant quinze ou feize fleurs ; la valve extérieure 
de la corolie plus grande que l'intérieure , con- 
vexe, fcarieufe à fes bords, bifide à fon fommet, 
pourvue d’une arête roide, horizontalement di- 
vergente ; la valve intérieure obtufe, linéaire, 
ciliée , membraneufe ; les femences liffes , cblon- 
gues, obtufes. 


Cette plante a été découverte par M. Des- 
fontaines dans le mont Atlas, aux environs de 
Tlemfer. © 


27. BROME queue de renard. Bromus alopecr- 
roides. Poir. 


Bromus paniculà confert& , ereëtä ; fpiculis oblor- 
gis , pubefcentious , quindecimfloris , fubfefilibus ; 
ariffis infernè fpiraliter contortis. Poir. Voyag. en 
Barb. 2. pag. 100, 


Bromus ( contortus), foliis villofis ; paniculd 
coarétatä , eretlä ; fpiculis quindecimfiorts , faëfefi- 
libus, pubefcentibus ; ariffis baff contorris, Déstont. 
Flor. atlañt. t. pag. 9ç. tab. 25. 


Ses rig£s font droires , prefque glabres , velues 
à leurs articulations , hautes d'environ deux pieds 
& demi; les feuilles un peu molles, ciliées!, ve- 
lues , particuliérement {ur leur gaine ; la panicule 
droite, roide , alongée , touftue , ferrée ; les 
épilises fefiles ou médiocrement pédicellés, com- 
primés ou légérement cylinüriques , longs d’un 
pouce & pius, lancéolés, un peu pileux, com- 
poiés de douze à quinze fleurs; les valves calici- 
nales aiguës , inégales; celles de la corolle ciliées' 
l'extérieure furmontée de deux pointes, munie 
d’une arêe contournée , roide, arquée à fa bafe, 
puis droite. 


J'ai découvert cette efpèce en Barbarie, dans 
les prés, aux environs de Lacalle. © ( 7. v.) 
28. BROME lanugineux. Bromus lanupinofus. 


Bromus paniculà fübcoar@att , ere&té ; fpiculis lan- 
ceolatis , fubcomg reffis, Lanuginofis, fübquindecimfo- 
ris ÿ arifid vix contort& , divaricatä: (N.) 

Brormus divaricatus , Var. 8. Loifel. Journ. bot. 
2. pag. 214. 

B. Bromus. ( divaricatus”) ; paniculé ere&a", [#- 


74 BRO 


contraëlà ; fbiculis lineari-lanceolatis, 10-19 floris, 
pubeftentibus ; glumd corolliné exteriori bifidä, acutd; 
ar'flis bafi contortis , dembm divaricatis. Var. à. 
Loï'el. I. c. 


Certe efpèce à des rapports avec le bromus 
macroffachys , dont elle diffère par fes épillets la- 
nugineux , moins reflerrés entr'eux. Ses tiges font 
droites, feuillées, cylindriques ; fes panicules 
droites, compofées d’épiilsts pédonculés, lan- 
céolés, un peu comprimés, longs d'environ un 
pouce & plus, afflez larges, contenant douze à 
quinze fleurs ; les valves calicinales concaves, ob- 
longues, ftriées , velues , à peine aiguës; la valve 
extérieure de la corolle blanchatre , lancéolée, 
très-velue , bifide , aïguë à fon fommet; les arêtes 
brunes, roides, recourbées, très-ouvertes, à 
peine contournées à leur bafe ; les femences bru- 

es, oblongues, obtufes, enveloppées par la balle 
de la corolle. Dans la variété g, les épillets ne font 
point lanugineux , mais feulement pubefcens. 


Cette plante croît en Provence, aux environs 
d2 Toulon & aux iles d'Hières. ( W. f. in herb. 
Desfons. ) 


29. BROME du Japon. Bromus japonicus. Thunb. 


Bromus panicul patente, ramofä ; fpiculis oblon- 
gs , glabris; ariffis divaricatis, Thunb. Flor. jap. 
pag. 52. tab. 11. 


Ce brome diffère du Bromus arvenfis par fes épil- 
lets oblongs & par fes arêtes étalées ; du éromus 
Jecalinus par les valves imbriquées , non diftantes ; 
da bromus fquarrofus par fes épillets glabres , une 
fois plus étroits, & par les panicules rameufes. Les 
tiges font hautes de huit à dix pouces, géniculées 
& un peu couchées à leur bafe ; les feuilles velues, 
principalement fur leur gaine, plus courtes que les 
tiges ; les panicules étalé:s, un peu inclinées; les 
pédoncules & les pédicelles glabres , flexueux , 
capillaires ; les épillets glabres, compofés de cinq 
à fept fleurs; les valves imbriquées , un peu mem- 
braneufes à leurs bords ; l’arêre un peu plus lon- 
gue que Je calice, 


Cette plante croît au Japon. ( Thunb.) 


30. BROME brizoide. Bromus Brizoides. Lam. 


Bromus paniculä ere&ä ; fpiculis ovatis, glabris, 
ariffatis ; corollis fupernè dilatato-auriculaiis | mem- 
Branaceis. Lam. Ii]. 1. pag. 193. n°. 1060. 


Cette plante pourroit être confid£rée comme le 
type d'un genre nouveau, n'ayant ni le port ni 
les caraétères complets des éromus. Ses tiges font 
droites , un peu grêles , cylindriques; fes feuilles 
glabres, fétacées ; fes panicules roites, étalées , 
compofées d'épillets pédonculés, glabres , ovales, 
petits, aflez femblables à ceux des briza; foutenus, 
comme eux, par des pédicelles prefque capillai- 
ses , alongés ; les valves du calice comprimées eu 


BRO 


carèns, lancéolées, égales , trèsalgués, fcarisufes 
à leurs bords , contenant fix à huie fleurs imbri- 
quées, trés-ferrées ; la valve extérieure de la ço- 
rolle un p-u épaïifle , firiée , prefque lancéolée , 
aiguë , bordée à fon contour par uñe petite mem- 
brare diaphane , élargie vers le fommet en deux 
lobes obtus; l’arête droite , terminale, point con- 
tournée, 


Cette plante a été recueillie par Commerfon à 
Monte-Video. ( Ÿ. f. in herb. Lam.) : 


31. BROME des fables. Bromus arenarius. Labiil. 


Bromus villofus, paniculä fecund&, patulä ; fpi- 
culis ob'ongis | quinguefloris. Labill. Nov. Holl. 1. 
pag. 23. tab, 28. 


Ses tiges font velues , cylindriques, garnies , 
dans toute leur longueur, de feuilles nerveufes, 
également velues; les gaines munies à leur orifice 
d'une membrane dentée, Les fleurs font difpofées 
en une panicule étalée, unilatérale; les valves du 
calice aïguës, un peu pileufes, à trois ou cinq ner- 
vures ; la valve extérieure plus courte ; la valve 
extérieure de la corolle un peu pileufe , bifide à 
fon fommet , munie en deffous d’une arête droite, 
rude ; la valve intérieure plus courte, ovale-ob- 
longue, ciliée ; les anthères prefque globuleufes, 
à deux loges ; les femences grêies, oblongues. 


Cette plante croit à la terre de Van-Leuwin. 
(Labill.) 


32. BROME lancéolé. Bromus lanceolatus. Roth. 


Bromus paniculà ered& , patente ; fpiculis lanceo- 
latis, glabris, ubcompreffis ; ariflis floralibus rectis , : 
feminalibus refraëtis. Roth , Catal. bot. 1. pag. 18. 


Gramen hordeaceum, ereélum , minimum. Buxb. 


Centur. $. Append. 42. tab. 19. 


Cette efpèce a quelques rapports avec le #romus 
pratenfis. Ses tiges font droites, roides, feuillées; 
les feuilles ftriées , un peu pileufes; les gaînes ve- 
lues ; la panicule droite, médiocrement étalée ; 
les pédoncules inégaux, verticillés, foutenant des 
épillets glabres, étroits, lancéolés, aigus , ver- 
datres , longs de fix à huit lignes, compofés de 
huit à dix fleurs un peu comprimées ; les valves 
calicinales inégales , un peu obtufes ; l’extérieure 
beaucoup plus grande & plus large, ainfi que celle 
de la corolle, qui eft obtufe & bifide à fon fom- 
met, munie d'une arête fine, droire , divergente 
après la fécondation. 


Cette plante croît aux iles Canaries & fur les 
bords de la mer Cafpienne, aux lieux fecs & fé- 
iles. On la cuicive au Jardin des Plantes de Paris. 
O (PF. v.) 


33. BROME bifide. Bromus bifidus. Thunb. 


Bromus paniculé ereëtä, ramofä ; fpiculis ovatis, 


Jubtrifloris ; 


BRO 


fubrifloris ; glumis Bifido-feraceis , ariflà divaricaté. 
Thunb. Fior. jap. pag. 53. 


Cette plante refflemble plutôt à une avoine qu’à 
un Éromus. Ses tiges font droites, fimples, ftriées, 
hautes de deux pieds ; les feuilles linéaires, pubef- 
centes, courtes , triées ; les panicules rameules , 
peu étalées; les épillets aiternes, à deux, trois & 
quatre fl-urs ovales , à peine longues d’une ligne; 
les valves étalées ; le calice à deux valves inéga- 
les, glabres , aiguës, marquées de trois lignes fail- 
Jantes ; la valve extérieure de la corolle bifide à 
fon fommet, à deux pointes fétacées , munie d’une 
arête géniculée , étalée horizontalement, recour- 
bée à fon fommet, plus longue que les épillets. 


. Cette plante croît au Japon , aux esvirons de la 
ville de Nagafiki. ( Thunb.) 


34. BROME guilno. Bromas catharticus. Vahl. 


Bromus paniculä patente, ereëtà, fubfimplici ; fpi- 
culis lato-lanceolatis , friatis , fcabris; arifis brevi- 
bus , reitis. Vahl, Symbol. 2. pag. 22. 


Gramen bromoides, catharticum | vulgd guüilno. 
Feuill. Peruv. pag. 705. tab. 1. 


Elle fe rapproche du éromus purgans, dont elle 
diffère par fes gaînes non ciliézs , par fes épillets 
plus larges, plus aigus; par fes racines épaifles, 
rameules, charnues, légérement écailleufes, d’un 
vert-jaunâtre en dedans, d’une faveur piquante, 
munies de fibres filiformes , longues d’un pied. 
Les riges font hautes & droites, garnies de larges 
feuilles très-longues, glabres, vertes, firiées ; la 
panicule droite , étalée, prefque fimple ; les pé- 
doncules longs, filiformes , foutenant un, rare- 
ment deux épillers pédicellés , larges , lancéolés, 
firiés , rudes au toucher, compofés au moins de 
quinze fleurs , farmontées d’une aiête courte & 
droite. 


Cette plante croit au Chili &e dans les environs 
de Lima, aux lieux humides. « C'eft, dit Feuillée, 
un des meilleurs purgatifs & un des plus en ufage 
chez les habitans du Chili. Où met infufer, pen- 
dant une nuit, une quantité de la racine propor- 
tionnée à l’âge du malade , auquel on fait boire un 
grand verre de cette infufion le plus chaudement 
poñhible. Cette boiflon n'a rien de dégoûrant. » 4 


35. BROME fans arêtes , n°. 4. Bromus inermis. 
Linn. 


Gramen pratenfe, elatius , locuffis lorgis, fqua- 
mofis , non arifhatis. Buxb. Cent. $. p. 21. tab. 40. 
fig. 2. 

Fefluca (fpeciofa) , panicul& diffufd ; fpiculis te- 
retibus , fubulatis, muticis arifhatifque. Schreb. Spic. 
pag: 52: 

Fefluca posoides. Thuill. Paris, édit. 2. pag. SI. 

Botanique, Supplément, Tome I. 


BR O 


Cette efpèce , qui fe préfente d’abord fous l'ap- 
parence d’un féffuca , appartient réellement au 0707 
mus , quoique la plupart de fes fleurs foient privées 
d’arêtes ; mais celles qui en font pourvues , Ont 
cette arête placée un peu au deffous du fommet 
des valves: Les tiges font droites , glabres , hautes 
de deux ou trois pieds; les feuilles planes & 8la- 
bres ; les inférieures un peu velues ; la panicule 
très-longue , étalée ; les valves calicinales 21gu6s, 
inégales, contenant fept à quinze fleurs ; la valve 
extérieure de la corolle oblongue, à peine ob- 
tufe ; l’arête droite, dorfale ou terminale, à peine 
longue d’une ligne , fouvent nulle. 


709 


36. BROME à grands épillets. Bromus maximus. 
Désfont. 


Bromus foliis villofis, paniculâ patulo-ereila ÿ 
ariflis longis , reëtis ; rachi pubefrente. esf. Flor. 
aclant. 1. pag. 95. tab. 26. 


Bromus matritenfis. Cavan. Ic. Rar. 6. pag. 67: 


Gramen avenaceum , paniculatum , locuftis f>adi- 


ceo-alkidis. Tourn. Coroil. 39.— Vaill. Hcrb. 


Bromus flerilis , var. Poir. Voyag. en Barb. 2. 
pag- 99. 

Quelques auteurs ont cru reconnoître une telle 
afinité entre cette plante & le romus madritenfis, 
qu'ils l’ort prefque confidérée comme la même 
efpèce. C’eft fans doute faute de la connoitre. Ses 
rapports font bien plus nombreux avec le bromus 
flerilis ; elle lui refemble treilement, que je ne 
Pavois d'abord confidérée & mencionnée que 
comme une variété à plus grands épillets. M, Des- 
fontaines en a fait une efpèce. 


Ses tiges font très-hautes , droites, cylindri- 
2 7 3 3 
ques, ftriées ; les feuilles planes, larges, velues, 
particuliérement fur leur gaine; la panicule droite 
& non inclinée, médiocrement étalée ; prefqu'uni- 
latérale ; les épillets fefiles ou pédicellés fur un 
L 5 P ! 6 
pédoncule commun, longs d'un pouce & demi; le 
rachis .& les pédoncules rudes, pubefcens 5. les 
valves calicinales fubulées , prefqu'égales, prefque 
de la longueur des épillets; la valve-extérieure 
de la corolle alongée, aiguë , membraneufe à fes 
bords , bifide à fon fommet ; l’arête droite , très- 
rude , longue de deux ou trois pouces. 


J'ai recueilli cette plante fur les côtes de la 
Barbarie , aux environs du baition de France. O 
(P.v.) 


37. BROME du Canada: Bromus canadenfis. 
Mich. 

Bromus paniculä laxä, capillari, perdulé ; fpi- 
culis fudfexfloris ; compreffis ; florum valva cxeriore 
breviter ariffatä , verss margisem. villofä. Michaux, 


Flor. boreal, Amer. 1. pag. 65. 


Ses tiges font droites, cylindriques, médiocre- 
Vvvy 


BR O 


ment velues à leurs articulations, gagnies de feuil- 
les parfemées de poils rares ; la panicule lâche , 
erminale, pendante, capillaire ; les valves du ca- 
lice inégales, contenant environ fix fleurs compri- 
mées ; la valve extérieure de la corolle velue vers 
fes bords, pourvue d'une arête courte. 


7ev 


Cette plante a été découverte par Michaux au 
Canada. 


38. BROME des toits. Bromus teëtorum. 


Bromus hirfutus, paniculé nutante, paucifloré ; 
locuffis quinquefloris , hirfutis ; glumis acute lanceo- 
latis. Haller , Helv. n°. 1508. 


Bromus paniculä nutante, fpiculis lirearibus. Linn. 
— Leers , Herborn. n°. 8$. tab. 10. fig. 2. 


Gramen murorum , fpicis pendulis , anguffioribus. 
Tournef. Parif. 91. 


Feffuca avenacea, fherilis , pedicellis brevioribus & 
foicis ereétis. Raï, Angl. 3. pag. 413. — Pluken. 
Almag. 174. tab. 299. fig. 2. 


Féfluca avenacea , flerilis, pedicellis brevioribus & 
foicis ereëtis. Morif. Hift. 3. pag. 212. $. 8. tab. 7. 
fig. 13. ; 

Cette efpèce a un port qui la diftingue au pre- 
mier coup-d’'œil du brome ftériie, quoique plu- 
fieurs auteurs ne l'aient regardée que comme une 
variété. Ses tiges font plus courtes & plus grêles; 
fes feuilles couvertes de poils mous, quelquefois 
glaibres ; fa panicule très-velue , inclinée d’un 
mêne côté, bien moins garnie ; fes épillets plus 
courts, linéaires, ne contenant au plus que cinq 
fleurs; les arêtes moins longues. 


Cette plante croit dans les lieux ftériles , fur la 
terre, fur les vieux murs. © (F7. v.) 


39. BROME rofeau. Bromus arundinaceus. Roth. 


Bromus paniculà ereëä , contraëtä ; fpiculis où- 
dongis, feabris, fubariflatis, paucifloris. Roth, Germ. 
2. pag. 141.— Weig. Obf. bot. pag. 12. Animadv. 
— Schreb. Spicil. Flor. lipf. pag. 57. — Kæler, 
Gram. 217. Sub feffucä. 

Bromus (littoreus), paniculä ere&tiufculä , fca- 
brà ; fpiculis oblongis , fubquadrifloris , glabris , mu- 
ticis. Retz. Scand. edit. 2. n°. 140. — Willden. 
Spec. Plant. 1. pag. 433. 

Gramen arundinaceum , locuflis viridi-fpadiceïs , 
loliaceis , breviüs ariflatis. Scheuch. Gram. 266. 


tab. $. fig. 18. 

Bromus paniculà lax& ; locuffis quadrifloris , bre- 
vifinè ariflatis. Haller , Helv. n°. 1511. 

Poa paniculé nutante, lax& ; fpiculis oblongis, 
multifloris , fapë ariflatis. Ginel. Sibir. 1. pag. 110. 
tab, 21.? 


BRO 


Ce brome, un des plus grands de ce genre, pa- 
roît fe rapprocher des bromus dumerorum & gigan- 
reus, Peut-être n’eft-il qu’une variété intermédiaire 
entre ces deux efpèces ; ce que je n’ofe afhrmer,, 
ne le connoiffant que d’après les defcriprions ; il 
fe rapproche auffi des fétuques. Ses racines font 
rampantes ; fes tiges droites, hautes de quatre à 
fix pieds ; fes feuilles planes, glabres, rudes, 
triées , fe roulant à mefure qu'elles fe deffè- 
chent , longu:s d’un ou de deux pieds ; la pani- 
cule droite , refferrée, longue d’un pied & plus, 
lâche, éralée en vieilliflant, un peu inclinée, uni- 
latérale; les pédoncules rudes, géminés, compri- 
més , flexueux , ainfi que les pédicelles ; les épil- 
lets droits, cylindriques, oblongs, un peu obtus, 
puis légérement comprimés ; les valves calicinales 
un peu rudes, très-aigués , inégales, contenant de 
quatre à fix fleurs ; la valve extérieure de la co- 
rolle rude, glabre, bifide, très-aiguë , furmontée 
d’une arêre droite, roide, courte , longue d’envi- 
ron une ligne ; la valve intérieure au moins auffi 
longie que l’extérieure , bifide , obtufe , lancéo- 
liée, rude & verte à {es bords. 


Cette plante croit en Suiffe , en Allemagne & 
dans la Suède. x 


40. BROME verticillé. Bromus verticillatus, 
Cavan. 


Bromus panicul& apertä ; pedunculis horizontali- 
bus, verticillatis , elongatis, fimplicibus ramofifque. 
Cavan. Icon. Rar. 6. pag. 66. tab. $90. 


Ses tiges font hautes de trois pieds & plus, gla- 
bres , articulées , d’un rouge-pale aux nœuds; les 
feuilles linéaires , plus courtes que les gaines ; la 
panicule étalée j les pédoncules verticiilés ; cha- 
cun d'eux divife en cinq ou huit pédicelles iné- 
gaux , capillaires , terminés par un epillet glabre, 
long d’un pouce, compofé d'environ douze fleurs; 
les valves du calice concaves , aiguës; celle de la 
corolle terminée par une arête courte & droite. 


Cette plante croît en Efpagne, au royaume 
d’Arragon. (Defcript. ex Cuvan.) 


41. BROME pâle. Bromus pallens. Cavan. 


Bromus peniculä eretlä, fubcontraëlä ; pedunculis 
inaqualibus, fpiculis quinquefloris ÿ uriffis caprlla- 
ribus , longiffimis. Cavan. icon. Rar. G. pag. GG. 
tab, soi. fig. 1. 


Ses tiges , hautes de deux ou trois pieds, font 
glabres , d’un brun-violet à leurs nœuds; les 
feuilles glabres , linéaires , longues de trois ou 
quatre pouces ; les panicules droites , un peu ref- 
ferrées , alongées, d’un vert-päle; les pédoncules 
verticillés , terminés Ja plupart par deux épillets 
pédicellés , comprimés, compofés d'environ cinq 
fleurs ; la valve extérieure du calice fubulée, plus 
courte ; l'intérieure concave ; les galves de la co- 


BR O 


rolle plus longues que le calice ; extérieure plus 
grande , concave , aiguë & bifide à fon fommet, 
munie d’une arête capillaire , longue d’un pouce 


& plus. 
Cette plante croît aux iles Manilles. (Cavan.) 


2. BROME hordéiforine. Bromus hordeiformis. 
Lam. 


Bromus panicul& fpicatä ; fpiculis fubfeffilibus , 
erectis , fériclis , glabris, fubquadrifioris ; flofculo 
ultimo flerili. Lam. Il]. Gen. 1. pag. 195$. n°. 1076. 


Certe efpèce a beaucoup de rapport avec le 
bromus rigens : elle a un peu le port de l’aordeum 
murinum ; elle eft glabre , mais rude au toucher fur 
toutes fes parties. Ses tiges font droites, cylindri- 
ques , hautes d'environ deux pieds; fes feuilles 
planes, larges, très-aigués, ftriées, ouvertes ho- 
rizontalement; fes panicules fimples , ferrées en 
épi, droites, longues d'environ un demi-pied , 
compofées d’épillets fefiles, alternes, ferrés con- 
tre l'axe ; les valves calicinales inegales , très-ai- 
guës, firiées, prolongées en arêce à leur fommet; 
elles contiennent au moins quatre fleurs; les val- 
ves de la corolle oblongues , égales ; l’extérieure 
aiguë , furmontée d’une arête prefque terminale , 
droite, longue , un peu torfe; la valve interne 
obtufe. 


Cette plante croît en Italie. © ? ( F, v.) 


43. BROME grêle. Bromus gracilis. Weïg. 


Bromus fpicä rérmtinali , debili ; fpiculis alternis, 
remotis , teretibus , fabulatis, glabris , ariffis longio- 
ribus. Weig. Obf. pag. 15. tab. 1. Ag. 11.— Leyff. 
Hal. n°. 116. — Roch, Germ. 1. pag. 42, & 2. 
pag. 145. — Wild. Syec. Plant. 1. pag. 438. 


Bromus filvaticus. Smith , Flor. brit. 1. pag. 136. 


. Cette plante fe diftingue du #romus pinnatus & 
Jilvaticus par fon port, par fes épillets glabres , 
poinc recourbés ; par la délicateffle de fes tiges & 
de fes panicules ; par la longueur des arêtes. Ses 
tiges font hautes de deux pieds & plus, liffes, 
grêles , filiformes , velues à leurs articulations ; les 
feuilles planes , affez larges , très-aiguës , d’un 
vert- glauque , rudes en defus , pileufes vers leur 
bafe, mais principalement fur leur gaine. L’épi eft 
fort grêle, terminal, un peu incliné, très fimple, 
compofé d’épillets droits, alternes » fefliles , dif- 
tans , aù nombre de huit à dix, étroirs, cylindri- 
ques, fubulés , rapprochés de l'axe ; les valves ca- 
Hicinales acuminées , contenant huit à dix fl:urs ; 
la valve extérieure de la corolle glibre, lancéolée , 
términée par une arête droite, capillaire , pref- 
qu'une fois plus longue que la corolle ; la valve 
intérieure courte & tronquée. 


Cette plante croît dans les forêts de l'Europe, 
aux lieux ombragés. x (W. v.) 


om 


BR O 


44: BROME touffu. Bromus cefpitofus. 


7 


Bromus ( fefluca cæfpitofa ), cu/mo filiformi ; 
foliis capillaribus | convolutis ; fpiculis elongatis , 
compreffis , fubariftatis. Desf. Flor. atlant. 1. P- 91. 
tab. 24. fig. 1. 


Bromus pinnatus. Linn. var. 8. — Smith, Herb. 
Linn. 


Gramen loliaceum ; corniculatum , veluti frutico- 
fem, foliis anguftifimis. Tourn. Inft, R. Herb. $17» 
& Herb. 


Gramen loliaceum , minus , fpicä briga prelongé, 
capillaceo folio. Tournef. Inft. R. Herb. j17, & 
Vaill. Herb. 


Confondue par Linné avec le &romus pinnatus , 
cette plante en diffère par des caraétères affez fail- 
lans. Ses tiges font droites, filiformes, hautes de 
deux pieds & plus, fouvent rameufes à leur bafe, 
munies , à leur partie inférieure, de feuilles glau- 
ques, nombreules , en toufles gazonneufes, capil- 
laires, roulées à leurs bords, glabres , ftrises; la 
panicule compofëe d'épillets alongés, comprimés, 
ordinairement pédicellés, droits, glabres, folitai- 
res, rarement géminés, contenant de neuf à quinze 
fleurs imbriquées fur deux rangs; les valves cali- 
cinales inégales , concaves , aiguës ; celles de la 
corolle oblongues, ftriées, membraneufes à leurs 
bords ; les intérieures plus courtes , obtufes, li- 
néaires ; les extérieures pourvues , feulement aux 
fleurs fupérieures , d’une arête courte , droite, 
terminale. Quoique la figure donnée par M. Des- 
fontaines repréfente les épillets fefiles >» Jai vu, 
dans fon herbier , des individus de cetre plante 
dont les épillets étoient pourvus de pédicelles 
filiformes, longs d'environ fix pouces. 


Cette plante a été découverte en Barbarie, {ur 
les bords de la mer, par M. Desfontaines. %# 


CF.S) 


45. BROME à longues feuilles, 
folius. Schousb. 


Bromus culmo bafi ramofo , foliis involuto-fubu- 
latis, culmum aquantibus ; Jpiculis teretibus | recur- 
vais. Echousb. Maroc. edit. germ. pag. 31. 


Bromus longi- 


Cette efpèce {e rapproche beaucoup du bromus 
ramofus, dont elle n’eft guère diflinguée que par fon 
port & par fes feuilles beaucoup plus longues. Ses 
tiges {ont très-rameufes à leur bafe, lifles, hautes 
d'un pied & demi; les feuilles roulées, fubulées F 
rudes, pubefcentes, au moins de la longueur des 
chaumes. La panicule eft en forme de grappe, 
compolée de dix à douze épiilets alternes , feffi- 
les, cylindriques, fubulés , rapprochés du rachis à 
leur bife , puis recourbés, à fe ou fepr fleurs; les 
valves du calice plabres, inégales , friées ; celles 
de là corolle inégales ; l’extérieur- plus grande h 

Vvvvi 


708 B R O 


un peu ariftée ; l'intérieure tronquée, ciliée à fes 
bords. 


Cette plante croît dans les plaines maritimes de 
Tanger. (Schousb.) 


* Efpéces douteufes où moins connues. 


* Bromus (avenaceus), paniculé coarétatä , fub- 
fimplici ; fpiculis erciis, glabris , tri feu quadriflo- 
ris , ariflatis. Lam. Ill. 1. pag. 194. n°. 1071. 


Cette plante a le port de l'avena pratenfis ; mais 
les arêtes font prefque terminales , droites , non 
dorfales, comme dans les avoines. Sa panicule eft 
refferrée, prefque funple ; fes épillets droits, gla- 
bres , contenant trois ou quatre fleurs. Son lieu 
natal n’eft pas connu. 


* Bromus (Ieptoftachys) , cefpitofts, paniculà 
fritt@, pedunculis fibf'mplicibus ; fpiculis ovato-li- 
nearibus , glaberrimis ; fubquinquefloris ; glumis ner- 
Vofis , ariflifque purpuraftentibus ; vaginis foliifque 
pilofis. Perf, Synopf. Plant. 1. pag. 95. 


An bromus pratenfis ? Ehrh,. 


Cette efpèce , qui fe trouve dans les forêts & 
les prairies, n’eft peut-être qu'une variété du éro- 
mus mollis. Ses tiges croiffent en rouffes gazonneu- 
fes. Ses feuilles font pileufes , ainfi que Îles gaînes; 
les panicules roides ; les pédoncules prefque fim- 
ples ; les épillets très-glabres , ovales-linéaires, 
contenant environ cinq fleurs; les valves calicina- 
les, nerveufes, purpurines , ainfi que les arêtes. 


* Bromus ( conglomeratus ), cafpitofus , fpiculis 
Oovatis , oélofloris , in capitulum conglomeratis, vagi- 


nifque tomentofis. Perf. Synopf. Plant. 1. pag. 95. 


Cette plante, quoique différente par fon port, 
doit peut-être rentrer également parmi les variétés 
du éromus mollis. Ses tiges , hautes d'un pied , 
païiflent en touffes gazonneufes. Les feuilles ont 
leur gaine tomenteufe. Les épillets font agglomé- 
rés entére, velus, compofés de huit fleurs; les 
valves calicinales moins larges que dins la précé- 
dente. Elle à été recueillie aux environs de Mont- 
pellier par M. Thibaud. 


* Bromus (peltinatus ), paniculé patente ; fpicu- 
dis ovaris, glabris ; corolla valvul& interiore ciliatà, 


muticé. "Ehunb. Prodr. Plant. Cap. E. Sp. 


* Brormus (fimplex), paniculä fimplici ; fpiculis 
Seffilibus , 8-10 floris, glabris ; arifis fubdorfalibus, 
divaricatis ; vaginis villofis. Perf. Synopf, Plant. 1. 
pag. 96. Habiiar.……. 


La crainte de mentionner plufieurs autres efpè- 
ces peut-être déjà décrites fous d’autres noms, & 
quime font inconnues, m’ont déterminé à ne point 
en parler : tels font le bromus lanceolatus, Roth, 
Catal. 2, pag. 185 le éromus ligufiricus , Jacq. 
Fragm. &c. 


BR O 
BROMELIA. ( Voyez ANANAS.) 


BROMÉLIACÉES (Les) ou les ANANAS, 
| famille de plantes monocotylédones, dépourvues 
de corolle , ayant les étamines attachées au ca- 
{ lice. Celui-ci (la corolle, felon Linn: )-eft tan:ôt 
{ adhérent à l'ovaire , tantôt libre; il eft partagé en 
: fix découpures plus où moins profondes, dont 
trois quelquefois plus longues ; fix étamines inlé- 
| rées au fommet du calice lorfqu’il aïhère avec 
| l'ovaire , placées plus bas lorfqu’il eft libre ; un 
: ovaire fimpie, furmonté d’un feui ftyle, divifé à 
! fon fommer en trois fligmates. Le fruit eft libre 
} ou adhérent, toujours à trois loges, à une ou à 
| plüfieurs femences. C’eft, ou une baie qui ne s’ou- 
[ivre ipRs SOU Une capfule divilée en trois valves 
munies d'une cloifon dans leur milieu. - 


Les feuilles font fimples, alrerses, ordinaire- 

! ment prefque toutes radicales, engainées à leur 

{ bafe. Les fleurs font toujours accompagnées de 
| bractées ; elles font difpofées en épi icule 

ées 3 el it difpofées en épi, en panicule, 

quelquefois en corymbe. Cette famille fe divife 

en deux feétions, d’apres la difpofition refpeétive 

de l'ovaire & du calice, 


6. 1°", Ovaire libre ou fupérieur. 


Les burmanes......,..,...Burmannia. 
Les tillandes...:....,,,,. Tillandfia. 


S- II. Ovarre adhérent ou inférieur. 


Les xérophytes.....,.....Xerophyta. 
Les-;zananas.,.,. 1514. %0.Bromelia. 
LES apayes.. 1... LApave. 


BROMUS, ( Voyez BROME.) me 

BROOM. Ce nom, qui fignifie balai en anglais, 
eft donné, dans quelques colonies de l Amérique, 
au dodonea vifcofa Linn., felon Plukenet, qui j'a 
figure , tab. 141, fig. 1. 


BROQUIN : nom péruvien, fuivant Ruiz & 
Pavon, de l'acena argentea , qui fe retrouve dans 
le voyage de Feuillée au Chili, fous le nom de 
proquin, 


1. BROSIME comeftible, Broffmum alicaftrum. 
Tuffac. 


B'offmum foliis alternis, ovato-lanceolatis , inte- 
gris ; amentis breviter pedunculatis , axillaribus , fo- 
ditariis , rarids geminis. Tufi. Flor. des Antill., & 
Journ. botan. 1. pag. 202. tab. 8. fig. 1 & 2. — 
Swartz, Flor. Ind. occid. pag. 17. tab. 1. fig. 1. 


Brofimum. Brown, Jam. 


Genre de plantes à fleurs incomplètes , dioi- 
ques, de la famille des orties, qui a des rapports 


BR O 


avec les arélocarpus & les trophis , établi pour un 
arbre de l'Amérique , qui a pour caraétère ef- 
fentiel : ; 


Des feurs dioïques ; les mâles réunies en un chaton 
globuleux , compofé d'écailles pelrées ; une éramine ; 
point de corolle ; Les fleurs femelles formant un chaton 
ovale ; les écailles oblitérées ; un ftyle bifide ; une cap- 
Jule cruffacée, uniloculaire , monofperme; une femence 
à deux lobes. 


Cet arbre, affez élevé & laétefcent, eft chargé 
de rameaux nombreux , revêtus d'une écorce gri- 
fatre. Son feuillage eft trés-touffu; fes feuilles pé- 
tiolées , alrernes, ovales-lancéolées , très-entières, 
glabres , acuminées ; des ftipules imbriquées en 
forme de cône à l’extrémité des rameaux , renfer- 
mant les jeunes feuilles, puis caduques ou perfiftant 

eu à la bafe des périoles. Les fleurs font dioiques; 
es fleurs mâles difpoiées en un chaton globuleux, 
folitaire , axillaire , pédonculé , rarement géminé, 
compolé d’écailles peltées, de Paiflkile defquelles 
fort une etamine , dont l’anthère s’ouvre horizon- 
talemenr. La partie fupérieure s'élève , portée {ur 
un pivot, au milieu duquel on remarque un petit 
bourrelet qui eit le réceptacle du pollen. Quel- 

uefois ces chatons mâles font furmontés , comme 

ans les chatons femeiles, d’un ftyle bifide qui 
s’oblicère. Les fl:urs femelles confiftent en un 
charon plus alongé , moins gros que celui des ma- 
les , couvert d'écailles plus petites, furmonté d'un 
feul ftyle , dont le fommet fe divife en deux flig- 
mates recourbés. Jl en provient un fruit fpheri- 
ue , une forte de capfule cruftacée, de la grofleur 

’une petite châtaigne , à une feule loge, conte- 
nant pour femence une amande à deux lobes. La 
radicule , très-prolongée en dehors, fe recourbe 
fur ces mêmes lobes, & en cache la féparation ; 
point de périfperme autour de l'embryon. 


Cette plante croît dans le nord de la Jamai- 
que. h 
« Cet arbre, dit M. de Tuffac , avoit été connu 
de Brown; maisil n’en avoit pas affez fenti ni fait 
connoître la grande importance. Il le défigne fous 
le nom générique de brofimum , mot dérivé du 
grec , qui fignifie bon à manger. Les Anglais de la 
Jamaique le nomment éread-nurs , qui fignifie roix- 
pain, parce que ce fruit fert de nourriture aux 
pauvres Blancs lorfque le pain eft cher; il ferc auf 
de nourriture aux Nègres quand les vivres (ont 
rares. Ils font très-bons , foit grillés, foie bouillis. 
On ne peut mieux les comparer qu'aux châtaignes 
d'Europe. Leur fubftance eft farineufe & d'un 
goût crès-favoureux; elle n’a pas linconwénient 
de furchärger l’eftomac & d’occafionner des fla- 
tuofités. Ce qu'il y a de bien important dans.cet 
arbre , c’eft qu'après que la récolre des fruits ef 
faite , on coupe les fommités des branch=s , qui 
font très-garnies de feuilles, pour fervir de nour- 
riture aux bœufs , aux chevaux, aux mulets , aux 


0 0 0 


BR O “« 709 


moutons , & même aux cochons, fans que cela 
nuife à fa récolte des fruits pour l’année fuivante. 
Ce fourrage eft d'autant plus précieux , que cet 
arbre croît dans des cantons arides , où les féche- 
reffes, qui durent plufieurs mois, font périr toute 
autre efpèce de fourrage. Ce précieux végétal, dont 
l'écorce eft pleine d’un fuc laireux , femble pouffèr 
avec d'autant plus de vigueur , qu'il fait plus fec 
& plus chaud. Cet arbre peut fe multiplier ou par 
boutures , qu’il faudra faire au commencement 
du printems , ou par marcottes, que l’on fera fur 
Parbre même. On peut former des plantations de 
brofime, foit en bouquets, foit en avenues, qui 
réuniroient l’utile à Pagréable , cet arbre syant an 
feuillhige trés-rouffu, qui ne peur être pénétré par 
jes rayons du foleil. » (De Tuffzc.) 


2. BrosiME bâtard. Brofimum fpurium. Swartz. 


Brofimum foliis lanceolato-ovaiis , acuminatis ÿ 
amentis fubfejfilibus , ovatis , geminis ; fruélu mollr. 
Swartz, Flor. Ind. occid. 1. pag. 19. 


Cet arbre s'élève à la hauteur de cinquante 
pieds , revêru d’une écorce liffs, d'un blanc cen- 
dré. Les rameaux font garnis de feuilles pétiolées, 
alternes, lancéolées , ovales, acuminées, glabres, 
très-encières ; les périoles très-courts ; les fleurs 
mâles inconnues ; les fleurs femelles axillaires , 
prefque fefiles , géminées & non cppofées, for- 
mant un chaton oblong , imbriqué , de la groffeur 
d’un grain de poivre; l’ovaire ovale , renfermé 
dans les écailles ; le ftyle bifide; les fligmates fim- 
ples, redreflés. Le fruit eft une baie molle, gia- 
bre , oblongue , monofperme; fon noyau partagé 
en deux lobes. 


Cette plante croît dans les contrées feptentrio- 
nales de la Jamaique. B ( Deftript. ex Swartz: ) 


BROSSEA. ( Voyez BROSSE , & Illufir. Gener. 
tab. 111.) Ce genre eft borné à une feule efpèce, 
qui nef connue que par la defcription & la figure 
de Plumier. Elle n’a pas été, depuis lui, exami- 
née , ni fur le vivant ni fur des individus fecs; ce 
qui à fait naître des doutes fur fon exiflence. Quel- 
ques botaniftes la regardent comme la même que 
l’epigsa cordifolia de Swartz ou le gaultheria fphag- 
nicola de Richard. 


PBROTÈRE. Brotera. Cavanilles avoit établi ce 
genre particulier de malvacées, qu'il diftinguoit 
par le fruit unicapfulaire , à plufieurs loges, au- 
quel il rémifloir le dombeya phaniceu. (Voyez notre 
article PENTAPÈTE.) Il ne refloit alors que ie 6ro- 
era ovara Cavan. tab. 433, plante à tiges her- 
bacées , garnies de feuilles alrernes, pétiolées, 
ovales , dentées en fcie , couvertes d'un duvet 
blanchâtre. Les fleurs font petites, pédonculées, 
e de deux ou trois, fivuées dans l’aiffelle 
| des feuilles ; elles n’ont que cinq étamires fertiles. 
! Elle croît à laNouvelle-Efpagne. Nous penfons que 


B'RO 


cette plante doit être rapprochée du dombeya 
Cavan., du pentapetes phanicea , n°. 12, & Suppl. 


FLO); 


Willdenow a rétabli d’après Gærtner , comme 
genre particulier , le pentapetes phanicea Linn. ; il 
applique ailleurs le nom de brorera pour un nou- 
veau genre de plantes compolées, de ia famille 
des cinarocéphales , formé d’après le carchamus 
corymbofus Linn., connu par les anciens botaniltes 
fous le nom de chamaleon | qu'on auroit pu lui 
reftituer. Il a, comme l’echinops , des calices par- 
ticuliers , uaiflores & écailleux, mais feulement 
au noinbre de fix ou huit fur la même tête ou dans 
le même calice commun. ( Voyez CARTHAME, 
n°. 9.) M. de Jufieu en a fait le genre cardopa- 
tum, Annal. Muf. Nat. Parif. 6. pag. 323. (Woyez 
ce mot, Suppl. ) 


Sprengel, dans le Journal botanique de Schrader , 
1800, vol. 2, pag. 186, tb. $,a, de fon coté, 
employé le nom de brotera pour un autre genre à 
flsurs compofées, adopté par Perfoon (Synopf. 
Plant. 2, pag. 498), que Willdenow a mentionné 
fous le nom de ruvenburgia. Nous en parlerons 
fous ce nom. Le même botanitte Sprengel s’étoit 
fervi ailleurs du nom de érotera pour défigner 
une plante laibiée , brotera perfica, Aët. Soc. Linn. 
Lond. vol. 6, pag. 151, tab. 125 elle doit être 
placée parmi les 4ypuis , Suppl. 


BROU. Ce nom, donné primitivement à l’en- 
veloppe d:mi-charnue qui recouvre le fruit du 
noyer , a été depuis employé par quelques bota- 
niftes pour exprimer les enveloppes charuues ou 
pulpeufes qui entourent un noyau foliraire & cef- 
feux, comine dans l’amandier , le pêcher , l'abri- 
cotier , le prunier , le cerifier , &c. Cette enve- 
loppe porte en latin le nom de drupa , qu'on tra- 
duic fouvent en français par celui de drupe, & qui 
eft plus genéralement adopté que celui de érou, 
dont il eit fynonyme. 


BROW ALLIA. ( Voyez BROUALLE, & les 1/- 
luffrations des Genres , tab. $3ÿ, browallia demiffa, 
n°. 1. — Gærtn. tab. ÿ3.) Le hrowallia alienaia, 
n°. 3,eft la même plante que le ruellia paniculata 
Linn, n°. 21, & le orcwallia humifufa eft un buch- 
nera fcion Vahl, Symb. 3, pag. 81. 


BROUSSONETIA. Lhéritier a ainfi nommé le 
mürier de la Chine (merus papyrifera Linn.), dé- 
crit dans c2t ouvrage fous celui de papyrius. 
(Voyez PAPYRIER.) 


BROWNEA. ( Voyez BrouNE, & les I//uftra- 
tions des Genres , tab. 575, fig. 1, browrea coccinea 
Lihn.) Il faut ajouter à ce genre les deux efpèces 
fuivantes : 


2. BROUNE pubefcente. Brownea grandiceps. 
Jacq. 


BRU 


Brownea flaminibus longitudine corolla ; floribus 
capitato-fpicatis , ramis pubefcentibus. Willd. Spec. 
Plant. 3. pag. 716. — Jacq. Coll:&. 3. pag. 287. 
tab. 22. fig. A. I. — Lam. Ill: tab. 75. fig. 2. 


Plufieurs caraétères diftinguent cette efpèce du 
browaea coccinea. Ses rameaux font pubefcens; les 
feuilles veinées, réticulées , pubefcentes fur leur 
côte & fur ieur principale nervure. Les fleurs, de 
couleur écarlate , font réunies en une têre un peu 
Pons en épi. Les étamines , fouvent au nomi- 

re d’onze , font, comme dans la précédente , de 
la longueur de la corolle; mais le ftyle eft fubulé, 
& le flizmate aigu ; les divifions du calice inté- 
rieur prefque fpatulées , ovales-oblongues , très- 
obrufes & non lancéolées , aiguës. 


Cette plante croît fur les hauteurs, dans les 
forêts , aux environs de Caracas. B 


3. BROUXNE rofe. Brownea rofa de monte. Berg. 


Brownea fflaminibus corollä duplô longioribus , flo- 
ribus capitatis, Wild. Spec. Plant. 3. pag. 716. — 
Lam. Ill. Gen. tab. 575. fig. 3. 


Brownea (rofa,de monte), floribus aggregato- 
capitaris , feffilibus ; faminibus long Jimis. Berg. in 
A€&. Ang.1773. pag. 171. tab. S & 9. 


A valgo rofa de monte. Lœf. Itin. 
278. 


Cette efpèce eft facile à diftinguer par la lon- 
gueur de fes étamines, au moins une fois plus 
longues que la co-olle. Ses feuiiles font oppofées, 
pétiolées , ovales-lancéoïées, acuminées, un peu 
obrufes , finement veinées ; les fleurs réunies en 
une tête rouffue , de la grofleur du poing, d’un 
rofe-écarlate, fefliies , accompagnées à leur bafe 
de braëtées nombreufes , de la méme forme, mais 
beaucoup plus petites que les feuilles; les pétales 
courts, étroits, linéair:s-lancéolés, aigus; onze 
étamines ; les anthères vacillantes. 


Certe plante croit fur les montagnes, à Porto- 
Bello. D 


Oëfervations. Le brownea pauciflora Willd. eft le 
palovea guianenfis Aubl. & Diét. 4, pag. 716, & le 
ginannia Schreb. Gen. Plant. n°. 691. — Le Brow- 
nea coccinea , n°. 1, eft ainfi caractérifé : 


Brownea flaminibus longitudine corolla, pedur- 
culis fubaggregatis, ramis glabris. Willden. Spec. 
Plant. 3. pag. 715. 


BRU : nom languedocien d’une bruyère (erica 
fcoparia Linn.). 


BRUCEA. ( Voyez Bruce, & Illuftr. Gener. 


ÿ tab. 810.) — Bruces ferruginea. Lhérit. Surp. Nov. 


Fafc. 1. pag. 19. tab. 10. M. de Juff:u foupçonne 
que les genres tetradium & gonus , établis par Lou- 
reiro dans fa Flore de la Cochinchine , font très- 


BRU 


voifins dés Bricea. {Voy. Di&, vol. VIT, pag. 6o3 
& Gonus, Sippl.) s 


BRUGNON, variété du pêcher, que l’on 
nomme auf brignon par corruption, & qui eft 
réuni au genre amandier, 


BRUGUIERA. ( Voyez PALÉTUVIER © BRU- 
GUIÈRE , Suppl.) 


BRUGUIÈRE. Bruguiera. ( Aub. du Pet.- Th.) 
M. du Perit-Thouars a établi fous ce nom un gerre 
qui n’eft point celui de M. de Lamarck, & quil 
a changé à caufe du nom français palétuvier , qui 
fait oublier celui de bruguiera. Tant que l’on fe 
permettra, tantôt fous un prétexte, tantôt (ous 
un autre (& on n’en manquera jamais ), de chan- 
ger le nom des genres, l'étude aimable des plantes 
fera érouffée fous les épines de la fynonymie , & 
J'invite M du Petir-Thouars, au nom de la fcience 
qu'il cultive avec tant d'avantages, à renoncer à 
cet efprit d’innovarion & de prétendue réforme, 
fi nuifible au véritable bur de la botanique , qui 
fera bien mieux rempli par de bonnes obfervations 
que par un changement perpétuel de nomencia- 
ture. Quoi qu’il en foit, voici, d’après M. du Pe- 
tit-Thouars’, le caractère de fon nouveau genre : 
il confifte en un calice tubuleux , un peu com- 
pre à cinq dents obtufes, muni de deux écail- 
es vers fon railieu ; cinq pétales oblongs, lancéo- 
Jés, ouverts, inférés fur le calice; dix étamines 
de la longueur de la corolle , inférés au fond du 
calice ; un ovaire adhérent au calice, furmonté 
d’un flyle aigu , contenant quatre ovules pendans. 
Le fruit eft inconnu. 


Ce genre, de la famille des onagres , eft voifin 
des combretum , dont il diffère par la forme du c:- 
lice , non rétréci au deffous de fon limbe, & par 
fes feuilles alrernes ; il ne contient qu’une feule 
efpèce. C’eft un petit arbre de Madagafcar, à 
feuilles liffes , ovales, fucculentes , entières , ré- 
trécies en pétiole à leur bafe , longues de trois à 
quatre pouces, larges de deux. Les fleurs font 
blanches, petites, difpoiées en grappes axillaires. 
Il eft très-probable que c’eft le kara-handel de 
Rheed , quoique la defcription annonce quatre 
pétales avec cinq étamines , anomalie dont on ne 
connoît pas d'exemple. 


BRUNELLA. Lam. Prunella. Linn. { Voyez 
BRUNELLE.) 


La brunelle, réunie, par fes propriétés, à ces 
plantes nombreufes auxquelles on attribue la fa- 
cuité de confoliier promprement les bleffures & 
-Jes plaies, fe trouve probablement confondue, 
chez les Anciens, parmi quelques-uns de ces vé- 
géraux auxquels is donnoisnt le nom de confoude 
(Jymphytum) , en fuppofant toutefois qu'ils l’euf- 
fent connue : elle jouifloit, il y a un fiècle ou 


B'R Ü 


deux, d’une certaine réputation; elle eft peu em- 
ployée aujourd’hui. C. Bauhin foupçonne que {on 
nom lui vient du mot allemand braune , qui fignifie 
certaines maladies de la gorge , contre lefquelles 
on employoit la brunelle. 


se 
711 


On a ajouté plufieurs efpèces à ce genre, qui, 
la plupart, me paroiffent rentrer dans les nom- 
breufes variétés du prunella vulgaris Lam. Illuftr. 
tab. $16, fig. 1, & du prunella laciniata, fi3. 2. 
Ces deux efpèces, qui ne paroïflent d’abord que 
comme variétés, puifque la première offre égale- 
ment des feuilles laciniées , ont n$anmoins dans 
leur calice un caraétère qui Les diftingue. Dans la 
première, la lèvre fupérieure du calice paroit 
comme tronquée , & laiffe à peine l'apparence de 
trois arêtes impercepribles. Dans la feconde, cette 
même lèvre eit large, à trois lobes courts, arron- 
dis , furmontés d’une petite pointe. 


La première varie dans fes fleurs blanches ou 
rougeitres, dans fes feuilles prefque glabres, 
quelquefois plus ou moins velues ou parfemées de 
poils roides , ainfi que les tiges & les calices ; les 
feuilles fupérieures entières, dentées ou laciniées. 
Pontedera dit en avoir obfervé une variété au 
mont Silève , à fleurs jaunâtres. Toutes ces varié 
tés tiennent aux locaiités. 


La feconde efpèce offre dans fes fleurs la même 
variété de couleurs : elle tient le milieu entre la 
brunelle commune & celle à grandes fleurs 5 elle 
reffemble à cette dernière par fon calice, à l'autre 
par fon port. Ses feuilles, furtout les fupérieures, 
font conftimment découpées, un peu blanchatres 
& pubefcentes en deffous. 


La brunelle à grandes fleurs ( prunella vulgaris, 
var. 8) paroît devoir former une efpèce diltinéte 
par fes fleurs, au moins une fois plus grandes que 
dans les efpèces précédentes ; par fa corolle ren- 
flée au deffous de la lèvre inférieure ; par la lèvre 
fupérieure , coudée vers le milieu au lieu d’être 
droite , & qui devient alors parallèle à la lèvre in- 
férieure. La lèvre fupérieure du calice eft à trois 
Jobzs mucronés ; les feuilles peu ou point décou- 
pées , quelquefois munies d’oreillettes à leur bafe, 
légérement pileufes. 


5. BRUNELLE à petites fleurs. Brunel'a parvi- 
flora. Poir. 


Brunella foliis ovato-lanceolatis, glabris, fubden- 
taris ; foicä fefili, floribus vix bratleas fuperantibus. 
Poir. Voyag. en Barb. 2. pag. 188. 


Si les plantes dont nous venons de parler doi- 
vent être diftinguées comme efpèces, celle-ci 
doit avoir le même privilége ; elle fe rapproche de 
la fuivante par fes feuilles , de la Dune laciniée 

? par fes calices, de la bruneïle commune par fon 
! port. Ses tiges fant peu rameufes, légérement pi- 
, leufes vers leur fommer, garniss de feuilles péio- 


BRU 


lées, ovales-lancéolées , à peine dentées , elabres 
à leurs deux faces, langues d'environ trois pouces, 


712 


î 
} 
| 


fur un pouce & plus de large ; les périoles réflé- | 


chis , longs d’un pouce, à peine pileux. L'épi 
eft cylindrique , obtus, accompagné à fa bafe de 
deux longues feuilles fefñles, lancéolées ; les brac- 
tées colorées , élargiss , ciliées, mucronées ; les 
calices pileux ; la lèvre fupérieure à trois lobes 
courts , à trois petites pointes. La corolle elt pe- 
tite, purpurine, à peine plus longue que Îles 


bractées. 


J'ai recueilli cette plante fur les côtes de Bar- 
barie ; elle a été trouvée, fuivant M. Decandolle, 
à Montmorency par M. Lhéritier. Z (#7. v.) 


6. BRUNELLE ovale. Brunella ovata. Hort. Par. 


Brunella caule ramolfiffimo ; foliis ovato lanceo- 
datis, dentaris , obtufis; fpicis ovato-oblongis. (N.) 


Cette efpèce eft fort grande ; fes riges prefque 
glabres , profondement cannelées ; les rameaux 
nombreux , éralés ; les feuiiles pétiolées, larges, 
ovales-lancéoiées, un peu obtufes, lächement 
dentées , glabres , vertes, plus pales én deflous; 
les épis courts, ovales-oblongs, ebtus, plus élar- 
gis à leur partie inférieure; les fleurs, ainfi que 
les braétées & I:s calices, d’un pourpre-foncs ; 
la lèvre fupérieure à crois lobes courts, mucro- 
nés; la corolle à peine une fois plus longue que 
le calice. 


Cette plante croît dans l'Amérique feptentrio- | 


nale. On la cultive au Jardin des Piantes de Paris. 
L'AGANES) 


* Efpèces douteufes ou variétés. 


* Prunella (penflvanica), fois pertolatis, 
ovato-lanceolatis , bafs dentatis ; calicis labiis equa- 
libus ; fuperiore truncato , triariffuto ; caule adften- 


dence. Willd. Hort. Berol. n°. 9. 
* Prunella (haftæfolia }, foliis fubhaftato-oblon- 


gis, ferratis, obtufis , pubeftentibus ; caule aafcen- 
dente , baff repente ; calicis labio inferiore profundè 


triloso. Brot. Lufit. pag. 181. 
* Prunella (bidentata), parvula, foliis fefili- 


bus, linearibus | medio uwtr'nquè unidentatis. Perf. 


Synopf. Plant. 2. pag. 137. (Leman. in uliginofis.) 


* Prunella (pinnatifida }, caule ramofo , divari- 
sato , glabro; foliis pinnatifidis, glabris , infimis brevi 
ovatis. Perf. Synopf, Plant. 2. pag. 137. 


An prunella (media), foliis inferioribus finuato- 
dentatis , fuperioribus dentatis ; calicibus fummis co- 
doratis.? Link. Annal. 1. — Roth , Germ, 2. pag. 
45. — An prunella vulgaris, var. ? 


* Prunella (intermedia), foliis integris finuatif- 
que, dentatis , rugofis, hircis ; calicis labio fuperiore 
srancato, deviter tridentato, Bot. Lult. 1. pag. 181. 


BRU 


BRUNIA. ( Voyez BRuNIE, & Illuftr. Gener. 
t2b. 126, brunia nodifiora Lina.) Thunberg , dans 
fon Protrome des plantes du Cap de Bonne-Efpé- 
rañce, a mentionné pluñeurs efpèces nouvelles 
qui, manquent de defcription fuffifante, & que 
nous ne ferons qu'indiquer. 


-*X Brunia (deufla), folis trigonis, glabris ; apice 
rigris ; capitulis terminalibus. Thunb. Prodr. App. 
pag. 187. 


= 

* Brunia (microphylla), fo/iis ovaco-trigonis 
carnoffs , glabris ; capitulis terminalibus , ramis di- 
varicatis. Thunb. Prodr. 187. 


* Brunia (laxa ), foliis trigonis, Re fei- 
catis, glabris. Thunb. Prodr. pag. 187. 


2 


* Brunia (alopecuroides), foliis trigonis , acu- 
tès, glaoris ;-capitilis lateralibus , globofis , glabris. 
Thunb. Proûr. pag. 187. 


* Brunia (levis), foliis linearibus, convexis, 
ncurvis; capitulis terminalibus, Thunb. Prodrom. 
pag. 187. 

* Brunia (fuperba), foliis criquetris, filiformi- 1 
bus , callofo-mucronatis , patulis , ciliato - villoffs. 
Willd. Spec. Plant. 1. pag. 1143. — Donn. Ind. 
Hort. Cantab. pag. 25. 


* Brunia ( fragarioides), foliis triquetris, ad- 
preffis , margine ciliatis, Willden. Spec.- Plant. 1. 
pag. 1143. 


Oëfervations. Quelques auteurs ont admis le : 
genre ffuavia pour deux efpèces de brunia. (Voy.: 
STAAVIA, vol. VIL.) 


BRUNELLIE.. Brunellia. Genre de plantes dico- 
tylédones, à fleurs incomplètes , dont la famille 
naturelle n’eft pas encore déterminée , mais qui 
paroit devoir être placée entre les rérébinrhacées 
& les nerpruns, & avoir des rapports avec les 
cneflis ; il comprend des arbres ou arbriffeaux 
exotiques à l'Europe, dont les rameaux & les 
feuilles font oppofés ou ternés ; les dernières fim- 
ples ou ailées ; les fleurs axillaires, paniculées. 


Le caractère effentiel de ce genre eft d’avoir: 


Un calice de quatre à fept divifions ; autant d’o- 
vaires , entourés d’un difque épais ; point de corolle ; 
huit à quatorze étamines ; des capfules divergentes , 
à une loge, à une ou deux femences. 


CARACTÈRE GÉNÉRIQUE. 


Chaque fleur offre : 


1°. Un calice divifé en quatre, cinq ou fept 
découpures ovales , aiguës, redreffées, perfif- 
tantes. 
2°. Une corolle nulle, 
3°. Des . 


BRU 


3°. Des étamines en nombre double des divi- 
fions du calice, inférées fur le difque épais qui 
entoure les ovaires ; les filamens velus à leur bafe ; 
les anthères redreff:es , à deux loges. 


4°. Quatre, cinq ou fept ovaires libres, furmon- : 


tés d'autant de ftyles fubulés ; les ftigmates aigus. 


Le fruit confifte en autant de capfules que d’o- 
vaires , divergentes , placées fur un réceptacle 
commun , à une feule loge , s’ouvrant en dedans 
par une future longitudinale , contenant une ou 
deux femences ovales où oblongues ; l'embryon 
enveloppé d’un périfperme épais & charnu. 


Obfsrvations. Ce genre a d'abord été établi par 
les auteurs de la Flore du Pérou ; il a été préfenté 
avec quelques modifications par MM. Humboldt 
& Bonpland , avec l’expofition de plufieurs efpè- 
ces nouvelles. Ils placent ce genre près des cneffis, 
avec lefquels il a de grands rapports. Ces deux 
genres indiquent l’exiftence d'une nouvelle fa- 
mille , qui fait le pañlage des térébinthacées aux 
nerpruns. Cette famille diffère effentiellement de 
la première par la préfence du périfoerme , qui 
manque dans toutes les térébinthacées , & de la 
feconde par le nombre des étamines , qui eft tou- 
Jours double de celui des divifions du calice. Dans 
ls nerpruns elles font en nombre égal avec les 
divifions du calice. 


Espèces. 


1. BRUNELLIE à feuilles de comoclade. Bru- 
nellia comocladifolia. Humb. & Bonpl. 


Brunellia foliis impari-pinnatis ; foliolis mulri- 
Jugis, oblongis, fpinofo-ferratis , fubiès tomentofis. 
Humb. & Bonpl. Plant. æquin. vol. 1. pag. 211. 
tab. 49. 


Arbre très-rameux, haut d’environ dix-huit 
pieds; les rameaux cylindriques, oppefés, com- 
primés vers les nœuds, chargés d'un duvet to- 
menteux & roufleatre, girnis de feuilles oppo- 
fées, pétiolées , ailées avec impaire , compofées 
d'environ fept à onze paires de folioles oblon- 
gues, felhiles, légé:ement échancrées à leur bafe, 
aiguës, tomenteufes & roufleitres en deflous, 
munies à leurs bords de dents diftantes, prefque 
épineufes. Les fleurs font petites, difpofées en 
panicules axillaires, plufieurs fois ramifiées pref- 
que par dichotomies; le calice pubefcent , à quatre 
découpures ovales ; quatre capfules en étoile, 
ovales , élaftiques, couvertes de poils rouffeatres, 
à une feule femence noire, luifante, ovale , com- 
primée. 

Cette plante croit dans les Andes, au Pérou. 5 
(Humb. & Bonpl.) 


2. BRUNELLIE tomenteule. Brunellia tomentofa. 
Hagmb. & Bonpl. 
Botanique. Supplément. Tome I. 


BIRU 


Brunellia foliis ternis , ovali oblongis, ferratis, 
utringue acutis , fubiùs reticulato-venofis , tomen- 
cofis, Humb. & Bonpl. Plant. æquin. 1. pag. 214. 

; tab. Go. 


Grand arbre, haut de foixante pieds, dont le 
! bois eft blanc , peu compacte ; les rameaux gla- 
| bres ; les fupérieurs anguleux , tuberculés , cou- 
| verts, ainfi que la face fupérieure des feuilles, 
: d’un duvet tomenteux & rouffcâtre; les feuilles 
verticillées trois par trois, ovales, oblongues, 
dentées, médiocrement pétiolées. Les fleurs, 

refque fefiles , fonc difpofées en grappes axil- 
Fe ; le calice tomenteux , à quatre ou fept dé- 
coupures ovales , aiguës , perfiftantes. De quatre 
à fept ovaires , il n'en réfulte fouvent que deux 
capfules ovales , aiguës , tomenteufes , contenant 
deux graines oblongues, un peu ridées. 


7HO 


Cette plante croît près la ville d’Almaguer, 
dans les lieux froids. b 


3. BRUNELLIE à feuilles ovales. Brunellia ovali- 


! folia. Humb. & Bonpl. 


Brunellia foliis ternis , fubrotundo-ovalibus , fer- 
ratis, fubtès minutiffimè pubefcentibus ; capitulis axil- 
laribus, pedunculatis. Humb. & Bonpl. Plant.æquin. 
I. pag. 216. tab. 61. 


Arbre de vingt-quatre à trente pieds, peu ra- 
meux , d'un afpeét peu agréable ; les rameaux gla- 
bres, cylindriques ; les feuilles coriaces, vercicil- 
lées trois par trois, ovales-arrondies, pubefcentes 
en deffous, dentées à leurs bords, médiocrement 
pétioiées ; les fleurs ramaflées en tête, à l'extré- 


 mité des rameaux d’une panicule courte. Le calice 


eft partagé en cing découpures lancéolées, gla- 
bres , aiguës; dix étamines fituées autour d’un 
difque charnu, légérement pubefcent; cinq ovai- 
res ; quatre à cinq capfules pubefcentes , ovales, 


i acuminées, divergentes à leur partie fupérieure, 


renfermant chacune deux femences oblongues. 


Cette plante croît près la ville de Looœæa, au 
Pérou. Ph (Humb. & Borpl.) 


4. BRUNELLIE anguleufe. Brunellia acutangula. 
Humb. & Bonpl. 


Brunellia foliis ternis , ovali- lanceolatis , eviter 

férratis, fubrùs pulverulento-pubefcentibus; ramis acurè 

À sriquetris. Humb. & Bonpl. Plant. æquin. 1. p. 218. 
tab. 62. 


Cet arbre s'élève fort haut; il eft muni de ra- 
meaux cylindriques à leur partie inférieure, mar- 
qués , dans leur partie fupérieure , de trois angles 
très-prononcés , pubefcens , pulvérulens, de cou- 
leur fauve. Les feuilles font verticillées trois par 
trois, médiocrement pétiolées , coriaces, oblon-, 
guess , aiguës à leurs deux extrémités, g'abres, 
dentées en fcie, couvértes Fons d’un duier 

XXX 


714 BRU 


pulvérulent ; la nervure du miliau faillante en an- 
pile; les fleurs pédiceilées, difpofécs en panicules 
axtilairés, oppofées ; chaque pédic: lle acco npagné 
d’une perite bractée ; le calice à quatre ou cinq 
décoüpures profondes, pulvérulentes ; huit ou 
dix étami.es jÿ quatre ou cinq ovaires pileux ; 
aurant d2 capfules ovales, aiguës , pubefcentes, 
à une feule loge , contenanr deux femences 
ovalss. 


ette plante croit dars le royaume de Santa-Fé 
de Bogota. F5 (Huimb. & Bonpl.) 


* Brunellia (inermie), fo/iis impari pimnatis, 
cernis fimplicihufque ; foliolis ferratis. Ruiz & Pav. 
Syft. veget. Flor. peruv. pag. 127. 


C'eft un très-grand arbre, dont les rameaux font 
garnis de feuilles ailées avec une impaire , quel- 
quefois fimples ou ternées; les folioles denrées en 
{:ie, Les capfules font g'abres & obrufes. Il croit 
au Pérou, dans les grinles forêts; il eft en fleurs 
aux mois d'août & de feptembre. B 


* Brunellia (aculeata ), folirs abruptè pinnatis ; 
foliolis integerrimis. Ruiz & Pav. Sylt. v:g. Flor. 
pEruv. pag. 127. 


Bien moins élevé que le précédent, fes tiges ne 
parviennent qu'à la hauteur de feize à dix-huit 
pieds. Ses feuilles font ailéss fans impaire; les fo- 
lioles entières ; les fruits h£:iffés de poils rudes. 
I! croît dans les forêts du Pérou, & fleurit dans 
1£s mois de juin & de juillet. 


BRUNGA. C'eft ainfi que l’on nomme, à Cei- 
lan , le ludwigia oppojitifolia Linn. 


BRUNNICHIA grimpant. Brunnichia cirrhofa. 
Gærtn. 


Brunnichia glabra, fcandens , foliis ollongo-cor- 
datis , acuminatis; racemis mulifloris, florious fe- 
curdis. Mich. Flor. boreal. Amër. 1. pag. 271. — 
Gærtn. de Fruét. & Sem. 1. tab. 45. — Desfont. 
Atbr. I. pag. 77. 


Fallopia. Adanf. Fam. Nat. 2. pag. 277. 


Genre de plantes de la famille des polygonéés, 
établi par Gærtner pour un arbriffleau de | Améri- 
que , dont le caraétère effentiel eft d’avoir : 


Un calice à cinq divifions ; point de corolle ; une 
capfule monofperme , renfermée dans le calice perfif. 


tant, agrandi , fupportée par un pédoncule membra- 
neux ,, éluroi. 


C'eft un arbriffeau farmenteux & grimpant , 
dont les tiges, grêles , triées , s'élèvent jufqu’au 
fommet des arbres d’une-médiocre grandeur , à 
l'aide des vrilles qui terminent les rameaux. Les 
feuilles font glabres, alternes, pétiolées , ovales- 
oblongues , en cœur , très-entières , acuminées 3 


BRU 


verdâtres, petites, difpolfes en grappe, & tou- 
tes tournées du même côté: Le calice ef vertru, 
à cinq découpures. Les étamines varient de huit à 
dix. L'ovaire elt furmonté de trois fiyles : il lui 
faccède une cipfule un peu triangulaire , fans 
valve , à une feule femence , foutenué par un pé- 
doncule muni latéralement d’une membrane euli- 
forme. 


Cette plante eft originaire de Amérique fep— 
tentrionale ; elle nous eft venue d’abori de l'ile 
de Bahama. M. Bofe la recueillie dans la Caro- 
line. On la culive au Jardin des Plantes. h (W. fc 
Comm. Bof.) 


Cetarbriffeau , cultivé en pleine terre, & qu'on 
multiplie facilement de drageons, de marcotres & 
de boutures , peut fe naturalifer dans le midi de la 
France, & fervir à couvrir, comme les autres 
plantes orimpantes , les tonnelles & les berceaux, 
à mafquer les murs, & à procurer , par fes feuilles 
nombreufes & touffues , une agréable verdure. 


BRUNSFELS!A. (Voyez BRUNSFEL, & Illuftr. 
Gen. tab. 548.) 


1. Brunsfelf: (americana), folits obovatis , acu- 
rrinatis , petiolo longioribus ; corollætubo reéto , limbo: 
integro. Swartz , Obferv. botan. pag. 90. tab. 4. 
fin 2. 


11 faut ajouter à cette première efpèce : 


2. BRUNSFEL ondulé. Brunsfelfia undulata. EW. 


Brunsfelfia foliis ovato-lanceolatis , utrinquë atte+ 
nuatis ; corolla tubo curvo , limbo undulato. SWartz, 
Flor. Ind. occid. 2. pag. 135.— Anär. Repof. bot. 
tab. 167. 


Arbufte d'environ vingt pieds de haut. Le tronc 
eft foible ; les rameaux rabattus ; les feuilles épar- 
fes, pétiolées , lancéolées , ovales ou oblongeues ; 
rétrécies à leurs deux extrémités, très-entières , 
un peu ondulées, glabres , longues de fix pouces ÿ 
les fleurs blanchätres , médiocrement pédoncu- 
lées, terminales, au nombre de deux ou trois; le, 
calice à cinq petites dents obtufes ; le tube de la 
corolle long de quatre pouces , cylindrique, un 
peu recourbé , légérement pubefcent ; le limbe à 
cinq lobes arrondis, ondulés , inégalement & pro- 
fondément crénelés. Le fruit eft une baie globu- 
leufe , de la groffeur d'une petite pomme , à uns 
loge, revêtu d une écorce cendrée. 


Cette plante croît à la Jamaique. P (Sivartz.) 


BRUNSVIGIA, vulgairement girandole. C’eft 
une efpèce d'amarillis, Diét. n°. 11. 


| BRUSC. C'eft le nom que portoit autrefois le 
| fragon (rufeus Lin.) , qui eft le rufco dés Ha- 


minces, perfiftantes, d'un vert-agréable ; les fleurs : liens. On le donne encore en Provence, fuivant 


B'RU 


Garid-], à une efpèce de bruyère (brufc des Lan- 
guedociens, erica fcoparia Linn.), dont on fait 
des baluis appelés fcoubou de brufe, & , fuivant 
Bomare , à l’ajonc où genét épineux (u/ex Linn.). 
Le traduét-ur de Dalechamp donne ce nom au 
rufcus aculearus Linn. , que de fon tems on ap- 
peloir auffi rufeus , d’où fans doute eft venu auf 
le nom de brufc. Les Arabes nomment cetre plante 
cubebes , & les Iraliens pougilopi ou pique-fouris, 
parce que , dit Dalechamp , ce peuyle en enve- 
loppe la chair falée , de peur que les rats n’en ap- 
prochernr. Pline & les auteurs anciens attribuoient 
a cette plante beaucoup de vertus, celle entr'au- 
tres d’être très-diurétique, & bonne pour la ma- 
ladie de la pierre. Suivant le même traduéteur, 
les Anciens fe fervoient des branches fouples du 
brufc pour lier les vignes. Il tire fon autorité d’un 
pafage de Virgile , qu’il traduit ainfi en un vers 
frar çais : 


Du brufc l’ofier piquant faut cueillir dans les bois. 
Virgile avoit dit : 


Nec non eriam afpera rufci 
Vimina per filvam, € ripis fluvialis arundo 
Caditur. 


BRUXANELLI : nom fous lequel Rheed à dé- 
crit & figuré, dans fon Hort. malab. $ , pag. 83, 
tab. 42, une plante qui, felon lui, forme un arbre 
de la taille d'un pommier. Son écorce ef aftrin- 
gente & a une odeur forte, ainfi que les feuilles, 
qui font ovales, acuminées & oppofées. Les fleurs 
font petites, purpurines, odorantes, difpofées en 
épis grêles & terminaux, compofées d’un calice 
adhérent , de quatre pétales? & de quatre étami- 
nes. Le fruit eft une baie à deux ou trois coques 


monofpermes, couronnées par les divifions du! 
calice. Une partie de cette defcription indique- | 
roit affez bien que cet arbre appaiticnt à la fa-! 
mille des rubiacées , & qu'il fe rapprocheroit des ; 
caféiers ; mais on ne peut l'y rapporter s’il a réel- 


lement quatre-".ales, ce dont on peut douter, 
parce an >: epoque où Rhéed écrivoir, les bota- 
niftes confondoisnt fouvent les divifions de-la co- 
rolle avec les pétales. 


Cet arbre croît fur les montagnes & dans les 
endroits fauvages de la côte de Malabar. On re- 
commande fon fuc, mêlé avec du beurre , comme 
un liniment contre les furoncies. Son écorce palle 
pour diurétique, & fes racines font employées 
avec fuccès dans les douleurs de la goutte. 


BRUYÈRE. Erica. Le nom latin de la bruyère 
eft connu depuis long-tems. C'eft l’ereika de Théo- 
phrafte , que Pline a rendu par erica, ainfi que 
Diofcoride. Doit-on le regarder comme devant 
être appliqué à des plantes congénères de noire 
bruyère ? C’eft fur quoi l’on n’eit point partaite- 
ment-d’accord. En admettant l’aflimative , que 


> 


B'R U 715 


Je crois être l'opinion la plus probable ;. je dois 
auffi ajouter que l'erica des Anciens appartient à 
l’erica arborea ou bien à l’erica muliflora où vagars 
de Linné , plutôt qu’à notre erica vulgaris , celle- 
ci étant bien plus commune dans les contrées fep- 
tentrionales que dans les pays chauds , tandis que 
les autres y font très-abondantes. J'ai trouvé par- 
tour en Barbarie l’erica arborea , & je n'y ai Jamaïe 
renconiré l'erica vulgaris. Pline & Diofcoride af- 
furent que le miel recueilli par les abeilles fur les 
fleurs de la bruyère eft d'une qualité très-médio- 
cre , tandis que, ch2z nous, ces fleurs lui don- 
nent beaucoup de délicatetfe & de parfum, pro- 
priétés que peut-être n'offre point l’erica arborea. 


A force d’obfervations & de recherches, on eft 
parvenu à difiinguer au plus une douzaine d’efpè- 
ces de bruyères indigènes de l’Europe, arbuftes 
élégans , la plupart habitant les lieux incultes & 
arides des forêts, deftinées à couvrir, par leur 
verdure perfiftante , la nudité des collines, & à 
fertilifer , par leurs débris, un fol ingrat, peu 
favorable pour la végétation des autres plantes. 
Les unes (c’eft le plus grand nombre) fe plaifent 
de préférence dans les terrains fecs & pierreux. 
C'eft fur les collines crétacées des environs de 
Marfeille que j'ai trouvé en plus grande abon- 
dance l’erica multiflora ; mais d’autres, telle que 
Perica tetralix , ne fe rencontrent que dans les lieux 
marécageux; elles couvrent de vañles plaines dans 
les contrées incultes de la Breragne, ainfi que 
l'erica ciliaris , qui préfère les lieux des landes 
moins humides, 


Quïauroit pu croire, lorfque l'admiration étoit 
bornée à ces. jolies etpèces européennes, qu’un 
feul coin du Globe en nourrifloit à lui feul plus 
de deux cent foixante , dont on n’avoit encore 
aucune connoiflance il n’y a pas un demi-fiècle. 
Herman, Bergius, & plus récemment Thunberg, 
Wendland, Andrew, Salisbury , &c. nous ont 
cranfportés au Cap de Bonne-Efpérance , dans ce 
riche jardin de la nature , qui paroiït être en par- 
ticulier la patrie des bruyères. Si ces nouvelles 
efpèces, par leur variété, par la grandeur & les 
riches couieurs de leur corolle, font perdre aux 
nôtres une partie de leur éclar, l'expérience nous 
en confole en nous donnant l'efpoir de les accli- 
mater en pleine terre : déjà les Anglais en élèveut 
un grand nombre dans leurs Jardins, où elles pa- 
roiflent mieux réuflir qu’en France , quoique déjà 
le Jardin des Plantes de Paris en renferme beau- 
coup dans fes ferres. 


Il eft bon de prévenir que les Anciens fe font 
fervis du nom de bruyère (erica) pour plufieurs 
plantes qui n'appartiennent point à ce genre. 
Ainfi lerica prima de Clufius eft l’empetrum nigrum 
de Linné; l’erica baccifèra de Matthiole, l'empe’rum 
album Linn. D’autres ont donué le nom d’erica à 
quelques efpèces de vaccinium , au ciffus coridifolius 

Xxxx 2 


716 B'RID 


Linn., &c. On foupçnnne que le mot erica vient 
d’une expreflion grecque qui fignifie brifer , parce 
que les Anciens attribuoient aux bruyères ja pro- 
pristé de brifer ou de diffoudre les calculs de la 
veflie. 

Depuis que ce genre eft devenu fi nombreux en 
efpèces, on a jufqu'alors cherché affez inutile- 
ment à le divifer en plufieurs autres genres aflez 
naturels , affzz étendus pour éviter la confufon 
des efpèc:s. Il faut en excepter deux ou trois ef- 

èces, qui font devenues la bafe du genre men- 
ziefia , dans lequel fe trouve compris l'erica Du- 
boecii Linn. ( Voyez ce genre, Suppl.) Saisbury a 
confidéré l'erica vulgaris comme pouvant devenir 
le type d'un gerre particulier, avant fes fleurs 
munies d'un double calice, & les cloifons de là car- 
Jule adhérentes au réceptacle & oppofées , non au mi- 
lieu des valves , maïs à l'intervalle des deux valves ; 
il l’a nommé calluna. Lui-même a fenti, comme 
il Pavoue , combien il éroit inconvenable d’'en- 
lever fon nom à une efpèce qui l’avoit donné à 
toutes les autres, & que plufieurs fiècles avoient 
en queique forte confacié. L'inconvénient eût été 
moindre, en fuppofant toutefois la validité de 
ce nouveau genre, de fupprimer la dénomination 
d’erica aux nouvelles efpèces qui éroient venues 
J'ufurper. Sans prononcer fur la validité de ce 
genre, nous ne faifons ici que l'indiquer, pour ne 
point déranger l’ordre des efpèces établi dans cet 
ouvrage , qu'autrement il faudroit reprendre en 
entier. Nous nous bornerons même, pour les 
additions , à mentionner les efpèces les plus fail- 
Jantes & les mieux connues , renvoyant , pour les 
autres , aux auteurs qui en ont traité, & dont nous 
ne citerons que la phrafe fpécifique. 


Avant de préfenter les efpèces ajoutées à ce 
genre , nous ferons quelques obfervations fur 
celles qui ont été décrites. Les fuivantes font fieu- 
rées dans les I//uffrations , tab. 287, fig. 1, erica 
vulgaris, n°. 15 —fig. 2, erica ramentacea ,n°. 19; 
— fig. 3, erica lutea, n°. 23 —fig. 4, erica lycopo- 
diaffrum , n°.12$; —Âg. $, erica galioides , n°. 124; 
— Tab. 288, fig. 1 , erica rerorta , n°. 39; —fig. 2, 
erica halicacaba , n°. 35 — fig. 3, erica Periveri, 
Ha O 


Ii faut ajouter pour fynonymie à l’erica lutea, 
n°. 2, Wendl. Eric. pag. 13 , tab. 45 — Andr. 
Eric. Icon. ; à l’erica halicacaba, Icon. Hort. Kew. 
tab. 2; à l’erica mucofa, n°.6, Andr. Eric. Ic. &Ic. 
Hort. Kw. tab. 15; — T'hunb. Differt. n°. 76; à 
Perica pentarhylla, n°. 11, erica urceolaris , Icon. 
Hort. Kew. tab. 16 : on foupçonne que l’erica caffra 
Linn, eft la même efpèce ; à l'erica planifolia , 
n°. 13, erica thymifolia, Wendi. Obf. pag. 48 ; à 
l'erica monloniana , n°.17, Ic. Hort. Kew. tab. 2; 
— Thunb. Diff. n°. ç2, tab. 1 , fig. 23 À l’erica 
tecragona, n°. 18, Thunb. Diflert. n°. $, tab. 4, 
fig. 2; à l’erica ramentacca , n°, 19, Wendl. Eric, 


BRIE 


pag. 17, tab. 65 à l'erica perfoluta, n°. 10, an erica 
frigofa? Wild. pag. 365, & Wendl. Eric. Fafc. 
2, pag. 25, Icon. non Aiton; à l'erica tetralix , 
n°. 21, Flor. dan. tab. 81, erica botuliformis , 
Saïisb. Aët Soc. Linn. Lond. 6, pag. 3695 à l'erica 
pubefcens | n°. 22, Salisb. |: c:— Andr.-Eric. 
n°. Ga, Icon.; erica hirtiflora , Curtis, Magaz. 
n°. 481, Ic.; erica pubefcens , var. hifpida , Thunb. 
Diff. n°. 615 à l’erica abierina , n°. 23 , erica cac- 
cinea , Wendl. Eric. 3. pag. 9, Icon. ; — Saiisb. 
L. c. vol. 6, pag. 364 ; à l’erica feffiliflora, n°. 16, 
erîca fpica‘a, Wild. n°. 395; — Thunb: Differt. 
n°. 71, tab. 4, fig. 33 — Andr. Eric: Icon. ; — 
Wendi. Eric. 2, pag. 27, Icon.; à l’erica baccans, 
n°, 28, Thunb. Diff. n°. 88 ; — Andr. Eric. Icon.; 
à l’erica gnaphalodes , n°. 29, Thunb. Diff. h°. 75, 
erica pulchella, Houttuyn, 3, pag. 427, tab. 23, 
fig. 13 à l'erica articularis , n°. 31, Thunb. Difi. 
n°. 58 , erica pulchella, Andr. Eric. Icon. n°. $15 
à l'erica braéteolaris, n°. 32, an erica braëteolata ? 
Thunb. Diflert. n°. 33 à l’erica calicina , n°. 33, 
Andr. Eric. Icon. ; — Thunb. Differt. n°. 78 ; à 
l'erica cinerea, n°. 34, Bull. Herb. n°. 237; — 
Flor. dan. tab. 383 — Curtis, Lond. Fafc. 1, tab. 
2$,erica humilis , Neck. Gallob. 182 ; erica muta- 
bilis, Silisb. A&. Soc. Linn. Lond. 6, pag. 3695 
à l'erica auffralis, n°. 36, Thunb. Diff. n°. 86 ; — 
Wendl. Eric. Fafc. 9, pag. 13, Icon 3 à l’erica 
phyfédes , n°. 37, Thunb. Diflerr. 89 ; — Andr. 
Eric. 44, Icon. ; à l’erica rerorta , n°. 39, Andr. 
Eric. n°, 15; — Thunb. Differt. n°. 91 3 à l’erica 
albens , n°. 42, Curtis, Magaz. n°. 440, Icon. 
à l'erica caprtata , n°. 44, Wendl. Eric. Icon. 
— Andr. Eric. 34, Icon. ; à l’erica melanthera , 
n°. 45, erica lyfimachieflora, Salisb. A€ Soc. 
Linn. Lond. 6, paz. 332; à l’erica ciliaris ,n°.47, 
Curtis, Magaz. n°. 484; — Thunb. Diff. n°. 19; 
à l'erica curviflora, n°. 49, erica fimpliciflora, Donn. 
Catal. Hort. Cantab. 4ÿ (non erica curviflora , 
Wendl. 1, Eric. 3, pag. 7. Icon. & Andr. Eric. 
n°. 40, Icon.; — Sebaf. Muf, 2, tab. 19, fig. $ ); 
à l'erica cerinthoides , n°. st, Andr. Eric. nes 
Icon. ; à l'erica vifearia, n°. $$, Icon. Hort. Kew. 
tab. 15 — Thunb. Diff. n°. 40; à lerica comofa, 
n°. 57, Icon. Hort. Kew, tab. 185 — Thunb. Diff. 
n°, 38 à l'erica Maffoni, n°, s9, Icon. Hort. Kew. 
tab. 185 — Curtis, Magaz. 306, Icon. ; — Thunb. 
Diff. n°. 35 , tab. 3, fig. 25 — Andr. Eric. n°. 9, 
Icon. ; à l’erica Plukenetii, n°. Go, Icon. Hort. 
Kew. tab. 9 ; — Thunb. Diff. n°. 22 : Wendland 
cite plufieurs variétés remarquables de cette ef- 
pèce ( Oferv. botan. pag. 45, 46 ) 5 à l’erica nudi- 
flora , n°. 62,Smith, Ic.ined. 1, pag. & tab. 57; 
a l'erica bruniades , n°. 63, Andr. Eric. Ic. » Erica 
capitata , Vhunb. Diff. n°, 15; à l'erica Purpuraf- 
cens , n°. 69 : Salisbury réunit cette plante , comme 
variété , avec l’erica/vagans , fous le nom d’erica 
faxatilis ; à l’erica mediterranea, n°. 72, Curtis, 
Bot. Magaz. n°. 471, Icon. ; à l'erica droferoides , 
n°. 74, erica glutinofa, Icon. Hort. Kew, tab. 7. 


; 
5 


BRU 


L'erica eriocephala , n°. 73, eft le blaria arcicu- 
data, figuré dans les Iafirarions , tab. 78. ( Voyez 
BLAIRIE, Suppl. ) L’erica Daloecit appartient au 
Benre mengieffa , établi par Smith. ( Voyez le Sup- 
plément. ) d 


S.1®. Anthères à deux arêtes. 


* Feuilles ternées. 


77. BRUYÈRE pourpre- verte. Erica difcolor. 
Andr. 


Erica artheris ariftatis , incluffs ; flylo exferto ; co- 
rollis tubulofo-clavatis , calice duplici ; floribus ter- 
minalibus , ternis ; foliis ternis , glabris. Willden. 
Spec. Plant. 2. pag. 359. — Andr. Esic. n°. 3. Ic. 
Mala. 


Les fleurs font d’un pourpre-pâle , verdâtres 
à leur fommet , pédonculées , ordinairement au 
nombre de trois à l’extrémité des rameaux; la 
corolle longuement tubulée, en mafue; le ftyle 
faillant ; les étamines plus courtes que la corolle; 
‘les anthères ariftées ; le calice double , à décou- 
pures lancéolées ; les feuilles ternées, courtes, 
glabres , étalées. Elle croît au Cap de Bonne-Ef- 
pérance. 


78. BRUYÈRE à feuilles denfes. Erica denfifolia. 
Wild. 


Erica antheris ariflatis, inclufis ; ffylo exferto ; 
corollis tubulofo -clavatis, pubefcentibus ; floribus 
axillaribus ; foliis ternis , oblongis | imoricauis. 


Wild. Spec: Plant. 2. pag. 359. 


Les fleurs font grandes, axillaires, purpurines; 
la corolle pubefcente ; les feuilles pétiolées , cour- 
tes , ternées, linéaires-oblongues , rudes à leurs 
bords, nombreufes , prefqu’imbriquées, marquées 
d’un fillon longitudinal, Elle croit au Cap de 
Bonne-Efpérance. B 


79. BRUVÈRE enfanglantée. Erica cruenta. Ait. 


Erica antheris ariflatis, inclufis ; flylo exferto ; 
corollis tubulofis , incurvis ; calice fimplici , glandu- 
lofo-dentato ; floribus axillaribus , verticillatis ; fo- 
dits ternis, margine fcabris. Willd. Spec. Plant. 2. 
pag. 359. — Aiton, Hort. Kew. 2. pag. 16, & 
Icon. tab. 13. — Andr. Eric. Icon. 


Les rameaux font pubefcens ; les feuilles pétio- 
lées , ternées, glabres, linéaires , fubulées ; les 
fleurs axillaires ; la corolle glabre, un peu recour- 
bée, d'un rouge-vif; le limbe à quatre découpures 
larges , un peu aiguës ; les pédoncules accompa- 
gnés de trois braétées ; les feuilles pétiolées, li- 
néaires-fubulées , glabres, étalées. Elle croît au 
Cap de Bonne-Efpérance. P 


80. BRUYÈRE à feuilles de phylica. Erica phyli- 
coides. ; 


BRU 717 


Erica antheris arifatis, inclufis ; flo inclf 
corollis campanulatis , calicé parëm longir rious ; jiue 
ribus axillaribus, nutantibus; foliis ternis, fexfa- 
riäm imbricatis. Wilid. Spec. Plant. 2. pag. 361. 


Voifine de l’erica fexfuria Wild. n°. #8, elle en 
diffère par les anthères ariftées , non faillanres. Se 
feuiiles font glabres, iinécires , trigones, ternéss, 
imbriquées fur fix rangs ; les fleurs pendantes, 
axillaires vers le fommet des rameaux ; les pédor:- 
cules folitaires ou géminés; le calice coloré , pret 
que de la longueur de la corollé ; trois braétées 
vers le milieu du pédoncule. Elle croit au Cap de 
Bonne-Efpérance. P 


81. PRUYÈRE à feuilles de marum. Erica mari- 
folia. Ait. 


Erica antheris ariflatis , corollis ovato.conicis , 
ffylo mediocri ; foliis ternis ovatis, pubefcenibus , 
Jubiès albidis, Ait. Hort. Kew. 2. pag. 15, & Icon. 
tab. 14. — 'Thunb. Prod. 73. 


Les fleurs font difpofées en ombellz à l’extré- 
mité des rameaux ; les corolles ovales, coniques; 
les anthères ariftées ; les feuilles ovales, un peu 
arrondies , ternées, pubefcentes , blanchâtres en 
deffous; les rameaux pileux. Elle croît au Cap de 
Bonne-Efpérance. h 


82. BRUYÈRE hériflée, Erica hirta. Thunb. 


Erica ariflata, foliis ternis , linearibus , hifpidis ; 
fortbus umbellaris ; calice fcabro , rudi. Thunb. Difi. 
n°. 56. tab. 2.fig.3. 


Ses feuilles font ternées, linéaires , hifpides ; 
fes fleurs réunies en ombelles , longuement pédon- 
culées ; le calice rude ; la corolie globuleufe, lé- 
gérement velue. Elle croit au Cap de Bonne Efpé- 
rance. D 


33. BRUYÈRE deux couleurs. Erica bicolor. 
Thunb. 


Erica ariffata , foliis ternis ; OVatis , fcabris ; fa- 
ribus ternis , cernuis , fcabris ; calice villofo , colo- 


rato. Thub. Diff. n°. 57. 


S£s feuilles font rudes, ovales, obtufes, un peu 
velues , trois à trois; les fleurs glabres , inclinées , 
fouvent réunies trois à trois à l'extrémité des ra- 
meaux ; le calice velu & coloré ; la corolle can- 
panulée ; les anthères un peu faillantes. Elle croit 
au Cap de Bonne-Efpérance. D 


* * Feuilles quaternées. 


84. BRUYÈRE grêle. Erica gracilis. Wendl. 


Erica antheris arifjaus , flylo exferto, corollis 
campanulatis, calice colorato ; laciniis linearibus , 
glabris ; floribus termiralibus, umbellatis ; foliis 
guaternis , linearibus , glabris, aapreffis ; caule gla- 


718 B R ÜU 


berrimo. Wild. Spec. Plant. 2. pag. 365.— Wendil. 
Obferv. 67. Non Salisb. 


Ses tiges font glabres ; fes feuilles glabres , li- 
néaires , courtes, luifantes, appliquées contre les 
tipes; les Aeurs difpolées en ombelles terminales ; 
Ja corolle blanche, campanulée; le calice coioré; 
f:s découpures glabres , linéaires. Elle croit au 
C2p de Bonne-Efpérance. b 


85. BRUYÈRE rude. Erica ffrigofa. Ait. 


Erica antheris ariffatis ; corollis campanulatis , 
glabris ; flylo exferto ; foliis quaternis , pubefcenri- 
bus, ciliatis. Ait. Horc. Kew. 2. pag. 17. — An 
Mal n°232 


S2s rameaux font légérement velus ; les feuilles 
p“tiolées , quateriées , un peu velues, linéaires , 
aiguës , un peu étalées, munies à leurs bords de 
longs poils rares, glandul:ux à leur fommert. Les 
fleurs font difpolées en ombelles terminales, in- 
clinées ; les folioles du calice linéaires, cili£es; 
trois braétées fort petites, caduques ; la corolle 
campanulée , d’un rouge-pâle ; le tube un peu 
vencru. Elle croît au Cap de Bonne-Efpérance. B 


86. BRUYÈRE verticillée. Erica verticillata, | 


Andr. 


Erica antheris ariffatis , ffylo inclufo ; corollis | 
s JEY » 

cylindricis, fupra bafin conftrictis ; floribus pendulis , | 

verticillatis ; foliis quaternis ; patentibus. Willden. | 


Spec. Plant. 2. pag. 370. — Andr. Eric. Icon. 


C:tte efpèce eft remarquable par fes corollss : 
cylindriques, d'un beau 1ouze-écarlate; le tube | 


r-ferté un peu au deflus de fa bale ; les fleurs 
pendantes, verticiilées ; les feuilles étalées. Elle 
croit au Cap de Bonns-Efpérance. D 


87. BRUYÈRE de Patterfon. Erica Patrerfonii. | 


Wenal. 


Erica antheris ariffatis , ffylo exferto , corol!à tu! 


bulofo-clavaté ; floribus horizentulibus, terminuiisus; 
folts quaterris quinifve, lirearibus , glabris ; junio- 
ribus confertiffinis. Wild. Spec. Piant. 2. pag. 370. 


— Andr. Eric. Ic.— Wendi. Eric. Fafc. 1. pag. 1 5. ! 


œab. ‘5. 

Ses rameaux font glabres ; fes feuilles très-nom- 
breufes, entafées , glabres, linéaires, mucronées, 
réunies au nombre ds quatre ou cinq ; les fleurs 


folitaires ou geminées au fonmet des rameaux; 


quatre braëtses linéair:s, fubulées; le calice di- 
vifé en quatre folioiss glabres, lancéolées , fubu- 
lées; la corolle jaune , tubulée, prefqu’en maflue ; 
les découpures du limbe ovales, obtufes ,-éralées. 
Elle croit au Cap de Bonne-Efpérance. D 


88. BRUYÈRE ventrue. Ærica inflata. Thunb, 


Erica ariflata, folits quaternis, linearibus, gla-! 


| 
| 


BRU 


bris ; floribus umbellatis , ventricofis ; calice fuhu- 
lito, glabro. Willd. Spec. Plant. 2. pag. 369. — 
Thunb. Diff. n°. 67. tab. 2. fig. 2. 


Cette plante fe diftingue par fes corolles d’un 
rouge-pâle , dont le tube ventru fe rétrécit infer.- 


| fibleinent en une pointe obiufe. Le calice eft gla- 


bre & fubul:; les fleurs inclinées, difpofées en 
ombelle ; les pédoncules velus ; les feuilles gla- 
bres, linéair s. Elle croit au Cap de Bonne-Efpé- 
rance. Dh (Y.f.inherb. Desfont.) 


89. ERUYÈRE jaune-fale. Erica gilva. Wendi. 


Erica antheris ariflatis, ffylo inclufo, corollis 
cylindraceis , calicinis foliolis membranaceïs ; flori- 
bus axillarious , verticillatis ; foliis quaternis , li- 
nearibus , glabris , curtilagineo mucronatis. Wild. 


Spec. Plant. 2. pag. 369. — Wendi. Obf. 48. 


Ses feuilles font glabres , linéaires, quarernées, 
très-ferrées , cartilagineufes, mucronées; l:s fo- 
loles du calice membraneufes ; les fleurs axillaires, 
verticillées; les corolies cylindriques, renflécs, 
grandes , d’un jaune-fale , verdätres & rétrécies 
vers leur fommet ; les découpures du limbe très- 
courtes, arrondies, obtufes. Elle croît au Cap de 
Bonne-Efpérance. P 


00. BRUYÈRE de Corfe. Erica corfica. Decand. 


Erica antheris ariffatis ; corollis ovoideis , flylo 
aqualious; foliis quaternis quinifve; floribus capttato- 
congefiis ; ramulis coarétatis , fu’glatris. Decand. 


Flor. franç. 3. pag. 677, & Synopf. pag. 249. 


Cette efpèce ne peut être confondue avec la 
bruyère en arbre , dont elle fe rapproche. S:s ra- 
meaux font blinchätres, alternes ou oppotés, 
pemthériés, maïs un peu pubefcens ; les feuilles 
elabres , linéaires , quatre ou cinq enfemble; les 
fleurs réunies en une tête ferrée , arrondie; les pé- 
dicelles pubefceins , accompagnés de deux petites 
briétées ; la corolle d’an pourpre-vif, un peu 
ovale , à quatre dents roulées en dehors ; l'ovaire 
velu. 


Ceite plante a été découverte en Corfe par 
M. de Labillerdière. B (7. [.) 


* XX Feuilles au nombre de huit ou de quatre. 


91. BRUYÈRE en couronne. Erica coronata. 
Anâr. 


Erica ( fafcicularis), antheris ariffatis , flylo ex- 


| Jérto ; corollis cylindricis, clavatis ; feribus nume- 


roffs , vercicillatis , korigontalibus ; foliis céonis, 
linearibus , glandilofo-denticuluris. Wien. Spec. 
Plant. 2. pag. 373. — Anür. Eric. Icon. & Icon. 
Hort. K:w. tab. 6. i 


Cette-efyèce fe diftingue de l’erica fufcicularis 
Linn. par fes corolles d'un rouge de fang , verda- 


BRU 


BRU 


LE Det 
715 


tres à leur fommet; elles font au nombre de quinze | glabris ; floribus umbellatis , globoffs ; calice Lanceo- 


à vingt-quatre , dilpofces en verticilles vers le 
fommet des rameaux. Les folioles du calice fonc 
glabres, vertes, lancéolées; les feuilles linéaires, 
très-rapprochées , glabres, longuement pétiolées, 
denticulées , glantuleufes à leurs bords. Elle croit 
au Cap de Bonne-Ffpérance. B 


92. BRUYȮE fleurie. Erica florida. Thunb. 


Erica antheris ariffatis , ffylo inclufo, corollis 
globofis ; calice villofo, reflexo ; floribas termina- 
libus , umbellatis ; foliis quaternis , linearibus , pi- 
Lofis. Willd. Spec. Plant. 2. pag. 367. — Thunb. 
Diff. n°. 64. tab. G. fig. 1. 


S=s feuilles font linéaires-lancéolées , quatre à 
quatre , pileufes ; les fleurs difpofées en ombelles 
terainales. Leur calice eft velu & réfléchi en de- 
hors ; la corolle globuleufe ; le ftyle non faillant. 
Elle croît au Cap de Bonne-Efpérance. 


S. II. Eramines à crétes. 
* Feuilles éparfes. 


93. BRUYÈRE à feuilles obliques. Erica obliqua. 


Erica antheris criffatis, flylo inclufo ; corollis 
ovatis , vifcofis ; floribus rerminalibus | umbellatis ; 
foliis fuboppofris, foarfis, lireeribus, arcuatis, 
truncatis. Willden. Spec. Plant. 2. pag. 373. — 
Thunb. Diff. n°, 75. tab, 1. fig. 3, & Icon. Hort. 
Kew. tab. 3. 


Les riges font glabres, rudes vers leur fommet; 
les rameaux prefque faftigiés ; les feuilles éparfes 
ou oppofées , ou quaternées, glaores, linéaires, 
rétrécies en pétiole, courbées, tronquées ; les 
fleurs en ombelles rern:inales ; les corolles purpu- 
rines , ovales , vifquenfes ; les pédoncules trois 
fois plus longs que les fleurs. Elle croît au Cap de 
Bonne-Efpérance. h 


X% Feuilles ternées. 
94. Bruyère élégante. Erica formofa. 


Erica ‘criflata, foliis ternis, ovatis, integris, 
glabris ; floribus umbellaris , fulcatis ; calice patenti, 
integro. W1ld. Spec. Plant. 2. pag. 377. —"Thunb. 
Difi. n°. 82. tab. 3. fig. 3. 


Ses rameaux font filiformes, cendrés & velus; 
les feuilles petites, glabrés , ovales-oblongues, 
entières , obtufes , étalées ; les fleurs inclinées, 
deux ou trois à l’extrémité des petits rameaux ; la 
corolle bl'anchâtre , ftriée , globuleufe ; le calice 
ouvert & entier. Elle croit au Cap de Bonne-Ef- 
pérance. D 


9$- BRUYÈRE rouge de fang. Erica rubens. 
Thunb. 


Erica crifiata ; foliis ternis ; linearibus , integris , 


Go 
oo 


lato , brevi ; ramis glabris. Thunb. Diff. n°. 83. 


Ses rameaux font glabres, garnis de feuilles li« 
néaires-lancéolées, glabres, entières ,très-courres, 
marquées d’un fillon d’un vert-pourpre ; la corolla 
d’un rouge de fang , globuleufe , de la groffeur 
d'un grain de poivre ; le calice court & lancéoie. 
Elle croit au Cap de Bonne-Efpérance. P 


96. BRUYÈRE incarnate. Erica incarnata. 
Thonb. 


Erica criflata, foliis ternis, ovatis, integris, 
glaëris ; floribus umbellatis , ovatis ; calice integro , 


ramis villofis. Thunb. Diff. n°. 84. 


Ses rameaux font velus ; fes feuilles glabres, 
ovales-lancéolées , entières. La corolle eft oblon- 
gue , campanulée, d'un blanc de chair , longue 
d'environ trois lignes; les folioles du calice enr:è- 
res , glabres, lancéolées, purpurines, beaucoup 
plus courtes que la corolle. Elle croit au Cap de 
Bonne-Efpérance. 


X*% Feuilles quaternées. 


97- BRUYÈRE perlée. Erica margaritacea. Ait. 


Erica criflata , fo!iis quaternis , trigonis, integris ; 
foribus umbellatis, campanulat s ; calice trigono , 
fibaquante. Thunb. Prodr. 34. — Ait. Hort. Kew. 
2. pag. 20. 


Les feuilles font redreffées, entières , glabres, 
trigones; les fleurs, au nombre de quatre à huit, 
terminales & axillaires ; les pédoncules plus courts 
que les feuilles , accompagnés de trois braétées 
linéaires ; les folioles du calice fubulées, élargies 
à leur bafe , en carène; la corolie blanche, globu- 
leufe , campanulée ; les filamens plus courts que 
le tube. Elle croit au Cap de Bonne-Efpérance. B 


98. BRUYÈRE pendante. Erica pendula. Wendl. 


Erica antheris criflatis , flylo inclufo , corollis 
ovatis ; umbellis multifloris ; términalibus ; foliis qua- 
ternis quinifve, glabris, oblongis , marine revolutis ; 
ramis pendulis. Willden. Spec. Plant. 2. pag. 381. 
— Wendl, Obferv. 48. 


Ses rameaux font glabres & pendans,; fes feuil- 
les linéaires-oblongues , pétiolées, glabres, obtu- 
fes , roulées à leurs bords ; les fleurs inclinées, 
difpofées en ombelle au fommet des rameaux ; les 
pédoncules colorés , légérement pubefcens , ac- 
compagnés de deux braétées ; les folioies du calice 
obtufes, verdatres; la coroile ovale. Elle croit au 
Cap de Bonne-Efpérance. B 


$. III. Anthères mutiques. 


* Feuilles ternées. 


99. BRUYÈRE à fix pans, Erica fexfaria. Ait. 


720 B?'R4UI 


Erica antheris muticis, éxfertis ; ffylo exferto ; 
corollis campanulatis , calice coloraio , imbricato , 
brevioribus ; florrbus ternis, terminalibus ; foliis ter- 
nis, lineari-trigonis, glabris, fexfarièm imbricatis, 
Willien. Spec. Plant. 2. pag: 388. — Icon. Hort. 
K:wW. tab. 11. 


ag: 


Toute la plante eft glabre ; les feuilles ternées, 
difpofees fur fix rangs, un peu épaifies, linéaires, 
trigones ; les fleurs blanche es , réunies trois par 
trois à l'extrémité des rameaux ; les folioles du 
calice concaves, arrondies, un peu aiguës, plus 
grandes que la corolle campanulée ; quatre brac- 
tées fur les p“doncules. Eile croît au Cap de 
Boune-Eipérance. 


100. BRUYÈRE à feuill 


Wendi,. 

Erica antheris muticis, incluffs ; corollâ ovarä , 
calice colorato teélà ; floribus umbellato- corÿmbofis ; 
foliis lineari-trigonis , margine cartilagineis. Wild. 


Spec. Plant. 2. pag. 3809. —Ic. Hort. Kew. tab. 19. 
— Wendi. Obf. tab. 44. 


Ses feuilles font trignnes , linéaires , alongées, 
mucroness , Cartil igineufes à leurs bords; les fleurs 
nombreutes à l'extrémité des rameaux , En Corym- 
bes ombellés; les pédoncules colorés, légérement 
ciliés, munis de deux bractées ; l£s ÉShioles du ca- 
lice purpurines, ciliées , ovales, arrondies ; la co- 
rolle ovale, de la longueur du calice; le tube cou- 
l:ur de a r; les découpures du Re purpu- 
rines , ovales , aiguës. Elle croit au Cap de Bonne- 
Efpérance. b 


es d'if. Erica taxifolia. 


1o1. BRUYÈRE de Banks, Erica Baakfii. Andr. 


Erica antheris muticis, exfertis ; corollä cylin- 
dricä , limbo revoluto ; calicinis foliolés coloralis , 
ob!ongis , obtufis , braéteat!s ; floribus feffilibus , ge- 
minatis , terminalibus ; foliis ternis, linearibus, 
glabris, ereétis. Willd. Spec. Plant. 2. pag. 395. — 
Andr. Eric. Icon. 


Ses tiges font rameufes & tombantes; fes feuil- 
les entaflces, droites , redreffes, linéaires , trigo- 
nes, aiguës ; les fleurs feMilzs, foliraires ou gémi- 
n'es à l'extrémité des rameaux ; les folioles du 
cilice d’un vert-jaunâtre , oblonoues , obrufes, 
accompagnées de braété:s de même couleur; la 
eorolle cylindrique , d’un vert-jauriâtre, une fois 
p'us longue que le calice, un peu venrrue à fa 
bife ; fes découpures réfléchies en dehors. Elle 
croit au Cap de Bonne-E'pérance. B 


102. BRUYÈRE de Séba. Erica febana. Aït. 


Erica antheris muticis , exfertis ; corollä clavaté , 
incurvatà ; j celicinis foliolis Jeariofis, ablongis , ob- 
tufis , brateatis ; floribus ternis, term: nalibies ; fotiis 
ternis , linearibus , fauarrofo-patentibus. Willden. 


Specç. Plant. 2. pag. 395. — Daun. Ind. Hort. Cant. 


BRU 


45. — Icon. Hort. Kew. tab. 10. — Seba, AUS 
1. pag. 32. tab. 21. fig. 4. 


La defcription que Bergius a donnée de cette 
plante convient très-bien, d’après Willienow , à 
cette efpèce, mais non la fynonymie & le nom 
derma Pier Linn., à laquelle il la rapporte : 
ce n'eft pas non plus l’erica Periverii, Elle fe diitin- 
gue par {es coroiles purpurines, courbées en forme 
de maflue ; les découpures du limbe droites, ob- 
tufes ; les découpures du calice fcarieufes , oblon- 
gues , obtufes , en carène, accompagnées de 
bractées ; les feuilles linéaires , éralées. Elle croit 
au Cap de Bonne-Ffpérance. F 


103. BRUYÈRE monadelphe. Erica monadelpha. 


Erica antherts muticis , exfertis ; corollä cylin- 
drico-ovatä ; calicinis foliolis coloratis , oblongis , 
obtufis , braëleatis ; floribus vernis, terminalibus ; 
foliolis ternis, obtufis , adprefft-ercäis. Willden. 
Spec. Plant. 2. pag. 396. — Andr. Eric. Icon. 


On la-diftingue à la forme de fa corolle ovale- 
cylindrique , à fes calices d’un rouge de fang , 
léurs folioles oblongues, obtufes ; accompaznées 
de braétées. Les filamens font élargis, médiocre- 
ment adhérens par leurs bords; les fleurs termina- 
les, au nombre de trois ; les feuilles redreffées a 
linéaires, obtufes , trois à trois. Elle croit au Cap 
de Bonne-Efpérance. P 


104. BRUYÈRE panachée. Erica verficolor. Andr. 


Erica antheris muticis, fabexfertis ; corollis cla- 
vato-tubuloffs , glabris ; floribus redunculatis, termi- 
nalibus ; foliis. ternis, linearibus , ciliatis. Willd. 


Spec. Plant. 2. pag. 307. — Andr. Eric. Icon. 


Ses feuilles font ternées, linéaires, ciliées à 
leurs bords; les fleurs terminales, pédonculées; la 
corolle prefque cylindrique, panachés ; ; le tube en 
mia fue ; les étamines médiocremenr faillantes. Elle 

croit au Cap de Bonne-Efpérance. h 


105. PRUYÈRE tranfparente. Erica perfpicua. 
Wendi. 

Erica antheris muticis , inclufis; corollis tubulo- 
fs villoffs ; foribus file bus, terminalibus , Jolita- 
ris ; foliis terais, linearibus , citiatis. Wil! d. Spec. 
Piant. 2: pag. 307. — Wendl. Eric. pag. 7. tab. 1. 


Les rameaux font très-coures & nombreux; les 
feuilles trois à trois, linéaires & ciliées ; les fleurs 
files, folitaires à l'extrémité de chaque rameau; 
le calice crès-court ; la corolle velue, blanchiître, 
tubuleufe & tranfparente. Elle croît au Cap de 
Bonne-Efpérance. D 


106. BRUYÈRE d’Aiton. Erica aitonia. Andr. 


Erica antheris muticis , inclufis ; cerollä hypocrate- 
riformi , fioribus umbellatis ; foliis ternis, linearibus, 
patenti- 


BRU 


Patenti-ereëtis. Willd, Spec. Plant. 2. pag. 398. — 
Andr. Eric. Icon. 8 FA 


— Certe efpèce eft remarquable par fes fleurs pref- 
que femblables à celles du jafmin. Le tube eft vi[- 
queux, fîrié , d’un rouge de fang ; le limbe blanc, 
à quatre découpures planes, grandes, ovales, de 
couleur blanche , aiguës & un peu recourbées à 
leur fommet ; l:s feuilles courtes , linéaires, mé- 
diocrement redreflées. Elle croit au Cap de Bonne- 
Efpérance. Ph 


107. BRUYÈRE à fleurs axillaires. Erica axilla- 
ris. Thunb. 


. Erica mutica, foliïs ternis, trigonis, glabris ; flo- 
ribus racemofis , globofis ; ramis tomencofis, Thuub. 


Diff. n°. 10. 


es tiges font garnies de rameaux tomenteux & 
de feuilles glabres , trigones; les fleurs pédoncu- 
lées, difpotées en grappes ou plutôt folitaires dans 
j'aiffelle des feuilles; la corolle petite & globu- 
leufe ; les anthères & le ftyle non faillans. Elie 
croit au Cap de Bonne-Efpérance. 


* * Feuilles quatre par quatre & plus. 


108. BRUYÈRE élégante. Erica pulchella. Thunb. 


Erica antheris muticis, incluffs ; flylo exferto, 
corollis tubulofo-campanulat's, calicibus glabris; flo- 
ribus axillaribus , vercicillaris ; foliis [enis , lineuri- 
bus. Willden. Spec. Plant. 2. pag. 398. = Thunb. 
Diff. n°. 24. tab. 4. fig. 1. 


Ses feuilles font linéaires , lancéolées , difpo- 
fées fix par fix ; les fleurs axillaires, verticillées ; 
les calices glabres ; la corolle purpurine , légére- 
ment pubefcente , tubulée ; le limbe campanulé. 
Elle croît au Cap de Bonne-Efpérance. B 


109. BRUYÈRE à longues feuilles. Erica longi- 
folia. Wild. 


Erica antheris muticis, inclufs ; ffylo inclufo ; 
sorollis pubefcentibus , tubulofo - clavatis; floribus 
axillaribus , verticillatis; foliis fubdenis, linearibus, 
margine cartilagineis, fcabris. Willd. Spec. Plant. 
2. pag. 399. — Donn. Ind. Horr. Cantab. pag. 42. 
— Icon. Hort. Kew. tab. 4. 


Erica pinea. Wendi. Eric. pag. 11. tab. 3. 


- 8Erica ( veflita alba), foliis fenis tremulanti- 
Bus, linearibus , confertts, attenuatis in petiolos ca- 
péllares ; floribus clavaris , albidis, Anär. Eric. Ic. 

y. Erica (veftica purpurea), floribus axillaribus, 
slavatis , purpureis. Andr. Eric. Icon. 


Ces deux plantes ont été réunies , comme va- 


riétés, par Salisbury. Les fleurs font axillaires , | 


erticillées ; la corolle droite, pubefcente, tubu- 
Jée , en maflue , blanche ou purpurine; les feuilles 
Botanique, Supplément. Tome I. 


BR U 


linéaires, rudes, carrilagineufes à leurs bords, 
réunies huit à dix dins la variété #; linéaires, ré- 
trécies à leur bafe en un pétiol: capillaire , au 
nombre de fix dans les variétés 8 & y. Elles croif- 
fent au Cap de Bonne-Ffpérance. 


01 
/< 


110. BRUYÈRE à feuilles de pin. Erica pinea. 
Thunb. 


Erica antheris muticis, inclaffs ; ffylo inclufo ; 
corollis glabris ; clavato-curvatis ; flortbus axillari- 
bus, verticillatis ; foliis fenis , lineari - lanceolatis. 
Wiild. Spec. Plant. 2. pag: 399. — Thunb. Diff. 
h26: 


Les feuilles , d'environ fix lignes de long, font 
linéaires-lincéolées , fix à fix ; les fleurs verticil- 
lées, axillaires; les folioles du calice élargies à 
leur bafe , puis linéaires-fubulées , glabres, trois 
fois plus courtes que la corolle. Celle-ci eft gla- 
bre, blanche, en maflue , obtufe , courbée , lon- 
eue d'un pouce. Elle croît au Cap de Bonne-El- 
pérance. h 


111. BRUYÈRE purpurine. Erica purpurea. 
Andr. 


Erica antheris muticis , exfercis ; flylo exferto ; 
corollä tubulofa, glabré ; floribus axillaribus ; verti= 
cillatis ; folirs fenis , lineuribus. Wild. Spec. Plant. 
2. pag. 400. — Andr. Eric. Icon. 


On la diftingue à fes corolles glabres , courbées, 
urpurines, tubulées , médiocrement élargies vers 
Fee fommet, ayant leur limbe plane. Le calice 
eft glabre , accompigné à fa bafe de deux brac- 
tées ; les fleurs verriciliées ; l2s feuilles réunies fix 


par fix. Elle croît au Cap de Bonne-Efpérance. Ph 


112. BRUYÈRE mignone. Erica concinna. Ait. 


Erica antheris muticis , incluffs ; corollis cylindri= 
cis, baff attenuatis ; floribus terminalibus , umbella- 
uis ; foliis Jubfenis ; glabris. Aiton, Hort. Kew. 2, 
pag. 23. 


Les rameaux font glabres; les feuilles glabres , 
en épingles, longues de quatre lignes, médiocre- 
ment pétiolées , fix à fix fur les branches; quatre 
à quatre fur les petits rameaux; les fleurs au noin- 
bre de trois à fix, difpofées en ombelles termina 
les; les folioles du calice ciliées , fubulées, élar- 
gies à leur bafe & accompagnées de trois braétéess 
la corolle couleur de chair, velue en dehors 3 
grêle , cylindrique, rétrécie à {a bafe. El'e croit au 
Cap de Bonne-Efpérance. R 


113. BRUYÈRE cylindrique. Erica cylindrica. 
Thunb. 

Erica mutica, foliis quaternis , triconis , glatris : 
floribus cerminalibus , cylindricis, glabris. Thunb, 
Dijf. n°. 29. 

FYTY 


7.0 BRU 


Erica fflulaflora, Salisb, A&. Soc. Linn. Lond. 
vol. 6. pag. 383. 


S2s feuilles font imbriquées, rapprochées qua- 
tre par quatre ; fes flsurs terminales , prefque fo- 
lirairés fur Jes derniers rameaux ; les folioles du 
calice glabres , fubulées , trois fois plus courtes 
que Ja corolle. Celle-ci eft blanche , glabre, cylin- 
drique, longue d’un demi-pouce. 


114. BRUYÈRE élevée. Erica procera. Wendl. 


Erica antheris muricis, inclufis ; ffylo exferto ; 
corollis tubulo/is, baf ventricofis ; florious fubfotita- 
riis , terminalibus; foliis quaternis, linearr-trigonis, 
pubefcent'bus , ereitis. Willd. Spec. Plant. 2. pag. 
493. — Wendl. Obf. 45. 


Elle fe rapproche beaucoup de l’erica rubiflora , 
dont elle diffère par fes feuilles redreffees , non 
étalées, bien moins pileufes, trisones, linéaires; 
par les calices, accompagnés de folioles bien moins 
pombreufes ; par l£s découpures de la corolle, 
très-obrufes; par fes tiges plus élevées. Elie croît 
au Cap de Bonne-Efpérance, B 

115$. BRUYÈRE à longue corolle. Erica confpi- 
ua. Ait. 

Erica antheris muticis , fubinelufis ; corollis cylin- 
dricis, curvis, longiffimis, pilofis ; Limbo revoluto, 
fivlo exferto; foliis quaternis, glabris, Aiton, Hort. 
Kew. 2. pag. 22, & Icon. tab. 12. 


Ses tiges font rameufes & pubefcentes ; les 
feuilles quatre à quatre , glabres , triangulaires, 
linéaires , un peu aiguës; les fleurs à peine pédon- 
culées , foliraires ou ternées à l'extrémité des ra- 
meaux ; les folioles du calice ovales, obtufes ; la 
corolle jaune , pubefcente , longuement tubulée , 
courbée ; les découpures réfléchies , très obtufss. 
Elle croit au Cap de Bonne-Efpérance. F 


116. BRuYÈRE glanduleufe. Erica glandulofa. 
Thunb. 


Erica mutica, foliis quaternis , linearibus, glan- 
dulofo-pilofis ; floribus clavatis , glabris ÿ calicibus 
hifoiais. Thunb. Diff. n°. 32. 

Etpèce remarquable par les poils glanduleux 
& viiqueux dont font couverts fes calices & fes 
feuilles. La corolle eft glabre , cylindrique, en maf 
fue, d’un rouge de fang, longue d’un pouce ; les 
folioles du calice ovales, très-courtes; les feuilles 
quatre à quatre , linéaires, obtufes, planes en 
deflus, marquées en deffous d’un fillon profond. 
Elle croît au Cap de Bonne-Efpérance. b 


117. BRUYÈRE diaphane, Erica tranfparens. 
Thunb. 

Erica mutica, foliis quaternis , trigonis, ciliatis ; 
foribus terminali-fubfolitariis. Thunb. Prodr. 7r. 


BRU 


Erica cerinthoides , var. y. Thunb. Diff. n°. 33. 


On la diftingne de l’erica cerinthoïdes à fes f:urs 
terminales , prefque folitaires ; à fes corolles gl2- 
bres, blanches , diaphanes. Ses feuilles font trigo- 
nes , quatre à quatre , ciliées à leurs bords. Eile 
croit au Cap de Bonne-Efpérance. P 


118. BRUYÈRE ventrue. Erica ventricofa. Thunb. 


Erica antheris muricis , inclufis ; ffylo inclifo , 
corollis oblongo-ovatis ; floribus terminalibus, um- 
bellatis ; foliis quaternis , linearibus , ciliatis. Willd. 
Spec. Plant. 2. pag. 466. — Thunb. Diff. n°. 36. 
tab. 1. fig. 1. — Curtis, Magaz. 350. Icon. — 
Andr. Eric. Icon. 5 


Ses feuilles font réunies quatre à quatre, li- 
néaires , ciliées à leurs bords ; les fleurs termina- 
les, difpofées en ombelles; les corolles glabres, 
purpurines , ovales-oblongues , ventrues; les éta- 
mines , ainfi que le ftyle, renfermées dans la co- 
rolle, Elle croit au Cap de Bonne-Efpérance. Ph 

119. BRUYÈRE ampoule, Erica ampullacea. 
Curtis. ; 


Erica antheris muticis, inclafis ; ffylo exferto ; 
corollis ffriatis , buff globofo-ovatis, fupernè cylin- 
draceis ÿ floribus terminalibus, umbellatis ; foliis 
quaternis , linearibus , ciliatis , refuxis. Willi. Spec. 
Plant. 2. pag. 406. — Curtis, Magaz. 303. Icon. 


Elle diffère de la précédente par fes feuilles , 
une foi: plus courtes & réfléchies ; par les calices 
colorés ,ainfi que les brétées très-courtes, firuées 
à la bafe des pédoncules ; par les corolles d’un 
pourpre-clair, travériées par des lignes plus fon- 
cées; le tube ovale & globuleux à fa bafe, puis 
rétréci, cylindrique , très-alngé à fa partie fupé- 
rieure. Elle croit au Cap de Bonne-Efpérance. D 


120. BRUYÈRE à feuilles recourbées. Erica in- 
curva. Wendl. 

Erica antheris muticis , exfertis ; flylo exferto, 
coro!lis campanulatis ; floribus terminalibus , capr- 
tetis ; foliis quaternis , incurvis , ciliatis. Willder. 
Spec. Plant. 2. pag. 407. — Wendl. Obf. 47. 

Cette efpèce, d’après Willderow , quoique 
très-rapprochée par fon port de l’erica empetrifolia, 
en diffère par fes feuilles linéaires, recouibéss, 
difpofées quatre à quatre , garnies de longs cil<; 
par fes fleurs ramaflées en rêtes épaifles ; par fes 
anthères mutiques. Elle croit au Cap de Bonue-E£ 
pérance. P 


121. BRUYÈRE mufcari. Erica muftari. Andr. 


Erica antheris mutICIS , inclufis ; Jiyle inclufo ; 
corollis ovatis , fubtetraponis ; calicinis foliolis lan- 
ceolatis , integerrimis ; floribus terminalibus , [effi- 
libus j foliis quaternis ; lineari-trigonis ; glabris. 


BRU 


Willden. Spec. Plant. 2. pag. 409.— Andr. Eric. 
Icon. 


Ses feuilles font glabres, linéaires, trigones; les 


fleurs fefiles , terminales ; les folioles du calice 
très-entières , lancéoléess la corolle ovale-oblon- 
gue, pre fque tétragone , d'un jaune-pâle; le limbe 
réfléchi. Elle croit au Cap de Bonne-Efpérance. h 


.122. BRUYÈRE pyramidale. Erica pyramidalis. 
Aiton. 


Erica antheris muticis, incl.fis ; ffylo exferto; 
corollis hifpidis, campanulato-infundibaliformibus ; 
floribus umbellatis ; foliis quaternis , lineari-trique- 
tris , pubefcentibus. Willd. Spec. Plant, 2. pag. 410. 
— Ait. Hort. K:w. 3. pag. 491. — Curtis, Magaz. 
366. Icon. 


. Ses rameaux font pubefcens; fes feuilles minces, 
linéaires , triangulaires , pubefcentes , quatre à 
quatre; les feuilles droires, pédonculées , rongeà- 
tes, la plupart trois à trois à l'extrémité des ra- 
mr aux ; les folioles du calice courtes, lancéolées, 
colorées, verdâtres à leur fommet; la corolle cam- 
panulée , infundibuliforme , munie de poils très- 
courts ; les découpures du limbe droites, ovales, 
alongées , aiguës. Elle croît au Cap de Bonne-Ef- 
pérance. D 


123. BRUYÈRE à grappes. Erica racemofa, 


Erica mutica , foliis quaternis , lanceolaris , villo- 
fs ; floribus racemofis, globofis ; calicibus tomentofis. 


Thurb. Diff. n°. 47. tab. $. fig. 1. 


Ses tiges font parnies de rameaux verticillés, 
velus, & de: feuilles lancéolées , obtufes, quatre 
à quatre, étalées , longues d’une ligne, hifpides en 
deffous ; les leurs incarnates , difpofees fur les ra- 
meaux en grappes un peu pendantes, alongées; 
les pédoncules capillaires & velus ; les folioles du 
calice blanchâtres , tomenteufes, ovales, obrufes, 
très- courtes ; la corolle prefau: g'obuleufe ; l’ori- 
fice étalé, obtus. Elle croit au Cap de Bonne-Et- 
pérance. D 


* Je place ici les deux efpèces fuivantes, fieu- 
rées dans les Z//uffrarions, n'ayant pu m'aflurer du 
caractère de leurs étamines. 


124. BRUYÈRE à feuilles de gaïllet. Erica ga- 
lioides. 

Erica antheris inclufrs , ffylo exferto ; foliis brevi- 
bus , quaternis , g'abris ; floribus feffilibus , folitariis, 
fübrerminalibus ; corollis ovato-carmpanulatis. (N.) 
* Lam. Ill. Gen. tab. 287. fig. 5. 


Ses tiges font glabres; fes rameaux grêles, al- 
ternes ; les plus jeunes courts, filiformes, garnis 
de feuilles un peu diftantes , courtes, glabres , ob- 
tufes , linéaires, quatre à quatre ; les fleurs fituées 
vers l'extrémité des rameaux, un peu inclinées ; 


BRU 7:3 
: folitaires, prefque fediles ; 12 calice glabre, petit; 
fes dents ovales, un peu obrufes ; la corolle blan- 
châtre ou légérement purpurine, à peine une fois 
auîMi longue que le calice, ovale , un peu campa- 
nülée; le fiyle faillanr. 


mms if 


Cette plante a été découverte à l'Ile-de-France 
par Comimerfon. P (VW. f. in herb. Desfont. ) 


ta 


125. BRUYÈRE à fcuilles d: lycopode. Erica 
lycopodiaftrum. 


Erica genitalibus inclufis ; foliis brevibus, imbri- 

catis, glaoris ; ramis fafciculato-ereétis ; florious 

1 fuofeffilibus, terminalibus ; folisariis. (N.) Lam. 
LL. tab. 287. fig. 4. 


Arbifte fort élégant, remarquable par fes feuil- 
les , qui prennent très fouvent une couleur bleue 
très-pronoacée; elles font petites, linéaires , gla- 
bres , concaves, obtufes, fortement imbriquées; 
les tiges noirâtres ; les rameaux droits, alternes, 
prefque fafciculés ; les Aeurs prefque terminale s, 
folitaires , à peine pédonculées, glabres, petites ; 
la corolle couite , ovale, médiocrement campa- 
nulée; le calice fcaricux ; fes découpures ovales, 
LE peu aiguës; les étamines & le piftil non fail- 
ans. 


Cette plante croît dans l'Afrique. D (F7. f. ir 
herb. Desfont.) 


* Les efpèces fuivantes ne me font point con- 
nues. s 


* Erica ( cratervæfolia ), cuule angulato , pubef- 
cente ÿ tubo anguffe obovato ; ancheris forarrinofis. 
Salisb. Aét. Soc. Linn. Lond. vol. 6. pag. 372. — 
Erica pubefcers , var. 8. Thunb. Diff. n°. 61. 


* Érica (tardiflora ), calice adpreffo , ovato, cu- 
neato ; corollà lineari-pubefcente ; limbo breviffimo , 
recurvo ÿ capful& hirtä. Salisb. |. c. pag. 373. — 
Erica pubefcens. Curtis, Magaz. n°, 480. 


* Erica (firiéta), ancheris ariftatis, flylo in- 
clufo , corollis ovatis ; floribus terminalibus | umbet- 
latis ; foliis quaternis , linearibus, glabris, horizon- 
talibus. Willd. Spec. Plant. 2. pag. 366. — Donn. 
Ca'al. Horr. Cant. pag. 45. 


Les rameaux & ies feuilles font glabres ; ces 
dernières planes, obtufes , horizontales ; quitre 
ou cinq fleurs pédonculées, firuées au fommet des 
rameaux ; les pédoncules glabres, colorés, accom- 
pagnés de deux ou trois braëties ii éaires. Le ca- 

! lice eft glabre, vert, à découpures ovales-oblon- 

; gues, obtufes; la coroll: rouge, ovale; les lobes 
ovales & réfléchis; les étamines une fois plus 
courtes que la corolle ; le flyle non (aillant. Elle 
croit au Cap de Bonne-Efpérance. Jony prétend 
l'avoir trouvée également dans l’île de Corte. PB 


* Erica (exigua), calice adpreffo, ovato, cuneato; 
corollä lincari-pubefcente ; tubo ovali , limoo brevif- 


Yyyy2 


724 BK U 

fimo, calcaribus lineari-attenuatis, pericarpio gla- 
Bro. Silisb. AËt. Soc. Linn. Lond. |. c. — Erica 
puvefcens , var. parviflora. Thunb. Diff. n°. 61. 


* Erica (amoϾna), antheris ariffatis, ffylo in- 
clufo , corol/is campanulatis; calice colorato ; villofo; 
floribus axillaribus , verticillatis ; foliis queterris , 
lineariôus , villofis, imbricatis. Wild. Spec. Plant. 
2. pag. 369. — Wendi Obf. 48. 


* Erica (mollearis), calice quadrifido ; corollä 
direari, levi ; tubo wrceulari ; limbo recurvo , paten- 
tifimo; canfula hirfura. Salisb. A&. Soc. Linn. Lond. 
6. pag. 370. — Erica empetrifolia. Schneewogr, 
n°. 17. Icon. 


* Erica ( pyrolæflora }, folierum laminis cunea- 
ts , calice ovato-cuncato, corollà bilineari ; tubo te- 
trangulo, foherico; calcaribus latè auriculatis. Salisb. 
AG. Soc. Linn. Lond. 6. pag. 3f1. — Erica tri- 
fora. Wilid. n°. 47. (Excliffs fyÿnonymis. ) 


* Erica (quadriflora), extheris criffatis, ffylo 
inclufo, coroliis globoffs; calice reflexo , ciliato; urm- 
bellis terminaliôus , fibquadriforis ; foliis quaternis , 
linearious , ciliatis ; caule pilofo. Willd.Spec. Plant. 
2. pag. 379. 

Elle fe rapproche beaucoup de l’erica bergiana, 
n°.7.— Thunb. n°. 81. — Wendi. Eric. Fafc. 2. 
pag. 29. Icon. 


* Erica (lateralis), antheris criflatis, corollis 
globofo-campanulatis ; calicibus adpreffis , ciliatis ; 
floribus terminalibus & axillaribus, fecundis ; foliis 
guaternis, glabris, horizontalibus. Willden. Spec. 
Plant. 2. pag. 380. — Erica rubens , var. humilis. 


Wendl. Eric. Fafc. 3. pag. 13. Icon. 


* Erica (laxa), crifflata , foliis quaternis , linea- 
ribus ; florious umbellatis , glabris ; calice ovato , ci- 


lato. Thunb. Prodr. Suppi. pag. 189. 


* Erica (lanceolata}, criffata, foliis capitatis, 
cernuis ; foliis quaternis, lanceolatis, ercétis, glabris. 
Perfoon, Synopf. — Erica cernua , var. lanccolata. 


Wendl. de Eric. Fafc. 8. pag. 13. Icon. 


* Erica (caliculata), ancheris muticis , exfertis ; 
corollà fuburceolatä , brevi, glabrä ; floribus ramu- 
lorum terminalious | urabellatis ; foliis ternis | acu- 
minatis, ciliatis, fubulatis , imbricaris. Wendl. de 


Eric. Fafc. 4. pag. $. Icon. . 


* Erica (tenuiffima}), antheris ariflatis , inclu- 
is ; corollä minutd', obovetä , obtufa, glabr& ; ffylo 
inclufo ; florious ramulorum terminalibus , umbella- 
2is, ereilis & cernuis ; foliis tri-quaternis | lineari- 
fliformibus , glabris, fubimbricatis. W endi. dé Eric. 
Fafc. 6. pag. 9. Icon. 


# Erica (totta), mutica, foliis ternis, oklongis, 
hifpidis ; florious ternis , calicibus ciliatis. Thunb. 
Diff.n°.17. 


* Erica (pilifera), antheris muticis ; foliis ter- 


BRU 


nis, glabris, mucronato piliferis ; floribus terminali- 
bas , aggregatis. Thunb. Prodr. Suppl. pag. 188. 


* Erica (fcariofa) , antheris muticis ; foliis ter- 
ais, linearibus , glabris ; floribus racemofis , campa- 
k 3 : è 
nulatis ; braïleis remotis. Thanb. Prodr. 188. 


* Erica (cephalotes), antheris muticis, inclufis ; 
ffydo exferto, corollis tubulofo-clavatis , calicibus pu- 
befcentibus , floribus capiratorverticillatis; folits [e- 
nis , linearibus. Willd. Spec. Plant. 2. pag. 398. — 
Thunb. Diff. n°. 23. 


* Erica (\eea), antheris muticis, inclufis ; flylo 
cxferto ; corollis glabris, tubulofo-clavatis ; fubterra- 
gonis ; floribus axillaribus , verticillatis ; foliis [e- 
ais, rigrdis. Willden. Spec. Plant. 2. pag. 400. — 
Andr. Eric. Icon. 


* Erica (lanata}, antheris muticis, inelufis ; fPylo 
exferto ; corollis tubulofo-clavaris, pubefcentibus ; flo- 
r'ous terminalibus , fubfolitariis ; foliis quuternis ; 
l'nearibus, vi!lofis, imbricatis, ereétis. Willd. Spec. 
Piant, 2. pag. 493, — Wendl. Obf. 45. — Waidè 
affiris erice tubiflora. 


* Erica (fpuria), calice ovato , cuneato ; corollä 
7-8 lineari , pubefcente ; tubo cylindrico , urceolari ; 
limbo revoluto, pericarpio obpyramidali. Andr. Eric, 
n°, 46. Icon. — Erica culcitaflora, Salisb. A. Soc. 


Linn. Lond. pag. $57. Affinis pracedentis. 


* Erica (ignefcens), antheris muticis, fubex= 
fertis ; corollä cylindricä, glabr&, apice hirrä ; ffyla 
exferto , floribus racemofo-pyramidalious ; foliis qua- 
ternis, linearibus, villofis, patentibus. Wendl. Eric. 
Fafc, 8. pag. 3. Icon. 


* Erica (fplendens), antheris muticis , exfertis ; 
corollä tubulofa, clavatä , pubefcente ; flylo exferto x 
floribus terminalibus , racemoffs ; foliis quinis pluri- 
mifve , linearibus, glabris , obtufis. Wendl. de Eric. 
Fafc. 8. pag. 5. Icon. 


# Erica (pectinitolia), foliis laminis anguflo- 
ovato-cureatis , petfinatis ; calice rhombeo , fpathu- 
lato ; corollä 5-7 lineari , intàs lanarä. Salisb. Act. 
Soc. Linn. Lond. pag. 367. — Erica cerinthoïdes. 
Thunb. Diff. n°. 33. 


* Erica (infexa), antheris muticis, foliis qui= 
nis ytrigonis , ëncurvis , glabris ; floribus racemofis , 
ovatis ÿ calice viridi. Perf. Synopf. 1. pag. 428. — 
Erica incurva. Thunb. Prodr. 188. 


* Erica (globofa}), antheris muticis, incluffs ; 
ffylo exferto , coroilis campanulatis , calicibus imbri- 
catis; floribus terminalibus , globofo-capitatis ; foliis 
quaternis , linearibus , cartilagineo-dentatis , apice 


callofis. Wild. Spec. Plant. 2. pag. 408. 


* Erica ( fucata), murica , foliis ternis , lanceo- 
latis, glabris ; foribus racemofis , fecundis , globofis ; 
ramis glabris. Thunb. Diff. n°. 9. Ne: 


BRU 


Elle fe rapproche beaucoup de l’erica fcoparia ; 


Linn. & Rudolp. Bet. Journ. pag. 232. 


* Erica (criftæflora) , antheris muticis ; foliis 
cernis , trigonis , glabris ; floribus umbellutis , cali- 
cibus terraphyllis; limbo tubo triplo longiore , baf 
integro ; capfula levi. Saisb. |. c. pag. 332. — Erica 
melanthera. Yhunb. Diff. n°. 12. Non Linn. 


*X # 


Les efpèces ci-jointes, prefque toutes du Cap 
de Bonne-Efpérance , (ont mentionnées par Salif- 
bury , mais fans defcriprion. Quelques-unes font 
cultivées en Angleterre. Comme -elles ne nous 
font encore que très-imparfaitement connues , je 
me bornerai à les préfenter ici par une fimple 
phrafe fpécifique. 


* Erica (fpiculifolia), pedunculis ebraëeatis , 
calice breviter quadrifido ; corollé unilineari , levi ; 
tubo cyathiformi, quadranguio ÿ; filamentis muticis. 


Salisb. Aét. Soc. Linn. Lond, vol. 6. pag. 316. 


* Erica (afperifolia) , fo/torum larminis lincari- 
bus , coroll& lineari-vifcidä , tubo fpherico , filamen- 
zis fepiùs calcaratis , pericarpio lanato. Salisb, 1, c. 
— Erica fetacea. Andr. 


* Erica ( oxyccifolia), caule decumbente , fili- 
fermi ; foliorum laminis ovatis ; coroll& lireari-cam- 
panulatä , hirfuté ; filamentis muticis. Salisb. j. c. 
pag: 325$. 

* Erica (ficæfolia), foliorum laminis mucrona- 
tis ; corol/@ lincari , extüs hirfutä ; tubo cyathiformi, 
calcaribus lineari-attenuatis, pericarpio glabro.Salisb. 
ét 


* Erica (faufia), foliorum laminis ferofis ; corollä 
2-3 dineari, cxiùs pubefcente ; tubo urceolari ; calca- 
ribus aurito-attenuctis , vald> ferratis. Salisb, 1. c. 
pag. 326. 


Elle fe rapproche beaucoup de l’erica hirta 
Thunb., dont elle diffère par fes feuilles plus élar- 
gies à leur bafe, par fes anthères linéaires, & non 
infenfiblement rétrécies vers leur fommer. 


# Erica (tomentofa), foliorum laminris angufto- 
linearibus, calice planiuftulo ; corollé linear: , utrin- 
què tomentofa ; calcaribus longis , recurvis. Salisb. 
l. c. pag. 327. 

* Erica (auricularis), foliorum Llaminis lineari- 
lanceolatis ; corollà bilineari , extus pubefcente; tubo 
ovaio ; calcaribus minutis , auricularibus. Salisb. 

“lac 


* Erica (helianthemifolia}) , foliis binis ; lami- 
nis obovatis , planiufculis ; corollä lineari , utrinque 


pubefcente ; calcaribus longis. Salisb. 1. c. pag. 328. 


* Erica (polytrichifolia ), caule tomentofo, brac- 
teis remotis, calice baff fensim anguffato ; corollä 
lineari , calcaribus cuneatis. Salisb. pag. 329. 


BRU Ta! 


On la diftingue de l’erica ftoraria par fes fleurs 
inodores, par fa corolle oblongue; le tube en 
forme de pot; le ftigmate point pelté ; la capfule 
pyriforme, 


* Erica (tenuis), caule divaricato , foliorum La- 
minis linearibus; corollé lineari, campanulatä, levi; 
flarmentis breviffimis, calcaribus lineari-attenuaris. 


Salisb. I. c. pag. 329. : 


* Erica (glomiflora), foliorum laminis argüfte 
cuneatis , calice braëteis imbricato ; coroll& bilinecari, 
vifcidä; tubo fpherico, calcaribus villofifimis. Salisb. 
l, c. pag. 330. 


* Erica (carduifolia), foliorum laminis fetofis , 
pedunculis longis ; coro!l& bilineari , levi; tubo glo- 
bofo , filamentis muticis, pericarpio longe ffipitato, 
Salisb. i. c. 


# Erica (tubercularis) , corollä lineart , tubercu- 
dis afperä ; 1250 globofo , filamentis muticis , peri- 
carpio longe flipitato, Salisb, !, c. 


# Erica (campanularis), caule glabro , foliorum 
laminis anguflis ; corollà bilinear ; campanulatà ; 
levi; flamentis breviffimis , muticis, Salisb. 1. c. 


Sa corolle eft jaune ; elle reffemble à celle du 
convallaria maialis. C’eft l’erica tenuifolia des jar- 
diniers. 


* Erica (blanda), floribus glomeratis, coroll4 
lineari , limbo tubo dimidio longiore, laciniis fem 
orbicularibus , ffigmate lato. Salisb. 1. c. pag. 331. 


* Erica ( feriphiifolia), foliolis minure ciliatis, 
corollà linear: ; limbo bals integro, obtujo ; filamentis 
muticis, Salisb. 1, c. — Erica cubica. Thunb. Diff. 
n°. 46. 


* Erica (lavandulæfolia ), caule incane , braëleis 
juxta celicem, corollä bilineari , tubo terrangulo , 
limbo incurvo , filamentis infernè datiffimis. Salisb. 
IE 


* Erica (humifufa}, foliis binis, laminis ovali- 
bus , corollà lincari, limbo amplo, ffylo longè ex- 


Jerto. Salisb. 1. c. pag. 332. 


* Erica ( corydalis), foliorum laminis lanceolato- 
cuneatis , coroll@ bilineari, Hmbo bafi integro, an- 


theris dorfo alatis. Salisb. |. c. pag. 334. 


* Erica (az:leæfolia), foliorum laminis lanceo- 
latis ; corollà lineari-hirié ; antheris exfertis ; penè 
sous foraminofis. Salisb. 1. c. 

* Erica (veficularis), foliis veficulis nigris , ad- 
fperfis ; corollé lineari, vifcido-pubefcente ; calcaribus 
parallelis , cuneatis ; pericarpio fericeo. Salisb. |. c. 
pag. 33. — Erica conacea. Hortul. 

* Erica (verniciflua}, foliis vifcidis , corollà 
bilineari , limbo recurvo ; calcaribus aurito-cuneatis , 
hirtis ; pericarpio Levi. Salisb, 1. c. 


725 BRU 


* Erice ( lacbnezfoir2}, foliorum lzminis ov2li- 
es; corollé bilineert ; Lm£o recarvo; 


s, ang-f? cœneetis. Salisb. L ç 


LÀ 


calcari5as Lo 
pag. 335- 


# Erica (lyriger2), foliës lacidis, corolla Lueari, 
L'R50 recarvo , celcarious Jerrasis , ant reheris lyrejor- 


miôas , perica”pio tomemtofo. Salisb. |. c. pa2. 336. 


s, caice 222" fe , 
eart, flamnentis brevifimis, pericarpio Levi, 


£ erraie les Ge Sal lib. 1. C. 
# Erca (cumulfora), faficuis 7-12 floris, 
cales iccano, coro là -ilirear , dim5o 1-ferne a- 


Lizto , peri:arrio hino , f:gmate engafo. SEP Le 
p22- :36- 

# Erica ( gen nifæs ol), faféiculis tr'foris, calice 
vif core “L 2lneari, 


äm3s 1rferne ciliato, pert- 
carpio Lesi , fgrate Lao. Saisb. 1. c_ p22. 337. 


# Ertcz (periviocæfo! 5 lan- 
cas LG-cureatis , peunselis dozgis ; caice orevi , or- 
culart; coroilé 1-2 Lineert , fizmaie arg:fo. Saïisb. 


L c. 


# Erica (lucid2), calice minxtè cBato , lucido ; 
corollé Lineari ; calcaribus ai calarisas, incijo-fer- 
CERTE Fgeue argufo , icifo. Salisb. 1. c. 


12), folioram izrini 


# Erica (msnd2), bra&eis cal; <i52fgue InLEgeTrI- 
mis , corolla Eneart ; celcaribus auricalzribus , cilia= 
ris ; pericarpio kirfzto. Saiisb. L c. 


# Eric (Bbrilis), folis dense imbricatis ; co- 
rollà Enezrt, calice vix lorgiore ; calcarisns FE 2e 
riæis ; avtheris miratis | pere Lyris. Salsb. 1. c 


pag. 338. 

# Erica { dsnthifel! fa), folis binis, lorgis; calice 
cvs:0-zu7ec10 , corolla 2rneari , caleeribus ferratis: 
na. arpio glz5ro. Sausb. 1. c. 

< 


rica (brexifolia). fe L 
roroliz GS 'Rab € 


> Jericièes Érias S2E Fe LÉ € 


#02 2tis 


2 larrinis lisea- 
eart , czlce six lo RE 
ermiribzs ovatis. Sziisb. 


c2lcarixs azricelaribzs, Je 
En 


# Erica ({la 
Erser:, Lei; tu loës 
EE bus. CAES Le 


LT: 
> j0# 


ézylicarts ; corcl! linescri, Li 7-24; flareniis breviter 
cal. 1 s L/ 21 
lesretis , fylo exferco. Salisb. 1. c. pa2. 339. 


# Ericz ( pzn202 Sorsm l2minis Paräm re- 


# Erica (cilicifor 72) , folits terñis , minutis ; 
calice pilofffimo , breâeis dif ro j corolla near - 
hiri& , rerardré ; f'arertis muricis. Salisb. L €. 


Les anthères font très-v-lues , prefque didyna- 
mes; elles fon au nembre de quatre, caraétère 


BRU 


qui rar: Îr <evoir faire ranger cetre efpèce & ies 
cing fuivanres parmi ]=< É/eria, pour ceux qui 14- 


mettent ce dernier genre , f peu difüague des 
erisz. 


# Erica ( xeranthemifolia), foLrs cermis, laminis 
Vzice 1zcu- vis ; calice lanato , imbricato ; coroll& 
Œneari , lazai@ , tetrandrä. Salisbe1. ç. 


# Erica (no: Aors), folïs terris ; calice irfen- 
citaliformi, vill5ffhro ; corollé Lincarti , hirca , te- 


cran drä ; 2mcherrs! oreviter forami10fis. Sai 15). lc. 
P23- 340. 


# Eica (cfculo® ), calice finbriato , corcllä 
Lnecri ; tubo angufifiro, fuperre repente, dilatato, 
he 5 flamentis angufifinis. Salisb.I-c. 


# Erica (exilis), fois guaterms ; calice irfunar- 
Bal:forrei ; glabro ; coro!lä “ineari , glabrä, retran- 
ra ; filamentis muricis. Salisb. |. c. — Erica feubra. 
TFhunb. Prodr. pas. 72. 


# Erica (labïalis }, folits cernis , laminis glabris} 
calice bilabiaïio, firbriato; coro!lé linear: , Bilabiaté, 
4-$ andra. Sad. L c. 

# Erce (barbigera) , calice Braëeis imbricato , 
profs za gacdrfio , barbato ; corolla bilineari , gla- 


ré, 4-$ erdra; flamemis muricis, ffylo angufif- 
Emo. Salisb. |. c. pag. 341. 


* Erica (bruriæfclia) , foliis longis ; braëeis 
jaxta calicem , exieriore Longiféné ; ; corolla Lrearis 
£exarzrä; fiiamentis calcaratrs. Salisb. L c. 


* Erica (:urmalis }), pedunculis breviffimis; calice 
into , adrreffo ; corolla bilineari, 4-ÿ andré; f/a- 
mercis muticis, antheris latis. Salisb. 1. c. pa. 342. 


# Erica (ep). folis ternis , fafcioulis 
3-5 fors; padenculis longis, glebris; corolla lineari, 
4-$ ard'a; flamentis muricis. Saïisb. L c.— Erica 
articularis. Hortul. 


# Ericz ( iotæflora), calice lait cuneato . corolla 
Lnezri , tub9 amphoreformi, arthe:is pare exfertis, 
Pericarpio pubefente. Saïisb. L. c. pzg- 252. 


# Erica (manïpulifor2), czule incano , flortbus 
23 ex:llis Enterraptis , corolla Lreari , 1250 cyahi- 
forri, antheris in fertum ere&:s, Salisb. L “ P28- 
344.— Erica verricillate. Fort. Prodr. pag, 210. 


* Erica ( p:dibunda }, foliis sri-quarernis; corollä 
Pilineari, y: Jeiaà; tubo ovato ; amiheris latis , exfer- 
zis, hirzis j pericarpio turbinato , hirro. Salisb. L €. 


— Erica nuters. W=ndl Eric. Fac. 3. pag. $. Ic. 


# Erica { (&iformis), brafeis juxta calicem ; co- 
Le Lreari, glabrà; Cabo reservé 3 entheris longe 
foreminofis | figmale arg$o , foliis erris. Salib. 
L'c. pas. 345. 


# Erica (rur3ida }, pedunculis bresiffimis ; corollà 
lineari , hir:ä ; tubo modiali, calcer'bus eunsatis, 


antheris Brevifimis. Salisb, L c. pag. 345. 


BRU 
# Erica (v-fiifiua}, foLorwm laminis imcærvo- 


patentibus , ae Pilos ; fortbus folitarts, 
corollé 7-9 À: 3 txbo cylindraceo. Salsb. 1 c. 
P23- 346. 


# Erica (focciflora}), folorxm lemiris recurvo- 
patentibus , ccroilä 4-6 Exeart ; 1:bo oveto , pyrami- 
dali ; pericarpic ovato. Saïisb. |. c. — Erica febara, 
var. 8, verrdis. Andr. Eric. n°. ÿ9. Icon. — Ericz 
Pe:rverii. Hortal. 


* Erica ( follicularis}, foliorzm laminis ne 
Bus, us folicariis ; coroëli ÿ-7 Zireari , bafs ir 
fÉaïä; redario plirthiformi. Sahsb. |. c. ess il 
petiuerieza. Ardr. Eric. n°. 2$. Icon. var. 5. — 
Erica melzfora. Anèr. Eric. n°. 43. 


z-y- 


+ Erica (penicillifor:}, coroilé Bilineari , 
obcxä ; txbo fpherice , anrtheris in pericllem cor 
vergensbus. Salisb. L €. — Erice Periverii vera. 
Horui.. 


# Erica Ne). foliis obt-fifinis, ce- 
rIl£ calice.cb£-&%d , txbo rupafermi , flamentis fez- 
s2n dilatetis, ffigma:e angzfo. Salisb. 1. c. - 


* Erica (fquamzñon: ) > breëteis [ezre mediem 
Pedanculi fparfulis ; corolla lireari , calice breviore ; 
rès acmenalatis | pericarpio Larè ovaso. Salisb. 
1. c. pag. 349. 
- * Erica (cæfia), calice braBets ibricate; corcl!ä 
Freari , calice breviore ; artherts ob:ufis, fep:o Lero, 
-pericarpio ovato. Saisb. 1. c. , 


* Erica € Fexuof), braëeis fupra medium pedur- 
cul fpzrf2Ës; corollä lireari, calice Far ez- 
theris ob:zfis, ferco angxfo, —— grené. Salisb. 
1. c. pag. 349: — Anür. Eric. n°. 33. Icon. 


* Erica. ( lafciva), calice ne irbrcato : co= 
rollà Eneari, calice parèm Breviore ; antheris à B<f 
forarirofs, Bree peltato. Salisb. L c.— Erica 
imbriceta. Thurb. Diff. n°. 11. 


* Erica (filofa), peduncalis logis, Braëeis 
juxta cabieem fparfalis ÿ corollé lirean: , ‘calice À er 
dongiore ; ertheris aczmtrulatis, péricarpe ‘evali. 


Saisb. LES 


* Erica (diofræfolh), foliis lividis, corolla 
éliseari, Lxieris imbricer: s, f'amentis anç-J 


er cal:aribus exqurfiee arcercatis, ferrulztis. Sa 
. €. 


-"# Erica (pailifora), caule angulsto, fee orum 
der RÈS danceolaro-cuneatis ; corollé linear | calice 
parèm longiore ; calcaribus auricularibas , glabris. 
Salisb. 1. c. pag. 351. 

* Erica (tegulæfolia }), fol'orum laminis ova- 
libus , pabefcertiôus ; coroltä lineari ; tubo parèm 
quadrangalo , rien calceribes srandibus » orbi- 


cularbus. Saisb. 1. c. pag. 3j1. 


# 
Sausb. 


* Erica (modefts), foiiis parvis , densè imbrica- 


4 


BRU 


£s ; corolla trilineart , 2omertofe ; t=Bo Lart 
Zimbo reczrvo, celcaribzs Hineari-arezxerss. 
E c. pag. 352. 

* Erice sers EE or 
redurdicetis ; ceroll£ t 
ovato, ertheris kiras. Ski isb. ï E 


+ Ericz (glaza), fois LEE, glace ës, free 
lersès ; corailé sriliceert , ex:ès rod; ealcarièas 
bus. Salisb. L c. Pig- 3j3- — Anur. 
Eric. 5°. 47. Icon. 


erilizee 


Z£Z 


*% Erica (decora }, calice plane , margimibus cr. 
_ corolia 8-10 Ezezr 2, vifido-pabe Lente ÿ eo 
veto > calcartsus longis, ‘paéefeez cezoes. Salisb. 

F Es Ewveri. Hortal. 


= 4 La) 
2ES 2. fs ; 


np are 


# Eric (oan a), coule hum 
coroils 9-E1 Enear , extès rorl sr. 
fo ; elcarises lozgis. Salisb. L c. te rèca 


* Erica (&ccflora}, calice 
trlo ; corolli 6-S à > Eaÿré : Exbo eylirérecee , 
calcarisrs legs ; acrherss liseenixs, vzké 


fs. Salisb. L c. 


x Erica (cylindriflora}, fois < 
compofiis , calice recurvalo ; corol 
ré ; 2250 cylrèracee E 
E c. — Erica ferrenfolie. Andr. Eric. 


’ 
le:e ovaro, ecrire 


Sest 


» er [as 


Ca 


*% Ericz Ccyrilleflora ), ce 
Emean pab efcerte ; txbo arçgu/ 
Grevi , flamentis æaricis. Sas 


T 


x Er rica (velitaris), corollé 
cerre 
r32s lonpis 3 SEX é ce 
Be 


2-5 


aief= 


1230 O20OV0 ÿ mo recerve » Faremte > : Calce- 


RES. . Saïtse. 


> Purère Jerrasz 

x Ertcz (cufpidigers), rene glaëris ÿ calice 
ovato , cafPidato ; corollé 11-12 2 Sefcence ; 
Ernbr Enterfiisiis bafs Lee , estheris kirtis. 
Saksb. !. c. pag. 358. 


* Erice {bibax, fimmea), ca 
catis, inagealibus ; coroëli S Enears, 


SET 


velie clevato, lactaiis bafe iméricetts. Salisb. |. c. 
— Erca carvifiora. Thunb. Diff. n°. 30. — Erice 


fammee. Hortal. 


* Erica (buccinæformis ), pedaneulis pubefcerei- 
bus; corolli g-10 lireart, pabefcezs So recurve, 
patente ; flamentis pæhefcenrièss Salisb. 1. c. P- 359. 
— Erica txbifiora. Thunb. Diff. n°. 31. 


Erica (Ragnalis), foliorum larmiris 
ve Mir glaëris ; coroll& 10-11 lixéari, kirfeté à 
asheris reärs , papulofs. Salisb. |. c. 


* Erica (loomaors) > Pedancalis glabris ; calice 
recxrvo , parente , Beff extès cenvèxe ; coroll& 18-20 
Eresri, paèefce rte ; limbo oë ofsafe. Sasb. |. c. p. 359. 
— Erce clara. Hortul: 


78 BRU 


- * Erica (fordida), ramis fparfs, lanatis ; flort- 
bus fepiis folicariis ; calice adprefo , baff extës con- 
vexo ; corollà 12 lineari, rare lunaté. Audr. Eric. 
n°. 56. Icon. — Erica laniflora. Wend. Eric. 2. 
pag. 23. Icon. — Salisb. 1. c. pag. 360. 


* Erica (exfurgens), foliorum laminis recurvis, 
acutis ; corollä 13-15 lineari, vifcidä ; cubo infundi- 
buliformi , laciniis ovato-cureatis. Andr. Eric. n°. 

3. Icon. — Erica pharetraformis. Salisb. |. c. 
pag. 361. 


* Erica (cerviciflora), corollà 5-6 lineari , pubef 


centulé ; suoo anguffo , urceolari ; limbo patente, fila- 
mentis minute calcaratis. Salisb. 1, c. pag. 362. — 
Erica inaperta. Hortul. 


% Erica (calamiformis }, calice adpreffo ; corol!ä 
9-10 lineari, glasrd ; tubo cylindraceo , urceolari ; 
limbo recurvo , pericarpio levi. Salisb. 1. c. — Erica 

; US 
radiata. Andr. Eric. n°. 53. Icon. 


* Erica ( pulviniformis ), foliorum laminis atte- 
nuatis , ferrulato-ciliatis ; floribus in rudimentis ra- 
mulorum longiufeulis ; coro!laà 7-9 lireari , vifcida ; 
tubo cylindraceo , urceolari. Salisb. |. c. pag. 64. 


* Erica (fceptriformis), caule firiéo , pedunculis 
Brevifimis, calice callofo ; foliis Late fpathutatis , 
incifo-ferratis ; corollà 7-10 lineari, torulertä. Salisb. 
1. c. pag. 365. 

% Erica (clavæflora) , pedunculis brevifimis ; 
calicis foliolis orbiculato-fpathulatis , integerrimis ; 
corollé 10-12 lineari , torulenrä. Salisb. 1. c. 


% Erica (alveïflora }, pedunculis glabris ; corollà 
7-9 lineari , orulentä ; tubo cylindracco , urceolari , 
inferne quinquangulo. Salisb, À. c. pag. 366.— Erica 
gelida. Hortul. 

* Erica (brachialis}, coro!là 6-8 lineari, utrinque 
hirfuté ; tubo curvo , pyramidali ; antheris inclufis , 
longifimis. Salisb. |. c. pag. 367 

* Erica (doliiformis}), fois hirfuris, braëteis 
juxta calicem ; corollà 4-5 lineari , vifcidä ; tubo ur- 
seolari ; calcaribus brevibus, cunearis, Salisb. |, c. 
pus 368.— Erica mammofa. Thunb. Diff. n°. 6c. 

con. 

* Erica (pyxidilora), calice quadrifido ; corollà 
bilireari , Levi ; tubo obovato , l'mbo iacurvo-patente; 
pericarpio hemifpharico , glaëro. Salisb. L. c.p. 371. 
— Erica empetroides. Hortul. 

# Erica (nolzflora), calice tetraphyllo ; corollä 
Bilineari , levi; tubo calathiformi ; limbo recurvo, 
patenie ; fPgmate inclufo. Salisb. 1. c. pag. 371. 

* Erica (fefta}, coule valdè angulato, foliis qua- 
cernis ; aorcllà bilineari , vifcidä ; tubo anguflo , ur- 
ceolari ; flamentis muticis Salisb. |. c, 

* Erica (fallax}, coro!lä bilineari | vifeidä ; tubo 
urceolari, parüm coflaso ; filimexcis longicudine tb, 
calearatis ; pericarpio vifeido. Salisb. L c. 


BRU 


* Erica (parilis) , coro!lä trilin-ari, vifcidé ; 
tubo urceolari, parëm coffato ; filamentis vix longi- 
tudine tubi, minute calcaratis, Salisb. |. c. 


# Erica (pubigera), calice patente, ovato, acu- 
mincto ; corollà lineari, pubeftente; limbo lon- 
giufeulo , recurvo ÿ pericarpio hirto. Salisb. l..c. 
Pa8: 374- 

* Erica (puflia), calice adpreffo, latë ovato, 
cuneato ; coroilà lineari-pubefcente , tubo calathifor- 
mi , Limbo longitudine tubi , pericarpio glabro. Salisb. 
lc. 


* Erica (tragulifera), calice imbricato, corollà 
HART UE 1 
bilineari , tubo urceolari , limbo recurvo , calcaribus 
hirfatis ; ancheris latifimis , foraminofis, hirfutis. 


Salisb. I. c. 


* Erica (curviroftris), foliorum laminis lineari+ 
Bus , calice aäpreffo , corollä lineari, tubo fpherico, 
calcaribus pübefcentibus, flylo furskm curvo. Salisb. 
L.'c. pag. 375. — Erica declinata. Hortul. 


Les fleurs répandent une odeur très-forte ; re- 
butante. 


* Erica (imbecilla}), calice minuto, coroll& li- 
neari, tubo ovali, limbo recurvo ; calcaribus lincari- 
atrenuatis , hirtis. Hortul. — Erica gracilis. Salisb. 
L. c. Non Wendl. 


* Erica (intervallaris) , caule tenui , foliorum 
verticillis remotis , coroll& 1-2 lineari ; tubo ovato , 
cylindraceo ; pericarpio hirto. Salisb. |. c. 


* Erica (quadriflora ), caule glabro, corollä li- 
neari , tubo poculiformi , limbo ereëlo ; calcaribus 
lanceolato-cuneatis , integerrimis. Sahsb. À. c. 


* Erica (turrigera}), fol'is anguffis ; calice re- 
curvo , horigontali; corollé kilineart , tubo hemifphe- 
rico , laciniis baff imbricatis. Salisb. |. c. pag. 377. 
— Erica cupreffine. Hortul. 


* Erica (turbiniflora), caule glabro ÿ corolla li- 
neari , levi ; tubo turbinzto ,. otfangulo ; limbo in 
curvo ; calcaribus auricularibus , glabris. Salisb. 1. c. 


* Erica (blenna ), folicrum laminis ovaro-cunea- 
cis ; corollà 4-$ lineari , vifcidé ; tubo urceolari , La- 
ciniis befi imbricatis, filamentis latiffimis. Salisb. 
l, c. pag. 379. 

% Erica (verecunda), foliis quaternis , fpicis 
coarélatis ; coroll& bilineari , levi ; tubo amyhara- 
formi, limbo crenutate. Salisb. Ï. c. — Erica cer- 
nua. Audr. Eric. n°. 48. Icon. 


* Erica ( pulchella}, coroll& bilineari , glabra ; 
tubo urceolart , pardm tetragoïo ; calcaribus cunea- 
tis, hirfutis ; antheris hirfucis. Salisb. |, c. 

* Erica (embothriifolia), foliorum laminis li- 
neari-lanceolatis, fpivis coarétatis , coro!lä quadri- 
lineari , tubo fupernè admodèm vencricofo | ancheris 
exfertis. Salisb. L, €, pag, 379. 

& Erica 


BRY 


* Erica (curvifolia), foliis ternis , laminis re- 
curvis,, fpicis coarélatis ; coroll& quadrilineari , vif- 
cidé ; tubo ovato, pyramidali ; calcaribus dineari- 
aitenuatis. Salisb. |. c. pag. 380. 


.* Erica (fquarrofa), corollà $-G lineari, vif- 
c'd@ ; tubo ovato-pyramideli., limbo obtufo , calcari- 
bus marginalibus , antheris levibus, Salisb. |. c. 


X Erica (capax) , foliorum laminis ovato-cunea- 
tis ; corollà 9-11 lineari , vifcidä ; tubo latè ampul- 
laformi, limbo retufo. Salisb. |. c. pag. 38r. 


* Erica (lagenæformis), foliis cernis ; corol!à 
12-14 lineari , vifcidd ; tubo ovato, apice ventricofo ; 
limbo tubo quadruplo breviore | ovato. Salisb. |. c. 
pag. 382. — Vent. Malm. tab. 33. — Erica jafmi- 
nifora. Andr. Eric. n°. 49. Îc. 


* Erica (payettæfora), pedunculis brevifimis, 
corollä 9-10 lineari, limbo intàs farinofo , flamentis 
Juxta apicem anthere calcaratis. Salisb. 1. c. 


* Erica ( nidiflora) , caule pubefcente ; calice ob- 
cuneato, ferrato ; coroll& trilineari, limbo tubo di- 
midio breviore ; calcaribus minutiffimis, auriculeri- 
bus. Salisb. ]. c. 


* Erica (walkeria), caule glabro ; calice anouftè 
‘Lanceolato, férrato ; corollä 4-$ lineari, limbo dupld 
reviore ; antherts breviter foraminofis. Andr. Eric. 
n°. 25. Ic. — Erica pulchra. Salisb. 1. c. p. 384. 


* Erica (daphnæflora ), caule ovato , cufpidato, 
vix ferrato ; corollä trilineari; limbo tubo duplo bre- 
wiore , recurvo , deflexo ; filamentis muticis. Salisb. 
L c. pag. 384. 

* Erica (pellucida), caule gracili ; ealice fpathu- 
lato , férrato ; corollä $-G linear: , limbo tubo triplo 
breviore, flamentis muticis. Salisb. I, c. 


* Erica (borboniæflora ), fo/iis binis ; calice tri- 
lineari, latè ovali, acuminulato ; coroll& trilineari , 
tubo ovato , pericarpio obovato. Salisb. 1. c. pag. 386. 


* Erica (hyflopifolia), foliorum laminis pube 
denfä ciliatis ; coroilé bilineari , versàs apicem hirtà ; 
laciniis crifpis , recufis. Salisb. 1. c. pag. 387. 


BRY. Bryum. Ce genre a été établi par Linné 
autant & peut-être plus fur le port des efpèces, 
que d’après leur fruétification : il en faut dire au- 
tant des mnium & des hypnum. Les obfervations 
d'Hedwig, de Swartz, de Bridel, de Dickfon, de 
Palifot-Beauvois & de plufeurs autres favans , fur 
la fru&ification des moufles , ont néceflairement 
amené de grandes réformes dans ces trois genres, 
ainfi que l’établifflement de plufieurs autres , fon- 
dés fur des caraélères moins généraux ; mais ces 
favans , peu d'accord entr'eux fur les parties conf- 
tituanres de la fruétification, ne le font pas davan- 
tage fur les limites & la dénomination de leurs 
genres. Ainfi Hedwio , en confervant le nom de 
bryum , auquel il réunit un très-grand nombre de 

Botanique, Supplément. Tome I. 


BERIY 


mhium , lui donne pour caractère un périffome dou». 
ble. Ce genre eft plus circonfcrit dans M. Palifor- 

Beauvois, qui n’y admet que les efpèces à périf= 

tome fimple. Comme les trois genres de Linné ont 

été expofés très au long dans cet ouvrage , &e 

qu'ils nous paroiffent fufifans pour faire connoître 

la famille des mouffes à ceux qui ne fe propofent 
pas d’en faire une étude particulière, nous n’en- 

treprendrons pas de les refondre pour y fubftituer 

les genres établis depuis, & qui peuvenr être étu- 

diés avec plus d'avantages dans les auteurs cirés 

plus haut : cependant on trouvera chacun de ccs 

genres menticnnés dans cet ouvrage avec l'expo- 

fition de leurs caraétères & les principales efpèces 

qu'il faut v rapporter. (Woyez AMPBLYOBE, BAR- 

BULE, MEESIE, ORTHOTRIC, TORDULE, WE- 

BÊRE , @c. } 


/ 4, 2) 
7 


Les efpèces de ce genre, figurées dans les J//uf- 
trations des Genres, tab. 873, font : fig. 1, bryum 
extinctorium ; fig. 2, bryum murale; fig. 3, bryum 


Jubulatum ; fig. 4, bryum viridulum. 


BRYONE ox BRYOINE. Bryonia. Il eft pref 
que hors de doute que l’ampeloleuce de Diofcoride 
(vitis alba ) eft notre bryoine , quoique cet au- 
teur, dans la notice qu’il en donne, ne parle point 
de fes racines , fi remarquables par leur grofleur. 
On reconnoit , dans le nom qu'il lui donne de 
vigne blanche , la méthode des Anciens, qui, fans 
idées fur les principes de la fcience , ne confidé- 
roient, pour le nom des plantes , que les rap- 
ports qu’elles offroient à la première vue avec 
d’autres plantes plus connues; ils appeloient vigne 
Blanche la bryoïne , à caufe de fes vrilles, de ies 
tiges grimpantes , de la reffemblance de fes feuilles 
avec celles de la vigne , & de fes baies difpofées en 
grappes. D’autres auteurs, même du tems de Diof- 
coride , l’ont nommée bryoine, d’un mot grec qui 
fignifie pouffer abondamment , parce que fes racines 
fourniffent des tiges qui fe répandent au loin fur 
les arbriffeaux & les buiffons , qui deviennent leur 
appui. Il en eft qui foupçonnent que la bryoine eft 
le melothron de Théophrafte ; mais comme cet au- 
teur n'en donne d’autre notion que celle d’avoir 
les fruits du fmilax , qu'il range d’ailleurs parmi 
les arbuftes , cette opinion eft pour le moins très- 
hafardée , quoique Pline, en citant les noms don- 
nés par les Grecs au witis alba , qui eft certainement 
notre bryoine, y réuniffe celui de melothron. 


Ce genre a été prefque doublé par les décou- 
vertes des voyageurs , principalement par les ef- 
pècesque Thunberg a recueillies au Cap de Bonne- 
Efpérance , mais qu'il n'a encore mentionnées que 
par une feule phrafe fpécifique, que je cirerai à la 
fuite de quelques autres efpèces mieux connues. 


1.4 BRYONE dioique. Bryonia dioica, Jacq. 


Bryonia foliis cordatis, re , quinquelobis s 
ZYLIZ 


BR 


dentatis , callofo-punétatis ; floribus racemofis , dioi- 
cis ( baccis rubris ). Willden. Spec. Plant. 4. pag. 
G21.— jacq. Auñtr. tab. 199. — Lam. Ill. Gener. 
tab. 706. fig. 1. — Blackw. tab. 37. 


75a 


Bryonia alba, var. #. Lam. Diét. 1. pag. 496. 
— Bull. Herb, tab. $5. — Desfont. Flor. atlant. 
2. pag. 360. — Pauli, Dan. tab. 18. 


Bryonia ruderalis. Salisb. Prodr. 158.— Miller, 
Icon. tab. 71. 


Long-tems cette plante a été confondue en 
France avec le Bryonia alba, où elle ne croit pas, 
& oui d’ailleurs a les fleurs monoiques & les frufts 
noirs , tandis que la nôtre eft conftimment dioi- 
que , à fruits rouges ; elle doit être, fans aucun 
doute , confidérée comme une efpèce diftinéte , & 
non comme ue fimple variété, 


OËffervations. Le bryonia laciniofa eft figuré , 
quant à fes fruits, dans les I//uffrations , tab. 796, 
fig. 2, ainfi que le bryonia africana, fig. 3, d’après 

ærtnèr , tab. 88. 


15. BRYONE acuminée. Bryonia roff-ata. Wild. 


Bryon'a foliis cordatis , obtvffs, denticulatis ; pe- 
dunculis axillaribus ; foliteriis ; baccis angulatis, 
acuminatis. Rottler, Nov. Aë. Soc. Nat. Scrut. 
Berol. 4. pag. 212. — Willden. Spec. Plant. 4. 
pag. 616. 


Cette plante , d’après Willdenow, a des tiges 
filiformes & cannelées , garnies de fenilles alrer- 
nes, en cœur, longues d’un pouce ou d’un pouce 
& demi, obtufes, lâchement denticulées, glabres 
à leurs deux faces, quelquefois rudes eu pubef- 
centes en deffous fur les nervures. Les pédoncules 
font folitaires , axillaires, à une feule fleur , à la- 
quelle fuccède une baie ovale, anguleufe, de la 
groffeur d’un pois, furmontée d'une pointe cour- 
bée en crochet. Les indiviaus cultivés font par- 
fiitement glabres. 


Cette plante croît dans les Indes orientales. © 


16. BRYONE de là Cochinchine. Bryonia cochin- 
chinenfrs, Lour. 


Bryonia foliis quinquangulatis , afreris ; baccis 
trilvcularibus ; æecagonis. Lour. Fior. cochin. 2. 
Bag. 732. 

Cette efpèce n'appartient qu'imparfaitement à 
ce genre. Ses tiges font grimpantes, herbacées , ra- 
meules, à quatre cannelures ; fes feuilles pétiolées, 
alternes,en cœur, à cinqangles, rudes, denticulées; 
les fleurs blanches, monoiques, folitaires, gran- 
des, axillaires, portées fur de lones pédoncules. Le 
calice , cylindrique à fa bafe , fe dilate en un li:rbe 
à cinq decoupures linéaires ; la corolle en roue, 
à cinq découpures oval:s, oblongues. Les trois 
filamens fe réuniflent à leur fommet , & ne portent 


BRY 


qu’une feule anthère. L'ovaire, dans les fleurs 
femelles, eft ovale, oblong; le ftyle filiforme , 
plus court que le tube; le fligmare triangulaire ; 
trifide à fon fommet. Le fruit eft une baie rouge , 
ovale , un peu aiguë à fes deux extrémités, à dix 
ang'es, à trois foges, contenant plufieurs femen- 
ces lifles, ovales-oblongues , comprimées. 


Cette plante croît à la Cochinchine , le long des 
haies. ( Defcripr. ex Lour.) 


17. BRYONE à ombelles. Bryonia umbellata. 
Willd. 


Bryonia foliis oblongo-cordaris , bafi fubangulo- 
fis, atrinquè glabris , fuprà punétatis , remote denti- 
culatis, bai fubangulatis , fummis haftato-trilobis à 
pedunculis axillaribus , umbellaris. Willden. Spec. 
Planr. 4. pag. 618. — Kleïn. in Lit. 


Bryonia tecdonda. Roxb. 


Bryonia (haftata), foliis hkoffatis, denticulatis , 
glabris ; pedunculis polyfloris. Lour. Flor. cochin. 
ZPaB 73117 

Karivi-valli. Rheed , Hort. malab. 8. pag. fre 
tab. 26.2 


Ses tiges font glabres , angu'eufes , grimpantes, 
munies de vrilles fimpl=s & de feuilles alternes 
glabres à leurs deux faces, ponétuées en d:ffous ; 
les inférieures longues de treis pouces & plus , 
oblongues , en cœur & anguleufes à leur bafe; 
acuminées à leur fommet, à dentelures lâches ; les: 
fupérieures longues d’un pouce & demi à deux 
pouces, haftées , à trois lobes à leur bafe, acumi- 
nées, mucronées à Jeur fommet; les pédoncules 
axillaires, plus courts que les pétioles, difpofés 
en ombelle, à plufieurs fleurs. La figure de Rheed 
repréfente parfaitement les feuilles inférieures 5 


. mais les pédoncules ne font point en ombelle. 


Cetre plainte croît dans les Indes orientales. % 
(Deferipr. ex Willd.) 


18. BRYONS du Japon. Bryonia japonican 
Thunb. 


Bryonïa foliis cordatis, indivifis angulatifque , 
dentatis , inermi - hifpidis. Thunb. Flor. japon. 
pag. 325. 

Ses tiges font garnies de feuiil:s en cœur , en- 
tières ou anguleufes , à trois lobes , aiguës, den- 
tées, vertes en deflus, hériflées en deffous de 
poils très-courts; ponétuées , écailleufes, longues: 
d'un pouce. | 

Cette plante croît au Japon. ( Thunb.) 


19. BRYONE épigée. Bryonia epigaa. Rottl. 


Bryonia foliis trilobis, afreris, dentatis ; lobig 
laveralibus angulato fubbilobis ; floribus axillaribus ; 


BR Y 


Jabumbcllaris. Wild. Spec. Plant. 4. pag. 619. — 
Rottler , in Nov. A@. Soc. Nat. Scrut. Berol. 4. 
pag: 223. 


Cette efpèce a des tiges plabres & cannelées, 
des vrilles fimples, des feuilles longues d’un demi- 
pause un peu charnues, en cœur, à trois lobes; 

es deux latéraux dilatés, prefqu'à deux lobes, 
dentés, anguleux, rudes, couverts de très-petits 
poils blancs & couchés. Les flaurs mâles, au nom- 
bre de cinq, font petites, réunies prefqu'en om- 
b£lle à l'extrémité d’un pédoncule commun, long 
d'environ un pouce & demi; les fleurs femeiles fo- 
litaires, pédonculées , fituées dans les mêmes aif- 
felies avec les mâles. Le fruic eft une baie ovale, 
acuminée, 


Certe plante croît dans les Indes orientales. x - 


(Deféripe. ex Wild.) 


20.BRyoxE ftipulacée. Bryonia ftipulacea. Lour. 


Bryonia foliis cordatis, trilobis, dentatis, gla- 
bris; fpulis fubrotundis, pedunculis unifloris. Wild. 
Spec. Plant. 4. pag. 620.— Lour. Flor. cochin. 2. 
pag: 731. 

Plante à tige grimpante, ligneufe, cannelée, 
munie de vrilles trifides & de feuilles en cœur, à 
trois lobes, à cinq nervures, liffes à leurs deux 
faces, dentées, finuées à leurs bords, accompa- 
gnées de ftipules arrondies, concaves, dentées en 
fcie. Les fleurs font blanches, monoiques, axi!- 
laires; les pédoncules folitaires, uniflores. Le fruit 
confifte en une baie glabre , ovale, jaunâtre , un 
peu aiguë , longue d’un pouce & demi, à‘cinq 
loges ; plufieurs femences. 


Cette plante croit à la Cochinchine. > (Defcripr. 
ex Lour.) 


21. BRYONE à feuilles aiguës. Bryonia acuta. 
Desfont. 


Bryonia foliis fubfeptemlobis ; lobis lanceolatis , 
acutiffimis. Desfont. Flor. atlant. 2. pag. 360. 


Ses tiges font grêles & grimpantes; {es feuilles 
pétiolées , à cinq ou neuflobes ; leslobes lancéolés, 
très-aigus , entiers ou dentés , parfemés de poils 
très-courts ; les denrelures rares , inépales ; les 
vrilles fimples & latérales. Les pédoncules font 
axillaires , & fupportent plufieurs fleurs pédicel- 
lées. Dans les fleurs mâles le calice eft à cinq dé- 
coupures étroites , aiguës ; la corolle jaune , une 
fois plus grande que dans le éryonia alba , étalée, 
campanulée, veinée, réticulée, divifée, jufqu’à 
fa moitié, en cinq découpures ovales, Les fleurs 
femelles n’ont point été obfervées. 


Cette plante à été découverte par M. Desfon- 
taines dans les environs de Tunis, parmi les buif- 
fons. % ( Deferipr. ex Desfont.) Cette plante ne 
feroit-elle pas le bryonia africana , glabra , foliis 


BRY 751 


in profundas lacinias divifis; flore luteo, Tournef. 
Inft. 102, qui eft le Bryonia africana, var. 8, Did. 
n°. 9.2 

22. BRYONE à 


grappes. Bryonia racemofa. 
Swartz. 


Bryonia foliis inferioribus fabpalmatis, fuperio- 
ribus triloois indivififque ; lacinits ovatis , floribus 
racemofis , baccis ovalibus. Swartz, Prodr. 116, & 


Flor. Ind. occid. 2. pig. 1148.— Mill. Dict. 


Bryonia racemofa , foliis fisulneis. Plum. Amer. 


85, & Icon. tab. 97. 


Ses racines font longues & charnues; fes tiges 
grimpantes, glabres, divifées par dichotomies; les 
feuiiles alternes, pétiolées , à trois nervures; les 
inférieurés palmées ; le lobe du milieu beaucoup 
plus grand ; les fupérieurs à trois lobes , oblongs 
ou Gvales, à pointe très-courte; les angles obtus, 
à peine denticulés, calleux, ponétués, un peu 
hilpides en deffus, veinés, pubefcens en teffleus; 
les vrilles prefqu’axillaires , roides, bifides, très- 
longues ; les fleurs monoiques , pédicellées, en 
grappes terminales & alrernes ; celles des fleurs 
mâles inférieures & plus courtes ; les femelles 
ordinairement terminales , quelquefois mélargées 
avec les mâles, d’un jaune-verdätre. Les baies 
font oblonguss, pendantes , très-glabres, molles 
& rougeâtres , cont=rant quelques femences ob- 
longues, comprimées. 


Cette plante croit dans les haies, à la Jamaique. 
% (Swartz.) 


23. BRYONE à feuilles d’alcée. Bryonia alcea- 
folia. Wilid. = 


Bryonia foliis quinquepartito-palmatis ; lobis li- 
neari-lanceolatis , tripartitis ; pedunculis axillaribus, 


unifloris. Willd, Spec. Plant. 4. pag. 624. 


Ses feuilles font alternes, prefque palmées, di- 
vifées , jufqu’à leur bafe, en cinq découpures ou 
lobes , glabres à leurs deux faces, rudes à leurs 
bords ; les lobes linéaires-lancéolés , mucronés, 
à trois divifions ; les vrilles fimples ; les pédon- 
cules axillaires, à une feule fleur. 


Cette plante croit dans les Indes orientales. % 
(Wilid.) 


24. BRYONE pubefcente. Bryonia pubeftens. 
Hort. Parif. 


Bryonia foliis cordatis , fubquinquelobis , acutis , 
dentato-fpinofis ; floribus umbellatis ; caule hirto. 


(N.) 


Ses tiges font grimpantes, pileufes, herbacées ; 
fes feuilles alternes , pétiolées , prefque glabres, 
échancrées en cœur à leur bafe ; la plupart divi- 
fées en cinq lobes principaux , aigus à leur fom- 
met, dentés & un eh à leurs bords ; les 

ZZL 2 


BR YŸ 


étioles velus , ainfi que les principales nervures ; 
es vrilles longies, très-rameufes ; les ramifica- 
tions trés-fines. Les fleurs font petites , blancha- 
tres , pubefcentes , réunies en une petite ombelle 
à l'extrémité d’un pédoncule commun, axillaire , 
velu , plus court que les pétioles. 


792 


Cette plante eft originaire du Levant. On la 
cultive au Jardin des Plantes de Paris. 3 (W. v.) 


* Efpèces moins connues. 


* Bryonia ( fcabra), foliis cordatis, angulatis , 
dentatis., fuprà callosè punétatis , infrà pilofis , utrin- 
qu feabris ; foribus umbellatis. Linn. Suppl. 423. 
— Thunb. Prodr. 13. — Aiton, Hort. Kew. 3. 
pag. 335. E Cap. B. Sp. x 


* Bryonia ( verrucofa), foliis cordatis, angula- 
tis, fuprà venifque fubràs callofo-fcabris ; callis re- 
motis, cirrhis fimplicibus , baccis globofis. Ait. Hort. 
Kew. 3. pag. 385. E Canariis. % 

* Bryonia (punétata}), foliis cordatis, angulatis, 
for catlofis, fubràs pilofis ; pedunculis unifloris. 

hanb. Prodr. 13. E Cp. B. Sp. # 

* Bryonia (cordata), foliis cordatis, fcabris , 
denticulatis ; floribus axtllaribus ; geminis. Thunb. 
in Hoffn. Phytogr. Blatt. pag. 5. 


* Bryonia (angulata), foliis qguinquangulatis , 
utrinque fcabris ; floribus fubumbelluris. Thunberg , 
Prodr. 13. E Cap. B. Sp. y 


* Bryonia (acutangula }, foliis angulatis; inte- 
gris, levibus., glabris, Thunb. Prodr. 13. E Cap. 
B. Sp. % 


* Bryonia (latebrofa ), foliis fubtrilobis , pilofis, 
bafi attenuatis. Ait. Hort. Kew. 3. pag. 384. 


Elle eft remarquable par fes feuilles , point en 
cœur à leur bafe, mais prefque décurrentes fur le 
pétiole ; elle croit aux iles Canaries. # 


* Bryonia (triloba), foliis trilobis, fuprà levi- 
bus , fubiks fcabris. ‘Thunb. Prodr. 13. Ë Cap. 
B. Sp. 


* Bryonia (quinqueloba), fois quinquelobis , 
denticulatis , fupra fcabris ÿ pedunculis unifloris. 


Thunb. Prodr. 13. E Cap. B. Sp. # 


* Bryonia. (levis), folis cordatis ; palmatis , 
ferretis, levibus ; forius axillaribus 3 Jubumbellatis. 
Thunb. Prodr. 13. E Cap. B. Sp. + 

* Bryonia (digitata ), foliis digitatis; laciniis 


linearibus , bilobis , fcabris ; flortbus umbellaris. 


Thunb. Prodr. 13. E Cap. B. Sp. x 


Obfervations. Le bryonia diffeéla Thunb. ef la 
même plante que le bryonia africana Linn. & Diét. 
-n°. 9. Thunberg a donné le nom de éryonia afri- 
cana à une efpèce qu'il regarde comme differente 


BRY 


de celle de Linné, & à laquelle il rapporte la 
figure d'Herman, Paradif. pag. 107. tab. 108. 
Willdenow penfe que le fcyos Garcint, Linn. & 
Did. n°. 4, eft une bryone , ayant obfervé que 
Burman avoit pris pour le fruit une flipule réni- 
forme , à longs cils. 


BRYONIA. ( Voyez BRYONE.) 


BRYOPSIS. Genre de la famille des algues, 
établi par M. Lamouroux , qui fe rapproche beau- 
coup des fucus & des ulva, & dont le caractère 
effentiel eft d’avoir : 


Un feuillage fiflulcux , d'une fubfrance diaphane ; 
la fruilification conflituée par des carfules globu- 
leufes , d'une couleur verte, rempliffant & colorant 
des feuilles. 


« Les plantes de ce genre , dir M. Eamouroux, 
font peu connues, une feule efpèce exceptée : 
elles diffèrent des autres algues par leur feuillage 
fiftuleux , fans articulations ni cloifons , & par la 
fruétification ; elles ont prefaue l'apparence de 
petites moufles, & le nom du genre eft compofé 
du mot grec bryon, moufle, & ypfis, apparence. » 
Les efpèces qu'indique M. Lamouroux, & qu'il fe 
propofe de faire connoître plus amplement dans 
un ouvrage fur les algues, font : 


1. BRyops1s ailée. Bryopfis pennata. Lamour. 


Bryorfis frende compreflà , penratä; pinnis incur- 
vis , oppofiiis alternifque. Lamour. Journ. botan. 2. 
pag. 134. tab. 3. fig. 1. À. B. 


Certe efpèce eft fort petite : il s'élève de fes 
racines, des pétioles fimples, capillaires, nus à 
leur partie inférieure , éivifés, à leur partie (u- 
périeure, en pinnules ou folioles entières, fort 
petites , oppofées ou alternes , glabres , un peu 
courbées , aiguës à leurs deux extrémités. Elle 
croit aux Antilles. (Defcripr. è figuré.) 


2. Bryopsis arbufte. Bryopfis arbuftula. Lam. 


Bryopfis fronde compreflà , ramofä ; ramis penna- 
cis ; pinnulis longiufeulis, laxis, fparfis. Lamour. 
Journ. bot. 2. pag. 134. tab. 1. fig. 1. 


Cette plante a été décrite parmi les varecs fous 
le nom de fucus arbufcula , n°. 103. « Elle paroit, 
dit M. Lamouroux, avoir été confondue avec les 
trois fuivantes, quoiqu’elle en diffère par la forme, 
le port & l'habitation. » 


3. Brvorsis hypnoide. Bryopfis hypnoides, 
Lamour. 


Bryopfis fronde tereti , ramofi; ramis ramulifque 
elongatis, fparfis. Lamour. Journ. bot. 2. pag. 135. 
tab. 1..fig. 2. A. B. 


Ses pédicelles ou périoles font ramifiés , cylin- 


15) AIRE: 0 


driques, fiiformes, rameux ; les rameaux alternes, 
chargés de feuilles prefque féracées , éparfes, 
alongées , la plupart un peu rétrécies à leur partie 
inférieure. Elle croît dans la Méditerranée , aux 
environs de Cette. ( Defcripe. à figurä ) 


4. BRYoOpPsIs petit cyprès. Bryopfs cupreffina. 
Lamour. 


Bryopfs fronde tereti , ramofä ; ramis ramulifque 
capitatis ; brevibus , fubimbricatis, Lamour. Journ. 


bot. 2. pag. 135. tab. 1. fig. 3. A. B. 


Cette efpèce , extrêmement petite, pouffs des 
mêmes racines plufieurs pédicelles courts , capil- 
laires, cylindriques , fimples à leur bafe , fe ter- 
minant par une touffe de petires feuilles très- 
courtes, prefqu'imbriquées, à plufieurs divifions. 
Elle croit dans la Méditerranée , fur les côtes de 
Barbarie. ( Defcripr. è figuré.) 


: 5. BRYoPsis mouffeufe. Bryonfs mufcofa. Lam. 


Bryopfis fronde tereti, ramofü ; ramulis feruceis, 
à S AE LRO 
Brevibus , fupernë numerofiffimis, inferne raris. Lam. 


Journ. bot. 2. pag. 135. tab. 1. fig. 4. A. B. 


Ses pédicelles font courts , cylindriques, nus à 
leur partie inférieure ou munis feulement de quel- 
ques petites feuilles rares ; chargés , à leur partie 
fupérieure , de feuilles très - nombreufes, fort 
courtes, touffues , fétacées , obtufes, cylindri- 
ques , moins épaifles à leur partie inférieure. Elle 
croit dans la Médirerranée , aux environs de Mar- 
file. (Defcripe. à figura.) 


BRYUM. ( Voyez Brv.) 
BUBON. M. de Lamarck a figuré dans les 47 


duffrations des Genres, tab. 194, le bubon macedo- 
nicum. Plufieurs probabilités fe réuniflent pour 
nous porter à croire que cette plante eft la même 
que le petrofelinum mentionné dans Pline & Diof- 
coride , que fes propriétés avoient mis en grande 
réputation dans lés iles de la Grèce & dans l'O- 
rient, où il étoit devenu un objet de commerce 
aflez important, mais fouvent falffié, vu le grand 
débit qu'on en faifoir , & la préférence que l’on 
donnoit à celui de Macédoine : d'où il réfuitoit 
qu'ou vendoit fous ce nom plufieurs autres plan- 
tes qui avoient avec celle-ci quelque reffemblance, 
M. Desfontaines & Aiton ont ajouté à ce genre 
les deux.efpèces fuivantes. 


$. BuBoN tortueux. Bubon tortuofum. Desfont. 
Bubon caule fruticofo , nodofo ; ramis tortuofis , 
divaricatis ;ÿ involucro minimo ; feminibus globofis , 
ffriatis , hirfutis. Desfont. Flor. atlant. 1. pag. 257. 
tab. 73. 
. Cetre plante exhale une odeur aromatique ; 
elle croit en gazon touffu. Ses tiges font giau- 


BUC 725 


ques , un peu ligneufes, glabres, légéremene 
itriées , noueules , dépourvues de feuilles, divi- 
fées en rameaux diffus, roides , tortueux , munis 
à leur bafe d’une petite membrane fcarieufe. Les 
fleurs font difpofées en petites ombelles planes, 
compofées de quatre à huit rayons filiformes, 
inégaux, terminés par des ombellules très-rappro- 
chées ; les involucres , rant univerfels que partiels, 
caducs, forr petits, à plufieurs folioles. La corolle 
eft blanche ; jes anthères prefque rondes , à deux 
loges; les fiyles perfftans , ouverts, réfléchis; les 
femences courtes, perires, ovales, ftriées , hé- 
riffées de quelques poils courts. 


Cette plante a été déconverte dans le royaume 
de Tunis, aux environs de Kerouan, par M. Des- 
fontaines. D (F. f. in herb. Desfont. ) 


6. BuBoN à fruits liffes. Bubon levigatum. Ait. 


Bubon foliolis lanceolatis , obtufiffimè obfolerèque 
crenatis ; feminibus glabris , caule frutefcente.. Ait. 


Hort. Kew. 1. pag. 352. 


Ses tiges font dures, prefque ligneufes, ra- 
meufes, cylindriques, trèc-liffes, ftriées; les feuil- 
les pétiolées, atiées; celles des rameaux fefiles 
ou ayant les pétioles munis d’une membrane fo- 
lacée , amplexicaule ; les folioles oppofées , lan- 
céo £es ; à peine obtufes; les fupérieures con- 
fluentes, dentées, incifées à leur contour, gla- 
bres à leurs deux faces; la collerette univerfelle j. 
à plufieurs folioles quelquefois un peu incifées ou 
dentées vers leur fommet, lancéolées , aiguës ; les 
femences glabres. 


Cette plante croît au Cap de Bonne-Efpérance. 


LD) 


BUBON-UPAS , par corruption pour ohor- 
upas. ( Voyez UrAs, Suppl.) 


BUBROMA : nom que Willdenow a fubftitué 
à celui de guazuma. ( Voyez ce mot.) 


BUCANOPHORON : nom grec qui fignifis 
porte-trompette , donné par Plukenet au farracenia , 
dont les feuilles tubuleufes ont la forme d’une 
trompette. 


BUCEPHALON. ( Voyez Trorris. ) 


BUCERAS. Brown avoit donné le premier ce 
nom à un arbre de la Jamaique, que Linné a en- 
fuite nommé bucida : c’eft le grignon des Antilles 
françailes. Haller , dans fes plantes de la Suifle, 
a donné auf le nom de bucerus au fénu-grec (#ri- 
gonella Linn.), en quoi il a été fuivi feulement 
par Allioni. 


. BUCHALE : nom arabe de la féve des marais: 
(faba), fuivant Dalechamp. 


754 BU: G 


BUCHNERA, ( Voyez Bucnnère.) Ce genre 
eft fi peu difingué des erinus & d2s manulea, qu'il 
eft difficile d’y rapporter des efpèces qui n'ont 
point été obfervées fur le vivant, Quoique j'aie 
vu & que Je poffède en herbier plufieurs plantes 
qui m'ont été communiquées fous le nom de buck- 
nera , & dont elles ont en effet l'apparence, je me 
bornerai à faire connoître celles qui ont été ob- 
fervées vivantes dans leur lieu natal ou dans les 
jardins. Ce font les fuivantes : 


7. BUCHNÈRE à feuilles d’euphraife. Buchnera 
éuphraficides, Vahl. 


Buchnera foliis linearibus , inteperrimis , pilofo- 
Jcabris ; laciniis corolla linearibus, ohtufis. Vahl, 


Symb. 3. pag. 81. 


Cette p'ante , au premier afpeét , a le port de 
l’euphrafia longiflora. Ses tiges font tétragones , à 
angles tranchans; les rameaux oppofés, plus longs 
que les tiges, garnis de feuilles courtes, linéaires, 
très-entières, rudes & pileufes ; les inférieures 
oppofées & diftantes ; les fupérieures alternes , 
ferrées , prefqu'imbriquées fur la tige. Les fleurs 
font fefiles , axillaires ; le calice prefque de la 
longueur des feuilles ; le tube de la corolle velu; 
les découpures du limbe linéaires, obtufes. 


Cette plante croît dans les Indes orientales. 
(Defcript. ex Vahl.) 


8. BucaNÈRE gefnéride. Buchnera gefnerioides. 
Wild. 


Buchnera foliis oblongis, ciliaris, adrreffis , fqua- 
miformibhs ; corolla tubo incurvo, Willden. Spec. 


Pian:. 3. pag. 338. 
Lathraa gefnerioides. Kœnig. 


Ses tiges font hautes d’un demi-pied , rameufes 
à leur bafe; les rameaux fimples, tétragones , 
plus longs que les tiges, munis de très-petites 
feuilles fort diftantes, en forme d’écailles oblon- 
gues , appliquées contre les tiges, ciliées à leurs 
bords ; les fleurs fefiles ; ies inférieures alrernes 
& diftantes ; les fupérieures oppofées , très-fer- 
rées ; trois petites folioles fous le calice , dont 
une plus courte ; les cinq divifions du calice lan- 
céolées , ciliées ; le tube de la corolle glabre, 
recourbé; les découpures du limbe oblongues ; 
les capfules cblongues, obtufes , à deux loges. 


Cette plante croit dans les Indes orientales. + 
€Defcript. ex Wilid.) 


9. BUcHNÈRE des rochers. Buchnera rupefris. 
Swartz. 


Buchnera foiiis quadrifariis , fubulatis , canalicu- 


datis ; floribus axillaribus , fefilibus. Swaxtz , Flor. 
And. occid. 2. pag. 1063. 


BU C 


Hedyotis (americana), foliis linearibus ; foribus 
axillaribus , folitariis. Jacq. Amér. pag. 20. 


Thymelea maritima , erica folio , fu"culis tumidis 
& tomentofis. Sloan. Jain. 163. Hift. 2. pag. 94. 
tab. 202. fig. 1. 


Elle diffère des Buchnera par fa corelle à quatre 
lobes, par le ftyle bifide. Ses viges font ligneufes, 
hautes d’un à deux pieds ; les rameaux nombreux ; 
lès terminaux renflés, chargés de gaines membra- 
neufes , velues à leurs bords; les feuilies difpofées 
fur quatre rangs, fubulées, canaliculées , glabres, 
luifantes , à peine pétiolées ; les Aeurs folitaires, 
fefiles, axillaires; le calice petit , rouge, à quatre 
découpures velues, perfiflantes, lancéolées , ai- 
gués ; deux folioles linéaires à la bafe du calice ; 
la corolle tubulée, de la longueur des feuilles ; 
le limbe à quatre lobes inégaux, un peu épais, 
velus, foyeux & blanchâtres en dehors; une cap- 
fule petite, ovale, comprimée, acuminée , bi- 
valve , à deux loges ; les valves à deux divifions ; 
les femences brunes, petites, arrondies. 


Cette plante croit à l’île de Cuba, fur les ro- 
chers calcaires des bords de la mer. B (Siwartz.) 


Obfervations. Ce genre n'a point été figuré dans 
les [/luflrations ; il a de tels rapports avec les ma- 
nulea, que Thunberg à fait pafler dans ce dernier 
genre les buchnera athiopica — capenfis. Swartz re- 
garde comme une efpèce de buchnera ( éuchnera 
elongata ) le peripea paluftris d’Aubler. ( Voyez 
Piripe.) Le buchnera canadenfis a été men- 
tionré parmi les verveines, n°. 7. Le érowal- 
lia humifufa de Forskhal eft un buchnera , felon 
M. Vahl. 


* Efpèces moins connues. 


* Buchnera ( bilabiata ), foliis linearibus , calici- 
Bufque pilofo-fcabris ; caule fimplici. Thunb. Prodr. 
pag. 100. E Cap. B. Sp. 


* Buchnera (vifcofa}), fodirs lineari-lanceolatis, 
laxe dentatis, fubglutinofis ; floribus pedunculatis , 
caule fruticofo. Ait. Hort. Kew. 2. pag. 357. E Cap. 
B. Sp. b 


BUCHORMARPIEN : nom arabe que l’on 
trouve dans Dalechamp , rapporté au ciclamen ou 
pain de pourceau. Certe plante, fuivant le même 
auteur, fe nomme aufi buthermarien ou buthor- 
marie. 


BUCHOZIA. Lhéritier a donné ce nom à un 
genre de plantes que M. de Juffieu, avant lui, 
avoit nommé feriffa , d’après Commerfon. Il va- 
loit bien mieux lui conferver ce dernier nom, 
qui reftera fans doute, que d’avoir cherché à 
diffamer un favant eftimable, donc les nombreux 
écrits n’ont pas été fans uvilité pour la fcience. 


BUG 
* BUCIDA. ( Voyez GRIGNON.) 


BUDAMANI. Linné, dans fa Flore de Ceiian, 
rapporte ce nom de pays à une variété du do/ichos 
carabaoïdes. 


BUDLEIA. ( Voyez BULÈJE.) 


BUDUGHAS, BOGHAS: arbre de Ceilan, ref- 
pecté par les infulaires ; parce que leur prophète 
Budu les raffembloit fous fon ombre pour les in{- 
truire. Depuis ce tems ils en plantent roujours au- 
tour de leurs autels, & {e nom qu'ils lui donnent , 
rappelle l’homme. dont ils révèrent la mémoire. 
I! paroît que cet arbre eft une efpèce de figuier 
Cficus religtofa Lien. ). 


BUENA, Cavanilles, dans les Zcon. Rar. vol. $, 
pag. 50, tab. 571, a formé ce genre de plantes fur 
ün arbriffeau d'Amérique , dont tous les caraétères 
font les mêmes que ceux du gonzulagunia de la 
Flore du Pérou, & dont il fera fait mention à l’ar- 
ticle GONZALE , Suppl. 


BUFONIA. ( Voyez BUFONE.) M. de Lamarck 
a fait dans fes I//uffrations deux efpèces des varié- 
tés « & 8 du Bifonia tenuifolia : la première fous 
12 nom de Dufonia annua , IIl. tab. 87, fig. 15 la 
feconde , bufonia perennis, fig. 2, pag. 349. 


BUGINVILL/ÆA. Ill. Gen. tab. 294. ( Voyez 
TRiIcYcLA.) 


BUGLE. Æjuga. On peut ap: liquer à ce genre la 
plupart des obfervations que nous avons préfen- 
tées en traitant de la brunelle, Suppl. Quelques 
anci-ns botaniftes l’ont également nommée coz- 
Jfoude. On peut juger de l'efficacité que lon {up- 
pofoit autrefois à cette plante , ainfi qu’à la fanicle, 
pour la guérifon des plaies, par ces deux vers 
français : 

Avec la bugle & la fanique 
On fait au chirurgien la nique. 


Sihreber, dans fes Unilabiata | a réuni à ce genre 
quelques efpèces de seucrium , les chamapitys de 
Tournefort, telles que le reucrium chamapitys — 
iva— fulicifolium. Thunberg a fait connoitre une 
nouvelle efpèce d’ajuga du Japon, qui ef fa 


5. BUGLE couchée. Ajsga decumbens. Thunb. 


Ajuga decumbens , villofa, foliis ovatis, dentatïs. 


Thunb, Flor. Jap. pag. 243. 


Ses tiges font nombreufes , herbacées, finples 
ou un peu rameufes , couchées, relevées à Eur 
partie fupérieure , longues d'environ trois pouces, 
velues, ainfi que toute la plante, garnies de feuil- 
les pétiolées, ovales, dentées , longues de fix li- 
gnes; les radicales nombreufts & plus grandes 


| chufa n'eft pas moins ancien 


BUG 35 


les fleurs petites, verticiilées; la corolle bleue , 
relevée. 


Cette plante croît au Japon, le long des murs & 
fur le bord des chemins. % (Defcript. ex Thunb.) 


L'ajuga reptans , n°, 1, eft gravée dans les 1//uf° 
trations ; tab. so1, fig. 2. La figure 1 offre kes déraiis 
de la fruétification du genre, d’après Tournefort. 


BUGLOSSE. Anchufa. Ce genre a éprouvé 
quelques réformes & augmentations, Le nom de 
buglofe (bauslofim), confervé par Tournefort , 
auquel Linpé à fubftitué celui d’anchufa, eft dû à 
la forme des feuilles de la principale efpèce, à 
laquelle les Anciens trouvoient la figure d’une 
langue de bœuf ; ila été fouvent indiftinétement 
appliqué , par les anciens botaniftes, à la bu- 
glofle , à la bourrache & au /ycopfis. Celui d'an- 
: il paroît devoir fe 
rapporter davantage à l’anchufa tinétoria. Son éty- 
mologie indique, dit-on, une plante propre à 
fuffoquer par la décoétion de fa racine. 


I. BUGLOSSE d'Italie. Anchufa ivalica. Pietz, 

Anch:fa foliis lucidis, flrigofis ; racemis bipar- 
ticis, diphyllis; floribus fubaqualibus, fauce barbais. 
Retz. Obferv. bot. 1. pag. 12. —- Trew. Dec. 2. 
pag. 14. tab. 13. — Vogel. tab. 28. 

Anchufa offcinalis. Lam. n°. 1. Non Linn, — 
I. Gen. tab. 92. — Gouan, Hort. monfp. 81. — 
Dalib. Parif. so. 

Buglofum foliis linguiformibus, afperis ; fpicis 
fapremis , gemellis. Hall. Helv. n°. 599. ( Excufis 


Jyronymis. ) 


On a long-tems confondu cette efpèce, très- 
commune par toute la France , avec l’anchufa offi- 
cinalis de Linné , qui ne fe trouve guère que dans 
le nord de l'Europe. Elle s’en diftingue par fes 


| calices à cinq divifions profondes, étroices, linéai- 
| res; par fes corolles un peu irrégulières; par le 
| limbe à cinq lobes arrondis, par l’orifice du tube, 


garni de cinq écailles wès-barbues, femblables à 
de petits pinceaux. Ea bugloffe oficinale diffère 
par les caractères fuivans : 


1.* BUGLOSSE officinale. Anchufa offcinalis. 
Linn. x 

Anchufa foliis lanceolatis , ffrigofis ; floribus aqua 
libus , fauce tomentofis ; calicibus quinquelobatis. (N.} 
Linn. Non Lam. — Ait. Hort. Kew. 1. pag. 178. 

Buglofum germanicum. Fufch. 129. Icon. 

Bugloffum filveftre majus ; nigrum. C. Bauh. Pin. 
256.— Segu , Veron. 1. pag. 214. — Tourn. Infi. 
R. Herb. 134. 

Cetre efpèce 2 fes fleurs bezucoup plus réguliè- 
res , plus in:briquées ; a corolle infundibuliforme ; 


20 

”30 B U G 

divifée à fon limbe en ‘cinq lobes ovales, égaux; 
Forifice garni d'écailles un peu courbées en capu- 
chon , & fimplement cotonneufes; les divifñions 
du calice plus larges & plus courtes. 


13. BUGLOSSE à grandes feuilles. Archufa ma- 
crophylla. Lam. 
BCE 


Anchufa foliis radicalibus maximis , caul2 debili, 
calice fibpertaphyllo ; braéteis linearibus , minutis. 
Lam. Ill. Gen. 1. pag. 402. n°. 1816. 


Lyycopfis macrophylla. Lan. Diét. 3. n°. 7. 
Anchufa (paniculata}), foliis lanceolatis , ffrigo- 


fs » incegerrimis ; paniculä dichotomä , divaricatä ; 
floribus pedunculatis , culicibus quinquepartitis , laci- 


niis fubulatis, ? Ait. Hort. Kew. I. pag. 177. 


Cette plante, décrite d’abord parmi les /ycopfrs 
par M. de Lamarck, lui a paru enfuite appartenir 
davantage aux axchufe. Le même auteur foup- 
çonne qu'elle pourroit bien être la même plante 
que l’anchufa paniculata d°Aiton. 


14. BUGLOSSE à fleurs liches.” Anchufa laxiflora. 
Decand. 


Anchufa racemo laxo ; pedicellis nudis , divarica- 
ais ; foliis oblongis , acutis , fubfinuatis , hifpidis, 
ciliatis. Decand. Synopf. pag. 240, & Flor. franc. 
3- pag. 631. 

Cette efpèce fe diftingue à fon port, grêle & 
alongé ; aux poils roides qui hériffent fes feuilles, 
le haut de la tige, les pédicelles & les calices. Ses 
feuilles font oblongues, à demi amplexicaules, 
aiguës, un peu finuées , ondulées, ciliées à leurs 
bords. Les fleurs font rougeîtres, écartées les 
unes des autres, prefque toutes déjerées du même 
coté, portées fur des pédicelies grêies, nus, là- 
ches, étalés , accompagnés à leur bafe de feuilles 
extrêmement petites ; les cinq découpures du ca- 
lice profondes; longues, prefque linéaires, ai- 
guës , de la longueur du tube de la corolle ; les 
lobes de la corolle alongés & pointus; les femen- 
ces ovales, ridées , tronquées à la bafe, par la- 
quelle elles adhèrent au fond du calice. 


Cette plante a été découverte à l'ile de Corfe 
par M. de Labillardière. ( Decand. ex herb. Desf.) 


15. BUGLO5SE de Barrelier. Anchufa Barrelieri. 
Allioni. 


Anchufa foliis oblongis , fubintegris , utrinquè atte- 
nuatis , cauleque ffmplici hifpidis ; pedunculis trifidis, 
calicibus quinquepartitis. Decand. Synopf. pag. 240, 
& Flor. franç. 3. pag. 633. — Allioni, Pedem. 
n°. 164. — Barrel. Icon. Rar. 333. 


Cette efpèce fe difingue à fes fleurs affez pe- 
tires, d’un bleu d'azur, difpofées en panicule plu- 
cor qu'en épi. Ses tiges font droites, fimples, 


BU G 


longues d'environ un pied & demi, garnies de 
feuilles oblongues, rérrécies à leurs deux extré- 
mités, entières ou légérement finuées , hériffées 
de poils roides, ainfi que les tiges, Les fleurs fonc 
axillaires ; les pédoncules trichotomes 5: le calice 
à cinq découpures profondes ; le tube de la co- 
rolle très-court, évafé à fon fommet ; l’orifice 
garni de cinq écailles ovales, médiocrement hé- 
rillées , un peu crochues à leur fommet. 


Cette plante croît en Italie, dans le Piémont. 
On la cultive au Jardin des Plantes de Paris. # 


(P. v.) 
16. BUGLOSSE rude. Anchufa ffrigofa. Labill. 


Anchufa foliis ovato-lanceolatis, denticulatis , 
aculeatis ; feminibus calicis longitudine , racemis 


Jubfecundis, Labill. Syr. Fafc. 3. pag. 7. tab. 8. 


Buglofam fyriacum , bullatis foliis , floribus albi- 
cantibus. ? Morif. Hift. 3. $. 11. tab. 28. fig. 2. 


Ses tiges font droites , heibacées, hautes d'un 
pied & demi & plus, couvertes, ainfi que toute la 
plante, de petits aipuillons & de tubercules très- 
blancs ; garnies de feuilles entières; les inférieures 
péciolées , ovales-lancéolées, aiguës; les fupé- 
rieures feMles , lancéolées, plus étroites , aiguës, 
ciliées à leurs bords. Les fleurs font bleuâtres, 
difpofées en grappes alongées , prefque fimples 
ou dichotomes, un peu latérales; les pédicelles 
courts ; les découpures du calice profondes, li- 
néaires, obtufes; le tube de la corolle de la lon- 
sueur du calice, fermé à fon orifice par cinq 
écailles prefqu’orbiculaires, pubefcentes; les lobes 
du limbe ovales , arrondis ; les femences pref- 
qu’aufM longues que le calice, ovales-oblongues, 
réticulées, aiguës, ftriées, un peu dilatées & per- 
forées à leur bafe.. 


Cette plante a été découverte par M. de Labil- 
lardière aux environs de Tripoli de Syrie. % 


17. BUGLOSSE hifpide. Anchufa hifpida. Forsk. 


Anchufa pedunculis axillaribus, diphyllis ; foliis 
lanceolaiis , repando-dentatis , kifpidis. Vahl, Symb. 
2. pag. 33. — Forskh. Ægypt. pag. 40. 


Ses tiges font rameufes, diffufes , hifpides, aïnfi 
que toute la plante; les feuiiles lancéolées ; les in- 
férieures pétiolées ; les fupérieures fefiles, rap- 
prochées , lancéolées, un peu épaiffes, longues 
d’un pouce, obtufes à leur fommet, finuées, den- 
tées à leur contour ; les dentelures obtufes ; les 
fleurs axillaires; les pédoncules courts, géminés ; 
les calices très-hifpides , accompagnés à leur bafe 
de deux bractées lancéolées ; la corolle violette, 
en entonnoir , à peine plus longue que le calice ; 
les lobes du limbe ovales, obtus; cinq écailles à 
Porifice du tube ; les femences glabres, oblon- 
gues , un peu ridées. 

Cette 


BU G 


Cette plante croît dans les plaines défértes de 
l'Egypte. 


18. BUGLOSSE à petites fleurs. Anchufa parvi- 
fora. Wild. 


Anchufa foliis linearibus , cauleque ramofifimo hif- 
pidis ÿ racemis paucifloris | confertis. Wild. Spec. 
Plant. 1. pag. 759. 

Bugloffum orientale , anguftifolium , flore parvo, 
caruleo. Tournef. Coroll. 6. 


Ses tiges font très-rameufes , hériffées , ainfi que 
es feuillss, de longs poils roides; les feuilles pe- 
tites, linéaires , un peu obtufes, ciliées & entières 
à leur contour; les fleurs petites , peu nombreu- 
fes, difpofées en grappes agrégées ; les calices 
profondément divifés en cina découpures linéai- 
res, prefque fétacées; hériflés de poils blancs, 
Re ; très- nombreux ; la corolle d’un bleu- 
violet. 


Cette plante croît dans Orient, où elle a été 
découverte par Tournefort. 


19. BUGLOSS5E des rochers. Anchufa faxatilis. 
Pallas. 


Anchufa pilofifima , foliis lineari-lanceolatis ; flo- 
ribus fparfis , axillaribus, fubfeffilibus , longe tubu- 
dofis. Pallas, Itin. 3. tab. F. fg. 1. — Lam. lil. Gen. 
1. n°. 1822. 


Cette plante eft extrêmement pileufe, tant fur 
fes feuilies que fur fes tiges & fes calices; elle fe 
difhngue parfairement par fes fleurs éparfes , pref- 
que fefiles , axillaires. La coro'le eft d'un pour- 
pre-bieuâtre, munie d’un tube très-long. Les 
feuilles font étroires, lingaires-lancéolées , en- 
tières. 


Certe plante croît dans la Sibérie. (Pallas.) 


* Anchufa (capenfis), foliis lanceolatis , callofis , 
willofis ; racemis trichotomis. Thunb. Prodr. 54. E 
Cap. B. Sp. 


* Anchufa (amoϾna), feminibus ovatc-ohlongis, 
triquetris, rugofo-reticulatis. Gærrn. de Fruét. & Sem. 
tab. 62. 


Oëfervations. M. de Lamarck cite, fous le nom 
d’anchufa fpicata , une buglofle à feuilles entières, 
à épis géminés, prefque nus, figurée dans Zanoni, 
Hift. pag. $7 , tab. 39, qu'il foupçonne être l'an- 
chufa anguffifolia Linn.; il fait, de celle qu'il a dé- 
crite fous ce nom dans le Diétionnaire, une variété 
de fon anchufu officinalis. Plufieurs efpèces d’an- 
chufa de diférens auteurs ont été placées dans 
d’autres genres. L'anchufa orientalis de Linné & 
Miller eft le /ichofpermum orientale , la même plante 
que l'anchufa tuberculata de Forskhal , felon Vahl; 
& , d'après le même auteur , l’anchufa Jpinocarpos 

Botanique, Supplément. Tome I, 


BUG 


Forskh. eff un myofotis. L'anchifa lutea Cax 
1, tab. Go, fig. 1 , eft préfenté dans Will 
; comme une variété du myofotis arvenfis. 


BUGRANE. Ononis. On a confervé à ce genre 
ile nom que les Anciens avoient donné à l’une des 
: efpèces qui le compofent. Théaphrafte l'appelle 
1 oronis, & Diofcoride azoxis. La defcription qu'ils 

en oat donnée ne life aucun doute qu'elle m'ap- 
partienne à une des efpèces les plus communes de 
ce genre. Il n’eft pas auf facile de déterminer à 
laquelle de ces efpèces. Au refte, le doute ne pert 
guère fe porter que fur deux, l’ononis Antiquorur 
l'oronis arvenfis , qui d’ailleurs diffèrent peu 
l'une de l’autre , & qui peuvent avoir été facile- 
ment confondues par les Anciens; ils la confide- 
roient comme une plante nuifble aux travaux de 
l’agriculcure par fa multiplication dans les terres 
laäbourables, par L:s firigues que fes tiges dures & 
fes racines tenaces donnoient aux bœufs, qui pou- 
voient auffi être offenfés par fes longues épines , 
d'où lui eft venu fon nom vulgaire d’'arrée-bœuf. 
Les obfervations & les voyages ont donné lieu à 
la découverte de beaucoup d’efpèces de buzrane, 
dont plufieurs néanmoins ne font encore qu'impar- 
fairtement connues, faute de defcriptions fufñian- 
tes. M. de Lamarck avoit renvoyé aux genres cyrife 
& lorier les efpèces du Cap de Bonn:-Ffpérance. 
Comme elles n’y ont point été mentionnées , & 
que d'ailleurs la plupart font peu connues , jé me 
bornerai à les citer à la fin de ce genre. 


25. BUGRANE hifpide. Ononis hifpida. Desfont. 


Ononis foliis ternis , obovatis, ferratis ; floribus 
folitariis , fubfeffilibus , racemofrs ; calicibus pilofis ; 
laciniis calicinis lanceolatis , corollam aquartibus. 


Desfont. Flor. atlant. 2. pag. 146. tab. 189. 


Ses tiges font droites , rameufes, herbacées, 
pileufes ; les feui!les pétiolées, rernées ; les folio- 
les ovales ou elliptiques, arronaics à leur fommet 
dentées en fcie , légérement velues ; les ftipules 
petites , ovales, denticulées, bifides , aiguës ; les 
fleurs prefqu2 feñiles, difpofées en une sr:ppe 
fimple, folitaire ; le calice couvert de lonzs pois 
étalés ; fes découpures étroites , lancéolées, ai- 
guës , ftriées ; la corol!e d’un rouge de rofe , de la 
longueur du calice ; les gouffes comprimées, liffes, 
ovales, une fois plus courtes que le calice. 


Cette plante a été découverte dans les campa- 
gnes de la Barbarie par M. Desfontaines. ( W. f.) 


26. BUGRANE à feuilles molles. Oxonis mollis. 
Savi. 


Ononis pubefcens , caule herbaceo, foliis faperio- 
ribus fimplicibus ; foliolis cuneiformibus , apice den- 
tatis ; pedunculis folicarits, muticis , unifloris ; legu- 
minibus cernuis. Savi, Mem. Soc. ital. vol. 9. pag. 

1 352. tab, 8. — Loylel, Journ. bot. 2. pag. 61. 
Aagaa 


758 BU G 
Onontis trifilia, pallidis nurantibufque flofculis , 
maritima. Barrel , Icon. Rar. 761.? 


Ses tiges fonr droîtes , herbacées, pubefcentes, 
aff que toutes les autres parties de cetre plante, 
garnie de feuilles alternes , pétiolées, ternées; les 
feuilles fupérieures fimples ; les folioles cunéifor- 
mes , denrées vers leur foinmet. Les fleurs font 
folitaires , axiilaires , pédonculées ; les pédoncules 
mutiques , uniflores ; la corolle jaune, un peu 
pale ; les gouffes réfléchies, 


Cette plante croît en Tofcane, fur les collines, 
aux bords de la mer, où elle a été obfervée par 
M. Savi; elle fleurit en juin. 


7. BUGRANE dentéz, Ononis ferrata. Vahl. 
Ononis floribus fubfefilibus, folitariis ; foliis in- 


ferioribus ferrato-dentatis , cune'formious , apice fxb- 
sridentatis. Vabhl, Symbol, 1. pag. $2. — Forskh. 
Fior. ægypt.-arab. pag. 130. 


Toute cette plante eft vifqueufe & pubefcente ; 
fes tiges herbacées , couchées , prefque dichoto- 
mes; fes rameaux grêles, prefque nus à leur partie 
fupérieure ; les feuilles périolées ; les inférieures 
ternées ; les fupérieures fimples ; les folioles cu- 
néiformes, linéaires , longues de trois lignes; les 
latérales plus petites , dentées en fcie , environ 
trois dents au fommet , quelquefois cinq ; les fti- 
pules ovales-lancéolées , flriées, denticulées, de 
moitié plus courtes que les périoles; les fleurs fo- 
liraires, axillaires, prefque feffiles ; les inférieures 
p'us diftantes ; les fupérieures munies d’une brac- 
tée à leur bafe ; le calice ftrié, à cinq découpures 
l'ncéolées, linéaires, de la longueur de la corolle; 
les goufles velues, oblongues , de la longueur du 
calice, à quatre femences. 


Cette plante croit en Égypte. (VW: f in hers. 
Desfont.) 


28. BUGRANE à fleurs en tête. Ononis capitata. 
Cavan. 

Ononis caulibus proflratis , ramofis , fliformibus ; 
foliis ternatis , floribus capitatis. Cavan. Icon. Rar. 
2. pag. 45. tab. 159. fig. 2. 


Ononis floribus fub[effilibus , Lateralibus , fubcapi- 
tatis ; foliis ternaris , oblongis ; ffipulis lanceolato- 
Jibulatis, calicibus coroll& brevivribus. Wild, Spec. 
Plant. 3. pag. 993. 

Cette efpèce fe rapproche beaucoup de l’ononis 
rinutiffima Linn.; elle en diffère par fes folioles 
plus alongées , par fes fleurs terminales, ramafées 
en tête, prefque fefiles ; par la corolle, une fois 
plus grande que le calice. Les tiges font couchées, 
rameufes , filiformes ; les flipules lancéolées , fu- 
bulées ; les fleurs jaunes , axillaires. 


Cette plante croît en Efpagne , fur les monta- 
gnes, aux environs de Valence. # 


B'0PG 


29. BUGRANE très-velu. Oxronis villofifima. 
esfont. 


Ononis willofifima , vifcofa, foliis ternatis ; flo- 
ribus racemofis , confertis , feffilibus ; corollis legu- 
minibufque calice brevioribus. Desfont, Flor. atlant. 
2. pag. 147. tab. 192. 


Cette plante et vifqueufe , très-velue ; fes tiges 
difufes , rameufes , herbacées , longues d'environ 
un pied; les feuilles pétiolées, ternées; les fotio- 
les ovales, un peu arrondies, denticulées ; les fli- 
pules petites, dentées, arrondies ; les fleurs axil- 
laires, prefque fefiles , folitaires, rapprochées en 
grappes ; le calice à cinq divifions lancéolées ; la 
corolle rofe , petite, plus courte que le calice; les 
gouffes ovales, obtufes, comprimées , velues , 
couvertes par Le calice, renfermant deux fe- 
mences. 


Cette plante croît dans les campagnes, aux en- 
virons d'Alger; elle a été découverte par M. Des- 
fontaines. (W. f. in herb. Desfonr.) 


30. BUGRANE à feuilles fimples. Oxonis mono- 
phylla. Desfont. 


Ononis foliis fimplicibus , ellipticis ; flipulis fer- 
ratis , maximis ; floribus feffélibus , racermofs ; corol. 
lis calicem aquantibus. Desfont. Flor. atlant. 2. 
pag. 145. tab. 188. 


Elle fe rapproche bzaucoup de l'oronis alopecu- 
roides ; elle en diffère par fon port. Ses riges fort 
droites , rameufes, velues , ftriées ; les rameaux 
paniculés ; les feuilles fimples , elliptiques, glabres 
ou à peine velues , finement dentées en fcie ; les 
ftipules grandes , dentées , obtufes & prefque 
tronquées; les fleurs prefque feffiles , rapprochées 
en grappes courtes, touffues , terminales ; le calice 
grand , velu , jaunâtre, plus long que les bractées ; 
l£s découpures lancéolées ; la corolle pubefcente, 
de la longueur du calice. Le fruit n’a pas été ob- 
fervé. 


Cette plante a été découverte par M. Desfon- 
taines dans les champs , fur les côtes de Barbarie. 


CF.) 


31. BUGRANE à feuilles d’euphraife. Oxonis 
euphrafafolia. Desfont. 


Ononis caule ere&o , villofo ; foliis fimplicibus , 
lineari-lanceolatis ; flipulis acuminaris ; braëleis ova- 
tis, acutis ; floribus racemofis , fubfefiliss. Desf, 
Flor. atlant. 2. pag. 141. tab. 184. 


S2s racines font grêles , annuelles , produifant 
deux à quatre tiges prefque filiformes, droites, 
fimples ou à peine rameufes, velues, hautes de fix 
à huit pouces; les feuilles fimples, linéaires-lan- 
céolées , glabres , dentées en fcie , nerveufes; les 
inférieures obtufes; les fupérieures aiguës, lon- 
gues d'environ un demi-pouce; les périoles courts; 


BU G 


les flipules ovales-oblongues, bifides, dentées, 
acuminées, plus longues que les pétioles; les fleurs 
prefque fefiles , axillaires , en grappe lâche ; les 
braëtées ovales, concaves, aiguës, ftriées, denti- 
culées. Le calice eft campanulé, à cinq décou- 
pures fubuiées , ciliées, prefqu'égales ; la corolle 
jaune , une fois plus longue que le calice; les 
goufles liffles, oblongues , renflées , un peu plus 


longues que le calice, contenant plufieurs fe- 
mences. 


Cette plante croît dans le fable, aux environs 
de Mafcar en Barbarie , où M. Desfontaines l’a 
découverte. © (F.f) 


32. BUGRANE à fleurs blanches. Ononis alba. 
Poir. 


Ononis caule ereëlo , fubwi!lofo; foliis fimplicibus , 
oblongis , ferrulatis , glabris ; floribus racemofis , fo- 
litariis ; calicibus pubefcentibus , corollam Jubaquan- 
tibus, Desfont. Flor. atlant. 2. pag. 145. 


: Ononis floribus [effilibus , racemoffs ; foliis fimpli- 
cibus. Poir. Itin. 2. pag. 210. 


Cette efpèce a de grands rapports avec l'ononis 
monophylla & alopecuroiges. Ses tiges font herba- 
cées , fiftuleufes , cylindriques, prefque glabres , 
hautes d’un pied & plus ; les rameaux alternes ; 
1:s feuilles glabres ou à peine pubefcentes ; les 
inférieures ovales-elliptiques , obtufes ; les fupé- 
rieures ovales-lancéolées , un peu aiguës, fine- 
ment dentées en fcie ; les flipules grandes, tron- 
quées , denticulées , décurrentes fur les pétioles 
& de la même longueur ; les fleurs prefque fefi- 
les, folitaires , terminales, rapprochées en une 
grappe courte; le calice cendré, pubefcent , à 
cinq découpures étroites, linéaires, aiguës ; la 
corolle blanche, quelquefois d’un rofe-pale , à 
peine plus longue que le calice; les brad<es op- 
pofées , petites , pubefcentes , lancéolées. 


J'ai trouvé cetre plante fur les côtes de Barba- 
rie, aux environs de Bonne. (W. v.) 


33. BUGRANE à fleurs lâches. Ouonis laxiflora, 
Desfont. 


Ononis foliis ternatis, pedicellis folio longioribus ; 
calicibus corollam aquantibus; lepuminibus elongatis, 
exfertis , nutantibus. Desf. Flor. atlant. 2. pag. 146. 
tab. 190. 


Ses tiges font velues, droites, rameufes ; fes 
feuilles pétiolées , ternées , à peine pubefcentes ; 
les folioles ovales, denticulées, aiguës à leur 
bafe ; les flipules prefqu’orbiculaires , petites , 
dentées , plus courtes que le pétiole ; les fleurs 
folitaires, diftantes , axillaires , foutenues par des 

édoncules filiformes, pubefcens , plus longs que 
es feuilles; le calice à cinq découpures pro- 
fondes, lancéolées , fubulées, ciliées ; la corolle 


BU G 


bleuâtre , de la longueur du calice ; les goufles 


pendantes , alongées, velu£s, enfiées, linéaires, 
renfermant plufieurs femences. 


Cette plante a été recueillie par M. Desfon- 
taines fur les collines incultes d’ Alger. © (Difcript. 
ex Desfont.) 


34: BUGRANE à gouffes pendantes. Ononis pen- 
dula. Desfont. 


Ononis foliolis ternis, obovatis , apice roturdatis; 
foribus racemofis , cernuis ; pedicellis ffrictis ; legu- 
minibus villofis , calice longioribus. Desfont. Fior. 
atlant. 2. pag. 147. tab. 191. 


Les tiges font velues; les folioles glabres, en 
ovale renverfé, arrondies & denticulées à leur 
fommet ; les flipules petites, ovales, obtufes , 
denticulées ; les pédoncules roides, mutiques, 
réfléchis à leur fommet, axillaires , unifloies, 
rapprochés en une grappe terminale ; les braëtée 
fimples, oblongues, foliacées , dentées à leur 
fommet ; les divifions du calice velues , lancéo- 
lées, fubulées ; la corclle d’un bleu-pâle, un peu 
plus longue que le calice; les goufles pendantes, 
oblongues, linéaires, velues, renflées, acumi- 
nées, un peu plus longues que le calice, conte- 
nant plufeurs femences. 


Cette plante croît en Barbarie, aux environs de 
Mafcar, où elle a été découverte par M. Desfon- 
taines. © ( V. f. in herb. Desfont.) 


35. BUGRANE à gaines. Ononis vaginalis. Vahl. 
Ononis pedunculis EE ariflatis ; foliis fefi- 


libus , ternatis , ffipulifque vaginantibus , dentaris. 


Vahl, Symb. 1. pag. 53. 


Ononis Cherleri, Forskhal, Flor. ægypt.-arab. 
pag 130. 

Plante vifqueufe & velue, à tiges ligneufes. Ses 
feuilles font ternées ; les folioles cunéiformes , 
ftriées , dentées vers leur fommet; les deux jaté- 
rales plus petites ; les ftipules vaginales, concaves, 
ftriées, couvrant prefque toute la tige, bifides à 
leur fommet ; les pédoncules alternes , folitaires, 
uniflores, munis, un peu au deffous du calice, 
d’une braétée linéaire , en forme d’arête ; les dé- 
coupures calicinales lancéolées; la corolle jaune , 

lus longue que le calice ; l’étendard pourpre ; 
es goufles réfléchies. Cette bugrane varie, felon 
les faifons , au point d’être méconnoiflable. Quel- 
quefois fes rameaux font très-courts, rapprochés, 
dépouillés de feuilles ; les ftipules plus petites , 
imbriquées. 


Cette plante croît en Égypte. B (Ÿ. f. in herb. 
Desfont.) 


36. BUGRANE à deux fleurs. Ononis biflora. 
* Desfont. 
Aaaaauz 


BUE 

Ononis foliis terratis ; foliolis oblongis, ferratis, 
pubefcentious ; pedunculis bifloris, nutantisus , arif- 
taiis | peuolo longioribus. Destont. Flor. atlant. 2. 
Paz. 143. 


Ses tig s font rameufes, pubefcentes, ainfi que 
toute ja plante; les folioles ovaies-oblongues , 
tronquées ; les flipules grandes, aiguës, décur- 
rentes fur le pétiole ; les fleurs axillaires ; les pé- 
doncules plus longs que les pétioles , terminés par 
deux fleurs, munis d’une arêtes ; la corolle jaune, 
rayée ; les calices à cinq découpures prefque féta- 
cées, velues ; les goufles inclinées, pubefcentes, 
renflies. Elle paroït fe rapprocher beaucoup de 
l'ononis geminata d'Aiton; mais fes pédoncules 
fout pourvus d’une arêtre. 


740 


Cette plante à été découverte en Barbarie par 
M. Desiontaines, (W. f. in kerb. De:fonr.) 


37. BUGRANE à rameaux nombreux. Ononis 
ramofiffima. Desfont. 


Ononis pubeftens , foliolis ternis, lineari-obova- 
tis ; pedicellis ariflatis , folio loncioribus , perfiften- 
tibus ; floribus cernuis, Desfont. Flor. atlant. 2. pag. 
142. tab. 186. 


Ononis non fpinofa , flore luteo , variegato , an- 
gufhifolia, mar'tima. Tournef. Inft. R. Haib. 409, 
& Herb. 


Toute la plante eft vifqueufe & pubefcente ; les 
tiges droites , prefque ligneufes, très-rameufes, 
hautes d'un pied ; les feuilles pétiolées, à trois 
folioles un peu roides, linéaires, en ovale ren- 
vérfé, dentées en fcie ; les ftipules ovales, pe- 
tites , aiguës; les pédoncules filiformes, axillai- 
res, perfiflans , deux & trois fois plus longs que 
les feuilles, munis d’une arête ; les fleurs incli- 
nées ; les découpures du calice fubulées ; la co- 
rolle jaune , une fois plus petite que celle de l’o- 
ronis natrix , plus longue que le calice; l’étendard 

raverfé par des veines purpurines ; les gouffss 
grêles, renflées, linéaires, pendantes , pubefcen- 
tes, acuminées , trois fois plus longues que le 
calice , à plufieurs femences. 


Cette plante a été recueillie par M. Desfontaines 
en Barbarie , dans les fables, fur le bord de Ja mer. 
% (VW. fin herb. Desfone.) 


38. BUGRANE panachée. Onouis pida. Desfont. 


Ononis villofo-vifcofa, foliis ternis, oblongis ; 
pedicellis ariflatis, folio longioribus ; leguminibus 
villofis, exfertis ; calicibus corollam fubaquantibus. 
Desfont. Flor. atlant. 2. pag. 144. tab. 187. 


Elle fe rapproche beaucoup de lononis natrix, 
donr elle diffère par fa corolle une fois plus petire, 
& à peine plus longue que le calice. Toute la 


plante eft velue , glutineufe ; les tiges rameufes ; ! 


BUG 


les folioles cblongues, elliptiques , denticulées s 
les fipules lincéolées, aiguës; les fleurs diitantes, 
axillaires ; les pédoncules pourvus d’une arète ; 
les divifions du calice fubulées ; la coroile jaune ; 
l’étendard panaché de veines purpurinss; les gouf- 
fes inclinées, linéaires , v:lues , plus longues que 
le calice. 


Cette plante croît aux environs de Mafcar en 
Barbarie, où elle à été découverte par M, Des- 
fontaines. (#7. f. in herb. Desfont. ) 


39. BUGRANE aiguë. Ononis cufpidata. Desfont, 


Ononis villofa, foliis inferioribus ternis, fummis 
fimplicibus ; foliolis oblongis , ferratis ÿ pedicellis 
unifloris , ariffis fuperne latioribus. Desfont. Flor. 
atlant. 2. pag. 144. 


Elle fe diftingue de lononis natrix par fes feuilles 
non vifqueufes ; par fes arêtes, élargies à leur par- 
üe fupérieure ; par la coroile, au moins une fois 
plus petite; par les poils, beaucoup plus longs. 
Ses tiges fe divifent en rameaux étalés, panicules. 
Les feuilles font légérement velues; les inférieu< 
res cernées ; les fupérieures fimples; les folioles 
ovales-ellipriques, nerveufes ; ïes ftipul:s gran- 
des, à deux lobes ovales-lancéolés , aigus, entiers 
ou à peine dentés ; les pédoncules filiformes, ve- 
lus, à une ou deux fleurs ; le calice pileux, à cinq 
découpures linéaires-lanceolées, aiguës; la corolle 
jaune , plus longue que le calice ; les goufles ré- 
fléchies. 


Cette plante a été recueillie par M. Desfon- 
taines dans les campagnes, aux environs d'Alger. 
CV. f. in herb. Desfont.) 


40. BUGRANE arborefcente. Ononis arborefcens. 
Desfont. 


Ononis ramis tuberculofis; folits ternis, obovatis, 
villofis ; floribus racemofis , feffiibus ; leguminibus 
celicem aquantibus, Desfont. Flor. atlant. 2. p. 149. 
tab. 193. 


Ses tiges font hautes d'environ deux à trois 
pieds , rameufes , chargées de tubercules; les 
Jeunes rameaux pubefcens ; les feuilles pétiolées, 
à trois folioles glabres, en ovale renverfé, den- 
tées , plus longues que les périoles; les flipules 
ovales , bifides, denticulées; les fleurs folitaires 
alternes , en grappe, munies de braétées petites, 
ovales, à peine denticulées , de la longueur des 
pédoncules ; je calice velu, à cinq découpures 
lancéolées, aiguës; la corolle rofe, de la gran- 
deur de celle de l’ononis arvenfis ; les goufles cour- 
tes, ovales, renflées, velues, un peu compri- 
mées , de la longueur du calice. 


Cette plante a été découverte par M. Desfon- 
taines dans les montagnes incultes de l'Atlas, aux 
environs d'Arzeau. P (VW. f. in herb, Desfont.) 


BUG 


at. BUGRANE à feuilles caduques. Oronis ca- 
duca. Viil. 

Ononis flor'bus ternis, racemofis ;ÿ foliis inferio- 
ribus ternatis , oblongis , ferracis , ramifque diffufis , 
Jpinofis , villofis. Willd. Spec. Plant. 3. pag. 991. 

Oxonis (caduca), fpinofa, foliis fubrotundis , 
caducis ; floribus ernatis, Vill, Dauph. 3. pag. 428. 


Cetre efpèce a de grands rapports avec l’ononis | 


frinofa ; elle en diffère par fes fleurs en grappes; 
par les pédoncules, munis de trois fleurs beau- 
coup plus petites; par les feuilles orales ,fimples, 
lancéolées , à peine denrées , inférées fur l-s deux 
fipules adhérentes , mais fans être traverfées par 
un pétiole. Les tiges fe divifent en rameaux dif- 
fus, velus, glutineux; les feuilles inférieures ter- 
nées , à trois folioles oblongues , quelquefois ar- 
rondies , pubefcentes, dentées en {cie. 


Cette plante croit fur les montagnes du Dau- 
phiné. 2 (Wilid.) 


2. BUGRANE hériffée, Oxoris hirra. Hort. 
Parif. 
Ononis totus hirtus, floribus fpicato-racemofis, 
terminalibus ÿ foliis ternatis, obovatis , argut} denti- 
culatis ; corollä parvä , ceruleà ; caule herbaceo  ra- 


mofifimo. (N.) 


Cerre plante eft hériffée de poils fins & blan- 
chitrés. Ses tiges font herbacées, très-rameules ; 
les feuilles périolées; les inférieures fimples ; 
celles des rameaux à trois folioles inégales , pe- 
tites, en ovale renverfé , finement denticulées; 
les fpules courtes, un peu élargies , crénelées ; 
les fleurs pédicellées , axillaires, difpofées en une 
grappe droite, terminale. Les feuilles florales 
prennent aux fleurs fupérieures la forme d’une 
petite braëtée pédicellée, crénelée à fon fommet; 
le calice divifé en cinq dents fubulées ; la corolle 
bleue, à peine plus longue que le calice ; les gouf- 


fes un peu velues, plus courtes que le calice, 


renflées, ovales, obtufes à leurs deux extrémités, 
ne contenant que deux ou trois femences brunes, 
prelque globuleufes. 

Cette plante croit dans l'Orient. On la cultive 
au Jardin des Plantes de Paris. z (W. v.) 


* Efpèces, la plupart du Cap de Bonne-Efpérance , 
moins connues ou fe rapprochant des \otus ou des 
cytifus. 

* Ononis (fpicata), foliis fimplicibus, flipulatis, 
ovatis ; fericeis ÿ caule ereélo, floribus fpicaris. 


Thunb. Prodr. pag. 129. 


* Ononis (fafciculata), foliis fafciculatis , lan- 
ceolatis , crenatis ; floribus fpicatis , caule ercülo. 


Thunb. Prodr. pag. 130. 
 * Ononis (perfica ), pedunculis muticis, bifloris, 


B U G 741 


F 
racemoffs ; foliis ternetis, linearibis , truncatis , fer- 
raëts 5 ffizuls iategerrimis. Willden. Ssec. Piin 
3 PA8. 997. — Burm. Ind. pag. 157: 


fig. 1. 


* Ononis (micrantha}), fois ternatis; folio’is 
oblongis ; obtufis ; florum umbellis terminalibus , 
caule decumbente. Thunb. Prodr. 130. 


* Ononis ( parviflora }, fodis rernatis , villofis ; 
umbellis lateralibus ; caule kerbaceo , villofo. Thusb. 
Prodr. 129. Non Lar. ( An anthyllis quinqueflora ? 
Willd.) 


* Ononis (umbellata), foliis ternatis, villofs ; 
foliolis oblonpis , obtufis ; foribus umbellatis , canule 
decumbenre. Thunb. Piodr. 130. — Mantifl. 266. 


* Ononis (fecunda), fobis rernatis, glabris ; 
fotiolis oblongis \ acutis ; umbellis terminalibus ; 
caule decumbente ; herbaceo. Thunb. Prodr. 130. 


* Ononis (glabra), foliis ternatis , glabris ÿ fo- 
liolis ovatis, obtufis ; floribus umbellaiis , caule de- 
cumbente. Thunb. Piodr. 130. 


* Ononis ( filiformis), pedunculis muticis | [ub- 
trifloris ÿ foliis ternatis , fabfeffilibus ; foliolis ovaris , 
mucrongtis, Linn. Mant. 266. — Loius exflipulaius, 


Berg. Plant. Cap. pag. 227. 


* Ononis (capenfis), racemis pedunculatis, lon- 
g's ÿ foliis ternatis , fuborbiculatis. Linn. Amœn. 
Acad. 6. Afr. 41. 


* Ononis ( excifa ), foliis ternatis, fubiùs pue 
Befcentibus ; floribus binis , terminulibus ; caule de- 


cumbente. Thunb. Prodr. 129. 


* Ononis (geminata), foliis ternatis, obovatis ; 
pedunculis lateralibus, bifloris. Ait. Hort. Kew. 5: 
pag. 23. Affinis pracedenti. 


* Ononis (proftrata), peduneulis muticis, uni- 
floris , longiffimis ; foliis ternatis , acutis ; flipulis 
fubulatis , caulibus profiratis. Linn. Mant. 266. 


Lotus proffratus. Linn. Spec. Plant. 2. pag. 1090. 


Ses tiges font nombreufes, gréles , hautes de 
fix à fept pouces, couchées, herbacées ; fes feuil- 
les pétiolées, à trois folioles glabres, lancéolées, 
pubefcentes en deffous , aiguës à leurs deux ex- 
trémités ; les flipules très-petites, acuminées; les 
pédoncules très-longs , filiformes, à une feule 
fleur, géniculés vers leur fommer ; le calice autñ 
grand que les feuilles ; les goufles légérement to- 
menteufes, horizontales, une fois plus longues 
que le calice. ( Lan.) 


* Ononis (elongata), foliïs ternatis , hirfutis ; 
fol'olis ovaiis , acutis ; pedunculis lateralibus, uni 


floris ; caule decumbente. Thunb. Prodr. 129. 


* Ononis (capillaris), foliis ternatis , linearibus, 
glabris ; pedunculis axillaribus ; unifloris ; caule erece 


tiufeulo. Thunb. Prodr. 129. 


7A2 B U G 
* Ononis (villofa), foliis ternatfs , lenceolaris ; 


pedunculis lateralibus , untfloris ÿ caule decumbente. 


Thunb. Prodr. 129. 


* Ononis (heterophylla ), fois ternatis ; folio- 
lis inferiortbus ovatis, fuperioribus lanceolatis ; flo- 
ribus folitariis | pedunculatis, Thunb. Prodr. 129. 


* Ononis (flrigofa), foliis rernatis , fubtès vil- 
dofis ; foliolis ovatis, obtufis ; umbellis terminalibus ; 
caule decumbente , fratefcente. Thunb. Prodr. 130. 


* Onon!s (fipulata}, foliis ternatis, villoffs ; 
foribus fpicatis, caule frutefcente. Thunb. Prodr. 
129. 


* Ononis (microphylla), fois ternatis , fea- 
bris ; floribus axillaribus , ramis ramulifque fpincfis. 


Thunb. Prodr. 129. — Linn. Suppl. 324. 


Arbriffeau très-rameux , étalé, muni de fortes 
épines. Les feuilles font pétiolées, à trois folioles 
oblongues , fort petites , liffes, très-entières, un 
peu obtufes ; les gouffes pédicellées, liffes, li- 
néaires , aiguës, noueufes, recourbées, conte- 
nant cinq à fix femences. ( Linn.) 


* Ononis (hirfuta)}, foliis fimplicibus , lanceola- 
tis , hirfutis ; caule decumbente. Thunb. Prodr. 129. 


* Ononis (decumbens ), folis rernatis , pubef- 
centibus ; foliolis acutis ; floribus folitariis , latera- 
libus ; caule decumbente. Thunb. Prodr. 129. 


* Ononis (fericea}), foliis ternatis ; foliolis ob- 
dongis, fub:às villofis ; forum fpisä fecxndä , trifloré. 
Thunb. Prodr. 129. 


* Ononis ( racemofa }, foliis ternatis , fubtùs pu- 
Au LE a > Je £ 
beftentiôus ; foliolis oblongis, floribus racemofis, 


caule decumbente. Thunb. Prodr. 129. 


* Ononis (lagopus), foliis ternatis , lanceolatis, 
villofis ; fpicä foliofä, caule ere&o. Thunb. Prod. 
129. 


* Oxoris (quinata), foliis quinatis ; foliolis lan- 
ceolauis , convolutrs ; fioribus {uteralibus , cauie de- 
cumbente. 'Thunb. Prodr. 130. 


L'ononis cernua Linn. a été mentionné parmi les 
dotus. (Voyez LOTIER , n°. 245 & pour l'ononis 
involucrata Linn. & Berg., voyez LOTIER, n°, 16 
& 22.) 


Oëfervations. L'ononis altifima Lam. n°. 4, eft 
l'ononis hircina Jacq. Hort. {, pag. 40, tab. 93; 
l'ononis fœiezs Alison. Pedem. n°. 1164, tab. 41, 
Rg. 13 l'ononis fpinofa, var. æ , Linn.; l’ononis 
arvenfis Rez. Obl. 2. pag. 21. 


L'onoiis faxatilis Lam., n°. 19, eft la même 
plante que l’onoris minuriffima Lion. & ononis bar- 


bata Cavan. Icon. Rar. 2. pag. 42. tab. 143. 


L'ononis variegata Linn. eft bien cerrainemert 
la même efpèce que losoris aphylla Lam. n°. 18. 


BUI 


M. de Lamarck n’avoit obfervé cette plante qre 
fur des individus fecs qui avoient perdu leurs 
feuilles , & qui n’avoient confervé que leurs fli- 
pules. J'ai rapporté cette plante des côtes de Bar- 
barie ; elle croit aufi en France , en Provence &r 
aux îles d'Hyères. 


L'oxonis calicina Lam., n°, >, eft fans aucun 
doute l'oronis pubeftens Linn. M. Desfontaines, 
dans fa Flore du mon: Atlas , v rapporte comme 
fynonymes lononis vifcofa, fpinis carens, lutea , 
latifolia , annua, Touinef. Inft. 409, qu’il faut 
retrancher de l'oxonis vifcofa , n°. 16. 


L'ononis parv'flora Lam. , n°. 21, eft l’ononis co- 
lumna Allion. Pedem. 1. n°. 1166. tab. 20. fig. 3. 
— Ononis fubocculta Vill. Dauph. 3. pag. 429. — 
Ononis minutiffima Jacq. Auftr. tab. 140. 


L'ononis rotundifolia Linn. eft gravé dans les 
Uluftrations , tab. 616, fig. 1. 


BUIS. Buxus. (Voyez Ilufir. tab. 761, fig. 1 & 
2, buxus fempervirens Linn., qui eft le buxus fuffru- 
ticofa Lam. n°. 3. 


Les Anciens connoifloient le buis, & l'ont men- 
tionné dans leurs ouvrages comme un arbrifieau 
intéreffant par la dureté de fon bois, par fa longue 
durée & par fes ufages : ils en faifoient, comme 
nous, des ouvrages de tour ; ils le plantoient dans 


“les jardins, & lui donnoient différentes forimes. 


Le buis ne s'élève jamais beaucoup ; mais fon tronc 
parvient quelquefois à une groffeur affez confidé- 
rable. Haller dit qu'il exiftoit auprès de Genève 
un buis dont le tronc avoit environ fix pieds de 
circonference : il croit avec lenteur & dure un 
très-grand nombre d'années; il fe conferve pen- 
dant des fiècles fans s’alrérer. (Woyez Destont. 
Arb. & Arbr. vol. 2. pag. 399.) 


On donne le nom vulgaire de buis, dans divers 
pays, à des végéraux qui ont quelques rapports 
extérieurs avec le buis vrdinaire. Ainfi le fragon 
(rufeus Linn. ) eft nommé buis piquant , parce que 
fes feuilles, qui ont la forme & la duree de celles 
du buis, font de plus terminées par une pointe 
acérée & piquante. Le buis de la Chine eit le 
murraya , genie de plante de la famille des orar- 
gers. On donne, à l'Ile-de-France, le nom de 
faux buis au fernelia de Commerfon, qui eft une 
rubiacée. Le buis de Saint-Domingue eft le ro/y- 
gala penga. Dans les Antilles , au rapport de Jac- 
quin, on nomme ôuis ou bouis un caimitier (chry- 
Jophyllum caruleum) , & gros buis le chryfopkyllum 
argenteum. Le buis vâtard de la Martinique , flon 
Chanvallon, eft une efpèce de randia. (Juff. ) 


BUISSON ARDENT. On donne, en Europe, 
ce nom à un neflier (mefpilus yracantha Lion.) , 
dont les fruits, d'un rouge-vif écarlate, raflembies 
en gros bouquets au milieu d’un feuiilag: d'un 


BUXE 


vert-foncé, font paroître l’arbriffeau rout en feu. 
Le buiffon ardent du Malabar eft une efpèce 
d’ixore (ixora coccinez , n°. 1), qui a fes fleurs 
également d’un rouge-vif, & offrent le même 
afpeë. 


BUISSON A BAIES DE NEIGE. C'eft le chio- 
cocca racemofa Linn. , dont les baies, raffemblées 
en grappes axiilaires, font très blanch:s; il croit 
à la Jamaique , où on le cultive comme un chèvre- 
feuille, & dans plufieurs autres iles des Antilles. 


BUI-TOLASSI. Le bafilic (ocymum } eft nommé 
1olaffi ou talaffi par les Brames , tirtava par les Ma- 
labares , & fuiaff dans l’île de Java. Les différentes 
efpèces de ce genre font diftinguées par des noms 
additionnels , tels que perim-tolu fi , rana-tolafff & 
bui-tolaffi. L’efpèce défignée fous ce dernier nom, 
Ja même que ere ( Hort. malabar. 10, 
pag. 173, tab. 57), n’eft pas nommée par les bo- 
taniftes. 


BUJAN-AN-V ALLI : nom brame d’une plante 
figurée & décrite par Rheed fous celui de kirga- 
nelli (Hors. malab. 10, pag. 219, fig. 15). On l'a 
rapportée au pAyl/anthus niruri. I| a de affinité 
avec l’emvallis des Malabares (cicca d'flicha Linn.), 
connu fous le nom vulgaire de cheremalier, & en- 
core plus avec l'anva/i des Brames, l’emblique 
(emblica de Gærtner), auparavant réuni par Linné 
aa même genre phyllanthus. ( Pet. Th.) 


BUKU oz BOCHO. Les Hottentots faupou- 
drent leu:s cheveux avec la poudre des feuilles 
defféchées de cette plante, qui eft d’un jaune- 
doré & très-odorante. C'eft une efpèce de diofme 
(d'ofma kirfuia Juif. ). 


BUKERA : nom que porte à Ceilan une plante 
dont le fruit eft décrit par Gærtner, 2, pag. 472, 
t:b. 178, fous la dénomination de keptapleurum 
fiellatum. (Voyez Suppl. ) 


BULA : nom malabare fous lequel Rheed a dé- 
crit & figuré ( Horr. malabar. 10, pag. 59 ) une 
plante herbacée , qui paroît n'avoir que des rap- 
ports éloignés avec le /cheru-bula des Malabares 
(achyranthes lanata }, que M. de Juffieu rapporte 
au genre « a de Forskhal. Le bula en diffère par 
fa fleur à quatre divifions. Ses étamines font au 
nombre de deux, & fa capfule eft à deux loges, 
contenant chacune deux graines. ( Pes.- Th.) 


BULANGAN : racine envoyée par les Malais, 
fous ce nom, à Goa, où elle eft employée en 
médecine. On ne fait à quelle plante elie appar- 
tient, à moins qu'une certaine conformité de nom 
ne faffe préfumer qu’elle provient de l’efpèce de 
ftérculier, qui eft nommée , dans l’île de Ceiïlan, 
balanghas où bolanga. (Voy. STERCULIER, n°. 1.) 


B UE 743 


BULATWŒLA. On donne ce nom , dans l'ile 
de Ceiïlan , au bétel ( piper berle Linn. ). 


BULA-VANGA : nom brame que Rheed 2p- 
plique à deux plantes différentes : l’une eft c+ile 
qu'il a décrite & figurée ( Hort. malab, 2,p.89, 
tab. 46) fous le nom de nir-frhulli, & qui parcit 
avoir quelques rapports avec le féfime ou le rue/- 
lia ; autre eft décrite par le même (pag. 95, 
tab. 49) fous le nom malabare de carambu. C'eit 
le Juffiea caryophyllea Lam. n°. 8. 


BULBINE. On trouve fous ce nom, dans Pline 
& dans d’autres anciens aureurs, des plantes bul- 
beufes , rapportées par Tournefort à fon genre 
mufcari , & que Linné à depuis réunies à la jacin- 
the ( Ayacinthus ). Ce font des efpèces communes 
dans les champs, telles que le Ayacinihus comofus 
— racemofus, &c. Linné s’éroit emparé de ce 
nom, depuis iong-:#ms abandonné , pour défizner 
deux plantes dont ii vouloi: faire un genre parii- 
culier, qu'ii a enfuite détruit lui-1rême en les 
réuniffant au genre anthericum. Gærtner a voulu 
faire revivre le même nom en l’appliquant à une 
autre plante bulbeufe, dont l'ovaire fait corps 
avec le calice , connue antérieurement fous celui 
de crinum afjaticum , qu’il féparoit avec raifon du 
genre crinum , établi primitivement par Linné fur 
une efpèce dont l'ovaire n'eft point adhérent avec 
le calice (crinum africanum ) ; mais le bulbine de 
Gæriner eft le même genre que le cyrthanthus 
d’Aiton , qui a prévalu. Quelques aureurs inêmes 
continuent à nommer crinum les efpèces à ovaire 
engagé dans le calice, & ils défignent l’efpèce 
primitive, à ovaire libre, fous le nom d'aga- 
panthus, 


BULBOCASTANUM. C’eft le nom que porte, 
dans Tournefort , le genre auquel Linne a donné 
le nom de burium. Dalechamp & fon traducteur 
ont diftingué trois fortes de bulbocoflanum , que 
Linné femble avoir réunies en une feule , fous le 
nom de benium bulbocaflanum. Ces trois plantes 
font le bulbocuffanon male de Trallian, qui a une 
racine formée d’un feu! tubercule avec de grands 
nœuds ; le Pu/bocaffanon femelle de Dalechamp, 
dont la racine eft compofée de plufieurs tubercules 
ronds plus ou moins alongés, & le bxlbocaffanon 
grand , le bunion de Diofcoride , plus élevé que 
les deux autres & à racine tuberculeufe , life & 
beaucoup plus groffe. 1l paroit que ce ne font que 
de fimples variétés de la même efpèce, connue en 
français fous le nom de terre-noix. ( Pal.-Beauv.) 


BULBOCODIUM. ( Voyez BULBOCODE, & 
Ill: Gen. tab, 230. — Retz. Obf. 2. tab. 1. 4ban- 
dium. Adanf. ) { 


BULEF , BHULLES : noms arabes du faule, 
fuivant Dalechamp. Le même auteur ajoute qu’on 


744 BUS 


le nomme auffi, dans l'Arabie, fafsaf ou chalif. | 
Ce dernier nom refflemble beaucoup à celui de 

chalef, qu'on donne à l’e/eagrus ou olivier de : 
Echême , qui a les feuilles & un peu le port du , 
feule. : 


E | | 
BULÈJE, Budleia. M. de Lamarck à figuré dans ‘ 
les I{luffrations , tab. 69 , les trois efpèces fuivan- 
tes : fs. 1, budleïa occidentalis ( & Flor. peruv. 1, 
tab. 82), quant à la fleur , au calice , à la corolle: i 
les autres parties de la fruétification appartiennent ; 
au Oudleia americana (Flor. peruv. 1, tab. 82); ; 
fig. 2, éudleia globofa (Flor. peruv. 1, tab. 83 5 — | 
Jacq. Icon. Rar. 2, tab. 307); fig. 3 , budleia ma- 
dagafcarienfis. I faut ajouter à ce genre les efpèces : 
fuivantes : d 


7. BULÈÿE à feuilles de faule. Bud/cie falicifolia. * 
Vahl. 

Budleia foliis lanceolatis, extrorshm ferratis, [ub- 
ts tomentofis ; racemis terminalibus, pedicellis mul- 
tifloris , fiorious nutantious. Vahl, Symbol. 3. 
pag. 14: 


Ses rameaux font articu'és, à peine tétragones, 
blanchätres & légerement comenteux à leur par- 
tie fupérieure ; les feuilles fefles, oppoléss, lan- 
céolées, rétrécies à leurs deux extrémités, en- 
tières , un peu dentées vers leur fommet, glabres 
en defius , tomenteufes en deflous ; les feuilles : 
florales très-entières , beaucoup plus petites. Les 
fleurs font difpofées en grappes terminales, lon- 

ues de fix à fept pouces, feuillées à leur partie 
inférieure ; les pédoncules oppolés, à plufieurs 
fleurs pédicellées , prefqu’en ombelles ; ies brac- 
tées linéaires, romenteufes , ainfi que les pédon- 
cules & les calices; ceux-ci à quatre découpures 
lancéolées, un peu obtufes ; la corolie une fois 
plus longue que le calice, à quatre lobes arron- 
dis ; leftyle de la longueur de la corelle ; le fig- 
mate tronqué, en forme de cœur. 


n 


es ous Vo vhs ei nm 


Cette plante croit à Buenos-Ayres. ?P (Vahl.) 


. 8. But Bye à feuilles oblongues. Bud/eia falicina. 
am. 


0 ge 0 ee me 


Budleia foliis oblongo-lanccolctis, [uhdentatis , 
petiolatis, fuëiùs albo-tomentofs ; fpicis gracilibus, | 
rerminalibus. Lam. Ill. 1. pag. 291. n°, 1491. { 
. Arbriffeau dont les tiges fe divifent en rameaux | 
élancés , revêtus d’un duvet blanchätre & romen- ! 
teux , garnis de feuilles médiocremenc pétiolées, : 
oblongues, lancéolées, à peine denticulées, ner- 
veufes, blanches & romenteules en deffous ; les 
pétioles réunis par leur bafe, & embraffant la tige. | 
Les panicules font terminales, compofées d’épis 
gréles, oppofés, pubefcens ; les fleurs prefque 
feñilss, pendantes. Les fruits confiftent en petites 
capfules g'abres, un peu globuleufes, 


L 


BU E 


Cette plante a été recueillie dans l'Inde par 
M. Poivre. h (PF. f. in herb. Ju.) 


9. BULÈIE à feuiiles de bétoine. Bzd/eia beroni- 


. cafolia. Lim. 


Budleia foliis ovato-oblorgis , crenulatis, rugoff 
fimis; fpicis inte-ruptis, pariculatis. Lam. ill. 1. 
pag. 291. n°. 1488. 


Ses tiges , hériffées de tubercules, font obfcu- 
rément tétragones, garnies de feuilles pétiolées, 
très-ridées , épa ffes , ovales-oblongues, obtufes, 
rudes & chagrinées en deffus , tomenteufes en def- 
fous, finem-nt crénelées. Les fleurs font difpofées 
en une panicule terminale, dont les ramifications 
oppofées font chargées de paquets verticillés 
fefl'es, agglomérés, pubefcens, formant, par 
leur enfzmble, des épis droits, interrompus. 


Cette piante a été découverte au Pérou par 
M. Jof. de Juifieu. h (F7. f. in herd. J:ff.) 
10. BuLètE en thyrfe. Bud/eia thyrfoides. Lam. 


Budleia foliis lanceolato-linearibus , ferratis, fef- 


: flibus ; racemo fpicato-terminali. Lam. Ill. 1. pag. 


291. n°. 1489. 


Efpèce très-élésante , dont les tiges font divi- 
fées en rameaux glabres, prefque cylisäriques, 
jaunâtres, pubefcentes & cendrées vers leur fom- 
met , garnis de feuilles fongues, étroites, linéai- 
res-lancéolées , fefiles & rétrécies à leur ba, 
cotonneufes en deflous, glabres , prefque luifantes 
en deflus, dentées en-fcie à leur contour , acumi- 
nées , longues au moins de quatre à cinq pouces. 
Les fleurs font difpofses en une grappe touffue , 
très-droite , tomenteufe & blanchâtre. Le cilice 
eft couit, urcéolé, à quatre divifions ; la coroile 
à quatre lobes égaux ; le tube court ; quatre an- 
thères fefliles ; le ftigmare bifide ; les capfules 
ovales , tomenteufes, pédicellées. 


Cette plante a été découverte par Commerfon 
à Monte-Video. F) (Y. f. in herë. Ja.) 


11. BULÈJE efh'ée. Budleia virgata. Lam. 


Bidleia foliis linearibus, obtufis , obfturè denta- 
tis ; rarnis virgalis , eredis ; racemis terminalibus. 


Lam. lil. 1. pag. 291. n°. 1490. 


Arbriffeau dont les tiges font glabr=s, cylindri- 
ques ; les rameaux effilés, droits, pubefcens, zar- 


| nis de feuilles petites, feffiles , elliptiques , a2z 


femblables à celles de la lavande , obrufes à leurs 
deux extrémités, infenfiblement plas petites, 


? prefque glabres , entières ou à peine denticulées. 
| Les fleurs font difpof£es en grappes terminales. 


Cette plante croit au Cap de Bonne-Efpérance. 
(CF. f. in hero. Jeff) ] 
12. BULÈJE 


BAU'L 


s 12. BULBJE à tige grimpante. Bud/eia volubilis. 
am, 


Budleia foliis lincaribus , acutis , integerrimis ; 
caule volubili ; cymis axillaribus , romentofo-ferrugi- 


neis. Lam. II]. 1. pag. 291. n°. 1492. 


Cette efpèce eft remarquable par fes tiges grim- 
pantes , rameufes, garnies de feuilles linsaires , 
très-entières à leurs bords , aiguës ; les fleurs di(- 
pofées en cimes axillaires , tomenteufes , de cou- 
leur ferrugineufe. La corolle eft courte , à quatre 
divifions profondes ; le tube très-court. 


Cette plante croît à l'ile Bourbon. Ph 


3. BULÈJE blanchâtre. Bud/eia incana. Ruiz & 
Pavon. 


Budleia foliis oblongis lanceolatifque | crenulatis ; 
fipulis marginalibus, pedunculis ternatim divifis , 
floribus capitaris, Ruiz & Pav. Flor. per. 1. pag. 52. 
tab. 80. fi. B. 


Arbre de trente fix à quarante pieds, Ses ra- 
meaux font étalés, romenteux dans leur jeunefle; 
Jes feuilles lancéol£es , oblongues , pétiolées , un 
peu crénelées , tomenteufes en deflous , blarchä- 
tres, glibres, ridées en deffus; les ftipules à demi 
circulaires; les grappes terminales, prefque pani- 
culées , tomenreufes ; les pédoncules trichotomes; 
les bractées linéaires , aiguës ; les fleurs ramañlées 
en tête ; la corolle jaunatre. 


Cette plante croît au Pérou. Ph 


14. BULÈIE à feuilles adhérentes. Bud/eia con- 
nata. Ruiz & Pavon. 


Budleia foliis lanceolatis, connatis , crenatis ; 
flipulis reniformibus ; pedunculis folitariis , capitatis. 


Ruiz & Pav. Flor. per. 1. pag. ÿ2. tab. 81. fig. B. 


Ses tiges font ligneufes, droites, nombreufes , 
médiocrement rameufes ; les rameaux anguleux , 
ftriés, cotonneux; les feuilles oppolées , réunies 
par leur bafe, lancéolées , aiguës, crénelées , ru- 
des en deffus , blanchâtres & tomenteufes en def- 
fous ; les ftipules réniforines ; les fleurs fefiles , 
réunies en tête à l’extrémité d'un pédoncuie com- 
mun , fimple ou bifide ; les braétées lineaires , fu- 
bulées ; la corolle d’un jaune de fafran, velue à 
fon orifice ; les calices & les capfules comenteux; 
le fiyle plus court que la corolle. 


Cere plante croit au Pérou. 


15. BULÈIE diffute. Budleia diffufa. Ruiz & Pav. 


Budleia fubftandens , filiis ovatis fubcordatifque , 
acutis ÿ. fpulis reniformibus , reflexis ; pedunculis 
axilläribus , floribus capitags. Ruiz & Pav. For. 
peruv. I. pag. 53. tab. 80. fig. À. 

Ses viges font prefque grimpantes, diffufes, 


très-rameules, jaunâtres , lanugineufes , cylindri- 
Botanique, Supplément. Tome I. 


BUL 745 


Li 
ques ; les feuilles médiocrement pétiolées, rab::- 
rues , ovales, prefqu’en cœur ou ovales-lancéo- 
liées, aiguës , très-entières , quelquefois muni: s 
d'une ou de deux dents, pubefcentes en defus , 
lécurrentes fur le pétiole ; les ftipules réniformes, 
réfléchies à leurs bords; les fleurs réunies en tête, 
fefiles ; les pédoncules communs, folitairss , gé- 
minés ou ternés; la corolle jaune, velue à fen 
orifice ; fon limbe réfléchi. 


Cette plante croit au Pérou, dans les champs.P 


16. BULÈJE à épis. Budleia fpicata. Ruiz & Pav. 


Budleia foliis ovatis , utrinquè acutis , ferratis ; 
foicis lorgifimis, fimplicibus. Ruiz & Pav. Fior. 
peruv. 1. pag. $3. tab. 81. fig. A. 


Cette plante a des tiges droites, tomenteufes, 
blanchatres , longues de dix à douze pieds, à ra- 
neaux étalés, garnis de feuilles pétiolées , ova- 
les , aiguës à leurs d£ux extrémités , dentées ; des 
{ipules à peine fenfibles ; les fleurs verricillées, 
en épis fimples , tres-longs ; les braétées fubulées; 
la corolle jaune , tomenteufe en dehors, hériflée 
à fon orifice. 


Cette plante croît au Pérou. B 


17. BULÈJE à feuilles acuminées. Budleia acu- 
minata. 


Budleia foliis ovato-acuminatis, laxè dentatis, 
fubrès pubefcentibus ; racemis terminalibus , brevifi- 
mis , tomentofis. (N.) 


Ses rameaux font obfcurément tétragones , pu- 
befcens ; les feuilles médiocrement pétiolées, 
ovales , acuminées ; les inférieures élargies à leur 
bale, glabres en deflus , pubefcentes en deffous, 
quelquefois entières , plus fouvent à dencelures 
courtes, diltantes. Les fleurs font réunies en une 
grappe paniculée, courte , terminale , chargée 
d’un davet cotonneux , un peu rouffeâtre; la co- 
rolle pubefcente , infundibuliforme ; le tube alon- 
gé, cylindrique ; le limbe à quatre lobes couits; 
les capfules petites , ovales , tomenteufes. 


Cette plante croît dans l'Inde. B (W. f. in hers. 
Jef.) 


18. BuLèE d’Afie. Budleia afratica. Lour. 


Budleia foliis lanceolato-linearibus , rugoffs , gla- 
bris ; fpicis plenis. Lour. Fior. coch. 1. pag. 90. 


Ses tiges font prefque lisneufes, hautes de trois 
pieds; les rameaux a/cendans; les feuilles glabres, 
oppofées , lancéolées , linéaires, ridées , légire- 
ment dentées en fcie ; les fieurs blarches, difpo- 
(ees en épis terminaux, alongés, point inter- 
rompus ; le calice perfiflant , à quatre découpures 
droites , fubulées ; la corolle campanulée , à qua- 
tre lobes arronûis ; quatre filamers très courts, 
inférés à l’orifice du tube ; les anthères oblongues; 

Bbbbb 


746 BUN 


Je ftyle Je la longueur des étamines ; le figmate 
bifide , oblong ; les capfules alongées , à deux lo- 
ges , à deux valves , renfermant plufeurs femen- 
ces oblongues. 


Cette plante croît à la Cochinchine. ( Lour.) 


19. BULÈJE à feuilles ternées. Budleia rernata. 
Lour. 

Budleia foliis ternatis, acuminatis ; pedunculis 
unifloris. Lour. Flor. cochin. 1. pag. 91, 


Ses tiges font droites ,rameufes , hautes de deux 
pieds, un peu lipneufes, garnies de feuilles ter- 
nées , lancéolées, acuminées , dentées en fcie. Les 
fleurs font bhinches, folitaires, axillaires , pédon- 
culées ; le calice à quatre découpures conniventes; 
les lobes du limbe de la corolle ovales; les fligma- 
tes obtus, bifides; la capfule ovale, à deux loges 
polyfpermes. 


Cette plante croit à la Cochinchine. ( Lour.) 


* Budleie (diverfifolia }, foliis ovalibus , glabris, 
integerriris fubrepandifque ; corymbis. axillaribus, 


Jubquinqueforis. Vahl, Symbol. 3. pag. 15. 
Budleia indica. ? Lam. 


Cette efpèce varie dans fes feuilles ; elles font 
quelquefois munies, vers l:ur fommet, d’une ou 
de deux dents obtufes, diflantes ou finuées à leurs 
bords , velues dans leur jeuneffe , glabres à la par- 
tie inférieure des rameaux ; les unes arrondies, 
un peu obtufes ; d’autres plus ou moins aiguës. 
Certe plante, felon M. Vahl , eft la mêrne que le 
budleia indica Lam. 


BULLARIA. (Voyez URÉDO, p.251, n°. 140.) 
BULLIAPRDA. ( Voyez TiLLÉE, n°. 2.) 
BUMALDA, (Voyez BUMALDE.) 


BUMELIA. ( Voyez SAPOTILLIER, n°. $ & 
fuivans.) 


BUMUM. Bunca. FEfpèce de haricot de Ceilan 
(phafeol:s max ), qui eft le mungo des Perfes, le 
mafe des Turcs, & le max des Efpagnols. 


BUNA. Clufus (Exor, pag. 236) décrit fous ce 
nom le fruit du caféier, qui étoit peu connu de 
fon tems (en 1605), & dont il ne favoit l’ufage 
que d'apres d:s rapnorts vagues ; il ajoute que 
Rauvolf le nommoit bunull, & le regardoit comme 
le mêine que le éuncho cité par Avicenne, & le 
bunca dont parle Rhaiès, (Ja) 


BUNA-PALEA : nom donné, dans les Molu- 
ques , au macis de la mufcade. L'arbre y eft appelé 
pala où palla. (Voyez MUSCADIER.) 


BUNCÆ. ( Voyez Bumuu.) 


BU: P 


BUNDURH où AGILEUZ : noms arabes , at- 
tribués par Dalechamp au noifetier ou coudrier. 


BUNGALON des Philippines. Selon Camelli, 
c’elt une efpèce de maneglier remplie dun fuc lai- 
teux, dont le tronc eft formé d’un bois folide. 
Les feuilles font d’un vert-foncé en deffus, & blan- 
châtres en deflous. Les fleurs, connues fous le 
noi de piapi, apiapi, font vertes, charnues , en 
forme de cœur & bonnes à manger. « Les fruits 
font langs, dit l’auteur, comme de petites chan- 
delles , & reffemblent en ce point à ceux du man- 
glier ou du palétuvier.» (Juf.) 


BUNGO : nom malaïs d’une efpèce de c1rman- 
tine (jufficia) mentionnée dans Rumphe (Herb. 
Amb. 6, pag. $2, tab. 22, fig. 2). 


BUNIAS. Linn. M. de Lamarck a réuni ce 
genre aux camélines (voyez ce mot) ( myagrum 
Linn.); mois Gærtner , qui l’a confervé, l’a ré- 
duit à un plus petit nombre d’efpèces , en réunif- 
fant, fous le nom de cakile, celi:s donc les filiques 
font articulées, & fous le genre pugioniumr celles 
dont les filiques font tianfverfilement ovales, par 
conféquent plus larges que longues, terminées par 
une forte de corne aiguë à leurs deux extrémités. 


En confervant le genre bunias d’après ces ré- 
formes, il aura pour caractère : 


Une filique courte, non articulée, un peu fphérique 
ou à quatre faces, à deux ou à quatre loges , rugueufe, 
tuherculée ou armée a’enviren quatre poiites fur fes 
angles, à une fèule valve. (Voyez CAMELINE.) 

BUNIUM, BUNION. ( Voyez TERRE-NOIX.) 
Le nom de bunion a été donné anciennement à 
différentes plantes, par Dalechamp à une efpèce 
d'éthufe (achufa bunias Linn.); par Camerarius à. 
l'eryfimum barbarea Linn., & par Dodonée au bu- 
nium bulbocafflanum. Linné l’a confervé pour nom 
générique à cette dernière plante. Diofcoride & 
Lobel nommoient Bunium & bunius le navet Com- 
mun, qui eft le éraffica napus Linn. 


BUNIUS. Fumphe , dans l'Herb. Ainb, 3, pag. 
204 , tab. 131, défiene fous ce 10m un arbre d:s 
Moluques, qui eft le Burrerea des Macaffars, & le 
buni où wunt de Java, l'aywne de quelques can- 
tons d'Amboine. Linné en avoir fait un genre fous 
lé nom de ff/{ago bunius ; mais Smith aflure que cet 
arbre eft une fimp'e efpèce du genre antidefma. 


BU-PARITI. Rheed. C'’eft lPAibiftus populneus 
Lion. ( Woyez KETMIE, n°. 16.) Le nom de pariti 
fert, au Malibar, à défigner plufieurs malvacées 
remarquables par leurs grandes fleurs. 


BUPHTHALME. Buph:halmum. Tournefort a 
divite les efpèces qui compofent ce genre en deux 
autres genres , réuniflant dans le premier, fous le 
nom d’afferoides , celles dont les folioles extérieu- 


BEUP 


res du calice ne dépaffent pas les intérieures, & 
fous celui d’affer fus celles dont les folioles exté- 
rieures du calice , beaucoup plus longues que les 
‘autres, forment une forte d’involucre foliacé. 
Quelques autres efpèces exoriques fe trouvent des 
corona folis dans Tournefort. Il eft à remarquer que 
le burhthalmum de Diofcoride & de pluñeurs bo- 
taniftes plus modernes paroit appartenir au chryfan- 
thémum, & non à ce genre, qui fournit à nos 
Parterres plufieurs belles plantes d'ornement. Les 
fuivantes ont été découvertes récemment. 


14. BUPHTHALME flofculeux. Buphthalmum flof- 
culofum. Vent. 


Buphthalmum calicibus obrusè foliofis , peduncula- 
ts ; folris alternis, fpathulatis , tomentofts ; floribus 


fofeutofis. Vent. Hort. Celf. pag. & tab. 25. 


Cette plante a beaucoup d’afinité avec les atha- 
nafia & les anthemis ; mais elle diffère des premiers 
par fes femences non aigreriées, & des ieconds 
par les écailles du calice, qui ne font ni linéaires ni 
égales ; elle fe diflingue des autres efpèces de ce 
genre par toutes fes fleurs flofculeufes. S£s tiges 
font droites, ligneufes ; fes rameaux velus ; fes 
feuilles alternes, fefiles, fpatulées , dentées à leur 
fommet , tomenteulfes , un peu concaves , à demi 
amplexicaules ; les fleurs péionculées, folitaires, 
terminales & latérales , d’un jaune-doré ; les folio- 
les extérieures du calice femblables aux feuilles ; 
les intérieures oblongues , aiguës , membraneufes 
& recourbées à leur fommet ; les femences tétra- 
gones, un peu pileufes , furmontées d’un rebord 
très-court , prefqu'entier; le réceptacle garni de 
paillectes ; celles de la circonférence tronquées ; 
les intérieures aiguës. 


Cette plante a été découverte par MM. Olivier 
& Bruguière dans la Mélopotamie ; elle eft cul- 
tivée chez M. Cels. B (V. f) 


15. BUPHTHALME odorant. Buphthalmum odo- 
rum. Schousb. 


Buphihalmum foliis alternis, lineari-lanceolatis , 
integerrimis , feffélibus ; flortbus alaribus, [ubfeffili- 
bus ; caule fuffruticofo , trichotomo. Willden. Spec. 
Plant. 3.p. 223. — Schousb. Maroc. 199. tab. 7. 


Ses tiges font ligneufes, prefque trichotomes, 
divifées en rameaux diffus, garnis de feuilles alter- 
nes, fefliles, linéaires-lancéolées , très-entières, à 
peine aiguës , glabres à leurs deux faces. Les fleurs 
font prefque fefiles, folitaires, les unes termina- 
les, les autres dans la bifurcation des rameaux ; les 
foliol:s extérieures du calice un peu plus longues 
que les fleurs , aiguës , lincéolées ; les femenc:: 
furmontées d’une petite couronne à dents aiguës ; 
les paillettes concaves & tronquées. 


Cette plante croît aux environs de Mogador, 
‘ans lé royaume de Maroc. PB 


BU P 747 


16. BUPHTHALME à feuilles de chryfanthème. 
Buphthalmum chryfanthemoides. 


Buphthalmum folits fparfis, petiolatis, ovato- 
fpathulatis , fpinofo-dentatis ; floribus folitariis ; ter- 
minalibus ; caule fruticofo. (N.) 


Bel arbrifleau à tige dure, ftriée , rameufe; les 
rameaux alternes ; les feuilles éparfes, petiolses, 
ovales, fpatulées , longues d'environ d:ux pouces, 
décurrentes fur le pétiole, slabres , un peu rudes, 
armées à leur contour de petites dents épineufes. 
Les fleurs font groffes , d'un beau jaune, folirai- 
res, terminales , prefque feffl:s; les foliales cali- 
cinales plus courtes que les fisurs, linéaires, ob- 
longues, obtufes , quelquefois éjineufes à leurs 
bords ; les demi-fleurons obtus, à trois petites 
dents ; les pailletres tronqué+s à leur fommet 4 les 
f-mences furmontées d’une petite membrane à 
plufieurs lobes très-courts, arrondis. 


Cette plante croît aux Canaries , où elle a été 
découverte par M. Brouffonnet. à ( W. f. in hero. 
Desfont. ) 


17. BUPHTHALME à feuilles de mélifle. Buph- 
thalmum meliffoides. 


Buphthalmum caule herbaceo foliifque afperis, 
oppofrtis , petiolatis, cordaro-ovatis, obtusè crenatis ; 


pedunculo longifimo , unifloro. (N.) 


Ses tiges font grêles, rudes , herbacées , canne- 
lées ; les feuilles oppofées , longuement pétiolees, 
ovales , en cœur , obtufes , acuminées , rudes & 
nerveufes à leurs deux faces, à crénelures courtes, 
obtufes ; les pécioles filiformes, prefque de la lon- 
gueur des feui les. Les fleurs font jaunes, foliraires, 
portées fur un long pédencule terminal; les folioles 
calicinales courtes , élargies , ovales, hifpides. 


J'gnore le jieu natal de cette plante. (.P. f: in 
herb. Desfons. ) 


18. BUPHTHALME fétide. Buphthalmum graveo- 
lens. Vahl. 


Bphthalmum calicibus acutè foliofis ; foliis alter- 
nis, vinnatifidis. Vahl, Symb. 1. pag. 74. tab. 19. 
— Forskh. Flor. ægypt.-arab. pag. 1fi. 


Ses tiges font droites, épaiffes , blanchâtres, 
herbacées , prolifères ; fes feuiil-s alternes, am- 
plexicaules , pinnatifides , lancéolées, aiguës, lon- 
gues de deux pouces, velues, dentées, finuées 
ou lobées; les lobes oblongs, très-enriers, obtuss 
les fleurs foliraires, pédonculées ; les folioles ex- 
téricures du calice lancéolées , aiguës , une fois 
plus longues que les flzurs; les inréri-ures linéai- 
res-lancéolées , égales , velues à leur fommer ; les 
fem-nces couronnées par une membrane à huit 
découpures lin£aires , ég les. 


Cette plante croît en Égypte. & ( W. fe in herb, 
Desfont.) 
Bbbbb 2 


748 B: UP 


19. BUPHTHALME des prés. Buphthalmum pra- 
tenfe. Vahl. 


Buphthalmum celicibus acutè foliofis ; foliis alter- 
ais, cuneiformibus , hirtis. Vahl, Symb. 1. pag. 75. 


Cervana. Forskh. Flor. ægypt.-arab. pag. 153. 


Cette plante a des tiges ligneufes , diffufes ; les 
rameaux prolifères, pileux, ainfi que les tiges & 
les feuilles. Celles-c1 font alternes, cunéiformes, 
lobées feulement à leur fommet ou quelquefois à 
deux découpures lancéolées , obtufes , très-entiè- 
res ; les fleurs prefque feffiles , folitaires à l’extré- 
mité des rameaux, de la groffeur d’un pois; envi- 
ron cinq folioles fous la fleur , linéaires, obtufes, 
entières, plus longues que le calice: les folioles 
inférieures du calice oblongues, obtufes , placées 
fur un feul rang. 


Cette plante croît en Égypte. O 


20. BUPHTHALME uniflore. Buphihalmum uni- 
forum. Forft. 


Buphihalmum foliis oppofitis, ovato-lanceolatis , 
ferratis, triplinerviis > frigofis , Jubtès cano-hirtis ; 
pedunculo terminali , unifloro , elongato. Wild. Spec. 
Plant. 3. pag. 2236. — Forit. Prodr, n°. $41. 


Cette efpèce, d’après Willdenow, a une tige 
fimple , haute de fix à fepr pouces, roide , tétra- 
gone ; les feuilles périolées , oppofées , ovales, 
longues d’un pouce & demi, rétrécies à leurs deux 
extrémités, lâch2ment dentées en fcie, à trois 
nervures, rudes , pileufes en deffus , blanches & 
très-pileufes en deflous. La fleur eit petite, fou- 
tenue par un pédoncule terminal , long de deux 
pouces. 


Cette plante croit dans l'ile de Norfolque. 
(Willa.) 


21. BUPHTHALME rameux. Buphthalmum ramo- 
fm. Vahl. 


Buphthalmum foliis oppofitis, lanceolatis, fcabris, 
enerviis, denticulatis, fubciliatis ; calicibus foliofis , 
caule hifpido. Vahl, Symb. 2. pag. 92. — Forskh. 
Flor. ægypt.-arab. pag. 151. 


Ses tiges font herbacées , hifpides, rameufes, 
garnies de feuilles fefiles, oppofées , lancéolées, 
fans nervures fenfibles , hériflées de points très- 
petits, lâchement denticulées, un peu ciliées. Les 
fleurs font folitaires , terminales , pédonculées ; les 
pédoncules hifpides., longs d’un pouce ; le calice 
accompagné de folioles extérieures alongées, ob- 
tufes. 

Cette plante croit dans l’Arabie heureufe. 
( Vah£.) 


22. BUPHTHALME à feuilles en cœur. Bap- 
zhalmum cordifolium.. Waldft. 


B'ÜLP 


Buphthalmum foliis alternis , inferioribus petio- 
latis , cordatis, duplicato-ferratis ; fupericribus feffi- 
libus , ovatis, ferratis ; caulibus herbaceis. Waldft. 
& Kitaib. Plant. rar. Hung. 2. pag,117. tab. 113. 


Buphthalmum (fpeciofum) , calicibus fol'ofis ; 
foliis alternis  ovatis , duplicato-ferratis , fcabris ÿ 
caule herbaceo. Screb. Dec. pag. 11. tab. G. 


Les auteurs des Plantes rares de Hongrie confi- 
dèrent cette plante comme très-différente du buph- 
thalmum fpeciofifimum ; ils y rapportent le fyno- 
nyme de Tournefort, aferoides orientalis , &c. 
Cor. fr, tab. 487. Les feuilles font de deux for- 
tes : les inférieures, pétiolées, en cœur , à dou- 
bles dentelures ; les fupérieures , fefiles, ovales, 
dentées en fcie ; rudes au toucher ; les fleurs gran- 
des & folitaires. 


Cette plante croît dans les forêts de la Croatie, 
dans la Cappadoce , &c. 


23. BUPHTHALME potagère. Buphthalmum o!e- 
raceum. Lour. 


Buphthalmum folits oppofitis , lineari-lanceolatis , 
Inaqualiter dentatis, recurvis ; calicinis fquamis acu- 
tis, membranulà laterali connexis. Lour. Flor. coch. 
2. pag. 618. 


Cette efpèce paroît avoir des rapports avec le 
buhphtalmum graveolens , dont elle n’eft peut-être 
qu'une variété. Ses tiges font droites , blanchä- 
tres, liffes, hautes de deux pieds ; les feuilles op- 
pofées , linéaires-lancéolées , un peu charnues , 
glabres, cendrées, recourbées , inégalement den- 
tées. Les fleurs font grandes & folitaires; le calice 
hémifphérique ; fes folioles aiguës, adhérentes la- 
téralement par une petite membrane; les fleurons 
jaunes , tubuleux ; les demi-fleurons blancs ; les 
paillettes fort petites ; les femences couronnées 
par une bordure. 


Cette plante eft cultivée dans les jardins à la 
Chine & à la Cochinchine; elle eft odorante. Les 
naturels emploient fes feuilles comme herbe po- 
tagère, ( Lour. ) 


24. BUPHTHALME de Buenos-Ayres. Buphtal- 
mum bonarienfe. 


Buphthalmum foliis fpathulatis, dentatis, petio- 
latis ; caule ramofifimo. Perf. Synopf. Piant. 2. 
Pa8. 474. 


. Ses tiges font très-rameufes ; fes feuilles pétio- 
lées , fpatulées , en ovale renverfé, dentées à leur 
contour; les fleurs grandes & folitaires. Elle croît 
à Buenos-Ayres. 


Obfervations. Dans les I/uflrations des Genres on 
trouve , tab. 682, fig. $, évphthalmum maritimum ; 
fig. 3, buphthalmum falicifolium ; fig. 4, buphthal- 


, mu aquaticum : ces deux dernières efpèces d’après 


BU P 


Gærtner. La fig. 1 eft l'afferoides orientalis, &c. de 
Tournefort ; la fig. 2, le genre afterifcus du même 
auteur. 


Willdenow a donné le nom d2 Puphthalmum 
dineare au buphthalmum peruvianum Lam., n°. 2. 
Michaux foupçonne que le buphchalmum kelianthor- 
des , n°. 8, pourroit bien être la même plante que 
le rudbeckia oppofitifolia Linn. , & Willdenow croit 
que le Buphthalmum fcabrum Cavan. ne diffère 
point de l’anthemis buphthalmoices Linn. ( Voyez 
ACMELLE, n°. 4, Suppl.) Quelques auteurs, en 
particulier M. Gouan, regardent le buphthalmum 
Jalicifolium & grandifiorum comme deux variétés : 
la première à feuilles & à tiges velues ; la feconde 
pue glabre : ils le deviennent tout-à-fait dans 

es jardins. On y difingue cependant quelques 
autres caraétères, qui ne permettent guère de les 
confondre. ( Voyez les éfpèces n°°. 9 & 10.) La 
plante qui, dans le catalogue du Jardin des Plantes 
e Paris, porte le nom de buphthalmum procum- 
bens , eft bien certainement celle décrite, n°. 8, 
fous le nom de bwphthalmum helianthoïdes ; mais 
cette même plante, comme le foupçonne M. de 
Lamarck , ne peut pas étre la plante de Linné , 
d’après les fynonymes que ce dernier auteur y rap- 
porte, & fa phrafe defcriptive. 


BUPHTHALMUM. ( Voyez BUPHTHALME. ) 


BUPLÈVRE. Buplevrum. Le nom de ce genre 
eft ancien ; il eft compofé de deux mois grecs qui 
fignifient côres de bœuf, probablement à caufe de la 
roideur des feuilles de la plupart des efpèces : ce- 
pendant il eft fort douteux que cette dénomination 
des Anciens puifle s'appliquer aujourd’hui à au- 
cune des .efpèces renfermées dans ce genre. Le bu- 
plevron de Théophrafte, de Pline , &c. ne nous elt 
pas connu. Aux efpèces déjà décrites, ajoutez : 


18. BUPLÈVRE à feuilles de gramen. Buplevrum 
graminifolium. Vahl, 


Buplevrum involucellis heptaphyllis , univerfali 
fubtriphyllo ;: foliis radicalibus linearibus ; fcapis 
monophyllis. Vahl, Symb. 3. pag. 48. 


Buplevrum petraum. Lam. n°, 3, & Ill. tab. 180. 
fig. 2. Non Linn. 


Buplevrum petraum. Jacq. Colleét. 1. pag. 209, 
& Icon. Rar. 1. tab. 56. — Villars, Dauph. 2. 
pag. 576. tab. 14. — Allioni, Auét. pag. 24. — 
Haller, Helv. n°. 773. 


Buplevrum alpinum, foliis anguffis , gramineis, 
féfilibus ; caule ferè nudo. Segu, Veron. vol. 2, 
pag. 15, & vol: 3, pag. 221. 

Cette plante a été confondue avec le buplevrum 
petreum de Linné ; elle en diffère effentiellement 
par les folioles de la collerette partielle, diftirétes 
& non foudées enfemble. Aink la defcription 


BUP 749 


de M, de Lamarck doit être rapportée à certe 
plante, & non à l’eipèce de Linné. 


Le Bupleverum petraum Linn. a des feuilles linéai- 
res & fefMil:s ; les fupérieures en cœur , lancéo- 
lées , amplexicaules. La collerette univerfelle eft 
compofée de cinq folioles affez larges , toutes 
égales. Les collerettes partielles ont leurs cinq fo- 
lioles adhérentes entr’elles jufque vers le milieu de 
leur longueur. 


19. BUPIÈVRE à feuilles de carec. Buplevrum 
caricifolium. Willd. 


Buy levrum involucellis pentaphyllis, cufpidatis , 
univerfali monophyllo, lanceolato; foliis linearibus, 
baff attenuatis, Willd. Spec. Plant. 1. pag. 1373+ 


Buplevrum (gramineum) , foliis gramineis , [u- 
premis lanceolaus ; caule fimmo , ramofo , paucifloro. 


Vill. Dauph. 2. pag. 75. 


Cette efpèce a beaucoup de rapport avec le 
Buplevram ranunculoides. On l'en diftingue par fes 
feuilles radicales , linéaires , rétrécies à leurs 
deux extrémités ; par la collerette univerfelle , à 
une feule , très-rarement à deux folioles. Les ra- 
cines font prefque fimples, tortueufes, divifézs à 
leur fommet en trois ou quatre petites fouches ; 
les tiges courtes, prefque fimples, garnies de quel- 
ques feuilles fefiles , linéaires , amplexicaules ; 
l'ombelle générale divifée en trois ou cinq rayons; 
les ombelles partielles accompagnées d’une colle- 
rette à cinq folioles ovales , lancéolées , mucro- 
nées, 


Cette plante croit dans les Alpes & fur les mon- 
tagnes du Dauphiné. + (V.f) 


20. BUPLÈVRE couché. Bup/evrum procumbens. 
Desfont. 


Buplevrum caule procumbente , foliis lineari-fibu- 
latis ;:ramulis paniculatis ; involucellis fubovatis , 
acutis, breviffimis ; femine rugofo. Desfont. Flor. 
atlant. 1. pag. 230. tab.,56. 


Il fe rapproche beaucoup du Puplevrum tenu:ffi- 
mum , dont il diffère par fes tiges couchées ; par 
les involucres beaucoup plus petits , ovales, point 
fubulés, plus courts que les ombelles. Les rameaux 
font nombreux , filiformes, paniculés ; les feuilles 
roides ; les inférieures étroites, lancéolées ; les 
fupérieures fubulées , très-courtes , à demi am- 
plexicaules. L’ombelle univerfelle eft petite , de 
deux à cinq rayons prefque capillaires, inégaux , 
anguleux ; l’involucre ou collerette univerfells à 
trois où cinq folioles aiguës ; cinq aux ombelles 
partielles ; la corolle blanche, petite ; les femen- 
ces courtes, ovoides , brunes , ridées. 


Cette plante a été découverte aux environs de 
Tunis par M. Desfontaines, % ( V. f.) 


BUP 


150 


21. BuprÈèvre élevé, Buplevrum exaltatum. : 


Marich. 


Buaplevrum involucro utroque pentaphvllo, minimo; 
felirs omnibus linearibus, inferiorious elongatts; caule 
ereéto , paniculato. Marfch. Tabl. de la mer Cafp. 
n°48 : 

6. Buplevram divaricatum , ramis divarieatis , ra- 


diis pauciortbus. (N.) 


« 


Ses racines, dures, prefque ligneufes, produi- 
fenr plufieurs tiges droites, él:vées, glabres, ra- 
meuf: s ; les rarneaux paniculés, rories, redr-fles. 
Les feuilles font étroites, fefiles, glabres, linéai- 
res, triées , aiguës, très-enrières; les inférieures 
beaucoup plus longues; les fupérieures fubulées; 
le: fours petit s , blanchätres ; les ombelles uni- 
verielies de cinq à huit riyons fiiformes ; toutes 
les colleretres compofées de cinq petites felioles 
aiguës, caduques ; les fruits oblongs, obtus, gla- 
bres , légérement anguleux. 


Cerre plante, croit fur les collines arides du 
mont Taurus. % ( W. f. in herë. Desfont. ) 


Dans la plante 8 , les ramifications font beau- 
coup plus étalées , plus ouvertes ; les ombelles & 
les ombellules moins garnies. D'ailleurs, je n’y ai 
point tiouvé d’autres différences avec la précé- 
denre; ce qui me fait foupçonner que ce n'eft 
qu'une variété. Elle a été recueillie par M. Brouf- 
fornet dans le royaume de Maroc. ( V. f) 


22. BurLÈVRE du mont Baldo. Buplevrum bal- 
derfe. Wild. 

Buvlevrum caule ereëto, ramofo ; foliis linearibus ; 
involucris fubtetraphyllis ; insqualibus , umbellä bre- 
wioribus ; iavolucellis pentaphkyllis. Willden. Turr. 
Giorn. pag. 47. tab. 1 , & Spec. Plant: 1. p. 137$. 


Ses tiges font droites , glabres, rameufes, cy- 
lindriques , garni-s de feuilles fefiles , linéaires; 
les radicules plus larges à leur bafe. L'ombelle eft 
accompagnée d’une collerette compof£e d'environ 
trois ou quatre fol'oles inégales, plus courtes que 
les rayons : celles des ombeilules font au nombre 
de cinq, dont deux plus grandes. 


Cette plante croit fur le mont Baldo & fur les 
montagnes fous-alpines de la Croatie & de la Car- 
niole. # 


23. BUPLÈVRE à feuilles de plantain. Bupleurum 
plantagineum. Desfont. 

Buplevrum fruticofum , foliis perennantibas", lan- 
ceolatis , nervofis, mucronatis ; ramis floriferis ra- 
mofs , ffriatis ; involucris fubulatis , adpreffis. Desf. 
Flôr. atiant.‘1; pag: 233. tab. ç7. 

A:briffeau de cinq pieds & plus, dont les tiges 
font garnies de feuilles coriaces, lancéolées, per- 
fftantes , nerveufes, très-entières , mucronées , 


fes, un peu rétrécies à leur bafe, puis élargies en 


BE P 
| rétrécies à leurs deux extrémités, élargies à leur 
| bafe en un pétiole court , amplexicaule ; les ra- 
| meaux fleuris alongés , glauques , firiés , roides , 
| ramifiéss les ombelles à quitre ou dix rayons 
gréles , anguleux , inégaux ; l’involucre univerfel 
compofé de cinq ou fept folioles ferrées , fubu- 
lées ; celles des involucres partiels femblables , 
mais plus petites, plus courtes que les ombellules; 
la corolle petite, d’un jaune-pale ; les femences 
glabres, ftriées , à demi cylindriques. 


Cette plante à été recueillie par M. Desfon- 
taines dans le mont Atlas, aux environs de Bougie. 


br.) 


24. BUPLÈVRE blanchâtre. Buplevrum canefcens. 
Schousb. 


Baplevrum fratefcens , foliis ovali-lanceolatis , ob- 
tufis , nervofis, fuofeffilious. Schousb. Maroc. pag. 
K257. 

/ - 

8. Buplevrum ramofifimum , ramis divaricatis, 
firittis ; radits numerofioribus. (N.) S 


S2s tiges font droites, ligneufes, divifées, vers 
leur extrémité , en quelques rameaux grifâtres, 
ftriés. Les feuilles font ovales-lancéolées ou ellip- 
tiques, très-obrufes, entières, longues d’un pouce 
& plus, larges de quatre lignes, coriaces ; nerveu- 


un pétiole amplexicaule ; les fupérieures plus étroi- 
tes, quelquefois un peu mucronées; la collererre 
univerfelle compofée de cinq folioles lancéolées , 
aiguës , nerveufes , perfiftantes ; celles des colle- 
rettes partielles ; quelquefois au nombre ‘de fix; 
de la longueur des pédoncules ; les femences ob- 
longues, ftriées. 


Cette plante croit dans le royaume de Maroc, 
aux environs de Mogador. D (7. f. in herë. 
Desfont.) 


La plante £ offre, dans toutes f:s parties effen- 
ti Îles, les mêmes caraétères que la précédente ; 
mais fes tiges, beaucoup plus élevées , font plus 
ramifiées. Les rameaux font roides, éralés; les 
rayons de l’ombelle univerfelle beaucoup plus 
nombreux, Je n'ai point vu les feuilles des tiges ; 
mais celles des rameaux font les mêmes que dans 
la prééédente. Elle a été recueillie aux environs de 
Maroc par M. Brouflonnet. { V.f.) 


25. BUPLÈVRE nain. Buplevrirm nenum. 


Buplevrum fubacaule; ramis breviffimis, foliis 
lineari-fibulatis; umbellis Sefilibus , capitatis ÿ invo= 
lucris trinervits , ovatis,, mucronatis. (N.) 


Buplevrum mareoticum. Delille , Catal. 
Cette petite efpèce a une racine fimple , grêle, 


filiforme. Sa tige eft longue à peine de deux ou 
trois lignes , divifée en plufieurs petits rameaux 


BU P 


fiuples, flformes , glabres, longs d'environ un ; 


pouce. Les feuilles font roides, fil'formes, fubu- 
lées , terminées par une petite pointe épineufe ; 
les fleurs feñilés , ramaflées en une tête globuleute, 
firuées dans l’aiffelle d’une feuille florale. Les 
collerettes , tant univerfelles que partielles , font 
compofées de plufieurs petites folioles dures , 
ovales, à trois nervures mucronées, plus longues 
que les rayons peu nombreux de l’ombelle univer- 
felle. Les ombellules, extrêmement petites, aiafi 
que les fleurs , font renfermées dans l:s folioles de 
leur collerette. La corolle eft un peu herbacées Je 
p'ai point vu les femences. 


Cette plante m’a été communiquée par M. Du- 
puis ; il l’avoit reçue de l'Égypte. Je l'ai retrouvée 
dans les plantes d'Égypte de M. Delille, qui l'a 
recueillie aux environs du lac Maréotis. ( W. f:) 


- *X Efpèces moins connues. 


* Buplevrum (nudum ), caule ramofo, aphyllo ; 
foliis radisalibus decompofitis , pianis,, incifis ; invo- 
lucris involucellifque lanceolato-chlongis. Ait. Hort. 
Kew. 1. pag. 331..E Cap. B. Sp. x 


* Buplevrum (arborefcens) , frutefcens , foliis 
oblongis , integerrimis | petiolatis. Willden. Spec. 
Plant. 1. pag. 1376. — Thunb. Prodr. jo. 


Cette efpèce diffère du buplevrum fruticofum par 
fes feuilles périolées , un peu aiguës & mucronées 
à leur fommet, & non pas obtuies , mucronées. 
Les ombelles font une fois plus petites, médio- 
crement pédonculées, fiiuées à l’extrémité des 
tiges & des rameaux. Elle croit au Cap de Bonne- 
Efpérance. h ( Wild.) 


Obfervations. Le buplevrum rotundifolium ef 
figuré {/uffr. tab. 180. Gg. 1. 


Le buplevrum Gerardi, Murr. Syft. pag. 274, & 
Jacq. Auftr. 3, tab. 256 , eft la même plante que 
le Buplevrum junceum , W°. 12, var. æ, efpèce en 
effer bien diftinéte de la variété £, comme M. de 
Lamarck lavoit déjà fait obferver. 

Il faut ajouter pour fynonymes au Éuplevrum 
£'braltaricum , n°. 16 , le buplevrum coriaceum Lhér. 
Stirp. Nov. 1, pag. 139, tab. 67; — Ait. Hoit. 
Kcw. pag. 331; buplevrum arborefcens Jacq. Icon. 
Far. 2, tab. 351, & Colleét. 2, pag. 543 ; ôuple- 
srum obliquum Vahl , Symb. 1, pag. 24. 

Le buplevrum fruticeftens Linn. eft figuré dans 
Cavanilles , Icon. Rar..2, pag. 3, tab. 106. — 
Piufeurs autres efpèces de buplèvre ont été pia- 
cées parmi les Éermus. (Voyez ce mot.) 


BUPLEVRUM. (Voyez BUPLÈVRE.) 
BURAK : nom égyptien de l’efphode/us fiflulofus 


Lion., au rapport de Forskhal. Dalechamp dit que 
Îcs Arabes le nomment birvach & bunches. 


BUR T5 


BURAM-CHADALI. C'eft ainf, felon Linné 
fils, que l’on nomme au Bengale le fainfoin efcil- 
lant (hedyfarum gyrans), dont les feuilles tern£es 
ont les deux folioies litérales, qui, pendant tour 
le jour , s’abaiffenr & fe relèvent alternitive- 
ment par un mouvement ofcillacoire infenfble , 
fans y être déterminé par le contaët d'aucun corps 
étranger. 


BURANG. Dans l’île de Banda, une des Mo!u- 
ques , on pomme ainfi un figuier que Rumplie 
décrit & figure dans fon Herbar. amboin. vol. 3, 
pag. 11$, tab. 93, qui eft le goudal des Malais 
& le Birani des Macaflaves. Certe efpèce n'eft pas 
déterminée. 


BURASAIA. ( Voyez BOURASAHA.) 


BURCARDIA. Scopoli &: Schreber ont futfii- 
tué ce nom à celui de piriqueta , fous lequel Aublet 
défigne un genre de plantes de Cayenne , qui a 
beaucoup d'affinité avec la violette. Quelques au- 
teurs plus modernes l’ont depuis réuntaux surnera, 
Duhamel l’a employé pour le ca/licarpa amerisana. 
Nous penfois que le genre d’Aublet doit être con- 
fervé. (Voyez TURNÈRE 6 Les obfervations.) 


BURGSDORFIA. C’eft un genre établi par 
Mœnch , adopté dans la Flore de Portugal de 
MM. Hcffmanfegg & Link, qui a pour type le 
fideritis romana Linn. (crapaudine), & auquel on 
donne pour caractère efflenriel : 


2 : ; : ; 
Ur calice fermé par des poils après la floraifon ; !2 

lèvre fpérieure entière, large, ovale ; l'inférieure à 

quatre dents ; point de braëtées ; les fleurs axillaires. 


Ce genre diffère par fon caïice & le manque de 
bractées des ffdericis , ceux-ci ayant les divifions du 
calice toutes égales , fon orifice nu pendant la 
maturation; les verticilles entourées de bractées. 
(Voyez CRAPAUDINE, Suppl. ) 


BURMANNIA. (Voyez BURMANE , & Illuftr. 
Gen. tab. 225, burmannia difficha, n°. 1.) 


BURSAIRE épineufe. Burfaria fpinofa. Cavan. 


Burfäria caule fruticofo, fpinofo; foliis emargi- 
natis ; floribus racemofis. Cavan. Ic. Rar. 4. pag. 30. 
tab. 350. 


Genre de plantes dicotylédones, à fleurs éom- 
plères, polypéralées, régulières, établi par Cava- 
nilles, & dont la famille naturelle n'eft pas encore 
déterminée. 1l offre pour caraétère efleniel : 

Un calice à cinq découpures ; cinq pétales inférés 
fur un réceptacle conique ; capfule comprimée , div.ffe 
en deux coques ; chagugcoque à deux ou trois valves ; 
plufieurs femences réfineufes. 


Petit atbrifleau armé d’épines, garni de petitzs 
F 8 P 


feuilles alteines , rétrécies en forme de coin à 


759 BUT 

leur bafe , entières, échancrées à leur fommet; les 
épines feuillées, folitaires , fituées dans les aiffel- 
les des feuilles. Les fleurs font difpolées en grap- 
pes au fommet des rameaux. Leur calice eft fort 
petit, inférieur , à cinq découpures aiguës; la co- 
rolle compofée de cinq pétales linéaires , inférés 
fur un réceptacle conique qui s'élève du fond du 
calice; cinq filamens fubulés , de la longueur des 
petales , alternes avec eux , inferés fur le même 
réceptacle ; les anthères pendantes , ovales, en 
cœur ; un ovaire libre, ovale , placé fur le récep- 
tacle ; un ftyle court, fubulé , terminé par un fig- 
mate finple. Le fruit confifte en une capfule fort 
petite, comprimée, ovale , en cœur, affez fem- 
blable, pour la forme & la grandeur, à celle du 
thlafpi burfa paftoris, fe divifant , dans fon milieu, 
en deux lobes où deux coques diftinétes ; chaque 
coque partagée en d:ux ou trois valves, renfer- 
mant chicune trois ou quatre femences compri- 
mées, réniformes , réfineufes. 


Cette plante croît à la Nouvelle-Hollande , au- 
près du port Jackfon. P (Cavan.) 


BURSARIA. ( Voyez BURSAIRE , Suppl. ) 
BURSERA. ( Voyez GOMART.) 


BUSSEROLE ou BOUSSEROLE. On donne ce 
nom , dans les Alpes, à une efpèce d'arboufier à 
nee rampante & traçante : c’eft l’arbutus uva urfi 

inn. 


BUTEA. Roxb. Corom. ( Foy. RUDOLPHE.) 


BUTOMUS. ( Voyez BUTOME, & Illuftr. Gen. 
tab. f90. — Flor. dan. tab. 6o4. — Curtis, Lond. 
Ic. — English. Bot. tab. 6ÿ1.) En donnant à cette 
plante, l’une des plus belles de celles qui embel- 
liffent le bord de nos rivières, le nom de Buromus, 
on a employé une exvreflion dont Théophrafe 
s’étoit fervi le premier, mais qui très-probable- 
ment n'eit pas appliquée à la même plante. Le 
butomon de Diofcoride & de plufieurs autres qui 
ont écrit après lui, paroit appartenir plutôt à 
notre /paroanium. 


BUTONICA. ( Voyez BuTronic, vulgairement 
Bonnet carré. Lam. Iil. Gen. tab. 90.) 


BUTTON-TREE : nom anglais, fignifiant ar- 


bre bouton , donné par les colons de la Jamaique 
au conocarpus eretta Linn. 


BUTTNERIA. Voyez BUTTNÈRE, & les 1/- 
luffrations , tab. 140, fig. 1, buttneria ovata , n°.2; 
fig.2, butineria tereticaulis , n°. 4, auxquels il faut 
ajouter les efpèces fuivantes : 


6. BUTNÈRE cannelée. Buttneria fulcata, Flor. 
peruv. 


B'ÜVE Ë 


Busneria foliis cordato-ovatis, ferratis ; cofl 


petiolifque aculeatis ; pedunculis geminis, 3-$ floris, 


Ruiz & Pav. Flor. peruv. 3. pag. 10. 


Arbriffeau à tige anguleufe , à cinq cannelures , 
munie d’aiguillons recourbés, d: feuilles épartes , 
pétiolées , ovales , en cœur , pubeicentes ; den- 
tées en fcie , erminées par une pointe oblique ; 
des fhpules oppofées, caduques, fubulées ; les 
pédoncules latéraux, à trois ou cirq fleurs, pour- 
vus de bratées ; le calice pourpre en dedans , 
pentagone avant la floraifon, à cinq découpures 
ovales, a'gués , réfléchies ; les pétales linéaires , 
verts à leur bafe , d’un pourpre-foncé au fommet; 
les anthères prefque feffiles ; les femences ovales. 


Cette plante croit au Pérou, & fleurit en mai 
& en juin. P 


7. BUT NÈRE hériffée. Buténeria hirfuta. Flor. 
peruv. 


: ee : É : “ 
Buttneria foliis cordatis , acutis , crenatis ; coftä 
petiolifque aculeatis ; pedunculis congeftis , compofr- 


cis. Ruiz & Pav. Flor. peruv. 3. pag. 10. 


Ses tiges font ligneufes , très-rameufes , garnies 
d’aiguillons fur leurs angles , de feuilles alrernes, 
péiolées , en forme de cœur, crénelées, molles, 
velues en deffous ; les pédoncules latéraux , char- 
gés de plufeurs fleurs prefqu’en ombelles , enve- 
loppées de petives folioles caduques, en forme 
de collerette ; les pétales jaunâtres à leur baie, 
pourpres à leur foinmet. 


Cette plante croit au Pérou, fur les montagnes 
des Andes. B 


S. BurrNèRE herbacée. Butineria herbacea, 
Roxb. 


Buttneria foliis cordatis , acuminatis , dentatis, 
eglandulofis ÿ caule inermi, herbaceo. Willd. Spec. 
Plant. 1: pag. 119. — Roxb. Corom. 1. pag. 28. 
tab. 29. 


Ses tiges font droites , herbacées , tétragones, 
fans épines, garnies de feuilles alternes, pétio- 
lées , ovales, en cœur , acuminées, dentées, dé- 
pourvues de glandes , longues de trois à quatre 
pouces, fur deux ou trois de large, munies de 
petites {tipules réfléchies ; des pédoncules en for- 
me de perits rameaux axillaires , plus courts que 
les f-uilles, terminés par trois fleurs en ombelles; 
d'autres plus petites, axillatres ; le calice réflé- 
chi; là corolle petire; le fruit un peu hifpide , 
prelque globuleux, à cinq côtes ; autant de loges 
moncfpermes. 


Cette plante croît fur les montagnes, au Co- 
romandel. 


9. BUTTNÈRE à feuilles de catalpa. Burtneria 
cacalpefolia. Jacqa. 
Buttneria 


BUX 


Burtneria foliis coraatis , integerrimis; ceule fean- 
dente, inerni. Jacq. Schoenbr. 1. pag. 21. tab. 46. 


Aïbriffeau grimpant, fans épines, pourvu de 
feuilles grandes , en cœur, entières, acuminées; 
les p=doncules rameux, axillaires, prefque pani- 
cuiés, un peu plus longs que les pétioles; le calice 
à cinq découpures lancéolées, colorées ; les pé- 
tales un peu plus longs que le calice; l’ovaire ar- 
rondi , hériffe ; le ftigmate en tête, à cinq lobes. 


Cette plante croît dans les environs de Cara- 


cas. bp 


BUTUA. Ce nom eft donné aux mêmes plantes 
qui portent celui de pareira brava. Suivant Au- 
bler, le pareira de Cayenne elt fon abute rufefcens, 
tab. 250. ( Woyez MENISPERME, n°. 19.) Le pa- 
reira , Pius généraiement connu dans l'ufage mé- 
dical , eft le cifampelos pareira. (Voy. PARFIRA.) 
Ces deux plantes appartiennent à la famille des 
ménifpermes. Il ne faut pas les confondre avec 
Pabutua que décrit Loureiro dans fa Flore de la 
Cochinchire , genre voifin des orties. (oyez ABU- 
TUA, Suppl.) 


BUTUMBO : nom brame du pee-rumba des Mà- 
labares (Rheed , Hort. malab. 9, p.87, tab. 46): 
c'eft une efpèce de carmantine ( Jufficia echivides 
Linn. ). 


BUXBAUMIA. ( Voy. BuxBAUME, & Illuftr. 
Gen. tab. S72, fig. 1, buxbaumiu aphylla, — Hedw. 
Fund. tab. 9, fig. $2, tab. 5, fig. 10, auquel il 
faut ajouter : ) 


2. BUXBAUME feuillée. Buxbaumia foliofa. 
Linn. 


Buxbhaumia acaulis, capfula fubfefili, foliis cinétä. 
Lin. jun. Differt. Mufc. pag. 33. tab. 1. fig. 4. — 
Hedw. Fund. tab. 9. fig. $1. — Mich. Flor. bor. 
Amer. 2. pag. 301. — Lam. Ill. tab. 872. fig. 2. 
— Dillen. tab. 32. fig. 13. 


Buxbaumia fcfilis. Smied. Diff. pag. 26. fig. 1. 


Bryum hallerianum. Neck. Meth. 233.— Bryum 
phaftoides. Jacq. Colleét. 2. pag. 220. 


Phafcum hallerianum. Pollich, Pal. n°. 974. — 
Phafcum maximum. Lighf. Scot. 2. pag. 693. — 
Phafcum montanum. Hudf. Angel. 2. pag. 466. — 
Hall. Helv. n°. 1725. tab. 46. fig. 3. 


Ses racines produifent une petite touffe de 
feuilles , dont les inférieures font linéaires, ob- 
tufes ; les fupérieures lancéolées, diaphanes à 
leurs bords, traverfées par une nervure prolongée 
en une pointe aiguë. Ces feuilles forment le péri- 
cher. La capfule eft fefile , ovale, un peu ventrue, 
prefque droite , légérement oblique à fon fommet; 
les dents du périftome très-caduques. 

Botanique, Supplément. Tome I. 


rs 753 


Cette plante croit le Jong des chemins cmbra- 
gés, dans les bois. (F. v.) 


M. Palifot de Beauvois propofe de fubftituer le 
nom de faccophore à celui de buxbaume ; mais il n’en 
a pas encore donné la raifon. 


 BUZ : nom égyptien du rofsau. La prande ef- 
pèce ordinaire (arur:do donax Linn.) eft nommée 
buz- hagoni , fuivant Forskhal. 


BUZA : boiffon faite dans l'Arabie avec l'orge, 
au rapport de Forskhal. 


BUZEIDEN , BUZIDAN, BUZEIS oz BUZIS. 
Delechamp attribue ce mot arabe à l'orchis pal- 
mata Linn., aufli nommé palma Chrifii par Mat- 
thiole , & faryrium bafilicum pir Dodonée. 


À BYBO : nom donné aux Indes, fuivant Clufius, 
à acajou des colonies ( cafuvium Linn. ), qui eft 
l’acajou du Brétil. 


BYSSE, BYSSUS. Les Anciens ont dorné le 
nom de byfus à différentes fubflances du rene 
végétal, qui fervoient à fabriquer des étoffes re- 
cherchées par leur finefle, par leur couleur , & 
par Ja rareté de la matière dont elles étoient tif- 
fées. Il feroit très-difhcile aujourd'hui de defigner 
les végétaux qu'ils employoient pour cet objet, ne 
nous en ayant donné aucune defcription. Le byfus 
de l’Élide & celui de Judée étoient particuliére- 
ment en réputation. Ce dernier avoit, felon les 
häftoriens qui en parlent , la couleur & l'éclat de 
l'or. Les Modernes ont appliqué le nom de fus 
à des filamens dont fe fervent les animaux de plu- 
fieurs coquilles bivalves pour fe fixer aux rivages. 


BYSSUS. Les caraétères de ce genre ne font en- 
core qu’imparfaitement déterminés, & les efpèces 
qui doivent rigoureufement le compofer, font la 
plupart incertaines. Les unes font pulvérulentes, 
les autres filamenteufes ; ce qui peut faire déjà 
foupçonner qu’eiles devroient être féparées, & 
placées dans des genres différens : auf M. Perfoon 
a déjà eflayé d'établir , pour les &yfus connus & 
plufieurs autres, les genres demarium, racodium , 
himentia, mefenterica, &c. (Voyez ces mots, Suppl. 
Jufqu'’alors il n’a pas encore ét: poflible d’y diitin- 
guer aucun organe analogue à ceux de la repro- 
duétion des autres plantes. Il eft crès-probable, 
felon moi, qu n’en exifle pas, & que ces plantes 
ont un mode particulier pour fe reproduire , une 
forte de prolification, comme on le remarque 
même dans les plantes plus parfaites , & qui pro- 
duifent des {:mences ; elles ne fe montrent que 
par l'humidité, durent plus ou moins long-tems, fe 
lefléchenr des qu’elles font frappées par le foleil, 
& ne laiflent après elles que des taches noirâtres, 
furtout celles qui croiflent fur les pierres. Il eft 

G'ecice 


754 BYS 


beaucoup de champignons qui ont à leur naïffance 
l'afpeët d’un byflus, & qu'il eft facile de confon- 
dre lorfqu’on n’en fuir pas le développement. 


M. de Lamarck a fait graver dans les I//1ffrations 
des Genres, tab. 881, fiz. 1, le byfus velutina , 
n°. $. On en à fait depuis le vaucheria terrefiris. 
(Voyez VAucHERIE.) Fig. 2, 6 fs phofthorea, 
n°. 45 fig. 3, 65 fus feprica, n°. 1; fig. 4, byfus 
asrea, n°. 6. On peut ajouter au byflus filamen- 
teux les efpèces fuivanres : 


18. Brssus des murailles. Byffis parietina. 


By favefcens aut alba, tenera, parietibus ad- 
Prefla ; flamentis t certro radiantibus , in ramos te- 
nuiffimos , innumeros divifis. Decand. Synopf. 13, 
& Flor. franç. 2. pag. GG. 


8. Byfus parietina , var. argentez. Decand. |. c. 
Mfenterica argentea. Perf. Synopf. Fung. 606. 


Corallofungus argenteus , omentiformis. Vaillant, 


Bor. Parif. pag. 41. tab. S. fig. 1. 


Ce byflus fe préfente fous forme de pliques 
arrondies , d'un ou de deux pieds & p'us de dia- 
mètre, sppliquées fur les murailles & les plafonds 
des maifons humides. Leur couleur eft d’un jaune- 
pâle. Les filamens partent fouvenr d’un centre 
commun , & s'étendent en rayons divergens ; ils 
font très-ramifiés , très-ferrés, & forment une 
membrane papyracée. La variété 4 eft d’un blanc- 
argenté. 


19. Bvssus blanc. Byfus candida. Hudf. 


B;yffis candida , tenera | apice f2bplumofo , dila- 
tato. Hudf. Angl. pag. 601. — Dill. Mufc. tab. 1. 
£g. 15. À. 


Hirariia candide. Perf. Synopf. Fung. pag. 704. 


Il { trouve fur les feuilles mortes ou fur les 
bois tombés à terre ; il eft d’un beau blanc & d’un 
afpeët foy:ux. Ses filamenrs font branchus, très- 
ramifiés à leur fommet , quelquefois formant une 
membrane très-mince, papyracée, ou bien réunis 
en faifceaux femb'ables à des nervures. 


o. Byssus jaunatre. Byff£s flaveftens. Decand. 


B;ffis favefcens , tenera, adpreffa, ramis pelli- 
cxlam tenvem fere conffituentious. Decand. Synopf. 
13, & Flor. franç. 2. pag. G7. 


Certe expanfon croit fur les vieux troncs kumi- 
des & fur les feuilles tombées à terre dans les fo- 
rêts ; elle eft d’un jaune-pâle, Ses filamens , qu’on 
n’apperçoit bien que fur les bords de la croûte, 

“font cylindriques , très-menus , appliqués fur le 
tronc, foudés les uns avec les autres, tantôt fous 
forme de nervures rameufzs ou proéminentss , 
tantôt fous l1 forme d’une membrane mince & 
diverfemeat lobée ou déchirée. (Decanc.) 


BES 


21. Bvssus alongé. Byf1s elongata. Decand. 


Byfus alba, flamentis renuiffimis , in fafciculos 
fabcylindricos , ramofos contexuis. Decand. Synopf. 
13, & Flor. franç. 2. pag. 67. 


« Cette plante, dir M. Decandolle, eft de cou- 
leur blanche ; elle cffre des filamens très-menus , 
entre-croifés & réunis en faifceaux alongés , ar- 
rondis , rameux, longs de deux ou trois pieds & 
plus. Ces faifceaux de filimens ont, pendant la 
vie de la plante, l'apparence de la crême fouettée. 
Après leur defficcation ils prennent un afpeët co- 
tonneux. Elie a été découverte par M. Lhéritier 
dans les caves de l'Obfervatoire.» 


22. Byssus géant. Byfus gigantea. Todd. 


B;ffus alkida, flamentis tenuiffimis, in immenfum 
pannum fomitis amulum contextis. Decand. Synopf. 
13. — Xyloffroma gigarceum. Todd. Meck!. 1. pag. 
36. tab. 6. fig. Si. 


Racodium xylofiroma. Perf. Synopf. Fusg. p.702. 


Ce byflus eft blanchatre. Ses filamens entre- 
croifés forment une efpèce de feutre ou d'ama- 
dou ferré & coriace , qui croit dans l'intérieur des 
arbres, s’infinue entre leurs fentes, & y occupe 
un efpace très-étendu. S'il eft vrai qu’on y ait dé- 
couvert des femences fous la forme de globules 
épars, cette plante doit être placée dans un autre 
genre. Je ne les y ai jamais vus. (F. v.) 


23. Byssus des pins. Byfus pinaffri. Schleich. 


Byfus nigrefcens, filamentis intertextis, lanam 


foccofam referentibus. Decand. Synopf. 13. 


On le trouve fur les branches de fapins, qui fonte 
reftées long-rems couvertes par la neige ; il prend 
une couleur noiïratre. Sa fubftance eft compofée 
de flamens rimeux, entre-croifés, repréfenrant 
un flocon de laine. 


24. Byssus des rochers. Byfus rupeftris. Dec. 


Byfus nigrefcens, filamentis fubgelatinofis , inter- 
textis , pannum referentibus. Decaud. Synopf. 13. 

S1 couleur eft noïrâtre ; il reffemble à un mor- 
ceau d’etoffe compofé de filamens ferrés, entre- 


croilés , gélatineux. Il croît à l'ombre , fur les 
rochers humides. 


25. Byssus entre-mêlé. Byfus intertexta. Dec. 

Byffus rubiginofa , filamentis intricaris , hinc indè 
tuberculis rotundatis infperfis. Decand. Synopf. 13. 

Dernatium flupofum. ? Perfoon , Synopf. Fung, 
pig. 696. 

I! eft d’un fauve-jaunâtre, couleur de rouille; il 


croît dans les fouterrains de l'Obfervatoire de 
Paris, en touffes de diverfes formes. Ses filamens 


DES \ 


font menus , cylindriques , entre-mêlés : vus au 
microfcope , ils offrent des tubercules arrondis. 
(Decancd.) 


26. Byssus rouge. Byfus rubra. Decand. 


Byffes cinnabarina , filamentis laxis. Decand. 
Synopf. 13, & Flor. franç. 2. pag. 68. 


Dematium cinnabarinum. ? Perf. Synopf. Fung. 
Pa8- 697. 

Cerre-efpèce croit fur les bois à demi pourris; 
elle eft d'un rouge de laque. Ses filamens font 
longs , déliés, très-diftinéts, même à la fimpie 
vue, & paroiffent un peu encre-croifés. Elle difére 
du byfus purpurea & phofphorea en ce qu’elle ne 
forme pas une croûte poudreufz. On la trouve fur 
les bois à demi pourris. (Decand. ) 


BYSTROPOGON. Genre de plantes de la fa- 
mille des labiées , établi par Lhéritier , & adopté 
Fe la plupart des botanifes qui ontécrit après 

ai; il eft compofé en partie d’efpèces enlevées à 
quelques autres genres aux repeta , aux mencha, 
aux we/:ffz , &c. Le caraétère effenciel de ce genre 
confifte dans : 


Un calice barbu à fon orifice, terminé par cinq 
dents fubulées ; La lèvre inférieure de La corolle à deux 
doses, la fupérieure à trois ; les étamines écartées 
ertr'elles. 


Les principales efpèces à rapporter à ce genre 
font : 


1°. B;ffropogon plumofum. Lhérit. (mentha plu- 
mofa, n°. 20.) Le byfropogon origanifolium de 
Lhéritier ne diffère de cette epèce que par fes 


PTT 


feuillss trèc-entières , d’un blanc de neige en 
deflous. 

20, Byffropogon cararienfe Lhérit., qui eft îe 
mentha cararienfis , n°. 19. 


739 


3°. Byflropogor (punétatum) , pedunculis dicho- 
tomis , floribus capitaiis ; foliis ovetis, 1 
ris, pun&ulatis, Lh£rit. Sert. Ang|. pag 
Ses feuiiles font légérement pon@uses, ovales, 
dentées ; les pédoncules fourchus ; les fleurs en 
rêre ; les découpures du calice point fubulées. 
Elle croit à l'ile de Madère. 


4°. Byffropogor (fidæfolium), pariculis laxif- 
fimis ;ÿ pedunculis verticillaiis, filiformibus ; folits 
cordatis. Lhérit. Sert. Angl. pag. 19. n°. 2. Eile 
croît au Pérou. Ses feuilies font en cœur; les pa- 
nicules très-liches ; les pédoncules verticilles, 
filiformes. 


$°. Byftropogor ( dentatum }, fo/iis ovaris , hir- 
fus, ferratis ; veruicillis florum hifpidis. (N.) Ef- 
pèce nouvelle du Pérou, que j'ai obfervée dans 
l'herbier de M. de Jufieu. Ses feuilles fonrovales, 
velues , denrées en [cie ; les dentelures courtes, 
très-aigués ; les fleurs réunies en verticilles velus, 
très-ferrés. 

Cavanilles fait du meliffa crerica Linn., & Diét. 
n°. $, le repeta marifolia. Cette efpèce paroit 
devoir être placée parmi les byfroposer, ayant fes 
calices pileux à leur orifice. 

Plufieurs autres efpèces, rapportées d’abord 
aux byffrorogon , en ont été exclues pour être pla- 
cées parmi les kypcis. ( Woyez ce genre, Suppl.) 


BYTTNERIA. { Voyez BUTTNÈRE.) 


Eccecz 


A D'DHT.IO:N:S: 


Nota. L'impression de ce volume se rerminoit lorsque nous avons reçu un nouvel ouvrage 
de Robert Brown , imprimé à Londres, sous le titre de Prodromus Flore Nove Hollandie, etc. 
vol. I. Nous avons cru devoir mentionner ici les nouveaux genres qui s’y trouvent sous les 
lettres À er B, et rappeler en mème tems quelques articles qui nous étoient échappés. 


À PercrA. Cluf. Hift. 2. pag. 302. — Pfeudo- 
fantalum creticum. C. Bauh. Pin. 393. — J. Bauh. 
Hift. 1. pag. 490. — Smith , ‘Tranf. Linn. Lond. 
vol. 9. 


Cet arbre , mentionné par Léclufe, & qui croit 
naturellement fur les hautes montagnes de l'ile de 
Crète , ne nous eft encore connu que par la def- 
cription que Bellus en a donnée dans une letrre 
adreffée à Léclufe. « C'eft, dit-il, un grand arbre, 
d'un très-bel afpeét, à tige droite, chargée d’un 
grand nombre de rameaux, dont les feuilles ref- 
femblent à celles de l’alaterne, mais plus arron- 
dies, plus profondément d:ntées en fcie. Son fruit 
eit de l2 sroffeur d’un grain de poivre, d'une forme 
prefque ronde, d’un vert-noirâtre. Son bois eft 
dur , un peu odorant : on en fait des folives & des 
poutres. [l paroîr avoir été inconnu aux Anciens, 
à moins que ce ne foit l’ulmus montana de Théo- 
phrafte ; mais celui-ci a les feuilles beaucoup plus 
grandes & bien moins profondément dentéss. » I] 
paroit que M. Smith eit porté à foupconner que 
l'abelicea à de grands rapports avec l'ulmus poly- 
gama ( planera Mich.). Tournefort a donné la def- 
cription dun micocoulier (ce/is), qui me paroiït 
convenir davantage à l'abelicea. Tournefort l’a 
obfervé fur les hautes montagnes crétacées, dans 
le Levant. Cet arbre a été mentionné dans ce Dic- 
tionnaire parmi les ceis. ( Voyez MICOCOULIER 
de ‘Tournefort, n°. 4.) La forme des feuilles pa- 
roit bien être la même que celle indiquée par 
Bellus ; les fruits également arrondis, & à peu près 
de la inême groffeur, A la vérité, ils font Jaunes, 
& bruniffent en müriffant dans le ce/ris de Tour- 
nefort; mais il ajoute que le nayau eft vzrt. Bellus 
dit que les fruits de fon abelicea font d’un vert- 
noiratre ; d'un autre côté , l'arbre de Fournefort 
ne s'élève pas plus haut qu'un prunier, mais plus 
touffu. Ces légères différences n’affoibliffent que 
médiocrement mes conjeétures. 


ABILDGAARDIA. Vahl, Enum. & Brown, 
Nov. Holl. (Voyez SOUCHET, Suppl.) Ce genre a 
été établi par M. Vahl pour quelques efpèces de 
cyperus Linn. 


ABRUS PpREcATORIUS. Illuftr. tab. 608. fig. 1. 
La figure 2 eft une efpè:e de Cayenne, commu- 
niquée par M. Richard à M. de Lamarck. Flle me 
paroït être le g/ycine phafeoloides de Swartz, le 


dolichos pyramidalis de ce Diétionnaire, n°. 14. 
Ses femences, femblables à celles de l’abrus, font 
plus ovales, un peu comprimées; la tache noire 
plus grande, ainfi que la cicatrice, qui de plus 
eft munie d’une petite boffe en faillie à fon fom- 
met. (Voyez Docic pyramidal. ) 


ACIANTEHE. Acianthus. Genre de plantes mo- 
nocotylédones, de la famille des orchidées, établi 
par Brown, qui a des rapports avec les epipaitis 
de Swartz , qui comprend des herbes de la Nou- 
velle-Hollande , dont les racines font garnies de 
bulbes ; les tiges fimples, à une feuille en cœur; 
Ée fieurs difpofées en grappes ou quelquefois fo- 
ITAIres. 


Le carattère effentiel de ce genre eft d’avoir : 


Une corolle à fix pétales ; Les trois extérieurs arif- 
tés ÿ les deux intérieurs plus petits ; l’inférieur en 
lévre , plus court que les autres , très-entier, fans ap- 
pendices à fon difque ; deux callofités à fa bafe; une 
colonne demi-cylindrique à fa partie inférieure , fans 
oreillette au foinmet ; une anthère à deux loges ; le 
pollen divifé en quatre paquets dans chaque loge. 


1. Acianthus (Fornicatus ), floribus racemofis , 
arifiis perianthio quadruplo brevioribus, foliolis in- 
terioribus ereéhufculis , labello longitudinaliter papu- 
lofo, columnä inclufä. Brown, Nov. Holl. p. 32r. 


2. Acianthus (exfertus), floribus racemcofis , arif- 
tis perianthio quadruplo brevioribus , foliolis interio- 
ribus horigontaliter reflexis , labello apice papulofo , 
columnä exfertä, Brown, |. c. 


3. Acianthus ( caudatus), fcapo uni feu bifloro , 
ne longifimis, folii marginibus undulatis. Brown, 
. C. 


_ Selon Brown, l’epipadis reflexa de Labillardière , 
Nov. Holl.2, pag. 60, tab. 211, fig. 1, a de grands 
rapports avec ce genre. 


ACIANTHUS. ( Voyez ACIANTHE.) 


ACROTICHE. Brown , Nov. Holl. pag. 547. 
Ce genre fe rapproche tellement des fyphelia , que 
J'ai cru devoir l'y renvoyer pour former une des 
divifions de ce genre avec quelques autres genres 


nouveaux, établis par Brown, (Woy. STYPHELIE, 
vol. VII, & Suppl.) 


ANE"L 


ACTINOCARPUS. Brown, Nov. Holl. p. 342. 
Ce genre eft le même que le damafonium de Jufheu, 
qui eft une divifion du genre a/ifina de Linne. 
( Voyez FLUTEAU , Suppl.) 


ADENOSMA à fleurs bleues. Adenofma ceruleu. 
Brown. 1 


Adenofma pubefcens , glandulofe, ficis foliais. 
CN.) Brown, Nov. Hoill. pag. 442. 


Genre de plantes dicotylédones, à fleurs mo- 
nopétalées , irrégulières, de la famille des acan- 
thes, qui a des rapports avec les acanthes, érabli 

ar Brown pour une plante de la Nouvelle-Hol- 
ande , qui a pour caraétère effentiel : 


Un calice à cinq découpures ; une corolle à deux 
lèvres ; La fupérieure entière ; l'inférieure à trois lobes 
égaux ; quatre étaines didynames ; les anthères con- 
niventes ÿ un ffigmate élargi; une capfule ovale, pro- 
longée en bec, s’ouvrant en deux parties. 


C’eft une plante heibacée , pubefcente , cou- 
verte de glandes, & répandant une odeur de men- 
the. Ses fleurs font, ou axillaires, ou difpofées en 
un épi feuillé. Le calice eft hériffé de poils articu- 
lés, à cinq découpures; la fupérieure plus grande, 
accompagnée de deux braétées ; la corolle bleue, 
à deux lèvres ; la fupérieure entière ; l’inférieure 
à trois lobes égaux. La capfule s'ouvre en deux 
parties , & porte les femences à fes futures in- 
ternes. 


Cette plante croît dans la Nouvelle-Hollande. 
(Brown. ) 


ÆGIALITIS. Brown, Nov. Holl. pag. 426. 
(Voyez ÉGIALITE.) 


ÆGOPOGON. Willd. (Voyez ÉcoroGoN, 
Suppl.) 


AGASTACHYS. Tranf. Linn. Lond. vol. 10. 
pag. 158, & Brown, Nov. Holl. pag. 371. (Foy. 
les PROTEES , Suppl.) 


AGATHIS LORANTHIFOLIA. Tranfaét. Linn. 
Lond. vol. 8. — Pinus dammara. Lamb. ( Voyez 
PIN , Sappl.) 


AGROSTIS LAXIFLORA , pag. 2$3. Suppl. 
n°. 62, D'après l'infpeétion de l'herbier de Mi- 
chaux, j'ai acquis la certitude que cette plante 
étoit la même que fon srichodium laxiflorum. (Voy. 
TRricHODE.) 


ALEPYRUM. Brown, Nov. Hoil. pag: 253. 
(Voyez VAROQUIER, Suppl. Centrolepis Labill.) 


ALLANTODIA. Brown, Nov. Holl. ( Voyez 
. POEYPODE, Suppl.) 


À N A TOY 


ALSOPHILA. Brown , Nov. Holl. (Foy. Po- 
LYPODE, Suppl.) 


ALYXIA. Brown, Nov. Hoil. pag. 469. (Foy. 
GYNoOPOGON, Suppl.) 


AMPHIPOGON. Brown, Nov. Holl. ( Voyez 
AMPHIPOGONE.) 


AMPHIPOGONE. Ampkirogon. Genre de plan- 
tes morocotylédones, à fleurs glumacées , de la 
famille des graminées, qui a dés rapports avec 
les fipa ; & qui comprend des herbes exotiques à 
l'Europe , difpoféss en gazon, à tiges fafciculées 3 
les feuilles fetacées ; les fleurs en épi alongé ou 
en tête. 


Le caractère effenriel de ce genre eft d’avoir : 


Un calice uniflore , à deux valves ; l'extérieure trés 


fide ; l’intérieure bifide ; Les divifions terminées par 


une arête féracée; La corolle à deux valves prefque 
égales j trois étamines j deux fryles. 


ESPÈCES. 


* Épis en tête; Les fleurs extérieures fériles, verti- 
cillées | en forme d’involucre ; les valves du calice 


hériffées. 


1. Amphipogon (laguroïdes ) , capitulo globofo , 
glurnis hifbidis, pilis baff dilatatis , valvulä exteriore 
acumine fuo duplo longiore. Brown, Nov. Holl. 
pag. 17. 

2. Amphipogon (turbinatus ), capitulo obovato , 
glumis villofis, villis bafi fimplicibus , valvulà exte- 
riore acumine fuo vix longiore. Brown, |. c. 


* * Épis oblongs ; valves du calice glabres. 


3. Amphipogon (ftriêtus) , glumis crliatis, inte- 
gris, perianthio glebro brevioribus ; arifiis foliifque 
fridis. Brown, 1. c. 


4. Amphipogon ( debilis), glumis trifidis , perian« 
thio glabro brevioribus ; ariffis flridis, foliis laxiuf- 
culis. Brown, 1. c. 

s. Amphipogon (avenaceus ), glumis acuminatis,, 
integris , perianthio fericeo longioribus ÿ ariffts paten- 
tibus. Brown, |. c. 

Toutes ces plantes font originaires des côtes 


méridionales de la Nouvelle-Hollande. Celle n°. 3 
croit au port Jackfon. 


ANADENIA. Tranf. Linn. Lond. vol. 10. pag. 
166, & Brown, Nov. Holl. pag. 374: ( Voyez les 
PROTÉES, Suppl.) 


ANARTVIA. Brown, Nov. Hoil. ( Voyez V1- 
RAGINE ; Suppl.) 


758 ANI 
ANDERSONIA. ( Voyez ANDERSONE.) 


ANDERSONE. Anderfonia. Genre de plantes 
dicotyléones, à fleurs complètes, monopétalées, 
de 1 famiile des bruyères ( Juff. ), des épacrides 
(Brown), qui a des rapports avzsc les poiretia 
Cavan., fprengelia Smith; il comprend des arbrif- 
feaux de la Nouvelle-Hollarde, à feuilles à demi 
vaginales, en capuchon à leur bafe; les fleurs ter- 
minales , en épi ou foliraires. 


Le caractère effentiel de ce genre eft d’avoir : 


Un calice coloré, à cinq divifions | accompagné à 
fa bafe de deux ou de plufieurs braëtées imbriquées ; 
une corolle monopétale, de la longueur du calice, à 
cirg divifions barbues à leur bafe ; cinq étamines atta- 
chées au réceptacle , ainfi que cinq écailles quelquefois 
conniventes ; un ffyle ; une capfule contenant plufieurs 
femences adhérentes à des placentas courts & cen- 
traies, 


Ofervations. Ce genre diffère des porreria ou 
fprengelia en ce que, dans ce dernier, la corolle 
eft en roue , très-glabre, divifée , prefque jufqu'à 
{a bafe , en cinq pétales; que le réceptacle n’a point 
d'écailles intérieures. 


ESPÈCES. 
* Fleurs en épi; calices accompagnés de deux braëlées. 
1. Anderfonia (fprengelioides), fois patulis, 
acumine plano. Brewn., Nov. Hoil. pag. 554. 


2. Anderfonia ( parvifolia ), foliis adpreffis , acu- 


mine triquetro. Brown, |. c. 


*X%X Calices accompagnés de plufieurs braëlées ; les 
fleurs fituées à l'extrémité de rameaux courts. 

3. Anderfonia (coœrulea), foliis modice patenti- 
bus, novellis calicibufque excùs pubefcentibus. Brown, 
lc: 

4. Anderfonia (fquarrofa), foliis fquarrofis , di- 
varicatis recurvifque, glabris, margine nudis ; cali- 
cibus ffylifque glabris, caule ereito. Brown, 1. c. 

$. Anderfonia (depreffa}), foliis fquarrofis , diva- 
ricatis recurvifque, pubefcentibus, margine ciliatis ; 
calicibus glubris, ftylis medio pilofis , caule deprefo. 
Brown, |. c. 

6: Anderforia (micrantha), foliis adprefis , fylis 
infrà medium pubefcentibus. Brown. I. c. 


ANEILEMA. Brown, Nov. Holl. pag. 270. 
(Voyez COMMELINE, Suppl.) 


ANGUIELARIA. Brown, Nov. Holl. pag. 273. 
(Voyez MELANTEIUM, Suppl.) 


ANISACANTHA. Brown, Nov. Holl. p. 410. 


A NI 


Ce genre eft fi rapproché de celui des féZerolena 
du même auteur, que je ne crois pas qu'on puille 
l'en féparer, quoique fon calice n'ait que quatre 
divifions au lieu de cinq , & que les étamines va- 
rient de trois à quatre. Les épines dorfales du ca- 
lice peuvent-elles étre admiles comme caraétère 
générique ? (Voyez SCLEROLÆNA, Suppl.) 


ANISOMÈLE. Anifomeles. Genre de plantes 
dicotylédones, à flzurs complètes, monopétalées, 
irrégulières , de la famille des labiées, qui a de 
grands rapports avec les ajuga & les teucrium, 
dont elles diffèrent principalement par la lèvre 
fupérieure de la corolle, fort petite , très-entière. 
Ce genre comprend des herbes pubefcentes de la 
Nouvelle-Hollande , dont les feuilles font créne- 
lées , les fleurs verticillées , accompagnées de pe- 
tites bractées. 


Le caractère effentiel de ce genre ef d’avoir : 


Un calice tubulé, glanduleux ; à fix ftries , à cinq 
dents ; une corolle à deux lèvres ; La fupérieure petite , 
très-entière ; l'inférieure à trois lobes, celui du milieu 
échancré ; quatre étamires didynames , faillantes, 
afcendantes ; les anthères des deux plus courtes à deux 
loges ; celles des plus longues moitié plus petites ; les 
Jemences liffes. 


EsPrÈcEs. 


1. Anifomeles (mofchata}, foliis ellipticis caule- 
que cinereo-pubefcentibus 3 verticillis paucifloris , cali- 
cibus cinereo-viridibus , glandulis manifefhis. Brown, 


Nov. Holl. pag. $os. 


2. Anifomeles (inodora), foliis ellipricis | pla- 
briufculis, fubtùs punétatis ; verticillis remotis , cali- 
cibus viridibus ; glandulis manifeftis. Brown, L. c. 


3. Anifomeles (falvifolia), incano-tomentofa , 
foliis lanceolatis, fuprà mollibus , levibus, fubtùs ru- 
gofis ; verticillis multifloris, calicis glandulis tomento- 
fepuliis. Brown, |. c. 


ANISOMELES. ( Voyez ANISOMÈLE.) 
ANISOPOGON. ( Voyez ANISOPOGONE.) 


ANISOPOGONE avénacée. 4rifopogon avena- 
ceus. Brown, Nov. Holi. pag. 176. ; 


Anifopogon foliis irvolutis, paniculä effufà, cul- 


mis finplicibus. (N.) 


Cette plante , dont Brown a fait un genre par- 
ticulier , a le port d'une avoine, & me paroït fe 
rapprocher de ces efpèces dont Perfoon a formé 
le genre srifetum. ( Voyez ce mot, & AVOINE, 
Suppl.) 


Ses tiges font très-fimples, hautes de trois 
pieds, garnies de feuilles alternes, roulées fur 
elles-mêmes à leurs bords ; l'orifice de leur gaine 


ART 


muni d'une membrane ciliée. Les fleurs font dif- 
ue en une panicule très-étalée. Chacune d'elles 
offre : 


Un calice pédicellé, uniflore, à deux valves ; La 
valve extérieure un peu foyeufe, roulée en cylindre, 
terminée par deux pointes latérales, fetacées ; une arêce 
torfe, dorfale , légérement articulée; la valve inté- 
rieure plus longue, mutique ; La corolle membraneufe, 
compofée de deux valves lâches , égales ; trois étami- 
des ; deux flyles. 


Cette plante croît au port Jackfon , dans la 
Nouvelle-Hollande. (Brown. ) 


ANTHOBOLUS. Brown, Nov. Holl. pag. 357. 
Ce genre ne me paroit pas devoir être féparé de 
celui des ofyris. (Voyez ROUVET, Suppl.) 


ANTHOTIE naine. Anthotium glabrum. Brown. 


Anthotium fubacaule, foliis tereriufeulis, baff di- 
latatis ; feapis indivifis ; floribus fufciculatis , brac- 


tœatis. (N.) Brown, Nov. Holl. pag. 582. 


Genre de plantes dicoty'édones , à fleurs com- 
plètes, monopétalées , de la famille des campa- 
nulacées (Juf. }, des goodénoviacées (Browa), 
qui a des rapports avec les se//eïa, établi par Brown 
pour une herbe de la Nouvelle-Hollande, dont le 
caractère effentiel eft d’avoir : 


Un calice à cinq découpures ; une corolle irrégu- 
dière; le tube fendu longitudinalement ; la lèvre fupé- 
rieure du limbe auriculée à fon bord intérieur ; cinq 
anthères adhérentes ; un ovaire adhérent avec le ca- 
lice , à deux loges polyfpermes ; un fligmate en godet ; 
une capfule..… 


Plante baffle, très-glabre , pourvue d’une tige 
très-courte ; les feuilles routes radicales, prefque 
cylindriques , un peu élargies à leur bafe : il s’é- 
léve plufeurs hampes ou pédoncules trés-fimples, 
étalés , foutenant des fleurs ramaflées en faifceau, 
accompagnées de braétées foliacées. Le calice eit 
adhérent avec l’ovaire , partagé en cinq découpu- 
res à fon limbe ; la corolle un peu violette , irré- 
gulière, à cinq découpures inégales 5 les anthères 
fortement adhérentes ; le ftigmate muni d’un go- 
det glabre, en forme d’enveloppe. On diftingue 
une variété de cette plante, une fois plus grande 
dans toutes fes parties. 


Cette plante croît fur les côtes méridionales de 
la Nouvelle-Hollande. ( Brown.) 


ANTHOTIUM. ( Voyez ANTHOTIE.) 


APHELIA. Brown, Nov. Holl. pag. 251. (Woy. 
VAROQUIER , Suppl. Centrolepis Labill. ) 


ARTHROPODIUM. Ce genre, établi par 
Brown, Nov. Holl. pag. 276, appartisnt aux a7- 


AT 759 


thericum , & doit y être réuni ; il n’en diffère que 
par les anthères , inférées fur les filamens par une 
bafe échancrée. ( Voyez PHALANGÈRE, Suppl.) 

\ 


ARTHPOSTYLIS. Brown, Nov. Holl. (Voy. 
SOUCHET , Suppl. ) 


ASTELIA. (Voyez ASTÉLIE.) 


ASTÉLIE des hautes montagnes. Affclia alpina. 
Brown. 


Aflelia foliis ffriélis, utrinque fericeis ; racemo 
infrà divifo , racemulis paucifloris ÿ baccis ovalibus, 
unilocularibus ; perianthiis fexpartiris. Brown, Nov. 


Holl. pag. 291. 


Genre de plantes monocotylédones, à fleurs 
incomplètes , polygames, dioiques , établi par 
Brown, qui fe rapproche de la famille des joncs, 
& a quelques rapports avec les si/landfia ; il a pour 
caraétère eflentiel des fleurs hermaphrodites , & 
d’autres males ou femelles. 


Une corolle perfiffante , divifée en fix jufqu'àa fa 
moitié ; fix étamires, flériles dans les fleurs femelles; 
trois ffigmates ; point de ffyle; une baie à une ou à 
crois loges polyfpermes. 


Cette plante a le port d’un 1///andfa ; elle eft 
parafite , & croit fur le tronc des arbres. Ses ra- 
cines font fibreufes ; fes feuilles radicales, roides, 
imbriquées fur trois rangs, linéaires-lancéolées ou 
enfiformes , faillantes en carène fur le dos, parfe- 
mées à leurs deux faces de poils couchés, laineu- 
fes & foyeufes à leur bafe ; les feuilles caulinaires 
prefque nulles ; les tiges très-courtes ; les fleurs 
petites, foyeufes en dehors, difpotées en grappes 
paniculées , quelquefois folitaires, pédicellées, 
munies d’une bractée à leur bafe. Les baies font 
ovales, à une feule loge, contenant plufeurs fe- 
mences difpofées fur trois placentas , le long des 
parois internes de la baie. 


Cette plante croît dans l'ile Van - Diémen. 
{ Brown.) 


Le melanthium pumilum de Forfter, Gœtt. 9, 
pag. 30, tab. 6, paroit devoir être rapporté à ce 
genre , d'après les obfervations de Brown. Ses tiges 
font très-courtes, ramaffées en gazon; fes feuilles 
roides , lancéolées , barbues à leur bafe ; d’une à 
trois ou quatre fleurs blanches ; leurs découpures 
lancéolées , réfléchies & en capuchon à leur fom- 
met ; point de fyle , trois, quelquefois fix ftigma- 
tes. Cette plante croit à la verre de Feu. # 


ASTROLOMA. Brown, Nov. Holl. pag. 538. 
Ce genre doit être réuni aux fyphelia, ainfi que 
les venrenatia de Cavanilles. ( Woyez STYPHELIE, 
vol. VII, & Suppl.) 


ATHEROSPERMA. C'eft par erreur que ce 


760 BRE 


genre à été néminé encherofperma à l'article Xy- 
PHALIER. 


BALFOUR à feuilles de fau!e. Balfouria faligna. 


Brown. 


Balfouria foliis lanceolato-litearibus , falcatis ; 
cymis trifidis. (N.) Brown, Nov. Holl. pag. 467. 


Genre de plantes dicotylédones , à fl:urs com- 
plères, monopétalées, de la famille des apoci- 
nées, qui a quelques rapports avec les nerium , 
établi par Brown pour un arbre de la Nouvelle- 
Hollande , dont le caraétère effentiel eft d'avoir : 


Une corolle en entonnoir ; fon orifice couronné par 
un tube crénelé ; les découpures du limbe droites, 
éguilatérales ; les anthères fugittées , mucronées , rap- 
prochées contre le fligmate ; un ffyle diluté à fon fom- 
met ; le fligmare anguleux ; dix petites écailles à la 
bafe interne du calice. 


C'eft un arbre d'environ quinze à dix-huit pieds 
de haut, glabre fur toutes fes parties, dont les 
rameaux font garnis de feuilles oppofées , linéai- 
res-lancéolécs, courbées en fauciile ; de petites 
glandes en forme de dents à la bafe interne des 
pétioles. Les fleurs font ifpofces en cines trifi- 
des, latérales & terminales. Chacune d'elles offre 
un calice à cinq découpures; une corolle infun- 
dibulitorme ; fon orifice couronné par un petit 
tube crnelé ; les découpures du limbe droites, 
ayant leurs côtés égaux ; cinq éramines inférées à 
lorifite du tube; les anthères fagirtéess, mucro- 
nées, réunies autour du fligmate ; un ovaire libre, 
à deux loges , furmonté d'un ftyle filiforme, élargi 
à fon fommet ; le fligmate anguleux; dix petites 
écailles à la bafe interne du calice , au dehors de 
la corolle. Le fruit n’a point été obfervé. 


Cette plante croit fur les côtes de la Nouvelle- 
Hoillinde. h (Browr.) 


BALFOURIA. ( Voyez BALFOUR.) 


BELIS. Tranf. Linn. Lond. vol. 8. ( Voyez CE- 
LANE , Suppl.) 


BELLENDENA. Tranf. Linn. Lond. vol. ro. 
pag. 166, & Brown, Nov. Holl. pag. 374. (Voy. 
les PROTEZS, Suppl.) 


BŒOMYCES, Ach. & Perf. ( Voyez LICHEN, 
Suppl.) 


BOLDEA. M. de Juffieu ( Annales du Mufée de 
Paris, vol. 14) propole de fubfituer ce nom à 
celui de ruigia pour un genre du Pérou, qui 
vi déjà été indiqué par Feuillée fous le nom de 

oldu. 


BREWERIA. ( Voyez BRÉWERIE.) 


BRU 
PRÉWÉRIE. Breweria. Genre de plantes dico- 


tylédones, à flsurs complètes, monopétalées , de 
la famille des fiferons, qui diffère bien peu du 
bonamia d: Petit-Thouars, fi ce n’eft par le port, 
par les femences non ariilées; il a également des 
rapports avec le porana. Il comprend des herbes 
de la Nouvelle-Hollande , à tige diffufe, à feuilles 
entières ; les fllurs axillaires, prefque foliraires. 


Le car:dère effentiel de ce genre eft d’avoir : 


Un calice à cing éécoupures ; une corolle en enton- 
roir , pliffée; cing étamines ; un ffyle profordément 
bifide, foutenant deux fligmates en tête; une capfule à 
deux loges, environnées par le calice non agrandi ÿ 
acux femences dans chaque loge. 


ÉsrÈcEs. 


1. Breweria (linearis) , villofa , foliis lanceolato- 
linearibus , complicatis ; flylis aqualibus , baff cohe- 
rentibus. Brown , Nov. Holl. pag. 488. 


2. Breweria (media), villofiufcula, foliis lanceo- 
latis , bafi obtufà, fubcordarä ; ftylis inaqualibus , ad 
medium connatis. Brown, |. c. 


3. Breweria (pannofa), tomentofa , foliis ovatis, 
fubcordatis, pannofo-tomentofis ; calicibus inaquali- 
bus; foliolis exterioribus ovatis , fubacuminatis; fylis 
inaqualibus , infra connatis. Brown, 1. c. 


BRUNONIA. € Voyez BRUNONIE.) 


BRUNONIE. Brunonia. Genre de plantes di- 
cotylédones , à fleurs monopétales, infundibuli- 
formes, dont la famille n’eft pas encora bien dé- 
terminée , qui comprend des herbes de la Nou- 
velle-Hoilande , à tige très-courte ; les feuilles 
entières, fpatulées ; les fleurs réunies en une tête 
hémifphérique. 


Le caraétère effentiel de ce genre eft d’avoir : 


Un calice à cinq découpures ; environné de quatre 
braitées ; une corolle infundibuliforme , à cinq décou- 
pures j les deux fupérieures plus profondes ; cing éta- 
mines , placées fur le réceptacle ; les anthères conni- 
ventes ÿ un ovaire monofperme ; le ffigmate entouré 
d’une membrane bifide ; un utricule renfermé dans Le 
tube agrandi & durci d’un calice, dont le limbe eff 
partagé en découpures plumeufes , étalées. 


Oëfervations. Le caraëtère fingulier de la fru@i- 
fication de ce genre donne beaucoup d'incertitude 
fur la place qu’il doit occuper dans l’ordre natu- 
rel. Comme il ne m’eft point connu, je vais pré- 
fenter les obfervations que Brown a développées 
dans fon intéreflant ouvrage des plantes de la 
Nouvelle-Hollande. 


Il paroïit devoir êtte placé entre les corvmbi- 


fères & les goodénovacées ( Brown); il convient 


à ces dernières par l'enveloppe particulière de fon 
fligmate , 


e BRU 


flismate , par la fruéture des étamines, par Jeur 
infertion fur le réceptacle, par l’ovule & l’em- 
bryon redreffé ; mais il en diffère par fon infloref- 
cence, par fon péricarpe utriculaire , par le man- 
que de périfperme, par la radicule de l'embryon, 
très-courte. 


I! fe rapproche des corymbifères par fon inflo- 
refcence, par les divifions de fa corolle, par la 
connivence & l’infertion des anthères , par le 
manque de périfperme, par les proportions des 
parties de l’embryon redreflé ; il en diffère par le 
calice non adhérent, par les filamens non infé- 
rés fur la corolle , par l’enveloppe du ftigmate. 


Son inflorefcence , l’inferrion , la firuéture des 
étamines , l’adhérence des anthères entr’elles, le 
rapprochent de quelques campañulacées; mais il 
s'en éloizne par fon ovaire libre, monofperme; 
par l'enveloppe du fligmate , par les femences 
fans périfperme. 


IT a des rapports avec les dipfacées par fon 
port , par fon inflorefcence , par fes quatre brac- 
tées féparées , qui femblent correfpondantes au 
calice extérieur, monophylle & toujours inférisur 
des dipficées ; enfin, par un feul ovule; il en dif- 
fère par fon calice libre, par le développement de 
la corolle, par l'infertion des étamines , nar l'adhé- 
rence des anthères, par l'enveloppe du ftigmate, 
par l’ovule redreffé & le manque de périfperme. 


I! a de l’affinité avec les globulaires par fon in- 
florefcence & par fon port, par fon calice libre & 
perfiltanc, prefque de la même manière , autour 
d'un péricarpe monofperme; par les divifions de 
Ja corolie : il,en diffère par les braétées verticil- 
l£es autour du calice, par la ftruéture & l’infertion 
des étamines, par l'enveloppe du ftigmate , par 
l'ovule redreffé. 


Les efpèces qui compofent ce genre ont, en 
général , le port des fcabieufes , des jafiones ou 
des globulaires : ce font des herbes prefque fans 
tige, couvertes de poils fimples, non glanduleux, 

Les feuilles font toutes radicales, très-entières, 
fpatulées ; les pédoncules fimples, foutenant une 
tête de fleurs divifée en lobes; chaque lobe fou- 
tenu par une braétée foliacée ; quatre braétées 
membraneufes , verticillées fous chaque fleur, 
qui de plus eft féparée par une foliole femblable 
aux braët-es ; le tube du calice très-court ; Ja 
corole d’un bleu d'azur; le tube fendu loncsi- 
tudinalement après la floraifon ; les filimens des 
étamines perfftans, hypogynes, inférés fur le pé- 


BUÜUR 761 


dicelle très-court de l'ovaite, & qui ne s’apper- 
çoit qu'après la fécondation ; les anthères renfer- 


_mées dans le tube de la corolle ; le flizmate charnu, 


obtus , entouré d’une membrane bifide, nue à fon 
orifice. 
EsrècCeEs. 


1. Brunonia (fericea}), foliis undique [capifque 
longitudinaliter fericeis ; villis adpreffis ; calicis laci- 
niis; apiculo incraf[ato, colorato, nudo. Brown, Nov. 
Holl. pag. $90. — Smith , Tranfaét. Linn. Lond. 
vol. 10. Icon. 


2. Brunonia (auftralis ), foliis urdiqut fcapifque 
infra villofis ; pilis patulis , calicis laciniis longitu- 
dinaliter plumofis, apice acutiufeulo. Brown, 1. c. — 
Smith , Tranf. Linn. 1. c. 


BURCHARDIA. ( Voyez BURCHARDE. } 
BURCHARDE ombellée. Burchardia umbe!lata. 


Erowa. 


Burchardia foliis lirearisus , floribus umbellatis. 
(N.) Brown, Nov. Hoil. pag. 272. 


Genre de plantes monocotylédones, à fleurs 
incomplètes , de la famille des joncs ( Juff.) , de 
celle des colchicacées (Decand.), établi par Brown 
pour des herbes de la Nouvelle-Hollande , & qui 
ne comprend jufqu’alors qu’une feule efpèce, dont 
le caractère effentiel eft d’avoir : 


Une coro!le caduque | à fix pétales; une fofette 

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neétarifère à la bafe de chaque pétale ; fix étamines ; nn 
ffyle crifide ; une capfule à trois valves polyfpermes. 


Cette plante eft glabre fur toutes fes partiess 
fes racines compofées de fibres épaiffes, fifcicu- 
lées ; les tiges fimples , garnies de feuilles linéai- 
res, vaginales à leur bafe ; leur gaine entière. Les 
fleurs font difpofées , à l'extrémité des tiges, en 
une ombelle fimple, munie à fa bafe d’une brac- 
tée 3 la corolle blanche , divifée en fix pétales 
égaux , ouverts en étoile, caducs, chacun d’eux 
portant fur fon onglet une foffètte remplie d’une 
liqueur mielleufe; fix étamines inférées à la bafe 
des pétales; les anthères pelrées, de couleur pur- 
purine ; un ovaire libre, trigone , furmonté d’un 
ftyle à crois divifions ; les ftigmates aigus. Le fruit 
eft une capfule qui fe divife en trois valves na- 
viculaires , s’ouvrant en dedans, contenant des 
femences difpofées fur deux rangs. 


Cette plante croit au port Jackfon, à la Nou- 
velle-Hollande. ( Brown.) 


Fin du tome premier. 


Botanique. Supplément. Tome I. 


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